Bonjour à tous,
4 mois que nous sommes rentrés de notre tour d'amérique latine.... c'est pas tous les jours facile et un carnet finalement ça permettra de revivre et de temporiser l'envie de repartir ... (ou pas ?).
Nous avons donc passé 1 mois et demi en Colombie en juillet-août 2017 (après Cuba et avant le Pérou). Nous = couple d'une trentaine d'année. Mode de voyage : bus, transport locaux, occasionnellement l'avion. Nous n'avons pas choisi de voiture pour plusieurs raisons :
- budgétaire (on est sur un voyage de 6 mois donc forcément...)
- fatigue/timing (on a souvent pris des bus de nuit pour les grandes distances et on était toujours assez frais pour attaquer les visites ou chercher un logement après le bus... pas sûr que ça aurait été pareil si on conduisait)
- sécurité : pour nous la conduite à Bogota nous a paru FOLLE donc on se sentait pas trop (bon après sur les routes de campagne c'était plus simple).
Après il est vrai que certains trajets sont beaucoup plus court en voiture (on en a parlé avec une famille qui voyageait comme ça) et surtout tu peux aller un peu ou tu veux quand tu veux. Bref un autre style de voyage qui n'était pas le nôtre sur ces 6 mois d'Amérique latine.
La Colombie, on nous en avait beaucoup parlé avant le départ mais peu d'info sur le net et peu de carnet. On a donc navigué à vue (mais j'avais la chance d'avoir un ami d'enfance qui s'y connait TRES bien sur la Colombie et qui se met à organiser des voyages durables et hors des sentiers battus donc je l'ai un peu sollicité pour les endroits qu'il connait bien).
Pour essayer de faire un "bilan" je dirais que c'est un pays qui nous a BEAUCOUP plu. Il est simple et sécurisé de voyager en Colombie. Le pays est un des plus varié que nous ayons vu au cours de nos 6 mois de voyage. Et c'est sans conteste celui où les gens ont été le plus adorable (mais bon on a rencontré que des gens adorable pendant 6 mois alors...) mais le smile et l'échange avec les Colombiens a été exceptionnel.
On a fait le choix de faire BEAUCOUP de choses en Colombie car c'est un pays encore peu visité et on s'est dit que c'était l'occasion d'en profité pour découvrir des choses AUTHENTIQUES. Et on n'a pas regretté.
Itinéraire à la grosse pour vous situer :
- Amazonie Colombienne pendant quelques jours (avion et contact local trouvé sur ce forum ou celui du routard je me souviens plus)
- Centre de la Colombie : les villages du Boyaca et du Santander
- Caraibes : Parc de Tayrona / Guarija / Carthagène
- Nord Ouest : Medellin / Guatapé / Jardin
- Région du café : autour de Salento
- Cali : salsa et excursion sur la côte pacifique
- Centre Sud : Popayan / San Augustin / Désert de Tatacoa
- Bogota
Je ne vais probablement pas mettre BEAUCOUP de photos parce que ça met du temps à charger. Mais je ferai au mieux pour vous donner l'eau à la bouche !
Quelques astuces :
- Airbnb marche très bien dans les grandes villes et nous avons toujours rencontré des colombiens extraordinaires, ouverts à la discussion et disponibles ! Ideal pour manger local et se fondre dans la foule
- Ne pas retirer à l'aéroport de Bogota (frais au distributeur)
- Uber marche du tonnerre en Colombie ! Et c'est assez sûr et moins cher pour bouger. Comme il y a pas mal de wifi partout (étonnant mais c'est le pays où on a eu le plus de free wifi dans les zones publiques et même aéroport) donc ...
- les colombiens ont tous whatsapp : idéal pour communiquer avec eux en amont (guide à Taganga, à Mongui, à la Guarija, ...)
- maps.me : application essentielle de tout voyageur pour se repérer en ville et dans les rando ! Nous l'avons utilisé tous les jours (bon j'exagère mais à peine)
Allez hop je commence le récit !
5 jours en Amazonie Colombienne
Avion pour Bogota depuis la Havane vers 16h. Arrivée à 19h (1h de décalage en plus, il y a donc 7h de moins qu'en France). Première impression... IL FAIT FROID! Bon tout est relatif mais après Cuba... à 2600m d'altitude on a à peine 20°C donc on le sent! Deuxième impression : ici le code de la route c'est la jungle!! C'est à celui qui s'imposera le plus!
Ce soir on va vite car on reprend l'avion demain a 11h pour Leticia en Amazonie. Du coup on a choisi un bon airbnb pas trop loin de l'aéroport. Bien nous en a pris, Cesar notre hôte est au petit soin : premiers arepas (plats typiques Colombiens) et premières bières!
A Leticia le lendemain on renoue avec la chaleur l'humidité et cette fois BEAUCOUP de moustiques. Nous arrivons vers 13h et nous nous installons dans un hôtel pour la nuit. Ici petite particularité, j'avais contacté depuis la France une française installée en Amazonie depuis 7 ans pour organiser nos 5 jours sur place au plus proche des locaux. On va donc se laisser guider sans considérations logistiques.
Pour les premiers jours nous sommes seulement tous les 2 avec Marine. On commence tranquilou par une découverte de Leticia (la plus grande Ville du département Amazonas de Colombie, au bord du fleuve Amazone). On découvre l'histoire du lieu et de ses indigènes (16 ethnies tout de même) et quelques unes de leur tradition (le petit musée est très bien fait et Marine nous explique tout bien). Puis on découvre les saveurs de l'Amazonie en se balladant dans la ville : de nouveaux fruits (guama mmmm, aguaré bof, d'autres dont j'ai oublié le nom mais qui sont pas mal non plus).
Puis on va faire un tour.... au Brésil ! Car Leticia c'est vraiment une ville frontière : on est en Colombie mais en 10 min de bateau on est au Pérou et en 10 min de tuk tuk (si si ils ont des tuk tuk comme en asie) tu es au Brésil ! L'ambiance est un peu différente (plus musicale et plus le bordel) mais bien sympa. On se fait notre premier coucher de soleil amazonien côté brésilien et on déguste le traditionnel Açaï. Puis Marine nous laisse et on mange en ville avant de rentrer à l'hostel.
Le lendemain on part tôt pour une communauté indigène au Nord de la ville. On va y passer la nuit et observer ainsi leur quotidien et leur environnement. Belle journée avec marche en forêt amazonienne primaire ( José nous montre comment fabriquer des pièges, explique les remèdes, nous montre les arbres à larves blanches comme dans koh lanta berkķkk) visite du village et des potagers qui nourrissent la famille où nous logeons (petite anecdote : au retour de la ballade on s'arrête à la nuit tombée dans un des potagers qui est aussi le terrain d'énormes tarentules qui sortent à cette heure ci. Même avec le guide et nos frontales on n'était pas très serein...), observation de la préparation du pain traditionnel et du mambé (mélange de feuilles de coca et de tabac). Le soir participation à la discussion journalière des hommes durant laquelle on testera aussi le mambé. Moment hors du temps. Nuit en hamac sous moustiquaire, on est réveillé par le froid matinal mais surtout les coqs qui ici hurlent une heure AVANT le lever du soleil ! Vilains!
