Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied

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SA Sam46 ·
absolument impossible d'aller dans le triangle d'or et pour la route , tentez la numero 13, ca sera un bon debut
NO Nong Regular ·
sa bai di

t es toujours au laos?
32 321 Veteran ·
Salut Sam,

La région au nord de Muang Maï et ton fameux village fantôme de Takhao n'ont plus de secrets pour moi ! Je viens de m'y promener durant un mois. On en reparle dans quelques temps.

A + 321
200 jours à pied, seul, sans guide, aux confins du Laos : CLIC
32 321 Veteran ·
Salut Nong,

Je suis rentré il y a deux jours. J'ai passé un mois à pied au nord-est de... Muang Khua !

J'en reparlerai dans quelques temps.

A + 321
200 jours à pied, seul, sans guide, aux confins du Laos : CLIC
SA Sam46 ·
ho le veinard!! j'espere que tu as apprecié autant que tes autres peregrinations dans le nord du laos me tarde d'en savoir un peu plus je pars courant octobre ou novembre t'as pas eu trop de flotte?
SA Sam46 ·
village fantome?? il n'existe pas? deplacé?
32 321 Veteran ·
Non, pas trop de flotte. Je m'attendais à tellement pire ! Il semblerait que la mousson soit cette année (jusque début août en tout cas) moins abondante que la normale. Bon, j'ai quand-même été bien arrosé et j'ai pas mal pataugé dans la boue certaines journées, mais cela ne m'a pas posé de gros problèmes pour aller là où je le souhaitais. J'avais par ailleurs une bonne paire de chaussures de trail qui se sont avérées absolument parfaites dans ces conditions.

Ban Takhao (j'ai désormais compris d'où tu le tiens : il figure en effet sur toutes les cartes géographiques grand-public du pays) est inconnu au bataillon. Mais il faut dire que, d'un groupe ethnique à l'autre (la zone est habitée par des Akha Loma, des Hmong, des Taï Dam, des Khamu et des Lao Bit), et même d'un hameau à l'autre d'une même ethnie, chacun nomme les villages comme il l'entend ! Mais je te rassure, il y a d'autres villages à cet emplacement, tous Akha Loma. Je posterai un petit récit dans quelques jours.

A + 321
200 jours à pied, seul, sans guide, aux confins du Laos : CLIC
VE Venissian Globetrotter ·
impressionnant "monsieur" je relis et relis tes parcours
si vous n'aimez pas mes informations, ne les lisez pas, lisez autre chose, mais respectez les car elles serviront a d'autres
RO Rolandbis Regular ·
L’important est que le voyage soit perturbé

J'ai jeté ma télé par la fenêtre il y a maintenant près de 15 ans. Et plus les années passent, moins je le regrette.

Bref, désolé, mais au Laos, pour ma part je ne connais que des routes du possible.

Et après tout, puisque c'est ce que vous recherchez, et bien je vous souhaite un maximum de difficultés !

A + 321

Merci pour cette réponse concise et explicite....et implicite

RL
FR Frederic888 ·
Je rajoute ma touche de compliments à ce poste: j'apprécie beaucoup la façon dont tu vis et racontes tes voyages!

Il m'est arrivé de me perdre volontairement dans des endroits peu fréquentés des pays que je traverse mais jamais aussi lobngtemps, pour une simple raison: j'ai toujours un peu de mal avec la nourriture présentée...

Ce sujet peu sembler anecdotique, mais sur 30 jours, n'as tu pas eu des moments un peu difficiles à cause de ce sujet?
32 321 Veteran ·
Salut Fred,

Merci pour les compliments.

pour une simple raison: j'ai toujours un peu de mal avec la nourriture présentée...

Ce sujet peu sembler anecdotique, mais sur 30 jours, n'as tu pas eu des moments un peu difficiles à cause de ce sujet?

Je ne sais pas si tu veux parler du contenu ou plutôt de sa présentation et/ou préparation. Quoi qu'il en soit je suis d'accord : dans ces endroits la nourriture, à la longue, elle fatigue. Personnellement ce ne sont plus les contenus qui me rebutent tant car, désormais accoutumé au fait qu'à peu près "tout" s'y consomme, et aussi par la nécessité impérieuse de m'alimenter un minimum sur de telles durées de séjours, je me contente aisément d'à peu près tout ce que l'on m'y propose et il est désormais très rare qu'un aliment me répugne au point que je doive tout faire pour éviter d'avoir à l'ingurgiter.

