Eau, sel, sable et roches en 100% couleurs intenses - 5 000 km en Argentine, Bolivie, Chili, Brésil
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MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour Diamina,

J'ai hésité à garder ce nom car les mêmes analyses que toi me sont venues à l'esprit. J'ai, toutefois, trouvé qu'il y avait aussi des différences et que cela passait. Je vais réfléchir à nouveau à la question... J'aime inventer des mots quand je n'ai pas ceux dont j'ai besoin.

Au moins, cela aura fait réagir sur un de mes titres. Je passe du temps à les trouver, comme les phrases de conclusion de chaque journée (uniquement lisibles sur le site) et je me demandais si quelqu'un les lisait puisque je n'avais jamais eu de commentaire. Donc, ça c'est fait 😉
DI Diamina Globetrotter ·
re,

Ce n'est pas, encore une fois, parce que qu'on ne réagit pas à tout qu'on ne remarque pas!!!!

Je m'amuse beaucoup de tes inventions, et il n'y avait aucun jugement de valeur sur ta création.

En espagnole, l'adjectif qui va avec salta est salteña. Les habitants de salta sont les salteños.

Si ça peut t'aider....;

Buena tarde!
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Je me suis inspirée du surnom de Salta "Linda" pour renommer cette journée...

Concernant les fleurs, les pensées sont tiennes. J'ignore le nom des fleurs blanches.
DI Diamina Globetrotter ·
resalut,

Lindassima, c'est mieux!!!!

Finalement que ce soit sur la tienne ou les nôtres, je n'aime pas la vue de salta d'en haut. Cela donne l'impression d'une ville polluée ou sale, ce qui n'est pas le cas!

les autres photos sont cool!

Moi aussi j'avais beaucoup aimé le parc que nous avions longé juste avant de prendre le téléphérique. Il y a un petit lac qui est vraiment sympa. Et nourrir les pigeons est une activité reposante!!!
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
MA Madikéra Globetrotter ·
Re,

Il y avait plein d'animations dans ce parc en ce jour férié et du monde en train de naviguer sur le petit lac.

MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Bientôt nous arriverons à Cachi... Nous y sommes allés avec le bus jumeau ce celui-ci, croisé à mi-parcours...





MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Cachi sera bientôt en vue...

MA Madikéra Globetrotter ·
Journal de bord

Mardi 21 août 2012

Ouverture de notre ligne sud



Tuuutttt, il est 5h30, debout les petits loirs, il y un timing à respecter ! Une heure pour se doucher, petit-déjeuner, fermer les sacs, descendre à la réception et voilà le taxi. Cinq minutes et 10 pesos pour rejoindre le terminal, le temps d'un passage par les banos et le bus jaune se met en mouvement à 7h05. Le ticket pour Cachi, à 157 kilomtres de Salta, revient à 58 pesos pp. Epatant cette précision horaire !

C'est lendemain de jour férié et le bus est en version omnibus donc ne cesse de s'arrêter et de prendre des passagers. Il finit par être plus que bondé. A El Carril, quelques professeurs se sont installés dans le bus et des enfants portant des petits tabliers blancs type blouse de chimiste, avec parfois des cartables plus grands qu'eux, ne cessent de monter. Les plus grands s'arrêtent en bordure d'un lycée commercial. En bavardant avec deux des adultes, j'apprends qu'ils vont dans une école en pleine montagne à San Martin. ils y vivent, en communauté, toute la semaine. Ils font le ménage, la cuisine, le jardin... et les enfants ont ainsi la chance de pouvoir consacrer une bonne partie de leur journée à étudier.

La route non asphaltée grimpe, tourne, regrimpe, contourne des montagnettes et serpente aux milieux de beaux paysages à tendance désertique... Vers 9h30, c'est la pause: déjeuner du chauffeur, baños pour beaucoup, achat de friandises par les enfants... Nous ne sommes que 4 touristes dans ce bus. A peine redémarré, le bus re-stoppe et se vide de tous les enfants et professeurs. L'école est au milieu de nulle part et en plus il y a un bon petit bout de chemin à faire pour la rejoindre. Les plus grands prennent les sacs des plus petits qui ne doivent guère avoir plus de 6 ans.

En bordure de route, se trouve le parc national los Cardones, une des zones choisies pour tenter de sauvegarder ce cactus. Une demi-heure avant l'arrivée, les paysages offrent de multiples zébrures colorées, un air de cerro Hornocal.

A 11h30, c'est l'arrêt final à l'entrée du village de Cachi. Nous regardons autour de nous et aucune remise n'est en attente. Il y a un hôtel en proximité mais il ne déclenche aucune envie donc nous maintenons notre idée première d'aller au Cortijo. Les sacs cela fait un moment que vous n'avez guère roulé donc au travail et en pente en plus cette fois... Tiens, le lieu d'attente des remises, hélas aucune n'est disponible, ce sera donc une quinzaine de minutes de marche sous un chaud soleil d'été mais au milieu d'un village des plus charmants. Au passage, un plan est récupéré à l'office du tourisme, de plus une agence d'excursions nous est indiquée. Ouf, l'hôtel, vraiment mignon pourvu qu'il y ait une chambre... super il y a de la place. Installation et hop direction l'agence car plus vite nous saurons s'il y a moyen d'aller à Cafayate demain, plus vite nous serons sereins pour la suite du périple.



Le chargé d'accueil de Turismo Urkupiña nous indique qu'à priori, c'est possible, il faut toutefois qu'il vérifie auprès du Boss si une voiture et un chauffeur sont disponibles. Donc il nous demande de revenir un peu avant 14 heures pour avoir la réponse définitive. Le coût est de 390 pesos par personne. Je demande si nous pouvons payer en dollars et il tique disant qu'à priori il préfèrerait des pesos, mais à voir avec le Boss...

Il y a divers restaurants et bars autour de la place principale et nous en choisissons un ayant des petites tables sous parasol, le comedor El Estribo. Une envie de manger de la viande, ce sera donc un steak et une salade avec un Coca pour 120 pesos. Quand les assiettes arrivent, nous nous disons "Zut, nous aurions dû en prendre un seul" tant les pièces de viande sont géantes. La jeune serveuse nous apprendra qu'elles font 400 grammes !!! C'est délicieux et du coup les assiettes sont presque terminées enfin me concernant avec l'aide du chien du secteur. Deux/trois groupes de touristes déambulent dans les rues après leur déjeuner et remontent dans les minibus pour la suite de leur tour à la journée en provenance de Salta. Cela faisait un peu de monde et petit à petit les rues se vident.

13h50, je file à l'agence pour savoir si avec un brin d'angoisse et une brassée d'espoir. C'est jour de chance, c'est tout bon. Le départ se fera à 9 heures de l'hôtel et l'arrivée est prévue vers 15 heures. Divers arrêts visites sont prévus. Il nous faudra revenir payer entre 18 et 21 heures.

Petit tour dans le village, visite de l'église San José du XVIIIème siècle, arrêts en diverses boutiquettes (boisson, timbres... pour 44 pesos) ou devant les étals du marché touristique, tentative de connexion Internet mais impossible car il y a trop de monde dans l'office et de plus la plupart des ordinateurs ont été transformés en poste de jeux (le gérant nous dit que "tout le monde ayant Internet chez lui ou avec lui maitenant, il n'y a plus grand monde que ce type de service intéresse, le concurent a d'ailleurs fermé"), retour à l'hôtel pour une brève sieste.

Avec une voiture, il y a de nombreuses possibilités d'occupation autour de Cachi, comme parcourir des sites archéologiques et donc de quoi rester plusieurs jours. Nous nous contenterons de celui d'El Tero à un peu moins de 2 kilomètres de l'hôtel. Sans voiture, cela amène à vivre son voyage au rythme des possibles et donc parfois à passer plusieurs heures en un lieu où la plupart des gens ne restent que quelques minutes. Cela nous permet de vivre au rythme du village. Il yen a qui ont le courage de faire du stop, pas nous !

Il fait très chaud en ce milieu d'après-midi. Dès les premiers mères une chienne se joint à nous et nous suivra pendant tout le parcours. Nous passons devant un grand complexe sportif, en fait un centre d'entraînement en haute altitude. Des sportifs viennent régulièrement bénéficier de l'effet "oxygène" des 2 280 mètres du village. Les résultats n'ont pas été probants aux JO de 2012 !!!

La route passe au milieu de lotissements et d'autres chiens se joignent à nous. Pour certains, on dirait des enfants de la première. Ils courent partout, sautent dans le caniveau des égouts longeant la route, bref c'est la fiesta familiale du jour.

Le site est à l'abandon. C'est vraiment triste. Il y a eu un musée, des panneaux, des toilettes... malheureusement plus rien n'est entretenu. Heureusement, c'est gratuit, la cabane du gardien est aussi délabrée que le reste. Il y a quelques vestiges d'anciennes bâtisses rien de marquant. La vue sur la vallée est bien dégagée cela fait un petit point plus à cette balade car sinon cela ne vaut pas vraiment le coup, en même temps cela occupe. Tiens, ici git une vieille 4L abandonnée...



Retour à l'hôtel en compagnie de nos chiens qui rentrent au fur et à mesure chez eux. Peu le temps de souffler car il est l'heure de redescendre payer notre transfert du lendemain et de poster les dernières cartes. Les 180 dollars sont finalement acceptés et nous permettront de parcourir une des plus belles routes du secteur.

Et une énième montée de la colline pour rentrer, heureusement que nous avons d'agréables chaussures de marche légères et ouvertes achetées chez Décath... l'an dernier pour aller en Egypte. Un peu de wifi dans le hall et à 20 heures place au dîner et un peu de wifi à nouveau et dodo vers 23 heures. Une sympathique journée en ce village authentique tout en étant très touristique.

MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

En attendant d'arriver à Cafayate, quelques photos pour patienter. Un peu avant Cachi...

Pénélope29 ·
Bonjour Madikéra, Merci pour toutes les infos que vous nous partagez.

Petite question pour vous, je me demandais si vous aviez eu le vaccin pour la fièvre jaune? je serai en Argentine 2 semaines, mais j'irai dans le sud de la bolivie 5 jours. (moyen de transport en autobus) Est-ce que les douaniers à La Quiaca vérifient si on a eu le vaccin à la frontière bolivienne? Merci beaucoup à l'avance.
Merci la vie !
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Merci d'être passée en ce récit.

Personne ne nous a demandé de carnet de vaccination au passage de la frontière à la Quiaca. On a juste eu à montrer nos passeports et à remplir une fiche. Nous avions d'ailleurs passé la frontière sans rien remplir tant personne ne nous a interpellés et nous avons dû revenir sur nos pas... Nous avons ce vaccin car pour aller en AdSud nous passons par la Guyane.

Belle prépa de votre voyage

DI Diamina Globetrotter ·
salut Pénélope,

Nous étions en Argentine, Chili, Bolivie à la même période que Madikéra, et nous n'avons pas le vaccin contre la fièvre jaune. Aucun problème!
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Du coup j'ai ajouté l'info dans la page où je rassemble des éléments divers dont les précisions santé et bien-être. Merci
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Je traînouille en route et fais une petite pause dans mon carnet...

MA Madikéra Globetrotter ·
Journal de bord Mercredi 22 août 2012

Direction fléchée sur la 40



Le jour se lève vers 7h15 et nous avec. Le temps de déguster un copieux petit déjeuner, de faire les sacs, de payer et il est 9 heures... Ernesto, notre accompagnateur/chauffeur du jour arrive avec un pick-up rouge chargé d'un gros boudin de sable mouillé à l'arrière, c'est pour limiter les soubresauts. Les sacs le rejoignent et la voiture va jusqu'au bout de la rue pour faire le plein à la station de Cachi.

C'est parti pour 165 kilomètres dont 140 de ripio donc sans asphalte. Premier arrêt, au bout d'une demi-heure, au niveau d'un pont un peu avant El Colte, pour admirer un petit canyon. Il sera suivi par le camino del artisano.

La région est, en effet, réputée pour ses tisserands. Un stop est bien sûr prévu et deux familles nous font une démonstration de leur travail. Bon, comme souvent, nous avons des doutes sur la quantité de l'artisanat produit en cet endroit, vu le faible nombre de métiers à tisser et les dizaines de pièces à vendre en de multiples échoppes. Allez, un chemin de table en laine de lama nous fait coucou et donc nous jouons aux gentils touristes dépenseurs de 280 pesos. Pour le prix j'ai le droit d'aller aux commodités. Ah, le manque de commodités, c'est ma grande crainte sur ce type de journée, moi la "Marie pisse-trois-gouttes" donc dès que je vois une possibilité, je fonce !



Chaque village présente des éléments d'architecture coloniale et en particulier une église. Première visite pour celle de Seclantas. Nous apprécions aussi les fours traditionnels tout ronds et la construction des toits. La prochaine sera pour Molinos. Cette petite ville nous fait un effet très positif. Avec un véhicule personnel, nous aurions apprécié de faire un stop en ce lieu. Il y a un hôtel avec un patio donnant envie d'une halte reposante. Nous passons par le petit musée et hop un petit tour aux commodités. Quand j'en tiens... on ne sait jamais... Quelques minutes de marche dans les rues de ce village semblant des plus tranquilles, puis un stop dans une épicerie pour nous recharger en boisson fraîche, ce sera à base de pomelo car nous en sommes grands fans et la voiture rouge s'élance sur la piste. Le bus public vient jusque là. C'est après qu'il n'y en a plus jusqu'à Angastaco. Pour ceux voulant le tenter, il faudra donc envisager stop ou remise et nuit sur place...

