Chroniques d'un été en Chine (2013)
by Pasqualina
This discussion is in French, the community’s main language.
J'ai visité le petit village de Coloane, avec ses maisons sur pilotis, sa chapelle St François et ses temples taoïstes : ambiance calme et endormie dans la chaleur, malgré quelques voitures et touristes, mais pas de groupes. La pousada de Coloane est à 15-25 minutes à pied, sur la petite plage de Cheoc Van, par deux routes au milieu de la forêt tropicale. L'ensemble fait bout du monde, le taxi qui m'a emmenée la nuit avait peur dans une petite route sous les bois, il disait que c'était la vraie campagne, cela m'a surprise et amusée. Il doit sûrement y avoir des triades dans les casinos de Macao et elles doivent être bien plus dangereuses ! Je n'ai pas vu le village de Taipa dont parlent les guides, je ne sais pas s'il existe toujours. Par contre les casinos et les tours-immeubles poussent comme des champignons, les premières à 5-10 minutes de voiture du village de Coloane, c'est un petit paradis en voie de disparition je le crains. Et juste en face de Coloane on voit la côte chinoise, à quelques encâblures, avec ses immeubles et un énorme projet immobilier qui ressemble à un casino.
Bonjour et merci pour cette réponse .
Le village dont je parlais ce doit etre Tai pa .Ce coin etait vraiment sympa .
Tres bonne description que tu nous fait des environs de Macao , hélas le beton pousse partout .
Bonne route Jean
Le village dont je parlais ce doit etre Tai pa .Ce coin etait vraiment sympa .
Tres bonne description que tu nous fait des environs de Macao , hélas le beton pousse partout .
Bonne route Jean
Bonjour Pasqualina,
Nous venons de rentrer de Vienne avec une chaleur écrasante 39° et nous sommes heureux de te retrouver.
Tu n'as pas chômé et nous admirons ton énergie après avoir "crapahuté" pour te mettre sur ton ordi et nous relater ce que tu as vécu. Nous avons l'impression d'y être. Nous avons rattrapé le retard de lecture et aux dernières nouvelles tu étais à Macao.
Nous avons lu attentivement les explications sur les expressions chinoises, relevé l'adresse de Pingyo pour y dormir et retenu le resto de luoyang!
A présent, nous allons nous focaliser sur notre itinéraire en CHINE et suivre de près ce que tu as fait à Zhangjiaje où Tialou veut absolument sur la skywalk.
A bientôt de te relire, il te reste encore 2 semaines et demi, je crois pour boucler ton voyage...
Cordialement
Les Tialou
Oui, c'est ça, il me reste un peu moins de 3 semaines, puisque je prends l'avion samedi soir 31 août à Shanghai pour Madrid via Amsterdam (avec la KLM, qui est dans le flying blue, je suis venue avec Air Europa et Air France, via Paris).
Je suis désolée de n'avoir encore rien écrit sur Zhangjiajie, alors que j'y suis passée il y a un mois environ. C'est dommage, les souvenirs ne sont plus aussi frais. J'ai noté au fur et à mesure sur mon carnet toutes les infos pratiques, mais je regrette de ne pas avoir réussi à tenir ces chroniques à chaud. Je crois que je fatigue de plus en plus, j'ai besoin de plus d'heures de sommeil qu'au début du voyage, et la fin de voyage n'était pas organisée, j'ai dû le faire à HK et à Canton.
Je viens d'arriver, à 4 h 40 du matin à Yongding (Fujian), après 8 heures de train en place assise (fatigant) ; mon chauffeur, Lio, m'y attendait bien et il va me faire visiter son pays Hakka pendant 3 jours avant de m'emmener à Xiamen jeudi après-midi. Pour ceux qui sont intéressés par le pays Hakka, je craignais de débarquer en pleine nuit dans une gare déserte, mais en fait il y avait aussi 10 taxis et même une agence de tourisme qui m'a passé sa carte et voulait m'emmener visiter les tulous. Donc même si on n'a rien organisé à l'avance, on n'est pas perdu ici.
Coordonnées : http://www.fuluyou.com ou http://www.tulou.net.cn
Mais je n'ai pas testé leurs services. Moi je vais faire mon tour avec un chauffeur recommandé par mon hôtel de Gulang Yu à Xiamen.
A +, je vais essayer de dormir 3 ou 4 heures avant de commencer la visite des tulous. Pasqualina.
Bonjour Pasqualina,
Merci de ta réponse. Nous attendrons que tu rentres à Madrid et que tu aies repris tes esprits pour te demander des infos plus précises sur Zhangdjiajie grâce à tes notes. Nous nous souvenons que tu reprenais rapidement tes obligations professionnelles presque tout de suite après ton arrivée à Madrid.
Nous admirons ton énergie pour décrire ton itinéraire, tes impressions...et même pour prendre le temps d'envoyer des photos rendant ainsi ton récit encore plus intéressant!
Bonne chance pour la fin de ton périple!
Cordialement
Les Tialou
Pas toujours le temps de poster, mais je passe te lire régulièrement.
Un vrai plaisir ce carnet de voyage.
C'est effectivement à partir de la sixième semaine que l'on commence à fatiguer. Au bout de trois mois, on reprend vie.
Tes infos pratiques sont très intéressantes.
Bonne continuation de voyage.
Merci aux uns et aux autres de continuer à me lire, alors que je n'écris presque plus rien. Aujourd'hui pluie diluvienne, alors que je m'étais réveillée à 7 heures du matin pour visiter le tulou le plus proche, Chengqi Lou, avant l'arrivée des touristes. Mais du coup je n'ai pas encore mis le nez dehors, j'attends que la pluie se calme. A 7 h 45, concert de pétards, une petite procession est passée sous les fenêtre, vêtue de pélerines de plastique rose : lanceurs de pétards en tête, puis joueurs de tambour, puis porteurs de fanions noirs, puis des gens normaux et enfin un tout petit orchestre avec deux trompettes. D'après mon chauffeur qui a vu les photos il s'agit probablement de l'annonce d'un décès. Ici, les événements familiaux sont souvent publics et toute la population est invitée à y participer.
A bientôt pour plus d'informations j'espère. Pasqualina
Après la pluie, le beau temps.
Après l'enterrement, un mariage à nous raconter ?
Merci en tout cas pour tous tes comptes rendus.
Fabrice
Après l'enterrement, un mariage à nous raconter ?
Merci en tout cas pour tous tes comptes rendus.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
C'est effectivement un décès. La même tradition existe en Inde.
Les pétards ont pour but d'effrayer et d'éloigner les mauvais esprits du défunt.
en tout cas le voyage vers l ouest et le roi singe reste un mythe en chine et en asie!!! il faudrait calculer le nombre de series teles chinoise et asiatiques qui traitent de ce sujet!!!
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Merci à tous ceux qui continuent à suivre cette poussive chronique. Déjà une semaine que je n'ai rien écrit. Un temps maussade et une très petite forme m'ont fait renoncer à mon dortoir de ce soir sur les Huang Shan, j'espère que je trouverai une autre occasion pendant la semaine que je passe à Tunxi. Par contre, comme il y a toujours un côté positif aux choses, j'ai eu le temps de vous écrire l'entrée en matière de mon séjour au Hunan.
Organisation de ma semaine au Hunan et en particulier de mes deux jours et demi à Zhangjiajie : Je vous rappelle que je voyageais par train de nuit depuis Luoyang. Encore un train arrivant vers 11 h 30 du matin, à Zhangjiajie cette fois. Jeffrey Tang m’attend à la sortie de la gare, il est bien là même si je ne l’ai pas appelé la veille depuis Luoyang. Pour ma semaine au Hunan j’ai procédé un peu différemment des autres régions. Le Lonely Planet et Trip Advisor soulignaient la taille du site et le nombre de transports différents à prendre et la difficulté de s’informer quand on ne parle pas chinois.
Donc j’ai décidé de contacter en mai un guide local, ancien gestionnaire de l’hôtel Pipaxi à l’entrée du parc de Zhangjijajie, dont les Américains ou Canadiens qui écrivent sur Trip Advisor louaient les services et le professionnalisme. Il s’agit de Jeffrey Tang. Il a réservé mes six nuits d’hôtels au Hunan, 5 hôtels différents, toujours au plus près de ce que je voulais visiter, a organisé mes transferts en voiture à Zhangjiajie, m’a guidée un jour et m’a aidée à trouver un véhicule pour aller de Zhangjiajié à Dehang en passant par la forêt des roches rouges. Les prix : en tout 2700 yuans répartis comme suit : - 1500 yuans pour les 6 nuits, trois à Zhangjiajie, une à Dehang, deux à Fenhuang, les guest house de Dehang et Yuanjiajie coûtant entre 110 et 120 yuans et les autres hôtels aux alentours de 300 yuans la nuit. - 500 yuans pour les différents transferts en voiture pendant les trois jours à Zhangjiajie, dans une grosse voiture de luxe, un simple taxi moins cher m’aurait suffit mais JTang travaille pour une agence de tourisme de luxe, la CTS, à ne pas confondre avec le CITS. - 400 yuans pour son travail de guide le 2e jour - 300 yuans pour son travail d’organisation
A l’usage, je n’aurais pas eu besoin de Jeffrey comme guide le deuxième jour, les indications sur les sites sont assez claires (cartes bilingues, panneaux fléchés bilingues), tout au plus perd-on un peu plus de temps à consulter les cartes et on doit quelquefois rebrousser chemin ou on hésite sur les nombreux points de vue atteignables par des dérivations avec des marches d’escalier, lesquels sont incontournables, et lesquels sont redondants ? Enfin ce genre de question me concerne plus moi, qui essaie de m’économiser, que des jeunes sportifs.
Par contre les choix d’hôtels et de guest house de Jeffrey Tang ont été absolument parfaits, et ses indications ont clarifié la complexité des différents sites et m’ont permis de profiter au mieux de mes deux jours et demi à Zhangjiajie en visitant l’essentiel avec le minimum de fatigue et en utilisant au maximum les moyens de transport (que j’ai tous payés avec un tarif réduit de personne de plus de 60 ans) à des heures où il n’y avait pas trop de queue ou pas du tout. Bref il a parfaitement rempli son contrat, et a répondu toujours très vite à tous les mails que nous avons échangés pendant deux mois. La seule chose qui est vraiment trop chère c’est le véhicule, mais cette compagnie de carrosses lui est imposée par la CTS.
Pendant que je préparais mon voyage dans la région suivante, le Guizhou, j’ai envoyé des messages privés à quelques forumistes qui y avaient fait des circuits pour avoir une idée des prix et l’un d’eux, Cung, que je remercie ici, m’a parlé des paysages du Hunan qu’il avait apprécié et notamment de la forêt de roches rouges entre Zhangjiajie et Dehang. Cung a aussi contacté son guide et m’a envoyé des informations sur les moyens d’accès : ce site était vraiment difficile d’accès par transport en commun, il aurait fallu plusieurs changements, pas possible avec mes bagages. Il fallait abandonner les roches rouges ou louer un véhicule. Le prix de 1000 euros proposé par Jeffrey avec sa compagnie ne me convenant pas, il m’a finalement aidée le dernier soir à recruter un taxi normal dans la rue, pour 700 yuans la journée complète, c’était une femme, un peu réticente au début. Et le lendemain matin il est venu m’expliquer que ma conductrice avait un peu peur de revenir toute seule de Dehang et avait demandé à son mari cheminot, en relâche ce jour-là de l’accompagner. Pas de problème, mais cela montre bien les attentions de Jeffrey qui vient exprès le matin pour que mon départ se passe bien, alors qu’il ne s’agit plus du voyage organisé par lui. Donc, si vous désirez de l’aide dans la préparation de votre voyage au Hunan, je ne saurais trop vous le recommander. Pour ceux qui ont un budget plus serré, j’espère que mes indications vous aideront à vous débrouiller seuls.
Les coordonnées de Jeffrey Tang Ming (et une photo en-dessous) : Email: zjtripadvisor@aliyun.com Cellphone: (0) 18807442626 Tel: +86 744 2160999 2121838 Fax:+86 744 8263926
Dès que je trouverai le temps, suivront les descriptions de mes deux jours et demi à Zhangjiajie : mon après-midi au Tianmen Shan le jour de mon arrivée (magnifique, une très bonne entrée en matière) et mes deux jours dans le parc forestier de Zhangjiajie. J’ai adoré tout ce que j’ai vu au Hunan (sauf les groupes chinois avec guide microphoné bien sûr), cela restera l’un des sommets de ce voyage en Chine.
Trois photos : - Jeffrey Tang Ming au bord de la rivière du fouet d'or (Golden Whip) dans le site de Zhangjiajie - la gare de Zhangjiajie : je ne suis pas seule à descendre, beaucoup de jeunes - une affiche de bienvenue des chemins de fer chinois dans la gare de Zhangjiajie
Organisation de ma semaine au Hunan et en particulier de mes deux jours et demi à Zhangjiajie : Je vous rappelle que je voyageais par train de nuit depuis Luoyang. Encore un train arrivant vers 11 h 30 du matin, à Zhangjiajie cette fois. Jeffrey Tang m’attend à la sortie de la gare, il est bien là même si je ne l’ai pas appelé la veille depuis Luoyang. Pour ma semaine au Hunan j’ai procédé un peu différemment des autres régions. Le Lonely Planet et Trip Advisor soulignaient la taille du site et le nombre de transports différents à prendre et la difficulté de s’informer quand on ne parle pas chinois.
Donc j’ai décidé de contacter en mai un guide local, ancien gestionnaire de l’hôtel Pipaxi à l’entrée du parc de Zhangjijajie, dont les Américains ou Canadiens qui écrivent sur Trip Advisor louaient les services et le professionnalisme. Il s’agit de Jeffrey Tang. Il a réservé mes six nuits d’hôtels au Hunan, 5 hôtels différents, toujours au plus près de ce que je voulais visiter, a organisé mes transferts en voiture à Zhangjiajie, m’a guidée un jour et m’a aidée à trouver un véhicule pour aller de Zhangjiajié à Dehang en passant par la forêt des roches rouges. Les prix : en tout 2700 yuans répartis comme suit : - 1500 yuans pour les 6 nuits, trois à Zhangjiajie, une à Dehang, deux à Fenhuang, les guest house de Dehang et Yuanjiajie coûtant entre 110 et 120 yuans et les autres hôtels aux alentours de 300 yuans la nuit. - 500 yuans pour les différents transferts en voiture pendant les trois jours à Zhangjiajie, dans une grosse voiture de luxe, un simple taxi moins cher m’aurait suffit mais JTang travaille pour une agence de tourisme de luxe, la CTS, à ne pas confondre avec le CITS. - 400 yuans pour son travail de guide le 2e jour - 300 yuans pour son travail d’organisation
A l’usage, je n’aurais pas eu besoin de Jeffrey comme guide le deuxième jour, les indications sur les sites sont assez claires (cartes bilingues, panneaux fléchés bilingues), tout au plus perd-on un peu plus de temps à consulter les cartes et on doit quelquefois rebrousser chemin ou on hésite sur les nombreux points de vue atteignables par des dérivations avec des marches d’escalier, lesquels sont incontournables, et lesquels sont redondants ? Enfin ce genre de question me concerne plus moi, qui essaie de m’économiser, que des jeunes sportifs.
Par contre les choix d’hôtels et de guest house de Jeffrey Tang ont été absolument parfaits, et ses indications ont clarifié la complexité des différents sites et m’ont permis de profiter au mieux de mes deux jours et demi à Zhangjiajie en visitant l’essentiel avec le minimum de fatigue et en utilisant au maximum les moyens de transport (que j’ai tous payés avec un tarif réduit de personne de plus de 60 ans) à des heures où il n’y avait pas trop de queue ou pas du tout. Bref il a parfaitement rempli son contrat, et a répondu toujours très vite à tous les mails que nous avons échangés pendant deux mois. La seule chose qui est vraiment trop chère c’est le véhicule, mais cette compagnie de carrosses lui est imposée par la CTS.
Pendant que je préparais mon voyage dans la région suivante, le Guizhou, j’ai envoyé des messages privés à quelques forumistes qui y avaient fait des circuits pour avoir une idée des prix et l’un d’eux, Cung, que je remercie ici, m’a parlé des paysages du Hunan qu’il avait apprécié et notamment de la forêt de roches rouges entre Zhangjiajie et Dehang. Cung a aussi contacté son guide et m’a envoyé des informations sur les moyens d’accès : ce site était vraiment difficile d’accès par transport en commun, il aurait fallu plusieurs changements, pas possible avec mes bagages. Il fallait abandonner les roches rouges ou louer un véhicule. Le prix de 1000 euros proposé par Jeffrey avec sa compagnie ne me convenant pas, il m’a finalement aidée le dernier soir à recruter un taxi normal dans la rue, pour 700 yuans la journée complète, c’était une femme, un peu réticente au début. Et le lendemain matin il est venu m’expliquer que ma conductrice avait un peu peur de revenir toute seule de Dehang et avait demandé à son mari cheminot, en relâche ce jour-là de l’accompagner. Pas de problème, mais cela montre bien les attentions de Jeffrey qui vient exprès le matin pour que mon départ se passe bien, alors qu’il ne s’agit plus du voyage organisé par lui. Donc, si vous désirez de l’aide dans la préparation de votre voyage au Hunan, je ne saurais trop vous le recommander. Pour ceux qui ont un budget plus serré, j’espère que mes indications vous aideront à vous débrouiller seuls.
Les coordonnées de Jeffrey Tang Ming (et une photo en-dessous) : Email: zjtripadvisor@aliyun.com Cellphone: (0) 18807442626 Tel: +86 744 2160999 2121838 Fax:+86 744 8263926
Dès que je trouverai le temps, suivront les descriptions de mes deux jours et demi à Zhangjiajie : mon après-midi au Tianmen Shan le jour de mon arrivée (magnifique, une très bonne entrée en matière) et mes deux jours dans le parc forestier de Zhangjiajie. J’ai adoré tout ce que j’ai vu au Hunan (sauf les groupes chinois avec guide microphoné bien sûr), cela restera l’un des sommets de ce voyage en Chine.
Trois photos : - Jeffrey Tang Ming au bord de la rivière du fouet d'or (Golden Whip) dans le site de Zhangjiajie - la gare de Zhangjiajie : je ne suis pas seule à descendre, beaucoup de jeunes - une affiche de bienvenue des chemins de fer chinois dans la gare de Zhangjiajie
Un dimanche après-midi sur le Tianmen Shan, la montagne « porte du ciel » :
J’ai découvert ce site, qui n’est pas sur Lonely Planet en cherchant sur internet des informations et des cartes sur Zhangjiajie et j’ai d’abord eu de la peine à m’y retrouver, cette montagne était-elle dans le site si célèbre ? Finalement, avec l’aide de Jeffrey, j’ai compris qu’il s’agit d’un site à part, cette montagne se trouve tout près de la ville de Zhangjiajie à laquelle elle est reliée par un extraordinaire téléphérique de 7,5 kilomètres (le plus long du monde dit la pub, près d’une demi-heure de trajet), tandis que le site du parc forestier de Zhangjiajie appelé aussi Wulingyuan est à une trentaine ou une quarantaine de kilomètres au nord de la ville, dans la direction opposée. Et chacun des deux sites a son prix d’entrée, très élevé.
Les infos pratiques : TianmenShan coûte 258 yuans (183 yuans pour les plus de 60 ans) et les transports intérieurs au site, bus et téléphérique sont inclus dans le prix. Je crois que le téléphérique commence à 8 h du matin. Pour le retour, il vaut mieux commencer à redescendre à 17 h 30, au plus tard à 18 h de la station supérieure, pour vous arrêter à la station intermédiaire où des bus vous emmènent vers la grotte qui a donné son nom à la montagne et les derniers bus repartent à 19 heures vers le téléphérique (qui s’arrête de fonctionner à 19 h 30) je crois que s’ils n’ont pas réussi à descendre tous les touristes à temps, il les descendent en bus. En hiver compter une demi-heure de moins pour tout. Il ne semble pas que l’on puisse s’arrêter à la station intermédiaire en montant, en tout cas le téléphérique ne s’arrête pas, mais peut-être peut-on le faire en signalant aux employés en arrivant à cette station qu’on veut descendre ? En haut, il y a trois chemins de randonnée, totalement cimentés et avec barrières, sans aucun danger, pas besoin de chaussures de montagne : - la voie est, à gauche et en jaune sur la carte, relie en 3,7 km la station supérieure du téléphérique avec le temple de la montagne Tianmen, en passant par deux fois pendant le trajet au-dessus de la fameuse grotte il n’y a pas de grand dénivelé, ça monte et ça descend un peu et certaines parties sont à pic le long des falaises, attention pour ceux qui ont le vertige c’est une voie moyennement fréquentée, pas de groupes à micros en tout cas. Je l’ai pris à l’aller. - la voie ouest, à droite et en rouge sur la carte, relie elle aussi la station supérieure du téléphérique avec le temple, elle est plus courte, 2,8 km et plus fréquentée par les groupes, c’est dans ce secteur que se trouve une passerelle en verre de 60 m sur le vide (genre grand canyon aux USA) c’est cette voie ouest que j’ai suivie au retour. - la voie centrale, en bleu sur la carte, est encore plus courte (entre 1 et 2 km, je n’ai pas noté) et relie la station supérieure du téléphérique avec la pagode qui couronne la montagne, donc ce chemin doit grimper davantage (je ne l’ai pas emprunté) Enfin, à côté du temple démarre un télésiège menant lui aussi à la pagode du sommet, je voulais le prendre, mais il s’arrête à 16 heures et cette indication n’était mentionnée nulle part avant le guichet d’achat des tickets près du temple et il était trop tard pour moi (16 h 20).
Si on veut prendre son temps, et faire les choses que je n’ai pas eu le temps de faire : monter à la pagode, marcher sur la passerelle de verre (dont l’accès était fermé quand je suis passée à proximité vers 17 h) et monter les 999 marches menant à la grotte « porte du ciel », il vaut mieux prendre la journée entière. Mais c’est aussi faisable en arrivant en fin de matinée comme je l’ai fait : j’étais dans le téléphérique vers midi 30, arrivée en haut à 13 h j’ai mis environ deux heures à faire le chemin est sans me presser, je suis restée une bonne heure au temple pour le visiter, pique-niquer et me reposer j’ai mis une heure environ à faire le chemin de l’ouest en me hâtant vers le téléphérique je suis montée dans le téléphérique peu avant 17 h 30 et suis arrivée à 18 heures sur la place au pied de l’escalier de 1000 marches menant à la grotte j’en suis repartie vers 18 h 45 et suis arrivée en bas à Zhangjaijie (la ville) vers 19 h 20-25. Attention, en hiver, il fait nuit plus tôt et tout ferme une demi-heure plus tôt aussi. Je n’ai fait la queue à aucun moment.
Tianmenshan n’était pas ma priorité et j’hésitais à la voir en premier, de peur de m’abîmer les genoux avant le parc de Zhangjiajie qui était la raison principale de ma venue dans la région, mais Jeffrey m’a convaincue que je pouvais visiter la montagne sans danger et je ne l’ai vraiment pas regretté. Je suis redescendue absolument enchantée de ma visite, en plus avec un temps magnifique.
Dès le trajet en téléphérique j’ai eu le coup de foudre : il commence par survoler la ville, sans grand intérêt, monte un peu au-dessus des arbres, puis redescend dans une superbe vallée avec champs, village, bouquets de joncs fleuris, lac de retenue, puis se remet à monter beaucoup plus fortement on voit au loin à gauche la trouée de la montagne (la « porte du ciel ») et on grimpe le long d’une falaise avec des pics et des montagnes de tous les côtés, magnifique et impressionnant.
