Bonjour,
Après un premier voyage réalisé au Cambodge en 2012 et qui m'avait bien plu, l'idée de retourner un jour dans ce pays était certes présente dans mon esprit mais rien de très concret ne se dessinait vraiment. Finalement, ce retour au Cambodge a eu lieu cette année, au mois de mars précisément.
Le fil de discussion que j'avais initié à l'issue de mon premier voyage a été retiré à ma demande pour éviter les doublons et je repars cette fois avec un nouveau fil qui tente une synthèse en images, un bien grand mot à vrai dire.
Par manque de courage et surtout de temps, je renonce à l'écriture d'un carnet. Les images présentées successivement dans ce fil, sont de deux sortes : noir et blanc argentique, puis couleur numérique. Cela va faire jaser les puristes ; je les vois déjà hors des gonds...
Les images sont associées à des légendes et/ou des commentaires sobres et factuels. Néanmoins, je serai un peu plus bavard tout à la fin pour mes impressions et mon ressenti sur ce voyage 2017.
Il est facile de voyager au Cambodge. En particulier, il est aisé de s'y déplacer et d'y trouver un logement à sa convenance. Aussi, je n'ai pas prévu de communiquer sur des détails pratiques en matière de logistique, de transport et d'hébergement. De nombreuses discussions existent déjà sur ces sujets sur VF, récentes, étayées, et qu'on peut retrouver par une brève recherche par mots-clés.
En 2012, venant du sud Laos par un poste frontière terrestre, j'ai débuté la visite du Cambodge par Stung Treng. L'itinéraire a été ensuite le suivant :
Stung Treng (ville d'arrivée dans le pays), Ban Lung et environs, Kompong Cham et environs, Phnom Penh, Kep et Kampot, Retour à Phnom Penh, Kompong Chnnang et environs, Battambang et environs, Siem Reap et environs, Kompong Thom et environs, Retour à Phnom Penh.
Ce séjour a duré huit semaines.
En 2017, l'itinéraire a été le suivant : Phnom Penh (arrivée par l'aéroport), Kep et Kampot, Chi Pat et environs, Battambang et environs, Siem Reap et environs (départ par l'aéroport).
Ce séjour a duré trois semaines.
Au plan photographique, j'ai utilisé uniquement des objectifs courts, un pour le noir et blanc, un pour la couleur. Ce fut un choix qui limita forcément mais je finis par m'y habituer. Comme je l'ai évoqué précédemment, je suis revenu un peu au noir et blanc après l'avoir délaissé pendant plusieurs années. Un verre de visée japonais d'une grande clarté et une paire de lunettes pour vision de près sont les deux éléments déterminants qui m'ont donné envie de revenir au noir et blanc argentique.
Au cours de ce voyage et surtout au retour après l'examen des négatifs, je suis arrivé à la même conclusion pour le N&B que s'il se fut agi d'images numériques en couleur : on n'a jamais cessé d'en apprendre sur son appareil photo, même lorsque celui-ci paraît simple d'utilisation. Pour être plus exact, on n'a jamais fini d'en apprendre sur l'objectif qui est vissé dessus. D'où l'intérêt de bien (voire très bien) connaître le comportement de son objectif avant de se lancer dans la photo pour de bon, je veux dire pour des images auxquelles on tient.
Indépendamment de ce constat, je regrette que sur certains sites d'Angkor, il ne m'ait pas été autorisé l'usage du trépied. Mon objectif d'appareil chargé en N&B aurait alors pu donner le meilleur de lui-même. Cela n'a pas été le cas mais je comprends la position des gardiens des sites. Pour les images en couleur, le fait d'avoir été "empêché" d'utiliser le trépied a été moins perturbant qu'en N&B.
Il me semble avoir lu ici-même, venant de voyageurs photographes éclairés, qu'un voyage d'une durée normale (que je suppose de l'ordre de deux à trois semaines) doit déboucher sur un maximum de trente à quarante images à présenter après une sélection rigoureuse, ceci pour être raisonnable et pour épargner au lecteur, la médiocrité.
Je crois avoir procédé à une sélection rigoureuse de mes images, mais sans avoir pu respecter cette borne haute d'une quarantaine d'images. Il y en aura un peu plus. Il faut dire que les deux séjours cumulés totalisent onze semaines, avec , je le concède, des sites visités deux fois à cinq ans d'intervalle. Il n'empêche, à cet égard, je ne serai pas du tout raisonnable. Mais on s'éloigne déjà du sujet qui est le Cambodge. Place donc aux images et à quelques N&B, pour commencer.
