Isabelle et Haïtham font un tour
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Original post
IZ
Aulnay sous bois, 93, France

Novembre 2003: Haïtham : "partons en Chine cet été, mais il nous faut au moins deux mois" Isabelle : "Allons chercher le savoir jusqu'en Chine, mon Amour, je te suis, il faut s'arranger avec Josette"

Josette, Directrice du Centre Social ou Isabelle et Haitham sont animateurs : " mljmlkfdkgmldfkg dmgkdfgkekmlkml dmkdmfgkdmfgkmkg dmfgkdfmgkrkmk dmgkdfmgkdfmlgk dmglkdgkdgkfdkgmlfdg dmfgkdmgkmdf, bref, Si vous vous absentez deux mois, avec ou sans solde on vous remplacera et vous serez virez"

Décembre 2003: Isabelle : "démissionons et voyageons, c'est une prison la banlieue" Haitham : "comme ca on sera libre, hors du temps et des frontieres, à la mer ou a la montagne, En Chine ou en Afrique, En Inde ou en Argentine..." Isabelle : "d'accord, mais faisons un projet ou du bénévolat dans une association, sinon j'ai peur d'avoir peur"

Janvier 2004 : Isabelle s'occupe du projet et des choses abstraites. Comment donner un sens a un voyage qui se veut sans structure, comment etre utile en étant libre comme un oiseau, nous qui ne savons même pas ou nous allons ? Haitham s'occupe de l'itiniriaire et des choses concrétes. Son sac et déjà pret, notre dépard est prévu pour janvier 2005.

Février 2004 : Isabelle accouche du projet.

A suivre...
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
IZ Izanora Regular ·
Isabelle et Haitham créent une association.

L'association réseau-nance, une passerelle entre les continents, à travers la rencontre et la mise en réseau d'associations et d'organisation locale dans les pays de ce village planétaire.

Concretement ca veut dire quoi : rencontrer des associations, leur poser des questions faire un site internet au retour en plusieurs langues etre suivi par des gens en france faire une expo a notre retour et organiser divers evenements

Février - mai 2004 : La tache est ennorme, aprés le taf, on est a temps complet et enchainons les rencontres, les paperasses, les blablabla sur voyage forum. Isabelle et Haitham sont fatigués...et les beaux jours reviennent, pousse le muguet, arrive les soldes, et les envie de voyages

Haitham : - "qu'est ce que j'ai envie d'aller en Mozambique" Isabelle : - "Je serais pas contre, avec les tunes qu'on a economiser on pourrait aussi s'acheter une express et se tailler en Europe de l'Est" Haitham : - "génial comme idée, dormir dans une express, pas de frais d'hotel, tous les week-end on prend la route, on pourra aller en Galice voir le village abandonnée ont vécu tes ancetres" Isabelle : - "Mais alors adieu le projet de voyage de réseau-nance" Haitham : "Réfléchissons" Isabelle : "Méditons" Haitham : "décidons" Isabelle et Haitham : "Partons vivre nos reves, ramenons un souvenir d'avoir marché sur la terre, un odeur de liberté, une saveur ocre, laissons nous nous porter !"

Résultat, pendant que 90 pourcent de leurs collégues et amis sont partis en vacances, Isabelle et Haitham on travaillé.

Septembre : le mois sera dur, c'est le mois des comptes, les mois des reponses avec les financeurs, le moi des "non", "non", "non"...

"quand un porte de ferme, défonce-là !"

A suivre. ..
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
IZ Izanora Regular ·
Suite

La ville : "nous avons l'impression que vous voulez utiliser des fonds publis pour financer votre tour du monde".

Défi jeune : " beaucoup trop vieux".

Jeunesse et sport : "trop vieux".*

La guilde européenne : "c'est d'une banalité votre projet".

Le département : "vous voulez écrire un livre aprés, ne croyez pas que ce sera un best seller".

La fondation blanchet "désolé on espere que vous réussirez quand meme".

La bourse du routard "trop tard".

Le lonely plante "non ou ne vous filera pas de guide gratos, meme si vous nous envoyez vos bons plans".

Décathlon "pour le coupe vent, désolé on a perdu votre dossier, c'est trop tard maintenant, n'est-ce pas ?".

La cousine d'Isabelle : "quoi tu propose a tout le monde de prendre l'adhésion a ton association pour ton voyage, t'es une mendiante, toi."

puis arrive une premiere victoire :

Le vieux campeur : "malgres la mesquinerie du montant total de vos achats estimés, nous avons le plaisir de vous offrir 10 pourcent de réduction sur ce montant".

et de l'amertume :

A l'abm lors d'une conférence sur le projet "des idéees pleins la terre, un tour du monde de l'écologie"

Isabelle : - "c'est super vos photo de vacances autour du monde les gars, mais votre projet, votre livre, l'environnement, nicolas hulot..." Les gars : - "a la base, nous on est meme pas écolo mais on est des commerciaux, les reseaus des tunes on connait, sponsoring et pub dans le figaro on a récolté 150000 francs, et on a rien payer meme pas l'assurance rappatriment, mais si t'as un bon projet, tu peux y arriver"

et d'autres victoires : une écoles s'associe, une autre, des ateliers d'alphabétisation, des amis militants, des amis bénévoles, des amis voyageurs, le conseil general, une association qui veut faire du commerce équitable, des altermondialistes, des écolos, les mais, les amis des amis, la famille, les gens se mettent à y croire, parfois plus qu'Isabelle et Haitham...en tout 4500 euros.

Isabelle et Haitham comptent leur économies : 4500 euros ( remerciement à l'employeur qui s'est planté et a payé haitham comme animateur hip hop au lieu d'animateur accoeuil pendant 6 mois )

A Suivre...
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
IZ Izanora Regular ·
Suite et fin de la préparation :

décembre 2004: rencontre sur la case départ. C'est l'histoire d'une soirée dans un centre social, avec le public du centre et leurs amis, avec nos amis et leurs amis, avec un peu de famille, avec des bons plats de tout les pays du monde. Une ambiance qui nous emmene déjà dans un ailleurs culturel. En petits cercles, chacun présente un objet, celui qu'il emmenerait s'il devait demain partir sur une ile déserte et n'emmener qu'un seul objet. Tout le monde fait connaissance, le primo-arrivant avec l'hotesse de l'air, la mamie avec le fils de madame konate, bernard avec latifa...interculturelle la soirée ? bien plus, l'amour à ravager les frontieres sociales, culturelles, linguistiques, religieuse.

janvier 2004 : Haitham visite sa famille au Danemark. Isabelle participe à une rencontre spirituelle en Bruxelle.

Au téléhpone : Haitham : -je ne supporte pas tes conneries Isabelle : -je ne supporte pas que tu ne supportes pas

A bruxelle : Isabelle : - maitre, je ne veux plus partir je suis si bien dans ces rencontres avec mes freres et mes soeurs Le maître : - pars, n'as tu pas compris que nous sommes sur la meme longeur d'onde, l'idée d'un developpement durable. si tu peux aider, ne serais-ce qu'avec un sourire, un morceaux de pain ou un médicament alors fais le. je serais toujours avec toi. pars avec l'espèrance.

Les journées se remplissent, il n'y a plus assez de place dans l'agenda pour noter tout ce qu'il y a à faire...puis arrive le dernier soir, et enfin l'aeroport de Roissy.

Josette offre un bouquet de roses roses à Isabelle : "Tu l'offriras en cadeau à la terre de l'Inde, en symbole d'amitié et de pont entre les peuples"

Mumbai, 1er escale...2eme escale inconnue...temps sans limite que celle de l'argent...soif de rencontre...soif de vie...

Suite : Isabelle et Haitham tombent à Bombay.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
IZ Izanora Regular ·
Bonjour, j'avais envie de raconter un voyage que nous avons fais avec mon compagnon pendant 6 mois, ce voyage à commencé a bombay. ce récit me permet d'intégrer, d'évaluer ce voyage...je voulais nous raconter vraimment, avec notre intériorité, nos peurs, nos joies et aussi le reste...en meme temps j'ai l'impression que ca n'interesse personne...o commentaire, et les lectures ne sont que les miennes...tant pis.

bonne journée a tous. isabelle.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
PA Pataugas Veteran ·
tu as l'impression que cela n'intéresse personne?

Je ne puis que te donner la réponse qui me concerne en propre: J'attendais la suite, message après message... Et j'attends toujours la suite! La voiture n'ayant pas démarré, faire un commentaire pendant les tours de manivelle me semblait un tantinet déplacé. J'ajouterai qu'à chaque fois que je me connecte je vais aussitôt - ou presqu'aussitôt - voir si tu as posté une suite...

rajout: je trouvais cela intéressant, concernant les mécanismes humains, et je me demandais où "cela" finirait par aller, au rythme de messages bien parcimonieux.

En fait, tu postais par "tous petits bouts" pour voir si quelqu'un allait réagir à chaque petit bout???????????????

En tous cas, et même si ce qui précède ne te convient qu'à moitié, pour ce qui me concerne: continue ton récit!!!!
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
SY Sylvie57 Regular ·
Oui continue, moi aussi j'aime beaucoup. Pour l'instant, je t'avouerais que ce qui me plaît le plus, c'est la forme. J'ai l'impression de lire une histoire pour enfants (avis très perso qui n'engage que moi).

Le lonely plante "non ou ne vous filera pas de guide gratos, meme si vous nous envoyez vos bons plans".

Faute de frappe ? ou est-ce volontaire ?
IZ Izanora Regular ·
salut pataugas et sylvie merci pour vos encourgements...c'est ce que j'attendais pour continuer. en ce qui concernet l'écriture par petit bout, c'était par ce qu'en meme temps, je mangeais, répondais au téléphone, faisait un tour de vélo...donc pas expres. pas expres non plus le lonely plante...dommage. Isabelle.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
LA Lamexicaine ·
Salut Isabelle Je viens de trouver ton récit et j'aime beaucoup aussi, continue !

A bientôt Marion
« Voyager, c'est vivre dans toute la plénitude du mot ; c'est oublier le passé et l'avenir pour le présent ; c'est respirer à pleine poitrine, jouir de tout, s'emparer de la création comme d'une chose qui est sienne (…) ». Alexandre Dumas. La suite est dans mon profil...
BA Babeli Regular ·
…faisons un projet ou du bénévolat dans une association, sinon j'ai peur d'avoir peur.

…la peur était-elle le moteur ?

J'attends la suite aussi !
ektâ me bal hai dans l'Un est la force Proverbe indien.
LE Lepiaf Globetrotter ·
Femmes : 4 Hommes : 0

Pas assez pour faire des stats, mais curieux.
IZ Izanora Regular ·
salut babeli

"la peur etait elle le bonheur de mon projet ?" bonne question, je ne me la suis jamais posé...j'ai connu une période avec des crises d'angoise, et ca avait eu lieu en Asie, en Thailande...si je me sens inutile, pas a ma place, sans objectif, j'ai peur d'avoir peur face a un ennui dans un ailleurs. sans cette peur de la peur ( quelle connerie la peur de la peur), je penses que j'aurais quand meme fait ce projet...mais pour etre sincere je n'en suis plus tout a fait sure, et cela m'inquiete. je vais reflechir.

tu as l'oeuil d'un fin psychanaliste, babeli !

isabelle
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
LE Lepiaf Globetrotter ·
le moteur, pas le bonheur Tu devrais aussi réfléchir à ce lapsus.
AL Alan Globetrotter ·
Femmes : 4 Hommes : 0

Pas assez pour faire des stats, mais curieux. = + 1 ......

Pour voir ou ça va aller ........ quoique un peu dubitatif sur la forme, mais chacun a son vécu ......
IZ Izanora Regular ·
"un peu dubitatif sur la forme, mais chacun a son vecu"...tu pourrais préciser allan pour que ce soit constructif isabelle.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
AL Alan Globetrotter ·
...... un peu dubitatif sur la forme du récit sur lequel tu voudrais nous entraîner, du moins lorsque je lis cette " approche " d'un voyage dont on ne saisit pas bien ou va se situer le début et s'il doit être quelquechose d'intériorisé ou nous narrer des aventures à l'autre bout du monde .....

....... Chine, Inde, Mozambique ...... autant de destinations diverses ou les émotions du voyage sont toutes différentes ...... mais je crois que finalement ce sera l'Inde à ce que j'ai compris ...... toujours un peu peur moi de ces voyages en Inde dés lors que l'on parle de voyage intérieur et de maître à penser ...... [:/], mais il est vrai aussi que j'ai une peur bleue d'approcher ce pays ...... [;)]

Au vu de ce que l'on connaît déjà de tes écrits, celà devrait intéresser pas mal de monde ...... même moi je te lis assez souvent ..... [:)], mais parfois tu t'enferres dans des discussions dont je ne vois pas bien ou tu cherches à enmener le lecteur, donc si cette narration devient un voyage à la recherche de la capacité de ton âme à percevoir et à analyser les émotions rencontrées au fil de ton voyage, tu risques peut être de nous perdre aussi .......

Maintenant tu m'as demandé, donc je te livre ce que je pense ...... mais en aucun cas je ne détiens de vérité, et certainement que " tes vérités " seront un paliatif à la prétendue monotonie de nos existences hors de nos pérégrinations à travers le monde .......

Et puis moi même bien souvent, j'ai livré à travers des carnets, ou de simples posts, mes ressentis du moment à travers mes crises existencielles ....... donc mes conseils et mes critiques sont malvenues ......