En haut une grande carte avec des explications en plusieurs langues (dont l’anglais) vous accueille. Ma photo de la carte est trop petite, mais elle est très claire sur le site. Le chemin de l’est traverse des bois avec une végétation variée et luxuriante, envahie par des grillons au cri absolument assourdissant, je n’en avais jamais entendu avant d’aussi sonores. Mais c’est le bruit de la nature, tellement préférable à celui des vociférations microfonées des guides chinois ! D’ailleurs, aucun groupe et aucun micro sur ce chemin, seulement des familles, des groupes d’amis, on n’est pas seul, mais c’est une promenade tranquille par rapport au parc de Zhangjjiajie. Les passages en bordure de falaises peuvent donner des frissons à ceux qui ont le vertige (j’ai vu certaines chinoises passer en fermant les yeux, là et ailleurs, notamment dans les téléphériques), mais offrent des panoramas magnifiques sur les montagnes et pics environnants. A chaque petit site répertorié avec un nom poétique « printemps féérique », « amour entre arbres et rochers », etc… il y a des flèches avec le nom du site précédent et du site suivant et leur distance en mètres. Pas moyen de se perdre !
Le temple de la montagne Tianmen a divers pavillons et une pagode : la peinture extérieure des bâtiments est un peu décrépie et s’épluche par endroit, mais les statues à l’intérieur sont modernes, rien à voir avec le MianShan. Pas beaucoup de sentiment religieux non plus, on ne voit pas de prêtre, mais cette visite culturelle au milieu de ce site de montagne et de nature est une ponctuation agréable pour moi les sites naturels chinois ont toujours des temples, ils leur sont nécessaires.
Comme je l’ai dit, quand je suis repassée devant le guichet du télésiège menant vers la pagode du sommet de la montagne (je ne me souviens pas du prix, puisque je ne l’ai pas payé ni noté, désolée), il était trop tard. J’étais un peu déçue, surtout que la descente de la pagode par le chemin central aurait sans doute été plus fatigante (pente plus raide) mais plus courte.
Je me suis donc élancée sur le chemin ouest, en ne m’arrêtant que pour faire des photos, j’avais peu de ne pas avoir le temps de voir la fameuse grotte suspendue. D’ailleurs comme moi, beaucoup de gens se hâtaient sur ce chemin, donc je n’ai pas entendu de guide à micro non plus entre 16 h 30 et 17 h 30 sur ce chemin, mais je ne sais pas pour le reste de la journée. A un endroit des gens faisaient un détour, je crois que c’était en direction de la passerelle de verre « skywalk », mais il m'a semblé qu’elle était fermée à cette heure-là. Il y a un petit supplément de prix je crois, mais je dois dire qu’elle ne m’intéressait pas et que j’étais pressée donc je ne me suis pas trop informée, pardon les Tialou.
En à peu près une heure j’étais de retour au téléphérique, presque aucune attente malgré l’heure, 10 minutes peut-être ? quelques minutes de téléphériques, 15 minutes de bus par une route en lacets impressionnante et me voilà au pied de la grotte. C’est comme une bouche béante ouvrant sur le ciel, avec la longue série des marches y conduisant, le spectacle est grandiose. Je ne sais pas si on s'en rend compte sur une petite photo.
Sur la place on peut aussi se divertir à regarder les touristes chinois en train de se faire photographier, notamment en habits de minorité (miao ?). Peu finalement s’engagent vraiment sur les escaliers et pas seulement sur les premières marches pour une photo. Pour moi, je savais que mes genoux ne me le permettaient pas. Une grande vasque avec des bâtonnets d’encens fûmants tentait de donner une touche mystique, ainsi que la musique psalmodiée s’échappant de la boutique vendant les bâtons d’encens, mais l’atmosphère était peu religieuse, c’état plutôt celle d’une magnifique fin de dimanche d’été avec plein de familles et de groupes d’amis contents de leur excursion.
En bas du téléphérique, malgré près d’une demi-heure de retard, Jeffrey m’attendait avec la grosse voiture et sa conductrice pour me conduire à mon premier hôtel : l’hôtel Pipaxi (assez luxueux), dans le village de Zhangjiajie, à quelques centaines de mètres de l’entrée sud du parc national de Zhangjiajie que nous allions visiter ensemble le lendemain. Je peste contre le prix de la voiture, mais mes bagages y étaient restés pendant ma visite du Tianmenshan, sinon il aurait fallu les laisser en consigne à la gare et aller les y reprendre et je ne sais pas s’il y avait encore des bus entre la ville et le village de Zhangjiajie à cette heure tardive, sans doute non.
Jeffrey qui avait déjà mangé m’emmena ensuite à un restaurant du village et me commanda un repas sans piment. Je craignais beaucoup la nourriture épicée du Hunan, qu’on dit encore plus relevée que celle du Sichuan je ne pourrai vous le confirmer, car j’ai réussi à éviter le piment « wo bu yao la ! » pendant mes 8 jours au Hunan. Le soir, alors que j’envoyais quelques mails, un grillon s’est installé dans la cour proche du Pipaxi et pendant 15 minutes je crois que personne n’a pu dormir. Jeffrey dit qu’ils sont habitués, mais vraiment le chant de ces grillons est plus proche de la scie électrique que du crissement des cigales méditerranéennes. Les photos (beaucoup de nébulosité ce jour là, mais les paysages étaient magnifiques, cela gène plus les photos) : - la carte : si vous ne voyez rien, taper "map of Tianmenshan" dans google et vous la trouverez en plus grand et plus net sur le site english.zhangjiajie.gov.cn - deux vues depuis le téléphérique : d'abord la vallée, puis la vue des montagnes avec à gauche l'ouverture de la "porte du ciel" - deux vues des passerelles suspendues au flanc de la montagne au début du chemin de l'est : des photos de passerelle suspendue au-dessus du vide avec des arbres dans des situations incroyables j'en ai plein, c'est très photogénique, mais j'ai essayé de varier les points de vue - une vue de la route en lacet montant vers la grotte et la grotte vue d'en haut - amour arbres et rochers - 3 vues du temple : depuis l'extérieur, un gardien, la pagode - chemin de l'ouest : un oratoire et des rubans de bénédiction dans les arbres - pont suspendu et un petit bout de passerelle de verre - paysage sur la route en lacets menant à la grotte - 2 vues de la grotte, la première avec une famille (han sans doute) déguisée en miao - soleil de fin de journée sur la voie du retour
Les infos pratiques : TianmenShan coûte 258 yuans (183 yuans pour les plus de 60 ans) et les transports intérieurs au site, bus et téléphérique sont inclus dans le prix. Je crois que le téléphérique commence à 8 h du matin. Pour le retour, il vaut mieux commencer à redescendre à 17 h 30, au plus tard à 18 h de la station supérieure, pour vous arrêter à la station intermédiaire où des bus vous emmènent vers la grotte qui a donné son nom à la montagne et les derniers bus repartent à 19 heures vers le téléphérique (qui s’arrête de fonctionner à 19 h 30) je crois que s’ils n’ont pas réussi à descendre tous les touristes à temps, il les descendent en bus. En hiver compter une demi-heure de moins pour tout. Il ne semble pas que l’on puisse s’arrêter à la station intermédiaire en montant, en tout cas le téléphérique ne s’arrête pas, mais peut-être peut-on le faire en signalant aux employés en arrivant à cette station qu’on veut descendre ? En haut, il y a trois chemins de randonnée, totalement cimentés et avec barrières, sans aucun danger, pas besoin de chaussures de montagne : - la voie est, à gauche et en jaune sur la carte, relie en 3,7 km la station supérieure du téléphérique avec le temple de la montagne Tianmen, en passant par deux fois pendant le trajet au-dessus de la fameuse grotte il n’y a pas de grand dénivelé, ça monte et ça descend un peu et certaines parties sont à pic le long des falaises, attention pour ceux qui ont le vertige c’est une voie moyennement fréquentée, pas de groupes à micros en tout cas. Je l’ai pris à l’aller. - la voie ouest, à droite et en rouge sur la carte, relie elle aussi la station supérieure du téléphérique avec le temple, elle est plus courte, 2,8 km et plus fréquentée par les groupes, c’est dans ce secteur que se trouve une passerelle en verre de 60 m sur le vide (genre grand canyon aux USA) c’est cette voie ouest que j’ai suivie au retour. - la voie centrale, en bleu sur la carte, est encore plus courte (entre 1 et 2 km, je n’ai pas noté) et relie la station supérieure du téléphérique avec la pagode qui couronne la montagne, donc ce chemin doit grimper davantage (je ne l’ai pas emprunté) Enfin, à côté du temple démarre un télésiège menant lui aussi à la pagode du sommet, je voulais le prendre, mais il s’arrête à 16 heures et cette indication n’était mentionnée nulle part avant le guichet d’achat des tickets près du temple et il était trop tard pour moi (16 h 20).
Si on veut prendre son temps, et faire les choses que je n’ai pas eu le temps de faire : monter à la pagode, marcher sur la passerelle de verre (dont l’accès était fermé quand je suis passée à proximité vers 17 h) et monter les 999 marches menant à la grotte « porte du ciel », il vaut mieux prendre la journée entière. Mais c’est aussi faisable en arrivant en fin de matinée comme je l’ai fait : j’étais dans le téléphérique vers midi 30, arrivée en haut à 13 h j’ai mis environ deux heures à faire le chemin est sans me presser, je suis restée une bonne heure au temple pour le visiter, pique-niquer et me reposer j’ai mis une heure environ à faire le chemin de l’ouest en me hâtant vers le téléphérique je suis montée dans le téléphérique peu avant 17 h 30 et suis arrivée à 18 heures sur la place au pied de l’escalier de 1000 marches menant à la grotte j’en suis repartie vers 18 h 45 et suis arrivée en bas à Zhangjaijie (la ville) vers 19 h 20-25. Attention, en hiver, il fait nuit plus tôt et tout ferme une demi-heure plus tôt aussi. Je n’ai fait la queue à aucun moment.
Tianmenshan n’était pas ma priorité et j’hésitais à la voir en premier, de peur de m’abîmer les genoux avant le parc de Zhangjiajie qui était la raison principale de ma venue dans la région, mais Jeffrey m’a convaincue que je pouvais visiter la montagne sans danger et je ne l’ai vraiment pas regretté. Je suis redescendue absolument enchantée de ma visite, en plus avec un temps magnifique.
Dès le trajet en téléphérique j’ai eu le coup de foudre : il commence par survoler la ville, sans grand intérêt, monte un peu au-dessus des arbres, puis redescend dans une superbe vallée avec champs, village, bouquets de joncs fleuris, lac de retenue, puis se remet à monter beaucoup plus fortement on voit au loin à gauche la trouée de la montagne (la « porte du ciel ») et on grimpe le long d’une falaise avec des pics et des montagnes de tous les côtés, magnifique et impressionnant.
En haut une grande carte avec des explications en plusieurs langues (dont l’anglais) vous accueille. Ma photo de la carte est trop petite, mais elle est très claire sur le site. Le chemin de l’est traverse des bois avec une végétation variée et luxuriante, envahie par des grillons au cri absolument assourdissant, je n’en avais jamais entendu avant d’aussi sonores. Mais c’est le bruit de la nature, tellement préférable à celui des vociférations microfonées des guides chinois ! D’ailleurs, aucun groupe et aucun micro sur ce chemin, seulement des familles, des groupes d’amis, on n’est pas seul, mais c’est une promenade tranquille par rapport au parc de Zhangjjiajie. Les passages en bordure de falaises peuvent donner des frissons à ceux qui ont le vertige (j’ai vu certaines chinoises passer en fermant les yeux, là et ailleurs, notamment dans les téléphériques), mais offrent des panoramas magnifiques sur les montagnes et pics environnants. A chaque petit site répertorié avec un nom poétique « printemps féérique », « amour entre arbres et rochers », etc… il y a des flèches avec le nom du site précédent et du site suivant et leur distance en mètres. Pas moyen de se perdre !
Le temple de la montagne Tianmen a divers pavillons et une pagode : la peinture extérieure des bâtiments est un peu décrépie et s’épluche par endroit, mais les statues à l’intérieur sont modernes, rien à voir avec le MianShan. Pas beaucoup de sentiment religieux non plus, on ne voit pas de prêtre, mais cette visite culturelle au milieu de ce site de montagne et de nature est une ponctuation agréable pour moi les sites naturels chinois ont toujours des temples, ils leur sont nécessaires.
Comme je l’ai dit, quand je suis repassée devant le guichet du télésiège menant vers la pagode du sommet de la montagne (je ne me souviens pas du prix, puisque je ne l’ai pas payé ni noté, désolée), il était trop tard. J’étais un peu déçue, surtout que la descente de la pagode par le chemin central aurait sans doute été plus fatigante (pente plus raide) mais plus courte.
Je me suis donc élancée sur le chemin ouest, en ne m’arrêtant que pour faire des photos, j’avais peu de ne pas avoir le temps de voir la fameuse grotte suspendue. D’ailleurs comme moi, beaucoup de gens se hâtaient sur ce chemin, donc je n’ai pas entendu de guide à micro non plus entre 16 h 30 et 17 h 30 sur ce chemin, mais je ne sais pas pour le reste de la journée. A un endroit des gens faisaient un détour, je crois que c’était en direction de la passerelle de verre « skywalk », mais il m'a semblé qu’elle était fermée à cette heure-là. Il y a un petit supplément de prix je crois, mais je dois dire qu’elle ne m’intéressait pas et que j’étais pressée donc je ne me suis pas trop informée, pardon les Tialou.
En à peu près une heure j’étais de retour au téléphérique, presque aucune attente malgré l’heure, 10 minutes peut-être ? quelques minutes de téléphériques, 15 minutes de bus par une route en lacets impressionnante et me voilà au pied de la grotte. C’est comme une bouche béante ouvrant sur le ciel, avec la longue série des marches y conduisant, le spectacle est grandiose. Je ne sais pas si on s'en rend compte sur une petite photo.
Sur la place on peut aussi se divertir à regarder les touristes chinois en train de se faire photographier, notamment en habits de minorité (miao ?). Peu finalement s’engagent vraiment sur les escaliers et pas seulement sur les premières marches pour une photo. Pour moi, je savais que mes genoux ne me le permettaient pas. Une grande vasque avec des bâtonnets d’encens fûmants tentait de donner une touche mystique, ainsi que la musique psalmodiée s’échappant de la boutique vendant les bâtons d’encens, mais l’atmosphère était peu religieuse, c’état plutôt celle d’une magnifique fin de dimanche d’été avec plein de familles et de groupes d’amis contents de leur excursion.
En bas du téléphérique, malgré près d’une demi-heure de retard, Jeffrey m’attendait avec la grosse voiture et sa conductrice pour me conduire à mon premier hôtel : l’hôtel Pipaxi (assez luxueux), dans le village de Zhangjiajie, à quelques centaines de mètres de l’entrée sud du parc national de Zhangjiajie que nous allions visiter ensemble le lendemain. Je peste contre le prix de la voiture, mais mes bagages y étaient restés pendant ma visite du Tianmenshan, sinon il aurait fallu les laisser en consigne à la gare et aller les y reprendre et je ne sais pas s’il y avait encore des bus entre la ville et le village de Zhangjiajie à cette heure tardive, sans doute non.
Jeffrey qui avait déjà mangé m’emmena ensuite à un restaurant du village et me commanda un repas sans piment. Je craignais beaucoup la nourriture épicée du Hunan, qu’on dit encore plus relevée que celle du Sichuan je ne pourrai vous le confirmer, car j’ai réussi à éviter le piment « wo bu yao la ! » pendant mes 8 jours au Hunan. Le soir, alors que j’envoyais quelques mails, un grillon s’est installé dans la cour proche du Pipaxi et pendant 15 minutes je crois que personne n’a pu dormir. Jeffrey dit qu’ils sont habitués, mais vraiment le chant de ces grillons est plus proche de la scie électrique que du crissement des cigales méditerranéennes. Les photos (beaucoup de nébulosité ce jour là, mais les paysages étaient magnifiques, cela gène plus les photos) : - la carte : si vous ne voyez rien, taper "map of Tianmenshan" dans google et vous la trouverez en plus grand et plus net sur le site english.zhangjiajie.gov.cn - deux vues depuis le téléphérique : d'abord la vallée, puis la vue des montagnes avec à gauche l'ouverture de la "porte du ciel" - deux vues des passerelles suspendues au flanc de la montagne au début du chemin de l'est : des photos de passerelle suspendue au-dessus du vide avec des arbres dans des situations incroyables j'en ai plein, c'est très photogénique, mais j'ai essayé de varier les points de vue - une vue de la route en lacet montant vers la grotte et la grotte vue d'en haut - amour arbres et rochers - 3 vues du temple : depuis l'extérieur, un gardien, la pagode - chemin de l'ouest : un oratoire et des rubans de bénédiction dans les arbres - pont suspendu et un petit bout de passerelle de verre - paysage sur la route en lacets menant à la grotte - 2 vues de la grotte, la première avec une famille (han sans doute) déguisée en miao - soleil de fin de journée sur la voie du retour
Chère Pasqualina,
Quel plaisir de te lire à nouveau. Ta saga de l’été, véritable invitation au voyage, me manquait terriblement. Mais ce périple de quelques semaines doit avant tout être pour toi le plaisir de savourer tous les instants dans ces lieux magnifiques. C’est louable à toi d’être parvenue aussi longtemps à nous en faire profiter régulièrement. Je suis vraiment désolée que la suite de ce récit se fasse à cause de quelques soucis de santé, ou d’une grande baisse d’énergie, et d’une météo capricieuse. Je te souhaite un prompt rétablissement afin que tu puisses terminer ton voyage dans de bonnes conditions.
Merci encore pour toutes ces précieuses informations et ces photos extraordinaires.
Porte-toi bien. Bien à toi.
Agnès
Porte-toi bien. Bien à toi.
Agnès
Impressionnant la montée à ce temple.
[;)]Ce ne sont pas des grillons qui mettent l'ambiance sur le chemin, mais des cigales asiatiques. Elles sont géantes, et circulent en essaims. Quand elles passent au dessus de ta tête, on dirait des mobylettes volantes.
Merci pour ce compte-rendu.
[;)]Ce ne sont pas des grillons qui mettent l'ambiance sur le chemin, mais des cigales asiatiques. Elles sont géantes, et circulent en essaims. Quand elles passent au dessus de ta tête, on dirait des mobylettes volantes.
Merci pour ce compte-rendu.
En fait je ne sais pas exactement quels étaient ces animaux si bruyants, car je ne les ai pas vus. Mais ils semblaient être solitaires et cachés dans le feuillage, je n'ai pas vu d'essaims, sans doute une autre espèce tropicale extraordinaire.
J'aurais bien aimé continuer la description de Zhangjiajie, mais il faut choisir parmi 500 photos et ce n'est pas simple ni rapide.
Après deux jours malade (sans doute la faute à une restau pourtant recommandé sur LP), j'ai repris du poil de la bête, même si j'ai encore le teint jaunâtre.
J'ai visité aujourd'hui le Qiyun Shan, un mont taoïste, superbe, cela m'a rappelé un peu les sensations du MianShan, avec même deux heures de soleil pour finir, incroyable !
Car bien que j'aie prévu une semaine à Tunxi, c'est une semaine de temps couvert-crachin-grosse pluie, donc je viens de renoncer définitivement aux Huang Shan et d'avancer mon départ à lundi. A la place je m'arrêterai une nuit et un jour à Hangzhou, sur le chemin de Wuzhen, car mes deux jours de l'été dernier à Hangzhou ne m'avaient pas suffi. La météo pour Hangzhou et Shanghai est très maussade aussi, quand je pense qu'en Bretagne vous avez des records d'ensoleillement ! Profitez-en bien. Moi, je déprime quand je ne vois pas le soleil, je suis comme les chats ou les lézards. Pasqualina.
Car bien que j'aie prévu une semaine à Tunxi, c'est une semaine de temps couvert-crachin-grosse pluie, donc je viens de renoncer définitivement aux Huang Shan et d'avancer mon départ à lundi. A la place je m'arrêterai une nuit et un jour à Hangzhou, sur le chemin de Wuzhen, car mes deux jours de l'été dernier à Hangzhou ne m'avaient pas suffi. La météo pour Hangzhou et Shanghai est très maussade aussi, quand je pense qu'en Bretagne vous avez des records d'ensoleillement ! Profitez-en bien. Moi, je déprime quand je ne vois pas le soleil, je suis comme les chats ou les lézards. Pasqualina.
ptin...une semaine a tunxi!
mais c est vrai que ca peut servir de base pour aller dans les environs!
personellement, je n au pas trop aimé les hua shan! je prefere les montagnes de l ouest de la chine!
et puis, le temps y est assez ...humide!
Elle parle de Huanghshan et pas Huashan.
Bonne décision car il est totalement inutile de grimper Huangshan par mauvais temps puisqu' il n'y a aucune visibilité par mauvais temps.
La météo pour Hangzhou (...) est très maussade
D'après ce que je viens de voir au journal télévisé le terme maussade est bien faible
On parle davantage de catastrophe climatique avec des vues de rivières en crue dévastatrice.
Juillet, Août et Septembre n'est pas une bonne période d'un point de vue climatique pour visiter la Chine
Merci pour tes infos et bonne chance [:P]
D'après ce que je viens de voir au journal télévisé le terme maussade est bien faible
On parle davantage de catastrophe climatique avec des vues de rivières en crue dévastatrice.
Juillet, Août et Septembre n'est pas une bonne période d'un point de vue climatique pour visiter la Chine
Merci pour tes infos et bonne chance [:P]
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
oui, desolé! je confond parfois lesnoms en pyin, le pyin n est pas tres parlant!
un jour un canadien (comme toi...hihi) m a envoyé un mail en pyin!!!!!
et bien, je l ai monttré a toute la classe et il yavait autant de versions que d eleves!
Bonjour Pasqualina,
je m'appelle Claire et j'ai 28 ans, je suis impressionnée par ton énergie et ton voyage ! J'aimerais bien retrouver tes chroniques (ou alors le lien est très clair et je suis pas douée :) )
Je ne connais pas du tout les régions que tu traverses, du coup ça me donne très envie. Tu dis que tu parles peu chinois, est-ce que tu as l'intention de prendre des cours en France ? Je retourne en Chine pour la première fois depuis 20 ans (!) le 2 septembre, j'ai l'impression que tu viendras juste de revenir ! J'ai vécu deux ans en tant qu'expatriée à côté de Hong Kong, enfant, avec mes parents. Donc là c'est petit pèlerinage sur les lieux de mon village avec qq souvenirs liés. J'avais besoin d'écrire ça, (j'écris pas mal de nouvelles), et là j'ai découvert en cours d'écriture qu'un concours était organisé sur le thème "avion" du coup je l'ai inscrite (voilà pourquoi le lien tombe sur le site "au féminin"). Ici : >> http://www.aufeminin.com/...e-temps-n226955.html
en tout cas je te souhaite une belle fin de voyage et vais essayer de trouver le lien de tes chroniques précédentes. :)
je m'appelle Claire et j'ai 28 ans, je suis impressionnée par ton énergie et ton voyage ! J'aimerais bien retrouver tes chroniques (ou alors le lien est très clair et je suis pas douée :) )
Je ne connais pas du tout les régions que tu traverses, du coup ça me donne très envie. Tu dis que tu parles peu chinois, est-ce que tu as l'intention de prendre des cours en France ? Je retourne en Chine pour la première fois depuis 20 ans (!) le 2 septembre, j'ai l'impression que tu viendras juste de revenir ! J'ai vécu deux ans en tant qu'expatriée à côté de Hong Kong, enfant, avec mes parents. Donc là c'est petit pèlerinage sur les lieux de mon village avec qq souvenirs liés. J'avais besoin d'écrire ça, (j'écris pas mal de nouvelles), et là j'ai découvert en cours d'écriture qu'un concours était organisé sur le thème "avion" du coup je l'ai inscrite (voilà pourquoi le lien tombe sur le site "au féminin"). Ici : >> http://www.aufeminin.com/...e-temps-n226955.html
en tout cas je te souhaite une belle fin de voyage et vais essayer de trouver le lien de tes chroniques précédentes. :)
Mon blog de voyage Birmanie / Inde du sud de janvier à avril 2010:
toiaussitupeuxlefaire.blogspot.com
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Chère Claire,
Merci de ton intérêt. C'est le récit de mon voyage de cette année qui s'intitule "chroniques ...", et tu l'as bien trouvé puisque tu m'écris dedans. Par contre j'ai raconté un petit bout de mon voyage de l'année dernière dans : Souvenirs du Gansu et de l'Amdo, été 2012
Bon voyage à toi aussi, j'irai voir ton lien dès que j'aurai un peu de temps. Pasqualina.
