La solitude du voyageur

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JU
Actuellement depuis 1mois solo en Asie j'ai pris le temps de faire le point sur le sentiment de solitude que je ressens régulièrement:

Bilan 06/11/13 - avion pour Semarang -Sentiment prédominant depuis le début: la solitude.Sentiment que je pensais avoir déjà ressenti en France. Mais ici il prend une toute autre dimension. Une dimension bien plus profonde. Je pensais que quand on disait "j'ai mal au cœur" lors d'une séparation ou autre était une expression, mais en fait c'est réel.Lorsque je ressens la solitude ici, je la ressens vraiment dans mon corps, dans mon cœur. Mon cœur se serre et ma gorge se noue. Et si je me fixe dessus, les larmes montent.

Elle est présente plus particulièrement dans certaines situations: - le soir lorsque je ne suis pas fatiguée.- en fin de journée, lorsque je retourne à l'hôtel après une journée d'activité.- dans les transports.- lors des repas lorsque je n'ai pas internet. Contrairement à ce que j'ai pu lire sur les forums concernant la solitude du voyageur, comme quoi c'est une fausse idée puisqu'il est plus facile de rencontrer du monde lorsqu'on est seul... Et on est donc jamais vraiment seul lorsqu'on voyage seul.Je ne suis pas tout à fait d'accord. 

Tout d'abord il y a un point déterminant qui est celui de la langue. J'ai de bonnes bases en anglais mais pas assez pour aller au delà des discussions basiques. Ce qui, au bout d'un moment, fatigue, puisque j'aimerais bien avoir des discussions plus profondes avec les gens que je rencontre.

Ensuite, cela dépend de la personnalité de chacun. Parce que aller vers les gens spontanément n'est pas donné à tout le monde. Je ne le fais pas naturellement en France donc à l'étranger !Je ne suis pas fermée mais plutôt du genre à observer, à écouter. Et je n'ai pas besoin d'être entourée de beaucoup de monde pour être bien.Je favorise la qualité à la quantité, donc je mets du temps à me lier d'amitié avec quelqu'un.J'ai du mal à concevoir les rencontres pour 3/4 jours, je n'arrive pas à passer du temps avec quelqu'un que je ne connais pas, bien sûr je pourrais faire connaissance, mais entre en jeu le problème de la barrière de la langue.

Il y a également un autre point concernant la solitude, c'est celui de la réflexion.Parce que quand on est seul on réfléchi, on pense beaucoup... Trop ! Par moment c'est à rendre fou ! Parce que ça angoisse de réfléchir à la vie... De se rendre compte qu'on est seul ! Sur le moment c'est dur.

Néanmoins je reste persuader que ce sera bénéfique après, à la fin du voyage.Je sais que je serais plus forte, plus posée, puisque j'aurais eu le temps de réfléchir ! Je fais le point sur beaucoup de choses, voire sur toute ma vie, et ça c'est plutôt une bonne chose. Réfléchir. Ce que je ne fais jamais en France puisque dans ces moments là il y a un truc magique: la TV.Chose que tu n'as pas non plus en voyage, ça peut paraître ridicule mais parfois j'aimerais qu'elle soit là pour que les journées où j'ai un coup de blues passent plus vite. Ou pouvoir mettre un film avant de dormir me sortirait de mes angoisses. Mais non je dois faire face.

Le temps ! Voilà un autre aspect de la solitude. À l'étranger, pas de TV, pas tjs internet, pas la presse française et autres magazines, pas de livres (une fois qu'on a fini ceux qu'on a emmené), pas de cinémas, de films...Donc mise à part les journées touriste où on visite, les "day off" peuvent vite se transformer en torture lorsqu'on est seul.Je n'ai jamais réalisé à quel point une journée peut être longue.

De plus si tu voyages dans un pays où la vie est bon marché, tu manges au resto, donc, les repas, activité qui pourrait t'occuper (en faisant les courses, en cuisinant, en faisant la vaisselle), se transforme en toi, le menu, les couples à côté. (Je sais je réfléchis beaucoup)

Toujours concernant les repas, dans les pays bon marché, les backpacker ne sont pas équipés de cuisine, donc encore un frein aux rencontres. C'est toujours plus facile de parler au gens dans un endroit convivial tel qu'une cuisine, plutôt qu'assis au resto. Je sais les salons ça existe, sauf que dans les backpacker les salons sont souvent synonymes de "skype/Fb time".

Autre point,  pays bon marché+backpacker=vadrouille !Les voyageurs ni reste pas plus de 4 nuits ! Contrairement aux autres pays où les voyageurs restent quelques semaines pour travailler.Donc encore difficile de se lier avec quelqu'un qui arrive dans ton dortoir et qui repart le lendemain... À quoi bon ?

Je suis sans doute un peu fataliste.Il faut sans doute que je m'ouvre plus, c'est ce que va m'apprendre ce voyage. À être moins retissante aux autres.J'en suis encore au stade de la découverte, de l'apprentissage du voyageur solo.Mais parfois j'ai envie de baisser les bras parce que du coup j'ai l'impression de passer à côté de mon voyage, de ne pas profiter.Je fais les choses parce qu'il faut les faire, parce que je suis là pour ça. Mais c'est sans grande conviction.

Je suis pas spécialement triste de ne pas partager avec quelqu'un que j'aime les différentes visites ou activité, c'est plus une présence qui me manque le soir, le matin, un repère, qui rassure. Et bizarrement moi qui prend toujours des tonnes de photos, en étant seule j'en prends beaucoup moins, étant donné que je partage avec personne en direct mon voyage, je ressens pas le besoin de le partager par les photos. Tout ce que je fais, tout ce que je vois, je le garde dans mes souvenirs, dans mon cœur. Après tout c'est mon voyage solo ? Donc c'est mes souvenirs qui comptent.

Pour revenir aux situations qui m'angoissent et qui font apparaître ma copine la solitude, je dois trouver des parades pour les éviter ou les surmonter:Je fais tout mon possible pour être fatiguée le soir (je me lève très tôt même si j'ai envie de trainer au lit), le midi je déjeune dans des endroits sympa entre deux visites donc ça va, le soir j'essaie d'avoir internet lorsque je dine pour regarder des vidéos drôles et ne pas réfléchir.Pour les transports... Je sais pas encore, parfois la musique et à partir de maintenant je vais écrire !

Je penses que ce que je retiendrais de ce voyage c'est plus ce qu'il m'a apporté personnellement, psychologiquement que les paysages et visites en tout genre.(Ouf je viens de me relire... ! J'en avais des choses à dire ! Oui parce que quand on est seul on a tendance à parler tout seul aussi... ! Ahhhh la vie est incroyable)

Je sais maintenant que j'ai besoin des autres pour être heureuse. Ce que j'ignorais jusqu'à présent, puisque je m'attache difficilement voire pas du tout aux gens. Mais je m'en rends compte aujourd'hui que je tiens à certaines personnes, et qu'elles contribuent à mon équilibre, à ma tranquillité, à quiétude, même si je ne les vois constamment, même si je ne partage pas tout avec.(J'ai la chance d'avoir rencontré quelqu'un de très particulier quelques mois avant de partir. Sans cette personne je serais déjà rentrée en France. Il me donne énormément de force, même à distance.Mon padou)Envoyé de mon iPhone
KO Kola Globetrotter ·
Tu exprimes avec infiniment de justesse, de sensibilité, et une belle lucidité, des choses essentielles. Ce moment émouvant où la chrysalide devient papillon.

