Fort d'un nouveau voyage dans les Canaries (Fuerteventura pour être exact), je prolonge ici une discussion que j'avais entamé sur ce même forum et cette même rubrique il y a maintenant quelque chose comme 3 ans.
A ce moment-la, je venais d'essayer de voyager pour la première fois, a 22 ans, avec un Pass Interrail, sac sur le dos, sans avoir rien prévu ou presque, avec pour premiere destination Milan. J'étais revenu plus ou moins la queue entre les jambes. J'avais alors posté un message sur ce forum disant que je m'étais trompé sur l'idée de voyage, que peut-être je n'étais pas fait pour ca. Et a ce moment, nombreuses ont été les réponses productives et intelligentes sur le fait que l'idée de voyage, ca ne veut rien dire. Que je n'étais pas nécessairement forcé de faire comme les backpackers les plus célèbres que l'on trouve sur le net, sac sur le dos, a passer d'hostel en hostel toutes les semaines et qui s'en accommodent trés bien.
Trois ans plus tard, grâce à mon travail et ma volonté personnelle de voyager, j'ai pu bouger plusieurs fois et pris l'habitude de voyager. Et fort de ma superficielle mais néanmoins importante expérience acquise sur ces derniéres année, je pense qu'il est nécessaire pour moi de faire le point sur cette discussion pour que peut-être, d'autres personnes dans le meme cas que moi il y a trois ans puissent se reconnaitre et, je l'espère, etre rassuré par ce que j'ai vécu.
Et donc, je le confirme aujourd'hui, voyager, c'est un concept multiple. Il n'existe pas de bonne ou de mauvaise façon de voyager. Lors de mes premiers voyages, j'ai tenu a m'enfermer dans le carcan baroudeur et globe-trotteur quitte a ce que cela me frustre. Mais je pense qu'il nécessaire de dire le plus possible qu'il n'y a aucune honte a ne pas opter pour ce profil.
Oui, un vrai voyageur peut detester les auberges de jeunesse.
Oui, un vrai voyageur n'est pas forcement un mec qui n'aura aucun mal a parcourir le monde seul s'il en a envie.
Non, un vrai voyageur n'est pas forcement quelqu'un qui va etre le meilleur pour trouver les bons plans a petits prix et optimiser ses dépenses.
Un vrai voyageur, c'est juste quelqu'un qui aime vivre et voir de nouvelles choses. Et ca s'arrête la. Il m'a fallu du temps et des voyages aux profils bien différents our me rendre compte, et chaque nouvelle destination apporte son lot d'apprentissage.
Et comme vous pouvez vous en douter, je correspond a la petite liste au dessus. Je préfère voyager avec quelqu'un, meme si voyager seul n'est pas non plus un vrai probleme. En revanche, voyager seul en auberge de jeunesse, c'est quelque chose que je supporte pas. Je ne supporte pas non plus economiser et prendre trois bus pour faire en 6 heures quelque chose que j'aurais pu faire en 2 en louant ma voiture, ou simplement en voyageant avec la mienne. La frustration qui découle de mon envie de beaucoup voir mais d'être limité par les transports et leurs horaires et itinéraires est absolument énorme pour moi, alors que cela ne posera pas beaucoup de problèmes a d'autres.
En bref, j'espère par ce message aider des voyagers relativement debutants qui auraient des doutes sur leur capacité a voyager parce qu'ils n'ont pas autant apprécié certains de leurs voyages comme ils en rêvaient, le soir, en furetant sur les blogs de voyage sur le net. L'important, c'est de trouver SA façon personnelle de voyager, celle qui maximisera notre plaisir face a l'inconnu.
Un vrai voyageur, c'est juste quelqu'un qui aime vivre et voir de nouvelles choses.
C'est une définition qui me convient.
L'essentiel est avant tout de s'approcher au plus près de ce que l'on recherche c'est valable pour le voyage comme pour d'autres domaines de la vie.
à chacun son voyage, on est pas en effet forcé d'être backpacker, si on est baqckpacker, on est pas forcé de l'être tout le temps ... et aimer rapidité et confort n'est pas une tare.
C'est vrai que ce n'est pas une tare, mais c'est, je trouve, quelque chose qu'on a tendance a oublier avec l'accumulation des blogs de voyage vantant les mérites du voyage imprévu sac sur le dos. On en viendrait presque, parfois, a considérer les autres voyageurs différemment.
Ce que je trouve d'exaspérant c'est que souvent ce sont ces mêmes "backpackers" qui viennent donner des leçons de voyages.
Comme dit plus haut a chacun sa façon de voyager. Pis faire un voyage en se privant de plein de choses pour faire des economies...y a certains endroits du monde ou ça vous fait Passer a coté de sites exceptionnels....dommage
C'est sympa de votre part, de nous faire part de votre retour et ressenti.
Personnellement, j'ai pris pour habitude de ne consulter que les blogs des personnes qui voyagent à peu près de la même "façon" que moi, donc, jamais les voyages fait par les backpackers. Encore que vous, vous avez essayé les auberges de jeunesse, moi jamais car ça ne correspond pas à mes attentes.
Peut-être que le voyage à deux c'est plus sympa qu'en solo, mais bon, il faut encore pouvoir trouver quelqu'un qui accepte la même destination, accepte de partir à la même période que vous, et tout, et tout... alors, je voyage en solo et c'est peut-être pas prêt de changer !!
mais heureusement que toute l'offre possible est là, et l'on peut, chacun, se concocter des voyages qui nous conviennent.
mais un dénominateur commun : la curiosité et l'envie de bouger 🙂
salut merci pour ce message mais c'est un peu tarabiscoté 🙂
Je ne comprends pas où tout cela veut en venir , l'objectivité en est mal définie à on sens.
Trois ans plus tard, grâce à mon travail et ma volonté personnelle de voyager
=>volonté de voyager: ça n'a pas de sens.
Généralement on a envie de voyager sinon on ne consulterait pas ce forum mouaha ha
Et on reste cloîtré chez soi.
Et fort de ma superficielle mais néanmoins importante expérience acquise
superficielle ça signifie quelque part découvrir les choses en les effleurant sans approfondir les choses.
Une expérience qui n'est pas superficielle qu'est-ce que c'est ? Du travail d'archéologue comme dans les fouilles des pyramides égyptiennes ?
Il n'existe pas de bonne ou de mauvaise façon de voyager.
c'est comme le sketch du bon et du mauvais chasseur alors ?
La mauvaise façon de voyager c'est de rater à chaque fois le train, le bus, l'avion ?
En bref, j'espère par ce message aider des voyagers relativement debutants
voyageurs débutants...est-ce qu'il faut faire une formation, avoir un diplôme pour voyager ?
