Chroniques d'un été en Chine (2013)

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PA Pasqualina Veteran ·
Je pense qu'on peut trouver sans difficulté un taxi à Pingyao comme à Jiexiu pour Mianshan, après c'est une question de prix, un peu moins de 100 yuans depuis Jiexiu, plus de 200 yuans depuis Pingyao. Le problème c'est de trouver des taxis sur les petites distances, ils trouvent qu'ils ne se font pas assez d'argent et tu te retrouves à pied. Il y a des trains directs de nuit de Beijing à Pingyao ou Jiexiu, c'est la même ligne, pourquoi s'en priver ? Il suffit de réserver assez tôt. Pour dormir, ne pas prendre un hôtel à Jiexiu, mais plutòt à Pingyao qui est sympa, ou bien sur place au Mianshan, pour pouvoir profiter au maximum de la montagne. Je n'ai pas visité les autres hôtels, mais sur ctrip ou sur ton site favori chinatours tu devrais en trouver. Le Yunfeng Si n'était pas mal, mais il faut compter 370 yuans la chambre double (2 lits), plus si tu veux deluxe avec une meilleure vue. Voici celle depuis ma chambre, lors d'un court instant où le brouillard s'est déchiré pour me laisser entrevoir ce que je ratais.
PA Pasqualina Veteran ·
J'aurais voulu vous envoyer la fin de mon compte-rendu sur le Mianshan avant de quitter Kaili, mais pas le temps j'en ai peur. Je pars pour une semaine dans des villages et je ne sais pas si j'y aurai l'internet, donc il est possible que je reste silencieuse quelque temps. Bonne vacances à tous où que vous alliez. Pasqualina.
PA Pasqualina Veteran ·
Pour le lendemain, j’avais décidé d’aller le matin aux cascades s’il faisait beau et de finir la journée avec d’autres temples. Mais le serveur m’avait laissé peu d’espoir, les prévisions météorologiques étaient à la pluie. En me réveillant le lendemain matin et en me dirigeant vers la fenêtre j’étais pleine d’espoir, hélas, pluie et brouillard, l’hôtel était enveloppé de coton blanc et on ne voyait rien du tout. Je décidai sans plus attendre de retourner me coucher.

Il était donc un peu plus de midi quand je quittai ma chambre. Par une chance extraordinaire, il ne pleuvait plus et il n’a plus plu jusqu’à mon départ de Mianshan et la brume a persisté mais moins épaisse, s’ouvrant un peu par moment. J’avais rendez-vous à 18 heures avec le transport que m’avait préparé Sarah. Pas facile sans guide papier de savoir que choisir pour les 5 heures qui me restaient. Je savais que je voulais voir le Daluo Si, un très important temple taoïste (les deux de la veille étaient bouddhistes) et de le coupler avec le premier site en haut du col, nommé la tête du dragon. S’il me restait du temps je verrais un autre temple en remontant vers le Yunfeng Hotel où j’ai bien sûr laissé mon sac à dos avec l’ordinateur et mes affaires pour une nuit, la valise étant restée à Pingyao.

J’ai donc pris le bus jusqu’au début du site, au sommet du col. Cette zone nommée « Tête du dragon » ou « Crête du dragon » contient de nombreux points de vue, de petits temples et des pavillons, faisant référence à des faits historiques mêlés de légendes. Un exemple : un camp militaire du fondateur de la dynastie Tang Li-Shimin a été retrouvé et est en cours de reconstruction Li-Shimin qui allait être battu a finalement été victorieux grâce à 108 valeureux guerriers qui se sont ensuite transformés en 108 dragons, fait relaté dans un long bas relief sculpté (moderne). Il y a aussi une cascade, on peut grimper sur la crête ou prendre un petit téléphérique. Etant donné le brouillard et le manque de vue, le lieu perdait un peu pour moi de son attrait et toutes les architectures et statues semblaient neuves, donc je ne me suis pas éternisée, mais cela doit être très joli par beau temps, avec la vue sur la plaine en-dessous. Les bus passent ensuite dans un tunnel gardé par deux grandes statues de phénix et de l’autre côté on arrive dans la vallée principale du Mianshan en étant accueillis par une grande statue de soldat. Moi j’ai passé le tunnel à pied pour marcher un petit kilomètre environ vers le centre d’intérêt suivant : le temple taoïste Daluo Si.

Le Daluo Si étage ses pavillons et son temple principal de 5 étages le long d’une pente raide au bord du canyon et il est totalement reconstruit. C’est parait-il le plus grand temple taoîste au monde. Comme je n’avais pas la vue d’ensemble et devinais à peine le grand bâtiment dans la brume, ses deux principaux attraits à mes yeux sont : l’intérêt de voir les divinités (statues) d’une autre religion et surtout les deux étages inférieurs du bâtiment principal qui sont transformés en musée et contiennent de précieuses statues Tang, Song et Ming récupérées de la ruine dans le Mianshan. C’est l’entreprise privée qui a restauré ce temple qui a aussi restauré les statues et fait ce musée. Les photos étaient interdites dans le 2e étage où se trouvent mieux protégées les statues colorées, donc j’ai acheté (40 yuans) un petit livre en chinois pleins de photos. L’aimable vendeuse a accepté ensuite de m’aider à légender rapidement les photos du livre à la main. Elle connaissait bien son sujet et m’a plusieurs fois emmenée dans la salle où se trouvait telle ou telle statue. Par contre les salles de prière modernes des étages supérieurs m’ont moins intéressée.

Un ascenseur (5 yuans) m’avait permis de sauter les 5 premiers étages de pavillons et d’arriver un peu en dessous du bâtiment principal, mais à 17 heures pour redescendre il ne fonctionnait plus et j’ai dû redescendre à pied, les pavillons étant alors désertés par leurs moines surveillants qui interdisaient auparavant de faire des photos (pas de problème pour les photos dans les 3 autres temples bouddhistes que j’ai vus). De retour sur la route, j’ai appris qu’il n’y avait plus de bus en montée, or je devais aller reprendre mon sac à dos à l’hôtel, mais qu’il devrait y en avoir en descente. Les quelques personnes qui se sont tout de suite attroupées sur la petite place avançaient 40 minutes de marche vers mon hôtel. Une unique petite camionnette trônait au milieu de la place, elle appartenait à des photographes qui ont accepté de m’emmener prendre mon bagage et de me redescendre à l’entrée du Mianshan en bas du col pour 50 yuans, d’accord.

C’est ainsi que je suis arrivée à mon point de rendez-vous au pied du grand escalier devant la salle d’accueil à 17 h 50. Comme mon véhicule n’arrivait pas, les trois taxis parqués là voulaient absolument m’emmener à Jiexiu pour 60 ou 80 yuans suivant le chauffeur. Une femme chauffeur de taxi a accepté d’appeler Sarah sur son portable (je lui ai payé son appel) et elle m’a dit que mon chauffeur était en retard par la voie normale (la route des camions) et qu’il venait de prendre la voie rapide. C’est à regret que ma chauffeur de taxi est repartie vide à Jiexiu, elle m’aurait bien emmenée et même à Pingyao, pour très bon marché, mais mon véhicule était déjà en route.

Le soir à Pingyao, je suis allée faire des courses pour ma famille qui avait adoré ce qu’on lui avait ramené de Pingyao l’année dernière, notamment des châles en cachemire (pashmina). J’ai pris mon repas du soir à l’Harmony guest house, j’ai récupéré ma valise et on m’a emmenée à la gare pour mon train de nuit vers Luoyang.

Photos de la crête du dragon : 1. Un brouillard moins épais : l'entrée du tunnel, porte du Mianshan 2. La légende des dragons blancs 3. L'un des 10 écureuils que j'ai vu pendant mon séjour au Mianshan 4. Etagement des constructions sur la crête du dragon 5. Le dieu de la guerre Guan à la figure sombre 6. Mise en scène d'une cascade 7. La statue de soldat invitant à la visite du Mianshan de l'autre côté du tunnel

Les photos du Daluo Si la prochaine fois. Mon chauffeur du Guizhou m'attend.
JA Jackfack Globetrotter ·
Bonjour Pasqualina, je dévore tes textes et me régale de tes photos... [:)]
"Voyager, c'est bien utile, ça fait travailler l'imagination. Tout le reste n'est que déceptions et fatigues." Céline mes photos de voyage : http://www.facebook.com/pages/Fabrice-Bloch-photographe/232403640142664
TI Tialou Regular ·
Coucou Pasqualina, Nous avons pu lire avec beaucoup d'intérêt tes explications sur le Mianshan et sommes ravis de constater que malgré la pluie et tes difficultés pour trouver un transport à la fin de ton circuit, tu en as gardé un bon souvenir. Nous avons hâte d'y être en lisant ton récit et en voyant tes belles photos. Nous pensons y rester 3 nuits, cela te semble trop?? Tout comme nous, tu vas retourner à partir de Pingyao pour les grottes de Luongmen que nous espérons cette fois voir pour la 1ère fois. En 2011, la réservation du train depuis Xi'AN pour aller les voir fut impossible! Jamais nous n'avions eu en 1 mois de vacances de difficultés pour réserver un train : c'était au mois de mars. Seul Xi'AN avait eu raison de nos nerfs. Nous avons envisagé de partir de JIEXU pour aller les voir cette fois ou peut être retourner à Pingyao et faire comme toi... Nous attendons de lire la suite de ton récit. Cordialement "Les Tialou"
TI Tialou Regular ·
Recoucou Pasqualina, Tu nous disais qu'il existait un train BEIJING PINGYAO direct et que c'était plus simple que de prendre bus depuis TAIYUAN. Tu avais bien sur raison, et vu les difficultés (lues sur les sites anglais) pour trouver facilement un moyen de locomotion à un prix raisonnable de Jiexu sur le site, il me parâit effectivement plus prudent d'y aller avec un taxi depuis PINGYAO comme tu l'as fait cette année. J'ai pu lire effectivement que le park de Mianshan est à 25 km de la gare de Jiexiu, et que pour cette petite distance les chauffeurs de taxi font triste mine pour t'y emmener! PINGYAO ne serait qu'à une 40ème de km du site de Mianshan. . Tu es partie de TAIYUAN à une 100è de km de PINGYAO pour aller à LUONGMEN c'est bien cela et de là, train jusqu'à ZIANDJIAJIE. BONNE CONTINUATION A BIENTOT DE LA SUITE DE TON ITINERAIRE Cordialement "LES TIALOU"
PA Pasqualina Veteran ·
Bonjour les Tialous, Je viens d'arriver à mon hôtel de Congjiang et il a l'internet ! J'espère que j'aurai la force de continuer mon compte-rendu après le repas et que je ne m'envolerai pas dans les bras de Morphée dès que je serai revenue à ma chambre. Pour les réservations de train, oui c'est plus simple de prendre un train de nuit direct de Beijing à Pingyao ou Jiexiu (ce sont les mêmes trains). Pour le taxi vers le Mianshan ensuite à partir de Jiexiu ou de Pingyao, cela devrait être moins cher de Jiexiu, mais Pingyao recevant plus de visiteurs occidentaux c'est peut-être plus facile de Pingyao. Si vous voulez prendre une voiture de l'Harmony Guest House pour 300 yuans, je vous passerai l'adresse mail de Sarah, elle répond laconiquement aux mails en anglais. Pour aller de Pingyao ou Jiexiu à Luoyang (la ville de plus de 6 millions d'habitants à còté de laquelle se trouvent les grottes de Longmen) il y a deux trains : celui que j'ai pris, le K237, qui part de Taiyuan, passe à Pingyao à 1 h du matin et à Jiexiu à 1 h 30 du matin et arrive à Luoyang à 11h35 du matin. Comme vous restez 3 nuits au Mianshan, je pense que l'autre train est peut-être plus commode pour vous : c'est le 1125 qui part au début de l'après-midi de Pingyao ou Jiexiu et arrive peu après minuit à Luoyang. De toutes façons il s'agit d'horaires d'été, à vérifier 1 mois avant votre départ en octobre sur chinahighlights.com en mettant votre date. S'il fait beau, avec 2 jours et demi ou 3 jours vous aurez le temps de profiter de tous les aspects du Mianshan, écologiques et culturels. S'il pleut ou que vous êtes comme moi dans le brouillard, peut-être écourterez-vous votre séjour pour aller visiter les autres merveilles de la région, comme par exemple la résidence Wang qui prend une demi-journée et n'est qu'à une vingtaine de kilomètres du Mianshan je crois. Un détail, Helen de China DIY a dû me réserver la couchette de Taiyuan jusqu'à Luoyang, même si je ne la prenais que de Pingyao (donc quelques yuans de plus), parce que Pingyao n'a pas de contingent de couchettes sur le K237 ou très peu. Cette astuce m'a permis de voyager couchée. Evidemment si on va dans un bureau de réservation normal, ils vont répondre "mei you", donc dans ce cas, demander de Taiyuan. Je vais manger, à tout à l'heure pour la suite des photos sur le Mianshan et du voyage qui justement arrive à Luoyang et Longmen.
SI Sitik Veteran ·
Dommage, je suis passée à côté de ce site lors de ma visite à Pingyao. Une bonne raison pour y retourner.[:)]

Merci pour ce compte-rendu . Que les Dieux des voyageurs t'accompagnent.
PA Pasqualina Veteran ·
Comme moi l'année dernière, chère Zoé. J'espère que maintenant le site sera bien connu des VFistes, grâce aux Tialous. J'ai apporté ma petite pierre, mais il est clair que je n'en ai vu qu'une petite partie, les Tialous s'ils restent trois jours pourront donner bien d'autres informations
PA Pasqualina Veteran ·
Compléments sur le temple taoïste Daluo Si du Mianshan : Il escalade la falaise avec ses 13 étages, la plupart constitués de petits pavillons séparés par des escaliers et le bâtiment principal fait 5 ou 6 étages. Le temple a 110 m de haut et il est vanté par les pancartes comme le plus grand temple taoïste au monde, le "potala du Shanxi" (sic). Sa fondation est très ancienne, la plus ancienne référence connue remonte à 723 ap JC, lorsqu'un empereur Tang a envoyé des fonds pour restaurer ou embellir le temple. On y venait pour prier contre les désastres et pour remercier des grâces reçues. Il était très ruiné et a été reconstruit il y a quelques années par la compagnie privée Sanja.

Les photos : 1. L'arrivée d'une cascade sur une racine très torturée, entre une grotte-chapelle taoïste et l'ascenseur du Daluo Si 2. La grotte taoïste semi-aquatique, l'eau dégouline de partout ; les petits rectangles sont des billets de banque collés jusque sur le front et la bouche de la statue principale 3. Ma meilleure photo du Daluo Si, sa taille se prêtait mal à un jour brumeux 4. J’aime bien cette photo qui me fait penser à une estampe chinoise c’est ce genre de pensée qui m’a un peu consolée de n’avoir quasiment rien vu du paysage à cause du mauvais temps 5. La déesse des constellations, qui donne la lumière au monde une des statues modernes dans les pavillons conduisant au temple principal 6. Dans un autre de ces pavillons, le Dieu Sauveur monté sur son lion qui assiste les gens qui souffrent ou sont à l’agonie 7. Trois photos parmi les 300 statues anciennes du musée du Daluo Si : celle-ci montre bien la ruine dont elles ont été sauvées 8. Un imposant gardien de temple Ming 9. Une belle statue de moine (arhat) pas d’étiquettes dans ce 1er étage du musée où les photos sont autorisées. 10. Retour à l’entrée du Mianshan, avec un peu moins de brouillard que la veille.
PA Pasqualina Veteran ·
Premier voyage (pour cette année) en train de nuit chinois : Agréable hasard, le train K237 en provenance de Taiyuan arrivait sur le quai 1 en gare de Pingyao, donc pas d’escalier à descendre et à remonter (ou vice versa) pour parvenir au train à 1 h du matin. Mais j’ai eu une nuit agitée car la climatisation du train qui était glaciale quand j’ai pénétré dans le train s’est arrêtée au milieu de la nuit. A 3 h de matin il devait y avoir au moins 10 degrés de plus dans le wagon et je transpirais à grosses gouttes, j’ai dû changer de vêtements, et ensuite j’ai dormi comme une masse jusqu’à 10 h 30 du matin malgré la lumière et le bruit. Le train K237 est arrivé finalement à Luoyang peu avant midi, avec quelques minutes de retard seulement, avant de continuer sa longue route en direction de Canton et Shenzhen (2660 km).

Quelques conseils pour ceux qui veulent voyager en couchettes dures : d’abord elles ne sont pas si dures, plutôt moins que la plupart des matelas d’hôtels chinois. Quand on voit dans les musées les ravissants oreillers de bronze ou de porcelaine, on comprend qu’il y a une tradition de literie dure en Chine ! Un oreiller confortable et un duvet sont fournis, vous pouvez utiliser le duvet ou une partie sous votre corps si vous souhaitez plus de confort. Personnellement je voyage avec un oreiller et je l’ajoute à celui du train. Pour les aléas de température, il est prudent d’avoir sur soi un teeshirt léger et à portée de main un plus chaud à manches. Les recherches à la lampe de poche dans les bagages en pleine nuit ne sont pas conseillées. Les Chinois voyagent souvent pour peu de temps, ils n’ont pas autant de vacances que nous et ils ont de petits bagages. La place sous les couchettes basses n’est accessible qu’aux valises qui ne sont pas trop épaisses. Si vous n’êtes pas trop grand, le sac à dos peut être mis sous l’oreiller, c’est ce que je fais..

