Notre guide et notre chauffeur nous attendent avec un guide local. Tiens donc mais pourquoi faire ? Une question de plus qui restera sans réponse.
Ce village est un village qui tire partie du tourisme en imposant (le mot est un peu fort, je suis à court, à moduler donc) un guide local qui sera rémunéré par votre agence, le bénéfice sera réparti au village, la visite de la maison fait aussi partie du trip...il n'y a rien de mystérieux à çà, vous auriez du avoir une explication.
A savoir que certains villages restent encore aujourd'hui sous surveillance du fait de leur proximité avec la frontière chinoise et que là aussi un guide local est obligatoire.
Mais dans la voiture, les trois hommes causent avec animation sans nous prêter la moindre attention. Deux guides, c'est un de trop. J'ai l'impression d'être un vulgaire sac de riz ballotté à l'arrière du véhicule.
Ce que vous n'auriez pas du accepter!....la suite se profile donc...sac de riz un jour, sac de riz toujours...[:/]
Les jupes que je vois portées par les petites filles et celles étendues sur les cordage sont des tenues Hmong vert.
Superbes images et ressenti émouvant, vite vite la suite....[;)]
A tous, n'hésitez pas à recadrer ces personnes qui ne font fi de vous alors que vous restez l'acteur de votre voyage, on vous a proposé, vous avez payé, une prestation que vous êtes en droit d'attendre et d’exiger.
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Vos photos sont très belles, on sent qu'elles nous montrent un moment qui vous a émue, mais en vous lisant je me dis que je n'irai pas au Vietnam avant qu'on puisse y voyager par soi même. Comme je comprends votre frustration d'être ballotée au fond de la voiture, sans avoir le droit de vous arrêter où vous voulez , et ces visites chez l'habitant où vous n'êtes pas à l'aise.
il n'y a rien de mystérieux à çà, vous auriez du avoir une explication.
Pour nous, à partir du moment où rien n'est annoncé, rien n'est expliqué et où les questions restent sans réponse, à ce moment le mystère reste entier. Bien sûr on se doute de la raison, on suppose, on élabore des théories.
Je comprends bien le pourquoi du guide local. Ce que je regrette, encore maintenant, c'est le peu (le pas) d'effort de ces guides locaux pour établir le contact avec les touristes dont ils veulent, fort logiquement, profiter (le verbe n'est pas là péjoratif). Pas un regard, pas un sourire, pas une poignée de main. On sent bien l'accord purement commercial entre l'agence et le guide local. Mais moi, si j'accepte d'être la "touriste", je refuse par contre le statut de marchandise.
Ce que vous n'auriez pas du accepter!....la suite se profile donc...sac de riz un jour, sac de riz toujours...
Et qu'aurait-il fallu faire quand parler ne suffit pas ? En France, j'aurais poussé une gueulante, je serais descendue de voiture. C'est mon pays, j'en connais les usages. Au Vietnam pour la première fois, je suis une invitée, certes payante mais invitée quand même, convenez-en. Je respecte mon interlocuteur et dans le doute de ce qui se fait ou ce qui ne se fait pas, je me contiens, j'observe, je choisis la douceur ... Permettez moi de douter que le simple fait de "ne pas accepter" ait suffi. La suite vous démontrera que la situation était autrement plus compliquée, larvée, la lutte inégale sur un terrain pour nous inconnu.
A tous, n'hésitez pas à recadrer ces personnes qui ne font fi de vous alors que vous restez l'acteur de votre voyage
Moi je rajouterais, n'hésitez pas à faire préciser chaque détail du programme PAR ECRIT par votre agence. Pour votre guide et sur le terrain, ce sera l'argument qui jouera en votre faveur. Je regrette de ne pas avoir pas été plus pointilleuse sur ce point mais c'était pour nous le premier voyage privé avec guide.
Oui, l'émotion a accompagné ce voyage du début à la fin et même s'il y a eu des éléments regrettables, c'est ce que je veux en retenir. [:)]
en vous lisant je me dis que je n'irai pas au Vietnam avant qu'on puisse y voyager par soi même
C'est exactement la réflexion que je me suis faite. Notre "liberté" nous a beaucoup manqué mais sans doute parce que nous n'avons pas l'habitude de voyager de cette manière. Beaucoup d'autres s'en accommodent pourtant, je reste persuadée qu'il reste un nombre non négligeable de personnes qui ne s'y retrouveraient pas.
Voyager par soi même au Vietnam, c'est visiblement possible, du moins dans les secteurs les plus touristiques. La seconde partie de notre trip s'est fait en autonomie et c'était très chouette aussi, différent moins culturel mais aussi moins tendu. Dans les zones plus reculées, ça reste plus compliqué mais les choses changent, vite, et je suis convaincue que bientôt, cela sera plus facile ...
Juste un commentaire avant clore ce débat.
Vous aviez une agence ,
C'est votre agence qui aurait du régler le problème et non pas vous.
Je recommande à chaque fois qu'il y a échange privé et public de la contacter en direct au moindre souci en cours de route...
Mais bien sur j'attends la suite avant de tirer conclusion.
je refuse par contre le statut de marchandise:
qu'aura, à mon sens, instauré votre guide....d'autres seront bien plus avenant envers les locaux et les associeront volontier...c'est en tout cas mon vécu au long de mes voyages au Vietnam.
Vous avez raison, le programme doit être détaillé , écrit et aussi à la disposition du guide (ce qui n'est pas toujours le cas) tout en restant flexible.
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Votre expérience est navrante et heureusement pas courante . J'ai plus eu des bons contacts avec nos guides et chauffeurs et nous correspondons encore . Nous nous revoyons parfois . Et même à Paris pour deux !! Ponctuellement à mes débuts au Viet Nam j'ai eu parfois des guides qui ne correspondaient pas à mes attentes, heureusement pour une journée seulement .
Vous avez raison que faire quand on ne maitrise pas les usages ou pratiques du pays : une "gueulante" est inefficace, au contraire , car vous perdez la face pour non maitrise de vous même . A l'inverse Il ne faut surtout pas faire perdre la face à votre interlocuteur . Erreur fatale . Tout cea facile à dire pas facile à faire.
Quant au programme bien détaillé , là aussi vous dispensez un judicieux conseil , je le complète en préconisant de l'emporter en plusieurs exemplaires afin d'en donner un exemplaire à votre guide qui ne l'a pas forcément aussi détaillé que vous. Ne pas hésiter à discuter la veille le programme du lendemain, Si le problème persiste il faut contacter l'agence et espérer une réaction rapide .
Vous avez, aussi, raison de mettre en garde sur ces cas de figure isolés mais réels et qui peuvent gâcher le plaisir d'un voyage .
Encore bravo pour votre récit....et photos
Fabienne, permettez moi de m'étonner quand vous écrivez ceci :
Il ne faut surtout pas faire une généralité d'une mauvaise expérience, je puis vous assurer que c'est un fait rare, regrettable mais rare!
