Première découverte du nord Vietnam, un très beau voyage mais...

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HE
Bonsoir

Pas spécialiste des ethnies comme vous , j'ai sorti mon livre sur l'ethnie Lo Lo et la photo correspondait plus à une Lo Lo Hoa mais que je traduis plus par Lo Lo fleurs ou fleuris comme pour les H'mongs ? Bonne fin de soirée Eric
HENON Eric
JE
Bonjour Asia....et les autres forumistes. La photo a ete prise a Lung Cu, c'est Duyen, la femme de Giai, le chef du village et ce sont des Lolo Noir (Lolo Den), non des Lolo Fleur (Lolo Hoa). Leur costume d'apparat ressemble beaucoup a celui des Lolo Fleur. Le costume de tous les jours que je vois porte par une vieille femmes chaque fois que j'y vais ressemble plus a celui des Lolo Noir de Bao Lac. Ils viennent, selon leur legende, du Tibet, et 3 freres se sont separes en arrivant au Vietnam, s'installant, 1 clan a Lung Cu, l'autre a Meo Vac, le troisieme a Bao Lac.
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MA
En te voyant que de beaux souvenirs qui me reviennent en mémoire [:)].

Tu avais grandement participé à ce que notre voyage soit une réussite. On a eu l'impression de visiter le Vietnam avec des amis et non avec un/une guide. En lisant le carnet de Laure carnet on mesure combien la différence est grande et importante. [;)]
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MA
Sinon pour te "rassurer" ou pas, depuis nous avons fait deux voyages avec chauffeur (Florès en Indonésie et l'Ethiopie) et nous avons eux les cousins de tes accompagnateurs (guide et/ou chauffeur) . En Birmanie nous avions un guide "neutre", il faisait bien son taf mais sans zèle excessif.

Pour moi c'est un gros frein, ce qui fait que je privilégie les destinations faisables en "self drive" ... mais c'est dommage pour ces beaux pays où il y a tant à voir et à découvrir
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AS
Bonjour Jean Pierre,

Autant pour moi! Vous me l'aviez déjà signalé mais çà ne veut pas rentrer dans ma petite tête[:/]. Reconnaissez cependant qu'il y a de quoi y perdre son latin, d'autant que sur certains ouvrages on les appelle aussi ces Lolo de Chay les Lolo noir Lum??

Ce seraient donc des Lolo noirs , Lolo Den, avec un beau costume bariolé, je plaisante bien sur.

Merci de votre correction, j'en prends bonne note cette fois.

A Eric, il me semble que fleur ou bariolé soit le même combat, nous allons laisser Jean Pierre arbitrer[;)].
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
MA
Bonjour tous,

Honnêtement pour moi ça n'a que très très peu d'importance de savoir à quel sous-groupe elle appartient. [;)] En revanche elle était adorable, souriante et avait une voix incroyable, j'aurais pu rester des heures à l'écouter ... même si je ne comprenais rien [:)].
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AS
Bonjour Jean François,

Donc, sans rancune pour mon intervention et mon erreur...

Je confesse que je focalise un peu trop sans doute sur le forum avec les ethnies. Elles sont le fil conducteur de mes voyages au Vietnam avec en prime les endroits où elles se situent. Avec Tien, la spécialiste des ethnies vous avez du être servis[;)].

Belle journée à tous
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
MA
Tien, la spécialiste des ethnies vous avez du être servis

oui c'est vraiment "son truc" et on a particulièrement apprécié son approche [:)]

Enfin ça et les explications historiques ...hi, hi, hi [;)]
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JE
Effectivement, on traduit Lolo Hoa par Lolo fleur ou Lolo Bariole, comme pour les H'Mong Hoa.....

Il est effectivement très difficile de s'y retrouver, le Dao Rouge de Hung Dao ne ressemblent pas aux Dao Rouge de Lao Cai, les H'Mong de Lai Chau, selon les districts n'ont pas le même costume qui, en plus, a évolué avec le temps selon les propositions de tissus Chinois ou la demande des jeunes filles qui veulent l'adapter aux canons modernes. Ainsi, a Bac Ha, il y a encore 5 ans tout les H'Mong Fleur étaient habilles en jaune/ orange/ Rouge, maintenant on utilise toutes les couleurs et toutes les coupes de tissu. Les jupes sont maintenant mini et ajustées alors qu'elles étaient traditionnellement " en cloche" pour souligner la capacité a devenir mère. Si vous voyez des photos anciennes, vous remarquerez que les tenues n'ont, aussi plus rien a voir. Et je ne parle pas des sous sous groupes, comme les Dao noir, rouge, pantalons noir, a tunique, a cire d'abeille, a sapèque, etc......... Une petite fille que nous avons faite opérée etait de Si Ma Cai. C'etait une famille H'Mong Blanc, mais comme ils arrivaient de Ha Giang en territoire majoritairement H'Mong Fleur, la famille s''est inscrite comme faisant partie de H'Mong Feur pour bénéficier d'avantages administratifs. Il reste a leur demander de vive voix......................Et encore, vous n'êtes pas a l'abris de farceurs.
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JE
On s'est régalé et moi, j'ai appris a manger une crêpe au chocolat a Dong Van, sans en faire dégouliner[;)] grâce a Théo.
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LO
Salut JF,

Allez, je me lance sur le tutoiement, le vous ne passe décidemment pas. Pas étonnant, voilà des années que je te croise sur VF, que je te "suis" à travers le globe Le tout début, c'était avant 2013, lors de la préparation de notre premier road trip aux USA, un bail, ton blog n'existait même pas il me semble. Bon, on n'a pas votre rythme, mais on s'applique [:P]

Bien sûr, j'avais lu ton retour sur le Vietnam avant de partir et aussi en revenant. C'est amusant comme on remarque alors des petites choses qu'on n'avait pas retenues ou pas voulu retenir. C'est toujours très intéressant de confronter les différentes approches et expériences des voyageurs.

Nos photos ont bien sûr leurs limites et j'en suis consciente mais je veux avant tout voyager léger et pas question, pour moi, de trimbaler une tonne de matériel encombrant. Quelqu'un disait (je ne sais plus qui) le meilleur appareil photo est celui que l'on a toujours sous la main. J'adhère tout à fait à cette idée. Pour la technique, je m'applique mais il me reste pas mal de chemin à faire. Donc mes photos n'ont, tout comme mes mots, que le but de faire partager et naître des émotions. En tout cas, merci pour le commentaire [:)]

On lui avait dit qu'on apportait beaucoup d'importance à la gastronomie, ce qui fait qu'on a superbement bien mangé

Là, je ne peux m'en prendre qu'à moi même. J'avais mentionné à l'agence que nous n'accordions que peu d'importance aux repas. J'aurais mieux fait d'être un peu plus nuancée. Si effectivement, en voyage, manger et souvent pour moi une contrainte, presqu'une perte de temps, j'apprécie par contre lors de moments plus calmes, en soirée par exemple, de me poser dans un endroit sympa et de me laisser tenter par quelques plaisirs plus épicuriens. J'avoue que dans notre cas, ils ont été réduits au strict minimum.

