Isabelle et Haïtham font un tour
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CA CatherineGil Globetrotter ·
😄😄😄 Heu..... oui ???😮😮😮
Catherine " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char

http://www.catherinegil.com
DE Dexxa Veteran ·
et déjà en train de critiquer ce qu'écrivent d'autres voyageurs .

comme le dit bien Gustave Flaubert :

"L'excès de critique engendre l'inintelligence " " il faut pourtant que la critique se mêle toujours à l'éloge, le serpent aux fleurs, l'épine aux roses et le vérole au cul "

dexxa
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Saint Exupéry
IZ Izanora Regular ·
Heliabad, Gangtok

Assis sur une chaise dont ils ne sont pas autorisés à bouger, Isa et Haitham pestent en attendant l’hélicoptère. Leur bagages ont été pesé, et ils ont du payer un excèdent, doublant le tarif du voyage. Cela fait rire le personnel.

Décollage. - «C’est trop bien » s’exclame Isabelle, heureuse de voler. - « Tu crois que je peux ouvrir la fenêtre pour prendre une photo » - « pourquoi pas » Haitham ouvre la fenêtre qui lui reste entre les mains.

Vue du ciel l’Himalaya offre un triste spectacle : celui d’incendie qui déciment la forêt. Des pans entiers d’arbres morts se distinguent. Puis les montagnes tombent comme de la poudre, laissant place à des plaines oscillant entre aridité et cocoteraie.

Retour à Silliguri

Aéoport de Bagora, réaparition des rickshaws en tout genre, retour en Inde.

- « J’aimerai voir un tigre du bengal, avant qu’il ne soit trop tard » dit Haïtham. - « J’aimerai faire un safari à dos d’éléphant et croiser un tigre » approuve Isabelle.

Office du tourisme du West Bengal à Siliguri : - « Bonjour, nous voulons des informations sur la réserve de Jalahara » La vendeuse : « Pour 1600 roupies par personnes vous serez logez dans la réserve et pourrez voir les animaux de la fenêtre de votre chambre. Et vous aurez le droit a un safari en groupe en éléphant, à 4 par éléphant, ok, not ok ? » - « Excuse me Madam, but les animaux sauvages ne viennent pas se pavaner devant les hôtels des hommes » affirme Haîtham. - « Quatre sur un éléphant c’est trop, deux c’est largement suffisant, même seul c’est mieux, en plus en groupe pour faire fuir la faune c’est une merveilleuse idée, vous n’avez rien d’autres à nous proposer ? » enchaîne Isabelle. La vendeuse use d’arguments commerciaux aux quelles ils mettent fin par un très ferme : « not ok »…Que c’est bon d’être en Inde.

- «J’ai envie d’aller au Bhoutan » propose Haïtham, se rappelant que la taxe touristique de deux cents dollars par jours n’est pas exigible pour les voyageurs ne restant qu’une journée.

Ils mangent un talli a 30 roupettes, achètent une paire de tongs à la gare routière, et réserve un billet de bus pour Jaigon…la vie est belle.

Jaigon ou la porte du Bhoutan

Mars 2005

Pour conduire le bus, il faut trois personnes : un driver, un retro-man et un ramasseur de sous. Le rétro-man sort sa tête du bus. Quand des voitures arrivent sur la file de gauche, il donne des coups sur la carrosserie, et le driver ne double pas. Symphonie de klaxonne, riviéres asséchées, quiétude de la campagne, cultures de la banane, le rétro-man reçoit pleine face le mollard lâché par un passager, des hommes se disputent pour une cassette, le soleil se couche, et enfin, 6 heures après, Jaigon.

L’attrait de Jaigon réside dans une porte de bois colorée et sculptée. Derrière cette porte une pays vallonnés vit hors du temps. Les hommes portent des jupes et des chapeaux hauts. Isa et Haitham les saluts. Ils portent sur eux la même innocence que les lepschas. Mutuellement ils se regardent avec curiosités. - On peut aller au Bhoutan pour une journée, demande Haitham au douanier - Vous êtes foreigners ? Puis-je voir votre passeport ? Le douanier regarde plusieurs fois le passeport dans l’espoir de trouver un visa. Timidement, il leur apprend que la loi vient de changer, que même pour une journée la taxe de 200 dollars par jour est exigée pour visiter le pays. - que puis-je faire ? Je ne peux vous laisser entrer, j’aurais des problèmes. Haitham et Isa sentent qu’en insistant ils pourront aller faire un tour dans ce pays de conte de fée, mais le douanier est tellement sympathique qu’il décide de lui fiche la paix.

Dans un resto avec vu sur le pays interdit, ils dégustent des pommes de terre à la crème fraîche et aux champignons, délicieuse spécialité bhoutanaise.

- Que faire maintenant, je suis fatigué, je n’ai pas le courage de re-prendre le bus pour Silliguri, désespère Haïtham. - Pas le courage non plus de passer une nuit à Silliguri en attendant un train pour Delhi. Silliguri est aussi crade que Jaigon. Les habitants brûlent leurs déchets dans la rue, l’odeur dégagée par le plastique est insupportable. - Comme l’Inde devait être belle sans le plastique. Manger dans des feuilles de bananiers, boire du thé dans des pots en terre jetable - Allons dormir, la nuit nous portera peut être conseil

Assis derrière une table dans la rue, des hommes vendent des tickets de bus. Gangtok, Peeling, Silliguri, Darjeeling… - Il y a un bus pour Kallimpong, ça nous évite Silliguri. Peut être que de là-bas on pourra rejoindre Delhi directement. - Peut être. Isa et Haitham avalent des samosas dégelasses dans la rue, et courent après le bus.

Le bus emprunte des routes de montagnes, le trajet est interminable. En fin de journée enfin, les voici à Kallimpong.

Kallimpong, cul de sac

Haitham est horrifié : - Mon Dieu, on dirait Peeling Pressé de partir ils montent lui-même récupérer les sacs sur le toit. Cela fait rire les locaux. L’un d’eux montent sur le toit du bus : - Where are you from ? Questions milles fois posées, qui n’a plus de sens à ce moment de leur voyage.

Ils trouvent un joli chalet, avec une petite terrasse, des chambres mignonnes, des douches froides. - On va pouvoir se reposer un peu, on réfléchira ensuite dit Isabelle à Haïtham. Haïtham fait une sieste. Isa discute sur la terrasse avec des voyageurs Paulo : - « Je suis un fou de l’Inde, depuis plus de 20 ans. Je ne voyage qu’en Inde. L’Inde réveille en moi mon coté féminin, regarde ma belle écharpe en cachemire » Clarisse : - « Nous arrivons du Laos. Quelle déception. La technologie est arrivée trop vite, des hôtels qui ne ressemblent à rien ont poussé partout, l’économie solidaire s’est transformé en économie grattes touristes. Cathy : « J’ai été voir Amah dans son ashram. Elle m’a serrée dans ses bras. La veille du tsunami Amah savait. Elle a fait évacuer tous les habitants du quartier. »

Paulo se promène dans le marché déçu : « je m’attendais à voir un village traditionnels, des chalets de bois et de pierre, des potagers » « Tu croyais voir le Népal des années 60, ben fait demi tour, tous le Sikkim est bétonné »

Isa essaye des chapeaux bhoutanais, Haitham chine une chaîne en argent, Paulo mange des gâteaux à la crème. Demain ils partent. Une jeep les emmène à Silliguri, là un train express mettra 35 heures pour arriver à Delhi. Pour passer le temps ils vont voir un film d’horreur au cinéma. Le film est un prétexte pour un film de cul sans cul.

Le trajet le plus long

Jeep pour Siliguri

Quattre personnes par banquette. Isa et Haitham sont assis à coté de deux grosses dames obèses. « Pourquoi est-ce que l’on ne s’est pas partager les grosses » peste Haïtham. Tout le monde rigole. A silliguri la grosse dame demande à Haïtham de l’aide pour porter son sac. Le voici devenu porteur bénévole. Tout le monde rigole. Sauf les porteurs.

Ils attendent le train quelques heures en discutant avec une famille de mendiants. Les plus petits ont le cul à l’air et des gros bidons. Le grand refuse de partager avec eux le paquet de gâteaux que les voyageurs lui ont filé. Sa mère le tape.

Puis

Une heure, deux heures, cinq heures, dix heures, vingt heures, trente cinq heures de trains, de mendiants, de patates au cumins, de tchai.

L’arrivé à Delhi est oppressante, noyé dans une fourmilière humaines ils cherchent un hôtel pas cher. Paulo se joint à eux. - Attention les amis, un cyclorickshaw a faillit me rouler sur le pied dit Isa à ses compagnons de route. - Fait gaffe, tu marches sur un mendiant, lui répond Haitham en fonçant dans une vache.

Rabatteurs, vendeurs, mendiants les interpellent, ils ne répondent pas.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
IZ Izanora Regular ·
Delhi, la bonne surprise

Isa et Haitham dans une grande métropole sont comme des poissons dans l’eau noyés dans une foule d’activités : rencontrer des associations, surfer sur Internet, visiter des mosquées et des forts rouges, faire du shoping, manger au MacDo, faire le tour des ambassades pour rêver d’aller ailleurs, participer à des manifestations, écouter de la musique, marcher dans les parcs, se baigner dans les fontaines, développer des photos, écouter les kawalistes chanter dans les tombeaux des saints, parler avec des indiens et des foreigners autour d’un thé, et tous les soirs retrouver Paulo pour échanger sur les journées bien pleine.

Delhi n’a pas encore trop chaud, un brise légère enveloppe la ville. Le ciel le plus pollué d’Inde est d’une grande beauté : des bleus, des roses, des jaunes, et toujours une multitude de gris artificiels qui lui donne cette teinte unique.

Isa et Haitham ont une mission : bientot les parents d'Isa vont leur rendre visite. leur programme : le Rajastan. la maman d'Isa voudrait voir le taj mahal, les chateaux du Rajstan, les villes bleus, les villes roses, monter a chameau, monter à éléphant...le tout en une petite quinzaine de jour.

"Nous n'avons pas le choix, il nous faudra un voiture avec chauffeur". Isa et Haitham s'improvise organisateur de tour.

Paulo : "alors, les enfants, on va ou, maintenant ? Haridwar, ça vous dit.?" La mission d'Isa et Haitham accomplit ils mettent le cap pour Haridwar.
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IZ Izanora Regular ·
Quartier de Nizam u din

Nizam u din est un des plus vieux quartiers de Delhi. c'est le quartier des musulmans, lieux de pélerinage soufi. en attendant le récit de nizam u din, voici un galerie de portrait de ses habitants.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
IZ Izanora Regular ·
NIZAMUDIN

" Je vous emmene à Nizamudin, mais s'il vous plait, faites une pause dans ce shop de luxe, si vous y rester plus de cinq minutes, ils me fileront un cadeau pour mon petit fils"

Isa et Haitham visitent une magazin magnifique. "On dirait un musée tellement c'est beau"

Isa est impatiente de visiter le durga ou sont entérés les saints soufis. Pour accéder au Durga, il faut traverser un immense sook ou se cottoient boucher, vendeurs de pétales de roses, vendeurs de voiles et de chapeaux. des shoes mans agressent isa et Haitham pour qu'ils laissent leurs chaussures, "haram, haram" crie les vendeurs de chapeau a Haitham, "harram, harram "crie les vendeurs de voiles à Isa. "Les enfoirés, ils veulent nous faire enlever nos chaussures, alors qu'on n'est que dans le marché à viande". Haitham explose de colére et parle en arabe pour calmer les escorqueurs qui s'improvisent Oulema.

Le seul lieu ou les chaussures doivent être retirés est le durga, quand au voile et encore plus au chapeau ils ne sont pas obligatoires.

