Récit de quatre semaines Thaïlande du Sud et Angkor

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JO
Ce récit de voyage est notre second sur voyageforum après celui de l'an dernier où nous avions relaté nos quatre semaines passées au Vietnam. Le but est le même : puisque sur ce site certains membres, en partageant renseignements, expériences et bons plans nous facilitent la préparation de notre voyage, nous faisons de même après notre retour afin de leur faire un petit plaisir mais aussi dans l'espoir que nos expériences puissent être utiles à d'autres, d'une manière ou d'une autre.

Le parcours a été le suivant : Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.

Outre la redécouverte de Bangkok, les objectifs étaient le vieux rêve de voir Angkor et l'envie d'explorer le sud de la Thailande, dont une bonne partie n'est pas extrêmement touristique.

Juste un grand merci en passant à Barbot qui s'est donné la peine de répondre à plusieurs de nos questions.

12/07/2013

Le vol le moins cher trouvé en début d'année est un Paris Bangkok avec escale à Moscou pour 1440 euros, prix pour 2 personnes. Nous testons donc cette fois Aeroflot. Airbus A318 pour le 1er trajet, A330 pour le second. Rien d'ennuyeux à signaler, les passagers ont été très calmes, la température était agréable dans l'appareil, nous avions suffisamment de place pour nos pieds. Avouons tout de même que la qualité des plateaux repas est plutôt médiocre et que les hôtesses sont loin d'être de grandes comiques.

Nous nous permettons de rappeler qu'il est préférable de faire le moins de change possible à l'aéroport à l'arrivée puisque le taux est désavantageux d'environ 5% par rapport aux banques en ville.

Bien sûr, nous prenons soin de prendre la sortie d'aéroport à l'endroit où on peut emprunter les taxis officiels, afin de ne pas nous faire arnaquer. Donc on fait la queue, une petite dame nous remet le ticket, et hop le chauffeur arrive et nous partons. Il est probable qu'en général cela se passe bien, car ces chauffeurs sont répertoriés, connaissent leurs devoirs et les risques qu'ils encourent à les transgresser. Sauf que ce jour-là, tout de suite pour commencer, nous sommes tombés sur la crapule de service. Son premier geste a été d'arracher des mains de madame le ticket, celui qu'il faut garder en cas de réclamation, voyez-vous. Monsieur l'a vu mais après une journée de voyage on est un peu sonné et comme dit, a priori il n'y avait pas lieu de se méfier. Mais après démarrage, le gars n'a déjà pas voulu mettre le meter, nous avons donc insisté de plus en plus vigoureusement, sans résultat. J'ai donc employé la fameuse méthode qui consiste à ouvrir la portière et à commencer à sortir du véhicule. A 40 à l'heure, ça fait encore plus peur au chauffeur qu'au passager. Donc il a mis le meter mais ça ne l'a pas calmé, au contraire. Il a passé la demi-heure suivante à nous gâcher le trajet en réclamant une prime par ci, un supplément par là. Ayant eu un certain nombre de tentatives d'arnaque l'année passée au Vietnam, ça n'a donc pas été une nouveauté et nous sommes contents de nous pour être restés plutôt zen. Précisons quand même que ce type était un peu effrayant, il était complètement speed et vindicatif. Franchement, difficile de ne pas penser qu'il était sous l'emprise d'un produit stupéfiant. C'est lui qu'il faudra embaucher pour le remake de Scarface. Enfin arrivés à l'hôtel, il nous suit jusqu'à l'entrée. Bon, nous avons payé les deux péages à 25 et 45 bahts, on lui donne le supplément de 100 bahts généralement admis pour ce trajet et restons courtois mais fermes. Donc meter 245 + 100 + 25 et 45 pour les péages, au final nous aurons payé la somme juste, pas question de lui donner un pourboire à celui-là. Il s'en va furax, mais il l'était déjà avant de nous prendre...En tout cas, évitez monsieur Chartree Chidchen, numéro 089 826 7308, voiture E2663 !

Nous sommes très soulagés de nous poser enfin à l'hôtel Feung Nakorn Balcony dans le quartier des grands temples. 42 euros la nuit, très bon accueil à la réception, tout le personnel est aimable. La clim est ok, la literie semble dure au premier abord mais se révélera confortable à l'usage. L'hôtel est calme, loin de l'animation nocturne mais à cette période de l'année beaucoup d'établissements sont moins fréquentés qu'en haute saison. Même s'il y a un agréable bassin à poissons et un espace petit-déjeuner à l'extérieur, c'est un hôtel satisfaisant mais on a le sentiment qu'on aurait pu trouver mieux.

Après une nuit dans l'avion, l'après-midi du 1er jour est celle où on tombe en léthargie. On dort quelques heures et au réveil, devinez quoi, on est morts de faim. Nous allons visiter un temple en face de l'hôtel, rien d'extraordinaire puis nous décidons d'emprunter le Chao Praya Express, la navette fluviale qui dessert de nombreux embarcadères tout le long du fleuve. C'est une expérience très agréable. Ca tangue sur la passerelle en acier quand on monte et redescend de l'embarcation, le bateau est bas sur l'eau et parfois on prend des gouttes, aux moments d'affluence on est serrés comme des sardines, et surtout il y a ce paysage urbain exotique qui défile, avec notamment les toits des pagodes.



A ce moment précis le bateau est plein à craquer, à l'embarcadère nous n'avons pas vu de caisse et nous essaierons vainement de payer les quelques bahts du trajet. La caissière sur le bateau a trop de gens à caser et nous jette, un autre employé que nous appelons n'a pas le temps de s'occuper de nous, bon ben tant pis, hein, on ne va pas les forcer non plus. Toujours est-il que ce mode de transport est très pratique pour éviter les embouteillages et aux embarcadères les lignes avec les noms des stations sont bien indiquées, avec leurs couleurs qui se rapportent à celles des drapeaux sur les bateaux. En faisant le lien avec un plan du genre de celui du guide du routard, on s'y retrouve aisément.

Nous arrivons donc facilement au restaurant " Harmonique ", situé près de l'un de ces embarcadères. Il fait l'unanimité sur ce forum et laissez-nous vous dire que ce n'est que justice. Quelle merveilleuse expérience pour nous que ce soir-là ! Nous ne verrons de cet établissement que la tonnelle en extérieur, car pas question de dîner à l'intérieur. Ce n'est pas du clinquant, les amateurs de cadre luxueux passeront leur chemin.



Ce soir-là, le personnel est assez traine-savattes et il faudra aller les chercher plusieurs fois pour passer à la suite. Mais alors, mes amis, quel festival dans l'assiette ! Commencez à deux par l'assortiment de hors d'oeuvre à 250 bahts, composé de quatre spécialités plus appétissantes l'une que l'autre et faites suivre par leur fabuleux curry de crabe à 200 bahts. Là-dedans, du crabe il y en a en quantité ! Ce plat est si délicieux et si riche que lorsqu'on l'a fini on a l'impression, comment dire, cette espèce d'impression que c'était trop bon et trop riche qu'on en est presque dégouté de manger pour plusieurs jours. Et aussi que, oh oui alors, on reviendra, ah ça oui on reviendra. Leur poulet au satay est tout aussi bon et il serait ignoble de ne pas évoquer leur copieux dessert à la glace, banane chaude et chocolat ainsi que leur excellentissime milk shake à l'amande.

Un taxi plus tard, nous trainons sur Kao San Road, principalement pour y réserver un trajet Ko Tao - Chumphon pour 600 bahts par personne au guichet de Lomprayah. Avec le recul, il s'avère que nous aurions mieux fait de réserver de suite nos trois trajets à cet endroit.

Kao San Road, c'est l'ultra touristique, c'est mieux pour certains qui sont plus jeunes, mais on peut dire que ça n'est pas inintéressant à voir. Y a du rock n'roll, y a du baba cool, y a du monde.

Nous retournons à pied à l'hôtel et lorsque nous nous perdons un peu à proximité d'un canal, un vieux thai très sympa sort spontanément de la nuit pour nous indiquer gentiment le chemin.

Enfin, une vraie longue nuit de sommeil devant nous, nous poussons la clim. Chouette, les vacances ont commencé !
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
TI
merci pour ce retour...hate de lire la suite et d'avoir vos infos pour le sud
laeti
PO
+1 Vivement la suite :)
Avance vers l'avenir en regardant derrière ton épaule . . .

Singapour, Malaisie (été 2015), New York (2015), Thaïlande (2014), Venise (2014), Berlin, Amsterdam, Bruxelles, Londres (2013), Cameroun (2013), Rome (2013), Prague, Vienne, Bratislava, Budapest (2012), Milan (2012), Barcelone (2012)
JO
13/07/2013

L'hôtel sert le petit-déjeuner de 8 h à 10 h, un peu tardif mais pas un inconvénient pour ceux qui ont eu besoin de récupérer. Un regard vers le ciel nous remplit de joie : nous voulions du beau temps pour aujourd'hui et nous l'avons.

