Super ton récit, j'adore ta manière d'écrire. [:)]
J'ai l'impression de retourner là-bas et ça me donne encore plus envie d'aller à Varanasi !
A suivre...trés vite j'espère ![;)]
Isabelle et Haïtham font un tour
by Izanora
This discussion is in French, the community’s main language.
« Seuls ceux qui risquent sont libres »
Merci Deedou et à tous ceux qui m'ont encouragé...pour la peine voici un petit bout de la suite....
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Isabelle et Haitham dans le train pour Kolkata
Isabelle prend pour une mendiante cette jeune fille qui lui met des fleurs entre les mains. Elle rejette son cadeau avec agacement, les parents de la jeune fille rigolent. « Comme je suis devenue dure en Inde » se dit-elle, mi triste, mi satisfaite. Comprenant son erreur, Isabelle reviens vers la fillette prend les fleurs et les serre contre son cœur.
Dans le train, c’est sa banane qu’elle serre contre elle, et Haitham fait de même, ils ont attaché tous leur sacs avec des chaînes. Pour aller à Kolkata il faut traverser l’état du Bihar, région ou les castes s’affrontent, ou les paysans se révolte et ou le banditisme a pour cible favorite les touristes.
Palmiers, rizières, végétaux verts aux larges feuilles, buffle tracteurs, petites marres, douce nuit de Durga, les villages sont en fêtes, le train est vide, flotte une odeur d’urine.
Isabelle et Haitham arrivent à Kolkata, s’émeuvent en traversant un record : leur claquettes foulent la plus grande gare d’Asie.
A suivre...
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Isabelle et Haitham dans le train pour Kolkata
Isabelle prend pour une mendiante cette jeune fille qui lui met des fleurs entre les mains. Elle rejette son cadeau avec agacement, les parents de la jeune fille rigolent. « Comme je suis devenue dure en Inde » se dit-elle, mi triste, mi satisfaite. Comprenant son erreur, Isabelle reviens vers la fillette prend les fleurs et les serre contre son cœur.
Dans le train, c’est sa banane qu’elle serre contre elle, et Haitham fait de même, ils ont attaché tous leur sacs avec des chaînes. Pour aller à Kolkata il faut traverser l’état du Bihar, région ou les castes s’affrontent, ou les paysans se révolte et ou le banditisme a pour cible favorite les touristes.
Palmiers, rizières, végétaux verts aux larges feuilles, buffle tracteurs, petites marres, douce nuit de Durga, les villages sont en fêtes, le train est vide, flotte une odeur d’urine.
Isabelle et Haitham arrivent à Kolkata, s’émeuvent en traversant un record : leur claquettes foulent la plus grande gare d’Asie.
A suivre...
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
Kolkata, la cité de la culture et de la modernité
Kolkata commence par un pont d’une technologie tellement innovante qu’il est interdit de le photographier, puis il y a le ferry, puis le métro, puis le tramway, puis les taxis jaunes, puis les camions d’éboueurs, puis les cyclorickshaws, puis les hommes chevaux. Ces derniers dont la présence est limitée à quelques quartiers sont amenés à disparaître, leur re-conversion imminente en mendiant est sur la bonne voie, leur dignité sera bientôt retrouvée. Isabelle : « comme ils sont beaux, fins, secs, que du muscles, rien à voir avec le gros acteur de la cité de la joie »
Interdit également de photographier le métro, dommage y avait une bonne photo de cette middle class moustachue et attachés-cases qui attend en regardant l’écran de télé ou des femmes chantent devant le gros pénis en pierre noire de Shiva.
C’est la saint valentin, kolkata regorge de parcs verts, très verts, arrosés, garnis de bassins et de fontaines. Entrée payante…pas grand-chose juste quelques roupies pour ne pas être dérangé par les mendiants. Les amoureux s’embrassent dans l’herbe, sur des bancs, cachés derrière un banian, les femmes portent de jolies saris noirs, blancs, colorés, brodées, de soie, et des bijoux, d’or, de pierre, de plastiques, beaucoup, toujours. C’est la saint valentin, Isabelle et Haitham se font refouler d’un restaurant réservée aux riches.
L’Alliance Française L’alliance française, l’association qui a des clients dans le monde entier, est située dans un joli bâtiment vieillot de type colonial. Un bâtiment qui lui va bien. Emmanuelle : « Vous chercher à rencontrer des associations, nous n’en connaissons pas, ce n’est pas notre rôle, notre but c’est la culture française que nous vendons à nos clients…en plus vous voulez des associations innovantes, personne n’innovent en Inde » La France brille par son alliance, comme si c’était nécessaire, comme si elle ne faisait pas déjà assez rêver, et les francophiles s’offrent le luxe de suivre des cours de français. Une manière de se distinguer de ceux qui apprennent l’anglais pour gagner leur vie. Les expatriés de l’alliance française se sont indianisés, comme les nouveaux riches de l’Inde ils ne remercient pas le préposé au thé payé quelques centaines de roupies par jours (quelques euros, un ou deux), lui parle comme à un être inférieur et sans âme, l’ordonne puis le jette. Audrey nous met en contact avec Vivien. Vivien est un stagiaire qui donne des cours de français à Chandornagar. Vivien nous met en contact avec Ashalayam.
Chandornagar Petit comptoir français tout calme situé sur les rives de la Hoogly. On y arrive par le train de banlieue. Dans le train c’est la fête au shopping, lingerie, produit de beauté, manucure, bijoux sont disponibles dans le wagon pour femmes. Dans le wagon pour homme, les gougouttes d’Isabelle sont écrasées par le gros ventre du loup baveux de tex avery. Pour descendre, pour monter, c’est la guerre, l’issue est incertaine, et dans ces moments de lutte on sent a quelle point on est vivant, et le bonheur est vraiment tout proche du malheur. Isabelle : « enfin arrivé, que c’est beau, que c’est calme ». A cinq dans le motorickshaws, six avec le chauffeur personne ne se sent à l’étroit. Le lycée français fait face au lycée anglais. « qu’ils sont gentils les français d’avoir aider les indiens à se libérer des anglais pour prendre leur place à Chandornagar, qu’ils sont gentils ces français d’être partit volontairement de Chandornagar quand ils n’avaient plus rien à y gagner, ah ! Si seulement ils avaient colonisé l’Inde à la place des anglais, les indiens seraient plus riches et mangeraient mieux » pensent nombreux habitants de Chandornagar. La boulangerie de la petite ville nous ouvre ses portes, on y fait de bonnes baguettes au goût de brioche anglaise. A cette période de l’année, mars, les élèves ne viennent plus. C’est la tradition. Est-ce parce qu’à la moitié de l’année en cours les élèves ont les résultats des examens passés l’année précédente ? Tous cela parait illogique, mais en interprétant le monde comme le font les indiens, cela à peut être un sens. Mais aujourd’hui les élèves sont revenus pour participer à des jeux d’écriture proposés par Isabelle et Haitham. Isabelle les trouve tellement sérieux et se demande comment ils la perçoivent, mais oublie de le leur poser la question. « Pourquoi Al Ghazali est il devenu si savant ? » interroge le conte soufi, « parce que quand il ne savait pas quelque chose il posait une question. » Isabelle et Haitham rencontrent les professeurs, le gardien retraité qui continu de faire le thé pour tous par plaisir et par besoin d’argent, le directeur…ils gagent un dvd promouvant l’histoire du lycée. Les conversations s’éternisent dans la rue, sous les regards des singes au long bras qui se prélassent sur les balcons et des cycloryckshaws à la fois intrigués et en attente de clients à déposer à la gare. Les conversations comme si les observant n’existaient pas, étaient des objets. Deux mondes vivent sur la même terre, l’un ignore l’autre. C’est la fin de l’après midi, la lumière est dorée l’air s’est rafraîchit, le paysage se savoure à rythme de bicyclette.
Kolkata, à suivre…
Kolkata commence par un pont d’une technologie tellement innovante qu’il est interdit de le photographier, puis il y a le ferry, puis le métro, puis le tramway, puis les taxis jaunes, puis les camions d’éboueurs, puis les cyclorickshaws, puis les hommes chevaux. Ces derniers dont la présence est limitée à quelques quartiers sont amenés à disparaître, leur re-conversion imminente en mendiant est sur la bonne voie, leur dignité sera bientôt retrouvée. Isabelle : « comme ils sont beaux, fins, secs, que du muscles, rien à voir avec le gros acteur de la cité de la joie »
Interdit également de photographier le métro, dommage y avait une bonne photo de cette middle class moustachue et attachés-cases qui attend en regardant l’écran de télé ou des femmes chantent devant le gros pénis en pierre noire de Shiva.
C’est la saint valentin, kolkata regorge de parcs verts, très verts, arrosés, garnis de bassins et de fontaines. Entrée payante…pas grand-chose juste quelques roupies pour ne pas être dérangé par les mendiants. Les amoureux s’embrassent dans l’herbe, sur des bancs, cachés derrière un banian, les femmes portent de jolies saris noirs, blancs, colorés, brodées, de soie, et des bijoux, d’or, de pierre, de plastiques, beaucoup, toujours. C’est la saint valentin, Isabelle et Haitham se font refouler d’un restaurant réservée aux riches.
L’Alliance Française L’alliance française, l’association qui a des clients dans le monde entier, est située dans un joli bâtiment vieillot de type colonial. Un bâtiment qui lui va bien. Emmanuelle : « Vous chercher à rencontrer des associations, nous n’en connaissons pas, ce n’est pas notre rôle, notre but c’est la culture française que nous vendons à nos clients…en plus vous voulez des associations innovantes, personne n’innovent en Inde » La France brille par son alliance, comme si c’était nécessaire, comme si elle ne faisait pas déjà assez rêver, et les francophiles s’offrent le luxe de suivre des cours de français. Une manière de se distinguer de ceux qui apprennent l’anglais pour gagner leur vie. Les expatriés de l’alliance française se sont indianisés, comme les nouveaux riches de l’Inde ils ne remercient pas le préposé au thé payé quelques centaines de roupies par jours (quelques euros, un ou deux), lui parle comme à un être inférieur et sans âme, l’ordonne puis le jette. Audrey nous met en contact avec Vivien. Vivien est un stagiaire qui donne des cours de français à Chandornagar. Vivien nous met en contact avec Ashalayam.