Ah oui effectivement je parlais de ton précédent voyage.
Je file te lire, merci !
Mon blog de voyage Birmanie / Inde du sud de janvier à avril 2010:
toiaussitupeuxlefaire.blogspot.com
toiaussitupeuxlefaire.blogspot.com
J’ai écrit ce qui suit dans le bus de Tunxi à Hangzhou, trajet qui s’est effectué sous une pluie battante. Il n’a pas l’air de faire plus beau temps au Zheijang que dans l’Anhui, hélas …
Renseignements pratiques : Carte, prix et description rapide de mes deux jours dans le parc de Zhngjiajie
Trouver une carte lisible du parc de Zhangjaije n’est pas facile, ni sur internet, ni même sur place. Celle-ci-dessous, que j’ai photographiée sur mon ordinateur et que j’ai trouvé sur chinarouristmaps.com (vous y trouverez aussi la carte du Tianmenshan et une autre carte du parc de Zhangjiajie) est très schématique, mais a le mérite d’être claire et de comporter tous les moyens de transport disponible à l’intérieur du parc, payants ou non (bus gratuit, le reste payant). http://www.chinatouristmaps.com/...-transportati... http://www.chinatouristmaps.com/...jie-scenic-ar...
Sur la carte, les routes jaunes et la ligne qui relie les deux entrées est en bas, dans les vallées, toutes les autres lignes (à gauche et en haut), rouges (bus) ou violettes (à pied) qui s’en éloignent sont en altitude. Mes deux jours ont exploré cette carte globalement de gauche à droite. La carte du Lonely Planet page 463 est assez claire aussi.
Les prix : Entrée du parc 248 yuans, je n’ai pas eu de réduction, elle est valable 2 jours d'après lp, 3 jours d’après Jeffrey. Tous les bus sont gratuits (il y a beaucoup de lignes, et les bus sont fréquents, très bien organisé). Téléphérique de Huangshizhai : 118 yuans AR (prix réduit plus de 60 ans 70 yuans) Ascenseur de Bailong : 70 yuans aller simple (prix réduit 43 yuans) Téléphérique de Tianzishan : 67 yuans aller simple (prix réduit 40 yuans) Monorail de Shili Hualing : 38 yuans aller simple, 52 yuans aller-retour, 30 yuans prix réduit AR Les étudiants ont en général des prix réduits avoisinants ou même inférieurs, désolée je n'ai pas noté.
Les coordonnées de ma guest-house dans le parc près de Yuanjiajie, dans le petit village de Xiaping : Ding Ding Ke Zhan, téléphone portable : 18974469955. Le patron parle quelques mots d’anglais, mais il vaut mieux faire faire la réservation par quelqu’un parlant chinois. Bien que ce soit une toute petite auberge, il y avait l’internet (ordinateur maison au rez de chaussée), l’air conditionné et une salle de bains (toilettes à la turque) avec l’eau chaude. Et ils font très bien la cuisine, une des filles vend des brochettes de petites patates au barbecue sur le bord de la route, c’est délicieux. La chambre double était 110 ou 120 yuans, pas cher. Il y a environ 10 minutes à pied depuis l’arrêt de bus sur une petite route transversale, loin des groupes de touristes. Pour les autres hôtels, vous en trouverez sans peine sur des sites de réservation, dans le village de Zhangjiajjie comme dans la ville du même nom. Le Pipaxi est sur booking.com, je pense que Jeffrey l’a eu meilleur marché.
Le premier jour nous sommes entrés par l’entrée qu’on voit en bas à gauche sur la carte avec un petit bus dessiné, c’est l’entrée sud, où se trouve le village de Zhangjiajie. Nous avons pris un bus gratuit (ligne rouge en bas à gauche) sur un court trajet (1km ?) pour rejoindre la station inférieure du téléphérique du Huangshizhai (traduit « yellow stone » sur la carte, cable car voulant dire téléphérique pour les forumistes non anglophones). En haut, sur le plateau du Huangshizhai il y a des chemins de randonnée ; il faut environ 2 h 30 pour un circuit en faisant le tour et permettant de voir la forêt et les paysages autour. Après nous sommes revenus avec les mêmes moyens de transport jusqu’à l’entrée ou presque.
Et là nous avons parcouru à pied les environs 7 km du chemin bordant la rivière du Ruisseau au fouet d’or (Goden Whip Stream pour les indications en anglais trouvées sur les lieux) : c’est la ligne violette qui longe la ligne bleue du ruisseau depuis l’entrée jusqu’à rejoindre la route jaune, dans la zone de Suoxi, un peu en-dessous du « Heavenly Elevator » sur la carte : l’ascenseur Bailong. Il n’y a pas de moyen de transport sur ce chemin le long du ruisseau, sauf des porteurs, mais c’est un trajet agréable avec des buvettes tous les 500 m, elle peut seulement paraître un peu longue si on déjà beaucoup marché. Elle est au fond de la vallée et est ombragée la plupart du temps.
On ne le voit pas sur la carte, mais il y a un autobus gratuit (petit trajet) pour rejoindre la station inférieure de l’ascenseur Bailong, dessiné par une barre bleue sur la carte. Aucune queue en fin de journée pour monter, mais c’est différent à d’autres moments de la journée. Celui-ci nous remet en altitude, non loin de la célèbre zone du Yuanjiajie qui aurait inspiré le film Avatar.
En haut une ligne de bus gratuit relie la sortie de l’ascenseur à l’entrée de la promenade à Yuanjiajie (sur la carte, Yuanjiajie doit correspondre à l’espèce de pointe rouge tout à gauche avec une petite maison). Sur cette route des maisons offrent l’hébergement et il y a aussi sur la droite de petites routes vers deux ou trois villages tout proches qui permettent aussi de se loger. C’est dans l’un d’eux que j’ai dormi ce soir-là, à peu près au niveau de la première petite maison dessinée sur la carte après l'ascenseur.
Le lendemain, 2e jour dans le parc, je suis allée en bus jusqu’à Yuanjiajie, j’y ai marché deux heures environ, puis j’ai repris la ligne de bus rouge qui fait cette grande boucle vers le haut de la carte, il y en a pour une heure environ.
Je suis descendue au terminus, à Helong Park, dans la zone du Tianzi Shan, environ au niveau de la petite barre rouge qui interrompt la route sur la carte. J’ai à nouveau marché environ deux heures, le paysage est différent, car la vue donne sur un massif, et plus seulement sur des pics isolés. C’est dans ce secteur qu’il y a beaucoup de magasins et restaurants et même un Mac Donald et c’est aussi de là que part un chemin avec 4000 marches que font beaucoup de randonneurs et que Jeffrey m’avait absolument déconseillé. Les indications sur place ne sont pas très claires, j’ai rencontré des occidentaux qui avaient un peu de peine à le trouver.
J’ai ensuite repris un autre bus en direction du téléphérique du Tianzi Shan qui après une queue de 45 minutes (peu pour ce téléphérique m’a dit Jeffrey) m’a permis de redescendre dans la vallée.
De là des bus gratuits partent à droite (sur la carte) vers l’entrée de Wulingyuan (impossible de la rater, c’est une énorme pagode de plusieurs étages) et à gauche vers la zone de Suoxi. C’est ce 2e bus que j’ai pris et je suis descendue à l’endroit où sur la carte on voit la barre noire du monorail (mini train ride) qui remonte une jolie vallée avec des pics karstiques, Shili Hualing appelée galerie des 10 miles par LP. Je n’en suis pas absolument sûre mais je crois que c’est au terminus du monorail qu’aboutit le chemin de 4000 marches, en tout cas j’ai vu des gens qui avaient l’air fatigué et avec mal aux pieds qui débouchaient des escaliers. Ils semblaient descendre de la zone du Tianzi Shan en tout cas.
Après, j’ai repris le monorail en sens inverse (on peut faire le trajet à pied, ce n’est pas très long, un kilomètre ou un peu plus) et un bus en sens inverse m’a ramenée, après avoir longé un lac de retenue à l’entrée de Wulingyuan où m’attendait la voiture de Jeffrey, mais il y avait des bus et des taxis sur l’immense parking.
Autres renseignements pratiques : Les bus sont faciles à prendre. Vous montrez sur la carte (on peut en acheter une qui n’est pas claire mais est aussi en chinois) où vous voulez aller, ou vous dites le nom de la destination, en général il n’y a que deux directions possibles, il y a des couloirs pour attendre et c’est facile, on ne se perd pas. Pour moi l'attente a toujours été courte, genre 10 minutes au maximum.
Dans tous les endroits que je viens de décrire les chemins étaient cimentés ou dallés, avec des barrières lorsqu’on longe des précipices, aucun danger et même pas besoin d’avoir des chaussures de marche. Par contre si vous marchez beaucoup pieds nus dans des sandalettes vous risquez des ampoules car le climat est humide et les pieds transpirent. Donc avoir des chaussettes et l’étui des pansements anti-ampoules peut être utile.
Inutile non plus de se charger beaucoup en eau et nourriture, vu qu’à chaque station de bus il y a des magasins, buvettes, restaurants, etc… et souvent sur les trajets à pied eux-mêmes. C’est un peu plus cher qu’en ville, mais pas hors de prix, par exemple le coca peut passer de 5 à un maximum de 10 yuans dans un point de vente au milieu d’une promenade, cela reste abordable (1,2 €) et permet aussi de boire frais. On trouve aussi des fruits, des fritures, etc…, faites confiance à l’imagination des villageois des environs, ils vendent de tout. Je n’ai d’animosité qu’envers ceux qui officient sur la promenade de Yuanjiajie et qui utilisent des micros pour racoler le client.
Il faut d’autant moins vous charger en boissons, que si comme moi vous dormez dans le parc, vous devrez porter pendant deux jours une serviette, une mini-trousse de toilette et un pyjama, et de quoi vous changer pour le lendemain si vous voulez. J’avais aussi une recharge de piles pour l’appareil photo, etc.. Un sac à dos de 22 L anti-transpiration est parfait (un filet empêche que le sac colle au dos).
Il vaut mieux avoir avec vous crème solaire (car on passe sans arrêt de l’ombre des arbres au soleil) et un produit anti-moustique (à n’appliquer qu’en cas de besoin : la plupart du temps il y a trop de gens pour que les moustiques vous gênent). J’ai constaté que c’est dans les sous-bois solitaires que j’ai été piquée, j’étais la seule proie disponible ! Difficile d’être solitaire à Zhangjiajie ...
J'ai mis deux exemplaires de la carte : - un avec la légende - un zoom sans la légende
Renseignements pratiques : Carte, prix et description rapide de mes deux jours dans le parc de Zhngjiajie
Trouver une carte lisible du parc de Zhangjaije n’est pas facile, ni sur internet, ni même sur place. Celle-ci-dessous, que j’ai photographiée sur mon ordinateur et que j’ai trouvé sur chinarouristmaps.com (vous y trouverez aussi la carte du Tianmenshan et une autre carte du parc de Zhangjiajie) est très schématique, mais a le mérite d’être claire et de comporter tous les moyens de transport disponible à l’intérieur du parc, payants ou non (bus gratuit, le reste payant). http://www.chinatouristmaps.com/...-transportati... http://www.chinatouristmaps.com/...jie-scenic-ar...
Sur la carte, les routes jaunes et la ligne qui relie les deux entrées est en bas, dans les vallées, toutes les autres lignes (à gauche et en haut), rouges (bus) ou violettes (à pied) qui s’en éloignent sont en altitude. Mes deux jours ont exploré cette carte globalement de gauche à droite. La carte du Lonely Planet page 463 est assez claire aussi.
Les prix : Entrée du parc 248 yuans, je n’ai pas eu de réduction, elle est valable 2 jours d'après lp, 3 jours d’après Jeffrey. Tous les bus sont gratuits (il y a beaucoup de lignes, et les bus sont fréquents, très bien organisé). Téléphérique de Huangshizhai : 118 yuans AR (prix réduit plus de 60 ans 70 yuans) Ascenseur de Bailong : 70 yuans aller simple (prix réduit 43 yuans) Téléphérique de Tianzishan : 67 yuans aller simple (prix réduit 40 yuans) Monorail de Shili Hualing : 38 yuans aller simple, 52 yuans aller-retour, 30 yuans prix réduit AR Les étudiants ont en général des prix réduits avoisinants ou même inférieurs, désolée je n'ai pas noté.
Les coordonnées de ma guest-house dans le parc près de Yuanjiajie, dans le petit village de Xiaping : Ding Ding Ke Zhan, téléphone portable : 18974469955. Le patron parle quelques mots d’anglais, mais il vaut mieux faire faire la réservation par quelqu’un parlant chinois. Bien que ce soit une toute petite auberge, il y avait l’internet (ordinateur maison au rez de chaussée), l’air conditionné et une salle de bains (toilettes à la turque) avec l’eau chaude. Et ils font très bien la cuisine, une des filles vend des brochettes de petites patates au barbecue sur le bord de la route, c’est délicieux. La chambre double était 110 ou 120 yuans, pas cher. Il y a environ 10 minutes à pied depuis l’arrêt de bus sur une petite route transversale, loin des groupes de touristes. Pour les autres hôtels, vous en trouverez sans peine sur des sites de réservation, dans le village de Zhangjiajjie comme dans la ville du même nom. Le Pipaxi est sur booking.com, je pense que Jeffrey l’a eu meilleur marché.
Le premier jour nous sommes entrés par l’entrée qu’on voit en bas à gauche sur la carte avec un petit bus dessiné, c’est l’entrée sud, où se trouve le village de Zhangjiajie. Nous avons pris un bus gratuit (ligne rouge en bas à gauche) sur un court trajet (1km ?) pour rejoindre la station inférieure du téléphérique du Huangshizhai (traduit « yellow stone » sur la carte, cable car voulant dire téléphérique pour les forumistes non anglophones). En haut, sur le plateau du Huangshizhai il y a des chemins de randonnée ; il faut environ 2 h 30 pour un circuit en faisant le tour et permettant de voir la forêt et les paysages autour. Après nous sommes revenus avec les mêmes moyens de transport jusqu’à l’entrée ou presque.
Et là nous avons parcouru à pied les environs 7 km du chemin bordant la rivière du Ruisseau au fouet d’or (Goden Whip Stream pour les indications en anglais trouvées sur les lieux) : c’est la ligne violette qui longe la ligne bleue du ruisseau depuis l’entrée jusqu’à rejoindre la route jaune, dans la zone de Suoxi, un peu en-dessous du « Heavenly Elevator » sur la carte : l’ascenseur Bailong. Il n’y a pas de moyen de transport sur ce chemin le long du ruisseau, sauf des porteurs, mais c’est un trajet agréable avec des buvettes tous les 500 m, elle peut seulement paraître un peu longue si on déjà beaucoup marché. Elle est au fond de la vallée et est ombragée la plupart du temps.
On ne le voit pas sur la carte, mais il y a un autobus gratuit (petit trajet) pour rejoindre la station inférieure de l’ascenseur Bailong, dessiné par une barre bleue sur la carte. Aucune queue en fin de journée pour monter, mais c’est différent à d’autres moments de la journée. Celui-ci nous remet en altitude, non loin de la célèbre zone du Yuanjiajie qui aurait inspiré le film Avatar.
En haut une ligne de bus gratuit relie la sortie de l’ascenseur à l’entrée de la promenade à Yuanjiajie (sur la carte, Yuanjiajie doit correspondre à l’espèce de pointe rouge tout à gauche avec une petite maison). Sur cette route des maisons offrent l’hébergement et il y a aussi sur la droite de petites routes vers deux ou trois villages tout proches qui permettent aussi de se loger. C’est dans l’un d’eux que j’ai dormi ce soir-là, à peu près au niveau de la première petite maison dessinée sur la carte après l'ascenseur.
Le lendemain, 2e jour dans le parc, je suis allée en bus jusqu’à Yuanjiajie, j’y ai marché deux heures environ, puis j’ai repris la ligne de bus rouge qui fait cette grande boucle vers le haut de la carte, il y en a pour une heure environ.
Je suis descendue au terminus, à Helong Park, dans la zone du Tianzi Shan, environ au niveau de la petite barre rouge qui interrompt la route sur la carte. J’ai à nouveau marché environ deux heures, le paysage est différent, car la vue donne sur un massif, et plus seulement sur des pics isolés. C’est dans ce secteur qu’il y a beaucoup de magasins et restaurants et même un Mac Donald et c’est aussi de là que part un chemin avec 4000 marches que font beaucoup de randonneurs et que Jeffrey m’avait absolument déconseillé. Les indications sur place ne sont pas très claires, j’ai rencontré des occidentaux qui avaient un peu de peine à le trouver.
J’ai ensuite repris un autre bus en direction du téléphérique du Tianzi Shan qui après une queue de 45 minutes (peu pour ce téléphérique m’a dit Jeffrey) m’a permis de redescendre dans la vallée.
De là des bus gratuits partent à droite (sur la carte) vers l’entrée de Wulingyuan (impossible de la rater, c’est une énorme pagode de plusieurs étages) et à gauche vers la zone de Suoxi. C’est ce 2e bus que j’ai pris et je suis descendue à l’endroit où sur la carte on voit la barre noire du monorail (mini train ride) qui remonte une jolie vallée avec des pics karstiques, Shili Hualing appelée galerie des 10 miles par LP. Je n’en suis pas absolument sûre mais je crois que c’est au terminus du monorail qu’aboutit le chemin de 4000 marches, en tout cas j’ai vu des gens qui avaient l’air fatigué et avec mal aux pieds qui débouchaient des escaliers. Ils semblaient descendre de la zone du Tianzi Shan en tout cas.
Après, j’ai repris le monorail en sens inverse (on peut faire le trajet à pied, ce n’est pas très long, un kilomètre ou un peu plus) et un bus en sens inverse m’a ramenée, après avoir longé un lac de retenue à l’entrée de Wulingyuan où m’attendait la voiture de Jeffrey, mais il y avait des bus et des taxis sur l’immense parking.
Autres renseignements pratiques : Les bus sont faciles à prendre. Vous montrez sur la carte (on peut en acheter une qui n’est pas claire mais est aussi en chinois) où vous voulez aller, ou vous dites le nom de la destination, en général il n’y a que deux directions possibles, il y a des couloirs pour attendre et c’est facile, on ne se perd pas. Pour moi l'attente a toujours été courte, genre 10 minutes au maximum.
Dans tous les endroits que je viens de décrire les chemins étaient cimentés ou dallés, avec des barrières lorsqu’on longe des précipices, aucun danger et même pas besoin d’avoir des chaussures de marche. Par contre si vous marchez beaucoup pieds nus dans des sandalettes vous risquez des ampoules car le climat est humide et les pieds transpirent. Donc avoir des chaussettes et l’étui des pansements anti-ampoules peut être utile.
Inutile non plus de se charger beaucoup en eau et nourriture, vu qu’à chaque station de bus il y a des magasins, buvettes, restaurants, etc… et souvent sur les trajets à pied eux-mêmes. C’est un peu plus cher qu’en ville, mais pas hors de prix, par exemple le coca peut passer de 5 à un maximum de 10 yuans dans un point de vente au milieu d’une promenade, cela reste abordable (1,2 €) et permet aussi de boire frais. On trouve aussi des fruits, des fritures, etc…, faites confiance à l’imagination des villageois des environs, ils vendent de tout. Je n’ai d’animosité qu’envers ceux qui officient sur la promenade de Yuanjiajie et qui utilisent des micros pour racoler le client.
Il faut d’autant moins vous charger en boissons, que si comme moi vous dormez dans le parc, vous devrez porter pendant deux jours une serviette, une mini-trousse de toilette et un pyjama, et de quoi vous changer pour le lendemain si vous voulez. J’avais aussi une recharge de piles pour l’appareil photo, etc.. Un sac à dos de 22 L anti-transpiration est parfait (un filet empêche que le sac colle au dos).
Il vaut mieux avoir avec vous crème solaire (car on passe sans arrêt de l’ombre des arbres au soleil) et un produit anti-moustique (à n’appliquer qu’en cas de besoin : la plupart du temps il y a trop de gens pour que les moustiques vous gênent). J’ai constaté que c’est dans les sous-bois solitaires que j’ai été piquée, j’étais la seule proie disponible ! Difficile d’être solitaire à Zhangjiajie ...
J'ai mis deux exemplaires de la carte : - un avec la légende - un zoom sans la légende
Claire,
je vois que tu as vécu en chine il y a 20ans...eh, bien crois moi, lorsque tu y retourneras, tu pensera etre sur une autre planète!
j'y ai vécu , avec qq intermittences, de 2006 à 2012. J ai vu le changement s’opérer à une vitesse incroyable, et même parfois , quittant Pékin pour 3 ou 3 mois, il m'arrivait de ne pas reconnaitre le quartier ou je vivais!
Bien sûr, la Chine restera toujours la Chine, et sous les rutilantes plaques de plexi, tu pourras retrouve la Chine d'il y a 20 ans, et même parfois la chine de Mao.
A propos de la chine actuelle, mes amis chinois disaient souvent:"la Chine est comme un train fou, lancé a toute vitesse, sans conducteur, un train qu on est obligé de prendre sans avoir une idée bien précise de la destination"
et tu verra, HK aussi à changé, surtout depuis 2008!
et tu verra, HK aussi à changé, surtout depuis 2008!
En te lisant, chère Pasqualina, j'ai de plus en plus envie de partir.
Il me faut garder patience encore quelques temps.
à nouveau, merci pour cette chronique si bien détaillée.
Bonsoir Pasqualina,
Désolés pour tes soucis de santé et de temps. Effectivement nous suivions la météo avec Tialou et il était annoncé du très mauvais temps.
Nous te remercions pour toutes les informations que tu nous as données sur Zangdjiajie et les montagnes près de la skywalk. Ne t'en fais pas ce que tu nous as indiqué va nous inciter à rester plus dans cette région et ainsi nous verrons les beaux endroits dont tu parles.
Bientôt la rentrée...Tu dois te retaper car si je me souviens bien tu reprendras très vite ton boulot.
BONNE FIN DE SEJOUR ET BONNE RENTREE. Nous t'écrierons peut être en septembre si des choses nous manquaient!
MERCI POUR TOUT, MERCI POUR TON OPINIATRETE A DONNER AUTANT D'INFOS souvent très souvent malgré ta fatigue
Cordialement
LES TIALOU
bonjour Lucq !
merci pour ton message ;) Oui, nous c'était pareil en 93, ma mère disait toujours "on va dans tel quartier, le mois suivant, on ne le reconnaît pas". Déjà à l'époque ils construisaient comme des fous. J'ai vu qq photos du village d'expats, les immeubles sont tjs debout...en tout cas ce voyage est complètement surréaliste, je sais qu'à la fois je vais tout retrouver et ne rien reconnaître... tu vivais où ?
merci pour ton message ;) Oui, nous c'était pareil en 93, ma mère disait toujours "on va dans tel quartier, le mois suivant, on ne le reconnaît pas". Déjà à l'époque ils construisaient comme des fous. J'ai vu qq photos du village d'expats, les immeubles sont tjs debout...en tout cas ce voyage est complètement surréaliste, je sais qu'à la fois je vais tout retrouver et ne rien reconnaître... tu vivais où ?
Mon blog de voyage Birmanie / Inde du sud de janvier à avril 2010:
toiaussitupeuxlefaire.blogspot.com
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pekin, shanghai, qq mois a lhassa, hangzhou, (derniere année) mais pekin principalement...c mon endroit preferé! dongcheng
Bonjour les anciens de la Chine. Moi je ne la connais que depuis 2004, mais en 4 voyages et 9 ans, oui je l'ai beaucoup vu changer.
