Second voyage en Thaïlande
by LeTigre
This discussion is in French, the community’s main language.
Original post
Après de long mois j'ai (enfin) reussi à mettre, non pas sur le papier, mais sur le net, le récit et les photos de ces 3 semaines en Thailande en été 2006. Comme d'hab pour ne pas vous saouler, je vais le poster ici progressivement ...
Patrick.
Chic ! Le récit du second voyage en Thaïlande vient de démarrer, avec des photos superbes.
A suivre donc, à ton rythme, Patrick...
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
Un bon début...
Oui, c'est vrai que ça coûte cher d'aller à Angkor, mais en février 2007 c'est décidé, on y va ! On en profite car on ne sera qu'à 2, sans nos enfants.
Je ne pense pas à ce que j'aurais pu faire en Thailande avec la même somme.
Angkor, c'est unique et aux dires de tous ceux qui y sont allés, ça vaut vraiment le coup.
Je te ferai part de cette expérience si tu veux, Patrick.
Et on attend le reste du récit.....!
Je te ferai part de cette expérience si tu veux, Patrick.
Et on attend le reste du récit.....!
Florence - Le monde est un village... - Vivre simplement pour que d'autres, simplement, puissent vivre-Gandhi
Carnets de voyage sur le site de VF : "Deux semaines dans le sud du Laos", "Laos 2009 : Vientiane, Luang Prabang et Vang Vieng" et "2 semaines de Yangon à Mawlamyine en novembre 2015".
Je te ferai part de cette expérience si tu veux, Patrick.
Et ça lui fera encore un prétexte (de plus) pour revenir 😎
Et ça lui fera encore un prétexte (de plus) pour revenir 😎
La vie quotidienne d'une famille thailsacienne
bonjour le tigre, 😉
je suis deja alle sur ton site pour voir les nouvelles photos que tu as mis pour thailande le retour, et j avais oublie d'aller sur le forum chercher l ecrit qui va avec. Je constate que tu n a pas perdu ta plume et nous attendons la suite avec impatience.
personnellement, je t ai precede car j'etais avec Pat et Alban du 6 au 10 juillet pour aller en plus a la Green Leaf house ensuite pour kao yai.😇 😛
pour répondre a lau88, effectivement je crois que c est sur le forum lp que je l avais trouvé. Pour ce qui est de Pat et Alban, ce sont des passionnés passionnants. Nous avons commencé par eux dans notre périple d'un mois et cela nous a permis pour un premier voyage de nous acclimater et de comprendre un peu le fonctionnement à la "thai" pour les pauvres farangs que nous sommes. hebergement idéal à recommander.
vas y le tigre .... la suite😉
découvrir le monde et rencontrer l'autre
Comme d'habitude ce récit est long. Encore plus long que les autres ce qui est logique puisque nous sommes partis encore plus longtemps, mais j'ai mis des images ( ! ) et je pense (toujours) que quitte à raconter quelque chose dans l'idée que ça puisse servir à d'autres, autant le faire en détails. Alors prenez votre temps et lisez le tranquillement ... L'ELABORATION DU TRIP
Pour nos vacances d'été 2006, la question de la destination ne s'est pas vraiment posée car après avoir passé 2 semaines en Thailande fin décembre 2005, il y avait encore tant de choses que nous avions envie de voir qu'il était évident que nous devions y retourner ! Certains de nos copains, étonnés, levèrent un sourcil sur le mode : « Encore ! Mais pourquoi donc ? » Et ne nous plaignons pas, voyageant en famille, on a évité le regard soupçonneux des abrutis sur le mode : "S'il retourne en Thailande c'est forcément pour les bordels..." Mais que les étonnés se rappellent que ce pays d'Asie du Sud Est est à peu près de la superficie de la France. Penseraient-ils visiter toute la France en 15 jours ? Pour un séjour du 11 juillet au 3 août, on a acheté les billets d'avion sur Thai Airways dés février afin de bénéficier des meilleurs tarifs et je me suis ensuite atellé à établir le programme de ces 3 semaines. Nous avons caressé un moment l'idée de faire un saut à Angkor mais les tarifs prohibitifs de tout ce qui tourne autour de ce site nous firent reculer : pour 4 jours là-bas, nous pouvions en passer 10 en Thailande ! Sans parler du fait que malgré les masses d'argent qu'Angkor génère depuis des années, je n'ai pas vraiment l'impression que les populations cambodgiennes en profitent ... Une fois Angkor Wat abandonné il restait le plus difficile : trier dans tous ce qui nous faisaient envie en Thaïlande ! A ce stade j'ai souvent pensé à ceux qui croient que la Thailande n'est QUE bars à filles et plages, c'est si éloigné de la réalité ! Finalement, on décida d'aller en Issan, une province généralement présentée comme encore authentique, (bien que ce mot n'ai pas vraiment de sens) de retourner au Green Leaf pour se rendre compte de la différence entre le trip dans la jungle en saison sèche que nous avions fait en décembre et le même trip fait en saison des pluies, de rendre visite à Serge à Nakhon Pathom, de passer caresser les tigres près de Kanchanaburi, d'aller voir les chutes d'eau d'Erawan et de finir le séjour dans ces endroits qui, de l'avis général, ressemblent au paradis : Phuket, Kho Phi Phi, Krabi et la baie de Phang Nga. Tout ça devant tenir en 22 jours !! Bien sur, c'était trop de choses. Bien sur, il aurait fallu enlever une partie de ce programme pour privilégier le reste. Mais mon pessimisme/réalisme habituel me soufflant que peut être, nous ne reviendrions jamais en Thailande, nous avons gardé la totalité du programme et c'est avec l'aide de « mon » fidèle agent de voyage de Phuket, Arnaud, que nous avons élaboré un trip itinérant dont le premier pas sera ... ... LE VOL VERS BANGKOK le MARDI 11 JUILLET ... Où nous avons (surtout moi !) un petit coup de stress à l'enregistrement car la demoiselle s'est mise en tête de peser nos bagages cabines, ce qui n'est pas franchement une bonne idée car avec mon matos photo je dépasse joyeusement les 7 kg autorisés … Alors, dans ce cas là « comment qu'on fait » ?? Et bien, dans le monde merveilleux et éminemment logique de l'aviation civile, il faut enlever des choses du sac afin qu'il ne pèse plus que le poids autorisé. Je mets donc l'appareil photo autour du cou, les jumelles en bandoulière et un objectif dans la poche, ainsi mon bagage perd les kilos en trop … Bien sur, ensuite je remets tout dans le sac mais à l'enregistrement il pesait moins de 7 kg et tout était en règle … De toutes façons on passe ensuite au milieu des boutiques détaxées où nous pourrions acheter 15 kilos de marchandises sans problèmes … Décollage quasiment à l'heure prévue et dorlotage habituel sur la ThaiAW avec bons repas, boissons à volontés et cognacs. Dans l'idéal je devrais dormir mais je suis toujours réglé sur l'heure française et le fait qu'il fasse nuit n'est pas un critère suffisant pour que je dorme ! Je passe donc le vol, une fois de plus, à lire, regarder les films et... manger !
JOUR I - MERCREDI 12 JUILLET On atterrit à 5h25 locale, nous avons mis pour atteindre Bangkok encore moins longtemps que lors du premier voyage : 10h20 « seulement ». Le temps de passer les services d'immigration et de récupérer les bagages on arrive dans le hall de l'aéroport une petite heure plus tard où comme prévu, le gars de chez Budget nous receptionne. Nous pensions qu'il allait nous emmener jusqu'à l'agence pour récupérer le pick-up reservé mais en fait, notre voiture est déjà garée dans le parking souterrain de l'aéroport. Les néons blafards ne sont pas l'idéal pour constater l'état du véhicule mais on a fait avec quand même… Enfin si on peut dire car on ne s'aperçoit pas que nous sommes en train d'accepter un modèle à moteur essence de 2, 7 litres alors que nous avions réservés un diesel de 3.0 litres. Ca paraît anodin mais à l'usage on se rendra compte que le modèle essence est moins puissant, la boite automatique moins agréable et qu'il consomme plus. Sur les 4500 km que nous parcourrons ça représentera un surcoût d'une centaine d'euros. (Renseignements pris, il paraît que Budget ne loue plus le modèle diesel ) Les départs des aéroports sont toujours difficiles car on est fatigué par le voyage, on conduit une voiture qu'on ne connaît pas et les routes qui partent des aéroports sont souvent des voies rapides où la circulation est chargée. Cette fois ne déroge pas à la règle et bien que j'ai préparé le trip de façons à ce que nous partions directement vers l'Est sans devoir traverser Bangkok, comme en Thailande il n'y a pas de rond-point mais des U-turn à l'américaine, il nous faut d'abord aller vers la mégapole avant de pouvoir faire demi-tour et partir dans le bon sens. La circulation est chargée mais à ma grande surprise, je retrouve rapidement les automatismes de conduite Thai « Take it easy and slowly ! » (Vas-y doucement !) Accessoirement, malgré sa taille imposante ce 4x4 est toujours aussi agréable à conduire … On enroule les km en s'arrêtant de temps en temps histoire de s'aérer, même si aérer est un bien grand mot car on a fait connaissance avec le climat chaud et humide habituel de la Thailande en cette saison et je pressens que la clim' de la voiture va être appréciée et utilisée ! Dés qu'on quitte la voie rapide, on croise quelques troupeaux de vaches broutant sur le bord de la route. Ca c'est pour le coté « traditionnel », le coté « modernité » est qu'on se retrouve quelquefois sur 3 files même si d'après le marquage au sol il n'y en a que 2, mais quand deux véhicules arrivent côte à côte en face de vous parce qu'ils sont en train de se doubler, il n'y a pas beaucoup d'autres solutions que de se pousser et de faire une 3° file ! Ici les routes sont larges et on ne s'occupe pas trop des trucs inutiles comme les lignes blanches ou les panneaux de signalisations ! On arrive à Prasat en tout début d'après midi et comme prévu, on téléphone à Alban et Pat pour qu'ils viennent nous récupérer et nous emmène à leur guest house (GH), le Baan Naa Cottage, qui comme son nom l'indique est caché au milieu des rizières. (Baan Naa signifie : maison au milieu des rizières) Alban est Français, il vit en Thailande depuis des années et Pat est Thaie, originaire des environs de Prasat. Leur GH est constituée de mignons petits bungalows tous neufs avec tout le confort et bien au calme. Quant à savoir où nous avons trouvé cet adresse … le forum de discussions Voyage Forum bien sur !
On passe tranquillement une partie de l'après midi à discuter de l'Issan et de la Thailande puis on va se balader sur les routes et les chemins qui relient les différents villages entres eux. Ces pistes passent au milieu des rizières et Pat & Alban nous apprennent un tas de choses sur la culture du riz. Je vous donne en vrac tout ce dont je me souviens : l'unité locale de mesure de surface n'est bien sur pas l'hectare mais le "Raï"/ Un raï mesure 1600m² / Il y a différentes qualités de riz et le meilleur est le Hom Mali / En 2005 le prix officiel du kilo de Hom Mali était de 7, 60 Baths le kilo (15 centimes d'€) / Vu la pénibilité de la chose et le fait que ce ne soit pas indispensable, il y a une certaine tendance à ne plus repiquer systématiquement le riz. Ce travail permet de sélectionner les meilleurs plants d'une rizière et de ne repiquer que les plus beaux dans une autre pour n'avoir ainsi dans cette seconde rizière QUE des plants produisant bien. Par exemple, une parcelle d'un rai de Hom Mali NON repiqué produira 700kg de riz contre 1 tonne si la même parcelle a été repiqué. Il faut aussi savoir que le repiquage est principalement fait par les femmes du fait de sa pénibilité ( no comment !) et que le tarif officiel pour une journée de repiquage est de 130 Baths soit 2, 5 euros … Inutile de vous dire que les jeunes préfèrent aller faire n'importe quoi d'autre et de préférence dans les villes plutôt que de repiquer le riz ! Ici aussi, le monde change, plus lentement qu'ailleurs mais indubitablement il change …
(Photos : les différents état d'une rizière)

Pour nos vacances d'été 2006, la question de la destination ne s'est pas vraiment posée car après avoir passé 2 semaines en Thailande fin décembre 2005, il y avait encore tant de choses que nous avions envie de voir qu'il était évident que nous devions y retourner ! Certains de nos copains, étonnés, levèrent un sourcil sur le mode : « Encore ! Mais pourquoi donc ? » Et ne nous plaignons pas, voyageant en famille, on a évité le regard soupçonneux des abrutis sur le mode : "S'il retourne en Thailande c'est forcément pour les bordels..." Mais que les étonnés se rappellent que ce pays d'Asie du Sud Est est à peu près de la superficie de la France. Penseraient-ils visiter toute la France en 15 jours ? Pour un séjour du 11 juillet au 3 août, on a acheté les billets d'avion sur Thai Airways dés février afin de bénéficier des meilleurs tarifs et je me suis ensuite atellé à établir le programme de ces 3 semaines. Nous avons caressé un moment l'idée de faire un saut à Angkor mais les tarifs prohibitifs de tout ce qui tourne autour de ce site nous firent reculer : pour 4 jours là-bas, nous pouvions en passer 10 en Thailande ! Sans parler du fait que malgré les masses d'argent qu'Angkor génère depuis des années, je n'ai pas vraiment l'impression que les populations cambodgiennes en profitent ... Une fois Angkor Wat abandonné il restait le plus difficile : trier dans tous ce qui nous faisaient envie en Thaïlande ! A ce stade j'ai souvent pensé à ceux qui croient que la Thailande n'est QUE bars à filles et plages, c'est si éloigné de la réalité ! Finalement, on décida d'aller en Issan, une province généralement présentée comme encore authentique, (bien que ce mot n'ai pas vraiment de sens) de retourner au Green Leaf pour se rendre compte de la différence entre le trip dans la jungle en saison sèche que nous avions fait en décembre et le même trip fait en saison des pluies, de rendre visite à Serge à Nakhon Pathom, de passer caresser les tigres près de Kanchanaburi, d'aller voir les chutes d'eau d'Erawan et de finir le séjour dans ces endroits qui, de l'avis général, ressemblent au paradis : Phuket, Kho Phi Phi, Krabi et la baie de Phang Nga. Tout ça devant tenir en 22 jours !! Bien sur, c'était trop de choses. Bien sur, il aurait fallu enlever une partie de ce programme pour privilégier le reste. Mais mon pessimisme/réalisme habituel me soufflant que peut être, nous ne reviendrions jamais en Thailande, nous avons gardé la totalité du programme et c'est avec l'aide de « mon » fidèle agent de voyage de Phuket, Arnaud, que nous avons élaboré un trip itinérant dont le premier pas sera ... ... LE VOL VERS BANGKOK le MARDI 11 JUILLET ... Où nous avons (surtout moi !) un petit coup de stress à l'enregistrement car la demoiselle s'est mise en tête de peser nos bagages cabines, ce qui n'est pas franchement une bonne idée car avec mon matos photo je dépasse joyeusement les 7 kg autorisés … Alors, dans ce cas là « comment qu'on fait » ?? Et bien, dans le monde merveilleux et éminemment logique de l'aviation civile, il faut enlever des choses du sac afin qu'il ne pèse plus que le poids autorisé. Je mets donc l'appareil photo autour du cou, les jumelles en bandoulière et un objectif dans la poche, ainsi mon bagage perd les kilos en trop … Bien sur, ensuite je remets tout dans le sac mais à l'enregistrement il pesait moins de 7 kg et tout était en règle … De toutes façons on passe ensuite au milieu des boutiques détaxées où nous pourrions acheter 15 kilos de marchandises sans problèmes … Décollage quasiment à l'heure prévue et dorlotage habituel sur la ThaiAW avec bons repas, boissons à volontés et cognacs. Dans l'idéal je devrais dormir mais je suis toujours réglé sur l'heure française et le fait qu'il fasse nuit n'est pas un critère suffisant pour que je dorme ! Je passe donc le vol, une fois de plus, à lire, regarder les films et... manger !
JOUR I - MERCREDI 12 JUILLET On atterrit à 5h25 locale, nous avons mis pour atteindre Bangkok encore moins longtemps que lors du premier voyage : 10h20 « seulement ». Le temps de passer les services d'immigration et de récupérer les bagages on arrive dans le hall de l'aéroport une petite heure plus tard où comme prévu, le gars de chez Budget nous receptionne. Nous pensions qu'il allait nous emmener jusqu'à l'agence pour récupérer le pick-up reservé mais en fait, notre voiture est déjà garée dans le parking souterrain de l'aéroport. Les néons blafards ne sont pas l'idéal pour constater l'état du véhicule mais on a fait avec quand même… Enfin si on peut dire car on ne s'aperçoit pas que nous sommes en train d'accepter un modèle à moteur essence de 2, 7 litres alors que nous avions réservés un diesel de 3.0 litres. Ca paraît anodin mais à l'usage on se rendra compte que le modèle essence est moins puissant, la boite automatique moins agréable et qu'il consomme plus. Sur les 4500 km que nous parcourrons ça représentera un surcoût d'une centaine d'euros. (Renseignements pris, il paraît que Budget ne loue plus le modèle diesel ) Les départs des aéroports sont toujours difficiles car on est fatigué par le voyage, on conduit une voiture qu'on ne connaît pas et les routes qui partent des aéroports sont souvent des voies rapides où la circulation est chargée. Cette fois ne déroge pas à la règle et bien que j'ai préparé le trip de façons à ce que nous partions directement vers l'Est sans devoir traverser Bangkok, comme en Thailande il n'y a pas de rond-point mais des U-turn à l'américaine, il nous faut d'abord aller vers la mégapole avant de pouvoir faire demi-tour et partir dans le bon sens. La circulation est chargée mais à ma grande surprise, je retrouve rapidement les automatismes de conduite Thai « Take it easy and slowly ! » (Vas-y doucement !) Accessoirement, malgré sa taille imposante ce 4x4 est toujours aussi agréable à conduire … On enroule les km en s'arrêtant de temps en temps histoire de s'aérer, même si aérer est un bien grand mot car on a fait connaissance avec le climat chaud et humide habituel de la Thailande en cette saison et je pressens que la clim' de la voiture va être appréciée et utilisée ! Dés qu'on quitte la voie rapide, on croise quelques troupeaux de vaches broutant sur le bord de la route. Ca c'est pour le coté « traditionnel », le coté « modernité » est qu'on se retrouve quelquefois sur 3 files même si d'après le marquage au sol il n'y en a que 2, mais quand deux véhicules arrivent côte à côte en face de vous parce qu'ils sont en train de se doubler, il n'y a pas beaucoup d'autres solutions que de se pousser et de faire une 3° file ! Ici les routes sont larges et on ne s'occupe pas trop des trucs inutiles comme les lignes blanches ou les panneaux de signalisations ! On arrive à Prasat en tout début d'après midi et comme prévu, on téléphone à Alban et Pat pour qu'ils viennent nous récupérer et nous emmène à leur guest house (GH), le Baan Naa Cottage, qui comme son nom l'indique est caché au milieu des rizières. (Baan Naa signifie : maison au milieu des rizières) Alban est Français, il vit en Thailande depuis des années et Pat est Thaie, originaire des environs de Prasat. Leur GH est constituée de mignons petits bungalows tous neufs avec tout le confort et bien au calme. Quant à savoir où nous avons trouvé cet adresse … le forum de discussions Voyage Forum bien sur !
On passe tranquillement une partie de l'après midi à discuter de l'Issan et de la Thailande puis on va se balader sur les routes et les chemins qui relient les différents villages entres eux. Ces pistes passent au milieu des rizières et Pat & Alban nous apprennent un tas de choses sur la culture du riz. Je vous donne en vrac tout ce dont je me souviens : l'unité locale de mesure de surface n'est bien sur pas l'hectare mais le "Raï"/ Un raï mesure 1600m² / Il y a différentes qualités de riz et le meilleur est le Hom Mali / En 2005 le prix officiel du kilo de Hom Mali était de 7, 60 Baths le kilo (15 centimes d'€) / Vu la pénibilité de la chose et le fait que ce ne soit pas indispensable, il y a une certaine tendance à ne plus repiquer systématiquement le riz. Ce travail permet de sélectionner les meilleurs plants d'une rizière et de ne repiquer que les plus beaux dans une autre pour n'avoir ainsi dans cette seconde rizière QUE des plants produisant bien. Par exemple, une parcelle d'un rai de Hom Mali NON repiqué produira 700kg de riz contre 1 tonne si la même parcelle a été repiqué. Il faut aussi savoir que le repiquage est principalement fait par les femmes du fait de sa pénibilité ( no comment !) et que le tarif officiel pour une journée de repiquage est de 130 Baths soit 2, 5 euros … Inutile de vous dire que les jeunes préfèrent aller faire n'importe quoi d'autre et de préférence dans les villes plutôt que de repiquer le riz ! Ici aussi, le monde change, plus lentement qu'ailleurs mais indubitablement il change …
(Photos : les différents état d'une rizière)


Patrick.
Allez j'ai mis tellement longtemps à pondre ce récit que je peux mettre 2 épisodes le même jour ...
JOUR 2 - JEUDI 13 JUILLET Une bonne nuit de sommeil dans le calme de l'Issan, un bon petit déj' préparé par Pat et nous sommes opérationnels pour une journée de visite sur Surin et les « petits » temples khmers de la région, moins réputés que ceux que nous avions visités en décembre. Comme nous avons une voiture et que de ce fait nous pourrions faire les visites seuls, Alban nous propose un deal sympa que je m'empresse d'accepter : on se déplace tous ensemble avec leur pick-up, on paye le carburant consommé ( que nous payerions de toutes façons avec notre 4x4) et ils nous font la visite guidée de la région avec chauffeur (Alban) et interprète franco-thai (Pat). Notre première visite est pour Surin et son grand Bouddha Blanc, immense statue construite en haut d'une montagne qui ne présente pas vraiment d'autre intérêt qu'être .. une grande statue en haut d'une montagne ! Elle fut bâtie en 1977 grâce aux dons des habitants de Surin sur la colline nommée Phanom Sawai ( Panom = colline / Sawaï = manguier)
( Photo : Le grand Bouddha de Surin )

Dans le temple situé à coté, Pat et Alban connaissent un des moines et on discute un peu avec lui. Nous apprenons ainsi que nous avons manqué de quelques heures Tony Jaa… Comment ça qui c'est ? Vous ne connaissez pas Tony Jaa ? Mais c'est le héros du film Ong Bak, enfin ! Il habite dans les environs et est venu prier dans ce temple juste la veille au soir ! Epoustouflant non ?!! Juste au-dessus du moine il y a des photos du récent Jubilée du Roi Rama IX et en un seul regard on embrasse les deux piliers de la Thailande : la religion et la royauté ! Après avoir fait une petite promenade autour du temple pour voir les différentes statues illustrant la vie de Bouddha nous nous apprêtons a repartir lorsqu' un Thaï, tout surpris de voir tant de farangs ici, (nous sommes 4 !) arrête son gros 4x4 flambant neuf à notre hauteur. Il nous dit être de Surin et faire le mécène pour ce site où les dernières découvertes archéologiques accréditeraient l'idée qu'il y ait eu, à la fin du IX ème siècle/début du X ème - c'est à dire AVANT la construction d'Angkor - un énorme « Prasat Hin » (château de pierre) sur le modèle de Phanom Rung. Pour nous prouver ses dires, il nous propose un petit tour des environs et bien sur on lui emboîte le pas. Enfoui sous les racines des arbres il nous montre plusieurs amoncellements de pierres qui, il faut bien le reconnaître, ont manifestement été taillées et empilées par des mains humaines… Et vu les distances entre chacunes des « preuves », si ce que ce gars nous montre sont réellement les traces d'un Prasat, il était immense !! Le Thai nous photographie plusieurs fois pour bien montrer aux autorités de Surin que ça vaut le coup de lancer un projet de dégagement des ruines puisque déjà une foule ( ! ) de farangs se pressent pour les voir ! Si un jour un parc archéologique voit le jour à Surin ce sera un peu grâce à nous !!! Nous filons manger à Kanta Kao dans des petites paillotes au bord d'un grand lac, plus authentiquement Thai ça n'est pas possible ! On commence le repas en goûtant des sauterelles grillées, c'est farineux, ça n'a rien d'extraordinaire et il faut bien admettre que le plus dérangeant c'est l'aspect psychologique du truc … Mais en France on mange bien des crevettes et ça a autant de pattes et d'antennes que les sauterelles ! On continue par un assortiment de plats Issan parmi lesquels Pat réussi (avec difficulté !) à en avoir certains Mai Pet (pas épicé) ce qui permet à Krys de manger. En effet, une des caractéristiques de la cuisine Issan est qu'elle est encore plus épicée qu'ailleurs en Thailande, ce qui n'est déjà pas rien !
Après cet excellent repas on visite les petits temples khmers situés à la frontière cambodgienne. Ils datent du XII ème siècle et étaient situés sur la route mythique qui aurait relié Phimaï à Angkor au temps de l'empire khmer. Le premier d'entre eux se nomme Tamuen et on pense qu'il servait de chapelle pour les voyageurs, son sanctuaire a été dégagé de la jungle et restauré. Les pierres volcaniques rouges grenat (latérite) se détachent superbement sur le vert foncé de la jungle.
( Ta Muen )

Le second, Tamuen Thot est plus étendu, on suppose qu'il servait d'hôpital et il a conservé son sanctuaire, quelques pans de murs et un des baraïs. Pour les Khmers ces baraïs (des étangs rectangulaires) avaient une double importance : dans la religion hindouiste ils représentent l'océan cosmique mais plus pratiquement ils servaient aussi (surtout ?) de réserve d'eau. Le dernier, Tamuen Thom, situé sur la frontière, à seulement quelques mètres du Cambodge fut pendant presque un millénaire le plus grand et le plus majestueux de ces trois temples. Il le reste, malgré les dégâts occasionnés par les Khmers Rouges, qui y établirent une base lors de la deuxième moitié du XX ème siècle et qui le dégradèrent de bon cœur en arrachant à la manière forte (à l'explosif !) de nombreuses pièces d'Art Khmers, ensuite revendues à des collectionneurs peu scrupuleux ... De l'avis général c'est d'ailleurs toujours ce qui ce passe actuellement dans les petits temples isolés dans la jungle Cambodgienne … Il y a encore quelques années il n'était pas possible de visiter Tamuen Thom car le secteur étaient un fief Khmer Rouge. Il y a encore quelques mois, la visite se faisait sous l'escorte des militaires Thaïs avec armes de guerre à l'épaule « au cas où » Maintenant il suffit de donner sa nationalité à l'entrée ( Quand il y a quelqu'un !) pour pouvoir se balader sur le site sans problèmes…
Est-il besoin de préciser que nous n'avons pas vu un touriste depuis le début de la journée ? C'est le miracle de l'Issan, pendant que certains s'entassent dans des coins de Thailande très surfait nous visitons seuls de jolis temples khmers… Et le must, la cerise sur le gâteau, c'est que dans ce coin, tout est (encore) gratuit …
JOUR 2 - JEUDI 13 JUILLET Une bonne nuit de sommeil dans le calme de l'Issan, un bon petit déj' préparé par Pat et nous sommes opérationnels pour une journée de visite sur Surin et les « petits » temples khmers de la région, moins réputés que ceux que nous avions visités en décembre. Comme nous avons une voiture et que de ce fait nous pourrions faire les visites seuls, Alban nous propose un deal sympa que je m'empresse d'accepter : on se déplace tous ensemble avec leur pick-up, on paye le carburant consommé ( que nous payerions de toutes façons avec notre 4x4) et ils nous font la visite guidée de la région avec chauffeur (Alban) et interprète franco-thai (Pat). Notre première visite est pour Surin et son grand Bouddha Blanc, immense statue construite en haut d'une montagne qui ne présente pas vraiment d'autre intérêt qu'être .. une grande statue en haut d'une montagne ! Elle fut bâtie en 1977 grâce aux dons des habitants de Surin sur la colline nommée Phanom Sawai ( Panom = colline / Sawaï = manguier)
( Photo : Le grand Bouddha de Surin )

Dans le temple situé à coté, Pat et Alban connaissent un des moines et on discute un peu avec lui. Nous apprenons ainsi que nous avons manqué de quelques heures Tony Jaa… Comment ça qui c'est ? Vous ne connaissez pas Tony Jaa ? Mais c'est le héros du film Ong Bak, enfin ! Il habite dans les environs et est venu prier dans ce temple juste la veille au soir ! Epoustouflant non ?!! Juste au-dessus du moine il y a des photos du récent Jubilée du Roi Rama IX et en un seul regard on embrasse les deux piliers de la Thailande : la religion et la royauté ! Après avoir fait une petite promenade autour du temple pour voir les différentes statues illustrant la vie de Bouddha nous nous apprêtons a repartir lorsqu' un Thaï, tout surpris de voir tant de farangs ici, (nous sommes 4 !) arrête son gros 4x4 flambant neuf à notre hauteur. Il nous dit être de Surin et faire le mécène pour ce site où les dernières découvertes archéologiques accréditeraient l'idée qu'il y ait eu, à la fin du IX ème siècle/début du X ème - c'est à dire AVANT la construction d'Angkor - un énorme « Prasat Hin » (château de pierre) sur le modèle de Phanom Rung. Pour nous prouver ses dires, il nous propose un petit tour des environs et bien sur on lui emboîte le pas. Enfoui sous les racines des arbres il nous montre plusieurs amoncellements de pierres qui, il faut bien le reconnaître, ont manifestement été taillées et empilées par des mains humaines… Et vu les distances entre chacunes des « preuves », si ce que ce gars nous montre sont réellement les traces d'un Prasat, il était immense !! Le Thai nous photographie plusieurs fois pour bien montrer aux autorités de Surin que ça vaut le coup de lancer un projet de dégagement des ruines puisque déjà une foule ( ! ) de farangs se pressent pour les voir ! Si un jour un parc archéologique voit le jour à Surin ce sera un peu grâce à nous !!! Nous filons manger à Kanta Kao dans des petites paillotes au bord d'un grand lac, plus authentiquement Thai ça n'est pas possible ! On commence le repas en goûtant des sauterelles grillées, c'est farineux, ça n'a rien d'extraordinaire et il faut bien admettre que le plus dérangeant c'est l'aspect psychologique du truc … Mais en France on mange bien des crevettes et ça a autant de pattes et d'antennes que les sauterelles ! On continue par un assortiment de plats Issan parmi lesquels Pat réussi (avec difficulté !) à en avoir certains Mai Pet (pas épicé) ce qui permet à Krys de manger. En effet, une des caractéristiques de la cuisine Issan est qu'elle est encore plus épicée qu'ailleurs en Thailande, ce qui n'est déjà pas rien !
Après cet excellent repas on visite les petits temples khmers situés à la frontière cambodgienne. Ils datent du XII ème siècle et étaient situés sur la route mythique qui aurait relié Phimaï à Angkor au temps de l'empire khmer. Le premier d'entre eux se nomme Tamuen et on pense qu'il servait de chapelle pour les voyageurs, son sanctuaire a été dégagé de la jungle et restauré. Les pierres volcaniques rouges grenat (latérite) se détachent superbement sur le vert foncé de la jungle.
( Ta Muen )