Enfin le tombeau et toute son énérgie. Dans la cour du tombeau un jeune fou de Dieu fait le dikr "Allahou allahou allahou" repete t il inlassablement des heures durant. Isa s'assoit à coté et écoute le soufle remonter des profondeurs de son être. La plupart des musulmans jette au jeune majdoub un regard noir sous entendant "haram, haram".

Un jeune est venu du Cachemir peleriner. Il se plaint "Il y a 40 ans, c'était plus moderne. c'est terrible les wahabites se sont mis à précher dans des quartiers ou l'on pratiquait un islam de paix, d'ouverture et d'échange interreligieux...et les gens les ont suivis".

Isa et haitham aiment se promener dans le quartier de Nizamudin, trés vite ils connaissent ses habitants. Le petit vieux qui égorge des poulets devant eux, la mendiante aux yeux bleus qui suit Isa avec des yeux d'amour, les intégristes du quartier qui parle du djihad plein de haine, les fous d'amour qui débordent de tendresse et vivent dans un état de paix émouvant, les enfants et les femmes qui fréquente l'association hope project, le boulanger, les kebab de beuf, les lentilles, les tchai offert par les hommes du quartier...petit à petit des portes s'ouvrent. Les portes des maisons toutes vielles, toutes petites, les portes des tombeaux en restauration fermé au public, les portes du tombeau le plus saint conservé dans les locaux de l'association soufi, à coté de la bibliothéque sur le soufisme, des salles de musique ou sont enseigné à tous la musique Kawali et des salles réservés aux rencontres intereligieuse. Isa et Haitham finissent par visiter la maison des kawalistes. Elles donnent sur le tombeau, ici de générations on chante des chants dont l'origine remonte loin dans la nuit des temps. Au fil de leurs excursions Isa et Haitham découvrent le quartier des balayeurs. Les gens tris les déchets, vivent au milieu des tombes. tous est si étroit et il n'y a pas de systéme de tout à l'égout.

Les habitants de nizamundin vivent avec leurs morts, avec leur passé, avec leurs déchets, avec leurs chevre et avec la musique.

Quand les kawalistes chantent face au tombeau du maitre leurs yeux s'emplissent de douceur. Isa se noit dans leurs regards, ce regard lui a tellement manqué. l'amour est insatiable. Dans une petite tombe, une femme entre dans une trance et hurle des mots d'amour à la louange du prophéte, elle se cogne la tête contre les murs avec violence, et semble ne rien sentir. Puis elle jouit, "ha, ha, ha, hum, ha, mohamed, ha, hum". Les wahabites du quartier la ferait bien taire, mais ses frêres la protége.

Dans le quartier une association fait un travail extraordinaire : l'association Hope project. a suivre...
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
DE Dexxa Veteran ·
Dans le quartier une association fait un travail extraordinaire : l'association Hope project

on attend la suite avec impatience iza. Je sais que tu es tres occupé côté social, alors à bientot dexxa
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Saint Exupéry
EL Elloramat ·
Hello Iza J'ai lu, j'ai vu, j'ai adoré Le style, et le regard Surtout ne cherche pas à écrire ton récit uniquement en fonction des critiques que tu reçois. Moi je trouve que ton choix d'écriture du départ est super et surprenant . Chaque voyageur a sa propre vision et c'est ce qui en partie, il me semble, rend attractif tout carnet de voyage (si tout le monde était objectif qu'est-ce qu'on se ferait chier)(Et des carnets de voyages inintéressants à lire, y'en a!) J'aime particulièrement les dialogues, ça me fait rire. Alors me voilà comme tout le monde, à attendre la suite 😉 Mathilda
Nous sommes des parcelles d'ombres invisibles, parcourant ce monde d'implosions miraculeuses, faisant disparaitre nos empreintes dans une redoutable renaissance éphémère
IZ Izanora Regular ·
Merci beaucoup...la suite ne serait trop tarder, c'est promis.

Iza.
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IZ Izanora Regular ·
Au coeur du quartier de Nizamudin deux associations rythment la vie du quartier : hope project et l'assosociation sufi order.

Kamini, la directrice de hope project reçoit Isabelle et Haitham : - Bonjour, j'espere que vous ne venez pas pour faire un film. des gens sont déjà venus pour faire un film, et on n'a jamais vu le film. - Euh, non, nous venons parceque nous voulons créer un réseau entre plusieurs pays entre des associations qui bossent autour du developpement durable. Et pour cela on voudrait vous poser une dizaine de questions. - Et ca prendra combien de temps ? - trente minutes.

Kamini, petit bout de femme élégante, garçonne et dynamique se déride peu a peu, elle n'a pas beaucoup de temps mais c'est avec beaucoup de passion qu'elle raconte le projet de l'esperance :

" Nous travaillons pour les habitants de nizamudin, nous voulons valoriser et conserver la culture des habitants, rendre les gens autonomes, et répondre à leur problemens sociaux. aussi nous avons créer une clinique, une bourse de pret, une coopérative de femmes, des cours pour les jeunes filles. Nous créons des liens partout pour aboutir à réaliser notre projet. une riche femme allemande à léguer sa fortune à notre association et nous avons acheter ses locaux. nous les pretons le soir et la journée a des associations d'enfants des rues, c'est trop grand pour nous. "

Kamini sort le catalogue des produits artisanaux réalisé par la coopérative de femme. - "on pourra peut etre le transmettre a une association qui vend des produits issus du commerce équitable en France" lui dit Isabelle. - "alors gardez le" puis kamini montre un livre de cuisine réalisé par les habitants du quartier et une bénévole hollandaise, des photos magnifiques en noir et blanc réalisté avec les enfants par un bénévoles français... -"il y a beaucoup de bénévoles, presque trop. mon espoir ce serait que notre associations redevienne plus petite, et que la communauté du quartier soit plus liée, plus proche, plus active, plus indépendante".

hope project transmet un message de paix, de solidarité, de fraternité au delà de toute appartenance à travers des actions concretes fort bien menés.

Hope project vient de mettre en place un petit projet touristique : des jeunes du quartier font visiter aux touristes les moindres recoins de ce quartier plein de surprises pour une centaine de roupettes dont les bénéfices vont à l'association pour l'insertion des jeunes...avis au voyageurs, ne loupez pas cette découverte au plus proche des habitants.

plus d'informations :

hopeproject@vsnl.com http://www.hopeprojectindia.org http://organisation.freepage.de/hopeproject http://www.sufiorder.org/ The German website of the Hope Project. http://organisationen.freepage.de/hopeproject The homepage of the Womens' production unit Suvidha"http://www.hopeprojectindia/suvidha

Kamini : -restons en contact, nous sommes intéréssés par les associations que vous rencontrerez notamment au Pakistan. Isabelle : -d'accord. Derniere question : quelle associations me conseilleriez vous de visiter si vous ne deviez m'en conseiller qu'une seule ? - Celle de Shariq, c'est une association de jeunes qui écrivent un projet de réorganisation globale de la société...

à suivre....

photo : - fresque réalisée par les jeunes d'un atelier : les jeunes se sont déssinés aux centres, puis leur communauté, leur pays, le monde, l'univers...un dessin pour mieux se situer. - photo du maitre fondateur de la communauté souffi de nizamudin : hazrat inayat khan. "il a été en france - racontent fierement les habitants - c'était un résistant pendant la seconde guerre mondiale"
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IZ Izanora Regular ·
Isa et Haitham à l'ambassade de France à Delhi : Bonjour, nous souhaitons nous rendre au pakistan et en iran, et il nous faudrait une lettre de recommandation de notre ambassade En tapant la lettre de recommandation, l'homme fait peur aux voyageurs : Attachez toujours vos sacs dans le train en Inde, n'acceptez de nourriture de personne, et faites attention à Peshawar il y a des bandes armées. Merci monsieur, la lettre c'est gratuit ? c'est gratuit.

Dérriere, il y a l'ambassade du Pakistan, "qu'elle est belle, on dirait une mosquée". Isa et Haitham commencent à réver d'un ailleurs mais ce n'est pas encore l'heure.

Sur la route il croise une manif. Stop my friend, we will join them. le friend tuktuk rale, il a peur d'être moins payé.

Les banquiers de Delhi manifestent contre le projet du gouvernement de privatiser la banque d'Inde. Ils reclamment que l'argent des banques financent une sécurité sociale. Isa et Haitham, casquettes rouges sur la tête et banderoles en main parlent politique. c'est les banques qui ont ruiné l'économie de la Tailande et de l'argentine. Justement, dit un banquier, nous on ne veut pas que ca arrive. Vos banques sont privées en France ? et comment, on va même vers un projet d'une banque européenne et d'une société ulltra libérale ou les banquiers et les spéculateurs tireront toutes les ficelles. on n'acceptera jamais cela en Inde, jamais...

Isa et Haitham visitent le siége de wwf india dans le quartier de lodi estate. Ce quartier regorgent de siéges de grosses associations, certains en construction, et de centre culturels. En Inde wwf à une philosophie plus profonde qu'en France, mystique.

Haitham fait développer ses photos. Isabelle se cultive sur la térasse de l'hôtel. Haitham va sur internet Un homme vide les égout dans une ruelle de pargange, et met toute la merde devant la porte du cybercafé. Isabelle boit un jus d'orange Haitham envoie un colis en France, plein de toutes les brochures des associations qu'ils ont rencontrés et des livres ramassés. Isabelle s'achetent des claquettes en cuir Haitham boit un tchai avec ses potes cashemiri. Isabelle visite et revisite la grande mosquée moghols de Delhi. Haitham se promene dans le souk dérriere la mosquée.

Et puis un jour, ils décident qu'ils vont partir à Haridwar. Allons ! Partons ! Je viens avec vous. Ajoute Jean-Paul.

Un grand train bien large traversent de jolies campagnes empestant les pesticides.

Il fait nuit a Haridwar et la lune à revétu son beau sourire de Shiva.

Sunita Hotel, hotel tout pourri recommandé par le lonely planete, loin du centre, un peu salle mais avec télé. Un sudafricain et un israelien fauché négocient la chambre en travaux beaucoup moins chére. Isabelle s'endort aux anges : en écoutant un concert d'Ali Khan qui la berce vers les étoiles dans une douceur divine...bientot le Pakistan...et demain le gange...quel bonheur !

quelques photos : la manif des banquiers et la grande mosquée moghols.

note : Je dédicace toutes mes fautes d'orthographes à Opai 😛
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DE Dexxa Veteran ·
pas mal les photos de la manif des banquiers😏
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IZ Izanora Regular ·
Un jour à Haridwar

Cap vers le Gange dés le réveil, Isa et Haitham accroché à l'arriére d'un cyclorickshaw rapide comme l'éclair croise Paulo qui boit son jus de fruit frais du matin.

Dans un bouiboui au bord du Gange, Isa et Haitham déjeunent des lentilles-poichiches épicés et des beignets de pain gonflés, fris (puri). Un indien offre un petit déj lentilles-poichices-puri à tous les mendiants du bord du Gange. En file indienne, babas, enfants, viellards, malades...attendent leur tour.

Le Gange sort de l'hymalaya tel un troupeau de buffle en furie. Des chaines ont été placés au bord du Gange. Les pelerins qui font leurs abblutions s'y aggrippent afin de ne pas arriver à Moksha trop vite. Haitham photographie une groupe de babas magnifiques sqattant au bord du Gange. "Djallo, dégage, dégage" hurle l'un des sages déchainés comme si Haitham était une sous caste mendiant. "J'aime pas les babas, jamais je leur filerais une roupette à ses mendiants fumeurs qui se croient plus loins qu'ils ne le sont..."et haitham prend en photo l'immense statut de Shiva, la tête dans les étoiles levantes, Shiva pose.

Chaque soir, des deux cotés du gange se déroule une cérémonie animé par deux indiens habillés comme des vigiles de sécurité. Leur serment est admonestation aux pélerins. Emplis de crainte, les pelerins leur font de généreuses aumones. Isabelle se fait draguer par un jeune beau gosse, jean et chemise moulant, enchainant les clins d'oeils bolywoodiens. Les pelerins demandent à Isa et Haitham de se joindre a eux pour une photo souvenir.

D'immenses panneaux publicitaires électriques envoient d'effrayants slogan religieux aux pélerins : on y voit par exemple un homme boire de l'alcool, bruler et finir en squelette, ou encore on y rappelle les bonnes maniéres selon lesquelles on ne tape pas les personnes âgées...

Thali ou thali le midi et le soir. Puri ou puri le matin Shiva bébé ou shiva porte clé dans les shops Tchai ou tchai dans la rue en apprenant des mots de hindi

Un indien déplacé du pakistan en 1954 raconte son histoire

c'est ici, à haridwar que Paulo a attrappé la "sacababatite aigue", une maladie incurable consistant à chercher pour les acheter tous les sacs fabriqués par les babas.

Un autre jour à Haridwar :

Haitham se leve avant le soleil pour prendre des photos, des babas l'invitent à la cérémonie du shilom de l'aube autour d'un tchai. " j'aime bien les babas, ils sont gentils" dit-il à Isabelle, "j'ai rendez-vous avec eux a 9h pour un full shilom".

Isa contemple le gange, aspire à s'y baigner et achéte un paréo, mais il y trop de regards "j'ose pas". Paulo, lui s'en donne à coeur joie et se baigne en slip dans le Gange, un miracle se produit : "J'avais un grincement incurable dans mes oreilles depuis des années, il est parti quand j'ai mis ma tête dans l'eau du Gange".

Un téléphérique méne à un temple. De la colline hymalayenne, on voit le Gange qui à été détourné de son cours afin de permettre la baignade des pélerins.

Isa peste d'être une fille, "si j'avais été un mec j'aurais pu me baigner en slip, et là j'ai même pas été cap de me baigner en paréo", haitham à trop fumé, alors comme ça d'un coup, il plie leur bagage et se taille à Richikesh.

"Attendez moi je viens avec vous" crie Jean Paul qui les rejoint en courant.

photo : petit dej à haridwar.
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DE Dexxa Veteran ·
salut, enfin la suite, merci. Je suis curieux qu'après avoir décrit le Gange comme eau polluée et nid de microbe, tu regrette de ne pas avoir t'y baigner. Tu nous dis pas un mot sur tes tatouages au henné aussi (voir photo) cordialement dexxa
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Saint Exupéry
IZ Izanora Regular ·
Salut cher ami, Comment aller en Inde sans passer par le hénné, sur les pieds, dans les cheveux, sur les bras, sur les mains...l'Inde est le pays du hénné. l'eau du gange d'haridwar est pure comme l'eau de roche, il quite les montagne hymalayenne pour entrer dans la plaine, et n'a pas encore été souillé par les grandes villes dans lequel les égouts vont se jetter. ceci étant dit, le gange est un fleuve magique, il respire la sacralité, et en tendant l'oreille, on entends les priiéres des milliers de milliards d'hindous qui le vénérent depuis la nuit des temps. et meme au plus crade de crade, a varanasi, je n'ai pas résisté et y ai fait mes petites ablutions (des toutes petites)...aprés vérification d'usages (pas de coupures...) aprés tout, des milliers d'hindous s'y purifient chaque jour...et derriere toutes les saletés, j'ai senti la douceur enchanteuse de ce fleuve...et je reve d'un jour ou les egouts de varanasi (bénares) iront se jeter vers d'autres lieux, ou les gens arreterons de chier dans leur mere "ganga de benares"...ce jour là je laverais mes habits, puis je me baignerais des heures à varanasi, au milieu des dauphins du ganges, des temples recouvert par les eaux, des cendres des hommes...en esperant quand meme ne pas tomber sur un cadavre de vache ou pire...

a bientot.

Isa.
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IZ Izanora Regular ·
Isa, Haitham et Jean Paul attrapent au vol le bus de Richikesh. Jean-Paul n'a pas eu le temps de manger son tali a Haridwar.

Isa, Haitham et Jean-Paul mangent un talli a Richikesh. Jean Paul est un fou de l'Inde : - "Inde un jour, Inde tout jour, cela fait 15 ans que j'y vais au moins deux mois chaque année, pourquoi aller voir ailleurs, je suis si bien ici, l'Inde réveille chez moi mon coté féminin" Haitham : -je ne comprend pas les gens qui bloque sur l'Inde, ya quoi de plus ici qu'ailleurs, de la folie y en a aussi en Afrique, chaque pays a sa saveur, moi je voudrais les faire tous... Isa : - je suis d'accord avec toi, Haitham, seulement attendons un peu, à notre retour, quelque chose me dit que quand on est en Inde on ne sait pas ou on est mais que quand nous la quitterons, nous la chercherons.

Pendant ce temps, le serveurs sert les touristes indiens en premiers. Haitham : -ça c'est un truc qui m'énnerve en Inde..."it is more than half an hour we are waiting, they just arrive and they are yet eating" Le serveur tout sourire : "because indian people are always hurry, not like foreingners" Haitham hurle : "we are hurry and hungry" Les serveurs rigolent puis proposent à Haitham un bon plan dans une guest house dont ils sont les propriétaires.

Sous la chaleur, les trois frenchs cherchent une guest house pas chere, propre avec jardin ou vue sur le gange. Ils marchent des heures. Jean Paul : " Vous pouvez vraimment pas monter votre budget..."

Aprés avoir traversés les différents quartiers espacées chacuns de plusieurs petits kilomettres, ils trouvent. Jean-Paul est mort.

Dans le jardin, autour d'un thé ils font connaissance de Raza, un indien branché, un peu décallé, en vacances à Richikesh dans cette guest house depuis only deux ans.

Richikesh est une ville ou se melent occidentaux et indiens, cheminant, ou essayant ou pire, faisant semblant de cheminer. Sur le Gange chaque soir, swammi chinanand chante entouré de ses disciples, de ses orphelins et de babas de passage. Sa voie vient du fond du cosmos et ramène vers l'essentiel. Haitham parle à un homme de peau noire. Un indien éffrayé lui dit : "don't speak with him, it's a monky". "et toi t'es quoi, t'es pas un monky peut être". Le mec rigole.

ils marchent, visitent des Ashrams, traversent des jardins fleuris, des allées aux herbes hautes, longent les plages de sablent fin du Gange, parlent avec les babas, respirent les bonnes odeurs de fleurs et de bourgeons, et le soir avec Jean Paul et Raza ils racontent leur journées. Jean Paul à été à un concert de musique classique et a acheté un sac à baba (..."encore, t'es vraimment dingue !"), Raza est resté dans le jardin à boire du nescafé

Isa et Haitham décident qu'ils vont se poser un peu ici, se reposer, se faire masser, écouter les chants au bord du gange, boire à la coupe de babas, manger ayurvédique, faire du vélo, se baigner dans le gange. Jean-Paul aussi.

photos jointe : Jean Paul et son sac à baba - cérémonie au bord du Gange.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
GW Gwennou Regular ·
Ca fait longtemps qu'on attend la suite ! c'est vachement bien ce que tu ecris. J'aimerais que tu nous en dises un peu plus sur Jean-Paul, il a l'air rigolo ce garçon. Et puis bien sûr, continue à nous faire découvrir l'Inde, je ne sais toujours pas si j'ai envie d'y aller ou non. Si je décide d'y aller, il va falloir que je me blinde. J'ai peur du choc. Pour l'instant, je découvre par procuration. A condition que tous ces posts en appellent d'autres. J'attends...
Récit : - plongee a Koh Tao - Thailande - LE RETOUR - Egypte, février 2006
IZ Izanora Regular ·
bonjour Gwennou, merci d'avoir remis mon récit à la page, du coup mercredi matin j'écrirais peut être la suite...que te dire de jean paul ou paulo (c'est le même), il retape des meubles en révant de l'inde...d'ailleurs si quelqu'un le connait passez lui un grand bonjour d'isa et haitham et dite lui de nous filer des news...il n'a meme pas d'email paulo, il a mal au dos dans le train a partir de 30 heure de trajet, et parle souvent de sa femme framboise qui l'attend pendant qu'il peregrinne a la recherche de sacs a babas pour sa collection. quand au choc de l'inde, c'est vrai qu'il est particulier, mais je ne sais pas pourquoi, j'avais vu des pays avec autant de misere, mais l'inde, au début, c'était different, le choc partait, revenait comme un boomrang, mais au bout de quelques jours que c'était bon... isa
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
EL Elloramat ·
idem. Je passe de temps en temps voir si ton récit se poursuit. Vivement la suite!
Nous sommes des parcelles d'ombres invisibles, parcourant ce monde d'implosions miraculeuses, faisant disparaitre nos empreintes dans une redoutable renaissance éphémère
IZ Izanora Regular ·
Extrait des douceurs de vivre à Richickesk :

Un matin Isa et Haïtham se promènent sur les criques du Gange. Ils aperçoivent deux magnifiques babas troglodytes en string.

Mahatma Satis et son disciple Mahatma satinaram, sur leur rocher perché, les yeux rivés sur le Gange attirent Haïtham alléché par l’idée d’une belle photo. Les babas pausent. Puis, donnent rendez-vous à Isa et Haitham à 16h pour assister à leur prière.

Isa et Haïtham arrivent à 17h avec 4 pommes. Le maître offre les pommes à Shiva, il se maquille, souffle dans un coquillage. La vie de Mahatma Satis est simple : boire l’eau du Gange, manger dans les arbres, ne pas mendier, ne pas travailler, une petite grotte, deux nattes, un string, un drôle de bros pour l’eau.

Tandis que babas Satis se baigne dans le Gange, son élève fait patienter les voyageurs en position du lotus. Vu du haut, le Gange vous emporte comme du sable livré au vent.

Puis Baba Satis remet de l’ordre en changeant de place les chaussures d’Isa et Haitham. Isa et Haitham vérifient tout de même que ce n’est pas un plan bisness : - " How much the yoga lesson ? " - « no money, no money » crie baba Satis.

Une heure plus tard, la méditation commence. Babas Satis chante, et les yeux fermés, tout le monde s’envole. Les singes sont au rendez-vous et entourent l’assemblée. Les craintes d’Isa, relative aux pommes offertes à Shiva, juste à coté d’elle s’envolent quand une mouche se pose sur son front. Une énergie s’active, une paix l’envahie…serait-ce le troisième œil qui parle ? Après une éternité baba Satis s’arrête : - « ho, ho » crie-t-il à son disciple qui semble ne plus vouloir revenir.

Puis babas Satis délivre un long enseignement dans une langue inconnu. Il enseigne, enseigne, enseigne, enseigne encore. Puis demande à baba satinaran de traduire. Celui est bien embêté. Après réflexion il dit : « yoga bring peace, genti, genti » La leçon se termine par le partage des pommes.

Sur le chemin du retour, Haitham dit : « je suis bien, comme après le meilleur des bédos ». Un singe arrive avec les dents toutes sorties, il va pour se jeter vers Isa. Sans réfléchir, elle attrape une grosse pierre et menace le singe qui part en courant. Isa est fière d'elle et se sent comme une guerrière qui n'a peur de rien. La lune s’est levée, elle leur sourit. Isa et Haitham s’allongent sur le sable blanc d’une crique du Gange, et savourent l’instant de paix en se perdant dans l’immensité du ciel.

A bientôt pour d’autres douceurs de Rchikesh…
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
IZ Izanora Regular ·
Passe les jours à Richikesh et Isa oublie quel jour on est. Aussi dans son journal, à la place de la date, le mot aujourd’hui…demain sera aujourd’hui, hier c’était aujourd’hui…

Aujourd’hui,

Aujourd’hui, dans le hashram d’à coté il y a distribution gratuite de livres. Le guru de la joie y est toujours entouré de disciples fous d’amour. Isabelle lie son pamphlet sur la nourriture végétarienne et décide de ne plus participer au génocide de ses amis les bêtes pour satisfaire un simple plaisir.

Aujourd’hui Jean-Paul s’est baigné tout nu dans le Gange. Un flic l’a rappelé à l’ordre.

Aujourd’hui Haitham a acheté de la beu à un baba. Il fume sur la terrasse d’un café avec vu sur le Gange. Le serveur lui amène un cendrier en forme de noix de coco et passe des cds de Bob Marley. Haitham regarde passer les nuages.

Aujourd’hui,

Aujourd’hui Isa et Haitham, convaincu par Jean Paul décident d’acheter le sac confectionné par baba Seta Barti. Il vient juste de le finir. « One month work », explique baba seta barti. Ses yeux pétillent de malice. « Il ya 12 poches, il y a en a pour le shilom, pour la beu, pour l’opium ». Baba Seta Barti a les mains usées par le fil, l’aiguille et la grosse laine.

Aujourd’huiIsa rencontre une anglaise qui vit une love story avec un joli baba. Ils bouffent au resto ayurvédique.

Aujourd’hui Isa et Haitham louent un vélo pour aller se promener dans les collines bordant le Gange. On dit que que par là-bas il y a une cascade. Le pneu éclate crève au bout d’un kilomètre. Isa et Haitham reviennent en marchant. Le ptit vendeur veut leur faire payer pour remplacer le vélo crevé. Isabelle vient à bout du ptit embrouilleur, elle crie après toute sa famille. Ca finit en éclat de rire avec un vélo presque tout neuf.

Aujourd’hui Isa et Haitham mange des spaghetti comme en Italie.

Aujourd’hui Jean Paul se fait masser.

Aujourd’hui Raza propose de compiler un CD de musique indienne pour Haïtham.

Aujourd’hui,

Aujourd’hui Isa et Haitham se lèvent à l’aube et se baladent en écoutant le bruit du vent dans les feuilles.

Aujourd’hui Isa fait connaissance d’un nouveau baba, c’est un beau baba, un baba travailleur. Isa lui achète plein de bagues en cuivre qu’elle espère revendre à bon prix à son retour en France.

Aujourd’hui Haitham se fait masser tout nu.

Aujourd’hui Isa et Haitham se font lire les lignes de la main pour 15 roupies. « Tu aime voyager, tu vas beaucoup voyager…quel âge as-tu ? » « 30 ans » « a 35 ans tu auras un problème de santé mais tu va guérir ». « Quel signe es tu ?» « Sagittaire » « ta couleur est le orange, portes beaucoup de orange. Et ta pierre est le saphir, tu peux en acheter dans ce magasin » « Tu auras deux enfants ». Isa va dans la boutique s’acheter un saphir jaune. « 890 dollars only » …Isa n’achète pas de saphir jaune.

Aujourd’hui Isa et Haitham mange du houmos comme au Liban.

Aujourd’hui un baba blanc se baigne dans le Gange

Aujourd’hui,

Aujourd’hui Haitham achète un chapelet en pierre rouge pour sa collection.

Aujourd’hui Isa médite dans un temple. Elle se fait un ami indien.

Aujourd’hui Isa et Haitham réserve une chambre dans le ashram d’à coté. 70 roupies, repas ayurvédique compris, jardin magnifique. Ils reviendront peut être au mois de mai pour monter jusqu'au source du Gange.

Aujourd’hui Isa et Haitham rencontre un baba chauve. « Je suis un good baba » «Good baba» répète-t-il en leur mettant du tika jaune sur le front et en prononçant le son originel « ouououm » puis le baba leur réclame un bashish en répétant «Good baba» et en leur offrant une drôle de noix. « Tu trouve pas qu’il a une tête de faux baba » dit Isa à Haitham. « Une tête de vrai brigand » dit Haitham « no, no money » lui répond Haitham « Rendez moi ma noix » dit le baba en leur lançant un regard mauvais comme la peste. « Tient garde ta noix ».

Ce soir, Chapati Express est arrivé à Richikesh. Ce vieil occidental des années 60, aux longs cheveux dégarnis porte un gilet sans manche, laissant entrevoir son vieux buste maigre. Sur son tuktuk aménagé, il y a une grosse pancarte « Chapati Express », des enseignements, des pubs, de la propagande. Chapati Express propose des cours de yoga tantra pour libérer l’énergie sexuelle. Devant un plat de spaghetti ayurvédique il regarde une vidéo des 101 dalmatiens sur son ordi portable.

Ce soir, Raza invite Haitham dans sa chambre pour choisir les cds qu’il lui compilera. Haitham n’a pas envie et le met en attente.

Aujourd’hui,

Aujourd’hui il pleut

Aujourd’hui Isa et Haitham enregistrent une cérémonie musicale dans un ashram de brahmine. Ils n’ont pas le droit d’être là, et le brahmine chargé de surveiller les entrées les regardent bien embêté.

Aujourd’hui Raza file une orange à Isa et elle lui file une pomme.

Aujourd’hui Raza s’excuse d’être trop drôle. Mais il n’est pas drôle et c’est ça qui est drôle.

Aujourd’hui Isa écoute les occidentaux échanger sur leurs expériences mystiques, un sac de raisin à la main.

Aujourd’hui il y a des moustiques

Ce soir, Raza raconte son histoire : il est sorti pendant des années avec une routarde Australienne. Puis un jour elle est partie, elle devait revenir, mais au lieu de cela Raza reçu un coup de téléphone : « J’ai décidé d’arrêter mes conneries » et par ces belles paroles de sagesse elle mis fin à son histoire d’amour.

Haitham va dans la chambre de Raza. Raza roule un joint, qu’il offre à shiva. À chaque taf, il se tape le joint sur le front, et quand il fume il aspire de toutes ses forces. Puis il pleure : « same room, 4 years in the same room », « look she was here » ajoute Raza, « she was on the same place of you ». Puis ils écoutent des cds. Par terre, sur l’armoire, sous le lit traînent des cds. Raza fait un tas de cd pour Haitham. Il lui propose un prix extraordinairement élevé, un prix amical. Haitham refuse l’amitié.

Après des jours et des jours de détente, Isa et haitham repartent pour Delhi. Jean-Paul les rejoindra plus tard, des que baba seta barti aura terminé le sac qu’il lui confectionne sur mesure, avec les couleurs et les ponpons qu’il a choisit.

Dans quelques jours les parents d’Isa seront là, pour une quinzaine de jours de vacances bien méritées.
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IZ Izanora Regular ·
Isa, Haitham, papa et maman passent quelques jours à Delhi

L’hôtel classe est réservé, le driver et la jeep climatisé sont prêts, l’itinéraire touristique est dressé, ce soir Isa et Haitham quitte l’hôtel Hare Krishna, le chat aux trois pattes et son joli bébé qui étaient l’attraction de la terrasse et rejoignent l’hôtel un peu bourgeois réservé pour José et Danielle.

Ca commence par une embrouille, un désaccord sur le prix et la chambre qui n’étaient pas ceux négociées…ça finit par « no problème. »

Pour rentrer dans l’Aéroport Internationale Indira Ghandi, il faut payer 50 roupies. Astuce pour éloigner les rabatteurs l’espace d’un instant. Isa s’amuse à observer la tête des gens qui arrivent en Inde : les têtes choquées, les têtes perdues à la recherche d’un panneau du style « welcome mister Ly », les têtes qui se retrouvent, les vieux amis, les familles et enfin la famille, celle qu’on attend. Maman : « Un Indien n’arrêtaient pas de roter dans l’avion » Papa : « C’est marrant on se sent libre ici, je suis sure que je peux péter et que personne ne sera choqué ». « Libre de péter, de roter et de se décrotter le nez, libre de regarder qui tu veux, quand tu veux… »

Les parents découvrent l’Inde à la fois excités et apeurés : les tuk tuks, les ricksahaws, l’affolante circulation, les bazars aux merveilles, les resto chicos pour trois fois rien, les pauvres, le magnifique ford rouge, connaught place, les parcs et les vielles pierres, les cocas à la fraiche, l’avenue qu’Isa et Haitham appellent avenue des champs Elysé, le grand minaret ou « on est obligé d’enlever ses chaussures, même si il y a des crottes de pigeons par terre ? », un pot avec Paulo qu’on retrouve par hasard à une terrasse. Isa et Haitham sont épuisés les parents les ont fait courir dans tous les sens et jusqu’au bout de la nuit. «On n’a pas six mois de vacances, demain à 5 heure du mat, nous devons mettre le cap sur Agra, si nous voulons avoir le temps de faire Fatepur, Jodpur, Jaipur, Jaisalmer, Udapur, Ajmer .» « Mais, maman, c’est impossible, cela fait plusieurs mois que nous sommes là et on en a moins fait ! ». « Mais, nous on a pas six mois… » « Ok, ok, demain 5 heures… »
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IZ Izanora Regular ·
Cap vers Agra

Le gars de l’hôtel oublie de réveiller la famille à 4h30. De toute façon Mister Yato, le driver n’est pas là. 5h30 : Mister Yato pas là. 6h40 : Toujours pas là. 6h45 : Haitham appel son patron « Heureusement qu’on a pris le service le plus luxe possible ». 6h50 : Mister Yato arrive.

« La route était bouché, mais ne vous inquiétez pas nous arriverons à l’heure pour le lever de soleil sur le Taj Mahal ». Mister Yato appuie sur le champignon. Mister Yato s’arrête dans tous les magnifiques emporiums. Cadres de luxe, café hors de prix, magasin proposant à des prix imbatablement chers tous les souvenirs de l’Inde et bien sur parking pour les bus. Mister Yato y touche sa commission, et les voyageurs loupent l’Inde des indiens. Mais ceux qui viennent ici on l’air de s’en moquer un peu. « Je fais confiance à Mister Yato, il connaît bien l’Inde et les souhaits des touristes »… « Maman, papa, j’aurais tellement voulu vous faire découvrir les marchés authentiques on on trouve des tongs et des clémentines et des indiens ». « Non, merci ma chéri, tu iras après, je n’ai pas six mois de vacances… »

10h : arrivé à Agra, le soleil s’est levé depuis bien longtemps.

Le Taj Mahal est une ôde à l’amour impossible, et une ôde aussi à la cruauté d’un empereur. Un empereur moghol perdît sa belle en couche et voulu lui construire un mausolée racontant son chagrin d’amour. Il tua la fiancée du meilleur architecte de Perse afin que celui-ci soit inspiré pour construire le mausolée de la princesse. Le chef d’œuvre terminé, l’empereur trancha la main de l’architecte et celle de tous les sculpteurs afin que personne ne puisse copier le Taj Mahal.

Un touriste français prend sa chérie en photo devant le Taj Mahal, elle pause, pause, pause encore. Haitham se prend la tête : comment prendre le Taj Mahal en photo autrement que les célèbres photos évoquant l’Inde dans toutes les brochures touristiques ? Des vendeurs de points de vue trimballent José d’un point de vue à l’autre pour lui gratter quelques roupies par point de vue. Isabelle observe les indiens, les touristes, la blancheur du Taj Mahal, la symétrie parfaite des mosquées, les fleurs colorées. Maman a faim. « Il faudrait partir pour arriver assez tôt à Fattepur et trouver un bon hôtel ». « Mais, j’ai pas eu le temps de prendre ma photo… » « Et moi, de vivre le Taj Mahal ».