Chandornagar Petit comptoir français tout calme situé sur les rives de la Hoogly. On y arrive par le train de banlieue. Dans le train c’est la fête au shopping, lingerie, produit de beauté, manucure, bijoux sont disponibles dans le wagon pour femmes. Dans le wagon pour homme, les gougouttes d’Isabelle sont écrasées par le gros ventre du loup baveux de tex avery. Pour descendre, pour monter, c’est la guerre, l’issue est incertaine, et dans ces moments de lutte on sent a quelle point on est vivant, et le bonheur est vraiment tout proche du malheur. Isabelle : « enfin arrivé, que c’est beau, que c’est calme ». A cinq dans le motorickshaws, six avec le chauffeur personne ne se sent à l’étroit. Le lycée français fait face au lycée anglais. « qu’ils sont gentils les français d’avoir aider les indiens à se libérer des anglais pour prendre leur place à Chandornagar, qu’ils sont gentils ces français d’être partit volontairement de Chandornagar quand ils n’avaient plus rien à y gagner, ah ! Si seulement ils avaient colonisé l’Inde à la place des anglais, les indiens seraient plus riches et mangeraient mieux » pensent nombreux habitants de Chandornagar. La boulangerie de la petite ville nous ouvre ses portes, on y fait de bonnes baguettes au goût de brioche anglaise. A cette période de l’année, mars, les élèves ne viennent plus. C’est la tradition. Est-ce parce qu’à la moitié de l’année en cours les élèves ont les résultats des examens passés l’année précédente ? Tous cela parait illogique, mais en interprétant le monde comme le font les indiens, cela à peut être un sens. Mais aujourd’hui les élèves sont revenus pour participer à des jeux d’écriture proposés par Isabelle et Haitham. Isabelle les trouve tellement sérieux et se demande comment ils la perçoivent, mais oublie de le leur poser la question. « Pourquoi Al Ghazali est il devenu si savant ? » interroge le conte soufi, « parce que quand il ne savait pas quelque chose il posait une question. » Isabelle et Haitham rencontrent les professeurs, le gardien retraité qui continu de faire le thé pour tous par plaisir et par besoin d’argent, le directeur…ils gagent un dvd promouvant l’histoire du lycée. Les conversations s’éternisent dans la rue, sous les regards des singes au long bras qui se prélassent sur les balcons et des cycloryckshaws à la fois intrigués et en attente de clients à déposer à la gare. Les conversations comme si les observant n’existaient pas, étaient des objets. Deux mondes vivent sur la même terre, l’un ignore l’autre. C’est la fin de l’après midi, la lumière est dorée l’air s’est rafraîchit, le paysage se savoure à rythme de bicyclette.
Kolkata, à suivre…
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
il doit avoir combien d'Alliance Française en Inde ? Ici, l'Alliance donne même des cours de cuisine (française ?)
merci pour ces récits, en attendant les prochains
amicalement
dexxa
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Saint Exupéry
Merci Dexa pour tes commentaires...combien d'aliance française en Inde ? je ne sais pas, au moins une a bombay, delhi et kolkata. aprés il doit y avoir aussi quelques institut français. Que penses tu de l'alliance française de Dakkar ?
commentaires des photos :
taxi jaunes sans commentaire sans commentaire sans commentaire homme cheval rammassage des ordures atelier d'écriture au lycée français de Chandornagar
commentaires des photos :
taxi jaunes sans commentaire sans commentaire sans commentaire homme cheval rammassage des ordures atelier d'écriture au lycée français de Chandornagar
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
sur la dernière photo : Haitham ? avec sa petite pochette en bandouillère, comme en France en allant à la fac ...Ranges vite ça sous ton T-shirt sinon vous allez vite etre déçus de l'Inde ...
chris06
Bonjour.
Je découvre avec délectation tes récits. Te lire est un réel plaisir, continue!! J'adore le fond et la forme. Qu'est ce que ça donne envie d'aller en Inde, même à moi, qui, comme Alan, fuis normalement systématiquement dès qu'il est question d'Inde. Et là, pouf, je m'y suis laissé prendre, c'était à prévoir. Je pars quand???
N'empèche que +1!!
Je découvre avec délectation tes récits. Te lire est un réel plaisir, continue!! J'adore le fond et la forme. Qu'est ce que ça donne envie d'aller en Inde, même à moi, qui, comme Alan, fuis normalement systématiquement dès qu'il est question d'Inde. Et là, pouf, je m'y suis laissé prendre, c'était à prévoir. Je pars quand???
N'empèche que +1!!
Geantropie, Vivre l'espace
http://geantropie.free.fr
Qu'est ce que ça donne envie d'aller en Inde, même à moi, qui, comme Alan, fuis normalement systématiquement dès qu'il est question d'Inde. Et là, pouf, je m'y suis laissé prendre, c'était à prévoir. Je pars quand???
T'es sûr ..... ? il va fallloir que je le lise alors, déjà que je lorgne toujours ce qu'elle écrit ..... bon, j'hésite encore un peu, histoire de dire que je me laisse pas prendre comme celà .......
T'es sûr ..... ? il va fallloir que je le lise alors, déjà que je lorgne toujours ce qu'elle écrit ..... bon, j'hésite encore un peu, histoire de dire que je me laisse pas prendre comme celà .......
salut chris 06.
je comprend pas trés bien le lien entre la pochette, la fac et la décéption de l'inde. haitham voyage toujours avec cette pochette, elle lui porte bonhuer. et il n'a pas été décu de l'inde...quand à la fac, il ne connait pas...
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
salut alan...euh lorgner ca veut dire quoi, c'est ambigue ça, c'est bien ou pas bien...en tout cas je suis flatée.merci.
entre l'inde et le sri lanka il n'y a pas beaucoup de différence, juste un peu plus de monde, un peu plus de temples, un peu plus de Dieux, un peu plus de moussons, un peu plus de bijoux aux bras des femmes, un peu plus de routes, un peu plus de bus, un peu plus d'aéroports, un peu plus de rabateurs, un peu moins de cocotiers, un peu moins de bouddha, un peu moins d'épices piquantes...et un je ne sais quoi de plus dans l'atmosphére qui laisse une saveur indéfinissable au fond du coeur.
isabelle
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
Sorry, si cette pochette lui porte bonheur tant mieux ...mais pour aller droit au but : dès que j'ai vu cette photo je me suis dit " il est inconscient de se ballader avec cette pochette en bandouillere" en Inde, comme dans bien d'autres pays c'est pas sans risques ... Mon fils va à la fac avec le meme style de pochette mais là ça pose quand meme moins de soucis Si ce conseil vous semble obsolète pas de Pb ...ce n 'est qu'une réaction-reflexe de voyageur ; à vous de voir Mieux vaut ce petit conseil que de se retrouver sans passeport et delesté de son fric ...
chris06
bonjour,
ah, je comprends mieux...en fait on lui a déjà filer ce conseil en Inde...mais dans cette pochette il n'y a que quelques clopes, un briquet, et quelques roupies...les choses sérieuses sont bien cachés dans une banane à l'intérieur du pantalon.
merci.
isabelle.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
Kolkata, la suite
Ashalayam, maison d'espoir
Les enfants du refuge accueillent Isabelle et Haitham par des cris de joie : « uncle, uncle, welcome uncle ». Les enfants sont habitués à voir débarquer des parrains bénéfactors qui financent la formation ou la scolarité d’un enfant. Ici les gosses des rues ont plusieurs possibilités. Soit ils viennent à l’occasion pour dormir dans le grand hangar, se soigner, participer à diverses animations, mettre leur argent dans la banque des enfants. Soit ils renoncent à leur vie de liberté, à la colle et à tout le reste et s’engagent à choisir après 3 mois de fermiente dans le refuge entre l’école ou la formation. Pour la formation le choix est vaste : fabrication de cartes postales, couture, boulangerie, mécanique…au besoin les enfants sont envoyés dans d’autres refuges Ashalayam. Il y a des formateurs indiens et des formateurs volontaires venus de partout dans le monde. Dans la maison tout est fait par les gosses dans le cadre de leurs ateliers. Grâce aux ateliers l’école s’autofinance en partie, les travaux des enfants sont vendus dans le monde entier. C’est du commerce qui se veut éthique, mais certains droits de l’hommiste ont décidé que le logo ne pourrait leur être attribué car il y a travail des enfants. A Ashalayam pas de prosélytisme, des dessins de chaque tradition (islam, christianisme, hindouisme) sont représentés sur les murs du dortoir. Le directeur est tout de même un prêtre donc par reconnaissance certains gosses inscrivent « i love jésus » sur le mur de leur chambre. Ce qui ne les empêche pas de continuer d’aimer Vishnou… Sur les murs des photos d’espoir et de vie : d’un coté les enfants qui se sont mariés, de l’autre ceux qui sont décédés. Nombre un peu prés équivalent. Quand la formation est finie, un micro crédit est accordé aux enfants, pour se marier, acheter un maison, ou se lancer dans un bisness. Les professionnels de l’association démarchent dans les entreprises pour que des places soient réservées pour leurs gosses. Frais, innovant, intelligent, Isabelle craque et achète plein de jolis cahiers, de cartes postales, de bougies… Plus d’infos : www.ashalayam.org
Ambassade du Bangladesh
Isabelle : « how much cost the visa ? » L’homme de l’ambassade : “ 3700 roupies” Isabelle : “what, 3700 roupies, 70 euros for one month, in paris it was only 30 euros for 3 months...” L’homme de l’ambassade rigole. Haitham : “laisse tombé, cela va éclater notre budget, puis 15 heures de bus pour arriver à Daka ca ne le fait pas, ensuite il va faire encore plus chaud qu’ici c’est sur, et visiblement on risque d’être obligé de ressortir par ou on est rentré, et je ne veux pas retourné a kolkata, il fait trop chaud, ya trop de monde, tous est moite et tout le monde te touche, et puis à la frontière du nord, il faut marché 15 bornes avec nos sacs, et avec tous les cahiers que t’as acheté à Ashalayam, c’est Kholanta ton plan » Isabelle et Haitham se dispute parce qu’ils n’arrivent pas à décider. Ils optent pour le Sikkim, les montagnes, le froid, le calme, la nature, les népalais, les tibétains. Au sikkim il faut un visa spécial. Cette restriction les attire.
Des Lettres
Ce matin, assise sur le petit bureau de sa jolie chambre toute simple, Isabelle décide d’écrire une quarantaine de cartes. Les mots se bousculent, les cartes s’écrivent de plus en plus vite. Isabelle est en proie à une inspiration qui lui fait perdre la raison. Des tridents de shiva font mendier les enfants, les chiens pleurent, kali tire la langue aux gosses des rues, les voyageurs s’égarent piquer par le serpent de Vishnou, magie, vie, mort, éternité, cercles… Isabelle, vidée s’affale sur le lit. Haitham a acheté un billet de train pour Silliguri.
A la Poste
Isabelle : « excuse me, this stanps doesn’t stick » La postière suggère à Isabelle d’utiliser sa salive Isabelle : « it doesn’t work, i have 40 letters » La postière lui file une petite éponge avec de l’eau. Isabelle : « Look it still doesn’t stick » La postiere : “ok, no problème, prend mon tube de colle pour 10 roupies par cartes” Isabelle : « no, i want some others stamps » Isabelle crie, la postière rigole et comprend qu’elle n’aura pas ses 400 roupies, et même pas 10.
Les gens de la rue
Devant la porte de l’hôtel, trois familles de mendiants ont élu domicile. Il y a une petite fille qui n’est pas comme les autres : elle est pleine d’amour. Elle se jette dans les bras des voyageurs, fait rire, pleure quand on la lâche…résultat tout le monde lui offre des chips et des bananes. Les autres gosses mendiants, jaloux, lui cassent souvent la figure. Mais des qu’elle voit un foreigner, elle oublie tout, et joue, joue, joue. Aujourd’hui en se jetant dans les bras d’Haitham elle a fait plein de taches sur son teeshirt avec ses petites mains toutes grasses. Ses cheveux sont cours, ses robes déchirées pleines de froufrous et de fantaisies, son percing dans le nez est cassé, et elle est toujours pleine de morve. C’est un bonheur de la voir avec sa famille le soir sur le trottoir autour d’un repas tombé du ciel. Haitham donne à la gamine une photo d’elle. Elle la met dans son sac de raisin. En Inde, les banques de pauvres ça ne marche pas trop. Beaucoup de volontaires se sont cassé la gueule en proposant aux mendiants une formation, un micro crédit puis une aide pour démarrer un bisness. « Je suis bien ici, toute la journée je fais chier les gens en leur taxant des tunes, je suis nourrit, l’eau est gratuite, et j’attend que passe mon karma, dans ma prochaine vie j’aurais une meilleure incarnation, et toi tu voudrais que je perde toute cette liberté, toute cette espérance en travaillant… »
Haitham marche dans Kolkata. Un homme embrasse ses pas en se tapotant les oreilles. Les cheveux d’Isabelle poussent. Isabelle et Haitham se sont mis à l’ayurvédique pour la savon, le dentifrice et tout le reste.
