Le Vietnam pays magique multiculturel aux paysages diversifiés et époustouflants.
Voilà ce que je vous invite à partager sans aborder s'il vous plaît ce qui aujourd'hui empêche la planète de vivre...
Essayons d'être constructifs et positivons!
Il est grand temps de rallumer les étoiles!
Pour commencer avec légèreté:
La médecine des Dao, le bain aux herbes.
C'est un moment délicieux après une journée de marche et de visites rien de tel pour vous requinquer!
Ce bain est très souvent proposé aux touristes dans le nord, spécialité de l'ethnie Dao il est "accommodé" dans plusieurs maisons d'hôtes et hôtels aux besoins des touristes.
Traditionnellement les recettes sont destinées à chaque cas et en fonction de la pathologie: femmes enceintes ou qui viennent d'accoucher, nouveau-nés, malades, vieillards…les herbes seront donc choisies en fonction des besoins et du type de médication (orale, en bain, en emplâtre...).
C'est dès l'aube que les femmes, les hommes, les chamanes iront cueillir ces plantes, racines et écorces dans la forêt, le tout sera combiné à un régime adapté (on ne mange pas de tout..) et souvent suivi d'un massage spécifique.
Nous en avons testé plusieurs à plusieurs endroits mais celui de la chamane Dao d'un petit village au nord de Muong Lay restera sans doute le plus authentique et le plus insolite..
On nous prend en main dès notre arrivée dans la maison de la chamane.
Elle y vit avec sa fille et son gendre... Maison, je devrai plus dire assemblage de planches et de tôles et quand on connaît les rigueurs de l'hivers on peut rêver mieux.
La pièce principale est bourrée de pots en tout genre remplis de décoctions plus ou moins troubles...ces sont les médications à avaler, beurk..
Il y a aussi de gros sacs (plastique) d'herbes, de racines, d'écorces, un vrai magasin d'herboriste (l'ordre et la propreté en moins) sans oublier bien sur l'hôtel des ancêtres.
Derrière des rideaux, les couches des habitants, nous ne dormirons pas là, ouf..
Puis attenantes, les deux salles des bains avec 2 baquets chacune et entre les deux sous une pergola un énorme foyer construit en ciment surmonté d'une aussi énorme bassine où l'eau et les herbes "cuisent" jusqu'à parfois 12 heures...c'est là que l'on fait aussi cuire la soupe des cochons...
Le feu est alimenté de poupée de maïs et de bois.
C'est dans ces baquets que nous tromperont plus ou moins longtemps...le temps de "cuisson" est décidé par la chamane en fonction de chacun, jamais plus de 30 mm...et les herbes qui seront rajoutée dans les baquets seront aussi choisies en fonction de chaque "malade".
C'est très très chaud, il faut vraiment se faire violence pour entrer là dedans et c'est sans compter qu'une fois immergés la dame ajoute de l'eau chaude bien sur...ouille.
Une fois "les touristes bien cuits" on nous sort de là, inutile de préciser que nous ressemblons plus à des homards qu'à des visages pâles...
Après cuisson, nous serons conduits ensuite vers le silo à grains, où une pièce spéciale massage à été aménagée à son top, on l'atteint via une échelle de bois...au sol deux couches.
Ici commence le moment le plus douloureux de tous les massages faits au Vietnam par le gendre et la fille de la maison..
Pas de douces caresses, non, non, mais un pétrissage et un battage en bonne et due forme suivis de torsion, j'ai cru ma dernière heure arrivée...
Pour clore la séance nous dînerons chez la chamane d'un souper spécial, la couleur des mets est importante, nous ne mangerons que du blanc et du vert....des légumes et des herbes inconnues de nous et un peu de poulet bouilli, élastique à souhait, sans doute celui que nous avons croisé sur le chemin en arrivant et des petits poissons frits (très bons).
C'est sans conteste le meilleur soin reçu au Vietnam si l'on fait abstraction de la propreté des lieux, des serviettes (surtout apporter les siennes) et des moments douloureux.
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Vous le verrez courir partout y compris en liberté sur les trottoirs des grandes villes.
Dans les rites la volaille du culte doit être un coq et ses pattes séchées servent à l'art divinatoire.
En certaines occasions, on observe le côté où se tourne le pouce d'une patte du coq pour prédire les affaires de la famille.
Le coq, la poule et le poussin qui figurent dans les images du Têt évoquent la richesse paysanne.
Dans le calendrier sino-vietnamien, l'heure du Coq (Dâu) va de 5 heures et 7 heures de l'après-midi, au crépuscule...mais là je pense qu'il y a confusion de la part de ces animaux..
En fait leurs heures se situent plutôt du coucher du soleil au point du jour : bonne nuit les petits!
Avis aux futurs voyageurs, ces bestioles sont diaboliques, à peine aurez vous sombré dans les bras de Morphée qu'ils se mettront à chanter, à tue tête...et ils ont du coffre les coqs au Vietnam, de plus ils sont nombreux, très nombreux, dans les villages, en campagne et ne suivent pas tous le même fuseau horaire.
Vous en aurez pour votre compte tout au long de la nuit...vous aurez sans doute, en vous levant, des pulsions meurtrières d'autant que quand ils se taisent enfin ce sont les hauts parleurs qui diffusent la propagande qui prennent le relais...
En ville on entend moins ces annonces, mais rassurez vous la relève est assurée par les motos dès potron minet...😉.
Enfin, il y a le coq de combat de race Mây ...
Animal noble que son propriétaire va choyer tout au long de sa vie parfois trop courte...
Bien que les paris soient interdits au Vietnam des joutes clandestines sont organisées partout, personne ne l'ignore.
Les combats commencent par la sélection des combattants.
Chaque propriétaire recherche pour son oiseau un ennemi qu'il pourra défaire sans mal. D'où de longues tractations. Les volailles sont ensuite glissées dans l'arène, frictionnées avec de l'alcool à la fois pour désinfecter leurs inévitables blessures et les rendre plus agressives.
Le vaincu finira à la cocotte...noble fin!
Le vainqueur deviendra reproducteur, c'est mieux hein?
À Thô Hà (au nord de Hanoï) , les habitants rappellent avec fierté l'histoire de l’invincible coq «Mo Bom» de race Mây du vieux Lac (1960).
Bien que blessé aux yeux lors d'un combat, ce coq continuait de vaincre tous ses challengers lors des combats organisés dans la localité, l’emportant sur eux autant par sa vitesse que par son endurance....
https://www.lecourrier.vn/a-tho-ha-le-gratin-des-coqs-de-combat/207281.html
Les paris peuvent être importants et font parfois la fortune des chanceux.
Vous l'aurez compris, au Vietnam le coq fait sa loi...
Mais, vous pourrez vous venger, il finira à un moment dans votre assiette!😉
Présent sur toutes les tables vous pourrez l'apprécier dans la soupe traditionnelle qu'est le Phở gà (soupe de poulet), bouilli avec du riz, soupe des malades qui ont pris un "coup d'air", cuisiné à la citronnelle, au gingembre, c'est très bon! ou sous toutes autres forme en fonction des régions.
Souvent tué juste avant d'être cuisiné, ce coureur des rues musclé sera dur sous la dent...rien à voir avec notre poulet rôti 😏.
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Le bain dao, c'est génial. J'en ai pris plusieurs chez Olivier Sapa, marié à une dao. J'ai décidé de faire comme pour un sauna : bain, puis douche d'eau glacée, puis re-bain (2 fois de suite !). Moi qui suis un grand nerveux, je suis sorti de là incroyablement détendu. Olivier ne sait pas ce qu'il y a dedans, sauf de la cardamone. il m'a dit aussi que les Dao envoyaient des cargaisons de ces herbes à des spas Hanoi et autres.
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
J'avais mis ce qui suit dans une discussion sur le corona ; je le remets donc où ça doit être, ici :
Comment s'inviter à un mariage H'mong
DEUX fois, je suis sur des petites routes de montagne en plein pays H'mong. Mariage sous une tente au bord de la route. Mon ami-chauffeur, un marrant qui parle bien anglais et me trimballe depuis des années (des membres de ce forum aussi, qui m'ont demandé de les aider à visiter le Nord), qui a a tout fait, tout vu dans le Nord, s'arrête et sort de la SUV ; je lui dis : "Tu fais quoi ? " ; réponse : "On va au mariage" ; "Mais on n'est pas invité" ; "T'en fais-pas, tu me suis". On arrive, liesse générale en voyant débarquer le Blanc ; invité à danser avec eux, mais surtout, CHAQUE table m'envoie un "délégué" (c'est la coutume) avec une bouteille d'un demi-litre d'alcool de riz à 40-50° et un petit gobelet rempli à ras-bord, à boire "môt chom môt chom (100%, c. à d. cul sec, la tradition voulant qu'ensuite, on retrourne le verre pour monterr qu'on a aps triché, on sert la main du type qui a amené la bouteiile, et celui derrière veut la même chose ; pas triste !!!!! On ne PEUT PAS refuser, c'est une offense et on n'est pas un Homme. Je vous passe la suite, l'état dans lequel j'étais quand j'en suis sorti, d'autant plus que certains me retenaient par la manche bouteille à la main pour que je reste jusqu'à la fin. Par respect, je n'ai pas osé prendre de photos, mais j'ai bien regetté. Précisons que le sens de l'hospitalité est très développé ici, et notamment chez les H'mong.
Invitation à déjeuner chez un Hmong qu'on ne connait pas
Trekking de fou de 4 jours dans les montagnes au nord de la rivière Nang, lac Babe, zone interdite sans guide, mais mon grand ami Duy Tho de Pac Ngoi connait tout le monde, donc OK seul avec un copain français (un cas ! Cuisinier sur des voileirs de croisière de luxe en été, l'hiver dans des pays de fous comme le fin fonsd du Kazhakstan, en Mongolie extérieure (il m'a dit, "Quand je sortais de la yourte le matin il faisait au moins - 30°; le mieux, tentative de faire Katmandu (Lhassa à pied, arrêté au Tibet par des soldats chinois, bouclé (mais les soldats l'invitaient à festoyer avec eux le soir) et reconduit à la frontière au bout de quelques jours ; bref, le garçon idéal pour des trucs de fous en voyage (et très cultivé en plus, un régal de causeries !). Première nuit dans une maison d'hôtes Dao en pleine sauvagerie ; village isolé super-traditionnel, je suis certain qu'un tas de gens qu'on croisait n'avait jamais vu un Blanc (photo mère et enfants sur la piste). Deux nuits au total, avec, comme menu matin, midi et soir, riz de leur petite rizière en terrasse, gras de porc fris, oeufs au plat baignant dans l'huile de palme, poulet bouilli (je déteste !) et alcool de riz, "eau minérale moi pas connaitre" ; lavage matinal à l'eau du torrent, presque gelée ; ça réveille sans problème ! Le 2e jour, on monte une piste pour se balader autour et je vois soudainement un type dévaler la pente raide d'un haut mont à droite. Je connais mes H'mong, donc je dis à mon copain : "Ca, c'est un Hmong qui nous a vus et nous invite chez lui". Pas raté, on arrive dans son petit royaume à lui seul au sommet du mont ; aucun voisin à l'horizon, typique des H'mong traditionnels. Pauvre comme Job, la famille nous invite à déjeuner (par gestes, universels si on veut bien les lire) et se met à préparer le repas : un fils tamise le riz, l'autre me présente le coq roi de la basse cour (jamais vu un cop aussi énorme - photo), la femme et la fille cuisinent, et hop, gras de porc, fort bon d'ailleurs, pas du graillon de porc aux hormones, excellent riz acheté chez les Dao du bas, et alcool de riz. Le plus époustouflant est qu'on a absolument voulu payer le déjeuner et qu'ils ont absolument refusé ; j'ai fini par glisser du fric dans la main du gamin au coq. Je crois que c'est un des trucs les plus remarquables que j'ai vécus ici
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
Cette fois-ci, je suis chez les Thaïs. J'avais dans mes archives une vieille photo d'un petit blockhaus français au sommet d'un pic surplombant un village tout près de Phong Tho, extrême pointe nord-est de la route Lao Cai-Dien Bien Phu. avec, en légende, le nom du village, "capitale" de Déo Van Long, roi des Thaïs du coin, frère de Déo Van Long, le seigneur de Laichau/Muong Lay. J'arrive et pas de blockhaus à l'horizon. Mais la légende expliquait que la photo avait été prise du "palais" de Van Long, et, par chance, on voyait au bas de la photo une balustrade torsadée en pierre. Donc, mon ami chauffeur Minh montre la photo ici et là, et hop, on est au "palais", en fait une grande baraque thaïe sur pilotis dans une grande cour intérieure en terre battue, le tout étant devenu une école élémentaire. Comme pas un Blanc ne pied les pieds dans ce village isolé, boom, tous les élèves et les instits nous voient entrer dans la cour et tout le monde sort en pleine classe pour nous entourer, des gamins me tirent les poils des avant-bras en riant (pas de poils aux bras et aux jambes ici), questions à Minh qui traduit, etc. Bon, pas d'alcool de riz dans l'école, mais voir tous ces gamins et gamines si gentils, souriants, heureux et curieux de voir un Occidental m'a beaucoup touché. Blockhaus inexistant car dynamité par le Vietminh en 1950, mais j'ai grimpé le pic et ai retrouvé les fondations. Pas de photos, car pas de caméras numériques à l'époque, donc photos-pellicules.
