Voyager, ce n'est pas (forcément) backpacker

This discussion is in French, the community’s main language.

Original post
NI
Salut salut,

Fort d'un nouveau voyage dans les Canaries (Fuerteventura pour être exact), je prolonge ici une discussion que j'avais entamé sur ce même forum et cette même rubrique il y a maintenant quelque chose comme 3 ans.

A ce moment-la, je venais d'essayer de voyager pour la première fois, a 22 ans, avec un Pass Interrail, sac sur le dos, sans avoir rien prévu ou presque, avec pour premiere destination Milan. J'étais revenu plus ou moins la queue entre les jambes. J'avais alors posté un message sur ce forum disant que je m'étais trompé sur l'idée de voyage, que peut-être je n'étais pas fait pour ca. Et a ce moment, nombreuses ont été les réponses productives et intelligentes sur le fait que l'idée de voyage, ca ne veut rien dire. Que je n'étais pas nécessairement forcé de faire comme les backpackers les plus célèbres que l'on trouve sur le net, sac sur le dos, a passer d'hostel en hostel toutes les semaines et qui s'en accommodent trés bien.

Trois ans plus tard, grâce à mon travail et ma volonté personnelle de voyager, j'ai pu bouger plusieurs fois et pris l'habitude de voyager. Et fort de ma superficielle mais néanmoins importante expérience acquise sur ces derniéres année, je pense qu'il est nécessaire pour moi de faire le point sur cette discussion pour que peut-être, d'autres personnes dans le meme cas que moi il y a trois ans puissent se reconnaitre et, je l'espère, etre rassuré par ce que j'ai vécu.

Et donc, je le confirme aujourd'hui, voyager, c'est un concept multiple. Il n'existe pas de bonne ou de mauvaise façon de voyager. Lors de mes premiers voyages, j'ai tenu a m'enfermer dans le carcan baroudeur et globe-trotteur quitte a ce que cela me frustre. Mais je pense qu'il nécessaire de dire le plus possible qu'il n'y a aucune honte a ne pas opter pour ce profil. Oui, un vrai voyageur peut detester les auberges de jeunesse. Oui, un vrai voyageur n'est pas forcement un mec qui n'aura aucun mal a parcourir le monde seul s'il en a envie. Non, un vrai voyageur n'est pas forcement quelqu'un qui va etre le meilleur pour trouver les bons plans a petits prix et optimiser ses dépenses.

Un vrai voyageur, c'est juste quelqu'un qui aime vivre et voir de nouvelles choses. Et ca s'arrête la. Il m'a fallu du temps et des voyages aux profils bien différents our me rendre compte, et chaque nouvelle destination apporte son lot d'apprentissage.

Et comme vous pouvez vous en douter, je correspond a la petite liste au dessus. Je préfère voyager avec quelqu'un, meme si voyager seul n'est pas non plus un vrai probleme. En revanche, voyager seul en auberge de jeunesse, c'est quelque chose que je supporte pas. Je ne supporte pas non plus economiser et prendre trois bus pour faire en 6 heures quelque chose que j'aurais pu faire en 2 en louant ma voiture, ou simplement en voyageant avec la mienne. La frustration qui découle de mon envie de beaucoup voir mais d'être limité par les transports et leurs horaires et itinéraires est absolument énorme pour moi, alors que cela ne posera pas beaucoup de problèmes a d'autres.

En bref, j'espère par ce message aider des voyagers relativement debutants qui auraient des doutes sur leur capacité a voyager parce qu'ils n'ont pas autant apprécié certains de leurs voyages comme ils en rêvaient, le soir, en furetant sur les blogs de voyage sur le net. L'important, c'est de trouver SA façon personnelle de voyager, celle qui maximisera notre plaisir face a l'inconnu.
DJ Djalma Globetrotter ·
Bonjour

Un vrai voyageur, c'est juste quelqu'un qui aime vivre et voir de nouvelles choses.

C'est une définition qui me convient. L'essentiel est avant tout de s'approcher au plus près de ce que l'on recherche c'est valable pour le voyage comme pour d'autres domaines de la vie.
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
CA Cambrousse Globetrotter ·
à chacun son voyage, on est pas en effet forcé d'être backpacker, si on est baqckpacker, on est pas forcé de l'être tout le temps ... et aimer rapidité et confort n'est pas une tare.

je te souhaites de beaux voyages [:)]
http://afriqueparciafriqueparla.blog4ever.com/ http://chacunsonmaroc.blog4ever.com/
NI Nicano ·
Je te remercie ;)

C'est vrai que ce n'est pas une tare, mais c'est, je trouve, quelque chose qu'on a tendance a oublier avec l'accumulation des blogs de voyage vantant les mérites du voyage imprévu sac sur le dos. On en viendrait presque, parfois, a considérer les autres voyageurs différemment.
DJ Djackx67 Veteran ·
Ce que je trouve d'exaspérant c'est que souvent ce sont ces mêmes "backpackers" qui viennent donner des leçons de voyages. Comme dit plus haut a chacun sa façon de voyager. Pis faire un voyage en se privant de plein de choses pour faire des economies...y a certains endroits du monde ou ça vous fait Passer a coté de sites exceptionnels....dommage
LA Laury13 Regular ·
Bonjour,

C'est sympa de votre part, de nous faire part de votre retour et ressenti.

Personnellement, j'ai pris pour habitude de ne consulter que les blogs des personnes qui voyagent à peu près de la même "façon" que moi, donc, jamais les voyages fait par les backpackers. Encore que vous, vous avez essayé les auberges de jeunesse, moi jamais car ça ne correspond pas à mes attentes.

Peut-être que le voyage à deux c'est plus sympa qu'en solo, mais bon, il faut encore pouvoir trouver quelqu'un qui accepte la même destination, accepte de partir à la même période que vous, et tout, et tout... alors, je voyage en solo et c'est peut-être pas prêt de changer !!

Cdt
CA Cambrousse Globetrotter ·
mais heureusement que toute l'offre possible est là, et l'on peut, chacun, se concocter des voyages qui nous conviennent. mais un dénominateur commun : la curiosité et l'envie de bouger [:)]
http://afriqueparciafriqueparla.blog4ever.com/ http://chacunsonmaroc.blog4ever.com/
MA Mathews Globetrotter ·
salut merci pour ce message mais c'est un peu tarabiscoté [:)] Je ne comprends pas où tout cela veut en venir , l'objectivité en est mal définie à on sens.

Trois ans plus tard, grâce à mon travail et ma volonté personnelle de voyager

=>volonté de voyager: ça n'a pas de sens. Généralement on a envie de voyager sinon on ne consulterait pas ce forum mouaha ha Et on reste cloîtré chez soi.

Et fort de ma superficielle mais néanmoins importante expérience acquise

superficielle ça signifie quelque part découvrir les choses en les effleurant sans approfondir les choses. Une expérience qui n'est pas superficielle qu'est-ce que c'est ? Du travail d'archéologue comme dans les fouilles des pyramides égyptiennes ?