A faire
Il y a tant à voir à Kolkata : les marchés aux fleurs, les jardins, les temples jains, le sacrifice des chèvres au temple de Kalli, le temple de Ramakrishna, le quartier musulman, des musées, des monuments, il faut du temps, beaucoup de temps, il faut venir, il faut revenir.
Temple Jain
Quatre temples jains dans un quartier excentré, des miroirs, des pierres colorés, des gourous qui se mettent un petit tissu sur la bouche pour ne pas avaler un insecte malgré eux, des jardins de fleurs et de sculptures. Il est interdit de photographier l’intérieur du temple par respect pour la divinité qui y est représentée, sauf moyennant donation au gardien du temple. Les jains laissent leurs chaussures dans le jardin pour visiter le temple. Un shoesman se met devant les chaussures d’Isabelle et d’Haitham, à leur insu. Il ne sait pas qu’ils sont devenus sans pitié, comme les indiens, s’inspirant du proverbe « En Inde, soit comme l’indien ». La pitié, c’est un truc de judéo-chrétiens-musulman, une sauce à laquelle les indiens mangent les touristes.
Balade en Tramway
Haitham : « Soyons fou, montons dans le tramway et laissons nous transporter » Isabelle : « quelle bonne idée mon amour ». kolkata c’est grand, c’est beau, avec des touts petits lacs, des monuments anglais, des parcs, des rues bondées. Le tramway a crée un bouchon en bloquant les taxis, les voitures indiennes, les cyclos rickshaws, les hommes chevaux, les motosrickshaws, les charettes, les millions de piétons. Ce vieux tramways de bois a faillit disparaître, mais une associations l’a sauvé, pour le malheur des nouveaux riches en voiture. Isabelle préférerait qu’on interdise les voitures. Haitham : « Soyons fou, profitons de ce bouchon, pour découvrir ce quartier, ces milles échoppes, ces ruelles qui n’en finissent plus » Isabelle : « sautons en marche ! » Isabelle et Haitham se perdent dans le quartier musulman, s’émerveillent devant une immense mosquée qui leur donne envie d’aller au Bangladesh, se noient dans une foule compacte puis la nuit tombée trouve au hazard d’une rue une bouche de métro. Destination : la maison.
Le soir
Le soir dans les petits restos du quartier des voyageurs petits budgets (Sudder street), Isabelle et Haitham échangent avec d’autres voyageurs sur leur journée. Il y a Huguette et Dominique, la cinquantaine et imbattables au jeux : « qui en a fait le plus aujourd’hui ». Ils racontent en se la racontant leur journée au demeurant intéressante. Il y a Joël et son copain, imbattable au jeux : « qui a visiter le plus de pays en le moins de temps ». En moyenne, 7 pays par mois. Joël nous raconte comment au retour d’un voyage en Argentine il a faillit devenir alcoolique tant le coût de la vie à Paris le déprimais. Il a repris la route au plus vite.
Partir
Le gardien de l’hôtel à qui Haitham à offert une bouteille d’eau du Gange qu’il a bu comme un chameau altéré de soif, propose de l’arnaquer en lui réservant un taxi pour la gare principale soit disant excentrée. Haitham ne supporte pas cette ingratitude, et lui promet que l’eau du Gange va l’empoisonner, au nom de Shiva. Le gardien se marre, comme le font les indiens lorsqu’ils n’arrivent pas à arnaquer les voyageurs.
La nuit est tombée, les étoiles se sont levées, allongée sur la banquette du train, la fenêtre ouverte, le vent dans les cheveux, Isabelle s’endort les yeux rivés sur le paysage, palmiers…rizières…la nuit est douce et claire comme une nuit de Ramadan. Pendant ce temps des flics qui n’ont pas de places réservées réclament celle d’Haitham. Haitham hurle à l’injustice, montrant son billet confirmé. Lassée, les flics réquisitionnent la place d’un indien. Il accepte…La nuit n’est pas douce pour tous.
Isabelle et Haitham se réveillent à Silliguri.
prochainement : les photos.
Ashalayam, maison d'espoir
Les enfants du refuge accueillent Isabelle et Haitham par des cris de joie : « uncle, uncle, welcome uncle ». Les enfants sont habitués à voir débarquer des parrains bénéfactors qui financent la formation ou la scolarité d’un enfant. Ici les gosses des rues ont plusieurs possibilités. Soit ils viennent à l’occasion pour dormir dans le grand hangar, se soigner, participer à diverses animations, mettre leur argent dans la banque des enfants. Soit ils renoncent à leur vie de liberté, à la colle et à tout le reste et s’engagent à choisir après 3 mois de fermiente dans le refuge entre l’école ou la formation. Pour la formation le choix est vaste : fabrication de cartes postales, couture, boulangerie, mécanique…au besoin les enfants sont envoyés dans d’autres refuges Ashalayam. Il y a des formateurs indiens et des formateurs volontaires venus de partout dans le monde. Dans la maison tout est fait par les gosses dans le cadre de leurs ateliers. Grâce aux ateliers l’école s’autofinance en partie, les travaux des enfants sont vendus dans le monde entier. C’est du commerce qui se veut éthique, mais certains droits de l’hommiste ont décidé que le logo ne pourrait leur être attribué car il y a travail des enfants. A Ashalayam pas de prosélytisme, des dessins de chaque tradition (islam, christianisme, hindouisme) sont représentés sur les murs du dortoir. Le directeur est tout de même un prêtre donc par reconnaissance certains gosses inscrivent « i love jésus » sur le mur de leur chambre. Ce qui ne les empêche pas de continuer d’aimer Vishnou… Sur les murs des photos d’espoir et de vie : d’un coté les enfants qui se sont mariés, de l’autre ceux qui sont décédés. Nombre un peu prés équivalent. Quand la formation est finie, un micro crédit est accordé aux enfants, pour se marier, acheter un maison, ou se lancer dans un bisness. Les professionnels de l’association démarchent dans les entreprises pour que des places soient réservées pour leurs gosses. Frais, innovant, intelligent, Isabelle craque et achète plein de jolis cahiers, de cartes postales, de bougies… Plus d’infos : www.ashalayam.org
Ambassade du Bangladesh
Isabelle : « how much cost the visa ? » L’homme de l’ambassade : “ 3700 roupies” Isabelle : “what, 3700 roupies, 70 euros for one month, in paris it was only 30 euros for 3 months...” L’homme de l’ambassade rigole. Haitham : “laisse tombé, cela va éclater notre budget, puis 15 heures de bus pour arriver à Daka ca ne le fait pas, ensuite il va faire encore plus chaud qu’ici c’est sur, et visiblement on risque d’être obligé de ressortir par ou on est rentré, et je ne veux pas retourné a kolkata, il fait trop chaud, ya trop de monde, tous est moite et tout le monde te touche, et puis à la frontière du nord, il faut marché 15 bornes avec nos sacs, et avec tous les cahiers que t’as acheté à Ashalayam, c’est Kholanta ton plan » Isabelle et Haitham se dispute parce qu’ils n’arrivent pas à décider. Ils optent pour le Sikkim, les montagnes, le froid, le calme, la nature, les népalais, les tibétains. Au sikkim il faut un visa spécial. Cette restriction les attire.
Des Lettres
Ce matin, assise sur le petit bureau de sa jolie chambre toute simple, Isabelle décide d’écrire une quarantaine de cartes. Les mots se bousculent, les cartes s’écrivent de plus en plus vite. Isabelle est en proie à une inspiration qui lui fait perdre la raison. Des tridents de shiva font mendier les enfants, les chiens pleurent, kali tire la langue aux gosses des rues, les voyageurs s’égarent piquer par le serpent de Vishnou, magie, vie, mort, éternité, cercles… Isabelle, vidée s’affale sur le lit. Haitham a acheté un billet de train pour Silliguri.
A la Poste
Isabelle : « excuse me, this stanps doesn’t stick » La postière suggère à Isabelle d’utiliser sa salive Isabelle : « it doesn’t work, i have 40 letters » La postière lui file une petite éponge avec de l’eau. Isabelle : « Look it still doesn’t stick » La postiere : “ok, no problème, prend mon tube de colle pour 10 roupies par cartes” Isabelle : « no, i want some others stamps » Isabelle crie, la postière rigole et comprend qu’elle n’aura pas ses 400 roupies, et même pas 10.
Les gens de la rue
Devant la porte de l’hôtel, trois familles de mendiants ont élu domicile. Il y a une petite fille qui n’est pas comme les autres : elle est pleine d’amour. Elle se jette dans les bras des voyageurs, fait rire, pleure quand on la lâche…résultat tout le monde lui offre des chips et des bananes. Les autres gosses mendiants, jaloux, lui cassent souvent la figure. Mais des qu’elle voit un foreigner, elle oublie tout, et joue, joue, joue. Aujourd’hui en se jetant dans les bras d’Haitham elle a fait plein de taches sur son teeshirt avec ses petites mains toutes grasses. Ses cheveux sont cours, ses robes déchirées pleines de froufrous et de fantaisies, son percing dans le nez est cassé, et elle est toujours pleine de morve. C’est un bonheur de la voir avec sa famille le soir sur le trottoir autour d’un repas tombé du ciel. Haitham donne à la gamine une photo d’elle. Elle la met dans son sac de raisin. En Inde, les banques de pauvres ça ne marche pas trop. Beaucoup de volontaires se sont cassé la gueule en proposant aux mendiants une formation, un micro crédit puis une aide pour démarrer un bisness. « Je suis bien ici, toute la journée je fais chier les gens en leur taxant des tunes, je suis nourrit, l’eau est gratuite, et j’attend que passe mon karma, dans ma prochaine vie j’aurais une meilleure incarnation, et toi tu voudrais que je perde toute cette liberté, toute cette espérance en travaillant… »
Haitham marche dans Kolkata. Un homme embrasse ses pas en se tapotant les oreilles. Les cheveux d’Isabelle poussent. Isabelle et Haitham se sont mis à l’ayurvédique pour la savon, le dentifrice et tout le reste.
A faire
Il y a tant à voir à Kolkata : les marchés aux fleurs, les jardins, les temples jains, le sacrifice des chèvres au temple de Kalli, le temple de Ramakrishna, le quartier musulman, des musées, des monuments, il faut du temps, beaucoup de temps, il faut venir, il faut revenir.
Temple Jain
Quatre temples jains dans un quartier excentré, des miroirs, des pierres colorés, des gourous qui se mettent un petit tissu sur la bouche pour ne pas avaler un insecte malgré eux, des jardins de fleurs et de sculptures. Il est interdit de photographier l’intérieur du temple par respect pour la divinité qui y est représentée, sauf moyennant donation au gardien du temple. Les jains laissent leurs chaussures dans le jardin pour visiter le temple. Un shoesman se met devant les chaussures d’Isabelle et d’Haitham, à leur insu. Il ne sait pas qu’ils sont devenus sans pitié, comme les indiens, s’inspirant du proverbe « En Inde, soit comme l’indien ». La pitié, c’est un truc de judéo-chrétiens-musulman, une sauce à laquelle les indiens mangent les touristes.
