Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac
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AR Arrawak Globetrotter ·
😉Je n'ai fait que visiter les alentours du mont Pilat, et la ville de Saint Chamond. Revenu hier, voyage en pleine canicule, je ne fais que survoler ton carnet du Larzac. la fatigue ayant raison de moi, d'abord une sieste récupératrice, et ensuite, je viendrai, disséquer, analyser, critiquer, approuver, bref un travail de pro.
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·
ciao arrawak,

enfin sorti de ta sieste? tu nous as manqué, pendant ton escapade...j'espère que tu donneras à Collerette un compte-rendu de tes aventures qui colle avec celui que je lui ai fait au post 43...sinon, il va y avoir du tangage avec Grumpy... tu me diras ce que tu en penses, moi, j'ai bien aimé l'analyse que tu as faite de la correspondance de l'évêque Ingimbert avec Clément XII, et surtout de la lettre de renvoi de Clément XII, tu ne manques pas de perspicacité... il faut dire que l'époque n'était pas loin de celle où l'on avait brûlé pour moins que çà Giordano BRUNO, tu vois que les esprits n'ont pas changé, certains peuvent être redoutables...

pour te consoler, sache que l'on rencontre encore de véritables chasseurs avec un véritable code d'honneur, tu le découvriras dans la page qui suit:

Le chasseur à l’approche de gros gibier à Soubès :(4)

Le bonheur des Gîtes d’étape , ce sont les rencontres curieuses que l’on y fait…le gîte d’étape de Soubès, niché au plus profond de la mairie, dans l’ancienne laverie bains douches (fermée en I996) a une capacité virtuelle de I9 lits…

A leur arrivée, Pénélope et Ulysse se crurent seuls jusqu’à ce qu’ils dénichent une véritable panoplie de chasseur dans un placard du gîte…ils auraient donc un compagnon de voyage…

L’hôte intriguant mais aussi intrigué, apparut enfin, aussi surpris qu’eux : c’était un beau jeune homme du Nord, venu « en voiture » (sa voiture garée devant le gîte) pratiquer, comme il leur l’expliqua : « la chasse au gros gibier à l’approche »…

Cette chasse, particulière au mois d’août, époque à laquelle toutes les autres chasses sont fermées, ne concerne en fait que le chevreuil et un peu le sanglier…

Sportive s’il en est, malgré la voiture garée devant le gîte, puisqu’elle se pratique sans chien, sans appeau, sans leurre, à la seule approche, au coucher du soleil et peut-être un peu plus loin dans la nuit…

Les chasseurs « se talquent » afin de détruire une éventuelle odeur corporelle et étudier le sens du vent : au grand jamais « sous le vent de la bête »…

Ils connaissent donc parfaitement les habitudes de l’animal et s’identifient à ses horaires quand il s’agit d’approcher les lieux où il se nourrit et où il boit ( les gros bacs à eau ronds que l’on rencontre sur les sentiers destinés à abreuver le gros gibier)

Le chevreuil abattu ne doit en aucun cas être femelle, et encore moins vêlant, le chasseur ne doit abattre que les vieux mâles dont il doit mesurer l’âge à la hauteur des bois (grands bois pour le spaten11, petits bois pour le troll courant des bois (joke…pour arawak)

Le beau jeune homme, « chasseur à l’approche » n’avait rien d’un « viandard » du Lubéron qu’Ulysse et Pénélope avaient approché malgré eux dans une autre marche sanglante…

Le dépeçage de l’animal ne prenant que trois quarts d’heure et transformé en troisième mi-temps, le retour de chasse du beau jeune homme « chasseur à l’approche » ne perturberait pas le sommeil du couple de randonneurs…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
AR Arrawak Globetrotter ·
😉Justement, je vais vite demander à Tomas de me faire faire la connaissance de Pénélope............ Trop cool, trop sympa, et super jolie. Bon, j'arrête les compliments, avant que tomas ne s'affole, et ne se demande si je veux la lui barboter sa Pénélope. Très beau récit sur ce périple de l'autre face du Larzac, comme d'habitude, on en respire les senteurs odorantes, on s'attache à ses villages, et, tout de même, il n'y a bien que là, que les enfants de touristes visitent un musée, pendant que les parents sont au restau................ Mais je crois savoir qu'il n'y a pas de Mac Do, ceci expliquant celà. Sur ce je vais continuer ma lecture.
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Bonjour à tous ARRAWAK
AR Arrawak Globetrotter ·
😉c'est vraiment la première fois que je donne RV devant un cimetiere, c'est pourquoi, je ne savis pas qu'il y avait au moins 5 portes d'entrée. La prochaine fois, ce sera à Paris, donc, je serai à côté de la patte droite de devant, du lion de Denfert Rochereau. ensuite, dîner "chez Raspoutine", le plus cher sur le marché.......................Prépare ton portefeuille, à moins quece soit moi qui t'invite, après tout, je te dois bien celà !!!!