Il n'existe pas de bonne ou de mauvaise façon de voyager.

c'est comme le sketch du bon et du mauvais chasseur alors ? La mauvaise façon de voyager c'est de rater à chaque fois le train, le bus, l'avion ?

En bref, j'espère par ce message aider des voyagers relativement debutants

voyageurs débutants...est-ce qu'il faut faire une formation, avoir un diplôme pour voyager ?

Désolé si je joue un peu les casse-pieds
MA Mathews Globetrotter ·
Ce que je trouve d'exaspérant c'est que souvent ce sont ces mêmes "backpackers" qui viennent donner des leçons de voyages.

donc si je comprends être un "backpacker" c'est pas bien alors ?
DJ Djalma Globetrotter ·
Pis faire un voyage en se privant de plein de choses pour faire des economies...y a certains endroits du monde ou ça vous fait Passer a coté de sites exceptionnels....dommage

C'est sans doute paradoxal mais mes plus beaux voyages je les ai faits lorsque j'avais peu de moyens financiers.En effet avec peu de moyens je crois qu'on s'investit plus dans le voyage et le côté aventureux prend alors le dessus on est moins passif et on va aussi plus vers les autres.Enfin c'est comme ça que je l'ai vécu. En fait lors de mes premiers voyages le problème de dépenser ou de faire des économies ne se posait même pas ( à part la dépense initiale du billet d'avion) vu que j'allais systématiquement là où il n'y avait ni route ni électricité et souvent rien à acheter ou presque, donc rien à dépenser ou si peu. Par la suite avec plus de moyens je me suis toujours efforcé de faire comme lorsque j'en avais peu mais cela s'avérait plus difficile car quand on a plus de moyens financiers tout est facilement acquis, on cède à la facilité on se "pose" mentalement et physiquement on perd en audace, on devient "frileux" on se pose aussi des tas de questions qu'on ne se posait pas avant( santé sécurité etc...), on n'est plus acteur de son voyage mais on devient un simple spectateur... Un touriste quoi... Je suis sans doute aussi passé à côté de beaucoup de "sites exceptionnels" mais pour ma part cela n'avait et n'a toujours pas une grande importance.
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
NI Nicano ·
Mon message est on ne peut plus clair, c'est juste vous qui prenez les choses très littéralement par moment, ou alors parfois meme volontairement a cote. Et ca, bah c'est pas ma faute.

Volonté de voyager, ca a du sens. C'est ma volonté de me bouger le fion et de partir malgré mes reticences avec ma premiere experience ratée que j'ai mentionnée dans mon 1er post. Parce que oui, quand on revient chez soi après un jour a l'étranger, avec un gout amer dans la bouche, faut avoir de la volonté pour repartir.

Dans ce contexte, une expérience superficielle, ca vaut dire que j'ai pas fait e tour du monde 4 fois. J'ai juste bougé a quelques endroits plus ou moins différents en Europe. Donc oui, c'est une expérience du voyage superficielle.

Bah justement, c'est ce que je dis, chacun fait comme il veut pour voyager, simplement t'auras des gens qui vont te dire que y'a une mauvaise facon de voyager, et c'est de ca que je parlais.

Et voyageur debutant, ce sont les voyageurs qui ont pas énormément voyagé.

Ok tu t'excuses de jouer les casse-pieds, mais franchement, vu ton message, t'as fait exprès, tu pensais pas du tout ce que t'as écris, sinon c'est pas possible de tout prendre au pied de la lettre comme ca systématiquement.
EL Elhine Globetrotter ·
bonjour Nicolas,

Je crois me souvenir avoir participé à la discussion lancée il y a quelque temps que tu décris ici. Si tu pouvais nous la remonter, je plongerai bien dedans, voir un peu ce que j'ai pu y dire à l'époque.

A l'époque j'étais très proche du mode voyage "backpacker". Ma façon de voyager a beaucoup changé depuis 2 ans. Depuis que j'ai vécu 10 mois à l'étranger (Maroc). Il m'a fallu cette expérience de travail et de proximité avec la vie ordinaire des Marocains pour beaucoup moins rechercher le mode "baroudeuse".

Et oui, désormais j'apprécie la location de voiture pour aller quelque part (je n'étais plus en vacances lors de cette année au Maroc, et les week-ends étaient courts !). J'ai apprécié un certain confort en vacances quand toute l'année de travail limitait le confort de la vie ordinaire. etc etc. J'ai partagé avec les Marocains ce désir légitime de se reposer aussi sur du confort matériel, et ça s'éloigne forcément de l'aspiration toute occidentale de la notion d''authentique"... Mais je ne regrette pas ces voayges passés ! ce mode de voyage répondait vraiment à mes aspirations, et j'en gardé des chouettes de relations, des supers souvenirs, de belles découvertes.

Mais je ne mets plus mon curseur au même endroit, concernant le mode de voyage, concernant mon notion d'interculturalité. Pourtant, j'ai toujours autant de contacts très sympas au cours de mes voyages.

Bon, c'est vrai, je vieillis, aussi. [:P]

Au moins, tu n'auras pas été obligé de passer par une expat pour ressentir et exprimer ton plaisir à voyager autrement qu'en mode "backpacker". [;)]

Et tu l'exprimes drôlement bien. C'est un plaisir de te lire.

Murielle
... là-bas si j'y suis...
PH Philipfrench Regular ·
Bonjour,

Ce qui importe avant tout c'est : avez-vous été heureux de votre voyage? Avez-vous envie de repartir? Est-ce que votre voyage correspond à ce que vous êtes? Si c'est oui, alors continuez de faire ce que vous aimez et ne vous souciez pas des critiques. Le monde est assez vaste pour toutes les façons de voyager et pour tous les voyageurs.

En ce qui me concerne je voyage avec un tout petit sac à dos et relativement peu d'argent (par nécessité, pas par choix), j'achète un billet d'avion et pour la suite j'improvise. Je ne prépare rien à l'avance. C'est ce que j'aime. Nous sommes donc très différents dans notre approche du voyage. Pour autant je ne me prétend pas "vrai voyageur", je ne sais même pas ce que ça peut vouloir dire. Et il ne me viendrai pas à l'esprit de donner des leçons de "vrai voyage" à qui que ce soit.

Bonne continuation
NI Nicano ·
Salut Elhine,

Voici la discussion : https://voyageforum.com/discussion/je-me-suis-trompe-idee-voyage-d7119454/

Je viens de voir la premiere page, et effectivement tu y étais. Quelle memoire, bravo !

Ce que tu dis est tres interessant, ce changement du a une expatriation a beaucoup de sens ... Il est vrai que la premiere raison, en tout cas d'un point de vue extérieur, de vouloir tenter l'experience backpacker, c'est d'essayer de se rapprocher d'une sorte d'authenticité. Ou en tout cas, de l'idée que nous, occidentaux, nous faisons de l'authenticité. Meme si cela peut parfois nuire a la découverte. Je te remercie en tout cas.