A toi .....
IZ Izanora Regular ·
merci alan pour ta réponse

en fait je ne cherche a emmener le lecteur nul part dans mes posts, je repond aux posts en me fiant a mes emotions du moment...et je suis tres emotive, je vois rouge par ci, rose par là et a chaque fois je me sens obligé de répondre. vu les labsuces deja fait, qui n'échappe pas au piaf, ni a babeli, je risque d'appeller le prochain ecrit : psychanalise d'un voyage...ca sera peut etre chiant, peut etre pire ( je risque de me mettre a nu et de me faire lapider) et pour cela je m'excuse par avance.

sinon je n'ai pas l'attention de parler de voyage intérieur mais plutot des deux aspects du voyage : ce qui se passe à l'exterieur (faits, aventures, odeurs, saveurs, rencontres, bons plans) et ce qui se passe subjectivement : peur, joie, colére...

j'ai l'impression de faire la promotion d'un récit...en tous cas j'écris la suite demain dans un post qui s'appellera "Isabelle et Haitham arrive à Bombay"

a toi aussi,
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
AL Alan Globetrotter ·
j'ai l'impression de faire la promotion d'un récit...en tous cas j'écris la suite demain dans un post qui s'appellera "Isabelle et Haitham arrive à Bombay

[;)] ....... Oui, et tout le monde est dans la fièvre de l'attente ..... as tu suffisamment édité d'exemplaires ..... ? [;)] tu risques d'être débordé ..... et la liste des " actuellement en ligne " risque d'exploser .........

A demain donc .....
LE Lepiaf Globetrotter ·
j'écris la suite demain dans un post qui s'appellera "Isabelle et Haitham arrive à Bombay"

Je te suggère amicalement "Isabelle et Haitham arrivent à Bombay".
IZ Izanora Regular ·
merci lepiaf, je suis une ex analphabete. je n'ai appris à lire qu'a 25 ans...une longue histoire.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
IZ Izanora Regular ·
Janvier 2005

Haitham et Isabelle volent vers l’Inde L’avion s’emplit de Koweitiennes. Elles reviennent d’un pèlerinage dédié à la déesse shopping, à Paris et à Londres

Haitham : - « Ca pue le parfum pour vieux » Isabelle : - « C’est marrant, mais physiquement ces gens te ressemblent » Haitham : - « c’est que le Koweït c’est un peu l’Irak, celle d’avant 1958 et celle de 1991 »

20h30 Port d’Al Hamadi, Koweït, vu du ciel : Des feux transpercent la nuit noire, les déchets de pétroles s’enflamment… spectacle surnaturel, effrayant, grandiose, pas assez de mots pour le décrire.

Isabelle : - « il ne fait même pas chaud, et pourtant la clim. tourne à fond » Haitham : -« c’est pour permettre à ces dames de porter leur manteau de fourrure à la mode sous leur voile…cache moi je vais la prendre en photo celle là avec son sac en fourrure » Isabelle : -« qu’est ce qu’il est propre cette aéroport, et les chiottes, trop top les chiottes…la palme d’or des chiottes…mais elle vient d’où cette abondante eau fraîche. Du désert ? » Haitham : -« remercions les sri lankais, malais etc. pour le ménage…et qu’ils en profitent bien les koweitiens. Ils risquent de retourner sur leur chameau quand tous leur pétrole sera vendu »

Embarquement pour Bombay. Noyade dans une file indienne compacte. Haitham : -« On ne va jamais tenir a tous ça dans l’avion, il faudra peut être rester debout » Isabelle : -« Pourquoi est ce que je me sens si bien au milieu de cette foule, de ces jolies sourires ?» Haitham : -« Depuis le temps qu’on rêvait d’aller en Inde, mais t’avais toujours peur » Isabelle : - « J’ai plus peur »

Aéroport de Bombay Isabelle : « J’aime la lumière, les odeurs, celles des parfums et celle de la poussière, j’aime les gens, ils sourient tout le temps, j’ai envie de chanter, je flotte » File pour les foreigners, un bureau vide fait office de tourisme, 1er tchai en changeant des travel cheque Isabelle : « Je suis bien là » Haitham : « Oui, ben, on va pas rester dans l’aéroport »

Dehors il fait nuit. Isabelle était pourtant sure d’avoir vu la lumière du soleil indien. Une foule s’abat sur eux, c’est le cœur d’un des plus gros bidonvilles du monde : 5 millions d’habitants.

A suivre…
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
IZ Izanora Regular ·
ps : lepiaf, excuse moi pour tout a l'heure, c'est pas vrai ce que je t'ai dit. je n'etait pas analphabete jusqu'a 25 ans... amicalement
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
AL Alan Globetrotter ·
....... [:)] surtout que là, d'un seul coup il n'y a plus beaucoup de fautes ..... !
IZ Izanora Regular ·
c'est qu'il ma vexé lepiaf...mais amicalement donc no problem
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
LE Lepiaf Globetrotter ·
Je ne cherchais aucunement à vexer. C'est juste qu'une grosse faute dans un titre, ça jure plus que dans le corps du message.
IZ Izanora Regular ·
Salut lepiaf Tu as raison, merci.

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"C'est celui qui se vexe qui a tord"
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
LE Lepiaf Globetrotter ·
C'est celui qui se vexe qui a tord

Hum, comment dire .... J'ai peur de vexer si je te demande de vérifier l'orthographe de "tord". Je vais me faire tordre le cou si j'ai tort.
PA Pataugas Veteran ·
[;)]chacun sait que le tortue
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
CH Christian06 Veteran ·
[;)]chacun sait que le tortue

oui il faut accepter car la tortue nie nja mais
CHRISTIAN

"Ne pas rire, ce n'est pas sérieux"
IZ Izanora Regular ·
Haitham, avec son canon numérique à la main : « hotel Volga please » Le taxi driver : « how much your camera » Haitham pris au dépourvu à Isabelle : « je lui dis quoi là ? » Isabelle : « parle lui de la météo »

Première conversation avec un indien.

Maisons de bric et de broc, livraison d’eau dans le ghetto, voie rapide transformée en dortoir public, couvertures collectives de bâches plastiques pour les dormeurs des trottoirs, montagne de déchets faisant le festin des chats, hommes partageant un thé, enfants partageant un feu, femmes appelant la présence d’un drôle de dieu à l’aide d’une cloche…Dieu exhausse t il les gens par ici ?

