Le goût des autres

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PO Pondy Veteran ·
Oh oui Obeo, ces vieilles gens que l’on rencontre partout et même de plus en plus en Occident et qui devraient tant pouvoir se reposer enfin. Elle est belle cette vidéo.
PO Pondy Veteran ·
Merci Daisy, prendre le temps de... , donner du temps à...c'est là le vrai cadeau d'aujourd'hui.
PO Pondy Veteran ·
Ce que j’ai détesté

Celui qui a pissé sur notre tente plantée dans un ancien fort militaire au Pakistan devenu siège de la police qui avait mis la pression voire l’exigence que nous dormions là. Nous étions dans la cour du fort, elle était entourée des geôles où les prisonniers hilares nous proposaient du shit. Le malotru était-il un policier ? Sûrement pas un prisonnier. Quelle nuit épique et atroce.

Être arrêtée, de retour pour la France, à l’aéroport, au passage au scanner de mon sac à dos, vidé de tous ces effets à la recherche de la bombe que je détenais. Il s’agissait d’un cobra en pierre à savon qui, d’ailleurs, s’était brisé. Un sentiment de honte terrible, non pas d’être accusée, je me savais innocente, mais de l’étalage de mes petites culottes et fringues pas très propres !!

Me sentir humiliée par un pakistanais, dans un couloir derrière moi et qui me touchait les fesses. Je me suis retournée, lui ai donné une gifle qui a raté sa cible et simplement fait tomber son pakol (béret en forme de galette).

Être entourée, encerclée, touchée dans un village isolé loin des grandes oasis en Iran dès que Homme s’est éloigné pour chercher à manger et que j’attendais, debout contre la moto Un sentiment totale d’impuissance et de gêne, même si je manifestais mon mécontentement et que j’essayais de repousser tous ces hommes agglutinés. J’avais les larmes aux yeux et c’était comme si mon désarroi les excitaient. Je remercierais toujours ce nouvel arrivant qui les a chassé vertement et s’est excusé pour l’ attitude honteuse de ces concitoyens.

Etre dans une file d’attente derrière un groupe de touristes (ça c’est pas un problème, chacun veut admirer les belles choses) et entendre dans ma langue les horreurs dites sur les autres, donnant l’impression que nul ne pouvait les comprendre. Misère !

Me sentir en rage devant deux français qui critiquaient abondamment la saleté des indiens et les voir jeter deux emballages de glace en disant : « un peu plus, un peu moins! »

Et bé, je m’aperçois que ma liste est brève et j’ai beau me creuser la tête, je ne vois rien d’autre de vraiment désagréable dans mes rencontres au cours des voyages.

Je n’ai rien écrit bien sûr sur le sac à dos qui pèse un âne mort, sur les urgences digestives avec rien à l’horizon, sur le froid qui me faisait tellement trembler que j’en renversais mon bol de soupe etc.. etc.. parce que tous ces trucs c’est pas les autres…

A la prochaine fois !!

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« Si je cherche dans mes souvenirs ceux qui m’ont laissé un goût durable, si je fais le bilan des heures qui ont compté, à coup sûr je retrouve celles que nulle fortune ne m’eût procurées. On n’achète pas l’amitié... » Terre des hommes , St Exupéry
DJ Djalma Globetrotter ·
Et bé, je m’aperçois que ma liste est brève et j’ai beau me creuser la tête, je ne vois rien d’autre de vraiment désagréable dans mes rencontres au cours des voyages.

Même si on n'est plus dans le registre de la peur ça voudrait dire que tu as gardé un souvenir agréable de tes 3 jours de prison au Mexique?!

J’ai eu peur durant les trois jours en prison au Mexique...

Moi qui n'y ai passé qu'une seule nuit en Chine je ne peux pas dire que j'ai eu peur mais je peux affirmer que cette nuit ne restera pas dans les annales de mes meilleurs souvenirs.
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
PO Pondy Veteran ·
En prison au Mexique, c’était plutôt une cage dans le commissariat. Mon amie et moi étions si jeunes et si inconscientes, insouciantes. Nous dormions à la belle étoile sur un zocalo et deux policiers sont venus nous proposer de nous accompagner dans l’école juste à côté et….de passer la nuit avec nous. Bien sûr, nous avons refusé.

« Vos papiers ». Nous avions confié nos passeports et billets d’avion et sacs à dos à un jeune couple qui avait les moyens de dormir à l’hôtel (quand j’y pense, quelle inconscience aussi). Au troisième matin, le jeune couple ne nous voyant pas revenir au lieu de rendez-vous est allé au commissariat et nous de crier derrière nos barreaux « on est là ! on est là ! »

C’était il y a pfuuuuuuu 46 ans.

Et toi ? Pourquoi la prison chinoise ? Tu racontes ?
DJ Djalma Globetrotter ·
Nous dormions à la belle étoile sur un zocalo et deux policiers sont venus nous proposer de nous accompagner dans l’école juste à côté et….de passer la nuit avec nous. Bien sûr, nous avons refusé.

