Première découverte du nord Vietnam, un très beau voyage mais...

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LO
Bonjour Muriel,

Elles sont vraiment chouettes ces photos, avec une belle lumière

Merci, moi aussi je les aime bien et je préférerais qu'on retienne plus ces magnifiques paysages que le comportement de notre guide...

De même, n'était-il pas possible d'aller musarder le nez au vent pendant la sieste?

Bien sûr que si et c'est ce que nous ferons par la suite (-spoiler- parce qu'évidemment, cette situation va se répéter) mais dans ce cas précis, comme je le disais à Fabienne, je me sentais plus comme une invitée que comme une simple touriste dans une structure impersonnelle. Mon éducation a fait le reste (ma mère serait fière de moi ).

Fabienne te répondait : "vous pouvez très bien vous promener en "liberté" dans un périmètre plus ou moins défini. Nous l'avons souvent fait, plutôt le soir ou tôt le matin avant le départ et souvent sur les recommandations du guide"

Je confirme et même sans périmètre défini, nous le faisions chaque fin de journée quand le guide déposait sa casquette et disparaissait, en nous passant de conseils puisqu'il ne nous en donnait pas. La journée, sous sa coupe, le seul moyen de vraiment s'en "débarrasser" () aurait effectivement été de le pousser dans un fossé [:P]

D'autre part et là Fabienne a parfaitement raison, encore faudrait-il connaître un peu le secteur. Je m'en suis voulu, par la suite, de ne pas avoir assez préparé cette partie du voyage, me reposant sur le fait que nous aurions un guide.

Ceci dit, ce jour là, il aurait été très facile de nous expliquer où aller et comment. Ce n'était pas bien compliqué. Notre guide ne le souhaitait pas et effectivement, semblait se sentir responsable de nous à chaque instant sans vouloir nous lâcher tout en en faisant un minimum. Un peu comme des parents un peu las avec des enfants. J'ai détesté ce rôle qu'il nous a attribué plus que tout le reste. Jamais, même dans un voyage en groupe je ne me suis sentie infantilisée à ce point.

Tout cela me paraît effectivement très pesant....

Heureusement, la pesanteur s'allège avec le temps. Ce n'est certes pas une loi physique mais une simple constatation

A bientôt
LO
Bonjour Isabelle,

Merci ! [:)]

Vous avez du vous féliciter de continuer cette balade à pied même si le guide n'était pas très content

A ce moment, j'ai complètement oublié le guide et profité à 100% de l'instant présent. Un excellent souvenir. [:)][:)][:)]

En attendant, je vais garder en mémoire ces photos pour un éventuel retour au Vietnam.

Ouiiiii ! Je vois que tu as su tirer l'essentiel [;)]
CH
Coucou Laure,

Nous adorons tous les deux l'Asie et l'Ouest Américain, pourtant si différents. Après mes expériences Bali, Java, Sri-lanka, j'ai eu le temps en cinq mois en 2014 de m'imprégner un peu plus de l'ambiance de l'Asie du Sud-Est et de comprendre certains comportants qui sont complétement différents suivant les pays et tellement loin des nôtres.

J'adore tes photos de rizières dorées et nous espérons y revenir à cette période.

Pour l'instant 2018 : l'Ouest Américain !

Amitiés de nous deux (Jean-Michel te remercie) et peut-être nous rencontrerons-nous un de ces jours dans l'Ouest. A bientôt

Michèle
Michèle http://mjm-nosvoyages.blogspot.fr/ Ethopie 2020-Birmanie 2017-New York 2015-Sicile 2015-Ouest américain 2015/16/17/18/19 - Madrid/Barcelone - Cinq Terre 2017-Prague 2018-Venise 2019 http://surlarouteasiatique.blogspot.fr/ 2014 : périple de 9 mois Cambodge, Laos, Vietnam et ouest Américain
AS
Bonjour Laure,

Ouh lala, Je ne vous prends pas pour une timorée et encore moins pour une imbécile, je donne juste mon point de vue en fonction de mon vécu et du ressenti à vous lire.

Et maintenant que vous précisez, je comprends parfaitement que vous ayez tenu à rester avec vos hôtes plutôt que de sortir faire un tour, puisqu’eux ne dormaient pas.

Nuance, je dis "j'aurai fait", plutôt que "ils auraient du"... Quand au discussions stériles, je ne les poursuis pas, je ne dois pas avoir votre patience ou votre bonne éducation[:P].

Comme je n'ai pas très envie de chipoter qui plus est en public, je ne commenterai plus me contentant de lire et de regarder vos belles photos[;)].

Bien à vous et belle journée.
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
MO
Bonjour Laure Et merci pour cette première partie du voyage et ces magnifiques photos . Je vais laisser là la suite de ce carnet , car je vivrais le reste moi même à partir de mi-décembre !! Et guide ou pas guide, j’espère emplir mes yeux avec d’aussi beaux paysages ! On se retrouve en janvier pour le debrief ! [;)]
"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux." Marcel Proust
LO
Bonjour Bruno,

Merci à vous pour ce commentaire [:)]

j’espère emplir mes yeux avec d’aussi beaux paysages

Vous ne devriez pas être en reste même si, la saison n'étant pas la même, ils seront forcément différents.

On se retrouve en janvier pour le debrief !

OK [;)]

Je viens de voir, que vous revenez d'un voyage Pérou/Bolivie, un de mes rêves... Rien n'est sûr encore mais nous marcherons peut-être bientôt dans vos traces tandis que vous nous succéderez en Asie. Je me garde votre carnet de voyage pour ce we

Bon voyage !
LO
peut-être nous rencontrerons-nous un de ces jours dans l'Ouest.

Why not, ce serait sympa. Nous comptons bien y retourner un jour mais ce ne sera pas pour 2018. Je vous souhaite à tous les deux plein de chouettes projets et bien sûr, autant de merveilleux voyages.
LO
Fabienne,

Je m'excuse si j'ai mal interprété vos propos. Vos interventions quant à notre expérience avec ce guide et nos réactions face à son attitude ont fait naître en moi un sentiment de malaise. Sans doute suis-je trop susceptible. C'est ce qui a motivé mon propos.

Si j'ai parlé de discussions stériles, c'était uniquement pour arguer du fait que, parfois, parler ne résout rien. Cela n'a rien à voir avec la notion de bonne ou de mauvaise éducation. Moi aussi, quand je ne suis pas entendue, et bien je me tais [:/] mais c'est alors un constat d'échec.

J'ai peut-être eu tort de ne pas vous en avoir fait la remarque en MP mais comme cela intervenait dans le cadre d'une discussions engageant plusieurs personnes, je n'ai pas jugé nécessaire d'agir de la sorte.

Bien sûr, il vous appartient de décider d'intervenir ou non dans une discussion sur ce forum, celle-ci comme les autres. Sachez cependant que je regretterai, comme bien d'autres, vos interventions souvent (mais pas forcément toujours à mon humble avis ) pleines de sagesse et d'informations fort intéressantes.

J'espère avoir suffisamment éclairci les choses pour que nous ne restions pas sur ce malentendu ce qui serait dommage, convenez-en. Très bonne soirée à vous aussi.
LO
J4 LUNDI 25/9 : VINH QUANG > PAN HOU VILLAGE

Partie 1 : un p'tit tour dans Vinh Quang ... et puis s'en va

Notre chambre domine la rue principale. Réveillée avec le soleil (et un peu aidée par la fermeté inhabituelle de la literie [:P]), je profite du spectacle qui, comme d'habitude, bat son plein dès l'aube. Les échoppes sont déjà ouvertes, offrant viande et légumes et partout, petits et grands s'agitent. Tout le long de la grand rue, un long ruban de jeunes s'étirent, pantalon noir, chemise blanche. Certains portent un petit tabouret de plastique, un sac à dos, beaucoup vont à pied, d'autres ont la chance d'être motorisés, les filles ensemble, cheveux tirés, les garçons un peu plus loin, en groupes plus dissipés. Il y a école aujourd'hui. Un camion passe dans un nuage de poussière. Une chèvre bêle dans la ruelle juste à côté. Une femme balaie le seuil à grands gestes énergiques tandis que tout près, accroupi sur le trottoir, un tout petit ouvre une grande bouche pour recevoir une cuillerée de bouillie. Et le soleil monte lentement dans le ciel encore brumeux, dardant ses rayons brulants sur cette nouvelle journée qui commence.

Pas de petit-déjeuner dans cet hôtel moderne et récent. Pas ou peu d'offres de breakfast européen dans cette bourgade où les rares touristes ne font que passer. Ce sera donc un pho pour tout le monde. Notre guide nous conduit dans une gargote où on nous servira un gigantesque bol de bouillon, viande, verdure et vermicelles. Bon appétit ! Bon d'accord, j'ai préféré les pancakes du Ngan Nga la veille , mais l'expérience est intéressante. Sous mon nombril, une tentative de rébellion se dessine, vite calmée par un assaisonnement "sauce-Smecta" du pho-ga (au poulet pour les non initiés). Ce n'est pas le moment de jouer les trouble-fête, aujourd'hui, c'est rando !

Impossible de finir l'immense bol. Qu'à cela ne tienne, on part visiter la ville. Nous avons une heure à tuer avant le départ (en fait, on comprendra plus tard que le guide avait des courses à faire ).

On déambule dans la rue principale. Avec ses multiples fanions, étoile jaune sur fond rouge, bannière colorée, marteau et faucille, aucun risque d'oublier quel est le régime du pays. Comme partout il y a des câbles qui traînent et s'emmêlent, comme partout il y a des maisons qui se dressent, étroites et profondes dont seule la façade est peinte et qui n'en finissent pas, pourtant, de nous surprendre. Comme ailleurs il y a des petites marchandes accroupies sur le trottoir qui vendent à boire et à manger et des ethnies dans leur costume local qui se mélangent et qui nous perdent. Tay, Hmong, Nung, pantalon noir, tunique coloré, veste bleu, turban, foulard, il y en a 54, comment voulez-vous qu'on si retrouve !





De retour à l'hôtel, nous sommes prêts à l'heure dite, sacs bouclés. Oui mais... une voiture s'est garée derrière la nôtre. Il faudra trouver le chauffeur... puis trouver les clés... puis démarrer la voiture ... après un thé.. et une petite causette ...

Une heure plus tard, on démarre enfin. En route pour Ban Luoc. Oui mais... le chauffeur ne connait pas la route ... et le guide non plus. C'est un gag ! On tâtonne. Deux demi-tours plus tard, le GPS du téléphone est enclenché puis c'est auprès des passants que notre équipe de choc cherchera secours. Heureusement, ce n'était pas bien loin.

Ban Luoc, tout le monde descend. La voiture est garée devant un grand bâtiment qui fait office de poste et de mairie. On attend. Une demi-heure, une heure. On attend quoi ? Le guide local. Ah oui, bien sûr, on ne se déplace jamais sans au moins deux guides, nous !



Un jeune finit par arriver, tout juste 20 ans. Une connaissance de notre guide peut-être. Il s'adresse à lui, salutations, échanges en vietnamien et ils partent tous les deux sur le sentier qui descend derrière le bâtiment. Euh, on fait quoi, nous ?

Notre guide se retourne, frappé par un oubli soudain et nous fait signe de suivre.

OK, c'est donc notre guide local, bonjour, Sin Chao, enchanté, nice to meet you... Pas la peine de se mettre en frais, il est déjà 100m devant sans même nous avoir jeté un regard. On embraye donc dans le sillage des deux guides qui piaillent comme deux commères. Il est presque 11h, l'heure la plus chaude et il fait une chaleur étouffante sans le moindre souffle d'air dans cette vallée coincée entre des collines couvertes de rizières.

La suite est ici
JO
Laure,

Je continue à vous suivre avec plaisir, tout en admirant votre patience, à la fois dans et autour de ce récit. Moi qui me plains régulièrement de n'avoir pas assez d'interventions sur mes carnets, force est de constater qu'il en est certaines dont je me passe allègrement.

Une petite observation : par savoir-vivre, correction, politesse etc, j'ai laissé certains agir comme votre guide. Sans que cela aille toutefois trop loin. Ayant pris de la bouteille et n'ayant plus la même quantité de temps devant moi, j'opte maintenant pour la rupture nette devant une situation insatisfaisante de ce genre, c'est-à-dire l'éloignement physique et immédiat. Quelles qu'en soient les conséquences. Les inconvénients ne sont finalement rien à côté de l'immense soulagement que l'on ressent. Et pour l'expérience que connait le protagoniste d'en face ? Eh bien, finalement, c'est pas volé !

Encore merci de nous offrir ce récit vivant.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
BI
Hello Laure, A y'est j'ai lu d'une traite toutes les journées que j'avais (déjà ) en retard.

J'ai adoré tes photos du marché de Bac Ha et moi aussi j'ai "senti" les odeurs et "entendu" la cacophonie ambiante en les regardant ! Dans ces cas là qu'est-ce que je regrette de n'avoir que 2 yeux et qu'ils ne puissent pas voir à 360° !!

La lumière des rizières des La Chi est si belle : on dirait un décor... Quel bonheur ça a dû être de marcher là !

Bon, je ne reviendrais pas sur le débat guide ou pas guide, d'autant qu'au Vietnam je n'ai pas testé. On a juste loué une voiture avec chauffeur pour relier 2 destinations et (heureusement) il nous arrêtait bien où on le souhaitait pour faire des photos ou voir des trucs. Mais je peux comprendre ta frustration de te faire voler TON voyage.

Bonne soirée,

Violaine
Résiste, suis ton coeur qui insiste
VA
Salut Dame patience [:p]

Ce sont ces images (rizières aux mille tons de verts, bouilles d'enfants, marchés locaux....) qui me donnent des envies de Vietnam. Que c'est beau...
Tous nos voyages sur http://www.famille-morin.fr
LO
Bonsoir Joel,

Je continue à vous suivre avec plaisir, tout en admirant votre patience

L'admiration n'est pas de mise, ma "patience" me coûte beaucoup et a ses limites [;)] par contre, je suis contente que vous continuiez ce voyage virtuel avec nous. Comme vous le faites fort justement remarquer, les lecteurs sont le moteur de celui qui écrit.

Une petite observation : par savoir-vivre, correction, politesse etc, j'ai laissé certains agir comme votre guide. Sans que cela aille toutefois trop loin. Ayant pris de la bouteille et n'ayant plus la même quantité de temps devant moi, j'opte maintenant pour la rupture nette devant une situation insatisfaisante de ce genre

Votre remarque m'a fait sourire. Je crois que j'ai fait le chemin inverse, plus jeune, j'aurais réagi d'une manière plus impulsive et plus extrême. Avec les années, j'ai pris du recul et cultivé la nuance mais comme dit le proverbe "chasser le nature, il revient au galop "

Merci à vous pour ce commentaire.
LO
Coucou Violaine,

C'est sympa de continuer le voyage ensemble. Oui, il y a eu des petits couacs mais le bilan reste positif. Ce fut une expérience, dans la découverte d'un nouveau continent comme dans le découverte d'une nouvelle manière de voyager.

On a juste loué une voiture avec chauffeur pour relier 2 destinations et (heureusement) il nous arrêtait bien où on le souhaitait pour faire des photos ou voir des trucs.

La deuxième semaine de notre séjour au Vietnam, nous avions également juste un chauffeur qui nous a conduit entre Hanoï, l'embarcadère, Tam Coc et l'aéroport. Rien à voir avec ce que nous avions vécu la première semaine ! Il parlait un peu anglais et s'est montré vraiment très sympa, proposant des arrêts, commentant des lieux ou des situations. Nous avons beaucoup apprécié. En plus il conduisait très (trop ) lentement. Bref, le jour et la nuit ! Comme quoi, ces histoires de guide et de chauffeur, c'est vraiment une loterie.
LO
Salut Dame patience

Je t'assure que c'est un surnom que je ne mérite absolument pas. Si je raconte ça à mes jeunes, ils vont être tordus de rire [:P] mais l'écrit met une certaine distance qui permet de pondérer les réactions trop spontanées. Sur le terrain, la tension était parfois palpable entre le guide et moi et du coup, son attitude oscillait entre une certaine volonté de nous satisfaire et son inclinaison naturelle à réduire ses services.

Ce sont ces images (rizières aux mille tons de verts, bouilles d'enfants, marchés locaux....) qui me donnent des envies de Vietnam

Alors vas-y, fonce, tu seras comblée ! Et si tu devais être mal accompagnée (ce que je ne te souhaite pas), au moins, tu seras prévenue [;)]
LO
Partie 2 : Balade à Ban Luoc ou quand le meilleur côtoie le pire

On s'enfonce progressivement dans la vallée en suivant un petit cours d'eau. Le sentier s'élève gentiment en larges courbes. Hier, nous dominions les rizières, aujourd'hui nous sommes dans le décor, immergés dans une mer de pédoncules dorées. Des champs de riz au-dessus, des champs de riz au-dessous, partout, à perte de vue des champs de riz.





Ce serait juste magique si il ne faisait pas aussi chaud, de cette chaleur lourde et pleine d'humidité qui pèse sur les épaules, sur le dos, jusqu'aux cuisses et aux mollets comme une chape de plomb. Ça doit bien exister, non, plus de 100% d'humidité. Non ? Mais si, je suis sûre que ça existe [:P]. Avec nos pantalons et vestes manches longues (épidémie de dengue qui bat son plein oblige) et le produit anti-moustiques qui coule et pique les yeux, on n'est pas au top du confort. Pour couronner le tout, nos guides imposent un rythme soutenu et avalent les kilomètres sans se préoccuper de nous. A chaque arrêt photo, il faut courir pour les rejoindre. Des arrêts que j'hésite à faire, des photos que je bâcle, et l'agacement monte, se transforme en colère réprimée à grand peine. Je serre les dents, j'économise mon souffle.







Je savais dès le départ que marcher avec ces trois gaillards : mon homme au cardio de marathonien, le guide local, l'âge de mon fils, au physique de coureur de fond et notre guide attitré, petit, sec et parfaitement adapté aux conditions locales, serait pour moi une gageure. Impression confirmée. J'enrage de traîner en queue de peloton . Le pire est à venir.

La pente s'accentue, on attaque les rizières de front sous un soleil de plomb. Nos semelles se chargent de quelques centimètres de boue, quelques centaines de grammes supplémentaires. J'avais bien besoin de ça ! J'ai la gorge en feu, les bronches à vif. Je vais mouriiiiir ! Tiens, c'est bizarre, le paysage est moins beau tout à coup.

On arrive au niveau d'un groupe de paysannes occupées à la récolte. On me tend une faucille, étonnement légère en main. il me faudra trois essais, au milieu des rires et des exclamations pour libérer une toute petite botte de riz, le visage écarlate, le dos cassé, les pieds aspirés par la glaise et l'eau qui gorge le sol. Mais comment font-elles, ces femmes, certaines âgées déjà, parfois pieds nus, en costume sombre, manches longues et coiffes pour trimer ainsi à longueur de journée ?