Ton expérience avec votre guide est effectivement à des lieues de la notre. Ce sont des choses qui arrivent. Il est bon de le savoir en s'engageant dans ce type de voyage. Voyager en solo ou avec guide, c'est un choix forcément influencé par le terrain, une richesse et une contrainte qu'il faut accepter avant même le départ. Ensuite, tout est question d'adaptation plus un peu de chance ...

Sinon la sieste est "institutionnelle"

Je l'avais pressenti sans réussir à m'y plier. Encore une perte de temps quand on voyage "à temps compté"

Et si je suis parvenue par ce carnet à te donner des envies de retour en Asie, sache que tu n'es pas en reste et que tu me donnes, en ce moment, une furieuse envie d'Afrique australe

Encore une remarque au sujet de la très jolie photo de la jeune femme en tenue traditionnelle que tu partages. J'avoue être totalement dépassée par le classement en groupes ethniques selon le costume. Mais au-delà de l'étiquette collée sur une image et de la beauté du costume, l'histoire d'une femme, d'un homme, le parcours d'une famille constituent à mes yeux une richesse et un intérêt inégalable.

Bon weekend et merci encore pour cet échange [:)]
LO
Une invitation au voyage, j'aime bien l'expression [:)] et comme mon intention n'était aucunement de décourager, c'est tout bon
JO
Le voyage pour le Vietnam, en ce qui me concerne, je je risque pas d'être découragé puisqu'on l'a fait en 2012. C'était même mon tout premier carnet sur VF, je suppose que tu l'avais parcouru.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
HE
Bonsoir Jean Pierre

Merci d"avoir rectifié mon erreur et pourtant j'ai cherché (mal) avant d'en déduire qu'il s'agissait d'une Lo Lo Hoa. Désolé pour l'auteur de la photo de cette mauvaise déduction . Quant à la traduction je constate que pour Hoa vous écrivez que Fleuri ou bariolé est possible mais qu'après vous n'utilisez que le mot "fleur" dans vos 2 posts . Quelle galanterie !!l Bonne soirée Eric
HENON Eric
LO
C'était même mon tout premier carnet sur VF, je suppose que tu l'avais parcouru

Oui, il n'y a pas tant de carnets de voyage dans la section Vietnam de VF mais tu "ratissais" plus large que nous sur le plan du secteur géographique exploré, il me semble [;)]
LO
Partie 3 : Dong Van by night

Après notre diner, sans autre intérêt que de nous remplir le ventre, nous nous lançons dans une exploration de la ville en solo.

Dong Van, avec ses hôtels modernes, sa grand place bordée de magasins de souvenirs, ses restaurants touristiques avec terrasses et loupiottes colorées, me fait penser à ces stations de ski de moyenne montagne qui gardent encore le charme d'autrefois tout en y combinant les attraits de la modernité. Les tenues traditionnelles se mêlent aux vêtement plus contemporains, le folklore du passé côtoie la modernité du présent et on y parle anglais au milieu d'un brouhaha de dialectes.

C'est avec un plaisir non dissimulé que nous avons arpenté la rue principale, les yeux et les oreilles grands ouverts sur ce monde dont nous n'avons traversé aujourd'hui que des images figées.



On marche, saisissant ça ou là un coucou timide d'un enfant un peu plus hardi que les autres, glanant un "hello" qui résume généralement toute l'étendue de ses connaissances en langue étrangère quand un petit bonhomme s'éloigne soudain de son père et court vers nous avant de s'arrêter pile à nos pieds, quasiment au garde à vous. Il récite, non, il déclame : hello, my name is Cai, what's your name ? On répond en tâchant de s'appliquer sur la prononciation et on poursuit : how old are you ? Il rougit de plaisir derrière ses grosses lunettes rondes. Il a 8 ans, un accent parfait et répond sans faillir comme s'il se trouvait debout sur l'estrade de sa classe face à un professeur. Un "where are you from" s'enchaîne naturellement. La conversation se poursuit. Il a entendu parlé de la France, de Paris bien sûr. Il apprend l'anglais à l'école et semble très motivé par la mise en pratique. Je le félicite et il court vers son père, ravi de sa rencontre, de cet enseignement qui soudain lui ouvre le monde. Ravis, on ne l'est pas moins ! Cai, avec son grand sourire, son envie d'apprendre et de découvrir, c'est un bouquet de lumière qui crépite dans la nuit, un feu d'artifice à lui tout seul [:)]

ET SI C'ÉTAIT A REFAIRE ?

Trop long, trop de route, trop de sites étiquetés "incontournables" accumulés. Cette journée n'a été qu'une succession de lieux touristiques auxquels nous avons eu bien du mal à trouver une âme. Le programme suivi aurait pu être celui d'un TO avec autocar bondé de touristes: arrêt photo, on repart dans dix minutes, tout le monde remonte dans le bus ! On aurait pu penser que le fait d'avoir un guide et un chauffeur pour nous seuls aurait pu nous permettre d'éviter cet écueil. Ça n'a pas été le cas et je l'ai beaucoup regretté. Je rêvais d'arrêts impromptus, de prendre le temps de suivre un sentier, de m'écarter de la route, de découvrir des endroits pas forcément référencés. Voir moins, voir mieux. Sans doute n'ai-je pas été suffisamment claire avec notre organisatrice. J'avais également pensé qu'une adaptation du programme se ferait au jour le jour, suivant les conditions diverses, avec notre guide. C'était une erreur, à chaque suggestion le guide, quand il répondait, se retranchait derrière un, ce n'est pas au programme, incontournable. A bon entendeur ... Mais pas d'inquiétude, demain, ce sera mieux ... [;)]

La suite est ici
MA
Dong Van, avec ses hôtels modernes, sa grand place bordée de magasins de souvenirs, ses restaurants touristiques avec terrasses et loupiottes colorées

là j'avoue être surpris, de mémoire en 2013 il y avait un hôtel principal très "soviétique" dans la décor et la froidure [;)] ... puis c'est tout. Ca faisait très bout du monde. Au marché, le lendemain matin je crois que nous n'avons vu que 2 occidentaux. Voici ce qu'on avait noté:" C’est toujours étonnant cette cohabitation entre les maisons traditionnelles et les grands complexes communiste (genre stade de foot, bâtiments officiel et certains commerces). En revanche, proximité de la frontière oblige, des bâtiments militaires qu’il est interdit de prendre en photo ... Ce soir nous dormirons dans le « moins mauvais » hôtel de la ville, mais c’est tout de même très sommaire. Nous refuserons (avec l’accord de la guide) les chambres du RDC sentant trop le moisi, à l’étage elles sont mieux mais ne vous attendez pas à un miracle : on se douche entre le lavabo et le WC et l’écoulement du lavabo se fait au sol avant de s’évacuer par la douche « à l’Italienne » ... Mais à Dong Van il n’y a pas d’hôtel « correct ». Ceci dit ça n’empêche pas de dormir et on le vit très bien, je fais juste la remarque pour éviter les malentendus." ... donc ambiance pas du tout touristique.