Le troisième jour nous rentrons sur Leticia pour prendre un bateau taxi rapide qui en 2h sur la rivière Amazone nous emmène dans la deuxième ville du département : Puerto Nariño ! En chemin nous voyons quelques oiseaux et surtout.... nos premiers dauphins de l'Amazone, des roses et des gris!!!!! Trop bon! La ville est très chou et a comme d'habitude un grand terrain de foot. Après avoir déposé nos bagages dans un petit coin de paradis appelé Alto Aguila (lieu de réinsertion de singes et de perroquets) puis déjeuner et visite de la ville et de la fondation Natutama qui explique les écosystèmes spécifiques de la région.
Puis on retrouve au bateau les deux couples français qui vont nous accompagner pendant les derniers jours. On ne perd pas de temps et Obsimar (le guide) nous emmène sur son peque peque voir les dauphins roses et gris par dizaine, moment magique avec l'harmonica d'Obsimar pour les appeler (on se croirait dans Sauvez Willy). Puis direction les lacs de Tarapoto. Baignade bien appréciée par cette chaleur! On ne pense pas aux piranhas et autres bébêtes qu'il peut y avoir la dessous. Tant mieux on en profite. Puis on s'installe pour pêcher à la ligne. Piranha pour moi ! yes ! Magnifique coucher de soleil sur les lacs. La lumière ici est superbe.
De retour à Puerto Nariño nous passons 1h avec une conteuse qui nous raconte des légendes Ticuna (ethnie majoritaire ici). Puis il est l'heure de rentrer à l'hôtel car nous devons passer par l'école des bonnes soeurs qui lâchent des chiens méchants à 21h!! On est limite donc Marine nous dit de nous armer de bouts de bois pour les tenir à distance le cas échéant.... pas très rassurant... et on n'a pas l'air fin comme ça tous les 7! Au final on est dans les temps et on arrive sans encombre. On est tous épuisés donc on part se coucher!
Le 4ème jour le réveil se fait tôt vu le coucher à 22h... ça nous laisse bien le temps de profiter des petits singes qui viennent ici dormir le soir et déjeuner le matin avant de repartir en forêt. Ce sont d'anciens animaux domestiqués. Ils sont ADORABLES mais je doute qu'ils puissent un jour revenir complètement à l'état sauvage.... ici c'est la maison des animaux.... 2 chats, 2 chiens, 2 dindons et 4 perroquets ... le rouge a été maltraité par son ancienne propriétaire et du coup attaque les filles.... on a bien ri (et un peu flippé aussi) de son obstination à nous chasser. Par contre mon homme a kiffé qu'elle lui grimpe dessus dès qu'il le lui demandait! Vers 9h on prend le bateau pour s'enfoncer un peu plus sur la rivière du Loretoyacu afin de rejoindre une famille indigène Ticuna à San Juan del Zoco. En chemin on s'arrête dans la communauté de San Francisco (ticuna aussi). Et croyez le ou pas mais ce San Francisco là aussi a son propre pont! Là on va rencontrer un monsieur qui a son jardin médicinal et nous explique tout ça mais il a surtout des caimans blancs et noirs qu'il fait se reproduire pour repeupler le fleuve et les rivières car leur nombre avait trop baissé. Impressionnant de les voir d'aussi près et de les entendre! Ils peuvent faire jusque 8 mètres ! La vache!!
Malgré la chaleur et le soleil qui tape à fond les garçons ne résistent pas à l'envie de rejoindre les enfants qui tapent la balle sur le terrain de foot du village! Ils sont trempés!!!
Puis marche dans la forêt pendant 2h 3h. On revoit certains arbres du jour 2 et on détaille l'histoire du caoutchouc et des indigènes en chemin. On voit aussi de nouvelles choses comme les arbres dont ils se servaient pour leur vêtements et aujourd'hui comme toile pour peindre le plus souvent. Sur le chemin.... incroyable... on tombe sur un cèpe! Même odeur en plus!!!rhalala ça nous rappelle que cette année on va rater la saison !
Avant la nuit on reprend le bateau pour aller tenter d'observer les caimans dans leur milieu naturel. L'ambiance de nuit est differente et le ciel est MAGNIFIQUE! On les voit de loin (et seulement leurs yeux) donc on ne s'attarde pas trop). Sur le retour on arrête le moteur du bateau, les hommes rament et Eduardo notre guide depuis ce matin nous raconte des contes ticuna. Ambiance amazonienne!
Le lendemain c'est le retour a Leticia.... réveil 5h, on arrive tout juste à Puerto Nariño pour le bateau de 7h30. A 10h nous sommes arrivés et avons récupéré nos affaires... il est temps de se séparer des français. Marine (et son fils) nous accompagne à l'aquarium puis on file déjeuner.... au PEROU!!! En 10 min de bateau nous sommes à Santa Rosa. Déjeuner aux couleurs péruviennes donc, un bon avant goût de notre prochaine destination après la Colombie : bière et surtout Pisco Sour!
Cette fois c'est l'heure! Nous reprenons l'avion pour Bogota. Bye bye l'Amazonie! On se reverra en Bolivie !
(photos à venir)
On a beaucoup aimé ces 5 jours avec Marine et son point de vue est très intéressant à partager. Par contre c'était un peu speed. On a beaucoup couru et peut-être que finalement il n'était pas nécessaire d'aller si loin. Passer 2 nuits un peu posés à Puerto Narino aurait aussi été une bonne option et moins contrainte niveau transport bateau. Il y a apparemment à faire dans le coin niveau rando mais on ne regrette vraiment pas la rencontre d'Eduardo et sa famille donc...
Bonjour à tous
Je compte aller visiter la Colombie en Novembre, j'ai des petites idées d'itinéraire, mais je voudrais être sûr de ne rien manquer et ne rien rater ;) si vous avez des suggestions je suis preneur.
merci
Je compte aller visiter la Colombie en Novembre, j'ai des petites idées d'itinéraire, mais je voudrais être sûr de ne rien manquer et ne rien rater ;) si vous avez des suggestions je suis preneur.
merci
Bonjour,
J'ai le projet de partir en Amérique du Sud en février 2019 ! On m'a conseillé la Colombie ou le Costa Rica sur 3 semaines.
Est ce que vous pourriez me recommander qu'est ce qui vaudrait le plus le coup ?
De plus, comme je souhaite partir seule, est ce que quelqu'un recommanderait un bon guide/chauffeur pour être accompagner?
Autant je n'ai pas eu d’inquiétude lorsque je suis partie en Asie mais comme ce sera la 1e fois que je découvrirai un autre continent, je préférerai avoir un point d'attache en arrivant et pour me faire découvrir au mieux l'un des 2 pays.
J'ai commencé à me renseigner pour passer par une petite agence ici en France, j'en aurai pour un budget de 5000€, ce que je trouve un peu excessif.