Je dois dire aussi que le contexte y fait beaucoup car certains des aliments que j'y avale désormais sans aucune réticence me provoqueraient probablement ici, en France, quelques réticences. Un morceau de viande de chien boucanée aux relents nauséabonds de charogne, ou encore du sang cru aux herbes, tout ça servi à 6 heures du matin, je ne sais pas si ici je parviendrais à m'y faire au petit-déjeuner ! Et pourtant là-bas, de telles opportunités protéinées, il faut toujours en profiter !

Il y a aussi le manque de diversité qui incommode parfois : manger du riz et du maïs, et pas grand-chose d'autre, à tous les repas pendant plusieurs semaines d'affilée, c'est parfois un peu éprouvant (je perds à chaque fois environ 10% de mon poids en un mois). Néanmoins désormais je me surveille un peu plus qu'autrefois. Par exemple, lorsque c'est possible, j'achète un peu de viande aux villageois : une poule, un chien, une bête sauvage capturée. Je dis "un peu" car, même si j'achète la bête entière, nous sommes généralement 10 ou 15 affamés à se la partager... Mais il n'y a pas possibilité d'en acquérir tous les jours car les animaux domestiques sont trop peu nombreux dans les villages isolés, et les prélèvements doivent alors s'effectuer avec parcimonie. Quant aux bêtes capturées vivantes cela n'arrive pas tous les jours, mais il arrive parfois que je puisse acquérir une tortue, un porc-épic, un varan, etc.

Alors, comme je le disais ailleurs, il y a des jours ou certains "fantasmes fringaleux" de nourritures occidentales m'obsèdent. Et bien sûr ils disparaissent dès que j'ai remis le pied "en ville", et que j'ai donc enfin accès à ces mets puisque, ça aussi, ce n'est finalement qu'une question de contexte.

Mais donc, plus que le contenu des plats, c'est parfois leur présentation qui peut rebuter. Surtout quand il y a de l'alcool au repas. Cela je l'ai raconté plusieurs fois dans mes notes : tant que l'on boit, on ne touche pas au riz, donc au repas proprement dit ; on se contente seulement de picorer dans les plats communs. Le problème est que lorsque l'on entame enfin le riz, donc le repas proprement dit, tout est froid et tout a été touché, remué cent fois, mélangé, souillé par tous, par tout le monde, par toute la famille, par tous ceux qui ne buvaient pas d'alcool et qui ont pu, pendant tout ce temps, s'en donner à cœur joie avec les plats, y compris les gamins morveux qui ne se sont pas gênés pour y tremper allègrement leurs menottes. Dans ces occasions je l'assure, c'est un avantage d'être ivre pour affronter le dégoût et le découragement...

Ce point est valable parmi les populations montagnardes du nord. Dans le sud par contre, chez les Katou (d'où je reviens tout juste d'un deuxième séjour), cela ne se produit jamais puisque leurs traditions veulent qu'on y fasse manger l'étranger seul, à part. Même si du coup c'est beaucoup moins convivial, là au moins personne ne vient souiller mes plats... Par contre la misère est latente chez les Katou et les manques chroniques de riz* font qu'on le consomme le plus souvent mélangé, et parfois jusqu'à part égale, avec du maïs concassé ou du manioc pilé, selon la saison. Cela l'affadit terriblement et ne le rend plus du tout appétissant. Et c'est ainsi tous les jours, presque à chaque repas.

Bon, j'ai peut-être un peu dépassé le cadre de ta question. En conclusion je dirais quand-même que oui, qu'en ce qui me concerne ces problèmes concernant la nourriture me sont, sinon anecdotiques, en tout cas très secondaires. Tout simplement parce que je sais que je ne réside pas dans ces lieux pour des durées incommensurables et que donc, quoi qu'il arrive, je m'en remettrai. Secondaires aussi parce que tout le reste, tout ce que je peux apprendre et observer en permanence dans ces endroits fascinants, sur les modes de vies si traditionnels qui y subsistent encore, est tellement plus important que quelques petites fringales et petits dégoûts à supporter. Mais j'aime les raconter pour tenter d'illustrer, un peu peut-être, ce que vivent les autochtones au quotidien.

Et toi, dans quels endroits tu as eu des difficultés avec la nourriture ?

A + 321

* Les villageois Katou m'ont raconté qu'ils rencontrent des problèmes de soudures alimentaires (cf. l'attente de la nouvelle récolte annuelle de riz alors que la précédente a été entièrement consommée, ou presque) chaque année mais que parfois elles pouvaient s'étendre jusqu'à 8 mois !
200 jours à pied, seul, sans guide, aux confins du Laos : CLIC
FR Frederic888 ·
Pour ce qui me concerne, les deux difficultés essentielles rencontrées sont: - les plats super épicés proposés parfois dans des villages d'Amérique Centrale où même d'Isan. - le manque de variété alimentaire sur la longueur.

Ce dernier point étant pour moi le plus difficile! Je suis loin d'être un Robert Bidochon, mais je suis bien content de me taper mon paté, ma baguette, mon fromage et mon pinard après 5 semaines de riz!

J'ai pas rencontré ce type de problème au Laos, étant resté sur les sentiers à peu près balisés.

Je profite de ce message: tu parles beaucoup de la vie quotidienne illustrée de pas mal d'anecdotes, mais pourrais tu détailler un peu les différents liens sociaux qui règnent au sein des villages? Malgré leur isolement, est ce que les liens et la répartition des rôles entre les hommes et les femmes de ces villages, entre les maris et les femmes, sont similaires aux pays voisins comme la Thailande ou le Cambodge? Est ce qu'il existe une hiérarchie sociale importante?

Si tu as un peu de temps, merci d'avance!

A+

PS: par ailleurs, je suis intéressé pour avoir tes comptes rendu au format Word, mais tu as bloqué les MP
32 321 Veteran ·
Tu poses des questions trop ambitieuses, il y aurait de quoi en écrire des pages et des pages... Donc je vais faire très court, à toi de poursuivre ensuite tes recherches.

Malgré leur isolement, est ce que les liens et la répartition des rôles entre les hommes et les femmes de ces villages, entre les maris et les femmes, sont similaires aux pays voisins comme la Thailande ou le Cambodge?

Il faudrait d'abord que tu me décrives ce qu'ils sont, ces rôles, dans ces pays voisins ! Le Cambodge, cela fait trop longtemps que je n'y ai pas mis les pieds (et puis je n'y ai jamais fait d'observations sociologiques...) ; idem pour la Thaïlande qui, de plus, ne m'intéresse pas beaucoup. Et puis ces pays aussi sont relativement riches en diversité ethnique, donc il doit y avoir de grandes variables sur ce point ! Bref il me semble impossible de comparer ces aspects de manière aussi globale.

Alors voilà, en résumé express et de manière très schématisée, en ce qui concerne la plupart des ethnies montagnardes : les femmes ont la maison et les champs ; les hommes ont le village et la forêt. Cela signifie que les femmes héritent de la plupart des tâches domestiques et de l'agriculture. Quant aux hommes il leur incombe donc la construction et l'entretien des habitats et des "infrastructures" du village (barricades, puits...), la préparation annuelle des nouvelles parcelles à mettre en culture (défrichage de la forêt), la chasse, la pêche, etc.

Est ce qu'il existe une hiérarchie sociale importante?

Importante à notre échelle occidentale, non. Mais à l'échelle locale, oui. Cette hiérarchie se caractérise, évidemment, par des différences de richesses. Un seul exemple parmi plein d'autres : la possession d'un buffle permet aux familles concernées (et si la topographie de la région s'y prête) d'accéder à la traction animale et donc à de bien meilleurs rendements agricoles (de riz et d'opium pour les cultures les plus valorisantes), l'économie locale se concentrant presque exclusivement autour des activités agricoles.

Ce qui va aussi différencier les familles, c'est le rapport du nombre de personnes actives/inactives qu'elles comprennent car la taille des parcelles mises en culture (et donc l'importance des rendements qui en découlent) va directement dépendre du nombre de "bras valides" disponibles pour les cultiver. Cela signifie que des vieillards ou des enfants non encore en capacité de travailler représentent de lourdes charges pour les actifs qui doivent alors, seuls, se charger de la mise en culture des parcelles vivrières qui devront nourrir toute la famille. Et les répercussions finales s'en trouvent alors en effet très différenciées : pendant que des familles ne pourront pas assurer la soudure alimentaire, d'autres produiront des excédents commercialisables. Ce rapport du nombre des actifs/inactifs évoluant, dans un sens ou dans un autre, au fil des années, il est un perpétuel facteur d'enrichissement ou de paupérisation des familles.

