Tamil Nadu et Sud du Karnataka
by Yan55
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Bonjour à tous. Pour notre quatrième voyage en Inde, nous avons décidé de retourner dans le sud et ce sera donc le Tamil Nadu (car nous avions dû faire un choix lors de notre voyage en 2014 et il nous était impossible de visiter tous les innombrables sites de cet état si riche en découvertes), nous ne faisons que traverser le Kerala, déjà visité en 2014, et continuons par le sud du Karnataka, encore un état où il y a de quoi découvrir. Voici ce qu'a été notre trajet (lieux d'étape) :
Mamallapuram - Pondichéry - Kumbakonam - Tanjore - Pudukottai - Karaikudi - Madurai - Kanyakumari - Kochi - Metupellayam - Ooty - Mysore - Kuchalnagar - Hassan - Belur - Chitradurga - Udupi - Murudeshwar - Gokarna - Delhi
La fréquence et la facilité d'utilisation des bus qui sillonnent ces états nous ont permis de rejoindre tous les lieux désirés sans aucun problème, à un prix défiant toute concurrence. Lors de ces trajets en bus, nous avons toujours été les seuls occidentaux.
Comme d'habitude, nous n'avons réservé aucun hôtel par internet, nous téléphonions un ou deux jours avant dans les hôtels où nous avions l'intention d'aller, car nous aimons pouvoir changer d'avis en cours de route et pouvoir choisir de rester plus longtemps dans un endroit ou, au contraire, d'écourter le séjour quand bon nous semble. Nous avions, à l'arrivée à Mamallapuram, acheté une carte SIM et 4G. (Il faut attendre 24h pour l'activer, donc l'acheter dans un endroit où l'on a l'intention de rester au moins deux jours) .
-Départ le 10 janvier avec Air India. Nous décollons de PCDG à 21h, arrivée le 11 à Delhi où nous changeons d'avion, puis, après tout un tas de contrôles, départ pour Chennai où nous arrivons à 16h. Une fois sortis de l'aéroport, nous prenons un taxi prépaid pour aller à Mamallapuram (1500rps + taxes en cours de route : 50rps puis 75rps).
A Mamallapuram, nous retournons à la Daphné guest-house où nous avions déjà séjourné en 2014. Elle est toujours aussi agréable, avec ses chambres donnant sur un grand balcon au-dessus d'un patio arboré (950rps). Mamallapuram est très touristique, mais c'est un endroit agréable pour commencer un séjour car ça permet de se reposer de la fatigue du vol et du décalage horaire. De plus, c'est une ville de pèlerinage où se trouvent de magnifiques temples et sculptures très anciens.
Nous changeons des euros dans une des nombreuses petites boutiques de change (très bon taux : 80rps pour 1€)
-Samedi 12 janvier : Balade jusqu'à l'immense et magnifique bas-relief représentant l'Ascèse d'Arjuna que nous prenons toujours plaisir à admirer. Nous ne retournons pas voir les "Cinq Ratha" mais déambulons paisiblement dans le grand parc où se trouvent plusieurs temples et la célèbre "butter ball". Ce qui est différent de notre voyage en 2014, c'est qu'il y a beaucoup plus de touristes indiens (plutôt bruyants) qu'à l'époque et, ça dans toute l'Inde (nous avions constaté le même phénomène à Orchha l'an dernier).
Il y a aussi plein de pèlerins tout de rouge vêtus qui arrivent par cars entiers. La plage derrière le temple du Rivage est rouge de monde et c'est la fête foraine avec des stands de toutes sortes et des petits manèges actionnés à la main... C'est bientôt Pongal, ceci explique peut-être cet afflux de pèlerins ici.
Les restaurants sont légions ici et pas tous terribles, c'est le lot des endroits très touristiques. Mamallapuram, ça va deux jours, mais pas plus...
- Dimanche 13/01 : A 13h, nous partons pour Pondichéry, étape qui ne nous enchante pas vraiment car nous n'avions pas trouvé cette ville très intéressante en 2014, mais la route passe inévitablement par là, donc... Nous logeons à la Swades guest-house, très sympa malgré la chambre très petite : 1100rps (c'est la seule qui restait). La guest-house a l'avantage d'offrir deux terrasses super agréables et l'accueil est vraiment sympathique. Elle est située dans le quartier musulman, ce dont nous nous apercevons très vite par l'appel à la prière retentissant qui arrive d'une mosquée dont le haut-parleur donne presque sur la terrasse de la guest-house ! Réveil garanti à 5 heures du mat !
Balade au temple de Ganesh puis promenade jusqu'au bord de mer. Il y a énormément de vent. Le Goubert Salai, la rue qui longe le Golfe du Bengale, est piétonne tous les soirs à partir de 16h, et ça, c'est bien agréable... les habitants viennent se balader là et profiter de la fraîcheur du soir en famille. "Le Café", près de la statue de Gandhi, est un lieu incontournable pour savourer un lassi ou autre boisson sur la terrasse dans le vent marin. Il y a toujours beaucoup de monde...
Nous allons dîner au "Indian Coffee House" où nous retrouvons enfin l'ambiance des vrais restos indiens, bon et vraiment pas cher, cuisine typiquement indienne, épicée juste comme il faut... Dommage que ça soit si loin de la guest-house...
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Merci pour ce nouveau carnet que je vais suivre avec attention! J'attends tes retours sur le reste du Tamil Nadu que j'ai parcouru cet été, et le reste que je connais pas, à part Gokarna.
Tu ne dis pas si vous avez apprécié un peu plus Pondichéry cette fois? Indian Coffee House, très bon choix pour faire l'expérience d'une cuisine tamoule goûteuse, authentique et deux à trois fois moins cher qu'ailleurs. J'attends la suite 🙂
Tu ne dis pas si vous avez apprécié un peu plus Pondichéry cette fois? Indian Coffee House, très bon choix pour faire l'expérience d'une cuisine tamoule goûteuse, authentique et deux à trois fois moins cher qu'ailleurs. J'attends la suite 🙂
Coucou Anne,
A peine rentrée et déjà à l'écriture du carnet !! bravo et merci.
Je pense qu'on va se suivre dans nos carnets !!!!
Finalement tu n'es pas allée à Tranquebar ..... dommage , j'y suis allée deux fois et j'aime bien cet endroit et je m'y suis baignée chaque fois sans aucun problème, il y a juste une vague à passer mais bon c'est sympa aussi de jouer avec les vagues .
à bientôt pour la suite, j'ai hâte de voir et revoir ces merveilles.
Moi aussi Pondy ne m'emballe pas trop , c'est sympa mais c'est tout .
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir...
Paulo Coelho
Bonjour Pagal,
Je me suis beaucoup servie de ton carnet pour notre périple au Tamil Nadu, tu vas voir ça par la suite... non, nous n'avons toujours pas été séduits par Pondichéry, c'est une ville où il n'y a pas grand-chose à faire, à mon avis. Il y a tant d'endroits plus intéressants en Inde ...
Anne
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Eh non, pas d'étape à Tranquebar... j'ai longtemps hésité pour savoir si nous allions y passer mais il faut faire des choix et nous avions déjà beaucoup d'étapes à notre programme...
Anne
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Suite de notre séjour à Pondichéry :
-Lundi 14/01 : Très bon et copieux petit déjeuner préparé par la maîtresse de maison et servi sur la terrasse (200rps/pers). Nous partons le long du bord de mer jusqu'au quartier des pêcheurs que nous avions découvert lors de notre précédent séjour ici. Les ruelles sont bordées de petites maisons (certaines sont des huttes). C'est bientôt la fête de Pongal et sur les seuils, devant les portes, les femmes ont dessiné des kolam (dessins à la craie et poudres colorées). Les gens nous sourient et sont fiers de nous faire admirer leurs dessins qui représentent souvent le pot de riz au lait débordant de la marmite encadré par deux cannes à sucre, éléments primordiaux de cette fête tamoule. Dans tout Pondi, on voit des gens qui achètent des grandes tiges de canne à sucre et les emportent sur le toit des voitures, sur les scooters ou sur leurs vélos...
Nous déjeunons au "Surguru" d'un bon thali puis rentrons profiter des chaises longues sur la terrasse de notre guest-house.
A 16h, je vais tester le massage ayurvédique au "Keralaa Ayurveda" où, après vous avoir entièrement enduit d'huile, les deux masseuses vous pétrissent de la tête aux pieds. C'est assez relaxant mais ensuite, on se sent un peu comme une sardine à l'huile ! heureusement qu'il y a une petite cabine de douche avec shampooing et savon pour faire une toilette sommaire avant de sortir dans la rue (massage à 2 mains : 1200rps, à 4 mains 1400rps). Arrivée à la g-h, je reprends une bonne douche pour éliminer toute cette huile... bon, ça passe le temps étant donné qu'il n'y a pas grand-chose à faire dans cette ville.
Dîner au petit resto local "Indian delight", non loin de la guest-house.
- Mardi 15/01 : Nous quittons Pondi aujourd'hui et nous voulons aller à Kumbakonam. A la gare routière, on nous indique vaguement un bus en nous disant qu'il faudra changer à Chidambaram. En fait, en montant dans le bus, les voyageurs nous disent qu'il va à Tanjore directement et s'arrête à Kumbakonam. Tant mieux, nous n'aurons pas besoin de changer (120rps/pers). Comme à chaque fois que nous prendrons un bus, il y en a un prêt à partir pour la destination que nous voulons, on dirait qu'il nous attend ! Le bus démarre à 9h45 et arrive à Kumbakonam à 14h.
Dès notre arrivée dans cette petite ville, nous apercevons du bus le grand bassin de Mahamam, un des sites les plus sacrés de Kumbakonam. Il est en plein centre et tous les soirs, se tient un petit marché sur la place avoisinnante. L'hôtel "Raya's Executive" où nous avons téléphoné hier, se trouve à proximité. Nous y avons une grande chambre très confortable et pas chère du tout par rapport au standing : 770 rp, avec deux ventilos (+1 dans la salle de bains et même de l'eau chaude!). En revanche, il vaut mieux se renseigner avant de loger dans cet hôtel car il y a à l'étage en-dessous une grande salle de mariage et s'il y en a un, ça doit être plutôt bruyant ! Durant notre séjour, il n'y en avait pas mais le personnel nous a dit qu'il y en aurait un samedi. Nous serons partis, pas de problème, ouf ! Il y a deux autre hôtels "Raya's" dans la ville, dont le "Raya's Grand" où se trouve un bon resto végétarien.
En début d'après-midi, la petite ville de Kumbakonam est endormie, en plus, c'est jour férié (Pongal) donc beaucoup de magasins sont fermés. Devant les portes, toujours des kolam colorés, nous en avons vus dans tous les villages traversés le long de la route en venant, c'est très joli. Partout, il est écrit "Happy Pongal".
Les grand bassin de Mahamaham est entouré de ghats où, comme toujours, des gens font leur lessive ou se lavent. Le grand temple de Kashivishvanatha se dresse près du bassin et renferme les statues de déesses qui représentent les fleuves et rivières sacrées (Gange, Narmada, Cauvery). C'est très calme, le sanctuaire n'ouvrant qu'à 16h, les prêtres sont occupés à lire le journal...
Anne
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Suite de Kumbakunam:
Ici, il fait beaucoup plus chaud qu'au bord de la mer, où il y avait beaucoup de vent.
Dans cette petite ville, et dans ses environs, il y a une multitude de temples. Après le temple près du bassin, nous allons voir celui de Nageshwara, très ancien, en forme de chariot tiré par des chevaux, mais contrairement aux autres temples où les prêtres sont accueillants, dans celui-ci, ils sont plutôt rébarbatifs. Nous n'y reviendrons plus...
En nous promenant, nous découvrons près du temple de Sarangapani un énorme chariot de procession, très haut, tiré par des chevaux de bois. On peut même monter dedans grâce à une passerelle ! une fois redescendus, on peut déguster un bon tchaï dans la petite gargote tout près de là, ça requinque !
Dans un autre temple, celui de Ramaswami, un prêtre nous propose du riz jaune, et oui, c'est Pongal et ce riz au lait cuit avec le moong dal, sorte de petites lentilles jaunes provenant des graines de soja, est un plat traditionnel de cette fête.
Le soir, la ville s'anime et il y a beaucoup plus de circulation qu'en début d'après-midi. Les gens ici sont très souriants et aimables. Nous n'y avons vu que 6 touristes occidentaux qui passent en taxi visiter les temples à toute vitesse et repartent vers Tanjore. Pourtant, séjourner ici est beaucoup plus agréable...
Nous dînons au resto de l'hôtel Raya's Grand et, aux petits stands installés près du bassin , nous achetons des brioches et bananes pour notre petit déj demain...
- Mercredi 16/01 : Ce matin, nous allons à la gare routière pour prendre le bus pour Darasuram, à la périphérie de Kumbakonam, où se trouve le temple d'Airavatesvara. C'est drôle, tout le long de la rue que nous suivons jusqu'à la gare, des petits stands de boucherie sont installés où des gens découpent du mouton en petits morceaux et en proposent aux nombreux acheteurs. Ce soit être pour le repas de fête... A la gare routière, au bout de 3 à 4 demandes qui nous renvoient d'un bus à un autre, nous arrivons à monter dans le bon. En 20mn, nous y sommes. C'est un très grand et très beau temple chola. Les motifs très finement sculptés foisonnent. Sur les piliers, des créatures mythiques à tête d'éléphant, oreilles de cochon, corps et crinière de lion, cornes de bouc et queue de vache, rien que ça...une bestiole de cet acabit, ce n'est pas le Yéti mais le Yali... quelle imagination !
Quand nous y arrivons, il n'y a pratiquement personne, les gens arrivent en fin de matinée. L'ambiance y est très calme et sereine, nous avons beaucoup aimé cet endroit.
Nous reprenons le bus dans l'autre sens, mais pas pour aller bien loin. En effet, au bout de 5 mn, nous descendons près du temple de Kumbeshwara, très vaste et précédé d'un long couloir bordé de stands de souvenirs et de quincaillerie. C'est l'heure du repas de l'éléphant du temple. Son gardien lui donne des grosses boules de je ne sais quoi que l'éléphant saisit avec sa trompe et enfourne dans sa bouche. Il n'est pas entravé et fait un peu peur aux petits enfants malgré son air placide...
Nous aussi nous avons faim et nous allons déjeuner au petit resto "Managanlambiga Vilas Coffee", situé dans une rue parallèle au temple. C'est un endroit très local, sympa et accueillant (très bon curd rice).
En sortant, nous traversons le marché aux fleurs qui entoure le temple. Les gens qui y confectionnent des guirlandes odorantes nous offrent quelques fleurs au passage. C'est vraiment une petite ville accueillante.
Dans les petites rues qui vont du centre vers la rivière Cauvery, les vaches sont décorées de colliers de fleurs, car c'est Pongal (vous allez commencer à le savoir... et ce n'est pas fini !)
Nous n'avons pas encore visité le temple de Sarangapani et nous nous y rendons ce soir. Son gopuram, haut de 45m est tout éclairé par une guirlande de loupiotes. Il est dédié à Vishnou et, près de l'entrée, se trouve une étable avec des vaches (Krishna, le vacher, est un avatar de Vishnou). Tout à coup, au milieu du temple, voici des statues de dieux ornées de colliers de fleurs sur des brancards alignés et des gens assis par terre avec l'air d'attendre quelque-chose. Une cérémonie va certainement avoir lieu ici... et en effet, la puja de Pongal va durer plus d'une heure, avec offrande aux dieux dont les représentations sont arrosées de lait, riz, fleurs, jus de noix de coco, fruits, etc... le tout accompagné de force tambours et trompettes... c'était super !
- Jeudi 17/01 : Nous nous rendons encore une fois à la gare routière. Aujourd'hui pas de stands de boucherie le long de la rue, mais un grand concours de kolam y est organisé. Les dessins sont alignés sur la route avec numérotation et nom de leur auteur, tous rivalisent de beauté et de couleurs et, comme nous nous arrêtons pour les admirer, tous veulent que nous les prenions en photo sur notre passage !
A la gare routière, le plus dur est de trouver quel bus va à Gangaikondacholapuram ! Heureusement, les employés sont très serviables. L'un d'eux nous écrit le nom en tamoul pour que nous puissions le montrer aux différents chauffeurs car la gare routière est très vaste et comporte plusieurs parties séparées. Enfin, nous trouvons le bon bus. Il démarre à 9h30 (70rps pour nous deux, au retour, ce sera 100rps mais ce sera un express!) Le bus nous laisse juste devant le grand temple chola, impressionnant par la taille de son gopuram et les magnifiques sculptures qui ornent ses murs extérieurs. A l'intérieur, un énorme lingam devant lequel se presse la foule des fidèles. Il y a beaucoup de monde aujourd'hui car c'est encore la fête. Des compétitions et jeux d'enfants sont organisées un peu partout (courses en sacs, etc)
Nous n'attendrons pas longtemps le bus pour le retour, il y en a plein. Nous arrivons pour déjeuner au restau non veg de l'hôtel Raya's qui est bourré de monde, c'est jour de fête encore et ça se voit... demain, nous quitterons Kumbakonam pour Tanjore. Nous avons beaucoup aimé séjourner dans cette petite ville très accueillante.
Anne
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un prêtre nous propose du riz jaune, et oui, c'est Pongal et ce riz au lait cuit avec le moong dal, sorte de petites lentilles jaunes provenant des graines de soja, est un plat traditionnel de cette fête.
En fait, les moong daal ne sont pas du soja. C'est effectivement la même plante que ce que nous connaissons en France en tant que "germes de soja". Mais ce sont en fait des haricots mungo, qu'on a appelé soja par abus de langage. Or, si les haricots mungo et le vrai soja se ressemblent un peu, les plantes n'ont pas grand-chose à voir.
Voilà, c'était la pause agronomie. Hâte de lire ce que vous avez pensé de Tanjore.
Concernant Pondichéry, c'est sûr que ce n'est pas mon endroit favori au Tamil Nadu, mais comme l'étape était à la fin de mon itinéraire après une longue partie plutôt "roots", c'est une pause plutôt agréable dans ce sens, ambiance "retour à la civilisation"!
En fait, les moong daal ne sont pas du soja. C'est effectivement la même plante que ce que nous connaissons en France en tant que "germes de soja". Mais ce sont en fait des haricots mungo, qu'on a appelé soja par abus de langage. Or, si les haricots mungo et le vrai soja se ressemblent un peu, les plantes n'ont pas grand-chose à voir.
Voilà, c'était la pause agronomie. Hâte de lire ce que vous avez pensé de Tanjore.
Concernant Pondichéry, c'est sûr que ce n'est pas mon endroit favori au Tamil Nadu, mais comme l'étape était à la fin de mon itinéraire après une longue partie plutôt "roots", c'est une pause plutôt agréable dans ce sens, ambiance "retour à la civilisation"!
Bonjour Pagal,
Merci pour la précision au sujet du moong daal... j'ai toujours cru que le haricot mungo et le soja étaient la même chose, c'est la faute à l'étiquetage des bocaux de germes de soja ou il y a en "sous-titre" haricot mungo et je ne m'étais pas posé plus de question que ça. Merci de l'info.
C'est vrai qu'à la fin d'un voyage itinérant à travers l'Inde, on a envie de se reposer un peu et je comprends que Pondichéry te sois apparu comme un retour à la civilisation ! pour nous, ç'a été Gokarna !
Je vais essayer de continuer mon carnet bientôt (dès que le retour à la civilisation m'en laissera le temps!!!)
Anne
Anne
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- Vendredi 18/01 : A la gare routière de Kumbakonam, où nous arrivons à 9h30, il y a, comme toujours, un bus prêt à partir pour la destination souhaitée, en l'occurrence Tanjore.Nous y arrivons à 10h45 environ. Le bus nous laisse à la Old bus stand, (après il continue jusqu'à l'autre gare routière située à 5kms) et nous prenons un tuk-tuk pour aller à l'hôtel Valli où nous avions téléphoné hier. Il est situé à l'écart des artères très bruyantes du centre. Notre chambre est assez petite mais propre : 990rps avec AC (il n'y en avait plus de libre sans AC)
Pour aller en ville, il y a un sentier piétonnier dallé qui longe les deux côtés du canal, qui mène au pont et à la grande artère qui rejoint Old bus stand, quartier où se trouvent tous les restos. Comme nous aimons beaucoup marcher à pied, c'est bien agréable de suivre ce chemin le long de l'eau. Nous déjeunons au" Vasantha Bavhan" puis, nous rendons à pied au Palais royal où nous passons un agréable moment à admirer les très belles sculptures en bronze et en pierre, la salle d'apparat avec son plafond et ses colonnes ornés de fresques, les très vieux documents dans la bibliothèque du Maharajah et l'on peut aussi monter se reposer dans la cour au pied du clocher (où se trouve même un squelette de baleine échouée sur la côte près de Tranquebar en 1955 !) Un peu hétéroclite et délabré à certains endroits mais c'est un lieu tranquille qui nous a fait passer l'après-midi bien agréablement. En sortant du palais par l'arrière, nous traversons un grand terrain où des jeunes jouent au cricket et qui débouche dans les ruelles tranquilles de la vieille ville où l'on voit les vestiges des anciennes murailles et où se trouvent de petites échoppes d'artisans... et nous arrivons au grand et célèbre temple. A peine entrés dans l'enceinte, nous apercevons les préparatifs : des échafaudages sont montés près de l'énorme statue de Nandi. Des hommes y montent de grandes bassines et il y a déjà plein de monde assis devant. Il va bientôt se passer quelque-chose... en effet, voilà la puja qui commence, comme nous avions vu à Kumbakonam avec du lait et du riz, mais dans une autre dimension, cette fois ! Ce sont des seaux entiers de lait, de riz au lait et d'eau qui sont versés sur la tête du Nandi ! C'est encore Pongal, aujourd'hui alors...
Vers 18h30, tout est terminé, nous reprenons notre chemin piétonnier le long du canal pour atteindre Gandhiji road. En passant devant le "Sri Venkata Lodge", nous nous apercevons qu'il est indiqué dans le LP. Pas la peine d'aller plus loin, nous entrons. L'endroit parait plutôt vieux et sale mais les dosa y sont excellents ! Et nous reprenons encore notre sentier le long du canal pour rentrer à l'hôtel en achetant une bière avant d'y arriver (il y a une petite boutique d'alcool tout près de l'hôtel) et nous la dégustons en compagnie de français que nous avions déjà rencontrés à Pondichéry et qui sont attablés là (il y a une salle de resto à l'hôtel Valli mais la cuisine n'y est pas terrible)
- Samedi 19/01 : Après le petit-déj, nous allons à la gare ferroviaire toute proche de l'hôtel Valli pour prendre nos billets de train pour le 30 janvier de Kanyakumari à Ernakulam (Kochi). En une vingtaine de minutes, c'est fait. Il faut remplir un questionnaire, un gars au bureau de renseignements nous aide à le faire et il n'y a plus qu'à faire la queue, en jouant des coudes, au guichet ... Le reste de la journée se passe à retourner admirer le temple puis déjeuner au "Shree Ariya Bavhan" d'un excellent et copieux thali (ce restaurant nous plait mieux que le Vasantha Bavhan).
Nous n'avons pas trop aimé Tanjore, ville très embouteillée mais heureusement qu'il y avait cet agréable chemin le long du canal...
Anne
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Nous n'avons pas trop aimé Tanjore, ville très embouteillée mais heureusement qu'il y avait cet agréable chemin le long du canal...
Un des temples les plus magnifiques de l'Inde, un ancien palais sympathique à visiter, une centre animé et de bons restos. Mais on est bien d'accord, une ville pas très agréable, bruyante, embouteillée et sans grand intérêt en elle-même! Pour ma part, si j'avais su, y passer une petite journée en prenant un bus depuis Trichy ou ailleurs m'aurait amplement suffi. Allez vite: le Chettinad et Kanyakumari 🙂🙂🙂
Un des temples les plus magnifiques de l'Inde, un ancien palais sympathique à visiter, une centre animé et de bons restos. Mais on est bien d'accord, une ville pas très agréable, bruyante, embouteillée et sans grand intérêt en elle-même! Pour ma part, si j'avais su, y passer une petite journée en prenant un bus depuis Trichy ou ailleurs m'aurait amplement suffi. Allez vite: le Chettinad et Kanyakumari 🙂🙂🙂