Effectivement Philipfrench, ca me semble etre le seul critère qui compte pour decider de ou et comment voyager ;)

Vous semblez avoir tous les deux trouvé une facon qui vous satisfasse pleinement. Pour ma part, c'est encore en maturation. Au vue de mes récentes experiences, j'étudie de plus ne plus la question de voyager en voiture/van aménagé, qui, a vue de nez, me permettrait de m'affranchir des choses qui me frustrent en voyage. Apres, pour savoir si c'est effectivement la bonne formule, faut tester.
MO Mong1 Globetrotter ·
Bonjour,

Je me rappelle bien de ton post, auquel j'avais moi aussi répondu...

On apprend de ses erreurs n'est-ce pas ! [:)] C'est bien que tu aies eu l'envie de retenter l'expérience du voyage, la volonté, une forme de courage de ne pas en rester là. L'envie de te dépasser en quelque sorte, de te prouver (ainsi qu'aux autres) que tu étais capable, ta fierté ayant été quelque peu bousculée après cette forme d'échec, cette déception... Au lieu de te dégoûter du voyage, cet échec personnel et l'envie de voir plus loin, t'auront servi !

Je n'aime pas le mot "backpacker", cette forme de cliché du routard sac sur le dos (à l'heure où tout le monde possède une valise ou un sac à roulettes) qui ne veut pas, ou plus dire grand-chose. On peut très bien être les deux, aimer les chemins de traverse, se sentir loin de tout à certains moments du voyage, apprécier les logements chez l'habitant, les petits hôtels sympathiques, les heures mémorables passées dans les transports locaux... et on peut goûter une autre forme de voyage, choisir de partir moins loin, moins longtemps, avec d'autres moyens, se réjouir d'un hôtel de charme, d'un joli riad.

Il ne faut pas se leurrer sur ces fameux "backpackers" croisés ici ou là, surtout à l'heure d'Internet où on a la possibilité de préparer un minimum son voyage ! La plupart du temps, on démarre sac au dos parce qu'on est jeune et que nos moyens financiers ne permettent pas de faire des folies... les dortoirs, même si ça peut être rigolo une fois, ça va un moment et ça n'a rien de vraiment enviable ! (Ça m'est arrivé 2 fois.)

Tu as découvert une forme de voyage, avec des notes positives, des choses qui ne te correspondent pas (voyager seul n'est pas toujours facile, ni amusant)... tu apprendras d'autres choses en continuant ! L'essentiel est de voyager comme tu en as envie !
DJ Djalma Globetrotter ·
Il ne faut pas se leurrer sur ces fameux "backpackers" croisés ici ou là, surtout à l'heure d'Internet où on a la possibilité de préparer un minimum son voyage ! La plupart du temps, on démarre sac au dos parce qu'on est jeune et que nos moyens financiers ne permettent pas de faire des folies... les dortoirs, même si ça peut être rigolo une fois, ça va un moment et ça n'a rien de vraiment enviable ! (Ça m'est arrivé 2 fois.)

Tu sais le sac à dos ce n'est pas uniquement pour des raisons d'économie et pas seulement parce qu'on est jeune... J'ai commencé avec un sac à dos qui ne dépassait pas les 6 ou 7 kg à 20 ans et à près de 66 ans j'utilise toujours ce mode de bagage et pas du tout pour des raisons financières. L'avantage c'est d'abord la mobilité et puis je ne m'imagine pas trimballer une valise à roulette sur les chemins de l'Himalaya ni pour gravir un sommet Alpin!En montagne on campe à la belle étoile ou on dort en refuge...en dortoirs! Quand on est rodé pour ce genre d'équipement on continue à l'adopter même si on ne va pas à la montagne. C'est peut-être aussi une manière de repousser la vieillesse?
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
MO Mong1 Globetrotter ·
Bien sûr que le sac à dos est utilisé avant tout pour des raisons pratiques, là où un sac à roulettes ne roulerait pas, pour une plus grande liberté de mouvements, dans les transports etc. Mais regarde dans les aéroports le nombre de sacs ou valises à roulettes...

Je l'évoquais en tant que "symbole" correspondant à l'image du routard, illustrée par le guide du même nom avec son petit globe sur le dos ! [:)] (Les routards des années 70, 80...)
LU Lucbertrand Globetrotter ·
Bonjour Nicolas, très bien cette interrogation sur le voyage. D’ailleurs si l’on ne voyage pas, ne peut-on pas vivre aussi des choses extraordinaires ? Peut-être le voyage permet-il de réaliser que l’on est très bien chez soi, mieux que partout ailleurs ? Un peu à la manière du poème de du Bellay « Heureux qui comme Ulysse ». Les modes nous formatent. On se laisse entraîner, mais si cela ne nous plaît pas, libre à chacun de faire autrement. Cependant, l’image du baroudeur auquel on cherche à s’assimiler consciemment ou non, nous colle à la peau et à l’esprit. Les grands écrivains voyageurs aussi nous orientent. Quand on lit Nicolas Bouvier, on réalise que le voyage se vit à travers des épreuves que l’on s’impose. Outre le fait d’avoir écrit une formule du genre « on ne fait pas un voyage, c’est le voyage qui vous fait ou vous défait » il a aussi écrit (extrait que l’on peut lire en quatrième de couverture de ses œuvres, gros bouquin de 1400 pages publié chez Gallimard) : on s’en va « pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces serviettes élimées par les lessives qu’on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels…Sans ce détachement et cette transparence, comment espérer faire voir ce qu’on a vu ? ». Cette vision du voyage est extrême, et cependant elle a fait rêver beaucoup de monde. Mais elle peut aussi apparaître un peu contradictoire. Elle semble exprimer, d’un côté une recherche intérieure, seul, face à l’adversité, mais d’un autre une envie de partager et de raconter. Chacun a ses propres raisons de voyager. Bagpacker ou pas, à mon sens on est plus statistiquement dans une affaire de coût et de moyens financiers, s’il s’agit de faire le choix entre des dortoirs ou des hôtels. Autonomie ou accompagné par une agence on est plus dans une philosophie de voyage, soit peur de trop d’incertitude et ne pas oser se lancer seul, ou envie de gagner du temps pour en voir un maximum en un minimum de temps sans avoir à chercher. Et puis il y a les voyages plus ou moins aventureux où l’on cherche à confronter en autonomie à la nature, comme des grandes traversées de zones de montagne, ou de grands déserts. L’adrénaline produite par l’engagement physique et mental est une véritable drogue chez certains, et ils envisagent difficilement un voyage sans risques. Chacun de nous en fonction d’une multitude de facteurs, qu’ils soient physiques, mentaux ou matériels évolue au cours de sa vie et peut se sentir aspiré par une envie qu’il aurait repoussée précédemment. Il arrive aussi qu’une aventure ayant laissé des souvenirs désagréables, voire plus, même abandonnée, vous amène à analyser le pourquoi. Et de façon surprenante, avec le temps et la réflexion, l’envie d’y retourner se fait de plus en plus pressante et finit par vous submerger. Et alors, surprise ce qui vous avait rebuté, c’est cela que vous trouvez sublime dans cette nouvelle tentative. Nous sommes fluctuants comme nos pulsions. Et puis, on peut être amené aussi pour différentes raisons à voyager très différemment en fonction de qui nous accompagne. Cette dimension du rapport aux personnes avec lesquelles on part est une vraie expérience du voyage. Je ne peux qu’encourager à se frotter à de nombreux autres voyageurs et à s’embarquer ensemble pour des durées plus ou moins longues, on y apprend aussi beaucoup sur soi. On pourrait disserter à l’infini sur le voyage, nos motivations, et ce qu'on en attend en retour, en convoquant les écrivains qui nous ont propulsés sur les routes, Sylvain Tesson, Ella Maillart, Sarah Marquis, Paul Morand, Mike Horn, Bernard Ollivier, Albert Londres, Joseph Kessel, Henri de Monfreid et beaucoup d’autres, sans oublier les classiques un peu plus anciens, les descriptions de la nature de Victor Hugo vous donnent envie de partir tout de suite. Pour ma part en guise de conclusion, lorsque je ne voyage pas avec mon épouse, le fil directeur qui me pousse au départ se résume à cette phrase de Nikos Kazantzakis : Un jour où je n’ai pas souffert est un jour où je n’ai pas vécu.