Retour à la marche. Une heure plus tard de grimpette dans les rizières, je meurs , de chaud, de soif (même plus le courage de saisir la bouteille d'eau, chaude évidemment), de faim, le pho vietnamien nourrit visiblement moins que nos très classiques céréales. Je ne sais pas où on va, quand on s'arrêtera, s'il est prévu de manger, éventuellement ... et les guides cavalent toujours loin devant .

Le dénivelé s'accentue, on attaque une grimpette en sous-bois certes, mais à la pente conséquente. La goutte d'eau qui fait déborder le vase. J'ai trouvé mes limites, celles qu'on ne dépassent pas même avec la meilleure volonté du monde. Je suis morte ! Arrêt obligatoire, la honte . Les guides reviennent en arrière. Besoin d'un petit stop ? Non sans blague ! Un peu d'eau tiède, un ou deux kakis et quelques minutes de repos, je ressuscite . On repart. Cette fois-ci, j'irais à MON rythme, plus lent, plus posé et ça va beaucoup mieux, d'autant mieux que bientôt, nous atteignons le sommet. On domine la vallée et on mesure un peu le chemin parcouru en distinguant au loin le torrent qui se perd entre les champs.



Le sentier est maintenant à flanc de coteau. C'est beaucoup plus facile mais comme la vue est aussi plus dégagée, les arrêts photos reprennent. On s'arrête, trop ?! J'ai cru entendre le guide soupirer. Ils nous attendent, repartent aussitôt. On les a même perdus une fois et en arrivant à une bifurcation, droite ou gauche, on hésite. On pourrait se perdre pour de bon [:P] ... Sourires complices, l'idée n'est pas déplaisante, enfin débarrassés des deux lascars !







Mais non, on ne s'est pas perdu et on les a retrouvés ou ils nous ont retrouvés. Et la course reprend, hop, hop, hop. Ils vont réussir à me gâcher tout le plaisir !



Quelques maisons sur pilotis, de la volaille, du linge qui sèche, un village surgit au détours d'un champ de riz. On découvre nos guides attablés dans un homestay pour l'instant dépeuplé. On nous annonce que le déjeuner est prévu ici. Pouvait pas le dire avant ? Ce sera sans doute un des meilleurs repas de notre périple dans le nord par contre, pour la convivialité, il faudra repasser. La tenancière des lieux n'est ni plus ni moins qu'une cuisinière/serveuse. Plutôt moins que plus d'ailleurs. Pour nous pas un mot, pas un bonjour, pas un sourire. Très clairement son client, c'est notre guide.





Pas grave, on se requinque, on déguste, boissons fraîches à volonté, ombre bienveillante, brise légère. Je revis. Une heure plus tard, je suis prête à repartir, prête à gravir des montagnes quand notre guide annonce ... une sieste !



Pffff, j'étais justement en pleine forme ! Tout le monde monte à l'étage, s'installe sur des matelas. Je m'agite cinq minutes sur le mien avant de redescendre avec mon appareil photo en quête de quelques clichés originaux.



Elle devait durer une petite demi-heure, elle s'étirera sur plus d'une heure, suivie par un thé et une séance causerie à laquelle nous ne serons pas conviés. Quand le guide s'adresse à nous, c'est pour nous annoncer qu'il va falloir redescendre en moto-taxi, que c'est un service non prévu et qu'on devra payer. Je m'étonne, on proteste. Pas pour le prix, on voudrait poursuivre la balade et ce d'autant plus que le plus dur est derrière nous ! Notre guide a le regard fuyant, le ton est péremptoire, malaise. Le restant du chemin est moins beau, on a vu tout ce qu'il y avait à voir. A court d'argument, il abat sa carte maîtresse : on n'a, soit disant, plus le temps. Nous voilà pris en otage. Faut-il insister, le croire ??? Après tout, il a peut-être raison ... Contrariés, on capitule. Le trajet retour montrera qu'il avait tort. Il y avait encore de chouettes coins, de chouettes scènes de vie à voir qui défileront sous nos yeux à toute vitesse lors de la descente motorisée.



Que dire du retour en moto, en trial ! Notre jeune guide a été embauché avec deux de ses copains. Ce fut ... sport ! Départ en descente façon toboggan sur un chemin de terre à fond de train. Je m'envole, m'accroche partout où je peux, les doigts glissent avec la sueur. Je vais mouriiiiir pour la deuxième fois de la journée (sans doute l'effet de la réincarnation [;)]) j'essaie toutes les langues que je connais pour dire doucement mais mon chauffeur est sourd ou particulièrement têtu. On repart. Des bosses, des ornières, de la boue, des caillasses, même des mares d'eau. On cale, dérape, tressaute encore et toujours. Mes pieds glissent sur les repose pieds, mes mains s'écorchent au porte bagage, mes cuisses tremblent je suis en nage. Le voyage me semble interminable. Et ce jeune guide qui n'a pas dit bonjour, ne dira pas au revoir n'aura pas un regard, pas un sourire, pas une interrogation pour moi ! C'est comme s'il transportait une cage à poules (bon, c'est pour l'image, ne me prenez pas pour une poule quand même ). Malaise encore. Et l'échange, et le contact et l'humanité ? Les chiens nous montrent plus d'intérêt que les hommes.

On attendra encore près d'une heure debout au milieu de la place du village pendant que le guide taille un brin de causette, fait ses courses, que le chauffeur boit son verre et fume sa clope. Et on n'avait pas le temps de descendre à pied hein ?

Remarque : un guide local pas sympa, les propriétaires du homestay indifférents, des locaux qui n'ont pas un sourire, pas un mot alors que nous sommes plantés au milieu de la place du village. Ça fait beaucoup pour une journée. Il n'y a guère que le chef du village (ou du moins présenté comme tel) qui est venu nous serrer la main avec un grand sourire avant notre départ. Ouf, on n'y croyait plus. Résultat, à Ban Luoc, le malaise que nous avons éprouvé dans le contact avec la population a supplanté dans notre mémoire la beauté des paysages. C'est le seul endroit, parmi tous ceux que nous avons traversés où nous avons éprouvé ce sentiment de froideur et d'indifférence. On n'a pas compris, Ban Luoc veut-elle accueillir des voyageurs ou est-elle réticente au développement touristique ? Nous n'avons pas rencontré d'autres voyageurs ce jour là donc, la question reste ouverte ... La suite est ici
RO
Eh bien! Quel périple cette journée ! Magnifique et horrible, j’ai ressenti avec toi les cahots de la moto . Je pense que je serais morte avant l’arrivee
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
SO
"Il faut souffrir pour voir la beauté " tu savais pas [;)]? C'est ce que j'appelle une journée de merde moi qui déteste le sport et pour qui le contact avec la population est hyper important mais tout de même, quelle beauté!! Tes photos sont juste Waouh!! D'ici quelques mois tu ne garderas que le meilleur et cet accueil de merde te fera rire mais je comprends que sur le moment au secours!! La descente à moto c'est le truc typique qui fait bien flipper sur le moment et bien rigoler les auditeurs quand tu le racontes... bien aprés . Moi j'adore les retours réalistes qui nous racontent les belles choses et les moins cool alors je me régale, merci encore Christelle
Le monde est comme un miroir, si tu lui souris, il te sourit aussi!
SP
un grand merci de ce récit de voyage qui m'aidera à bien préparer le mien...J'ai tout lu en continu car arrivée ce jour... je m'arrime pour la suite !
LA
Bonjour et merci pour ce beau récit. Tout y est : superbes photos, excellent français, on vit votre voyage comme si on y était et c'est très agréable. Vous avez le don de la narration et cela donne envie de continuer ce voyage avec vous et aussi de retourner dans ce beau pays. J'attends la suite avec beaucoup d'impatience. Encore merci Larri
BI
Hello Laure,

Woua... les paysages dans lesquels vous avez (péniblement [:P]) randonné sont beaux à couper le souffle ! Les couleurs chatoyantes, la douceur de la lumière, le camaïeu de verts, j'adoooore ! On dirait à la fois un décor de carte postale ou une illustration d'un paradis... Bon, l'aventure humaine, elle, est moins paradisiaque : quel dommage de se retrouver exclue de toute possibilité d'échanges alors qu'on en a envie ! Je te l'ai déjà dit mais je le redis : tu as un réel talent à transmettre tes ressentis dans tes textes, et à peindre les ambiances, on s'y croirait ! C'est très agréable à lire, on voyage avec vous et à l'oeil en plus ! [:P] Merci,

Violaine
Résiste, suis ton coeur qui insiste
LO
Je pense que je serais morte avant l’arrivée

En fait à un moment, j'ai vraiment cru que ça allait mal se terminer. A l'arrière d'une moto, sans casque évidemment, on n'est vraiment pas très stable surtout avec l'eau, la boue, etc ... je crois que j'aurais presque préféré être au volant Enfin, je dis ça ... [:P]
LO
"Il faut souffrir pour voir la beauté " tu savais pas ?

Quand même là, je trouve que c'était un peu cher payer !