Alors qu'il y a quelques jours à peine, vous ouvriez un post (ici) pour remarquez cela :
Après lecture d'un message sur ce forum ce jour, je voulais rebondir sur un point précis:
" l'attitude de notre guide n'ait pas été à la hauteur de celle de son employeur..."
Ce problème semble devenir une récurrence.
Depuis quelques temps je reçois des avis similaires à celui ci.
Je ne saurais dire si le problème est rare ou récurrent. Toujours est-il qu'il existe et qu'il mérite réflexion de la part des futurs voyageurs afin d'éviter une certaine déconvenue.
Vous avez raison que faire quand on ne maitrise pas les usages ou pratiques du pays : une "gueulante" est inefficace, au contraire, car vous perdez la face pour non maitrise de vous même. A l'inverse Il ne faut surtout pas faire perdre la face à votre interlocuteur.
Ce sont des choses dont on m'avait effectivement parlé avant le départ et qui ont en partie modulé mon attitude dans ce cas précis. Plus facile à dire qu'à faire, comme vous le dites si justement.
Vous avez, aussi, raison de mettre en garde sur ces cas de figure isolés mais réels et qui peuvent gâcher le plaisir d'un voyage.
C'est effectivement mon but en publiant ici mon "journal de voyage", partager mon expérience, par définition unique et particulière afin que chacun puisse envisager divers cas de figure et faire ses propres choix selon ce qu'il souhaite. L'essence même du partage sur le forum.
Quant à gâcher le plaisir, le terme est un peu fort dans notre cas. Je dirais plutôt ternir le plaisir mais même si la notion est plus subtile, cela reste regrettable.
Merci à vous de partager votre propre expérience dont j'avoue être un peu jalouse. Je rêvais, avant notre départ, de quelque chose dans ce genre ... [:)]
Vous pouvez consulter les recommandations de l'Institut Pasteur pour les voyages au Vietnam ici
Tout dépend des endroits que vous comptez visiter et de la période où vous voyagez
En ce qui nous concerne, un traitement préventif contre le paludisme n'était pas préconisé. Par contre, nous étions au Vietnam au cours d'une épidémie de dengue contre laquelle il n'existe ni vaccin, ni traitement préventif. Nous avons donc été extrêmement attentifs au risque de piqûres de moustiques en traitant, avant le départ certains vêtements (pantalon, chemise manche longue) et en emportant avec nous des produits anti-moustiques jugés efficaces. Sans être parano, il faut prendre le risque sanitaire au sérieux.
Avant de poursuivre mon récit, je voudrais faire un petit point sur ce problème de guide que j'ai soulevé :
1. Notre guide était très cultivé sur un plan historique, social et même botanique, il nous a beaucoup appris et ce fut un point très positif de notre échange.
2. Le malentendu qui s'est instauré entre nous n'était pas du à des manquements flagrants. Dans l'ensemble, le programme, tel qu'il était écrit a été respecté. Malheureusement, celui-ci n'était pas suffisamment précis pour permettre d'éclaircir la situation. D'où l'intérêt de prêter une attention toute particulière au programme qui figure sur le contrat.
3. On peut penser, en partant avec un guide sur un itinéraire personnalisé, trouver une certaine souplesse dans le déroulement du voyage. C'est ce qui nous a cruellement manqué. Notre guide avait une certaine rigidité plus comparable à ce qui est nécessaire lorsqu'on dirige un groupe avec de nombreuses personnes ou alors des enfants. Il a suivi ce qui était écrit, l'interprétant à sa manière sans tenir compte de nos envies ou de notre ressenti.
4. Beaucoup de remarques qui ont été envoyées disent que nous aurions du contacter notre agence. S'il y avait eu un manquement grave, nul doute que c'est ce que nous aurions fait. C'est beaucoup plus difficile d'agir de la sorte sur de simples désaccords qui se complètent au fil du temps. Le premier jour, vous froncez les sourcils, réalisant qu'il y a peut-être un soucis, le second, vous prenez conscience de ce qui devient un vrai problème, le troisième, vous tentez une explication et les choses se passent mieux, le quatrième, nouveau couac ... et ainsi de suite. Sur un programme d'une semaine, le temps passe vite. Lorsqu'on arrive aux derniers jours, on laisse couler et on se dit tant pis.
5. Mon but ici n'est pas de généraliser une expérience que je qualifierais plus de mitigée que de réellement mauvaise. Evidemment, nous aurions pu tomber sur une personne formidable, totalement en phase avec nos attentes. Il y a une part de hasard dans ces échanges, c'est le jeu ! Mais je reste persuadée que cette manière de voyager, avec un guide et un chauffeur ne convient pas à tout le monde. Nous faisons partie de cette tranche de la population et ne renouvellerons probablement pas l'expérience, du moins sur une longue période. Je pense qu'il est important de le dire. Maintenant libre à chacun de savoir dans quelle catégorie il se place et de programmer son voyage en conséquence.
Voilà pour cette mise au point, un peu longuette mais, je pense nécessaire.
Retour à Bac Ha. Il n'est pas encore l'heure de diner. On part à la découverte des rues de Bac Ha, à deux cette fois-ci [;)]. Je n'attendais rien de spécial de cette petite bourgade qui n'était pour moi qu'une étape sur la carte et j'ai été agréablement surprise. Les maisons colorées, hautes et étroites, comme partout ou presque, grand ouvertes sur la rue, se succèdent dans un joyeux fouillis. Et la vie déborde jusque sur le trottoir. On y joue, on y travaille, on y cuisine, on y discute entre voisines. Evidemment, nous ne passons pas inaperçus, mon homme est trop grand, mes cheveux trop clairs. Les enfants nous dévisagent avec curiosité, quelques femmes nous interpellent d'un sympathique hello. Nos quelques mots de vietnamien mal prononcés font immanquablement rire. Les rencontres peuvent aussi se faire sur un trottoir !
Seuls les hommes semblent indifférents à notre présence. Leur regard glisse sur nous sans s'arrêter, inexpressif et c'est comme si nous n'existions pas. Pendant tout notre périple dans le nord, ce sera la même chose, peu ou pas de contact avec les hommes qui, soit sont présents sans chercher à échanger, soit sont absents, mais toujours silencieux avec cette mine indéchiffrable qui n'exprime ni animosité ni le moindre intérêt, comme une sorte de négation de notre présence. Avec les femmes par contre, c'est tout le contraire, des visages joviaux, des sourires, des mots qu'on ne comprend pas toujours, un désir de communiquer qu'on sent fort et un accueil toujours chaleureux, toujours attentif. Les femmes nous ont semblé être les vrais vecteurs de l'ouverture dans toute cette région du nord mais aussi à Hanoï et dans ses alentours, plus touristiques.