La solitude... Lorsqu'on l'a désencombrée de la peur, de l'angoisse, de l'ennui. Lorsque le temps qui passe devient un allié et non plus une succession d'heures qu'il faut se résigner à voir passer ou à occuper pour remplir l'espace qui va de l'aube à la tombée de la nuit... Lorsque que ce qui nous guide vers les autres n'est pas le besoin, mais le désir... La solitude porte alors un joli nom : la liberté.

(... et la délicate déclaration finale ne pourra que le toucher. [:)])
AN Antlia Veteran ·
S'il n'y avait qu'en voyage.... Pour moi le pays le plus asociable est... la France. Et on ne peut pas dire que ce soit du à un obstacle linguistique. Encore que. Quand il m'arrive de bavarder avec quelqu'un je m'aperçois qu'il me regarde vite comme un étranger qui tiendrait des propos discordants alors que moi, j'ai plutôt l'impression d'énoncer des banalités. 15 ans ai-je vécu dans le pavillon de ma mère au sud de Toulouse sans établir la moindre relation de copinage. Bon il est vrai que je n'étais pas souvent at home et que je vadrouillais pas mal avec mon voilier ou ma bagnole, mais quand même. Dans ce pays tout le monde s'évite, chacun pour soi et la téloche pour tous. Les gens y vivent recroquevillés sur leur petite famille même s'ils n'échangent rien entre eux (les d'jeun'z ne considérant leurs parents que comme des logeurs et des fournisseurs d'argent de poche). Ce qui fonctionnait avant comme "technique" de copinage : se rencontrer sur un hobby commun et, à partir de ça, essayer de voir si on a d'autres affinités, ne fonctionne plus du tout actuellement. Que ce soit pour faire un club informel d'informatique (puisqu'il n'en existe pas) ou pour aller vadrouiller sur mon voilier dans les îles grecques un été, ça n'intéresse personne. On finit par se poser des questions sur ses propres capacités de sociabilité. Ca serait quand même plus simple de "réparer" son psychisme que celui de toutes les personnes qui vous entourent, mais, non, ce n'est pas le cas, je ne suis pas (trop) atteint puisque, quand je suis dans un autre pays (Maroc, Afrique noire occidentale) des contacts et même des amis je m'en fais plein.

Bon, j'ai appris à vivre seul, je ne m'ennuie jamais quand je suis dans la nature sauvage. Mais je garde toujours ma culture francophone et je vais probablement m'acheter bientôt une tablette pour y engranger des livres numériques car ceux en papier prennent une place trop grande. Surtout que je suis passé d'un voilier de 10 m à un pickup 4x4 (là aussi j'ai du renoncer au premier faute d'équipage alors qu'il est facultatif sur le deuxième).

Donc je t'assure que tu es très "normale", tu écris "Je sais maintenant que j'ai besoin des autres pour être heureuse" ce qui est une banalité de base sur la nature sociable de l'humain. Si tu te complaisais dans cette solitude relationnelle, là, on pourrait y diagnostiquer une psychopathologie. La solution serait de trouver des pays plus ouverts socialement et avec lesquels il est possible de communiquer avec une langue commune. Ce fut mon cas quand j'ai vadrouillé au Maroc (en 1999-2000) et en Afrique noire occidentale (1984) mais le premier passe de plus en plus dans l'islamisme et la deuxième aussi et devient de plus en plus coupe gorge. Pas facile ! En Amérique du sud, où je suis, ça doit être encore possible si on maitrise correctement l'espagnol (et le portugais pour le Brésil). Mais je ne te recommande pas mon actuel pays de résidence : le Paraguay, archi nul culturellement et relationnellement. D'ailleurs je vais en changer car je vais faire un grand périple en Argentine, Chili, Bolivie et je tâcherais de trouver un coin sympa où j'aurais envie d'établir mon camp de base.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
B0 B00merang Regular ·
Pour moi, il y a deux types de solitude. Celle dans ta tête que tu ressentira toujours à un moment ou un autre (ennui, blues, nostalgie des proches, ...). Et puis une solitude physique, l'isolement, le manque de compagnie.

Or, savoir trouver de la compagnie en voyage, ça s'apprend en se faisant violence. Déjà, ne pas s'isoler au pied de son lit et privilégier les salles communes, il s'y passera toujours quelque chose. Ensuite, ne pas fuir la situation si quelqu'un vient vers toi ou si une activité de groupe est proposée, saisir l’occasion. Tu as aussi la variante plus osée si tu vois des gens préparer un petit sac pour la journée : "Hey, où allez-vous?". Si ils sont cools ils risquent de t'inviter pour les accompagner en retour de ton intérêt. Evidemment, il y a du feeling, tu vas peut-être plus tenter ça auprès du groupe d'amis décontractés avec qui tu as échangé 2/3 politesses la veille qu'auprès d'un couple renfermé sur lui même. Dernier level, tu entreprends. Si tu vois que vous êtes plusieurs à ne rien tourner et que vous pourriez bien vous entendre, tu proposes "Je pense aller là bas demain, ça tente quelqu'un?". Pour nouer un contact facile, tu demandes bêtement des renseignements sur un coin où t'aimerais aller (même si tu as déjà lu 3 fois ton guide l'idée c'est de discuter). Pour le chacun sur son PC > quelqu'un regarde des photos : "Super sympa ce coin! Comment je peux y aller?". Sans oublier la question bateau/magique pour ouvrir la conversation en voyage "Salut, d'où viens-tu?".

Certes ce sont souvent des relations éphémères mais ça comble le manque de compagnie. Il arrive même de créer des liens forts sur 5 jours et pour longtemps. Puis de temps en temps quand tu trouves bonne compagnie des gens décident de rester avec toi où tu décides de les suivre pour faire un bout de chemin..

Quant à la France, la question est surtout de savoir si nous même, nous nous ouvrons autant ici que lorsque nous voyageons. Je n'en suis pas sûr. Certaines personnes/cultures dressent des carapaces au premier contact mais une fois levées (il ne faut souvent pas grand chose) le rapport change.

Quoiqu'il arrive, avant d'être ultra sociable, l'essentiel est d'être ouvert et ne pas dire non aux opportunités de rencontres. Un jour où je me suis retrouvé casi seul dans une ville pour mes études, j'ai décidé de ne plus refuser une invitation sous le prétexte que "Je ne connais personne à part toi". Résultat, je me suis fait plein de connaissances et je me sens désormais très bien dans un groupe où je connais peu de monde (donc je ne me sens pas seul).
FD FDB Globetrotter ·
Tout le monde n'est pas fait pour voyager seul, c'est une certitude. Par contre il ne te faut pas écarter les gens sous prétexte que cela ne durera que quelques jours et qu'ensuite ils repartiront. Premièrement, ce sera tout cela de pris sur la solitude et l'ennui [;)]mais surtout, on peut passer d'excellents moments avec des gens sur 2-3 jours et en garder de super souvenirs ! Les gens peuvent ensuite disparaître définitivement de ta vie, ou pas... Mais cela n'est pas le plus important. Le plus important, ce sont les moments que vous aurez partagés.

Et parfois, quand on a un bon feeling, 3 ou 4 jours partagés peuvent suffire à faire naître une amitié ! Crois-moi, j'en ai fait l'expérience. Je me suis liée d'amitié avec un couple avec lequel j'avais partagé une excursion de 4 jours. Ils m'ont déjà reçue 2x chez eux et maintenant c'est mon tour de les attendre en Suisse, l'an prochain j'espère...