Et oui, le Chettinad...
- Dimanche 20/01 : Tuk-tuk jusqu'à la new bus stand située à 5 kms de Tanjore (150rps). Le bus pour Pudukkottai part à 9h45 et nous arrivons à destination à 10h40. Nous allons à l'hôtel Shivalaya situé près du cinéma (dont les murs sont ornés de jolies danseuses), dans une ruelle calme, personnel très sympa. Nous y avons une grande chambre avec une bonne douche bien chaude, très confortable pour 1000rps (ventilo, AC c'est beaucoup plus cher). Le problème dans ces hôtels indiens, c'est que les clients arrivent très tard (aux environs de 23h, voire minuit) et se mettent à parler très fort dans le couloir, même à s'interpeler d'une chambre à l'autre quand ils en ont plusieurs, sans penser une seconde qu'il peut y avoir des gens qui dorment.
Nous déjeunons au restau "Abbirami" (très bon et personnel sympa) placé en face du bus stand où nous irons prendre le bus après déjeuner pour nous rendre au village de Namunasamudram. Un gars de la gare routière nous accompagne même jusqu'à l'emplacement où le bus doit arriver et attend avec nous jusqu'à ce qu'il arrive. Les gens sont extrêmement sympathique et serviables par ici. Il y a beaucoup de monde dans le bus, nous resterons debout pendant le trajet mais ce n'est pas grave, ce n'est qu'à 8 kms. Arrivés au village, nous demandons à un marchand qui tient une des nombreuses échoppes bordant la rue principale où se trouve le sanctuaire d'Ellangudipatti. Il nous indique une route qui part au bout du village et qui se transforme bientôt en chemin. Il faut marcher environ 2 kms en longeant les maisons campagnardes où les gens nous font des sourires et nous disent bonjour. Les enfants se précipitent aux portails et sont tout excités de nous voir passer ...
Nous arrivons à une grande arche ornée de statues et nous voilà sur le sentier tout bordé de chevaux, vaches et éléphants, mais surtout des chevaux, en terre cuite, serrés les uns contre les autres et très abimés par les intempéries (beaucoup sont cassés). Ce sont des offrandes au dieu pré-hindou Ayyanar, vénéré seulement dans la campagne du Tamil Nadu. J'avais hâte de voir ces chevaux en terre cuite dont j'avais entendu parler à plusieurs reprises et je suis très émue d'y arriver enfin. Nous sommes absolument tout seuls, ce qui ajoute au mystère et à l'intensité du lieu. Au bout de l'allée, se trouvent une grosse statue de cavalier sur son cheval, un éléphant et, tout au bout, un modeste autel rupestre entouré de statuettes de divinités. On voit qu'une cérémonie a eu lieu il y a peu (restes d'encens, petites lampes à ghee et graisse répandue). Nous reprenons la grande allée bordée de chevaux et revenons au village où nous n'aurons pas à attendre longtemps pour avoir un bus qui nous ramène à Pudukkottai (10rps/pers). Dans ce bus, je m'assieds près d'une dame. Son enfant d'environ 5 ans était profondément endormi contre elle. Quand elle me voit, elle se met à le réveiller pour qu'il profite du spectacle d'une personne éminemment exotique, "regarde la dame comme elle est drôle !" Le pauvre n'avait pas vraiment envie de se réveiller pour ça... et je le comprends !
Devant le bus stand, nous prenons un tuk-tuk (80rps) qui nous emmène au Museum (100rps l'entrée), comme dit le Routard, "un fourre-tout culturel au charme hautement désuet" ! je dirais que ça nous a passé le temps en attendant qu'il soit l'heure d'ouverture du temple mais l'intérêt est quand même très très limité... il y a quelques belles sculptures dans la cour mais elles sont malheureusement toutes tachées de coulures de peinture bleue qui ont dû tomber quand les grilles au-dessus ont été repeintes ! quel gâchis !
En revanche, le temple de Bharagathamba est très particulier et intéressant. Il comporte de multiples salles et couloirs souterrains, escaliers débouchant sur des terrasses rocheuses, petits sanctuaires et bassin bordé de rochers granitiques. Nous avons passé tout un moment à déambuler dans ce dédale ... Pour rentrer en ville à 3 kms, nous avons eu la chance d'attraper un tuk-tuk qui passait par là car il n'y en a pas beaucoup dans ce coin, le dimanche...
Ce soir, pour changer des éternels dosa, nous repérons l'enseigne lumineuse de l'hôtel Grand, situé tout près du nôtre. Le restau est très "class" mais pas plus cher qu'ailleurs et le maître d'hôtel très sympa. Nous viendrons là tous les matins pour y déguster de bons petits déj...
La suite à bientôt...
Anne
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Devant le bus stand, nous prenons un tuk-tuk (80rps) qui nous emmène au Museum (100rps l'entrée), comme dit le Routard, "un fourre-tout culturel au charme hautement désuet" ! je dirais que ça nous a passé le temps en attendant qu'il soit l'heure d'ouverture du temple mais l'intérêt est quand même très très limité...
C'est exactement ça! Ce musée ressemble plus à un mélange entre une quincaillerie et un cabinet de curiosités. L'intérêt est assez limité certes, mais j'ai trouvé que pour passer le temps, il faisait bien le boulot.
En revanche, le temple de Bharagathamba est très particulier et intéressant. Il comporte de multiples salles et couloirs souterrains, escaliers débouchant sur des terrasses rocheuses, petits sanctuaires et bassin bordé de rochers granitiques. Nous avons passé tout un moment à déambuler dans ce dédale...
Il me semble que c'est celui que j'ai vu, mais pour moi c'était celui de Brahadambal qui est à côté. Soit ce n'est pas le même, soit je me suis trompée sur le nom. Si ce n'est pas le même, je suis déçu de l'avoir loupé... Il faut dire qu'il a un nombre impressionnant de temples dans ce secteur. Tu as une photo ?
Pour rentrer en ville à 3 kms, nous avons eu la chance d'attraper un tuk-tuk qui passait par là car il n'y en a pas beaucoup dans ce coin
Un peu pour cette raison je les ai fait à pied... Les longs axes routiers de Pudukkottai ne sont pas toujours très beaux mais j'ai vu du pays!
Nous déjeunons au restau "Abbirami" (très bon et personnel sympa) placé en face du bus stand
C'était ma cantine officielle à Pudukkottai! Simple et très bon. J'ai le souvenirs d'uthappams et de kothu parothas excellents!
C'est exactement ça! Ce musée ressemble plus à un mélange entre une quincaillerie et un cabinet de curiosités. L'intérêt est assez limité certes, mais j'ai trouvé que pour passer le temps, il faisait bien le boulot.
En revanche, le temple de Bharagathamba est très particulier et intéressant. Il comporte de multiples salles et couloirs souterrains, escaliers débouchant sur des terrasses rocheuses, petits sanctuaires et bassin bordé de rochers granitiques. Nous avons passé tout un moment à déambuler dans ce dédale...
Il me semble que c'est celui que j'ai vu, mais pour moi c'était celui de Brahadambal qui est à côté. Soit ce n'est pas le même, soit je me suis trompée sur le nom. Si ce n'est pas le même, je suis déçu de l'avoir loupé... Il faut dire qu'il a un nombre impressionnant de temples dans ce secteur. Tu as une photo ?
Pour rentrer en ville à 3 kms, nous avons eu la chance d'attraper un tuk-tuk qui passait par là car il n'y en a pas beaucoup dans ce coin
Un peu pour cette raison je les ai fait à pied... Les longs axes routiers de Pudukkottai ne sont pas toujours très beaux mais j'ai vu du pays!
Nous déjeunons au restau "Abbirami" (très bon et personnel sympa) placé en face du bus stand
C'était ma cantine officielle à Pudukkottai! Simple et très bon. J'ai le souvenirs d'uthappams et de kothu parothas excellents!
Bonsoir Pagal,
Pour ce qui est du temple, celui dont je parle est très particulier, avec ses salles souterraines creusées dans la roche et ses petits escaliers menant à des terrasses où se trouvent de petits sanctuaires. Son atmosphère est tout à fait particulière car il est très sombre, étant souterrain et ses terrasses qui donnent sur le rocher sont comme des puits de lumière. Il est situé non loin du Musée, j'ai des photos mais je les mettrai sur mon site (lien en bas de ma signature) car elles ne sont pas au format pour le forum.
Je continue mon récit :
- Lundi 21/01 : Après le petit-déj, nous nous rendons à la gare routière prendre le bus pour Narthamalai (à 16kms de Pudukkottai : 30rps pour nous deux!). Le bus nous dépose au bord de la route puis nous cheminons 2 kms à pied jusqu'au village de Narthamalai. Nous traversons le village où tous les gens nous saluent gentiment et prenons un chemin qui mène au temple Vijayalaya Cholisvaram que tout le monde connait ici et qu'on nous indique même si ne demandons rien ! Au bout du chemin de terre, nous arrivons à un énorme rocher de granit Sur lequel on grimpe. Il y a là plusieurs personnes qui vont et viennent autour d'une dépression dans la roche. Un vieil homme assis là nous invite à descendre les marches qui y sont creusées et qui mènent à une petite caverne dans laquelle officie un prêtre autour d'un lingam. L'endroit est plutôt sale, jonché de détritus provenant de restes d'offrandes et l'eau qui stagne en bas est boueuse et marronasse. Malgré tout, on nous dit que c'est une "holly place"... Nous continuons notre parcours vers le haut où se trouve le fameux temple Vijayalaya Cholisvaram, datant du VIIIème ou Xème siècle, en pierre blonde. Joli sanctuaire, il y a là plusieurs visiteurs indiens. Je trouve qu'il y a pas mal de monde dans ce coin alors que je croyais qu'il n'y aurait personne ! Mais, ce que nous voulons trouver, c'est le sanctuaire Ayyanar dont a parlé Pagal dans son carnet !!! Après avoir fait plusieurs fois le tour du temple, nous grimpons sur la colline arrondie qui s'élève derrière et, de là, nous apercevons le cheval blanc sur la rive d'un étang ! Hourra ! Il n'y a plus qu'à continuer à cheminer sur les rochers ronds (du granit). Il n'y a plus personne par là, les touristes indiens s'arrêtent au temple et repartent... Nous ne croisons qu'un berger qui nous fait bonjour de la main... au bout d'un moment, nous passons près d'un endroit qui semble insolite : un pan de rocher en surplomb peint en blanc, un escalier et un muret également peints en blanc et un mat avec un drapeau vert et un haut-parleur. On dirait un lieu de culte musulman. Une jeune fille voilée de noir nous interpelle de là-haut : "hello, hello, which country do you come from? Do you want to drink tea ?" ça alors, c'est drôle, que fait-elle là au milieu des rochers? ... nous lui répondons que nous allons voir le lac et nous continuons vers le plan d'eau. Nous le contournons facilement par le petit chemin qui passe au pied du bosquet bordé d'un muret de pierres et l'on arrive au sanctuaire Ayyanar installé là : de beaux chevaux de terre cuite, plusieurs autres statuettes votives d'animaux et personnages, des lances et tridents avec des cloches fichés au sol au bord du rivage, et au fond, un petit autel en plein air avec des restes de lampes à beurre et d'encens... L'environnement est magnifique : le petit lac entouré de collines arrondies, l'immensité dénudée du granit, personne aux alentours et ce sanctuaire mystérieux...seules deux femmes passent sur la rive opposée avec des fagots sur la tête. Nous sommes très contents d'avoir trouvé cet endroit, merci Pagal ! Au bout d'un bon moment, nous rebroussons chemin et, lorsque nous repassons sous le sanctuaire musulman, des femmes nous appellent et nous font signe de monter. Nous y allons... il y a là-haut deux hommes et quelques femmes assis à l'ombre d'un grand banian, c'est bien agréable de s'y asseoir un moment car il fait très chaud... Ils nous font entrer dans une petite grotte où se trouve un tombeau, l'un des hommes nous bénit avec des plumes de paon... puis nous leur disons au-revoir et continuons en direction du temple.
Retour au village de Narthamalai où nous découvrons encore un sanctuaire qui nous semble être dédié lui aussi au dieu Ayyanar. Il se trouve à l'entrée du village et consiste en une petite chapelle qui a été partiellement détruite par la chute d'un banian dont le énormes racines se dressent en l'air. Près de la chapelle, se trouvent plusieurs belles statuettes en terre cuite et peinte représentant des personnages. Plusieurs sont renversées et cassées mais il en reste de très belles bien colorées.
Plus loin, en continuant la route qui passe devant ce sanctuaire, se dresse au pied d'un énorme rocher arrondi, près d'un bassin naturel, un joli temple en pierre orné de sculptures, protégé par un enclos de murs et des grilles. Il ressemble au temple Vijayalaya Cholisvaram et doit dater de la même époque.
Nous rejoignons la grand-route à pied (2 kms comme à l'aller) et il n'y a plus qu'à attendre le bus qui nous ramènera à Pudukkottai. Nous n'aurons pas à attendre longtemps... arrivés en ville, nous allons vite nous rassasier de quelques dosa au restau "Nandini" mais il nous plait moins que le "Abbirami" (juste à côté), le patron veut nous pousser à la consommation et est plutôt casse-pieds, nous n'y reviendrons pas... A quelques boutiques de là, il y a un petit bazar où il est inscrit sur la vitrine "exchange monney foreigners". Après quelques négociations, le patron nous fait monter dans sa réserve (un vrai bric-à-brac poussiéreux) et nous effectuons la transaction à un taux correct. C'est drôle de trouver, dans ce petit patelin où nous n'avons vu aucun touriste occidental, une échoppe de change alors que nous en avions cherchée
en vain à Tanjore !
- Mardi 22/01 : Nous allons une fois de plus à la gare routière que nous connaissons par coeur maintenant prendre un bus pour le fort de Tirumayam. Au bout de 30mn, le bus nous arrête près du fort. La rue qui passe au pied est bordée de petites maisons au toit de paille. Un jeune couple qui habite dans l'une d'elle nous invite à entrer pour voir leurs oeuvres : monsieur peint des représentations de Shiva, Vishnou, etc... et sa femme découpe des formes dans du papier gaufré et doré et les colle autour. Ce ne sont que des images religieuses comme on en voit dans les boutiques de souvenirs pour indiens. Ils sont très fiers de leur travail et sont tout contents quand Yannick les prend en photo...
Le fort a fière allure vu du bas. Il est tout entouré de très gros rochers tout ronds et se dresse au sommet mais le prix d'entrée est tout de même exagéré par rapport à ce qu'il y a à y voir (300rps/pers) En haut, il y a des remparts crénelés qui entourent une cour de roches plates avec juste un petit bastion où l'on peut monter pour admirer les alentours mais voilà qu'arrive la plaie des monuments en Inde : des groupes d'écoliers qui nous assaillent de questions (ils ne sont même pas polis, d'ailleurs) et qui ne s'intéressent pas du tout au lieu visité... En redescendant, on peut voir un tout petit "temple", juste un trou dans le rocher avec un lingam, (aucun intérê)t, auquel il faut accéder par une échelle métallique les pieds nus !
Après le retour à Pudukkottai où nous déjeunons au restau "Abirrami", nous reprenons un bus à la gare routière pour aller au temple de Sittanavasal. Le bus nous arrête devant un grand portique. C'est là que se trouve la route bordée de rizières au pied de grands rochers granitiques qui mène au temple. Très beau paysage. Beaucoup d'oiseaux et de singes partout. Nous arrivons à un endroit où un gars est assis au bord de la route et il faut payer 10rps/pers pour pouvoir continuer ( en voiture ou en deux-roues c'est plus cher). On arrive ensuite au pied de grandes falaises rocheuses où l'on peut grimper grâce à des escaliers et où se trouve une caverne contenant des lits de moines en pierre. Pour y accéder, il faut payer encore 300rps/pers ! Nous préférons continuer la route sur 1km pour aller au temple de Sittanavasal . Après nous être acquittés du prix d'entrée,300rps/pers là aussi, nous pouvons y aller en compagnie d'un gardien. Il n'y a personne d'autre. Il s'agit d'un petit temple jaïn, tout minuscule mais très joli, orné de belles fresques. Dans la petite alcôve où veillent 3 tirthankara, le son est très impressionnant. Elle fait cage de résonance et le gardien/guide nous fait une démonstration de "Om" dont l'écho profond se répercute dans tout l'espace. Ce petit temple vaut vraiment le coup et ne regrettons pas d'y être venus... Ensuite, nous n'avons plus qu'à parcourir la route par laquelle nous sommes venus dans l'autre sens. Il fait vraiment très chaud aujourd'hui et nous faisons une petite halte à l'ombre d'un banian. Nous observons un moment les singes qui jouent dans les branches et qui réussissent à ouvrir les sacs laissés sur les scooters garés le long de la route pour en piquer le contenu ! Et nous retrouvons la grand-route où passera le bus pour rentrer à Pudukkottai...
Nous avons bien apprécié notre séjour ici, les gens y sont très accueillants, les paysages des environs magnifiques et les bus hyper pratiques !
Demain, nous partons à Karaikudi...
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
temple, celui dont je parle est très particulier
Un temple que j'avais moi aussi bien aimé lors de mon passage express en mars-15.
Le sol des terrasses était ultra brûlant à la mi-journée. Je courais de templion en templion pour retrouver un sol à l'ombre, la pause permettant à la plante des pieds de se rafraîchir.
Fabrice
Un temple que j'avais moi aussi bien aimé lors de mon passage express en mars-15.
Le sol des terrasses était ultra brûlant à la mi-journée. Je courais de templion en templion pour retrouver un sol à l'ombre, la pause permettant à la plante des pieds de se rafraîchir.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Sittanavasal. (...) Il s'agit d'un petit temple jaïn, tout minuscule mais très joli, orné de belles fresques. (...) Ce petit temple vaut vraiment le coup et ne regrettons pas d'y être venus...
Même expérience, même appréciation.
Assez facile à atteindre par autobus, puis une petite marche. Pourquoi s'en passer ?
Fabrice
Même expérience, même appréciation.
Assez facile à atteindre par autobus, puis une petite marche. Pourquoi s'en passer ?
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
fort de Tirumayam (...) le prix d'entrée est tout de même exagéré par rapport à ce qu'il y a à y voir (300rps/pers)
Prix très exagéré. C'était déjà ma conviction en mars-15 quand le prix n'était que de 100 Rs. 😮
Sans doute ma visite la plus rapide en Inde. Même la vue panoramique depuis ce promontoire n'a pas grand intérêt.
Au moins, j'avais échappé à un groupe d'enfants en vadrouille.
Un jeune avait essayé de me fournir des services de guide, sans l'afficher formellement, demandant in fine sa petite obole. Sans succès, son "accompagnement" sans contenu et constamment décliné n'a pas réussi à me culpabiliser.
Tirumayam a l'avantage de pouvoir se visiter en chemin entre Karaikudi et Pudukkottai, ou inversement.
Fabrice
Prix très exagéré. C'était déjà ma conviction en mars-15 quand le prix n'était que de 100 Rs. 😮
Sans doute ma visite la plus rapide en Inde. Même la vue panoramique depuis ce promontoire n'a pas grand intérêt.
Au moins, j'avais échappé à un groupe d'enfants en vadrouille.
Un jeune avait essayé de me fournir des services de guide, sans l'afficher formellement, demandant in fine sa petite obole. Sans succès, son "accompagnement" sans contenu et constamment décliné n'a pas réussi à me culpabiliser.
Tirumayam a l'avantage de pouvoir se visiter en chemin entre Karaikudi et Pudukkottai, ou inversement.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Pour ce qui est du temple, celui dont je parle est très particulier, avec ses salles souterraines creusées dans la roche et ses petits escaliers menant à des terrasses où se trouvent de petits sanctuaires. Son atmosphère est tout à fait particulière car il est très sombre
La description du temple près du musée ressemble un peu à ce que j'ai vu, mais je ne me rappelle pas de salles souterraines. En cherchant les noms des deux temples sur Maps, ils sont à côté. Peut-être n'avons nous pas vu le même. Celui dont je parle avait presque une devanture de hangar vu de l'extérieur, mais très beau à l'intérieur.
Nous continuons notre parcours vers le haut où se trouve le fameux temple Vijayalaya Cholisvaram, datant du VIIIème ou Xème siècle, en pierre blonde. Joli sanctuaire, il y a là plusieurs visiteurs indiens. Je trouve qu'il y a pas mal de monde dans ce coin alors que je croyais qu'il n'y aurait personne !
Je n'ai vu personne sur le chemin vers Vijalaya Cholisvaram, personne au petit sanctuaire musulman, et à peine un berger près du sanctuaire d'Ayyanar, puis deux bergères un peu plus loin. J'avais le sentiment d'être quasiment le seul à des kilomètres à la ronde. Quand je te lis, j'ai presque l'impression qu'il y avait un pèlerinage religieux le jour où vous êtes passés! 😄 Je n'ai pas vu la caverne dont tu parles en montant la roche, mais il faut dire qu'il n'y avait personne...
Mais, ce que nous voulons trouver, c'est le sanctuaire Ayyanar dont a parlé Pagal dans son carnet !!!
Je ne m'attendais pas à tomber dessus, ce qui avait décuplé l'effet de surprise. Ce sanctuaire dégage vraiment quelque chose de mystérieux. Bel endroit hein? 😉 Content que vous l'ayez trouvé!
Le fort a fière allure vu du bas. Il est tout entouré de très gros rochers tout ronds et se dresse au sommet mais le prix d'entrée est tout de même exagéré par rapport à ce qu'il y a à y voir (300rps/pers)
Le plus est très exagéré. L'entrée ne devrait pas valoir plus de 100 roupies. Mais moi j'ai bien aimé cette petite étape. J'ai eu la chance de ne pas tomber sur un groupe d'écoliers 😛
La suite!
La description du temple près du musée ressemble un peu à ce que j'ai vu, mais je ne me rappelle pas de salles souterraines. En cherchant les noms des deux temples sur Maps, ils sont à côté. Peut-être n'avons nous pas vu le même. Celui dont je parle avait presque une devanture de hangar vu de l'extérieur, mais très beau à l'intérieur.
Nous continuons notre parcours vers le haut où se trouve le fameux temple Vijayalaya Cholisvaram, datant du VIIIème ou Xème siècle, en pierre blonde. Joli sanctuaire, il y a là plusieurs visiteurs indiens. Je trouve qu'il y a pas mal de monde dans ce coin alors que je croyais qu'il n'y aurait personne !
Je n'ai vu personne sur le chemin vers Vijalaya Cholisvaram, personne au petit sanctuaire musulman, et à peine un berger près du sanctuaire d'Ayyanar, puis deux bergères un peu plus loin. J'avais le sentiment d'être quasiment le seul à des kilomètres à la ronde. Quand je te lis, j'ai presque l'impression qu'il y avait un pèlerinage religieux le jour où vous êtes passés! 😄 Je n'ai pas vu la caverne dont tu parles en montant la roche, mais il faut dire qu'il n'y avait personne...
Mais, ce que nous voulons trouver, c'est le sanctuaire Ayyanar dont a parlé Pagal dans son carnet !!!
Je ne m'attendais pas à tomber dessus, ce qui avait décuplé l'effet de surprise. Ce sanctuaire dégage vraiment quelque chose de mystérieux. Bel endroit hein? 😉 Content que vous l'ayez trouvé!
Le fort a fière allure vu du bas. Il est tout entouré de très gros rochers tout ronds et se dresse au sommet mais le prix d'entrée est tout de même exagéré par rapport à ce qu'il y a à y voir (300rps/pers)
Le plus est très exagéré. L'entrée ne devrait pas valoir plus de 100 roupies. Mais moi j'ai bien aimé cette petite étape. J'ai eu la chance de ne pas tomber sur un groupe d'écoliers 😛
La suite!
Oui, ça m'a étonné qu'il y ait autant de monde car à lire ton carnet tu disais y être tout seul... mais il faut dire que tu y étais en été, période où ce lieu doit être beaucoup moins fréquenté car il fait trop chaud. Lorsque nous y étions, il y avait pas mal des touristes indiens et des familles qui venaient faire faire des bénédictions dans le creux du gros rocher, en été il ne doit pas y avoir de prêtre à cet endroit ... et après leurs dévotions, il en profitaient pour visiter le temple de pierre au-dessus.