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
Quand vous visiterez une ville, un village de campagne du nord au sud, vous ne manquerez de passer ou d'entrer dans une des nombreuses pagodes au Vietnam.
Pagode se dit "Chua" en Vietnamien, c'est le lieu où l'on vénère Bouddha, à ne pas confondre avec le temple "Den" qui lui est dédié aux génies et à des personnages historiques, aux anciens moines....
Le cây đa, banian, figuier des pagodes, est un arbre sacré pour les bouddhistes que l'on trouvera donc principalement devant les pagodes.
Dans le village, le banian est présent à de nombreux endroits différents mais il n'est quasiment pas absent des monuments, notamment de la maison communale et de la pagode.
Le plus connu, et le plus sacré de ces arbres appelé arbre de la Bodhi se situe au nord-est de l'Inde dans la ville de Bodh-Gaya à 100 km de Patna, un des quatre lieux saints du bouddhisme et c'est sous son feuillage que Bouddha, le fondateur du bouddhisme, atteint la Bodhi, l'éveil ou connaissance suprême.
Quelques uns parmi de nombreux célèbres au Vietnam:
Il y a 60 ans, lors de sa visite officielle au Vietnam, le président indien Rajendra Prasad offrait à son homologue vietnamien Hô Chi Minh un figuier issu de l'arbre sous lequel Bouddha avait atteint l'éveil", arbre de la Bodhi, il a ensuite été planté dans l'enceinte de la pagode Trân Quôc, à Hanoï
Le banian aux 13 racines de Hai Phong reconnu comme arbre de l'héritage
Le vieux banian millénaire du temple Tan Viên Son Thanh, hameau de Quyt a été reconnu "arbre du patrimoine du Vietnam"ainsi que deux banians vieux de plus de 200 ans trônant dans le district insulaire de Ly Son,
- Ly Son est une petite île charmante au large de Quang Ngai (centre Vietnam) on y cultive des oignons...peu connue des touristes étrangers elle assure authenticité, attention, pas de plages à Ly Son, on y ramasse aussi les algues sur les roches pour en faire entre autre une boisson...là faut oser..il y a une très belle pagode, la pagode Hang, qui se situe dans une grotte.
Le fameux banian tricentenaire de Tân Trào (nord Vietnam), dont l'image est étroitement liée à la Révolution vietnamienne et au général Giap.
Celui de Son Tra (Da Nang) considéré comme l'un des arbres les plus majestueux du Vietnam, cet arbre a été officiellement reconnu comme l'un des arbres du patrimoine vietnamien.
J'en ai vu un très vieux chez les La Chi à Ban Phung (nord, district de Hoang Su Phi) et un groupe de 3 autres tout aussi impressionnants à Nghĩa Lộ qui ont été classés au Patrimoine.
Le plus, le banian est aussi utilisé en médecine traditionnelle pour de multiples affections
Ses racines, séchées, réduites en poudre, sont le seul aliment autorisé au début du cycle des femmes stériles.
Sa sève laiteuse traite les inflammations cutanées et les verrues son latex, les plaies et les ulcères.
En infusion, ses bourgeons sont utilisés contre la diarrhée et la dysenterie. Son fruit calme les muqueuses mais peut aussi servir de laxatif léger.
Et les extrémités de ses racines aériennes aident à la prévention des soucis de gencives au point que certaines brosses à dents sont taillées dans ces racines
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Le bon et le méchant dans les édifices religieux vietnamiens
il y a toujours dans temples et pagodes deux statues, le plus souvent se faisant face au fond à droite et à gauche de la première salle; ce sont les statues de deux des plus importants génies du Pantéon vietnamien (il y en beaucoup !), Hô Pháp Thiên (Le Bienveillant) et Hô Pháp Àc (Le Malfaisant), les deux objet d’une légende de la dynastie de Tang de deux frères d’une force colossale qui deviennent gardiens des portes du palais de l’empereur, l’un surveillant les hommes mauvais et l’autre les bons. Chaque temple vietnamien comporte les statues des deux, se faisant face, peintes de couleurs vives où le rouge et le noir dominent, et souvent très grandes, jusqu’à 3 mètres de hauteur, Àc, armé jusqu’aux dents, présente une face féroce alors que Thiên affiche un grand sourire.
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
Les religions des Montagnards du Vietnam ("Minorités" - 53 au total)
(extrait de mon livre)
Il nous faut également parler des croyances religieuses des tribus minoritaires du Vietnam, dont toutes celles du Nord sont, rappelons-le, originaires de Chine. Chaque tribu a une religion différente qu’elle préserve férocement comme elle le fait avec toutes ses traditions, habitat, vêtements, us et coutumes, et autres aspects de sa très riche culture. Ses membres croient en de multiples esprits et divinités. Ces religions ont souvent des croyances très complexes. Très représentatif de cette complexité est la religion des H’mong, qui croient que l’homme a plusieurs âmes toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab.La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un shaman, nom d’origine toungouze qui signifie « Celui qui sait ». Une fois en transes, il entre en communication avec cette âme vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. Contrairement à ce qui est souvent écrit à leur sujet, la fonction des shaman est donc essentiellement celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des H’mong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : le déluge ; l’inceste originel (d’après la légende h’mong, le déluge tue tous les hommes sauf un frère et une sœur, qui se marient et ont comme « enfant » un œuf ; par dépit, il le coupe en 18 petits morceaux qu’ils jettent dans toutes les directions ; chaque morceau devient un clan) et la tour de Babel (qui est pour les H’mong un escalier ou une échelle) avec sa multiplication et confusion des langues. Toutefois, les H’mong ont une curieuse conception de la divinité. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc. Ndzu Nyong, le « Vieux seigneur » maître du Ciel, le sépara de la Terre et mit de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils et sept lunes – toujours ce myst��rieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances. Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec une pincée de poussière, Ndzu Nyongfabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les Hommes se plaignirent. Ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête. Le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les Hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du Ciel et ne voulut plus se mêler de rien. En conséquence de quoi, pour les H’mong, Ndzu Nyong est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur Terre. Il se méfie des hommes, toujours prêts à inventer quelque manigance dont il sera la victime, donc, il ne faut pas trop compter sur lui, mais c’est tout de même Le Père.
Les H’mong croient également que de bons fantômes vivent dans leurs maisons, êtres surnaturels qui les protègent. Le plus important est xu ca, protecteur de l’âme et des biens du propriétaire de la maison. Une cérémonie lui est offerte le jour du nouvel an de la minorité qui est en novembre, à la fin de la récolte du riz. Le chef de famille coupe la tête d’un coq, marque de sang du papier votif et laisse le coq courir dans la maison. Qu’il s’arrête face à un mur est un signe faste signifiant que la famille sera en bonne santé et prospère toute l’année. Par contre, s’il s’arrête face à la porte d’entrée, c’est un mauvais signe et le chef de famille doit offrir un deuxième coq en sacrifice. Tout cela conduit à des pratiques de sorcellerie et de magie que les missionnaires catholiques ont dû accepter dans leur prosélytisme.
Très curieusement et spécifique à la race, tous les H’mong, hommes, femmes et enfants, portent autour du cou un collier en argent, qui symbolise un collier de chien. Cela s’explique par une vieille légende chinoise racontant qu’un empereur de Chine affligé d’une plaie inguérissable à la jambe avait promis sa fille en mariage et la moitié de son royaume à celui qui le guérirait. Toutes les sommités médicales de la Cour échouent, mais un chien le délivre de la plaie en la léchant. L’empereur ne pouvant se résigner à donner la moitié de son royaume à sa fille et un chien, et n’ayant pas précisé quelle moitié il donnerait, il leur a laissé les cimes des montagnes. Les H’mong ont adopté la légende et fait leur ancêtre de ce qu’ils appellent Yao (Le Grand Chien).
Si l’on se souvient qu’il y a 53 minorités au Vietnam, toutes avec une religion et des croyances différentes, et que l’on y ajoute les chrétiens, les bouddhistes, les musulmans, les caodaïstes et les Hoa Hao, sectes religieuses que nous évoquons plus avant, on peut se représenter l’immense complexité religieuse du pays. Il faut noter que les Vienamiens sont étonnamment libéraux et tolérants envers les religions, qui, pour eux, sont toutes bonnes en soi, car elles enseignent le Bien et proscrivent le Mal, au point que, sous les dynasties des Ly et des Tran, les Viet appelaient confucianisme, taoïsme et bouddhisme giao tam, " Les trois enseignements ". L’attitude des Vietnamiens envers la religion est telle que l’historien Schreiner écrit : « Il serait bien difficile de définir d’un seul coup la religion des Viêtnamiens et, sans le secours de l’Histoire, nous estimons même que cette définition est impossible. C’est que leur religion est la résultante de toutes les croyances, de toutes les doctrines, de tous les cultes qui, chez ce peuple, ce sont superposés à travers les siècles. »
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
Aliment de base de tout les vietnamiens, un peu comme le pain l'est chez nous.
Il sera présent sur toutes les tables.
Ou le trouvera sur tous les marchés.
Il y a plusieurs sortes de riz au Vietnam (Autrefois plus 2000 variétés, aujourd'hui il n'en reste plus qu'une trentaine) le Vietnam est dans le top des producteurs mondiaux de cette céréale, place qu'il défend en concurrence avec les autres pays d’Asie ...
Le riz vietnamien du delta du Mékong , grenier à grain 45°/° des rizières s'y trouvent , les récoltes peuvent se faire jusqu'à 4 fois si les conditions climatiques le permettent, le sud représente 70°/° de la production annuelle du pays.
La sécheresse, la salinisation des eaux tout comme l'irrigation perturbée par la présence des nombreux barrages chinois au long du fleuve Mékong sont les principaux facteurs qui contrarient les productions..
Le riz du delta du fleuve rouge au nord, arrive en deuxième place de production du pays, deux récoltes à l'année.
Puis tout ces riz de montagne, parfumés pour certain, gluants, rouges pour d'autres, ils sont cultivés en terrasses avec parfois en fonction de l'altitude une seule récolte à l'année.
Celui que vous consommerez le plus souvent dans les restaurants et petites gargotes du pays proviendra du delta du fleuve Mékong (sud) ou du delta du fleuve rouge (nord).
Le riz blanc cuit dans de grandes marmites et maintenant partout dans les cuiseurs à riz électriques, chaque famille aura le sien...
La recette chez vous:
Tout d'abord, lavez bien le riz (y compris celui que vous achetez en France sous emballage) pour le débarrasser de ses impuretés résiduelles .
Mette un tiers de riz et deux tiers d'eau dans votre casserole, porter à ébullition quelques minutes, éteindre votre feu et couvrir d'un torchon épais en laissant faire...au bout d'au moins 1/4 d'heure, 20 mm, le riz aura absorbé toute l'eau et sera cuit...c'est ainsi que ma marraine vietnamienne du sud m'a appris à le cuisiner.
