Je profite de ce que j'ai aujourd'hui accès à une connexion internet (depuis Jaisalmer, dans le désert de Thar, en Inde !) pour répondre à votre message, que j'apprécie, car vous êtes sans conteste l'un de ceux qui connaissent le mieux l'Alaska sur le forum.
Je suis assez d'accord avec les critiques que vous formulez.
Il est certain que j'ai mis beaucoup trop de photos. De même, bien que vous n'en parliez pas, je m'aperçois que mon texte est bien trop long, et j'ai dû perdre à cause de cela de nombreux lecteurs en route. Mais reprendre l'ensemble pour l'épurer, demanderait beaucoup de temps, que je ne suis pas prêt à y consacrer, et comme je ne revendique pas une oeuvre d'art, je le laisserai probablement tel quel. Mais vous avez tout à fait raison, j'en suis persuadé.
Par contre, je ne vous suis qu'en partie pour ce qui concerne la motivation qui aboutit à la rédaction d'un carnet de voyage.
Bien sûr, quand on prend la peine d'en rédiger un, on espère qu'il va être lu et apprécié par un certain nombre de personnes, et donc on n'en rédige probablement pas pour un voyage raté. Il s'agit donc toujours d'un voyage qui nous a bien plu, et pour lequel on a une certaine fierté. Mais il faut dépasser cet aspect que vous appelez narcissique.
Je prends habituellement beaucoup de plaisir à lire les carnets sur V.F. ; j'y puise même souvent des informations, des tuyaux, des avis positifs ou négatifs très utiles lors de la préparation d'un voyage. Et pour qu'il existe des carnets sur V.F., il faut et il suffit que des gens en écrivent. J'ai toujours pensé qu'il serait juste de m'y "coller" aussi moi-même au moins une fois, et tant qu'à faire, pour une destination que j'aime bien, et pas trop représentée sur le forum. Comme par ailleurs de nombreuses personnes, sur V.F. ou ailleurs, souhaitaient des infos sur ce voyage, c'était là l'occasion rêvée. Mais dans mon esprit, la véritable vedette est l'Alaska, et non pas nous même, que je décris même parfois en piteuse situation (le chien que j'ai pris pour un ours, cela n'avait rien de glorieux).
Et puis, cela aura j'espère une utilité pour moi, si beaucoup plus tard je veux revivre en détail ce voyage, de manière plus détaillée qu'en visionnant les photos.
Pour ce qui est la "queue de la poêle", je connaissais peu (en particulier pas du tout le Sud de Juneau), et cela a vraiment été une heureuse découverte. Il en sera de même pour vous quand vous le ferez. J'espère modestement que mon carnet vous y incitera, et même vous aidera un peu.
Vous étiez à Kennicott il y a 19 ans ! Cela signifie donc que vous avez connu le téléphérique à main, remplacé depuis 10 ans environ par la passerelle piéton. C'était quand même autrement plus folklorique. Et il y avait beaucoup moins de visiteurs.
PS2 : prochain départ pour l'Alaska dans 12 jours, Ah.....
Alors là, vous allez faire des envieux. Mais quel peut être votre programme en mars ? Je n'ai jamais été en Alaska qu'en été, et aurais de la peine à organiser quelque chose en hiver. Tout doit être plus difficile, en particulier les déplacements.
Quoi qu'il en soit, je vous souhaite un excellent voyage, et vous remercie pour vos commentaires.
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Bomjour,
Merci de votre reponse agreable.
Votre carnet de voyage est le votre, et il est completement legitime de ne pas le modifier, quoiqu en puisse dire les esprits critiques...
Mes reserves sur beaucoup de ces carnets tiennent plus dans ce qu ils revelent de leur auteur que dans leur contenu. Et j avoue que ce qui a le don de m agacer c est le cote trop souvent "m as tu vu iste' de personnages qui, semblant se prendre pour de grands explorateurs, interviennent plus pour se mettre en avant que pour donner des tuyaux et renseignements, et sautent sur toute occasion pour "promouvoir leur oeuvre".
Quant a ceux qui publient carrement ce qui releve de leur vie privee et celle de leur famille c est encore autre chose.
Mais bon c est un point de vue, ce n est que le mien et si je n aime pas ce n est pas une raison pour degouter les autres...
Et puis j ai apprecie le votre, vous savez pourquoi, j en suis presque certain...
Oui la queue de la poele sera l objet de nouvelles decouvertes, vous m y encouragez. Merci.
Nous avons une veritable addiction pour l Alaska et surtout celui qui est plus difficile d aproche, celui des "remote" villages natifs et des rivieres perdues. Plus de 80 pour cent de ce pays n est pas accessible par la route....
Oui nous avons connu la "tyrolienne" de Kennicott, mon epouse en garde un souvenir... emu !
Je suis donc a Anchorage depuis hier, il fait bon : environ - 12 c ce matin et la neige atteint des niveaux records. Au programme de ce mois de Mars quelques "remote" villages, check points de l'Iditarod trail race, et un rendez vous avec la banquise sur le detroit de Bering...
Tres cordialement. Bonne reussite pour votre periple indien !
excuses pour les accents je ne suis pas tres a l aise avec le clavier qwerty !
Bravo pour ce carnet très riche en texte comme en photo. Je l'ai dévoré en 2 longues traites avec un grand plaisir le week-end dernier.
J'ai vraiment eu le coup de coeur pour ces magnifiques paysages, la multitude d'animaux et surtout tant d'ours filmés et photographiés avec soin. Une mention spéciale pour les glaciers vus du ciel et les icebergs très photogéniques.
Nous attendons donc la fin avec l'ouest US et puis l'Inde ensuite... Pas le temps de s'ennuyer avec vous !!!
Pour voir mes carnets Ouest USA, cliquez sur mon pseudo puis cliquez celui désiré dans la rubrique "carnets" : Vous avez le choix avec 2009, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016 : ça en fait de la lecture ! Et maintenant : la Chine !
... et merci à tous ceux qui m'ont fait des commentaires sympathiques.
J'y suis très sensible, même si je ne réponds pas toujours individuellement à tous.
Je reponds un peu plus personnellement à deux d'entre vous.
=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+
d'abord legoenvoyag (en vélo depuis Anchorage jusqu'à la Terre de Feu)
Bonsoir Marie et Johann
Je suis avec grand intéret votre progression.
Le dernier message de votre blog montre que depuis l'Alaska, vous avez parcouru une bonne partie du trajet. Vous êtes actuellement sur la cote mexicaine, et les kilomètres s'accumulent. Bravo.
Nous aussi, nous avons beaucoup apprécié de faire votre connaissance à Anchorage.
En lisant votre recit, il nous suffit parfois de fermer les yeux pour nous revoir par la-bas.
Le problème, c'est que si vous fermez les yeux, vous ne pouvez pas lire notre récit 😉.
Courage, on est avec vous pour la suite de votre épopée.
A & JP
=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+
Pour Veileen
Bonsoir, et merci pour l'intéret que tu portes à ce carnet.
J'y suis particulièrement sensible car je lis en ce moment ton propre carnet de voyage de l'été dernier dans le SW USA, que je trouve très beau et très instructif. J'y puise quelques tuyaux utiles pour un autre voyage que je ferai dans la région en mai-juin prochain.
Si je me suis lancé dans la rédaction de cette chronique, c'est bien parceque j'apprécie la lecture des carnets de voyage comme le tien (ou le précédent).
Et je me suis dis que c'était bien la moindre des choses d'en rédiger un moi même.
Mais c'est très lourd, et je ne reproduirai probablement pas l'effort pour un autre voyage.
En tout cas, si les ours, les glaciers ou les icebergs, ou l'esprit du grand nord t'ont plu, pourquoi ne pas ne pas envisager un prochain voyage en Alaska, avec mari et enfants ? Vous ne le regretteriez pas.
JP
=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+
Autrement, je suis à nouveau aux commandes et posterai une partie de la suite du carnet (on change de région) dans les tous prochains jours.
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Décollage de Seattle à 19h, en direction de Las Vegas, avec une courte escale à Sacramento. Le vol est sans histoire.
Mais à l'arrivée nous changeons vraiment de monde, il fait plus de 100°F (38°C) en milieu de nuit ! Nous suffoquons littéralement, ayant complètement perdu l'habitude de ces températures.
Nous nous présentons à 23h30 à l'agence DOLLAR de l'aéroport, pour prendre livraison de notre voiture. J'avais réservé un SUV Midsize, type Jeep Liberty, compte tenu des trajets que nous envisageons de parcourir (voiture que nous rendrons à Los Angeles). Il y a peu de clients à cette heure avancée, l'agent de comptoir est charmant et de bonne humeur. Puis nous rejoignions le garage, où je pensais pouvoir choisir mon véhicule.
Là, je tombe sur une dame pas charmante du tout, qui m'apprend cependant que nous allons être surclassés. Nous devons rejoindre la rangée X, place Y où se trouve le véhicule qui nous est attribué (ah bon, donc plus de choix ?), et …
… et ...
… et nous découvrons un énorme veau américain type année 1980, en fait un "Grand Marquis", gigantesque, pataud, lourd et peu maniable, inimaginable sur une piste. Je vais donc réclamer à la dame, et exige un SUV, 4x4 autant que possible. Elle m'explique que ce n'est pas possible et que je n'ai rien à dire ; j'ai déjà le "privilège" d'être surclassé (car cette voiture LUXE est supérieure en catégorie au SUV Midsize), et je n'ai pas le choix ; c'est écrit sur le contrat que j'ai signé ; de plus je ne peux pas lui avouer que j'envisage de circuler sur des pistes, car officiellement cela n'est pas autorisé.
Le ton s'échauffe. Surtout quand j'aperçois dans le parking des Jeep Liberty, ou assimilés, apparemment disponibles, mais elle ne veut rien savoir, on est surclassé, point à la ligne. Enfin, au bout d'un quart d'heure, elle finit néanmoins par m'avouer que la "Grand Marquis" en question est basée à LAX, et qu'ils me l'attribuent, car je le rapatrie ainsi à sa base en Californie ; la dame est butée, c'est à prendre ou à laisser.
Je change donc de stratégie, et exige de voir le Manager de Dollar. Elle refuse bien sûr. Je reviens donc voir l'agent de comptoir (le type sympa) qui, lui, accepte de faire venir son patron. Je lui explique que nous ne sommes que deux pauvres petits français un peu dépassés, avec peu (?) de bagages et peu d'argent, que le "Grand Marquis" est pour nous un véhicule magnifique, mais inapproprié, beaucoup trop grand, et surtout bien trop coûteux en carburant. Enfin, argument suprême, je lui fais part de ma surprise que Dollar prenne aussi peu en considération le "Save the Planet", compte tenu des volumes énormes d'essence que je vais inutilement consommer, et du CO2 que cela va produire en pure perte.
Ce dernier argument fait mouche, il téléphone au garage, et la vilaine madame, dépitée, est priée de me fournir (contre son gré) un petit Ford Escape, haut sur pattes, qui finalement nous conviendra parfaitement.
Mais que de temps perdu, et que la transition depuis le monde simple de l'Alaska est difficile !
Nous quittons finalement l'aéroport à 2h du matin, non sans un sourire provocateur à l'attention de la dame de Dollar si peu commerçante (il lui faudra trouver un autre pigeon pour rapatrier son veau à Los Angeles).
Après le grandiose de l'Alaska, bien peu attirés par le factice de Las Vegas, nous avons réservé une chambre au Summerlin. C'est l'un des très rares bons hôtels de la ville où on parvient à ne pas s'imaginer à Las Vegas. Très calme, il ne possède pas la moindre machine à sous, et est situé loin du Strip, à l'Ouest de l'agglomération, à proximité immédiate de "Red Rock Canyon" (pas au programme cette fois, mais qu'on aperçoit depuis la fenêtre de notre chambre).
Le lendemain, après quelques courses au Safeway voisin, nous rejoignons l'I-15, direction Nord.
La première halte, peu avant Mesquite au bord de l'autoroute, sera à la "Virgin River Area" pour un picnic rapide (la température est montée à 118°F nous dit notre auto, soit 48°C à l'ombre, mais il n'y a pas d'ombre). Cette aire, dominant la Virgin River, est le point de départ d'une balade sauvage que je n'ai pas encore réussi à faire, vers Hobgoblin's Playground, également nommé Little Finland (elle sera finalement programmée prochainement, pour mai 2012).
La route se poursuit, nous traversons le parc de Zion que nous ne visitons pas, mais dont nous apprécions toujours le paysage coloré. En milieu d'après midi, nous parvenons enfin à Page.
Nous rendons d'abord une visite de courtoisie à la station BLM de Big Water. Nous y rencontrons James, un ranger jovial de mon âge (c.a.d. plus très jeune), un des cadres de la Station. Tout en étant toujours sérieux, il sait, lorsqu'il sent bien son interlocuteur, parler franchement, "off record", de manière non administrative, et ses informations, bien que non officielles valent alors de l'or.