On dort plus ou moins bien suivant le nombre d’arrêts du train et les aléas inhérents à vos compagnons de voyage : la contrôleuse qui hurle à 3 heures du matin on ne sait pourquoi, la famille de votre compartiment qui se réveille et commence à discuter à 5 h 30 du matin, la voisine qui voyage seule et parle au téléphone portable bien après minuit pendant un temps qui semble interminable, etc… Mais personnellement, quand je suis fatiguée je dors assez facilement même s’il y a du bruit et j’aime bien utiliser les trains couchettes en Chine, car ils vous font parcourir de grandes distances sans perdre une journée de voyage et une nuit d’hôtel. En plus vous pouvez aussi avoir d’agréables tentatives de conversation avec vos compagnons de voyage si les horaires du voyage le permettent.

Indispensable si vous prenez le train après 21 h 30 ou 22 h quand les lumières sont éteintes : une lampe de poche. Egalement indispensable, une bouteille d’eau ou autre boisson s’il fait chaud dans le compartiment. Pour le matin, vous aurez de l’eau chaude gratuite, donc si vous avez un récipient et un sachet de thé ou de capuccino et du sucre vous pourrez vous faire une boisson pour accompagner quelques biscuits ou viennoiseries. Les Chinois voyagent eux avec des soupes déshydratées en grands bols de carton, malheureusement nettement plus épicées que celles vendues en France et il leur suffit de rajouter l’eau bouillante fournie dans le train pour avoir leur petit déjeuner favori. De plus les contrôleuses passent dans les couloirs le matin avec des chariots contenant de petites barquettes de fruits à 10 yuans ou autres choses intéressantes à grignoter, mais il faut les attraper au vol car elles avancent vite ! Pasqualina.
TI Tialou Regular ·
Coucou Pasqualina, Merci pour tes conseils sur les précautions à prendre dans les trains de nuit en Chine : lampes de poche que nous n'oublions jamais, eau, conseils pour les couchettes basses et le peu d'espace sous la banquette pour mettre sacs ou valises. Il est vrai qu'en 2011, nous avons eu des couchettes molles en haut et c'était bien pratique pour mettre les sacs de voyage au pied mais aussi en bas avec les difficultés que tu signales. Le coup de la clim qui s'arrête et la chaleur qui s'en suit cela ne nous est jamais arrivés mais bon il faudra prévoir chaud et froid en vêtements. Merci pour ses rappels. Effectivement, nous espérons pouvoir rester plus longtemps 3 jours maxi au Mianshan et nous pourrons raconter à notre retour ou pendant notre voyage prochain (nous n'avons pas d'ordi ou tablette). Merci de nous donner les coordonnées de Sarah car nous avons décidé d'y résider et de lui réserver le taxi.

BONNE CONTINUATION A BIENTOT DE TE LIRE! LES TIALOU
PA Pasqualina Veteran ·
Les coordonnées de l'Harmony Guest House à Pingyao sont sur Lonely Planet, c'est l'un de leurs coups de coeur, Sarah n'est sûrement pas le vrai nom de l'hôtesse, je raconterai comment Lonely Planet a forcé l'un des responsables du CITS à angliciser son nom. Pour l'adresse mel qui n'est pas dans LP : harmypy@sina.com. J'ai payé 188 yuans la chambre avec un grand lit kang pour deux, salle de bains, AC, internet (cable lan). Il y a deux ordinateurs dans le lobby-restaurant.
PA Pasqualina Veteran ·
Un jour et demi à Luoyang (Henan) : Pour mon unique nuit à Luoyang j’ai choisi une des auberges de jeunesse de la ville, de plus accessible sur booking-com (sur hostelword probablement aussi), la Yijia Youth Hostel, à cause de sa position en plein centre-ville, non loin des restes de la vieille ville, du marché de nuit et – je le croyais – du musée de la ville. En fait le musée à déménagé et a été reconstruit plus beau et plus grand en périphérie de la ville, dans la direction des grottes de Longmen, mais bien avant. Dans cette auberge j’ai trouvé ce que je cherchais : un logement bon marché (110 yuans la chambre double avec salle de bain et air conditionné), une réception parlant anglais, la WIFI dans le bar (pas d’internet dans les chambres), une machine à laver (9 yuans pour les 9 jetons nécessaires) et des zones de séchage pour le linge avec plein de cintres. Par contre la réception et le bar étaient au 1er étage, la machine à laver au 2e étage et ma chambre au 3e étage, le tout sans ascenseur et la montée et la descente de ma valise a été difficile (en partie par moi, en partie par de jeunes chinois compatissants du staff ou client). Et elle est effectivement en plein centre sur la grand rue Zhongzhou (329 Dong Zhongzhou), à côté d’une église évangélique et tout près (5 min à pied) d’un quartier sympa. Tel 86-0379-63512311

Le taxi sur la place de la gare refusait de mettre le compteur et demandait 30 yuans, mais sur la rue devant la gare j’en ai trouvé un qui m’a emmenée à l’auberge pour 16 yuans + 1, je ne sais pas pourquoi, mais les taxis demandent très souvent 1 yuan de plus que le compteur. En ce qui concerne les taxis qui refusent de mettre le taximètre, à chaque fois j’ai constaté qu’ils demandaient environ le double du prix réel, Luoyang n’est pas une exception.

J’avais environ un jour et demi pour visiter Luoyang, vendredi après-midi et samedi, j’hésitais entre visiter les grottes de Longmen – raison principale de mon retour à Luoyang 9 ans après – immédiatement ou les garder pour le lendemain. Comme les Tialou, je crois que ce sont eux, m’avaient dit qu’il y avait une nocturne à Longmen maintenant, j’ai décidé d’y aller le vendredi, tout en sachant que le temps serait insuffisant.

Les grottes de Longmen sont un des quatre sites de grottes bouddhiques les plus beaux et célèbres de Chine (avec Yungang près de Datong, Dazu près de Chongqing et Mogao près de Dunhuang, je les ai vus les quatre : magnifiques et différents). Je vous renvoie aux guides pour les informations culturelles. Pour les informations pratiques, transport : on peut y aller en bus de ville ou en taxi (environ 30 yuans), elles ne sont qu’à 18 km de laville. Par contre les bus s’arrêtent vers 20 heures et si vous faites la nocturne vous devrez prendre un taxi. 2 ou 3 taxis stationnaient à l’entrée du site quand j’en suis partie vers 21 h 45, le chauffeur a mis son compteur sans que je le demande, pour le même prix que l’aller : 31 yuans.

Le prix : 120 yuans (je n’ai pas eu la réduction personnes âgées) pour un seul jour, qui donne accès à quatre sites : les grottes des collines de l’ouest (les plus célèbres), de l’est, le temple Xiangshan et le jardin cimetière de Bai Juyi.

J’ai eu un peu de difficulté à me faire dire les horaires, car ils ne sont pas affichés et la personne au guichet ne parlait pas anglais et ne comprenait pas ma question : « guanmen ? (fermé)» en montrant ma montre. Mais une jeune fille est apparue avec une feuille imprimée en chinois et en anglais et effectivement c’est assez complexe, car ils y a les horaires d’été et d’hiver, ceux d’achat au guichet, d’entrée dans les sites et de sorties des sites. Voici les horaires des sites en été – en gros compter une demi-heure de moins en hiver, et une heure de moins pour acheter et entrer dans les sites. Les horaires d’été sont du 1er avril au 7 octobre. Les horaires diurnes en été sont pour les 4 sites de 7 h 30 à 18 h 30 (acheter les billets avant 17 h 30). Les horaires nocturnes n’existent qu’entre le 10 avril et le 7 octobre et ne concernent que les grottes de l’ouest et le temple Xiangshan : le dernier achat de billet est à 21 h, la dernière entrée à 21 h 30 et la dernière sortie à 22 h 40.

Toujours pour les renseignements pratiques, voici la carte avec quelques commentaires : - vous voyez trois ponts sur la rivière, le plus à droite est celui du train, les deux autres relient les différents sites - le haut de la carte est l’ouest de la rivière, le bas de la carte est l’est de la rivière - à l’ouest, entre le pont de droite et celui du milieu, vous voyez entre une zone blanche de parking (où s’arrêtent bus, taxis et voitures) et le rectangle blanc de l’entrée, une zone bleue qui correspond à un parcours obligé entre des magasins, aucune voiture ne dépassant la zone de parking et ne vous amenant devant le guichet - sur le rectangle blanc de la place d’entrée vous voyez au nord le petit carré jaune et noir du musée et à gauche se trouvent les guichets pour acheter les tickets et il y a même une consigne pour les bagages, utile pour les routards qui visiteraient Longmen entre deux trains - ensuite entre la zone d’entrée et le pont du milieu il y a plusieurs chemins, ne pas emprunter celui près de la rivière si vous voulez prendre le pont, je l’ai fait et ai dû refaire les 400 ou 500 mètres presque jusqu’à l’entrée, car le pont est très haut et il n’y a pas d’escalier entre la rivière et lui - en haut du plan vous avez les grottes de l’ouest, les plus célèbres, à visiter en 1, 2 ou 3 h suivant votre rythme, il y a environ 1 km le long du fleuve, mais beaucoup d’escaliers à monter et descendre pour voir les grottes, la colline est un fromage - en bas de la carte, à l’est, vous avez de gauche à droite : les grottes des collines de l’est, le temple Xiangshan et le jardin Bai Juyi ; en général on commence par les grottes de l'ouest et si on a le temps on traverse vers les grottes de l'est par le pont qui est le plus à gauche sur la carte. Puis le temple et enfin le jardin et retour vers l'entrée en traversant par le pont du milieu. Il y a des voiturettes électriques à 5 yuans pour aller de l'extrémité est du pont vers l'entrée et vice versa.
LU Lucq Globetrotter ·
Bonjour, 1y, c est la taxe de carburant. c comme ca depuis 2011. oliwen
LO Lordyto ·
Hello Pasqualina,

J'ai fini la lecture, j'avais du retard. Merci pour ces récits au fil de l'eau de votre voyage! En plus votre chronique est bien rédigée ce qui ne gâche rien :)

Vous souhaitant une suite de voyage tout aussi passionnante.

Séb.
Sébastien
IS Isamars Regular ·
Holà Pasqualina

Ton voyage est passionnant et tellement bien raconté avec tous ces détails que je guette avec impatience la suite de ton périple

Ten ciudado y buen viaje

Isabel
Isabelle
DO Dominiquemil ·
Et coucou Pasqualina Je suis partie dans les alpes durant un mois et n"ai donc pas approché de mon ordi depuis ce temps Aussi je découvre tout ton périple d'un coup ! Je t'admire de faire ce lointain voyage toute seule ! Tu es notre Alexandra David Neel... Bravo Je pars le 2 aout en Chine riche de toutes les informations que tu nous a si gentiment données. Je commence par la muraille comme toi Dernière question avant le départ:comment tu t es organisée pour l'argent:euros ? dollars ? , changer toute la somme a l' aeroport de Pékin ? En attendant à la fin aout et encore merci
PA Pasqualina Veteran ·
Merci Oliwen pour la précision sur la taxe, je la payerai donc sans plus me poser de question sur ce pourboire forcé. Où es-tu maintenant ? Toujours en Belgique ou reparti vers l'Asie ?
PA Pasqualina Veteran ·
Merci Sebastien, Isabel et Dominique pour vos compliments. Je ne crois pas les mériter, j'essaie de ne pas faire de faute d'orthographe et d'être claire, mais je n'ai pas le goût de la synthèse et ma chronique s'étale trop et prend de plus en plus de retard. Par exemple ce soir je dois vous parler de Longmen alors que je reviens des rizières de Ping'An, c'est un peu le grand écart.

En ce qui concerne l'argent Dominique, la Chine a cela de spécial que bien que ce soit un pays très moderne pour plein de choses, pour l'argent ils en sont restés au bon vieux cash. Peu d'hôtels et de magasins sont équipés avec des terminaux pour carte de crédit internationales (pour cartes de crédit chinoises oui). Donc il faut beaucoup payer cash. Le système des travellers n'est pas très utilisé non plus. Personnellement je trouve très dangereux d'avoir plein d'argent liquide sur soi et je n'ai qu'une petite réserve de quelques centaines d'euros et ma carte visa. J'utilise les ATM (toujours quand l'agence est ouverte, en voyage comme en France ou en Espagne, on n'est jamais à l'abri d'une panne de machine et il faut pouvoir récupérer la carte). La plupart des ATM ne sont pas utilisables car pas d'anglais, j'utilise toujours la Bank of China (on peut retirer 2500 yuans d'un coup) et l'ISBC (on peut retirer 3000 yuans d'un coup). On peut retirer deux fois cette somme coup sur coup si l'ATM a les fonds. Cela dépend du plafond des retraits de votre carte. En voyageant à deux on alterne les retraits, un coup sur la carte de l'un, un coup sur la carte de l'autre. En étant seule, j'ai fait augmenter pour les deux mois le plafond des retraits de ma visa, ma gestionnaire à qui j'ai expliqué cette amour des Chinois pour le cash a doublé le plafond hebdomadaire de mes retraits. Ce qui n'empêche pas de toujours demander aux hôtels s'ils acceptent d'être payés avec la carte de crédit, mais en général la réponse est non, sauf dans les très grandes villes comme Beijing, Shanghai, etc...
TI Tialou Regular ·
Coucou Pasqualina, Je confirme ce que tu expliques sur l'argent et la non possibilité de payer par carte bleue en Chine sauf dans les grands hôtels bien sur ou les grandes villes. Je sais que cela n'est pas très prudent mais nous partons toujours depuis plus de 25 ans avec pas mal de cash et 2 cartes bleues. Je confirme aussi les propos tenus sur ce forum sur le fait que tu t'exprimes très bien et que tout devient fluide du coup! BONNE CONTINUATION "LES TIALOU"
PA Pasqualina Veteran ·
Visite des grottes de Longmen : J’ai déjà vu les grottes de Longmen lors de mon premier voyage en Chine en 2004 je quittais la grisaille de Beijing et Xi’an, j’en ai gardé un souvenir fabuleux, un ciel bleu extraordinaire sur des statues blanches, le fleuve au pied des grottes, les sons du temple en face incitant à la méditation. Quand j’ai vu en préparant le voyage que Luoyang était sur le trajet du train de Beijing à Zhangjiajie où je voulais aller cette année, j’ai tout de suite pensé à m’y arrêter un jour pour revoir ces grottes.

Las, dès la sortie de la gare à Luoyang, ville qui faisait déjà 6 millions d’habitants il y 9 ans et a dû croître encore, l’atmosphère de smog habituelle à toute grande ville chinoise était là et les grottes de Longmen à moins de 20 km de Luoyang étaient elles aussi noyées dans une sorte de nébulosité laiteuse, très peu propice à la photographie des statues au fond des grottes. De plus je manquais de temps, après le quart d’heure de marche forcée le long des magasins, quand je suis enfin arrivée au guichet, la gentille demoiselle dont j’ai parlé dans mon dernier post m’a mal conseillée à mon avis : elle m’a conseillé de traverser le pont et visiter le jardin-cimetière puis de passer aux collines de l’ouest pour profiter de la nocturne. Je ne sais pas comment le système de ticket est fait et si vous devez repayer au cas où vous visitez un site de jour, en sortez et voulez y retourner le soir, il est possible qu’il faille repayer. Quand j’ai vu le nom graveyard, j’ai imaginé des tombes antiques et comme je ne l’avais pas vu en 2004, j’y suis allée d’abord en perdant pas mal de temps pour traverser, vu qu’il faut prendre la route du pont dès l’entrée ou revenir sur ses pas quand on découvre qu’on est sous le pont, 3 étages en-dessous. En fait il n’y a pas de cimetière antique, seulement un joli jardin avec une maison et la tombe d’un poète qui a vécu 18 ans dans le secteur, mais à quelle époque ce n’est pas écrit. Donc visitable après les autres sites pour se reposer dans la verdure, mais pas en premier quand on manque de temps ! Du coup je n’ai pas visité le petit musée gratuit, à droite sur la grande place où se trouve la halle des guichets, et avec le recul c’est évidemment ce que j’aurais dû faire.

Le seul intérêt d’avoir traversé cet énorme pont est que j’ai vu une vie aquatique que je ne soupçonnais pas sur le fleuve Yi, j’ai suivi à la jumelle avec plus ou moins de succès deux ou trois aigrettes blanches, deux martins-pêcheurs aux reflets bleutés et des oiseaux aux ailes blanches et tête marron, pas réussi à voir s’ils s’agissait de gros goélands ou d’échassiers, ils allaient trop vite. Seule une aigrette s’est posée suffisamment pour se laisser photographier.

Après 10 minutes dans le jardin du poète je me suis rendue compte de mon erreur et ai pris une voiturette électrique qui m’a ramenée au point de départ près des guichets d’entrée. J’ai foncé alors vers les grottes de l’ouest. Mais à part le temps nébuleux, plus non plus de son mélancolique de temple à Longmen, seulement le bruit des micros des guides de groupes chinois. Ce n’était pas horrible, assez peu de groupes, sans doute l’heure déjà tardive, pas deux ou trois micros ensemble devant la même grotte, mais je deviens de plus en plus allergique aux guides à micros. Des grilles empêchent aussi maintenant de se rapprocher de trop près des grottes, pas seulement d’y entrer, ce qui rend la visibilité des côtés des grottes plus difficile. Je ne me souvenais pas non plus qu’autant de statues avaient été décapitées (mais elles l’étaient déjà en 2004 bien sûr) : soit la tête a été évidée par des marchands et collectionneurs des siècles passés, soit la tête a reçu des coups pour la défigurer (les gardes rouges de la révolution culturelle). Bref l’heure était à la morosité, Longmen ne ressemblait pas à mon souvenir extasié. En 2004 je l’avais préférée à Yungang de Datong, non pour la beauté des statues (époques et créateurs similaires), mais parce que Yungang était dans une vallée charbonnière, on sentait vraiment l’odeur de charbon dans certaines petites grottes, alors que Longmen était dans une vallée fluviale accueillante sous le ciel bleu.

Evidemment mes regrets se sont envolés quand je suis arrivée à La grotte (Fengxian Si), celle qui contient les chefs d’œuvre Tang, avec notamment l’un des plus beaux bouddhas du monde, à mon avis, une statue blanche de 17 mètres, radieuse de sérénité. Oui, pour cette statue seule, ça valait déjà la peine de revenir à Luoyang. J’ai réussi à trouver un angle pour m’asseoir et le contempler tout à loisir pendant trois quarts d’heure, laissant les touristes chinois se faire photographier devant dans des positions plus ou moins recherchées.

Après j’ai vite visité les dernières grottes avant que la lumière du jour ne devienne trop faible, pas grand-chose de fabuleux. Et je n’ai donc pas traversé vers les grottes de l’est, comme en 2004, c’était trop tard et je n’étais pas sûre de pouvoir revenir vers les grottes de l’ouest pour la nocturne. Contrairement à d’autres sites qui ont une nocturne, ils n’ont pas chassé les visiteurs entre visite diurne et nocturne, c’est le même ticket qui sert, on n’a pas besoin de sortir. Simplement les lumières s’allument petit à petit. La plupart des grottes sont éclairées avec une lumière jaune, mais pour la grotte de mon bouddha préféré, ils ont décidé de mettre des couleurs. Le choix n’est pas forcément faux archéologiquement, les statues de toutes les grottes chinoises étaient peintes au départ, certaines gardent d’ailleurs des traces de couleur à Longmen. Mais ce maquillage, yeux fardés, lèvres rouges, enlève de la majesté et donne un air presque féminin au bouddha Tang, le faisant ressembler sans doute à la belle reine Wu Zetian, protectrice éclairée des arts et de la religion qui finança la grotte au 7ème siècle et qui aurait inspiré les sculpteurs du grand bouddha. Femme de caractère s’il en est, puisque j’ai lu quelque part qu’elle passa du statut de simple concubine à celui d’épouse et de reine en assassinant son propre fils et en faisant accuser du meurtre la vraie épouse du roi. A la mort du roi elle devint régente et régna longtemps, une période florissante pour l’art Tang.

Après avoir à nouveau longuement contemplé le grand bouddha, même si j’aurais préféré qu’il soit éclairé de manière plus neutre, j’ai revu lentement les plus belles grottes, plus nettes à la lumière que dans la nébulosité de l’après midi. Il n’y avait plus de groupes, quelle joie, quand vers 21 h ont débarqué deux groupes d’une cinquantaine de collégiens (chinois) et leurs professeurs hurlant dans les micros pour mettre quelque ordre à cette troupe turbulente. Heureusement ils sont passés vite, en sens inverse et le bruit s’est éloigné. Car dans l’obscurité les familles et les amoureux baissaient naturellement le ton. J’ai décidé de ne pas attendre la dernière minute, de crainte de ne pas trouver de taxi. J’espérais qu’à cette heure où les magasins sont fermés, les taxis seraient venus près de la porte de sortie, mais non, il a fallu encore faire environ un kilomètre et demi jusqu’à atteindre la place où ils étaient parqués. Aucun problème pour revenir donc.

Près de l’hôtel se trouvaient de nombreux petits restaurants de rue, j’en ai choisi un où j’ai réussi à me faire comprendre « bu yao la », je ne veux pas de piment. Mais leurs plats sans piment en contenait quand même (moins que les autres) et comme je l’ai déjà écrit j’ai été malade un peu plus de 12 heures ensuite, en raison de ma témérité de ce soir là.

Voici quelques photos de Longmen : 1. Le fleuve Yi avec les grottes de l’ouest en face, sa brume et ses bateaux d’excursion 2. Une aigrette blanche pêche au bord du Yi Hé 3. La falaise ouest creusée comme un fromage, plus de 100 000 statues auraient été sculptées sur un kilomètre de long 4. Une grotte des débuts du site : Wei du nord, dynastie qui transféra sa capitale de Datong vers Luoyang 5. Exemple de mutilation 6. Les abords des grottes sont eux aussi sculptés 7. Une grotte avec des restes de peintures 8. La grotte des chefs d’œuvre Tang, du Locana Bouddha 9. Le grand visage serein du Bouddha 10. Les statues qui l’entourent sont aussi très belles 11. Trois photos de touristes chinois prenant la pose : en groupe 12. Un peu plus acrobatique, style oiseau 13. Faussement religieux, en fait il a dû grimper et sauter par-dessus les barrières, cela explique peut-être pourquoi elles s’écartent autant des grottes 14. N’oublions pas le fleuve Yi qui borde les grottes tout du long, il est pour beaucoup dans le charme du site 15. Le site commence à s’illuminer 16. Que pensez-vous du maquillage ? 17. La grotte Wei du Nord dans un éclairage plus classique 18. Le temple en face brille de tous ses feux, mais il est resté silencieux pendant toute ma visite.
PA Pasqualina Veteran ·
A propos de cet affection des Chinois pour le cash, elle est la cause de la multiplication des vols, quelquefois avec violence sur les touristes asiatiques à Paris, j'ai vu le reportage à la télé française peu avant de partir. Les malfaiteurs les choisissent pour cible justement parce qu'ils se déplacent avec beaucoup d'argent et non avec des cartes bleues opposables comme les autres touristes. Cela preóccupe bien sûr les autorités françaises puisque les Chinois achètent beaucoup de produits de luxe lors de leur passage à Paris. Les galeries Lafayette par exemple, je l'ai vu de mes yeux, ont une entrée spéciale pour les groupes chinois, où se parquent leurs bus et où les attendent des vendeuses parlant chinois. Les aggressions sur Chinois et Japonais (victimes collatérales ?) ont fait l'objet de reportages dans les télévisions de ces pays et pourraient provoquer un déplacement du tourisme asiatique vers d'autres grandes villes du shopping comme Londres.
PA Pasqualina Veteran ·
J’ai encore pris un peu plus de retard dans mes chroniques, mais l’internet ne fonctionnait pas bien dans les chambres de l’auberge de Xingping. Je suis arrivée maintenant à Hong Kong, je n’arrive pas à croire que cela fait déjà 30 jours que je suis en Chine.

D'abord une rectification, j'ai mal orthographié le nom de la banque chinoise où les ATM délivrent 3000 yuans d'un coup : c'est l'ICBC et non l'ISBC.

Pour en revenir à Luoyang, vu mon triste état j’ai décidé de me reposer le matin et de payer une autre nuit de l’auberge de jeunesse, puisque j’avais la chance qu’elle n’ait pas été réservée et qu’elle soit très bon marché (110 yuans la nuit). Vers 14 heures j’allais mieux et je me suis informée. Je devais expédier un paquet vers la France avec les achats faits à Pingyao et peut-être quelques petites choses qui me paraissaient inutiles, pour alléger un peu ma valise. Et sur ce que je voulais voir aujourd’hui – le musée de la ville et un de ses temples, voir au moins le musée. Comme la réception de l’AJ m’a dit que la poste fermait à 17 h comme le musée, je devais choisir entre les d eux et j’ai choisi le musée, je continuerais à avoir de la peine à boucler la valise pendant quelques jours encore (pendant plus d’une semaine en fait puisque j’ai dû attendre Kaili pour faire cet envoi).

La réception de l’AJ m’a écrit un papier pour le chauffeur de taxi (trop lent par le bus) et je crois qu’ils avaient dû rajouter d’aller vite car j’ai eu droit à un véritable rallye et suis arrivée en un temps record devant le musée de Luoyang, grande bâtisse isolée dans un quartier périphérique de la ville. Il était 15 h, il fermait à 17 h, j’avais entre 1h30 et 2 h de visite. Ses collections se répartissent par thème, sur deux étages : j’ai commencé par le 2ème étage avec une section d’estampes chinoises d’époques Ming et surtout Qing, une sélection des meilleures œuvres du musée, puis une section avec 400 poteries Han et Tang, et j’ai fini au 1er étage par la présentation chronologique des œuvres découvertes dans la région, ce qu’ils appellent la civilisation Heluo, du nom du fleuve qui baigne la région, etc… Donc il y a des répétitions, notamment sur les poteries Tang que le musée possède à profusion. Heureusement mes visites studieuses de musée chinois l’année dernière en Chine et aussi ceux de Paris en octobre et à Noël me dispensait de lire tous les panneaux explicatifs et j’ai pu visiter le musée au pas de course, ce que je n’aime pas faire normalement. A partit de 16 h 30 je m’attendais à tout moment à être invitée à sortir, mais ce n’est qu’à 16 h 57 que trois ou quatre hommes très costauds m’ont entourées et indiqué la sortie poliment mais sans discussion possible. Je commençais la dernière section, celle des statues de pierre et c’était bien dommage car il y avait sûrement de beaux bouddhas dans les salles suivantes, mais je ne pouvais pas me plaindre, car j’avais vu presque tout le musée.

A la sortie du musée je me suis arrêtée pour me reposer un peu et j’ai alors vu la très extraordinaire sortie du personnel du musée, en ordre quasi militaire, à 17 h 03, soit 6 minutes seulement après ma sortie.

Quelques photos : 1. Un détail de fresque très abîmé d’une tombe datant des Han de l’Est (20-220 ap JC) ; le chariot ressemble à ceux tout doré qu’on voit dans le musée des terra cotta de Xi’an 2. Un petit danseur de la même époque ; tous les musée chinois sont pleins de ces petites statues en poterie pleines de vie nous ramenant au début de notre ère 3. Un groupe assez extraordinaire par son mouvement, mais les couples cheval-palfrenier ou chameau-gardien barbare sont assez courants dans les poteries Tang (618-907) 4. De nombreuses poteries Tang montrent les dames de l’époque avec leurs longues manches cachant leur mains et leurs très hautes coiffes, mais on trouve aussi pas mal de cavalières (ici poterie tri-colore, beige-rouille-vert, très abondante à l’époque Tang) 5. Un roi du ciel Tang en poterie tricolore, protecteur de grottes et de tombes 6. Un autre protecteur de tombe Tang, plus la bête est effrayante, plus elle sera efficaces pour faire fuir les démons 7. Je vous ai déjà parlé de ces jolis oreillers de porcelaine qui me font penser aux durs matelas chinois ; ici un modèle tricolore d’époque Song (960-1127), avec un dessin de pivoine, la fleur emblématique de Luoyang 8 et 9 : deux estampes d’époque Qing (1644-1912), difficiles à photographier car toutes en longueur 10. La sortie disciplinée des employés du musée, le personnel de nettoyage vêtu de gris en tête.
PA Pampita Veteran ·
Chère Pasqualina, c'est un grand plaisir de te relire !

Histoire et légendes : la légende fait remonter la naissance du site à une époque troublée vers 500 av JC. Un officier de l’époque, nommé Jie Zitui se serait sacrifié pour son prince et serait mort dans un incendie volontaire du mont Mianshan. Depuis un culte lui serait rendu ainsi que l’habitude de manger froid une fois par an pour ne pas utiliser le feu.

Ca, c'est un truc que j'apprécie beaucoup en Chine: un certain nombre de fêtes sont tirées d'événements historiques très anciens voire légendaires et non d'un simple calendrier religieux ou institutionnel (Constitution/Révolution/Indépendance etc.)

L'une des fêtes les plus importantes du calendrier chinois est celle des bateaux-dragon, en juin, qui commémore le suicide d'un ministre (Qu Yuan) il y a 2200 ans, qui s'est jeté du haut d'une falaise parce que ses conseils n'étaient pas suivis par son roi. Les habitants du cru, qui l'aimaient beaucoup, ont immédiatement pris leurs bateaux et lancé des boules de riz aux poissons de la rivière afin que le corps de Qu Yuan reste intact. D'où la tradition des bateaux-dragon et des Zhongzi, ces sortes de boules de riz dans des feuilles de bambou que l'on mange à cette occasion (et que perso je trouve pas terrible du tout...)

Je trouve ce genre de fête très belle, très culturelle. Plus qu'un 1er mai, un 8 mai ou un 15 mai...
PA Pasqualina Veteran ·
Bonjour Pampita, toujours en train de faire de la plongée en Malaisie ou de retour en Thaïlande après avoir renouvelé ton visa ? Moi je suis arrivée hier à HK où il pleut des cordes, c'est dommage, mais quitte à avoir de la pluie, c'est mieux dans une grande ville où il y a des musées et des tas de passerelles couvertes. Par contre ils emploient si fort l'air conditionné partout que j'ai froid et avec le peu de lumière par ce temps gris j'ai plutôt l'impression d'être en automne. La fin du récit sur Luoyang tout de suite, si internet fonctionne bien, hier soir rien à faire.
IS Isamars Regular ·
Hola Pasqualina

Qu'elle joie de te retrouver tous les jours, c'est sûr tu donnes vraiment l'envie de partir sur tes pas Vivement demain la suite de ton périple Bonne continuation Hasta luego Isabelle
Isabelle
PA Pampita Veteran ·
Bonjour Pampita, toujours en train de faire de la plongée en Malaisie ou de retour en Thaïlande après avoir renouvelé ton visa ?

De retour pour te lire, voyons !
PA Pasqualina Veteran ·
Merci pour ta fidélité Isabelle. Voilà la suite :

Après ma sortie du musée à 17 h, il me restait un peu de temps avant d’aller faire mes bagages et partir pour la gare puisque mon train de nuit pour Zhangjiajie ne partait qu’à minuit et quart. Donc je décidai d’aller voir le reste de vieille ville situé non loin de l’auberge ainsi que le marché de nuit. Un bus plus un court trajet en taxi m’ont amenée à la vieille porte Lijing bien conservée, d’où part une sympathique vieille rue avec beaucoup de peintres et de marchands d’estampes chinoises modernes, avec pour thème paysages et pivoines, la fleur emblème de la ville (il y a un grand jardin de pivoines et un festival des pivoines à Luoyang). Dans cette vieille rue aussi des artisans de tous types et beaucoup de tables et chaises où les gens étaient en train de manger (la plupart des chinois mangent entre 18 h et 20 h le soir).

Au bout d’un kilomètre environ, une transversale de la vieille rue était envahie d’étals et de lampions et une foule s’y pressait pour découvrir toutes sortes de mets : brochettes de produits marins, de viande ou de légumes, jus de fruits, etc… En plus de l’ambiance et de l’animation très attrayantes de ce marché, la plupart des choses avaient l’air appétissante, mais l’huile de friture plus douteuse et je me devais à une certaine prudence, surtout que je prenais un train de nuit. Je n’ai craqué que pour de petits gâteaux aux œufs et aux fruits que j’ai fait emballer pour mon petit déjeuner du lendemain.

En marchant dans ces rues, je me suis souvenue d’un épisode de mon premier voyage en Chine de 2004, dont je croyais qu’il s’était produit à Xi’an, mais c’était bien à Luoyang. J’avais marché assez longuement pour trouver un restaurant recommandé par le Lonely Planet ou le Routard et arrivée là j’avais été incapable de me faire servir. La carte était en chinois, il y avait plusieurs serveuses chinoises très jeunes dont aucune ne parlait le moindre mot d’anglais. On avait écrit sur mon carnet le nom d’une soupe chinoise en idéogrammes, il y avait le simple mot « soupe » et le nom d’une soupe curative pour estomac fatigué et je les ai montrés à la première serveuse. Au lieu de me dire oui ou non, la serveuse a commencé à parler : un flot de paroles évidemment incompréhensibles pour moi. J’ai montré du doigt les idéogrammes sur le carnet, et elle recommence à parler. Les autres serveuses se rapprochent et pendant plusieurs minutes c’est le dialogue de sourds. Moi montrant mon carnet et elles m’abreuvant de leurs paroles qu’il était pourtant évident que je ne comprenais pas. Ce n’était pas un simple « mei you » que j’aurais compris, mais un luxe inopportun de questions ou d’explications entrecoupé de rires. Je n’étais pas en bonne santé non plus cette fois-là car je supportais très mal la pollution de Pékin et je ne pouvais donc pas montrer n’importe quel plat d’un autre convive et manger au hasard n’importe quoi. Je suis donc ressortie assez mécontente du restaurant et suis allée acheter des bananes à un petit vendeur au coin de la rue.

Allais-je réussir cette fois mieux qu’il y a 9 ans ? J’avais une revanche à prendre ! Le Lonely Planet indiquait un fabuleux banquet de l’eau dans un restaurant proche constitué de 22 soupes, c’était sûrement le restaurant que j’avais visité l’autre fois. Mais avant d’arriver jusqu’à lui, également sur la grande rue Zhongzhou, comme le restaurant indiqué par LP et comme l’auberge de jeunesse, au nº 393, un grand restaurant pastiche de bâtiment ancien portait de nombreuses affiches de prix gastronomiques et sa carte était bilingue. J’ai choisi une seule des 22 soupes indiquant divers ingrédients à la vapeur, je ne sais pas exactement ce que j’ai mangé car tout était mélangé dans un bol rempli d’une sauce beige, mais c’était délicieux et très digeste. C’était un restaurant chic avec des serveuses en costume, mais la note était peu élevée, seulement 40 yuans pour un grand bol de soupe et une bière glacée. Ils avaient aussi toutes sortes de mets raffinés, notamment des desserts, dont certains étaient en vitrine. Le nom du restaurant n’était écrit qu’en idéogrammes, mais avec l’adresse et la photo vous devriez pouvoir le retrouver sans difficulté.

Avant de retourner à l’AJ qui était à moins de 500 m, j’ai traversé pour voir une place sur l’autre côté de l’avenue d’où s’échappait de la musique. Des gens dansaient ou plutôt faisaient des mouvements rythmiques sous un immense panneau publicitaire lumineux vantant de grosses voitures ou une opération immobilière mais distillant en même temps une musique dansante.

Voilà, c'est tout ce que j'ai vu à Luoyang malheureusement, alors qu'il y avait deux temples très intéressants à visiter aussi, dont le plus vieux temple bouddhiste fondé en Chine semble-t-il (même s'il a été reconstruit bien sûr).

Je suis enfin rentrée faire mes bagages à l’AJ et suis partie vers 22 h 30 vers la gare de Guanli, une autre gare de Luoyang qui en comporte au moins trois : Luoyang, Longmen pour les trains TGV et Guanli au sud de la ville. C’était une toute petite gare, comme une gare de banlieue, du coup pas beaucoup de quais et nous sommes partis du premier quai, pas d’escaliers à monter et à descendre. Il y avait beaucoup de jeunes dans la salle d’attente, allant sans doute randonner dans les montagnes du Hunan. Rien à dire de spécial sur ce train de nuit qui arrivait de Beijing et qui allait jusqu’à Huaihua au Hunan en arrivant entre 11 h et midi à Zhangjiajie : un peu tard, mais comme c’est le seul train, on fait avec.

Les photos : 1. La porte Lijing 2. La vieille rue avec la porte Lijing au fond 3. Marchand d'éventails et d'estampes avec des dessins de pivoines 4. Gens attablés dans la vieille rue 5. La rue transversale "marché de nuit" avec tous ses étals et ses lampions rouges 6. Brochettes de produits de la mer 7. Le restaurant du "banquet de l'eau", 393 rue Zhongzhou ; j'avais aussi une photo de l'intérieur, mais sans flash et plusieurs personnes ont bougé, elle est floue.
PA Pampita Veteran ·
Au lieu de me dire oui ou non, la serveuse a commencé à parler : un flot de paroles évidemment incompréhensibles pour moi. J’ai montré du doigt les idéogrammes sur le carnet, et elle recommence à parler. Les autres serveuses se rapprochent et pendant plusieurs minutes c’est le dialogue de sourds. Moi montrant mon carnet et elles m’abreuvant de leurs paroles qu’il était pourtant évident que je ne comprenais pas. Ce n’était pas un simple « mei you » que j’aurais compris, mais un luxe inopportun de questions ou d’explications entrecoupé de rires.

LOL C'est typiquement chinois : incapacité totale à se mettre à la place de l'autre ou en situation. On part de soi, de son point de vue, de son cercle concentrique central et on va vers l'extérieur. Si l'extérieur, l'autre, ne comprend pas, tant pis... Mais incapacité à se transférer dans la tête de quelqu'un d'autre, de s'imaginer ce que l'autre pense.

Il y a aussi une variante au flot de paroles, c'est le volume sonore. Quand un Chinois te parle et que tu ne comprends pas, il va répéter exactement la même chose mais plus fort et encore plus fort. Si tu ne comprends pas, c'est que tu ne dois pas avoir entendu...
PA Pasqualina Veteran ·
Une variante, c'est la jeune fille qui voyant que tu ne la comprends pas, sort un crayon et un papier et tout en parlant, te griffonne des tas d'idéogrammes. Maintenant ça va mieux car je sais dire quelques mots, comme "wo bu dong" = je ne comprends pas ou "wo bu dong hanyu" = je ne comprends pas le chinois ou "wo bu dong hanzi" = je ne comprends pas les idéogrammes. Mais dans le cas de cette jeune fille, c'était en juillet de cette année, elle ne captait pas, j'ai fini par lui parler en français et lui écrire quelques mots en français et là elle a enfin compris l'abîme d'incompréhension qui nous séparait ... La Chine c'est Zhong Guo, le pays du milieu, les Chinois sont au centre du monde et ils ont de la peine, quand ils n'ont pas fait d'études, à imaginer que les autres, ceux qui vivent à la périphérie de la Chine, ne partagent pas leurs connaissances.
RA Ragamuffin Globetrotter ·
"wo bu dong" = je ne comprends pas

"wo ting bu dong" = je ne comprends pas
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
PA Pasqualina Veteran ·
Merci pour la correction. Que signifie le "ting" ? Moi quand je les entends dire à propos de moi "ting bu dong", j'ai toujours cru que le "ting" voulait dire "rien" : elle ne comprend rien du tout !
PA Pampita Veteran ·
Merci pour la correction. Que signifie le "ting" ? Moi quand je les entends dire à propos de moi "ting bu dong", j'ai toujours cru que le "ting" voulait dire "rien" : elle ne comprend rien du tout !

"Ting", c'est entendre/écouter. Quand quelqu'un parle et qu'on ne le comprend pas, on dit effectivement "wo ting bu dong"

"Kan" c'est regarder/lire. Donc si tu lis quelque chose que tu ne comprends pas, tu dis "wo kan bu dong"

"Bu dong", c'est un peu le terme générique pour "ne pas comprendre" mais on ne l'utilise jamais seul.

La Chine c'est Zhong Guo, le pays du milieu, les Chinois sont au centre du monde et ils ont de la peine, quand ils n'ont pas fait d'études, à imaginer que les autres, ceux qui vivent à la périphérie de la Chine, ne partagent pas leurs connaissances.

Tout à fait. Plus le fait qu'à l'intérieur même de ce centre du monde, eux-mêmes sont le centre. Le centre du centre en quelque sorte... Le premier cercle concentrique, c'est eux. Le deuxième, c'est le clan familial. Le troisième, ce sont les amis. Le quatrième, ce sont les relations (guangxi). Le cinquième, ce sont les autres Chinois. Et puis vient le reste... C'est une société naturellement égocentrique.
RA Ragamuffin Globetrotter ·
Cherche pas à trop vouloir comprendre

Même eux http://www.chine-nouvelle.com/...ls/dictionnaire.html ils comprennent pas

Dans le Lonely Planet :

Je comprends = Wo tingdedong

Je ne comprends pas = Wo tingbudong

Lucq avait dit que

Wo tingbudong = Je ne comprends pas (ce que vous dites)

Wo kanbudong = Je ne comprends pas (ce qui est écrit)

Wo bumingbai = Je ne comprends pas (la situation)

Mais Lucq faisait beaucoup de fautes de frappe

Concentre toi sur ton récit [;)] et ne te laisse pas distraire par des interventions déroutantes comme celle-ci [:P]
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
PA Pampita Veteran ·
Cherche pas à trop vouloir comprendre Même eux http://www.chine-nouvelle.com/...ls/dictionnaire... ils comprennent pas Dans le Lonely Planet : Je comprends = Wo tingdedong Je ne comprends pas = Wo tingbudong Lucq avait dit que Wo tingbudong = Je ne comprends pas (ce que vous dites) Wo kanbudong = Je ne comprends pas (ce qui est écrit) Wo bumingbai = Je ne comprends pas (la situation)

Ouais, c'est ce qui est écrit juste au-dessus...
RA Ragamuffin Globetrotter ·
Je tape avec un seul doigt
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
PA Pasqualina Veteran ·
Merci à tous les deux, d'ailleurs vos renseignements ne se contredisent pas, au contraire. Je pourrai dire correctement "je ne comprends pas" la prochaine fois. Même si je pense qu'une erreur en disant "je ne comprends pas" doit aider à souligner que la personne est nulle en chinois !
LU Lucq Globetrotter ·
ting 听 veut dire entendre wo ting bu tong, : j entends mais je ne comprends pas... wo bu tong: je ne comprends pas (je n ai pas la capacité intellectuelle de comprendre) mais on dira plutot alors bu ming bai (pas clair brillant)

oli
LU Lucq Globetrotter ·
je n avais pas vu les reponses ulterieures. alors, oui , je fais beaucoups de fautes de frappes...la faute au clavier qwery pour ecrire en francais que j avais dans le passé; au clavier azery que j ai eu ensuite pour ecrire en anglais et en chinois...ce qui fait que maintenant je melange tout...(en plus rien n est jamais a la meme place) et comme je passe souvent d'une langue a l autre en meme temps...ca n arrange rien! en plus je suis un peu dyslexique!

bon voila!

mais, je confirme a 500%la réponse qui met en avant le contexte "fort" de la chine et l incapacité que cela engendre a se projeter à la place de qqn qui vient d une autre culture. cela engendre parfois des situations ubuesques! bien sur, cela peut parfois mettre les chinois mal a l aise mais qui les fait rire aussi car d une manière tout a fait bizzare, les chinois, tout engoncés qu ils sont dans leurs concepts ethnocentristes, peuvent avoir une regard très critique et distancié par rapport a leur culture. Encore une fois, il faut ramener ça au contexte chinois ou une chose n est pas blanche ou noire mais peut etre blance et noire en meme temps.
PA Pampita Veteran ·
Encore une fois, il faut ramener ça au contexte chinois ou une chose n est pas blanche ou noire mais peut etre blance et noire en meme temps.



On ne saurait d'ailleurs imaginer à quel point et avec quelle profondeur ce simple dessin représente des pans entiers de la mentalité chinoise...
LU Lucq Globetrotter ·
oui.
PA Pasqualina Veteran ·
Merci Lucq et Pampita d'enrichir mon fil avec vos remarques intelligentes qu'elles concernent la langue ou la mentalité chinoises. Lucq, pour le clavier je connais ça. Dans le monde entier on emploie des claviers QWERTY, avec des variantes pour les accents et la ponctuation, les claviers AZERTY français compliquent beaucoup les choses pour les Français. C'est bien pourquoi j'ai fait attention d'acheter mon portable en Espagne, car avoir un clavier QWERTY au travail et AZERTY à la maison ou en voyage, c'est schizophrène... Rien que pour les A et les Q, cela suppose des erreurs et des corrections dans chaque phrase si on écrit avec ses 10 doigts sans regarder le clavier comme moi.
LU Lucq Globetrotter ·
oui, mais pour le chinois , mieux vaut un qwerty...czr le programme desaisie du piyin est basé sur un qwerty donc si tu as un azery (mon portable ) tu dois taper en aveugle sur un azerty comme si c etait un qwerty...haha...de quoi devenir fou, surtout si tu chates avec des chinois qui tapent plus vite que leur ombre!

bon finissons les considerations qweryazerty!
CH Chrispopof Veteran ·
Ayant moi-même passé deux mois en Chine en 2008, c'est un plaisir de lire tes aventures.... Surtout que tu visites beaucoup de lieux que je n'ai pas eu la chance de voir, ça me donne vraiment envie de repartir !
Récits de voyage et conseils pour la préparation d'un tour du monde sur http://tour-monde.fr/
PA Pasqualina Veteran ·
Merci pour ton intervention. Je suis confuse, car j'aimerais bien continuer ce récit mais je m'écroule tous les soirs dans mon lit douillet (ce n'est pas un lit de Chine Populaire !) et n'ai ni le temps ni la force pour le moment de reprendre mes chroniques qui arrivent au Hunan. Dans la réalité je quitte demain matin les délices de Capoue, ou plutôt de Hong Kong, pour rejoindre après une étape à Macao le Guandong et utiliser ma deuxième entrée du visa chinois. J'espère que je ne me suis pas trop endormie dans le confort hong kongais et que je vais retrouver l'énergie pour la fin de mon voyage.
PA Pasqualina Veteran ·
J'ai pensé à Pampita et à Lucq et à la Chine "pays du milieu", quand j'ai lu le panneau ci-dessous introduisant l'histoire du commerce maritime entre la Chine et les pays européens, dans le très intéressant nouveau musée de la Marine de Hong Kong (à côté de l'embarcadère du Star Ferry à Central sur l'île de Hong Kong). Donc ce qui est écrit l'est avec l'aval des autorités chinoises, notamment : "La Cour impériale croyait que le monde était composé de "tout ce qui était sous le ciel" et que la Chine en était le point central. [...] Du point du vue de la Cour impériale, plus une nation était située loin de la Chine, moins civilisée elle était considérée."
FA FabGreg Globetrotter ·
J'ai besoin de l'aide de ceux qui s'y connaissent en photo numérique. Il m'est arrivé ce soir quelque chose de tout à fait bizarre. Mon appareil photo a buggué, il l'a fait plusieurs fois ces jours-ci, il met "erreur carte" et clignote, il faut l'éteindre, retirer la carte et ça repart. Ce soir il m'a mis "erreur carte" et a tout simplement effacé l'intégralité des photos de la journée. La dernière photo de la carte est celle d'hier soir. Comment est-ce possible ? J'ai transféré les photos sur l'ordinateur en espérant revoir les photos d'aujourd'hui, mais non, j'ai bien les 1022 photos depuis le 15 juillet (Zhangjiajie) et aucune d'aujourd'hui. °°° Est-ce un problème de la carte ou de l'appareil ? S'il se met à effacer 200 ou 300 photos comme ça, sans crier gare, ça devient stressant.

Je ne suis aucunement expert en la matière, mais il m'est arrivé la même chose exactement en décembre 2012, 2ème jour de présence en Thaïlande, et surtout en fin de journée de visite d'Ayutthaya. Arrggh ! Etait-ce parce que je venais de photographier le grand bouddha doré ? A noter qu'il était désormais impossible de prendre la moindre photo.

Première vérification : carte mémoire ou appareil photo ?

En changeant de carte mémoire, j'ai constaté que l'appareil (un Pentax) photographiait sans aucun problème. Donc le problème résidait au niveau de la carte mémoire. Comme je n'avais encore pas exporté de photo sur Internet, cela ne pouvait être causé par un virus. Sans doute était-ce plutôt un secteur mémoire défectueux, comme cela arrive aussi sur un disque dur. Tant que le secteur n'est pas utilisé, tout fonctionne bien... jusqu'à solliciter le secteur défectueux.

Diagnostic ?

Quelques jours plus tard, à Chiang Mai, passant à côté d'un énorme magasin spécialisé sur la photo, j'ai sollicité une assistance technique. Après "observation" de la carte mémoire, quelques 20 mn plus tard, le verdict tombe : il faut reformater la carte mémoire (=> perte de toutes les photos stockées). Comme je disposais d'autres cartes mémoire, j'ai préféré étudier la question à mon retour parisien.

Recherche de solutions

Chez moi, en raccordant la carte mémoire à mon ordinateur, j'ai constaté que je ne pouvais pas accéder au répertoire de la journée problématique (appareil photo paramétré pour un classement automatique par jour). Après recherches infructueuses sur Internet, j'allais renoncer quand...

Résolution

- Clic droit en ayant pointé sur l'emplacement USB de la carte mémoire raccordée à mon ordinateur. - Sélection de "Propriétés", puis - sélection de "Vérification des erreurs". Je n'ai plus souvenir précis de ce qui m'a été proposé, mais l'utilitaire Windows a détecté des erreurs, m'a proposé de les réparer (ce que j'ai accepté), et à l'issue du processus, j'ai pu accéder au répertoire problématique.

Dans le répertoire auparavant défaillant, les fichiers avec extension .jpg n'étaient pas accessibles, mais l'utilitaire de vérification avait créé des fichiers miroir sans extension. Frustrant, car comment les ouvrir. Inspiré, j'ai modifié le premier fichier en lui ajoutant une extension .jpg. Et là, miracle (un peu comme "Fiat Lux" ;-), j'ai pu l'ouvrir normalement ! Méthode qui a marché pour toutes les photographies, alors que je m'attendais à ce que la dernière photographie ne soit plus exploitable (cf. hypothèse segment mémoire défectueux pour la dite photo).

De surcroît, la carte mémoire (8 Go quand même, et c'était un prêt familial) fonctionne à nouveau normalement. Merci... Bouddha ?

En espérant que cela puisse opérer de même pour toi Pasqualina. Et bonne suite de voyage si tu es toujours sur les routes.

Fabrice

P.S. : en te relisant, il semble me souvenir que j'avais eu auparavant comme toi des épisodes "erreur carte", avant même que je ne parte en voyage. Ce qui laisse imaginer que le secteur mémoire défectueux avait déjà des problèmes. Et qu'il a empêché le lecteur / codeur d'image de fonctionner normalement (mauvaise indexation de la dernière journée) jusqu'à ce que l'utilitaire le répare. Mais ce n'est que l'interprétation d'un néophyte, juste initié aux arcanes de l'électronique et de l'informatique, formation d'ingénieur oblige.
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
PA Pasqualina Veteran ·
Merci infiniment Fabrice pour ces explications très détaillées. Il y a donc un espoir pour que je récupère les photos de ma journée 2 à Fenghuang. Mais je ferai ça à tête reposée de retour à Madrid en septembre. En ce qui me concerne, j'ai pris mon premier bain de mer (et de piscine) de l'année aujourd'hui à Coloane, à l'extrême sud de Macao, c'était bien agréable. J'ai beaucoup aimé ma visite (trop courte) du vieux centre portugais de Macao hier, il est plein de couleurs et tout restauré. je ne sais pas pourquoi tant de gens disent que Macao n'est pas intéressant et peut se visiter en une journée aller-retour. Cela veut dire aussi avoir les formalités de frontière deux fois dans la même journée ... Les bâtiments monstres des hôtels casino m'ont moins séduite c'est sûr, mais je suis passée devant en bus ou en taxi sans m'arrêter. Il y a même un hôtel-casino, le Venetian Hotel Resort, qui a reconstruit les monuments phare de Venise en grandeur nature il me semble : le palais des doges, le campanile, le rialto, je n'en croyais pas mes yeux. Quant à Coloane, c'est un village de pêcheur très bien préservé, très loin des casinos, même s'il n'en est qu'à 15 ou 20 minutes de taxi et un peu plus en bus. Et ce soir je suis de retour en Chine populaire, j'ai utilisé tout à l'heure ma deuxième entrée du visa à la frontière entre Macao et Zhuhai. Demain je visiterai les diaolou, sur les marches de Ragamuffin et des autres. Mais au rythme où j'écris cette chronique, je crois bien que je ne vous décrirai cette partie de mon voyage que dans un mois, de retour chez moi ! Pasqualina
JE Jeansellier Globetrotter ·
Bonjour Pasqualina ,

Le vieux centre colonial de Macao vaut effectivement le coup . En allant à Coloane , tu ne t'es pas arreté au petit village juste avant ? Il y avait des ruelles avec anciennes maisons et une petite eglise portugaise . Un petit havre de paix loin de l'enfer des casinos .

Bon voyage Jean

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