Haitham : « mon Dieu faites qu’on ne soit pas encore arrivé » Taxi driver : « on y est, vous avez pas une pièce d’un euros pour ma collection ? » (dans sa tête : « ou plutôt pour l’échanger contre 50 roupies aux voyageurs qui rentrera au pays ») Haitham : « euh non, tiens un échantillon de parfum à collectionner »

Hotel Volga, 6 heures du matin, des hommes dorment par terre dans le hall : « hello, sorry, do you have a room » Un homme ouvre deux chambres aussi pourries et se rendors. Haitham trouve un drap dans une chambre, un autre dans un autre chambre, prend un balai dans la cuisine, sort un sac plastique et attaque le ménage. Isabelle ouvre la fenêtre : elle donne sur un mur. Il y a plein de crottes d’oiseaux sur les rebords. Ca pue. Isabelle : « Haitham, j’ai pas les sinus qui gonfle ? Je crois que je fais une allergie » Haitham : « t’as rien, dors »

Isabelle ne chante plus, ne plane plus, elle a peur. Haitham se demande ce qu’il y dehors. Isabelle : « 17 millions d’habitants »
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
IZ Izanora Regular ·
Isabelle et Haitham à Bombay, Suite

Une nouvelle journée remplie comme un nuage de pluie : un match de cricket interdit aux enfants des rues, une petite fille des rues jolies comme un cœur veut qu’on lui achète du lait qu’elle revendra au marchand, un dévot met de force des bracelets longues vies contre quelques roupies, les zoroastriens interdisent l’accès de leur temple périmé, aux non perses « ça sent le renfermé », une occidentale se pique avec des enfants, un ado dort par terre en plein soleil, les étudiants de la fac de science diffusent leur savoir en tenant des petits stands, l’air est frais, ta température parfaite, la rue est une maison, dans un stade on prépare un mariage. « On pourra venir ? » « Revenez vers 19h30 »

Le mariage Le stade est superbement décoré, bien kitch. Un mickey délavé et un éléphant à l’oreille déchirée se font taper par les gosses de riches. Krishna : « venez avec moi au buffet, je vous en prie » Nous : « non, on ne veut pas abuser, juste regarder » Krisha : « venez, venez, no problem » Krisha se jettent sur les boulettes épicées farcies aux lentilles. Il est comme un chameau altéré de soif. Trois jeunes hommes un peu gros, donc un peu riches, à Krishna : « qui est tu, toi petite sous merde, pour les inviter, eux à notre mariage, dégage, djallo, djallo ». Krishna part en courant. Isabelle et Haitham lui courent après. Khrishna : « Big problem, ne racontez cela à personne, j’ai loupé un bon repas. Eux ils sont riches, moi je suis pauvre, je viens d’un village près de Punab, mon père à la polio » Isabelle et Haitham : « Passons la soirée ensemble, et partageons un bon repas » Khrishna : « Non, je ne suis pas intéressé, donnez moi de l’argent plutôt » Isabelle et Haitham : « Non, on ne veut pas te donner de l’argent » Khrishna : « Allons au resto alors » Khrishna prend une tête de pitié, Isabelle et Haitham s’en vont. Isabelle : « Je ne vais pas tenir longtemps dans ce pays : les riches tapent les pauvres, les pauvres te collent comme un vieux shewim gum, comment nous positionner, comment vivre avec la misère ? »

Puis,

Plaisir de la douche, plaisir de laver un teeshirt à la main, plaisir d’étendre un fil à linge dans un chambre, plaisir de squatter le balcon en bois d’un nouvelle hôtel et de regarder les habitants de la rue se doucher, faire leur lit, écouter de la musique, boire du thé, travailler, s’engueuler.

Rendez-vous avec Ramonthy, l’ami d’un ami

Ramonthy, un petit monsieur qui à l’air timide est chef de gare. « Comment se peut il qu’un monsieur qui a l’air si doux, si calme, si gentil soit chef de gare » se demande Isabelle. Ramonthy : « what do you want to do » Isabelle et Haitham : “ voir des associations”

A suivre
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IZ Izanora Regular ·
Banlieue de Bombay,

Ashadam : une filiale de la multinationale de la charité indienne « les sœurs de la charité » de mère Thérèsa. Sister Yoni est « la mère, le père, la sœur, l’ami » de ces handicapés, amputés, lobotomisés, laissés sur le pavé pour être né différent. Dans son havre de paix fleuri au cœur du tohu bohu, avec ses 380 cul à laver, ses 380 bouches à nourrir Syster Yoni n’a pas de temps sauf pour encaisser une donation qui sera centralisé a calcutta. « don’t worry on vous donnera une facture ». Isabelle, submergé par une vague d’amour face aux réfugiés d’Ashadam qui se lèvent pour lui serrer la main : « on reste un peu, on organise un grand jeux avec les enfants, histoire de réveiller les fous ? » Haitham : « t’es dingue, on n’a pas le temps »

Le bon plan de Ramonthy : restaurant hindou végétarien face à la gare de Culan. « The best one » parole de Ramonthy. Isabelle : « Ajoutez la fresque d’Arjunan, l’ambiance de cette gare de banlieue, la végétation luxuriante du quartier, rêvez…le bonheur serait il dans l’assiette ? »

Santacruz : il faut traverser de nombreux petits villages, des ruelles sableuses ou l’on s’attend à voir la mer, des palmiers, boire du thé par ci et par là, avant d’arriver à l’Ashram de Gaikwad. Une cour, une estrade, un tout p’tit local et partout des photos du Doctor Babasaheb AMBEDKAR et des images bouddhistes et hindous. Gaikwad : « vous organiser un concours, et la meilleure association va gagner des sous, parceque si c’est ça, s’il vous plait faites nous gagner » Isabelle : « ah, non, ça c’est pas nous, c’est les autres. » Toute la communauté se rassemble. « C’est la première fois qu’on vient nous voir ». Babasaheb Ambedkar, intouchable et auteur de la constitution indienne est connu pour son combat pour les droits des intouchables. A la fin de sa vie Ambedkar s’est convertie au bouddhisme. Ici personne ne parlent d’intouchabilité, on parle d’éducation, de solidarité et on boit du thé. Dans le local, dans la maison de Gaikwal, dans celle de Mahadev.

La nuit tombée, dans la rue, Isabelle et Haitham mangent de déliceux kebabroll de poulet. La table bancale sur le trottoir est cerclée d’immenses immeubles magnifiques, en décomposition, sortis de la nuit des temps. Isabelle : « J’ai l’impression de rêver éveiller »

A suivre…
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VI Vilcanota Globetrotter ·
1 piaf + 1 Alan + 1 papi = 3/4 Il ne manque plus grand monde pour égaliser. Bombay, la suite. [:)]
http://www.aventuren4x4.com Carnet Namibie : https://voyageforum.com/discussion/namibie-amie-d9300813/ Carnet Grizzlys : Carnet Grizzlys : https://voyageforum.com/v.f?post=9308751;page=last;#last
IZ Izanora Regular ·
quelques images : mosquée, culan, banlieue de bombay syster Yoni, Ashadan plat, restaurant culan devant l'ashram de Gaikwad docteur Ambedkar quai de gare, banlieue de bombay ramonthy, haitham, isabelle repas dans la rue joueurs de cricket
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IZ Izanora Regular ·
Ce matin Isabelle et Haitham traversent la rue comme des escargots partant pour un long voyage avec leur maison sur le dos. La rue est une maison sans toit, une prison sans barreaux, une école sans vacances. Ce matin une femme se coiffe en se regardant dans son miroir accroché à un tronc d’arbre. Ce matin, dans le train de banlieue une femme s’assoit sur ses tongs et parle d’eux. Ce matin les enfants des gares ont des yeux de biches et des sacs plastiques à renifler.

Quai de la gare

Ce matin il fait beau, ce matin le cœur des escargots chantent, ce matin une gamine et ses parents pleurent. Leur mamie s’en va mourir à Varanasi. « Ah, si j’avais eue le temps de dire au revoir à ceux que j’ai aimé et qui sont morts sans prévenir » songe Isabelle.