Allez on avance. La route est des plus étroite en cette portion et n'a parfois presqu'une seule voie. Nous sommes en saison sèche donc le rio Calchaqui se réduit à un mince filet d'eau. En saison des pluies, il occupe toute la largeur du bassin cependant reste peu profond.

Tout à coup en voyant défiler les panneaux Ruta 40, une idée me vient. Nous pourrions prendre en photo le 4444 kilomètres puisque nous en sommes au 4450. J'explique ma demande à Ernesto et il me dit qu'en fonction de la route on s'arrêtera en proximité. 4445, super c'est bientôt... Mais il est long ce kilomètre, super long... et voilà le panneau ahhhhhh, c'est le 4443. Le 4444 a disparu !!! Rage et déception !!! Est-il tombé ? A-t-il été volé ? Si c'est le cas, merci au gougnafier n'ayant pensé qu'à son salon !!! Bon, je vais me consoler avec le 4440 et heureusement il était encore là.



De l'autre côté de la vallée, les flèches se dressent et nous décochent toute une série de Wouaouaouahhh et nosu en sommes encore loin. Angastaco, l'arrêt déjeuner y est prévu, c'est non compris dans le prix. Nous allons au rincon Florido un coin restaurant au milieu d'un bric-à-brac des plus hétéroclites. Le tenancier nous fait promettre de lui envoyer une carte postale car il n'en a pas de Martinique dans sa collection, c'est fait. Les empanadas sont bons et nous coûtent 50 pesos pour les trois avec eau et coca. Nous vous recommandons cette adresse. Il y a trois autres clients: deux touristes allemands et leur guide/chauffeur, un argentin de Mendoza d'origine allemande. Ce dernier en apprenant que nous venons de Martinique nous dit "Il y a un peintre célèbre qui est venu sur votre île et je ne me souviens plus de son nom" et là trou noir, impossible de retrouver dans l'instant, des tas d'idées et de noms se bousculent: musée au Carbet, Tahiti, enterré aux Marquises au même endroit que Jacques Brel... bref, il faudra pratiquement 10 bonnes minutes avant que le nom de Paul Gauguin ne daigne franchir les méandres des neurones de monsieur Madikéra (moi il m'aurait fallu plus que cela !!!). Aïe, aïe, aïe l'altitude, la fatigue et l'âge font des ravages !!! A moins que ce ne soit le soleil car il tape bien.

13h40, il est l'heure d'entamer les 70 derniers kilomètres et quels kilomètres. Nous approchons puis entrons dans la quebrada de Las Flechas et c'est juste à vous déc(r)ocher la mâchoire inférieure tant la bouche s'ouvre. Quelques arrêts photos (tiens, sur un parking, un Duster Dacia vendu sous la marque Renault) et les discussions sur la vie en Argentine, le métier de guide / chauffeur / accompagnateur reprennent. Ernesto nous apprend qu'il travaille à l'année en étant polyvalent: un jour au bureau, un autre sur la route, un troisième en randonnée, bref en fonction des besoins. Concernant notre hébergement à Cafayate nous n'avons aucune résa, donc je lui demande si il a des adresses à conseiller et il propose de nous montrer deux endroits. Nous entrons dans le pays du vin et les vignes deviennent de plus en plus nombreuses dans le paysage.

Le Boss téléphone pour savoir si tout va bien et à San Carlos l'asphalte refait surface donc la vitesse de croisière augmente. En arrivant vers Cafayate de belles propriétés viticoles ou bodegas jalonnent la route, trop compliqué de s'y héberger sans voiture.

Il est 15h30 quand nous pénétrons dans les faubourgs de la ville. Dès ce moment, nous sentons que ce coin va nous plaire. Il s'en dégage une atmosphère "Et si on s'arrêtait quelques jours". Premier arrêt l'hostal Portal de las Viñas, tout le monde descend car il nous plaît et donc inutile d'aller plus loin. Une première chambre nous est proposée dans le premier patio, un peu sombre à notre goût et près de l'accueil donc peut-être un peu bruyante. Nous optons pour la deuxième au fond du jardin. Elle est prévue pour 5 mais en cette saison il y a peu de monde.

Un sac de linge est donné à laver (25 pesos) et c'est l'heure d'un petit tour en ville pour déterminer la suite du parcours. C'est l'été en hiver donc première étape une dégustation de la fameuse glace au Torrontés, bien rafraîchissante. Deux agences proposent des excursions, d'après les infos du kiosque touristique de la place principale, mais une est fermée à l'heure où nous passons. Donc, la quebrada de las Conchas se parcourra demain après-midi avec Ipuna Turismo pour 80 pesos par personne. Nous envisageons de louer des vélos pour le matin...

Ensuite, se pose la question de comment aller à Tucuman. Deux options sont possibles: directement ou avec un stop d'une nuit. Ce sera un stop d'une nuit à Tafi del Vale et un départ à 14 heures avec Aconquija. Il faut dire qu'il n'y a guère de choix pratique d'horaires avec 2h15, 6h, 14h ou 18h. Notre idéal aurait été 10 heures, mais bon, c'est ainsi. Ce nom me fait rêvé depuis le début de la prépa de ce voyage. Je sais qu'il n'y aura pas forcément grand chose à y voir mais j'ai envie d'y aller. Le passage par les ruines de Quilmés est éliminé (possible en remise pour 230 pesos avec Senoria de Rosario - voitures en face de la cathédrale).

Quelques courses (du lait hydratant pour le corps, de l'eau...85 pesos), un stop Internet, un repérage des restos pour le soir... et la journée se termine.

Le dîner du soir fut en mode terrasse au Terruño et particulièrement agréable et goûteux avec un lapin, une truite une tarte Tatin et un excellent Torrontés (244 pesos). Retour at home pour activer le mode sommeil vers 23 heures.

FR Fredxiii Globetrotter ·
Bonjour Madikéra, Il est des Carnets qu'on lit avec énormément d'attention car ils sont bien écris ont de belles photos. Merci de nous faire partager tes voyages. Je me suis inspiré de ton récit pour préparer mon voyage fin 2013. Bonne journée! FreD.
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour Fredxiii,

Merci de continuer à me lire. Je suis un peu au ralenti par manque de temps (cela m'en prend de trier toutes les photos et films) et motivation dilluée.

Belle suite de prépa de votre voyage...

MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

En attendant la suite... pause admiration du paysage...

MA Madikéra Globetrotter ·
Journal de bord Jeudi 23 août 2012

Roches et formes multirouges



Ce sont les vacances, donc ce sera grass'mat' jusqu'à 8h30. Le petit déjeuner est plutôt basique. La matinée se déroule en traînouillant en ville, en observant la vie dans les rues, en Internotant, en achetant des alfajores... Nous avions envisagé de louer des vélos pour aller vers l'extérieur mais aucune envie de pédaler sous ce beau soleil et juste l'envie de nous accorder du temps à ne presque rien faire.

Et une nouvelle picada de 5 pièces avec 2 grands jus d'orange et 1 coca pour 96 pesos chez El Sol sur la place principale, il fait très soif tant il fait beau.

Rendez-vous est donné à l'agence à 14h30 et ce sont 17 adultes plus un bébé qui montent dans le minibus: 1 autre française, 2 écossaises, 2 allemands et 10 argentins. L'animation est en mode "berlot"/ Mais pourquoi ce style est-il privilégié par les excursionnistes ici et ailleurs ??? C'est une des raisons qui nous rend peu fans des excursions de groupe. Malheureusement, il n'y a pas de loueur de voiture à Cafayate. Finalement, nous en aurions bien louée une juste pour ce secteur.

Premier arrêt à La Punilla à 17 kilomètres de la ville et ce sera quelques minutes de marche et de découverte des statues naturelles comme celle de la locomotive. Il y a plein de bréas vertes sur le site (plante).

Deux kilomètres plus loin, Los Castilos se parcourra en 45 minutes de marche. Beaux; beaux, beaux paysages, nous aurions pu y rester bien plus longtemps.

Il fait chaud, chaud, chaud notre première bouteille d'eau est à sec comme celles de la plupart des gens du groupe donc arrêt buvette, poteries, four solaire et lamas en un lieu très coloré et faisant encore une fois ouvrir très grand les bouches. Malheureusement, une partie des animaux est en laisse et je reconnais que même si je déteste ce piège à touristes, je les photographie quand même. Le plus tendrinou est un petit chien en liberté cherchant désespérement à attirer l'attention, tant tout le monde mitraille les lamas. Il a eu sa photo comme les biquounettes.



L'excursion continue par un moment de marche et grimpette à El Fraile dans un monde de paysages époustouflants. C'est ensuite un arrêt rivière où certains se trampounnent les pieds. Nous avons détesté ce stop de presque 45 minutes beaucoup trop long à nos yeux car sans intérêt. De plus, vu l'allure de l'eau nous n'avions aucune envie d'y tremper le moindre bout de doigt de pied.

Un rapide passage devant El Sapo ou le crapaud où je n'ai même pas le temps de prendre une photo et nous arrivons tardivement, à 18 heures passées, vers l'amphithéâtre et la garganta del Diablo (la dernière du voyage, enfin presque car il y aura un retour à celle d'Iguaçu). Ce point est à 46 kilomètres de Cafayate. Une mini escalade puis une glissade devinrent bon moments collectifs.

Nous quittons la zone à 19 heures en laissant les deux jeunes écossaises à l'arrêt de bus du secteur, elles vont attendre celui en partance pour Salta. Il devrait passer vers 20 heures. Nous le croiserons un peu avant d'arriver en ville. Ce fut une après-midi au milieu de belles roches essentiellement ocre et rouge, un des plus chauds et des plus secs endroits du voyage.

Le chauffeur nous dépose sur la place principale à 20 heures, le retour s'est fait en forte ambiance musicale, une propina de 30 pesos pour les deux accompagnateurs, puis le temps d'une douche et nous réalisons que la casquette a été oubliée dans le bus. En allant au restaurant, un stop à l'agence nous permet de nous rassurer car la casquette nous sera rendue demain on nous annonce aussi que la journée du lendemain devrait être venteuse et frileuse.

Un repas presque trop copieux au restobar Cafayate, repéré pendant la journée, car il propose du lapin à la bière et nous espérons boire de la Burra (de la bodega la Vaca Tranquilla). Déception, la bière de la ville n'est pas servie, il y a uniquement de la Quilmés. Allez vers 23 heures, c'est parti pour une nouvelle nuit mais avant un coup d'œil sur Isaac en approche des côtes antillaises. A priori, il ne va pas stopper en Martinique.

MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Une pause paysage, en attendant la suite...

MA Madikéra Globetrotter ·
Parenthèse sur les appuis à la prépa d'un voyage, en particulier les appuis carnets de voyage ou les infos utiles en fonction de l'étape de la prépa

Bonjour,

Un voyage, dans ces régions comme ailleurs, a des points de départ qui vont orienter sa structure. Ces points peuvent rendre utiles ou inutiles certaines infos, visions, perceptions... globalement ou à un instant T d'une prépa.

Quels sont les principaux points de départ que je prends en compte :

- L'argent disponible, une évidence donc inutile de m'étendre. - Le temps disponible, idem que ci-dessus.

- L'état de santé pouvant rendre inevisageables certaines options. Nous concernant, débuter en haute altitude (Bolivie) était impossible. Même en respectant des paliers, nous avons frisé la catastrophe, alors sans ???

- Le style de voyage: réservations à l'avance ou très, très peu de réservations voire pratiquement pas à l'avance (hôtels, activités...) et donc une organisation au jour le jour et une adaptation situationnelle permanente. La deuxième option est nôtre.

- Le moyen de transport privilégié. Dans ces régions, un voyage en voiture individuelle ou en transports en commun va orienter des structures de voyage totalement différentes et bien évidemment des questions pratiques différentes: itinéraires, lieux d'arrêts... Par exemple, pour parcourir les 3 pays Argentine, Bolivie et Chili, il est difficile (voire impossible) de louer une voiture en Argentine ou au Chili (j'avais lu qu'un loueur à Salta acceptait mais je n'ai pas creusé...).

Ce voyage a été structuré sur une base transports en commun, même si nous avions un temps envisagé voiture sur une partie du NOA, cette option n'a pas été activée.

C'est pour cela que je considère que dans le montage de la structure d'un voyage en voiture individuelle, ce carnet (pas les carnets en généréal) est peu informatif quant au déroulé, aux possibles, aux choix des étapes...

Une bonne partie du vécu que je raconte ne prend pas sens quant on a pas à se limiter à un bus par jour à telle heure. C'est valable y compris dans le choix des hébergements. Et en plus, il est plus que détaillé et longuet donc va nécessiter du temps à être parcouru !!! Donc, je préfère insister sur les limites d'apports d'informations.