De là toutes les recettes sont possibles.
Le riz (déjà cuit) sauté, que vous accorderez, de crevettes, lamelles de poulet, de boeuf, de porc, de champignons, d’œufs suivant votre humeur et sans oublier les herbes...vous ferez revenir vos accompagnements dans un wok, une poêle, et ajoutez votre riz en faisant bien revenir le tout..
Le riz gluant (se cuit à la vapeur après au moins 3 heures de trempage) il a une saveur très douce, un peu sucrée, et se mange surtout le matin, il est très énergétique, on l'accompagne de petits morceaux de viande , de légumes, de cacahuètes et d'oignons frits dans certaines régions, tout est permis.
Les Thais de Tu lé (vers Mu Cang Chai, nord Vietnam, là où il y a de belles rizières) le fourrent après trempage dans des bambous et le font cuire sur la braise avant de l'emporter avec eux aux champs...
Le riz gluant entre dans la composition des Bang Chung plat indispensable aux célébrations du Têt (nouvel an).
La légende raconte que ce gâteau a été créé par le 18e fils du Roi Hùng Vuong VI, le prince Lang Liêu, dont la mère était décédée et qui a vécu dans la difficulté.
Un jour, le roi convoqua tous ses fils et déclara céder son trône à celui qui pourrait préparer les mets les plus savoureux.
À l’aide d’un dieu, Lang Liêu créa deux gâteaux à base de riz gluant, de graines de haricots mango et de viande de porc, qui sont les ingrédients populaires des repas des paysans vietnamiens.
L'un, de forme ronde s'appelant "banh day", représentait le ciel et l'autre, de forme carrée, nommé "banh chung", faisait référence à la terre car à cette époque, on croyait que la terre était carrée et plate. Impressionné par leur saveur raffinée et leur signification particulière, le Roi choisit Lang Liêu comme son successeur.
Il existe bien d'autres variétés, le riz gluant rouge par exemple,
On ne peut aussi oublier ici l'incontournable alcool de riz.. que l'on boit en début de repas et en fin aussi, pourquoi se priver...😏
Chaque région, chaque ethnie, aura sa propre recette.
Pour saluer l'inviter, pour bien démarrer le festin, les bouteilles tournent et chacun congratule l'autre à coup de "Môt, hai, ba, zô !" (un deux trois cul sec) ou de chúc sức khỏe (à ta santé ), on ne mangera le riz que quand l'on a terminé de boire et de se saluer....le premier bol indique que l'on s'arrête ici.
Les meilleurs riz que j'ai pu manger....En cherchant dans mes souvenirs...(il est temps que j'y retourne!!)
En premier, le bol partagé avec la femme Lolo noire, le matin, alors que les coqs, le buffle et les cochons hébergés sous la maison eurent fini leur ramdam nocturne et que les hommes dorment encore...
Ce ne fut pas une préparation élaborée, sorti de la cocotte où il attend, passé au wok sur la baise et arrosé de sauce poissons, mais juste ce moment magique où tout est silence et en suspens alors que nous nous asseyons toutes deux sur la terrasse de bambou à regarder le soleil poindre au dessus des brumes qui masquent encore les rizières.
Puis celui de la maman de Thuy où nous sommes toujours reçus dans leur maison comme si nous étions les rois de ce monde. J'adore sa soupe de riz, Cháo gà (soupe de poulet) , celle qui soigne tous les maux y compris ceux de l'âme.
Et pour finir, celui qui fâche et que nous n'avons pas mangé....dans une gargote au pied de Lung Cu (tout en haut au nord, porte drapeau, le nom « Lung Cu » signifie en langue Hmong « la vallée du maïs » alors qu'il se traduit par « l’abri des dragons » en langue Lolo) on comptait dans notre bol autant de grain de riz que de mouches...😐
Cháo gà recette:
Aux crevettes, au poisson, au porc, aux tripes, au poulet, aux légumes, accompagné ou pas de beignets (comme à Hanoï par exemple) le cháo se décline dans diverses versions gourmandes selon les régions.
Dans sa formule simple, le riz est cuit dans le bouillon de poule ou de poulet, auquel on ajoute le poulet effiloché ou coupé en petits morceaux (de la taille d'une petite bouchée) et on parsème de ciboulette et de coriandre ciselées avant de servir.
Dans le Sud-Ouest du Vietnam on fait d'abord griller les grains de riz avant cuisson, puis on le fait tremper 5 à 6 heures avant de le cuire.
Toujours dans cette partie du Vietnam, on fait frire l'ail hachée plutôt que l'oignon ou l'échalote frite comme dans les autres régions.
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Merci à la première d'avoir créé de post, et merci à vous deux de l'avoir alimenté et de continuer à le faire. Cela met un peu de sang neuf dans ce forum qui en oubliait son but : parler voyages . Donc non seulement évoquer des itinéraires , mais aborder la gastronomie, les us et coutumes, les religions et les formidables rencontres etc.. Je me suis régalé.
Encore Bravo
Eric
vous écrivez "quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab." Dab est ce en H'mong/Méo? . Les anciens d'"Indo" ont toujours évoqué l'importance des mauvais génies , tant au combat que dans la vie quotidienne dans les troupes ou maquis locaux. les fameux "ma quỷ" orthographiés souvent de façon phonétique par nos anciens " Ma Kui" "Ma Qui" Quelle différence avec le "dab".
Bonne journée
Eric
Qu'il se nomme Dab, esprit, génie, en dialecte Hmong vert, ma quỷ, diable, en vietnamien.
Il est omniprésent dans les croyances mêmes modernes de nos amis vietnamiens.
Le Dab de langue Hmong BLANC est toujours associé à un autre mot qui le définit expressément.
Le dab tsuam, un esprit malveillant, donc ici un diable, qui a pris la forme d'une femme jalouse et vient hanter principalement les hmongs réfugiés (au Laos ou même en Guyane)
Il serait responsable de la mort subite de nombreux jeunes hommes les conduisant dans leurs sommeils à une apnée fatale.
Les Hmongs croient alors que çà arrive quand ils n'adorent pas correctement, ne font pas correctement les rituels religieux et qu'ils oublient de sacrifier.
Les esprits des ancêtres ou les esprits du village ne les protègent plus, permettant ainsi l'esprit du mal de les atteindre.
Ces attaques induisent un cauchemar et la vision de la femme fantôme qui conduisent à la paralysie du sommeil, la victime est alors consciente... seul un chamane peut intervenir pour les délivrer de l'envoûtement...
Le Dab Xwm kab est lui un bon esprit, c'est le génie des richesses...
Le Dab Qhov Cub est lui le géni du foyer principal.
De nos jours chaque famille vietnamienne ou presque, surtout rurale fait appel au cartomancien, au géomancien, à l'astrologue, aux chiromancien, pour définir leur choix de vie, mariage (compatibilité et jour), enterrement ou ré enterrement, position, orientation de la maison, de la maison des ancêtres, de la profession...c'est à l'infini pour chaque chose de la vie.
Il n'est pas rare aussi que les hommes politiques même les plus connus, aillent consulter le chiromancien avant de prendre une décisions et n'agissent que le jour ou dans la période qui sont favorables.
Le "client" consultant provient de toutes les couches sociales: pauvre, élite, dominant en voie d'enrichissement, fonctionnaire, policier, professeur, médecin, dignitaire politique...
Ce sont des personnes en attente de nouvelles perspectives pour eux même ou pour le pays.
Le mariage par entremetteur
La famille de l'homme demande à l'entremetteur - rite « van danh »- le nom complet, l'heure et la date de naissance de la fille pour examiner son horoscope.
La famille de l'homme informe l'autre famille du résultat de l'examen - rite « nap cat ».
Si ce dernier est favorable, les deux parties poursuivaient les modalités dans le cas contraire, on arrête le processus de mariage.
De nos jours les jeunes se choisissent mais la compatibilité et la date du mariage sont presque toujours confiés aux voyants surtout en campagne.
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Les fiançailles, c'est compliqué au Vietnam ! Note dans mon livre :
(2) Les fiançailles sont une affaire très compliquée directement héritée des Chinois. Dans son livre, L’Interprète de Poivre, Hélène Fillet écrit les mémoires de son arrière-grand-père, qui explique : « Bien que l’accord fut parfait entre nos deux familles , ma mère, comme le veut la coutume, avait acheté les services d’une entremetteuse renommée… Sa tâche n’était pas mince. Il lui fallait évidemment comparer le jour et l’heure de naissance de la demoiselle Diêm avec mon jour et mon heure de naissance, élaborer notre thème astrologique pour trouver le moment précis le plus faste pour notre mariage. … Elle devait en même temps éviter de nombreuses autres dates : celles des cérémonies du Nouvel An ainsi que les jours de célébration annuelle des ancêtres de chaque famille. Elle devait aussi mettre au point de multiples détails, du plus minuscule au plus essentiel : … Quels présents offriraient mes parents à cette occasion ? De quoi serait composé le trousseau de la demoiselle Huyn ? Comment serait composé le repas de noces ? Combien y-aurait-il d’invités ? (Il importait en effet que le nombre des invités fût équivalent du côté de la famille de la mariée et du côté de celle du marié). Il y avait des dizaines de questions de ce type qui devaient être réglées avant le jour de la demande en mariage officielle. »
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
Le DAB en matière de banquiers = ........😉 ou ATM dans autre langue !!!
ma quỷ est en vietnamien : le mauvais génie
le Phi en Laotien = l'esprit . dans le sens par exemple :esprit de la forêt, esprit maléfique etc...
Bref quel que soit le mot, le mauvais génie est le responsable de la voiture en panne, de la fermeture d'un lieu à visiter , de l'éboulement sur la route etc.. Au Laos notre guide, lors des piques-niques en forêt, servait en premier (discrètement) les "Phis" , quand il a vu que nous ne nous moquions pas il le faisait officiellement.
Au combat, quand l'assaut était raté , la faute était au "ma quỷ"
Bonjour fidèle lecteur 😉
Voilà tout ce qu'est ma quỷ :
Fantômes, méfaits, personnes méchantes, personnes très cruelles, démons, mauvais esprit, etc...nous pouvons y associer les importuns 😏.
Belle journée à vous!
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Bien sur que nous pouvons continuer! 😏
Eric a juste dit qu'il arrêtait de nous "titiler" (dans le bon sens 😉) sur la complexité de la langue vietnamienne ou Hmong et au cas précis au sujet des "fantômes" , les gentils, les pas gentils, les ma sans quy ou avec quy...au risque de lasser les lecteurs.
Je l'ai compris comme çà.
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Merci pour toutes ces rubriques qui nous permettent de nous immerger dans la vie vietnamienne alors que nous sommes privé de voyages.
Le bain Dao aux herbes qui vous retape après des heures de voiture ou de marche, les combats de coq (bien qu'un peu sanglant parfois ) , les différentes recettes de riz, que d'excellents souvenirs 🙂 🙂
Et merci aussi a Jacques pour vos interventions, quelles soirées autour des "Chúc sức khỏe" ... même si j'aimais moins la gueule de bois des lendemains 😊
Et pour en finir avec ces fantômes...😛
Après promis, je passe à autre chose!
La fête des âmes errantes ou des fantômes (Tet Vu Lan) a lieu au Vietnam mais aussi en Chine, au Japon et en Inde, l’origines de la fête est incertaine mais les gens croient qu’elle a pris racine il y a de plus de 2000 ans.
Selon la conception bouddhiste, les personnes coupables seront emmenées en enfer après leur mort pour racheter les fautes qu’elles ont commis de leur vivant.
Au Vietnam, ainsi que dans les autres pays asiatiques, c'est lors du septième mois lunaire que la porte des spectres s’ouvre au début du mois pour laisser sortir de l’enfer les âmes délaissées et les fantômes solitaires en quête, de nourriture et de leur repos éternel
L'objectif de la fête est de rendre hommage aux ancêtres et d’apaiser les âmes errantes (cô hôn en vietnamien), les morts solitaires ou oubliés, sans domicile fixe avec des offrandes et d’ainsi protéger la quiétude des vivants.
