C'est clair que le touriste a changé ces derniers temps et je suis aussi surpris de cette nouvelle clientèle qui va si loin de chez elle mais qui est tellement rassurée de trouver des restaurants ou des hôtels tenus par leur compatriotes s'exprimant, ouf, dans sa langue.
Je regarde parfois les avis sur certains endroits touristiques en Thaïlande et je suis toujours surpris quand ces touristes se retrouvent en extases et plein d eloges devant un banal steak frites ou une pizzeria dans un pays qui a tellement à proposer dans sa propre gastronomie.
Oui, on peut parler de mimiles.
Écologiquement ces "mimiles" sont en plus une catastrophe !
On sait que voyager, surtout quand on prend l'avion, c'est pas terrible pour le réchauffement climatique, mais en plus ceux là veulent manger que des produits importés ! A koh tao il y a même un magasin qui maintenant vend du fromage, de la charcuterie et du pinard, là c'est le mois d'octobre dans "hexagone" de Renaud : ".... Leurs pinards et leurs camemberts, c'est leur seule gloire à ces tarés..."
Il y a même des restau qui proposent des huîtres de Marennes pour les repas de fin d'années alors qu' il y a des huîtres en Thaïlande !
C'est vrai, c'est incroyable. Comme si les Asiatiques à Paris voulaient manger leurs produits, alors que non, ils fréquentent uniquement les restos cassoulets, ou choucroute ou potée auvergnate. A Chinatown, on ne trouve absolument aucun produit importé....
"Le touriste apparait comme le principal agent de diffusion du mépris anti touristique. Plus le touriste se voit en miroir de l'autre, plus il le déteste".
JEAN DIDIER URBAIN "L'idiot du voyage"