Bonjour,
C'est vrai que ton sujet est mal lancé, et on sent à travers tes posts, que tu veux prouver que ton choix est meilleur que les autres, que TOI, tu as tout compris. Si ça n'est pas le cas, alors essaie de t'exprimer plus clairement, et comme te l'ont dit les autres, commence par raconter ta propre expérience si tu veux que les autres se lancent.
Moi perso, oui, mon rêve serait d'avoir ma petite maison au fond des bois ou sur un flanc de montagne, de cultiver mon potager et de tout faire moi-même. Oui mais voilà, j'ai aussi envie de rencontrer des gens qui ne sont pas comme moi, et en vivant en autarcie, c'est impossible. Sans même parler de mon mari, qui, lui, a de toutes autres envies. Je connais des gens qui vivent sans travailler, ou qui travaillent par intermittence. C'est possible, et contrairement à d'autres, je ne vois pas en quoi ça implique forcément de "profiter" des autres. De toutes façons, concernant le "profitage", il faudrait déjà commencer par pointer du doigt les vrais profiteurs, avant de s'attaquer aux autres, mais ceci est un autre sujet. Rares sont les gens qui accepteraient de vivre avec un RMI, pourtant certains en font le choix, et je ne vois pas en quoi ils sont blâmables. Chacun-e se forge la vie dont il a envie. Si tout le monde décidait de vivre avec 400 euros par mois, croyez-moi, on aurait plus besoin de travailler beaucoup, nos besoins ne seraient plus du tout les mêmes. Mais lorsque l'on fait ce choix, on est forcément coupé du reste de la société, d'une façon ou d'une autre, et on se retrouve souvent avec toujours le même genre de gens. Moi ça n'est pas mon choix. J'aime être avec mes contemporains, même si je ne comprends pas toujours leurs choix. J'aime être baigné dans ma culture, ma société, même si ses règles me débectent. Je fais exactement comme tout le monde, je travaille, j'obéis (plus ou moins ) à mes supérieurs, sans pour autant être dupe. Mon seul choix différent, c'est de ne pas raisonner en terme de "travail/vacances". Je travaille, quand j'en ai marre, j'arrête, puis je reprends quand j'ai besoin d'argent ou que j'en ai simplement envie (eh oui, chaque nouveau travail est "tout nouveau tout beau", donc motivant). J'essaie de ne pas me créer de problèmes inutiles qui m'enfermeraient dans une routine dont je ne veux pas.
Pour résumer, j'ai fait le choix de l'adaptation. Le système m'utilise, donc je fais en sorte de l'utiliser à mon tour. Le but, c'est de vivre heureux, peu importe comment.
Voilà pour mon témoignage de fille "dans les normes".
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque