Discussions similar to: Cours albanais Toulouse
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France-Albanie en voiture
Bonjour, Je passerai 15 jours en Albanie au mois de juillet. Je connais l'Albanie, mais je n'y suis jamais allée en voiture depuis la france, ce que je compte faire cette année. La ville d'arrivée en Albanie est Shkoder. J'aimerais avoir des conseils de la part de personnes qui ont déjà fait ce voyage en voiture. Je pense passer par la croatie, le monténégro et puis traverser la frontière albanaise à Han i Hotit. J'ai une vieille opel kadett, ce n'est pas une 4x4, mais elle est très fiable.... pensez-vous que c'est jouable ? (j'aimerais pouvoir m'en servir pour le retour aussi ...) Si quelqu'un sait combien de temps il faut calculer pour le trajet, ou connaît l'état des routes notamment entre han i hotit et shkoder, ce serait super. d'avance merci
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Macédoine, sud de la Bulgarie, Albanie: routes
Bonjour à tous, et surtout au peu de gens qui auront visité la Macédoine, l'Albanie, et la Bulgarie !! Désireux de rallier avec mon amie Sofia à Tirana en passant par la Macédoine, et recherchant les routes voire pistes ou chemins les plus isolés (en terme de traffic), nous aimerions savoir l'état des routes. Nous avons regardé les plus petites qui à notre avis sont des pistes, mais qui doivent monter énormément; nous voudrions savoir si les plus grosses, genre, en Macédoine Bitola - Ohrid, sont pratiquables à vélo, en terme de trafic essentiellement, où si nous devons à tout prix rechercher des routes secondaires .....

De même, pour la route Sofia - Rila (monastère): est-ce très touristique ...

Bref, si quelqu'un peut nous aider, ça serait super cool ... sinon ... on tentera ... et on verra ...

Merci à tous !!
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Itinéraire à moto en Bulgarie et en Albanie
Bonjour Nouvellement inscris je cherche un itinéraire à moto en Bulgarie et en Albanie dans le cadre du projet décrit dans ce blog : http://bosphore2016.blogspot.fr/ voir la page le projet pour la carte du tracé gros grains.

Je dois quitter la Moldavie (début septembre après la rentrée des classes) après le volet humanitaire de mon projet pour rejoindre la Turquie que je vais traverser sur la partie Ouest par les pistes. En quittant la Moldavie j'ai deux options soit aller au plus court en Bulgarie pour rejoindre la Turquie, soit me perdre un peu en Bulgarie (6 ou 7 jours) pour entrer en Turquie par la Grèce. Je ne connais pas la Bulgarie. J'ai prévu d'arriver a Sozopol en venant de Moldavie et de m'y arrêter 2 ou 3 jours. L'un de vous saurait-il me dire s'il y a un trajet sympa et pittoresque (pas de voies rapides) a faire en moto entre Sozopol et Sofia ? Si c'est le cas je ferai sans doute un arrêt de 2 nuits à Sofia avant de rejoindre Thessalonique pour rejoindre ensuite la Turquie.

Pour rentrer courant Octobre je vais être amener à traverser l'Albanie que je ne connais pas non plus. Quel serait vos conseils d'itinéraire pour la traversée de ce pays afin de rejoindre le Montenegro en arrivant par Igoumenitsa ?