Boomerang a donné d'excellents conseils pour aller à la rencontre des autres. Un tout petit pas de ta part peut déboucher sur bcp plus ! essaye, je suis sure que tu vas y arriver [:)]
Faby
B0 B00merang Regular ·
Et parfois, quand on a un bon feeling, 3 ou 4 jours partagés peuvent suffire à faire naître une amitié !

Oui, surtout que lorsque l'on rencontre d'autres voyageurs ils ont souvent le même désir de compagnie que nous. On est plus détendus qu'au quotidien et on partage directement des souvenirs forts en découvrant le coin ensemble. La connexion est vraiment décuplée et ça peut déboucher sur de très belles rencontres.
FD FDB Globetrotter ·
on partage directement des souvenirs forts en découvrant le coin ensemble.

J'ai eu cette même impression lorsque je suis partie en voyage plusieurs mois d'affilée, à ce moment là tout va plus vite et tout est plus fort.

Que de bons souvenirs... [:)]
Faby
BE Behrt Regular ·
Je penses que ce que je retiendrais de ce voyage c'est plus ce qu'il m'a apporté personnellement, psychologiquement que les paysages et visites en tout genre.

C'est ce qu'il faut retenir d'un voyage :). Le reste, en soi, ça ne sert à rien, c'est du matérialisme/consumérisme, ça s'en va...

Ça ne fait qu'un mois que tu es sur la route, il faut un peu de temps pour se mettre dans le rythme. Au départ une partie de ton esprit est toujours en France, puis avec le temps tu te libère doucement de tous ces "poids".

Il faut laisser venir les coups de blues et les laisser repartir sans s'y attacher... Au début en tout cas.

C'est comme les rencontres, je n'aime pas forcer le destin, je préfère laisser les choses se faire naturellement et s'il n'y a pas de rencontre il n'y a pas de rencontre, tant pis. C'est aussi du consumérisme du chercher absolument à rencontrer un maximum de gens. L'important c'est la qualité pas la quantité !

Pour moi le pays le plus asociable est... la France - Antlia

Mais non, regarde comme ce forum FRANÇAIS est hautement sociale :)
http://lebraquetdelaliberte.com/ Guide gratuit sur le voyage à vélo --> http://minu.me/8njr Communauté des Voyageurs à vélo sur Google+ : http://minu.me/c509
GA Gallega ·
Effectivement, tous les pays/types de voyages ne se prêtent peut-être pas à un voyage en solo, surtout si tu n'es du genre à entamer la conversation avec le premier venu mais voyager seul n'est jamais facile au début, comme l'ont dit les autres forumistes, c'est un exercice qui s'apprend, jour après jour, voyage après voyage.

Je suis allée deux fois en Asie, toujours accompagnée, mais j'ai passé 6 mois seule en Nouvelle Zélande et ce voyage a été, pour moi, le meilleur de tous. J'y ai rencontré des gens formidables avec qui je suis toujours en contact 4 ans plus tard. Je ne peux que répéter ce qui a été dit plus haut : il suffit souvent de s'intéresser aux autres, d'un contact visuel, d'une bière partagée dans le "salon", d'un peu de sel partagé dans la cuisine (ou au resto, le cas échéant). Je suis profondément convaincue qu'en voyage, les gens sont ouverts aux nouvelles rencontres et qu'il est plus facile d'entrer en contact avec un inconnu qu'en France (ou en Belgique, même problème).

Si tu n'as pas d'obligation, pourquoi ne pas justement poursuivre ton périple jusqu'en Australie ou en NZ? En plus d'être grandioses et d'offrir la possibilité du Visa Vacances-Travail, ces pays regorgent de backpackers qui se lient d'amitié chaque jour et ce que tu dis très justement, c'est que le travail rapproche. En février-mars, la saison des vendanges commence en Nouvelle-Zélande, une expérience unique que je te recommande chaudement. En Asie, il est peut-être possible de trouver une expérience de volontariat, là aussi ce ne sont pas les nouvelles rencontres qui manqueront.

Bonne chance, bonne continuation et bon courage pour la suite de tes aventures. Je ne suis sans doute pas la seule sur ce forum à envier ta situation alors profite, c'est la plus important ;-)
KO Kola Globetrotter ·
Ecrire ses émotions, son ressenti pour mieux les mettre à distance permet de poser dessus un autre regard.

En ouvrant cette discussion que tu sembles suivre régulièrement mais où tu n'est pas ré intervenue... sollicitais-tu des conseils, des solutions ? Ou était-ce juste une manière de faire une pause, de faire le tri, de désencombrer... pour poursuivre le voyage avec plus de légèreté ?
JU Julialaf ·
Bonjour à tous !

Pour être honnête je ne m'attendais pas à autant de réponse et ça me fait chaud au cœur !

Mon adaptation a été longue mais je me sens beaucoup mieux maintenant et j'appréhende beaucoup moins la solitude !

Vos témoignages m'ont beaucoup aidé et j'espère qu'ils serviront à d'autres voyageurs !

Merci :-)
SO Sozal Veteran ·
Beau billet , exactement ce que je ressents ... Le benefice , c est que ce voyage a le pouvoir de reflechir sur ta solitude ! Pourquoi en souffrir ? Que dois je changer chez moi ? Etrangement , on se sent seul quand il y a plus d etranger , et il suffit de quelques mots avec un " autochtone" pour se sentir riche et ravi . D ailleurs la plupart des rencontres faitent avec d autres voyageurs se font principalement ... dans les transports . Des fois je prends mon sac pour echapper a la solitude dans mon propre pays , et souvent , ce sentiment est decuplé en voyage ... Je dirais qu il faut assumer sa solitude et ne pas en souffrir , sinon on passe sa vie a ruminer .
BO BobAntibes ·
Bonjour Je suis un homme de 50 ans je vais partir seul 3 mois seulement mais vraiment ton message ma touchée je me voie dans ta description de la solitude courage Robert
Bob
MA Maldyves ·
Bonjour Julia,

Je comprends ce que tu ressens.

J'ai beaucoup voyagé seul et parfois comme toi j'ai ressenti la solitude. Mais le plus souvent face à de superbe lieu et où il n'y avait personne avec qui partagé. Je me suis surpris à parler à ma voiture de location en traversant des paysages magnifiques en Argentine.

Alors oui certains ne sont pas fait pour voyager seuls, ni longtemps aussi.

Tu dis que la langue est un frein. Je ne sais comment tu abordes les gens mais j'ai constaté que beaucoup font la même erreur (je suis tour leader et là c'est l'expérience qui parle). Souvent les touristes quand ils ne parlent pas la langue locale, parlent anglais comme si tout le monde parlait anglais.

Dis toi qu'il n'y a aucune raison que l'asiatique ou le sud américain ou autres parle mieux anglais que toi. En revanche tu serais surprise du nombre de gens qui parlent français. En Asie par exemple, beaucoup de personne âgées et aussi jeunes parlent français car la France est l'ancienne puissance coloniale et que beaucoup on appris parfois de leurs parents. Au Japon par exemple beaucoup de filles parlent français car la France c'est le pays de la mode, du luxe etc.. Et ça les japonaises adorent et voudrais bosser dans ces domaines donc elles apprennent notre langue.