Bon, oui, pas mal ce cimetière, j'ai eu le temps de visiter quelques tombes, des chefs d'oeuvre d'architecture et d'épitaphes. Faudra qu'on y retourne y faire un tour.
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Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·
je vais vite demander à tomas de me faire faire la connaissance de Pénélope...

ciao arrawak,

tu n'y penses pas, Georges, avec ta manie aventureuse de tout mélanger...d'ailleurs, elle craint les a-pics et a facilement le vertige comme tu vas le découvrir dans la page suivante, alors, avec toi, çà serait vertigineux tous les jours, te connaissant comme je te connais...çà tangue avec toi, comme disait je ne sais plus qui...

De Soubès à La Vernède : le cirque du bout du Monde :

Les insolites du parcours :

De Soubès à la Vernède, le GR franchit 400 mètres de dénivelé sur 7 Kms dans des conditions d’escarpement périlleuses (à tout le moins pour Pénélope…) il contourne des à-pics, à mi-pente et sur plusieurs kilomètres d’un cirque fameux du Larzac méridional : « le cirque du bout du monde » qui surmonte Saint Etienne de Gourgas…

Pénélope n’en mène pas large : aux détours des sentiers sur le vide, je surprend un « çà me gonfle » répété trois fois révélateur de son humeur…

Il faut dire qu’elle a horreur du vide et qu’ici, malgré la rangée de pins sylvestres qui nous protègent du vide, l’à-pic est impressionnant.

Pas autant que sur les quatre cents derniers mètres du Ventoux où Pénélope avait fini à quatre pattes…

Heureusement, Saint Pierre de la fage apparaît, avec ses deux églises, dont l’une a été curieusement vendue et transformée en appartements (photo N°1)

Au départ et au premier abord, j’avais pris la fenêtre et l’antenne de télé au-dessus du porche pour l’appartement de la « benoîte » ou « une sacristie à la mode du Causse », mais quand on fait le tour de l’édifice, on découvre aussi trois autres appartements…

Ce petit village du Causse, qui aurait du être si accueillant, avec l’affiche apposée à son entrée : « restaurant casse croûte à toute heure » précisant en cocidille : « à la Vacquerie, à cinq minutes »…

Cinq minutes en voiture n’ont rien de cinq minutes à pied, et Pénélope et Ulysse dégustèrent leur repas tiré du sac sur l’aire de parking aménagée, à l’orée du cirque…point d’informations…

Jamais plus, ils n’oseront écrire dans leur carnet de voyage : Saint pierre de la fage : vaut le détour…même le restaurateur du vieux moulin à gauche à l’entrée du village fait payer la visite du chantier de restauration : 2 euros (tarif adulte) 1 euro (enfant)

A saint Pierre de la fage, les églises sont vendues en appartements, les moulins en restauration se visitent moyennant espèces sonnantes et trébuchantes…pas un restaurant, pas un bistrot, une fontaine pour chevaux au centre du village…

Heureusement, à cinq minutes de Causse, à une heure et demie de marche, le gîte de la Vernède les attendait et sa gentille hôtesse, mais ce serait pour demain…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
AR Arrawak Globetrotter ·
🙁J'ai regardé ta photo en bas à gauche. Je pensais voir un beau chasseur avec un grand fusil Et je vois un personnage, plutôt petit et mince, avec en guise de chevreuil ou de sanglier, un petit chien à sa mémère!!!!!!

Alors, j'espère que tu n'avais pas oublié ta boite de talc, pour dissimuler ton odeur si tu avais l'intention de chasser la bête?

J'ai remarqué aussi que les bains douches de l'ancienne laverie ont fermé, j'espère que par cette canicule, il y a tout de même un point d'eau où faire sa toilette, car bien que le talc masque les odeurs...............!!!!!!!!!!! Bon d'accord, de très mauvais goût, mais je n'ai pas pu résister. Tout celà pour te dire que je suis ton carnet avec attention, qu'effectivement, la correspondance échangée entre ces deux entités m'a fort impressionné. Vite, la suite, il n'y a pas que des chasseurs dans les gîtes? Qui as-tu rencontré d'autre?
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Bonjour à tous ARRAWAK
CO Collerette Regular ·
T'inquiètes Tomas pas de tangage with Grumpy or anybody else. Déjà dans un bateau je suis malade alors les tangages je n'aime pas. J'ai appris quelquechose à propos des chasseurs aujourd'hui, c'est qu'ils se talquaient afin de détruire leurs odeurs corporelles. C'est logique. Je savais qu'ils devaient faire attention au sens du vent pour ne pas se faire repérer par les animaux, leurs sens olfactifs étant très développés, mais je ne savais pas pour le coup du talc. Ce beau jeune homme dont tu parles souvent était-il si beau que ça ? tu aurais dû prendre une photo et nous le mettre en lien. J'aime aussi les belles bêtes.
TO Tomas3 Veteran ·
j'aime bien aussi les bêtes...

ciao, Collerette,

tu vas être servie dans les pages qui vont suivre, tu vas pouvoir découvrir que les ânes sont des êtres subtils et raffinés quand ils trekkent dans le causse avec des humains...qui, eux, le sont beaucoup moins, tant il est vrai que le contact avec les animaux est parfois révélateur...

