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Carnet gourmand
Bonjour à tous.

Pour les Munichois et les visiteurs occasionnels, à la recherche de bonnes adresses gourmandes, j´ai une nouveauté, testée pas plus tard qu´hier soir !

Ca faisait un bail que je n´avais pas vu mes copines, Gaelle et Délia. On avait donc convenu de se retrouver pour casser une croûte ensemble. Les deux dernières fois, ce sont elles qui ont fait des propositions d´endroits sympas et originaux. C´est à mon tour.

Je suggère qu´on se retrouve non loin des rives de l´Isar, dans un restau de quartier qui vient d´ouvrir, un Italien sans chichi qui, aux dires du dernier Süddeutsche Zeitung, fait les pizza les plus fines, les plus croustillantes, bref ! les meilleures de Bavière, le tout à petits prix.

Mais Délia ayant un tiers de sang rital (les deux autres tiers sont francais et allemand) n´est pas tentée plus que ça par la n-ième pizza de la semaine.

Notre échange Email s´anime à l´approche du rendez-vous :

« - Les cocottes, à coté de chez moi vient de s´ouvrir "le Roeckl". Ce sont d´anciens délinquants qui tentent de se réinsérer dans la vie professionnelle en jouant à la dinette... Il parait que c´est bien. Qu´en pensez-vous ? Bises. Délia

- Ma bichette, mais ca me parait parfait ! allons nous encanailler au Roeckl. Gaga, es-tu partante pour aller manger chez les bagnards ? T´éviteras de mettre ton haut à rayures gris et orange-Guantanamo. Bizz. Agathe »

Gaelle ne répond pas. J´espère qu´elle n´est pas vexée. J´adore cette fille d´une fraicheur et d´une gentillesse sans pareille mais si je la charrie trop à propos de son dernier haut Petit-Bateau, peut-être qu´elle ne m´aime plus... Ouf ! Son mail frappe à ma porte 3 heures plus tard :

« - Salut les filles, je rentre juste de Berne (je me la joue, hein ?). C´est ok pour moi. On dit 19h30 ? Bisous. Gaelle

- Je vois vraiment pas ce qu´il y a de si extraordinaire à rentrer de Berne mais va pour 19h30 ! Bizz- Agathe »

19h36. J´ai une sainte horreur de faire attendre les gens, si bien que j´entre au pas de course dans le restau, les oreilles rougies par le froid automnal, sans vraiment prendre le temps d´y jeter un coup d´oeil de l´extérieur. Il m´a semblé avoir apercu Gaelle et Délia au travers de la large baie vitrée. Elles sont attablées devant un Kir Royal à la pêche pour l´une et une bière blonde pour l´autre. Délia prétendant ne plus vraiment supporter l´alcool depuis qu´elle a passé le seuil critique des 42 ans me propose de partager son demi.

Ma parole ! C´est tout juste, si j´ai le temps de m´installer et de faire la tournée des bises. Je trempe les lèvres dans le verre de Délia et une des jeunes serveuses s´approche déjà pour nous indiquer qu´ils disposent de plusieurs verres en cuisine et qu´elle est prête à m´en prêter un ! Je rêvais de bulles au houblon depuis la fin de la matinée. Quel bonheur de pouvoir réaliser ses fantasmes si facilement.

« - Vous avez déjà choisi ? Je prends comme toi Gaga, j´ai la flemme de tout lire après la journée de torture au bureau.

- Comme si on se faisait les ongles au boulot ou des parties de réussites, nous ! T´as tort. La carte est hyper alléchante »

Elle a raison. Je ne vais pas citer toute la carte mais en entrée, il y a le choix entre une soupe blanche de tomate au basilic ou des salades gourmandes : l´une aux courgettes grillées, fenouil, falafels, patates douces et crème de mangue. L´autre au fromage de chèvre glacé, estragon, figues, miel d´accacia et graines de tournesol.

Pour ce qui est du plat principal tout me tente, que ce soit le risoto aux morilles, fenouil, tomates et parmesan, le filet de boeuf, sa moutarde à l´ancienne faite maison et des frites ou le filet d´omble accompagné d´une salade de pommes et pommes-de-terre et un beurre de noix.

Le voisin installé à notre gauche -sans doute un top model- à la peau noire satinée, est en train de croquer dans une plus jolies frites qu´il m´ait été donné de voir. Délia, que l´âge ne rend pas moins timide, lui demande si les frites sont bonnes ici parce que « en tout cas elles sentent délicieusement !» C´est vrai qu´elle me rappelle la cuisine de ma grand-mère (elle les servait en Bresse avec de la crème fraiche !). Le mannequin noir bien élevé n´a pas vraiment le choix et lui en propose une, si bien que Délia sait déjà ce qu´elle prend : le steak-frites. Quant à Gaelle, elle décide de retrouver le goût de son dernier voyage au Liban en prenant la salade de falafels. Et en bonne Bressane que je suis, j´opte pour la salade au chèvre.

Je tourne la tête, pendant que Gaelle nous raconte son escapade en Suisse, pour constater que la salle est archi comble, et remarque le décor moderne. Les tables et les chaises sont d´un gris anthracite très "design", contrastant avec le service en porcelaine. Le personnel est jeune, professionnel, avenant, décontracté, mais surtout pas désinvolte. On a d´ailleurs vite l´impression, que sans eux, rien ne serait possible ce soir (il faudrait se mettre soi-même aux fourneaux...) La cuisine est finalement assez haut-de-gamme. Je sais, naive comme je suis, je m´attendais sans doute à trouver « un vilebrequin dans le ragôut et dans le petit-pot de beurre une pinse-monseigneur » !

Ce restau « Roeckl » est le fruit du projet commun d´une association de pédagoges-pyschiatres et de cuisiniers qui offrent à des jeunes défavorisés une chance de réinsertion dans la vie professionnelle ainsi que la possibilité d´un avenir structuré. Le projet est calqué sur celui de la star people des cuisines, le Britanique Jamie Oliver avec son restaurant « Fifteen » de Londres. A priori cette initiative est la première du genre en Allemagne. J´ai cru comprendre que des chantiers d´insertion semblables existent déjà en France.

Pour en revenir à nos papilles, finissons par le dessert. On s´est jetées toutes les trois, en toute bonne conscience puisque c´est pour une bonne oeuvre, sur les minis portions de crème brûlée à l´orange (un peu trop froide à mon goût mais pas au point de coller le pâtissier en garde à vue). Quant à Delia, qui ne supporte soi-disant plus l´alcool, elle a repris une bière. La tarte Tatin et son miroir de caramel ne nous laissait pas vraiment indifférentes mais Gaelle est au régime à mi-temps alors, on a fait preuve de solidarité... comme toujours dans les coups durs !