C'est ce que j'appelle une journée de merde moi qui déteste le sport et pour qui le contact avec la population est hyper important

J'aime bien le sport, du moins la marche, et je prends les contacts avec la population comme ils se présentent sans forcément les rechercher particulièrement. Mais là, c'est vrai que c'était [:/]

Merci pour les compliments sur les photos. Vues les circonstances, je les ai prises un peu à la va vite. je n'avais pas le temps de chercher le bon angle ou le bon point de vue sinon, c'est sûr, on m'aurait définitivement perdue dans la montagne

Pour la descente à moto, j'en ai rigolé moi-même dès que j'ai mis le pied à terre , persuadée que ça resterait dans les annales. C'est bien parti pour ... pour peu que ça enfle un peu avec le temps [;)]

Quand aux retours réalistes, je reste persuadée qu'ils sont plus "utiles" que les versions "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" qui ressemblent plus aux publicités des agences de voyage, ciel éternellement bleu, arbres toujours en fleurs ... Ceci dit, chacun en retiendra ce qu'il veut bien en retenir Donc, merci Christelle de m'encourager dans ce penchant qui m'est plus souvent reproché [:P]
LO
J'ai tout lu en continu car arrivée ce jour... je m'arrime pour la suite !

Et ce n'est pas fini ... Merci Geneviève pour la compagnie [:)] et bons préparatifs !
LO
Bonsoir et merci beaucoup pour ces compliments qui me touchent [:)]

cela donne envie de continuer ce voyage avec vous et aussi de retourner dans ce beau pays.

J'en suis ravie, j'avais un peu peur que mon expérience mitigée avec le guide ne laisse un goût un peu amer alors que mon but, loin de décourager les futurs voyageurs était plutôt d'alerter, d'appeler à la vigilance. Heureusement, les photos et les très beaux paysages du nord Vietnam ont su, semble-t-il, faire la part des choses. Pour la suite, je tente de maintenir mon rythme. Pas forcément facile tous les jours !
LO
Non, non, non Violaine, ce n'était pas du tout le paradis. La chaleur étouffante et l'humidité ambiante m'aurait plutôt fait penser à l'enfer Je vois que malgré toutes les qualités littéraires que tu me prêtes , je n'ai pas réussi à te faire ressentir le poids de cette chaleur infernale qui s'abat sur toi, se décuple à chaque effort et ne te quitte plus. L'enfer, je te le dis, avec le soleil au zénith, la gorge en carton pâte, le ventre qui gargouille ... et la honte de ne pas savoir dépasser tous ces petits désagréments

Le pire de tout, je crois que c'est d'en baver autant dans un décors aussi somptueux. Dans son invitation au voyage, Baudelaire écrivait : "Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté" et bien je ne suis pas certaine qu'il aurait écrit ces vers en découvrant le Vietnam parce que les montagnes du Vietnam, ce n'est ni le luxe, ni le calme et encore moins l'idée que je me fais de la volupté

Merci à toi, ça me fait plaisir de refaire un petit road trip en ta compagnie.
LO
Partie 3 : Repos au Pan Hou Village

Retour à la voiture direction Panhou. Ça tourne, beaucoup, longtemps, mais personne ne s'inquiète de savoir si ça va pour moi qui, hier, ai eu bien du mal à supporter la route. Oui ça va, merci de ne pas demander !!! On n'est pas de paquets quoi ! Le chauffeur discute avec le guide en Viet. On est des paquets.

Il n'y aura pas, non plus, d'arrêts sur la route. Mode transfert enclenché.

Arrivés au Panhou village, la voiture s'arrête devant le pont de singe. Bagages et passagers sont éjectés. Le guide annonce sobrement qu'ils ne dormiront pas ici, que l'hôtel est plein. On n'est pas dupe, le village est loin d'être saturé. Il y a sans doute une histoire de coût d'hébergement, un arrangement agence-guide, ou pas. Nous ne saurons jamais le fin mot de l'histoire. Toujours est-il que nous ne sommes pas mécontents d'être débarrassés, pour une soirée, de l'autoritaire compagnie de notre guide. Et on réalise à ce moment précis combien cette constante cohabitation nous pèse.



De jeunes employés du domaine s'emparent de nos bagages et nous invitent à les suivre avec le sourire. C'est tellement mieux avec un sourire ! On apprécie particulièrement après cette journée où nous n'avons rencontré que des visages fermés au mieux indifférents, parfois hostiles.

Panhou village, c'est la jungle, une jolie jungle bien disciplinée avec des plants d'ananas, des orchidées, des lotus sur des mares d'eau, des bananiers, un tas de trucs, un tas de bestioles et sûrement un tas de moustiques. On étouffe, l'orage menace. Le ciel a une drôle de couleur sombre teintée de rouge. Écolodge donc pas de clim, on fera avec le gros ventilateur. On s'asperge d'anti-moustique et on part en exploration. C'est super joli, pas très grand mais coquet et, accessoire mais pas négligeable, le wifi marche super bien au bar. Le repas est correct mais pas terrible, on attendait mieux. Menu imposé, simple, un peu trop peut-être. Le breakfast du lendemain confirmera : deux ou trois dés de fruits, un seul morceau de pain, omelette, thé, basta. Un peu léger. Pas à la hauteur de l'enseigne.

22h l'orage éclate, impressionnant, cataclysmique. Le tonnerre claque comme un coup de fouet, les éclairs zèbrent le ciel quasi simultanément. La pluie tombe, drue, droite, comme une douche ouverte au maximum, comme un rideau de fer brusquement rabattu avec violence, avec férocité. C'est le déluge et ça dure, ça dure presque toute la nuit. Impressionnant !



ET SI C'ÉTAIT A REFAIRE ?

Ban Luoc et ses rizières est incontestablement une belle destination de balade, sans difficulté ni danger particulier. Alors pourquoi cet encadrement drastique ? Avec un bon fléchage ou un tracé gps, nul besoin de s'encombrer d'un guide. Le problème est qu'il n'y a aucune indication nulle part.

Si nous avions été seuls, nous serions partis bien plus tôt ce qui nous aurait permis de marcher dans de meilleures conditions et avec une meilleure luminosité. Lorsqu'on est seul, on est obligé de gérer tous les petits à côtés. On sait sur quelle distance on part, on prévoit l'eau, les snacks, les arrêts, le rythme. Du moins, c'est comme cela que nous fonctionnons habituellement. Avec un guide, pour peu que la communication ne soit pas optimale comme ce fut notre cas, la balade peut vite se transformer en une suite d'approximations, d'inconforts, de tensions et c'est bien dommage.

Notre guide n'était clairement pas fait pour encadrer ce type d'activité. J'ai regretté que cette journée qui aurait pu être magnifique, soit ternie par cette ambiance délétère.

Je pense que dans un avenir proche et malgré la volonté manifeste des autorités pour contrôler les balades dans le coin, vont apparaître sur le net des cartes ou des tracés qui permettront aux voyageurs qui le souhaitent une plus grande autonomie. C'est à mon avis une bonne chose. Une balade avec guide doit apporter un plus, des commentaires, des connaissances ou alors un encadrement particulier. Il ne peut se contenter de juste montrer le chemin sans même s'essayer à une ébauche de communication.

Aujourd'hui, c'est un souvenir teinté d'amertume qui reste gravé dans ma mémoire. J'espère qu'avec le temps, l’amertume se diluera dans l'eau des nombreuses et si jolies rizières.

La suite est ici
DI
Coucou Laure,

Merci pour ce touchant témoignage, plein de sincérité. C'est intéressant d'avoir le revers de la médaille et pas juste le côté carte postale. Je comprends ton amertume et je compatis.

Bises
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
TI
Bonjour Laure,

Merci pour ce récit superbement bien raconté. J'ai l'impression de vivre ton voyage, tellement ton récit est vivant.

Moi aussi, j'aurais été frustrée avec un guide pareil. Heureusement, ils ne sont pas tous comme ça. Nous avons fait cette année un voyage en Ouganda et Rwanda. J'ai eu pas mal d'inquiétudes avant le voyage au sujet du guide et chauffeur. Finalement, nous avons eu un chauffeur adorable et un guide superbe. Ils s'intéressaient beaucoup à nous, nous avons eu de chouettes discussions, bien rigolé, appris beaucoup de choses sur le pays, la population, les us et coutumes. Ils se sont donné beaucoup de peine à nous faire plaisir. Bref, une expérience complètement différente à la tienne.

Seul bémol pour nous... je n'ai pas toujours osé de demander des arrêts photos à tout bout de champ. Et, il faut bien admettre, ils n'avaient pas forcement l'œil pour les meilleurs arrêts pour prendre des photos (contre-jour, etc.).

Encore merci et vivement la suite.

Carmen
LO
Coucou Diamina,

Je comprends ton amertume

En fait, comme c'est toujours moi qui prépare nos voyages, même si on débriefe avec mon homme , je me sens un peu responsable quand les choses ne se déroulent comme je l'avais prévu. Dans ce cas du Vietnam, nous connaissant, j'avais une grosse appréhension sur la formule guide+chauffeur au cours de la préparation mais comme je ne voyais pas trop comment faire autrement, j'ai volontairement occulté certains témoignages et retours qui n'allaient pas dans mon raisonnement. Il n'y en a pas beaucoup mais il y en a ! Tout cela combiné à une certaine dose de malchance et ... voilà le résultat. Il faut toujours suivre ses intuitions
LO
Bonjour Carmen et merci pour ton commentaire [:)]

Je crois qu'il en est, avec cette histoire de guide, comme de la météo : on a de la chance ou pas. Après, il faut s'adapter et faire avec [;)]

je n'ai pas toujours osé de demander des arrêts photos à tout bout de champ. Et, il faut bien admettre, ils n'avaient pas forcement l'œil pour les meilleurs arrêts pour prendre des photos (contre-jour, etc.)

Je me reconnais tout à fait dans ta remarque. Quand on est juste à deux, je n'hésite pas à réclamer des stops à tout bout de champ, mon homme a l'habitude . Si on est dans un groupe, même avec des amis, je module déjà un peu. Avec un étranger, même guide, on hésite encore plus. Et hésiter pour demander un arrêt photo, c'est généralement rater LE spot [:/]

Quant à "l’œil de photographe" du guide : zéro pointé ou du moins, pas du tout le mien ! Il nous disait : prenez des photos, c'est joli ! Et on se regardait un peu consternés en faisant un ou deux clichés pour ne pas le décevoir. Je ne te parle même pas de lumière ou de cadrage et pourtant, je suis loin d'être une pro surtout en technique mais bon, on ne lui demande pas non plus d'être photographe

Tu serais partante, toi, pour un autre voyage au long cours avec guide et chauffeur ?
LO
J5 MARDI 26/9 : PAN HOU VILLAGE > HA GIANG

Partie 1 : Ban Peo et Nam Ty, des rizières et des nuages

Rencontre du petit matin. A la table voisine de la nôtre au breakfast, un couple de Vancouver. L'anglais coule facilement, fait sens à nos oreilles malmenées par le vietnamien. Le ton est doux, courtois, c'est un vrai bonheur et cela met plus encore en exergue le manque de communication et de la plus élémentaire courtoisie de notre guide. Le leur arrive, prend une chaise et checke le programme du jour. Je l'écoute et je rêve d'un échange de guide. Le notre contre le leur. Ça m'arrivera plusieurs fois encore au cours du séjour soulignant sans complaisance les manquements de notre accompagnateur.

Il arrive, alors que nous récupérons nos passeports à l'accueil.

Le temps est au gris. La pluie s'est calmée et il ne tombe plus qu'une légère bruine automnale dans une atmosphère toujours chaude et brumeuse. Au programme du jour, route et balades dans les rizières des secteurs de Ban Peo et Nam Ty, réputées magnifiques.

Le guide argue du mauvais temps, affirme qu'on a vu les plus beaux paysages les jours précédents, qu'aujourd'hui tout restera dans la brume. Il propose carrément de se rendre directement à Ha Giang, notre étape du jour. Il y a à peine 2h30 de route à faire. Et ensuite ? C'est la question que nous lui posons. Ben ensuite ... rien. L'idée d'une journée entière de farniente sans activité ni moyen de locomotion ne nous enchante pas. On décline fermement la proposition et nous décidons donc de maintenir le programme initial ce qui ne réjouit pas notre accompagnateur, ça se lit clairement sur son visage. Nous, on espère que la brume va un peu se lever, que cette nouvelle donne de la météo va peut-être nous offrir l'opportunité de quelques photos différentes.





Eh oui, aujourd'hui on fait dans le style mélancolique pour les dépressifs, mieux vaut attendre le jour suivant [;)]

Dans la voiture l'ambiance est ... fraîche. On roule et il nous est accordé deux trois arrêts photos dont nos accompagnateurs profiteront pour passer de multiples coups de téléphone.





Les conditions météo s'améliorent. On avait raison. Le soleil cherche à percer entre les nuages et des bans de brumes s'accrochent dans les montagnes. C'est encore timide, discret, mais la cascade de rizières qui s'étagent sur les flancs des collines en est déjà transfigurée. Il suffit de peu de choses. C'est une autre vision qui s'offre à nous, plus bucolique, plus timide. La route serpente et nous sommes quasiment les seuls à l'emprunter en dehors de quelques deux roues. On y croise une ou deux masures isolées, quelques cochons, un buffle. Ambiance calme et feutrée, la brume étouffe le moindre son. Tout est calme, comme endormi, une autre vision du Vietnam, très champêtre.





On marche un peu sur un sentier, au hasard, le nez en l'air. Ici, la végétation est plus dense, l'habitat plus dispersé. Ici comme ailleurs, la moisson est en cours.





On remonte en voiture, prêts à poursuivre. Les nuages sont en train de se dissiper et tout doucement, le blanc du ciel se tache de bleu. C'est alors que le guide se tourne vers nous : Désolé, il va falloir écourter cette visite, plus d'essence dans la voiture, le chauffeur a oublié de faire le plein, il vous présente ses excuses. Ou comment arriver à ses fins par n'importe quel moyen ... Que pourrions nous répondre à cela. Ban Peo est écourté, Nam Ty zappé. Je crois que nos accompagnateurs sont en overdose de rizières. C'est dommage, nous en aurions bien repris une petite dose.

Dans la voiture qui file vers Ha Giang, le silence est pesant. Ben oui quoi, je fais la gueule et le guide n'ose pas piper mot. Adieu donc les rizières et bonjour les montagnes quartziques.

Arrêt gargote pour le déjeuner qui ressemble en tous points à celles que nous avons visitées ces derniers jours et qui sera identique, aussi, aux prochaines qui se succéderont les jours à venir. A 14h30, nous arrivons au Truong Xuan Resort, 7km du centre-ville et pas grand chose à y faire... La suite est ici
TI
Tu serais partante, toi, pour un autre voyage au long cours avec guide et chauffeur ?

Nous passerons nos prochaines vacances en Namibie et en Afrique du Sud sans guide et sans chauffeur. Il est très facile de voyager seul dans ces pays. De plus, les gens parlent anglais, donc aucun problème pour discuter avec eux.

Pour le mois de juillet, nous sommes en train de préparer un voyage au Ladakh avec guide et chauffeur. Je me vois mal crapahuter entre 4000 et 5000 mètres d'altitude sans un guide.[;)] Le chauffeur servira pour nous déplacer dans les différentes vallées, afin de visiter des monastères et villages. Je me suis bien renseignée sur l'agence avec laquelle nous allons réserver, les avis sur TripAdvisor sont excellents. Dans les avis, les voyageurs semblent être enchantés de leur guide. Mais, je suis conciente que nous ne sommes pas à l'abri d'une mauvaise surprise. On verra, j'écrirai certainement un carnet à mon retour.

Il faut bien admettre que certains pays sont plus difficile à visiter sans guide/chauffeur et je pense que les rencontres avec la population locale peuvent être très enrichissantes si le guide fait son boulot. C'était le cas en Ouganda, nous avons eu des échanges vraiment sympas. Notre guide racontait aussi beaucoup de choses sur sa famille, ses études, la vie de tous les jours. D'ailleurs, le patron de l'agence nous a appellé deux fois pour savoir si tout allait bien. Bref, à part les arrêts photos pour les paysages, il n'y a vraiment rien à lui reprocher et je suis sûr que les arrêts auraient pu se faire sans problème si j'avais osé demander.
TI
Dans la voiture qui file vers Ha Giang, le silence est pesant. Ben oui quoi, je fais la gueule et le guide n'ose pas piper mot. Adieu donc les rizières et bonjour les montagnes quartziques.

Je crois bien que j'aurais poussé un coup de gueule et pas seulement fait la gueule.[;)] Mais ce n'est pas possible un guide pareil. As-tu réclamé, par après, auprès de l'agence? Si c'est le cas, peut on connaître leur réponse et aussi savoir le nom de l'agence?

Très jolies photos!
JO
Bonsoir Laure,

Belles photos et jolie plume (comme dans tes carnets sur les USA, qui m'inspirent beaucoup).

J'apprécie particulièrement tes carnets, d'autant qu'en te lisant, j'ai souvent l'impression d'avoir une sensibilité et des "attentes" assez proches des tiennes. Du coup, tes déboires avec tes guides me crispent comme si j'y étais. .

Nous avons jusqu'à présent évité les destinations qui nous imposeraient un guide sur une longue durée, par goût de l'indépendance mais aussi par peur que l'attitude d'un malotru nous prive de ces moments fragiles où "la magie opère" (notre maximum doit être 5 jours pour un trek au Ladakh et ce fût une très bonne expérience).

Cela dit, je pense que lorsqu'on fait un beau voyage (et j'ai l'impression que le tien en est un), le ressenti évolue et la frustration s'atténue peu à peu au profit des bons moments. Sans bien-sûr idéaliser (l'attitude de tes guides est objectivement inacceptable).

Les paysages Viet-Namiens me paraissent magnifiques par rapport à ce que j'ai pu voir (de mes yeux ou au travers de carnets) en Asie du Sud Est.

Bref, vivement la suite !
SE
Bonjour

En tous les cas, un très bon support pour nous pour un éventuel prochain voyage dans cette même région à la même période. Cette "fameuse" période à ne pas négliger pour profiter d'un beau temps, mais septembre nous parait de plus en plus être un mois à éviter pour cette région.

Avez vous fait remonter votre mécontentement à l'agence concernant le comportement du guide et chauffeur ?

Nous voulons dans la mesure du possible éviter cette formule mais dans cette région cela nous semble difficile.

Nous avions eu en Inde une expérience similaire d'un guide chauffeur nous emmenant ou il avait envie, sans se soucier de nos attentes. Les rapports au fur et à mesure avaient été assez difficiles. D'ou la promesse que nous nous étions faite de ne plus retenter l'expérience d'un guide et chauffeur.

Pour le change dans cette région aviez-vous prévu à l'avance ?
LO
Bonsoir Carmen,

Nous passerons nos prochaines vacances en Namibie et en Afrique du Sud sans guide et sans chauffeur. Il est très facile de voyager seul dans ces pays. De plus, les gens parlent anglais, donc aucun problème pour discuter avec eux.

J'ai lu avec attention ton dernier carnet sur la Namibie, cette destination nous tentant de plus en plus. J'avoue que l'idée de voyager sans guide dans un pays anglophone de surcroît est un argument supplémentaire.