Ensuite, ils faisaient demi-tour, heureusement... ainsi nous avons pu continuer notre promenade jusqu'au sanctuaire Ayyanar bien tranquillement mais nous avons été étonnés de trouver plusieurs personnes dans la petite mosquée perdue parmi les rochers déserts et elle avait l'air assez fréquentée car, à notre retour, nous avons croisé plusieurs groupes de femmes voilées qui s'y rendaient...
La suite va venir, patience...
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Oui, je pense comme toi que juillet-août est une période creuse à ce niveau-là, car hormis les rivières de pèlerins dans les grands temples et les touristes occidentaux à Pondy et Mahabalipuram, je n'ai généralement pas croisé grand monde ailleurs.
Bonjour 😉
j'ai des photos mais je les mettrai sur mon site (lien en bas de ma signature) car elles ne sont pas au format pour le forum.
C'est bien dommage car je pense que ton carnet de voyage gagnerait à être illustré de photos pour permettre à ceux qui connaissent un peu les lieux que tu décris d'être bien sûr de ne pas confondre avec d'autres endroits qui pourraient leur ressembler.
Comme par exemple à Pudukkottai avec Bharagathamba et/ou Brahadambal que moi-même j'avais mentionné comme étant Kokarnesvarar
Il est fort possible et même pas trop compliqué de configurer des photos aux normes exigées par VF (2.000 pixels pour au moins un côté de la photo). Même moi j'y arrive ... c'est dire 🤪
Allez un petit effort et je te lirai avec davantage de plaisir 😏
j'ai des photos mais je les mettrai sur mon site (lien en bas de ma signature) car elles ne sont pas au format pour le forum.
C'est bien dommage car je pense que ton carnet de voyage gagnerait à être illustré de photos pour permettre à ceux qui connaissent un peu les lieux que tu décris d'être bien sûr de ne pas confondre avec d'autres endroits qui pourraient leur ressembler.
Comme par exemple à Pudukkottai avec Bharagathamba et/ou Brahadambal que moi-même j'avais mentionné comme étant Kokarnesvarar
Il est fort possible et même pas trop compliqué de configurer des photos aux normes exigées par VF (2.000 pixels pour au moins un côté de la photo). Même moi j'y arrive ... c'est dire 🤪
Allez un petit effort et je te lirai avec davantage de plaisir 😏
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Oui, en fait, je ne sais pas vraiment quel est le nom exact de ce temple. Dans le Routard il est mentionné temple de Bharagathamba et la description qui y est mentionnée correspond bien à celui que j'ai vu. Il se pourrait bien que nous parlions tous du même temple. Quant aux photos, je n'ai pas encore eu le temps d'y faire un tri et ce sera pour plus tard... tu pourras toujours aller sur mon site pour les voir, ce n'est pas difficile non plus !
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Fabrice, ce chapeau te va à ravir !!! je vois que tu viens toujours traîner tes guêtres du côté de l'Inde même si tu explores désormais de nouveaux continents... comme quoi, l'Inde, hein, une fois qu'on y a goûté ...!
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Ma dernière balade s'est faite dans le Solu Khumbu, au Népal. Pas si loin de l'Inde, forte présence de l'hindouisme, et aussi l'occasion de rafraîchir mon vocabulaire hindi, car très proche du népalais.
Et ton carnet, c'est l'occasion de me remémorer mon propre voyage d'il y a 4 ans.
Même si je voyage un peu plus rustique, je constate que nous partageons des avis quasi identiques sur les différents sites visités. Ainsi, je me suis échappé de Pondicherry au bout d'1/2 journée.
Merci pour ton carnet.
Fabrice
P.S. : le chapeau fut brièvement porté au gonpa de Karsha (Zanskar), juste le temps d'une photo. A l'initiative d'un lama.
Et ton carnet, c'est l'occasion de me remémorer mon propre voyage d'il y a 4 ans.
Même si je voyage un peu plus rustique, je constate que nous partageons des avis quasi identiques sur les différents sites visités. Ainsi, je me suis échappé de Pondicherry au bout d'1/2 journée.
Merci pour ton carnet.
Fabrice
P.S. : le chapeau fut brièvement porté au gonpa de Karsha (Zanskar), juste le temps d'une photo. A l'initiative d'un lama.
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Bon, je continue mon récit...
- Mercredi 23/01 : Après environ 1h de trajet en bus depuis Pudukkottai, nous voici à Karaikudi. Nous allons à l'hôtel Udhayam que quelques-uns sur ce forum avaient recommandé... ça doit faire longtemps qu'ils y sont allés car cet hôtel a pu être correct autrefois mais il a plutôt mal vieilli et le prix est nettement trop élevé par rapport à l'état des chambres. Le gérant ne veut absolument pas négocier et n'est pas particulièrement aimable alors que son établissement parait vide... tant pis pour lui, nous quittons cet hôtel décati au personnel rustaud et nous nous rendons à l'hôtel Meyyappaa relevé sur internet et nous avons bien fait ! Personnel très accueillant, grande chambre calme et claire (non AC, 950rps petit déj inclus)... c'est le paradis à côté de l'autre, et beaucoup moins cher ! Le gérant nous conseille le restau "Friends", endroit sympa avec sa salle/terrasse mais, malheureusement, le serveur est un peu casse-pieds, encore un qui veut pousser à la consommation...
Balade du côté de la Old bus stand, et dans les ruelles du marché qui l'entoure, puis nous prenons un tuk-tuk pour aller au village de Kundrakudi (300rps aller/retour avec attente au Murugan temple et arrêt à Kovilur). Notre véhicule est plutôt poussif et son chauffeur doit s'arrêter de temps en temps pour aspirer dans le réservoir d'essence !!! Après, ça repart ... et nous arrivons au Murugan Temple (situé à 9kms de Karaikudi). Un éléphant bénit les visiteurs à l'entrée puis il faut gravir toute une volée de marches (peintes de rayures rouges et blanches comme dans beaucoup de temples du sud). Des empreintes de pieds y sont gravées. Là-haut, belle vue sur les alentours (pas grand-chose d'autre sinon). Le village en bas est assez sympa... nous repartons avec notre tuk-tuk cahotant et nous arrêtons au temple de Shiva à Kovilur (à 2 ou 3 kms de Karaikudi) Le temple se dresse près d'un grand bassin où des jeunes pêchent à la ligne. Après la visite du beau temple, nous rejoignons notre chauffeur de tuk-tuk qui est en conversation avec les jeunes pêcheurs. Nous passons un moment bien sympa avec eux à échanger quelques mots en anglais, ça les amuse... Nous nous faisons la réflexion que c'est assez rare de voir des gens pêcher dans un bassin sacré, habituellement, on les voit plutôt nourrir les poissons...
Balade dans les rues animées de Karaikudi où quelques maisons anciennes montrent leurs façades qui ont dû avoir leur heure de gloire. Les gens ici aussi sont très souriants et accueillants...
- Jeudi 24/01 : A la New bus stand, nous prenons un bus pour Kanadukathan (30rps pour nous deux, ce n'est vraiment pas cher, le bus). Dans ce petit village tranquille, il y a beaucoup de grandes maisons de Chettiar, commerçants prospères au XIXème siècle qui se sont fait bâtir des maisons ressemblant à des palais au coeur du Chettinad. Toute une rue est bordée de ces grandes demeures. Un vieux monsieur nous fait signe du pas de sa porte pour nous inviter à entrer dans sa maison qui est la VVRM House, l'une des plus vieilles demeures du Chettinad (elle date de 1870). Il nous fait entrer dans différentes pièces et nous montre les beaux carrelages fabriqués à Athangudi, les colonnes en bois de Birmanie, le marbre d'Italie et le sol recouvert d'un mélange de coquilles d'oeuf et de jus de citron, ce qui donne un revêtement lisse, dur et blanc. Mais le plus intéressant et touchant, c'est que ce monsieur prend le temps de nous raconter l'histoire de sa famille en nous décrivant les nombreuses photos et les portraits qui ornent les murs, ce qu'il fait avec beaucoup d'humour et d'esprit... Nous lui donnons 100rps en partant, ce qui a l'air de lui donner satisfaction.
Tout près de là se trouve la CVRMCT House (drôle de nom pour des maison, quand même !). Là, le prix est fixé dès l'entrée (100rps comme ce que nous avions donné à la maison précédente). L'hôtesse nous laisse visiter les pièces et nous pouvons aussi monter sur le toit -terrasse avec vue sur les maisons voisines.
Après quelques déambulations dans les rues tranquilles de ce village, nous prenons un tuk-tuk (250rps) pour nous rendre à Athangudi car on nous dit qu'il n'y a pas de bus pour relier les deux villages. La route étant en travaux, il faut faire un grand détour pour y arriver. Là, nous visitons le la Lakshmi House, un palais plus cher et moins intime que les maisons que nous avons visitées à Kanadukathan (100rps/pers) Seules trois pièces se visitent, c'est un peu court... Nous continuons un peu sur la route et arrivons à un petit atelier de fabrication de carreaux de ciment coloré. Les artisans nous font entrer et nous assistons à la fabrication de plusieurs carreaux à motifs différents. Intéressant. Nous leur donnons 100rps et nous rendons à l'arrêt de bus qui se trouve près du palais. Il y a là un gars qui nous dit que le bus pour Karaikudi va bientôt passer... en fait, nous allons l'attendre 45mn ! heureusement, nous sommes assis à l'ombre et bientôt, plusieurs personnes viennent nous tenir compagnie...ce qui permet de faire la causette. Ce gars, qui parle bien anglais, nous dit que près de notre hôtel, à Karaikudi, se trouve la "maison aux mille fenêtres" dont nous n'avions pas entendu parler. Nous nous promettons d'aller la voir. Mais tout d'abord, il est 14h20 quand nous arrivons en ville et nous avons faim. Nous entrons dans le premier petit restau rencontré, le "Annapurna hotel" qui est bourré de monde où l'on nous sert un excellent thali pour 80rps.
La "maison aux mille fenêtres" dont on nous a parlé à Athangudi se trouve bien dans une rue derrière notre hôtel, rue très calme et résidentielle, bordée de maisons art déco construites dans les années 1941/42. En fait, la maison aux mille fenêtres appartient à un homme d'affaires qui vit à Chennai et on ne peut que la voir de l'extérieur. Nous avons peine à croire qu'elle possède vraiment 1000 fenêtres mais le gardien nous assure que c'est vrai ! A part ça, elle ne présente pas un intérêt extraordinaire...
Demain, nous quittons Karaikudi pour Madurai...
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Nous allons à l'hôtel Udhayam que quelques-uns sur ce forum avaient recommandé... ça doit faire longtemps qu'ils y sont allés car cet hôtel a pu être correct autrefois mais il a plutôt mal vieilli et le prix est nettement trop élevé par rapport à l'état des chambres
Pas moi en tout cas. Dans mon carnet, je ne dis pas du bien de cet hôtel, ces chambres et son personnel... Mais je me suis rendu compte que j'avais oublié de l'évaluer en fin de message comme je le faisais pour tous les endroits visités à chaque étape. C'est chose faite et évalué comme il se doit. Il y a forcément mieux à Karaikudi.
nous arrêtons au temple de Shiva à Kovilur (à 2 ou 3 kms de Karaikudi) Le temple se dresse près d'un grand bassin où des jeunes pêchent à la ligne.
J'ai beaucoup aimé ce temple et ai un bon souvenir de l'accueil des gens dans ce village. Pas de pêcheurs quand j'ai vu le bassin sacré, que des sadhus!
Là, nous visitons le la Lakshmi House, un palais plus cher et moins intime que les maisons que nous avons visitées à Kanadukathan (100rps/pers) Seules trois pièces se visitent, c'est un peu court...
Soyons honnêtes, quasiment une arnaque cette mansion... Mais une étape bienvenue dans mon tour à vélo depuis Kanadukathan.
Ce gars, qui parle bien anglais, nous dit que près de notre hôtel, à Karaikudi, se trouve la "maison aux mille fenêtres" dont nous n'avions pas entendu parler.
Mais comment ça ?? Nous en avons tous parlé ! Pas possible d'y entrer de toute façon...
Pas moi en tout cas. Dans mon carnet, je ne dis pas du bien de cet hôtel, ces chambres et son personnel... Mais je me suis rendu compte que j'avais oublié de l'évaluer en fin de message comme je le faisais pour tous les endroits visités à chaque étape. C'est chose faite et évalué comme il se doit. Il y a forcément mieux à Karaikudi.
nous arrêtons au temple de Shiva à Kovilur (à 2 ou 3 kms de Karaikudi) Le temple se dresse près d'un grand bassin où des jeunes pêchent à la ligne.
J'ai beaucoup aimé ce temple et ai un bon souvenir de l'accueil des gens dans ce village. Pas de pêcheurs quand j'ai vu le bassin sacré, que des sadhus!
Là, nous visitons le la Lakshmi House, un palais plus cher et moins intime que les maisons que nous avons visitées à Kanadukathan (100rps/pers) Seules trois pièces se visitent, c'est un peu court...
Soyons honnêtes, quasiment une arnaque cette mansion... Mais une étape bienvenue dans mon tour à vélo depuis Kanadukathan.
Ce gars, qui parle bien anglais, nous dit que près de notre hôtel, à Karaikudi, se trouve la "maison aux mille fenêtres" dont nous n'avions pas entendu parler.
Mais comment ça ?? Nous en avons tous parlé ! Pas possible d'y entrer de toute façon...
Bonsoir
Là, nous visitons le la Lakshmi House, un palais plus cher et moins intime que les maisons que nous avons visitées à Kanadukathan (100rps/pers) Seules trois pièces se visitent, c'est un peu court...
Je n'avais jamais entendu parlé d'Athangudi.
En lisant ton commentaire laconique je me dis que je n'ai rien raté.
Mais curieux de nature je fais une petite recherche sur le net et là ...
https://www.google.com/maps/@10.1512196,78.7249574,3a,71.2y,109.92h,90.51t/data=!3m8!1e1!3m6!1sAF1QipMyhloILqs1tsEAgw0NfT3AgwcxFQwS8s7W0NOm!2e10!3e11!6shttps:%2F%2Flh5.googleusercontent.com%2Fp%2FAF1QipMyhloILqs1tsEAgw0NfT3AgwcxFQwS8s7W0NOm%3Dw203-h100-k-no-pi-0-ya206.25891-ro0-fo100!7i10240!8i5120
... je "découvre" la Lakshmi House qui m'apparaît comme la maison qui pourrait être la plus intéressante du Chettinad 😮
Faudra que j'y retourne une troisième fois 🤪
Là, nous visitons le la Lakshmi House, un palais plus cher et moins intime que les maisons que nous avons visitées à Kanadukathan (100rps/pers) Seules trois pièces se visitent, c'est un peu court...
Je n'avais jamais entendu parlé d'Athangudi.
En lisant ton commentaire laconique je me dis que je n'ai rien raté.
Mais curieux de nature je fais une petite recherche sur le net et là ...
https://www.google.com/maps/@10.1512196,78.7249574,3a,71.2y,109.92h,90.51t/data=!3m8!1e1!3m6!1sAF1QipMyhloILqs1tsEAgw0NfT3AgwcxFQwS8s7W0NOm!2e10!3e11!6shttps:%2F%2Flh5.googleusercontent.com%2Fp%2FAF1QipMyhloILqs1tsEAgw0NfT3AgwcxFQwS8s7W0NOm%3Dw203-h100-k-no-pi-0-ya206.25891-ro0-fo100!7i10240!8i5120
... je "découvre" la Lakshmi House qui m'apparaît comme la maison qui pourrait être la plus intéressante du Chettinad 😮
Faudra que j'y retourne une troisième fois 🤪
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Hello Pagal,
en effet, ce n'est pas toi qui avait parlé de cet hôtel mais on ne peut pas en vouloir à ceux qui l'ont recommandé car tout change si vite en Inde que l'on peut avoir apprécié un endroit une année et quelques années après, le prix, l'entretien et l'accueil ne sont plus les mêmes ...
Pour ce qui est de la maison aux 1000 fenêtres, ça avait dû m'échapper, je ne me souviens plus en avoir entendu parler... et en effet, elle ne se visite pas...
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
- Vendredi 25/01 : A la New bus stand de Karaikudi, un bus pour Madurai est prêt à partir. Le contrôleur nous fait signe de nous dépêcher de monter mais le bus est bourré de monde... pour une fois, il consent à mettre nos sacs dans le coffre (ils en sortiront couverts de poussière) et nous réussissons à nous caser à l'avant sur les sièges installés autour et sur le moteur près du conducteur, serrés comme des sardines... mais ça permet de faire la conversation. Une charmante dame a l'air très étonnée de nous voir là et nous demande pourquoi nous aimons voyager en Inde ! Le trajet dure 2h15 (120rps pour deux). Le bus s'arrête à la New bus station à environ 7 kms du centre. Un tuk-tuk nous amène au même hôtel où nous avions séjourné il y a 5 ans, l'hôtel Keerthi (1400rps avec AC et petit-déj compris. Il n'a pas augmenté, nous avions même payé 1440rps à l'époque !
Nous allons bien sûr, flâner au Pudhu Mandapa, au grand temple Meenaksi Amman et dans ses alentours...Les rues autour du temple sont piétonnes et plutôt tranquilles, ce qui est bien agréable... Lors de notre visite du temple, nous apercevons toute une partie à l'est, près du pavillon aux mille colonnes, démolie et pleine de gravats. Nous apprenons qu'un incendie a eu lieu en février 2018, il aurait débuté dans les échoppes d'offrandes et serait dû à un court-circuit provoqué par un branchement vétuste. Les sculptures, heureusement, n'ont pas été endommagées.
Dîner au Surya, sur le toit de l'hôtel Suprême, rempli de touriste bien sûr mais on peut s'y rafraîchir d'une bonne bière, et ce n'est pas rien ici !
A propos de boisson fraîche, nous nous régalerons à plusieurs reprises de la spécialité de la ville, le jigarthanda, un délice composé de lait, gomme d'amande, sirop de rose et glace. Il y a de nombreuses échoppes qui en font, plus ou moins savoureux et c'est souvent les moins reluisantes qui en font les meilleurs...
- Samedi 26/01 : Aujourd'hui, c'est le Republik day mais ça ne se voit pas beaucoup ici. L'an dernier, nous étions à Bhopal lors de cette fête et il y avait des petits drapeaux indiens à vendre partout et des étudiants avec les couleurs de l'Inde sur les joues qui tentaient de récolter de l'argent pour leur école... rien de tout ça ici.
Nous nous rendons au "Shopping Complex bus stand", la gare routière non loin de l'hôtel (on peut y aller à pied) pour aller à Tiruparankudram, situé à 7 kms de Madurai. Il y a là un temple construit au pied de beaux rochers arrondis. Nous y étions déjà venus en 2014 et en avions un très bon souvenir. La petite ville, le temple, l'animation et la ferveur des fidèles, la colline de rochers, la vie autour du temple, tout est superbe. Après avoir passé un bon moment dans le beau temple, nous gravissons les escaliers creusés dans la roche à flanc de colline jusqu'au sommet en passant sur de gros rochers granitiques dans lesquels des encoches ont été creusées pour ne pas glisser... Il y a beaucoup de singes tout le long, et il fait chaud ! Enfin, nous arrivons en haut de la colline où se trouve un lieu de culte musulman, un "dargha" où l'on nous invite à entrer. Seul Yannick a le droit d'enter dans la grotte où se trouve le tombeau, mais comme il y fait une chaleur à crever, il n'y fera qu'un passage éclair ! Il y a là plusieurs personnes qui font la sieste, allongées par terre...
Après avoir admiré la vue sur la ville qui s'étend à nos pieds, nous redescendons avec, comme à la montée, de nombreux arrêts pour répondre aux questions habituelles : "what is your name ?", "Where do you come from ?" et nous faire prendre en photo... il faut dire que c'est jour férié aujourd'hui et il y a du monde à se balader.
Dans la soirée, à Madurai, nous retournons dans le temple de Sri Meenaksi et nous avons le plaisir et la surprise, car nous n'étions pas du tout au courant, d'y assister à un spectacle de danses classiques donné par de jeunes élèves, sous le regard de leurs parents. Très joli, malheureusement, impossible de les photographier, les appareils photos et portables étant interdits dans le temple.
Demain, nous partons pour Kanyakumari, où nous n'étions pas allés lors de notre voyage en 2014. Nous avions séjourné à Trichy et Rameswaram, deux endroits que nous avions beaucoup aimés mais nous ne pouvons multiplier les étapes, nous n'y retournerons donc pas cette fois.
Anne
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Chacun ses goûts mais je n'ai pas trouvé que la Lakshmi House était la maison la plus intéressante du Chettinad ! j'avais beaucoup mieux aimé l'atmosphère des maisons de Kanadukathan que nous avions visitées avant.
Anne
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Pareil, je n'ai pas trouvé la Lakshmi House renversante. Déjà la visite est très rapide et les lieux ne sont pas bien mis en valeurs.
A propos de boisson fraîche, nous nous régalerons à plusieurs reprises de la spécialité de la ville, le jigarthanda, un délice composé de lait, gomme d'amande, sirop de rose et glace
Aye aye aye, le jigarthanda 😇😇😇
A propos de boisson fraîche, nous nous régalerons à plusieurs reprises de la spécialité de la ville, le jigarthanda, un délice composé de lait, gomme d'amande, sirop de rose et glace
Aye aye aye, le jigarthanda 😇😇😇
Bon, je continue mon récit :
- Dimanche 27/01 : Tuk-tuk pour la new bus station de Madurai, située à 7 ou 8 kms (150rps). Nous montons dans un bus qui va bientôt partir pour Nagercoil. Quand nous y arrivons, un bus part immédiatement pour Kanyakumari où nous arrivons à 15h. ( Bus Nagercoil : 220rps/pers + bus Kanyakumari : 22rps/pers). En route, nous traversons des paysages d'étangs, rizières, palmeraies et vers la fin du parcours, des champs d'éoliennes. Des montagnes déchiquetées marquent les contreforts des Ghats occidentaux qui descendent depuis Mumbai jusqu'à la pointe du Tamil Nadu.
Kanyakumari, c'est l'extrême sud de l'Inde, là où trois mers se rencontrent et important lieu de pèlerinage. A quelques mètres du rivage, sur deux îlots rocheux, se dressent le Vivekananda Memorial et la statue monumentale du poète tamoul Thiruvalluvar.
Nous avions téléphoné avant-hier pour réserver une chambre mais les 3 ou 4 hôtels où nous avons appelé étaient tous "full"... Nous commencions à désespérer d'en trouver un quand, au Sri Devi, on nous répond enfin qu'il y a une chambre AC disponible à 1300rps. Ouf !
Lorsque nous arrivons sur le parking de l'hôtel, situé dans la grande rue qui descend à la mer, il y a plein d'autocars garés là et beaucoup de monde. L'hôtel a aussi, en plus des chambres individuelles, un bâtiment pour héberger les pèlerins. Tout ça est de construction récente, moderne et notre chambre est très vaste, claire et confortable... vraiment agréable !
Le bord de mer, à 5 mn à pied, est, aujourd'hui, noir de monde... L'esplanade devant le temple et les abords du rivage, sont couverts de stands de toutes sortes, une vraie fête foraine...
Derrière le temple, ( où il n'est pas question d'entrer aujourd'hui vu le monde), se trouve un minuscule ghat. Au moment où nous y arrivons, toute une file d'hommes et de femmes en sortent portant des pots de fleurs dégoulinants d'eau sur la tête. Au milieu des fleurs, une noix de coco et à leur cou, des colliers de fleurs. Un tambour et un hautbois les accompagne. Le prêtre, tout à coup, lance brutalement une noix de coco à terre (ça surprend!) et la procession s'ébranle vers le temple. Serait-ce pour célébrer le dieu Murugan au moment de Thaipusan ? je ne sais pas à quoi peut correspondre cette procession. Nous n'avons pas vu d'autres manifestations, ni mortifications liés à cette fête... alors ???
- Lundi 28/01 : Il y a plein de bons petits restos populaires ici. Pour notre petit déj, nous irons plusieurs fois au Hari's hôtel, non loin de notre hôtel. Comme nous n'aimons pas trop les sauces épicées dès le matin, nous avons trouvé que mettre du sucre sur un parotta faisait un peu comme une crêpe bretonne (en plus épais) et que c'était très bon, accompagné d'un tchaï (au grand étonnement de la serveuse qui ne conçoit pas possible de manger autre chose que les sempiternels chutney coco et sambar)...
Nous allons pouvoir, ce matin, visiter le temple où il y a moins de monde qu'hier. Pour accéder au sanctuaire, il faut s'acquitter de 20rps et les hommes doivent être torse nu, mais ça vaut le coup car la statue de la déesse au fond de son alcôve dorée vous fixe intensément pendant que le prêtre bénit les fidèles. La légende veut que l'éclat du rubis ornant son nez aurait égaré les navires, c'est pourquoi les portes du temple face à la mer restent fermées... Dans l'enceinte du temple, les dévots flânent en se faisant tirer la bonne aventure par un petit perroquet qui prend la carte décisive dans son bec ou par un liseur des lignes de la main...