Le second, Tamuen Thot est plus étendu, on suppose qu'il servait d'hôpital et il a conservé son sanctuaire, quelques pans de murs et un des baraïs. Pour les Khmers ces baraïs (des étangs rectangulaires) avaient une double importance : dans la religion hindouiste ils représentent l'océan cosmique mais plus pratiquement ils servaient aussi (surtout ?) de réserve d'eau. Le dernier, Tamuen Thom, situé sur la frontière, à seulement quelques mètres du Cambodge fut pendant presque un millénaire le plus grand et le plus majestueux de ces trois temples. Il le reste, malgré les dégâts occasionnés par les Khmers Rouges, qui y établirent une base lors de la deuxième moitié du XX ème siècle et qui le dégradèrent de bon cœur en arrachant à la manière forte (à l'explosif !) de nombreuses pièces d'Art Khmers, ensuite revendues à des collectionneurs peu scrupuleux ... De l'avis général c'est d'ailleurs toujours ce qui ce passe actuellement dans les petits temples isolés dans la jungle Cambodgienne … Il y a encore quelques années il n'était pas possible de visiter Tamuen Thom car le secteur étaient un fief Khmer Rouge. Il y a encore quelques mois, la visite se faisait sous l'escorte des militaires Thaïs avec armes de guerre à l'épaule « au cas où » Maintenant il suffit de donner sa nationalité à l'entrée ( Quand il y a quelqu'un !) pour pouvoir se balader sur le site sans problèmes…
Est-il besoin de préciser que nous n'avons pas vu un touriste depuis le début de la journée ? C'est le miracle de l'Issan, pendant que certains s'entassent dans des coins de Thailande très surfait nous visitons seuls de jolis temples khmers… Et le must, la cerise sur le gâteau, c'est que dans ce coin, tout est (encore) gratuit …
Patrick.
Super Patrick pour ce début de voyage et belles photos comme à tes habitudes, tu parles presque autant que Arnaud .😉 Ont attends la suite avec impatience .
@+ , Marco .
On aura jamais assez de temps pour tout ce qu'on veut découvrir et comprendre dans nos voyages qu'on se le dise , Amis voyageurs .
Super Patrick pour ce début de voyage et belles photos comme à tes habitudes, tu parles presque autant que Arnaud .😉 Ont attends la suite avec impatience .
Je prends ça comme un compliment !! 😉 😉
Je prends ça comme un compliment !! 😉 😉
Patrick.
JOUR 3 - VENDREDI 14 JUILLET
La journée aurait du commencer par la visite d'un village où, depuis des siècles, on teint la soie avec des pigments naturels. Mais à part les outils qui n'ont effectivement pas l'air d'avoir changé depuis bien longtemps, nous n'avons pas vu grand chose car c'est la saison du riz et toutes les ouvrières étaient dans les rizières pour repiquer. Du coup, on arrive assez tôt au resto prévu par Alban et Pat. Si vous arrivez dans un resto à 11h en France on vous explique gentiment (si vous êtes chanceux) que c'est beaucoup trop tôt, mais en Thaïlande, on peut manger quand on veut, et on s'installe sans soucis dans de petits bungalows situés sur de grandes pièces d'eau recouvertes de lotus, et rempli d'énormes silures (poissons chats) Une fois de plus, l'avantage d'avoir une Thaie avec nous est indéniable puisque grâce à Pat, la table se retrouve rapidement couverte d'une multitude d'excellents plats Thaïs plus ou moins épicés et on fait un véritable festin ! Vraiment, si vous passez à Surin, débrouillez-vous pour aller au « Souane Ahane Chai Nam Mini Resort » (Oui, je sais qu'écrit comme ça, ça ressemble plus à de l'Arabe qu'a du Thai mais c'est parce que c'est retranscrit phonétiquement !)
Un trajet de quelques dizaines de km et nous arrivons au Prasat Si Khorapum. Comme d'habitude en Thailande ce petit temple Khmer est bien mis en valeur et super entretenu. En ce début d'après midi, il est en plein soleil et dés qu'on ouvre les portes du pick-up la chaleur moite nous « tombe » dessus car il en va du climat comme de l'absence de farangs, je n'en parle pas à chaque page mais ça ne varie pas : il n'y a personne, il fait chaud et il fait très moite !Quand je pense que ceux qui vivent en Thailande admettent tout juste qu'il fait tiède, je n'ose imaginer ce que ce doit être en avril, lorsque même eux avouent avoir chaud ! On paie l'entrée (Ici c'est déjà plus connu et donc payant !) et on fait une visite de ce temple qui fut construit au XII ème siècle pour servir de temple hindouiste puis rénové et converti au bouddhisme au XVI ème . Je «craque » sur les magnifiques bas reliefs des piliers.
Juste le temps de prendre un peu le frais dans la voiture et une quarantaine de kilomètres plus loin nous atteignons Kamphang Kai où, ce qui restait de l'ancien temple khmer à été englobé dans l'enceinte du temple bouddhiste. A peine arrivé, on se rend compte que la visite va être bien différente des précédentes car il y a ici une fête en l'honneur du Luang Po (le Vénérable = le « moine-chef » ) et du coup, il y a foule autour du temple, notamment une flopée de gamins dans leurs uniformes d'écoliers. Quelle ambiance ! Inutile de vous dire que le spectacle que nous leurs offrons (4 farangs dont une blondinette) déclenche chez eux des crises d'hilarité ! Après un petit moment, les jeunes filles, plus téméraires que les garçons «osent » nous approcher et tentent d'entamer la conversation avec Alex. Elles reviendront un peu plus tard nous offrir gentiment des bouteilles d'eau … Pour une fois, je fais beaucoup plus de photos de gamins que des vieilles pierres, qui n'ont ici, de toutes façons, rien d'exceptionnelles !
Le défilé qui arrive ensuite est composé de quelques camions décorés sur lesquels sont juchés des moinillons, des moines et le Vénérable. Suivent en portant des portraits du Roi, une trentaine de jolies jeunes femmes en costumes traditionnels Thai, puis un groupe de jeunes hommes également en costumes traditionnels. Derrière il y a les groupes scolaires en uniforme et la procession se termine par un gros groupe de gens du village qui se trémoussent sur de la musique techno thaïe endiablée !!
Sur la route du retour on passe encore voir le Prasat Chang Pi dont il ne reste plus grand chose mais qui dégage malgré tout un certain charme de par son isolmement et un peu plus loin, les trois petites tours qui sont les seuls vestiges du Prasat Muang Thi édifié au XII ème sous le règne de Jayavarman VII.
JOUR 4 - SAMEDI 15 JUILLET
On se lève tôt, on petit déjeuner rapidement et on quitte Pat & Alban à 7h15 pour continuer notre trip vers l'Est. La raison de ce départ matinal est que je ne veux pas arriver trop tard au Preah Vihear qui sera notre « grosse » visite du jour. L'endroit est connu et fréquenté (Moins que Phimaï bien sur mais plus que les Tamuen) et en Thailande, dés qu'un endroit attire le touriste et est donc susceptible de générer du fric, tout le secteur est classé Parc National (PN) et il faut payer 200Baths/personne (tarif de Juillet 06)
Une fois cette dime acquitée et la voiture garée, on s'aperçoit que contrairement à d'habitude il n'y a ici ni panneaux ni indications pour aller aux points d‘intérêts qui sont ici multiples : panoramas, sculptures à flancs de falaises et temple Khmer. On emprunte donc un petit chemin en espérant qu'il nous mènera jusqu'aux grandes sculptures à flanc de falaise dont on a vu la photo dans plusieurs bouquins et qui sont représentées sur un immense panneau devant le « visitor center » du site. On admire au passage un somptueux panorama sur le Cambodge
On descend un long escalier qui, après avoir longé la falaise sur une dizaine de mètres, nous amène devant une porte grillagée et cadenassée. On a beau scruter attentivement la paroi dominant le chemin que nous venons de suivre: pas de sculptures ! Pourtant vu leurs tailles elles devraient se voir … On remonte l'escalier, on tourne, on vire, je m'énerve mais il n'y a pas d'autres chemins ni d'autres falaises… En plus, en nous voyant chercher, les locaux nous désigne le grand escalier qu'on vient de prendre … C'est une histoire de fou, mais où sont ces foutues sculptures ?! Je redescends en redoublant d'attention mais rien… Et c'est LE dernier coup d'œil à travers la porte grillagée qui me révèle l'arnaque : les photos laissent penser que les sculptures sont grandes alors qu'en réalité elles ne mesurent qu'une trentaine de centimètres et qu'on ne peut les voir QUE par l'ouverture amenagée au milieu de la porte grillagée ! Les spécialistes pensent que ces sculptures auraient 1500 ans et qu'elles représenteraient les 3 Dieux principaux de la religion hindouiste … Admirez l'emploi sur-fréquent du conditionnel qui indique qu'en réalité ils ne savent pas grand chose !
Vous les auriez vu, vous ?
Maintenant, à nous Preah Vihear ! Cet ensemble de temple fut construit avant Angkor, entre les IX ème et XII ème siècles, au sommet d'un des monts de la chaîne des Dangreks. Bien que situé sur la frontière, il appartient légalement au Cambodge depuis que le jugement de la cour internationale de justice de La Haye décida le 15 juin 1962 que d'après une cartographie de 1907, Preah Vihear était Cambodgiens. Ce qui explique qu'en Thaïlande ces temples soient quelquefois (souvent !) appellés par leurs noms Thaï de Khao Phra Wihan ! Ce qui est savoureux dans l'histoire et qui fait tout le piquant de cette décision technique c'est que l'accès est beaucoup plus facile par le coté Thaï que par le coté cambodgien ! Ce qui est moins drôle, c'est que du coup, les deux pays utilisent Preah Vihear pour soutirer de l'argent aux touristes. En effet, après avoir payé les 200Baths pour pénétrer dans le PN il faut encore payer 5Baths (soi disant pour payer la photocopie de votre passeport que vous devez présenter aux militaires. Sauf que cette photocopie n'est jamais faite !) On entre alors au Cambodge où il faut à nouveau payer 200B/personne cette fois bien sur … aux Cambodgiens ! Le fait que Preah Vihear ait servi de base aux Khmers Rouge et que ses alentours aient été truffés de mines anti-personnelles à rendu tardive son ouverture au public puisque si officiellement celle-ci date de 1998, la visite SANS présence militaire n'est possible que depuis fin 2003. Quant à la dernière campagne de déminage menée en coopération entre les gouvernements Cambodgiens et Français elle date seulement de novembre 2004 comme l'indique un panneau à gauche du premier escalier [...] Le premier escalier de Preah Vihear

Vous les auriez vu, vous ?

Maintenant, à nous Preah Vihear ! Cet ensemble de temple fut construit avant Angkor, entre les IX ème et XII ème siècles, au sommet d'un des monts de la chaîne des Dangreks. Bien que situé sur la frontière, il appartient légalement au Cambodge depuis que le jugement de la cour internationale de justice de La Haye décida le 15 juin 1962 que d'après une cartographie de 1907, Preah Vihear était Cambodgiens. Ce qui explique qu'en Thaïlande ces temples soient quelquefois (souvent !) appellés par leurs noms Thaï de Khao Phra Wihan ! Ce qui est savoureux dans l'histoire et qui fait tout le piquant de cette décision technique c'est que l'accès est beaucoup plus facile par le coté Thaï que par le coté cambodgien ! Ce qui est moins drôle, c'est que du coup, les deux pays utilisent Preah Vihear pour soutirer de l'argent aux touristes. En effet, après avoir payé les 200Baths pour pénétrer dans le PN il faut encore payer 5Baths (soi disant pour payer la photocopie de votre passeport que vous devez présenter aux militaires. Sauf que cette photocopie n'est jamais faite !) On entre alors au Cambodge où il faut à nouveau payer 200B/personne cette fois bien sur … aux Cambodgiens ! Le fait que Preah Vihear ait servi de base aux Khmers Rouge et que ses alentours aient été truffés de mines anti-personnelles à rendu tardive son ouverture au public puisque si officiellement celle-ci date de 1998, la visite SANS présence militaire n'est possible que depuis fin 2003. Quant à la dernière campagne de déminage menée en coopération entre les gouvernements Cambodgiens et Français elle date seulement de novembre 2004 comme l'indique un panneau à gauche du premier escalier [...] Le premier escalier de Preah Vihear

Patrick.
JOUR 4 - SAMEDI 15 JUILLET (suite)
[...] Sur le site on voit immédiatement les différence entre le Cambodge et la Thailande. Dans l'un les alentours des monuments sont dégagés, propres et entretenus. Dans l'autre il y a des stands recouverts de bâches multicolores dans tous les sens. Et dès qu'on passe devant on entend la petite musique : «Hello Mister, you want to buy cigarettes ? You want to buy Angkor Beer ? You want to buy tee shirt, postcards ? » L'ascension du premier escalier et la vue à son sommet mettent dans l'ambiance : l'ensemble des temples sera majestueux, Preah Vihear s'étend sur quatre niveaux, mais il faudra les conquérir les uns après les autres car le chemin est long et éreintant ! On constate aussi que les Cambodgiens ont installé des stands sur le moindre endroits dégagés, y compris entre les temples ...
A un moment, je me fais « harponner » par 2 gamines d'une douzaine d'années qui proposent des cartes postales. Evidemment je décline cette 882 ème offre sans m'arrêter de marcher mais elles contre attaquent en répondant « May be later ? » (peut être plus tard ?) et sans faire plus attention j'acquiesce pensant au « plus tard » qui dans notre société remplace souvent le « Jamais » . Mais les gamines m'emboîtent aussitôt le pas et je souris en comprenant que je viens de refermer moi-même le petit piège qu'Alban nous à décrit ce matin : elles vont m'accompagner jusqu'en haut, sans me reproposer quoi que ce soit, juste me suivre et forcément, à un moment je craquerais d'avoir ces deux gamines à mes basques et je leurs achéteraient leurs cartes !
L'ascension est épuisante et pourtant il ne fait pas trop chaud, il y a même un peu de vent alors j'imagine qu'en pleine chaleur ce doit être purement et simplement tuant ! Ceci écrit, il faut bien admettre que la récompense est à la hauteur de la peine car chaque volées de marches dévoilent des ruines impressionnantes. Est-ce un tremblement de terre qui a secoué les temples et disloqué ainsi les énormes blocs de pierres taillées ou bien est ce les architectes qui avaient sous estimés le poids des édifices et le sol s'est-il tout simplement affaissé ? Mystère …
Au fur et à mesure qu'on avance, le temple semble sans fin… encore des temples, des murs, des portes, des linteaux sculptés… C'est sans conteste le plus bel et le plus grand ensemble khmer que j'ai jamais vu ( Je ne parle donc pas d'Angkor puisque je n'y suis pas allé) Dans le dernier temple le sanctuaire est presque complètement écroulé mais on peut emprunter les allées couvertes qui faisaient le tour de la cour centrale à la manière des cloîtres des monastères. Même ici ils ont monté des stands : « Angkor beer, cigarettes ?? »
Encore quelques dizaines de mètres pour atteindre le bout de la falaise et c'est cette fois la nature qui offre un spectacle à couper le souffle : un panorama de toute beauté sur la jungle Cambodgienne. A ce propos, certains disent venir à Preah Vihear depuis le Cambodge mais de ce coté là, la paroi présente un à pic vertical de plusieurs centaine de mètres et à moins de s'appeler Patrick Edlinger ou Spiderman je vois mal comment ça peut être possible !
Comme je suis monté d'un bon pas, je me retrouve en haut en compagnie d'un groupe de moine un peu surpris de voir un farang tout seul. Certains viennent se faire prendre en photo à côté de moi, c'est assez marrant d'être le centre d'intérêt général ! Bien évidemment je profite de l'occasion pour les photographier moi aussi puis, je reste de longs instants à contempler le paysage … Le calme, la paix, la sérénité … Tout ce que j'aime … Mais bientôt le temps reprend sa marche car quelques moinillons aux crânes rasés arrivent avec une radio achetée sur un des stands, le son crachotant est à fond, ça fait un max du bruit et ça les fait marrer !
Les moines en haut de Preah Vihear
Lorsque Krys et Alex me rejoignent, j'achète à chacune des deux gamines (Et oui, tout ce temps elles étaient toujours là !) ) un jeu de cartes postales, je ne pouvais de toutes façons le faire plus tôt, c'est Krys qui a les sous ! Puis, après un petit moment nous redescendons tranquillement en admirant une dernière fois ces ruines qui dégagent une atmosphère bien spéciale. S'il était restauré Preah Vihear serait indéniablement splendide mais en l'état il est émouvant … Mais de toutes façons, comme les Cambodgiens disent qu'ils ne commenceront la restauration ici que lorsque celle d'Angkor sera terminé, c'est à dire probablement jamais, les temples garderont encore longtemps leur atmosphère ! On mange vite fait dans une des cantines à coté du parking puis on part plein Est en direction de Kong Chiam par la petite route qui longe la frontière laotienne en traversant des paysages de rizières et de jungles où ne reste que quelques très grands arbres, rares survivants de la déforestation. On passe aussi devant des plantations d'hévéas, faciles à repérer grâce au gobelet fixé à chaque tronc pour recueillir la sève de l'arbre qui s'écoule par les incisions faites quotidiennement dans l'écorce de l'arbre. Ce latex 100% végétal est ensuite mélangé avec un autre composant puis pressé afin de former des plaques qu'on laisse sécher au soleil. Le Tohsang Kong Chiam Resort, où nous allons passer deux nuits, est un superbe Resort situé juste devant le Mékong, au milieu de somptueux jardins tropicaux . Comme prévu, les fenêtres de notre chambre donnent sur le fleuve et tout va pour le mieux … ou presque, car comme nous le constaterons dans presque tous les Resort où nous irons en Thailande, il y a toujours un petit truc qui vient casser le niveau de standing que voudrait se donner l'hôtel. Ici c'est la très-très faible pression d'eau à la douche ! Surprenant alors qu'on est en pleine saison des pluies … Nous dînons ce soir là au resto de l'hôtel mais comme ici la clientèle est essentiellement Thaïe on y mange une VRAIE cuisine Asiatique et pas un ersatz comme ça arrive dans les Resort pour farangs ! … Bonne surprise, bien que dînant dehors nous ne sommes pas assaillis par des nuées de moustiques comme on le redoutait, il y a bien quelques insectes mais vraiment rien de terrible. Autre surprise, mais moins bonne, j'apprends en discutant avec un serveur ce qu'aucun de ces damnés guide de voyages n'est foutu d'écrire, à savoir que le phénomène naturel nommé «Bi- coloured river » qui se produit à l'endroit où les eaux vertes de la rivière Moon se jettent dans les eaux rouges du Mékong n'est absolument pas visible en cette saison, car les violentes pluies tropicales colorent toutes les rivières en brun ! Pour profiter du spectacle il faut venir pendant la saison sèche ! Enfin c'est ce que le gars m'a dit mais Serge est venu pendant la saison sèche et n'a rien vu non plus ce qui me laisse penser que ce phénomène ne se produit qu'en certaines - rares - circonstances.
Coucher de soleil sur le Mékong
JOUR 5 - DIMANCHE 16 JUILLET
Les premières visites de la journée sont pour le Parc National de Pha Taem, tarif habituel, 200Baths/p. On y voit les champignons rocheux de Sao Saliang, formés par le même phénomène géologique que ceux de Cappadoce : une couche de roche "tendre " recouverte quelques millions d'années plus tard lors déruption volcanique par une couche de roche plus dure. La couche dure finit par se fissurer, l'eau s'infiltre et vient eroder la couche tendre du dessous formant un "pied" fin sur lequel repose un "chapeau " plus large en roche dure. Mais l'interet majeur du site est la falaise de Pha Taem où, comme en Dordogne, les hommes peignirent sur la paroi rocheuse plusieurs séries de dessins repésentant des animaux et les activités à la mode à l'époque : la chasse et la pêche. D'après tous les panneaux du site ces peintures auraient 3500 ans ce qui me paraît bien peu quand on pense que celles de Lascaux ont 15 000 ans mais bon … La promenade est sympa, le chemin est à l'ombre, des plates-formes en bois ont été aménagées pour que les visiteurs puissent se reposer, et par endroit le chemin passe sous des filets d'eau qui permettent de se rafraîchir ! Du haut de la falaise on a un super point de vue sur le Mékong et le Laos et si on est la haut lorsque le soleil se lève, on peut profiter des premiers rayons du soleil sur la Thailande car c'est le point le plus à l'Est du pays. On poursuit avec diverses visites aux alentours, notamment à la cascade de Soi Sawan où nous essuyons notre première pluie tropicale. Heureusement qu'il y a un abri car il est tombé de véritables cordes pendant 10 minutes. Le pire c'est que nous nous apercevons que les orages ne rafraîchissent même pas car la chaleur du sol fait évaporer l'eau et augmente l'hygrométrie que je soupçonne d'être au moins à 100% ! Le reste de la journée ce passe en promenade dans les environs et après un arrêt dans une échoppe le long de la route où ils vendent de magnifique gong, (mon copain Serge m'avait prévenu qu'il fallait s'y arrêter ! ) on rentre tranquillement a l'hôtel. De toute façon on ne peut plus faire grand chose d'autre car il s'est mis à tomber des cordes à tel point que par moment on ne voit pas à 5m !!!
JOUR 6 / LUNDI 17 JUILLET Après un dernier breakfast face au mythique Mékong, on entame les presque 600 kms qui doivent nous ramener au parc de Khao Yai. Cette fois on prend la route directe et on traverse des rizières, des rizières et encore des rizières ! Il semble qu'ici, à l'Est de l'Issan la question du repiquage ne se pose pas (encore ?) car tout le monde semble être occuppé à repiquer le riz, les pieds dans la boue et le corps cassé en deux . Ce que nous avait appris Pat & Alban me revient d'ailleurs à l'esprit : le tarif officiel est de 130 Baths pour une journée de travail dans les rizières … C'est si peu, quand on pense qu'une fille « de tabouret » à Patong peut gagner 5000 Baths en une soirée, soit près de 40 fois plus … Soit le même différentiel qu'entre un salaire mensuel de 1000€ ou bien de … 38 000€ !!! Ca laisse pensif, non ? Ceux qui ont lu le récit de notre première arrivée au Green Leaf se souviennent peut être de la galère pour trouver cette GH, cette fois tout est différent puisque je connais les lieux et qu'en plus j'ai le point GPS, ce qui change la vie ! Nous sommes accueillis la bas avec de grands sourires, c'est sympa on a l'impression d'arriver chez des copains, et ils nous ont reservé leur plus belle chambre ! Alors qu'on dîne, ceux qui ont fait le trip dans la jungle reviennent et vu l'état dans lequel ils sont, il semble bien que nous ayons eu raison d'amener les 10 kgs de chaussures de marche ! [...]
Les moines en haut de Preah Vihear

Lorsque Krys et Alex me rejoignent, j'achète à chacune des deux gamines (Et oui, tout ce temps elles étaient toujours là !) ) un jeu de cartes postales, je ne pouvais de toutes façons le faire plus tôt, c'est Krys qui a les sous ! Puis, après un petit moment nous redescendons tranquillement en admirant une dernière fois ces ruines qui dégagent une atmosphère bien spéciale. S'il était restauré Preah Vihear serait indéniablement splendide mais en l'état il est émouvant … Mais de toutes façons, comme les Cambodgiens disent qu'ils ne commenceront la restauration ici que lorsque celle d'Angkor sera terminé, c'est à dire probablement jamais, les temples garderont encore longtemps leur atmosphère ! On mange vite fait dans une des cantines à coté du parking puis on part plein Est en direction de Kong Chiam par la petite route qui longe la frontière laotienne en traversant des paysages de rizières et de jungles où ne reste que quelques très grands arbres, rares survivants de la déforestation. On passe aussi devant des plantations d'hévéas, faciles à repérer grâce au gobelet fixé à chaque tronc pour recueillir la sève de l'arbre qui s'écoule par les incisions faites quotidiennement dans l'écorce de l'arbre. Ce latex 100% végétal est ensuite mélangé avec un autre composant puis pressé afin de former des plaques qu'on laisse sécher au soleil. Le Tohsang Kong Chiam Resort, où nous allons passer deux nuits, est un superbe Resort situé juste devant le Mékong, au milieu de somptueux jardins tropicaux . Comme prévu, les fenêtres de notre chambre donnent sur le fleuve et tout va pour le mieux … ou presque, car comme nous le constaterons dans presque tous les Resort où nous irons en Thailande, il y a toujours un petit truc qui vient casser le niveau de standing que voudrait se donner l'hôtel. Ici c'est la très-très faible pression d'eau à la douche ! Surprenant alors qu'on est en pleine saison des pluies … Nous dînons ce soir là au resto de l'hôtel mais comme ici la clientèle est essentiellement Thaïe on y mange une VRAIE cuisine Asiatique et pas un ersatz comme ça arrive dans les Resort pour farangs ! … Bonne surprise, bien que dînant dehors nous ne sommes pas assaillis par des nuées de moustiques comme on le redoutait, il y a bien quelques insectes mais vraiment rien de terrible. Autre surprise, mais moins bonne, j'apprends en discutant avec un serveur ce qu'aucun de ces damnés guide de voyages n'est foutu d'écrire, à savoir que le phénomène naturel nommé «Bi- coloured river » qui se produit à l'endroit où les eaux vertes de la rivière Moon se jettent dans les eaux rouges du Mékong n'est absolument pas visible en cette saison, car les violentes pluies tropicales colorent toutes les rivières en brun ! Pour profiter du spectacle il faut venir pendant la saison sèche ! Enfin c'est ce que le gars m'a dit mais Serge est venu pendant la saison sèche et n'a rien vu non plus ce qui me laisse penser que ce phénomène ne se produit qu'en certaines - rares - circonstances.
Coucher de soleil sur le Mékong

JOUR 5 - DIMANCHE 16 JUILLET
Les premières visites de la journée sont pour le Parc National de Pha Taem, tarif habituel, 200Baths/p. On y voit les champignons rocheux de Sao Saliang, formés par le même phénomène géologique que ceux de Cappadoce : une couche de roche "tendre " recouverte quelques millions d'années plus tard lors déruption volcanique par une couche de roche plus dure. La couche dure finit par se fissurer, l'eau s'infiltre et vient eroder la couche tendre du dessous formant un "pied" fin sur lequel repose un "chapeau " plus large en roche dure. Mais l'interet majeur du site est la falaise de Pha Taem où, comme en Dordogne, les hommes peignirent sur la paroi rocheuse plusieurs séries de dessins repésentant des animaux et les activités à la mode à l'époque : la chasse et la pêche. D'après tous les panneaux du site ces peintures auraient 3500 ans ce qui me paraît bien peu quand on pense que celles de Lascaux ont 15 000 ans mais bon … La promenade est sympa, le chemin est à l'ombre, des plates-formes en bois ont été aménagées pour que les visiteurs puissent se reposer, et par endroit le chemin passe sous des filets d'eau qui permettent de se rafraîchir ! Du haut de la falaise on a un super point de vue sur le Mékong et le Laos et si on est la haut lorsque le soleil se lève, on peut profiter des premiers rayons du soleil sur la Thailande car c'est le point le plus à l'Est du pays. On poursuit avec diverses visites aux alentours, notamment à la cascade de Soi Sawan où nous essuyons notre première pluie tropicale. Heureusement qu'il y a un abri car il est tombé de véritables cordes pendant 10 minutes. Le pire c'est que nous nous apercevons que les orages ne rafraîchissent même pas car la chaleur du sol fait évaporer l'eau et augmente l'hygrométrie que je soupçonne d'être au moins à 100% ! Le reste de la journée ce passe en promenade dans les environs et après un arrêt dans une échoppe le long de la route où ils vendent de magnifique gong, (mon copain Serge m'avait prévenu qu'il fallait s'y arrêter ! ) on rentre tranquillement a l'hôtel. De toute façon on ne peut plus faire grand chose d'autre car il s'est mis à tomber des cordes à tel point que par moment on ne voit pas à 5m !!!
JOUR 6 / LUNDI 17 JUILLET Après un dernier breakfast face au mythique Mékong, on entame les presque 600 kms qui doivent nous ramener au parc de Khao Yai. Cette fois on prend la route directe et on traverse des rizières, des rizières et encore des rizières ! Il semble qu'ici, à l'Est de l'Issan la question du repiquage ne se pose pas (encore ?) car tout le monde semble être occuppé à repiquer le riz, les pieds dans la boue et le corps cassé en deux . Ce que nous avait appris Pat & Alban me revient d'ailleurs à l'esprit : le tarif officiel est de 130 Baths pour une journée de travail dans les rizières … C'est si peu, quand on pense qu'une fille « de tabouret » à Patong peut gagner 5000 Baths en une soirée, soit près de 40 fois plus … Soit le même différentiel qu'entre un salaire mensuel de 1000€ ou bien de … 38 000€ !!! Ca laisse pensif, non ? Ceux qui ont lu le récit de notre première arrivée au Green Leaf se souviennent peut être de la galère pour trouver cette GH, cette fois tout est différent puisque je connais les lieux et qu'en plus j'ai le point GPS, ce qui change la vie ! Nous sommes accueillis la bas avec de grands sourires, c'est sympa on a l'impression d'arriver chez des copains, et ils nous ont reservé leur plus belle chambre ! Alors qu'on dîne, ceux qui ont fait le trip dans la jungle reviennent et vu l'état dans lequel ils sont, il semble bien que nous ayons eu raison d'amener les 10 kgs de chaussures de marche ! [...]
Patrick.
Je me régale de lire ton parcours, j'ai noté une phrase de ta part """( Je ne parle donc pas d'Angkor puisque je n'y suis pas allé) """ Là je peux te dire que tu seras presque obliger d'y aller car là-bas c'est monumental majestueux tu peux y aller par la route de Thaïlande sans problème moins cher que l'avion et en plus tu vois du pays sur le terrain . Sans pour autant dénigrer loin de là les temples Khemrs sur le territoire Thaïlandais qui sont magnifiques à voir, mais c'est comme un feu d'artifice Angkor c'est le bouquet final .
@+ , Marco .
On aura jamais assez de temps pour tout ce qu'on veut découvrir et comprendre dans nos voyages qu'on se le dise , Amis voyageurs .
🙂 ..... je viens de recevoir un téléphone du Ministère du tourisme cambodgien Marco, et tu es définitivement engagé pour promouvoir le tourisme au Cambodge ..... 😉
On va faire du sacré boulot tout les deux alors 😉
On va faire du sacré boulot tout les deux alors 😉
@+ , Marco .
On aura jamais assez de temps pour tout ce qu'on veut découvrir et comprendre dans nos voyages qu'on se le dise , Amis voyageurs .
Je me régale de lire ton parcours, j'ai noté une phrase de ta part """( Je ne parle donc pas d'Angkor puisque je n'y suis pas allé) """ Là je peux te dire que tu seras presque obliger d'y aller car là-bas c'est monumental majestueux tu peux y aller par la route de Thaïlande sans problème moins cher que l'avion et en plus tu vois du pays sur le terrain . Sans pour autant dénigrer loin de là les temples Khemrs sur le territoire Thaïlandais qui sont magnifiques à voir, mais c'est comme un feu d'artifice Angkor c'est le bouquet final .
oui, mais le Preah Vihear a gardé cette part de magie......parce que c'est pas trop fréquenté......Angkor il y a quand même beaucoup de monde..........
oui, mais le Preah Vihear a gardé cette part de magie......parce que c'est pas trop fréquenté......Angkor il y a quand même beaucoup de monde..........
.......oui, mais le Preah Vihear a gardé cette part de magie......parce que c'est pas trop fréquenté......Angkor il y a quand même beaucoup de monde..........
Salut Dennis,
C'est exact ce que tu dis, il y a quelques années j'ai eu de la chance d'y aller à Siem Reap lorsque j'ai visiter les Temples d'Angkor j'étais tout seul dans le Wat Pot d'ailleurs sur le VF j'ai mis des photos . Mais maintenant tout cela à changer des gros hôtels ont pousser comme des champignons à des prix très élever . Mais on peut encore visiter sans voir cette foule qui sont programmés comme des horloges à des heures précise des cars remplis de touristes arrivent, faut faire complètement le contraire d'eux (les horaires) qui sont en voyage organisé et on peu éviter cette foule dont la majorité asiatique beaucoup d'entre eux n'apprécient pas comme ils se doit ces lieux magiques .
Salut Dennis,
C'est exact ce que tu dis, il y a quelques années j'ai eu de la chance d'y aller à Siem Reap lorsque j'ai visiter les Temples d'Angkor j'étais tout seul dans le Wat Pot d'ailleurs sur le VF j'ai mis des photos . Mais maintenant tout cela à changer des gros hôtels ont pousser comme des champignons à des prix très élever . Mais on peut encore visiter sans voir cette foule qui sont programmés comme des horloges à des heures précise des cars remplis de touristes arrivent, faut faire complètement le contraire d'eux (les horaires) qui sont en voyage organisé et on peu éviter cette foule dont la majorité asiatique beaucoup d'entre eux n'apprécient pas comme ils se doit ces lieux magiques .
@+ , Marco .
On aura jamais assez de temps pour tout ce qu'on veut découvrir et comprendre dans nos voyages qu'on se le dise , Amis voyageurs .
Merci Marco.
En ce qui concerne Angkor, ... on a déja parlé de tout ça : Angkor est maintenant totalement envahi par le tourisme intensif, hors je n'ai pas le pouvoir de dissocier le lieu et l'atmosphère du lieu et dans l'endroit le plus merveilleux du monde si autour de moi c'est la cohue ca me cache le truc ...
A ce jour on ne peut sortir de Thailande avecune voiture de location et puis il est clair que la conduite Cambodgienne est très beaucoup plus pire que la Thaie !
Je ne sais plus si je l'ai laissé ou pas tellement j'ai remanié ce texte mais à un moment j'ai écrit qu'il fallait visiter Preah Vihear en dernier pour ne pas que les autres temple paraissent fade ... En dernier avant Angkor bien sur !
A ce jour on ne peut sortir de Thailande avecune voiture de location et puis il est clair que la conduite Cambodgienne est très beaucoup plus pire que la Thaie !
Je ne sais plus si je l'ai laissé ou pas tellement j'ai remanié ce texte mais à un moment j'ai écrit qu'il fallait visiter Preah Vihear en dernier pour ne pas que les autres temple paraissent fade ... En dernier avant Angkor bien sur !
Patrick.
JOUR 7 - MARDI 18 JUILLET
Je me suis réveillé tôt, comme toujours lorsque nous sommes en voyage et attablé sous la véranda du Green Leaf je regarde avec inquiétude le ciel menaçant. Si les quatre premiers jours nous n'avons pas eu de pluie, il semble bien que la saison humide nous a rattrapée… En voyant arriver nos compagnons du jour je constate que le Green Leaf marche bien car si nous n'étions que 6 cet hiver nous serons aujourd'hui 15 personnes : 6 Français, 2 Espagnols, 4 Autrichiennes et nous 3. On manœuvre pour éviter le groupe de Français qui parle un peu fort à notre goût et on se retrouve avec les Autrichiennes.
Cette fois il n'y a rien à voir avant l'entrée du parc de Kao Yaï, (pour nous c'est donc le 3 ème PN du trip) les oiseaux ne sont pas au rendez vous et le premier animal visible est notre vieux pote le varan arboricole qui semblait habiter à l'année dans son arbre ! Le ciel devient de plus en plus menaçant et les premières gouttes tombent alors que nous mettons les guêtre destinées à empêcher les sangsues de venir nous coller de trop près ! On a le temps d'apercevoir quelques jeunes calaos au bec encore blanc et deux ou trois gibbons avant que la pluie ne se mette à tomber pour de bon, nous obligeant à enfiler les imperméables.
Sous le déluge tropical les feuilles des arbres nous donnent quelques minutes de répit mais ensuite on prend autant d'eau que si nous étions en terrain découvert … Bien évidement tous ceux qui ont déjà mit un ciré ou un K-way le savent, à cause de la transpiration (et dans la jungle on transpire ferme !) on finit par être aussi trempés en dessous qu'au-dessus et comme l'eau qui coule sur l'imperméable tombe sur le pantalon, on se retrouve de toutes façons au bout d'un moment trempé de la tête aux pieds !
Nine a beau scruter les arbres pour tenter de voir des animaux, eux n'étant pas "Ting Tong " (fou en Thai) ils restent abrités et invisibles. Nous profitons des arrêts pour arracher les petites sangsues sur nos chaussures, nos guêtres et nos capes. Une des filles en chope même une sur le menton, Nine lui enlève grâce a un petit stick hyper efficace mais c'est charmant quand même … Et ce nest pas le seul piège, il faut également faire très attention en marchant car les chemins sont extrêmement glissants et la perspective de s'étaler de tout son long dans la boue n'est guère tentante… Cette partie de plaisir dure une heure, peut être deux, je ne saurais dire, au bout d'un moment on ne consulte plus sa montre, on se contente d'avancer, de faire attention à ne pas tomber et d'enlever les sangsues qui inlassablement tentent de trouver la viande …
Le fond de l'air est légèrement humide
On finit par sortir de la jungle et je sais que de là, il ne reste plus qu'une dizaine de minutes avant d'arriver à la tour d'observation où nous avions déjeuné la dernière fois. Mais la pluie semblait nous attendre « à la sortie » et redouble encore d'intensité. Nous parcourons les dernières centaines de mètre sous de véritables hallebardes tout en marchant dans un torrent créé par l'eau qui dévale le chemin en pente … On atteint enfin la tour mais avant de manger, il faut encore procéder à une séance approfondie d'enlèvement de sangsues car malgré nos efforts ces petites saloperies se sont fixées un peu partout ! Moi qui avais voulu voir la différence entre un trip sec et un trip humide … Et bien je la vois bien la différence, l'un est agréable et l'autre chiant ! Après le repas, on profite d'une accalmie pour rejoindre les voitures et aller jusqu'à ce qui était cet hiver la jolie chute d'eau de Haew Suwat. Mais elle s'est transformé en monstre rugissant qu'on ne peut même pas approcher ! On boit un petit café avant de remonter dans le pick-up pour parcourir la jungle, mais « quand ça veut pas, ça veut pas » et il n'y pas moyen de voir le moindre mammifère… Heureusement qu'il reste les reptiles ! Le jour précédent Nine a repéré deux vipères vertes qui sont encore au même endroit, semblant dormir, lovés sur une branche à 2 mètres du sol. Et ce que j'avais constaté en décembre se reproduit. Dans un premier temps les occidentaux respectent une prudente distance de sécurité mais en voyant Nine et Lek s'approcher comme si c'était des lézards inoffensifs il y a une « perte de la notion de dangerosité » et bientôt tout le monde photographie les serpents de près … Pourtant ils sont venimeux, mortels, et vu leurs positions si l'un d'eux attaquait, il mordrait au visage … Le trip continue mais l'ambiance est morne, il tombe à nouveau des cordes, il n'y a rien à voir et même les éléphants ne daignent pas se montrer ! On finit par rentrer au GLeaf à 20h30, boueux et trempés. Le pire pour les filles avec qui on était, c'est que comme elles voyagent avec leur sac sur le dos, elles n'ont qu'une paire de chaussures qu'il leur faudra remettre le lendemain quelquesoit leur état ! Quelque fois il est bien agréable de trimballer des sacs bien remplis dans un gros pick-up ! JOUR 8 - MERCREDI 19 JUILLET En apprenant que nous étions allés à Pha Taem, un des gars du Gleaf, Jo, nous dit qu'il y a également des peintures rupestres dans les environs, il nous explique où elles sont et nous indique que dans le même secteur il y a également un des plus vieux Bouddha allongé de Thailande et les ruines d'une ancienne cité. Ce sera notre excursion de la matinée. En route, nous nous arrêtons aux échoppes des tailleurs de pierre situés le long de la route. La plupart de leurs réalisations sont superbes et j'en aurais bien ramené une mais j'aurais probablement été "légèrement" en surcharge dans l'avion ! On trouve ensuite assez facilement l'ancienne ville de Muang Senna qui aurait été occupée du VII ème au XII ème siècle. Il n'en reste que quelques bases d'édifices, rien de vraiment captivant et on file rapidement vers le Rectiling Buddha (Bouddha allongé) On galère un peu pour trouver le temple, d'où l'intérêt d'avoir un bouquin ou les noms sont marqués aussi en Thai, ça permet de simplement montrer le nom et de se faire indiquer la direction par les locaux. Le nom du temple ? Mais bien sur, c'est le Wat Dhammachraksemaram à Ban Klong Khawng, simple, non ? Ce Bouddha est caractérisé par le fait qu'il fut simplement taillé dans la roche sans être ni recouvert de stuc ni peint. Il date du VIII ème siècle, est de style Dvaravati et mesure une quinzaine de mètres de long. Un toit a été construit au-dessus afin de le protéger et un petit musée à coté montre différents objets de la même période retrouvé aux alentours. Comme aucun farang ne viens ici et que tout est dans l'enceinte d'un temple l'accès est gratuit. Sur la route du retour on fait un crochet pour aller voir les peintures rupestres de Khao Chan Ngam. Un panneau indique qu'elles furent découvertes en 1938 et qu'elles dateraient, elles aussi, d'il y a environ 3500 ans, c'est bizarre cette histoire … Encore plus étonnant, ici, certaines peintures paraissent vraiment reluisantes… En arrivant à la GH on constate, guère surpris, qu'aucun de ceux qui étaient là hier n'est resté pour faire le « Bat trip » Krys et moi nous étions déjà fait la réflexion cet hiver, alors qu'on pourrait croire que les backpackers prennent le temps de voyager, la plupart d'entre eux passe vite, très vite, trop vite. Certains repartent même directement le soir après le « jungle trip » … En fait ceux qui vont voir les chauves-souris avec Jo sont ceux qui arrivent en matinée, trop tard pour partir dans la jungle et qui ne peuvent pas faire autre chose. Si tous les trains arrivaient tôt le matin et repartaient tard le soir j'ai le sentiment que bien peu resteraient au Green Leaf, la plupart ne voyant que le coté « pas cher », pas celui «ambiance Thaie », dommage pour eux ...A nouveau il pleut. On passe devant la source où nous nous étions baignés en décembre, pour constater que ce n'est plus qu'une immonde marre boueuse et je susi sur que les autres passagers du pick-up ne comprennent pas pourquoi on s'arrête pour regarder ca ! Après un petit tour dans la grotte où dorment les chauves souris, on va sur la colline pour voir les chiroptères s'envoler. La terre rouge est détrempée, glissante et collante à souhait, nous avions prévu le coup et remis nos affaires de la veille mais ceux fraîchement débarqués qui sont en sandales ne sont pas déçus !!
Batman, Batgirl et Batboy !
En attendant que les bestioles se réveillent, Jo, avisant quelques énormes milles pattes d'au moins 20 cm, les rammasse et propose de les placer sur les mains et les bras des farangs ! Bien que les arthropodes soient impressionnants (et renseignements pris, d'une espèce totalement inoffensive : Trigoniulus corallinus ) presque tout le monde accepte d'avoir un gros mille patte sur les bras ! Je vous le dis, ici, les gens changent ! Quand les 2 millions de chauves-souris prennent leur essor dans le ciel, tel un long serpent se tortillant, il ne pleut plus depuis un petit quart d'heure ce qui me permet de photographier sans avoir à tenir le parapluie avec les dents, c'est tout de même plus pratique ! Un peu plus tard Krys me fait remarquer que même côté business, le Green Leaf manifeste plus d'égards envers ses« guests » c'est à dire les clients, que d'autres Resorts du coin puisque nous n'avons jamais été plus de 8 par pick-up alors que nous avons croisé à la bat-cave un groupe du Kao Yaï Garden Loge où ils étaient 12 dans le pick-up !
[...]
Le fond de l'air est légèrement humide

