Tout d’abord, je tiens à m’excuser pour ce mauvais jeu de mots destiné à attirer-atterrer le lecteur égaré, le canadien de passage sera sûrement médusé mais une rapide recherche internet devrait l’éclairer.
Quoiqu’il en soit, ceci est mon premier carnet de voyage (pas sûr que je refasse ça de sitôt, ça pompe du temps) et mon premier voyage à deux en Amérique du Nord. Nous avions choisi une destination originale pour fêter ça : Terre-Neuve pendant un mois en été.
Donc souvenons-nous l’été dernier, c’était Canada à coup sûr. Nous pensions d’abord aux Rocheuses. Après recherches, l’idée d’être dans un gigantesque parc à touristes nous a rafraîchis, de même que le côté loin et « ça ressemble aux Alpes en plus bleu pour les lacs ». Oui, je sais, c’est particulièrement réducteur mais je n’ai pas honte.
Donc on s’est décalé plein Est pour notre projet, et après moult interrogations, nous avons jeté notre dévolu sur la province de l’Est qui paraissait la plus tranquille et la plus sauvage, avec icebergs, baleines, vaguement des montagnes et un parc national – Gros Morne – prometteur : Terre-Neuve. Et bien nous en a pris ! Je préviens le voyeur égaré : il faut aimer la forêt, les côtes rocheuses, les odeurs iodées et le gras.
Un avant-goût
(Aparté photo, je vous préviens, nous ne sommes ni très doués ni très équipés en la matière)
Je démarre par un point organisation.
Le logement
Sur place, nous avons choisi de mélanger les différents types de logement : camping, camping sauvage, b&b classiques ou via airbnb et même motels. Pour certains lieux, nous avions réservé à l’avance. Les logements sur Gros Morne en particulier sont très vites pleins, je conseille vivement de réserver. J’ai trouvé les motels chers pour ce que c’était et peu accueillants. Les emplacements des campings dans les parcs nationaux et provinciaux, par contre, étaient spacieux, avec barbecue et à distance les uns des autres. Super !
Le transport
Nous y sommes allés avec Air Canada (800 euros le billet aller-retour par personne) avec un trajet des plus logiques Lyon-Montréal-Halifax-St John’s ou comment aller à l’ouest pour mieux revenir sur ses pas. Bizarrement et malheureusement, le prix était bien moins cher qu’un Lyon-Montréal-St John’s et l’organisation moins compliqué qu’un Lyon-Londres-St John’s. Il y a donc bien des Londres-St John’s ou Dublin-Saint John’s par Westjet mais depuis Lyon, ce n’était pas évident à mettre en place.
Sur place, nous avons loué chez Enterprise, beaucoup moins cher que ses concurrents. La voiture devait en principe être de taille moyenne mais, une fois sur place, s’est avéré être le modèle le plus petit qu’ils avaient en stock : une Chevrolet Spark qui nous a occasionné quelques problèmes.
On se sentait tout petit avec les monstres qui roulent en Amérique, pick-up, camions énormes et palaces ambulants qui servent de camping-cars. A ce sujet, je ne comprends pas les Canadiens : ils ont donc des caravanes et camping-cars luxueux et s’entassent dans des RV parks ridiculement petits, sans un arbre, avec des espaces de deux mètres entre les véhicules et se trouvant souvent juste à côté de routes très passantes.
La nourriture
Bof bof. Ça avait bien commencé à St John’s et dans l’est (poissons frais, cod au gratin, soupes) et puis dans tous les petites villes et les villages, on s’est retrouvé dans des restos avec un choix restreint : hamburger ou fish and chips. J’ai donc goûté aux criminels Saint-Jacques, fraîches au départ, mal frites à la manière d’un fish and chips. Pour les pique-niques, là encore c’était moyen et la palme revient au roast beef tranché, recomposé et alvéolé que j’ai acheté sans faire attention. Bon dieu, ça m’a rappelé dans le même genre les kebabs britanniques (à ne jamais tenter).
Les gens
Chaleureux, souvent prêts à aider et ayant le contact facile, nous avons vraiment apprécié notre séjour grâce à eux, que ce soient les locaux ou les touristes canadiens de passage. Il y a vraiment une fierté locale à se dire sympa et à l’être vraiment. Un Newfie en nous proposant de nous aider avec la voiture louée nous a bien sorti : « It’s normal, we are the nicest people in Canada ».
Un détail, je ne sais pas ce que les Québécois ont fait à leurs voisins anglophones mais j’ai senti à plusieurs reprises du ressentiment de la part d’Ontariens et de Néo-Ecossais vis-à-vis du Québec qui, je cite, voudrait toujours être traité à part, suivi d’un « Regardez au Nouveau-Brunswick, ça marche très bien le bilinguisme et la cohabitation. Les Québécois, ils ne veulent pas suivre ce modèle ».
Un détail, je ne sais pas ce que les Québécois ont fait à leurs voisins anglophones mais j’ai senti à plusieurs reprises du ressentiment de la part d’Ontariens et de Néo-Ecossais vis-à-vis du Québec qui, je cite, voudrait toujours être traité à part, suivi d’un « Regardez au Nouveau-Brunswick, ça marche très bien le bilinguisme et la cohabitation. Les Québécois, ils ne veulent pas suivre ce modèle ».
C'est simple : il y a des Québécois qui n'aiment que les Québécois francophones pure laine, c'est-à-dire originaire du Québec, et il y a des Canadiens anglophones qui n'aiment pas les Québécois.
Le Québec est réellement à part au Canada, il faut bien comprendre ça...
Pour les pique-niques, là encore c’était moyen et la palme revient au roast beef tranché, recomposé et alvéolé que j’ai acheté sans faire attention. Bon dieu, ça m’a rappelé dans le même genre les kebabs britanniques (à ne jamais tenter).
Ouais, pour bien manger au Canada, il vaut mieux cuisiner soi-même...
Le kebab, par définition, on ne devrait même pas en manger (quand on aime bien manger...).
Bonjour Sylvain,
Sympa d'avoir commencé un carnet ; en plus de vos explications déjà adressées par mail, je vais voir des photos.
Je suis en train de rédiger mon road-book étape par étape, je n'en suis qu'à Bonavista .
Cordialement
Michèle
Oui c'est ça, je n'avais pas d'idée de titre... C'est même plus qu'un think tank tendance socialiste, c'est la boîte à idée du parti socialiste qui a quasiment composé leur programme des années durant.
C'est simple : il y a des Québécois qui n'aiment que les Québécois francophones pure laine, c'est-à-dire originaire du Québec, et il y a des Canadiens anglophones qui n'aiment pas les Québécois.
Le Québec est réellement à part au Canada, il faut bien comprendre ça...
Ce qui m'a surpris également, c'est que des Canadiens anglophones à plusieurs reprises nous disent que les Québecois parlent mal anglais et ne font pas d'effort. J'avais l'impression au contraire que les Québecois, et encore plus les jeunes Québecois, parlaient très bien anglais , en tout cas bien mieux que les Français et passaient aisément d'une langue à une autre. Serait-ce une impression fausse ? Ou une question de principe pour une partie des Québecois (ne pas parler anglais au Québec) ?
Après les présentations, place au concret avec les premiers jours de voyage
Jour 1 (mi-juillet)
Vol sans histoire depuis Lyon où j’ai pu faire quelques découvertes :
Durant la partie transatlantique, grâce à mon voisin de devant, j’ai vu ce chef d’œuvre cinématographique qu’est les Trolls, sans le son heureusement. Pourquoi un écran télévisé est-il aussi hypnotique ? Décollement de rétines assuré. Je le conseille vivement pour un camp de rééducation pour enfants de la famille Addams.
Deuxième trouvaille, l’avion taxi made in Air Canada : il fait Montréal –Saint John’s mais s’arrête deux heures à Halifax le temps de descendre et de prendre des passagers.
Nous arrivons donc tardivement à Saint John’s où nous avons la malchance de découvrir notre minuscule véhicule. Impossible de mettre nos deux valises dans le coffre, un parking du loueur vide, 28 jours de location et il est 1 heure du matin, on n'a pas la force de faire un esclandre et on va faire comme on peut et tant pis. Pour les deux premières nuits, nous logeons chez l’habitant à Saint John’s dans une maison en bois très jolie et très bien entretenue. Les habitants en question ont veillé pour notre arrivée et nous ont offert un accueil adorable avec petit cadeau en prime. Ca, c’est du premier contact.
Jour 2 : St. John’s ou Saint Jean de Terre-Neuve pour les Québécois (enfin je crois)
Le lendemain, nous partons mollement à la découverte de St John’s, pas tout à fait remis du voyage de la veille. J’avais lu quelque part que la ville était très européenne… Euh pas vraiment. Le site est magnifique, au fond d’un petit fjord à l’entrée duquel nous aurons le plaisir de voir apparaître une baleine. Mais Downtown, le centre-ville, laisse une impression mitigée avec ses tankers amarrés, ses immeubles hétéroclites, sa circulation (pas de rue piétonne, ça, ça doit être mon point de vue d’Européen) et ses pseudo gratte-ciels en construction, je suppose grâce/à cause du boom pétrolier que l’Est connaît (ils ont le pétrole mais ont-ils les idées ? Copyright Sardou). Par contre, les flancs de la colline et l’entrée du fjord sont bien plus jolis avec des maisons en bois multicolores et des églises néogothiques particulièrement anciennes (fin 19ème).
Les maisons multicolores de Saint John's et quelques fils électriques
Après le petit tour en centre-ville, nous nous décidons à monter au sommet de la colline où se trouve the Rooms, le musée provincial qui présente l’histoire de Terre-Neuve. Très riche, didactique, bien présenté, c’est une bonne introduction à la découverte de la province. La terrasse au dernier étage donne accès à une très belle vue de la ville.
Depuis la terrasse du restaurant, par ailleurs pas mauvais du tout, de the Rooms
De manière surprenante, on y parle beaucoup de Beaumont-Hamel, petit village dans la Somme, sorte d’élément marquant de l’histoire du coin puisqu’environ 600 Newfies y sont morts pendant l’offensive de la Somme en 1916. C’était étonnant de voir le travail de mémoire autour de cet événement qui peut paraître mineur d’un point de vue extérieur. De même, la présentation très emphatique autour de « nos soldats pleins de bravoure morts héroïquement » m’a paru à rebours de la vision française de la Première Guerre Mondiale assez largement vue comme une boucherie faite de morts anonymes et de batailles pas forcément très glorieuses… L’événement est tellement marquant dans la province que certains habitants nous parleront spontanément du pèlerinage prévu ou passé à Beaumont-Hamel quand nous dirons que nous sommes français. Heureusement qu’on était passé par le musée, on n’aurait rien compris, encore plus avec l’accent !