En suivant le bord de mer vers l'est, après l'embarcadère des ferries pour le Vivekananda Memorial, une promenade mène à une jetée en passant par le quartier des pêcheurs où une petite église catholique syrienne et une autre, catholique romaine, très grande église blanche, "Our Lady of Ramsun", s'élèvent parmi les petites maisons colorées. Les pêcheurs sont catholiques, ça se voit même sur leurs barques dont la proue est ornée d'une croix et sur les motifs pieux peints sur leurs maisons...Nous allons jusqu'au bout de la digue faite de gros blocs de rochers... Il fait très chaud mais la proximité de la mer et le vent marin font du bien. Les barques de pêche très colorées sont alignées sur les petites plages, malheureusement très sales. Retour à proximité du temple pour déjeuner d'un bon thali au Prasanti hôtel.
Dans l'après-midi, balade au Gandhi Memorial où sont exposées des photos de sa vie et l'urne funéraire contenant une partie de ses cendres, puis nous montons sur la terrasse au-sessus d'où l'on a une belle vue sur le large. A ce moment, se dessinent deux belles voiles bleues qui rentrent au port... moment de paix...
Nous longeons maintenant le bord de mer vers l'ouest et le "sunset point". Nous suivons un terre-plein plutôt déglingué, des tas de gravats et de détritus, comme toujours en Inde. On dirait que, partout, des travaux ont été entrepris, commencés, jamais complètement finis et tout reste en l'état et rien n'est entretenu... Dans tout le trajet que nous avons suivi cette année aussi bien dans les villes que sur les routes, partout des travaux, des travaux, toute l'Inde du sud est en travaux !
Nous arrivons au "sunset point" où les gens commencent à arriver en voiture, en moto, en tuk-tuk, pour assister à un des spectacles préféré des indiens, le coucher du soleil sur la mer ! Près du point de vue, se dresse une statue de la vierge. Nous continuons le long de la plage qui pourrait être belle mais est très sale, jusqu'à Kovalam, un village de pêcheurs. Les enfants jouent devant les petites maisons colorées, les hommes jouent aux cartes ou ravaudent les filets. Les habitations le long de la plage paraissent plutôt pauvres alors que lorsque l'on suit la rue en arrière, elles paraissent plus grandes et plus cossues. Nous y rencontrons même un allemand qui nous dit être marié avec une indienne et avoir une maison ici.
Quand nous retournons vers le sunset point, il y a beaucoup de touristes indiens massés là pour le coucher de soleil mais, ce soir, les nuages vont gâter le spectacle... Nous continuons notre chemin jusqu'à Kanyakumari, 8 kms aller/retour. Quand nous arrivons, la nuit est tombée et les stands sont tous ouverts. Des pèlerins sortent des bus, certains viennent de très loin, ils nous disent venir du Népal !
Dîner au Vishwa (très bon egg kottu parotta), ce petit restau sera notre préféré ici, nous y reviendrons...
La suite demain car il se fait tard !
Anne
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- Mardi 29/01 : Nous hésitons à aller à Padmanabhapuram où il y a un palais de maharajas en bois, parait-il très beau mais il est situé à 35kms de Kanyakamari et nous n'avons pas le courage de faire encore toute cette route... nous choisissons donc plutôt de prendre un bus pour Suchindram, à seulement 13km (24rps pour 2)... Après 30 mn de trajet, nous arrivons à proximité du grand temple surmonté d'un gopuram haut de 41 m et du bassin entouré de ghats et de murailles rayées rouge et blanc. Les vieilles maisons qui dorment autour du bassin forment un ensemble vraiment harmonieux et calme. C'est très joli et nous sommes agréablement surpris de découvrir cet endroit. Le temple est imposant et très beau, avec ses galeries aux colonnes sculptées. Une grande statue d'Hanuman de 5m de haut est couverte de guirlandes de fleurs. Devant le sanctuaire dédié à la trinité hindoue, une puja a lieu avec les habituels battements de tambour et sonneries de cloches, le chandelier et la flamme touchée par les dévots... Torse nu de rigueur pour les hommes dans le sanctuaire...
Après une balade dans le village , nous reprenons le bus pour rentrer. La route suit de nombreuses pièces d'eau couvertes de nénuphars, des rizières verdoyantes, de grandes cocoteraies et bananeraies. A 12h30, nous sommes de retour à Kanyakumari où le vent souffle en tempête aujourd'hui. La mer moutonne fort... malgré tout, il fait chaud. Des pêcheurs viennent de rentrer et débarquent de gros poissons, on dirait des thons et de très gros maquereaux.
Déjeuner au Viswa (excellent chiken biryani).
Cet après-midi, nous allons faire une grande balade vers l'est dans le quartier des pêcheurs. Une fois passée la grande église Our Lady of Ramsun, (à l'intérieur, des fidèles sont agenouillés à même le sol, nous y avons même vu un homme lécher le carrelage en signe de dévotion ! Les catholiques sont aussi excessifs que les hindouistes), nous suivons les rues bordées de maisons colorées et arrivons à une grande école où la fête se prépare avec la fanfare des élèves qui s'entraîne... nous continuons toujours vers l'est et arrivons à un petit temple dont le gopuram doré émerge au-dessus des toits, encadré de palmiers. Il scintille dans la lumière de fin d'après-midi, c'est très joli... nous nous approchons et découvrons ce petit édifice tout neuf et pimpant, très kitsch, orné d'une kyrielle de statues féminines très dénudées ou en tenue plutôt aguichante ! Un peu plus loin, se dresse une petite église catholique avoisinant avec une école primaire d'où s'échappe une musique tonitruante. Des hommes sont occupés à fixer des branches de bananier autour de la porte d'entrée, préparation de fête, là aussi...
Nous arrivons à un ensemble de petits immeubles et aboutissons à un muret les séparant de la plage où la mer fait de gros rouleaux. Des gens sont en train de nettoyer et poncer de gros coquillages, des conques qui se vendent dans les stands de souvenirs près du temple et servent d'objets rituels. Un homme nous montre comment souffler dedans... Ce fut une balade bien tranquille dans des rues calmes loin de la foule...
Impossible d'aller plus loin, il nous faut faire demi-tour et revenir à Kanayakumari par le même chemin où, après un bon banana lassi, nous assistons une fois de plus au coucher du soleil en compagnie de la foule fascinée par ce spectacle (on a le même chez nous, en Bretagne !)
Nous avons bien aimé notre séjour à Kanyakumari, une petite ville accueillante à l'atmosphère détendue et loin de l'agitation des grandes cités poussiéreuses et embouteillées...Demain matin, nous prenons le train pour Ernakulam...
Anne
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- Mercredi 30/01 : Nous quittons Kanyakumari pour Kochi car nous avons déjà visité le Kerala et nous ne voulons pas nous y attarder cette année... Le train pour Ernakulam est à 6h40. La gare n'est pas loin de notre hôtel et nous pouvons y aller à pied. Le trajet est long mais sans problème. Nous arrivons à Ernakulam à 14h environ. Devant la gare, pour prendre un tuk-tuk, il faut s'adresser à une guérite où l'on doit d'abord payer 2rps de prise en charge, puis, selon le trajet que nous voulons faire, on nous indique le prix à régler au chauffeur puis on monte dans le premier tuk-tuk de la file. Il nous conduit jusqu'à la gare maritime "boat jetty" pour 57 rps. Un ferry est prêt à partir. Il n'y a plus qu'à prendre les billets (il y a une file pour les femmes, ce qui permet de passer plus vite) : 8 rps pour deux, ce n'est vraiment pas cher... et nous voilà à bord. La traversée n'est pas longue jusqu'à Fort Cochin. Là, nous prenons un autre tuk-tuk pour nous rendre au "Green view homestay", tenu par la soeur, très sympathique, du propriétaire du Jojie's homestay, situé tout à côté, dans un petit dédale de ruelles bordées de jardins, très tranquilles. La chambre (non AC : 700rps, AC : 1000rps) est très agréable, elle donne sur une salle commune (il y a une autre chambre à côté) avec coin cuisine où nous pouvons préparer notre petit déjeuner.
Nous rejoignons à pied le bord de mer. Il y a énormément de touristes de toutes nationalités ici. Beaucoup de cafés branchés et boutiques chics, ça nous change du Tamil Nadu et nous déstabilise un peu ! Toujours autant de monde (même plus) pour admirer les fameux filets chinois et acheter du poisson aux étals de pêcheurs. Toujours autant de restos de poissons et de stands de souvenirs... Kochi est la même que dans notre souvenir...
- Jeudi 31/01 : Balade dans le quartier de Mattanchery où nous retrouvons quelques-uns des entrepôts de grossistes que nous avions vus en 2014 . En cette fin de matinée, la rue est très encombrée, poussiéreuse et, là aussi, il y a eu des travaux et rien n'est vraiment fini...Plusieurs bâtiments ont été détruits ou sont en cours de transformation mais quelques vieilles façades sont encore là, juste un peu plus décrépites.
En ce moment, c'est la Biennale d'Art contemporain et, dans plusieurs endroits, il y a des installations et des expos. Le "street art" est très présent : beaucoup de peintures murales à découvrir au détour des rues. Kochi est une ville où la culture artistique est très présente...
Nous déjeunons dans un tout petit restau populaire, le "Sheenavak restaurant" (excellent chiken biryani), beaucoup moins cher et plus goûteux que beaucoup de restos ici. Il se trouve tout près du bâtiment "Aspinwall House", le centre principal de la biennale.
Dîner avec des amis au "Farmer's café", bel endroit, très bonne cuisine et également galerie d'exposition de peintures.
Nous ne resterons pas plus longtemps à Kochi car nous devons poursuivre notre trajet, plusieurs étapes nous attendent encore...
Anne
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- Vendredi 1/02 : Tous les bus privés que l'on nous propose pour Coimbatore sont à des horaires qui ne nous conviennent pas (trop tôt ou trop tard). Nous allons donc prendre un bus public mais personne ne connait les horaires (ils prennent tous des bus privés). Nous prenons donc un tuk-tuk à 8h (300rps) pour aller à la bus station en espérant qu'il y ait un bus dans la matinée. Le chauffeur ne veut pas nous croire quand nous lui disons que c'est au Vyttila Mobility Hub qu'il faut nous conduire. Il nous emmène à la gare routière KSRTC mais, après qu'il nous ait accompagnés jusqu'au bureau de renseignements, il s'aperçoit que c'était bien celle que nous lui avions indiquée. Une fois là-bas, on nous dit qu'il va y avoir un bus à 9h30...Tant mieux ! En fait, le bus arrivera en gare à 9h35 et il repart 10mn après. C'est un bus confortable et pas surchargé. Le trajet dure 5h. Nous arrivons à la grande ville de Coimbatore, dont le trafic autour de la gare routière est assez démentiel. La gare aussi est immense, il y a plusieurs gares les unes à côté des autres. Pour trouver le bus qui va à Metupellayam, c'est coton ! En fait, il se prend en dehors de la gare, le long de la rue. Une gentille dame nous indique le bon endroit où l'attendre... A peine sommes-nous arrivés que le voilà... il est déjà bourré de monde, nous réussissons à nous asseoir tout devant et à caser nos bagages (je suis placée le dos à la route, le long du pare-brise). Le trajet dure 1h15 environ... ça fait du bien d'arriver ! Il y a plusieurs hôtels autour de la bus station de Mettupellayam. Juste en face, se trouve le Nanda Lodge. Nous y prenons une chambre, elle est vaste et correcte (850rps) et le patron est sympa.
Nous allons nous renseigner à la gare ferroviaire pour prendre le "toy train" demain pour nous rendre à Ooty, mais on nous répond que tout est plein. Le gars au guichet veut absolument nous fourguer un billet pour un trajet spécial qui n'a lieu que le week-end, qui part à 10h et qui fait Metupellayam à Coonoor aller/retour, très, très cher (1250rps/pers) ... quelle arnaque ! Finalement, nous allons opter pour le bus, tant pis ! Il y en a toutes les 10 mn, c'est pratique...
Nous allons dîner à côté de l'hôtel, à l' "Anapoorna hotel".
- Samedi 2/02 : Nous avons très bien dormi dans ce petit hôtel. Nous prenons le bus pour Ooty à 9h10. Nous sommes bien placés, à l'avant et nous avons donc une belle vue sur la montagne...et sur la route ! C'est un peu stressant par moment, cette petite route avec des virages en épingles à cheveux sur laquelle il y a pas mal de circulation, bus et camions qui arrivent dans l'autre sens... Le payasage le plus beau se trouve entre Mettupelayam et Coonoor. Nous arrivons à Coonoor puis à Ooty à 11h20. Il fait très beau mais l'air est vif, nous sommes à 2 200m d'altitude !
Nous allons à pied à la "Reflection guest-house" où nous avions téléphoné avant-hier. Nous y avons une chambre qui donne sur un petit jardin en terrasse (1 300rps avec eau chaude). La guest-house donne au-dessus du lac mais le niveau d'eau est très bas en ce moment... Toute la journée, le soleil chauffe fort mais le soir, le froid se fait sentir. Il faut sortir les polaires ! Heureusement, il y a de bonnes couettes et des double-vitrage, néanmoins ça fait un peu chambre froide, là dedans !
Anne
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Ooty (suite) :
Nous partons faire un grand tour à pied en ville qui est assez étendue et construite sur les collines, donc montées et descentes assurées... Déjeuner au "Best hotel", petit resto très indien et très sympa, près de Charing cross. Nous passons ensuite à l'Office de tourisme où un gars qui a l'air de s'ennuyer ferme nous donne quelques indications sur les balades à faire dans le coin mais c'est assez limité... Nous flânons au fil des rues et arrivons devant le grand jardin botanique mais, comme nous sommes samedi, il y a un monde fou, nous renonçons à y aller... Près de là, il y a un petit marché tibétain et plein de petites boutiques qui vendent du "homemade chocolate", comme à Munnar. Et oui, dans les monts Nilgiri, il y a non seulement du thé et des cultures maraichères, mais aussi du cacao. Nous achetons un peu de ce chocolat, sans être excellent, il n'est pas mal... Nous rentrons jusqu'à la guest-house en flânant dans Main bazar, un quartier bien sympa où les rues sont bordées de petites échoppes de toutes sortes. Nous avons fait pas mal de kms aujourd'hui, mine de rien... mais ici il ne fait pas trop chaud, pour marcher, c'est mieux !
- Dimanche 3/02 : Aujourd'hui, nous allons passer une superbe journée grâce à Jef, un anglais qui loge dans la même guest-house que nous et qui nous aborde au moment du petit-déj. Il nous explique qu'il s'intéresse beaucoup aux ethnies montagnardes, particulièrement aux Toda et qu'il est convié à assister à un mariage aujourd'hui dans un village. Il recherche les descendants des gens qui ont posé pour une artiste anglaise, une sculptrice qui était venue dans ce village avant la guerre. Pour y aller, il a besoin d'un guide et nous propose de partager les frais et de l'accompagner. C'est une occasion qui ne se refuse pas ! et nous voilà partis en bus, en compagnie du guide Toda que Jef a réussi à trouver, comble de chance pour lui, cet homme est un descendant du guide qui avait accompagné l'artiste à l'époque ! Les Toda ne sont pas très nombreux (environ 1500). Le bus, donc, part en direction de Kotagiri et nous laisse au bord de la route à 17kms d'Ooty. Nous empruntons un minuscule sentier qui grimpe raide dans la montagne à travers la forêt. Au bout de 45mn environ de grimpette, nous arrivons au tout petit village (10 maisons seulement). Tout de suite, nous sommes accueillis et invités à entrer dans une maison où les femmes sont en train de se préparer et se coiffer. La maison est très petite, elle se compose de deux pièces seulement : un salon/chambre et une cuisine. Les femmes Toda se coiffent d'une manière particulière : elles torsadent les longues mèches de leur chevelure, ce qui forme des boucles comme des "anglaises". Tous les hommes et les femmes portent de grandes capes blanches brodées de motifs noirs et rouges, par dessus leurs vêtements traditionnels. Nous sommes présentés aux futurs mariés et conviés, dans la maison des parents du jeune homme à déguster un excellent petit déjeuner composé d'idlis (excellents, rien à voir avec ceux que l'on mange dans les restos), et des chapatis, le tout accompagné de sambar et chutney coco puis on nous sert du thé.
Les invités arrivent petit à petit des alentours, revêtus de leurs châles brodés, à la fin, il y aura environ 500 personnes. Pendant un très long moment, il ne se passe pas grand-chose, les gens se congratulent, s'assoient dans l'herbe pour discuter entre eux, se prennent en photo... Des photographes professionnels sont là pour l'album souvenir des mariés qui se livrent à quelques rituels : échange de branches pliées en arc au pied de l'arbre sacré, la mariée se recueille quelques instant devant cet arbre...
Dans le village, il y a un petit temple mais aucun rapport avec les temples hindous. Ici, les gens sont animistes, ils vouent une adoration aux buffles dont des cornes sont posées devant le temple. Le temple est en forme de demi tonneau, sorte de hutte arrondie en bois et branchages. La porte est minuscule, le prêtre qui habite dedans ne doit pas être gros pour entrer par là et il doit y faire tout noir à l'intérieur car il n'y a pas de fenêtre ! Les Toda sont végétariens et vivent principalement de l'élevage des buffles qui produisent le lait dont ils font du beurre et tous les produits laitiers courants. Ils nous disent être très inquiets pour leur avenir car le gouvernement transforme peu à peu les pâturages en les plantant de théiers et d'eucalyptus sous lesquels l'herbe ne pousse pas. Ils se sentent spoliés de leurs terres ancestrales et n'ont pas beaucoup de moyens pour faire valoir leurs droits, comme toutes les minorités ethniques dans le monde.
Enfin, quelques hommes forment un petit cercle et commencent à psalmodier et à danser en tenant leur bâton en l'air. Bientôt, d'autres hommes les rejoignent et le cercle s'agrandit de plus en plus. C'est très beau... les femmes aussi se mettent à danser en cercle tout en chantant, leurs longues mèches leur battant le dos. Hommes et femmes dansent d'abord chacun de leur côté, puis ils finissent par danser ensemble. Ensuite, ils s'assoient tous sur l'herbe, les hommes d'un côté, les femmes et enfants de l'autre, et chacun reçoit une feuille de bananier sur laquelle sont servis curries de légumes, chapatis, etc... Nous sommes conviés à partager ce repas, bien sûr... Beaucoup d'hommes s'éloignent dans les bosquets pour s'enivrer et, à la fin de l'après-midi, il y en a beaucoup en mauvais état ! Notre guide aussi a un petit coup dans le nez, il passe beaucoup de temps à discuter avec ses amis et il est difficile de le décider à les quitter pour nous raccompagner en fin de journée... il faut pourtant s'en aller avant que le soir ne tombe ! Pour retourner prendre le bus, il nous fait passer parmi les plantations de thé où il faut cheminer pendant un bon bout de temps pour arriver enfin à un village le long de la route où passe le bus. Heureusement, un bus qui va à Ooty arrive tout de suite et nous arrivons à la guest-house à la nuit tombée, bien fatigués mais super heureux de cette journée magnifique et inattendue... Merci Jef !
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
ça devait être super cette journée dans ce village 🙂 c'est votre moment de vie en terre inconnue😄😏
bises
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir...
Paulo Coelho
Ah oui, c'était vraiment super et complètement différent de ce que nous avions l'habitude de voir en Inde.
Je suis en train de commencer à mettre des photos et à faire les articles de ce voyage sur mon site mais c'est long, je continue en même temps à écrire mon carnet de voyage sur le forum... quel boulot ! Je préviendrai quand les photos seront en ligne...
Bonne fin de soirée
Anne
Anne
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- Lundi 4/02/2019 : Ce matin, nous quittons Ooty et le Tamil Nadu pour le Karnataka. Nous nous rendons à la gare routière vers 9h15 et, à 9h30 un bus démarre pour Mysore. La route que nous empruntons est très belle, elle descend de la montagne en suivant les versants couverts de théiers et de forêts de pins, puis elle traverse la réserve de Bandipur. Nous avons le plaisir de voir quelques éléphants sauvages et des troupeaux de daims.
Nous arrivons à Mysore vers 14h30. Nous allons à l'hôtel Luciya, bien situé, tout près du marché. Il est un peu vieillot, mais, après avoir visité trois chambres, nous en trouvons une qui nous convient : grande, claire, au 3ème étage, calme avec une fenêtre qui donne sur une ruelle, négociée à 1000rps (sans AC). Le personnel y est très sympathique.
Le beau marché ancien est très animé, on peut y trouver beaucoup d'étals d'huiles essentielles et encens, spécialités de Mysore.
Dîner à l'hôtel RRR et flânerie dans les rues très animées du quartier...
- Mardi 5/02/2019 : Nous allons visiter le célèbre Palais, un des plus extraordinaires de l'Inde, d'après le Routard, mais je trouve que celui d'Udaipur lui est supérieur. Nous sommes très étonnés de ne payer que 50rps/pers pour y entrer ! Pas de problème pour prendre des photos à l'intérieur. Comme nous sommes arrivés avant 10h, il n'y a pas trop de monde et nous pouvons arpenter tranquillement les différentes très belles salles et flâner dans les jardins jusqu'à l'enclos des éléphants royaux, il y en a 6. Un garde nous fait signe de ne pas approcher... Après cette bonne matinée, nous partons à la recherche du Café Aramane, non loin d'ici mais, malheureusement, il est en rénovation. Dommage, il avait l'air sympa... Nous irons finalement au Parklane hôtel où le resto se trouve à l'étage et dont la salle est une terrasse couverte. Pas terrible et assez crade malgré ses airs chicos...
Dans l'après-midi, nous prenons un tuk-tuk pour aller à "Chamundi Hill", colline située à 10kms, au sommet de laquelle se trouvent plusieurs temples. Le tuk-tuk nous attendra pendant la visite et, en redescendant, fera un détour par la statue du grand Nandi , négocions le tout pour 400rps. Au sommet de la colline, nous visitons d'abord le temple de Chamundeswari. Nous avons de la chance, il n'y a pas trop de monde et nous n'avons pas à faire la queue pour y entrer ni pour accéder au sanctuaire. Très belles portes et statues en argent repoussé. A deux pas du grand temple, se trouve un petit temple de Shiva, très ancien, qui renferme une tête du dieu en argent. Très spécial, comme représentation de Shiva...
Nous descendons 2kms avec le tuk-tuk, il y a là un petit observatoire avec vue sur la ville en contre-bas puis nous continuons jusqu'à la grande statue de Nandi, sculpté dans un seul bloc de pierre, orné de fleurs et clochettes sculptées dans la masse. Avant de rejoindre Mysore, nous prenons le temps de déguster un bon verre de jus de canne. Celui-ci presse à la manivelle à main, ça lui fait des muscles d'athlète !
Il est 17h30 et la ville est beaucoup plus animée que ce matin mais, ici, dans le quartier autour du Palais, du moins, il y a des passages pour piétons et des feux de circulation, c'est la seule ville indienne où nous en avons vus. Et même des vélos genre "velib"...
Dîner au "Ajantha Hôtel", situé juste en face de notre hôtel. Excellents dosa et petit resto typique très sympa... désormais, ce sera notre cantine pour tous les soirs.
Anne
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Bonsoir
Belle expérience que cette rencontre avec les Toda dans les environs d'Ooty.
Il y avait eu une discussion au sujet des Toda en octobre 2008 avec lien vers un extrait des plus intéressants du film de Louis Malle, Phantom India (1969)
Inde du Sud: loger dans un village toda?

