Merci à ceux qui m'ont aidé, en particulier à Jeff ( Max68).
Je dis bien purement descriptif, je ne pourrai pas consacrer le temps nécessaire à écrire un carnet comme celui du séjour au Botswana. Tant pis pour l'humour et le délire, j'ai d'ailleurs cru comprendre que ça en agace.
Je vais donc rester factuel, descriptif et m'appuyer sur les photos. Quelque chose de très classique sur VF.
Je passerai un peu vite sur le début du voyage consacré à Etosha qui a déjà été décrit en long en large et en travers ici. De même pour la fin du voyage. Voici le programme : 02/Juillet : arrivée à Windhoek, courses , nuit à Londininghi ( réservé) 03/07 route vers Etosha, nuit à Okaukuejo ( réservé 1 an à l'avance) 04/07 Nuit à Halali ( réservé 1 an à l'avance) 05/07 Nuit à Halali 06/07 Nuit à Dolomite ( réservé 1 an à l'avance) 07/07 trajet vers Epupa, courses à Opuwo , Nuit à Epupa camp ( réservé) 08/07 Nuit à Epupa camp 09/07 courses à Opuwo, nuit en bivouac quelque part dans le lit de l'Hoarusib D3707 10/07 Arrivée dans Hartman par Orupembe et entrée par le sud de la vallée Bivouac Hartman Valley sud 11/07 Remontée de Hartmann par la piste ouest, bivouac Marienfuss 12/07 route versPuros par Joubert Pass/ Khumib riverbed, Camping Puros ( non réservé) 13/07 balade dans Puros Canyon, Camping Puros 14/07 Descente vers Sesfontein en passant par les riverbeds Ganamub puis Hoanib, nuit à Khowarib lodge ( réservé) 15/07 nature walk le matin près de Khowarib, Warmquelle l'après midi, nuit à Khowarib lodge 16/07 (samedi) Route vers le sud avec passage par Khamanjab pour les courses, descente vers le sud jusque Madisa camp ( non réservé) 17/07 tour du Brandberg par l'ouest en passant par Ugab riverbed, nuit au sud du Brandberg au community camp de elephant rock( non réservé) 17/07 Route jusqu'au Spitzkoppe, balades dans le site nuit au Spitzkoppe ( réservé) 18/07 route jusque walvis bay, balade jusque pelican point nuit à Oysterbox guesthouse ( réservé) 19/07 route vers seriem, nuit au camping du parc ( réservé 1 an à l'avance) 20/07 nuit camping Sesriem 21/07 route vers Mariental, nuit à Bagatelle 22/07 restitution des véhicules, vol retour
Le voyage se faisait en autonomie, les véhicules étaient loués chez ASCO car Hire deux 4x4 toyota Hilux legend 45 (3l diesel) équipement "safari", sans tentes sur le toit, nous avons préféré les tentes au sol : aucun regret à ce sujet, elle se montent très vite, se transportent très bien sur le toit et permettent de ne pas ramasser la tente quand on reste 2 nuits sur le même camping. J'ajoute qu'on y tient debout, qu'elles sont incomparablement plus spacieuses que les tentes de toit et que, si l'abus du bon vin sudaf de la veille vous force à vous lever la nuit, on peut le faire discrètement sans réveiller l'autre ou les autres s'il y a deux tentes sur le même toit. A méditer.
Nous avions également 1 téléphone satellite. Nous avions emporté nos propres sangles à cliquet, notre propre sangle de traction, des talkies pour communiquer d'une voiture à l'autre, une tablette et un gps garmin avec sur chacun tracks4Africa installé.
Le vol est assuré par Air Namibia, départ de Paris avec escale à francfort, 750 € A/R en réservant 6 mois avant. J'avais préparé moi même tout le parcours, décidé des étapes et du loueur, mais, contrairement à mon habitude, j'ai demandé à Tourmaline d'effectuer toutes les réservations pour moi. La raison est simple, nous sommes 3 couples et je ne veux pas être responsable des éventuels loupés, toujours possibles lors des réservations. J'avais donc établi le budget prévisionnel et reste assez surpris de constater que le devis de Tourmaline était inférieur de presque 100€ par personne. A méditer.
A Windhoek, les représentant de ASCO nous attendaient à l'aéroport, ils n'attendaient pas que nous, nous étions au moins 30. Malheureusement, 2 passagers n'ont pas récupéré leurs sacs immédiatement et ASCO, au lieu de nous diviser en 2 groupes, a fait attendre tout le monde pendant plus de 2 heures à l'aéroport...ceux qui connaissent peuvent juger de la qualité des divertissements sur place. Je précise qu'ils avaient déplacé 4 minibus à l'aéroport. A méditer.
La réception des voitures était impeccable, un peu rapide puisque du coup, tout le monde était pressé, nous devions faire nos courses, les supermarchés ferment l'après midi du samedi et nous sommes Samedi. Du coup, lors de l'inspection nous loupons ça :

