Le choc du retour

This discussion is in French, the community’s main language.

Original post
70
Bonjour, Je suis de retour d'un périple de 8 mois et demi en Europe. Je trouve le retour à la réalité particulièrement difficile après des mois de découverte et de nouvelle rencontre. J'ai l'impression que le retour à la routine est déjà là, après seulement 1 semaine.

Je suis une femme dans la trentaine qui est passionnée par les voyages et les langues. Depuis environ 7 ans, je ne cesse de voyager, mais bien entendu, entre deux voyages, je réalise des contrats de travail afin de me ramasser de l'argent pour mes futurs voyages. Je n'arrive pas à me stabiliser, préférant voyager au deux ans. Je sens une certaine pression sociale voulant que je me stabilise autant dans ma vie personnel que professionnelle, mais je n'en ai pas envie.

Est-ce qu'il y a des voyageurs qui comme moi, sentent cette pression sociale, voulant nous faire rentrer dans un certain moule sociale?

Merci!
FD FDB Globetrotter ·
Est-ce qu'il y a des voyageurs qui comme moi, sentent cette pression sociale, voulant nous faire rentrer dans un certain moule sociale?

Salut,

qui fait pression sur toi ? as-tu pensé que ce sont peut-être simplement des personnes jalouses ? qui aimeraient bien faire une fois comme toi mais qui n'osent pas ? [;)]
Faby
70 7037807 ·
Bonjour FDB,

Merci de ta réponse! C'est une chose dont je n'ai jamais pensé. Une bonne piste de réflexion! :0) C'est vrai que peut-être, ces personnes me donne des conseils vis à vis leur propre cheminement de vie et qu'à quelque part, sont jalouses de la vie que je mène.

J'adore voyager, rencontrer des gens et m'ouvrir sur d'autres cultures que la mienne. Je sais bien que l'on peut se réaliser dans son propre quotidien, mais pour moi, voyager c'est grandir et comprendre le monde et en même temps, mon propre monde.

Ce qui me rend triste, c'est que certaines personnes dont des collègues de travail ou des proches me font souvent la remarque à me dire: "tu n'es plus étudiante, dans la trentaine on s'installe, on a une vie plus stable, il faut se ramasser un fond de pension etc..."

Et si moi, dans cette situation, je suis triste, ne me réalise pas et fait la vie que bien des gens font, vais-je être une meilleur personne?

Merci de vos réponses, c'est très apprécié! :0)
FD FDB Globetrotter ·
Ce qui me rend triste, c'est que certaines personnes dont des collègues de travail ou des proches me font souvent la remarque à me dire: "tu n'es plus étudiante, dans la trentaine on s'installe, on a une vie plus stable, il faut se ramasser un fond de pension etc..."

Tu oublies "on se met en couple, on s'installe, on se marie et on fait des enfants" [;)]

Dis-leur simplement que pour le moment tu aspires à une vie différente. Que ce n'est pas une question d'âge, tu es encore jeune, sans attache, tu as les moyens et la santé pour aller découvrir le monde... Profites-en [:)]

C'est vrai que bien souvent ça dérange quand on ne veut pas entrer dans le moule, faire comme tout le monde, car les gens ne comprennent pas. Mais moque-toi de cela. Explique aux gens qui t'aiment, tes proches, tes amis, que pour l'instant ce n'est pas la vie dont tu rêves, mais que bien sûr ça viendra un jour... probablement dans quelques années. Ainsi tu pourras probablement les rassurer un peu et il te laisseront un peu de répit [:P]

A 38 ans j'ai quitté un job que je n'aimais pas et ai réalisé le rêve qui me trottait dans la tête depuis plusieurs années (et pour lequel je n'avais jamais osé sauter le pas) : je suis partie 5 mois en Amérique Latine.

Tu penses que tout le monde a compris ?! Bien sûr que non, mais ce n'est pas grave... moi je me suis éclatée dans ce voyage, j'ai vécu une super expérience et c'est tout ce qui compte à mes yeux. Et puis bien sûr au retour la vie a repris son cours, au bout de qq mois le voyage s'éloigne et toi tu te réadaptes peu à peu à la vie de tous les jours.

Mais maintenant que j'ai osé sauté le pas une fois, je dirais même plus, que j'y ai pris goût, qui dit que je ne le ferais pas à nouveau ?!? Et peu importe mon âge ou ce que pensent les autres...

Et si moi, dans cette situation, je suis triste, ne me réalise pas et fait la vie que bien des gens font, vais-je être une meilleur personne?

Bien sûr que non [;)] Il te faut juste suivre ton instinct... [:)]
Faby
YE YerbaLuisa Regular ·
je crois aussi que il y a un soupçon de jalousie dans ces commentaires.

a moi ça me fait marrer , surtout quand je pense que ma situation n'est pas pire que celle de ceux qui faisaient des remarques de la sorte a mon égard il y a 15 ans ,

a ces personnes j'ai toujours dit que chaqu'un trouve le bonheur a sa façon...
en los valles me pierdo en las carreteras duermo mi patria en mis zapatos . mis manos son mi ejercito
70 7037807 ·
Bonjour FDB,

Merci beaucoup pour tous ces commentaires qui m'aide beaucoup sur ma réflexion et surtout, m'aide à me déculpabiliser de ne pas rentrer dans ce "fameux moule social".

C'est vrai, j'ai oublié le mari et les enfants! :0))) Hi, hi, hi!!!

Ça me fait du bien de savoir que je ne suis pas la seule dans cette situation, qu'il y a d'autres personnes de mon âge qui vivent un peu une situation semblable.

Si tu as d'autres commentaires ou réflexions, n'hésite pas à me les partager! :0)

Merci encore!
70 7037807 ·
Bonjour YebaLuisa,

Merci de votre commentaire. Ce que j'aime dans votre commentaire, c'est qu'en fait, c'est vrai que lorsque l'on regarde la situation des gens passé et présent, on se rend vite compte qu'elle n'est souvent pas mieux que la nôtre.

Par exemple, lorsque l'on regarde des gens qui travaillent au même endroit depuis 15 ans et qui rentent au boulot frustrés de ne pas avoir réalisé leur rêve, c'est à ce moment que je me dis que même si je n'ai pas un emploi stable et un gros compte en banque, je réalise mes rêves et j'en suis heureuse. Cela me fait réaliser qu'en fait, c'est souvent au boulot que j'entends des commentaires un peu négatif sur ma situation.

:0)
KA Kaltoum ·
Bonjour,

Les gens cherchent à justifier leur propre système de pensée, et à rester dans leur zone de confort. Si quelqu'un est différent dans son système de vie, de valeurs, j'ai observé souvent des commentaires du style "ça ne marchera pas" ou "c'est trop risqué", ou "tu es folle!" Avec un sourire goguenard. Mais lorsque je regarde en arrière, c'est ma différence qui me permet de sortir du lot et d'avancer sur mon chemin plus vite que d'autres sur le leur. Enfin... De mon point de vue [;)] Mais la reconnaissance sociale n'est pas quelque chose qui rime avec tout ça. Pas pour les personnes très attachées au quotidien, qui ne se sentent pas de gérer l'incertain des voyages, les tracas qui demandent une adaptation. Voyager, se remettre en question, réfléchir au monde entier, c'est finalement un processus qui demande des efforts, et qui est même parfois douloureux. Pas étonnant que d'autre évitent la chose et prône leur sacré saint quotidien, non?
CO Cocososo ·
Tu as bien raison, chacun sa philosophie de la vie...qui a raison, qui a tort? Chacuns a ses raisons de vivre sa vie comme il l'entend, rien n'est écrit à L'avance et rien ne nous oblige à vivre une vie dont on n'a pas envi, la vision du bonheur est différente pour chacun d'entre nous...le voyage nourrit l'esprit, voir ce que les autres vivent et non se contenter d'un quotidien banal qui finit par être lassant pour tout le monde.
HA Hanaaliya ·
justement profite ! tu a bien raison apres quand tu sera marié et avec des enfants tu peut oublier ce mode de vie tes encor jeune laisse pas les gens jaloux gaché , si tu te sent heureuse c'est le mieux !
PH Phileme ·
Bonsoir, Je n'ai pas lu toutes les conversations. Je suis une femme de 40 ans dans 10 jours, je suis célibataire sans enfants. J'ai toujours loué un appartement, je fais un bilan de compétences pour changer de vie professionnelle, je pratique l'auto hypnose.

La pression sociale je connais bien. Il n'y a que lorsqu'on s'en libère qu'on se sent mieux. Ce que les moralisateurs ne te disent pas, c'est qu'ils ne sont pas forcément heureux dans leur moule.Toi tu as l'air de l'être. Vis ta vie, suis ton instinct, et ca ira bien. Tu es libre, tu peux choisir ta vie.

Dis leur que tu es heureuse comme ça. Bisou. Patricia.
LO LouiseGuay ·
Je te comprends très bien.... Je suis partie seulement 1 semaine à Puerto Plata au mois de janvier et ça m'a pris plusieurs semaines à accepter de reprendre ma vie ''normale''. Alors, moi je te conseils d'en profiter pleinement si tu en es capable. Pourquoi laisser la société te dicter quoi faire si toi ça te rend heureuse?!
PA Pampam82 ·
Salut,

SURTOUT NE LES ECOUTE PAS !!!!

Je vais avoir 31 ans, et je ressent aussi cette pression sociale et familiale : il est temps de te poser, de te marier et de faire des gosses et bah deux minutes papillon, je n'ai pas fini de découvrir le monde.

J'ai voyagé pendant 14 mois et je suis rentrée à Paris depuis deux mois ... horrible !!! on est au mois de mai et je porte une doudoune en scooter sous la pluie ...AU SECOURS

Je n'ai qu'une envie gagner de l'argent pour repartir à la découverte de ... en faite n'importe où ;)

Continue de profiter ...

UN ptit secret parmi mes copines mariées avec ou sans gamins, plusieurs m'ontr avoué que si elles avaient su, elles auraient profité avant de se poser lol...moi j'écoute les personnes d'expérience hahaha

Enjoy

Ma page facebook : Pampam l'exploratrice
pampam l'exploratrice
FL Florenm ·
Voyager, se remettre en question, réfléchir au monde entier, c'est finalement un processus qui demande des efforts, et qui est même parfois douloureux. Pas étonnant que d'autre évitent la chose et prône leur sacré saint quotidien, non?

Bien d'accord avec Kaltoum, l'opposition travail/vacances est trop facile et simpliste.

De mon côté, je suis rentré de 8 mois de voyage en janvier. J'ai besoin de très peu d'argent pour vivre et pour voyager (rando, auto-stop etc), ce qui fait que j'ai très peu besoin de travailler. Donc entre les voyages et ma vie tranquille en France (je vis en fourgon aménagé), je ressens aussi fortement cette pression sociale! Ce qui me fait du bien et me rassure, c'est de me dire que je suis bien plus heureux maintenant que pendant toutes ces années de vie bien rangée comme salarié en informatique. Je pense aussi que ma vie est davantage bénéfique à la société maintenant (vu les gens pour qui je travaillais, je crois que j'ai surtout donné mon temps pour enrichir deux ou trois personnes). Mais à la fois il y a beaucoup d'inconfort à cette situation, ça demande beaucoup de travail sur soi. Je pense que tout ça va de pair...

Les premières semaines après le retour, après avoir repris mes habitudes de mon fonctionnement au quotidien, je me sentais hyper mal, car je me rendais compte que je remplissais mon temps à toute vitesse, non pas par nécessité, mais par fuite de moi-même et que j'avais toujours fonctionné comme ça. C'est à dire toujours avoir des "projets", mille "projets" pour être sûr qu'il n'y ait pas de vide. Je me suis rendu compte aussi, que tous ces petits projets servaient aussi à JUSTIFIER ma vie. Du coup, à force de m'en rendre compte de plus en plus clairement, je ne pouvais plus me comporter comme ça, sorte de mensonge à moi-même révélé. J'ai pris qqs jours tout seul, sans rien faire ou très peu, ça a été difficile mais salvateur! Depuis je continue à faire beaucoup d'effort pour ne pas avoir de projets! C'est loin d'être confortable, car ça me fait bcp travailler sur ces schémas de société inscrits au fond de moi. Ça oblige à aller à l'essentiel. Et au bout du compte ça me fait énormément de bien. Exister pour exister, pas besoin de justifier ma vie! Du coup je suis mieux avec les autres, plus disponible :-) Et quand j'aurai à nouveau un projet qui me tient à coeur (pas juste pour remplir) alors j'irai à fond. Un nouveau voyage par exemple, ou m'installer quelque part :-)
RO Rob972 ·
Je crois que les paroles de "Pas de peine" de Cabrel sont de circonstances :

Ça m'a pas fait trop de peineMais j'ai dit : Vos livres sont moisis Vos principes me gênent Et vos chaînes m'ennuient Surtout gardez vos rengaines Pour ceux qui sont déjà endormis Moi je suis pour qu'on sème Des graines de folie

Et j'ai fait pas mal de détours J'ai vécu à la cour Des mendiants et des rois Pendant que toi tu comptais Tes primes de fin d'année Tes cravates de soie Mais l'autre jour je t'ai retrouvé Derrière ton guichet Et j'ai compris à travers tes lunettes Que c'est toi qui regrette

T'as tes 4 semaines Moi j'ai toute ma vie...[;)]
HE HenriIV ·
Moi j'ai comme devise : "Si ta pas assez d'argent pour voyager et avoir des enfants, alors n'aie pas d'enfants."

J'ai 28 ans et j'ai une liste d'endroits longue comme ma manche que je veux voir! Dont la Manche! Je fais ce qu'il me plait, quand ça me plait... ma vie est parfaite:)
Adrénaline : un mode de vie.
PY Pyreneesspor Regular ·
Bonjour,

Juste une remarque et un témoignage en passant.

La remarque : c'est marrant de lire vos commentaires. Pourquoi avoir une vie "normale" empêcherait une liberté de penser différemment, de voyager, de s'ouvrir aux autres? N'est ce pas un préjugé de la même sorte que ceux contre lesquels vous vous insurgez?