L'internet est trop instable dans ma chambre de l'auberge de jeunesse Mingtown de Hangzhou pour envoyer des photos, alors je vais essayer de vous envoyer rapidement ce post sur Huangshizhai du bar en prenant un superbe petit déjeuner continental. Le temps est brumeux, mais il ne pleut pas encore (orages prévus par la météo : "thunder rain").
Première journée dans le parc de Zhangjiajie, avec Jeffrey : Comme je l’ai écrit dans le post précédent, cette première journée guidée, devait relier l’entrée sud où se trouvait l’hôtel Pipaxi et la zone de Yuanjiajie près de laquelle se trouvait la guest house de la 2e nuit. Le but étant aussi de ne prendre l’ascenseur Bailong que le soir et pas le matin pour éviter la queue importante pendant la journée. Nous avons passé la matinée sur la terrasse du Huangshizhai (« mesa » est le terme géologique) – montée et descente en téléphérique (pas de queue), puis la « route panoramique du ruisseau du fouet d’or » (en fait un chemin piétonnier le long de la rivière) sur 7 kilomètres environ et pour finir l’ascenseur panoramique de Bailong. Je n’ai pas réussi à acheter une carte décente du parc de Zhangjiajie, donc j’ai utilisé la carte bilingue que m’a donnée Jeffrey comme le site est immense, les noms des lieux sont ridiculement petits et illisibles (en tout cas pour moi). Par contre, dans les différentes parties du parc, il y a en général des panneaux avec des cartes partielles plus claires, et je les ai prises en photo. Comme je l’ai écrit auparavant, j’avais un petit sac à dos de randonnée 22 L avec le nécessaire pour deux journées de marche et une nuit dans la guest house. Le lendemain je me débrouillerais seule dans le nord du parc (Yuanjiajie puis Tianzhishan) avec les indications données sur la carte par Jeffrey.
Huangshizhai (prononcé Houang cheu djaï) : « He who fails to climb on Huangshizhai need not have come to Zhangjiajie », les Chinois raffolent de ce genre de proverbe, j’en ai rencontré de similaires dans ce voyage. Bonne promotion aussi pour leur téléphérique le moins fréquenté, ce qui n’est pas fait pour me déplaire. Huangshizhai est une mesa ou meseta, terme géologique signifiant (je cite wikipedia) : haut plateau, relief tabulaire (mesa signifie table en espagnol), butte à sommet plat et aux versants abrupts. Ici l’altitude est de 1000 m et le dénivelé avec les précipices autour est de 450 mètres. Et tout cela a bien sûr été produit par l’érosion (voir ma photo 5 pour les informations géologiques).
Dès les premiers pas en haut du téléphérique, où nous avons rencontré des singes, Jeffrey s’est résigné à suivre mon rythme de tortue. Il m’avait recommandé de ne pas marcher et regarder le paysage en même temps, pour éviter le risque de trébucher et de tomber, même si le chemin n’est pas dangereux. C’est un bon conseil et c’est ce que je fais toujours, mais quand il y a à regarder partout et tout le temps, ça ralentit la marche ! J’ai donc enfoncé mon pique-nique au fond du sac pour ne pas tenter les singes, et fait quelques photos, la plupart ratées car c’était à l’ombre et ils bougent trop vite. Le LP parle des singes du chemin près du ruisseau, mais nous n’en avons pas vu là-bas, sans doute trop de monde.
La randonnée de 2 à 3 heures (suivant le nombre de rallonges que vous prenez) zigzague à flanc de montagne, sous les arbres, plus rarement sur des corniches à pic, sans grand dénivelé, mais ça monte et ça descend souvent un peu. La vue d’en haut sur les pics karstiques aux alentours est magnifique, la végétation aussi est superbe, comme au Tiamenshan. En fait ce qui frappe le plus c’est ce mariage de la roche et de la végétation : comment des arbres peuvent-ils pousser et survivre sur des sommets aussi étroits ? Jeffrey m’a expliqué qu’il pleut beaucoup et que les arbres puisent leurs nutriments davantage par leurs feuilles et épines que par leurs racines, c’est donc l’humidité qui permet ce miracle naturel. Pour en revenir au Huangshizhai, c’est le secteur du parc où j’ai vu le moins de touristes, et je ne me souviens pas de groupes à micros. Par contre, pas de trajet en bus pour rejoindre d’en haut un autre secteur du parc, donc il faut pratiquement payer l’aller-retour en téléphérique, car sinon la montée ou la descente est longue et rude : le LP annonce un escalier de 3878 marches et 2 heures à pied. Le prix du téléphérique (118 yuans) et l’isolement de la meseta expliquent sans doute sa tranquillité, le calme ça se paye …
Jeffrey avait aussi abandonné ses tentatives de me faire de petits discours de guide. Dans une zone de nature comme celle-là il faudrait un expert en géologie et en botanique, pas un guide classique. Par contre Jeffrey est un des premiers à être venu habiter dans cette zone pour y développer le tourisme il y a une vingtaine d’années quand aucun des moyens de transport n’avait été construit et que le tourisme de masse n’existait pas. Il m’a raconté qu’il est monté plusieurs fois à pied sur le TianmenShan depuis la ville bien avant la création du téléphérique.
Mais il ne m’a donc pas été très utile sur le Huangshizhai où les chemins sont bien indiqués, sauf peut-être pour me conseiller sur les détours à faire ou non vers les points de vue photogéniques. En effet, à Huangshizhai, comme à Yuanjiajie ou à Tianzishan, il y a un chemin qui serpente, monte et descend, et de petites antennes en escaliers qui descendent vers des points de vue cela fait quand on les ajoute les unes aux autres beaucoup de marches d’escaliers supplémentaires, et quelquefois les points de vue sont assez similaires. Donc Jeffrey m’a conseillée pour que je n’en fasse qu’une partie et que j’économise mes genoux. Et nous avons pris deux raccourcis, donc notre randonnée sur Huangshizhai nous a pris environ 2 h 30.
Les photos : 1 et 2 : juste après l’entrée sud de Zhangjiajie 3. le téléphérique du Huangshizhai 4. carte de Huangshuzhai on voit le téléphérique en bas à gauche, nous avons tourné dans le sens des aiguilles d’une montre 5. une des nombreuses affichettes géologiques sur les sites, celle-ci a été prise à Yuanjiajie, juste en face de Huangshizhai (« sandstone » signifie grès en anglais) 6 et 7. singes 8. chemin dallé dans la forêt 9. fougères géantes, on en voit plein au Hunan, notamment au bord des routes 10. exemple de descente vers un point de vue 11. détail d’une des cartes à un carrefour : la fantaisie des noms fait bon ménage avec la précision des distances 12 à 17. les paysages vus depuis le Huangshizhai : foisonnement de pics et végétation luxuriante. Si ces photos ne vous donnent pas envie d'y aller, ce ne sera pas ma faute. 18. au détour d’un virage, bien placé au niveau d’un point du vue, est-ce un café internet d’altitude ? Non, des photographes au travail, en train de faire des compositions où les visages de leurs clients flotteront au-dessus des pics ; mais ceux-ci au moins ne sont pas armés de micros comme à Yuanjiajie ou Tianzishan.
Première journée dans le parc de Zhangjiajie, avec Jeffrey : Comme je l’ai écrit dans le post précédent, cette première journée guidée, devait relier l’entrée sud où se trouvait l’hôtel Pipaxi et la zone de Yuanjiajie près de laquelle se trouvait la guest house de la 2e nuit. Le but étant aussi de ne prendre l’ascenseur Bailong que le soir et pas le matin pour éviter la queue importante pendant la journée. Nous avons passé la matinée sur la terrasse du Huangshizhai (« mesa » est le terme géologique) – montée et descente en téléphérique (pas de queue), puis la « route panoramique du ruisseau du fouet d’or » (en fait un chemin piétonnier le long de la rivière) sur 7 kilomètres environ et pour finir l’ascenseur panoramique de Bailong. Je n’ai pas réussi à acheter une carte décente du parc de Zhangjiajie, donc j’ai utilisé la carte bilingue que m’a donnée Jeffrey comme le site est immense, les noms des lieux sont ridiculement petits et illisibles (en tout cas pour moi). Par contre, dans les différentes parties du parc, il y a en général des panneaux avec des cartes partielles plus claires, et je les ai prises en photo. Comme je l’ai écrit auparavant, j’avais un petit sac à dos de randonnée 22 L avec le nécessaire pour deux journées de marche et une nuit dans la guest house. Le lendemain je me débrouillerais seule dans le nord du parc (Yuanjiajie puis Tianzhishan) avec les indications données sur la carte par Jeffrey.
Huangshizhai (prononcé Houang cheu djaï) : « He who fails to climb on Huangshizhai need not have come to Zhangjiajie », les Chinois raffolent de ce genre de proverbe, j’en ai rencontré de similaires dans ce voyage. Bonne promotion aussi pour leur téléphérique le moins fréquenté, ce qui n’est pas fait pour me déplaire. Huangshizhai est une mesa ou meseta, terme géologique signifiant (je cite wikipedia) : haut plateau, relief tabulaire (mesa signifie table en espagnol), butte à sommet plat et aux versants abrupts. Ici l’altitude est de 1000 m et le dénivelé avec les précipices autour est de 450 mètres. Et tout cela a bien sûr été produit par l’érosion (voir ma photo 5 pour les informations géologiques).
Dès les premiers pas en haut du téléphérique, où nous avons rencontré des singes, Jeffrey s’est résigné à suivre mon rythme de tortue. Il m’avait recommandé de ne pas marcher et regarder le paysage en même temps, pour éviter le risque de trébucher et de tomber, même si le chemin n’est pas dangereux. C’est un bon conseil et c’est ce que je fais toujours, mais quand il y a à regarder partout et tout le temps, ça ralentit la marche ! J’ai donc enfoncé mon pique-nique au fond du sac pour ne pas tenter les singes, et fait quelques photos, la plupart ratées car c’était à l’ombre et ils bougent trop vite. Le LP parle des singes du chemin près du ruisseau, mais nous n’en avons pas vu là-bas, sans doute trop de monde.
La randonnée de 2 à 3 heures (suivant le nombre de rallonges que vous prenez) zigzague à flanc de montagne, sous les arbres, plus rarement sur des corniches à pic, sans grand dénivelé, mais ça monte et ça descend souvent un peu. La vue d’en haut sur les pics karstiques aux alentours est magnifique, la végétation aussi est superbe, comme au Tiamenshan. En fait ce qui frappe le plus c’est ce mariage de la roche et de la végétation : comment des arbres peuvent-ils pousser et survivre sur des sommets aussi étroits ? Jeffrey m’a expliqué qu’il pleut beaucoup et que les arbres puisent leurs nutriments davantage par leurs feuilles et épines que par leurs racines, c’est donc l’humidité qui permet ce miracle naturel. Pour en revenir au Huangshizhai, c’est le secteur du parc où j’ai vu le moins de touristes, et je ne me souviens pas de groupes à micros. Par contre, pas de trajet en bus pour rejoindre d’en haut un autre secteur du parc, donc il faut pratiquement payer l’aller-retour en téléphérique, car sinon la montée ou la descente est longue et rude : le LP annonce un escalier de 3878 marches et 2 heures à pied. Le prix du téléphérique (118 yuans) et l’isolement de la meseta expliquent sans doute sa tranquillité, le calme ça se paye …
Jeffrey avait aussi abandonné ses tentatives de me faire de petits discours de guide. Dans une zone de nature comme celle-là il faudrait un expert en géologie et en botanique, pas un guide classique. Par contre Jeffrey est un des premiers à être venu habiter dans cette zone pour y développer le tourisme il y a une vingtaine d’années quand aucun des moyens de transport n’avait été construit et que le tourisme de masse n’existait pas. Il m’a raconté qu’il est monté plusieurs fois à pied sur le TianmenShan depuis la ville bien avant la création du téléphérique.
Mais il ne m’a donc pas été très utile sur le Huangshizhai où les chemins sont bien indiqués, sauf peut-être pour me conseiller sur les détours à faire ou non vers les points de vue photogéniques. En effet, à Huangshizhai, comme à Yuanjiajie ou à Tianzishan, il y a un chemin qui serpente, monte et descend, et de petites antennes en escaliers qui descendent vers des points de vue cela fait quand on les ajoute les unes aux autres beaucoup de marches d’escaliers supplémentaires, et quelquefois les points de vue sont assez similaires. Donc Jeffrey m’a conseillée pour que je n’en fasse qu’une partie et que j’économise mes genoux. Et nous avons pris deux raccourcis, donc notre randonnée sur Huangshizhai nous a pris environ 2 h 30.
Les photos : 1 et 2 : juste après l’entrée sud de Zhangjiajie 3. le téléphérique du Huangshizhai 4. carte de Huangshuzhai on voit le téléphérique en bas à gauche, nous avons tourné dans le sens des aiguilles d’une montre 5. une des nombreuses affichettes géologiques sur les sites, celle-ci a été prise à Yuanjiajie, juste en face de Huangshizhai (« sandstone » signifie grès en anglais) 6 et 7. singes 8. chemin dallé dans la forêt 9. fougères géantes, on en voit plein au Hunan, notamment au bord des routes 10. exemple de descente vers un point de vue 11. détail d’une des cartes à un carrefour : la fantaisie des noms fait bon ménage avec la précision des distances 12 à 17. les paysages vus depuis le Huangshizhai : foisonnement de pics et végétation luxuriante. Si ces photos ne vous donnent pas envie d'y aller, ce ne sera pas ma faute. 18. au détour d’un virage, bien placé au niveau d’un point du vue, est-ce un café internet d’altitude ? Non, des photographes au travail, en train de faire des compositions où les visages de leurs clients flotteront au-dessus des pics ; mais ceux-ci au moins ne sont pas armés de micros comme à Yuanjiajie ou Tianzishan.
Après une parenthèse de deux jours hors du temps à Wuzhen, je suis arrivée sous un gros orage à Shanghai, la dernière étape de mon voyage, je prends l’avion samedi soir pour l’Espagne. Dans les deux bus depuis Hangzhou et depuis Wuzhen, j’ai pu trier quelques photos et écrire la suite de ma visite de Zhangjiajie, la voici.
Fin de la première journée à Zhangjiajie : promenade du ruisseau au fouet d’or et ascenseur Bailong :
La promenade le long du ruisseau au fouet d’or est très fréquentée, pour plusieurs raisons : - elle est très agréable le long d’un ruisseau où les gens vont souvent batifoler, pas se baigner, pas assez d’eau, mais mettre les pieds dan l’eau ou s’asperger à grands cris - elle est quasi obligatoire pour relier les deux entrées de Zhangjaijie et Wulingyuan car aucun bus ne double cette route, sinon il faudrait contourner tout le massif par la route - elle est accessible à tous, pas de dénivelé, peu d’escaliers, quelques marches en montée ou en descente mais on suit le cours du ruisseau. Par contre Jeffrey m’a dit que par temps de pluie le chemin bien dallé peut être un peu glissant. Mais il faisait un temps magnifique très ensoleillé
Ne me demandez pas pourquoi le ruisseau s’appelle ainsi, je n’ai pas retenu les explications de Jeffrey, les reflets du soleil sur une montagne je crois. Dès le début de la promenade nous avons vu quelques groupes avec guide à petit drapeau et micro, mais en fait j’ai peu entendu de micros pendant cette promenade, sans doute n’avaient-ils pas grand choses à raconter. Jeffrey non plus d’ailleurs et sur cette promenade il était totalement inutile, mais c’est à la fin pour rejoindre l’ascenseur Bailong et trouver le village où j’allais dormir que sa présence a été profitable. C’était un lundi, peut-être est-ce pire le week end, car certains forumistes se sont plaint de la foule sur ce trajet.
C’est sûr que les paysages sont moins spectaculaires que sur les autres randonnées en hauteur, à flanc de montagne, mais c’est aussi intéressant de voir les pics par en bas, même s’ils sont à demi-cachés par la verdure. Comme je l’ai déjà écrit, il y a des vendeurs de boissons et de nourriture sur le chemin, pas trop, juste le nécessaire pour vous être utile. Un petit stand tous les 500 m environ et une petite station à mi-parcours où nous avons mangé des glaces au café Jeffrey et moi. La promenade est assez longue, aux alentours de 7 kilomètres, donc comme on ne fait pas une course, cela prend entre deux et trois heures. D’après les horaires des photos nous avons mis 2 h 50, en gros de midi à 15 h. J’ai trouvé ce trajet agréable, mais j’aurais mis plus de temps si j’avais été seule, à mon rythme. En effet, il fallait penser à Jeffrey qui devrait redescendre de la montagne et retourner à Zhangjiajie avant que les bus et l’ascenseur s’arrêtent pour la nuit, puisque le lendemain je n’utiliserais pas ses services.
De plus, comme Jeffrey m’avait dit que c’était inutile, je n’avais pas mis de chaussures de marche fermées, et j’avais les pieds nus dans de confortables sandalettes de cuir. Et comme il faisait chaud et humide et que cela faisait déjà plus de 5 heures que je marchais, certaines lancées dans le pied gauche m’ont fait craindre des ampoules : oui, une dans le creux de la plante du pied, la plus douloureuse, et une naissante sous le gros orteil. Je portais ma genouillère et dans mon sac à dos léger, j’avais pris des pansements anti-inflammatoires pour mes genoux, mais pas mes pansements anti-ampoules, seulement 2 ou 3 pansements normaux et une paire de chaussettes le reste était resté dans la grosse valise, on ne peut pas penser à tout. Comment allais-je marcher le soir et le lendemain ? Un pansement sur la plus grosse ampoule m’a permis de finir la promenade jusqu’à Suoxi. Mais, arrivée là-bas je n’ai pas eu la témérité de mettre mes pieds dans les bacs à petits poissons, qui vous mordillent les pieds en mangeant les peaux mortes (voir photos), c’est la grande mode en Chine : et si le remède allait être pire que le mal ? Est-ce que certains d’entre vous ont déjà essayé ?
Sur une grande carte de tout le site du parc de Zhangjiajie, Jeffrey m’a conseillé que voir le lendemain et quels moyens de transport pour relier ces différents points (j’ai décrit ça dans mon avant-dernier post pratique), puis nous avons pris un bus gratuit pour un court trajet jusqu’à la station inférieure de l’ascenseur Bailong. Tous ces trajets en bus même pour une kilomètre ou deux permettent de ne pas user ses pieds sur des routes, et de ne marcher que sur des sentiers pour piétons avec de beaux paysanges.
Il parait que les queues pour prendre l’ascenseur Bailong peuvent être importantes, cela ne m’étonne pas quand on voit le monde là-haut dans la zone de Yuanjiajie. En plus comme l’a fait remarquer Jeffrey aux employés, un des deux ascenseurs était en panne (gros travaux), donc cela réduisait la capacité de moitié. Mais si vous dormez dans la zone de Yuanjiajie, vous prenez l’ascenseur en milieu ou fin d’après-midi et il n’y a personne. Aucune attente pour nous à 15 h 30. On monte d’abord un escalier pour une terrasse d’où il y a une très belle vue. Au travers de la paroi vitrée de l’ascenseur lui-même il y a aussi une vue étendue sur la forêt de pics karstiques, et elle est aussi belle d’en haut.
A l’arrivée de l’ascenseur il y a une station de bus et une carte de la zone depuis Bailong jusqu’à Yuanjiajie inclus. Le trajet en bus jusqu’à l’intersection d’où partait la petite route vers le village de Xiaping où j’allais dormir n’a duré que 10 minutes et nous avons marché ensuite environ 10 minutes aussi sur cette petite route tranquille à travers champs. J’ai acheté des œufs de canard à une ferme sur le chemin, je pensais que c’était des œufs durs, mais en fait ils sont atrocement salés pour les conserver sans frigo.
Jeffrey m’a laissée à la guest house qui a été une très bonne surprise. Il m’avait avertie qu’il n’y avait pas trop de confort, mais en fait c’était une jolie chambre avec deux lits, une fenêtre donnant sur la petite vallée où se nichait le village, l’air conditionné et une salle de bains. Et elle était nickel, vous n’avez qu’à voir la photo avec tout le linge pendu pour voir que la propreté est le mot d’ordre dans cet guest house. Le seul défaut pour moi était que les toilettes étaient à la turque, mais j’ai enfin compris pourquoi dans les hôtels bon marché chinois la douche est presque au-dessus des toilettes, de telle manière qu’on les arrose toujours en prenant sa douche. En effet dans les salles de bains traditionnelles avec WC à la turque, la douche est vraiment au-dessus des WC ce qui permet de les nettoyer en même temps qu’on prend sa douche. Même disposition dans la petite guesthouse du village de Dehang. C’est très pratique. Sauf que lorsque ce sont des WC où l’on s’asseoit, ce côté pratique disparaît pour devenir très gênant et les plaintes à ce sujet reviennent dans nombreux commentaires de voyageurs sur les sites de réservation d’hôtels pour la Chine.
La guesthouse devait avoir une demi-douzaine de chambres et était pleine (touristes chinois bien sûr). Les aubergistes nous ont préparé des repas délicieux, sans piment pour moi, heureusement car je mourrais de faim après toute cette marche. Il y avait même un ordinateur dans la maison et ils m’ont laissé consulter mes mails car j’avais évidemment laissé mon ordinateur dans mes bagages en ville. Nuit très calme, même si au loin dans la partie du village qui était de l’autre côté de la vallée il y avait une maison avec des lumières criardes d’où s’échappaient les sons caractéristiques du karaoké. Dans un endroit aussi reculé ! Mais c’était trop loin pour déranger et j’étais trop fatiguée, je me suis endormie très vite. En plus Jeffrey m’avait conseillé de me lever tôt le lendemain pour voir Yuanjiajie avant les groupes.
Les photos : - les 7 premières photos ont été prises au bord du ruisseau au fouet d'or ; la 3e est la halte au milieu du trajet où on peut acheter boissons, glaces, nourriture, et trouver des chaises à porteurs si on n'en peut plus (tarif 300 yuans d'après Jeffrey) ; sur la 6e et la 7e nettoyage des pieds par de petits poissons, c'est juste à la fin des 7 km ; je précise que ce sont les pieds d'un jeune enfant, les poissons sont petits ! - les 6 photos suivantes concernent le trajet autour de l'ascenseur Bailong : le bus, deux vues de la terrasse avant l'ascenseur (sur la première on devine l'ascenseur à gauche tout en haut du pic, fort contraste de lumière rendant la photo difficile), la vue depuis l'ascenseur, deux vues d'en haut à la sortie de l'ascenseur - enfin les deux dernières photos sont du village de Xiaping : sur la route vers le village et la guesthouse Ding ding khe zhan
Fin de la première journée à Zhangjiajie : promenade du ruisseau au fouet d’or et ascenseur Bailong :
La promenade le long du ruisseau au fouet d’or est très fréquentée, pour plusieurs raisons : - elle est très agréable le long d’un ruisseau où les gens vont souvent batifoler, pas se baigner, pas assez d’eau, mais mettre les pieds dan l’eau ou s’asperger à grands cris - elle est quasi obligatoire pour relier les deux entrées de Zhangjaijie et Wulingyuan car aucun bus ne double cette route, sinon il faudrait contourner tout le massif par la route - elle est accessible à tous, pas de dénivelé, peu d’escaliers, quelques marches en montée ou en descente mais on suit le cours du ruisseau. Par contre Jeffrey m’a dit que par temps de pluie le chemin bien dallé peut être un peu glissant. Mais il faisait un temps magnifique très ensoleillé
Ne me demandez pas pourquoi le ruisseau s’appelle ainsi, je n’ai pas retenu les explications de Jeffrey, les reflets du soleil sur une montagne je crois. Dès le début de la promenade nous avons vu quelques groupes avec guide à petit drapeau et micro, mais en fait j’ai peu entendu de micros pendant cette promenade, sans doute n’avaient-ils pas grand choses à raconter. Jeffrey non plus d’ailleurs et sur cette promenade il était totalement inutile, mais c’est à la fin pour rejoindre l’ascenseur Bailong et trouver le village où j’allais dormir que sa présence a été profitable. C’était un lundi, peut-être est-ce pire le week end, car certains forumistes se sont plaint de la foule sur ce trajet.
C’est sûr que les paysages sont moins spectaculaires que sur les autres randonnées en hauteur, à flanc de montagne, mais c’est aussi intéressant de voir les pics par en bas, même s’ils sont à demi-cachés par la verdure. Comme je l’ai déjà écrit, il y a des vendeurs de boissons et de nourriture sur le chemin, pas trop, juste le nécessaire pour vous être utile. Un petit stand tous les 500 m environ et une petite station à mi-parcours où nous avons mangé des glaces au café Jeffrey et moi. La promenade est assez longue, aux alentours de 7 kilomètres, donc comme on ne fait pas une course, cela prend entre deux et trois heures. D’après les horaires des photos nous avons mis 2 h 50, en gros de midi à 15 h. J’ai trouvé ce trajet agréable, mais j’aurais mis plus de temps si j’avais été seule, à mon rythme. En effet, il fallait penser à Jeffrey qui devrait redescendre de la montagne et retourner à Zhangjiajie avant que les bus et l’ascenseur s’arrêtent pour la nuit, puisque le lendemain je n’utiliserais pas ses services.
De plus, comme Jeffrey m’avait dit que c’était inutile, je n’avais pas mis de chaussures de marche fermées, et j’avais les pieds nus dans de confortables sandalettes de cuir. Et comme il faisait chaud et humide et que cela faisait déjà plus de 5 heures que je marchais, certaines lancées dans le pied gauche m’ont fait craindre des ampoules : oui, une dans le creux de la plante du pied, la plus douloureuse, et une naissante sous le gros orteil. Je portais ma genouillère et dans mon sac à dos léger, j’avais pris des pansements anti-inflammatoires pour mes genoux, mais pas mes pansements anti-ampoules, seulement 2 ou 3 pansements normaux et une paire de chaussettes le reste était resté dans la grosse valise, on ne peut pas penser à tout. Comment allais-je marcher le soir et le lendemain ? Un pansement sur la plus grosse ampoule m’a permis de finir la promenade jusqu’à Suoxi. Mais, arrivée là-bas je n’ai pas eu la témérité de mettre mes pieds dans les bacs à petits poissons, qui vous mordillent les pieds en mangeant les peaux mortes (voir photos), c’est la grande mode en Chine : et si le remède allait être pire que le mal ? Est-ce que certains d’entre vous ont déjà essayé ?
Sur une grande carte de tout le site du parc de Zhangjiajie, Jeffrey m’a conseillé que voir le lendemain et quels moyens de transport pour relier ces différents points (j’ai décrit ça dans mon avant-dernier post pratique), puis nous avons pris un bus gratuit pour un court trajet jusqu’à la station inférieure de l’ascenseur Bailong. Tous ces trajets en bus même pour une kilomètre ou deux permettent de ne pas user ses pieds sur des routes, et de ne marcher que sur des sentiers pour piétons avec de beaux paysanges.
Il parait que les queues pour prendre l’ascenseur Bailong peuvent être importantes, cela ne m’étonne pas quand on voit le monde là-haut dans la zone de Yuanjiajie. En plus comme l’a fait remarquer Jeffrey aux employés, un des deux ascenseurs était en panne (gros travaux), donc cela réduisait la capacité de moitié. Mais si vous dormez dans la zone de Yuanjiajie, vous prenez l’ascenseur en milieu ou fin d’après-midi et il n’y a personne. Aucune attente pour nous à 15 h 30. On monte d’abord un escalier pour une terrasse d’où il y a une très belle vue. Au travers de la paroi vitrée de l’ascenseur lui-même il y a aussi une vue étendue sur la forêt de pics karstiques, et elle est aussi belle d’en haut.
A l’arrivée de l’ascenseur il y a une station de bus et une carte de la zone depuis Bailong jusqu’à Yuanjiajie inclus. Le trajet en bus jusqu’à l’intersection d’où partait la petite route vers le village de Xiaping où j’allais dormir n’a duré que 10 minutes et nous avons marché ensuite environ 10 minutes aussi sur cette petite route tranquille à travers champs. J’ai acheté des œufs de canard à une ferme sur le chemin, je pensais que c’était des œufs durs, mais en fait ils sont atrocement salés pour les conserver sans frigo.
Jeffrey m’a laissée à la guest house qui a été une très bonne surprise. Il m’avait avertie qu’il n’y avait pas trop de confort, mais en fait c’était une jolie chambre avec deux lits, une fenêtre donnant sur la petite vallée où se nichait le village, l’air conditionné et une salle de bains. Et elle était nickel, vous n’avez qu’à voir la photo avec tout le linge pendu pour voir que la propreté est le mot d’ordre dans cet guest house. Le seul défaut pour moi était que les toilettes étaient à la turque, mais j’ai enfin compris pourquoi dans les hôtels bon marché chinois la douche est presque au-dessus des toilettes, de telle manière qu’on les arrose toujours en prenant sa douche. En effet dans les salles de bains traditionnelles avec WC à la turque, la douche est vraiment au-dessus des WC ce qui permet de les nettoyer en même temps qu’on prend sa douche. Même disposition dans la petite guesthouse du village de Dehang. C’est très pratique. Sauf que lorsque ce sont des WC où l’on s’asseoit, ce côté pratique disparaît pour devenir très gênant et les plaintes à ce sujet reviennent dans nombreux commentaires de voyageurs sur les sites de réservation d’hôtels pour la Chine.
La guesthouse devait avoir une demi-douzaine de chambres et était pleine (touristes chinois bien sûr). Les aubergistes nous ont préparé des repas délicieux, sans piment pour moi, heureusement car je mourrais de faim après toute cette marche. Il y avait même un ordinateur dans la maison et ils m’ont laissé consulter mes mails car j’avais évidemment laissé mon ordinateur dans mes bagages en ville. Nuit très calme, même si au loin dans la partie du village qui était de l’autre côté de la vallée il y avait une maison avec des lumières criardes d’où s’échappaient les sons caractéristiques du karaoké. Dans un endroit aussi reculé ! Mais c’était trop loin pour déranger et j’étais trop fatiguée, je me suis endormie très vite. En plus Jeffrey m’avait conseillé de me lever tôt le lendemain pour voir Yuanjiajie avant les groupes.
Les photos : - les 7 premières photos ont été prises au bord du ruisseau au fouet d'or ; la 3e est la halte au milieu du trajet où on peut acheter boissons, glaces, nourriture, et trouver des chaises à porteurs si on n'en peut plus (tarif 300 yuans d'après Jeffrey) ; sur la 6e et la 7e nettoyage des pieds par de petits poissons, c'est juste à la fin des 7 km ; je précise que ce sont les pieds d'un jeune enfant, les poissons sont petits ! - les 6 photos suivantes concernent le trajet autour de l'ascenseur Bailong : le bus, deux vues de la terrasse avant l'ascenseur (sur la première on devine l'ascenseur à gauche tout en haut du pic, fort contraste de lumière rendant la photo difficile), la vue depuis l'ascenseur, deux vues d'en haut à la sortie de l'ascenseur - enfin les deux dernières photos sont du village de Xiaping : sur la route vers le village et la guesthouse Ding ding khe zhan
Bonjour Pasqualina et lecteurs,
nous revenons de Chine où nous avons passé 5 semaines avec notre fille de 6 ans. C'est vraiment intéressant de vous lire ainsi que les autres voyageurs qui font partager leur expérience. Je constate, comme pour tout et n'importe quel voyage que nous ne vivons pas du tout la même chose et n'avons pas le même ressentit. Il est bien clair que nous nous n'y remettrons pas les pieds alors que certains d'entre vous n'en sont pas à leur "premier coup d'essai". En tout cas votre récit est top et suis épatée qu'une femme de votre âge avec ces "petits" soucis de santé ne se mette pas de bâton dans les roues dans la vie pour faire ce qui lui plaît. Eclatez vous bien et profitez bien. Au plaisir de vous lire.
nous revenons de Chine où nous avons passé 5 semaines avec notre fille de 6 ans. C'est vraiment intéressant de vous lire ainsi que les autres voyageurs qui font partager leur expérience. Je constate, comme pour tout et n'importe quel voyage que nous ne vivons pas du tout la même chose et n'avons pas le même ressentit. Il est bien clair que nous nous n'y remettrons pas les pieds alors que certains d'entre vous n'en sont pas à leur "premier coup d'essai". En tout cas votre récit est top et suis épatée qu'une femme de votre âge avec ces "petits" soucis de santé ne se mette pas de bâton dans les roues dans la vie pour faire ce qui lui plaît. Eclatez vous bien et profitez bien. Au plaisir de vous lire.
Chère Eugénie,
Cela m'intéresserait de savoir ce qui vous a déplu. Vous pouvez me répondre publiquement dans ce fil ou m'envoyer votre réponse en message privé si vous n'avez pas envie de critiquer la Chine publiquement. C'est vrai que sur ce forum les critiques sont toujours moins bien reçues que les louanges et le critiqueur reçoit en général des réponses très négatives alors que, comme vous le dites, chacun a son vécu. Comme entre mes 4 voyages je totalise environ 6 mois de parcours à travers ce pays, je pourrai peut-être parler de vos déplaisirs avec vous et avec un peu de recul vous repenserez avec plus de plaisir à votre voyage. Sur ces 4 voyages j'ai fait les deux premiers seule ; l'année dernière j'ai réussi à emmener ma soeur, et même si elle a beaucoup aimé ce qu'elle a visité, elle aussi a dit que cela lui suffisait et qu'elle n'avait pas trop envie d'y retourner. Et comme en plus ses finances ne lui permettaient pas cette année de partir pour 4 à 5 semaines, je suis donc repartie seule en Chine cette année. Donc ne craignez pas de réaction indignée ou méprisante de ma part mais au contraire beaucoup de comprehension. Dans mon prochain post sur Yuanjiajie, je vais parler de la chose que je hais le plus en Chine : les micros !
Chers amis de ce fil, Je vous écris de Madrid où je viens d'arriver. J'avais un peu d'appréhension à retrouver ma maison après deux mois d'absence, mais tout a l'air en place, un des chats m'a accueillie avec effusion et l'autre est probablement en vadrouille sur les toits. Le ciel est d'un bleu éclatant et la météo prévoit 34 degrés pour l'après-midi, le maximum en Europe. Ce matin en me réveillant dans l'avion, j'ai trié les photos sur ma 2e et dernière journée à Zhangjiajie et je vais essayer de poster aujourd'hui, car demain je retourne déjà au travail. Bon courage à tous ceux qui font de même demain ou on fait de même cette semaine.
Chers amis de ce fil, Je vous écris de Madrid où je viens d'arriver. J'avais un peu d'appréhension à retrouver ma maison après deux mois d'absence, mais tout a l'air en place, un des chats m'a accueillie avec effusion et l'autre est probablement en vadrouille sur les toits. Le ciel est d'un bleu éclatant et la météo prévoit 34 degrés pour l'après-midi, le maximum en Europe. Ce matin en me réveillant dans l'avion, j'ai trié les photos sur ma 2e et dernière journée à Zhangjiajie et je vais essayer de poster aujourd'hui, car demain je retourne déjà au travail. Bon courage à tous ceux qui font de même demain ou on fait de même cette semaine.
Deuxième jour (seule) dans le parc de Zhangjiajie : visite du site de Yuanjiajie :
Eléments pratiques : Je vous renvoie à la carte de mon post du 26 août pour voir où se situe Yuanjiajie dans le parc, c’est est vraiment le centre, le lieu le plus célèbre. Ci-dessous je vous donne une carte du secteur de Yuanjiajie uniquement, photographiée sur la petite place d’où partent les bus en sortant de l’ascenseur de Bailong (station supérieure). Je vous rappelle que j’ai dormi dans un petit village à peu près à mi-chemin entre l’ascenseur et le début de la promenade à Yuanjiajié (entrée de la promenade en bas sur la carte, près de « l’enchanting stand », sortie quelques kilomètres plus loin non loin du pont naturel « nº1 natural bridge in the world », mais on peut évidemment faire la promenade dans l’autre sens). J’ai pris un bus dans l’après-midi entre l’ascenseur et le croisement pour la petite route vers le village puis le lendemain matin depuis ce croisement jusqu’au début de la promenade de Yuanjiajie. Il y a plus d’un kilomètre à chaque fois, sans doute 2 ou 3 le matin pour aller à Yuanjiajie, donc inutile de se fatiguer sur la route à être doublé par des bus dans les lacets de cette route étroite, autant prendre le bus gratuit.
Jeffrey m’avait avertie que Yuanjiajie était très fréquenté par les groupes et que le mieux serait de le visiter de 6 h à 8 h du matin, sauf qu’il n’était pas très sûr des horaires des bus, s’ils commençaient à 6 h ou à 7 h du matin. Mais vous commencez à me connaître, je ne suis pas matinale, j’ai fait beaucoup d’efforts et suis partie de l’auberge vers 7 h 40, ai trouvé un bus tout de suite et suis arrivée à l’entrée de Yuanjiajie à 8 h. Il y avait déjà pas mal de monde, mais cela n’a fait qu’empirer pendant les 2 h 40 du trajet (heures sur les photos) et la dernière heure a été assez infernale.
Yuanjiajie est le cœur du parc, un des endroits où les point de vue sont les plus spectaculaires, mais sa célébrité récente vient surtout du fait que les Chinois de la région pensent que c’est le site choisi pour représenter les montagnes du film « Avatar ». Ce n’est pas très clair en fait car le metteur en scène aurait plutôt cité les Huang Shan, les montagnes jaunes, mais c’est certain que les pics de Yuanjiajie ressemblent aux affiches d’Avatar. Moi je n’ai pas vu le film, mais les références à Avatar sont partout, j’ai mis quelques exemples en photos. Et cela entraîne malheureusement une exploitation commerciale à outrance, la pire de tout le parc de Zhangjiajie. Je ne dis pas de ne pas voir ce secteur du parc, mais il faut essayer d’éviter la grande foule.
D’autre part lors de mon passage la lumière du soleil était très forte et toutes mes photos sont écrasées de lumière, il aurait fallu un filtre. J’ai retouché mes photos ci-dessous en leur enlevant de la luminosité, je m’en excuse. En traitant mes photos, je me suis rendue compte que celles prises l’après-midi dans le secteur de Helong Park – Tianzishan sont plus belles, mais peut-être est-ce seulement une question de lumière dans la journée, vous en jugerez vous-même.
J’étais seule cette journée là et j’ai visité à mon rythme, ce que je préfère nettement. Je n’ai eu aucune difficulté à m’orienter, mais Jeffrey m’avait bien expliqué la veille où aller, où prendre les moyens de transport, le timing pour réussir à tout voir, etc…
Je voudrais parler aussi ici des microphones. Yuanjiajie est l’endroit du parc de Zhangjiajie où il y a le plus de micros au mètre carré, c’est absolument infernal. Bien sûr les guides ont des micros, et quand les groupes sont plus nombreux, cela veut dire aussi plus de micros. Mais ceux-ci bougent, et on peut espérer se placer avec un peu de chance entre deux groupes, à une certaine distance du guide le plus proche et n’en entendre que des échos un peu plus lointains, au gré des virages. Mais le problème de Yuanjiajie, c’est qu’il y a des micros fixes, ceux des photographes et ceux des vendeurs de stands. Et ceux-là pas moyen de les éviter.
Les photographes squattent les points de vue les plus célèbres, notamment ceux où on a placé des maquettes d’Avatar ou ceux où un pic en contre-bas ressemblant à une vue du film. Ils s’installent sur une chaise haute avec un parasol et un microphone et apostrophent au micro leurs clients placés à un mètre contre la barrière du point de vue, pour leur dire comment se placer, quelle pose prendre, etc… Peu importe si le bruit gêne tout le monde, enfin surtout moi car rares sont les Chinois qui semblent dérangés par le bruit. Et les photographes se permettent aussi de vous dire de déguerpir car vous gênez leur photo et leur travail. En fait je ne sais pas pourquoi ils placent leurs clients « en situation » puisque de toute façon ils feront ensuite une composition à l’ordinateur où on voit les visages des clients flotter dans le ciel au-dessus d’un paysage idéalisé, ne tenant pas compte des aléas météorologiques. Quelques photographes à Tianzishan utilisent aussi les micros (il y en a moins) mais ceux de Yuanjiajie sont nombreux et vraiment polluants.
De plus ils on fait école. Car nulle part ailleurs dans le parc qu’à Yuanjiajie il y a autant de stands de bibelots, nourriture et boissons. Près de la rivière il y en avait un tous les 500 m ou kilomètre, rien d’envahissant ni de désagréable, je dirais plutôt qu’ils étaient utiles pour permettre aux nombreux visiteurs de faire une halte pour se restaurer et surtout boire. Mais à Yuanjiajie il y en a deux ou trois tous les 200 mètres, presque à chaque virage hors point du vue : les points de vue sont squattés par les photographes et les virages intérieurs par les autres vendeurs. Et certains de ces vendeurs, pas tous heureusement, ont décidé d’utiliser le micro pour racoler le client, tel dessinateur commentant en direct ce qu’il fait, tel vendeur de jus de fruits vantant sa marchandise avec force vociférations au micro. C’est un des moments du voyage où j’ai eu le plus envie de meurtre, de précipiter l’un de ces pollueurs acoustiques dans l’un des précipices qui jalonnent Yuanjiajie. Comment ont-ils réussi à dénaturer cet endroit magnifique, pour en faire un shopping center en pleine nature ! Je comprends que les locaux aient envie de tirer profit de leur situation privilégiée pour gagner leur vie, mais trop c’est trop !
Et dans une telle cacophonie, les gens s’appellent en hurlant, notamment les parents pour ramener près d’eux des gamins récalcitrants qui partent en courant en avant et que les parents ne voient plus, mais aussi pour commenter le paysage et que sais-je ? De toute façon personne ne parle, tout le monde crie. Et aussi incroyable que ça puisse paraître dans ce tohu-bohu infernal, il y a même quelques passants qui ont besoin de se promener avec leur radio allumée à la main, pour être bien certains qu’à aucune seconde ils ne vont être confrontés au terrible silence de la nature ! C’est au niveau du pont naturel, vers la fin de la promenade que la foule était la plus dense, presque plus moyen d’avancer, j’ai eu une sorte de ras le bol et je me suis frayée un chemin en me bouchant les oreilles. A Yuanjiajie on n’entend pas les grillons ou cigales de Tianmenshan ou Huangshizhai, pas de chant d’oiseau, la nature est muette. Et s’il y a des panneaux partout pour éduquer la population : informations géologiques, informations écologiques et demande pour respecter la nature et ne pas faire de mal à la végétation, nulle part on ne demande de ne pas crier ni faire de bruit, la pollution acoustique n’est pas reconnue comme telle encore en Chine. Ils ont bien d’autres pollutions auxquelles ils doivent faire face et contre lesquelles ils ont commencé à lutter.
Je vous laisse apprécier les photos, malheureusement je n’ai pas photographié de stands et peu d’amas de visiteurs, pas assez de recul dans la foule et j’essayais de m’enfuir au plus vite. Et bien sûr il n’y a pas les sons.
1. La carte de Yuanjiajie 2 à 5 : Yuanjiajie et Avatar : "Enchanting stand" à 15 minutes, le point de vue qui s'appelle ainsi - les deux clients à droite de la statue d'Avatar dont des clients du photographe qui squatte toute la partie droite de la terrasse, puis animal et affiche du film 6 et 7 : deux exemples de secteurs envahis par la foule, mais je n'ai pu faire de photos dans les endroits les pires, pas de recul ! 8. en face vue du plateau de Huangshizhai où je me promenais la veille 9. la terrasse de l'"enchanting stand" vue de loin, au-dessus de son précipice 10 à 12 : magnifiques pics couronnés par la végétation 13 et 14 : vues de la végétation en contre-bas, sur la 2e on voit aussi une rivière , 500 m plus bas 15 et 16 : l'étang de la longévité "Long-life pound" et ses tortues de pierre et vivantes arrosées de pièces de monnaie 17 et 18 : le pont naturel et les cadenas porte-bonheur placés sur les barrières mais aussi dans les endroits les plus improbables, comment sont-ils arrivés jusqu'à cette branche d'un arbre au-dessus du gouffre ? 19 : entrée du village Tujia ou Tuya, l'une des minorités vivant dans cette partie du Hunan ; il fallait payer 110 yuans de plus, sans réduction possible, et cela avait l'air assez Disney Land depuis l'entrée donc je n'ai pas visité.
Eléments pratiques : Je vous renvoie à la carte de mon post du 26 août pour voir où se situe Yuanjiajie dans le parc, c’est est vraiment le centre, le lieu le plus célèbre. Ci-dessous je vous donne une carte du secteur de Yuanjiajie uniquement, photographiée sur la petite place d’où partent les bus en sortant de l’ascenseur de Bailong (station supérieure). Je vous rappelle que j’ai dormi dans un petit village à peu près à mi-chemin entre l’ascenseur et le début de la promenade à Yuanjiajié (entrée de la promenade en bas sur la carte, près de « l’enchanting stand », sortie quelques kilomètres plus loin non loin du pont naturel « nº1 natural bridge in the world », mais on peut évidemment faire la promenade dans l’autre sens). J’ai pris un bus dans l’après-midi entre l’ascenseur et le croisement pour la petite route vers le village puis le lendemain matin depuis ce croisement jusqu’au début de la promenade de Yuanjiajie. Il y a plus d’un kilomètre à chaque fois, sans doute 2 ou 3 le matin pour aller à Yuanjiajie, donc inutile de se fatiguer sur la route à être doublé par des bus dans les lacets de cette route étroite, autant prendre le bus gratuit.
Jeffrey m’avait avertie que Yuanjiajie était très fréquenté par les groupes et que le mieux serait de le visiter de 6 h à 8 h du matin, sauf qu’il n’était pas très sûr des horaires des bus, s’ils commençaient à 6 h ou à 7 h du matin. Mais vous commencez à me connaître, je ne suis pas matinale, j’ai fait beaucoup d’efforts et suis partie de l’auberge vers 7 h 40, ai trouvé un bus tout de suite et suis arrivée à l’entrée de Yuanjiajie à 8 h. Il y avait déjà pas mal de monde, mais cela n’a fait qu’empirer pendant les 2 h 40 du trajet (heures sur les photos) et la dernière heure a été assez infernale.
Yuanjiajie est le cœur du parc, un des endroits où les point de vue sont les plus spectaculaires, mais sa célébrité récente vient surtout du fait que les Chinois de la région pensent que c’est le site choisi pour représenter les montagnes du film « Avatar ». Ce n’est pas très clair en fait car le metteur en scène aurait plutôt cité les Huang Shan, les montagnes jaunes, mais c’est certain que les pics de Yuanjiajie ressemblent aux affiches d’Avatar. Moi je n’ai pas vu le film, mais les références à Avatar sont partout, j’ai mis quelques exemples en photos. Et cela entraîne malheureusement une exploitation commerciale à outrance, la pire de tout le parc de Zhangjiajie. Je ne dis pas de ne pas voir ce secteur du parc, mais il faut essayer d’éviter la grande foule.
D’autre part lors de mon passage la lumière du soleil était très forte et toutes mes photos sont écrasées de lumière, il aurait fallu un filtre. J’ai retouché mes photos ci-dessous en leur enlevant de la luminosité, je m’en excuse. En traitant mes photos, je me suis rendue compte que celles prises l’après-midi dans le secteur de Helong Park – Tianzishan sont plus belles, mais peut-être est-ce seulement une question de lumière dans la journée, vous en jugerez vous-même.
J’étais seule cette journée là et j’ai visité à mon rythme, ce que je préfère nettement. Je n’ai eu aucune difficulté à m’orienter, mais Jeffrey m’avait bien expliqué la veille où aller, où prendre les moyens de transport, le timing pour réussir à tout voir, etc…
Je voudrais parler aussi ici des microphones. Yuanjiajie est l’endroit du parc de Zhangjiajie où il y a le plus de micros au mètre carré, c’est absolument infernal. Bien sûr les guides ont des micros, et quand les groupes sont plus nombreux, cela veut dire aussi plus de micros. Mais ceux-ci bougent, et on peut espérer se placer avec un peu de chance entre deux groupes, à une certaine distance du guide le plus proche et n’en entendre que des échos un peu plus lointains, au gré des virages. Mais le problème de Yuanjiajie, c’est qu’il y a des micros fixes, ceux des photographes et ceux des vendeurs de stands. Et ceux-là pas moyen de les éviter.