Retour à l'hôtel pour le repas du soir. Notre guide nous y rejoint brièvement pour s'assurer que tout se passe correctement, c'est à dire que l'on a suffisamment à boire et à manger puis s'envole diner de son côté. A la table voisine, une guide locale discute autour d'un verre, en anglais, avec deux touristes asiatiques qu'elle accompagne visiblement. Je laisse trainer mes oreilles de leur côté et attrape quelques bribes de leur conversation animée, informelle, ponctuée de rires et d'exclamations. Sans le vouloir, mon esprit fait la comparaison, cette guide et ses clientes, notre guide et nous, le fossé est gigantesque. D'un côté la chaleur et l'échange, de l'autre une froideur un peu rigide. Je ne peux m'empêcher de penser, alors, qu'on aurait pu mieux tomber.
Bon, la chambre n'est pas mal mais il est bien trop tôt pour s'y enfermer. Malgré la nuit, on ressort dans les rues de Bac Ha. Aucun sentiment d'insécurité. C'est aussi animé qu'en journée. les gens vont, viennent, le bruit est incessant. Au loin, on entend de la musique et un flot de jeunes gens semble descendre la rue principale. On suit et on arrive sur la place du marché où, sur une large estrade éclairée par de puissants projecteurs, se succèdent des groupes de chanteurs et de danseurs. Evidemment, on ne comprend rien au discours du présentateur mais on profitera agréablement du spectacle au milieu d'une foule compacte et joyeuse.
Le lendemain, quand on parlera de ces festivités à notre guide qui semblait tout en ignorer (étrange pour un guide, non ?), il aura un rire un peu artificiel avant de délibérément changer de sujet.
ET SI C'ÉTAIT A REFAIRE ?
Le planning de la journée était parfait et malgré la longue route, nous avons pu profiter un peu de la fin d'après-midi pour commencer à découvrir la région.
Cependant, Bac Ha et ses alentours me semblent assez facile à découvrir par soi-même. Il y existe pas mal d'infrastructures pour trouver, sur place, un tour guidé si besoin. L'idéal me semble d'y aller en bus rapide ou train + bus puis de s'y balader en moto, ce qui semble idéal même si il faut savoir où aller et gérer les routes pas forcément évidentes ou alors de louer pour une ou deux journées les services d'un guide local ce qui permet de s'approcher un peu plus des habitants de la région. J'ai eu l'impression (bien sûr ça reste une impression) qu'engager soi-même un guide local était fort différent de notre situation : guide viet engageant un guide local. Dans ce dernier cas, le guide local ne s'intéresse absolument pas à nous, logique, son "employeur", c'est le guide viet !
Entrer ou ne pas entrer chez les gens ? Vaste débat. Je ne suis pas persuadée que dans notre contexte, ça nous ait apporté beaucoup plus. J'ai eu un ressenti un peu négatif, une impression de gène. Nous n'avons pas, à proprement parlé, été invités. Le guide nous a fait entrer comme pour la visite d'un zoo, un zoo humain en l'occurrence. Le terme est peut-être un peu fort mais c'est volontairement que je l'emploie ici. L'absence d'échange, de traduction a sans doute contribué à cette impression. Nous avons reconduit l'expérience à une ou deux reprises, chaque fois avec le même sentiment. Il nous est arrivé d'autre part de rencontrer des habitants sur le pas d'une porte, de nous arrêter, d'échanger dans la mesure du possible. Cette manière de faire, motivée par un intérêt bilatéral m'a semblé bien plus riche et fructueuse que celle induite par la présence de notre guide et du programme de l'agence. Chacun jugera en fonction de sa sensibilité et ma position ne constitue en aucun cas un diktat, bien entendu.
Non, il ne faut pas faire une généralité.
Jeter le bébé avec l'eau du bain serait injuste pour les nombreux guides et agences qui mettent en oeuvre pour satisfaire le voyageur.
Oui, depuis peu il y a plus de plaintes qu'à l'ordinaire d'où "semble devenir (et ici je tempère) une récurrence".
Cependant, je ne saurais dire si la situation empire, si les voyageurs parlent plus et si les plaintes sont toujours justifiées?
Et oui aussi ce sont des faits relativement rares au vu du nombre de voyages exécutés avec retours positifs.
Si j'ai posté sur le sujet c'est bien pour éveiller la vigilance et susciter la réactivité de part et d'autre mais certainement pas pour en faire une généralité.
Bonne soirée, Laure.
Je vais de ce pas lire la suite du programme!
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Bonjour Laure,
Je suis ton carnet avec intérêt!
Une question sans doute naïve : pourquoi faut-il un guide? Je précise que je ne connais pas du tout le Vietnam!
Bon courage pour la suite!
Marie
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
Ça fait plaisir de te retrouver par ici, moi qui te suis sur ton site avec assiduité [;)]
pourquoi faut-il un guide?
Bien sûr, il ne faut pas obligatoirement un guide. Le principal problème vient du fait qu'on ne peut pas, à l'heure actuelle, louer et conduire une voiture au Vietnam. Reste les bus mais ils ne vont pas partout et surtout, ne s'arrêtent pas partout et les motos qui font, semble-t-il exception à la règle mais que nous ne pratiquons ni l'un ni l'autre.
Restait la solution du chauffeur mais les chauffeurs ne parlent généralement pas anglais d'où la formule chauffeur + guide.
Les endroits les plus touristiques sont facilement accessibles en autonomie mais nous avions envie de nous enfoncer sur des routes moins fréquentées et nous ne disposions pas de beaucoup de temps d'où notre choix de faire moitié/moité.
Oui, c'est le mien de carnet "Birmanie là où je n'avais pas tout compris" mais c'est long je te préviens [;)].
Je me retrouve assez dans pas mal de tes réflexions effectivement (notamment la modernité auxquelle on aspire mais qu'on regrette de voir arriver dans les pays en voie de développement car moins "esthétique" !).
Quand aux désagréments que vous avez eu avec "les guides" c'est malheureusement le risque dés qu'on choisi d'être encadré. J'ai testé une fois mais ça ne me convient pas parce que la liberté que je retrouve en voyage est vitale pour moi (ou presque [:P]).
Mais cette liberté a pour inconvénient principal de passer à coté d'une tonne d'informations qui nous permettrait de connaitre bien mieux le pays traversé!!
Bref, comme toujours dans la vie, on ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre......
Et puis surtout ne faisons pas de généralités (ce que tu te gardes bien de faire, je dis ça pour les lecteurs au cas où ), chaque guide est différent et n'augure en rien de l’accueil de son "collègue" (exactement comme pour les touristes, on n'est pas tous les mêmes )
A bientôt pour la suite
Christelle
Le monde est comme un miroir, si tu lui souris, il te sourit aussi!
Bien que pas destinataire de la question je me permets de donner mon point de vue . En premier il est un traducteur pour comprendre les discussions et se faire comprendre dans les échanges . Que ce soit sur les pas de portes , dans les familles quand on dort chez l'habitant , lors des rencontres dans les champs , au lavoir, au marché etc...
Le guide permet aussi de voir certaines choses non mentionnées dans les programmes ou dans les guides papiers exemple les marchés en fonction du calendrier lunaire ou ceux "à reculer" qui avancent d'un jour toutes les semaines. Une fois que ce guide a compris vos attentes , vos goûts, vos passions il peut vous proposer d'adapter votre programme pour les satisfaire .