Maison Toda en haut du jardin botanique d'Ooty (Tamil Nadu, Inde)

Temple Toda dans un petit village accessible à pied à environ 2 kilomètres d'Ooty
Belle expérience que cette rencontre avec les Toda dans les environs d'Ooty.
Il y avait eu une discussion au sujet des Toda en octobre 2008 avec lien vers un extrait des plus intéressants du film de Louis Malle, Phantom India (1969)
Inde du Sud: loger dans un village toda?

Maison Toda en haut du jardin botanique d'Ooty (Tamil Nadu, Inde)

Temple Toda dans un petit village accessible à pied à environ 2 kilomètres d'Ooty
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Bonjour Raga,
Oui, ce fut vraiment une belle expérience... le temple que nous avons vu dans le village où nous avions passé la journée était comme celui de la photo du haut, en forme de demi-tonneau. Autrefois, les maisons devaient avoir cette forme également mais, de nos jours, les maisons d'habitation sont en dur et ont la forme de maisons indiennes ordinaires, du moins, celles qui étaient dans ce village. Seul le temple avait gardé sa forme d'origine. Celui en forme de cône doit se trouver dans un autre village Toda des environs car nous n'en avons pas vu de cette forme.
D'après un poster représentant une photo de jeunes mariés qui était affiché à l'intérieur d'une des maisons où les femmes se coiffaient, le village où nous étions devait s'appeler Bettu Mund (Mund voulant dire village). Je me réfère à cette affiche que nous avions prise en photo pour ne pas oublier ce nom...
Nous avons de belles photos de cette journée et des vidéos. Elles figureront sur notre site (référencé en-dessous de ma signature) mais il faut du temps pour ça !
Bon dimanche
Anne
Anne
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Mysore suite :
- Mercredi 6/02/2019 : Ce matin, nous nous rendons à la gare routière KSRTC en suivant les rues calmes et presque désertes, comme toujours en Inde avant 9h. C'est le bon moment pour marcher en ville, il n'y a pas encore de scooters et motos garés partout, les trottoirs sont vides et il ne fait pas encore trop chaud. A la gare routière, nous cherchons le bus pour Bannur. Il faut passer par cette bourgade pour aller à Somnath. Le bus part vers 9h30. A Bannur, il faut attendre un bon moment pour qu'arrive le bus qui va à Somnath (au moins 30mn). C'est la pleine campagne par ici, le paysage est très beau : rizières, palmeraies, champs de canne à sucre, grosses meules de foin, le tout souligné par les collines à l'horizon... Nous arrivons à Somnath. Le bus nous dépose juste face à l'allée qui mène au temple. Il est entouré d'un beau jardin. Très beau temple (entrée 300rps/pers), comparable aux temples de Belur et Halebid, il est construit en étoile. Véritable dentelle de pierre. L'atmosphère y est paisible. Au bout d'une heure de visite, nous retournons à l'endroit où le bus nous avait laissés, il en arrive un très vite ainsi qu'à Bannur et nous ne mettrons pas longtemps pour revenir à Mysore où nous déjeunons dans un boui-boui face à la gare routière... En fin d'après-midi, nous retournons dans le quartier autour du Palais, balade dans les jardins (accès gratuit) et au vieux marché, Devaraja market, où l'animation bat son plein vers 18h : étals de fruits et de fleurs de marchands venus des environs qui s'installent sur la place près du marché, autour de la petite clock-tower, et dans les rues tout autour. Nous dégustons un bon lassi au "Modern Café" qui n'a de moderne que le nom (un petit rade bien sympa!) et dîner au Ajantha hôtel. - Jeudi 7/02/2019 : Et nous voilà encore repartis à la gare routière, comme hier . Nous y prenons un bus pour Srirangapatna. Après 30mn de trajet, nous arrivons à la gare routière. Une fois passé la porte en pierre, nous commençons la visite de cette petite ville fortifiée au passé tumultueux, par la jolie mosquée qui se dresse près de l'entrée. Elle sert de madrasa et les petits élèves sont à leurs leçons. Nous suivons ensuite la route qui longe la rivière Cauvery. Passé le premier bastion, nous arrivons à la "water gate", avec, tout près, le monument qui marque l'endroit où a été tué le sultan Tipu par les anglais en 1799. La water gate mène à des ghats le long de la rivière où ont lieu les activités habituelles des ghats : lessive, toilette et rituels de prière avec prêtres et offrandes. Le niveau de la rivière est bas en ce moment mais lors de la mousson, tout l'espace couvert de végétation est rempli d'eau. Comme partout, malheureusement, beaucoup de détritus sont jetés dans cette jolie rivière dont l'eau semble bien claire... Nous continuons jusqu'au Bailey's Dungeon, où les prisonniers anglais étaient enfermés. En face, se trouve le temple qui renferme une statue de Vishnou très originale. Il est représenté couché comme un bouddha, posture inhabituelle pour les divinités hindoues. Nous prenons la Main road qui traverse le village à la recherche d'un endroit pour déjeuner et voilà qu'au beau milieu de la rue, nous assistons à une sorte de défilé carnavalesque avec des tambours, une voiture sono, un homme qui parle dans un micro, des danseurs grimés en soldats, d'autres avec de grosses têtes de maharadjah et maharani et un danseur qui porte en équilibre sur sa tête un très grand portant où sont accrochées des guirlandes de fleurs. Il est fort pour sauter et danser avec ça sur la tête ! Après avoir suivi sur quelques mètres ce défilé, nous allons déjeuner dans un petit resto, une sorte de hangar/terrasse qui donne sur la rue où nous y mangeons un excellent thali pour seulement 50rps/pers. Une fois revenus près de la mosquée, nous prenons un tuk-tuk pour nous rendre de l'autre côté de la route, jusqu'au tombeau du sultan Tipu ( 80rps pour aller au tombeau + 80rps pour aller ensuite à la résidence d'été) . Le tombeau d'abord : il s'agit d'un joli mausolée contenant les tombeaux et une petite mosquée... Le palais d'été : très joli bâtiment tout recouvert de peintures murales du sol au plafond (entrée 300rps/pers). Une visite à ne pas manquer... Nous retournons à pied jusqu'à la gare routière (2kms environ) où un bus démarre aussitôt pour Mysore. Ce fut une bien belle journée, nous avons beaucoup aimé l'atmosphère de cette petite ville. Demain, nous quittons Mysore...
- Mercredi 6/02/2019 : Ce matin, nous nous rendons à la gare routière KSRTC en suivant les rues calmes et presque désertes, comme toujours en Inde avant 9h. C'est le bon moment pour marcher en ville, il n'y a pas encore de scooters et motos garés partout, les trottoirs sont vides et il ne fait pas encore trop chaud. A la gare routière, nous cherchons le bus pour Bannur. Il faut passer par cette bourgade pour aller à Somnath. Le bus part vers 9h30. A Bannur, il faut attendre un bon moment pour qu'arrive le bus qui va à Somnath (au moins 30mn). C'est la pleine campagne par ici, le paysage est très beau : rizières, palmeraies, champs de canne à sucre, grosses meules de foin, le tout souligné par les collines à l'horizon... Nous arrivons à Somnath. Le bus nous dépose juste face à l'allée qui mène au temple. Il est entouré d'un beau jardin. Très beau temple (entrée 300rps/pers), comparable aux temples de Belur et Halebid, il est construit en étoile. Véritable dentelle de pierre. L'atmosphère y est paisible. Au bout d'une heure de visite, nous retournons à l'endroit où le bus nous avait laissés, il en arrive un très vite ainsi qu'à Bannur et nous ne mettrons pas longtemps pour revenir à Mysore où nous déjeunons dans un boui-boui face à la gare routière... En fin d'après-midi, nous retournons dans le quartier autour du Palais, balade dans les jardins (accès gratuit) et au vieux marché, Devaraja market, où l'animation bat son plein vers 18h : étals de fruits et de fleurs de marchands venus des environs qui s'installent sur la place près du marché, autour de la petite clock-tower, et dans les rues tout autour. Nous dégustons un bon lassi au "Modern Café" qui n'a de moderne que le nom (un petit rade bien sympa!) et dîner au Ajantha hôtel. - Jeudi 7/02/2019 : Et nous voilà encore repartis à la gare routière, comme hier . Nous y prenons un bus pour Srirangapatna. Après 30mn de trajet, nous arrivons à la gare routière. Une fois passé la porte en pierre, nous commençons la visite de cette petite ville fortifiée au passé tumultueux, par la jolie mosquée qui se dresse près de l'entrée. Elle sert de madrasa et les petits élèves sont à leurs leçons. Nous suivons ensuite la route qui longe la rivière Cauvery. Passé le premier bastion, nous arrivons à la "water gate", avec, tout près, le monument qui marque l'endroit où a été tué le sultan Tipu par les anglais en 1799. La water gate mène à des ghats le long de la rivière où ont lieu les activités habituelles des ghats : lessive, toilette et rituels de prière avec prêtres et offrandes. Le niveau de la rivière est bas en ce moment mais lors de la mousson, tout l'espace couvert de végétation est rempli d'eau. Comme partout, malheureusement, beaucoup de détritus sont jetés dans cette jolie rivière dont l'eau semble bien claire... Nous continuons jusqu'au Bailey's Dungeon, où les prisonniers anglais étaient enfermés. En face, se trouve le temple qui renferme une statue de Vishnou très originale. Il est représenté couché comme un bouddha, posture inhabituelle pour les divinités hindoues. Nous prenons la Main road qui traverse le village à la recherche d'un endroit pour déjeuner et voilà qu'au beau milieu de la rue, nous assistons à une sorte de défilé carnavalesque avec des tambours, une voiture sono, un homme qui parle dans un micro, des danseurs grimés en soldats, d'autres avec de grosses têtes de maharadjah et maharani et un danseur qui porte en équilibre sur sa tête un très grand portant où sont accrochées des guirlandes de fleurs. Il est fort pour sauter et danser avec ça sur la tête ! Après avoir suivi sur quelques mètres ce défilé, nous allons déjeuner dans un petit resto, une sorte de hangar/terrasse qui donne sur la rue où nous y mangeons un excellent thali pour seulement 50rps/pers. Une fois revenus près de la mosquée, nous prenons un tuk-tuk pour nous rendre de l'autre côté de la route, jusqu'au tombeau du sultan Tipu ( 80rps pour aller au tombeau + 80rps pour aller ensuite à la résidence d'été) . Le tombeau d'abord : il s'agit d'un joli mausolée contenant les tombeaux et une petite mosquée... Le palais d'été : très joli bâtiment tout recouvert de peintures murales du sol au plafond (entrée 300rps/pers). Une visite à ne pas manquer... Nous retournons à pied jusqu'à la gare routière (2kms environ) où un bus démarre aussitôt pour Mysore. Ce fut une bien belle journée, nous avons beaucoup aimé l'atmosphère de cette petite ville. Demain, nous quittons Mysore...
Anne
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- Vendredi 8/02 : Nous nous rendons de bon matin à la gare routière de Mysore (nous avons bien aimé notre séjour dans cette ville) où nous n'aurons pas à attendre longtemps. Un bus part à 8h15 pour Kushalnagar. Nous y arrivons à 10h30 et nous nous rendons au Soan's hôtel que nous avions remarqué sur internet. On nous y propose une chambre double à 800rps. C'est parfait. Chambre tout à fait correcte avec ventilo et eau chaude. Une fois installés, nous reprenons le bus dans le sens d'où nous venons d'arriver, (c'est-à-dire la route vers Mysore) pour aller à 5kms d'ici, à Bylakuppe, où se trouve une importante communauté de réfugiés tibétains. Fondé en 1961, ce fut l'un des premiers camps de réfugiés installé en Inde du sud pour accueillir les tibétains. Plus de 10 000 tibétains vivraient ici, d'après le Lonely Planet (dont 3000 moines). Pour loger la nuit à Bylakuppe, il faut avoir un permis spécial, c'est pourquoi nous logeons à Kushalnagar, la ville la plus proche. En fait, nous nous apercevrons que, pour aller au grand temple d'or, il faut descendre à Koppa. Là où nous arrivons n'est qu'une suite de petits stands au bord de la route avec des abords plutôt très sales...Le monastère de Namdroling, dans lequel se trouvent le temple d'or et le temple de Zangdogpahi, se trouve à 2,5kms de Koppa... Nous prenons un tuk-tuk pour aller jusqu'au monastère. Quand nous y arrivons, il n'y a presque personne, tout est calme dans le temple. Nous retrouvons les décors exubérants des temples bouddhistes, avec les dorures et les peintures multicolores, avec les trois grandes statues plaquées or du Bouddha. Les temples sont entourés de beaux jardins bien entretenus...
Nous déjeunons de momos et soupe de nouilles au resto Malaya, en face du monastère (ça change des thali et dosa !), puis retour au temple. Des familles indiennes et même des écoliers, arrivent par cars entiers. Il y a énormément de monde (des indiens) qui viennent visiter le temple et s'en est fini du calme malgré les panneaux enjoignant les gens à garder le silence ! Il y a quelques jours, c'était le Nouvel an tibétain et peut-être que, de ce fait, le temple était fermé aux indiens pendant les cérémonies, ce qui expliquerait l'afflux de visiteurs aujourd'hui...
Nous prenons ensuite un tuk-tuk pour visiter deux autres monastères, celui de Sera et celui appelé le "second Tashilhunpo" où le Dalaï lama a établi le double du monastère d'origine et où le 10ème panchem-lama est particulièrement vénéré. "Un panchen-lama est le deuxième plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain. La lignée des panchen-lama est une lignée de réincarnation importante dans l'histoire du Tibet, abbés du monastère de Tashilhunpo. Une bonne partie du monastère de Tashilhunpo, au Tibet, fut détruite par la Chine en 1960, ses moines envoyés en camp de travail "...en 95, les autorités chinoises avait refusé le choix du Dalaï Lama portant sur la réincarnation du panchen lama en la personne d’un enfant de 6 ans. Emmené de chez lui par les autorités, ce 11e panchen lama non reconnu n’a plus été revu.
"Occupant une position centrale dans le camp de réfugiés tibétains de Bylakuppe le monastère en Inde héberge plus de 250 moines dont de nombreux tulkous (réincarnations d'un maître disparu). Ils viennent du Tibet et des régions himalayennes du Spiti, Khunu, Ladakh, Ghashar et Sangkhar. Le monastère déclare donner une éducation de la religion bouddhiste ainsi qu’une éducation moderne et avoir un rôle vital dans la préservation de bouddhisme".
Les bâtiments servant à l'habitation des moines, écoles et universités monastiques sont de taille imposante et très nombreux...
Quand nous visitons ces monastères, il n'y a personne, les moines étant en congé après les fêtes du Nouvel an, pas de cérémonie aujourd'hui, donc... Dommage, nous en avions vues de très belles au monastère du dalaï lama à Mac Leod Ganj (voir Inde 2015)
Le conducteur du tuk-tuk nous propose de nous ramener à Kuchalnagar (300rps en tout avec l'attente aux deux monastères et retour à Kushalnagar). Petit tour dans les rues de ce petit bourg, il y a plein de moines partout, plusieurs étant venus pour le Nouvel an, ils font des emplettes dans les boutiques et dînent dans les restos du coin. Nous allons au "Family restaurant" pour dîner et, comme l'endroit est sympa, nous y reviendrons demain matin pour le petit-déj... il est situé tout près de la gare routière, ce qui sera pratique...
Anne
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- Samedi 9/02/2019 : Après un bon petit-déj au restau "Family" où nous avions dîné hier soir, nous allons prendre le bus pour Hassan. Il part à 7h50. Il est très lent et arrive à 10h15. Toute la zone autour de la bus station est en travaux. Partout, immeubles en construction, gravats, terrains vagues, etc... La rue qui mène à l'hôtel est elle aussi en réfection... Nous nous rendons, en désespoir de cause, à l'hôtel "Abhiruchi lodging" où nous avions enfin réussi à trouver une chambre, tous les autres hôtels étaient pleins. Il paraît que c'est parce que nous sommes samedi et qu'il y a beaucoup de mariages en ce moment... L'accueil n'est pas vraiment chaleureux et même plutôt désagréable. On finit par nous montrer une chambre correcte (800rps non AC) mais le lit est très dur et bruyant (il craque au moindre mouvement). Enfin, pour une nuit, ça ira car nous avons l'intention de visiter cet après-midi Sravanabelagola et de partir demain à Belur où nous savons qu'il y a un hôtel très agréable. Après lui avoir téléphoné pour y réserver une chambre, nous allons jusqu'au bus stop situé tout près ( ce n'est pas à la gare routière, cette fois). Nous y prenons le bus pour Chanarayapatna où il faut changer pour Sravanabelagola où nous arrivons à 12h20.
Sravanabelagola est une charmante petite ville tranquille, construite autour de collines granitiques. Au milieu, un immense bassin tout entouré de murs ne s'aperçoit que d'en haut de la colline appelée "Indragiri Hill". Avant de commencer l'ascension, nous allons nous régaler d'un bon thali à l'hôtel Raghu, à deux pas de là. Le patron y est bien sympathique.
Après le repas, nous entamons la grimpette, très raide, des 614 marches menant au sommet. Pour monter là-haut, il faut laisser ses chaussures en bas et, à cette heure, ça chauffe les pieds ! Les vendeurs à la sauvette ne perdent pas le nord : ils vendent des chaussettes ! et ça marche... tout les visiteurs ont les mêmes chaussettes !
Tout en haut, il y a quelques sanctuaires et un temple jaïns où se trouve l'immense statue de Gomateshvara, vieille de plus de 1000 ans, sculptée d'un seul bloc, ce serait le plus grand monolithe taillé au monde. En ce moment, la statue est garnie d'échafaudages en bambou pour son nettoyage. Les échafaudages ne gênent pas trop la vue car ils ne montent qu'à la moitié de la statue. La "toilette" rituelle de la statue a lieu tous les 12 ans, c'est la cérémonie du Mahamasthakabhishekha où on l'arrose de lait et de safran avec grand rassemblement de jaïns mais, là, il ne s'agit pas de l'arroser de liquides sacrés mais bien d'un nettoyage chimique de la pierre pour lui rendre sa blancheur, le lait ayant plutôt tendance à la noircir...
Autour de la statue, plusieurs temples et pavillons renferment des sculptures jaïnes... après, il n'y a plus qu'à redescendre, toujours sous le cagnard ! Un bon lassi à l'hôtel Raghu va nous remettre en forme. Du coup, nous essayons d'aller voir les autres temples jaïns en ville mais, à cette heure, ils sont tous fermés... Tant pis, nous reprenons le bus pour rentrer à Hassan. Ce soir, nous allons dîner au "Suvarna gate", un restaurant à la terrasse perchée au dernier étage, très bon et agréable dans cette ville plutôt désagréable...
Anne
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- Dimanche 10/02/2019 : Ce matin, nous partons donc de notre hôtel pas sympa d'Hassan pour prendre le bus qui va à Belur. Dès que nous arrivons à la gare routière, nous en avons un qui part immédiatement. Il est environ 9h15.
Nous traversons une belle campagne tranquille. Les toits sont pentus et couverts de tuiles comme nous l'avions déjà vus dans le Coorg. Nous arrivons à Belur vers 10h15 et allons à l'hôtel Mayura Velapuri où nous avons une superbe grande chambre avec terrasse pour 1450rps. Du coup, nous passons le reste de la matinée, sur la terrasse, à nous reposer au frais (ici, on est à 975m d'alt)... Il y a un restaurant dans l'hôtel, nous y déjeunons puis partons visiter le temple. Il est magnifique, avec une base en étoile, des colonnes et une coupole très finement sculptées, le tout en pierre noire, la stéatite, en anglais "soap stone" (pierre saponaire) proche du talc, très facile à travailler jeune et qui durcit au contact de l'air. Comme le temple est toujours en activité, l'entrée y est gratuite. En revanche, aujourd'hui dimanche n'est pas le jour le plus approprié pour une visite sereine, il y a énormément de monde, beaucoup nous disent venir de Bangalore pour le week-end.
Il n'y a pas grand-chose d'autre à faire ici, Belur est un village sans intérêt, d'où l'avantage d'avoir une chambre agréable avec une terrasse ! Dans la soirée, un orage éclate avec une pluie tropicale qui fait partir tout le monde !
- Lundi 11/02/2019 : Ce matin, nous prenons le bus pour Halebid (Halebeedu). Il part à 9h15 et arrive à 10h. La gare routière se trouve juste en face du Hoysaleshera Temple qui fait la célébrité du lieu. Très beau temple en stéatite comme à Belur. Il est composé de deux sanctuaires, l'un dédié à Shiva et l'autre à Parvati, les deux reliés par une salle à colonnes, chacun gardé par un grand Nandi. Le tout au milieu d'un jardin, l'entrée est gratuite. Ce matin, il n'y a pas grand-monde, ce qui est bien agréable...
Nous suivons ensuite une petite route de campagne et nous arrivons à trois temples jaïns. Le gardien nous éclaire le sanctuaire où se dresse une grande statue de Tirthankara surmontée du serpent Naga qui s'enroule derrière. Les colonnes de pierre noire et lisse reflètent nos ombres... Très bel endroit et il n'y a personne ! Nous donnons quelques roupies au gardien et continuons la route jusqu'au bout où se trouve un autre temple hindou, le Kedareshvara temple, il est fermé mais tout sculpté lui aussi et là aussi nous sommes seuls (même pas de gardien)... Les deux temples hindous, comme celui de Belur, ainsi que celui de Somnath (près de Mysore) sont construits sur des bases en étoile.
Revenus au village d'Halebid, nous déjeunons d'un bon thali (et oui, on aime ça, le thali !) dans un petit resto tenu par des femmes, près de la poste. Nous reprenons le bus pour rentrer à Belur où nous retournons voir le temple. L'atmosphère y est beaucoup plus calme qu'hier. A 19h, a lieu la puja. Comme toujours, les prêtres font monter la tension en fermant le rideau qui cache la statue du dieu puis en l'ouvrant au moment de l'élévation du chandeliers, dans les roulements de tambours et de clochettes...
Anne
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- Mardi 12/02/2019 : Aujourd'hui, ce sera une journée transport car nous allons à Chitradurga. A la gare routière de Belur, on nous dit qu'il y aura un bus à 10h, puis à 10h15, en fait, il n'arrivera qu'à 10h20 et repartira presque aussitôt, à 10h25. Nous avons bien failli le rater car il se gare en double-file derrière un autre bus et sa destination étant écrite en alphabet du Karnataka, impossible de savoir que c'est celui-là. Heureusement, il y a un gars bien sympa qui va lui aussi à Chitradurga et qui nous dit que c'est le bon bus (en fait, nous ne serons que tous les trois à le prendre). Il y a de la place dedans !
Tout au long de la route, il y a beaucoup de travaux, nous roulons plus souvent sur de la piste que sur la route, et quand il y a du bitume, il est plein de trous... Si bien que nous roulons très lentement... ça laisse le temps d'admirer le paysage : c'est la campagne, beaucoup de palmeraies, des champs de coton, grands troupeaux de chèvres et moutons dans des étendues pelées, petits hameaux aux maisons bleues, vertes ou violettes avec les vaches attachées devant... Aux abords de Chitradurga, des collines granitiques, couvertes de roches rondes empilées les unes sur les autres, s'élèvent. Nous arrivons à Chitradurga après 5h de route, à 15h30.
Nous allons à l'hôtel Amogha International, où nous avions téléphoné hier. Il est situé dans le centre, pas très loin de la gare routière (il y a un hôtel qui doit être mieux près du fort mais très cher et trop loin du centre) Le hall d'entrée et la réception sont très vastes mais un peu décrépis, la chambre est grande, elle aurait besoin d'un bon coup de peinture, mais elle est tout de même correcte (non AC 1000rps).
Dans les petites rues autour de l'hôtel, se tient un petit marché permanent très sympa. Les gens y sont très souriants et très gentils. Ils sont étonnés de nous voir car il y a très peu de touristes ici et ceux qui viennent restent aux abords du fort. D'ailleurs, Chitradurga ne figure pas dans les guides, c'est Aleph sur ce forum qui m'en a parlé la première, puis Fredma qui y est allé avec sa petite famille. Merci à vous deux de m'avoir permis de connaître ce coin...
Nous allons flâner au petit marché près de notre hôtel, il y a là un grand bassin avec des ghats très profonds mais l'eau y est très sale. Balade dans les rues, dégustation de lassi, achat de brioches pour notre petit-déj, demain matin. Dîner dans un resto qui se tient en bas de l'hôtel.
