Les petites "galères"?

This discussion is in French, the community’s main language.

SI Simba Globetrotter ·
Ca quand on a affaire à des convaincus!!! [;)] Pas évident de se dépatouiller devant l'éventail de l'argumentation acharnée! Mais tu t'en es très bien sorti!

J'ai bien ri!
LE Lepiaf Globetrotter ·
Lu et approuvé.
OL Oliverte Veteran ·
Une parmi d'autres qui rapellera peut etre des choses, entre aures à SIMBA Cela se passe d'ailleurs à la même époque, juste à coté au Burundi, au plus haut de la saison des pluies. Je devais aller de Bujumbura, au pied du Tanganyka, vers Kinigna, tout petit village compètemet à l'est, sur la frontière tanzanienne, là où j'avais passé 2 ans, gamin. A quatre à l'avant d'une bonne vieille 404 bachée chargée comme une mule, on est parti tot pour Gitega (120 km), sur le goudron, avec tout ce qu'il faut comme barrages policiers Arrivée a midi pour manger Re départ le lendemain hyper tot pour les autres 80 km mais cette fois ci en brousse, et la saison des pluies aidant les nombreux camions surchargés, la piste n'était plus qu'un bourbier de 50 à 100 mètres de large sur quasiment toute la distance. Il fallait souvent repérer les lieux à pied, passer en force en visant les flaques les plus petites Cela n'allait pas vite mais avançait. On se faisait doubler par les gros camions mercedes qui ruinaient un peu plus la route

Flaque, boue, pelle, cric, Flaque, boue, pelle, cric, Flaque, boue, pelle, cric, ...... j'usqu'au soir et la nuit tombant, fatigués et excités en même temps de reconnaitre les derniers kilomètres on roule dans une petite flaque de plus, au milieu de la "piste" et la pauvre Pigeot se retrouve dans 1 mètre 50 d'eau rougeatre ! Tout était complètement noyé à commencer par le moteur, l'habitacle (on ne voyait plus le volant! nos affaires, papiers flottaient, mélangés à la boue qu'il y avait déja dans la voiture!) Deux d'entre nous ont fini à pied, et je suis reté avec le conducteur assis sur le toit de la voiture toute la nuit à se faire des films d'horreur sur des bestioles qui pourraient sortir de la foret, un camion fou qui viendrait s'encastrer, un rebelle complètement bourré qui pourrait avoir anvie de jouer de la machette..... On n'a pas dormi et il ne s'est rien passé Le lendemain, on a arrêté le premier camion qui nous à tracté jusqu'à Kinigna, seulement à 6 ou 7 Km On a passé un certain temps à se laver et à se sècher ! Comme "retour au pays", je n'ai pas été déçu
Olivier

http://web.mac.com/oliverte
YA Yangguizi Globetrotter ·
Une toute petite pour la route. Pas vraiment une galère pour un voyageur normal, mais pour un voyageur d'affaires, c'était sacrément énervant.

Quelques mois après mon arrivée à Shanghai, j'ai dû me rendre à Pékin pour un rendez-vous client prévu en centre-ville à deux heures de l'après-midi. Mon intuition m'ayant chuchoté quelque chose à l'oreille, j'ai pris un des premiers vols du matin, histoire d'être très large et de flâner un peu en ville.

Le vol de deux heures s'est passé sans encombres, et je m'amusais à suivre du regard le petit avion se ballader sur la carte de Chine en temps réel. Peu de temps avant l'atterrissage, l'écran zooma sur la région pékinoise et on voyait bien l'avion se diriger vers l'aéroport de Pékin. L'avion descendit normalement, et à quelques dizaines de mètres au-dessus des maisons sortit son train d'atterrissage. L'avion descendit encore et j'ai alors reconnu les abords de l'aéroport. Tout d'un coup, le pilote a remis les gaz et l'avion a stoppé sa descente, survolant ainsi la piste en amorçant un léger virage. Puis l'avion a repris de l'altitude et a fait demi-tour. Intéressé par cette manoeuvre, je suivais attentivement la carte et la position de l'avion, et ne manquais pas de remarquer que le petit avion blanc s'obstinait à tourner le dos à l'aéroport de Pékin, et à s'en éloigner! J'ai cru que c'est leur logiciel qui foirait et ai attendu la seconde approche... qui ne semblait toujours pas venir.

Une dizaine de minutes plus tard, l'hôtesse annonça que nous étions sur le point d'atterrir à l'aéroport international de xxxxx. Le son étant mauvais, j'ai cru qu'elle parlait de Pékin, mais non, avec un délai de retard et en me repassant le message dans l'oreille, j'ai entendu Tianjin (grande ville voisine de Pékin).

"C'est bien à Tianjin que nous allons atterrir?"

"Oui monsieur, veuillez vous préparer, c'est pour très bientôt"

"ah ok"

On atterrit effectivement qques minutes plus tard sur un aéroport que je ne connaissais pas et qui ne pouvait être que Tianjin. Une fois l'avion arrêté, je demandais des explications, et surtout comment je devais m'y prendre pour rejoindre Pékin.

"problèmes météo, on a été dérouté", blablabla, blablabla. "trop de vent à Pékin", etc...

"on redécolle pour Pékin dans dix minutes" m'a-t-on assuré plusieurs fois. Curieusement, les passagers étaient très calmes et posaient peu de questions. Moi, je regardais ma montre avec anxiété en faisant de savants calculs. J'ai encore le temps, j'ai encore le temps...

Des gens ont demandé à sortir de l'appareil mais on les a refoulés. De mon côté, j'essayais de me renseigner sur les moyens de locomotion entre l'aéroport de Tianjin et la ville de Pékin. Les hôtesses m'assurèrent qu'il y avait des bus réguliers et fréquents à la sortie du terminal. Calcul rapide: il me faut telle durée pour rejoindre Pékin en bus, et telle durée pour rejoindre le lieu de rendez-vous depuis l'aéroport de Pékin. Et une durée inconnue pour rejoindre l'aéroport de Pékin.

Déduction rapide: si je descends maintenant de l'avion, je suis à peu près sûr d'être à l'heure au rendez-vous. De justesse certes, mais ça devrait aller. Par contre, si j'attends, rien n'est sûr.

Décision logique: il faut que je descende de l'appareil.

Jusque là, rien de bien extraordinaire, mais les "chinoiseries" avaient maintenant toute lattitude pour contrecarrer mes projets.

On refusa donc de me laisser descendre de l'avion, de même que la dizaine d'autres passagers qui en avaient fait la demande. J'ai essayé de motiver deux autres occidentaux repérés dans l'avion, deux autres businessmen, qui se sont rangés à mes arguments, et ont eux aussi demandé à descendre. Je précise que la porte de l'avion était ouverte et qu'une passerelle nous attendait. Mais pour une raison inconnue, on ne pouvait pas sortir. Finalement, après de longues palabres, on nous donna le feu vert, et nous sommes descendus sur le tarmac. Je regardais ma montre de plus en plus inquiet, car là, ça devenait vraiment très juste. Et je ne pouvais pas appeler le client qui avait un numéro de portable français, mon portable à moi étant limité aux numéros chinois.

L'aéroport de Tianjin n'était pas très grand, mais j'ai pu voir un nombre probablement anormal d'avions alignés à côté du notre. Tous les avions pour Pékin avaient apparemment été déroutés et attendaient sagement un hypothétique redécollage. Il y avait effectivement un sacré vent, et encore maintenant, je donnerais cher pour savoir s'il est vrai qu'il était moins fort qu'à Pékin. Le terminal était juste à côté. Une minute et demie à pieds d'après mes estimations. Et absolument rien ne roulait: ni avions ni bus, donc aucun danger. Qu'à cela ne tienne, on nous interdit de marcher jusqu'au terminal. Il fallait attendre LE bus. Et oui, LE bus, l'unique bus en service à l'aéroport de Tianjin. Et vu le nombre d'avions, il faisait sa tournée avec une lenteur et une inefficacité affligeantes. Finalement, après une attente d'une petite demi-heure, le bus nous ramassa et nous déposa au terminal en trente secondes!

Je n'avais heureusement pas de bagages et ai couru chercher les fameux bus pour Pékin. Mais tout le personnel de l'aéroport m'apprit qu'il n'existait aucun bus pour cette destination. (merci aux hôtesses et à leurs informations bidons) Il fallait donc aller d'abord au centre-ville de Tianjin pour attrapper un bus régulier. Option inacceptable car trop longue. Il ne restait donc plus que le taxi, mais un taxi allait-il accepter une telle course? On décida de tenter le coup avec les autres occidentaux, afin de partager les frais. Fort heureusement, le premier taxi qu'on choisit accepta de nous emmener à Pékin, mais uniquement à l'entrée de la ville, car il n'avait pas le droit de circuler à Pékin. Il faudrait donc changer de taxi une fois là-bas. Une fois à Pékin, j'ai remarqué que le vent était beaucoup moins fort qu'à Tianjin, mais je suis peut-être parano, je n'y étais pas quelques heures plus tôt et ne pouvais donc pas comparer.

Je suis finalement arrivé en retard et les clients avaient déjà quitté leur hôtel, ce qui me rendit furieux. Ils sont finalement revenus un peu plus tard, alertés par mon bureau qui a servi de relais.

"et bien alors, vous vous êtes perdu?" lâcha le Vice-Président de la Société en me voyant (super, pour une première impression)

"si je vous dis que c'est mon avion qui s'est perdu, vous me croirez?" ai-je rétorqué, encore sous le coup de l'énervement.
NA Nawal Veteran ·
Bonjour, Attention Patrick, encore un troisième post truculent, comme les deux précédents et nous te proclamerons "Roi des Galériens" !!! Autant pour la première galére, je trouve ta patience exemplaire, pour le second c'est moins évident. Bravo ! Des récits comme ça, on en redemande... Nawal.
" En Afrique, quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle..." Amadou Hampaté Bâ.
SI Simba Globetrotter ·
En effet, ça ne me rappelle que trop de souvenirs!!![:P] Pistes de brousse et averses sous les cieux africains, ne font pas toujours bon ménage.

Aahhh cette plaine de kilala (Parc Akagera Rwanda). Quelques euphorbes comme simple décor ... une quiétude au demeurant sans faille. Il devait être 16h00, nous nous dirigons vers le Mont Vienne pour y camper. D'un coup d'un seul, le ciel se couvre d'un épais tapis sombre et la pluie commence à tomber avec rage! Les essuies glaces vont bon train ...Topis, Buffles se mettent à l'abri des arbres. La plaine se vide comme les éclairs qui défraient le ciel! (enfin c'est ce qu'on croit!). Les crevasses des pistes se remplissent en une fraction de seconde, la terre ocre devient bien argileuse et les roues se mettent à patiner ...un peu, beaucoup pour tourner à vide, comme folles!

Impossible d'avancer, le moteur chauffe ... Il nous faut sortir du véhicule et essayer de nous dégager de ce bourbier!!! Bon ...nous sommes 3, on me charge de faire le guêt (on est tt de même en plain parc!). Ma mère se met au volant, mon père essaie en vain de pousser la titine!!! Essais infructueux !!! Il nous faut un support pour foutre en dessous de ces foutus pneus. On y voit quedal !!! La pluie redoublant de plus belle et la nuit se mettant à descendre doucement pour envahir la plaine!

Qu'à cela ne tienne ...On attendra demain que le jour revienne, pour reprendre les manouevres! Camp d'infortune pour une nuit qui sera bien agitée![:/] La plaine est tout sauf vide ...Une famille de lions nous indique clairement que nous sommes sur leur territoire ...Nous n'y voyons rien mais nous les entendons, sans relâche ...Impossible de fermer l'oeil dans cette posture, pour le moins inconfortable!

Une fois le jour levé ...l'espoir renait comme une flêche pour s'écrasser bien vite quand on constate qu' à moins de 5 mètres se trouvent un clan d'une dizaine de ces rois!!! Impossible de sortir du véhicule merde!!! Ca fait plus de 12 heures qu'on est là!!! La délivrance viendra enfin après encore 7 bonnes heures d'attente ... Le soleil tapant sec ...nos balourds ont migré sous les fraicheurs des euphorbes et un autre véhicule est passé!

Et je t'épargne le système D utilisé pour pisser dans ces conditions!!![:P]

Cela n'empêche que j'ai effectué bien d'autres safaris ...et circulé sur bien d'autre pistes ...où je me suis encore embourbée!!!
OL Oliverte Veteran ·
Je vais quitter ce forum, la neige ainsi que mes pantoufles demain, en effet, je pars au Mali jusque fin février. J'éspère qu'aucune grosse galère ne va enpoisonner mon séjour. Cependant j'en aurai surement quelques unes à raconter à mon retour, qui me feront pester sur le moment, et rigoler ensuite ! A bientot
Olivier

http://web.mac.com/oliverte
YA Yangguizi Globetrotter ·
J'ai toujours rêvé d'accéder à la fonction suprême de monarque, et régner sur les galériens est un honneur que je ne saurais refuser s'il se présentait à moi. Permets-moi donc, Nawal, de franchir les quelques pas qui me séparent encore du trône, avec cette petite histoire qui m'est arrivée dix jours avant mon aventure sur les maoïstes, et dont j'avais vaguement parlé dans ce récit.

Macao 19-20 décembre 1999

La date n'est pas anodine, puisque c'est celle à laquelle la colonie portugaise passa sous l'autorité de la Chine. La chute de la dernière colonie européenne en Asie, c'est un événement historique que je ne pouvais pas manquer, et j'ai donc fait coïncider un voyage en Chine avec cette période. Au programme, Hong Kong et Macao, puis remontée en train jusqu'à Shanghai via quelques étapes (dont celle des maoïstes).

Je comptais donc passer deux jours à Macao: un jour dans la colonie portugaise, et un jour dans la région administrative spéciale. Et surtout une nuit, la nuit de la rétrocession. Je m'attendais à ce que la nuit soit blanche et n'ai donc pas réservé ni même cherché d'hôtel, tant pis pour la fatigue du deuxième jour.

L'ambiance était festive, et il y avait évidemment foule en centre-ville pour ce jour si spécial. Un journaliste hong-kongais m'a même interviewé pour me demander ce que je pensais de la rétrocession (l'opinion d'un touriste français lambda devait être quelque chose de particulièrement important!) Je me suis un peu renseigné sur ce qui allait se passer dans la soirée, et il allait y avoir en fait deux scènes de concert et de spectacle en centre ville. Une au pied de la cathédrale San Paolo, l'autre tout en bas, vers le Leal Senado.