Balade en Tramway
Haitham : « Soyons fou, montons dans le tramway et laissons nous transporter » Isabelle : « quelle bonne idée mon amour ». kolkata c’est grand, c’est beau, avec des touts petits lacs, des monuments anglais, des parcs, des rues bondées. Le tramway a crée un bouchon en bloquant les taxis, les voitures indiennes, les cyclos rickshaws, les hommes chevaux, les motosrickshaws, les charettes, les millions de piétons. Ce vieux tramways de bois a faillit disparaître, mais une associations l’a sauvé, pour le malheur des nouveaux riches en voiture. Isabelle préférerait qu’on interdise les voitures. Haitham : « Soyons fou, profitons de ce bouchon, pour découvrir ce quartier, ces milles échoppes, ces ruelles qui n’en finissent plus » Isabelle : « sautons en marche ! » Isabelle et Haitham se perdent dans le quartier musulman, s’émerveillent devant une immense mosquée qui leur donne envie d’aller au Bangladesh, se noient dans une foule compacte puis la nuit tombée trouve au hazard d’une rue une bouche de métro. Destination : la maison.
Le soir
Le soir dans les petits restos du quartier des voyageurs petits budgets (Sudder street), Isabelle et Haitham échangent avec d’autres voyageurs sur leur journée. Il y a Huguette et Dominique, la cinquantaine et imbattables au jeux : « qui en a fait le plus aujourd’hui ». Ils racontent en se la racontant leur journée au demeurant intéressante. Il y a Joël et son copain, imbattable au jeux : « qui a visiter le plus de pays en le moins de temps ». En moyenne, 7 pays par mois. Joël nous raconte comment au retour d’un voyage en Argentine il a faillit devenir alcoolique tant le coût de la vie à Paris le déprimais. Il a repris la route au plus vite.
Partir
Le gardien de l’hôtel à qui Haitham à offert une bouteille d’eau du Gange qu’il a bu comme un chameau altéré de soif, propose de l’arnaquer en lui réservant un taxi pour la gare principale soit disant excentrée. Haitham ne supporte pas cette ingratitude, et lui promet que l’eau du Gange va l’empoisonner, au nom de Shiva. Le gardien se marre, comme le font les indiens lorsqu’ils n’arrivent pas à arnaquer les voyageurs.
La nuit est tombée, les étoiles se sont levées, allongée sur la banquette du train, la fenêtre ouverte, le vent dans les cheveux, Isabelle s’endort les yeux rivés sur le paysage, palmiers…rizières…la nuit est douce et claire comme une nuit de Ramadan. Pendant ce temps des flics qui n’ont pas de places réservées réclament celle d’Haitham. Haitham hurle à l’injustice, montrant son billet confirmé. Lassée, les flics réquisitionnent la place d’un indien. Il accepte…La nuit n’est pas douce pour tous.
Isabelle et Haitham se réveillent à Silliguri.
prochainement : les photos.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
Bon.
Voila quelques jours que je lorgne cette discussion.....que je me régale...que je savoure...et que j'hésite à me manifester.
Izanora, ton récit est comme un fil entre le rire et la gravité la plus profonde...avec une ombre de questions encore sans réponses, non ? En tout cas, un mélange fort en émotions et très beau...tu as un sacré don pour le partage !!!! Merci pour ça...
Je ne connais pas encore l'Inde. Mais entre tes récits et ceux de Babeli, mon regard sur ce coin du monde a beaucoup changé.
+1 sur le plateau féminin de tes lecteur(trice)s assidu(e)s !!!
Vivement la suite [:)]
Lara
Izanora, ton récit est comme un fil entre le rire et la gravité la plus profonde...avec une ombre de questions encore sans réponses, non ? En tout cas, un mélange fort en émotions et très beau...tu as un sacré don pour le partage !!!! Merci pour ça...
Je ne connais pas encore l'Inde. Mais entre tes récits et ceux de Babeli, mon regard sur ce coin du monde a beaucoup changé.
+1 sur le plateau féminin de tes lecteur(trice)s assidu(e)s !!!
Vivement la suite [:)]
Lara
"Les choses nous rendent regard pour regard. Elles nous paraissent indifférentes parce que nous les regardons d'un air indifférent. Mais pour un oeil clair, tout est miroir." - Bachelard
Que penses tu de l'alliance française de Dakkar ?
Juste une parenthèse, entre tes agréables récits. L'alliance à Dakar, c'est quand même assez développé : français de base jusqu'au perfectionnement espagnol et portugais (oui, c'est des langues européennes) informatique Wolof (langue du sénégal) Graphisme : théorie et pratique de la communication visuelle formation aux métiers du spectacle voilà, il doit y avoir une alliance française dans chaque grande ville du sénégal merci encore pour dexxa
Juste une parenthèse, entre tes agréables récits. L'alliance à Dakar, c'est quand même assez développé : français de base jusqu'au perfectionnement espagnol et portugais (oui, c'est des langues européennes) informatique Wolof (langue du sénégal) Graphisme : théorie et pratique de la communication visuelle formation aux métiers du spectacle voilà, il doit y avoir une alliance française dans chaque grande ville du sénégal merci encore pour dexxa
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Saint Exupéry
Salut Dexxa.
l'alliance française de Dakkar a l'air vraimment mieux que celles que j'ai pu rencontrer en Asie. A mon avis tout dépend de l'équipe qui dirige sur place. Tant mieux car vu l'histoire du Sénégal, on aurait pas pu se permettre de jouer les néocolons comme cela se fait en Inde ou au Sri Lanka.
voici les photos de Kolkata :
Temple Jain Temple jain Mosaique et miroir, temple jain Statut Jain Grande mosquée de Kolkata vendeur du quartier musulman vendeurs de chapeaux chapeaux musulmans la petite mendiante aux cheveux cours
voici les photos de Kolkata :
Temple Jain Temple jain Mosaique et miroir, temple jain Statut Jain Grande mosquée de Kolkata vendeur du quartier musulman vendeurs de chapeaux chapeaux musulmans la petite mendiante aux cheveux cours
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
Salut,
Les photos sont trop belles. J'en ai profité pour faire une recherche rapide sur le web, parce que kolkata je connaissais pas. Surprise Kolkata = Calcutta. Savais pas qu'ils lui ont changée de nom.
à bientot pour de nouveaux récits et merci
dexxa
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Saint Exupéry
merci dexxa pour les commentaires, merci blue bird et aux quelques autres qui commentent...car parfois j'ai l'impression d'être seule sur ce post...et en même temps comme je prend du plaisir à écrire ces textes et que j'en tire quelque chose je continue.
pour kolkata, oui j'aurais du préciser que c'est calcutta, ce sont les communistes qui ont décidé de redonner à la ville son ancien nom. pareille pour varanasi, c'était bénarés.
isabelle.
pour kolkata, oui j'aurais du préciser que c'est calcutta, ce sont les communistes qui ont décidé de redonner à la ville son ancien nom. pareille pour varanasi, c'était bénarés.
isabelle.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
merci dexxa pour les commentaires, merci blue bird et aux quelques autres qui commentent...car parfois j'ai l'impression d'être seule sur ce post...et en même temps comme je prend du plaisir à écrire ces textes et que j'en tire quelque chose je continue.
Seule !!!
Oh que non ...
Sois sure que nous sommes nombreu(ses)x à suivre ce récit qui prend doucement son rythme de croisière. Continue Izanora...
Et plus encore si cette écriture t'apporte quelque chose. C'est l'essentiel. Ca vient du coeur et ça se sent....je ne connais pas l'Inde, je ne te connais pas... Mais à te lire j'ai l'impression que ce récit nous parle avant tout d'une Izanora en quete. C'est quelque chose d'indéfinissable qui tremble dans tes mots.....dans la "voix" de ton récit. Quelque chose comme l'air chaud qui vibre sur une place au soleil de midi.... J'ai du mal à m'exprimer .
C'est un beau cadeau que tu nous offres là. Un cadeau qui fait réfléchir.
Continue !!
BlueBird
Seule !!!
Oh que non ...
Sois sure que nous sommes nombreu(ses)x à suivre ce récit qui prend doucement son rythme de croisière. Continue Izanora...
Et plus encore si cette écriture t'apporte quelque chose. C'est l'essentiel. Ca vient du coeur et ça se sent....je ne connais pas l'Inde, je ne te connais pas... Mais à te lire j'ai l'impression que ce récit nous parle avant tout d'une Izanora en quete. C'est quelque chose d'indéfinissable qui tremble dans tes mots.....dans la "voix" de ton récit. Quelque chose comme l'air chaud qui vibre sur une place au soleil de midi.... J'ai du mal à m'exprimer .
C'est un beau cadeau que tu nous offres là. Un cadeau qui fait réfléchir.
Continue !!
BlueBird
"Les choses nous rendent regard pour regard. Elles nous paraissent indifférentes parce que nous les regardons d'un air indifférent. Mais pour un oeil clair, tout est miroir." - Bachelard
Coucou Iza,
J'ai un peu tardé à me manifester... Voilà je viens de terminer la lecture de ton récit... Il a fallu un temps pour m'habituer à ton style si particulier... j'ai bien retrouvé l'atmosphère de là bas, pas de doute on y replonge aussitot à te lire... merci à toi !
J'ai un peu tardé à me manifester... Voilà je viens de terminer la lecture de ton récit... Il a fallu un temps pour m'habituer à ton style si particulier... j'ai bien retrouvé l'atmosphère de là bas, pas de doute on y replonge aussitot à te lire... merci à toi !
Phil
Voyages du bout de mon pinceau...
Très beau texte sur kolkata ...vous etes partis pour le Sikkim ? super ! j'attends avec impatience votre récit car c'est mon prochain objectif aux indes
Ne ratez pas la vue sur le kangchendongza le 3 eme sommet du monde ...8500m ...
chris06
Bonjour chris,
merci d'avoir lu le texte sur kolkata...en fait ce récit que je raconte est celui d'un voyage qui s'est déroulé de janvier 2005 à juillet 2005...donc il est finit...nous avons aperçu le kanqchendongza quand le soleil à daigner chasser les nuages gris...une fois ou deux...
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
Plus de feuilleton d'Izanora ?
Bouh.
[:|]
Bon. Ben c'pas grave...on r'viendra d'temps en temps pour prend'des nouvelles ! [:)]
(Oups, je vais me faire censurer moi si je continue )
Bon. Ben c'pas grave...on r'viendra d'temps en temps pour prend'des nouvelles ! [:)]
(Oups, je vais me faire censurer moi si je continue )
"Les choses nous rendent regard pour regard. Elles nous paraissent indifférentes parce que nous les regardons d'un air indifférent. Mais pour un oeil clair, tout est miroir." - Bachelard
elle est en pélérinage, izanora. Elle revient bientot, peut etre avec de nouvelles histoires
dexxa
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Saint Exupéry
j'arrive à l'instant d'un voyage extraordinaire ...je suis trop chargée pour en parler, je dois digérer...puis je reprendrais la suite du feuilleton.
bonne nuit a tous.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
Silliguri, à la croisée des chemins
Silliguri est une grosse agglomération, un carrefour ferroviaire et routier incontournable vers le Sikkim, les Etats du Nord Est Indien, vers le Népal, vers le Bhoutan.
Les 6 indiens ont payés moins chèr le trajet en jeep que les 4 foreigners, et ils ont les meilleures places. Alors les foreigners s’opposent, la tension monte avec l’altitude, les virages ralentissent la digestion de la street food, et les indiens sans pitié mangent des chips grasses, fument des blondes et boivent de la bière. Ce sont des touristes bungalis en route vers Darjeeling. Avec eux deux touristes Israeliens, un polonais et Isabelle et Haitham.
Darjeeling, sous les plantations de théiers
Isabelle et Haitham ne sont plus en Inde et cela les repose. La région a appartenu successivement aux rois bouddhistes du Sikkim, au Népal, au Bouthan.