Sinon, l'inconvénient c'est qu'entre de Ha Giang et Dong Van il n'y a pas (ou n'avait pas) d'hôtel, donc forcément beaucoup de route et pas de plan B. Il faut savoir que c'est une région dans laquelle on ne peut accéder que depuis peu et encore avec un permis ... du moins c'était le cas en 2013.

Il y a une jolie balade au nord de Dong Van, facile à faire. Le chauffeur nous avait "lâché" plus haut nous avions fini à pieds jusqu'à la ville.

Après c'est peut-être aussi une question de ressenti, donc totalement subjectif. Je me suis juste permis cet aparté parce que je ne me suis pas retrouvé dans ta description de la ville
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LO
Pas de soucis Jean François [:P] mais j'ai comme l'impression qu'en 4 ans, les choses ont pas mal évolué et au Vietnam, l'évolution est très rapide je trouve.

Ce que tu décris, c'est ce à quoi je m'attendais d'où mon étonnement ! Il a fallu attendre Meo Vac pour retrouver une ambiance plus rurale. Ceci dit, dans l'une comme dans l'autre ville, les hôtels poussent comme l'herbe à buffle [;)]

on se douche entre le lavabo et le WC et l’écoulement du lavabo se fait au sol avant de s’évacuer par la douche « à l’Italienne ».

Là par contre, rien n'a changé mais ce fut notre quotidien à partir du moment où nous avons quitté Hanoï pour le nord. On finit par s'y faire et même à y trouver un certain côté pratique En général, on trouve, à l'entrée de la salle de bain, deux paires de sandalettes en plastique qui permettent d'atteindre les toilettes ou de se laver les dents après une douche sans se mouiller les pieds. Après, mieux vaut ne pas trop laisser traîner ses affaires ... .

Pour conclure sur le sujet, tous les hôtels que nous avons expérimentés étaient propres, à défaut d'être neufs ou modernes, et fonctionnels.

Il faut savoir que c'est une région dans laquelle on ne peut accéder que depuis peu et encore avec un permis... du moins c'était le cas en 2013.

C'était toujours le cas lors de notre passage.
JE
Bonjour Eric, La traduction en Vietnamien de Hoa, c'est Fleur. Mais souvent, on traduit par bariolé. Mais comme je l'écrivais précédemment, difficile de ne pas se tromper lorsque des publications du musée d'ethnographie et d'autres, officielles ne sont pas claires, et même, se contredisent. Beaucoup de discussions aussi, entre mon épouse, guide et très érudite sur le sujet et moi-même (beaucoup moins érudit mais plus polémiste[;)])
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AS
Et après l'on dira que ce sont les femmes qui chinoisent...
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
JO
Et même qu'ici on sait qui c'est...
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LO
J7 JEUDI 28/9 : DONG VAN > MEO VAC

Partie 1 : Dong Van, le fortin de Pu Lo

Réveil avec le soleil, avec le bêlement d'une chèvre, avec le bruit de la ville qui semble ne jamais s'arrêter. Hier soir, j'ai annoncé à notre guide notre intention de nous rendre à l'ancien fortin français de Pu Lo, il ne nécessite qu'une demi-heure de marche (aller simple) au départ du centre de Dong Van et j'ai noté toutes les indications pour s'y rendre (merci le forum). De plus, comme nous avons visité la tour du drapeau hier, nous ne sommes pas pressé. Malheureusement, notre guide, sans doute en proie à quelques scrupules, décide de nous accompagner et nous donne rendez-vous ... à 9h. Zut, nous qui voulions partir à l'aube, d'autant que le petit déjeuner, simili pain, cube de confiture gélifiée et thé n'est pas très emballant. On s'en serait passé sans mal et puis, on aurait eu moins chaud. Mais on ne va pas râler maintenant qu'il fait des efforts. Nous partons donc à l'heure dite sous un ciel uniformément bleu et un soleil impitoyable.

On traverse la ville, le marché couvert, à droite, à gauche et le petit chemin bétonné est bien là qui part à l'assaut de la colline. Evidemment, pas un poil d'ombre, une végétation de garrigue où de grosses sauterelles bondissent entre nos pieds.



Oui, pas de doute, c'est bien tout en haut que se trouve le fort ! Notre guide nous a assuré qu'il les mangeait ... [:P]

Un sentier succède au béton, puis un escalier, enfin un semblant d'escalier, un peu désagrégé, un peu rafistolé, fait de morceaux de ciment qui s'effritent et de roches irrégulières qui nous permet d'accéder au sommet. Nous n'y croiserons qu'un autre couple. Le lieu n'attire pas les foules et pourtant, la vue de là-haut est majestueuse. D'un côté, à perte de vue les montagnes, de l'autre la vallée où Dong Van s'étire comme un ruban urbain dans un écrin de rizières.







Les vieilles pierres se perdent dans l'enchevêtrement des buissons qui lentement mais sûrement, regagnent leur territoire, se fondent peu à peu dans la montagne. Le fort a été évacué en 1945. L'endroit me plait, me parle dans le silence à peine troublé par le cri d'un oiseau de proie.



Notre guide récite sa leçon d'histoire puis s'empresse de reprendre le chemin en sens inverse. Nous le suivons tranquillement, profitant du paysage, des quelques maisons qui grignotent le pied de la colline où le riz sèche au soleil sur une bâche tendue au sol.



On retraverse la ville, toujours aussi vivante, avec ses petites marchandes de fruits, de soupe, de tout, avec ses bus d'un autre âge, avec ses femmes en tenues traditionnelles qui semblent tout droit sorties du passé, avec ses multiples chantiers, bâtiments, routes en construction, l'avenir est en marche et il avance vite.