Donc je préconise toujours aux touristes la démarche suivante quand on aborde une personne. Primo on dit bonjour dans la langue du pays où on est. C'est le moindre effort qu'on puisse faire dans un pays selon moi savoir dire bonjour, au revoir et merci dans le dialecte local. Donc primo bonjour dans la langue du pays deuxio Bonjour dans la langue de notre pays. Alors tu vas peut-être me dire comme beaucoup "mais ils comprennent pas le français"... Et je te répondrai "Ah bon ils te l'ont tous dit?". Tu me dirais "mais pourquoi ne pas le dire en anglais"... Parce que dans 80% des pays du monde si tu dis bonjour en anglais alors pour les gens tu es américain et leur réaction n'est pas la même dans beaucoup de cas. Souvent tu verras les prix sont plus élevés voir même les gens moins amicaux. En revanche si tu dis bonjour en français même si les gens ne comprennent pas, ils comprendront que tu n'es pas américaine et crois moi leur perception de ta personne va changer.

Et si les personnes parlent français tu auras tout gagné sinon tu tentes l'anglais, l'espagnol, l'italien etc...

Autre truc porter (te faire faire, en Asie ce n'est pas cher) un tee-shirt avec écrit dans la langue du pays "Bonjour, parlez vous français?". J'ai testé avec un de mes groupes en Chine et l'effet fut surprenant et immédiat. Même des gens qui ne parlaient pas français venaient dire bonjour et demander si on aimait leur pays etc... Il y a une boite en France qui fait des tee-shirts ainsi: http://www.let-s-talk.com

Je vais m'arrêter là même si je voudrais te remonter le moral. Tu dis que tu ne vas pas vers les gens car les voir 3 ou 4 jours et après ils disparaissent donc à quoi bon... Et bien je ne sais pas quel est ton passé dans le voyage, mais tu verras que le monde est tout petit et que des gens que tu vois 3 jours ici tu les verras sans doute 2 jours là et parfois très loin. Et puis ces gens là peuvent te donner des coordonnées d'amis rencontrés dans un endroit ou toi tu vas aller plus tard et cela peut te faire un bon point de chute et un bon début d'échange avec tes futurs nouveaux amis...

Enfin ne pour parler la langue de Molière lors de ta prochaine connexion, note les adresses des Alliances Françaises. Tu pourras y parler échanger.. http://www.fondation-alliancefr.org/?cat=6

Courage!! Et bon voyage!

Yves
AN Antlia Veteran ·
J'abonde ! Ne pas laisser passer qu'on pourrait être gringo, yankee, bref étatsunien. En Amérique du sud, quand ça m'arrive, je casse tout de suite sèchement (en espagnol) : Non, je ne suis pas un gringo, mais un français, donc un latino aussi. Ca va tout de suite mieux après...

Au Paraguay ils pensent plutôt que je suis un allemand, je rectifie tout en précisant que nous avons fait trois guerres de suite avec ces braves gens et qu'il serait bon de ne pas confondre... D'autant que sous Strössner les nazis qui ne pouvaient rester en Europe venaient y trouver refuge (ainsi qu'au Brésil et en Argentine). Ceci dit ne pas confondre ces derniers avec les ménonites, même s'ils sont d'origine allemande, qui forment des colonies agricoles au Paraguay.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
LU LuBa1 ·
Bonjour Julia,

Je vous souhaite un très joli périple. Votre billet m'a touché. La solitude, on la ressent partout et de plus en plus. Pas seulement au cours de voyages malheureusement. C'est de plus en plus compliqué...que cela soit dans les grandes villes (j'habite Paris) mais aussi dans les villes moyennes, les régions et ailleurs en Europe.

En France, il est vrai que nous atteignons des sommets. C'est d'autant moins facile quand on est d'une nature réservée.

Partir en Solo comme vous le faites, demande un certain courage et vous pouvez vous sentir fière car ce n'est pas donné à tout le monde...Combien de personnes, vous seriez surprise, sont incapables de déjeuner seules dans un restaurant par exemple !

Voyager en solo c'est la liberté absolue mais cela peut parfois être également très perturbant. La solitude vous envahie parfois telle un voile obscure.

Pour ma part, j'ai voyagé plusieurs fois seul et, pour le moment, je ne suis pas prêt à recommencer dans un proche avenir. Je suis parfois revenu extrêmement déprimé...Oui les couples, les bandes de copains que l'on croise et qu'on ne peut ignorer...Je referai sans doute une tentative, sûrement en Asie car en Europe les gens deviennent de plus en plus fermés je trouve...

Bien à vous, Laurent.
IT Itxaso ·
Merci Julialaf, ce que tu écris est très beau. Et cela ne concerne pas que le voyage que nous faisons en nous déplaçant dans un lieu inconnu, mais le voyage de la vie! Bonne route à toi!
NO Novitche Regular ·
J'ai l'expérience véritablement inverse en voyage: j'ai besoin de voyager seul, j'ai besoin de me retrouver... et mes rencontres, paradoxalement me permettent de me plonger plus au fond de moi encore. Le bien être n'est pas une quête viable à mon sens, en revanche ce bien être est ce qu'on pourrait appeler un bénéfice secondaire lorsque je suis le précepte du temple de Delphes, popularisé par Socrate "connais toi, toi même".

Au contraire même, partir avec quelqu'un me fait me sentir responsable de cette personne et mon regard tourné vers l'extérieur considère le monde comme une menace. Alors que seul, je peux me retrouver à pied sur une autoroute de Singapour ou dans une arnaque sur Bangkok avec une femme que je ne connais joue ma femme en filant 300$ sous la table tout en me faisant croire que la personne a arnaquer est en face de moi... Le genre d'aventure flippante et super sympa en même temps qu'on ne peut pas vivre à deux.