Le soir venu, je me suis donc immergé dans la foule compacte des touristes et des locaux venus profiter du spectacle et compter les secondes avant minuit. Le spectacle était assez médiocre, pas très passionnant, et c'est surtout l'ambiance dans la foule qui était intéressante. Curieusement, rien ne semblait distinguer cet événement historique d'une fête quelconque, et aucune émotion particulière ne semblait transparaître. Les quelques locaux avec qui j'ai pu discuter avaient en fait l'air de s'en foutre: le changement politique ne changerait pas grand chose à leur vie.

Les feux d'artifice furent malheureusement annulés à cause du vent, et la soirée fut donc assez quelconque. Un écran géant diffusait bien entendu la cérémonie officielle, qui se tenait à huit clos non loin de là. Trente secondes avant minuit, le compte à rebours commença et la foule le reprit en choeur. Minuit! Une salve d'applaudissements salua la rétrocession, tandis que quelques portugais locaux manifestaient leur nostalgie en huant et en sifflant. La foule commença alors à se disperser, et vers minuit trente, il ne restait plus grand monde sur la place principale.

Je me suis donc retrouvé seul comme un con, sans hôtel où aller et sans rien à faire. J'avais rendez-vous le lendemain matin à 8 heures pour un petit-déjeuner avec des gens rencontrés dans la journée, et il me restait pas mal d'heures à tuer. Bon, j'avais décidé de faire nuit blanche, pas question donc de chercher à dormir. Je commençais à me ballader dans le centre-ville désert, et au bout d'un moment, décidais de remonter vers la cathédrale, voir si par hasard il n'y avait pas encore des festivités. Et là, surprise! La fête officielle fut remplacée par une manifestation de chinois mécontents de la rétrocession, qui se livraient à un rituel fort intéressant. L'un d'entre eux portait un masque grossier du président Jiang Zemin, tandis que de faux soldats avec des mitraillettes en carton faisaient semblant de tuer de vrais-faux dissidents. Ils avaient dû répéter leur spectacle assez longtemps car c'était franchement bien fait et rigolo. L'un d'entre eux se mit à chanter une parodie de l'hymne national chinois, sous les rires de l'assistance. Il y avait une petite centaine de spectateurs, dont beaucoup d'étrangers, qui rigolaient et prenaient des photos à tout va. Il y avait aussi des "men in black" qui se tenaient à l'écart, la bouche et l'oreille scotchés sur leurs talkie walkies. Des flics en civil, c'était évident. Mais ils n'intervenaient pas.

Le cortège descendit vers la place principale, en se livrant toujours à des scènes comiques, les spectateurs continuant à savourer le spectacle. Une fois sur la place, la présence policière était plus importante, et il y avait des paniers à salade qui attendaient leurs proies. Mais dans un premier temps, les policiers n'intervinrent pas. Je remarquais alors un type d'environ 25-30 ans qui ne me quittait pas du regard. Je me déplaçais, il me suivait, aussi discrètement que possible, et continuait à m'épier. Homosexuel ou policier? C'était encore un mystère. Les arrestations ont alors commencé, dissident par dissident, et certains se débattant, la police dut intervenir de manière assez musclée. Les spectateurs locaux et étrangers, de même que votre serviteur, ont alors unanimement hué la police, qui a vainement tenté d'interdire les photos. Mais les policiers n'étaient pas assez nombreux et il y avait trop d'étrangers, ils n'ont donc pas osé agir contre le public et se sont concentrés sur les dissidents. Finalement, toute la joyeuse équipe finit dans les fourgonnettes de la police, et les policiers civils et en uniforme quittèrent la place. Mais mon énigmatique espion était toujours là. La petite foule des badauds se dispersa à son tour, et je me retrouvais à nouveau seul. Presque deux heures du matin, bon, que faire maintenant?

Mais bien sûr, le casino! Comment n'y avais-je pas pensé plus tôt? Je pris donc le chemin du casino, en regardant de temps en temps derrière moi. Le mystérieux personnage me suivait toujours, à distance raisonnable. Je bifurquais sur les petites rues, et il me suivait toujours. Des ennuis en perspective, me disais-je. J'ai donc accéléré le pas, et l'ai vu faire de même. Il a fini par me rattrapper.

"Je pense que vous êtes une sorte de journaliste" a-t-il dit en guise d'introduction

J'ai bredouillé "non non pas du tout, juste un étudiant en vacances"

"mais je vous ai vu prendre des photos tout à l'heure"

"ben oui, un touriste ça prend des photos, non?"

Nous avons discuté de tout et de rien, tout en marchant vers le casino. Je lui ai demandé ce qu'il faisait dans la vie, et il me répondit, après quelques moments d'hésitation, qu'il était joaillier. J'avais quand même remarqué qu'il connaissait la plupart des flics ayant participé aux arrestations, et qu'il devait donc être un joaillier avec beaucoup de relations, s'il disait la vérité. Mais en mon for intérieur, j'étais sûr que c'était un flic en civil. Je lui ai fait part de mon intention d'aller au casino et il se proposa de m'accompagner (il n'y avait jamais mis les pieds, me dit-il!) Mais il devait d'abord passer chez lui prendre qque chose. Sans trop réfléchir, j'acceptais de l'accompagner, et une fois dans le taxi, je me rendis compte que j'avais sans doute fait une connerie. La situation était trop louche, et c'était clair, j'avais affaire à un mafioso qui allait me dépouiller dans un garage, me poignarder pour m'empêcher de parler, et jeter mon corps à la mer pour effacer les preuves. Comment donc m'échapper? Le taxi finit par arriver et Monsieur Fung (c'était son nom) me dit d'attendre. Il revint un petit quart d'heure plus tard et nous sommes allés au casino.

Bon, je m'étais fait un film, c'était pas un mafioso. Mais c'était qui alors? Pourquoi tenait-il à passer la soirée avec moi? Si après tout c'était un flic, il avait bien dû comprendre que je n'avais aucun intérêt pour lui.

Il discuta avec les types à l'entrée du casino et vit bien que j'étais étonné puisqu'il avait dit n'être jamais allé au casino. "des amis de mon oncle" bredouilla-t-il. J'ai fini par l'interroger "tu as l'air de connaître beaucoup de monde en ville, comme les flics de tout à l'heure par exemple".

"oui, des amis d'enfance" répondit-il benoitement. Où était donc la vérité? Je ne le saurais jamais. J'ai perdu quelques dollars au casino, en suis ressorti au bout de deux bonnes heures, et Monsieur Fung rentra enfin chez lui. Fin de l'histoire, et un mystère que je n'ai toujours pas réussi à m'expliquer.

De retour à Hong Kong, puis quelques semaines plus tard en France, je tentais de voir si les médias avaient parlé de l'arrestation des dissidents. Pas un mot. Une rétrocession sans incidents ont témoigné l'ensemble des journaux tous en choeur.
LE Lepiaf Globetrotter ·
Très intéressant, mais désolé, ce ne peut pas être compté comme une galère, la place de ce texte serait plutôt dans "carnets de voyageurs".

Il faudra encore attendre un peu pour être couronné.

Continue, petit scarabée.
YA Yangguizi Globetrotter ·
Ben il s'est avéré que ce n'était pas une galère, mais sur le coup ça y ressemblait quand même un petit peu, non? Il m'a fait un peu peur ce Monsieur Fung au début.[:/]
LE Lepiaf Globetrotter ·
Mon post n'a pour seul but que tu nous racontes d'autres histoires.
YA Yangguizi Globetrotter ·
J'en ai plus[:/]

Tu vois bien que je racle déjà les fonds de tiroirs[;)]
LE Lepiaf Globetrotter ·
Ton post m'a rappelé une rencontre inquiétante en Turquie.

C'était il y a quelques années puisque nous n'avions alors que 2 enfants de 8 et 3 ans. Après une promenade dans le centre de Kusadasi, nous faisons halte dans un bistro. A la table voisine, 3 turcs entre 35 et 40 ans. Quelques minutes après notre arrivée, l'un des hommes nous aborde dans un français très correct et nous invite à partager sa table. Il nous explique qu'il est très heureux de rencontrer des français et de pouvoir discuter. Marié à une française, mais séparé, père d'un enfant qui lui manque beaucoup, il a la nostalgie de la France où il a travaillé plusieurs années. Ce qu'il faisait ? Divers emplois, plutôt dans le domaine de la sécurité. Il a, entre autres, travaillé pour le PSG. Il y était chargé de se faire passer pour un supporter ultra dans le but de surveiller la frange violente des supporters. Il les accompagnait aussi en déplacement, y compris pour la coupe d'Europe. Il collabarait avec les différentes polices. Tout en nous racontant ses histoires, Ce monsieur a renouvelé nos consommations et a refusé que nous payions quoi que ce soit. Ma femme et moi nous sentions de moins en moins à l'aise, surtout quand il a rebondi sur ses activités en Turquie. Nous avons compris qu'il était une sorte de barbouze au dessus des lois et un caïd local. Ses acolytes ne mouftaient pas et surveillaient les gens qui entraient et sortaient du café. Après la deuxième tournée, il a voulu nous en offrir une troisième. Devant notre refus, il a proposé aux enfants une glace. Ma fille de 8 ans était d'accord, ce qui est logique, mais la réaction de notre fils de 3 ans nous a stupéfait car il a refusé. Devant l'insistance de l'homme, il lui a dit sèchement en le fixant dans les yeux : je t'ai dit non ! Cela a stoppé net la tentative de charme et jeté un froid. Profitant de cet instant, nous avons prétexté que nous étions attendus à l'hôtel. Mais il ne voulait plus nous lâcher, et nous a invité au restaurant, puis en boîte. Une fois de plus, ce sont les enfants qui nous ont sauvés, puisque il était hors de question de sortir tard avec eux. Nous avons craint un moment qu'il nous trouve une baby sitter, mais, finalement, il a laissé tomber et, royal, a ordonné à un de ses sbires de nous raccompagner en voiture à l'hôtel distant d'une dizaine de km. Une fois rentrés, nous avons longuement reparlé de cette très curieuse fin d'après-midi. Cet homme a finalement été charmant avec nous, mais nous sommes restés sur un malaise profond. Nous avons également découvert un aspect insoupçonné du caractère de notre fils, aspect qui s'est vérifié depuis.
YA Yangguizi Globetrotter ·
Pas mal ton histoire[:)]

Dans la série fausses galères et gens bizarres, j'en ai une pas mal non plus.

Mai 2004 - Xiahe, Gansu, Chine

Xiahe, village du sud du Gansu abrite une importe communauté tibétaine vivant autour du gros monastère de Labrang, la plus grande lamasserie hors de la région autonome du Tibet. Des milliers de moines y vivent et l'endroit attire de nombreux touristes, dont une grande proportion d'étrangers.

Avec ma copine, nous y sommes donc allés en mai 2004, dans le cadre d'un petit périple dans cette province. Impossible de rater le monastère, il est énorme et en plein milieu du village, entre la partie tibétaine et la partie sino-musulmane. On finit par se retrouver à l'intérieur, aucune délimitation nette ne permettant d'en définir les contours.

Nous sommes alors passés à proximité d'un moine qui guidait un groupe de trois touristes étrangers. Le moine se précipita vers nous, furieux: "que faites vous-là? Vous n'avez ni guide ni ticket, vous n'avez pas le droit d'être ici."

"on est vraiment désolés, mais on n'était pas au courant qu'il fallait un ticket et un guide. Où peut-on trouver tout cela?"

"là-bas" répondit très sèchement le moine, désignant une autre entrée qu'on n'avait pas vue. Si nous avions été n'importe où ailleurs, je me serais probablement énervé en répondant que s'ils voulaient éviter qu'on entre sans ticket, il serait plus intelligent de mettre le guichet plus en évidence et de fermer les autres accès. Et qu'un minimum de courtoisie n'était pas du luxe. Mais bon, ce n'était pas l'endroit pour faire un scandale et j'ai donc ravalé ma fierté.

Il ajouta "et rangez immédiatement cet appareil photo, vous allez avoir des problèmes vous, si vous continuez à faire n'importe quoi".

Le tout fut dit sur un ton extrêmement agressif, sans la moindre provocation de ma part. Après tout, être moine tibétain n'empêche pas d'être un gros con, il n'y a pas de raison.

Nous sommes donc allés acheter nos tickets, et on nous assigna à un guide sinophone guidant un troupeau de touristes chinois bruyants et cracheurs. Une visite bien désagréable en perspective. Naturellement, tout le monde prenait des photos et le guide pour chinois ne disait rien, mais j'hésitais quand même à en prendre, avant de finalement me laisser aller.

Nous avons fini par entrer dans la salle de prières principale, très grande et joliment décorée. Le guide continuait ses explications et les chinois continuaient à faire du bruit. Tout cela gâchait décidément la visite de ce lieu qui nécessite pourtant silence et retenue. Nous avons donc décidé avec ma copine de nous éloigner du groupe pour faire le tour de la salle dans l'autre sens afin de profiter d'un peu de solitude et de silence relatifs.

Et là nous sommes retombés sur le moine fou et ses trois touristes.

"encore vous? Sortez d'ici, vous n'avez pas le droit d'être là!!!"

"mais si!"

"ne cherchez pas les problèmes, pas de ticket, pas de visite!"

J'ai alors exhibé fièrement mes deux tickets mais me suis gardé de faire de l'ironie. J'ai simplement répondu "nous avons écouté vos recommandations et avons acheté les tickets, nous avons donc le droit d'être là."

"donnez moi ces tickets et sortez!"

"non!"

"vous n'avez pas le droit d'être ici sans guide."

"notre guide est juste là-bas, quinze mètres plus loin."

"et bien rejoignez le, vous n'avez pas le droit d'être seul."

"mais enfin, on est juste à côté!"

"trop loin! ne faites pas d'histoires ou vous allez avoir de gros ennuis, je vous assure!"

Quel con, quel con, mais quel gros con! Une bien belle image des moines tibétains réputés si souriants, détachés et tolérants! J'ai lancé un méchant regard à ce grossier personnage et nous sommes retournés avec les autres.

A la sortie de la salle, je remarquais une liste de consignes en anglais, chinois et tibétain. L'interdiction de s'éloigner de plus de quinze mètres du guide n'y figurait pas. Par contre, il était interdit de cracher. Qu'à cela ne tienne, un gros chinois racla bruyamment sa gorge et cracha juste à l'entrée de la salle de prière. Personne ne lui dit rien.