Une dînette de poupée pour un vrai déjeuner





Et là, je me dis que ce n'est pas mal de voyager en voiture
LO
Partie 2 : direction le col de Ma Pi Leng et petite balade dans la montagne

Nous quittons Dong Van vers 10h30 en compagnie d'un guide local. On a fini par s'y résoudre, notre guide attitré ne connait ni les routes à suivre, ni les sentiers de randonnées, ni aucun des dialectes locaux. Au cours de discussions diverses, nous avons appris qu'il s'agissait en fait d'un guide généraliste officiant sur l'ensemble du Vietnam, nord, sud et centre et même jusqu'au Cambodge et au Laos. Il en est très fier mais on se demande ce qu'il fait ici avec nous qui souhaitions juste nous glisser sans bruit dans l'intimité de cette région du Nord Vietnam et nous perdre un peu sur ses sentiers. Cherchez l'erreur...

Il y aura peu de trajet motorisé aujourd'hui. Dong Van-Meo Vac, notre étape du soir, c'est une petite cinquantaine de kilomètres en passant par le col Ma Pi Leng. Une route sublime d'autant plus que nous aurons la chance d'en profiter sous le soleil. Cette journée s'annonce bien.

Le chauffeur nous laisse quelques kilomètres avant d'atteindre le col et nous nous engageons à quatre, le guide local, notre guide attitré, mon homme et moi sur un chemin qui part à l'assaut des montagnes. Pas question de commettre la même erreur qu'à Ban Luoc. Cette fois, c'est moi qui imposerai mon rythme avec arrêts photos à volonté. Je n'ai pas envie de me laisser gâcher mon plaisir.

Le guide local est moins jeune, moins vif, plus posé que le précédent. Il adopte un pas de montagnard qui me convient bien mieux. Malheureusement, pas plus d'essai de sa part pour communiquer avec nous. Son unique interlocuteur est notre guide et les voilà qui s'isolent tous deux dans une interminable conversation dont, bien entendu, nous ne piquons pas un mot

Au départ, le chemin est bétonné et nous croisons pas mal de mobylettes lourdement chargées. Très vite, un premier village se dessine et le béton cède la place à la terre battue. Nous serpentons entre champs et habitations, dans un jardin luxuriant, nous faufilant entre des murs de verdures. Ici, tout pousse. Il n'y a pas un centimètre carré de terrain qui ne porte un plan de légume, une pousse de céréale, de l'herbe pour les buffles. Tandis que je m'arrête devant de magnifiques cannas en fleurs, j'apprends qu'on les cultive ici pour leurs rhizomes dont on fait de la farine. Je n'avais jamais envisagé de manger mes cannas que je regarderai dorénavant d'un autre œil.











Le sentier grimpe un peu, s'enfonce au fond de la vallée et se rétrécit. L'habitat est plus dispersé. Le silence, peu à peu s'installe, remplaçant les cris et les rires, à peine troublé par le pépiement d'un oiseau ou l'aboiement d'un chien. La montagne nous domine, sombre, rocailleuse, à peine habillée de maigres buissons qui peinent à survivre dans ce terrain hostile. Quel contraste avec le vallon où se mêlent toutes les nuances de vert, dense et foisonnant.

Sur notre parcours, une ferme isolée. Dans la cour, une femme file du lin, actionnant du bout des pieds un rouet de bois avec une facilité déconcertante. Et tandis que ses longues jambes dansent sur la pédale, ses bras conduisent le fil dans un ballet savamment orchestré. Fuseau, quenouille, je ne saurais pas nommer avec précision les outils qu'elle emploie mais nul doute que j'ai rencontré ici une belle au bois dormant d'une autre époque. Juste à côté, dans l'étable improvisée le buffle rumine en silence. Il y a aussi les cochons, les poules et un peu plus loin la large croix de bois qui tourne lentement alors qu'une jeune fille y tend le fil. Et puis le lin qui trempe, le lin qui sèche au soleil, le lin qu'on devra fouler pour l'assouplir. Tant d'étapes, de travail cent fois, mille fois répétées avant de pouvoir ensuite, enfin, commencer à tisser. Les femmes nous sourient sans pour autant arrêter leur travail, concentrées. Et nous poursuivons notre chemin. Une belle rencontre, si différente de celle faite à la coopérative de tissage, moins didactique certes mais plus vivante avec un petit goût d'authenticité qui lui a donné une saveur unique.







Le sentier grimpe maintenant en lacets serrés à flanc de coteau. Plus de champs, plus d'arbustes, plus de verdure, juste la pierre et nous, la pierre noire, sombre et rugueuse à perte de vue. Et plus on s'élève, plus ce désert minéral s'installe, prend de l'ampleur. Une petite pause avant de basculer sur l'autre versant. Du fond de la vallée, tout en bas, monte un chant comme une lente ondulation de l'air mystérieuse et émouvante. La ferme que nous avons quitté juste avant est toute petite et dans la cour, la chanteuse, minuscule, nous fait de grands signes. Sa chanson, d'après notre guide, dit sa fierté et son bonheur de vivre ici, au creux de la montagne.



Il n'y a pas âme qui vive dans cette steppe de granit que nous traversons maintenant. La roche y règne en dictateur implacable, roulant sous les pieds, laissant à peine une plante ou deux ramper entre deux blocs de granit. Nous traversons la vaste étendue si sombre, même sous le soleil de midi, avant de basculer dans une autre vallée. Et au fur et à mesure que nous redescendons, la vie réapparaît d'abord sous la forme de végétaux plus hardis qui filent vers le ciel et prennent soudain leurs aises, puis dans les traces de deux jeunes garçons chargés d'une impressionnante pile de branchages avant d'arriver vers un nouveau village, plus isolé encore, vers de nouvelles plantations, de nouveaux champs labourés à l'aide d'une antique charrue de bois tirée par un buffle. Rappelez moi, en quel siècle sommes-nous?





Nous pique niquerons au milieu d'un carré de courge, à l'ombre d'un rang d'épis de maïs qui défend sa place entre une armada de cailloux. Aujourd'hui nous voyageons dans le temps. Me voilà de retour à l'époque où l'eau ne s'écoule pas d'un robinet, où les tracteurs n'existent pas, où l'on file à la force des jambes et des bras, où le moindre travail se paie en sueur et en courbatures. Et pourtant les fils électriques courent de poteaux en poteaux et les mobylettes se battent contre les chemins pierreux.
LO
(la suite)

Enfin restaurés nous voilà prêts à repartir quand le guide annonce ... une petite sieste ! La révolte gronde, monte, éclate Je ne ferai pas la sieste et mon homme non plus. Nous préférons explorer les alentours. Le guide a un regard inquiet. Vous allez vous perdre ... Allons donc, le sentier est bien tracé et j'ai de surcroît dans ma poche un GPS de rando allumé. Bon, ça, je ne lui ai pas dit [;)] On s'éloigne rapidement tandis qu'il s'installe contre un gros bloc de pierre tout en nous surveillant du coin de l'œil.