Merci d'avance à tous pour vos précieux conseils ! A bientôt Ludivine
Merci d'avance à tous pour vos précieux conseils ! A bientôt Ludivine
Bonjour à tous et toutes,
N'ayant que très rarement trouvé d'informations sur une possibilité de faire le tour de la Colombie en voiture, je vous fait un petit résumé de mon ressenti, suite à 5000 kms parcourus en ce mois de janvier 2018.
Tout d'abord, pas besoin de permis international.
J'ai réussi à obtenir une Nissan March pour 23€/jour chez AVIS, suffisant pour 2 avec bagages.
L'essence est à environ 70 cents d'Euro le litre, ne pas oublier les péages incessant, surtout, qu'il n'y a pas ou peu d'autoroute. Budget 140€
Avec le peu d'informations que j'avais entendu, la conduite en Amérique du sud est plutôt sportive, et pas trop évidente car sans vraiment respecter nos règles du code de la route.
Pas complètement faux, mais un peu exagéré.
SI vous savez rouler sur le périph à Paris avec les 2 roues qui vous passent à gauche, à droite, un grand pas est déjà fait.
Ensuite, tout dépend, si vous aimez doubler des poids lourds et des bus, car la Colombie, c'est la Cordelière des Andes, ça monte, ça descend et il y a des virages. Alors, si vous avez des craintes lors des dépassements, ce sera dur pour vous, et ce n'est pas fini, car la Colombie est à mon avis, le pays champion des dos d’âne mal placés. Il y en a partout et des ralentisseurs à déboîter les amortisseurs.
Ensuite, dans le sud, il y a plus de 2 roues, et ceux là, contrairement à la France, n'ont pas de rétro et d’ailleurs, s'en moquent, car aucune voiture ne les double ( presque ).
Pour couronner le tout, il y a les trous dans le bitume et les routes qui deviennent pistes,
bref, un petit peu d'effort et bientôt le pays sera accessible à tout bon automobiliste.
En gros 40% de mes trajets furent des déplacements difficiles.
Vous me direz : mais pourquoi louer une voiture alors ?
Un petit exemple :
San Agustin - Désert de Tatacoa, 260 km parcouru en 4h00 avec la voiture, comptez 9h00 avec les transports en commun dans des conditions bien pires.
Autre petit exemple :
Désert de Tatacoa - Salento, 12h00 pour 340 km en transport en commun, 6h00 en voiture.
Donc, pour conclure, la conduite n'est pas difficile pour une personne avertie et vigilante, ce qui offre plus de temps pour pouvoir profiter de ces magnifiques paysages et de l'amabilité de la population.
Au fait, j'oubliais, il y a très très souvent des motards, policiers, militaires sur la route, j'ai été contrôlé 2 fois avec une petite poignée de mains.
A refaire, sans problème.
Laurent et Véro
Bonjour
Nous sommes 2 backpackers voulant bouger dans le secteur Colombie Panama Cuba. L idée est de quitter pour mi avril la Colombie de ?? Carthagène je suppose! Pour faire les iles san blas. On aimerait aller directement a Cuba sans trainer au Panama.
Questions :) :
Y a t il des bateaux qui font cette ligne?
Y a t il un bateau tout court entre le Panama et Cuba ? Ou avion obligatoire?
Peut être un bateau Carthagène Cuba?
J envisage tout ... Soyons fous!
Faut il un visa ou des papiers spéciaux a présent pour rentrer a Cuba?
Pour San blas, vous conseillez les barques a moteur ? On part de Carthagène en barque ?? Je suis un peu perdue sur ces iles il y a beaucoup de sujets .. Si je ne peux pas faire Panama Cuba en bateau je pense partir de Carthagène voire Bogota jusque Cuba, dans ce cas aller jusque le Panama et faire toutes les iles me semble inutile ... Dans ce cas peut on de Carthagène (ou même ailleurs) faire quelques iles et revenir en Colombie a prix classique et sans chercher plusieurs jours une barque/bateau ?
Pour San blas, vous conseillez les barques a moteur ? On part de Carthagène en barque ?? Je suis un peu perdue sur ces iles il y a beaucoup de sujets .. Si je ne peux pas faire Panama Cuba en bateau je pense partir de Carthagène voire Bogota jusque Cuba, dans ce cas aller jusque le Panama et faire toutes les iles me semble inutile ... Dans ce cas peut on de Carthagène (ou même ailleurs) faire quelques iles et revenir en Colombie a prix classique et sans chercher plusieurs jours une barque/bateau ?
Bonsoir a tous,
Je ne sais pas si c'est une bonne idée d'écrire les soirs de déprime mais bon, je suis un garcon de 23ans, seul dans une chambre d'hotel et j'ai personne a qui parler... Je vais essayer de vous raconter ce pourquoi je suis triste.
Pour faire résumé un peu les choses, je dois vous expliquer un bout de mon parcours. Aprés une 1er année de BTS en alternance, je suis parti pendant 2 an et demi à Londres, j'ai fait des tas de rencontres et je me suis vraiment ouvert au monde. Je me suis fait des amis dans le monde entier. La 2eme année passé à Londres, mon ex petite amie est venu me rejoindre à Londres, nous nous sommes remis en couple, seulement aprés 9 mois, elle en a eu marre de Londres et m'a convaincue de rentrer en France. Je l'est fait car j'étais amoureux d'elle. Elle est parti en Juillet et moi (le temp de donner mon préavis a mon taf et de trouver du taf en france) je suis rentrer 3 mois aprés. Seulement c'est 3 mois ont été vraiment magique pour moi, je l'est completement oublier, je ne suis plus amoureux. Ce qui fait que je me suis retrouver en France un peu contre mon gré (meme si c'est moi qui est voulu la suivre pour lui faire plaisir).
J'ai trouver un trés bon travail dans le commerce (cela ma toujours attiré, surement l'influence familial), cependant je n'est plus le moral, le travail est trés dur et demande une trés grosse organisation. J'ai l'impression de ne pas etre a la hauteur. Je passe toutes les semaines tous seuls dans des hotels (cela me change de Londres, j'étais 24H/24H 7/7j avec mes amis), je me sent seul, je n'arrive pas a remplir les objectifs que me demande mon chef. Tous les jours, mon indice de motivation pour ce travail joue au yo-yo. D'un coté, je voudrais continuer est réussir dans ce que je fais, je sais que ma famille attend beaucoup de moi et j'aimerais les rendre fier. Mais d'un autre coté , je veux arreter mon job, pour partir en Colombie (jai beaucoup d'amis colombien et je pense etre tomber amoureux d'une d'entre elle), a la rencontre des gens, apprendre la langue, au moins pendant un an, pouvoir vivre ma vie comme je le souhaite, sans stress, sans objectif a atteindre. Mon idéal serait de travailler dans une ferme, loin de la societe actuel, je ne demanderai pas d'argent, juste un lit et de quoi manger. Mais je ne sais pas comment le dire a ma famille, ils attendent beaucoup de moi et me voit comme un garcon qui va réussir, qui gagnera bien sa vie.... Seulement aprés toutes c'est année, je ne suis pas sur si je veux vraiment cette vie dont il m'ont éduquer pour...