Nous coupons droit vers le fleuve et en chemin nous passons par un parc avec un petit plan d'eau, des fleurs, des pelouses, quelques maisons anciennes et un espace avec du matériel qui permet aux thais de faire du sport le matin. Au moment où nous musardons un peu, des cris retentissent. Une demi-douzaine de dames d'un certain âge étaient en train de pique-niquer et l'une d'entre elles mettait en fuite un beau varan, par l'odeur alléché et qui comptait s'inviter. Ca fait drôle de se retrouver à trois mètres d'une bestiole de chez Jurassic Park.



Nous avions décidé de redécouvrir les khlongs et avons pour cela contacté Julien dès le mois de janvier. Les mails en réponse n'avaient pas été très chaleureux mais ça faisait business sérieux. Nous avions convenu la date et le prix dès février avec une confirmation en mai. Par correction, nous avons envoyé un dernier mail valant ultime confirmation deux jours avant de partir et ô surprise le prix de 1800 bahts pour six personnes est devenu 1600 bahts pour deux personnes. Nous avons eu le malheur de renvoyer un mot disant que c'était ok mais que personnellement nous ne nous serions pas permis de doubler juste avant le rendez-vous un prix conclu des mois plus tôt. D'ailleurs sans notre dernière confirmation nous aurions été placés le jour même devant le fait accompli puisqu'il n'avait même pas pensé à nous en prévenir. Suite à cela il nous envoie un dernier mail ...pour donc nous inviter à ne pas venir. Bon, voilà donc un jeune présomptueux ombrageux qui est sympa avec ceux qui se plient à ses volontés et très désagréable dans le cas contraire. Certains membres du forum avaient déjà eu la mauvaise surprise de constater son absence le jour du rendez-vous. Tout ça nous laisse une bien vilaine impression du personnage et de sa fiabilité à géométrie variable.

Nous avons donc décidé, si on peut dire, de donner davantage à des thais que ce que nous lui aurions versé. Notre chemin nous a menés à l'embarcadère 8, un peu au nord du Wat Arun. Nous avons décrit cela en détail dans une précédente discussion consacrée à ce sujet. Ca s'est révélé facile de trouver quelqu'un. Avant la passerelle où accoste la navette, il y a de petites entreprises qui vendent tout un tas de trajets différents sur le fleuve et/ou les klongs. La vendeuse avait des pancartes, de grandes photos et des plans colorés pour faire son choix. Nous avons choisi un trajet de deux heures exclusivement dans les klongs, proposé à 2800 bahts, négocié sans trop insister à 2000 bahts, mais seuls dans le long tail boat. Certainement on peut l'avoir moins cher en allant voir directement un propriétaire de bateau mais le planning de la journée était condensé, le côté vite et bien fait nous a convenu. Nous avions insisté pour un tour sans halte, à part un petit arrêt pour nourrir les poissons le deal a été respecté. Des fleurs et des marchés, nous en verrions suffisamment pendant un mois.

Clairement, faire Bangkok sans un tour dans les klongs serait bien malheureux. Un temple par ci, des bananiers par là, les gens qu'on croise, qu'on voit vivre, le bonze qui traverse un petit pont au-dessus de nous en...fumant sa cigarette ! Le clou du spectacle aura été ce varan qui nageait devant nous, regagnant la berge avec dans sa gueule un beau rat tout blanc. Notre accompagnateur discret et aimable a dépassé allègrement les deux heures prévues et il faut reconnaitre qu'à la fin nos fesses s'en sont trouvé soulagées.



A la sortie nous avons traversé un marché aux collections et aux amulettes qui s'étend sur des centaines de mètres de trottoirs. Des particuliers qui achètent ou vendent des pièces de monnaie, des miniatures, des babioles, des objets religieux; probablement tous les dimanche.

Nous prenons alors le bac pour traverser le fleuve et visiter le Wat Arun. La vision de ce grand monument atypique se dégageant sur fond de ciel bleu est l'une des vues les plus majestueuses que Bangkok puisse proposer. C'est un ensemble agréable à parcourir. On peut mentionner l'intérêt de la cour intérieure du temple où on peut admirer un bon nombre de personnages très expressifs en pierre.



Le repas de la veille ayant été riche, de petits ananas montés sur une petite pique en bois feront l'affaire. Ah, les ananas en Asie, quel pied ça aussi !

Nous retournons à Kao San Road pour prendre à l'avance nos billets de bateau Koh Phangan - Ko Tao, chez Songserm cette fois. On testera les trois compagnies, on pourra alors donner un avis valable. Il fait chaud, il fait soif, un petit arrêt à l'entrée du quartier chez un jeune et sympathique faiseur de fruit shakes. Vous savez, le genre à écouter de la vraie musique rock et, lorsqu'une anglaise lui réclame deux shakes à la banane ( two bananas, please ), lui donne deux bananes. Nous avons la bonne idée de nous faire servir des shakes kiwi et kiwi-ananas. Un seul mot : slurp !

Allez, on saute dans un taxi pour voir à quoi ressemble le parc Lumphini. C'est plutôt grand, un côté Central Park avec les gratte-ciel qui l'entourent. Le plus intéressant, ce sont les locaux qui font du sport ou de la danse, parfois en très grands groupes, avec ce style si asiatique qui nous fait souvent sourire. Un jeune varan sort d'un caniveau à deux pas de nous, c'est le troisième de la journée.



La promenade a fait son effet, nous nous faisons amener non loin de là au restaurant Mango Tree House. Nous obtenons de justesse une table sans avoir réservé. Là c'est une autre catégorie, c'est un peu chic et nous nous sentons moins à l'aise. Il y a du neuf, de la déco, une clientèle plus aisée, la gamme de prix un peu au-dessus. La qualité des mets est indiscutable, c'est en tout cas une adresse qui ne déçoit pas. Une légère impression de moins authentique, mais ce n'est que notre sentiment.

Au retour, le taxi ne trouve pas notre hôtel, heureusement nous avons maintenant pris l'habitude d'emporter avec nous les cartes des hôtels, ça évite régulièrement une ou deux galères en soirée lors d'un séjour.

En début de nuit, monsieur sort fumer une cigarette sur le grand balcon qui entoure l'étage et laisse la porte de la chambre légèrement entrebaillée pour ne pas faire de bruit. Il faut le croire, mais c'est durant ces cinq minutes que surgit de nulle part un touriste asiatique bien alcoolisé qui prend son virage sec devant la porte et entreprend d'ouvrir avec sa clé la porte ouverte. " Monsieur, Monsieur, ceci est la chambre 206, votre clé c'est celle de la 306, vous êtes à l'étage au-dessus, non, non, ce n'est pas grave, bonne nuit monsieur ". Un peu plus et on dormait à trois...
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
JO
14/07/2013

Les quelques jours suivants sont consacrés à une escapade au Cambodge. Le taxi nous mène relativement vite à l'aéroport. Juste une parenthèse sur les taxis : c'est une vraie bénédiction pour le touriste à Bangkok. Les tuk-tuk à trois roues ont beau être colorés, folkloriques et fun, nous les avons délaissés cette fois en raison des marchandages pénibles et de leur dangerosité. Nous nous souvenions aussi avoir à chaque fois pris les gaz d'échappement en plein dans le nez. Les taxis, c'est le confort, la fraicheur de la clim, la sécurité, un peu plus d'échanges avec le conducteur et surtout, surtout des prix à portée de toutes les bourses. Même habitués, à chaque fois ça nous épate.

Maintenant que nous sommes très expérimentés, voilà comment il faut procéder: quand le taxi s'arrête, vous ne montez pas, vous le laissez descendre la vitre, vous dites sawadee krap et vous dites votre destination. Il se peut que le gars dise non et démarre aussitôt, ok il a ses raisons; il se peut aussi qu'il annonce un prix ( qui sera systématiquement presque exactement le double du prix réel ). De toute façon, vous lui dites : " Meter, ok ? ". S'il dit non, vous lui dites au revoir, s'ils dit oui, vous montez et vous surveillez qu'il mette le compteur. Dans la plupart des cas, ça fonctionne dès le premier ou deuxième, parfois ce n'est qu'au bout du cinquième ou sixième. A chaque fois q'on a fait autrement, on l'a regretté. Evidemment, si on sort d'un coin perdu, on n'aura pas forcément toujours le choix. Dernière chose, si vous trouvez au chauffeur une tête d'abruti, laissez tomber car par la suite il s'avère que c'en est vraiment un. De même, avec ceux qui dès le départ vous comprennent très difficilement vous aurez toutes les chances qu'ils ne trouvent pas la destination et vous trimballent éternellement. Le pire c'est ceux qui jurent jusqu'au bout qu'ils connaissent la destination alors que non, mais c'est juste par politesse ou pour ne pas perdre la face. Cela vous sauve parfois d'avoir la carte de l'hôtel avec les caractères en thai ou au moins le numéro de téléphone du Restaurant où vous comptez vous rendre.

C'est un avion ATR à hélices qui nous achemine de Bangkok à Siem Reap. La première fois, ce n'est pas rassurant. L'heure de vol passe vite. Les formalités pour le visa sont rapides, la photo et quelques dollars que nous avions changés à Bangkok, juste quelques minutes. La mobylette tuk tuk nous attend sur le parking, trajet offert par notre guesthouse. Nous posons nos affaires et dans l'après-midi nous nous faisons amener à l'endroit où nous achetons notre pass pour les trois jours suivants. Comme on nous l'avait annoncé, cela nous donne le droit de faire une première visite le jour même. Le long du chemin nous pouvons voir nos premiers singes se promener en lisière de forêt. Nous pouvons prendre le temps de nous promener, presque seuls dans et autour du Bayon, avec une très bonne lumière sur ce temple aux multiples visages, c'est le cas de le dire. Le contraste est saisissant entre ces temples à peine dégagés de la forêt et la grouillante Bangkok.



Le soir, nous allons au hasard dans un restaurant fréquenté par de nombreuses familles cambodgiennes et testons pour la première fois le barbecue asiatique. Pour quatre dollars, on se sert à volonté de viandes, poissons, fruits de mer, légumes et fruits que l'on cuit à son goût. Nous avons dégusté avec plaisir de nombreux produits, pas tous identifiables.

L'orage a le bon goût d'éclater alors qu'il fait nuit, il est très bien organisé ce voyage...
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GL
Bonsoir , Encore , encore !! et merci de partager Bonne soirée
DA
Quel bonheur de vous lire. Le style est fluide, agréable à lire, sans fautes d'orthographe... un vrai régal ! Et les photos sont très belles. J'attends donc les posts suivants avec impatience pour y glaner de bons petits plans pour notre 6ème voyage en Thaïlande en février prochain.

Profitez bien d'Angkor (nous y sommes restés presque une semaine il y a deux ans). Allez jusqu'à la rivière aux 1000 lingas, à cette période de l'année, cela doit être parfait (bonjour la grimpette quand même !) car en avril, la rivière était quasi à sec. N'oubliez pas le Tonlé Sap et ses impressionnants villages sur pilotis géants (sans doute sous eau actuellement).

Profitez, profitez et continuez à nous faire voyager !
Dany
SI
Bonjour ; je partage votre avis DanyMichel ...vivement la suite ! [;)] merci jojoonel !
Siriss
TI
+1 magnifique récit.... trop hate d'y etre
laeti
JO
15/07/2013

Merci pour les encouragements, mais c'est plus vite lu qu'écrit...

Considérant les bons retours sur ce forum, nous avons choisi la Lovely Guesthouse pour quatre nuits, 14 dollars avec clim. Nous avons été enchantés. L'endroit est au calme ( bon, en Asie il y a des chiens et des coqs presque partout dans le voisinage... ) et nous n'oublierons pas les constants sourires et la disponibilité de l'ensemble du personnel. Les lieux sont très propres, la literie confortable. Nancy et Marion gèrent tout ça d'une manière à la fois sérieuse et ultra cool. Nous leur avions expliqué ce que nous attendions des visites et force est de reconnaitre qu'on peut leur laisser les yeux fermés organiser tout ça. Vous avez le tuk tuk et son conducteur à prix raisonnable, des visites faites dans le sens qui vous évitera au maximum la cohue et, lorsqu'elles sont disponibles, des discussions et des échanges tout à fait intéressants. Nous aimons bien changer, mais si nous revenons au Cambodge, c'est là qu'on retournera.

Même avec un pass de trois jours ( 40 dollars ), le programme est extraordinairement condensé. En moyenne, 6 à 10 sites par jour. Ce ne serait pas raisonnable et peut-être ennuyeux de tous les détailler. Nous avons moins apprécié certains des plus réputés, nous en avons adoré d'autres qui ne sont pas des plus célèbres. Nos yeux et nos esprits n'ont jamais ressenti une impression de saturation, par contre nos pieds et nos jambes...Nous ressentions à la fois de l'admiration et de la pitié pour ceux qui faisaient ça à vélo. Tant de belles choses que le choix des photos pour l'illustration de cette journée est un crève-coeur.

Ce premier jour complet se déroulera sous un soleil éclatant. Nous commençons par le temple orangé de Banteay Srei, situé à 25 km des sites principaux. Beaucoup de beaux bas-reliefs dans un état satisfaisant.

Nous avons connu un temps fort de ce séjour lors du trajet vers ce site. Sur la moitié du parcours, des deux côtés de la route c'est une succession ininterrompue d'habitations, tout un petit monde rural et forestier, un petit bout d'autrefois. C'est à tel point qu'on pourrait s'arrêter tous les 50 mètres sur plusieurs kilomètres pour regarder, prendre des photos. L'authenticité que l'on aime tant contempler en voyage. A cela s'ajoute tout au long du chemin, à cet instant matinal, une odeur très agréable complétant harmonieusement l'ensemble : un mélange de senteurs forestières, de bois exotique brûlé pour l'usage ménager et d'encens.

Nous n'avons pas noté tous les noms, mais ce jour-là, nous avons notamment vu le Banteay Samre, le Prasat Prei, le Prasat Leak Neang, le Pre Rup et une bonne partie de l'ensemble d'Angkor Thom. En cette saison, le nombre plus limité de touristes rend la chose plus agréable.



Compte tenu de la richesse de la journée et de la chaleur, faut-il préciser que le soir venu nous n'étions pas vaillants...
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MA
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martine59200
DA
Merci pour les nouvelles de cette première journée de visites à Angkor. N'oubliez pas de prendre un jour de repos de temps en temps, les marches des temples khmers sont redoutables !

Si vous allez faire un petit tour le soir au nightmarket, il y a un bar tout au fond (un genre de paillote) qui fait de délicieux cocktails. En fin de journée ou plutôt en début de soirée, ça fait du bien !

Profitez bien. Vous nous raconterez (et ferez encore de belles photos) de la rivière aux 1000 lingas, j'espère ! Avec beaucoup d'eau dans la rivière, cela doit être encore plus beau. N'oubliez pas d'emporter de l'eau pour la grimpette et je suis sûre que, comme nous, lorsque vous redescendrez, vous vous précipiterez sur une bonne bière bien fraîche dans une gargote près du parking !

J'aime beaucoup la photo avec le monsieur couché sur les marches d'un temple. Très belle ! Bonne(s) visite(s) !
Dany
TA
j'attends la suite avec impatience ! nous préparons notre voyage pour le mois de juillet (on s'y prend tôt, mais nous habitons la Réunion, les billets d'avion sont hors de prix ...) j'ai pris beaucoup de plaisir à vous lire. (en effet, une bonne orthographe, ça a du bon !) continuez ![:)]
Tatafisso
JO
16/07/2013

Comme la veille, réveil à 5 heures pour partir dans la fraicheur matinale et admirer les premiers sites avant l'arrivée des bus. Il se confirme dès le départ que notre chauffeur de tuk-tuk est aussi taciturne que la veille et au bout du compte ce sera quasiment le seul cambodgien non sympathique que nous aurons côtoyé. Nous demanderons à en avoir un autre pour le lendemain. Son obsession de régulièrement se contempler au passage devant chaque miroir ou glace et d'en profiter pour se recoiffer était assez notable. Bon, quand on est aussi sec dans ses rapports avec les autres, ce n'est pas dans le tourisme qu'il faut travailler...

Nous l'oublions vite tandis que nous pénétrons tout frétillants, par l'entrée arrière, dans Angkor Wat. Les dégâts causés par le climat, surtout sur le dernier siècle depuis que la végétation qui protégeait les temples a été dégagée, sont attristants. C'est pourtant un rêve de môme qui se réalise que de se balader au sein de ce complexe. En sortant par l'entrée principale nous croisons de plus en plus de monde et réalisons que ça ne doit pas être aussi agréable en pleine saison.



Le reste de la matinée est consacrée au trio Ta Prom Kei, Phnom Bakeng et Baksei Chamkrong.