Alors, toutes les familles sont invitées à offrir des victuailles sous la forme d’offrandes (soupe de riz, patates cuites à l’eau, galettes soufflés, bonbons, fruits grains de maïs soufflés…) pour exprimer toute la reconnaissance envers les parents défunts et les ancêtres.
Les Vietnamiens manifestent ainsi leur croyance en un monde parallèle à celui des êtres vivants.
Il est aussi de coutume d’acheter des objets confectionnés en papier et d’aspect miniatures de toute sorte.
Ces papiers votifs, ainsi que ce qui est appelé la monnaie de l’enfer sont répartis en petites parts.
On vise à contenter toutes les âmes errantes venant rendre visite aux vivants.
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Bonjour Christian,
Contente de vous amener avec nous en voyage, 😊.
Nous repartirons un jour sûrement, c'est juste que nous ne savons pas quand , alors en attendant, c'est dans la tête et avec tout nos rêves en bagages que nous voguons.
Amitié à vous deux
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Bonjour Fabienne,
Merci aux differents intervenants sur ce fil de qualité et de bonne tenue
🙂
Très interessant La fête des âmes errantes
Alors, toutes les familles sont invitées à offrir des victuailles sous la forme d’offrandes (soupe de riz, patates cuites à l’eau, galettes soufflés, bonbons, fruits grains de maïs soufflés…) pour exprimer toute la reconnaissance envers les parents défunts et les ancêtres.
Des points communs avec la Thaïlande
"" En Isan, pour le 10° mois lunaire se déroule Boon Khao Sak
qui est une cérémonie pour les ancêtres avant leur retour dans le monde des esprits
chaque famille prépare des plats, poisson, poulet, fruits et sucreries,
spécialement pour les moines
Une fois que les moines ont récupéré leur part de nourriture,
les villageois prennent un repas en commun et placent de la nourriture autour du temple,
sur le sol, sous ou, sur un arbre et sur les urnes pour les ancêtres.
Ensuite, ils font la cérémonie de l’eau pour transmettre le mérite à leurs ancêtres.
Après le temple, les gens apportent des offrandes de nourriture dans leurs champs
pour les esprits de la terre de Phi Ta Haek et Mae Phosop, la déesse du riz.""
Traduction/ extraits choisit via Isan Gate/traditions
texte en intégral ICI
UN aspect de la culture viet que j'ignorais. Pourtant, j'en ai fait des recherches depuis plus de 2 ans pour mon livre, mais aucune référence à cette fête. Wikipedia en anglais (https://en.wikipedia.org/wiki/Ghost_Festival), explique que cette fête s'appelle Têt Trung Nguyên en vietnamien, mais que, sous l'influence du bouddhisme, elle a pris aussi le nom Têt Vu Lan, déformation viêt du titre d'un sutra, le sutra Ullambana, qui raconte une histoire compliquée de recherches d'âmes errantes (la version anglaise de wikipedia explique l'observation du rite dans différents pays d'Asie dont le Vienam, pas la version française). Un autre site Wikipedia ("Religion traditionnelle chinoise - Les fantômes affamés") explique que parmi ces fantômes se trouvent notamment les personnes mortes sans descendants pour assurer le culte des ancêtres, donc, elles ne reçoivent pas les d'offrandes de nourriture et boissons qui font partie du rite du culte et deviennent des âmes errantes.
Comme pour de très nombreux éléments de la culture viêt, l'origine du rite est chinoise, donc, MERCI Asia 78, je rajoute dans mon livre puisqu'il s'agit d'un sujet sino-vietnamien.
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
Je rajoute dans mon livre puisqu'il s'agit d'un sujet sino-vietnamien...
D'accord, mais vous n'oublierez pas mes droits d’auteur..😛
Il y a à Hanoï une rue spécialement dédiée aux papier votifs, la rue hang Ma et quelques boutiques rue hang quat (rue des éventails) .
Il faut savoir que les instances bouddhiques ne cautionnent pas la pratique du brûlage des papiers votifs et on demandé sa suppression
" Brûler les papiers votifs n’apporte rien.
C’est un geste inutile, disons-le. Primo, il s’agit d’un gaspillage. On dépense d’importantes sommes d’argent pour acheter ces articles, et après on les flambe. Son argent part littéralement en fumée. Secundo, il y a des personnes qui ne comprennent pas clairement cette coutume et ne font qu’imiter les autres.
Dernier point mais non des moindres, les papiers votifs brûlés participent à la pollution de l’air et représentent un risque d’incendie sérieux."
A voir ici:
https://fr.vietnamplus.vn/papiers-votifs-les-raisons-de-lelimination/100555.vnp
"Il y a débats autour de la légitimité des pratiques religieuses et ce, essentiellement sous la forme d’une critique de la « superstition » (mê tin) celle-ci inciterait la population à gaspiller ses ressources et à reproduire des hiérarchies « féodales » (phong kiên), constituant un obstacle au développement de la modernité révolutionnaire et devant pour cela être éliminée...."
Se rendre au marché aux fleurs est une des vieilles coutumes des Vietnamiens notamment à l'occasion du Têt Nguyen Dan le Nouvel an et pour toutes autres occasions festives, afin de fleurir temples et pagodes, les hôtels des ancêtres ou tout simplement pour le plaisir et la symbolique de chacune des fleurs ou plantes.
Les chansons populaires, les contes, les romans populaires font souvent allusion aux fleurs, surtout en amour.
Et sans oublier, les femmes, les jeunes filles du pays, qui portent très souvent des noms de fleurs, on ne doutera pas du romantisme des vietnamiens 😏!
Ici au cours des mois, surtout en ville et parfois en campagne:
Janvier, les fleurs de pêchers - chance et bonheur aux familles
Synonymes de l'arrivée prochaine du printemps, de la renaissance et de la prospérité, les fleurs de pêcher sont indispensables pour décorer les maisons des habitants pendant le Têt traditionnel
Selon la légende, jadis, un démon dominait le monde.
Le Bouddha avait alors aidé l’homme à s’emparer de son territoire.
Pour marquer la frontière de ce territoire, des branches de pêcher furent utilisées. Cependant, durant le réveillon, des démons venus de la mer d’orient sortirent afin de rejoindre les terres.
On y a donc enfoncé des branches de pêcher afin de rappeler à ces démons de ne pas violer le territoire des hommes, ni de troubler ces derniers.
En géomancie, la fleur de pêcher est considérée comme l’élite dans les cinq éléments (métal, bois, eau, feu, terre).
Elle a la capacité de lutter contre les démons et de chasser les mauvais esprits. C’est pourquoi au moment du Têt, les habitants mettent un arbuste de pêcher en fleurs devant la maison.
A Ha Giang (nord Vietnam), au printemps, l’aridité et la rigueur du haut plateau laissent place au rose des pêchers qui fleurissent dans chaque coin des villages,
Les autochtones plantent des pêchers partout, des chemins sinueux au pied des roches, en passant par les jardins et même les rizières.
Les pêchers de Hà Giang ne ressemblent en rien à ceux cultivés dans les plaines.
Leurs fleurs qui comptent cinq pétales sont d’un rose clair,
Les fleurs de Ban de février
Les fleurs ban ( bauhinia) sont originaires du Nord-Ouest du Vietnam et de trois couleurs : violet, blanc et rouge.
Elles sont attachées à une histoire racontant la fidélité dans l'amour d'un couple de l'ethnie Thaï.
Pour cette ethnie, la bauhinie est très utile.
L’écorce permet de conserver, de fixer, la teinture du tissu indigo.
La fleur et la feuille sont utilisées pour guérir la toux ou le mal de gorge. Les habitants cueillent également les jeunes feuilles, les fleurs et les grains pour cuisiner divers plats
Xen Ban Xan Muong, est le festival des prières organisé par les Thaï pour célébrer la floraison des bauhinies
Les villageois prient pour obtenir d'abondantes récoltes et de la chance au cours de cette nouvelle année. Ils souhaitent également bénéficier d'une vie paisible et prospère.
Mars et les fleurs Sua
En mars, les fleurs "sua" éclosent dans le jardin botanique de Hanoï ainsi que dans les rues du quartier historique de Ba Dinh.
Elles recouvrent des branches nues par ses petites fleurs blanches, délicates, au parfum subtil, qui annoncent l'arrivée des belles journées ensoleillées.
Elle est le symbole de l'amour,
A ne pas confondre avec celle de l'arbre majestueux qui lui fleurit en automne,
A Tam Ky Hoa Sua ( ici un arbre) se couvrira de jaune d'or (c’est proche de la petite l'île de Ly Son - il y a un vol depuis Hanoï pour Tam Ky...plus aucune raison de ne pas y aller… !)
Les Lys d’avril
C'est avec « Thiếu nữ bên hoa huệ », jeune femme à la tubéreuse, que le peintre renommé Tô Ngọc Vân, mit à l'honneur la fleur de Lys en message à la beauté du printemps.
Hoa Huê en Vietnamien, (fleur de Lys), s’écrit comme la ville la ville de Huê mais cette dernière est plus spécialisée dans la confection des chapeaux coniques les plus fins qu'il soit.
Les flamboyants rouges de mai
(hoa phượng vỹ) Chaleur des sentiments et gaieté
Au Vietnam, à la fin du XIXe siècle, le flamboyant a été introduit par les Français dans les grandes villes telles que Hai Phong, Da Nang et Saigon.
Actuellement, cette plante a été largement plantée du Nord au Sud sur les trottoirs, les écoles et les parcs.
Remarquables arbres au port majestueux et aux fleurs d'une tonalité rouge sang
On les voit du plus loin que l'on soit, en ville autour du Lac à Hanoï, mais aussi en campagne,
Les fleurs rouges sont associées à l'âge des élèves, la saison de floraison est aussi la fin de l'année scolaire,
Les fleures pourpres aux pétales tombants en forme de cloche symbolisent la fidélité et l’amour.
Juin, le Lotus
Enfin le Lotus 😏...fleur emblème du Vietnam, c'est la fleur de la sagesse!
Le lotus possède des symboles forts auxquels le peuple vietnamien peut sʼidentifier et être fier.
Symbole de pureté et dʼaspiration spirituelle dans le bouddhisme, symbole dʼintégrité et dʼélévation morale dans le confucianisme dont l’éducation sʼest imprégnée depuis des siècles; mais également symbole de beauté, de simplicité et de longévité,
Le lotus particulièrement cher dans le cœur des vietnamiens est présent dans leur vie.
Cette fleur devenue la fleur nationale du Vietnam, figure dans les proverbes traditionnels, les œuvres littéraires, les objets religieux, sur les bâtiments anciens etc…
Elle est indispensable aux grandes occasions.
Elle se distingue des nénuphars par sa fleur qui s'épanouit au-dessus de l'eau (tandis que celle des nénuphars reste à la surface).
Elle prend racine dans la boue qu'elle purifie en poussant.
Obscurité des profondeurs et clarté à la surface, invisible et visible, intérieur et extérieur.
Un proverbe vietnamien dit : "Poussant dans la boue, le lotus ne sent pas l'odeur nauséabonde" (Gân bùn mà chang hôi tanh mùi bùn).
- Tout est comestible dans le lotus,
Les feuilles matures parfument le riz et les étamines des fleurs embaument délicatement les feuilles de thé, les graines sont utilisées dans la cuisine asiatique et la médecine traditionnelle...
A l'époque impériale, on raconte que les jeunes femmes se déplaçaient en barque sur le lac de l'ouest afin de déposer du thé au cœur de la fleur de lotus avant qu'elle ne se ferme à la nuit tombée.
A l'aube, avant que la rosée ne disparaisse, lorsque la fleur s'ouvrait de nouveau, elles récoltaient le thé qui s'était imprégné du parfum subtil du lotus.
Ce thé porte le beau nom de Trésor du ciel ou thé des Empereurs parce qu'il fut longtemps réservé à ces derniers,
Il est subtilement parfumé et délicat en bouche,
La fleur de Sau en juillet
L’arbre « sau » est une espèce typique de Hanoï.