Pour celles et ceux qui seraient tentés de passer à Munich, voici les coordonnées du restau :

Roeckl. Isartalstr. 26 80469 München

(ouvert pour l´instant le soir seulement à partir de 18heures. Une bonne idée pour ceux qui ont arpenté la capitale de Bavière en journée. A ce propos, à partir d´aujourd´hui on peut voir une grande expo consacrée à Wassily Kandinsky au musée Lenbachhaus)

Ps : espérons que les messages de 10 lignes sont tolérés dans cette rubrique !
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Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain"
sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.

Sauver les ours de la décharge de Z

Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.

Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.

(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )

Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.

Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂

Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).

La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.

Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).



Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).

Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.

Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --

Les ablutions du grizzly

Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..



le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--

Le prospecteur intrépide

En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.

Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.

La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.



Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…

Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...

Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…

L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald

Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.

Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder

cochize
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Emmener son chat au Vietnam
Bonjour a tous !

Si tout va bien on demenage au Vietnam ! Je compte emmener mon chat. Si quelqu'un connait les formalites concernant ce sujet, si quelqu'un a connu cette experience, merci de m'indiquer les infos. Je vis actuellement a l'etranger (hors UE) ou j'y ai adopte ma minette, les demarches sont-elles differentes en fonction des pays d'origine de l'animal ? Est-il possible de voyager en cabine avec le chat (dans sa cage) ou bien passage en soute obligatoire ?

Merci d'avance pour la minette !
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Préparation voyage avril 2015 avec 2 enfants Cuba, République Dominicaine, ou bien Thaïlande
Bonjour à tous Je viens ici pour la première fois. En parcourant le forum de long en large J ai pu avoir beaucoup d infos , mais je vous avoue que je suis perdue, J aurais besoin d infos de personnes qui sont déjà allées dans ces pays. Je suis en train d organiser notre futur voyage qui se déroulera au mois d avril 2015. Nous serons 2 adultes et 2 enfants de 7 et 9 ans.

Ce que nous recherchons de belles plages de sable blanc , l eau claire, du soleil et de la chaleur, pas 40°non plus 😉 mais nous souhaitons également un pays où nous pouvons y faire des visites nous ne souhaitons pas passer la semaine dans le club sans sortir . Nous voulons voir le pays et avoir des contacts avec les habitants.

nous hésitons entre cuba, la république dominicaine, ou bien la thailande. Ces pays étant vaste quels endroit privilégier , bons hôtels? Différence de budget. En espérant plein d infos Merci!
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Professionalisation de l'humanitaire
Chers collegues voyageurs.

En regardant passivement les pages et les reactions de chacun concernant les "camps humanitaires" et autres pseudos programmes de solidarite, j`ai ete surpris par la naivete et le simplisme avec lequel on aborde l`humanitaire dans ce forum. Les definitions plus ou moins fantaisistes que certains ont utilise m`ont herisse les cheveux sur la tete. Avant de bondir sur vos sieges et de vous dire "mais pour qui il se prend celui la", laissez moi me presenter brievement. Je suis un francais de 27 ans, et cela fait 24 mois que je vis a l`etranger en travaillant pour des ONG. J`ai passe 14 mois dans le sud du soudan, et cela fait 10 mois que je suis en Indonesie pour des programmes de reconstruction post-tsunami. Je suis aujourd`hui responsable de site pour une ONG americaine et je gagne 4500 dollars par mois. Je suis loge nourri et transporte. J`ai 120 employes nationaux et 4 expats sous ma responsabilite.

Salaire indecent me direz vous...

Pas tant que ca. Je gere pour l annee 2007 un budget de 1, 5 millions de dollars sur une zone affectee comprenant une quinzaine de villages qui ont ete ravages par cette vague meurtiere de 25m de haut.

Contrairement aux definitions saugrenues que j`ai pu lire sur ce site, l`humanitaire n`est pas une affaire d`amateurs. C`est un metier. Avec ses contraintes, ses responsabilites et ses regles. Je rigole doucement lorsque je vois des candidats prets a payer des centaines d`euros pour aller poser trois briques dans un village Senegalais. Cet "humanitaire d`appartement" me fait rigoler pour plusieurs raisons: ces projets, bien que surement pertinents sont geres de maniere locale et n`appartiennent pas a un programme d`ensemble et sont donc des actions isolees qui pour moi sont inefficaces. En gros c`est pas un petit etudiant francais sorti de chez papa-maman qui va apprendre a un senegalais a mixer du beton et monter des murs. C`est pretentieux de le croire. Les africains ont la debrouille dans le sang. On ne va pas dans les pays du sud sans connaitre les coutumes et traditions locales. L`approche communautaire est une vraie science sociale. Partir un mois faire un chantier, excusez moi mais c`est perdre son temps et son argent. Il faut minimum six mois dans un pays pour seulement commencer a en comprendre les rouages. L`humanitaire est dur. Il implique une directe exposition avec la mort. D`abord la sienne, a cause des maladies que nos corps d`europeens ne connaissent pas, mais aussi avec celle des autres. Sans faire de voyeurisme, j`ai vu des gamins mourrir de malnutrition, de malaria ou d`autre chose. Il ne faut pas confondre humanitaire d`urgence et developpement durable.

Je voudrais vous faire comprendre la clarte de mon message. Si vous voulez faire de l`humanitaire, engagez vous aupres de professionels. Eux seuls ont l`expertise des situations d`urgence. Vous pouvez visiter le site www.coordinationsud.org ou www.reliefweb.com il y a des offres d`emplois. Vous pouvez egalement postuler directement pour des ONG comme MSF, Care, OXFAM, CAM, AMI, ACF, worldvision... c`est pas les structures qui manquent et elles sont toujours en manque de candidats. Elles seules vous permettent de partir dans de bonnes conditions. Generalement elle prennent en charge les frais en france (a hauteur de 800 euros par mois) les billets d`avion, le logement, et surtout, elles ont des assurances rappatriement efficaces et une connaissance des pays a risque. Tout un panel de metier y est represente. Eaux, assainissement, microeconomie, nutrition, construction, logistique, etc... Par contre il faut etre pret a partir un an en Afghanistan, en somalie, au soudan, au Pakistan... etc... bref des pays beaucoup moins attrayant que le senegal ou le Mali, mais ou les populations sont vraiment en detresse.

Mais en avez vous vraiment envie ????