La Vernède : le gîte du bout du monde » : 3 ânes et des humains :

Imaginez un hameau ruiné au cœur du Causse, avec, en son milieu, une maison de maître restaurée entourée de bâtiments en piteux état ou écroulés, ou dont il ne reste que des pans de murs..et puis, à l’écart , deux bâtiments tout blancs, tout neufs( en fait la restauration a dix ans déjà) : un gîte de dix neuf places…

Ecrasés par la chaleur, Pénélope et Ulysse étaient arrivés à deux heures de l’après-midi, « en plein cagnard » après un passage peuplé de menhirs et de mares desséchées ( les « peljé »).Ils se reposaient doucement à l’ombre d’un bâtiment quand ils virent débouler 3 ânes, suivis de quinze humains « sans sac », adultes et enfants, les mains ballant, jouant à Madame de Sévigné batifolant en retournant du foin…

Nouvel mode écolo-touristico-ruralo-urbaine sur le Causse, vous achetez six jours de balade anesque avec guide et bagages accompagnés…

Au bonheur des yuppies qui retrouvent des accents à « la comtesse de Ségur née Rostopchine », quand le soir, autour de la grande table, ils racontent leurs « aventures »…anesque :

« oui, je lis Stevenson tout au long du chemin et je pique les fesses de Fanny( l’ânesse) quand elle refuse d’avancer »…

« elle adore les pelures de melon et est sobre comme un chameau… »

« heureusement qu’on l’a pour porter nos bagages… »

Les rurbains qui devaient ce soir partager notre chambre n’avaient en effet oublié aucun pot de crème et le mâle du groupe, chaussé de godillots alpins inadaptés à ce trek, souffrait déjà d’ampoules au talon…son aventure allait être douloureuse, même sans sac, et même avec Fanny ( l’ânesse) comme porteuse….

Les trois ânes, par contre, rayonnaient de bonheur depuis qu’ils s’étaient retrouvés à paître ensemble le soir, déchargés de leurs humains….

Quant aux humains, ils géraient comme ils le pouvaient les phénomènes d’un groupe de quinze…avec des chasses au trésor, des ados boutonneux accrochés à leurs portables, des donzelles amoureuses, tandis que les pères, « sarkoziens en diable » conjuraient la chaleur en faisant un ultime footing avant le repas du soir…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
CO Collerette Regular ·
Cher Tomas,

J'adore tes expressions très imagées comme " adultes et enfant les bras ballant, jouant à Mme de Sévigné batifolant en retournant du foin ". A part ça les anes sont des animaux placides, gentils et pas têtus quand ils sont bien traités. Mais ça devait valoir son coup d'oeil, ces grands échalas leurs pieds touchant presque terre à califourchon sur leurs baudets. Mais je peux comprendre que ça puisse plaire à beaucoup de monde. Moi-même avec mon André en Tunisie ......on a bien ri.
AR Arrawak Globetrotter ·
😉Prière ma chère Collerette, de me faire la traduction en Français de ton Anglais. Souviens-toi que je t'ai faite celle en Espagnol sur un autre site. Merci par avance
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Bonjour à tous ARRAWAK
CO Collerette Regular ·
Mon cher Georges je pense que tu fais allusion à " with Grumpy or somebody else" Ce qui veut dire : "avec Grumpy ou quelqu'un d'autre " Voilà. Bonne balade sur le forum.
AR Arrawak Globetrotter ·
😉Connaîtrais-tu un coin tranquille, avec internet, afin que je puisse lire ton carnet? Car, depuis ce matin, j'essaye et suis dérangé sans cesse, par des fournisseurs de matériaux en bâtiment, qui ne savent pas que j'ai revendu mon entreprise pour être tranquille. Ma femme, infirmière suffit pour m'entretenir (je plaisante). donc, j'y retourne au Larzac, dans la fraîcheur, sous les cyprès devant l'entrée des cimetiéres.
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Bonjour à tous ARRAWAK
AR Arrawak Globetrotter ·
🙁Oui, j'ai toujours pensé que les ânes étaient de pauvres animaux, exploités par l'homme, pour lui servir de transport.

En plus, quand on te dit que tu es un âne, c'est très péjoratif.