J'ai l'impression d'etre dans une impasse car si je reste dans mon travail actuel, je vais etre malheureux et je vais vivre dans un stress permanent. Mais d'un autre coté, si je part vivre une vie de "nomade" j'ai peur de décevoir ma famille, je veux pas qu'on disent de moi que je suis un féniant, un hippie, ou meme que j'ai été influencé durant mon séjour à Londres. Je ne veux pas non plus que cela nuise a mon employabilité, le fait que je parte un ou deux ans en voyage. J'ai l'impression que nos vies sont conditionné pour que notre objectif soit de gagner de l'argent et consommer ! Biensur que je veux me faire plaisir et m'acheter une belle porsche, mais de la a sacrifier la moitié de ma vie... je préfére m'enrichir culturellement. Et au moins la culture, les impots te la prennent pas !
Voila en gros mon malaise, je l'est beaucoup résumé et je ne suis pas sur de vous avoir donné tous les faits.
J'espere que vous arriverez a me relire et surtout a comprendre mon état d'esprit actuel.
Et surtout pouvez vous répondre a la question : Suis je normal ?
Si il y a des choses que vous ne comprenez pas, poser moi des questions et je vous répondrai.
Bonne soirée a tous
Je ne sais pas si c'est une bonne idée d'écrire les soirs de déprime mais bon, je suis un garcon de 23ans, seul dans une chambre d'hotel et j'ai personne a qui parler... Je vais essayer de vous raconter ce pourquoi je suis triste.
Pour faire résumé un peu les choses, je dois vous expliquer un bout de mon parcours. Aprés une 1er année de BTS en alternance, je suis parti pendant 2 an et demi à Londres, j'ai fait des tas de rencontres et je me suis vraiment ouvert au monde. Je me suis fait des amis dans le monde entier. La 2eme année passé à Londres, mon ex petite amie est venu me rejoindre à Londres, nous nous sommes remis en couple, seulement aprés 9 mois, elle en a eu marre de Londres et m'a convaincue de rentrer en France. Je l'est fait car j'étais amoureux d'elle. Elle est parti en Juillet et moi (le temp de donner mon préavis a mon taf et de trouver du taf en france) je suis rentrer 3 mois aprés. Seulement c'est 3 mois ont été vraiment magique pour moi, je l'est completement oublier, je ne suis plus amoureux. Ce qui fait que je me suis retrouver en France un peu contre mon gré (meme si c'est moi qui est voulu la suivre pour lui faire plaisir).
J'ai trouver un trés bon travail dans le commerce (cela ma toujours attiré, surement l'influence familial), cependant je n'est plus le moral, le travail est trés dur et demande une trés grosse organisation. J'ai l'impression de ne pas etre a la hauteur. Je passe toutes les semaines tous seuls dans des hotels (cela me change de Londres, j'étais 24H/24H 7/7j avec mes amis), je me sent seul, je n'arrive pas a remplir les objectifs que me demande mon chef. Tous les jours, mon indice de motivation pour ce travail joue au yo-yo. D'un coté, je voudrais continuer est réussir dans ce que je fais, je sais que ma famille attend beaucoup de moi et j'aimerais les rendre fier. Mais d'un autre coté , je veux arreter mon job, pour partir en Colombie (jai beaucoup d'amis colombien et je pense etre tomber amoureux d'une d'entre elle), a la rencontre des gens, apprendre la langue, au moins pendant un an, pouvoir vivre ma vie comme je le souhaite, sans stress, sans objectif a atteindre. Mon idéal serait de travailler dans une ferme, loin de la societe actuel, je ne demanderai pas d'argent, juste un lit et de quoi manger. Mais je ne sais pas comment le dire a ma famille, ils attendent beaucoup de moi et me voit comme un garcon qui va réussir, qui gagnera bien sa vie.... Seulement aprés toutes c'est année, je ne suis pas sur si je veux vraiment cette vie dont il m'ont éduquer pour...
J'ai l'impression d'etre dans une impasse car si je reste dans mon travail actuel, je vais etre malheureux et je vais vivre dans un stress permanent. Mais d'un autre coté, si je part vivre une vie de "nomade" j'ai peur de décevoir ma famille, je veux pas qu'on disent de moi que je suis un féniant, un hippie, ou meme que j'ai été influencé durant mon séjour à Londres. Je ne veux pas non plus que cela nuise a mon employabilité, le fait que je parte un ou deux ans en voyage. J'ai l'impression que nos vies sont conditionné pour que notre objectif soit de gagner de l'argent et consommer ! Biensur que je veux me faire plaisir et m'acheter une belle porsche, mais de la a sacrifier la moitié de ma vie... je préfére m'enrichir culturellement. Et au moins la culture, les impots te la prennent pas !
Voila en gros mon malaise, je l'est beaucoup résumé et je ne suis pas sur de vous avoir donné tous les faits.
J'espere que vous arriverez a me relire et surtout a comprendre mon état d'esprit actuel.
Et surtout pouvez vous répondre a la question : Suis je normal ?
Si il y a des choses que vous ne comprenez pas, poser moi des questions et je vous répondrai.
Bonne soirée a tous
Bonjour!!
J'arrive a Cartagene en Avion et j'ai un retour de Buenos Aires 4 mois apres. Comment justifier le fait que je vais quitter le territoire colombien dans les 3 mois? Avez vous eu des problemes à la douane?
J'ai vu des discussion identiques pour le Pérou et visiblement les douaniers ne disaient rien.
Merci!!
Merci!!
Bonjour,
Ma femme et colombienne et vie en France avec moi depuis quelques mois. Ses enfants (de son précédent mariage) sont en Colombie et ne peuvent venir durablement en France (ce que nous souhaitons) que dans le cadre d'une procédure de regroupement familial. La loi Sarkozy, votée cette année, impose que ma femme soit en France depuis au moins 18 mois (contre 12 auparavant) avant d'effectuer la demande de regroupement. A cela s'ajoute 4 à 6 mois d'instruction de dossier ce qui reporterait l'arrivée des enfants à 2008 (cela nous préoccupe à plus d'un titre : éducation, scolarité...).
J'ai appris il y a peu qu'il existait un visa long séjour pour enfant de conjoint de français permettant de déroger temporairement au regroupement familial. Malheureusement, l'ambassade de France à Bogota est très avare d'information à son sujet (ce visa ne figure même pas sur le page web).
Toute information, retour d'expérience... sera le bienvenu. Nous allons à Bogotá en fin d'année et nous aimerions en profiter pour boucler le dossier de demande de visa.
Merci. Eric.
Toute information, retour d'expérience... sera le bienvenu. Nous allons à Bogotá en fin d'année et nous aimerions en profiter pour boucler le dossier de demande de visa.
Merci. Eric.
Bonjour,
Je viens de trouver un stage à Bogota et m'apprête donc à partir entre 6 et 12 mois en Colombie.
Dans un premier temps je pense être hébergée chez des amis mais je compte me trouver un appart au plus vite! Quelqu'un a-t-il une idée du prix moyen pour la location d'un appart individuel? Quels sont les quartiers les plus surs (à part les quartiers riches évidemment!)? Comment dois-je m'y prendre pour trouver un appart? Y-a-t-il des agences spécialisées (j'imagine que oui!)?
