J'ai fait un résumé... un récit devrais-je plutôt dire, de mon aventure avec l'ouragan Dennis. Si ça vous dit de le lire... à votre aise. Je l'ai fait pour mes souvenirs dans un de mes dossiers... et je vous le partage !
Salut tout le monde !
Je vous raconte notre aventure avec Dennis la Menace !
Tout a débuté le Jeudi, quand tout à coup, l’eau de l’océan est devenue quand même assez froide, ou plutôt fraîche dirais-je ! Je vous avoue avoir eu un doute… mais je n’en ai rien dit à ma fille et mon copain, car je ne voulais pas non plus les inquiéter. Premièrement, le vent était quand même assez fort pour faire changer la marée un peu, contrairement au niveau de l’eau des autres jours. Pendant notre baignade, nous voyons au loin des rideaux de pluie arriver et le soleil percer à travers de chaque passage de pluie. Toujours, ceux-ci venaient de la même direction et dans le même sens. J’ai déjà vu de la pluie dans le Sud et c’était particulier cette fois-ci, la façon que celle-ci arrivait. J’ai même pris une marche qu’à l’hôtel Daiquiri en après-midi, pour aller m’acheter quelques petits souvenirs que nous avions vu le matin, quand moi et mon copain avons décidé d’aller visiter les hôtels par la plage. Je suis revenue quasiment toute seule sur la plage, car tout le monde s’était sauvé à cause de les fortes pluies qui s’avançaient vers nous. Je me suis dit, à mon retour vers mon hôtel via la plage ; " Je suis en maillot de bain et franchement, ce n’est que de l’eau " C’était amusant d’être toute seule sur la plage à me faire arroser le dos par la pluie, vu le vent qu’il faisait. Je n’ai rencontré qu’une seule personne et moi et cet homme, nous nous sommes sourie tout simplement, voyant que nous étions les seul sur la plage… et elle est longue la plage ! Mais toujours le doute en moi, que quelque chose de bizarre se préparait.
De retour à la chambre, je me suis changé et nous sommes allés au bar pour prendre un petit capuccino et qui c’est transformé en Mojitos en fait ! (mdr) Nous sommes donc retourner à notre chambre et se préparer pour le souper. Il ventait et il pleuvait entre les rayons chauds du soleil. C’était rafraîchissant en tout cas. Ensuite, après le souper, nous sommes allés voir le spectacle de soirée. Après celui-ci, j’ai vu un des animateurs arriver avec une carte de Cuba. Je peux vous jurer qu’à partir de ce moment, sans qu’il est eu le temps d’ouvrir la bouche, que j’ai regardé mon copain et j’ai immédiatement dit ; " On va avoir un ouragan… j’en suis certaine !!! " Tout le monde parlait et celui-ci avait du mal à se faire comprendre, jusqu’à ce qu’il prononce le mot clef pour faire saisir le silence **OURAGAN** Alors là, le silence fût immédiat. Il nous explique que l’ouragan n’est pas dans notre trajectoire et que nous ne courrons aucun risque pour le moment. Si toutefois celle-ci décidait de changer de direction, nous serons évacués vers Cayo Coco ou Morron.
Je suis donc allé voir immédiatement sur Internet pour en savoir plus et quand j’ai vu l’ampleur de l’ouragan, je suis vite revenue voir mon copain et ma fille et les aviser que nous préparions nos valises dès ce soir avant d’aller dormir, car j’étais certaine qu’ils allaient nous évacuer. Car sur l’image satellite, elle prenait quasiment toute l’île de Cuba… alors aucune chance à prendre.
Nous décidons de prendre une douche et d’aller dormir vers minuit. Nous attendions le vent souffler très fort à l’extérieur et nous avions fermer les rideaux pour ne pas faire peur à notre fille. En fait, elle ne semblait pas avoir peur du tout. Nos valises étaient complètement faites entièrement. Quand vers 4h00 du matin, le téléphone nous a réveillé et j’ai répond avant le 2ième coup. J’étais sur et certaine que c’était pour nous faire évacuer et j’avais raison. On nous a dit ; " Vous devez prendre votre passeport et vos billets d’avion et vous n’avez que 30 minutes pour vous faire un petit sac et mettre vos valises dans la salle de bain s.v.p. et venez nous rejoindre dans le halle de l’entrée, d’où des autobus vous transporteront vers Cayo Coco à l’hôtel El Senator.
WOW ! Je peux vous assurer que ça réveil mal et que nous courrions partout dans la chambre à tout ramasser et mettre dans la salle de bain, tel les indications reçues. Je cherchais des vêtements pour tout le monde et moi, j’étais encore en pyjama à chercher une paire de petite culotte (mdr). J’avais fait nos sacs à une vitesse éclaire en essayant de ne rien oublié… mais on oublie beaucoup dans de telles situations. Mais nos passeports et billets d’avion étaient dans notre sac.