Après oui c'est une question de personnalité; mon anglais me permet de me lier avec n'importe qui et je suis plutôt sociable pour aller vers les gens si je sens qu'ils sont ouvert à une discussion. Souvent on échange nos facebook entre backpacker mais très rarement on continuer de lier une relation qui nous paraissait forte sur le moment, du coup je le donne plus par politesse si vraiment ils insistent parce qu'ils ignorent encore que la relation était intéressante parce qu'elle était aussi périssable que ce moment que nous vivions. Itchi go itchi e (一期一会) comme il est dit au Japon notamment lors d'une cérémonie du thé: nous vivons un beau moment qui va disparaitre alors tachons d'en profiter.
FL Florancee ·
cela dépend, il y a des personne qui peuvent se faire des amis facilement n'importe ou, n'importe quand...par contre d'autre n'arrive pas a sympathiser aussi vite alors, certainement le sentiment de solitude s'installe...C'est bien de voyager seul mais mieux encore accompagner...
NI Nimou74 Veteran ·
Si tu vas mieux, c'est l'essentiel. D'ailleurs, tu ne l'as pas dit, où vas-tu ?, Tu pars pendant combien de temps ? Je ne connais pas ton âge , mais il me semble que les rencontres se font plus facilement quand on est jeune, ce qui m'a l'air d'être ton cas , non ? Quelqu'un sur le forum t'a conseillé tes petits boulots en Australie ou en NZ. C'est une excellente idée. J'ai croisé un certain nombre de voyageurs dans ces 2 pays qui travaillaient pour un lapse de temps assez court et qui permet de faire des rencontres. Quant à la durée, même si ce sont des rencontres d'une journée pendant une excursion ou autre, c'est toujours cela de gagné et ça met du baume au coeur. J'ai pas mal voyagé de mon côté , parfois seule (rarement), en couple (l'idéal quand on s'entend bien) et avec une amie. Alors là ce fut un total échec ! Bien des fois j'aurais aimé poursuivre mon voyage seule , crois-moi ! (elle doit en dire autant !!) J'ai croisé une femme retraitée sur le forum, formidable de courage et d'humilité. Cela fait un moment qu'elle parcourt le monde en solo. Je l'admire car j'aimerais en faire autant. Seule ou accompagnée ?? Je crois que seule, l'expérience est plus enrichissante car elle te pousse à aller parfois au delà de tes limites. je serais tentée mais j'avoue que le jour où le moment approchera, je serai probablement très angoissée... Voilà, c'était pour profiter de cet instant de réflexion, mais je suis sûre que les choses iront en s'arrangeant car on s'habitue à tout dans la vie , surtout quand on vit une telle expérience enrichissante !
PA Pachyderme Veteran ·
bonjour, je revient d'un premier voyage seule sac au dos en Inde, ma premiere rencontre fut la suivante: j'ai pris un train de nuit des le soir meme de mon arrivée à Delhi, là bas les gens sont curieux et veulent savoir qui vous etes, j'ai ainsi rencontré dans le wagon une famille dont le pere avait ete en vacance en France, au bout d'un certain temps je me suis apercu que la personne chez qui il habitait à Paris était un ami pas vu depuis 25ans..c'est alors que je lui ai demandé son nom et qu'il m'a donné effectivement le nom de cet ancien ami.. il etait aussi etonné que moi .. tout ça pour dire que mes 5 semaines de vadrouilles ensuite en Inde furent basées sur cette rencontre hasardeuse et etrange: chaque rencontre que j'ai fait ensuite avait un sens ou plutot je lui en donnait un puisqu'apparement le hasard ou la probabilité n'existait pas et que tout a une signification.. ok l'Inde se prette bien à ce genre de consideration toujours est t il que d'envisager les choses de ce point de vu renforce sa propre curiosité des gens.. et aussi j'avais acheté un grand tissus dont je recouvrais mon lit des que j'arrivais dans une nouvelle guest house ainsi je me retrouvait un peu chez moi partout! bon voyage à toi! [:)]
https://youtu.be/Zf3BvhjWTKg?si=1YaiHFtGqzqgC54P
B0 B00merang Regular ·
bonjour, je revient d'un premier voyage seule sac au dos en Inde, ma premiere rencontre fut la suivante: j'ai pris un train de nuit des le soir meme de mon arrivée à Delhi, là bas les gens sont curieux et veulent savoir qui vous etes, j'ai ainsi rencontré dans le wagon une famille dont le pere avait ete en vacance en France, au bout d'un certain temps je me suis apercu que la personne chez qui il habitait à Paris était un ami pas vu depuis 25ans..c'est alors que je lui ai demandé son nom et qu'il m'a donné effectivement le nom de cet ancien ami.. il etait aussi etonné que moi .. tout ça pour dire que mes 5 semaines de vadrouilles ensuite en Inde furent basées sur cette rencontre hasardeuse et etrange: chaque rencontre que j'ai fait ensuite avait un sens ou plutot je lui en donnait un puisqu'apparement le hasard ou la probabilité n'existait pas et que tout a une signification.. ok l'Inde se prette bien à ce genre de consideration toujours est t il que d'envisager les choses de ce point de vu renforce sa propre curiosité des gens.. et aussi j'avais acheté un grand tissus dont je recouvrais mon lit des que j'arrivais dans une nouvelle guest house ainsi je me retrouvait un peu chez moi partout! bon voyage à toi! [:)]

Belle anecdote. J'en ai de similaires et pourtant je n'ai pas 30 ans de vadrouille derrière moi, loin de là. A croire qu'il faille aller au bout du monde pour se rendre compte qu'il est petit... [:)]

Dans notre ville, on crée moins de nouvelles interactions et si l'on se rend compte d'une connexion commune, on trouve finalement cela assez banal : nous sommes du même coin, rien d'étonnant. Quand cela survient à quelques milliers de kilomètres, l'heureuse coïncidence prend tout son sens...
CH Chanterelle Regular ·
Te lire m`a rejoint beaucoup dans mes craintes d`aller seule en voyage. J`aimerais pourtant vivre un moment comme celui-là, je me le promet toujours mais quand arrive une occasion, les évènements s`organisent de façon à ce que je sois accompagnée. Mon fils est déjà allé seul en Tunisie alors qu`il avait 21 ans, il voulait vivre cette expérience et a refusé les amis qui lui ont offert de l`accompagner. Ses sentiments ont ressemblé fortement à ce que tu racontes. La solitude a été très difficile à vivre, même s`il dit qu`on tu le projettes toi même une merveilleuse expérience de connaissance de soi. J`espère tout de même faire cette expérience un jour. Tu dis que ça va mieux pour toi, j`ai l`impression que d`avoir écrit et transmit tes émotions a sûrement permis d`évacuer ce sentiment et permis d`aller de l`avant. Bonne route!
MA Maddyislands ·


Bonjour ! Je me permets cette réponse, ayant beaucoup voyagé seule depuis plus de 3O ans . C'est le voyage en solitaire qui permet de s'ouvrir aux autres : observer des couples au restaurant ... c'est sans commentaire, alors que vous, seule, il y aura toujours un gentil serveur pour vous adresser un mot aimable et un sourire ! Peu importe que vous parliez la même langue ou pas. L'incompréhension se vit au quotidien en France dans notre vie de tous les jours, surtout quand on est une femme seule ! Et puis, un jour, j'ai trouvé la vraie solution : le voyage à vélo, toujours en solitaire. Là, les rencontres se font d'elles-mêmes, "c'est aller vers". La sympathie, les encouragements que l'on reçoit sont le meilleur moteur pour vous dynamiser. L'effort physique sollicité au cours d'une journée de vélo est à double bénéfice : bien-être dans son corps, bien-être dans son esprit. On philosophe beaucoup au rythme des pédales, on a beaucoup de temps pour penser à ceux que l'on aime et qui sont loin. Et tout se qui vous entoure met tous vos sens en éveil : les odeurs, les lumières, les toits d'un village qui se devinent entre des arbres, une église, uncantnnier qui vous encourage, etc. Au final, c'est une conquête, une victoire sur soi-même. De plus, avant le départ, l'organisation, la préparation du matériel, l'entrainement physique, le choix de son parcours, sont des éléments qui contribuent à vous "caller dans les pédales" et par conséquent dans la vie tout court ! L'activité physique en plein air, le rythme du pédalage, la vigilence que cela nécessite, sont apaisants au possible. Le soir, quand on atteint son but, après plusieurs dizaines de kms, sans recherche de moyenne, certes, ce n'est pas l'Everest, mais c'est un réel bonheur, une satisfaction inégalable. Croyez-moi, il n'est nullement besoin d'être une championne pour réaliser ces voyages ! Et le " voyage", même à 1OO kms de chez soi, le temps d'un week-end par exemple, devient une "aventure". Et petit à petit, la confiance en soi est là et on construit des projets plus lointains. La marche doit procurer le même bonheur, mais le vélo est moins dur pour le corps, ce qui est appréciable quand les années vous rattrappent ! Courage, rien n'est facile, mais savoir se donner les moyens d'aller vers les autres est déjà en soi toute une aventure. Bon voyage ! C'est toujours une façon de se découvrir, tout en découvrant l'inconnu ! Amicalement. Mad.
maddy
PA Pachyderme Veteran ·
nan nan moi non plus j'ai pas 30 ans de vadrouille, c'est mon premier voyage comme ça .. et au contraire je trouve que le monde est si vaste et mysterieux et pleins de sens hors de notre portée à court terme; j'espere que les vagues de ce voyage vont restées longtemps dans ma tete; bien que cela fut aussi avec des moments pas faciles de solitude bien sur qui au fur et à mesure du temps du voyage devient un apprentissage de la confiance en soi (oua qu'est ce que j'ai là..hihi)
https://youtu.be/Zf3BvhjWTKg?si=1YaiHFtGqzqgC54P
PE Pedro1476 ·
Bravo pour ton post, ce n'est pas toujours évident de décrire ses sentiments et c'est fait de très belle manière....tu nous as régalé :)

Mon experience peut peut etre apporte une petite pierre a l'edificie...J'ai voyage un an en solo a l'autre bout du monde en ayant comme seul moyen de locomotion le vélo et forcement il y a des moments ou tu éprouves ce sentiment de solitude notamment lorsque tu viens de quitter la chaleur d'une famille accueillante pour te retrouver seul sur ton velo ou bien lorsque tu traverses le desert et que de toute facon il n'y a personne....