A suivre
Original post
1. Trafic autour du marché central, à l'intersection des rues n°67 et 126. Phnom Penh.
2. Monument de l'Indépendance (édifié en 1958). Phnom Penh.
3. Conducteur de tuk tuk. Phnom Penh.
4. Circulation dans le quartier du marché central aux heures de pointe. Phnom Penh.
5. Déchargement de sacs de riz chez un grossiste. Phnom Penh.
6. Quartier du marché central. Phnom Penh.
7. Conducteur de tuk tuk. Phnom Penh.
8. Enceinte du marché central. Phnom Penh.
9. Renault 4 GTL. Phnom Penh.
10. Employés dans un atelier de réparation de moteurs. Phnom Penh.
11. Transporteur de marchandises au marché Orussey. Phnom Penh.
12. Vendeuse de soupe dans le quartier du marché Orussey. Phnom Penh.
13. Vendeur de fruits. Marché central. Phnom Penh.
14. Pont vétuste enjambant la rivière de Kampot (en réalité un fleuve qui se jette dans le golfe de Siam).
15. Enfant d'un village de pêcheurs. Environs de Kampot.
16. Vendeur de crêpes ambulant. Quartier du marché principal de Kampot.
17. Vendeuse de produits de la mer. Marché aux crabes. Kep.
18. Sur les bords du golfe de Siam. Kep.
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27. Pieds d'un Bouddha couché dans un temple situé le long de la route n°153, au nord de Battambang.
28. Cours d'anglais dans l'enceinte de la pagode Sangke. Battambang.
29. Atelier de décorticage de riz. Environs de Battambang.
30 et 31. Habitante des environs de Battambang, spécialisée dans la production de galettes de riz.
31.
32. Gargote installée au pied d'un majestueux Albizia saman (Fabaceae). Cette espèce, introduite et appréciée pour l'ombrage qu'elle apporte, produit des gousses robustes et indéhiscentes. Battambang.
33. Vieilles pierres et fenêtre à balustres du Vat Ek Phnom. Environs de Battambang.
34. Banteay Srei (Xème siècle). Fronton côté nord. Environs de Siem Reap.
35. Baphuon (XIème siècle). Chaussée en grès sur colonnes. Siem Reap.
36. Preah Pithu (XIIème siècle). Terrasse, colonnes et racines adventives d'un figuier étrangleur.
37. Preah Pithu. Statue dans une niche disloquée.
38. Mebon oriental (Xème siècle). Fenêtre à balustres.
39. Mebon oriental. Eléphant et balustres.
40. Mebon oriental. Crinière, échine et croupe d'un lion parasité par des lichens.
41. Bantaey Samre (XIIème siècle). Fronton côté ouest.
42. Angkor Thom (XIIIème siècle). Entrée sud.
43. Angkor Thom. Entrée sud.
44. Angkor Thom. Entrée sud.
45. Angkor Thom. Entrée sud.
46. Bayon (XIIIème siècle).
47. Bayon. Bas-relief.
48 et 49. Angkor Vat (XIIème siècle). Apsaras.
49.
50. Angkor Vat. Bas-relief.
51. Vat Preah Prohm Roth. Siem Reap.
52. Sur le chemin du Banteay Srei. Environs de Siem Reap.
53. Devoirs du soir. Enceinte du Vat Dam Nak. Siem Reap.
54. Feuilles coriaces, inflorescences en panicule et fruit d'un anacardier (cajoutier). Environs de Ban Lung, Ratanakiri.
Le fruit est constitué :
- d'un pédoncule suspendu au rameau (en vert foncé ici), hypertrophié à maturité, riche en jus, comestible,
- et d'une graine enfermée dans un coque de nature ligneuse et dure (en vert plus clair, en demi-lune), et qu'on appelle couramment noix de cajou.
Au sens strict (biologique), le fruit se limite donc à la noix, qui est un akène c'est à dire un fruit contenant une unique graine.
Dans la région de Ban Lung, la noix de cajou est principalement exploitée par des minorités. Le cajoutier demande peu d'entretien et peu d'investissement à la différence de l'hévéa davantage exploité par des compagnies.