Heureusement, le temps est plutôt couvert durant la journée. Quelques degrés de moins, tant mieux. Il y a suffisamment de luminosité mais beaucoup de moiteur. Pour le repas de midi, à moins de faire deux fois quinze kilomètres, il faut bien déjeuner sur place. Quand on mange si bien à peu près partout, il n'en est pas de même sur les grands sites touristiques. Repas de moins bonne qualité mais prix doublés. Il y a certainement des fortunes locales qui se sont construites à bas coût sur cette opportunité. Nous avons mis de côté sur Ces quelques jours nos prétentions gastronomiques. Bien entendu les petits singes de la forêt rodent sur les lieux et sont la source de quelques spectacles gratuits. Leur sketch de gendarmes et voleurs avec les commerçants sont du meilleur effet.

Nous commençons l'après-midi par la visite du Baphuon, que nous avons appelé le cuirassé. Ce monstre de pierre compact, s'il n'est pas beau à proprement parler, est terriblement impressionnant. Le patient travail de démontage-remontage effectué par les équipes d'architectes et les ouvriers locaux est une grande réussite.



Nous finissons la journée par une multitude d'autres découvertes, des magnifiques portes d'Angkor Thom au Prasat Prei, du mini lac Neak Peaq au Preah Kan, en passant par le Thommanon et le Banteay Prei. Entre autres.



Sur les divers sites, on est fatalement sollicité par les vendeurs, la plupart du temps de bien jeunes enfants. Nous achetons l'une ou l'autre babiole, certaines petites ont une façon assez déchirante de vous supplier en français : " Madaaaaame, s'il vous plait, madaaaame ? Tout à l'heueure ? " Par moment, tout ce remue-ménage complique la prise de photos qui n'est déjà pas simple en soi compte tenu des autres touristes, de la luminosité très variable, etc... Cependant il est clair que ces gens vivent dans ces lieux et qu'à aucun moment ils ne sont pénibles ou désagréables. Leurs visages quand ils s'illuminent à cause de notre sourire font plaisir à voir. C'est frustrant de constater que tant d'êtres n'ont presque rien par rapport à nous.



Après ces deux journées, nous ne sommes plus aussi fringants. Le copieux programme réalisé nous en a néanmoins mis plein les yeux et laissé une grande satisfaction. Au soir, nous changeons de cantine pour un restaurant plus classique mais très couleur locale. Nous nous réjouissons du programme du lendemain. Nous devons commencer par le temple ruiné et envahi par la jungle de Beng Melea, lequel se trouve à plusieurs dizaines de kilomètres. Notre choix s'est porté sur cette option parce qu'on s'est laissé dire que les paysages sont très beaux tout au long du chemin. Dans l'après-midi, Ta Prohm et le groupe de Roluos au programme. Le dîner était très bien mais nous pensons avoir commis cette fois une grosse erreur. Probablement les milk shakes à la noix de coco. Nous allions nous en rendre compte dans la nuit...
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
AD
Mille mercis pour ce récit tout simplement magnifique. Que de plaisir à te lire et de souvenirs. Je suis une inconditionnelle des temples d'Angkor que j'ai visité maintes fois, mais ton récit et la façon dont tu racontes tes visites, tes émotions en te baladant à travers toutes ces temples me donnent une envie d'y retourner et de me replonger dans cette atmosphère si particulière.

Dans cette idée, je pars à Paris dans deux semaines pour visiter au Musée GUimet et sa nouvelle exposition dédiée à Angkor : ou la naissance d'un mythe.

A propos de ta mésaventure avec Mr. Chartree Chidchen , chauffeur de taxi de l'aéroport, sur le fameux ticket, il y a un no de tel où tu peux appeler en cas de problème avec un chauffeur.

Encore merci.

Ah ! tes photos sont splendides, quel appareil utilises-tu pour tes clichés qui sont d'une netteté saisissante.
JO
Bonsoir,

Mille merci ! En fait, nous sommes deux, Paris et Match, le poids des mots, le choc des photos !

C'est un Canon 7D, toutes les photos sont faites en manuel sans flash.

Si quelqu'un désire des précisions sur ce boitier, nous nous ferons un plaisir de lui répondre.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
AD
C'est un Canon 7D, toutes les photos sont faites en manuel sans flash. Si quelqu'un désire des précisions sur ce boitier, nous nous ferons un plaisir de lui répondre.

Oh oui ! je veux bien [;)] merci d'avance !
DA
Bonjour Paris et Match !

Merci encore une fois pour ce beau récit, on s'y croirait ! Cela me rappelle de très beaux souvenirs aussi... Quelle chance d'être deux à aimer faire de la photo. Moi j'aime beaucoup (et je suis loin d'être une pro) mais ça agace mon mari...[:/] bref, je suis la seule à en faire (et je continuerai, na !). J'utilisais un Canon 400D mais suite à une chute spectaculaire à Koh Pha Ngan en février dernier, je viens d'acquérir un Canon 650D, càd toujours dans la gamme intermédiaire de Canon.

Comme vous allez voir le groupe de Roluos, comptez-vous faire "une pointe" jusqu'au Tonlé Sap ? Si vous visitez l'immense village sur pilotis de Kampong Khleang, j'aimerais beaucoup voir des photos de ce village avec de l'eau. Lorsque nous y sommes allés, c'était en avril et il était à sec, mettant au jour ses pilotis vertigineux et obligeant les villageois à créer un genre de chemin provisoire en sable afin de pouvoir (plus ou moins) y circuler (en tuk-tuk, c'était un peu du gymkhana !





Bonne continuation et... continuez à nous raconter !
Dany
JO
17/07/2013

Nous avons attrapé un truc pas très catholique. Ni bouddhiste, d'ailleurs. L'un de nous a commencé à être malade au milieu de la nuit, l'autre est nettement moins atteint et subira des inconvénients plus légers. Nous nous en sortons bien car il n'y a pas eu de fièvre, seul ce jour et le lendemain seront franchement délicats. Il est vrai qu'au niveau sanitaire, le Cambodge est mal loti. Nous apprendrons à la guesthouse qu'il n'est pas rare que des touristes tombent malades. Nous saurons à l'avenir qu'il faut y être plus prudents qu'en Thailande.

Du coup, cette journée est tronquée. Nous devons renoncer à l'excursion vers Beng Melea et ne verrons pas non plus le Ta Prohm. Nous en avons tellement vu que la déception est relative et ce sera peut-être l'excuse pour y retourner un jour. La matinée est quelque peu glauque, notre chance est que les effets les plus spectaculaires se dissipent assez rapidement.

Après une longue hésitation, nous ne pouvons pas nous empêcher dans l'après-midi de tenter la sortie vers le groupe de Roluos. Notre nouveau chauffeur est tout à l'opposé du précédent. La sympathie et le sourire personnifiés. Il aura cent fois mérité son beau pourboire en fin de journée.

La plupart des édifices disséminés sur une petite distance à 15 km des sites principaux est en brique et en mauvais état. Il subsiste surtout quelques beaux bas-reliefs et personnages sculptés, notamment sur les frontons. Le monument principal est le Bakong, le premier temple montagne d'Angkor. Mieux conservé et assez élevé. Nous apprécions beaucoup ce style-là. Ce sera notre dernier aperçu d'Angkor. Madame se meurt dans le tuk-tuk et se voit contrainte de déléguer son appareil photo à monsieur. Elle s'apercevra au retour que son assistant photographe ne s'est pas trop mal débrouillé malgré les jambes lourdes, une petite pluie fine intermittente et un énorme groupe de touristes asiatiques aux accoutrements bigarrés qui font tache dans le paysage.



Chez nous, nous nous apercevrons aussi de l'intérêt d'avoir pu prendre autant de photos des sculptures et des bas-reliefs durant ces quatre jours. De nombreux détails apparaissent, qu'il n'est pas possible de contempler sur l'instant, sinon on y passerait des semaines. On s'émerveille, on s'étonne, on rit aussi.

Mais dans l'immédiat, on rit moins. Nous avons organisé le voyage de façon à ce qu'il y ait une seule, mais une importante journée de transit. Celle-ci tombe le lendemain. Les vols sont réservés, pas le choix, quand il faut y aller, faut y aller ! Nous espérons juste éviter le pire.



18/07/2013

Ce fut donc une vraie journée de transit, mais aussi de transit intestinal. Il y aurait quelques détails assez drôles à relater, mais nous aurons la correction de vous les épargner. Disons que miraculeusement tout s'est assez bien passé. De justesse, mais bien quand même. Après avoir laissé toute notre monnaie cambodgienne à l'adorable conducteur de tuk tuk, nous reprenons l'avion à hélices pour Bangkok. Après une visite intéressante de la pharmacie de Suvarnabhumi, nous prenons le taxi pour l'autre aéroport. Quelques heures plus tard, nous prenons un vol bon marché d'Air Asia et une heure plus tard nous voilà à l'aéroport de Krabi.

Par prudence en raison de la météo saisonnière, nous avions décidé dès le début de remettre à une autre fois les merveilles que sont entre autres Phang Nga, Koh Phi Phi ou Koh Lanta. La lente remontée vers Bangkok se fera donc à partir de Krabi.