On finit par sortir de la jungle et je sais que de là, il ne reste plus qu'une dizaine de minutes avant d'arriver à la tour d'observation où nous avions déjeuné la dernière fois. Mais la pluie semblait nous attendre « à la sortie » et redouble encore d'intensité. Nous parcourons les dernières centaines de mètre sous de véritables hallebardes tout en marchant dans un torrent créé par l'eau qui dévale le chemin en pente … On atteint enfin la tour mais avant de manger, il faut encore procéder à une séance approfondie d'enlèvement de sangsues car malgré nos efforts ces petites saloperies se sont fixées un peu partout ! Moi qui avais voulu voir la différence entre un trip sec et un trip humide … Et bien je la vois bien la différence, l'un est agréable et l'autre chiant ! Après le repas, on profite d'une accalmie pour rejoindre les voitures et aller jusqu'à ce qui était cet hiver la jolie chute d'eau de Haew Suwat. Mais elle s'est transformé en monstre rugissant qu'on ne peut même pas approcher ! On boit un petit café avant de remonter dans le pick-up pour parcourir la jungle, mais « quand ça veut pas, ça veut pas » et il n'y pas moyen de voir le moindre mammifère… Heureusement qu'il reste les reptiles ! Le jour précédent Nine a repéré deux vipères vertes qui sont encore au même endroit, semblant dormir, lovés sur une branche à 2 mètres du sol. Et ce que j'avais constaté en décembre se reproduit. Dans un premier temps les occidentaux respectent une prudente distance de sécurité mais en voyant Nine et Lek s'approcher comme si c'était des lézards inoffensifs il y a une « perte de la notion de dangerosité » et bientôt tout le monde photographie les serpents de près … Pourtant ils sont venimeux, mortels, et vu leurs positions si l'un d'eux attaquait, il mordrait au visage … Le trip continue mais l'ambiance est morne, il tombe à nouveau des cordes, il n'y a rien à voir et même les éléphants ne daignent pas se montrer ! On finit par rentrer au GLeaf à 20h30, boueux et trempés. Le pire pour les filles avec qui on était, c'est que comme elles voyagent avec leur sac sur le dos, elles n'ont qu'une paire de chaussures qu'il leur faudra remettre le lendemain quelquesoit leur état ! Quelque fois il est bien agréable de trimballer des sacs bien remplis dans un gros pick-up ! JOUR 8 - MERCREDI 19 JUILLET En apprenant que nous étions allés à Pha Taem, un des gars du Gleaf, Jo, nous dit qu'il y a également des peintures rupestres dans les environs, il nous explique où elles sont et nous indique que dans le même secteur il y a également un des plus vieux Bouddha allongé de Thailande et les ruines d'une ancienne cité. Ce sera notre excursion de la matinée. En route, nous nous arrêtons aux échoppes des tailleurs de pierre situés le long de la route. La plupart de leurs réalisations sont superbes et j'en aurais bien ramené une mais j'aurais probablement été "légèrement" en surcharge dans l'avion ! On trouve ensuite assez facilement l'ancienne ville de Muang Senna qui aurait été occupée du VII ème au XII ème siècle. Il n'en reste que quelques bases d'édifices, rien de vraiment captivant et on file rapidement vers le Rectiling Buddha (Bouddha allongé) On galère un peu pour trouver le temple, d'où l'intérêt d'avoir un bouquin ou les noms sont marqués aussi en Thai, ça permet de simplement montrer le nom et de se faire indiquer la direction par les locaux. Le nom du temple ? Mais bien sur, c'est le Wat Dhammachraksemaram à Ban Klong Khawng, simple, non ? Ce Bouddha est caractérisé par le fait qu'il fut simplement taillé dans la roche sans être ni recouvert de stuc ni peint. Il date du VIII ème siècle, est de style Dvaravati et mesure une quinzaine de mètres de long. Un toit a été construit au-dessus afin de le protéger et un petit musée à coté montre différents objets de la même période retrouvé aux alentours. Comme aucun farang ne viens ici et que tout est dans l'enceinte d'un temple l'accès est gratuit. Sur la route du retour on fait un crochet pour aller voir les peintures rupestres de Khao Chan Ngam. Un panneau indique qu'elles furent découvertes en 1938 et qu'elles dateraient, elles aussi, d'il y a environ 3500 ans, c'est bizarre cette histoire … Encore plus étonnant, ici, certaines peintures paraissent vraiment reluisantes… En arrivant à la GH on constate, guère surpris, qu'aucun de ceux qui étaient là hier n'est resté pour faire le « Bat trip » Krys et moi nous étions déjà fait la réflexion cet hiver, alors qu'on pourrait croire que les backpackers prennent le temps de voyager, la plupart d'entre eux passe vite, très vite, trop vite. Certains repartent même directement le soir après le « jungle trip » … En fait ceux qui vont voir les chauves-souris avec Jo sont ceux qui arrivent en matinée, trop tard pour partir dans la jungle et qui ne peuvent pas faire autre chose. Si tous les trains arrivaient tôt le matin et repartaient tard le soir j'ai le sentiment que bien peu resteraient au Green Leaf, la plupart ne voyant que le coté « pas cher », pas celui «ambiance Thaie », dommage pour eux ...A nouveau il pleut. On passe devant la source où nous nous étions baignés en décembre, pour constater que ce n'est plus qu'une immonde marre boueuse et je susi sur que les autres passagers du pick-up ne comprennent pas pourquoi on s'arrête pour regarder ca ! Après un petit tour dans la grotte où dorment les chauves souris, on va sur la colline pour voir les chiroptères s'envoler. La terre rouge est détrempée, glissante et collante à souhait, nous avions prévu le coup et remis nos affaires de la veille mais ceux fraîchement débarqués qui sont en sandales ne sont pas déçus !!
Batman, Batgirl et Batboy !

En attendant que les bestioles se réveillent, Jo, avisant quelques énormes milles pattes d'au moins 20 cm, les rammasse et propose de les placer sur les mains et les bras des farangs ! Bien que les arthropodes soient impressionnants (et renseignements pris, d'une espèce totalement inoffensive : Trigoniulus corallinus ) presque tout le monde accepte d'avoir un gros mille patte sur les bras ! Je vous le dis, ici, les gens changent ! Quand les 2 millions de chauves-souris prennent leur essor dans le ciel, tel un long serpent se tortillant, il ne pleut plus depuis un petit quart d'heure ce qui me permet de photographier sans avoir à tenir le parapluie avec les dents, c'est tout de même plus pratique ! Un peu plus tard Krys me fait remarquer que même côté business, le Green Leaf manifeste plus d'égards envers ses« guests » c'est à dire les clients, que d'autres Resorts du coin puisque nous n'avons jamais été plus de 8 par pick-up alors que nous avons croisé à la bat-cave un groupe du Kao Yaï Garden Loge où ils étaient 12 dans le pick-up !
[...]
Patrick.
......j'ai été dans le même hotel à Kong Chiam, il ya avait de la pression à la douche........un bel hotel avec une vue imprenable.............c'est un coin plutôt pas mal là bas............
OUi, c'est splendide. Pour la presion ça dépend probablement/peut être de l'étage ou tu est ?
Bon, ce n'est pas grave mais ça me fais toujours sourire ces resort " pouet-pouet" ou y'a presque toujours un truc qui part en quenouille ! 😮
Patrick.
....ben non, j'étais au 2eme (et dernier) étage..........j'ai vraiment pas souvent des problémes dans les hotels en Thailande.......
Tu avais une SdB avec un petit chauffe eau electrique comme dans la plupart des guest houses ?
Patrick.
.......ah ben oui, tu vois je ne me rappellais même pas que c'était un chauffe eau electrique !!!.......mais celui là fonctionnait trés bien, et surtout avait l'air neuf........mais je suis un peu habitué à ces machins et je n'ai plus peur.....c'est assez courant en Asie.........
..........ah ben oui, tu vois je ne me rappellais même pas que c'était un chauffe eau electrique !!!.......mais celui là fonctionnait trés bien, et surtout avait l'air neuf........mais je suis un peu habitué à ces machins et je n'ai plus peur.....c'est assez courant en Asie.........
Oui mais à condition de pas attraper le courant en prenant sa douche .😏😏😏😏
Oui mais à condition de pas attraper le courant en prenant sa douche .😏😏😏😏
@+ , Marco .
On aura jamais assez de temps pour tout ce qu'on veut découvrir et comprendre dans nos voyages qu'on se le dise , Amis voyageurs .
[...]JOUR 9 - JEUDI 20 JUILLET
Cette fois, il n'est pas question de partir du Green Leaf en catimini. On charge nos affaires (qui sont encore trempés, heureusement que nous avons des sacs plastiques) dans la voiture avant d'aller déjeuner et on regarde un petit moment la pluie qui s'est remise à tomber avec la violence habituelle dans cette partie du monde. Il faut bien avouer qu'on tire également une certaine joie sadique à mater du coin de l'œil les mines déconfites de ceux qui vont partir en jungle … Je sais c'est pas gentil mais c'est marrant, chacun son tour d'en baver ! Une dernière photo de la Green Leaf's Team devant leur Toyota modèle Tiger (Nine hilare me glisse que je pourrais ainsi dire que j'ai vu un tigre à Khao Yaï) et nous les quittons.
On traverse Kanchanaburi en milieu d'après midi et on se rend directement au Tiger Temple, situé une quarantaine de km après la ville sur la route 323. Le prix de l'entrée a récemment augmenté à 300 Baths (6€) mais ici on sait à quoi servira cet argent : à clôturer une grande parcelle de jungle pour accueillir les tigres. Avant de voir les animaux, on croise nos premiers touristes- farangs du séjour, beaucoup sont habillés correctement mais pour une partie d'entre eux le fait qu'ils soient dans l'enceinte d'un temple ne les empêchent pas de porter mini-short, mini-jupe et autres brassières ultra fine… Première recnontre de ceux que nous allons de plus en plus voir au fur et à mesure que nous irons vers le Sud … Ouais, génial …On se dirige vers le fameux « canyon des tigres », que nous avions vu dans les documentaires à la télé et qui, pour être franc nous fait bien baver, en effet, à ma connaissance cet endroit est le seul au monde ou l'on peut caresser des tigres en liberté. Et les félins sont effectivement là, en pleine sieste, sous le regard bienveillant du moine qui les a recueilli il y a quelques années. La seule chose qui change par rapport à l'image que nous avions des lieux est la dizaine de jeunes Thaïs en T-shirt bleus visiblement là pour canaliser les touristes. Pour se faire prendre en photos avec les tigres, il suffit d'arriver, de passer son appareil photo à un des jeunes Thaïs et de suivre tranquillement celui qui vous prend par la main. Il vous emmène poser à côté des tigres (qui ne vous accordent aucun intérêt, totalement absorbé par leur sieste !) pendant que celui qui a votre appareil photo vous mitraille joyeusement ! Voyant que deux tigres sont en train de jouer dans la marre au fond de la carrière, je les désigne avec un sourire et celui qui a mon appareil va gentiment faire une série de clichés qui seront plus que satisfaisant, révélant même une recherche artistique avec de très gros plan de l'œil d'un des félins… Nous restons une bonne heure à admirer les tigres et à voir les gens arriver en groupe au rythme des songthéos (taxi collectif), se faire prendre en photos et repartir au bout d'une dizaine de minutes … Imperceptiblement le soleil s'est caché derrière de gros nuages et une soudaine rafale de vent vient tirer les gros chats de leur torpeur. Devinant que la pluie arrive, le moine décide d'arrêter les photos et de remmener les tigres dans leur cage mais avant qu'il n'en ait eut le temps l'orage éclate. Tandis que les humains tentent de s'abriter sous les parasols, (ou, pour certains de protéger leur matériel photo !) les tigres, bien réveillés maintenant, s'amusent joyeusement dans les flaques d'eau . De notre coté c'est la troisième journée consécutive on se retrouve trempés !! Quand la pluie se calme, le moine accompagné d'un des gars en bleu part en tenant un tigre en laisse. Au moment où il passe devant nous, le jeune nous fait signe de suivre. Je ne me pose pas de questions, je dis à Alex de me suivre et on fonce pendant que les autres se demandent encore ce qu'ils doivent faire. Le moine se retourne et me file la laisse dans les mains tout en me disant « Promène le comme tu le ferais avec un chiot ! » et je me retrouve en train de promener un tigre adulte en laisse avec Alex marchant de l'autre coté ! Ce sont ensuite les jeunes en bleu qui remontent les autres félins, le moine revenant lui-même chercher le dernier tigre ainsi que la vingtaine de personnes qui s'était fait coincer comme nous par l'orage. Essayez d'imaginer la scène, un petit moine tenant vaguement un gros tigre par le collier, tandis qu'autour, sans craintes, marche tranquillement un groupe de gens … Vraiment ce pays est étonnant … Si vous n'aviez jamais entendu parler de ce temple auparavant ou que, encore pire « on » vous a dit des horreurs sur ce lieu, laissez moi vous racontez comment ce qui était, il y a encore quelques années, un temple tout ce qu'il y a de plus classique est devenu le Tiger Temple. Tout à commencé le jour où des habitants du village voisin amenèrent deux bébés tigres dont les parents avaient été tués par les braconniers. La philosophie Bouddhiste étant altruiste, les moines décidèrent d'élever ces tigres. Ils le firent avec beaucoup de bon sens : jamais de viande rouge, seulement de la viande blanche, saignée et bouillie, pour enlever au maximum l'odeur de sang et le plus important, arriver à TOUJOURS faire croire à l'animal que l'homme est plus fort que lui... Pour arriver à nourrir les tigres et mener à bien leur projet de clôturer un morceau de jungle afin que les félins soient plus à l'aise, les moines eurent l'idée de faire payer le fait de pouvoir caresser les tigres. Encore une fois avec un sacré bon sens car le public n'a accès aux tigres QUE l'après midi, quand les félins ont bien mangé et ne pensent qu'a faire la sieste ! Malgré tout il arrive que les meilleures intentions soient mal comprises, surtout par ceux qui ne veulent pas comprendre, qui se font leur avis en passant 4 minutes 30 sur le site ou qui n'existent que par le dénigrement mais peu importe, cette après midi là, ce que NOUS avons vu entre le moine et "ses" tigres est de l'amour et rien d'autre
Le moine et un des tigres
On parcourt rapidement la quarantaine de km qui nous séparent encore du River Kwai Village Hotel où Arnaud nous avait réservé un bungalow flottant sur la rivière : un raftel. Aménagés de façon traditionnelle thaïe, avec du bois de teck partout, une terrasse qui donne directement sur la rivière Kwai, récemment rénovés, ils sont superbes, aussi bien extérieurement qu'intérieurement… Vraiment magnifique. Et quitte à devenir redondant j'ecrirais une fois encore que j'adore ce pays ou on peut passer une nuit dans une guest house à 300 Baths et la nuit suivante dans un raftel à plus de 3000 Baths …
Depuis le début de ce séjour nous avions réussi un sans faute, mais ce soir là nous faisons notre premier faux pas, un peu lassé de la voiture nous décidons naïvement d'aller manger au buffet du Resort. On se rend compte que notre erreur lorsqu'on se retrouve face aux plats de frites, de spaghettis bolognaise et de poulet rôti : « Damned de la bouffe pour farangs !!! » Les plats bien sur totalement insipide, je tente d'avoir de la sauce pimentée et je ne vous dit pas la tête des serveurs, le farang classique « pleure » parce que c'est trop épicé et d'un seul coup il y en avait un qui pleurait parce que ça ne l'était pas assez … Farang ting tong !! En mangeant j'observe tous ces farangs qui veulent manger comme chez eux, boire comme chez eux et j'essaye désespérément de comprendre pourquoi ils ont parcouru 12 000 kms pour tenter de retrouver les mêmes choses que chez eux… JOUR 10 - VENDREDI 21 JUILLET Après le breakfast, où il est bien plus facile de trouver des saucisses que du riz, nous filons directement a la Lava Cave, une grotte avec des concrétions calcaires. On paye les 200B/p pour rentrer dans notre 4 ème parc national et on visite les grottes dans des conditions dont je n'oserais même pas rêver en France : nous sommes seuls et je peux photographier ce que je veux comme je veux ! Pendant que je peaufine mes prises de vues, un groupe de 4/5 farangs emmené par un guide Thaï nous dépasse au pas de charge … A peine le temps de prendre 4/5 clichés qu'ils reviennent déjà et quittent la grotte … Ca c'est de la visite expéditive ! Vu le faible échange gazeux avec l'extérieur, l'air de la grotte est pas mal chargé en gaz carbonique et au bout d'un (bon) moment Krys et Alex ressentent de légères difficultés à respirer et préfèrent ressortir. Je reste seul et "écoute le silence"… Quelle incroyable expérience … On perçoit d'abord un profond silence puis peu à peu l'oreille s'affûte et on distingue des bruits de plus en plus infimes, une goutte d'eau qui tombe, le cri d'une chauve-souris… Après un loooooong moment je fini par me résoudre à ressortir … JOUR 10 - VENDREDI 21 JUILLET [...] Pour l'après midi j'ai prévu d'aller au parc d'Erawan voir les célèbres cascades qui, à cette époque, sont censées être superbe grâce à l'important débit d'eau. Evidement, la plus belle chute d'eau est la dernière, la 7 ème, celle qui est tout en haut, celle qui demande une bonne heure de crapahutage avant de se dévoiler ! Comme Krys a toujours ses problèmes d'asthme et que de l'avis général la montée est fatigante je propose aux filles de m'attendre en bas ce qu'elles acceptent … avec un certain soulagement ! Dans ces conditons je décide de monter directement à la 7 ème cascade, de ne photographier les autres chutes d'eau qu'en redescendant et j'attaque la montée avec les 10 kg du sac photos sur le dos, mon chapeau et mes godasses de marche. Je récolte de nombreux regards ébahis de la part de la plupart des gens que je croise, il faut dire qu'eux sont en maillot de bain et en tongs ! Je dépasse les cascades les une après les autres, je suis trempé par la transpiration qui ruissèle allègrement par tous les pores de ma peau lorsqu'un varan d'au moins 1mètre déguerpit juste devant moi ! Je marque un temps d'arrêt, singulièrement refroidit, qui dit varan dit reptiles et me rappel que malgré les maillots de bains croisés, je suis dans une jungle du Sud Est Asiatique et que je pourrais croiser d'autres reptiles, avec moins de pattes que les varans ceux là ! Si les 5 premières chutes sont faciles à atteindre, le parcours entre les 6 ème et 7 ème comporte des passages de quasi-escalade, des traversés de torrents et des montées sur des échelles de bambous. J'hallucine en pensant que des touristes passent ici en sandalettes, déjà que je trouve ça casse gueule avec l'équipement qui va bien, alors sauf si on est Thaï, passer là en tong… me semble limite sucidaire … J'atteins la dernière cascade un poil trop tard, un groupe de jeunes Allemandes vennant de se mettre à l'eau au pied de la chute d'eau ( On se calme les garçons, par « jeunes » j'entends des gamines d'une douzaine d'années ! ) et n'ayant pas l'intention de photographier les frauleins j'attends patiemment qu'elles sortent de l'eau. Seulement, apparemment, quelqu'un, quelque part, a décidé que je finirais encore cette journée trempé car tandis que les Allemandes batifolent dans l'eau, les premières gouttes d'un orage commencent à tomber. Et là haut, pas de parasol ni de toit pour s'abriter … juste quelques arbres qui ne protègent rien du tout … Je réussis à mettre mon sac photo dans l'anfractuosité d'un rocher et j'attends stoïquement, planté sous l'eau, que l'orage passe… Si vraiment on cherchait à positiver on pourrait dire que la pluie est tiède mais comme je n'ai même pas de gel douche avec moi ça n'est d'aucun intérêt ! Coté matériel photo je commence à être mal à l'aise vu tout ce qu'il subit depuis quelques jours. Entre l'atmosphère très humide, les fréquents passages de la voiture climatisée à l'extérieur chaud ce qui est fortement déconseillé à cause de la formation de buée que ça provoque et les orages qu'on ramasse quotidiennement ce n'est vraiment pas l'idéal si on pense à la quantité d'électronique que les boîtiers numériques comportent et au fait qu'électronique et forte humidité fassent rarement bon ménage. Les filles repartent mais comme il pleut encore je ne peut toujours pas sortir l'appareil du sac… Je déplie le trépied pour être prêt en cas de courte accalmie et je continue à attendre… Mais ce sont maintenant 5 anglais qui débarquent et se mettent à grimper partout sur les rochers, du coup, lorsque la pluie s'arrête, je dois continuer à attendre car ces zozos prennent un malin plaisir à rester dans le champs tout en se foutant ouvertement de moi … Sanouk, Patrick, Sanouk … Je profite de leur passage derrière un gros rocher pour faire rapidement quelques photos puis je remballe le matos et commence à redescendre pour pouvoir photographier les 6 premières cascades avant qu'il ne leur prenne l'idée d'aller faire plouf-plouf dans les cascades inférieures et de me pourrir toutes les photos !LA 7ème cascade !
Je reussi à peu près à faire ce que je veux jusqu'à la première chute, la plus basse, où une dame avec les cheveux rouges flamboyant me rejoue le sketch du haut, elle se plante dans l'eau juste devant moi et se met à nettoyer ses sandalettes. Evidement, elle m'a vu mais s'en fout complètement. Je préfère ne rien dire et attendre encore une fois un loooooong quart d'heure qu'elle daigne finir son petit nettoyage… Quand je rejoins Krys et Alex à la voiture, il est 17h et je suis fourbu, trempé et inquiet pour ce qu'a subi le matos photo. Je me rappellerais longtemps des chutes d'eau d'Erawan ! Pour ce dernier soir sur la rivière Kwai, pas question de manger à nouveau à l'hôtel et nous prenons la voiture pour aller dans un petit resto à quelques kilomètres. On y mange Thai à un prix Thai, mais le retour est pénible car autant conduire le jour ne pose pas de gros problèmes autant la nuit c'est une autre histoire, entre les voitures aux phares qui éclairent n'importe ou, les mobylettes, les chiens et la pluie violente qui tombe à nouveau c'est carrément stressant …[...]
Le moine et un des tigres
On parcourt rapidement la quarantaine de km qui nous séparent encore du River Kwai Village Hotel où Arnaud nous avait réservé un bungalow flottant sur la rivière : un raftel. Aménagés de façon traditionnelle thaïe, avec du bois de teck partout, une terrasse qui donne directement sur la rivière Kwai, récemment rénovés, ils sont superbes, aussi bien extérieurement qu'intérieurement… Vraiment magnifique. Et quitte à devenir redondant j'ecrirais une fois encore que j'adore ce pays ou on peut passer une nuit dans une guest house à 300 Baths et la nuit suivante dans un raftel à plus de 3000 Baths …Depuis le début de ce séjour nous avions réussi un sans faute, mais ce soir là nous faisons notre premier faux pas, un peu lassé de la voiture nous décidons naïvement d'aller manger au buffet du Resort. On se rend compte que notre erreur lorsqu'on se retrouve face aux plats de frites, de spaghettis bolognaise et de poulet rôti : « Damned de la bouffe pour farangs !!! » Les plats bien sur totalement insipide, je tente d'avoir de la sauce pimentée et je ne vous dit pas la tête des serveurs, le farang classique « pleure » parce que c'est trop épicé et d'un seul coup il y en avait un qui pleurait parce que ça ne l'était pas assez … Farang ting tong !! En mangeant j'observe tous ces farangs qui veulent manger comme chez eux, boire comme chez eux et j'essaye désespérément de comprendre pourquoi ils ont parcouru 12 000 kms pour tenter de retrouver les mêmes choses que chez eux… JOUR 10 - VENDREDI 21 JUILLET Après le breakfast, où il est bien plus facile de trouver des saucisses que du riz, nous filons directement a la Lava Cave, une grotte avec des concrétions calcaires. On paye les 200B/p pour rentrer dans notre 4 ème parc national et on visite les grottes dans des conditions dont je n'oserais même pas rêver en France : nous sommes seuls et je peux photographier ce que je veux comme je veux ! Pendant que je peaufine mes prises de vues, un groupe de 4/5 farangs emmené par un guide Thaï nous dépasse au pas de charge … A peine le temps de prendre 4/5 clichés qu'ils reviennent déjà et quittent la grotte … Ca c'est de la visite expéditive ! Vu le faible échange gazeux avec l'extérieur, l'air de la grotte est pas mal chargé en gaz carbonique et au bout d'un (bon) moment Krys et Alex ressentent de légères difficultés à respirer et préfèrent ressortir. Je reste seul et "écoute le silence"… Quelle incroyable expérience … On perçoit d'abord un profond silence puis peu à peu l'oreille s'affûte et on distingue des bruits de plus en plus infimes, une goutte d'eau qui tombe, le cri d'une chauve-souris… Après un loooooong moment je fini par me résoudre à ressortir … JOUR 10 - VENDREDI 21 JUILLET [...] Pour l'après midi j'ai prévu d'aller au parc d'Erawan voir les célèbres cascades qui, à cette époque, sont censées être superbe grâce à l'important débit d'eau. Evidement, la plus belle chute d'eau est la dernière, la 7 ème, celle qui est tout en haut, celle qui demande une bonne heure de crapahutage avant de se dévoiler ! Comme Krys a toujours ses problèmes d'asthme et que de l'avis général la montée est fatigante je propose aux filles de m'attendre en bas ce qu'elles acceptent … avec un certain soulagement ! Dans ces conditons je décide de monter directement à la 7 ème cascade, de ne photographier les autres chutes d'eau qu'en redescendant et j'attaque la montée avec les 10 kg du sac photos sur le dos, mon chapeau et mes godasses de marche. Je récolte de nombreux regards ébahis de la part de la plupart des gens que je croise, il faut dire qu'eux sont en maillot de bain et en tongs ! Je dépasse les cascades les une après les autres, je suis trempé par la transpiration qui ruissèle allègrement par tous les pores de ma peau lorsqu'un varan d'au moins 1mètre déguerpit juste devant moi ! Je marque un temps d'arrêt, singulièrement refroidit, qui dit varan dit reptiles et me rappel que malgré les maillots de bains croisés, je suis dans une jungle du Sud Est Asiatique et que je pourrais croiser d'autres reptiles, avec moins de pattes que les varans ceux là ! Si les 5 premières chutes sont faciles à atteindre, le parcours entre les 6 ème et 7 ème comporte des passages de quasi-escalade, des traversés de torrents et des montées sur des échelles de bambous. J'hallucine en pensant que des touristes passent ici en sandalettes, déjà que je trouve ça casse gueule avec l'équipement qui va bien, alors sauf si on est Thaï, passer là en tong… me semble limite sucidaire … J'atteins la dernière cascade un poil trop tard, un groupe de jeunes Allemandes vennant de se mettre à l'eau au pied de la chute d'eau ( On se calme les garçons, par « jeunes » j'entends des gamines d'une douzaine d'années ! ) et n'ayant pas l'intention de photographier les frauleins j'attends patiemment qu'elles sortent de l'eau. Seulement, apparemment, quelqu'un, quelque part, a décidé que je finirais encore cette journée trempé car tandis que les Allemandes batifolent dans l'eau, les premières gouttes d'un orage commencent à tomber. Et là haut, pas de parasol ni de toit pour s'abriter … juste quelques arbres qui ne protègent rien du tout … Je réussis à mettre mon sac photo dans l'anfractuosité d'un rocher et j'attends stoïquement, planté sous l'eau, que l'orage passe… Si vraiment on cherchait à positiver on pourrait dire que la pluie est tiède mais comme je n'ai même pas de gel douche avec moi ça n'est d'aucun intérêt ! Coté matériel photo je commence à être mal à l'aise vu tout ce qu'il subit depuis quelques jours. Entre l'atmosphère très humide, les fréquents passages de la voiture climatisée à l'extérieur chaud ce qui est fortement déconseillé à cause de la formation de buée que ça provoque et les orages qu'on ramasse quotidiennement ce n'est vraiment pas l'idéal si on pense à la quantité d'électronique que les boîtiers numériques comportent et au fait qu'électronique et forte humidité fassent rarement bon ménage. Les filles repartent mais comme il pleut encore je ne peut toujours pas sortir l'appareil du sac… Je déplie le trépied pour être prêt en cas de courte accalmie et je continue à attendre… Mais ce sont maintenant 5 anglais qui débarquent et se mettent à grimper partout sur les rochers, du coup, lorsque la pluie s'arrête, je dois continuer à attendre car ces zozos prennent un malin plaisir à rester dans le champs tout en se foutant ouvertement de moi … Sanouk, Patrick, Sanouk … Je profite de leur passage derrière un gros rocher pour faire rapidement quelques photos puis je remballe le matos et commence à redescendre pour pouvoir photographier les 6 premières cascades avant qu'il ne leur prenne l'idée d'aller faire plouf-plouf dans les cascades inférieures et de me pourrir toutes les photos !LA 7ème cascade !