Le témoignage : j'ai 37 ans, je suis parti avec ma famille (ma femme et mes enfants de 3,5 et 7 ans - et oui je suis marié - ) 18 mois en voyage au long court. Je suis pourtant quelqu'un ayant une vie plutôt "rangée". Nous avons d'ailleurs rencontré un bon nombre de familles voyageant comme nous là-bas. Parmi toutes ces familles, il y avait des gens de tous les horizons sociaux-professionnels, avec toutes sortes de moyens, venant d'horizon très différents. Notre point commun à tous était dans la prise de décision. Ca parait simpliste, mais pour partir, il ne fait pas seulement en rêver, il faut aussi le décider, quitte à se mettre en en danger vis-à-vis de nos job, de la société! Une maison ou un appart quand tu es propriétaire, on peut le louer. Un travail, on peut le quitter ou prendre une sabbatique. L'argent, on peut l'épargner (c'est fou quand tu le veux ce que tu peux économiser!). Les enfants, tu peux leur faire l'école. etc.

Pour revenir à l'idée du post original, à savoir le retour, nous sommes aussi confrontés à cette pression. Peut-être différemment. Nous n'avons pas la pression de "il est temps de ... " mais plutôt celle d'une sorte de jalousie qu'on nous retourne. Par exemple, ma femme a eu un peu de mal à trouver du boulot (par les temps qui courent mon bon monsieur, c'est normal) et on s'est entendu des choses comme : "et oui, c'était risqué de partir" ou "vous n'êtes plus en voyage" ou "c'est sûr, c'était plus facile en voyage". Bref, comme si les gens attendaient qu'on se casse la figure pour le plaisir de nous dire : "vous voyez, il ne fallait pas".

Pour conclure, ce retour est quand même une sacré gueule de bois. Mais ça en valait la peine! Il ne reste plus qu'à retourner bosser pour remettre des pepettes de coté, et repartir ... ou autre :-))

Nicolas
http://www.caracolhome.fr/
BA Bapouji ·
Florenn. Merci pour tes propos si justes et qui me parlent bien....Notre question fondamentale est bien le Sens que l'on veut et que l'on Ose donner à sa Vie...C'est à dire l'affirmation de sa différence et de sa singularité, n'est-ce pas là toute notre vraie richesse que nous pouvons donner et partager avec les autres ?....Mon plus beau voyage je l'ai fait à l'âge de 22 ans lorsque je suis parti par la route pour l'Inde...Aujourd'hui j'y retourne en avion pour des périodes de quelques semaines, mais avec l'intention d'y rester plus longtemps en 2014. La question du retour est intéressante, et je connais aussi ce besoin de faire plein de choses et de remplir les vides, mais j'ai décidé de me désencombrer et de vivre des temps sans projets dans l'acceptation, comme lors des voyages, des imprévus... Joseph
CO Coqrya ·
Ce qui me rend triste, c'est que certaines personnes dont des collègues de travail ou des proches me font souvent la remarque à me dire: "tu n'es plus étudiante, dans la trentaine on s'installe, on a une vie plus stable, il faut se ramasser un fond de pension etc..."

Hahaha ! Alors je vais te dire un truc : mes parents voyagent beaucoup et m'ont toujours emmené avec eux depuis toute petite, version sac à dos et vol sec (sans voyage organisé, sans réservation etc). Quand ils étaient plus jeune, les gens disait : "Vous verrez quand vous aurez un travail, vous aurez des obligations professionnellement ..". Puis ils ont eu ce travail et alors c'était "Vous verrez quand vous devrez payer l'appart/la maison...". Puis ils ont eu l'appart et c'était "Vous verrez quand vous aurez un enfant...". Et il m'ont eu.

Et là c'est le drame. Les gens ne comprennent plus. Mes parents ne sont pas pauvres alors pourquoi vont-ils dans des pays dormir chez l'habitant ou dans des coins reculés ? Comme si ils ne pouvaient pas se payer l'hôtel 4* au Maroc. Oui mais non. Ce qu'ils ne comprennent pas c'est que les hôtels aseptisés ne nous attirent pas du tout.

Du coup on se confronte à des réflexions complètement décalées. On nous a demandé entre autres "Comment vous faites pour le pressing ?" ou une autre fois en montrant les photos des minorités du nord Vietnam : "Mais comment se tiennent-il au courant de la mode ?". Difficile d'avoir des échanges dans ce cas.

Notre échappatoire se fait via une association de globe-trotteur : ABM (abm.fr). Là-bas on a au moins l'impression d'être sur la même longueur d'onde que les autres.
LE Lella222 Regular ·
Bonjour, je suis également comme toi, je ne rentre pas dans le moule et c'est assez mal accepté parmi les collègues de travail ou devrais je dire les pseudos collègues qui n'acceptent pas que tu puisse partir pendant 4 mois puis retravailler en ayant déjà l'envie de repartir l'hiver suivant.... Moi je dis jaloux, c'est notre vie et nous l'avons choisi ainsi. Personne n'a le droit de nous dire ce que l'on fait ou pas. En passant j'espère que l'Europe t'a charmé. Lella
BE Behrt Regular ·
Je suis d'accord avec l'analyse de Florenm, plus généralement quand le voyage devient une condition au bien-être (dépendance) par définition c'est une fuite.

J'ai voyagé un an, suis de retour en France depuis 9 mois, le retour n'a pas été facile et je crois qu'il y aura définitivement un avant et un après. Je ne sens aucune jalousie, je crois que cette notion de voyager au long cours est incompréhensible pour toute personne qui n'a pas ou n'est pas intéressé par une telle aventure, si le mot "tour du monde" fait rêver, concrètement il ne veut rien dire, d'où les réactions d'incompréhension. C'est pourquoi je n'aime pas le mot rêve qui est souvent abstrait, passif, et a tendance a le rester, avoir un objectif c'est déjà passer à l'action.

La norme c'est de se marier et avoir des enfants, à partir du moment où j'ai fait un choix qui sortait du cadre j'accepte de passer pour un marginal au yeux de monsieur et madame tout le monde même si je ne me sens pas du tout comme tel. C'était juste une parenthèse dans ma vie, pas un mode de vie définitif et tout comme Florenm je veux que le voyage reste voyage et je ne repartirais pas pour des raisons autres que le plaisir de voyager, de partir à l'aventure... En clair si je ne suis pas "parfaitement" heureux dans la vie de tous les jours, il n'y a pas de départ en voyage. Le voyage ne peut pas être bénéfique s'il est une fuite, bien au contraire.

Le bonheur du sage est indépendant de ses conditions de vie, si l'on considère que voyager est un enrichissement humain alors il doit mener à la sagesse, s'il en résulte toujours plus de dépendance, alors il est un appauvrissement. C'est dur ça, mais c'est ma conclusion post-retour, c'est aussi pourquoi j'ai fait le choix de ne pas prolonger après la date retour que je m'étais fixée. Je ne voulais pas que ce beau projet se transforme en fuite.