Merci à tous pour votre aide. Si vous avez d'autres commentaires sur la vie à Bogota, des trucs incontournables (et peut-être insolites) à me conseiller je prends!!!!!😎
P.S:Trop mignons tous ces petits smileys!!!!!😛
Je viens de trouver un stage à Bogota et m'apprête donc à partir entre 6 et 12 mois en Colombie.
Dans un premier temps je pense être hébergée chez des amis mais je compte me trouver un appart au plus vite! Quelqu'un a-t-il une idée du prix moyen pour la location d'un appart individuel? Quels sont les quartiers les plus surs (à part les quartiers riches évidemment!)? Comment dois-je m'y prendre pour trouver un appart? Y-a-t-il des agences spécialisées (j'imagine que oui!)?
Merci à tous pour votre aide. Si vous avez d'autres commentaires sur la vie à Bogota, des trucs incontournables (et peut-être insolites) à me conseiller je prends!!!!!😎
P.S:Trop mignons tous ces petits smileys!!!!!😛
Hi there,
We’re planning a month-long (or longer) trip to Colombia next February.
We’re thinking of getting around by bus or taxi.
For part of the trip, we’ve decided to start in Bogotá, then head to Villa de Leyva, then Barichara and the Chicamocha Canyon, and finally arrive in Bucaramanga to catch a flight to Medellín. If bus routes aren’t available,
is it easy to find taxis in the villages or at hotels?
Thanks for your tips!
voilà, cette année je suis restée un peu moins de 6 mois en colombie. je voudrais y retourner d'ici un mois comme touriste mais impossible de savoir exactement si j'y ai droit.
j'ai appelé le consulat qui n'a pas su me répondre exactement; en théorie c'est 6 mois dans une année civile, donc je ne peux rester que pendant la semaine qui me reste de ces 6 mois. cependant il m'a dit qu'on pouvait aussi bien me refouler à l'aéroport, même s'il me restait une semaine.
d'autre part, dans beaucoup de pays même si on a fait 6 mois comme touriste dans une année civile, en passant la frontière on redonne un visa. alors il faut penser quoi ?on me redonnerait un visa de 2 mois en arrivant à l'aéroport, on me donnerait une semaine, on me refoulerait ? ou alors c'est mieux que j'arrive en équateur ou au venezuela et que je passe la frontière parce que les douaniers seront moins regardant qu'à l'aéroport de bogota et me donneront un visa?
c'est un véritable casse-tête, j'ai l'impression que c'est beaucoup à la tête du client là-bas et personne n'a pu me donner une réponse claire donc si vous avez expérimenté quelque chose en la matière...
merci pour votre aide!
Hi there,
I’m planning a trip to Colombia this summer. I’ve been reading a lot about safety in Colombia—everything and its opposite.
For those of you who know Colombia, currently, would you say it’s a country where you can travel safely? I don’t plan on going to narco or paramilitary zones. What about the political situation? I’m traveling as a couple, without any tour organization.
I just signed up and I’m still figuring out how this forum works—I didn’t know where to look for answers.
Thanks.
Bonjour à tous,
Je prévois de partir, à l'automne, pour 7 ou 8 mois, entre Mexique et Colombie. J'entends dire des tas de choses sur les dangers de ces pays. J'ai pas mal roulé ma bosse, et je sais que le site d'"aide aux voyageurs", du ministère des affaires étrangères, n'est pas crédible. Il annonçait des horreurs, aussi bien en Indonésie, qu'aux Philippines, au Chili, en Bolivie, ou ailleurs encore!!! On a le sentiment que tout ça n'a pour but que de vous faire rester à la maison, ou donner du fric à des "voyagistes". Mon voyage, c'est le sac à dos, et le guide dans la poche. Quelqu'un peut-il me dire ce qu'il a vraiment ressenti des risques encourus dans ces pays? D'autre part, j'ai lu, sur le forum, qu'il est difficile, voire plus, de passer du Panama à la Colombie par voie terrestre. Je ne comprends pas bien! Merci à tous ceux qui pourront m'éclairer un peu Marceldudu
Je prévois de partir, à l'automne, pour 7 ou 8 mois, entre Mexique et Colombie. J'entends dire des tas de choses sur les dangers de ces pays. J'ai pas mal roulé ma bosse, et je sais que le site d'"aide aux voyageurs", du ministère des affaires étrangères, n'est pas crédible. Il annonçait des horreurs, aussi bien en Indonésie, qu'aux Philippines, au Chili, en Bolivie, ou ailleurs encore!!! On a le sentiment que tout ça n'a pour but que de vous faire rester à la maison, ou donner du fric à des "voyagistes". Mon voyage, c'est le sac à dos, et le guide dans la poche. Quelqu'un peut-il me dire ce qu'il a vraiment ressenti des risques encourus dans ces pays? D'autre part, j'ai lu, sur le forum, qu'il est difficile, voire plus, de passer du Panama à la Colombie par voie terrestre. Je ne comprends pas bien! Merci à tous ceux qui pourront m'éclairer un peu Marceldudu
Nous sommes rentrés de Colombie le 26 février 2013.
Notre fils aîné étudie à Cali et nous étions 4 en plus de lui avec une voiture de location.
Tout d'abord un aparté sur la sécurité. Nous avions lu tellement de choses que cela aurait pu poluer notre voyage. Notre fils nous avait prévenu : « je suis plus en sécurité ici qu'à Montpellier ». Nous avons donc passé 10 jours sans constater aucun acte ni aucune attitude d'agression. Il y a bien une multitude de barrages de police le long des routes avec des militaires-gamins-armés dans des uniformes trop grands, mais ils contrôlent à qui mieux mieux et le seul policier qui m'a vraiment contrôlé voulait surtout arrondir ses fins de mois. Donc pas de problème de sécurité, même vers Popayan au sud et le voyage en voiture de location n'a posé aucun problème.
- Nous avons fait le parcours suivant : Cali - Popayan - Cali - Zona cafetera - Pereira - Medellin - Rio Claro - Bogota - Villa de Leyva - Buga - Cali.
- La Colombie est un pays situé de très peu au-dessus de l'équateur. Il n'y a donc pas de saison même si juillet et août y seraient plus intéressants pour le tourisme. Le climat est donc chaud et bien arrosé, partout nous voyons de la verdure et des vaches qui passent probablement l'année dehors dans les prés. La Colombie est aussi un pays très montagneux avec 3 cordillères qui la traversent du nord au sud, l'orientale, la centrale, l'occidentale. Les 3 cordillères atteignent toutes les 5 000 mètres d'altitude par des sommets volcaniques. Entre les cordillères coulent des rivières de forts débits d'eaux charg��es en grande partie navigables et qui vont vers le nord, la Cauca et la Magdalena. La Cauca se jette dans la Magdalena qui se jette ensuite dans la mer des Caraïbes. Sur les façades ouest et est le pays comporte deux grandes zones de forêt tropicale inaccessibles, une le long de l'océan pacifique, l'autre en Amazonie. En dehors de ces zones s'est développé le peuplement (donc entre l cordillère occidentale et l'orientale), l'agriculture semble partout très facile et prospère même si elle n'est que rarement intensive (seul cas visible : la canne à sucre aux alentours de Cali). Compte-tenu du climat où il ne fait jamais froid les paysans habitent des habitations légères de 3 mètres sur 5 souvent livrées aux4 vents sans porte ni fenêtre et cultivent leurs lopins aux alentours de leur habitations. La température néanmoins semble varier avec l'altitude et une différence de 5 à 10° se fait sentir entre les différentes zones, ce qui explique une agriculture adaptée selon les zones. Ici poussent une multitude de fruits exotiques (goyave, papaye, lulo, curuba, granadilla, orange, mures, banane, guanabana...) mais aussi des légumes à vocation culinaire : plantain, pomme de terre, maïs, manioc... Le pays regorge donc de boutiques de vente de fruits et légumes et les jus de fruits sont toujours naturels et délicieux. Une multitude d'oiseaux habitent cette nature. Cette nature généreuse est la principale impression que je retire de ce voyage là-bas. Le climat sans saison et relativement chaud explique aussi le mode de vie des Colombiens que l'on voit souvent dehors. Cette nature subit néanmoins les tremblements de terre,
- Les Colombiens paraissent très nombreux(45 millions dans le pays sur une faible partrie du territoire), on en voit partout. Une classe sociale riche est visible dans certains quartiers et dispose de ses magasins et de son mode de vie qui s'appuie en quelque sorte sur l'exploitation des plus pauvres. Les avions sont utilisés par ces riches, les autres utilisant une multitude de bus, les grands assurant les grandes lignes (trajet durant jusqu'à 10 ou 20 heures), de plus petits prenant le relais pour rejoindre tous les quartiers. L'infrastructure de chemins de fer est inexistante, nous n'avons vu qu'un métro aérien à Medellín. Le nombre de voitures privées dans les rues et sur les routes est assez faible, par contre les taxis, les bus et les camions y sont très nombreux comme les motos 125 cm3. Compte-tenu des dénivelés avec des cols à 3200 mètres, la circulation sur les routes est problématique principalement à cause des camions, des bouchons impromptus allant jusqu'à 1 heure se produisant généralement suite à des travaux multiples. Les routes sont pourtant assez bonnes, . La circulation en voiture particulière est très facile et les routes, même les plus incertaines, sont parsemées de péages. Malgré une occupation des campagnes encore dense, on sent que les Colombiens investissent les villes. Mis à part Bogotá et ses 7 millions d'habitants, de nombreuses villes sont très peuplées et nous nous arrêtions à l'improviste dans des villes qui n'étaient pas sur la carte et contenaient plus de 100 000 ou 200 000 habitants. La plupart sont composées de cases en brique d'aspect plutôt misérable et là encore, il semble que la nature accueillante ne puisse empêcher les tremblement de terre qui souvent rasent des villes entières. Bogotá, comme Cali ou Medellin, les plus grandes villes, présentent des quartiers misérables à perte de vue, comme des coulées de lave dans ce pays volcanique. Pour autant, les gens sont dehors et paraissent heureux, les femmes, uniformes et coquettes, moulées dans leurs jeans qui exacerbent leurs rondeurs, les hommes semblant plus occupés à conduire leurs motos. C'est cette vitalité sociale qui reste en mémoire, cette densité de gens joyeux et qui envahissent ou plutôt occupent l'espace. On se met à rêver de se mélanger à eux et la danse à Cali est sûrement une déclinaison de cette vitalité. Voir vibrer une ville inconnue et dense en va-et-viens, rythmes, rites et un plaisir oublié chez nous. Pour autant cette société paraît toujours codifiée, la liberté des corps semblant tout de même limitée, on voit bien au bord des piscines les femmes se parer de paréos pour masquer des rondeurs pourtant flattées dans l'habillement. L'église est aussi toujours derrière, omniprésente, mais l'énergie est là, c'est mon second constat.
- Dans tout ça, faire du tourisme est-il un feu d'artifice? La nature est là, les gens sont là mais le pays semble fermé. En 10 jours peut-être avons-nous croisé ici 3 ou 4 européens. Les colombiens parlent facilement et sont même flattés de voir des étrangers. Les gens voyagent peu, on quitte Bogotá sur une route à 4 voies qui devient soudain déserte une fois dépassés les derniers quartiers. Le tumulte de la ville disparaît d'un coup à ses frontières. Les monuments les plus anciens ont été reconstruits après des séismes, les églises de style espagnol sont sans lustre, on cherche les traces de l'histoire. Comme si cette vie sociale suffisait à des Colombiens qui paraissent tout de même très standardisés, très uniformes. Les fouilles archéologiques, malgré un potentiel incroyable sont à peine ébauchées, le musée nationale de Colombie qui devrait flatter cet héritage est vide. On a l'impression d'une Colombie à l'écart des axes touristiques et de l'intérêt des nations, peu intéressée à savoir qui elle est vraiment elle-même. Peut-être doit-elle cela aux origines de son peuple dans la traite des noirs ou à un désintérêt de l'Espagne plus occupée ailleurs autrefois et seulement intéressée par de grandes plantations esclavagistes qui alimentaient l’Europe ? Je croyais trouver là-bas un second Mexique, je ne trouve pas ce souffle culturel qui fait pour moi la grandeur du Mexique et qui est le fruit d'un métissage entre des indigènes, des esclaves (peu nombreux) et les espagnols. Sans parler qu'au Mexique les USA sont toujours perceptibles. Ici en Colombie, on est entre colombiens. La nourriture est très typique mais assez chargée. Les haricots rouges (frijoles) sont servis avec du riz, des aripas, typiques galettes de maïs au goût bien fade et aussi du plantain. Avec ça et la viande qui vient par dessus, on est calé. Au bout de quelques jours néanmoins nous faisons le tri et nous rabattons sur les soupes (sopitas). Cette cuisine m'est apparue peu inspirée et legout des aliments y est souvent dénaturé mais nos goûts d’européens sont certainement en décalage avec cette société. Dans ce décors je me console avec la délicieuse Villa de Leyva, le musée de l'or de Bogotá et ces paysages incroyables de montagnes même très hautes cultivées et occupées par l'homme. Mais le touriste peut seulement se rassasier en parcourant de très longues distances pour essentiellement s'imprégner de quelques lieux symboliques puis passer à un autre en restant sur sa faim. Ou alors il faut imaginer un tourisme des profondeurs, partir 2 jours dans une finca de montagne avec un paysan pour comprendre ce qu'il travaille et comment il vit comme me le proposait un restaurateur à qui je demandais comment visiter ces montagnes. Ou partir observer les indiens Guambianos dans le sud et essayer de les observer (encore que ceux que nous croisions avaient de belles chaussures trop cirées et certains faisaient de la moto). Ou alors partir 3 jours avec un guide colombien explorer un des vastes parcs nationaux du pays, dont au moins 4 finissent en sommets enneigés (El Cocuy, Los Nevados, Nevado de Huila, Sierra Nevada de Santa Marta). Mais cela serait un autre voyage.