Ils sortent et se perdent dans les ruelles. « J’aime les ruelles grouillantes de vie, de mouches, de rabatteurs, il y a tant à observer, mangeons ici » propose Isa qui aimerait faire découvrir à ses parents la saveur de l’Inde. « Surtout pas, dit Danielle. J’ai lu dans le guide du routard qu’à Agra des restos empoisonnent les touristes. De mèches avec une clinique privé, ils touchent chacun leur part de ce que raque la compagnie d’assurance. Demandons plutôt à Mister Yato ». Mister Yato exploite le filon de la peur : «Vous avez bien raison, moi je vous emmène dans des endroits ou l’huile est bonne, la cuisine propre, la nourriture fraîche, c’est un peu plus cher mais safe » « c’est très bien comme çà Mister Yato ».
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DE Dexxa Veteran ·
Enfin la suite !! Depuis le 8 Mars qu'on l'attend cordialement dexxa
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Saint Exupéry
IZ Izanora Regular ·
Repas dans un resto aménagé pour les touristes, décor��s à la « Hawaï holidays » ou le luxe apparent est un prétexte pour servir une bouf dégeu à prix de luxe. Maman je t’assure que je n’ai jamais rien mangé d’aussi mauvais depuis que je suis en Inde…ce n’est pas pour rien qu’il n’y avait pas d’indiens. C’est exactement comme ça, en mangeant là ou il n’y a pas d’indiens qu’on attrape des chiasses C’est vrai que c’était pas bon…mais c’est de notre faute, c’est nous qui avons demandé conseil à Mister Yato. Did you eat Mister Yato ?. Just one lassie, répond-il avec sa tête de pitié avec laquelle il est sur de mener José et Danielle ou il veut.

Fatepursikri

Papa : « Tout est déglingué dans cet hôtel que propose le lonely planète » Qu’a cela ne tienne, Mister Yato connaît un autre hôtel. « Tu sais on risque de payer le double si c’est lui qui nous emmène, tout marche par commission en Inde » explique Isa à ses parents, réponse : « mais non, au contraire, Mister Yato doit avoir des prix car il emmène souvent des touristes »

Isa et Haitham s’installent tranquillement dans leur petite chambre qui « sent la naphtaline et ou la décoration n’est pas des plus raffinée» selon Danielle, mais pour eux c’est une chambre normal a 150/200 roupies…sauf que les parents l’ont payé le triple. Mais puisque Mister Yato…Isa et Haïtham commencent à détester Mister Yato.

Dans le village des enfants marchent la tête chargée de paniers ou s’empilent des bouses de vaches séchées. La magnifique mosquée construite par l’empereur Akbar surplombe le village de Fatepursikkri. Haitham, Isa, ses parents s’apprêtent à poser leur chaussure à coté de la pile de chaussure attendant le retour de leur piedpriétaire quand : « Shoes here » lance fermement un jeune homme. « no, why here » « because là-bas c’est pour les groupes, I am the boss ». Petit conflit, grande gueule contre grande gueule.

Dans la mosquée quelques kawalistes répètent, demain il y aura un grand concert. Pas la peine d’espérer rester un jour de plus, l’hôtel et le village dépriment maman. Dans la mosquée le tombeau de christi. Isabelle échange avec les kawalistes, Haitham prend des hommes lisant le coran en photo, maman regrettent de ne pas avoir gardé ses chaussures car par terre il y a plein de « crachats tout rouge », papa tapent la discutions avec tous les rabateurs, taxeurs, menteurs et jt’enmeneenbaladeurs.

Le soir, Mando, le patron de l’hôtel fait le pitre de table en table, il imite son père fumer, les babas fumer, tergiverse sur les américains qui partent sans payer car il n’y a pas d’eau chaude, compare Bush à Sadam. C’est que l’homme boit une demi bouteille de whisky par jour.

Au réveil maman est énervée : « Je comprend pourquoi les américains partent sans payer, les plombs n’ont pas arrêter de sauter, et ce matin il n’y avait pas d’eau du tout. Partons au plus vite pour le Rajasthan. Il faut arriver tôt pour trouver un hôtel de qualité acceptable. Laissons tomber la ville d’Akbar ». « Tu plaisantes, la lumière est dorée, il fait frais, c’est une ville parfaite… » Isa et Haitham négocie une petite balade à la mosquée. « shoes forbiden » crient les shoes man à l’entrée. Un ado se propose de guider Isa, le cœur lui en dit, mais aujourd’hui elle n’est pas le maître du temps.

Déjà ils filent dans leur jeep climatisée vers le Rajasthan ou maman espère trouver des palais des milles et une nuit. La route se déglingue, les robes se colorent, des tracteurs chargés à bloc de chez bloc de paille apparaissent, des camions cèdent sous le poids des milliers de pierres qu’ils transportent, des chameaux entrent en scène, José ne sait plus ou donner de la tête tant il y a à voir et à photographier.

A chaque que fois Mister Yato fait une pause, des vendeurs et mendiants en tout genre accourent. «Tu crois qu’il organise tout à se point, soupçonne Haitham » « Le pire, répond Isa, c’était sur la route d’Agra, quand il s’est arrêter et qu’un gitan est venue faire danser un pauvre ours muselé, comme par hasard »
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
LA Laptitmarie Veteran ·
Merci Isa, moi aussi j'attendais depuis longtemps la suite de votre récit. Vous aurez donc fait un "voyage" dans le voyage avec les parents.... Vi-vite au rajastan.....😛 Je vous y attends déjà...
Balades autour de la boule : Inde, Bangladesh, Turquie, Népal, .. Récit Bangladesh Récit Inde 2001
IZ Izanora Regular ·
merci laptitmarie et dexxa pour les encouragements...donc voici la suite :

Après en avoir visité plusieurs hôtels, l’hôtel suggéré par Mister Yato et la bible du routard, convient à tous. « Il à l’habitude » reconnaît Danielle très satisfaite du joli Diggi palace. Après quelques hésitations, José se dit que les murs ne vont pas s’écrouler, que ce n’est pas si vieux et qu’il doit y avoir de l’eau. Danielle veut acheter des nappes avec des éléphants, Mister Yato emmène la famille dans un shop du gouvernement ou il garantie la qualité « les couleurs ne partirons pas au lavage ». « Maman je t’assure que cette nappe c’est de la merde, elle ne vaut pas plus de 100 roupettes et le shop t’en demande 1000 ». Puis Mister Yato propose la visite d’un shop de bijoux. Isa n’en peut plus, elle n’a toujours pas vu la ville car tous les shops sont excentrées. « We want to go to bazard, please park here and let us go to bazard ». Danielle trouve enfin ses nappes, a présent elle veut des tee shirts. Isa, épuisée par le lèche vitrines s’affalent en pleine rue devant le coucher de soleil. « Le soleil est si gros, si doré, quel dommage de s’enfermer dans des shops ».

Ils prennent leur repas face au jardin, la véranda est magnifique, chaque détail est raffiné mais l’ambiance est morte : serveur en costume, silence, famille bourgeoise anglaise en vacances avec leur gosses et leurs domestique thaïlandaise, mémé bourgeoise anglaise, également, lookée pour tourner dans un film d’Agatha Christie, routards français gros budget en vacances pour trois semaines, une autre anglaise pimbêche méchantes avec les serveurs.

Haitham donnent des conseils, en vain, aux parents concernant Mister Yato qui les emmènent où il veut quand il veut et leur fait louper l’essentiel. « On s’en fout, c’est nous qui payons ». Isa lit dans le jardin romantique. Le soleil se couche et arrive un magnifique paon qui se couche au sommet d’un gros arbre. Dans la lumière dorée, puis bleutée, le paon semble être un personnage d’un théâtre d’ombres chinoises.

Le lendemain Isa se lève à l’aube pour regarder le paon s’étirer, faire sa toilette, miauler, ses frères paons lui répondent, puis à l’heure précise où le soleil apparaît l’oiseau divin déploie ses ailes et s’envolent. Spectacle enchanteur. Un jeune homme fait du hi chuan dans le jardin. Il est rigolo, se dit Isa en se demandant s’il a vu le paon.

En prenant le petit déj la famille sa casse la tête : partir aujourd’hui, demain, ou après demain. Isa et Haitham sont d’avis de ralentir le rythme pour jouir de la vie. Mais une autre donnée entre en ligne de compte : après demain c’est Holly et Mister Yato l’a assuré, le gardien de l’hôtel l’a confirmé : impossible de prendre la route le jour de Holly, les indiens font des barrages, jettent de la peinture, il n’y a aucune sécurité ce jour là, impossible de rouler. Donc soit ils partiront le lendemain, soit après après demain…

La décision n’est pas prise, mais ils mettent le cap sur le fort d’Ambert. Destination obligatoire pour José et Danielle qui souhaitent monter à dos de pachyderme.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
AN Anto22 Regular ·
j'attends la suite avec impatience, je viens de tout lire depuis le début, d'une seule traite...
Antonia Neyrins, Carnettiste, auteure, illustratrice de carnets de voyage. Découvrez mon univers: Ma page facebook https://www.facebook.com/antonianeyrins/ Mon blog http://antonia-neyrins.blogspot.fr
IZ Izanora Regular ·
merci ton post...ca me fait beaucoup plaisir.
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IZ Izanora Regular ·
Le fort d’Ambert perchée sur une colline jaune, en bas, des bus et des drivers attendent leur transportés, des pauvres serpents ne veulent pas danser pour la photo n’en déplaise aux charmeurs et un immense troupeau de touristes fait la queue pour monter 4 par 4 sur les éléphants. Isa et Haitham préfèrent marcher et saluer le passage des éléphants majestueux peinturlurés de couleurs pastels. Ils en profitent pour parler aux vendeurs ambulants, aux touristes et acheter des chips à la banane.

Un vendeur de souvenir raconte le malheur des éléphants : « Les conducteur d’éléphants ne sont pas des cornacs, les éléphants ne leur appartiennent pas, ils n’en sont que les drivers journaliers, salariés d’une compagnie indienne. Avant 9h du matin, les éléphants montent au fort en 10 minutes, ensuite il leur faut plus d’une demi heure. Comme ils n’ont pas de griffes, la descente de la colline est douloureuse pour leurs pieds. Les drivers se font obéir en leur faisant mal, et pour éviter une mutinerie d’éléphants, on les drogue. Tu vois le gros male là…la semaine dernière il a pété les plombs et à foncé sur les touristes. Alors on lui a mis une chaîne en fil barbelé autour des pieds. Les males ont un problème de sexe. Les éléphants s’accouplent dans l’eau mais le lac ou les éléphants se baignent n’est pas assez profond pour que la chose puisse se faire. Le proprio des éléphants ne pense qu’au fric, regarde, aucun n’a de défense. Elles ont toutes été vendues. »

Les touristes sont aux anges, Isa à la haine contre le guide du routard qui recommande ce tour de manége qui « est certes un attrape nigaud, mais enfin on ne monte pas tout les jours à dos d’éléphants ».

Isa pense à Djendi, l’éléphant avec qui elle avait passé la journée dans un parc en Thaïlande. Là-bas, l’animal est sacré, et le cornac vit avec son éléphant dans une forêt, ils se baignent, se baladent et les touristes passent la journée à savourer de vrais moments de bonheur avec eux.

Haitham pensent à l’orphelinat des éléphants au Sri lanka, là-bas aussi l’animal est sacré, les éléphants et leurs cornacs vont librement dans la jungle sous l’œil ému des touristes qui assistent aux bains des éléphants.

Et il y a les éléphants qui dansent pendant le festival de Kandy, ceux qui sauvent des vies en pleurant après le tsunanimi…

Et là en Inde, ou il vaut mieux être une vache, un éléphanteau s’écroule sur ses pattes arrière. Isa lui achète une bouteille d’eau, mais le driver en colère refuse de la lui verser sur la tête.