Pis faire un voyage en se privant de plein de choses pour faire des economies...y a certains endroits du monde ou ça vous fait Passer a coté de sites exceptionnels....dommage
C'est sans doute paradoxal mais mes plus beaux voyages je les ai faits lorsque j'avais peu de moyens financiers.En effet avec peu de moyens je crois qu'on s'investit plus dans le voyage et le côté aventureux prend alors le dessus on est moins passif et on va aussi plus vers les autres.Enfin c'est comme ça que je l'ai vécu. En fait lors de mes premiers voyages le problème de dépenser ou de faire des économies ne se posait même pas ( à part la dépense initiale du billet d'avion) vu que j'allais systématiquement là où il n'y avait ni route ni électricité et souvent rien à acheter ou presque, donc rien à dépenser ou si peu. Par la suite avec plus de moyens je me suis toujours efforcé de faire comme lorsque j'en avais peu mais cela s'avérait plus difficile car quand on a plus de moyens financiers tout est facilement acquis, on cède à la facilité on se "pose" mentalement et physiquement on perd en audace, on devient "frileux" on se pose aussi des tas de questions qu'on ne se posait pas avant( santé sécurité etc...), on n'est plus acteur de son voyage mais on devient un simple spectateur... Un touriste quoi...
Je suis sans doute aussi passé à côté de beaucoup de "sites exceptionnels" mais pour ma part cela n'avait et n'a toujours pas une grande importance.
Mon message est on ne peut plus clair, c'est juste vous qui prenez les choses très littéralement par moment, ou alors parfois meme volontairement a cote. Et ca, bah c'est pas ma faute.
Volonté de voyager, ca a du sens. C'est ma volonté de me bouger le fion et de partir malgré mes reticences avec ma premiere experience ratée que j'ai mentionnée dans mon 1er post. Parce que oui, quand on revient chez soi après un jour a l'étranger, avec un gout amer dans la bouche, faut avoir de la volonté pour repartir.
Dans ce contexte, une expérience superficielle, ca vaut dire que j'ai pas fait e tour du monde 4 fois. J'ai juste bougé a quelques endroits plus ou moins différents en Europe. Donc oui, c'est une expérience du voyage superficielle.
Bah justement, c'est ce que je dis, chacun fait comme il veut pour voyager, simplement t'auras des gens qui vont te dire que y'a une mauvaise facon de voyager, et c'est de ca que je parlais.
Et voyageur debutant, ce sont les voyageurs qui ont pas énormément voyagé.
Ok tu t'excuses de jouer les casse-pieds, mais franchement, vu ton message, t'as fait exprès, tu pensais pas du tout ce que t'as écris, sinon c'est pas possible de tout prendre au pied de la lettre comme ca systématiquement.
Je crois me souvenir avoir participé à la discussion lancée il y a quelque temps que tu décris ici.
Si tu pouvais nous la remonter, je plongerai bien dedans, voir un peu ce que j'ai pu y dire à l'époque.
A l'époque j'étais très proche du mode voyage "backpacker". Ma façon de voyager a beaucoup changé depuis 2 ans. Depuis que j'ai vécu 10 mois à l'étranger (Maroc).
Il m'a fallu cette expérience de travail et de proximité avec la vie ordinaire des Marocains pour beaucoup moins rechercher le mode "baroudeuse".
Et oui, désormais j'apprécie la location de voiture pour aller quelque part (je n'étais plus en vacances lors de cette année au Maroc, et les week-ends étaient courts !). J'ai apprécié un certain confort en vacances quand toute l'année de travail limitait le confort de la vie ordinaire. etc etc.
J'ai partagé avec les Marocains ce désir légitime de se reposer aussi sur du confort matériel, et ça s'éloigne forcément de l'aspiration toute occidentale de la notion d''authentique"...
Mais je ne regrette pas ces voayges passés ! ce mode de voyage répondait vraiment à mes aspirations, et j'en gardé des chouettes de relations, des supers souvenirs, de belles découvertes.
Mais je ne mets plus mon curseur au même endroit, concernant le mode de voyage, concernant mon notion d'interculturalité. Pourtant, j'ai toujours autant de contacts très sympas au cours de mes voyages.
Bon, c'est vrai, je vieillis, aussi. 😛
Au moins, tu n'auras pas été obligé de passer par une expat pour ressentir et exprimer ton plaisir à voyager autrement qu'en mode "backpacker". 😉
Et tu l'exprimes drôlement bien.
C'est un plaisir de te lire.
Ce qui importe avant tout c'est : avez-vous été heureux de votre voyage? Avez-vous envie de repartir? Est-ce que votre voyage correspond à ce que vous êtes?
Si c'est oui, alors continuez de faire ce que vous aimez et ne vous souciez pas des critiques.
Le monde est assez vaste pour toutes les façons de voyager et pour tous les voyageurs.
En ce qui me concerne je voyage avec un tout petit sac à dos et relativement peu d'argent (par nécessité, pas par choix), j'achète un billet d'avion et pour la suite j'improvise. Je ne prépare rien à l'avance. C'est ce que j'aime.
Nous sommes donc très différents dans notre approche du voyage.
Pour autant je ne me prétend pas "vrai voyageur", je ne sais même pas ce que ça peut vouloir dire. Et il ne me viendrai pas à l'esprit de donner des leçons de "vrai voyage" à qui que ce soit.
Je viens de voir la premiere page, et effectivement tu y étais. Quelle memoire, bravo !
Ce que tu dis est tres interessant, ce changement du a une expatriation a beaucoup de sens ... Il est vrai que la premiere raison, en tout cas d'un point de vue extérieur, de vouloir tenter l'experience backpacker, c'est d'essayer de se rapprocher d'une sorte d'authenticité. Ou en tout cas, de l'idée que nous, occidentaux, nous faisons de l'authenticité. Meme si cela peut parfois nuire a la découverte.
Je te remercie en tout cas.
Effectivement Philipfrench, ca me semble etre le seul critère qui compte pour decider de ou et comment voyager ;)
Vous semblez avoir tous les deux trouvé une facon qui vous satisfasse pleinement. Pour ma part, c'est encore en maturation. Au vue de mes récentes experiences, j'étudie de plus ne plus la question de voyager en voiture/van aménagé, qui, a vue de nez, me permettrait de m'affranchir des choses qui me frustrent en voyage. Apres, pour savoir si c'est effectivement la bonne formule, faut tester.
Je me rappelle bien de ton post, auquel j'avais moi aussi répondu...
On apprend de ses erreurs n'est-ce pas ! 🙂 C'est bien que tu aies eu l'envie de retenter l'expérience du voyage, la volonté, une forme de courage de ne pas en rester là.
L'envie de te dépasser en quelque sorte, de te prouver (ainsi qu'aux autres) que tu étais capable, ta fierté ayant été quelque peu bousculée après cette forme d'échec, cette déception...
Au lieu de te dégoûter du voyage, cet échec personnel et l'envie de voir plus loin, t'auront servi !
Je n'aime pas le mot "backpacker", cette forme de cliché du routard sac sur le dos (à l'heure où tout le monde possède une valise ou un sac à roulettes) qui ne veut pas, ou plus dire grand-chose.
On peut très bien être les deux, aimer les chemins de traverse, se sentir loin de tout à certains moments du voyage, apprécier les logements chez l'habitant, les petits hôtels sympathiques, les heures mémorables passées dans les transports locaux... et on peut goûter une autre forme de voyage, choisir de partir moins loin, moins longtemps, avec d'autres moyens, se réjouir d'un hôtel de charme, d'un joli riad.
Il ne faut pas se leurrer sur ces fameux "backpackers" croisés ici ou là, surtout à l'heure d'Internet où on a la possibilité de préparer un minimum son voyage !
La plupart du temps, on démarre sac au dos parce qu'on est jeune et que nos moyens financiers ne permettent pas de faire des folies... les dortoirs, même si ça peut être rigolo une fois, ça va un moment et ça n'a rien de vraiment enviable ! (Ça m'est arrivé 2 fois.)
Tu as découvert une forme de voyage, avec des notes positives, des choses qui ne te correspondent pas (voyager seul n'est pas toujours facile, ni amusant)... tu apprendras d'autres choses en continuant !
L'essentiel est de voyager comme tu en as envie !
Il ne faut pas se leurrer sur ces fameux "backpackers" croisés ici ou là, surtout à l'heure d'Internet où on a la possibilité de préparer un minimum son voyage !
La plupart du temps, on démarre sac au dos parce qu'on est jeune et que nos moyens financiers ne permettent pas de faire des folies... les dortoirs, même si ça peut être rigolo une fois, ça va un moment et ça n'a rien de vraiment enviable ! (Ça m'est arrivé 2 fois.)
Tu sais le sac à dos ce n'est pas uniquement pour des raisons d'économie et pas seulement parce qu'on est jeune... J'ai commencé avec un sac à dos qui ne dépassait pas les 6 ou 7 kg à 20 ans et à près de 66 ans j'utilise toujours ce mode de bagage et pas du tout pour des raisons financières. L'avantage c'est d'abord la mobilité et puis je ne m'imagine pas trimballer une valise à roulette sur les chemins de l'Himalaya ni pour gravir un sommet Alpin!En montagne on campe à la belle étoile ou on dort en refuge...en dortoirs! Quand on est rodé pour ce genre d'équipement on continue à l'adopter même si on ne va pas à la montagne. C'est peut-être aussi une manière de repousser la vieillesse?😏
Bien sûr que le sac à dos est utilisé avant tout pour des raisons pratiques, là où un sac à roulettes ne roulerait pas, pour une plus grande liberté de mouvements, dans les transports etc.
Mais regarde dans les aéroports le nombre de sacs ou valises à roulettes...
Je l'évoquais en tant que "symbole" correspondant à l'image du routard, illustrée par le guide du même nom avec son petit globe sur le dos ! 🙂 (Les routards des années 70, 80...)
Bonjour Nicolas,
très bien cette interrogation sur le voyage. D’ailleurs si l’on ne voyage pas, ne peut-on pas vivre aussi des choses extraordinaires ? Peut-être le voyage permet-il de réaliser que l’on est très bien chez soi, mieux que partout ailleurs ? Un peu à la manière du poème de du Bellay « Heureux qui comme Ulysse ».
Les modes nous formatent. On se laisse entraîner, mais si cela ne nous plaît pas, libre à chacun de faire autrement. Cependant, l’image du baroudeur auquel on cherche à s’assimiler consciemment ou non, nous colle à la peau et à l’esprit.
Les grands écrivains voyageurs aussi nous orientent. Quand on lit Nicolas Bouvier, on réalise que le voyage se vit à travers des épreuves que l’on s’impose. Outre le fait d’avoir écrit une formule du genre « on ne fait pas un voyage, c’est le voyage qui vous fait ou vous défait » il a aussi écrit (extrait que l’on peut lire en quatrième de couverture de ses œuvres, gros bouquin de 1400 pages publié chez Gallimard) : on s’en va « pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces serviettes élimées par les lessives qu’on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels…Sans ce détachement et cette transparence, comment espérer faire voir ce qu’on a vu ? ».
Cette vision du voyage est extrême, et cependant elle a fait rêver beaucoup de monde. Mais elle peut aussi apparaître un peu contradictoire. Elle semble exprimer, d’un côté une recherche intérieure, seul, face à l’adversité, mais d’un autre une envie de partager et de raconter.
Chacun a ses propres raisons de voyager. Bagpacker ou pas, à mon sens on est plus statistiquement dans une affaire de coût et de moyens financiers, s’il s’agit de faire le choix entre des dortoirs ou des hôtels. Autonomie ou accompagné par une agence on est plus dans une philosophie de voyage, soit peur de trop d’incertitude et ne pas oser se lancer seul, ou envie de gagner du temps pour en voir un maximum en un minimum de temps sans avoir à chercher.
Et puis il y a les voyages plus ou moins aventureux où l’on cherche à confronter en autonomie à la nature, comme des grandes traversées de zones de montagne, ou de grands déserts. L’adrénaline produite par l’engagement physique et mental est une véritable drogue chez certains, et ils envisagent difficilement un voyage sans risques.
Chacun de nous en fonction d’une multitude de facteurs, qu’ils soient physiques, mentaux ou matériels évolue au cours de sa vie et peut se sentir aspiré par une envie qu’il aurait repoussée précédemment. Il arrive aussi qu’une aventure ayant laissé des souvenirs désagréables, voire plus, même abandonnée, vous amène à analyser le pourquoi. Et de façon surprenante, avec le temps et la réflexion, l’envie d’y retourner se fait de plus en plus pressante et finit par vous submerger. Et alors, surprise ce qui vous avait rebuté, c’est cela que vous trouvez sublime dans cette nouvelle tentative.
Nous sommes fluctuants comme nos pulsions. Et puis, on peut être amené aussi pour différentes raisons à voyager très différemment en fonction de qui nous accompagne. Cette dimension du rapport aux personnes avec lesquelles on part est une vraie expérience du voyage. Je ne peux qu’encourager à se frotter à de nombreux autres voyageurs et à s’embarquer ensemble pour des durées plus ou moins longues, on y apprend aussi beaucoup sur soi.
On pourrait disserter à l’infini sur le voyage, nos motivations, et ce qu'on en attend en retour, en convoquant les écrivains qui nous ont propulsés sur les routes, Sylvain Tesson, Ella Maillart, Sarah Marquis, Paul Morand, Mike Horn, Bernard Ollivier, Albert Londres, Joseph Kessel, Henri de Monfreid et beaucoup d’autres, sans oublier les classiques un peu plus anciens, les descriptions de la nature de Victor Hugo vous donnent envie de partir tout de suite.
Pour ma part en guise de conclusion, lorsque je ne voyage pas avec mon épouse, le fil directeur qui me pousse au départ se résume à cette phrase de Nikos Kazantzakis : Un jour où je n’ai pas souffert est un jour où je n’ai pas vécu.
Luc
PS: de me lâcher par écrit sur le voyage , ça me fait voyager
Un jour où je n’ai pas souffert est un jour où je n’ai pas vécu.
je ne parlerais pas dans mon cas de souffrance, mais dans mes voyages, j'aime bien que les choses me résistent, ce sont, lorsque j'y repense, mes meilleurs souvenirs : comment se débrouiller pour trouver seule les solutions, tracer ma petite voie, comment aller ici et là, sans avoir devant moi, derrière, autour, mille recommandations et surtout pas d’organisateur qui ferait à ma place.
maintenant surtout que, à la retraite, le temps est ma richesse.
j'aime les points d'interrogations.