J'étais furieux de la manière dont s'est passée cette visite. Heureusement que quelques moines très sympas à l'extérieur de la lamasserie m'ont fait oublier cet imbécile, et m'ont réconcilié avec les moines tibétains.

A la réflexion, je me demande si c'était bien un vrai moine, mais pas plutôt un chinois placé ici pour encadrer les étrangers. Son comportement était vraiment trop grossier et agressif.
KE Kelaier Regular ·
Coucou,

je vote pour aussi pour élire Shanghaipat, roi de la galère .Nawal a eu une excellente idée .Quoique, Amazongirl et sa rivière de la mort sans retour qui tue vaut aussi son pesant de cacahouètes (voir son post" Froler la mort" qui me rappelle un film avec Meryl Streep, âmes sensibles s'abstenir .) ;Masi bon, on ne parle pas du même continent .Nous devions donc elire des rois et reines des galères ...par continent !

Moi je ne suis qu'une petit scarabé concernant les galères en Chine, en tant que touriste ( ou autre ). J'ai eu une histoire de faux billets pour rentrer dans un temple - et oui, en l'an 200 on entre dans un temple comme on entre dans le métro -(mais pourquoi que le billet rentre pas ds la machine ?) "Fei piao "? -Quoi "Fei piao" ? Mon billet, il est pas tout beau ? (magouille du guide donc remagouille du guide pour nous en sortir ).

J'ai aussi été traînée dans un hopital pour me vendre des herbes magiques, alors que j'allai très bien, mais apparemment mon poignet disait le contraire !

Voilà c'était 2 petites histoire mignonnes .Les grosse galères, je les garde souvent pour moi, puis les oublie et je me dis : hmmm, je retournerais bien dans ce pays quand même.

Question à Shanghaipat : sinon, c'était comment Macao ? (j'irai bien y faire un tour )

Continuez comme çà avec vos récits .

K
AM Amazonegirl Regular ·
Je t'avoue que si il ya un pays qui ma causé de belle galère c'est l'indonésie mais il reste une perle avant tout. Dormir avec un rat enragé et frôler la mort sa fait beaucoup sans oublié tout le reste enfin bon je me dit qu'à mon prochain voyage je risque de bien rigoler surtout après ce qu'à raconter Shangaipat sur le monasatère tibétain lol
A chacun son bout du monde...
JA JazzNcigare ·
Pas mal ton histoire[:)]

Dans la série fausses galères et gens bizarres, j'en ai une pas mal non plus.

Mai 2004 - Xiahe, Gansu, Chine

Xiahe, village du sud du Gansu abrite une importe communauté tibétaine vivant autour du gros monastère de Labrang, la plus grande lamasserie hors de la région autonome du Tibet. Des milliers de moines y vivent et l'endroit attire de nombreux touristes, dont une grande proportion d'étrangers.

Avec ma copine, nous y sommes donc allés en mai 2004, dans le cadre d'un petit périple dans cette province. Impossible de rater le monastère, il est énorme et en plein milieu du village, entre la partie tibétaine et la partie sino-musulmane. On finit par se retrouver à l'intérieur, aucune délimitation nette ne permettant d'en définir les contours.

Nous sommes alors passés à proximité d'un moine qui guidait un groupe de trois touristes étrangers. Le moine se précipita vers nous, furieux: "que faites vous-là? Vous n'avez ni guide ni ticket, vous n'avez pas le droit d'être ici."

"on est vraiment désolés, mais on n'était pas au courant qu'il fallait un ticket et un guide. Où peut-on trouver tout cela?"

"là-bas" répondit très sèchement le moine, désignant une autre entrée qu'on n'avait pas vue. Si nous avions été n'importe où ailleurs, je me serais probablement énervé en répondant que s'ils voulaient éviter qu'on entre sans ticket, il serait plus intelligent de mettre le guichet plus en évidence et de fermer les autres accès. Et qu'un minimum de courtoisie n'était pas du luxe. Mais bon, ce n'était pas l'endroit pour faire un scandale et j'ai donc ravalé ma fierté.

Il ajouta "et rangez immédiatement cet appareil photo, vous allez avoir des problèmes vous, si vous continuez à faire n'importe quoi".

Le tout fut dit sur un ton extrêmement agressif, sans la moindre provocation de ma part. Après tout, être moine tibétain n'empêche pas d'être un gros con, il n'y a pas de raison.

Nous sommes donc allés acheter nos tickets, et on nous assigna à un guide sinophone guidant un troupeau de touristes chinois bruyants et cracheurs. Une visite bien désagréable en perspective. Naturellement, tout le monde prenait des photos et le guide pour chinois ne disait rien, mais j'hésitais quand même à en prendre, avant de finalement me laisser aller.

Nous avons fini par entrer dans la salle de prières principale, très grande et joliment décorée. Le guide continuait ses explications et les chinois continuaient à faire du bruit. Tout cela gâchait décidément la visite de ce lieu qui nécessite pourtant silence et retenue. Nous avons donc décidé avec ma copine de nous éloigner du groupe pour faire le tour de la salle dans l'autre sens afin de profiter d'un peu de solitude et de silence relatifs.

Et là nous sommes retombés sur le moine fou et ses trois touristes.

"encore vous? Sortez d'ici, vous n'avez pas le droit d'être là!!!"

"mais si!"

"ne cherchez pas les problèmes, pas de ticket, pas de visite!"

J'ai alors exhibé fièrement mes deux tickets mais me suis gardé de faire de l'ironie. J'ai simplement répondu "nous avons écouté vos recommandations et avons acheté les tickets, nous avons donc le droit d'être là."

"donnez moi ces tickets et sortez!"

"non!"

"vous n'avez pas le droit d'être ici sans guide."

"notre guide est juste là-bas, quinze mètres plus loin."

"et bien rejoignez le, vous n'avez pas le droit d'être seul."

"mais enfin, on est juste à côté!"

"trop loin! ne faites pas d'histoires ou vous allez avoir de gros ennuis, je vous assure!"

Quel con, quel con, mais quel gros con! Une bien belle image des moines tibétains réputés si souriants, détachés et tolérants! J'ai lancé un méchant regard à ce grossier personnage et nous sommes retournés avec les autres.

A la sortie de la salle, je remarquais une liste de consignes en anglais, chinois et tibétain. L'interdiction de s'éloigner de plus de quinze mètres du guide n'y figurait pas. Par contre, il était interdit de cracher. Qu'à cela ne tienne, un gros chinois racla bruyamment sa gorge et cracha juste à l'entrée de la salle de prière. Personne ne lui dit rien.

J'étais furieux de la manière dont s'est passée cette visite. Heureusement que quelques moines très sympas à l'extérieur de la lamasserie m'ont fait oublier cet imbécile, et m'ont réconcilié avec les moines tibétains.

A la réflexion, je me demande si c'était bien un vrai moine, mais pas plutôt un chinois placé ici pour encadrer les étrangers. Son comportement était vraiment trop grossier et agressif.

Jsute une appartée :les chinois sont chez eux....malheureusement pour les tibétains [:(]
GA Gabye Veteran ·
…dans la serie des étranges rencontres…

Paris Janvier 1985…

Un petit matin d'hiver frisket, ou le jour ne s'est pas encore vraiment installé… Je m'extirpe avec langueur en cie de mon acolyte Mona, d'un de ces Sound Systhem du moment qui bat son plein au lieux dit Les Frigos …(Quai de la Gare, ) qui ne tardera pas à devenir dans les années suivantes ce melting pot d'ateliers d'arts contemporain et de creation en tout genre…que l'on connait… Mona est un garçon d'origine Antillaise, tjrs de bonne humeur malgrés une vibration interieure proche du mystere, qui arbore avec exotisme sa masse de dread locks pele-mele, et 2 pinceaux enfichés dans son "chignon" à la façon de 2 épingles de retenue…dont il se sert parfois pour faire un croquis ou deux… Nous marchons, le long des quais deserts avec l'objectif de traverser tout Paris pour nous rendre à l'opposé sur Ville d'Avray via un taxi qui demeure pour le moment introuvable… Nous passons la Seine dirrection Bercy, quand tout à coup surgit de nule part (il y a du brouillard partout), roulant au pas une voiture arrive sur nos talons…sans nous retourner, nos regards entendus se croisent…"merde les flics!" il faut dire qu'à cette epoque nos protecteur de l'ordre publique n'etaient pas tjrs du meilleurs ton et de la plus grande ouverture à l'egard de ceux qui n'avaient pas d'une la couleur locale, mais deux qui en plus trouvaient le moyen d'exprimer leur idées et creativité… …mais rien ne se passe…me retournant alors je decouvre qu'un simple taxi nous suit de pres…et en un rien de temps heureux de cette trouvaille miraculeuse, nous voilà à bord…pret à nous évanouir vers ce Paris qui s'eveille…

Le chauffeur est un gars taciturne, probablement Africain et dans la penombre je n'arrive pas à distinguer ses traits…"Où allez vous?""Ville d'Avray", je crois bon d'ajouter alors…"Par les quais…"ce ne sera pas necessaire…

A cette epoque, je ne suis pas majeure, et j'ai d'avantage l'air d'une gamine petillante, que d'une femme qui sait ce qu'elle veut…je m'ecrase donc…en silence Démare la voiture dans un vrombissement sourd et nous nous retrouvons en plein Paris à une vitesse folle, fleurtant avec le dessus du 100km/h…tandis que notre ami taximan grille allegrement tout ce que l'on peut appeler feux et stop… clouée dans le dossier de la banquette, je suis effrayée et ne parviens pas à comprendre …j'ose donc d'une voix timide un :"Pouvez vous ralentir svp?" Mais je semble à peine sortir mon interlocuteur de sa concentration… il s'agripe semble t'il et pied au plancher tandis que defilent les feux, les avenues, les voitures klacsonnantes tandis que mon esprit tetanisé guette le pire à chaques croisements…il faut dire que tout absolument tout, fonctionne de justesse… mille fois on aurait pu percuter dejà…mais non ça passe! En un eclair nous arrivons à Ville d'Avray, la voiture stoppe enfin suivit d'un soupir de soulagement qui en dit long sur mon etat de tention…le type remet son compteur à 0 et à la question :"combien je vous dois?" il me repond sans d'avantage se retourner:"rien"

A ce jour, je dois dire que je n'ai tjrs pas compri…je n'ai pas voulu entendre les fantasques explications de Mona…qui n'avait pas ouvert la bouche de tout le voyage…et qui se faisait fort de me faire alors un exposé sur les gri-gris et la magie Africaine…
une âme d'aventuriere ne peut se rejouir enracinée dans son quotidien…
YA Yangguizi Globetrotter ·
Et bien allons-y donc pour une étrange rencontre, même si on est en marge du sujet sur les vraies et fausses galères.

Putuoshan (Zhejiang, Chine, été 1999).

Lors de mon premier voyage à Shanghai, j'ai décidé d'aller visiter l'ile de Putuoshan, lieu de pèlerinage bouddhiste et petit havre de paix situé au large du Golfe de Ningbo. J'ai décidé d'y aller par le bateau de nuit, qui devait partir autour de 5 heures de l'après-midi pour arriver le lendemain matin à l'aurore.

Après avoir ingurgité un très mauvais diner à bord, et n'ayant rien à faire pour tuer le temps, je décidais de m'asseoir à l'extérieur, sur un des ponts supérieurs, pour profiter de l'air marin et regarder les lumières de tous les bateaux que nous croisions.

Au bout d'un moment, un drôle de personnage est venu s'asseoir à côté de moi et a commencé à discuter avec moi. C'était un militaire en uniforme, qui était toutefois en permission et se rendait à Putuoshan en pèlerinage. Il venait de Xi'an et était pour quelques temps à Shanghai, ou il poursuivait ses études de médecine pour devenir médecin militaire. On avait le même âge, et avons sympathisé et décidé de visiter l'ile de Putuoshan ensemble le lendemain. Entre temps, notre petit groupe s'est élargi et une jolie fille originaire de l'ile voisine de Zhoushan nous a rejoint, ainsi qu'une femme d'une quarantaine d'années de Wuhan, voyageant seule avec son petit garçon.

Arrivés sur place, nous avons décidé de partager une chambre d'hôtel avec le militaire (bon, en fait il ne roulait pas sur l'or, donc c'est moi qui payais. De toute façon, être seul ou à deux revenait au même prix). On avait aussi convenu de retrouver la jolie fille et la mère et son enfant un peu plus tard.

Aussitôt débarqués, on s'est fait harceler par les rabatteurs, et comme j'avais dit à mon nouveau compagnon que je savais où je voulais aller, il a engueulé tout ce beau monde. Mais c'était peine perdue, son uniforme n'impressionnait personne et on a eu un mal fou à s'en débarrasser. Nous avons finalement réussi à poser nos affaires et à commencer la visite.

J'ai alors commencé à remarquer qu'il était un peu bizarre. Il avait notamment la désagréable habitude de consacrer un temps fou à négocier le moindre yuan, même pour ce qui est à prix fixe. C'était exaspérant, d'autant plus que le moindre yuan économisé l'encourageait à faire de même un peu plus loin et à l'étape suivante. Grâce à lui, je découvrais les aspects désagréables du tourisme à la chinoise. Il n'était certes pas très riche, mais il achetait quand même à tours de bras les souvenirs les plus débiles qu'on puisse trouver, et à chaque fois tirait une grande satisfaction d'avoir pu payer 76 yuans là où d'autres en paieraient 78 ou 79. Il s'en vantait en plus!

Il appelait aussi les gens "camarade", ce qui déjà à l'époque ne se faisait plus depuis longtemps (bon, moi aussi j'appelle parfois le gens comme ça, mais c'est plus sur le ton de la plaisanterie et de l'humour décalé).

Le soir, nous avons diné avec la dame de la veille et son enfant. Sur le chemin du restaurant, le militaire s'arrêta pour acheter deux bouteilles de Confucius. Naïf comme j'étais, je croyais jusque là que Confucius n'était qu'un philosophe mort il y a plus de 2000 ans et dont la pensée marque encore la Chine contemporaine. Mais grâce à mon nouvel ami, j'ai alors découvert que le Confucius était avant tout un tord-boyaux absolument dégueulasse, avec lequel il est assez facile de se bourrer la gueule. Deux bouteilles donc pour notre ami. Et évidemment, il s'agissait de l'acheter dans un petit magasin et de l'amener au restaurant, c'est moins cher comme ça.