- Mercredi 13/02/2019 : Nous nous rendons à pied jusqu'au fort, ce qui fait déjà une jolie promenade, la rue qui y va étant assez agréable, bordée de quelques vieilles maisons et un temple, mais tous sont en mauvais état. Nous arrivons devant le fort, construit sur les collines de roches granitiques. Entrée : 300rps/pers. A 9h, il est encore tôt et il n'y a personne, il ne fait pas encore trop chaud et il y a même du vent frais dans les hauteurs. Ce fort est assez impressionnant par la façon dont les différents bastions et tours de défense sont intégrés au site couvert de rochers arrondis. Il est immense, il y avait là une ville dont il ne reste que quelques vestiges très endommagés : des colonnes, de grands portiques en pierre sculptée, des temples, de très grands bassins...
Nous grimpons le long des sentiers et escaliers de pierre, il y a une très belle vue de là-haut car l'environnement rocheux est superbe. Nous escaladons des murailles, grimpons dans les broussailles et arrivons à un bastion parmi les roches où il est impossible d'aller plus loin...Quand nous retournons vers l'entrée, des groupes de touristes japonais arrivent, nous avons bien fait de venir tôt... En bas du fort se trouve un système impressionnant de meules pour moudre la poudre à canon. Après cette matinée à crapahuter dans les rochers, nous redescendons en ville et déjeunons dans un des deux restos qui se tiennent en bas de notre hôtel (un veg et un non veg) car, en ville, le seul que l'on ait vu était plein.
Nous passons le reste de la journée à nous reposer et à flâner dans les rues animées... Nous ne regrettons pas d'être venus jusqu'à cette petite ville, l'intérêt n'y est pas exceptionnel mais c'est un endroit très accueillant où les gens sont chaleureux et la visite du fort permet de faire un peu de sport !
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Je suis contente que cette balade t'a plu !! j'avais bien aimé cet endroit moi aussi.
Tu me donnes des idées pour un autre voyage !! merci
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir...
Paulo Coelho
Et, attends, c'est pas fini ! A Udupi, il y a des choses intéressantes aussi...
- Jeudi 14/02/2019 : Nous allons de bonne heure à la gare routière de Chitradurga car nous avons beaucoup de route à faire aujourd'hui pour rejoindre la côte, à Udupi. Il n'y a pas de bus direct (il y en a de nuit mais nous n'aimons pas et les horaires ne sont pas pratiques). Il nous faudra donc changer à Shimoga. Le bus part à 7h30 et arrive à Shimoga à 10h. Là, il y a un bus pour Udupi à 11h, ça va... Nous sommes très bien installés à l'avant. La route suit d'abord des paysages de rizières, grandes étendues noyées d'eau où les femmes repiquent le riz et les hommes labourent avec leurs boeufs. Le paysage est très vert. Nous passons un barrage, grandes étendues d'eau... Puis c'est la forêt dense et la montagne. La route fait encore des virages en épingles à cheveux impressionnants. Le chauffeur du bus doit vénérer Hanuman car, tout au long de la route, il jette aux singes des poignées de petites bananes qu'il tire d'un coffre près de son siège ! Et les singes ont l'air de l'attendre ! C'est amusant... Nous arrivons à Udupi à 15h30, environ. La ville paraît plutôt moderne, avec de grands immeubles neufs. Nous allons à l'hôtel "Sri Krishna Residency" où nous avions téléphoné hier. Chambre double calme et confortable, très bon hôtel (non AC 1344rps). Après un peu de repos, nous allons au grand temple de Krishna, tout près. Les rues autour du temple sont piétonnes, et c'est vraiment bien agréable de pouvoir se promener sans risquer de se faire bousculer par les 2 roues ! Près du temple, sont garés trois grands chars de procession. Nous aimerions bien les voir en mouvement. Il y a un bureau de "tourism office", nous allons essayer de nous renseigner. La jeune fille qui est là nous répond que non, il n'y aura pas de défilé de char, que c'est terminé depuis janvier. J'ai l'impression qu'elle ne comprend rien à ce que nous lui demandons... Un peu dépités, nous nous promenons autour du char quand un vieux monsieur nous aborde pour nous dire, tout content, que, ce soir, à 20h, le char sera tiré tout autour de la place et qu'il ne faut pas que nous rations ça ! Chouette, nous restons dans les parages. Nous allons donc dîner en attendant, au "Mitra Samaja", petit resto sur la place où se trouve le temple (spécialité de très bons dosas) puis nous flânons dans le temple où il y a une grande étable avec beaucoup de vaches, taureaux et veaux. Et oui, Krishna était vacher mais c'est quand même drôle de voir une étable dans un temple (nous en avions déjà vu à Kumbakunam). Peu après, nous rencontrons un couple germano-indien et le mari, indien, nous explique qu'à Udupi, tous les soirs, de fin novembre à mai, il y a un défilé de char. Ce sont les dévots qui paient (cher) pour faire faire ces cérémonies avec chars, il font ça une fois dans leur vie et tout est planifié et réservé longtemps à l'avance. Il y a plusieurs chars ici : 3 en bois, un en or, un en argent et un orné de pierres précieuses. A 20h environ, le char s'illumine, les tambours et clochettes retentissent. Les gens se mettent à dérouler les gros cordages à l'avant du char. Les brahmanes apportent la statue de Krishna sur une sorte de palanquin et l'un d'eux la monte dans le char (c'est haut !) et c'est parti... les gens tirent sur les cordes et le char s'ébranle dans le roulement des tambours et le son des trompettes. Il fera tout le tour de la place, accompagné de deux vaches carapaçonnées et de deux gros bonhommes, sortes de grosses têtes de carnaval, représentant des gardes. Puis, les prêtres enflamment des torches et des feux de Bengale. Le gars marié à une allemande nous explique que le fait de sortir le dieu et de le promener dans la rue fait rejaillir son énergie sur la foule. Un tissu blanc est brûlé devant le char qui s'est arrêté un moment. Ces flammes symbolisent l'énergie qui se répand avec la fumée, ensuite les dévots trempent leur doigt dans la cendre qui reste du tissu brûlé et s'en mettent sur le front pour que ça leur porte chance et les protège du mauvais sort... Après ça, le char repart et revient à sa place initiale, Krishna est descendu et rentré dans le temple...c'était une bien belle cérémonie... En quittant l'enceinte du temple, nous passons devant une estrade où un groupe de femmes chante des cantiques, nous les avions déjà vues en arrivant... Elles chantent ainsi sans arrêt depuis janvier 2018 et vont continuer jusqu'en janvier 2020 (2 ans sans s'arrêter de chanter, nuit et jour) mais, heureusement, ce ne sont pas toujours les mêmes ! Des groupes viennent de toute l'Inde pour chanter à tour de rôle et tout ça est organisé par l'administration du temple... - Vendredi 15/02 : Nous retournons au temple. Ce matin, il y a un petit char doré sorti de son abri et des hommes sont en train de le laver à grande eau. Peut-être qu'il va défiler ce soir ? Le temple de Krishna est très vaste et il y a beaucoup de pèlerins, de bureaux administratifs de toutes sortes, des prières ont lieu dans différents endroits... Il y a un autre petit temple de Krishna en face du grand où un groupe d'adeptes occidentaux de Krishna (des russes) un peu illuminés, chantent en s'accompagnant de tambourins et d'un petit accordéon "Hare, hare, Krishna !!!" A côté, il y a aussi un temple de Shiva très intéressant. Il a une architecture différente et tout à fait unique, il est très ancien, il a été construit sous le règne des Alupas, au 8ème siècle. Un gars vient nous dire très sérieusement que ce temple a été construit en une nuit par une seule personne dont je n'ai pas retenu le nom, mais quelqu'un de "super strong", nous déclare-t-il. Il voit bien que nous ne croyons pas à son histoire et s'en va, vexé. Il y croyait vraiment car "c'est écrit dans le Mahabharata" nous a-t-il dit ! Ben oui, ça ne peut être que vrai, alors... en tout cas, c'est un bâtiment très particulier. Les prêtres ont dessiné un grand kolam avec des poudres de couleur et se livrent à des incantations en jetant des louchées de riz et de ghee dans un feu, ce qui fait énormément de fumée... Nous quittons le temple et allons déjeuner au Woodlands, resto un poil plus cher qu'ailleurs mais très bon et au joli décor. Nous prenons le bus au City bus stand pour aller à Malpe beach. Il fait une chaleur à crever dans ce bus... Nous arrivons à la plage bordée de stands et de petits manèges. Nous trouvons un peu d'ombre sous un parasol paillote planté là. Bientôt, nous sommes environnés de familles qui ont aussi envie de se mettre à l'ombre ! Il y a beaucoup de monde à la plage, il faut dire qu'il fait très chaud aujourd'hui. Beaucoup de gros boudins gonflables où les gens se font rouler par les vagues et bananes traînées par canot à moteur... Nous nous baignons malgré l'étonnement de tous et de toutes (pourtant j'ai un maillot une pièce pas du tout indécent) ... Je pensais que la plage de Malpe serait plus belle... en tout cas, ici pas de grands immeubles en bordure de plage, ça c'est bien. Il y a juste un hôtel qui fait un peu miteux (et pourtant très cher pour ce que c'est) qui est installé derrière les stands et les petits restos. Nous rentrons avec le bus et, ce soir, nous retournons au temple et assistons encore à un défilé de char, comme hier... Dîner au Mitra Samaja, c'est très bon et très sympa là-dedans mais il y a du monde et ce n'est pas toujours facile d'y avoir de la place.
- Jeudi 14/02/2019 : Nous allons de bonne heure à la gare routière de Chitradurga car nous avons beaucoup de route à faire aujourd'hui pour rejoindre la côte, à Udupi. Il n'y a pas de bus direct (il y en a de nuit mais nous n'aimons pas et les horaires ne sont pas pratiques). Il nous faudra donc changer à Shimoga. Le bus part à 7h30 et arrive à Shimoga à 10h. Là, il y a un bus pour Udupi à 11h, ça va... Nous sommes très bien installés à l'avant. La route suit d'abord des paysages de rizières, grandes étendues noyées d'eau où les femmes repiquent le riz et les hommes labourent avec leurs boeufs. Le paysage est très vert. Nous passons un barrage, grandes étendues d'eau... Puis c'est la forêt dense et la montagne. La route fait encore des virages en épingles à cheveux impressionnants. Le chauffeur du bus doit vénérer Hanuman car, tout au long de la route, il jette aux singes des poignées de petites bananes qu'il tire d'un coffre près de son siège ! Et les singes ont l'air de l'attendre ! C'est amusant... Nous arrivons à Udupi à 15h30, environ. La ville paraît plutôt moderne, avec de grands immeubles neufs. Nous allons à l'hôtel "Sri Krishna Residency" où nous avions téléphoné hier. Chambre double calme et confortable, très bon hôtel (non AC 1344rps). Après un peu de repos, nous allons au grand temple de Krishna, tout près. Les rues autour du temple sont piétonnes, et c'est vraiment bien agréable de pouvoir se promener sans risquer de se faire bousculer par les 2 roues ! Près du temple, sont garés trois grands chars de procession. Nous aimerions bien les voir en mouvement. Il y a un bureau de "tourism office", nous allons essayer de nous renseigner. La jeune fille qui est là nous répond que non, il n'y aura pas de défilé de char, que c'est terminé depuis janvier. J'ai l'impression qu'elle ne comprend rien à ce que nous lui demandons... Un peu dépités, nous nous promenons autour du char quand un vieux monsieur nous aborde pour nous dire, tout content, que, ce soir, à 20h, le char sera tiré tout autour de la place et qu'il ne faut pas que nous rations ça ! Chouette, nous restons dans les parages. Nous allons donc dîner en attendant, au "Mitra Samaja", petit resto sur la place où se trouve le temple (spécialité de très bons dosas) puis nous flânons dans le temple où il y a une grande étable avec beaucoup de vaches, taureaux et veaux. Et oui, Krishna était vacher mais c'est quand même drôle de voir une étable dans un temple (nous en avions déjà vu à Kumbakunam). Peu après, nous rencontrons un couple germano-indien et le mari, indien, nous explique qu'à Udupi, tous les soirs, de fin novembre à mai, il y a un défilé de char. Ce sont les dévots qui paient (cher) pour faire faire ces cérémonies avec chars, il font ça une fois dans leur vie et tout est planifié et réservé longtemps à l'avance. Il y a plusieurs chars ici : 3 en bois, un en or, un en argent et un orné de pierres précieuses. A 20h environ, le char s'illumine, les tambours et clochettes retentissent. Les gens se mettent à dérouler les gros cordages à l'avant du char. Les brahmanes apportent la statue de Krishna sur une sorte de palanquin et l'un d'eux la monte dans le char (c'est haut !) et c'est parti... les gens tirent sur les cordes et le char s'ébranle dans le roulement des tambours et le son des trompettes. Il fera tout le tour de la place, accompagné de deux vaches carapaçonnées et de deux gros bonhommes, sortes de grosses têtes de carnaval, représentant des gardes. Puis, les prêtres enflamment des torches et des feux de Bengale. Le gars marié à une allemande nous explique que le fait de sortir le dieu et de le promener dans la rue fait rejaillir son énergie sur la foule. Un tissu blanc est brûlé devant le char qui s'est arrêté un moment. Ces flammes symbolisent l'énergie qui se répand avec la fumée, ensuite les dévots trempent leur doigt dans la cendre qui reste du tissu brûlé et s'en mettent sur le front pour que ça leur porte chance et les protège du mauvais sort... Après ça, le char repart et revient à sa place initiale, Krishna est descendu et rentré dans le temple...c'était une bien belle cérémonie... En quittant l'enceinte du temple, nous passons devant une estrade où un groupe de femmes chante des cantiques, nous les avions déjà vues en arrivant... Elles chantent ainsi sans arrêt depuis janvier 2018 et vont continuer jusqu'en janvier 2020 (2 ans sans s'arrêter de chanter, nuit et jour) mais, heureusement, ce ne sont pas toujours les mêmes ! Des groupes viennent de toute l'Inde pour chanter à tour de rôle et tout ça est organisé par l'administration du temple... - Vendredi 15/02 : Nous retournons au temple. Ce matin, il y a un petit char doré sorti de son abri et des hommes sont en train de le laver à grande eau. Peut-être qu'il va défiler ce soir ? Le temple de Krishna est très vaste et il y a beaucoup de pèlerins, de bureaux administratifs de toutes sortes, des prières ont lieu dans différents endroits... Il y a un autre petit temple de Krishna en face du grand où un groupe d'adeptes occidentaux de Krishna (des russes) un peu illuminés, chantent en s'accompagnant de tambourins et d'un petit accordéon "Hare, hare, Krishna !!!" A côté, il y a aussi un temple de Shiva très intéressant. Il a une architecture différente et tout à fait unique, il est très ancien, il a été construit sous le règne des Alupas, au 8ème siècle. Un gars vient nous dire très sérieusement que ce temple a été construit en une nuit par une seule personne dont je n'ai pas retenu le nom, mais quelqu'un de "super strong", nous déclare-t-il. Il voit bien que nous ne croyons pas à son histoire et s'en va, vexé. Il y croyait vraiment car "c'est écrit dans le Mahabharata" nous a-t-il dit ! Ben oui, ça ne peut être que vrai, alors... en tout cas, c'est un bâtiment très particulier. Les prêtres ont dessiné un grand kolam avec des poudres de couleur et se livrent à des incantations en jetant des louchées de riz et de ghee dans un feu, ce qui fait énormément de fumée... Nous quittons le temple et allons déjeuner au Woodlands, resto un poil plus cher qu'ailleurs mais très bon et au joli décor. Nous prenons le bus au City bus stand pour aller à Malpe beach. Il fait une chaleur à crever dans ce bus... Nous arrivons à la plage bordée de stands et de petits manèges. Nous trouvons un peu d'ombre sous un parasol paillote planté là. Bientôt, nous sommes environnés de familles qui ont aussi envie de se mettre à l'ombre ! Il y a beaucoup de monde à la plage, il faut dire qu'il fait très chaud aujourd'hui. Beaucoup de gros boudins gonflables où les gens se font rouler par les vagues et bananes traînées par canot à moteur... Nous nous baignons malgré l'étonnement de tous et de toutes (pourtant j'ai un maillot une pièce pas du tout indécent) ... Je pensais que la plage de Malpe serait plus belle... en tout cas, ici pas de grands immeubles en bordure de plage, ça c'est bien. Il y a juste un hôtel qui fait un peu miteux (et pourtant très cher pour ce que c'est) qui est installé derrière les stands et les petits restos. Nous rentrons avec le bus et, ce soir, nous retournons au temple et assistons encore à un défilé de char, comme hier... Dîner au Mitra Samaja, c'est très bon et très sympa là-dedans mais il y a du monde et ce n'est pas toujours facile d'y avoir de la place.
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Un gars vient nous dire très sérieusement que ce temple a été construit en une nuit par une seule personne dont je n'ai pas retenu le nom, mais quelqu'un de "super strong", nous déclare-t-il. Il voit bien que nous ne croyons pas à son histoire et s'en va, vexé. Il y croyait vraiment car "c'est écrit dans le Mahabharata" nous a-t-il dit ! Ben oui, ça ne peut être que vrai, alors..
J'ai déjà entendu ce genre de choses plusieurs fois 😄😄
J'ai déjà entendu ce genre de choses plusieurs fois 😄😄
"J'ai déjà entendu ce genre de chose plusieurs fois"
Oh que oui... et pas que chez les indiens !
Je continue mon récit, allez : - Samedi 16/02 : Nous quittons Udupi ce matin pour Murudeshwar. Nous prenons le bus à 10h et arrivons à 12h15 au bord de la grande route où le bus nous laisse. Le petit village de Murudeshwar se trouve à 2kms. Nous prenons un tuk-tuk qui nous emmène d'abord au Panchavatri Yatri Nivas mais les chambres étant vraiment assez glauques (dommage, l'emplacement était pas mal), nous allons finalement au "Dhenu Atithya" qui nous proposera une chambre avec AC pour 1500rps (impossible de négocier, nous sommes le w-e et sur la côte). Lit confortable et fenêtre qui donne à l'arrière sur des jardins, donc calme...Il y a un resto dans l'hôtel, pas terrible mais bien pratique pour le petit-déj (où nous pouvons avoir des parathas avec du sucre !) Dans cet hôtel, les murs des couloirs sont ornés de photos de vaches et, à la réception, ils vendent des produits pour prières à base de produits vachers, il y a même une étable près du parking et un équipement pour la "daily morning Gou Pooja" (prière avec vache!) C'est plutôt marrant ! et les jeunes filles de la réception sont très amusées de nous expliquer tout ça à nous, pauvres étrangers incultes.. Murudeshwar est une très petite ville avec une énorme statue de Shiva au-dessus de la plage, et un temple avec un très très haut gopuram de 18 étages. Il y a un ascenseur pour y monter et y admirer la vue ! Des deux côtés, les belles et très longues plages s'étirent sur des kms. Beaucoup de barques de pêche et beaucoup de monde à la plage car c'est le week-end... Pas de touristes occidentaux (ou si peu) et c'est donc la plage typiquement indienne avec les gens qui se baignent tout habillés, un jet-ski qui s'élance au milieu des baigneurs, les cars et voitures qui se garent sur le sable (nous en avons vu deux s'ensabler, d'ailleurs, ils veulent aller se garer le plus près possible et voilà ce qui arrive !) et les stands et buvettes en arrière... Mais tous ces gens n'occupent qu'une toute petite partie de l'immense plage, tout près du temple et il est donc facile de s'éloigner pour se baigner tranquillement. En ville, il y a de bons petits restos mais il y a aussi un endroit très agréable avec une terrasse sur pilotis qui donne au-dessus de la mer, en bordure de la plage, c'est le "Naveen beach restaurant" où nous irons souvent car c'est très plaisant et pas plus cher qu'ailleurs, malgré ce qu'on pourrait croire. - Dimanche 17/02 : Nous allons faire une très grande balade, côté sud de la statue de Shiva, le long de la plage bordée de palmiers et de barques de pêche. Quelques villages de pêcheurs ponctuent la côte, ainsi que de rares hôtels très indiens, c'est-à-dire plutôt en mauvais état... En tout cas, nous sommes bien tranquilles sur cette longue plage solitaire... L'après-midi, nous irons côté nord. Une fois passé le coin où tout le monde se baigne, nous sommes seuls. Nous atteignons une rivière qui se jette dans la mer et un petit temple tout blanc. En arrière, se trouvent quelques maisons de pêcheurs. Joli coin... - Lundi 18/02 : Aujourd'hui, c'est le marché en ville. Il se tient près du bassin. Il y a beaucoup de stands de légumes, d'ustensiles, de vêtements, comme dans tous les marchés mais c'est toujours sympa de flâner au milieu des étals et d'observer l'animation. Le reste de la journée se passe à se promener encore le long de la plage , à se baigner et à se prélasser à la terrasse du Naveen beach... Cool, quoi !
Je continue mon récit, allez : - Samedi 16/02 : Nous quittons Udupi ce matin pour Murudeshwar. Nous prenons le bus à 10h et arrivons à 12h15 au bord de la grande route où le bus nous laisse. Le petit village de Murudeshwar se trouve à 2kms. Nous prenons un tuk-tuk qui nous emmène d'abord au Panchavatri Yatri Nivas mais les chambres étant vraiment assez glauques (dommage, l'emplacement était pas mal), nous allons finalement au "Dhenu Atithya" qui nous proposera une chambre avec AC pour 1500rps (impossible de négocier, nous sommes le w-e et sur la côte). Lit confortable et fenêtre qui donne à l'arrière sur des jardins, donc calme...Il y a un resto dans l'hôtel, pas terrible mais bien pratique pour le petit-déj (où nous pouvons avoir des parathas avec du sucre !) Dans cet hôtel, les murs des couloirs sont ornés de photos de vaches et, à la réception, ils vendent des produits pour prières à base de produits vachers, il y a même une étable près du parking et un équipement pour la "daily morning Gou Pooja" (prière avec vache!) C'est plutôt marrant ! et les jeunes filles de la réception sont très amusées de nous expliquer tout ça à nous, pauvres étrangers incultes.. Murudeshwar est une très petite ville avec une énorme statue de Shiva au-dessus de la plage, et un temple avec un très très haut gopuram de 18 étages. Il y a un ascenseur pour y monter et y admirer la vue ! Des deux côtés, les belles et très longues plages s'étirent sur des kms. Beaucoup de barques de pêche et beaucoup de monde à la plage car c'est le week-end... Pas de touristes occidentaux (ou si peu) et c'est donc la plage typiquement indienne avec les gens qui se baignent tout habillés, un jet-ski qui s'élance au milieu des baigneurs, les cars et voitures qui se garent sur le sable (nous en avons vu deux s'ensabler, d'ailleurs, ils veulent aller se garer le plus près possible et voilà ce qui arrive !) et les stands et buvettes en arrière... Mais tous ces gens n'occupent qu'une toute petite partie de l'immense plage, tout près du temple et il est donc facile de s'éloigner pour se baigner tranquillement. En ville, il y a de bons petits restos mais il y a aussi un endroit très agréable avec une terrasse sur pilotis qui donne au-dessus de la mer, en bordure de la plage, c'est le "Naveen beach restaurant" où nous irons souvent car c'est très plaisant et pas plus cher qu'ailleurs, malgré ce qu'on pourrait croire. - Dimanche 17/02 : Nous allons faire une très grande balade, côté sud de la statue de Shiva, le long de la plage bordée de palmiers et de barques de pêche. Quelques villages de pêcheurs ponctuent la côte, ainsi que de rares hôtels très indiens, c'est-à-dire plutôt en mauvais état... En tout cas, nous sommes bien tranquilles sur cette longue plage solitaire... L'après-midi, nous irons côté nord. Une fois passé le coin où tout le monde se baigne, nous sommes seuls. Nous atteignons une rivière qui se jette dans la mer et un petit temple tout blanc. En arrière, se trouvent quelques maisons de pêcheurs. Joli coin... - Lundi 18/02 : Aujourd'hui, c'est le marché en ville. Il se tient près du bassin. Il y a beaucoup de stands de légumes, d'ustensiles, de vêtements, comme dans tous les marchés mais c'est toujours sympa de flâner au milieu des étals et d'observer l'animation. Le reste de la journée se passe à se promener encore le long de la plage , à se baigner et à se prélasser à la terrasse du Naveen beach... Cool, quoi !
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
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From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary: 27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)