Jours de soleil :
Le spectacle de la chaine de l’Hymalaya est saisissant, l’horizon est dominé par le Khanghchendzonga (ou la grande forteresse de neige au cinq sommets). Le soleil vient de se lever, c’est encore une belle journée, avec des petits pains épais et du miel de montagne.
Le temps des balades offre de jolies paysages et de joyeuses rencontres, balade dans la ville, balade dans les forets hymalayennes, balade vers le centre de réfugié tibétain.
Isabelle et Haitham retrouvent Huguette et Dominique puis Saya et Vincent et partagent des instants autour de beignets végétariens et de thé aux herbes.
Les plantations de thés ont poussé comme du chienlit, au détriment des forêts de bambou et les pandas rouges sont condamnés à vivre en cage et se nourrissent de nourritures importées. Quel gachis. Il y a plus de thé que l’on ne pourra jamais en boire.
Zoo de Darjeeling :
Dans le zoo de Darjeeling on préserve des espèces, on les fait se re-produire, on les sauvent mais on ne peut plus les re-placer dans leur milieu naturel ( exception faite de quelques panda rouges) du fait de sa dégradation. Ya plus de chacal dans la nature, les rongeurs se propagent sans prédateurs, c’est l’écosystème qui se dérèglent au profit des virus et des bactéries.
Un loup tibetain, des antilopes qui produisent du musc, des pantheres des neiges, des drôles de chêvres, un ours, des faisants dorés…tous ces animaux dans leur milieu naturel avait un enseignement à délivrer aux hommes. C’est en observant les animaux que les moines shaoling sont devenus les hommes les plus forts du monde (avant l’invention du fusil), les animaux se soignent, les animaux sont propres, nous sommes liés à eux. Un vieux tigre marche en rugissant faiblement, il est fatigué de dormir et fatigué de vivre.
Isabelle : -et le tigre, quel est son avenir ? Docteur Sunita, chercheuse au zoo de Darjeling : - ca va être difficile de sauver l’espèce, il faudrait une coopération entre l’Inde, la Chine, le Népal, le Bouthan… Quand un indien vous dit que ça va être difficile, entendez que c’est impossible.
La ville :
Il y a un téléphérique cassé. Haitham : - « dans un sens heureusement qu’il est cassé, car la pente était un peu raide » Isabelle : -« tu m’étonnes, ils sont fous ces indiens »
Il y a des cinés, des temples, une mosquée, des marchés aux gris-gris bouddhistes, de la nourriture de rue qui devient le pain quotidien d'Isa et Haitham, des places, des touristes bengalis qui se font photographier en costumes traditionnels, il y a même un pub anglais.
Qu’il est bon de flâner sur la place de Darjeeling en regardant les vieux de la montagne, un indien vent du thé et du café, Isabelle et Haitham goûtent du riz soufflé aux épices.
Le centre de réfugiés tibétains :
Un chemin brodé de broussailles, de bananiers et de pin centenaires conduit au Centre de Réfugié Tibétain. Le centre est ouvert depuis 1958, des travailleurs tibétains font des tapis qui sont exportés, dans l’école du centre les enfants apprennent le tibétain et l’hindi. 350 personnes vivent ensemble, des jeunes, des vieillards, des infirmes, des enfants. Ils se sont crées un petit tibet. Dans le cœur du centre, un temple jaune, ou règne la photo de sa sainteté le dalai lama, le 14eme, une impressionnante pile de pain et des assiettes de fruits et de gâteaux. Haitham : - j’ai envie d’aller au Tibet, mais je n’aime pas les Chinois Thondup : -il y a deux façons de voir les choses : ne pas y aller pour ne pas donner d’argent au Chinois, ou y aller pour voir le comportement de Chinois et témoigner à votre retour. Haitham : - vous pensez que la situation va s’arranger au Tibet ? Thondup : - Rien n’est permanent, tous change, même les Chinois. Même l’URSS a changé. Avant les Chinois étaient plus durs, ils nous ont dépossédé, torturer, mais aujourd’hui avec les pressions internationales la situation s’arrange. Nous ne demandons pas l’indépendance juste l’autonomie qui nous permettra de sauvegarder nos traditions, notre religion, notre langue, nos écriture, notre culture. La rencontre se finit par une partie de badminton avec les enfants et un retour préssé par l'arrivé de la nuit et un long chemin à rebrousser.
La nuit :
Le soir de la musique s’élève, elle vient du bas de la cité…quelle est cette fête ? C’est une fête shiite, Ashoura qui célèbre le martyr d’Hussein. Les descendants du prophètes, assassiné par les premiers musulmans… Des mosquées de papiers sont portées par les fidèles au rythme frénétique des tambours. Comment cette fête shiites est-elle arrivée en pays himalayen ? Nul ne le sait, pas même les musulmans. Un tabou entour l’événement importé.
Les meutes de chiens hurlent leur désespoir, c’est l’heure d’aller se coucher.
La nuit Isabelle et Haitham s’endorment le regard rivé sur la meilleure télé du monde : le ciel étoilé ou ils découvrent de nouvelles constellations.
Jours de pluie et de brume :
Un jour de pluie le puissant syndicat de Darjiling décrète une grève suivie par tous les commerçants.
Olivier déjeune avec nous, il voyage à un rythme d’escargot et pense rester deux mois à Darjeling. Olivier est au chômage, il a économisé sur son chômage pour payer ce voyage et s’est radié une fois partie. A son retour, il s’inscrira au chômage et fera des économies…ah ! Les chômeurs français et leur stratégie pour voyager.
Hayden Hall
Hayden Hall est une coopérative de femme. Les femmes apprennent à tisser, emprunte de l’argent pour faire du bisness, vendent leur production. Nari : - On ne prête pas de l’argent aux hommes, sinon ils le boivent. Hayden Hall à été fondé par des Jésuites, avec le soucis de ne pas faire de discrimination religieuse.
Anjumann-e-islamia
Anjumann-e-islamia est la plus grosse association enregistrée du Bengal Nord, née en 1876, l’association soutien les veuves et les orphelins, accordent des micro crédits, offre des repas le vendredi, tient un centre informatique ou l’on apprend la langue ourdou. L’association s’autofinance grâce à la guesthouse de la mosquée et grâce au magazin d’Altaf qui offre une partie de son bénéfice à l’association. Isabelle fait sa prière dans la mosquée, comme les hommes.
Altaf : - Nous on n’aime pas trop l’association Hayden Hall parcequ’ils ne travaillent que pour les chrétiens et veulent convertir tous le monde. Isabelle : - Mais vous, mes frères, vous ne travaillez que pour votre communauté, alors vous ne risquez pas de convertir les masses. Altaf : - Notre communauté est tellement pauvre.
Isabelle parle des femmes dans l’islam et de sa mixité chérie, Altaf écoute. C’est la rencontre de l’Islam d’Europe avec l’Islam de l’Hymalaya. Altaf vante le conseil d’administration des femmes, qui travaille parallèlement à celui des hommes.
Isabelle : - Dans ma confrérie les femmes et les hommes travaillent ensemble, et se font la bise. Car quand nous nous embrassons, nous n’embrassons pas un homme ou une femme, mais nos frères et nos sœurs en Dieu. Quel dommage que vous ne connaissiez pas vos sœurs en Dieu au quotidien.
Haitham : - dis Altaf, maintenant qu’on est frère, tu nous fera un muslim price dans ton magazin, hier tu nous a proposé le prix voyageur au long cours, mais on n'a rien acheté.
Cela se finit dans le magazin d’Altaf, bijoux, écharpes, souvenirs…
La nuit :
Le soleil se couche, le froid se lève, la journée se termine par du sel aux pattes et des bassines d’eau chaude en prélude à une nuit glaciale et sans étoiles. Haitham en grellottant : - Demain on se casse
Le matin :
Haitham se lève à 5h pour aller voir le levé de soleil sur Tiger Hill, du fond de son duvet douillet Isabelle écoute les aboiements des chiens qui l’accompagnent. Puis ils se dirigent vers la gare routière ou une jeep surchargés les conduits dans le royaume hymalayen du Sikkim.
A suivre...
Silliguri est une grosse agglomération, un carrefour ferroviaire et routier incontournable vers le Sikkim, les Etats du Nord Est Indien, vers le Népal, vers le Bhoutan.
Les 6 indiens ont payés moins chèr le trajet en jeep que les 4 foreigners, et ils ont les meilleures places. Alors les foreigners s’opposent, la tension monte avec l’altitude, les virages ralentissent la digestion de la street food, et les indiens sans pitié mangent des chips grasses, fument des blondes et boivent de la bière. Ce sont des touristes bungalis en route vers Darjeeling. Avec eux deux touristes Israeliens, un polonais et Isabelle et Haitham.
Darjeeling, sous les plantations de théiers
Isabelle et Haitham ne sont plus en Inde et cela les repose. La région a appartenu successivement aux rois bouddhistes du Sikkim, au Népal, au Bouthan.
Jours de soleil :
Le spectacle de la chaine de l’Hymalaya est saisissant, l’horizon est dominé par le Khanghchendzonga (ou la grande forteresse de neige au cinq sommets). Le soleil vient de se lever, c’est encore une belle journée, avec des petits pains épais et du miel de montagne.
Le temps des balades offre de jolies paysages et de joyeuses rencontres, balade dans la ville, balade dans les forets hymalayennes, balade vers le centre de réfugié tibétain.
Isabelle et Haitham retrouvent Huguette et Dominique puis Saya et Vincent et partagent des instants autour de beignets végétariens et de thé aux herbes.
Les plantations de thés ont poussé comme du chienlit, au détriment des forêts de bambou et les pandas rouges sont condamnés à vivre en cage et se nourrissent de nourritures importées. Quel gachis. Il y a plus de thé que l’on ne pourra jamais en boire.
Zoo de Darjeeling :
Dans le zoo de Darjeeling on préserve des espèces, on les fait se re-produire, on les sauvent mais on ne peut plus les re-placer dans leur milieu naturel ( exception faite de quelques panda rouges) du fait de sa dégradation. Ya plus de chacal dans la nature, les rongeurs se propagent sans prédateurs, c’est l’écosystème qui se dérèglent au profit des virus et des bactéries.
Un loup tibetain, des antilopes qui produisent du musc, des pantheres des neiges, des drôles de chêvres, un ours, des faisants dorés…tous ces animaux dans leur milieu naturel avait un enseignement à délivrer aux hommes. C’est en observant les animaux que les moines shaoling sont devenus les hommes les plus forts du monde (avant l’invention du fusil), les animaux se soignent, les animaux sont propres, nous sommes liés à eux. Un vieux tigre marche en rugissant faiblement, il est fatigué de dormir et fatigué de vivre.
Isabelle : -et le tigre, quel est son avenir ? Docteur Sunita, chercheuse au zoo de Darjeling : - ca va être difficile de sauver l’espèce, il faudrait une coopération entre l’Inde, la Chine, le Népal, le Bouthan… Quand un indien vous dit que ça va être difficile, entendez que c’est impossible.
La ville :
Il y a un téléphérique cassé. Haitham : - « dans un sens heureusement qu’il est cassé, car la pente était un peu raide » Isabelle : -« tu m’étonnes, ils sont fous ces indiens »
Il y a des cinés, des temples, une mosquée, des marchés aux gris-gris bouddhistes, de la nourriture de rue qui devient le pain quotidien d'Isa et Haitham, des places, des touristes bengalis qui se font photographier en costumes traditionnels, il y a même un pub anglais.