Mais ce qu'il nous apprend n'est pas engageant. Les orages sont nombreux et violents sur la région depuis pas mal de jours, et bien des pistes sont réellement impraticables. En particulier, sauf évolution favorable, nous ne pourrons pas aller comme prévu à Alstrom Point (qu'Annie ne connaît pas), car la piste glaiseuse détrempée est infranchissable à plusieurs niveaux. Déception.
Par contre, demain nous devons rejoindre The Wave (CBN), et la piste jusqu'au parking de Wire Pass ("House Rock Valley Road"), est en ce moment sans problème.
Nous retrouvons à Page nos habitudes au Quality-Inn, qui sera notre base pour quatre nuits. Comme toujours, l'hôtel est envahi par des hordes sauvages de français en voyage organisé. Ces groupes se comportent, au petit déjeuner, en véritable prédateurs, et ne nous font pas honneur (nous éviterons alors de nous dévoiler en ne parlant pas français à haute voix). A la réception, les Indiens Navajos qui exploitent l'hôtel, sont toujours aussi désagréables et peu commerçants. Mais nous n'en avons que faire, l'hôtel est toujours confortable, d'un bon rapport qualité/prix, et la vue depuis notre balcon sur le lac, toujours aussi sublime.
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Lever à 6h30 le lendemain matin, petit déjeuner rapide, et route vers la Paria Ranger Station, puis, plus tard, vers Coyote Buttes.
Non sans un certain sadisme, nous décidons d'assister au tirage des permis pour la visite du site (car cette fois, nous ne sommes pas concernés par le tirage, ayant gagné deux des dix permis journaliers attribués via la loterie internet).
Mais tout se perd. Tony, qui supervisait le tirage ces dernières années n'est plus là, il est à la retraite depuis quelques mois. Dommage, sous son aspect sérieux et réservé, il était très compétent, et finalement accessible et sympa. Aujourd'hui, le tirage perd son coté théâtral, pour devenir uniquement administratif.
Nous traînons un peu, car je ne souhaite pas arriver trop tôt à The Wave ; j'espère ainsi que nous aurons le site pour nous tous seuls (la majorité des gens en général entament le retour à 11h ou midi au plus tard).
La manière traditionnelle d'occuper le temps en début de matinée était de passer auparavant faire un tour à Wire Pass, joli slot canyon à proximité. Mais la dernière fois où j'y ai amené Annie, nous avons été stoppés net dans le canyon étroit par un long serpent qui ne voulait pas nous laisser le passage, et avions dû rebrousser chemin. Mauvais souvenir pour Annie, donc pas de Wire Pass ni de Buckskin Gulch cette fois.
Nous laissons donc filer les postulants à la loterie sur place du jour, traînons un peu à la station, discutons météo : on nous confirme une journée peu ensoleillée, avec pluie et orage, mais surtout dans la partie Sud, vers CBS et au delà. Pour CBN, nous verrons bien, mais cela devrait être jouable.
Inconvénient : peu de soleil pour les photos (mais on aura ainsi une autre version du site).
Avantage : température très rafraîchie depuis la veille, donc supportable. D'autre part, craignant la pluie, les visiteurs autorisés d'aujourd'hui sont tous partis très tôt, nous devrions être à peu prés seuls sur le site.
Ainsi donc, sans nous presser nous rejoignons le parking de Wire Pass. La piste "House Rock Valley Road" est sans difficultés. Le wash est humide, mais sans eau ; et surtout il est moins large (mais plus profond) que les années précédentes (cela aura son importance au retour). La météo est comme prévue : nuages avec trouées ensoleillées ici, mais nuages noirs menaçant très au Sud, au-delà de CBS.
Le registre d'inscription (indispensable pour lancer la recherche d'un randonneur égaré dans le désert), est cette année installé sur le parking (plus pratique que l'emplacement antérieur).
L'accès au site nécessite un randonnée de 5-6 km (une heure et demi environ) dans le désert, au milieu de paysages grandioses. Privé de photos cette année pour cette partie aller, je me permets d'insérer des vues prises lors de voyage précédent.
twin buttes
north and south teepees
Ice cream
Nous croisons sur leur retour la quasi totalité des visiteurs du jour sur cette partie, anticipant leur retour au parking, probablement par crainte que la météo ne se détériore.
ultime grimpette, casse jambe
Au milieu de cette montée, dans la partie sableuse, j'aperçois une silhouette barbue familière qui descend, c'est bien Steve Dodson (de Paria Outpost) sur le retour. Il accompagne aujourd'hui un couple de randonneurs asiatiques. Nous discutons un moment, évoquons en riant une sombre histoire de lunettes (certains comprendront). Toujours aussi sympa, il doit cependant bien vite reprendre la randonnée, sous l'injonction pressante de ses clients, qui n'apprécient pas de perdre du temps avec des inconnus.
magnifique petit site, 50 mètres au nord de l'entrée de "the wave"
Enfin, nous pénétrons dans le saint des saints, et là, oh miracle, je dispose à nouveau de mes photos 2011.
Top Rock arch
Après deux bonnes heures sur place (avec parfois soleil, parfois nuages), disposant du site pour nous tous seuls la plus grande partie du temps (ce qui constitue toujours un plaisir intense), ravis, nous quittons l'endroit et nous dirigeons, d'abord vers "second wave" ; puis nous comptons bien grimper à Top Rock, en haut de la falaise.
Les incrustations dans la roche rappellent CBS.
.
Nous longeons d'abord la falaise où il y a deux ans un bigorn hargneux avait juré ma perte.
(Voir http://voyageforum.com/...post=2968123#2968123) et la photo suivante prise à l'époque.
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
qui se termine sur un magnifique hamburger minéral géant.
Puis nous parvenons à "second wave" ...
et à son mille-feuilles
Mais peu avant 15h, alors que nous envisagions de continuer vers Top Rock en escaladant la falaise pentue, le ciel se déchaîne.
Les nuages noirs se rapprochent dangereusement, nous percevons les premières gouttes de pluie, un vent violent se lève, et surtout l'orage gronde autour de nous, avec des éclairs raprochés.
Il serait irresponsable de grimper sur la roche glissante. A contrecoeur, nous décidons finalement de rentrer au plus vite.
Retour rapide donc à "the wave", où cependant nous traînons encore quelques instants malgrè le sable qui nous giffle le visage (Dieu seul sait quand nous pourrons encore y revenir, avec ces permis de plus en plus difficiles à obtenir).
La marche forcée vers le parking est effectuée d'un pas rapide en moins d'une heure.
La pluie n'est pas violente, et nous nous en protégeons avec les moyens de bord.
Mais le décor, sous ce ciel plombé, perd de son contraste et de sa superbe.
L'eau ravine un peu partout, formant des flaques, mais cela ne ralentit en rien notre marche.
Nous parvenons enfin au parking, d'où toutes les voitures sont déjà parties. L'orage tonne toujours autour de nous, mais la pluie, bien que tombant à grosses gouttes reste modérée. Nous pourrons j'espère rentrer sans problème, bien que je me fasse quelques soucis pour le passage du wash.
Mais en moins de cinq minutes, la situation évolue dramatiquement. Les cieux se déchaînent, des trombes d'eau nous tombent dessus. Les essuie-glaces perdent leur efficacité, tellement les gouttes tombent nombreuses. De puissants ruisseaux se forment partout et traversent la piste de la gauche vers la droite, le tout illuminé par de nombreux éclairs.
La piste glaiseuse devient une véritable patinoire, parfois je perds le contrôle de la trajectoire de la voiture.
La voiture progresse tant bien que mal. Entre deux figures glissées je creuse sur mon passage de profondes ornières ; j’aperçois d'ailleurs les traces laissées par une voiture passée il y a peu.
Je commence à paniquer sérieusement et à douter de pouvoir rentrer sain et sauf. Pourrai-je me maintenir sur la piste ? D'autant plus que je vais atteindre le wash. Pourrai-je le franchir ? Justement, j'y arrive.
Le wash s'est effectivement bien rempli. J'examine la situation (mais sans perdre de temps, car tout se détériore à vue d'oeil). Il y a un fort courant d'eau d'environ 40 cm de profondeur. Curieusement, cette eau est claire et non boueuse. J'aperçois ainsi distinctement le fond qui paraît assez stabilisé.
Comme cette année le wash est peu large, je décide de passer en force, avec de la vitesse. Je me présente donc à environ 15-20 km/h, et dès que les roues avant ont passé la cassure qui descend dans le wash, accélère à fond. Je passe ainsi sans encombre sur l'élan à la fois le lit du torrent (dont le fond est effectivement stable), et la remontée de la piste de l'autre coté. Ouf ! Je ne sais pas si ma technique était correcte, mais tout s'est parfaitement déroulé, sans enlisement, sans dérapage incontrolé, et même apparemment sans perte d'adhérence.
Parvenu aussi facilement de l'autre coté, un sentiment de puissance m'envahit ; plus rien ne pourra m'arrêter ; je réalise que le plus dur est passé, et que maintenant, à petite vitesse, et en demeurant hyper concentré, je devrais m'en sortir.
Je m'aperçois aussi, quelques centaines de mètres plus loin que pris par la tourmente des évènements, j'ai complètement oublié de prendre une vue du wash en eau ; tant pis, je ne prends pas le risque de faire demi tour pour la photo.
Et de fait, par chance la violence de la pluie décroit légèrement en progressant vers le Nord, bien que le sol reste très instable et glissant.
Enfin, au bout d'interminables minutes de tension, nous rejoignons la route US89, goudronnée. Je me décontracte, nous sommes alors complètement tirés d'affaire, un sentiment de délivrance m'envahit. La voiture a été parfaite (la vision du veau "Grand Marquis" que voulait me faire prendre DOLLAR m'arrache un sourire).
Le retour prudent à Page en fin de journée n'est alors plus qu'une formalité. Et il ne pleut plus !
Nous reverrons le lendemain notre copain James, à la station BLM de Big Water. Rejoignant Kanak où il habite, il est passé la veille vers 17h sur la US89 au large de la " House Rock Valley Road" à l'heure de l'orage violent, et a eu une pensée pour les randonneurs imprudents qui risquaient de passer un bien mauvais moment sur la piste. Il nous assure que nous avons eu énormément de chance, ce que nous voulons bien croire (5 minutes plus tard, je pense que je ne serai pas passé).
Que dire de cette journée à "the wave".
1/ je n'avais pas cette fois l'excitation traditionnelle, en faisant cette randonnée, pourtant fameuse. Probablement étions-nous encore en pensée pris par la magie de l'Alaska, et avions-nous de la peine à nous transposer dans l'Arizona si différent.
2/ pour Top Rock, c'est encore raté !
3/ mais il n'en reste pas moins que le site de "the wave", et ses environs, conserve toute sa magie. Nous y avons encore fait avec délectation de nombreuses photos, comme si nous ne devions plus y revenir.
4/ enfin, alors que j'écris ces lignes, huit mois plus tard, c'est de loin le retour sous la pluie qui me reste le plus en mémoire. C'est cela la nouveauté du jour, la véritable expérience. Je pense avoir eu beaucoup de chance de m'en sortir sans encombre, et n'ai probablement pas été prudent de rester sur le site aussi longtemps, alors que l'orage grondait. Cela me servira de leçon.
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Les jours suivants à Page ont été très calmes. Au programme, hormis quelques micros balades classiques (et une plus longue visite de "Secret Canyon", j'y reviendrai) : REPOS.
Nous avions vraiment besoin de décompresser après notre longue virée dans l'Alaska authentique, besoin de nous réhabituer à la civilisation, et aux pierres rouges. Pour cela, Page est parfait.
Horseshoe bend :
Colorado River :
Lac Powell :
Des camping cars encore plus gros que sur l'Alaska Highway
Toadstool Hoodoos, et Rimrocks :
Par contre, par manque de courage, nous ne reviendrons pas à Wahwaeap Hoodoos, pourtant le plus beau site de hoodoos que je connaisse. Et Alstrom point restera tout le temps inaccessible (piste impassable).
De même, Waterholes Canyon (un petit slot canyon, pourtant à proximité immédiate de Page) restera fermé et cadenassé durant tout notre séjour, pour cause d'inondation.
Nous ne réussirons pas à y descendre cette fois, pour cause de mauvais temps.
Dommage !
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Merci pour cette suite. Décidément il ne fait pas beau dans le Southwest 😛. Quelle frousse j'aurais eu sur cette piste, mais vous vous en êtes bien sortis!