Pendant le diner, il a descendu une bouteille entière et est alors entré dans un état second, ses propos devenant délirants et désordonnés.

On est finalement rentrés à l'hôtel, le pauvre bougre ayant du mal à avancer tout droit, et une fois arrivés, on a recommencé à discuter de tout et de rien (il allait déjà un peu mieux).

Il m'a confirmé qu'il était bouddhiste et venait à Putuoshan en pèlerinage. Mais d'après ce que j'ai compris il était aussi membre du Parti Communiste, ce qui est en principe incompatible avec une croyance ou une pratique religieuse. Mais ce paradoxe n'avait pas l'air de le déranger. Et pour une raison que j'ignore, il a commencé à parler d'Hitler... Hitler, vraiment un grand homme, très intelligent... euh... tu sais vraiment de qui tu parles là? Il est quand même responsable de millions de morts, c'était un type monstrueux. ouais, j'ai entendu dire qu'il y avait eu des massacres, mais bon, dans l'ensemble c'était quand même un type bien. mais non, tu ne peux pas dire ça! Tu as dû apprendre à l'école ce que les japonais ont fait en Chine pendant la guerre, non? ah ouais, salauds de japonais... oui voilà, et bien Hitler, c'était un peu l'équivalent en Europe. Donc il ne faut pas en dire du bien. ah oui je comprends, tu as raison.

(cool, je ne pensais pas le convaincre aussi facilement) et en France, vous avez eu de Gaulle non? oui mais ça n'a rien à voir, lui c'était quelqu'un de très bien. Un peu comme Mao chez vous (bon, la comparaison était audacieuse, mais c'était le language qu'il pouvait comprendre) ah oui, je vois. Donc il y a un grand portrait de de Gaulle sous l'Arc de Triomphe, comme Mao sur la Place Tiananmen, non? non non, pas du tout.

On a fini par se coucher, et le lendemain matin, il avait déssaoulé et ne parlait plus du tout d'Hitler. On a retrouvé la dame et son fils pour déjeuner, ainsi que la jolie fille du bateau. Malheureusement, le soldat avait toujours une bouteille de Confucius avec lui, et il l'a entamée à table. C'était reparti pour un tour...

En pleine conversation, il a lâché un tonitruant: de Gaulle, ok!!!!!! oui voilà, tu as bien retenu la leçon. mais Hitler était encore plus grandiose! ah non!

(la fille qui était à côté de moi m'a supplié de ne pas faire de scandale "il est bourré, il ne réalise pas ce qu'il dit")

Il a continué: dans ma caserne à Xi'an, j'ai un camarade qui a un énorme portrait d'Hitler dans sa chambre (dit-il avec un grand sourire et les pouces levés)

Je n'ai pas fait de commentaires, et nous nous sommes regardés avec la fille, en partageant le même air consterné.

L'après-midi, le soldat et la dame de Wuhan ont voulu aller à la plage, ce qui ne m'intéressait pas trop. Je suis donc parti de mon côté avec la jolie fille ( y avait quand même pas photo [:)] ) pour faire un tour des collines.

Il restait encore un jour à passer sur l'ile, et malheureusement la fille n'a pas pu rester avec nous, j'ai donc dû supporter le bouddhisto-communiste nazi ivrogne pendant encore une journée. Sur le bateau du retour, il se vantait de notre "amitié" en montrant à tout le monde qu'il avait un ami étranger. Et il insistait pour continuer le voyage avec moi. Il voulait maintenant aller à Wuxi. Mais moi je ne voulais plus rester avec lui une seconde de plus et ai pretexté de faux amis à voir à Shanghai pour devoir rester quelques jours en ville. Nos chemins se sont donc séparés là.

A mon retour en France, on a dû s'échanger une lettre chacun (encore que sa lettre à lui se résumait à l'envoi de quelques photos sans aucun courrier d'accompagnement) avant de définitivement couper les ponts.
CH Christian06 Veteran ·
Quelle chose étrange que cette phobie de l'avion !!!

Et pourtant étant jeune, cela m'amusait plutôt. Serait ce écrit quelque part ? Est ce dû à des problèmes héréditaires?

Tout celà aurait-il commencé quand mon grand-père pilote de chasse sur Biplan pendant la guerre de 14-18 se fit descendre avec son avion en feu au dessus de l'Allemagne, et s'en sortit vivant, mais avec quelques brulûres et fut fait prisonnier?

Aurait ce continué quand vers 1945 il se rendit aux états-unis pour son travail, et qu'au milieu de l'atlantique, l'hydravion (éh oui à cette époque les avions transatlantiques étaient des hydravions) du amérir en plein atlantique car il venait de perdre une hélice en vol !!! Les passagers restèrent ainsi près de deux jours à attendre un autre hydravion qui leur déposa une hélice de rechange et qui fut montée à l'aide d'un cargo qui s'était détourné pour leur porter secours.

Puis vint ma jeunesse, et le début des années 60, et cet été là, mon père descendit sa petite famille en voiture à Cavalaire dans le sud de la France; le 15 juillet nous l'accompagnames à l'aéroport le plus proche, Hyères, pour qu'il puisse retourner travailler à Paris.

Il prit donc le vol Air France Hyères Paris sur un avion: le Vickers Viscount.

Mon père était un grand gaillard de près de 1.90 mètres et à cette époque approchant les 100 kilos.

L'avion décolla et attaqua sa montée sans problèmes, et montait, montait, montait ...

Soudain une hotesse vint voir mon père et lui demanda de se rendre rapidement dans le poste de pilotage; arrivé au nez de l'appareil, le pilote lui demanda de se coincer entre son siège et celui du mécanicien naviguant. Le temps d'avoir des explications, mon père se trouva écrasé par l'arrière par d'autres passagers «imposants» qui arrivaient tous à l'avant de l'appareil.

Les explications furent alors données aux passagers: je vous rappelle que l'on est en plein mois de juillet; eh bien malgré les consignes de sécurités, le pilote avait tout simplement oublié de brancher les commandes de dégivrage, et l'avion est passé dans un nuage givrant et les commandes de profondeur sont bloquées par le gel !!! Le pilote n'arrive plus à empécher l'avion de monter et il risque d'arriver en perte de vitesse et de basculer brutalement type feuille morte. Donc la seule solution trouvée par l'équipage est de faire basculer l'avion avec le poids des passagers. En effet maintenant presque tous sont dans la partie avant de l'avion et paniquent et poussent pour être le plus en avant possible; c'etait l'imposante carrure de mon père qui a fait qu'il a été choisi en premier et s'est retrouvé aux premières loges.

Il n'empèche que le système a fonctionné car en un quart d'heure l'avion s'est remis à plat en gardant sa vitesse, et puis à commencé à piquer légèrement et là ils ont envoyé les passagers petit à petit à l'arrière pour controler la descente, et ils ont ainsi réussi à se retrouver à une altitude où les commandes se sont dégelées toutes seules.

Eh bien à l'arrivée à Paris, ils n'ont même pas reçu des excuses d'Air France, on leur a juste proposé un jus d'orange !!!

En mars 1964, mon père décida de nous emmener en Italie visiter Rome et Naples et Pompéi pour les vacances de Pâques; il reserva donc les billets ParisRome RomeNaples et NaplesParis.

Le vol ParisRome en caravelle me plut particulièrement, c'était mon premier vol, et nous visitâmes Rome suivant le programme établi; nous devions prendre l'avion RomeNaples le 28 mars au soir, mais le matin du 28 mon père décida qu'il voulait voir l'Italie et que du coup il annulait les billets du soir et qu'il avait loué une voiture pour descendre à Naples.

Et roule famille jusqu'à Naples puis Amalfi où nous arrivammes très tard le soir à l'hotel.

Le lendemain matin, nous nous sommes levés tôt pour aller monter en haut du Vésuve mais à l'approche de celui-ci, il y avait des embouteillages pas possibles. Puis plein de camions militaires descendaient par la route du vésuve.

Nous avons alors demandé à la police pourquoi la route était bloquée, et c'est alors que l'on appris que le vol RomeNaples de la veille au soir que nous devions prendre s'était écrasé sur le Vésuve juste avant son atterrissage. Nous aurions dù être dedans, et il n'y eu aucun survivants sur les 45 personnes à bord de ce VickersViscount. Eh oui encore lui !!!

Pendant les vances de Pâques 1965, je partis en angleterre dans une famille anglaise dans la banlieue de Londres. Ils avaient une jolie petite maison avec le jardin au bord de la Tamise.

Eh bien, que pensez vous que ce monsieur faisait comme travail? Il était pilote de la R A F, et en plus, ils avaient racheté la maison à la veuve d'un pilote de ligne qui s'était écrasé quelques années avant sur le Fujiyama.

Peu avant la fin de mon séjour, ils m'ont emmené visiter le château de Windsor, et quand nous rentrames en fin d'après midi, tout leur quartier était bouclé par la police!!!

Et devinez pourquoi? C'est tout à fait normal... un avion qui avait décollé de l'aéroport d' Heathrow deux heures avant, avait un réacteur qui s'était détaché et qui est tombé juste au bout de leur jardin pour finir sa course dans la Tamise. Un peu plus et je me le prenais sur la tête celui-là...

Plus tard, dans les années 70, j'eu l'occasion de faire souvent du petit avion de tourisme avec mon copain Arnaud, qui s'amusait à me faire peur, mais je n'avais pas à cette époque cette phobie de l'avion.

Mais alors, pourquoi?

Eh bien voilà, j'ai du aller pour mon travail à Cuba en juillet 1987.

Comme notre client était une entreprise d'état cubaine et que le billet d'avion était à leur charge, ils ont imposé que je prenne leur compagnie la Cubana de Aviacion.

Je devais faire Madrid la Havanne, et avant Nice Madrid, mais suite à des grèves, j'ai du passer par Paris pour attraper un Paris Madrid.

Arrivé à Paris, je demandais des explications à l'aéroport concernant mon vol Madrid LaHavanne, car je n'arrivais pas à comprendre avec les décalages horaires la durée de mon vol: plus de 15 heures !! L'hotesse ne comprenant pas non plus, elle appella un pilote qui était à coté et qui a commencé à dire que c'était pas possible, puis qui a controlé sur un écran et m'a annoncé alors:

Ah mon pauvre, c'est normal, vous voyagez à bord d'un avion russe l' Ilyushin 62, et c'est un avion qui n'a pas l'autonomie suffisante pour traverser direct jusqu'à Cuba, et comme il est interdit aux USA, il se pose d'abord à Gandair sur TerreNeuve, là il fait le plein, et il redescend sur Cuba en longeant les cotes américaines. Vous savez, me dit il, c'est le même avion qui s'est écrasé au mois de mai en Pologne en faisant 180 morts... Ben voyons! Et en plus, rajoute-t-il, c'est un avion très mal pressurisé, donc très mal climatisé, je vous souhaite bien du plaisir. Je vous en prie c'est sympa merci.

Là j'ai commencé à avoir peur.

Puis enfin arrivé à Madrid, je suis monté dans l'engin!

Apparement, rien de spécial, si ce n'est que lorsque j'ai voulu mettre ma malette dans le compartiment au dessus de mon siège, il n'y avait plus de place, car c'était plein de couvertures type Train SNCF. Je n'ai pas compris tout de suite le pourquoi du comment! Donc baggage sous le siège et jambes en travers car peu de place et je mesure quand même 1.88 mètres et tout en jambes!

Décollage et montée et petit à petit un froid infernal s'installe, et la cubaine à coté de moi m'explique qu'il est temps de sortir les couvertures. Ah que je suis bête, c'était donc pour cela!

Je me suis levé pour donner les couvertures, et j'en ai profité pour aller jusqu'aux rideaux qui nous séparaient de la partie avant. Il y avait en fait deux rangées de rideaux entre lesquels se trouvait l'endroit pour les hotesses et la préparation des repas, et derrière le deuxième rideau, surprise, tout la moitié avant de l'avion était remplie jusqu'au plafond d'un amoncellement de colis et de caisses!!!

et une trappe était ouverte dans le plancher de l'allée. Oulà là.

J'ai passé les huit heures jusqu'à Gandair enfouis dans la couverture, avec devant les yeux les rideaux de séparation incliné de 20 degrés par le vent à l'intérieur de l'avion et qui sortait à l'arrière par je ne sais où? Une heure avant d'arriver à Terre Neuve, j'avais un torticolis épouvantable et je souffrais le martyr.

Enfin Gandair, on se pose, tout va bien. On nous fait sortir pendant que l'avion doit faire le plein, et nous nous dirigeons au petit aérogare, en effet le terrain est militaire, mais une zone est autorisée pour les avions cubains. Je demande combien de temps on reste, et on m'annonce qu'en général, les passagers passent la nuit là, car ils en profitent pour réparer l'avion, en europe ils ne peuvent pas car ils ont eu des problèmes de paiement et plus personne ne veut les réparer.

Je téléphone à ma femme pour lui donner des nouvelles, et tout à coup on nous rappelle pour nous faire monter dans l'avion! Le chef d'escale me dit: Tiens, c'est bizarre, cette fois-ci ils ne réparent pas. Je ne sais pas si c'est bon signe ou pas, enfin nous voilà repartis pour 6h30 de vol et toujours ce maudit vent et le torticolis qui devient insoutenable.

Enfin nous attérissons à la Havanne, saufs, mais plus très sains.

Le vol du retour, dix jours plus tard, ne durait que 8 heures, car dans ce sens, l'avion (toujours le même, ils en avaient qu'un seul de ce modèle) a l'autonomie suffisante à cause des vents!!!

Il n'avait pas plut à Cuba depuis très longtemps et ils attendaient «la mousson».

Décollage en début de soirée, mais là, nous n'étions que deux passagers, c'est vous dire si il y avait de la place pour mes jambes, et si en couchant les sièges et en prenant des dizaines de couvertures je me suis aménagé un petit nid douillet.

Le problème, c'est que dès que l'avion à commencé à monter, «la mousson» est arrivée, et qu'un orage infernal a éclaté. Il y avait des éclairs en permanence autour de l'avion et le pilote zigzaguait pour les éviter, et cela a duré plus d'une heure et demi le long de la côte américaine, je m'étais donc dit que l'on retournait à Gandair car on aurait plus assez de kérosène pour traverser, eh bien non, une fois que le pilote a réussir à contourner cette énorme zone orageuse, il a viré d'un coup sur la droite, et s'est mis en route pour Madrid!