Mais ce ne sont que deux exemples (et encore, ici très résumés !). Ces questions sont très complexes et impossibles à cerner aussi brièvement. Si vraiment elles t'intéressent, je te conseille de lire les publications du CCL :

Deux systèmes agraires de la province de Phongsaly Des systèmes agraires de la rive gauche de la Nam Ou Derrière la savane, la forêt

PS: par ailleurs, je suis intéressé pour avoir tes comptes rendu au format Word, mais tu as bloqué les MP

Ok, je te contacte.

A + 321
200 jours à pied, seul, sans guide, aux confins du Laos : CLIC
AN Andre7434 ·
Bonjour,

Je viens de lire ce récit passionnant et je serais intéressé par une version word car je vais me rendre prochainement dans la région d'Utay pour le compte d'une ONG dans le but de leur donner l'accès à l'électricité. Votre description des villages est précieuse, c'est dommage qu'elles ne soient pas accompagnées d'une carte.

bien cordialement, André

andre7434@yahoo.fr
SO Solo Regular ·
Un copier-coller de ces textes dans un fichier Word ? Où est le problème ?
32 321 Veteran ·
Salut,

Ok, c'est parti. Pour information ces deux autres récits, ICI et LÀ, sont plus aboutis et se déroulent également dans l'extrême nord de la province.

Néanmoins, puisque vous faites allusion aux cartes, je préfère prévenir que si vous comptiez sur ces récits pour vous aider à vous orienter sur place, alors il vaut d'abord mieux lire ce que j'écrivais ICI.

A + 321
200 jours à pied, seul, sans guide, aux confins du Laos : CLIC
32 321 Veteran ·
Où est le problème ?

Nulle part il me semble. Pourquoi cette question ?

A + 321
200 jours à pied, seul, sans guide, aux confins du Laos : CLIC
SO Solo Regular ·
Bonjour 321,

Je répondais seulement à André7434 par rapport à sa question : "Je viens de lire ce récit passionnant et je serais intéressé par une version Word...". D'où mon conseil de faire un copier-coller dans un fichier Word. Donc pas de problème et bonne journée à vous.Par ailleurs, j'adore vos récit sur le Nord-Laos et attend avec impatience votre prochain carnet de voyage.
DU Duretbernard ·
Nord Laos, au coeur de la province de Phongsaly : 34 jours de balades, seul et à pied, en compagnie des minorités ethniques

Septembre et octobre 2006

Ce récit résume un séjour de 42 jours passés au Laos en 2006 dont 34 journées de balades, seul, à pied et sans guide, dans les montagnes de la province septentrionale de Phongsaly, en compagnie des minorités ethniques qui y vivent : les Akha Eupa, les Akha Pouli, les Moutchi, les Posang, les Khamu, les Hmong, les Yao, les Taï Lue, les Akha Sheusheu et les Akha Nonrheu. Toutes les nuitées se sont déroulées chez l'habitant.

. Mes autres promenades au Laos, à pied, seul, sans guides : > Au cœur de la province de Phongsaly, trente-quatre jours en 2006. > Aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours en 2007. > "Dans l'intimité" de la province de Phongsaly, trente jours en 2009 (photos visibles à la suite du récit). > Toujours aussi sauvage, cette province de Phongsaly, trente jours en 2012. > Et puis, à l'autre extrémité du pays, trente jours en 2010 dans les confins très méconnus de la province du Sékong, sur les territoires de l'ethnie Katou (photos visibles à la suite du récit).

Je peux envoyer des versions Word de ces textes sur demande. Je suis intéressé pour que tu m'envoies la version word de tes périples à pied au nord laos, je vais y aller en janvier et voudrais profiter de ton expérience merci . Au fil des journées... Jour 1 et 2, la capitale désuète Jour 3 et 4, la route du nord Jour 5, l'éducation des montagnards Jour 6, les foyers de cuisson Jour 7, l'enfant seul en forêt Jour 8, l'alcool de riz Jour 9, les femmes inaccessibles Jour 10, la vénalité des Posang Jour 11, la diversité ethnique Jour 12, le chamanisme Hmong Jour 13, la maison Hmong Jour 14, la consommation d'insectes Jour 15, l'opiomane excessif Jour 16, les drogues chimiques Jour 17, la compagnie policière Jour 18, le commerce improvisé Jour 19, l'entrée du pays Yao Jour 20, le bonnet Yao Jour 21, le chemin du village Jour 22, la sauvagerie animale Jour 23, les acheteurs d'opium Jour 24, les "idiots" de village Jour 25, l'intimité des montagnards Jour 26, les vautours de forêt Jour 27, encore un peu d'animalerie Jour 28, la rivière infranchissable Jour 29, la fin du pays Yao Jour 30, deux ans après Jour 31, la maison-cabane Jour 32, les petites bêtes Jour 33, les points d'eau Jour 34, le filage du coton Jour 35, la maison Akha Jour 36, la culture du riz Jour 37, la veillée funèbre Jour 38, la préparation des obsèques Jour 39, le bordel chinois Jour 40, le mariage mixte Jour 41, le transport sécurisé Jour 42, 30 octobre 2006
AS Asafar Regular ·
hello