Le rendement est de quelques kg de noix brutes par pied et par an. En ce début de mois de mai, les villageois se rendent quotidiennement en ville avec leur production du jour - le plus souvent celle-ci tient dans un petit sac plastique - qui est aussitôt achetée par des intermédiaires avant d'être re-conditionnée.
55. Collecte de latex dans une plantation d'hévéas des environs de Ban Lung.
56. Plants de manioc maintenus en bouquet et prêts à être transformés en boutures. District de O Chum, Ratanakiri.
57. Travail collectif de préparation d'un terrain destiné à la culture du manioc.
Cette parcelle au sol limoneux et riche laissé après abattage d'un pan de forêt puis brûlage, est aérée à la binette pour favoriser le drainage et l'enracinement des boutures. District de O Chum.
58. Préparation sur place de boutures de manioc.
Les boutures sont longues d'environ vingt centimètres, porteuses de quelques noeuds et biseautées aux extrémités pour faciliter l'émission de racines.
On distingue au premier plan et à l'arrière plan, quelques souches calcinées résultant de la technique de l'abattis-brûlis, et remontant vraisemblablement à l'année n-1 ou n-2. District de O Chum.
59. Détail sur un panier de boutures de manioc prêtes à l'emploi.
60. Galanga camphré (Kaempferia galanga).
Entre deux feuilles orbiculaires et glabres, couchées sur le sol, émerge une discrète fleur blanche dépourvue de hampe. Je me trouve en présence d'un pied de galanga camphré dans une plantation sur relief à la lisière d'une forêt claire. Environ de Voen Sai, Ratanakiri.
61. Ambiance non loin de Ban Lung avec cette piste de latérite (fort poussiéreuse en saison sèche) recoupant une poche de forêt claire décidue à semi-persistante.
62. Sac de noeuds sur les bords du lac Yeak Lom. Environs de Ban Lung.
63. Fruit tombé d'un géant, le Dipterocarpus turbinatus, au bord du lac Yeak Lom. Environs de Ban Lung.
Les lobes dont le nombre varie entre 2 et 5 selon le genre (en fait des sépales), sont caractéristiques de la famille des Dipterocarpaceae qui compte environ 850 espèces recensées dans le monde, en majorité sud-est asiatiques, et dont une cinquantaine est présente sur le territoire combiné Vietnam-Cambodge-Laos. L'espèce décrite est recherchée pour le bois et la résine. Elle est inscrite sur la liste rouge des espèces menacées de l'UICN (évaluation de 1998) dans la catégorie "en danger critique d'extinction". Sa raréfaction est liée à la perte d'habitat.
64. Ambiance forestière et chute d'eau de Katieng. Environs de Ban Lung.
Les mousses et les fougères exploitent à merveille les moindres anfractuosités dans les parois rocheuses humides pour s'y cramponner et prospérer, tandis qu'une forêt claire installée en surplomb leur apporte ombrage...
65. ... En contrebas, au fil de l'eau, ce sont les libellules qui pullulent et passent le plus clair de leur temps à se disputer les perchoirs stratégiques. Ici, au repos sur un rocher, une libellule zygoptère (Aristocypha fulgipennis) que je suis parvenu à immortaliser avec un appareil photo compact tenu à bout de bras.
66. Chute d'eau de Kachanh. Environs de Ban Lung.
67. Chargement de porte-greffes d'hévéas en bottes chez un pépiniériste. Ban Lung.
68. Détail sur les porte-greffes. On voit distinctement sur certains, le greffon et son bourgeon, et même des restes de bande plastique ayant servi à réaliser la ligature.
69. Sieste. Ban Lung.
70. Ravitaillement traditionnel au verre doseur à la sortie de Ban Lung, route 78.
71. Moment de répit pour ce transporteur d'articles de vannerie sur l'axe Ban Lung - Voen Sai.
72. Chercheur de zircon. Environs de Bo Kheo, Ratanakiri.
Chemin de croix pour ce chercheur de zircon qui creuse un trou vertical de six à sept mètres de profondeur avec une barre de fer et une gamelle en plastique.