Luc PS: de me lâcher par écrit sur le voyage , ça me fait voyager
CA Cambrousse Globetrotter ·
Un jour où je n’ai pas souffert est un jour où je n’ai pas vécu.

je ne parlerais pas dans mon cas de souffrance, mais dans mes voyages, j'aime bien que les choses me résistent, ce sont, lorsque j'y repense, mes meilleurs souvenirs : comment se débrouiller pour trouver seule les solutions, tracer ma petite voie, comment aller ici et là, sans avoir devant moi, derrière, autour, mille recommandations et surtout pas d’organisateur qui ferait à ma place. maintenant surtout que, à la retraite, le temps est ma richesse. j'aime les points d'interrogations. Bien sur ce ne sont pas des aventures extraordinaires, mais elles me sont propres, et alors elles me sont très chères. Bien sur aussi je mets mes pas dans d'autres pas, avec plaisir, mais j'aime surtout improviser, chercher, avoir des doutes. C'est ça ? c'est pas ça ? où ça mène, où ça me mène ? qu'est-ce que je fais là ? dans nos vies occidentales, la rapidité, la sécurité sont le pain quotidien, alors un peu de rupture avec ça, j'aime bien.

merci de ton partage.
http://afriqueparciafriqueparla.blog4ever.com/ http://chacunsonmaroc.blog4ever.com/
DJ Djalma Globetrotter ·
cette phrase de Nikos Kazantzakis : Un jour où je n’ai pas souffert est un jour où je n’ai pas vécu.

Il a écrit:

Le grand espoir du voyageur est de trouver aux terres lointaines les images qui expriment son âme et l’aident à sauver et à se sauver.Les voyages et les rêves représentent les guides de ma vie.Plus je voyage plus je sens que le voyage est pour moi un besoin de liberté

Nikos Kazantzakis ( un auteur qui m'est cher)
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
AT Atila Globetrotter ·
j'achète un billet d'avion et pour la suite j'improvise. Je ne prépare rien à l'avance. C'est ce que j'aime.

C'est une formule qui demande du temps.

C'est aussi une formule qui ne permet pas forcément la découverte de certains aspects d'un pays (les aspects qui font que le plus grand nombre voyage) faute de place (et aussi pour certains de moyens).
AT Atila Globetrotter ·
Sylvain Tesson, Ella Maillart, Sarah Marquis, Paul Morand, Mike Horn, Bernard Ollivier, Albert Londres, Joseph Kessel, Henri de Monfreid et beaucoup d’autres,

Je ne sais pas si certains de ces auteurs ne sont pas plutôt partis à la découverte d'eux-même qu'à la découverte du monde...
AT Atila Globetrotter ·
si je comprends être un "backpacker" c'est pas bien alors ?

C'est bien si on voyage comme cela parce qu'on a envie de voyager comme cela et qu'on ne snobe pas les autres parce qu'ils voyagent différemment ... Et vice versa...
LU Lucbertrand Globetrotter ·
Bonsoir Jan-Michel, alors puisqu'on est dans les citations, qui se rapportent au voyage, l'une de celles qui me parlent le plus, surtout à vélo c'est celle de Saint-Exupéry :

"Seule compte la démarche, car c'est elle qui dure et non le but, qui n'est qu'illusion du voyageur, lorsqu'il marche de crête en crête, comme si le but atteint avait un sens."

Luc
LU Lucbertrand Globetrotter ·
Bonsoir Attila, y-a-t-il des lignes de démarcation bien claires entre l'aspiration à connaître le monde et à se connaître soi? N'est-on pas en présence d'une seule et même recherche? Un peu à la manière des scientifiques à la recherche de l'unification des quatre "forces" qui régissent notre univers. A ce propos un livre fabuleux, accessible à tous, surtout le non matheux, une seule formule dans le livre de presque 600 pages E=mc2 (le 2 il faut lire au carré, mais snif je ne sais pas faire sur l'ordi alors on peut écrire E=mcc, mais c'est moins esthétique) le titre "L'univers à portée de main" de Christophe Galfard (j'ai lu). Le plus extraordinaire, les non-matheux comprendront comme ceux qui ont fait des études supérieures en mathématiques et physique, mais tous en sortiront avec une autre vision de notre univers, bien loin de ce que nos sens pourraient nous faire croire. Luc
MA Mathews Globetrotter ·
bonsoir,

Mon message est on ne peut plus clair, c'est juste vous qui prenez les choses très littéralement par moment, ou alors parfois meme volontairement a cote. Et ca, bah c'est pas ma faute.

je n'ai pas écris que c'était de votre faute ; là on sent une pointe de susceptibilité. Mon message n'était pas du tout péjoratif

Dans ce contexte, une expérience superficielle, ca vaut dire que j'ai pas fait e tour du monde 4 fois. J'ai juste bougé a quelques endroits plus ou moins différents en Europe. Donc oui, c'est une expérience du voyage superficielle. Et voyageur debutant, ce sont les voyageurs qui ont pas énormément voyagé.

voyageur débutant ou expérimenté pour moi ça ne veut absolument rien dire. Ensuite il y a des gens qui font 10 fois le tour du monde et qui s'ennuient pour autant. On peut très bien partir en voyage en prenant son vélo par exemple et sur des pistes cyclables aller à la découverte du monde

Ok tu t'excuses de jouer les casse-pieds, mais franchement, vu ton message, t'as fait exprès, tu pensais pas du tout ce que t'as écris, sinon c'est pas possible de tout prendre au pied de la lettre comme ca systématiquement.

