Bonjour à tous les amoureux du Maroc, et des autres pays que l'on peut parcourir en CC,
Nous venons de rentrer d'un long périple au Maroc et sur la route du retour nous nous sommes arrêtés une nuit à Tafraoute que nous aimons beaucoup.
Il n'y avait plus de place dans les campings et nous nous sommes installés dans la palmeraie à l'entrée de la ville. Il y avait du monde là aussi, beaucoup de monde ...
Le matin, alors que je préparais le café je vois passer à quelques mètres de moi un campeur, sa cassette de WC à la main.
J'ai pensé que la mairie ou le SI avait installé une borne à eaux noires à proximité. Mais non, le monsieur s'est dirigé vers un buisson et a versé le contenu de sa cassette. Révoltée par cette pratique j'ai ouvert bruyamment la porte de mon véhicule pour lui faire savoir que je l'avais vu. Quelques minutes plus tard il est revenu, sûrement pris de remords (!!!), avec une pelle et a enfoui ce qu'il avait déversé.
Franchement, je trouve cela inadmissible. Des enfants jouaient à proximité la veille au soir ...
Quelle idée se fait ce monsieur des règlements sanitaires, sans parler d'écologie?
Il n'est probablement pas le seul à agir de cette façon, malheureusement.
Voilà, je voulais signaler ce comportement révoltant! Qui le révolterait lui aussi si un CCiste de passage venait déverser les mêmes choses sur le territoire de sa commune. Vous ne croyez pas?
A part ça, le Maroc est toujours aussi beau et accueillant!
Junolu
Dimanche 27 mai 2007
Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.
J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.
J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.
Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.
Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.
Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.
Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.
Lundi 28 mai
Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.
Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.
Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.
Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.
Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.
Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.
Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.
Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.
Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.
Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.
Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.
De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.
A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.
Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.
Mardi 29 mai
Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.
Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.
J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.
Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.
Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.
Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.
Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.
Les conditions de vie sont souvent inhumaines.
Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.
Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.
Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.
Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.
Sachez que 10 DH valent 1 €.
Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.
Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.
Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.
En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.
Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.
Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.
En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.
Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.
Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.
Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.
Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.
Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.
Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.
Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.
A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.
Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.
Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.
L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.
Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.
Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.
Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.
Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.
Mercredi 30 mai
Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.
Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.
Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.
Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.
Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.
Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.
Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.
Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.
Jeudi 31 mai
Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.
Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.
Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.
Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.
La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.
Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.
Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.
Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.
J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.
Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.
Vendredi 1 juin
Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.
Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.
Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.
Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.
Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.
En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.
Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.
Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.
Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.
3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.
Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.
De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.
Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.
Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.
Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.
Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.
Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.
Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.
Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.
Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.
A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.
Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.
Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.
Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.
Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.
Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.
Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.
Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.
Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.
Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.
Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.
Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.
Samedi 2 juin
Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.
Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.
Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.
Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.
Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.
Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.
Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.
Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.
Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.
Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.
Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.
Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.
En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?
On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.
Dimanche 3 juin
Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.
J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.
J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.
Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.
De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.
Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.
De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.
Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.
Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.
Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.
Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.
Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.
Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.
J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.
Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.
Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.
En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.
A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?
Lundi 4 juin
Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.
En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !
Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.
Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.
La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.
Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.
Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.
Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.
Mardi 5 juin
Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.
Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.
Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.
Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.
A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.
Mercredi 6 juin
Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.
Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.
Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.
Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.
Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.
Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.
Jeudi 7 juin
Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.
Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.
Vendredi 8 juin
Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.
A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.
Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.
Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.
Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.
Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.
Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.
Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.
J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.
Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».
Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.
J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.
En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.
Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.
Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.
J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !
Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.
J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.
Samedi 9 juin
Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.
N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.
Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.
Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.
Tony
Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.
J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.
J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.
Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.
Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.
Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.
Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.
Lundi 28 mai
Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.
Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.
Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.
Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.
Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.
Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.
Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.
Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.
Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.
Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.
Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.
De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.
A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.
Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.
Mardi 29 mai
Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.
Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.
J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.
Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.
Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.
Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.
Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.
Les conditions de vie sont souvent inhumaines.
Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.
Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.
Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.
Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.
Sachez que 10 DH valent 1 €.
Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.
Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.
Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.
En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.
Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.
Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.
En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.
Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.
Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.
Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.
Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.
Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.
Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.
Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.
A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.
Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.
Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.
L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.
Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.
Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.
Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.
Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.
Mercredi 30 mai
Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.
Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.
Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.
Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.
Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.
Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.
Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.
Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.
Jeudi 31 mai
Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.
Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.
Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.
Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.
La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.
Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.
Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.
Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.
J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.
Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.
Vendredi 1 juin
Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.
Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.
Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.
Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.
Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.
En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.
Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.
Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.
Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.
3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.
Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.
De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.
Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.
Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.
Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.
Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.
Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.
Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.
Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.
Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.
A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.
Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.
Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.
Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.
Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.
Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.
Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.
Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.
Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.
Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.
Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.
Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.
Samedi 2 juin
Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.
Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.
Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.
Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.
Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.
Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.
Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.
Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.
Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.
Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.
Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.
Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.
En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?
On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.
Dimanche 3 juin
Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.
J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.
J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.
Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.
De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.
Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.
De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.
Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.
Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.
Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.
Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.
Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.
Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.
J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.
Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.
Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.
En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.
A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?
Lundi 4 juin
Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.
En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !
Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.
Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.
La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.
Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.
Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.
Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.
Mardi 5 juin
Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.
Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.
Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.
Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.
A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.
Mercredi 6 juin
Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.
Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.
Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.
Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.
Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.
Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.
Jeudi 7 juin
Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.
Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.
Vendredi 8 juin
Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.
A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.
Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.
Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.
Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.
Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.
Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.
Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.
J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.
Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».
Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.
J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.
En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.
Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.
Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.
J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !
Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.
J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.
Samedi 9 juin
Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.
N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.
Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.
Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.
Tony
Bonjour à tous,
Nous sommes 2 adultes et 4 enfants de 16, 14, 12 et quasi 10 ans et avons prévu un séjour de 13 jours au Maroc à partir du 25 mars. Nous avons réservé une Dacia Lodgy (avec galerie car je pense que le coffre est petit avec 6 sièges) directement à l'aéroport de Marrakech. Je voudrais vous demander conseil sur notre programme (nous savons que nous ne pouvons pas "tout" voir en 13 jours, par ex le desert à Merzouga, nous voudrions aussi limiter le temps passé en voiture et nous souhaitons faire 3 jours de plage/surf à Taghazout). Les distances et temps de parcours proviennent de google map:
J1: Marrakech aeroport (8h du matin) - Imlil, 67 km, 1h30 pour voir un peu de montagne; petite marche et nuit à Imlil J2: Imlil - Skoura avec pause a Ait Ben Hadou, 284 km, 5h30, nuit à Skoura J3: visite gorges du Dades, palmeraie de Skoura, nuit à Skoura J4: Skoura-Tinhir, 124 km, 2h, nuit à Tinghir J5: visite gorges du Todra, nuit à Tinghir J6: Tinghir-Agdz, 233 km, 3h30, nuit à Agdz J7:Agdz-Taghazout, 402 km, 6h (avec stop à Taroudant?); 4 nuits à Taghazout J8, J9, J10: plage et surf à Taghazout J11: Taghazout-Marrakech, 2 options (a) trajet le plus court: 281 km, 3h30 ou (b) via Essaouira 344 km, 5h15 - Auriez vous un conseil? 3 nuits (2 jours) a Marrakech avant le retour J12, J13: visite de Marrakech
Questions: 1.Les temps de parcours indiqués par Google map (sans les pauses photos) sont ils réalistes? 2. J'ai retenu qu'il n'était pas nécessaire de réserver l'hébergement à l'avance - est ce valable meme pour une famille de 6 (je voudrais éviter la mauvaise surprise de devoir passer d'hotel en hotel a la tombée de la nuit)? Pour Marrakech et Taghazout, je pense réserver à l'avance (via airbnb par ex) 3. Pour l'argent, la carte bancaire est elle acceptée en de nombreux endroits (hotels / riads, restaurants?). Convient il de venir avec pas mal de liquide et dans ce cas, ou convient il de le changer?
Merci d'avance pour vos commentaires Hervé
J1: Marrakech aeroport (8h du matin) - Imlil, 67 km, 1h30 pour voir un peu de montagne; petite marche et nuit à Imlil J2: Imlil - Skoura avec pause a Ait Ben Hadou, 284 km, 5h30, nuit à Skoura J3: visite gorges du Dades, palmeraie de Skoura, nuit à Skoura J4: Skoura-Tinhir, 124 km, 2h, nuit à Tinghir J5: visite gorges du Todra, nuit à Tinghir J6: Tinghir-Agdz, 233 km, 3h30, nuit à Agdz J7:Agdz-Taghazout, 402 km, 6h (avec stop à Taroudant?); 4 nuits à Taghazout J8, J9, J10: plage et surf à Taghazout J11: Taghazout-Marrakech, 2 options (a) trajet le plus court: 281 km, 3h30 ou (b) via Essaouira 344 km, 5h15 - Auriez vous un conseil? 3 nuits (2 jours) a Marrakech avant le retour J12, J13: visite de Marrakech
Questions: 1.Les temps de parcours indiqués par Google map (sans les pauses photos) sont ils réalistes? 2. J'ai retenu qu'il n'était pas nécessaire de réserver l'hébergement à l'avance - est ce valable meme pour une famille de 6 (je voudrais éviter la mauvaise surprise de devoir passer d'hotel en hotel a la tombée de la nuit)? Pour Marrakech et Taghazout, je pense réserver à l'avance (via airbnb par ex) 3. Pour l'argent, la carte bancaire est elle acceptée en de nombreux endroits (hotels / riads, restaurants?). Convient il de venir avec pas mal de liquide et dans ce cas, ou convient il de le changer?
Merci d'avance pour vos commentaires Hervé
Bonjour à vous tous! Désolée mille fois pour le long poste d'avance!
Je pars en solo au Maroc pour une durée d'environ deux semaines, j'ai plusieurs questions à poser, celles-ci s'adresse autant aux Marocains qu'à tous ceux et celles qui ont voyagé dans ce pays.
Premièrement, je compte partir fin mars-début avril.
Budget
Pour la question du budget, j'ai un peu une idée mais je voulais avoir d'autre avis pour s'avoir vraiment vers quoi m'enligner.
J'ai ''peut-être'' un ami qui va m'héberger donc ce n'est pas sûr à 100%, ce faisant je préfère prévoir mon budget avec hôtel / resto etc. Je prévoyais amener environ 500$ pour tout ( sauf le billet d'avion bien entendu). Je ne souhaite pas avoir un hôtel de luxe, je ne recherche pas non plus le grand confort si ça serait le cas je resterais dans mon divan. Pour les restaurants je ne suis pas difficile, je peux aussi m'abstenir de manger ( même si j'aime mieux l'idée de bien m'alimenter). Je compte environ un petit déjeuner et un dîner le soir pour le reste c'est plus ou moins important je peux manger sur le pouce. Je voudrais bien entendu faire des sorties, visiter quelques villes, prendre le bus, taxi, rapporter des souvenirs / cadeaux. Alors dite-moi avec le peu d'info 500$ ça semble correcte ou pas assez? Pour une jeune fille seule , confort plus ou moins important.
Voyager seule?!
Justement, pour la question de voyager ''seule'' étant une femme. J'en entends parler et chacun à apparemment son opinion. Certains disent que c'est très sécuritaire, mais d'autre ont connus une expérience pas trop intéressante ( drague intensive, approche douteuse, peut-être abus / vol etc). Je sais déjà pour l'habillement faire attention, les manières aussi, ne pas marcher seule la nuit dans les coins bizarres, ne pas suivre des inconnus et encore plus... sinon autre chose à me recommander ou faire attention?! Aussi j'ai 21 ans et c'est mon premier voyage donc je suis pas une experte non plus. Tout avis sera intéressant :)
Places à visiter
Sinon y a-t-il des immanquables à voir ? J'ai fait le tour des sites de voyages vu photos reportages blabla... mais je veux l'avis de personnes. Je pensais aller à Casablanca, Marrakech, Agadir, Ouarzazate et peut-être Fès et Meknès. C'est sûr aussi que je voudrais bien faire un tour dans le désert ( dois-je prévoir plus en fonction de ça pour le budget? ) Est-ce que c'est trop pour deux semaines ou ça peut se faire? Que me conseillez vous surtout ce que je veux c'est me dépayser!
Alors voilà ENCORE désolée pour tout roman :) Merci à tout ceux qui vont me répondre!!!!! C'est vraiment apprécié 🙂😊
Je pars en solo au Maroc pour une durée d'environ deux semaines, j'ai plusieurs questions à poser, celles-ci s'adresse autant aux Marocains qu'à tous ceux et celles qui ont voyagé dans ce pays.
Premièrement, je compte partir fin mars-début avril.
Budget
Pour la question du budget, j'ai un peu une idée mais je voulais avoir d'autre avis pour s'avoir vraiment vers quoi m'enligner.
J'ai ''peut-être'' un ami qui va m'héberger donc ce n'est pas sûr à 100%, ce faisant je préfère prévoir mon budget avec hôtel / resto etc. Je prévoyais amener environ 500$ pour tout ( sauf le billet d'avion bien entendu). Je ne souhaite pas avoir un hôtel de luxe, je ne recherche pas non plus le grand confort si ça serait le cas je resterais dans mon divan. Pour les restaurants je ne suis pas difficile, je peux aussi m'abstenir de manger ( même si j'aime mieux l'idée de bien m'alimenter). Je compte environ un petit déjeuner et un dîner le soir pour le reste c'est plus ou moins important je peux manger sur le pouce. Je voudrais bien entendu faire des sorties, visiter quelques villes, prendre le bus, taxi, rapporter des souvenirs / cadeaux. Alors dite-moi avec le peu d'info 500$ ça semble correcte ou pas assez? Pour une jeune fille seule , confort plus ou moins important.
Voyager seule?!
Justement, pour la question de voyager ''seule'' étant une femme. J'en entends parler et chacun à apparemment son opinion. Certains disent que c'est très sécuritaire, mais d'autre ont connus une expérience pas trop intéressante ( drague intensive, approche douteuse, peut-être abus / vol etc). Je sais déjà pour l'habillement faire attention, les manières aussi, ne pas marcher seule la nuit dans les coins bizarres, ne pas suivre des inconnus et encore plus... sinon autre chose à me recommander ou faire attention?! Aussi j'ai 21 ans et c'est mon premier voyage donc je suis pas une experte non plus. Tout avis sera intéressant :)
Places à visiter
Sinon y a-t-il des immanquables à voir ? J'ai fait le tour des sites de voyages vu photos reportages blabla... mais je veux l'avis de personnes. Je pensais aller à Casablanca, Marrakech, Agadir, Ouarzazate et peut-être Fès et Meknès. C'est sûr aussi que je voudrais bien faire un tour dans le désert ( dois-je prévoir plus en fonction de ça pour le budget? ) Est-ce que c'est trop pour deux semaines ou ça peut se faire? Que me conseillez vous surtout ce que je veux c'est me dépayser!
Alors voilà ENCORE désolée pour tout roman :) Merci à tout ceux qui vont me répondre!!!!! C'est vraiment apprécié 🙂😊
Bonjour,
je pense partir au Maroc en avril du 18 au 25 avril. Je n'ai malheureusement qu'une petite semaine devant moi et je sais que c'est court mais j'aimerai vos conseils pour profiter au maximum de cette semaine. Me conseillez-vous de faire plutôt un circuit (sachant que je voyage absolument seule) ou de me caler plutôt à Marrakech pour la semaine ou encore ailleurs, si il y a d'autres endroits plus beaux? J'avoue que je ne sais pas trop mais étant seule, j'hésite même à partir en voyage organisé mais je suis assez réticente sur ce type de voyage. Qu'est-il possible de faire en 1 semaine, sans s'imposer un rythme infernal, histoire d'être un minimum reposée au retour, et quels sont les incontournables en 1 semaine? Je vous remercie.
je pense partir au Maroc en avril du 18 au 25 avril. Je n'ai malheureusement qu'une petite semaine devant moi et je sais que c'est court mais j'aimerai vos conseils pour profiter au maximum de cette semaine. Me conseillez-vous de faire plutôt un circuit (sachant que je voyage absolument seule) ou de me caler plutôt à Marrakech pour la semaine ou encore ailleurs, si il y a d'autres endroits plus beaux? J'avoue que je ne sais pas trop mais étant seule, j'hésite même à partir en voyage organisé mais je suis assez réticente sur ce type de voyage. Qu'est-il possible de faire en 1 semaine, sans s'imposer un rythme infernal, histoire d'être un minimum reposée au retour, et quels sont les incontournables en 1 semaine? Je vous remercie.
Essaouira est réputée pour ses pécheurs, mais ne mangez pas de poissoon sur le port.
Sous l'enseigne d'un soi disant " syndicat des grilladiers ", des stands attirent les touristes par l'odeur alléchante de grillades.
La carte est la même pour toutes les boutiques, les prix sont bas ( 10 Dh pour des sardines, 30 Dh pour des crevettes...).
vous passez commande et l'on vous présente une assiette avec une poignée de sardines et une poignée de crevettes et on vous annonce que celà fera 280 Dh !!..
j'ai naturellement refusé alors que j'avais déjà commandé une salade et une boisson et le patron de la gargotte n'a pas insisté à ma grande surprise.
J'ai tenté ma chance sur un autre stand en commandant uniquement des sardines comme indiqué sur la carte et là, le patron m'a répondu qu'il n'y avait pas de sardines en ce moment, que c'était la période de reproduction.!!! ( tous les stands exposaient des sardines )
Fuyez ces boutiques, qui jouent sur le fait que les touristes ne comprendront pas le prix annoncé et auront la surprise au moment de l'addition. de toutes manières, leur emplacement situé à proximité du parking des cars leur assure une clientèle facile.
J'ai tenté ma chance sur un autre stand en commandant uniquement des sardines comme indiqué sur la carte et là, le patron m'a répondu qu'il n'y avait pas de sardines en ce moment, que c'était la période de reproduction.!!! ( tous les stands exposaient des sardines )
Fuyez ces boutiques, qui jouent sur le fait que les touristes ne comprendront pas le prix annoncé et auront la surprise au moment de l'addition. de toutes manières, leur emplacement situé à proximité du parking des cars leur assure une clientèle facile.
Bonjour,
Je m'appelle elise le guevel et je suis journaliste à TF1. Je prépare un reportage pour le journal de 20h de TF1 sur le succès des vacances en camping car au maroc, pendant l'hiver.
J'aurais aimé pouvoir rentrer en contact avec - des personnes qui préparent leur voyage (départ imminent) - des personnes qui sont déjà là-bas, et qui pourraient nous expliquer les raisons de ce choix.
Vous pouvez me joindre au 01 41 41 41 25 ou eleguevel@tf1.fr Connaitriez vous les endroits les plus intéressants pour filmer les rassemblements de camping car? des figures, des personnalités qui viennent chaque année?
Merci de votre aide !
elise le guevel
Je m'appelle elise le guevel et je suis journaliste à TF1. Je prépare un reportage pour le journal de 20h de TF1 sur le succès des vacances en camping car au maroc, pendant l'hiver.
J'aurais aimé pouvoir rentrer en contact avec - des personnes qui préparent leur voyage (départ imminent) - des personnes qui sont déjà là-bas, et qui pourraient nous expliquer les raisons de ce choix.
Vous pouvez me joindre au 01 41 41 41 25 ou eleguevel@tf1.fr Connaitriez vous les endroits les plus intéressants pour filmer les rassemblements de camping car? des figures, des personnalités qui viennent chaque année?
Merci de votre aide !
elise le guevel
Bonjour à tous ,
Je serais curieuse de savoir le nombre de riads qui existent à Marrakech , privés et commerciaux . Je ne trouve aucun renseignements sur le net .
Quel est l'incidence de l'accroissement de ces hébergements sur la nappe phréatique ?
Merci d'avance pour vos réponses ,
Hannah
Je serais curieuse de savoir le nombre de riads qui existent à Marrakech , privés et commerciaux . Je ne trouve aucun renseignements sur le net .
Quel est l'incidence de l'accroissement de ces hébergements sur la nappe phréatique ?
Merci d'avance pour vos réponses ,
Hannah
je pars seule au maroc en septembre
pour me ballader
j'aurais aimé quelques conseils de filles ...
bonjour
je vais prochainement au maroc en circuit, j'aimerai ramener des épices entre autre de la cannelle je n'ai aucune idée de "leur prix" quelqu'un le connait-il, est il moins cher à ouarzazate ou marrackech ?
merci pour vos infos
freki
Pour info:
Depuis quelques temps, les petits taxis qui attendent les touristes aux alentours de la place Jemaa el Fna demandent des prix faramineux pour se rendre dans Guéliz ou ailleur, certains conducteurs n'hésitent pas à demander 60 Dh soit 5 euro 50 pour effectuer environ 2 km .
Ils ne veulent même plus prendre les Marocains, ces derniers ne les intéressent plus car ils sont obligé de mettre le compteur, mais, pour les Européens, pas besoin de compteur, le prix de la course est forfaitaire et à la tête du client.
Ne vous laissez pas avoir, et si vous avez un problème prenez le N° du macaron qui se trouve sur le taxi et rendez vous à la police touristique qui se trouve pès de la place Jeema el Fna pour signaler le probème . les chauffeurs seront convoqués et il devront rendre y des comptes et peut être sanctionnés
Cordialement
Jc
bonjour, ou donner des vetements au maroc, pour les familles necessiteuses ? je descends de tanger à ouarzazate, si quelqu'un pouvait me renseigner se serait bien, en vous remerciant d' avance...
Bonjour,
Je suis francaise d'origine marocaine. J'ai depuis longtemps en tête un projet qui me tiens à coeur. Et le voici, je l'éspère, sur le point de se réaliser. Je viens d'arriver de paris sur marrakech. J'ai rencontré énormément de difficultés sur paris pour travailler du fait de mon voile et je me suis donc di c'est l'occasion de rentrer au pays. Je cherche donc à travailler ici. J'ai fais un peu de prospection à distance mais c'est pas évident. Je cherche donc des personnes qui ont fait le choix de s'installer ici qui pourraient me conseiller. Les conseils de tout le monde sont les bienvenus. Merci à tous.
Je suis francaise d'origine marocaine. J'ai depuis longtemps en tête un projet qui me tiens à coeur. Et le voici, je l'éspère, sur le point de se réaliser. Je viens d'arriver de paris sur marrakech. J'ai rencontré énormément de difficultés sur paris pour travailler du fait de mon voile et je me suis donc di c'est l'occasion de rentrer au pays. Je cherche donc à travailler ici. J'ai fais un peu de prospection à distance mais c'est pas évident. Je cherche donc des personnes qui ont fait le choix de s'installer ici qui pourraient me conseiller. Les conseils de tout le monde sont les bienvenus. Merci à tous.
Entendu ce matin , info Europe .
http://www.europe1.fr/economie/ryanair-annonce-la-suppression-denviron-2000-vols-jusqua-fin-octobre-3437552
http://www.europe1.fr/economie/ryanair-annonce-la-suppression-denviron-2000-vols-jusqua-fin-octobre-3437552
salam, bonjour,
je voudrais connaitre les démarches pour faire passer les douanes a un cheval du maroc jusqu'en france
merçi d'avance
ps:je m'y connais en chevaux j'en ai deja un donc c'est par rapport aux lois surtout😉
je voudrais connaitre les démarches pour faire passer les douanes a un cheval du maroc jusqu'en france
merçi d'avance
ps:je m'y connais en chevaux j'en ai deja un donc c'est par rapport aux lois surtout😉
Pour mon arrivée tardive, j'ai commandé au Riad le transfert, Il aurai été très aimable de me signaler que le rendez-vous été à l'extérieur de l'aéroport ce qui m'aurai évité d'attendre 30 minute pour rien.
Contrairement à ce que signale certain site, en aucun cas le taxi ne peut vous déposer devant le Riad car les ruelles de la médina sont très étroites. Il y a donc un porteur qui vous amène les bagages et qui m'a même avancer 10DH pour acheter une bouteille d'eau, merci encore.
A mon arrivée au Riad, je suis accueilli par le veilleur de nuit, Abdou qui me montre ma chambre et avec qui j'ai pu discuter.
La chambre " Nahema " est correcte, il n'y a pas de séparation entre le lit et la partie salle de bains, Un grand lit confortable, une armoire de taille correcte, une grande douche où il serait bien de changer le pommeau de douche. La clim, très appréciable car le premier soir ça sentait très fort l'humidité. Attention à la clim si vous la laissait la nuit, elle va s'allumer et s'éteindre régulièrement en faisant du bruit qui réveille.
Au petit matin, réveil par des petits oiseaux qui ont élu domicile dans le riad. Petit déjeuner dans le patio, pas d'orange pressée mais jus industriel, en pleine saison des oranges ce n’est pas normal. Si non, petit déjeuner copieux et correcte servit par la cuisinière qui est aussi la femme de ménage, très gentille.
Je quitte le Riad vers 10h , pas de responsable ni de gérant présent, heureusement qu'Abdou m'a expliquer comment repartir du Riad, la veille au soir et qui m'a donné un plan.
De retour à 21h30, Je retrouve Abdou (horaire de travail 18h - 9h du mat, 7/7j) avec qui j'ai pu discuter durant la soirée.
J'aurai bien pris un verre et fumé la chicha mais il faut attendre que le gérant aille en course, car pas de tabac, ni de glaçon minéral, hors le gérant est en France.
Deuxième jour, le gérant, François, est là et viens se présenter, il vient d'arriver de France où il vit, il m'explique qu'il a repris la gérance du Riad en mars (plus de jus d'orange frais, plus de changement de serviette, tarif revu à la hausse)
La veille de mon départ, soit le 27 avril, on me montre une facture en euros, que je ne reverrai jamais par la suite et je commande la navette pour le retour car je n'ai pas envie de me trimbaler ma valise dans les ruelles non encore dallées. Et là la situation devient comique car j'ai beau dire qu'il y a un changement d'heure dans la nuit de samedi à dimanche, personne n'ai au courant et ne veut me croire, chose relativement important quand on a un avion à prendre. J'ai dû prouver ce que je disais, via internet, avant que me prennent au sérieux, bien qu'il n'y ai qu'Abdou qui m'ai écouté. Cherché l'erreur ....
La facture, que je ne verrai qu'une seule fois, est en euros, je rappelle que la monnaie locale est le dirham. Le taux de change appliqué au Riad est de 1€ pour 11 DH hors pour pouvoir payer en dirham vous devait avant changer vos euros en banque à un taux inférieur de 10 à 7%. Vous êtes donc perdant.
Je demande à quelle heure je dois libérer la chambre le lendemain, on me répond 10h - 11h (François), Pour avoir une idée plus précise, je demande à Samir (le responsable que je vois pour l'unique fois) et Abdou qui me disent pour midi. (Sur le site de vente booking, il est indiqué que les départs se font entre 11h et 18h).
Le responsable s'en va ainsi que les gérants qui partent faire les courses qui ramèneront que le lendemain, donc pas de chicha pour moi.
Jour de départ, 1h avant mon taxi, je vais payer ma note que je ne verrai pas, le gérant vient de partir il ne reste que sa femme. Je décide de régler une partie en euros vu qu'il m'en reste et que la facture et en euros. Quand j'annonce comment je payais à Madame, j'ai cru que je venais de lui annoncer le plus grand problème de son existence, je sais qu'il y a des personnes nulles en math mais quand même on ne le montre pas au client. J'ai dû lui expliquer comment faire car elle n'arrivait pas à joindre son mari au téléphone. Ayant une calculette, j'ai fait le calcul rapidement et je lui tends le complément en lui indiquant qu'elle me doit 41DH, et sur quoi elle me répond qu’elle n'a pas de monnaie, non ce n'était pas une caméra caché. J'ai dû aller moi-même faire de la monnaie au vendeur d'épices à l’entrée de la médina, très gentil.
A mon retour, Le gérant est de retour et me dit qu'il avait oublié de me dire qu'il fallait payer tout en dirham mais pour moi une facture en euros peut se payer en euros.
Il faudra d’ailleurs qu'on m'explique comment des gens qui vivent en France peuvent gérer un Riad à distance à l'étranger tout en présentant des factures en euros que l'on doit payer en dirham et en espèce....
Heureusement que ce Riad est bien situé et correct car sa gestion est douteuse. Je sais bien que ce n'est pas un cas isolé mais ce n'est pas une excuse.
Bonjour a tous,
Je rentre d'un voyage de trois mois en camion amménagé au Maroc. Durant les préparatifs de mon voyage j'avais lu un trés grand nombre de "bétises" au sujet de ce pays et j'aimerai a présent remettre un maximum de choses a leurs place. J'avais moi meme un trés gros a priori sur le Maroc et m'attendais au pire.
J'ai l'habitute de faire part de mes expériences de voyage pour qu'elles puissent servir pour les suivants, mais pour le Maroc j'ai envie d'en faire un peu plus. Je vais tenter de rassembler un maximum d'infos pratiques sur le Maroc, d'exprimer mon ressenti pendant et aprés le voyage, de détruire les mauvais "on dit" qui ruinent la réputation de ce pays et d'expliquer pourquoi "on" en pense du mal.
Tout d'abord un exemple frapant "d'aneries" que l'on entend sur VF: Voici le lien vers ma premiere discution voyage forum ou je voulais me renseigner sur le Maroc pour préparer mon road trip de 2010-2011.Ce post m'a fait retarder mon voyage de trois ans.
===> http://voyageforum.com/...rite-maroc-d3861576/ <===
Un autre exemple de discution peu constructive avec de belles affirmations bien fausses (bien entendu pas tout) http://voyageforum.com/...amping-car-d3788684/
Bon des comme sa y'en a des milliers, désolé sa tombe sur celle la...
On pourra aussi trouver des informations oficielles qui paraissent alarmantes comme sur le site d'informations aux touristes Canadiens qui nous explique que le Maroc est un pays de térroristes ou les enlevements ne sont pas rares et ou il est dangeureux de se faire offrir de la nourriture.... http://voyage.gc.ca/destinations/marocQUI SUIS JE???? Je suis un jeune homme de 28ans, je voyage seul avec mon mercedes sprinter 216cdi, non 4X4. J'ai passé trois mois au Maroc de Fevrier a Mai 2014. EN AUCUN CAS JE PRETEND AVOIR TUT COMPRIS SUR LE MAROC, c'est mon premier passage dans ce pays qui est compliqué de part sont histoire ancienne ou récente, sa taille et son éclectisme.Il est possible qu'il y ai des erreurs d'interprétations dans le texte qui va suivre et j'espere ne pas etre jugé (ou insulté) pour une phrase mal tournée, une mauvaise analise ou si je dis une connerie. Je n'ai clairement pas exploré tout le Maroc, et les informations données ne sont pas valables pour le Sahara occidental.
Je ne suis pas un touriste mais un voyageur: Le touriste voit ce qu'il est venu voir, le voyageur voit ce qu'il y a a voir....
J'adapte le plus souvent mon mode de vie au pays dans lequel je voyage, j'essais d'apprendre la langue, de manger local, de vivre avec les locaux, de comprendre leur mode de vie, d'avoir un maximum de bonnes expériences, de rammener avec moi des bonnes idées...
Je voyage depuis 6 ans et j'aime éviter les endroits trop "classiques", ainsi je fréquente rarement les villes équipées d'un aéroport international qui sont des déverssoirs a touristes tous frais et faciles a berner.Aprés de longues hésitations je desciderais de ne pas me rendre au "désert" (surpeuplé) et je n'irais pas a Agadir ni a Marrakech.
Je suis passionné de montagnes et connais bien les pyrénnées que j'ai tréverssées plusieures fois.
2004==>15 jours de voyage organisé en Egypte (17 ans) 2008==> deux mois sur l'ile de la Réunion, hebergé chez un homme qui y vit depuis dix ans. 2009==> Road trip des parcs nationaux d'Espagne (compagnion Voyage forum) 2010==> Tour de la Corse et de la Sardaigne (Compagnions voyage forum) ==> Traversée des Pyrénnées a pied en autonomie (trois semaines) 2011==> Traversée des Pyrénnées et des Alpes jusqu'en Suisse 2012==> Un mois dans le nord de l'italie en Camion 2013==> Trois mois road trip tour de la mer adriatique en camion ( Slovenie, Croatie, Bosnie, Montenegro, Albanie, Grece, Italie) 2014==> SDF depuis Janvier, un mois en Espagne, trois au Maroc, un mois au Portugal, prépare un trip sportif de trois mois dans les Pyrénnées et les Alpes (Alpi, rando, canyons, escalade)
J'aimerais si possible que ce post soit complété par les gens qui savent! Tout au long du texte je poserais quelques questions auquelles je n'ai pas les réponses.ETAT D'ESPRIT A LA FIN DU SEJOURJ'ai été émmerveillé par mon séjour au Maroc.Je quitte le pays ravi, heureux, j'ai rencontré beaucoup de gens.Dans l'ensemble j'ai été plus qu'agréablement surprit sur a peu prés tous les sujets. La lecture des forums et mes quelques recherches m'avaient préparées au pire pour le Maroc. C'est au final un pays sûr, acceuillant, enrichissant, agréable, ensoleillé, varié... La plupart des gens se méprennent completement sur le Maroc, se laissent berner par ce qu'ils voient sur les cartes postales. NON le Maroc ce n'est pas que des dunes de sables et l'ACMI et les talibans ne sont pas majoritaires. Quand j'ai dit a mon entourage que j'allais au Maroc ils n'ont pas compris... Mais que va tu faire la bas? y'a que du sable et des chameaux!!!!!? (oui je sais des dromadaires) Ouvrez donc une carte du Maroc et contemplez la taille du désert, il est ridicule. Le Maroc est donc un pays particulierement montagneux trés agréable pour qui aime les gros tas de cailloux.
Les gens sont chaleureux dans l'ensemble, il vous sera facile de faire de belles rencontres, de découvrir vite et beaucoup. Le Maroc est un trés grand pays ou l'on se confrontera donc a de grandes différences de mode de vie, de culture, de climat suivant la région ou l'on se trouve.
On pourrais croire en lisant cet article que beaucoup de choses sont mal ou vont mal au Maroc mais c'est bien le contraire. Mon article parait trés péssimiste mais je trouvais important de mettre l'accent sur les difficultées ou les choses surprenantes. JE SUIS REVENU CHANGé DE MON VOYAGE AU MAROC COMME AUCUN AUTRE VOYAGE.J'Y REPARTIRAIS DéS L'ANNEE PROCHAINE.JE SUIS TOMBé AMOUREUX.SENSIBILITé DE CHACUNSJe pense qu'un voyage au Maroc peut etre ressentit de maniere trés trés différentes par deux personnes. Je ne conseille pas le Maroc comme premier voyage, meme si j'ai rencontré des jeunes qui quittaient pour la premiere fois la maison des parents et qui passaient de trés bons moments au Maroc. C'est un pays exigeant, vous serez souvent solicités, la solitude est rare pour les gens comme moi qui ne fréquentent pas les hotels, vous serez rarement seuls. Ce qui pour certains ne seront que des petites solicitations seront vécues commes de réelles agréssions pour des esprits plus faibles ou seulement si c'est pas le bon jour. Toujours on vous arretera pour entamer la discution, vous proposer d'acheter tel ou tel objet, de venir voir dans telle maison ou boutique, on vous posera des questions sur votre vie(souvent les memes ce qui peut etre lassant quand c'est a 1OOemme fois de la journée)ON M'AVAIS DIT QUE...... Au Maroc il n'y a que du sable et des chameaux ==> FAUXLe Maroc est un pays particulierement Montagneux avec quatres grandes chaines de montagnes. Le rif au nord le long de la mediterannée, que je ne connais pas mais qui est trés beau et idéal pour les randonnées. Le moyen atlas, froid en hiver, recouvert de lacs et de forets, un lieu grandiose a ne pas manquer. Le haut Atlas avec des pics a plus de 4000m , térrain de jeux idéal et tellement beau. L'anti atlas, beaucoup plus arride, ou il devient difficile de trouver de l'eau, les chemins sont moins biens tracés, les treks seuls de plusieurs jours deviennent de vraies missions. Entre le haut atlas et le Sahara c'est l'Hammada qui dommine: un désert de roches a perte de vue percé de quelques oasis et palmeraies.L'animal le plus présent est bien le DROMADAIRE et non le chameau. Surprise j'ai croisé des dromadaires dans les montagnes a 3000m d'altitude parfois, ce n'est donc pas un animal que l'on croise seulement dans le désert. Au Maroc il n'y a pas de femmes dans la rue et elles sont toutes voilées ==> FauxJ'ai été extremement surpris de la diversité culturelle de ce pays.J'ai été frappé a mon entrée dans le pays par l'occidentalisation massive qu'on subit les villes du Nord comme Tétouan.Les couples se montrent et s'enlassent librement, sa se bécotte sur les bancs publiques, les plages sont recouvertes de parasols qui abritent des couplent qui roucoulent a la tombée de la nuit a la lumiere d'une bougie.( Trés vrai dans les cités balnéaires du Nord, totalement faux dans d'autres région)
Des groupes de jeunes femmes dans la rue, clairement pas toutes voilées.LES GRANDES DIFFERENCESLe Maroc est un trés grand pays ou l'on se confrontera donc a de grandes différences de mode de vie et de culture suivant la région ou l'on se trouve.J'ai été surpris de constater de telles disparitées. On pourra ainsi croiser des gens trés pauvres, parfois exploités qui vivent dans des conditions difficiles, tout en croisant le meme jour des marocains roulant dans de magnifiques 4X4 hors de prix.Les Marocains qui ont de l'argent ne sont pas majoritaires mais on les voit bien notement dans les zones comme Oukaimeden, Ourika, Ifrane.Le week end les zones touristiques dites chics sont envahies par les "riches" marocains.J'en profiterais a ce moment pour dire que les commercants Marocains préferent les touristes étranger aux touristes Marocains qui selon leur dires sont bruillants, difficiles en négociation, rarement respectueux du lieu...(Peu etre les touristes occidentaux sont mieux pour les affaires?)
Sur le point de vue religieux vous pourrez rencontrer des gens trés pratiquants d'autres pas du tout praticants. Je n'ai jamais rencontré de personnes insistantes au sujet de la religion, jamais on a éssayé de me convaincre que Allah est meilleur que les autres.Il est en revanche délicat de se revendiquer athé(e).Les Marocains auront du mal a comprendre que vous ne croyez en rien, vous etes alors un etre perdu.On vous demandera a l'ocasion si vous croyez vous aussi a un dieu unique, il vaut mieux répondre oui pour éviter une complexe discution.
Les femmes, Ha! les femmes...J'aime le coté mystérieux du voile. Suivant les régions vous pourrez etre confronté a tout.Des jeunes femmes sans voile au coté de femmes entierement camoufflées en ville.Des régions isolées ou toutes les femmes portent un voile, fuient votre regard, s'ennervent si vous avez le malheur de leur dire bonjour(Ait Mansour). Dans la région d'imilchil pourtant trés reculée on pourra constater la surprenante présence de femmes au térrasses des café avec les hommes...J'ai aussi été recu dans des familles ou j'ai mangé seul avec les hommes et ou les femmes etaient apelées pour débarasser ou nous ammener le thé, déroutant. J'ai tout aussi bien assisté a des moments de complicité en public meme dans les coins reculés ou les femmes chamaillaient gentillement leurs hommes en se moquant d'eux en public pour telle ou telle raison.L'HYPOCRISIE AU MAROC (sujet qui fache...) Aie aie aie! comment exprimer mes idées sans choquer? Au Maroc c'est bien connu, on est pratiquant, on ne se drogue pas, on ne consomme pas d'alcool, on ne couche pas avant le mariage.... Tout du moins on fait bonne figure devant la famille....
J'ai rencontré trés peu de monde vraiment pratiquant, j'ai meme rencontré des gens qui exprimaient leur dégout de la religion ou du pouvoir.J'ai rencontré des jeunes des villes avec des idées a l'occidentale, qui ont des groupes de musiques qui dénoncent ce qui va de travers dans le pays.
L'alcool est de consomation courante! Partout vous trouverez des bouteilles de verres cassées dans les forets et dérriere les maisons.Vous croiserez souvent des rassemblements de voitures de gens qui viennent picoler a la tombée de la nuit dans un lieu(lieux a éviter d'ailleur a cause de la police qui patrouille), qui restent une heure ou deux puis s'en vont. Peu de temps aprés un patrouille de police passera vérifier que personne ne reste la.Sa se fait a la vue et au su de tous mais on "se voile" la face.Trés fréquement on pourra vous demander si vous avez de l'alcool a partager, si vous pouvez payer le parking avec des bieres, si vous avez du whisky a vendre. L'alcool est distillé un peu partout en clandestin, ils font de la Mariah, alcool de dattes ou de figues plutot trés fort et rarement bon.Le principe consiste a aller acheter de la Mariah et de boire cul sec chacuns sont tour dans le meme verre jusqu'a la fin de la bouteille. Atention!! J'ai rencontré peu de Marocains qui savent boire! Et pourtant j'ai eu l'ocasion de partager nombre d'apéros, parfois meme avec des hommes en uniforme....!!!!
La consomation de drogue est asser forte, il est fréquent de rencontrer des gens plus ou moins jeunes qui fumment. En ville vous détecterais parfois dans le sillage d'un homme ditubant des relents chimiques qui correspondent a la colle ou autres produit que la personne sniffe a longeur de journée.Ces gens sont rarements méchants mais trés trés lourds si ils vous abordent.Il est casiment imposible de comprendre se qu'ils vous disent, d'éviter la pluie de postillons et la discution fini souvent par dégénerer. A Tétouan j'ai fait la rencontre d'une femme trés pauvre, maman d'un gamin de un an et enceinte de 8mois qui sniffait de la colle devant moi.Choquant.
La prostitution! Hé bhé celle la j'y avait pas pensé avant d'aller au Maroc!!! Elle se présente sous plusieurs formes. D'un coté on pourra trouver dans certaines villes (Marrakech pour celles que sa interesse) de jeunes hommes marocains qui proposent leurs services aux Europeenes de la quarantaine et plus.... Dans la région de Azrou et d'ain leu au moment de me garer sur des parkings de trés charmantes jeunes femmes(18-20ans) sont venues me proposer de venir faire un tour dans mon camion ou "qu'on aille ensemble". J'ai dans une autre région été hébergé chez un homme trés pratiquant que l'on voyait toujours a la priere mais qui recevait une ou deux jeunes femmes a l'ocasion.Le gel durex play qui trainait a l'entrée de sa chambre devait donc servir a sa!!
Et la j'enchaine naturellement sur les propositions de mariages , qui pour moi, quand elles sont annoncées par la famille s'apparentent a de la prostitution.(Peu etre que je n'ai ici pas bien compris les coutumes du pays??)Si vous etes un homme seul, de tout age, on vous proposera souvent de vous marier.Des exemples valent parfois mieux que de longues explications.Dans la vallée derriere Ourika en direction d'oukaimeden deux jeunes femmes seules que j'ai a peine croisées ont immédiatement demandées aux retraités avec qui j'etais alors si je voulais me marrier. Dans la région de taliouine une femme avec quatre filles chez qui j'etais pour boire le thé ma proposé de choisir "celle que je voulais", "meme celle la la plus jeune si tu veux"(12 ou 13 ans).Erf "mais j'ai trente ans moi!!" , "c'est pas grave".... Je me suis retrouvé une ou deux fois dans des situations trés génantes chez des familles ou les gens insistent devant la fille: "elle regarde elle est belle, épouse la!!"
J'ai en revanche rencontré nombre de couples mixtes, marriés par amour qui vivaient de grand moment de sincérité et de complicités. Il ne faut pas penser en mal chaque fois que vous voyez un couple mixte.LE TROC AU MAROCLa sujet trés interessant!! Des commercants vous proposerons souvent de troquer plutot que d'acheter quand vous expliquez que vous ne voulez pas rentrer dans la boutique car vous n'avez pas d'argent.C'est souvent une maniere détournée d'entamer les négociations sur un article mais a la fin on vous demandera souvent de rajouter un peu d'argent finalement. Mais le troc est un réel art de vivre au Maroc qui se pratique plus ou moins suivant les régions (dificile de faire du troc avec un commercant dans la médina de Fes) En revanche sa sera une solution magique dans beaucoup de cas. Le troc évite souvent de longues négociations des prix.
Au Maroc des objets obsoletes chez nous ont toujours de la valeur, ainsi si vous avez de la place voila une liste ce choses qui pourronts etres échangés voir revendus. Tout ce qui est vieil électonique a beaucoup de chance de trouver preneur.Vieille hifi, radios réveils (peuvent etres donnés car beaucoup de gens dans les montagnes écoutent la radio sur des postes a bout de force), tous types de téléphones portables sont trés recherchés, les TV gros cul, les téléphones fixes type duo ou trio que l'on avait chez nous il y a pas si longtemps que sa. Les vélos. Les pneux et tout type de pieces de voiture ( attention les douanes aiment pas sa) Les outils, Vieil électroportatif. Tout objet aillant un rapport avec le FC Barcelone ou Madrid, les Marocains adorant le foot( de simples cartes postales de Barcelone peuvent faire un super cadeau pour un pti d'une famille sympa) Les vetements, chaussures. On aura une préférence pour les vetements chaud car le Maroc est un pays froid (oui vous avez bien lu).De simples bleu de travail sont géniaux a troquer(on nous les donnes en Europe)"Le Maroc est un pays froid ou le soleil est chaud"
Attention aux propositions de troc contre de l'alcool ou du shit, vous allez vous retrouver dans des galleres...CHOSES DIFFICILES A TROUVER AU MAROCIl y a enormement de choses de la vie courante Francaise que l'on ne trouve au Maroc, voici quelques exemples. Le Tabac a rouler!!!! (Trés difficile a trouver et pas bon) Le fromage meme si c'est trouvable dans certaines régions.Pour les Marocains le fromage c'est en fait la vache qui rit que l'on trouve jusqu'au fin fond du pays. (Au Maroc fromage=vache qui rit) Des planches... Les cartes de rando! .........Dans les grandes surfaces type Marjane il est possible de trouver des produits a base de porc.J'imagine que cela s'adresse aux étrangers résidents au Maroc pour une longue période ou aux touristes accros qui ne peuvent s'en passer.Les prix sont surrement élevés.LES CHIENS \TRAITEMENT DES ANIMAUXSe n'est surement pas une légende vu que beaucoup de monde met en garde contre les dangeureuses meutes de chiens qui attaquent les touristes pour les dévorer.... Je n'ai de mon coté jamais rencontré de chiens méchants au Maroc.Tous les animaux ont particulierement peur de l'homme qui les maltraite a coup de batons et de pierres. Les chiens dangeureux sont immédiatement tués par la population.Si vous campez en sauvage vous aurez partout des chiens qui viennent trainer a distance de pierres autour de vous, la plupart sont trés craintifs et adorables. Ils veulent seulement vos restes de nouriture et ces chiens restent parfois toute la nuit a surveiller le camion ou votre campement contre un petit bout de pain.J'en ai eu jusqu'a six ou sept avec moi pendant quelques jours a certains endroits. Dans tous les cas au moindre doute le seul fait de se pencher pour ramasser un cailloux les fera fuir (il y a des cailloux partout au Maroc), si sur un sentier vous croisez une bete douteuse, prenez une pierre et foncez, vous n'aurez pas de problemes. Il est tout de meme probable de rencontrer des chiens sauvages en meute qui peuvent etres agréssifs. A savoir, le chien n'est pas considéré comme un animal de compagnie car dans la religion musulmane il est interdit de séjour a l'interieur de la maison.
Pour les amoureux des animaux, le Maroc sera peu etre une épreuve. J'ai vu des enfants lancer de gros galets sur "leurs" chiens pour s'amuser.Les anes sont batés de facons hasardeuses et ont de vilaines bléssures, on les fait avancer a grand coup de baton et de pierres dans les pattes.Rares sont les animaux en bonne santé et le concept d'animaux de compagnie n'existe pas.Ceux qui ont un chien ou un ane, c'est un outil, pas un animal.Les moutons sont chargés sur des anes ou des galeries de camions sans ménagement, le pire a voir etant le moment ou il faut balancer les moutons de la gallerie pour les faire descendre....
On évitera a tout prix toute attractions touristiques incluant des animaux!!!!! Les serpents que l'on vous met sur l'épaule ou qui dansent sur de la flute ont les crochets arrachés a la pince multiprise.Les singes sont maltraités et extremements malheureux, les dromadaires "a photos" sont parqués la nuits dans des sous sols de maisons et passent la journée attachés a un piquet sur un parking! Ces animaux sont rarements en bonne santé et, en dehors des dromadaires, meurent en quelques mois et sont remplacés.Ils renforcent le braconage (singes et serpents). Alors oui on va me dire qu'il faut bien que ces gens vivent, qu'ils ont que l'exploitation des animaux pour survivre.A vous de voir. Gardez en tete que ce singe que vous prenez en photo est extrait de sa foret natale pour passer sa vie a monter sur les épaules des touristes et prendre des coups de batons jusqu'a que mort s'en suive. En trois mois au Maroc les animaux bien traités que j'ai vu et qui recevaient de l'amour se comptent sur les doigts d'une main.
Je ne peux pas parler des dromadaires promenes couillons du désert ou je ne suis pas allé mais je présume que leur existance n'est pas plus heureuse biens qu'ils sont surement un peu mieux traités car de leur santé dépend les revenus de leurs proprios.LE HAMMAMC'est une expérience a ne pas rater au Maroc!!!!Vous DEVEZ aller au Hammam! On demmandera dans les petites villes a se faire indiquer le Hammam traditionnel(==> demandez le Hammam bildi).Evitez les hammams a touristes des hotels et compagnies qui pratiquent des prix abusés et qui vont souvent avec le pack massage et bien etre.Un coup a se ruiner. Le Hammam coute entre 10 et 12DH.Parfois un ou deux DH plus cher pour les femmes qui y restent plus longtemps et utilisent donc plus d'eau. Rendez vous au hammam avec un petit cabas ou sac a dos contenant une serviette, des sous vetements de rechange, vos affaires de toilette et pour les mieux équipés votre savon noir et votre gant de crin.Ces deux derniers sont toujours en vente au hammam meme ou a l'épicerie d'en face.On les trouve au moins cher au souk. A l'entrée du hammam il y a un guichet pour payer et un vestiaire ou vous vous déshabillez(gardez le slip) et laissez votre sac.Aucun probleme de sécurité ou de vol dans les sacs, il en va de la réputation du hammam, et le guichetier veille. Prenez un ou deux seaux et une coupelle, entrez dans les salles du hammam.Vous trouverez des robinets d'eau chaude et d'autre d'eau froide, faite votre mélange, trouvez un endroit qui vous convient, nettoyez le en y vidant un seau d'eau froide, asseyez vous et observez comment font les autres qui rentrent et copiez les. On évitera le hammam un jeudi soir ou un vendredi matin, moments de grandes affluences avant la grande priere du vendredi. N'avez pas peur de l'inconnu.Je suis allé la premiere fois au hammam sans aucune information, les gens rigolent un peu en vous voyant chercher les robinets ou parce que vous etes un peu perdu mais l'ambiance est trés sympa, toujours quelqu'un vous aidera si vous avez un doute, on vous montrera comment faire. Souvent un homme se proposera pour vous aider a vous laver le dos, acceptez si vous etes sur que l'homme est aussi un client et qu'il est dans le hammam depuis un bon moment comme vous, sinon il se peux que sa soit un employé du hammam qui vous facturera le massage! Si un client vient vous proposer de vous laver le dos attendez vous a un gommage rigoureux et parfois un peu rapeux, proposez lui la meme en échange.C'est tout a fait naturel pour les gens seuls de s'entre aider. J'ai été impréssionné par les "massages payants" qui s'apparentent a des étirements extremement vigoureux ou le client est alongé au sol et que le "tortionnaire" le pli dans tous les sens et lui tire sur les membres... Vous trouverez toujours a l'entrée du hammam des toilettes, et souvent des lavabos pour se raser. Vous pouvez y faire tout ce que vous faites dans votre salle de bain classique mais ici la salle de bain est collective.
Coté femmes le rituel est le meme.Les filles emportent souvent en plus un petit carré de lino ou le tabouret a se mettre sous les fesses pour éviter mycoses et problemes de se genre.Les femmes sont en culotte ou nues.Les enfants de moins de 7 ans vont avec les femmes.C'est un des rare lieux de liberté sans hommes ou elles peuvent dire se qu'elles veulent, sa papote, sa fait beaucoup de bruit, sa chante et sa danse si vous avez de la chance.Au dire des copines, un pur moment de bonheur a ne rater sous aucuns pretexte. Les femmes restent deux a trois heures au Hammam.
On notera tout de meme que le Hammam est un des drames écologique du Maroc.La consommation de bois est impréssionante sans parler des quelques 5000l d'eau par jour et par Hammam.LE STOP AU MAROCL'autostop est une pratique courante au Maroc.La majorité de la population ne possede pas de voiture personelle.Les autostoppeurs se concentrent a la sortie des villes et des villages et indiquent la direction qu'ils souhaitent prendre du bout de l'index.J'ai pris un trés grand nombre d'autostopeurs pendant mon séjour (une grosse centaine) sans jamais avoir un seul soucis.Je pense qu'il n'y a aucuns dangers dans la pratique.C'est souvent une occasion de faire de trés belles rencontres et d'avoir des discutions interessantes quand c'est possible. On evitera de prendre des autostopeurs dans le rif car ils voudrons forcement vous ammener a la ferme acheter du kif et qu'ils peuvent éventuellement en transporter.On évite de prendre les gens qui marchent en sens inversse et qui changent de sens en vous voyant arriver(attrape touristes).On se méfiera des autostoppeurs sur la route du tizi'n test qui est un endroit connu de faux autostoppeurs qui attendent le touriste pour le ramener a la boutique de tapis du cousin.On se méfiera des gens en panne au bord de la route et qui vous demandent de les déposer a un endroit (souvent on vous ammene chez un cousin qui vend des tapis).On ne prend jamais des enfants en stop(moins de 15ans environ).Si un groupe d'ados fait du stop et que vous vous arretez ils voudrons tous monter, meme si ils sont dix... J'ai pris énormement d'adolescents en stop qui se déplacent le vendredi et dimanche aprés midi pour aller ou rentrer de l'internat.Certains font parfois 100km pour aller a l'école. Partout et souvent au milieu de nulle part vous aurez un vieu qui déboule au bord de la route pour aller au village suivant. Les autostoppeurs sont toujours trés respectueux, ne touchent a rien dans le camion, vous apprennent des choses, vous indiquent les bonnes routes.N'ayez pas peur de prendre les gens, ce sont de bonnes expériences. Les autostoppeurs ne sont pas des filous, meme si vous ne savez pas vraiment ou vous etes ils vous indiquerons la bonne route avant de descendre si ils partent de l'autre coté a un croisement.Ils pourraient en profiter pour se faire ammener jusqu'a leur village mais jamais un autostopeur ne m'a mentis.J'ai souvent eu des remerciements chaleureux.A l'ocasion(surtout quand vous prenez un couple) l'homme vous proposera un petit billet équivalent au prix du taxi, que j'ai toujours refusé, en revanche on m'a trés souvent laissé des fruits et des légumes ou des herbes pour le thé.Une bonne occasion de découvrir des choses. J'ai une fois ou deux pris des femmes seules en stop, sans problemes.LA POLICE, LES CONTROLES ROUTIERSDés vos premiers km vous serez surpris par la trés forte présence policiere sur les routes Marocaines. A presque toute les entrées de villes et de villages, et parfois meme au milieu de nulle part vous tomberez sur un check point de la police.ATENTION ceux ci sont presque a tous les coups équipés d'un radar: une grosse jumelle sur trépied mais la vitesse ne reste pas inscrite a l'interieur comme en France pour que le policier vous prouve votre infraction. La police est souvent trés bien cachée dans les buissons, souvent sur les terre pleins centraux.
Aux entrées de villes et de villages il s'agit souvent d'un simple control au facies.Les flics disposent des plots et des herses au milieu de la route.Arretez vous au niveau du panneau stop police et attendez que l'on vous fasse signe d'avancer.Dans le cas des panneaux "ralentir gendarmerie" passez au pas.On vous fera la plupart du temps signe d'avancer et de filer. Si la police entame la discution avec vous c'est souvent une franche partie de rigolade.Ils veulent savoir si vous allez bien, si vous aimez le Maroc, ou vous allez, si c'est la premiere fois que vous venez....Sur les dizaines de controles que j'ai subit en trois mois, jamais on ne m'a demandé mes papiers (sauf six fois en 50km au alentours de Tanger le premier jour!!) JAMAIS je dis bien jamais un policier ne m'a demandé de l'argent! La corruption est faible dans le nord du Maroc et vous n'avez pas besoin de sortir un billet a chaque fois que vous vous faites arreté.J'ai rencontré des idiots qui distribuais leur billets a chaque control, c'est vous le propleme!!!!! Une fois je suis tombé sur un policier tatillon qui m'a demandé les papiers, puis les gilets et les triangles, puis l'extincteur... Dépité de voir que j'avais tout il a fini par me demandé directement si j'avais pas un paquet de cigarette a lui donner.Surpris je lui ai ris au nez et je suis parti, sans autres soucis.
Astuce si vous etes préssé: Il y a deux type de policiers au controles, ceux qui vous demandent les papiers et qui restent a coté de vous (incorruptibles) et ceux qui vous demandent les papiers et qui s'éloignent un peu pour vous laisser le temps de glisser un billet.50 dh dans la carte grise et vous repartez tout de suite, mais a quoi bon? On a le temps en vacance non???
AIE!!! On vous annonce que vous avez été prix en eccés de vitesse, et c'est une histoire qui va vous couter un peu cher... Surtout on ne s'énerve pas!!! Meme si on est sur que l'on etait pas en eccés de vitesse, on explique que l'on a un limitateur de vitesse, ou que l'on avait la vitesse du GPS sous les yeux et qu'il doit y avoir une érreur.On tente de faire rigoler le flic en lui disant que les allemands leurs ont vendu des radars défectueux....En prenant le temps de discuter il y a toujours moyen de s'en sortir sans payer.Une bouteille peux souvent vous faire éviter une amende a plusieurs centaines de Dh. Une amie s'est fait arrétée deux fois en eccés de vitesse.Les deux fois elle est repartie sans rien payer ni rien donner. Il suffit d'etre sympa, de ne pas avoir peur de perdre beaucoup de temps, d'expliquer que vous avez pas une tunes (difficile avec un CC a 100 000 boules), de dire que c'est la fin des vacances et que vous etes sur vos derniers DH donc que vous pouvez pas payer, dire que vous avez pas de carte bleue.Avec de l'imagination et le sourire sa passe souvent bien. Dans tous les cas au Maroc on respecte TOUJOURS a limite de vitesse!!!! Sa évite beaucoup de problemes!! 40km\h a l'approche des villes et des ronds points trés important!!! Oubliez pas la police est partout!!
Les marocains ont peur de la police qui les traite de facon arbitraire.Un controle de police est souvent un moment fastidieu pour un Marocain, bien plus que pour un touriste.Y'a qu'a voir la tete des Marocains quand un flic leur demmande de se ranger sur le coté... On voit bien qu'ils redoutent de se faire accuser d'une infraction qu'ils n'ont pas commise et que sa va etre la galere.
Pas vu de filles dans la police, et vous??BOITES MAILS PIRATEES!!Durant tout mon séjour au Maroc ma boite mails a subit de trés nombreuses attaques et SPAM.Si vous vous connectez depuis des spots wifi vous recevrez tous les jours des tentatives d'hameconages qui consistent a tenter de récupérer vos codes d'acces et données personnelles.Méfiez vous particulierement de tous les expéditeurs inconnus et de toutes demandes originales.La technique classique etant un mail ressemblant en tous point a ceux oficiels (hotmail, votre banque....)vous annoncant que votre compte va etre périmé ou que pour des raisons de sécurité vous devez inscrire ou modifier votre code personnel.Méfiance!!COMMENT SE RENDRE AU MAROC???Les Ferrys:
Il est possible qu'il y ai un interet a faire la traversée un vendredi, notement le retour (Dimanche Marocain) afin d'avoir moins de monde a la douane.
Plusieures possibilitées existent pour passer au Maroc:
Departs: Barcelone Sète Algeciras
Arrivée: Tanger Med Ceuta
Tanger Med est le tout nouveau port de Tanger, il est situé 22km de la ville.
Je suis entré par Tanger et ressorti par ceutat et je ne saurait dire quelle douane j'ai préféré.
Pour info:
1\Achat billet et chargement dans bateau douane comprise a Algésira m'a pris 20min.Douanier espagnols, pas de fouille. 2\Douane marocaine a Tanger m'a pris trois heures, Pas de fouille mais c'est trés mal organisé et on nous ballade.
3\Passage maroc\ceuta, 20min de papiers avec les douaniers marocain et une rapide recherche de clandestin par les espagnols 4\Achat billet et chargement dans bateau a Ceuta ma pris 1 grosse heure de fouille par plusieurs barrages des douanes espagnoles.
ATENTION a la conduite a Ceuta!!La c'est des malades pour de vrai!J'ai failli avoir plusieurs accrochages, c'est mal foutu, on comprend rien ou on va, c'est mal indiqué et sa conduit mal. Amen!
Pour mon prochain voyage je passerai par ceuta a l'aller et au retour sa m'a tout de meme paru plus simple. Je pense aussi que dans la majorité des cas la sortie du territoire est plus aisée que l'entrée.
A l'arrivée dans le port de Tanger Med:
1\Si vous etes en camping car pas de soucis, des agents vous feront suivre les autres campings car vers les portiques de la douane.(plus précisement a droite au rond point)
2\Si vous etes en fourgon sans fenetres vous allez etres dirrigés vers le parking des "importations" et la c'est le bordel pour s'en sortir.Tout faire pour suivre un camping car.Revendiquez direct que vous etes un simple touriste si sa se voit pas franchement a votre véhicule.
3\Si vous etes en voiture pas de soucis on vous guidera au bon endroit(sauf si vous avez 400kg d'affaires sur le toit)POUR RENTRER AU MAROC, QUELS PAPIERS???Pour entrer sur le territoire Marocain il vous faudra présenter a la douane un passeport valable 6mois et 3 mois aprés la sortie.Le sujet a été maintes fois débatu ici et ailleur.Moi je ne traversserai pas l'espagne avec juste ma carte d'identité, peu de chance de passer la douane meme si sa se fesait avant et qu'il doit toujours y avoir moyen en bataillant un bon coup.
Et la bagnole alors? Une fois sur le sol Marocain a la sortie du port, a la douane:
recuperez dés le premier guichet le papier d'importation de véhicule==>demandez le!!!! on vous laisse passer sans vous le donner et aprés c'est le Bor..l!!! Ce papier est bel et bien gratuit mais des gens viendrons vous le proposer pour quelques Dh bien avant le guichet pretextant que sa fait gagner du temps.Ne vous inquietez pas du temps vous allez en avoir.Ce papier c'est le fameux d16Ter.
Remplissez ce papier pas facilement déchiffrable.Finalement j'ai demandé de l'aide a un de ces fameux vendeur de papier et lui ai filé une clope.(Radin!)
On retiendra qu'un camping car peux rester sur le térritoire 6mois et qu'une voiture ou un camion sans fenetre ne pourra rester que trois mois par an de facon continue ou non.
Petite QUESTION: si je passe trois mois avec mon véhicule (camion sans fenetres!!!!!!) au Maroc de janvier a fin mars et que je reviens avec le meme véhicule en mai, vont'il s'en appercevoir? Comment ceci est controlé? vont-il me bloquer l'entrée au térritoire? (au pire je prend ma scie sauteuse et un hublot de machine a laver et j'ouvre une fenetre devant le bureau de douane :D )
Voici le lien officiel qui explique tout: http://www.douane.gov.ma/...ouane.gov.ma/d16ter/
Pour les campingcaristes prenez soin de vérifier la date limite de sortie que l'on vous écrit sur le papier a l'entrée au Maroc. Le delais doit etre de six mois.Ainsi pour les CC désirant rester plus de trois mois ils devrons faire renouveler leur autorisation d'entrée.Pas celle du CC, celle des humains!
ATENTION!!! quand vous quittez le Maroc on vous donne un des exemplaire du formulaire d'importation du véhicule avec la date de SORTIE du territoire. Si vous revenez au Maroc avec le meme véhicule je vous conseille de revenir avec ce papier.Il peut arriver que la sortie de votre véhicule ne soit pas enregistrée informatiquement et vous vous retrouvez donc a vouloir rentrer au Maroc avec un véhicule qui pour les douaniers n'en ai jamais sorti.Situation bordelique.Donc gardez vos papier d'importation\exportation dans votre véhicule!
QUE PEUT ON IMPORTER\ EXPORTER LEGALEMENT AU MAROC ET EN QUELLES QUANTITE???Les importations douaniere, lien des choseorter 400g de tabac ou 200cigarettes, 1litre de vin et 1litre d'alcool fort.
Je vous invite a chercher quelques posts sur le sujet si vous avez l'intention de rammener en europe de gros objets comme des tapis ou de vous les faire envoyer en europe. Pensez aux droits de douanes.
douane.gouv.fr douane.gouv.ma
QUESTION(bete): Peut-on importer du porc en masse? Je suis rentré avec une caisse de 20kg de paté, jambon , saucisses... Qu'auraient dit les douaniers si ils avaient vu sa?LES CHOSES BONNES A SAVOIRLe prix du gazoil est fixe dans toutes les stations de la plus petite a la plus grande.La qualité du Gazoil est bonne(tout du moins correcte), j'ai meme été surpris parfois par ma plus faible consommation au Maroc que en Europe.Six mois aprés mon retour je n'ai constaté aucuns soucis sur le camion.
Obtenir de l'argent au Maroc, Le change, les retraits: (fevrier, Mars 2014)
Les retraits en devises coutent généralement autour de 3%, et les frais sont souvent plafonnés autour de 3 ou 4 euros par retraits. Les paiements par carte (quand c'est possible) coutent généralement autour de 3% aussi et les frais sont plafonnés entre 6 et 10 euros par paiement. Tout ceci dépend évidement de votre banque Les frais de changes sont autour de 3% (taux internet=>11,27 \ taux western 10,95 ==0,32dh par euro ==> 3,2% ) HUMMMMMMM j'ai un doute sur mon calcul...
QUESTION: POUR VOUS QUEL EST LA MEILLEURE ATTITUDE A ADOPTER AVEC L'ARGENT? QUOI UTILISER??
Donc le mieux est de retirer de grosses sommes au distributeurs auto, le probleme c'est que moi je n'aime pas engager ma carte dans ces machines la a l'étranger, si elle est avalée, c'est partie les galeres!!! Au passage on ne retire jamais de l'argent une veille de week end ou de jour férier, on fait en sorte que la banque soit ouverte, au cas ou.... J'ai donc retiré mon argent en France avant de partir et suis parti avec une envelloppe de liquide.J'ai pratiqué le change dans les bureaux Western union a quelques occasions, Mais la meilleure chose a été tout simplement dés le début du voyage de rencontrer des Marocains aisés qui vont en voyage en Europe et qui aivaient besoin d'euros.On a fait le change entre nous au taux internet et hop dans le cul les banques!!!!
Au moment de l'achat du billet de ferry en Espagne on vous proposera surement de vous faire une peu de change, sa m'a paru surprenant quand on sait que l'importation et l'exportation de devises Marocaine est interdite.De plus je soupsonne le taux de change d'etre trés mauvais.
QUESTION: Que se passe t'il si la douane vous surprend avec 10 000dh dans votre véhicule au moment de rentrer dans le pays?? Est ce que sa les interesse vraiment de chercher sa? Est ce qu'il arrive tout simplement que des vehicules de touristes soient fouillées en profondeur?
Taux internet ==>11,27dh pour 1euro (debut Mars)2014 Taux bureau de change port Tanger ==>10,94dh pour 1euro (18 fevrier) Taux western union et banques par la suite ==>10,96 a 11dh 1euro (Avril, mai )
Dés votre sortie du port vous trouverez des bureaux de change, souvent dans des préfabriqués.Je pense qu'il vaut mieux y changer une petite somme et chercher mieux ailleur.MARRAKECH==> Arnakech!!!!!!??A lala!!! Marrakech trés trés vaste sujet de discorde entre foromeur! Ceux qui ont adorés, ceux qui ont détestés
Dans l'esprit de la plupart des gens, Maroc = Marrakech. Franchement, si vous voulez vivre une expérience autentique, évitez Marrakech. C'est le repaire à touristes style Club Med, et vous serez considérés comme une vache à lait. Si vous voulez voir une belle médina, celle de Fès la ville sainte aux centaines de mosquées et bourrée d'artisans (cuir, etc...) est suffisante. Vous avez vu une médina, vous les avez toutes vues. Exception faite peut-être de l'image d'Epinal de la place Djema el-Fna à la nuit tombante (à Marrakech, donc), qui peut valoir le coup si vous êtes prêt à subir les assauts incessants des rabatteurs.
On trouvera tout de meme de trés nombreux posts sur VF de gens qui ont adorés Marrakesh, qui y ont vécu des expériences extraordinaires, qui ont sus explorer la médina et découvrir ses trésors cachés.OU ET COMENT TROUVER DE L'ALCOOLL'alcool se trouve en vente libre au Maroc notement dans les grandes surfaces Marjane meme si régulierement on nous annonce que Marjane retire définitivement l'alcool de ses rayons. (Intox?, Pub déguisée?) Dans ces grandes surfaces vous trouverez un rayon spécial alcool avec sa caisse réservée ou les bouteilles seront dissimulées dans des sacs plastiques noirs. L'acool y est cher, comme partout au Maroc. Une bouteille bas de gamme de vin vous coutera au minimum 5euros et les premiers prix "buvables" en wiskies, vodka et rhum sera de 20euros. De plus dans toutes les villes moyennes vous trouverez en vous renseignant de petites superettes spécial alcool aux prix similaires. L'alcool n'est donc pas dificile a trouver au Maroc. Dans les endroits isolés il y a toujours quelqu'un qui connait un plan pour aller chercher de la Marhia chez un particulier. Vous pouvez tomber sur un super apéro ou sur une super galere...... On notera tout de meme que la consomation d'alcool peux éventuellement choquer au Maroc et qu'il sera convenable de cacher un minimum les bouteilles en évitant de les laisser posées sur la table et a la vue de tous. Cela vous évitera en plus d'avoir d'éventuels profiteurs qui viennent se greffer a l'apéro. J'ai souvent vu des shibanis peu respectueux etalant leurs bouteilles de vin sur la table devant le CC ou ne pas etre discret en allant aux poubelles)
Au niveau du vin rouge j'ai apprécié le boulaouane et le val d'argan.Juste comme sa en passant.TELEPHONE, INTERNETIl parait que le plus économique est d'acheter des cartes telephonique et de trouver une cabine.
Les indicatifs de telephones: 00212 de la France vers le Maroc, 0033 le classique vers la France
Deux ou trois opérateurs se partagent le marché. J'ai acheté une Sim et une clef 3G Maroc telecom, et j'en ai été content. Une carte Sim coute 20Dh, une recharge 50Dh permet de telephoner 20minutes vers la France (portable). Une recharge 50Dh nationale me permetait d'avoir acces a internet avec mon telephone.(pour les accros) 555==> Menu pour changer de langue 550==> En court 580==> connaitre le montant rechargé
La clef 3G coute 200Dh a l'achat(premier mois internet compris) puis une recharge de 100Dh permet de recharcher pour un mois d'internet en illimité (pas de limite de Go).Le reseau de telecommunication est bon au Maroc, il y a des antennes a coté de chaque village et internet avec la clef 3G fonctionne parfaitement du moment que l'on a une antenne dans le champ de vision.JOURS DES SOUKSSouvent le nom des villes vous indique le jour du souk. Ainsi une ville comprenant le mot Tnine dans son nom aura son souk le lundi. On notera que l'école du village est fermée le jour du souk pour permetre aux enfants d'aider la famille, et les enfants seront donc a l'école le dimanche.
jours lyamate
lundi tnine (Tnine de l'ourika) mardi tlate mercredi larbaae (souk el arba du rharb) jeudi lakhmisse vendredi jamaa samedi sabte dimanche lhadde
Voici a présent une liste des jours de souk en fonction de région et des villes: Merci a Larazou du site casa-trotter!!!!
http://www.casa-trotter.com/...-du-maroc-t3387.h... Cette liste est vitale pour organiser ses semaines!!!!!!BUDGET AU MAROC, LISTE DE PRIXPain rond (petit\grand) 1 a 2 Dh Carte Sim 20 Dh Puis recharge==> 50Dh=20min vers la france Camping (camping car) 35 a 70 Dh Thé (ds les petits café) 5 Dh jusqu'a 20Dh dans les hotels Chbakias ==>Ortographe svp?? 20 a 30 Dh\Kg (Patisseries au miel a ne pas rater) café 5 a 7 Dh Huile d'olive 40 Dh le litre Bouteille eau 1,5L 5 a 10 Dh Bidon eau 5L 11 Dh Petite fiolle pour le Khôl 5 Dh Hammam 10 a 12 Dh Gazoil 9,2 puis 9,4 Dh 1\2 poulet cru 20 Dh Grande pierre a affuter 15 Dh Boite plastique atlas(1L,2L,5L) 5 , 10 , 20 Dh Vous comprendrez sur place, plat Tajine simple (petit, M, G) 15 , 18 , 20 Dh Babouches simples 50 Dh Sandales cuir 30 Dh Babouches tout terrain 70 Dh (Avec une semelle en pneu) baton réglisse 1 Dh baton brosse a dent 1 Dh (Petite branche qui sert a enlever le tartre ) Cyber café 4 DH heure Bassine carré plastique (10X40) 15 Dh Lait 8 a 10 Dh\Litre Jus orange 10 a 16 Dh\litre meme prix dans le frigo ou non Oeuf 1 Dh parfois 5Dh les 6 Confiture 830g valencia 18 Dh Oranges 3 a 4 dh\kilo pierre d'alun 15 Dh\kg !!!!!!! viande Hachée 80 Dh\Kg Cotellettes d'agneau 90 Dh\Kg !! repas tajine centre ville 20 a 50 Dh (pour 1 personne mettre 40Dh Maxi) Lacets 4 DH la paire Tasse alu 5 a 8 Dh suivant taille Olives 20 a 25 Dh\Kg Dattes 20 a 25 Dh\Kg Yahourt 2ou3 Dh Boites maquereau, sardine 4 a 8 Dh Sucre (pain 2kg) 11 Dh Cordonnier 10 Dh\paire pour recoudre chaussures de montagne, 1\2h de travail) Reparation crevaison_Meche 20 Dh (Pour le camion) _rustine 50 a 70 Dh (Pour le camion) Khôl (maquillage) 5 Dh la fiolle telesiege Oukaimeden 25 Dh A\R Forfait ski journée 50 Dh (Oukaimeden)
En 90jours au Maroc j'ai dépensé quelques 13 600 Dirhams qui se répartissent plus ou moins de la facon suivante:
Gazoil: 4600 Bouffe, restaux, pain, eau, cafés, thé: 3600 Auberges, campings 1125 Parkings 340 Visites et divers 2000 Telephone, internet 340
Je tiens a préciser ici que j'ai constaté une legere augmentation des prix dans les superettes en fonction de ma tenue vestimentaire.Si vous vous pointez en short ou avec une trop forte dégaine de touriste il est possible que vos courses vous coutent quelques dirhams de plus.
Souvent les gens demandent quel est le budget a prévoir pour le Maroc!! C'est une question imposible! Tout dépend de votre style de vacances!! On pourra prendre en compte quelques exemples
Restau trés simple type Tajine\thé 25 a 50 dh Nuit en auberge 200 dh Nuit chez l'habitant 100 dh Auberge 250 dhHygiene: Entre logique et psychoseLes recommandations d'hygiene sont rabachées sur internet et le routard, parfois de facons exagérées. On fera bien entendu la nuance entre un touriste de passage 10 jours et un voyageur expérimenté, au niveau de la tourista le malheureux touriste aura toute les raisons de s'en méfier bien plus.
J'ai fait attention a boire principalement de l'eau en bidon lors des 15 premiers jours de mon voyage, mais j'ai trés frequement consommé de l'eau du robinet que sa soit au restaurant ou chez les locaux.J'ai consommé de l'eau du robinet dés mon deuxieme repas du soir au Maroc. Je n'ai évité aucuns légumes ni fruits, jamais refusé une salade. En revanche j'ai pris grand soin de laver abondement toute la viande que j'achetais. (poulet ou steack coupé au hachoir douteux), présence de mouches sur la viande exposée. JAMAIS je dis bien jamais je n'ai été malade.
On se méfiera des dattes qui contiennent de curieux petits vers.(qui n'ont pas de gout je vous rassure....) Je conseille de les ouvrir toutes en deux avant de les manger. On m'a parlé a plusieures reprises d'un vers a dattes qui s'instalerais dans les intestins et qui pose de gros problemes, quelqu'un a t'il plus d'infos a ce sujet?des expériences, du vécu?
J'en profite pour placer un petit lien qui explique les précautions a prendre envers les tatouages au Hénné: http://www.danger-sante.org/tatouage-dessin-henne/LISTE DES ARNAQUES CONNUESIl faut bien comprendre que en trois mois au Maroc je n'ai eu le sentiment de me faire arnaquer que une seule fois et des dizaines de miliers de voyageurs profitent de ce pays sans voir l'ombre d'une arnaque. Payer trop cher car on a mal négocié un prix ce n'est pas une arnaque!!!!!! Sa fait parti du pays, de la coutume Le Maroc n'est pas un pays de voleurs, c'est un pays avec quelques filous ou malins qui tentent d'abuser de touristes mal renseignés ou naifs.Ceci est vrais dans beaucoup de pays et peux vous couter bien plus cher en Europe ou ailleur... L'arnaque n'a pas la meme dimension au Maroc, si vous payez 50dh de plus un article dites vous bien que c'est 5euros et que les vraies arnaques vécues en france ou en europe vous font rarement perdre que 5e!!!!