Si vous voulez faire du developpement, inscrivez vous dans un DESS social, developpement, ou suivez simplement le sursus de Bioforce, la seule ecole humanitaire en france. Perseverez et vous serez sollicites a la fin de votre formation pour un poste de developpement dans un pays un peu mois craignos.

Voila mes chers collegues. Je voulais juste vous dire de ne pas vous tuer la sante, et payer pour ca en plus...

Vos reactions/questions sont bien entendu les bienvenues.

Merci a ceux qui m`ont lu jusqu`au bout.....
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Inde: quinze jours après les attentats à Bombay...
2 semaines deja que Bombay se trouvait prise sous les feux assassins d'un groupe de fedayins determines a creer un maximum de destructions et de tueries, toutes bien ciblees, preparees depuis longue date, a distance depuis le territoire du voisin ennemi de l'Inde, le Pakistan. Le bilan humain et psycologique est lourd. Ce massacre est de loin le plus traumatisant pour les Indiens et tous ceux qui ont vecus de pres, en life ou devant leurs ecrans de tv, les 60 heures interminables de ce carnage. Le nombre total des victimes, mortes et blessees confondues, approche les 500. Un chiffre qui en Inde n'a rien d'exceptionnel. Dans d'autres situations - conflits ethniques ou religieux, catastrophes naturelles. accidents divers lies a la vetuste des transports, des usines, etc... Les bilans humains sont parfois plus charges et ne font que quelques pages d'infos dans les journaux et la presse passe vite a d'autres sujets. Cette fois, le choc est beaucoup plus grand. L'inde dans sa diversite la plus large est en colere et a su exprimer pacifiquement son raz le bol a travers des marches, des rencontres inter communautaires, des debats multiples et animes dans les medias. Une revolution dans ce pays qui a trop souvent fait silence sur les dysfonctionnements de ses institutions politiques, militaires et policieres. L'Inde compte une (sur)population a 70/100 de jeunes de moins de 35 ans. Le systeme en place ne repond pas assez aux aspirations legitimes de cette jeunesse sur les themes de developpement pour tous, de clarte et de justice, de salaires consequents face a une forte inflation, etc... L'evenement des attaques a Bombay, avec cette lethargie et cette incompetence des decideurs en place au niveau local ou national a solutionner rapidement le drame en cours, a booste la jeunesse indienne a justement crier et justifier sa frustation envers un systeme obsolete, suffisant voire meprisant. 4 jours apres le 26/11, le gouvernement local changait de responsables, a Delhi, le ministre de l'interieur etait remplace et les excuses publiques de son remplacant sur les erreurs commises optimisait enfin l'espoir de tout un peuple a un futur commun un peu plus reactif et solidaire. Bien sur la lenteur anemique du systeme indien mettra du temps a satisfaire les aspirations de beaucoup de gens ici mais il semble bien que le slogan tant vu et tant entendu a travers le pays ces derniers jours "ENOUGH IS ENOUGH' ait bien ete enregistre et qu'il ouvre enfin rapidement des changements positifs dans l'ensemble de cette 'Incredible India.
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Ukraine: Poutine envoie l'armée
Bonjour,

Le parlement Russe vient d'ordonner l'envoi de troupe militaire en Ukraine. Le président par intérim déclare la mobilisation générale pour faire face à l'invasion.
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Petite virée dans le centre de la Mongolie
Voici un récit écrit à plusieurs mains d’après les notes prises par deux participantes et moi-même lors d’une virée mongole. Le début n’ayant aucun intérêt à être présenté ici, le carnet commence à l’aéroport de Pékin.

Nous y mesurons à sa juste valeur le sérieux – et peut-être aussi un peu le zèle - des services douaniers chinois qui nous autorisent enfin à franchir la zone du contrôle des bagages, non sans avoir minutieusement vidé, vérifié, retourné en tous sens nos petits sacs à dos de cabine, fait étudier longuement par l’autorité suprême les filtres de cigarettes, reniflé tabac à rouler et piqué au passage 7 briquets et un tube de Dexeril, sous l’œil médusé et noir de Véro.

Vue du ciel, Oulan-Bator se laisse approcher avec quelques yourtes puis une série de toits rouges, verts, bleus... suivent de tristes immeubles agricoles et très vite, presque en rase campagne, se dessine la piste (presque) goudronnée de Ghengis Khan, où nous sommes accueillis par deux hélicos en tenue léopard...

Les contrôles sont simplifiés au regard des tatillons voisins chinois et nous avons une pensée émue pour le petit gars au comptoir de Lyon qui a permis l’arrivée jusqu’ici et sans problème, de tous nos bagages.

Nous sommes reçus par Amgalan le responsable de l’agence et Bayna notre guide. Ils nous accompagnent jusqu’à l’hôtel. La route est plutôt défoncée mais ne semble en rien gêner Amgalan et sa conduite sportive.

L’architecture, marquée par le «protectorat russe» n’est pas vraiment sexy. C’est pas mal daté, déglingué, poussiéreux, en bref peu engageant. Le centre ne vaut guère mieux, en plus prétentieux. Bâtiments officiels lourdauds rivalisent avec quelques rares envolées contemporaines qui font un curieux mélange face aux récents hôtels de luxe et aux vestiges pompeux de l’ère soviétique mâtinée de relents chinois.

L’hôtel a l’avantage d’être central et après une douche réconfortante nous passons faire un peu de change. Alourdis de plusieurs dizaines de billets et avec le sentiment d’être riches (1000 Tugruts = 0,60€) nous allons déjeuner.

Dire que le pays est végétarien serait faire une grave insulte aux traditions d’élevage et au lobby qui s’en suit. Aussi c’est de la viande, qui bouillie, qui grillée, qui mitonnée en ragoût qui déborde de nos assiettes au grand désespoir de notre quasi-végétarienne Marie-Paule.

Notre premier repas mongol est arrosé d’un premier orage. Ça souffle de la poussière partout avant de tomber dru et serré. De la terrasse où nous dominons un carrefour, nous pouvons constater que la fameuse conduite locale et sportive a ses limites, certains passent, d’autres pas, mais les deux violents coups de freins, crissements de pneus et bruits de tôle froissée ne troubleront notre déjeuner que le temps de se marrer devant l’engueulade des deux chauffeurs se rejetant mutuellement les tords.

Bayna qui nous accompagnera durant notre périple est plutôt sympa. Son français appris par Internet nous impressionne pas mal et permet à ce journaliste musical de mettre un plus de beurre de yack dans son thé salé pendant la saison touristique.

Après une petite sieste nous nous aventurons en free lance dans la ville, quelque peu désorientés par l’écriture cyrillique qui ne facilite pas la lecture des plans.









Re-bourrasque nous en profitons pour une virée cartes postales, une excellente bière mongole et… une non moins excellente pizza (Si si c’est une italienne qui le dit !!!) dans ce qui semble être un des hauts lieux de rencontre de la jeunesse dorée d'Oulan-Bator.

La capitale by night ne nous livre guère ses secrets, juste une vue plus voilée de son manque d’harmonie. Sur la place principale, nous sommes invités à participer à un petit flash mob de danse occidentalisée avec, en clôture une lambada très chaloupée qui laissera de marbre le Ghengis local.



A nouveau l’orage menace. Retour au triple galop à l’hôtel pour une nuit rythmée par la boite de night voisine.

Sans les 20 heures de voyage et le rhum arrangé vanille et café bourbon façon José, certaines auraient, sans doute eu du mal à trouver Morphée.

Vendredi Où nous découvrons Adia, notre chauffeur et son véhicule, dont la dimension trapue nous inquiète vu le nombre de passagers et de bagages. Mais c’est fou ce que l’on arrive à caser dans une ambulance de l’armée russe réformée. Et hop en route, ma poule.

La banlieue Ouest sous la pluie est encore plus sinistre et embouteillée que la route de l’aéroport. Petite halte pour bon nombre de bidons d’eau minérale, jus de houblon et diverses provisions dans une épicerie-lingerie-quincaillerie.

Des produits français s’alignent en masse, dont de la moutarde, évidemment dijonnaise et un St Emilion bien égaré à côté des mètres linéaires de vodka.

La pluie nous accompagne toujours et nous déjeunons dans une petite maison, résidence d’hiver tristounette d’Adia notre chauffeur, à peine égayée au mur par un morin khuur, la traditionnelle viole à deux cordes ornée d’une tête de cheval. Premier contact avec les toilettes locales au bout de l’enclos, système ingénieux bien que jugé spartiate par certaines européennes habituées au luxe de l’eau courante.

La campagne se révèle beaucoup plus accueillante sous le soleil qui daigne enfin se montrer, et les premiers troupeaux de courtes pattes et de fiers chevaux en liberté nous remontent sérieusement le moral mis à mal jusque là par la météo locale.





A Lün, premier vrai centre situé à plus de 150 kms d’Oulan Bator, nous assistons à notre premier Naadam. Cette fête nationale populaire, nous offre un spectacle des plus dépaysant, encore qu’à voir l’insistance avec laquelle nous sommes dévisagés par certains autochtones on se demande ce qui est le plus remarquable.









Une concentration de Mongols en habits traditionnels, gueules burinées, deels et bottes du dimanche, aussi typiques que colorés sont réunis, en cercle.



A cheval, à moto ou en voiture ils sont là pour assister aux combats de lutte. Un sport national qui n’éveillera pas chez nous (du moins dans l’immédiat…) la même passion que chez les autochtones.









Après quelques affrontements, lesquels nous laissent … disons, assez pantois et moins admiratifs que les fins connaisseurs du cru, nous nous dirigeons vers la place d’arrivée des courses de chevaux.

L’ambiance est festive, mais le final des 2 ans montés par de tous jeunes enfants suggère la dureté de la vie des nomades. Peut-être est-ce cette rudesse qui pousse certains à fricoter de près avec la vodka ; cadeau, s’il en est, du protectorat russe.





Nous avalons encore le peu de goudron qui reste entre les énormes nids de poule, puis bifurquons dans une grande steppe ourlée à l’infini de montagnes arrondies. Ce sera l’endroit de notre premier bivouac. Nous y ferons l’amère constatation que matériel fourni par notre agence, et notamment les tentes, n’est pas à la hauteur de la qualité vantée.

Pendant que Bayna s’active aux gamelles, nous nous débattons en pestant contre Amgalan le grand responsable. Nous réussirons finalement à installer notre campement. Mais Christine et Estelle dont la tente n'est pas montable n’ont d’autre solution de couchage que la grande tente mess qu’elles partageront avec Bayna. Adia, taiseux et à l’air constamment renfrogné brique et rebrique son camion. Nous soupons attablés en plein steppe. Notre guide-cuistot est plutôt bon, quant au chauffeur nous en reparlerons.

«La connaissance est le trésor suprême. Les enfants sont le trésor du milieu. La richesse matérielle est le trésor le plus bas.» Proverbe mongol
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Pourquoi nous devrions tous parler anglais
Par habitude, mes textes sur ce forum sont plutôt sur un ton léger, j'aime aborder les choses avec humour, surtout quand il s'agit de choses sérieuses. Mais pour ce post, je vais mettre mon habit sérieux. Costume ok, cravatte ok, chaussures qui brille c'est bon, on y va.

J'ai récemment eu un long débat sur les langues avec les amis Australiens avec qui je passe le plus clair de mon temps ces jours-ci. Après y avoir beaucoup réfléchi et fait des recherches, je pense que nous devrions tous parler anglais? Pourquoi? Permettez moi de partager cette reflexion.

Entre 6,000 et 7,000 langages différents existent, suivant quelle définition de "langage" vous utilisez et comment vous présentez la distinction entre langage et dialecte.

Suivant les données que vous choisissez, (prenons les estimatons de Kryss Talaat, comme le fait wikipedia), les 30 premiers couvrent 6.2 milliards d'entre nous. Le top 3 est bien connu: Mandarin, Englais et Espagnol. Il couvre 2.6 miliards.

Si nous regardons les chiffres, la conclusion facile pourrait être: nous devrions tous parler Mandarin, vu que c'est le plus parlé.

Oui, mais nous pourrions aussi affirmer que l'Anglais est la langue internationale des affaires, donc ce devrait être la langue que chacun doit connaitre.

Attendez, pourquoi argumenter? Nous pouvons simplement admettre que tous les langages sont voués à être remplacé tôt ou tard, donc ceci est une discussion inutile.

Regardons ça de plus près.

Histoire

L'humanité a connu des langages significatif dans le passé. Phoenicien, Sanskrit classic, Grec Ancien, Hebreux ou Latin: ils ont tous été des langages majeurs à un moment donné. Pas parlé par tous, mais ils étaient des signes fort de la globalisation dans ces temps anciens. Que c'est il passé? Guerres, évolutions linguistiques, divisions de pays: tôt ou tard, chacun d'entre eux a été ajouté à la longue liste des langues morte. Dans l'état d'esprit d'aujourd'hui des anglophones, le futur de l'Anglais n'a jamais été aussi brillant. Mais dans l'état d'esprit du 2ième siècle en Europe, le futur du Latin n'avait jamais été aussi brillant également. Alors pourquoi l'anglais serait il différent?

Nous pouvons raisonnablement considérer qu'il va suivre son chemin à travers les siècles pour finalement mourrir, remplacé par le Mandarin ou une autre langue. Mais c'est un fait, le monde a beaucoup changé depuis le 2ième siècle. Malheureusement, les guerres sont toujours présentent. Les divisions de pays et les évolutions linguistiques aussi. Au 2ième siècle, des langues continuent de mourrir, comme l'Eyak (en Alaska, éteind en 2008) ou le Cromarty (Langue Germanique du nord de l'Ecosse éteinte l'an dernier).

Alors qu'est ce qui a changé?

Les communications mondiales. En l'an 200, l'Empire Romain n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait en Asie ou en Amérique. Mais nous aujourd'hui si. Nous sommes au courant de ce qui se passe à peu près partout en ce moment. Alors peut-être parce que nos moyens de communication sont si différents, l'histore n'est plus vraiment un guide.

Technologie et communauté.

C'est peut être la première fois où nous possèdons un langage parlé dans tous les pays du monde, d'une manière ou d'une autre. La globalisation des marchés, l'économie, les technologies, les communications donnent à l'Anglais le pouvoir de dominer le monde comme aucun langage avant lui.

J'ai lu quelque part que des chercheurs avaient dit qu'un quart de la population mondiale pouvait communiquer en anglais. Impossible à vérifier une pareille statistique. J'ai essayé, mais chaque pays possède ses propres chiffres. Ce que nous pouvons affirmer c'est que l'Anglais est la langue commune dans presque tous les domaines, de la programmation au traffic aérien en passant par le vocabulaire des marchés financiers. Si vous avez une licence de pilote, vous savez commment échanger avec une tour de contrôle en utilisant les termes techniques anglais. La domination en temps que langage d'Internet est évidente: 56% du contenu d'Internet est en Anglais quand seulement 27% des utilisateurs actifs sont anglophones. Quand vous voyagez, dans chaque aéroport international, vous trouverez de pictogrammes et leur traductioin en Anglais. Etre éduquer signifie connaitre l'anglais dans beaucoup de pays. C'est assez courant de tranvailler dans une entreprise pas anglaise qui possède l'anglais comme langue officielle.Pourquoi? Parceque leurs affaires sont faites avec le monde extérieur, via Internet, ou toute autre forme de communication, en Anglais.

Donc même s'il y a plus de gens qui parlent le Chinois comme première langue, c'est bien l'anglais qu'ils doivent utiliser s'ils veulent devenir pilote, programmeur ou échanger avec d'autres cultures. Et c'est pareil pour les Espagnols, les Indiens les Russes, les Français ou tout autre non-natif anglophone.

Apprentissage

Oui, ok, nous avons tout ça. Mais admettons que nous ne l'avons pas. Disons que nous devons prendre une langue pour tout le monde, pour le contrôle aérien, les marchés financiers, la programmation et tout le reste. Dans ce cas ourquoi ne pas choisir le Chinois vu que c'est la première langue la plus parlée?

En utilisant les mêmes données que précédemment, l'estimation de Kryss Talaat, nous pouvons confirmer qu'en effet, le Chinois est le langage numéro 1. Nous pouvons aussi voir que l'alphabet le plus utilisé est l'alphabet Latin, avec près de deux fois plus d'utilisateurs que les pictogrammes chinois (2.4 vs 1.3 milliards). Nous pouvons aussi vérifier que la racine Indo-Européenne est 2,5 fois plus commune que la racine Sino-Tibetaine (3.4 vs 1.4 milliard).

Donc, si 5 à 7 milliards de personnes doivent apprendre un langage, ces deux statistiques indiquent que le langage le plus simple avec lequel débuter serait basé sur l'alphabet Latin et les origines Indo-Européennes. origins. Pourquoi? Parce que cela voudrait dire que la plupart des gens n'auaient pas à apprendre un alphabet, et trouveraient de (très) nombreux mot communs ou avec des orgigines communes. Cela ramène la liste à 7 langages: Anglais, Espagnol, Portuguais, Français, Allemand, Italien et Polonais.

Lequel choisir? Bien, soyons pragmatique. Quelles sont les difficultés pour apprendre un nouveau langage? Grammaire, genres, arguments, conjuguaisons, longs mots. Le genre (masculin/féminin) c'est un des plus compliqués. Comment est construite la logique? Y en a t il une? Non. Aucune. Un mot masculin en Allemand, comme table (der Tisch) peut être féminin en Français (la table), et neutre en Norvégien (Bord). C'est juste quelque chose que vous devez apprendre. Cela rend une telle langue plus difficile à apprendre. Encore plus si ce genre entraine des règles d'accords compliquées.

L'Anglais est le meilleur candidat. Il n'y a ni arguments (le, la...), ni genres, pas d'accords, et une grammaire relativement simple. Ce langage est partout est peut être écouté, lu, intégré et utilisé partout. Il a des mots courts, et les accords des verbes ne changent qu'à la troisième personne. Les anglophones sont très tolérents avec les erreurs car l'Anglais est pour beaucoup une seconde langue.

Un argument des détracteurs est de dire que l'Anglais est le langage qui contient le plus de mots, et complique le problème. Ce qui est très probablement vrai. Combien y a t il de mots dans la langue Anglaise? C'est presque impossible de répondre, parce que cela dépend de ce que vous entendez par langue Anglaise et par mots. Mais c'est un faux problème. Je vais aller directement à la conclusion (Vous pouvez creuser ce sujet si vous voulez en allant ici). Dans plus d'un million de mots, un ado de 16 ans en utilise autour de 10 000 - 12 000, et 20 000 à 60 000 pour un étudiant diplômé. Une étude de l'OED (Oxford English Dictionary) montre que 90% de l'OEC (Oxford English Corpus, une collection de textes écris ou parlés en Anglais sélectionnés pour être représentatifs de la langage) représente pas plus de 7 000 mots, 50 000 mots pour 95%.

Tous ensembles

Si nous mettons ensembles l'apprentissage, les technologies et les communications, il apparait alors assez facilement que l'anglais est le meilleur candidat finalement.

Vous pouvez demandez: "Mais pourquoi devrions nous tous parler un même langage?", "La différence c'est bien, pourquoi veux-tu la changer?" ou ce genre de question. Oui, mais non. La différence peut être une bonne chose, bien sur, mais si nous voulons communiquer plus vite, plus facilement et plus efficacement, nous devrions converger vers une langue commune. Ce n'est pas parcequ'un langage s'éteind, comme ceux mentionnés plus haut, qu'il meurt. Nous avons toujours des livres en Latin, Grec Ancien ou Sanskrit. Et nous utilisons encore ces écrits pour étudier notre passé. Mais si un jour nous voulons que tous soient unis, nous devons être capable de tous nous comprendre.

Je pense sincèrement que nous nous dirigeons doucement vers ce point, vers le point où tout le monde sera à même de communiquer sans la barrière de la langue. Et pour moi, en tant que non-natif anglophone cette future langue s'appelle l'Anglais.

N'hésitez pas à commenter et donner votre avis, si vous êtes d'accord, ou pas. Surtout si vous ne l'etes pas en réalité ... 😉 Et en tant que voyageur que vous êtes surement (ou alors si vous êtes sur ce forum, vous êtes curieux, ou perdu remarque...) je suis sur que vous avez un avis sur la question!

Version original de cet article sur mon site perso ici.
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Cuba: pourquoi l'embargo depuis 48 ans?
Est ce que quelqu'un pourrais m'expliquer pourquoi il y a un embargo depuis 48 ans??🙁 qu'est ce que Cuba peut bien avoir fait aux État Unis pour que cette embargo perdure année après année?? Jaimerais bien comprendre?? merci pour vos commentaire!🙂 Quelle serais la solution d'arrêter d'allé en tout inclus? pour boycoté! (allé dans une autre destination comme R.D)??
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Image de la France à l'étranger: bien cotée?
😉 Une des premières questions que l'on nous pose en voyage c'est " de quel pays es tu ?" Celà semble un paramètre super important pour que l'on nous situe, plus que l'age, le métier, l'état civil etc.. D'après les réactions et commentaires de vos interlocuteurs, avez vous l'impression lors de vos contacts aux 4 coins du monde que la France a une (très) bonne image ?
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Cuba avec des enfants et un petit chien
Bonjour! De retour de la Floride, je pense déjà à mon prochain voyage! Nous aimerions aller à Cuba ou en République avec 2 ados et une petite fille de 6 ans. De plus, j'aimerais amener mon petit caniche de 7 livres avec nous! Quel hôtel et quel endroit me conseillez-vous? Je ne connais vraiment pas ces endroits et j'aimerais être un peu guidée... Merci!🙂
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Amener un chien à Dubai?
Bonjour, je voudrai savoir si le fait d'amener un chien à Dubai pour y vivre est un processus long et pénible, pour le chien? Les vétérinaires ne me parle que de vaccin mais j'aimerai avoir l'opinion d'une personne l'ayant vécue. merci
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Pension gardant les chiens dans le coin de Fort Lauderdale?
Bonjour, Je pars pour la Floride (Fort Lauderdale) pendant les Fêtes. Le problème c'est que mon hôtel refuse les chiens et j'ai un petit caniche que j'aimerais bien amener en voyage avec moi. connaissez-vous une pension qui garde les chiens dans le coin de Fort Lauderdale, Hollywood?

Merci!
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Le chien: un plat typiquement thaïlandais?
Salut 🙂!J'ai une amie qui m'a raconté l'histoire de sa collégue de travail qui était partie en Thailande avec sa petite caniche.Oui, une magnifique caniche blanche "caline". Donc, elle était parti dans un resto thaie et y a le serveur qui se pointe.Bon, elle prend sa commande et elle tend sa laisse au serveur.En lui demandant dans un anglais soutenu, de garder le chien. Donc, la "mémére" s'éclate le bide...A la fin du repas, elle appelle le serveur, pour avoir son addition.Elle demande au serveurs de lui ramener sa "caline". Le serveur se pointe et lui tend la laisse sans le toutou à sa "mémére". Elle demande des explications et le serveur lui montre son assiette vide et fais quelques geste...et directement, la mémére comprend que "Caline".Etait désormais bien gardé...Et que la pauvre Caline ne reverra le jour qu'à la fin de sa digestion...beurk!

Tiens je me demande si elle a laissé un pourboire au serveur!

Donc, moi je suis parti en Thailande, mais je n'ai pas fais gaffe...🤪 Je ne sais pas si les thais mangent du toutou. Est-ce que d'aprés vous cette histoire est une "mythonade"? Mon amie y croit dur comme fer!

Moi, je crois que c'est du mytho!quoique les chinois mangent du chien, ça se trouve, elle a été dans un restau chinois...

A plus! Lexa 😎
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Randonner avec un chien: vos témoignages?
Bonjour à tous!

Après quelques recherches sur le forum concernant ce sujet je suis souvent tombée sur des personnes déconseillant la randonnée avec nos compagnons à quatre pates... J'ai donc envie de lancer une sorte de sondage sur les personnes ayant fait une experience "positive" de la rando accompagnée d'un chien! Je vous l'avoue ceci est un peu interessé, moi et mon ami comptons en adopter un et comme notre passion est la rando, il vaut mieux bien y réfléchir...

Merci d'avance à tous pour vos témoignages!
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Mayotte: départ imminent!
Bonjour a tous!

Je m'envole pour Mayotte avec mon ami et mon chat, le 18 Avril 2008, pour y travailler en tant qu'infirmièr. (Réa et Urgence).

Je suis en pleins préparatifs et est encore quelques questions en ce qui concerne quoi emmener? pour le déménagement, me conseillez-vous d'emmener de l'éléctromenager? et du mobilier? Nous sommes en train de nous créer un petit kit Mayotte (matériel de plongées, tente, hamac, canoe...) qu'est ce qu'il ne faut surtout pas oublier et surtout pas emmener?

Pour le logement, à notre arrivée, nous pensions prendre un gites ou chambre d'hôtes le temps de trouver une maison, auriez vous des infos ou des conseils??

Merci à tous!

et a bientot sur l'ile!
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Que faites-vous de vos animaux pendant votre absence?
Bonjour a tout le monde!! J'aimerais savoir quesce que vous faitent quand vous partez pour plus d'une semaine avec vos ptit chouxchoux ( Chat et chien) Je suis surment pas la seule qui dois a chaques foi me casser la tete...mais cette année j'ai une tante qui va venir a tout les jours pendans 2 semaines cela est moin pir que de l'envoyer ailleur Non??? J'attend vos réponses Amicalement
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Jaisalmer est-elle trop touristique?
bonjour a tous, je suis adepte des voyage routard depuis maintenant quelques annees et je part pour la premiere fois en inde du nord pour 3 semaines. je ne suis pas fan des destinations trop touristique et je suis mitigé sur la ville de jaisalmer et d'un safari chameau dans le desert. Je me doute evidemment que ca doit etre tres joli mais est ce que le plaisir ne serait pas gaché par une surpopulation de touriste??? que me conseillez vous comme destination dans la meme region, toute aussi jolie mais moins touristique??merci d'avance pour vos reponse!

fabien
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Safai Park Bophloi à Kanchanaburi
Sawat dee kap Comme l'an dernier, nous avions fais le temple aux tigres, que certes nous avions ramener de magnifique photos avec les tigres, mais que nous n'y avions aucun autre interret, nous ne le fesons pas cette annee.... Par contre en se baladant en motorbykes, on a remarquer des panneau Safari park, assez etonner puisqu'aucun tour ou voyagiste ne propose ce safari. Le Park se compose de deux partie, une premiere ou on prend un bus, on etais seul dedans(evidement, le park n'est pas vendu par les tours), on passe des portail a la Jurassic Park, d'abbord il y a des chevres, cerf, bambi a qui nous pouvons donner des fruits acheter a l'entrer, apres, des tigres, ours, lion a qui on ne peut rien donner et on doit garder les fenetres fermer😄, et puis les zebres, chameau et les giraffes qui viennent elles meme chercher les fruit puisqu'elle passe leur cou par les fenetres🙂....Tres sympa de carresser des giraffes.... Apres y a la deuxieme partie, ou il y avais un peu plus de monde, mais que des Thais, aucun farengs.... Et la, y a des show de prevu, un enorme et magnifique restos, on y a ete, on a demander le menu🤪🤪 Y avais des nouilles, des nouilles et aussi des nouilles, en soupe, un seul et unique repas, apres show d'elephant, les Thais n'etais pas tres interresser a ce show, par contre le show suivant, a mourrir de rire, ils etais tous exiter, criait, ils ont tous donner des bath a la fin du show....Le show, des caniche qu'il font s'assoir, se coucher, marcher sur les pattes arriere, passer entre un cerceau et monter sur une passerelle, bref ce que tous les chiens savent faire chez nous...Ca ca les amusais, et puis le show crocodile, rigoloridicule....Limite mais divertissant....Et apres....Des tigres avec qui on pouvait faire des photos😄.....Sans moine et sans temple, pareil, photos a coter, on peut les carresser..... Voila, pour ceux qui sont interresser, faut prendre la meme route qu'Erawan et apres une dizaine de km prendre a droite(y a des panneaux)....en tout +- 25km...Facile en motorbikes....
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Emmener mon chien en Thaïlande
bonjour à tous,

je vais déjà me présenter: marco 30 ans, adorant les voyages comme tout le monde ici apparemment. Ma préférence n'étant pas pour les voyages "organisés" de a à z mais plutot pour les séjours découvertes, surprises, aventures...

j'adore depuis toujours l'asie. J'ai déjà passé étant plus jeune un mois en thailande, je suis parti 1 mois et demi an chine cette année et je retourne en mars pour 3 semaines au pays du sourire: la thailande qui m'a laissé des souvenirs innoubliables.

j'ai pour projet de partir vers novembre 2008 vers la thailande pour un temps non déterminé à l'avance qui peut aller de 3 à 4, 5, 6 mois peut-être plus qui sait... pourquoi pas dénicher un job si une occasion se présente... bref, une envie de déconnecter avec la vie française, parisienne pendant que j'en ai les possibilités. ma destination de départ sera très certainement la thailande mais je ne suis pas bloqué dessus et pourquoi pas découvrir après coup le cambodge, le vietnam... des pays qui m'attirent aussi beaucoup.

alors, mon problême, est que je suis propriétaire d'un chien à la réputation ici en france très sulfureuse : un american staff de 4 ans et de 35 kg. soit dit en passant adorable, n'ayant jamais montrer le MOINDRE signe d'aggressivité envers un être humain. ceci étant moins vrai envers ses congénères mâles qu'il n'apprécie que moyennement...

je pense que vous commencer à comprendre... n'ayant personne à qui laisser mon chien et l'abandonner est pour moi une chose impossible, comment faire;;;;;;;; pour le moment, je me suis fait à l'idée de l'emmener avec moi même si je sais qu'il pourra être pour moi un "poids" dans certaines situations... d'un autre côté, partant seul, d'avoir mon fidèle compagnon à mes côtés pourrait peut-être être agréable, réconfortant...

je fait appel à ceux qui connaissent bien ce pays, que pensez vous de mon futur périple? faisable, compliqué, compromis???

je sais que les thai n'ont pas la même mentalité que les européens vis à vis des canidés.... comment vont-ils réagir en me voyant débarquer avec ma bestiole? pour les trajets dans le pays (car, train, taxi), c'est faisable? ayant un budget restreint, je souhaite fréquenter petits hôtels, bungallows ou chez l'habitant si c'est encore possible. est-ce que ce sera envisageable ( prix, restriction...)

voilà, vous êtes maintenant au courant de ma problematique.... si vous avez des conseils à me donner, des expériences à partager celà m'aiderai beaucoup et je partirai l'esprit plus serein, ou peut-être moins, mais je saurai à quoi m'attendre.

merci d'avance
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Achat d'un vélo de randonnée
Bonjour,

nouveau fan de rando à vélo, et nouvel utilisateur de ce forum, je pense que je suis au bon endroit pour demander quelques conseil à propos d'un futur achat et de mon prochain voyage.

Je souhaite faire un voyage (en solo) france-allemagne-suisse-france de 2000km environ, en étant autonome. L'année dernière j'ai pu faire 3200km avec un giant explorer (prêté) d'une dizaine d'année, celui ci m'a totalement convenu et je souhaiterais m'orienter vers un vélo du même type (vtc). Petit problème cependant, mon budget n'est pas si élevé (500€), et je me demande si d'occasion je pourrais en trouver à ce prix.

J'habite à Metz, je connais quelques magasin de cycle (véloland etc), mais peut être existe-t-il de bonne adresses dans le coin où je pourrais faire un saut ? Je compte aussi l'équiper avec pédalier auto, pas de contre indication ? Pendant mon précédent voyage, j'ai remarqué que la position n'était pas vraiment aérodynamique et j'ai passé beaucoup de temps en position "contre la montre" avec ma sacoche guidon, y a-t-il une autre façon de faire ?

Je vous remercie par avance pour vos réponses et prépare mes prochaines questions ;)

Luca.

PS : si vous avez des conseils, une idée qui pourrait m'intéresser, à propos ou non de mon parcours, peut être à propos du voyage à l'étranger, des routes d'allemagne et de suisse ou que sais-je encore, je suis preneur, n'hésitez pas =)
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Grande traversée des Alpes par le GR5 en septembre - octobre
Bonjour,

Avec mon ami, nous avions prévu de faire la grande traversée des Alpes par le GR5 cet été. Malheureusement, divers contretemps font que nous ne sommes disponibles qu’à partir de mi-septembre. Nous hésitons à changer notre projet, nous orienter plutôt pour de la randonnée moyenne montagne. Ou alors persister sur la traversée des Alpes (elle nous fait tellement rêver !), quitte à n’en faire qu’une partie.

Je n’ai pas trouvé de témoignages de personnes l’ayant commencée à cette période, j’aimerais savoir si cela est faisable. En tenant compte des conditions climatiques du moment, bien sûr.

Je crois aussi que les refuges ferment pour la plupart fin septembre…

Merci d’avance pour vos réponses.

Lucie
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Trajet Suisse - Inde avec un camion équipé camping de 7.5 tonnes?
Bonjour à tous...

Nous sommes un couple habitant en Suisse de 34 et 38 ans un peux trop roots au gout des gens ce qui nous plais bien, nous somme toujours a recherche de nouvelle aventure hors du commun. Nous serons 2 adultes et 1 enfant d'environ 1 an et 1 chien.

Notre nouveaux tripe (un vieux rêve) est de partir par la route en Inde et Nepal, vu que nous ne prenons pas l'avion, pas le choix pour visiter ces pays.

Projet pour milieu - fin 2013 : quitter la Suisse pour rejoindre l'Inde par la route, pour 6 mois a 12 mois. peux être même la Thaïlande.

Nous aurons moyen de transport et d'habitation un vieux camion 4x4 de 7.5tonnes, aménagé pour 2 adulte, 1 enfant d'environ 1 année et un chien. Steyr 680 4x4 diesel l'idée du trajet serait de passer par l'Italie, Slovénie, Croatie, monte-négro, macédoine, Grèce Turquie, Iran, Pakistan, Inde, Nepal, Inde,

Ou passer en ferry de l'Italie a la Grèce, ou par la Hongrie, Roumaine, Bulgarie, Grèce, Turquie, quel qu'un la déjà fait? retour à voire ... pour la Thaïlande a voir le budget d'ici la et itinéraire a emprunter sois par la route ou maritime.

Compte tenu de l'instabilité actuelle au Pakistan🙁, ça nous fait réfléchir, mais d'ici la tout peux changer nous pourrions passer d'Iran en Inde par voie maritime est possible? qu'en pensez vous quel qu'un la déjà fait? Faut il se faire escorter est ce obligatoire, payant, combien de temps pour traverser en escorte, et par ou est ce mieux par le sud ou le nord en bas ver la mer?

Pour camper ( bivouac) est ce possible de faire du sauvage de puis la Turquie, l'Iran et l'Inde? ou faut 'il aller dans des camping si il y en à, ou des parking d'hôtel payant a ce que j'ai pu entendre. Ya t'il des problèmes de sécurité ou est ce interdit, amendable ?

quel route, itinéraire conseiller vous?

coin sympa pour bivouaquer, visiter, montagne bord de mer, village, ou il ya le moin de foule ou touriste en masse, mais plutôt des gens de la bas et des voyage comme nous et vous...

quel budget?

Taxe d'entrée dans les pays?

faut il des visas pour d'autre pays que l'Iran, Pakistan et Inde, Nepal?

En attente de réponse... bonne route à tous ! 😉🙂😛

Merci d'avance a tous
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Attentat déjoué sur Northwest Airlines/Delta Air Lines
Trouvé online : http://www.lefigaro.fr/international/2009/12/26/01003-20091226ARTFIG00242-tentative-d-attentat-contre-un-avion-americain-.php

Il semblerait que ce soit le même mode opératoire que la tentative de Richard Ried sur un vol AA CDG MIA il y a quelques années.

Il est question du renforcement des mesures de sécurité. A quand le passage obligatoire des chaussures aux Rayons X, comme cela se pratique aux USA sur tous les vols ? Cela risque d'être la prochaine mesure à entrer en vigueur.

Et pour info sur ce vol, le terroriste n'a pas embarqué avec une carte de peche mais devait avoir un passeport correspondant au nom inscrit sur son billet !
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Partir vivre en Guyane
Bonjour, je suis actuellement professeur aux alentours de Toulouse. Je souhaiterai faire mes mutations pour l'an prochain en Guyane, mais je me pose certaines questions. Qui peut m'éclairer? 1)Quelles sont les villes à éviter pour cause de trop d'insécurité? 2) Y-a-t-il des transports en commun? 3)Quel est le budget moyen mensuel pour vivre en couple en Guyane? Mon conjoint travaille dans l'imprimerie, pourra-t-il trouver un job dans ce domaine? Ou trouver un autre job facilement malgré le fort taux de chomage? Par avance, merci!!😉
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Retraite en Tunisie
Bonjour

Pourquoi ne pas m'installer en Tunisie lorsque je serais en retraite ?? c'est une idée qui m'a traversée l'esprit, j'ai commencé à regarder le prix de l'immobilier. J'aimerais avoir des témoignages de personnes qui se sont installées en Tunisie J'ai de nombreuses questions à poser :

- Est-ce possible quand on est une femme seule ??? - je suis indépendante et je n'envisage pas de vivre à deux - pour ceux qui me feraient cette suggestion - (souvent on me dit "tu n'as qu'à te trouver un mec" !! - Si on perds la sécu en France on a quoi comme protection maladie en Tunisie ? ça coute combien ? - la mutuelle en Tunisie existe ???? - Est-ce facile de se faire des amis en Tunisie (je parle de vrais amis) - Si on achète un appartement ou une maison, est-ce facile de revendre ensuite pour se réinstaller en France (je n'ai pas les moyens d'avoir deux logements) - L'eau, l'électricité etc... ça coûte combien à l'année ?? - globalement comment est le coût de la vie par rapport à la France - je vais avoir en retraite 1000 € environ et je voudrais savoir si cela semble réalisable - en vivant correctement - de s'installer en Tunisie, car en France avec 1000 € je ne vais pas pouvoir faire grand chose à part payer mes factures.

voili voilou merci d'avance de vos réponses bonne journée 🙂
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