Attérissage à Madrid, l'avion roule, s'arrêtte, je suis sauvé; ou du moins c'est ce que je croyais, le pire était à venir...

(Deux ans plus tard, cet avion s'écrasait pendant la phase de décollage à la Havanne tuant les 126 passagers à bord et 45 personnes au sol).

Enfin plus que Madrid Nice, pour rentrer chez moi, et ce coup-ci, c'est Air France, donc «no problems» Ah bon?

La suite des aventures du « porte la poisse » d'ici peu.....
CHRISTIAN

"Ne pas rire, ce n'est pas sérieux"
YA Yangguizi Globetrotter ·
On attend la suite avec impatience!

Mais avant tout, je suggère d'ouvrir une nouvelle rubrique où tu posteras à l'avance tous tes déplacements en avion, histoire d'éviter que d'autres vfistes partagent tes galères[:)]
LE Lepiaf Globetrotter ·
Le sujet se nomme les petites galères !!!!! Ce que tu nous racontes fait froid dans le dos et, si j'ai bien compris, ce n'est pas fini.
GA Gabye Veteran ·
Il y a quand même une chose que tu peux te dire histoire de relativiser tout ça c'est que finalement du debut du XXeme siecle jusqu'à celui du XXIeme tout le monde s'en ait tjrs sorti sain et sauf[:)] Autrement dit dans la famille Christian06 on est tjrs chanceux[;)]
une âme d'aventuriere ne peut se rejouir enracinée dans son quotidien…
SI Simba Globetrotter ·
Vindju!!! c'est ce qui s'appelle avoir l'avion aux trousses!

Sucessions de petites galères ... Z'allez pas m'croire mais depuis que j'ai formulé le désir d'aller un de ces 4 aux 4 coins du monde avec ma marraine (qui ne fut pas épargnée par les galères en tt genre : se faire peaumer dans la forêt amazonienne, crash du zinc qui les suivait en polynésie française, cyclone en guadeloupe, décollage de NY pour les Bahamas, juste avant l'attentat des tours jumelles et j'en passe!) la "scoumoune" semble s'aggripper un peu à moi aussi depuis 2 ans! [:/][;)]

Reprenons juste l'année 2003!

Changement de programme (on avait prévu le Kenya! comme quoi, on aurait mieux fait de rester sur notre première idée!) : hop on décide de cumuler un city trip à Rome, suivi d'un fly and drive en Crête.

La semaine avant le départ, je vais chez mon copain le dentiste!!! (que je hais depuis! D'ailleurs, j'en ai changé!) ...dévitalisation d'une dent! (jusque là pas de soucis!, pas très agréable mais quand il faut, il faut!).

La veille du départ ...p'tain, vlà que ça commence à me lancer! Je tél à ce cher doc lui expliquant la situation et demandant si il peut pas me prendre en urgence (histoire de checker qd même) ...Il me répond, pas d'inquiétude : ça doit être une petite pression du sang sur le plombage & prends toujours des antibios avec!

Décollage et 2 jours à Rome superbes!!! Puis vient ensuite la douleur qui se fait de plus en plus pressante! Ma joue qui enfle et le panthéon (si merveilleux) qui commence à me sortir par tous les trous de nez! Je n'arrive plus à me concentrer et j'avale antiinflams et antibios (histoire de lutter!), mais c'est que l'abcès a bien élu domicile dans ma bajoue!

Quelle nuit atroce, à tourner dans la chambre de mon hôtel comme le mec dans Midnight express (à parler seule, presque à divaguer tant la douleur m'aurait amenée à me claquer la tête au mur!!!) ...Je tiens jusque 4 h00 du mat!!! Là j'en peux plus je descends à la réception, appelle un taxi et me rends directos dans un hôpital de Rome! Assez lugubre, presque pas un chat ... Le toubib me recoit, il ne pête pas un mot d'angalis, ni de français (on ve se débrouiller en termes médicaux italiens!) ... Il m'ausculte et me prescrit d'autres antibios. C'est que vu l'infection qui règne, mieux vaut pas aller scafoter!

6h00 du mat ...de retour à l'hôtel, on prend nos sacs et hop on saute dans un taxi direction la pharmacie (1er stop, pour les antibios) puis direction Rome Fumicino (l'aéroport) ... Je m'en tape! je veux prendre un zinc! rentrer!!!! vite vite![:(]

Arrivés sur place, on cherche des billets retours (abregeant ainsi notre séjour cauchemardesque!) ...c'est bon y a un vol dans 1h30 pour Bruxelles (ben! on le douille ...Et encore l'aller retour revient moins cher!)

je vais au desk ...le mec me fait paniquer! " Miss more dangerous like this for flight!!" ...P'tain! m'fou les jettons c'lui là en plus! ...Hop c'est reparti, je vais au first help ...je suis reçue par un médecin qui parle un peu français. Directement il me fait avler un tas de médocs! et me claque une capsule de morphine sous la langue!!! Okay okay ...me dit-il ...Et moi Okay okay, les zolis néléphants tous roses! [:P]

Vite le check ...le zing décolle. Arrivée à Bxl, pick up par les parents et directos chez mon ex!!!!!!!! dentiste ...Qui lui : ni une ni deux m'enlève le plombage (j'vous raconte pas l'accrochage aux accoudoirs!)

Le lendemain, je crève encore plus de douleurs. Ma cousine qui est toubib généraliste se pointe et me dit : directos l'hôpital ma chérie!!!! Oh! qu'elle est jolie cette chambre blanche ... perfusion d'antibios (les grands moyens quoi!!!)

J'y suis restée 3 jours ...L'infirmière passe et me dis "ben qu'est ce qu'il y a ma p'tite dame, ca va pas ???" ... J'arrêtais pas de pleurer comme une madeleine!! ...Ben c'est que mon vol décolle pour la Crête aujourd'hui ... [:/]

La semaine suivante!!! tant qu'à faire et remise d'applomb! Vindju que je vais pas me laisser démonter!!! Cap sur l'Italie mais en voiture cette fois! Tout se passe bien jusqu'en Suisse (où l'on se prend un pv pour excès de vitesse ... Bon ben 300 roros dans les lattes! on avait qu'à faire attention!!!!) ...Arrivés à Livigno (juste avant les Dolomites!) Pof! dans la barrière de parking qu'elle a fait la totomobile! Aveuglés par le soleil! on l'a pas vu! ...Ah! Merde! le capot!!!!

Coûte que coûte, on décide de ne pas entâcher notre bonne humeur (même si j'avoue que là ca devient assez dificile!)

5 jours tranquillou ceci dit, profitant du grand air des montagnes italiennes! Retour ...Dans les vosges ! Paf pof!!!! clac ...le pneu qui éclate! (on avait jamais crevés!) ...Allo allo la dépaneuse Simoune ??? C'est Dupont et Dupont ici, une fois !!![:P] Peaumés en pleine nature, le dépaneur a du faire appel à un réseau de taxis pour nous localiser!!! Bref nous vlà reparti!

Un mois plus tard ...tant qu'à faire, on a toujours un aller pour Rome ...Un petit click sur internet et hop, une bonne affaire pour un billet retour. On repart ...On arrive à Rome ...la ville plongée dans le noir le plus complet et absolu! la méga coupure délectricité!!!

Y a pas à dire cet été là, y avait comme de la tension dans l'air!
GA Gabye Veteran ·
Attention à la lione électrique!!
une âme d'aventuriere ne peut se rejouir enracinée dans son quotidien…
HJ HJ61 Globetrotter ·
SALUT SIMBA !! c'est le PAPY

Bien ta petite galére !! mais le coup du plombage enlevé et une semaine plus tard tu est d'appomb !! ça fait lourd pour du plomb !! hé! hé!!

Pour le petite histoire du gratte dent !! je suis comme toi, je m'acroche a l'acoudoir !!

un PAPY
En Afrique tout est possible, mais rien n'est certain ....!! http://papyetmamyenvoyage.kazeo.com/
SI Simba Globetrotter ·
Chlut l' PAPY,

Bien contente que tu sois revenu!

Ben On me là arrachée après la dose d'antibios (24H/24h) façon baxter!!! Je n'allais pas vous énumérer tous mes passages successifs sur les fauteuils à moitié couché! [:P] Le plus important c'est que je me suis redressée!

PS : depuis j'ai une sainte horreur des fraiseurs, tourneurs, plombeurs, arracheurs en tablier blancs![:P] Et je fais mon dernier Tcheck up au minimum un mois avant le départ ! Fini les conneries!

Et toi : point de scorpion sous la tente, cette fois ?

Bisous

La lionne
HJ HJ61 Globetrotter ·
RE SALUT !!

BEN oui quoi!! au pay du scorpion !! il y en a toujours un pour moi !!

Un soir (il y a 2 semaines au Maroc) un petit feu pour bruler nos poubelles et pour se réchaufer un peu (fait pas chaud en montagne aprés le coucher du soleil) debout autour du feu ( 6 adultes et 4 gosses) tiend !! c'est quoi ça ?? s'écrit l'un de nous en pointant son doigt vers le sol !! ben ! c'est un scorpion, qui comme nous fait une ronde autour du feu !! assassinat rapide de la bébétte !! et tout les mioches au lit !! mais j'ai gardé le meilleur pour la fin !! hé!!hé!! (raconté au petit déj -- moi je dormais) une fois les gosses au plumard, les vieux au lit (ça c'est pour moi) les parents tapent le carton !! ( nous sommes comme dab en pleine nature) une des 2 mammans s'éloigne pour un petit pipi--grand crie (j'ai rien entendu--je ronfle)- il y a sur la tente une grosse (trés grosse) sorte d'arraignée qui fait front a la troupe !! patte avant en l'air et crochets menaçants en pointes !! c'est la panique dans notre petit campement au bord de l'oued !! enfin le monstre saute de la tente et s'enfuit par bond (boing!!!boing!!) bien sur dans la dirrection des palmiers, c'est la que ce trouve les seuls endroits où on peu se cacher pour faire pipi ou popo !! la batue est lançé derriere la bébétte !! RIEN !!

Au matin on me raconte tout ça ?? jamais vue ni entendu parler d'un monstre comme ça !! on feuillette un bouquin-guide-explicatif-Marocain et il en parle de la ?? (pa retenu le nom) ce n'est pas dangereur pour l'homme et en plus ça chasse les SCORPIONS, merde j'ai loupé une copinne !!! A+

un PAPY
En Afrique tout est possible, mais rien n'est certain ....!! http://papyetmamyenvoyage.kazeo.com/
SI Simba Globetrotter ·
Comme quoi! 10 paires d'yeux valent mieux qu'une ! [:)] Plus de peur que de mal, une fois encore! OUF!!!!

Heu! Moi (même si elle a cette capacité d'éloigner l'infernal dard ... j'suis pas certaine de m'en faire une copine! Je m'encours dar dar!)
ZO Zoubiloute ·
Voila donc ma petite histoire pour me joindre à tous ces déboires !

Ca se passe au ladakh, on est partit ma mère et moi en trek de 10 jours, avec deux guides fort sympatique de 18 et 21 ans !! c’est la première fois qu’ils partent sans leur oncle qui tient leur petite agence de trek on est aussi accompagné de 3 chevaux qui portent les tentes et la bouffe pour les 10 jours

Tout ce passe pour le mieux dans ces paysage de montagne lunaire jusqu’au 5ème jours, on dors sur le flan du kangi tsé ( un 6400 metre qui ne s’écrit pas comme ca)

On doit être à 4500, ce soir nos deux guides s’effondrent comme des masses, ils se sont arretés chez leur tante a la fin de la journée et se sont mis une cuite au chang !!(sorte de bière local ) resultat ils ont mal attaché les chevaux qui se sont fait la mal pendant la nuit !

Le lendemain on se réveille, tout est là la nourriture sauf les trois bestioles, on a prit plus de 24 heures pour les récupére tous les trois !! fort enrichissant
Le voyage est ma maison Ah, les Français, ça voyage mal, c'est comme le camembert !
SI Simba Globetrotter ·
Sacrément attachant! [:P]
SA Sarahiris ·
bien l'bonjour!

je ne suis pas certaine de la définition exacte du mot galère pour vous mais pour moi ça suffit anecdote cocasse alors en voici une :

il y a deux ans j'étais parti avec un ami dans les Maritimes, premier voyage sac sur le dos, en bus, pas de plan déjà tout fait (yé), pas très loin de chez nous quand même alors on ne s'attendait pas à grand dépaysement!

on fait le premier trajet en train de nuit, on arrive à cambellton au petit matin en ayant dormi un gros 20 minutes environ. on marche toute la journée et tôt après souper on décide de s'assoupir un peu, l'auberge de jeunesse est alors peuplée de nous 2, d'un homme et du gars qui y travaille, bref asez tranquille!

lorsque je me réveille quelques heures plus tard, je regarde dans la salle commune et je vois plein de gens, environ une dizaine, qui bougent beaucoup beaucoup et ont l'air de discuter mais je n'entends absolument rien...

après quelques minutes, je vais les voir, ayant presque peur d'avoir perdu l'ouïe, pour apprendre qu'ils font parti d'un groupe de 14 européens venant de pays différents et qu'ils sont tous sourds et muets

assez étrange d'être une minorité parlante dans le dortoir!

sai
citoyenneté : terrienne
EV Evebene Regular ·
A moi, à moi, à moi !!! [;)]

Connaissez vous l'équivalent malgache de nos feux alternés ?

En France, quand il y a des travaux sur une route et qu'on ne peut pas passer en même temps, on a des feux alternés qui laissent passer un sens, puis l'autre. Ainsi tout le monde peut passer sans se rentrer dedans.

Et bien sachez que nos amis malgaches ont inventé un système beaucoup plus astucieux et plus écologique puisque il s'agit de la technique du baton... pas de feux, ni d'léctricité, ni de cables, juste un baton de bois...