Pour ma part: 3mois dans les Balkans (Bosnie, Albanie...), camion dévalisé le dernier jour....a Marseille
3mois au Maroc, Grand sentiment de sécurité pour mon camion, surveillé par des gardiens en ville et parfois abandonné chez des gens rencontrés le jour meme dans des endroits parfaitement isolés.Pour exemple j'ai laissé mon camion 5jours dans la cour de l'école de Tislit sous la surveillance des villageois et 4 jours chez un type dans les gorges du M'goun.
dés mes premiers jours au Portugal pendant le retour, un type rentre dans notre camion par la porte latérale sur un parking de plage pendant que je rangeais le coffre.Vol de deux passeports et deux porte monnaie d'amies qui descendais au Maroc(fin des vacances)
Et la petite derniere pour la route qui ne fait plus partie des arnaques mais, que penser de l'Italie aprés avoir découvert le cadavre d'un homme battu a mort sur la cote amalfitaine? Quelqu'un a déja trouvé un homme battu a mort au Maroc????
Tout sa pour dire que c'est précisement dans les pays ou l'on pense ne rien craindre qu'il nous arrive les bricoles. Les pays qui ont mauvaise réputation sont souvent passionants, vous ne devez pas avoir peur de voyager, ne vous contentez pas des classiques touristiques.
Voici une liste de petites histoires entendues sa et la, sont-elles toujours toutes d'actualités?
==>prix des ferrys retours (mauvaise classe de vehicule donc surplus, vous payez un A\R et au retour on vous demande 200e de plus) ==>vols a laraché, (Medina de Fes un homme a tenté d'arracher le telephone d'une amie) ==>fausses pannes ==>faux stopeurs ==>des attaques de boites mails recevant des messages tentant de vous escroquer vos données personelles.(Je recois sur ma boite mail des tentatives d'hameconnage toute les semaines depuis six mois....fausses factures impayées d'EDF, heureusement je suis SDF donc je ne peux pas avoir de factures impayées, Nombreux faux messages de ma banque....) ==>policier vous demandant de l'argent ou un paquet de clope car vous n'avez pas d'extincteur ou pas les bon pneus pour rouler sur cette route ou pour tout autre raison louche. ==>IMPORTANT. De nombreux gites d'étape, de restaurants ou d'auberges s'apellent PRESQUE pareil qu'un proche concurent sité dans le guide du routard ou autre guide.On a vite fait de se tromper et de pas dormir la ou on avait prévu de dormir.
Pour ma part je ne suis jamais tombé sur un faux auto stoppeur, on ne m'a jamais rien volé, je n'ai jamais vu de fausses pannes.COMMENT CHOISIR UN BON GUIDEVous pouvez avoir recours a un guide dans deux ou trois situations différentes: ==>Le treck en montagne ==>La visite d'une médina, d'un monument ==>Vous ammener dans un lieu a voir proche d'un village
Pour le treck en montagne la question ne se pose pas, il vous faut obligatoirement un guide oficiel d'un bureau des guides.J'ai vu notement au Toubkal des gens arriver avec des ados de Marrakesh qui avaient peu etre vu moins de montagnes que leurs touristes.Pas de piolet, utilisation approximative des crampons, pas de conseils utiles, presse le touriste au sommet, aucunes anecdotes a raconter.De plus un mauvais guide en profitera pour vous plumer sur le taxi, la mule, le refuge et une petite boutique de cailloux en repartant (ce qui arrive aussi avec des vrais guides qui se font un extra^^)
Pour visiter une médina ou un monument vous avez deux choix: un guide officiel et un guide "a l'arrache" Le guide oficiel est souvent compétent et peut avoir pleins de choses a vous raconter et vous faire découvrir. Le guide "a l'arache" est moins cher et peut s'averer tout aussi bon, ou minable.... double tranchant.
Pour vous ammener dans un lieux a voir proche d'un village ou vous montrer un départ de rando ou un chemin pour vous faire gagner un peu de temps plutot que de chercher soit meme des gamins du village se proposerons toujours.
Une chose indispensable est de bien faire attention au niveau de Francais de son guide.Pour moi hors de question de partir en montagne avec un mec avec qui je ne pourrais que peu communiquer.Les incompréhensions seront fréquentes, le guide pourra moins vous raconter d'anecdotes.Ceci vaut aussi pour le guide de médina ou de site archéologique ou monument meme si c'est moins important. Cette situation pourra entrainer des confusions sur les modalités de votre treck.
Je pense ainsi qu'il est trés important de choisir son guide sur place, la ou vous voulez faire la visite et le treck. Totalement innutile de choisir son guide pour le désert ou le toubkal a Marrakesh.Une fois sur place vous trouverez toujours des millions de gens qui voudrons vous guider, qui connaitrons mieux la région qui aurons de meilleurs moyens techniques ou logistiques et qui ne seront pas plus cher.
Au passage exélent bureau des guides a Imlil au départ du Toubkal.Carte en vente, renseignements meme si vous dites carte sur table que vous ne voulais pas de guide mais juste des infos.Un vrai bureau des guides competant.SALAIRE MINIMUM AU MAROC? Comparatif france et niveau de vie quand vous donnez 100DHDans le privé, le revenu minimal s'établira à 222€ par mois au 1er juillet 2014 et à 233€ un an plus tard. Dans le public il s'établira dès le 1er juillet 2014 à 272€.
Pour plus d'infos et de détails consultez la deuxieme partie de ce wiki: http://fr.wikipedia.org/...rofessionnel_garanti
Comparaison salaire moyen France\Maroc MAROC 272e X 11,08 = 3014 dirham 100dirham = un trentieme du salaire FRANCE 1133e X 11,08 = 12553 dirham 100dirham = un centvingtieme du salaire En gros quand vous donnez 100Dirham a quelqu'un qui vous héberge (environ 10e) c'est comme si vous donniez 40 euros a quelqu'un qui vous heberge en France.Quand vous donnez ou que vous payez un service réflechissez bien a ce que sa représente comme somme par rapport au niveau de vie du pays de votre interlocuteur.LA QUALITE ET LES CHINOISERIESSujet qui m'a grandement surpris. On trouve enormement de chinoiseries importées au Maroc, Il est carrement difficile de faire ses courses (non alimentaires) en achetant que du made in maroc. Au passage je déconseille toute utilisation de détendeurs ou tuyaux gaz acheté au souk voir au Maroc en général. Matériel de mauvaise qualité et dangereux.Une amie a foutu deux fois le feu suite a un détendeur défectueux.
Sans tomber dans la psychose: http://www.lavieeco.com/...1-blesses-30745.html Je répete bien je ne met pas en cause les bouteilles de gaz au Maroc (bien qu'elles tirent franchement la gueule)mais les détendeurs bas de gamme made in china. J'ai rammené 3 bouteilles de gaz pleines du Maroc (butagaz 2,9Kg)dans mon camion sans qu'elles fuient ou explosent.Je les ai utilisées entierement et les ai meme échangées contre des neuves dans mon magasin habituel en france.Le type du magasin a tout de meme été surpris de la tete des bouteilles toutes déformées. J'ai trouvé sur VF quelques posts qui mettent en doute la qualité du gaz au Maroc.Il encrasserait les systemes tels que les frigos et les chauffages genre TRUMA et autre.Moi je n'ai que une gaziniere classique et elle n'a pas vue la différence :pLA SECURITE AU MAROC, LES SOUKS , LES GRANDES VILLESLe sujet a été débattu trop de fois et seme le doute dans la tete de gens. Vous n'etes pas en danger au Maroc!!
Les villes europeennes sont toute autant risquées en ce qui concerne les pickpockets et vols a l'arraché. Vous n'etes pas plus en danger sur la route au Maroc que ailleur, car vous faite atention a votre véhicule et roulez prudement car vous etes loin de chez vous.Les routes sont en bon état et vite nétoyées suite aux orages.Une route reste rarement bloquée plus de quelques heures car les locaux ont besoin de circuler.Ils sont pas en vacance eux! Le vol contre des touristes est trés severement puni au Maroc. Dans les villages et lieux isolés tout le monde se connait, tout se voit, tout se sait.On ne vole pas un touriste (car relion, famille, police)
Bien sur on va nous raconter tout en tas de vrais vécus de vols, bien sur tous n'auront pas été des touristes idiots qui n'ont pas pris de précautions.Je pense juste que sa aurait pu arriver partout ailleur dans le monde.
(une liste des points noirs pourrait etre interessante pour localiser les lieux ou il y a le plus de vols au Maroc) (Quelqu'un de motivé pour chercher sa?)
On se renseignera sur les évenements récents avant de se lancer a l'assaut du désert tout de meme! ====> http://www.diplomatie.gouv.fr/...ar-pays/maroc-1... <========
Si vous etes dans une région isolé vous pouvez dormir ou vous voulez sans etre embété par la police, en revanche en ville et proche des lieux touristiques si vous ne vous massez pas avec les autres camping car vous pourrez etre réveillé par la police locale ou civile.On vous expliquera que vous etes en danger, qu'il faut dormir proche des autres.Si la police vous propose de vous emmener au camping car c'est "dangereux ici" dites que vous gerez votre sécurité tout seul.Le long de la cote vers essaouira c'est des coutumes trés fréquentes d'arrangement entre la police et les camping. La Police n'aime pas avoir un camping car seul dans un coin visible (pas le bon parking en ville) car si ces touristes ont un soucis sa leur fera du boulot et des soucis avec les chefs.Il ne faut pas que des touristes aient des problemes dans leur district sinon ils se font taper sur les doigts.C'est pour sa que l'on vous surveille autant.
Une petite astuce simple qui limitera les galleres en cas de vol: Scanner tous vos documents important et se les envoyer par mail (Carte grise, passport, carte identité, assurance...) Si vous etes parano : Avoir un faux portefeuille avec une vieille car bleue et quelques billets, a donner en cas d'agression.
Je rapelle ici que le numero de la police est le 19, et que celui de la gendarmerie est le 17. Une police civile existe et se présente parfois sous la forme de 5 ou 6 types en civil dans un 4X4 (m'on fait peur ces cons) En cas de soucis dans le centre ville ou un souk ne pas hésiter a faire apelle a la police touristique.Tous les faux guides et les emmerdeurs en ont trés peur.
EVITEZ le plus posible d'avoir affaire a la police ou aux gendarmes, vous allez perdre du temps....ORGANISATION DE TRECKS EN SOLO, TROUVER DES CARTES DE RANDO AU MAROC.Organiser des trecks et randonner seul au Maroc dans les montagnes n'est absolument pas impensable pour toute personne expérimenté. Cela reste bien entendu tout aussi dangeureux que dans toutes les autres montagnes du monde, meme si au Maroc on a le sentiment d'etre un peu moins seul.Partout dans les montagnes vous trouverais des bergers avec leurs troupeaux(les bergers ne quittent pas leurs moutons des yeux de toute la journée), des abris ou cabanes, des cueilleurs en tout genre.
Neanmoins tout treck merite un bon équipement, le blouson, les gants, le bonnet se revelent parfois indispensable. J'ai un souvenir dans la region du M'goun a avoir 35 degres a Bou Thrarar a 4heures de l'aprés midi et avoir une tempete de neige deux heures plus tard au col a 3000m d'altitude, mon blouson m'a sauvé la vie. De plus lors de mon ascension du Toubkal, un jour de grand vent la température resentie etait bien en dessous des -10 a 4000m (Avril) Je vous conseille de vous munir de cartes de randonnées en France avant votre départ car sur place celle ci sont casiment introuvables.Tout au mieux on vous proposera des photocopies de photocopies ou de prendre en photo une carte sur un mur.... J'ai pour ma part été contraint de partir en treck avec des photos de cartes et des croquis faits sur des calepins avec l'aide de marocains.Hasardeux mais faisable!
En se rendant directement a Rabat à la division de la cartographie, 31 avenue Moulay Al Hassan, Rabat Chellah, Maroc. Tel : (212) 70 53 11 / 70 51 91, Fax : (212) 70 58 85.
Aparement le vieux campeur de Toulouse disposerai de cartes du Maroc, donc il doit etre envisageable d'en faire venir dans les autres vieux campeurs de France.
Pour la région du Toubkal je conseille la carte Jbel Toubkal au 1/50 000 (Édition 1994) disponible au bureau des guides à Imlil.C'est un des rares endroits ou l'on peux trouver une carte potable (de 70 a 100dh suivant la tete).Version en Espagnol
VOILA LA BIBLE pour tous voyageur autonome au Maroc: Des cartes de randonnées sur tout le Maroc! Dire que si peu de monde savait que sa existe!!!! Atention ces cartes ne sont pas toutes jeunes.
http://jemecasseausoleil.blogspot.fr/...cartes-d...LISTE DES GRANDS SITES DE RANDO AU MAROCGTAM (Grande Traversée de l'Atlas Marocain) http://www.trekmag.com/...e-atlas-agouti-imlil http://www.martinpierre.fr/...ks-afrique/gtam.html
MGOUN (Deuxieme sommet du Maroc) TOUBKAL (Premier sommet du Maroc) Pour tous ceux qui veulent faire un treck magnifique et a ne pas manquer:Le grand tour du Toubkal par le lac d'ifni. http://www.camptocamp.org/...ms-depuis-oukameiden Voila la base d'un magnifique treck a pofiner.
Le toubkal est un sommet "parc d'attraction" comme je les apelles.J'y ai vu le meilleur comme le pire, et c'est dans le pire que j'ai vu le...pire!! Trop de gens se contentent de faire l'ascention classique en arrivant tout droit de Marrakech et repartent deux jours aprés.Le Toubkal est accessible seul et sans guide pour les gens aillant l'habitude de la montagne, c'est une immense autoroute a touristes de imlil jusqu'au refuge avec tous les 500M une échoppe qui vend du jus d'orange ou quelques ravitaillements.Impossible de se perdre!Le deuxieme partie du refuge au sommet est plus technique et necessite une bonne forme physique mais sans passages perilleux.ETAT DES ROUTES ET COMPORTEMENT DES USAGERS.Au Maroc les routes sont en général en bon etat.J'ai meme été surpris par les grands axes qui sont vraiment parfaits.
Les difficultées se trouvent sur les petites routes, en cas de grosse pluie ou d'orage les rivieres débordent et traversent les routes en formant des tas de graviers.Ceux ci peuvent bloquer la route quelques heures mais les locaux ont besoin de se déplasser et déblayent souvent bien vite la route.Les services publics se déplacent vite en cas de gros éboulis et déblayent le tout a la pelleteuse en quelques heures.
En revanche le comportement de certain autres usagers peut etre dangereux.Je siterai par exemple les taxis et les bus sur les grands axes qui vous doublent a fond pour finalement s'arreter 100m devant vous, puis repartent, vous redoublent comme des fous et ainsi de suite. Un taxi peut s'arreter d'un coup pour prendre quelqu'un sans regarder qui le suit.atention.
En ville pas de priorité au rond poind si le trafic est chargé.Moi j'adopte la technique a "l'Albanaise": Ne pas regarder les autres et rouler.Si les autres savent que vous les avez vu vous avez perdu.Si les autres pensent que vous les avez pas vu ils font atention a vous.
Si vous avez déja conduit en Albanie, en Bosnie, en ville en Italie, en grece ou en Inde, la conduite au Maroc ne vous posera pas de problemes.
On se méfiera des dos d'anes non annoncés qui font de belles surprises tout comme les trous et nids de poule en bord de route qui peuvent s'averer mauvais.Comme dans les autres pays il suffit de regarder ou l'on met les roues.
Il n'y a pas de brigands de grands chemins au Maroc, pas de barrages a la western avec prise d'assaut du Camping car...
Depuis 2010 le Maroc a un nouveau code de la route qui a mis en place un permis a 24 points ainsi que les alcootests. Le port de la ceinture en voiture et du casque en moto est obligatoire pour tous les passagers meme si se n'est absolument pas respecté.Je suis passé une ou deux fois devant la police sans ceinture sans que sa pose probleme; ne pas trop jouer tout de meme, si vous tombez mal sa va vous couter du temps et de l'argent.
Sur les petites routes de campagne les panneaux sont souvent dans un seul sens aux croisements, roulez doucement, tordez le coup, sa vous évitera de vous perdre.
J'insiste sur le fait que le routard ou autres guides exagerent completement sur l'état des route et les dangers au Maroc.
La carte MICHELIN meriterait une grosse remise a niveau. Beaucoup d'érreures sur cette carte: des routes qui sont en fait des pistes, des pistes qui sont en fait des routes....Rien ne vaut de prendre ses infos auprés des locaux. Une liste des rectifications de la carte pourrait etre bien utile!LA LANGUE!!Je ne vais pas me lancer dans des listes de vocabulaire inbuvable mais au Maroc plus que partout ailleur sa sera un immense avantage pour vous de parler un minimum le darija (arabe dialectal).J'ai souvent entendu des gens se vanter de venir au Maroc depuis plusieurs années et avoir une prononciation honteuse.
Le salamalek, rituel pour se saluer est indispensable pour tout: (en gros, j'ai écris en phonétique)
-Salam alekoum -Le bess (sa va??) -berer (sa va!!) -Koulshi mzien rolla (tout va bien mon frere)
Aprendre un minimun a compter et le nom de quelques légumes vous aidera grandement.
Evitez de passer pour des cons, aprenez peu mais aprenez bien.
L'essentiel:
afak : S'il te plait... Kahwa : Café (Be halib==>au lait) Baraka : Stop Flouss : argent L'ma : l'eau Roubz : Le pain Chouilla: un peu Zouine : beau (zouina, belle) ( a dire a tous ceux qui vous montre leur maison ou la photo des enfants^^ Balek : Pousse toi N'dek : attention tu vas faire une bétise Choukrane: Merci bzef : beaucoup ou? : fine limene : droite lisere : gauche Shouff : regarde Bad mani: laisse moi dar : maison safi : sa sufit Baraka : arete yhé : oui la : non Tsaor : photo Coulshi : tout Kayn : il y a Ma kayn : il y a pas halib : le lait
Avec cette liste d'esentiel on peux s'en sortir trés longtemps. Par la suit savoir compter, les jours de la semaine, les légumes......
Je répete bien que j'ai écris a ma facon et que le darija est a approfondir un peu si sa vous interesse notement les différentes facons d'écrire et de prononcer le "R"
Si vous voulez devenir des betes: http://www.speakmoroccan.com/fr/vocabulaire/CONCLUSIONJe ne m'engage en aucuns cas pour assurer que toutes les informations données dans cet article sont bonnes, des erreurs se sont surement glissées et je ne pourais pas etre tenu responsable en cas d'incident.Toutes les infos sont données a titre indicatif et a adapter suivant le resenti de chacuns.(Notement pour la partie rando seul au Maroc)
J'ESSAI DE FAIRE EN SORTE DE GARDER CE POST MODIFIABLE POUR POUVOIR CORRIGER TOUTES LES ERREURS QUE VOUS ME SIGNALEREZ (bien entendu je ne parle pas des fautes "d'ortograf" qui sont légion dans ma prose) De plus je vais essayer de completer cet article au fur et a mesure.
Ce texte est totalement libre et vous pouvez l'utiliser complet ou en partie sur votre site du moment que vous sitiez la source avec un lien hyper texte pour que l'article d'origine puisse etre consulté et ne pas sortir une phrase de son contexte.
Au revoir
Je rentre d'un voyage de trois mois en camion amménagé au Maroc. Durant les préparatifs de mon voyage j'avais lu un trés grand nombre de "bétises" au sujet de ce pays et j'aimerai a présent remettre un maximum de choses a leurs place. J'avais moi meme un trés gros a priori sur le Maroc et m'attendais au pire.
J'ai l'habitute de faire part de mes expériences de voyage pour qu'elles puissent servir pour les suivants, mais pour le Maroc j'ai envie d'en faire un peu plus. Je vais tenter de rassembler un maximum d'infos pratiques sur le Maroc, d'exprimer mon ressenti pendant et aprés le voyage, de détruire les mauvais "on dit" qui ruinent la réputation de ce pays et d'expliquer pourquoi "on" en pense du mal.
Tout d'abord un exemple frapant "d'aneries" que l'on entend sur VF: Voici le lien vers ma premiere discution voyage forum ou je voulais me renseigner sur le Maroc pour préparer mon road trip de 2010-2011.Ce post m'a fait retarder mon voyage de trois ans.
===> http://voyageforum.com/...rite-maroc-d3861576/ <===
Un autre exemple de discution peu constructive avec de belles affirmations bien fausses (bien entendu pas tout) http://voyageforum.com/...amping-car-d3788684/
Bon des comme sa y'en a des milliers, désolé sa tombe sur celle la...
On pourra aussi trouver des informations oficielles qui paraissent alarmantes comme sur le site d'informations aux touristes Canadiens qui nous explique que le Maroc est un pays de térroristes ou les enlevements ne sont pas rares et ou il est dangeureux de se faire offrir de la nourriture.... http://voyage.gc.ca/destinations/marocQUI SUIS JE???? Je suis un jeune homme de 28ans, je voyage seul avec mon mercedes sprinter 216cdi, non 4X4. J'ai passé trois mois au Maroc de Fevrier a Mai 2014. EN AUCUN CAS JE PRETEND AVOIR TUT COMPRIS SUR LE MAROC, c'est mon premier passage dans ce pays qui est compliqué de part sont histoire ancienne ou récente, sa taille et son éclectisme.Il est possible qu'il y ai des erreurs d'interprétations dans le texte qui va suivre et j'espere ne pas etre jugé (ou insulté) pour une phrase mal tournée, une mauvaise analise ou si je dis une connerie. Je n'ai clairement pas exploré tout le Maroc, et les informations données ne sont pas valables pour le Sahara occidental.
Je ne suis pas un touriste mais un voyageur: Le touriste voit ce qu'il est venu voir, le voyageur voit ce qu'il y a a voir....
J'adapte le plus souvent mon mode de vie au pays dans lequel je voyage, j'essais d'apprendre la langue, de manger local, de vivre avec les locaux, de comprendre leur mode de vie, d'avoir un maximum de bonnes expériences, de rammener avec moi des bonnes idées...
Je voyage depuis 6 ans et j'aime éviter les endroits trop "classiques", ainsi je fréquente rarement les villes équipées d'un aéroport international qui sont des déverssoirs a touristes tous frais et faciles a berner.Aprés de longues hésitations je desciderais de ne pas me rendre au "désert" (surpeuplé) et je n'irais pas a Agadir ni a Marrakech.
Je suis passionné de montagnes et connais bien les pyrénnées que j'ai tréverssées plusieures fois.
2004==>15 jours de voyage organisé en Egypte (17 ans) 2008==> deux mois sur l'ile de la Réunion, hebergé chez un homme qui y vit depuis dix ans. 2009==> Road trip des parcs nationaux d'Espagne (compagnion Voyage forum) 2010==> Tour de la Corse et de la Sardaigne (Compagnions voyage forum) ==> Traversée des Pyrénnées a pied en autonomie (trois semaines) 2011==> Traversée des Pyrénnées et des Alpes jusqu'en Suisse 2012==> Un mois dans le nord de l'italie en Camion 2013==> Trois mois road trip tour de la mer adriatique en camion ( Slovenie, Croatie, Bosnie, Montenegro, Albanie, Grece, Italie) 2014==> SDF depuis Janvier, un mois en Espagne, trois au Maroc, un mois au Portugal, prépare un trip sportif de trois mois dans les Pyrénnées et les Alpes (Alpi, rando, canyons, escalade)
J'aimerais si possible que ce post soit complété par les gens qui savent! Tout au long du texte je poserais quelques questions auquelles je n'ai pas les réponses.ETAT D'ESPRIT A LA FIN DU SEJOURJ'ai été émmerveillé par mon séjour au Maroc.Je quitte le pays ravi, heureux, j'ai rencontré beaucoup de gens.Dans l'ensemble j'ai été plus qu'agréablement surprit sur a peu prés tous les sujets. La lecture des forums et mes quelques recherches m'avaient préparées au pire pour le Maroc. C'est au final un pays sûr, acceuillant, enrichissant, agréable, ensoleillé, varié... La plupart des gens se méprennent completement sur le Maroc, se laissent berner par ce qu'ils voient sur les cartes postales. NON le Maroc ce n'est pas que des dunes de sables et l'ACMI et les talibans ne sont pas majoritaires. Quand j'ai dit a mon entourage que j'allais au Maroc ils n'ont pas compris... Mais que va tu faire la bas? y'a que du sable et des chameaux!!!!!? (oui je sais des dromadaires) Ouvrez donc une carte du Maroc et contemplez la taille du désert, il est ridicule. Le Maroc est donc un pays particulierement montagneux trés agréable pour qui aime les gros tas de cailloux.
Les gens sont chaleureux dans l'ensemble, il vous sera facile de faire de belles rencontres, de découvrir vite et beaucoup. Le Maroc est un trés grand pays ou l'on se confrontera donc a de grandes différences de mode de vie, de culture, de climat suivant la région ou l'on se trouve.
On pourrais croire en lisant cet article que beaucoup de choses sont mal ou vont mal au Maroc mais c'est bien le contraire. Mon article parait trés péssimiste mais je trouvais important de mettre l'accent sur les difficultées ou les choses surprenantes. JE SUIS REVENU CHANGé DE MON VOYAGE AU MAROC COMME AUCUN AUTRE VOYAGE.J'Y REPARTIRAIS DéS L'ANNEE PROCHAINE.JE SUIS TOMBé AMOUREUX.SENSIBILITé DE CHACUNSJe pense qu'un voyage au Maroc peut etre ressentit de maniere trés trés différentes par deux personnes. Je ne conseille pas le Maroc comme premier voyage, meme si j'ai rencontré des jeunes qui quittaient pour la premiere fois la maison des parents et qui passaient de trés bons moments au Maroc. C'est un pays exigeant, vous serez souvent solicités, la solitude est rare pour les gens comme moi qui ne fréquentent pas les hotels, vous serez rarement seuls. Ce qui pour certains ne seront que des petites solicitations seront vécues commes de réelles agréssions pour des esprits plus faibles ou seulement si c'est pas le bon jour. Toujours on vous arretera pour entamer la discution, vous proposer d'acheter tel ou tel objet, de venir voir dans telle maison ou boutique, on vous posera des questions sur votre vie(souvent les memes ce qui peut etre lassant quand c'est a 1OOemme fois de la journée)ON M'AVAIS DIT QUE...... Au Maroc il n'y a que du sable et des chameaux ==> FAUXLe Maroc est un pays particulierement Montagneux avec quatres grandes chaines de montagnes. Le rif au nord le long de la mediterannée, que je ne connais pas mais qui est trés beau et idéal pour les randonnées. Le moyen atlas, froid en hiver, recouvert de lacs et de forets, un lieu grandiose a ne pas manquer. Le haut Atlas avec des pics a plus de 4000m , térrain de jeux idéal et tellement beau. L'anti atlas, beaucoup plus arride, ou il devient difficile de trouver de l'eau, les chemins sont moins biens tracés, les treks seuls de plusieurs jours deviennent de vraies missions. Entre le haut atlas et le Sahara c'est l'Hammada qui dommine: un désert de roches a perte de vue percé de quelques oasis et palmeraies.L'animal le plus présent est bien le DROMADAIRE et non le chameau. Surprise j'ai croisé des dromadaires dans les montagnes a 3000m d'altitude parfois, ce n'est donc pas un animal que l'on croise seulement dans le désert. Au Maroc il n'y a pas de femmes dans la rue et elles sont toutes voilées ==> FauxJ'ai été extremement surpris de la diversité culturelle de ce pays.J'ai été frappé a mon entrée dans le pays par l'occidentalisation massive qu'on subit les villes du Nord comme Tétouan.Les couples se montrent et s'enlassent librement, sa se bécotte sur les bancs publiques, les plages sont recouvertes de parasols qui abritent des couplent qui roucoulent a la tombée de la nuit a la lumiere d'une bougie.( Trés vrai dans les cités balnéaires du Nord, totalement faux dans d'autres région)
Des groupes de jeunes femmes dans la rue, clairement pas toutes voilées.LES GRANDES DIFFERENCESLe Maroc est un trés grand pays ou l'on se confrontera donc a de grandes différences de mode de vie et de culture suivant la région ou l'on se trouve.J'ai été surpris de constater de telles disparitées. On pourra ainsi croiser des gens trés pauvres, parfois exploités qui vivent dans des conditions difficiles, tout en croisant le meme jour des marocains roulant dans de magnifiques 4X4 hors de prix.Les Marocains qui ont de l'argent ne sont pas majoritaires mais on les voit bien notement dans les zones comme Oukaimeden, Ourika, Ifrane.Le week end les zones touristiques dites chics sont envahies par les "riches" marocains.J'en profiterais a ce moment pour dire que les commercants Marocains préferent les touristes étranger aux touristes Marocains qui selon leur dires sont bruillants, difficiles en négociation, rarement respectueux du lieu...(Peu etre les touristes occidentaux sont mieux pour les affaires?)
Sur le point de vue religieux vous pourrez rencontrer des gens trés pratiquants d'autres pas du tout praticants. Je n'ai jamais rencontré de personnes insistantes au sujet de la religion, jamais on a éssayé de me convaincre que Allah est meilleur que les autres.Il est en revanche délicat de se revendiquer athé(e).Les Marocains auront du mal a comprendre que vous ne croyez en rien, vous etes alors un etre perdu.On vous demandera a l'ocasion si vous croyez vous aussi a un dieu unique, il vaut mieux répondre oui pour éviter une complexe discution.
Les femmes, Ha! les femmes...J'aime le coté mystérieux du voile. Suivant les régions vous pourrez etre confronté a tout.Des jeunes femmes sans voile au coté de femmes entierement camoufflées en ville.Des régions isolées ou toutes les femmes portent un voile, fuient votre regard, s'ennervent si vous avez le malheur de leur dire bonjour(Ait Mansour). Dans la région d'imilchil pourtant trés reculée on pourra constater la surprenante présence de femmes au térrasses des café avec les hommes...J'ai aussi été recu dans des familles ou j'ai mangé seul avec les hommes et ou les femmes etaient apelées pour débarasser ou nous ammener le thé, déroutant. J'ai tout aussi bien assisté a des moments de complicité en public meme dans les coins reculés ou les femmes chamaillaient gentillement leurs hommes en se moquant d'eux en public pour telle ou telle raison.L'HYPOCRISIE AU MAROC (sujet qui fache...) Aie aie aie! comment exprimer mes idées sans choquer? Au Maroc c'est bien connu, on est pratiquant, on ne se drogue pas, on ne consomme pas d'alcool, on ne couche pas avant le mariage.... Tout du moins on fait bonne figure devant la famille....
J'ai rencontré trés peu de monde vraiment pratiquant, j'ai meme rencontré des gens qui exprimaient leur dégout de la religion ou du pouvoir.J'ai rencontré des jeunes des villes avec des idées a l'occidentale, qui ont des groupes de musiques qui dénoncent ce qui va de travers dans le pays.
L'alcool est de consomation courante! Partout vous trouverez des bouteilles de verres cassées dans les forets et dérriere les maisons.Vous croiserez souvent des rassemblements de voitures de gens qui viennent picoler a la tombée de la nuit dans un lieu(lieux a éviter d'ailleur a cause de la police qui patrouille), qui restent une heure ou deux puis s'en vont. Peu de temps aprés un patrouille de police passera vérifier que personne ne reste la.Sa se fait a la vue et au su de tous mais on "se voile" la face.Trés fréquement on pourra vous demander si vous avez de l'alcool a partager, si vous pouvez payer le parking avec des bieres, si vous avez du whisky a vendre. L'alcool est distillé un peu partout en clandestin, ils font de la Mariah, alcool de dattes ou de figues plutot trés fort et rarement bon.Le principe consiste a aller acheter de la Mariah et de boire cul sec chacuns sont tour dans le meme verre jusqu'a la fin de la bouteille. Atention!! J'ai rencontré peu de Marocains qui savent boire! Et pourtant j'ai eu l'ocasion de partager nombre d'apéros, parfois meme avec des hommes en uniforme....!!!!
La consomation de drogue est asser forte, il est fréquent de rencontrer des gens plus ou moins jeunes qui fumment. En ville vous détecterais parfois dans le sillage d'un homme ditubant des relents chimiques qui correspondent a la colle ou autres produit que la personne sniffe a longeur de journée.Ces gens sont rarements méchants mais trés trés lourds si ils vous abordent.Il est casiment imposible de comprendre se qu'ils vous disent, d'éviter la pluie de postillons et la discution fini souvent par dégénerer. A Tétouan j'ai fait la rencontre d'une femme trés pauvre, maman d'un gamin de un an et enceinte de 8mois qui sniffait de la colle devant moi.Choquant.
La prostitution! Hé bhé celle la j'y avait pas pensé avant d'aller au Maroc!!! Elle se présente sous plusieurs formes. D'un coté on pourra trouver dans certaines villes (Marrakech pour celles que sa interesse) de jeunes hommes marocains qui proposent leurs services aux Europeenes de la quarantaine et plus.... Dans la région de Azrou et d'ain leu au moment de me garer sur des parkings de trés charmantes jeunes femmes(18-20ans) sont venues me proposer de venir faire un tour dans mon camion ou "qu'on aille ensemble". J'ai dans une autre région été hébergé chez un homme trés pratiquant que l'on voyait toujours a la priere mais qui recevait une ou deux jeunes femmes a l'ocasion.Le gel durex play qui trainait a l'entrée de sa chambre devait donc servir a sa!!
Et la j'enchaine naturellement sur les propositions de mariages , qui pour moi, quand elles sont annoncées par la famille s'apparentent a de la prostitution.(Peu etre que je n'ai ici pas bien compris les coutumes du pays??)Si vous etes un homme seul, de tout age, on vous proposera souvent de vous marier.Des exemples valent parfois mieux que de longues explications.Dans la vallée derriere Ourika en direction d'oukaimeden deux jeunes femmes seules que j'ai a peine croisées ont immédiatement demandées aux retraités avec qui j'etais alors si je voulais me marrier. Dans la région de taliouine une femme avec quatre filles chez qui j'etais pour boire le thé ma proposé de choisir "celle que je voulais", "meme celle la la plus jeune si tu veux"(12 ou 13 ans).Erf "mais j'ai trente ans moi!!" , "c'est pas grave".... Je me suis retrouvé une ou deux fois dans des situations trés génantes chez des familles ou les gens insistent devant la fille: "elle regarde elle est belle, épouse la!!"
J'ai en revanche rencontré nombre de couples mixtes, marriés par amour qui vivaient de grand moment de sincérité et de complicités. Il ne faut pas penser en mal chaque fois que vous voyez un couple mixte.LE TROC AU MAROCLa sujet trés interessant!! Des commercants vous proposerons souvent de troquer plutot que d'acheter quand vous expliquez que vous ne voulez pas rentrer dans la boutique car vous n'avez pas d'argent.C'est souvent une maniere détournée d'entamer les négociations sur un article mais a la fin on vous demandera souvent de rajouter un peu d'argent finalement. Mais le troc est un réel art de vivre au Maroc qui se pratique plus ou moins suivant les régions (dificile de faire du troc avec un commercant dans la médina de Fes) En revanche sa sera une solution magique dans beaucoup de cas. Le troc évite souvent de longues négociations des prix.
Au Maroc des objets obsoletes chez nous ont toujours de la valeur, ainsi si vous avez de la place voila une liste ce choses qui pourronts etres échangés voir revendus. Tout ce qui est vieil électonique a beaucoup de chance de trouver preneur.Vieille hifi, radios réveils (peuvent etres donnés car beaucoup de gens dans les montagnes écoutent la radio sur des postes a bout de force), tous types de téléphones portables sont trés recherchés, les TV gros cul, les téléphones fixes type duo ou trio que l'on avait chez nous il y a pas si longtemps que sa. Les vélos. Les pneux et tout type de pieces de voiture ( attention les douanes aiment pas sa) Les outils, Vieil électroportatif. Tout objet aillant un rapport avec le FC Barcelone ou Madrid, les Marocains adorant le foot( de simples cartes postales de Barcelone peuvent faire un super cadeau pour un pti d'une famille sympa) Les vetements, chaussures. On aura une préférence pour les vetements chaud car le Maroc est un pays froid (oui vous avez bien lu).De simples bleu de travail sont géniaux a troquer(on nous les donnes en Europe)"Le Maroc est un pays froid ou le soleil est chaud"
Attention aux propositions de troc contre de l'alcool ou du shit, vous allez vous retrouver dans des galleres...CHOSES DIFFICILES A TROUVER AU MAROCIl y a enormement de choses de la vie courante Francaise que l'on ne trouve au Maroc, voici quelques exemples. Le Tabac a rouler!!!! (Trés difficile a trouver et pas bon) Le fromage meme si c'est trouvable dans certaines régions.Pour les Marocains le fromage c'est en fait la vache qui rit que l'on trouve jusqu'au fin fond du pays. (Au Maroc fromage=vache qui rit) Des planches... Les cartes de rando! .........Dans les grandes surfaces type Marjane il est possible de trouver des produits a base de porc.J'imagine que cela s'adresse aux étrangers résidents au Maroc pour une longue période ou aux touristes accros qui ne peuvent s'en passer.Les prix sont surrement élevés.LES CHIENS \TRAITEMENT DES ANIMAUXSe n'est surement pas une légende vu que beaucoup de monde met en garde contre les dangeureuses meutes de chiens qui attaquent les touristes pour les dévorer.... Je n'ai de mon coté jamais rencontré de chiens méchants au Maroc.Tous les animaux ont particulierement peur de l'homme qui les maltraite a coup de batons et de pierres. Les chiens dangeureux sont immédiatement tués par la population.Si vous campez en sauvage vous aurez partout des chiens qui viennent trainer a distance de pierres autour de vous, la plupart sont trés craintifs et adorables. Ils veulent seulement vos restes de nouriture et ces chiens restent parfois toute la nuit a surveiller le camion ou votre campement contre un petit bout de pain.J'en ai eu jusqu'a six ou sept avec moi pendant quelques jours a certains endroits. Dans tous les cas au moindre doute le seul fait de se pencher pour ramasser un cailloux les fera fuir (il y a des cailloux partout au Maroc), si sur un sentier vous croisez une bete douteuse, prenez une pierre et foncez, vous n'aurez pas de problemes. Il est tout de meme probable de rencontrer des chiens sauvages en meute qui peuvent etres agréssifs. A savoir, le chien n'est pas considéré comme un animal de compagnie car dans la religion musulmane il est interdit de séjour a l'interieur de la maison.
Pour les amoureux des animaux, le Maroc sera peu etre une épreuve. J'ai vu des enfants lancer de gros galets sur "leurs" chiens pour s'amuser.Les anes sont batés de facons hasardeuses et ont de vilaines bléssures, on les fait avancer a grand coup de baton et de pierres dans les pattes.Rares sont les animaux en bonne santé et le concept d'animaux de compagnie n'existe pas.Ceux qui ont un chien ou un ane, c'est un outil, pas un animal.Les moutons sont chargés sur des anes ou des galeries de camions sans ménagement, le pire a voir etant le moment ou il faut balancer les moutons de la gallerie pour les faire descendre....
On évitera a tout prix toute attractions touristiques incluant des animaux!!!!! Les serpents que l'on vous met sur l'épaule ou qui dansent sur de la flute ont les crochets arrachés a la pince multiprise.Les singes sont maltraités et extremements malheureux, les dromadaires "a photos" sont parqués la nuits dans des sous sols de maisons et passent la journée attachés a un piquet sur un parking! Ces animaux sont rarements en bonne santé et, en dehors des dromadaires, meurent en quelques mois et sont remplacés.Ils renforcent le braconage (singes et serpents). Alors oui on va me dire qu'il faut bien que ces gens vivent, qu'ils ont que l'exploitation des animaux pour survivre.A vous de voir. Gardez en tete que ce singe que vous prenez en photo est extrait de sa foret natale pour passer sa vie a monter sur les épaules des touristes et prendre des coups de batons jusqu'a que mort s'en suive. En trois mois au Maroc les animaux bien traités que j'ai vu et qui recevaient de l'amour se comptent sur les doigts d'une main.
Je ne peux pas parler des dromadaires promenes couillons du désert ou je ne suis pas allé mais je présume que leur existance n'est pas plus heureuse biens qu'ils sont surement un peu mieux traités car de leur santé dépend les revenus de leurs proprios.LE HAMMAMC'est une expérience a ne pas rater au Maroc!!!!Vous DEVEZ aller au Hammam! On demmandera dans les petites villes a se faire indiquer le Hammam traditionnel(==> demandez le Hammam bildi).Evitez les hammams a touristes des hotels et compagnies qui pratiquent des prix abusés et qui vont souvent avec le pack massage et bien etre.Un coup a se ruiner. Le Hammam coute entre 10 et 12DH.Parfois un ou deux DH plus cher pour les femmes qui y restent plus longtemps et utilisent donc plus d'eau. Rendez vous au hammam avec un petit cabas ou sac a dos contenant une serviette, des sous vetements de rechange, vos affaires de toilette et pour les mieux équipés votre savon noir et votre gant de crin.Ces deux derniers sont toujours en vente au hammam meme ou a l'épicerie d'en face.On les trouve au moins cher au souk. A l'entrée du hammam il y a un guichet pour payer et un vestiaire ou vous vous déshabillez(gardez le slip) et laissez votre sac.Aucun probleme de sécurité ou de vol dans les sacs, il en va de la réputation du hammam, et le guichetier veille. Prenez un ou deux seaux et une coupelle, entrez dans les salles du hammam.Vous trouverez des robinets d'eau chaude et d'autre d'eau froide, faite votre mélange, trouvez un endroit qui vous convient, nettoyez le en y vidant un seau d'eau froide, asseyez vous et observez comment font les autres qui rentrent et copiez les. On évitera le hammam un jeudi soir ou un vendredi matin, moments de grandes affluences avant la grande priere du vendredi. N'avez pas peur de l'inconnu.Je suis allé la premiere fois au hammam sans aucune information, les gens rigolent un peu en vous voyant chercher les robinets ou parce que vous etes un peu perdu mais l'ambiance est trés sympa, toujours quelqu'un vous aidera si vous avez un doute, on vous montrera comment faire. Souvent un homme se proposera pour vous aider a vous laver le dos, acceptez si vous etes sur que l'homme est aussi un client et qu'il est dans le hammam depuis un bon moment comme vous, sinon il se peux que sa soit un employé du hammam qui vous facturera le massage! Si un client vient vous proposer de vous laver le dos attendez vous a un gommage rigoureux et parfois un peu rapeux, proposez lui la meme en échange.C'est tout a fait naturel pour les gens seuls de s'entre aider. J'ai été impréssionné par les "massages payants" qui s'apparentent a des étirements extremement vigoureux ou le client est alongé au sol et que le "tortionnaire" le pli dans tous les sens et lui tire sur les membres... Vous trouverez toujours a l'entrée du hammam des toilettes, et souvent des lavabos pour se raser. Vous pouvez y faire tout ce que vous faites dans votre salle de bain classique mais ici la salle de bain est collective.
Coté femmes le rituel est le meme.Les filles emportent souvent en plus un petit carré de lino ou le tabouret a se mettre sous les fesses pour éviter mycoses et problemes de se genre.Les femmes sont en culotte ou nues.Les enfants de moins de 7 ans vont avec les femmes.C'est un des rare lieux de liberté sans hommes ou elles peuvent dire se qu'elles veulent, sa papote, sa fait beaucoup de bruit, sa chante et sa danse si vous avez de la chance.Au dire des copines, un pur moment de bonheur a ne rater sous aucuns pretexte. Les femmes restent deux a trois heures au Hammam.
On notera tout de meme que le Hammam est un des drames écologique du Maroc.La consommation de bois est impréssionante sans parler des quelques 5000l d'eau par jour et par Hammam.LE STOP AU MAROCL'autostop est une pratique courante au Maroc.La majorité de la population ne possede pas de voiture personelle.Les autostoppeurs se concentrent a la sortie des villes et des villages et indiquent la direction qu'ils souhaitent prendre du bout de l'index.J'ai pris un trés grand nombre d'autostopeurs pendant mon séjour (une grosse centaine) sans jamais avoir un seul soucis.Je pense qu'il n'y a aucuns dangers dans la pratique.C'est souvent une occasion de faire de trés belles rencontres et d'avoir des discutions interessantes quand c'est possible. On evitera de prendre des autostopeurs dans le rif car ils voudrons forcement vous ammener a la ferme acheter du kif et qu'ils peuvent éventuellement en transporter.On évite de prendre les gens qui marchent en sens inversse et qui changent de sens en vous voyant arriver(attrape touristes).On se méfiera des autostoppeurs sur la route du tizi'n test qui est un endroit connu de faux autostoppeurs qui attendent le touriste pour le ramener a la boutique de tapis du cousin.On se méfiera des gens en panne au bord de la route et qui vous demandent de les déposer a un endroit (souvent on vous ammene chez un cousin qui vend des tapis).On ne prend jamais des enfants en stop(moins de 15ans environ).Si un groupe d'ados fait du stop et que vous vous arretez ils voudrons tous monter, meme si ils sont dix... J'ai pris énormement d'adolescents en stop qui se déplacent le vendredi et dimanche aprés midi pour aller ou rentrer de l'internat.Certains font parfois 100km pour aller a l'école. Partout et souvent au milieu de nulle part vous aurez un vieu qui déboule au bord de la route pour aller au village suivant. Les autostoppeurs sont toujours trés respectueux, ne touchent a rien dans le camion, vous apprennent des choses, vous indiquent les bonnes routes.N'ayez pas peur de prendre les gens, ce sont de bonnes expériences. Les autostoppeurs ne sont pas des filous, meme si vous ne savez pas vraiment ou vous etes ils vous indiquerons la bonne route avant de descendre si ils partent de l'autre coté a un croisement.Ils pourraient en profiter pour se faire ammener jusqu'a leur village mais jamais un autostopeur ne m'a mentis.J'ai souvent eu des remerciements chaleureux.A l'ocasion(surtout quand vous prenez un couple) l'homme vous proposera un petit billet équivalent au prix du taxi, que j'ai toujours refusé, en revanche on m'a trés souvent laissé des fruits et des légumes ou des herbes pour le thé.Une bonne occasion de découvrir des choses. J'ai une fois ou deux pris des femmes seules en stop, sans problemes.LA POLICE, LES CONTROLES ROUTIERSDés vos premiers km vous serez surpris par la trés forte présence policiere sur les routes Marocaines. A presque toute les entrées de villes et de villages, et parfois meme au milieu de nulle part vous tomberez sur un check point de la police.ATENTION ceux ci sont presque a tous les coups équipés d'un radar: une grosse jumelle sur trépied mais la vitesse ne reste pas inscrite a l'interieur comme en France pour que le policier vous prouve votre infraction. La police est souvent trés bien cachée dans les buissons, souvent sur les terre pleins centraux.
Aux entrées de villes et de villages il s'agit souvent d'un simple control au facies.Les flics disposent des plots et des herses au milieu de la route.Arretez vous au niveau du panneau stop police et attendez que l'on vous fasse signe d'avancer.Dans le cas des panneaux "ralentir gendarmerie" passez au pas.On vous fera la plupart du temps signe d'avancer et de filer. Si la police entame la discution avec vous c'est souvent une franche partie de rigolade.Ils veulent savoir si vous allez bien, si vous aimez le Maroc, ou vous allez, si c'est la premiere fois que vous venez....Sur les dizaines de controles que j'ai subit en trois mois, jamais on ne m'a demandé mes papiers (sauf six fois en 50km au alentours de Tanger le premier jour!!) JAMAIS je dis bien jamais un policier ne m'a demandé de l'argent! La corruption est faible dans le nord du Maroc et vous n'avez pas besoin de sortir un billet a chaque fois que vous vous faites arreté.J'ai rencontré des idiots qui distribuais leur billets a chaque control, c'est vous le propleme!!!!! Une fois je suis tombé sur un policier tatillon qui m'a demandé les papiers, puis les gilets et les triangles, puis l'extincteur... Dépité de voir que j'avais tout il a fini par me demandé directement si j'avais pas un paquet de cigarette a lui donner.Surpris je lui ai ris au nez et je suis parti, sans autres soucis.
Astuce si vous etes préssé: Il y a deux type de policiers au controles, ceux qui vous demandent les papiers et qui restent a coté de vous (incorruptibles) et ceux qui vous demandent les papiers et qui s'éloignent un peu pour vous laisser le temps de glisser un billet.50 dh dans la carte grise et vous repartez tout de suite, mais a quoi bon? On a le temps en vacance non???
AIE!!! On vous annonce que vous avez été prix en eccés de vitesse, et c'est une histoire qui va vous couter un peu cher... Surtout on ne s'énerve pas!!! Meme si on est sur que l'on etait pas en eccés de vitesse, on explique que l'on a un limitateur de vitesse, ou que l'on avait la vitesse du GPS sous les yeux et qu'il doit y avoir une érreur.On tente de faire rigoler le flic en lui disant que les allemands leurs ont vendu des radars défectueux....En prenant le temps de discuter il y a toujours moyen de s'en sortir sans payer.Une bouteille peux souvent vous faire éviter une amende a plusieurs centaines de Dh. Une amie s'est fait arrétée deux fois en eccés de vitesse.Les deux fois elle est repartie sans rien payer ni rien donner. Il suffit d'etre sympa, de ne pas avoir peur de perdre beaucoup de temps, d'expliquer que vous avez pas une tunes (difficile avec un CC a 100 000 boules), de dire que c'est la fin des vacances et que vous etes sur vos derniers DH donc que vous pouvez pas payer, dire que vous avez pas de carte bleue.Avec de l'imagination et le sourire sa passe souvent bien. Dans tous les cas au Maroc on respecte TOUJOURS a limite de vitesse!!!! Sa évite beaucoup de problemes!! 40km\h a l'approche des villes et des ronds points trés important!!! Oubliez pas la police est partout!!
Les marocains ont peur de la police qui les traite de facon arbitraire.Un controle de police est souvent un moment fastidieu pour un Marocain, bien plus que pour un touriste.Y'a qu'a voir la tete des Marocains quand un flic leur demmande de se ranger sur le coté... On voit bien qu'ils redoutent de se faire accuser d'une infraction qu'ils n'ont pas commise et que sa va etre la galere.
Pas vu de filles dans la police, et vous??BOITES MAILS PIRATEES!!Durant tout mon séjour au Maroc ma boite mails a subit de trés nombreuses attaques et SPAM.Si vous vous connectez depuis des spots wifi vous recevrez tous les jours des tentatives d'hameconages qui consistent a tenter de récupérer vos codes d'acces et données personnelles.Méfiez vous particulierement de tous les expéditeurs inconnus et de toutes demandes originales.La technique classique etant un mail ressemblant en tous point a ceux oficiels (hotmail, votre banque....)vous annoncant que votre compte va etre périmé ou que pour des raisons de sécurité vous devez inscrire ou modifier votre code personnel.Méfiance!!COMMENT SE RENDRE AU MAROC???Les Ferrys:
Il est possible qu'il y ai un interet a faire la traversée un vendredi, notement le retour (Dimanche Marocain) afin d'avoir moins de monde a la douane.
Plusieures possibilitées existent pour passer au Maroc:
Departs: Barcelone Sète Algeciras
Arrivée: Tanger Med Ceuta
Tanger Med est le tout nouveau port de Tanger, il est situé 22km de la ville.
Je suis entré par Tanger et ressorti par ceutat et je ne saurait dire quelle douane j'ai préféré.
Pour info:
1\Achat billet et chargement dans bateau douane comprise a Algésira m'a pris 20min.Douanier espagnols, pas de fouille. 2\Douane marocaine a Tanger m'a pris trois heures, Pas de fouille mais c'est trés mal organisé et on nous ballade.
3\Passage maroc\ceuta, 20min de papiers avec les douaniers marocain et une rapide recherche de clandestin par les espagnols 4\Achat billet et chargement dans bateau a Ceuta ma pris 1 grosse heure de fouille par plusieurs barrages des douanes espagnoles.
ATENTION a la conduite a Ceuta!!La c'est des malades pour de vrai!J'ai failli avoir plusieurs accrochages, c'est mal foutu, on comprend rien ou on va, c'est mal indiqué et sa conduit mal. Amen!
Pour mon prochain voyage je passerai par ceuta a l'aller et au retour sa m'a tout de meme paru plus simple. Je pense aussi que dans la majorité des cas la sortie du territoire est plus aisée que l'entrée.
A l'arrivée dans le port de Tanger Med:
1\Si vous etes en camping car pas de soucis, des agents vous feront suivre les autres campings car vers les portiques de la douane.(plus précisement a droite au rond point)
2\Si vous etes en fourgon sans fenetres vous allez etres dirrigés vers le parking des "importations" et la c'est le bordel pour s'en sortir.Tout faire pour suivre un camping car.Revendiquez direct que vous etes un simple touriste si sa se voit pas franchement a votre véhicule.
3\Si vous etes en voiture pas de soucis on vous guidera au bon endroit(sauf si vous avez 400kg d'affaires sur le toit)POUR RENTRER AU MAROC, QUELS PAPIERS???Pour entrer sur le territoire Marocain il vous faudra présenter a la douane un passeport valable 6mois et 3 mois aprés la sortie.Le sujet a été maintes fois débatu ici et ailleur.Moi je ne traversserai pas l'espagne avec juste ma carte d'identité, peu de chance de passer la douane meme si sa se fesait avant et qu'il doit toujours y avoir moyen en bataillant un bon coup.
Et la bagnole alors? Une fois sur le sol Marocain a la sortie du port, a la douane:
recuperez dés le premier guichet le papier d'importation de véhicule==>demandez le!!!! on vous laisse passer sans vous le donner et aprés c'est le Bor..l!!! Ce papier est bel et bien gratuit mais des gens viendrons vous le proposer pour quelques Dh bien avant le guichet pretextant que sa fait gagner du temps.Ne vous inquietez pas du temps vous allez en avoir.Ce papier c'est le fameux d16Ter.
Remplissez ce papier pas facilement déchiffrable.Finalement j'ai demandé de l'aide a un de ces fameux vendeur de papier et lui ai filé une clope.(Radin!)
On retiendra qu'un camping car peux rester sur le térritoire 6mois et qu'une voiture ou un camion sans fenetre ne pourra rester que trois mois par an de facon continue ou non.
Petite QUESTION: si je passe trois mois avec mon véhicule (camion sans fenetres!!!!!!) au Maroc de janvier a fin mars et que je reviens avec le meme véhicule en mai, vont'il s'en appercevoir? Comment ceci est controlé? vont-il me bloquer l'entrée au térritoire? (au pire je prend ma scie sauteuse et un hublot de machine a laver et j'ouvre une fenetre devant le bureau de douane :D )
Voici le lien officiel qui explique tout: http://www.douane.gov.ma/...ouane.gov.ma/d16ter/
Pour les campingcaristes prenez soin de vérifier la date limite de sortie que l'on vous écrit sur le papier a l'entrée au Maroc. Le delais doit etre de six mois.Ainsi pour les CC désirant rester plus de trois mois ils devrons faire renouveler leur autorisation d'entrée.Pas celle du CC, celle des humains!
ATENTION!!! quand vous quittez le Maroc on vous donne un des exemplaire du formulaire d'importation du véhicule avec la date de SORTIE du territoire. Si vous revenez au Maroc avec le meme véhicule je vous conseille de revenir avec ce papier.Il peut arriver que la sortie de votre véhicule ne soit pas enregistrée informatiquement et vous vous retrouvez donc a vouloir rentrer au Maroc avec un véhicule qui pour les douaniers n'en ai jamais sorti.Situation bordelique.Donc gardez vos papier d'importation\exportation dans votre véhicule!
QUE PEUT ON IMPORTER\ EXPORTER LEGALEMENT AU MAROC ET EN QUELLES QUANTITE???Les importations douaniere, lien des choseorter 400g de tabac ou 200cigarettes, 1litre de vin et 1litre d'alcool fort.
Je vous invite a chercher quelques posts sur le sujet si vous avez l'intention de rammener en europe de gros objets comme des tapis ou de vous les faire envoyer en europe. Pensez aux droits de douanes.
douane.gouv.fr douane.gouv.ma
QUESTION(bete): Peut-on importer du porc en masse? Je suis rentré avec une caisse de 20kg de paté, jambon , saucisses... Qu'auraient dit les douaniers si ils avaient vu sa?LES CHOSES BONNES A SAVOIRLe prix du gazoil est fixe dans toutes les stations de la plus petite a la plus grande.La qualité du Gazoil est bonne(tout du moins correcte), j'ai meme été surpris parfois par ma plus faible consommation au Maroc que en Europe.Six mois aprés mon retour je n'ai constaté aucuns soucis sur le camion.
Obtenir de l'argent au Maroc, Le change, les retraits: (fevrier, Mars 2014)
Les retraits en devises coutent généralement autour de 3%, et les frais sont souvent plafonnés autour de 3 ou 4 euros par retraits. Les paiements par carte (quand c'est possible) coutent généralement autour de 3% aussi et les frais sont plafonnés entre 6 et 10 euros par paiement. Tout ceci dépend évidement de votre banque Les frais de changes sont autour de 3% (taux internet=>11,27 \ taux western 10,95 ==0,32dh par euro ==> 3,2% ) HUMMMMMMM j'ai un doute sur mon calcul...
QUESTION: POUR VOUS QUEL EST LA MEILLEURE ATTITUDE A ADOPTER AVEC L'ARGENT? QUOI UTILISER??
Donc le mieux est de retirer de grosses sommes au distributeurs auto, le probleme c'est que moi je n'aime pas engager ma carte dans ces machines la a l'étranger, si elle est avalée, c'est partie les galeres!!! Au passage on ne retire jamais de l'argent une veille de week end ou de jour férier, on fait en sorte que la banque soit ouverte, au cas ou.... J'ai donc retiré mon argent en France avant de partir et suis parti avec une envelloppe de liquide.J'ai pratiqué le change dans les bureaux Western union a quelques occasions, Mais la meilleure chose a été tout simplement dés le début du voyage de rencontrer des Marocains aisés qui vont en voyage en Europe et qui aivaient besoin d'euros.On a fait le change entre nous au taux internet et hop dans le cul les banques!!!!
Au moment de l'achat du billet de ferry en Espagne on vous proposera surement de vous faire une peu de change, sa m'a paru surprenant quand on sait que l'importation et l'exportation de devises Marocaine est interdite.De plus je soupsonne le taux de change d'etre trés mauvais.
QUESTION: Que se passe t'il si la douane vous surprend avec 10 000dh dans votre véhicule au moment de rentrer dans le pays?? Est ce que sa les interesse vraiment de chercher sa? Est ce qu'il arrive tout simplement que des vehicules de touristes soient fouillées en profondeur?
Taux internet ==>11,27dh pour 1euro (debut Mars)2014 Taux bureau de change port Tanger ==>10,94dh pour 1euro (18 fevrier) Taux western union et banques par la suite ==>10,96 a 11dh 1euro (Avril, mai )
Dés votre sortie du port vous trouverez des bureaux de change, souvent dans des préfabriqués.Je pense qu'il vaut mieux y changer une petite somme et chercher mieux ailleur.MARRAKECH==> Arnakech!!!!!!??A lala!!! Marrakech trés trés vaste sujet de discorde entre foromeur! Ceux qui ont adorés, ceux qui ont détestés
Dans l'esprit de la plupart des gens, Maroc = Marrakech. Franchement, si vous voulez vivre une expérience autentique, évitez Marrakech. C'est le repaire à touristes style Club Med, et vous serez considérés comme une vache à lait. Si vous voulez voir une belle médina, celle de Fès la ville sainte aux centaines de mosquées et bourrée d'artisans (cuir, etc...) est suffisante. Vous avez vu une médina, vous les avez toutes vues. Exception faite peut-être de l'image d'Epinal de la place Djema el-Fna à la nuit tombante (à Marrakech, donc), qui peut valoir le coup si vous êtes prêt à subir les assauts incessants des rabatteurs.
On trouvera tout de meme de trés nombreux posts sur VF de gens qui ont adorés Marrakesh, qui y ont vécu des expériences extraordinaires, qui ont sus explorer la médina et découvrir ses trésors cachés.OU ET COMENT TROUVER DE L'ALCOOLL'alcool se trouve en vente libre au Maroc notement dans les grandes surfaces Marjane meme si régulierement on nous annonce que Marjane retire définitivement l'alcool de ses rayons. (Intox?, Pub déguisée?) Dans ces grandes surfaces vous trouverez un rayon spécial alcool avec sa caisse réservée ou les bouteilles seront dissimulées dans des sacs plastiques noirs. L'acool y est cher, comme partout au Maroc. Une bouteille bas de gamme de vin vous coutera au minimum 5euros et les premiers prix "buvables" en wiskies, vodka et rhum sera de 20euros. De plus dans toutes les villes moyennes vous trouverez en vous renseignant de petites superettes spécial alcool aux prix similaires. L'alcool n'est donc pas dificile a trouver au Maroc. Dans les endroits isolés il y a toujours quelqu'un qui connait un plan pour aller chercher de la Marhia chez un particulier. Vous pouvez tomber sur un super apéro ou sur une super galere...... On notera tout de meme que la consomation d'alcool peux éventuellement choquer au Maroc et qu'il sera convenable de cacher un minimum les bouteilles en évitant de les laisser posées sur la table et a la vue de tous. Cela vous évitera en plus d'avoir d'éventuels profiteurs qui viennent se greffer a l'apéro. J'ai souvent vu des shibanis peu respectueux etalant leurs bouteilles de vin sur la table devant le CC ou ne pas etre discret en allant aux poubelles)
Au niveau du vin rouge j'ai apprécié le boulaouane et le val d'argan.Juste comme sa en passant.TELEPHONE, INTERNETIl parait que le plus économique est d'acheter des cartes telephonique et de trouver une cabine.
Les indicatifs de telephones: 00212 de la France vers le Maroc, 0033 le classique vers la France
Deux ou trois opérateurs se partagent le marché. J'ai acheté une Sim et une clef 3G Maroc telecom, et j'en ai été content. Une carte Sim coute 20Dh, une recharge 50Dh permet de telephoner 20minutes vers la France (portable). Une recharge 50Dh nationale me permetait d'avoir acces a internet avec mon telephone.(pour les accros) 555==> Menu pour changer de langue 550==> En court 580==> connaitre le montant rechargé
La clef 3G coute 200Dh a l'achat(premier mois internet compris) puis une recharge de 100Dh permet de recharcher pour un mois d'internet en illimité (pas de limite de Go).Le reseau de telecommunication est bon au Maroc, il y a des antennes a coté de chaque village et internet avec la clef 3G fonctionne parfaitement du moment que l'on a une antenne dans le champ de vision.JOURS DES SOUKSSouvent le nom des villes vous indique le jour du souk. Ainsi une ville comprenant le mot Tnine dans son nom aura son souk le lundi. On notera que l'école du village est fermée le jour du souk pour permetre aux enfants d'aider la famille, et les enfants seront donc a l'école le dimanche.
jours lyamate
lundi tnine (Tnine de l'ourika) mardi tlate mercredi larbaae (souk el arba du rharb) jeudi lakhmisse vendredi jamaa samedi sabte dimanche lhadde
Voici a présent une liste des jours de souk en fonction de région et des villes: Merci a Larazou du site casa-trotter!!!!
http://www.casa-trotter.com/...-du-maroc-t3387.h... Cette liste est vitale pour organiser ses semaines!!!!!!BUDGET AU MAROC, LISTE DE PRIXPain rond (petit\grand) 1 a 2 Dh Carte Sim 20 Dh Puis recharge==> 50Dh=20min vers la france Camping (camping car) 35 a 70 Dh Thé (ds les petits café) 5 Dh jusqu'a 20Dh dans les hotels Chbakias ==>Ortographe svp?? 20 a 30 Dh\Kg (Patisseries au miel a ne pas rater) café 5 a 7 Dh Huile d'olive 40 Dh le litre Bouteille eau 1,5L 5 a 10 Dh Bidon eau 5L 11 Dh Petite fiolle pour le Khôl 5 Dh Hammam 10 a 12 Dh Gazoil 9,2 puis 9,4 Dh 1\2 poulet cru 20 Dh Grande pierre a affuter 15 Dh Boite plastique atlas(1L,2L,5L) 5 , 10 , 20 Dh Vous comprendrez sur place, plat Tajine simple (petit, M, G) 15 , 18 , 20 Dh Babouches simples 50 Dh Sandales cuir 30 Dh Babouches tout terrain 70 Dh (Avec une semelle en pneu) baton réglisse 1 Dh baton brosse a dent 1 Dh (Petite branche qui sert a enlever le tartre ) Cyber café 4 DH heure Bassine carré plastique (10X40) 15 Dh Lait 8 a 10 Dh\Litre Jus orange 10 a 16 Dh\litre meme prix dans le frigo ou non Oeuf 1 Dh parfois 5Dh les 6 Confiture 830g valencia 18 Dh Oranges 3 a 4 dh\kilo pierre d'alun 15 Dh\kg !!!!!!! viande Hachée 80 Dh\Kg Cotellettes d'agneau 90 Dh\Kg !! repas tajine centre ville 20 a 50 Dh (pour 1 personne mettre 40Dh Maxi) Lacets 4 DH la paire Tasse alu 5 a 8 Dh suivant taille Olives 20 a 25 Dh\Kg Dattes 20 a 25 Dh\Kg Yahourt 2ou3 Dh Boites maquereau, sardine 4 a 8 Dh Sucre (pain 2kg) 11 Dh Cordonnier 10 Dh\paire pour recoudre chaussures de montagne, 1\2h de travail) Reparation crevaison_Meche 20 Dh (Pour le camion) _rustine 50 a 70 Dh (Pour le camion) Khôl (maquillage) 5 Dh la fiolle telesiege Oukaimeden 25 Dh A\R Forfait ski journée 50 Dh (Oukaimeden)
En 90jours au Maroc j'ai dépensé quelques 13 600 Dirhams qui se répartissent plus ou moins de la facon suivante:
Gazoil: 4600 Bouffe, restaux, pain, eau, cafés, thé: 3600 Auberges, campings 1125 Parkings 340 Visites et divers 2000 Telephone, internet 340
Je tiens a préciser ici que j'ai constaté une legere augmentation des prix dans les superettes en fonction de ma tenue vestimentaire.Si vous vous pointez en short ou avec une trop forte dégaine de touriste il est possible que vos courses vous coutent quelques dirhams de plus.
Souvent les gens demandent quel est le budget a prévoir pour le Maroc!! C'est une question imposible! Tout dépend de votre style de vacances!! On pourra prendre en compte quelques exemples
Restau trés simple type Tajine\thé 25 a 50 dh Nuit en auberge 200 dh Nuit chez l'habitant 100 dh Auberge 250 dhHygiene: Entre logique et psychoseLes recommandations d'hygiene sont rabachées sur internet et le routard, parfois de facons exagérées. On fera bien entendu la nuance entre un touriste de passage 10 jours et un voyageur expérimenté, au niveau de la tourista le malheureux touriste aura toute les raisons de s'en méfier bien plus.
J'ai fait attention a boire principalement de l'eau en bidon lors des 15 premiers jours de mon voyage, mais j'ai trés frequement consommé de l'eau du robinet que sa soit au restaurant ou chez les locaux.J'ai consommé de l'eau du robinet dés mon deuxieme repas du soir au Maroc. Je n'ai évité aucuns légumes ni fruits, jamais refusé une salade. En revanche j'ai pris grand soin de laver abondement toute la viande que j'achetais. (poulet ou steack coupé au hachoir douteux), présence de mouches sur la viande exposée. JAMAIS je dis bien jamais je n'ai été malade.
On se méfiera des dattes qui contiennent de curieux petits vers.(qui n'ont pas de gout je vous rassure....) Je conseille de les ouvrir toutes en deux avant de les manger. On m'a parlé a plusieures reprises d'un vers a dattes qui s'instalerais dans les intestins et qui pose de gros problemes, quelqu'un a t'il plus d'infos a ce sujet?des expériences, du vécu?
J'en profite pour placer un petit lien qui explique les précautions a prendre envers les tatouages au Hénné: http://www.danger-sante.org/tatouage-dessin-henne/LISTE DES ARNAQUES CONNUESIl faut bien comprendre que en trois mois au Maroc je n'ai eu le sentiment de me faire arnaquer que une seule fois et des dizaines de miliers de voyageurs profitent de ce pays sans voir l'ombre d'une arnaque. Payer trop cher car on a mal négocié un prix ce n'est pas une arnaque!!!!!! Sa fait parti du pays, de la coutume Le Maroc n'est pas un pays de voleurs, c'est un pays avec quelques filous ou malins qui tentent d'abuser de touristes mal renseignés ou naifs.Ceci est vrais dans beaucoup de pays et peux vous couter bien plus cher en Europe ou ailleur... L'arnaque n'a pas la meme dimension au Maroc, si vous payez 50dh de plus un article dites vous bien que c'est 5euros et que les vraies arnaques vécues en france ou en europe vous font rarement perdre que 5e!!!!
Pour ma part: 3mois dans les Balkans (Bosnie, Albanie...), camion dévalisé le dernier jour....a Marseille
3mois au Maroc, Grand sentiment de sécurité pour mon camion, surveillé par des gardiens en ville et parfois abandonné chez des gens rencontrés le jour meme dans des endroits parfaitement isolés.Pour exemple j'ai laissé mon camion 5jours dans la cour de l'école de Tislit sous la surveillance des villageois et 4 jours chez un type dans les gorges du M'goun.
dés mes premiers jours au Portugal pendant le retour, un type rentre dans notre camion par la porte latérale sur un parking de plage pendant que je rangeais le coffre.Vol de deux passeports et deux porte monnaie d'amies qui descendais au Maroc(fin des vacances)
Et la petite derniere pour la route qui ne fait plus partie des arnaques mais, que penser de l'Italie aprés avoir découvert le cadavre d'un homme battu a mort sur la cote amalfitaine? Quelqu'un a déja trouvé un homme battu a mort au Maroc????
Tout sa pour dire que c'est précisement dans les pays ou l'on pense ne rien craindre qu'il nous arrive les bricoles. Les pays qui ont mauvaise réputation sont souvent passionants, vous ne devez pas avoir peur de voyager, ne vous contentez pas des classiques touristiques.
Voici une liste de petites histoires entendues sa et la, sont-elles toujours toutes d'actualités?
==>prix des ferrys retours (mauvaise classe de vehicule donc surplus, vous payez un A\R et au retour on vous demande 200e de plus) ==>vols a laraché, (Medina de Fes un homme a tenté d'arracher le telephone d'une amie) ==>fausses pannes ==>faux stopeurs ==>des attaques de boites mails recevant des messages tentant de vous escroquer vos données personelles.(Je recois sur ma boite mail des tentatives d'hameconnage toute les semaines depuis six mois....fausses factures impayées d'EDF, heureusement je suis SDF donc je ne peux pas avoir de factures impayées, Nombreux faux messages de ma banque....) ==>policier vous demandant de l'argent ou un paquet de clope car vous n'avez pas d'extincteur ou pas les bon pneus pour rouler sur cette route ou pour tout autre raison louche. ==>IMPORTANT. De nombreux gites d'étape, de restaurants ou d'auberges s'apellent PRESQUE pareil qu'un proche concurent sité dans le guide du routard ou autre guide.On a vite fait de se tromper et de pas dormir la ou on avait prévu de dormir.
Pour ma part je ne suis jamais tombé sur un faux auto stoppeur, on ne m'a jamais rien volé, je n'ai jamais vu de fausses pannes.COMMENT CHOISIR UN BON GUIDEVous pouvez avoir recours a un guide dans deux ou trois situations différentes: ==>Le treck en montagne ==>La visite d'une médina, d'un monument ==>Vous ammener dans un lieu a voir proche d'un village
Pour le treck en montagne la question ne se pose pas, il vous faut obligatoirement un guide oficiel d'un bureau des guides.J'ai vu notement au Toubkal des gens arriver avec des ados de Marrakesh qui avaient peu etre vu moins de montagnes que leurs touristes.Pas de piolet, utilisation approximative des crampons, pas de conseils utiles, presse le touriste au sommet, aucunes anecdotes a raconter.De plus un mauvais guide en profitera pour vous plumer sur le taxi, la mule, le refuge et une petite boutique de cailloux en repartant (ce qui arrive aussi avec des vrais guides qui se font un extra^^)
Pour visiter une médina ou un monument vous avez deux choix: un guide officiel et un guide "a l'arrache" Le guide oficiel est souvent compétent et peut avoir pleins de choses a vous raconter et vous faire découvrir. Le guide "a l'arache" est moins cher et peut s'averer tout aussi bon, ou minable.... double tranchant.
Pour vous ammener dans un lieux a voir proche d'un village ou vous montrer un départ de rando ou un chemin pour vous faire gagner un peu de temps plutot que de chercher soit meme des gamins du village se proposerons toujours.
Une chose indispensable est de bien faire attention au niveau de Francais de son guide.Pour moi hors de question de partir en montagne avec un mec avec qui je ne pourrais que peu communiquer.Les incompréhensions seront fréquentes, le guide pourra moins vous raconter d'anecdotes.Ceci vaut aussi pour le guide de médina ou de site archéologique ou monument meme si c'est moins important. Cette situation pourra entrainer des confusions sur les modalités de votre treck.
Je pense ainsi qu'il est trés important de choisir son guide sur place, la ou vous voulez faire la visite et le treck. Totalement innutile de choisir son guide pour le désert ou le toubkal a Marrakesh.Une fois sur place vous trouverez toujours des millions de gens qui voudrons vous guider, qui connaitrons mieux la région qui aurons de meilleurs moyens techniques ou logistiques et qui ne seront pas plus cher.
Au passage exélent bureau des guides a Imlil au départ du Toubkal.Carte en vente, renseignements meme si vous dites carte sur table que vous ne voulais pas de guide mais juste des infos.Un vrai bureau des guides competant.SALAIRE MINIMUM AU MAROC? Comparatif france et niveau de vie quand vous donnez 100DHDans le privé, le revenu minimal s'établira à 222€ par mois au 1er juillet 2014 et à 233€ un an plus tard. Dans le public il s'établira dès le 1er juillet 2014 à 272€.
Pour plus d'infos et de détails consultez la deuxieme partie de ce wiki: http://fr.wikipedia.org/...rofessionnel_garanti
Comparaison salaire moyen France\Maroc MAROC 272e X 11,08 = 3014 dirham 100dirham = un trentieme du salaire FRANCE 1133e X 11,08 = 12553 dirham 100dirham = un centvingtieme du salaire En gros quand vous donnez 100Dirham a quelqu'un qui vous héberge (environ 10e) c'est comme si vous donniez 40 euros a quelqu'un qui vous heberge en France.Quand vous donnez ou que vous payez un service réflechissez bien a ce que sa représente comme somme par rapport au niveau de vie du pays de votre interlocuteur.LA QUALITE ET LES CHINOISERIESSujet qui m'a grandement surpris. On trouve enormement de chinoiseries importées au Maroc, Il est carrement difficile de faire ses courses (non alimentaires) en achetant que du made in maroc. Au passage je déconseille toute utilisation de détendeurs ou tuyaux gaz acheté au souk voir au Maroc en général. Matériel de mauvaise qualité et dangereux.Une amie a foutu deux fois le feu suite a un détendeur défectueux.
Sans tomber dans la psychose: http://www.lavieeco.com/...1-blesses-30745.html Je répete bien je ne met pas en cause les bouteilles de gaz au Maroc (bien qu'elles tirent franchement la gueule)mais les détendeurs bas de gamme made in china. J'ai rammené 3 bouteilles de gaz pleines du Maroc (butagaz 2,9Kg)dans mon camion sans qu'elles fuient ou explosent.Je les ai utilisées entierement et les ai meme échangées contre des neuves dans mon magasin habituel en france.Le type du magasin a tout de meme été surpris de la tete des bouteilles toutes déformées. J'ai trouvé sur VF quelques posts qui mettent en doute la qualité du gaz au Maroc.Il encrasserait les systemes tels que les frigos et les chauffages genre TRUMA et autre.Moi je n'ai que une gaziniere classique et elle n'a pas vue la différence :pLA SECURITE AU MAROC, LES SOUKS , LES GRANDES VILLESLe sujet a été débattu trop de fois et seme le doute dans la tete de gens. Vous n'etes pas en danger au Maroc!!
Les villes europeennes sont toute autant risquées en ce qui concerne les pickpockets et vols a l'arraché. Vous n'etes pas plus en danger sur la route au Maroc que ailleur, car vous faite atention a votre véhicule et roulez prudement car vous etes loin de chez vous.Les routes sont en bon état et vite nétoyées suite aux orages.Une route reste rarement bloquée plus de quelques heures car les locaux ont besoin de circuler.Ils sont pas en vacance eux! Le vol contre des touristes est trés severement puni au Maroc. Dans les villages et lieux isolés tout le monde se connait, tout se voit, tout se sait.On ne vole pas un touriste (car relion, famille, police)
Bien sur on va nous raconter tout en tas de vrais vécus de vols, bien sur tous n'auront pas été des touristes idiots qui n'ont pas pris de précautions.Je pense juste que sa aurait pu arriver partout ailleur dans le monde.
(une liste des points noirs pourrait etre interessante pour localiser les lieux ou il y a le plus de vols au Maroc) (Quelqu'un de motivé pour chercher sa?)
On se renseignera sur les évenements récents avant de se lancer a l'assaut du désert tout de meme! ====> http://www.diplomatie.gouv.fr/...ar-pays/maroc-1... <========
Si vous etes dans une région isolé vous pouvez dormir ou vous voulez sans etre embété par la police, en revanche en ville et proche des lieux touristiques si vous ne vous massez pas avec les autres camping car vous pourrez etre réveillé par la police locale ou civile.On vous expliquera que vous etes en danger, qu'il faut dormir proche des autres.Si la police vous propose de vous emmener au camping car c'est "dangereux ici" dites que vous gerez votre sécurité tout seul.Le long de la cote vers essaouira c'est des coutumes trés fréquentes d'arrangement entre la police et les camping. La Police n'aime pas avoir un camping car seul dans un coin visible (pas le bon parking en ville) car si ces touristes ont un soucis sa leur fera du boulot et des soucis avec les chefs.Il ne faut pas que des touristes aient des problemes dans leur district sinon ils se font taper sur les doigts.C'est pour sa que l'on vous surveille autant.
Une petite astuce simple qui limitera les galleres en cas de vol: Scanner tous vos documents important et se les envoyer par mail (Carte grise, passport, carte identité, assurance...) Si vous etes parano : Avoir un faux portefeuille avec une vieille car bleue et quelques billets, a donner en cas d'agression.
Je rapelle ici que le numero de la police est le 19, et que celui de la gendarmerie est le 17. Une police civile existe et se présente parfois sous la forme de 5 ou 6 types en civil dans un 4X4 (m'on fait peur ces cons) En cas de soucis dans le centre ville ou un souk ne pas hésiter a faire apelle a la police touristique.Tous les faux guides et les emmerdeurs en ont trés peur.
EVITEZ le plus posible d'avoir affaire a la police ou aux gendarmes, vous allez perdre du temps....ORGANISATION DE TRECKS EN SOLO, TROUVER DES CARTES DE RANDO AU MAROC.Organiser des trecks et randonner seul au Maroc dans les montagnes n'est absolument pas impensable pour toute personne expérimenté. Cela reste bien entendu tout aussi dangeureux que dans toutes les autres montagnes du monde, meme si au Maroc on a le sentiment d'etre un peu moins seul.Partout dans les montagnes vous trouverais des bergers avec leurs troupeaux(les bergers ne quittent pas leurs moutons des yeux de toute la journée), des abris ou cabanes, des cueilleurs en tout genre.
Neanmoins tout treck merite un bon équipement, le blouson, les gants, le bonnet se revelent parfois indispensable. J'ai un souvenir dans la region du M'goun a avoir 35 degres a Bou Thrarar a 4heures de l'aprés midi et avoir une tempete de neige deux heures plus tard au col a 3000m d'altitude, mon blouson m'a sauvé la vie. De plus lors de mon ascension du Toubkal, un jour de grand vent la température resentie etait bien en dessous des -10 a 4000m (Avril) Je vous conseille de vous munir de cartes de randonnées en France avant votre départ car sur place celle ci sont casiment introuvables.Tout au mieux on vous proposera des photocopies de photocopies ou de prendre en photo une carte sur un mur.... J'ai pour ma part été contraint de partir en treck avec des photos de cartes et des croquis faits sur des calepins avec l'aide de marocains.Hasardeux mais faisable!
En se rendant directement a Rabat à la division de la cartographie, 31 avenue Moulay Al Hassan, Rabat Chellah, Maroc. Tel : (212) 70 53 11 / 70 51 91, Fax : (212) 70 58 85.
Aparement le vieux campeur de Toulouse disposerai de cartes du Maroc, donc il doit etre envisageable d'en faire venir dans les autres vieux campeurs de France.
Pour la région du Toubkal je conseille la carte Jbel Toubkal au 1/50 000 (Édition 1994) disponible au bureau des guides à Imlil.C'est un des rares endroits ou l'on peux trouver une carte potable (de 70 a 100dh suivant la tete).Version en Espagnol
VOILA LA BIBLE pour tous voyageur autonome au Maroc: Des cartes de randonnées sur tout le Maroc! Dire que si peu de monde savait que sa existe!!!! Atention ces cartes ne sont pas toutes jeunes.
http://jemecasseausoleil.blogspot.fr/...cartes-d...LISTE DES GRANDS SITES DE RANDO AU MAROCGTAM (Grande Traversée de l'Atlas Marocain) http://www.trekmag.com/...e-atlas-agouti-imlil http://www.martinpierre.fr/...ks-afrique/gtam.html
MGOUN (Deuxieme sommet du Maroc) TOUBKAL (Premier sommet du Maroc) Pour tous ceux qui veulent faire un treck magnifique et a ne pas manquer:Le grand tour du Toubkal par le lac d'ifni. http://www.camptocamp.org/...ms-depuis-oukameiden Voila la base d'un magnifique treck a pofiner.
Le toubkal est un sommet "parc d'attraction" comme je les apelles.J'y ai vu le meilleur comme le pire, et c'est dans le pire que j'ai vu le...pire!! Trop de gens se contentent de faire l'ascention classique en arrivant tout droit de Marrakech et repartent deux jours aprés.Le Toubkal est accessible seul et sans guide pour les gens aillant l'habitude de la montagne, c'est une immense autoroute a touristes de imlil jusqu'au refuge avec tous les 500M une échoppe qui vend du jus d'orange ou quelques ravitaillements.Impossible de se perdre!Le deuxieme partie du refuge au sommet est plus technique et necessite une bonne forme physique mais sans passages perilleux.ETAT DES ROUTES ET COMPORTEMENT DES USAGERS.Au Maroc les routes sont en général en bon etat.J'ai meme été surpris par les grands axes qui sont vraiment parfaits.
Les difficultées se trouvent sur les petites routes, en cas de grosse pluie ou d'orage les rivieres débordent et traversent les routes en formant des tas de graviers.Ceux ci peuvent bloquer la route quelques heures mais les locaux ont besoin de se déplasser et déblayent souvent bien vite la route.Les services publics se déplacent vite en cas de gros éboulis et déblayent le tout a la pelleteuse en quelques heures.
En revanche le comportement de certain autres usagers peut etre dangereux.Je siterai par exemple les taxis et les bus sur les grands axes qui vous doublent a fond pour finalement s'arreter 100m devant vous, puis repartent, vous redoublent comme des fous et ainsi de suite. Un taxi peut s'arreter d'un coup pour prendre quelqu'un sans regarder qui le suit.atention.
En ville pas de priorité au rond poind si le trafic est chargé.Moi j'adopte la technique a "l'Albanaise": Ne pas regarder les autres et rouler.Si les autres savent que vous les avez vu vous avez perdu.Si les autres pensent que vous les avez pas vu ils font atention a vous.
Si vous avez déja conduit en Albanie, en Bosnie, en ville en Italie, en grece ou en Inde, la conduite au Maroc ne vous posera pas de problemes.
On se méfiera des dos d'anes non annoncés qui font de belles surprises tout comme les trous et nids de poule en bord de route qui peuvent s'averer mauvais.Comme dans les autres pays il suffit de regarder ou l'on met les roues.
Il n'y a pas de brigands de grands chemins au Maroc, pas de barrages a la western avec prise d'assaut du Camping car...
Depuis 2010 le Maroc a un nouveau code de la route qui a mis en place un permis a 24 points ainsi que les alcootests. Le port de la ceinture en voiture et du casque en moto est obligatoire pour tous les passagers meme si se n'est absolument pas respecté.Je suis passé une ou deux fois devant la police sans ceinture sans que sa pose probleme; ne pas trop jouer tout de meme, si vous tombez mal sa va vous couter du temps et de l'argent.
Sur les petites routes de campagne les panneaux sont souvent dans un seul sens aux croisements, roulez doucement, tordez le coup, sa vous évitera de vous perdre.
J'insiste sur le fait que le routard ou autres guides exagerent completement sur l'état des route et les dangers au Maroc.
La carte MICHELIN meriterait une grosse remise a niveau. Beaucoup d'érreures sur cette carte: des routes qui sont en fait des pistes, des pistes qui sont en fait des routes....Rien ne vaut de prendre ses infos auprés des locaux. Une liste des rectifications de la carte pourrait etre bien utile!LA LANGUE!!Je ne vais pas me lancer dans des listes de vocabulaire inbuvable mais au Maroc plus que partout ailleur sa sera un immense avantage pour vous de parler un minimum le darija (arabe dialectal).J'ai souvent entendu des gens se vanter de venir au Maroc depuis plusieurs années et avoir une prononciation honteuse.
Le salamalek, rituel pour se saluer est indispensable pour tout: (en gros, j'ai écris en phonétique)
-Salam alekoum -Le bess (sa va??) -berer (sa va!!) -Koulshi mzien rolla (tout va bien mon frere)
Aprendre un minimun a compter et le nom de quelques légumes vous aidera grandement.
Evitez de passer pour des cons, aprenez peu mais aprenez bien.
L'essentiel:
afak : S'il te plait... Kahwa : Café (Be halib==>au lait) Baraka : Stop Flouss : argent L'ma : l'eau Roubz : Le pain Chouilla: un peu Zouine : beau (zouina, belle) ( a dire a tous ceux qui vous montre leur maison ou la photo des enfants^^ Balek : Pousse toi N'dek : attention tu vas faire une bétise Choukrane: Merci bzef : beaucoup ou? : fine limene : droite lisere : gauche Shouff : regarde Bad mani: laisse moi dar : maison safi : sa sufit Baraka : arete yhé : oui la : non Tsaor : photo Coulshi : tout Kayn : il y a Ma kayn : il y a pas halib : le lait
Avec cette liste d'esentiel on peux s'en sortir trés longtemps. Par la suit savoir compter, les jours de la semaine, les légumes......
Je répete bien que j'ai écris a ma facon et que le darija est a approfondir un peu si sa vous interesse notement les différentes facons d'écrire et de prononcer le "R"
Si vous voulez devenir des betes: http://www.speakmoroccan.com/fr/vocabulaire/CONCLUSIONJe ne m'engage en aucuns cas pour assurer que toutes les informations données dans cet article sont bonnes, des erreurs se sont surement glissées et je ne pourais pas etre tenu responsable en cas d'incident.Toutes les infos sont données a titre indicatif et a adapter suivant le resenti de chacuns.(Notement pour la partie rando seul au Maroc)
J'ESSAI DE FAIRE EN SORTE DE GARDER CE POST MODIFIABLE POUR POUVOIR CORRIGER TOUTES LES ERREURS QUE VOUS ME SIGNALEREZ (bien entendu je ne parle pas des fautes "d'ortograf" qui sont légion dans ma prose) De plus je vais essayer de completer cet article au fur et a mesure.
Ce texte est totalement libre et vous pouvez l'utiliser complet ou en partie sur votre site du moment que vous sitiez la source avec un lien hyper texte pour que l'article d'origine puisse etre consulté et ne pas sortir une phrase de son contexte.
Au revoir
Dans mon précédent récit (Marrakech, nous revoilà), nous venions de quitter la petite Fatima. Je tremble de plaisir en pensant à la suite de notre voyage. Itinéraire de 204km à partir de Marrakech jusqu'à Ouarzazate, en passant par le col de TIZI-N-TICHKA. Puis, balade dans la vallée du Draà jusqu'à Merzouga, nuit dans l'erg Chebbi, retour à Marrakech, par la vallée du Dadès, pour revenir ensuite à Essaouira !... Bon, ça paraît un peu compliqué, mais non, la preuve ....
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Le coffre de la voiture est assez grand pour tous nos bagages. Ouf ! Nous avons eu un peu peur de ne pas tout caser ! Sortir de Marrakech n’est pas une simple affaire ! D’abord remplir le réservoir d’essence, puis consulter la boussole. De quel côté, Ouarzazate ?
Il faut prendre la route qui passe par le col de Tizi-n-Tchika. Nous avons été prévenus, il ne faut pas oublier que nous sommes en vacances et prendre notre temps. Ouarzazate n’est qu’à 3h de voiture de Marrakech. Jean est tout heureux d’avoir un volant entre les mains, il pilote le 4X4 qui nous a été confié avec enthousiasme par Fouzia et son collègue. Bon d’accord, il y a un peu de jeu dans la direction, un feu arrière cassé, un impact sur le pare-brise, une des portes qui ne se ferme pas facilement et par ci, par là quelques éraflures du plus bel effet ! Mais il ronfle bien et on espère très fort qu’il nous amènera à bon port ! Nous les filles, confortablement installées à l’arrière du véhicule, essayons de ne rien rater du paysage qui défile. Les appareils à photos sont sortis de leur étui, prêts à capter l’évènement imprévu, le personnage insolite, les couleurs des costumes, celles des tapis exposés en plein soleil, prêts à témoigner de la diversité des régions que l’on traverse, des émotions qui nous saisissent devant certaines scènes de la vie campagnarde marocaine. Dès les premiers kilomètres, nous sommes surpris par l’aridité du paysage. Cette route, toute droite devant nous, traverse une plaine immense où « fleurissent » des tas de cailloux. Pratiquement pas d’habitations en vue, quelques arbres misérables qui s’obstinent à pousser là, et de temps en temps, un bout de champ, une tâche verte sur laquelle de pauvres gens travaillent, aidés dans leur labeur par de petits ânes dociles. Nous prenons un peu plus d’altitude et la végétation se fait un peu plus « dense ». Ce sont les cactées qui dominent, en particulier les figuiers de Barbarie.
La route grimpe petit à petit, le paysage devient plus montagneux, des moutons arrachent quelques brins d’herbe à cette terre aride et caillouteuse. Les ravins se font plus impressionnants, les virages serrés sont négociés avec prudence. Les couleurs sont toujours aussi belles, mariant toutes les variations de l’ocre.
Et puis, dans un virage plus large, la vue d’un bar nous incite à faire une pause. L’occasion de jouer « aux vases communicants », nous désaltérer et soulager nos vessies soumises à rude épreuve par les soubresauts du 4X4 ! Nous sommes accueillis aussi bruyamment que chaleureusement par un magnifique jeune homme. Il est habillé de bleu comme les hommes du désert, il a un sourire éclatant, de bonnes joues rebondies, il s’appelle Ahmed. Il nous suit dans le bar et nous le prenons pour le patron. Nous commandons cafés et rafraîchissements et demandons bien sûr : « les toilettes, SVP ? ». Le papier nous est dispensé avec parcimonie et c’est avec un peu d’appréhension que nous entrons à tour de rôle dans le « saint des saints ». Rudimentaire mais impeccable de propreté. Un trou dans le sol, une arrivée d’eau à l’aide d’un petit robinet et un seau qu’il faut remplir afin de « tirer la chasse » ! Et Ahmed qui nous félicite, car :-« il y en a qui pose la m… et qui ne boive rien ! ». Nous sommes des gens « bien » et cela fait plaisir d’être reconnu ! Il s’assied à notre table et de confidences en confidences, nous apprend qu’il tient la boutique accolée au bar.
Nous comprenons vite que le respect qu’il éprouve à notre égard sera encore plus grand si nous lui achetons quelque chose ! Bon, on y va. On va bien trouver l’occasion de dépenser nos dirhams. Il y a longtemps qu’on ne leur a pas fait prendre l’air !
Nous flanchons pour de jolis chèches, bleus pour Michel et Huguette, vert pour moi. Jean ne cède pas et rigole de nous voir enturbannés de la sorte. Quand à Ahmed, il rit à gorge déployée !
Quoi ? On n’est pas beau ? Personnellement, je dirais même que Lilou est de loin celui qui s’arabise le plus vite !
Sacré Ahmed, il a réussi à nous vendre ces écharpes 10€ chacune ! On aurait dû se méfier quand il n’a pas insisté pour nous vendre autre chose ! Mais il est tellement sympathique que nous lui promettons de nous arrêter au retour.
Les rares villages que l’on aperçoit se confondent avec la couleur du sol. Les montagnes plus loin ont des airs menaçants. De grandes murailles sévères surplombent de petits carrés verts de végétation. Ce sont les seuls signes qui témoignent de la présence d’êtres humains dans les parages !