Un virage, deux virages, nous voilà seuls dans la montagne. Seuls, pas tout-à fait. Derrière un bosquet dense et luxuriant, un sentier croise notre chemin. Au bout, un petit groupe d'habitations noyées dans la verdure et sur le sentier, une armada de gamins qui galopent vers nous. Les plus petits sont dans les bras des plus grands qui s'approchent avec circonspection. Les autres se précipitent sans se poser de questions. On s'arrête bien sûr et j'ouvre mon sac à nouveau. Des images, des crayons, des ballons, ils se bousculent pour être les premiers, pour revenir à la charge encore une fois et une autre ... on essaie d'être équitable. C'est un raz de marée, une vague de cris, de rires sous ce ciel si bleu, sur cette terre qui exige tant de ceux qui la cultivent. C'est l'essence même de la vie et on le ressent avec une force, une puissance peu commune.







Les guides nous ont rejoints. Tiens, la sieste a été plus courte aujourd'hui. On repart sur la piste qui s'éloigne du village, croisant deux fillettes ruisselantes qui reviennent d'un point d'eau, bébé et lessive sous le bras, un monceau d'herbe fraîchement fauchée qui s'avance sur deux jambes fines et musclées, un sourire radieux qui éclate sous les tiges souples qui dégoulinent.







Plus bas encore, on casse des cailloux dans une carrière improvisée avant de les emporter, à dos d'homme, jusqu'à la route en construction. Les habitants du village s'improvisent bétonniers ou maçons. Hommes et femmes coulent du ciment entre deux planches de bois. Quand la saison des pluies reviendra, on pourra circuler plus aisément à travers le village. Un tronçon en joint deux autres. Petit à petit, la route en pointillée se complète, s'unifie.











Et puis soudain, une grimpette, un tournant, le sentier qui s'étrangle, qui s'agrippe au flanc de la montagne, qui taquine le vide et c'est l'éblouissement. La gorge profonde de la rivière Nho Que est à nos pieds. Elle plonge, sombre et majestueuse, écarte sur son passage d'imposants pans de roches qui la pare d'un écrin d'ébène.





Le chemin continue un moment, en surplombant la route qui réapparaît juste en dessous, avant d'attaquer la descente à travers de nouveaux champs dont, plaisir que je n'avais osé espérer compte tenu de la saison un peu précoce, un superbe champ de sarrasin en fleur.

Nous avons rejoint le parking du point de vue où notre chauffeur nous attend. La balade est terminée. A peine 7,5 km mais un monde entier traversé, de la verdure, de la roche, des points de vue saisissants, des zones isolées et des villages peuplés de femmes, d'hommes et d'enfants fiers et souriants, fiers de leur région, fiers d'y habiter, d'y travailler, d'y vivre simplement. C'est en tout cas l'impression qu'ils nous ont laissée.



Et juste pour le plaisir ...



NB : pour ceux que ça intéresserait, j'ai enregistré le parcours que nous avons fait au format GPX

La suite est ici
SO
Coucou Laure

Ah vraiment je l'aime ton carnet, les photos sont magnifiques, j'adore ta façon de raconter et ta façon de voyager qui respire le respect envers les populations rencontrées alors pardon de casser l'ambiance mais je ne peux pas m'en empêcher !

Je suis aprés de nombreuses années de voyages, une fervente combattante des "distributions de cadeaux à tort et à travers" . Je m'y suis adonnée moi même avec grand plaisir (quel bonheur de voir leurs sourires) avant de vivre quelques expériences qui ont complètement remis en cause ma vision des choses .

La 1ère ça a été une dispute (un pugilat plutôt) entre gamins Malgaches qui s'arrachaient les "cadeaux" que je leur distribuais après les avoir cottoyé 5 jours !! Une horreur, je me suis dit plus jamais ça.

Ensuite ce sont tous les coins du monde où je me promène parfois et où les gamins ne disent plus bonjour mais "pen, pen, money, money..." et la liste est longue.

Et puis il faut savoir que dans certains coins c'est bien plus interessant pour les familles que les gosses aillent taper les touristes plutôt que d'aller à l'école !!

Bref, je ne donne de leçons à personne, je veux juste qu'on réfléchisse à la question.

Je me sens tjs aussi privilégier de voyager dans ces pays et je te rassure j'ai toujours besoin de m’acheter une bonne conscience!! Alors je laisse des pourboires partout, je donne des petits cadeaux (bracelet, porte clés, parfum...) à tout ceux qui nous rendent service et puis je donne à des assocs qui œuvrent dans le monde entier.

Bon je dois encore me faire violence des fois quand je vois des "marmailles" et j'offre encore des choses (à boire ou à manger) mais tjs quand on est là depuis quelques jours et qu'on a noué des liens.

Pardon encore pour cet aparté mais mesurons bien que les actes plein de bonnes intentions que l'on pose, peuvent aussi avoir des conséquences néfastes

Christelle
Le monde est comme un miroir, si tu lui souris, il te sourit aussi!
LO
Coucou Christelle,

Ta réflexion est intéressante et ces questions, on se les pose tous à un moment ou à un autre avant de, comme tu dis, succomber et s'acheter une conscience.

Alors, faut-il donner un "cadeau" aux enfants au risque de les voir délaisser l'école pour faire "la manche" au bord des chemins ?

Faut-il donner un pourboire au guide ce qui gonflera considérablement son salaire au risque de voir, comme ce fut notre cas, les instituteurs délaisser leurs élèves pour s'occuper des touristes ?

Faut-il monnayer les services rendus au risque de voir disparaître le geste gratuit et s'installer une société où tout a un prix ?

Je n'ai pas les réponses mais j'ai conscience du problème. J'ai donné des bricoles parce qu'on m'a dit que c'était ici la coutume. C'était la première fois que j'agissais de la sorte. J'avoue humblement avoir "acheté" des sourires . J'ai donné des pourboires parfois parce que c'était d'usage, d'autres fois parce que j'avais réellement envie de remercier pour un service ou une attitude particulière. L'argent est-il le bon geste ? Certainement pas. Mais comment faire ? Nous avec cette culpabilité d'être nés nantis, eux avec cette légitimité de manquer de tellement de choses ! On nourrit le système bien sûr.

Je suis d'accord avec toi Christelle mais je tourne en rond et je ne vois pas de solution. Devant ces enfants quémandeurs, ces femmes j'ai eu envie de bien plus qu'une photo ou une image échangée, envie de partager du temps, envie d'écouter, d'aider peut-être ... mais je n'étais que de passage, ma vie m'attendait ailleurs, autrement ...