Comment ca marche ? Assez simplement en fait : quand on arrive à un panneau "stop, circulation alternée", et bien on s'arrête et on attend... on attend... on attend... Au bout d'un moment, on finit par demander à notre chauffeur : "mais qu'est ce qu'on attend exactement ? on a bien compris que la devise de Mada c'est "mora mora" (doucement doucement), menfin là, ca commence à durer..." Et notre chauffeur de nous expliquer qu'on attend... le baton! Il nous explique alors que pour avoir le droit de passer, nous devons attendre qu'une voiture arrive en face et nous remette un baton qu'elle aura elle-même reçue de la voiture qui nous précédait dans notre sens... Cette explication fournie, notre chauffeur se tait, nous laissant interloquées. On est bien un peu fatiguées mais on sent bien qu'il y a qqchose qui cloche... Là-dessus, lueur de génie dans le cerveau de sabine qui s'écrit "mais si personne n'arrive de la voie d'en face ??? on peut attendre longtemps!". Notre chauffeur, imperturbable, nous sourit gentiment et nous répond simplement "ben oui"...

Je vous rassure, il a finit par comprendre que malgré notre désir de nous accoutumer au pays et à sa nonchalance, nous n'étions que de malheureuses occidentales hystériques et que NON !!! nous n'allions pas attendre un hypothétique baton pour atteindre la destination tant révée : Anakao et ses plages de rêves !!!![;)]
Ne jamais rien regretter!
BA Babeli Regular ·
Bien rigolé avec vos p'tites et grosses galères… Y'en a qu'on de sévères "scoumoune" qui leur colle quand même ! Bon, j'y vais avec la (les ?) miennes. On commence. TAN TAN TAN…

Le combat de la mygale.

C'est ma première nuit dans une maison que j'ai loué en Guyane. Je me couche et qu'est-ce que je vois ? Aargh ! Une énoooorme mygale dans le coin du plafond, juste au-dessus de mon lit !!!! Horreur ! Terreur ! Vite, je cherche, trouve une bombe insecticide, je monte prudemment sur le lit et toute tremblante je balance un jet au monstre. Aucun effet ! Je recommence, elle remue à peine une patte… Là j'y vais d'un long jet à en avoir des crampes à l'index, elle s'affole, je m'affole, elle tombe, je saute, tétanisée…

Elle s'en va tout tranquillement vers un coin de la pièce et commence à grimper sur le mur… Nan ! Je commence à me sentir mal avec ma bombe… j'aurais jamais dû l'agresser… elle souffre… mais j'ai plus le choix. De nouveau, je l'asperge tant que je peux, elle retombe… elle attend… j'attend… j'ai vraiment plus le coeur, j'ai l'impression d'être un bourreau ! mais j'ai pas le choix : psshhhhiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitttttt… elle s'agite, elle a mal… elle est toujours vivante !

Là j'en peux plus, j'suis morte de honte… j'me sens méchante… et la voilà qui repart… au ralenti, comme en agonie… au s'cours ! Que faire ? La bombe est vide… j'ai pas l'courage d'écraser une bête de cette taille, la taille de ma main… Je cours à la cuisine, m'empare du plus grand saladier, cours à la chambre, elle est là, immobile… tendue sur ses pattes, aux aguets… le coeur battant, saladier en avant, j'approche… et paf ! Elle est prisonnière… Le lendemain, je l'ai enterrée dans le jardin, j'étais pas fière…

De mes trois ans en Guyane, j'ai cohabité plus d'une fois avec une mygale, plus jamais je ne les ai dérangées… même au-dessus de mon lit. Au contraire, je les ai regardées vivre : fascinant !
ektâ me bal hai dans l'Un est la force Proverbe indien.
PA Parvat Globetrotter ·
Qu'il est donc bon de flâner dans les forums, de se regaler de petites histoires... Christian06? Et la suite? Pas d'histoires d'araignées à vous raconter (pas aussi prenante que didi Babeli), mais je me rapelle d'une en Thailande... Encore une histoire de flingues...

Je ne sais plus quelle année ni quel mois ni quel jour nous sommes, mais je suis derrière Eric, sur une petite moto dans le nord Thailande, sur des chemins paumés... La nature est magnifique... Le soleil tape à travers la végétation luxuriante qui borde la route, le chemin nous emmène on ne sait vraiment ou, on s'en fou. Au bout de quelques heures, on voit un joli champ avec de belles fleurs rouges... Du Pavot!!! On sort nos appareils photos, pour quelques shots dont on sera content de montrer aux copains une fois rentrés... Mais on n'a à peine le temps qu'on entend crier en thai... Et sortant dont on ne sait ou, un thai armé arrive pointant son fusil sur nous, le regard pas vraiment amical... Ni une ni deux, on fait demi tour, et roulons le plus vite qu'on peut... On entend tirer... Mais on est "loin" déjà. Enfin, ce n'est que bien plus loin que nous avons fait un autre stop, sans fleurs rouges aux alentours...
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
YA Yangguizi Globetrotter ·
Au cours d'un passage en France, en été 2003, j'ai décidé de faire un petit crochet par Saarbrucken en Allemagne pour aller rendre visite à un ami.

J'avais réussi à libérer ma journée de vendredi ainsi que la matinée du samedi pour accomplir ce périple ferroviaire. Tout s'est très bien passé et c'est tout guilleret que je me suis pointé à la gare de Saarbrucken le samedi matin vers 7 heures pour attrapper mon train (TER) à destination de Metz où je devais ensuite changer pour Paris.

Mon train ne partant qu'une demi-heure plus tard, j'ai donc pris le petit-déj avec un ami allemand qui m'avait accompagné à la gare (en taxi, car on s'était plus ou moins bourré la gueule la veille, et il n'aurait pas été raisonnable de conduire nous-mêmes jusqu'à l'appartement d'un autre ami qui nous hébergeait).

Très sympa, mon ami m'accompagna même jusqu'au quai et a attendu le train avec moi. D'après l'écran, il devait partir à 7h35 au quai numéro 2.

A 7h34, une annonce en allemand a fait rigoler mon ami et a fait faire une drôle de tête aux deux ou trois passagers présents. Comme je ne comprends pas un traître mot d'allemand, mon pote m'a immédiatement traduit le message "le train à destination de Metz est annulé". Paf, sans préavis, ni explication ni bien sûr le moindre commencement d'excuse.

Assez furieux car je ne voulais surtout pas rater ma correspondance à Metz à cause d'un rdv à Paris pour déjeuner, je commençais à pester et à réfléchir à ce que je pouvais faire. Toujours aussi sympa, mon pote me proposa donc de m'accompagner en voiture jusqu'à Metz. Sans trop réfléchir, j'ai accepté sa proposition car de toute façon je n'avais pas le choix, bien que ça me gêne de bouleverser son emploi du temps.

Il fallut d'abord emprunter un taxi de la gare jusqu'au parking où il était garé (près des bars). Mon pote expliqua la situation au chauffeur, qui répondit que ça arrive en fait très souvent et qu'il lui est arrivé à plusieurs reprises d'accompagner des passagers jusqu'à Metz !!!

Nous sommes donc arrivés à sa voiture et je regardais frénétiquement ma montre toutes les dix secondes. Fort heureusement mon pote connaissait le trajet par coeur et nous sommes arrivés sans encombres - et en avance - à la gare de Metz.

Coût: taxi = 5.60 euros, péage = 3.60 euros, essence = environ 10 euros. J'ai évidemment remboursé tous ces frais à mon pote.

Une fois dans le train pour Paris, mon soulagement n'a pas effacé mon sentiment de colère à l'encontre de tout ce qui pouvait s'apparenter à la SNCF. J'ai donc sauté sur la contrôleuse (au sens figuré, entendons-nous bien) dès qu'elle est entrée dans le compartiment. J'ai expliqué ma situation et ça n'a pas eu l'air de l'émouvoir. Au contraire, elle me confirma que ça arrive souvent sur cette ligne! Evidemment, aucune excuse en perspective, et mes remarques - courtoises et posées - avaient presque l'air déplacées. Lorsque j'ai demandé comment il se faisait que la SNCF vende des billets pour des trains qui n'existent pas, elle a juste répondu que les trains existent mais qu'ils ne partent pas toujours (une vraie réponse chinoise!!!! ). Elle a ajouté qu'il était impossible de savoir à l'avance si les trains partiront ou pas, et que la SNCF n'a donc pas commis d'erreur en me vendant le billet (ça, ce n'est même plus une réponse chinoise, ce n'est pas non plus du foutage de gueule, en fait je n'arrive pas à définir ce que c'est). La contrôleuse me promit quand même que je serais remboursé et griffonna des explications sur mon billet. Elle me dit que je ne serais pas remboursé des frais d'autoroute ou d'essence, mais que j'aurais été remboursé des frais de taxi si j'en avais pris un de Saarbrucken à Metz (on croit rêver !)

Arrivé à Paris - Gare de l'Est, je me ruai au guichet pour me faire rembourser. Aucun problème mais lorsque j'expliquais que je voulais être remboursé de tous mes frais, la guichetière s'arrêta net et me dit d'aller voir le service clients... lundi car bien sûr on ne répond pas aux demandes des clients le week end. (content quand même que le mot client ait remplacé l'odieux "usager").

Je me suis donc pointé lundi à la Gare Montparnasse au service clients (et pourtant je n'avais vraiment pas que ça à faire pendant mes courtes vacances). Après une petite demi-heure de queue, un moustachu m'accueillit et je lui ai expliqué ma situation. Le dialogue qui s'ensuivit fut assez surréaliste: donc pour résumer, je trouve inadmissible d'annuler les trains sans préavis, sans explication et sans excuse, et ce serait la moindre des choses de me rembourser les frais que j'ai exposés pour pallier à vos carences. je ne peux vous rembourser que le prix du billet (9.10 euros). Si vous voulez plus, il faut faire un courrier. (ndlr: mais à quoi sert un service clients alors?) non, hors de question. Avec des mastodontes comme la SNCF, ce genre de courrier ne sert à rien. En plus je vis à l'étranger et ne veux pas gérer ça à distance. mais la SNCF fonctionne très bien. Je vous assure que ça marchera. ne me dites pas que la SNCF fonctionne très bien. Pourquoi donc annule-t-elle régulièrement des trains comme ça, sans raisons? non c'est faux. C'est exceptionnel. je ne vous crois pas. Un contrôleur SNCF m'a confirmé que ça arrivait très souvent. je vous assure que c'est très rare, et seulement en cas de problème technique. vous vous trompez. Apparemment certaines lignes connaissent fréquemment ce genre d'annulations. (...) silence bon, revenons-en à mon remboursement. Si je fais mon courrier, je pourrai tout me faire rembourser? ah ça je n'en sais rien, je ne connais pas leur politique. (ndlr: mais il sert à quoi ce type?????) bon écoutez, vous imaginez bien que je ne vais pas remuer ciel et terre pour dix malheureux euros, moi ce que je veux ce sont des explications: pourquoi ce genre d'événement arrive-t-il aussi souvent et pourquoi ne fournit-on ni explication ni excuse? ça je ne sais pas, il faudrait voir avec le réseau de l'Est. C'est à Metz qu'il faudrait demander ça. (ndlr: ça ne lui serait pas venu à l'esprit de dire tout simplement "désolé"? Ce n'est pas que j'aime que les gens se prosternent devant moi, mais en tant que représentant du service clients de la SNCF, je pense que c'était le mieux placé pour ça) je n'irai pas jusqu'à Metz pour avoir de simples explications. Donnez moi le formulaire pour me faire rembourser les 9.10 euros et finissons-en, j'ai déjà perdu assez de temps.

Je préciserai que pendant tout l'entretien je pense avoir fait preuve d'une retenue assez remarquable, tandis que mon interlocuteur me parlait sur un ton voulant bien dire que je l'importunais avec mes questions (comment un sale petit con d'usager ose-t-il critiquer la magnifique et irréprochable SNCF?)

Au final, mon compte n'a bien entendu jamais été crédité, et je ne me suis donc même pas fait rembourser le billet de train.

Est-ce haine? C'est F!
PO Pondy Veteran ·
Panne, coup de blues et petites galères! Je sais qu'il y a peu de motards sur VF mais en lisant toutes ces galères, j'ai eu envie d'en raconter une. C'est une histoire mécanique, mais je passerai les détails techniques trop lassants pour ceux qui auront envie de lire....

Nous étions sur le chemin du retour pour la France. La moto pétaradait curieusement depuis quelques jours, elle avait bien peinée (et nous aussi) sur les routes montagneuses et défoncées de l'himalaya. Deux pannes successives dans des minuscules hameaux nous avait apporté la richesse des rencontres impromptues mais il fallait poursuivre et nous redémarrions en rajoutant de l'eau dans la batterie et roulions dans des effluves d'oeuf pourri! A Nepalganj, panne totale. C'est la grève et le bourg est très, très calme. On trouve un atelier de mécanique. Le mecano et ses apprentis sont bien perplexes. Arès avoir posé une batterie neuve, toujours rien. Nous sommes épuisés et complètement déprimés. Nous prenons la décision d'arrêter le voyage, de rentrer en avion et de faire partir la moto en bateau. Le mécanicien nous propose d'aller à la frontière indienne tout à côté, de trouver un pick up qui va sur Delhi. Oui, oui, super. Il est 10 h du matin. Le soleil tape comme un sourd. Trois heures, quatres heures, six heures s'écoulent et nous, on s'écroule, sales et suants sur le béton huileux de l'atelier.. A 18 h arrive le mécanicien. Il est bredouille mais ramène avec lui le mécanicien du village voisin en expliquant que c'est un champion. Nous saluons le champion. C'est un minuscule népalais, tout sec, qui sans un sourire prend la clé de contact, tourne et Rien. Il ne parle pas un mot d'anglais et d'ailleurs il ne dit rien du tout. Visiblement sa réputation est grande au regard du silence religieux qui s'installe. Nus sommes une cinquantaine en cercle autour de la scène du drame. Panique : il démonte le moteur et des dizaines de pièces en tous genres jonchent le sol. Maintenant au moins on sait pourquoi la moto ne pourra plus fonctionner.. La nuit est tombée, les lumières falotes éclairent le Dieu de la mécanique, les militaires ont pris position derrière les sacs de sable dans la rue. Nul ne dit mot... Alors, on attend. Après une longue heure d'extrëme patience, chaque pièce est nettoyée, le moteur remonté, il ne reste plus une seule rondelle au sol. Le Dieu demande à son copain qui nous le traduit (c'était les premiers mots prononcés) s'il peut essayer l'engin. Jean-Luc acquiesce. Il met le contact, le moteur vrombit, il enfourche la moto, reste quelques secondes déséquilibré. Tous observent. Et il file dans la rue rectiligne et disparait. Nous sommes inquiets, s'il tombe et se blesse, que d'ennuis en perspective. Dix minutes plus tard, le revoilà, bien droit et tout petit sur l'énorme machine. D'un geste du menton il demande à Jean-Luc de faire l'essai. La moto roule comme une horloge. Félicitations et applaudissements de la foule. On se met d'accord pour le payer, il met les roupies dans sa poche, toujours revêche et Jean-Luc lui propose alors un tour. IMMENSE SOURIRE, le vrai paiement était là, dans sa joie de conduire une grosse cylindrée, sa fierté immense d'avoir réussi une réparation sur un engin qu'il n'avait jamais vu dans son pays, sur le respect et l'approbation de tous ces gens qui l'avait observé.