La route s’élève doucement et le paysage change petit à petit. Ce sont maintenant des forêts de pins et de chênes. Certains villages sont entourés de noyers et nous pourrions y trouver de quoi nous restaurer. L’ascension se poursuit par de larges lacets dans un paysage montagnard où la végétation se réduit à de maigres prairies. Nous avons la chance de capter une jolie scène de la vie rurale. Une jeune bergère et ses quelques moutons.
J’apprends que ces prairies s’appellent en berbère « tichka ». Comme le nom du col, le plus haut du Maroc, qui nous permettra de passer sur le versant saharien du Haut Atlas.
Et le sommet du col, tout proche. Nous sommes à 2260m d’altitude, les cimes sont légèrement enneigées.
Après la gentillesse d’Ahmed et sa conception du commerce, voilà les « arnaqueurs » du Tizi-n-Tchika ! Ici, on vend des minéraux et fossiles dont l’authenticité est plus que douteuse ! Les pierres que brandissent les marchands scintillent dans la lumière. La plupart des améthystes ne sont que des cristaux de roche teints à l’aide d’encre violette. Je ne parlerai pas des « rubis et saphirs » aussi fabuleux que faux ! Le premier marchand (photo) est sympa et donc, réussit à nous vendre un petit objet à chacun. Mais le second a déclenché en moi une profonde aversion. Sous des airs bonaces, il cache une agressivité qui me hérisse le poil encore aujourd’hui !Les autres promettent de s’arrêter au retour, moi, je fais la tête ! Je n’ai vraiment pas envie de le revoir, celui-là !
Quelques kasbahs en bord de route dressent leurs murailles de terre ocre. Beaucoup sont en piteux état ! Je surprends un petit âne qui attend patiemment je ne sais quoi !
Nous approchons de Aït-Benhaddou. Et soudain, le choc ! A la sortie d’un large virage, la vue superbe du ksar rouge, hérissé de hautes tours en pisé, se dressant à flanc de colline nous laisse sans voix ! Il se trouve sur l’autre rive de la rivière en contre bas, le Mellah. On s’arrête pour mieux le contempler.
Puis, laissant notre voiture en bordure de route, sous la surveillance d’un jeune homme qui nous servira de guide plus tard, nous optons à l’unanimité pour une pause réparatrice dans l’auberge la plus proche. Pas de problème, ce sera encore un tajine au poulet. Nous n’avons pas pensé à compter combien de fois nous avions choisi ce plat !
Petite plongée dans le guide touristique et nous sommes tout de suite plus savants !
(Le ksar de Aït-Benhaddou, l'un des plus fameux du Sud marocain, est désormais classé patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Le décor du ksar a inspiré de nombreux cinéastes. David Lean y tourna pour Lawrence d'Arabie les scènes censées se dérouler à Aqaba.)