Merci à toi pour cette réflexion qui nous sort un peu des automatismes dans lesquels nous nous enfermons nous-mêmes. Parce que c'est aussi cela, voyager [:)]
DI
Coucou Laure,

Je te suis toujours et j'ai adoré les paysages et les enfants rencontrés dans ce dernier post. Pour un peu, maintenant, tu me donnerais envie de visiter le Vietnam. Ton humanité est palpable dans tes écrits. Ce voyage tu le racontes avec tes tripes et c'est juste splendide. Merci mille fois.

Pour ce qui est des cadeaux, moi non plus je n'ai pas de réponses. J'ai été confronté à la même situation que toi en Afrique du sud , et aux mêmes problèmes: donner?, ne pas donner?, combien donner?, trop donner????

Au moins, nous avons profité d'une balade où vous avez pu prendre votre temps. Enfin!!!!! Tu diras à la fin avec qui vous êtes partis qu'on évite de prendre cette agence, stp.

Bon courage pour la suite.
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
DI
Bonsoir ou bonjour,

La baie d'along et la baie d'along terrestre sont-elles des destinations envisageables en décembre. Je précise que je n'aime pas la chaleur.

A force de lire le carnet de Laure..... Je commence à m'interroger.

Merci d'avance.
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
RO
Ah! Voici enfin une journée comme tu l'avais rêvé [:)] Tu racontes si bien qu'on ressent tout le calme, la plénitude de cette journée, un enchantement . En ce qui concerne les petits cadeaux, il est vrai qu'on essaie de se donner bonne conscience mais qu'est ce que notre cœur nous dit: envie de donner, de partager... Toujours difficile de trouver un équilibre entre l'envie et la raison [:(]. Merci beaucoup de ce partage avec toutes les émotions ressenties.
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
VA
Salut Laure,

Ravie de lire que vous avez réussi à vous affranchir un peu de votre guide (ou à le mettre au pas !) pour vivre enfin votre voyage comme vous l'entendiez.

Tes photos et les rencontres fortuites avec les habitants me donnent furieusement envie de programmer le Vietnam... Comme toi, je suis une amoureuse des grands espaces minéraux mais j'aime aussi ces paysages verts, foisonnants de végétation. C'est magnifique et, visiblement, vous avez eu de la chance avec la météo pour découvrir les contrées du nord. Une aubaine que les nuages ne se soient pas accrochés au sommet des montagnes !

Nous aussi nous sommes mal à l'aise avec les cadeaux à offrir (ou pas) aux enfants. En Indonésie, j'avais constaté qu'ils adoraient se voir en photo sur nos écrans d'appareils. J'ai donc acheté un appareil photo instantané (pour ne pas citer de marque...) avec lequel nous avons fait fureur cet été en Namibie. Nous nous sommes régalés à voir leurs yeux ébahis devant leur visage qui apparaît comme par magie sur le papier et leur avons laissé les petites photos. Ce n'est pas vraiment un cadeau et ça leur fait plaisir donc je me dis que c'est une alternative qui satisfait tout le monde.
Tous nos voyages sur http://www.famille-morin.fr
JO
C'est carrément très sympa d'avoir eu cette idée.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
VA
L'idée s'est imposée d'elle-même et m'a été soufflée par un petit garçon sur l'île de Lombok. Il se cramponnait à nos appareils photo pour voir le résultat à chaque fois qu'on appuyait sur le déclencheur. On a eu des courbatures aux cuisses à force de s'accroupir pour lui montrer ! Donc mes cuisses remercient le Pola

Autrement, pour les cadeaux, jusqu'ici on s'est arrangés pour les donner soit à une association soit à l'école du village.
Tous nos voyages sur http://www.famille-morin.fr
SO
Ah ouaih, je trouve ça vraiment génial j'ai d'ailleurs pensé à me faire offrir un "Pola" pour Noel mais tout ce que j'ai trouvé fait des photos vraiment petites pour un prix pas petit du tout (10€ les 10 photos). Mais je n'ai peut être pas cherché au bon endroit. Si t'as trouvé mieux ça m’intéresse (en MP si pub interdite ici [;)]) Merci Virginie
Le monde est comme un miroir, si tu lui souris, il te sourit aussi!
HE
Bonsoir

Effectivement la photo avec un "polaroid" type 600 était un gros plus pour un voyageur . Nous pouvions laisser une photo 8x10 au sujet photographié. Quel sésame sur un marché ou à l'entrée d'un village : photographier un enfant , lui donner l'épreuve et il va courir la montrer à sa maman qui viendra vous voir à toute vitesse pour comprendre ce cadeau insolite . Résultat vous êtes invités dans sa maison et chemin faisant elle explique à tout le monde (marché ou village) ce que vous venez d'offrir . Si vous pouvez répondre aux différentes sollicitations: une photo de la grand mère, du fils , de la fille etc... on vous invitera pour le repas voire pour la nuit . Merci à Polaroid qui m'offrait avant mes voyages 10 films presque périmés donc invendables mais utilisables. Les nouveaux appareils instantanés ont hélas des photos plus petites , quant à retrouver des films pour 600 cela est possible mais de 25 à 30€ les 8 photos !!!! Eric
HENON Eric
LO
Coucou Diamina,

Je suis bien contente que tu n'aies pas abandonné le convoi et encore plus que le Vietnam te séduise [:P]. Sur ce voyage là, les populations m'ont bien plus marquée que les paysages même s'ils sont magnifiques et je comprends que certains "tombent amoureux de cette partie du globe".

Au moins, nous avons profité d'une balade où vous avez pu prendre votre temps. Enfin!!!!! Tu diras à la fin avec qui vous êtes partis qu'on évite de prendre cette agence, stp.

On a quand même profité de quelques autres moments auparavant même si tout n'a pas été rose . L'agence est citée dans le premier post mais sincèrement, je ne pense pas qu'elle ait beaucoup à voir dans cette aventure, en dehors du fait, peut-être, d'engager un guide qui ne travaille pas avec eux de manière habituelle et donc, qu'elle ne connaissait pas forcément très bien.

Merci pour les encouragements et bonnes fêtes à toi et à tes proches [:)]
LO
Bonjour Isabelle,

Oui, ce fut une très belle journée et lorsque j'évoque maintenant ce voyage, je me rends compte que nos plus beaux souvenirs, nous les avons vécus à pied, au rythme lent de la marche qui permet, en ce qui me concerne du moins, de laisser aux émotions le temps de naître et de grandir et bien sûr, aux rencontres de se faire [:)] On veut toujours aller vite mais en fait, ce n'est pas forcément une bonne idée.