En virée dans le nord ou dans le delta nous faisons encore appel à un guide/traducteur , Non s dans les grandes citées sauf si la prestation proposée est très spécifique . Ceci étant un avis personnel.
Bonne soirée
Eric
Merci Eric pour ce point de vue.
C'est l'éternelle question du "avec ou sans guide"...
Pour nous la présence d'un guide ôte ce petit parfum d'aventure qui rend certains voyages si exaltants.
Mais tes arguments sont tout-à-fait pertinents.
A+
Marie
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
Oui, c'est le mien de carnet "Birmanie là où je n'avais pas tout compris" mais c'est long je te préviens
Tant mieux, j'adore les pavés [:P]
"les guides" (...) J'ai testé une fois mais ça ne me convient pas parce que la liberté que je retrouve en voyage est vitale pour moi
Nous avons fait le même constat. Pour une journée de temps en temps, ça passe mais sur une période prolongée, ça devient vite pesant en ce qui me concerne, donc tant pis pour toutes ces informations que l'on n'aura pas, ces contacts qui seront forcément plus superficiels et tant pis aussi pour la crémière . Je suis plus, finalement, dans les sensations, dans le feeling que dans la culture pure. Personne n'est parfait Et puis, ça ne m'empêche pas de lire et d'apprendre avant et après [;)].
Le soleil se lève et s'emploie à dissiper l'écharpe de brume accrochée aux flancs des montagnes qui surplombent la ville. Aussitôt, la température grimpe, toujours avec cette touche d'humidité qui vous donne envie de retourner sous la douche après le moindre geste. Dans les rues, l'agitation est à son comble. Depuis un bon moment déjà, ça klaxonne, ça discute, ça rit, ça crie, bref, ça vit. Aujourd'hui c'est jour de marché. D'ailleurs depuis que je suis rentrée en France c'est le silence et l'ordre qui m'assourdissent et me surprennent encore, au détour d'une rue ou d'un quartier.
Soyons honnêtes, les marchés, c'est pas trop mon truc ni chez nous, ni ailleurs. Celui-ci est le seul que j'ai programmé sur notre parcours. Il ne me décevra pas.
D'emblée, on plonge dans le bleu, dans le rose, dans l'orangé, un monde chamarré et multicolore fait d'étoffes chatoyantes, de coupelles peintes et de paniers tressés. L'artisanat y côtoie les chinoiseries en affreux plastique jaune qui se sont appropriées tous les marchés du monde, les bâches rayées en PVC mais on s'en fiche, on les remarque à peine.
C'est une déferlante de teintes vives et joyeuses qui envahissent les rues, les places, jusqu'aux moindres recoins. Ici on trouve les épices, les légumes, l'alcool en jerricans de 5 litres. Là, la volaille et les chiens, plus loin les buffles, le marché aux oiseaux et au hasard d'un virage, une marmite sombre bouillonne au ras du sol sur un feu de bois d'où monte une fumée acre, prête à rassasier qui a faim.
On égorge une volaille. Elle se vide de son sang, pendue par les pattes à un poteau électrique sans que ça n'émeuve personne à part moi. J'ai oublié, comme tant de citadins, que ce morceau de viande aseptisé que je trouve dans mon assiette a été un animal.
C'est encore, un peu plus loin, un combat de coq qui met les hommes en émoi tandis que les volatiles, pitoyables, maigres, déplumés se dressent, becs et griffes en avant. C'est aussi des nourrissons, émergeant d'une écharpe colorée qui les lie à leur mère comme un second cordon ombilical, qui dorment, tètent ou observent.
Ce sont des gens qui appellent, qui sourient, qui invitent, d'un mot ou d'un geste, jamais agressifs, jamais insistants. Et il y a des enfants qui courent, qui aident, qui jouent, et il y a des mères, pas bien loin, les mains occupées à quelque tâche mais les yeux posés sur leur progéniture, des grands-mères aussi, assises en bonne place, un peu moins vives, un peu moins bavardes, les voisines encore qui papotent, les hommes qui boivent, qui fument, qui négocient un peu plus loin, un peu à part, entre hommes, une affaire sans doute de la plus haute importance [:P]
Et il y a les mobylettes bien sûr, qui klaxonnent, qui pétaradent, qui se faufilent et qui s'imposent, surchargées, omniprésentes.
Et au milieu de toute cette agitation, de ce mouvement perpétuel qui va et vient comme le ressac, imperturbable, il y a le coiffeur, une petite coupe peut-être ?
Ce n'est pas un marché comme on en rencontre au cœur de la capitale ou des villes de province, en France. Moins rangé, moins carré, il palpite, respire et s'étire sous le soleil implacable tel un animal indiscipliné. Et pourtant, comme ils sont beaux ces sachets couleur sang alignés dans une quasi perfection, comme elles resplendissent, ces coupelles si harmonieusement disposées, comme j'ai aimé ces amoncellements de fruits éclatants dans lesquels on voudrait aussitôt mordre.
Nous avons quitté les ruelles surchauffées sur la pointe des pieds, en évitant quelques mottes odorantes laissées là par un buffle de passage, en nous glissant entre une charrette et un scooter, laissant derrière nous le brouhaha des vendeurs et acheteurs mêlé parfois au son incongru et universel d'un portable dernier modèle.
Un grand merci pour cette balade à travers le marché de Bac Ha. Magnifiquement racontée que j'en ai même humée toutes les senteurs [;)]. Moi qui adore les marchés d’Asie, je me suis régalée .
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
Nous on aime les marchés. En France comme à l'étranger. En Asie, ils sont tellement différents des nôtres... pleins de mets et marchandises inconnues et à mille lieues des normes d'hygiène que nous considérons comme élémentaires !
Je revois les bassines pleines de poissons avec juste un bloc de glace pour les maintenir "frais" et les poulets gisant plusieurs heures sur une table par 35° Le cuisinier de l'hôtel nous avait dit : "vous comprenez maintenant pourquoi nous coupons la viande en petits morceaux et la cuisons longtemps". C'est sûr que dans ces conditions, mieux vaut tuer les bactéries par une cuisson à cœur !!!
Tes photos sont très jolies. Les femmes, les enfants, les vêtements colorés et les paysages vert tendre sont de beaux sujets à photographier.
Je revois les bassines pleines de poissons avec juste un bloc de glace pour les maintenir "frais"
J'ai vu les poissons dans les bassines ... mais sans la glace
Les femmes, les enfants, les vêtements colorés et les paysages vert tendre sont de beaux sujets à photographier.
Oui, le sujet fait presque tout, un rayon de lumière et il n'y a plus qu'à appuyer sur le bouton [:)]. J'ai bien aimé également la noblesse des petites mamies qui portent fièrement sur leur visage buriné toute l'histoire de leur vie.
Effectivement . Comme vous en Asie je n'a jamais vu de poissons dans la glace . Très souvent en bassines avec un système plus ou moins ingénieux pour oxygéner l'eau, un poisson s"achète vivant à bas.