Quand nous avons ouvert la porte, il ventait incroyablement et il pleuvait également. Nous avons descendu les escaliers et nous entendions des bruits sourds un peu partout, pour se rendre compte que se sont les noix de coco qui tombaient des cocotiers. J’avoue avoir eu peur à ce moment exactement, car la peur d’en recevoir une sur le coco m’effrayait et je surveillais ma fille et mon copain pareillement en mentionnant de marcher bien au centre du trottoir qui nous mène à la réception. Nous entendions juste à côté de nous, les fameuses noix de coco et c’était comme une forme de bombardement.
Nous arrivions enfin à la réception et déjà un autobus était prêt à partir et remplie de passagers. Nous avons pris la 2ième après avoir mentionné le no de notre chambre et certifié que nous étions les 3 présents.
Nous roulions à une bonne vitesse en direction de Cayo Coco. J’étais assise à côté d’un des animateurs qui était complètement crevé, après avoir passé plus de 20 heures debout à ramasser les chaises, les parasols, les miroirs et tout le reste. Ils ont préparé notre évacuation et tout était prêt lors de l’appel à notre chambre. On voyait des autobus qui arrivaient à notre hôtel, les unes après les autres. C’est à ce moment que je réalisais combien ils savaient prendre les moyens pour évacuer les gens et ceci à une vitesse incroyable. Nous arrivions à l’hôtel El Senator vers les 5h30 du matin. Le ciel était gris et le halle de l’entrée était remplie de branches et de feuilles au sol. On nous demande de se rendre au comptoir de la réception, d’où on nous détermine une chambre. Alors, rendu au comptoir, on nous donne un sac avec 3 minis barres de savon et 2 rouleaux de papier de toilette. On nous mentionne par où passer pour se rendre à celle-ci et de revenir ensuite pour avoir les informations nécessaires quand l’ouragan frappera. Je peux vous dire que ça fait drôle comme feeling.
On marche… on marche et finalement on arrive au dernier bâtiment d’où est située notre chambre. J’ai trouvé que nous étions pas mal loin en cas d’urgence… mais bon ! Les chambres sont spacieuses et la salle de bain est très chic. En tant de décoratrice, je regarde la déco non ? Mais on s’aperçoit que ceci ressemble beaucoup plus à nos hôtels ici même au Québec, pas assez exotiques à mon goût. Mais bon, nous sommes super content de notre chambre là, on est à l’abri dans un sacré de bel endroit. Mais ça nous permet de voir ce que nous recherchons quand même comme endroit en vacance… c’est toute une chance ça !
On revient au Halle d’entrée et là on nous indique que le buffet va ouvrir pour que nous ayons la chance de manger quelque chose et ensuite de retourner à nos chambres à compter de 9h00 jusqu’à midi, plus personne ne doit se promener sur le site, car c’est le plus fort de l’ouragan qui passera durant ce temps là. Nous avions même un garde qui surveillait à ce que nous ne sortions pas de nos chambres. On a ouvert quand même les rideaux et d’où de grand X fait de papier collant dans les fenêtres, au cas que celles-ci ne volent en éclats.
Il s’est mit à venter, pour que quelques petites branches devant nous se cassent. On avait une forme de buisson devant notre porte vitrée et celui-ci touchait par terre par le vent. Nous avons donc pris une douche et fait une petite sieste, car le sommeil nous rattrapait vue l’heure que nous nous étions levés. Je dormais d’un seul œil quand même, incapable d’entrer dans un sommeil profond à cause du vent. Ma fille lisait ses revues qu’elle avait eu le temps de prendre avant notre évacuation. On voyait le garde passer devant notre fenêtre à 2 reprises, pour voir si tout allait bien.
Quand je vis qu’il était midi, j’ai ouvert la porte tout doucement, en espérant ne pas avoir de débris devant celle-ci. Alors, nous décidons donc d’aller voir ce qui advient de nous, si nous allons retourner à notre hôtel, qui nous manque déjà. Il y avait Fidel Castro à la télé qui expliquait la météo… ayoye ! Je dois vous dire ici, que les gens avaient un peu le fou rire… et pour raison. On voyait les autorités cubaines essayer de faire sortir une dame âgée de chez elle pour aller se réfugier ailleurs et celle-ci refusait en gueulant après eux. Ce sont ces personnes là qui sont en danger à cause des inondations et des objets qui volent à cause du vent. Il y a eu des morts, mais c’est surtout des gens qui ne voulaient pas quitter leur domicile.
Alors, impatiemment, nous attendions le O.K. pour retourner à notre hôtel. Alors, on nous mentionne que les hauts placés doivent se réunir dans une salle de conférence pour savoir ce qu’il en est. Pendant ce temps, nous retournons au buffet et d’où encore une fois, des repas sont servis. Il y a des gens qui abusent énormément et remplissent leur assiette et qui ne pensent absolument pas aux autres. C’était des situations assez frustrantes… surtout qu’ils se levaient de table et laissant leur assiette pleine de bouffe. Quand plusieurs n’avaient même plus de quoi manger ! Très choquant j’avoue et sans oublier un gros Québécois qui logeaient au El Senator et qui gueulait que nous prenions bien de la place et en plus que nos animateurs, qui essayaient de récupérer dans le halle, ceci lui déplaisait. Je n'en revenais pas d’entendre de telles sottises. Tu as de très bonnes personnes dans une telle situation… mais tu as des imbéciles de première aussi. Nous revenons donc après le repas au Halle d’entrée, pour se faire dire que ceux-ci attendent toujours l’accord des Associations Touristiques des pays. Mais je crois qu’ils n’ont pas obtenu tous les accords, ce qui a fait en sorte que nous devions passer la nuit à cet hôtel, à notre grande déception. Ce n’est pas que nous n’soyons pas confortables, tout le contraire, mais nous n’avions pas de vêtements de rechange et surtout que nous avions l’impression de ne pas être la bienvenue en fait. Mais une chance que le personnel de notre hôtel était présent et ils savaient nous remonter le moral, eux qui étaient crevés pas rien qu’un peu. On aidait à ramasser quelques verres et assiettes ici et là. On voulait aider un peu, car il n’y avait rien à faire que d’attendre. J’ai même offert à des animateurs de venir dormir dans notre chambre, car ils ne semblaient pas savoir d’où aller dormir, on avait le cœur brisé. Mais je crois qu’ils n’ont pas le droit… j’aurais dû me manifester beaucoup plus avoir su.
Dans l’après-midi, nous sommes allés voir la mer, moi et mon copain et celui-ci a même cru qu’il avait pris une photo, mais je crois que nous avons été sur le choc de voir des gens se baigner dans celle-ci, quand une cubaine est arrivée sur le quai et à crier après eux de sortir IMMÉDIATEMENT ! Le ciel était d’un gris pâle, l’eau était d’une couleur turquoise au menthe très pâle et le sable tout blanc, donnait une image assez spéciale monochrome. On voyait quelques tuiles de toit qui s’étaient envolées. Nous marchions quand même avec une crainte, mais la curiosité l’emportait.
Nous sommes donc retourner à notre chambre en soirée et pour y dormir avec la chaleur incroyable qu’il y faisait, car notre air climatisé ne fonctionnait pas. Dés le matin, nous étions levé à 6h00 du matin et à 7h00 nous nous sommes rendu au buffet. De cet endroit, une de nos animatrices nous a fait part que les autobus nous attendait pour retourner à notre hôtel dès que tout le monde sera préparé. Est-ce que je peux vous dire que nous avons mangé en vitesse et avons fait très vite d’aller chercher nos effets personnels et retourner prendre un autobus pour ENFIN nous ramener à nos hôtels ? En tout cas, on était super heureux et content de finalement retrouver notre petit coin de paradis. Nous avons encore pris le 2ième autobus pour nous ramener et on voyait ici et là des branches cassées un peu partout. Le ciel était gris, mais pas de pluie.
Quand nous sommes arrivés à notre hôtel, il y avait toutes les femmes de chambres qui étaient là à balayer tout le tour de la piscine, le bar, le restaurant et le halle d’entrée, un autre qui nettoyait la piscine de branches et de feuilles qui étaient tombées dans celle-ci. Notre trottoir était complètement déblayé des branches qui étaient tombés que nous pouvions apercevoir sur les côtés un peu partout. Un autre jardinier qui ramassait les branches et qui remplissaient de gros cubes sur roulettes. Quand nous avons enfin arrivé à notre chambre, tout était intact à notre grand bonheur. Nous avons remis nos valises en place et avons pris une bonne douche et ensuite enfilé nos maillots et avons retourné à la plage et pour constater que celle-ci était encore très belle, mais l’eau était brouillée. On voyait la hauteur que l’eau avait montée et c’était beaucoup quand même. Ceci a quand même fait en sorte que la plage était encore plus belle qu’avant. Nous avons détaché les chaises des arbres pour les remettre en place dessous les palapas, un seul palapas était tombé. Nous avons donc passé la journée du samedi à la mer à se baigner toute la journée encore une fois. L’eau était froide, mais très bien pour la baignade. Plus que la journée avançait et plus que l’eau redevenait limpide et toute belle. La vie continue et les cubains connaissent bien comment procéder quand les ouragans arrivent. Un spectacle a quand même eu lieu le soir et tout le monde était plus près des uns des autres. Tout le monde se souriait, on a connu des gens pendant ce jour d’ouragan et nous étions souvent ensemble par la suite.
Le dimanche, étant notre dernière journée, nous l’avons passé à la plage avec un soleil magnifique et presque plus rien de l’ouragan ne paraissait. Ni vue… ni connu ! On a décidé de quitter la plage pour aller prendre notre douche et rincer le sel et le sable dans nos maillots, quand il y a eu un bris d’eau pendant que mon copain était rempli de savon. Il était enragé pas à peu près, mais sûrement un bris à cause de l’ouragan, ils ont dû fermer l’eau partout sur le site. Notre femme de chambre nous a remis des bouteilles d’eau de source pour réussir à se rincer et pouvoir s’habiller pour ne pas manquer notre autobus qui nous amenait à l’aéroport. Je vous avoue que ce fût très difficile de quitter ce lieu paradisiaque, même après avoir vécu un ouragan.
Tourlou Vivie