Merci d'avance.
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Comte rendu d'un voyage en cours en Albanie, juillet 2013
Nous sommes un couple de 67 et 62 ans, munis de 2 guides : Bradt en Anglais et petit futé. Toutes chambres avec Sdb et air cond (sauf en montagne). Nous réservons généralement les hôtels la veille par téléphone et il se trouve toujours quelqu’un qui parle anglais. On peut payer partout ou presque en euros (les « grosses sommes » genre hôtel) au change de 140 Si je ne mentionne pas l’état de la route c’est qu’elle est normale. Lundi 1er Paris Tirana Arrivée à l’heure à minuit, douane un peu longue car l’ordinateur rame. Change 135.90. Le « taxi » de l’hôtel nous attend (20€). Hôtel Nobel près place skanderberg 50€. Mardi 2 Tirana- lac Ohrid Change western union 140.20. Voiture louée via Europcar à Albanian car. Suzuki swift 4portes. Air Cond. Nous prenons la petite route vers Elbasani très jolie en évitant l’autoroute quasi terminée : suivre Gracen et les panneaux bleus(les verts c’est autoroute). Restau real scampi, excellent cadre superbe. Hôtel à Lin Neli resort accessible par le premier chemin à gauche après la route de Lin. 30€. Belles prestations, cadre très agréable mais service très léger. Contrairement aux assertions du petit futé : -il n’y a qu’un sentier à peine praticable vers l’hôtel entre Lin et le Neli resort. -l’hôtel n’est pas en bois mais en pierre du pays. Le wifi est curieusement en panne. Il n’y a pas d’AC Pour voir la basilique paléo chrétienne (site splendide) il fau prendre après la place de Lin le premier chemin à droite et en principe le gardien vous voit passer et vous ouvrira. Excellent poisson (et serveur charmant parlant français) au Leza hôtel à l’entrée du village. Mercredi 3 Lac Ohrid- Korça-lac Prespa Près de Pogradec vers la frontière, Drilloni et ses petits canaux rafraichissants sont à la villa art. A Korça le musée archéo semble toujours fermé, et il faut sonner au musée médiéval pour voir la belle collection d’icônes. Belle petite église à Mborja, éclairage personnel nécessaire. Hôtel Alexander park à Zaroshke au bord du lac Prespa. 20€. Accueil et cadre charmants. La patronne nous organise la balade en barque à l’ile de Maligrad (3000leks) pour voir la chapelle (extérieur) et monter sur l’ile. Sympa (3 jeunes) Excellent repas de poisson à l’hôtel, vin blanc macédonien agréable. Jeudi 4 Lac Prespa-Voskopoja-Permeti Bonne route vers Voskopoja (ne pas prendre la route défoncée à un rond point plus au sud qui ne va qu’à Vosko par un autre chemin). Nous ferons ouvrir l’église Saint Nicolas par le pope (maison à droite dans la rue à droite de l’église), n’arriverons pas jusqu’à Saint Athanase (clôturé), et verrons de l’extérieur Sainte marie de la dormition. Un couple rencontré après a pu se faire ouvrir en y mettant le temps la plupart des églises. Le restau avant la place à droite en arrivant est correct et cordial. On y parle anglais. La route Korça-Permeti (115km en 4h30, faite sous la pluie) est carrossable mais en alternant le bon et le moins bon. Le pire est la route qui descend de Leskovik (pas de fléchage , il faut demander) qui n’est plus celle qui passe à la frontière. Toute cette route est très belle mais sous la pluie un peu moins….. A Permeti hôtel Trifon Cahludi devant le pont, excellent accueil 20€. Repas à l’Antigonea le seul avec un générateur pendant la coupure d’électricité : très bien. Sauf le vin rouge. Vendredi 5 Permet_Gjirokastra Visite extérieure de l’église saint Nicolas (fermée). A Gjirokastra hôtel Kotoni 25€, Wifi, dans maison traditionnelle, accueil excellent et charmant, notre coup de cœur. Vue sur la vieille ville et les toits. Visite de la citadelle, dont le principal intérêt est le vue. Grandes salles voutées sombres. Nous mangerons souvent des byreks à 50 ou 100 leks qui nous serviront de repas de midi. Visite de la maison zekate et du musée ethnographique : 2 très belles maisons plus ou moins meublées très intéressantes. Bon repas au Kujtimi dans un cadre agréable. Samedi 6 Gjirokastra-Sarandë Nous allons à Antigonea : route en face de la route principale pour monter à Gjirokastra, route excellente. Le site est envahi par les chardons , quelques panneaux très généraux, en 1h de marche nous avons vu quelques pierres et 3 colonnes. Jolies vues. Libohova : au restau sous le gros platane excellent accueil, très bonne cuisine locale. On nous indique les routes pour - l’église de Lebova (et ils préviennent la gardienne de notre arrivée), la piste est carrossable à 15 km/h. Très belle église. Belle iconostase. -Le Teqe de Melani ;: route dans le même état site très beau , très calme. A Sarandë Hôtel Delfini après le Butrint : plage terrasse privée, balcon vue mer, service OK ; 40 €, Wifi Sarandë est très moche (Immeubles de 10 étages sur plusieurs rangs serrés les uns contre les autres). Promenade aménagée le long de la mer avec restaus et boutiques. Repas à la pizzeria en bord de mer sous le Butrint, OK Dimanche 7 Butrint Belles ruines avec beaucoup d’ombre, des panneaux bien faits, site agréable. Ksamili ressemble à toutes les stations balnéaires. Nous allons à Delvina et renonçons à trouver les monuments islamiques. Le musée archéologique est réduit à la mosaïque, intéressant sans plus. Repas OK au Freskia Lundi 8 Sarandë – Vlorë La riviera est superbe, les plages nombreuses, avec ou sans parasol (dans une mini plage juste avant le fort triangulaire d’Ali pasha on nous a demandé 5000leks pour 2 chaises longues et un parasol !!!!!). Cadre très sympa au milieu des cascades à Borshi au café restau Ujvara. A Himara quitter la ville en bord de mer pour monter vers le nord et s’arrêter dans le vieil Himara en fait sur le bord de la route et monter au milieu des maisons en ruines jusqu’à une toute petite chapelle avec des fresques et d’où l’on a une très belle vue sur la mer et la gorge. Nous couchons à l’hôtel Nimfa, sorte de Resort quelques km avant Vlorë, sous la route. Belles prestations, grande chambre avec grand balcon sur la mer, mais quand même 60€(marchandé). Restau OK, avec coucher de soleil… Mardi 9 Vlorë_ Berat La route vers Zvernici est maintenant goudronnée et excellente (sauf un petit passage). Joli site et église Pour aller à Appollonia il faut partir du gros carrefour central en face de la route de Gjirokastra (l’ancienne), vers l’ouest et Semani, on peut demander, tout le monde connait. Route assez moyenne mais faisable. En arrivant entrer dans le parc à gauche du musée pour voir l’essentiel et si on veut voir le théâtre et le nymphée bien suivre la direction des panneaux. Il y a un dépliant en français très bien fait, nous l’avons eu au musée (très bien fait) où on nous a demandé le ticket qu’on ne nous avait pas demandé en entrant ! Pour aller à Bullys, route vers Ballshi depuis Fier, continuer quelques km au-delà c’est fléché à un petit col à droite. La route est excellente. Il y a pas mal de panneaux explicatifs intéressants. La cathédrale était fermée, personne au café, mais on a fait le tour par derrière et un portail fermé avec un fil de fer. Aucune mosaïque visible. La route Fier Berat par Roskoveci est très mauvaise, mais faisable. Hôtel Mangalem 40€ très bien, bon accueil, service impeccable, wifi, très beau cadre, bon restau, excellent petit dèj buffet. Mercredi 10 Berat Nouvel hôtel Berati 30 €, très correct, Wifi. Pti dèj normal Citadelle superbe il faut trainer dans les rues. Musée Onufri très intéressant et de très belles pièces. Nous avons fait la route aller et retour vers çorovoda, elle est certes très jolie mais il n’est pas nécessaire d’aller jusqu’au bout pour les paysages qui changent peu, d’autre part la route est bonne à 90% mais les 10% restants sont franchement mauvais et assez désagréables (cela est du au passage des camions qui partent pour les livraisons internationales des pierres extraites de la montagne). Petite balade dans les rues de Gorica, sympa. Repas à nouveau au Mangalem toujours bien ! jeudi 11 juillet 2013 Berat-Kruje Balade dans les ruelles de Mangalem et visite de la mosquée du roi et du Teqe proche : il y a pratiquement tout le temps quelqu’un dans le square qui a les clés. Musée ethnographique : belle maison. Nous allons à Ardenica : la porte fermée s’ouvre car le gardien nous voit arriver. Très belles fresques et iconostase dans l’église : éclairage insuffisant. Le reste du monastère ne se visite pas mais s’aperçoit. Hôtel à Krujë : Panorama ; Très belle vue, en pleins travaux ( ? -17h). Premier niveau « vieilles chambres » Ok à 30€, deuxième niveau grandes chambres neuves à 40€ très bien. Restau Veseli : OK vendredi 12 juillet 2013 Krujë-Durrës Passage au bazar, mignon puis visite de la citadelle : à 9h il n’y a personne, nous zappons le musée historique, apprécions l’ethnologique (le4ème en 11 jours !) allons voir les bains et le Teque tout à côté qui possède de jolies fresques. A Durrës visite de l’amphithéâtre (pas inintéressant, et des restes du forum (amusants dans leur cadre).
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Albanie et Corfou en octobre 2017
C’est la troisième fois que nous partons pour les Balkans chaque fois une douzaine de jours au cours de la deuxième quinzaine d’octobre et début novembre (le changement d’heure n’est alors pas du meilleur effet!) : le nord de la Grèce, avec notamment les Météores, il y a 2 ans – la côte dalmate de Croatie avec Dubrovnik et les bouches de Kotor au Monténégro, il y a un an et cette année, le centre et le sud de l’Albanie. Noir de monde l’été, surtout en Croatie et en Grèce, toutes ces régions sont peu fréquentées en octobre alors que le soleil est encore très largement dominant et les températures bien agréables. Pour la baignade évidemment l’eau est un peu fraîche et peu de vacanciers s’y risquent.

Donc cette année, c’était l’Albanie, un pays très longtemps oublié en raison d’une dictature qui l’a isolée du reste du monde pendant de très longues années. Très peu de guides en français : Le Petit Futé plus tout à fait à jour mais bien fait et c’est à peu près tout. On trouve aussi à l’aéroport de Tirana un guide albanais en français avec photos qui nous a donné une bonne impression en le feuilletant rapidement sur place et des cartes routières. Ce pays ne fait pas beaucoup de publicité pour améliorer son image à l’Etranger, c’est vraiment dommage : sur place on est le plus souvent bien loin des clichés négatifs comme celui d’une mafia locale dont on parle mais que nous n’avons ressenti en aucune façon en tant que touriste, ou encore du bétonnage anarchique qui existe effectivement surtout dans la plaine densément peuplée autour de Tirana et Durrës, mais ailleurs, on trouve heureusement encore beaucoup d’endroits très peu peuplés et préservés. Pourvu que cela dure...

Le tourisme se développe petit à petit en même temps que le réseau routier. On peut aller du Nord au Sud du pays sur de bonnes routes reliant les villes principales. Cependant il y a encore de nombreuses petites routes entre les villages dans un état lamentable, il faudrait plutôt parler de mauvaises pistes et le 4X4 est alors à recommander.

Nous avons loué une voiture normale dans une compagnie locale à l’aéroport de Tirana. Le GPS Maps.me sur le smartphone s’est révélé tout-à-fait satisfaisant, son seul défaut étant de ne pas distinguer les petites routes macadamisées et les pistes quasi impraticables avec une voiture normale.

Question sécurité, nous n’avons eu aucune mauvaise surprise, au contraire : les albanais sont réservés mais prêts à vous aider au mieux en toute occasion. Jamais nous n’avons eu l’impression de nous faire avoir, au contraire, d’autant plus que l’Albanie n’est pas chère du tout.

Nous avons pris de bons voire très bons hôtels pour 25 à 35 euros la nuit. Nous mangions pour environ 5 euros par personne plat principal et boisson. Une double comptabilité a cours en Albanie : les hôtels se paient plutôt en euros, les restautants plutôt en leks. Il y a toujours moyen de s’arranger 1 euro pour 133 leks à quelques leks près. L’anglais international se pratique bien un peu partout, pas de souci de communication. On parle aussi facilement l’italien. Beaucoup d’albanais ont passé quelques années à l’Etranger ou ont de la famille à l’Etranger, en Italie, en Suisse ou en Allemagne. On croise un très grand nombre de Mercédès, de seconde main probablement, et dans l’ensemble le parc automobile est bon. Même si le niveau de vie n’est pas celui que nous connaissons en Europe occidentale, on rencontre beaucoup de gens vivant modestement mais rarement dans la misère : les gens sont généralement bien habillés, on retrouve notamment les standards de chez nous chez les jeunes.

Bien qu’il y ait une mosaïque de religions dans le pays, l’islam étant majoritaire, il faut avoir l’oeil bien averti pour distinguer le musulman, du catholique ou de l’orthodoxe, tant chez les femmes assez rarement voilées que chez les hommes. Il est prévu un Musée de la Cohabitation dans la grande mosquée sunnite actuellement en construction à Tirana, c’est plutôt bon signe par les temps qui courent. On mange bien, italien et grec surtout, nous avons moins apprécié les spécialités locales. Comme partout dans les Balkans on trouve d’excellents baklavas.

Voici maintenant les lieux et les visites les plus intéressants que nous avons retenus :

- Tirana : la place centrale avec sa petite mosquée ottomane très bien décorée à l’intérieur. Les cathédrales catholique et orthodoxe sont un peu décevantes. La visite de BunkerArt 1 (près du départ du téléphérique) ou 2 (au centre) s’impose vraiment pour prendre conscience vraiment de ce qui s’est passé dans ce pays. Le marché central mérite un détour (excellentes figues) ainsi que le petit pont ottoman proche. Le quartier Blloku est idéalement bien placé à un quart d’heure à pied du centre. De très bons restaurants : on peut bien manger pour pas cher à Tirana. Tout Tirana en un jour est faisable.

- Berat : sans doute l’étape préférée de notre voyage. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO pour son quartier ottoman d’une remarquable unité architecturale et pour sa forteresse qui domine la ville et la vallée. Même les autres quartiers sont intéressants. Nous y avons passé 2 nuits à l’hôtel Desaret Residence, très bel hôtel avec de très bons petits déjeuners. Sur la route Tirana-Berat via Durrës, des sites remarquables : le monastère orthodoxe d’Adenica et le site d’Appolonia.

- La riviera albanaise : la côte entre Vlorë et la Grèce est très belle et mérite pleinement d’être appelée riviera. Les plages sont davantage constituées de tout petits galets que de sable. Nous avons passé une nuit à Dhermi, station balnéaire en hors saison en pleine restauration avec peu de structures ouvertes. Par contre Sarandë plus au Sud est beaucoup plus vivante, c’est une ville qui bénéficie d’une excellente orientation, d’hôtels sur la plage et d’un petit port permettant d’embarquer vers Corfou qu’on atteint en 45 minutes. L’excursion vers Corfou est à recommander, sachant qu’hors saison l’hydrofoil part à 13h et revient à 9h du matin. Corfou est une ville grecque inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, ville grecque magnifique dont l’architecture est italienne. Nous avons passé 2 nuits à l’hôtel Titania de Sarandë avec petits déjeuners sur le toit, et une nuit à Corfou à l’hôtel Bella Venezia, très bien placé avec remarquable petit déjeuner. A 20 km de Sarandë, il ne faut pas manquer le très beau site archéologique de Butrint, aussi au patrimoine mondial de l’UNESCO.

- Gjirokastër. Encore une ville au patrimoine mondial de l’UNESCO à 50 km de Sarandë. Il faut y aller essentiellement pour visiter les plus belles maisons ottomanes que les propriétaires ont meublées d’époque : la maison Zekate et la maison Skënduli par exemple. C’est aussi l’occasion de passer une nuit dans une maison ottomane transformée guest house : nous avons beaucoup aimé la Konaku Guest House.

-Enfin, plutôt que de passer la dernière nuit à Tirana, nous avons fini notre voyage à Krujë, située sur les hauteurs pas loin de l’aéroport international Mère Térésa. L’hôtel Panorama a été une excellente surprise : effectivement la vue panoramique est magnifique, (très bon restaurant de l’hôtel, buffet petit déjeuner de qualité) et la partie ancienne du village est notamment constituée d’un bazar avec de nombreuses échoppes de souvenirs, killims, … Le seul endroit où nous avons vu des produits artisanaux en quantité autre que des pots de miel ou de confiture.

En cette saison nous avons pris le parti de visiter uniquement le centre et le sud du pays. Le Nord et l’Est sont montagneux et nécessitent en cette saison sur des routes pas toujours faciles une météo qui doit être favorable à coup sûr. Ce sera pour une autre fois : l’Albanie, nous avons vraiment aimé.
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Albanie: traversée Nord/Sud en camping-car en septembre 2012.
Bonjour à vous,

Nous partons début septembre pour la Grèce et la Turquie en camping car. Ayant abandonner l’idée du ferry nous allons traverser rapidement l’Italie, la Slovénie, la Croatie et le Monténégro que nous connaissons déjà mais nous souhaitons « flâner » et découvrir la (paraît-il) superbe Albanie au cours de notre traversé du pays.

Je précise que notre camping car n’est pas tout jeune, très robuste mais pas rapide et sans être très grand il n’est pas tout petit non plus.

J’ai lu de nombreux post sur le net et je sais que certaines portions du réseau routier restent encore délicates sans 4x4.

J’ai envisagé un itinéraire et vos conseils et avis sont les bienvenues sur l’état des routes et les autres options…

Podgorica (Monténegro) / SHKODER via Bazje, Koplik. Les bords du lac sont-ils accessible et peut-on envisager d’y faire un arrêt pour dormir ?

Shkoder / Durrës via Lezhe, Laç, Vorë.

Détour possible vers Berat si cela vaut vraiment... le détour?

Durrës / Vlorë via Kavajë, Lushnjë, Fier. Je crois que sur cette portion il reste des parties non goudronnées ?

Vlorë / Sarande par la côte et nous ferons certainement un crochet par Gjirokastër avant de rejoindre la Grèce.

Trouve-t-on des endroits encore sauvage et accessible sur cette partie de côte ?

Quel et le prix du Gazole en ce moment en Albanie ?

Je suis preneur de tous vos conseils et retour de voyage. Vos idées de stops et point de ravitaillement possible en eau pour CC sont plus que les bienvenues.

Merci d'avance et bonne route à tous.
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Albanie: arrivée de nuit et Ramadan
Bonjour, Lorsqu'on arrive de nuit à Tirana (par avion) est-il possible de terminer sa nuit dans l'aéroport, ou alors on se fait "sortir" ? Dans le cas où l'on doive sortir, les réservations d'hôtel sont-elles fiables pour une arrivée en pleine nuit ? (il ne doit pas y avoir de généralité mais bon...). Par ailleurs, j'y serai en plein Ramadan ; la vie est-elle très perturbée par le Ramadan, ou pas ? Par exemple, peut-on trouver à manger en pleine journée, ou est-ce quasi-impossible comme c'est le cas dans certains pays musulmans ? Merci de vos réponses.
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Back from Albania (1,000km by car)
At the risk of drawing some harsh criticism, I’ll admit we were really disappointed: sure, this trip—taken at the end of September—was short (a week), but we’d planned this little road trip (1,000km by car) as a first scouting mission. We won’t be going back anytime soon!

First mistake: we flew into Tirana (from Marseille) when it would’ve been better to fly to Corfu and rent a car in the south of the country instead of staying in the capital, which frankly isn’t all that interesting. From Tirana, we headed east toward Lin, by Lake Ohrid (a very poor region facing Macedonia), then to Korça, which guidebooks call "the most pleasant city in Albania." From there, we drove to Gjirokastra, an old Ottoman town (170km of mountain roads that took us nearly 5 hours...), then further south to Butrint, near Greece. The goal of these stops? To visit UNESCO World Heritage sites. In Lin, 6th-century mosaics; in Korça, a remarkable icon museum; in Gjirokastra, the citadel. At Butrint, we fled at the sight of all the tour buses parked in front of "this major archaeological site in the Mediterranean" and headed back north! The entire Adriatic coast is undergoing severe overdevelopment: developers are destroying the coastline to attract even more tourists (11 million visited in 2024, while Albania only has 3 million residents). We preferred to leave the coastal road (in excellent condition, a future highway) to visit Berat, an Ottoman town topped by a citadel. Our favorite spot. Why were we so disappointed? Villages without charm, outskirts of major cities in advanced decay, trash along the roads... The weight of the communist dictatorship and forced industrialization over forty years is still felt everywhere. The country is recovering but betting on tourism. The result? Newly built villas for the newly rich, beaches near the capital already polluted... Too bad, because the natural landscapes are often stunning, the locals are welcoming (young people learn English, though their parents speak little), and prices remain very reasonable—except in the capital. We’d chosen to stay with locals as much as possible, but like in Croatia, families are turning their homes into guest houses (~35 € per night, hearty breakfast included). Renting the car cost us 312 € for a week (with an international rental company—it’s probably cheaper with a local one, but I prefer understanding the contract I sign), and we cautiously took the optional insurance. Just so you know: Albanians drive fast, seem unfamiliar with traffic rules, overtake before curves, ignore yellow lines, and rarely use turn signals...)
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État des routes en Albanie (voyage camping-car)
Bonjour

je suis déjà allé en Albanie, j'ai constaté que les travaux routiers avançaient rapidement, aussi j'aimerai avoir quelques renseignement récents si possible . La route qui relie PESHKOPI à KUKES est-elle goudronnée ? En direction de VALBONA, à quel niveau arrive le goudron ? Même question pour la route qui va à THETH ?

Merci d'avance.
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Shqipëria: voyager en Albanie en 2010 (2e partie), les photos!
Bonjour,

Comme promis, pour compléter notre "récit" (Shqipëria: voyager en Albanie en 2010), voici quelques photos significatives de notre voyage en Albanie, par route et par mer, depuis la France.

1) Première série : la traversée de l'Italie : - Le site exceptionnel de la vieille ville de Saint-Marin, capitale de ...Saint-Marin ! - Urbino, le palais des comtes, transformé en musée consacré à la Renaissance (période artistique allant de 1450 à 1550 environ) - Le port de ferry-boat d'Ancône, situé à quelques mètres de la vieille ville, elle aussi très jolie. - Coucher de soleil sur la Mer Adriatique, en route pour la Grèce.

2) La région de Saranda : (à suivre)
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Albanie: nostalgie
Albanie impressions et nostalgie

Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?

Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.

Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.

L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affect��s. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.

L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.

L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.

L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.

Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.

L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.

L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.

S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
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Albanie en camping-car
Bonjour, j'ai l'intention d'aller de grèce en croatie avec mon véhicule, donc de passer par l'albanie mais je ne sais rien de ce pays ni des conditions auxquelles je dois m'attendre en le traversant, quelqu'un pourrait-il m'informer ?

merci d'avance 😏
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Albanian Alps: Trip Report
We're back. It's still a bit tough to get precise info, so here's a quick trip report!

A good starting point is Shkoder, a really pleasant city. You can easily explore Shkoder itself in a day or two.

Two accessible spots: Valbona and Theth. In both cases, local travel agencies in Shkoder or online offer round-trip or one-way access packages. Super handy, especially for Valbona.

Valbona and Theth are both very steep! There aren’t many easy hikes for less sporty folks (like me!).

Valbona: The highlight is the amazing 2.5-hour boat ride across Lake Koman. There are day trips from Shkoder, but you’ll only get a short tour of the lake. The best option is to do the full crossing—so spend a night in Valbona (or two if you want to hike in the valley) and return.

Theth is deeply nestled in the mountains. The village at the end of the valley, which is a dead end, has lots of hotels, but they’re pricey. Other hostels are scattered along the mountainside road, but it’s a steep climb down to the village or to the start of the two easy hikes (waterfalls and the Blue Eye). For us, it was a one-hour descent (and ascent!). It’s fine if you have a car; otherwise, keep an eye out for a taxi (cheap) or try hitchhiking—it works really well. Access from Shkoder to Theth is through an agency. The road is in great condition, and you can also rent a car for 2-3 days in Shkoder. If we did it again, that’s the option we’d choose.

We didn’t do the trek and returned to Shkoder each time. I can’t speak to its difficulty, but we were there in late May, and even experienced hikers had given up because of heavy rain and snow.

Hope this helps! It’s a stunning region you shouldn’t miss.
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Les campings en Albanie
Bonjour, Pouvez-vous me préciser s'il est facile de trouver un camping en ALBANIE pour y stationner avec un camping-car? Merçi pour vos conseils.
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L'Albanie en 10 points
L'Albanie en 10 points. Octobre 2017,

1- Préambule. L'Albanie traîne une image d'un pays mafieux, dangereux voire moyenâgeux.

Ce sont des clichés largement dépassés. Nulle part on ne ressent de l'insécurité.

Le pays offre de bons hôtels a des prix très raisonnables, une infrastructure routière en plein développement et quelques beaux endroits à découvrir. Le pays est à 70% montagneux et donc vous aurez des routes souvent en lacets ou sinueuses. À ce propos, ceux qui ont le mal de voiture auront intérêt à se munir de médicaments adéquats. Pour la petite histoire, les chauffeurs de bus ont toujours des petits sachets plastique à disposition des passagers indisposés...

Le coût de la vie , pour l'instant, n'y est encore pas élevé et ce peut être une destination agréable, couplée aux pays limitrophes, pour un budget très raisonnable. Pour combien de temps encore.? Il semblerait que l'évolution du pays se fasse à grand pas. Beaucoup commencent déjà à compter en euros..!

2-Les formalités Si vous êtes Français, nul besoin d'avoir un visa pour entrer sur le territoire albanais. Les formalités douanières sont hyper simples et très rapides. Vous n'aurez même pas un petit coup de tampon sur votre passeport.

L'aéroport de Tirana est neuf, propre et plutôt bien entretenu.

Des bus vous attendent à partir de 7 ou 8 heures le matin à la sortie de gauche de l'aéroport. Moyennant 250 leks , vous pourrez rallier le centre ville. Taxis également pour 2000 leks avant toute négociation. La distance de 17 Kms qui vous séparent de l'aéroport au centre ville se fait par une route nouvellement asphaltée et sans charme. Vingt minutes environ vous seront nécessaires pour arriver à la place centrale si pas d'embouteillage.

Deux ou trois hôtels proches de l'aéroport pour ceux qui veulent un confort moins rudimentaire que les bancs de la salle principale. Best Western. Etc. Prix internationaux. Mon Choix à500 mètres: Le VERZACCI; 35 euros la double , négociable à 30 si vous ne réservez pas par Booking.

3- l'argent. La monnaie nationale est le LEK .

Au mois de novembre 2017, celui-ci s'échangeait à 134 leks pour un euro. Les plus grosses coupures sont de 10000 leks. Les billets sont facilement identifiables ce qui permet un apprentissage très rapide de la monnaie.

Il est vraiment facile d'échanger de l'argent tant les échoppes de changeurs sont nombreuses. Le nombre impressionnant de ces officines doit avoir une autre raison d'être... Très peu de concurrence entre elles et les taux affichés sont quasiment tous identiques, y compris à l'aéroport et dans TOUT le pays. Inutile donc de faire de nombreux kilomètres pour trouver la perle rare des bureaux de change qui vous offrirait un taux mirifique. Pas de commission, à l'inverse des banques qui offrent cependant un taux de change légèrement supérieur.

Les euros sont TOTALEMENT acceptés, y compris vos grosses coupures de 500 euros qui , parfois ne sont même pas vérifiées. On ne demande pas non plus de pièce d'identité. Bravo mais vraiment surprenant si on compare à d'autres pays ... plus méfiants ou plus prudents. Ça viendra avec le flux touristique.

Nombreux distributeurs ATM. Possible à la sortie de l'avion en attendant la livraison de votre valise. Pour information, il y a la Société Générale qui officie dans l'ensemble du pays. Attention..! La RAFFEINSBANK prend une comission exhorbitante de 700 leks par opération.

4- L'électricité. 220 volts. Aucun problème et prises qui ne nécessitent pas d'adaptateur. Tout va bien donc pour vos tablettes , téléphones et autres batteries à recharger.

5- La nourriture. On ne va pas en Albanie pour faire des gueletons. C'est dit.!

Nourriture calorique, à base de féculents, pas toujours très raffinée cependant souvent bien préparée . Souvent lors de vos arrêts de bus, on vous proposera une soupe accompagnée de riz pilaf et d'excellentes tranches de pain . ( le pain est toujours de qualité, servi copieusement et systématiquement frais). Quelques bonnes pâtisseries.

Les amateurs de café seront ravis car il est excellent et pas cher. Expresso à l'italienne. Un délicieux chocolat chaud à Beirat.

Nombreux petits restaurants un peu partout. Du fast food au plus traditionnel qui vous servira des soupes inoubliables. Prix variables mais avoisinant souvent les 200 ou 300 leks pour un plat simple tel que spaghettis ou risotto. La bière est souvent à 150 leks pour une 50 cl. Dans la capitale, comme souvent, les prix sont majorés et la même bière sera à 200 leks.

Vous trouverez aussi du vin importé et parfois local.

Les Albanais sont de grands amateurs de raki, un alcool blanc distillé souvent à base de prunes. C'est même l'un des alcools les plus consommés du pays. NON ...le liquide transparent qu'ils ingurgitent à la terrasse des cafés, ce n'est pas de l'eau.!!

6- Les transports. Les bus urbains qui sillonnent les villes sont vraiment peu onéreux.( 40 leks le billet) . Les taxis sont bien évidemment plus chers mais restent abordables. Toujours bien entretenus. Ils sauront vous dénicher votre adresse impossible. Attention toutefois, ce sont quand même des chauffeurs de taxi.!!😜😜. Depuis des années , il me semble que k’arnaque soit génétiquement liée à la profession…!

Les bus inter- cités sont souvent des fourgons Mercedes aménagés pour une quinzaine de personnes.Bien que trop souvent au téléphone, les chauffeurs conduisent généralement très prudemment ce qui se révèle agréable sur les nombreuses routes de montagne.

Quelques compagnies proposent également des gros bus assez confortables mais qui font généralement de plus longs parcours. Les prix ne sont jamais très élevés, et il semble possible de réserver son siège. Je ne sais pas comment il faut procéder et j'ai toujours payé mon billet dans le bus même.

De Tirana on peut se rendre aisément dans tous les pays limitrophes par bus.

7- la culture, l'art et les Albanais. Les Albanais paraissent rudes , parlent haut et fort, s'invectivent en rigolant et se tapent virilement dans le dos. Ils aiment l'alcool et le consomme au café, très souvent entre hommes, ce qui laisse parfois une impression de machisme. Néanmoins, cela ne leur enlève pas une certaine gentillesse. Je n'ai jamais ressenti ni agressivité ni manque de respect de leur part.

Je n'ai pas non plus ressenti l'impression d'être parfois arnaqué comme on le vit dans certains autres pays. Il me semble avoir toujours payé le même prix que les Albanais.

La musique européenne ou anglo-saxonne n'est pas omniprésente.

Je n'ai pas , pour ma part, vu de belles pièces d'art . Ni peinture. Ni sculpture. Ni bijoux. Quelques tapis style Kilim et babioles sans valeur à Gjirokastra.

Une particularité d'Albanie est son parc automobile. Quatre vingt pour cent des voitures sont allemandes et 80% de ces voitures allemandes sont des MERCEDES le reste étant partagé entre Wolkwagen , Audi et BMW. C'est surprenant de voir la majorité des Albanais rouler dans de si luxueuses berlines. Malgré mes nombreuses questions sur le financement de ces voitures, je n'ai jamais vraiment compris les réponses tant elles sont variées. Contrebande, traffics en tous genre.. Désir de paraître... financement par les membres expatriés de la famille...TOUT a été dit.

8- Téléphone et internet. C'est Vodafone qui occupe le devant de la scène fin 2016, avec ses nombreuses boutiques vantant ses forfaits 4G.

C'est cependant "ABL Telekom " qui prendra le relais de votre puce française.

Vous pourrez aussi acheter une puce albanaise si vous le souhaitez mais il ne semble pas vraiment nécessaire d'investir un seul lek pour avoir de l'Internet toujours disponible car tous les hôtels vous offriront du WiFi gratuit. Plus ou moins rapide il est vrai. VODAFONE vous vend une carte SIM pour 800 leks avec 400 minutes de communication mais la France est inaccessible avec ce forfait..

9-Hygiene et sécurité. Dans tous les hôtels que j'ai fréquenté, la propreté était irréprochable. Chambres nettes, toilettes nickel, draps et serviettes impeccables.

Les villes sont également, généralement bien entretenues et on sent qu'un effort de voirie est entrepris. En revanche, dans les plus petites bourgades et villages, la gestion des déchets est indigente. Les détritus sont jetés n'importe où et bien souvent en bordure des ponts pour qu'ils tombent dans la rivière.

Ils pensent peut-être que ce qui ne se voit plus... disparaît..!! Ce qui est vraiment dommage car les eaux des rivières albanaises sont encore limpides. Pour combien de temps encore.? Les sacs plastique accrochés aux branchages des bords de rive sont là désormais pour bien des années. La pollution n'est malheureusement pas que visuelle.

La sécurité semble bien assurée et nulle part on ne se sent ni en danger ni menacés.

Les chauffeurs de bus conduisent plutôt prudemment même s'il n'ont pas un grand respect pour la signalisation routière et tout particulièrement pour les lignes continues. Peu d'accidents. Police présente mais pas vraiment hyperactive. Pas de corruption paraît- il.

10- l'hôtellerie. C'est la bonne surprise du pays. Les hôtels sont nombreux, assez bien disséminés géographiquement, de catégories diverses, toujours très propres et à un prix plutôt doux si on compare à nos standards européens.

Vous aurez donc accès à des hôtels très corrects pour des prix variant entre 30 et 40 euros, le plus souvent avec le petit déjeuner inclus. Les budgets plus serrés trouveront aussi à se loger pour moins cher ( 20 à 25 euros) et, si vous voyagez seul(e) vous ne payerez pas le prix fort. C'est souvent 40% moins cher.

La négociation n'est pas de rigueur mais il n'est pas interdit d'essayer d'obtenir un rabais. Personne ne s'en offusquera.

Une très grande majorité d'hôteliers transitent par le site BOOKING.com <BOOKING.com>; pour gérer leurs réservations. C'est une pratique tellement commune que certains affichent même leur score de popularité à l'entrée de leur hôtel, comme un élément publicitaire. Il faut savoir que l'hôtel paye une commission de 3 euros par réservation à Booking. Cependant les prix annoncés à la réception de ces mêmes hôtels sont souvent identiques à ceux proposés sur le site Booking même si vous vous rendez directement à l'hôtel sans passer par Booking
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Balkans express 20 jours
Un voyage rapide de vingt jours de Lyon à Lyon, 5200 kilomètres en voiture (Koleos) par différents pays des Balkans. Des impressions glanées au fil des arrêts dans les villes traversées. Vingt jours et huit pays, très vite trop vite, on n'a pas le temps de se poser. La polémique peut naître, cela ne s'appelle plus voyager mais se déplacer à grande vitesse sans même prendre le temps d'aller à l'essentiel. Mais au fait c'est quoi l'essentiel?

Ce voyage éclair je vais le décliner à travers un certain nombre de flashes au cours des arrêts dans les villes étapes. Les Balkans je les ai connus à différentes époques de ma vie. J'y ai vécu des évènements forts comme le siège de Sarajevo durant trois mois. Trois années de ma vie professionnelle se sont passées en Albanie. Dans ces différents pays je m’y suis aussi promené en touriste lors de voyages de courte durée. Je puis dire qu'une partie de mon cœur y est définitivement resté. Voilà pourquoi cette traversée même éclair fait resurgir du fond de ma mémoire une multitude de souvenirs plus ou moins enfouis, tristes ou gais et me permet de livrer nombre d’émotions ressenties au filtre de mon expérience de ces coins d'Europe particulièrement attachants. J’appuierai mon récit sur des photos de ce qui m’a le plus frappé au cours de ces 20 jours marathon.

Avec un grand plaisir en ce mois de septembre 2014, malgré le temps pas terrible, je fais découvrir à mes trois compagnons de voyage, mon épouse mon cousin et sa femme, ce véritable pays d'Ali Baba, les Balkans. Comme ils n'acceptent de voyager que dans de très bonnes conditions, je les laisserai choisir les hôtels dans lesquels nous descendrons. Mon dieu, nous sommes bien loin de la vie rude du cyclo à travers l'Atacama, mais je me laisse faire. Dans le fond voyager dans le confort c’est aussi une façon agréable de découvrir le monde, bien que les conditions spartiates permettent bien souvent une plus grande proximité avec les populations locales.

Somme toute, le prix de ce voyage, hôtels quatre ou cinq étoiles, et la plupart du temps, midi et soir, des restaurants excellents, sera loin d'être exorbitant. Cela va nous revenir par couple à 2600 euros. On est très loin du coût d'un voyage de trois semaines organisé par un voyagiste, avec un confort souvent bien inférieur. Le seul reproche que je fais quant à ce mode de voyage, c’est que ce n’est pas l’idéal pour la ligne !

BOSNIE

Sarajevo

Parmi toutes les villes que j'ai connues durant ma vie, deux m'ont fait une très forte impression, et parmi celles-ci il y a justement Sarajevo. Il est vrai que j'y ai vécu durant plusieurs mois en 1994 au cours d'une période très troublée, le Siège de la ville lorsque la Yougoslavie se désagrégeait. J'y suis repassé en 2008, déjà six ans, alors que la paix était revenue. Immédiatement j'avais été repris par le charme étonnant de cette ville toute en longueur le long de sa fameuse "sniper allée" et tout en moutonnements de collines de part et d’autre de cette longue avenue, de huit kilomètres.

Notre hôtel est situé sur cette fameuse "sniper allée" pas très loin de l'aéroport. Il se nomme le Radon Plaza, immense building au « look » futuriste, qui s’élance sur 15 étages. Nous allons y passer deux nuits. Ce qui nous laissera une grande journée, laps de temps bien insuffisant, afin de s'imprégner de l’atmosphère de cette cité tant chargée d’histoire, où toutes les cultures se sont côtoyées, et qui fut aussi zone de confrontation entre l'empire ottoman et le monde de la chrétienté.

Du restaurant tournant panoramique situé au sommet de notre hôtel, nous avons tout loisir de contempler la nuit qui s'installe sur cette grande ville. De nombreux souvenirs me reviennent à l'esprit, les obus, certains jours jusqu'à cinq mille, les avions de l'OTAN remontant parfois les rues à basse altitude afin d'intimider les différents belligérants, et puis aussi le bruit sec des tirs de petits calibres qui claquaient sur le blindage de notre véhicule. Aujourd’hui, l’ambiance est bien différente. La circulation est importante, et la ville très animée n’est plus du tout figée dans l’immobilité que la peur d’être abattu par un obus ou une balle de sniper, faisait en permanence régner sur le lieu.

De notre perchoir nous distinguons malgré le mauvais temps une bonne partie de la cité. Des ruines datant de la guerre sont encore visibles. Les grandes façades juste en face, que je contemple en dégustant mon repas agrémenté d’un excellent vin, me ramènent 20 ans en arrière. Je me souviens les avoir vues toutes fumantes sous les coups de canon tirés par un char d’assaut embusqué à proximité, et qui sortait de temps à autre afin de lâcher quelques obus.

Nous partons nous promener au centre ville. Il est très impressionnant de se rendre au carrefour au bord de la rivière Miljacka, où ont été assassinés l'archiduc d'Autriche François Ferdinand et son épouse Sofia, préambule à la première guerre mondiale. Aujourd’hui la rivière charrie une eau rouge très boueuse, du fait des fortes précipitations qui sévissent depuis de nombreux jours.

La vieille ville avec ses rues aux larges pavés, sa multitude de mosquées et ses quelques églises, ses places, ses échoppes nombreuses et cette foule bigarrée qui déambule, donne vraiment l’impression d’être quelque part au pays d’Ali Baba, mais pas en Europe. C’est là que réside tout le charme des Balkans.

Nous montons sur les collines au-dessus de la vieille ville, à la rencontre de l'immense cimetière où sont ensevelies de nombreuses victimes du long siège de Sarajevo conduit par les troupes serbes. Les tombes partent littéralement à l’assaut des hauteurs. Leur blancheur illumine la grisaille environnante, due à la forte masse nuageuse qui enserre la ville et ses reliefs. De très anciennes pierres mortuaires, érodées par le temps et les intempéries, remontant à l’époque ottomane, semblent s’être échappées de leur emplacement initial, et se répandent de façon anarchique dans les pelouses. Pour moi l’âme de Sarajevo réside exactement en ces endroits de vieilles pierres et d’herbe. Une multitude de minuscules mosquées, au minaret en bois souvent peint en noir, escalade ces pentes raides. Se déplacer en voiture dans ces rues très pentues, où les véhicules foncent, a donné des sueurs froides à nos deux passagères, d’ailleurs sans doute pas seulement à elles ! Je ne sais pas si l’expression parfois employée dans certaines situations scabreuses « c’est bosniaque » vient de là ?

Mostar

Encore une ville symbole du martyre vécu par la population au cours des évènements tragiques de la période 1992-1996. Son pont, qui avait été dynamité et reconstruit en 2004, représente l’emblème de la ville.

Nous logeons dans un superbe hôtel au-dessus de la vieille ville. L’Eden hôtel, établissement très moderne tout juste ouvert. A notre arrivée un homme et les cinq femmes entièrement voilées, qui l’accompagnent, sont assis dans le petit salon d'entrée. En nous voyant toutes réajustent bien vite leur voile afin qu'aucune parcelle de leur peau ne soit visible. De toute évidence dans ce pays qu'est la Bosnie un islam rigoriste, (est-ce le bon terme ?) s'est installé. Cette situation est-elle le résultat des promesses non tenues de l'ONU, qui a laissé massacrer 7000 musulmans un peu plus au sud à Srebrenica, alors qu'elle avait promis de sécuriser la zone?

La réceptionniste de l'hôtel de confession musulmane m'affirme que ce rigorisme est le fait d'étrangers et non de Bosniaques, ce comportement n’étant pas dans leur tradition.

La vieille ville est un lieu touristique très fréquenté. Le vieux pont (reconstruit après la guerre) est littéralement pris d'assaut. Les traditionnels adolescents sautant dans l'eau du haut de cette arche sont présents et font le spectacle. Visiter la grande église catholique qui manifestement vient d’être reconstruite ne laisse pas indifférent. A l’entrée sont affichées les photos de plus de 60 moines exterminés par le régime communiste qui a sévi après la deuxième guerre mondiale. Ces visages affichent volonté et sérénité. De toute évidence ils étaient animés par la foi et l’espérance.

Cette ville a été très éprouvée par la guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Les destructions ont été immenses, mais les répartitions ont effacé ce terrible passé récent. Cependant, toutes les haines et les animosités ont-elles disparu ? J’aurais tendance à dire malheureusement non. Dans un bistrot on nous propose de payer soit en euros ou en kunas croates, en refusant la monnaie locale, le mark bosniaque, étrange ! Il semble exister encore des frontières, que nous Occidentaux avons du mal à percevoir.

La rue principale ressemble à toutes les rues des villes du monde, où le tourisme de masse sévit avec ses multitudes d’échoppes qui proposent les mêmes types de souvenirs confectionnés en Chine ou dans un autre pays asiatique.

Photos: les douze premières prises à Sarajevo et huit dernières à Mostar. 1) notre hôtel 6) carrefour de l'assassinat de François Ferdinand et son épouse 8) "sniper allée" vue du restaurant panoramique de notre hôtel
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Est-il raisonnable de partir en Albanie avec ma fille de 16 ans cet été?
Bonjour, je souhaiterais découvrir l'Albanie, pays méditerranéen et peu fréquenté encore en partant en vacances cet été avec ma fille de 16 ans. Des amis semblent penser que cela pourrait être aventureux de partir avec une jeune fille . qu'en pensez vous ? Et sinon, est -il possible de louer un appartement et dans quelle coin, sachant qu'on aimerait profiter de la plage . Bien cordialement , Louise
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Albanie au Printemps 2011: accès dans la vallée Valbona?
Bonjour

Je vais partir en Albanie en avril / mai 2011 en fourgon Renault Trafic.

J'aimerai aller dans la vallée de la Valbona en passant par le ferry Koman / Fierzé , puis aller jusqu'à Bajram Curri , et , de là , essayer de rejoindre le village de Valbona par la piste. Pensez-vous que cette piste soit accessible en fourgon Trafic ? ou bien trop pentue ou trop mauvaise pour un véhicule traction avant ?

Est-ce que les fourgons ou mini-bus locaux vont jusqu'au village de Valbona ? ou bien s'arrêtent-ils tous à Bajram Curri ?

Merci pour vos réponses
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Traversée de l'Albanie en camping-car par la côte en septembre-octobre
Bonjour, Disposant d'une petite quinzaine de jours, je voudrais en Septembre octobre faire la traversée Ancone Igoumenitsa en open deck et remonter jusqu'à Split en Croatie par le Montenegro en suivant la côte Albanaise au plus court. je voudrais savoir si la route Igou Sagieda, Butrit, Saranda est suffisament large et asphaltée pour se croiser entre véhicules gros gabarit sans risque et sans perdre trop de temps? Quelqu'un peut-il me dire également si la route Ouest qui remonte jusqu'à Shkodra est en bon état jusqu'à Skodra? Je voudrais savoir également quelles cartes faut-il acheter et où les trouver? Merci à ceux qui voudront bien me donner ces renseignements. Paulbe
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Taxe pour les voitures particulières en Albanie?
Bonjour,

A ce que j'ai vu sur les blogs, les campig-car payent une taxe de 5 euros/jour en Albanie.

Y a t'il une taxe pour les voitures particulières? Cela ne dérange pas d'apporte ma modest econtribution à l'entrentien des routes, mais j'aimerais autant savoir combien.

Benoit
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Retour d'Albanie en cellule amovible sur 4x4
Voilà, l'Albanie c'est fait (septembre/octobre 2009), en long et en large, 5000 km dont 3000 km sur place ! avec du beau temps le plus souvent. Nous sommes partis à 3 cellules et revenus idem et indemnes. Voici mes impressions:

L'Albanie est un pays sauvage peuplé de gens très accueillants, c'est très montagneux, très pauvre, mais agréable à visiter. Le réseau routier est très mauvais, les quelques 'nationales' sont défoncées, parfois il y manque carrément des bouches d'égout sans signalisation. Le reste est constitué de pistes le plus souvent mauvaises. En montagne ces pistes qui bordent des ravins vertigineux (sans bordure de protection ) sont jalonnées de multiples stèles commémorant la mémoire des malheureux conducteurs victimes de sorties de piste, avec fleurs et parfois photos. Il y a des stèles à 2 , 3 , 4 morts et même des stèles à 10 et 30 morts ! et certaines très récentes. Il faut préciser que le conducteur Albanais est suicidaire mais pas agressif, c'est très spécial, il n'hésite pas à doubler dans un virage sans aucune visibilité. La prévention routière reste à inventer !

Le bivouac ne pose pas de problème, il est assez facile de se trouver un coin sympa au bord d'une rivière, dans une clairière ou sur la plage. La pays vaut par ses paysages souvent grandioses mais peu par ses sites historiques qui sont une dizaine environ. D'après ce que nous avons pu constater, il n'y a pas de problème de sécurité, le niveau de vie est faible ce qui nous est favorable, on peut manger dans un restaurant pour 7 euros par personne, un café au bistrot vaut environ 40 centimes. Le gasoil était à environ 90 centimes d'euro.

Nous sommes arrivés par le Nord en venant de Split en Croatie, puis après un rapide passage au Monténégro nous sommes entrés directement dans le vif du sujet en rejoignant la vallée de Vermosh, puis le parc de Theth (l'aller par la piste Sud redoutable et le retour par la piste Nord), puis la vallée de Valbona en passant bien entendu par le bac du lac de Koman. Puis la piste Kukés / Peshkopi, ensuite la super route Peshkopi/ Orhid, Elbasan, Tirana, Durrës, la piste spectaculaire Gramsh/Korcé, Tepelenë, Fier, Berat, Gyrokaster, etc..

Un mot sur la côte Albanaise: la partie Nord, de la fontière à Vloré, présente peu d'intérét, c'est une côte genre Camargue, difficile d'accès, avec pas mal de moustiques et où la moindre pluie transforme la piste en bourbier infâme, nous en avons fait l'expérience, mettant une matinée entière à faire quelques km près du site d'Apollonia.. De Vloré à la fontière Grecque, surtout à partir du col de Llogara tout change, les criques sont superbes, l'eau cristalline et les bivouacs de rêve avec vue sur l'ile de Corfou... Nous sommes rentrés par Igoumenitsa/Ancône en open deck..

Conclusion: un beau pays mais dur pour les hommes et le matériel. Nous y avons croisé 3 camping-cars seulement, condamnés à rester sur le bitume, en revanche nos cellules étaient très adaptées au terrain. Cordialement
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Albanie: état des routes en 2008?
Bonjour,

Je suis allé en Albanie en 2005 et ce qui m'a fait le plus rager, c'est l'état des routes car certaines sont tout sauf des routes. Je parle de la nationale qui va de Pogdorica (Monténégro) a Skhoder. Sur le parcours monténégrin, je n'ai pas de remarques à faire, dans l'ensemble c'est bien. Mais dès que j'avais fait 100 mètres après le poste frontière, cette nationale est une catastrophe. Je comprends les moyens très limités de ce pays, mais j'ai vu sur place de nombreux tronçons en travaux, est-ce que cette route est toujours dans un piteux état ? De même, peut-on maintenant relier Shkoder à Tirana sans tomber sur ces terrassements de routes où mes amortisseurs ont vraiment souffert ? D'ailleurs, Tirana est goudronné de partout sur les grands axes ? J'avais écourté mon séjour à cause de ces "champs de patates" et que même si une route est en partie inondée, personne ne va canaliser l'eau pour la chasser et mettre un peu de graves qui se trouvent à proximité. Je sais bien qu'en Albanie c'est le dernier de leurs soucis, il y a des choses plus vitales pour eux, bref est-ce c'est mieux ? Peut-on aller de Tirana jusqu'à Saranda ou le lac Ohrid avec des routes correctes ?

D'avance, merci.
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Albanie en famille
nous désirons visiter l"Albanie cet été avec nos enfants en petit camion aménagé.Pouvez vous me renseigner sur le meilleur accès route ou bateau sachant que nous partirons de Besançon? Et une fois sur place quel itinéraire pouvez vous nous conseiller pour nous éviter de passer trop de temps à rouler durant la journée? D'avance merci.
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Albanie, pays dangereux?
Apres avoir lu le message de funchiran, je m interroge

"J'ai oublié en effet de le préciser, l'Albanie est vraiment dangereuse, hors saison, encore plus en moto. D'ailleurs, aux frontières, ils découragent les touristes en dehors de la période d'été... Les zones de haute montagne sont remplies de pillards, de voleurs et d'activistes! Ce n'est pas pour rien que la police vous accompagne parfois jusqu'à la première ville frontière (côté Macédoine)! "

Dans un semaine, je dois traverser l albanie en voiture.

est ce vraiment dangereux ? Je ne compte pas m attarder, visiter tirana et dormir dans un champs, une nuit...
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