Ces grands arbres dominent les avenues du quartier historique de Ba Dinh, formant des dômes verts rafraîchissants pendant l’été.
Après les brusques averses du mois de juillet, les petites fleurs blanches « sau » couvrent les sols tels des flocons de neige. Vers l’automne, ces arbres donnent des fruits au goût acide.
Les hanoiens utilisent ces fruits pour confectionner une de leurs spécialités : les jus de « sau » pour se rafraîchir de la chaleur de l’été, ou le « Ô mai sau », une sorte de fruit confit ou encore les « sau dam », fruit au goût aigre-piquant.
Août, les fleurs Dau Da Xoan
Les arbres « dau da xoan » rappellent l’enfance.
Ils sont implantés dans les rues du vieux quartier de Hanoï et donnent des petites fleurs jaunes en automne.
Les graines riches en huile peuvent servir à l’élaboration d’un savon, les fruits mûrs qui ont un goût aigre-doux peuvent être consommés.
Présent de Ha Giang à Dak Lak il est également cultivé dans de nombreuses autres localités du pays
La fleur de Sua de septembre, (à ne pas confondre avec celle de mars)
Alstonia scholaris,
L'arbre du diable fleurit entre septembre et novembre, selon les années.
C’est un arbre tropical de grande taille avec ses petites gerbes de fleurs minimes de couleur ivoire qui se cachent en haut dans les feuillages.
Sa floraison est assez éphémère, mais ses petites fleurs d'un blanc teinté de vert sont extrêmement parfumées
Octobre et les marguerites blanches - hoa cúc họa mi
Petite marguerites, chrysanthèmes, simples, blanches, qui poussent dans la nature et est aussi cultivée,
C’est l'histoire d’une mère de son fils , sans trop d'efforts et de travail acharné, dans l'espoir d'un enfant.
A cause de trop de travail, en partie à cause de sa vieillesse, ses forces se sont progressivement affaiblies et l’ont clouée au lit dans la douleur et épuisée.
Les médicaments, ne pouvant la guérir son fils a dû aller dans la forêt à la recherche des meilleures médecines pour soigner sa mère durant des jours mais sans succès
Alors qu’il s'est endormi dans une forêt, pleine de fleurs blanches et parfumées,
Un « Hoa Mi » sorte de petit passereau asiatique est apparu et lui a donné une marguerite blanche, avec 5 fleurs, le nombre total de pétales devait lui indiquer combien d’années sa mère vivrait encore,
C’est en raison de sa piété filiale et de son honnêteté que ce jeune homme a été touché par le ciel bleu et a été aidé par le Bouddha
http://natureiciailleurs.over-blog.com/2018/03/un-sacre-chanteur.html
A suivre...😉
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Le Parc aux Oiseaux a TAM COC ou autres
Pourquoi les aigrettes sont blanches ?
Lorsque le Ciel créa les oiseaux, il y a bien longtemps de cela, ils étaient tous de couleurs blanches. Mais il se trouva parmi eux une espèce cruelle qui prenait plaisir à s’attaquer aux autres espèces d’oiseaux et à les occire sans pitié.
Les victimes portèrent plainte. En réponse, le ciel chargea le Génie du Tonnerre de capturer les méchants oiseaux. Mais quand le Génie descendit sur terre, il ne vit que des oiseaux semblables, tous plus blancs les uns que les autres et impossibles à différencier. Les oiseaux se plaignirent derechef :
« Depuis que le Génie du Tonnerre est sur terre, il sème le désordre et fait grand bruit. C’est encore pire qu’avant ! »
Le Ciel dépêcha une harpie pour rappeler le Génie qui s’expliqua :
« Tous les oiseaux en ce bas monde ont un plumage blanc. Pour deviner ou se trouve les méchants, je dois chercher dans tous les recoins ce qui fait fuir les autres oiseaux. Pourtant, je ne leur veux aucun mal ! »
Le Ciel avait écouté avec attention. Il décida :
« Bien ! Redescend sur terre, convoque le Génie-Dragon ainsi que le Génie du Sol afin qu’ils choisissent toutes les couleurs du ciel et de la terre pour différencier les espèces d’oiseaux ! »
Le Génie du Tonnerre s’inclina respectueusement. Le Génie-Dragon et le Génie du sol attribuèrent à chaque espèce d’oiseau une à plusieurs couleurs de la terre et ciel. Tous les oiseaux avaient répondu à leur appel. Seule, l’aigrette se présenta tard alors que tous étaient déjà colores.
Le Génie du Tonnerre était mécontent. Il gronda :
« Comment oses-tu venir si tard ? »
L’aigrette répondit :
« Je dormais et j’oublie de me réveiller. »
Le Génie du Tonnerre se mit en colère :
« Tu dormais ? Tu n’es qu’une menteuse ! »
« Non Seigneur ! Toute la nuit j’ai dû surveiller ma nasse. »
Le Génie-dragon et le Génie du sol s’écrièrent en chœur :
« C’est faux ! L’aigrette n’a pas de nase ! Donnons-lui cent coups de rotin ! »
L’aigrette avoua alors :
« La nuit dernière, j’ai volé quelques crevettes a des hommes »
Le Génie du Tonnerre était furieux :
« vilaine menteuse, et voleuse en plus ! Ah, je comprends pourquoi on dit :
« Marcher à pas prudents comme l’aigrette qui cherche la crevette »
Je te pardonne cependant car tu as avoue ta faute. Mais comme je sais que tu resteras une voleuse, je te mets juste une pointe de couleur sur le bec, et pour le reste je te laisse blanche comme avant, afin que l’on puise t attraper facilement lorsque tu commettras de nouveaux larcins. »
Ayant rempli leur mission, les génies se retirèrent. Depuis ce temps, tous les oiseaux sont pares de mille couleurs. Seule l’aigrette est blanche, mais ses plumes immaculés sont les plus belles de toutes.
Extrait du livre Contes du Vietnam enfance et tradition orale de DO-LAM Chi-Lan
On commence a vieillir quand on arrête d'apprendre (Proverbe Japonais)
Super!
Longtemps dédaignée par les lettrés, parce qu’elle ne menait pas aux carrières mandarinales, la littérature populaire avait toujours été cultivée par l’effort anonyme du peuple.
Ainsi donc, à côté de la littérature officielle, qui chantait en vers savants les hommes et les choses de la Chine, il existait une littérature populaire, en grande partie orale, qui exprimait sous une forme tantôt naïve et simple, tantôt narquoise et volontiers humoristique, l’âme populaire du Vietnam. Pham Quynh
Les champs de fleurs de sarrasin ont depuis longtemps fait la beauté des provinces montagneuses du Nord!
Le rendement de cette plante étant moins élevé que celui du maïs ou du riz, la population n’a pas élargi cette culture si ce n'est par endroits pour les besoins touristiques...
Aussi, aujourd’hui, les visiteurs peuvent admirer ces fleurs jusqu'en banlieue de Hanoï., , , 😮
Dans les districts d'Ha Giang et Dong Van certaines communes fêtent la récolte, un festival existe depuis peu (en octobre), il est très couru des touristes vietnamiens et étrangers.
Dans les montagnes karstiques du nord de Hoang Su Phi, Ha Giang, Dong Van, Meo Vac et jusqu’à Cao Bang partout le sarrasin fleuri en automne!
Si la fleur de sarrasin est presque partout délicatement rosée, celle de Cao Bang sera plus laiteuse (ce n’est pas la même semence).
Il sera semé dans les champs bien sur mais aussi sur les rizières en terrasses après la récolte du riz..
On raconte que dans les temps anciens, une famine dévasta les villages H’Mong. Les autochtones partirent alors à la recherche de nourriture.
Au milieu des rochers, on découvrit une petite fleur blanche rosée, en forme de cœur renversé.
Son goût était aussi subtil que le riz et le maïs.
C’est ainsi que la famine prit fin.
Depuis, les H’Mong confectionnent dès l’automne, après récolte (à la faux), des gâteaux et de l’alcool de sarrasin, il servira aussi d'aliment pour les animaux.
En dehors des 2/3 cultures de base , le riz, le mais et anciennement le pavot, les Hmongs cultivent aussi d’autres céréales tels que le sarrasin, le millet et le sorgho, des deux premières ils font de délicieux gâteaux les Banh tam giac mach pour le sarrasin,
Vous en trouverez sur les marchés, j’ai pu en consommer sur celui à reculé de Sa Phin, proche du palais des rois Hmong (nord Vietnam), c’est légèrement sucré mais un peu bourratif, çà cale!
Un fois le grain séché, moulu, la farine est mélangée à l’eau pour confectionner des galettes épaisses qui cuiront d’abord à la vapeur puis seront réchauffées sur la braise,
Une partie des grains après récolte seront mis à fermenter pour la fabrication de l’alcool (mêlé au maïs),
Dans ces contrées reculées, les habitants savent fabriquer traditionnellement l’alcool à partir d’ingrédients ayant une haute teneur en amidon telles que le riz gluant, le maïs, le manioc et le sarrasin.
Le riz gluant, Gạo nếp constitue l’ingrédient le plus utilisé à l'élaboration de l'alcool de riz, Ruou gao, en raison de son parfum particulier et sa douceur caractéristique.
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
POURQUOI LES CHIENS DÉTESTENT LES CHATS Extrait du livre Contes du Vietnam
Le chien frappe à tort
Il était une fois un chien qui parlait le langage des hommes. Son maître l’aimait beaucoup ; depuis le temps que le chien gardait sa maison, il n’avait jamais eu à se plaindre de lui. Or un beau jour, il s’aperçoit qu’un morceau de saindoux a disparu de la cuisine.
Il appelle le chien et le questionne. Le chien lui répond :
« Tout à l’heure, j’ai vu le chat qui se léchait les babines. Un voleur de saindoux, ça ne peut être que lui et personne d autre ! »
Le maitre ne le croit pas et le frappe. Le chien outre, se met à gémir :
« Oh Ciel ! Vous plait-il, oh ciel
Qu’un chat mange du saindoux, et qu’un chien en soit puni ? »
Depuis, le chien est fâché contre le chat. Un jour de grand froid, alors que le chat somnole dans la cuisine, il s’en approche et le mord. Le chat sursaute et prend la fuite, renversant au passage une marmite à torréfier en terre cuite qui se brise en mille morceaux.
Le maitre, très mécontent, questionne son chien qui répond :
« Le chat courrait dans la cuisine, il a heurté la marmite qui s’est casée »
Le maitre ne le croit pas plus. Il le frappe de nouveau, encore plus fort. Le Chien, outre, gémit :
« Le chat à case la marmite a torréfier,
Le chien accourt, il reçoit la raclée. »
Depuis ce jour, les chiens détestent les chats
On commence a vieillir quand on arrête d'apprendre (Proverbe Japonais)
J'ai recopié votre conte "chien/chat" sur le post "contes et légendes du Vietnam" pour regrouper ces derniers permettant ainsi une vue d'ensemble à ceux que çà intéresse.
https://voyageforum.com/v.f?post=10335082;live=1;#10335082
Bonne journée.
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Comme la plupart des élèments de la culture vietnamienne, c’est une copie conforme du zodiaque chinois, et aussi complexe (le plus célèbre traité chinois d’astrologie, traduit en vietnamien sous le titre Sô ly than van, compte 53 volumes). Chaque année est symbolisée par un signe représentant un animal. Il existe 12 signes, listés dans un ordre immuable : le rat, le bœuf, le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, le cheval, la chèvre, le singe, le coq, le chien et le cochon. Deux des animaux du zodiaque chinois, le bœuf et le lapin, étant rares au Vietnam, les Viet les ont remplacés respectivement par le buffle et le chat.
Trois légendes chinoises expliquent l'ordre dans lequel sont placés ces animaux. La première légende raconte que le porc a persuadé l’empereur de Jadede le nommer juge de la valeur relative des autres animaux. Le tigre et le dragon étant enragés d’être placés après le rat et le buffle, le singe apaisa le tigre en dessinant le caractère « Roi » sur son front, qu’il porte toujours en tant que roi des animaux terrestres, et le coq, qui portait alors des cornes, les offrit comme couronne au dragon, qui devint le roi des animaux aquatiques. Mécontent, le chat défia le dragon à la course et s’enfonça dans un bois dans lequel le dragon se prit par les cornes. Il en blâmât le coq qui, vexé, demanda la restitution de ses cornes. Le dragon lui répondit qu’il les lui rendrait chaque matin si le soleil se levait à l’ouest, ce qui explique que le coq supplie tous les matins le soleil de se lever ce côté-là. Le chat courrait très vite en partie parce que le chien lui avait suggéré de se couper la queue. Il ne lui en fut pas reconnaissant ; furieux, le chien le mordit et se retrouva avant-dernier en punition. Quant au cochon, après que les dissensions soient terminées, il rapporta la liste à l’Empereur, mais celui-ci, qui avait entendu parler des disputes, le punit de son manque d’autorité en le plaçant dernier.
La deuxième légende débute comme la première, mais veut que Bouddha ayant convoqué les animaux avant de rejoindre le Nirvana, seuls 12 se présentent. Pour les remercier, Bouddha leur promet de donner un de leur nom à chaque année, dans l’ordre de leur arrivée. Le buffle, plus accoutumé à marcher dans les rizières, aurait dû arriver le premier, mais le malin rat a grimpé sur son dos et sauté en arrivant et c’est pourquoi il est arrivé le premier.
La troisième légende raconte que l’empereur de Jade ait annoncé vouloir une garde prétorienne de 12 animaux. Et ce fut une belle bagarre ! Le chat demanda au rat de présenter sa candidature, mais le rat oublia et le chat devient son ennemi mortel. L’éléphant ne put se présenter à cause de la souris qui le chassa en s’introduisant dans sa trompe. Le rat sauta sur le dos du buffle pour arriver devant. Le tigre et le dragon refusèrent de passer après le rat et le buffle à moins qu’ils ne soient nommés respectivement roi des Montagnes et roi des Mers. Le chat n’étant pas d’accord a fait une course avec le dragon et est passé devant. Le chien en était si courroucé qu’il a mordu le chat. Il a été puni par l’empereur en étant placé avant-dernier.
Le signe de naissance de chaque année est établi dans un tableau, le dernier chiffre de l’année déterminant son ying ou son yang. Comme les signes du zodiaque occidental, chaque signe du zodiaque vietnamien donne ses caractères à la personne née sous ce signe. Par exemple, les personnes nées sous le signe du Tigre, animal puissant, intelligent et envoûtant, sont des meneuses et des battantes à qui rien ne résiste, tandis que celles nées sous le signe du Chat sont très intelligentes, travailleuses, patientes, déterminées, chanceuses et opportunistes, et réussissent tout ce qu’elles entreprennent.
(Pour info, pas dans mon livre, car expliqué avant) :
La mythologie chinoise est un mélange de traditions très anciennes et variées, et d’une infinie complexité vu les innombrables dieux, déesses et membres de la hiérarchie inférieure. Parmi ses plus grands personnages est une grande figure du taoïsme, l’empereur de Jade (chinois Yu Huang shang di – « Empereur de Jade de la hauteur suprême du Ciel », le jade étant un symbole d’amour et de vertu. Tout d’abord « Prince de la pure Félicité et des majestueuses Lumières du Ciel » (à sa naissance, il irradie une vive lumière qui illumine l’Univers), ou Yu Di, « Père du Ciel ». Il devient l’Immortel d’Or au bout de 1750 éons (226 millions d’années), puis, 100 millions d’année plus tard, l’empereur de Jade, souverain de toutes les déités du Ciel. Il ne s’adresse aux humains que par l’intermédiaire de la bureaucratie céleste, cette dernière divisée en quatre « départements » par les Quatre Majestés (Siyu), chargé chacun d’une des quatre domaines de l’Univers. Il régit les autres dieux en concurrence avec Tiangong, le Seigneur du Ciel, dieu beaucoup plus ancien qu’il finit par supplanter. Le nom « Empereur de Jade » n’apparait qu’au VIIe siècle, sous les Tang, qui ont simplement ajouté le mot « jade » au nom de la divinité suprême chinoise appelée « L’Empereur jaune ».
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
Le zodiaque vietnamien
* Dans l'astrologie les signes d'animaux sont affectés par année (tronc terrestre) auquel est associé un élément du système quinaire (bois, feu, terre, métal et eau)
Mais les animaux et éléments affectés par année ne sont pas les seuls signes à prendre en compte,
En fait, il y a aussi des signes d'animaux affectés
par mois « animaux intérieurs »,
par jour « vrais animaux », jours pour certains marché ethniques,
et par heures « animaux secrets ».
Dans la culture vietnamienne, les signes sont attachés à des créneaux horaires, par tranches de deux heures :
de 23h00 à 01h00, le rat, le plus actif - Alerte, combatif - sociable et persuasif
de 01h00 à 03h00, le buffle rumine - volontaire et persévérant
de 03h00 à 05h00, le tigre rôde - Ambitieux et courageux
de 05h00 à 07h00, le chat (le lièvre chez les chinois) se lève - Joie de vivre
de 07h00 à 09h00, le dragon répand la pluie - Qualités royales
le serpent devient vif entre 09h00 et 11h00 - Grâce et beauté
de 11h00 à 13h00, le cheval céleste traverse le Ciel - Intègre et philanthrope
de 13h00 à 15h00, les herbes broutées par la chèvre repoussent - Sensible et créative
le singe s'ébat de 15h00 à 17h00 – Le plus intelligent
entre 17h00 et 19h00, les volailles (le coq) rentrent au poulailler - Matinal (çà on le sait!!), organisé et efficace
le chien commence sa veille entre 19h00 et 21h00 - Loyal, franc et honnête
enfin, entre 21h00 et 23h00, le cochon fait de la graisse en dormant, , , - Fait pour le bonheur
Aussi, une personne peut être née l'année du cheval, élément bois, le mois du singe, le jour du dragon à l'heure du chat..! belle collection de vertus,
Les marchés
On ne pourrait imaginer un voyage au Vietnam sans y inclure les marchés, un des aspects culturels de ce pays,
Les marchés flottants, marchés nocturnes, marchés ethniques, marchés traditionnels dans les grandes villes, dans les ruelles ou à flanc de montagne, ils sont partout!
Marchés Flottants du delta du Mékong
Ce sont souvent pour les plus gros des marchés au gros, c’est là que les producteurs livrent leurs marchandise, chaque gros bateau aura un chargement spécifique allant de la pastèque à l’ananas en passant par la noix de coco à divers fruits et légumes selon les saisons,
Une perche au bout de laquelle sera attaché l’article indiquera à l’acheteur ce qui est proposé,
Les acheteurs, ce sont des marchants eux aussi, ils viennent s’approvisionner ici pour pouvoir revendre sur les marchés des villes et villages alentours,
Pour les principaux :
CAI BE le plus proche de sigon
CAI RANGprès de Can Tho dure jusqu’à midi
LONG XUYEN Peu visité, et moins animé que les autres, reste assez authentiqueP
PHONG DIEN proche de celui de Cai Rang et oeut se faire à la suite
PHUNG HIEP au sud de Can Tho
NGA NAM marché nocture, démarre à 3h
TRÀ ÔN se compose de 2 partie, l’une sur berge et l’autre sur l’eau
CHAU DOC, marché flottant à la pastèque et à la noix de coco
Les marchés flottants itinérants du fleuve rouge.
les barges descendent du nord, lao cai (à la frontière chinoise) jusqu'à Hanoï et font des stops en chemin de deux heures environ pour vendre en cours de route...
Marchés nocturnes touristiques
A Hoi An sur l’île Hội An cho (rue) dem, c’est plus une foire dédiée aux touristes qu’un marché typique, vous y trouverez cependant quelques beaux articles comme les lanternes, , , à voir au cours d’une promenade nocturne, mais sans plus à mon goût, ,
Idem pour celui de Ha Noi dans le vieux quartier du Vendredi au dimanche de 19h00 à 23h00
Toutes les babioles y sont, t-shirts bon marché, artisanat, accessoires, chaussures, lunettes de soleil et souvenirs pour touristes, ainsi que quelques stands de nourriture, , , , la curiosité étant d’y voir les nombreux vietnamiens déambuler en famille,
Il en va ainsi dans presque toutes les grandes villes touristiques, , , dont : Ha Long, Nha Trang, Da Lat, Phan Thiet, Ben Thanh (Saigon), Phu Quoc, Tay Do ( Can Tho dans le delta) etc
Marchés nocturnes typiques
Dans le delta celui à la bougie de Nga Nam qui débute à 3h et se termine vers 8h
Pour les autres villes, ce sont, comme les marchés au gros du delta, des plateformes d’approvisionnement (un peu notre Rungis) , il faut être prudent quand l’on s’y rend, ne pas tenter le diable avec sacs à main, appareils photos, etc, et mieux être à plusieurs,
A Ha Noï, les marché aux fleurs, dans le village horticole de Tay Tuu (20 km de Ha Noi) et celui de Quang Ba, ils battent le plein de 2h à 4h du matin
Marchés spécifiques
Celui au poisson sur les bords de la rivière de Thu Bon à Hoi An alors que le soleil n’est pas encore présent, on assiste à un défilé de pêcheurs venant livrer ce qu’ils ont récolté pendant la nuit,
Celui au poissons sur la plage de Sam Son à l’arrivée des bateaux! Une vraie curiosité,
Celui au buffle de Can Cau,
Le Cho gioi (marché aux puces) qui est unique à Hanoï, dit aussi marché aux voleurs, débute rue Hué,
On y vend tout ce qui a attrait aux 2 roues et autres véhicules ainsi que du matériels électriques, mécanique, des pompes à eau, , , c’est à l’infini
On le dit aux voleurs parce que la provenance des articles n’est pas toujours très claire, notamment ceux des véhicules (rétroviseurs jantes, , , etc), une réelle curiosité très peu connue des touristes,
Le marché aux oiseaux de Thuan Kieu à Saigon
Liste non exhaustive, chaque coin du Vietnam aura sont marché,
Les marchés ethniques, sûrement les plus spectaculaires de tous, les plus dépaysants aussi, lieu de rencontre des ethnies,
Les minorités s’y rendent pour acheter , vendre et retrouver leurs voisins, en faisant parfois des heures de marche du haut de la montagne pour y venir et en repartir,
Vous y trouverez de la nourriture bien sur, mais aussi des vêtements, des outils agraires, des semences, de la médecine, des animaux vivants, buffles, cochons, poules, chiens, et quelques animaux de forêt, de l’alcool de riz, de maïs, des instruments de musique, des objets de culte, des cheveux, , , , etc
Certains marchés ethniques auront leurs jours en fonction des signes « vrais animaux »* du zodiaque,
Marchés ethniques qui suivent le zodiaque:
Marché de Sung Trai, jour du buffle et de la chèvre, marché de lung Phin, jour du tigre et du singe, etc
Marché de Kau Vai aux dates fixes les: 2/7/12/22/27 de chaque mois quelque soit le jour et aussi un marché annuel, traditionnel, celui de l'amour, (on vient y chercher l’âme sœur) le 27 mars de l'année lunaire,
Autres marchés à décalé, tout les 6 jours par exemple, on dit alors qu’ils sont à décalé puisque le jours change systématiquement en reculant d’un jour
Marchés hebdomadaires
Souvent ouverts le samedi (Can Co) ou le dimanche (Bac Ha), d'autres ont un jour fixe de la semaine comme Co Ly le mardi, Xin Man le vendredi etc
Les marchés « couverts » ou halles, dans chaque ville et village
Pour ceux de quartier, des villages, c’est là que les vietnamiens viennent s’approvisionner chaque jour, le matin et le soir , en denrées fraîches( fruits, légumes, viandes , poissons et autre victuailles) qui seront cuisinés pour les repas quotidiens,
Certains seront très grands et très connus des touristes,
Ben Thanh à Saigon, Dong Ba à Hué, Han à Danang, Dong Xuan à Hanoî, Cholon, Bình Tây, le marché chinois de Saigon etc
Les petits marchés de campagne, souvent en bord de route, avec seulement quelques étales et peu de chalands, on y trouve cependant le nécessaire à la confection d'un repas et à l'entretien de la maison ou du jardin tout comme sur ceux des ethnies!