Qu’il est bon de flâner sur la place de Darjeeling en regardant les vieux de la montagne, un indien vent du thé et du café, Isabelle et Haitham goûtent du riz soufflé aux épices.
Le centre de réfugiés tibétains :
Un chemin brodé de broussailles, de bananiers et de pin centenaires conduit au Centre de Réfugié Tibétain. Le centre est ouvert depuis 1958, des travailleurs tibétains font des tapis qui sont exportés, dans l’école du centre les enfants apprennent le tibétain et l’hindi. 350 personnes vivent ensemble, des jeunes, des vieillards, des infirmes, des enfants. Ils se sont crées un petit tibet. Dans le cœur du centre, un temple jaune, ou règne la photo de sa sainteté le dalai lama, le 14eme, une impressionnante pile de pain et des assiettes de fruits et de gâteaux. Haitham : - j’ai envie d’aller au Tibet, mais je n’aime pas les Chinois Thondup : -il y a deux façons de voir les choses : ne pas y aller pour ne pas donner d’argent au Chinois, ou y aller pour voir le comportement de Chinois et témoigner à votre retour. Haitham : - vous pensez que la situation va s’arranger au Tibet ? Thondup : - Rien n’est permanent, tous change, même les Chinois. Même l’URSS a changé. Avant les Chinois étaient plus durs, ils nous ont dépossédé, torturer, mais aujourd’hui avec les pressions internationales la situation s’arrange. Nous ne demandons pas l’indépendance juste l’autonomie qui nous permettra de sauvegarder nos traditions, notre religion, notre langue, nos écriture, notre culture. La rencontre se finit par une partie de badminton avec les enfants et un retour préssé par l'arrivé de la nuit et un long chemin à rebrousser.
La nuit :
Le soir de la musique s’élève, elle vient du bas de la cité…quelle est cette fête ? C’est une fête shiite, Ashoura qui célèbre le martyr d’Hussein. Les descendants du prophètes, assassiné par les premiers musulmans… Des mosquées de papiers sont portées par les fidèles au rythme frénétique des tambours. Comment cette fête shiites est-elle arrivée en pays himalayen ? Nul ne le sait, pas même les musulmans. Un tabou entour l’événement importé.
Les meutes de chiens hurlent leur désespoir, c’est l’heure d’aller se coucher.
La nuit Isabelle et Haitham s’endorment le regard rivé sur la meilleure télé du monde : le ciel étoilé ou ils découvrent de nouvelles constellations.
Jours de pluie et de brume :
Un jour de pluie le puissant syndicat de Darjiling décrète une grève suivie par tous les commerçants.
Olivier déjeune avec nous, il voyage à un rythme d’escargot et pense rester deux mois à Darjeling. Olivier est au chômage, il a économisé sur son chômage pour payer ce voyage et s’est radié une fois partie. A son retour, il s’inscrira au chômage et fera des économies…ah ! Les chômeurs français et leur stratégie pour voyager.
Hayden Hall
Hayden Hall est une coopérative de femme. Les femmes apprennent à tisser, emprunte de l’argent pour faire du bisness, vendent leur production. Nari : - On ne prête pas de l’argent aux hommes, sinon ils le boivent. Hayden Hall à été fondé par des Jésuites, avec le soucis de ne pas faire de discrimination religieuse.
Anjumann-e-islamia
Anjumann-e-islamia est la plus grosse association enregistrée du Bengal Nord, née en 1876, l’association soutien les veuves et les orphelins, accordent des micro crédits, offre des repas le vendredi, tient un centre informatique ou l’on apprend la langue ourdou. L’association s’autofinance grâce à la guesthouse de la mosquée et grâce au magazin d’Altaf qui offre une partie de son bénéfice à l’association. Isabelle fait sa prière dans la mosquée, comme les hommes.
Altaf : - Nous on n’aime pas trop l’association Hayden Hall parcequ’ils ne travaillent que pour les chrétiens et veulent convertir tous le monde. Isabelle : - Mais vous, mes frères, vous ne travaillez que pour votre communauté, alors vous ne risquez pas de convertir les masses. Altaf : - Notre communauté est tellement pauvre.
Isabelle parle des femmes dans l’islam et de sa mixité chérie, Altaf écoute. C’est la rencontre de l’Islam d’Europe avec l’Islam de l’Hymalaya. Altaf vante le conseil d’administration des femmes, qui travaille parallèlement à celui des hommes.
Isabelle : - Dans ma confrérie les femmes et les hommes travaillent ensemble, et se font la bise. Car quand nous nous embrassons, nous n’embrassons pas un homme ou une femme, mais nos frères et nos sœurs en Dieu. Quel dommage que vous ne connaissiez pas vos sœurs en Dieu au quotidien.
Haitham : - dis Altaf, maintenant qu’on est frère, tu nous fera un muslim price dans ton magazin, hier tu nous a proposé le prix voyageur au long cours, mais on n'a rien acheté.
Cela se finit dans le magazin d’Altaf, bijoux, écharpes, souvenirs…
La nuit :
Le soleil se couche, le froid se lève, la journée se termine par du sel aux pattes et des bassines d’eau chaude en prélude à une nuit glaciale et sans étoiles. Haitham en grellottant : - Demain on se casse
Le matin :
Haitham se lève à 5h pour aller voir le levé de soleil sur Tiger Hill, du fond de son duvet douillet Isabelle écoute les aboiements des chiens qui l’accompagnent. Puis ils se dirigent vers la gare routière ou une jeep surchargés les conduits dans le royaume hymalayen du Sikkim.
A suivre...
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
des marchés aux gris-gris bouddhistes
ah bon ? dans le sens gris-gris africains ? Pour porter bonheur? contre les djinns ?
de la nourriture de rue qui devient le pain quotidien d'Isa et Haitham,
comment vous faites avec touest ces épices hot ? La dernière fois que j'ai mangé indien, c'était tellement épicé que j'ai commandé une glace à la vanille au dessert : épicée elle aussi.
Le soir de la musique s’élève, elle vient du bas de la cité…quelle est cette fête ? C’est une fête shiite, Ashoura qui célèbre le martyr d’Hussein. Les descendants du prophètes, assassiné par les premiers musulmans
de la musique ? Chez nous c'est plutot des pleurs.
tu nous fera un muslim price dans ton magazin
mdrrrr merci izanora pour ces récits si enrichissants. Vivement la suite Au fait tu es de quelles confrérie ( en privé si tu veux) amicalement dexxa ps : merci aussi pour les photos. Tu en as de la ashoura himaleyenne ?
ah bon ? dans le sens gris-gris africains ? Pour porter bonheur? contre les djinns ?
de la nourriture de rue qui devient le pain quotidien d'Isa et Haitham,
comment vous faites avec touest ces épices hot ? La dernière fois que j'ai mangé indien, c'était tellement épicé que j'ai commandé une glace à la vanille au dessert : épicée elle aussi.
Le soir de la musique s’élève, elle vient du bas de la cité…quelle est cette fête ? C’est une fête shiite, Ashoura qui célèbre le martyr d’Hussein. Les descendants du prophètes, assassiné par les premiers musulmans
de la musique ? Chez nous c'est plutot des pleurs.
tu nous fera un muslim price dans ton magazin
mdrrrr merci izanora pour ces récits si enrichissants. Vivement la suite Au fait tu es de quelles confrérie ( en privé si tu veux) amicalement dexxa ps : merci aussi pour les photos. Tu en as de la ashoura himaleyenne ?
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Saint Exupéry
Salut Dexxa
ca veut dire quoi mdrrrr
pour revenir sur cette fête de Ashoura c'était vraimment quelque chose d'étrange. malheureusement nous n'avons pas de photos, notre numerique la nuit ne voit rien.
il y avait beaucoup de jeunes, et la musique qu'ils jouaient était hypnothique, ca ressemblait a tous sauf a une fête shiite. les jeunes était looké cool, certains avec des cheveux longs et lunettes de soleil (la nuit !), d'autres avaient des bandeaux verts dans les cheveux, ils étaient plutot branchés, et jouaient, jouaient, dansaient, dansaient, sans s'arreter, sans parler au rythme des tambours...un peu comme une soirée techno ou l'on ne parlerait pas. si ce n'était les mosquées vertes portées sur des brancarts on n'y aurait pas cru. d'ailleurs au début on croyaient que c'étaient une fête de la musique. les participants semblaient envoutés par la musique. quand nous avons intéroger l'association anjuma-e-islamia, ils nous ont dit ne rien comprendre à cette fête à n'avoir jamais pu l'empecher, ni meme en parler...il n'y a pas de shiites dans la région, donc ils ne comprennent pas...d'ailleurs si quelqu'un comprend, ce serait vraimment intéréssant de creuser. et il n'y avait pas de pleurs.
as tu déja assister à une fete de Ashoura, et si oui dans quel pays ? pour ce qui est de la confrerie, il s'agit de la confrerie Alaouia...je t'en dis plus en mp demain.
pour les épices, on a trouvé la nourriture épicé mais pas trop piquante. il faut dire que nous avions été vacciné au Sri Lanka, ou là c'était vraimment hot. je me souviens que là-bas meme les boissons, les desserts étaient hot, c'était presque un cauchemard.
pour les gris gris, c'est plutot des drapeaux, des encens, des statuettes, pour la posterité, la richesse, la chance. quel est l'équivalent des jins dans le boudhisme...ca ? va savoir ? je suis sure qu'en cherchant on trouve.
a bientot et merci pour tes commentaires, cela fait toujours trés plaisir.
fraternellement.
ca veut dire quoi mdrrrr
pour revenir sur cette fête de Ashoura c'était vraimment quelque chose d'étrange. malheureusement nous n'avons pas de photos, notre numerique la nuit ne voit rien.
il y avait beaucoup de jeunes, et la musique qu'ils jouaient était hypnothique, ca ressemblait a tous sauf a une fête shiite. les jeunes était looké cool, certains avec des cheveux longs et lunettes de soleil (la nuit !), d'autres avaient des bandeaux verts dans les cheveux, ils étaient plutot branchés, et jouaient, jouaient, dansaient, dansaient, sans s'arreter, sans parler au rythme des tambours...un peu comme une soirée techno ou l'on ne parlerait pas. si ce n'était les mosquées vertes portées sur des brancarts on n'y aurait pas cru. d'ailleurs au début on croyaient que c'étaient une fête de la musique. les participants semblaient envoutés par la musique. quand nous avons intéroger l'association anjuma-e-islamia, ils nous ont dit ne rien comprendre à cette fête à n'avoir jamais pu l'empecher, ni meme en parler...il n'y a pas de shiites dans la région, donc ils ne comprennent pas...d'ailleurs si quelqu'un comprend, ce serait vraimment intéréssant de creuser. et il n'y avait pas de pleurs.
as tu déja assister à une fete de Ashoura, et si oui dans quel pays ? pour ce qui est de la confrerie, il s'agit de la confrerie Alaouia...je t'en dis plus en mp demain.
pour les épices, on a trouvé la nourriture épicé mais pas trop piquante. il faut dire que nous avions été vacciné au Sri Lanka, ou là c'était vraimment hot. je me souviens que là-bas meme les boissons, les desserts étaient hot, c'était presque un cauchemard.
pour les gris gris, c'est plutot des drapeaux, des encens, des statuettes, pour la posterité, la richesse, la chance. quel est l'équivalent des jins dans le boudhisme...ca ? va savoir ? je suis sure qu'en cherchant on trouve.
a bientot et merci pour tes commentaires, cela fait toujours trés plaisir.
fraternellement.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
mdrr = mort de rire. J'ai trop aimé le muslim price, pas mal comme un argument pour ne se faire arnaquer.
j'attends ton mp avec impatience
à bientot
dexxa
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Saint Exupéry
voici encore quelques photos retrouver sur un cd :
affiche de cinéma gare routiere de darjeeling rue de darjeeling temple de darjeeling enfants de darjeeling coopérative hyaden hall : les ateliers de tissage - isabelle regarde leur expo - leur production
affiche de cinéma gare routiere de darjeeling rue de darjeeling temple de darjeeling enfants de darjeeling coopérative hyaden hall : les ateliers de tissage - isabelle regarde leur expo - leur production
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
Le Sikkim, ou à la recherche du lac sacré
Peeling
Les voyageurs de la jeep sentent bon le yak et la nature. Hommes et femmes ont d’énormes mains à force de casser des pierres pour faire des routes. Un pont de bois marque la frontière du Sikkim et Isabelle et Haitham font tamponner leur visa.
Isabelle : « Je suis en Chine, les gens ressemblent à des chinois, le temps brumeux évoque la Chine, la musique sonnent Chinois, il y plein de rizières, de rivières et de bambou » Des touristes Israéliens : « Ah, bon, tu es déjà allez en Chine ? » Isabelle : « Non, mais ça se voit qu’on est plus en Inde mais en Chine ». Haitham : « Qu’est-ce qu’il y a faire à Peeling ? » Les touristes Israéliens : « rien, des hôtels, un monastère ».
Le monastère de Pemayanytsé n’admet en son sein que les moines de pures lignés. Un grand panneau à l’entrée indique qu’ici on prie pour le monde entier et par ordre hierarchique : 1/ les victimes des twins towers 2/ les victimes de la guerre en Irak 3/ les victimes du tremblement de terre en Iran etc.
Sur le chemin bordé de drapeau de prières, Isabelle fond en larme, « cette prière pour le monde, je la sens vibrer, elle est vivante ». Tandis qu’Haitham cours après les enfants moines pour les photographier, Isabelle négocie avec un moine l’autorisation de méditer dans le temple « pas plus d’une demi heure » exige celui-ci avant de questionner Haitham. Le moine : “How much your camera ?” Haitham, emmerdé : « 300 dollars », le moine fait la conversion en roupies et lance à un regard noir à Haitham : « very rich people, married ? » Isabelle cherche les moines qui prient pour le monde et ne trouvent que des enfants et ce moine roublard pressé de les voir partir. Ils oublient de regarder le Zandog-Padri dans le temple qui décrit les visions symboliques et paradisiaques du guru. Fleurs hymalayennes, drapeaux de prières flottant au vent, chemin dallé de pierre, Isa et Haitham arrivent devant les ruines de l’ancienne capitale du Sikkim, des ruines semblables à un château dans le ciel…entouré d’un vide vertigineux. Haitham : « J’en ai marre des pierres, j’en ai vu plein, je vient du pays des pierres moi, partons au plus vite, en plus la nuit il caille tellement que quand on respire il y a de la buée sur nos bouches » Isabelle : « attends un peu »…et là, comme à chaque fois, Isabelle et Haitham se dispute le moment de partir.
Isabelle et Haitham rencontre Pedro et José pour la première fois. C’est une de ces belles rencontres ou dés les premières minutes on sait que l’on s’aime…puis Isa et Haitham s’en vont sans savoir ou, mais ils ont entendu parler d’un lac qui exauce tout les vœux.
Aucune jeep ne mène au lac ketchopari, de jeep en jeep, de village en village, de cours d’eau en foret, Isabelle et Haitham se retrouvent à Tashiding. En route il rencontre un moine bourré qui se moquent d’eux, un fou, d’autres gens bourrés, des enfants, les touristes Israéliens
Isabelle : « Haitham, j’ai l’impression que malgré nous est en train de pèleriner. Je ne repars pas sans avoir vu ce lac, je suis sure que c’est un joyau caché dans la jungle himalayenne » Haitham : « si on le trouve, on le trouve, si on ne le trouve pas, on ne le trouve pas ».
Tashiding...prochainement.
Peeling
Les voyageurs de la jeep sentent bon le yak et la nature. Hommes et femmes ont d’énormes mains à force de casser des pierres pour faire des routes. Un pont de bois marque la frontière du Sikkim et Isabelle et Haitham font tamponner leur visa.
Isabelle : « Je suis en Chine, les gens ressemblent à des chinois, le temps brumeux évoque la Chine, la musique sonnent Chinois, il y plein de rizières, de rivières et de bambou » Des touristes Israéliens : « Ah, bon, tu es déjà allez en Chine ? » Isabelle : « Non, mais ça se voit qu’on est plus en Inde mais en Chine ». Haitham : « Qu’est-ce qu’il y a faire à Peeling ? » Les touristes Israéliens : « rien, des hôtels, un monastère ».
Le monastère de Pemayanytsé n’admet en son sein que les moines de pures lignés. Un grand panneau à l’entrée indique qu’ici on prie pour le monde entier et par ordre hierarchique : 1/ les victimes des twins towers 2/ les victimes de la guerre en Irak 3/ les victimes du tremblement de terre en Iran etc.
Sur le chemin bordé de drapeau de prières, Isabelle fond en larme, « cette prière pour le monde, je la sens vibrer, elle est vivante ». Tandis qu’Haitham cours après les enfants moines pour les photographier, Isabelle négocie avec un moine l’autorisation de méditer dans le temple « pas plus d’une demi heure » exige celui-ci avant de questionner Haitham. Le moine : “How much your camera ?” Haitham, emmerdé : « 300 dollars », le moine fait la conversion en roupies et lance à un regard noir à Haitham : « very rich people, married ? » Isabelle cherche les moines qui prient pour le monde et ne trouvent que des enfants et ce moine roublard pressé de les voir partir. Ils oublient de regarder le Zandog-Padri dans le temple qui décrit les visions symboliques et paradisiaques du guru. Fleurs hymalayennes, drapeaux de prières flottant au vent, chemin dallé de pierre, Isa et Haitham arrivent devant les ruines de l’ancienne capitale du Sikkim, des ruines semblables à un château dans le ciel…entouré d’un vide vertigineux. Haitham : « J’en ai marre des pierres, j’en ai vu plein, je vient du pays des pierres moi, partons au plus vite, en plus la nuit il caille tellement que quand on respire il y a de la buée sur nos bouches » Isabelle : « attends un peu »…et là, comme à chaque fois, Isabelle et Haitham se dispute le moment de partir.
Isabelle et Haitham rencontre Pedro et José pour la première fois. C’est une de ces belles rencontres ou dés les premières minutes on sait que l’on s’aime…puis Isa et Haitham s’en vont sans savoir ou, mais ils ont entendu parler d’un lac qui exauce tout les vœux.
Aucune jeep ne mène au lac ketchopari, de jeep en jeep, de village en village, de cours d’eau en foret, Isabelle et Haitham se retrouvent à Tashiding. En route il rencontre un moine bourré qui se moquent d’eux, un fou, d’autres gens bourrés, des enfants, les touristes Israéliens
Isabelle : « Haitham, j’ai l’impression que malgré nous est en train de pèleriner. Je ne repars pas sans avoir vu ce lac, je suis sure que c’est un joyau caché dans la jungle himalayenne » Haitham : « si on le trouve, on le trouve, si on ne le trouve pas, on ne le trouve pas ».
Tashiding...prochainement.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
photo
1. arrivé a peeling, isa dans le resto d'une petite guest house, sur le toit, il y avait un temple...
2. juste avant le monastere de pemayangtste
3. haitham, sur le chemin qui mene au monastere de pemayangtste
4. en bas d'un village traversé
5. dans un temple, dans un village
6. rouleaux tibetain, entrée du monastere pemayangtse
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
Tashiding
La jeep traverse des ponts que même les singes n’oseraient emprunter. Le village de Tashiding est ravissant, plein de vie, et après avoir poser leur affaire dans un joli p’tit hotel qui sent bon le bois et le propre Isa et Haitham se posent sur la place du village, enchaînent les tchais, haitham se prend en photo avec les gosses, Isa parle avec les mamans.
Le p’tit hôtel affiche complet ce soir : il y a deux autres couples. Un américain us qui vit au Japon avec sa copine japonaise, il a honte d’être américain, et des allemands qui bossent au Bangladesh. Ils reviennent tous d’un trek de plusieurs jours, avec des yaks et tout et tout. Il y a aussi un anglais qui voyage avec un sac d’herbe. Un américain, un anglais, une française, un franco-irakien, deux allemands, une japonaise…une longue soirée arrosé de bière à parler voyage et politique.
A l’aube Isa et Haitham se lèvent avant tout le monde pour re-joindre le monastère de Tashiding, le plus sacré du Sikkim. La montée est trop raide pour Isa, elle en perd son souffle à faire pitié à un moine qui passe par là. Elle lit la bonté dans ses yeux, et cela vaut bien une mini crise d’asthme. Le couple japonais-usa les dépassent. Le monastère est calme, c’est férié. Hier a eu lieu un festival. Les moines ont enfermé dans une jarre de l’eau provenant de deux rivières. Ils ont ouvert la jarre d’eau fermée l’an passé. Si l’eau est en-deça ou au dessus d’une certaine limite c’est un mauvais présage. La jarre ouverte porte le message d’une bonne nouvelle. Mais la prévision ne vaut que pour le Sikkim. Au coeur d’un carré de pierres et de dompas, un dompa aux yeux bleus efface tous les péchés. Isabelle : « ça y est Haitham, nous sommes purifié, il ne nous reste plus qu’à trouver le lac sacré ».
De jeeps en jeeps, de villages en villages, Isa et Haitham arrivent enfin au lac de ketchopary. En croisant des ouvriers portant des briques sur la tête, Isa pense à ses collègues de bureau, ou sont-ils ? Dans le métro ? À la cantine ? Devant un ordinateur ?
A suivre…
photo : une fleur dans un arbre, village de legship carré de pierre, monastere de tashiding dompa aux yeux bleus haitham et les gosses de tashiding carrée de pierre carrée de pierre
La jeep traverse des ponts que même les singes n’oseraient emprunter. Le village de Tashiding est ravissant, plein de vie, et après avoir poser leur affaire dans un joli p’tit hotel qui sent bon le bois et le propre Isa et Haitham se posent sur la place du village, enchaînent les tchais, haitham se prend en photo avec les gosses, Isa parle avec les mamans.
Le p’tit hôtel affiche complet ce soir : il y a deux autres couples. Un américain us qui vit au Japon avec sa copine japonaise, il a honte d’être américain, et des allemands qui bossent au Bangladesh. Ils reviennent tous d’un trek de plusieurs jours, avec des yaks et tout et tout. Il y a aussi un anglais qui voyage avec un sac d’herbe. Un américain, un anglais, une française, un franco-irakien, deux allemands, une japonaise…une longue soirée arrosé de bière à parler voyage et politique.
A l’aube Isa et Haitham se lèvent avant tout le monde pour re-joindre le monastère de Tashiding, le plus sacré du Sikkim. La montée est trop raide pour Isa, elle en perd son souffle à faire pitié à un moine qui passe par là. Elle lit la bonté dans ses yeux, et cela vaut bien une mini crise d’asthme. Le couple japonais-usa les dépassent. Le monastère est calme, c’est férié. Hier a eu lieu un festival. Les moines ont enfermé dans une jarre de l’eau provenant de deux rivières. Ils ont ouvert la jarre d’eau fermée l’an passé. Si l’eau est en-deça ou au dessus d’une certaine limite c’est un mauvais présage. La jarre ouverte porte le message d’une bonne nouvelle. Mais la prévision ne vaut que pour le Sikkim. Au coeur d’un carré de pierres et de dompas, un dompa aux yeux bleus efface tous les péchés. Isabelle : « ça y est Haitham, nous sommes purifié, il ne nous reste plus qu’à trouver le lac sacré ».
De jeeps en jeeps, de villages en villages, Isa et Haitham arrivent enfin au lac de ketchopary. En croisant des ouvriers portant des briques sur la tête, Isa pense à ses collègues de bureau, ou sont-ils ? Dans le métro ? À la cantine ? Devant un ordinateur ?
A suivre…
photo : une fleur dans un arbre, village de legship carré de pierre, monastere de tashiding dompa aux yeux bleus haitham et les gosses de tashiding carrée de pierre carrée de pierre
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
KETCHOPARI LAC
Après des heures de jeep à ramasser et descendre les villageois et les écoliers, le lac s’approche d’Isa et Haitham, ils sont loin de tout, dans le trou du cul du Sikkim. Sur la route ils croisent Pédro et José faisant le chemin inverse.
La jeep les dépose devant une guesthouse tapissé de papier journal, froide et poussiéreuse…sur les murs un français raconte sa nuit de galère et de solitude glaciale passée avec les araignes.
Isa et Haitham : « ok, bye-bye…on reviendra si on ne trouve pas mieux ».
Quelques centaines de mettre plus loin, une maison, un « bar », un monastère et au bout le lac…quelle déception ce lac. On dirait un étang du 77. Pourtant, il règne une atmosphère de mystère. Des enfants coupent des plantes médicinales, sur le chemin qui mène au lac, brûle des encens, et des centaines de rouleaux tibétains sur un ponton de bois attendent les souhaits des pèlerins. Le lac fait des bulles. La prière d’Isabelle : « Petit lac, assainit notre cœur, assainit la planète, fait de la paix notre monture, fait nous guerrier de miséricorde, regarde ma mère, mon père, mon frère, mes amis, mes frères, mes sœurs, mon maître….et fais nous partir d’ici au plus vite, je ne supporte pas cette ambiance de trou perdu ».
Prés du lac vit une petite famille qui prépare des momos végétariens pour les voyageurs du jour. Les enfants jouent avec des cailloux, les adultes s’ennuient dans les yeux d’Isa et d’Haitham. 30 ans passés dans des grandes métropoles grouillantes de vie n’ont pas habituées Isa et Haitham à regarder passer les secondes. Isa : « J’ai envie de chialler » Haitham : « Une jepp arrive… » mais la jeep ne repart pas, sauf pour des centaines de centaines de roupies « qu’est-ce qu’on fait, Isa ? » Isa : « On attend demain, Haitham, patience, l’ennuie est une rêverie positive, il nivelle les énigmes »
Arrivent deux randonneurs…qui repartent comme un mirage. Isa : « Je m’ennuie tellement, que je n’ai même pas envie de parler au gens » La forêt de drapeaux et la jungle prennent soudain un air effrayant donnant au lieu un air de plus en plus étrange et mystique.
A présent les enfants jouent au foot avec un ballon de chiffon et de sacs plastiques, Isa regarde le livre d’école sikimois des jeunes filles, Haitham regarde un gosse taper un chien pour s’amuser… « Que veux tu, pauvre cabot, il n’y a rien a faire ici, à part respirer et taper les kelbs comme toi »
Et arrive un miracle, une jeep collective avec dedans un riche touriste bengalis. Il va faire un tour au bord du lac avec sa famille. Isa : « Celui là c’est sur, il ne va pas dormir ici » Haitham « Hello sir, where are you from... »
Iza et Haitham reviennent à la case départ, le cœur plein de joie : le lac a exaucé leurs prières. Peeling, dans ce lieu pommé, Isa et Haitham retrouvent les Israéliens, Pedro et José, et tout ce qui fait un semblant de civilisation : des chiottes, de la bière, une carte avec des pancakes qu’on attend des heures, des touristes, du goudron… Haitham : « demain, on part à la première heure » Isa : « Allons voir Gangtok, la capital de ce curieux royaume qui ne ressemble à rien »
a suivre...
Après des heures de jeep à ramasser et descendre les villageois et les écoliers, le lac s’approche d’Isa et Haitham, ils sont loin de tout, dans le trou du cul du Sikkim. Sur la route ils croisent Pédro et José faisant le chemin inverse.
La jeep les dépose devant une guesthouse tapissé de papier journal, froide et poussiéreuse…sur les murs un français raconte sa nuit de galère et de solitude glaciale passée avec les araignes.
Isa et Haitham : « ok, bye-bye…on reviendra si on ne trouve pas mieux ».
Quelques centaines de mettre plus loin, une maison, un « bar », un monastère et au bout le lac…quelle déception ce lac. On dirait un étang du 77. Pourtant, il règne une atmosphère de mystère. Des enfants coupent des plantes médicinales, sur le chemin qui mène au lac, brûle des encens, et des centaines de rouleaux tibétains sur un ponton de bois attendent les souhaits des pèlerins. Le lac fait des bulles. La prière d’Isabelle : « Petit lac, assainit notre cœur, assainit la planète, fait de la paix notre monture, fait nous guerrier de miséricorde, regarde ma mère, mon père, mon frère, mes amis, mes frères, mes sœurs, mon maître….et fais nous partir d’ici au plus vite, je ne supporte pas cette ambiance de trou perdu ».
Prés du lac vit une petite famille qui prépare des momos végétariens pour les voyageurs du jour. Les enfants jouent avec des cailloux, les adultes s’ennuient dans les yeux d’Isa et d’Haitham. 30 ans passés dans des grandes métropoles grouillantes de vie n’ont pas habituées Isa et Haitham à regarder passer les secondes. Isa : « J’ai envie de chialler » Haitham : « Une jepp arrive… » mais la jeep ne repart pas, sauf pour des centaines de centaines de roupies « qu’est-ce qu’on fait, Isa ? » Isa : « On attend demain, Haitham, patience, l’ennuie est une rêverie positive, il nivelle les énigmes »
Arrivent deux randonneurs…qui repartent comme un mirage. Isa : « Je m’ennuie tellement, que je n’ai même pas envie de parler au gens » La forêt de drapeaux et la jungle prennent soudain un air effrayant donnant au lieu un air de plus en plus étrange et mystique.
A présent les enfants jouent au foot avec un ballon de chiffon et de sacs plastiques, Isa regarde le livre d’école sikimois des jeunes filles, Haitham regarde un gosse taper un chien pour s’amuser… « Que veux tu, pauvre cabot, il n’y a rien a faire ici, à part respirer et taper les kelbs comme toi »
Et arrive un miracle, une jeep collective avec dedans un riche touriste bengalis. Il va faire un tour au bord du lac avec sa famille. Isa : « Celui là c’est sur, il ne va pas dormir ici » Haitham « Hello sir, where are you from... »
Iza et Haitham reviennent à la case départ, le cœur plein de joie : le lac a exaucé leurs prières. Peeling, dans ce lieu pommé, Isa et Haitham retrouvent les Israéliens, Pedro et José, et tout ce qui fait un semblant de civilisation : des chiottes, de la bière, une carte avec des pancakes qu’on attend des heures, des touristes, du goudron… Haitham : « demain, on part à la première heure » Isa : « Allons voir Gangtok, la capital de ce curieux royaume qui ne ressemble à rien »
a suivre...
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
ma prose vous laisse sans voix...j'en suis flattée opai, merci beaucoup. mais derriére la prose improvisée et brute il y a un voyage, une maniere de voyager, de voir le monde...d'habitude quand un voyageur raconte son trip ya plein de gens qui posent des questions : l'hotel, le bus, combien ca coute, quel météo. ya des reproches, des critiques, des bien joué...et là, rien...de temps en temps un mot gentil qui me pousse à continuer... je trouve cela super agréable qu'on commente mes écrits dans n'importe quel sens, alors moi quand je lit un truc, je met un post...bon, je suis comme une mendiante devant la porte d'une auberge en quete de nourriture...enfin voila, si vous lisez, dites moi ce que vous en pensez...merci...a bientot.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
salut Iza ...très belle description de votre voyage de darjeeling au Sikkim ;exactement ce que je veux faire ....Aussi c'est avec enthousiasme que je suis régulièrement vos péripeties - merci
chris06
Bonjour Iza :)
Moi aussi j'aime quand on me laisse un mot gentil qui me pousse à continuer, tu n'as pas hésité pour moi, et j'ai été très surprise de ton style, très chouette! Et quel voyage... Soupir, ca laisse reveur...
Moi aussi j'attends la suite [;)]
Moi aussi j'aime quand on me laisse un mot gentil qui me pousse à continuer, tu n'as pas hésité pour moi, et j'ai été très surprise de ton style, très chouette! Et quel voyage... Soupir, ca laisse reveur...
Moi aussi j'attends la suite [;)]
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Ben si, muet de stupeur devant cette description à nulle autre pareille ...... j'aime bien tes narrations, ton style est particulier et différent de ce que l'on peut lire sur l'Inde qui est toujours " rebondant ".......
chris06 : " Alors, qu'en penses tu .... ? " Alan : " Ouais, elle raconte bien ..... " chris06 : " Oui, mais ça te donne envie d'y aller ou pas ..... " Alan : " J'sais pas, il a l'air de faire froid .... et moi le froid et l'humidité, et en plus y a plus de pandas rouges en liberté ..... " chris06 : " On n'y va pas que pour les pandas rouges ..... " Alan : " Oui, j'sais bien ...... brrrrrrrrr "
Et la discussion en reste là ......... pour l'instant ...... [;)]
chris06 : " Alors, qu'en penses tu .... ? " Alan : " Ouais, elle raconte bien ..... " chris06 : " Oui, mais ça te donne envie d'y aller ou pas ..... " Alan : " J'sais pas, il a l'air de faire froid .... et moi le froid et l'humidité, et en plus y a plus de pandas rouges en liberté ..... " chris06 : " On n'y va pas que pour les pandas rouges ..... " Alan : " Oui, j'sais bien ...... brrrrrrrrr "
Et la discussion en reste là ......... pour l'instant ...... [;)]
Je suis moi aussi sans voix devant ta prose !..
Cependant, pour dire la vérité, si nous sommes sans voix, Opai et moi, c'est que le grand froid nous a rendus aphones... Donc, plutôt que comme ça
, nous sommes surtout comme ça [:|]...
Enfin, on peut toujours lire... ! Dolma
Cependant, pour dire la vérité, si nous sommes sans voix, Opai et moi, c'est que le grand froid nous a rendus aphones... Donc, plutôt que comme ça
, nous sommes surtout comme ça [:|]...Enfin, on peut toujours lire... ! Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
Sans voix Dolma ? [:|]
Je ne vais donc pas t'ouïr aujourd'hui ?? [:/]
Je ne vais donc pas t'ouïr aujourd'hui ?? [:/]
[:)],
Bon, ben tiens, je réponds ici [:)]
Quel voyage ! Il m'a fallu deux soirées pour tout lire et je me suis régalée. Qu'elle vie ! Quelle joie toujours ! Quel sens du partage et de l'amitié ! Quelle capacité d'ouverture ! Que du bonheur ! Tiens, je vais le relire tout de suite.
Bon, ben tiens, je réponds ici [:)]
Quel voyage ! Il m'a fallu deux soirées pour tout lire et je me suis régalée. Qu'elle vie ! Quelle joie toujours ! Quel sens du partage et de l'amitié ! Quelle capacité d'ouverture ! Que du bonheur ! Tiens, je vais le relire tout de suite.
Catherine
" La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char
http://www.catherinegil.com
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