Donc, nous allons rétablir la réputation de cet animal, doux, sensible, pas sot du tout, qui a tendance à se laisser berner, par amour de l'homme qui lui donne sa nourriture quotidienne. Alors, ne lui reprochons pas son ôpiniatreté (têtu comme un âne), quand il refuse d'aller là où on veut l'entraîner. Et on sait aussi, que répudié, il devrait finir seul dans son coin, abandonné. Et bien ce n'est pas le cas, j'en connais un qui a une ânesse fidèle, des ânons gentils, et assez généreux pour avoir sur son dos, tout ce que l'on veut bien lui faire porter. Il s'appelle Anatole, vient d'Anatolie . il vient de se faire plein de copains. et que vivent les ânes de bonne volonté.
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Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·
ciao collerette,

tu sais que notre ami TWD est passé à la vitesse supérieure:il a franchi hier la limite des 4000 atmosphères certes , il nous doit bien çà, nous qui assurons la maintenance de son vaisseau quand il disparaît au mois d'août en équipage Grumpy pour d'improbables "escapades", et puis, il y a le contenu de son post(pratiquement illimité) mais, enfin chapeau, j'espère que dans la journée, entre deux siestes, il nous en sera reconnaissant...

J'ai cru observer que tu travaillais beaucoup de nuit ces temps-çi...j'ai cru lire un check-up de OK de maintenance sur un vieux post inter-galactique...il y a tellement longtemps que j'explore la planète Larzac qu'à la fin de mon expédition, je te promet de rejoindre ton vaisseau...mais j'ai encore du travail dans un certain cimetière, sous certains cyprès...

et puis, il y a aussi mes animaux, dont il faut que je m'occupe...

Fanny, Modestine et Célestine…(6)

Fanny, Modestine et Célestine, les trois ânes, ne se connaissaient que de l’enclos du voyagiste.Depuis trois jours, ils voyageaient seuls avec des humains…et ce n’était pas de tout repos…

Fanny, l’ânesse des Stevenson, n’était pas trop perturbée par la fille du couple, Manu, qui passait son temps à lire lors des étapes d’herbe fraîche.

Elle souffrait par contre de solitude « anesque », tant un âne est malheureux lorsqu’il n’a pas de compagnon, et ce ne sont pas les coups de pique de Mr Stevenson qui auraient pu le rassurer…

Aussi, elle se vengeait en broutant tout et n’importe quoi, même les chardons bleus et rouges des causses, épais et piquants : on aurait dit qu’elle avait une langue de girafe…

Par contre, Modestine et Célestine, eux, ne souffraient pas de solitude « anesque », mais de l’acharnement de leurs petits compagnons humains : six drôles de cinq à quinze ans à vouloir les chevaucher à tour de rôle…

Or ces ânes n’étaient plus de ces ânes de bâts du XIX ième siècle, mais des ânes élevés en enclos et nourris aux meilleurs mélanges de foin, de maïs et de soja…

Ils n’étaient pas du tout, mais alors pas du tout des animaux de cirque ou de parade, il leur tardait de rejoindre l’étape et le pré du gîte, où Philippe, l’accompagnateur, leur réservait le foin le plus sucré du causse.

Ils auraient droit aux épluchures de melon du groupe et retrouveraient Fanny, l’ânesse des Stevenson, taillée comme une mule, mais ânesse quand même…et les petits ânes braieraient de plaisir de se retrouver…

Pour un humain, les braiements de l’ânesse Fanny, lorsqu’elle sentait arriver ses compagnons d’infortune, étaient d’une étonnante vigueur et avaient quelque chose d'humain et surprenaient plus d’un des compagnons de l’étrange équipée…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
CO Collerette Regular ·
J'aime infiniment ces animaux et tu en parles bien. Si j'avais du terrain j'aurai un couple d'anes avec une biquette et deux moutons pour qu'ils ne s'ennuient pas. Rien que pour moi. Et j'apprendrai aux rares visiteurs la douceur et la gentillesse de ces animaux et à les respecter.
TO Tomas3 Veteran ·
j'en connais un qui s'appelle anatole, qui veut bien porter sur son dos tout ce qu'on veut lui faire porter...

ciao, arrawak,

tu as l'air d'avoir une connaissance sinon une pratique personnelle des ânes...tu as raison...mais ils ont un saint patron, l'âne de buridan, dont je te raconterai les aventures une autre fois, cet âne les a tous vengés de ce qu'ils ont eu à subir, et, foi d'âne, c'était bien mérité... mais l'on s'égare encore une fois, si l'on parlait des Stevenson, les locataires de l'âne dont on cause...