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Le marché ethnique hebdomadaire le plus extraordinaire que j'ai vu, c'est celui de Bao Lac entre Ha Giang ou Méo Vac et Cao Bang, avec une multitude d'ethnies et des costumes incroyables (photos). Il est tous les 5 jours LUNAIRES 5, 10 15, etc.
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
SI vous allez à Nha Trang: Le Rocher de la mère et de l’enfant:
Il était une fois, deux époux qui venaient de se fixer dans la haute région d’une de ces provinces méridionales. Ils avaient un garçon de 5 ans. Comme les gens du lieu. Ils cultivaient la terre, élevaient la volaille et les cochons et allaient a la chasse. Grace aux richesses léguées par leurs parents, ils menaient une vie aisée.
Un jour, le mari reçut la visite d’un ancien ami. Ce fut pour tous les 2 une joie de se revoir. Le nouveau venu dit « Je savais que vous étiez installes ici. Comme je suis de passage, j’en ai profité pour faire un saut chez vous afin de vous offrir cette paire d’oies ». Le maître de maison demanda :
« Il y a des siècles que je ne vous ai vu. Que faisiez-vous donc ? ».
« Je voulais acquérir l’immortalité. Depuis 5 ans, je menais une vie d’anachorète *. Maintenant, je dois me rendre dans les montagnes ». *Moine se retirant de la société des hommes pour vivre en ermite, par opposition au cénobite, qui vit en communauté. (Le berceau de l'anachorétisme se situe dans le désert de Thébaïde en Haute-Égypte.)
« Que ferez-vous dans les montagnes ? »
« J’y cherche le santal. Lorsque vous accomplissez un vœu, il faut brûler du santal. Son parfum transmettra votre vœu jusqu’au palais Tam Thanh ou les immortels vous exauceront »
Le maître de maison reprit :
« Comment arrivez-vous à découvrir le Santal dans l’immensité des bois ? »
« Ce n’est pas complique. Mettez dans votre bouche une de ces granules. »
Et il sortit de son sac un petit paquet de soie rouge écarlate dans lequel se trouvaient plusieurs petits grains. Il dit :
« Ce sont des granules au pouvoir magique. Il m’a fallu plusieurs années pour les fabriquer. Si vous les gardez dans votre bouche, vous pourrez passer tout une année dans la forêt sans avoir besoin de manger. Ils vous préserveront de tous les dangers. Et même les fées viendront vous aider à trouver le Santal. Alors tous vos vœux seront exauces et vous deviendrez immortel. »
Pendant que le visiteur vantait les pouvoirs surnaturels de ses granules, une lueur de convoitise brillait dans les yeux du maitre de maison. Celui-ci jetait des regards furtifs sur le petit paquet de soie rouge en se disant : « Je serais bien content de posséder ces grains qui me rendrait immortel. Il chercha à retenir son hôte chez lui. Un matin qu’ils jouaient aux échecs, le maître de maison prit une pièce et dit :
« Ces échecs sont un précieux héritage de mes parents. Ils sont en ivoire. Mais toutes les autres ne valent pas ce pion qui est en Emeraude. Il est d’une grande pureté et brille même dans les ténèbres.
L’hôte prit le pion, le mania longuement entre ses doigts et dut reconnaître que c’était un objet rare. Il pensa : « Si je pouvais l’avoir pour en faire présent a mon maître. »
Pendant la partie d’échecs. Nos 2 joueurs ne pensaient qu’au moyen d’entrer en possession, l’un des granules et l’autre du pion en Emeraude.
Vint le jour du départ de l’hôte. La maîtresse de maison prépara un bon repas pour le régaler. Lorsqu’elle eut terminé, elle appela son mari qui disparut dans la cuisine. Il en ressortit bientôt avec un plateau garni de victuailles et d’une bouteille d’alcool. Entre-temps, le charmant hôte subtilisa le pion qu’il cacha dans la manche de sa veste. Mais le voleur ne s’attendait pas à être vole. Apres avoir bien mange, il s’écroula dans un canapé. Voyant que le breuvage avait produit son effet, le maître de maison fouilla dans le sac, prit le paquet de soie écarlate et se hâta de quitter la maison sans même prévenir sa femme.
Lorsque l’hôte reprit ses sens, il ne retrouva point ses granules magiques ni son ami. Il s’enquit auprès de la maîtresse de maison qui ne sut que répondre. Tristement, il se remit en route, résolu à récupérer son bien. Il chercha partout, franchissant une montagne, puis une autre sans que le traître ami donnât signe de vie. Un jour, il grimpa sur une haute crête, fit un faux pas et bascula dans un ravin. La pièce d’échec en émeraude fut projetée sur le sol et se transforma en un bloc rocheux ; lui-même en un arbre dont les racines venaient enserrer le rocher pour le protéger.
Mais revenons au maître de maison qui, après avoir fait main basse sur les granules magiques partit à la recherche du précieux Santal. Suivant les instructions de son ami, il les mit un a un dans sa bouche, se fraya un passage à travers d’épais buissons, pénétra dans les forêts les plus profondes, franchit monts et vallées. Ses efforts furent vains. Découragé, il voulut rentrer, mais il ne reconnut plus le chemin. Le paquet de granules commençait à se vider. Il ne savait pas que lorsqu’il l’aurait épuisé, il serait transformé en fauve. Déjà son corps se couvrait de poils. Et le jour fatal arriva : il se métamorphosa en un tigre au pelage cendre.
A la maison, sa femme et son enfant pleuraient sa disparition. Les flots de larmes qu’ils déversaient sur le sol y creusaient un petit canal. A la longue, la mère, l’enfant, les animaux de la basse-cour et domestiques furent mues en pierre.
Le tigre cendre parvint finalement à trouver le chemin du retour. De loin, il aperçut la silhouette de sa femme, de son enfant, de son chien, de ses poules. En quelques bonds, il se trouva devant eux. Mais lorsqu'il vit que tous étaient de pierre, il rugit de douleur et bondit vers la brousse qui se referma sur lui.
Il existe aujourd’hui au district de Khanh Duong, Province Khanh Hoa, au centre Vietnam connue pour sa station balnéaire de Nha Trang, un rocher qui prend la forme de deux êtres humains, l’un de plus grande taille que l’autre, on l’appelle le Rocher de la mère et de l’enfant. Tout autour, on voit d’autres rochers de la forme d’un chien, d’une poule, d’un mortier, d’un balai, d’une trousse de couture, etc…
Il y a encore un bloc de pierre de forme carrée sur lequel sont dispose de petits galets. On suppose que ce soit l’échiquier auquel il manque le pion. Tout près de la coule le ruisseau des fées, Aux eaux intarissable car il est alimente par les larmes de la mère et l’enfant.
Dans le ruisseau s’ébat une paire d’oies. Ce sont les petites oies que le visiteur avait offert à son hôte. Celles-ci n’ont pas été métamorphosées en pierre parce qu’elles n’appartenaient pas à la maison.
Plus loin vers le Nord, on trouve le mont Tinh Son, dans la province de Phu Yen, un bloc de pierre surnomme Le Pion. Les gens du lieu vous diront que c’est le vestige de la pièce d’échecs volée. Tout près se dresse un arbre séculaire qui enserre de ses racines la pierre. Cet arbre représente le visiteur qui a volé le pion en Emeraude.
On commence a vieillir quand on arrête d'apprendre (Proverbe Japonais)
En effet, les yao Lantien ( Kim mun Lantien sha) y sont en grand nombre!
Pour ceux qui ne savent pas, il est question ici des femmes en bleu avec la coiffe et la couronne en argent massif....
Il faut quand même dire à nos amis voyageurs que la probabilité de rencontrer une telle concentration de Yao et qui plus est en costume traditionnel, couronne céleste incluse, ne se produit pas à chaque marché....
Il devait y avoir une raison spécifique pour que toutes ces femmes soient ainsi parées ce jour là, la connaissez vous?
C'est un beau marché mais il n'est surement pas le seul à faire vibrer...j'en ai vu de très beaux tout au long de la frontière de l'ouest à l'est, c'est parfois aussi une question de circonstance, de hasard et de grande chance comme pour vous ce jour là.
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
J'ai vu le marché de Bao Lac deux fois et, à chaque fois, il y avait de nombreuses femmes avec cette coiffe invraisembable. La 2e fois, j'ai ensuite continué sur la route qui traverse le bourg, pour aller au village de Michalak, et elles marchaient au bord de la route pour rentrer dans leurs villages, qui sont donc de ce côté-là
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
Sans vouloir vous contrarier vous décrivez sur ce forum une visite à Bao Lac
"Deuxième déception, la plus grande, avec le marché hebdomadaire (je rappelle qu’il est tous les 5 jours LUNAIRES 5, 10, 15, etc.). J’étais retourné à Bao Lac pour ça et, contrairement aux 2 fois précédentes, pas de h’mongs avec des costumes extraordinaires, pas de dao lin mien (Dao lan Tien) avec leur coiffe unique faite d’un chignon et d’un long ruban blanc posé sur deux baguettes ; quelques lolos et hmong en costume de tous les jours, point final".
Comme quoi ce n'est pas systématique.😉
Oui, ils sont bien aussi de ce côté là et aussi dans les Provinces de Bắc Kạn, Ha Giang et Lao Cai en plus grand nombre plus ils seront proches de la frontière chinoise.
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Song Hoang du côté de Co Loa à 18 km au nord-est de Hanoi, première capitale du Vietnam, Le temple de l’épouse Truong
Il était une fois une femme du nom de Thi Thiet, au village de Nam Xuong. Elle était belle et de grande vertu. Son mari Truong Sinh était originaire du même village. De caractère ombrageux, celui-ci surveillait avec un soin jaloux sa femme qui pourtant avait une bonne conduite.
Leur vie conjugale était sans histoire, jusqu’au jour ou éclate la guerre a la frontière du pays. L’homme fut recruté alors que sa femme allait avoir un bébé. Le jour de son départ, le mari recommanda a la femme de veiller sur sa mère et de bien élever leur enfant.
Une dizaine de jour plus tard, ThiThiet mit au monde un garçon qu’elle nomma Dzan. L’enfant grandissait rapidement, mais sa grand-mère que l’absence de son fils Truong Sinh affectait, tomba malade. Malgré les soins de sa bru, elle succomba.
Plusieurs automnes passèrent. La femme attendait patiemment le retour de son mari. Le jour, elle devait vaquer aux travaux des champs et n’avait le temps de s’occuper de son fils que le soir. Lorsque l’enfant pleurnichait, elle lui montrait sa propre ombre qui se dessinait sur le mur et disait :
« Sois sage. Regarde, voilà papa qui rentre. »
Et chaque soir, avant d’aller se coucher, l’enfant demandait à voir l’ombre qu’il prenait pour son père.
La guerre pris fin, la paix fut rétablie, les mobilises revinrent dans leur foyer. Parmi eux Truong Sinh. Apres des années de séparation, les retrouvailles furent touchantes. Truong Sinh déplorât la mort de sa mère, mais se réjouit à la vue de son enfant. Le petit Dzan avait alors trois ans et commençait à balbutier ses premiers mots. Il se laissait porter dans les bras de son père mais ne semblait pas le reconnaitre. Un jour, Truong Sinh se rendit sur la tombe de sa mère. Il emmena avec lui son enfant. Lorsque celui-ci se trouva seul avec son père qu’il prenait pour un étranger, il se mit à crier. Son père essaya de le calmer :
« Ne pleure pas, mon garçon. Papa t’achètera beaucoup de bonbons. »
A quoi l’enfant protesta :
« Non, vous n’êtes pas mon père. Vous ne lui ressemblez pas. Papa ne rentre que le soir. »
Truong Sinh sentit son cœur se serrer, il le questionna vivement :
« Qui est ton papa ? Parle ! »
« Papa vient tous les soirs à la maison. Quand maman s’asseyait, il se mettait à ses cotes, quand elle se levait, il la suivait. Il ne s’occupait pas de moi. »
Les paroles innocentes de l’enfant firent croire a Truong Sinh que sa femme l’avait trompé. Torture par la jalousie, il marmonna entre ses dents :
« Infidèle femme ! Tu profites de la mort de ma mère et mon absence pour recevoir des males dans ma maison. »
Tuong Sinh n’avait pas rapporté qu’il s’agissait de paroles sorties de la bouche du petit Dzan. Sa femme cria son innocence :
« Que mon mari ne me soupçonne pas de l’avoir trahi ! Pendant ces trois années de séparation je vous suis restes toujours fidèle. »
Ses explications ne firent qu’irriter le mari jaloux qui en vint aux coups. Des voisins accoururent. En vain, ils cherchèrent à la justifier. Le mari jaloux ne voulait pas les croire.