Je me vois mal crapahuter entre 4000 et 5000 mètres d'altitude sans un guide

Je suis d'accord avec toi, sans guide certaines destinations ou activités sont difficilement envisageables, même si certains le font. Disons qu'elles ne sont pas impossibles mais plus compliquées à gérer. Tout dépend du pourcentage "aventurier" de chacun de nous. Je suis bien consciente que je ne suis pas, contrairement à d'autres, une routarde au sens propre du terme. Je n'aime pas quand le voyage devient trop chargé en stress. On est déjà suffisamment sur les dents le reste de l'année. Il faut donc choisir entre le plaisir de voyager seul dans des pays où c'est relativement aisé et pour les autres destinations, se plier à la formule guidée ou laisser tomber. Une saine réflexion à faire en amont

D'ailleurs, le patron de l'agence nous a appelés deux fois pour savoir si tout allait bien.

Ce fut le cas pour nous aussi mais la première fois, c'était trop tôt pour parler de réel problème. La seconde, la responsable a appelé sur le téléphone du guide alors que nous étions dans la voiture. J'avoue m'être dégonflée et m'être contentée d'allusions trop discrètes sans doute. Je trouve cela très gênant de se plaindre à un supérieur. Ce n'est pas une manière que j'utilise. Je préfère en général régler les choses directement et par moi-même. Bon, là, ça n'a pas marché. Pour les deux derniers jours, j'ai simplement jeté l'éponge, pressée de passer à la suite.

Je crois bien que j'aurais poussé un coup de gueule

On était coincés en fait, le guide mettait en cause la responsabilité du chauffeur, le seul qui s'essayait à quelques contacts avec nous. Malheureusement, sans parler un mot d'anglais ou de français, impossible d'aller bien loin. mais il avait plein de petites attentions : il avait remarqué les plats que je préférais et me les mettait de côté, il essayait de faire des dessins sur son téléphone pour nous expliquer le chemin qui restait à parcourir, plusieurs fois, il est venu nous chercher pour nous montrer quelque chose qu'il jugeait intéressant. Tout un tas de petites attentions que notre guide n'avait pas donc je n'avais pas envie de le mettre en défaut si toutefois la raison donnée par notre guide était exacte ce que nous ne saurons jamais.

As-tu réclamé, par après, auprès de l'agence? Si c'est le cas, peut on connaître leur réponse et aussi savoir le nom de l'agence?

Comme je l'ai mentionné dans mon premier post, nous avons traité avec GP travel (qui a d'excellents retours) sans aucun soucis. Le guide, de son propre aveu, nous a dit ne pas travailler de manière régulière avec cette agence donc je ne considère pas que ça la mette en cause. Nous avons rempli un questionnaire de satisfaction que j'ai volontairement détaillé et qui a été remis au guide. Je ne sais pas si l'agence l'a eu mais je n'ai eu aucun retour. Je n'en attendais pas d'ailleurs. Je n'ai pas fait de mail non plus. J'avais juste envie de passer à autre chose. Bonne soirée
LO
Merci Myriam et tant mieux si je t'inspire ... je regrette par contre de te transmettre à ce point mes impressions négatives [:/] Il aurait été plus facile d'occulter ce côté du voyage un peu sombre et de ne parler que des magnifiques paysages et des belles rencontres mais ça n'aurait pas été honnête. Comme je le disais à Ticapi, à notre retour, j'avais juste envie d'oublier cette expérience désagréable et de passer à autre chose. Cependant, un carnet de voyage est pour moi autre chose qu'un joli catalogue tout rose. La lecture de certains retours, nuancés, parfois négatifs, m'a beaucoup aidée dans la construction de mes différents voyages. Pour cette raison, j'ai décidé de raconter ce voyage tel que je l'avais vécu avec les bons et les moins bons côtés et tu as raison, ce fût malgré tout un très beau voyage. Et sans ce guide imparfait, un peu faignant et pas très motivé, je suis bien obligée de reconnaître que nous n'aurions pas vu un tas de choses que nous avons beaucoup aimé.

Nous avons jusqu'à présent évité les destinations qui nous imposeraient un guide sur une longue durée, par goût de l'indépendance mais aussi par peur que l'attitude d'un malotru nous prive de ces moments fragiles où "la magie opère"

J'en arrive au même point que toi. Privilégier des destinations faciles à faire par soi-même Mais il y en a quelques autres qui me chatouillent le passeport et qui, pour une raison ou une autre, seront difficilement gérables sans guide. La question est ouverte. Je n'ai pas encore la réponse mais comme j'aime trop voyager ...

Cela dit, je pense que lorsqu'on fait un beau voyage (et j'ai l'impression que le tien en est un)

Tu penses juste. Nous avons vraiment fait un très beau voyage et dans quelques années, ces déboires somme toute mineurs deviendront des anecdotes qui pimenteront nos souvenirs et feront rire nos interlocuteurs et nous avec eux [:P]

Bonne soirée
LO
Bonsoir Philippe,

Et bienvenue sur Voyage Forum, un forum dangereux, je dois vous mettre en garde, qui donne une furieuse et irrépressible envie de voyager encore et encore ...

septembre nous parait de plus en plus être un mois à éviter pour cette région.

Un voyage au Vietnam en cours de préparation, c'est un chouette projet et une moment sympa que j'aime beaucoup parce que tout y est possible. Mais pourquoi septembre serait-il à éviter ? Certes il fait chaud et humide, c'est pénible pour nous autres occidentaux peu habitués à ce type de temps mais pas insurmontable. Concernant les paysages, il est indéniable qu'ils sont à leur avantage. J'imagine que le printemps, avec les rizières en eau doit également être une période sympa mais visiter les rizières en hiver, sans riz, sans verdure, sans eau, juste avec la terre, ce doit être dommage [:/]

Avez vous fait remonter votre mécontentement à l'agence concernant le comportement du guide et chauffeur ?

Oui et je vous invite à lire la réponse que j'ai faite à Ticapi, deux messages plus haut sur ce point.

Nous voulons dans la mesure du possible éviter cette formule mais dans cette région cela nous semble difficile.

Vous avez raison. Si les lieux très touristiques sont aisément faisables par soi-même, il est par contre difficile de sortir des sentiers battus et trouver les petits sentiers sympas. Pour la région de Ha Giang, si vous pratiquez la moto, il vous reste une alternative. Beaucoup visitent les montagnes de cette manière.

Pour le change dans cette région aviez-vous prévu à l'avance ?

Pour le change, nous avions emporté des euros en grosses coupures avec nous. Nous les avons changés en dongs à notre arrivée à Hanoi, dans une bijouterie/bureau de change souvent recommandée sur les forums puis une seconde fois en milieu de séjour lors de notre second passage à Hanoi. Nous avions évalué nos dépenses aidés par les précieux conseils de Fabienne (Asia 7) qui se sont révélés fort judicieux. Encore merci à elle. Cette formule nous a paru la plus avantageuse. Si vous avez vu trop grand, vous pouvez revendre vos Dongs au bureau de change de l'aéroport, après le passage des divers contrôles, sans soucis.

Bons préparatifs [:)]
LO
Partie 2 : le Truong Xuan Resort

L'hôtel est d'envergure : plusieurs bungalows se succèdent dans un superbe parc magnifiquement arboré et fleuri. Ils ne manquent pas de charme mais mériteraient une bonne restauration. L'air passe sous la porte et les fenêtres et les bestioles aussi. L'hôtel est en plein travaux, on y construit une piscine ainsi qu'un grand bâtiment qui dominera la rivière mais c'est loin d'être achevé.



L'après-midi se passera à arpenter les alentours, à remonter un peu la rivière malheureusement peu accessible, à tenter une connexion au wifi (bien difficile) et à observer le chantier voisin d'où montent grincements, éclats de voix et coups de marteaux qui se mêlent à la chute de quelques planches.



Le spectacle est édifiant. Sur les échafaudages improbables, fait de bambous cagneux calés par des éclats de briques ou quelques cailloux, de lattes mal ajustées et de morceaux de cordelette effilochée, les ouvriers se déplacent sans casque, chaussés de sandalettes de plastiques, tels des funambules. Du linge sèche entre les seaux de ciment et les truelles. Les hommes habitent sur le chantier, y dorment, y mangent, y travaillent semaine et jours fériés (nous y étions le we) et entre les murs en construction que nous longerons le soir pour rejoindre le restaurant, on apercevra, au milieu des gravats, les flammes dansantes d'un barbecue et quelques lits improvisés.

Je ne peux m'empêcher de comparer, de penser chaussures de sécurité, accident de travail, syndicat ... Si il m'est parfois arrivé de trouver nos lois et nos réglementations françaises quelque peu sclérosantes, j'avoue avoir été effarée par l'abîme qui sépare les conditions de travail ici de celles de chez nous. Et non, je ne suis pas née de la dernière pluie et oui, je sais bien que dans le monde, il existe des différences notoires, des inégalités flagrantes, mais se trouver soudain le nez sur une réalité éclatante, frémir en voyant tout à coup un pied glisser, une brique tomber, c'est vraiment autre chose que de lire un article sur internet ou regarder un reportage télévisé

Le temps est passé, ponctué par quelques averses orageuses, par le diner, puis la nuit. Enfin, nous sommes arrivés au lendemain matin.

ET SI C'ÉTAIT A REFAIRE ? Une journée très creuse, très vide, une journée de perdue ou presque [:/] Ban Peo et Nam Ty, nous n'en avons pas vu grand chose et Ha Giang n'a été qu'une étape. Si j'avais su, j'aurais bossé le sujet, cherché un moyen de se déplacer, un endroit où se balader comme lorsque je prépare nos voyages en autonomie. Là, j'avais pensé que le fait d'avoir un guide me dispensait d'une telle préparation. Erreur. On ne m'y reprendra plus. Nous ne manquerons pas de faire savoir à notre guide, le lendemain, notre peu d'appétence pour ce type de journée. Il ne fera pas de commentaires.
LO
J6 MERCREDI 27/9 : HA GIANG > DONG VAN

Partie 1 : Quan Ba et Lung Tam, découverte en demi-teinte

Nous attaquons maintenant la montagne. Première étape : Quan Ba, la porte du paradis. La route qui s'élève dans la montagne offre d'emblée de très beaux paysages. Comme notre chauffeur fonce, en virtuose de l'asphalte, sur la chaussée sinueuse à souhait sans la moindre envie de s'arrêter. Nous quémandons auprès du guide un stop-photo. Réponse négative. L'arrêt est prévu plus loin, plus tard parait-il. Ça commence mal. Et effectivement, c'est bien plus loin et bien plus tard que notre véhicule se garera sur le vaste parking qui permet d'atteindre Quan Ba par un escalier dans la roche.

Le guide nous désigne d'un signe de tête le départ du sentier et nous exhorte à "monter voir la vue" avant de s'éloigner pour aller prendre un café. Pas très professionnel tout cela. Perdus dans la montagne, loin de la ville, d'Hanoi et des bureaux de l'agence, on se sent un peu pris au piège et la sensation est assez désagréable.

Qu'à cela ne tienne, nous démarrons l'ascension, croisant en chemin d'autres groupes de touristes, accompagnés par leur guide, qui s'étonne de nous voir seuls ici. Pour la première fois de notre périple, nous croisons plus de voyageurs étrangers que d'habitants. Ça fait tout drôle.

L'ascension n'est pas très longue et nous arrivons vite au point de vue. Malheureusement, la brume est très présente et le ciel d'un blanc un peu sale pas du plus bel effet. A nos pieds, le plateau s'étire entre les monts quartziques recouverts d'une végétation dense et sombre. Impressionnant ! Les deux sommets calcaires parfaitement symétriques évoquant une poitrine féminine sont là aussi. Nous lisons attentivement les panneaux explicatifs décrivant le processus géologique d'érosion et de lessivage qui, il y a quelques millions d'années, a façonné la région. J'avoue préférer la très jolie légende, certes nettement moins scientifique, de cette fée tombée amoureuse d'un musicien H'mong qui fut obliger d'abandonner ses seins pour nourrir son enfant avant d'être envoyée en exil. Les larmes de Hoa Dao quittant enfant et mari aurait formé le fleuve Mien qui coule derrière la porte céleste. Merci internet. Je me demande bien pourquoi on paie un guide ...







Retour à la voiture, à la route, aux kilomètres qui défilent à toute vitesse jusqu'à Lung Tam où nous allons visiter une coopérative de tisserands de lin. Filage, tissage, foulage, la démonstration est édifiante mais avec un petit goût d'activité touristique qui manque d'authenticité. D'ailleurs, les groupes de touristes se succèdent dans la cour où les femmes officient, avant d'être dirigés fort habilement vers le magasin de la coopérative.





Pas de promenade dans le village pour nous, la voiture nous attend pour nous conduire à Yen Minh où il est prévu de déjeuner. Et le chauffeur doit avoir faim vu l'énergie qu'il met à enfoncer la pédale d'accélérateur malgré l'état assez précaire de la route qui grimpe dans la montagne.

La suite est ici
DI
Salut Laure,

C'est exactement le genre de paysage qui pour le coup me fait dire Waouh!!!!! Les paysages de rizières ne me parlent pas mais pour le coup, ces espèces de grosses mottes réparties sur tout le terrain, c'est vraiment chouette. Il a eu de la chance ton guide que ce toi sa cliente. Ce n'est pas moi qui faisait le voyage, mais m'énerve vraiment. Moi, je l'aurai étrippé!!!

Encore merci du partage.
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
BR
Coucou Laure , Je te suis sans me manifester : beaucoup de choses à faire et pas très amusantes . Je garde ce que tu as écrit pour le soir et je le lis avec plaisir ... Ce matin, je n'ai pas attendu : ce que j'ai préféré, parmi tes photos, ce sont celles des marchés, non pas pour les étals eux-mêmes, mais pour les femmes, les jeux d'enfants et l'ambiance . J'ai surtout aimé les rizières : la luminosité et la manière poétique dont les couleurs s'organisent dans les courbes ...

En te lisant et en suivant la manière de vous "traîner"de ville en ville en vivant sa vie de ton guide, je me suis demandé au début si ce n'était pas la norme et si tous les guides agissaient comme çà : d'où ma décision absolue de ne pas aller voir de mes yeux ces endroits ...

Mais non, tu racontes qu'en général, il se noue des liens entre les touristes et leur guide ( même avec ton chauffeur ! ) : donc tout se passe comme ce que j'ai connu occasionnellement , avec un 'guide' ou 'chauffeur ' à la journée, qui se fait un plaisir de vous monter ce que vous allez trouver de plus beau et se coupe en 4 pour rendre service ... Qu'il ne soit pas enclin à prolonger les journées, qu'il ne soit pas très sociable , OK, acceptons encore mais qu'il refuse systématiquement de s'arrêter pour prendre une photo ou de vous laisser faire 3 pas seuls à votre demande : inadmissible et à signaler fermement à l'agence .

Là, vous avez pris patience et étiez, disons, impuissants devant la situation : si vous ne l'avez pas fait, je le ferais maintenant que vous avez eu le temps d'évaluer calmement le problème .

J'attends la suite avec impatience ; votre 1ère semaine est bientôt finie : la suivante sera plus agréable question relationnelle . Que vas-tu donc nous montrer ?

Très bonne fin de semaine , bises . Brigitte .
Brigitte
LO
Bonsoir Diamina,

Les paysages de rizières ne me parlent pas mais pour le coup, ces espèces de grosses mottes réparties sur tout le terrain, c'est vraiment chouette.

C'est marrant, j'ai constaté que les gens se répartissaient généralement en deux catégories : les adeptes de verdure et ceux qui sont plutôt roches et cailloux (oui, je sais, c'est un peu caricatural [:P]) Moi, je suis un peu comme toi, attirée par les grands espaces, les étendues désertiques à perte de vue. J'ai l'impression de mieux y respirer . Mon homme par contre est plus sensible aux forêts, à tous ces dégradés de vert luxuriants, envahissants qui parfois m'étouffent. Tu vois pourquoi nos voyages ne risquent pas de manquer de diversité

Bon weekend ! [:)]
LO
Bonsoir Brigitte,

Je te suis sans me manifester : beaucoup de choses à faire

Ah oui, c'est un peu le cas pour tout le monde et pour moi aussi. Au quotidien, s'ajoutent les préoccupations saisonnières, plutôt chouettes mais parfois un peu pesantes aussi [;)].

Les femmes, les enfants, l'ambiance, c'est également ce que j'ai apprécié et qui m'a agréablement surpris. Pour les rizières, c'est effectivement très graphique avec des variations sympathiques selon la lumière et la météo. Pourtant je n'y aurais pas passé la semaine à moins de s'enfoncer plus dans l'intimité de cette vie là. N'étant pas une fan absolue de ce type de paysage, très vert, j'avoue qu'après deux jours, j'avais ma dose Finalement, on est devant des scènes de vie campagnarde, très champêtres qui finissent par se répéter. Bon, c'est juste mon avis, hein ? D'ailleurs j'ai beaucoup aimé mais je n'ai pas spécialement envie d'y retourner.

en général, il se noue des liens entre les touristes et leur guide (même avec ton chauffeur

Bien sûr ! Je pense qu'il en est de la relation touriste/guide comme de la relation entre n'importe quelles personnes qui sont amenées à faire un petit bout de chemin ensemble. Ça matche ou ça casse . En général dans la vie, quand tu croises quelqu’un et qu'il n'y a pas d'atomes crochus, tu passes ton chemin et ça s'arrête là. Alors que quand un contrat vous lie, tout se complique.

votre 1ère semaine est bientôt finie : la suivante sera plus agréable question relationnelle. Que vas-tu donc nous montrer ?

Sûr, on ne sera plus que nous deux [:)] et je vais vous montrez des trucs très différents mais comme rien n'est jamais parfait (enfin, pas assez souvent à mon goût ), c'est un autre facteur qui va nous mettre des bâtons dans les roues et contre celui là, t'as beau râler, personne n'y peut rien

Bon weekend [:)]
LO
Partie 2 : Lung Cu, la tour du drapeau et le palais du roi de Vuong Chi Sinh à Saphin. La course contre la montre a commencé

Pause déjeuner. Je commence à saturer des liserons d'eau, amers et filandreux . Reste le riz et le poulet décliné en morceaux parfois surprenants. Ici, TOUT le poulet est cuisiné et servi, peau, os, abats, graisse, tendons et cartilage, ferme et croquant [:/]. C'est pareil pour le porc et le bœuf. Si le repas n'a pas grand intérêt, la ville n'en offre apparemment pas plus. Le guide annonce le visite de la tour du drapeau et du palais de Saphin pour cet après-midi. Tiens, mais Lung Cu et sa tour étaient prévus demain. Ferait-il du zèle ? C'est sur le chemin, ce sera plus simple ainsi nous réplique-t-il. Plus simple, peut-être mais surtout plus de kilomètres encore, plus de temps en voiture et donc moins d'arrêts potentiels. Nous repartons toujours sur le même rythme. Cette journée est en train de tourner au marathon automobile. Et tandis que la voiture avale allègrement les bornes kilométriques, indifférente aux somptueux paysages qui se dessinent tout comme aux groupes ethniques sur les bas côtés, notre guide s'offre le luxe ... d'une petite sieste !