Complément sur les aspects pratiques : - louer une voiture pour 5 personnes et 10 jours coûte 1200 €, l'essence coûte environ 1 € le litre. - Il existe sur Android des applications GPS qui donnent quasiment tous les hôtels et le GPS android fonctionne sans connexion téléphonique..
- Pour se déplacer un GPS est nécessaire et fonctionne généralement très bien même dans les grandes villes. - La voiture permet de s'arrêter où l'on veut, on s'est vite dit qu'en 10 jours sans voiture et donc en bus et taxis on n'aurait rien vu. - Un nuit d’hôtel coûte généralement 20 € par personne et à ce prix-là on trouve des chambres avec 5 lits (100 € pour 5). - On a fait une nuit correcte à 5 pour 30 € avec Wifi et eau chaude. - Avec une voiture on peut dormir dans les faubourgs de Bogota, c'est plus simple que dans le centre. - Partout on laisse la voiture dans des parqueaderos (parkings) même dans le centre historique de Bogotá pour 2 ou 3 €. - Pour conduire il faut s'y prendre comme les colombiens. Comme il y a des cols à 3200 mm les descentes et les montées durent parfois 20 km et il faut doubler des files de camions sinon on y passe des heures. C'est pas pire de conduire là-bas qu'au Maroc par exemple. - Globalement on va beaucoup plus vite en voiture qu'en bus. - Pour le change, inutile d'emmener des € il n'y a aucune possibilité de change et le cours est moins intéressant qu'avec un carte Visa (5% d'écart). Il faut trouver des cajeros (distributeurs) pour tirer, il y a en a partout même dans les coins les plus reculés (Salento). - Je conseille d'éviter les parcs d'attraction locaux : Parc du Café, Zipaquira (petit train), le Rio Claro (pourtant encensé dans Lonely), le parc avec le TajMahal miniature au nord de Bogotà. On est obligé d'y supporter quelques touristes perdus et des touristes colombiens et puis c'est toujours très kitch. - Ne pas hésiter à passer une journée dans un centre de vacance avec piscine, tobogans, cheval (cabalgata), c'est pas cher et ça redonne des forces. - Il ne faut pas hésiter à s'arrêter dans des villes peu visitées comme Cartago ou Buga et y passer du temps. - Pour la sécurité quand on demande à Cali où on peut aller on nous dit: "allez à Popayan mais pas plus loin". Une fois à Popayan on nous dit "vous pouvez aller partout, là où il y a des touristes il n'y a pas d'action des Farcs".
N'hésitez pas à m'interroger sur d'autres points je me ferai un plaisir de répondre.
Tout d'abord un aparté sur la sécurité. Nous avions lu tellement de choses que cela aurait pu poluer notre voyage. Notre fils nous avait prévenu : « je suis plus en sécurité ici qu'à Montpellier ». Nous avons donc passé 10 jours sans constater aucun acte ni aucune attitude d'agression. Il y a bien une multitude de barrages de police le long des routes avec des militaires-gamins-armés dans des uniformes trop grands, mais ils contrôlent à qui mieux mieux et le seul policier qui m'a vraiment contrôlé voulait surtout arrondir ses fins de mois. Donc pas de problème de sécurité, même vers Popayan au sud et le voyage en voiture de location n'a posé aucun problème.
- Nous avons fait le parcours suivant : Cali - Popayan - Cali - Zona cafetera - Pereira - Medellin - Rio Claro - Bogota - Villa de Leyva - Buga - Cali.
- La Colombie est un pays situé de très peu au-dessus de l'équateur. Il n'y a donc pas de saison même si juillet et août y seraient plus intéressants pour le tourisme. Le climat est donc chaud et bien arrosé, partout nous voyons de la verdure et des vaches qui passent probablement l'année dehors dans les prés. La Colombie est aussi un pays très montagneux avec 3 cordillères qui la traversent du nord au sud, l'orientale, la centrale, l'occidentale. Les 3 cordillères atteignent toutes les 5 000 mètres d'altitude par des sommets volcaniques. Entre les cordillères coulent des rivières de forts débits d'eaux charg��es en grande partie navigables et qui vont vers le nord, la Cauca et la Magdalena. La Cauca se jette dans la Magdalena qui se jette ensuite dans la mer des Caraïbes. Sur les façades ouest et est le pays comporte deux grandes zones de forêt tropicale inaccessibles, une le long de l'océan pacifique, l'autre en Amazonie. En dehors de ces zones s'est développé le peuplement (donc entre l cordillère occidentale et l'orientale), l'agriculture semble partout très facile et prospère même si elle n'est que rarement intensive (seul cas visible : la canne à sucre aux alentours de Cali). Compte-tenu du climat où il ne fait jamais froid les paysans habitent des habitations légères de 3 mètres sur 5 souvent livrées aux4 vents sans porte ni fenêtre et cultivent leurs lopins aux alentours de leur habitations. La température néanmoins semble varier avec l'altitude et une différence de 5 à 10° se fait sentir entre les différentes zones, ce qui explique une agriculture adaptée selon les zones. Ici poussent une multitude de fruits exotiques (goyave, papaye, lulo, curuba, granadilla, orange, mures, banane, guanabana...) mais aussi des légumes à vocation culinaire : plantain, pomme de terre, maïs, manioc... Le pays regorge donc de boutiques de vente de fruits et légumes et les jus de fruits sont toujours naturels et délicieux. Une multitude d'oiseaux habitent cette nature. Cette nature généreuse est la principale impression que je retire de ce voyage là-bas. Le climat sans saison et relativement chaud explique aussi le mode de vie des Colombiens que l'on voit souvent dehors. Cette nature subit néanmoins les tremblements de terre,
- Les Colombiens paraissent très nombreux(45 millions dans le pays sur une faible partrie du territoire), on en voit partout. Une classe sociale riche est visible dans certains quartiers et dispose de ses magasins et de son mode de vie qui s'appuie en quelque sorte sur l'exploitation des plus pauvres. Les avions sont utilisés par ces riches, les autres utilisant une multitude de bus, les grands assurant les grandes lignes (trajet durant jusqu'à 10 ou 20 heures), de plus petits prenant le relais pour rejoindre tous les quartiers. L'infrastructure de chemins de fer est inexistante, nous n'avons vu qu'un métro aérien à Medellín. Le nombre de voitures privées dans les rues et sur les routes est assez faible, par contre les taxis, les bus et les camions y sont très nombreux comme les motos 125 cm3. Compte-tenu des dénivelés avec des cols à 3200 mètres, la circulation sur les routes est problématique principalement à cause des camions, des bouchons impromptus allant jusqu'à 1 heure se produisant généralement suite à des travaux multiples. Les routes sont pourtant assez bonnes, . La circulation en voiture particulière est très facile et les routes, même les plus incertaines, sont parsemées de péages. Malgré une occupation des campagnes encore dense, on sent que les Colombiens investissent les villes. Mis à part Bogotá et ses 7 millions d'habitants, de nombreuses villes sont très peuplées et nous nous arrêtions à l'improviste dans des villes qui n'étaient pas sur la carte et contenaient plus de 100 000 ou 200 000 habitants. La plupart sont composées de cases en brique d'aspect plutôt misérable et là encore, il semble que la nature accueillante ne puisse empêcher les tremblement de terre qui souvent rasent des villes entières. Bogotá, comme Cali ou Medellin, les plus grandes villes, présentent des quartiers misérables à perte de vue, comme des coulées de lave dans ce pays volcanique. Pour autant, les gens sont dehors et paraissent heureux, les femmes, uniformes et coquettes, moulées dans leurs jeans qui exacerbent leurs rondeurs, les hommes semblant plus occupés à conduire leurs motos. C'est cette vitalité sociale qui reste en mémoire, cette densité de gens joyeux et qui envahissent ou plutôt occupent l'espace. On se met à rêver de se mélanger à eux et la danse à Cali est sûrement une déclinaison de cette vitalité. Voir vibrer une ville inconnue et dense en va-et-viens, rythmes, rites et un plaisir oublié chez nous. Pour autant cette société paraît toujours codifiée, la liberté des corps semblant tout de même limitée, on voit bien au bord des piscines les femmes se parer de paréos pour masquer des rondeurs pourtant flattées dans l'habillement. L'église est aussi toujours derrière, omniprésente, mais l'énergie est là, c'est mon second constat.
- Dans tout ça, faire du tourisme est-il un feu d'artifice? La nature est là, les gens sont là mais le pays semble fermé. En 10 jours peut-être avons-nous croisé ici 3 ou 4 européens. Les colombiens parlent facilement et sont même flattés de voir des étrangers. Les gens voyagent peu, on quitte Bogotá sur une route à 4 voies qui devient soudain déserte une fois dépassés les derniers quartiers. Le tumulte de la ville disparaît d'un coup à ses frontières. Les monuments les plus anciens ont été reconstruits après des séismes, les églises de style espagnol sont sans lustre, on cherche les traces de l'histoire. Comme si cette vie sociale suffisait à des Colombiens qui paraissent tout de même très standardisés, très uniformes. Les fouilles archéologiques, malgré un potentiel incroyable sont à peine ébauchées, le musée nationale de Colombie qui devrait flatter cet héritage est vide. On a l'impression d'une Colombie à l'écart des axes touristiques et de l'intérêt des nations, peu intéressée à savoir qui elle est vraiment elle-même. Peut-être doit-elle cela aux origines de son peuple dans la traite des noirs ou à un désintérêt de l'Espagne plus occupée ailleurs autrefois et seulement intéressée par de grandes plantations esclavagistes qui alimentaient l’Europe ? Je croyais trouver là-bas un second Mexique, je ne trouve pas ce souffle culturel qui fait pour moi la grandeur du Mexique et qui est le fruit d'un métissage entre des indigènes, des esclaves (peu nombreux) et les espagnols. Sans parler qu'au Mexique les USA sont toujours perceptibles. Ici en Colombie, on est entre colombiens. La nourriture est très typique mais assez chargée. Les haricots rouges (frijoles) sont servis avec du riz, des aripas, typiques galettes de maïs au goût bien fade et aussi du plantain. Avec ça et la viande qui vient par dessus, on est calé. Au bout de quelques jours néanmoins nous faisons le tri et nous rabattons sur les soupes (sopitas). Cette cuisine m'est apparue peu inspirée et legout des aliments y est souvent dénaturé mais nos goûts d’européens sont certainement en décalage avec cette société. Dans ce décors je me console avec la délicieuse Villa de Leyva, le musée de l'or de Bogotá et ces paysages incroyables de montagnes même très hautes cultivées et occupées par l'homme. Mais le touriste peut seulement se rassasier en parcourant de très longues distances pour essentiellement s'imprégner de quelques lieux symboliques puis passer à un autre en restant sur sa faim. Ou alors il faut imaginer un tourisme des profondeurs, partir 2 jours dans une finca de montagne avec un paysan pour comprendre ce qu'il travaille et comment il vit comme me le proposait un restaurateur à qui je demandais comment visiter ces montagnes. Ou partir observer les indiens Guambianos dans le sud et essayer de les observer (encore que ceux que nous croisions avaient de belles chaussures trop cirées et certains faisaient de la moto). Ou alors partir 3 jours avec un guide colombien explorer un des vastes parcs nationaux du pays, dont au moins 4 finissent en sommets enneigés (El Cocuy, Los Nevados, Nevado de Huila, Sierra Nevada de Santa Marta). Mais cela serait un autre voyage.
Complément sur les aspects pratiques : - louer une voiture pour 5 personnes et 10 jours coûte 1200 €, l'essence coûte environ 1 € le litre. - Il existe sur Android des applications GPS qui donnent quasiment tous les hôtels et le GPS android fonctionne sans connexion téléphonique..
- Pour se déplacer un GPS est nécessaire et fonctionne généralement très bien même dans les grandes villes. - La voiture permet de s'arrêter où l'on veut, on s'est vite dit qu'en 10 jours sans voiture et donc en bus et taxis on n'aurait rien vu. - Un nuit d’hôtel coûte généralement 20 € par personne et à ce prix-là on trouve des chambres avec 5 lits (100 € pour 5). - On a fait une nuit correcte à 5 pour 30 € avec Wifi et eau chaude. - Avec une voiture on peut dormir dans les faubourgs de Bogota, c'est plus simple que dans le centre. - Partout on laisse la voiture dans des parqueaderos (parkings) même dans le centre historique de Bogotá pour 2 ou 3 €. - Pour conduire il faut s'y prendre comme les colombiens. Comme il y a des cols à 3200 mm les descentes et les montées durent parfois 20 km et il faut doubler des files de camions sinon on y passe des heures. C'est pas pire de conduire là-bas qu'au Maroc par exemple. - Globalement on va beaucoup plus vite en voiture qu'en bus. - Pour le change, inutile d'emmener des € il n'y a aucune possibilité de change et le cours est moins intéressant qu'avec un carte Visa (5% d'écart). Il faut trouver des cajeros (distributeurs) pour tirer, il y a en a partout même dans les coins les plus reculés (Salento). - Je conseille d'éviter les parcs d'attraction locaux : Parc du Café, Zipaquira (petit train), le Rio Claro (pourtant encensé dans Lonely), le parc avec le TajMahal miniature au nord de Bogotà. On est obligé d'y supporter quelques touristes perdus et des touristes colombiens et puis c'est toujours très kitch. - Ne pas hésiter à passer une journée dans un centre de vacance avec piscine, tobogans, cheval (cabalgata), c'est pas cher et ça redonne des forces. - Il ne faut pas hésiter à s'arrêter dans des villes peu visitées comme Cartago ou Buga et y passer du temps. - Pour la sécurité quand on demande à Cali où on peut aller on nous dit: "allez à Popayan mais pas plus loin". Une fois à Popayan on nous dit "vous pouvez aller partout, là où il y a des touristes il n'y a pas d'action des Farcs".
N'hésitez pas à m'interroger sur d'autres points je me ferai un plaisir de répondre.