La mort dans l’âme, la femme serra son enfant dans ses bras et fondit en larmes. Profitant d’un moment d’absence de son mari, elle courut a l’embouchure du fleuve Hoang et se précipita dans l’eau.
Lorsque Trunog Sinh apprit la nouvelle, il se hâta vers le fleuve, mais le courant rapide avait emporté sa femme.
Le soir vint. Les ténèbres s’épaississaient autour de l’enfant qui se mit à pleurer. Troung prit une lampe et l’alluma. Aussitôt, le petit Dzan s’écriât :
« Voilà papa qui arrive !
« Ou est-il ? »
L’enfant désigna l’ombre de son père sur le mur en criant :
« Le voilà ! Le voilà ! »Truong Sinh comprit son erreur. Sa jalousie lui avait fait commettre une injustice irréparable. Chaque soir, il se rendait sur la berge du fleuve, son enfant dans les bras, pour déplorer la perte de sa femme.
Il se promit de rester fidèle à sa mémoire.
Plus tard, un temple fut érigé à l’embouchure du fleuve Hoang. C’est le temple de l’épouse Truong
(je ne garantis pas qu’il existe toujours)
On commence a vieillir quand on arrête d'apprendre (Proverbe Japonais)
Compte rendu de notre périple asiatique du 10 janvier au 02 février 2010 Merci aux contributeurs (particulièrement Abalone) de ce forum qui nous ont grandement…
J'ai hésité à poster ces carnets de voyage. Le but étant de partager avec amis et famille, faire rêver, interpeller et surtout partager. Je pars régulièrement…
Voilà bientôt deux mois que nous sommes rentrés (voyage du 21/9 au 6/10), les impressions se sont un peu décantées, le tri des photos est en bonne voie et la…
Mon épouse et moi vous livrons le récit détaillé de notre voyage au Vietnam du 13/07 au 09/08/2012. Il nous a fallu pour cela noter chaque soir ce que nous…
Il y a un an, j'ai poste 2 longs messages "Grand tour du nord-est du Vietnam" et "Grand tour du NO du Vietnam". Depuis ce temps, je ne cesse de continuer a…
After summer 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland in summer 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, to tackle part of the Kungsleden trail too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which is, from what we’ve read, stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: Sarek! This park is known as Europe’s last true wilderness—sounds like a dream, right?!
The downside of this choice is that there’s no way to resupply in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with the Sarek in mind.
Oh well, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad).
But at least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to bail on Sarek.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather hiccups.
So if you’re interested, come follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure
Some info (guides we used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta)
08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri
08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja
08/06 – just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
08/07 - Salka – just past Singi + round trip to Djalson Lake
08/08 - Singi – Teusajaure
08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden)
08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure
08/11 – Saltoluokta – Sitojaure
08/12 - Sitojaure - Skierfe - Sarek or no Sarek?
08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen
Coming up:
08/13 – Somewhere above Rapadalen – Above the Skarki hut
June 2024.
While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way.
The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km.
It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.
In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers?
Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan.
Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable.
But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give.
Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom.
A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain.
But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing.
And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality.
When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual.
No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk.
April 18, 2026 – Vézelay.
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.
Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.
Not far from there is St. Anne’s Church
, also Baroque, adorned with beautiful frescoes
—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit.
I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.
Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare
We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.
We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not?
Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16:
This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us.
The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!!
The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli.
The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch.
We explore the property:
And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:
Sunday, May 17:
After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland.
After a hearty breakfast,
we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs.
We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.
We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).
From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.
Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima.
The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night).
For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person).
We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express).
Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives.
After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport.
It turned out to be super useful!
After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening.
Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory).
Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that dot city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the "vintage" vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a colorful mix of tourists, pilgrims (thanks to the nearby Asakusa Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, the Nishiki Market:
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees.
We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors.
You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned.
The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents.
We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance.
After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine.
In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots.
In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.
And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations...
Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.
One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.
I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring.
So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings.
We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.
Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.
After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold.
We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength...
Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes:
🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman
🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...
🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great.
After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!
🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër.
After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!
But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing.
In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning.
And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.
Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior.
Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust...
What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.
Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold?
And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs.
The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos.
When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.
The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams.
The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Hi there,
Here’s a recap of a trek through the Balkans covering three countries: Albania, Montenegro, and Kosovo. I was with a friend, and we didn’t do the full route (only one day in Kosovo).
It was a wonderful trek through snow-capped mountains and vast flower-filled meadows, meeting incredibly welcoming people.
At the end of the travel journal, I’ll share what I loved and what I liked less.
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.
Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.
We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.
The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it.
Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead.
We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!
That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air.
We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems.
We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect.
That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet.
In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill.
We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle.
The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia.
Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change:
- I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly.
- Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).
Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less).
This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro).
We chose Gran Canaria... not sure it was the right call!
Whose fault is it?
Storm Thérèse’s!
Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03
Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia.
The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down.
It had just rained, but it was (almost) no longer raining.
We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter.
We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier).
So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours.
We found a huge parking lot... empty.
The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕.
So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon.
As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon!
Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded .
The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete.
The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛).
Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked!
Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.
Trip Planning
My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers.
I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22
Departure
It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station.
The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots.
We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible.
We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher.
We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it.
I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes.
We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel.
After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room.
A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view.
It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want.
Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day.
Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive.
A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery.
We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all.
In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23
After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park.
The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds.
Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride.
We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park.
It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot.
We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos.
At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam.
The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock.
On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24
We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast.
When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer.
The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers.
You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes.
At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics.
Next, we visit Jameo Del Agua.
This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique.
There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water.
Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water.
Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics.
Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon.
We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano.
A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano.
When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring.
We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25
After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano.
This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater.
Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment.
The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks.
You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach.
Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products.
We then head to the famous Papagayo beach.
The road ends at a booth where they charge 3 € to continue.
From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road.
Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover.
We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches.
We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks.
The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful.
We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26
We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit.
Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time.
The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here.
We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops.
We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice.
Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise.
On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting.
We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27
After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works.
Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down.
We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it.
On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95.
We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach.
At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28
We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious.
We then head to the airport, just 15 minutes away.
We return the rental car and go to the airport.
A long line to check in our luggage.
The return flight is on time.
A shuttle bus takes us to Saint-Charles station.
We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases.
The rental is between the old port and the train station.
Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor.
The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular.
This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit.
I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual.
Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up...
We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.
.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later.
Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:
Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:
I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias??
As a fan of vintage planes, I loved it...
On the other hand, the light was incredibly harsh.....!!
Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge.
Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.
Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??
A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:
Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!
When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me.
I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.
Sometimes fantasy and a change of scenery are right near home! I love exploring the four corners of the planet, but there can also be a whole world just a little farther than the end of your street—or even the tip of your nose! So I’ll share with you in pictures the beautiful kermesse of Ath, which we only discovered last August, even though we’re neighbors (we live in Lille).
I could have subtitled this travel journal: "Ferme eut’bouc tin nez va quer eud’dans"; it’s an expression in Picard language, literally “Close your mouth or your nose will fall in,” said to someone who’s amazed—and amazed I was!!!
Ooooooooh, giants!
Oh, how I love them! In the North, we have lots of these giants, like Reuze Papa and Reuze Maman in Cassel, or Gayant, Marie, and their children Binbin, Jacquot, and Fillon in Douai, and many more.
Huh? What? You don’t know what a Géant du Nord is?
Well, it’s a benevolent hero, a legendary figure, a protector, a symbol tied to a city that parades through it, walking and dancing during carnival or the local festival. The tradition is said to have originated in Portugal in the 13th century (at least that’s where we have the first records), then we see them in the Netherlands starting in the 15th century. In the North, the oldest are Gayant and Marie of Douai (16th century), but many new ones have appeared since the 1980s with the revival of carnivals. In practice, it’s a large character (or animal figure) several meters tall; the structure is made of wicker, the body is often papier-mâché, but the head can be wood, as in Ath (lime wood), and the clothes and accessories are made of fabric, leather, and wood. The flared robe (for both male and female giants) allows one or more carriers to slip underneath to move it using only their arms, shoulders, and legs—and even make it dance! There are over 1,500 giants in Belgium and 450 in Hauts-de-France, mostly in the Nord and Pas-de-Calais departments.
In Ath, there are giants—LOTS of them! I’ve never seen so many at once. And each one is carried by only one man at a time (except for Bayard, you’ll see why later), even though the structure weighs over 100 kilos—so the carriers take turns quickly! The Ducasse of Ath and its giants have been inscribed on the UNESCO Intangible Cultural Heritage list since 2008, as part of the "Processional Giants and Dragons of Belgium and France."
What’s more, the Ducasse of Ath is remarkable for its age and local roots; a procession was first mentioned in 1399, and today the many musical groups are still local (Ath and surrounding towns). The event is extremely popular: a good part of the population is there, all generations mixed together. Everyone knows the groups, floats, and giants, and each has their favorite! Originally, religious groups paraded, illustrating episodes from the Bible or the Golden Legend. Gradually, the parade became secular and kept evolving by adding new giants, historical figures, or allegories linked to local history (Ath, Belgian Hainaut, Belgium).
Finally, the beautiful floats are all pulled by magnificent draft horses, and that’s extraordinary! The town council itself rides in fine carriages that close the parade.
To wrap up this long introduction, know that the Ducasse of Ath lasts several days, but the highlight is the highly codified procession that takes place on the 4th Sunday of August (actually, the procession passes twice, once in the morning and once in the afternoon).
So, let’s go!
On this Sunday, August 26th, we’re in Ath in the early afternoon to see the procession. What a popular enthusiasm! Everyone is wearing the city’s colors (purple, yellow, and white), often with a twisted fabric necklace. Everyone is happy, smiling, from the giggling toddler to the sprightly centenarian sipping beer with her rosy-cheeked cousin and the pretty freckled blonde niece. People call out to each other, laugh, hum, and congratulate each other all around.
People start positioning themselves at strategic spots along the route—wider areas where the giants stop to perform a dance to the tunes of the brass bands accompanying them. And there are brass bands—at least one per giant and float!
The wait passes quickly in this joyful atmosphere. Suddenly, the music grows louder, and here comes the first giant at last! It’s the "two-headed eagle," with a child (a real one) sitting safely on a little chair.
Present in the procession since the late 17th century, it originally had only one head (normal, right?) and accompanied the tailors’ guild. It gained a second head during the royal visit of 1854 (go figure why!). It’s 3.30 meters tall and weighs 115 kilos (without the child). All the men you see in white are carriers taking turns.
Its dance consists of spinning the bird around—you’d think that little kid up there must be getting dizzy!
Next is the "Neapolitan fishermen’s boat." It’s a magnificent float representing a ship, with handsome sailors clinging to its rigging. This float first appeared in the parade in 1856.
It’s followed by a human giant on stilts: "Saint Christopher of Flobecq," holding a flowered staff and carrying Christ on his shoulders (this time, not a real child!). It appeared in the 19th century, then disappeared from the procession before being reintroduced in 1976.
Now here come the "Blues," dressed in French uniforms. This group is the heir of the former cannon-arquebusier company, and they punctuate their parade with gun salutes!