Nous resterons 1h30 chez ASCO à faire le tour des voitures et du matériel puis à écouter les conseils du représentant de Tourmaline, la plupart très utiles, quelques autres, en particuliers quand j'ai posé des questions sur le Kaokoland, bien moins pertinents. Les conseils de sécurité rappelés lors de ce briefing sont primordiaux et doivent être suivis je pense, il ne sert pas à grand chose de foncer sur les gravel et c'est vraiment dangereux, les véhicules asco sont équipés de mouchards qui sonnent à chaque dépassement de la vitesse recommandée, pas la vitesse autorisée, nous devions donc rester sous les 80 km/h sur les gravel. Libre à nous de dépasser, mais en cas d'accident, nous n'étions plus couverts. Une série de photos sont affichées pour rappeler l'accidentologie importante en Namibie, à côté de chaque photo, l'histoire de l'accident (gravel, ligne droite, 105 km/h, assurance : couverture maximale, frais 16 000€ à la charge du conducteur du fait de l'excès de vitesse...à méditer...). Le temps passe et nous devons aller faire les courses, le très sympathique représentant de Tourmaline dont j'ai oublié le prénom, nous propose gentiment de nous accompagner jusqu'au supermarché.
Il est midi et la faim tenaille tellement certains estomacs que nous prenons le temps de nous sustenter au restau du coin. Après tout, le SPAR ne ferme qu'à 16 h. Fatale erreur que nous ne comprendrons qu'une fois dans le supermarché : le rayon alcool ferme à 13 heures ! Et nous attaquons les courses à 13h30 Décidément, c'est une malédiction ! C'est donc chargés de dizaines de litres de jus d'orange et d'au claire que nous nous dirigeons vers Londininghi.


J'avais quelques doutes sur cette adresse au sujet des propriétaires et en particuliers de Nathalie suite au propos qu'elle a tenu devant certains membres du forum. Nous concernant, tout s'est extrêmement bien passé, non seulement le lodge est très bien, les chambres confortables, le patio agréable


et le restaurant tout simplement délicieux avec des vins superbes, mais en plus, nos hôtes se sont montrés très présents, toujours prêts à échanger (y compris sur la Namibie et les Namibiens sans que je ne retrouve quelque trace complaisance ou d'animosité) Mieux, alors que je me lamentais de n'avoir pas pu trouver de boissons alcoolisées à Windhoek et sachant que j'allais devoir affronter un Dimanche entier de sobriété à Etosha, Nathalie nous proposera de nous revendre une partie de la cave au prix d'achat (!), sans parler des bières (re!). Bref, Alexander et Nathalie nous ont bien rendu service. Donc, je reste sur une excellente opinion au sujet de ce lodge, j'ai lu récemment sur TA qu'il serait en vente, ce que je ne peux pas confirmer. La nuit est froide, 3 ° le matin (nous sommes à plus de 1500 m)













ou de broussailles.






Et puis bien sûr, il y a les points d'eau où tout peut arriver, c'est surtout là que l'on peut observer les kills, c'est autour du point d'eau que les lions aiment chasser.
Certains points d'eau sont entourés de verdure et suffisamment profonds pour vous donner l'impression d'être à Moremi (Botswana).




Incontournables points d'eau.















C'est un spectacle permanent.















Ce lodge est assez décrié comme étant très surfait et présentant des prestations inférieures au prix demandé, soit 85 à 100 € par personne et par nuit. C'est cher c'est vrai, d'autant que le lodge présente des défauts :
- Il s'étire en longueur sur toute la colline, quand vous êtes tout au bout comme nous, ça fait une sacrée trotte pour aller au restau ou au bar qui se situent côté entrée.
- Pour pallier à ce problème, le lodge est équipé de voiturettes qui viennent vous chercher au parking ou vous transportent sur le petit chemin de pierre qui slalome entre les chalets. Ces véhicules fonctionnent au diesel et sont bruyants, ils auraient sans doute mieux fait d'utiliser des voiturettes électriques type voitures de golf.














pas mal de monde sur le bord, Herero puis premiers Himbas.



Pas mal de gamins le long de cette gravel, qui parfois sortent en courant des buissons pour vous demander de vous arrêter afin de quémander des gâteries, quand vous en voyez trente sortir brusquement du bush sans prévenir, ça peut impressionner.