Merci à toi pour ta présence et tes encouragements et joyeux Noël !
LO
Coucou Virginie,

Ravie de lire que vous avez réussi à vous affranchir un peu de votre guide (ou à le mettre au pas

Oui, alors, le mettre au pas, ce n'est pas encore d'actualité comme tu vas pouvoir le constater par la suite J'ai l'impression que notre relation n'a été qu'un jeu du chat et de la souris, un coup je gagne, un coup tu reprends l'avantage et ainsi de suite ...

Tes photos et les rencontres fortuites avec les habitants me donnent furieusement envie de programmer le Vietnam... Comme toi, je suis une amoureuse des grands espaces minéraux mais j'aime aussi ces paysages verts, foisonnants de végétation.

Ce fut un très beau voyage, différent, autrement mais nous ne regrettons pas cette expérience et il y a de quoi, à coup sûr, se laisser tenter par la destination mais avec un "mais" comme dans mon titre [:P] Il faut être conscient des contraintes et difficultés inhérentes à ces destinations moins faciles que d'autres (même si ce n'est pas à proprement parlé difficile).

J'ai donc acheté un appareil photo instantané (pour ne pas citer de marque...) avec lequel nous avons fait fureur cet été en Namibie.

J'avais lu ton expérience et déjà retenu l'idée. A coup sûr une grande idée pour favoriser le contact. J'ai été surprise, sur place, de voir l'importance que tient encore l'image alors que quasiment tout le monde est équipé d'un smartphone ! Enfin, quand j'y repense, les téléphones, je les ai surtout vus dans les mains des jeunes (juste après la moto) et dans celle des hommes. Les femmes ont beaucoup plus les mains dans l'eau de vaisselle

Joyeuses fêtes à toi et à toute ta petite famille [:)]
LO
Partie 3 : Meo Vac

Il y a moins d'une demi-heure de route jusqu'à Meo Vac où nous devrions arriver aux environs de quinze heures. Aurions nous marché trop vite ? Ça m'étonnerait ! Je n'ai pas très envie de réitérer l'expérience de Ha Giang où nous avions traîné une bonne partie de l'après-midi dans les environs de l'hôtel. Je m'arme donc d'un calme à toute épreuve (ou du moins vendu comme tel), chausse mon ton le plus diplomatique et attaque : Et qu'est ce qu'il y a à voir, à Meo Vac ?

Réponse immédiate de notre guide : le marché du dimanche, bien sûr. Oui, bien sûr, mais ... nous sommes jeudi. Il rigole un peu bêtement sans rien rajouter. Je ravale le sarcasme qui me monte aux lèvres et poursuis sur un ton qui se veut innocent sans l'être le moins du monde. Je connais une petite route très jolie et pas très loin. Regard interrogatif et suspicieux, genre connais pas et veux pas connaître [:|] Cette fois ci, il ne m'aura pas. J'ai bossé le sujet (merci le forum [;)]). C'est une petite route qui s'enfonce dans le canyon de la Ngo Qué vers Sin Cai et la Chine sur une vingtaine de kilomètres. Elle démarre sur la gauche environ 5 km avant d'arriver à Meo Vac. Si ça c'est pas de la précision ... On pourrait en prendre un petit morceau, en aller-retour, juste pour voir ... Il paraît qu'elle est superbe ... On a le temps, rien de prévu (puisqu'on a déjà vu la tour du drapeau hier) et la météo est idéale. Visage fermé, regard fixe au dessus de mon épaule gauche, lèvres pincées, je commence à connaître cette expression qui n'augure rien de bon. Le verdict tombe. Pas au programme. On pourrait s'arranger, négocier (je pensais que tout pouvait se négocier en Asie. Tout, peut-être mais pas toujours ! [:/]) le voilà déjà dans la voiture. Bon ben c'est râpé. C'est pas demain que je serai engagée dans le corps diplomatique français vu le résultat Dommage que je ne puisse pas en parler directement au chauffeur, j'aurais sans doute eu une petite chance supplémentaire.

Donc, direction Meo Vac, installation à l'hôtel et ... activité lessive (ben oui, il faut bien sacrifier au sens pratique de temps en temps [:P]) Il est seulement 15h !

Je ne sais rien de Meo Vac City. Je ne suis même pas certaine qu'il y ait grand chose à en savoir. Tant pis, on décide de partir en exploration, le nez au vent, la clé dans la poche. On verra bien. Au moins, l'hôtel est en plein centre et permet un accès facile.

D'ailleurs, les choses ne semblent pas trop compliquées, une rue principale, quelques transversales, des parallèles le tout à angle droit, à l'américaine, bien la première fois qu'on voit ce type de quadrillage urbain de ce côté du globe !

Immédiatement, on accroche. Quelque chose dans l'air, dans les visages souriants qui se tournent vers nous, dans la vie quotidienne qui s'étire jusque sur les trottoirs. Meo Vac n'a rien à voir avec sa voisine Dông Van, peu d'hôtel, peu d'étrangers et un empreinte beaucoup moins cosmopolite.



Les habitations se succèdent comme autant de vitrines, le boucher, la pharmacie, un vendeur de légumes, des gamins qui jouent, des deux roues qui tournent, des poules, des chiens, des chèvres, une volaille qu'on égorge, un vendeur de Smartphones dernier cri, une marmite qui bouillonne, du riz qui sèche.





c'est là où on voit les limites de la photographie avec un téléphone [:/] mais c'est juste pour donner une idée ...

On prend à gauche, on tourne à droite, on remonte un peu. Il y a l'école avec ses affiches immenses, des bâtiments de l'armée, le service propreté de la ville qui s'affaire sous un chapeau pointu, armé d'un immense balai accroché à une charrette à bras archaïque.







On tourne encore, on redescend, portés par les odeurs, par les lumières qui s'allument, par le repas qui se prépare entre une bassine et une casserole de fer blanc, là, au bord de la route, au ras du macadam.



On ramasse des hello, des sourires, des gestes de la main, des regards bienveillants. On se sent bien, ici, où la quiétude d'un quotidien qui parait immuable se mêle à l'agitation de la vie de tous les jours, aux gestes cent fois répétés.

Coincé entre les montagnes dont les ombres s'allongent peu à peu, le village s'allume, un foyer après l'autre tandis que le ciel s'assombrit, zébré par moment d'une estafilade de feu. Au loin, un grondement roule et se rapproche.



