L'horrible conscience

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Original post
EL
Voilà ce qui me préocupe l'esprit ce soir, 3 jours après un séjour de 3 mois en Amérique Centrale.

On voyage, pour beaucoup ( pour moi en tout cas) dans le but de vivre, purement, simplement, l'instant présent, ouvrir notre esprit à cette énergie qui nous était jusque là inconnue parce que dans ce monde, on ne nous apprend pas à vivre, on nous apprend a suivre les règles d'une société....une société complètement dérivée, cruelle, stupide et folle.

Alors on se sort de cette ( appelons-là la boîte, je trouve que c'est une belle image), on se sort de cette boîte, une fois, deux fois, trois fois, pour plusieurs semaines, mois ou années, peu importe. On voyage pour constater avec bonheur et horreur à la fois que notre petit monde se trouve a cent-mille lieux de la vraie vie.

Parfait, j'ai maintenant cette conscience. Je crois que c'est un bon pas de franchis. L'ennuis c'est que personne ne m'a jamais appris à vivre en dehors de cette boîte, parce que presque personne ne vit en dehors. C'est l'inconnu total, et mon cerveau a été programmé pour avoir peur de l'inconnu...ou il faudrait plutôt dire, avoir peur de la perte du connu ( on ne peut logiquement avoir peur de quelquechose qu'on ne connait pas).

Alors me voilà...complètement consciente de la stupidité du monde qui m'entoure, horifiée de voir tout ces gens qui croient à des choses si fausses, cerveaux lavés par les règles apprises, les médias...etc. Mais je ne vois devant moi aucune porte de sortie...du moins à long terme, parce que d'un voyage, on revient toujours. Sans doute aussi parce que je suis jeune et sans expérience, parce que je n'ai aucun diplôme et aucune envie d'en obtenir un, je n'ai pas d'argent...rien. Et j'ai peur.

Je sais qu'en fait mon seul véritable obstacle est la peur. Si je n'avais peur de rien, je ne me poserais aucune de ces questions et je vivrais, je trouverais moyen. Mais vivre une vie sans peur me semble tellement utopique voir impossible...et je refuse d'accepter de vivre à moitié.

Alors voilà, je me demande bien où aller maintenant....des idées????
Il faut rajouter de la vie aux années...et non des années à la vie.
BL Blackhawk Regular ·
Salut Elsie,

Ton post est interressant mais permet moi de te poser quelques question car je n'arrive pas a suivre completement ton cas de conscience.......

On voyage, pour beaucoup ( pour moi en tout cas) dans le but de vivre, purement, simplement, l'instant présent, ouvrir notre esprit à cette énergie qui nous était jusque là inconnue parce que dans ce monde, on ne nous apprend pas à vivre, on nous apprend a suivre les règles d'une société....

Moi je voyage pour decouvrir des lieux nouveaux, rencontrer des personnes differentes et approcher de nouvelle culture......pas pour fuir quelque chose...... Tu dis que l'on nous apprend pas a vivre mais a suivre les regles d'une societe.......c'est pas faux......d'un autre cote pour vivre en societe faux des regles.....apprendre a vivre je pense que c'est a chacun de nous de le faire car chaqu'un a une vision de la vie differente.......

une société complètement dérivée, cruelle, stupide et folle.

Je ne pense pas que c'est la societe qui est cruelle mais la vie........

Alors on se sort de cette ( appelons-là la boîte, je trouve que c'est une belle image), on se sort de cette boîte, une fois, deux fois, trois fois, pour plusieurs semaines, mois ou années, peu importe. On voyage pour constater avec bonheur et horreur à la fois que notre petit monde se trouve a cent-mille lieux de la vraie vie.

Parfait, j'ai maintenant cette conscience. Je crois que c'est un bon pas de franchis. L'ennuis c'est que personne ne m'a jamais appris à vivre en dehors de cette boîte, parce que presque personne ne vit en dehors. C'est l'inconnu total, et mon cerveau a été programmé pour avoir peur de l'inconnu...ou il faudrait plutôt dire, avoir peur de la perte du connu ( on ne peut logiquement avoir peur de quelquechose qu'on ne connait pas).

Alors me voilà...complètement consciente de la stupidité du monde qui m'entoure, horifiée de voir tout ces gens qui croient à des choses si fausses, cerveaux lavés par les règles apprises, les médias...etc. Mais je ne vois devant moi aucune porte de sortie...du moins à long terme, parce que d'un voyage, on revient toujours. Sans doute aussi parce que je suis jeune et sans expérience, parce que je n'ai aucun diplôme et aucune envie d'en obtenir un, je n'ai pas d'argent...rien. Et j'ai peur.

Je sais qu'en fait mon seul véritable obstacle est la peur. Si je n'avais peur de rien, je ne me poserais aucune de ces questions et je vivrais, je trouverais moyen. Mais vivre une vie sans peur me semble tellement utopique voir impossible...et je refuse d'accepter de vivre à moitié.

Alors voilà, je me demande bien où aller maintenant....des idées????

Qu'est ce que tu appelles la vrai vie? Pourquoi dis-tu que les gens croit a des choses si fausses? quelles choses?

a+

Nico
VA Vanillabrico Regular ·
Alors la non non c'est pas possible je dois réagir!! [:P]

Lol sérieusement je réponds parceque c'est une vision que je retrouve souvent dans ce forum entre autre, mais aussi dans la vie de tous les jours. Ce coup de "notre société est pourrie", "dans les pays pauvres ils connaissent le vrai sens du mot vivre", "ici on est enfermé par cette société qui nous dicte nos comportements..." etc... Et c'est une vision avec laquelle je ne suis pas du tout d'accord. Notre société a ses défauts. Mais elle n'est pas pire qu'une autre. Que n'importe quelle autre. Elle nous impose ses règles, mais ailleurs aussi il y a des règles. Et parfois pire (du moins pour mon ressenti perso). Parfois plus cruelle, injuste, folle, et surtout plus contraignante! Notre société avec tous ses travers, son poids, son dictact de la consommation, de l'apparence, de l'argent, etc.. reste pour moi une des moins contraignante dans laquelle j'ai pu vivre. Le poids du groupe y reste minime par rapport au monde arabe ou à l'Inde où j'ai vécu et au Japon où je vis maintenant. Essaie de mettre un orteil en dehors de la règle sociale, et là t'es vraiment dans la ***

La vraie vie n'est pas ailleurs. Elle est partout. Et elle est partout différente. Et si t'as peur c'est peut être parcequ'au fond tu sais que tu te poses les mauvaises questions et que de réussir à sortir de ton monde qui ne te plait pas ne t'opporterait peut etre pas ce que tu cherches.

Moi aussi je voyage pour aller vers cette différence et mieux voir ma culture au travers de cette différence. Ma culture avec ses points positifs et négatifs. Et pour me rendre compte qu'il ya 1001 façons de vivre une vraie vie, selon des critères différents. S'ouvrir à l'autre, vivre le moment présent, ...ça peut se faire de 1001 façons et mais ça peut déjà commencer ici, dans notre société folle![:)]

Enfin voilà, tout ça pour dire que je ne suis pas d'accord "la vérité n'est pas ailleurs" : il y a autant de vérité que d'ailleurs..
Mon nouveau blog pour tous mes voyages en cours et a venir http://vanillabricot.canalblog.com

Mon ancien blog retracant un an de vie au Japon et un voyage de 3 mois du Japon a la Francehttp://vanillabricot.oldiblog.com
EL Elsie Regular ·
Je sais que tout ça peut paraître un peu abstrait...