Les photographes squattent les points de vue les plus célèbres, notamment ceux où on a placé des maquettes d’Avatar ou ceux où un pic en contre-bas ressemblant à une vue du film. Ils s’installent sur une chaise haute avec un parasol et un microphone et apostrophent au micro leurs clients placés à un mètre contre la barrière du point de vue, pour leur dire comment se placer, quelle pose prendre, etc… Peu importe si le bruit gêne tout le monde, enfin surtout moi car rares sont les Chinois qui semblent dérangés par le bruit. Et les photographes se permettent aussi de vous dire de déguerpir car vous gênez leur photo et leur travail. En fait je ne sais pas pourquoi ils placent leurs clients « en situation » puisque de toute façon ils feront ensuite une composition à l’ordinateur où on voit les visages des clients flotter dans le ciel au-dessus d’un paysage idéalisé, ne tenant pas compte des aléas météorologiques. Quelques photographes à Tianzishan utilisent aussi les micros (il y en a moins) mais ceux de Yuanjiajie sont nombreux et vraiment polluants.
De plus ils on fait école. Car nulle part ailleurs dans le parc qu’à Yuanjiajie il y a autant de stands de bibelots, nourriture et boissons. Près de la rivière il y en avait un tous les 500 m ou kilomètre, rien d’envahissant ni de désagréable, je dirais plutôt qu’ils étaient utiles pour permettre aux nombreux visiteurs de faire une halte pour se restaurer et surtout boire. Mais à Yuanjiajie il y en a deux ou trois tous les 200 mètres, presque à chaque virage hors point du vue : les points de vue sont squattés par les photographes et les virages intérieurs par les autres vendeurs. Et certains de ces vendeurs, pas tous heureusement, ont décidé d’utiliser le micro pour racoler le client, tel dessinateur commentant en direct ce qu’il fait, tel vendeur de jus de fruits vantant sa marchandise avec force vociférations au micro. C’est un des moments du voyage où j’ai eu le plus envie de meurtre, de précipiter l’un de ces pollueurs acoustiques dans l’un des précipices qui jalonnent Yuanjiajie. Comment ont-ils réussi à dénaturer cet endroit magnifique, pour en faire un shopping center en pleine nature ! Je comprends que les locaux aient envie de tirer profit de leur situation privilégiée pour gagner leur vie, mais trop c’est trop !
Et dans une telle cacophonie, les gens s’appellent en hurlant, notamment les parents pour ramener près d’eux des gamins récalcitrants qui partent en courant en avant et que les parents ne voient plus, mais aussi pour commenter le paysage et que sais-je ? De toute façon personne ne parle, tout le monde crie. Et aussi incroyable que ça puisse paraître dans ce tohu-bohu infernal, il y a même quelques passants qui ont besoin de se promener avec leur radio allumée à la main, pour être bien certains qu’à aucune seconde ils ne vont être confrontés au terrible silence de la nature ! C’est au niveau du pont naturel, vers la fin de la promenade que la foule était la plus dense, presque plus moyen d’avancer, j’ai eu une sorte de ras le bol et je me suis frayée un chemin en me bouchant les oreilles. A Yuanjiajie on n’entend pas les grillons ou cigales de Tianmenshan ou Huangshizhai, pas de chant d’oiseau, la nature est muette. Et s’il y a des panneaux partout pour éduquer la population : informations géologiques, informations écologiques et demande pour respecter la nature et ne pas faire de mal à la végétation, nulle part on ne demande de ne pas crier ni faire de bruit, la pollution acoustique n’est pas reconnue comme telle encore en Chine. Ils ont bien d’autres pollutions auxquelles ils doivent faire face et contre lesquelles ils ont commencé à lutter.
Je vous laisse apprécier les photos, malheureusement je n’ai pas photographié de stands et peu d’amas de visiteurs, pas assez de recul dans la foule et j’essayais de m’enfuir au plus vite. Et bien sûr il n’y a pas les sons.
1. La carte de Yuanjiajie 2 à 5 : Yuanjiajie et Avatar : "Enchanting stand" à 15 minutes, le point de vue qui s'appelle ainsi - les deux clients à droite de la statue d'Avatar dont des clients du photographe qui squatte toute la partie droite de la terrasse, puis animal et affiche du film 6 et 7 : deux exemples de secteurs envahis par la foule, mais je n'ai pu faire de photos dans les endroits les pires, pas de recul ! 8. en face vue du plateau de Huangshizhai où je me promenais la veille 9. la terrasse de l'"enchanting stand" vue de loin, au-dessus de son précipice 10 à 12 : magnifiques pics couronnés par la végétation 13 et 14 : vues de la végétation en contre-bas, sur la 2e on voit aussi une rivière , 500 m plus bas 15 et 16 : l'étang de la longévité "Long-life pound" et ses tortues de pierre et vivantes arrosées de pièces de monnaie 17 et 18 : le pont naturel et les cadenas porte-bonheur placés sur les barrières mais aussi dans les endroits les plus improbables, comment sont-ils arrivés jusqu'à cette branche d'un arbre au-dessus du gouffre ? 19 : entrée du village Tujia ou Tuya, l'une des minorités vivant dans cette partie du Hunan ; il fallait payer 110 yuans de plus, sans réduction possible, et cela avait l'air assez Disney Land depuis l'entrée donc je n'ai pas visité.
Quel beau voyage !
Rien qu'à la lecture de ton récit, j'y suis déjà.
Alors que je poste, je pense à toi qui est rentrée, la tête pleine d'images et de sons, de couleurs et de saveurs.
Vivement les vacances !
Vivement les vacances !
barrière du point de vue, pour leur dire comment se placer, quelle pose prendre, etc… Peu importe si le bruit gêne tout le monde, enfin surtout moi car rares sont les Chinois qui semblent dérangés par le bruit. Et les photographes se permettent aussi de vous dire de déguerpir car vous gênez leur photo et leur travail. En fait je ne sais pas pourquoi ils placent leurs clients « en situation » puisque de toute façon ils feront ensuite une composition à l’ordinateur où on voit les visages des clients flotter dans le ciel au-dessus d’un paysage idéalisé, ne tenant pas compte des aléas météorologiques. Quelques photographes à Tianzishan utilisent aussi les micros (il y en a moins) mais ceux de Yuanjiajie sont nombreux et vraiment polluants.
De plus ils on fait école. Car nulle part ailleurs dans le parc qu’à Yuanjiajie il y a autant de stands de bibelots, nourriture et boissons. Près de la rivière il y en avait un tous les 500 m ou kilomètre, rien d’envahissant ni de désagréable, je dirais plutôt qu’ils étaient utiles pour permettre aux nombreux visiteurs de faire une halte pour se restaurer et surtout boire. Mais à Yuanjiajie il y en a deux ou trois tous les 200 mètres, presque à chaque virage hors point du vue : les points de vue sont squattés par les photographes et les virages intérieurs par les autres vendeurs. Et certains de ces vendeurs, pas tous heureusement, ont décidé d’utiliser le micro pour racoler le client, tel dessinateur commentant en direct ce qu’il fait, tel vendeur de jus de fruits vantant sa marchandise avec force vociférations au micro. C’est un des moments du voyage où j’ai eu le plus envie de meurtre, de précipiter l’un de ces pollueurs acoustiques dans l’un des précipices qui jalonnent Yuanjiajie. Comment ont-ils réussi à dénaturer cet endroit magnifique, pour en faire un shopping center en pleine nature ! Je comprends que les locaux aient envie de tirer profit de leur situation privilégiée pour gagner leur vie, mais trop c’est trop !
Et dans une telle cacophonie, les gens s’appellent en hurlant, notamment les parents pour ramener près d’eux des gamins récalcitrants qui partent en courant en avant et que les parents ne voient plus, mais aussi pour commenter le paysage et que sais-je ? De toute façon personne ne parle, tout le monde crie. Et aussi incroyable que ça puisse paraître dans ce tohu-bohu infernal, il y a même quelques passants qui ont besoin de se promener avec leur radio allumée à la main, pour être bien certains qu’à aucune seconde ils ne vont être confrontés au terrible silence de la nature ! C’est au niveau du pont naturel, vers la fin de la promenade que la foule était la plus dense, presque plus moyen d’avancer, j’ai eu une sorte de ras le bol et je me suis frayée un chemin en me bouchant les oreilles. A Yuanjiajie on n’entend pas les grillons ou cigales de Tianmenshan ou Huangshizhai, pas de chant d’oiseau, la nature est muette. Et s’il y a des panneaux partout pour éduquer la population : informations géologiques, informations écologiques et demande pour respecter la nature et ne pas faire de mal à la végétation, nulle part on ne demande de ne pas crier ni faire de bruit, la pollution acoustique n’est pas reconnue comme telle encore en Chine. Ils ont bien d’autres pollutions auxquelles ils doivent faire face et contre lesquelles ils ont commencé à lutter.
welcome to china[;)]
c est comme ca tout le temps, partout qd tu vis avec les chinois!
De plus ils on fait école. Car nulle part ailleurs dans le parc qu’à Yuanjiajie il y a autant de stands de bibelots, nourriture et boissons. Près de la rivière il y en avait un tous les 500 m ou kilomètre, rien d’envahissant ni de désagréable, je dirais plutôt qu’ils étaient utiles pour permettre aux nombreux visiteurs de faire une halte pour se restaurer et surtout boire. Mais à Yuanjiajie il y en a deux ou trois tous les 200 mètres, presque à chaque virage hors point du vue : les points de vue sont squattés par les photographes et les virages intérieurs par les autres vendeurs. Et certains de ces vendeurs, pas tous heureusement, ont décidé d’utiliser le micro pour racoler le client, tel dessinateur commentant en direct ce qu’il fait, tel vendeur de jus de fruits vantant sa marchandise avec force vociférations au micro. C’est un des moments du voyage où j’ai eu le plus envie de meurtre, de précipiter l’un de ces pollueurs acoustiques dans l’un des précipices qui jalonnent Yuanjiajie. Comment ont-ils réussi à dénaturer cet endroit magnifique, pour en faire un shopping center en pleine nature ! Je comprends que les locaux aient envie de tirer profit de leur situation privilégiée pour gagner leur vie, mais trop c’est trop !
Et dans une telle cacophonie, les gens s’appellent en hurlant, notamment les parents pour ramener près d’eux des gamins récalcitrants qui partent en courant en avant et que les parents ne voient plus, mais aussi pour commenter le paysage et que sais-je ? De toute façon personne ne parle, tout le monde crie. Et aussi incroyable que ça puisse paraître dans ce tohu-bohu infernal, il y a même quelques passants qui ont besoin de se promener avec leur radio allumée à la main, pour être bien certains qu’à aucune seconde ils ne vont être confrontés au terrible silence de la nature ! C’est au niveau du pont naturel, vers la fin de la promenade que la foule était la plus dense, presque plus moyen d’avancer, j’ai eu une sorte de ras le bol et je me suis frayée un chemin en me bouchant les oreilles. A Yuanjiajie on n’entend pas les grillons ou cigales de Tianmenshan ou Huangshizhai, pas de chant d’oiseau, la nature est muette. Et s’il y a des panneaux partout pour éduquer la population : informations géologiques, informations écologiques et demande pour respecter la nature et ne pas faire de mal à la végétation, nulle part on ne demande de ne pas crier ni faire de bruit, la pollution acoustique n’est pas reconnue comme telle encore en Chine. Ils ont bien d’autres pollutions auxquelles ils doivent faire face et contre lesquelles ils ont commencé à lutter.
welcome to china[;)]
c est comme ca tout le temps, partout qd tu vis avec les chinois!
Mais non, Oliwen, tu es un peu pessimiste, il y a des endroits pires que d'autres, même en Chine, ce n'est pas partout aussi pénible. Les Espagnols sont aussi assez bruyants et ce matin à Cadix, j'ai entendu une guide qui parlait dans un micro en espagnol et en anglais à son groupe sous les fenêtres de mon hôtel, non !!! Ça n'existe donc pas qu'en Chine ? Elle ne criait pas mais avait tout de même un micro. Pasqualina.
La Chine est un pays bruyant, l'Espagne aussi.
Le pays le plus bruyant que j'ai fait est incontestablement l'Inde.
La circulation recommence dès 4h du matin, appel du Muezzin à 5 heures, et a partir de là, tout le monde sur le pont ! ça ne s'arrête que vers 3h du matin. Et à ce moment là, les balayeuses (des vraies, pas encore automatisées) passent dans les rue et se parlent d'un bout à l'autre, en partant parfois de grands éclats de rire et la vie reprends vers 4h.
Je me suis demandée si les indiens connaissaient le mot sommeil.
ça circule, ça klaxonne, ça discute et je ne parle ni des enterrements et des mariages. Là, même les boules quies n'y peuvent rien. Entre les pétards qui font trembler le sol, et le enceintes acoustiques qui grillent le tympan on entend même plus le rugissement de la circulation ni les klaxons furieux.
Bref, un plaisir pour les auto-Rhinos.
Cependant, les campagnes sont "presque" tranquilles.
Merci Sitik pour tes interventions régulières et intéressantes. Mon unique voyage en Inde remonte à si longtemps (1977) !
Fin de la deuxième journée (un mardi) à Zhangjiajie : Helong Park, téléphérique du Tianzi Shan et monorail de la vallée de Shili Hualang : Beaucoup de déplacements en bus en cette fin de journée, je vous remets la carte ci-dessous, depuis Yuanjiajie à gauche jusqu’à la sortie de Wulingyuan à droite.
En sortant de la promenade de Yuanjiajie il y a comme un petit village de restaurants et stands de différentes nourritures, juste avant la station de bus et un peu plus loin l’entrée du village Tuya. Comme je l’ai écrit sur mon post précédent, j’ai renoncé à le visiter, parce que j’ai vu en sortir des groupes, parce que la porte d’entrée et les photos vues sur internet donnaient une impression artificielle de pastiche, et qu’en plus il n’y avait aucune réduction, il fallait encore payer plus de 100 yuans. Mais au musée de Shanghai un mois plus tard j’ai vu de splendides masques Tuya. Si quelqu’un a visité ce village, ce serait sympa d’écrire s’il en vaut la peine ou non.
Dans le "village" de stands de nourriture à la sortie de Yuanjiajie, j’ai remarqué un petit groupe d’occidentaux lourdement chargés (valises, sacs à dos) et il était clair qu’ils ne pourraient pas se frayer un chemin dans Yuanjaijie avec ces bagages, en dehors de l’aspect pénible. Mais je les ai retrouvés dans le bus qui allaient vers le nord du parc : c’était un groupe de quelques australiens et leur guide était un australien qui vivait à Canton et avait loué dans une guesthouse non loin de Yuanjiajie. Ils sont d’ailleurs descendus à l’arrêt suivant, une petite route vers la droite conduisant probablement à un autre village comme celui où j’avais dormi. D’ailleurs le bus a ensuite longé des rizières, on voyait quelques maisons et les montagnes au fond, c’était très beau, mais impossible de s’arrêter. J’ai pris une photo du bus qui ne rend pas la beauté du paysage entrevu. Après un long trajet de près de ¾ d’heure, terminus, tout le monde descend, c’est le lieu dit Helong Park, dans la zone de Tianzi Shan, appelée sur certaines cartes, montagne de l’empereur.
A nouveau le site de Helong Park débute par une succession de stands de nourriture et la carte du secteur n’est franchement pas claire. Mais en contrebas d’une statue, il y a quelques points de vue magnifiques sur une forêt de pics avec derrière un grand plateau hérissé. Un peu moins de touristes qu’à Yuanjiajie, et la disposition des lieux permet mieux de choisir où l’on veut aller, car ce n’est pas un trajet à flanc de montagne. Sur le moment, encore énervée par la foule de Yuanjiajjie, je ne voyais pas énormément d’intérêt à voir encore le même type de paysage, mais en fait mes photos de cet après-midi là sont parmi les plus belles que j’ai fait à Zhangjiajie. Sur une plateforme il y avait des photographes avec micro et j’ai fuit. Mais sur une autre, appelée la « tortue fossilisée » je crois, je suis restée longtemps seule, avec un paysage magique sous les yeux et ceux qui y venaient baissaient la voix, attitude très surprenante et agréable. Au bout d’un moment une chinoise d’une cinquantaine d’année, seule, est arrivée et j’ai entamé la discussion : « Ighe jen ? » « Vous êtes seule ? » C’est tellement rare chez les chinois. Oui c’était une chinoise de Shanghai de 58 ans voyageant toute seule, nous avions des points communs. Elle ne parlait pas anglais alors les échanges sont restés superficiels, nous nous sommes prises mutuellement en photo pour nous souvenir de cette rencontre, malheureusement elles sont en contre-jour. Mais les moments passés sur cette terrasse ont été les meilleurs de la journée.
Le chemin amène ensuite à une nouvelle succession de magasins, plus modernes cette fois, puisqu’il y a même un MacDonald, Jeffrey m’avait avertie de son existence. Il est en fait juste en contrebas de la nouvelle station de bus reliant le lieu à la station supérieure du téléphérique de Tianzi Shan. Mais je me suis laissée tenter par un délicieux mocca glacé, je n’avais pas pris de café depuis mon départ de Paris, et ce moment en air conditionné m’a un peu rafraîchie, la journée était chaude. Après, sur les conseils de la gentille serveuse, je suis partie vers la pagode : en fait le sens contraire de ce que j’aurais dû faire, il fallait au contraire monter les escaliers à gauche du MacDonald. Un peu de déception, la pagode n’était pas religieuse et ne contenait aucun bouddha mais des boutiques et restaurants une jolie terrasse en contre-bas, mais j’avais déjà pris mon café et le temps pressait si je voulais aller plus loin. Dans ce secteur j’ai vu plusieurs occidentaux, tous garçons, jeunes et sportifs, dont l’un cherchait le départ du chemin menant vers le bas et qui est indiqué sur la carte. En fait la randonnée qu’il voulait faire est la suite logique de la visite, mais Jeffrey me l’avait déconseillée à cause de 4000 marches, donc j’ai fait un grand détour en prenant téléphérique et bus. Tout le coin depuis Helong Park est nettement moins bien fléché et indiqué que le reste du parc, même s’il y a des indications locales sur le nom des points de vue par exemple.
J’ai repris le bus pour un court trajet, un peu de queue, j’ai pris le second bus après 5 ou 10 minutes d’attente. L’attente au téléphérique du Tianzi Shan a été plus longue, un peu plus d’une demi-heure, mais d’après Jeffrey que j’ai revu ce soir là, ce n’était vraiment pas long pour ce téléphérique à cette heure-là (15 h 30). Il est très sollicité surtout en montée le matin et en descente dans l’après-midi. En fait il est avec l’ascenseur Bailong un des principaux moyens d’accéder aux célèbres points de vue de Yuanjiajie et Tianzishan-Helong Park, donc c’est normal qu’il y ait des queues aux deux « aux heures de pointe ». Dans la queue j’ai bavardé avec des voisines, notamment trois sœurs que j’ai retrouvées dans a cabine et dont deux souffraient du vertige : elles sont fermé les yeux pendant un bon moment.
En bas il y avait à nouveau un peu de queue pour prendre le bus, il y en avait deux, un pour la sortie à WulingYuan et l’autre repartant vers le centre du parc, Suoxi et la vallée parcourue par le monorail, qui est appelée Shili Hualang . Je commençais à être assez fatiguée donc j’ai pris l’aller retour du monorail, mais en fait il est longé par le chemin piétonnier et le trajet n’est pas très long, donc c’est tout à fait faisable à pied, dans les deux sens. C’est une jolie vallée bordée de pics karstiques, qu’on voit donc d’en bas, comme pour la promenade du ruisseau, mais la vallée est plus large et on voit mieux les montagnes. C’est très agréable de voir les pics défiler lentement alors que le petit train avance, mais avec la lumière plus faible de cette fin d’après-midi, les photos prises du train ne sont pas très réussies, la plupart sont floues. Au niveau de la station finale, il y a à nouveau quelques stands de restauration et une grande cage avec des singes. Il me restait deux bananes, j’ai décidé d’en donner une à un des petits, mais comment éviter qu’il se la fasse voler par de plus grands ? J’ai alors vu un petit qui était hors de la cage, soit qu’il se soit échappé, soit plutôt que ce soit un singe libre qui ait trouvé le lieu intéressant pour la collecte de nourriture. Je lui ai tendu la banane qu’il est venu prendre, cela m’a rappelé les macaques birmans qui entouraient ma sœur dans deux lieux bouddhiques rupestres : elle distribuait des bananes avec une cinquantaine de singes autour d’elle, des photos impressionnantes assurées !
J’ai essayé de poursuivre le chemin qui s’enfonçait ensuite dans la vallée pour voir s’il y avait de beaux paysages, mais il y avait de plus en plus d’escaliers en montée et sous bois, sans vue sur les montagnes. Tous les gens étaient en train de descendre, et la plupart avaient l’air assez fatigué, certains avaient mal aux pieds manifestement. J’ai croisé notamment un groupe de collégiens chinois dont certains semblaient exténués. Aucun occidental dans ce secteur, mais je me suis demandée si ce n’était pas le débouché de la fameuse randonnée aux 4000 marches.
Jeffrey et son chauffeur allaient m’attendre, donc je suis repartie avec le monorail, puis le bus en direction de la sortie (entrée) de Wulingyuan. La route du bus longe pendant un moment un joli lac de retenue, puis on apperçoit en contre-bas une impressionnante pagode à neuf étages. Mais une fois de plus ce n’est pas un temple, cette pagode surmonte l’entrée monumentale du parc de Zhangjiajie à Wulingyuan. Beaucoup de gens sortaient comme moi (17 h 30), les bus se succédaient en déversant leurs rations de randonneurs et sur l’immense place il y avait bus, voitures, taxis, j’ai eu de la peine à retrouver la voiture de Jeffrey (je n’ai pas de téléphone portable). Je n’étais pas trop en retard, mais ils m’ont vite emmenée à mon hôtel dans Zhangjiajie : le Jiatong Binguan, un hôtel moderne dans une tour, très confortable, mais son restaurant était déjà fermé. J’ai réglé le reste de ma facture avec Jeffrey (j’avais envoyé 100 dollars par paypal avant le voyage) et l’ai remercié : si sa conversation (en bon anglais) n’était pas aussi intéressante que j’aurais pu l’espérer, ses conseils ont vraiment fait un succès de mes trois jours dans la région. Il m’a aussi donné les papiers pour les guesthouses de Dehang et Fenghuang qu’il m’avait réservés, et qui eux aussi ont été parfaits.
Avant de me laisser, Jeffrey a eu la gentillesse de m’aider à chercher un taxi pour ma journée de demain. En effet, il est assez facile de rejoindre Dehang depuis Zhangjiajie, il faut prendre le train ou le bus jusqu’à Jishou, il y a notamment un train vers 8 h du matin, et après un bus de Jishou jusqu’à Dehang. Mais lors de ma préparation au voyage dans le Hunan, l’un des VFistes, Cung, m’avait fait envie avec une « forêt de pierres rouges », Hongshilin, un site entre Zhangjiajie et Dehang, difficile à atteindre par les transports en commun car il aurait fallu changer plusieurs fois (à Furongzhen à l’aller et à Furongzhen et Jishou ensuite sur le chemin de Dehang) et avec mes bagages, ce n’était pas pratique. Donc comme j’avais refusé la proposition de Jeffrey d’un véhicule pour 1000 yuans, il m’a aidé ce soir-là à arrêter des taxis devant l’hôtel et à leur proposer l’affaire pour le lendemain. Après deux ou trois tentatives, une femme a accepté pour 700 yuans, tarif probablement suggéré par Jeffrey qui la voyait très réticente. Elle a échangé son numéro de portable avec Jeffrey, je l’ai noté aussi sur mon carnet.
Après les adieux à Jeffrey, je suis allée une rue plus loin vers une rue transversale qui était un de ces marchés de nuit, où petits restaurants et stands permettent de se restaurer au moins jusqu’à minuit, alors que les restaurants conventionnels arrêtent souvent de servir avant 21 h. J’étais un peu inquiète à cause de mes mésaventures à Luoyang, mais un restaurateur m’a hélée, m’a montré le contenu de son frigo et j’ai choisi viande et légume, avec du riz (mifan) c’était très bon et très digeste, avec une petite bière bien glacée. J’apprécie les bières chinoises peu alcoolisées, elles permettent de se désaltérer et d’accompagner les repas, sans aucun risque d’ivresse. Il y avait aussi un supermarché au croisement des deux rues (Nanzhanglu et Daqaolu), j’y ai fait quelques emplettes, notamment les biscuits, brioches, etc… pour les petits déjeuners dans la chambre. Retour à l’hôtel et un peu d’internet (je crois que c’était avec le câble), avant une bonne nuit, j’avais rendez-vous avec le taxi le lendemain matin à 7 heures.
Les photos : 1. D’abord la carte, la boucle rouge en haut du trajet en bus, Helong Park est au niveau du chemin piétonnier en violet qui part vers le bas, en haut à droite le téléphérique du TianziShan et un peu plus bas le trait noir épais du monorail de Shili Hualang, à droite l’entrée/sortie de Wulingyuan. 2. village et rizière non loin de Yuanjiajie 3 à 7 : cinq vues depuis les points de vue de Helong Park : toujours de très beaux pics couronnés de végétation, se détachant cette fois devant un massif plus compact les pics de la dernière vue ont été surnommés « imperial writing brush peaks », ils ressembleraient à des pinceaux … 8 et 9 : la pagode et sa terrasse inférieure 10. les trois sœurs dans la cabine du téléphérique de Tianzi Shan : seule celle du milieu est à l’aise, les autres ont le vertige. Pendant ces 3 jours j'ai vu plusieurs manifestations de crainte dans les téléphériques ou sur les passerelles à pic au-dessus des falaises. 11 à 15 : la vallée de Shili Hualang 16. lac de retenue 17. l’entrée de Wulingyuan surmontée de sa pagode
Fin de la deuxième journée (un mardi) à Zhangjiajie : Helong Park, téléphérique du Tianzi Shan et monorail de la vallée de Shili Hualang : Beaucoup de déplacements en bus en cette fin de journée, je vous remets la carte ci-dessous, depuis Yuanjiajie à gauche jusqu’à la sortie de Wulingyuan à droite.
En sortant de la promenade de Yuanjiajie il y a comme un petit village de restaurants et stands de différentes nourritures, juste avant la station de bus et un peu plus loin l’entrée du village Tuya. Comme je l’ai écrit sur mon post précédent, j’ai renoncé à le visiter, parce que j’ai vu en sortir des groupes, parce que la porte d’entrée et les photos vues sur internet donnaient une impression artificielle de pastiche, et qu’en plus il n’y avait aucune réduction, il fallait encore payer plus de 100 yuans. Mais au musée de Shanghai un mois plus tard j’ai vu de splendides masques Tuya. Si quelqu’un a visité ce village, ce serait sympa d’écrire s’il en vaut la peine ou non.
Dans le "village" de stands de nourriture à la sortie de Yuanjiajie, j’ai remarqué un petit groupe d’occidentaux lourdement chargés (valises, sacs à dos) et il était clair qu’ils ne pourraient pas se frayer un chemin dans Yuanjaijie avec ces bagages, en dehors de l’aspect pénible. Mais je les ai retrouvés dans le bus qui allaient vers le nord du parc : c’était un groupe de quelques australiens et leur guide était un australien qui vivait à Canton et avait loué dans une guesthouse non loin de Yuanjiajie. Ils sont d’ailleurs descendus à l’arrêt suivant, une petite route vers la droite conduisant probablement à un autre village comme celui où j’avais dormi. D’ailleurs le bus a ensuite longé des rizières, on voyait quelques maisons et les montagnes au fond, c’était très beau, mais impossible de s’arrêter. J’ai pris une photo du bus qui ne rend pas la beauté du paysage entrevu. Après un long trajet de près de ¾ d’heure, terminus, tout le monde descend, c’est le lieu dit Helong Park, dans la zone de Tianzi Shan, appelée sur certaines cartes, montagne de l’empereur.
A nouveau le site de Helong Park débute par une succession de stands de nourriture et la carte du secteur n’est franchement pas claire. Mais en contrebas d’une statue, il y a quelques points de vue magnifiques sur une forêt de pics avec derrière un grand plateau hérissé. Un peu moins de touristes qu’à Yuanjiajie, et la disposition des lieux permet mieux de choisir où l’on veut aller, car ce n’est pas un trajet à flanc de montagne. Sur le moment, encore énervée par la foule de Yuanjiajjie, je ne voyais pas énormément d’intérêt à voir encore le même type de paysage, mais en fait mes photos de cet après-midi là sont parmi les plus belles que j’ai fait à Zhangjiajie. Sur une plateforme il y avait des photographes avec micro et j’ai fuit. Mais sur une autre, appelée la « tortue fossilisée » je crois, je suis restée longtemps seule, avec un paysage magique sous les yeux et ceux qui y venaient baissaient la voix, attitude très surprenante et agréable. Au bout d’un moment une chinoise d’une cinquantaine d’année, seule, est arrivée et j’ai entamé la discussion : « Ighe jen ? » « Vous êtes seule ? » C’est tellement rare chez les chinois. Oui c’était une chinoise de Shanghai de 58 ans voyageant toute seule, nous avions des points communs. Elle ne parlait pas anglais alors les échanges sont restés superficiels, nous nous sommes prises mutuellement en photo pour nous souvenir de cette rencontre, malheureusement elles sont en contre-jour. Mais les moments passés sur cette terrasse ont été les meilleurs de la journée.
Le chemin amène ensuite à une nouvelle succession de magasins, plus modernes cette fois, puisqu’il y a même un MacDonald, Jeffrey m’avait avertie de son existence. Il est en fait juste en contrebas de la nouvelle station de bus reliant le lieu à la station supérieure du téléphérique de Tianzi Shan. Mais je me suis laissée tenter par un délicieux mocca glacé, je n’avais pas pris de café depuis mon départ de Paris, et ce moment en air conditionné m’a un peu rafraîchie, la journée était chaude. Après, sur les conseils de la gentille serveuse, je suis partie vers la pagode : en fait le sens contraire de ce que j’aurais dû faire, il fallait au contraire monter les escaliers à gauche du MacDonald. Un peu de déception, la pagode n’était pas religieuse et ne contenait aucun bouddha mais des boutiques et restaurants une jolie terrasse en contre-bas, mais j’avais déjà pris mon café et le temps pressait si je voulais aller plus loin. Dans ce secteur j’ai vu plusieurs occidentaux, tous garçons, jeunes et sportifs, dont l’un cherchait le départ du chemin menant vers le bas et qui est indiqué sur la carte. En fait la randonnée qu’il voulait faire est la suite logique de la visite, mais Jeffrey me l’avait déconseillée à cause de 4000 marches, donc j’ai fait un grand détour en prenant téléphérique et bus. Tout le coin depuis Helong Park est nettement moins bien fléché et indiqué que le reste du parc, même s’il y a des indications locales sur le nom des points de vue par exemple.
J’ai repris le bus pour un court trajet, un peu de queue, j’ai pris le second bus après 5 ou 10 minutes d’attente. L’attente au téléphérique du Tianzi Shan a été plus longue, un peu plus d’une demi-heure, mais d’après Jeffrey que j’ai revu ce soir là, ce n’était vraiment pas long pour ce téléphérique à cette heure-là (15 h 30). Il est très sollicité surtout en montée le matin et en descente dans l’après-midi. En fait il est avec l’ascenseur Bailong un des principaux moyens d’accéder aux célèbres points de vue de Yuanjiajie et Tianzishan-Helong Park, donc c’est normal qu’il y ait des queues aux deux « aux heures de pointe ». Dans la queue j’ai bavardé avec des voisines, notamment trois sœurs que j’ai retrouvées dans a cabine et dont deux souffraient du vertige : elles sont fermé les yeux pendant un bon moment.
En bas il y avait à nouveau un peu de queue pour prendre le bus, il y en avait deux, un pour la sortie à WulingYuan et l’autre repartant vers le centre du parc, Suoxi et la vallée parcourue par le monorail, qui est appelée Shili Hualang . Je commençais à être assez fatiguée donc j’ai pris l’aller retour du monorail, mais en fait il est longé par le chemin piétonnier et le trajet n’est pas très long, donc c’est tout à fait faisable à pied, dans les deux sens. C’est une jolie vallée bordée de pics karstiques, qu’on voit donc d’en bas, comme pour la promenade du ruisseau, mais la vallée est plus large et on voit mieux les montagnes. C’est très agréable de voir les pics défiler lentement alors que le petit train avance, mais avec la lumière plus faible de cette fin d’après-midi, les photos prises du train ne sont pas très réussies, la plupart sont floues. Au niveau de la station finale, il y a à nouveau quelques stands de restauration et une grande cage avec des singes. Il me restait deux bananes, j’ai décidé d’en donner une à un des petits, mais comment éviter qu’il se la fasse voler par de plus grands ? J’ai alors vu un petit qui était hors de la cage, soit qu’il se soit échappé, soit plutôt que ce soit un singe libre qui ait trouvé le lieu intéressant pour la collecte de nourriture. Je lui ai tendu la banane qu’il est venu prendre, cela m’a rappelé les macaques birmans qui entouraient ma sœur dans deux lieux bouddhiques rupestres : elle distribuait des bananes avec une cinquantaine de singes autour d’elle, des photos impressionnantes assurées !
J’ai essayé de poursuivre le chemin qui s’enfonçait ensuite dans la vallée pour voir s’il y avait de beaux paysages, mais il y avait de plus en plus d’escaliers en montée et sous bois, sans vue sur les montagnes. Tous les gens étaient en train de descendre, et la plupart avaient l’air assez fatigué, certains avaient mal aux pieds manifestement. J’ai croisé notamment un groupe de collégiens chinois dont certains semblaient exténués. Aucun occidental dans ce secteur, mais je me suis demandée si ce n’était pas le débouché de la fameuse randonnée aux 4000 marches.
Jeffrey et son chauffeur allaient m’attendre, donc je suis repartie avec le monorail, puis le bus en direction de la sortie (entrée) de Wulingyuan. La route du bus longe pendant un moment un joli lac de retenue, puis on apperçoit en contre-bas une impressionnante pagode à neuf étages. Mais une fois de plus ce n’est pas un temple, cette pagode surmonte l’entrée monumentale du parc de Zhangjiajie à Wulingyuan. Beaucoup de gens sortaient comme moi (17 h 30), les bus se succédaient en déversant leurs rations de randonneurs et sur l’immense place il y avait bus, voitures, taxis, j’ai eu de la peine à retrouver la voiture de Jeffrey (je n’ai pas de téléphone portable). Je n’étais pas trop en retard, mais ils m’ont vite emmenée à mon hôtel dans Zhangjiajie : le Jiatong Binguan, un hôtel moderne dans une tour, très confortable, mais son restaurant était déjà fermé. J’ai réglé le reste de ma facture avec Jeffrey (j’avais envoyé 100 dollars par paypal avant le voyage) et l’ai remercié : si sa conversation (en bon anglais) n’était pas aussi intéressante que j’aurais pu l’espérer, ses conseils ont vraiment fait un succès de mes trois jours dans la région. Il m’a aussi donné les papiers pour les guesthouses de Dehang et Fenghuang qu’il m’avait réservés, et qui eux aussi ont été parfaits.
Avant de me laisser, Jeffrey a eu la gentillesse de m’aider à chercher un taxi pour ma journée de demain. En effet, il est assez facile de rejoindre Dehang depuis Zhangjiajie, il faut prendre le train ou le bus jusqu’à Jishou, il y a notamment un train vers 8 h du matin, et après un bus de Jishou jusqu’à Dehang. Mais lors de ma préparation au voyage dans le Hunan, l’un des VFistes, Cung, m’avait fait envie avec une « forêt de pierres rouges », Hongshilin, un site entre Zhangjiajie et Dehang, difficile à atteindre par les transports en commun car il aurait fallu changer plusieurs fois (à Furongzhen à l’aller et à Furongzhen et Jishou ensuite sur le chemin de Dehang) et avec mes bagages, ce n’était pas pratique. Donc comme j’avais refusé la proposition de Jeffrey d’un véhicule pour 1000 yuans, il m’a aidé ce soir-là à arrêter des taxis devant l’hôtel et à leur proposer l’affaire pour le lendemain. Après deux ou trois tentatives, une femme a accepté pour 700 yuans, tarif probablement suggéré par Jeffrey qui la voyait très réticente. Elle a échangé son numéro de portable avec Jeffrey, je l’ai noté aussi sur mon carnet.
Après les adieux à Jeffrey, je suis allée une rue plus loin vers une rue transversale qui était un de ces marchés de nuit, où petits restaurants et stands permettent de se restaurer au moins jusqu’à minuit, alors que les restaurants conventionnels arrêtent souvent de servir avant 21 h. J’étais un peu inquiète à cause de mes mésaventures à Luoyang, mais un restaurateur m’a hélée, m’a montré le contenu de son frigo et j’ai choisi viande et légume, avec du riz (mifan) c’était très bon et très digeste, avec une petite bière bien glacée. J’apprécie les bières chinoises peu alcoolisées, elles permettent de se désaltérer et d’accompagner les repas, sans aucun risque d’ivresse. Il y avait aussi un supermarché au croisement des deux rues (Nanzhanglu et Daqaolu), j’y ai fait quelques emplettes, notamment les biscuits, brioches, etc… pour les petits déjeuners dans la chambre. Retour à l’hôtel et un peu d’internet (je crois que c’était avec le câble), avant une bonne nuit, j’avais rendez-vous avec le taxi le lendemain matin à 7 heures.
Les photos : 1. D’abord la carte, la boucle rouge en haut du trajet en bus, Helong Park est au niveau du chemin piétonnier en violet qui part vers le bas, en haut à droite le téléphérique du TianziShan et un peu plus bas le trait noir épais du monorail de Shili Hualang, à droite l’entrée/sortie de Wulingyuan. 2. village et rizière non loin de Yuanjiajie 3 à 7 : cinq vues depuis les points de vue de Helong Park : toujours de très beaux pics couronnés de végétation, se détachant cette fois devant un massif plus compact les pics de la dernière vue ont été surnommés « imperial writing brush peaks », ils ressembleraient à des pinceaux … 8 et 9 : la pagode et sa terrasse inférieure 10. les trois sœurs dans la cabine du téléphérique de Tianzi Shan : seule celle du milieu est à l’aise, les autres ont le vertige. Pendant ces 3 jours j'ai vu plusieurs manifestations de crainte dans les téléphériques ou sur les passerelles à pic au-dessus des falaises. 11 à 15 : la vallée de Shili Hualang 16. lac de retenue 17. l’entrée de Wulingyuan surmontée de sa pagode
Bonjour pasqualina
j'ai vriament besoin de vos lumieres...
Séparée depuis peu, j'adore les voyages et desomais nous sommes 4 pour voyager avec mes enfants de 15,12 et 11 ans.
Nous sommes partis a 4 cet été pour la première fois dans les cyclades: j'appréhendais mais tout s'est bien passé. Je prepare mon voyage de l'année prochaine. J'etais partie sur la cote ouest et le texas mais je reve de leur faire decouvrir l'asie. En naviguant sur les sites , je suis tombée sur des paris pekin pour 2000 euros à 4 ce qui me parait fort interessant et tout à fait dans mon budget. Mais je ne parle pas un mot de chinois, comment se debrouiller quand on est hors des grandes villes si tout est marqué en lettres chinoises. Cela craint il de partir seule avec trois loulous. Autre interrogation: juillet est il si chaud (pekin, shanghai...) nous etions en grece cet été il faisiat plus de 40 mais on se baignait tout le temps ce qui n'est pas le cas en chine...
Y a t il des activités plus indiquées pour des ados et quel circuit mettre en place, faut il passer par une agence, peut on se passer d'une voiture?
Merci a vous tous pour les reponses car je sauterai le pas sur ces billets d'avions car c'est sur une bonne compagnie...
j'ai vriament besoin de vos lumieres...
Séparée depuis peu, j'adore les voyages et desomais nous sommes 4 pour voyager avec mes enfants de 15,12 et 11 ans.
Nous sommes partis a 4 cet été pour la première fois dans les cyclades: j'appréhendais mais tout s'est bien passé. Je prepare mon voyage de l'année prochaine. J'etais partie sur la cote ouest et le texas mais je reve de leur faire decouvrir l'asie. En naviguant sur les sites , je suis tombée sur des paris pekin pour 2000 euros à 4 ce qui me parait fort interessant et tout à fait dans mon budget. Mais je ne parle pas un mot de chinois, comment se debrouiller quand on est hors des grandes villes si tout est marqué en lettres chinoises. Cela craint il de partir seule avec trois loulous. Autre interrogation: juillet est il si chaud (pekin, shanghai...) nous etions en grece cet été il faisiat plus de 40 mais on se baignait tout le temps ce qui n'est pas le cas en chine...
Y a t il des activités plus indiquées pour des ados et quel circuit mettre en place, faut il passer par une agence, peut on se passer d'une voiture?
Merci a vous tous pour les reponses car je sauterai le pas sur ces billets d'avions car c'est sur une bonne compagnie...
Chère Laurence,
C'est difficile pour moi de vous conseiller par rapport à vos ados, parce que j'ai commencé à voyager en Chine à l'âge de 53 ans et mon fils en avait 18 et ne m'accompagnait plus dans mes voyages depuis un moment car il a toujours détesté voyager et ne rêvait que de playstation et de jeux vidéos quand je l'emmenais plus jeune avec moi ...
Comment avez-vous fait pour la Grèce ? En aviez-vous parlé avec eux avant d'organiser le voyage ? Il me semble que c'est mieux s'ils sont d'accord avec vous, notamment le/la plus grand/e. Il y a sur ce forum plusieurs témoignages de forumistes qui sont partis avec des ados en organisant tout par eux-mêmes, ils sauront mieux vous conseiller que moi.
Ce qu'il faut savoir c'est que la Chine est très grande, il m'a fallu quatre voyages sur près de 6 mois pour aller dans la plupart des régions sauf le Tibet autonome. Donc suivant le temps dont vous disposez, il faudra vous contenter d'une région de la Chine, soit celle proche de Pékin (qui est très riche et peut occuper sans peine plusieurs semaines), soit si vous préférez aller en montagne et avoir moins chaud, vous prendrez un vol vers Kunming et le Yunnan (la région préférée des Français en Chine je crois) ou vers Chengdu et le Sichuan, ces deux régions contenant une partie des contreforts du Tibet avec des sites jusqu'à 4 000 m d'altitude (où il gèle la nuit en août). Là aussi, vous pouvez trouver des tas de témoignages sur VF, notamment sur le Yunnan qui peut occuper 2 à 4 semaines sans problème, mais mes souvenirs de ces deux régions datent un peu (2006).
La Chine offre de tout, sauf le tourisme balnéaire, eau atrocement polluée : villes modernes avec quartiers futuristes, quartiers et sites historiques plus ou moins restaurés et reconstruits mais très agréables à voir, sites de montagne à couper le souffle mais avec toujours une nature aménagée avec des promenades sécurisées, souvent des temples et très souvent beaucoup de touristes chinois bruyants, notamment en été, villages traditionnels dans des rizières, sites de grottes bouddhiques aux sculptures magnifiques ... il faut choisir parmi autant de merveilles. Et c'est vrai, tout l'ouest de la Chine est chaud (nettement moins de 40 degrés, entre 30 et 35 peut-être) et humide en été, on est en sueur au moindre effort, sauf en altitude.
Donc je vous propose de naviguer un peu sur le net, notamment sur des sites de photos, d'en parler avec vos enfants, et si vous vous décidez pour la Chine, vous achetez un guide papier et vous essayez de vous faire un circuit. Ensuite nous vous conseillerons en ligne, moi ou d'autres "habitués", pour vous dire ce qui est possible ou trop long par rapport à votre durée de voyage, vous conseillez des sites proches, etc... Il faut éviter de papillonner entre plusieurs régions et perdre trop de temps dans les transports sans avoir le temps de profiter de rien.
Bonnes recherches Laurence, sachez que la préparation d'un voyage c'est déjà partir un peu, c'est très agréable !
Pasqualina
merci pasqualina
Pour la grece, j 'ai organisé moi meme le voyage et à mon grand etonnement ils ont autant apprécié les iles que la ville d'athenes avec ses monuments. Le grand est trés jeu video mais trés curieux des qu'il les quitte, il est d'ailleurs ravi qu'on le sorte de sa chambre et de son ecran.
Pour la Chine, de prime abord, j'irai vers les regions les moins chaudes dont tu parles mais je n'ai jamais été en Asie sans voyage organisé (cambodge laos avec un TO que j'ai detetsé d'ailleurs pas les pays mais le principe du voyage.
Je me pose donc la question peut etre commencer par un pays asiatique plus facile, pas trop cher et proche de la mer... du coup je pensais à Bali qui reunit toutes ces conditions quitte a faire la chine sur le printemps ou l'automne plus approprié en termes de saison . j'ai du mal a imaginer aller en chine sans faire pekin et la muraille de chine...
Je continue donc mes investigations et si vous avez des idées de pays je suis preneuse
bonne période pour un pays lointain mais pas trop cher: max 700 euros par billet, avec de l'eau(mer, cascades, rivieres), de la chaleur mais pas trop, un cout de la vie plutot interessant et qui se fasse sur 15 jours 3 semaines.
c'est pour ca que j'ai trouvé BALI en arrivant par bangkok (billets beaucoup moins chers et en restant 2-3 jours sur bangkok pour la visiter tant qu'a faire...
Merci par avance
Pour la grece, j 'ai organisé moi meme le voyage et à mon grand etonnement ils ont autant apprécié les iles que la ville d'athenes avec ses monuments. Le grand est trés jeu video mais trés curieux des qu'il les quitte, il est d'ailleurs ravi qu'on le sorte de sa chambre et de son ecran.
Pour la Chine, de prime abord, j'irai vers les regions les moins chaudes dont tu parles mais je n'ai jamais été en Asie sans voyage organisé (cambodge laos avec un TO que j'ai detetsé d'ailleurs pas les pays mais le principe du voyage.
Je me pose donc la question peut etre commencer par un pays asiatique plus facile, pas trop cher et proche de la mer... du coup je pensais à Bali qui reunit toutes ces conditions quitte a faire la chine sur le printemps ou l'automne plus approprié en termes de saison . j'ai du mal a imaginer aller en chine sans faire pekin et la muraille de chine...
Je continue donc mes investigations et si vous avez des idées de pays je suis preneuse
bonne période pour un pays lointain mais pas trop cher: max 700 euros par billet, avec de l'eau(mer, cascades, rivieres), de la chaleur mais pas trop, un cout de la vie plutot interessant et qui se fasse sur 15 jours 3 semaines.
c'est pour ca que j'ai trouvé BALI en arrivant par bangkok (billets beaucoup moins chers et en restant 2-3 jours sur bangkok pour la visiter tant qu'a faire...
Merci par avance
Je reviens tout juste d'Indonésie, c'était ma première fois, mais je ne suis pas allée à Bali, mais au Sulawesi (très bien pour la mer, mais transports longs et quelquefois difficiles) et au Kalimantan. Je crois que Bali est facile à visiter car touristique depuis longtemps, avec des distances courtes entre les sites à visiter et de bons rapports qualité-prix. Mais dans ce cas priviégie le plus tôt en juillet, car le nombre de touristes augmente beaucoup après le 15 juillet et encore plus en août. Tu trouveras beaucoup d'infos à propos de Bali sur le forum Indonésie. C'est l'île d'Indonésie la plus visitée.
Je te propose aussi un autre pays facile à visiter, avec des régions de montagne, de mer, de rizières, quelques sites historiques très intéressants mais peu, c'est le Vietnam. J'y suis allée il y a 6 ans je crois, et chaque réception d'hôtel m'aidait à organiser l'étape suivante : hôtel et transport. En anglais bien sûr, voilà un service qu'on trouve rarement en Chine, surtout dans les régions un peu plus recuées. Il y a un seul axe nord-sud ou sud-nord donc c'est facile par train ou par bus. A l'époque de mon voyage, les tarifs étaient vraiment bon marché. Et je n'ai pas été malade une seule fois en 5 semaines, je suis revenue avec tous mes médicaments, c'est rare ! Suivant la saison ce n'est pas la même région qui est la meilleure pour les bains de mer, en été c'était Nha Trang où j'ai fait quatre jours de snorkeling. Même chose, va voir le forum Vietnam.
ah cool mais je crois que pour le vietnam c'est pas la bonne periode juillet, tu y as été à quelle periode???
En juillet - août comme toujours. Je n'ai pas eu tant de pluie que ça, mais une menace de tempête m'a bloquée sur une île et la ligne de train vers le sud a été coupée quelques heures par des pluies diluviennes.
Bonjour,
Parents de 3 ado (garçons de 14 / 16 /18 ans ) , nous revenons de 3 semaines en chine . je n'ai pas encore eu le temps de mettre un compte rendu sur le site pour d'autres familles mais je confirme ce que dit Pasqualina : Nous avons fait un magnifique voyage en Chine mais le Vietnam où nous nous sommes rendus en individuel également est plus accessible et très complet pour toutes les raisons parfaitement résumées par Pasqualina. Un petit stop à Hong Kong après le Vietnam peut donner un avant gout de la Chine et Hong Kong plaira également beaucoup à vos enfants. Pour un premier voyage seuls en Asie , le Vietnam est probablement bien adapté. Par ailleurs , nous y sommes allés 3 semaines en Aout en 2010 et 1 ou 2 jours de petite pluie seult donc il ne faut pas non plus trop s'en faire et faire confiance à sa bonne étoile question météo ! En espérant que cela pourra vous aider à vous décider ! A suivre ... Mo
Parents de 3 ado (garçons de 14 / 16 /18 ans ) , nous revenons de 3 semaines en chine . je n'ai pas encore eu le temps de mettre un compte rendu sur le site pour d'autres familles mais je confirme ce que dit Pasqualina : Nous avons fait un magnifique voyage en Chine mais le Vietnam où nous nous sommes rendus en individuel également est plus accessible et très complet pour toutes les raisons parfaitement résumées par Pasqualina. Un petit stop à Hong Kong après le Vietnam peut donner un avant gout de la Chine et Hong Kong plaira également beaucoup à vos enfants. Pour un premier voyage seuls en Asie , le Vietnam est probablement bien adapté. Par ailleurs , nous y sommes allés 3 semaines en Aout en 2010 et 1 ou 2 jours de petite pluie seult donc il ne faut pas non plus trop s'en faire et faire confiance à sa bonne étoile question météo ! En espérant que cela pourra vous aider à vous décider ! A suivre ... Mo
Bonjour Pasqualina,
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre récit, mais je n'ai pas trouvé la partie Yangshuo et la suite dans le Guizhou. Si vous avez un peu de temps, pouvez-vous me dire ce que vous avez fait, dans quels hôtels vous êtes descendus et comment vous vous êtes déplacés. je vous remercie par avance.
Annaïck
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre récit, mais je n'ai pas trouvé la partie Yangshuo et la suite dans le Guizhou. Si vous avez un peu de temps, pouvez-vous me dire ce que vous avez fait, dans quels hôtels vous êtes descendus et comment vous vous êtes déplacés. je vous remercie par avance.
Annaïck
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Chère Annaïck.
Vous n'avez pas trouvé la suite de mes "chroniques", notamment celles concernant le Guizhou et le Guanxi, parce que l'écart en jours entre ce que je racontais sur VF et ce que je vivais en voyageant augmentait à vue d'oeil et c'était très fatigant et assez déstabilisant de raconter Luoyang alors que j'étais dans les montagnes du Guizhou par exemple. Traiter les photos et écrire me prenait trop de temps, j'y passais une partie de la nuit et après j'étais fatiguée le lendemain pour visiter. En plus il y avait tous les jours où je n'avais pas internet ou de mauvaise qualité. Bref j'ai laissé tomber mon récit au milieu du voyage en arrivant à Hong Kong, en espérant le reprendre à mon retour. Mais en fait j'ai eu trop de travail à la rentrée et le temps a passé ...
Cela fait maintenant presque deux ans que j'ai traversé le Guizhou et le Guanxi, j'ai des souvenirs clairs sur le Guanxi que je visitais pour la 2e fois, pour le Guizhou, il faudrait que je me replonge dans les photos et les mails de préparation. Pour le Guizhou, j'ai loué une voiture avec chauffeur par l'intermédiaire du patron de l'office du tourisme de Kaili, qui était chaudement recommandé sur VF. Ce n'était franchement pas donné, surtout qu'étant seule je ne pouvais partager les frais, mais le voyage a été absolument superbe, le chauffeur très sympathique et compétent (passionné de photos lui-même, il savait où s'arrêter pour faire les meilleures photos). Tant les paysages de rizières que les villages miao et dong étaient magnifiques. Arrivée en train à Kaili, j'ai été amenée aux portes du Guanxi et ensuite j'ai continué par moi-même. J'ai gardé ce chauffeur pendant 5 ou 6 jours. Dis-moi si tu as besoin de plus d'info sur mon circuit, le prix et les cordonnées de mon organisateur. Il est très souple, se pliant à la durée dont tu disposes, aux fêtes traditionnelles du moment et à tes goûts, mais il ne baisse pas les prix, marchandage quasi impossible par mail. J'ajoute qu'il est très sympathique aussi, je l'ai rencontré à Kaili et passé deux heures avec lui.
Pour le Guanxi, c'était un retour pour moi car j'y avais passé 10 jours en 2006 (entre Guilin, Yangshuo et Ping'An). Là je n'avais que 4 ou 5 jours car je devais sortir de Chine vers Hong Kong au 30e jour de visa. Donc j'ai décidé de voir les deux choses qui m'avait le plus plu en 2006 : les rizières en terrasses du "Dos du dragon" autour de Ping'An et la région de la rivière Li aux environs de Yangshuo.
Je suis arrivée en voiture depuis le Guizhou jusqu'à Ping'An (chauffeur dong de Chenghuang trouvé par l'intermédiaire du chauffeur de Kaili), ce qui m'a évité la longueur des transports en bus et plusieurs changements. A Ping'An j'ai passé deux nuits dans l'auberge de jeunesse au début du village (donc assez en bas) et j'ai fait la randonnée d'un jour entre Ping'An et Dazhai. Il faut partir bien tôt le matin. Moi je suis partie trop tard, j'ai été trop lente et je ne suis pas toute jeune, donc arrivée au milieu, au village de Zhongliu qui était désservie par une route en terre, j'ai pris une moto conduite par un jeune, et en faisant un grand détour par cette route il m'a conduite à Dazhai assez tôt pour que je puisse prendre le nouveau téléphérique et contempler le point de vue extraordinaire sur tout le cirque de montagne couvert de rizières en terrasses qui domine Dazhai. En plus c'était en fin de journée avec un soleil déjà doré, splendide. Le dernier bus pour Ping'An était déjà parti, mais il y avait un dernier taxi qui m'y a conduite pour pas cher. Cette randonnée vaut vraiment la peine, un point négatif sont les paysannes du village de Zhongliu qui sont vraiment pénibles. Elles s'accrochent aux randonneurs jusqu'à ce qu'ils acceptent de leur acheter quelque chose ou d'aller manger chez elles (c'est pas cher, mais je n'aime pas être harcelée). Les autres villages comme Ping'An et Dazhai ont restaus, boutiques et guesthouses donc les villageois profitent des touristes, mais Zhongliu ne voit que les randonneurs et est beaucoup plus pauvre.
Le lendemain je suis allée à Xingping, un village non loin de Yangshuo sur la rivière Li, en passant deux nuits dans l'auberge de jeunesse (j'ai trouvé et réservé les deux AJ sur booking.com, les deux fois j'avais une chambre individuelle avec bains, je n'étais pas en dortoir). Le problème de cette région, notamment de Yangshuo et même de Xingping, c'est l'afflux des touristes, notamment des groupes chinois. Dans une ville ce n'est pas gênant, mais dans la nature, si. Si tu vas à Yangshuo, surtout si c'est en été comme moi (fin juillet), il faudra rayonner autour pour éviter la foule. Par contre tu pourras profiter des restaurants et lieux de divertissement de Yangshuo si cela te plait. J'avais choisi Xingping, parce qu'on m'avait dit que c'était comme Yanghsuo avant le boom touristique. En fait, le village a gardé une rue authentique et son petit port sur la Li est vraiment sympa avant et après l'arrivée des groupes chinois, donc par exemple au crépuscule. Mais c'est là où les groupes chinois embarquent pour leur excursion sur la Li et c'est un défilé continu. Les bateaux sur la Li sont de deux types : les gros bateaux de croisière et les petits "bamboo boats", en fait des esquifs en PVC avec un petit moteur pétaradant embarquant 4 ou 5 personnes. Et Xingping est justement l'endroit où on peut embarquer sur ces bamboo boats. L'auberge de jeunesse a des prix pour l'excursion. Je ne l'ai pas prise car je voulais faire la randonnée au bord de la Li indiquée sur Lonely Planet "4-5 h de marche", "magnifique sentier de randonnée", mais je n'ai jamais trouvé ce sentier, ni aucun des touristes que j'ai croisé ou qui était à l'auberge de jeunesse. Je crois qu'il a été détruit par la croissance du village et bitumé pour que puissent passer les petits trains sur roues qui ramènent les groupes chinois après leurs trajets en bateau. En plus comme je ne faisais pas l'excursion, je n'avais pas droit de prendre ces trains. Donc j'ai marché environ une heure en plein soleil sur une route en plein champs, à plus de 500 m de la Li qui était invisible (mais on entendait les pétarades des bateaux au loin), doublée régulièrement par les petits trains. J'en ai eu assez et j'ai pris le premier chemin en terre qui allait vers la Li entre deux champs, mais pas de sentier au bord de la Li, il fallait marcher sur les cailloux des berges de la rivière, donc assez fatigant, et nécessité de chaussures de randonnée. Le paysage magnifique, avec les montagnes si célèbres en pains de sucre, mais le bruit incessant des centaines de "bamboo boats" pétaradant donnant l'impression d'être au bord d'une route très passante. J'ai croisé des touristes qui avaient essayé de faire la randonnée dans l'autre sens, n'avait pas non plus trouvé de sentier de randonnée et avaient eu les plus grandes peines à traverser la Li. En effet il y a 2 ou 3 traversées en "ferry" c'est-à-dire des barques publiques bon marché. Mais lorsqu'ils ont demandé sur le chemin à des villagois l'emplacement des points de traversée, ceux-ci ne les leur ont pas donné, mais leur ont indiqué des bamboo boats qui demandaient le prix fort, pratiquement le prix d'une excursion complète. Ils étaient donc très déçus par leur journée. J'ai parlé ensuite à d'autres touristes qui avaient fait demi-tour. Pour moi, je suis arrivée au point de traversée du premier ferry, et j'ai pu traverser pour une somme très modique. De l'autre côté il y avait une petit échope-bar surplombant la Li et ensuite la route en terre s'éloignait du fleuve et partait dans la campagne. J'ai fait quelques centaines de mètres puis ai rebroussé chemin, je me suis reposée et désaltérée au petit bar en observant le spectacle. Ils m'ont proposé un bamboo baot pour retourner à Xingping, c'était presque aussi cher que le prix de l'auberge de jeunesse pour l'aller-retour, mais je n'avais pas envie de refaire le même chemin, donc je suis rentrée en bamboo boat. Paysage magnifique, mais défilant trop vite, c'est bien aussi d'aller à pied en prenant son temps, même si cela fait plus mal aux pieds. Le bamboo boat m'a laissée à un quai peu avant le port. Sur ce quai, c'était la fin de la journée, des tas de familles chinoises prenaient un bain dans la Li, c'était très agréable d'être là à regarder en attendant le crépuscule. Donc au total une bonne journée, mais il faut de bonnes chaussures et improviser car le "magnifique sentier de randonnée" de LP est introuvable. Depuis 2 ans peut-être l'ont-ils reconstitué ? J'en doute, car le développement économique du village tire vers l'exploitation financière des bamboo boats, pas sur des randonnées qui ne rapportent rien aux villageois.
Je suis repartie le lendemain direction Guilin-Canton-HongKong. Mais en 2006, j'avais par l'intermédiaire d'une agence de Yangshuo pris une moto-taxi pour visiter rizières, campagnes et villages alentours, très belle journée. Si on est plus sportif et plus jeune que moi, la même chose peut être faite en vélo. Et là on s'éloigne des groupes de touristes chinois. J'avais aussi fait un tour en bateau sur un affluent de la Li moins fréquenté, le Yulong, mais je n'avais pas eu de chance car un énorme orage s'était levé au milieu du trajet, le batelier et moi avions été complètement inondés par la pluie et il n'arrivait presque plus à avancer à cause du vent ; j'avais été soulagée quand j'avais reposé le pied à terre. Mais c'est un hasard, évidemment. Ce souvenir du Yulong est loin, mais il me semble que les pains de sucre sont plus beau sur la Li, tandis que le Yulong est plus "nature", avec très peu de touristes.
J'espère t'avoir donné des informations utiles, tout sort de mes souvenirs, pour le Guizhou je ne me souviens plus des noms, demande-moi s'il te faut des informations concrètes. Bon voyage en Chine, Pasqualina
Cela fait maintenant presque deux ans que j'ai traversé le Guizhou et le Guanxi, j'ai des souvenirs clairs sur le Guanxi que je visitais pour la 2e fois, pour le Guizhou, il faudrait que je me replonge dans les photos et les mails de préparation. Pour le Guizhou, j'ai loué une voiture avec chauffeur par l'intermédiaire du patron de l'office du tourisme de Kaili, qui était chaudement recommandé sur VF. Ce n'était franchement pas donné, surtout qu'étant seule je ne pouvais partager les frais, mais le voyage a été absolument superbe, le chauffeur très sympathique et compétent (passionné de photos lui-même, il savait où s'arrêter pour faire les meilleures photos). Tant les paysages de rizières que les villages miao et dong étaient magnifiques. Arrivée en train à Kaili, j'ai été amenée aux portes du Guanxi et ensuite j'ai continué par moi-même. J'ai gardé ce chauffeur pendant 5 ou 6 jours. Dis-moi si tu as besoin de plus d'info sur mon circuit, le prix et les cordonnées de mon organisateur. Il est très souple, se pliant à la durée dont tu disposes, aux fêtes traditionnelles du moment et à tes goûts, mais il ne baisse pas les prix, marchandage quasi impossible par mail. J'ajoute qu'il est très sympathique aussi, je l'ai rencontré à Kaili et passé deux heures avec lui.
Pour le Guanxi, c'était un retour pour moi car j'y avais passé 10 jours en 2006 (entre Guilin, Yangshuo et Ping'An). Là je n'avais que 4 ou 5 jours car je devais sortir de Chine vers Hong Kong au 30e jour de visa. Donc j'ai décidé de voir les deux choses qui m'avait le plus plu en 2006 : les rizières en terrasses du "Dos du dragon" autour de Ping'An et la région de la rivière Li aux environs de Yangshuo.
Je suis arrivée en voiture depuis le Guizhou jusqu'à Ping'An (chauffeur dong de Chenghuang trouvé par l'intermédiaire du chauffeur de Kaili), ce qui m'a évité la longueur des transports en bus et plusieurs changements. A Ping'An j'ai passé deux nuits dans l'auberge de jeunesse au début du village (donc assez en bas) et j'ai fait la randonnée d'un jour entre Ping'An et Dazhai. Il faut partir bien tôt le matin. Moi je suis partie trop tard, j'ai été trop lente et je ne suis pas toute jeune, donc arrivée au milieu, au village de Zhongliu qui était désservie par une route en terre, j'ai pris une moto conduite par un jeune, et en faisant un grand détour par cette route il m'a conduite à Dazhai assez tôt pour que je puisse prendre le nouveau téléphérique et contempler le point de vue extraordinaire sur tout le cirque de montagne couvert de rizières en terrasses qui domine Dazhai. En plus c'était en fin de journée avec un soleil déjà doré, splendide. Le dernier bus pour Ping'An était déjà parti, mais il y avait un dernier taxi qui m'y a conduite pour pas cher. Cette randonnée vaut vraiment la peine, un point négatif sont les paysannes du village de Zhongliu qui sont vraiment pénibles. Elles s'accrochent aux randonneurs jusqu'à ce qu'ils acceptent de leur acheter quelque chose ou d'aller manger chez elles (c'est pas cher, mais je n'aime pas être harcelée). Les autres villages comme Ping'An et Dazhai ont restaus, boutiques et guesthouses donc les villageois profitent des touristes, mais Zhongliu ne voit que les randonneurs et est beaucoup plus pauvre.
Le lendemain je suis allée à Xingping, un village non loin de Yangshuo sur la rivière Li, en passant deux nuits dans l'auberge de jeunesse (j'ai trouvé et réservé les deux AJ sur booking.com, les deux fois j'avais une chambre individuelle avec bains, je n'étais pas en dortoir). Le problème de cette région, notamment de Yangshuo et même de Xingping, c'est l'afflux des touristes, notamment des groupes chinois. Dans une ville ce n'est pas gênant, mais dans la nature, si. Si tu vas à Yangshuo, surtout si c'est en été comme moi (fin juillet), il faudra rayonner autour pour éviter la foule. Par contre tu pourras profiter des restaurants et lieux de divertissement de Yangshuo si cela te plait. J'avais choisi Xingping, parce qu'on m'avait dit que c'était comme Yanghsuo avant le boom touristique. En fait, le village a gardé une rue authentique et son petit port sur la Li est vraiment sympa avant et après l'arrivée des groupes chinois, donc par exemple au crépuscule. Mais c'est là où les groupes chinois embarquent pour leur excursion sur la Li et c'est un défilé continu. Les bateaux sur la Li sont de deux types : les gros bateaux de croisière et les petits "bamboo boats", en fait des esquifs en PVC avec un petit moteur pétaradant embarquant 4 ou 5 personnes. Et Xingping est justement l'endroit où on peut embarquer sur ces bamboo boats. L'auberge de jeunesse a des prix pour l'excursion. Je ne l'ai pas prise car je voulais faire la randonnée au bord de la Li indiquée sur Lonely Planet "4-5 h de marche", "magnifique sentier de randonnée", mais je n'ai jamais trouvé ce sentier, ni aucun des touristes que j'ai croisé ou qui était à l'auberge de jeunesse. Je crois qu'il a été détruit par la croissance du village et bitumé pour que puissent passer les petits trains sur roues qui ramènent les groupes chinois après leurs trajets en bateau. En plus comme je ne faisais pas l'excursion, je n'avais pas droit de prendre ces trains. Donc j'ai marché environ une heure en plein soleil sur une route en plein champs, à plus de 500 m de la Li qui était invisible (mais on entendait les pétarades des bateaux au loin), doublée régulièrement par les petits trains. J'en ai eu assez et j'ai pris le premier chemin en terre qui allait vers la Li entre deux champs, mais pas de sentier au bord de la Li, il fallait marcher sur les cailloux des berges de la rivière, donc assez fatigant, et nécessité de chaussures de randonnée. Le paysage magnifique, avec les montagnes si célèbres en pains de sucre, mais le bruit incessant des centaines de "bamboo boats" pétaradant donnant l'impression d'être au bord d'une route très passante. J'ai croisé des touristes qui avaient essayé de faire la randonnée dans l'autre sens, n'avait pas non plus trouvé de sentier de randonnée et avaient eu les plus grandes peines à traverser la Li. En effet il y a 2 ou 3 traversées en "ferry" c'est-à-dire des barques publiques bon marché. Mais lorsqu'ils ont demandé sur le chemin à des villagois l'emplacement des points de traversée, ceux-ci ne les leur ont pas donné, mais leur ont indiqué des bamboo boats qui demandaient le prix fort, pratiquement le prix d'une excursion complète. Ils étaient donc très déçus par leur journée. J'ai parlé ensuite à d'autres touristes qui avaient fait demi-tour. Pour moi, je suis arrivée au point de traversée du premier ferry, et j'ai pu traverser pour une somme très modique. De l'autre côté il y avait une petit échope-bar surplombant la Li et ensuite la route en terre s'éloignait du fleuve et partait dans la campagne. J'ai fait quelques centaines de mètres puis ai rebroussé chemin, je me suis reposée et désaltérée au petit bar en observant le spectacle. Ils m'ont proposé un bamboo baot pour retourner à Xingping, c'était presque aussi cher que le prix de l'auberge de jeunesse pour l'aller-retour, mais je n'avais pas envie de refaire le même chemin, donc je suis rentrée en bamboo boat. Paysage magnifique, mais défilant trop vite, c'est bien aussi d'aller à pied en prenant son temps, même si cela fait plus mal aux pieds. Le bamboo boat m'a laissée à un quai peu avant le port. Sur ce quai, c'était la fin de la journée, des tas de familles chinoises prenaient un bain dans la Li, c'était très agréable d'être là à regarder en attendant le crépuscule. Donc au total une bonne journée, mais il faut de bonnes chaussures et improviser car le "magnifique sentier de randonnée" de LP est introuvable. Depuis 2 ans peut-être l'ont-ils reconstitué ? J'en doute, car le développement économique du village tire vers l'exploitation financière des bamboo boats, pas sur des randonnées qui ne rapportent rien aux villageois.
Je suis repartie le lendemain direction Guilin-Canton-HongKong. Mais en 2006, j'avais par l'intermédiaire d'une agence de Yangshuo pris une moto-taxi pour visiter rizières, campagnes et villages alentours, très belle journée. Si on est plus sportif et plus jeune que moi, la même chose peut être faite en vélo. Et là on s'éloigne des groupes de touristes chinois. J'avais aussi fait un tour en bateau sur un affluent de la Li moins fréquenté, le Yulong, mais je n'avais pas eu de chance car un énorme orage s'était levé au milieu du trajet, le batelier et moi avions été complètement inondés par la pluie et il n'arrivait presque plus à avancer à cause du vent ; j'avais été soulagée quand j'avais reposé le pied à terre. Mais c'est un hasard, évidemment. Ce souvenir du Yulong est loin, mais il me semble que les pains de sucre sont plus beau sur la Li, tandis que le Yulong est plus "nature", avec très peu de touristes.
J'espère t'avoir donné des informations utiles, tout sort de mes souvenirs, pour le Guizhou je ne me souviens plus des noms, demande-moi s'il te faut des informations concrètes. Bon voyage en Chine, Pasqualina
Bonsoir Pasqualina,
Merci beaucoup de cette réponse si détaillée et pleine de souvenirs. Je tiendrai compte de tous les détails pour les rizières et pour Yangshuo. J'aimerais bien si ce n'est pas trop compliqué avoir le tarif "pas donné" du chauffeur car on aimerait bien en avoir un aussi pour exactement le même nombre de jours, j'ai bien peur qu'en 2 ça ait augmenté mais ça nous donnera une petite idée. Je me fais un petit parcours des villages en lisant VF. Merci en tous les cas. Bonne soirée. Annaïck
Merci beaucoup de cette réponse si détaillée et pleine de souvenirs. Je tiendrai compte de tous les détails pour les rizières et pour Yangshuo. J'aimerais bien si ce n'est pas trop compliqué avoir le tarif "pas donné" du chauffeur car on aimerait bien en avoir un aussi pour exactement le même nombre de jours, j'ai bien peur qu'en 2 ça ait augmenté mais ça nous donnera une petite idée. Je me fais un petit parcours des villages en lisant VF. Merci en tous les cas. Bonne soirée. Annaïck
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