J4 (Me 20/02): Désert Noir, Agabat, Désert blanc. 9h20, Ahmada arrive enfin! On va pouvoir partir à la découverte du Désert Noir qui nous entoure. Nous ne comprenons d'abord pas bien l'intérêt de la voiture puisque nous y sommes dans ce Désert Noir. En apparence, il semble assez monotone, parsemé de petites montagnes côniques aux allures de volcans. Sable jaune, basalte noir...

En fait Ahmada nous fait découvrir les « pierres de sable » :


dentelles très fragiles formées il y a belle lurette (au moins) par le ruissellement de la pluie. Plus loin, un vaisseau spatial minéral!

1ère crevaison, quelle tranquilité pour changer la roue!

Les enfants s'adaptent sans pb aux circosntances...

Pas mal ce Désert Noir mais pas transcendant, le plus beau viendra après le déjeuner rapidement avalé au Jardin sous la Lune.
Nous prenons la route de Farafra, crevons une 2ème fois...

et bifurquons vers la montagne de Cristal (calcite) : le site ne nous a pas vraiment charmés, peut-être à cause des hurlements du moteur du 4X4 poussé pour une raison qui nous a échappé à 4000 t/mn par Ahmada, plongé dans le capot !
Enfin nous arrivons à Agabat : superbe et impressionnant.

Descente vertigineuse dans le sable mou.


Prémisses du désert blanc.




Sur le route de celui-ci nous faisons un arrêt à la japonaise à la Magic Spring. Nous arrivons tout schuss en klaxonnant à tue-tête, doublant dromadaires et marcheurs pour nous arrêter à 2 m de la source et d'un groupe de marcheurs éberlués, tranquillement assis là, dans la « sérénité du désert ». J'aurais voulu disparaître sous terre! Je n'ai pu que leur présenter nos excuses pour cette arrivée fracassante....


Finalement notre cavalcade nous mène jusqu'au coeur du désert blanc.


C'est beau, très beau, fragile, très fragile... Bien qu'étant classé « Parc Naturel » ce site magnifique unique au monde est la proie des 4X4 qui le sillonnent en tous sens sans aucune concertation. « Massacre au 4X4 » sont les mots qui me viennent tout de suite à l'esprit. Il semble que chaque chauffeur s'ingénie à laisser sa marque sur le sol, violant le moindre espace vierge. Quel sentiment de malaise car finalement nous sommes complices... Pourquoi ne pas réserver l'accès au coeur de ce site aux marcheurs uniquement? D'ailleurs ne sont-ils pas déçus ces marcheurs que nous avons doublés à toute vitesse (et nous n'étions pas la seule voiture, loin de là. Heureusement d'ailleurs car nous avions crevé 2 fois ce matin et n'avions plus de roue de secours) : Quel plaisir peut-on avoir à marcher dans les traces des voitures, au son des moteurs rugissants? On ne peut s'empêcher de faire la comparaison avec le Wadi Hitan, sauvé par son classement au patrimoine mondial de l'Unesco... Quelques photos pour Tokala qui m'a si gentiment renseignée quand je préparais le voyage :


Après avoir persuadé Ahmada que nous serions mieux abrités du vent de l'autre côté de la "meringue", nous le laissons installer le camp pendant que nous allons marcher au milieu des lutins.



Nous profitons des dernières lueurs du jour, tandis que la lune se lève,



et que le soleil se couche...


Ce soir, c'est l'éclipse! Plus exactement à partir de 4h30 demain matin! Pour couronner le tout, nous allons dormir à la belle étoile car le vent est tombé. Voici notre "meringue"...

Les premières étoiles apparaissent...

Ahmada nous prépare encore une fois un bon repas: c'est un plaisir de le voir cuisiner, un vrai ballet. Les fennecs s'approchent vraiment tout près!

Ahmada leur donne à boire. Il n'y a pas d'eau du tout dans le désert, ils se contentent normalement de la rosée! C'est notre dernière soirée dans le désert et Ahmada sort le grand jeu : tam tam puis jeux d'adresse, de force....

Tout ça nous réchauffe bien avant de nous endormir.

J5 (Jeudi 21/02) : Désert blanc, Western Desert et retour au Caire à tombeau ouvert! 4h30, le réveil sonne: l'éclipse est déjà bien avancée. Quel luxe de pouvoir suivre une éclipse de lune du fond de son sac de couchage dans un si beau désert!

Après avoir pris quelques photos je me recouche frigorifiée. A 6h15 je me relève juste avant le soleil: il fait 1, 7°! Grâce aux couvertures apportées par Ahmada, à nos sacs de couchage et à nos fourures polaires, nous n'avons pas eu froid.

Quel bonheur, l'énergie solaire: l'atmosphère se réchauffe à toute vitesse (je ne dirais sans doute pas ça en été!). Le désert s'illumine!


J'essaie de suivre les traces des fennecs sans pouvoir les débusquer.


Notre camp :

Finalement la vie reprend son cours diurne.

Ahmada, transformé, nous fait découvrir une zone pleine de cailloux extraordinaires.




Quelle fragilité!
Nous en ramassons qq kilos (et n'en "cueillons" pas), impossible de résister (ils passeront d'ailleurs sans problème les contrôles douaniers)



Nous quittons finalement le Désert Blanc

et après un dernier petit tour dans le Western Desert,

nous repartons jusqu'à Bahariya.
Agabat et le désert Blanc sont vraiment les endroits qui nous ont le plus enthousiasmés. Le Désert Noir et surtout la Montagne de Cristal sont vraiment plus quelconques.
Un taxi affreté par Helal nous emmène au Caire : 380 km d'une route facile, jusqu'aux faubourgs du Caire où le slalom commence. A plus de 100 à l'heure (parfois 130), nous nous faufilons au millimètre près entre voitures, camions, charettes tirées par des ânes, voitures en panne, voiture garée sur la voie de gauche avec son conducteur faisant sa prière (bonne idée!) sur le terre plein central de la route à 4 voies. Je ne crois pas être particulièrement chochotte mais j'ai fini par ne plus oser regarder ce qui se passait. Pas de répit pour autant! Les « ouchhh », « naaan », « sssss » prononcés par Fred et les enfants, ponctués des coups de klaxon ne laissant augurer aucune amélioration dans la conduite du chauffeur. J'ai vraiment cru ma dernière heure arrivée quand je l'ai vu mettre sa ceinture (en plus nous n'en avions même pas!)!!!! Quelle bêtise, me disai-je, de mettre en danger la vie de toute la famille juste pour des vacances! Finalement, il est soudain devenu presque normal, sans doute en raison d'une présence policière... Etonnament nous sommes arrivés en un seul morceau (enfin... 5) à l'hôtel Osiris, réservé par internet (70 euro la chambre familiale pour 6, petit déjeuner inclus). Un havre de paix francophone, calme, chaleureux, propre, avec de l'eau chaude et un bon repas (environ 30 euro pour 5). Nous demandons au patron Nabil de nous commander un taxi pour l'aéroport (15 euro pour un van)car nous décollons demain à 8h00 pour Assouan d'où nous descendrons le Nil en felouque.
La suite dans une 4ème partie : http://voyageforum.com/v.f?post=1574441;#1574441



























On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!


The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, Nishiki Market:







Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.

A little sneak peek?











The karst site:





(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)