Pour la location de voiture, à Las Vegas en 2009, en rendant le véhicule on avait eu aussi une mégère 🏴☠️ mais c'était Alamo. Pour le reste, je touche du bois, les locations des années suivantes se sont toujours bien passées. Mais quand je lis ici tous les déboires des personnes, je reste toujours sur mes gardes.
toujours aussi prenant ce carnet ! 😎
la partie Alaska m'a beaucoup plu et beaucoup fait rêver ! et quelles belles photos d'ours !
nous voilà à présent en terrain plus connu mais quelle journée à The Wave ! 😮
au plaisir de lire la suite 🙂
@+
Vnoa
"A la liberté de provocation, répond la liberté d'objection"
"Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît"
"Le con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres"
Carnet de Voyage: De Mile High City à Sin City (Colorado, Utah, Arizona, Nevada) -> voir mon profil
Je me demandais comment la transition Alaska-The Wave allait se faire : c'est assez radical ! 😮
Je retiens l'astuce de la négociation pour décrocher un petit 4x4 quand on veut nous refiler un gros vaux :😠
ça peut servir ! 😉
ça m'est arrivé également une fois au Canada, (tentative de refourgage avec l'argument upgrade)
et là, l'argument que j'ai utilisé, c'est qu'habituellement je conduisais une petite voiture japonaise (véridique)
et que je me voyais mal passer mes vacances au volant d'un char d'assaut !...🤪 🏴☠️
Je préfère quand même l'option : "Choisissez la voiture que vous voulez dans cette partie du parking" ! 😎
Moi quand je serais grand, je veux faire 3,14 comme métier 😎
ah toi aussi ?! 😄
Vnoa
"A la liberté de provocation, répond la liberté d'objection"
"Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît"
"Le con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres"
Carnet de Voyage: De Mile High City à Sin City (Colorado, Utah, Arizona, Nevada) -> voir mon profil
Encore un carnet qu'il faut que je lise !! 🙂
j'ai noté ton histoire avec Dollar à Las Vegas,
car je suis dans le même cas que toi : réservé un midsize SUV (ype ford Escape) de Las Vegas à Los Angeles
j'espère ne pas tomber sur la femme que tu as eu le "plaisir" de rencontrer.
Pour voir les galeries de photos allez sur mon profil
Voilà bien du changement par rapport au Canada et Alaska !
Chouette d'avoir gagné les permis pour the wave par internet : ça arrive donc plus facilement qu'on imagine finalement !
J'aime beaucoup la photo Ice Cream : c'est mon 2ème coin préféré à part la wave...
Pour la voiture, nous avons dû tomber sur la même personne en novembre ! Notre anecdote est un peu différente mais ils ont vraiment plus d'un tour dans leur sac !!! Heureusement que vous avez eu le bon modèle qui t'a permis de passer le wash au retour ! C'est vraiment impressionnant 🤪
Dommage pour Waterholes canyon : il est très sympa.
Pour voir mes carnets Ouest USA, cliquez sur mon pseudo puis cliquez celui désiré dans la rubrique "carnets" : Vous avez le choix avec 2009, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016 : ça en fait de la lecture ! Et maintenant : la Chine !
Nous avions réservé, dès notre arrivée à Page, une sortie avec "Three Canyon Adventure" qui organise des tours dans le désert en Hummer (ce qui nous parait très cloche à priori), mais surtout incluant la visite de trois Slot Canyons magnifiques situés sur le territoire Navajo, canyons dont cette société a reçu la concession exclusive. Autrement dit, pour visiter "Secret Canyon", " Staircase Canyon", et "Passage Canyon", il n'y a pas d'autres possibilités que de passer par "Three Canyon Adventure", et de faire le tour en Hummer. Et c'est vraiment le coup de massue (de mémoire, 160$/personne) alors que tant de slot canyons de la région sont en accès libre. Mais je tiens à voir au moins une fois dans ma vie ces trois canyons réputés, surtout que ce devrait être dans de bonnes conditions (à deux ou quatre seulement, ce qui change des centaines de visiteurs se télescopant dans les Antelope Canyons, également "exploités" par les Navajos).
La visite des trois canyons devait se dérouler notre dernier jour à Page, sur une longue matinée avec départ matinal. Mais la veille du jour dit, nous recevons un message à notre hôtel. Deux des trois canyons (ceux dont le fond est le plus tourmenté, avec des dénivelés significatifs) sont inondés (ah, ces orages !), et donc non accessibles. Seule la visite du dernier, Secret Canyon (qui passe pour être le plus beau) est envisageable. Inconvénient : je ne verrai probablement jamais les deux autres. Avantages : 1/ lever plus cool (le départ se fera à 10h seulement), 2/ le coût baisse à une centaine de $. J'accepte, nous serons 4 (deux couples), plus notre guide/chauffeur.
Le Hummer noir à priori ne me fait en rien fantasmer (contrairement à l'autre couple d'américains).
Nous faisons un court parcours sur route, puis pénétrons, par un portail, dans une zone "privée Navajo", peu avant Waterholes Canyon.
La piste, d'abord en sable et facile, se corse rapidement en atteignant des passages rocheux, avec marches d'escalier, et dévers significatifs.
Je dois cependant reconnaitre que le Hummer fait merveille, et qu'avec un 4x4 classique conduit par moi, j'aurais eu beaucoup de peine à passer.
Le trajet parfois acrobatique dure une petite demi-heure. Nous stoppons enfin dans le lit d'un wash (sans eau), et abandonnons là notre carrosse.
Le sentier, sablonneux, traverse une zone à la végétation désertique très marquée. Notre guide nous présente en détail chacune de ces plantes, en nous précisant l'usage (le plus souvent pharmaceutique) qui en est fait.
Le paysage devient plus rocheux. Une très belle petite arche attire notre attention.
Nous parvenons enfin à l'entrée de "Secret Canyon", et saluons "le gardien du lieu" qui lézarde au soleil, indifférent à notre progression.
Le canyon se resserre, les parois deviennent de plus en plus hautes, nous cachant le plus souvent le ciel.
Un oiseau astucieux a installé son nid dans un recoin de la roche, bien à l'abri des pluies occasionnelles.
Ce canyon très sombre, par son aspect, son étroitesse, et ses couleurs rougeâtres, fait beaucoup penser aux deux Antelope Canyons, mais avec la foule en moins.
La promenade est facile. Il suffit d'oublier qu'on est en période fortement orageuse, et qu'une crue soudaine pourrait remplir en un instant le lit du torrent, jusqu'à une dizaine de mètres de hauteur. Mais, compte tenu du prix payé 😠, nous décidons de faire confiance à "Three Canyon Adventure".
Nous parvenons dans une zone où les rayons du soleil atteignent parfois le sol, traçant de magnifiques faisceaux lumineux. Il fallait bien faire le tour à cette heure et parvenir ici vers midi, pour profiter des quelques minutes où les rayons de soleil atteignent le fond du canyon. Et être (presque) tout seul pour jouir de ce spectacle est vraiment un must.
La progression continue, facile, nous offrant tous les dégradés des tons rouges ou orangés.
Nous parvenons enfin à l'extrémité du canyon, où quand il est en eau, le torrent retrouve un cours plus traditionnel sur le sable.
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Après quelques minutes au soleil, nous revenons par le même chemin. Mais l'éclairage a suffisamment changé pour nous offrir de nouveaux points de vue, de nouvelles couleurs magiques.
Nous approchons de la sortie…
… et retrouvons notre camion.
Mais pour le retour, notre guide a décidé de nous gratifier d'une conduite plus ludique.
D'abord, sur la portion sablonneuse, malgré un sol inégal, il conduit très vite, faisant rire aux éclats nos compagnons de balade américains.
Il est vrai que même dans les dévers très prononcés, l'engin passe à grande vitesse, et en sécurité me semble-t-il.
Mais c'est dans les parties rocheuses que la bête donne toute sa mesure.
Nous sommes enfin, vers 13h, l'estomac un peu remué, de retour à Page.
Que penser de la balade de "Secret Canyon" ?
- Il parait évident qu'un 4x4 efficace est nécessaire pour cette virée (ou alors, il faudrait améliorer la piste). Mais l'emploi du Hummer a contribué à faire sensiblement enfler la facture. Ce n'était pas indispensable loin de là.
- J'ai néanmoins pu constater que le Hummer est fidèle à sa réputation, et traverse avec une facilité déconcertante des zones que j'aurais déclarées impassables. Je me suis même surpris parfois à trouver le trajet amusant, comme si nous étions dans un manège.
- Mais alors, un véhicule rustique, moins fragile (et surtout moins coûteux), aurait été mieux adapté que cette version ultra luxueuse, à la peinture rutilante. Seul l'aspect commercial peut justifier l'emploi d'un tel engin de salon.
- Outre le Hummer, le prix élevé s'explique par le droit de péage astronomique que font supporter aux visiteurs les indiens Navajos, sur le territoire desquels se trouve le canyon. Merci à eux. Ceux qui trouvent qu'ils font fort à Antelope, ne sont probablement jamais venus ici !
- Néanmoins, Secret Canyon vaut sans conteste une visite (mais à ce tarif, une seule, pas deux !). C'est un des plus beaux slots canyons de l'Utah/Arizona, égalant sur quasiment tous les aspects les deux Antelopes (sans les échelles). Et se promener sans la foule à sa guise dans un tel canyon, cela a un coût.
- Je regrette même un peu que, tant qu'à faire, les visites de "Staircase Canyon", et "Passage Canyon" n'aient pas été possibles. Mais il est vrai que ces quatre jours à Page nous ont montré que c'est la nature qui est reine, et surtout que c'est la météo qui décide pour nous.
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Nous ne souhaitions pas refaire à l'inverse le trajet rapide que nous avions effectué il y a quatre jours, pour rejoindre Page.
Au programme donc, si nous ne sommes pas contrariés par le mauvais temps, la Cottonwood Canyon Road (CCR), puis Cedar Breaks NM, un petit parc que je rate habituellement car, très haut en altitude, il n'ouvre que tardivement en saison (parfois début juillet). Mais nous sommes en plein été, nous allons donc en profiter.
Le premier problème est la viabilité de la CCR. Notre ami James, contacté en tout début de journée au Big Water BLM, nous informe d'abord que la piste n'est pas fermée, mais qu'ils ont pour mission de décourager les gens de la prendre. Mais ensuite il ajoute cependant bien vite, hors record, qu'il pense que je devrais passer sans problème, en partant tout de suite (toujours aussi super, James). Bien sûr à nos risques et périls. Mais il précise que le mauvais temps orageux attendu viendra du Nord. Aussi, si nous apercevons de gros nuages noirs d'orages, il sera toujours temps de faire demi-tour de suite et de revenir à grande vitesse vers le sud, reprendre la route 89, goudronnée.
Nous partons donc sans tarder. Si le Cottonwood Creek sur notre gauche est bien en eau, la piste est sèche, et ne présente semble-t-il aucun problème.
A l'embranchement avec la piste BLM431 (qui est le moyen le plus facile pour atteindre Wahweap Hoodoos), je constate que, contrairement à ce que j'ai pu lire ici même (V.F.) aucun panneau ne signale plus que cette piste est interdite (ou bien, il a été "supprimé" par un visiteur attentionné).
Nous dépassons Yellow Rock, toujours aussi grandiose, malgré un éclairage matinal vraiment trop cru.
La zone des cockscombs :
La piste continue.
Et nous arrivons enfin dans la portion la plus colorée, la plus photogénique.
Mais, compte tenu des risques d'orage, nous ne perdons pas trop de temps jusqu'à l'embranchement que nous prenons et qui mène à Grosnenor Arch, arche double, grandiose.
Nous faisons demi-tour pour reprendre la CCR.
Le paysage change alors, devient plus monotone. Le passage d'un dernier col, sans problème pour nous, pourrait bien en poser dans quelques heures, si la piste en glaise rouge devait devenir détrempée. Justement, le ciel se couvre devant nous, noircit, l'orage annoncé est bien au rendez-vous. Mais ce sera sans conséquence pour nous, car après un dernier petit passage "humide" sans prétention …
… nous retrouvons la route goudronnée sécurisée, puis Cannonville (nous ne nous arrêtons pas à Kodachrome Bassin). Les premières gouttes de pluie font leur apparition, mais sans conséquences pour nous.
Nous parvenons dans la région de Bryce sous des nuages noirs, mais la pluie reste modérée.
Pour nous dégourdir les jambes, nous décidons de faire la courte balade vers Mossy Cave.
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Il est maintenant près de midi, l'heure du picnic. Et pourquoi pas à Bryce ?
Aussitôt décidé, aussitôt fait (bien que nous n'envisagions pas, à priori, de nous arrêter à Bryce cette fois, car Annie y était encore il y a moins de trois mois en mai dernier avec notre fils, et moi encore quelques mois auparavant, sous la neige !). Mais finalement, cela ne nous déplait pas du tout : Bryce Canyon est pour nous le plus beau des parcs naturels de l'Ouest Américain.
Nous rejoignons directement "Sunset Point", où sont installées de nombreuses tables de picnic.
Le spectacle de Bryce y est toujours aussi magique, même si cela aurait été beaucoup plus beau avec du soleil.
Mais le picnic devra être abrégé, car la pluie se fait plus sérieuse.
Avant de quitter le parc, nous décidons cependant de faire un court détour vers "Inspiration Point" ; en effet limiter une visite de Bryce à quelques minutes à Sunset Point, cela aurait été sacrilège.