Quelle que soit le domaine, je suis pour l'équilibre. C'est pas On ou Off, travailler 20 ans à bloc pour prendre ça retraite à 40, ou torcher le monde en 10 ans pour ensuite reprendre une vie "normale" comme si ne rien était si ça marchait ça se saurait. Tu te retrouve juste dans l'obligation de continuer à t’acharner au travail pour ne pas déprimer à ne rien faire ou être obligé de continuer à voyager pour ne pas déprimer dans la routine du quotidien et entouré de gens que tu ne comprends plus. C'est pas vraiment ce que j'appel le bonheur, ni même l'ouverture d'esprit puisque c'est un mot que l'on aime coller d'office au voyageur.

C'est dans la nature humain de dire si j'avais su j'aurais... de croire que l'herbe est toujours plus verte chez le voisin... ça ne veut pas dire qu'il faut faire l'opposé, ça veut surtout dire que la solution ne se trouvera jamais dans la radicalité !

Bon retour sur terre :)
http://lebraquetdelaliberte.com/ Guide gratuit sur le voyage à vélo --> http://minu.me/8njr Communauté des Voyageurs à vélo sur Google+ : http://minu.me/c509
LU Lucbertrand Globetrotter ·
Bonjour, je vois que le débat repart plein pot. Je viens de lire l'ensemble des réponses, certes rapidement, il en ressort que chacun en fonction de ses sensibilités ressent les choses à sa manière. C'est vrai, que lorsqu'on a un comportement différent des autres en général, on se fait remarquer et l'on peut en subir une certaine pression.

En ce qui concerne la famille je dirais que cette pression bien souvent est une preuve d'amour, car elle se fait, à tort ou à raison du souci. Je sais que si mon fils 31 ans plaquait tout pour partir, une fois sa décision prise, je ne dirais plus rien, mais je me ferai sans doute un peu de souci. Voilà c'est ma nature.

Pour ma part dans ma vie professionnelle, plusieurs fois je me suis posé ces questions. Je n'ai pas franchi le pas du départ, car généralement je m'accomplissais complètement dans ce que je faisais et cela me pompait toute mon énergie. Certains diront justification et manque de courage. Mais c'est vrai qu'avec ma petite expérience des départs, j'ai constaté que l' on part toujours malgré une multitude de raisons de rester.

Maintenant que je suis plus libre, je trouve le moteur du voyage dit "engagé" dans le bien-être que je trouve chez moi. La réponse précédente de Bertrand est superbe. Il n'a que 24 ans, à son âge je n'aurais jamais été capable de conceptualiser les choses de cette façon. Chapeau l'artiste!

Entre autre il dit une chose que je ressens très fortement: je trouve une grande force au départ parce que je suis très bien chez moi. Le fait de partir (lorsque je pars à vélo) je pars avec le mal au ventre, car je suis si bien chez moi avec mon épouse, mais l'appel de la route, de l'effort physique et de" l'aventure" est très fort. Si j'étais malheureux dans ma vie de tous les jours, je ne suis pas sûr que je trouverais la force de partir.

Chacun part pour ces propres raisons, donc chacun vit en fonction de cela son retour. A chacun de trouver son équilibre, plus facile à dire qu'à faire. Ella Maillart parlait du grand vide des Occidentaux qui les poussaient à partir, Bernard Ollivier parle d'une quête de sérénité qu'il n'a pas forcément trouvée. Le voyage avant tout, très certainement est intérieur, l'extérieur n'étant qu'un des éléments participant à l'épanouissement. Il me semble qu'il y a un livre qui s'intitule, le voyageur immobile. Je ne suis pas psy , je vais donc m'arrêter là, l'être humain est complexe et unique, tous les plans sur la comète, pour le cerner, risquent de labourer dans le désert! Mais n'oublions pas que l'une des plus belles destinations de voyage, c'est un pays lointain et étrange qui s'appelle la France!

Bonne journée à tout le monde Luc
CA Canasiano Regular ·
LE CHOC DU RETOUR ME TERRASSE , M'ANÉANTIT.....

Comme toi 7037807 , je suis de retour ( encore une fois ) au froid pays et je rage d'y revenir

comme à chaque voyage depuis plus de 12 ans au rythme de 3 à 6 mois par année .

Il y un phénomène de "ré-adaptation" auquel je réussis mal à m'adapter , le climat joue également un

rôle négatif car je reviens du continent asiatique au climat tropical . Il faut faire fi des opinions

qui trop souvent reflètent de l'amertume et de l'animosité .

Nous évoluant , soit dans un monde d'obscurité (résignation sociale) ou un monde de lumière (liberté ),

mais , il n'est qu'un monde dans lequel nous avons a vivre et la résignation me semble être la

métaphore de la servitude ou de l'aliénation . Pour s'affranchir du pouvoir et du contrôle des opinions ,

une transformation radicale de notre rapport au monde est nécessaire . Il nous appartient de choisir .

Cependant , il n'est pas facile de trancher de façon systématique et c'est peu à peu qu'on y arrive

mais en gardant à l'esprit cette conviction profonde qui nous habite et en préférant un sentier

aux autoroutes de la contradiction .

Depuis mon récent retour , j'ai décidé de vendre ma petite maison de banlieue et me départir de

beaucoup d'objets qui , peut-être servaient à " m'attacher" à un rythme qui ne me convenait plus .

Ne te décourage surtout pas car tu es jeune et qu'il y a plusieurs années pour t'y préparer .
CANASIANO
ML Mllegazou Veteran ·
Comme tu le dis, à chacun de trouver son équilibre... L'important est de vivre en fonction de ses convictions, d'être "fidèle à soi-même" en dépit des critiques inévitables, quelle que soit la vie que l'on choisit ! (si c'est une vie que l'on "subi", alors là c'est autre chose...)

Je suis tout autant frappée des critiques que rencontrent certains voyageurs que des critiques que ces mêmes voyageurs peuvent formuler à l'égard de ceux qui ne voyagent pas ou qui -plus insidieux peut-être encore ! - voyagent différemment.

Je suis rentrée il y a 7 mois d'un voyage de 11 mois autour du monde, et je me souviens avoir été sidérée de certaines remarques de voyageurs voulant m'apprendre à "bien voyager". A chacun sa vie, à chacun son voyage ! Quant à l'entourage, il y a certes les critiques de jaloux, cela arrive, mais aussi les critiques liées comme tu le dis à une inquiétude sincère... je pense notamment à l'inquiétude de mes parents.