Je n'ai pas écris ce que je pensais j'ai posé quelques questions demeurées sans réponse.
MA Mathews Globetrotter ·
C'est bien si on voyage comme cela parce qu'on a envie de voyager comme cela et qu'on ne snobe pas les autres parce qu'ils voyagent différemment ... Et vice versa...

je n'ai jamais affirmé le contraire ! Est-ce le cas ? Et puis voyager comme un backpacker ou en jet-privé avec limousine et sacs Vuitton je m'en fiche totalement , les gens font ce qu'ils veulent Quand je prends l'avion pour aller au Pérou ou Asie du Sud-Est je me moque totalement de ce que pense les gens c'est mon problème pas le leur.. Là c'est se créer des problèmes de manière totalement inutile, se créer des problèmes qui n'en sont pas
MA Mathews Globetrotter ·
Bonsoir Attila, y-a-t-il des lignes de démarcation bien claires entre l'aspiration à connaître le monde et à se connaître soi?

c'est une problématique qui relève plus du développement personnel , de la psychologie et des relations sociales que du voyage en lui-même Maintenant "se connaître soi" c'est pas si facile. Surtout se construire soi-même. Car pour se construire soi-même, il y a le regard et les injonctions morales de la société , de l'environnement familial.
AT Atila Globetrotter ·
N'est-on pas en présence d'une seule et même recherche?

La recherche finie et donc la connaissance de soi même atteinte, on n'a plus besoin de voyager, on ne voyage plus ?

Ben y en a qui mettent très longtemps à se découvrir...

Je ne pense pas que toutes les formes de voyage soient initiatiques surtout passé 25 ans.
DJ Djalma Globetrotter ·
Seule compte la démarche, car c'est elle qui dure et non le but, qui n'est qu'illusion du voyageur

C'est sûr, surtout si on ne se fixe pas vraiment de but au départ! Est-ce qu'on éprouve les mêmes sensations quand on fait son chemin à vélo dans l'Atacama que quand on sy déplace en voiture de location? Idem pour un sommet à gravir ça peut aussi ( pas toujours) se faire en hélicoptère.Une fois en haut quel que soit la manière d'y accéder on a la même vue et on peut faire la même photo!...
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
DJ Djalma Globetrotter ·
Ben y en a qui mettent très longtemps à se découvrir...

L'important réside peut être plus dans la recherche que dans la découverte? Comme l'a fait d'ailleurs remarquer Luc dans l'importance de la démarche et non du but à atteindre. J'imagine bien que tout le monde ne se pose pas ces questions.
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
PA Paladin2011 Regular ·
Reflexion interessante. Pour ma part a part quelques voyages en "sac a dos" et transports en commun, comme recemnent le vietnam du nord au sud, mais peu finalement, j ai toujours su que ce n etait pas trop "mon truc". Et que le mode de voyage, le moyen de me deplacer et de vivre, en recherchant le plus d autonomie possible, donc de liberté, est ce qui compte le plus pour moi, plutot que voir des tonnes d endroits , trimballé de bus en train, d hotels en avions, etc. Je n y prends que tres peu de plaisir. Donc je privilegie au maximum les voyages à velo et la tente, en kayak, en voilier, à pied, au pire en scooter loué ou voiture d occas et dormir dedans etc. Meme si j evite au maximum les vehicules moteurs, donc polluants, je comprends ceux qui vivent ou voyagent en fourgon ou van , CC, etc, meme s ils ne peuvent pas aller partout ou vagabondent seulement en france, europe par exemple, les prix des traversees oceaniques faisant exploser le budget et d autres limites ou interdictions de frontieres. Au final, ce que je recherche surtout dans le voyage comme dans la vie, ce n est pas de consommer , y compris des pays ou les collectionner ou voir tout et n importe quoi, ni d arriver a une destination precise, mais le chemin et la maniere de voyager. Tracer ma propre route par moi meme autant que possible La fin ne justifiant pas les moyens selon moi!
DJ Djalma Globetrotter ·
Meme si j evite au maximum les vehicules moteurs, donc polluants, je comprends ceux qui vivent ou voyagent en fourgon ou van, CC, etc, meme s ils ne peuvent pas aller partout ou vagabondent seulement en france, europe par exemple,

Salut, Si l'on doit toujours se poser la question de la pollution qu'on occasionne lorsqu'on voyage on se trouvera vite limité quand même. Utiliser une fourgonnette pour un voyage au long cours ou bien prendre l'avion pour aller à l'autre bout du monde et continuer à pied à vélo en transports en commun ça doit bien se valoir en terme de pollution si on ne se limite pas qu'à la seule consommation de carburant pour son voyage. En effet, si tu pars pour un voyage de plusieurs mois avec un van, pendant toute la durée de ton périple tu ne consommeras pas l'énergie (Gaz fuel électricité, bois) que tu aurais consommé dans ton logement, consommation non négligeable surtout durant la période hivernale!

Au final, ce que je recherche surtout dans le voyage comme dans la vie, ce n est pas de consommer, y compris des pays ou les collectionner ou voir tout et n importe quoi, ni d arriver a une destination precise, mais le chemin et la maniere de voyager. Tracer ma propre route par moi meme autant que possible

A chacun son mode de fonctionnement à mon avis aucun n'est supérieur ou inférieur à l'autre.. On peut être transporté par un concerto pour violon de Mendelssohn ou pour piano de Mozart , ou préférer le power métal ou le rap... C'est pareil en voyage.Mon intérêt s'est toujours porté vers les peuples et les cultures avant les paysages "cartes postales" et je préfère ( de plus en plus) me cantonner à une ou deux régions d'un même pays plutôt que de parcourir celui-ci de long en large, assis dans un véhicule motorisé, même si ça me fait passer à côté des "incontournables" Si l'effort physique est aussi de la partie et c'est souvent le cas lorsqu'on cherche l'évasion et l'aventure en empruntant les "chemins de traverse", alors je suis vraiment dans mon élément.Loin de là de dire que c'est la seule voie possible!
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
LU Lucbertrand Globetrotter ·
Bonjour Attila, intéressante la discussion, mais pour commencer cela me fait « tout bizarre » de répondre à Attila, surtout quand c’est une femme.

Pour moi Attila c’était ce grand chef de guerre qui avec ses cavaliers déferlait sur l’Asie et l’Europe. Ses troupes étaient structurées par groupes de 10 dont l’un des soldats était le chef des 9 autres, donc responsable du comportement de tous. Ils étaient très mobiles à cheval et capables de tirer à l’arc dans toutes les positions en pleine cavalcade. De ce fait pas grand monde n’était en mesure de leur résister. Mais si parfois dans cette troupe agile et manœuvrière un groupe faiblissait et reculait le chef était immédiatement décapité. Désolé, mais Attila pour moi c’est cette image que cela évoque.

Revenons à nos moutons (plus pacifiques)

Tout d’abord un grand merci à Jean-Pierre qui est un bon avocat et qui m’a bien défendu en étant fidèle à ma pensée. Mais en préambule je tiens à préciser que je n’oppose pas les manières de voyager et je ne les classe surtout pas en bonnes et mauvaises. J’exprime simplement ce que je ressens.

Lorsque tu dis « la recherche, … connaissance de soi atteinte », à mon sens on en arrive là uniquement lorsqu’on est mort. Toute sa vie quel que soit son âge on reste en attente du prochain grand choc qui va nous cueillir à froid alors qu’on ne l’attend pas et qui va nous émerveiller et changer notre regard sur notre acquit personnel.

Tu sembles dire qu’à partir de 25 ans on s’est déjà bien structuré, sans doute as-tu raison, mais à mon sens il faut rester très malléable à ce qui nous entoure, condition indispensable à garder sa capacité d’émerveillement.

Pour prendre que mon pauvre petit exemple, je me souviens effectivement j’avais moins de 25 ans lors de ma première grande paroi d’escalade, j’ai découvert un autre monde sur des centaines de mètres de verticalité et je me souviens de cette première expérience avec une grande précision, même si cela fait plus de 40 ans, sniff !

Mais ce premier choc émotionnel ne fut pas le seul, et les expériences à forme initiatiques furent nombreuses et j’en citerai quelques-unes :

-A 46 ans je suis parti vivre 3 ans en Albanie là le choc fut incroyable à tous points de vue, humain, professionnel, découverte d’une belle nature… A tel point que ce pays pour moi est une deuxième patrie où j’ai gardé des attaches très fortes, au contact des gens pétris d’une incroyable philosophie de vie et d’accueil.

- A 56 ans j’ai découvert le voyage à vélo et une première grande expérience la traversée de l’Europe m’a bouleversé, du coup j’ai embrayé sur d’autres grandes traversées.

-A 60 ans j’ai voulu traverser le désert de l’Atacama en autonomie à deux, comme Jésus 40 jours au désert, comme il est écrit dans l’évangile de Saint-Marc, et une fois de plus j’en suis revenu transfiguré.

Mais l’envie d’être étonné je la cherche aussi chez de grands écrivains ou chercheurs, ils nous mettent sur la trace de l’envie d’avoir envie (emprunt à Johny) par la lecture de leurs écrits.

Actuellement rien qu’à travers le livre que j’ai mentionné précédemment, « L’univers à portée de main » ma vision de l’univers est révolutionnée, et quel voyage il me fait faire, et pourtant je suis de formation scientifique et me suis toujours intéressé à l’astrophysique théorique. Une fois de plus j’invite à le lire et pas besoin d’être fort en math.

Théodore Monod mort à 98 ans, qui toujours à 94 ans partait bivouaquer dans le désert à la recherche d’une forme d’absolu en quête de savoir, humble devant les interrogations suscitées par notre univers.

Éric-Emmanuel Schmitt avec son étonnant livre « la révélation du désert » m’a stupéfié, et il n’y a pas besoin d’être croyant pour s’émerveiller de son expérience vécue.

Et les exemples de ce type sont nombreux. Et pourtant en ce qui me concerne alors que je continue de me balader un peu partout (même aussi classiquement pour visiter des villes merveilleuses comme Istamboul, Sarajevo...) au grand désespoir de mon épouse, j’ai trouvé dans les Vosges mon paradis.

Et chaque fois que je pars me perdre dans les forêts au-dessus de chez moi, au moins 150 jours par an à courir après les truites, les cèpes et autres beautés de la nature, j’ai conscience que pour moi je suis dans le plus merveilleux endroit de la planète, et automatiquement le poème « Heureux qui comme Ulysse » me vient en tête.

Ce dernier paragraphe pour affirmer que chacun, ses Himalaya, ses Atacama, ses pistes perdues du bout du monde, il peut les trouver devant sa porte et en ressentir une immense joie. Tant que l’on peut garder sa capacité de s’étonne, de s’émerveiller et de se laisser surprendre, on fera de merveilleux voyages tout simplement en faisant le tour de son quartier ou de sa forêt. Voilà quelques éléments de réponse que je peux apporter à tes questions.

Luc
DJ Djalma Globetrotter ·
-A 60 ans j’ai voulu traverser le désert de l’Atacama en autonomie à deux, comme Jésus 40 jours au désert, comme il est écrit dans l’évangile de Saint-Marc,

Tu crois qu'il était accompagné?[;)]
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
LU Lucbertrand Globetrotter ·
Evidemment, il était accompagné par l'esprit de Dieu le Père et moi par Flora la Suissesse au moral indestructible, titanesque et sans limite, une déesse! Luc Voilà l'esprit qui m'a inspiré dans cette traversée, et elle était toujours devant!!!!





MA Mathews Globetrotter ·
Tu crois qu'il était accompagné?[;)]

oui car Jésus crie et la caravane passe mouarf mouarf désolé pas pu m'en empêcher
TO Toth Veteran ·
Il ne faut pas se leurrer sur ces fameux "backpackers" croisés ici ou là, surtout à l'heure d'Internet où on a la possibilité de préparer un minimum son voyage ! La plupart du temps, on démarre sac au dos parce qu'on est jeune et que nos moyens financiers ne permettent pas de faire des folies... les dortoirs, même si ça peut être rigolo une fois, ça va un moment et ça n'a rien de vraiment enviable ! (Ça m'est arrivé 2 fois.)

Tu sais le sac à dos ce n'est pas uniquement pour des raisons d'économie et pas seulement parce qu'on est jeune... J'ai commencé avec un sac à dos qui ne dépassait pas les 6 ou 7 kg à 20 ans et à près de 66 ans j'utilise toujours ce mode de bagage et pas du tout pour des raisons financières. L'avantage c'est d'abord la mobilité et puis je ne m'imagine pas trimballer une valise à roulette sur les chemins de l'Himalaya ni pour gravir un sommet Alpin!En montagne on campe à la belle étoile ou on dort en refuge...en dortoirs! Quand on est rodé pour ce genre d'équipement on continue à l'adopter même si on ne va pas à la montagne. C'est peut-être aussi une manière de repousser la vieillesse?

Pour ajouter une variation supplémentaire [:P], quand je voyage pour mon travail, je suis toujours en sac à dos, c'est plus pratique de mon point de vue que des roulettes, il m'arrive donc de faire des hotels luxueux en sac à dos.

La meilleure manière de voyager c'est la vôtre, amusez-vous c'est tout.
Ma Galerie Photos
SC Schtrotsy Regular ·
avec l'accumulation des blogs de voyage vantant les mérites du voyage imprévu sac sur le dos.

Oui, c'est vrai, tous les blogueurs vantent le voyage imprévu... tellement imprévu qu'ils font tous la même chose... Taj Mahal, Machu Pichu, Koh Samui, Bali...
BA Badou38 Regular ·
"La meilleure façon de voyager c'est la vôtre, amusez -vous, c'est tout!"😃 ...je suis partie en solo en Inde, où je me trouve actuellement, et cette capacité à s'amuser, dans le sens d'enjoy, j'aime le mot en anglais, est importante pour moi, merci de le souligner! S'émerveiller sans cesse, aller à la rencontre de soi-même, cette aventure intérieure dont on parle, ... et des autres , pour moi je précise, ,est essentielle... Suis partie avec mon sac à dos, mais balisé plus ou moins mon voyage"on line" avant de partir...donc pas vraiment en mode routard, même si je privilégie les transports locaux, voir, ressentir, tenter de comprendre, j'adore, je suis infiniment heureuse, .... la sensation de tracer ma route, de réaliser et d'accomplir ce que je souhaitais accomplir...avec moi-même comme seule guide...et en même temps en lien avec le monde entier, tous si différents et si semblables....excusez-moi du poncif! Partir en solo , pour moi, c'est tout sauf partir seule, ceci est encore un autre débat... En fait, ce qui est important, pour moi toujours, chacun a son ressenti et son avis sur la question, c'est m'émerveiller, et le voyage en individuel ( mais aussi en couple pkoi pas) me permet cela....j'ai expérimenté ts les modes de voyages, chacun a son charme, et je respecte toutes les formules, mais je sais simplement que j'ai trouvé la mienne...enfin celle qui me convient aujourd'hui et maintenant! Faites de beaux voyages, trouvez et vivez la formule qui vous convient, à vous!....et enjoy!:)
CA Cambrousse Globetrotter ·
Ella Maillart dans "oasis interdites", que je suis en train de lire : voyage en Chine, Tibet, Inde en 1935, en compagnie de Peter Fleming : elle est heureuse, mais regrette ses derniers voyages solo.

je ne résiste pas, à la lecture de ton message, de te répondre par ce joli passage



ceci dit, bien ok pour dire que chacun son voyage : selon le bonheur que l'on trouve à telle ou telle manière.
http://afriqueparciafriqueparla.blog4ever.com/ http://chacunsonmaroc.blog4ever.com/
ME Merabharat ·
Lorsque que l'on a besoin de trop de confort, on manque énormément de choses en voyage, et le moindre contre temps devient insupportable.
Skanda
AT Atila Globetrotter ·
L'inverse est tout aussi vrai. Le train des Maharajas, le Rambagh Palace, ..., sont tout autant l'Inde que la couchette sleeper et les trottoirs de Calcutta.
BA Bardamu76 Veteran ·
Bonjour,

Vaste débat que la distinction entre bons et mauvais voyageurs.

Pour moi un "bon" voyageur est quelqu'un qui est à la fois acteur de sa démarche de découverte et modeste par rapport au résultat.

Acteur signifie qu'il se projette, s'intéresse un minimum à la particularité du lieu qu'il va parcourir et des populations qu'il va rencontrer et qu'il va ajuster son parcours par rapport à ses attentes. Autrement le voyageur se transforme en vacancier, ce qui est tout à fait respectable, mais n'a rien à voir en terme de volonté de découverte. Modeste signifie qu'il ne va pas surinterpréter ses expériences et ses accomplissements. C'est bête à dire mais je trouve qu'à notre époque où beaucoup de gens prétendent faire le "tour du monde" cela ne fait pas de mal. Tellement de facteurs peuvent impacter un voyage (qui n'est jamais qu'une succession de passages brefs dans différents lieux) en bien ou en mal qu'il faut éviter au maximum les généralités et les leçons de morale et simplement prendre ce qu'il y a à prendre.

Après "backpacker" ou pas, c'est souvent une question de temps, d'argent et de bagage linguistique, des ressources inégalement disponibles. Certains backpackers tombent dans une quête absolue du moins cher, quitte à ne pas visiter un lieu culturel majeur ou à passer 3x plus de temps dans des transports pour économiser 10, 20 ou 30€, pas sûr que cela en fasse de meilleurs voyageurs.

François
DJ Djalma Globetrotter ·
Pour moi un "bon" voyageur est quelqu'un qui est à la fois acteur de sa démarche de découverte et modeste par rapport au résultat.

Acteur signifie qu'il se projette, s'intéresse un minimum à la particularité du lieu qu'il va parcourir et des populations qu'il va rencontrer et qu'il va ajuster son parcours par rapport à ses attentes. Autrement le voyageur se transforme en vacancier, ce qui est tout à fait respectable, mais n'a rien à voir en terme de volonté de découverte.

99% des membres de ce forum sont, à mon avis, des vacanciers qui prennent leurs congés payés pour partir. Un vacancier ne peux être , selon toi, un voyageur? Aucune volonté de découverte pour cette très grande majorité alors?
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
BA Bardamu76 Veteran ·
Je fais partie de ces gens qui prennent leurs congés payés pour partir occasionnellement dans un pays lointain, je suis donc un touriste comme les autres, pas de volonté de "snobisme" dans mon message.

C'est plus une question de posture que j'essaye de distinguer. Ce n'est à mon avis pas la même démarche de partir en autonomie en Inde ou au Guatemal et de réserver deux semaines en all inclusive à Punta Cana. Le premier cherche généralement à se plonger dans un "environnement" nouveau, le second cherche surtout à se reposer dans un décor différent (ce qui n'est pas déshonorant, je le répète).

François
NI Nimou74 Veteran ·
Après "backpacker" ou pas, c'est souvent une question de temps, d'argent et de bagage linguistique, des ressources inégalement disponibles. Certains backpackers tombent dans une quête absolue du moins cher, quitte à ne pas visiter un lieu culturel majeur ou à passer 3x plus de temps dans des transports pour économiser 10, 20 ou 30€, pas sûr que cela en fasse de meilleurs voyageurs.