Lorsque j'ai préparé ce voyage, j'ai peu utilisé pour la détermination de la structure les carnets avec véhicule individuel (même si j'en ai parcouru pas mal), une bonne partie des éléments n'allaient pas correspondre.

Après, quant il s'agit d'impressions en un lieu, de vécus d'activités, de commentaires sur un resto... le moyen de transport ou le moment où cette étape se situe dans le déroulé n'ont plus d'importance et donc un carnet comme celui-ci peut redevenir utile à toutes sortes de voyageurs. Et c'est là que j'ai le plus puisé dans ceux disponibles.

Bien sûr, un carnet peut aussi servir à envisager, rêver, mémoriser... mais alors, la question de son utilité lors d'une prépa ne se pose plus.

NI Ninou98 Veteran ·
C'est marrant ce que tu dis. Moi, au contraire je m'appuie complètement sur les carnets de voyage pour les préparatifs. Je note tous les commentaires sur les restau, les hôtels, les gens, les pistes, le temps, etc.

Ca m'a réussi pour le dernier voyage dans le South West, ça me réussira pour celui dans l'altiplano.

C'est d'ailleurs assez sympathique d'arriver dans un hôtel et de se dire "merci Jifi c'est grâce à toi si je suis ici" cf. la Possada ou "Wahou !!! il faudra que je dise à Krikri que sans son carnet de voyage, nous ne serions jamais venus dans ce désert blanc" cf. White Sand... et nous ne serions pas allés à False Kiva sans Khastin, ni au Rainbow à Escalante sans Vnoa, ni à Alstrom Point sans Philippe, ni aux pieds des Fisher Tower sans MCT, et... certainement pas à Carrizozo sans JP.

Et maintenant grâce aux même (ou presque) je vais aller m'exploser les poumons dans l'altiplano LOL

Ninou
Le succès doit être mesuré non pas tant par la position que l'on a atteint dans la vie ... que par les obstacles que l'on a du surmonter tout en essayant de réussir. - Washington Booker T. Ouest USA 2011 > http://patetninou.net
MA Madikéra Globetrotter ·
Re,

Même si elles semblent différer, nos formes de prépa convergent dans l'utilisation d'éléments venant du vécu des autres.

Je découpe une prépa en deux parties: la structure du voyage et les éléments de second ordre (choix des hôtels, restos, musées à visiter...).

Si je devais préparer un voyage avec voiture, je puiserais, en effet, plein d'infos dans ce type de carnets. Par contre, sans voiture, je ne pourrais pas vivre le même type de voyage, je n'aurais pas les mêmes questionnements, ni les mêmes choix... au moment de la construction de la structure du voyage. Valable dans l'autre sens également de sans à avec.

Après dans les choix que je considère comme secondaires, car faits après la structure voire uniquement pendant le voyage, toutes les infos peuvent m'aider et je cherche de tous côtés donc utilise tout ce que les autres peuvent m'apporter.

Bref, tout cela pour te dire que tu puiseras fort peu d'infos utiles dans ce carnet, en cette phase de la mise en place de la structure de ton voyage... Je voulais t'éviter perte de temps et déconvenue d'autant plus que tu as déjà trouvé d'excellentes et concordantes pistes d'appuis par rapport à tes besoins. Par contre, nos éléments secondaires sont relatés et donc peuvent être complémentaires à ceux d'autres...

En tous cas belle suite de prépa à toi.
DI Diamina Globetrotter ·
Salut Madi,

Parenthèse sur les appuis à la prépa d'un voyage, en particulier les appuis carnets de voyage ou les infos utiles en fonction de l'étape de la prépa

Voilà ce que j'appelle des conseils d'une sagesse extrême. Ce que tu y dis est tellement vrai!!!

Merci de nous le rappeler!!!

A bientôt!
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
DI Diamina Globetrotter ·
salut Madi,

Un autre stop, un passage devant El Sapo ou le crapaud et nous arrivons tardivement

Ce fameux sapo que les touristes s'accaparent comme si il n'y avaient qu'eux sur terre! Mais c'est vrai qu'il a une bonne bouille!



A+
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MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour Diamina,

Merci pour la photo, je n'en ai pas. En effet, nous y étions assez tard et n'avons fait qu'un" stop and go", même pas le temps de réagir...

Nous avons filé plus loin...

DI Diamina Globetrotter ·
salut Madi,

J'imagine que ce ne doit pas être très pratique pour faire des photos d'être avec un groupe.

Voici d'autres photos, je ne sais pas ce qui est appelé l'amphitéatre. j'avais photographié le panneau sans vraiment cherché à savoir ce que cela désignait.

Voici la vue que l'on a du point de vue las tres cruces.



Par contre voici une photo de l'obélisque. Y êtes vous passés?



L'endroit où vous êtes resté avec les lamas tenus en laisse, ressemblait-il à cela?



En tout cas toutes ces proches rouges sont magnifiques.

Bisous!
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MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Dans la plupart des endroits, le lieu est suffisamment vaste pour ne pas être géné par le fait d'être en groupe et donc il n'y a personne sur les photos. Mais dans certains endroits, c'est plus difficile et surtout quand on file à cause du timing...

L'amphithéâtre est un espace naturel avec une excellente résonance où il arrive que des récitals de musique classique aient lieu. C'est un lieu sacré.



Oui nous sommes passés à l'obélisque.



C'est bien l'échoppe des lamas, en voilà l'arrière



Quant aux points de vues...

DI Diamina Globetrotter ·
Resalut Madi,

Merci pour la photo de l'amphithéatre, nous n'y sommes pas allés. il va falloir que j'y retourne!!!!

Celle de l'arrière de l'échoppe des lamas ne donne pas envie d'y aller par contre!

C'est vrai que cette quebrada de las conchas est vraiment magique!
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MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Je n'ai aps de photo de l'échoppe dans sa partie avant car en plus de nous il y avait 3/4 voitures à l'arrêt et donc du monde. Il faut dire qu'il faisait super chaud et que les gens achetaient à boire.

Après l'amphithéâtre, il y a la Garganta del Diablo et après ce fut retour pour nous. Nous y étions limite trop tard.



Les photos et films du secteur sont visibles par ici
DI Diamina Globetrotter ·
Resalut,

Je suis allée dans un amphithéâtre naturel de ce genre dans les environs de chicago. Ce genre d'endroit est vraiment idéal pour l’acoustique sonore. Par contre la garganta que tu nous montres m'inspire moins que le points de vus sur l'ensemble de la quebrada. Cette photo est vraiment trop géniale!



Bisous!
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MA Madikéra Globetrotter ·
Re,

Nous étions un peu tard à la Garganta donc plus beaucoup de lumière. C'était un moment de groupe sympa car pour monter et descendre il a fallu s'entraider un peu.

Pour le point de vue, il se mérite après un peu de marche et de grimpette. C'est après les lamas, à El Fraile, en surplomb de cela. Je trouve que la forme blanche a un peu une allure de tête de grenouille.

MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Bientôt la suite... Un petit verre de vin et hop voilà ce qu'on risque en jouant avec les photos... voir tout en rouge...

MA Madikéra Globetrotter ·
Parenthèse sur les appuis à la prépa d'un voyage - du budget et des possibles...

Bonjour,

Il y a plusieurs approches possibles à la construction d'un voyage à partir du point budget et donc plusieurs façons de monter sa structure de voyage... Voilà celles que j'envisage.

Approche à partir du budget Disposer d'une somme de tant et voir ce qui peut rentrer dedans, donc définir ses choix à partir de là.

Approche à partir des envies, objectifs, goûts... Lister ses envies, ses besoins (activités, déplacements, type d'hébergement, de restauration...), budgeter et ajuster en ajoutant ou éliminant en fonction de ses possibles financiers maxima.

Approche mixte - qui est la nôtre Partir d'un budget maximal par jour (et/ou pour le voyage) et définir les possibles à partir des impératifs personnels et des envies, objectifs... L'ordre des impératifs personnels est très variable. Certains partent du moyen de déplacement (voiture/avion/bus) et d'autres partent d'autres éléments comme l'hébergement, les activités... L'hébergement/qualité de vie est un de nos éléments structurants.

Nous disposions d'une somme de 200 euros par jour maximum, pour les deux, hors billets d'avion pour venir/partir. Des choix et conceptions personnels nous faisaient envisager cette somme en change autorisé (donc pas de recours au change illégal dit parallèle ou bleu ou...), pas non plus de transport de grosse somme en espèces et donc une utilisation prépondérante des cartes de crédit. Certains optimisent leur budget en fonctionnant autrement.

Compte-tenu de notre première expérience en Argentine, des recherches prix sur Internet, de nos goûts et choix personnels nous savions que le budget moyen hébergement serait de l'ordre de 70 euros par jour.

Le budget nourriture, repas du soir au resto, grignoteries, gourmandises... serait d'une quarantaine d'euros auxquels s'ajouterait le budget petites dépenses, blanchisserie et imprévus (commodités, propina, pharmacie...) 10 euros, soit un total de 50 euros.

A ce stade, il nous reste 80 euros par jour, pour les deux, pour les déplacements et les activités. Certains envisageront de diminuer sur le poste précédent, pas nous. C'est un choix qui va orienter le reste mais qui est un de nos inconditionnels. D'autres bien sûr rogneront sur cet aspect.

Les activités envisagées: entrées de parcs, excursion Salar d'Uyuni et Esteros del Ibera, activités payantes... étaient projetées à environ 50 euros par jour. Là aussi en fonction d'impératifs personnels comme faire le Salar en excursion privée.

Donc, il nous restait une quarantaine d'euros pour les déplacements et frais oubliés.

Une voiture louée dans la région de Salta, c'était minimum (devis de l'époque) une cinquantaine d'euros par jour pour une catégorie de base. Donc, la voiture ne pouvait qu'être envisagée de manière limitée voire même éliminée. Du coup le voyage s'est structuré en bus... et la décision de pas de voiture du tout a été prise sur place. Il faut également dire qu'aucun des deux n'avait envie d'envisager ce voyage au volant d'une voiture une bonne partie du temps ! De pllus, être en voiture c'est être juste nous deux une bonne partie du temps. Or, un des objectifs à ce type de voyage c'est aussi d'être avec, au milieu d'autres même si les échanges demeurent ponctuels...

Dans la première phase de la prépa, le dégrossissage de gros sur les éléments de parcours, j'avais envisagé plein de possibles comme "faire du ski, comme en 2010". Bien des envisagés se sont éliminés pour des raisons budgétaires ou temporelles ou organisationnelles. Le budget journalier a, alors, servi de couperet.

A l'arrivée nos dépenses journalières se sont chiffrées à 196,50 euros par jour.

S'ajoute à tout cela le fait que ce voyage va aussi être vacances donc moments de repos et de coolitude, que tout ne pourra être vu ou fait ou rencontré ou..., qu'une sélection va se faire avant et pendant...
MA Madikéra Globetrotter ·
Journal de bord Vendredi 24 août 2012

Froidure montagneuse



Un début de matinée tranquille commence à 8 heures par le réveil, se poursuit par la douche, le petit-déjeuner (un peu plus copieux que le veille) et se termine par le bouclage des sacs. A dix heures ils, sont entreposés à l'accueil et c'est tour en ville direction le musée de la Vigne et du Vin. Houh, la température a baissé et un vent frisquet nous fait sortir les coupe-vent.

L'architecture et la muséographie sont modernes. La visite nous a nécessité une quarantaine de minutes, cependant nous sommes loin d'avoir tout lu, et 30 pesos par personne. Ce musée nous a bien plu et vous le recommandons si vous avez un petit trou en vos emplois du temps... Il y a de chouettes objets à la boutique de souvenirs et la possibilité de déjeuner sur place.



Juste en face il est une bâtisse en construction, si vous passez par là nous vous encourageons à y jeter un oeil...



Un autre petit tour dans cette ville que nous apprécions beaucoup, un achat d'un petit sac à main/pochette pour moi, un passage par Internet pour apprendre qu'il y a de la place dans les hôtels envisagés pour Tafi et Tucuman et constater que le monde professionnel commence à se manifester (c'est un peu trop tôt, il nous reste 7 jours avant de rentrer). Dans les rues, il y a des éléments montrant les souches d'immigrants venus au fil du temps, comme des pancartes multilingues, il y a aussi des babyfoots installés en pleine rue, des fresques et d'autres petits détails rendant intéressante la flânerie.



Le déjeuner se fera au Terraño tant nous avions apprécié sa cuisine mais à l'intérieur car le vent souffle trop fort pour que la terrasse nous convienne. D'ailleurs, ce sera soupe minestrone au menu, serait-ce l'hiver finalement ? Une tarte Tatin (elle était trop bonne la première fois), un flan de quinoa et deux maxi jus d'orange nous feront une addition à 146 pesos. Parmi les tableaux affichés, un carré repart avec nous. Il sera pour la gardienne de Choupetta. Mauvaise nouvelle à l'agence, la casquette n'a pas été retrouvée, donc il faudra en racheter une...

Avant de quitter la ville, les porte-monnaie sont rechargés. Un taxi nous emmène de l'hostal au terminal pour 6 pesos. Ils sont à la fois près et loin l'un de l'autre. Nous aurions pu y aller à pieds, le taxi à ce prix là nous pousse à la paresse !

Le bus jaune se met en route à 14 heures et à 16h30 nous déposera au terminal de Tafi. Entre-temps, il est passé par Amaicha del Vale où un gigantesque musée dédié à la Pachamama nous fait regretté de ne pas y avoir prévu de stop. Un peu après cette ville, un observatoire est à signaler Ampimpa (www.astrotuc.com.ar), pas de stop non plus donc impossible de vous dire si cela vaut la peine. La route grimpe et le froid avec elle. Au point le plus haut, vers 3 000 mètres, il y a du givre sur toutes les plantes et quelques plaques de neige. Grrrr, c'est l'hiver et nous commençons à bien nous en rendre compte !

Dès la sortie du bus, je sens mes os se congeler. Bon pas le temps de souffler, achat des billets pour Tucuman pour le lendemain départ à 13h50 (40 pesos ppersonne) et nous partons à la recherche d'un remise. Nous en voyons un qui nous fait signe qu'il va déposer des clients et revient. Nous nous mettons à l'abri dans le terminal car dehors c'est ambiance glacière.

Quelques minutes plus tard, nous voilà à l'hôtel Tafi et la congélation continue car le chauffage n'est pas en route en cette fin d'après-midi. il sera mis vers 18 heures. Il y a un hôtel plus près du terminal, plus cher, a posteriori nous nous demandons si nous n'aurons pas dû le choisir.

Il suffit de traverser la route et de faire quelques dizaines de mètres pour aller au Rancho de Felix, heureusement. Nous y dégusterons une viande topissime avec des frites maison un peu grasse, en dessert du quesillo (sorte de tomme jeune) et fan avec des fraises (Tafi en est région productrice), le tout est arrosé du Torrontés maison et est facturé 150 pesos. Comme j'ai peu faim, nous avons pris une seule portion de viande et le patron nous a dit que c'était trop petit pour deux. C'était un trop petit argentin, donc environ 300 grammes de viande.

Allez zou, au fond du lit toute patatrak vers 23 heures.

MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

En attendant la suite. Tonneau au naturel...

MA Madikéra Globetrotter ·
Journal de bord Samedi 25 août 2012

Mais où sont les menhirs ?



Quand nous émergeons vers 8 heures dans une chambre à 19°, je suis légèrement fiévreuse et plutôt patatrak: aucune envie de sortir. Normalement la chambre doit être rendue à 10 heures, je négocie avec le gérant et il nous autorise à rester gratuitement jusqu'à 11h30. Il faut dire qu'il n'y a que quelques chambres d'occupées en cette basse saison. Le petit déjeuner avalé, c'est repos sous les couvertures en attendant l'heure du taxi.

Un chauffeur de remise vient nous prendre pour nous emmener voir les menhirs et nous déposer au terminal où nous déjeunerons avant de partir. La course d'un peu plus d'une heure est tarifée 100 pesos. Brrrrrr, l'hiver est vraiment là.

Nous arrivons au tertre où étaient les menhirs mais ils ont été déplacés. Cela vaut tout de même la peine de prendre conscience de l'emplacement originel. De ces menhirs, les spécialistes ne savent pas grand chose, ils ont du mal à les dater et à les spécifier. Ils auraient été réalisés par les Tafi. A la fin du XIXème siècle, il y en avait plus de 100, actuellement il n'en reste qu'une cinquantaine. La plupart d'entre eux sont au village voisin d'El Mollar, donc en route pour le musée. Et, ils sont bien là disposés dans un petit espace réservé. Ils ont dû être déplacés car sur leur colline originelle, ils étaient volés. Les plus grands ont plus de 3 mètres et certains sont gravés. Si vous êtes dans le coin, autant venir les voir sinon je mets un bémol à venir jusque là rien que pour eux.



Vers, 13 heures nous voilà au petit snack du terminal à attendre deux belles assiettes de pâtes à la sauce tomate, fort bonnes et bien revigorantes sous ces frimas. Nous avons eu tellement froid que la boisson fut en mode thé, le tout est tarifée 76 pesos.

Le bus part à 13h50 pile et arrive au gigantesque terminal de Tucuman à 16h30. La route passe au milieu de forêts et de paysages différents de ceux vus jusqu'à présent. Les yeux en ont été ravis, ils aiment la variété.

Allez zou, 15 pesos de taxi et nous voilà au Dallas. Au moment où j'écrie ces lignes, nous venons juste d'apprendre que JR (Larry Hackman) est décédé, souvenirs d'une époque où les samedis soirs résonnaient au rythme des foreuses de puits de pétrole.

Installation dans la chambre, je suis toujours patatrak et je tousse à n'en plus finir mais il y a un bon radiateur électrique qui va vite chauffer la pièce et me redonner espoir d'aller mieux d'ici le lendemain. Que la ville est grisounne, heureusement qu'il y a les arbres en fleurs pour mettre de la gaité, jaune, rose et blanche, dans les rues.



Pas très faim, donc nous demandons à la fort sympathique réceptionniste où se trouve la confiteria la plus proche. Il y a une Balcarce un peu plus haut dans la rue, donc... En y allant nous passons devant une panederia alléchante mais nous continuons tout de même - erreur. Bon, il faut dire qu'elle n'a qu'une terrasse extérieure et que le froid est bien présent.

Il est aux environ de 19 heures et c'est la mauvaise heure pour aller en confiteria. Elle est bondée, le service est super long, les serveurs hautains, il faudra plus de 30 minutes pour avoir 2 limonades (excellentes) et presqu'une heure pour une picada que nous toucherons à peine tant nous n'avons plus faim dans tout ce brouhaha incessant. Aller dans ce type de lieu en fin de journée vous plonge dans une activité sociale majeure: les rencontres de fin de journée. A droite, une mamie vient passer quelques minutes avec sa fille et son petit-fils, à gauche des copines trentenaires se montrent leurs achats du jour, derrière un couple de retraités savoure des croissants (media-luna), plus loin des hommes en costume regardent des tablettes ou des téléphones... Bref, c'est un condensé de vie en puissance sonore maxi. En général, les gens consomment un petit-déjeuner ou des sandwichs jambon/pain de mie chauds. D'habitude nous aimons bien être dans cette vivance mais ce soir-là, c'était une erreur, trop de fièvre, de fatigue, de toussotement... bref un plat abandonné quasi intact et 100 pesos en moins dans le porte-monnaie.

Quelques mètres dans la froidure et nous sentons une petite envie de gourmandises ! Donc un arrêt pâtisserie s'impose. Que cet endroit est beau et sent bon. Il y a des dizaines de sortes de gâteaux de la miniature au modèle maxi. La vendeuse est tout sourire et nous sort quelques mots de français. Une de leurs clientes régulières est française et leur a appris un peu de vocabulaire. Bref, nous y passons une bonne quinzaine de minutes à bavarder avec l'équipe et repartons avec 6 mini bouchées et une bouteille d'eau pour 17 pesos. Nous vous recommandons très fortement la panederia Villecco à Tucuman.

Il est 23 heures quand les draps nous accueillent.

MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

En attendant la suite... Un complément de menhirs

MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Nous alons bientôt commencer le lentouneux retour vers Foz do Iguaçu...

MA Madikéra Globetrotter ·
Journal de bord Dimanche 26 août 2012

Plaine route



Un lever tranquille vers 8 heures, suivi d'un petit déjeuner continental et d'un tour de pâté de maison et en route pour le terminal en taxi. Une surpirse à l'arrivée, le chauffeur ne descend pas du véhicule pour nous donner les sacs mais c'est un "bagagiste" à qui il donne les clefs qui officie. Et voilà deux pesos de propina de plus à donner.

Le terminal est gigantesque et comprend un centre commercial et une fête foraine. Nous nous procurons grignoteries et boissons et à 11h30 c'est le départ. Nous sommes bien placés puisque nos sièges sont ceux derrière l'escalier donc avec l'espace le plus large. C'est l'avantage d'avoir réservé une semaine à l'avance !



Le paysage se déroule essentiellement en mode "morne plaine" et surtout "Evitons de rouler trop vite". Un grignoterie à midi, une autre le soir, à boire... le temps passe au rythme des films que nous ne regardons pas vraiment. Toutes les sorties de clim, en notre proximité, ont été bouchées mais rien n'y fait: l'une tousse à qui mieux mieux et l'autre se fièvrise. Il est 23 heures lorsque le bus stationne à Resistencia, il va continuer vers Puerto Iguazu. Nous avons choisi de faire ce trajet en étapes car un peu plus de 10 heures enfermés dans une machine roulante nous suffisent !

Il fait super froid. Le chauffeur de taxi nous dit que l'hiver s'est installé ces derniers jours et du coup tout le monde mange du locro (la soupe que nous avions bien aimé à Humahuaca). L'hôtel est au centre donc à une dizaine de minutes du terminal, la course revient à 30 pesos, comme à l'aller. Trop tard pour aller à la confiteria d'en face et tentative de dodo. Ce sera, en effet, tentative car entre un qui a de la fièvre et une qui tousse et tousse et retousse... le sommeil a été peu présent !

MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Bientôt le prochain battement d'ailes vers l'étape suivante...

KA Kashtin Globetrotter ·
Bonjour! 🙂

Tes photos de papillons sont magnifiques, autrement plus belles que ceux que j'ai photographiés! (et pourtant je suis censée faire une page papillons d'Iguazu pour C-E, je crois que je t'en avais parlé). Bravo à la (ou au) photographe!

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour Pascale,

Pas facile d'arriver à les pixeliser fixement tant ils papillonnent !!! Pour une de réussie, X de prises... Si tu as besoin pour compléter ta page...

Merci pour le compliment, cela me fait plaisir quand qq'un apprécie une de mes photos.
MA Mamijuju ·
J'ai lu tout d'une traite aujourd'hui ! Grand merci et félicitations !Textes et photos : tout est passionant !!!!!!!!!
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Merci beaucoup Françoise. C'est ma journée complément de doux moments à ceux conséquents aux gourmandises apportées par Saint-Nicolas 🙂 🙂 🙂 Je papillotte de joie

KA Kashtin Globetrotter ·
Bonsoir Madikéra,

Si tu as besoin pour compléter ta page...

Merci, je retiens ta proposition au cas où... 🙂
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
MA Madikéra Globetrotter ·
Journal de bord Lundi 27 août 2012

Chemin faisant



Le bus visé est à 10h30 donc lever à 8 heures, douche, petit déjeuner, sacs... et à 9h45 c'est taxi pour le terminal, même pas le courage d'aller faire un petit tour en ville.

Nous avons acheté des places en semi-cama, à l'avant, mais le service est "first class". Nous bénéficierons donc d'un plateau repas froid et d'un plat chaud de bonnes grosses raviolis. Nous connaissons déjà cette route, donc l'attention paysages est flottante. D'autant plus que fièvre et toussotements sont au programme.

Du coup, au lieu d'aller jusqu'à Puerto Iguazu, comme envisagé au départ, nous n'irons que jusqu'à Posadas. Nous avions une journée de battement sur ce trajet de retour: la journée de sécurité. Pour certains ce retour en 3 jours apparaîtra longuet, pas pour nous. En voyage, nous apprécions aussi ces moments de contacts avec les modes de vie locaux et les endroits pas forcément touristiques. De plus, vivant sur un mouchoir de poche parcourir des centaines de kilomètres, rouler pendant des heures (avec la limite de la dizaine) est aussi changement et donc vacances ! Nous trouvons aussi qu'à trop en voir ou en faire nous saturons et à ce stade du parcours il ne nous restait qu'une faible capacité de découverte.

Le soleil, présent en début de matinée, se voile et la température reste frisquette. A 16h15, nous descendons du bus. 38 pesos et une bonne quinzaine de minutes sont nécessaires pour rejoindre le centre ville et l'hôtel. Tiens un Carrefour, cela faisait longtemps que nous n'en avions vu.

Il fait gris et frais. Un peu de courage et une envie de marcher nous poussent jusqu'au fleuve Uruguay. C'est une ville extrêmement commerçante. C'est l'heure de sortie de l'école et il y a beaucoup de monde partout. Il fait frisquet donc même les chiens sont emmitoufflés. Le bord de fleuve ne nous enchante dans toute cette grisaillerie. Le soir ce sera lomo, purée et limonade à la confiteria du coin pour 110 pesos. Un repas correct sans prétention mais ayant l'avantage d'être chaud.



Vers 22 heures les pupilles se ferment et le sommeil s'installe mieux que la veille même si les toussotements persistent.

MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Bientôt le dernier trajet en bus et le retour aux chutes... Plus qu'un petit battement...

Pénélope29 ·
Bonjour, Je profite encore de votre page pour poser une question qui pourrait peut-etre être utile à d'autres.

Je fais le trajet Salta-Tupiza(bolivie) en autobus , je n'ai qu'une seule journée de libre pour une visite en chemin.

d'après moi, et d'après vos récits, le meilleur choix serait Humahuaca ???

merci encore
Merci la vie !
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Si je ne devais faire qu'un arrêt, je le ferai à Purmamarca. L'avantage c'est que tu as des beaux paysages à voir tout autour du village donc pas besoin d'aller ailleurs... Maintenant, cela peut être un peu moins facile d'en repartir vers Villazon en bus, il faudra combiner...

Belle suite de prépa

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