Ce qui me fait sourire maintenant, c'est que depuis mon retour certaines personnes de mon entourage organisent plus de voyages pour eux... Coincidence ou pas, en tout cas je trouve ça plutôt sympathique :-)
"La liberté existe toujours, il suffit d'en payer le prix" - H. de Montherland

Mon blog tour du monde 2011-2012, devenu blog voyages, puis de nouveau blog tour du monde en 2016, puis blog de mon installation à la Réunion : www.smilingaroundtheworld.com
GA Gastms ·
A bas les moules! Perso je bosse et 1/4 de mon salaire passe dans les voyages. En 7 ans que je bosse (jai 32) je n'ai passe aucun conge paye ou rtt chez moi. Bref, si votre bonheur c'est de voyager il faut juste avoir les moyens de ce que l'on aime faire ;) sans trop negliger sa vie pro si c'est compatible.
ML Mllegazou Veteran ·
En tout cas c'est clair que le voyage est pour moi une sacrée motivation au travail... Et si l'argent ne fait pas le bonheur, il me permet en tout cas d'être libre en voyageant comme je le veux :-) Prochaine étape pour toi, l'année sabbatique ? ;-)
"La liberté existe toujours, il suffit d'en payer le prix" - H. de Montherland

Mon blog tour du monde 2011-2012, devenu blog voyages, puis de nouveau blog tour du monde en 2016, puis blog de mon installation à la Réunion : www.smilingaroundtheworld.com
JU Jupiteria ·
TOUT VA BIEN......C'est par les différences qu'il est bon de vivre....ET DE GRANDIR.
LU Luluroutarde ·
Pas forcément !! Le mari et les enfants ne sonnent pas la fin des rêves.. Il faut juste adapté ses lieux de voyage, le budget plus élevé, les activites plus reduites , faire des concessions... Nous partons à 4 en Polynésie avec mes fils de 1 et 3 ans pendant 3 semaines. Il faut juste préparer ton sejour d avantage et on sera plus fatigué que lorsque nous etions 2 mais je veux leur apprendre les vraies richesses de la vie. Pas metro boulot dodo dans une société materialiste et acces sur elle même.

Biensur comme vous, on me dit que c egoiste que mes enfants seront fatigués.. mais ils le sont pas quand je fais 8h 20h, ou ils sont 13 h en nounou et couche a 21h passe, pour se lever a 6h 30 le lendemain??

Rien est impossible et les regrets rongent les gens alors vivez vos rêves. La vie est trop courte.
KA Kaltoum ·
Le voyage forme la jeunesse, c'est bien connu.

Ce n'est pas mon expérience mais celle d'une femme de la 50aine avec qui je discutais cet après midi. Elle a suivi son mari, avec ses enfants. Eux sont allés à l'école internationale en Égypte. Après 5 ans, ils sont revenus en France. Cette dame me racontait que ses enfants voulaient retourner dans une Ecole internationale. Ils trouvaient les enfants, français comme eux, trop peureux. Les enfants ont peur du petit noir, disent ils à leur mère, de l'handicapé, de l'espagnole... Ils ont si peur qu'ils provoquent la peur chez les autres, ceux qui sont différents. À tous les niveaux, semble t il, la France est un pays un peu casanier.

Pour moi le voyage est une ouverture vers l'Autre, vers la différence. J'ai longuement voyagé en France, à écouter les récits de voyage des personnes que je croise dans ma ville.

Par contre, je peux comprendre la pression sociale exercée sur une femme pour qu'elle songe à se trouver un homme pour faire un enfant... Après tout, chacune sur terre avons cette horloge interne qui tictaque : plus on avance en âge et plus il est difficile de faire un enfant en bonne santé. Lorsque l'on est jeune et éclatante de santé, on ne pense pas à ces tracas de gens casés... D'autre y pensent pour nous.

Ceux qui voyagent sont des moteurs de la société, innovants, prenant le meilleur de chaque culture rencontrée, le mettant en pratique parfois. Ceux qui restent sont les garants de la culture du pays. Ils ont aussi une sagesse: la sagesse séculière du fond des âges. Ils approfondissent ce que les innovants produisent, par leur critiques acerbes, et leur confrontation au bon sens... Local ;)

Certains d'entre nous donnent une bonne image de l'innovation qu'apporte d'autres culture. Et parmi nous, certains ont donné envie de voyager, en rassurant peut être aussi.

Je trouve que nous sommes complémentaires avec ceux qui restent. Chacun a un rôle à jouer, quel sera le mien? Le vôtre?...
FU Fufu40 ·
Bonjour, Je suis de retour d'un périple de 8 mois et demi en Europe. Je trouve le retour à la réalité particulièrement difficile après des mois de découverte et de nouvelle rencontre. J'ai l'impression que le retour à la routine est déjà là, après seulement 1 semaine.

Je suis une femme dans la trentaine qui est passionnée par les voyages et les langues. Depuis environ 7 ans, je ne cesse de voyager, mais bien entendu, entre deux voyages, je réalise des contrats de travail afin de me ramasser de l'argent pour mes futurs voyages. Je n'arrive pas à me stabiliser, préférant voyager au deux ans. Je sens une certaine pression sociale voulant que je me stabilise autant dans ma vie personnel que professionnelle, mais je n'en ai pas envie.

Est-ce qu'il y a des voyageurs qui comme moi, sentent cette pression sociale, voulant nous faire rentrer dans un certain moule sociale?

Merci!

Bonjour,

Je suis revenu en France en mai 2012 d'un périple de 9 mois en Nouvelle Zélande, Australie et Amérique du Sud. Lorsque je suis arrivé, j'ai eu l'impression d'être parti la veille, apparemment pas de souci de réacclimation. Apparemment seulement car je me suis rendu compte que les personnes autour de moi cherchaient absolument des changements profonds en moi, ou pensaient que j'étais forcément déconnecté du monde du travail. J'ai donc fini effectivement par avoir ce même sentiment qu'il fallait à nouveau rentrer dans des schémas, être codé... Ceci dit, cela doit venir en partie au fait qu'il m'est difficile d'exprimer ce que j'ai vécu pendant ces 9 mois. De plus, lorsque l'on m'écoute en parler, on entend ce qu'on a envie d'entendre, c'est à dire que les gens imagine ce que tu as vécu en pensant à la façon dont ils l'auraient peut être vécu... Mais ce n'est pas très grave, l'envie de repartir est toujours là, dès que j'aurai avancé dans une autre aventure, professionnelle celle-ci. Continue à faire ce que tu as envie de faire, c'est tellement précieux.
BI Biscuiterie ·
Je suis comme toi : je travaille pour voyager.

On n'a plus le choix, il faut bien gagner sa croûte, pour avoir la possibilité de voir le monde, et du monde !
Voyageusement vôtre!

"J'ai l'esprit casanier et l'instinct voyageur". Victor Hugo

http://elogeduvoyage-cstage.e-monsite.com
SE Seuletloin ·
Une citation de Camille Bouchard dans L'Homme de partout:

Dès ma première destination, l’Inde, j’ai été happé par une force d’attraction supérieure à tout souvenir, à tout passé, à toute envie de retour. J’ai reconnu le monde auquel j’appartenais, celui de la moisson des êtres, des amitiés perpétuellement renouvelées, des départs aussi, forcément, et je me grisais de la sensation de trahir, comme je l’avais été, ceux qui me prodiguaient leur affection, les trahir chaque fois que je m’apprêtais à chérir d’autres amitiés, d’autres relations, trahir les femmes également, leurs yeux larmoyants, pour mieux faire pleurer les suivantes à qui je me dérobais pareillement. Partir, arriver, partir encore, ne jamais remarcher dans mes pas, ne jamais recroiser qui j’avais croisé, comme une fuite, pas une quête, une défilade ininterrompue, une échappatoire à un passé poisseux, opiniâtre, un passé semblable au sillon d’un pétrolier dont une brèche dans la coque empoisonne la mer d’hydrocarbures et qui ne peut lui-même faire halte sans baigner dans ses propres souillures.

Ça, c'est un type qui voyage pour fuir son passé.
VI Vietalier Regular ·
Bonjour à toutes deux - toi-même et Faby,

Tu penses que tout le monde a compris ?! Bien sûr que non, mais ce n'est pas grave... moi je me suis éclatée dans ce voyage, j'ai vécu une super expérience et c'est tout ce qui compte à mes yeux. Pourquoi relativiser par rapport à l'autre, par rapport au qu'en dira-t-on ? Au fond, la plupart, passés les critiques et autres conseils qu'ils ont émis, se foutent pas mal de ce que vous faites ou allez faire. Alors, et bien que ce soit un peu égoïste, ne tenez compte de rien d'autre que de vous-même !

Mais maintenant que j'ai osé sauté le pas une fois, je dirais même plus, que j'y ai pris goût, qui dit que je ne le ferais pas à nouveau ?!? Et peu importe mon âge ou ce que pensent les autres... Mêmes observations que ci-dessus...

Et si moi, dans cette situation, je suis triste, ne me réalise pas et fait la vie que bien des gens font, vais-je être une meilleur personne? Bien sûr que non [;)] Il te faut juste suivre ton instinct... [:)] Nous avons la même réponse aux interrogations de Faby ; je n'ai pas la prétention de dire que c'est la meilleure, mais c'est la mienne et elle me permet de vivre assez confortablement sans pour cela vouloir être un ermite et me complaire dans la solitude d'une caverne à tourner autour de mon nombril en récitant des mantras ou des rosaires par paquets de dix ; oui, j'aime les gens, mais pas tous ; oui, j'aime la vie, mais pas n'importe laquelle ni avec n'importe qui... et, finalement, si je tends à être meilleur, c'est surtout par rapport à moi car, vivre dans ma propre harmonie ne peut que déboucher sur celle à échanger avec ceux que j'aime.— Oh là ! Vous m'avez forcé à philosopher et me voilà bien fatigué à présent !!!!! Recevez toutes deux mes cordialités forumistes autant que sincères.— Vietalier
Cela dépend de l'humeur du moment et va de Jean-Claude à Viet à lier.
PE Perceneiges Veteran ·
Bonjour, Et bien comme vous avez raison. Je suis plus âgée que vous d'un bon bout, mais j'ai toujours eu la passion des voyages. Depuis les années 80, j'ai pu avoir un commerce qui me permettait de partir 4 mois par an. Naturellement comme vous le dites si bien la pression des autres est terrible quand on ne se met pas comme eux dans une case. Mais ne faites pas de cas. J'ai passé par là, où les gens disaient que j'avais trafiqué pour pouvoir me payer des voyages comme ça sans se rendre compte qu'en 4 mois je dépensais moins qu'eux en 2 à 3 semaines. J'ai perdu des clientes, surtout les amis et amies, mais on a rien sans rien et mon salon tournait quand même. Mes coiffeuses m'étaient pas toutes correctes et s'en mettaient dans la poche, mais il faut savoir ce qu'on veut faire. En plus j'avais une fille qui était à l'école et je la laissais à mes parents, ( ça pas très bien, je ne pensais pas quelle en souffrirait car elle était bien chez eux mais elle ne a souffert ) Bref, dans la vie on fait forcément souffrir quelqu'un même sans le savoir. Ensuite dans les années 90 j'ai changé de compagnon, ce dernier ne voulait pas voyager alors j'ai fait mes voyages seule, avec encore des escapades de 2 semaines par-ci et par-là en plus des 4 à 5 mois. Puis en 2007 j'ai rencontré sur internet un voyageur qui partait pour la Thaïland, j'ai longtemps conversé avec lui, puis j'avais programmée un nouveau voyage pour l'Argentine ( seule ) Mais voilà avant j'allais en Egypte et ce tchatcheur allait à Genève faire son visa pour le Vietnam, n'habitant pas loin il m'a proposé de m'amener, et m'a fait la surprise de venir me chercher 2 semaines plus tard. C'était le 06.10.2007, il était trop le top donc nous nous sommes revus 3 jours plus tard et il est parti pour la Thaïlande et un voyage de 6 à 8 mois. J'étais avec cet ami qui ne voyage pas et dans la semaine j'ai réfléchi, et j'ai jeté mon billet d'avion pour l'Argentine pour en acheter un autre pour la Thaïlande, pays que je ne voulais plus faire y étant allée la même année. Bref Dans la vie il faut prendre des décisions, donc je l'ai rejoins en Thaïlande et on s'est donnée au départ 1 mois pour voir si on s'entendait, puis 3 mois puis au bout de 5 mois il m'a fallu rentrer pour faire un déménagement assez expresse, j'ai tout mis dans un hangar, il n'y avait pas grand chose car mon ami pas content du tout a voulu garder une grande partie. Je n'ai pas réfléchi longtemps, ce n'est que du matériel, j'ai mis en ordre mes affaires et je suis repartie. Depuis ce temps, nous avons visité 18 pays d'Asie, et depuis le 10.10.2011 nous sommes sur l'Australie, là j'ai acheté un camping car 4x4 on est supers contents. Nous rentrons 1 x par an pour voir nos filles qui au début on fait la gueule, puis ça s'est tassé. Nous nous sommes mariés en Thaïlande hier ça faisait exactement 5 ans, et nous allons continuer cette année de fin juin à décembre ou a voir car on vendra notre camping car pour continuer sur la Nouvelle-Zélande, le Canada etc. Actuellement nous sommes chez nous, mais nous avons atte de repartir car il fait froid. Voilà pour vous dire qu'il ne faut pas écouter les autres. Nous avons perdu beaucoup d'amis, mais étais-ce des amis. On s'en est fait d'autres. Nos familles ( frères et sœurs ) font la gueule aussi et encore mais on s'en balance. Vivre sa vie et non celle que les autres veulent que l'on vive. Vivre ses rêves et ne pas rêver sa vie. Tout de bon a vous et continuez comme ça à vous faire plaisir, on a qu'une vie et elle est courte. Amitiés Monique
D.M.C
VI Vietalier Regular ·
Dès ma première destination, l’Inde, j’ai été happé par une force d’attraction supérieure à tout souvenir, à tout passé, à toute envie de retour. J’ai reconnu le monde auquel j’appartenais, celui de la moisson des êtres, des amitiés perpétuellement renouvelées, des départs aussi, forcément, et je me grisais de la sensation de trahir, comme je l’avais été, ceux qui me prodiguaient leur affection, les trahir chaque fois que je m’apprêtais à chérir d’autres amitiés, d’autres relations, trahir les femmes également, leurs yeux larmoyants, pour mieux faire pleurer les suivantes à qui je me dérobais pareillement. Partir, arriver, partir encore, ne jamais remarcher dans mes pas, ne jamais recroiser qui j’avais croisé, comme une fuite, pas une quête, une défilade ininterrompue, une échappatoire à un passé poisseux, opiniâtre, un passé semblable au sillon d’un pétrolier dont une brèche dans la coque empoisonne la mer d’hydrocarbures et qui ne peut lui-même faire halte sans baigner dans ses propres souillures. Ça, c'est un type qui voyage pour fuir son passé.