Après cet interlude historique, nous prenons la voiture pour aller à Signal Hill, où se trouve la Cabot Tower, construite en l’honneur de la « découverte » de Terre-Neuve par Giovanni Caboto, explorateur vénitien au service de l'Angleterre. Accessoirement le lieu donne droit à une très jolie vue sur la côte déjà sauvage d’Avalon (la péninsule où se trouve Saint John's) et sur l’anse de la ville.
Saint John's au fond de son "fjord"
Dernière étape de la journée à Quidi Vidi, quartier à part de la ville, petit port tranquille et mignon où on trouve les petites maisons à pilotis, au départ souvent des entrepôts pour les pêcheurs.
Jour 3 : Saint John’s – Sunnyside 340km
Première journée sur la route, plutôt longue puisque le but principal est d’aller au Cape Saint Mary tout au sud de la péninsule de Placentia. Et première surprise : à travers la péninsule d’Avalon et dans tout Terre-Neuve, il n’y a pas de champ, pas d’agriculture, pas d’élevage. On passe directement des villages/villes, souvent très étendues, à la forêt boréale entrecoupée de lacs, de marais ou de landes. Même si la Transcanadian Highway par laquelle nous commençons notre périple n’est pas très pittoresque, c’est assez dépaysant. Cette absence de cultures s'explique par le climat mais surtout par une colonisation entièrement tournée vers la pêche et sans volonté de la part de l'Angleterre au 17ème et 18ème siècle de créer des colonies de peuplement sur l'île.
Nous quittons assez rapidement la route 1 pour aller vers le Cape Saint Mary, lieu de l’une des plus grosses colonies de fous de bassan du Canada. Deuxième surprise, les routes secondaires (et en particulier celle-là) sont en très mauvais état, nids de poule, patchworks de goudron et travaux folkloriques en quantité. Deux élans et quelques zigzags sur la route plus tard, le Cape Saint Mary, c’est loin et dans le brouillard. Un petit tour par le visitor center et son ranger désabusé – « le brouillard, c’est toujours comme ça dans le coin » - et direction les colonies d’oiseaux, guidés par l’odeur et la cacophonie traversant la brume. La côte semble impressionnante, on ne peut que la deviner vu la purée de pois mais les fous de bassan, guillemots de Troïl et mouettes tridactyles sont bien visibles et de très près. Ça vole, ça fait du rase-mottes et à plusieurs reprises, on a l’impression qu’un oiseau suicidaire va s’écraser sur nous. Chouette d’autant plus que beaucoup de petits n’ont pas encore pris leur envol.
Il y a foule cette année à Sainte Marie de la Mer
Promiscuité à Terre-Neuve (désolé pour la qualité)
Des iris sauvages à foison
On reprend la route longue et plutôt jolie jusqu’à Placentia pour aller ensuite à Sunnyside : nous avons décidé de faire une randonnée/camping sauvage (10 km aller-retour) jusqu’à Centre Hill, le point culminant (400 mètres en gros) de l’Est de Terre-Neuve. C’est la première découverte des chemins et forêts terre-neuviennes. Première impression, c’est suraménagé, pontons en bois, escaliers en bois, marches en bois, panneaux en bois, bancs en bois, toilettes en bois : on ne risque pas de se perdre. Deuxième impression, c’est étonnant pour un Européen de se retrouver très rapidement dans la nature, sans bruit parasite, sans aucun signe de présence ou d’activité humaine autour de soi hormis le chemin. Il faut dire qu’il n’y a pas foule voire personne dans le coin. Je crois que c’est impossible en Europe (hormis en Scandinavie) de trouver des endroits comme ça et encore plus, aussi rapidement, à quelques kilomètres de la route principale. Et je vous avoue que c’est limite stressant, au moins au début. Et si on se faisait agresser par un ours ?!
Là où Jean-Jacques Goldmann a trouvé son inspiration pour "Je marche seul"
Sinon la balade est très belle, avec des torrents, des lacs, des jolies vues sur la baie. C’est aussi une bonne introduction à la végétation locale : on a pu voir les pitcher plants, sarracenias en Français, plante carnivore symbole de la province. Bon, nous ne sommes pas allés au sommet, trop fatigués en arrivant à l’endroit du bivouac. C’est repoussé à demain.
Centre Hill (Quand je vous dis que les chemins sont très aménagés !)
Jour 4 : Sunnyside – Princeton (celui de la péninsule de Bonavista, pas d’université par là-bas) 164km
Réveil avec une bonne pluie et de la brume sur le sommet. Adieu, Centre Hill, pas de montée pour nous et retour efficace jusqu’à la voiture direction l’ouest ou le nord (plus ou moins, tout est de guingois dans cette province) de la péninsule de Bonavista. Nous faisons un bref arrêt ravito à Clarenville pour s’apercevoir que les villes le long de la Transcanadienne (Clarenville, Gander, Grand Falls-Windsor, Deer Lake, Corner Brook, Stephenville) ne sont pas folichonnes. On ne s’y attardera pas. Globalement, il faut s’éloigner de la Transcanadienne pour trouver les coins les plus attractifs.
Dont acte avec la péninsule de Bonavista, l’un des hauts lieux du tourisme terre-neuvien. Ca reste très, très vivable pour moi qui ai une tolérance réduite des foules touristiques en milieu naturel. Nous commençons de toute façon par le côté peu fréquenté, une côte rougeoyante, malgré le temps maussade, avec des restes d'icebergs, des petites maisons en bois, une arche à Tickle Cove et un renard argenté qui ne paraissait pas très stressé.
Tickle Cove
Les maisons coulent dans le coin
Un renard argenté assez curieux
Pour les amateurs d’icebergs, vous avez un très bon site internet pour les repérer : www.icebergfinder.com. Quant à nous, il s’avère qu’on a eu de la chance (merci le réchauffement climatique !) : sur toute la côte nord-est, nous en avons vus alors qu’en principe fin juillet il n’y en a plus.
En fin de journée, nous faisons une petite rando à partir de King’s Point vers un phare et une côte très découpée.
Il y a des prairies fleuries, des guillemots à miroir dans l’eau, des écureuils et une église en bois imposante, une antiquité ! Ma foi, c’est fort plaisant et on se fait aborder par un autochtone peu farouche – comme à peu près tout le monde dans l’île – qui, quand on lui dit qu’on est français, nous branche sur le Québec et Montréal. Sur le coup, on n’a pas compris : Français=Québécois ?? C’est fréquent pour les Québécois de se dire français (et non french canadian) ? Moi, je veux bien parler du Québec mais c’est que je n’y ai jamais mis les pieds, ça risque de manquer d’authenticité…
Le soir, nous le passons chez nos hôtes de Saint John's qui nous ont invités dans leur maison de famille.
Jour 5 : Princeton – Princeton 178km
Gros morceau aujourd’hui puisque nous visitons l’autre côté de la péninsule avec les plus grosses attractions touristiques du coin et leur avalanche de cars qui déversent non-stop des flots de touristes qui viennent s’échouer sur les maisons en bois et se dorer la pilule sur les plages paradisiaques aux eaux à 10°. Je m’enflamme un peu mais c’est là qu’on va se rendre compte qu’il y a quand même des gens qui visitent the Rock, surnom de l’ile. Nous commençons par le Skerwink Trail (6 km), la randonnée symbole de Terre-Neuve et il y a du monde : un Québécois sociable « c’est le fun », des Acadiennes sacrément bilingues, à tel point qu’elles se trompent de langue à un moment donné pour me parler et des touristes étrangers non nord-américains, une rareté. A part ça, c’est vrai que la rando/balade est belle, sorte de condensé de la côte terre-neuvienne puisqu’un iceberg de fort joli gabarit nous attend ainsi qu’une côte très déchiquetée avec falaises et « stacks ».
Un iceberg en fin de vie
Icing on the cake comme ils disent outre-manche, il y a des baleines, pleins, qui ont le bon goût de longer la côte, de faire des bonds, de battre de la queue et de faire des allers-retours. Même pas besoin de faire une sortie bateau. Ce sont principalement des baleines à bosse si je ne m’abuse.
Une petite douche au retour et nous repartons vers la pointe de la péninsule de Bonavista et le Klondike trail pour voir des macareux à la Cable John Cove. Là, vient le débat intérieur du « faut-il parler d’un endroit magnifique et sans touriste où on peut voir tranquillement les macareux de près ». Mais bon, m’étonnerait que mon compte-rendu interminable engendre un flux touristique vers Terre-Neuve. Donc le Klondike trail avec un orage menaçant qui nous empêchera de prendre notre temps, c’est un court chemin pour voir des macareux tout mimis en toute tranquillité.
Il n'y a pas que les macareux à voir dans le coin :
La dent de la mer
Un interlude au Dungeon provincial park qui, comme son nom ne l’indique pas, est une sorte de gouffre résultat de l’effondrement d’une grotte marine. Il y a un petit air de Bretagne ou d’Ecosse dans le coin avec l’absence de forêt boréale et la côte tourmentée.
La Bretagne en plissant bien les yeux
Nous continuons sur le même thème avec un arrêt à la Bonavista head. De nouveau des macareux, vus d’un peu plus loin et avec des gens dans notre environnement immédiat (brrrr), des icebergs qui paissent à l’horizon – ça devient d’un banal – et un phare plutôt ancien (19ème siècle) que l’on ne visitera pas. Pour la petite histoire, non les icebergs ne sont pas les restes de la banquise de l’hiver précédent, comme je l’ai souvent entendu en France, ce sont des morceaux de banquise polaire qui se détachent et naviguent sur l’océan Atlantique à la recherche d’un bateau de croisière à couler.
Où est Charlie l'iceberg (sans pull rayé) ?
Arrivés au bout de la péninsule, nous repartons dans l’autre sens avec deux-trois arrêts au programme et tout d’abord à Elliston, « the root cellars capital of the world ». Oui, il n’y en a que par là-bas des sortes de caves gazonnées donc c’est facile d’en être la capitale mondiale. Elles servaient à stocker les denrées à l’abri de la neige et de l’humidité pendant l’hiver.
Accessoirement, il y a aussi un coin à macareux et un festival dédié. On ne s’y arrêtera pas longtemps pour reprendre notre route vers Newton, village créée au début du 20ème par un syndicat des pêcheurs pour améliorer les conditions sanitaires et s’organiser en coopérative.
Un air de far-west
Dernier arrêt de la journée, Trinity, le village « typisch » du coin, farci de maisons et d’églises en bois. Bizarrement, il y en a une pour chaque congrégation, catholique et des palanquées de protestantes. Difficile de s’y retrouver dans les méandres des branches protestantes, nous n’avons pas l’habitude de ça en France. L’endroit est paisible en cette fin de journée.
Jour 6 : Princeton –Terra Nova national park 179km
Direction aujourd’hui l’un des deux parcs nationaux de l’île où l’on dormira dans le camping co-élu, avec celui de Burgeo, le plus sympa du voyage, Malady Head. Entre temps, on décide de ne pas s’arrêter dans le parc mais de prendre the road to the beaches qui comme son nom l’indique mène aux plages de Sandy Cove et Eastport.
Un petit arrêt à celle de Sandy Cove, le temps de se prendre une douche et nous repartons vers Salvage au bout de cette péninsule. Le village est tout mimi avec devinez quoi ! Des petites maisons en bois autour d’une baie pour changer.
Et il y a un réseau de chemins qui a l’air sympa. On est parti pour South-West Point avec deux cimetières à l’abandon en cours de route (6km grosso modo). La lumière est belle, la côte aussi et toujours cette sensation d’isolement et de bout du monde. Il faut dire que l’on ne croise personne ou presque comme dans un grand nombre de nos randonnées. Vraiment une de nos balades préférées du voyage.
Lichen et rhododendrons sont très photogéniques
Nous nous glissons entre les averses et finissons épanouis le tour de la péninsule. Comme souvent à Terre-Neuve, il n'y a pas vraiment de site naturel d'exception mais l'atmosphère sauvage et indomptée, les forêts hostiles (voir beaucoup plus loin) et l'immensité des paysages nous impressionnent.
Après l’établissement au camping et le manger, une grande idée me vient : et si on allait voir le coucher de soleil depuis Malady Head. La colline est accessible depuis le camping par un chemin de 2-3 kms. Donc on monte, 45 minutes, et plus on approche du sommet, plus le chemin tourne vers l’est, plus je sens qu’il va y avoir un problème. Donc nous aboutissons à une plateforme avec une fort jolie vue…vers l’Est du parc de Terra Nova. Et des arbres nous barrent complètement le côté ouest. Bel échec avec en prime les maringouins qui sont particulièrement virulents dans le coin.
Le coucher du soleil à l'Est (comment ça, je me suis planté de côté ?!)
Journée chargée avec pas mal de route le long de la Kittiwake coast et un bateau à prendre pour Fogo Island en fin d’après-midi. Ce sont aussi le début de nos déboires avec le pot de yaourt qui nous sert de véhicule. Pneus sous gonflés, crevaison très lente ? Je tairais tous les multiples développements par respect envers la morale et la charte de ce site internet. Quoiqu’il en soit, elle nous permettra de faire une étude poussée de la chaleur des garages terre-neuviens, les seuls gens qu’on ait croisés pas commodes voire désagréables (à une exception près).
Revenons à nos moutons, la Kittiwake coast, une côte basse et sablonneuse, à la différence de toutes les autres côtes qu’on ait pu voir sur l’île. Les locaux y font des plantations de gros cailloux dans les prés et les étangs.
Il y a des plages sablonneuses magnifiques, celle accessible à pied uniquement de Cape Freels South gagne haut la main la palme de la plus belle plage de Terre-Neuve.
Et puis, il y a Newton dit – les offices de tourisme n’ayant jamais peur d’une exagération – la Venise de Terre-Neuve. A défaut de canaux, il y a des bras de mer, des petites maisons en bois (forcément !) et le Barbour living heritage qui permet de visiter un ensemble de maisons d’une famille de pêcheurs ayant fait « fortune ». Très instructif avec un côté visite de la maison de ma grand-mère vu que les bâtiments datent du début du 20ème… C’est assez étrange aussi d’avoir un guide en costume trois pièces mais pourquoi pas.
On imagine presque les gondoles...
Le but de la journée est l’île de Fogo. On arrive très tôt au ferry et heureusement parce qu’il y a foule et certains seront obligés de prendre le suivant.
Intermède linguistique : Fogo comme d’autres noms de lieu (Baccalieu par exemple avec un passage par le français) viennent du portugais. L’île aurait été nommée ainsi à cause des feux déclenchés par les Beothuks sur les rivages. Et pourquoi du portugais dans ce coin du monde ? Car des marins portugais ont beaucoup pêché autour de Terre-Neuve au 16ème siècle avant d’être évincés par les Anglais et les Français.
Revenons à notre ferry et notre île. 1h de traversée très calme et nous voici à Fogo Island : nous avons prévu de résider à Fogo, la capitale (300 habitants à tout casser) au B&B Peg’s Place pour les deux nuits à venir. C’est correct sans plus mais bien situé. Une fois sur place, nous faisons connaissance avec les horaires des restaurants locaux. A 20h, plus de nouveau client… On arrive de justesse et je profite d’un cod au gratin roboratif.
Jour 8 : Fogo Island 56km
Fogo island, ça ressemble un peu à la Bretagne. Il y a beaucoup moins de forêts qu’ailleurs et la côte est particulièrement rocheuse, un pléonasme pour Terre-Neuve. Journée tranquille avec quelques balades le long de la côte (Lion’s den trail à Fogo et Turpin hiking trail à côté de Tilting), des icebergs en vue et – c’est original – pas de baleine.
Sur le Turpin Hiking Trail
Fogo depuis le Lion's den trail
Un bécasseau (violet ?) unijambiste
La flore est assez riche sur l'île, réputée comme le coin le plus ensoleillé de Terre-Neuve
De l'orchidée
Un tube de sarracenia
On fait un petit tour à Tilting, joli port de pêche rempli de drapeaux irlandais. D’après la gérante du b&b, ce sont des catholiques qui ne se mélangent pas au reste de l’île : « they are special ».
Tilting
Ca y est, on est en Irlande
J’en profite pour faire une pause drapeau, une passion canadienne. Il y en a dans tous les sens, du Canada, de Terre-Neuve et Labrador, de Terre-Neuve tendance indépendantiste, du Labrador, de communautés amérindiennes, des inconnus, de l’Acadie, des Etats-Unis, du Royaume-Uni… Ils font plus forts que les Suisses, c’est dire.
Retour à Fogo, la ville, pour tester le resto chinois du coin. Je précise qu’il n’y a que deux restos à Fogo. Nous nous sommes décidés à voir ce que valait la Chinese canadian food version Terre-Neuve paumé. C’est tout à fait convenable et fait avec les produits frais à disposition, c’est-à-dire beaucoup de céleri.
Remontés par mon échec du coucher de soleil au Terra Nova national park, je prends le problème à bras le corps et nous retentons le coup à Brimstone Head pour terminer la journée. La colline ressemble à une bosse de dromadaire qui domine Fogo. Là c’est sûr, on va enfin profiter du coucher de soleil, il n’y a pas un arbre fourbe en vue, juste la mer. En compagnie de Québécois, je prends un récif pour une baleine. Euh, faut que je change de jumelles…
Fogo depuis la Brimstone Head
Jour 9 : Fogo – Twillingate 115km
On part vers notre deuxième haut lieu touristique du voyage, Twillingate, un village à cheval sur deux îles, elles-mêmes reliées à une île, New World Island (palme de l’originalité pour le nom), reliée à une île reliée à une grosse île. Bref, c’est la capitale des sorties bateau baleines et icebergs et comme on est des originaux, nous allons faire…de la randonnée le long d’une côte falaineuse à souhait autour de la Spillers cove.
French beach avec béret et baguettes intégrés
En chemin, on a la chance d'observer une loutre et un nid de balbuzards pêcheurs avec trois petiots.
Tentative d'adoption d'un goéland par un couple de balbuzards
Le soir, rassérénés par la précédente tentative de coucher de soleil, nous tentons notre chance à Crow head. Instant cliché tout en un de Terre-Neuve : un iceberg, une baleine, une falaise et un coucher de soleil. Il y a un peu de monde mais dès que nous nous éloignons du parking, nous sommes seuls et pouvons pleinement profiter du moment.
Nous avons choisi pour une nuit de coucher dans une sorte d’auberge de jeunesse très correcte, Hi tides hostel mais avec une chambre individuelle. On ne peut pas dire que le personnel soit très présent puisque nous ne croiserons que d’autres clients, avec qui on échange nos bons plans et nos découvertes avifauniques.
J'espère bien que tu ne t'arrêteras pas à ce premier carnet car sa lecture est un vrai petit moment de bonheur 🙂 que je savoure d'une traite puisque je le découvre maintenant seulement.
Tu nous fais voyager de plus dans un coin assez peu représenté sur le forum et pour moi c'est une découverte ; j'imaginais Terre-Neuve comme un lieu pratiquement inhabité et très inhospitalier, ce qui est peut-être le cas en hiver d'ailleurs.
Oui, nous avons eu de la chance pour Twillingate. Plus globalement il a fait assez beau et chaud (pour Terre-Neuve) mais ça se gâte un peu dans l'Ouest.
Pour le côté inhospitalier de Terre-Neuve, tu le verras plus tard dans le carnet, on y a franchement goûté avec une rando en autonomie de 2-3 jours en dehors des sentiers battus au sens propre comme au sens figuré. Et c'est là que l'on se rend compte que la vie des Amérindiens et des premiers colons n'a pas dû être de tout repos.
Aujourd’hui, on se tape de la Transcanadienne et comme d’hab’, on se fait doubler par des gros camions, l’environnement naturel est bof, les villes/villages traversés pas géniaux et nous nous faisons secouer dans tous les sens. Même la highway n’échappe pas à l’état très moyen du réseau local. Nous voyons quand même progressivement apparaître des petites montagnes, signe que nous nous rapprochons de l’Ouest de l’île et de l’attraction principale de la journée, le Alexander Murray Trail à King’s Point.
Montagnes droit devant !
C’est notre première randonnée un poil longue, 8 km, avec du dénivelé. C’est également une ode à l’industrie du bois locale avec des escaliers vertigineux.
Font pas semblant avec les escaliers.
Le panorama au sommet vaut le coup, il y a des gorges et quelques cascades en cours de route dont une, la Corner Brook Fall avec une piscine accueillante mais déjà prise –il fait assez chaud et beau et la montée est rude.
Un canyon à Terre-Neuve (une rareté)
Green Bay
Une fois notre petit tour terminée, nous voilà partis pour le camping de Springdale, situé juste à côté d’une rivière à saumons avec rapides, une échelle à poiscailles et poissons bondissants. C’est assez impressionnant de voir des saumons défier un courant déchainé et une chute d’eau de 2-3 mètres. J’attendais que le cliché soit complet avec Robert Redford et un ours surgissant des bois pour pêcher. Mais rien, les ours (uniquement noirs dans le coin) sont farouches et ne respectent pas les touristes, Robert encore moins.
Saumon en pleine tentative de record du monde de saut en hauteur
On y reste quand même un certain temps avant d’essayer de trouver un resto dans la ville assez tristounette de Springdale. Finalement, pas de choix, c’est chinois. C’est le seul resto du coin, hors chaînes de fast food, c’est gras et franchement pas bon. Springdale, ça ne vend pas du rêve, le camping n’étant pas terrible non plus et plus adapté aux RVs (beurk les sanitaires).
Jour 11 : Springdale – Stephenville 256 km
Avant de reprendre la route transcanadienne, nous faisons deux arrêts en profitant du temps radieux :
L'un aux Wetlands de Springdale pour voir échassiers et canards. Malheureusement, il y a des joggeurs de la petite ville pour éloigner la faune sauvage.
L'autre pour faire une autre rando dans le coin jusqu’à une arche naturelle à côté de Jackson’s cove. Le nom du chemin : le Ocean view walking trail (5km). Pas de baleine, pas d’iceberg (oui je sais, je suis monomaniaque) mais des centaines de libellules qui forment un ballet incessant autour de nous. Assez fascinant. Et donc une arche de fort belle facture en récompense de la petite balade.
Green Bay
Après cet interlude nature, nous voilà partis pour de très nombreux kilomètres jusqu’à Stephenville. On atteint enfin les montagnes de l’Ouest, la Long Range (800 mètres maximum), qui sont le prolongement des Appalaches américaines dans l’Atlantique. Donc des montagnes anciennes et érodées. Le paysage se fait un peu plus grandiose mais également plus urbanisé bizarrement. On fait un arrêt aux chutes de Marble Mountain sur lesquelles nous jetterons un vol pudique (perdu la photo). Le temps s’est bien dégradé quand on arrive à Stephenville, ville la plus étrange que nous ayons traversée. C’est donc une ancienne base aérienne américaine et le « centre-ville » est littéralement la base américaine avec une route sur le tarmac de l’ancienne piste d’envol. Le résultat, surtout par mauvais temps, n’est pas des plus accueillants. Nous nous retrouvons en plus dans un motel glauque ce soir par défaut de campings accueillant des tentes.
Jour 12 : Stephenville – Barachois provincial park 172 km
Aujourd’hui, nous sommes sur « la route de nos ancêtres les Français », côté golfe du Saint Laurent. Ca y est, je prends un coup de vieux, je suis déjà un ancêtre. Trêve de plaisanterie, il s’agit de la route qui fait le tour de la péninsule de Port au Port où se trouve une population francophone de quelques milliers de personnes issues d’Acadiens et de l’installation de Basques et Bretons. Ils ont une sorte de drapeau bleu blanc rouge diagonale avec du jaune dessus et parlent tant bien que mal encore français. On a prévu d’en faire le tour et notre premier arrêt se trouve juste après le barachois reliant la péninsule à l’île principale : le Gravels walking trail, un chemin qui longe une côte avec des sortes de rochers-meringues ressemblant vaguement au palais de Jabba the Hut dans Star Wars (oui j’ai de l’imagination et des références).
Des rochers prêts à tomber à l'eau
Il y a de la faune dans le coin, des baleines, pas mal d’oiseaux marins, des passereaux et des loutres, de rivière mais qui vivent dans la mer pour perturber l’observateur faunistique amateur. Et surtout, il y a une énorme averse qui nous tombe dessus et qui provoque un retour précipité et trempé vers la voiture.
Un couple de loutres de rivière (désolé pour la qualité)
Prochaine étape : la grotte de Lourdes. Oui vous ne rêvez pas, les gens du coin ont monté un sanctuaire avec une « grotte » dédiée à la vierge. Bon c’est minimaliste et kitschouille.
Deuxième arrêt, le café de Mainland où on retrouve le soleil et on prend le temps de déguster un très bon gâteau à la fraise en admirant les fous de bassan pêcher. C’est toujours aussi impressionnant de les voir s’élancer dans l’eau à des vitesses dingues. Et de temps en temps, il y en a qui se rate et qui se prend un plat… Un jeunot !
Depuis le café de Grand' Terre (ou Mainland)
La suite devient plus sauvage, la route est belle et nous arrivons à Boutte du Cap. Les noms francophones ont un côté assez poétique dans le coin.
Attention digression historique et Père Castor, le lecteur pressé pourra zapper ce paragraphe. Contrairement à ce que l’on peut penser, hormis sur la péninsule de Port au Port, les noms français des bleds (Port au Choix, Port aux Basques, Rose Blanche, Baie Verte, etc) ne sont pas les résultats d’une hypothétique colonisation française. Ils sont le fruit du traité de Paris en 1763 qui voit la France perdre l’ensemble de ses possessions canadiennes à l’exception de Saint Pierre et Miquelon. En gage de dédommagement, elle acquière un quasi-monopole de la pêche le long des côtes de Terre-Neuve (à l’exception de l’Est). Les noms sont donc donnés par les flottes de pêcheurs, les terre-neuvas principalement bretons, pour leur lieu d’escale. Ces droits de pêche perdurent jusqu’en 1904, ce qui ne va pas sans problème et tension avec le développement de la colonie de Terre-Neuve et la revendication des colons de pouvoir avoir la maîtrise de leur côte et du poisson giboyeux qui s’y trouve. Cela sera même un frein au développement de l’île, par ailleurs peu soutenue par le Royaume-Uni.
En ce qui concerne Boutte du Cap, nous choisissons de faire une balade le long du chemin côtier au-dessus de falaises friables et impressionnantes.
Nous faisons connaissance avec les tuckamores, buissons-arbres de toute sorte, survitaminés et impénétrables, dopés par les conditions météorologiques du coin (vent, embruns et froid). Comme le chemin traverse des massifs de ces choses, c’est griffures garanties.
Un tuckamore en fin de vie, fier d'avoir pourri la vie des randonneurs et animaux de passage
Bon c’est chouette mais il y avait un four à pain à côté du parking et on avait reniflé de bonnes odeurs à l’aller… Raté, il est passé 16h quand on revient et le four est fermé… Décidément les horaires du coin, nous aurons eu du mal à s’y faire.
Le moment drapeaux, de gauche à droite : inconnu avec une feuille d'érable, Acadie, Terre-Neuve et Labrador, Acadie locale
Le dernier arrêt de la journée s’appelle Hidden Falls à côté de Sheaves Cove. Elles sont tellement hidden qu’elles sont à sec… Le soir, c’est nuit en camping au Barachois provincial park. Point notable : des tonnes de crapauds invasifs et suicidaires.
Jour 13 : Barachois provincial park – Burgeo 158 km
C’est une journée de transition sous un ciel menaçant. 150 km de route au milieu de nulle part nous attend pour atteindre Burgeo, un village terminus de 1000 habitants. Étonnamment, la route, en assez mauvais état, traverse des paysages changeants (pour Terre-Neuve), forêt continentale, forêt boréale et lande rocailleuse, ce qui nous permet de voir notre premier renne.
Monotone mon cher Watson
Mais malheureusement, le temps se détériore, nous arrivons sous des trombes d’eau à Burgeo. Du coup, l’idée d’aller en bateau sur 2-3 jours à François (4h30 l’aller) et d’explorer les fjords de cette côte paumée est abandonnée. Regrets : François (pas de pape par ici), ça devait être un des highlights du voyage, un village de bout du monde dans une baie qui avait l’air magnifique.
Intermède Père Castor 2 le retour : François comme Ramea dont je parlerai plus loin font partie des rares villages isolés, accessibles uniquement par bateau, à ne pas avoir subi la loi des resettlements. Car quand à Terre-Neuve, un bled est paumé et qu'il coûte trop cher à la communauté, un référendum est tenu et si 95% de la population locale vote pour - ce qui arrive manifestement assez souvent - l'ensemble des habitants est délocalisé vers un village ou une ville avec route, où les attendent de nouvelles maisons. Le village originel est laissé à son pourrissement. C'est comme ça que de larges régions de la côte sud, en particulier autour de la Baie de Placentia ou Fortune Bay, ou des coins de la péninsule du Nord ont été désertés. Cela dénote d'une conception assez fascinante et très différente de l'espace et du territoire par rapport aux Européens. Trop cher, on ferme et vite ! L'enracinement dans un lieu, l'histoire liée à l'endroit et donc la volonté des pouvoirs publics d'aménager et de maintenir une population semblent bien plus faibles par delà l'Atlantique. Un changement comme la désertification d'un territoire se fait lentement en France, en témoigne la Lozère. Le pendant européen serait les despoblados espagnols, victimes de la métamorphose économique espagnole des années 60-70 et du désintérêt franquiste.
Pour revenir à Burgeo, nous nous replions au Sandbank provincial park, un de nos coins préférés à Terre-Neuve. Nous y faisons connaissance avec son camping et ses rangers très accueillants dont un Mi'kmaq trappeur qui me parle de retraite dans la forêt avec son chien, son arc et son « canou » (oui, un canoë prononcé en anglais). Bon, il pleut, c’est chouette les après-midi coincés dans une voiture.
Ah les délicieux après-midis de Terre-Neuve
Le soir, on profite d’une accalmie pour faire une première reconnaissance du parc et de ses innombrables plages.
Nous nous adonnons ensuite à un sport national canadien : le barbecue. Même qu’ils aiment tellement ça et qu’accessoirement ça repousse vaguement les maringouins qu’ils font des feux sans rien griller dessus. Quoiqu’il en sort, ça améliore grandement notre quotidien (mauvais jambon avec fromage sans goût) et ça change des fish and chips et autres hamburgers.
Breaking news, on a découvert le feu quelque part au fin fond de Terre-Neuve !
Jour 14 : Burgeo 6 km
Le matin, on peut enfin découvrir le parc provincial sous un soleil radieux et cela commence par un petit déjeuner sur une plage paradisiaque. Bon, la mer reste glaciale, il n’y aura pas de baignade malgré le sable blanc et l’eau transparente. S’ensuit une balade de plage en plage, il y a pas à dire, on a bien fait de se taper les 150 kms depuis Stephenville. Il y a pas foule non plus, à part des chevaliers et bécasseaux qui gambadent sur le sable.
Une plage de Burgeo à l'heure de pointe des chaudes journées d'été
Encore une plage
Et un éléphant
(c'est pour voir si quelqu'un suit)
Pour l’après-midi, nous faisons un tour en ferry à Ramea sur une mer agitée.
Petit interlude linguistique : d’après notre ranger Mi'kmaq – rien à voir avec notre micmac qui viendrait du néerlandais muyte maken faire une émeute (ça vous fait une belle jambe) – Burgeo aurait pour origine bourgeon et Ramea rameau. Les deux noms auraient été donnés par La Pérouse qui est passé dans le coin vers 1780. Fin de l’interlude.
Donc retour au bateau : un vieux ferry avec des marins dans leur jus et dont l’accent a été élu le plus incompréhensible de Terre-Neuve (en compét’ avec certains garagistes). Le ponton est accessible malgré le panneau d’interdiction et les cordages qui traînent de partout. Cela nous permet de voir des baleines (original !) et une côte splendide avec fjords qu’on ne peut qu’observer de loin.
Le terminus est une île perdue où se terrent Ramea, un village de pêcheurs de 400 habitants, et les seules éoliennes de Terre-Neuve. Il faut imaginer le trajet pour rejoindre la « ville » la plus proche (Stephenville, 7000 habitants), une heure et demi de bateau avant d’enchaîner 2 heures de voiture, il faut bien prévoir ses courses avant d’y aller… Le coin est dépaysant et marrant : son commerce, sa mairie, son gymnase, son terrain de hockey, son camion de livraison, ses goélands innombrables et de bonnes rafales de vent.
Message aux mouettes chauffards
Jour 15 : Burgeo – York Harbour 272 km
Journée de transition sous un ciel menaçant bis. Ce coup-ci, nous faisons demi-tour vers le nord et la Bay of Islands à côté de Corner Brook. Il pleut tout le trajet, la route est toujours en mauvaise état, forcément c’est la même qu’à l’aller.
Waterloo morne plaine (avant le passage de la civilisation)
On fait un arrêt ravito mouillé à Corner Brook dont la principale caractéristique est d’avoir une grosse papeterie en guise de centre-ville. Deuxième ville du pays tout au fond de la Bay of islands, elle ne vend pas du rêve. Donc on file vite fait vers l’entrée de la baie et miracle, le temps s’améliore, la route devient grandiose, les îles apparaissent et la joie revient. Nous faisons un arrêt à notre B&B dénommé Captain Cook à York Harbour – l’explorateur anglais est passé dans le coin en 1766 dans le but de faire un relevé géographique des côtes de Terre-Neuve. L’accueil est très sympa et notre hôte va prendre à bras le corps notre problème de voiture, une supposée crevaison lente. Oui ça fait une semaine que ça dure et les garagistes qu’on a vus n’ont pas daigné examiner le pneu convenablement malgré nos demandes insistantes. Comme quoi, il n’y a pas qu’en France que les garagistes sont peu amènes. Et hop, en moins de deux, un rendez-vous de sa part chez un garagiste local (tellement local qu’il n’a même pas de panneau l’indiquant). Et hop, c’est réparé le lendemain, un clou dans le pneu en moins.
Sinon, pour profiter du beau temps revenu, on décide de faire une petite balade tranquillounette à Bottle Cove le long d’une jolie côte pour changer.
Et qu’est-ce qu’on trouve… Des chanterelles quasiment sur le chemin et que personne ne ramasse. Sont criminels dans le coin, en Auvergne, il y en a qui tuerait pour moins que ça. A nous pour le soir l’omelette aux champignons sous l’œil inquiet de notre hôte « you’re sure it’s edible? You gonna get poisoned! ». Pff, aucun savoir-vivre dans le coin.
Jour 16 : York Harbour 35 km
Aujourd’hui, point de kilomètres effrénés en voiture mais quelques excursions à pied dans les environs. La première rando, le Copper Mine Hiking Trail, nous emmène au sommet de Blow Me Down Mountain, la bien nommée.
La Bay of Islands
Il y a du vent et la vue est à couper le souffle, d’un côté la baie et ses multiples ��les, logique, et de l’autre des montagnes ocres, reste du manteau terrestre originel composé de péridotite et sur lesquelles rien ne pousse. Dommage que le plafond nuageux soit si bas…
Pas un temps à mettre Astérix dehors
Une croûte terrestre blafarde (en principe ocre)
La redescente se fait par le même chemin avec un petit détour par la Copper Mine Waterfall, pas mal du tout. L’après-midi, après le détour par le garagiste et une pause sur un transat du b&b dans un cadre idyllique, nous nous attaquons au Little Port Head Lighthouse Trail. Et là, surprise : après tant de chemins suraménagés, de jolis pontons et escaliers en bois, bim un truc intense sans prévenir, droit dans la pente à la montée comme à la descente avec une corde par moment pour s’aider tant bien que mal. Physiquement, 200 mètres de dénivelés en moins d’un km, c’est dur. Le résultat est une vue vertigineuse d’une côte sauvage dans une lumière de fin de journée. Le lieu est enivrant, peut-être le plus beau coin de Terre-Neuve.
Jour 17 : York Harbour – Green Gardens 184 km
Nous partons en direction du parc national de Gros Morne, le coin le plus couru de Terre-neuve en ce qui concerne les paysages naturels.
Ca, on l'est moose alert, tellement qu'on n'en a pas vu un seul depuis Cape Saint Mary
Gros Morne droit devant
Nous commençons par le côté sud, autour de Bonne Bay avec une première étape au visitors centre de Bonne Bay, très bien fait avec des rangers de bon conseil et serviables.
Neufundlandische Qualität (à prononcer comme dans une pub pour voiture) à Trout River
De l'aggloméré, un revêtement et hop ça fait une maison
On s’arrête ensuite au Trout River pond pour pique-niquer avant d’entamer la rando vers les Green Gardens où nous devons camper. Il a fallu au préalable acheter un permis auprès des gardes et c’est en quelque sorte du camping sauvage très aménagé (toilettes sèches, plate-forme pour tente et banc). La rando en elle-même est très fréquentée et le début de balade est dans les Tablelands, « montagnes » rougeoyantes où rien ne pousse comme sur le Copper Mine Hiking trail. Après une longue descente, la côte est toujours sympa avec une petite originalité ici, des orgues basaltiques assez érodées, témoins d’un bout de coulée de lave assez ancienne. Ne me demandez pas comment elle s’est trouvée là, j’en ai aucune idée.
Auvergne sur mer
On retrouve des êtres étranges à quatre pattes et toison blanche qui errent dans des prairies
Et malheureusement nous ne sommes pas tous seuls sur le lieu du camping, face à la mer et fort agréable par ailleurs nos prédécesseurs ne sont en plus pas particulièrement portés sur la propreté. Ca gâche un peu le fait de passer une nuit en pleine nature. Sûrement ma tendance asociale qui ressort.
Du camping très sauvage
Jour 18 : Green Gardens – Rocky Harbour 105 km
Forcément, le lendemain on repart dans l’autre sens, la boucle est coupée en grande partie pour cause de glissement de terrain. Dommage !
Les Green Gardens le matin
Une petite montée au matin, il fait chaud aujourd’hui et retour à la voiture en sueur et puants.
Les Tablelands
Nous faisons un nouvel arrêt au visitors center pour se débarbouiller et entamons une montée au Lookout au-dessus de Bonne Bay. Sacrée vue panoramique sur une bonne partie des attractions du parc national de Gros Morne, ce qui en fait une très bonne introduction au parc : on y voit Bonne Bay, les Tablelands et Gros Morne, le point culminant qui a donné son nom au parc.
Notre problème de fin d’après-midi est de trouver un logement. Nous n’avons rien réservé et nous allons nous apercevoir que ce n’est pas comme le reste de Terre-Neuve. Car, oui les campings et les logements sont pleins, on est obligé de se rabattre sur le « playground » d’un camping de Rocky Harbour.
Jour 19 : Rocky Harbour – Cow Head 62 km
C’est notre journée tourisme de masse. Si vous avez déjà vu une photo de Terre-Neuve, c’est sûrement le Western Brook Pond, et c’est là que nous allons. Comme nous sommes des gens organisés, nous avons déjà pris la veille des billets pour l’excursion sur le lac, celle du matin pour éviter la foule. Pour accéder au ponton, il faut se taper 4 kilomètres de marche qui limitent un peu l’affluence. Le retour sera d’ailleurs l’occasion de voir toute sorte d’oiseaux peu adaptés à cet environnement : chaussures à talon, tongs, souffle court, suée abondante en plein cagnard (28° au moins), etc. Ca ne manque pas de m’étonner à chaque fois que je suis dans un endroit touristique, l’impréparation et l’absence d’esprit pratique de pas mal de monde. Ces quelques kilomètres sont également l’occasion de traverser de très classiques marais terre-neuviens entrecoupés de bois rachitiques. La force de l’habitude ! L’excursion en bateau d’une heure et demi est par contre tout à fait impressionnante. Les parois sont vertigineuses et entrecoupées de cascades des plus sympathiques. Forcément, ça fait penser aux fjords norvégiens que l’on a pu voir en photo.
La balade offre une autre attraction plus exotique : le guide ou plutôt chauffeur de salle. Un show-man avec un apport de connaissances pas très important mais des blagues, du dithyrambique, des applaudissements. Cela a fini, sous nos yeux ébahis, par un concert à moitié improvisée avec participation du public. Il semblerait que le Canadien soit plus réceptif et plus participatif que le Français… Pour la communion avec la nature, on repassera quand même.
Notre Gentil Organisateur en pleine performance
Deuxième et dernière étape du jour : l’embouchure du Western Brook dotée d’une fort belle plage de sable fin et lieu de rassemblement de pleins de zozios.
Vous avez fini par deviner qu'on aime bien les plages de sable fin ?
Et comme on aime bien les zozios, on est allé faire un tour : il y a du limicole (chevaliers, bécasseaux) en goguette et des sternes plutôt pacifiques. Il ne doit pas y avoir de nid dans le coin parce que sinon un tranquille badaud comme moi se transformerait facilement en réfugié sur les routes de la Second Guerre Mondiale sous la pression de stupkas allemands (souvenirs d'Islande).
Une plage surpeuplée
La nuit se passe au camping de Shallow Bay, très appréciable comme tous les campings des parcs nationaux mais malheureusement rempli de moustiques.
Bonjour Sylvain,
J'ai une question par rapport au droit journalier d'accès au parc. Sur le site des bateaux Bon Tours, il est précisé qu'il faut s'acquitter du prix d'entrée du parc et du prix de la sortie en bateau sur l'étang Western Brook.
Le pass journalier doit pouvoir être acheté au visitor center. Mais où se font les contrôles pour les différents trails ? On passe 3 nuits à Rocky Harbour et 2 à Bonne Bay.
Cordialement
Michèle
Je ne suis peut-être pas le mieux placé pour vous répondre puisque l'an dernier c'étaient les 100 ans du Canada et l'entrée des parcs nationaux était gratuite.
Globalement, je suppose que les contrôles se font de manière aléatoire par les rangers au fil des chemins et des lieux de visite. Je ne pense pas qu'il y a à chaque début de randonnée dans le parc quelqu'un pour vous contrôler mais des Canadiens vous répondraient mieux que moi. Quoiqu'il en soit, rester sur les routes et dans les villages de Rocky Harbour, Bonne Bay, Norris Point et d'autres n'impliquent pas d'acheter un pass. En venant de Deer Lake, il y a un kiosque d'entrée à Wiltondale pour acheter un pass que vous pouvez prendre pour plusieurs jours. Cela peut être plus rentable de prendre un pass annuel longtemps à l'avance en fonction du nombre de jours où vous serez dans le parc. Voilà tout ce que je peux vous dire.
Ah oui, j'ai passé 3 semaines en septembre dans les Maritimes l'année dernière et j'avais oublié que les parcs étaient gratuits pour les 150 ans.
On avait entendu à la radio que la fréquentation des parcs avait été bien plus élevée que les années précédentes.
On verra sur place ...
Michèle
Un serveur français licencié par un restaurateur canadien pour agressivité envers ses collègues a plaidé que son attitude n'était pas due à un quelconque manque de politesse, mais à sa culture française, selon des documents de cour. Guillaume Rey, qui travaillait dans un restaurant de Vancouver, sur la côte pacifique canadienne, a déposé plainte devant le tribunal des droits de la personne de Colombie Britannique après avoir été licencié.....
Jour 20 : Cow Head 102 km
Nous commençons notre journée par un petit déj' sommaire sur une plage de Cow Head en galante compagnie :
Un tournepierre à collier dans son élément
Pour la suite du menu quotidien, nous restons dans le parc national, côté nord avec notre premier objectif du jour : les Baker Brook Falls à côté de Rocky Harbour. 10 km aller-retour très plats, un coin à élans et au bout une suite de cascades fort jolies. Bon, nous n’avons pas vu d’élans qui nous échappent depuis le début du séjour dans la province qui concentre soi-disant le plus fort nombre de tout le Canada !
Nouvel arrêt ensuite à Green Point. La falaise, une curiosité géologique locale, sorte de millefeuille de pierre, a servi à déterminer la limite entre deux ères géologiques (cambrien et ordovicien). Le résultat est intriguant. Moins intriguant, c’est le comportement idiot de certains touristes s’amusant sur des récifs/rochers au ras de l’eau par marée montante et avec des vagues non négligeables… Un peu plus et un des gars se trouvait coincé/emporté.
Terre-Neuve, c'est aussi des vieilles maisons pourris et des cadavres de métal posés ça et là
Dernier arrêt avant le retour au camping de Shallow Bay, il s’agit de la pointe de Cow Head et d’une petite promenade parmi les tuckamores et quelques habitations jusqu’à un phare miniature. Sympa sans plus.
Un phare pour barques et pédalos
Le soir, nous retrouvons nos copains les moustiques toujours aussi virulents et finalement pas si embêtés que ça par la fumée du barbecue. Oui, nous nous sommes mis à la méthode canadienne même si nous n'avons pas acheté de moustiquaire géante.
Jour 21 : Cow Head – River of Ponds 167 km
Aujourd’hui, nous avons prévu de commencer une rando de trois jours mais le temps n’est pas à la fête. Grosse hésitation avant de repousser à un lendemain que l’on espère meilleur. Et comme nous avons écumé très largement Gros Morne, nous partons plus au nord vers la péninsule de Port au Choix. Ca fait pas mal de kilomètres à s’enfiler en aller-retour mais la péninsule est différente de ce que nous avons vu jusqu’à maintenant : elle offre de la végétation arctique et des chances de voir des rennes.
En cours de route, nous faisons un court arrêt au Arches provincial park tout petit qui, vous l'aurez deviné, comporte des arches de pierre, reste de l'ancien bord de mer. En gros, si vous avez bien suivi mon carnet, c'est le Dungeon provincial park quelques milliers d'années plus tard.
Comme le temps est toujours pourri quand on arrive à Cow Head, nous en profitons pour visiter le visitor center de la péninsule qui propose une exposition des plus intéressantes sur les Amérindiens et Inuits qui se sont succédé sur Terre-Neuve. La suite c’est une petite balade le long de la côte depuis la pointe de Port au Choix. Il y a un vent à décorner des bœufs et une végétation arctique typique qui change de tout ce qu’on a vu auparavant : tout est miniature, au ras du sol, rampant, c’est assez marrant de voir des gentianes ne pas dépasser les 5 cm.
Dans la peau de John Fourmilitch
Heureuse surprise au retour : une harde de rennes campe à côté du parking : ils ne sont pas farouches et font un peu leur star à être pris en photo sous toutes les coutures, ils ont bien raison puisqu’ils se trouvent dans un lieu national donc sans chasse. Il faut dire que Terre-Neuve et Labrador est la seule province du Canada à ne pas avoir réglementé la chasse hors parcs nationaux.
Au retour, le truc motorisé que l’on appelle en principe voiture mais qui tient plus sûrement du pot de yaourt nous réserve une bien belle surprise : des surchauffes moteur en haut de chaque très vague côte. Comme nous sommes un peu au milieu de nulle part, on décide de reporter la recherche d’une solution au retour vers Deer Lake et de s’arrêter à chaque fois que ça se met à biper frénétiquement. Assez stressant mais fort heureusement, les routes sont plutôt plates dans le coin.
Nous passons la nuit à River of Ponds dans un camping vide, tenu par une méfiante pas commode (double porte verrouillée, sas type entrée de banque et caméras de surveillance dans un coin paumé) avec salle de bain dans le logement qu’elle occupe. C’est parfois étrange le Canada.
Jour 22 : River of Ponds – Nulle part (Indian lookout trail) 60 km
Ca y est, c’est la bonne journée pour débuter notre rando : le Indian lookout trail, 45 kms balisés mais sans chemin réellement civilisé, pas de refuge ou de camping plus ou moins aménagé. Il fait plutôt beau et les prévisions météos sont bonnes. J’ai pris mes précautions puisqu’on dispose de la carte topo du coin, des indications et cartes du IATNL, l’asso qui entretient ce sentier et d’une boussole. Le GPS c’est le mal, ça tue le fun de l’orientation donc pas de GPS. La randonnée débute par une approche sur une piste interminable (raccourcissable en 4x4) puis on va comprendre rapidement ce que c’est le côté sauvage de Terre-Neuve.
Vers l'infini et au-delà !
A la fin de la piste, cela commence mollo avec un gué facile et une plaine marécageuse à traverser. Il y a du quad qui vient saccager le coin, labourer les champs et rendre le tout boueux. Merci quadiste ! C’est quand même plein de sarracenias et de droséras, tout n’est pas perdu.
Les monstroplantes
Oh la jolie orchidée (enfin, je suppose)
Des lichens étranges
C’est la suite qui se corse. Le « chemin » « balisé » est surtout le chemin des tous les orignaux du coin – sont pas fous, ils utilisent la trouée faite par les humains dans ces satanées forêts boréales. D’une part, ils arrachent les balises en plastique accrochés aux arbres, d’autre part, ils transforment la sente en marécage.
Labourage de sentiers par élans farceurs
Par-dessus le marché, ça monte droit dans la pente pour arriver sur un plateau. On se croit enfin sortis d’affaire quand on arrive dans une lande pierreuse entrecoupée de massifs de buissons (toujours des tuckamores) mais que nenni. Les orignaux, ces petits farceurs, se sont fait un plaisir de mettre des fausses pistes dans tous les sens à travers les tuckamores. On a dû perdre trois heures à essayer moult chemins mais ceux d’élans ne sont pas vraiment adaptés aux humains : l’orignal a la tête qui dépasse des tuckamores, l’être humain génétiquement non modifié non. Il faut aussi dire que les balises plastiques ont disparu et que le cairn n’a pas été encore inventé au Canada. Heureusement, nous faisons une grande découverte : il faut suivre le chemin avec des racines coupées nettement par une scie/tronçonneuse, instrument inconnu des élans. Alléluia ! Il n'empêche que ça reste casse-gueule avec des tonnes de racine sur le chemin même.
Même coupé, le tuckamore reste vicieux
Et pour couronner le tout, une fois au sommet de la montagne, un vent à décorner des bœufs nous accueille, il est difficile de tenir debout et c’est plutôt dangereux avec le gros sac et les nombreux rochers qui peuplent les environs.
Avec tout ça, on en oublie l’environnement naturel qui est magnifique tout au long de la balade. On souffre mais pas pour rien, entre le golfe du Saint Laurent, de multiples lacs, des vallées glaciaires fort jolis et la cascade la plus haute de l’île. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’on en prend plein les mirettes et qu’on n’est pas gêné par les êtres humains (qu’est-ce que c’est un être humain ?!).
Quand je vous dis que c'est marécageux (on est passé juste au milieu du truc en bas avec tous les étangs)
De la vallée glaciaire à la pelle
Le Portland Creek Inner Pond
Que d'eau ! Que d'eau ! Ce qu'aurait dit Mac Mahon devant le golfe du Saint Laurent
Et le but de la promenade finit par être en vue : la tête d’Indien que l'on devine dans la montagne d’en face.
Une fois toutes ces péripéties passées, nous arrivons plutôt tardivement au lieu planifié de camping au bord d'un lac. Et là, cerise sur le gâteau, un élan s’en va lentement devant nous.
Camouflage en 50 nuances de vert
Jour 23 : Nulle part – Cow Head 30 km
Après quelques hésitations, nous repartons dans l’autre sens : finie la rando de 45-50 kms en boucle mais un aller-retour de 30-35 km. On avait atteint le but en étant bien éreintés, nous préférons garder un jour pour prendre plus de temps pour la dernière partie de notre voyage. Donc bis repetita, avec nos tuckamores, nos marécages, nos rochers et quelques élans en cours de route dont un beau mâle assez loin de nous quand même.
La cascade la plus haute de l'île au retour (Partridge Pond Falls)
Et malgré notre passage la veille, on arrive à prendre quelques chemins de mooses et à se retrouver au-dessus d’une barre rocheuse au mauvais endroit manifestement. Nous sommes quand même plus rapides aujourd’hui, nous savons à quoi nous attendre, ce qui laisse quelques regrets pour le reste de la rando abandonnée.
Comme on se retrouve, Gué !
Le soir, le camping de Shallow Bay est plein, nous nous rabattons sur le motel de Cow Head, cher et pas forcément très chaleureux. Bon on peut se remettre de nos aventures dans un vrai lit.
Très belle rando ou devrais-je plutôt dire , très belles vues qui se méritent ! Et dans des cas comme celui-là, un petit tracé enregistré sur son GPS, ça évite de tester toutes les pistes 😉.
Plus sérieusement, j'apprécie tellement les cartes, l'orientation et je trouve que chercher son chemin, se tromper, recommencer fait partie du chemin que ce soit en voiture ou à pied. Ne pas utiliser de GPS permet d'être plus attentif, plus ouvert à l'environnement, de faire des rencontres parfois, en particulier en voyage où le temps peut se distendre.
Le cas présent, c'est vrai que ça a été usant. Heureusement que nous avions de bonnes conditions météos ! Faut dire aussi que les cartes topo canadiennes ne sont pas géniales. Ou alors, la forêt locale pousse très vite...
Jour 24 : Cow Head – Terra Nova national park 495 km
Aujourd’hui, on repart dans l’autre sens direction St John’s et retour acasa. Problème : faire le trajet avec le machin qui nous sert de véhicule et qui surchauffe, c’est pas de la tarte.
Sniff, adieu Gros Morne
Heureusement, croisé sur un parking en haut d’une côte, un Manitobien fort sympa et un peu moins idiot que nous nous vient en aide avec une idée lumineuse dans un français quasi parfait (et moins d’accent qu’un Québécois !). Pourquoi ne pas la ramener à une boutique Enterprise de l’aéroport de Deer Lake à proximité ? Pas bête le Canadien. Nous, nous n’avons pas l’habitude des loueurs honnêtes et nous nous demandions comment éviter de payer le prix x2 de la réparation que l’agence de location allait nous facturer… A l’aéroport, aucun problème, on nous change le véhicule sans même regarder la panne et l’état de la voiture (nous avions pris des photos dans tous les sens), nous avons enfin la Chrysler Cruze que l’on aurait dû avoir dès le départ, c’est-à-dire une voiture un peu plus confortable. Miracle, on ne se fait plus secouer dans tous les sens par les camions qui nous doublent ! Et donc direction la route 1 et 400 km plus loin, voilà le Terra Nova national park et notre camping favori (Malady Head). C’est là qu’on s’aperçoit que Terre-Neuve c’est quand même grand.
Une pensée émue à tous les gars et nanas qui tiennent ce panneau le long des routes de Terre-Neuve à longueur de journée. Qu'ils ne désespèrent pas, l'invention du feu tricolore est proche.
Jour 25 : Terra Nova national park – Holyrood 310 km
Nous n’avions pas vraiment profité de notre premier arrêt au parc national de Terra Nova pour faire une balade dedans. Nous réparons ce manque avec une rando tranquille entre le visitor center et le camping de Newman Sound. Il fait beau et chaud, la mer scintille, la promenade est agréable, jusqu’à une petite cascade mais fait pâle figure après nos précédentes expériences.
Du coup, on repart vers l’est avec quelques détours sans intérêt en route. Direction Brigus, jolie village et petit port plutôt touristique avec quelques maisons en bois plutôt anciennes et décorées (on sent qu’on a quitté l’ouest de la province). C’est la veille de la fête des myrtilles, il y a du monde partout. Et que fait-on pour célébrer les myrtilles en Amérique du Nord ? Un concours de manger de tartes aux myrtilles… Pas à dire, on s’y connaît dans le coin en gastronomie !
Vient ensuite le moment de trouver le logement du soir. Et surprise, ici aussi les campings sont rares et pleins, ou réservés aux RVs, la proximité de la capitale n’aide pas. On finit par trouver un camping qui accepte les tentes. L’arnaque, il ne dispose pas de sanitaires (lavabos/douches) et pas d’emplacement vaguement privatisé pour tentes. Bien sûr, la personne de l'accueil ne nous a pas prévenu et le prix n'est pas spécialement bas. Autant faire du camping sauvage, c’est gratuit pour la même prestation.
Après ce petit moment de tension, nous calmons nos nerfs dans un restaurant chinese-canadian très correct. Et accessoirement, le seul resto à distance raisonnable.
Les trois derniers jours sont consacrés à l’East Coast Trail, chemin de grande randonnée qui longe toute la côté Est d’Avalon. Pas de rando sur plusieurs jours pour nous mais des découvertes de quelques bouts du sentier.
On commence par une des rares balades en boucle (retour non balisé) du East Coast Trail autour de la pointe de Brigus (South), pas le même que la veille. Le temps est radieux, il fait chaud et la côte est belle, pour changer ! Des falaises d’ardoise et plein de baleines.
Et une énième photo de côte
On va s’en rendre compte les deux jours suivants : à Avalon, nom de la péninsule de Saint John’s, les baleines pullulent. A tous nos arrêts ou presque, il y en a une qui pointe le bout de son nez.
Baleines !
La journée se poursuit à Ferryland, plus au sud, où se trouve un des hauts lieux historiques de l’île.
Le pays des traversiers
Il y a un visitor center (pas visité) et plein de panneaux avec des infos historiques sur la guerre entre l’Angleterre et la France qui a ravagé le coin au milieu du 18ème siècle. En effet, la France s’était implantée plus à l’Ouest, à Placentia (anciennement Plaisance et rebaptisé de son nom actuel pour effacer toute trace française) et souhaitait expulser les implantations anglaises de l’Est de Terre-Neuve. Il y eut des massacres dont Ferryland rasé mais l’opération fut un succès sans lendemain. Il faut dire que la colonisation anglaise était erratique et peu importante : il s’agissait principalement de comptoirs de pêche occupés uniquement l’été. De toute façon, Terre-Neuve ne fit pas l’objet d’une politique de colonisation britannique très organisée excepté pour l’exploitation des ressources marines, cela à tel point que le gouverneur de l’île jusqu’au milieu du 19ème siècle n’y résidait qu’en été. Quoiqu’il en soit, les succès français à Terre-Neuve furent anecdotiques mais sanglants dans le conflit opposant les deux pays qui aboutit en 1763 à l’expulsion de la France d’Amérique du Nord.
Du fait de la pénurie de places dans tous les campings du coin, nous nous rabattons pour la nuit sur le B&B Elaine By the Sea à Bay Bulls. Plutôt classe, notre chambre a une très belle vue sur la baie où s’ébattent des dizaines de baleines. Il y a des jets, des sauts et des queues de baleines dans tous les sens, le show est spectaculaire.
Jour 27 : Witless Bay – Saint John’s 109 km
Pas de chance pour ce matin, c’est pluie, pluie et pluie. On temporise un peu en se demandant quoi faire. La balade prévue paraît très compromise. Nous nous dirigeons vers Cape Spear aka le point le plus à l’Est d’Amérique du Nord en passant par Petty Harbour qui pourrait être un joli port de pêche sous des cieux plus cléments. Donc Cape Spear, du brouillard et de la pluie : ça a l’air joli si l’on pouvait voir la mer et la côte.
Le phare le plus à l'Est d'Amérique (oui, ça nous fait une belle jambe)
Nous en profitons pour visiter le phare – c’est au sec – et ses 5 gardiens pour un total de 3 salles. A vrai dire, hormis la surpopulation de rangers et l’huile de sperm whales, je n’en ai pas de souvenir bien clair.
Quand nous repartons, le ciel laisse espérer des lendemains qui chantent un peu plus. Donc on reprend notre programme balades sur l’East Coast trail avec le Klondyke Gulch, courte promenade depuis Outer Cove jusqu’à un cap qui s’avère un excellent lieu d’observation de la côte et surtout des baleines.
Klondyke Gulch, coin à rencard pour ranger de Terra Nova
Ces dernières ont le bon goût de longer de près le rivage et de faire des allers-retours, nous permettant d’admirer en longueur leur grâce pataude. On ne s’en lasse pas.
Baleine !
Baleine !
L’arrêt final de la journée est prévu pour une petite balade jusqu’à Red Head, une falaise logiquement toute rouge. La randonnée passe par une cascade particulièrement impressionnante avec le torrent gonflé par l’eau de pluie du matin.
C’est également l’occasion d’une nouvelle cueillette de chanterelles jaunes (ou girolles) de belle facture, d’un arc-en-ciel et d’une jolie vue sur la côte.
Les deux dernières nuits, nous les passons chez l’habitant, immersion dans la banlieue de Saint John’s, lotissement, maisons en bois toutes similaires, pas d’arbre, pas de commerce mais des gens très sympas.
Jour 28 : Saint John’s 64 km
Nous finissons normalement en apothéose aujourd’hui par une randonnée longue, très longue sur le secteur le plus réputé de l’East Coast Trail jusqu’au Spout, sorte de geyser d’origine non volcanique puisque c’est de l’eau de mer et douce sous pression qui permet un jet d’eau à intervalle régulier. Le tout fait plus de 25 km aller-retour sous un soleil radieux et des températures exceptionnelles (30°c). Les gens du coin risquent de se balader à poil puisqu’à 15°, ils sont déjà en short, tong et tee-shirt.
La première attraction du sentier, c’est une énorme plate-forme pétrolière à quelques encablures de la côte. Je suis étonné que vu la proximité de la terre, l’entreprise ne se soit pas contentée d’une exploitation terrestre avec une pompe. Mais bon je n’y connais rien. Quoiqu’il en soit, c’est assez impressionnant vu de près et c’est plus gros que je ne croyais.
Deuxième attraction ce sont les baleines, elles sont toujours là à proximité de la côte à faire des allers-retours.
Baleine !
Troisième attraction du triptyque, c’est la côte qui est particulièrement en verve dans le coin : falaises impressionnantes, stacks, grottes, effondrements, il y en a pour tous les goûts.
Une cascade fuyante
Un pic épeiche qui passait par là
Malheureusement, à traîner en regardant le paysage, et puis faut bien le dire le mois passé a été usant, eh bien nous n’avançons pas. On doit s’arrêter au 8ème kilomètre environ sans espoir d’atteindre le graal. Tant pis et il y a des chanterelles dans le coin !
Jour 29 : retour 30 km
Snif, Terre-Neuve c’est fini.
On vous ment, on vous trompe ! C'est ça la vraie image de Terre-Neuve
Nous faisons un petit tour jusqu’à Portugal Cove pour voir Bell Island que j'aurais bien aimé visiter (tant pis) avant de reprendre notre périple Saint John’s – Halifax – Montréal – Lyon. Un petit coup de stress à l’aéroport de Montréal, nous n’avons que 45 minutes de temps de latence. Et un vol sans histoire pour revenir en France.
C'est simple : il y a des Québécois qui n'aiment que les Québécois francophones pure laine, c'est-à-dire originaire du Québec, et il y a des Canadiens anglophones qui n'aiment pas les Québécois.
Le Québec est réellement à part au Canada, il faut bien comprendre ça...
Ce qui m'a surpris également, c'est que des Canadiens anglophones à plusieurs reprises nous disent que les Québecois parlent mal anglais et ne font pas d'effort. J'avais l'impression au contraire que les Québecois, et encore plus les jeunes Québecois, parlaient très bien anglais , en tout cas bien mieux que les Français et passaient aisément d'une langue à une autre. Serait-ce une impression fausse ? Ou une question de principe pour une partie des Québecois (ne pas parler anglais au Québec) ?
Les Québécois qui « parlent mal l’anglais ou ne font pas d’efforts » au moins s’essaient de parler anglais et de se faire comprendre contrairement aux anglophones qui ne tentent même pas un seul mot en français. Il faut savoir que, au Québec, l’anglais langue seconde est une matière obligatoire à l’école peu importe le niveau. Alors que dans les autres provinces l’apprentissage du français est optionnel au même titre que le chinois ou l’espagnol.
Je suis québécoise et j’ai traversé le Canada à quelques reprises et je sais de quoi je parle.
Un grand merci pour ce récit plein d'humour de ton voyage à Terre-Neuve. Je compte les semaines avant mon départ en juillet prochain! A te lire, je devrais croiser icebergs et baleines...j'espère... mais aussi maringouins et pluie!... Je vais faire lire ce carnet de voyage à mes co-voyageurs, pour la plupart québécois!...😉 Par contre, je n'ai pas compris le jeu de mot dans le titre!!!
Le kebab, par définition, on ne devrait même pas en manger (quand on aime bien manger...).
Avis aux amateurs... on dirait que c'est le kebab votre spécialité....si pour vous cela se résume à ce qui peut se faire façon sandwich express américanisé...frites-ketchup....il y a erreur... pas de revers, perso, j'ai arrêté de manger de la viande....