Je reussi à peu près à faire ce que je veux jusqu'à la première chute, la plus basse, où une dame avec les cheveux rouges flamboyant me rejoue le sketch du haut, elle se plante dans l'eau juste devant moi et se met à nettoyer ses sandalettes. Evidement, elle m'a vu mais s'en fout complètement. Je préfère ne rien dire et attendre encore une fois un loooooong quart d'heure qu'elle daigne finir son petit nettoyage… Quand je rejoins Krys et Alex à la voiture, il est 17h et je suis fourbu, trempé et inquiet pour ce qu'a subi le matos photo. Je me rappellerais longtemps des chutes d'eau d'Erawan ! Pour ce dernier soir sur la rivière Kwai, pas question de manger à nouveau à l'hôtel et nous prenons la voiture pour aller dans un petit resto à quelques kilomètres. On y mange Thai à un prix Thai, mais le retour est pénible car autant conduire le jour ne pose pas de gros problèmes autant la nuit c'est une autre histoire, entre les voitures aux phares qui éclairent n'importe ou, les mobylettes, les chiens et la pluie violente qui tombe à nouveau c'est carrément stressant …[...]
Patrick.
[...]
JOUR 11 - SAMEDI 22 JUILLET
En repartant, on fait un stop à Sai Yok Noï pour voir la chute d'eau. C'est facile puisqu'elle est juste à côté de la route, à peine cachée par quelques stands qui vendent à manger. Evidement, je m'aperçois vite que le point de vue parfait pour faire LA photo n'est pas sur le chemin mais au beau milieu du torrent et comme je ne peux résister à une bonne photo j'y vais joyeusement … Aujourd'hui je serais resté sec 18 min !!
On ne pouvait pas passer dans la région et ne pas aller voir le Prasat Muang Singh [ Singh = lion ] Cet avant poste à l'extrémité Ouest de l'empire khmer fut bâti au début du XIII ème siècle et a conservé une partie de l'épais mur d'enceinte qui protégeait autrefois une cité dont seul un temple pût être rénové. On ne peut s'empêcher de noter, une fois encore, que le monument est extrêmement bien mis en valeur et que la couleur rouge latérite ressort toujours aussi superbement sur le vert de la jungle qui semble lui servir d'écrin. A l'intérieur du Prang ( la tour principale ) et dans le petit musée attenant au temple, on peut voir des " Bodhisattva Avalokitasvara " ( statues à bras multiples ) indiquant que ce lieu était autrefois un temple Bouddhiste Mahayana ( un courant du Bouddhisme ) et grâce à une maquette en plein air on peut appréhender facilement la disposition de l'ancienne cité .
Nous nous arrêtons ensuite à Kanchanaburi histoire de jeter un œil à ce fameux pont sur la rivière Kwaï. C'est la seule chose en rapport avec la guerre que nous irons voir, pour le reste, musée de la guerre, cimetière militaire et Hell's Pass, nous sommes suffisamment persuadés que la guerre est une chose terrible sans avoir besoin d'en voir les cicatrices. En ce qui concerne ce pont, ce sont les "méchants" Nippons qui le firent construire par leurs prisonniers lors de la seconde guerre mondiale, exactement comme dans le film, mais la ressemblance s'arrête là car si la ligne de chemin de fer, à l'époque vitale pour les Japonais, fut bien construite en un temps record et dans des conditions inhumaines qui coûtèrent plusieurs centaines de milliers de morts, le pont n'explosa jamais ! D'ailleurs j'irais même jusqu'à dire que CE pont est une GROSSE IMPOSTURE car le vrai, en bois, fut gentiment démonté à la fin de la guerre et remplacé par celui ci en béton et acier ...
On déjeune dans une « cantine » le long de la route. Comme d'hab quand on n'a pas de langage commun avec les Thaïs, Krys fait un tour dans les gamelles pour voir les différents plats et montrer ce qu'on veut, et comme d'hab on se gave pour rien ( 160 Baths = 3, 30 € y comprit le dessert, les cocas et la bière !!).
Nous arrivons à Nakhon Pathom, chez Serge, en milieu d'après midi, nous discutons un peu, puis nous allons nous promener au Phra Pathom Chedi, qui est LE plus grand chedi de Thailande. Il est extrêmement vénéré parce qu'il est admis que c'est le premier monument bouddhiste construit en Thaïlande et parce qu'il contiendrait des reliques de Bouddha. Lorsqu'il fut érigé au III ème siècle AVANT JC il ne mesurait que 40 mètres, il garda cette taille jusqu'a ce qu'en 1853 le roi Montkut (Rama IV) ordonna qu'il soit restauré. Depuis il fut plusieurs fois rénové, agrandi et rehaussé jusqu'à atteindre les 127m. actuel qui en font le plus haut monument bouddhiste du MONDE !!!
Nous mangeons sur le marché du soir de Nakhon Pathom et c'est à nouveau la belle vie puisque Pong, la femme de Serge, est avec nous pour commander les plats thaïs ! J'ai beau regarder, je ne vois pas l'ombre d'un autre farang mais par contre je croise un Thai avec un maillot de foot « Zidane » ce qui fait toujours sourire ! Tout comme le fait qu'il y ait deux jours ont s'ennuyaient ferme au milieu des farangs qui sirotaient leurs Heineken et qu'aujourd'hui au milieu d'un marché grouillant de vie tout baigne !! Je ne me souviens plus du prix du repas, mais c'était de toute façon dérisoire.
On termine en prenant une glace chez le glacier volant, un type complètement allumé, branché sur le 380 qui envoi les boules de glaces à plusieurs mètres de hauteur avant de les rattraper directement dans la coupe ! En voyant que je le photographie, il se met à en faire des tonnes, allant jusqu'à aller chercher son pote d'à côté pour mimer un combat d'arts martiaux en plein milieu du marché !

JOUR 12 - DIMANCHE 23 JUILLET Serge et Pong nous emmènent visiter le palais Sanam Chandra situé au milieu d'un agréable parc. C'est un petit palais construit en 1902 par celui qui n'était pas encore Rama VI. Il s'inspira des différents styles en vogue à l'époque en Europe tout en gardant une partie traditionnelle Thaïe ce qui donne un ensemble assez hétéroclite mais charmant. Une fois roi, Rama VI continua à utiliser ce petit palais comme résidence lorsqu'il venait en pèlerinage au grand chedi de Nakhon Pathom mais il lui servit aussi de place forte lorsque des mouvements insurrectionnels tentèrent de le renverser. L'armée lui étant restée fidèle, le palais fût bien défendu, et la dynastie Chakri resta sur le trône ! On termine cette partie de notre voyage en allant dîner dans un resto au bord d'un plan d'eau. Cela fait plusieurs fois qu'on mange à la tombée de la nuit à côté de l'eau et à ma grande surprise, nous ne sommes pas attaqués par les moustiques. Peut être est ce dû à ce que Serge m'a dit un peu plus tôt dans la journée, à savoir que l'équivalent local de la DDE, passait partout - y compris chez les particuliers - afin de détruire le maximum de larves de moustiques. Comme d'habitude Pong commande tout un assortiment de plats aux saveurs différentes et ce dernier repas avec nos amis est une fois de plus un véritable festin !JOUR 13 - LUNDI 24 JUILLET Pendant des siècles, les marchés flottant en Thaïlande furent quelque chose d'aussi banal que les marchés classiques en France à la seule différence que les rues étaient des canaux, les étals des petits bateaux et que les gens y allaient en barque. Depuis une trentaine d'années, pas mal de canaux furent comblés et peu à peu le nombre de marchés flottant s'amenuisa. Ceux qui restent se sont profondément transformés devenant pour la plupart des attractions touristiques. Bien que n'ayant pas de doutes sur ce qu'était le plus “fameux” des marchés flottants, celui de Damnoen Saduak, comme il était sur notre route, on allait tout de même passer voir à quoi il ressemblait. J'avais prévu d'y être vers 8h mais comme nous avions trainés, guèrent pressés de quitter Serge et sa famille il est 9h30 lorsqu'on y arrive. A peine garé, on se fait sauter dessus par des Thaïs qui nous proposent le tour en bateau. Je suis de mauvaise humeur, le fait de se faire alpaguer de la sorte n'arrange rien et je refuse l'offre du gars… Qui du coup, croit que je marchande et baisse son prix ! Trois fois de suite je réponds « no boat, just walking » et trois fois de suite le type me fait une nouvelle offre ! Il a démarré à 1000 et ca ce termine à 300 Baths pour nous 3 ! A ce prix là, même ronchon j'y vais !! Nous voilà donc partis dans une petite embarcation à fond plat, ca commence bien, les canaux sont dégueulasses et puants !! Lorsque nous atteignons le « marché » en lui-même, je me rends compte que même en ayant imaginé le pire j'étais en dessous de la réalité ! D'ailleurs la seule solution que je trouve pour voir les choses d'un point de vue sanouk est de prendre ce cirque au 72 ème degré et de me dire qu'on est au spectacle ! Car hormis quelques petit vieux qui vendent encore des fruits, tout le reste est dédié à la vente de «souvenirs ». Le conducteur du bateau ralenti complaisamment devant les échoppes, pour nous, ça ce borne à « Sawadeekhap, no, Kop koun kap ! » (Bonjour, Non merci) Ce qui est marrant même ici, la majorité des commerçants nous répond avec le sourire. On note que les hommes ont systématiquement les bateaux à moteurs et les femmes ceux ... à rames !! Dans le canal principal on a droit à un embouteillage de bateaux à cause d'une dame farang qui a laissé tomber son appareil photo dans l'eau ! Et malgré l'état immonde de l'eau, il se trouve un Thaï pour sauter dans l'eau et tenter de le retrouver !

Nous continuons la promenade en passant devant quelques maisons traditionnelles en teck. Gentiment, le conducteur du bateau ralentit pour que je puisse photographier, on file quelques boulettes aux énormes poissons chats qui infestent les canaux puis on rejoint notre point de départ et notre voiture. Je cherche des yeux le type qui nous a vendu la promenade pour le payer (en Thailande on paie à la fin) et je l'aperçois là bas, à l'autre bout du parking, tranquillement assis à l'ombre. Il me fait un grand signe, je le rejoins et comme il fait chaud, il m'offre 3 petites bouteilles d'eau. Je lui règle le prix convenu, discute quelques minutes avec lui et quand nous quittons le parking, il nous fait de grands signes … J'aime ce pays pour ça aussi, cette attitude qui fait que même dans les lieux hypra touristique comme celui-ci, si on sort 3 mots en Thai on a en retour un petit geste de sympathie … On entame cette fois réellement notre descente plein Sud. La route à 2x2 voies, bien que roulante, aurait bien besoin qu'on refasse son revêtement qui est par endroit pas mal dégradé. Pour le resto du midi, on applique la méthode habituelle, qui fonctionne « all over the world » : s'il y a plein de locaux d'arrétés c'est que c'est bon ! Une fois assis, Krys me fait remarquer que la fille de la cuisinière viens de foncer au garage d'à côtè. Amusés on regarde et on voit la tête du garagiste se tourner dans notre direction ! Je me doute que la dernière fois que les gens d'ici ont vu une blondinette de près doit remonter à loin ! La route se déroule sans rien de notable jusqu'à Chumphon où on passe la nuit dans l'hôtel que m'a indiqué Marco sur VF. Pour le dîner, il y a un petit resto de seafood juste de l'autre coté de la rue, sur la plage, ça va bien, on n'est pas malheureux !
JOUR 14 - MARDI 25 JUILLET A 7h30, après un petit déjeuner simple et rapide, on rattrape la grande route et on file toujours plein Sud. Sur cette belle route je retrouve le plaisir de conduire que j'ai perdu depuis longtemps en France, ici on peut rouler à son rythme sans avoir en permanence les yeux rivés sur le compteur kilométrique pour tenter d'éviter le radar-piégeur qui vous attend sur la portion de ligne droite dégagée où vous vous serez laisser allez, tel un dangereux criminel, à rouler à 95 km/h … Bien sur il faut rester vigilant car une mobylette peut surgir de n'importe où mais au moins on surveille la route, pas le compteur ! En fin de matinée on laisse la voie rapide pour partir plein Ouest jusqu'a Bang Ta Kun puis en direction du lac de Rajjaprabah. On passe le poste de contrôle du parc national et un peu plus loin, alors que je me suis arrêté pour faire une photo du barrage, on se fait harponner par une mémé boulotte qui arrive sur sa mobylette ( elle avait du nous repérer à l'entrée du parc et se doutait bien qu'on allait s'arréter à un moment ou un autre ! ) : Hello, You want a boat ? Yes ! I have a boat ! Ah !? Après une rapide négociation où je fais descendre le prix de 1500 Baths à 1200 (Arnaud m'avait briefé sur le prix à payer, ça aide !) elle dégaine son GSM, prononce quelques phrases rapides (on comprendra ensuite qu'elle appelle le pilote du bateau pour qui vienne à l'embarcadère) et nous fait signe de la suivre. On paye les 200B/p de droits d'entrée dans le Parc National ( c'est le 5 ème ), on descend sur la plate forme du ponton et nous embarquons sur un long tail (longue queue). Le lac offre de magnifiques paysages composés de roches karstiques jaillissant de l'eau. Après une grosses ½ heure de navigation on fait un arrêt aux Raftel House, de simple cabane flottante au ras de l'eau. J'ignore le prix de la nuit, mais il faut vraiment aimer l'hébergement rustique pour y dormir … Et ceux qui ont l'habitude de se lever la nuit feront bien de se souvenir d'où ils sont sous peine de se retrouver dans le lac ! Sans aller jusqu'à l'engagement « total » qui consisterait à aller dans ces raftel, si vous passez dans le coin, allez faire un tour sur ce magnifique et immense lac, il serait étonnant que vous soyez déçus ! Mais ne le cherchez pas dans vos guides, il n'est dans aucun bouquin, probablement trop éloignés des autoroutes touristiques pour intéresser les « enquêteurs » ! Pour la petite histoire, Rajjaprabah est un lac artificiel fermé par un barrage hydroélectrique de presque 800 mètres de long sur 95 mètres de haut qui fut inauguré par le Roi Bhumibol en 1987. [...]

JOUR 12 - DIMANCHE 23 JUILLET Serge et Pong nous emmènent visiter le palais Sanam Chandra situé au milieu d'un agréable parc. C'est un petit palais construit en 1902 par celui qui n'était pas encore Rama VI. Il s'inspira des différents styles en vogue à l'époque en Europe tout en gardant une partie traditionnelle Thaïe ce qui donne un ensemble assez hétéroclite mais charmant. Une fois roi, Rama VI continua à utiliser ce petit palais comme résidence lorsqu'il venait en pèlerinage au grand chedi de Nakhon Pathom mais il lui servit aussi de place forte lorsque des mouvements insurrectionnels tentèrent de le renverser. L'armée lui étant restée fidèle, le palais fût bien défendu, et la dynastie Chakri resta sur le trône ! On termine cette partie de notre voyage en allant dîner dans un resto au bord d'un plan d'eau. Cela fait plusieurs fois qu'on mange à la tombée de la nuit à côté de l'eau et à ma grande surprise, nous ne sommes pas attaqués par les moustiques. Peut être est ce dû à ce que Serge m'a dit un peu plus tôt dans la journée, à savoir que l'équivalent local de la DDE, passait partout - y compris chez les particuliers - afin de détruire le maximum de larves de moustiques. Comme d'habitude Pong commande tout un assortiment de plats aux saveurs différentes et ce dernier repas avec nos amis est une fois de plus un véritable festin !JOUR 13 - LUNDI 24 JUILLET Pendant des siècles, les marchés flottant en Thaïlande furent quelque chose d'aussi banal que les marchés classiques en France à la seule différence que les rues étaient des canaux, les étals des petits bateaux et que les gens y allaient en barque. Depuis une trentaine d'années, pas mal de canaux furent comblés et peu à peu le nombre de marchés flottant s'amenuisa. Ceux qui restent se sont profondément transformés devenant pour la plupart des attractions touristiques. Bien que n'ayant pas de doutes sur ce qu'était le plus “fameux” des marchés flottants, celui de Damnoen Saduak, comme il était sur notre route, on allait tout de même passer voir à quoi il ressemblait. J'avais prévu d'y être vers 8h mais comme nous avions trainés, guèrent pressés de quitter Serge et sa famille il est 9h30 lorsqu'on y arrive. A peine garé, on se fait sauter dessus par des Thaïs qui nous proposent le tour en bateau. Je suis de mauvaise humeur, le fait de se faire alpaguer de la sorte n'arrange rien et je refuse l'offre du gars… Qui du coup, croit que je marchande et baisse son prix ! Trois fois de suite je réponds « no boat, just walking » et trois fois de suite le type me fait une nouvelle offre ! Il a démarré à 1000 et ca ce termine à 300 Baths pour nous 3 ! A ce prix là, même ronchon j'y vais !! Nous voilà donc partis dans une petite embarcation à fond plat, ca commence bien, les canaux sont dégueulasses et puants !! Lorsque nous atteignons le « marché » en lui-même, je me rends compte que même en ayant imaginé le pire j'étais en dessous de la réalité ! D'ailleurs la seule solution que je trouve pour voir les choses d'un point de vue sanouk est de prendre ce cirque au 72 ème degré et de me dire qu'on est au spectacle ! Car hormis quelques petit vieux qui vendent encore des fruits, tout le reste est dédié à la vente de «souvenirs ». Le conducteur du bateau ralenti complaisamment devant les échoppes, pour nous, ça ce borne à « Sawadeekhap, no, Kop koun kap ! » (Bonjour, Non merci) Ce qui est marrant même ici, la majorité des commerçants nous répond avec le sourire. On note que les hommes ont systématiquement les bateaux à moteurs et les femmes ceux ... à rames !! Dans le canal principal on a droit à un embouteillage de bateaux à cause d'une dame farang qui a laissé tomber son appareil photo dans l'eau ! Et malgré l'état immonde de l'eau, il se trouve un Thaï pour sauter dans l'eau et tenter de le retrouver !

Nous continuons la promenade en passant devant quelques maisons traditionnelles en teck. Gentiment, le conducteur du bateau ralentit pour que je puisse photographier, on file quelques boulettes aux énormes poissons chats qui infestent les canaux puis on rejoint notre point de départ et notre voiture. Je cherche des yeux le type qui nous a vendu la promenade pour le payer (en Thailande on paie à la fin) et je l'aperçois là bas, à l'autre bout du parking, tranquillement assis à l'ombre. Il me fait un grand signe, je le rejoins et comme il fait chaud, il m'offre 3 petites bouteilles d'eau. Je lui règle le prix convenu, discute quelques minutes avec lui et quand nous quittons le parking, il nous fait de grands signes … J'aime ce pays pour ça aussi, cette attitude qui fait que même dans les lieux hypra touristique comme celui-ci, si on sort 3 mots en Thai on a en retour un petit geste de sympathie … On entame cette fois réellement notre descente plein Sud. La route à 2x2 voies, bien que roulante, aurait bien besoin qu'on refasse son revêtement qui est par endroit pas mal dégradé. Pour le resto du midi, on applique la méthode habituelle, qui fonctionne « all over the world » : s'il y a plein de locaux d'arrétés c'est que c'est bon ! Une fois assis, Krys me fait remarquer que la fille de la cuisinière viens de foncer au garage d'à côtè. Amusés on regarde et on voit la tête du garagiste se tourner dans notre direction ! Je me doute que la dernière fois que les gens d'ici ont vu une blondinette de près doit remonter à loin ! La route se déroule sans rien de notable jusqu'à Chumphon où on passe la nuit dans l'hôtel que m'a indiqué Marco sur VF. Pour le dîner, il y a un petit resto de seafood juste de l'autre coté de la rue, sur la plage, ça va bien, on n'est pas malheureux !
JOUR 14 - MARDI 25 JUILLET A 7h30, après un petit déjeuner simple et rapide, on rattrape la grande route et on file toujours plein Sud. Sur cette belle route je retrouve le plaisir de conduire que j'ai perdu depuis longtemps en France, ici on peut rouler à son rythme sans avoir en permanence les yeux rivés sur le compteur kilométrique pour tenter d'éviter le radar-piégeur qui vous attend sur la portion de ligne droite dégagée où vous vous serez laisser allez, tel un dangereux criminel, à rouler à 95 km/h … Bien sur il faut rester vigilant car une mobylette peut surgir de n'importe où mais au moins on surveille la route, pas le compteur ! En fin de matinée on laisse la voie rapide pour partir plein Ouest jusqu'a Bang Ta Kun puis en direction du lac de Rajjaprabah. On passe le poste de contrôle du parc national et un peu plus loin, alors que je me suis arrêté pour faire une photo du barrage, on se fait harponner par une mémé boulotte qui arrive sur sa mobylette ( elle avait du nous repérer à l'entrée du parc et se doutait bien qu'on allait s'arréter à un moment ou un autre ! ) : Hello, You want a boat ? Yes ! I have a boat ! Ah !? Après une rapide négociation où je fais descendre le prix de 1500 Baths à 1200 (Arnaud m'avait briefé sur le prix à payer, ça aide !) elle dégaine son GSM, prononce quelques phrases rapides (on comprendra ensuite qu'elle appelle le pilote du bateau pour qui vienne à l'embarcadère) et nous fait signe de la suivre. On paye les 200B/p de droits d'entrée dans le Parc National ( c'est le 5 ème ), on descend sur la plate forme du ponton et nous embarquons sur un long tail (longue queue). Le lac offre de magnifiques paysages composés de roches karstiques jaillissant de l'eau. Après une grosses ½ heure de navigation on fait un arrêt aux Raftel House, de simple cabane flottante au ras de l'eau. J'ignore le prix de la nuit, mais il faut vraiment aimer l'hébergement rustique pour y dormir … Et ceux qui ont l'habitude de se lever la nuit feront bien de se souvenir d'où ils sont sous peine de se retrouver dans le lac ! Sans aller jusqu'à l'engagement « total » qui consisterait à aller dans ces raftel, si vous passez dans le coin, allez faire un tour sur ce magnifique et immense lac, il serait étonnant que vous soyez déçus ! Mais ne le cherchez pas dans vos guides, il n'est dans aucun bouquin, probablement trop éloignés des autoroutes touristiques pour intéresser les « enquêteurs » ! Pour la petite histoire, Rajjaprabah est un lac artificiel fermé par un barrage hydroélectrique de presque 800 mètres de long sur 95 mètres de haut qui fut inauguré par le Roi Bhumibol en 1987. [...]
Patrick.
[...] JOUR 14 - MARDI 25 JUILLET
On reprend le trajet vers le Morning Myst Resort, et on comprend pourquoi beaucoup disent que cette route est la plus belle de Thailande : les montagnes qui jaillissent de la jungle forment un décor totalement splendide. On s'arrête à l' Elephant Trekking, je discute les prix, obtenant l'éléphant à 1000B au lieu de 1200 et on part en promenade sur deux éléphants comme il y a 7 mois à Chang Mai, mais c'est bien là le seul point commun entre les deux ballades ! Ici le parcours est intéressant, empruntant le lit d'une rivière, traversant la jungle et une plantation d'hévéa jusqu'à une petite cascade. Ici les cornacs dirigent leurs éléphants complètement à la voix et ils nous font monter à leur place, sur le cou de l'éléphant. En plus du fait qu'on y soit bien plus confortable que sur le siège, le contact direct avec le pachyderme permet de mieux ressentir sa puissance. Nous finissons notre trajet au Morning Myst Resort, situé à une centaine de mètres de l'entrée du parc, où nous prenons possession de notre bungalow, situé comme nous l'avions voulu tout au fond du jardin tropical, au bord de la rivière. Ici il y a l'eau chaude, pas de clim' mais le point fort de la guest house … oui je sais, je dis « guest house » alors que ça s'appel Morning Myst RESORT mais il ne faut pas se laissez impressionner par l'appellation, dans le coin, toutes les guest houses se nomme pompeusement « Resort » ! Serait-ce le fait que nous nous approchions des plages touristiques qui motive cette folie des grandeurs ? … Bref, le point fort du lieu, disais-je donc, est qu'il est vraiment au milieu de la nature, à tel point qu'on passe une partie de la soirée à regarder les singes jouer dans les grands arbres à quelques dizaines de mètre de notre balcon. Malgré la proximité ils ne sont absolument pas apprivoisé et ces macaques à longue queue ( Macaca fascicularis ) restent sur leurs gardes, nous observant en permanence et s'enfuyant dans les arbres à la moindre inquiétude. Ce qu'on ne savait pas mais qui est une agréable surprise, c'est que le restaurant du Resort est excellent et vu le nombre de gens qui viennent des autres guest pour manger ici, je pense même que c'est un des meilleurs du coin ! JOUR 15 - MERCREDI 26 JUILLET Aujourd'hui rien de bien précis au programme, ça change ! Après le petit déj' on jette un œil aux activités proposées par la GH et on constate qu'on a le choix entre la promenade sur le lac Rajjaprabah que nous avons fait hier, le trekking en éléphant également fait hier ou la randonnée en jungle, mais ça on a donné au Green Leaf et personne n'a envie de se retrouver trempé, boueux, et couvert de sangsues ! Quant à moi, la seule raison qui aurait pu me pousser à braver tout ça aurait été de voir/photographier la plus grande fleur du monde, la Rafflesia arnoldi qui mesure 1 m de diamètre, et qui est présente à Kao Sok mais on est loin d'être à l'époque de floraison. Une fois ça dégagé, il restait le canoë ou le tubbing dans la rivière … (Si « tubbing » ne vous dit rien c'est normal, mais c'est tout bêtement le fait de descendre la rivière assis dans une grosse chambre à air de camion.) mais ça ne nous occupperais pas toute la journée, on décide alors d'aller jusqu'à la mer Andaman, ce n'est pas très loin puisqu'il suffit d'aller plein Ouest et de descendre des montagnes où nous sommes pour y être. La route passe par la ville de Takuapa et à l'entrée de la ville on croise nos premières femmes avec les cheveux couverts, premier signe qui montre que vers le sud la minorité musulmane est nettement plus présente que dans le reste du pays. Ce n'est qu'en atteignant la côte et en voyant les panneaux indiquant quelle route prendre en cas de Tsunami que je percute et comprends pourquoi le nom de Kao Lak, où nous sommes maintenant, m'évoque quelque chose. Ce fut une des zones les plus sinistrées lors du Tsunami du 26/12/ 2004 et on a entendu de très nombreuses fois ce nom dans les médias. D'ailleurs ici les cicatrices sont encore très visibles, tout est encore en reconstruction (Juillet 2006) Le plus surprenant/dérangeant est probablement de voir qu'en front de mer, juste à coté des constructions ravagées par la Vague et restés en l'état, « on » construit de nouveaux bâtiments, en tous points semblable aux anciens. Ce qui veut dire que si un raz de marée frappe encore ici les dégâts seront à nouveau gravissime … A croire que l'Homme n'apprendra jamais rien … Mis à part ce coté post-tsunami, l'autre chose qui nous frappe est que nous avons eu beaucoup de mal à arriver jusqu'à la plage, en effet toute cette partie de la côte est « verrouillé » par les Resorts et on doit se faufiler au milieu des chantiers pour arriver tout de même à mettre les pieds sur le sable… Mais à cette saison la mer Andaman fait plus penser à l'océan Atlantique sur les plages des Landes tellement il y a de déferlantes qu'à autre chose! On a longe la côte sur une cinquantaine de kilomètre avant de remonter vers l'arrière pays, ses fôrets tropicales et ses pitons rocheux, plus en accords avec nos attentes que les Resorts construit les uns à la suite des autres … En milieu d'après midi, on se laisse finalement tenter par ce fameux tubbing… Et on ne le regrette pas ! C'est marrant comme tout et pas fatiguant ! Nos « guides » sont deux gars d'une quinzaine d'années qui ne parlent pas un mot d'anglais ( ce qui ne nous empêche pas de nous marrer ensembles ) mais qui connaissent bien la rivière, et savent ou il faut se positionner pour avoir la meilleure trajectoire… Le paysage est sauvage, on longe des rochers qui abritent de nombreux singes, on voit les cabanes dans les arbres qui ont ouvert la région au tourisme il y une quinzaine d'années et on se chope un petit coup de stress lorsqu'on passe (trop) doucement sous les branches d'un arbres où deux serpents sont lovés … Le tubbing se finit sous un orage mais cette fois on s'en moque eperdument ! JOUR 16 - JEUDI 27 JUILLET C'est un violent orage tropical qui nous réveille un peu avant 7h. Au-dessus des arbres, le spectacle des pitons rocheux entourés de brumes épaisses justifient pleinement le nom « Morning Myst Resort » de la GH. Mais tout le secteur offre de splendides panoramas du même genre, comme nous le voyons lorsque après le breakfast nous parcourons à nouveau la route jusqu'à Ban Ta Kun. Si cette route est belle en journée, elle est à couper le souffle au matin ! Sur les conseils d'Arnaud on s'arrête à Ao Luk pour aller voir les chutes d'eau de Bokkarani, située au milieu d'un jardin tropical. Certes le cours d'eau qui sort d'une anfractuosité de la falaise crée de jolis torrents et potentiellement quelques belles photos mais on en a fait le tour en une petite demi-heure et comme (bien sur) l'endroit est classé « parc naturel » ( et de 6 !) nous avons du payer 200B/p, ce qui commence à me fatiguer… Cascade à Ao Luk
En arrivant à Krabi on ne peut manquer la mosquée sur le bord dela route et on croise à nouveau des femmes voilées... C'est encore une fois surprenant et si différent du reste du pays. On tourne un peu au hasard dans Krabi, il est évident qu'en une centaine de km nous avons radicalement changé de monde. Khao Sok était encore la "Thailande nature" que nous aimons et nous sommes maintenant dans la "Thailande balnéaire". En élaborant ce voyage je savais qu'il y avait un risque que cette Thailande ne nous plaise pas. Ce que nous voyons semble le confirmer un Mc Do est rarement synonyme de bonnes choses ... Je commence à me demander comment nous allons faire pour éviter les restos à touriste, quand coup de chance, la petite route que nous suivons se termine dans un cul de sac… entouré de cantines Thai ! Vu l'état des baraques et leur excentration on peut être sur que c'est du local ce qui nous permet de manger 2 énormes homards avec un plat de riz plus je ne sais combien de bière, quelques cocas et une bouteille d'eau pour seulement 650Baths (13€) On longe la plage de Krabi, mais le temps couvert et la pluie ne la mette pas spécialement en valeur et on rejoint notre Resort, le Srisuksant. Un Resort qui se veut de catégorie "supérieure" sur la plage (sensé être ) calme, de Nopparat thara. Le temps maussade ne se dissipant pas et inhibant tous projets de tour en bateau, on va « traîner » le long de l'autre plage, celle ouvertement animée d'Ao Nang. On y trouve des restos « spécial touristes », des magasins de souvenirs en tous genres, des magasin de CD/DVD, et bien sur les inévitables « agences de voyage » qui proposent toutes les mêmes excursions au même prix ! En négociant un peu, c'est encore à notre hôtel que j'obtiens le meilleur tarif pour la balade en longue queue aux 4 îlots : 1000 Baths pour 3. Si demain la météo est clémente on saura ainsi où s'adresser … JOUR 17 - VENDREDI 28 JUILLET Quel souvenir ! Cette nuit fut la pire depuis notre arrivée en Thailande ! Nopparat Thara calme ? Quand on sait que les paillottes-bars juste en face de l'hôtel balancent de la musique tonitruante jusqu'à 3/4h du mat ça relativise ce calme ! Ca nous a méchamment changé des nuits précédentes ! Et en plus, lorsqu'on se réveille, on n'a même pas besoin de regarder dehors pour savoir qu'il tombe des cordes… Je me lève et je vais gueuler à la réception (Ca met en forme dès le matin et permet d'évacuer la mauvaise humeur de la nuit ! ) a propos du bordel de la nuit ( en réalité j'étais déjà descendu à la réception la nuit mais il n'y avait qu'un pauvre gardien de nuit ) et ils nous change de chambre pour la nuit prochaine. Coté météo on a un bref espoir vers 7 h car les nuages semblent se disperser mais après le breakfast ( bien évidement infect, probablement pour ne pas risquer de nous donner une once de bon souvenir ! ) il se remet à pleuvoir abondamment. C'est visiblement fichu pour la journée de bateau. On se retrouve alors confrontés au problème des stations balnéaires : quand la mer n'est pas disponible il ni a rien d'autre à faire. Et puis d'un coup ça me prend la tête, cette ville qui ne nous plait pas et où on a déjà trainé hier après midi, la météo, le cirque de cette nuit, cet hôtel … J'appel « Super Arnaud » pour voir s'il ne peut pas arranger le coup pour que nous partions d'ici tout de suite et arrivions une journée plus tôt à Phuket. J'en profite pour lui raconté le cirque de cette nuit et il est atterré ! Comme d'habitude Lee arrange tout ça en quelques coups de téléphone, on récupère rapidement nos affaires et on quitte Krabi, sans regrets, pour rejoindre notre dernière étape : Phuket . Après avoir passé le pont Sarazin qui a transformé la longue île de Phuket ( 110 km de long ) en presqu'île on continue à filer plein sud pour se rendre directement chez Arnaud et Lee, et enfin les rencontrer ! Sans réelle surprise le contact réel passe aussi bien que le virtuel. Arnaud est intarissable sur la Thailande en général, et sur Phuket en particulier ou il vit depuis plus de 15 ans. On déjeune tous ensemble dans un petit resto de Phuket Town le « Nature Restaurant », la déco y est plutôt spéciale : les anciennes machines à coudre Singer sont reconverties en tables, et les écrans d'ordinateur en aquarium, puis ils nous emmènent au Resort prévu : le Vighit Resort. Arnaud m'avait promis un chouette truc, il est de parole car c'est un réel havre de paix et de sérénité sur Phuket. Les bungalows sont situés au milieu d'un jardin tropical qui donne sur la baie de Chalong avec une superbe vue sur Kho Lone. Pour la petite histoire il à du mal à le vendre ( ce qui explique le rapport qualité/prix super intéressant) car on ne peut pas se baigner sur la plage à cause des marées, hors les gens veulent se baigner et du coup ils s'entassent de l'autre côté de l'île, sur la cote Ouest, où on trouve de belles plages mais aussi … la foule et le bruit! Nous terminons la journée en allant voir le soleil se coucher à Prom Thap Cape, la pointe tout au sud de Phuket. Là bas, les vagues viennent se fracasser sur les rochers donnant à la presqu'île un presque air de Bretagne sauvage, inattendu ici ! Phrom Tep Laem = Cap du Dieu Brahma Une fois la nuit tombée, on a la flemme de ressortir chercher un resto et nous mangeons au Resort. La carte est bien fournie et la qualité de la cuisine thaïe est au rendez-vous. Je ne parle bien sur pas des tarifs qui sont des prix de Resort et n'ont rien à voir avec les prix des cantines Thaie.
Coucher de soleil depuis Phrom Thep Cape

[...]
On reprend le trajet vers le Morning Myst Resort, et on comprend pourquoi beaucoup disent que cette route est la plus belle de Thailande : les montagnes qui jaillissent de la jungle forment un décor totalement splendide. On s'arrête à l' Elephant Trekking, je discute les prix, obtenant l'éléphant à 1000B au lieu de 1200 et on part en promenade sur deux éléphants comme il y a 7 mois à Chang Mai, mais c'est bien là le seul point commun entre les deux ballades ! Ici le parcours est intéressant, empruntant le lit d'une rivière, traversant la jungle et une plantation d'hévéa jusqu'à une petite cascade. Ici les cornacs dirigent leurs éléphants complètement à la voix et ils nous font monter à leur place, sur le cou de l'éléphant. En plus du fait qu'on y soit bien plus confortable que sur le siège, le contact direct avec le pachyderme permet de mieux ressentir sa puissance. Nous finissons notre trajet au Morning Myst Resort, situé à une centaine de mètres de l'entrée du parc, où nous prenons possession de notre bungalow, situé comme nous l'avions voulu tout au fond du jardin tropical, au bord de la rivière. Ici il y a l'eau chaude, pas de clim' mais le point fort de la guest house … oui je sais, je dis « guest house » alors que ça s'appel Morning Myst RESORT mais il ne faut pas se laissez impressionner par l'appellation, dans le coin, toutes les guest houses se nomme pompeusement « Resort » ! Serait-ce le fait que nous nous approchions des plages touristiques qui motive cette folie des grandeurs ? … Bref, le point fort du lieu, disais-je donc, est qu'il est vraiment au milieu de la nature, à tel point qu'on passe une partie de la soirée à regarder les singes jouer dans les grands arbres à quelques dizaines de mètre de notre balcon. Malgré la proximité ils ne sont absolument pas apprivoisé et ces macaques à longue queue ( Macaca fascicularis ) restent sur leurs gardes, nous observant en permanence et s'enfuyant dans les arbres à la moindre inquiétude. Ce qu'on ne savait pas mais qui est une agréable surprise, c'est que le restaurant du Resort est excellent et vu le nombre de gens qui viennent des autres guest pour manger ici, je pense même que c'est un des meilleurs du coin ! JOUR 15 - MERCREDI 26 JUILLET Aujourd'hui rien de bien précis au programme, ça change ! Après le petit déj' on jette un œil aux activités proposées par la GH et on constate qu'on a le choix entre la promenade sur le lac Rajjaprabah que nous avons fait hier, le trekking en éléphant également fait hier ou la randonnée en jungle, mais ça on a donné au Green Leaf et personne n'a envie de se retrouver trempé, boueux, et couvert de sangsues ! Quant à moi, la seule raison qui aurait pu me pousser à braver tout ça aurait été de voir/photographier la plus grande fleur du monde, la Rafflesia arnoldi qui mesure 1 m de diamètre, et qui est présente à Kao Sok mais on est loin d'être à l'époque de floraison. Une fois ça dégagé, il restait le canoë ou le tubbing dans la rivière … (Si « tubbing » ne vous dit rien c'est normal, mais c'est tout bêtement le fait de descendre la rivière assis dans une grosse chambre à air de camion.) mais ça ne nous occupperais pas toute la journée, on décide alors d'aller jusqu'à la mer Andaman, ce n'est pas très loin puisqu'il suffit d'aller plein Ouest et de descendre des montagnes où nous sommes pour y être. La route passe par la ville de Takuapa et à l'entrée de la ville on croise nos premières femmes avec les cheveux couverts, premier signe qui montre que vers le sud la minorité musulmane est nettement plus présente que dans le reste du pays. Ce n'est qu'en atteignant la côte et en voyant les panneaux indiquant quelle route prendre en cas de Tsunami que je percute et comprends pourquoi le nom de Kao Lak, où nous sommes maintenant, m'évoque quelque chose. Ce fut une des zones les plus sinistrées lors du Tsunami du 26/12/ 2004 et on a entendu de très nombreuses fois ce nom dans les médias. D'ailleurs ici les cicatrices sont encore très visibles, tout est encore en reconstruction (Juillet 2006) Le plus surprenant/dérangeant est probablement de voir qu'en front de mer, juste à coté des constructions ravagées par la Vague et restés en l'état, « on » construit de nouveaux bâtiments, en tous points semblable aux anciens. Ce qui veut dire que si un raz de marée frappe encore ici les dégâts seront à nouveau gravissime … A croire que l'Homme n'apprendra jamais rien … Mis à part ce coté post-tsunami, l'autre chose qui nous frappe est que nous avons eu beaucoup de mal à arriver jusqu'à la plage, en effet toute cette partie de la côte est « verrouillé » par les Resorts et on doit se faufiler au milieu des chantiers pour arriver tout de même à mettre les pieds sur le sable… Mais à cette saison la mer Andaman fait plus penser à l'océan Atlantique sur les plages des Landes tellement il y a de déferlantes qu'à autre chose! On a longe la côte sur une cinquantaine de kilomètre avant de remonter vers l'arrière pays, ses fôrets tropicales et ses pitons rocheux, plus en accords avec nos attentes que les Resorts construit les uns à la suite des autres … En milieu d'après midi, on se laisse finalement tenter par ce fameux tubbing… Et on ne le regrette pas ! C'est marrant comme tout et pas fatiguant ! Nos « guides » sont deux gars d'une quinzaine d'années qui ne parlent pas un mot d'anglais ( ce qui ne nous empêche pas de nous marrer ensembles ) mais qui connaissent bien la rivière, et savent ou il faut se positionner pour avoir la meilleure trajectoire… Le paysage est sauvage, on longe des rochers qui abritent de nombreux singes, on voit les cabanes dans les arbres qui ont ouvert la région au tourisme il y une quinzaine d'années et on se chope un petit coup de stress lorsqu'on passe (trop) doucement sous les branches d'un arbres où deux serpents sont lovés … Le tubbing se finit sous un orage mais cette fois on s'en moque eperdument ! JOUR 16 - JEUDI 27 JUILLET C'est un violent orage tropical qui nous réveille un peu avant 7h. Au-dessus des arbres, le spectacle des pitons rocheux entourés de brumes épaisses justifient pleinement le nom « Morning Myst Resort » de la GH. Mais tout le secteur offre de splendides panoramas du même genre, comme nous le voyons lorsque après le breakfast nous parcourons à nouveau la route jusqu'à Ban Ta Kun. Si cette route est belle en journée, elle est à couper le souffle au matin ! Sur les conseils d'Arnaud on s'arrête à Ao Luk pour aller voir les chutes d'eau de Bokkarani, située au milieu d'un jardin tropical. Certes le cours d'eau qui sort d'une anfractuosité de la falaise crée de jolis torrents et potentiellement quelques belles photos mais on en a fait le tour en une petite demi-heure et comme (bien sur) l'endroit est classé « parc naturel » ( et de 6 !) nous avons du payer 200B/p, ce qui commence à me fatiguer… Cascade à Ao Luk

En arrivant à Krabi on ne peut manquer la mosquée sur le bord dela route et on croise à nouveau des femmes voilées... C'est encore une fois surprenant et si différent du reste du pays. On tourne un peu au hasard dans Krabi, il est évident qu'en une centaine de km nous avons radicalement changé de monde. Khao Sok était encore la "Thailande nature" que nous aimons et nous sommes maintenant dans la "Thailande balnéaire". En élaborant ce voyage je savais qu'il y avait un risque que cette Thailande ne nous plaise pas. Ce que nous voyons semble le confirmer un Mc Do est rarement synonyme de bonnes choses ... Je commence à me demander comment nous allons faire pour éviter les restos à touriste, quand coup de chance, la petite route que nous suivons se termine dans un cul de sac… entouré de cantines Thai ! Vu l'état des baraques et leur excentration on peut être sur que c'est du local ce qui nous permet de manger 2 énormes homards avec un plat de riz plus je ne sais combien de bière, quelques cocas et une bouteille d'eau pour seulement 650Baths (13€) On longe la plage de Krabi, mais le temps couvert et la pluie ne la mette pas spécialement en valeur et on rejoint notre Resort, le Srisuksant. Un Resort qui se veut de catégorie "supérieure" sur la plage (sensé être ) calme, de Nopparat thara. Le temps maussade ne se dissipant pas et inhibant tous projets de tour en bateau, on va « traîner » le long de l'autre plage, celle ouvertement animée d'Ao Nang. On y trouve des restos « spécial touristes », des magasins de souvenirs en tous genres, des magasin de CD/DVD, et bien sur les inévitables « agences de voyage » qui proposent toutes les mêmes excursions au même prix ! En négociant un peu, c'est encore à notre hôtel que j'obtiens le meilleur tarif pour la balade en longue queue aux 4 îlots : 1000 Baths pour 3. Si demain la météo est clémente on saura ainsi où s'adresser … JOUR 17 - VENDREDI 28 JUILLET Quel souvenir ! Cette nuit fut la pire depuis notre arrivée en Thailande ! Nopparat Thara calme ? Quand on sait que les paillottes-bars juste en face de l'hôtel balancent de la musique tonitruante jusqu'à 3/4h du mat ça relativise ce calme ! Ca nous a méchamment changé des nuits précédentes ! Et en plus, lorsqu'on se réveille, on n'a même pas besoin de regarder dehors pour savoir qu'il tombe des cordes… Je me lève et je vais gueuler à la réception (Ca met en forme dès le matin et permet d'évacuer la mauvaise humeur de la nuit ! ) a propos du bordel de la nuit ( en réalité j'étais déjà descendu à la réception la nuit mais il n'y avait qu'un pauvre gardien de nuit ) et ils nous change de chambre pour la nuit prochaine. Coté météo on a un bref espoir vers 7 h car les nuages semblent se disperser mais après le breakfast ( bien évidement infect, probablement pour ne pas risquer de nous donner une once de bon souvenir ! ) il se remet à pleuvoir abondamment. C'est visiblement fichu pour la journée de bateau. On se retrouve alors confrontés au problème des stations balnéaires : quand la mer n'est pas disponible il ni a rien d'autre à faire. Et puis d'un coup ça me prend la tête, cette ville qui ne nous plait pas et où on a déjà trainé hier après midi, la météo, le cirque de cette nuit, cet hôtel … J'appel « Super Arnaud » pour voir s'il ne peut pas arranger le coup pour que nous partions d'ici tout de suite et arrivions une journée plus tôt à Phuket. J'en profite pour lui raconté le cirque de cette nuit et il est atterré ! Comme d'habitude Lee arrange tout ça en quelques coups de téléphone, on récupère rapidement nos affaires et on quitte Krabi, sans regrets, pour rejoindre notre dernière étape : Phuket . Après avoir passé le pont Sarazin qui a transformé la longue île de Phuket ( 110 km de long ) en presqu'île on continue à filer plein sud pour se rendre directement chez Arnaud et Lee, et enfin les rencontrer ! Sans réelle surprise le contact réel passe aussi bien que le virtuel. Arnaud est intarissable sur la Thailande en général, et sur Phuket en particulier ou il vit depuis plus de 15 ans. On déjeune tous ensemble dans un petit resto de Phuket Town le « Nature Restaurant », la déco y est plutôt spéciale : les anciennes machines à coudre Singer sont reconverties en tables, et les écrans d'ordinateur en aquarium, puis ils nous emmènent au Resort prévu : le Vighit Resort. Arnaud m'avait promis un chouette truc, il est de parole car c'est un réel havre de paix et de sérénité sur Phuket. Les bungalows sont situés au milieu d'un jardin tropical qui donne sur la baie de Chalong avec une superbe vue sur Kho Lone. Pour la petite histoire il à du mal à le vendre ( ce qui explique le rapport qualité/prix super intéressant) car on ne peut pas se baigner sur la plage à cause des marées, hors les gens veulent se baigner et du coup ils s'entassent de l'autre côté de l'île, sur la cote Ouest, où on trouve de belles plages mais aussi … la foule et le bruit! Nous terminons la journée en allant voir le soleil se coucher à Prom Thap Cape, la pointe tout au sud de Phuket. Là bas, les vagues viennent se fracasser sur les rochers donnant à la presqu'île un presque air de Bretagne sauvage, inattendu ici ! Phrom Tep Laem = Cap du Dieu Brahma Une fois la nuit tombée, on a la flemme de ressortir chercher un resto et nous mangeons au Resort. La carte est bien fournie et la qualité de la cuisine thaïe est au rendez-vous. Je ne parle bien sur pas des tarifs qui sont des prix de Resort et n'ont rien à voir avec les prix des cantines Thaie.
Coucher de soleil depuis Phrom Thep Cape

[...]
Patrick.
[...]
JOUR 18 - SAMEDI 29 JUILLET
C'est ce samedi que nous allons passer la journée sur une jonque à naviguer sur la baie de Phang Nga et après une bonne nuit calme nous nous levons pour être près à 7h15, heure à laquelle le chauffeur doit venir nous chercher pour nous emmener jusqu'au Nord de Phuket, à la Marina située près du pont de Sarazin. La-bas, on embarque sur la « June Bahtra », d'après notre guide du jour, elle fut utilisée dans le James Bond « Demain Ne Meurt Jamais ». Nous ne sommes que 14 sur cette grande jonque : 6 Espagnols, 5 Dubayotte ( Des habitants de Dubaï quoi ! ) et nous 3.
Après une petite heure de navigation, on atteint la baie de Phang Nga (classé Parc National ce qui en fait notre 7 ème PN, le prix de l'entrée étant évidement répercuté sur le prix de la journée en Jonque !) De partout d'énormes rochers karstiques sortent de l'eau et nous glissons en admirant le travail de sape des vagues qui ont érodé la base des îlots donnant l'impression qu'ils flottent sur l'eau. Nous naviguons à la voile, la June Bahtra est splendide …
En milieu de matinée, nous changeons de bateau en pleine mer pour passer sur un longue queue, car là où nous allons, la profondeur d'eau n'est pas suffisante pour que la lourde jonque puisse passer. On visite d'abord le village des soit disant « gitans de la mer » même si, d'après notre guide qui a l'air de bien connaître le sujet, ce ne sont pas des Mokens ( les « vrais » gitans de la mer) mais des Indonésiens qui auraient d'abord accosté à Phuket au XIV ème siècle puis, qui s'étant fait repousser à la mer lors d'une invasion birmane, seraient venus coloniser des îlots de la baie, construisant au fur et à mesure lors de leur expansion des demeures sur pilotis.
Quelque soit les origines des habitants du village, pour moi cette visite est sans intérêts, je pense surtout qu'elle résulte d'un deal entre les « gitans de la mer » et les TO, le supposé point d'orgue de la journée, le fameux rocher de « James Bond » étant sur leur territoire j'imagine que l'autorisation de visite à ce haut lieu du tourisme Thai a été liée à l'obligation de passer par ce village musulman, donnant ainsi aux habitants l'occasion de vendre quelques T-shirts et autres coquillages…Ou des photos avec de pauvres gibbons captifs mis quasiment d'autorité dans les bras des touristes.
On repart avec le longue queue en direction de ce fameux rocher de James Bond nommé en réalité Kho Tapu (« le rocher clou » en thaï) qu'on voit dans « L'homme au pistolet d'Or »tourné en 1974. Dans le film, l'îlot désert sert de repère au méchant du film, Scaramanga. Mais depuis que le film à été tourné, le rocher fait partie des lieux les plus visités de Thailande et il est TOTALEMENT submergé de touristes, du coup on y retrouve tout le tourisme craignos qu'on a évité depuis 3 semaines … Vous devinez que nous nous serions aisément passés de cette étape surtout que l'îlot étant minuscule une vue depuis le bateau aurait été amplement suffisante …
La plage de Kho tapu et le rocher de Scaramanga

Retour à la Jonque, repas très correct concocté par l'équipage, un peu de navigation jusqu'à une crique où le courant n'est pas trop fort, la jonque jette l'ancre et « plouf », Alex et moi sautont dans la baie de Phang Nga ! On se rend compte que même si en apparence l'eau ne bouge pas, il faut nager fort pour rejoindre l'échelle a cause des courants … Mais on ne pouvait laisser passer un plongeon dans les eaux chaudes de la baie de Phang Nga ! Et puis c'est le retour, somnolant, car tout le monde comate à l'ombre du toit de la jonque ! Après une bonne douche au Vighit on est cette fois d'attaque pour trouver une gargote sur la plage de Rawai, au Sud del'ile, à quelques km du Resort. On croise quelques farangs sur des motorbikes mais ils continuent vers les plages de la cote Ouest apparemment plus en adéquation avec leurs attentes que ces cantines. Krys inspecte les étalages de poissons en devanture et son choix est (comme d'hab') le bon puisqu'on mange bien pour pas cher en rigolant avec les femmes qui font à manger !JOUR 19 - DIMANCHE 30 JUILLET Encore un jour où il faut se lever tôt et comme la veille le GSM sonne à 6h15, mais aujourd'hui le premier coup d'œil dehors nous montre que le beau temps est parti et qu'il pleut ... A 7h15 précise, le minibus arrive, nous sommes les premiers à être ramassés et on se dirige sur Phuket Town pour prendre d'autres passagers. A l'hôtel « économique » où on s'arrête, les 2 américains ne sont pas foutus d'être à l'heure et font poireauter tout le monde pendant 20 minutes … Bien sur en montant dans le bus, ni un « Hello » ni un « Sorry »… Blaireaux va ! Au second hôtel, on récupère 5 francophones. La première chose que j'entends est « J'espère qu'il va rouler doucement car y'a la pizza d'hier soir qui passe pas ! » … Waouh !! Entre les « presqu'apoilistes » croisés sur Kho Tapu hier et les blaireaux d'aujourd'hui, cela nous révèle tout un aspect touristique qui semble inévitable ici ... Au port on embarque sur le Sea Angel Cruise, qui est déjà pas mal rempli de « clients » du même acabit que ceux que nous avons ramassés. On appareille pour Kho Phi Phi sous des trombes d'eau et dés qu'on sort du port on comprend que la traversée ne va être une partie de plaisir, le bateau est bien secoué par la houle tandis des paquets de mer passent par-dessus le premier étage du navire. Une bonne partie des passagers se met rapidement à « évacuer » leur précédent repas dans les sacs distribués par l'équipage. Enfin, après un temps qui paraît bien long mais qui tourne en réalité autour de 1h45 on atteint l'île. Phi Phi « le paradis » est aujourd'hui, bien humide, tous les bateaux longues queues sont amarrés sur la plage et il tombe des cordes. Nous rejoignons le Arayaburi Resort à pieds, par le chemin qui longe la plage et c'est ensuite une voiturette de golf qui nous emmène jusqu'à notre bungalow (plutôt étonnant, pour une île supposée sans AUCUNE voiture). La vue depuis la terrasse donne sur l'île inhabitée de Phi Phi Ley, on la distingue vaguement, derrière le rideau de pluie. Le bungalow est assez joli mais la surprise sera pour tout à l'heure quand nous nous apercevrons qu'il faut 15 min pour chauffer la vingtaine de litre d'eau chaude. Et que cette eau (chaude ou froide) est de l'eau de mer, donc salée ! Ce qui n'est pas franchement l'idéal pour se rincer. Vu le prix de la chambre (plus de 3000 Baths) c'est carrément se moquer du monde, surtout quand on sait qu'à cette saison c'est moitié prix ce qui signifie que ce bungalow se loue joyeusement 120€/nuit lors de la haute saison ! Je ne parle même pas du fait qu'avec la pluie qui tombe en cette saison, il suffirait d'installer une petite citerne reliée aux gouttières pour recueillir sans problème des centaines de litres d'eau douce … De toute façon tout le reste du séjour sur cette île est à l'avenant et autant prévenir que si vous aimez Phi Phi il vaut mieux arrêter de lire ici, la suite risquant fort de vous déplaire. Nous n'avons pas du tout aimé l'ambiance totalement superficielle de l'île. Ce récit est déjà long et il ne servirait pas à grand chose d'en coller des pages supplémentaires pour expliquer en long en large et en travers tout ce qui nous a déplu. On dira que nous sommes probablement trop vieux (36 et 39 ans en juillet 06) et trop éloigné du trip «Peu importe ou je suis dans le monde, tout ce que je veux est de la Sea du Sex et du Sun» pour faire parti des fans de l'île. Le fait qu'aucune des activités nautiques n'étant faisable, nous ayons tourné tout l'après midi dans Tonsaï (le village de l'île), et que de ce fait, eu tout le temps de voir d'une part l'état de non-reconstruction de tout ce qu'il y a derrière la rue principale et d'autre part les masses des touristes vautrés dans les bars et occupés à boire des bières et à regarder des films américains sur les grands écrans n'est probablement pas pour rien dans ce rejet. Mais même si, dans ce récit, je tempère notre réaction de rejet totale envers cette ile, des mois après, j'ai toujours autant de mal à comprendre qu'autant de gens puisse passer dans un endroit aussi petit en étant exclusivement intéréssé par la plongée, les bars, les discos et les fast food …
JOUR 20 - LUNDI 31 JUILLET
00h30 : Je rêve. Ou plutôt je cauchemarde : je viens d'être réveillé par des "Boums-Boums" de musique Techno !!! Pas ici, pas dans ce Resort, ce n'est pas possible … Et pourtant il me suffit de sortir sur le balcon pour constater, consterné, qu'il y a une effectivement une Rave Party un peu plus loin vers le village … C'est hallucinant de constater que de plus en plus de plages touristiques Thaïe sont gangrenées par ces foutues Moon Party ! Au départ, ce n'était que sur une île (Kho Phangan ) et juste les nuits de pleine lune que ça avaient lieu, ce qui permettaient d'y échapper si on n'était pas amateur du truc. Mais il semble bien qu'Ils se mettent à faire ça n'importe où et tout le temps, imposant sans vergogne leurs bruits à tout le monde … Hors de moi, surtout quand je pense au prix que je paie, je vais faire un scandale à l'accueil mais comme ici aussi il n'y a que deux veilleurs de nuits qui ne savent dire que « Yes, Yes » ça ne me même pas loin ! A par subir et tenter de se rendormir, il n'y a rien d'autre à faire, mais demain, il est hors de question qu'on reste une nuit de plus (suivant la météo, on aurait été susceptible de rester la journée pour aller sur Phi Phi Ley, et donc passer la nuit suivante à l'Arayaburi ) et quel que soit le temps on partira pour retourner à Phuket et au havre de paix qu'est le Vighit …
5h45 : le GSM sonne comme prévu avant l'aube afin que j'ai le temps de monter au View Point de l'île et d'en redescendre à temps pour qu'on puisse attraper le bateau de 9h00. Cette île me sort définitivement des yeux. Sur la plage une partie de ceux qui ce se sont défoncés toute la nuit à la bière, aux joints et aux décibels sont encore en train de zoner. Je passe devant eux sans faire le malin et quand l'un d'entre eux m'interpelle « Hey, where are you goin' ? » je continue à marcher sans répondre, sans même le regarder tout en repensant à une discussion de VF sur l'insécurité de la Thailande. Pour moi elle est LA l'insécurité de la Thailande, avec ces occidentaux shootés et complètement déjantés … En traversant le village une affichette attire mon attention, c'est de la pub pour la « Half Moon Party » du Hippies bar qui m'a pourri la nuit en déversant sur toute la plage du bruit techno, j'arrache l'affiche, rageur
J'arrive au Panorama 45 minutes plus tard mais je suis plus mort que vivant, la mauvaise nuit suivie de l'ascension au pas de charge que je viens de faire m'ont tué !
LE panorama sur Phi Phi Don
J'admire le paysage, je prends quelques photos et j'essaie de deviner quel sera la météo du jour … Ce ne sera pas le grand beau temps car le ciel est couvert et occulte le lever de soleil mais il ne pleut pas et ça semblerait vouloir se dégager … Une fois de plus c'est un coup de dés : partir dés ce matin par le bateau de 9h00 avec le risque de voir le ciel se dégager et avoir des remords de ne pas être resté pour faire le tour de Phi Phi Ley ou rester jusqu'à cette après midi et prendre le risque de s'emmerder encore une demi jounée si les bateaux ne peuvent sortir… J'arrive au Panorama 45 minutes plus tard mais je suis plus mort que vivant, la mauvaise nuit suivie de l'ascension au pas de charge que je viens de faire m'ont tué ! J'admire le paysage, je prends quelques photos et j'essaie de deviner quel sera la météo du jour … Ce ne sera pas le grand beau temps car le ciel est couvert et occulte le lever de soleil mais il ne pleut pas et ça semblerait vouloir se dégager … Une fois de plus c'est un coup de dés : partir dés ce matin par le bateau de 9h00 avec le risque de voir le ciel se dégager et avoir des remords de ne pas être resté pour faire le tour de Phi Phi Ley ou rester jusqu'à cette après midi et prendre le risque de s'emmerder encore une demi jounée si les bateaux ne peuvent sortir… Je redescends vers Tonsaï par les escaliers abruptes tout en hésitant encore sur le choix à prendre …
[...]
La plage de Kho tapu et le rocher de Scaramanga

Retour à la Jonque, repas très correct concocté par l'équipage, un peu de navigation jusqu'à une crique où le courant n'est pas trop fort, la jonque jette l'ancre et « plouf », Alex et moi sautont dans la baie de Phang Nga ! On se rend compte que même si en apparence l'eau ne bouge pas, il faut nager fort pour rejoindre l'échelle a cause des courants … Mais on ne pouvait laisser passer un plongeon dans les eaux chaudes de la baie de Phang Nga ! Et puis c'est le retour, somnolant, car tout le monde comate à l'ombre du toit de la jonque ! Après une bonne douche au Vighit on est cette fois d'attaque pour trouver une gargote sur la plage de Rawai, au Sud del'ile, à quelques km du Resort. On croise quelques farangs sur des motorbikes mais ils continuent vers les plages de la cote Ouest apparemment plus en adéquation avec leurs attentes que ces cantines. Krys inspecte les étalages de poissons en devanture et son choix est (comme d'hab') le bon puisqu'on mange bien pour pas cher en rigolant avec les femmes qui font à manger !JOUR 19 - DIMANCHE 30 JUILLET Encore un jour où il faut se lever tôt et comme la veille le GSM sonne à 6h15, mais aujourd'hui le premier coup d'œil dehors nous montre que le beau temps est parti et qu'il pleut ... A 7h15 précise, le minibus arrive, nous sommes les premiers à être ramassés et on se dirige sur Phuket Town pour prendre d'autres passagers. A l'hôtel « économique » où on s'arrête, les 2 américains ne sont pas foutus d'être à l'heure et font poireauter tout le monde pendant 20 minutes … Bien sur en montant dans le bus, ni un « Hello » ni un « Sorry »… Blaireaux va ! Au second hôtel, on récupère 5 francophones. La première chose que j'entends est « J'espère qu'il va rouler doucement car y'a la pizza d'hier soir qui passe pas ! » … Waouh !! Entre les « presqu'apoilistes » croisés sur Kho Tapu hier et les blaireaux d'aujourd'hui, cela nous révèle tout un aspect touristique qui semble inévitable ici ... Au port on embarque sur le Sea Angel Cruise, qui est déjà pas mal rempli de « clients » du même acabit que ceux que nous avons ramassés. On appareille pour Kho Phi Phi sous des trombes d'eau et dés qu'on sort du port on comprend que la traversée ne va être une partie de plaisir, le bateau est bien secoué par la houle tandis des paquets de mer passent par-dessus le premier étage du navire. Une bonne partie des passagers se met rapidement à « évacuer » leur précédent repas dans les sacs distribués par l'équipage. Enfin, après un temps qui paraît bien long mais qui tourne en réalité autour de 1h45 on atteint l'île. Phi Phi « le paradis » est aujourd'hui, bien humide, tous les bateaux longues queues sont amarrés sur la plage et il tombe des cordes. Nous rejoignons le Arayaburi Resort à pieds, par le chemin qui longe la plage et c'est ensuite une voiturette de golf qui nous emmène jusqu'à notre bungalow (plutôt étonnant, pour une île supposée sans AUCUNE voiture). La vue depuis la terrasse donne sur l'île inhabitée de Phi Phi Ley, on la distingue vaguement, derrière le rideau de pluie. Le bungalow est assez joli mais la surprise sera pour tout à l'heure quand nous nous apercevrons qu'il faut 15 min pour chauffer la vingtaine de litre d'eau chaude. Et que cette eau (chaude ou froide) est de l'eau de mer, donc salée ! Ce qui n'est pas franchement l'idéal pour se rincer. Vu le prix de la chambre (plus de 3000 Baths) c'est carrément se moquer du monde, surtout quand on sait qu'à cette saison c'est moitié prix ce qui signifie que ce bungalow se loue joyeusement 120€/nuit lors de la haute saison ! Je ne parle même pas du fait qu'avec la pluie qui tombe en cette saison, il suffirait d'installer une petite citerne reliée aux gouttières pour recueillir sans problème des centaines de litres d'eau douce … De toute façon tout le reste du séjour sur cette île est à l'avenant et autant prévenir que si vous aimez Phi Phi il vaut mieux arrêter de lire ici, la suite risquant fort de vous déplaire. Nous n'avons pas du tout aimé l'ambiance totalement superficielle de l'île. Ce récit est déjà long et il ne servirait pas à grand chose d'en coller des pages supplémentaires pour expliquer en long en large et en travers tout ce qui nous a déplu. On dira que nous sommes probablement trop vieux (36 et 39 ans en juillet 06) et trop éloigné du trip «Peu importe ou je suis dans le monde, tout ce que je veux est de la Sea du Sex et du Sun» pour faire parti des fans de l'île. Le fait qu'aucune des activités nautiques n'étant faisable, nous ayons tourné tout l'après midi dans Tonsaï (le village de l'île), et que de ce fait, eu tout le temps de voir d'une part l'état de non-reconstruction de tout ce qu'il y a derrière la rue principale et d'autre part les masses des touristes vautrés dans les bars et occupés à boire des bières et à regarder des films américains sur les grands écrans n'est probablement pas pour rien dans ce rejet. Mais même si, dans ce récit, je tempère notre réaction de rejet totale envers cette ile, des mois après, j'ai toujours autant de mal à comprendre qu'autant de gens puisse passer dans un endroit aussi petit en étant exclusivement intéréssé par la plongée, les bars, les discos et les fast food …
JOUR 20 - LUNDI 31 JUILLET
00h30 : Je rêve. Ou plutôt je cauchemarde : je viens d'être réveillé par des "Boums-Boums" de musique Techno !!! Pas ici, pas dans ce Resort, ce n'est pas possible … Et pourtant il me suffit de sortir sur le balcon pour constater, consterné, qu'il y a une effectivement une Rave Party un peu plus loin vers le village … C'est hallucinant de constater que de plus en plus de plages touristiques Thaïe sont gangrenées par ces foutues Moon Party ! Au départ, ce n'était que sur une île (Kho Phangan ) et juste les nuits de pleine lune que ça avaient lieu, ce qui permettaient d'y échapper si on n'était pas amateur du truc. Mais il semble bien qu'Ils se mettent à faire ça n'importe où et tout le temps, imposant sans vergogne leurs bruits à tout le monde … Hors de moi, surtout quand je pense au prix que je paie, je vais faire un scandale à l'accueil mais comme ici aussi il n'y a que deux veilleurs de nuits qui ne savent dire que « Yes, Yes » ça ne me même pas loin ! A par subir et tenter de se rendormir, il n'y a rien d'autre à faire, mais demain, il est hors de question qu'on reste une nuit de plus (suivant la météo, on aurait été susceptible de rester la journée pour aller sur Phi Phi Ley, et donc passer la nuit suivante à l'Arayaburi ) et quel que soit le temps on partira pour retourner à Phuket et au havre de paix qu'est le Vighit …
5h45 : le GSM sonne comme prévu avant l'aube afin que j'ai le temps de monter au View Point de l'île et d'en redescendre à temps pour qu'on puisse attraper le bateau de 9h00. Cette île me sort définitivement des yeux. Sur la plage une partie de ceux qui ce se sont défoncés toute la nuit à la bière, aux joints et aux décibels sont encore en train de zoner. Je passe devant eux sans faire le malin et quand l'un d'entre eux m'interpelle « Hey, where are you goin' ? » je continue à marcher sans répondre, sans même le regarder tout en repensant à une discussion de VF sur l'insécurité de la Thailande. Pour moi elle est LA l'insécurité de la Thailande, avec ces occidentaux shootés et complètement déjantés … En traversant le village une affichette attire mon attention, c'est de la pub pour la « Half Moon Party » du Hippies bar qui m'a pourri la nuit en déversant sur toute la plage du bruit techno, j'arrache l'affiche, rageur
J'arrive au Panorama 45 minutes plus tard mais je suis plus mort que vivant, la mauvaise nuit suivie de l'ascension au pas de charge que je viens de faire m'ont tué !
LE panorama sur Phi Phi Don

J'admire le paysage, je prends quelques photos et j'essaie de deviner quel sera la météo du jour … Ce ne sera pas le grand beau temps car le ciel est couvert et occulte le lever de soleil mais il ne pleut pas et ça semblerait vouloir se dégager … Une fois de plus c'est un coup de dés : partir dés ce matin par le bateau de 9h00 avec le risque de voir le ciel se dégager et avoir des remords de ne pas être resté pour faire le tour de Phi Phi Ley ou rester jusqu'à cette après midi et prendre le risque de s'emmerder encore une demi jounée si les bateaux ne peuvent sortir… J'arrive au Panorama 45 minutes plus tard mais je suis plus mort que vivant, la mauvaise nuit suivie de l'ascension au pas de charge que je viens de faire m'ont tué ! J'admire le paysage, je prends quelques photos et j'essaie de deviner quel sera la météo du jour … Ce ne sera pas le grand beau temps car le ciel est couvert et occulte le lever de soleil mais il ne pleut pas et ça semblerait vouloir se dégager … Une fois de plus c'est un coup de dés : partir dés ce matin par le bateau de 9h00 avec le risque de voir le ciel se dégager et avoir des remords de ne pas être resté pour faire le tour de Phi Phi Ley ou rester jusqu'à cette après midi et prendre le risque de s'emmerder encore une demi jounée si les bateaux ne peuvent sortir… Je redescends vers Tonsaï par les escaliers abruptes tout en hésitant encore sur le choix à prendre …
[...]
Patrick.
[...]
JOUR 20 - LUNDI 31 JUILLET
[...] Au bungalow, on décide avec Krys de tenter d'aller à Phi Phi Ley ce matin. Je passe dire clairement le fond de ma pensée au réceptionniste de ce supposé Resort de luxe, on petit déjeune, et on loue, sur la plage juste en face de l'Arayaburi, un long tail qui nous fera faire le tour de PP Ley puis nous laissera au village de Tonsai pour un prix forfaitaire de 1000baths (C'est le prix pour le bateau qu'on soit 1 ou 5 dedans ) La navigation jusqu'à l'îlot inhabité et tout le long du flanc Ouest de l'île est franchement sportive, il y a encore du vent, rien ne nous en protège et la petite embarcation plonge dans les creux des vagues comme une coquille de noix ! Même pas possible de sortir l'appareil photo tellement on ramasse d'embruns ! On ne trouve le calme que lorsqu'on pénètre dans Maya bay, plage devenue aussi célèbre que Kho Tapu, cette fois à cause/grâce au Film « The Beach » en 2000. On y est seul car nous sommes le premier bateau à être parti et le marin à bien joué le coup en allant dans le sens inverse des autres. Il me propose d'aller sur la plage mais je ne vois pas trop l'intérêt de claquer 3x 200Baths ( Et oui depuis que tous les touristes veulent aller sur cette plage ça a été classé Parc National et il faut payer pour y accoster ) juste pour pouvoir marcher sur une bête plage. De toutes façons, depuis la plage la vue réelle n'est pas identique à celle qu'on a dans le film puisqu'un îlot à été rajouté par trucage pour donner l'impression que la baie est cachée depuis la mer... En ressortant de la baie la partie de tape cul recommence jusqu'à ce qu'on soit passé de l'autre coté de l'île. Sur cette face Est, nous découvrons une autre baie celle de "Phi Ley Cove" et si elle est moins célèbre que Maya Bay nous la trouvons plus jolie ! Nous hésitons à nous baigner mais la perspective de devoir passer le reste de la journée avec la peau qui tire à cause de l'eau salée nous en dissuade ( Oui, je sais, c'est ballot mais nous ne sommes pas de grands copains de la mer et je l'assume ) et on se contente d'admirer les paysages et les fonds marins au travers de l'eau translucide. Le paradis ? Oui, ça pourrait l'être sans les speed boat, ces hors bords rapides et bruyants qui arrivent à fond pour déverser leurs cargaisons de plongeurs... C'est symptomatique de Phi Phi, qui POURRAIT être génial avec un tourisme intelligent et responsable mais on en est très, très, très loin et du coup la masse de pignoufs rend l'île insupportable... Enfin du moins NOUS la rend insupportable !!! Toujours sur la cote Est de Phi Phi Ley nous arrivons maintenant au niveau de la "Grotte des Vikings " dont le nom Thaï est Tham Pya Nak ce qui signifie à peu près "grotte du Naga" elle se nomme ainsi à cause d'un rocher qui, sous un certain angle, ressemblerait au serpent légendaire. On peut facilement imaginer que ce nom ait été interprété comme "grotte du Dragon" ou " Repère du Dragon" vu la ressemblance physique entre ces deux créatures mythiques. De là, il est facile d'arriver à "Grotte des Vikings" si on se rappelle effigies de proue des drakkars, les navires vikings. Elle est réputée ici car des locaux viennent y risquer leur vie en grimpant sur des perches en bambous afin d'aller décrocher les nids d'hirondelles accrochés au plafond. Ces nids sont ensuite vendus à prix d'or aux Chinois qui les considèrent comme un met de choix. Et si vous vous interrogez, oui le nid d'hirondelle qu'ils mangent désigne bien le nid de l'oiseau construit en boue et en bave.. Comme nous ne nous baignons pas, le tour de PhiPhi Ley ne nous prend qu'une heure et je négocie avec le marin pour longer un peu la cote Est : 300baths de plus pour une heure de navigation. Cette partie de la côte se révèle superbe et sauvage … mais pourquoi s'entasse t'on autour du foutu village de Tonsaï alors qu'il y a tant d'espace ici ? En attendant de repartir vers Phuket on déjeune (fort bien) au Restaurant le Grand Bleu, dans la rue principale, la nourriture Thaie est bonne et les prix corrects étant donnés l'emplacement du resto. A 14h00 on embarque sur le Sea Angel Cruise pour un voyage retour nettement plus calme qu'à l'aller.
Le reste des passagers est à 90% des Japonais qui sont arrivés sur l'île avec le bateau du matin, ils sont encore mouillés et passent la traversé à bouger, aller, venir, passer, repasser, revenir, repartir, une vraie fourmilière, je vous jure que certains sont passés devant moi au moins 15 fois en 1H45 ! Et nous voici de retour à Phuket pour nos dernières 48heures
JOUR 21 – MARDI 1 er AOUT
Pour l'avant dernier jour à Phuket la météo est une nouvelles fois couverte et pluvieuse. Nous longeons les plages de la côte Ouest : Naï Harn, Kata, Karon, Patong, Kamala… Ce sont de belles et larges plages sableuses et sous ce ciel, mis à part les palmiers, on pourrait, encore une fois, se croire sur les plages de l'Atlantique... Surtout que la mer projette de grosses defelantes, que même de loin on sent dangereuses. Il faudrait me payer très, très ... très cher pour que j'aille me baigner la dedans plus loin que les genoux ! Et ce n'est pas qu'une impression, à cette époque de l'année, les plages sont dangereuses et le drapeau rouge flotte, bien visible sur les postes de surveillances. On en parle pas trop mais chaque année une vingtaine de personnes se noient sur ces plages à cause des vagues et des puissants courants qui replongent le malheureux baigneur qui s'est fait "attrappé" par les vagues, sous l'eau encore et encore … Les plages de la cote Ouest de phuket
Une fois vu l'aspect esthétique, il faut savoir que se sont les plages où la plus grosse partie des touristes de Phuket viennent s'entasser et les villes qui les jouxtent sont celles où je ne tiens pas à passer mes vacances. Le point " culminant" de la côte Est est bien sur Patong, ses bars et ses bordels. Nous n'avons fait que longer la plage, ce que j'en ai vu, ce que j'ai pu deviner de son ambiance m'a suffit. La seule chose que j'ai à en dire est «quel dommage d'aller dans un pays aussi beau que la Thailande pour aller à Patong. » Le déjeuner à l'embarcadère de Laem In Sing, sur la cote Est, nous plaît bien même si devoir choisir au milieu de la carte qui propose des dizaines de plats de seafood (avec photos) tous plus appétissants les uns que les autres n'est pas facile ! Un tour rapide dans les centres commerciaux que sont Central Festival et Tesco Lotus sans rien y trouver de spécial et on finit la journée chez Arnaud & Lee.
JOUR 22 – MERCREDI 2 AOUT Nous avons gardé pour ce dernier jour la visite au centre de réintroduction des Gibbons dans le secteur Nord Est de l'île. Ici, des Thaïs salariés et des bénévoles étrangers tentent de relâcher dans la jungle après un bilan de santé poussé et une ré-acclimatation progressive des Gibbons mis en cage. Une fois de plus, c'est le touriste-pignouf qui est la cause du malheur des singes. En acceptant de se faire photographier avec un « mignon petit singe » dans les bras puis d'acheter la photo celui-ci fait perdurer la pratique. Si tout le monde refusait la chose il y a fort à parier que personne ne verrait plus d'intérêt à avoir un singe en cage. Attention, cet endroit n'est pas un zoo, il n'y a quasiment rien à voir, juste à lire atterré, les fiches décrivant les sévices infligés par les humains aux singes et les raisons pour lesquelles ceux qui sont dans les cages les plus proches ne pourront jamais être relâchés, trop profondément marqués pour avoir la moindre chance de se réadapter à la vie sauvage. Tel celui-ci à qui on a coupé une main et un pied ou cet autre à qui on « désapprit » à chanter/hurler/s'exprimer en le cognant car il était trop bruyant. Spéciale dédicace pour les cakes qui veulent savoir ou acheter des singes 😠 :

Le truc qui est franchement déplaisant est qu'il faut payer 200Baths/personnes au gouvernement Thaï pour pouvoir aller au centre de réintroduction car ils ont classé les alentours en Parc National (et de 8 !!) et bien qu'il n'y ai que 100 mètre à parcourir, il FAUT payer ( Pourtant pas 1Bath ne revient au centre qui est non gouvernemental alors allez-y malgré tout et lâchez leur un peu de sous, vous ferez une bonne action ) Je ne vous cache pas qu'au bout de 3 semaines ça devient fatiguant de donner 600Baths à chaque fois qu'on met un pied dans la jungle ou sur une plage vue dans un film ou dans une partie de mer classée parc national.. (NB : les prix d'entrée dans les parcs Nationaux doubleront un 1er novembre 2007) En plus c'est ici qu'on subit la seule vraie tentative d'arnaque du séjour car après avoir pris nos 600Baths, le Ranger allait « oublier » de nous remettre les tickets ! Hors, pas de tickets manquant dans le carnet à souches = pas de paiements officiels = le paiement va directement dans la poche du gars ... Ce qui explique que quand j'ai réclamé les tickets le gars n'avaient pas l'air spécialement heureux !
Et alors, ce voyage ? Une chose est sur, après 22 jours et 4500 km à travers la Thailande j'étais « full », empli d'impressions, d'émotions, de paysages, de rencontres, d'émerveillement et … de quelques sérieuses déceptions. D'un point de vue général, j'avais longtemps pensé qu'il fallait voyager aux périodes optimum et éviter les saisons les moins favorables.Le problème en Thailande est que les régions balnéaires sont tellement surchargées lors de la saison sèche ( de novembre à mars ) que la seule période pour y aller dans des conditions qui me paraissent acceptables, était l'été, c'est à dire pendant la saison des pluies. J'ai donc fait une entorse à ma règle, mais le climat est difficile à supporter, il faut accepter d'être au mieux moite du matin au soir et au pire trempés des pieds à la tête. Même s'il semble que ça ne soit pas LA règle il faut savoir que les pluies peuvent être quotidiennes et que pour nous, elles ont souvent été gênantes. Juillet 2005 fut sec, juillet 2006 à été pluvieux, on a tenté le coup, le résultat fut mitigé, à l'avenir on repassera sur le mode « seulement en saison optimum » En ce qui concerne les régions visitées, comme prévu l'Issan est brute et pas colonisée par le tourisme, ceux qui détestent le bruit et la foule s'y plairont tandis que ceux qui en ont besoin de se retrouver en groupe avec leurs congénères s'y ennuieront à mourir. Grâce à Pat & Alban, nos journées là-bas furent supers. La région au Nord de Kanchanaburi fut une agréable surprise et aurait mérité qu'on y passe une semaine pour pouvoir l'explorer un peu plus. Quand à la région de Phuket (au sens large puisque Phuket - île est encore ce qui nous a le moins déçu) je me doutais que ça ne nous plaîrait pas mais comment en être sur autrement qu'en y allant voir ? Les lieux en eux-mêmes ne sont pas en cause, j'imagine que par beau temps et sans la foule des touristes ils doivent être enchanteurs, mais je ne peux personnellement pas dissocier un lieu de son ambiance et cette ambiance est trop touristico – superficielle pour nous … Quant à LA question qui m'a été maintes fois posée depuis notre retour : « Alors cette fois c'est bon, tu en as fais le tour ? " ( sous entendu " de la Thailande" ) je réponds sans hésitation « Ah que non » car plus j'y vais … plus j'ai envie d'y aller que ce soit pour voir les gens qui nous ont témoigné de l'amitié ou pour découvrir les régions ou nous ne sommes pas encore allés …
Voila vous savez tout sur nos 3 semaines en Thailande en juillet 2006 ...
[...] Au bungalow, on décide avec Krys de tenter d'aller à Phi Phi Ley ce matin. Je passe dire clairement le fond de ma pensée au réceptionniste de ce supposé Resort de luxe, on petit déjeune, et on loue, sur la plage juste en face de l'Arayaburi, un long tail qui nous fera faire le tour de PP Ley puis nous laissera au village de Tonsai pour un prix forfaitaire de 1000baths (C'est le prix pour le bateau qu'on soit 1 ou 5 dedans ) La navigation jusqu'à l'îlot inhabité et tout le long du flanc Ouest de l'île est franchement sportive, il y a encore du vent, rien ne nous en protège et la petite embarcation plonge dans les creux des vagues comme une coquille de noix ! Même pas possible de sortir l'appareil photo tellement on ramasse d'embruns ! On ne trouve le calme que lorsqu'on pénètre dans Maya bay, plage devenue aussi célèbre que Kho Tapu, cette fois à cause/grâce au Film « The Beach » en 2000. On y est seul car nous sommes le premier bateau à être parti et le marin à bien joué le coup en allant dans le sens inverse des autres. Il me propose d'aller sur la plage mais je ne vois pas trop l'intérêt de claquer 3x 200Baths ( Et oui depuis que tous les touristes veulent aller sur cette plage ça a été classé Parc National et il faut payer pour y accoster ) juste pour pouvoir marcher sur une bête plage. De toutes façons, depuis la plage la vue réelle n'est pas identique à celle qu'on a dans le film puisqu'un îlot à été rajouté par trucage pour donner l'impression que la baie est cachée depuis la mer... En ressortant de la baie la partie de tape cul recommence jusqu'à ce qu'on soit passé de l'autre coté de l'île. Sur cette face Est, nous découvrons une autre baie celle de "Phi Ley Cove" et si elle est moins célèbre que Maya Bay nous la trouvons plus jolie ! Nous hésitons à nous baigner mais la perspective de devoir passer le reste de la journée avec la peau qui tire à cause de l'eau salée nous en dissuade ( Oui, je sais, c'est ballot mais nous ne sommes pas de grands copains de la mer et je l'assume ) et on se contente d'admirer les paysages et les fonds marins au travers de l'eau translucide. Le paradis ? Oui, ça pourrait l'être sans les speed boat, ces hors bords rapides et bruyants qui arrivent à fond pour déverser leurs cargaisons de plongeurs... C'est symptomatique de Phi Phi, qui POURRAIT être génial avec un tourisme intelligent et responsable mais on en est très, très, très loin et du coup la masse de pignoufs rend l'île insupportable... Enfin du moins NOUS la rend insupportable !!! Toujours sur la cote Est de Phi Phi Ley nous arrivons maintenant au niveau de la "Grotte des Vikings " dont le nom Thaï est Tham Pya Nak ce qui signifie à peu près "grotte du Naga" elle se nomme ainsi à cause d'un rocher qui, sous un certain angle, ressemblerait au serpent légendaire. On peut facilement imaginer que ce nom ait été interprété comme "grotte du Dragon" ou " Repère du Dragon" vu la ressemblance physique entre ces deux créatures mythiques. De là, il est facile d'arriver à "Grotte des Vikings" si on se rappelle effigies de proue des drakkars, les navires vikings. Elle est réputée ici car des locaux viennent y risquer leur vie en grimpant sur des perches en bambous afin d'aller décrocher les nids d'hirondelles accrochés au plafond. Ces nids sont ensuite vendus à prix d'or aux Chinois qui les considèrent comme un met de choix. Et si vous vous interrogez, oui le nid d'hirondelle qu'ils mangent désigne bien le nid de l'oiseau construit en boue et en bave.. Comme nous ne nous baignons pas, le tour de PhiPhi Ley ne nous prend qu'une heure et je négocie avec le marin pour longer un peu la cote Est : 300baths de plus pour une heure de navigation. Cette partie de la côte se révèle superbe et sauvage … mais pourquoi s'entasse t'on autour du foutu village de Tonsaï alors qu'il y a tant d'espace ici ? En attendant de repartir vers Phuket on déjeune (fort bien) au Restaurant le Grand Bleu, dans la rue principale, la nourriture Thaie est bonne et les prix corrects étant donnés l'emplacement du resto. A 14h00 on embarque sur le Sea Angel Cruise pour un voyage retour nettement plus calme qu'à l'aller.
Le reste des passagers est à 90% des Japonais qui sont arrivés sur l'île avec le bateau du matin, ils sont encore mouillés et passent la traversé à bouger, aller, venir, passer, repasser, revenir, repartir, une vraie fourmilière, je vous jure que certains sont passés devant moi au moins 15 fois en 1H45 ! Et nous voici de retour à Phuket pour nos dernières 48heures
JOUR 21 – MARDI 1 er AOUT
Pour l'avant dernier jour à Phuket la météo est une nouvelles fois couverte et pluvieuse. Nous longeons les plages de la côte Ouest : Naï Harn, Kata, Karon, Patong, Kamala… Ce sont de belles et larges plages sableuses et sous ce ciel, mis à part les palmiers, on pourrait, encore une fois, se croire sur les plages de l'Atlantique... Surtout que la mer projette de grosses defelantes, que même de loin on sent dangereuses. Il faudrait me payer très, très ... très cher pour que j'aille me baigner la dedans plus loin que les genoux ! Et ce n'est pas qu'une impression, à cette époque de l'année, les plages sont dangereuses et le drapeau rouge flotte, bien visible sur les postes de surveillances. On en parle pas trop mais chaque année une vingtaine de personnes se noient sur ces plages à cause des vagues et des puissants courants qui replongent le malheureux baigneur qui s'est fait "attrappé" par les vagues, sous l'eau encore et encore … Les plages de la cote Ouest de phuket

Une fois vu l'aspect esthétique, il faut savoir que se sont les plages où la plus grosse partie des touristes de Phuket viennent s'entasser et les villes qui les jouxtent sont celles où je ne tiens pas à passer mes vacances. Le point " culminant" de la côte Est est bien sur Patong, ses bars et ses bordels. Nous n'avons fait que longer la plage, ce que j'en ai vu, ce que j'ai pu deviner de son ambiance m'a suffit. La seule chose que j'ai à en dire est «quel dommage d'aller dans un pays aussi beau que la Thailande pour aller à Patong. » Le déjeuner à l'embarcadère de Laem In Sing, sur la cote Est, nous plaît bien même si devoir choisir au milieu de la carte qui propose des dizaines de plats de seafood (avec photos) tous plus appétissants les uns que les autres n'est pas facile ! Un tour rapide dans les centres commerciaux que sont Central Festival et Tesco Lotus sans rien y trouver de spécial et on finit la journée chez Arnaud & Lee.
JOUR 22 – MERCREDI 2 AOUT Nous avons gardé pour ce dernier jour la visite au centre de réintroduction des Gibbons dans le secteur Nord Est de l'île. Ici, des Thaïs salariés et des bénévoles étrangers tentent de relâcher dans la jungle après un bilan de santé poussé et une ré-acclimatation progressive des Gibbons mis en cage. Une fois de plus, c'est le touriste-pignouf qui est la cause du malheur des singes. En acceptant de se faire photographier avec un « mignon petit singe » dans les bras puis d'acheter la photo celui-ci fait perdurer la pratique. Si tout le monde refusait la chose il y a fort à parier que personne ne verrait plus d'intérêt à avoir un singe en cage. Attention, cet endroit n'est pas un zoo, il n'y a quasiment rien à voir, juste à lire atterré, les fiches décrivant les sévices infligés par les humains aux singes et les raisons pour lesquelles ceux qui sont dans les cages les plus proches ne pourront jamais être relâchés, trop profondément marqués pour avoir la moindre chance de se réadapter à la vie sauvage. Tel celui-ci à qui on a coupé une main et un pied ou cet autre à qui on « désapprit » à chanter/hurler/s'exprimer en le cognant car il était trop bruyant. Spéciale dédicace pour les cakes qui veulent savoir ou acheter des singes 😠 :


Le truc qui est franchement déplaisant est qu'il faut payer 200Baths/personnes au gouvernement Thaï pour pouvoir aller au centre de réintroduction car ils ont classé les alentours en Parc National (et de 8 !!) et bien qu'il n'y ai que 100 mètre à parcourir, il FAUT payer ( Pourtant pas 1Bath ne revient au centre qui est non gouvernemental alors allez-y malgré tout et lâchez leur un peu de sous, vous ferez une bonne action ) Je ne vous cache pas qu'au bout de 3 semaines ça devient fatiguant de donner 600Baths à chaque fois qu'on met un pied dans la jungle ou sur une plage vue dans un film ou dans une partie de mer classée parc national.. (NB : les prix d'entrée dans les parcs Nationaux doubleront un 1er novembre 2007) En plus c'est ici qu'on subit la seule vraie tentative d'arnaque du séjour car après avoir pris nos 600Baths, le Ranger allait « oublier » de nous remettre les tickets ! Hors, pas de tickets manquant dans le carnet à souches = pas de paiements officiels = le paiement va directement dans la poche du gars ... Ce qui explique que quand j'ai réclamé les tickets le gars n'avaient pas l'air spécialement heureux !
Et alors, ce voyage ? Une chose est sur, après 22 jours et 4500 km à travers la Thailande j'étais « full », empli d'impressions, d'émotions, de paysages, de rencontres, d'émerveillement et … de quelques sérieuses déceptions. D'un point de vue général, j'avais longtemps pensé qu'il fallait voyager aux périodes optimum et éviter les saisons les moins favorables.Le problème en Thailande est que les régions balnéaires sont tellement surchargées lors de la saison sèche ( de novembre à mars ) que la seule période pour y aller dans des conditions qui me paraissent acceptables, était l'été, c'est à dire pendant la saison des pluies. J'ai donc fait une entorse à ma règle, mais le climat est difficile à supporter, il faut accepter d'être au mieux moite du matin au soir et au pire trempés des pieds à la tête. Même s'il semble que ça ne soit pas LA règle il faut savoir que les pluies peuvent être quotidiennes et que pour nous, elles ont souvent été gênantes. Juillet 2005 fut sec, juillet 2006 à été pluvieux, on a tenté le coup, le résultat fut mitigé, à l'avenir on repassera sur le mode « seulement en saison optimum » En ce qui concerne les régions visitées, comme prévu l'Issan est brute et pas colonisée par le tourisme, ceux qui détestent le bruit et la foule s'y plairont tandis que ceux qui en ont besoin de se retrouver en groupe avec leurs congénères s'y ennuieront à mourir. Grâce à Pat & Alban, nos journées là-bas furent supers. La région au Nord de Kanchanaburi fut une agréable surprise et aurait mérité qu'on y passe une semaine pour pouvoir l'explorer un peu plus. Quand à la région de Phuket (au sens large puisque Phuket - île est encore ce qui nous a le moins déçu) je me doutais que ça ne nous plaîrait pas mais comment en être sur autrement qu'en y allant voir ? Les lieux en eux-mêmes ne sont pas en cause, j'imagine que par beau temps et sans la foule des touristes ils doivent être enchanteurs, mais je ne peux personnellement pas dissocier un lieu de son ambiance et cette ambiance est trop touristico – superficielle pour nous … Quant à LA question qui m'a été maintes fois posée depuis notre retour : « Alors cette fois c'est bon, tu en as fais le tour ? " ( sous entendu " de la Thailande" ) je réponds sans hésitation « Ah que non » car plus j'y vais … plus j'ai envie d'y aller que ce soit pour voir les gens qui nous ont témoigné de l'amitié ou pour découvrir les régions ou nous ne sommes pas encore allés …
Voila vous savez tout sur nos 3 semaines en Thailande en juillet 2006 ...
Patrick.
Salut Patrick,
Je viens de finir de lire ton carnet de voyage, très bien écrit .
Le seul truc qui est regrettable c'est que tu n'as pas bien réussi avec le temps dans le Sud c'est dommage mais bon c'est la saison des moussons ça passe ou ça casse .
Quant à LA question qui m'a été maintes fois posée depuis notre retour : « Alors cette fois c'est bon, tu en as fais le tour ? " ( sous entendu " de la Thailande" ) je réponds sans hésitation « Ah que non » car plus j'y vais … plus j'ai envie d'y aller que ce soit pour voir les gens qui nous ont témoigné de l'amitié ou pour découvrir les régions ou nous ne sommes pas encore allés …
Jamais deux sans trois va falloir que tu retournes en Thaïlande .😉
Je viens de finir de lire ton carnet de voyage, très bien écrit .
Le seul truc qui est regrettable c'est que tu n'as pas bien réussi avec le temps dans le Sud c'est dommage mais bon c'est la saison des moussons ça passe ou ça casse .
Quant à LA question qui m'a été maintes fois posée depuis notre retour : « Alors cette fois c'est bon, tu en as fais le tour ? " ( sous entendu " de la Thailande" ) je réponds sans hésitation « Ah que non » car plus j'y vais … plus j'ai envie d'y aller que ce soit pour voir les gens qui nous ont témoigné de l'amitié ou pour découvrir les régions ou nous ne sommes pas encore allés …
Jamais deux sans trois va falloir que tu retournes en Thaïlande .😉
@+ , Marco .
On aura jamais assez de temps pour tout ce qu'on veut découvrir et comprendre dans nos voyages qu'on se le dise , Amis voyageurs .
Merci Marco 🙂
Et pour le reste tu sais bien que si je pouvais je partirais demain ..
Et pour le reste tu sais bien que si je pouvais je partirais demain ..
Patrick.
salut j' arrive normalement a Bangkok le 26 octobre(12.00) et mon avion pars le 27 pour Yangoon (8.00)
Qu est ce qui est inr=téressant à faire dabs la capitale en une petite journée (sachant que quetion achat on ne veut pas se charger mais plus visiter ou voir, observer tout simplement.
Secondo nous devon revenir nous poser pres des plages. Krabi et Kho pipi semble etre nos projets. Ya t il d' autres endroits a me suggérer plage +visite..
🤪 shukran 🤪
Secondo nous devon revenir nous poser pres des plages. Krabi et Kho pipi semble etre nos projets. Ya t il d' autres endroits a me suggérer plage +visite..
🤪 shukran 🤪
GC
Salut Patrick!
Ben voilà, mieux vaut tard que jamais, je viens de lire ton carnet!
Je pars en Thailande dans 10 jours. ce sera la 2ème fois, avec au programme : Chiang Mai-Mae Hong Son-Soppong-Ayutthaya-Ko Tao-Bangkok
Espérons que les dieux de la mousson soient plus cléments cette année que lors de ton voyage!
A plus! Et merci pour ton récit et les MAGNIFIQUES photos (merci de trimballer tes 10 kg de matos pour nous faire profiter de tout cela!)
Valérie (on s'est vus une fois chez Sabaidee)
Espérons que les dieux de la mousson soient plus cléments cette année que lors de ton voyage!
A plus! Et merci pour ton récit et les MAGNIFIQUES photos (merci de trimballer tes 10 kg de matos pour nous faire profiter de tout cela!)
Valérie (on s'est vus une fois chez Sabaidee)
ValerieM
Salut !
Ben voilà, mieux vaut tard que jamais, je viens de lire ton carnet!
Ce qui est marrant c'estq ue plusieurs de mes carnets viennent de remonter en qques jours ! 🙂
Espérons que les dieux de la mousson soient plus cléments cette année que lors de ton voyage!
je te le souhaite !
A plus! Et merci pour ton récit et les MAGNIFIQUES photos (merci de trimballer tes 10 kg de matos pour nous faire profiter de tout cela!)
😎😎😎 De rien c'est un plaisir !!
Valérie (on s'est vus une fois chez Sabaidee)
Oui, oui je sais qui tu est, j'avais percuté !!!
Bonnes vacances !
Ben voilà, mieux vaut tard que jamais, je viens de lire ton carnet!
Ce qui est marrant c'estq ue plusieurs de mes carnets viennent de remonter en qques jours ! 🙂
Espérons que les dieux de la mousson soient plus cléments cette année que lors de ton voyage!
je te le souhaite !
A plus! Et merci pour ton récit et les MAGNIFIQUES photos (merci de trimballer tes 10 kg de matos pour nous faire profiter de tout cela!)
😎😎😎 De rien c'est un plaisir !!
Valérie (on s'est vus une fois chez Sabaidee)
Oui, oui je sais qui tu est, j'avais percuté !!!
Bonnes vacances !
Patrick.
Salut Patrick, juste pour dire que c'est un plaisir de te revoir, ca faisait longtemps... ca m'a aussi fait plaisir de voir tes posts remonter, j'avais pas tout vu ni lu 😉 Amicalement.
Khun maa jak nai krap?
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
Merci, mais je suis tjs sur VF ... simplement dans un autre pays ... 😉
Patrick.
Oui je viens de voir, le grand canyon en projet? 😉 Bons voyages, @+
Khun maa jak nai krap?
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
Mouais ... Visuellement ça risque d'être géant mais culturellement et culinairement ... No comment [ soupirs ...😕 ]
Patrick.
Arrêtes je vais pleurer, c'est comme Angkor (que je n'ai pas encore visité 🤪) faut le voir au moins une fois 😉 Tant pis pour la mal bouffe hamburger-frites, en plus tu peux bien manger tex-mex ou asiatique si tu le veux bien 😛
Khun maa jak nai krap?
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
Arrêtes je vais pleurer, c'est comme Angkor (que je n'ai pas encore visité 🤪) faut le voir au moins une fois 😉 Tant pis pour la mal bouffe hamburger-frites, en plus tu peux bien manger tex-mex ou asiatique si tu le veux bien 😛
C'est vrai, je l'ai vu avant la "folie sécuritaire", en plus grâce à ma femme j'ai sympathisé avec les Navajos ...
NB: Ma femme "a le look navajo", dixit une mémé qui vendait des souvenirs sur une route !
C'est vrai, je l'ai vu avant la "folie sécuritaire", en plus grâce à ma femme j'ai sympathisé avec les Navajos ...
NB: Ma femme "a le look navajo", dixit une mémé qui vendait des souvenirs sur une route !
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
Salut Marco!
Je viens de lire le carnet de voyage et de voir les photos de Patrick ... et je suis assez consternée: mon homme et moi, on a envie de retourner en Thailande cet été, côté Phuket, Krabi et Koh Phi Phi (juste pour un coup d'oeil), mais ce qu'il a vécu flanque un peu la trouille! Tu as l'air de connaître le coin, et d'avoir eu quand-même un temps moins pourri ... En juillet dernier (2008), on a visité de BKK à Chiang Mai (pluvieux mais ça allait quand-même), puis 10 jours de soleil sur Koh Samui et Koh Tao qu'on a adoré! Peux-tu me donner tes impressions sur "l'autre côté" de la Thailande balnéaire? Tu as expérimenté cette partie-là en juillet?
D'avance merci!
Cel
Je viens de lire le carnet de voyage et de voir les photos de Patrick ... et je suis assez consternée: mon homme et moi, on a envie de retourner en Thailande cet été, côté Phuket, Krabi et Koh Phi Phi (juste pour un coup d'oeil), mais ce qu'il a vécu flanque un peu la trouille! Tu as l'air de connaître le coin, et d'avoir eu quand-même un temps moins pourri ... En juillet dernier (2008), on a visité de BKK à Chiang Mai (pluvieux mais ça allait quand-même), puis 10 jours de soleil sur Koh Samui et Koh Tao qu'on a adoré! Peux-tu me donner tes impressions sur "l'autre côté" de la Thailande balnéaire? Tu as expérimenté cette partie-là en juillet?
D'avance merci!
Cel
Hello Patrick!
Comme je l'écrivais à Marco, ton récit (+ photos) flanque un peu la trouille, en ce qui concerne ton incursion dans les îles... Mon homme et moi, on était à Koh Samui et Koh Tao (après un trip de BKK à Chiang Mai, pluvieux mais ça allait quand-même) en juillet dernier (2008) et on a eu 10 jours de soleil! Cet été, on a envie de découvrir le côté Phuket, Krabi + un coup d'oeil à Koh Phi Phi, mais les avis sont assez mitigés d'un point de vue climat (pour ce qui est beau ou pas beau, sympa ou dégueux, je pense que ça dépend du point de vue de chacun)... Aurais-tu la gentillesse de me communiquer l'adresse mail de tes amis sur Phuket, Arnaud et Lee, si bien sûr tu penses que ça ne les dérange pas? Comme tu y étais en 2006, j'aimerais leur demander comment c'était là-bas l'année passée... et aussi leur demander des infos pour le logement. Je ne me souviens plus: c'est chez eux que tu logeais ou c'est grâce à eux que vous aviez trouvé les endroits sympas? En tout cas, la partie sur le temple aux tigres m'a beaucoup touchée: j'avais lu sur un forum que les tigres ne bougeaient pas car ils étaient probablement drogués pour être "sages"... tu me rassures!
Sinon, je vais aller jeter un coup d'oeil sur ton carnet de voyage au Kenya: on a fait Amboseli et Tsavo Est (puis plage à Mombassa Sud): sans doute nos plus beaux souvenirs (avec la Thailande)!
D'avance merci!
Cel
Comme je l'écrivais à Marco, ton récit (+ photos) flanque un peu la trouille, en ce qui concerne ton incursion dans les îles... Mon homme et moi, on était à Koh Samui et Koh Tao (après un trip de BKK à Chiang Mai, pluvieux mais ça allait quand-même) en juillet dernier (2008) et on a eu 10 jours de soleil! Cet été, on a envie de découvrir le côté Phuket, Krabi + un coup d'oeil à Koh Phi Phi, mais les avis sont assez mitigés d'un point de vue climat (pour ce qui est beau ou pas beau, sympa ou dégueux, je pense que ça dépend du point de vue de chacun)... Aurais-tu la gentillesse de me communiquer l'adresse mail de tes amis sur Phuket, Arnaud et Lee, si bien sûr tu penses que ça ne les dérange pas? Comme tu y étais en 2006, j'aimerais leur demander comment c'était là-bas l'année passée... et aussi leur demander des infos pour le logement. Je ne me souviens plus: c'est chez eux que tu logeais ou c'est grâce à eux que vous aviez trouvé les endroits sympas? En tout cas, la partie sur le temple aux tigres m'a beaucoup touchée: j'avais lu sur un forum que les tigres ne bougeaient pas car ils étaient probablement drogués pour être "sages"... tu me rassures!
Sinon, je vais aller jeter un coup d'oeil sur ton carnet de voyage au Kenya: on a fait Amboseli et Tsavo Est (puis plage à Mombassa Sud): sans doute nos plus beaux souvenirs (avec la Thailande)!
D'avance merci!
Cel
Salut.
L'été ici c'est la saison des pluies la bas ... ou la " green season " si on à l'esprit touristique 😎
Après, les saisons, ici comme la bas, c'est fluctuant ... Je t'envoie le mail d'Arnaud par mp ...
Après, les saisons, ici comme la bas, c'est fluctuant ... Je t'envoie le mail d'Arnaud par mp ...
Patrick.
Je t'envoie le mail d'Arnaud
bonjour Patrick,
sont toujours au top des voyageurs, voir ce dernier fil:
http://voyageforum.com/v.f?do=post_view&post=2464741#last
bonjour Patrick,
sont toujours au top des voyageurs, voir ce dernier fil:
http://voyageforum.com/v.f?do=post_view&post=2464741#last
Log in first, then come back to this page.
You might also like
More discussions
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
Then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan? Not this time.
The south or not the south? Yes, the south it is.
Pre-book or play it by ear? Only two stops were left to chance.
To help me find the perfect route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), scoured travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
---/---
Got your passport, international driver’s permit, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek! (Steak for my partner’s mischievous nephews...)

You’ll find here a post with some practical tips.
And here, the uncommented version of the travel journal.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
Then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan? Not this time.
The south or not the south? Yes, the south it is.
Pre-book or play it by ear? Only two stops were left to chance.
To help me find the perfect route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), scoured travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
---/---
Got your passport, international driver’s permit, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek! (Steak for my partner’s mischievous nephews...)

You’ll find here a post with some practical tips.
And here, the uncommented version of the travel journal.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation: An ICOCA card is essential. I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations: Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals: For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés. For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen. Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima. Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima. A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto. Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi). Tempura and gyoza. Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal. One omakase meal (9 different dishes). In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef. Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary: Day 1: Departure from Brussels Day 2: Arrival in Osaka Day 3: To Himeji, then Kurashiki Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi Day 5: Cycling the Shimanami Kaido Day 6: To Takahara, then Hiroshima Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade Day 8: To Miyajima Day 9: Hiroshima, then Kyoto Day 10: Southern Kyoto Day 11: Northern Kyoto Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago) Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima) Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko) Day 17: To Tokyo Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong Day 20: Arrival in Brussels
Transportation: An ICOCA card is essential. I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations: Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals: For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés. For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen. Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima. Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima. A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto. Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi). Tempura and gyoza. Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal. One omakase meal (9 different dishes). In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef. Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary: Day 1: Departure from Brussels Day 2: Arrival in Osaka Day 3: To Himeji, then Kurashiki Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi Day 5: Cycling the Shimanami Kaido Day 6: To Takahara, then Hiroshima Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade Day 8: To Miyajima Day 9: Hiroshima, then Kyoto Day 10: Southern Kyoto Day 11: Northern Kyoto Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago) Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima) Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko) Day 17: To Tokyo Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong Day 20: Arrival in Brussels
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary: 27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)

-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)

-->7 days in Tokyo

The trip was decided on fairly last-minute again this year.
Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.
Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!
Intense prep work over these next 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots... decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring research places that might interest us and watch videos about Japan book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later reserve rental cars order yen check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???
"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life! Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats. Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited. Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly! PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary: 27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)

-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)

-->7 days in Tokyo

The trip was decided on fairly last-minute again this year.
Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.
Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!
Intense prep work over these next 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots... decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring research places that might interest us and watch videos about Japan book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later reserve rental cars order yen check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???
"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life! Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats. Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited. Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly! PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip). I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me. We’d see how it goes! Off we went for our new adventures
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip). I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me. We’d see how it goes! Off we went for our new adventures
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
You can post your personal photos in the following thread: https://voyageforum.com/forum/quelque-part-en-thailande-d10655574/
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style. All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert. However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it. I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.

I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course. Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious. Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs. It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons. That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field. A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style. All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert. However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it. I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.

I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course. Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious. Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs. It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons. That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field. A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
The story of a trip to Morocco, from the first to the last day—otherwise, it wouldn’t have made sense...
Marrakech... then four days on foot in the desert, alone with a guide, a camel driver, and two dromedaries... and Marrakech again.
Everything mattered, even the smallest details, so this is a (very) long story.
Behind the descriptions and anecdotes, there’s emotion, intimacy, and... soul-searching.
All the things it’s strangely easier to share this way, all the things it’s strangely easier to share with people you don’t know...
I have beautiful images in my eyes, but only a few are visible—if you read carefully, you’ll understand why.
The other photos are imagined, created upon returning with souvenirs and a bit of staging.
But everything is authentic.

Since I’ve been back, sometimes at night I open my eyes and don’t know where I am... Sleepless night, starry night, night of communion, connected night... In that suspended moment, between wakefulness and sleep, which makes you so receptive... Communion with whom? Connected to what? Lila gnawa... lila de derdeba.
The desert, a solitary path. You step in, and you’re immediately in the essential...
Wednesday... My companion drops me off at Orly Ouest... There are two hours before boarding. My MP3 player turns on but that’s it. It freezes—no commands work, and nothing fixes it... Smile... A trip without music, then? And the first anchor falls away.
(Photo...) ... Passport, tickets, receipts, labels...
Nose pressed to the window for the entire flight... Descending over Marrakech, at low altitude, a pretty mosaic—shades of pink and ochre dotted with green, but also, to the right, less harmonious, aligned cubes. Housing developments under construction? A bumpy, turbulent landing—the plane circles for a long time before touching down.
Welcomed by the familiar, unchanged sound of creaking doors and seats in the little taxis. In Casablanca, it was red Simca 1000s with meters; here, they’re yellow, and you have to negotiate the price. I have no talent for that, so here’s 100 DH!
Traversed and forgotten
Marrakech... Sunny, luminous, sensual. Torn between tradition and modernity... Shimmering and fragrant, very noisy... rather polluted? On the road, horses and donkeys still mingle with vehicles... and watch out for traffic when crossing! It’s always a strategic—and athletic—adventure: at what exact moment do you sprint to the opposite sidewalk? And why aren’t any street names marked?
Afternoon on foot, heading to the Bab Doukkala bus station... A landmark: the McDonald’s, then a square with a fountain. Then turn left onto Avenue Hassan II. There’s a bus to Zagora Friday morning, but I can only buy the ticket tomorrow. On the way back to the hotel, at a kiosk on the corner, I buy *Tel Quel*, which I read with great interest online.
Thursday... Early morning, walking to Place Jemaa el-Fna, calm and almost deserted... I don’t get a good deal buying two small daggers for my kids. No talent for haggling—it takes more than charm for that... So I’ll pick the rest of my gifts at the artisan center on Avenue Mohammed V, where prices are marked, and it’s a pleasure to watch the craftsmen work... For my daughter, a satchel and earrings. The satchel smells like goat. The earrings are hand-chiseled in front of me by a very young man with nimble fingers—marvels of delicacy and fragility. Then I linger for a long time in the souk alleys. Scents of leather, thuya and cedar wood, wool and copper... Familiar smells... Childhood memories...
Dear daggers
Earrings
Back at the bus station, an unexpected change: no bus Friday morning, but a departure tonight at 8:30 PM... I have a little time before packing, so I take a long detour: Boulevard de Safi, then right onto Avenue El Mansour to the Majorelle Garden... A quiet pause. Rare plants, all kinds of cacti—smooth, fuzzy, bristling with spines... strange, squat, or stretched-out shapes. An infinite variety of greens, and that famous blue... The song of birds, the sun and shadows playing in the water basins... Time flows lazily. I write postcards—they’ll arrive long after I’m back...

Back to the hotel. Avenue El Mansour, Boulevard Zerktouni—okay, but why are the small street names never marked?!! I get a little lost...
I hope you got my MMS, because before leaving, I left something for you at the front desk...
8 PM, night has already fallen. Arriving at the bus station, and then... Then, a step back... A dense crowd, a tangle of buses... Where to go?... Rare woman, lone foreigner, backpack... I’m quickly spotted, surrounded, poorly guided... Someone with a badge finally points me to the right sidewalk. The bus isn’t there, and the sidewalk is already packed, mostly with men. Will I even get a seat?... Three young men are particularly insistent... They want to know where I’m going and why, if someone is with me, if I’m expected... I answer with a smile. A bit tricky—choosing words, staying polite while evasive... Their French is hesitant, my Arabic is more than rudimentary... Actually, I shouldn’t have tried... Their tone becomes a bit... aggressive, and their eyes light up. Uh-oh... They say they’re students, but what of?... Want to know what I think of the Quran and Allah, what I think of holy war, if I’m "for the Americans," "for the Palestinians"... Other travelers intervene... And the bus still isn’t here... The speech turns fanatical... Then, my smile freezes a little... A small wave of panic, so I send a "freaked out" MMS... (But who else could I send it to?) Then, in this dark crowd, a light dressed in white... Nabila, a young student heading to Zagora for vacation, she speaks French... She plants herself in front of them and scolds them thoroughly. I didn’t catch everything, but it worked! The three troublemakers retreat. Plus, they weren’t on the right sidewalk, and their bus is about to leave without them...
Nabila and I manage to board and sit side by side... The bus leaves two hours late. The trip is long, a bit uncomfortable, slowed by many stops—it was very cold...
Friday... A little stiff, a little dazzled, a little chilled, arriving in Zagora at dawn with the sunrise... Magical! Craving something warm... And then, a heartfelt gift—kindness and hospitality—Nabila invites me to her home. Warm welcome from her mother and siblings, not at all surprised to see me show up so early to share their breakfast! A few hours in their company... We exchange addresses, and the youngest brother, Nouamare, gives me a children’s storybook...
Noon, at *La Fibule du Draa* Lahcen Sarti, the owner... I finally put a smile and a face to an email exchange... He shows me the trek route on the map, laughs when I tell him about my night on the bus, and sends me to rest by the pool... No swimsuit, so a lounge chair and a book... A book that will accompany me into the desert and which I’ll finish in Marrakech, in the Koutoubia Garden...

Saturday, Day 1... When I wake up this morning, I know the desert sand will also absorb my blood...
Early departure for four days and three nights, alone, as I wished, with a young guide, Mohammed, and a younger camel driver, Abdou. We’ll be together 24/7, and we won’t see a soul until we reach the fixed campsite on the third evening. Everything we need is loaded onto two dromedaries. And in those baskets, there are miracles—a *Prévert*-style inventory I’ll discover bit by bit, like... a tray for glasses, a basket for bread, a sugar loaf and small glasses for tea, but... large glasses and sugar cubes for coffee, spices, oranges, vegetables, raw eggs!... That won’t break, *La Vache qui Rit*... And so many other unexpected wonders, so surprising in the middle of the desert... (*La Vache qui Rit* is the desert butter. Every morning for breakfast, it was coffee with Nido powdered milk and *kesra* with *La Vache qui Rit* and Aïcha apricot jam... A delight.)

Start of the journey, and the beginning of a long, long walk... We’ll cover 80 km in three days, crossing all kinds of landscapes until the real desert of sand and dunes... I’ll drink water from wells, eat raw vegetables, sleep on a mattress that saddles the dromedaries by day... I’ll forget all the warnings and all my hygiene references... My body will quiet its complaints. No heat, no thirst, no fatigue, no trouble of any kind... just woken by the cold every morning around 6 AM... I take off my watch. Like my companions, I’ll live by the sun’s rhythm...
Abdou leads the dromedaries, so he walks at their pace. Sometimes, we’re grouped together. Sometimes the two guides are together, and I walk behind. Sometimes we talk. Nothing is forced, no discomfort. It’s a simple, harmonious dance—one foot in front of the other, following your shadow as it turns with the sun... Each step leaves behind the useless, the cumbersome, the superfluous... Room for intimacy... Room for silence... Room for the inner self... Facing yourself... I find seashells, and with my eyes closed, I smell the sea...
... One foot in front of the other...
I take out my camera... Capacity for a hundred shots, but it’ll be 10 photos, no more. It freezes—no commands work, and nothing fixes it... Smile... A trip without photos, then? And the second anchor falls... I think of my MP3 player...
... A few photos among the ten...
Noon... Unsaddling the dromedaries, which immediately wander off in search of food. And before the meal cooked by Mohammed, the mint tea ritual, prepared by Abdou in a tiny teapot... Thick, frothy, very sweet tea... He serves it on a tray with dates, peanuts, and raisins... And it’ll be like this every day, noon and night...
We gradually get to know each other... Mohammed, 25 years old... Calm, very introspective, almost ascetic, he knows the desert well and loves it... So at ease that he’ll walk in slippers or barefoot, no matter the terrain... When I’m behind him, the advertisement on the back of his sweatshirt makes me smile... There’s a date: January 8, 2003... A little wink from life? (I have a clear memory of that day.) Abdou, barely 20, with a round, jovial face. The mint tea master... When he hands me my glass, he says "Bismillah," and I respond in kind... A joker and a foodie. Thrilled that I only eat vegetables, he’ll have double the meat!
... Abdou and his teapot...
... Mohammed...
Late afternoon, a well... Abdou waters the dromedaries, and Mohammed fills the canteens. The caps aren’t watertight, so he wedges a piece of plastic bag found in one of the baskets and screws it on top... Forget all hygiene warnings...
First night in a tent at the foot of Jebel Baní...
... Jebel
Sunday, Day 2... Crossing and ascending Jebel Baní... A mineral, lunar landscape—rocks the color of burnt bread and anthracite gray. I pick up pretty pebbles, and Mohammed finds me a fossilized stone... Lunch in a deserted nomad oasis... When we resume our walk, the wind picks up. A wind that only blows in April, violent, terrible—the *Sahli*... Swirls of sand and gravel. Where’s the sky, where’s the earth... everything is dust, everything is yellow and opaque... The gusts are so strong they make us stagger. At times, we even have to crouch to avoid falling. In the acacia forest, Abdou and the dromedaries are only a few meters ahead, yet we can’t see them... We’ll later learn that on that day, planned excursions were canceled... That a group got lost and had to be picked up by 4x4... But Mohammed has a sense of the desert. He’s calm, he guides us... so we continue, and I trust him. He wraps a *chèche* around my head—a fragile barrier against these onslaughts... We have to keep moving, and it’s difficult... But the desert has accepted me, so without resistance, I accept it... And the sand gets everywhere... in my mouth, crunching between my teeth, in my eyes, ears, and nostrils... in my hair... A fine ochre layer covers my face and body, even under my clothes. I’ve become a sand woman... Communion... Fusion with the mineral. I absorb the desert’s prodigious power, just as the desert absorbs my blood...
We walked for four hours, pushed by this furious wind, before stopping for the night under an acacia... There, we had to set up the tent, which they did with difficulty. Then we had to weigh it down... So the utensils and the mint tea tray served as shovels to cover the edges with sand. Then Abdou took care of the dromedaries, holding one of their front legs bent with a rope to keep them from wandering too far... Then we brought everything into the tent and collapsed... but not for long.
Mohammed prepared kingly meals at noon and night with the wonders in the baskets: finely chopped raw vegetable salad, vegetable tagine, soup (and not from a packet!)... Even the canned sardines were garnished with thin orange slices... After this exhausting day for all of us, I told him that bread with *La Vache qui Rit* would be enough... He looked at me with a big smile and said his evening ritual phrase: "Now, Laurence, sit down, take your time, take your book..." He pulled his sand-filled utensils from the miraculous basket, his stove, some vegetables, and made us couscous (and not from a box!), couscous he rolled between his hands... Meanwhile, Abdou took out his sand-filled teapot, his sugar loaf, the peanuts, the dates... The mint tea ritual, like every day, noon and night...
Outside, the wind keeps blowing, stirring up sand whirlwinds... So I won’t go out like the other night to brush my teeth and hair. Just a wipe on my face to remove the dust... Mohammed turns off the gas lamp, and I curl up in my sleeping bag. The dromedaries have moved closer to my side of the tent, and the moonlight stretches their shadows on the canvas. They’ve settled in and make strange noises... We fall asleep very quickly...
Monday, Day 3... My two companions are still asleep when the cold wakes me at 6 AM, like every morning... Everything seems so calm—the wind has stopped... I untie the tent door and... A pure blue sky, gradually tinted with pink and flaming orange. The sun rises before my dazzled eyes. A day of light begins: no trace of yesterday’s storm, except sand... everywhere.
So, breakfast with sand... Then we shake out everything that can be shaken, sending clouds of dust flying... Then Abdou gives the dromedaries back their fourth leg, and we continue the journey.
After the expanses of stones and shrubs on the first day, the rocky ridges of Jebel Baní, and the acacia forest on the second day, the landscape changes, softens... We arrive in the desert as you imagine it, as you dream it, as you’ve seen in thousands of photos: endless golden dunes, in harmonious hollows and curves... The desert of sand... vast, fascinating...
Last meal for the three of us... Tonight, we’ll arrive at the fixed campsite, and we won’t be alone anymore. The break stretches on... So, a little apart on the smooth sand, I write a few words... an obvious truth... entrusting a secret to the desert. In a small box, I’ll bring back some of this magical sand...
.. A secret in the desert...
Abdou grabs my notebook and draws the dunes. Mohammed draws Abdou and his dromedaries... I learn to do dishes with the contents of a single glass of water... A tiny bird lands on my bag... A bird!... in the middle of nowhere!... The dromedaries seem to relish the acacia branches, thorns and all...
Desert drawings
We set off again... The dunes are higher... Easy to climb, the desert has sensual, feminine curves. A giant’s hand would fit its reliefs like a caress on a soft, supple body... The setting sun gives the landscape colors of amber and spices, cinnamon reflections... The sand offers me pink pebbles and pieces of white quartz that sparkle... I also find a black stone... Mystery...
Pink pebbles, fossilized pebbles, sparkling pebbles, and a black stone
Late afternoon, arrival at the fixed campsite at the foot of Erg Lihoudi... The guardian, Lahcen, a whirlwind of chatter and energy, welcomes us with mint tea. He quickly pegs me: "You do yoga, right?" He tells lots of anecdotes about his "clients," ending every sentence with: "No problem! *Machi mouchkil*... *Machi mouchkil*, no problem!" Around the tents, dozens... hundreds of big black beetles swarm on the sand... As I shudder, Lahcen gently picks one up and wants to put it on my hand: "*Machi mouchkil*! It doesn’t sting!"... I hold out a hesitant palm... Despite Lahcen’s infectious enthusiasm, I don’t like this last evening. Two groups arrived by 4x4 to spend a night in the desert... Noise of engines, cameras, voices, and exclamations... An intrusion into my bubble... I keep my distance... They’ll leave very early the next morning...
Memory of beetles
Tuesday, Day 4... Standing still on a sand dune, I see both the full moon and the sun in the same sky... A luminous face-off. Magical, overwhelming... Then the moon paled, and the sun blazed brighter. It wasn’t quite night anymore, but day wasn’t far off... The Sacred, Mystical universe unfolded before me... A moment of grace that made my heart beat a little faster... Something indescribable gradually filled me, with infinite gentleness, to the depths of my soul... Facing this unlikely encounter, hesitations, reluctance, and fears seem so trivial... What are we if not fragments of this universe where everything is united... everything is connected...
Then comes the intention of a new message: "I’d love to put a face to..." But in this exchange scattered with misunderstandings, could you receive the intention without interpreting it?...
I stayed a long time on that dune, under the spell... Standing, barefoot and rooted... heart open... Receptive... in Unity between the infinitely small grain of sand and the infinitely vast universe... I hadn’t come to seek anything, yet the generous Earth offered its energy, its subtle strength to every cell of my body, and filled my soul with light... In exchange for this blood spilled on the sand over these four days?...
Give to Receive... Receive and Give... like a signed pact.
What exiled me from my life, disrupting all my bearings, drew me here... A necessary passage through space, withdrawal, and silence... for another birth?... The real desert after the symbolic desert... Pausing for a moment, as if at a crossroads. Connecting before continuing... If this path leads to the essential, then this path has a heart and will continue...
At the foot of the dune on the way down, I found a little Fatima’s hand made of beads. A gift from the desert...
Gift from the desert, good luck charm?
Mohammed and Abdou leave Erg Lihoudi with other people—our shared adventure ends here... Emotion... looks and gestures speak louder than any words... Thank you, from the bottom of my heart...
Return to Zagora in a rickety, bumpy 4x4... After the track, we cross a vast palm grove... Shimmering colors, lush vegetation, palm trees growing in wheat fields... Tender green of the ears, faded green of the fronds, all shades of green contrast with the ochre and pink stone walls... My eyes rediscover green... My eyes rediscover colors... On a narrow path, the 4x4 finds itself facing a donkey carrying three children on its back... Impossible to pass. Who will back up?... Well, roaring progress bowed to four-legged tradition: in a cloud of dust, the 4x4 reversed for several hundred meters... The donkey passed calmly... On its back, the three children waved their hands...
Noon, arrival at *La Fibule du Draa*... Smiling welcome from Lahcen. He offers me a shower—I refuse... Even if he seems a little surprised, he has the delicacy not to show it too much... Strangely, I don’t feel dirty. Yet my clothes are the same, and my body hasn’t seen a drop of water since the day I left... But I want to keep the warmth and the smell of sand on my skin... reconnecting with forgotten, instinctive, animal sensations... So, I transfer my meticulousness and civilized conditioning to my bag... I take everything out, empty it, shake it... hunting down the smallest grain of sand... Futile effort! (I still find some today...) The afternoon stretches lazily by the pool... I contemplate my pebbles and make a lovely encounter...
The Zagora-Marrakech bus leaves at 7 PM... It’s the night of the full moon, and as soon as night falls, the sky fills with stars... Points of light without beginning, without duration, without end... Tiny lights so distant and so close...
Wanting to share this moment... And with whom else? If you look up, you’re the only one seeing the same sky as me. So, the intention of another message. But in this fragile, stumbling exchange... marked by misunderstandings... could you receive the intention without interpreting it?
The trip is shorter than on the way there, but barely more comfortable. A speaker right above my seat blares music and incantations the whole way... Halfway through, the same unusual stop in a village lit up and bustling as if it were daytime (Taddart, I think...). Along the main street, the ground is checkered black and white. Butcher stalls display entire beef carcasses... Smells of smoke and grilling... People are busy... Others, seated, are eating... in the middle of the night.
Arrival in Marrakech at 2 AM. Taxi strike, no room until tonight... Uh-oh! My backpack draws attention: a car stops and offers to take me for 80 DH... Trust... Five minutes later, I push open the door of *Le Toulousain*... The guard offers to let me finish the night on one of the lobby benches. I unfold my sleeping bag and slip into the desert’s scent... No sleep. But with my eyes closed, I see the stars... You came to pick up my bulky envelope.
Wednesday... Difficult early morning... Now, I feel dirty, my clothes bother me, my shoes hurt... Craving a long hot shower, wanting to find my body, wash my hair, put on cream, do my nails, and... It’ll be a long shower... cold! The hotel is charming but a bit run-down.
Clothes from 4 days...
Afternoon on foot in the quiet Hivernage district, searching for a childhood memory that may have changed names: the *Holiday Inn* hotel... I didn’t find it, or didn’t recognize it. Long stroll in the Menara Gardens, and return to the hotel at sunset...
Thursday... Last day... Wanting to see the Marrakech Museum because the founder was a friend of my father’s... So, the familiar route: the McDonald’s, the square with the fountain, Avenue Hassan II, Bab Doukkala... but this time, I pass through the ramparts, and in the old city—sensual, charming, enchanting—I get lost, found, and lost again... I tracked down the museum and the Ben Youssef Madrasa at the end of a maze of alleys... Followed scents of mint, olives, honey, and cinnamon... Savored, moved, the same donuts as in my childhood—golden fried dough rings with a hole in the middle, tied together with a blade of grass... (I don’t remember the name...) I filled my eyes with pretty things and exchanged smiles... Received, just like that... A gift... a ring for my little finger... Someone called out to me: "Hey, gazelle," and it made me happy...
.. Still lost!...
Afternoon in the sun in the Koutoubia Gardens. I finish my book—sand falls from between the pages...
.. Started on the plane... read in the desert... finished in Marrakech...
Melancholy of the last evening... So, on the way back to the hotel, I buy *kesra* and *La Vache qui Rit*...
Long, long sleepless night... Flight in a few hours... Happy to see the ones I love again, too.
Thoughts, emotions, sensations, images... Questions... One question... So, more than reason, going over and over the question... What there is to live, it’ll have to be lived...
The desert, a solitary path... like all paths that lead to the essential...
3:30 AM, your message, read by the metallic voice of a voicemail. And you, facing physical failure, past mistakes, fear... A solitary path. Also. Like all paths that lead to the essential...

Since I’ve been back, sometimes at night I open my eyes and don’t know where I am... Sleepless night, starry night, night of communion, connected night... In that suspended moment, between wakefulness and sleep, which makes you so receptive... Communion with whom? Connected to what? Lila gnawa... lila de derdeba.
The desert, a solitary path. You step in, and you’re immediately in the essential...
Wednesday... My companion drops me off at Orly Ouest... There are two hours before boarding. My MP3 player turns on but that’s it. It freezes—no commands work, and nothing fixes it... Smile... A trip without music, then? And the first anchor falls away.
(Photo...) ... Passport, tickets, receipts, labels...
Nose pressed to the window for the entire flight... Descending over Marrakech, at low altitude, a pretty mosaic—shades of pink and ochre dotted with green, but also, to the right, less harmonious, aligned cubes. Housing developments under construction? A bumpy, turbulent landing—the plane circles for a long time before touching down.
Welcomed by the familiar, unchanged sound of creaking doors and seats in the little taxis. In Casablanca, it was red Simca 1000s with meters; here, they’re yellow, and you have to negotiate the price. I have no talent for that, so here’s 100 DH!
Traversed and forgottenMarrakech... Sunny, luminous, sensual. Torn between tradition and modernity... Shimmering and fragrant, very noisy... rather polluted? On the road, horses and donkeys still mingle with vehicles... and watch out for traffic when crossing! It’s always a strategic—and athletic—adventure: at what exact moment do you sprint to the opposite sidewalk? And why aren’t any street names marked?
Afternoon on foot, heading to the Bab Doukkala bus station... A landmark: the McDonald’s, then a square with a fountain. Then turn left onto Avenue Hassan II. There’s a bus to Zagora Friday morning, but I can only buy the ticket tomorrow. On the way back to the hotel, at a kiosk on the corner, I buy *Tel Quel*, which I read with great interest online.
Thursday... Early morning, walking to Place Jemaa el-Fna, calm and almost deserted... I don’t get a good deal buying two small daggers for my kids. No talent for haggling—it takes more than charm for that... So I’ll pick the rest of my gifts at the artisan center on Avenue Mohammed V, where prices are marked, and it’s a pleasure to watch the craftsmen work... For my daughter, a satchel and earrings. The satchel smells like goat. The earrings are hand-chiseled in front of me by a very young man with nimble fingers—marvels of delicacy and fragility. Then I linger for a long time in the souk alleys. Scents of leather, thuya and cedar wood, wool and copper... Familiar smells... Childhood memories...
Dear daggersEarrings
Back at the bus station, an unexpected change: no bus Friday morning, but a departure tonight at 8:30 PM... I have a little time before packing, so I take a long detour: Boulevard de Safi, then right onto Avenue El Mansour to the Majorelle Garden... A quiet pause. Rare plants, all kinds of cacti—smooth, fuzzy, bristling with spines... strange, squat, or stretched-out shapes. An infinite variety of greens, and that famous blue... The song of birds, the sun and shadows playing in the water basins... Time flows lazily. I write postcards—they’ll arrive long after I’m back...

Back to the hotel. Avenue El Mansour, Boulevard Zerktouni—okay, but why are the small street names never marked?!! I get a little lost...
I hope you got my MMS, because before leaving, I left something for you at the front desk...
8 PM, night has already fallen. Arriving at the bus station, and then... Then, a step back... A dense crowd, a tangle of buses... Where to go?... Rare woman, lone foreigner, backpack... I’m quickly spotted, surrounded, poorly guided... Someone with a badge finally points me to the right sidewalk. The bus isn’t there, and the sidewalk is already packed, mostly with men. Will I even get a seat?... Three young men are particularly insistent... They want to know where I’m going and why, if someone is with me, if I’m expected... I answer with a smile. A bit tricky—choosing words, staying polite while evasive... Their French is hesitant, my Arabic is more than rudimentary... Actually, I shouldn’t have tried... Their tone becomes a bit... aggressive, and their eyes light up. Uh-oh... They say they’re students, but what of?... Want to know what I think of the Quran and Allah, what I think of holy war, if I’m "for the Americans," "for the Palestinians"... Other travelers intervene... And the bus still isn’t here... The speech turns fanatical... Then, my smile freezes a little... A small wave of panic, so I send a "freaked out" MMS... (But who else could I send it to?) Then, in this dark crowd, a light dressed in white... Nabila, a young student heading to Zagora for vacation, she speaks French... She plants herself in front of them and scolds them thoroughly. I didn’t catch everything, but it worked! The three troublemakers retreat. Plus, they weren’t on the right sidewalk, and their bus is about to leave without them...
Nabila and I manage to board and sit side by side... The bus leaves two hours late. The trip is long, a bit uncomfortable, slowed by many stops—it was very cold...
Friday... A little stiff, a little dazzled, a little chilled, arriving in Zagora at dawn with the sunrise... Magical! Craving something warm... And then, a heartfelt gift—kindness and hospitality—Nabila invites me to her home. Warm welcome from her mother and siblings, not at all surprised to see me show up so early to share their breakfast! A few hours in their company... We exchange addresses, and the youngest brother, Nouamare, gives me a children’s storybook...
Noon, at *La Fibule du Draa* Lahcen Sarti, the owner... I finally put a smile and a face to an email exchange... He shows me the trek route on the map, laughs when I tell him about my night on the bus, and sends me to rest by the pool... No swimsuit, so a lounge chair and a book... A book that will accompany me into the desert and which I’ll finish in Marrakech, in the Koutoubia Garden...

Saturday, Day 1... When I wake up this morning, I know the desert sand will also absorb my blood...
Early departure for four days and three nights, alone, as I wished, with a young guide, Mohammed, and a younger camel driver, Abdou. We’ll be together 24/7, and we won’t see a soul until we reach the fixed campsite on the third evening. Everything we need is loaded onto two dromedaries. And in those baskets, there are miracles—a *Prévert*-style inventory I’ll discover bit by bit, like... a tray for glasses, a basket for bread, a sugar loaf and small glasses for tea, but... large glasses and sugar cubes for coffee, spices, oranges, vegetables, raw eggs!... That won’t break, *La Vache qui Rit*... And so many other unexpected wonders, so surprising in the middle of the desert... (*La Vache qui Rit* is the desert butter. Every morning for breakfast, it was coffee with Nido powdered milk and *kesra* with *La Vache qui Rit* and Aïcha apricot jam... A delight.)