Comment y faire face :

-Tout d'abord se laisser porter par les évènements qui surviendront lors de ton voyage et ne pas hésiter a casser tes plans pour passer des moments surprises et insoupçonnées avec tes rencontres. Une rencontre de 3/4 jours est toujours profitable et fait parti de ton voyage. Les moments que tu partageras avec ces personnes et les recits que tu entendras te feront avancer et t'apporteront la matière dont tu as besoin pour consolider ton ouverture d'esprit et te construire en tant que personne. Sur cette annee de voyage, je retiens aussi bien la beaute des paysages qui illuminent toujours mes yeux que la gentillesse des personnes et les histoires entendues qui sont présentes dans ma tete et mon coeur...

-Ton voyage peut prendre une tournure imprévu des demain et tout peut changer a travers un evenement, une rencontre...la verite d'aujourd'hui ne sera pas celle de demain...c'est ce que l'on appel la liberte et c'est ce qui est magnifique dans le voyage

- la liberte absolu peut entrainer le sentiment de solitude qui reste impermanent, il arrive, il disparait....ecoute tes sentiments mais essaie de rester neutre par rapport a eux. Oui ce sentiment arrive dans ma tete et je le ressens biologiquement, non il ne vas pas affecter ma bonne humeur et ma joie de vivre. Profite du temps que tu as pour essayer de te détacher de tes sentiments, de les observer en spectateur attentif sans etre toucher par eux. Conserve des pensées positives comme le fait de pouvoir faire ce que tu veux et rends toi compte de cette chance. Tu n'es pas dans la routine quotidienne qui reviendra certainement un jour, profite a fond de ta liberte en essayant de ne pas te fixer sur ce sentiment ou de dominer ce sentiment de solitude. Maitriser ses sentiments n'est pas evident mais tu as le temps pour travailler dessus et cela te sera profitable pour la suite ! Inonde ton esprit de pensees positives qui ne seront pas trop dure a trouver je pense.

- occupe tes journees le plus possible mais ca tu l'as bien compris :) Lance toi des challenges, des defis qui te font rever et repousse tes limites !

- soit curieuse, pose des questions a n'importe qui au sujet de n'importe quoi....le fait de parler en anglais va te faire progresser et tu pourras converser plus longtemps. C'est en faisant l'effort de parler que ca va venir et en plus les gens adorent le franglish ;)

Pour finir mets toi en tete que ce sentiment de solitude ne dureras pas, qu'il est impermanent, temporaire et qu'il peut voler en eclat des ce soir, demain ou apres demain !!!! C'est la beaute du voyage

Pierre - www.decouvertesenvelo.com
CH Chanterelle Regular ·
Comme ça fait du bien te lire ce matin Pierre!! C`est comme une bouffée d`air frais pour amorcer ma nouvelle journée! Je reconnais dans tes paroles, les leçons de sagesse des moines bouddhistes. Merci!
IT Itxaso ·
Merci Pierre, pour ton message.

Je n'ai jamais fait de voyage au long cours, mais je te rejoins tout à fait sur la philosophie du voyage que tu exposes.

A tel point que j'essaie de transposer ces "règles de vie" dans mon quotidien (qui est, selon moi, beaucoup plus pesant que celui du voyage) ... et ce n'est pas simple de garder la même disponibilité que l'on a en voyage en par exemple allant au boulot, au marché, en se promenant au parc près de chez soi.

Voilà, un travail au jour le jour, qui me mène à penser que la solitude, en plus de ne pas être forcément là où on la croit, est absolument nécessaire pour le détachement dont tu parles.
GE Geepseaman ·
Seul physiquement, ou en couple, en voyage ou pas, on est toujours "seul" sur son parcours terrestre ! Et entre les illusions, concessions, hypocrisies, pertes de liberté et déceptions d'une vie de couple ou d'une relation, et la vie en solo, ici ou ailleurs, il vaut parfois mieux choisir sa "liberté solitude", plutôt qu'un ersatz d'amour qui n'en est même pas, ou des désirs vulgaires et grivois qui ne mène pas très loin Ou même que des "pseudos amis" qui ne restent en contact avec toi (en france ou son lieu de vie d'origine) que par intérêts personnels, ou parcequ'ils ne savent pas supporter leur propre solitude

Mallarmé en parlait assez bien [;)]

La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres. Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres D'être parmi l'écume inconnue et les cieux ! Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe Ô nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe Sur le vide papier que la blancheur défend Et ni la jeune femme allaitant son enfant. Je partirai ! Steamer balançant ta mâture, Lève l'ancre pour une exotique nature !

Un Ennui, désolé par les cruels espoirs, Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs ! Et, peut-être, les mâts, invitant les orages, Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots ... Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !

Brise marine
AN Antlia Veteran ·
Ce poème de Mallarmé est un de mes poèmes fétiches quand je menais une vie de navigateur (un peu trop) solitaire. Mais je vous assure qu'en voyage vous allez faire des rencontres ! Des francophones (donc pas des seuls français) et qui seront bien plus intéressants que vos tristes voisins de pallier ou de pavillon et, bien sûr, des locaux qui viendront à vous mus par la curiosité. D'où l'intérêt d'aller dans des coins paumés hors des zones touristiques classiques.

Aussi suis-je parti au Maroc avec la ferme intention de voir la vallée du Draa. Un fleuve spécial car caché sous son drap de sable. Mais, en route, je faisais de multiples rencontres. Des gens m' interrogeant sur ma vie et me parlant de la leur. En fait de Draa je m'arrêtai avant à Errachidia où je me suis fait plein d'amis et où j'ai enseigné un moment l'informatique.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
IT Itxaso ·
Pour ma part, le voyage commence à partir du moment où je ferme la porte de mon appartement. Mes voisins de palier sont donc mes premiers compagnons de voyage, sans compter le fait que mon immeuble est particulièrement international (par l'origine plus que par la nationalité)... En réalité, tous les voisins de palier de tous les immeubles du monde sont tristes et inintéressants ... jusqu'au jour où leur regard croise celui d'un voyageur perdu dans leur rue. Ils vont alors vers lui dans une langue balbutiante, mus par la curiosité ...

Voilà, je me permets juste d'assurer la défense des voisins de palier, dont je fais moi-même partie.