j'aimerai savoir quelles temperatures on y trouve en decembre??? merci
"c'est pas moi qui fais le voyage, c'est le voyage qui me fait " b lavilliers
32 321 Veteran ·
quelles temperatures on y trouve en decembre???

Salut,

On y trouve... Des températures qui commencent à bien fraîchir. Surtout dans les hauteurs, surtout la nuit. Où elles peuvent s'approcher de 5°, parfois, environ. Elles montent en flèche dès la dissipation des brouillards matinaux. Mais qui s'éternisent parfois un peu. Pour laisser trop souvent la place à un ciel blanc, dont la lumière "écrase" tout. Enfin, c’est quand-même moins pire que janvier et février.

Fichue saison sèche. Absence de pluie ? C’est bien le seul "avantage", et encore. Je n'y vais plus à cette période.

A + 321
200 jours à pied, seul, sans guide, aux confins du Laos : CLIC
LU Lung Veteran ·
Bonjour, je confirme tout ce que dit 321. Avec juste un bémol sur l'absence de pluie. En cette saison, il n'est pas rare d'avoir un typhon en mer de Chine dont l'extrémité se fait sentir jusqu'au nord Laos. J'en ai été victime à plusieurs reprises vers Noël, encore l'année dernière. Mais grosso modo ça ne dure pas plus de qques jours. Mais la nuit, ça caille: 5° à U Tai, idem à Phong Saly(même une courte averse de neige fondue) Côté vestimentaire, pas la peine de se charger . On trouve tout:doudounes, polaires, bonnets, gants sur les marchés. Bon voyage, Lung.
CO Coclico91 ·
Salut 321,

Merci pour ces moments partagés, tes récits sont très agréables à lire.

Je pars au Laos pour la première fois en décembre pour 5 semaines, je suis en préparation, rien de figé pour l'instant je me documente.

J'aime bien aussi sortir des sentiers battus, mais là la barre est haute...chapeau bas...

J'avais une question technique sur le poids de ton sac (et le détail de son contenu si tu as le temps)?

Il y a un site que j'aime bien (tu connais surement), la thématique principale est dans le nom "randonner léger.org", il y a de bonnes infos pratique à y glaner et aussi des récits sympas dans la rubrique "retour de terrain".

Merci encore et ne change rien...[;)]
CO Coclico91 ·
Re

j'oubliais...

"Je peux envoyer des versions Word de ces textes sur demande."

Si tu le propose, c'est avec plaisir que je lirai tes 4 autres récits (c'est vrai que c'est plus agréable en version papier), je n'ai lu que celui de 2006 pour l'instant et me suis régalé...

Merci d'avance

Mon adresse : pommmone(at)hotmail.com
32 321 Veteran ·
Salut,

J'avais une question technique sur le poids de ton sac (et le détail de son contenu si tu as le temps)?

Dans l'ordre d'importance : un passeport, du fric, une boussole, une bouteille, un parapluie géant, quelques sacs en plastique, quelques médicaments, un désinfectant, quelques pansements, une lampe frontale, une veste polaire, des tongs, un purificateur d'eau, un sifflet.

Le reste n'étant pas rigoureusement indispensable, je ne le cite pas.

Je suppose dépasser les 6 kilos tout compris, à cause du parapluie géant et avec un litre d'eau inclus.

Randonner léger, oui.

A + 321
200 jours à pied, seul, sans guide, aux confins du Laos : CLIC
MA Magicbus Regular ·
Bonjour, Est-ce votre dernier voyage dans cette contrée du Laos, car dans ce pays tout change à une vitesse considérable. Mon dernier voyage dans cette région date de 2003 ! Après y être allée la première fois en 1998. Qu'en est-il en 2015 Merci !
32 321 Veteran ·
Est-ce votre dernier voyage dans cette contrée du Laos

Bonjour,

Ensuite il y a eu : 2007 2009 2010 2012

Qu'en est-il en 2015

Si vaste question, elle me donne le vertige...
200 jours à pied, seul, sans guide, aux confins du Laos : CLIC
MA Magicbus Regular ·
Comment peut-on savoir si ces ethnies sont toujours au même endroit et si elles ont conservé toutes leurs traditions intactes, malgré le tourisme de masse ? Avez-vous des contacts sur place ou de voyageurs qui y sont allé récemment ? Merci à vous
32 321 Veteran ·
malgré le tourisme de masse

Il n'y a jamais eu de tourisme de masse dans la province de Phongsaly (et il n'aura pas le temps d'y en avoir avant la disparition des cultures traditionnelles montagnardes qui y subsistent) : en 2012, je restais encore le tout premier touriste à me rendre dans tous les villages isolés que j'ai alors visités cette fois-là.

Comment peut-on savoir si ces ethnies sont toujours au même endroit et si elles ont conservé toutes leurs traditions intactes,

En allant vérifier par vous-même pardi ! Non, je n'ai aucun contact à indiquer et n'ai jamais entendu parler d'autres touristes qui y sont allés (dans les zones reculées).
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MA Magicbus Regular ·
Les agences de Trek sillonnent depuis longtemps le nord du Laos autour de Phongsaly. Ils sont généralement par petits groupes (15 maximum) à raison d'une dizaine d'incursions par agence en saison x une centaine d'agences de trek ça fait du monde ! C'est ce que l'on appelle du tourisme de masse et ça fait des dégâts. Votre expérience est riche d'enseignements, merci. Quand repartez-vous ?
NO Nong Regular ·
salut Toi,

je confirme : pas de tourisme de masse encore à PHONGSALY.

Nong.
32 321 Veteran ·
Comme précisé en toute fin de mon message précédent, je ne parlais que des zones reculées (je ne considère pas les alentours de Phongsaly comme zone reculée, loin de là).

En effet quelques agences* emmènent des touristes dans les environs, comme par exemple vers le groupe de villages akha nuqi de Païcho/Tjakampa/Longsang/etc., ou vers les villages moutchi et phousang facilement accessibles le long de la piste, où encore quelques villages luma et oma de l'est de Bountaï. Mais pas grand chose de plus (à moins qu'il y ait eu un boom depuis 3 ans, mais j'en doute). Dans tous les cas, on est à des années-lumières de ce qui s'appelle "tourisme de masse".

De plus cela ne se fait pas depuis "longtemps" ; je dirais une petite dizaine d'années au maximum (en 2003 j'étais encore le premier touriste à passer à Païcho/Tjakampa/Longsang/etc., pourtant une des zones akha les plus accessibles depuis Phongsaly, déjà à l'époque).

*Beaucoup moins que ce que vous annoncez. De plus elles passent toutes aux mêmes endroits, c'est-à-dire uniquement là où les autorités ont donné leur aval (et c'est très bien ainsi car la plupart des villageois montagnards ne sont pas prêts à rencontrer des groupes).
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32 321 Veteran ·
Sabaïdii Toi,

Eh, tu reviens de loin dis donc ?! Alors, es-tu récemment repassé vers Nong Khiaw, pour admirer les jolis travaux de barrages en amont ?

A + 321
200 jours à pied, seul, sans guide, aux confins du Laos : CLIC
NO Nong Regular ·
L'année prochaine :)
32 321 Veteran ·
les populations isolées du Nord dont il s'agit ici cultivent un réel désir d'autonomie et d'indépendance, notamment vis-à-vis des autorités communistes du pays.

Éloge de la résistance à l'État des ethnies montagnardes d'Asie du Sud-Est

Zomia ou l’art de ne pas être gouverné, histoire anarchiste des hautes terres d’Asie du Sud-Est James C. Scott, Points, 2019
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VI Vikingboy Regular ·
Salut ! Ici Momo / FORT GONO - nouveau compte ! ZOMIA je songeais à te le conseiller, mais je ne l'ai pas encore lu ... Sinon, je me répète, mais ce serait vraiment chouette de pouvoir te commander une version papier de TOUS tes récits, lesquels méritent mieux qu'une lecture à l'écran !!!! Amicalement [:)] PS/ On ira au Laos en Novembre, 2-3 semaines ... Mais plutôt au sud ... Le nord m'attire davantage mais on manquera de temps !
Récits d'Indonésie : Aceh / Java / Kalimantan ( 1999 - 2017 ) https://fortgonodeux.blogspot.com/
32 321 Veteran ·
Sacré Momo qui a encore perdu ses précédents identifiants !

Haha, ça m'aurait étonné que tu ne tombes pas sur un tel bouquin, au titre si évocateur. De mon côté il rejoint la liste d'attente. Je ne connaissais pas cet auteur et à mon avis son dernier titre (Homo Domesticus - Une histoire profonde des premiers États) doit aussi être intéressant.

Momo au Laos, tiens tiens, ça aussi c'est intéressant. J'espère que tu ne seras pas déçu car je pense que tu auras du mal à y éviter les "foules" (bon, avec des guillemets quand-même) : en effet les quelques rares coins d'un relatif intérêt, au sud donc (Si Phan Done, plateau des Boloven, Champassak, etc.), étaient déjà très prisés en 2003 (date de mon dernier passage dans le coin) et le reste ne compose souvent que de mornes plaines et villages sans grand intérêt.

En tout cas je n'aurai donc malheureusement pas d'infos valables à te communiquer à ce sujet puisque, en dehors de la Haute Sékong montagneuse (qui a d'ailleurs dû, elle aussi, beaucoup changer depuis ma dernière visite en 2013), mon précédent passage dans ces autres régions du sud datent donc de... 16 années.

Il me semble que tu avais hésité entre Laos (du Sud) et Inde. J'espère vraiment me tromper et ça m'embête de te dire ça mais je pense que, te connaissant, tu aurais dû choisir l'Inde. Bref, j'espère que tu auras l'occasion de raconter ça quelque part...
200 jours à pied, seul, sans guide, aux confins du Laos : CLIC
VI Vikingboy Regular ·
Salut mon ami ! Ne t'inquiète pas, je n'attends pas grand chose du sud Laos ! Déjà, parce que comme toi ( cf ce que tu m'avais dit après ton trip au Sulawesi ... ), j'en viens à douter de l'intérêt d'un voyage dans un pays dont on ne connait pas la langue ... De plus, je voyagerai avec madame, que tu connais déjà, au travers de mes écrits, et le but de ce voyage, c'est surtout de lui faire plaisir. Donc, en ce qui la concerne, les villages isolés, l'alcool de riz, la culture sur brûlis et les bandes de chiens à moitié errants, elle connait déjà et ça ne la fascine pas des masses, même quand les gens sont adorables ... D'autant qu'elle n'est pas très solide et qu'au moment d'aller là-bas nous aurons déjà passé du temps à Taranga : moi 1 mois, elle 5 ! En fonction du temps que l'on passera en Thaïlande ( Bangkok nous avait laissé un excellent souvenir, donc on s'y attardera peut-être ! ), on passera soit à Vientiane, soit directement à Paksé ... Et ensuite deux étapes : Kratie, puis Phnom Penh, où j'ai de la famille Et après on verra s'il y a carnet ou pas ! Bonne continuation à toi ! FRED PS/ Au fait, avais-tu reçu mon dernier forfait, le numéro 9 ? PS2/ L'Inde j'irai là-bas, mais seul, pour pouvoir n'en faire qu'à ma tête !
Récits d'Indonésie : Aceh / Java / Kalimantan ( 1999 - 2017 ) https://fortgonodeux.blogspot.com/
32 321 Veteran ·
Hein ?! Numéro 9 ? Ça date de quand ?! Chuis vexé là, mec, de l'apprendre par hasard... Bon j'imagine qu'il faut que je te re-re-redonne mon adresse postale ?... => MP

Ah ok, tu as un bon programme pour novembre en dehors du Laos, c’est super. Et si vous y passez, Si Phan Donne peut alors composer un coin bien relax après tout ça (ça a un charme bucolique et champêtre assez fabuleux quand-même). Par ailleurs, si vous visez uniquement le sud vous devriez éviter Vientiane (ce serait un long détour pour une petite bourgade assez quelconque, sauf si vous avez l'intention de pousser jusque Luang Prabang).

« ça ne la fascine pas des masses » => MDR, comme je peux comprendre !

Bonne préparation, et CHECK MON MP.

200 jours à pied, seul, sans guide, aux confins du Laos : CLIC

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