Les asiatiques et surtout les japonais ne comprennent pas nos marchés européens avec des étals de "cadavres" de poissons et comprennent encore moins que nous en achetions !!!
Chaque région sa culture . Bravo encore pour votre reportage photo sur Bac Ha et merci de m'avoir confirmé que l'animation de nuit à Bac Ha existe toujours . Je l'ai vue en 2014 pour la première fois , pas avant , et je la citais sur VF sans savoir si elle perdurait . Me voila rassuré .
J'attends la suite de votre récit avec grand plaisir.
Eric
je confirme [;)]. Près de Tetebatu (Lombok), nous avons quitté assez rapidement le marché (couvert, ceci explique peut-être cela) justement à cause des odeurs (et pourtant, il n'y avait pas de bestiaux!)
Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
Coucou Laure ,
J'ai complètement raté le début de ton carnet : je ne l'ai vu que hier soir, quand il est apparu dans les "conseillés" et lu d'une traite .
J'ai été ravie de te suivre, pour ces 1ers jours, et je comprends à la fois ton plaisir d'y être et ta déception quant au comportement du guide .
Première réaction : sûr que ce n'est pas pour moi et je pense que tu n'as pas choisi, pour ton 1er contact avec l'Asie, le plus facile !
J'adore ce que montrent tes photos avec les enfants et les femmes, tes photos des rizières et des marchés aussi mais partage tes réactions sur la difficulté de communiquer .
Ce que tu décris de votre guide : pas facile d'intervenir ( j'ai eu le même ressenti lors de mon seul et UNIQUE voyage en groupe, à Istanbul, où il ne m'entendait littéralement pas et où le reste du groupe disait : il sait, lui ...... ) mais, vous à 2 'contre' lui , çà aurait pu être possible ou bien il était formaté à vous montrer ceci ou çà et ne voulait pas sortir de ce cadre ?
Cependant, se passer de guide me semble quasi impossible ...
Je t'avais dit que nous allions aussi en "Asie" , pour la 1ère X : voyage reçu ( vols , transferts et hôtels) , complètement à l'opposé du vôtre : j'ai mis, sur V F 2 petits récits pour pouvoir répondre aux demandes de photos de nos amis facilement .
Nous nous sommes débrouillés facilement seuls pour le peu de visites faites ( guère de temps et en ville ) . C'était une parenthèse agréable dans la grisaille ; nous étions, dans les 2 hôtels TRES luxueux, traités comme des rois et été surpris agréablement par les contacts avec les gens : sourires et aide quand nécessaire . En bref, nous avons bien profité de l'occasion !
J'attends la suite de ton récit avec impatience !
Bises .
Merci pour ce partage. Chacun ses expériences et ses ressentis. Ton carnet voyage est très intéressant.
Il est vrai que nous avons passé trois mois superbes au Vietnam en 2014, mon coup de coeur le Nord-Est, et nous avons eu des guides formidables, même les locaux.
Et là, nous rentrons de Birmanie et je n'ai qu'une envie y repartir.....
J'embarque avec toi avec plaisir, cela me rappelle de bons souvenirs et très belles photos.
Amitiés
Michèle
Michèle
http://mjm-nosvoyages.blogspot.fr/ Ethopie 2020-Birmanie 2017-New York 2015-Sicile 2015-Ouest américain 2015/16/17/18/19 - Madrid/Barcelone - Cinq Terre 2017-Prague 2018-Venise 2019
http://surlarouteasiatique.blogspot.fr/ 2014 : périple de 9 mois Cambodge, Laos, Vietnam et ouest Américain
merci de m'avoir confirmé que l'animation de nuit à Bac Ha existe toujours
De rien, nous l'avons découverte tout à fait par hasard, en suivant le mouvement de la foule. C'est bon enfant et très sympathique avec un public local et familial nombreux.
Les asiatiques et surtout les japonais ne comprennent pas nos marchés européens avec des étals de "cadavres" de poissons et comprennent encore moins que nous en achetions !!!
Voilà une manière de voir les choses qui ne m'avait pas effleurée Comme quoi on a souvent une vision restreinte par les œillères de notre culture et de notre éducation. Je ne regarderai plus jamais un étal de poissonnerie de la même manière [;)].
Eh oui, on voyage virtuellement sur VF et on se croise sur un continent ou un autre, c'est chouette [:)]. Ravie d'avoir de tes nouvelles et d'apprendre que votre virée asiatique s'est bien passée. Un peu de luxe et de facilité, de temps en temps n'est pas désagréable . Tu verras si tu lis la suite de mon récit que nous avons eu aussi notre "moment privilège" sur la baie d'Along [;)]. Je vais aller voir tes "petits récits" sans trop tarder. Tu t'en doutes bien, curieuse comme je suis ...
je pense que tu n'as pas choisi, pour ton 1er contact avec l'Asie, le plus facile !
C'est la première question que je me suis posée en rentrant. Mais nous gardons finalement un très bon souvenir de ce voyage et n'avons pas renoncé à poursuivre notre découverte de l'Asie mais pas tout de suite [:P]
Ce que tu décris de votre guide : pas facile d'intervenir j'ai eu le même ressenti lors de mon seul et UNIQUE voyage en groupe
Je trouve que c'est encore plus difficile avec un guide privé qu'avec un guide dans un voyage de groupe. Paradoxal ? Pas forcément. Dans un groupe, tu peux toujours parvenir à t'isoler, à trouver des petits moments de liberté, à prendre de la distance. Avec un guide privé, on est sur le dos l'un de l'autre quasiment à 100%, le contact est plus étroit, comme dans un mariage (toutes proportions gardées ) sauf que tu ne connais pas le marié !!!
vous à 2 'contre' lui, çà aurait pu être possible ou bien il était formaté à vous montrer ceci ou çà et ne voulait pas sortir de ce cadre ?
Tu sais comme je suis persuadée du pouvoir des mots. J'ai toujours cru qu'en discutant, en expliquant, en écoutant, le dialogue pouvait tout résoudre. Malheureusement l'expérience m'a démontré le contraire. Il n'y a pire sourd ... tu connais la suite ! Dans le cas qui nous intéressait, je suis convaincue qu'il y avait également un problème de langue. Même si notre guide s'exprimait clairement, on sentait qu'il ne saisissait pas tous les subtilités de notre langue. Ceci explique peut-être cela.
Cependant, se passer de guide me semble quasi impossible...
Je n'en suis plus si sûre ou en tout cas, comme le disait Marie, les choses devraient changer dans l'avenir. Le véritable frein, c'est de ne pas pouvoir conduire. Qui aurait cru que la liberté était entre un volant et 4 roues Oui, je sais bien qu'on a aussi 2 jambes mais ça va quand même moins vite
Je m'y remets sans tarder ...