-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)

-->7 days in Tokyo

The trip was decided on fairly last-minute again this year.
Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.
Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!
Intense prep work over these next 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots... decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring research places that might interest us and watch videos about Japan book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later reserve rental cars order yen check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???
"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life! Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats. Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited. Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly! PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
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"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life! Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats. Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited. Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly! PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan? Not in the end.
The south or not? Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear? Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek! (‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)

You’ll find here a post with some practical info.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan? Not in the end.
The south or not? Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear? Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek! (‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)

You’ll find here a post with some practical info.
Wednesday, April 1st
Hazaribagh I’ve got a meet-up with Adam Iman, a guide and painter. He picks me up from the hotel at 10 AM. Another traveler from Bangalore is supposed to join us, but while we wait for him to arrive, Adam takes me to see the paintings his mother and sister created at Hazaribagh station. The town became famous thanks to these murals, which can also be found in several surrounding villages. This art form has earned recognition and is now protected, a sign of its cultural importance. Once the visit is over, we go to pick up the other traveler and then head to our first village: Belwara, where Sohrai art is practiced. At the entrance, a sign proudly announces that we’re entering an artists’ village, where this art is created by women organized into micro-enterprises. Some even offer workshops for those who’d like to learn this tradition.

Sohrai art is tied to the harvest season, from October to mid-November. The motifs, in natural colors, celebrate fertility and abundance. The artists use pigments from the earth: red oxides, ochre, white kaolin, and black manganese. On the walls, you’ll see animals, fish, birds—all symbols of life and prosperity. As I look closer at the murals, I start to realize that each motif tells a story. Large animals like cows or bulls often take center stage. Their bodies are filled with intricate, almost hypnotic patterns. They symbolize wealth and prosperity for the household, as well as the deep respect for cattle, which are essential to daily life. On some facades, elephants stand out—massive and decorated with the same precision. They evoke quiet strength and protection. But it’s when I stop in front of one of the houses that I really take the time to look. The wall, a soft ochre, is entirely covered in murals. Two large animals stretch out on either side of the door, their elongated bodies fitting the length of the wall. Their silhouettes are filled with geometric patterns and incredibly fine curved lines, as if every space was patiently filled. Around them, stylized plants, flowers, and small decorative elements fill every gap. The door, dark and worn, becomes almost the silent center of the composition, framed by these living, protective forms. To the right, a more colorful motif catches the eye—a flower or a stylized lamp—like a touch of light on the earth. The whole thing gives an impression of perfect balance, between the rigor of the patterns and the freedom of the gesture.

Elsewhere, birds and freer forms bring movement. Peacocks, recognizable by their stylized silhouettes, embody beauty and vitality, while fish symbolize water, fertility, and the continuity of life.
On some paintings, the scenes become almost narrative: you can make out figures, everyday gestures, like a memory of the village inscribed in the walls. The decorative frames around the doors aren’t left to chance either—they symbolically protect the house, like a boundary between the inside and the outside world.



During the Sohrai festival, cattle are led into the jungle in the morning. Meanwhile, the women finish the *aripans*—these floor paintings—and continue the wall murals. Around noon, the animals return to the village, and the bulls’ horns are anointed with oil and vermilion in a gesture of gratitude, amid the vibrant colors adorning the houses. We visit several artists, including Parvat Devi, a well-known woman who has received many awards. Her arms are adorned with intriguing tattoos, which I’ll talk about in more detail later.

On another wall, the style changes completely. Here, no massive animals—just birds occupying the space, light and graceful, as if caught in mid-movement. Two silhouettes face each other, their long necks arched almost like mirrors, while their outstretched wings seem to vibrate with the patterns that compose them.

The design is more graphic, almost airy. The lines are smoother, more fluid, as if drawn in one confident stroke. The birds’ bodies aren’t solid—they’re filled with repetitive motifs like scales, stylized feathers, and spirals, giving a sense of continuous movement. Around them, everything comes to life: flowers burst open, arabesques swirl, and even the simplest shapes seem alive. What strikes me here is the sense of lightness. Where the large animals evoked stability and grounding, these birds bring something freer, almost joyful. They seem to embody movement, the circulation of life, like a breath flowing through the village.

The colors remain the same—deep reds, intense blacks, and chalky white—but the rhythm is different. Faster, more spontaneous. As if each wall had its own personality, while still speaking the same language.
That’s probably why I’m so moved. I’d heard about these paintings from my friend Raja, and last year, I saw an exhibition in a village near my home. That first encounter made me want to come here. But seeing them in person is a whole different experience. These paintings are unique. This ancient art is passed down from mother to daughter, or mother-in-law to daughter-in-law, in a quiet, deeply living continuity. At first glance, it might seem almost childlike in its simplicity and pared-down forms. And yet, everything is thought out, balanced, mastered. Nothing is left to chance.

That apparent simplicity, combined with such rich symbolism, touches me deeply. There’s something sincere and essential in these walls—and that’s what moves me.
Hazaribagh I’ve got a meet-up with Adam Iman, a guide and painter. He picks me up from the hotel at 10 AM. Another traveler from Bangalore is supposed to join us, but while we wait for him to arrive, Adam takes me to see the paintings his mother and sister created at Hazaribagh station. The town became famous thanks to these murals, which can also be found in several surrounding villages. This art form has earned recognition and is now protected, a sign of its cultural importance. Once the visit is over, we go to pick up the other traveler and then head to our first village: Belwara, where Sohrai art is practiced. At the entrance, a sign proudly announces that we’re entering an artists’ village, where this art is created by women organized into micro-enterprises. Some even offer workshops for those who’d like to learn this tradition.

Sohrai art is tied to the harvest season, from October to mid-November. The motifs, in natural colors, celebrate fertility and abundance. The artists use pigments from the earth: red oxides, ochre, white kaolin, and black manganese. On the walls, you’ll see animals, fish, birds—all symbols of life and prosperity. As I look closer at the murals, I start to realize that each motif tells a story. Large animals like cows or bulls often take center stage. Their bodies are filled with intricate, almost hypnotic patterns. They symbolize wealth and prosperity for the household, as well as the deep respect for cattle, which are essential to daily life. On some facades, elephants stand out—massive and decorated with the same precision. They evoke quiet strength and protection. But it’s when I stop in front of one of the houses that I really take the time to look. The wall, a soft ochre, is entirely covered in murals. Two large animals stretch out on either side of the door, their elongated bodies fitting the length of the wall. Their silhouettes are filled with geometric patterns and incredibly fine curved lines, as if every space was patiently filled. Around them, stylized plants, flowers, and small decorative elements fill every gap. The door, dark and worn, becomes almost the silent center of the composition, framed by these living, protective forms. To the right, a more colorful motif catches the eye—a flower or a stylized lamp—like a touch of light on the earth. The whole thing gives an impression of perfect balance, between the rigor of the patterns and the freedom of the gesture.

Elsewhere, birds and freer forms bring movement. Peacocks, recognizable by their stylized silhouettes, embody beauty and vitality, while fish symbolize water, fertility, and the continuity of life.
On some paintings, the scenes become almost narrative: you can make out figures, everyday gestures, like a memory of the village inscribed in the walls. The decorative frames around the doors aren’t left to chance either—they symbolically protect the house, like a boundary between the inside and the outside world.


During the Sohrai festival, cattle are led into the jungle in the morning. Meanwhile, the women finish the *aripans*—these floor paintings—and continue the wall murals. Around noon, the animals return to the village, and the bulls’ horns are anointed with oil and vermilion in a gesture of gratitude, amid the vibrant colors adorning the houses. We visit several artists, including Parvat Devi, a well-known woman who has received many awards. Her arms are adorned with intriguing tattoos, which I’ll talk about in more detail later.

On another wall, the style changes completely. Here, no massive animals—just birds occupying the space, light and graceful, as if caught in mid-movement. Two silhouettes face each other, their long necks arched almost like mirrors, while their outstretched wings seem to vibrate with the patterns that compose them.

The design is more graphic, almost airy. The lines are smoother, more fluid, as if drawn in one confident stroke. The birds’ bodies aren’t solid—they’re filled with repetitive motifs like scales, stylized feathers, and spirals, giving a sense of continuous movement. Around them, everything comes to life: flowers burst open, arabesques swirl, and even the simplest shapes seem alive. What strikes me here is the sense of lightness. Where the large animals evoked stability and grounding, these birds bring something freer, almost joyful. They seem to embody movement, the circulation of life, like a breath flowing through the village.

The colors remain the same—deep reds, intense blacks, and chalky white—but the rhythm is different. Faster, more spontaneous. As if each wall had its own personality, while still speaking the same language.
That’s probably why I’m so moved. I’d heard about these paintings from my friend Raja, and last year, I saw an exhibition in a village near my home. That first encounter made me want to come here. But seeing them in person is a whole different experience. These paintings are unique. This ancient art is passed down from mother to daughter, or mother-in-law to daughter-in-law, in a quiet, deeply living continuity. At first glance, it might seem almost childlike in its simplicity and pared-down forms. And yet, everything is thought out, balanced, mastered. Nothing is left to chance.

That apparent simplicity, combined with such rich symbolism, touches me deeply. There’s something sincere and essential in these walls—and that’s what moves me.
Here’s a little clip we filmed in November–December 2019 (just before Covid) of a trip from Hanoi to Cat Ba Bay and then on to Xishuangbanna via Luang Namtha.
https://youtu.be/suZYN3LvgkQ
https://youtu.be/suZYN3LvgkQ
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).

It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.

Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.

It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.


Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.

Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.

Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.

The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.

The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.

The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).

It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.

Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.

It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.


Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.

Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.

Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.

The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.

The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.

The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.

Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.

Not far from there is St. Anne’s Church

, also Baroque, adorned with beautiful frescoes

—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit. I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.



Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.


We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.

Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.

Not far from there is St. Anne’s Church

, also Baroque, adorned with beautiful frescoes

—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit. I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.



Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.


We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
Day 1 – February 14
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?


We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?


Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation: An ICOCA card is essential. I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations: Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals: For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés. For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen. Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima. Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima. A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto. Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi). Tempura and gyoza. Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal. One omakase meal (9 different dishes). In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef. Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary: Day 1: Departure from Brussels Day 2: Arrival in Osaka Day 3: To Himeji, then Kurashiki Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi Day 5: Cycling the Shimanami Kaido Day 6: To Takahara, then Hiroshima Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade Day 8: To Miyajima Day 9: Hiroshima, then Kyoto Day 10: Southern Kyoto Day 11: Northern Kyoto Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago) Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima) Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko) Day 17: To Tokyo Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong Day 20: Arrival in Brussels
Transportation: An ICOCA card is essential. I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations: Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals: For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés. For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen. Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima. Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima. A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto. Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi). Tempura and gyoza. Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal. One omakase meal (9 different dishes). In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef. Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary: Day 1: Departure from Brussels Day 2: Arrival in Osaka Day 3: To Himeji, then Kurashiki Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi Day 5: Cycling the Shimanami Kaido Day 6: To Takahara, then Hiroshima Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade Day 8: To Miyajima Day 9: Hiroshima, then Kyoto Day 10: Southern Kyoto Day 11: Northern Kyoto Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago) Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima) Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko) Day 17: To Tokyo Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong Day 20: Arrival in Brussels
I’m sharing our three-week trip to Japan from late October to mid-November 2025. There were four of us—my partner and a couple of friends.
I’ve traveled often with my friend Christian (Bolivia, Argentina, Costa Rica, Namibia, Laos), but this time our partners joined us.
The rough itinerary:
Arrival in Tokyo. Visiting Shinjuku/Shibuya districts + day trip to Kamakura
5 days in the Japanese Alps, from Matsumoto to Kanazawa (via Kamikochi, Hirayu Onsen, and Takayama)
5 days in Kyoto
Nara, Osaka, Koyasan
Return to Tokyo (Asakusa district), with a day trip to Nikko
We booked our flights well in advance (9 months ahead): the flight cost 1086 € per person. Compared to over 2000 € if we’d booked for the same dates just 3 months prior.
For accommodations, we mostly used Booking.com. The onsen was booked via Japanican, and in Kyoto, we stayed in an Airbnb.
We also made 5 train reservations a month in advance on Klook or directly on the train’s website.
Day 1: Departure from Brussels (October 24, 2025) Early morning takeoff at 6 AM to Munich (1.5-hour layover) with Lufthansa, then a 12-hour flight with ANA, arriving the next morning at 7 AM at Tokyo Haneda.
Day 2: Arrival in Tokyo Airport formalities were quick. The eSIM we bought before leaving activated as soon as we landed (10 GB plan with Saily—more than enough for our mobile internet needs, mainly Google Maps and Google Translate). We’d received 4 ICOCA cards from our neighbors, which we loaded with 15000 ¥ each. We took the Keihin train, then the Yamanote Line. It’s easy to navigate since everything is in English, and each station is announced on scrolling displays in English too.
We got off the Yamanote Line at the station just after Shinjuku because it’s easier to exit that massive station with our luggage. So we ended up in Shin-Okubo, right in the Korean district. A 10-minute walk took us to Villa Fontaine Hotel. A great hotel, well-located north of the Kabukichō district. The room even seemed bigger than we’d expected.
It was 15°C, but it rained—and kept raining on and off all day. Belgian weather, basically.
We went for a walk in Shinjuku Gyoen Park. Not as pretty in the rain, but the big greenhouse was interesting.

Then our first ramen (hearty and for 1000 ¥—pretty much the price of all our ramen during the trip). We headed back to the hotel since check-in was after 3 PM. Shower and relax before going out for dinner. Dinner was barbecue at Shichirin Yakiniku Anan (1700 ¥ each—good and cheap). Ordering via tablet wasn’t easy, but luckily it was in English.
We ended the evening with a stroll through Kabukichō before a well-deserved sleep.

Day 1: Departure from Brussels (October 24, 2025) Early morning takeoff at 6 AM to Munich (1.5-hour layover) with Lufthansa, then a 12-hour flight with ANA, arriving the next morning at 7 AM at Tokyo Haneda.
Day 2: Arrival in Tokyo Airport formalities were quick. The eSIM we bought before leaving activated as soon as we landed (10 GB plan with Saily—more than enough for our mobile internet needs, mainly Google Maps and Google Translate). We’d received 4 ICOCA cards from our neighbors, which we loaded with 15000 ¥ each. We took the Keihin train, then the Yamanote Line. It’s easy to navigate since everything is in English, and each station is announced on scrolling displays in English too.

We got off the Yamanote Line at the station just after Shinjuku because it’s easier to exit that massive station with our luggage. So we ended up in Shin-Okubo, right in the Korean district. A 10-minute walk took us to Villa Fontaine Hotel. A great hotel, well-located north of the Kabukichō district. The room even seemed bigger than we’d expected.

It was 15°C, but it rained—and kept raining on and off all day. Belgian weather, basically.
We went for a walk in Shinjuku Gyoen Park. Not as pretty in the rain, but the big greenhouse was interesting.

Then our first ramen (hearty and for 1000 ¥—pretty much the price of all our ramen during the trip). We headed back to the hotel since check-in was after 3 PM. Shower and relax before going out for dinner. Dinner was barbecue at Shichirin Yakiniku Anan (1700 ¥ each—good and cheap). Ordering via tablet wasn’t easy, but luckily it was in English.

We ended the evening with a stroll through Kabukichō before a well-deserved sleep.


Namaste!
Here I am live from Delhi, past midnight, at least 30 degrees....
I wanted to post the start of this France travel journal but couldn’t find the time, so here it is live!
Off we go for a third trip, but this time for double the duration—6 weeks with the goal of discovering Ladakh and Spiti, starting with a detour to Varanasi to meet up with Babeli and her family.
Phir milenge for the rest of the adventures...
Phir milenge for the rest of the adventures...
I'm starting my first travel journal since VF reopened!
This will mostly be to share my impressions and some photos, with a few days' delay, but I'm starting this journal while I'm still here.
First, I'd like to thank those who helped me prepare for this trip.
I was able to organize this stay in one of the most expensive countries in the world thanks to the home-exchange principle. Not necessarily a direct swap, but through a points system, which is more practical for choosing where you want to go without it having to be a reciprocal exchange.
For this trip, there will already be two different accommodations. We'll see how it goes after that.
The first place is near Yverdon-les-Bains, close to Lake Neuchâtel.
So, we're going to explore this area!
We arrived under capricious weather that won’t leave us for the next few days!
We had dinner at a pizzeria recommended by *Le Routard* in Yverdon, then took a little nighttime stroll through the town center before heading inland to settle into our accommodation.
We discovered a very large, quiet house—and especially the cat that stayed behind! Funny for a couple of mice! He’ll be sleeping with us 😹
This will mostly be to share my impressions and some photos, with a few days' delay, but I'm starting this journal while I'm still here.
First, I'd like to thank those who helped me prepare for this trip.
I was able to organize this stay in one of the most expensive countries in the world thanks to the home-exchange principle. Not necessarily a direct swap, but through a points system, which is more practical for choosing where you want to go without it having to be a reciprocal exchange.
For this trip, there will already be two different accommodations. We'll see how it goes after that.
The first place is near Yverdon-les-Bains, close to Lake Neuchâtel.
So, we're going to explore this area!
We arrived under capricious weather that won’t leave us for the next few days!
We had dinner at a pizzeria recommended by *Le Routard* in Yverdon, then took a little nighttime stroll through the town center before heading inland to settle into our accommodation.
We discovered a very large, quiet house—and especially the cat that stayed behind! Funny for a couple of mice! He’ll be sleeping with us 😹
Hi everyone!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with: Zero preparation. Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
A little sneak peek?
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with: Zero preparation. Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
A little sneak peek?We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
Summer 2022 left me with a sense of unfinished business, so here I am back in Swedish Lapland for summer 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.
After much hesitation, my partner Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which is, from what we’ve read, stunning but very busy (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last true wilderness—sounds like a dream, right?! The downside of this plan is that there’s no way to resupply in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long-distance trekking either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part of the trip with Sarek in mind. Oh well, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (the classic route), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official trail and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before reaching Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad). At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to bail on Sarek.
All in all, that’s 17 days of trekking, including 1 rest day and 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our fully packed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure Some info (guides we used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta) 08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri 08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja 08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo 08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake 08/08 - Singi – Teusajaure 08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden) 08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure 08/11 – Saltoluokta – Sitojaure 08/12 - Sitojaure - Skierfe - Sarek or no Sarek? 08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen 08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut 08/15 – Above the Skarki hut - Skarja 08/16 – Camping at Skarja 08/17 – Ruohtesvagge 08/18 – Ruohtesvagge - Padjelantaleden 08/19 – Padjelantaleden - Ritsem – End of the trek 08/20–24 - End of the trip (Lullea - Stockholm) And of course, the recap
After much hesitation, my partner Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which is, from what we’ve read, stunning but very busy (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last true wilderness—sounds like a dream, right?! The downside of this plan is that there’s no way to resupply in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long-distance trekking either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part of the trip with Sarek in mind. Oh well, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (the classic route), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official trail and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before reaching Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad). At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to bail on Sarek.
All in all, that’s 17 days of trekking, including 1 rest day and 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our fully packed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure Some info (guides we used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta) 08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri 08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja 08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo 08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake 08/08 - Singi – Teusajaure 08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden) 08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure 08/11 – Saltoluokta – Sitojaure 08/12 - Sitojaure - Skierfe - Sarek or no Sarek? 08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen 08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut 08/15 – Above the Skarki hut - Skarja 08/16 – Camping at Skarja 08/17 – Ruohtesvagge 08/18 – Ruohtesvagge - Padjelantaleden 08/19 – Padjelantaleden - Ritsem – End of the trek 08/20–24 - End of the trip (Lullea - Stockholm) And of course, the recap
Preamble
June 2024. While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way. The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km. It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.

In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers? Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan. Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable. But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give. Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom. A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain. But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing. And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality. When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual. No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk. April 18, 2026 – Vézelay.

June 2024. While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way. The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km. It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.

In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers? Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan. Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable. But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give. Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom. A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain. But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing. And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality. When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual. No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk. April 18, 2026 – Vézelay.

You can post your personal photos in the following thread: https://voyageforum.com/forum/quelque-part-en-thailande-d10655574/
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style. All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert. However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it. I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.

I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course. Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious. Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs. It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons. That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field. A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style. All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert. However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it. I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.

I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course. Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious. Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs. It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons. That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field. A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
Kattegat isn’t just the name of the village in the TV series *Vikings*—it’s also the stretch of water separating Denmark from Sweden... the sea, basically! And further north, you’ve got Norway and its fjords!
Originally, I’d planned to just do a loop around Kattegat, with the *Under* restaurant in Lindesnes as our anniversary treat... but along the way, we thought, why not "push" a little further north, keeping an eye on the budget since we’d chosen to travel by car in June 2025 through Scandinavia.

Why by car when most travelers opt for a camper van, while others prefer the comfort of cruises? Well, because we don’t own a camper van, renting one is pricey, and then you’ve got to add fuel costs (those things guzzle gas!), ferry fees, and other "tolls." All things considered, we went for mostly rentals—especially since there were four of us at the start of the trip. We spent the first week in Denmark with our daughter and son-in-law. Then they flew back to Belgium, and we continued our adventure as a couple. For accommodation, we mainly booked Airbnb apartments, which helped keep costs down and, most importantly, let us prepare our own meals (diet, diet!). In this travel journal, you’ll discover (or rediscover, for those who followed my older ones) our unbridled love for theme parks, museums, unique experiences, and—especially in Denmark—Legos! Unfortunately, we didn’t do any hikes this year because the unpredictable weather had made the trails slippery, and since I’d already taken three tumbles during the trip, I didn’t want to risk another! In the end, we traveled for 32 days, covered 6,200 km, and most importantly, discovered the charming country of Denmark, marveled at Norway’s breathtaking fjords—all without suffering the heatwave that hit France and Belgium that June! If you’ve got any questions, don’t hesitate to ask!

Why by car when most travelers opt for a camper van, while others prefer the comfort of cruises? Well, because we don’t own a camper van, renting one is pricey, and then you’ve got to add fuel costs (those things guzzle gas!), ferry fees, and other "tolls." All things considered, we went for mostly rentals—especially since there were four of us at the start of the trip. We spent the first week in Denmark with our daughter and son-in-law. Then they flew back to Belgium, and we continued our adventure as a couple. For accommodation, we mainly booked Airbnb apartments, which helped keep costs down and, most importantly, let us prepare our own meals (diet, diet!). In this travel journal, you’ll discover (or rediscover, for those who followed my older ones) our unbridled love for theme parks, museums, unique experiences, and—especially in Denmark—Legos! Unfortunately, we didn’t do any hikes this year because the unpredictable weather had made the trails slippery, and since I’d already taken three tumbles during the trip, I didn’t want to risk another! In the end, we traveled for 32 days, covered 6,200 km, and most importantly, discovered the charming country of Denmark, marveled at Norway’s breathtaking fjords—all without suffering the heatwave that hit France and Belgium that June! If you’ve got any questions, don’t hesitate to ask!

Hi there,
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th. I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon. First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro! Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there. Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM). Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning. We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!

We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.


Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street. Big sleep ahead! 😴
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th. I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon. First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro! Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there. Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM). Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning. We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!

We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.


Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street. Big sleep ahead! 😴
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16: This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us. The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!! The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli. The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch. We explore the property:

And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:


Sunday, May 17: After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland. After a hearty breakfast,

we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs. We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.


We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).

From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.

Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16: This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us. The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!! The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli. The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch. We explore the property:

And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:


Sunday, May 17: After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland. After a hearty breakfast,

we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs. We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.


We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).

From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.

Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.

Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions... So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted. Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some! Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.

In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to. From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km! Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites. We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized. We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line! At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris. You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter. To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima. The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night). For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person). We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express). Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives. After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport. It turned out to be super useful! After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening. Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory). Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:

We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima. The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night). For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person). We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express). Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives. After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport. It turned out to be super useful! After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening. Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory). Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).

Hi there!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...

Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area). In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:

To be continued...
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.Let’s start with the shotengai...

Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area). In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:

To be continued...
Hi everyone,
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo. But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip. And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays: - 3 nights in St Lucia - 1 night in Hluhluwe - 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini) - 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini) - 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti) - 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve - 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.

With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo. But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip. And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays: - 3 nights in St Lucia - 1 night in Hluhluwe - 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini) - 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini) - 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti) - 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve - 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.

We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees. We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors. You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned. The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents. We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance. After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine. In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots. In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.

And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations... Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.

One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.

I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring. So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings. We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.

Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.

After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold. We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength... Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes: 🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman 🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...

🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great. After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!

🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër. After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!

But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing. In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees. We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.

Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors. You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned. The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents. We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance. After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine. In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots. In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.

And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations... Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.

One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.

I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring. So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings. We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.

Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.

After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold. We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength... Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes: 🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman 🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...

🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great. After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!

🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër. After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!

But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing. In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
A new work assignment means our vacation dates can't stay the same.
We had planned to go to the Canary Islands, but flight prices are skyrocketing with this new holiday schedule.
So, I’m looking for an alternative to Gran Canaria and El Hierro and found two round-trip flights with Wizz Air to Tirana.
398 €, including baggage and seats—perfect!
Plus, the departure and return times are great, which is pretty rare for a low-cost flight!
All that’s left is to rent a car, plan the route, and book accommodations.
With two weeks, we’ll have to make some choices!
Here’s the final itinerary: Shkodra (2 nights), Valbonë (3 nights), Tirana (1 night), Lake Ohrid (1 night), Korçë (1 night), Përmet (1 night), Gjirokastër (1 night), Himarë (2 nights), Berat (2 nights), and Krujë (1 night).
A mix of countryside and small towns, a bit of the Mediterranean, and some mountains!
Late October isn’t the best season, so let’s keep our fingers crossed for the rest...

We had planned to go to the Canary Islands, but flight prices are skyrocketing with this new holiday schedule.
So, I’m looking for an alternative to Gran Canaria and El Hierro and found two round-trip flights with Wizz Air to Tirana.
398 €, including baggage and seats—perfect!
Plus, the departure and return times are great, which is pretty rare for a low-cost flight!
All that’s left is to rent a car, plan the route, and book accommodations.
With two weeks, we’ll have to make some choices!
Here’s the final itinerary: Shkodra (2 nights), Valbonë (3 nights), Tirana (1 night), Lake Ohrid (1 night), Korçë (1 night), Përmet (1 night), Gjirokastër (1 night), Himarë (2 nights), Berat (2 nights), and Krujë (1 night).
A mix of countryside and small towns, a bit of the Mediterranean, and some mountains!
Late October isn’t the best season, so let’s keep our fingers crossed for the rest...

Hi there,
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning. And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning. And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
15 days across Gran Canaria, El Hierro, and a dash of Tenerife under the storm Thérèse!
The planned itinerary will be slightly disrupted...
(The version without discussions is here)
The planned itinerary will be slightly disrupted...
(The version without discussions is here)
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
It starts here:
https://voyageforum.com/v.f?post=10790234;a=10790234

I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
It starts here:
https://voyageforum.com/v.f?post=10790234;a=10790234

Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
* train ** interiors or exteriors
All aboard!
* train ** interiors or exteriors
All aboard!