Bien sur ce ne sont pas des aventures extraordinaires, mais elles me sont propres, et alors elles me sont très chères.
Bien sur aussi je mets mes pas dans d'autres pas, avec plaisir, mais j'aime surtout improviser, chercher, avoir des doutes. C'est ça ? c'est pas ça ? où ça mène, où ça me mène ? qu'est-ce que je fais là ?
dans nos vies occidentales, la rapidité, la sécurité sont le pain quotidien, alors un peu de rupture avec ça, j'aime bien.
cette phrase de Nikos Kazantzakis : Un jour où je n’ai pas souffert est un jour où je n’ai pas vécu.
Il a écrit:
Le grand espoir du voyageur est de trouver aux terres lointaines les images qui expriment son âme et l’aident à sauver et à se sauver.Les voyages et les rêves représentent les guides de ma vie.Plus je voyage plus je sens que le voyage est pour moi un besoin de liberté
j'achète un billet d'avion et pour la suite j'improvise. Je ne prépare rien à l'avance. C'est ce que j'aime.
C'est une formule qui demande du temps.
C'est aussi une formule qui ne permet pas forcément la découverte de certains aspects d'un pays (les aspects qui font que le plus grand nombre voyage) faute de place (et aussi pour certains de moyens).
Sylvain Tesson, Ella Maillart, Sarah Marquis, Paul Morand, Mike Horn, Bernard Ollivier, Albert Londres, Joseph Kessel, Henri de Monfreid et beaucoup d’autres,
Je ne sais pas si certains de ces auteurs ne sont pas plutôt partis à la découverte d'eux-même qu'à la découverte du monde...
si je comprends être un "backpacker" c'est pas bien alors ?
C'est bien si on voyage comme cela parce qu'on a envie de voyager comme cela et qu'on ne snobe pas les autres parce qu'ils voyagent différemment ...
Et vice versa...😄
Bonsoir Jan-Michel, alors puisqu'on est dans les citations, qui se rapportent au voyage, l'une de celles qui me parlent le plus, surtout à vélo c'est celle de Saint-Exupéry :
"Seule compte la démarche, car c'est elle qui dure et non le but, qui n'est qu'illusion du voyageur, lorsqu'il marche de crête en crête, comme si le but atteint avait un sens."
Bonsoir Attila, y-a-t-il des lignes de démarcation bien claires entre l'aspiration à connaître le monde et à se connaître soi? N'est-on pas en présence d'une seule et même recherche? Un peu à la manière des scientifiques à la recherche de l'unification des quatre "forces" qui régissent notre univers. A ce propos un livre fabuleux, accessible à tous, surtout le non matheux, une seule formule dans le livre de presque 600 pages E=mc2 (le 2 il faut lire au carré, mais snif je ne sais pas faire sur l'ordi alors on peut écrire E=mcc, mais c'est moins esthétique)
le titre "L'univers à portée de main" de Christophe Galfard (j'ai lu). Le plus extraordinaire, les non-matheux comprendront comme ceux qui ont fait des études supérieures en mathématiques et physique, mais tous en sortiront avec une autre vision de notre univers, bien loin de ce que nos sens pourraient nous faire croire.
Luc
Mon message est on ne peut plus clair, c'est juste vous qui prenez les choses très littéralement par moment, ou alors parfois meme volontairement a cote. Et ca, bah c'est pas ma faute.
je n'ai pas écris que c'était de votre faute ; là on sent une pointe de susceptibilité.
Mon message n'était pas du tout péjoratif
Dans ce contexte, une expérience superficielle, ca vaut dire que j'ai pas fait e tour du monde 4 fois. J'ai juste bougé a quelques endroits plus ou moins différents en Europe. Donc oui, c'est une expérience du voyage superficielle.
Et voyageur debutant, ce sont les voyageurs qui ont pas énormément voyagé.
voyageur débutant ou expérimenté pour moi ça ne veut absolument rien dire.
Ensuite il y a des gens qui font 10 fois le tour du monde et qui s'ennuient pour autant.
On peut très bien partir en voyage en prenant son vélo par exemple et sur des pistes cyclables aller à la découverte du monde
Ok tu t'excuses de jouer les casse-pieds, mais franchement, vu ton message, t'as fait exprès, tu pensais pas du tout ce que t'as écris, sinon c'est pas possible de tout prendre au pied de la lettre comme ca systématiquement.
Je n'ai pas écris ce que je pensais j'ai posé quelques questions demeurées sans réponse.
C'est bien si on voyage comme cela parce qu'on a envie de voyager comme cela et qu'on ne snobe pas les autres parce qu'ils voyagent différemment ...
Et vice versa...😄
je n'ai jamais affirmé le contraire ! Est-ce le cas ?
Et puis voyager comme un backpacker ou en jet-privé avec limousine et sacs Vuitton je m'en fiche totalement , les gens font ce qu'ils veulent 😏
Quand je prends l'avion pour aller au Pérou ou Asie du Sud-Est je me moque totalement de ce que pense les gens c'est mon problème pas le leur..
Là c'est se créer des problèmes de manière totalement inutile, se créer des problèmes qui n'en sont pas
Bonsoir Attila, y-a-t-il des lignes de démarcation bien claires entre l'aspiration à connaître le monde et à se connaître soi?
c'est une problématique qui relève plus du développement personnel , de la psychologie et des relations sociales que du voyage en lui-même 😏
Maintenant "se connaître soi" c'est pas si facile.
Surtout se construire soi-même.
Car pour se construire soi-même, il y a le regard et les injonctions morales de la société , de l'environnement familial.
Seule compte la démarche, car c'est elle qui dure et non le but, qui n'est qu'illusion du voyageur
C'est sûr, surtout si on ne se fixe pas vraiment de but au départ!
Est-ce qu'on éprouve les mêmes sensations quand on fait son chemin à vélo dans l'Atacama que quand on sy déplace en voiture de location? Idem pour un sommet à gravir ça peut aussi ( pas toujours) se faire en hélicoptère.Une fois en haut quel que soit la manière d'y accéder on a la même vue et on peut faire la même photo!... 😏
Ben y en a qui mettent très longtemps à se découvrir...
L'important réside peut être plus dans la recherche que dans la découverte? Comme l'a fait d'ailleurs remarquer Luc dans l'importance de la démarche et non du but à atteindre.
J'imagine bien que tout le monde ne se pose pas ces questions.