D'abord, oui, on peut voyager pour mille et une raisons. Je te dirais que pour moi, la découverte et les renontres font partis des voyages mais n'en sont pas le but...mais je suis bien consciente que ça peut être différent pour bien des gens....

Je ne pense pas que c'est la societe qui est cruelle mais la vie........

Là, je crois qu'on a pas du tout la même conception de la vie....et je crois que c'est pourquoi tu ne comprends pas tout à fait mon post...[:/]

Qu'est ce que tu appelles la vrai vie? Pourquoi dis-tu que les gens croit a des choses si fausses? quelles choses?

Essais de te remémorer ces rares moments ou tu t'es "senti vivant" plus que jamais....c'est ça la vie, selon ma vision...Ils sont rares n'est-ce pas?? Voilà pourquoi c'est si triste....

Les gens ont des idées fausses, par exemple, parce qu'on nous a appris que l'argent était important ( et même moi j'y crois), que le paraître était ce qui a de plus précieux : peu imorte ce que tu es vraiment. Notre bonheur dépend de ce qu'on reflète chez les autres, non de ce qu'on est.

Tu sais ce que c'est que la distortion cognitive?? Le cerveau qui déforme la réalité...c'est ce dont le monde souffre le plus, parce qu'on nous a montré la vie à travers un miroir déformant...Je voyage pour m'ouvrir les yeux, voir de l'autre côté du miroir....
Il faut rajouter de la vie aux années...et non des années à la vie.
RE Ren Veteran ·
Hola Elsie [:)]

Oooopsss... En plus des questions de Blackhawk, j'en ai d'autres pour toi...

De quelle société parles-tu ? La société occidentale ?

Personne ne t'a apprise à vivre en dehors de cette boite, as-tu des amis issus de l'immigration ? As-tu entendu les histoires de leurs familles ? Leur as-tu posés des questions ? Les réponses t'ont-elles données à réfléchir ?

Avoir peur de la perte du connu et la peur de l'inconnu se rejoignent je trouve... On peut logiquement avoir peur de quelque chose que l'on ne connaît pas, c'est ainsi que l'on définit le racisme... La peur de l'étranger, la peur de quelqu'un que l'on ne connaît pas...

Une vie sans aucune crainte me paraît bien vide et fade... L'intérêt de la peur quand elle est surmontable est de pouvoir la vaincre en s'imposant des défis dans la vie... Une fois une crainte surpassée, l'exaltation sans nom...
OP Opai Veteran ·
La sensation de "vivre la vraie vie" ne vient-elle pas simplement du changement? Changement de lieu, d'ambiance, de rythme... Il est selon moi possible de vivre pleinement même chez soi, dans notre société, malgré ses travers. Mais cela demande peut-être plus d'efforts, de disciplines. Il s'agit alors de savoir clairement ce que l'on veut.

Penses-tu, Elsie, avoir eu un apperçu correct de l'Amérique centrale? Il faudrait toujours avoir conscience qu'en temps que touriste, ou même voyageur, on ne pourra jamais ressentir la société comme les personnes qui y sont nées, qui y vivent. On arrive avec nos idéaux, nos énormes pouvoir d'achats...

Par exemple, j'ai tant aimé passé un mois en Iran, en Egypte, au Cambodge... Cela signifie-t-il que ces pays sont des lieux rêvés? Il faut tenter de rester objectif. Tous là-bas rêvent de venir en occident et nous voulons vivre là bas! Bien naturel de désirer ce que l'on a pas...

Une dernière chose: j'ai longtemps pensé la société pourrie par l'argent. Et c'est vrai dans une certaine mesure! Mais rien ne t'oblige à gagner des milions, à consommer à outrance. Evidemment, vivre comme cela a un prix. Enfin, il me semble déplacé, irrespectueux pour les pays pauvres de dire, depuis nos pays si riche, que l'argent pourri tout, qu'il est comme la peste... J'ai rencontré au Cambodge un jeune amputé du bras car il lui manquait les 4 Dollars nécessaires à des soins... Alors, le fait de pleurer car on a un confort matériel, c'est un peu déplacé.

Peut-être, inconsciemment cela rassure-t-il justement notre horrible conscience de nous dire que là bas ils n'ont pas un rond mais qu'ils sont, grâce à cela, si heureux...
AL Alan Globetrotter ·
Elsie et ses interrogations ...... ce n'est pas la première fois et je me rappelle tes posts précédents ainsi que tes réponses à mes propres interrogations, et c'est pour celà que je viens te répondre alors que j'hésite dorénavant à titiller ce forum, mais tes post m'interpellent trop ......

Je crois savoir de quoi tu parles, parceque je pense qu'au delà des années qui nous séparent on souffre toi et moi des mêmes maux de la " conscience " ......

On sait et on connait la fragilité de nos vies ocidentales, et on apprend chaque jour à percevoir ce qui en fait l'incongruité, la futilité et la cruauté .... mais c'est notre monde et on vit dedans. Maintenant lorsque l'on part dans nos voyages à travers le monde, on s'offre ce qu'on appelle des bouffées d'oxygène, on s'essaye à subliminer notre conscient par la vision de choses que l'on croyait ne pouvoir imaginer, par cotôyer des mondes qui nous sont étrangers et auprés desquels croit on, la vie serait plus facile .... mais au fond de nous mêmes on sait bien que ce n'est que chimère de notre imagination galopante et que l'on ne peut pas accéder à ces mondes visités, car ils ne sont pas pour la plupart issus des cultures que l'on a l'habitude de fréquenter et on ne possédera jamais les clefs pour y accéder ......

Je pense que c'est celà qui t'effraie, commencer à percevoir que tu ne pourras jamais accéder à d'autres mondes que tu t'imaginais plus propices à ton épanouissement personnel ..... peut être simplement parceque tu sais inconsciemment que tu es formaté à une forme de culture qui t'es propre et qu'elle est enracinée en toi, et aussi parceque accéder à d'autres cultures t'es impossible de par le simple fait que tu n'en es pas issue tout simplement ......

Alors tu les effleureras bien souvent, tu maudiras tes retours et tu te poseras toujours la question de savoir si tu peux franchir le grand pas ...... ce n'est pas la peur de ce que tu voyes en face de toi, mais la peur qui t'habite au fur et à mesure que tu développes ta conscience au contact de tous les maux de notre Société et de ta non possibilité d'accéder à un autre idéal .....

Je ne l'ai jamais fait, car je me pose toujours la question et ça me torture de plus en plus .......

Bon courage, mais au moins tu n'es pas seule ....... [;)]
CH Chevrolet Regular ·
Alors on se sort de cette ( appelons-là la boîte, je trouve que c'est une belle image), on se sort de cette boîte, une fois, deux fois, trois fois, pour plusieurs semaines, mois ou années, peu importe. On voyage pour constater avec bonheur et horreur à la fois que notre petit monde se trouve a cent-mille lieux de la vraie vie.