Mr et Mrs Stevenson :(8)

Quand le couple Stevenson, leur fille Manu, et leur ânesse, Fanny, étaient apparus, ils avaient posé Manu, son gros livre et Fanny, dans le pré le plus proche, et cherchaient, hagards, leur hébergement :

Les deux gîtes étaient à vingt mètres, mais Pénélope et Ulysse avaient déjà déposé leurs sacs et leurs duvets dans le premier gîte, et le grand gîte de 12 places était réservé…

Par 34° degrés à l’ombre, ils tournaient désespérément pour trouver un coin où se doucher. Ulysse leur offrit aimablement l’hospitalité…

Mr Stevenson avait une ressemblance étrange avec Mr Hulot de Jacques Tati, quant à Madame Stevenson, c’était une jeune femme de 40 ans, réservée et presque pincée, mais c’était peut-être de la timidité, au short très court sur des cuisses fuselées…

Pénélope trouva très vite Mr Stevenson « un peu niais », il faut dire qu’il avait une voix forte et l’assurance d’un randonneur à qui on ne le fait pas…

Ulysse ne trouvait pas le couple antipathique : il offrit même ses services à soigner les ampoules de l’imprudent Mr Hulot, chaussé d’Alpenstock dans le Grand Causse.

La conversation s’engagea et ils sympathisèrent à la façon de randonneurs isolés dans les étendues steppiques du Larzac…

Très vite, la pimbêche de Mrs Stevenson se révéla au grand jour : quand elle refusa de partager la table des 16 autres randonneurs : elle préférait la fraîcheur de la grande salle à manger du gîte à la grande table extérieure par 34° à l’ombre : ce en quoi, elle n’avait pas tout à fait tort.

Ulysse et Pénélope proposèrent de partager leur table : les stevenson était un couple de I9 ans d’ancienneté, le cap des sept ans fatidique passé, avec désormais leurs habitudes et leurs certitudes…

Madame Stevenson avait étudié le mandarin lors d’un séjour d’un an de son mari à Taiwan, mais ne possédait pas encore, selon elle, les 1200 caractères de base suffisants pour déchiffrer cette langue difficile…

Elle assura cependant travailler fortement les tonalités gutturales et les vocalises de la langue d’emprunt de Teilhard de Chardin…

Elle donnait l’impression de supporter son grand niais de Mr Hulot, mais n’en menait pas moins son couple de main de maître, sous des dehors réservés et polis…Cette jeune femme laissait à Ulysse la pensée fugitive qu’elle devait avoir plusieurs vies…mais Ulysse n’avait pas l’intention d’approfondir cette facette de la personnalité de la belle jeune femme..

Il trouvait les cuisses de madame Stevenson fort jolies et pensait que ce trek dans le Causse n’aurait que le mérite de les muscler un peu plus…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
CO Collerette Regular ·
Ulysse et Pénélope ont été fort courtois envers les Stevenson de prêter leur douche et de les inviter à leur table. Mme Stevenson a le genre typique de l'anglaise pincée, coincée, serrée. Mr Hulot ne doit pas s'amuser tous les jours.
AR Arrawak Globetrotter ·
😉Je suppose, que vu les "belles cuisses fuselées", que tu as bien mattées à ce qu'il paraît, , la prudence voudrait que Mme Stevenson, soit placée à table entre mR sévenson et Pénélope.

En tous cas, je saurai où placer ma femme si tu m'invites à dîner.

Bon, ceci dit, nulle interdiction pour regarder les jolies choses, mais comme au musée, regarder sans toucher.

c'était bien sûr pour rire, je te connais assez pour savoir que tu es un parfait gentleman, tout comme moi, qui détourne mon regard des jolies femmes, de peur de les mettre mal à l'aise.

(Il me semble, que j'en entends déjà rire quelques uns qui lisent cette réflexon profonde, tapis dans l'ombre). Il est sain de se dilater la rate, il paraît que celà chasse les mauvaises flatulences.
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Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·
ciao arrawak,

tu sais que je ne te reconnais plus depuis que tu as fait ton TWD, quelle audace dans tes propos.. tu ne te serais pas comporté comme çà à la table du commandant du queen Victoria quand même... si tu continues d'ailleurs, tu vas finir comme la baronne Zu Guttenberg qui s'était entichée de Horst Schlemer lors des dernières présidentielles dans un pays voisin, virés tous les deux au premier tour...

j'aimerais bien te conserver comme mon plus fidèle lecteur...Ulysse d'ailleurs que tu connais bien mérite mieux que çà...
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
AR Arrawak Globetrotter ·
😉Eh bien camarade? aurais-tu perdu ton sens de l'humour? Donc, je ferai attention à mes propos la prochaine fois Si je peux........... Bon, j'ai lu avec attention ce dernier récit, je dirai même avec délectation, et je pense qu'ily aura d'autres pages sur ce carnet. Vive le Larzac
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Bonjour à tous ARRAWAK
AR Arrawak Globetrotter ·
😉bon, il serait tout de même temps que je parle de ton super accueil dans ta maison familiale, chaleureuse, agréablement fraîche par ce vendredi de canicule passé en ta compagnie. Je t'aurais bien chippé quelques livres dans ta bibliothèque, mais, tout de même çà ne se fait pas entre gens bien élevés

Le champagne en apéritif était excellent, les petites tomates cerises, au goût du jour Et tes filets de cabillaud sur riz basmati, supers bons. Tu es vraiment un excellent cuisinier. Le dessert, faisselle de fromage frais, avec la confiture maison à volonté divine. Bon, si j'étais une femme, je te demanderais en mariage. Mais......Je ne suis qu'un home rien qu'un homme chantait Alain Barrière à une certaine époque incertaine.