73. Le diamètre du trou est juste suffisant pour laisser passer deux épaules et un seau.
74. Le travail est risqué et en ce mois de mai, la chaleur, accablante.
75. Dans chaque remontée de terre, des mains ratissent méthodiquement.
76. Récupération.
77. Pierre brute fraîchement remontée du fond.
78. Pause à l'ombre d'un anacardier.
79. Bijoutier travaillant l'or blanc et la pierre bleue de Pailin. Marché de Kompong Cham.
80. Séchage de concombres. Environs de Kompong Cham.
81. Transport en commun privé. Kompong Cham.
82. Mon chauffeur guide à l'épreuve. Environs de Kompong Cham.
83. Sentant venir le déluge, ces camelots se hâtent de mettre camion et marchandise à l'abri. Kompong Cham.
84. Réalisation d'un krama (foulard traditionnel) en coton tissé. Village de Cheung Kok. Environs de Kompong Cham.
85. Liaison précaire entre la ville de Kompong Cham et la pittoresque et très tranquille île de Koh Paen.
86. Santols calibrés au marché de Kompong Cham, à la mi-mai.
Le santol, connu aussi sous le nom de faux mangoustanier, possède à maturité une peau jaune foncé légèrement rugueuse recouvrant un péricarpe charnu qui brunit étonnamment vite après tranchage, au contact de l'air ambiant. Il est cultivé pour le fruit qui est comestible, et également pour le bois. Feuilles, racines et écorce ont des applications en médecine traditionnelle.
87. Lotus dans une mare. Environ de Kompong Cham.
Appelée tantôt lotus indien, tantôt lotus sacré ou lotus oriental, cette herbe aquatique à rhizome, à feuilles peltées et à fruit en forme de pomme de douche, est cultivée pour son rhizome, sa tige et sa graine, tous comestibles.
88. Plantation d'hévéas.
89. Employé de la compagnie Chub chargé d'acheminer par camion citerne jusqu'à l'usine de transformation, le latex frais du jour. Il attend que ses collègues aient terminé la collecte.
90. Saignée de jeunes hévéas.
Le latex qui s'écoule de l'hévéa est une émulsion naturelle constituée d'eau principalement (jusqu'à 80%) et de particules en suspension qui renferment les principaux constituants précurseurs du caoutchouc.
91. Du latex frais mélangé à de l'eau est mis à coaguler dans des bassins en présence d'un acide. On obtient un matelas de latex coagulé, épais, gorgé d'eau qu'un cylindre à crêper avale en continu par un côté...
92. ...et régurgite par le côté opposé pour le rendre plus compact et aplati.
94. Vient alors l'étape du compactage et de la mise sous presse dans un gabarit en vue de constituer des blocs en forme de parallélépipède appelés balles ayant un poids cible selon spécifications techniques, de 33 kg 1/3.
Sur cette photo que j'ai prise en fin de chaîne de process, on peut voir :
- un opérateur pesant des blocs d'agglomérés et cherchant à atteindre la consigne interne de 35 kg,
- un autre opérateur sciant un bloc d'aggloméré pour faciliter l'atteinte du poids de consigne fixée de 35 kg,
- en vert à gauche, la presse venant d'accomplir son action de pressage de plusieurs blocs mis ensemble en vue de constituer une balle de produit fini,
- en arrière plan, des balles de caoutchouc - produit fini - emballées, filmées et palettisées, prêtes pour l'expédition.
95. Balles de caoutchouc (produit fini) prêtes à être emballées puis expédiées.
Il est défini dans la profession, plusieurs niveaux de qualité de caoutchouc commercialisé appelé grades, et qui sont fonction de caractéristiques techniques (Technically Specified Rubber). Le grade TSR 10 (image) est obtenu à partir de coagulum propre et frais (latex frais coagulé sur place). Il est recherché notamment dans l'industrie du pneumatique, l'industrie de la chaussure, l'industrie des tubes et des joints, l'industrie de l'ameublement et du textile pour rembourrer des coussins.
96. Le grade TSR 20 (image) est brun à rouge, et de moindre qualité que le TSR 10. Il contient davantage d'impuretés et présente une moindre plasticité.
97. Concentration extrême d'un sculpteur de pierre tapotant un sein de déesse de la fertilité. Boulevard Norodom. Phnom Penh.
98. Vendeuse d'oiseaux à Vat Phnom. Phnom Penh.
99. Zone logistique du marché Orussey. Phnom Penh.
100. Affûteur professionnel jugeant l'efficacité du dernier coup de lime qu'il vient de donner au tranchant d'un coupe-ongles. Marché central. Phnom Penh.
101. Vendeuse de porc laqué à l'heure de la soupe. Marché central.
102. Jeu d'échecs avec pièces en bois rafistolées, capsules de bouteilles et coquillages. St. 51. Phnom Penh.
103. Coiffeur de rue. St. 51. Phnom Penh.
104. Bouchère au marché central.
105. Dénoyautage d'un fruit du jaquier au marché central.
106. Ecaillage de poissons plats. Marché Beong Prolit, St. 141 / St. 198. Phnom Penh.
107. Epilation en règle d'un pied de porc. Marché Beong Prolit.
108. Ecaillage, éviscération et découpe de poisson en famille. Marché Beong Prolit.
109 et 110. Bijoutiers dans le quartier du marché central. Impasse partant de la St. 63. Phnom Penh.
110.
111. Intestins, langue, oreilles, pieds, museau, ....Tout est bon dans le cochon ! Psar Beong Prolit. Phnom Penh.
112 et 113. Crêpes jaunes à la farine de riz. Marché central.
Fourrées à la viande de porc en boulettes, aux carottes râpées et aux germes de soja, elles sont servies avec des herbes et des tranches de concombre frais, ainsi qu'une sauce sucrée dans laquelle sont noyés des éclats de cacahouètes. La couleur jaune est due à la présence de curcuma dans la pâte. Voici un plat populaire, et une alternative aux brochettes de viande ou à la soupe de nouilles.
113. La cuisson se fait dans un wok sur braise.
114. Vitrine de la patisserie Lady H Bakery, rue de l'Union Européenne (St. 143). Phnom Penh.
115. Façade très décorative d'une boutique spécialisée dans les boissons mais aussi les articles de puériculture, en grande partie captés par la maternité Sorphear voisine (St. 125).
116. Fleurs de lotus en seau. Marché central.
117 et 118. Musée du génocide Tuol Sleng (St. 113).
Ce site d'une ancienne école secondaire reposant dans le centre de Phnom Penh a été converti en 1975 sous le régime des Khmers Rouges, en lieu d'emprisonnement, de torture et d'extermination, et baptisé "S-21". Il a été recensé environ 20000 victimes de la prison "S-21", et globalement au Cambodge, entre 1 et 2 millions de victimes du génocide en un peu moins de quatre ans (1975 - 1979), sur une population totale en 1975, estimée à 7,3 millions d'habitants.
118. J'ai réalisé les deux images 117 et 118 en 2012 et avais fait à l'époque, le choix de ne pas inclure d'images de Tuol Sleng dans mon post sur le Cambodge, craignant qu'elles ne puissent s'intégrer dans un ensemble qui ne traitait par ailleurs aucunement de l'histoire du Cambodge. Les années ont passé et j'ai décidé cette fois-ci, d'insérer deux images extraites d'une longue série réalisée en 2012.
119. Rare lotus entièrement blanc dans un bassin, sous la protection de deux nagas.
L'endroit a été entièrement réaménagé (en 2014 à priori) et cette photo n'est plus réalisable aujourd'hui. Le bassin jouxtait un stupa qui existe toujours, avenue Preah Moha Ksatreiyani Kossamak (St. 106 recoupant le boulevard Monivong).
Dommage, ce réaménagement car c'était encore il y a peu, un petit coin de tranquillité au centre de trois clôtures en cercles concentriques, à l'écart de la circulation chaotique qui caractérise ce quartier de Phnom Penh.
120. Fruits du corossol de fort belle taille, importé ? (du Vietnam je suppose). Marché central.
121. En-cas, boulevard Monivong.
Mangues vertes à croquer, pommes de Cythère, santols et girembelles, enrobées d'un condiment à base de sel et de piment.
122. Maison coloniale et palmier à sucre (arbre emblématique du Cambodge) vus à travers les deux derniers "0" du rond-point 2000, rue 726, dans le centre de Kampot.
123. Sur le chemin de l'école par le vieux pont rafistolé construit à l'époque du protectorat français.
124. Vendeuse de jus de canne à sucre.
125. Curiosité affichée à la "récré", dans cette cour d'une école élémentaire de Kampot.
126. Bijoutier travaillant sur une paire de boucles d'oreilles. Marché couvert de Kampot.
127. Vendeuse de beignets. Kampot.
128. Préparation de crêpes fines nappées de sucre glace et saupoudrées de noix de coco parfumée à l'orange. Fin, léger, délicieux, irrésistible.
Installé au moment du rush face à l'entrée principale du marché couvert, ce vendeur ambulant spécialisé dans un produit de niche, tourne à plein régime et a visiblement le sens des affaires.
129. Equipé d'une plaque de cuisson permettant de gérer cinq crêpes en simultané, le timing est serré et ne laisse aucune marge d'erreur car les crêpes doivent être décollées encore assez molles pour parvenir à les rouler en cylindre ou en cornet.
130. Retour de pêche. Kampot.
131. Vieux pont français, vétuste, enjambant le Praek Tuek Chhu (fleuve) et reliant les parties est et ouest de la ville de Kampot.
132. Déchargement de sucre d'importation au port fluvial de Kampot.
133. Préparation d'une livraison de pains de glace. Kampot.
134. Equipage s'activant sur le pont, et bientôt près à larguer les amarres. Port fluvial de Kampot.
135. Menu fretin. Kep.
136. Après les crêpes fines de Kampot, voici le crabe de Kep, une sorte d'étrille.
137. Etat d'avancement de l'emblématique poivre de Kampot dans une plantation à la mi-mars, période idéale pour pouvoir le goûter frais dans un plat. Dans environ deux mois, la récolte sera terminée et il ne subsistera plus aucun grain sur les poivriers. Un poivrier mature tel que ceux cultivés sous label bio et IGP, produit environ 1,5 kg de poivre brut par an.
138. Et voici le crabe de Kep au poivre vert, une spécialité locale.
139. Ambiance de milieu ouvert sur sol sableux à graminées et à végétation arbustive diffuse. Environ de Chi Pat, province de Koh Kong. Ce sujet au port hirsute et aux rameaux argentés (Malaleuca cajuputi) laissera complètement indifférent...
140. ... jusqu'à ce qu'on se penche sur un sujet plus jeune et plus vigoureux. Ses feuilles sont à nervures principales parallèles. Pas si courant. De la feuille est extraite une huile essentielle utilisée dans le traitement de l'asthme et des rhumatismes.
141. Il ne faut pas hésiter à se mettre à quatre pattes pour observer en détail cette minuscule plante carnivore (Drosera burmanii) et ses poils glanduleux. Les feuilles sont regroupées en rosette. Typique des milieux sableux à sablonneux ouverts, cette plante peut facilement passer inaperçue et le jeune guide qui m'accompagnait ne la connaissait pas. Les grains de sable donnent l'échelle. Environs de Chi Pat.
142. Détail du piège (ascidie et son opercule) d'une autre plante carnivore (Nepenthes kampotiana) fréquentant le même milieu que la Drosera vue plus haut. Photographie réalisée dans la même plaine sableuse.
143. Trois ascidies de Nepenthes vues toujours dans la même plaine mais davantage en lisière de forêt.
144. Habitus de Nepenthes kampotiana. On distingue deux inflorescences sur ce pied mâle, dont l'une a été abominablement tranchée par mon cadrage réalisé dans la précipitation. Je tiens d'ailleurs à m'en excuser. Au loin, quelques Cajeput dont certains, dégarnis.
145. Inflorescence mâle précédente, vue de plus près. On se trouve en lisière de forêt parmi de gros blocs de roche. Nepenthes kampotiana figure à l'annexe II de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction).
146. Cet arbrisseau sur lequel un rameau porte de petites fleurs blanches à cinq pétales et un fruit trilobé paraît bien insignifiant dans une plaine sableuse dominée par des Cajeput de plusieurs mètres. Pourtant, cette espèce (Trigonostemon reidioides) est très entourée par les laboratoires de recherche biomédicale en raison de sa racine qui est riche en certains principes actifs (les terpènes) utilisés pour traiter l'asthme.
147. Autre arbrisseau très présent en milieu ouvert dans les environs de Chi Pat (Melastoma sanguineum) dont les fleurs sont disposées en cymes et les fruits encapsulés. La plante entière est utilisée comme antidiarrhéique.
148. Zone humide le long du Preaek Piphot à l'étiage. Le feuillage à travers lequel j'ai photographié cette paroi rocheuse est celui d'un petit figuier (Ficus ischnopoda) affectionnant les berges rocheuses de cours d'eau et parfois même le lit asséché. Il faut s'imaginer qu'en saison des pluies, cette paroi rocheuse se transforme en mur d'eau. Chute d'eau d'O Malu. Environs de Chi Pat.
149. Face à face avec une libellule zygoptère (Vestalis gracilis) au repos sur les bords du Preaek Piphot.
150. Genis appelés aussi patineurs d'eau. Flaque dans le lit asséché du Preaek Piphot.
151. C'est la période de floraison du Barringtonia acutangula en ce mois de mars. Parfaitement adapté aux zones humides et très présent sur les bords du Preaek Piphot, il perd ses fleurs qui tombent à l'eau et finissent par s'accumuler dans les zones mortes.
152. Réunion de famille autour d'un bon repas : un concentré d'humus dans le lit asséché de la rivière Chan Teas Brang Tom. Environs de Chi Pat.
153. Fougère épiphyte (ici au sol) (Drynaria bonii) montrant la structure interne d'une de ses écailles peltées. Milieu forestier humide sur les bords de la rivière Chan Teas Brang Tom, dominés par des Pandanus et des Eucalyptus.
154. Drynaria bonni sur une souche, avec cette fois des écailles peltées entières dont la fonction est de recueillir de l'humus. Les frondes végétatives pennées sont supportées par le rhizome, ici plaqué contre la souche.
155. Libellule zygoptère (Acigrion supposé) au repos. Chute d'eau de Chhay Khpuos. Environs de Chi Pat.
156. Inflorescences émises directement depuis le tronc chez ce représentant du Genre Dysoxylum (Meliaceae). La cauliflorie n'est pas rare dans les régions tropicales. Forêt caducifoliée des environs de Chi Pat.
157. Dysoxylum spp. Détail sur un tronc.
158. Loupes et épiphytes. Environs de Chi Pat.
159. Faucheux posé sur un palmier à feuilles en queue de poisson, dans le faisceau de ma lampe torche. Point de bivouac dans une bande forestière à palmiers, bambous et arbres à racines-échasses non loin de la rivière O Malu. Environs de Chi Pat.
160 à 164. Images de la vie quotidienne à Chi Pat.
161.
162.
163.
164. Cours de maths.
165. Kapokier (Ceiba pentadra) en pleine période d'éclatement des gousses et de libération des graines cotonneuses. Chi Pat.
166. Plant de poivre long (dénommé aussi poivre balinais) (Piper retrofractum) dans une plantation de poivre à Chi Pat.
167. Eleveuse de canards. Kompong Chhnang.
168. Récoltant de sève de palmier à sucre. Environs de Kompong Chhnang.
169. Concasseuse de cailloux. Environs de Kompong Chhnang.
170. Employée d'une briqueterie. Kompong Chhnang.
171. Piments mis à sécher (période : juin). Kompong Chhnang.
172. Vat Kandal. Battambang.
173. Stupas et frangipanier dont les fruits sur fond de ciel sont reconnaissables par leur forme caractéristique en équerre. Vat Kandal.
174. Stupas et fleurs de frangipanier, vus sous un autre angle.
175. Inflorescence cauliflore d'un arbre à boulets de canon (ainsi dénommé en raison de la forme du fruit) (Couroupita guianensis). Espèce très présente dans les pagodes, tout comme l'est le frangipanier. Vat Kandal.
176. Détail d'une fleur d'arbre à boulets de canon, avec ses six pétales et ses nombreuses étamines à filet soudés entre eux.
177. Lézard parfaitement intégré dans son environnement constitué de bois sec.
178. Installations sanitaires réservées aux moines. Vat Kandal.
179. Petit restaurant de quartier comportant salle et terrasse, très populaire mais peu fréquenté par les touristes. Les plats, variés (viandes, poissons, légumes en bouillon, ...) sont servis avec du riz. On se situe face au Vat Phiphetaram. Battambang.
180. Gamin s'amusant à extraire les graines d'une gousse de Cassia fistula, arbre ornemental très courant dans les villes, produisant des fleurs jaunes en grappes. Battambang.
181. Divertissement à l'intérieur du grand marché couvert de Battambang.
182. Lancé de boule tout en retenue. Battambang.
183. Baignade dans la rivière Stung Sangker. Battambang.
184. Elèves de l'école élémentaire de Phare Ponleu à l'heure de la "récré". Battambang.
185. Elève en musique sur instrument traditionnel. Phare Ponleu.
186. Ambiance champêtre dans les environs de Battambang, autour d'une plantation de fruits du dragon.
187. Beignets de bananes aux graines de sésame noir. Marché local sur la route d'Ek Phnom. Environs de Battambang.
188. Filets de poisson mis à sécher sous l'action du soleil et du vent (surtout du soleil ce jour-là !). Environs de Battambang.
189 et 190. Architecture et cours d'anglais à Vat Sangker. Battambang.
190.
191. Galettes de riz. Ay Village. Environs de Battambang.
192. Cour intérieure de l'école élémentaire de Wathkeo Cluster au nord de Battambang.
193. Jus de canne à sucre avec glaçons. A boire sans modération. Village d'Ek Phnom. Environs de Battambang.
194. Sculpteurs de troncs d'arbres, de racines et de loupes. Cet atelier familial se situe complètement au sud de la ville de Battambang, au-delà du marché ex-centré Psar Leu.
195. Route menant aux temples d'Angkor Thom, Bayon et Baphuon.
196. Danseurs et fleurs de lotus sculptés sur un pilier du Bayon (XIIIème siècle)
197. Chantier de reconstitution d'un bassin du Bayon à l'heure de la sieste.
198. Illustration de l'ambiance qui règne sur les sites de l'ancienne cité d'Angkor, où le minéral et le végétal sont intimement liés. Ici, un Albizia saman vu entre deux énormes balustres du Preah Pithu (Angkor Thom).
199. Terrasse du Roi Lépreux. Détail. Angkor Thom.
200 et 201. Telles des pattes de dinosaure, les racines de ces Tetrameles nudiflora phagocytent littéralement le Ta Prohm.
201.
202. Linteau en grès rose sculpté. Bataey Srei (Xème siècle).
203. Arbre faiseur d'ombre (Albizia saman) vu depuis l'extrémité sud de la terrasse des Eléphants. Angkor Thom.
204 et 205. Apsaras. Galerie intérieure. Angkor Vat (XIIème siècle).
205.
206. Chargée de travaux d'entretien et de débroussaillement, cette employée du site d'Angkor savoure sa pause, appuyée contre le mur d'enceinte du Preah Pithu.
207. Vat Bo. Siem Reap.
208. Sculpteur de pierre réalisant un éléphant. Vat Bo. Siem Reap.
209. Employée aux Artisans d'Angkor, sculpteur de bouddhas en grès. Siem Reap.
210. Bâtiment en cours de rénovation au Vat Preah Prohm Roth. Siem Reap.
211. Réalisation d'une prothèse dans un atelier spécialisé. Siem Reap.
212. Bureau d'accueil du site archéologique de Sambor Prei Kuk. Environs de Kompong Thom.
213. Tour carrée N 8 de l'ensemble nord (Prasat Sambor - VIIème siècle), vue de l'intérieur, en contre-plongée.
214. Tour carrée C 1 de l'ensemble central (Prasat Tao - IXème siècle), vue de l'intérieur.
215. Tour octogonale N 7 de l'ensemble nord (Prasat Sambor - Xème siècle), vue de l'intérieur.
216. Porte Est de l'ensemble sud (Prasat Yeai Poeun), très perturbante ; on ne sait plus si c'est l'arbre qui tient la porte, ou la porte qui tient l'arbre.
217. Tour N 18 (Prasat Chrey) de l'ensemble nord. Celle-ci repose de l'autre côté de la route d'accès aux ensembles architecturaux.
218. Muret d'enceinte du Prasat Tao, étouffé par le végétal.
219. Ambiance autour de cette tour très dégradée de l'ensemble sud (Prasat Yeai Poeun) dans les profondeurs de la forêt.
220 et 221. Fabricants de statues géantes en pierre. Village de Kakaoh. Environs de Kompong Thom.
221.
222. Paysage rural typique des environs de Kompong Thom tel qu'il m'est apparu précisément à la mi-juillet. Les rizières irriguées (pratique agraire) sont ponctuées de palmiers à sucre et le riz vient d'être repiqué.