Cependant le ciel en décide autrement ; il se déchaine. A Inspiration Point, nous devons rester au niveau bas, près de la voiture, car les trombes violentes nous empêchent de monter aux points de vue du haut.
Tant pis. Nous rejoignons la sortie du parc.
Une visite de Bryce en moins d'une heure, picnic compris, cela devrait nous valoir une citation dans le livre des records !
Comme vous pourriez vous en douter, dès que nous quittons le parc, la pluie cesse, le soleil revient, radieux. Tant mieux, la traversée de Red Canyon, quelques miles plus loin, sera ainsi plus sympathique.
Une grosse heure plus tard, nous parvenons à Cedar Breaks NM, un petit parc-canyon peu fréquenté.
Un des avantages de ce parc, c'est que nous sommes à plus de 3000m d'altitude, et la température n'y est jamais étouffante.
Aujourd'hui, la météo est variable, on ne peut pas mieux dire : pluie, nuages et soleil se succèdent à un rythme frénétique.
Le visitor center est tout petit, mignon, à la mesure du parc.
Nous nous arrêterons à "Sunset View" et à "Point Supreme". Le canyon présente quelques similitudes évidentes avec Bryce. Ici ausi, tout aurait été plus beau sous le soleil.
La balade vers "Spectra Pöint" que je comptais bien faire sera annulée, le chemin en bord de falaise étant extrêmement boueux et glissant.
Mais la traversée du parc en voiture, en Aout, s'avère superbe. Tout est en fleur (l'altitude, la température tempérée, l'humidité). Cela est un enchantement pour les yeux.
Nous retrouvons même des lupins bleus, ressemblant comme des frères jumeaux aux lupins arctiques devant lesquels nous nous extasions en Alaska, il y a seulement quelques jours.
Le retour vers Las Vegas, via Cedar City, ne sera qu'une longue route, sans intérêt.
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Contrairement à la majorité des visiteurs, nous n'aimons pas du tout la vie de Las Vegas, et ne sommes pas attirés par le jeu et les casinos. Je n'ai d'ailleurs jamais dû y laisser un seul sous dans les différentes machines.
Pourtant je passe souvent dans cette ville car je trouve que, en choisissant correctement son point de chute, c'est une étape très agréable et surtout très bon marché pour se reposer, pour recharger les batteries. Mais alors il faut trouver un hôtel calme, à la piscine agréable, peu pollué par l'aspect "casino" et glinglin, et pas cher (donc éviter le WE).
Sur la base de ces critères, mon hôtel habituel est le "Tuscany Suites and Casino". En réservant suffisamment à l'avance pour un séjour en milieu de semaine, on trouve souvent des chambres immenses et bien tenues pour une trentaine de $. Les parties casino et hôtel sont rigoureusement séparées. La piscine ombragée n'est jamais surpeuplée (les gens viennent ici pour jouer). Et c'est à 10' à pied du Bellagio, la seule sortie à Las Vegas que j'apprécie pour son spectacle de jets d'eau.
Ainsi donc, nous arrivons à la tombée de la nuit au Tuscany Suites and Casino. Après le diner, nous procédons à notre promenade digestive traditionnelle, vers les fontaines du Bellagio, face au "Paris".
Le lendemain matin, jusqu'à 13h, ce sera piscine et lecture au calme et à l'ombre.
Prière de ne pas déranger !
Puis nous devons quitter l'hôtel.
Mais ayant peu de route à conduire ce jour, et sous la pression d'Annie qui a toujours des tas de petits cadeaux à faire à ses amies (elle a vraiment trop bon coeur et beaucoup d'amies), nous rejoignons les outlets du Nord de la ville. Cette étape s'avère en fait toujours beaucoup plus couteuse que l'économie réalisée sur la chambre d'hôtel bon marché, mais elle est incontournable.
Enfin, vers 17h, nous pouvons vraiment quitter la ville.
On lit parfois que le monde est en crise. Oui, mais pas Las Vegas, qui est perpétuellement en travaux de construction, d'agrandissement ou de rénovation ; toutes ces chantiers rendent la circulation particulièrement pénible.
Nous longeons le lac Mead, franchissons le nouveau pont près du barrage, puis vers 19h nous stoppons pour manger à Kingman, dans un troquet typique "route 66".
Encore une heure de route, et nous débarquons à Peach Springs, au "Grand Canyon Caverns Inn".
Ce motel est très simple. Mais son grand avantage est d'être le logement le plus proche d' Hualapai Hilltop, à 100 km de là, qui est le point de départ du sentier vers Havasupai, notre étape de demain. Autre avantage de ce motel, il accepte de conserver nos bagages pour laisser notre voiture vide sur le parking, durant notre séjour à Havasupai.
Nous nous couchons de suite, car demain le réveil est fixé avant l'aube.
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Superbe, merci pour la suite que j'avais déjà lue mais je n'avais pas pris le temps de t'écrire un petit quelque chose, le fait ton carnet remonte m'y a fait penser 😉.
Cedar Breaks: un vrai petit paradis.
les slots canyon: c'est à faire, c'est vrai qu'Antelope est très fréquenté et tes photos montrent que celui que tu as fait n'est pas moins beau, le monde en moins! Donc à faire (wishlist 😛) mais c'est pas donné 🤪
Voila un message qui fait plaisir !
Si mon carnet peut vous inspirer pour un voyage à venir, j'en serais ravis, car cela était bien l'un de mes objectifs à la rédaction de ce carnet.
Et je répondrais avec plaisir (forum ou MP) à ceux qui voudraient plus de précisions, si j'en suis capable.
JP
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Une des justifications importantes à ce retour en Arizona, à la suite de notre périple en Alaska, était ma volonté de revenir au plus vite dans le canyon d'Havasupai. C'est vrai que les raisons ne manquaient pas.
- 1/ Je considère (et presque tous les gens qui le connaissent pensent la même chose) que ce coin retiré, au fin fond du Grand Canyon, est l'un des plus merveilleux endroits de la planète. Si le paradis terrestre a existé, ce ne peut être que là. Dans cette région ensoleillée et aride de l'Arizona, le créateur (s'il y en a un) a eu le bon goût de faire couler une rivière de couleur turquoise, qui dévale vers le fleuve Colorado par des cascades géantes se jetant dans des vasques très photogéniques en travertin calcaire. Cette eau improbable transforme toute la vallée en une oasis de fraîcheur et de verdure où tout pousse, en plein milieu du désert.
- 2/ Mais Dame Nature, si complaisante avec ce lieu, est parfois prise de remords. Alors, dans un violent accès de colère elle se fâche, et se lâche. La merveilleuse petite rivière turquoise devient alors un torrent dévastateur gigantesque couleur chocolat, et détruit en quelques heures les décors qu'elle avait si bien su façonner. Bien sûr, le torrent finit par se calmer, et retrouve son lit (ou un lit voisin), mais laisse alors découvrir des paysages modifiés. Or cette colère divine s'est produite à deux reprises, très récemment. A l'automne 2008 (quelques semaines après ma dernière visite), puis en 2010 (avant même sa réouverture au public), le site a été l'objet de deux inondations majeures. Il a ré-ouvert aux touristes il y a peu, en Mai 2011, et j'étais impatient de voir quoi il pouvait ressembler aujourd'hui.
- 3 / Justement, ma dernière visite (2008) m'avait laissé un goût franchement amer. J'étais avec mon fils, qui tenait absolument à revoir le site (nous l'avions visité ensemble en famille une dizaine d'années auparavant). Mais nous ne nous étions décidés pour ce voyage que très tardivement, alors qu'il ne restait plus aucune place disponible ni au camping ni au lodge pour passer la nuit en bas. Qu'à cela ne tienne, nous avions alors décidé de descendre quand même, quitte à faire l'aller et le retour dans une même journée. Départ donc de l'hôtel (nous étions à Seligman) à 3h du matin, 2h de route, début du sentier de descente aux premières lueurs de l'aube et à la lampe frontale ; 6-7 heures disponibles en bas, à visiter les chutes dans tous les sens (et à nous baigner) ; puis vers 17h, remontée, pour arriver au parking auto alors que le soleil venait de se coucher. Soit près de 50 km de marche dans la journée (en comptant les balades en bas), se terminant par un exténuant dénivelé positif pour rejoindre le haut de la falaise. Si mon fils de 30 ans a bien supporté l'effort, il n'en a pas du tout été de même pour son vieux père de 64 ans (à l'époque). La remontée finale a été un calvaire, que je pensais réellement ne jamais pouvoir terminer vivant, tant mon cœur battait la chamade, et mes jambes avaient de la peine pour avancer, très lentement. Finalement, épuisé, j'y suis quand même parvenu, je ne sais comment, mais cette dernière remontée avait été franchement cauchemardesque.
En y revenant cette année, j'ai voulu conjurer le sort, et surtout me prouver qu'en faisant la visite comme tout le monde (c.à.d. avec une ou deux nuits de repos en bas avant la remontée), j'en étais encore capable (malgré trois ans de plus).
C'est donc avec une certaine appréhension que nous nous levons ce matin.
Nous quittons dès l'aube notre motel, puis une grosse heure plus tard parvenons au parking de Hualapai Hilltop. Nos bagages se limitent à deux sacs à dos assez petits ; couchant au lodge nous n'avons besoin ni de tente, ni de duvet, mais nous emmenons cependant quatre gallons d'eau, et de la nourriture jusqu'au lendemain. Car, s'il y a bien en bas un vague boui-boui à la nourriture hyper-grasse ainsi qu'une épicerie, notre expérience des lieux nous a prouvé qu'ils ne sont pas fiables, et sont bien souvent fermés l'un et (ou) l'autre.
En effet le canyon est le domaine de la tribu indienne Havasupai, qui vit majoritairement dans le village de Supai (450 des 600 membres de la tribu), au fond du canyon, quelques kilomètres avant les chutes.
Auparavant, ce lieu devait être un véritable paradis pour des habitants heureux (soleil + eau, qui avec un minimum de travail procuraient de prolifiques récoltes de fruits succulents).
Puis des visiteurs extérieurs ont découvert le site et son enchantement. Les Indiens ont alors quasi complètement abandonné l'agriculture généreuse, pour ne plus vivre que du tourisme (encore plus généreux). Ils ont instauré une taxe d’accès de 35$ par personne (que j'ai connue à 5$ il n'y a pas si longtemps ...), et tout est géré par le conseil tribal (lodge, camping, épicerie, restau boui-boui, transport), à des prix exorbitants et avec une qualité de service particulièrement mauvaise. En parallèle, le mode de vie des habitants s'est occidentalisé dans le mauvais sens du terme. Le coca cola, est devenu leur boisson habituelle et leur nourriture est à base de graillon à l'odeur agressive. Si l'alcool est bien interdit dans la réserve, il se dit que la drogue y est très répandue (je n'en ai jamais vue directement moi-même, mais j'ai rencontré des personnes au comportement plus que douteux). Presque tous les adultes sont obèses. Ils ne se déplacent aujourd'hui jamais plus à pied, mais toujours à dos de mule, ou à cheval. On trouve même des quads (descendus par hélicoptère) dans la réserve.
Les habitants se sont renfermés sur eux-mêmes, ne répondent jamais à un salut ou à un geste amical provenant d'un touriste blanc. Ceux-ci ne sont que des vaches à lait qu'ils méprisent ouvertement.
Les Indiens d'ici sont vraiment l'antithèse de ceux, courageux, travailleurs et sympathiques, que nous avons rencontrés partout en Alaska et dans le grand nord du continent.
Alors, pourquoi leur rend-on visite ? Tout simplement parce que leur site est encore bien plus extraordinaire que eux sont antipathiques.
Nous réussissons cette fois à nous garer à quelques dizaines de mètres seulement du départ du sentier, nous abandonnons là notre véhicule, visiblement vide (pour ne pas risquer d'être fracturé).
Puis nous nous engageons sur le sentier, encore à l'ombre, à cette heure matinale.
Annie, OK !
JP, OK !
Et c'est parti.
Moins d'une heure plus tard, nous parvenons au bas de la falaise (toujours à l'ombre), et le chemin se fait moins abrupt.
Le sentier continue maintenant en pente douce au fond d'une large vallée, que le soleil commence enfin à inonder.
Puis cette vallée se resserre, et le sentier pénètre dans une très longue gorge, beaucoup plus resserrée, aux parois abruptes. C'est dans le lit d'un torrent (qu'heureusement j'ai toujours connu sec) que nous progressons maintenant.
Nous entendons alors un bruit sourd qui fonce à notre rencontre : c'est le train postal, que nous laissons respectueusement passer.
En effet le courrier vers et depuis Supai est acheminé par un train de mules, ce qui vaut aux lettres expédiées depuis le fond du canyon, d'être tamponnées avec un magnifique et célèbre cachet "acheminé par train de mules".
Si le chemin est sauvage et très beau, nous sommes choqués par des amoncellements d'ordures qui jonchent de temps à autre le bord du sentier.