Je dirais que je n'envie pas le personnage qui, s'il fuit un passé qu'il ne quitte jamais, doit être bien malheureux et s'em....er très fort. Je préfère choisir, ou cueillir impromptues, les amitiés recherchées ou dues à la chance, et les cultiver en donnant autant que je reçois - voire davantage ? -. Il est certain que l'amitié vraie, et sans calcul de retour sur investissement, est bien rare ; c'est justement là que réside son charme et son attrait !

Partagez ma pleine cordialité et à bientôt, peut-être ? Vietalier
Cela dépend de l'humeur du moment et va de Jean-Claude à Viet à lier.
VI Vietalier Regular ·
Continuez et ne changez pas le belle citation de Victor Hugo ; en effet, je crois qu'elle est votre reflet parfait. Amitiés de Vietalier.
Cela dépend de l'humeur du moment et va de Jean-Claude à Viet à lier.
BI Biscuiterie ·
Merci! Oui, tout à fait, c'est tout moi!!! On ne change pas une nature gagnante !
Voyageusement vôtre!

"J'ai l'esprit casanier et l'instinct voyageur". Victor Hugo

http://elogeduvoyage-cstage.e-monsite.com
VI Vietalier Regular ·
Je dirais qu'on ne remplace pas quelque chose qui gagne, surtout lorsqu'il s'agit de l'amitié... Bonne soirée Petit biscuit (les merveilleux petits sujet de porcelaine fine de Saxe sont des BISCUITS !) Amitiés de Vietalier.
Cela dépend de l'humeur du moment et va de Jean-Claude à Viet à lier.
BI Biscuiterie ·
Biscuits de votre région, contre Biscuit de mon environnement (un chartreux)... ;)
Voyageusement vôtre!

"J'ai l'esprit casanier et l'instinct voyageur". Victor Hugo

http://elogeduvoyage-cstage.e-monsite.com
BA Baroudage Regular ·
Si tu changes régulièrement de boulot et donc de collègue, tu peux déjà ne pas partager ce mode de vie et donc te protéger. Moi je profite de chaque grand week end de 3, 4 jours pour partir dans une capitale européenne, avec les billets d'avion c'est devenu tellement accessible et dans les longs congés de partir sur une grande région, louer une voiture, dormir dedans, faire des rencontres, allez chez les gens au fin fond de la ruralité... je pars avec 3 tenues vestimentaires, 1 appareil photo et 1 carnet pour écrire sans voyage, rien de plus. Bref, c'est pas compliqué, un peu d'inconfort mais tellement de réconfort, c'est largement jouable. Je prévois que les grandes lignes du voyage, un gps en ville pour visiter des musées et après beaucoup par instinct. Mais même çà, certain me prennent pour un fou. Y'a aucun risque, ni exploit de ce genre mais si je raconte çà, on va me prendre pour un illuminé, un inconscient, un marginal... Et ensuite çà cause autour de toi, on te fera pas confiance pour gérer un truc qui demande de la vigilance pour des soucis de sécurité ou autre. Donc je ne dis strictement rien. Tu pars ou en vacance? Je réponde vaguement sans m'étendre.

Avant je pouvais être du genre, non mais regardez ce qu'à çà apporte à soi même plutot qu'un voyage organisé... J'étais comme dans les croisades, je voulais convertir les gens. Maintenant je ne cherche plus à comprendre, j'en parle pas. J'en parle qu'avec ceux qui partagent le même avis ou qui comprennent. On échange et voilà tout. Car t'as pas à te justifier auprès des autres. C'est le meilleur moyen qu'on te prenne pas pour ce que tu n'es pas. C'est parfois frustrant, mais en tout cas c'est bien mieux comme çà. Tu te contentes de faire semblant d'écouter les conversations sur la pluie, le soleil, les courses au supermarché le vendredi soir, le violeur de telle région, ...
Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.
GR Greensnow Veteran ·
[;)]+1+1+1....................si tu en parles c'est pire
VI Vietalier Regular ·
Le voyage = la réciprocité, les appréciations à l'emporte-pièces, etc, etc. je m'en tape ! — Les cancans, le qu'en dira-t-on, je m'en tape ! — Les commentaires aimables assénés de préférence par derrière -> ceux qui parlent derrière moi, parlent à mon Q (pardons pour la grossièreté, mais ne voulant pas qu'elle soit gratuite, je l'utilise volontiers en direction de ceux qui se sentiront visés !). Enfin et pour faire court : Le voyage passe par le partage spontané et impromptu, où que ce soit et avec les rencontres les plus fortuites et, souvent, les plus extraordinaires. Un tel programme occupe déjà pas mal de temps et donne beaucoup de joie en retour ; c'est tout... Cordiales amitiés aux voyageurs dont fait partie Baroudage Juju, et à bientôt sur VForum, bien sûr !!!! Vietalier.
Cela dépend de l'humeur du moment et va de Jean-Claude à Viet à lier.
BO Bounou3 ·
Bonjour, Je suis de retour d'un périple de 8 mois et demi en Europe. Je trouve le retour à la réalité particulièrement difficile après des mois de découverte et de nouvelle rencontre. J'ai l'impression que le retour à la routine est déjà là, après seulement 1 semaine.

Je suis une femme dans la trentaine qui est passionnée par les voyages et les langues. Depuis environ 7 ans, je ne cesse de voyager, mais bien entendu, entre deux voyages, je réalise des contrats de travail afin de me ramasser de l'argent pour mes futurs voyages. Je n'arrive pas à me stabiliser, préférant voyager au deux ans. Je sens une certaine pression sociale voulant que je me stabilise autant dans ma vie personnel que professionnelle, mais je n'en ai pas envie.

Est-ce qu'il y a des voyageurs qui comme moi, sentent cette pression sociale, voulant nous faire rentrer dans un certain moule sociale?

Merci!