Pas tout à fait la même histoire mais presque... Ma copine et moi avions fait une longue distance en stop avec un camionneur dans l'état du Quintana Roo ( Yucatan) et tard dans la soirée le chauffeur s'arrête à un grand carrefour en pleine forêt à une dizaine de km de la première bourgade qui porte d'ailleurs le nom du célèbre révolutionnaire mexicain :Emiliano Zapata. Le chauffeur du camion lui est fatigué, il n'ira pas plus loin et va passer la nuit dans son véhicule. Nous décidons donc de poursuivre notre route à pied tout en tendant le pouce en vain car la nuit tombe et les véhicules se font très rares.... Une voiture de police s'arrête à notre hauteur et un des agents nous demande où nous comptons aller ainsi à une heure aussi tardive loin de toute habitation. Notre réponse les laisse perplexe puis la voiture s'éloigne pour finalement faire demi tour un peu plus loin et venir nous chercher.ils nous demandent quelle catégorie d'hôtel nous envisageons.Nous avions alors l'habitude d'accrocher notre hamac dans les sites appropriés( un simple abri ) qui foisonnaient encore à cette époque en bordure de la mer des caraïbes et je n'avais pas osé le leur dire préférant parler d'hotel "de categoria media" Ils nous déposent dans la bourgade de Zapata devant un hotel que j'aurais qualifié à l'époque de" grand standing" et vont aussitôt discuter avec le patron des lieux.J'imagine qu'avant de nous souhaiter une bonne nuit ils avaient dû négocier sérieusement le prix de notre chambre car jamais nous n'avions payé un tarif aussi bas pour pour de si belles prestations... Comme quoi la mauvaise image que l'on se fait trop souvent de la police mexicaine n'est pas toujours légitime.

Et toi ? Pourquoi la prison chinoise ? Tu racontes ?

ça se passait en 1988 époque où lorsqu'on demandait un visa pour la Chine on nous délivrait par la même occasion la liste des villes autorisées aux étrangers.Il était précisé que toutes celles qui ne figuraient pas dans la liste fournie étaient strictement interdites aux étrangers.Jusqu'alors j'avais voyagé dans pas mal de pays et surtout dans des lieux très reculés souvent à pied, loin de la civilisation, voire en pleine jungle chez les minorités ethniques et les peuples autochtones sans m'être jamais heurté à ce type d'interdiction. Or là nous étions au contraire, tout proche d'une ville très touristique ( Guilin) ou plutôt Yangshuo la bourgade limitrophe où foisonnaient les guesthouses pour touristes! Nous avions loué un vélo pour visiter les sites environnants ( montagnes karstiques très caractéristiques de la région) et avions dû nous éloigner sans doute un peu trop de notre lieu de départ... Il faut savoir qu'absolument tout était écrit en chinois y compris bien sûr les panneaux indicateurs et que d'un village à un autre on pouvait franchir une limite de comté ou de district sans le savoir et pénétrer par la même occasion dans une "restrected area" sans en être informé... Nous étions alors bien tranquillement installés dans une gargote locale pour prendre notre repas de midi lorsque nous avons été arrêtés par un policier en civil ( le seul qui parlait l'anglais parfaitement) et conduit au commissariat du secteur; s'en est suivi un interrogatoire interminable ( dans le style "did you come here by bus or by bicycle? Why did you inter a restrected area? Puis avions passé la nuit derrière les barreaux ( comme dans les western! ) en attendant l'arrivée le lendemain seulement des autorités plus compétentes pour nous dresser un procès verbal assorti d'une amende à payer faute de quoi on ne pouvait quitter les lieux... Tu peux comprendre pourquoi j'hésite encore , bien que les temps aient sois-disant changé, à me rendre en Sibérie dans quelque village reculé là bas... près du fleuve Amour.
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
PO Pondy Veteran ·
Je suis presque certaine, Djalma, que des souvenirs comme celui que tu racontes de ta prison chinoise, deviennent avec le temps, des moments forts, de ceux qu’on raconte avec plaisir, parce que finalement on s’en est bien sorti et que l’on est devenu l’espace d’un temps, le héros de notre propre histoire.

Tous ces inconnus que nous côtoyons, une heure, un jour, ou plus, ont tissé que nous le voulions ou non la trame de ce que nous devenons et nous portons un regard plus doux, plus généreux sur la richesse et la beauté de notre monde.

Parce que, je crois, qu’il y a beaucoup plus de gens bons, généreux, ouverts, que de « méchants » dont on nous rabat les oreilles régulièrement.
PO Pondy Veteran ·
Aucun talent photographique, tant pis ! Du désert du Baloutchistan en passant par les plateaux d'Anatolie, un détour par le Baïkal j'ai quand même réussi à mettre des photos sur ce fil.

Parce que froid ou chaud, on y va !

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