Le train

Le train est un marché ambulant, le train est un théâtre avec son incessant défilé de mendiant, de travestis, de chanteurs. Le train est un café resto avec des rats dans la cuisine. Le train s’encrasse. Le train est made in India. Le train est une journée entre ami, avec Arbipande et ses conseils, avec le népalais qui sourit toujours, avec Mohamed qui emprunte la couchette d’Isabelle pour faire sa prière, avec son frère qui à cassé sa tirelire pour le voyage et a toujours une pièce pour les mendiants. Arbipande s’écrie : - « Delhi road, Delhi road » et tout le monde se précipitent à la fenêtre. 21 heure : silence, tout le monde se couche en même temps, les incrusteurs de banquette retrouvent leur place par terre prés des toilettes. 7 heure : tout le monde se lève en même temps, c’est l’heure du premier thé et du retour des amis sur la banquette. Montent les vendeurs de bois. Seuls quelques basses castes sont autorisées à vivre des crémations. La personne la plus riche de Varanasi est un intouchable, il fait le bisness du bois. Arbipande : -t’as noté le nom de toute les villes que tu as traversé ? Isabelle : -non, juste mes impression sur Allahabad ou la verte Yamuna et le filet de gange boueux ont convergés et sur ces milliers de pèlerins qui ont planté leur tentes. Arbipande : - et c’est quoi tes impressions ? Isabelle : - ben, on dirait un technivalle, une ville éphémère, irréelle, c’est beau.

Enfin Varanasi, plein d’amis se ruent sur Isabelle et Haitham. Il faut sévir et négocier. Haitham : - « toi, tu dégages, toi aussi, je parle juste bisness avec lui » Isabelle essaye de calmer Haitham. Finalement Isabelle et Haitham montent justement avec le motorickshaw qu’ils ne voulaient pas, arrivent à l’hôtel qu’ils ne voulaient pas, dans le cantonnement, loin du cœur de la ville, ou le patron est mielleux…ce n’est que le lendemain très tôt installé dans une maison âgé de plus de 250 ans, en regardant les toits de la vielle ville par leur petite fenêtre qu’ils hurlent de joie, rigolent, dansent, chantent. Isabelle : - « On reste longtemps ici, c’est trop bien, et en plus c’est pas cher du tout » Haitham : - « D’accord avec toi, au moins 15 jours ou 30 ou plus, on s’en fou »

A suivre…peut etre.

quelques photo : hommes-femmes haitham vendeurs de bois et autres photos prises du train
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
VI Vilcanota Globetrotter ·
Merci Iza pour cette suite, nous avons vraiment l'impression d'être dans ce train avec vous deux. J'aime bien tes photos [:)].
http://www.aventuren4x4.com Carnet Namibie : https://voyageforum.com/discussion/namibie-amie-d9300813/ Carnet Grizzlys : Carnet Grizzlys : https://voyageforum.com/v.f?post=9308751;page=last;#last
TI Titania Regular ·
Même si tu fais des fautes (que lepiaf signale à la vitesse de l'éclair ... [;)]) j'aime bien ton écriture, et ton récit m'intéresse (et pourtant je ne suis pas friande des carnets de voyage).

Continue !
Elle était débout la ville !!!
BA Babeli Regular ·
Ben alors Iza, ça fait une semaine que je l'attends, Varanasi ! Allez…
ektâ me bal hai dans l'Un est la force Proverbe indien.
IZ Izanora Regular ·
Varanasi, ode à la vie

Extrait d’un email envoyé par Isabelle à ses amis : « Si je ne suis pas revenue dans six mois, venez me chercher à Varanasi. La cité de Shiva m’attire comme les diamants attirent les chercheurs de trésor. Ici, c’est un mouroir pour les hindous et pour les voyageurs. Pourquoi quitter Varanasi, quelle merveille plus belle que Varanasi le monde pourra t-il m’offrir ? »

Varanasi n’est pas de ce monde, c’est un monde dans le monde. Elle a été crée sur le trident de Shiva, alors que le monde à été crée sur le serpent de Vishnou.

Les journées se ressemblent, chacun à sa place, au même moment : le boat man de l’hôtel des l’aube devant la porte, Rao le patron de la guest house voisine à l’angle de l’hôtel, la vache et son mari, le chien qui pleure, le singe qui pisse sur les passants, le cerf-volant dans le ciel, le masseur sur les gahts, le tchai man, le vendeur de stickers, la vendeuse de puja et le mirroir au merveille : le Gange du fond duquelle Shiva regarde celui qui voit.

Chaque matin assise sur un gath Isabelle s’envole, tandis qu’Haitham s’emballe.

Il y Assud, il y a Anil, il y a Saya et Vincent, il y a les amis de tous les jours, il y a les amis de l’instant et il y a tous les autres.

La vie se nourrit de la mort, et la mort se nourrit de la vie dans un éternellement recommencement, sous le regard des hommes, des bébés chèvres tétant leur maman et des dieux. Des millions de dieux (33 millions) dans des milliers de temple (22000). Le temps s’arrête, l’instant présent commence, c’est la magie de l’Inde.

Bribes de conversation :

Isabelle : « tu es de quelle caste toi, Assud » Assud : « de la caste des guerriers » Isabelle : « waoo ! ça claque. Dis moi, il suffit de mourir ici pour aller à Moksha » Assud : « oui, sauf si tu es un criminel. Si un criminel meurt à Varanasi, il se réincarne à Varanasi » Assud chante Brassens et Brel. Haitham et Isabelle lui apprenne la danse des canards.

Rachid Aziz, gardien du muslim temple perché sur la falaise qui tombe dans ganga : « vous pouvez visiter la mosquée si vous me faites une donation » Isabelle : « Que la paix soit sur toi, c’est possible de prier ? » Rachid Aziz : « Muslimin ? Je suis ton serviteur » Isabelle : « Non, tu es mon frère » Rachid Aziz : « Non, ton serviteur ». Haitham : « raconte nous la mosquée » Rachid Aziz : « Vous voyez le minaret de la mosquée, un jour il est tombé dans le Gange »

Assud : « Je vais bientôt me marier », Isabelle : « tu vas tirer ta femme par une corde et tu marcheras comme ça dans la rue avec elle » Assud : « oui, comme ça on se réincarnera ensemble » Isabelle : « elle se prend perpet avec toi…mais de toutes façon, inchallah, vous vous réincarnez pas, vous aller à moksha » Assud : « fais voir ta main, je vais lire tes lignes » « ben, t’as pas la même main que moi, moi j’ai plein de lignes » Isabelle : « c’est normal, toi tu te réincarnes, pas moi… » Isabelle, Haitham et Assud rigolent de ce monde absurde et magique autour d’un tchai.