Les parents arrivent trois heures après. Le fort, un lugubre palace plein d’étroits couloirs sombres évoque une prison. Décidément, il n’y a rien à voir ici.

Cet après midi se déroule le festival des éléphants : double travail pour les braves, pas de bain aujourd’hui…les amoureux des pachydermes en ont plein les yeux comme dit le routard, plein les yeux de larmes.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
IZ Izanora Regular ·
Dans un stade, on installe les touristes à l’ombre, tandis que la partie ensoleillée est pour les indiens. Très vite, tout le monde se mélange, à la recherche de la meilleure place pour prendre des photos.

Au programme : Concours de beauté d’éléphant. Les grosses bêtes défilent en levant la trompe, sous le poids d’une corde avec lequel les conducteurs les étranglent. Gagnante : Raja, une jolie femelle qui porte de fausses défenses pour l’occasion. Défilé de danses traditionnelles du Rajasthan. Si les deux présentateurs qui hurlent dans les micros, s’étaient tuent, les spectateurs auraient pu entendrent de la musique. On se croirait à une finale de la coupe du monde de foot. Tire à la corde : 26 cons contre un éléphant. L’éléphant gagne. Match de polo à dos éléphants. Enfin un peu de bonheur pour trois éléphants (les autres sont épuisés) qui sont à fond dans le match et lèvent fièrement leur trompe à chaque fois qu’ils marquent. Tour de manége à dos d’éléphants vivants (non compris dans le tarif gratuit de l’entrée)

Après le spectacle : « Alors, demande Mister Yato – super nationaliste – c’était 1000 fois mieux que la perahéra du Sri Lanka, n’est-ce-pas ! » « Les éléphants sont malheureux, dans la foule les indiens m’ont mis des mains au culs, je meure de chaud, et je n’ai qu’une envie d’aller écouter du kawal a Ajmer » « Oui, mais demain c’est Holy, impossible de conduire » « On s’en souvient Mister Yato »

La famille de Brahmine qui tient l’Hôtel organise une petite fête pour Holly ou tous les guests sont invités moyennant participation financière. La famille s’inscrit. « Comme les routes sont bloquées, rappelle le réceptionniste et que les villes ne sont plus safes, cela évite que les invités s’ennuient » « Donc demain, vous serez à la fête à l’hôtel, vous n’aurez pas besoin de moi demande Mister Yato ? » « Non, reposez vous lui dit Danielle, le jour d’après nous aurons une longue journée de route »

Au clair de lune Isa et Haitham se baladent dans les rues, tandis que les parents savourent le luxe du diggi palace. Dans une petite rue de terre, des habitants ont allumé un feu. Tout le monde est îvre. Isa et Haitham promettent de revenir demain pour se faire arroser de peinture, négociant ainsi de ne pas être asperger dans l’instant.

Le paon a déjà repris sa place dans l’arbre géant du jardin.
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LA Laptitmarie Veteran ·
Ah !!! Enfin !!! Je m'impatientais mais j'ai eu raison d'attendre......😛

Je me rappelle bien les éléphants d'Amber et nous avons vu comme toi, qu'ils seraient "vachement" mieux ailleurs....... nous avons aussi boycotter la visite pour nous réfugier au tiger fort plus loin sur la colline.............là, nous avons arrêter le temps, et nous nous promené toute l'après-midi avec un vieux monsieur qui habite les lieux...........

Merci beaucoup, je suis attentive à la suite !!!!
Balades autour de la boule : Inde, Bangladesh, Turquie, Népal, .. Récit Bangladesh Récit Inde 2001
IZ Izanora Regular ·
le tiger fort, mince je ne l'ai pas vu...faut que j'y retourne alors ;-)
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
TA Taviot ·
zut, je viens de tout lire d'un coup et je reste sur ma faim, j'aimerai bien avoir la suite du recit! c'est tres frais, ca change des carnets ou on parle horaire et prix de la chambre, la on voyage vraiment.
IZ Izanora Regular ·
Les familles de chanteurs et de danseurs sont éparpillées dans le jardin comme des coquelicots au bord de la route, tandis que dans un tonneau on prépare les peintures pour la bataille de couleur de la holy party.

Le réceptionniste vend des tenues blanches traditionnelles pour la fête. A Isa et Haitham : - « Pourquoi n’achetez vous pas la tenue de Holy, il faut respecter notre tradition » « parce qu’on n’a pas de sous » « A ce moment là, que faîtes vous dans cet hôtel ? » « Nous sommes invités » « Ah, je vois vous êtes des voyageurs à 200 roupies ! »

« C’est fou, il n’y a plus que les touristes pour respecter la tenue traditionnelle de Holy… » Constate Isa en regardant la jolie patronne de l’hôtel et sa famille vêtue de tissu colorées. Isa et Haitham observent, en savourant des boissons et des gâteaux de fête. « On dirait du punch » s’exclame José, joyeux enchaînant les bangs lassi et les bang cakes, dont à ce moment ils ignorent la composition.

Les brahmines s’embrassent les pieds, les enfants utilisent la peinture dans des carabines de holy party, José et Danielle s’éclate comme des fous entre bataille de peinture dans la piscine, danse dans le jardin et bang lassi. Jaune, bleu, vert, rose, les voila tout colorées…et tout défoncés.

Arrivent un vieux couple de routard en tuk tuk… « Mais vous avez pu rouler malgré la holy fête », « bien sur, au contraire tout est si calme ». Isa et Haitham on peur de comprendre…ils vont se balader dans les rues, toutes les voitures circulent normalement. Petite rencontres par ci par là, un flics sympathique en service leur propose une visite de la ville le lendemain. Dans un joli parc, ils se posent savourant leur état spirituel et remerciant Shiva pour cette ivresse claire et douce… « Nous sommes les cherchés, nous n’avons pas voulu nous enivré et nous voilà plongé dans cet état »

Après s’être longuement analysés, ils retournent au diggi palace ou Danielle et José ont réalisé que « ça n’était pas du punch » « et ça va durer longtemps ? – s’interroge Danielle ».

Ils réalisent aussi que Mister Yato les a mené en bateau, et le réceptionniste avec lui.

Haitham téléphone à la compagnie « Aujourd’hui c’était impossible de rouler donc Mister Yato n’est pas là, donc vous ne nous facturerez pas la journée ? » Cinq minutes plus tard, Mister Yato est là, avec ses tongs toutes roses…holly party.

Mister Yato : « My friends, je voulais tellement que vous profitiez du festival des éléphants et de cette jolie fête à l’hôtel, j’ai fait comme cela car je sais ce qui est bon pour vous, vous êtes mes guests » Isabelle replace les personnage dans la scéne réelle : « No, we are not your guest, you are our driver » Mister Yato : « write » Elle continue sur la lancée heureuse de pouvoir montrer à José et Danielle comment ça se passe en Inde dans le tourisme. et le resto à Agra n’était pas bon. Write. et on pouvait rouler aujourd’hui. Write. et les nombreux magazins ou tu nous a emmené n’étaient ni des magasins du gouvernement, ni sur la route. Write. et le receptionniste il est en bisness avec toi, double commission sur le dos de José et Danielle. Write. Dorénavant tu te conteras d’être notre chauffeur, nous n’avons pas besoin d’un guide, tu ne négocieras pas l’hôtel pour nous et tu n’aiderais pas Danielle pour faire son shopping. Write.

Et voilà que Mister Yato se met à prendre soudainement son rôle de chauffeur très au sérieux en faisant des rondes dans le jardin du Diggi palace dans l’attente des consignes.

Le réceptionniste demande à Haitham qu’elle est le problème avec le driver : Et en quoi est ce que cela te regarde ? Tiens d’ailleurs pourquoi nous as-tu dit qu’on ne pouvait pas rouler aujourd’hui ? Pour votre sécurité sir. Ah ? et pourtant certains ont roulés aujourd’hui. Write sir…

Tout le monde est énervé, les musiciens de Holy n’ont pas de pourboires…tandis que les bourgeois anglais ont envahit le jardin avec les jouets de leur gosses, et que les jeunes papa font une partie de cricket avec la bramine familly, Haitham volent de jolis cristaux blancs déposés dans le pots de fleurs de l’hôtel.

Le lendemain matin, Isa et Haitham assistent à l’envolée du paon, Mister Yato les attend « depuis cinq heures du matin » explique t-il avec sa tête de pitié qui commence à se demander ce qu’il en sera des 10 % de pourboires…

Cap vers Jodpur…
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
IZ Izanora Regular ·
Cap vers Jodpur

La famille mange sur la route dans un fast food indien en plein air ou les prix sont sur la carte…José s’étonne des bas prix, Isa et Haitham se régalent, Danielle ne veut pas aller aux toilettes qui sont propres mais dont les murs sont recouverts de lézards, Mister Yato boit un lassi en faisant la gueule.

Jodpur, Mister Yato se gare devant la clock tower tandis qu’ils partent chercher ou dormir. Ils optent pour un petit haveli jaune avec des chambres, ou l’on peut s’asseoir sur l’un des nombreux coussins placés dans le renfoncement de la fenêtre. Ils négocient ensuite une chambre et une place de voiture pour Mister Yato qui en fera ce qu’il veut.

Après un lassi bien frais – il fait si chaud par ici au mois d’avril – ils se baladent dans les ruelles bleus avec plein de gens dedans. Les odeurs d’encens se mélangent aux odeurs d’égouts, et quelques habitants livrent leur trésor et des bribes de vies : un collectionneur déballes des billets (dont un de cinq francs) tout en montrant le livre des invités de son restaurant dont les commentaires sont plus ou moins élogieux, une mémé coiffent ses long cheveux blancs, un scooter déboule a fond dans une ruelle et se renverse, une indienne sert longuement la main d’Isabelle…José et Danielle n’en peuvent plus et veulent sortir au plus vite de ce quartier crado. Ils ont repéré un magasin d’antiquités prés de la clock tower « c’est juste là ou Mister Yato s’est garé » explique Danielle.

Danielle flashent sur quelques écharpes et s’exercent à distinguer le coton du pashemina, José trouve un vieux cadenas « comme on n’en fait plus en France », Isa flâne dans un joli temple tout blanc du sommet duquel elle regarde la ville bleu, le temple est une maison, avec une cuisine, une famille et un perroquet en cage. La soirée se finit par une pizza au ketchup sur une terrasse. Un garçon assis sur les remparts de la terrasse attend qu’ils partent pour ranger la table unique du resto sur le toit de la maison.

Prochain étape : le fort de Mehrangart
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IZ Izanora Regular ·
Fort de Mehrangart, Jodpur

Chaque lieu, chaque détail de ce merveilleux château est conté dans un français parfait par un guide dans un walkman.

Ici, un homme s’est sacrifié pour lever la malédiction qu’un ermite avait jetée sur Jodpur, et la sécheresse cessa.

Là, ce sont les empruntes de main des veuves de Maharaja qui étaient brûlées vivantes sur le bûcher funéraire de leur mari.

Ailleurs, il faut enlever l’audio casque et contempler la vue sur la ville, écouter les musiciens en costumes, assister à la parade des éléphants à l’entrée du fort en se disant « qu’est ce qu’elle est grande cette porte », déguster l’opium proposé par un figurant en costume.

Un groupe de touristes : une grosse dame blonde s’extasie devant le gamin des musiciens a peine âgés de 2 ans, elle lui file en main propre 100 roupies puis encore 100, tout le groupe en admiration devant le gosse et se met à imiter à la grosse dame. « Mais pourquoi ne donnent-ils pas l’argent à la maman ces cons plutôt qu’au gamin ! »

Les castes, les œuvres caritatives des maharajas, les mariages entres les princes Moghols et les princesses rajas, l’énorme boulangerie pour résorber le chômage et la famine, qui créa 300 emplois, les chambres d’audiences et les balcons secrets ou les femmes des maharajas écoutaient tout, les tableaux, les berceaux princiers, les tantes de plein air…tout ce que l’école à oublié de nous apprendre se livre dans le voyage.

Le maharaja de Jodpur est aujourd’hui le PDG de la société du fort, et il offre de la top quality. Ce monsieur loge dans un palace hôtel accessible à presque tous pour 60 euros la nuitée. Classe le maharaja !

José et Danielle commencent à s’impatienter, mais Isa et Haitham passeraient bien la journée ici.

« Mais ou est passé Isa ? » demande Danielle. « Elle est avec le docteur Shaad, LE voyant du maharajah, pour 150 roupies qui seront attribués à la restauration du fort. »

Isa en sortant : « Il est trop fort ce mec, il m’a dit les âges auxquels je suis tombéE amoureuse, que j’allais changé de boulot cette année…que des trucs vraiS, il a dit aussi qu’on serait ensemble toute notre vie, qu’on se soutiendrait et qu’on sera toujours ami, dit-elle à Haitham»

Sur la route de Jaisalmer

« Arrêtons nous dans ces petits villages, profitons-en, nous sommes en voiture ». Au bord de la route les hommes boivent une fraîche bière en échangeant avec les gens grâce à leur appareil numérique, tandis que les femmes achètent une tenue indienne en souvenir de ce village ou tout le monde est si gentil. Le vendeur à la fois couturier fait les dernières retouches sur place.

Mister Yato feint de ne pas entendre les « stop to this place, we want to eat » et il s’arrête dans un de ces restos à la con ou les talis sont à 300 roupies. « Quel connard ! Le voila qui s’est déjà installé pour manger dans le jardin »… « Mister Yato finissez votre tali – d’ailleurs vous le payez combien ? - nous ne mangeons pas ici, nous ne sommes pas intéressé ».

La famille mange un peu plus loin dans un resto de camionneur. Mister Yato n’est pas mécontent car il y a des lits où il peut s’allonger en buvant un tchaï.

Dans la petite cour, 4 jarres en terre conservent l’eau fraîche du désert. Le riz, la sauce, les frittes, dans le family room, ils trouvent tout délicieux.

Puis ils traversent d’autres villages, regardent les gens vivre dans le désert ou il n’y a même pas d’ombre.

Enfin, surgit du désert tel un mirage Jaisalmer, la citadelle dorée, le soleil se couche, Mister Yato gare sa voiture à gando chok, ils partent le lonely planete dans une main, le routard dans l’autre.

« Je vous conseil le mandir palace lance Mister Yato, c’est dans le guide du routard et le premier sur votre route ».

Les chambres du haveli garden donnent sur des cours ombragées avec bassin, fontaine et balançoire. Les chambres sont remplies de jolies choses, comme un armoire de poupées pleines de bracelets anciens, un lit avec des miroirs se faisant face, des coussins, des tableaux hindous bouddhistes, des bibelots…

Haitham pousse Isa sur la balançoire, elle lui dit qu’elle trouve cela romantique, il rougit et continue, ils se regardent avec des yeux d’amoureux.
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YA Yangguizi Globetrotter ·
C'est amusant, ce n'est pas la première fois que je lis quelqu'un ici vanter la qualité de l'audioguide du fort de Jodhpur. Moi-même, il m'avait très agréablement surpris, moi qui en général n'apprécie guère ce genre d'outil. Alors? Est-ce la beauté et la majesté du lieu qui veut ça, ou bien l'audioguide est-il réellement envoûté et envoutant?
LA Laptitmarie Veteran ·
Il n'a pas de bol, Mister Yato...............😛 Par contre, le gamin de la famille de musiciens en a eu beaucoup plus .......

Un thali à 300 rps......j'en mange 10 sur la route pour le même prix !!!

Encore, encore, racontes-nous vos indienneries !!
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IZ Izanora Regular ·
ah ! sacré mister Yato...il a du se dire "si seulement il n'y avait eu que José et Daniélle, j'aurais gagné beaucoup de sous, mais yavait les deux mange gamelle"....

quand à la famille de musiciens, ils ont interet a ne pas foutre leur mome à l'école car il est trop mignon...

merci lapetitmarie...et aprés les indienneries, viendront les pakistanienerie et les iraniennerie...mais plus drole que l'inde, c'est dure a trouver...peut etre du coté des chinoiseries de yanguizi...
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IZ Izanora Regular ·
Camel Safari

Devant le fort de Jaisalmer un arbre touffu abrite des milliers d’oiseaux, dont le chant annonce le levé du soleil au-dessus de la forteresse. Les familles se réveillent en taxant quelques roupies à Isa et Haitham, tandis que doucement les commerçant installent leurs échoppes à touristes. Lemon Soda leur propose un masala tchai (thé aux épices) et un camel safari sur mesure. L’eau est inclus ? A volonté. Et l’endroit ou l’on dormira il n’y aura que nous, pas de rabatteurs, de danseuses des milles et une nuits, de tantes pleines de touristes organisés, ni de route avec des bus à proximité ? Vous serez sur une dune éloignée. On peut partir cet après-midi ? Possible. Marché conclut !

Danielle et José ne les suivront pas, ils ont besoin de repos et de faire du shopping, Isa et Haitham ont besoin de silence.

Dans la jeep Isa et Haitham font connaissance de leur compagnon de camel safari : un couple d’Irlandais qui enseignent l’anglais au Bengladesh, une couple suisse de vieux routards avec leurs deux ados, un anglais qui savoure son premier voyage en Inde…promesse de clash avec le couple d’Irlandais « Les américains ont Mickey et vous, vous avez la famille royale » lui lance l’Irlandais en guise d’introduction.

La jeep s’arrête devant un petit oasis (une mini marre, un temple hindou et un palmier) et Lemon Soda en profite pour délivrer une leçon d’écologie :

« Les chameaux, les vaches et les habitants des villages environnant viennent s’abreuver ici. Si comme l’an passé, il ne pleut pas cette année, il faudra importer l’eau de Jaisalmer, qui l’importe elle-même de plus loin encore. Heureusement il y a de l’eau sous la terre, mais pas assez pour les agriculteurs du désert. Les camions du gouvernement apportent régulièrement de l’eau et du foin pour la terre et le bétail ».

A dos de chameau

Première heure : Isa à chaud, elle se fait de l’ombre à l’aide de son foulard, rationnant sa bouteille d’eau qui devient bouillonnante. « Le paysage est monotone, tellement lumineux qu’on ne peux pas le regarder. Je rêve d’un pays ou coule des sources, d’un jardin avec deux rivières…elles est ou leur putain d’eau à volonté » Haitham : « Mon chameau est adorable mais son nez le gratte alors il se le frotte sur le cul des autres chameaux ou sur mes chaussures ». Son chameau grogne de plus en plus, le piercing qui lui transperce la truffe saigne, il faut le tenir en laisse. Haitham change de chameau, avec Babou il est en harmonie et s’enfonce au galop dans le désert. « Oh ! mon prince du désert bagdaddi ! »Les ados suisses essayent de l’imiter. L’Irlandais plaisante avec l’anglais « Le prince Charles, a fait ses excuses au mari de Camelia…ah ! ah ! ah ! »

Deuxième heure : Isa kiff Sadak, le petit chamelier de 16 ans qui les accompagne et distribue les bouteilles d’eau chaudes. « where is your village, Sadak ? » “ muslim” repond-t-il “muslim...tu sais ce que ça veut dire charia, sadak” « charia… ? » « Ca veut dire chemin vers l’eau…j’en comprend à présent l’importance pour un peuple du désert » Sadak ne comprend pas…mais Isa aime sa présence, alors elle lui parle. Escale dans un village dont les maisons fraîches sont de bouses de vaches et de sable mouillé. Les habitants taxent de l’eau… « euh, Sadak, t’es sur qu’on en as à volonté ? »

Troisième heure : Le climat s’adoucit, Isa pense toujours au chemin vers l’eau et commence a apprécier la beauté des lieux. Le désert est plein de vie, par ici un arbre fleurit, par là un champs, non loin des petites porteuses d’EAU FRAICHE DANS DES POTS EN TERRE, des chèvres, un berger, des oiseaux, des scorpions, des villages, et à l’horizon la mer…de sable. L’anglais a mal au cul, les irlandais aussi, seuls les suisses, infatigables voyageurs pourraient continuer, et Haitham aussi toujours au galop avec Babou.

Et enfin La dune, vierge, que nous allons souiller avec l’empreinte de nos pieds jusqu’à lui retirer tout son charme. Marcher pieds nus en regardant le soleil tomber derrière les dunes, ensevelir des insectes sous le sable pour les regarder sortir plus loin, recommencer, savourer un thé – le meilleur du monde – des gâteaux secs – les meilleurs du monde -. Arrivent à pied des villageois et commence un concours de galipettes dans les dunes, qui se conclut par un taxage de crayons.

Le cuisinier prépare un repas délicieux sous des yeux affamés : dal, chapati, fritures, chips. Tout paraît différent dans le désert. Arrivent des villageois, un gosse, des timbales, de la ravata. Iza sort son mini disc, le gosse commence par taxer des « pens » puis oh ! magie ! : Une musique envoûtante comme un filtre d’amour, des mets simples et bons, des scarabées, des belles étoiles…et des suisses qui n’arrêtent pas de prononcer des mots inutiles, offensant par leur propre émission la majesté des lieux.

Déjà le spectacle des étoiles et de la voie lactée appelle les safaristes. Ils superposent des couvertures sur le tapis sablonneux. 1, 2, 3, 4..ils comptent les étoiles filantes en attendant le levé de la lune. La lune se lève et la nuit devient plus claire que le jour. Les villageois rentrent chez eux en chantant, au loin leur voie se fond dans le silence. La fraîcheur devient froid.
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IZ Izanora Regular ·
Arrive le jour, Arrive le petit déjeuner, « Ils sont bien beaux les ananas, dommage qu’il n’y a pas de couteaux », Arrive les chameaux, Babou n’est pas là. Arrive la chaleur, celle qui est tellement chaude qu’on ne peut même pas méditer. Un puit, une chèvre, un arbre, des enfants, « mon chameau est un ado qui aime marcher dans les arbres épineux juste pour m’embêter, j’ai chaud, vivement Jaisalmer que je fasse du shopping avec maman »

Puis une Jeep…Jaisalmer…les parents…leurs aventures : « On a visiter le temple jain et la forteresse, et on ne sait pas laisser faire par les rabatteurs qui voulaient nous guider malgré nous, on les a envoyé promener, comme vous, c’était drôle, mais un peu fatiguant ! », un stuff tomato, un chiken tikka, un byriani, une raita, « le désert ça creuse »

Un masala tchai à l’ombre de la forteresse, « Il faut prendre son temps maman en Inde, regarder les gens passer, les touristes courir, les chiens aboyer, la caravane passer, les mendiants travailler, et toi tu bois un thé lentement comme un indien au chômage» « mais, on n’a pas le temps nous, on n’est pas de chômeur et on n’a pas six mois de vacances »

Acheter, acheter avec frénésie, acheter à s’embrouiller, acheter et vendre tout son temps pour des cahiers en cuir de chameau, un jupe avec des miroirs, un éléphant en bois coloré, un deuxième, un miroir sans glace vert et rouge et rose, des foulards, encore des foulards, des tissus … Lemon soda interpelle la famille, ils le suivent dans un magasin de fausses peintures plus chers que des vrais cassant ainsi son image du mec du désert sympa et innocent.