Notre camp installé, un jeune himba portant le tee shirt du camping , nous propose presque gêné et à voix très basse, une excursion avec guide, le lendemain, dans un campement Himba à une dizaine de km d'ici. Ses dents sont taillées en pointe et ses incisives bisées selon la tradition de ce peuple longtemps persécuté et réduit à l'esclavage, ils se mutilaient ainsi afin de diminuer leur valeur marchande en espérant qu'on ne voudrait pas d'eux comme esclaves...une tradition qu'il serait bien utile de supprimer...
Je ne suis pas très chaud, je sais que nous en rencontrerons pas mal sur le parcours et nul besoin de se prêter à ce genre de simagrées, mais je me sens un peu seul, les 5 autres sont plutôt enthousiastes et je décide de les accompagner.
Demain est un autre jour.













Regardent les autres déménager des chevreaux
Boudent
Se goinfrent



Euro de foot oblige, nous avons emporté quelques ballons de foot que nous avons l'intention de distribuer, mais Jorah me dissuade de le faire ici, il me recommande de le faire plutôt au jardin d'enfant d'Epupa. Dommage, mais c'est vrai que le ballon aurait vite fait d'atterrir dans le feu sacré...
Pour finir, on nous proposera des souvenir fabriqués par les femmes du village, nous essayons de faire jouer la concurrence, mais les prix sont les mêmes à chaque étalage, que fait la DGCCRF locale ?
Les filles font le plein et nous repartons.
En guise de surprise et pour finir sur une note optimiste, Jorah nous conduira visiter un cimetière himba.



Des femmes himbas font leur toilette sur bord,
il vaut mieux ne pas glisser dans l'eau.
D'autres rentrent des courses.
L'étape du jour promet d'être rude : nous devons retourner à Opuwo y faire de courses pour 5 jours et le plein d'essence, puis nous devons rouler le plus possible sur la D3707 pour se rapprocher au maximum de Hartman Valley.
Avant notre départ, nous constatons avoir été arnaqués par un homme qui s'est fait passer la veille pour un membre du staff de Epupa camp et nous a vendu des paquets de bois du camp. Le gars du camp, voyant que nous en avions pris est fort justement venu nous demander de le payer, nous lui avons expliqué, il nous a demandé si le vendeur portait le tee shirt de Epupa camp qu'il ne portait évidemment pas. Nous avons donc payé le bois une deuxième fois et avons décrit notre voleur en espérant qu'ils l'empêcheront de nuire à nouveau. Si notre petite mésaventure peut servir à quelqu'un, tant mieux. J'ajoute qu'il est sans doute plus simple d'acheter du bois au bord de la piste, on en trouve un peu partout.
Cette petite leçon ne nous a coûté que 90N$, pas de quoi en faire un fromage.
3 et demie heures plus tard et 177 km nous sommes à Opuwo en fin de matinée, le vent s'est levé et les nuages de poussière qui se dégagent de la ville sont impressionnants, on a l'impression de se jeter dans un brasier.
La seule station service ouverte est blindée : il y a la queue, le débit des pompes est lent et les véhicules à remplir gourmands, nous sommes partis pour une heure d'attente.
Deux groupes se forment donc, l'un va au courses et deux chauffeurs attendent leur tour.
Si l'attente à la pompe se fait calmement, il n'en va pas de même des courses, l'ambiance n'est plus la même, le plein fait, je me rends au supermarché et constate la différence. Est-ce le vent et la poussière ? Le fait qu'on soit un samedi matin ? je ne sais pas.
Il y a a plus de monde en tous cas, les gamins sont littéralement couverts d'une poussière farineuse blanche, ce qui leur confère des airs de zombies, ils sont plus nombreux et plus agressifs, il y a de la viande soule aussi et la mendicité est nettement plus insistante, dans et autour du supermarché. Il y aura même des tentatives de fauche directement dans les sacs tandis que nous remplissons les 4x4 des courses que nous venons de finir.
Vu l'ambiance, nous décidons de doubler la garde des voitures en désignant deux gamins supplémentaires choisis parmi les plus grands et nous retournons au même restau que lors de notre premier passage goûter un repos bien mérité avant d'attaquer la deuxième partie de cette longue étape.
Entre temps, le supermarché ferme, le parking se vide et l'ambiance se calme.
quand nous repartons vers 14 h 30, il ne reste plus grand monde, nous payons les 10n$ à chaque gamin, faisons une distribution de pommes aux autres qui sont restés et nous repartons.
la première partie de la D3707 n'est pas la plus belle, elle n'est pas très difficile à conduire, c'est juste qu'elle est longue et qu'on y roule à une vitesse de 30-40 km/h.
La fatigue et la lassitude gagne certains d'entre nous, nous faisons halte dans le lit de l'Hoarusib après 2h30 de route pour 100 km.
C'est tranquille, désert, pas de village vu depuis des km et des km, nous commençons de nous installer quand une femme himba arrive, sortie de nulle part, nous interpelle à grand coup de "moro-moro" " ça va ?" " ben peri-naua, carrément !"