Les cyclorickshaws :

Un vieux vélorickshaw peine dans les montées et se rattrape dans les descentes Isabelle, pleine de culpabilité : « Comment les indiens supportent ils cela. Je n’aurais jamais pu être un roi avec des porteurs, des esclaves, et des servants. C’est dure d’être riche » Haitham : « et les indiens, ils ont bonne conscience, ici pas de pitié juste du karma »

Subitement, Isabelle et Haitham se libère de la pitié et de la culpabilité, ils acceptent leur sort, leur caste, celle des touristes. Ils se sentent libérés, que c’est bon de ne plus avoir pitié, que c’est bon d’oser être soi, d’oser se défendre pour ne pas se faire voler sa place.

Un cyclorickshaw roule sur la pâte d’un chien. Un connard lui met des claques. Une grosse dame, son gros cul à l’arrière du vélo rickshaw rigole. Le chien souffre. Ca fait pleurer les vaches. Ça fait rire les brahmines. Ça révolte les voyageurs égarés sur la route de leurs rêves.

Bribes de conversation :

Haitham : « Salut Rao, ça va bien aujourd’hui » Rao : « Ce soir, concert de musique traditionnelle. Si tu veux ma femme peut te faire un massage ou couper les cheveux de ta femme. Tu veux des malboros ? » Haitham : « Tu vend pas des punes » Rao : « Indian cigarette ? no » Rao : « Jusqu’à maintenant, tu ne m’as pas donné un roupie, comment puis-je faire pour te prendre ton argent » Haitham rigole. Isabelle le rejoint, elle rit aussi. Isabelle : « j’aimerai prendre des cours de Hindi » Rao : « je t’apprends si tu veux, je suis prof. tu vois l’écriteau là-bas, en une semaine tu seras le lire, tu comprendra même le journal. » Isabelle et Haitham rigolent. Après rao, il y a la magasin du petit Krisma, après il y aura le camp des flics, le resto Ganga Fuji…et à chaque fois, ils se marrent.

Ganga fuji restaurant : Le roublard de patron : « Je propose des massages, ou des cours de flutte, tous les bénéfices vont aux pauvres car j’ai monté une association humanitaire » La bouffe est fadasse, mais le roublard à une stratégie pour fidéliser ses clients : la peur. Il raconte à qui veut l’entendre l’arnaque qui a sévit en Inde il y a quelques années ; «Ils vous font manger du poison, puis vous emmène voir un médecin, et chacun touche sa commission. Pour éviter cela ne manger que dans les resto cités dans le lonlely planète, comme le mien»

Jean Pierre, D.J au club med arrive à Varanasi avec sa femme et son beau frère. J.P le D.J : « Oh, putain, c’est des chiottes communes. Moi, je m’en fou si j’ai la chiasse je prend mon temps…mais c’est pas vrai on ne peut pas fumer sa clope avec son café dans le hall de l’hôtel » Isabelle : « bonjour, c’est la première fois en Inde » Sa femme : « Ca se voit, n’est-ce-pas », le beau frère se marre. J.P le D.J : « en Grèce c’était pas pareille, ici c’est crade, et Delhi quel horreur. Et le train impossible de dormir, tout le monde s’incruste sur ta banquette » Isabelle : « sinon, les chambres elles sont mignonnes, non ? » J.P le D.J : « ouais… une cinq étoiles » Haitham : « Vas voir le Gange, c’est reposant » J.P le D.J : « la fumée, les dealers, les ruelles trop étroites, la foule… » J.P le D.J va se balader, glisse sur une bouse de vache. Isabelle et Haitham partent dans un fou rire qui n’en finira pas tant qu’il resteront à Varanasi. Un indien les entendant rire : « c’est normal, Varanasi fait cet effet là à certains »

Un baba qui parle beaucoup aux touristes mais ne médite jamais : « je vous attendais, venez visiter mon école, pour 100 roupies de l’heure je serais votre maître, réalisation spirituelle garantie »

Eau, espace, air, feu, vent…les cinq éléments libérés par le feu sacré de Shiva, un feu conservé dans un temple depuis des millénaires, des crémations qui ne s’arrêtent jamais. Les touristes devant les crémations : - Ca sent le poulet - Non, ça ne sent rien - Non, ça sent le bois de santal - Ca sent le poulet - Non, ça ne sent rien… Le dom est chargé des crémations. Une fois la vie partie en fumé, le dom plonge dans l’eau avec un tamis et récupère l’or fondu. Les Agoras, vêtu de costumes de mort guette. Comme des chiens ils iront lécher les os des morts, seule partie du corps, avec les dents qui résistent au feu. Les Aghoras sont tout crades, ils ne font pas la manche, manger des os leur donne du pouvoir, ils cassent leur karma. Les civières portent les morts au son des tambours et de « ram na satia me ». Ce sont les fils ainé qui lave leur mort et allume le feu. Un petit garçon de 7 ans à la tête rasé, il à perdu sa mère. Il ne pleure pas. Ensuite, avec le reste de la famille il ira se baigner dans ganga. La vie se régénère par la mort. Passe le cadavre d’un chien, celui d’une vache puis celui d’un baba. Les babas ne sont pas incinérés, pour eux Moksha est garantie. Alors les babas gonflent comme des ballons, explosent, les rapaces bouffent leur boyau, on dirait du boudin blanc. Le choc de ne pas être choqué. Haitham : « Ya, rien la dedans, juste une carcasse vide »

Haitham : « Aryumbaba, chante nous une chanson ». Le disciple de kali chante, échange des blinis contre des clopes. Il est toujours connecté à Shiva. Il est beau. Quelle est vaillante l’armée de Shiva !

Un matin, Haitham pète un plomb, enlève ses chaussures et va poser des questions à baba bidja nando : Baba : « married ?» Haitham : « yes » Baba : « good, married, good, not married, not good »

Isabelle et Haitham grimpe sur les toits et découvrent un autre visage de Varanasi. Ils aperçoivent Rao sur le toit d’à coté. Rao aiment leur sourire et leur lance « Même pas un roupis, vous ne m’avez même pas donner un roupie » Haitham donne des coups de bâtons aux singes. Ici c’est leur territoire.

Fabrice, vieux routard de l’Inde : « Ya trop d’énergie ici, c’est pour cela que les rabatteurs ont autant la pèche. »

Une lignée de mendiant tendent leur gamelle, des gros indiens leur jettent des grains de riz sans les toucher, on ne meurt pas de faim en Inde…et au bout de la ligne, la vache attend elle aussi. Et gare au coup de tête si elle n’a pas sa part. Isabelle à Haitham : « tu ne trouves pas que la vache ressemble à un homme déguisé en vache » Haitham : « si, il est fou ce pays ! »

Varanasi, ville sainte. Dans son cœur le temple au toit d’or. A l’intérieur du temple il y a le shiva lingam le plus sacré de l’Inde. Le vagin en or de parvati ( la vie) qui s’unie au sexe noir de Shiva ( la conscience). L’union de la vie à la conscience. Le temple d’or est interdit aux touristes. Comme la mosquée juste à coté. C’est le cruel empereur Aurang jay qui a détruit le temple originel et l’a remplacé par une mosquée. Pour charrier les hindous, il a laissé des traces du temple dans la mosquée et le taureau Nandi. Nandi regarde la mosquée au lieu de regarder le shivalingam, il a rejoint le cercle des musulmans autour de la Kaba. « Combien d’Aurang jay pour combien d’Akbar ? » écrivait Danielou en regrettant à raison le massacre de la culture hindou par les musulmans. Mais, combien d’empereur aussi grand qu’Akbar ? Fil barbelé, armée, menace terroriste, pas de doute nous sommes dans une vraie ville sainte.

Isabelle : « Haitham, n’oublie pas qu’on doit rencontrer des associations, on a un projet » Haitham : « Oh, non, je veux être libre moi » Isabelle : « Allez, ce sera génial tu rencontrera d’autres personnes…si tu veux pas, no problème, j’y vais toute seule » Finalement, Isabelle et Haitham rencontrent trois associations, et aussi plein de nouvelles ruelles, de nouvelles photos, de nouveaux amis.

Sankat Mochan Foundation : Mahandji, Professeur en environnement retraité, brahmin et fondateur de la Sankat Mochan Foundation : « Notre objectif est de détourner les eaux usées qui se jettent dans l’égout à ciel ouvert qu’est devenu le Gange, et de les utiliser pour l’irrigation. En 1986 un plan pour sauver le Gange et la culture de Varanasi avait permit le déblocage de 45 milliard de dollars. La technologie mise en place n’a jamais marché et l’argent a été détourné. Aujourd’hui il n’y a plus de planificiation et la réforme constitutionnelle sur la décentralisation fait reposer le nettoyage du Gange sur la ville. Mais la constitution n’est pas appliquée, et la ville n’en a pas les moyens. Nous militons donc à présent pour la démocratie et l’application de la constitution » « La démocratie, tiens dont » se demandent Haitham et Isabelle soupçonneux que les Usa ne soit pas loin de soutenir l’association. Mahandji : « Nous allons vers les gens également pour les éduquer. Nous leur disons que si le Gange est leur mère ils doivent arrêter de chier dedans. Nous ne leur parons pas de microbes, parceque pour eux le Gange est pur, cela n’aurait aucune importance les microbes seraient purifiés » « Ce qui pollue ce ne sont pas tant les pujas, et les cadavres, tous cela les chiens, les rapaces, les dauphins et autres poissons du Gange finissent par les éliminer. Le problème c’est les égouts » Isabelle : « Vous me conseilleriez de faire des ablutions dans le Gange ? » Mahandji : « Je fais les miennes tous les matins » Isabelle à Haitham : « J’ai envie de nettoyer le Gange de mes mains, quelle belle puja ce serait ! »

Vedanta International Society : Swami Prabuddaananda : « Nous diffusons le message des vedas. Les troubles du monde sont du au manque d’amour, à l’égoïsme. Les gens qui veulent du bien pour l’humanité doivent se rencontrer. Aidez nous à faire augmenter les forces d’amour. Nous ne sommes pas frères, nous sommes Un. C’est pour cela que nous mettons en place des projets sociaux, nous nous occupons des orphelins, des démunis. Revenez vers 18h, il y a une prière » Haitham : « N’y retournons pas c’est une secte » Isabelle : « Ne soit pas si catégorique, je vais y retourner avec Saya pour assister à leur prière » Swami Prabuddaananda à Saya qui vient de lui expliquer qu’elle n’avait pas de religion : «Si tu ne crois pas en Dieu c’est que tu crois en l’homme » Saya : « Non, l’homme est si méchant, je crois en l’Arbre, en l’Elf, en la Fée », mais Saya ne parle pas anglais alors swami continu à rentrer dans sa tête : « Tu aimes ta mère. Mais aimes tu ma mère ? L’amour de tous, c’est l’amour du divin. Mon maître m’a demandé de me consacrer aux autres car rien ne dure. Et je vie dans cet ashram qui est la maison de tous…enfin des hommes parce qu’ici vivent des moines ».Saya repart avec un livre sur Krishna en anglais, elle a une semaine pour le lire et si il lui plait swami lui donnera le livre et une photo du maître.

Kowria Hospital Le moine de l’accueil lit. Il file un document sur l’association à Isabelle et Haitham. Dans cet hôpital se côtoient la médecine traditionnelle et la médecine moderne. Isabelle, se rappelant son maître : « Ces deux médecines sont comme des lignes parallèles, elles ne communiquent pas. Si cela continue la médecine moderne va manger la médecine traditionnelle, puis elle en mourra. Ils faut trouver un chemin du milieu »

Le Raimbow s’est installé dans la foret de l’autre coté du Gange. Le Gange est bas, il y a une immense plage de sable pleine d’os, les rapaces y ont élus domicile dans un lointain bruit de fond, celui de Varanasi. Saya : « au Raimbow, ya des règles, pas de drogues, pas de viande, méditation avant le repas… ».La communauté des voyageurs vivant ensemble ressemblent fort à une bande de teufeurs, même si l’habit ne fait pas le teufeur : loqueteux, tête rasé, percing, crashpouille, baba cool. On parle opium. Des indiens observent, plantés comme des arbres. Ça dérange. Isabelle : « Vu vos têtes, je comprends qu’ils vous observent, ils vous dérangent, mais vous vous êtes pas demandé si vous ne les dérangiez pas, proposez leur des chapatis au moins, invitez-les, merde, ils sont un peu chez eux ». Mikael vient dormir ici, il va faire des économies. Cristhope aussi, il en a tellement marre des indiens. Marine fait les compte, elle a avancé toutes les tunes pour la bouffe. Isabelle s’ennuie, Haitham aussi. Saya : « Vous avez qu’a faire des chapatis ou couper du bois pour vous occuper » Isabelle : « non, je préfère retourner en Inde, là-bas je ne m’ennuie pas » Haitham, Saya, Vincent : « bonne idée, rentrons chez nous »

22h30 : les commerçants ferment boutique, après avoir bénit l’argent ils bénissent le magasins en passant une flamme devant les 7 citrons et le piment pendus à l’entrée en guise d’allumette. Il ne reste plus que des vaches, des chiens errants, des souris, des flics bourrés et un labyrinthe de ruelles sans âges dans lesquelles les voyageurs se perdent chaque soir.

Isabelle veut aller à Bodgaya voir une association, et au Bangladesh rencontrer Mohamed Yunus, fondateur de la première banque des pauvres. Haitham veut aller au Népal puis à Lassa. Ils se disputent. Ils se sépareraient bien, mais ils n’ont qu’un seul chargeur et en ont tous les deux besoin. Ils décident de mettre le cap sur Kolkata.

La chaleur est venue d’un seul coup en une journée. Il est temps de partir. Le généreux Gange leur offre un instant de paix et de grande beauté, comme pour leur dire au revoir. Le vent s’est levé et il y a des tempêtes de sable sur l’autre rive. Des oiseaux blancs sont venus en grand nombre célébrer le printemps et le ciel s’est paré d’un beau manteau bleu indien. Les enfants sont habillés en dieux et Durga guette. « Au revoir Varanasi, on t’aime »

A la gare une jeune fille offre des fleurs à Isabelle.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
BA Babeli Regular ·
Tu vois je me suis précipitée… j'ai eu des frissons… Bénarès ne t'a pas laissé indifférente ! Pas le temps de tout lire là, un peu à la bourre… Je repasserai ce soir.