Bonjour Elsie [:)]

Je crois que tu te trompes. On n'est pas plus vivant et "au coeur du monde" lorsque l'on voyage. Il y a une certaine exaltation de l'instant présent, c'est vrai. Mais cette exaltation tu peux l'avoir autant dans le square en bas de chez toi que devant le Potala ou au milieu d'une tribu de Nouvelle-Guinée. Si tu n'y arrives pas, il te faut apprendre. Sinon tu risques de traîner ton "mal-être" (très compréhensible soit dit en passant) un bon paquet de temps... [;)]

Ce que tu nous dis là, essaye donc de le dire à un pygmée de Centrafrique ou à un vaquero de la pampa argentine. Je pense que leur réponse risquerait de bien nous surprendre...

A plus Elsie [:)]

Professeur Chevrolet
"Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles : l'essentiel n'est rien d'autre que ce que l'on néglige". Christian Bobin
KA Kagura Regular ·
Tu devrais lire l'ouvrage d'Henri LABORIT "L'éloge de la fuite" et tu comprendras mieux ce qu'est ce phénomène de "peur", phénomène qui ne relève pas uniquement du psychique, mais également de la réactivité de notre système nerveux à une mémoire sensorielle qui s'est développée depuis notre petite enfance. Il présente la "fuite" comme solution à ces difficultés que l'on éprouve, et clairement le voyage peut être une forme de fuite. Mais je ne voudrais pas simplifier sa pensée qui est riche, et je te conseille donc de lire cet ouvrage. Je joins juste à ce message un petit extrait qui plaira sans doute à tous les voyageurs:

"Quand il ne peut plus lutter contre le vent et la mer pour poursuivre sa route, il y a deux allures que peut encore prendre un voilier : la cape (le foc bordé à contre et la barre dessous) le soumet à la dérive du vent et de la mer, et la fuite devant la tempête en épaulant la lame sur l’arrière avec un minimum de toile. La fuite reste souvent, loin des côtes, la seule façon de sauver le bateau et son équipage. Elle permet aussi de découvrir des rivages inconnus qui surgiront à l’horizon des calmes retrouvés. Rivages inconnus qu’ignoreront toujours ceux qui ont la chance apparente de pouvoir suivre la route des cargos et des tankers, la route sans imprévu imposée par les compagnies de transport maritime."
RE Ren Veteran ·
J'en prends note Fred... Merci...
EL Elsie Regular ·
Merçi tout le monde d'avoir tenter de comprendre mon post qui est, je le constate, bien trop abstrait pour être bien compris...alors ça a emmené toutes sortes de fausses interprétation, c'est amusant.

D'abord, cette idée d'expatriation ne m'ai jamais venue à l'esprit. Jamais je n'ai pensé que le monde était mieux ou plus sain ailleurs...tout ça dépend de tellement de choses. Je vis au Québec, et j'adore ce pays.

Quand je voyage ( et dans voyage disons pour que se soit plus claire, que j'inclue quand je danse, quand je joue de la musique, quand je fais du théâtre ou quand je lit..) quand je voyage, mon esprit est totalement en paix parce qu'il oublie. Il oublie ce qu'on lui a appris, ce qu'il devrait être...je suis purement et simplement l'être que je suis, je vie l'instant présent et c'est un sentiment incroyable.

Mais le monde ( et par monde, je veux vraiment dire le monde, le Canada comme le Japon, comme le petit village de Lango Mai, ou le plus pauvre village d'afrique) ne nous apprend pas à vivre l'instant présent ou à savourer la vie. Il nous apprend à survivre.

Maintenant, ce que je veux, c'est désapprendre cet instinct de survie...oublié toutes ces règles stupides tel que :"il faut de l'argent pour être heureux", "il faut un diplôme pour être quelqu'un", "il ne faut pas dire à son voisin qu'il est laid, même si on trouve qu'il l'est", "il ne faut pas qu'un autre pense du mal de soi, parce que l'autre a toujours raison bien entendu"...et là, je pourrais écrire un roman sur toutes ces choses stupides que l'on croit, ces règles dans lesquels on s'enferme....c'est cette boîte dont je parle...et on y est pour la plupart enfermé, qu'on vive en asie ou en alaska.

Quand je demande où je dois aller maintenant, c'est une métaphore, qui voudrait plutôt dire vers quoi je dois diriger mon esprit maintenant, comment lui faire oublié tout ça, sans nécessairement être ailleurs...ou en fait, je voudrais savoir si c'est seulement possible...ou trop utopique et extrémiste...
Il faut rajouter de la vie aux années...et non des années à la vie.
EL Elsie Regular ·
Tu m'as bien comprise Alan. Et ta réponse m'attriste. Je ne te connais absolument pas mais au fil des posts que j'ai lu, tu m'as semblé une personne exceptionnelement consciente et allumée, le "sage" du forum qui a réponse à tout...sauf à ma question. Ce qui me laisse à croire qu'elle est insolvavble, ou alors que pour trouver la réponse, je dois chercher dans des endroits de mon esprit si lontains et inconnus...et c'est de ces endroits dont j'ai si peur.

Mais je crois qu'au fond, je ne cherche pas une réponse ici. Je sais bien que la réponse, je dois la chercher en moi non ailleurs. Mais le seul fait de savoir qu'une seule personne me comprend m'est déjà un tremplin pour avoir envie de chercher plus loin...tremplin dont j'ai grand besoin. [;)] Merçi...
Il faut rajouter de la vie aux années...et non des années à la vie.
EL Elsie Regular ·
Je crois que je vais lire l'éloge de la fuite, ça me semble très intéressant....on s'en reparle[:)]
Il faut rajouter de la vie aux années...et non des années à la vie.
BL Blackhawk Regular ·
Ok Elsie.......je ne suis pas sur d'avoir bien suivi ton cheminement.....mais ce que j'ai compris me semble bien utopique.......en tout cas bon courage a toi dans ta quete d'un monde nouveaux......et surement meilleur.....

a+

Nico
KA Kaie ·
Bonjour Elsie, Comme l'a constate Platon, l'etre humain est enchaine au fond une grotte, face a un mur ou seul des hombres sont projetees par le soleil. Pour eux, c'est la realite. Un jour, l'un d'eux decide de se detacher, non sans difficulte, et s'avance vers la sortie pleines d'obstacles. Avec de nombreux efforts, il reussi finalement a sortir et decouvre un monde merveilleux, la realite, il est eblouit! Alors il revient a l'interieur, il veut que tout le monde voit cette beaute au dela de la grotte. Personne ne le croira, aucun ne fera l'effort. Rester dans la misere est tellement facile face a la difficulte d'etre mieux. Etre heureux demande des efforts et vient par la conscience de soi et de son monde. Cela se fait seul, et rarement accompagne, souvent avec des amis de passages. La peur est un obstacle au Bonheur et il faut la surmonter. La force ne doit pas venir des autres mais de soi-meme. Un voyage contribue a une prise de conscience en voyant autre chose. Soyez heureux, c'est contagieux
Kaie
DE Dexxa Veteran ·
Salut Parfois, la boite* est si petite qu'il suffit juste d'aller un peu plus loin de chez nous pour trouver un certain bonheur. On est entouré de choses merveilleuses, mais on ne les voit pas. Parce qu'on ne les regarde pas avec le coeur, quand on est dans notre boite*, trop de règles, d'éducations, de principes bloquent notre énergie, notre vision. Ta porte de sortie, c'est toi, et crois moi, penser positif, c'est un long chemin. Voici un récit copié/collé d'un site qui a beaucoup changé ma façon de voir la vie : www.club-positif.com