Nous franchissons facilement la rivière Mellah à gué. De gros sacs sont posés à distance irrégulière et c’est en sautant avec plus ou moins de grâce que nous arrivons sur l’autre rive. Le guide nous apprend que l’eau de la ou le...Mellah n’est utilisable ni pour les hommes ni pour les cultures. Il ou elle traverse d’anciennes mines de sel et charrie bien sûr des eaux impropres à la consommation. Nous nous promenons dans un lacis de ruelles et grimpons allègrement un sentier pierreux qui nous amène au sommet du ksar. La vue plongeante sur la rivière et la plaine alentour, l’immense grenier tout au fond, les tentes noires dressées au bord de l’eau pour un groupe de touristes, et juste en contre bas, les belles tours de pisé, nous rendent muets ! Et pour rendre muettes les deux filles, il en faut, vous le savez bien !


En visitant le village, nous sommes passés devant moult boutiques et avons été agréablement surpris de n’être importunés par aucun des marchands ! Nos illusions se sont envolées en redescendant du promontoire. Notre gentil guide nous propose de visiter la « maison berbère », il y en a paraît-il pour 5 minutes ! Comme il est sympa, va pour la visite. Nous sommes accueillis par un homme à l’imposante stature qui, aimablement, nous invite à boire le thé. Nous entrons dans une pièce où sol et murs sont recouverts de tapis. Des montagnes de tapis ! Nous nous asseyons par terre face à lui, notre guide sur le côté, toujours aussi discret. Sans s’arrêter de parler, notre hôte prépare le traditionnel thé de bienvenue. Nous sommes détendus et sourions à ses propos débonnaires. Il a commencé par une histoire amusante, suivie d’une devinette, nous rions, confiants et de bonne humeur. Il nous parle de la fabrication des tapis par les femmes de la montagne et nous dit qu’il n’a pas l’intention de nous en vendre. Nous sommes tout à fait rassurés, quand il nous annonce que par contre…Et le voilà qui attrape un beau coffre de bois et de cuir, jusque là caché derrière lui. Il y a à l’intérieur une profusion de bijoux « berbères » fabriqués, soi-disant dans le désert, et qui sont, bien sûr, uniques au monde ! Bon, nous y voilà ! Michel garde le sourire, Jean fronce les sourcils et nous deux, nous bavons d’envie devant les petites merveilles que le roublard a disposées devant nous ! Bien sûr, « il faut boire le thé, ne pas s’énerver et surtout ne pas parler du prix…on a le temps, ce n’est pas important…on achète, c’est bien, on n’achète pas, on reste ami ! » Bien entendu, il a vu que nous étions plus vulnérables que nos hommes et il essaie de nous appâter de toutes les façons. Il n’hésite pas le gros malin, à augmenter outrageusement les prix lorsqu’il voit que nous regardons plus particulièrement un article ! Finalement, ce sera un peu fâché quand même que nous le quitterons ! Notre guide ne bronche pas et continue à nous raconter l’histoire du village et de ses habitants. Nous lui sommes reconnaissants de ne pas nous montrer sa déception, car il ne touchera pas de bakchich auprès du marchand de bijoux. Nous compensons par un bon pourboire et reprenons la route. Nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Ouarzazate et avons hâte de faire un brin de toilette. Je consulte le voucher qui nous permettra de loger à l’hôtel « LE ZAT ». C’est bien sur la route de Skoura, en direction des gorges du Dadès. Entrée de Ouarzazate. Nous passons comme une fusée devant la Casbah du Glaoui et je n’ai que le temps d’armer mon appareil photo, elle est déjà loin !

L’hôtel est moderne, l’eau de la piscine un peu fraîche et le serveur a un petit air d’Henri Salvador qui nous le rend tout à fait sympathique. Nous n’aurons qu’à nous féliciter du bon accueil qui nous est réservé partout où nous irons !
VENDREDI 1ER DECEMBRE 2007. La journée d’hier a été remplie d’images et de paysages les plus divers, les maisons et villages de pisé se sont succédés sur la route et la visite de Aït-Benhaddou a ravi nos yeux. Nous passons donc sans états d’âme particuliers devant la magnifique Casbah du Glaoui située à Telouèt, 1Km de Ouarzazate. (Voir la photo plus haut). Elle est d’une luminosité exceptionnelle et a été reconstruite avec des moyens financiers énormes. Les réalisateurs de cinéma s’y précipitent, on dit qu’Hemingway y séjourna et malgré cela, .... nous préférons faire la visite des studios de cinéma qui se trouvent à la sortie de la ville. Michel frétille comme un gardon à la pensée de se frotter aux prestigieux acteurs qui ont tourné là et fréquentent toujours cet endroit. D’immenses statues égyptiennes sont érigées aux abords du site. Munis du billet d’entrée, nous attendons patiemment qu’un guide soit libre pour commencer la visite. Huguette pose tranquillement et s’imagine être dans la peau de Cléopâtre. Nous nous attardons devant les affiches des films dont certaines scènes ont été tournées ici.

Notre guide est tout mignon et s’appelle Ali, je crois ! Il est marrant comme tout et démystifie une à une tous les histoires qui nous avaient faits rêver jusque là ! De l’illusion partout et du toc en veux-tu en voilà ! Des murs qui paraissaient faits en dur, ne sont en réalité fabriqués que de toile et de peinture. Des décors en trompe- l’œil, donnent le change jusqu’à ce qu’on s’en approche de près ! Eclats de rire quand on voit que tout est « bidon » ! On reste admiratif devant ce déploiement d’astuces les diverses. Vraiment aucun regret après cette visite qui nous a prouvé à quel point il est « facile » de manipuler tout un chacun ! Respect pour tous les acteurs de cette ville fantôme ! Un champ de pierres, immense devant nous, et un berger qui y mène ses moutons avec je ne sais quel espoir d’y trouver leur pitance ! Encore un qui va se faire prendre aux pièges des prestidigitateurs de cet endroit ! Le guide nous certifie que de grandes « batailles » cinématographiques se sont jouées là ! Bon ! On préfère le croire, car rien ne nous paraît plus réel ! « Laisse béton ! ». On s’amuse bien en passant d’une pièce à l’autre, les décors changent et nos délires aussi. Ali nous pose des devinettes : « Quel est le film qui a été tourné ici ? »-- Les idées les plus farfelues nous traversent l’esprit et nous lui en faisons part bruyamment ce qui le fait rire aux éclats ! Nous nous prenions pour des cinéphiles avertis, que non ! Chaque réponse est fausse ! Les garçons s’amusent à nous faire peur, bouuuuuuh ! Comme si on ne voyait pas que ce sont de faux ossements ! Quoique !!! Et puis on ne se lasse pas de jouer les reines dans ce décor « Hollywoodien » et, prendre la pose dans les escaliers qui mènent au trône de Cléopâtre n’est pas pour nous déplaire ! Il n’y a pas que Monica Bellucci sur la terre ! On me met une perruque et une couronne sur la tête, deux seins hauts placés et un régime « slim fast » pendant 2 ans, je n’aurais aucun mal pour lui ressembler…surtout de loin ! Et Ali qui rigole ! Il ne se fiche pas de nous quand même ! C’est qu’il en est bien capable, le bougre ! Direction la vallée du Dadès et plus précisément, TINERHIR aux orthographes les plus diverses, sans parler de la prononciation qui nous divisera souvent. La route qui va de Ouarzazate à Tinerhir, et au-delà jusqu’à Erfoud, a été nommée la « route des Kasbahs ». Difficile de rester insensible à la beauté de cette architecture de terre. Ces villages fortifiés, aux façades souvent décorées, ces colosses de terre puissants et fragiles à la fois sont vraiment impressionnants. Certaines kasbahs sont en piteux état, et les poteaux et fils électriques qui courent devant elles défigurent ces magnifiques bâtisses. Mais il doit être déjà suffisamment difficile de vivre là, et il serait bien mal venu de leur reprocher ce manque d’esthétisme provoqué par le peu de confort auquel ils ont droit. Un magnifique plan d’eau surprend à la sortie de la ville. C’est un lac de retenue sur le Drâa. Tout de suite, le paysage désertique, avec pour fond de décor une vue saisissante sur les sommets de l’Atlas. Certains dépassent largement les 3000 mètres. Plusieurs dizaines de kms plus loin, l’oasis de Skoura. L’œil sur la carte, nous nous interrogeons sur la possibilité de visiter le jour même les Gorges du Dadès et celles du Drâa. L’objectif est d’arriver à Boulmane-du-Dadès. Une centaine de kms nous en séparent, et la succession d’oasis et de kasbahs nous font patienter. Aux alentours de El-Kelaà M’Gouna, des enfants sur le bord de la route nous proposent des flacons et autres produits fabriqués à base d’eau de rose. On apprendra par la suite que la plupart de ces produits sont tout à fait artificiels, certaines eaux de rose étant elles-mêmes fabriquées à Casablanca ! La magie du Maroc ! Et les magnifiques kasbahs, encore et encore…jusqu’à Boulmane, embranchement à ne pas rater si on veut voir de plus près les célèbres gorges du Dadès.
Le début de la vallée est riant, les minuscules champs irrigués par le torrent, les vergers d’amandiers et de noyers offrent un paysage reposant. Les villages en terre rouge sont accrochés à la montagne. Un camaïeu de couleurs splendides. De l’autre côté de la rivière, une formation géologique extraordinaire. Elle est appelée le « cerveau de l’Atlas » ou « les doigts de singes ». Nous prendrons cette photo en revenant et les derniers rayons de soleil donnent à ces roches une couleur et une dimension surprenantes !

La route est bordée de petites auberges où il ferait bon s’arrêter, mais il y a tellement de choses à voir !


(symbole berbère sur pratiquement toutes les maisons)
On croise des femmes qui portent de lourdes charges. Elles ont sur le dos de grands morceaux de tissu remplis d’herbes qui doivent servir à nourrir le bétail. D’autres s’en servent pour porter leur bébé ! Nous essayons le plus discrètement possible de saisir quelques personnages mais les images ne sont pas trop nettes ! Tant pis ! Notre chauffeur n’a pas l’intention de ralentir chaque fois que nous avons l’impression de faire la photo du siècle. De grands fous rires nous tordent le ventre. Lilou ne fait que râler, fustigeant Huguette qui soumet à rude épreuve les piles de son appareil. C’est vrai aussi ! Elle vise au petit bonheur la chance, tout ce qui pourrait devenir le scoop de l’année ! En fait, c’est surtout le montant des portières qu’elle photographie avec le plus de réussite. Je ris tellement que j’en prends à mon tour pour mon grade ! « Et l’autre (moi) avec son téléphone…Blip, blip, blip… » Ces vieux alors, pas moyen de rigoler !
Puis la route se fait plus étroite, les parois plus abruptes, plus menaçantes au dessus de nos têtes. La végétation se fait plus rare et tout à coup, une brève mais impressionnante montée en lacet nous permet d’avoir une vue saisissante sur les gorges. Plus d’une centaine de mètres de profondeur pour moins de dix de large ! Puis la route redescend doucement pour arriver au niveau de la rivière et là, c’est le spectacle à l’envers, l’immensité de ces murailles qui nous surplombent, nous écrase. Le soleil est encore assez haut pour pénétrer entre les parois verticales. Nous levons la tête à la limite du torticolis ! Le jeu de lumière entre eau et minéraux est vraiment fantastique. Dommage que la photo ne soit pas fidèle à ce que voient nos yeux !
La proximité de ces falaises est telle qu’il est impossible de faire quelque chose de bien.
Tant pis ! Il commence à se faire tard et c’est à regret que nous rebroussons chemin Quelques notes sur la carte me rappelle le nom de cet endroit : « le défilé d’IMDIAZEN ».
Au sommet du col, juste avant d’entamer la descente en lacet sur Boulmane, une petite auberge juchée sur un piton rocheux attire notre attention. Il est l’heure du déjeuner et nous trouvons plus judicieux de nous arrêter là. C’est sympa comme tout, les gens sont charmants et sont prêts à confectionner un beau tajine dans l’heure. Photos sur les gorges en descendant des escaliers aux marches inégales, visite dans les toilettes « berbères » et Huguette qui tombe sous le charme d’un jeune homme. Celui-ci lui présente plusieurs tapis tissés par sa femme et elle se laisse aller ! Un beau tapis rouge en laine épaisse qui agrémentera l’entrée de sa maison. Toute fière, la Guichou ! La fin du repas sera animée car nous sommes les témoins d’un mini drame. Nous avons été intrigués dès notre arrivée par l’attitude d’un homme. Il a le verbe haut et le geste large, l’apanage qui sied à tout individu décontracté, bien dans sa peau et surtout au dessus de tout soupçon. Mais il en fait peut-être un peu trop et c’est sans surprise que nous découvrons qu’il n’est qu’un vulgaire petit escroc. Il a trouvé le moyen de partir sans payer et ce sont les cris de colère du restaurateur qui nous font lever d’un bond. Collés contre le bord de la rampe sur la terrasse qui surplombe la route, nous tentons avec force gestes, d’attirer l’attention du mauvais payeur, lui accordant encore le bénéfice du doute. Après tout, ce n’est peut-être que de l’étourderie ! Il est écoeuré le patron du resto ! On a maintenant la certitude qu’Arabes et Berbères ne sont pas copains du tout ! Allons bon ! Cap sur Boulmane-du-Dadès et direction Tinerhir. Un œil fébrile sur le voucher qui me donne l’adresse de l’hôtel : « la casbah de Tombouctou, 126, av.Bir Anzarane ». Fouette cocher ! Tinerhir est une étape importante et le point de départ de nombreuses excursions dont celle des célèbres Gorges du Todra. On nous en a tellement parlé que nous nous engageons dans la route qui y mène, négligeant l’entrée de la ville et la possibilité de rejoindre notre hôtel. La végétation luxuriante prouve que l’eau est toute proche. Les nombreux palmiers et arbres au bord du chemin poussiéreux cachent à demi les magnifiques casbahs de pisé de l’autre côté du torrent. Nous sommes pratiquement au niveau de la rivière. Et puis, la route s’élargit, et nous succombons sous le charme de la palmeraie, de la ville ocre et rouge que l’on découvre au loin, des champs minuscules, cultivés avec soin. Nous descendons de voiture et essayons de fixer sur la pellicule ce morceau de paradis !
Après avoir consulté la carte routière et compris que la nuit tomberait sur nous avant peu de temps, nous retournons sur nos pas et faisons notre entrée dans la ville. Celle-ci a l’air animé et la large avenue est bordée de magasins et d’ateliers artisanaux eux-mêmes situés sous de grandes arcades. Je repère la poste près d’un grand espace arboré et me souviens des cartes postales à envoyer aux amis. Ne pas reproduire la mésaventure de Marrakech et ne pas oublier de vérifier les adresses avant la mise en boîte ! (Certaines cartes ne sont parvenues à leur destinataire qu’au mois de février !!! Le « facteur à dromadaire » a eu bon dos ! Hi Hi Hi)
La Casbah de Tombouctou. Mais où est-elle ? Nous l’avons dépassée quand, tournant la tête j’aperçois, son enseigne lumineuse coincée entre deux magasins. Soupirs de soulagement, demi-tour. Garés devant une boutique qui vomit à tue-tête la dernière chanson à la mode, nous déplions nos jambes engourdies et prenons la mesure de notre fatigue. C’est un catalan, Roger Mimo, qui, amoureux de l’architecture du Maroc et particulièrement de cette région, a restauré une ancienne casbah. Le couloir qui mène à la réception, est tapissé de photos qui rappellent aux voyageurs l’ampleur des travaux effectués. Chaque chambre a son propre décor. Le mobilier en bois de laurier-rose, le crépi de terre sur les murs, les plafonds en tataoui, (Technique décorative : baguettes de lauriers, peintes, assemblées et entrecroisées entre les poutres d'un plafond, formant un décor géométrique), les tentures et rideaux aux couleurs chaudes et profondes, la jolie salle de bain, les sofas sur lesquels on peut s’écrouler, les lumières tamisées qui donnent une ambiance sensuelle à la pièce, nous font taper des mains de joie ! Vite, photo ! Finalement, un peu plus de lumière ne serait pas de trop ! Déjà que je suis un peu contrariée de l’épisode « promenade apéritive », il ne faut pas m’énerver ! Non, je rigole ! Mais c’est vrai aussi, pas moyen de flâner le nez au vent dans ce pays ! Mes cartes postales à la main, je marche aux côtés d’Huguette quand un jeune homme nous accoste. Il est « mimi » tout plein et parle bien le français. Il a l’air content de deviser avec nous et nous l’écoutons attentivement quand il nous parle de sa vie, de ses études. Nous sommes près du parc dont je parlais tout à l’heure et le bureau de poste n’est pas loin. Et voilà qu’un deuxième luron se joint à notre groupe ! (Peut-être même « larron !) Largement moins mignon que le premier et surtout beaucoup plus pressant ! L’ambiance change d’un coup et on a un petit mouvement de contrariété qu’il perçoit très vite. Alors il change de façon de faire et semble remarquer les cartes que je tiens à la main. Pour dissiper le malaise, je lui demande à quel endroit je pourrais déposer ces dernières. J’aperçois au même moment une boîte aux lettres sur la façade de la poste juste en face de nous et me dirige donc par là. Mais non, il me prend vigoureusement par le bras et me dit : « Non, non, par là c’est mieux ! »- Et je me retrouve propulsée à la vitesse « grand V » sur le côté gauche du bâtiment et devant une ouverture dans le mur qui ressemble à celle d’une ancienne boîte. Je proteste en lui disant : « Tu es sûr que mes cartes ne vont pas être perdues ? ». Il affirme énergiquement que je n’ai aucun souci à me faire, que c’est vraiment là qu’il faut que je pose mon courrier, bref, je cède car il est trop ch…, je ne dis pas le mot ! Je glisse avec appréhension mes cartes dans le trou béant et les lâche avec regret sous l’œil attentif de mon compagnon. Le bruit que je perçois me rassure quelque peu, on dirait que la boîte est bien remplie. Est-elle régulièrement vidée ? That’s the question ! Je me méfie de lui et l’avenir me prouvera que j’avais tort d’un côté et raison de l’autre ! Le courrier a bien été expédié, mais il est parvenu tellement tard à leur destinataire que je garde toujours un doute quant à la vélocité avec laquelle il a été traité ! C’est bien entendu au moment de les quitter que cela se complique un peu ! Ils essaient l’un et l’autre de nous retenir, veulent nous accueillir chez eux, nous invitent à prendre le thé et surtout, à admirer les tapis que fabriquent leurs mamans ! Et comme d���habitude, sans obligation d’achat !!! Du coup, fini la promenade, nous repartons vers l’hôtel ! Quelle barbe ! Il doit pourtant y avoir de jolies choses à voir dans cette ville ! Il y a devant La Casbah de Tombouctou, une cabine téléphonique. Guichou s’y engouffre, elle veut parler avec Floflo. Mais le bruit de la rue et le magasin de disques en face qui diffuse toujours à tue-tête le dernier tube, la gênent et elle est déçue de ne pouvoir entendre la petite. Plus loin un Point Phone va nous sauver. Pour quelques dirhams échangés avec le monsieur de service, nous pourrons communiquer avec nos enfants respectifs. Quel bonheur d’entendre leur voix ! Il faut aller se coucher, demain le programme est chargé. Visite des gorges du Todra puis départ vers Merzouga et les belles dunes ! J’ai des fourmis dans les jambes rien que d’y penser. Vite, vite !
Nous nous arrêtons pour la deuxième fois à l’endroit qui nous avait tant plu la veille. La lumière du matin magnifie la vue que nous avons sous les yeux. Tout paraît paisible jusqu’au moment où les pétarades d’un moteur de mobylette donnent l’alerte. Nous tournons la tête de ce côté quand Jean nous signale un autre intrus. Comme sorti de terre, un homme que nous n’avions pas vu, s’approche de nous. Nous rentrons dans la voiture, maudissant cette mauvaise habitude qu’ils ont tous : harceler les touristes ! Comme les gorges du Dadès, le départ se fait à peu près au niveau de la rivière et la vallée est assez large. De nombreux campings et auberges jalonnent le parcours, puis vient la partie la plus spectaculaire : un défilé de quelques dizaines de mètres de large avec des parois verticales de près de 300m de haut. Petite déception pour moi qui aurais bien voulu aller plus loin, mais il faut laisser la voiture et continuer à pied, alors…Et puis il y a encore du chemin à faire, ce soir nous devons dormir dans le désert…Youpi ! Jean est un peu préoccupé par cette étape et nous presse de partir. Retour sur Tinerhir et direction d’abord Erfoud, puis Merzouga représenté par un tout petit point sur la carte ! Je me rassure en regardant les derniers vouchers. Prochain contact : LE KSAR BICHA. Au moins 200 kilomètres à parcourir, il vaut mieux ne pas s’attarder. Erfoud est encore assez loin. Cette ville est importante car située à l’entrée du désert. On peut dire que c’est la capitale touristique de la région : hôtellerie florissante et nombreuses boutiques artisanales. Ici est commercialisée la fameuse « pierre d’Erfoud », pierre noire incrustée de fossiles. Nous allons avoir plus d’une fois la frayeur de notre vie, en évitant de justesse tout le long de la route qui nous mène à Merzouga, de téméraires vendeurs de pierre qui se jettent carrément sous nos roues. Cette route goudronnée s’étire devant nous et le contraste est frappant : la palmeraie, alimentée par l’eau qui coule invisible, déploie avec magnificence de superbes palmiers, tandis que quelques mètres plus loin, les cailloux fleurissent par milliers ! Des hommes creusent la terre pour dénicher sûrement les pierres qu’ils proposeront aux touristes, tandis qu’une femme, juchée sur un petit âne, vient de récolter quelques légumes dans un des jardins de l’oasis. Autrefois nomades, les populations berbères se sédentarisent de plus en plus et occupent pratiquement tous les endroits situés le long des points d’eau. Leur condition de vie est bien rude et c’est avec beaucoup de respect que nous les observons. Nous ne pourrons nous empêcher d’éprouver quelques remords, lorsque nous ne serons pas assez généreux.
Puis, très vite, changement de paysage. Les cailloux dominent, plus de palmiers même clairsemés à l’horizon, la plaine (hamada) est immense, la lumière intense. Le regard se perd. Devant nous, la route toute droite, et sur les côtés, au loin, très loin, les prémisses du désert tout proche. Pas de marchands de pierre dans le coin, nous en profitons pour faire une « pause pipi » derrière l’un des mamelons pierreux en bordure de route . C’est là que je prendrai en photo les petites fleurs, pensant que ce serait les dernières que nous aurions l’occasion de voir, pendant un bon moment ! On « grimpe » sur les monticules de sable, imaginant déjà être au pied des dunes ! Michel n’a pas quitté son chèche, il est fin prêt pour affronter le soleil du désert. On ne voit plus que ses yeux bleus, je me surprends à penser à Lauwrence d’Arabie ! Non, Huguette, je rigole ! Quoique, fais gaffe quand même ! Lit-elle dans mes pensées ? Elle se rapproche de son mari et ne le quitte pas ! Encore une heure de route pour arriver aux environs de Merzouga. Le ksar Bicha, est-il avant ou après la ville ? Nous scrutons attentivement chaque panneau en bord de route, car les dunes de l’erg Chebbi, bien qu’encore éloignées, sont maintenant visibles. Euréka ! Nous y sommes ! Quelques kilomètres avant merzouga, une pancarte sur le bord de la route. C’est là ! Quelques arbres, du sable et des constructions ici et là. Pas d’erreur, nous sommes arrivés ! Jean gare le 4x4 et nous descendons timidement, cherchant un interlocuteur qui nous rassurera. Dans le hall de la réception, quelques bagages sur le sol attirent notre attention. Ce sont ceux du jeune homme qui se dirige vers nous. Il nous dit tout d’une traite : Qu’il vient juste d’arriver, qu’il est le nouveau cuisinier, que le patron n’est pas là, mais que si on le veut, il nous fait quelque chose à manger ! Dis donc, il est à l’air aussi désorienté que nous ! Va pour une omelette au fromage (qui nous restera un peu sur l’estomac) et quelques fruits. Pas faciles à manger, les grenades ! Il est là, le beau Ali. Je ne résiste pas à l’envie de vous le montrer. Petit coup d’œil à Huguette . Ah, si on était plus jeune ou… si nos maris n’étaient pas là !
Et il est coquin comme tout, il se moque de notre accent et s’amuse à répéter nos phrases en exagérant notre prononciation. Morveux, va ! Le gars qui doit nous prendre en charge pour la « traversée » du désert n’est pas encore arrivé et on parle du Paris-Dakar, du Trophée des Gazelles…et voilà Ali qui nous propose une petite démonstration dans les dunes avec le 4x4 que nous a loué Fouzia ! Les premières vagues de dunes ne sont qu’à une centaine de mètres du ksar. On craint un peu pour le 4x4, mais Ali a l’air sûr de lui et nous affirme que c’est un exercice auquel il se livre souvent et ce, avec n’importe quelle voiture. Alors… ! Les garçons ont l’air intéressé, les filles l’air effrayé…mais il y va de notre honneur, il n’y aura pas de dégonflé dans la troupe ! Ali s’installe au volant, Jean est à côté de lui, Guichou, Lilou et moi sur la banquette arrière. J’allume la caméra. Départ…pour l’instant, ça va, le terrain est plat ! On grimpe tranquillement sur la première dune, la crête est suffisamment large pour ne pas s’inquiéter. Cool ! Tout d’un coup, Ali braque le volant à 90° et voilà la voiture qui plonge dans le creux de la dune ! Maman !!! La caméra ne filme plus que le sol et l’instant d’après, que le ciel ! Bonjour le reportage ! Les garçons restent stoïques tandis que les filles commencent à pousser des cris d’orfraie ! Il faut que je sois honnête, c’est surtout moi qui crie ! Guichou rit, toujours aussi placide devant le danger ! Elle a confiance, paraît-il ! Et Ali qui répète et répète la manœuvre pour que les gars comprennent bien comment il faut faire ! Quand le conducteur sent qu’il ne peut plus rouler facilement sur la dune, il faut qu’il en redescende « fissa » en braquant le volant de cette façon et cela sans aucune hésitation ! Autrement, gare à l’ensablement ! Stop. Ali descend et Jean se met au volant. Je ne veux pas montrer que j’ai peur et serre les dents. Je ne veux pas que Jean pense à autre chose qu’à la conduite de ce maudit engin! J’ai confiance, mais !!! Jean est attentif et suit scrupuleusement les consignes d’Ali. L’ambiance est chaude dans le 4x4, surtout sur la banquette arrière ! Les cris fusent souvent et la caméra valdingue de tous les côtés. Je suis sûre qu’on aura le « tournis » simplement en visionnant le film ! Et le ballet continue : je monte, je roule et je descends à 90° ! Bon sang de bonsoir ! Je commence à avoir chaud partout ! Stop ! Tout le monde descend ! Nous sommes sur une portion de terrain relativement plat et c’est Lilou qui prend le volant. Je ne comprends pas pourquoi Huguette panique ! N’aurait-elle pas confiance en son mari ? On roule un petit peu encore quand Ali nous conseille de descendre. Allons bon ! Ou il en a marre de nous entendre crier, ou il n’a pas trop confiance lui aussi ! Je penche gentiment pour la première hypothèse ! Jean prend la caméra et nous regardons le véhicule s’éloigner. Tout baigne ! On les voit se diriger vers une dune, y grimper quelques instants et puis…Que se passe-t-il ?
4x4 stoppé en plein élan, perché sur la crête de la dune. Lilou qui essaie de redémarrer et qui apparemment n’y arrive pas. Ali descend et regarde sous la voiture, alors là, la panique revient. Zut ! Pourvu qu’il n’y ait rien de cassé ! Comment allons nous faire pour continuer ? Nous les rejoignons au pas de course et constatons avec effroi que la voiture est ensablée. Tout le monde à quatre pattes ! Nous nous servons de nos mains comme pelle de fortune et essayons fébrilement de dégager les roues du sable qui les maintient prisonnières
Plus de peur que de mal, Ali reprend le volant et nous ramène sagement au point de départ !
Allez, fini de faire des bêtises ! Revenons au ksar. Notre méhariste doit être arrivé ! Le voilà, il s’appelle Hassan, il a un sourire éblouissant et porte la tenue bleue des hommes du désert ! Les quatre dromadaires sont couchés sur le sable, jambes repliées sous le ventre. Leurs gros yeux ombragés de grands cils sont fixés sur nous. Ils mâchouillent je ne sais quoi et leurs mâchoires vont et viennent de façon fort disgracieuse d’un côté et de l’autre de leur bouche ! Hou lala ! Mon ventre a des gargouillis de mauvais augure ! Je regarde mes compagnons…ils ont un petit air qui me fait penser que je ne suis pas la seule à me poser des questions ! Nous avons noué tant bien que mal, notre chèche, Jean s’obstinant à ne rien vouloir sur le crâne ! Il a emporté son bonnet de ski bleu marine et le mettra sûrement plus tard. Hassan nous aide à grimper sur les bestioles, je me retrouve sur le premier, Guichou clôture la marche, les deux « gazous » entre nous deux. Ma pauvre monture doit supporter mon poids et celui des provisions qu’Hassan a chargées dans de gros sacs jaunes.
Huguette a été la première à faire le grand saut. Hassan lui fait la courte échelle, lui permettant d’enjamber plus facilement la bestiole qui n’a pas arrêté pour autant de ruminer. Sont-ce des ruminants, ces camélidés-là ? Que oui, je viens de vérifier ! On sait aussi qu’ils n’ont qu’une bosse et on voudrait bien la voir ! On a l’impression qu’on pourrait mieux caler notre postérieur si elle était visible. Mais la selle est cachée elle aussi sous une couverture et c’est au petit bonheur que nous y posons notre fessier ! Il sera bien difficile de rectifier la position lorsque ces charmantes bêtes iront l’amble. Guichou est concentrée et tient fermement le devant de la selle. Nous l’observons avec attention. Hassan, tout en maintenant Huguette, donne un léger coup sur les pattes arrière du dromadaire. Oh, purée ! On voit Huguette partir vers l’avant, puis vers l’arrière, l’animal est maintenant debout. Guichou nous domine largement ! C’est au tour de Lilou ! Pas de panique, tout se passe bien. Jean se retrouve haut perché dans la minute qui suit. Allez, bibiche, c’est à toi ! Qu’il est gentil cet Hassan ! Il voit que j’ai un peu peur et fait tout ce qu’il faut pour me rassurer. Les quatre dromadaires sont reliés les uns aux autres par une corde dont Hassan tient une extrémité. Nous sommes équipés pour cette expédition comme des pros ! Chaussures et pantalons de montagne, chèches noués laborieusement sur la tête pour certains, sacs à dos remplis d’affaires de toilette et de quelques vêtements. Et Hassan qui trotte dans le sable avec des nu-pieds éculés ! Il se retourne de temps en temps pour surveiller ses nouveaux compagnons. C’est dans une position tout à fait « confortable » que nous faisons nos premiers pas : jambes écartelées, dos ronds, pieds ballants, les mains fermement accrochées au pommeau de la selle invisible, le corps soulevé et balancé tantôt à droite, tantôt à gauche. Ah, elle a fière allure la caravane !
Cette photo a été prise par Hassan qui, pour ce faire, a dévalé la pente, pieds nus. Les dromadaires doivent être habitués à tout ce cirque car, livrés à eux-mêmes, ils n’ont pas bougé d’un pouce. Heureusement pour nous, d’ailleurs ! 
Mais que font ces gosses ? Ils courent après nous et réclament des bonbons qu’Huguette s’empresse de distribuer. Notre guide rappelle à l’ordre les gamins et leur dit de s’en aller car les dromadaires n’apprécient pas leurs cris et commencent à manifester du mécontentement. Ils se mettent à blatérer, et je vois avec effroi, sortir de la bouche fendue de ma monture, une énorme langue toute tordue qui s’agite dans tous les sens. Sa tête qui pivote vers les intrus me rappelle le film dans lequel jouait Coluche : « Banzaï » ! A part que là, ça ne me fait pas rire, mais pas du tout ! On demande à Huguette d’en finir avec ses largesses ! Le ksar Bicha est pratiquement hors de vue. Plus qu’une heure et demie à être ballotté de la sorte, ce n’est pas la mer à boire ! Où est-elle la mer ? Pour le moment, nous naviguons au milieu de vaguelettes de dunes. Le terrain n’est pas trop accidenté et nous cheminons « cahin-caha », en essayant de garder une assise à peu près correcte. On arrive même à prendre des photos et on pose des questions à Hassan sur le relief qui est autour de nous. On apprend que ces premières dunes ne sont pas stables, contrairement à celles que nous verrons plus tard, et qu’elles se déplacent souvent au gré des vents. Quelques courageux palmiers consolident leur attache à ce sol mouvant et des traces blanches par terre amènent d’autres questions. Ce sont des traces de sel qui, après évaporation de la rosée ou de l’eau qui tombe parfois, affleurent le sol. L’erg Chebbi est le massif le plus important du Maroc, il s’étire sur une trentaine de kilomètres et sur une largeur maximale d’une dizaine de kilomètres. Nous allons dormir dans le creux de la plus haute dune de l’erg : 150m de haut, la dune ! Je suis impatiente de la voir ! Les crampes dans les jambes, les douleurs sournoises au creux des reins, les adducteurs qui sont soumis à rude épreuve, nous font faire la grimace. On se tortille en essayant de trouver une position plus confortable, mais les « chevaux du désert » opposent de la résistance ! On échange quelques conseils difficilement praticables, on geint le plus doucement possible pour qu’Hassan ne se paie pas notre tête ! On monte sur la crête des dunes et on redescend dans les creux…comme avec le 4x4, mais on crie moins fort ! Le temps commence à peser à certains, n’est-ce pas Jean ? Il me semble qu’il fait un peu la tête, l’Aspois ! Ah, ce n’est pas sur un âne qu’il est assis ! Quel extraordinaire paysage ! Le soleil qui baisse à l’horizon, joue avec le relief et donne des couleurs changeantes aux dunes qui nous entourent de tous les côtés. La couleur dominante tire sur le rose et le beige orangé, mais selon la face qui est éclairée, la palette des nuances s’élargit. Tout est douceur, les courbes, les teintes, le silence. Et Hassan, qui se met à fredonner, ajoute un peu plus au bonheur ambiant !
Le sourire rassurant d’Hassan et son doigt pointé dans une direction : le bivouac est en vue. Effectivement, on aperçoit une tache noire au pied d’une immense dune rose. C’est là que nous allons passer la nuit ! L’aventure continue et les surprises vont se succéder, pour notre plus grande joie.
C’est avec quelques difficultés que nous descendons de nos montures. Aïe, aïe… ! Il faut redonner du jeu à nos articulations traumatisées ! Je commence à comprendre pourquoi Lucky Luke a les jambes arquées ! Le chamelier décharge les sacs qui sont sur la bête de bât, enlève les couvertures qui nous servaient d’amortisseurs, détachent les dromadaires et les fait coucher sur le sable à bonne distance de la tente. Ils les attachent ensuite les uns aux autres et les entravent pour empêcher toute velléité de fuite. Les animaux se laissent faire docilement et si la manoeuvre nous impressionne un peu, les voir continuer leur mastication sans broncher, nous rassure ! Le sol est jonché d’excréments et nous nous félicitons de ce que le campement soit plus loin. Nous dévalons la pente jusqu’à la grande tente noire et déposons en vrac nos affaires. Hassan nous suggère de grimper sur l’une des dunes qui nous entoure et de guetter le coucher du soleil.
Ce sera aussi l’occasion de se cacher pour faire un petit pipi. On est des humains, pas vrai ? Les toilettes aseptisées dont rêvait Huguette ne sont pas au rendez-vous !
Nos hommes se sont étendus sur le sable, se croient-ils à la plage ? Et Jean qui n’a pas enlevé son anorak !
Nous partons à l’assaut de la dune sans complexe, d’un pas bien décidé.
Mais bien vite, le souffle nous manque et les muscles de nos jambes se raidissent. Il nous semble impossible de faire les derniers mètres ! Nos « gazous » tendent vers nous une main secourable que nous saisissons précipitamment ! Quel spectacle ! L’émotion m’envahit totalement. Mon rêve d’enfant s’est réalisé ! Assise sur la crête de la dune, je regarde autour de moi et ne vois qu’une immensité de sable aux couleurs merveilleuses, des courbes harmonieuses où le regard se perd et s’alanguit. Ma poitrine est soulevée par un gros soupir de contentement, et je regarde mes compagnons. Nous restons, tous les quatre, un grand moment sans parler. On essaie de réajuster nos coiffes, on est dans le désert ou on n’y est pas ! Jean a mis son bonnet !!! Heureusement, nous n'avons pas de miroir, ce qui nous laisse tout à fait décontractés, face à l'objectif ! 😎 La position que nous occupons n’est pas très confortable et nous enfonçons bien fort nos talons dans le sable qui glisse sous nos pieds. En face de nous, tout au loin, la barrière rocheuse (la hamada du Guir) qui sépare le Maroc de l’Algérie, pays natal de Guichou. Nous jouons à la petite chèvre de Mr Seguin en voyant derrière nous, tout en bas, le minuscule campement et la silhouette bleue d’Hassan. Notre guide a l’air bien actif. On le voit en train de défaire les sacs, il serait peut-être temps d’aller lui donner un coup de main, et de visiter notre « hôtel » ! Ce bivouac est un ensemble de plusieurs tentes, de toiles noires, lourdes et épaisses qui ne laissent passer, une fois les pans d’ouverture rabattus, ni la lumière, ni le froid, ni la chaleur. A la gauche de la photo, la grande chambre que nous partagerons tous les quatre. A côté d’elle, un espace assez large où sont entreposés couvertures, matelas et oreillers. Formant un angle droit avec ce que je viens de décrire, une tente plus importante où se déroulera le repas. Personnellement, Jean et moi connaissons les « joies » du camping. Guichou et Lilou vont apprendre à vivre au ras du sol et prendrons même du plaisir à s’étaler sur les coussins qui nous servent de siège ! Hassan s’active et pèle oignons, pommes de terre, tomates et poivrons. Il refuse gentiment notre aide et dit que tout sera prêt dans un moment ! Il a l’air un peu intimidé ou tout simplement préoccupé par toutes les tâches qu’il doit accomplir en si peu de temps. Nous le laissons vaquer à ses occupations et, mollement étendus sur les coussins, nous essayons de récupérer de la rando à dos de chameaux ! La nuit tombe tout doucement, le ciel s’étoile de plus en plus. Un trépied posé sur le sol et relié à une bonbonne de gaz accueillera le tajine, le lourd plat de terre brun vernissé que nous avons aperçu à l’entrée. Hassan a émincé les oignons, les pose au fond du plat et ajoute les morceaux de poulet. Il alterne les lamelles fines de pommes de terre, les rondelles de tomates et les lanières de poivrons, sale le tout avec du gros sel, met des épices et de l’huile, ferme le plat avec le couvercle en forme de cône qui permet à la vapeur condensée en fines gouttelettes de retomber sur les mets et de se mêler au jus ! Miam ! Les parfums qui s’échappent très rapidement du tajine sont tout à fait alléchants et nous serons soumis à rude épreuve pendant environ deux heures. Notre cuisinier est amusé par la curiosité qui nous anime.
Que fait-il maintenant ? Il émince à nouveau un gros oignon rouge, il coupe en minuscules dés les tomates, les poivrons verts, les concombres, et arrange harmonieusement le tout dans un grand plat. Il a gardé un concombre qu’il pèle, coupe en plus gros morceaux qu’il évide et met une olive noire dans chacun des trous ainsi faits. Le plat est maintenant agrémenté d’une jolie couronne de concombres aux olives ! Il est fier Hassan, de la jolie photo que nous lui montrons ! Le plat principal mijote doucement, la salade est prête, Hassan a l’air content de lui. Nous sommes installés plus ou moins confortablement sur les coussins, et il nous rejoint en tenant dans ses mains un taârija, instrument à percussion en céramique et cuir de chèvre. Je suis assise à côté de lui et il me tend une paire de crotales appelés aussi qarabek. Je suis sensée l’accompagner en rythmant avec ce truc-là le chant qu’il entonne pendant qu’il frappe avec ses doigts ou la paume de ses mains sur le taârija ! Je tourne et retourne dans mes mains ces morceaux de métal et reste perplexe quant à la manière de faire vibrer ce drôle d’outil ! Hassan rit de toutes ses dents et daigne enfin nous expliquer comment s’en servir. Effectivement, il y arrive beaucoup mieux ! Alors, chacun notre tour, nous allons essayer à sa plus grande joie, d’accompagner le chant monocorde et néanmoins enthousiaste qu’il recommence.
On se coince les doigts, on n’arrive pas à suivre, peu importe, c’est vraiment une partie de rigolade !
Et puis voilà qu’il veut jouer aux devinettes et demande si on connaît des histoires. J’en ai une en mémoire, celle que nous a racontée le berbère « marchand de bijoux hors de prix » de Âït- Benhaddoù. --« Quelle différence y a-t-il entre un chameau et une femme ? »--Il me regarde et ses yeux noirs sont interrogateurs. Ah, je lui en bouche un coin !--« Avec un chameau, tu traverses le désert, avec une « gazelle », toute la vie ! » Et vlan !
Dans l’élan, on apprend qu’il a une femme « Fatima » et, je crois deux enfants, qu’il est pour les mariages d’amour, mais en même temps, on sent bien que le poids de la famille et le choix de celle-ci pour choisir une épouse « bien », est très important !
--« Car si les parents de la future épouse sont bien, il y a de fortes chances pour que la jeune fille le soit aussi !!! »--dixit Hassan ! Et ce n’est ni Guichou ni moi, qui avons été choisies sur ces critères, qui allons le contredire !
Devinette, avec gestes à l’appui : --« Qui est plein comme ça et vide comme ça ? » Il met tantôt la paume de la main vers le bas, doigts légèrement recourbés, tantôt tournée vers le haut ! C’est à notre tour d’avoir l’air interrogateur ! Assis en tailleur, il se balance d’avant en arrière en riant fort ! On lui fait répéter et le mystère reste entier. Alors il dit d’une voix puissante qu’il y a quelqu’un parmi nous qui pourrait répondre ! Allons bon ! Qui est-ce ? C’est Jean, et l’objet à deviner, il l’a sur la tête…son bonnet ! Quelle rigolade ! Ah quand on est heureux, il en faut peu !!! Tout content, le naïf Hassan ! Puisque c’est ça, on s’en rechante une autre ! Bon, les paroles, c’est plutôt difficile, mais l’air, no problem ! On arrive à fredonner le leitmotiv qu’il nous chante depuis le début ! Il s’amuse à nous appeler par l’équivalent en arabe, de nos prénoms : Mostafa (Jean), Mohammed (Michel), Radija (Huguette) et Fatima (Marie). Je ne garantis pas l’orthographe pour le pseudo de Guichou !
Le moment tant attendu, arrive. Le repas va nous être servi sous une tente berbère, au cœur du désert, par un superbe homme en bleu ! Le top du top !
Bien sûr, il a mis des fourchettes, mais le plat est au centre de la table et comme la coutume le veut, ce devrait être avec les doigts que nous devrions partager ce bon plat. J’observe Hassan et j’ai envie de faire comme lui. Je tiens un morceau de pain dans la main gauche et approche la main droite du plat. J’essaie d’attraper le plus adroitement possible la nourriture, en me servant seulement de trois doigts, « les doigts d’Adam ». L'expression "manger avec la fourchette d'Adam" est une phrase polie pour désigner le manque de savoir-vivre dans la manière de se nourrir ou pour assumer soi-même le fait de manger avec ses doigts. (manière de vous montrer, chers lecteurs, que je me suis enrichie au hasard de mes recherches !) 😉 Pas fastoche ! Mais j’y arrive quand même et déguste ce poulet cuit à l’étouffée avec gourmandise. Cela ressemble fort au poulet aux oignons que l’on fait cuire à la maison, mais avec un parfum de je ne sais quoi qui fleure bon les vacances ! Les derniers morceaux de pain enlèveront les dernières fibres « oignons-poulet » caramélisées au fond du tajine ! Re-miam ! Hassan débarrasse la table et ne veut pas être aidé. Il est tout fier de ses nouveaux « invités » et nous parle avec dédain de ces touristes, je crois Japonais, qui --« eux manger, dourmir, ci tout ! Fatigués, toujours fatigués !». Pas marrants, les Japonais ! Et voilà qu’il nous parle, japonais, allemand et anglais ! Quelques mots et expressions certes, mais là, il marque des points ! Sacré Hassan ! Et il rit à gorge déployée en voyant notre air stupéfait ! On lui pose plein de questions et il répond avec application. Il est quelquefois difficile de comprendre « son français », nous essayons de parler plus lentement pour qu’il comprenne le « notre » ! On demande de quelle matière est faite la tente. Il répond--« avec des bouts d’étoffes tissées par les femmes, avec de la laine de chèvre et de chameau », il ajoute et là, nous tendons l’oreille, perplexes, (Je vais écrire phonétiquement, du moins essayer !!!)--« et y en a disicour. » --Disicour ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Et il s’obstine à répéter ce mot, ne comprenant pas notre étonnement. Il ne parle plus, réfléchit puis, un éclair dans les yeux, il nous pose une autre devinette. -« Tu as une voiture--oui--Tu as quatre roues--oui--Alors, tu as une disicour-- ! Mais bon sang, oui, il y en a une « DE SECOURS » !!! On comprend alors ce qu’il voulait dire. Les femmes tissent toujours un morceau de tissu en plus pour pallier d’éventuelles déchirures dans la toile, la voilà la « toile disicour » ! Et allez, une autre pinte de rire ! Comme il rit aussi fort que nous en se tapant sur les cuisses, je me demande qui se moque de l’autre. Hum ! La nuit est complètement tombée depuis un bon moment, il serait temps d’aller faire un tour dehors. Brrr ! Il fait froid, et nous remettons bien entendu le chèche autour de notre tête. Il nous va si bien ! 🤪 Jean enfonce son bonnet au ras des oreilles ! Hassan nous promet de nous faire faire du « ski berbère » sur les dunes ! Il faut d’abord y grimper, sur les dunes ! Elles sont là, qui se détachent sur un ciel étoilé. Le silence est parfait, on a le nez fixé sur le firmament et Hassan nous dit d’observer le ciel attentivement. Les étoiles « ithri ou titrit » filantes sont légion dans le coin. Bien entendu, j’en vois plein et Jean se moque de moi en me disant que je me laisse influencer. Mais non, je suis sûre que j’en aie vues ! Je veux en avoir vues ! C’est trop beau, trop magique ! Et la lune qui nous sert d’éclairage a un bien joli nom en berbère : Ayour. On pourrait presque dire qu’on y voit comme en plein jour si ce n’était l’absence de couleurs ! Et Hassan qui rigole doucement devant notre émerveillement et qui se moque de nous en transformant en «ci tri jouli » le « Oh que c’est joli ! » qui nous échappe à chaque instant ! Allez, faudrait voir de là-haut ! Départ en fanfare et arrivée dans la douleur ! Encore les mains tendues pour les fragiles gazelles ! Ici, on a le droit et même le devoir d’être moins forte que les hommes. Quel bonheur ! On rit, on se bouscule, on fait semblant d’avoir peur ! Le sable file un peu sous nos pieds et la notion des distances nous est devenue étrangère. La tente paraît bien petite, tout en bas et Hassan veut nous faire descendre la dune en courant ! Droit devant nous ! Maman !!! Bien sûr les trois hommes ricanent devant nos appréhensions. Ils tiendront pourtant fermement nos mains pendant la descente. Mais qu’est-ce qu’on peut s’amuser dans le désert ! Une vraie cour de récré ! Quelques dizaines de mètres plus bas et il faut penser à « dourmir » comme dit Hassan. D’abord attraper les matelas, les draps, les couvertures, les coussins, tout cela à la lumière de la lune, aidée par la lampe tempête du guide et celle électrique de Jean. C’est à quatre pattes que nous entrons dans la chambrette. Nous disposons les quatre matelas sur des tapis qui nous isolent du sable. Les lisle d’un côté, les Lamazou de l’autre ! Ce n’est pas un club d’échangiste ici ! Il y a quelques trous dans la toile de notre côté et Jean chasse les courants d’air en les bouchant avec les sacs à dos !
Là encore, Hassan veut faire son boulot tout seul, je l’aide quand même à étendre les draps, à disposer les trois couvertures, (oui trois et elles ne seront pas de trop !) et il est exigeant, pas de faux plis, tout est au carré ! Les deux lits sont faits, Hassan disparaît, emportant avec lui la lampe tempête. C’est à la faible lueur des piles Wonder que nous nous déshabillons. Enfin, déshabiller n’est peut-être pas le mot le plus approprié, car si nous enlevons nos habits de « baroudeurs », c’est pour enfiler survêtements et pull-over, et même garder le bonnet sur la tête pour Jean ! On se faufile sous les couvertures en rigolant encore. Va-t-on pouvoir dormir ? Peut-être pas tout de suite ! La lampe de poche est éteinte, on essaie de reprendre notre sérieux, quand un sifflement se fait entendre du côté de la « chambre » de nos amis ! Ils sifflotent tous les deux en nous affirmant qu’ils ne peuvent s’endormir que de cette façon…et c’est reparti pour le fou rire ! La fatigue sera la plus forte et nous fera glisser dans les bras de Morphée. On aimerait se réveiller de bonne heure pour assister au lever du soleil ! 7h, vite, debout ! On remet les habits de la veille, la toilette se fait très succinctement, quelques lingettes imbibées nous servent de gant de toilette ! La portière en toile noire est tellement lourde que nos hommes doivent se mettre à deux pour la soulever ! Un petit pipi en cachette derrière la tente, brossage des dents vite fait ! Le soleil n’attend pas, il faut regrimper là-haut ! Quelle merveille encore une fois ! Mais c’est qu’ils deviennent très sensibles, les petits béarnais ! Assis au sommet pour la dernière fois, on assiste sans parler à l’apparition du « tafukt » (le joli nom du soleil en berbère). Comme il est content Hassan, ou plus sûrement après maintes recherches, AFSAN. Peu importe, il répond avec bonne humeur quand nous l’interpellons et nous a pardonné s’il y a erreur ! Le regard fixé sur la barrière rocheuse de la frontière algérienne, la hamada du Guir, nous n’arrivons pas à quitter notre poste de gué tout là-haut. Nous jouons avec le sable et le laissons filer entre nos doigts, admirant la couleur rose que lui donne le soleil naissant. Peu de paroles échangées, nous dégustons ce moment de plénitude et laissons notre regard errer sur cet espace magique. (J'ai rêvé de voir le désert pendant des années, et je trouve le moyen de ne pas ramener de sable ! Heureusement, les semelles de mes chaussures auront eu la bonne idée de pailler à mon étourderie. Je prélèverai avec soin sur un papier journal, les grains rosés de la belle dune, qui s'étaient cachés dans leurs crans. ils sont maintenant à l'abri dans un petit tube de verre ! Je suis un peu fada, par moment !)
Hier était la première fois, ce matin, la dernière ! On a un peu le cœur gros ! Il faut se faire une raison et rejoindre notre guide qui est toujours en train de s’affairer près de la tente. Il prépare notre petit déjeuner et il faut lui faire honneur.
Il y a sur la petite table basse tout ce qu’il faut pour passer un bon moment ! Le sempiternel thé à la menthe (ataye), le pain omni présent lui aussi (khoubz), le pot de confiture de facture européenne et les petits morceaux de beurre dans une coupelle, nous mettent en appétit ! « Saha » nous dit Hassan, bon appétit ! Nous lui répondons en chœur, --Saha- tout content de parler sa langue. Et j’ajoute pour le faire rire, au moment où il me sert le thé -« Choukrane bezef ». C’est garanti, à chaque fois, il rigole ! Quel bon public, cet Hassan ! Nous défaisons nos lits et rassemblons nos affaires personnelles pendant qu’Hassan range les ustensiles de cuisine dans un coin de la tente principale. Il recouvre le tout d’un linge et remplit à nouveau les sacs jaunes qu’il remet sur le dos de mon dromadaire. Eh oui, c’est encore moi qui porte tout ! D’ailleurs je suis la première à grimper la dune, déjà « bien » en place sur mon canasson ! Mes compagnons sont à pied et grimpe péniblement jusqu’à l’endroit où leurs montures les attendent paisiblement. Jean a eu un moment l’intention de faire le chemin du retour à pied, craignant pour ses jolies fesses ! Réflexion faite, il remonte sur le dromadaire qui n’attendait que lui !
Hassan entonne la litanie de circonstance, « Fatima, Radija, marhaba à Sahara…Mohammed et Mostafa etc…etc… »
Et nous, ballottés comme des paquets de linge sale, essayant de garder le sourire malgré les douleurs récurrentes dans nos fessiers, dos, adducteurs et cie, chantonnons de concert.
M’éloigner de ce site merveilleux me fait mal au cœur et j’emmagasine le maximum d’images. Hassan nous signale des traces sur le sable, c’est un fennec qui est passé par là ! Ici, ce sont sûrement celles d’un petit lapin ! Si je voyais le « Petit Prince » caché derrière une dune, je ne serais pas plus étonnée que ça ! Des touffes d’herbes raides et jaunies poussent de ci de là, et nos dromadaires tendent le cou pour les arracher plus facilement. Oh, la bestiole ! Ne te penche pas trop comme ça ! Et pas besoin de secouer tes pattes de cette façon ! Hassan nous explique que c’est à cause du sable qui pénètre entre leurs doigts de pieds ! Bon, alors c’est bon ! Cela ne ressemblait tout de même pas à des ruades, mais on est plus rassuré ! Le roulis, auquel on est soumis depuis un moment, nous endort un peu et les ombres qui s’étirent sur le sable nous hypnotisent. Attention au mirage ! Non, attention surtout au troupeau de dromadaires qui arrive droit sur nous ! Ceux-là ne sont pas attachés les uns aux autres et visiblement, aimeraient en découdre avec les notres ! Ils sont gardés par un jeune homme qui se fait enguirlander par Hassan. Notre guide fait de grands moulinets avec les bras, poussent de grands cris pour empêcher l’affrontement. Eh bien, les touristes n’en mènent pas large ! Manquerait plus qu’on soit désarçonné ! Boudiou, comme dit Guichou !
Rencontre privilégiée entre deux dunes. La femme d’Hassan, accompagnée de ses enfants, à la recherche d’herbe à chameaux, nous offre un joli sourire. On taquine Hassan en lui disant que sa femme s’ennuyait de lui et que c’est pour ça qu’elle vient à sa rencontre ! Il rit, Hassan de toutes ses dents ! On fouille nos poches à la recherche de friandises et on leur donne la bouteille d’eau que l’on n’a pas bue. Moins de poésie dans l’air depuis un moment. Est-ce parce que nous apercevons loin devant, les premières constructions bétonnées des multiples ksars de Merzouga ? Est-ce parce que les dunes sont plus petites, plus espacées et que nous sentons bien que le voyage initiatique prend fin ? Awah, chouf ! (J’y crois pas, regarde !) Quelle désillusion ! Une sonnerie ténue parvient à mes oreilles, Hassan a un « tilifoune » (je n’invente rien, ça s’écrit comme ça ! Hi hi hi ! ) caché sous sa djellaba ! Le patron doit appeler, d’autres clients attendent sûrement ! Voilà qui sonne le glas de notre « aventure », redescendons sur terre…et d’abord de nos dromadaires ! Aïe…Ouille…dur de reprendre contact avec le sol ! Besslâma, Hassan, Ali et l’erg Chebbi ! (Au revoir !)
Les bagages sont chargés dans le coffre et nous n’avons vraiment pas le temps de nous attendrir outre mesure ! C’est Lilou qui prend le volant et je n’y vois personnellement aucun inconvénient puisqu’il n’y a plus de dunes à grimper !!! Juste une longue étape à faire, car il n’y a pas moins de 400kms qui nous séparent de Zagora. Un coup d’œil sur la carte routière et passage obligé dans la ville de Merzouga où nous aurions aimer faire le plein d’essence. Mais les regards curieux et, nous semble-t-il, peu amènes de ses habitants, ne nous incitent pas à nous attarder ! Les a priori ont du mal à s’estomper ! Dès que l’on se retrouve au milieu de la multitude, les mauvais réflexes jouent encore ! C’est sûrement jour de marché et le souk s’étale tout le long de la rue principale. Il est vrai que les touristes sont peu nombreux et bien sûr, nous avons l’impression d’être observés plus attentivement. Alors, n’écoutant que notre « courage », nous demandons à Michel d’accélérer et de sortir le plus rapidement possible de la ville ! Il faut revenir sur nos pas, direction Rissani, et ce ne sera que deux heures plus tard, à la sortie d’une ville dont je ne me rappelle plus le nom, que nous ferons le plein du 4x4 et celui de notre petit ventre ! La jeune fille qui prend notre commande n’a pas l’air de s’affoler, nous sommes les seuls clients, du moins pour le déjeuner, et elle envoie tout simplement un adolescent, chercher légumes et cigarettes au marché que nous venons de traverser ! Puis elle préparera le tajine aux légumes et nous le servira en terrasse ! Plus frais, tu meurs ! Pendant ce temps, comme nous sommes au premier poste pour surveiller tout ce qui bouge autour de nous, nous nous amusons à commenter l’animation qui règne au niveau des pompes à essence. Ce n’est qu’un va et vient de voitures et camionnettes aux fortunes les plus diverses ! Apparemment, certaines servent de taxi et nous voyons avec stupeur, s’entasser dans l’une d’elles, un nombre incroyable de gens ! Le fou rire nous prend, quand d’autres personnes prennent place sur la galerie ! Y a-t-il un code de la route au Maroc ? Bien sûr, mais il est transgressé tellement souvent qu’on pourrait en douter ! Il fait chaud, la lumière du soleil puissante. La végétation est rare et la poussière que soulèvent les pneus de la voiture, dense. Nous roulons sur une route droite, aux balisages inexistants. Le paysage est splendide, une immense étendue désertique et la barrière rocheuse du djebel Ougnat sur notre droite, puis plus loin, celle impressionnante du djebel Sarhro.
On approche de Tazzarine, quelques palmiers apportent un peu de fraîcheur à notre itinéraire. La ville, ou ce que l’on en aperçoit, est assez moderne, les cybercafé, les téléboutiques et restaurants sont nombreux. Et puis, jusqu’à Nekob, ce n’est qu’une suite d’oasis et de kasbahs. Plusieurs oueds venant de l’Atlas, irriguent cette région qui vit de l’agriculture. (Maïs, blé, fèves et des tomates quand l’eau est assez abondante.)
oasis et jdebel Sarhro
kasbahs
le Draà
Le coffre de la voiture est assez grand pour tous nos bagages. Ouf ! Nous avons eu un peu peur de ne pas tout caser ! Sortir de Marrakech n’est pas une simple affaire ! D’abord remplir le réservoir d’essence, puis consulter la boussole. De quel côté, Ouarzazate ?
Il faut prendre la route qui passe par le col de Tizi-n-Tchika. Nous avons été prévenus, il ne faut pas oublier que nous sommes en vacances et prendre notre temps. Ouarzazate n’est qu’à 3h de voiture de Marrakech. Jean est tout heureux d’avoir un volant entre les mains, il pilote le 4X4 qui nous a été confié avec enthousiasme par Fouzia et son collègue. Bon d’accord, il y a un peu de jeu dans la direction, un feu arrière cassé, un impact sur le pare-brise, une des portes qui ne se ferme pas facilement et par ci, par là quelques éraflures du plus bel effet ! Mais il ronfle bien et on espère très fort qu’il nous amènera à bon port ! Nous les filles, confortablement installées à l’arrière du véhicule, essayons de ne rien rater du paysage qui défile. Les appareils à photos sont sortis de leur étui, prêts à capter l’évènement imprévu, le personnage insolite, les couleurs des costumes, celles des tapis exposés en plein soleil, prêts à témoigner de la diversité des régions que l’on traverse, des émotions qui nous saisissent devant certaines scènes de la vie campagnarde marocaine. Dès les premiers kilomètres, nous sommes surpris par l’aridité du paysage. Cette route, toute droite devant nous, traverse une plaine immense où « fleurissent » des tas de cailloux. Pratiquement pas d’habitations en vue, quelques arbres misérables qui s’obstinent à pousser là, et de temps en temps, un bout de champ, une tâche verte sur laquelle de pauvres gens travaillent, aidés dans leur labeur par de petits ânes dociles. Nous prenons un peu plus d’altitude et la végétation se fait un peu plus « dense ». Ce sont les cactées qui dominent, en particulier les figuiers de Barbarie.
La route grimpe petit à petit, le paysage devient plus montagneux, des moutons arrachent quelques brins d’herbe à cette terre aride et caillouteuse. Les ravins se font plus impressionnants, les virages serrés sont négociés avec prudence. Les couleurs sont toujours aussi belles, mariant toutes les variations de l’ocre.
Et puis, dans un virage plus large, la vue d’un bar nous incite à faire une pause. L’occasion de jouer « aux vases communicants », nous désaltérer et soulager nos vessies soumises à rude épreuve par les soubresauts du 4X4 ! Nous sommes accueillis aussi bruyamment que chaleureusement par un magnifique jeune homme. Il est habillé de bleu comme les hommes du désert, il a un sourire éclatant, de bonnes joues rebondies, il s’appelle Ahmed. Il nous suit dans le bar et nous le prenons pour le patron. Nous commandons cafés et rafraîchissements et demandons bien sûr : « les toilettes, SVP ? ». Le papier nous est dispensé avec parcimonie et c’est avec un peu d’appréhension que nous entrons à tour de rôle dans le « saint des saints ». Rudimentaire mais impeccable de propreté. Un trou dans le sol, une arrivée d’eau à l’aide d’un petit robinet et un seau qu’il faut remplir afin de « tirer la chasse » ! Et Ahmed qui nous félicite, car :-« il y en a qui pose la m… et qui ne boive rien ! ». Nous sommes des gens « bien » et cela fait plaisir d’être reconnu ! Il s’assied à notre table et de confidences en confidences, nous apprend qu’il tient la boutique accolée au bar.
Nous comprenons vite que le respect qu’il éprouve à notre égard sera encore plus grand si nous lui achetons quelque chose ! Bon, on y va. On va bien trouver l’occasion de dépenser nos dirhams. Il y a longtemps qu’on ne leur a pas fait prendre l’air !
Nous flanchons pour de jolis chèches, bleus pour Michel et Huguette, vert pour moi. Jean ne cède pas et rigole de nous voir enturbannés de la sorte. Quand à Ahmed, il rit à gorge déployée !
Quoi ? On n’est pas beau ? Personnellement, je dirais même que Lilou est de loin celui qui s’arabise le plus vite !
Sacré Ahmed, il a réussi à nous vendre ces écharpes 10€ chacune ! On aurait dû se méfier quand il n’a pas insisté pour nous vendre autre chose ! Mais il est tellement sympathique que nous lui promettons de nous arrêter au retour.
Les rares villages que l’on aperçoit se confondent avec la couleur du sol. Les montagnes plus loin ont des airs menaçants. De grandes murailles sévères surplombent de petits carrés verts de végétation. Ce sont les seuls signes qui témoignent de la présence d’êtres humains dans les parages !



La route s’élève doucement et le paysage change petit à petit. Ce sont maintenant des forêts de pins et de chênes. Certains villages sont entourés de noyers et nous pourrions y trouver de quoi nous restaurer. L’ascension se poursuit par de larges lacets dans un paysage montagnard où la végétation se réduit à de maigres prairies. Nous avons la chance de capter une jolie scène de la vie rurale. Une jeune bergère et ses quelques moutons.
J’apprends que ces prairies s’appellent en berbère « tichka ». Comme le nom du col, le plus haut du Maroc, qui nous permettra de passer sur le versant saharien du Haut Atlas. Et le sommet du col, tout proche. Nous sommes à 2260m d’altitude, les cimes sont légèrement enneigées.
Après la gentillesse d’Ahmed et sa conception du commerce, voilà les « arnaqueurs » du Tizi-n-Tchika ! Ici, on vend des minéraux et fossiles dont l’authenticité est plus que douteuse ! Les pierres que brandissent les marchands scintillent dans la lumière. La plupart des améthystes ne sont que des cristaux de roche teints à l’aide d’encre violette. Je ne parlerai pas des « rubis et saphirs » aussi fabuleux que faux ! Le premier marchand (photo) est sympa et donc, réussit à nous vendre un petit objet à chacun. Mais le second a déclenché en moi une profonde aversion. Sous des airs bonaces, il cache une agressivité qui me hérisse le poil encore aujourd’hui !Les autres promettent de s’arrêter au retour, moi, je fais la tête ! Je n’ai vraiment pas envie de le revoir, celui-là !
Quelques kasbahs en bord de route dressent leurs murailles de terre ocre. Beaucoup sont en piteux état ! Je surprends un petit âne qui attend patiemment je ne sais quoi !
Nous approchons de Aït-Benhaddou. Et soudain, le choc ! A la sortie d’un large virage, la vue superbe du ksar rouge, hérissé de hautes tours en pisé, se dressant à flanc de colline nous laisse sans voix ! Il se trouve sur l’autre rive de la rivière en contre bas, le Mellah. On s’arrête pour mieux le contempler.
Puis, laissant notre voiture en bordure de route, sous la surveillance d’un jeune homme qui nous servira de guide plus tard, nous optons à l’unanimité pour une pause réparatrice dans l’auberge la plus proche. Pas de problème, ce sera encore un tajine au poulet. Nous n’avons pas pensé à compter combien de fois nous avions choisi ce plat !
Petite plongée dans le guide touristique et nous sommes tout de suite plus savants !
(Le ksar de Aït-Benhaddou, l'un des plus fameux du Sud marocain, est désormais classé patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Le décor du ksar a inspiré de nombreux cinéastes. David Lean y tourna pour Lawrence d'Arabie les scènes censées se dérouler à Aqaba.)

Nous franchissons facilement la rivière Mellah à gué. De gros sacs sont posés à distance irrégulière et c’est en sautant avec plus ou moins de grâce que nous arrivons sur l’autre rive. Le guide nous apprend que l’eau de la ou le...Mellah n’est utilisable ni pour les hommes ni pour les cultures. Il ou elle traverse d’anciennes mines de sel et charrie bien sûr des eaux impropres à la consommation. Nous nous promenons dans un lacis de ruelles et grimpons allègrement un sentier pierreux qui nous amène au sommet du ksar. La vue plongeante sur la rivière et la plaine alentour, l’immense grenier tout au fond, les tentes noires dressées au bord de l’eau pour un groupe de touristes, et juste en contre bas, les belles tours de pisé, nous rendent muets ! Et pour rendre muettes les deux filles, il en faut, vous le savez bien !


En visitant le village, nous sommes passés devant moult boutiques et avons été agréablement surpris de n’être importunés par aucun des marchands ! Nos illusions se sont envolées en redescendant du promontoire. Notre gentil guide nous propose de visiter la « maison berbère », il y en a paraît-il pour 5 minutes ! Comme il est sympa, va pour la visite. Nous sommes accueillis par un homme à l’imposante stature qui, aimablement, nous invite à boire le thé. Nous entrons dans une pièce où sol et murs sont recouverts de tapis. Des montagnes de tapis ! Nous nous asseyons par terre face à lui, notre guide sur le côté, toujours aussi discret. Sans s’arrêter de parler, notre hôte prépare le traditionnel thé de bienvenue. Nous sommes détendus et sourions à ses propos débonnaires. Il a commencé par une histoire amusante, suivie d’une devinette, nous rions, confiants et de bonne humeur. Il nous parle de la fabrication des tapis par les femmes de la montagne et nous dit qu’il n’a pas l’intention de nous en vendre. Nous sommes tout à fait rassurés, quand il nous annonce que par contre…Et le voilà qui attrape un beau coffre de bois et de cuir, jusque là caché derrière lui. Il y a à l’intérieur une profusion de bijoux « berbères » fabriqués, soi-disant dans le désert, et qui sont, bien sûr, uniques au monde ! Bon, nous y voilà ! Michel garde le sourire, Jean fronce les sourcils et nous deux, nous bavons d’envie devant les petites merveilles que le roublard a disposées devant nous ! Bien sûr, « il faut boire le thé, ne pas s’énerver et surtout ne pas parler du prix…on a le temps, ce n’est pas important…on achète, c’est bien, on n’achète pas, on reste ami ! » Bien entendu, il a vu que nous étions plus vulnérables que nos hommes et il essaie de nous appâter de toutes les façons. Il n’hésite pas le gros malin, à augmenter outrageusement les prix lorsqu’il voit que nous regardons plus particulièrement un article ! Finalement, ce sera un peu fâché quand même que nous le quitterons ! Notre guide ne bronche pas et continue à nous raconter l’histoire du village et de ses habitants. Nous lui sommes reconnaissants de ne pas nous montrer sa déception, car il ne touchera pas de bakchich auprès du marchand de bijoux. Nous compensons par un bon pourboire et reprenons la route. Nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Ouarzazate et avons hâte de faire un brin de toilette. Je consulte le voucher qui nous permettra de loger à l’hôtel « LE ZAT ». C’est bien sur la route de Skoura, en direction des gorges du Dadès. Entrée de Ouarzazate. Nous passons comme une fusée devant la Casbah du Glaoui et je n’ai que le temps d’armer mon appareil photo, elle est déjà loin !

L’hôtel est moderne, l’eau de la piscine un peu fraîche et le serveur a un petit air d’Henri Salvador qui nous le rend tout à fait sympathique. Nous n’aurons qu’à nous féliciter du bon accueil qui nous est réservé partout où nous irons !
VENDREDI 1ER DECEMBRE 2007. La journée d’hier a été remplie d’images et de paysages les plus divers, les maisons et villages de pisé se sont succédés sur la route et la visite de Aït-Benhaddou a ravi nos yeux. Nous passons donc sans états d’âme particuliers devant la magnifique Casbah du Glaoui située à Telouèt, 1Km de Ouarzazate. (Voir la photo plus haut). Elle est d’une luminosité exceptionnelle et a été reconstruite avec des moyens financiers énormes. Les réalisateurs de cinéma s’y précipitent, on dit qu’Hemingway y séjourna et malgré cela, .... nous préférons faire la visite des studios de cinéma qui se trouvent à la sortie de la ville. Michel frétille comme un gardon à la pensée de se frotter aux prestigieux acteurs qui ont tourné là et fréquentent toujours cet endroit. D’immenses statues égyptiennes sont érigées aux abords du site. Munis du billet d’entrée, nous attendons patiemment qu’un guide soit libre pour commencer la visite. Huguette pose tranquillement et s’imagine être dans la peau de Cléopâtre. Nous nous attardons devant les affiches des films dont certaines scènes ont été tournées ici.

Notre guide est tout mignon et s’appelle Ali, je crois ! Il est marrant comme tout et démystifie une à une tous les histoires qui nous avaient faits rêver jusque là ! De l’illusion partout et du toc en veux-tu en voilà ! Des murs qui paraissaient faits en dur, ne sont en réalité fabriqués que de toile et de peinture. Des décors en trompe- l’œil, donnent le change jusqu’à ce qu’on s’en approche de près ! Eclats de rire quand on voit que tout est « bidon » ! On reste admiratif devant ce déploiement d’astuces les diverses. Vraiment aucun regret après cette visite qui nous a prouvé à quel point il est « facile » de manipuler tout un chacun ! Respect pour tous les acteurs de cette ville fantôme ! Un champ de pierres, immense devant nous, et un berger qui y mène ses moutons avec je ne sais quel espoir d’y trouver leur pitance ! Encore un qui va se faire prendre aux pièges des prestidigitateurs de cet endroit ! Le guide nous certifie que de grandes « batailles » cinématographiques se sont jouées là ! Bon ! On préfère le croire, car rien ne nous paraît plus réel ! « Laisse béton ! ». On s’amuse bien en passant d’une pièce à l’autre, les décors changent et nos délires aussi. Ali nous pose des devinettes : « Quel est le film qui a été tourné ici ? »-- Les idées les plus farfelues nous traversent l’esprit et nous lui en faisons part bruyamment ce qui le fait rire aux éclats ! Nous nous prenions pour des cinéphiles avertis, que non ! Chaque réponse est fausse ! Les garçons s’amusent à nous faire peur, bouuuuuuh ! Comme si on ne voyait pas que ce sont de faux ossements ! Quoique !!! Et puis on ne se lasse pas de jouer les reines dans ce décor « Hollywoodien » et, prendre la pose dans les escaliers qui mènent au trône de Cléopâtre n’est pas pour nous déplaire ! Il n’y a pas que Monica Bellucci sur la terre ! On me met une perruque et une couronne sur la tête, deux seins hauts placés et un régime « slim fast » pendant 2 ans, je n’aurais aucun mal pour lui ressembler…surtout de loin ! Et Ali qui rigole ! Il ne se fiche pas de nous quand même ! C’est qu’il en est bien capable, le bougre ! Direction la vallée du Dadès et plus précisément, TINERHIR aux orthographes les plus diverses, sans parler de la prononciation qui nous divisera souvent. La route qui va de Ouarzazate à Tinerhir, et au-delà jusqu’à Erfoud, a été nommée la « route des Kasbahs ». Difficile de rester insensible à la beauté de cette architecture de terre. Ces villages fortifiés, aux façades souvent décorées, ces colosses de terre puissants et fragiles à la fois sont vraiment impressionnants. Certaines kasbahs sont en piteux état, et les poteaux et fils électriques qui courent devant elles défigurent ces magnifiques bâtisses. Mais il doit être déjà suffisamment difficile de vivre là, et il serait bien mal venu de leur reprocher ce manque d’esthétisme provoqué par le peu de confort auquel ils ont droit. Un magnifique plan d’eau surprend à la sortie de la ville. C’est un lac de retenue sur le Drâa. Tout de suite, le paysage désertique, avec pour fond de décor une vue saisissante sur les sommets de l’Atlas. Certains dépassent largement les 3000 mètres. Plusieurs dizaines de kms plus loin, l’oasis de Skoura. L’œil sur la carte, nous nous interrogeons sur la possibilité de visiter le jour même les Gorges du Dadès et celles du Drâa. L’objectif est d’arriver à Boulmane-du-Dadès. Une centaine de kms nous en séparent, et la succession d’oasis et de kasbahs nous font patienter. Aux alentours de El-Kelaà M’Gouna, des enfants sur le bord de la route nous proposent des flacons et autres produits fabriqués à base d’eau de rose. On apprendra par la suite que la plupart de ces produits sont tout à fait artificiels, certaines eaux de rose étant elles-mêmes fabriquées à Casablanca ! La magie du Maroc ! Et les magnifiques kasbahs, encore et encore…jusqu’à Boulmane, embranchement à ne pas rater si on veut voir de plus près les célèbres gorges du Dadès.
Le début de la vallée est riant, les minuscules champs irrigués par le torrent, les vergers d’amandiers et de noyers offrent un paysage reposant. Les villages en terre rouge sont accrochés à la montagne. Un camaïeu de couleurs splendides. De l’autre côté de la rivière, une formation géologique extraordinaire. Elle est appelée le « cerveau de l’Atlas » ou « les doigts de singes ». Nous prendrons cette photo en revenant et les derniers rayons de soleil donnent à ces roches une couleur et une dimension surprenantes !


La route est bordée de petites auberges où il ferait bon s’arrêter, mais il y a tellement de choses à voir !


(symbole berbère sur pratiquement toutes les maisons)
On croise des femmes qui portent de lourdes charges. Elles ont sur le dos de grands morceaux de tissu remplis d’herbes qui doivent servir à nourrir le bétail. D’autres s’en servent pour porter leur bébé ! Nous essayons le plus discrètement possible de saisir quelques personnages mais les images ne sont pas trop nettes ! Tant pis ! Notre chauffeur n’a pas l’intention de ralentir chaque fois que nous avons l’impression de faire la photo du siècle. De grands fous rires nous tordent le ventre. Lilou ne fait que râler, fustigeant Huguette qui soumet à rude épreuve les piles de son appareil. C’est vrai aussi ! Elle vise au petit bonheur la chance, tout ce qui pourrait devenir le scoop de l’année ! En fait, c’est surtout le montant des portières qu’elle photographie avec le plus de réussite. Je ris tellement que j’en prends à mon tour pour mon grade ! « Et l’autre (moi) avec son téléphone…Blip, blip, blip… » Ces vieux alors, pas moyen de rigoler !
Puis la route se fait plus étroite, les parois plus abruptes, plus menaçantes au dessus de nos têtes. La végétation se fait plus rare et tout à coup, une brève mais impressionnante montée en lacet nous permet d’avoir une vue saisissante sur les gorges. Plus d’une centaine de mètres de profondeur pour moins de dix de large ! Puis la route redescend doucement pour arriver au niveau de la rivière et là, c’est le spectacle à l’envers, l’immensité de ces murailles qui nous surplombent, nous écrase. Le soleil est encore assez haut pour pénétrer entre les parois verticales. Nous levons la tête à la limite du torticolis ! Le jeu de lumière entre eau et minéraux est vraiment fantastique. Dommage que la photo ne soit pas fidèle à ce que voient nos yeux !
La proximité de ces falaises est telle qu’il est impossible de faire quelque chose de bien.
Tant pis ! Il commence à se faire tard et c’est à regret que nous rebroussons chemin Quelques notes sur la carte me rappelle le nom de cet endroit : « le défilé d’IMDIAZEN ».Au sommet du col, juste avant d’entamer la descente en lacet sur Boulmane, une petite auberge juchée sur un piton rocheux attire notre attention. Il est l’heure du déjeuner et nous trouvons plus judicieux de nous arrêter là. C’est sympa comme tout, les gens sont charmants et sont prêts à confectionner un beau tajine dans l’heure. Photos sur les gorges en descendant des escaliers aux marches inégales, visite dans les toilettes « berbères » et Huguette qui tombe sous le charme d’un jeune homme. Celui-ci lui présente plusieurs tapis tissés par sa femme et elle se laisse aller ! Un beau tapis rouge en laine épaisse qui agrémentera l’entrée de sa maison. Toute fière, la Guichou ! La fin du repas sera animée car nous sommes les témoins d’un mini drame. Nous avons été intrigués dès notre arrivée par l’attitude d’un homme. Il a le verbe haut et le geste large, l’apanage qui sied à tout individu décontracté, bien dans sa peau et surtout au dessus de tout soupçon. Mais il en fait peut-être un peu trop et c’est sans surprise que nous découvrons qu’il n’est qu’un vulgaire petit escroc. Il a trouvé le moyen de partir sans payer et ce sont les cris de colère du restaurateur qui nous font lever d’un bond. Collés contre le bord de la rampe sur la terrasse qui surplombe la route, nous tentons avec force gestes, d’attirer l’attention du mauvais payeur, lui accordant encore le bénéfice du doute. Après tout, ce n’est peut-être que de l’étourderie ! Il est écoeuré le patron du resto ! On a maintenant la certitude qu’Arabes et Berbères ne sont pas copains du tout ! Allons bon ! Cap sur Boulmane-du-Dadès et direction Tinerhir. Un œil fébrile sur le voucher qui me donne l’adresse de l’hôtel : « la casbah de Tombouctou, 126, av.Bir Anzarane ». Fouette cocher ! Tinerhir est une étape importante et le point de départ de nombreuses excursions dont celle des célèbres Gorges du Todra. On nous en a tellement parlé que nous nous engageons dans la route qui y mène, négligeant l’entrée de la ville et la possibilité de rejoindre notre hôtel. La végétation luxuriante prouve que l’eau est toute proche. Les nombreux palmiers et arbres au bord du chemin poussiéreux cachent à demi les magnifiques casbahs de pisé de l’autre côté du torrent. Nous sommes pratiquement au niveau de la rivière. Et puis, la route s’élargit, et nous succombons sous le charme de la palmeraie, de la ville ocre et rouge que l’on découvre au loin, des champs minuscules, cultivés avec soin. Nous descendons de voiture et essayons de fixer sur la pellicule ce morceau de paradis !
Après avoir consulté la carte routière et compris que la nuit tomberait sur nous avant peu de temps, nous retournons sur nos pas et faisons notre entrée dans la ville. Celle-ci a l’air animé et la large avenue est bordée de magasins et d’ateliers artisanaux eux-mêmes situés sous de grandes arcades. Je repère la poste près d’un grand espace arboré et me souviens des cartes postales à envoyer aux amis. Ne pas reproduire la mésaventure de Marrakech et ne pas oublier de vérifier les adresses avant la mise en boîte ! (Certaines cartes ne sont parvenues à leur destinataire qu’au mois de février !!! Le « facteur à dromadaire » a eu bon dos ! Hi Hi Hi) La Casbah de Tombouctou. Mais où est-elle ? Nous l’avons dépassée quand, tournant la tête j’aperçois, son enseigne lumineuse coincée entre deux magasins. Soupirs de soulagement, demi-tour. Garés devant une boutique qui vomit à tue-tête la dernière chanson à la mode, nous déplions nos jambes engourdies et prenons la mesure de notre fatigue. C’est un catalan, Roger Mimo, qui, amoureux de l’architecture du Maroc et particulièrement de cette région, a restauré une ancienne casbah. Le couloir qui mène à la réception, est tapissé de photos qui rappellent aux voyageurs l’ampleur des travaux effectués. Chaque chambre a son propre décor. Le mobilier en bois de laurier-rose, le crépi de terre sur les murs, les plafonds en tataoui, (Technique décorative : baguettes de lauriers, peintes, assemblées et entrecroisées entre les poutres d'un plafond, formant un décor géométrique), les tentures et rideaux aux couleurs chaudes et profondes, la jolie salle de bain, les sofas sur lesquels on peut s’écrouler, les lumières tamisées qui donnent une ambiance sensuelle à la pièce, nous font taper des mains de joie ! Vite, photo ! Finalement, un peu plus de lumière ne serait pas de trop ! Déjà que je suis un peu contrariée de l’épisode « promenade apéritive », il ne faut pas m’énerver ! Non, je rigole ! Mais c’est vrai aussi, pas moyen de flâner le nez au vent dans ce pays ! Mes cartes postales à la main, je marche aux côtés d’Huguette quand un jeune homme nous accoste. Il est « mimi » tout plein et parle bien le français. Il a l’air content de deviser avec nous et nous l’écoutons attentivement quand il nous parle de sa vie, de ses études. Nous sommes près du parc dont je parlais tout à l’heure et le bureau de poste n’est pas loin. Et voilà qu’un deuxième luron se joint à notre groupe ! (Peut-être même « larron !) Largement moins mignon que le premier et surtout beaucoup plus pressant ! L’ambiance change d’un coup et on a un petit mouvement de contrariété qu’il perçoit très vite. Alors il change de façon de faire et semble remarquer les cartes que je tiens à la main. Pour dissiper le malaise, je lui demande à quel endroit je pourrais déposer ces dernières. J’aperçois au même moment une boîte aux lettres sur la façade de la poste juste en face de nous et me dirige donc par là. Mais non, il me prend vigoureusement par le bras et me dit : « Non, non, par là c’est mieux ! »- Et je me retrouve propulsée à la vitesse « grand V » sur le côté gauche du bâtiment et devant une ouverture dans le mur qui ressemble à celle d’une ancienne boîte. Je proteste en lui disant : « Tu es sûr que mes cartes ne vont pas être perdues ? ». Il affirme énergiquement que je n’ai aucun souci à me faire, que c’est vraiment là qu’il faut que je pose mon courrier, bref, je cède car il est trop ch…, je ne dis pas le mot ! Je glisse avec appréhension mes cartes dans le trou béant et les lâche avec regret sous l’œil attentif de mon compagnon. Le bruit que je perçois me rassure quelque peu, on dirait que la boîte est bien remplie. Est-elle régulièrement vidée ? That’s the question ! Je me méfie de lui et l’avenir me prouvera que j’avais tort d’un côté et raison de l’autre ! Le courrier a bien été expédié, mais il est parvenu tellement tard à leur destinataire que je garde toujours un doute quant à la vélocité avec laquelle il a été traité ! C’est bien entendu au moment de les quitter que cela se complique un peu ! Ils essaient l’un et l’autre de nous retenir, veulent nous accueillir chez eux, nous invitent à prendre le thé et surtout, à admirer les tapis que fabriquent leurs mamans ! Et comme d���habitude, sans obligation d’achat !!! Du coup, fini la promenade, nous repartons vers l’hôtel ! Quelle barbe ! Il doit pourtant y avoir de jolies choses à voir dans cette ville ! Il y a devant La Casbah de Tombouctou, une cabine téléphonique. Guichou s’y engouffre, elle veut parler avec Floflo. Mais le bruit de la rue et le magasin de disques en face qui diffuse toujours à tue-tête le dernier tube, la gênent et elle est déçue de ne pouvoir entendre la petite. Plus loin un Point Phone va nous sauver. Pour quelques dirhams échangés avec le monsieur de service, nous pourrons communiquer avec nos enfants respectifs. Quel bonheur d’entendre leur voix ! Il faut aller se coucher, demain le programme est chargé. Visite des gorges du Todra puis départ vers Merzouga et les belles dunes ! J’ai des fourmis dans les jambes rien que d’y penser. Vite, vite !
Nous nous arrêtons pour la deuxième fois à l’endroit qui nous avait tant plu la veille. La lumière du matin magnifie la vue que nous avons sous les yeux. Tout paraît paisible jusqu’au moment où les pétarades d’un moteur de mobylette donnent l’alerte. Nous tournons la tête de ce côté quand Jean nous signale un autre intrus. Comme sorti de terre, un homme que nous n’avions pas vu, s’approche de nous. Nous rentrons dans la voiture, maudissant cette mauvaise habitude qu’ils ont tous : harceler les touristes ! Comme les gorges du Dadès, le départ se fait à peu près au niveau de la rivière et la vallée est assez large. De nombreux campings et auberges jalonnent le parcours, puis vient la partie la plus spectaculaire : un défilé de quelques dizaines de mètres de large avec des parois verticales de près de 300m de haut. Petite déception pour moi qui aurais bien voulu aller plus loin, mais il faut laisser la voiture et continuer à pied, alors…Et puis il y a encore du chemin à faire, ce soir nous devons dormir dans le désert…Youpi ! Jean est un peu préoccupé par cette étape et nous presse de partir. Retour sur Tinerhir et direction d’abord Erfoud, puis Merzouga représenté par un tout petit point sur la carte ! Je me rassure en regardant les derniers vouchers. Prochain contact : LE KSAR BICHA. Au moins 200 kilomètres à parcourir, il vaut mieux ne pas s’attarder. Erfoud est encore assez loin. Cette ville est importante car située à l’entrée du désert. On peut dire que c’est la capitale touristique de la région : hôtellerie florissante et nombreuses boutiques artisanales. Ici est commercialisée la fameuse « pierre d’Erfoud », pierre noire incrustée de fossiles. Nous allons avoir plus d’une fois la frayeur de notre vie, en évitant de justesse tout le long de la route qui nous mène à Merzouga, de téméraires vendeurs de pierre qui se jettent carrément sous nos roues. Cette route goudronnée s’étire devant nous et le contraste est frappant : la palmeraie, alimentée par l’eau qui coule invisible, déploie avec magnificence de superbes palmiers, tandis que quelques mètres plus loin, les cailloux fleurissent par milliers ! Des hommes creusent la terre pour dénicher sûrement les pierres qu’ils proposeront aux touristes, tandis qu’une femme, juchée sur un petit âne, vient de récolter quelques légumes dans un des jardins de l’oasis. Autrefois nomades, les populations berbères se sédentarisent de plus en plus et occupent pratiquement tous les endroits situés le long des points d’eau. Leur condition de vie est bien rude et c’est avec beaucoup de respect que nous les observons. Nous ne pourrons nous empêcher d’éprouver quelques remords, lorsque nous ne serons pas assez généreux.

Puis, très vite, changement de paysage. Les cailloux dominent, plus de palmiers même clairsemés à l’horizon, la plaine (hamada) est immense, la lumière intense. Le regard se perd. Devant nous, la route toute droite, et sur les côtés, au loin, très loin, les prémisses du désert tout proche. Pas de marchands de pierre dans le coin, nous en profitons pour faire une « pause pipi » derrière l’un des mamelons pierreux en bordure de route . C’est là que je prendrai en photo les petites fleurs, pensant que ce serait les dernières que nous aurions l’occasion de voir, pendant un bon moment ! On « grimpe » sur les monticules de sable, imaginant déjà être au pied des dunes ! Michel n’a pas quitté son chèche, il est fin prêt pour affronter le soleil du désert. On ne voit plus que ses yeux bleus, je me surprends à penser à Lauwrence d’Arabie ! Non, Huguette, je rigole ! Quoique, fais gaffe quand même ! Lit-elle dans mes pensées ? Elle se rapproche de son mari et ne le quitte pas ! Encore une heure de route pour arriver aux environs de Merzouga. Le ksar Bicha, est-il avant ou après la ville ? Nous scrutons attentivement chaque panneau en bord de route, car les dunes de l’erg Chebbi, bien qu’encore éloignées, sont maintenant visibles. Euréka ! Nous y sommes ! Quelques kilomètres avant merzouga, une pancarte sur le bord de la route. C’est là ! Quelques arbres, du sable et des constructions ici et là. Pas d’erreur, nous sommes arrivés ! Jean gare le 4x4 et nous descendons timidement, cherchant un interlocuteur qui nous rassurera. Dans le hall de la réception, quelques bagages sur le sol attirent notre attention. Ce sont ceux du jeune homme qui se dirige vers nous. Il nous dit tout d’une traite : Qu’il vient juste d’arriver, qu’il est le nouveau cuisinier, que le patron n’est pas là, mais que si on le veut, il nous fait quelque chose à manger ! Dis donc, il est à l’air aussi désorienté que nous ! Va pour une omelette au fromage (qui nous restera un peu sur l’estomac) et quelques fruits. Pas faciles à manger, les grenades ! Il est là, le beau Ali. Je ne résiste pas à l’envie de vous le montrer. Petit coup d’œil à Huguette . Ah, si on était plus jeune ou… si nos maris n’étaient pas là !

Et il est coquin comme tout, il se moque de notre accent et s’amuse à répéter nos phrases en exagérant notre prononciation. Morveux, va ! Le gars qui doit nous prendre en charge pour la « traversée » du désert n’est pas encore arrivé et on parle du Paris-Dakar, du Trophée des Gazelles…et voilà Ali qui nous propose une petite démonstration dans les dunes avec le 4x4 que nous a loué Fouzia ! Les premières vagues de dunes ne sont qu’à une centaine de mètres du ksar. On craint un peu pour le 4x4, mais Ali a l’air sûr de lui et nous affirme que c’est un exercice auquel il se livre souvent et ce, avec n’importe quelle voiture. Alors… ! Les garçons ont l’air intéressé, les filles l’air effrayé…mais il y va de notre honneur, il n’y aura pas de dégonflé dans la troupe ! Ali s’installe au volant, Jean est à côté de lui, Guichou, Lilou et moi sur la banquette arrière. J’allume la caméra. Départ…pour l’instant, ça va, le terrain est plat ! On grimpe tranquillement sur la première dune, la crête est suffisamment large pour ne pas s’inquiéter. Cool ! Tout d’un coup, Ali braque le volant à 90° et voilà la voiture qui plonge dans le creux de la dune ! Maman !!! La caméra ne filme plus que le sol et l’instant d’après, que le ciel ! Bonjour le reportage ! Les garçons restent stoïques tandis que les filles commencent à pousser des cris d’orfraie ! Il faut que je sois honnête, c’est surtout moi qui crie ! Guichou rit, toujours aussi placide devant le danger ! Elle a confiance, paraît-il ! Et Ali qui répète et répète la manœuvre pour que les gars comprennent bien comment il faut faire ! Quand le conducteur sent qu’il ne peut plus rouler facilement sur la dune, il faut qu’il en redescende « fissa » en braquant le volant de cette façon et cela sans aucune hésitation ! Autrement, gare à l’ensablement ! Stop. Ali descend et Jean se met au volant. Je ne veux pas montrer que j’ai peur et serre les dents. Je ne veux pas que Jean pense à autre chose qu’à la conduite de ce maudit engin! J’ai confiance, mais !!! Jean est attentif et suit scrupuleusement les consignes d’Ali. L’ambiance est chaude dans le 4x4, surtout sur la banquette arrière ! Les cris fusent souvent et la caméra valdingue de tous les côtés. Je suis sûre qu’on aura le « tournis » simplement en visionnant le film ! Et le ballet continue : je monte, je roule et je descends à 90° ! Bon sang de bonsoir ! Je commence à avoir chaud partout ! Stop ! Tout le monde descend ! Nous sommes sur une portion de terrain relativement plat et c’est Lilou qui prend le volant. Je ne comprends pas pourquoi Huguette panique ! N’aurait-elle pas confiance en son mari ? On roule un petit peu encore quand Ali nous conseille de descendre. Allons bon ! Ou il en a marre de nous entendre crier, ou il n’a pas trop confiance lui aussi ! Je penche gentiment pour la première hypothèse ! Jean prend la caméra et nous regardons le véhicule s’éloigner. Tout baigne ! On les voit se diriger vers une dune, y grimper quelques instants et puis…Que se passe-t-il ?
4x4 stoppé en plein élan, perché sur la crête de la dune. Lilou qui essaie de redémarrer et qui apparemment n’y arrive pas. Ali descend et regarde sous la voiture, alors là, la panique revient. Zut ! Pourvu qu’il n’y ait rien de cassé ! Comment allons nous faire pour continuer ? Nous les rejoignons au pas de course et constatons avec effroi que la voiture est ensablée. Tout le monde à quatre pattes ! Nous nous servons de nos mains comme pelle de fortune et essayons fébrilement de dégager les roues du sable qui les maintient prisonnières
Plus de peur que de mal, Ali reprend le volant et nous ramène sagement au point de départ !
Allez, fini de faire des bêtises ! Revenons au ksar. Notre méhariste doit être arrivé ! Le voilà, il s’appelle Hassan, il a un sourire éblouissant et porte la tenue bleue des hommes du désert ! Les quatre dromadaires sont couchés sur le sable, jambes repliées sous le ventre. Leurs gros yeux ombragés de grands cils sont fixés sur nous. Ils mâchouillent je ne sais quoi et leurs mâchoires vont et viennent de façon fort disgracieuse d’un côté et de l’autre de leur bouche ! Hou lala ! Mon ventre a des gargouillis de mauvais augure ! Je regarde mes compagnons…ils ont un petit air qui me fait penser que je ne suis pas la seule à me poser des questions ! Nous avons noué tant bien que mal, notre chèche, Jean s’obstinant à ne rien vouloir sur le crâne ! Il a emporté son bonnet de ski bleu marine et le mettra sûrement plus tard. Hassan nous aide à grimper sur les bestioles, je me retrouve sur le premier, Guichou clôture la marche, les deux « gazous » entre nous deux. Ma pauvre monture doit supporter mon poids et celui des provisions qu’Hassan a chargées dans de gros sacs jaunes.
Huguette a été la première à faire le grand saut. Hassan lui fait la courte échelle, lui permettant d’enjamber plus facilement la bestiole qui n’a pas arrêté pour autant de ruminer. Sont-ce des ruminants, ces camélidés-là ? Que oui, je viens de vérifier ! On sait aussi qu’ils n’ont qu’une bosse et on voudrait bien la voir ! On a l’impression qu’on pourrait mieux caler notre postérieur si elle était visible. Mais la selle est cachée elle aussi sous une couverture et c’est au petit bonheur que nous y posons notre fessier ! Il sera bien difficile de rectifier la position lorsque ces charmantes bêtes iront l’amble. Guichou est concentrée et tient fermement le devant de la selle. Nous l’observons avec attention. Hassan, tout en maintenant Huguette, donne un léger coup sur les pattes arrière du dromadaire. Oh, purée ! On voit Huguette partir vers l’avant, puis vers l’arrière, l’animal est maintenant debout. Guichou nous domine largement ! C’est au tour de Lilou ! Pas de panique, tout se passe bien. Jean se retrouve haut perché dans la minute qui suit. Allez, bibiche, c’est à toi ! Qu’il est gentil cet Hassan ! Il voit que j’ai un peu peur et fait tout ce qu’il faut pour me rassurer. Les quatre dromadaires sont reliés les uns aux autres par une corde dont Hassan tient une extrémité. Nous sommes équipés pour cette expédition comme des pros ! Chaussures et pantalons de montagne, chèches noués laborieusement sur la tête pour certains, sacs à dos remplis d’affaires de toilette et de quelques vêtements. Et Hassan qui trotte dans le sable avec des nu-pieds éculés ! Il se retourne de temps en temps pour surveiller ses nouveaux compagnons. C’est dans une position tout à fait « confortable » que nous faisons nos premiers pas : jambes écartelées, dos ronds, pieds ballants, les mains fermement accrochées au pommeau de la selle invisible, le corps soulevé et balancé tantôt à droite, tantôt à gauche. Ah, elle a fière allure la caravane !
Cette photo a été prise par Hassan qui, pour ce faire, a dévalé la pente, pieds nus. Les dromadaires doivent être habitués à tout ce cirque car, livrés à eux-mêmes, ils n’ont pas bougé d’un pouce. Heureusement pour nous, d’ailleurs ! 
Mais que font ces gosses ? Ils courent après nous et réclament des bonbons qu’Huguette s’empresse de distribuer. Notre guide rappelle à l’ordre les gamins et leur dit de s’en aller car les dromadaires n’apprécient pas leurs cris et commencent à manifester du mécontentement. Ils se mettent à blatérer, et je vois avec effroi, sortir de la bouche fendue de ma monture, une énorme langue toute tordue qui s’agite dans tous les sens. Sa tête qui pivote vers les intrus me rappelle le film dans lequel jouait Coluche : « Banzaï » ! A part que là, ça ne me fait pas rire, mais pas du tout ! On demande à Huguette d’en finir avec ses largesses ! Le ksar Bicha est pratiquement hors de vue. Plus qu’une heure et demie à être ballotté de la sorte, ce n’est pas la mer à boire ! Où est-elle la mer ? Pour le moment, nous naviguons au milieu de vaguelettes de dunes. Le terrain n’est pas trop accidenté et nous cheminons « cahin-caha », en essayant de garder une assise à peu près correcte. On arrive même à prendre des photos et on pose des questions à Hassan sur le relief qui est autour de nous. On apprend que ces premières dunes ne sont pas stables, contrairement à celles que nous verrons plus tard, et qu’elles se déplacent souvent au gré des vents. Quelques courageux palmiers consolident leur attache à ce sol mouvant et des traces blanches par terre amènent d’autres questions. Ce sont des traces de sel qui, après évaporation de la rosée ou de l’eau qui tombe parfois, affleurent le sol. L’erg Chebbi est le massif le plus important du Maroc, il s’étire sur une trentaine de kilomètres et sur une largeur maximale d’une dizaine de kilomètres. Nous allons dormir dans le creux de la plus haute dune de l’erg : 150m de haut, la dune ! Je suis impatiente de la voir ! Les crampes dans les jambes, les douleurs sournoises au creux des reins, les adducteurs qui sont soumis à rude épreuve, nous font faire la grimace. On se tortille en essayant de trouver une position plus confortable, mais les « chevaux du désert » opposent de la résistance ! On échange quelques conseils difficilement praticables, on geint le plus doucement possible pour qu’Hassan ne se paie pas notre tête ! On monte sur la crête des dunes et on redescend dans les creux…comme avec le 4x4, mais on crie moins fort ! Le temps commence à peser à certains, n’est-ce pas Jean ? Il me semble qu’il fait un peu la tête, l’Aspois ! Ah, ce n’est pas sur un âne qu’il est assis ! Quel extraordinaire paysage ! Le soleil qui baisse à l’horizon, joue avec le relief et donne des couleurs changeantes aux dunes qui nous entourent de tous les côtés. La couleur dominante tire sur le rose et le beige orangé, mais selon la face qui est éclairée, la palette des nuances s’élargit. Tout est douceur, les courbes, les teintes, le silence. Et Hassan, qui se met à fredonner, ajoute un peu plus au bonheur ambiant !
Le sourire rassurant d’Hassan et son doigt pointé dans une direction : le bivouac est en vue. Effectivement, on aperçoit une tache noire au pied d’une immense dune rose. C’est là que nous allons passer la nuit ! L’aventure continue et les surprises vont se succéder, pour notre plus grande joie.
C’est avec quelques difficultés que nous descendons de nos montures. Aïe, aïe… ! Il faut redonner du jeu à nos articulations traumatisées ! Je commence à comprendre pourquoi Lucky Luke a les jambes arquées ! Le chamelier décharge les sacs qui sont sur la bête de bât, enlève les couvertures qui nous servaient d’amortisseurs, détachent les dromadaires et les fait coucher sur le sable à bonne distance de la tente. Ils les attachent ensuite les uns aux autres et les entravent pour empêcher toute velléité de fuite. Les animaux se laissent faire docilement et si la manoeuvre nous impressionne un peu, les voir continuer leur mastication sans broncher, nous rassure ! Le sol est jonché d’excréments et nous nous félicitons de ce que le campement soit plus loin. Nous dévalons la pente jusqu’à la grande tente noire et déposons en vrac nos affaires. Hassan nous suggère de grimper sur l’une des dunes qui nous entoure et de guetter le coucher du soleil.
Ce sera aussi l’occasion de se cacher pour faire un petit pipi. On est des humains, pas vrai ? Les toilettes aseptisées dont rêvait Huguette ne sont pas au rendez-vous !
Nos hommes se sont étendus sur le sable, se croient-ils à la plage ? Et Jean qui n’a pas enlevé son anorak !
Nous partons à l’assaut de la dune sans complexe, d’un pas bien décidé.
Mais bien vite, le souffle nous manque et les muscles de nos jambes se raidissent. Il nous semble impossible de faire les derniers mètres ! Nos « gazous » tendent vers nous une main secourable que nous saisissons précipitamment ! Quel spectacle ! L’émotion m’envahit totalement. Mon rêve d’enfant s’est réalisé ! Assise sur la crête de la dune, je regarde autour de moi et ne vois qu’une immensité de sable aux couleurs merveilleuses, des courbes harmonieuses où le regard se perd et s’alanguit. Ma poitrine est soulevée par un gros soupir de contentement, et je regarde mes compagnons. Nous restons, tous les quatre, un grand moment sans parler. On essaie de réajuster nos coiffes, on est dans le désert ou on n’y est pas ! Jean a mis son bonnet !!! Heureusement, nous n'avons pas de miroir, ce qui nous laisse tout à fait décontractés, face à l'objectif ! 😎 La position que nous occupons n’est pas très confortable et nous enfonçons bien fort nos talons dans le sable qui glisse sous nos pieds. En face de nous, tout au loin, la barrière rocheuse (la hamada du Guir) qui sépare le Maroc de l’Algérie, pays natal de Guichou. Nous jouons à la petite chèvre de Mr Seguin en voyant derrière nous, tout en bas, le minuscule campement et la silhouette bleue d’Hassan. Notre guide a l’air bien actif. On le voit en train de défaire les sacs, il serait peut-être temps d’aller lui donner un coup de main, et de visiter notre « hôtel » ! Ce bivouac est un ensemble de plusieurs tentes, de toiles noires, lourdes et épaisses qui ne laissent passer, une fois les pans d’ouverture rabattus, ni la lumière, ni le froid, ni la chaleur. A la gauche de la photo, la grande chambre que nous partagerons tous les quatre. A côté d’elle, un espace assez large où sont entreposés couvertures, matelas et oreillers. Formant un angle droit avec ce que je viens de décrire, une tente plus importante où se déroulera le repas. Personnellement, Jean et moi connaissons les « joies » du camping. Guichou et Lilou vont apprendre à vivre au ras du sol et prendrons même du plaisir à s’étaler sur les coussins qui nous servent de siège ! Hassan s’active et pèle oignons, pommes de terre, tomates et poivrons. Il refuse gentiment notre aide et dit que tout sera prêt dans un moment ! Il a l’air un peu intimidé ou tout simplement préoccupé par toutes les tâches qu’il doit accomplir en si peu de temps. Nous le laissons vaquer à ses occupations et, mollement étendus sur les coussins, nous essayons de récupérer de la rando à dos de chameaux ! La nuit tombe tout doucement, le ciel s’étoile de plus en plus. Un trépied posé sur le sol et relié à une bonbonne de gaz accueillera le tajine, le lourd plat de terre brun vernissé que nous avons aperçu à l’entrée. Hassan a émincé les oignons, les pose au fond du plat et ajoute les morceaux de poulet. Il alterne les lamelles fines de pommes de terre, les rondelles de tomates et les lanières de poivrons, sale le tout avec du gros sel, met des épices et de l’huile, ferme le plat avec le couvercle en forme de cône qui permet à la vapeur condensée en fines gouttelettes de retomber sur les mets et de se mêler au jus ! Miam ! Les parfums qui s’échappent très rapidement du tajine sont tout à fait alléchants et nous serons soumis à rude épreuve pendant environ deux heures. Notre cuisinier est amusé par la curiosité qui nous anime.

Que fait-il maintenant ? Il émince à nouveau un gros oignon rouge, il coupe en minuscules dés les tomates, les poivrons verts, les concombres, et arrange harmonieusement le tout dans un grand plat. Il a gardé un concombre qu’il pèle, coupe en plus gros morceaux qu’il évide et met une olive noire dans chacun des trous ainsi faits. Le plat est maintenant agrémenté d’une jolie couronne de concombres aux olives ! Il est fier Hassan, de la jolie photo que nous lui montrons ! Le plat principal mijote doucement, la salade est prête, Hassan a l’air content de lui. Nous sommes installés plus ou moins confortablement sur les coussins, et il nous rejoint en tenant dans ses mains un taârija, instrument à percussion en céramique et cuir de chèvre. Je suis assise à côté de lui et il me tend une paire de crotales appelés aussi qarabek. Je suis sensée l’accompagner en rythmant avec ce truc-là le chant qu’il entonne pendant qu’il frappe avec ses doigts ou la paume de ses mains sur le taârija ! Je tourne et retourne dans mes mains ces morceaux de métal et reste perplexe quant à la manière de faire vibrer ce drôle d’outil ! Hassan rit de toutes ses dents et daigne enfin nous expliquer comment s’en servir. Effectivement, il y arrive beaucoup mieux ! Alors, chacun notre tour, nous allons essayer à sa plus grande joie, d’accompagner le chant monocorde et néanmoins enthousiaste qu’il recommence.
On se coince les doigts, on n’arrive pas à suivre, peu importe, c’est vraiment une partie de rigolade !
Et puis voilà qu’il veut jouer aux devinettes et demande si on connaît des histoires. J’en ai une en mémoire, celle que nous a racontée le berbère « marchand de bijoux hors de prix » de Âït- Benhaddoù. --« Quelle différence y a-t-il entre un chameau et une femme ? »--Il me regarde et ses yeux noirs sont interrogateurs. Ah, je lui en bouche un coin !--« Avec un chameau, tu traverses le désert, avec une « gazelle », toute la vie ! » Et vlan !
Dans l’élan, on apprend qu’il a une femme « Fatima » et, je crois deux enfants, qu’il est pour les mariages d’amour, mais en même temps, on sent bien que le poids de la famille et le choix de celle-ci pour choisir une épouse « bien », est très important !
--« Car si les parents de la future épouse sont bien, il y a de fortes chances pour que la jeune fille le soit aussi !!! »--dixit Hassan ! Et ce n’est ni Guichou ni moi, qui avons été choisies sur ces critères, qui allons le contredire !
Devinette, avec gestes à l’appui : --« Qui est plein comme ça et vide comme ça ? » Il met tantôt la paume de la main vers le bas, doigts légèrement recourbés, tantôt tournée vers le haut ! C’est à notre tour d’avoir l’air interrogateur ! Assis en tailleur, il se balance d’avant en arrière en riant fort ! On lui fait répéter et le mystère reste entier. Alors il dit d’une voix puissante qu’il y a quelqu’un parmi nous qui pourrait répondre ! Allons bon ! Qui est-ce ? C’est Jean, et l’objet à deviner, il l’a sur la tête…son bonnet ! Quelle rigolade ! Ah quand on est heureux, il en faut peu !!! Tout content, le naïf Hassan ! Puisque c’est ça, on s’en rechante une autre ! Bon, les paroles, c’est plutôt difficile, mais l’air, no problem ! On arrive à fredonner le leitmotiv qu’il nous chante depuis le début ! Il s’amuse à nous appeler par l’équivalent en arabe, de nos prénoms : Mostafa (Jean), Mohammed (Michel), Radija (Huguette) et Fatima (Marie). Je ne garantis pas l’orthographe pour le pseudo de Guichou !
Le moment tant attendu, arrive. Le repas va nous être servi sous une tente berbère, au cœur du désert, par un superbe homme en bleu ! Le top du top ! Bien sûr, il a mis des fourchettes, mais le plat est au centre de la table et comme la coutume le veut, ce devrait être avec les doigts que nous devrions partager ce bon plat. J’observe Hassan et j’ai envie de faire comme lui. Je tiens un morceau de pain dans la main gauche et approche la main droite du plat. J’essaie d’attraper le plus adroitement possible la nourriture, en me servant seulement de trois doigts, « les doigts d’Adam ». L'expression "manger avec la fourchette d'Adam" est une phrase polie pour désigner le manque de savoir-vivre dans la manière de se nourrir ou pour assumer soi-même le fait de manger avec ses doigts. (manière de vous montrer, chers lecteurs, que je me suis enrichie au hasard de mes recherches !) 😉 Pas fastoche ! Mais j’y arrive quand même et déguste ce poulet cuit à l’étouffée avec gourmandise. Cela ressemble fort au poulet aux oignons que l’on fait cuire à la maison, mais avec un parfum de je ne sais quoi qui fleure bon les vacances ! Les derniers morceaux de pain enlèveront les dernières fibres « oignons-poulet » caramélisées au fond du tajine ! Re-miam ! Hassan débarrasse la table et ne veut pas être aidé. Il est tout fier de ses nouveaux « invités » et nous parle avec dédain de ces touristes, je crois Japonais, qui --« eux manger, dourmir, ci tout ! Fatigués, toujours fatigués !». Pas marrants, les Japonais ! Et voilà qu’il nous parle, japonais, allemand et anglais ! Quelques mots et expressions certes, mais là, il marque des points ! Sacré Hassan ! Et il rit à gorge déployée en voyant notre air stupéfait ! On lui pose plein de questions et il répond avec application. Il est quelquefois difficile de comprendre « son français », nous essayons de parler plus lentement pour qu’il comprenne le « notre » ! On demande de quelle matière est faite la tente. Il répond--« avec des bouts d’étoffes tissées par les femmes, avec de la laine de chèvre et de chameau », il ajoute et là, nous tendons l’oreille, perplexes, (Je vais écrire phonétiquement, du moins essayer !!!)--« et y en a disicour. » --Disicour ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Et il s’obstine à répéter ce mot, ne comprenant pas notre étonnement. Il ne parle plus, réfléchit puis, un éclair dans les yeux, il nous pose une autre devinette. -« Tu as une voiture--oui--Tu as quatre roues--oui--Alors, tu as une disicour-- ! Mais bon sang, oui, il y en a une « DE SECOURS » !!! On comprend alors ce qu’il voulait dire. Les femmes tissent toujours un morceau de tissu en plus pour pallier d’éventuelles déchirures dans la toile, la voilà la « toile disicour » ! Et allez, une autre pinte de rire ! Comme il rit aussi fort que nous en se tapant sur les cuisses, je me demande qui se moque de l’autre. Hum ! La nuit est complètement tombée depuis un bon moment, il serait temps d’aller faire un tour dehors. Brrr ! Il fait froid, et nous remettons bien entendu le chèche autour de notre tête. Il nous va si bien ! 🤪 Jean enfonce son bonnet au ras des oreilles ! Hassan nous promet de nous faire faire du « ski berbère » sur les dunes ! Il faut d’abord y grimper, sur les dunes ! Elles sont là, qui se détachent sur un ciel étoilé. Le silence est parfait, on a le nez fixé sur le firmament et Hassan nous dit d’observer le ciel attentivement. Les étoiles « ithri ou titrit » filantes sont légion dans le coin. Bien entendu, j’en vois plein et Jean se moque de moi en me disant que je me laisse influencer. Mais non, je suis sûre que j’en aie vues ! Je veux en avoir vues ! C’est trop beau, trop magique ! Et la lune qui nous sert d’éclairage a un bien joli nom en berbère : Ayour. On pourrait presque dire qu’on y voit comme en plein jour si ce n’était l’absence de couleurs ! Et Hassan qui rigole doucement devant notre émerveillement et qui se moque de nous en transformant en «ci tri jouli » le « Oh que c’est joli ! » qui nous échappe à chaque instant ! Allez, faudrait voir de là-haut ! Départ en fanfare et arrivée dans la douleur ! Encore les mains tendues pour les fragiles gazelles ! Ici, on a le droit et même le devoir d’être moins forte que les hommes. Quel bonheur ! On rit, on se bouscule, on fait semblant d’avoir peur ! Le sable file un peu sous nos pieds et la notion des distances nous est devenue étrangère. La tente paraît bien petite, tout en bas et Hassan veut nous faire descendre la dune en courant ! Droit devant nous ! Maman !!! Bien sûr les trois hommes ricanent devant nos appréhensions. Ils tiendront pourtant fermement nos mains pendant la descente. Mais qu’est-ce qu’on peut s’amuser dans le désert ! Une vraie cour de récré ! Quelques dizaines de mètres plus bas et il faut penser à « dourmir » comme dit Hassan. D’abord attraper les matelas, les draps, les couvertures, les coussins, tout cela à la lumière de la lune, aidée par la lampe tempête du guide et celle électrique de Jean. C’est à quatre pattes que nous entrons dans la chambrette. Nous disposons les quatre matelas sur des tapis qui nous isolent du sable. Les lisle d’un côté, les Lamazou de l’autre ! Ce n’est pas un club d’échangiste ici ! Il y a quelques trous dans la toile de notre côté et Jean chasse les courants d’air en les bouchant avec les sacs à dos !
Là encore, Hassan veut faire son boulot tout seul, je l’aide quand même à étendre les draps, à disposer les trois couvertures, (oui trois et elles ne seront pas de trop !) et il est exigeant, pas de faux plis, tout est au carré ! Les deux lits sont faits, Hassan disparaît, emportant avec lui la lampe tempête. C’est à la faible lueur des piles Wonder que nous nous déshabillons. Enfin, déshabiller n’est peut-être pas le mot le plus approprié, car si nous enlevons nos habits de « baroudeurs », c’est pour enfiler survêtements et pull-over, et même garder le bonnet sur la tête pour Jean ! On se faufile sous les couvertures en rigolant encore. Va-t-on pouvoir dormir ? Peut-être pas tout de suite ! La lampe de poche est éteinte, on essaie de reprendre notre sérieux, quand un sifflement se fait entendre du côté de la « chambre » de nos amis ! Ils sifflotent tous les deux en nous affirmant qu’ils ne peuvent s’endormir que de cette façon…et c’est reparti pour le fou rire ! La fatigue sera la plus forte et nous fera glisser dans les bras de Morphée. On aimerait se réveiller de bonne heure pour assister au lever du soleil ! 7h, vite, debout ! On remet les habits de la veille, la toilette se fait très succinctement, quelques lingettes imbibées nous servent de gant de toilette ! La portière en toile noire est tellement lourde que nos hommes doivent se mettre à deux pour la soulever ! Un petit pipi en cachette derrière la tente, brossage des dents vite fait ! Le soleil n’attend pas, il faut regrimper là-haut ! Quelle merveille encore une fois ! Mais c’est qu’ils deviennent très sensibles, les petits béarnais ! Assis au sommet pour la dernière fois, on assiste sans parler à l’apparition du « tafukt » (le joli nom du soleil en berbère). Comme il est content Hassan, ou plus sûrement après maintes recherches, AFSAN. Peu importe, il répond avec bonne humeur quand nous l’interpellons et nous a pardonné s’il y a erreur ! Le regard fixé sur la barrière rocheuse de la frontière algérienne, la hamada du Guir, nous n’arrivons pas à quitter notre poste de gué tout là-haut. Nous jouons avec le sable et le laissons filer entre nos doigts, admirant la couleur rose que lui donne le soleil naissant. Peu de paroles échangées, nous dégustons ce moment de plénitude et laissons notre regard errer sur cet espace magique. (J'ai rêvé de voir le désert pendant des années, et je trouve le moyen de ne pas ramener de sable ! Heureusement, les semelles de mes chaussures auront eu la bonne idée de pailler à mon étourderie. Je prélèverai avec soin sur un papier journal, les grains rosés de la belle dune, qui s'étaient cachés dans leurs crans. ils sont maintenant à l'abri dans un petit tube de verre ! Je suis un peu fada, par moment !)
Hier était la première fois, ce matin, la dernière ! On a un peu le cœur gros ! Il faut se faire une raison et rejoindre notre guide qui est toujours en train de s’affairer près de la tente. Il prépare notre petit déjeuner et il faut lui faire honneur.
Il y a sur la petite table basse tout ce qu’il faut pour passer un bon moment ! Le sempiternel thé à la menthe (ataye), le pain omni présent lui aussi (khoubz), le pot de confiture de facture européenne et les petits morceaux de beurre dans une coupelle, nous mettent en appétit ! « Saha » nous dit Hassan, bon appétit ! Nous lui répondons en chœur, --Saha- tout content de parler sa langue. Et j’ajoute pour le faire rire, au moment où il me sert le thé -« Choukrane bezef ». C’est garanti, à chaque fois, il rigole ! Quel bon public, cet Hassan ! Nous défaisons nos lits et rassemblons nos affaires personnelles pendant qu’Hassan range les ustensiles de cuisine dans un coin de la tente principale. Il recouvre le tout d’un linge et remplit à nouveau les sacs jaunes qu’il remet sur le dos de mon dromadaire. Eh oui, c’est encore moi qui porte tout ! D’ailleurs je suis la première à grimper la dune, déjà « bien » en place sur mon canasson ! Mes compagnons sont à pied et grimpe péniblement jusqu’à l’endroit où leurs montures les attendent paisiblement. Jean a eu un moment l’intention de faire le chemin du retour à pied, craignant pour ses jolies fesses ! Réflexion faite, il remonte sur le dromadaire qui n’attendait que lui !
Hassan entonne la litanie de circonstance, « Fatima, Radija, marhaba à Sahara…Mohammed et Mostafa etc…etc… »
Et nous, ballottés comme des paquets de linge sale, essayant de garder le sourire malgré les douleurs récurrentes dans nos fessiers, dos, adducteurs et cie, chantonnons de concert.
M’éloigner de ce site merveilleux me fait mal au cœur et j’emmagasine le maximum d’images. Hassan nous signale des traces sur le sable, c’est un fennec qui est passé par là ! Ici, ce sont sûrement celles d’un petit lapin ! Si je voyais le « Petit Prince » caché derrière une dune, je ne serais pas plus étonnée que ça ! Des touffes d’herbes raides et jaunies poussent de ci de là, et nos dromadaires tendent le cou pour les arracher plus facilement. Oh, la bestiole ! Ne te penche pas trop comme ça ! Et pas besoin de secouer tes pattes de cette façon ! Hassan nous explique que c’est à cause du sable qui pénètre entre leurs doigts de pieds ! Bon, alors c’est bon ! Cela ne ressemblait tout de même pas à des ruades, mais on est plus rassuré ! Le roulis, auquel on est soumis depuis un moment, nous endort un peu et les ombres qui s’étirent sur le sable nous hypnotisent. Attention au mirage ! Non, attention surtout au troupeau de dromadaires qui arrive droit sur nous ! Ceux-là ne sont pas attachés les uns aux autres et visiblement, aimeraient en découdre avec les notres ! Ils sont gardés par un jeune homme qui se fait enguirlander par Hassan. Notre guide fait de grands moulinets avec les bras, poussent de grands cris pour empêcher l’affrontement. Eh bien, les touristes n’en mènent pas large ! Manquerait plus qu’on soit désarçonné ! Boudiou, comme dit Guichou !Rencontre privilégiée entre deux dunes. La femme d’Hassan, accompagnée de ses enfants, à la recherche d’herbe à chameaux, nous offre un joli sourire. On taquine Hassan en lui disant que sa femme s’ennuyait de lui et que c’est pour ça qu’elle vient à sa rencontre ! Il rit, Hassan de toutes ses dents ! On fouille nos poches à la recherche de friandises et on leur donne la bouteille d’eau que l’on n’a pas bue. Moins de poésie dans l’air depuis un moment. Est-ce parce que nous apercevons loin devant, les premières constructions bétonnées des multiples ksars de Merzouga ? Est-ce parce que les dunes sont plus petites, plus espacées et que nous sentons bien que le voyage initiatique prend fin ? Awah, chouf ! (J’y crois pas, regarde !) Quelle désillusion ! Une sonnerie ténue parvient à mes oreilles, Hassan a un « tilifoune » (je n’invente rien, ça s’écrit comme ça ! Hi hi hi ! ) caché sous sa djellaba ! Le patron doit appeler, d’autres clients attendent sûrement ! Voilà qui sonne le glas de notre « aventure », redescendons sur terre…et d’abord de nos dromadaires ! Aïe…Ouille…dur de reprendre contact avec le sol ! Besslâma, Hassan, Ali et l’erg Chebbi ! (Au revoir !)
Les bagages sont chargés dans le coffre et nous n’avons vraiment pas le temps de nous attendrir outre mesure ! C’est Lilou qui prend le volant et je n’y vois personnellement aucun inconvénient puisqu’il n’y a plus de dunes à grimper !!! Juste une longue étape à faire, car il n’y a pas moins de 400kms qui nous séparent de Zagora. Un coup d’œil sur la carte routière et passage obligé dans la ville de Merzouga où nous aurions aimer faire le plein d’essence. Mais les regards curieux et, nous semble-t-il, peu amènes de ses habitants, ne nous incitent pas à nous attarder ! Les a priori ont du mal à s’estomper ! Dès que l’on se retrouve au milieu de la multitude, les mauvais réflexes jouent encore ! C’est sûrement jour de marché et le souk s’étale tout le long de la rue principale. Il est vrai que les touristes sont peu nombreux et bien sûr, nous avons l’impression d’être observés plus attentivement. Alors, n’écoutant que notre « courage », nous demandons à Michel d’accélérer et de sortir le plus rapidement possible de la ville ! Il faut revenir sur nos pas, direction Rissani, et ce ne sera que deux heures plus tard, à la sortie d’une ville dont je ne me rappelle plus le nom, que nous ferons le plein du 4x4 et celui de notre petit ventre ! La jeune fille qui prend notre commande n’a pas l’air de s’affoler, nous sommes les seuls clients, du moins pour le déjeuner, et elle envoie tout simplement un adolescent, chercher légumes et cigarettes au marché que nous venons de traverser ! Puis elle préparera le tajine aux légumes et nous le servira en terrasse ! Plus frais, tu meurs ! Pendant ce temps, comme nous sommes au premier poste pour surveiller tout ce qui bouge autour de nous, nous nous amusons à commenter l’animation qui règne au niveau des pompes à essence. Ce n’est qu’un va et vient de voitures et camionnettes aux fortunes les plus diverses ! Apparemment, certaines servent de taxi et nous voyons avec stupeur, s’entasser dans l’une d’elles, un nombre incroyable de gens ! Le fou rire nous prend, quand d’autres personnes prennent place sur la galerie ! Y a-t-il un code de la route au Maroc ? Bien sûr, mais il est transgressé tellement souvent qu’on pourrait en douter ! Il fait chaud, la lumière du soleil puissante. La végétation est rare et la poussière que soulèvent les pneus de la voiture, dense. Nous roulons sur une route droite, aux balisages inexistants. Le paysage est splendide, une immense étendue désertique et la barrière rocheuse du djebel Ougnat sur notre droite, puis plus loin, celle impressionnante du djebel Sarhro.
On approche de Tazzarine, quelques palmiers apportent un peu de fraîcheur à notre itinéraire. La ville, ou ce que l’on en aperçoit, est assez moderne, les cybercafé, les téléboutiques et restaurants sont nombreux. Et puis, jusqu’à Nekob, ce n’est qu’une suite d’oasis et de kasbahs. Plusieurs oueds venant de l’Atlas, irriguent cette région qui vit de l’agriculture. (Maïs, blé, fèves et des tomates quand l’eau est assez abondante.)
oasis et jdebel Sarhro
kasbahs
le DraàBonjour à tous,
petite question, sûrement maintes fois posées, mais que je voudrais actualiser :
avez vous fait les vaccins (épathiteA, B, typhoïde) pour votre voyage récent. nous nous partons en novembre, par la route, utiliserons les campings, cuisinerons avec les produits du marché ou supermarché et quelques restau le midi. Le coût n'étant pas négligeable (pour 4 et tout n'est pas remboursé!), on hésite beaucoup. merci de votre aide.
avez vous fait les vaccins (épathiteA, B, typhoïde) pour votre voyage récent. nous nous partons en novembre, par la route, utiliserons les campings, cuisinerons avec les produits du marché ou supermarché et quelques restau le midi. Le coût n'étant pas négligeable (pour 4 et tout n'est pas remboursé!), on hésite beaucoup. merci de votre aide.
bonjour
je reviens d'un voyage au maroc que j'ai fait du 1 au 6 juin 2014, je viens ici pour témoigner de la façon dont a été traité les passagers de ce vol.
Marseille Marrakech, vol ryanair au départ de Marseille à 17H30, avion d'une saleté sans nom, jamais vu comme cela, le ménage pas fait, on m'annonce que c'est comme ça entre 2 vols !
bref on fait avec et on avance !
Le retour de Marrakech, acceuil hallucinant à l'embarquement, contrôle a la tête du client, certains sont laissés passé sans contrôle des valises, et certains sont contraints de payer un supplément de 50 euros !! GROS SCANDALE JE VOUS DIS PAS !!! On met la valise dans le truc pour contrôler si la valise correspond aux normes, et là c'est au bon vouloir des agents qui sont désagréables au possible...on m'a même dit si vous n'etes pas content changer de destination !
A l'enregistrement au rdc de l'aéroport de Marrakech on vous laisse passer sans souci mais c'est a l'étage que tout se complique, et le piège se referme sur vous sans autre possibilité de payer un supplément, chôse que je n'ai pas faite car j'ai gueller, mais certains se sont fait piègé alors que de très grosses valises étaient présentes à bord...
Alors certes le prix du billet est bas et ils essaient de se rattraper comme ils peuvent !! mais ce c'est pas parce que le prix du billet est plus élevé ailleurs que le service sera forcément meilleur...
Donc attention avec la raynair et leur pratique plus que douteuses....
je reviens d'un voyage au maroc que j'ai fait du 1 au 6 juin 2014, je viens ici pour témoigner de la façon dont a été traité les passagers de ce vol.
Marseille Marrakech, vol ryanair au départ de Marseille à 17H30, avion d'une saleté sans nom, jamais vu comme cela, le ménage pas fait, on m'annonce que c'est comme ça entre 2 vols !
bref on fait avec et on avance !
Le retour de Marrakech, acceuil hallucinant à l'embarquement, contrôle a la tête du client, certains sont laissés passé sans contrôle des valises, et certains sont contraints de payer un supplément de 50 euros !! GROS SCANDALE JE VOUS DIS PAS !!! On met la valise dans le truc pour contrôler si la valise correspond aux normes, et là c'est au bon vouloir des agents qui sont désagréables au possible...on m'a même dit si vous n'etes pas content changer de destination !
A l'enregistrement au rdc de l'aéroport de Marrakech on vous laisse passer sans souci mais c'est a l'étage que tout se complique, et le piège se referme sur vous sans autre possibilité de payer un supplément, chôse que je n'ai pas faite car j'ai gueller, mais certains se sont fait piègé alors que de très grosses valises étaient présentes à bord...
Alors certes le prix du billet est bas et ils essaient de se rattraper comme ils peuvent !! mais ce c'est pas parce que le prix du billet est plus élevé ailleurs que le service sera forcément meilleur...
Donc attention avec la raynair et leur pratique plus que douteuses....
Bonjour à tous,
J-20 Que nous conseillez-vous, de changer nos euros en dirhams avant de partir auprès de notre banque, ou en cours de traversée sur le bateau, ou au fur et mesure de nos besoins le long de notre périple? Le paiement de l'essence dans les stations service au MAROC peut se faire par carte, ou bien est il préférable d'avoir des espèces? Merci pour vos conseils. M.
J-20 Que nous conseillez-vous, de changer nos euros en dirhams avant de partir auprès de notre banque, ou en cours de traversée sur le bateau, ou au fur et mesure de nos besoins le long de notre périple? Le paiement de l'essence dans les stations service au MAROC peut se faire par carte, ou bien est il préférable d'avoir des espèces? Merci pour vos conseils. M.
bonjour nous comptons faire une virée moto au marox.
apparemment je ne trouve pas de location de moto 1ere question est ce c'est vrai ??😇
on envisagerait de prendre la nôtre BMW GS1150 en couple. 2eme question?? est ce "craignos" ???
et ma dernière question est
quel circuit nous conseilleriez vous??? merci deux quinquas= un siécle 😊
on envisagerait de prendre la nôtre BMW GS1150 en couple. 2eme question?? est ce "craignos" ???
et ma dernière question est
quel circuit nous conseilleriez vous??? merci deux quinquas= un siécle 😊
Bonjour, je part en couple pour un voyage d'une semaine au mois de septembre sur marrakech :)
J'ai besoin d'aide pour préparer ses 2 excursions :)
En effet je souhaite me rendre avec mon amie dans la vallée du zat ainsi qu'à Imlil.
Ses deux excursions seraient le samedi et le dimanche.
Question
n°1 : Est ce moins agréable de faire ses excursions en week end ?
N°2 : Est ce dommage de raté le souk du mercredi du village de tighdouine ?
N°3 Quel moyen de transport me conseillez vous pour me rendre dans la vallée du zat ?
Louer une voiture serait il possible ? Nous voudrions visiter Talatast et voir les sources naturelles :) Y a t'il autre chose à voir ?
N° 4 : De même pour imlil, nous voudrions voir la Kasbah, les cascades, le plateau du kik et s'arrêter au lac takerkoust :)
Louer une voiture pour voir tt cela est il possible :)
Nous voulons de la libertée c'est pour ca que nous voudrions louer une voiture. Le budget étant quand même sérré, nous aurions besoin de vos avis :)
Merci d'avance
Après l'annonce de la faillite du tour-opérateur britannique Thomas Cook, le Maroc fait ses comptes et dresse une première estimation des pertes. Avec 102 000 clients annuels envoyés par le voyagiste vers le Maroc, le chiffre d'affaires potentiel perdu serait de 800 millions de dirhams.
https://mobile.telquel.ma/2019/09/26/thomas-cook-premieres-estimations-des-pertes-marocaines_1651861/?utm_source=tq&utm_source=sendinblue&utm_medium=normal_post&utm_medium=email&utm_campaign=NL_2604
https://mobile.telquel.ma/2019/09/26/thomas-cook-premieres-estimations-des-pertes-marocaines_1651861/?utm_source=tq&utm_source=sendinblue&utm_medium=normal_post&utm_medium=email&utm_campaign=NL_2604
Après avoir annoncé le lancement de vols entre Beauvais et Barcelone El Prat, Séville et Vérone, Ryanair annonce le lancement de vols entre Beauvais et Tanger, Marrakech, Fez et Nador au Maroc. Maintenant même plus besoin d'aller à CDG ou Orly pour les franciliens, Picard ou Normand qui souhaitent aller au Maroc. Je ne sais pas ce que vous en penser mais pour du Paris Marrakech il y avait déjà EasyJet, Transavia, Jet4You, Royal Air Maroc, ça ne va pas faire un peu beaucoup ? Sinon pour ce qui concerne Tanger, Transavia avait bien essayé il y a qques mois de lancer un vol au départ de Paris, les ventes avaient même été ouvertes, mais ne l'avait finalement pas fait faute de demandes suffisantes. J'espère que pour Ryanair il en sera autrement.
Toute excité, j'annonce a mon voisin Marocain qu'on part (mon conjoint et moi) pour son beau pays en mai,
je lui dit notre intention de louer une voiture...ne voilà t'il pas, qu'il me déconseille
vivement cette alternative🤪. Me dit que c'est dangeureux...que c'est le desert!
Il vient du sud de Ouarzazate et n'a pas été au Maroc depuis 4 ans!
Est-ce bien prudent?
Est-ce bien prudent?
La méteo marocainne annonce pour cette semaine des orages qui peuvent être assez violents sur les hauteurs du moyen et haut atlas.
Soyez prudents et renseignez vous avant toute escalde !
soyez patients juste une petite semaine et les montagnes vous ouvriront leur coeurs sans risques :-)
le Maroc a eu une année généreuse en pluies, les montagnes et les montagnards sont tout heureux !
cette annonce peut paraitre farfelue mais néanmoins réelle.je cherche un proprietaire de 4x4 qui aimerait faire découvrir aux touristes la région d'essaouira.je possede aussi un vehicule et nous pourrions passer des journées sympa.
Pour trouver ce tombeau (annonce comme sis av. Hassan Ii sur certains sites)
Si l aventure vous tente, car de fait on ne voit que des murs :
Se rendre sur le mechouar et de la sur place el Koufa Prendre la première rue à droite quand on est face au sens interdit du square. 50 m plus loin sur la droite panneau indicateur. C est dans cette rue au fond e' impasse.
Histoire de Ma el Ainine et de son fils Ahmed el Hiba https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Ma_El_A%C3%AFnin
J y suis allée uun dimanche tout était fermé. Lundi 11 heures c était ouvert. On m à fait entrer mais pas dans l enceinte du tombeau. Donc on admire les murs extérieurs et l ra cour de la mosquée de l enceinte.
Se rendre sur le mechouar et de la sur place el Koufa Prendre la première rue à droite quand on est face au sens interdit du square. 50 m plus loin sur la droite panneau indicateur. C est dans cette rue au fond e' impasse.
Histoire de Ma el Ainine et de son fils Ahmed el Hiba https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Ma_El_A%C3%AFnin
J y suis allée uun dimanche tout était fermé. Lundi 11 heures c était ouvert. On m à fait entrer mais pas dans l enceinte du tombeau. Donc on admire les murs extérieurs et l ra cour de la mosquée de l enceinte.