L'orage sera bientôt là, et avec lui la nuit. Déjà, de grosses gouttes s'écrasent sur les dalles encore chaudes y laissant une auréole plus foncée qui disparaît rapidement. Il est temps de rentrer. Mais où donc se trouve notre hôtel ? On refait le chemin en sens inverse. Il me semble reconnaître une maison, un étal ... il me semble ... mais au bout d'un moment, je n'en suis plus si sûre A droite, à gauche ? A force de tourner, il faut bien le reconnaître, on est complètement perdus ! Oui, je sais, Meo Vac n'est pourtant pas bien grand mais l'obscurité qui s'intensifie n'arrange rien et l'orage est tout proche maintenant. Quel est le nom de l'hôtel déjà ? Il a été modifié depuis notre arrivée sur le sol Vietnamien. Evidemment, je ne me souviens plus que du premier, celui inscrit sur le programme [:/] Voilà qui ne nous avance pas à grand chose ! Heureusement, au fond d'une poche, il y a la clé de la chambre et accroché à la clé, un petit morceau d'écorce où est gravé le nom de l'établissement. Il n'y a plus qu'à demander. Pas en français, pas en anglais, reste le vietnamien ... et les gestes. Lam on, Xin chao, un sourire, la clé, notre dégaine de touristes et le tour est joué. Un homme nous entraîne un peu plus loin dans la rue, montre un passage sur la gauche, agite trois doigts. Reçu 5 sur 5 Cam on, Tam biet. Il ne peut s'empêcher de sourire. Notre accent, c'est une catastrophe évidemment mais au moins, ça met tout le monde de bonne humeur. Il s'essaie à un Good Bye. Bon ben, c'est pas mieux [:P] Cinq minutes plus tard, nous sommes devant notre hôtel et les foudres du ciel se déchaînent alors avec une férocité qui nous étonne toujours.

Rq : Désolée pour l'écriture des mots en vietnamien où manquent tous les accents. Avant notre départ, j'avais fait une petite liste des termes et expressions les plus courants mais uniquement en phonétique La suite est ici
LO
Je commençais à croire qu'à force de bavasser un peu trop longuement, j'avais fini par laisser pas mal de monde en chemin mais comme je vois qu'il reste encore quelques irréductibles dans la voiture [:P], je voudrais signaler que je vais différer la suite du récit de quelques jours, histoire de laisser passer les fêtes de Noël toujours très chronophages.

JOYEUX NOEL à tous et à bientôt ! [:)]
MU
Mais non, mais non, on est toujours là! [;)]...silencieusement en ce qui me concerne . Je te lis toujours avec autant de plaisir même si vos mésaventures avec le guide me semblent vraiment pénibles (même depuis mon fauteuil, alors, j'imagine sur place!). Allez, j'attends la fin du périple dans le nord pour poser quelques questions [;)]. Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
RO
Je te souhaite aussi de très bonnes fêtes de fin d'année et à l'année prochaine pour la suite de vos aventures [;)].
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
FR
Toujours là moi aussi ! Bon Noël et à bientôt donc Françoise
AS
La route de Larsay... Juste une précision: Sin Cai = Xín Cái https://goo.gl/maps/ok8g3xwfxWo

La route est en effet très belle, les vues en crêtes sont superbes, cependant très fréquentée par les camions durant la construction du barrage donc boueuse et dangereuse, voir impraticable au niveau du pont. Je ne sais si ce barrage est achevé aujourd'hui.
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
LO
Bonjour Fabienne,

Je ne sais pas si c'est "la route de Larsay" [;)] mais ce sont bien ses indications que j'avais notées et relevées dans cette discussion dont je mets le lien ici car elle rassemble pas mal d'informations sur la région du Nord-Est.

Ses nombreux posts sont d'ailleurs d'une aide inestimable pour quiconque prépare un voyage au Vietnam et j'en profite pour l'en remercier [:)]

Voici ce qu'il écrivait au sujet de cette route :

"Deuxième route à faire : celle qui s’enfonce dans le canyon de la Ngo Qué et conduit en Chine, direction le village de Sin Cai. Elle prend à 5 km avant Meo Vac (sur votre gauche si vous arrivez de Dong Van par le Ma Pi Leng). Au bout d’une vingtaine de kilomètres spectaculaires, vous arrivez en haut d’un dernier col ; à droite, vue panoramique superbe et on voit au loin la route qui conduit en Chine ; prenez celle de gauche pour arriver à Sin Cai."

A noter qu'il orthographie Sin Cai et non Xin Cai. Je ne sais quelle écriture est la bonne à ce jour ou même si les deux sont possibles mais je préfère le mentionner car pour les personnes qui feraient des recherches à ce sujet, cela peut avoir son importance.

Bonnes fêtes à vous
AS
Bonjour,

Pour trouver "Sin Cai" sur une carte et ou sur Google il est préférable d'écrire Xín Cái et c'est aussi pourquoi je l'indique aux éventuels futurs voyageurs. Sin Cai ne donne rien sur la carte ou sur google du coté de Méo Vac https://goo.gl/maps/NSbks51hPGC2

Bonne fin d'année à vous.
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
AL
moi aussi je suis là depuis le début et je crois que je n'aurai pas eu ta patience avec ce guide. Bonnes fêtes et à l'année prochaine (par contre au mois de janvier j'abandonne le wagon car je pars en Inde ) donc à plus tard[;)] Les photos sont magnifiques . Mariejo
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
JO
Toujours fidèle aussi et vivement la suite !
EM
Bonjour je viens de dévorer votre carnet de voyage , merveilleusement écrit . Je suis d'autant plus intéressée qu'on va faire à peu près le même circuit que vous en mai prochain....à ceci près que l'on va voyager uniquement avec un chauffeur anglophone et SANS guide .[;)]...on va sans doute passer à côté de choses intéressantes , mais au vu de votre expérience ....j'espère qu'on ne s'en sortira pas trop mal ...je vais bien potasser et je souhaite pouvoir m'arrêter prendre des photos quand j'en aurai envie ....sinon , je vais hurler !! On vient de faire 2 voyages en Birmanie , organisés par mes soins ....magnifique !! et nous avons été ravis de voyager en véhicule avec chauffeur ( pour la première fois , car on était plus habitués aux transports en commun ) . C'est cette excellente expérience qui m'a fait vouloir la même chose pour le nord Vietnam.... j'espère ne pas le regretter ... j'attends moi aussi la suite avec impatience ... Merci pour ce partage Ghislaine
emoran
JO
Vous ne le regretterez pas. Pour l'avoir testée, c'est la formule parfaite pour cette région.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
DI
Bonnes fêtes de fin d'année Laure!! Profite bien avec tes proches.

On sera patient et on attendra la fin des fêtes pour la suite de tes péripéties.

Bises.
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie

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