Une vieille légende hindoue raconte qu'il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette. Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : "Enterrons la divinité de l'homme dans la terre." Mais Brahma répondit : "Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera." Alors les dieux répliquèrent : "Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans." Mais Brahma répondit à nouveau : "Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour, il la trouvera et la remontera à la surface." Alors les dieux mineurs conclurent : "Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour." Alors Brahma dit : "Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher." Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui. » (Eric Butterworth, Découvre la puissance en toi)
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Saint Exupéry
SA SarahBou ·
que serait pour toi ( en dehors de la boîte, comme tu la nomme si bien ) ?? la vie ??

que serait autrement la vie en dehors de ce qu'on connaît ???? la vie, comme tu la vie que t'imagine ( peut-être ) différemment, , , ... serait-elle mieux ?? pour autant ????

tu as l'air de savoir exactement de quoi tu parles, mais vers quoi tu te tournes ou sur quoi tu te poses pour ainsi dire les choses telles que tu les dis ???

je ne sais pas si ma question est purement claire, mais ......... ?!?!??
Mystérieuse :-)
EL Elsie Regular ·
Wow...je n'y avais pas du tout pensé mais l'allégorie de la cavervne est tellement une belle image pour exprimer tout ça...Je crois que tu as décrit ce qui me préocuppe beaucoup plus clairement que je ne l'ai fait. [:)]Tout ce que tu dis me touche parce que c'est vrai...merçi!!
Il faut rajouter de la vie aux années...et non des années à la vie.
EL Elsie Regular ·
Oui, je connaîs bien cette histoire....c'est une des plus belles et des plus vrai aussi. Merçi de la faire partager. Je sais bien que je suis trop dans ma tête et pas assez dans mon coeur. Sinon, je ne me poserais pas toutes ces questions. Et c'est ce que je voudrais bien être capable de faire, me retrouver plus près de moi, je veux dire le vrai moi...mon coeur quoi. Ce site a l'air tellement génial, je vais le visiter. La pensée positive résulte je crois de ces moments où on est plus près se soi, ou on oublie toutes ces conneries dont on a la tête pleine et qui nous font dériver du bonheur. Alors vive la pensée positive, car on dit que "l'âme du monde se nourrie du bonheur des gens"...
Il faut rajouter de la vie aux années...et non des années à la vie.
EL Elsie Regular ·
En réponse aux questions de SarahBou...

As-tu déjà expérimentée, ne serait-ce qu'une seconde, un instant ou tu ne pensais plus?? Un instant ou ton esprit était tellement absorbée par la beauté d'une chose, d'une musique, d'un paysage peu importe.. Un instant où, parce que tu ne pensais plus, tu étais tout à coup tellement en paix, tellement près du coeur, plus rien n'existe que ce moment.

Tu vis alors ce moment présent à 100% parce que ta tête n'est pas là pour intérferer avec ton coeur. Parce que notre tête est pleine de peur, de choses qu'on nous as apprises pour nous éduquer, nous mettre dans un moule afin que la société fonctionne sans trop de confusion...

Cet instant minime, voilà ce que j'appel vivre. J'ai eue la chance de le vivre souvent cet instant de bonheur pure, voilà pourquoi je suis tellement troublée aujourd'hui parce que je voudrais y retourné et vivre là, dans ce bonheur toute ma vie...ou du moins la plus grande partie de ma vie!!

Mais tu imagines une société où tout le monde cesserait de penser pour n'être que ce qu'ils veulent?? Ce serait le chaos. Un chaos magnifique mais un chaos tout de même. Alors voilà pourquoi la société nous enseigne tout le contraire. Elle veut nous raisonner et nous donner peur pour ne pas qu'on en vienne là. Elle nous apprend a enfouir ce que nous sommes au plus profond de nous même, cet endroit ou on ne pensera jamais à aller chercher...
Il faut rajouter de la vie aux années...et non des années à la vie.
ZE ZeBadGuy Veteran ·
oublié toutes ces règles stupides tel que :"il faut de l'argent pour être heureux",

On va encore dire que je ne suis qu'un affreux cynique mais c'est la réflexion de quelqu'un qui n'a sans doute jamais vraiment manqué d'argent, tu crois pas ? "il faut le plus d'argent possible pour etre heureux" est stupide mais "il faut un minimum d'argent pour etre heureux" l'est beaucoup moins. A moins de vivre d'un troupeau de yacks en mongolie ou de quelques dromadaires dans le sahara.

Si tu reviens de 3 mois de vacances idylliques en amérique du sud, sans contraintes, 3 mois à faire ce que tu voulais, forcément la vraie vie, celle ou il faut gagner des sous, au moins un peu, celle ou il faut payer un loyer et aller bosser le matin est assez inquiétante. Tu as l'air jeune, au bout d'un moment on se fait à l'idée que la vie c'est pas extraordinairement plaisant tous les jours.
NA Nakata Veteran ·
As-tu déjà expérimentée, ne serait-ce qu'une seconde, un instant ou tu ne pensais plus?? Un instant ou ton esprit était tellement absorbée par la beauté d'une chose, d'une musique, d'un paysage peu importe.. Un instant où, parce que tu ne pensais plus, tu étais tout à coup tellement en paix, tellement près du coeur, plus rien n'existe que ce moment.

Tu vis alors ce moment présent à 100% parce que ta tête n'est pas là pour intérferer avec ton coeur. Parce que notre tête est pleine de peur, de choses qu'on nous as apprises pour nous éduquer, nous mettre dans un moule afin que la société fonctionne sans trop de confusion...

Cet instant minime, voilà ce que j'appel vivre. J'ai eue la chance de le vivre souvent cet instant de bonheur pure, voilà pourquoi je suis tellement troublée aujourd'hui parce que je voudrais y retourné et vivre là, dans ce bonheur toute ma vie...ou du moins la plus grande partie de ma vie!!

Bonjour Elsie,

Tu as déjà essayé la drogue ?

RE Ren Veteran ·
Ce n'est pas du cynisme à mon sens, il est vrai qu'en lisant le post d'Elsie, je m'étais dite la même chose sans pour autant me prononcer, ne voulant pas affirmer sans savoir...

Néanmoins, je comprends son désarroi, ses craintes et ses questions, je me suis posée les mêmes à son âge... Vous n'avez jamais été rock 'n roll dans vos pensées au début de la vingtaine ??

Il y a moyen de vivre heureux sans besoin financier comme tu l'as souligné, mais je doute aussi que c'est véritablement la signification de la vie telle qu'elle veut se présenter à chacun d'entre nous...