Bon, parlons un peu de l'arrivée imprévue de ton fils, il sait qu'il peut venir n'importe quand et qu'il y aura toujours un couvert pour lui. Oui, je crois qu'il a écarquillé les yeux pour le TDM, Et que celà lui a donné l'envie d'en faire autant.

Bon, la fin de soirée, dans ce salon de thé aux succulents gâteaux, a clôturé notre rencontre, avec la promesse de de se retouver sur VF.

Je dois dire, que tous les vfistes que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent ne m'ont jamais déçu.
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Bonjour à tous ARRAWAK
CO Collerette Regular ·
Dis moi mon cher Georges tu a été gâté par notre ami Tomas, tu m'avais un peu parlé de son hospitalité et, tu ne fais que confirmer qu"il est un hôte parfait et gentleman pardessus tout. Je suis contente pour vous deux de cette excellente journée passée ensemble et en compagnie de sa famille. Bravo Tomas.
AR Arrawak Globetrotter ·
😉Oui, il est agréable de voir, que la personne en virtuel, ne vous déçoit pas dans la réalité, et qu'elle est telle que l'on se l'était imaginée.
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Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·
N'en jetez plus, chère Collerette, vous allez me faire rougir...

Non, mon hospitalité ne vaut pas celle de Francoise, l'hôtesse du gîte de la Vernède, comme tu vas le voir, c'est dans les coins les plus inhospitaliers que l'on trouve souvent des personnes au coeur d'or...

L’hôtesse du bout du Monde :(9)

Au-delà du cirque du bout du monde, dans le Larzac méridional, après cinq kilomètres de menhirs et de mares closes, vous gagnez le hameau ruiné de la Vernède, d’où émerge le toit pointu d’une grosse ferme encore en activité…

Tout autour : des bâtiments ruinés, sauf trois : deux bâtiments restaurés et blancs : les gîtes, et un autre en cours de restauration : une magnifique maison caussenarde…

Dans la cour, deux chiens de garde, l’un de chasse, l’autre, »un vrai loup des steppes »(cf.photo ci-jointe)

Françoise la montpelliéraine, et son mari breton, viennent vous accueillir, malgré la mine patibulaire des chiens…

Lorsque j’avais réservé la veille, quand j’avais dit ne pas vouloir réserver le repas du soir, j’avais senti comme une réticence dans la voix de Françoise…Je l’avais rappelé dans la minute, me ravisant, pour confirmer la demi-pension…

Je sentais qu’il y avait péril en la demeure à ne pas la prendre, à 25 Kms de tout restaurant et de toute épicerie, un lundi soir, en France…

Ulysse et pénélope ne furent pas déçus…Françoise non seulement « assurait » la demi-pension, mais le contenu des buffets ressemblait plus à une commande chez « Le Notre » qu’à un « en-cas sur le causse ».

Françoise la montpelliéraine qui avait oublié son accent, était toute attention pour ses hôtes (17 !!) Non seulement, elle assurait le repas du soir et le petit-déjeuner, mais les ânes et leurs humains étaient assurés d’emporter sur leurs bâts le repas de midi de l’étape du jour, les rations de fourrage étant livrées, gîte après gîte, par le voyagiste.

Comme les gîtes étaient à 500 mètres de ses cuisines, Françoise assurait une navette, coffre ouvert, avec sa voiture personnelle, et les plats n’avaient pas besoin d’être réchauffés.

Pas du tout commerçante, mais dotée d’une écoute profonde de ses hôtes de passage, cette hôtesse faisait le bonheur des randonneurs par sa sollicitude (comme dirait Fraise tagada : du latin : sollus cieo, sans cesse inquiète)

Ulysse qui l’interrogeait sur les meilleurs souvenirs qu’elle gardait de ses hôtes de passage, eut droit à une confidence intime : c’était l’équipe de tournage du « Monde des Abeilles »…le groupe, composé du réalisateur et de nombreux techniciens, qui l’avait le plus intriguée et la plus passionnée…

Ils étaient asservis par la météo et les habitudes des abeilles qu’ils filmaient et leur rythme de vie, ainsi que celui de l’hôtesse, avait été dicté par l’heure de la récolte du pollen sur le causse…

Françoise servait au rythme des abeilles, abeille elle-même au très gros cœur, à des kilomètres de toute vie à la ronde, au cœur du grand causse méridional…

Si vous passez un jour entre deux menhirs et deux mares desséchées et que vous apercevez un chien de garde qui ressemble à un loup, n’hésitez pas : la demeure de la montpelliéraine et du breton n’est plus très loin et vous serez assuré de la plus belle hospitalité sur le causse…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
CO Collerette Regular ·
Une bien belle rencontre que tu a fait là, ton hôtesse du bout du Causse. Généreuse, serviable, gentille, avec personne à 25 km à la ronde les gens retirés sont toujours adorables et savent accueillir les voyageurs comme il se doit. J'ai connu cela plusieurs fois dans ma jeunesse. Plus un loup des steppes pas commun dans le Causse.
AR Arrawak Globetrotter ·
😉Voici un texte qui nous relaxe, et dieu sait si nous en avons besoin. Celà me donne envie de partir, chercher la fraîcheur, le soir, et dormir dans un gîte, au calme, loin de l'agitation du midi, où affluent les touristes, et surtout les voitures. Ici, on travaille au rythme des cigales, autrement dit, on se pose quelque part, sans même avoir le courage de chanter......... Mais, les meilleurs jours restent à venir. Septembre avec sa méditerranée aux eaux claires, et plage lagon. Des activités qui vont reprendre, plus agréables. Le retour des rouges gorges et des mésanges, dans le noyer au fond du jardin.

Très original ton voyage avec les ânes pour porter les casse croûtes, j'espère au moins que tu avais prévu quelques amuse-gueules pour eux, autre que le foin. Bon, je ne sais si c'est la chaleur, mais je n'ai pas "la plume alerte" ce soir............ Donc, je me réserve pour la suite du voyage. A bientôt
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·
ciao arrawak,

voici un texte qui nous relaxe... et qui parle pourtant de réalités...

Saint Michel d'Alajou-Le Cros : (10)

Les sentiers de grande randonnée peuvent se croiser sur le Grand Causse : il ne s’agit pas de prendre l’un pour l’autre, à peine de se retrouver à plusieurs kilomètres de son itinéraire d’origine…

Les villages étant rares, il est parfois difficile de se repérer, malgré les cartes et les guides de la FPRP, et c’est un bonheur de pouvoir demander son chemin…

Le nouveau retraité chasseur et son braque allemand, la vieille dame atteinte « d’hirsutisme » dans son potager, les maçons bénévoles, le vieux monsieur qui balaie l’entrée cimentée de sa cour : dans tous les cas, deux observations se font jour : ce sont tous de vieilles personnes, et, à chaque fois, ils insistent pour accompagner Ulysse et pénélope et les remettre sur le bon chemin…

Quand on parle un peu avec eux, ils avouent d’abord qu’ils rencontrent beaucoup de marcheurs sans pour autant que ces marcheurs leur parlent, et, si l’on approfondit avec eux, ils vous avouent que cette rencontre est le bonheur du jour.

Il suffit d’écouter nos Caussenards après leur avoir demandé le chemin pour qu’ils vous racontent leur vie, leurs enfants, leurs chiens…

Ces petits vieux sont comme les petits vieux des Contes des Lettres de Mon Moulin d’Alphonse Daudet, ils meublent leur solitude de petits riens et chaque petit rien s’ajoute à un petit rien…

Il ne faut pas cependant en conclure rapidement à l’hospitalité du Caussenard : aucun ne nous a offert l’eau et le pain, et pourtant, il nous est parfois apparu que nous étions sur le point de manquer d’eau : non, la population du Causse est vieille et solitaire, les paysans et les maisons se meurent, les ruines des hameaux désertés s’emplissent de buis et de genévriers…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
CO Collerette Regular ·
Le Causse est quasi un désert, terre pauvre où pas grand chose ne doit pousser à part les herbes folles, les génévriers et le buis. La désertification de cette région se comprend, les jeunes ne veulent pas rester dans un désert et préfèrent la ville. Ne reste que les vieux avec leurs troupeaux et leurs chiens, et ces vieux sont contents de rencontrer des voyageurs quelque peu égarés pour discuter de leur vie, de leur solitude. Bien vu Ulysse.
AR Arrawak Globetrotter ·
😉LES VIEUX DE JACQUES BREL la pendule au salon qui dit oui qui dit non

Celà résume, la solitude campagnarde,

Dommage que les marcheurs ne leur parlent pas, des sauvages impolis, qui vont dans une région et ne saluent pas, incivilité en quelque sorte. Dans le Sud, idem, à la plage, formation de clans, clan des Parisiens, clan des Lyonnais, nous, on devrait presque partir pour leur laisser la place. Bon, les gens du Nord, on peut engager une conversation, et d'une année sur l'autre, ils nous reconnaissent et viennent discuter, vive les chtis.