C'est ce soir-là que nous avons constaté l'aspect positif de l'organisation touristique en Thailande : à l'aéroport, on nous voit chercher et tout de suite quelqu'un nous aiguille vers la navette. Dès la sortie de la navette, une personne nous fait monter dans un minibus et en deux temps trois mouvements nous voici à l'hôtel. Tant mieux, nous étions un peu dans le brouillard.



Nous avions sélectionné le Krabi Cozy Place Hotel, en pleine ville mais dans un coin tranquille. Nous n'avons pas été en état d'en profiter pleinement mais pour 27 euros on a de bien jolies chambres qui donnent sur la piscine et un très bon petit-déjeuner. Evidemment une bonne partie des tarifs que nous citerons ne valent que pour la basse saison. L'agencement et la végétation y sont réalisés avec goût. Le personnel a été très sympathique et souriant. Nous leur avons demandé s'ils connaissaient un chauffeur de taxi qui pourrait nous emmener le lendemain pour une longue visite touristique et vingt minutes plus tard notre homme était sur place pour en étudier le parcours et discuter du prix.

Nous avons bien sûr dû renoncer au très bon restaurant que nous avions prévu de tester. Il fait déjà nuit lorsque nous faisons au ralenti, comme pépère et mémère, un petit passage dans la ville quasi déserte. Nous grignotons courageusement et avec appréhension un petit peu de riz chez un cuisinier de rue avant de profiter d'un repos bien nécessaire.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
DA
C'est marrant, moi aussi j'ai attrapé un truc du même genre à Siem Reap (la seule fois sur 7 semaines de voyage en Thaïlande du nord, Laos et Cambodge)... Mais il faut dire que l'on avait mangé vraiment TRES local un soir. Et c'est le jour suivant aussi que nous avons visité le Tonlé Sap et Roluos. Notre tuk-tuk a dû s'arrêter "en urgence" devant une maison pour demander aux habitants l'autorisation pour que je me précipite aux toilettes. Evidemment, comme nous étions à l'aller de notre jour de visite, il a fallu parer au plus pressé (merci Immodium !) et la journée s'est plus ou moins bien déroulée, mais je n'ai que très peu profité de Roluos, toujours pour les mêmes raisons...

En fin de journée, une fois de retour à l'hôtel, j'ai pris le médicament miracle (en suivant bien les instructions du médecin de la travel clinic consultée avant notre départ) contre la "diarrhée du voyageur" et le lendemain déjà, tout était en ordre. A toujours avoir sur soi, dorénavant et pas dans sa trousse de toilette à l'hôtel.

Dommage que vous n'ayez pas pu visiter le Ta Promh, c'est magnifique, mais comme vous dites très bien, ce sera une excuse pour y retourner un jour !

Allez, allez, on attend la suite pour Krabi ! Merci merci !
Dany
AS
Superbe récit. Merci pour le partage ;) Nous aussi nous avons réalisé notre rêve de visiter les temples d'Angkor l'été dernier. Magnifique. Nous avons également redécouvert Bangkok et la Thailande. Nous avons passé 2 mois en Asie du Sud-Est (Thailande, Cambodge, Kuala Lumpur et Indonésie : Flores/Lombok/Bali) . L'Asie abrite de nombreuses merveilles et des coins paradisiaques. On compile sur notre blog nos récits et conseils aux voyageurs (avec videos). Si vous préparer votre voyage ou avez envoe de vous évader voici nos recits de voyage en Asie, notre vision des temples d'Angkor et notre City Guide Bangkok. Bon Voyage à Tous !
Récits de voyage et conseils aux voyageurs sur le blog http://www.onedayonetravel.com #Thaïlande #Indonésie #Brésil #Cambodge #Europe #Inde #Suède #Argentine
JO
19/07/2013

C'est le moment de remercier un membre du forum qui avait signalé, de mémoire, que la route entre Phang Nga et Suratthani était la plus belle de Thailande. Voilà pourquoi nous passons par Krabi avant de faire un saut dans les îles. C'est toujours un très bon moment lors des vacances lorsqu'on s'offre un extra pour se faire promener et découvrir plusieurs jolis endroits. Il y a un coût à ça mais nous préférons nous priver d'autre chose dans l'année, qui n'aurait jamais eu la valeur d'une journée mémorable.

La veille, nous avions marchandé ferme mais pas moyen d'arriver au prix que nous espérions et qui nous avait été annoncé par des membres de Voyageforum. Le taxi et son véhicule nous sont revenus à 4500 bahts pour un trajet de 230 km, tout en sachant que notre conducteur devrait faire le chemin du retour, même si c'était par un chemin plus court que l'ellipse parcourue à l'aller. De surcroît, pas le temps de faire jouer la concurrence, nous étions même soulagés d'avoir trouvé quelqu'un aussi vite.

Nous sommes tombés sur un homme d'ailleurs très gentil, très sympathique, ce fut un plaisir. Il se confirmera régulièrement au fil du temps que beaucoup de thailandais savent s'y prendre avec les touristes. Certains donnent d'ailleurs plus que ce que nous attendons.

Nous faisons un petit saut en ville pour voir à quoi ça ressemble. Ne sont-elles pas chou les deux petites mignonnettes qui posent spontanément pour nous ?



Nous partons d'abord vers le nord et le premier arrêt sera pour la Tiger Cave. Nous nous attendions à un site un peu insignifiant, une petite escapade dans la nature pour les touristes voulant rompre avec la monotonie de la plage. Pas du tout. Nous avons bien fait de donner carte blanche au chauffeur en insistant sur le fait que nous voulions voir de beaux endroits. C'est un grand complexe, en partie en cours de construction. Des temples, pas mal de statues, des singes qui se baladent en liberté, le tout adossé à la montagne. Nous avons aussi apprécié la grotte avec au fond la réplique du bouddha d'émeraude. Des marches s'enfoncent dans la falaise, il y a des parcours menant à une promenade en forêt ou à un point de vue, mais nous sommes un peu en convalescence et de plus il ne faut pas pulvériser le timing dès le départ.



Quelques kilomètres plus loin, nous accédons à un grand et beau temple en hauteur, en pleine forêt tropicale. L'intérieur est revêtu d'illustrations de qualité et au centre de la pièce une relique en or est exposée, mais difficile à contempler car très sécurisée. A l'extérieur, beau point de vue sur la plaine et sur la colline en face d'où émerge un gigantesque bouddha.



Notre chauffeur fait encore une halte près d'une rivière. Un joli endroit où quelques personnes font du kayak le long des mangroves. Pour une fois, nous ne savons pas où nous nous trouvons, peu importe, le plaisir est là.



Ce qui est particulièrement agréable avec un chauffeur à disposition, c'est qu'on peut s'arrêter à volonté. Ce que nous faisons, sans trop abuser. Ici, le petit stand d'une famille qui vend des lychees au bord d'un étang surplombé par une falaise karstique, là des processions de villageois puis un minuscule restaurant bien rural.



En cours d'après-midi, petite pause au bord du lac Ratchapapa, à l'une des extrémités du parc national Kao Sok. Très joli, mais le soleil du matin a laissé place à un ciel menaçant.



Il est temps de filer plein est, nous avons pris du retard. Nous nous arrêtons tout de même pour photographier une maison traditionnelle. Evidemment la vieille propriétaire vient s'enquérir de la raison de notre présence et nous invite à visiter l'intérieur. S'ensuit un sympathique moment d'échange, cette fois nous avons un interprète.

Tout au long du trajet, le paysage tropical qui défile est riche et agréable à contempler. Incontestablement, l'envie est là de revenir un jour afin de passer plus de temps dans cette province et de la parcourir en détail.

Sur notre demande, le chauffeur téléphone depuis sa voiture à Songserm pour nous faire la réservation du billet de bateau pour le lendemain. Nous sommes surpris qu'il nous fasse payer de suite. Il nous remet juste un ticket à son en-tête. Pour l'avoir fréquenté depuis la veille, nous avons bien senti que c'est une personne de confiance et cela se révélera exact. Le prix payé est celui du tarif normal. Son seul mensonge, si toutefois c'en était un, a été de prétendre que Songserm était la meilleure compagnie.

Nous nous installons à l'hôtel Wangtai. Suratthani n'est pas une ville intéressante, nous ne nous sommes pas cassés la tête pour y trouver un hôtel original, d'ailleurs le choix est limité et nous sommes juste de passage.
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AD
Whhhhouaaaa ! Encore un beau récit et surtout de magnifiques photos, Merci !
JO
20/07/2013

Comme beaucoup d'hôtels prétendument de standing en Asie, le luxe et le clinquant se retrouvent surtout dans le hall d'accueil et la réception. Tout le reste oscille souvent entre le démodé et le vétuste. Au Wangtai, c'est le cas. La robinetterie est à bout de souffle, l'insonorisation un peu limite, la fenêtre à glissière est disjointe et ne ferme pas complètement. Bon, 22 euros la nuit, bonne clim, bonne literie, une piscine que nous n'aurons pas le temps de voir...