Bonne soirée
Merci à toi de partager, à travers ce récit, notre expérience [:)]. Comme tu dis, chacun son ressenti. Je me souviens bien de votre "journal de voyage", j'ai tellement traîné sur votre blog [;)]
Comme j'avais constaté qu'on a souvent les mêmes inclinaisons, je pensais qu'il en irait de même pour l'Asie. Je crois que j'ai trouvé le point de divergence . L'ouest US reste dans mon cœur et dans ma tête bien loin devant l'Asie mais je ne regrette pas pour autant ce voyage qui m'a comblée par sa diversité, la découverte d'un peuple tellement attachant, bref un autre monde. Pour moi, voyager s'est avant tout s'ouvrir et ne surtout pas sortir de chez soi pour aller s'enfermer dans un ailleurs. De ce côté, pari gagné !
nous avons eu des guides formidables, même les locaux.
Ou on n'a pas eu de chance, ou on est vraiment des sauvages, ou un peu des deux . Les guides locaux n'étaient pas désagréables, juste totalement indifférents à notre présence.
là, nous rentrons de Birmanie
Chouette, bientôt un nouvel épisode à lire ... [:)]
Mes amitiés à Jean Michel et bonne soirée à tous les deux
(Rien à voir mais : nous avons suivi vos traces dans le quartier de La Défense cet été, une réussite ! Merci pour les conseils indirects via le site [;)])
Partie 2 : route via Xin Man et déjeuner à Lung Cai tout une aventure ...
Est ce vraiment une route ? La saison des pluies en a emporté des pans entiers. Ils ont creusé dans la boue, ramené de la rocaille, rafistolé à la hâte avec quelques seaux de ciment et des planches de bois. Au milieu, des hommes et des femmes travaillent encore en simples sandales, manipulant pelle et roche à main nue. Les voitures s'engagent, glissant dans une ornière, rebondissant sur des cailloux qui viennent frapper la carrosserie dans un bruit sec. Elles tressautent, s'affaissent et repartent dans un vrombissement du moteur qui proteste.
De nombreuses parties ont ainsi été réparées suite à des éboulements, le reste n'est guère mieux. Des dizaines de km se succèdent, cahin-caha. Nous sommes secoués comme des sacs de noix. Je me suis fracassé 10 fois la tête contre la portière, heureusement que j'ai la tête dure
Le cours d'eau, grossi par les pluies d'un violent orage, a emporté une partie de la route et s'est installé sur l'axe de circulation. Difficile de mitrailler en roulant sur ce type de passage. En même temps, ce n'était peut-être pas le moment de demander un arrêt-photo [:P]
A côté de ce chemin tourmenté, traversé par des cascades, encombré par de larges plages de terre, de magnifiques paysages s'offrent à nous ! Des femmes en tenue traditionnelle font sécher le riz sur de grandes bâches. Des vues superbes sur la vallée, des échappées vers les montagnes, des virages qui s'enchaînent à l'infini sous un ciel bleu azur. Malheureusement, notre guide tout comme notre chauffeur, sans doute préoccupé par la conduite pour le moins sportive exigée par l'état du parcours, sont insensibles à l'esthétisme des lieux. On ne s'arrêtera pas une seule fois sur cet itinéraire que j'avais soigneusement préparé et demandé et dont on m'avait dit tant de bien. Quel gâchis ! [:/]
Et les kilomètres se suivent et les tournants n'en finissent plus de se succéder et la liane de piments pendue au rétroviseur se balance sans fin au gré des accélérations et des coups de freins et ce qui devait arriver arriva. D'abord un mal de tête, ensuite des sueurs, la salive qui s'accumule au fond de la gorge, la nausée qui naît lentement, se précise ... d'une voix mal assurée, je quémande un arrêt mais nous ne sommes plus très loin, parait-il ... Le chauffeur accélère encore, pour arriver plus vite ! 30 minutes de manège infernal, cramponnée au siège, le regard fixé sur l'horizon, obsédée par une seule idée : descendre !
Un conseil, si vous êtes sujet au mal des transports, n'oubliez pas les petits comprimés magiques dans votre pharmacie. Ça marche, j'ai eu l'occasion de tester par la suite ! En même temps, je soupçonne notre chauffeur, par ailleurs très gentil, d'avoir une conduite particulièrement énergique. Tous nos trajets ont été inférieurs de 30% (parfois même plus) par rapport aux prévisions notées par l'agence.
Il est environ 13h quand je pose un pied tremblant sur la terre ferme. Lung Cai. Nous sommes attendus pour le déjeuner par une famille locale. Manger.. hum, pas une évidence pour moi à cette heure
La maison est construite sur pilotis. On se déchausse à l'entrée, à côté d'une table de bois où sont exposés, en plein soleil de larges morceaux de viandes sanguinolents. L'estomac toujours un peu en vrac, j'évite de m'appesantir. Nous voilà chez le boucher du village, zut et rezut, la poisse me poursuit. Sans être végétarienne, je n'ai pas d'appétence particulière pour la viande et m'en passe volontiers alors dans ce contexte, c'est un peu compliqué.
On s'assoit sur le sol en tailleur (petit échauffement des hanches et des genoux) autour d'un grand plateau rond recouvert d'une feuille de bananier. Sympa la nappe, je veux la même pour Noël ! Et les plats arrivent, bœuf, porc, volaille, soupe, légumes, riz, pas moins de cinq plats, tous à dominante carnée, sont versés directement sur le feuillage vernissé. On distribue de petits bols pour le riz, les baguettes et tout le monde pique de petits morceaux au milieu. Une chance, je vais pouvoir ruser et privilégier la verdure ! C'était sans compter le regard plein de reproche que notre hôtesse pose sur moi. Elle voudrait tant que je goûte, que je mange, que je dévore ... mais avec la meilleure volonté du monde, il y a des jours où ça ne passe pas. Heureusement, mon homme fera honneur au repas et compensera un peu mon manque total de savoir vivre.
Je me rattrape avec le petit de la maison à qui je gonfle un ballon, chante quelques comptines accompagnées de gestes. Ouf, j'ai regagné les grâces de la maîtresse de maison avec qui je tente une ébauche de discussion. Malheureusement, notre guide est bien trop occupé de son côté pour nous aider dans notre essai de communication qui s'arrête vite, faute de munitions.
Le temps passe. Juste après le thé, on nous annonce la sieste. Pardon ?!!! Après, (si on est sage), on ira faire une petite balade pour voir les rizières. Oui, je connais les bienfaits de la sieste mais quand même, on n'a pas fait plus de 12 heures d'avion pour venir faire la sieste ! Des coussins sont distribués, les ventilateurs avancés, silence dans les rangs, ambiance petite section de maternelle. J'enrage mais je me tais, c'est peut-être la coutume ici. Et je me retrouve à jouer au Solitaire sur mon téléphone, au beau milieu des rizières à 10 000km de chez moi ! Si c'est pas un gâchis, ça !
Rq : Comme toujours, invitée dans l'intimité d'une famille, je n'ai pas osé sortir mon appareil et mitrailler à tout va. Question de feeling. Ce qu'on fait dans un lieu public ne peut, à mon sens être étendu au domaine privé. Pas de photo donc, de ce moment. J'espère que les mots auront suffi pour vous faire partager ce déjeuner. Promis demain je mettrai un tas de photos magnifiques (enfin, que j'adore ) sur un de nos moments préférés de cette escapade au nord du Vietnam.
En fait quand je suis arrivé à Bac Ha , j'ai vu une grande banderole en vietnamien ou j'ai pu lire "marché" et "nuit" et notre guide nous en a tout de suite parlé pou nous dire que cela était tout nouveau. Après le spectacle de danses ils ont allumé un grand feu sur la place et tout le monde s'est mis à danser . Vous avez raison très familial et très convivial . Lors des farandoles des femmes des ethnies des alentours m'ont tiré par la main pour m'inviter à participer avec de grands sourires .
Merci de me faire revivre ces bons souvenirs
Eric
Partie 3 : Les rizières des La Chi, un enchantement
Enfin, la sieste est terminée ! On grimpe un peu, derrière le village, pour accéder à de jolies vues sur les rizières arrivées à maturité. Partout, des gamins qui courent, qui jouent et qui chahutent. Pas d'école aujourd'hui, c'est dimanche.
La végétation est luxuriante. Entre herbes folles et forêts, les champs gravissent la montagne en rangs serrés, partent à l'assaut du moindre espace. Un groupe de bananiers dispense un peu d'ombre sur le chemin. Plus loin, de hautes tiges de bambous murmurent dans le sillage d'une brise légère.
Au champ, hommes et femmes travaillent. La récolte bat son plein.
Mais nous voilà déjà de retour à la voiture. Je voudrais marcher encore, je voudrais marcher toujours sur ce chemin bucolique où la lumière se fait plus douce. Je voudrais, enfin, me laisser bercer par le rythme de mes pas, loin, bien loin de l'ambiance rallye imposée par l'infernale mécanique.
Notre guide nous a enfin entendus. La voiture partira toute seule et on continuera un peu à pied. Je suis ravie, le guide un peu moins. Il marche loin devant, attend un peu puis repart dès qu'on arrive. On s'en fiche, on déguste, on mitraille, on profite enfin.
C'est un peu comme si on se promenait dans une peinture de Van Gogh, les couleurs chaudes appliquées par petites touches, les scènes de vie, scènes de tous les jours, immuables, rassurantes. Une paire de buffles qui se meut lentement dans la terre gorgée d'eau d'un champ déjà récolté. L'arc gracieux d'un bras prolongé d'une serpe qui fauche en plein vol les tiges lourdes de grains. Les pieds nus d'une vieille femme courbée sous un monceau de feuillage qui se posent tour à tour sur un sentier étroit que l'on devine à peine. Il y a là des familles entières qui coupent, lient et entassent les pédoncules, travaillant de concert.
Et sur les pentes qui dévalent de tous côtés, à peine interrompues par une maison qui se dresse, se succèdent de petits tipis de paille, des tapis d'herbe douce, des pièces d'eau miroitantes, des coulées de mais et c'est juste magnifique.
Le soleil s'est caché derrière la montagne et notre guide a annoncé la fin de la marche. Je n'ai pas manqué de le remercier pour cette si jolie balade qui correspond exactement à ce que nous sommes venus chercher. Il a souri et j'ai cru qu'il avait compris.
Il ne restait plus beaucoup de route jusqu'à Vinh Quang où notre hôtel nous attendait. Nous avons trouvé ici (et expérimenté) le lit le plus dur de tout notre séjour, quasiment une planche de bois. Et bien ce n'est pas si catastrophique, je trouve. C'est juste une question d'acclimatation [:P]
Minute santé du jour : avec la chaleur moite, on dégouline plus vite que l'éclair et il suffit d'une toute petite grimpette de rien du tout pour qu'on se retrouve trempés et en surchauffe. Conséquence : dès qu'on rentre dans la voiture c'est clim à outrance et ventilo à fond. Résultat : rhinite, angine, sinusite, choisissez ... ça ne fait pas très local comme pathologie mais c'est tout de même très embêtant de randonner avec le nez bouché et la gorge en feu. Prévoir la pharmacie en fonction de ce risque également.
ET SI C'ÉTAIT A REFAIRE ?
Le Marché de Bac Ha gagne à être visité en tout début de matinée. Une à deux heures suffisent pour bien s'imprégner des diverses sections.
La route via Xin Man est superbe mais particulièrement éprouvante. Nous l'avons prise à un moment où les conditions étaient vraiment mauvaises. Il convient donc de bien se renseigner avant de s'y engager par soi-même. Elle vaut assurément le détours à condition de pouvoir s'y arrêter un peu. Avec quelques stops et une impasse sur la sieste, tout aurait été parfait
Les rizières des La Chi à Lung Cai restent un de nos plus beaux souvenirs de notre escapade dans l'extrême nord. Cette impression n'est sans doute pas étrangère aux très bonnes conditions (luminosité, météo) dont nous avons bénéficié. Nous n'y avons pas rencontré un seul touriste.
Si vous m'y autorisez, pour nos amis, ...un petit complément sur les La Chi[;)]
Les La Chi sont une des 54 ethnies du Vietnam.
On les rencontre principalement à environ 2.000 mètres d’altitude, dans les villages du Haut Tonkin des districts de Bac Ha et Muong Khuong de la province de Lao Cai d’une part, et de ceux de Xin Man et Hoang Su Phi de la province d’Ha Giang d’autre part.
La Chi (environ 10000 au Vietnam ) vivent de l’élevage du bétail et de la riziculture en terrasse ils ont des rites funéraires particuliers....
La famille La Chi est une famille patrilinéaire, une même toit abrite jusqu'à 3 générations.
Les La Chi ont un fond littéraire folklorique assez riche avec des légendes et des contes sur l'origine de l'ethnie, le soleil, les buffles, l'âme du paddy...etc
Leurs maisons sont assez bâtarde, à moitié sur pilotis à moitié de plein pied avec le sol, suivant la pente.
Elle sera souvent entourée d'un mur de pisé.
Les costumes traditionnels sont simples et de couleur indigo foncé.
Les hommes portent sur leur pantalon une tunique à 5 pans, boutonnée sur le côté droit. Ils entourent leur tête d’un turban à plis et portent aussi des bracelets au poignet.
Les femmes portent un pantalon ou une jupe, une tunique à 4 pans ouverte sur le devant, un cache-seins brodé, une ceinture en étoffe. Elles se coiffent d’un châle de 3 mètres et se parent de boucles d’oreilles et de bracelets.
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Je suis ton carnet, dont la prose poétique m'enchante, depuis un moment, et je suis partagée à propos des émotions très contrastées dont tu nous parles. C'est vrai que la gentillesse des gens, est très contrebalancée par le guide sur lequel vous êtes tombés.
Tout comme toi, j'aurais ragé qu'on m'impose ainsi, les arrêts, les activités...... Je compatis!!!