Start of the journey, and the beginning of a long, long walk... We’ll cover 80 km in three days, crossing all kinds of landscapes until the real desert of sand and dunes... I’ll drink water from wells, eat raw vegetables, sleep on a mattress that saddles the dromedaries by day... I’ll forget all the warnings and all my hygiene references... My body will quiet its complaints. No heat, no thirst, no fatigue, no trouble of any kind... just woken by the cold every morning around 6 AM... I take off my watch. Like my companions, I’ll live by the sun’s rhythm...
Abdou leads the dromedaries, so he walks at their pace. Sometimes, we’re grouped together. Sometimes the two guides are together, and I walk behind. Sometimes we talk. Nothing is forced, no discomfort. It’s a simple, harmonious dance—one foot in front of the other, following your shadow as it turns with the sun... Each step leaves behind the useless, the cumbersome, the superfluous... Room for intimacy... Room for silence... Room for the inner self... Facing yourself... I find seashells, and with my eyes closed, I smell the sea...
... One foot in front of the other...I take out my camera... Capacity for a hundred shots, but it’ll be 10 photos, no more. It freezes—no commands work, and nothing fixes it... Smile... A trip without photos, then? And the second anchor falls... I think of my MP3 player...
... A few photos among the ten...Noon... Unsaddling the dromedaries, which immediately wander off in search of food. And before the meal cooked by Mohammed, the mint tea ritual, prepared by Abdou in a tiny teapot... Thick, frothy, very sweet tea... He serves it on a tray with dates, peanuts, and raisins... And it’ll be like this every day, noon and night...
We gradually get to know each other... Mohammed, 25 years old... Calm, very introspective, almost ascetic, he knows the desert well and loves it... So at ease that he’ll walk in slippers or barefoot, no matter the terrain... When I’m behind him, the advertisement on the back of his sweatshirt makes me smile... There’s a date: January 8, 2003... A little wink from life? (I have a clear memory of that day.) Abdou, barely 20, with a round, jovial face. The mint tea master... When he hands me my glass, he says "Bismillah," and I respond in kind... A joker and a foodie. Thrilled that I only eat vegetables, he’ll have double the meat!
... Abdou and his teapot...
... Mohammed...Late afternoon, a well... Abdou waters the dromedaries, and Mohammed fills the canteens. The caps aren’t watertight, so he wedges a piece of plastic bag found in one of the baskets and screws it on top... Forget all hygiene warnings...
First night in a tent at the foot of Jebel Baní...
... JebelSunday, Day 2... Crossing and ascending Jebel Baní... A mineral, lunar landscape—rocks the color of burnt bread and anthracite gray. I pick up pretty pebbles, and Mohammed finds me a fossilized stone... Lunch in a deserted nomad oasis... When we resume our walk, the wind picks up. A wind that only blows in April, violent, terrible—the *Sahli*... Swirls of sand and gravel. Where’s the sky, where’s the earth... everything is dust, everything is yellow and opaque... The gusts are so strong they make us stagger. At times, we even have to crouch to avoid falling. In the acacia forest, Abdou and the dromedaries are only a few meters ahead, yet we can’t see them... We’ll later learn that on that day, planned excursions were canceled... That a group got lost and had to be picked up by 4x4... But Mohammed has a sense of the desert. He’s calm, he guides us... so we continue, and I trust him. He wraps a *chèche* around my head—a fragile barrier against these onslaughts... We have to keep moving, and it’s difficult... But the desert has accepted me, so without resistance, I accept it... And the sand gets everywhere... in my mouth, crunching between my teeth, in my eyes, ears, and nostrils... in my hair... A fine ochre layer covers my face and body, even under my clothes. I’ve become a sand woman... Communion... Fusion with the mineral. I absorb the desert’s prodigious power, just as the desert absorbs my blood...
We walked for four hours, pushed by this furious wind, before stopping for the night under an acacia... There, we had to set up the tent, which they did with difficulty. Then we had to weigh it down... So the utensils and the mint tea tray served as shovels to cover the edges with sand. Then Abdou took care of the dromedaries, holding one of their front legs bent with a rope to keep them from wandering too far... Then we brought everything into the tent and collapsed... but not for long.
Mohammed prepared kingly meals at noon and night with the wonders in the baskets: finely chopped raw vegetable salad, vegetable tagine, soup (and not from a packet!)... Even the canned sardines were garnished with thin orange slices... After this exhausting day for all of us, I told him that bread with *La Vache qui Rit* would be enough... He looked at me with a big smile and said his evening ritual phrase: "Now, Laurence, sit down, take your time, take your book..." He pulled his sand-filled utensils from the miraculous basket, his stove, some vegetables, and made us couscous (and not from a box!), couscous he rolled between his hands... Meanwhile, Abdou took out his sand-filled teapot, his sugar loaf, the peanuts, the dates... The mint tea ritual, like every day, noon and night...
Outside, the wind keeps blowing, stirring up sand whirlwinds... So I won’t go out like the other night to brush my teeth and hair. Just a wipe on my face to remove the dust... Mohammed turns off the gas lamp, and I curl up in my sleeping bag. The dromedaries have moved closer to my side of the tent, and the moonlight stretches their shadows on the canvas. They’ve settled in and make strange noises... We fall asleep very quickly...
Monday, Day 3... My two companions are still asleep when the cold wakes me at 6 AM, like every morning... Everything seems so calm—the wind has stopped... I untie the tent door and... A pure blue sky, gradually tinted with pink and flaming orange. The sun rises before my dazzled eyes. A day of light begins: no trace of yesterday’s storm, except sand... everywhere.
So, breakfast with sand... Then we shake out everything that can be shaken, sending clouds of dust flying... Then Abdou gives the dromedaries back their fourth leg, and we continue the journey.
After the expanses of stones and shrubs on the first day, the rocky ridges of Jebel Baní, and the acacia forest on the second day, the landscape changes, softens... We arrive in the desert as you imagine it, as you dream it, as you’ve seen in thousands of photos: endless golden dunes, in harmonious hollows and curves... The desert of sand... vast, fascinating...
Last meal for the three of us... Tonight, we’ll arrive at the fixed campsite, and we won’t be alone anymore. The break stretches on... So, a little apart on the smooth sand, I write a few words... an obvious truth... entrusting a secret to the desert. In a small box, I’ll bring back some of this magical sand...
.. A secret in the desert...Abdou grabs my notebook and draws the dunes. Mohammed draws Abdou and his dromedaries... I learn to do dishes with the contents of a single glass of water... A tiny bird lands on my bag... A bird!... in the middle of nowhere!... The dromedaries seem to relish the acacia branches, thorns and all...
Desert drawingsWe set off again... The dunes are higher... Easy to climb, the desert has sensual, feminine curves. A giant’s hand would fit its reliefs like a caress on a soft, supple body... The setting sun gives the landscape colors of amber and spices, cinnamon reflections... The sand offers me pink pebbles and pieces of white quartz that sparkle... I also find a black stone... Mystery...
Pink pebbles, fossilized pebbles, sparkling pebbles, and a black stoneLate afternoon, arrival at the fixed campsite at the foot of Erg Lihoudi... The guardian, Lahcen, a whirlwind of chatter and energy, welcomes us with mint tea. He quickly pegs me: "You do yoga, right?" He tells lots of anecdotes about his "clients," ending every sentence with: "No problem! *Machi mouchkil*... *Machi mouchkil*, no problem!" Around the tents, dozens... hundreds of big black beetles swarm on the sand... As I shudder, Lahcen gently picks one up and wants to put it on my hand: "*Machi mouchkil*! It doesn’t sting!"... I hold out a hesitant palm... Despite Lahcen’s infectious enthusiasm, I don’t like this last evening. Two groups arrived by 4x4 to spend a night in the desert... Noise of engines, cameras, voices, and exclamations... An intrusion into my bubble... I keep my distance... They’ll leave very early the next morning...
Memory of beetlesTuesday, Day 4... Standing still on a sand dune, I see both the full moon and the sun in the same sky... A luminous face-off. Magical, overwhelming... Then the moon paled, and the sun blazed brighter. It wasn’t quite night anymore, but day wasn’t far off... The Sacred, Mystical universe unfolded before me... A moment of grace that made my heart beat a little faster... Something indescribable gradually filled me, with infinite gentleness, to the depths of my soul... Facing this unlikely encounter, hesitations, reluctance, and fears seem so trivial... What are we if not fragments of this universe where everything is united... everything is connected...
Then comes the intention of a new message: "I’d love to put a face to..." But in this exchange scattered with misunderstandings, could you receive the intention without interpreting it?...
I stayed a long time on that dune, under the spell... Standing, barefoot and rooted... heart open... Receptive... in Unity between the infinitely small grain of sand and the infinitely vast universe... I hadn’t come to seek anything, yet the generous Earth offered its energy, its subtle strength to every cell of my body, and filled my soul with light... In exchange for this blood spilled on the sand over these four days?...
Give to Receive... Receive and Give... like a signed pact.
What exiled me from my life, disrupting all my bearings, drew me here... A necessary passage through space, withdrawal, and silence... for another birth?... The real desert after the symbolic desert... Pausing for a moment, as if at a crossroads. Connecting before continuing... If this path leads to the essential, then this path has a heart and will continue...
At the foot of the dune on the way down, I found a little Fatima’s hand made of beads. A gift from the desert...
Gift from the desert, good luck charm?Mohammed and Abdou leave Erg Lihoudi with other people—our shared adventure ends here... Emotion... looks and gestures speak louder than any words... Thank you, from the bottom of my heart...
Return to Zagora in a rickety, bumpy 4x4... After the track, we cross a vast palm grove... Shimmering colors, lush vegetation, palm trees growing in wheat fields... Tender green of the ears, faded green of the fronds, all shades of green contrast with the ochre and pink stone walls... My eyes rediscover green... My eyes rediscover colors... On a narrow path, the 4x4 finds itself facing a donkey carrying three children on its back... Impossible to pass. Who will back up?... Well, roaring progress bowed to four-legged tradition: in a cloud of dust, the 4x4 reversed for several hundred meters... The donkey passed calmly... On its back, the three children waved their hands...
Noon, arrival at *La Fibule du Draa*... Smiling welcome from Lahcen. He offers me a shower—I refuse... Even if he seems a little surprised, he has the delicacy not to show it too much... Strangely, I don’t feel dirty. Yet my clothes are the same, and my body hasn’t seen a drop of water since the day I left... But I want to keep the warmth and the smell of sand on my skin... reconnecting with forgotten, instinctive, animal sensations... So, I transfer my meticulousness and civilized conditioning to my bag... I take everything out, empty it, shake it... hunting down the smallest grain of sand... Futile effort! (I still find some today...) The afternoon stretches lazily by the pool... I contemplate my pebbles and make a lovely encounter...
The Zagora-Marrakech bus leaves at 7 PM... It’s the night of the full moon, and as soon as night falls, the sky fills with stars... Points of light without beginning, without duration, without end... Tiny lights so distant and so close...
Wanting to share this moment... And with whom else? If you look up, you’re the only one seeing the same sky as me. So, the intention of another message. But in this fragile, stumbling exchange... marked by misunderstandings... could you receive the intention without interpreting it?
The trip is shorter than on the way there, but barely more comfortable. A speaker right above my seat blares music and incantations the whole way... Halfway through, the same unusual stop in a village lit up and bustling as if it were daytime (Taddart, I think...). Along the main street, the ground is checkered black and white. Butcher stalls display entire beef carcasses... Smells of smoke and grilling... People are busy... Others, seated, are eating... in the middle of the night.
Arrival in Marrakech at 2 AM. Taxi strike, no room until tonight... Uh-oh! My backpack draws attention: a car stops and offers to take me for 80 DH... Trust... Five minutes later, I push open the door of *Le Toulousain*... The guard offers to let me finish the night on one of the lobby benches. I unfold my sleeping bag and slip into the desert’s scent... No sleep. But with my eyes closed, I see the stars... You came to pick up my bulky envelope.
Wednesday... Difficult early morning... Now, I feel dirty, my clothes bother me, my shoes hurt... Craving a long hot shower, wanting to find my body, wash my hair, put on cream, do my nails, and... It’ll be a long shower... cold! The hotel is charming but a bit run-down.
Clothes from 4 days...Afternoon on foot in the quiet Hivernage district, searching for a childhood memory that may have changed names: the *Holiday Inn* hotel... I didn’t find it, or didn’t recognize it. Long stroll in the Menara Gardens, and return to the hotel at sunset...
Thursday... Last day... Wanting to see the Marrakech Museum because the founder was a friend of my father’s... So, the familiar route: the McDonald’s, the square with the fountain, Avenue Hassan II, Bab Doukkala... but this time, I pass through the ramparts, and in the old city—sensual, charming, enchanting—I get lost, found, and lost again... I tracked down the museum and the Ben Youssef Madrasa at the end of a maze of alleys... Followed scents of mint, olives, honey, and cinnamon... Savored, moved, the same donuts as in my childhood—golden fried dough rings with a hole in the middle, tied together with a blade of grass... (I don’t remember the name...) I filled my eyes with pretty things and exchanged smiles... Received, just like that... A gift... a ring for my little finger... Someone called out to me: "Hey, gazelle," and it made me happy...
.. Still lost!...Afternoon in the sun in the Koutoubia Gardens. I finish my book—sand falls from between the pages...
.. Started on the plane... read in the desert... finished in Marrakech...Melancholy of the last evening... So, on the way back to the hotel, I buy *kesra* and *La Vache qui Rit*...
Long, long sleepless night... Flight in a few hours... Happy to see the ones I love again, too.
Thoughts, emotions, sensations, images... Questions... One question... So, more than reason, going over and over the question... What there is to live, it’ll have to be lived...
The desert, a solitary path... like all paths that lead to the essential...
3:30 AM, your message, read by the metallic voice of a voicemail. And you, facing physical failure, past mistakes, fear... A solitary path. Also. Like all paths that lead to the essential...
Wednesday, April 1st
Hazaribagh I’ve got a meet-up with Adam Iman, a guide and painter. He picks me up from the hotel at 10 AM. Another traveler from Bangalore is supposed to join us, but while we wait for him to arrive, Adam takes me to see the paintings his mother and sister created at Hazaribagh station. The town became famous thanks to these murals, which can also be found in several surrounding villages. This art form has earned recognition and is now protected, a sign of its cultural importance. Once the visit is over, we go to pick up the other traveler and then head to our first village: Belwara, where Sohrai art is practiced. At the entrance, a sign proudly announces that we’re entering an artists’ village, where this art is created by women organized into micro-enterprises. Some even offer workshops for those who’d like to learn this tradition.

Sohrai art is tied to the harvest season, from October to mid-November. The motifs, in natural colors, celebrate fertility and abundance. The artists use pigments from the earth: red oxides, ochre, white kaolin, and black manganese. On the walls, you’ll see animals, fish, birds—all symbols of life and prosperity. As I look closer at the murals, I start to realize that each motif tells a story. Large animals like cows or bulls often take center stage. Their bodies are filled with intricate, almost hypnotic patterns. They symbolize wealth and prosperity for the household, as well as the deep respect for cattle, which are essential to daily life. On some facades, elephants stand out—massive and decorated with the same precision. They evoke quiet strength and protection. But it’s when I stop in front of one of the houses that I really take the time to look. The wall, a soft ochre, is entirely covered in murals. Two large animals stretch out on either side of the door, their elongated bodies fitting the length of the wall. Their silhouettes are filled with geometric patterns and incredibly fine curved lines, as if every space was patiently filled. Around them, stylized plants, flowers, and small decorative elements fill every gap. The door, dark and worn, becomes almost the silent center of the composition, framed by these living, protective forms. To the right, a more colorful motif catches the eye—a flower or a stylized lamp—like a touch of light on the earth. The whole thing gives an impression of perfect balance, between the rigor of the patterns and the freedom of the gesture.

Elsewhere, birds and freer forms bring movement. Peacocks, recognizable by their stylized silhouettes, embody beauty and vitality, while fish symbolize water, fertility, and the continuity of life.
On some paintings, the scenes become almost narrative: you can make out figures, everyday gestures, like a memory of the village inscribed in the walls. The decorative frames around the doors aren’t left to chance either—they symbolically protect the house, like a boundary between the inside and the outside world.



During the Sohrai festival, cattle are led into the jungle in the morning. Meanwhile, the women finish the *aripans*—these floor paintings—and continue the wall murals. Around noon, the animals return to the village, and the bulls’ horns are anointed with oil and vermilion in a gesture of gratitude, amid the vibrant colors adorning the houses. We visit several artists, including Parvat Devi, a well-known woman who has received many awards. Her arms are adorned with intriguing tattoos, which I’ll talk about in more detail later.

On another wall, the style changes completely. Here, no massive animals—just birds occupying the space, light and graceful, as if caught in mid-movement. Two silhouettes face each other, their long necks arched almost like mirrors, while their outstretched wings seem to vibrate with the patterns that compose them.

The design is more graphic, almost airy. The lines are smoother, more fluid, as if drawn in one confident stroke. The birds’ bodies aren’t solid—they’re filled with repetitive motifs like scales, stylized feathers, and spirals, giving a sense of continuous movement. Around them, everything comes to life: flowers burst open, arabesques swirl, and even the simplest shapes seem alive. What strikes me here is the sense of lightness. Where the large animals evoked stability and grounding, these birds bring something freer, almost joyful. They seem to embody movement, the circulation of life, like a breath flowing through the village.

The colors remain the same—deep reds, intense blacks, and chalky white—but the rhythm is different. Faster, more spontaneous. As if each wall had its own personality, while still speaking the same language.
That’s probably why I’m so moved. I’d heard about these paintings from my friend Raja, and last year, I saw an exhibition in a village near my home. That first encounter made me want to come here. But seeing them in person is a whole different experience. These paintings are unique. This ancient art is passed down from mother to daughter, or mother-in-law to daughter-in-law, in a quiet, deeply living continuity. At first glance, it might seem almost childlike in its simplicity and pared-down forms. And yet, everything is thought out, balanced, mastered. Nothing is left to chance.

That apparent simplicity, combined with such rich symbolism, touches me deeply. There’s something sincere and essential in these walls—and that’s what moves me.
Hazaribagh I’ve got a meet-up with Adam Iman, a guide and painter. He picks me up from the hotel at 10 AM. Another traveler from Bangalore is supposed to join us, but while we wait for him to arrive, Adam takes me to see the paintings his mother and sister created at Hazaribagh station. The town became famous thanks to these murals, which can also be found in several surrounding villages. This art form has earned recognition and is now protected, a sign of its cultural importance. Once the visit is over, we go to pick up the other traveler and then head to our first village: Belwara, where Sohrai art is practiced. At the entrance, a sign proudly announces that we’re entering an artists’ village, where this art is created by women organized into micro-enterprises. Some even offer workshops for those who’d like to learn this tradition.

Sohrai art is tied to the harvest season, from October to mid-November. The motifs, in natural colors, celebrate fertility and abundance. The artists use pigments from the earth: red oxides, ochre, white kaolin, and black manganese. On the walls, you’ll see animals, fish, birds—all symbols of life and prosperity. As I look closer at the murals, I start to realize that each motif tells a story. Large animals like cows or bulls often take center stage. Their bodies are filled with intricate, almost hypnotic patterns. They symbolize wealth and prosperity for the household, as well as the deep respect for cattle, which are essential to daily life. On some facades, elephants stand out—massive and decorated with the same precision. They evoke quiet strength and protection. But it’s when I stop in front of one of the houses that I really take the time to look. The wall, a soft ochre, is entirely covered in murals. Two large animals stretch out on either side of the door, their elongated bodies fitting the length of the wall. Their silhouettes are filled with geometric patterns and incredibly fine curved lines, as if every space was patiently filled. Around them, stylized plants, flowers, and small decorative elements fill every gap. The door, dark and worn, becomes almost the silent center of the composition, framed by these living, protective forms. To the right, a more colorful motif catches the eye—a flower or a stylized lamp—like a touch of light on the earth. The whole thing gives an impression of perfect balance, between the rigor of the patterns and the freedom of the gesture.

Elsewhere, birds and freer forms bring movement. Peacocks, recognizable by their stylized silhouettes, embody beauty and vitality, while fish symbolize water, fertility, and the continuity of life.
On some paintings, the scenes become almost narrative: you can make out figures, everyday gestures, like a memory of the village inscribed in the walls. The decorative frames around the doors aren’t left to chance either—they symbolically protect the house, like a boundary between the inside and the outside world.


During the Sohrai festival, cattle are led into the jungle in the morning. Meanwhile, the women finish the *aripans*—these floor paintings—and continue the wall murals. Around noon, the animals return to the village, and the bulls’ horns are anointed with oil and vermilion in a gesture of gratitude, amid the vibrant colors adorning the houses. We visit several artists, including Parvat Devi, a well-known woman who has received many awards. Her arms are adorned with intriguing tattoos, which I’ll talk about in more detail later.

On another wall, the style changes completely. Here, no massive animals—just birds occupying the space, light and graceful, as if caught in mid-movement. Two silhouettes face each other, their long necks arched almost like mirrors, while their outstretched wings seem to vibrate with the patterns that compose them.

The design is more graphic, almost airy. The lines are smoother, more fluid, as if drawn in one confident stroke. The birds’ bodies aren’t solid—they’re filled with repetitive motifs like scales, stylized feathers, and spirals, giving a sense of continuous movement. Around them, everything comes to life: flowers burst open, arabesques swirl, and even the simplest shapes seem alive. What strikes me here is the sense of lightness. Where the large animals evoked stability and grounding, these birds bring something freer, almost joyful. They seem to embody movement, the circulation of life, like a breath flowing through the village.

The colors remain the same—deep reds, intense blacks, and chalky white—but the rhythm is different. Faster, more spontaneous. As if each wall had its own personality, while still speaking the same language.
That’s probably why I’m so moved. I’d heard about these paintings from my friend Raja, and last year, I saw an exhibition in a village near my home. That first encounter made me want to come here. But seeing them in person is a whole different experience. These paintings are unique. This ancient art is passed down from mother to daughter, or mother-in-law to daughter-in-law, in a quiet, deeply living continuity. At first glance, it might seem almost childlike in its simplicity and pared-down forms. And yet, everything is thought out, balanced, mastered. Nothing is left to chance.

That apparent simplicity, combined with such rich symbolism, touches me deeply. There’s something sincere and essential in these walls—and that’s what moves me.
Here’s a little clip we filmed in November–December 2019 (just before Covid) of a trip from Hanoi to Cat Ba Bay and then on to Xishuangbanna via Luang Namtha.
https://youtu.be/suZYN3LvgkQ
https://youtu.be/suZYN3LvgkQ
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).

It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.

Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.

It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.


Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.

Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.

Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.

The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.

The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.

The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).

It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.

Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.

It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.


Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.

Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.

Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.

The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.

The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.

The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.

Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.

Not far from there is St. Anne’s Church

, also Baroque, adorned with beautiful frescoes

—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit. I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.



Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.


We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.

Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.

Not far from there is St. Anne’s Church

, also Baroque, adorned with beautiful frescoes

—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit. I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.



Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.


We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
Day 1 – February 14
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?


We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?


I’m sharing our three-week trip to Japan from late October to mid-November 2025. There were four of us—my partner and a couple of friends.
I’ve traveled often with my friend Christian (Bolivia, Argentina, Costa Rica, Namibia, Laos), but this time our partners joined us.
The rough itinerary:
Arrival in Tokyo. Visiting Shinjuku/Shibuya districts + day trip to Kamakura
5 days in the Japanese Alps, from Matsumoto to Kanazawa (via Kamikochi, Hirayu Onsen, and Takayama)
5 days in Kyoto
Nara, Osaka, Koyasan
Return to Tokyo (Asakusa district), with a day trip to Nikko
We booked our flights well in advance (9 months ahead): the flight cost 1086 € per person. Compared to over 2000 € if we’d booked for the same dates just 3 months prior.
For accommodations, we mostly used Booking.com. The onsen was booked via Japanican, and in Kyoto, we stayed in an Airbnb.
We also made 5 train reservations a month in advance on Klook or directly on the train’s website.
Day 1: Departure from Brussels (October 24, 2025) Early morning takeoff at 6 AM to Munich (1.5-hour layover) with Lufthansa, then a 12-hour flight with ANA, arriving the next morning at 7 AM at Tokyo Haneda.
Day 2: Arrival in Tokyo Airport formalities were quick. The eSIM we bought before leaving activated as soon as we landed (10 GB plan with Saily—more than enough for our mobile internet needs, mainly Google Maps and Google Translate). We’d received 4 ICOCA cards from our neighbors, which we loaded with 15000 ¥ each. We took the Keihin train, then the Yamanote Line. It’s easy to navigate since everything is in English, and each station is announced on scrolling displays in English too.
We got off the Yamanote Line at the station just after Shinjuku because it’s easier to exit that massive station with our luggage. So we ended up in Shin-Okubo, right in the Korean district. A 10-minute walk took us to Villa Fontaine Hotel. A great hotel, well-located north of the Kabukichō district. The room even seemed bigger than we’d expected.
It was 15°C, but it rained—and kept raining on and off all day. Belgian weather, basically.
We went for a walk in Shinjuku Gyoen Park. Not as pretty in the rain, but the big greenhouse was interesting.

Then our first ramen (hearty and for 1000 ¥—pretty much the price of all our ramen during the trip). We headed back to the hotel since check-in was after 3 PM. Shower and relax before going out for dinner. Dinner was barbecue at Shichirin Yakiniku Anan (1700 ¥ each—good and cheap). Ordering via tablet wasn’t easy, but luckily it was in English.
We ended the evening with a stroll through Kabukichō before a well-deserved sleep.

Day 1: Departure from Brussels (October 24, 2025) Early morning takeoff at 6 AM to Munich (1.5-hour layover) with Lufthansa, then a 12-hour flight with ANA, arriving the next morning at 7 AM at Tokyo Haneda.
Day 2: Arrival in Tokyo Airport formalities were quick. The eSIM we bought before leaving activated as soon as we landed (10 GB plan with Saily—more than enough for our mobile internet needs, mainly Google Maps and Google Translate). We’d received 4 ICOCA cards from our neighbors, which we loaded with 15000 ¥ each. We took the Keihin train, then the Yamanote Line. It’s easy to navigate since everything is in English, and each station is announced on scrolling displays in English too.

We got off the Yamanote Line at the station just after Shinjuku because it’s easier to exit that massive station with our luggage. So we ended up in Shin-Okubo, right in the Korean district. A 10-minute walk took us to Villa Fontaine Hotel. A great hotel, well-located north of the Kabukichō district. The room even seemed bigger than we’d expected.

It was 15°C, but it rained—and kept raining on and off all day. Belgian weather, basically.
We went for a walk in Shinjuku Gyoen Park. Not as pretty in the rain, but the big greenhouse was interesting.

Then our first ramen (hearty and for 1000 ¥—pretty much the price of all our ramen during the trip). We headed back to the hotel since check-in was after 3 PM. Shower and relax before going out for dinner. Dinner was barbecue at Shichirin Yakiniku Anan (1700 ¥ each—good and cheap). Ordering via tablet wasn’t easy, but luckily it was in English.

We ended the evening with a stroll through Kabukichō before a well-deserved sleep.


Namaste!
Here I am live from Delhi, past midnight, at least 30 degrees....
I wanted to post the start of this France travel journal but couldn’t find the time, so here it is live!
Off we go for a third trip, but this time for double the duration—6 weeks with the goal of discovering Ladakh and Spiti, starting with a detour to Varanasi to meet up with Babeli and her family.
Phir milenge for the rest of the adventures...
Phir milenge for the rest of the adventures...
I'm starting my first travel journal since VF reopened!
This will mostly be to share my impressions and some photos, with a few days' delay, but I'm starting this journal while I'm still here.
First, I'd like to thank those who helped me prepare for this trip.
I was able to organize this stay in one of the most expensive countries in the world thanks to the home-exchange principle. Not necessarily a direct swap, but through a points system, which is more practical for choosing where you want to go without it having to be a reciprocal exchange.
For this trip, there will already be two different accommodations. We'll see how it goes after that.
The first place is near Yverdon-les-Bains, close to Lake Neuchâtel.
So, we're going to explore this area!
We arrived under capricious weather that won’t leave us for the next few days!
We had dinner at a pizzeria recommended by *Le Routard* in Yverdon, then took a little nighttime stroll through the town center before heading inland to settle into our accommodation.
We discovered a very large, quiet house—and especially the cat that stayed behind! Funny for a couple of mice! He’ll be sleeping with us 😹
This will mostly be to share my impressions and some photos, with a few days' delay, but I'm starting this journal while I'm still here.
First, I'd like to thank those who helped me prepare for this trip.
I was able to organize this stay in one of the most expensive countries in the world thanks to the home-exchange principle. Not necessarily a direct swap, but through a points system, which is more practical for choosing where you want to go without it having to be a reciprocal exchange.
For this trip, there will already be two different accommodations. We'll see how it goes after that.
The first place is near Yverdon-les-Bains, close to Lake Neuchâtel.
So, we're going to explore this area!
We arrived under capricious weather that won’t leave us for the next few days!
We had dinner at a pizzeria recommended by *Le Routard* in Yverdon, then took a little nighttime stroll through the town center before heading inland to settle into our accommodation.
We discovered a very large, quiet house—and especially the cat that stayed behind! Funny for a couple of mice! He’ll be sleeping with us 😹
Hi everyone!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with: Zero preparation. Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
A little sneak peek?
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with: Zero preparation. Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
A little sneak peek?We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
Summer 2022 left me with a sense of unfinished business, so here I am back in Swedish Lapland for summer 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.
After much hesitation, my partner Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which is, from what we’ve read, stunning but very busy (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last true wilderness—sounds like a dream, right?! The downside of this plan is that there’s no way to resupply in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long-distance trekking either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part of the trip with Sarek in mind. Oh well, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (the classic route), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official trail and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before reaching Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad). At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to bail on Sarek.
All in all, that’s 17 days of trekking, including 1 rest day and 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our fully packed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure Some info (guides we used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta) 08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri 08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja 08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo 08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake 08/08 - Singi – Teusajaure 08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden) 08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure 08/11 – Saltoluokta – Sitojaure 08/12 - Sitojaure - Skierfe - Sarek or no Sarek? 08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen 08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut 08/15 – Above the Skarki hut - Skarja 08/16 – Camping at Skarja 08/17 – Ruohtesvagge 08/18 – Ruohtesvagge - Padjelantaleden 08/19 – Padjelantaleden - Ritsem – End of the trek 08/20–24 - End of the trip (Lullea - Stockholm) And of course, the recap
After much hesitation, my partner Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which is, from what we’ve read, stunning but very busy (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last true wilderness—sounds like a dream, right?! The downside of this plan is that there’s no way to resupply in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long-distance trekking either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part of the trip with Sarek in mind. Oh well, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (the classic route), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official trail and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before reaching Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad). At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to bail on Sarek.
All in all, that’s 17 days of trekking, including 1 rest day and 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our fully packed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure Some info (guides we used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta) 08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri 08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja 08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo 08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake 08/08 - Singi – Teusajaure 08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden) 08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure 08/11 – Saltoluokta – Sitojaure 08/12 - Sitojaure - Skierfe - Sarek or no Sarek? 08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen 08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut 08/15 – Above the Skarki hut - Skarja 08/16 – Camping at Skarja 08/17 – Ruohtesvagge 08/18 – Ruohtesvagge - Padjelantaleden 08/19 – Padjelantaleden - Ritsem – End of the trek 08/20–24 - End of the trip (Lullea - Stockholm) And of course, the recap
Preamble
June 2024. While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way. The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km. It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.

In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers? Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan. Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable. But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give. Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom. A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain. But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing. And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality. When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual. No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk. April 18, 2026 – Vézelay.

June 2024. While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way. The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km. It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.

In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers? Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan. Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable. But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give. Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom. A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain. But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing. And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality. When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual. No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk. April 18, 2026 – Vézelay.

Kattegat isn’t just the name of the village in the TV series *Vikings*—it’s also the stretch of water separating Denmark from Sweden... the sea, basically! And further north, you’ve got Norway and its fjords!
Originally, I’d planned to just do a loop around Kattegat, with the *Under* restaurant in Lindesnes as our anniversary treat... but along the way, we thought, why not "push" a little further north, keeping an eye on the budget since we’d chosen to travel by car in June 2025 through Scandinavia.

Why by car when most travelers opt for a camper van, while others prefer the comfort of cruises? Well, because we don’t own a camper van, renting one is pricey, and then you’ve got to add fuel costs (those things guzzle gas!), ferry fees, and other "tolls." All things considered, we went for mostly rentals—especially since there were four of us at the start of the trip. We spent the first week in Denmark with our daughter and son-in-law. Then they flew back to Belgium, and we continued our adventure as a couple. For accommodation, we mainly booked Airbnb apartments, which helped keep costs down and, most importantly, let us prepare our own meals (diet, diet!). In this travel journal, you’ll discover (or rediscover, for those who followed my older ones) our unbridled love for theme parks, museums, unique experiences, and—especially in Denmark—Legos! Unfortunately, we didn’t do any hikes this year because the unpredictable weather had made the trails slippery, and since I’d already taken three tumbles during the trip, I didn’t want to risk another! In the end, we traveled for 32 days, covered 6,200 km, and most importantly, discovered the charming country of Denmark, marveled at Norway’s breathtaking fjords—all without suffering the heatwave that hit France and Belgium that June! If you’ve got any questions, don’t hesitate to ask!

Why by car when most travelers opt for a camper van, while others prefer the comfort of cruises? Well, because we don’t own a camper van, renting one is pricey, and then you’ve got to add fuel costs (those things guzzle gas!), ferry fees, and other "tolls." All things considered, we went for mostly rentals—especially since there were four of us at the start of the trip. We spent the first week in Denmark with our daughter and son-in-law. Then they flew back to Belgium, and we continued our adventure as a couple. For accommodation, we mainly booked Airbnb apartments, which helped keep costs down and, most importantly, let us prepare our own meals (diet, diet!). In this travel journal, you’ll discover (or rediscover, for those who followed my older ones) our unbridled love for theme parks, museums, unique experiences, and—especially in Denmark—Legos! Unfortunately, we didn’t do any hikes this year because the unpredictable weather had made the trails slippery, and since I’d already taken three tumbles during the trip, I didn’t want to risk another! In the end, we traveled for 32 days, covered 6,200 km, and most importantly, discovered the charming country of Denmark, marveled at Norway’s breathtaking fjords—all without suffering the heatwave that hit France and Belgium that June! If you’ve got any questions, don’t hesitate to ask!

Hi there,
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th. I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon. First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro! Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there. Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM). Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning. We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!

We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.


Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street. Big sleep ahead! 😴
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th. I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon. First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro! Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there. Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM). Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning. We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!

We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.


Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street. Big sleep ahead! 😴
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16: This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us. The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!! The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli. The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch. We explore the property:

And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:


Sunday, May 17: After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland. After a hearty breakfast,

we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs. We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.


We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).

From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.

Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16: This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us. The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!! The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli. The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch. We explore the property:

And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:


Sunday, May 17: After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland. After a hearty breakfast,

we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs. We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.


We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).

From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.

Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.

Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions... So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted. Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some! Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.

In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to. From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km! Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites. We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized. We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line! At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris. You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter. To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima. The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night). For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person). We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express). Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives. After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport. It turned out to be super useful! After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening. Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory). Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:

We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima. The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night). For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person). We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express). Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives. After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport. It turned out to be super useful! After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening. Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory). Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).

Hi there!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...

Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area). In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:

To be continued...
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.Let’s start with the shotengai...

Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area). In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:

To be continued...
Hi everyone,
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo. But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip. And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays: - 3 nights in St Lucia - 1 night in Hluhluwe - 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini) - 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini) - 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti) - 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve - 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.

With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo. But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip. And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays: - 3 nights in St Lucia - 1 night in Hluhluwe - 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini) - 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini) - 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti) - 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve - 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.

We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees. We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors. You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned. The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents. We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance. After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine. In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots. In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.

And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations... Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.

One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.

I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring. So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings. We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.

Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.

After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold. We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength... Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes: 🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman 🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...

🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great. After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!

🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër. After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!

But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing. In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees. We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.

Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors. You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned. The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents. We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance. After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine. In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots. In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.

And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations... Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.

One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.

I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring. So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings. We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.

Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.

After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold. We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength... Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes: 🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman 🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...

🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great. After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!

🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër. After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!

But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing. In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
A new work assignment means our vacation dates can't stay the same.
We had planned to go to the Canary Islands, but flight prices are skyrocketing with this new holiday schedule.
So, I’m looking for an alternative to Gran Canaria and El Hierro and found two round-trip flights with Wizz Air to Tirana.
398 €, including baggage and seats—perfect!
Plus, the departure and return times are great, which is pretty rare for a low-cost flight!
All that’s left is to rent a car, plan the route, and book accommodations.
With two weeks, we’ll have to make some choices!
Here’s the final itinerary: Shkodra (2 nights), Valbonë (3 nights), Tirana (1 night), Lake Ohrid (1 night), Korçë (1 night), Përmet (1 night), Gjirokastër (1 night), Himarë (2 nights), Berat (2 nights), and Krujë (1 night).
A mix of countryside and small towns, a bit of the Mediterranean, and some mountains!
Late October isn’t the best season, so let’s keep our fingers crossed for the rest...

We had planned to go to the Canary Islands, but flight prices are skyrocketing with this new holiday schedule.
So, I’m looking for an alternative to Gran Canaria and El Hierro and found two round-trip flights with Wizz Air to Tirana.
398 €, including baggage and seats—perfect!
Plus, the departure and return times are great, which is pretty rare for a low-cost flight!
All that’s left is to rent a car, plan the route, and book accommodations.
With two weeks, we’ll have to make some choices!
Here’s the final itinerary: Shkodra (2 nights), Valbonë (3 nights), Tirana (1 night), Lake Ohrid (1 night), Korçë (1 night), Përmet (1 night), Gjirokastër (1 night), Himarë (2 nights), Berat (2 nights), and Krujë (1 night).
A mix of countryside and small towns, a bit of the Mediterranean, and some mountains!
Late October isn’t the best season, so let’s keep our fingers crossed for the rest...

Hi there,
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning. And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning. And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
15 days across Gran Canaria, El Hierro, and a dash of Tenerife under the storm Thérèse!
The planned itinerary will be slightly disrupted...
(The version without discussions is here)
The planned itinerary will be slightly disrupted...
(The version without discussions is here)