Au matin, nous avons une surprise lorsque nous voulons régler les prestations de l'hôtel : la facture est nettement plus salée que prévu. Nous avions recouru au room service la veille au soir et il nous semblait bien que les plats et boissons ne faisaient pas du tout ce prix. Nous remontons vite à la chambre et redescendons avec le tarif. Il s'avérera que le carton des tarifs en chambre n'avait jamais été remplacé et que personne parmi les nombreux employés travaillant ici n'aurait eu la lumineuse idée sur les dix dernières années de s'occuper de la question. Bref, dans un premier temps ils ne veulent pas revenir sur le tarif actuel. Nous insistons sur le fait que le respect du prix indiqué en chambre, au moment de la commande, est aussi le respect du client. Ils consentent alors à une menue réduction mais nous sommes très persévérants ce jour-là. S'ensuivent palabres, petites fâcheries, nous sortons le grand jeu : que se passera-t-il si nous appelons la police, si nous racontons notre histoire sur internet et sur agoda. De l'extérieur, la scène devait être comique à observer, avec nous deux survoltés et en face huit personnes se relayant derrière la réception avec des mines déconfites. Puis, évidemment, arrivée de la digne et auguste cheftaine, on reprend le tout; à la fin de l'échange exaspération-sourires ils finissent par céder. Le dernier acte est une mémorable séance d'excuses mutuelles et de salutations polies.

Notre taxi a poliment attendu et nous amène au bus car la gare maritime de Songserm est à plusieurs dizaines de kilomètres. Une autre occasion de constater la beauté du paysage dans cette région.

Presque une heure de retard au départ du ferry que nous avions imaginé plus grand. Avec Songserm, beaucoup plus de places debout qu'assis, une surtaxe pour les places assises de 30 bahts pour ceux qui vont à Samui et 40 bahts pour ceux qui vont à Koh Phangan, dans la salle pompeusement nommée VIP Room. Et un film en anglais sous-titré thai avec le son un peu trop fort qui disparait cependant totalement la majeure partie du temps. Et enfin, la plus grande confusion dans le débarquement des bagages à l'étape de Koh Samui. Un ferry très lent à ce qu'il nous semble. Nous ne renouvellerions pas l'expérience avec Songserm.

Jusque là, le temps est comme nous le connaissons à cette époque de l'année : l'été n'est pas entièrement fini, la mousson n'a pas encore vraiment débuté. Le soleil nous accueille à Koh Phangan, pressés d'arriver à l'hôtel nous ne discuterons pas le prix du pick up taxi à 200 bahts par personne, nous verrons que l'hôtel le propose à 150.

Nous voilà sur la côte nord-ouest au Haad Yao Highlife Bungalow Hotel, 77 euros pour deux nuits sans petit-déjeuner mais avec belle piscine à débordement. Les photos sur le site internet donnaient envie. C'est un petit établissement qui a des atouts, nous avions opté pour un bungalow pratiquement dans les premiers prix. Au niveau des inconvénients, on citera la literie un peu fatiguée et la situation en hauteur qui vous oblige à descendre et donc à remonter au retour quelques dizaines de marches pour l'accès à la plage. D'autant plus qu'aux heures de marée haute vous n'arrivez à cette plage qu'après avoir parcouru une dizaine de mètres avec de l'eau jusqu'à la taille.



Côté avantages, la liste s'est révélée longue : du vrai grand calme, un magnifique point de vue sur la plage en contrebas, une piscine propre et de taille très convenable à proximité du restaurant, de belles plantes tropicales disséminées partout, une cuisine de très bonne qualité avec l'un des meilleurs pad thai que nous ayons dégusté juste au moment où l'appétit nous revenait, une très bonne musique style rock ou house de qualité et, vraiment, un personnel ultra agréable et aux petits soins. A noter le hamac sur la terrasse du balcon et les trois confortables hamacs dans un petit espace chill out pas loin de la piscine, avec vue sur la mer. Bien entendu, nous nous le remémorons avec nostalgie. Sur l'une des images, la photographe en convalescence...



Les petites brasses dans la piscine en début de nuit étaient agréables mais pourquoi diable n'avaient-ils pas chauffé la piscine alors qu'en fin d'après-midi nous avions bien remarqué qu'ils avaient chauffé la mer ?
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AS
Bonjour Joël ,

mais c'est tout !! nous on avait envie de lire pendant une heure , vivement demain ! Bonne journée et bon pont Denis
DA
Vivement la suite ! Perso, nous avons beaucoup aimé Koh Pha Ngan, alors j'attends de lire votre avis sur cette île. Et, comme Joël, j'aimerais avoir un peu plus de lecture ![;)] Je plaisante, hein ! Il n'y a pas grand chose à raconter sur une nuit à Surat Thani...
Dany
AD
Je me joins à celles et ceux qui adorent ton récit et tes photos.

Merci de ce regard plein de tendresse sur les endroits que vous traversez.
JO
Bonjour,

Vos compliments à tous sont pour nous une belle récompense. Evidemment, c'est un peu frustrant d'attendre l'épisode suivant, nous faisons en sorte de publier au moins une journée toutes les 48 heures dans la mesure du possible. Il nous faut reprendre nos notes avec attention pour intégrer dans le récit ce qui pourrait servir à d'autres voyageurs, ça prend plus de temps, mais comme c'est là le but... Certaines étapes se sont révélées moins intéressantes que prévu, d'autres beaucoup plus. Ce qui est certain, c'est qu'il y aura des journées qui feront l'objet d'un traitement plus long et que vous aurez sous les yeux de nouvelles photos qui ne manqueront pas de vous intéresser. Patience...
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AN
Quel plaisir de vous lire C'est fluide, plein d'humour et de détails BRAVO en plus pas de fautes d'orthographe!! un exploit Merci à PARIS ET MATCH!! A bientôt le plaisir de lire la suite........
ANNEBLEUE
AD
en plus pas de fautes d'orthographe!! un exploit

Heu ! je vous trouve quelque peu condescendante avec cette remarque parfaitement inutile qui n'apporte rien à cette discussion ![:/]
AD
Ce n'est pas méchant, mais je trouve cette remarque particulièrement déplacée, surtout en appuyant sur "l'exploit", comme si le fait de ne pas faire de fautes d'orthographe n'était réservé qu'à certains ...[:/] Alors STP, n'en fais pas un sujet polémique.

Et puis que vient faire Nicolas Bouvier la-dedans ????
GL
Bonjour , Oui pourquoi ? Nicolas bouvier ? Le chien de bouvier ? Explique stp merci Et..sans fautes Lol Bouvier - Wikipédia fr.wikipedia.org/wiki/Bouvier Merci
AN
Nicolas BOUVIER bien sur! mais là encore on va me trouver CONDESCENDANTE!!!! mais je m'en moque!! je m'exprime comme tant d'autres forumistes VIVE LA LIBERTE d'expression surtout sur un forum. Bien sur que c'est méchant et gratuit.

Ce récit de voyage est passionnant alors pourquoi ne pas louer les auteurs de ces belles pages??? C'est votre réflexion qui n'apporte rien.
ANNEBLEUE
AD
C'est bien ce que je craignais, de la condescendance et rien de plus, quant à Nicolas Bouvier il doit bien rire de son côté et doit se demander à quoi vous jouez ...
GL
Nicolas BOUVIER bien sur! mais là encore on va me trouver CONDESCENDANTE!!!! mais je m'en moque!! je m'exprime comme tant d'autres forumistes VIVE LA LIBERTE d'expression surtout sur un forum. Bien sur que c'est méchant et gratuit.

Ce récit de voyage est passionnant alors pourquoi ne pas louer les auteurs de ces belles pages??? C'est votre réflexion qui n'apporte rien.

Hum condescendante , c'est pas en 2 mots ça ? Lol ( et pas méchant) Par contre évitez de pourrir ce post svp , pour une fois que l'on lit quelque chose de très bien !
AD
++ 2
JO
21/07/2013

Le temps est un peu limite au petit matin. Nous nous attendions à un franc soleil sur les îles, sur ces quelques jours le climat aura même été un peu moins favorable que sur le continent.

Alors que nous déjeunons en attendant la navette pour notre excursion, nous faisons la connaissance de Coco, l'attraction de la maison. Coco tournoie autour du restaurant en attendant son en-cas, Coco connait tout le monde mais si vous lui tendez un stylo, vous savez que vous reverrez Coco mais pas le stylo. Il est également non fumeur car il s'installe à votre table, vous démonte méthodiquement votre paquet de clopes ainsi que toutes les cigarettes qui sont dedans...



Nous sommes passés par Orion Boat Trips pour une journée au parc maritime d'Ang Thong situé droit à l'ouest, entre les îles et la côte. Nos tentatives de réservation sur leur site internet n'ont rien donné. Nous recevions juste des mails annonçant une réponse prochaine qui ne vint jamais. En posant la question une fois sur place, on s'entend dire : " Oh oui, on ne peut pas réserver sur le site internet " ! Peu importe, que ce soit de Samui ou de Phangan, vous demandez à la réception de l'hôtel et on vous arrange ça en cinq minutes.

La journée revient à 45 euros par personne, tout inclus y compris le prêt du matériel de snorkeling. Vous partez sur un rafiot qui a vécu mais qui tient la route. Le gentil organisateur qui vous fait le briefing au départ, lui semble avoir encore plus vécu que le bateau. Il a tout de l'ex-hippie, peut-être un hollandais ? Mais c'est un gars sympa qui assure et qui prend soin des clients dont il a la charge.



Il faut reconnaitre qu'on nous sert une nourriture très correcte, il y a des boissons à volonté et durant la journée on nous distribue toujours un petit quelque chose au bon moment ( bananes, ananas, pastèque, de gros et excellents beignets ).

Durant le long trajet de plus d'une heure, le temps est variable, quelques goutelettes de temps en temps, ce n'est pas optimal. A vrai dire, en plein soleil ce ne serait pas facile non plus. Le premier arrêt près d'un îlot est consacré à la seule séance de snorkeling, c'est assez bref et plutôt quelconque.

Le premier arrêt sur une île d'Ang Thong permet de grimper jusqu'à pouvoir admirer un splendide petit lac intérieur couleur émeraude, dont on peut également faire le tour.



Après le déjeuner, escale sur la fameuse île ou on a le choix entre le kayak et l'ascension vers le point de vue. La montée prend entre 20 et 40 minutes dans la forêt tropicale. Il vaut mieux ne pas être amoindri, surtout lorsque le terrain est humide. C'est que cette fois il n'y a pas de marches, tout le long ce sont de gros rochers. On n'a pas d'autre choix sur la majeure partie du trajet que de se hisser par les gros cordages délimitant ce qu'on ne peut pas nommer un chemin. Si vous vous dépêchez, vu la chaleur et l'humidité, vous vous retrouvez au sommet avec la tête bouillante. Avec le sac sur le dos, c'est sport.

Bien entendu, lorsque vous contemplez le paysage, vous oubliez tout ça. C'est tout bonnement splendide. La vue se passe de commentaires, il suffit de déguster.



On déguste aussi en descendant, ça glisse, par moments pour assurer on y va presque à quatre pattes. C'est un bonheur d'arriver enfin sur le sable blanc.

L'heure du trajet retour semble plus courte, c'est sympa sur la fin d'admirer Koh Phangan en la longeant.

Encore un bon repas à l'hôtel et avant que d'autres n'arrivent, nous nous précipitons vers les hamacs à côté du restaurant, que nous squattons pendant plusieurs heures. Rien au monde ne nous fera bouger; Des jus de fruits, des shakes, le regard vers la plage et l'horizon où partout de petites lumières s'allument peu à peu, le truc normal, quoi...
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GL
Bonjour et merci , Je ne connaissais pas ! Je vais arranger ça en janvier ! Bonne continuation ...pour notre plaisir aussi .
AD
Le régal continue : MERCI à vous [:)]
DA
moi, je trouve cela tout aussi agréable un style fluide et sans fautes d'orthographe[;)] et pas condescendant du tout.... Personnellement, ne pas devoir déchiffrer, c'est un bonheur !
Dany
AS
+1
AD
et pas condescendant du tout.... !

Heu ! je ne parlais pas du texte de Jojoon1 qui est effectivement très bien écrit, mais de la remarque de Marieblue qui souligne que d'écrire sans faute d'orthographe est un exploit. C'est désobligeant pour l'auteur du texte. C'est tout !
JO
22/07/2013

Nous n'avons pas voulu nous attarder sur les îles, ça devient vite monotone, disons que c'était un petit tour pour voir à quoi ça ressemble. Plus jeunes, nous aurions certainement apprécié de passer trois semaines sur Koh Phangan pour la parcourir.

Avant de quitter l'hôtel, nous glissons un billet dans l'urne destinée au personnel, vraiment ce n'est pas volé.

En milieu de matinée nous partons vers Koh Tao par Seatran. La prestation est bien plus satisfaisante que celle de Songserm. Et cette fois au moins le ferry avance.

Nous aurons une après-midi très ensoleillée, c'est vraiment la loterie. Le taxi est offert par l'hôtel, c'est déjà bien, sur cette île chaque trajet vous revient à 300 bahts !

Nous avons opté pour l'originalité et un petit peu de luxe en choisissant l'hôtel La Cigale ( 64 euros, aie, ouille ! ). Le propriétaire, André Allen, est un grand et souriant anglo-jamaicain avec un accent londonien typique. Une situation en hauteur et au nord-ouest de l'île garantit la tranquillité. Les pavillons éparpillés dans la nature vous offrent le confort optimal. Nous n'avons jamais vu une chambre aussi équipée : il y a même un lecteur avec des DVD pour enfants et diverses revues. Quant à la salle de bains, bien qu'à l'intérieur du bâtiment, elle est meublée de...plantes. Toilettes, douche et lavabo en milieu tropical !



La terrasse nous offre une vue complète de la plage de Sairee, carrément le paysage de rêve.



Après la sieste, nous constatons que le temps a encore changé. Cela ne nous empêche pas de descendre à la plage, puis d'emprunter le petit chemin pavé qui mène de Haad Yao à Haad Mae.

Il fait nuit quand nous rentrons et nous n'arrivons plus à trouver le chemin menant à notre pavillon. Heureusement, dans la prestation de l'hôtel est inclus le prêt d'un téléphone portable qui permet de joindre le patron. Nous ne dormirons donc pas dans la jungle parmi les serpents et les araignées.

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JO
Bonsoir Joel,

Je viens de dévorer les cinq pages du post et je dois dire que je me suis régalé ! Vous m'avez fait voyager et je vous en remercie.

Au plaisir de vous lire :)
Joadevivre
GL
Bonsoir Heu , c'est pas mamieblue , c'est Anne bleue
JO
23/07/2013

Il a plu un peu en soirée, et un peu plus durant la nuit. Nous étions venus à Koh Tao dans l'espoir de faire le tour de l'île en long tail dans la journée mais allons devoir renoncer à ce projet car en plus du ciel gris il y a beaucoup de vent. Nous savions qu'en cette saison l'une ou l'autre journée allait probablement être délicate à vivre, mais cette fois ça ne tombe pas bien. Adieu le bonjour aux petits poissons, adieu les beaux points de vue et les dizaines de photos genre paradisiaque. Ce ne sont pas les 2500 bahts économisés qui nous mettront du baume au coeur.

Nous mettons donc en place le plan B. Le matin, nous partons à pied vers le point de vue donnant sur les îlots Nanguyan, les fameux points rocheux reliés par une bande de sable fin qu'on voit sur toutes les publicités.



C'est une promenade sympathique, heureusement ce n'est pas très loin car il y a du dénivellé. Chaque petite promenade est agréable en Asie, pour nos yeux d'occidentaux il y a toujours quelque chose d'intéressant, de surprenant ou de drôle à observer. Le point de vue se trouve à l'intérieur d'un grand resort où il n'est pas donné de séjourner. C'est consternant de voir, juste avant l'entrée, ces amoncellements d'immondices un peu partout, ces gens qui y brûlent des déchets à l'air libre et ne parlons pas de l'odeur. Nous ne pouvons que nous souvenir de ce membre du forum qui évoquait l'envers du décor à propos de Koh Tao.

L'appétit nous vient après notre petit parcours, nous voilà loin de tout, allez on va déjeuner au resort. Il se confirme bien sûr que la nourriture n'est pas extraordinaire. Evidemment, on mange sur une belle balustrade au-dessus de la mer avec vue sur la plage, les rochers et les îlots. Mais que penser d'un resort où la nuitée revient au moins à 100 euros, qui n'est même pas capable de vous fournir une pince à crabe et qui ne possède pas de machine à expresso ?

Nous passerons l'après-midi à trainer dans le village et les boutiques, à regarder les gens vivre et circuler en sirotant un bon chocolat au lait et des shakes à la banane chez une aimable commerçante, près d'un carrefour. Au final, ça nous aura fait du bien d'être contraints à une forme de repos. Nous prévoyons toujours des journées si remplies pour en voir le plus possible que nous devenons des épuisés heureux. Alors une petite pause dans les activités ne fait pas de mal. N'oublions pas qu'avec la chaleur, l'humidité et la jeunesse qui s'en est allée chaque pas compte triple. En plus, l'alien qui s'est introduit dans nos estomacs au Cambodge finit à peine de nous quitter.



Ces îles, c'est vrai qu'elles sont belles. Mais aussi les hôtels y sont plus chers, les taxis hors de prix et il y a plus d'un restaurant qui n'est pas à la hauteur de la réputation de la Thailande. Sur Koh Tao, nous aurons essentiellement vu des boutiques de fringues, des salons de massage et des restaurants.

Nous sommes maintenant impatients de nous offrir le gros morceau de notre séjour : les côtes est du sud, de Chumphon à Bangkok...
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
AD
Oups !!!! ma souris a fourché ...[:P]
GL
Oups !!!! ma souris a fourché ...[:P]

Oups moi aussi !!!!!!
JO
24/07/2013

En attendant le bateau sur le quai, nous ne risquons pas d'avoir des regrets : quelques gouttes de pluie, des rafales de vent, non mais quoi, il ferait presque frais. Nous essayons d'éviter de penser qu'à partir du lendemain de notre départ, il fera peut-être beau pendant un mois.

Le bateau de Lomprayah ressemble à un hydroglisseur. A l'intérieur, ça fait un peu salle de cinéma sans écran. Ca balance un peu, mais c'est que le bateau avance bien plus vite. A coût égal, nous avons largement préféré Lomprayah.

Pour cette partie continentale du sud de la Thailande, la préparation n'a pas été facile. Les guides papier ne s'étendent pas sur le sujet, et même sur ce forum quelques rares personnes semblent l'avoir parcouru. Nous avons pu compléter notre programme après de fastidieuses recherches sur le net.

Notre chance a été d'avoir choisi un hôtel dont l'une des employées maitrise l'anglais et répond vite et avec efficacité aux questions. Cela nous a permis d'optimiser notre séjour. C'est ainsi que le chauffeur de l'hôtel nous attend directement à l'embarcadère afin que nous puissions commencer les visites. Bien entendu, cela ne commence pas comme prévu. Nous comprendrons plus tard que, probablement pour nous faire plaisir, l'hôtel a intégré dans notre parcours des étapes non prévues. Et non désirées. Donc au premier arrêt, nous sommes un peu surpris de payer 200 bahts chacun pour l'entrée. Nous nous retrouvons donc dans un petit parc naturel sommairement entretenu avec un musée, un parcours dans une grande mangrove avec un pont suspendu au-dessus d'un chenal, près de la mer. Nous sommes un peu agacés, d'autant plus que le chauffeur, très sympathique au demeurant, ne comprend pas du tout ce que nous essayons de lui expliquer. Il finit par nous passer son portable et nous parvenons, non sans mal, à faire comprendre à notre interlocutrice que nous préférons nous en tenir au parcours prévu.

C'est ainsi que nous arrivons au mémorial d'un prince, fils d'un précédent roi de Thailande. Il est vénéré, de même que quelques moines, dans ce lieu qui se compose de deux espèces de chapelles et d'un parvis. L'ensemble a été construit pour rappeler la forme d'un bateau. En contrebas, on peut d'ailleurs monter sur un petit torpilleur. C'est pour le moins original.



Nous déjeunons au calme en bordure de la plage de Sairee.

L'après-midi est plus intéressante. Notre chauffeur nous emmène à un point de vue sur une colline surplombant la petite ville de Pak Nam, à quelques kilomètres au sud de Chumphon. La vue à elle seule vaut le déplacement. On distingue l'arrière-pays montagneux et verdoyant, Pak Nam avec son fleuve et ses installations portuaires, les plages et les îles ainsi que la mer où les eaux vertes, bleues et brunes forment un tableau aux tons pastels dont les photos ne peuvent intégralement restituer la beauté.



La dernière visite sera pour le Wat Fa Sala Loy, un temple situé côté campagne et forêt. Nous en apprécions l'atmosphère avec son grand arbre central, ses coqs et ses chiens. Les moines sont en pleine cérémonie, nous jetons un coup d'oeil discret, ces prières et ces chants nous ravissent toujours, c'est ça le dépaysement. Dans une demeure ancienne, un moine momifié repose sous une cloche de verre. C'est l'heure de notre petit don.



La grosse demi-journée nous aura coûté 25 euros, véhicule et accompagnateur compris.

Il n'est pas encore tard lorsque nous rentrons à l'hôtel après cette journée bien remplie. Le Tanisa Resort nous revient à 25 euros la nuit. Grandes chambres, bonne literie, clim, un personnel aimable. Les bâtiments entourent une piscine un peu fraîche, pas parfaitement entretenue. A notre arrivée, de jeunes clients asiatiques s'y baignent tout habillés, comme il se doit.

Même si le restaurant de l'hôtel a bonne réputation, nous préférons nous rendre en ville. Finalement ce n'est qu'à deux ou trois kilomètres, le taxi a un peu abusé en nous réclamant 60 bahts. Chumphon en soi n'a pas d'intérêt mais le soir il y a beaucoup d'animation sur l'artère principale. Il y a des marchands ambulants en grand nombre qui vous préparent toute sorte de plats. Après avoir pris du plaisir en observant tout ça pendant quelque temps, nous dégustons chez l'un d'entre eux une omelette aux fruits de mer. 40 bahts, un peu gras mais délicieux.

Nous stoppons encore ailleurs pour nous régaler d'un poisson frit et d'oeufs de poisson à l'ail ( total 120 bahts ).

Pour bien faire passer l'ensemble, nous rentrons à pied, il fait si bon...
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
JO
25/07/2013

Pour ce deuxième et dernier jour à Chumphon, nous nous faisons à nouveau promener. Nous n'avons pas choisi une excursion vers les îles, on nous avait proposé un tarif trop élevé pour le faire en privé et nous n'étions pas sur place assez longtemps pour rechercher un marin qui nous le proposerait à meilleur tarif. A ceux qui passeront dans le coin, nous signalons qu'il y a un grand nombre de petites îles au large de Chumphon, se répartissant en gros en deux chapelets, l'un situé plus au nord que l'autre. Les photos vues sur internet donnent vraiment envie, il y en a une demi-douzaine qui paraissent magnifiques, au nord le duo Ngam Hoi et Ngam Hai, ainsi que Ko Chorakee, au sud Koh Marttra et Rangka Chio. Il semblerait que le meilleur moment pour y aller se situe au printemps. Peut-être un jour quelqu'un se dévouera pour un petit reportage ?

Nous roulons un moment, le paysage est toujours très agréable.



Une partie de ce temple Thep Jaroen se situe sous une paroi rocheuse. Il y a aussi un moine momifié. Des marches mènent à une grande grotte circulaire où nous découvrons un ensemble fourni de vieux bouddhas, la majorité en bois. Pour une fois, ce ne sont pas des représentations riches, clinquantes ou fraîchement repeintes. On se sent dans un lieu vraiment authentique, visiblement laissé en l'état. Un beau coin isolé, où nous sommes seuls. Dans cette grotte, nous y voyons le seul serpent de notre séjour, une bestiole grise d'un mètre de long. Il semble mourant et ne remue plus guère, ce sera sa dernière demeure.



Les visites suivantes nous mènent à une autre grotte toujours perdue en pleine nature dans un joli site, puis à une petite cascade, mais rien de remarquable.

Nous déjeunons à un petit restaurant de plage à Thung Wallaen. L'endroit fait un petit peu village de vacances mais en cette saison, partout d'ailleurs sur cette côte, nous verrons bien peu de monde. La Thailande authentique se trouve aussi sur ces 700 km de côtes au sud de Bangkok, nous n'allons cesser de le constater. En quittant les agglomérations, on ressent très vite cette agréable sensation d'autrefois et de bout du monde.



Ayant retrouvé nos fiches, il s'avère que la première journée a été facturée 800 bahts, la seconde 1200 bahts pour un kilométrage nettement plus important. Très convenable, du tout confort.

Au retour, comme souvent, c'est l'arrêt ananas-bananes. Cette fois, nous envoyons le chauffeur. Effectivement, ce ne sont plus les mêmes prix. Un très gros ananas découpé est facturé 30 bahts et un régime d'un quinzaine de petites bananes se monnaie à 15 bahts !

Vu que l'expérience dîner dans la rue a été concluante la veille, nous y retournons au soir. Il y a tant de looks ruraux improbables, tant de scènes cocasses, tant de boutiques démodées, nous adorons.

C'est encore une fois le régal et nos tee-shirts exhalent un persistant parfum de friture.
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