Elsie, personnellement je pense que la vie signifie beaucoup lorsque l'instinct de survie que tu veux effacer, entre en compte... Cet instinct de survie permet parfois de te dépasser, de te faire réaliser la valeur de certaines choses, pourquoi pas de vouloir te faire vivre tout simplement ? D'où ma question à savoir si tu as des amis issus de l'immigration qui pourront te raconter leurs histoires de famille, ne connaissant pas ta propre histoire... Je t'invite à consulter ce lien qui parle des Réfugiés de la Mer, appelés les Boat People... http://archives.radio-canada.ca/IDC-0-9-504-2511/guerres_conflits/refugies_mer/clip7

S'il faut, pour prouver sa valeur, avoir un diplôme par exemple... Je n'estime pas que c'est une règle stupide... Dans la mesure où nos pays nous facilitent l'éducation par rapport à d'autres pays en Afrique où des filles comme toi, comme moi se prostituent rien que pour se payer quelques heures de cours par semaine... C'est ramasser encore plus que ce que l'on a sans être conscient de l'estimation de ce que l'on possède...

Ta vision n'est pas utopiste non plus, tu as l'espoir qui brille en toi et au fur et à mesure de tes expériences, ta vision évoluera sans pour autant altérer cet espoir mais adhérera peut-être au réel... D'où la pensée positive qui permet d'être carpe diem... Je te conseille également de lire l'oeuvre de Henry David Thoreau " Walden ou la vie dans les bois " dont un passage a fortement influencé à ma vie et me poursuit jusqu'à maintenant...
GA Gano Regular ·
Très intéressant comme discussion. Mercie Elsie ! Je pense que c'est le questionnement de beaucoup de personnes accros au voyage que de se demander "pourquoi ?". Alors toutes ces réflexions nous font avancer et ça, c'est important. Le plus important :partager ! Je n'en rajouterai pas une couche mais juste un conseil : Va rencontrer les Touaregs du Sahara ! Sans doute dans les seuls peuples au monde à ne pas nous envier tout notre argent. A être heureux (fiers parfois) de vivre (et non pas survivre) malgré les difficultés matérielles imposées par le climat. Très conscients de beaucoup de choses de la vie tout simplement car ils passent beaucoup de temps de leur vie à penser.
Drum Bun /// Take Care Gano

http://cracovie.over-blog.com http://ganomade.bloguez.com
CU Cupda Veteran ·
As-tu déjà expérimentée, ne serait-ce qu'une seconde, un instant ou tu ne pensais plus?? Un instant ou ton esprit était tellement absorbée par la beauté d'une chose, d'une musique, d'un paysage peu importe.. Un instant où, parce que tu ne pensais plus, tu étais tout à coup tellement en paix, tellement près du coeur, plus rien n'existe que ce moment.

Tu vis alors ce moment présent à 100% parce que ta tête n'est pas là pour intérferer avec ton coeur. Parce que notre tête est pleine de peur, de choses qu'on nous as apprises pour nous éduquer, nous mettre dans un moule afin que la société fonctionne sans trop de confusion...

Cet instant minime, voilà ce que j'appel vivre. J'ai eue la chance de le vivre souvent cet instant de bonheur pure, voilà pourquoi je suis tellement troublée aujourd'hui parce que je voudrais y retourné et vivre là, dans ce bonheur toute ma vie...ou du moins la plus grande partie de ma vie!!

Big up à Nakata pour sa réponse [;)]. Je voudrais pas faire de la philo de comptoir mais, à mon avis, c'est quand même la fulgurance et la relative rareté de ces moments que tu décris qui fait une grande part de leur beauté. Serait-ce possible de les apprécier vraiment s'ils étaient permanents ? Je n'en suis pas sûr, à mon avis on se ferait vite chier. Je vais pas épiloguer là-dessus, ça risquerait de faire vieux con, mais comme Ren j'ai connu les sentiments que tu décris et, rassure-toi, ça passe (parfois, il faut quand même se prendre une bonne grosse claque pour ça, mais bon...). Enfin, je dis rassure-toi, ça va sûrement pas te rassurer. Ceci dit, il y a quelque années, j'aurais mis deux claques au premier blaireau qui m'aurait dit ce que je viens d'écrire, donc je comprendrais que tu ne sois pas réceptive à ce genre de discours.

Mais tu imagines une société où tout le monde cesserait de penser pour n'être que ce qu'ils veulent?? Ce serait le chaos. Un chaos magnifique mais un chaos tout de même

Je voudrais pas jouer les cyniques à la ZeBadGuy, mais je doute que ce soit magnifique longtemps : ça risquerait de se terminer à coups de massue assez vite cette histoire...
NA Nakata Veteran ·
Big up à Nakata pour sa réponse [;)].

En fait, je n'étais pas si rigolard que cela : je reste persuadé que la drogue, lorsqu'elle est bien utilisée (c'est-à-dire avec parcimonie, voir jamais dans le cas des malades que sont les alcooliques), peut aider à voir la vie du bon côté de temps en temps. Et comme tu le dis, "de temps en temps" est incontournable, puisque, si on était dans un état de félicité permanente, on trouverait cela banal, et on aurait besoin d'un état encore plus extatique pour rejoindre l'extraordinaire : c'est d'ailleur là que débute la toxicomanie.

Exemple d'expérience (j'ai essayé une seule fois) : fumer un joint, et lire un roman. La langue de l'écrivain apparait alors sous un autre jour.

A propos de littérature : sans utiliser de drogue, la littérature et l'art en général reste un excellent moyen pour réenchanter ta vision du monde voir même d'atteindre l'extase.

Autre méthode : le sexe. Mais là, chut ! Censure.
TA Tassili Globetrotter ·
Âprès lecture de tous ces messages et surtout les tiens, ma conclusion est toute simple : rends-toi auprès des Touaregs, ils te donneront le "message" qui te manque ! Je ne peux parler des touaregs du sud-algérien, ils m'ont apporté une lumière, un réel sens de la vie et une philosophie que je ne croyais plus qu'elle existait encore dans ce monde !

Tu verras, mais il faut vivre près d'eux (sédentaires ou nomades) et apprendre le Tamasheq... pas difficile au bout d'un certain temps.

A bientôt,

Lili
Il n'y a personne qui soit née sous une mauvaise étoile, il n'y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel. (Dalaï Lama)

mais rien ni personne ne vient à bout de ceux qui défendent une cause juste... (Mano Dayak)
EL Elsie Regular ·
c'est quand même la fulgurance et la relative rareté de ces moments que tu décris qui fait une grande part de leur beauté. Serait-ce possible de les apprécier vraiment s'ils étaient permanents ?

Ça c'est une bonne question qui me fait réfléchir...alors après réflexion, je dois d'abord clarifier que ce que je cherche, c'est l'état qui m'habite lors de ces moments, non les moments eux-mêmes. Et la beauté de la chose, c'est que dans cet état, j'ai une conscience absolu et claire des choses, j'ai conscience de mon bonheur...mais il n'a rien à voir avec les paysage magnifique que je vois ou la musique que j'écoute. Le bonheur est en moi, non en la musique ou le paysage. Je crois que ce point, tu ne le comprendera peut-être pas...ça m'a été difficile de le comprendre aussi. Disons que la musique, par exemple, peut-être une voie qui te fait trouver le bonheur, mais elle n'EST PAS le bonheur. C'est une différence très importante qu'il faut comprendre.

Cette chanson qui te rend si sereine, rend ton voisin agressif, parce qu'il déteste cette chanson. La musique ne transporte pas la sérénité, c'est toi qui lui attribue cette qualité. Elle n'a aucun pourvoir sur toi, c'est toi qui décide tout et qui lui donne son pouvoir.

Si tu crois que c'est le paysage qui te rend heureux, tu finiras par t'en lassé. Si au contraire, tu es heureux, tu verras ce paysages et tous les jours tu constateras à quel point il est magnifique...
Il faut rajouter de la vie aux années...et non des années à la vie.
EL Elsie Regular ·
À Ren et ZeBAdGuy...

On a tout simplement pas le même concept du mot vie...

J'ai lu un jour une phrase très vrai :

le jour où on apprend à un enfant le mot pluie, il cesse à tout jamais de voir la pluie.

Il ne voit plus la pluie, mais son concept. Je crois que c'est la même chose pour la vie. Le jour on on ou apprend ce qu'est la vie, on cesse de vivre. On se dirige alors vers un concept, vers ce qu'on nous a appris, et non plus vers la vie...

Depuis le début du post, je ne parle pas du concept de la vie, telle qu'on nous l'a apprise, mais de la vie elle-même.
Il faut rajouter de la vie aux années...et non des années à la vie.
LE Lepiaf Globetrotter ·
Il ne voit plus la pluie, mais son concept. Je crois que c'est la même chose pour la vie. Le jour on on ou apprend ce qu'est la vie, on cesse de vivre. On se dirige alors vers un concept, vers ce qu'on nous a appris, et non plus vers la vie...

Là, je ne me pose plus la question, tu as forcément déjà essayé la drogue. Je vais aller m'en fumer un p'tit pour essayer de comprendre ce que tu as écrit.
PO Pondy Veteran ·
c'est l'art et la manière de faire compliquer quand on peut faire simple. Nous naissons, nous voilà en Vie, nous grandissons, et puis, on étudie, on aime, on construit, on grandit encore mais plus dans son corps et cela s'appelle maturité, on vieillit et on meurt. C'est là qu'on comprend qu'on a bien Vécu et que c'est fini. Tout simple.

Je ne me sens pas un concept, je suis de chair et de sang, sûr de sûrmais sans doute n'ai-je pas tout compris.

Dom.
LE Lepiaf Globetrotter ·
Là, je comprends, ça doit être une question de génération. Plus je vieillis, plus j'essaye d'être simple et de me concentrer sur ce qui m'importe réellement.
DE Dexxa Veteran ·
Autre méthode : le sexe. Mais là, chut ! Censure

je préfère censurer la drogue plutot que le sexe.[;)]

dexxa
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Saint Exupéry
CU Cupda Veteran ·
Exemple d'expérience (j'ai essayé une seule fois) : fumer un joint, et lire un roman

C'est beau comme du Clinton en campagne, ça [:P]. Un bédo ou plus, qu'importe... du moment que tu fais tourner (en restant raisonnable, les jeunes, hein). Je suis pas tout à fait d'accord sur ce que tu dis à ce sujet, personnellement je sens un peu trop le côté artificiel (quoique, j'ai quelques bons souvenirs d'une partie de minigolf après un space cake...).

Par contre, je suis moins partagé et entièrement d'accord en ce qui concerne le sujet tabou. Bien qu'à mon avis nous les mecs soyons un peu limités de ce côté là par rapport aux femmes. Assez intéressant combiné avec les cigarettes de Bill : mais, chut....

Eh ben, Elsie pourra pas dire qu'on se décarcasse pas .
CU Cupda Veteran ·
Si tu crois que c'est le paysage qui te rend heureux, tu finiras par t'en lassé. Si au contraire, tu es heureux, tu verras ce paysages et tous les jours tu constateras à quel point il est magnifique...

J'avais compris ce que tu voulais dire et je suis d'accord avec ce que tu écris. Mais je maintiens la remarque et la question que je te posais : même si c'est quotidien comme tu le dis, ça reste quand même fulgurant, du moins je le ressens comme ça.

Après, la question de fond, je crois qu'on l'entrevoit avec les commentaires du Piaf et de Pondy : c'est est-ce qu'on se contente de ça ou pas (en essayant quand même de le provoquer au maximum) ? Pour moi, c'est oui, mais ça ne l'a pas toujours été. Si ce n'est pas le cas pour toi, je comprends ton malaise.
ZE ZeBadGuy Veteran ·
"Va rencontrer les Touaregs du Sahara ! Sans doute dans les seuls peuples au monde à ne pas nous envier tout notre argent. A être heureux (fiers parfois) de vivre (et non pas survivre) malgré les difficultés matérielles imposées par le climat. Très conscients de beaucoup de choses de la vie tout simplement car ils passent beaucoup de temps de leur vie à penser. "

C'est vrai que les peuples nomades du sahara de l'asie centrale et sans doute d'autres sont souvent fiers de leur mode de vie et ne souhaitent pas toujours en changer. Je ne dirais pas que ça concerne la majorité d'entre eux (malheureusement sans doute). Les banlieues de Ulan Bator, de Nouakchott et d'ailleurs se remplissent malheureusement à vitesse grand V d'anciens nomades qui veulent une vie citadine.

Je ne dis pas que c'est bien d'autant que souvent ils ont une vie beaucoup plus dire en ville que dans le désert ou la steppe mais la réalité c'est ça.

Après je serais beaucoup plus modéré sur le côté spirituel de ces peuples. Beaucoup de nomades du sahara ne savent pas lire ou en tous cas ont eu une éducation très très limitée (ce qui n'empehce pas de penser bien sur mais bon).

Je pense que la vision du vieux berbère qui médite sur une dune autour de son troupeau au coucher du soleil est quand meme très cliché.

En fait je pense que les nomades pensent justement moins que nous dans le sens qu'ils se posent mois de questions sur le futur, le boulot, ceci ou cela.

Petite anecdote vécue en mauritanie dans un bled vraiment isolé. Un gamin avait une sale plaie sur la tete et on a parlé un peu des soins médicaux avec un vieux monsieur présent. Il nous disait tout naturellement que vu l'isolement du village, l'éloignement du dispensaire le plus proche (plusieurs jours à pied ou chameau, des voitures passant rarement), leur manque d'argent, si quelqu'un était gravement malade la plupart du temps il mourrait. Il était très sérieux.

Je pense que ces gens-là aimeraient bien avoir de l'argent pour acheter des voitures et pourvoir aller soigner leurs gamins si nécessaire. Et c'est triste à dire mais je ne suis pas très optimiste pour ce petit gamin qui était mal en point... Ses parents n'avaient pas l'air décidés à essayer de l'emmener à l'hopital.

C'est affreusement matérialiste mais quand on est malade on apprécie un peu de matérialisme.
ZE ZeBadGuy Veteran ·
Au plus ça va (meme si je suis encore jeune) je pense que profiter de la vie peut se faire simplement sans vouloir faire des toiurs du monde de 4 ans en passant par la papouasie et l'antarctique en stop, sans vouloir une vie forcément extraordinaire. Avoir une vie de couple épanouie, voir des mais souvent, lire, prendre les choses simplement comme elles viennent.

En plus ça évite tellement de déceptions et de frustrations.
ZE ZeBadGuy Veteran ·
Exemple d'expérience (j'ai essayé une seule fois) : fumer un joint, et lire un roman. La langue de l'écrivain apparait alors sous un autre jour.

C'ets lire un roman que t'as essayé qu'une seule fois ? Ah ça expliquerait bien des choses :)
NA Nakata Veteran ·
C'ets lire un roman que t'as essayé qu'une seule fois ? Ah ça expliquerait bien des choses :)

Sale fourbe ! [;)]

Un seul roman, oui ! Mais pas n'importe lequel : "Oui-oui en vacances" !

Y a pire : ceux qui n'ont lu qu'un roman d'Amélie Notomb.
PO Pololétudian Regular ·
La vie comme on me l'a apprise (étudiant en biologie) n'est qu'une immense machinerie qui fonctionne parfaitement, à part depuis quelques siècles mais c'est à cause de nous !!

Le fait de "penser" n'est permis que lorsqu'on a du temps ou l'esprit plus ou moins tranquille. Ce que le confort et le progrès ont permis (attention je ne suis pas forcément pour, mais je fais l'avocat du Diable...), si on retournait à l'état de Nature, on ne tiendrait pas 24h et on ne pourrait pas penser, trop occupés à chercher de la bouffe.

Bon, je suis réducteur car il existe des modes de vie sauvages où les gens peuvent très bien penser.

Le fait est qu'à force de penser on se crée de nouveaux problèmes, le mythe de Platon est marquant, on est plus tranquille au fond de la caverne à croire ce qu'on nous dit, on a aucun intérêt à croire et se retourner. Et quand bien même on y croirait, à ce soleil, à quoi ça nous avancerait d'aller le voir ?

De là à dire que c'est l'argent qui te permet de penser, je me ferais lyncher...

Je n'ai pas le temps de développer plus, mais pour vous récompenser d'avoir tout lu, je répète, je me fais juste l'avocat du Diable...
GA Gano Regular ·
Désolé mais je ne parlais pas du cliché du berbère assi sur la dune mais bien de la vie d'aujourd'hui des touaregs d'aujourd'hui. J'ai vécu quelque temps avec eux. Pas longtemps mais suffisamment intensément que je pense pouvoir dire les avoir compris un peu. Et ils pensent plus que nous. Ils m'ont surpris par les avis plus que réflé"chis qu'ils avaient sur de nombreux problème de la planète. Et ils ont accès à la radio. Et forcément qu'ils aimeraient quelques améliorations matérielles de leurs conditions. Et je suis loin d'être sur qu'ils aient vraiment un problème déducation. Enfin ça c'est un problème qui m'échappe un peu je dois dire. Voila, tout ça pour maintenir mon invitation à aller rencontrer les touaregs du Sahara pour étendre un peu sa vision de la vie.
Drum Bun /// Take Care Gano

http://cracovie.over-blog.com http://ganomade.bloguez.com
CU Cupda Veteran ·
Le fait de "penser" n'est permis que lorsqu'on a du temps ou l'esprit plus ou moins tranquille. Ce que le confort et le progrès ont permis (attention je ne suis pas forcément pour, mais je fais l'avocat du Diable...), si on retournait à l'état de Nature, on ne tiendrait pas 24h et on ne pourrait pas penser, trop occupés à chercher de la bouffe.

Ce que tu dis me rappelle une réplique de Robert Carlyle dans Riff Raff qui disait en gros "la déprime est un truc de bourgeois, moi j'ai pas le temps, je me lève à 5 heures du mat' pour aller bosser". Ca m'avait marqué : un peu caricatural, mais y a du vrai là-dedans.
CA CatherineGil Globetrotter ·
Cette discussion me fait penser à une citation de Georges Duby :

" Je dirais, en tant qu'historien, que chaque époque, chaque culture, se forge sa conception du bonheur et bien sur dans chaque époque, dans chaque culture, c'est un bonheur différent, mais il n'y a pas d'époque ou de culture plus " heureuse" que d'autres. Le rêve n'est jamais le même, mais je croirais volontiers constante la part de bonheur que d'âge en âge du culture en culture les hommes se disputent"

J'ai mis des guillemets mais je cite de mémoire. Ce que j'en avais compris à l'époque, c'est que le bonheur est tout à fait subjectif, lié effectivement à notre époque et à notre culture. Plus tard, j'ai compris que généralement on a le souvenir du bonheur ou bien le rêve du bonheur mais que rares sont les personnes capables de l'apprécier au présent.
Catherine " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char

http://www.catherinegil.com
VA Vanquish Regular ·
J'ai ressenti une très grande sympathie pour toi Elsie, en lisant tes posts dans la discussion, je me suis même sentie très proche de toi. Tes réflexions, tes pensées... j'ai la sensation que nous marchons dans les mêmes traces. Cette introspection intense, cette réflexion quasi-permanente sur la vie modelée, la Vraie-Vie, son sens... quand ça nous vient, ça nous prend la tête pour ne plus lâcher.

Je crois avoir trouvé la Vraie Vie, ces moments de bonheur pur, comme tu le décris si bien, sont de plus en plus fréquents. Et le chemin que j'ai trouvé pour y arriver a été à la fois le plus facile et le plus difficile... : j'ai abandonné.

J'ai abandonné l'idée que la Vraie Vie devait être pure. Renoncer à tous ses idéaux, toutes ses utopies, ses désirs de pureté, dans grandeur, de noblesse... c'est un vrai deuil, vraiment. Accepter l'idée de devoir renoncer à MON concept de la Vraie Vie (eh oui, la Vraie Vie, pour moi comme pour toi, n'est qu'un concept) a été le plus difficile. Devoir admettre qu'on a eu tort de s'acharner autant, de désespérer autant, de déprimer autant, de pester autant, d'avoir consacré, et perdu!, autant de temps, même de pleurer autant... pour finalement arriver au constat que la meilleure façon de vraiment vivre la vraie vie... est de cesser d'y penser et de la vivre! Une fois l'acceptation que la vraie vie est tout simplement ce qu'on en fait, et non ce qu'on en pense!, le bonheur vient tout seul... ça c'est la partie facile :)

Oh c'est sûre... on se désintoxique pas d'un claquement de doigt d'une condition comme la nôtre, c'est à dire portée à l'introspection, utopiste, constamment à la recherche de l'Idéal... il m'arrive des rechutes, presque ponctuellement je dirais. Mais je me soigne.

Mais il m'arrive de tomber sur des posts comme les tiens, de les trouver cruels de vérité... pour me sentir retomber vers ce que j'appelle maintenant mes anciens ''travers''. Mais je me ressaisis vite. J'essaie de vivre, tout simplement, en acceptant le monde dans lequel je vis.

Voilà... dorénavant, mes instants de bonheur pur sont lorsque j'accepte entièrement que le monde dans lequel je vis n'est pas parfait à mes yeux... ce qui me permet de me concentrer sur ce qu'elle a de plus beau, sur ce que je veux être et faire... car j'ai l'esprit libre de toute contrariété et je suis ouverte à toutes les conditions qui réunissent le bonheur.