Bonjour à tous, je découvre ce post et j'aimerai y apporter mon grain de sel, en effet, j'ai eu le droit à ce choc du retour après un an de voyage en Amérique Latine et ça n'a pas été facile... Il me semble important de parler du retour aussi, pour moi il fait partie du voyage, il est sa prolongation dans la vie au quotidien. J'ai écris un post sur mon blog Benetravel à ce sujet, si certains se retrouvent dans mes mots, dites-le moi!
LU Lucbertrand Globetrotter ·
Bonsoir Bénédicte, je viens de lire sur ton blog les 6 points au travers desquels sur décris ton retour, ou peut-être les phases par lesquelles tu passes suite à ton expérience. J'ai bien aimé ton analyse dans laquelle tu décris ton évolution pour le moins radicale. Il n'y a pas de vérité intangible, et nos humeurs font ce que nous sommes, et ces humeurs on ne les maîtrise pas forcément, donc à la grâce de Dieu. Il faut dire qu'un an en Amérique du Sud ça laisse des traces. Je m'y suis rendu deux fois, la première 3,5 mois où j'avais fait un Quito Uyuni à vélo, et une seconde fois 1,5 mois au cours duquel j'ai traversé encore à vélo le désert de l'Atacama. Effectivement, une fois parti on peut rester en orbite loin en dehors du temps, tellement la découverte chaque jour nous accapare quand on ne sait pas où l'on va dormir le soir. Quand tu parles que tu as été interpellée au retour par ces foules qui ont leur oreillette collée à l'oreille dans les grandes métropoles, je crois que la planète entière est soumise à cette pression. Je rentre juste d'un mois sur les pistes nord du Laos, loin de tout. Eh bien, au milieu de la forêt sur les pistes où l'on trouve pas toujours une soupe pour se nourrir, loin du tourisme, hors les 3 principales grandes villes connues des parcours touristiques, Vientiane, Vang Vieng et Luang Prabang nous n'avons pas vu d'Occidentaux, les jeunes dans ce pays où paraît-il on vit avec 1 ou 2 euros par jours, ils avaient déjà parfois des ipad iphones et autres engins. Je ne saurais les décrire, car j'ai décidé d'en rester au téléphone que j'ai payé 19 euros. La mondialisation est vraiment une évolution qui nous englobera définitivement très rapidement tous. Le retour, il est fonction de ce que l'on vit chez nous et des attaches que l'on y a. On part plus ou moins facilement en fonction des sentiments qui nous lient à un compagnon ou une compagne qui n'éprouve pas le besoin de voyager de la même manière, ou qui n'en a pas la force physique. L'idéal serait peut-être de voyager avec la personne avec laquelle on vit et avec laquelle on se sent bien, et encore ce n'est pas sûr. Il faut peut-être se poser la question (mais à travers tes écrits tu te l' es posée) de savoir si on ne part pas voyager comme dit Ella Maillart pour combler notre grand vide d'Occidentaux en mal d'idéal ou de but. Sans doute l'homme comme la femme ne sont généralement pas faits pour vivre seuls. Quand on a la chance de vivre avec une personne qui vous plaît vraiment, la douleur de la séparation est forte pour les deux lors des départs. Mais la réadaptation se fait d'autant plus facilement au retour, même si certaines petites frustrations dues au sentiment d'abandon peuvent exister de la part de celui qui reste, mais l'amour les aplanit généralement assez vite. Le fonctionnement de chacun de nous est particulier et l'agencement avec l'environnement humain qui compte pour chacun, est le fruit d'une négociation permanente. C'est pour cela que je ne dépasse plus les temps de voyage supérieurs à un mois, même si je pars plusieurs fois dans l'année. Donc effectivement le retour est un élément important à prendre en compte lorsque l'on voyage, afin de gérer au moins mal la suite. J'arrêt là mes élucubrations. Luc
BE Benetravel ·
Merci pour ton témoignage, je te souhaite encore plein de voyages solo et ensuite de retrouvailles heureuses avec ta partenaire! Vive la liberté à deux :-)
La Libellule Http://www.benetravel.com
VI Vietalier Regular ·
Est-ce qu'il y a des voyageurs qui comme moi, sentent cette pression sociale, voulant nous faire rentrer dans un certain moule sociale?

Salut,

qui fait pression sur toi ? as-tu pensé que ce sont peut-être simplement des personnes jalouses ? qui aimeraient bien faire une fois comme toi mais qui n'osent pas ? [;)]

—o—

Bonjour Faby, Que l'on ait un brin de nostalgie, voire un petit chagrin, en pensant à ce qu'on vient de quitter et que l'on a apprécié : tout le monde y est sensible et c'est bien normal, car naturellement humain... En revanche subir le choc du retour me suggère quelques réflexions : - il doit provenir de la comparaison de ce que l'on vient de quitter avec ce que l'on trouve au retour de voyage ; mais pourquoi vouloir comparer ce qui n'est pas comparable ? ! - ça me laisse le sentiment de quelqu'un qui est dans une sorte de détresse, ou tout au moins qui, certainement fragile, aura laissé son cœur quelque part au cours de son voyage et ne le retrouvera pas à la rentrée ? Tout cela est bien dommage, car rentrer à la maison et y broyer du noir alors qu'on vient de quitter plein de choses qu'on a vécu très fort, quel bonheur de s'en souvenir, quel plaisir d'en parler, mais aussi quelle joie de boucler la boucle et d'établir le projet de la suivante ! Alors la psychanalyse et les exégèses développer par certains me laissent froid ; il y a, en effet, d'autres façons d'échanger et de remonter le moral de celle ou celui qui en a besoin. Maintenant, que l'on ne prenne pas ces quelques lignes pour un " coup de gueule " poussé par un personnage acariâtre ; je préfère parler de voyage et, à quatre-vingts ans passés, je le pratique toujours, et à moto, avec une préférence bien marquée pour le Viet Nam d'où j'envoie ce post accompagné d'un lever de soleil qui vous mettra l'eau à la bouche, je l'espère, et j"y ajoute un portrait d'une bien jolie femme âgée. Vietalier
Cela dépend de l'humeur du moment et va de Jean-Claude à Viet à lier.
YE YerbaLuisa Regular ·
Tu n est pas la seule ... moi aussi j ai 45 et depuis les 15 je n arrete pas de voyager .. au debut dans ma jeunesse j ai eu droit a tout type de remarques de la part de ma famille sur les dangers pour une ado de voyager sans sa famille.. surtout car c etait au Perou et pendant la guerre civile ... mais rien n y faisait j ai fais la sourde oreille .. et jamais rien ne m est arrive. plus tard j ai eu des remarques de un autre jour... que il faut se marier , travailler pour avoir une retraite, une maison, etc etc, au fil de mes voyages j ai trouve 2 maris, j ai fait des etudes un peu par si un peu par la , j ai eu un fils.. qui a voyagé avec moi avant meme de avoir un an de vie .... et qui a fait son scolarite en 3 pays.. je travaille comme toi, entre 2 voyages, et au four et a mesure j ai acquis des habitages par si et par la aussi.. donc tu vois , quand on a chope le virus du voyage et le nomadisme est difficile de rester toute l annee quelque part.. maintenant a mon age je continue a ecouter des remarques.. que ce n est pas une vie pour quand on aura 60... je m en fous , voyager conserve en bonne santé et j ai connu deja des personnes de 80 ans qui continuent sur la route.. de toute facon je prefere mourir en marchant que dans un fauteuil devant la tele....
en los valles me pierdo en las carreteras duermo mi patria en mis zapatos . mis manos son mi ejercito
BE Benoitfox92 ·
C'est toujours rassurant d'avoir un emploi stable qui saurait rembourser le crédit d'une maison... Mais je sais que ma place est sur la route. Peu importe où je vais, combien de temps je m'arrête. J'y trouve mon compte. Je commence juste. J'aime rentrer chez moi , mais seulement de passage. On en reparlera quand j'aurais ton age [;)] Soit on voyage par pur esprit de découverte , soit on voyage pour fuir sa vie. Je dirais que dans les 2 cas, pour moi, le voyage est une vie. ça ne m'intéresse pas d'être sédentaire. Avoir un point d'attache, un endroit où aller en cas de coup dur. C'est une chose. La france est un pays magnifique, mais j'y ai passé tellement de temps, que même après avoir voyagé à l'étranger, je ne peux apprécier correctement la richesse de mon département.

You might also like