Si tu vas dans le Morvan, tu auras l'hospitalité, dans les hameaux de campagne, et de très belles forêts, à l'automne, dans le parc naturel, tu croiseras biches et cerfs. Et sit tu aimes la cueillette des champignons, tu seras gâté.

Certes, comme le dis Collerette, la rudesse du climat ne doit pas rendre les gens très faciles, tout comme leur vie. J'imagine l'hiver, avec la bise, la neige, très peu doivent avoir un véhicule, se déplacer, rien que pour aller au village à la boulangerie doit être une expédition. Je pense qu'ils doivent avoir un fournil. Des vaches à traire. Des chèvres, des poules et des oeufs. Bref, de quoi soutenir un siège. Vive les paysans qui savent s'adapter aux rudesses de leur vie.
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
ZE Zebuletette ·
"on retrouve, chez tous ces carnetistes amateurs ou professionnels, ce don singulier de voir ce que nous négligeons, de capter dans la banalité du quotidien un brin de poésie, une atmosphère... Cet art aussi, en mémorisant moments privilégiés, émotions et rencontres, d'intensifier la vie"...

Eliane Patriarca
ariane en montagne, ce sont les conditions qui sont difficiles, bonnes ou mauvaises
AR Arrawak Globetrotter ·
😉Vous êtes venue voir ce carnet sur mon conseil, c'est tomas qui va être content, qu'on s'intéresse au Larzac et aux Causses. Oui, les choses simples de la vie y sont bien décrites, on sent la rudesse mais aussi le charme de ces campagnes, avec l'authenticité de ses habitants. n'attendez pas trop vite une réponse de sa part, je crois savoir qu'il repartait pour une lointaine destination. Et quand il part, il fait comme moi, une cure sans internet. Mais il se rattrapera pour son prochain carnet.
Tout vient à point pour qui sait attendre

Bonjour à tous ARRAWAK
TO Tomas3 Veteran ·
ciao Collerette,

sur le tarmac, avant le départ, je voulais te rassurer. Tu les poursuivras tes voyages dans l'espace, contre vents et marées, tu trouveras plein de posts où le principal moteur du voyage est l'imagination. Pour te consoler, et entre deux voyages, il y a plein de gens qui trouvent plein de formules pour voyager "autrement", ainsi Pénélope et Ulysse sont allés voyager dans "le temps"...

Le voyage dans le temps :

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, Pénélope et Ulysse ont posé leurs sacs et regagné Paris. Mais leur voyage dans l’espace, ils ont voulu le poursuivre dans le temps, l’espace d’une exposition :

« le bain et le miroir », soins du corps et cosmétiques depuis l’antiquité »…

Au fin fond des thermes de Lutèce, sous le Musée de Cluny, entre le caldarium et le tepidarium, on remonte dans le temps, le temps de la beauté, des fards, des onguents, des instruments de soin du corps…

On apprend que le miroir a été l’objet de toutes les vanités des belles des temps jadis, et quand on découvre que L’OREAL est le mécène de l’exposition, on comprend pourquoi : les crèmes et les onguents de ses laboratoires existaient déjà dans l’antiquité :

Les belles se poudraient d’ocres et de céruse, oignaient leurs corps de « ben »(égyptien ) et de miel, de gypse pilé et de charbons de bois…

Quand on a fini des fards et des onguents, on passe aux coiffures et là GRAZIA, ELLE, MARIE-CLAIRE ont à bien se tenir : les belles et les beaux des temps jadis ont déjà tout inventé :

De la couronne a prependoulia de Théophano, fille de l’empereur d’orient(983) à la coiffure nid d’abeille de la femme de Constance(empereur romain), on passe de chevelures ondulées à mèches bouclées ou raides tout au long des siècles.

Les plus folles coiffures repérées restant sans conteste les coiffes à cornes des belles du moyen Age et les bérets inclinés délirants des séducteurs italiens du XVième siècle.

Comme quoi, on peut voyager facilement dans le temps en restant sur place, quand le voyage s’arrête…c’est un thème que l’on pourrait suggérer à François entre deux voyages.

Photos jointes : Pénélope devant le Musée de Cluny Ulysse devant le pavillon chinois boulevard Haussmann Le brunch au musée Jacquemart André
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
CO Collerette Regular ·
Ciao Tomas,

c'est une très bonne idée cher ami, Pénélope et toi êtes revenus avec une idéee géniale à proposer à François. Mais je ne m'y connais pas en beautés de l'antiquité, faudra que j'apprenne. Tu me conseillera des livres à lire sans faire de plagiat. J'aime ton idée d'innovation, ton intelligence et de pugnacité. A bientôt de tes nouvelles. Patricia

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