Au fait, j'ai fais une galerie de photos sur flickr, que des photos de Bénarès ! Dans tous les coins… enfin, j'en poste quelques une chaque jour. L'adresse :

http://www.flickr.com/photos/80271586@N00/

Cliquer sur les photos pour lire la légende.

À plus

eli
ektâ me bal hai dans l'Un est la force Proverbe indien.
BA Babeli Regular ·
La cité de Shiva m’attire comme les diamants attirent les chercheurs de trésor.

Combien de trésors enfouis sous les crottes de vache, les cadavres et les harcèlement des marchands… Ah! Bénarès ! Tu te mérites… Mais que de trésors dans ton espace ! Bien vu izanora.

Ton récit m'a rappelé lorsque je me risquais parfois dans le Vishwanath gali, la ruelle qui monte vers le temple d'or. C'est méchant ce que je vais dire, mais ça me faisait rire de voire les étrangers paniquer… Ceci dit j'en ai aidé plus d'un lorsque l'occasion s'est présentée. C'est vrai qu'étant une habitante du lieu, j'en ai une vision toute différente…

Juste une remarque à propos des baba : je n'ai jamais eu l'occasion de voir ce que tu décris. Les baba que j'ai vu était entourés de tissus orange, couverts de fleurs, posés sur un petit radeau de bambou, et laissés voguer sur le Fleuve. J'en garde une vision de paix mystérieuse, intense… Les ascètes brûlent toutes les impuretès du corps dans leur ascèse, il ne reste plus rien à purifier, d'où inutilité du feu. Par contre ils n'atteignent moksha systématiquement. Brûler les impuretés du corps ne signifie pas que l'esprit est totalement pur. Enfin, c'est ce que m'ont raconté les baba avec lesquels je discutent parfois.

Pour continuer sur la mort, la formule pour les accompagner à la crémation est : RAM NAAM SATYA HAY ! = "Le nom de Ram est vérité" sous-entendu "seulement le nom". Pas Ram lui-même, mais son nom. Ce qui signifie que l'homme vit dans un univers de mots, et c'est la seule chose dont on peut être sûre…

Bon, une digression philosophique un peu longue, sorry…

Bravo pour ton récit… Tu as noté plein de détails intéressant.

Amitié

eli
ektâ me bal hai dans l'Un est la force Proverbe indien.
IZ Izanora Regular ·
salut babeli,

merci pour les commentaires.

pour les babas, oui effectivement ils sont habillés comme tu le dis...mais celui qu'on a vue, il devait etre mort depuis plus d'une semaine au moins. il avait a moitié coulé et à moitié gonflé (c'était assez trash comme spectacle, et si sur le coup cela nous a fasciner, comme des salles momes habitué avoir des films d'horreur, on en a gardé quelques flash au cours de la journée) ce qui nous a fait penser qu'il s'agissait du corp d'un baba ce sont ses loques.

pour la formule sur rama, je me doutais bien qu'il s'agissait du nom, et ce nom est tout ce qui est vrai...comme tous les noms que peut prendre le divin. enfin c'est comme cela que j'ai interprétté la formule quand on me la traduit.

l'homme vit dans un univers de mot...je suis bien d'accord avec toi, mais vraiment d'accord...

concernant ce que les babas t'ont dit, à mon avis c'est toi qui a raison, tu les connais bien plus que moi.

amitié, isabelle.
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DE Dexxa Veteran ·
A la gare une jeune fille offre des fleurs à Isabelle. la suite, la suite s'il te plait. dexxa
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Saint Exupéry
IZ Izanora Regular ·
En attendant la suite, ceux qui sont intéréssés peuvent venir nous rencontrer samedi 8 octobre, à partir de 19h au Centre Social Louise Michel, 4 cour de la république, 93290 TREMBLAY EN FRANCE, rer b station vert-galant (direction mitry-claye). Emmenez si possible une petit quelque chose à boire et à manger histoire de finir la soirée en douceur aprés un diaporama et un temps d'échange.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
IZ Izanora Regular ·
quelques images de Varanasi.
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DE Dexxa Veteran ·
salut, très belles photos, restent quand même les légendes. Les bocaux contienent des bonbons ou des médicaments ? dexxa
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Saint Exupéry
IZ Izanora Regular ·
bonjour, dans les bocaux ce sont des bonbons. isa.

voici dans l'ordre les légendes : bord du gange mosquée perchée anil, batelier linge qui séche au bord du gange assud dans son magasin les bonbons d'assud solidarité entre chien et vache assud et ses huiles essentielles...à éssayer l'huile de terre et celle de poivre...des odeurs extraodinaire une maison d'agoras constitué de vetements de morts concert dans un ashram le gange est bas, en face une longue bande de sable isabelle, un "peace maker" dont j'ai oublié le nom, haitham
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
DE Dexxa Veteran ·
salut merci pour ces légendes Isabelle. Juste une question, les autorités indiennes sont elles conscientes de pollution du Gange, et des risques de maladies ? (pourquoi Haitham ne sourit jamais ?) amicalement dexxa
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Saint Exupéry
IZ Izanora Regular ·
bonjour Dexa, concernant la polution du gange, je pense que les autorités indienne en ont conscience. d'ou le plan de plusieurs milliars de dollars (une quarantaine) voté dans les années 70/80 pour dépolluer le gange. par ailleurs, beaucoup d'associations indiennes en ont conscience. le probleme est que pour dépolluer il faut beaucoup de sous, et une coopération entre toutes les villes bordant le gange. et qui dit gros sous, dit détournement. et, les assoc bordant le gange ne se connaissent pas forcement. par ailleurs, il est vrai que parfois il y a confusion : le gange est pur. d'ou le travail de l'association sur l'opinion: bien sur le gange est pur, mais il est sale et si nous l' aimons nous devons faire en sorte que les égouts ne tombe plus dedans. si le sujet t'intérésse et que tu veux en savoir plus tu peut aller voir le site de la sankat mochan fondation : recherche sankat mochan foundation dans le web en anglais et tu trouveras des infos...des que je retrouve le lien exact vers leur site je l'envoie. tu peux aussi poser une question au fondateur : vbmganga@satyam.net.in

haitham ne sourit jamais sur les photos car quand il sourit ses yeux se ferment...comme le montre le début de sourire de la photo en piece jointe.

isabelle
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
DE Dexxa Veteran ·
salut, merci pour ces précisions concernant le gange. En fait c'est juste question d'éducation et de civisme. Comme dans beaucoup de pays d'ailleurs. Merci aussi pour la photo de Haitham, j'avoue que je le préfère les yeux ouvert, tant pis pour le sourire. amicalement dexxa
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