Et nous? Nous n'avions plus d'excuses pour ne pas continuer le voyage, alors on a trouvé un coin pour dormir et on est reparti.

Nous sommes tombé en panne 3OO km plus loin en rase campagne, mais c'est une autre histoire!!
LO Loopkin Veteran ·
Magnifique. Une histoire qui pique les yeux à la fin. Mille et un mercis.
Geantropie, Vivre l'espace http://geantropie.free.fr
PA Parvat Globetrotter ·
C'est vrai que c'est vraiment mignon cette histoire de mécanique, merci Pondy

"Quand on n'a pas de tête... :

24/12/96, Bangkok. Ca y est! J’ai mon visa pour l’Australie!!! Waouh… Merci papa Noël… Manque plus que le ticket, et un peu de sous... Je peux trouver! Je reverrai Garry! je sais pas quand mais je vais retrouver Garry!!! (Sur l'air de "je vais retrouver Falbala" dans Asterix) Waouh, je suis toute fofolle! Demain 25 décembre à 9 heures je décolle pour le Cambodge, ou j'espère trouver un boulot dans la plongée ou que sais-je...

Je suis dans un bus, à l’arrêt depuis une demi-heure à cause d’un embouteillage monstre, et j'ai plein de choses à faire… Prendre une douche, chercher mon ticket d'avion à l'agence et j'ai rendez vous avec Britta et Kim à 18h… Il est déjà 16h… J'espère que je vais trouver facilement du boulot au Cambodge pour pouvoir rejoindre Garry... On s'est quitté il y a un mois, j'en suis bleue... Arrivée au guest house, je courre prendre une douche et vais au rendez vous. Toutoubidou! C'est Noël, il doit faire froid à Bruxelles et je suis heureuse sous le soleil Thaïlandais :))) La soirée se passe toute cool, Britta, Kim et moi. Nous la passons dans un petit resto ou l'on s'est offert une bouteille de vin français :) On sort, on papote avec d'autres... Mes projets? Demain le Camb...... MON TICKET D'AVION!!! J'ai oublié d'aller chercher mon ticket d'avion à l'agence! Et je décolle à 9h du mat'!!! Bon, je rentre à l'hotel... Il est déjà 3h du mat'... Aurevoir Kim et Britta, snif... Je demande à la réception qu'on me réveille à 7h, pour que je puisse foncer voir si l'agence est ouverte, et donc courir ensuite à l'aéroport... 11h du mat', je regarde le réveil! Meeeeert!!! J'AI RATE MON AVION!!! Je courre affolée à la réception... "Vous m'avez pas réveillée!!! J'ai raté mon avion!!!" "Mais on vous a réveillé!" Gloups... Je m'habille, prends une douche et vais à l'agence... "Bonjour", me lance la femme avec un grand sourire... "Bonjour, j'ai raté mon avion"...[:/] "Oh mais c'est pas grave, il y a un vol ce soir à 18h, je vais arranger ca"... "Ca va me couter combien?" "Oh mais rien du tout" "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
PA Parvat Globetrotter ·
Suite...

28/12/96, Phnom Penh. J'ai plus que 50$ en poche... Non, non, je ne me suis pas fait volée... C'est tout ce qu'il me reste... [:|] Et je n'ai pas de ticket d'avion Phnom Penh - Bangkok... Je ne veux pas rentrer!!! Pour rien au monde!!! Je me débrouillerai...! J'attends des nouvelles de Béatrice, amie d'une amie, elle est prof d'anglais au Lycée Français, peut être saura-t-elle m'aider... Merci Béa, tu m'as hébergé qques semaines et trouvé un boulot que nous avons fait ensemble, une traduction anglais-français, 100 pages à 10$ la page, 500$ chacune, j'étais sauvée... Ensuite j'ai trouvé un autre boulot, comme gérante d'un pub irlandais... J'y ai bossé 4 mois, et eu encore quelques galères...

Avril 97, c'est le nouvel an Bouddhiste. Ce sera mon premier! A ce qu'il paraît, tout le monde se jette de la flotte l'un sur l'autre pour se souhaiter la bonne année! Je ferme le pub irlandais 5 jours, Fred et moi irons sur les plages de Kep...

La veille du départ, le patron arrive, et comme d'hab', me bois une bouteille de vodka, puis m'annonce direct que ce week-end, nous resterons ouvert, j’aurai lundi de congé seulement !!! Je sens ma tête qui devient pourpre et qui s’allonge… Je reste calme… Ah c’est comme ca ? Cela fait plus de trois mois que je travaille sans un seul jour de congé… J’étais toute contente d’avoir qques jours et la veille ils m’en retirent deux ! Il m’avait promis un contrat de travail en règle ainsi qu’un visa, mais non, j’ai du aller à Bangkok et payer moi même le ticket d’avion alors qu’il m’avait dit qu’il le paierait… Il m’avait aussi promis 20% sur les bénéfices, je n’ai rien vu de ces 20%. J’en ai marre…

Ca tourne ce soir l’Irish, et bien même. Quand le patron et sa femme khmer s’en vont, je ferme vers 1h, Fred m’a tenu compagnie toute la soirée… Je donne les clefs à mon barman en disant à demain, mais en même temps nous sommes à la moitié du mois, je prends 400$, ce qui est mon salaire pour 15 jours, et je m’en vais dormir chez Fred. Salut l’Irish ! Le lendemain, après avoir été chercher des croissants à la boulangerie française pour mon nouveau p’tit cœur, (il est vraiment adorable Fred) on fait nos sacs, et partons à moto pour 170km à travers la campagne cambodgienne jusque Kep. .../...../... Retour dans cette capitale de fous… Zut, c’est déjà fini… Je pense rentrer… J’aime plus Phnom Penh… Fred revient en France en juillet, on se verra donc dans deux mois... Nous allons dîner dans un joli restaurant Thaï, passons une exquise soirée… En passant devant l’Irish, je veux m’excuser d’être partie sans rien dire, mais dès que le boss m’a vu, il a hurlé qu’il avait porté plainte, que j’ai pas intérêt à revenir sinon la police sera là etc.… On ne comprend pas trop bien, assez stupéfait de sa réaction agressive, remontons à moto et allons chez Gérard et Simone, ou nous revoyons Michel. (un ex de ma meilleure amie à Bxl, rencontré ici par hasard!) Lui, me dit que je suis complètement folle d’être partie en volant les 2000$ de caisse, (!!!???) que je peux me prendre un avocat, que je ne partirai pas du Cambodge tout de suite etc etc… Donc Jim aurait vraiment porté plainte contre moi ? Et comme quoi j’ai volé 2000$ en plus??? Mais il n’est pas bien !!! Mais alors, pas bien du tout !!! Revenus de notre surprise, Gérard appelle un copain flic haut placé. Rendez-vous ici demain à 14 heures. Le lendemain, Fred s’en va travailler pendant que je fais la grasse mat’, à midi je m’apprête, et vais chez Gérard. Le flic est déjà là, c’est en fait le commandant Ty, chef de la police !!! Et il me dit que la seule chose à faire est de porter plainte moi-même contre Jim pour diffamation! Aussitôt dit, aussitôt fait, j’accompagne le commandant Ty au commissariat, et je porte plainte. Voilà qui est fait! Ouf, Michel nous avait fait une de ces peurs !!! Je vais ensuite acheter un ticket d’avion pour Bangkok, c’est décidé, je m’en vais. J’en ai marre de ce pays de dingues… Départ après demain, mercredi 23. Fred n’est pas encore rentré du boulot, je pars faire les courses pour lui préparer un bon petit dîner.../...../... Le mercredi à l'aéroport... On flippe un peu, Fred à des dollars plein les poches au cas ou on ne me laisserait pas sortir suite à la plainte de Jim, mais ca va, je passe les contrôles, au revoir Fred, à bientôt… Aurevoir ou Adieu Cambodge… Qques jours à Bangkok, et je rentre à Bruxelles début mai 97...

(J'ai retrouvé Fred en France un weekend de juillet 97, et Garry à Cairns en juillet 98...[:)])

Je ne sais pas si j'en ris de ces galères, mais c'était des galères...[;)]
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
PO Pondy Veteran ·
Merci Loopkin d'avoir lu mon moment de panne népalaise. Et oui, cet homme tout petit aux jambes torves et si sombre nous a offert la joie d'un sourire unique et éclatant.
PO Pondy Veteran ·
Mais comment est-il possible de vivre autant de galères[:P] Ce n'est pas très gentil, mais j'en veux d'autres, ça m'amuse beaucoup et au bout du compte, tu es là, donc tout va bien, tu peux donc la mettre dans ta rêvothèque.Ben oui, ChristianO6, c'est bien fait pour classer les rêves? Non? Dom
CA CatherineGil Globetrotter ·
A cette époque là, je faisais une recherche personnelle sur les lieux et les sites Celtes christianisés de la péninsule Ibérique. Nous étions donc dans la campagne aux alentours de la très jolie petite ville d'Evora, au Portugal, à la recherche d'une chapelle sans nom dont on nous avait parlé. Elle était là, au bout d'un chemin cahoteux à quelques kilomètres de la route nationale sur un petit tertre, dans un paysage très vallonné. Les trois mégalithes d'un dolmen peints en blanc souligné de bleu, à l'avant un mur de pierres sèches également peint en blanc, avec une porte métallique bleu, fermée à clef en interdisant l'entrée et un toit de lauzes, surmonté d'une croix. Pendant que mon mari prenait des photos, je m'étais un peu éloignée pour explorer les alentours, lorsque j'aperçois un grand taureau roux qui nous observait à l'ombre d'un beau chêne vert, et je dis à Melchior, Melchior c'est le chien un léonberg qui fait bien ses 75/80 Kg, qui s'était arrêté lui aussi pour le regarder, "Tu as vu comme il est superbe, sous son arbre", puis, je ne sais pas quelle stupide mouche me pique, je rajoute, "tu sais quel est le cri que poussent les matadores dans l'arène pour faire bouger le taureau ?" et de lancer un Yââ ' hâ retentissant digne d'un El Vitti ou d'un Luis Miguel. Alors le chien me regarde, accablé l'air de dire c'est pas vrai, elle l'a fait cette folle ! et je le vois détaler ventre à terre vers le camping car. Au bruit de la lourde course derrière moi, je n'ai pas besoin de me retourner pour comprendre que mon cri a très largement dépassé mes espérances et je décampe à mon tour à toutes jambes. Nous nous précipitons dans le camion, je rabats la porte derrière moi attendant le choc et rien ne se passe. Le taureau avait pilé à deux mètres. Je suppose qu'il en rit encore comme mon mari chaque fois qu'il y repense. Il paraît qu'il était superbe, campé sur ses quatre pieds, altier et narquois comme un dieu primitif, tellement assuré de sa puissance qu'il n'avait pas besoin de sévir d'avantage pour démontrer sa force. Moi, je n'ai rien vu, je n'ai même pas osé lever un oeil pour voir où il était. Quant au chien, il s'était réfugié au fond du camping car le plus loin possible de ce "monstre"
Catherine " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char

http://www.catherinegil.com
FA Fabricia Globetrotter ·
Magnifique...

Olé !!!
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
IZ Izanora Regular ·
une ptite galére, une histoire vielle...c'était dans une autre vie.

Je suis en Angleterre, dans le nord et dans le sud il y a un big festival hyper connu, dont j'ai oublié le nom, un truc ou l'entree coute peut etre plus de 100 euros ( à l'époque y avait pas d'euros)

je rencontre un mec a bradford ou je vie, un rasta. il vend de la beu et du speed - bouh que c'est vilain - et il me dit qu'il peut m'emmener...chouette alors. c'est un francais, dealer, pommé, mais je l'aime bien...je devais me sentir seule a l'époque.

rdv est pris.

on part a trois, avec une américaine...rapidement je m'aperçois que les deux loustics sniff je ne sais pas quoi, voir se piqouse dans les toilettes sur la route...et je m'aperçois que la fille elle est pas américaine, et qu'elle me dépouillerait bien...manque de pot pour elle, je suis fauchée comme les blés...mais elle a reperer mon bel appareille photo...comme moi aussi, je suis jeune à l'époque et un peu pommé, j'essaye des trucs, j'ai pas toujours la conscience nette...mais plus qu'eux quand meme. arrivée a destination ( si je ne confond pas avec un autre evenement, c'est peut etre glastonebery)les deux loustics me demandent si j'ai une cb car pour le retour il faudra que je mette de l'essence...ils ne se doutent toujours pas que j'ai tout compris et que je parle anglais mieux que mon pote rasta.

bref le rasta, qu'était un peu mon pote, essaye de calmer la fille qui n'en peut plus de vouloir me dépouiller...il me demande de cacher sur moi quelques sachets de beuh qu'il vendra dans la soirée ou demain. j'accepte, avec une idée derriere la tete, et me demande si le rasta la partage

on rentre dans le festival, gratos, en filant un spliff a des travellers qui nous mettent un faux tampons sur la main. qu'est ce qu'ils sont malins les travellers ! le festival est un marché au stupéfiants, y a des stars aussi, des gens en bottes de caoutchou, de la boue, il pleut...je me sens oppréssée dans cette rave partie géante et anglaise...et cette blondasse qui part en fixette sur comment me voler mon appareil photo et ma cb...

un éclair de lucidité et hop je me fais la malle, je décide de rentrer a bradford en stop...des beaux gosses me prennent dans leur caisse et hop on part en week end improvisé...et comme j'ai plein de beuh c'est la fiesta...

c'est l'arroseur arrosé...et ici, personne ne va me repprocher d'avoir voler le rasta (enfin si peut etre, d'ailleurs je l'ai revue aprés, il cherchait sa beuh, et je lui ai rendu ce qu'il restait...c'était impossible de tout fumer)...pourtant lui aussi c'est un pauvre ( peut etre plus pauvre que les gens du sud), et comme dans l'histoire de parvat ou l'hopital veut la carroter, ici on a voulu me carroter...

pour dire la vie m'a appris une chose : ce n'est pas parceque quelqu'un est respectueux des lois et des normes que c'est une personne bien, et inversement. j'ai connu des escros dont l'ame était pure (c'est pas le cas ci-dessus, quoique pour le rasta ca reste à voir) et j'ai connu des fils a papa, boulot, impot, télé capable d'etre mesquin, jaloux et tout petit jusqu'a mettre une personne dans une galere noire, sans commettre de delit...tout ca pour dire qu'on ne juge pas toujours sur les bons criteres...
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
ED Edb Veteran ·
Et bien je vous en propose une toute fraîche qui m'est arrivé ce midi...

Certes c'était pas vraiment en voyage, mais dans le métro à Bruxelles. Ceux qui connaissent la ville apprécieront mieux...

A la station Rogier, sur la ligne 2, j'arrive en haut de l'escalator et je vois le métro à quai, portes sur le point de se fermer avec plein de monde encore en train de monter. Je retrouve un vieux réflexe d'ex-parigot et je pousse un peu pour rentrer... tout juste ! Les portes se ferment derrière moi. Et là quand le métro s'ébranle, je m'aperçois que je suis -bien-coincé car mon blouson est coincé dans mon dos dans les portes.

Ceux qui connaissent la ligne se rappelleront que les portes ne s'ouvrent de ce côté à Rogier (ou alors bien plus loin et je ne connais pas la station)... Et comme je n'arrive pas à bouger du tout, je suis bien coincé pour un bon bout de temps.

Je commence à me sentir comme dans un film comique français... mais dans le rôle de Pierre Richard ! Je n'ose pas encore me faire remarquer et me ridiculiser et quelques pensées me traversent l'esprit: laisser le blouson là, tirer un grand coup quitte à faire un trou... Quelle est la prochaine station avec ouverture de ce côté? Pas d'interphone comme dans le métro parisien! Je vais quand même pas tirer le signal d'alarme pour cela...

Finalement j'en parle à mes compagnons de voyage dans la rame, qui sont certes compatissants mais aussi très souriants. C'est à ce moment là que c'est important de se rappeler que le ridicule ne tue pas !! Enfin à force de bouger et quelques stations plus tard, j'arrive finalement à me dégager (en plus sans déchirer mon cher blouson). Soulagement intense et envie de rire irrépressible...

J'ai certes raté ma station mais bon c'était plutôt drôle finalement, non ??
Emmanuel
LE Lepiaf Globetrotter ·
c'était plutôt drôle finalement, non ??

Tout à fait, je t'imagine très bien l'air faussement décontracté, te tortillant discrètement pour te dégager sans déchirer le blouson. Merci pour ce sourire.
ES Esteban Regular ·
ptite anecdote roumaine...

dec 2000 je suis invité par un ami a me rendre en roumanie, visiter son pere expatrié. mon ami m assure avant de partir que son pere est courant de notre visite grace a sa mere qui a du telephoner quelques jours plus tot pour prevenir.

arrivé a bucarest, personne ne nous attend comme prevu, nous decidons de telephoner en france a la mere de mon ami qui nous confirme...de pas avoir le numero de telephone qui lui aurait permis de telephoner a son ex mari...

mon pote me rassure: " t inquiete pas la ville ou se trouve mon pere est a 15 km d ici..."

aprés renseignement, nous sommes a 115 km de la bonne ville, sans adresse et sans numero. je precise que nous sommes partis a "l arrache" sans prendre de guide, sans rien savoir de la roumanie. bref nous negocions avec un taxi, et prenons le chemin de pitesti(60 000 h si je me souviens bien). le brouillard est present, les chiens errants en quantité, la nuit sombre est oppressante et les anciens quartiers populaires communistes tres nombreux.

arrivé a pitesti, aprés quelques questions a droite, a gauche, nous atterissons dans une rue ou un francais semble habiter.. nous sonnons et...son pere tout etonné de nous voir, nous souhaite la bienvenue...ouf.... au passage il regle au taxi une bonne somme, (ce fut noel pour le chauffeur avant l heure!)
du sac a dos a l'hotel 5 etoiles!
NO Nomadette ·
En lieu et place d'une histoire de galère béninoise vous n'aurez que ce cri : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAArghhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

je viens de passer quelques 25 minutes à rédiger l'histoire de ma petite galère et je ne sais quelle mauvaise manipulation a TOUT fait disparaitre de mon écran !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! je ne peux donc que AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRRRRRGGGGGGGGGGHHHHHHHHHH

Un jour peut être aurais je envie de réécrire cette histoire... en attendant je vais lire les votre pour me détendre et me dire que je ne suis pas seule sur terre !!!
faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas vos rêves
LE LeDragon Veteran ·
Les amis, vous écrivez fort bien et avez des souvenirs remarquables, à faire rêver ! Je n'ai pas votre talent et ma petite aventure ne fait pas très « seasoned traveller », enfin, ma petite pierre.

A 44 ans, j'entreprend mon premier voyage. En fait, c'est le deuxième. L'année précédente je suis allé au Pérou. Mais j'accompagnais mon frère qui avait tout planifié. Sauf à nous faire chercher une chambre à 11 H 00 du soir en arrivant à Lima !

Je pars avec Continental, je dois donc transiter par les States : Québec-Newark, arrêt technique à Bogota, puis Quito. A l'aéroport de Québec, je monte dans l'Embraer où j'ai le premier siège du côté « simple ». A un moment, il y a un blocage dans l'allée. Un grand noir discute avec deux femmes assises. La préposée à l'inscription qui s'occupe aussi de l'embarquement s'informe. L'américain lui explique très poliment, mais fermement, qu'il y a quelqu'un sur son siège. Elle vérifie... Well, well, deux cartes d'embarquement ont été émises pour le même siège. Mystères de l'informatique ! On est donc 51 passagers dans un appareil de 50 sièges. La jeune femme, qui a possiblement commis l'erreur, tente désespérément de joindre son superviseur. J'ai comme l'impression qu'il se cache. Il est peut-être le coupable, après tout. L'américain explique qu'il a un rendez-vous d'affaire qu'il ne peut pas rater. Alors, en désespoir de cause, la jeune femme offre 400 $ à la personne qui voudrait descendre. Je ne crache jamais sur l'argent et j'ai une escale prévue de 5 heures à Newark. « C'est parfait, monsieur, le prochain vol arrivera 2 heures avant votre départ pour Quito ! » Je descend sous les remerciements chaleureux de l'américain. Mais il y a de la paperasse à faire avant que l'avion parte : j'étais sur la liste et ils n'ont pas vraiment envie de sortir mes bagages. Elle communique avec Newark. Le temps passe... Elle me donne mon coupon-rabais en me disant que quelqu'un récupérera mes bagages à Newark et me les remettra à mon arrivée.

En retournant à la salle d'attente, je rase faire mourrir mon beau-frère. "Tu m'as fait faire un de ses sauts ! Je t'ai pourtant vu monter à bord de l'avion. Je pensais voir un fantome !" Il s'en est remis. L'heure du prochain départ est passée. Un homme vient à moi. « Monsieur Veilleux ? » On se connaît ? « Nous allons à Quito comme vous ! Ils vont nous faire rater notre vol, ces américains !! ». Je discute un peu avec eux, son épouse écuadorienne dont le foulard ne cache pas qu'elle a perdu tous ses cheveux, leur gamin tout souriant qui court partout, imperméable aux souçis de son père. On monte finalement à bord. Mais, c'est le même appareil que ce matin, les retards, ça s'accumule...

A l'arrivée à New York, en descendant de l'avion je m'informe de la personne qui doit me remettre mes bagages. On me répond avec un sourire tout américain : « Go on, it's further ! » Je réalise bien qu'il faudra me débrouiller par moi-même. Je vais aux caroussels de bagage, pas de sac... Je me rend alors compte que le vol pour Quito est parti ! Bon, débusquons l'information de Continental. La femme me réplique assez sèchement que l'avion est parti depuis longtemps ( en fait 5 minutes après qu'on se soit posé ). Elle me dit qu'elle n'a pas à s'occuper de mon cas, de passer à un autre guichet. Je recommence mon histoire. Le bonhomme n'est pas jasant. Il fouille dans l'ordinateur et fait une drôle de tête, probablement en découvrant que les « frenchies » peuvent émettre deux cartes d'embarquement pour le même siège. Mais il a l'air de s'occuper de mon cas. Il me remet des coupons pour une chambre d'hôtel, pour deux repas et me dit où me présenter pour céduler un nouveau vol.

Je revois l'écuadorienne. « Vous avez raté votre vol vous aussi ? » Je lui explique qu'on n'a jamais eu le temps de le prendre. Puis elle m'explique que son époux est furieux. Je comprend qu'avec un enfant et elle pas à 100 %, c'est plus préoccupant que pour moi. Elle me fait bien rigoler « Vous les québécois, c'est pas la patience qui vous étouffe ! Si je n'avais pas été écuadorienne mon mari aurait fini en prison quand il avait engueulé un policier de Quito ! ». Je vais ensuite aux bagages perdus où je raconte mon histoire. Ils cherchent et cherchent. Ils me disent que mes bagages « devraient » être partis. Peuvent-ils confirmer ? Quand l'avion se sera posé, peut-être...

L'hotel me rappelle une pièce de théatre. C'est un lieu des voyageurs perdus, tout le monde semble avoir les mêmes « vouchers » que moi. En y allant je me suis renseigné pour me rendre à Manhattan, puisque mon vol pour Houston part en fin d'avant-midi. On me suggère un bus régulier qui part près de l'hotel. Je me lève très tôt. Dehors, il fait nuit. Je décide finalement de prendre la navette pour l'aéroport et de prendre un bus de là pour Manhattan. Une fois à bord, je jase avec le chauffeur. Je lui parle du trajet alternatif et économique qu'on m'a suggéré la veille. Il est épouvanté « Newark is VERY dangerous ! This was a nonsense !" Ben, coudon !

J'arrive à "Port authority" à 6 H 00 AM. Je ne suis jamais allé à New York, j'étais pas « sorteux » Sur la 5ème avenue, les employés des magasins nettoient les trottoirs devant leur porte. Je prend beaucoup de photos de cette magnifique ville. Je n'ai jamais retrouvé le rouleau[:(] J'atteins Central Park où, à la vue des joggeuses et joggeurs dans un cadre magnifique, je me dis « Le Paradis existe ! »

Retour à Newark. Je n'y crois plus vraiment et j'ai un peu renoncé, mais je fais une dernière demande aux bagages perdus. La femme qui me répond accepte de contacter Quito. Ca doit lui prendre 10 minutes à écrire son message. Elle consulte régulièrement une feuille. Je suppose qu'elle écrit en espagnol, ou qu'elle discute par le net... Elle me remet une copie. Incroyable, elle n'a aucune réplique et n'a écrit que 3 phrases en anglais !

Le trajet a changé. J'ai maintenant une escale à Houston, mais elle n'est que de 45 minutes, dans un aéroport inconnu. J'ai comme une étrange crainte de rater encore ma connection. J'interroge un agent de bord pour savoir à quel porte je dois aller. Il me dit qu'il va me rapporter l'information. Contrairement à mon voyage précédent sur Delta, ils n'annonceront jamais publiquement les portes où se rendre pour les différentes connections des voyageurs à bord. Finalement, juste avant de descendre, l'agent me dis que ce "devrait" être près de la porte où on va se poser... Je retrouve le couple de Québec qui était parti de New York plus tôt. Gentils, ils m'ont téléphonés plusieurs fois à ma chambre pour m'avertir du vol qu'ils prenaient ! Avant l'embarquement, le ton monte dans la salle d'attente. « Overbooking, once again !" Je suis appuyé nonchalamment sur le comptoir et je les "niaise" un peu : "Bof, j'ai bien aimé votre hôtel à New York, j'aimerais essayer celui de Houston ! » On me regarde de travers... Une jeune femme leur pique une vraie crise « J'ai payé mon billet, comment se peut-il que je n'aie pas de siège ! » Je parle un peu avec une femme qui a offert de laisser sa place. Elle n'est nullement impressionnée par mes 400 $ « J'ai déjà eu 800 $, faut savoir négocier ! » Finalement, on me remet une carte d'embarquement. Quand je la montre à celui qui m'avait regardé de travers et qui s'occupe de l'embarquement, il me dit « First ! Now you won't complain ! » Je n'ai pas tout à fait compris, je n'avais pas trop regardé ma carte. Mais, je suis en première, et la petite aussi. Est-ce que la colère paie ?

Mon voisin de siège est un américain qui va tous les mois en Ecuador et qui voyage toujours en première. La seule chose qui m'inquiète c'est qu'il enfile 3 gins pendant que l'avion "taxi" vers la piste ! Tant pis pour mes bagages, à quoi bon se préoccuper ? Mon voisin s'est vite endormi. Peut-être, après tout, qu'il n'aime pas tellement quitter le plancher des vaches et préfère ne pas trop y penser ! J'allonge mes jambes et profite des deux hublots. Dans un ciel bleu, de gros cumulo-nimbus flottent au large de la côte, striés de quelques éclairs. Superbe ! Je vais voir mes amis derrière pendant quelques minutes. L'atmosphère est superbe. Presque tous des latinos qui retournent à la maison. Ca jase fort et j'imagine les énormes valises remplies de cadeaux pour la famille. Je reste cependant près du rideau séparateur parce que je ne veux pas avoir de problème à rejoindre mon siège. Dommage !

Malheureusement, je ne reverrai pas tout de suite les belles Andes. La nuit est tombée. A l'approche de Quito, on devine la ville en suivant un flanc de montagne. Tient, ils illuminent le sommet comme chez-nous ! En fait, je verrez le lendemain qu'il s'agit des fumerolles du Pichincha. On descend par un escalier, je suis totalement relaxe, il fait relativement chaud et l'altitude ne me pose aucun problème. Je laisse les gens se précipiter, je fait mes adieux au couple québéco-ecuadorien, de sorte que j'arrive le dernier au carroussel à bagage. Là, j'éclate de rire en imaginant que mon sac y tourne depuis 24 heures !!!

P.S. : J'ai utilisé le « voucher » pour retourner à New York quelques mois plus tard. La ville était encore superbe, mais je ne pouvais plus évoquer un « Paradis ». On était le 5 décembre 2001... Yvon LeD

You might also like