François

Bonjour à tous,

Personnellement, je trouve que le terme "backpacker" ne veut plus dire grand chose. Celui qui porte un sac à dos, quoi. [;)] On peut porter un sac à dos et pas forcément dormir dans des dortoirs d'auberges de jeunesse et voyager "fauché". Il y a des types de voyages où il est impossible de faire autrement. Je m'imagine assez mal tirer une valise à roulettes sur les pentes du Népal ou du Pérou. Et quand on fait un trek, on n'a pas d'autre choix que de dormir dans des lodges quand il y en a (pas ceux des safaris, hein !...) ou sous tente. (Ce type de voyage coûte parfois plus cher que 2 semaines en "all inclusive" à Punta Cana. Bon je caricature et pinaille un peu... Désolée.) D'ailleurs, je suis toujours étonnée de la réaction de beaucoup de gens qui quand on leur dit qu'on organise son voyage seul répondent systématiquement: "Ah ? Tu pars sac à dos ?" Comme si il n'y avait pas d'autre alternative. Il fut un temps où je voyageais "sac à dos", comme beaucoup. Les aspirations de l'époque, et les moyens surtout... Avec "l'âge", j'ai besoin de davantage de confort qu'avant, je n'ai aucune envie de dormir dans un dortoir et de dîner dans la rue tous les soirs, j'apprécie dormir dans un lieu confortable, de prendre un bon dîner, de louer une voiture lorsque c'est possible. Et ça ne m'empêche pas de profiter à fond de mes voyages, même si mon "émerveillement" a peut être un peu moins d' intensité qu'avant... Maintenant entre voyage et vacances... C'est pendant mes vacances que je voyage, comme nous tous ou presque. Mais le terme voyage signifie l'aventure, la découverte, le dépaysement alors que le mot vacances un peu "angoissant". Il évoque un certain ennui, une certaine frustration...
SI Sindhind Regular ·
Voyager...voyent....paysager...voyager en somme Voir du pays.....apres chacun son style...tant que le voyage métamorphose...apres on peut aimer d'installer dans un pays sans que l'on soit forcemment dans un voyage...l' exemple du VIE à New Delhi est significatif sur la notion de voyage et Je le trouve vraiment pertinent....comme quoi tout est relatif...
MI MirandaMouse Globetrotter ·
Je trouve ce sujet, ou ce débat, étrange. Heureusement qu'il n'y a pas qu'une seule façon de voyager, et je vois pas en quoi une façon serait supérieure à une autre !

Le voyage "sac à dos" n'a jamais été pour moi et je le sais très bien. Je voyage à petit budget mais je cherche un minimum de confort, les dortoirs, jamais de la vie !!! Même loger chez l'habitant ça ne me dit pas trop (bon une nuit ou deux pourquoi pas) pour raisons perso (j'ai un rythme de vie un peu particulier et un sommeil compliqué, en gros), je préfère louer des apparts.

Mais même à petit budget j'aime bien manger décemment. Je n'aime pas passer ma vie dans les transports, je sais que je ne suis pas une "aventurière", donc pour le moment je visite surtout les villes européennes. Et pour le moment ça me va.

Je n'estime pas moins valoir qu'un "bakcpacker" ou autre aventurier qui ira faire du trek dans des montages reculées.

Chacun son truc !
http://www.lasourisglobe-trotteuse.fr/

Des milliers de photos et plein de conseils d'une souris pour voyager low-cost en Europe et hors des sentiers battus
BR Bruno31 Veteran ·
Bonjour,

Vaste débat que la distinction entre bons et mauvais voyageurs.

Pour moi un "bon" voyageur est quelqu'un qui est à la fois acteur de sa démarche de découverte et modeste par rapport au résultat.

Acteur signifie qu'il se projette, s'intéresse un minimum à la particularité du lieu qu'il va parcourir et des populations qu'il va rencontrer et qu'il va ajuster son parcours par rapport à ses attentes. Autrement le voyageur se transforme en vacancier, ce qui est tout à fait respectable, mais n'a rien à voir en terme de volonté de découverte. Modeste signifie qu'il ne va pas surinterpréter ses expériences et ses accomplissements. C'est bête à dire mais je trouve qu'à notre époque où beaucoup de gens prétendent faire le "tour du monde" cela ne fait pas de mal. Tellement de facteurs peuvent impacter un voyage (qui n'est jamais qu'une succession de passages brefs dans différents lieux) en bien ou en mal qu'il faut éviter au maximum les généralités et les leçons de morale et simplement prendre ce qu'il y a à prendre.

Après "backpacker" ou pas, c'est souvent une question de temps, d'argent et de bagage linguistique, des ressources inégalement disponibles. Certains backpackers tombent dans une quête absolue du moins cher, quitte à ne pas visiter un lieu culturel majeur ou à passer 3x plus de temps dans des transports pour économiser 10, 20 ou 30€, pas sûr que cela en fasse de meilleurs voyageurs.

François

Je trouve très pertinente cette notion d'être "acteur" de son voyage ; lorsque j'ai tenté de voyager en "organisé", je me suis trouvé extrêmement passif parce que trop pris en charge, du coup je n'avais pas le plaisir de préparer mon voyage... Je suis également parfaitement d'accord sur la modestie nécessaire, mais il faut avouer que l'entourage peut pousser à cette surinterprétation... alors toi qui es allé en XXX ou à YYY, dis nous comment ça se passe là bas... et bien moi qui jusqu'à présent n'ai voyagé qu'à l'occasion de mes congés payés, je pense que ce n'est pas parce que j'ai voyagé durant 4 semaines en Chine ou 4 autres semaines en inde que je vais forcément avoir une opinion éclairée sur ces immenses pays !! Et OK aussi sur la distinction entre vacancier et voyageur... même si cela devient un peu plus subtil... celui qui va passer 2 semaines sans bouger en formule all inclusive dans telle ou telle station balnéaire est certes un vacancier, à l'opposé celui qui part 6 mois en Amérique du Sud sans plan de route est certainement un voyageur, mais où placer la limite entre les 2 ? Et la notion de "backpacker"... c'est vrai, il y a parfois une "surenchère" dans le voyage à l'économie, parfois pour des broutilles. C'est vrai, il m'est arrivé de jalouser ces jeunes que je croisais alors qu'ils passaient 1 an à explorer l'Asie alors que moi je devais me contenter de mes 2/3/4 semaines de congés, parce que je n'ai jamais pu/su/voulu/osé partir plus longtemps... et c'est vrai aussi, certains "backpackers" ont parfois un comportement qui n'est pas si éloigné de celui de n'importe quel touriste lambda plus ou moins "beauf" dont pourtant dans notre imaginaire, ils sont à l'opposé... Mais pourtant, je continue de penser que le "vrai" voyage, celui qui va permettre de vivre des moments uniques, est souvent celui qui se fait avec une certaine économie de moyens... parce que oui, on peut perdre du temps ou voyager dans l'inconfort... mais est ce que ça n'est pas la contrainte à accepter pour sentir vraiment certains pays ? pour ressentir la distance ? pour comprendre les difficultés mais aussi les plaisirs du quotidien ? qui n'a pas ressenti une émotion particulière en "assistant" à un lever de soleil, au bout d'une nuit à être brinquebalé dans un bus hors d'âge ? sans être des "grands baroudeurs", je pense que nous avons tous en mémoire ce genre de moment... que nous n'aurions pas connus en voyageant en avion ou dans un train luxueux...même si cela aurait effectivement permis de gagner 2 ou 3 fois plus de temps...
Bruno

You might also like