Il faut vraiment beaucoup de sans-gène pour oser jeter ses déchets tout au long du trajet ; mais aussi, les indiens qui exigent de chaque visiteur une "taxe écologique" (5$ par jour) afin de conserver la réserve propre, ne semblent pas s'acquitter de cette tâche avec beaucoup d'ardeur.
Nous croisons également des caravanes de mules qui, toujours pilotées par un indien, remontent les touristes qui ne se sentent pas capables de faire le trajet à pied (il est même possible, pour les plus riches, d'organiser le trajet en hélico). D'autres caravanes acheminent les denrées vers le village (nourriture, …).
Mais nous continuons, à pied.
Au bout de deux heures environ à descendre le lit asséché de ce ruisseau, nous rencontrons des groupes de chevaux en liberté. Nous approchons donc de Supai.
De fait, la longue vallée se termine un peu plus loin, et débouche sur une partie verdoyante, irriguée par la fameuse rivière turquoise.
Le pont est tout neuf, le précédent ayant été emporté par la crue de 2008.
Cette agréable petite plage me rappelle des souvenirs vieux de 3 ans (je m'y étais alors rafraîchi, avant d'attaquer la remontée).
Mais le niveau de l'eau était nettement plus haut. Je me demande si, afin de minimiser les conséquences de futures d'inondations, les travaux récents de remise en état n'ont pas dérivé ailleurs une partie du débit de la rivière, afin de le garder toujours contrôlable.
Quoi qu'il en soit, l'ensemble reste agréable, et la fraîcheur de la rivière est toujours bienvenue.
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Nous suivons le cours d'eau et parvenons dans les faubourgs de Supai moins de quatre heures après avoir quitté le parking en haut.
L'impression que procure ce village isolé, accessible uniquement par un sentier étroit et tortueux, aux habitations éparses et très sommaires, fait immanquablement penser aux hameaux perdus au fond du cirque de Mafate, dans l'île de la Réunion, qui eux aussi ne sont joignables qu'après de longues et difficiles heures de marche.
Deux hauts rochers, tels des vigies, dominent le village. Ils sont nommés "the watchers".
Contrairement à ce que j'ai écrit plus haut, on aperçoit bien encore au village quelques cultures de maïs, et même des arbres fruitiers.
Mais ceci est l'exception qui confirme la règle : l'agriculture a quasiment disparu de Supai.
Nous dépassons sans nous y arrêter le Visitor Center sans aucun intérêt (en fait, ce n'est rien d'autre que le centre de paiement de la redevance de 35$). Car, logeant au lodge, la redevance et toutes les taxes locales nous seront facturées avec la chambre.
Mais je découvre à proximité un petit magasin que je ne connaissais pas, il est nouveau. Il propose boisson, nourriture (que nous aurions pu éviter de descendre) et souvenirs. La boutique est tenue par un jeune indien de 16 ans, très sympathique (et non obèse). Les indiens havasupai auraient-ils évolué, dans le bon sens ? Non, la suite nous confirmera que les adultes du village sont bien conformes à leur image. Seuls les enfants, dont l'éducation n'est pas achevée, sont encore charmants et enjoués. Nous en voyons même un peu partout qui jouent dans le village, et qui répondent en riant à notre salut, eux !
Le bureau postal, d'où partent les trains de mules :
Nous rencontrons un peu plus loin l'école (je ne me souvenais pas d'un établissement aussi moderne), la caserne de pompier et l'église mormon. Ils sont vraiment fort, ces mormons, pour avoir réussi à se faire admettre ici.
Mais une autre église plus récente, typiquement indienne celle là, permet de sauver l'honneur tribal en concurrençant les mormons.
La route longe d'autres habitations, toujours aussi sommaires.
Mais je me demande encore par quel miracle cette caravane a bien pu se retrouver ici au fond du canyon (transport par hélico ?).
Enfin, à l'extrémité du village, se trouve sur une place la boutique principale (le village comportant ainsi aujourd'hui deux magasins, et je pense que dorénavant il est raisonnablement possible de voyager plus léger en nous approvisionnant en bas, le risque de tout trouver fermé devenant négligeable), le restaurant/boui-boui/graillon, et surtout le lodge.
Il est près de 11h. Nous allons essayer de déposer nos bagages au lodge.
Nous pénétrons dans la pièce qui tient lieu de réception.
La patronne, une forte matrone indienne nous y rejoint. Je la salue (elle reste impassible), et lui demande si nous pouvons avoir accès à notre chambre. Sans un mot, elle nous montre deux doigts (comprendre : la chambre sera donnée à deux heures). Mais je ne suis pas très intelligent, refuse de comprendre, et réitère plusieurs fois ma question, ne serait-ce que pour connaître enfin la voix de notre hôte. Mais en réponse, je n'ai droit qu'au même geste répété sans cesse, avec deux doigts tendus. Nous changeons alors de stratégie, et montrons que nous aussi, nous savons être lourdingues. Nous décidons donc en attendant la chambre de grignoter ici, dans le hall d'entrée du lodge, climatisé. Et nous commençons à nous installer et à sortir nos victuailles, sous les cris effrayés de la patronne (ça y est, elle a parlé ! ) : mais elle n'a pas de chance, je ne suis pas intelligent (je l'ai déjà dit), je comprends mal l'anglais, et ne pratique pas comme elle le langage des signes. Au bout de 30 secondes, réalisant qu'elle n'arrivera à rien avec nous, de guerre lasse, elle fouille dans son tiroir et nous donne enfin la clé tant attendue de notre chambre. Merci, madame pour votre gentillesse !
La chambre est rustique (pas de TV ni de téléphone), mais propre, très acceptable, et climatisée. Nous y reprendrons des forces quelques instants, puis, plus légers, continuerons la descente, vers les chutes.
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Nous reprenons notre descente et longeons le cours de la rivière Havasu, toujours couleur turquoise …
… et parvenons un mile environ plus loin à une première chute que je ne connaissais pas.
L'eau au pied de la chute parait très agréable, tentante ; d'ailleurs, de jeunes indiens se baignent et s'amusent comme des petits fous dans la rivière. Je décide de les rejoindre, ne serait-ce que pour me rafraichir. Ce sera un régal !
Mais nous devons poursuivre, et remontons sur le chemin. En aval de la chute, d'autres jeunes profitent de la rivière.
Puis en reprenant un peu de hauteur, nous apercevons au loin une autre chute que nous n'avions pas encore repérée, qui se trouve 200m en amont de la première, difficilement accessible.
En fait, il apparait que l'ancienne chute, NAVAJO FALLS …
(vue de l'ancienne chute, image piquée sur le net)
… a aujourd'hui complètement disparu. Le ruisseau a abandonné dans cette zone son ancien lit, et s'en est trouvé un autre à quelques dizaines de mètres, créant deux nouvelles chutes.
En amont, à proximité de l'ancienne Navajo Falls, une nouvelle chute de 15m de hauteur est apparue, c'est Upper Navajo Falls, également nommée "New Navajo Falls".
Puis en aval, s'est créée Lower Navajo Falls, une chute d'une douzaine de mètres de haut, très facilement accessible, avec une zone très agréable de baignade (que j'ai testée), qui s'appellerait maintenant plutôt "Rocks Falls".
Finalement, l'ensemble est complètement différent de ce qu'il était avant, peut être un peu moins romantique ou photogénique, mais très joli quand même.
Nous continuons à descendre le lit de la rivière sur encore un mile environ. L'environnement est très sec,
… excepté le long de la rivière qui reste vert, frais et attirant (des indiens s'y rafraichissent un peu partout).
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Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Le bruit de l'eau se fait maintenant plus puissant, nous approchons de Havasu Falls.
Rapidement, depuis le haut, nous apercevons d'abord la vasque de réception de la chute, qui est le principal centre de baignade du canyon.
Puis nous apercevons en descendant, dans toute sa splendeur, Havasu Falls.
La chute est réellement grandiose, du haut de ses 40 mètres.
Grandiose, mais nous sommes cependant légèrement déçus. Je pensais la retrouver encore plus belle, telle qu'elle était restée gravée dans mes souvenirs (et dans mes archives photos) :
(vue prise en 1999)
(vue prise en 2008)
Il y a une dizaine d'années, la chute était double, un enchantement pour la vue. On continue à la voir encore souvent double sur de nombreuses photographies ou documents, mais en réalité c'est de l'histoire ancienne.
Puis il y a quelques années, avant les inondations récentes, la chute double avait déjà disparu, mais le rideau d'eau conservait une grande largeur, très photogénique.
Aujourd'hui, la veine d'eau est hyper concentrée au sommet (l'arrête a surement changé de profil), puis s'élargit un peu durant la chute, mais de façon désordonnée, moins équilibrée.
Quant aux magnifiques vasques-piscine en série au pied de la chute, qui étaient constituées par de remarquables dépôts ciselés en travertin (sorte de calcaire blanc éclatant), elles ont tout simplement été détruites par les inondations récentes ; puis reconstituées lors de la restauration des lieux avec du béton et des sacs de sable. Mais le temps fera vite son œuvre et du travertin nouveau recouvrira complètement dans peu d'années la restauration humaine (le phénomène a déjà bien débuté).
Nota : je critique quand je fais une comparaison objective avec le passé, mais pour être honnête, il faut bien reconnaitre que l'ensemble reste magnifique, et très attirant.
Surtout si on réalise que nous sommes au fin fond du Grand Canyon !
En descendant et en se rapprochant, la vue se précise, et les changements d'aspects sont manifestes.
aujourd'hui
en 2008
Les vasques sont remplies de baigneurs jeunes, ou moins jeunes et qui retombent en enfance.
Par la température du jour qui frôle les 40°C, je ne résiste pas à cet appel, et la chute crée un très puissant et tonifiant jacuzzi. Quel pied, dans cette eau turquoise rafraichissante !
Les parois des vasques sont également très ludiques.
Annie, plus prudente (ou plus raisonnable ?), se contente de rafraichir ses jambes soumises aujourd'hui à rude épreuve. C'est parait-il bon aussi !
Voici d'autres vues de cette chute, que j'adore :
Nous quittons à regret cet endroit paradisiaque (mais nous y repasserons ce soir en retournant au village).
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Les chutes suivantes, Mooney Falls sont encore à un mile plus en aval. Mais toute la portion ombragée entre Havasu Falls et Mooney Falls, le long de la magnifique rivière fraiche et turquoise, tient lieu de camping.
Celui-ci a également été détruit par l'inondation récente, et son aspect a quelque peu changé aujourd'hui. Finalement il parait encore plus sympathique qu'avant.
Les tentes sont installées tout au long de la rivière, mais il y en a maintenant des deux cotés du cours d'eau. (plusieurs ponts permettent de le franchir).
En fait la rivière est maintenant subdivisée en de nombreux bras, un peu comme un delta, procurant me semble-t-il une fraicheur mieux répartie qu'auparavant.
Et certains apprécient manifestement cette fraicheur bienvenue.
Enfin nous parvenons à Mooney. La descente vers le bas de la chute est quelque peu acrobatique.
Mooney Falls est la plus haute des chutes d'Havasupai (plus de cinquante mètres de dénivelé ; observez les deux petits personnages en bas, en limite de l'ombre, qui donnent une échelle). Son aspect ne parait pas avoir été modifié par les catastrophes de ces dernières années.
Par contre les vasques de réception (et de baignade) ont été en partie détruites, et se reconstituent lentement.
Cette chute a bien moins de succès que la précédente, Havasu Falls (difficulté d'accès ?). Pourtant son profil est très pur.
(la même vue, prise il y a trois ans)
Encore trois ou quatre miles plus en aval en direction du Colorado, et on trouve la dernière chute, Beaver Falls, qui est constituée d'une succession de belles cascades.
(photo piquée sur internet).
Mais nous n'y passerons pas cette fois, car la journée avance, le soleil décline, et nous devons rejoindre notre lodge avant la nuit. Il nous aurait fallu prévoir deux pleines journées dans le canyon pour visiter avec intéret ces dernières chutes.
Le retour au lodge se fera par le même chemin.
Nous rejoignons notre chambre juste avant le crépuscule, qui est très beau depuis le fond du canyon.
Ce fut une longue, mais belle journée.
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De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Il nous faut aujourd'hui remonter à la voiture, et j'ai un peu d'appréhension, compte tenu de mes difficultés en 2008.
Après une bonne nuit, nous quittons le lodge à la frontale, bien avant le lever du soleil. Je compte ainsi faire presque toute la remontée à l'ombre, en tout cas avant que la température ne devienne caniculaire.
C'est donc de nuit que nous longeons la rivière, jusqu'à l'embranchement avec le ruisseau à sec qui tient lieu de chemin.
Mais bientôt le jour se lève et illumine le ciel, même si le fond du canyon reste sombre.
La température est très agréable à cette heure, nous sommes bien reposés, et tout semble aller pour le mieux. Nous avançons correctement, mais à notre rythme, c'est-à-dire pas très vite dès que la pente du sentier augmente.