Nous roulions depuis 3 heures et avions couvert 85 km, la piste, rocailleuse et peu roulante au début s'améliore progressivement, pour devenir une belle gravel 40 km avant Orupembe.
Et voilà où nous en sommes :








Au loin à l'Ouest, les grandes dunes de la skeleton coast
Sur les collines minérales, la vie trouve tout de même sa place

Nous dégustons ces heures de solitudes.

Au petit matin, le soleil enflamme la plaine
Et les dunes resplendissent




Les dunes sont de plus en plus proches sur notre gauche.
Nous croisons régulièrement des springbok
Des oryx
des outardes de Kohri
les couleurs de hartman valley
des jaunes, des ocres, du bleu


et même du vert !
Nous arrivons tout au nord près du cordon de dunes qui jouxte la Kunene et décidons d'y aller marcher pendant 1 heure et demie, nous sommes montés en 2 heures sans nous presser pour couvrir ces 80 km.
La balade dans ces dunes est bien agréable, il ne fait pas encore trop chaud, autour de 30°.


Là bas, c'est l'Angola
La chaleur commence à s'installer, nous déjeunons tant bien que mal à l'ombre ténue des voitures et nous prenons la direction sud, nous aurions pu continuer sur la piste qui allait vers l'Est, mais les panneaux d'interdiction se multiplient et nous redoutons un peu de nous retrouver dans l'enceinte de Sera Kafema et d'y être mal accueilli. A postériori, je pense que c'était idiot, nous avons croisé 3 4x4 du lodge qui revenaient de l'aéroport et leur staff nous faisaient des signes plutôt amicaux, ils ne croisent quand même pas grand monde par ici.
Nous reprenons donc la piste vers le sud et bifurquons à l'est au premier croisement, ce qui nous conduit pile à l'aéroport...et là, pas de piste, nous revenons en arrière, prenons une autre piste et nous tombons sur le milieu de la piste d'atterrissage, nous essayons d'autres options qui nous ramènent toujours là.
Nous décidons de longer la piste sur toute sa longueur et finissons par trouver, de l'autre côté, une petite piste qui s'éloigne vers le sud et qui semble être la bonne.
Pour ceux qui feront ce trajet à l'avenir, suivez plutôt les dunes et prenez direction sud quand vous êtes près du lodge, en plus, vous verrez la Kunene !😉
C'est pas tout, mais on traîne, on traîne et on est pas arrivé à Marienfluss avec tout ça !
Pour compliquer les choses, les belles pistes de sable peu profond font place à des pistes beaucoup plus rocailleuses, oubliés les 50-60 voir 80 km/h, là, nous sommes scotchés à 30, pas plus, il faut freiner sans arrêt pour passer de petits rochers.





La première alerte sera un portail grillagé, ouvert près duquel un écriteau indique :
"BOOM GATE after this point no turn back possible"
Ajoutez à ça le soleil qui décline et qui vient de basculer derrière la colline à droite, c'est pas rassurant rassurant, surtout quand vous venez d'exploser un pneu...
On y va quand même, pas trop le choix en fait ! rapidement, les voitures se retrouvent dans un couloir assez étroit qui confirme bien que le "turn back " est utopique.
Là on se dit : pourvu qu'on ne croise personne.
Et puis bientôt, un gouffre !
Enfin, non, c'est pas un gouffre, c'est la piste qui prend une pente carrément déraisonnable, alors quand on est au volant, tout au bord, ben on la voit même plus la piste !
















Un peu plus loin nous croisons le bonhomme de l'autre jour, qui semble avoir repris du poil de la bête :
Et bientôt, avant Orupembe, à nouveau une belle vallée






























(dégage de mon chemin mauviette !😏)
















Un trajet sinueux, assez sympa avec encore des étroitures comme dans le lit de l'Hoarusib









Un lodge agréable dont le personnel est extrêmement prévenant et que je recommande sans hésiter.
Juste à côté et dans une situation très comparable ( mais bien moins cher) se trouve le camping communautaire où nous sommes passés le lendemain, vraiment bien situé avec des bush tents sommaires ( 2 lits de camp) mais magnifiquement situées au bord de la rivière.