Le temps passe et la moutarde nous monte au nez. Voilà des heures que nous roulons en regardant le paysage derrière la vitre comme sur un écran de télévision. Stooop ! On a crié tous les deux en même temps, haut et fort. Stop ici, maintenant, tout de suite . Il y a un vaste parking pour s'arrêter, le panorama est splendide. Le chauffeur s'est garé en catastrophe étonné et inquiet. Le guide, réveillé un peu brutalement, se décide enfin à s'extraire de son siège.



Des gamins au bord de la route, parfois pieds nus, fixent les rares voitures qui passent avec indifférence. Des abris faits de bâches et de quelques planches s'élèvent sur les bas côtés et des hommes et des femmes désœuvrés, coincés entre la montagne et le gravier de la chaussée attendent on ne sait quoi.



Il semble plus difficile encore de parvenir à vivre ici, dans ce paysage grandiose où un monde minéral combat et s'allie tour à tour avec un univers végétal. Impossible de dire qui en ressort gagnant. A perte de vue, c'est une succession de pics, serrés, répétés, ondulant jusqu'à l'horizon. Et dans la moindre vallée, sur la plus modeste colline, maïs et riz s'enchevêtrent au milieu des buissons, des arbustes, des herbes folles qui partent à l'assaut de la plus petite faille.







Il y a un sentier qui entre dans cette carte postale et du monde tout au bout, en rouge et or. C'est un groupe folklorique qui tourne un film de promotion pour le tourisme au nord Vietnam. Vision surréaliste que ces danses colorées sur fond de montagnes indomptées, que ces chants qui s'élèvent griffant à peine le silence.

Il faudra nous prêter, avec le sourire, à quelques séances photos avec les jeunes danseuses. Nous voilà devenus l'attraction, ce n'est qu'un juste retour des choses pour nous, plus habitués au rôle de chasseur d'images [:P]

Mais notre guide rappelle déjà ses troupes, vite, vite, Lung Cu et son drapeau nous attendent.

Nous finirons par y arriver, au terme d'une longue route qui flirte de près avec la frontière chinoise. Un cylindre de béton qui hisse haut dans le bleu du ciel la bannière gigantesque de la légitimité vietnamienne aux portes de la Chine.



On grimpera tout en haut, malgré les travaux en cours, les morceaux de ferrailles qui encombrent le chemin, les plaques de bétons défoncées et la poussière épaisse dans les escaliers. On bravera le vent qui balaie les nuages de son souffle puissant et, nous aussi, on dominera du regard l'emblématique Empire du milieu.





Bien sûr il faut faire abstraction d'une ou deux carrières, cicatrices disgracieuses dans le paysage, d'un gigantesque chantier qui gagne, tel une pelade, le flanc d'une colline, oublier les propos de notre guide qui rêve exploitation de gaz de schiste et laisser simplement le regard courir, se perdre dans les montagnes le long d'une route improbable. Long Cu, un symbole plus qu'un grand panorama, un endroit où le riz pousse et se récolte comme ailleurs, pour nourrir des hommes et des femmes qui se battent pour vivre.



Et encore de la route, des tours de roue pressés, de l'asphalte qui défile. Le soleil descend peu à peu et peu à peu, notre chauffeur accélère, au mépris des petits amassés si près, trop près de la chaussée. Pas d'adultes pour veiller sur ces enfants là qui savent bien, déjà, le danger qui les guettent et qui restent figés, comme statufiés, dans le nuage de poussière qui s'élève sur le passage des véhicules.

Un croisement, retour en arrière, la route, nouvelle bifurcation. Je sature de tant de kilomètres avalés à la suite. On se gare à Saphin dans un crissement de pneus. Le soleil est juste au dessus de la ligne d'horizon. Déjà, les marchands de babioles amassés à l'entrée du site remballent leurs chinoiseries. Vite, vite, vite, parcourir le chemin, vite, vite, vite, gravir les marches, passer la porte, entrer de le sanctuaire de l'ancien roi.



Il est enfoui dans la forêt, engoncé dans la montagne, dévoré par la mousse et par l'humidité. Il pourrait être envoûtant s'il ne se voulait pas si didactique avec ses plaques explicatives disséminées un peu partout. Notre guide en rajoute, son âme d'enseignant se réveille et il parle, il parle, il parle sans cesse, s'écoutant discourir, se gargarisant de paroles, couvrant le murmure des pierres, le grincement des portes, le soupir des spectres qui hantent encore ces lieux. Et doucement le soleil éteint l'éclat fauve du cadre d'une fenêtre. Et lentement, le palais glisse dans l'ombre.



Ilnous reste à regagner Dong Van à la nuit tombée, à manger dans une autre gargote. Notre guide est fier de sa journée bien remplie et nous sommes soûlés de ces heures de trajet sans même une petite balade pour se dégourdir les jambes. Décidément, on arrivera jamais à se comprendre ... La suite est ici
MA
Bonjour Laure,

Je ne fréquente plus beaucoup la section "Vietnam", mais le titre de votre carnet m'a attiré et votre belle écriture (et photos) m'a retenu. BRAVO [:)]

Avez-vous regardé par hasard mon blog ou carnet que j'avais fait en 2013 ? [;)] c'est presque le même parcours, sauf que nous y étions en août. J'ai trouvé très intéressant de le voir sous un autre oeil [:)].

Bien souvent vous avez trouvé les mots justes pour exprimer ce que, moi aussi, j'avais ressenti. Par exemple avec Hanoi, grouillante et attachante même pour quelqu'un n'aimant pas les villes habituellement, par exemple aussi les marchés que je n'aime habituellement pas, par exemple encore la gêne que j'ai aussi ressenti lorsqu'il a été question de "rentrer chez les gens".

Autre exemple Pan Hou, où nous avons aussi logé. voici ce que j'avais écrit à l'époque:

Le lodge est au milieu d’une nature exubérante où de nombreuses plantes exotiques sont plantées. Nous serons dans un bungalow surplombant des mares avec de magnifiques n énuphares. L’endroit est vraiment très beau. Le seul hic et ce sera confirmé par la suite, c’est que c’est trop francisé. Même si nous y serons presque seuls ça fait plus « touristique » que les autres endroits. Le soir repas correct, même si nous avons été surpris de voir apparaître couteaux, fourchettes, cuillères, pain. Aujourd’hui il n’a pas plu … chouette

J'avais absolument adoré les rizières dans ce secteur pourtant très peu visitées. J'avais d'ailleurs dû un peu insister pour que l'agence l'inclus dans le parcours. Vos photos sont absolument magnifiques, pour un peu j'aurais envie d'y retourner ... encore bravo [:)]

En revanche il y a une différence essentielle entre nos deux voyages, fondamentale même, nous avions UNE excellente guide !. Des arrêts photos à foison, un chauffeur qui roulait presque trop doucement (si si c'est possible) à mon goût. On lui avait dit qu'on apportait beaucoup d'importance à la gastronomie, ce qui fait qu'on a superbement bien mangé, c'est même le pays au monde où nous nous sommes le plus régalé. Lorsque j'ai préparé le voyage je savais qu'on rencontrerais des ethnies et je savais que ça n'était pas "naturel" pour moi et je me suis dit qu'il y avait beaucoup, beaucoup, plus de chance qu'une femme ait la sensibilité nécessaire pour savoir gérer la situation (et accessoirement serait non fumeur, je n'avais pas envie de circuler dans un fumoir) ... et j'ai eu à 200% raison . Elle avait toujours avec elle des fruits, des babioles pour les enfants, savaient engager la conversation. Il faut dire que c'est facile, les Vietnamiens sont très curieux et ouverts. Ils adorent recevoir, accessoirement c'est lié aussi à leur religion.

Je me rappellerais toujours une discussion où un homme, du même âge que moi, s'était étonné de mes cheveux poivre et sel et m'avait dit "tu dois trop travailler avec ta tête !"

En attendant merci pour cet excellent moment, aussi bien littéraire que photographique et je me réjouis pour lire la suite.

Max

PS: avec le temps seuls les bons souvenirs perdurent [;)] [:)]
https://apprentisvoyageurs.com
MA
J'avais oublié:

Un coucou d'une Lolo noir dont il y a un beau village tout près de la tour tout au nord de Dong Van



Sinon la sieste est "institutionnelle" nous en avons aussi faite l'une ou l'autre Pareil pour les lits durs et les poulets coupés n'importe comment [;)] Pareil pour l'accueil, c'est le voyage où nous avons le plus été en contact avec les habitants. Après toute l'Asie du Sud-Est qui a cette mentalité, en Birmanie nous avions aussi été "inondés" de sourires

Concernant les rizières, elles sont bien plus belles sur vos photos, je pense plus proche de la récolte [:)]

merci encore [:)]
https://apprentisvoyageurs.com
JO
Quoi qu'il en soit, ce que vous êtes en train de nous faire c'est...une invitation au voyage !!
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
AS
Bonjour,

Votre photo est celle d'une Lolo bariolée; lo lo Hoa

Les lo lo noirs; lo lo Den
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)

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