Je conseille aussi le film "Lundi matin" d'Otar Iosseliani où si mes souvenirs sont bons, le héros se rend compte qu'ici ou ailleurs, on a tous "une vie quotidienne".
GE Geepseaman ·
Je te rejoins sur le fait que pour voyager "sainement", il faut savoir et avoir à mon sens voyager seul, avant de vouloir voyager à deux ou à plusieurs; Ou plus généralement, il faut d'abord savoir "'bien vivre avec soi même", avant de vouloir "vivre avec les autres"; Et ne pas savoir faire ça, c'est souvent devenir rapidement "dépendant affectif" ou des autres, ce qui est néfaste pour soi, comme pour les autres et les relations; Trouver un(e) compagne(ons) de voyage ne devrait jamais être "indispensable", mais seulement 'optionnel' ou facultatif, et la "cerise sur le gateau voyage", s'il y a bonne entente bien sur, et respect de la liberté et de ses choix de chacun en chemin; Si on ne discute pas des choix du binome, et qu'il y a plus de divergences et concessions, que de connivence et liberté, c'est le signe qu'il vaut mieux chacun tracer sa propre route, quitte à se retrouver ailleurs, ou plustard; En voyage aussi, mieux vaut être seul que mal accompagné ! Après, connaissant à ma façon la voile et la mer, c'est clair que c'est un domaine où les rencontres "humaines" sont moins nombreuses, surtout en mer ! où on croise plus de goélands, poissons ou cétacés, que de congénères bipèdes; Donc à moins d'être un marin solitaire invétéré (ou invertébré d'ailleurs), et d'apprecier la solitude longue durée, un projet de voyage à la voile au long cours, est souvent plus "humain" et sympa en duo, ou en famille pour ceux qui veulent;
SM Smartdogs Veteran ·
On sent bien là la sagesse du vieux loup de mer à la peau du visage plissée par les brûlures du soleil et des embruns ! [;)]

Sinon, quand tu pars ainsi pour te chercher toi-même, ça t'arrive aussi de te retrouver ailleurs, ou plus tard ? [:)]
" On voyait partout des sardines ... "
AN Antlia Veteran ·
Je suis la seule chose globale que je ne cherche pas. Mes lunettes, par contre... (je pense à tes petits chiens binoclards). Anecdote bateau : "Où sont mes fichues lunettes, je croyais bien les avoir posées sur la table à carte ?". Je descend et crac sous mon pied "Je crois les avoir trouvées"
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
DJ Djalma Globetrotter ·
Trouver un(e) compagne(ons) de voyage ne devrait jamais être "indispensable", mais seulement 'optionnel' ou facultatif,

C'est pas trop contradictoire avec toutes ces annonces?( les plus récentes seulement!!) bizarre bizarre...

http://voyageforum.com/...us-loin-si-d6266660/ http://voyageforum.com/...-2013-2014-d6250370/

http://voyageforum.com/discussion/voyages-velo-trains-bus-etc-qui-est-interesse-d4623332/ http://voyageforum.com/discussion/france-cyclotouristes-voyageurs-en-aquitaine-d4631489/ http://voyageforum.com/discussion/equipiere-periple-velo-sud-france-corse-plus-loin-si-d6112164/ http://voyageforum.com/discussion/compagnon-e-voyage-en-asie-debut-2012-plus-si-d4600589/
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
SM Smartdogs Veteran ·
A quelle nécessité peut bien répondre ce besoin irrépressible, apparemment, de redonner la parole, ici ou en d'autres messages récents depuis peu passés pour une durée illimitée au silence définitif des oubliettes de VF, à ce malade mental en souffrance de public dont nous savons tous l'incohérence et la fétidité du propos ?
" On voyait partout des sardines ... "
NI Nimou74 Veteran ·
à ce malade mental en souffrance de public dont nous savons tous l'incohérence et la fétidité du propos ?

On reste courtois ! Merci.
DI Dido57 Regular ·
Trouver un(e) compagne(ons) de voyage ne devrait jamais être "indispensable", mais seulement 'optionnel' ou facultatif, et la "cerise sur le gateau voyage", s'il y a bonne entente bien sur, et respect de la liberté et de ses choix de chacun en chemin

En voyageant seule je me sens seule, mais quand j'ai qq un avec moi, cette personne m'agace au bout d'un certain temps, liberté perdu [:/] Difficile de trouver qq un avec une entente totale, j'en cherche qq un avec un camping car depuis un moment pour voyager en binome [:|]
dido la baroudeuse
TO Tori35 ·
Oui, vous avez raison. Je lis bien le francais et j'ecris mal, excusez mes fautes d'ortographe. La solitude est imprescindible et ca fais part du voyage en solo. J'habite au Chili et bientôt je pars en Argentine. Je ne pense pas que internet, la TV, un film peux remplir la solitude. Résoudre la solitude ce une chose intérieur pas exterieur. Peut être Amerique va te donner la liberté, la joie et le branchement intérieur que tu a besoin en urgence. Bon chance!
Victoria
KO Kola Globetrotter ·
On reste courtois ! Merci.

Nulle discourtoisie dans le message de Smartdogs... Il (d)énonce simplement une réalité, éparpillée dans de nombreuses discussions et sous divers pseudos, par le même membre.
CH Chrispopof Veteran ·
Je pense que l'anglais joue un grand rôle. Je suis parti deux mois en Chine et j'ai du passer 2 jours seul. Le reste était ponctué de rencontres mémorables. Pourquoi ne pas profiter de ce voyage pour progresser dans cette langue et du coup, apprécier encore plus le voyage ?
Récits de voyage et conseils pour la préparation d'un tour du monde sur http://tour-monde.fr/
NI Nimou74 Veteran ·
Certes, mais cela ne fait pas tout ! On communique avec les voyageurs plus facilement , mais avec les locaux ... En Chine, rares sont ceux qui parlent et comprennent, ne serait-ce qu'un tout petit peu , la langue. Ca n'aide pas vraiment non plus en Amérique Latine...Promis juré, je me mets à l'Espagnol et au Chinois dès que possible car ce sont mes destinations préférées ![;)]
CH Chrispopof Veteran ·
Pour les locaux, c'est que c'est plus difficile. Mais de plus en plus de jeunes, notamment en Asie, parlent anglais, et même sans parler la même langue, il est possible de faire de belles rencontres !
Récits de voyage et conseils pour la préparation d'un tour du monde sur http://tour-monde.fr/
MI Michel6138 ·
J'ai trouvé votre "témoignage" très intéressant.

J'ai ressenti tout ce que vous avez décrit lors de mon dernier séjour à l'étranger. Parti seul pour 6 mois, je suis revenu au bout de 2. En novembre je suis allé au Myanmar et décembre en Thaïlande. J'ai beaucoup aimé le Myanmar où j'ai fait quelques rencontres, même de quelques jours, j'ai moins aimé la Thaïlande où je n'ai rencontré personne et énormément de touristes (je sais bien que j'en suis un aussi). Il est dur de passer des grandes journées sans parler à personne, de manger seul, de ne pas partager ses coups de cœur. Peut-être aussi ai-je mal préparé mon voyage : saison des pluies en Indonésie, typhon aux Philippines, etc.... Peut-être aussi ai-je été trop gourmand en voulant partir 6 mois, l'an dernier je suis parti 3 mois (Vietnam, Cambodge et Laos) et cela s'était très bien passé, et j'avais rencontré beaucoup de monde. Je crois maintenant que les rencontres sont un part importante du voyage.

Mais Je repars en Chine 3 semaines au mois d'avril.

Je vous remercie d'avoir si bien décrit mes "états d'âme".
FL Flo2Mots ·
Salut Julia,

Très touchant ton article!