Je réponds à l'avance à certains : je ne touche plus à la drogue depuis longtemps, pas la peine de demander ;)
''On ne peut contrôler le vent mais on peut ajuster les voiles''

''Pour chaque chose, une autre vie me semblait due'' A. Rimbaud
SH Showeffroi ·
Elsie bonjour, je prends un enorme plaisir a vous lire, j'en fais même des copier collers, pour paraitre interressant aupres des connus ( qui me font peur ). Finalement est ce que voyager c pas cela et la jte rejoins elsie L'eloge de la fuite, je l'ai lu. J'ai pas toujours tout compris c pour cela qu'il m'a defoncé. Lire un livre c bien, mais encore faut il le comprendre. Il peut faire des degats H Laborit a Bossé longtemps au quebec, j'adore sa philosophie, mais d'apres des gens qui ont bossés avec lui c'etait un vrai tyran, j'ai l'impression de tourner en rond, qui croire, je vous trouve tous tellement interressant. Je crois que je vais manger un bout de terre pour dejà en avoir la saveur. C plus un forum c une therapie. Du coup je sais plus si je vais partir. Apres tout les pyrenées sont belles

Bises
CH Chevrolet Regular ·
Plus tard, j'ai compris que généralement on a le souvenir du bonheur ou bien le rêve du bonheur mais que rares sont les personnes capables de l'apprécier au présent.

Ah ben ça alors... Je croyais que j'étais le seul au monde à penser ça. A chaque fois que je le dis, on se fout de ma gueule et on dit que je ne suis qu'un gros nostalgique... Je vois que non.

Ca, c'est vrai. Le bonheur n'existe pas, seul son souvenir existe. Quand on est heureux on ne s'en rend pas compte, on est en plein dedans, donc sans le recul nécéssaire pour en prendre conscience. Même que des fois, tu te souviens d'instants de bonheur, alors tu essayes de reproduire ces instants, en les copiant par rapport aux souvenirs, mais souvent ça marche pas...[:/] Ils apparaissent comme ça, sans prévenir, ils tiennent à presque rien, mais tu ne peux pas les créer.
"Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles : l'essentiel n'est rien d'autre que ce que l'on néglige". Christian Bobin
MA Maxxximus Regular ·
[:)]très interessante ta reflexion ! Je ne la comprend peut être qu'à moitié mais est ce que tu ne voudrais pas expliquer qu'on (càd nos parents, les medias, etc...) nous dit dès le plus jeune âge : "voilà ce qu'il faut faire pour réussir" en oubliant de nous dire : " voilà ce qu'il faut être pour réussir". Qu'on nous montre le chemin de la réussite matérielle et non spirituelle, parce qu'on est là pour fonctionner comme un outil, pas pour exister. Que le "cerveau a été programmé pour avoir peur de l'inconnu" parce que qu'on décide pour nous de ce qui est positif, en nous mettant des oeillères et en nous faisant craindre l'inconnu, pour nous forcer à entrer dans un schéma établi, sans laisser chacun choisir sa propre définition du "positif". Et que si on s'écarte du schéma, on est accablé par la cruauté, stupidité et folie des autres. La réussite materielle, elle dépend de l'argent, des dîplomes, du temps passé au travail, de la gestion de tout un ensemble de choses que nous ne maîtrisons pas parce qu'elles ne dépendent pas de nous, mais d'un système La réussite spirituelle, qui permet de créer et d'enrichir son monde à soi, tout le monde l'oublie et ça te fait souffrir. Mais c'est parce qu'elle n'apporte réellement de richesse qu'à la pers. qui la possède.

Cette boite, comme tu dis, elle n'est pas selon moi le résultat d'une "société complétement dérivé" mais comme d'autres l'ont dit, c'est simplement la VIE. C'est pour ça que dans tous les pays du monde, des gens se plaignent d'être dans une "boite". Si on se compare au monde animal, on peut dire que les fourmis, les abeilles, les bisons, les dauhins, les manchots sont tous dans une "boite" par ce qu'ils font tous la même choses et sont pris dans un engrenage mais parler de dérive serait exagéré. Autre comparaison : notre corps est aussi une "boite" et il nous impose toutes sortes de contraintes... Les voyages, je les vois comme des moments d'évasion car ce sont des rendez vous avec moi même. Mais il faut être conscient que le meilleur des voyages, c'est celui qui permet de mieux se comprendre au delà de toutes les contraintes matérielles qui peuvent devenir, si on le veut vraiment, des détails dans notre vie et même des moyens pour améliorer sa réussite spirituelle. Le seul endroit où il n'y a pas de boite, c'est à l'intérieur de soi. Les Grecs l'avaient compris : ils faisaient des voyages à Delphes pour mieux se connaître : "Connais toi toi même..."

Je te conseille de lire les écrits des philosophes stoïciens (Epictète, Marc Aurèle, etc...) qui expliquent justement comment arriver à supporter la société qui nous entoure en faisant un retour sur soi. Ce sont des ouvrages souvent très courts, et simples à comprendre. Fais un essai, c'est passionant...
"abstine et sustine"
SA Samoz ·
DEVIENS CE QUE TU ES
Deviens ce que tu es
SH Showeffroi ·
ET si finalement Elsie etait Pandore ?[;)]
VA Vanquish Regular ·
Plus tard, j'ai compris que généralement on a le souvenir du bonheur ou bien le rêve du bonheur mais que rares sont les personnes capables de l'apprécier au présent.

Ah ben ça alors... Je croyais que j'étais le seul au monde à penser ça. A chaque fois que je le dis, on se fout de ma gueule et on dit que je ne suis qu'un gros nostalgique... Je vois que non.

Ca, c'est vrai. Le bonheur n'existe pas, seul son souvenir existe. Quand on est heureux on ne s'en rend pas compte, on est en plein dedans, donc sans le recul nécéssaire pour en prendre conscience. Même que des fois, tu te souviens d'instants de bonheur, alors tu essayes de reproduire ces instants, en les copiant par rapport aux souvenirs, mais souvent ça marche pas...[:/] Ils apparaissent comme ça, sans prévenir, ils tiennent à presque rien, mais tu ne peux pas les créer.

C'est qu'alors, vous n'avez jamais été réellement malheureux...

Je suis fortement convaincue qu'après avoir vécu une période profondément malheureuse, on est en mesure d'apprécier le bonheur au moment présent. J'avais d'ailleur déjà tenté de décrire ça dans un autre post, de façon très simpliste d'ailleurs, en prenant l'exemple de quelqu'un qui mange du gateau toute sa vie et qui donc ne connait pas sa chance... et ensuite il est contraint à manger du foie durant 1 an... lorsqu'il retourne à son gateau, il l'appréciera sans doute chaque fois qu'il en prendra une bouchée. Même principe avec la santé, la liberté, la liberté d'expression... suffit d'en être privé une seule fois et le travail est fait. Et là je ne parle que de bonheur quotidien. ;)

Car je crois qu'il est facile de reconnaître un instant de pur bonheur à l'instant même ou on le vit... c'est quand le coeur se gonfle prêt à exploser, sans rien avoir avec l'amour du sexe opposé, et que la tête est en parfaite harmonie avec ce qui se passe à l'intérieur et à l'extérieur. En tout cas, moi je trouve ça très facilement identifiable. Le défi est de de tenter d'étirer indéfiniment les doses, ce qui est possible.

À moins que ça n'arrive qu'à moi ce genre de truc??? C'est peut être ma dose qu'il faudra réviser alors lol ;)
''On ne peut contrôler le vent mais on peut ajuster les voiles''

''Pour chaque chose, une autre vie me semblait due'' A. Rimbaud

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