C'est vrai qu'aller dans ce genre de région où on n'est pas autonome sur la conduite de son propre véhicule est un grand soucis. Nous aussi nous privilégions toujours l'autonomie. Mais comme toi, je me trouve confrontée aux conseils de ceux qui connaissent l'Inde, dont le Ladakh fait parti, et qui disent que c'est de la folie de conduire la-bas, pour les étrangers.
Ton expérience me donne de nouveau à réfléchir.......
En tout cas, de mon fauteuil confortable, n'ayant aucunement à subir l'incompétence du guide en matière de relations humaines, n'ayant pas à me cogner la tête contre la portière, n'étant pas secouer comme un sac, je profite d'un voyage virtuel très agréable, et je me laisse bercer par la musicalité de ton texte . Merci!
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/
Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/
Impressions d'Afrique et de Namibie
Elles sont vraiment chouettes ces photos, avec une belle lumière [:)].
N'était-il pas possible de faire cette fin de balade sans guide (puisqu'apparemment il n'avait aucune envie de vous accompagner...).
De même, n'était-il pas possible d'aller musarder le nez au vent pendant la sieste?
Tout cela me paraît effectivement très pesant....[:/]
Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
Encore un grand merci Laure pour ce carnet, les photos des rizières en fin de journée sont magnifiques [:)].
Vous avez du vous féliciter de continuer cette balade à pied même si le guide n'était pas très content .
En attendant, je vais garder en mémoire ces photos pour un éventuel retour au Vietnam.
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
Bien sur qu'il aurait été possible de faire cette promenade seul...à condition de connaitre le chemin qui conduit à ces belles rizières.
De toute façon le guide ne les aurait pas laissés partir seuls, il aurait suivi, zappant sa sieste, traînant derrière lui sa mauvaise humeur....
Au point où ils en étaient çà n'aurait pas changé grand chose si ce n'est peut être de remettre les pendules à l'heure.
Personnellement je n'aurai pas fait la sieste!
Les ethnies ont l'habitude de prendre quand c'est possible ce temps de repos.
Elles travaillent depuis le lever du jour et profitent de ce moment le plus chaud de la journée pour recharger les batteries avant de repartir aux champs jusqu'au coucher du soleil
On peut aussi concevoir que le chauffer ait besoin de repos après la route difficile, mais le guide....[:/].
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Je comprends parfaitement que les ethnies aient besoin d'un temps de repos (personnellement, je crois bien que je ne tiendrais même pas une journée à leur rythme!) mais mon interrogation est surtout par rapport au guide:
De toute façon le guide ne les aurait pas laissés partir seuls, il aurait suivi,
N'y a-t-il pas moyen de se "débarrasser" du guide à certains moments (ou plus gentiment, de lui dire qu'on aimerait bien marcher un peu tranquillement, seuls)?
Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
N'y a-t-il pas moyen de se "débarrasser" du guide à certains moments (ou plus gentiment, de lui dire qu'on aimerait bien marcher un peu tranquillement, seuls)?
Se "débarrasser" du guide= le projeter dans le premier ravin....
Je plaisante bien sur!
Quand je dis que le guide les aurait suivi c'est parce qu'il ne semble pas y avoir de dialogue instauré ni de confiance établie entre les 2 parties...
Bien sur que OUI, vous pouvez très bien vous promener en "liberté" dans un périmètre plus ou moins défini. Nous l'avons souvent fait , plutôt le soir ou tôt le matin avant le départ et souvent sur les recommandations du guide, la journée nous étions très contents de découvrir en sa compagnie (leurs compagnies, çà concerne plusieurs voyages et plusieurs guides).
Mais encore faut il s'entendre avec votre guide pour qu''il vous indique ce qui est à découvrir, là où aller, quel chemin emprunter en toute sécurité et pour que vous ne vous perdiez pas.
Il est responsable de vous ...et dans le cas précis il ne semble pas que l’harmonie soit totale.
En cas de problème il devra rendre des compte à son agence voir aux autorités.
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Si vous m'y autorisez, pour nos amis, ...un petit complément sur les La Chi
et merci pour cette leçon fort instructive dont je profite également [:)]
Je reviens sur la partie de mon récit concernant nos relations avec le guide. Vous répétez souvent : ils auraient du faire ceci, ils auraient du dire cela ...
il ne semble pas y avoir de dialogue instauré ni de confiance établie entre les 2 parties...
Fabienne, ne me dites pas que vous n'avez jamais été confrontée à une discussion stérile qui ne vous a pas permis d'obtenir ce que vous visiez. Ce fut notre cas dans cette situation bien précise. Je vous assure que je ne suis pas quelqu'un de timorée ou d'introvertie et je n'ai pas pour habitude de me laisser menée par le bout du nez.
Personnellement je n'aurai pas fait la sieste!
Et je n'ai pas fait la sieste [:P] mais oui, je suis restée assise sans oser partir cette fois-ci par respect pour nos hôtes, les La Chi qui eux non plus ne se reposaient pas à ce moment. Je me suis sentie dans la peau d'une invitée qui, n'ayant pu faire honneur au repas de notre hôtesse, se devait au moins de ne pas afficher son désir de partir au plus vite. Que voulez-vous, on ne se débarrasse pas si facilement de son éducation
Je vous l'ai déjà dit, dans un pays étranger, ignorante des us et coutumes, plutôt que de faire un esclandre, j'observe, je tempère, j'obtempère parfois. Prenez cela pour de la sottise si ça vous chante, je considère quant à moi cet état de fait plus du domaine du respect d'autrui.
Vous verrez, dans la suite de mon récit, que mon attitude va cependant évoluer et que notre guide, loin d'être stupide va fort habilement adapter sa manière de faire pour toujours aboutir à ses fins. Jouant sur son terrain, nous n'étions pas à armes égales, convenez-en.
Tiens, te voilà au Vietnam maintenant ! [:P]
Merci pour tes commentaires, tu me fais
Tu parles de contrastes, c'est exactement le mot juste. Un contraste si violent qu'à mon retour, j'ai eu du mal à digérer le tout. J'ai hésité à rédiger ce carnet, à remuer toutes ces impressions divergentes, à faire remonter la rancune à la surface.
Finalement, c'est une bonne chose de mettre des mots sur les impressions, ça aide à relativiser. En prenant du recul, cette histoire de guide devient anecdotique, plus insignifiante (sauf sur le forum où elle semble exacerber quelques tensions ). Encore un peu de temps et je ne garderai en mémoire que le meilleur.
Ton expérience me donne de nouveau à réfléchir.......
Réfléchis bien, pèse le pour et le contre. Il y a du bon et du mauvais dans chaque possibilité et il faut pouvoir assumer les deux côtés une fois sur place. Et comme on ne peut vraiment apprendre de l'expérience d'autrui (c'est un avis perso ) il faudra que tu fasses la tienne et que tu reviennes nous en parler ...
Bonne journée ! Il fait chaud chez vous ? Toi qui cherches souvent la fraîcheur, tu devrais venir faire un tour du côté de chez nous, on attend la neige ce weekend [;)]