Tout ça finalement, c'est une question de personnalité, après je pense que le facteur "chance" soit aussi de la partie, se trouver au bon moment au bon endroit.

Courages à toi, Florian
Suis mes aventures sur ma page FaceBook!!! https://www.facebook.com/flolevoyageur.blog Voyage en image, photos et vidéos d'un périple en Asie, Océanie et Amérique du Sud.
MI Michka168 ·
Bonjour Je suis Michka, et j'habite en Alsace. Mon mari et moi sommes rentrés d'un voyage de 2 ans en Europe et Afrique du nord en camping car. Donc contrairement à vous je n'ai pas voyagé seule, néanmoins, la solitude, le blues.... Je me permets donc de vous dire, que ce n'est pas spécifique aux gens qui voyagent en solo. La solitude nous l'avons aussi vécu.

Mais bien davantage dans les régions françaises, que dans les 25 pays européens que nous avions visités. Cela en dépit de l'entretien régulier de notre véhicule, les travaux domestiques, nous n'avions volontairement pas la télé, les activités domestiques ne comblent pas la solitude que l'on ressent.

Quant à la déprime , si c'est à tour de rôle ça va, l'autre est là pour vous remettre d'aplomb. Il arrivait souvent que l'un contaminait l'autre.... Et les coups de gueules étaient fréquents... souvent liés au fait que contrairement aux voyageurs pédestres, cyclismes, ou autos stoppeurs, un camping cariste est souvent très très frustré de ne pouvoir passer la nuit ou il veut. En couple il faut systématiquement tenir compte des envies, des goûts de l'autre.... ce qui suppose beaucoup de compromis. De plus il n'y a pas toujours la place pour se garer n'importe ou.... Combien de fois ne nous sommes nous pas dit:" Mais quelle mouche nous a piqué pour partir ainsi! Rester chez soi le soir devant la télé, nous connaissons nos voisins, parlons la même langue, partageons la même culture..." la vie est tellement plus facile!

Outre le français, nous ne parlons très bien que l'allemand , et avons profité de notre séjour en Angleterre pour apprendre quelques peu l'anglais... ce qui nous a été utile dans les pays suivants.... Contrairement à ce que l'on entend... l'allemand est très très utile.

Globalement , justement parce que nous sommes très ouverts aux autres... la langue ce n'était pas un vrai problème ... Connaître au minimum les formules de politesse du pays accueillant facilite la vie. Je pense que le problème, si problème il y a , c'est est davantage lié à l'épuisement moral. Pour ce qui nous concerne, nous changions de pays en moyenne tous les 15 jours. A chaque fois il faut s'adapter, la langue certes, la culture locale, les habitudes alimentaires, le climat social, aux éventuels voisins de nuits que nous allions rencontrés sur les aires de services, ou simplement dans une rue, un quartier, ou en pleine nature. Entrer en relation verbale avec l'autre exige de soi un gros effort. Au fil du temps on finit par communiquer avec tout ce que nous avons en nous.... mîme, dessin, et on tâtonne avec l'anglais, l'allemand, le français..... Si bien qu'a la fin de notre périple nous ne savions plus très bien comment parler.... Comme les légionnaires, nous avions sans nous en rendre compte inventé une nouvelle langue.... Par ailleurs, nous n'avons plus vingt ans depuis longtemps.... se rajoutait à notre voyage les soucis générés par nos enfants....et la frustration de ne pas être présents lors de la naissance de nos petits enfants.... Nous sommes rentrés chez nous depuis 6 mois.... et maintenant pour sortir, nous devons nous faire violence.... TANT, nous sommes bien chez nous.... Bizarre non? Je vous souhaite chers voyageurs, une très belle journée, et de très belles rencontres.
IT Itxaso ·
Pour ce qui nous concerne, nous changions de pays en moyenne tous les 15 jours. A chaque fois il faut s'adapter, la langue certes, la culture locale, les habitudes alimentaires, le climat social, aux éventuels voisins de nuits que nous allions rencontrés sur les aires de services, ou simplement dans une rue, un quartier, ou en pleine nature. Entrer en relation verbale avec l'autre exige de soi un gros effort. Au fil du temps on finit par communiquer avec tout ce que nous avons en nous.... mîme, dessin, et on tâtonne avec l'anglais, l'allemand, le français..... Si bien qu'a la fin de notre périple nous ne savions plus très bien comment parler.... Comme les légionnaires, nous avions sans nous en rendre compte inventé une nouvelle langue.... Par ailleurs, nous n'avons plus vingt ans depuis longtemps.... se rajoutait à notre voyage les soucis générés par nos enfants....et la frustration de ne pas être présents lors de la naissance de nos petits enfants.... Nous sommes rentrés chez nous depuis 6 mois.... et maintenant pour sortir, nous devons nous faire violence.... TANT, nous sommes bien chez nous.... Bizarre non? Je vous souhaite chers voyageurs, une très belle journée, et de très belles rencontres.

Ah, non, pas bizarre du tout. Après avoir un peu voyagé, je n'aspire qu'à une chose: rester chez moi. J'aime à présent rester chez moi, je partais tous les étés, à présent je passe les étés chez moi et franchement je ne regrette pas, ni d'être partie les années précédentes, ni de rester à présent.

En fait, c'est l'aboutissement d'un long processus. Oui, j'ai toujours aimé voyager, mais jamais en bougeant beaucoup. Il m'a toujours paru impensable de partir dans un endroit dont je maîtrisais mal la culture et la langue et de partir moins de quinze jours dans un pays. Du coup, je suis devenue une voyageuse "à spécialité": après l'Espagne où j'ai un peu vécu (et finalement, je n'ai pas tant fait de tourisme que ça, je serais incapable de conseiller un voyageur), les pays de l'Est (de l'Europe) et les Balkans, c'est l'Italie où je vais très régulièrement sur des périodes relativement courtes et où je teste le voyage lent et parfois immobile.

Bonne soirée!
NI Nimou74 Veteran ·
Qu'on soit seul ou à deux ou encore en famille, je trouve qu'il faut une sacrée dose de courage pour s'exiler un an, voire plusieurs années. Je pense que les coups de déprimes sont inévitables , surtout au moment des anniversaires, des fêtes de fin d'année, avec en outre des conditions parfois très sommaires de confort , le climat pas toujours favorables ...Sans doute faut il être fort psychologiquement pour faire abstraction de ces aspects négatifs et ne considérer que les avantages d'un tel voyage. Car il y en a tout de même énormément ! Pour ma part, j'y songe , j'y songe... Pas encore bien décidée si seule ou à deux, mais l'envie est bien présente. J'ai beaucoup voyagé , mais jamais sur une durée excédant 2 mois. Je suis toujours contente de rentrer chez moi , mais j'ai toujours un projet de voyage à venir...
FD FDB Globetrotter ·
Je suis toujours contente de rentrer chez moi , mais j'ai toujours un projet de voyage à venir...

Pareil, à quelques exceptions prêts où j'aurais volontiers fait durer le voyage quelques semaines de plus [;)]
Faby
TO Tori35 ·
Oui, vrai. Ca fais 3 ans que je voyage-travaill a vie... suis pas poete mais je crois que la vrai maison est a ton interieur et partout, en tout cas en Argentine oú j'habite maitnant, il a de la famille et beacoup a faire, beaucoup de tout pour tous. (Excusez mes fautes d'ortographe, suis pas francaise) [:)].
Victoria

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