Isa se pose dans une ruelle ou des gamins s’improvisent choristes devant le micro de son mini-disc. Haitham refuse de prendre en photo les femmes devant leur maison moyennant quelques pièces « vous comprenez, moi je ne fais que de vrais photos naturelles, je ne suis pas intéressés pour prendre des mannequins en photos ». Elles ne comprennent pas. D’autres touristes lâchent de menues roupettes et les femmes posent devant leur maisons colorées puis tendent la main comme des mendiantes qu’elles ne sont pas.

La nuit se lève, demain Mister Yato reprendra du service après quelques jours de vacances…une longue journée de route ou la famille se dirigera vers Delhi, en deux jours. José et Danielle retourneront au boulot, Isa et Haitham à leurs aventures.
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EL Elloramat ·
ah! c cool! Je viens de m'enfiler la suite. Je m'étais arrêtée au mois de mars dans ton récit. Je kiffe grave. Pourvu que ça continue!!
Nous sommes des parcelles d'ombres invisibles, parcourant ce monde d'implosions miraculeuses, faisant disparaitre nos empreintes dans une redoutable renaissance éphémère
IZ Izanora Regular ·
La suite et la fin en accélléré,

Oh la la, ce carnet de voyage j'aimerais bien le terminer, avant d'en commencer un nouveau en live...

Donc Isa et Haitham étaient à jaisalmer, ensuite josé et danielle sont repartie a leur vie sédentaire et Isa et Haitham ont tendu leur voile vers dans le sens du vent...

Instant d'éternité à Delhi...c'est comme si soudainement, en voyageant à nouveau à un rythme sans rytme, on retrouve des voyageurs perdus dans cette autre univers qu'est celui du voyage sans montre...

Des nuits à faire de la musique a Delhi, puis soudain le choc de l'Inde, le ras le bol, la misere qui devient inssuportable, l'attente interminable du visa iranien, du visa pakistanais...et la température qui monte, qui monte !!!!

Amistar, le temple d'or, le porte du Pakistan...ah le Pakistan, quelle bonheur, quelle simplicité, quelle générosité, changement de look, changement de bouf, changement de religion...

Lahore, les veillées des soufis fumeur de hashish, l'hymalaya, les villages tribaux qui se dispute, un bouddha dans la montagne, une église dans la montagne, des tas d'association ismaelites, Peshawar, Quetta, le farwest pakistanais, les zones tribales, les camps de réfugiés afghan, le rappatriement des refugiés par le haut commissariat aux réfugiés, les associations de femmes revolutionaires...puis l'Iran, le choc du retour en occident, du retour à la modernité, la terre qui tremble, la belle isphahan, les dollars et les hotdog, d'autres femmes anarchistes, des femmes pas du tout anarchistes, des connasses, des pas connasses, des associations à la botte du pouvoir, d'autres pas déclarées...

Arrive le tour de la Turquie, retirer son voile à la frontiere, boire une bierre fraiche, un café turque chez les kurdes...Istambule, l'Europe, la dech on a plus de sous...heureusement grace a un site de voyageur on se fait hébergé chez des voyageurs. Donc on n'a plus de sous et on ne s'entend plus mais on continue en toute amitié...cap vers l'Ukraine histoire de pas revenir trop vite, trop prés, les cités soviétiques, l'oncle d'Haitham qui a sombré dans la paranoia à la chutte de l'union soviétique (ah celui la, c'est sur, il faudra qu'Isa fasse un post spécialement dédicacé à cet homme si différent)...

eurolines, la Pologne, puis le Danemark on se reprends tout les kilos perdu chez les parents d'Haitham...et puis le bus jusqu'a paris, la séparation, l'amitié...et le retour, les restitutions, l'exposition, le chomage, l'état du voyageur qui demeure tant qu'on n'a pas de boulot...puis quelques mois plus tard un CDI, la déprime, la démission et un autre voyage pour Isa, des tas de voyages pour Haitham...A bientot dans un nouveau post, et dans celui là pour vous conter les frontieres, l'oncle d'Haitham, les japonais au Pakistan, les Afghans au Pakistan, la politesse irannienne, les cités soviétiques, la révolution orange, la mafia et la corruption, les belles Ukrainnienne, le soleil Danois...
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IZ Izanora Regular ·
Zoom sur Lvov

Cela faisait lontemps qu'Haitham songeait à se refaire les dents chez son oncle dentiste Faycel qui vit en Ukraine. Ce voyage est donc l'occasion pour lui de rencontrer son Oncle qu'il n'a jamais vu. Faycel à quitté l'Irak il y a bien longtemps, communiste il voulait vivre dans un pays communiste. C'est donc tout naturellement en union sovietique qu'il a ouvert son cabinet de dentiste, qu'il a fondé son foyer avec Natacha une communiste soviétique issue d'une famille communiste. Dans une cité soviétique il donnere naissance à Katia, Katoushka, aujourd'hui une jolie adolescente, grande comme une Ukrainnienne et brunne comme une irakienne.

Entre temps il y a eu la chutte de l'union soviétique, la révolution orange et l'Ukraine. Toute la famille se retrouve appatride comme nous conte la soeur de Natasha au bord des larmes "j'aimais mon pays, je lui en voulais pour l'Afhganistan et un tas d'autres choses mais je l'aimais, je ne me sans pas ukrainienne, je me sens soviétique, pour moi un ousbek, un tadjik, un ukrainien ou un russe, il n'y avait pas de différence on était tous des soviétiques"

Isa et Haitham sont nourris de spécialités, poissons fumées, caviar et vodka coulant à flot sous les gémissement de Faycel que la chutte de l'union soviétique à rendu fou. fou à lié, parano totale, mais ça, isa et haitham vont mettre quelques semaines à le remarquer.

Donc les journées se succédent et comme d'habitude Isa et Haitham partent à la rencontre d'association locales.

A la campagne, avec à l'horison la cité soviétique. Dans un petit jardin ouvrier, toute la famille de Natasha s'est réunit. Isa rammasse des myrtilles, c'est fou ce qu'un arbre fruitier semble inépuisable.

Isa récoltent des récits qu'elle trouve extraordinaires : tchernobil le grenier à blé de l'urss, la lutte contre la corruption, la révolution orange, l'amérique...

Pendant ce temps Faycel picole en jouant au backgémon avec Haitham son neveu et en critiquant sa belle famille.

à suivre.
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LA Laptitmarie Veteran ·
C'est avec grand plaisir que je retrouve ton récit. Merci de me faire "vivre" tes histoires si bien racontées.
Balades autour de la boule : Inde, Bangladesh, Turquie, Népal, .. Récit Bangladesh Récit Inde 2001
DE Dexxa Veteran ·
salut Iza cette soudine inspiration, c'est Tanger ou quelqu'un d'autre? merci de continuer ton récit. déjà je sens mon impatience monter. cordialement dexxa
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Saint Exupéry
IZ Izanora Regular ·
merci pour les encouragements...ca fait toujours plaisirs...
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IZ Izanora Regular ·
Cette soudaine inspiration comme tu dis c'est Tanger et ses ferry en partance pour l'Europe, ses deux mers en partance pour l'horizon, sa brise légère comme un voyage en solitaire, des douces heures à tuer au cybercafé en attendant de trouver un boulot, la nostalgie de la route parfois, la nostalgie tout cour d'autres fois mais le plus souvent la joie de l'écriture et son effet euphorisant sur moi à d'autres moments.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
IZ Izanora Regular ·
Cabinet de Faycel.

Le tour d'Isa

Faycel - si, si il y une petite carie et un détartrage à faire Isa - bon, ben rien d'urgent Faycel - si, si allez ça sera fait bzzzz bzzzzz la roulotte et tout le toutim. Isa : -mieux qu'en France le dentiste ukrainien, j'ai adoré la petite lotion anestésiante, tu ne sens quedal même pour le détartrage. merci tonton Facyel Le tour d'Haitham, c'est plus corsé il va falloir limé de dents, attendre avant le posage des dents, des couronnes...au moins 15 jours de plus à Lvov et plusieurs séances à prévoir. Première séance plusieurs heures. Haitham se lève heureux comme un héros qu'a même pas eu mal. Faycel : - ne refait jamais ça. Haitham surpris : - refaire quoi. Faycel : - tu sais trés bien de quoi je parle ne fait pas l'innocent, c'est pas parceque tu viens de France et que t'as de l'argent que tu doit flamber Haitham : - t'es dingue !!! Faycel se met à engulé son assistante : -et toi je t'avais dit d'arretter de faire la pute avec les clients, tu te frotte contre eux. L'assistante, pleur de toute son innocence. Son patron est dingue mais il la paye trés bien. Faycel est généreux. et fou à lier. Haitham vient de découvrir jusqu'à quel point. Trop tard, il a deux dents scier il va falloir rester jusqu'au bout. Faycel s'étant dévoilé, il ne s'arrette plus. D'abord il ne veut pas qu'Haitham reste à la maison quand il n'est pas là, et voilà Haitham obligé de l'accompagner chaque jour et de la regarder enchainer la vodka en travaillant. un petit verre Haitham, tiens bois, c'est bon pour la circulation.

Katouchka entre temps est devenu l'intermédiaire indispensable pour rencontrer les associations vu qu'ici no englis, ne frenh, no spanish, russian, ukrainien, c'est tout.

Faycel : - Haitham, s'il vous plait n'emmenez pas Katouchka voir les associations avec vous. Il y a des gens que je ne veux pas qu'elles fréquente, ils sont bête comme des éléphants. En plus à qui vous les vendez vos informations Haitham : - mais on ne les vends pas nos informations Faycel : - mais si, mais si, je sais ce que vous ne savez pas. Isa elle est juive n'est-ce-pas ? Haitham : -mais pas du tout. Faycel : - mais si, elle ne te l'as peut être pas dit, peut être même qu'elle ne le sais pas. Haitham : - mais puisque je te dit que non Faycel : -qui dépense le plus d'argent, toi ou elle ? Haitham choqué reste bouche bé Faycel : - tu vois bien qu'elle est juive...

Les dents d'Haitham se font attendre et les jours deviennent semblable à des cauchemards. Malgré la gentillesse de Natacha et de toute sa famille, Isa et Haitham ne peuvent plus rester dans la maison, des que Faycel est là ils prennent la fuite. Et ça rend Faycel de plus en plus dingue.

Natacha est un amour : Faycel n'était pas comme cela, c'est la chutte de l'union sovietique qui la rendu parano. La guerre en Irak à achevé le travail. La soeur de Natacha confirme : un homme généreux, honnête et droit, mais la vodka... Haitham s'inquiete : mais ma dent, je vais pas rester comme cela quand même.

Des jours de lecture, de balade dans Lvov et dans les cités soviétique au charme certains avec leur balcon tombants et ses habitants fouinant dans les poubelles la nuit tombée, du caviar, de la vodka, des belles ukrainiennes aux décolletés si profond qu'on en aperçoit le téton et des ukrainiens moins beaux devenus insensibles aux charmes de ces dames ("putain qu'on est loin du Pakistan !!!")

Et un jour, un jour de délivrance, un jour bénie, Haitham revient du cabinet deux dents flambants neufs.

En 2/4/6 ils se prennent un tickey de bus pour krako en Pologne. Toute la famille les accompagnent à la station euroline. Faycel à préparé des sandwichs surprises pour Isa et Haitham. Un geste étonnant, un geste de papa poule, un geste qui touche là ou ça fait mal : au plus profond du coeur. Sa souffrance apparait sous sa folie. Ils partent des sandwich de poisson fumé, du caviar et de la vodka dans leurs bagages.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur cette famille et ce pays, la nostalgie de Natacha pour l'afganistan ou elle enseignait le russe, l'implication des ongs américaine dans la révolution orange, l'avenir des cités soviétiques croulantes, le travail ingénieux des associations dans la lutte contre la corruption...
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora

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