Reflexion interessante. Pour ma part a part quelques voyages en "sac a dos" et transports en commun, comme recemnent le vietnam du nord au sud, mais peu finalement, j ai toujours su que ce n etait pas trop "mon truc". Et que le mode de voyage, le moyen de me deplacer et de vivre, en recherchant le plus d autonomie possible, donc de liberté, est ce qui compte le plus pour moi, plutot que voir des tonnes d endroits , trimballé de bus en train, d hotels en avions, etc. Je n y prends que tres peu de plaisir. Donc je privilegie au maximum les voyages à velo et la tente, en kayak, en voilier, à pied, au pire en scooter loué ou voiture d occas et dormir dedans etc. Meme si j evite au maximum les vehicules moteurs, donc polluants, je comprends ceux qui vivent ou voyagent en fourgon ou van , CC, etc, meme s ils ne peuvent pas aller partout ou vagabondent seulement en france, europe par exemple, les prix des traversees oceaniques faisant exploser le budget et d autres limites ou interdictions de frontieres.
Au final, ce que je recherche surtout dans le voyage comme dans la vie, ce n est pas de consommer , y compris des pays ou les collectionner ou voir tout et n importe quoi, ni d arriver a une destination precise, mais le chemin et la maniere de voyager. Tracer ma propre route par moi meme autant que possible
La fin ne justifiant pas les moyens selon moi!
Meme si j evite au maximum les vehicules moteurs, donc polluants, je comprends ceux qui vivent ou voyagent en fourgon ou van, CC, etc, meme s ils ne peuvent pas aller partout ou vagabondent seulement en france, europe par exemple,
Salut,
Si l'on doit toujours se poser la question de la pollution qu'on occasionne lorsqu'on voyage on se trouvera vite limité quand même. Utiliser une fourgonnette pour un voyage au long cours ou bien prendre l'avion pour aller à l'autre bout du monde et continuer à pied à vélo en transports en commun ça doit bien se valoir en terme de pollution si on ne se limite pas qu'à la seule consommation de carburant pour son voyage.
En effet, si tu pars pour un voyage de plusieurs mois avec un van, pendant toute la durée de ton périple tu ne consommeras pas l'énergie (Gaz fuel électricité, bois) que tu aurais consommé dans ton logement, consommation non négligeable surtout durant la période hivernale!
Au final, ce que je recherche surtout dans le voyage comme dans la vie, ce n est pas de consommer, y compris des pays ou les collectionner ou voir tout et n importe quoi, ni d arriver a une destination precise, mais le chemin et la maniere de voyager. Tracer ma propre route par moi meme autant que possible
A chacun son mode de fonctionnement à mon avis aucun n'est supérieur ou inférieur à l'autre..
On peut être transporté par un concerto pour violon de Mendelssohn ou pour piano de Mozart , ou préférer le power métal ou le rap...
C'est pareil en voyage.Mon intérêt s'est toujours porté vers les peuples et les cultures avant les paysages "cartes postales" et je préfère ( de plus en plus) me cantonner à une ou deux régions d'un même pays plutôt que de parcourir celui-ci de long en large, assis dans un véhicule motorisé, même si ça me fait passer à côté des "incontournables" Si l'effort physique est aussi de la partie et c'est souvent le cas lorsqu'on cherche l'évasion et l'aventure en empruntant les "chemins de traverse", alors je suis vraiment dans mon élément.Loin de là de dire que c'est la seule voie possible!
Bonjour Attila, intéressante la discussion, mais pour commencer cela me fait « tout bizarre » de répondre à Attila, surtout quand c’est une femme.
Pour moi Attila c’était ce grand chef de guerre qui avec ses cavaliers déferlait sur l’Asie et l’Europe. Ses troupes étaient structurées par groupes de 10 dont l’un des soldats était le chef des 9 autres, donc responsable du comportement de tous. Ils étaient très mobiles à cheval et capables de tirer à l’arc dans toutes les positions en pleine cavalcade. De ce fait pas grand monde n’était en mesure de leur résister. Mais si parfois dans cette troupe agile et manœuvrière un groupe faiblissait et reculait le chef était immédiatement décapité. Désolé, mais Attila pour moi c’est cette image que cela évoque.
Revenons à nos moutons (plus pacifiques)
Tout d’abord un grand merci à Jean-Pierre qui est un bon avocat et qui m’a bien défendu en étant fidèle à ma pensée. Mais en préambule je tiens à préciser que je n’oppose pas les manières de voyager et je ne les classe surtout pas en bonnes et mauvaises. J’exprime simplement ce que je ressens.
Lorsque tu dis « la recherche, … connaissance de soi atteinte », à mon sens on en arrive là uniquement lorsqu’on est mort. Toute sa vie quel que soit son âge on reste en attente du prochain grand choc qui va nous cueillir à froid alors qu’on ne l’attend pas et qui va nous émerveiller et changer notre regard sur notre acquit personnel.
Tu sembles dire qu’à partir de 25 ans on s’est déjà bien structuré, sans doute as-tu raison, mais à mon sens il faut rester très malléable à ce qui nous entoure, condition indispensable à garder sa capacité d’émerveillement.
Pour prendre que mon pauvre petit exemple, je me souviens effectivement j’avais moins de 25 ans lors de ma première grande paroi d’escalade, j’ai découvert un autre monde sur des centaines de mètres de verticalité et je me souviens de cette première expérience avec une grande précision, même si cela fait plus de 40 ans, sniff !
Mais ce premier choc émotionnel ne fut pas le seul, et les expériences à forme initiatiques furent nombreuses et j’en citerai quelques-unes :
-A 46 ans je suis parti vivre 3 ans en Albanie là le choc fut incroyable à tous points de vue, humain, professionnel, découverte d’une belle nature… A tel point que ce pays pour moi est une deuxième patrie où j’ai gardé des attaches très fortes, au contact des gens pétris d’une incroyable philosophie de vie et d’accueil.
- A 56 ans j’ai découvert le voyage à vélo et une première grande expérience la traversée de l’Europe m’a bouleversé, du coup j’ai embrayé sur d’autres grandes traversées.
-A 60 ans j’ai voulu traverser le désert de l’Atacama en autonomie à deux, comme Jésus 40 jours au désert, comme il est écrit dans l’évangile de Saint-Marc, et une fois de plus j’en suis revenu transfiguré.
Mais l’envie d’être étonné je la cherche aussi chez de grands écrivains ou chercheurs, ils nous mettent sur la trace de l’envie d’avoir envie (emprunt à Johny) par la lecture de leurs écrits.
Actuellement rien qu’à travers le livre que j’ai mentionné précédemment, « L’univers à portée de main » ma vision de l’univers est révolutionnée, et quel voyage il me fait faire, et pourtant je suis de formation scientifique et me suis toujours intéressé à l’astrophysique théorique. Une fois de plus j’invite à le lire et pas besoin d’être fort en math.
Théodore Monod mort à 98 ans, qui toujours à 94 ans partait bivouaquer dans le désert à la recherche d’une forme d’absolu en quête de savoir, humble devant les interrogations suscitées par notre univers.
Éric-Emmanuel Schmitt avec son étonnant livre « la révélation du désert » m’a stupéfié, et il n’y a pas besoin d’être croyant pour s’émerveiller de son expérience vécue.
Et les exemples de ce type sont nombreux. Et pourtant en ce qui me concerne alors que je continue de me balader un peu partout (même aussi classiquement pour visiter des villes merveilleuses comme Istamboul, Sarajevo...) au grand désespoir de mon épouse, j’ai trouvé dans les Vosges mon paradis.
Et chaque fois que je pars me perdre dans les forêts au-dessus de chez moi, au moins 150 jours par an à courir après les truites, les cèpes et autres beautés de la nature, j’ai conscience que pour moi je suis dans le plus merveilleux endroit de la planète, et automatiquement le poème « Heureux qui comme Ulysse » me vient en tête.
Ce dernier paragraphe pour affirmer que chacun, ses Himalaya, ses Atacama, ses pistes perdues du bout du monde, il peut les trouver devant sa porte et en ressentir une immense joie. Tant que l’on peut garder sa capacité de s’étonne, de s’émerveiller et de se laisser surprendre, on fera de merveilleux voyages tout simplement en faisant le tour de son quartier ou de sa forêt.
Voilà quelques éléments de réponse que je peux apporter à tes questions.
-A 60 ans j’ai voulu traverser le désert de l’Atacama en autonomie à deux, comme Jésus 40 jours au désert, comme il est écrit dans l’évangile de Saint-Marc,
Evidemment, il était accompagné par l'esprit de Dieu le Père et moi par Flora la Suissesse au moral indestructible, titanesque et sans limite, une déesse!
Luc
Voilà l'esprit qui m'a inspiré dans cette traversée, et elle était toujours devant!!!!
Il ne faut pas se leurrer sur ces fameux "backpackers" croisés ici ou là, surtout à l'heure d'Internet où on a la possibilité de préparer un minimum son voyage !
La plupart du temps, on démarre sac au dos parce qu'on est jeune et que nos moyens financiers ne permettent pas de faire des folies... les dortoirs, même si ça peut être rigolo une fois, ça va un moment et ça n'a rien de vraiment enviable ! (Ça m'est arrivé 2 fois.)
Tu sais le sac à dos ce n'est pas uniquement pour des raisons d'économie et pas seulement parce qu'on est jeune... J'ai commencé avec un sac à dos qui ne dépassait pas les 6 ou 7 kg à 20 ans et à près de 66 ans j'utilise toujours ce mode de bagage et pas du tout pour des raisons financières. L'avantage c'est d'abord la mobilité et puis je ne m'imagine pas trimballer une valise à roulette sur les chemins de l'Himalaya ni pour gravir un sommet Alpin!En montagne on campe à la belle étoile ou on dort en refuge...en dortoirs! Quand on est rodé pour ce genre d'équipement on continue à l'adopter même si on ne va pas à la montagne. C'est peut-être aussi une manière de repousser la vieillesse?😏
Pour ajouter une variation supplémentaire 😛, quand je voyage pour mon travail, je suis toujours en sac à dos, c'est plus pratique de mon point de vue que des roulettes, il m'arrive donc de faire des hotels luxueux en sac à dos.
La meilleure manière de voyager c'est la vôtre, amusez-vous c'est tout.
avec l'accumulation des blogs de voyage vantant les mérites du voyage imprévu sac sur le dos.
Oui, c'est vrai, tous les blogueurs vantent le voyage imprévu... tellement imprévu qu'ils font tous la même chose... Taj Mahal, Machu Pichu, Koh Samui, Bali...
"La meilleure façon de voyager c'est la vôtre, amusez -vous, c'est tout!"😃
...je suis partie en solo en Inde, où je me trouve actuellement, et cette capacité à s'amuser, dans le sens d'enjoy, j'aime le mot en anglais, est importante pour moi, merci de le souligner!
S'émerveiller sans cesse, aller à la rencontre de soi-même, cette aventure intérieure dont on parle, ... et des autres , pour moi je précise, ,est essentielle...
Suis partie avec mon sac à dos, mais balisé plus ou moins mon voyage"on line" avant de partir...donc pas vraiment en mode routard, même si je privilégie les transports locaux, voir, ressentir, tenter de comprendre, j'adore, je suis infiniment heureuse, .... la sensation de tracer ma route, de réaliser et d'accomplir ce que je souhaitais accomplir...avec moi-même comme seule guide...et en même temps en lien avec le monde entier, tous si différents et si semblables....excusez-moi du poncif!
Partir en solo , pour moi, c'est tout sauf partir seule, ceci est encore un autre débat...
En fait, ce qui est important, pour moi toujours, chacun a son ressenti et son avis sur la question, c'est m'émerveiller, et le voyage en individuel ( mais aussi en couple pkoi pas) me permet cela....j'ai expérimenté ts les modes de voyages, chacun a son charme, et je respecte toutes les formules, mais je sais simplement que j'ai trouvé la mienne...enfin celle qui me convient aujourd'hui et maintenant!
Faites de beaux voyages, trouvez et vivez la formule qui vous convient, à vous!....et enjoy!:)
Ella Maillart dans "oasis interdites", que je suis en train de lire : voyage en Chine, Tibet, Inde en 1935, en compagnie de Peter Fleming : elle est heureuse, mais regrette ses derniers voyages solo.
je ne résiste pas, à la lecture de ton message, de te répondre par ce joli passage
ceci dit, bien ok pour dire que chacun son voyage : selon le bonheur que l'on trouve à telle ou telle manière.
L'inverse est tout aussi vrai.
Le train des Maharajas, le Rambagh Palace, ..., sont tout autant l'Inde que la couchette sleeper et les trottoirs de Calcutta.
Vaste débat que la distinction entre bons et mauvais voyageurs.
Pour moi un "bon" voyageur est quelqu'un qui est à la fois acteur de sa démarche de découverte et modeste par rapport au résultat.
Acteur signifie qu'il se projette, s'intéresse un minimum à la particularité du lieu qu'il va parcourir et des populations qu'il va rencontrer et qu'il va ajuster son parcours par rapport à ses attentes. Autrement le voyageur se transforme en vacancier, ce qui est tout à fait respectable, mais n'a rien à voir en terme de volonté de découverte.
Modeste signifie qu'il ne va pas surinterpréter ses expériences et ses accomplissements. C'est bête à dire mais je trouve qu'à notre époque où beaucoup de gens prétendent faire le "tour du monde" cela ne fait pas de mal. Tellement de facteurs peuvent impacter un voyage (qui n'est jamais qu'une succession de passages brefs dans différents lieux) en bien ou en mal qu'il faut éviter au maximum les généralités et les leçons de morale et simplement prendre ce qu'il y a à prendre.
Après "backpacker" ou pas, c'est souvent une question de temps, d'argent et de bagage linguistique, des ressources inégalement disponibles. Certains backpackers tombent dans une quête absolue du moins cher, quitte à ne pas visiter un lieu culturel majeur ou à passer 3x plus de temps dans des transports pour économiser 10, 20 ou 30€, pas sûr que cela en fasse de meilleurs voyageurs.
Pour moi un "bon" voyageur est quelqu'un qui est à la fois acteur de sa démarche de découverte et modeste par rapport au résultat.
Acteur signifie qu'il se projette, s'intéresse un minimum à la particularité du lieu qu'il va parcourir et des populations qu'il va rencontrer et qu'il va ajuster son parcours par rapport à ses attentes. Autrement le voyageur se transforme en vacancier, ce qui est tout à fait respectable, mais n'a rien à voir en terme de volonté de découverte.
99% des membres de ce forum sont, à mon avis, des vacanciers qui prennent leurs congés payés pour partir. Un vacancier ne peux être , selon toi, un voyageur? Aucune volonté de découverte pour cette très grande majorité alors?
Je fais partie de ces gens qui prennent leurs congés payés pour partir occasionnellement dans un pays lointain, je suis donc un touriste comme les autres, pas de volonté de "snobisme" dans mon message.
C'est plus une question de posture que j'essaye de distinguer. Ce n'est à mon avis pas la même démarche de partir en autonomie en Inde ou au Guatemal et de réserver deux semaines en all inclusive à Punta Cana. Le premier cherche généralement à se plonger dans un "environnement" nouveau, le second cherche surtout à se reposer dans un décor différent (ce qui n'est pas déshonorant, je le répète).
Après "backpacker" ou pas, c'est souvent une question de temps, d'argent et de bagage linguistique, des ressources inégalement disponibles. Certains backpackers tombent dans une quête absolue du moins cher, quitte à ne pas visiter un lieu culturel majeur ou à passer 3x plus de temps dans des transports pour économiser 10, 20 ou 30€, pas sûr que cela en fasse de meilleurs voyageurs.
François
Bonjour à tous,
Personnellement, je trouve que le terme "backpacker" ne veut plus dire grand chose. Celui qui porte un sac à dos, quoi. 😉 On peut porter un sac à dos et pas forcément dormir dans des dortoirs d'auberges de jeunesse et voyager "fauché". Il y a des types de voyages où il est impossible de faire autrement. Je m'imagine assez mal tirer une valise à roulettes sur les pentes du Népal ou du Pérou. Et quand on fait un trek, on n'a pas d'autre choix que de dormir dans des lodges quand il y en a (pas ceux des safaris, hein !...) ou sous tente.
(Ce type de voyage coûte parfois plus cher que 2 semaines en "all inclusive" à Punta Cana. Bon je caricature et pinaille un peu... Désolée.😇)
D'ailleurs, je suis toujours étonnée de la réaction de beaucoup de gens qui quand on leur dit qu'on organise son voyage seul répondent systématiquement: "Ah ? Tu pars sac à dos ?"
Comme si il n'y avait pas d'autre alternative.
Il fut un temps où je voyageais "sac à dos", comme beaucoup. Les aspirations de l'époque, et les moyens surtout...
Avec "l'âge", j'ai besoin de davantage de confort qu'avant, je n'ai aucune envie de dormir dans un dortoir et de dîner dans la rue tous les soirs, j'apprécie dormir dans un lieu confortable, de prendre un bon dîner, de louer une voiture lorsque c'est possible. Et ça ne m'empêche pas de profiter à fond de mes voyages, même si mon "émerveillement" a peut être un peu moins d' intensité qu'avant...
Maintenant entre voyage et vacances... C'est pendant mes vacances que je voyage, comme nous tous ou presque. Mais le terme voyage signifie l'aventure, la découverte, le dépaysement alors que le mot vacances un peu "angoissant". Il évoque un certain ennui, une certaine frustration...
Voyager...voyent....paysager...voyager en somme Voir du pays.....apres chacun son style...tant que le voyage métamorphose...apres on peut aimer d'installer dans un pays sans que l'on soit forcemment dans un voyage...l' exemple du VIE à New Delhi est significatif sur la notion de voyage et Je le trouve vraiment pertinent....comme quoi tout est relatif...
Je trouve ce sujet, ou ce débat, étrange. Heureusement qu'il n'y a pas qu'une seule façon de voyager, et je vois pas en quoi une façon serait supérieure à une autre !
Le voyage "sac à dos" n'a jamais été pour moi et je le sais très bien. Je voyage à petit budget mais je cherche un minimum de confort, les dortoirs, jamais de la vie !!! Même loger chez l'habitant ça ne me dit pas trop (bon une nuit ou deux pourquoi pas) pour raisons perso (j'ai un rythme de vie un peu particulier et un sommeil compliqué, en gros), je préfère louer des apparts.
Mais même à petit budget j'aime bien manger décemment. Je n'aime pas passer ma vie dans les transports, je sais que je ne suis pas une "aventurière", donc pour le moment je visite surtout les villes européennes. Et pour le moment ça me va.
Je n'estime pas moins valoir qu'un "bakcpacker" ou autre aventurier qui ira faire du trek dans des montages reculées.
Vaste débat que la distinction entre bons et mauvais voyageurs.
Pour moi un "bon" voyageur est quelqu'un qui est à la fois acteur de sa démarche de découverte et modeste par rapport au résultat.
Acteur signifie qu'il se projette, s'intéresse un minimum à la particularité du lieu qu'il va parcourir et des populations qu'il va rencontrer et qu'il va ajuster son parcours par rapport à ses attentes. Autrement le voyageur se transforme en vacancier, ce qui est tout à fait respectable, mais n'a rien à voir en terme de volonté de découverte.
Modeste signifie qu'il ne va pas surinterpréter ses expériences et ses accomplissements. C'est bête à dire mais je trouve qu'à notre époque où beaucoup de gens prétendent faire le "tour du monde" cela ne fait pas de mal. Tellement de facteurs peuvent impacter un voyage (qui n'est jamais qu'une succession de passages brefs dans différents lieux) en bien ou en mal qu'il faut éviter au maximum les généralités et les leçons de morale et simplement prendre ce qu'il y a à prendre.
Après "backpacker" ou pas, c'est souvent une question de temps, d'argent et de bagage linguistique, des ressources inégalement disponibles. Certains backpackers tombent dans une quête absolue du moins cher, quitte à ne pas visiter un lieu culturel majeur ou à passer 3x plus de temps dans des transports pour économiser 10, 20 ou 30€, pas sûr que cela en fasse de meilleurs voyageurs.
François
Je trouve très pertinente cette notion d'être "acteur" de son voyage ; lorsque j'ai tenté de voyager en "organisé", je me suis trouvé extrêmement passif parce que trop pris en charge, du coup je n'avais pas le plaisir de préparer mon voyage...
Je suis également parfaitement d'accord sur la modestie nécessaire, mais il faut avouer que l'entourage peut pousser à cette surinterprétation... alors toi qui es allé en XXX ou à YYY, dis nous comment ça se passe là bas... et bien moi qui jusqu'à présent n'ai voyagé qu'à l'occasion de mes congés payés, je pense que ce n'est pas parce que j'ai voyagé durant 4 semaines en Chine ou 4 autres semaines en inde que je vais forcément avoir une opinion éclairée sur ces immenses pays !!
Et OK aussi sur la distinction entre vacancier et voyageur... même si cela devient un peu plus subtil... celui qui va passer 2 semaines sans bouger en formule all inclusive dans telle ou telle station balnéaire est certes un vacancier, à l'opposé celui qui part 6 mois en Amérique du Sud sans plan de route est certainement un voyageur, mais où placer la limite entre les 2 ?
Et la notion de "backpacker"... c'est vrai, il y a parfois une "surenchère" dans le voyage à l'économie, parfois pour des broutilles. C'est vrai, il m'est arrivé de jalouser ces jeunes que je croisais alors qu'ils passaient 1 an à explorer l'Asie alors que moi je devais me contenter de mes 2/3/4 semaines de congés, parce que je n'ai jamais pu/su/voulu/osé partir plus longtemps... et c'est vrai aussi, certains "backpackers" ont parfois un comportement qui n'est pas si éloigné de celui de n'importe quel touriste lambda plus ou moins "beauf" dont pourtant dans notre imaginaire, ils sont à l'opposé... Mais pourtant, je continue de penser que le "vrai" voyage, celui qui va permettre de vivre des moments uniques, est souvent celui qui se fait avec une certaine économie de moyens... parce que oui, on peut perdre du temps ou voyager dans l'inconfort... mais est ce que ça n'est pas la contrainte à accepter pour sentir vraiment certains pays ? pour ressentir la distance ? pour comprendre les difficultés mais aussi les plaisirs du quotidien ? qui n'a pas ressenti une émotion particulière en "assistant" à un lever de soleil, au bout d'une nuit à être brinquebalé dans un bus hors d'âge ? sans être des "grands baroudeurs", je pense que nous avons tous en mémoire ce genre de moment... que nous n'aurions pas connus en voyageant en avion ou dans un train luxueux...même si cela aurait effectivement permis de gagner 2 ou 3 fois plus de temps...
Quelles sont les motivations des routards (de surcroît glandeurs), si je peux appeller ça comme cela, vu qu'il ya différentes catégories, il ya ceux qui sont…
Voyager seul, ce n'est pas facile, surtout si on ne connaît pas la langue du pays, je préfère le groupe, c'est plus vivant! Par contre, le contact avec les…
Alors tout d'abord cette situation n'est surement pas général car j'ai rencontré beaucoup de voyageur solo se faisant beaucoup d'amis. Alors voilà je suis…
J’ai pas mal bougé au Vietnam ces dernières années, du delta au sud, aux villes un peu agitées, aux petites îles aussi... mais ce qui me reste vraiment, c’est…
bonjour à tous les voyageurs qui ont les yeux grand ouverts sur le désert ...
je me suis toujours demandé ce que je "foutais" sur la terre. Et pourquoi mon père, mort quelques mois après ma naissance, ancien plus jeune résistant français, avait rejoint la Première Compagnie Sahariene motorisée d'Atar, et passé le reste de sa vie à réparer des moteurs de l'armée, en Algérie, en Mauritanie, au Sénégal, au Mali (qui n'existait pas sous ce nom), au Maroc et pour finir en Algérie où ma mère est née et a grandi. (croyez moi c 'est pas "cool" d'être enfant de militaire en pays occupé par la France et encore moins enfant de "pied noir").
Bien sûr, je n'ai jamais eu de réponse : les morts ne parlent pas, et l'armée ne parle pas.
Seulement, voilà, j'avais des photos...
Alors forcément, un jour j'ai pris la route. Je voulais voir, comprendre.
C'est grâce à VF que j 'ai pu me documenter, un peu, sur le passage de la frontière Maroc Mauritanie et j'en remercie ses membres, tout comme je remercie toutes celles et tous ceux qui m'ont accueillie, pendant 14 ans, sur la route.
Depuis quelques semaines, je me demande si je dois en parler ou pas..
Il se fait que les Mauritaniens ont transformé ma vie en me demandant de l'aide... Et cela, dès le mois de février 2012... (avais je une dette envers eux ? Question sans réponse)
Ah ah. La belle affaire, ils m'avaient vu venir. Mais quand on vous met des enfants malades dans les bras, en vous suppliant de faire quelque chose, qu'auriez vous fait ? J'avais travaillé dans un hôpital, je connaissais un peu les règles à suivre. Je ne me suis pas posé de question.
Et bien, toutes ces années J'ai rencontré des médecins, des chirurgiens, et ensemble, nous avons organisé des prises en charge, des évacuations d'enfant, des formations de chirurgiens, jusqu'à tenter de ne plus faire voyager les enfants hors de leur pays, et cela n'a jamais été simple. J'en profite pour remercier celles et ceux qui nous ont soutenus ainsi que la Chaine de l'Espoir, la Fondation Face au Monde et toutes celles et ceux qui ont tissé des liens entre nos deux pays.
Malheureusement, et malgré les efforts permanents des médecins et chirurgiens mauritaniens, certains enfants n'ont pas pu être pris en charge à temps. Aujourd'hui je voudrais parler de quatre frères et soeurs, orphelins de mère, atteints d'un glaucome congénital provoquant une cécité irréversible. Leur cas m'a été confié en 2020 quelques semaines avant le grand confinement. Nous n'avons rien pu faire pour eux alors, quand leur père m'a demandé un cadeau, je me suis jetée sur mon ordinateur et j'ai écrit une histoire.
A travers un conte, les enfants vont réaliser un grand voyage, explorer leur pays, réaliser un rêve. Jamais je ne pensais que ce livre serait publié, il l'a été, en 2023.
Ce livre rend hommage à la Mauritanie, il est un message pour celles et ceux qui ne se conaissent rien des difficultés de la vie là bas, il porte la dureté et la beauté d'un désert immense où il est possible de se ballader en 4X4, à vélo, à pied, à dos de dromadaire, en toute sécurité, il témoigne de la bienveillance des Mauritaniens pour le voyageur.
En tant que femme seule avec mon véhicule, un vieux Mercedes au chassis maintenant pourri et qui ne roule plus, j'y ai fait les plus belles rencontres de ma vie (j'ai vu d'autres coins du monde...).. Les enfants aveugles de Choum, d'Atar, de Nouadhibou et de Nouakchott sont à jamais dans mon coeur.
Des lectrices bénévoles ont transcrit le livre en versio audio gratuite pour les malvoyants, il est disponible dans les bibliothèques sonores de France, de la Fondation Valentin Hauy, dans la bibliothèque suisse romande.
J'ai effectué mon dernier voyage en Mauritanie avec mon vieux 4X4 afin d'offrir le livre un peu partout et surtout à ses héros et à l'école des malvoyants de Nouakchott.
Ensuite, j'ai pensé que la page devait se refermer parce que je n'ai plus ni les moyens ni la force de voyager.
Mes éditrices avaient choisi de lui donner ce titre : les yeux bleus du désert.
Cette publication a permis à une mission d'ophtalmologues bénévoles suisses de venir opérer les glaucomes en Mauritanie. Je m'en réjouis car chaque année, ils reviennent !
Cette aventure se termine, oui, car il faut une fin à tout, mais au final, elle est née ici, dans le site de VF !! Alors oui, il fallait que je le dise : MERCI !!!!!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?