Nous sommes assez rapidement doublés par un groupe d'une quinzaine de jeunes de 25 à 30 ans appartenant à un club de randonnée de Salt Lake City. Ils marchent très vite, mais contrairement à nous, s'arrêtent très souvent, ce qui nous permet de les redoubler (le lièvre et la tortue), puis de nous faire redépasser quand ils repartent. Ceci un grand nombre de fois. Nous pouvons ainsi faire plus ample connaissance et discuter chaque fois quelques instants, jusqu'à notre prochaine rencontre un peu plus loin. Ils sont très sympathiques, et nous donnent pleins de conseils.
Enfin, toujours à l'ombre, nous attaquons l'ultime montée, très raide, celle que je redoute tant.
Nos "copains" nous doublent à pas rapides une dernière fois, mais nous ne les reverrons plus sur le sentier, car j'impose, par prudence, une vitesse très lente.
La montée est difficile, mais à notre rythme tout se passe très bien.
Soudain, nous entendons un piétinement sourd : une longue caravane de chevaux et de taureaux descend le sentier au pas de course, sans se préoccuper des gens qui remontent. Il s'agit des bêtes pour le rodéo prévu à Supai dimanche prochain, pour la fête du village.
Nous nous précipitons contre la paroi, hors du trajet pour laisser la voie libre, mais nous sommes renversés par une vachette qui ne tenait pas bien sa file et nous frôle. L'Indien qui pilotait la caravane et a bien vu la scène se met à rire violemment. Enfin, pour une fois, nous ne les laissons pas indifférents … Heureusement, nous n'avons rien.
La montée, lente, dure, cassante, continue interminablement, mais sans réel problème.
Et vers 10h30, nous arrivons enfin sans encombre à Hilltop et au parking. Je suis rassuré de constater que les problèmes que j'avais connus il y a trois ans ne se sont pas reproduits. Ils étaient donc dus à l'inconscience de faire à mon âge descente, visite et remontée le même jour.
Nous débouchons sur la route, et avons l'heureuse surprise de retrouver "notre" groupe de marcheurs qui nous nous attendait en haut avec patience, et applaudit chaleureusement notre arrivée. Il n'y a aucune moquerie dans ces applaudissements, simplement une sincère félicitation à des plus vieux, de la part de spécialistes. Cela nous va droit au coeur.
Se pose alors le problème de décider ce que nous allons faire maintenant, car notre avion de retour n'est que dans trois jours à Los Angeles.
J'avais bien quelques idées de ballades éventuelles que nous pourrions réaliser, mais nous n'en avons plus envie.
D'une part nous sommes fatigués par la remontée depuis Supai, d'autre part, nous n'avons plus le feu sacré, et en avons franchement assez des terres rouges d'Arizona.
Pour être tout à fait franc, malgré les virées agréables que nous avons programmées cette fois en Arizona, notre esprit et notre coeur n'y sont pas. Ils sont restés en Alaska (mais ne vous faites pas de soucis, cela va revenir bien vite).
D'un commun accord, nous décidons de nous rapprocher de Los Angeles. Nous décidons de passer ces trois derniers jours à nous reposer, ce sera à Palm Springs.
Le trajet depuis Hualapai Hilltop est d'environ 350 miles.
Nous repassons rapidement à Peach Springs au "Grand Canyon Caverns Inn", afin de récupérer les bagages que nous y avions laissés, puis nous nous arrêtons à Kingman pour grignoter dans un troquet sympathique de la route 66, le "Mr D'z"
Le trajet de l'après midi sera très chaud en traversant le Mojave Desert (plus de 120°F, ce qui fait 50°C), mais notre voiture climatisée trace vaillamment sa route, et nous arrivons sans peine à Palm Springs vers 17h.
Nous trouvons une chambre agréable pour une somme dérisoire au Sheraton (le mois d'Aout est à Palm Springs la période hyper creuse, et le tarif des chambres en tient compte).
Notre programme sera très simple pour les deux prochains jours : repos, piscine très belle et sympathique à l'ombre des palmiers, et sieste l'après midi (avec visionnage des vues des ours d'Alaska) lorsqu'il est impossible de rester à l'extérieur.
La seule dérogation à cet emploi du temps bien chargé (?) sera pour faire une dernière sortie aux outlets de Cabazon (car Annie trouve qu'il reste encore un peu de place dans les bagages), rien que du classique.
Et le dernier jour, nous quittons Palm Springs en début d'après midi, pour arriver à Los Angeles avant la cohue. Comme j'aime à le faire en attendant l'heure de départ de l'avion, nous rejoignons le calme et agréable Pier de Manhattan Beach, à dix minutes de l'aéroport.
Nous retrouvons sans peine un marchand de glace qui vend le fameux "frozen yogurt", le même que celui nous avons tant apprécié un peu partout en Alaska.
Puis nous joignons l'aéroport et le vol Air France vers Paris.
Le voyage retour a dû être je pense sans problème, car pour être franc, à ce jour, je n'en ai conservé rigoureusement aucun souvenir.
Voila, c'est fini.
Merci à tous ceux qui m'ont lu jusqu'ici, et encore plus merci à ceux qui m'ont laissé (ou me laisseront) des commentaires sympathiques.
L'Alaska, ses ours, ses paysages grandioses, son coté "last frontier", j'adore vraiment ; et je suis ravi si ce carnet a pu déclencher quelques idées de voyage dans le grand nord du continent américain (je répondrai ici sur le forum, ou par MP à ceux qui envisageant un voyage en Alaska et me poseront des questions pour lesquelles j'aurai des éléments de réponses, ou des avis).
L'Arizona et les terres rouges, c'est bien aussi, mais c'était une mauvaise idée d'avoir couplé les deux.
Jean-Pierre
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
J'ai vraiment apprécié votre carnet de voyage en Alaska.
Mais la dernière étape étant Skagway, Y-a-t-il une suite de votre carnet?
En fait nous partons du 21 juin au 29 Aout 012 au Canada aller Paris-Montréal, retour Vancouver-Paris.
Nous avons fait l'année dernière le Canada côté Est avec un vieux camping car que nous avons acheté. Et cette année nous faisons l'Ouest.
Je suis en train de réaliser notre itinéraire et n'ayant que peu de renseignements sur l'Alaska, ce forum est pour moi une mine d'Or.
Merci d 'avance pour votre réponse
Famille RENAUD Pascal, Martine et notre fils Alexandre 13 ans
et merci d'avoir trouvé quelque intéret à mon carnet.
Mais je ne comprends pas bien votre remarque sur Skagway qui serait la dernière étape, et votre demande de suite éventuelle.
En fait nous sommes cette fois passé à Skagway en tout début de voyage, par un AR depuis Whitehorse au Yukon, avant de revenir au Yukon, puis Dawson City, puis l'Alaska, Katmai NP et ses ours, Anchorage, Kennicott, Haines, et le retour en ferry jusqu'à Seattle, via Juneau, Sitka, Wrangell (et les ours de Anan Creek) et Ketchikan.
Skagway est au début de la page 2 du carnet (si la mise en page de Voyage Forum est bien la même sur tous les ordinateurs), alors que mon carnet comporte 10 pages !
Il y a donc bien une suite après Skagway 😉.
Je vois que vous envisagez de voyager en camping car ce qui n'est pas ma technique. Mais je pense que cela doit être très bien aussi.
Seules objections :
- le coût de l'essence (qui dans certains lieux reculés est proche du prix européen)
- la vitesse plus réduite
- la pénibilité du nettoyage extérieur qu'il faut faire souvent, compte tenu des nombreuses routes en travaux.
- le coût sur le ferry (si vous prenez le ferry)
Mais il y a aussi des avantages, car le logement et la bouffe sont chers en Alaska.
Je vois que vous voyagez en famille, et pour nous c'est de l'histoire ancienne. Profitez bien, car arrive vite le temps où les jeunes préfèrent voyager sans leurs parents.
Si vous pensez que je peux vous aider, posez moi des questions précises (ici ou par MP) et j'essayerai de vous répondre.
Bons préparatifs.
JP
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Juste un message pour vous féliciter, ce récit est magnifique et éveille quelques projets.
Si l'auteur de ce fil peut, quand il aura le temps, me donner l'itinéraire emprunté ? J'ai essayé en suivant les pages, mais parfois il manque quelques indications et je me perds.
Du moins, juste les villes principales, que je tape ce trajet sur mon adoré Google Map !
et merci de votre commentaire élogieux.
Tout le mal que je vous souhaite est de donner corps à ces projets de voyage en Alaska. C'est tellement plus sauvage que les 48 états du bas !
Et tellement moins commun.
Si l'auteur de ce fil peut, quand il aura le temps, me donner l'itinéraire emprunté ? J'ai essayé en suivant les pages, mais parfois il manque quelques indications et je me perds.
C'est donc une critique, mais je la comprends tout à fait, elle est justifiée.
D'autant plus que déjà, d'autres lecteurs, sur ce forum ou par MP, m'avaient déjà fait remarquer que de par sa longueur et les commentaires qui entrecoupent le reportage, il est très difficile de le suivre, et de s'y repérer.
Je n'envisage pas de le refaire, ou de le refondre entièrement, car j'y ai déjà consacré beaucoup de temps, et il est temps de passer à autre chose.
Mais je propose une autre solution plus légère : je vais réécrire le tout premier message du carnet, et vais y indiquer le détail du trajet, avec un certain nombre de renvois vers le texte correspondant.
J'espère que cela deviendra plus clair.
JP
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
C'est avec un grand plaisir que je suis tombée sur votre carnet de voyage en faisant des recherches sur slots d' Antelop à Page.
Le récit est captivant ( je n'arrivais pas à en sortir alors que pleins de tâches m'attendaient !!) , les photos sont splendides et les vidéos complètent
bien la réalité traduite . Merci encore pour ce magnifique travail , il y a une mine d'informations sur des lieux hors des sentiers battus , notamment sur Secret canyon , les cascades de la rivière turquoise en bas du grand Canyon ( belles découvertes pour moi ).
Voilà , je prépare mon 2e voyage dans l'ouest us pour cet été ( utah et arizona ) et je m'interroge pour la visite des sites de ANTELOP lower et upper ( que nous avions raté lors de notre 1er voyage , temps orageux et mon fils était malade).Donc cette année , ces sites font partis de nos priorités et passons 2 jours à Page à cet effet .
Etant donné les dates , le 5/08 et 06/08 , je sais que nous ne serons pas seul . Aussi quand j'ai vu Secret Canyon , j ' ai pensé que c'est surement une bonne solution pour nous ( nous sommes 4 avec nos enfants de 18 et 21 ans ).
Doit-on réserver en avance sur internet ( three Canyon Adventure )? sinon quelle est l'adresse de l'agence à Page?
Si nous couplons cette visite avec celle de l'upper ou lower , lequel faut-il choisir ? doit-on aussi réserver par internet ou devons nous le faire sur place la veille et à quel endroit ?
Le carnet concerne à 90% l'Alaska, mais manifestement c'est l'Arizona qui vous intéresse.
Votre question porte sur les slots canyons autour de Page.
Les plus connus sont sans conteste "Upper Antelope" et "Lower Antelope". Ce n'est pas un hasard. Ils sont magnifiques, très faciles à visiter, et près proches de Page.
Les inconvénients : ils sont aujourd'hui chers (une quarantaine de $ par personne ; et par canyon. Dire qu'il y a 20 ans, on les visitait gratuitement). Malgré cela, il y a BEAUCOUP de monde, et ça gache franchement. Mais ils sont tellement beaux, que malgré la foule, les visiteurs apprécient en général.
Je pense que si vous n'avez pas encore vu de slot canyon, il faut commencer par ceux-là.
Le Upper n'a de l'intéret qu'autour de 11h30 ou midi, quand les rayons du soleil atteignent le sol, comme des flèches lumineuses. C'est alors magique.
Le Lower est plus varié, mais n'a pas ce phénomène de rayons. Il est plus ludique, avec des dénivelés (échelles), et je pense plus beau (excepté les rayons) et la foule est moindre. Et si on fait le tour le matin assez tôt (vers 8h30 ou 9h), les couleurs sont belles, et il y a peu de monde, on est donc plus libre de trainer à l'interieur à sa guise.
Pour y aller, il faut aller à la cahute d'Indien près la route, après la centrale. Pour Upper on rejoint le canyon en 4x4/bétaillère, pour Lower le canyon est à 50 m. On s'inscrit en arrivant, et on part quand il y a de la place (pour le tour de midi, arriver longtemps à l'avance). Je ne sais pas si on peux réserver à l'avance.
Pour Upper seul il y a une autre solution depuis Page, et bien plus pratique : rejoindre "Antelope Canyon Tour" (Roger Ekis), dans la montée de "Lake Powell Blvd", sur la droite, près du Safeway. C'est un peu plus cher, mais plus facile, et on peut réserver pour le tour qu'on veut (celui de 11h30, bien sûr, mais depuis cette année, il est plus cher que les autres). Il faut en général réserver à l'avance (et même quelques jours avant par téléphone, c'est plus sûr). On y va aussi en 4x4, mais depuis le centre de Page.
Il y a aussi un 3ième Antelope Canyon, car Lower Antelope se continue, et un peu plus loin se jette dans le lac, et continue avant de s'élargir. Il y a des tours en bateau qui remontent le canyon étroit, jusqu'à ce que le bateau doive faire marche arrière. C'est différent, mais moins spectaculaire (on est toujours au soleil, et on n'a pas les couleurs de rouges dégradés).
Secret Canyon : sur ce carnet, je dis tout ce que je peux en dire.Pour les couleurs, il rappelle un peu Lower Antelope (mais il n'y a pas de dénivellés, et pas d'échelles). Pour les rayons à midi, il rappelle Upper (en moins bien quand même). Pour l'accés, il se fait en Hummer (c'est du folklore). Pour le prix, c'est encore bien plus cher qu'Antelope. Mais vous ne serz probablement que 5 (vous 4 et le guide).
Si vous êtes 4, je pense qu'il vaut mieux réserver à l'avance, mais ils ne répondent pas régulièrement au téléphone ou aux email. Passer donc les voir de suite en arrivant à Page (ils sont près de Antelope Canyon Tour, de l'autre coté de la route).
Il y a aussi d'autres slot canyons à proximité de Page, et en libre accès (après avoir payé qques $ aux Navajos sur le territoire desquels on est). C'est en général désert. Mais plus sportif, car on est seul. J'évoque dans le carnet Waterhole Canyon (qui était fermé pour cause d'inondation début aout dernier), peu après Horseshoe Bend.
Mais l'endroit où on trouve le plus de Slot Canyons, certains très beaux, déserts et toujours gratuits, est dans la région d'Escalante (principalement sur la HITRR). Le mieux pour ça est de regarder le site "ouestusa.fr", ou encore mieux, commander le livre "Photographying the Southwest", édition Utah et édition Arizona, livres à la rédaction desquels Sedonax (un forumer de VF) a activement contribué.
Mais pour une première fois, et malgré les critiques (justifiées), je vous conseille de faire quand même Upper Antelope à 11h30. On vend aussi un "photograph tour", plus cher, mais qui permet de rester bien plus longtemps et de faire plus facilement des photos sans personnage.
Bon voyage.
JP
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
J’ai bien aimé la découverte de Secret Canyon. Ces slot canyons sont toujours photogéniques et la partie hummer est amusante à défaut d’être convaincante. La petite arche avant d’arriver est tout mignonne !
Toujours aussi belle la dernière portion de la CCR.
Pas de chance pour le temps à Bryce et Cedar. Ces hauts plateaux sont souvent sujets à ces changements si rapides.
Quels jolis tapis de fleurs !!
Vegas reste Vegas. C’est pour nous aussi un arrêt utile !
J’étais ensuite ravie de voir les photos d’havasupai. Quand même, le site semble avoir bien changé depuis les inondations. Cela reste très beau tout de même surtout grâce aux teintes rouges du site et turquoise de l’eau. Cela fait vraiment l’objet d’une sacrée rando !!
Cela me fait vraiment penser à 2 sites que je connais : les cascades de Sillans dans le Var et les chutes d’Ouzoud au Maroc.
Malgré tout, je trouve que les dommages subis ont fait perdre de leur charme à ce site. Il faudra du temps pour que le travertin redonne ces piscines naturelles...
Merci pour avoir terminé ce partage et en route pour de nouvelles aventures ! Bon voyage !
Pour voir mes carnets Ouest USA, cliquez sur mon pseudo puis cliquez celui désiré dans la rubrique "carnets" : Vous avez le choix avec 2009, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016 : ça en fait de la lecture ! Et maintenant : la Chine !
Un grand merci pour cette réponse aussi complète sur les slots de Antelop.
Je pense donc effectuer le LOWER et le UPPER ( tour photographe ) et s'il nous reste du temps le SECRET CANYON car nous arrivons à PAGE un dimanche ( fermeture des sites ) , nous visiterons donc le lundi dès 8h le LOWER et 10h30 le UPPER.
Je connaissais le site ouestusa.fr mais pas les livres de ce site , je vais donc les regarder.
Pour l'instant , je reste passionnée par l'ouest us ( ce n'est que notre 2e voyage et en temps limité par les contraintes de temps de vacances liées au travail , mais par le bonheur d'emmener encore nos enfants ) car par la suite au regard des photos et descriptions du Canada , Alaska nous pourrons élargir notre périmètre.
Nous passons à Escalante : je vais donc approfondir mes recherches de sites un peu hors sentiers battus .
Je viens de découvrir votre post, carnet de voyage. Je n'ai pas eu le temps de le lire au complet mais je n'ai qu'un mot a dire! WOW!
C'est bien écrit et que dire des fabuleuses photos!
Nous allons faire un voyage de 6 mois en janvier prochain avec nos enfants. Nous partons du Québec en janvier.
Nous allons être dans le Utah en avril.
Ma question est pour Havasu Falls. Pensez vous que nous pouvons laisser notre camping car, un petit motorisé style Westfalia mais américanisé, 3 jours sans problème?
Puis l'autre point, selon comment est la météo pour le début mai la bas. Concernant la nourriture, si nous voulons dormir 2 nuits au lodge, y a t il des endroits pour manger ou nous devons être autonome pour les 3 jours.
Pour le lodge, combien de temps d'avance pouvons nous réserver?
Puis en provenance de Grand Canyon Vilage, il y a une route qui passe par une petite route Mais le site de Havasu dit ceci:
Trailhead
The trailhead begins at Hualapai Hilltop.
Hualapai Hilltop can be reached at the end
of Indian Road 18 which is 65 miles north of Route 66. Beware of cattle and wildlife on Indian 18 - especially after dark!
DO NOT use the road that you may see on some maps that comes directly from the South Rim area (Grand Canyon National Park) - that is a primitive road that requires 4-wheel drive, and the drive time takes longer than it takes to use I40 to Route 66 to Indian 18.
Est-ce pour éviter que les gens passent par là ou elle est vraiment mauvaise cette route?
Notre blog est en construction mais voici le lien pour vote curiosité à savoir a quoi ressemble notre petit CC pour 6 mois!!!
Superbe voyage, superbe carnet! Scotchée par ton récit et tes photos d'Alaska (en particulier Brook Falls), j'apprécie surtout toutes ces photos d'Havasupai.
(avec un pincement au coeur: un de mes grands regrets, en juillet 2008, on était passés dans le coin sans y aller, prévoyant ça pour septembre 2008... ce qui n'a pas été possible après le flash flood du mois d'août. Bon, tes photos me rassurent, pour qui - comme moi - n'a pas de point de comparaison, ça reste sublime. Je ne sais pas quand ce sera... mais cette virée à Havasupai se fera).
Salut Jean- Pierre,
Vraiment quel voyage extra-ordinaire, quel courage d'avoir fait ce carnet si informatif et quelle chance pour nous que tu t'y sois lancé, jusqu'au bout!
Encore une fois merci! Vraiment!
Marie
Bonjour Jean-Pierre, et merci pour ce superbe et impressionnant carnet. J'ai pris mon temps pour tout bien lire, mais il faudra que j'y revienne pour en profiter encore et encore.
Quel beau voyage vous avez fait là !
Comme vous, j'ai préféré la partie "Alaska", agrémentée de ses nombreuses photos d'ours. Quelle chance d'en avoir vu autant ! ce sont surtout les mères et leurs oursons qui me font le plus envie...
Merci de ton appréciation.
J'apprécie d'autant plus que tes carnets de voyage sont de véritables références (dont je m'inspire parfois pour préparer mes propres voyages).
Concernant Havasupai, il ne faut pas dramatiser. Oui, il y a pas mal de changements, et on peut toujours regretter la configuration ancienne. Mais c'est aussi très bien comme c'est aujourd'hui. Quant au travertin des piscines, même si on aperçoit encore les travaux d'aide à la reformation, il se reconstitue vraiment très vite, et l'ensemble est déjà bien reconstitué.
Cela me fait vraiment penser à 2 sites que je connais : les cascades de Sillans dans le Var et les chutes d’Ouzoud au Maroc.
Pour les cascades d'Ouzoud, c'est vrai qu'il y a une similitude. Mais à Havasupai, les couleurs (rouge et surtout turquoise) me paraissent vraiment plus belles, plus lumineuses. Et il y a plusieurs cascades en série.
Les cascades de Sillans dont tu parles, c'est probablement très bien aussi, mais je ne connais pas. Le Var, c'est vraiment à l'autre bout du monde, et je n'ai pas dû y aller souvent.
Préparez encore de beaux voyages, et bravo si tu as encore le courage de nous en faire des comptes rendus, avec photos magnifiques.
JP
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Ma question est pour Havasu Falls. Pensez vous que nous pouvons laisser notre camping car, un petit motorisé style Westfalia mais américanisé, 3 jours sans problème?
Ma réponse est oui. Officiellement le parking de Hilltop n'est pas gardé. Mais il y a des indiens qui passent la nuit dans des cabanes en haut. Et je pense qu'il doivent quand même surveiller du coin de l'oeil (sans être responsable), car si il se disait que les voitures sont souvent fracturées là, cela leur ferait vraiment du tort.
Mais je suis quant à moi très sensible à cet aspect, car il y a quelques années, je me suis fait casser les vitres de mon SUV, et voler les bagages. Mais c'était sur le parking d'un supermarché de Phoenix. Aussi cette fois, j'ai laissé mes bagages dans le motel de Peach Springs. Mais je pense que ce n'est pas indispensable.
en provenance de Grand Canyon Vilage, il y a une route qui passe par une petite route
Je n'ai jamais osé prendre cette piste (bien que cela m'ait parfois tenté), et tout le monde, rangers du Grand Canyon compris, le déconseille. Elle est très mal signalée et il y a des bifurcations trompeuses.
Quelqu'un l'a prise une fois et en a parlé ici sur VF. Il a eu beaucoup de peine à trouver sa piste, et a mis très longtemps, beaucoup plus que s'il avait pris la route traditionnelle, par Seligman. Et il parait que le paysage n'est même pas beau.
Bonne préparation de votre voyage.
Six mois en famille, avec enfants, au moins vous savez vivre, au Quebec, bravo !
JP
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
En fait avec 6 mois si la route prends plus de temps c'est pas bien grave. Mais je ne sais pas si j'ai le gout de me perdre a ce point!
Je vais certainement prendre ma décision là bas en consultant les locaux.
Ca peut être intéressant mais j'ai pas un 4x4, et là j'ai pas le gout de refaire tout le dessous du VR pour le plaisir de faire un piste!!!!!
Merci
Sébastien.
Faites que vos rêves dévorent votre vie avant que votre vie ne dévore vos rêves" (Saint Exupéry).
Merci pour ce superbe carnet de route et bravo pour ce beau périple.
Nous partirons à 2 en aout prochain dans l'ouest américain. Je faisais quelques recherches sur Havasupai et c'est pourquoi je suis tombée sur votre carnet de voyage.
Pourriez vous me préciser combien de km et de temps faut il pour rejoindre le village de Supai ? pensez vous qu'on puisse le faire en 24h ? descente apres midi, soirée sur place et remontée le matin ? j'ai peu de ne pas avoir bien plus de temps sur place.
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A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Hello and welcome aboard this new travel journal!
We’re heading off to Ireland together—a country I’ve wanted to explore for a very long time.
The moment has finally arrived.
We’ll be traveling as a family—my wife, my husband, and our 7-year-old daughter.
Here’s our itinerary:
24/07: Flight from Marseille to Dublin, overnight in Dublin
25/07: Dublin, overnight in Dublin
26/07: Dublin, overnight in Dublin
27/07: Pick up rental car, drive to Dingle, overnight near Tralee on the peninsula
28/07: Visit the Ring of Kerry
29/07: Adare, Bunratty Castle, Galway, overnight in Outheragh, near Galway
30/07: Cliffs of Moher, overnight in Outheragh
31/07: Connemara, overnight in Outheragh
01/08: Drive to Sligo via Westport and Downpatrick Head, overnight in Sligo
02/08: Slieve League, Silver Strand Beach, Glencolmcille, overnight in Sligo
03/08: Drive to Derry via Glenveagh National Park, overnight in Derry
04/08: Giant’s Causeway, Dunluce Castle, Portrush, Derry, overnight in Derry
05/08: Drive to Belfast, visit Belfast, overnight in Lisburn (Belfast suburbs)
06/08: Game of Thrones filming locations: Dark Hedges, Carrick-a-Rede, Ballintoy, etc., overnight in Lisburn
07/08: Drive to the Wicklow Mountains, visit Wicklow Mountains National Park, overnight in Blessington
08/08: Drive back to Dublin and return to Marseille.
Cost breakdown:
Flights:
Outbound flights with KLM via Amsterdam for 3: 175 € + 40,000 Flying Blue miles (so essentially a free ticket)
Return flight with Aer Lingus for 3: 489 €
Rental car:
10 days booked with Enterprise via Carigami: 443 € including zero-excess insurance.
Accommodation:
Dublin: 3 nights at Maldron Hotel New Cross: 394 €
Tralee: 2 nights in a caravan (Ocean Trail Oasis): 292 €
Outheragh: 3 nights Airbnb, family room with private bathroom: 430 €
Sligo: 2 nights at Clayton Hotel: 456 €
Derry: 2 nights at Belfray Inn: 255 €
Lisburn: 2 nights at Temple Golf Club: 232 €
Blessington: 1 night at Baltyboys Lodges B&B: 158 €
That brings our total to 3,325 € for three.
On the ground, visits, fuel, and food cost around 2,500 €.
So this was quite an expensive trip.
A few price examples:
1 liter of unleaded fuel: 1.89 €
3-day pass in Dublin: 18 €
1 scoop of ice cream: 5 to 6.5 €
Castle visit: 15 € per person
A coffee: 3-4 €
A glass of wine at a restaurant: 8-10 €
A half-pint of Guinness: 7-12 €
Now, here’s the day-by-day account of our adventure in Ireland:
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
Hello everyone, I’m happy to welcome you to this new travel journal.
We’re heading to Costa Rica together—a Central American destination that dreams are made of for many French travelers and attracts crowds from France.
It was the country’s wild nature and safety that convinced us to go, since we’re traveling with our 7-year-old little one.
We didn’t have much vacation time in February 2026 (only 12 days), so we optimized as much as possible.
Here’s the itinerary:
Wednesday, February 11: Flight from Marseille to San Jose via Paris and Atlanta
Thursday, February 12: Pick up the car, drive to Poas Volcano, visit La Paz Waterfall Gardens
Friday, February 13: Poas Volcano and drive to Manuel Antonio
Saturday, February 14: Manuel Antonio National Park
Sunday, February 15: Nauyaca Waterfall and Playa Linda
Monday, February 16: Drive to Monte Verde and Santa Elena Reserve
Tuesday, February 17: El Tigre Waterfall Reserve and Treetopia Park
Wednesday, February 18: Monte Verde Reserve with a guide and drive to La Fortuna
Thursday, February 19: Sloth guided tour, Observatory Lodge Park
Friday, February 20: Arenal Volcano National Park, Termalistas del Arenal hot springs, and night tour
Saturday, February 21: Return to San Jose, flight to Paris via Atlanta
Sunday, February 22: Arrival in Paris and flight to Marseille.
That gives us a solid 9 days in the country.
Budget breakdown:
Costa Rica is an expensive country, but no more so than France. However, almost all hikes and waterfalls are paid entry, which can really add up.
For meals, sodas (6–10 €) are cheaper than restaurants (10–20 € per dish).
Flights:
We chose Delta Airlines for the price: Marseille to San Jose was 740 € per person (modifiable, with checked baggage and seat selection included).
Other direct flights from Europe were priced between 1200 € and 1600 € with more restrictive conditions.
That’s 2220 € for the family.
Accommodations:
Alajuela, first night: 139 € (1 night) at Rodeo Estancia Boutique Hotel, with personalized airport pickup, transfer to the hotel, and a briefing from Vert Costa Rica agency the next day.
Poas: 66 € (1 night) at Cabañas Tierra Fértil (entire apartment).
Manuel Antonio: 394 € (3 nights) at La Palapa Ecolodge (hotel in the jungle).
Monte Verde: Chalet Aloha Monteverde Cloud Forest (2 bedrooms): 125 € (2 nights).
La Fortuna: Arenal Dream Garden (1 bedroom): 217 € (3 nights).
Total: 941 €.
Car rental:
I went through Vert Costa Rica agency (Vincent is a French expat who set up the agency in Costa Rica and makes great YouTube videos with useful tips).
I rented a 4x4 that was delivered to the hotel the day after arrival and returned at the airport before the flight. The total was 772 €, including full insurance (zero deductible), a child seat, and a phone with a Costa Rican SIM and WhatsApp. The rental company was Poas Rent a Car. The vehicle was well-maintained—no complaints.
Gas: 100 € for the whole trip (3 fill-ups).
Activities:
To get discounts, I bought the pass offered by Vincent, which paid for itself after just one activity. It cost me 30 € (promo since I rented the car through him).
Prices are for 3 people. I’ve added stars to rate them:
La Paz Waterfall Gardens ****: 112 €
Poas Volcano National Park *: 33 €
Manuel Antonio National Park ****: 35 €
Nauyaca Waterfall ***: 25 €
Santa Elena Reserve **: 45 €
El Tigre Waterfall Reserve ****: 141 € (with meal)
Treetopia (ziplining, suspension bridges) **: 250 €
Guided tour of Monte Verde Reserve ***: 113 €
Sloth guided tour (with breakfast) ***: 115 €
Arenal Observatory Lodge (with meal) ****: 102 €
Arenal Volcano National Park *: 34 €
Termalistas del Arenal ****: 20 €
Night tour ***: 116 €
Total: 1171 €.
Meals: 600 €
My favorite restaurants:
Poas: Food court Mercaditas in Fraijanes
Manuel Antonio (near La Palapa): La Langosta and also El Patio
Near Nauyaca Waterfall: Ricar2 el Avión
Between Manuel Antonio and Monte Verde: Soda D’Calle
Santa Elena: HG’s Food
Guadalupe (between Monte Verde and La Fortuna): Soda Río Piedras
Arenal Observatory Lodge restaurant
Arenal Oasis Ecolodge restaurant
Other expenses: 300 € (groceries for breakfast, drinks, ice cream, souvenirs, etc.)
Total overall: 6065 € (about 2020 € per person).
Now, here’s the day-by-day account of this beautiful trip.
In early March, full of carefree joy and happy to return to Morocco, we landed in Marrakech under the sun.
We spent just one night in Marrakech at the Hôtel Toulousain, as we did on our previous trip. And we booked our 3 nights for the end of our trip, the second half of March... Ouch! Ouch! Ouch! But we’re not there yet...
Our first goal is to reach Magdaz, a mountain village in the Tessaout Valley, sometimes called the lost valley.
We discovered the village of Magdaz on this forum, and we were charmed by the photos and comments from travelers who came before us.
The road is easy—it’s dry, and the tarmac takes us right to the village gates at over 2,000 meters above sea level.
We arrive in the afternoon and are left speechless by the beauty of the place. A jewel of Berber architecture! Perfectly restored granaries and kasbahs!
A young man from the village guides us on the visit and opens the doors to the terraces overlooking the village.
Several magnificent collective granaries have been beautifully restored. The warm colors of the stone capture the light wonderfully. It’s stunning!
We won’t find anything decent to stay overnight there, so we head back down a bit and settle in at the Assounfou guesthouse. Lovely welcome. The place is in excellent condition and very clean. It’s spacious, but we’re the only ones there.
First day full of promise!
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
Hi everyone,
We (two adults, 74 and 70 years old) had already shared a travel journal about our first trip to the Philippines in February/March 2019 on this forum (https://voyageforum.com/v.f?post=9377175;search_string=carnet%20philippines). We had visited Manila, the Banaue rice terraces, Sagada, the Visayas (Bohol, Siquijor, Dumaguette), and on our way back to Luzon, the Taal volcano before returning to France. Delighted by this trip, organized by the French-speaking agency Alizé, we decided to further explore this beautiful country, this time focusing on Coron and Palawan.
Before writing this journal, I should mention that these are personal comments and don’t reflect any differing opinions. Without any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the visits, hotels, and restaurants.
Preparations
We decided to return in mid-January 2025 and consulted three French-speaking tour operators to create a trip based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and budget. Comparing three operators helped us weigh their advice and make our choices. Only our first operator respected the budget, a second came close, and the third proposed a slightly more upscale trip. In the end, we chose the agency from our first trip. Our discussions helped refine our itinerary, and when we reviewed it point by point, the document provided was perfect, full of great tips. The most debated point was a 3-day, 2-night cruise between Coron and Palawan. We were tempted but worried about being the only "older" travelers among younger people and feared two uncomfortable nights. Reassured by our tour operator, we finally opted for this "exploration." We’ll come back to that later.
Once the choice was made and dates set, we booked our international flights with Cathay Pacific for 750 € per person, which offers the best schedules (short layovers) at an acceptable price for flights arriving in Cebu. Our trip started on February 25 and returned to Paris on March 15.
International flights
The round-trip flights went smoothly. Cathay does the job well, without frills. The service quality seems to have slightly declined compared to our previous trips with them. Hong Kong Airport is huge but very practical.
Note that not all airlines serve Cebu.
Recommendation: Fill out your Philippine entry form within 72 hours before your flight. This can prevent issues with the airline (possible boarding refusal) and saves a lot of time upon arrival (see the Philippine embassy website).
Domestic flights
For our two domestic flights—Cebu to Coron and Puerto Princesa to Cebu—our tour operator chose Philippine Airlines and their propeller planes. No problems there.
Day 1:
We landed around 12 PM (local time) after 17 hours of travel. A driver was waiting for us at the airport exit and took us to our hotel, intentionally chosen near the airport (Mandaue, about 10 minutes away) to help us recover and get a good night’s sleep before our early morning domestic flight the next day. The Mayoo Hotel, reasonably priced, was perfect for this. Large, beautiful room in a new building—clean, comfortable, with a spa. We could relax by the pool on the 16th floor and enjoy the city view. The breakfast was exceptional, and the staff was smiling, attentive, and helpful. An ATM in the lobby allowed for withdrawals. However, the hotel is in a neighborhood with nothing to see or do. We dined at the Korean restaurant K-GOGI across from the hotel—a real attraction and a great discovery.
Day 2:
After a restful night, we were driven to the airport around 6:30 AM for an 8:10 AM flight from Cebu to Busuanga (Coron).
The flight was uneventful. Upon arrival, we paid 200 pesos per person for the Coron tourist fee before a 40-minute transfer to our hotel: Natura Resort, located outside the city in a secluded spot. The setting is stunning—a beautifully maintained tropical garden, a pleasant pool, and the option to book massages. The cottages are tropical-style with thatched roofs, simple and unpretentious.
The owner, who speaks French, told us that given the heat and our ages, climbing the 721 steps to the top of Mount Tapyas wasn’t necessary. She gave us a few rooftop recommendations to watch the sunset over Coron Bay. After a good swim in the pool and a meal at the resort’s pleasant restaurant, we hired a tricycle to go into town. We were told it costs 150 pesos one way, and depending on the return time, it could exceed 250 pesos. But our driver gave us his WhatsApp number and charged the same price regardless of the time. He just earned two days’ worth of customers.
He dropped us off at the port where bangkas (local boats) gather for day trips. It was the end of the day, so there was a rush. A few shops around the port sold waterproof bags for marine excursions at reasonable prices (compared to back home), after some bargaining. We wandered the town’s alleys looking for the Top Hotel, whose rooftop is famous. Indeed, it’s perfectly located to admire the sunset and enjoy a refreshing drink.
We dined nearby at a small Chinese restaurant, then just had to call our driver to head back.
The night wasn’t entirely restful—our hotel had a soundtrack of all the countryside animals, and it seemed they had no set bedtime! :
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
Hi everyone,
Way back when, before the internet and all that, there were Larousse encyclopedias, and in the proper names section, I came across a photo of Samarkand. Just the name made me dream. I kept it in the back of my mind for later, and last winter, I revisited the idea. Within a few weeks, I managed to plan our 16-day getaway. Oh, I didn’t do it all by myself—I used a travel agency to handle the flights, accommodations, transportation, and local guide. It was a custom trip for three people, tailored to what we wanted to do, what we wanted to see, within the time we’d chosen, at our own pace.
The main goal of the trip was to visit the three iconic cities of architectural art in Uzbekistan (just for the sheer beauty of it) and, very secondarily, to take a break with a short hike.
We left in early May, flying from Toulouse to Istanbul, then to Tashkent:
- One day in Tashkent, 2 nights,
- By car (6 hours) to the Fergana region: Margilan (silk and pottery), 2 nights, with a guide,
- Back to Tashkent, then a flight to Khiva, 2 nights, 1 day with a guide, 1 day on our own,
- Train to Bukhara (6 hours, sleeper cars), 3 nights, 1 day with a guide, 1 day on our own,
- Train to Samarkand, 2 nights, 1 day with a guide,
- By car to Tersak, 1 night with a local family, short hike, same guide,
- By car to Shakhrisabz (Tamerlane’s hometown), then back to Samarkand,
- Samarkand, 2 more nights,
- Train back to Tashkent, final night, and return home.
What I took away from this Silk Road trip:
- A completely safe country in May—don’t go later because of the heat,
- The warm welcome and easy connection with Uzbeks, a multicultural people,
- A constant puzzle with currency exchange (how much is that in euros? ) 1 € = 14,000 sums,
- Logistics handled by a local agency—top-notch,
- Delicious meals at a very reasonable price,
- Total awe in Khiva and Samarkand (palaces, mausoleums, mosques, madrasas),
- The length of the trip, which let us wander and take our time.
A few photos, but not too many—I don’t want to spoil the joy of discovery!