Super voyage !!! Nous étions allés à quelque encablures à St John's...nous avions aimé le lieu et les gens...super accueillants...merci pour ce partage !
Oh mais moi je suis plutôt de votre avis ou neutre, je suis mal placé pour juger. J'ai juste été surpris de voir un certain ressentiment de la part d'anglophones (pas des Newfies mais plutôt de gens du continent) à propos des Québécois. Je suppose que l'origine du truc est plus large que la maîtrise ou non de l'anglais...
Merci pour le message !
Pour le jeu de mot ou plutôt la blague dans le titre, ça ne mérite pas que je m'y appesantisse trop. Terra Nova c'est un think tank socialiste qui est à l'origine de pas mal d'idées des programmes du PS ces dernières années. Et voilà tout.
Mais le titre a eu un effet imprévu et marrant sur le référencement de mon carnet : vous tapez terre-neuve+socialiste dans n'importe quel moteur de recherche (mais qui irait faire ça à part moi ?) et vous tombez directement sur ce carnet. Ca y est, c'est la célébrité !
Pour les icebergs, si vous partez mi ou fin juillet, il est fort possible de ne pas en voir, l'année dernière étant exceptionnelle pour ses icebergs tardifs. Les baleines, j'aurais bien aimé mettre une vidéo prise depuis le b&b de Witless Bay (sud de St John's) mais elle est trop grosse. C'était la folie, on voyait des dizaines de baleines à l'horizon en train de "spouter", de s'ébattre, de taper de la queue. Vraiment impressionnant. Si vous n'en voyez pas cet été, je mange ma casquette (j'en ai pas, hein).
La pluie, nous n'en avons pas tant eu que ça, je dirais 8 jours avec de la pluie sur 28 sur place. Et quasi systématiquement ces jours-là, une météo changeante qui nous a quand même permis d'en profiter. J'espère que vous aurez autant de chance !
Tout d'abord merci de nous faire découvrir Terre-Neuve. Les images sont parlantes et illustrent bien les ambiances. Il est dommage que pour certains sujets (plantes), vous n'ayez pas pris le parti de vous rapprocher plus, comme vous l'avez fait pour l'iris et l'orchidée, alors que rien ne l'empêchait à priori. Belle image d'un renne (celle en médaillon) en train de brouter sur fond de mer.
Sur la "curiosité géologique à Green Point où une sorte de millefeuille de pierre à servi à déterminer la limite entre deux ères géologiques (Cambrien et Ordovicien)" :
petite précision : étages géologiques (plutôt qu'ères géologiques). Je crois voir sur le côté droit de votre image, des figures sédimentaires qu'on a coutume d'appeler "flute cast". Ici, les couches sont redressées mais à l'époque du fond marin où ces sédiments ont été déposés, les courants ont formé des creux dans lesquels ensuite, des sédiments se sont accumulés pour constituer une couche plus récente. C'est la base de la couche plus récente qu'on voit ici, avec le moulage en plein, appelé "flute cast".
Ces figures renseignent sur la direction des courants marins à l'époque, il y a 500 millions d'années. Pour autant, les figures sédimentaires n'ont pas aidé à dater les terrains. La limite séparative entre le Cambrien et l'Ordovicien a très probablement été établie à partir de l'examen des fossiles contenus dans ces couches : trilobites, graptolites (*) et aussi microfossiles (ostracodes, conodontes, chitinozoaires). Ces groupes sont très utilisés en stratigraphie (pour dater des terrains sédimentaires) dans les étages concernés.
Pour les lecteurs qui vous suivent et qui ont prévu de se rendre à TN, pour peu qu'ils aient de la chance et à condition que les faunes soient bien conservées, ils se pourrait qu'ils trouvent des fragments, voire des bêtes entières.
(*) : De taille centimétrique à pluri-centimétrique, les trilobites et les graptolites sont parfaitement visibles et repérables à l'oeil nu.
Tres beau récit, plein d’humour, de parti pris rigolos, et de détails intéressants. Si lis comme un roman policier, sans s’arreter .... chapeau et merci.
Le vieux sage a dit "L'homme jeune marche plus vite que l'ancien ... mais l'ancien connaît la route !"
Un détail, je ne sais pas ce que les Québécois ont fait à leurs voisins anglophones mais j’ai senti à plusieurs reprises du ressentiment de la part d’Ontariens et de Néo-Ecossais vis-à-vis du Québec qui, je cite, voudrait toujours être traité à part, suivi d’un « Regardez au Nouveau-Brunswick, ça marche très bien le bilinguisme et la cohabitation. Les Québécois, ils ne veulent pas suivre ce modèle ».
Le Québec est en quelque sorte "un pays" dans un pays. Il y a donc le Québec et le ROC (Rest of Canada). Pour avoir une idée non biaisée du Québec, il ne faut pas trop se fier au ROC. Il vaut mieux venir le visiter. Oui, le Québec est différent du ROC. Je suis surpris du ressentiment exprimé par les anglophones que vous avez rencontrés, parce que ce sont eux, qui, en 1995 sont venus à Montréal en masse à la veille du référendum sur l'indépendance pour nous exprimer tout leur amour, nous implorant de ne pas les quitter... faisant fi de toutes les règles de dépenses qui avaient pourtant été bien établies... Ainsi, pour ceux et celles qui vous liront, qu'ils/qu'elles soient assuré(e)s qu'ils/elles seront bien reçu(e)s dans La Belle Province, que ce soit en français ou en anglais...
Et... quant à suivre l'exemple du Nouveau-Brunswick, c'est assurément non... car dans cette mer anglophone il serait plus tôt que tard que le français disparaîtrait du décor...
Il y a davantage de jeunes anglophones habiles et confortables dans les deux langues que de jeunes francophones. Déplorable mais c'est la réalité.
Je serais très intéressé de connaître vos sources pour affirmer une telle chose...
Le plus récent recensement (2016) indique toutefois le contraire... Ainsi, alors que 44,5% des Québécois sont bilingues, seulement 9,8% le sont chez les autres Canadiens (comprenant également le Nouveau-Brunswick qui est la 2e province la plus bilingue).
Comme je l'ai mentionné aussi dans ma réponse... il ne faut pas se fier aux anglophones du reste du Canada (Rest of Canada (ROC)) pour donner des informations sur le Québec... Rien de mieux que de visiter le Québec... la Belle Province... pour s'en faire une idée par soi-même... :-)
Vous écrivez: "ll y a davantage de jeunes anglophones habiles et confortables dans les deux langues que de jeunes francophones. Déplorable mais c'est la réalité."..
Faites-moi rire...!!! Incroyable...!!! Où vivez-vous? Que colportez-vous? Du Québec "bashing"...!!! Je souhaite que tous ceux qui voient ce genre de messages viennent vérifier par eux-mêmes... Vive le Québec...!!! Nous sommes différents et heureux de l'être...!!! À bientôt...!!!\
Je suis en train de préparer un voyage à Terre-Neuve.
J'espère qu'en tant que québécoise je serai bien reçue.😉
Au moins, en France où je suis allée à plusieurs reprises j'ai été très bien reçue.
Ce qui m'inquiète c'est la nourriture. D'après ce que j'ai lu de vos commentaire à part le poisson et les hamburgers il n'y a rien.
Ce que j'aimerais savoir c'est comment sont les épiceries (marché d'alimentation). Pouviez-vous y trouver de quoi vous faire un lunch pour vos randonnées.
Je crois que les Terres-neuviens sont ouverts à toute origine et très amicaux dans leur ensemble ! Par contre vos voisins de province ne vous tiennent pas dans leur cœur... (Et hop je remets une pièce dans le débat 😉) (il s'agit d'une blague hein)
Pour la nourriture, il y a des supermarchés dans toutes les "grandes" villes de l'île (Corner Brook, Stephenville, Gander, Lewisporte, Clarenville, etc) où vous trouverez tout ce dont vous avez besoin pour faire des piques-niques, y compris des salades fraîches déjà préparées et des produits importés d'Europe. D'ailleurs, j'ai honte, à un moment donné j'ai craqué, j'ai acheté du jambon italien et du fromage espagnol. Et la jeune d'un b&b quand elle nous a vu manger le truc nous a sorti "it's disgusting, it stinks" ; c'était un mancego sans goût et sans odeur...
Ailleurs, dans les plus petits patelins (Fogo, Twilingate, Cow Head, Rocky Harbour, Burgeo par exemple), il y a des supérettes, souvent des foodlands, avec charcuterie, fromage et autres. Pas forcément beaucoup de choix et pas de la qualité mais on a fait avec.
Pour les restos, je pense que dans un certain nombre de lieux, vous aurez plus de choix que hamburger-friture : St John's bien entendu mais aussi Twillingate, Corner Brook, la péninsule de Bonavista. Dans les lieux moins touristiques et/ou isolés par contre, là il y a peu de choix, parfois un seul resto, toutes les cartes se ressemblent avec fish & chips, hamburgers, chowders. J'ai aussi été déçu des restos de Gros Morne, j'espérais dans un coin touristique plus de choix mais non au final, on est resté sur du basique. C'est aussi possible que nous n'ayons pas eu de chance dans certains cas.
Voilà pour l'état des lieux culinaire de Terre-Neuve
À St-John, surtout sur la St-Georges, il y a des pubs avec cuisine d’inspIration irlandaise, très potable.
Pour nous, en camping, nous faisions la bouffe au véhicule.
Une information pour ceux qui voyagent en VR, Terre-Neuve est le paradis du boondocking, ou camping furtif. Rares sont les endroits où il y a interdiction de passer la nuit.
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Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main… J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle…
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos.
Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
C’est une ville ancienne qui respire, c’est une source qui vit.
Ici, pas de pancartes kitsch du genre « Tu me manques à Fengyu », ni de faux objets anciens fabriqués à la chaîne.
Les maisons centenaires portent encore les traces du vent et de la pluie;le matin, on entend les coqs chanter,et au crépuscule, la fumée s’élève doucement des cuisines.
Cette ville n’essaie de plaire à personne:comme l’eau de source qui la traverse, elle continue simplement de vivre, à son propre rythme.
Située dans le comté d’Eryuan, dans la préfecture de Dali au Yunnan, la ville ancienne de Fengyu est classée ville historique et culturelle nationale. On la surnomme la « terre des lettrés et de l’encre »:sous la dynastie Qing, l’académie Fengxiang a formé quatre jinshi et onze juren aux examens impériaux. Les familles bai y ont fait de l’étude et du travail de la terre un véritable héritage. Même les jours de marché, on y trouve des étals de calligraphies et de peintures, tandis que les linteaux et les murs-écrans sont couverts de maximes familiales.
Fengyu était aussi une étape importante de l’ancienne route du thé et des chevaux. Elle conserve le deuxième plus grand ensemble architectural bai de Chine, juste après Xizhou. Le célèbre voyageur Xu Xiake y a passé sept jours et l’a comparée au « paradis des fleurs de pêcher ».
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations