Discussions similar to: Circuit deux motos dans Nord Italie
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Circuit en auto: Italie, Albanie, Macédoine, Serbie, Croatie, Slovénie, Italie
Circuit en auto au départ de Rome vers l'Italie du Sud: Vasto, Trani, Matera, Alberobello, Lecce, Brindisi. Traversier de nuit en Albanie avec l'auto: de Brindisi à Vlora. Puis, séjour en Albanie, Macédoine, Serbie (Belgrade), Croatie : Zagreb et l'Istrie croate (Hum, Rovinj, Pula). Retour par l'Istrie slovène: Piran, Porec, Koper, puis par l'Italie du nord et du centre: Trieste, Grado, Palmanova, Padoue, Vérone, Arezzo, Fiumicino, Ostia Antica, Rome.



Itinéraire détaillé Les nuitées et les arrêts sont indiqués ci-dessous. (Les lettres entre parenthèses correspondent à celles de la carte ci-dessus).

Jour 1 Départ de l’aéroport de Fiumicino-Roma (P)

Italie du sud: Jour 2 Première nuitée à Vasto (Q) Jour 3 Trani (R); arrêt au Castel del Monte Jours 4-5 Matera; arrêt à Alberobello (T) Jour 6 Lecce

Albanie: Jour 7 Traversier de nuit Italie-Albanie : Brindisi (V)-Vlora (A) Jours 8-9 Saranda (B); excursion au site archéologique de Butrint (C) Jour 10 Gjirokastra (D); arrêt à Blue Eye Jours 11-12 Berat(e) Jours 13-14 Tirana (F); excursion à Kruja et à Durrësi

Macédoine (FYROM): Jours 15-18 Lac d’Ohrid (H); excursion dans les environs Jour 19 Skopje (I)

Serbie: Jours 20-21 Belgrade (J)

Croatie: Jours 22-24 Zagreb (K); arrêt à la minuscule ville de Hum Jours 25-26 Rovinj; excursion en bus local à Pula

Slovénie: Jours 27-28 Piran (L); arrêt à Porec; excursion à Koper; excursion à Trieste, Italie

Italie du nord: Jour 29 Palmanova (M); arrêt à Grado Jours 30-33 Padoue; excursion sur le Canal de la Brenta (Padoue – Stra - Venise) Jours 34-35 Vérone (N) Jours 36-37 Arezzo (O) Jours 38-39 Fiumicino; excursion au site archéologique d’Ostia Antica (P) Jour 40 Départ Rome-Montréal

Pays des Balkans

Transports Avion : Vol direct Montréal (YUL)-ROME (FCO) avec Air Transat – excellent service (AR 896$C ou 690 EUROS). Location d’auto : Chez Eurocar TT Citroën 2011 plan achat-rachat: C3 Picasso diesel manuelle, km illimités, GPS, assurance multirisque incluse couvrant tous les pays que l’on voulait visiter (peu de compagnies de location couvrent l’Albanie, la Macédoine ou la Serbie actuellement); aucune franchise en cas d’accident (2117$C pour 39 jours). Traversier : Agoudimos sur le «Ionian Spirit» entre Brindisi (Italie) et Vlora (Albanie) (réservé à l'avance) 1 nuit: 155 Euros pour 2 passagers avec voiture compacte. Très bien!

Hébergement Nos critères étaients les suivants: hôtels ou B&B dans le centre historique ou à proximité; chambre avec vue si possible; salle de bains en suite, AC au besoin, Wifi gratuit apprécié. Moins de 100$CAD/nuit (<80€) pour 2 personnes – tout en se permettant quelques exceptions. Les avantages de voyager au mois de mai: hébergement moins cher, journées plus longues et plus de liberté car on a moins besoin de faire de réservations à l’avance. On avait réservé les hôtels pour la première et la dernière nuit seulement, ainsi que l’hôtel de Matera (sassi obligent…) et celui de Vérone (car c’était l’ouverture du 89e Festival d’opéra à l’antique Arena).

DESCRIPTION

JOUR 1 Départ de MONTRÉAL Départ en soirée de Montréal vers ROME – vol de nuit (durée 8 h)

JOUR 2 Dimanche Arrivée à l’aéroport de ROME (FCO) à 11h30 am; 1h15 d’attente pour la récupération des bagages! Navette vers le Blue Parking pour prendre possession de l'auto, une Citroën. Départ à 14h20 vers la Côte adriatique par l’autoroute - direction Pescara, pour une nuitée à VASTO à 300 km de Rome (env. 3h), région des Abruzzes.

Hébergement : 1 nuit au Locanda dei Baroni dans le centre historique de Vasto (80€ réservé directement à l’hôtel par Internet avant le départ). Chambre décorée avec raffinement (photo 3 au bas du message), Petit éjeuner (PD), stationnement gratuit à la porte de l’hôtel dans l’étroite rue San Francisco d’Assisi… Voir ici mes commentaires concernant l’hôtel



On fait une promenade nocturne à pied dans les petites rues – sous la pluie… Pas assez de temps cependant pour visiter Vasto Marina et sa «Sirenetta». Repas du soir à la «Pizzeria Rosticceria Il Panzotto» qui offre une vue plongeante sur l’Adriatique

JOUR 3 Départ de Vasto – Arrêt au CASTLE DEL MONTE** - Nuit à TRANI (240 km env. 3h) - Région des Pouilles

Castel del Monte (UNESCO) Au stationnement du Castel del Monte, on doit emprunter l’autobus-navette. Visite du château à l'architecture militaire (de 13h15 à 14h45). Perché sur un piton rocheux, ce château a été édifié près de Bari par l’empereur Frédéric II. Il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO à titre de château du 13e s. reconnu pour la rigueur mathématique et astronomique de son plan et la perfection de sa forme octogonale (tout est en 8) – Vaut le détour!





Trani

Hébergement : 1 nuit à la petite Albergo Lucy située dans le centre historique de Trani – (75€/nuit) - chambre confortable, balcon avec vue sur la remarquable façade d’un ancien monastère à dôme byzantin et clocher roman, l’église San Dominico, sur la Piazza Plebiscito et au loin sur l’Adriatique.



Parking gratuit dans la rue, Wifi gratuit dans la chambre; pas de PD, peu de services - on doit sonner à l’entrée à l’arrivée. Restaurants, bars et épiceries tout près. Voir ici mes commentaires sur l’hôtel

Visite Agréable promenade à pied dans les Jardins* de Trani, dans les petites rues… Le lendemain matin avant le départ, visite de la cathédrale normande** (12e s.) au bord de l’Adriatique.

JOURS 4-5 Départ de Trani – Nuit à MATERA*** (UNESCO) (100 km env. 1h30) - Région de Basilicate

Matera (UNESCO) Ville célèbre pour ses habitats troglodytiques: les Sassi di Matera et son parc d'églises rupestres. Depuis la préhistoire, l’homme y a habité… Intéressante histoire que ces sassi, rénovés depuis 1986. Actuellement, 2000 personnes y habitent : terrasses, passages, escaliers, toits, grottes, tout s’entremêle – dépaysant à souhait!



Hébergement : COUP DE CŒUR! 2 nuits au Basiliani Hotel*** Rione Casalnuovo (Sasso Caveoso) dans un hôtel installé dans un ancien sassi (85€/nuit; chambre #111). On a réservé directement auprès de l’hôtel sur Internet avant le départ (on a regardé les photos et la description des chambres sur leur site et on a choisi celle que l’on voulais) Parking gratuit à 200 m. sur la Piazza San Pedro Caveoso. Wifi gratuit dans la chambre, PD inclus – chambre avec déco minimaliste tout en noir-blanc-rouge, ameublement simple ultramoderne; très humide cependant et pour cause… puisqu’on loge dans un hôtel taillé dans la roche, dans une grotte agrandie et modernisée. Une expérience que je vous souhaite!



Visite Le lendemain de notre arrivée, visite organisée (réservée auprès de l'hôtel) du Sasso Barisano et du Sasso Caveoso (à 10h45; 15€ pp) Départ au centre-ville de Matera, Piazza Vittorio Veneto. On a apprécié cette excursion (1½ h), car Matera, c’est superbe et… très vaste!

JOUR 6 Départ de Matera – Arrêt à ALBEROBELLO*** - Nuit à LECCE*** (184 km env. 3h) - Région des Pouilles

Alberobello (UNESCO) À 68 km de Matera (env. 1h30), on visite la célèbre Alberobello, ville aux habitations en pierre sèche connues sous le nom de trulli : COUP DE CŒUR! Le quartier de Monti contient plus de 1000 trulli; le quartier d’Aja Piccola, près de 600. Les murs des habitations sont blanchis à la chaux; les toits de pierre sont en forme de cônes et portent souvent des symboles religieux ou mythologiques en cendre blanche. La plupart des trulli datent du 18e siècle. Selon l’UNESCO, ils étaient construits de façon à être rapidement démantelés pour éviter les taxes résidentielles et rapidement reconstruits une fois le collecteur de taxes disparu… On a eu la chance de visiter par temps ensoleillé, au grand calme car il y avait peu de touristes, ce qui n’est pas toujours le cas, parait-il…





Lecce

Hébergement : 1 nuit au «Il Vicolo Apartments» (70€/nuit) via Leonardo Prato dans le secteur piétonnier du centre historique. Obtenu par l’intermédiaire de l’Office du Tourisme de Lecce (les hôtels que l'on voulait étaient tous complets, les autres trop chers). On n’a pas apprécié cet appartement, situé loin du parking payant et non gardé. On ne pouvait accéder à l’appartement avec l’auto et les bagages; on devait rencontrer une personne pour nous remettre la clé… et tout ça pour 1 seule nuit. Mais, pour 70€ à Lecce… on ne peut trop se plaindre. L’appartement était sombre, nombreuses petites pièces réparties sur 2 étages. Aussitôt arrivés, on a dû aller acheter du papier de toilette, non fourni a-t-on appris dans ce type d’hébergement. L’appartement était toutefois fort bien situé pour visiter Lecce.

Visite Lecce est une grande ville, universitaire et historique située dans la presqu’île du Salento - dans le «talon de la botte italienne» - excellente base pour rayonner dans la région. On la surnomme la «Florence baroque»: véritable COUP DE CŒUR! Églises et palais baroques, ville animée pleine de surprises, détails architecturaux incroyables - un pur bonheur à contempler! On a marché, marché… aux sons des rondinis… une ville agréable à découvrir!

Le surlendemain de notre arrivée, on a pris le petit train touristique au son de la musique de Vivaldi cette fois (1h; 10€ pp) - très apprécié pour admirer cette orgie d’architecture baroque et… question de se reposer un peu. Merci Capucine pour tes conseils! Voir son compte rendu sur Lecce ici.



JOUR 7 Départ de Lecce – Visite de BRINDISI (40 km env. 35 min) --> Nuit sur le FERRY BRINDISI-VLORA Traversée vers l’Albanie sur l’Ionian Spirit d’Agoudimos Lines (durée 7 à 8h).

Après une visite à pied du centre de Brindisi, on est allé repérer le port et échanger notre «voucher» pour le billet du traversier (billet réservé sur Internet quelques semaines auparavant). Le départ prévu pour 23h a été retardé d’environ 2 heures. Organisation médiocre dans le port; bon service toutefois dans le traversier et agréable restaurant. On avait choisi une cabine de catégorie AB2 : intérieure (on voyage de nuit…) avec salle de toilette (155€ pour 2 passagers avec voiture compacte). Durée du trajet : moins de 8h.

Brindisi:



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Le Nord de l'Italie
Bonjour tout le monde !

Les vacances ont pris un virage particulier cette année. Grâce ou à cause d'un virus qui fait peur à beaucoup. Justifié ou pas. Il a donc fallu changer les plans. Pas de séjour au Moyen-orient, vu que les aéroports sont fermés et donc, après moultes réflexions, et au vu des pays assez sûrs pour nous laisser la possibilité de ne pas trop souffrir du port du masque, nous avons choisi le Nord de l'Italie.

Au Sud des Dolomites plus précisément. Avec un arrêt à l'aller sur Varazze et la côte Ligure. Et au retour un arrêt sur Arenzzano. Que je vais d'ailleurs rayer de mes fichiers. Très mauvaise expérience cette dernière ville.

Bref et en détail, le suivi du carnet sera le suivant :

Sud de la France vers Montpellier, Varazze (Hotel 2 nuits), Pescheria del Garde, en courant d'air, Trente (Hotel 10 nuits), Molveno/Andolo et les lacs, Le Lac de Garde, Venise (en train), Bolzano (en train), Verone (en train), Merano, San Candido, Levico Terme et les Lacs, Aranzzano, Retour France.

En résumé que dire ?

La côte reste la côte. avec ses qualités et ses défauts. Mais c'est l'Italie que l'on aime. Ses bains privés, ses morceaux (2 mètres😎 ) de plage publique pour le peuple, ses cris, ses odeurs... et sa circulation automobile anarchique au possible.

Le Nord en revanche est assez....coincé, et même assez "Bobo". Très allemand aussi car la région du Trentin/Haut-Adige n'est Italienne que depuis 1918. Tout ici respire l'ordre et la méthode. En clair, vous pouvez déguster une pizza mais avec de la viande fumée au lieu du Chorizo😎 . Humour ! On parle Allemand et après Italien. Tout est en deux langues. Même les pompiers de San Candido parlent allemand entre eux.

Au bord des routes, on vend des sacs de patates en lieu et place de fruits et légumes.

Le pire dans le coin étant les sportifs en vélo ! Dans le Nord, les pistes cyclables sont légions. Et s'il n'y en a pas, on prends le trottoir. Je suis en vélo, donc j'ai tous les droits. Comme sur Amsterdam. Il faut faire attention de ne pas froisser les cyclistes. Pas trop écolos car beaucoup de vélo électriques...Qui doivent bien se recharger quelque part... Marrant le type qui vient prendre son petit-déjeuner avec les chaussures à cales sur un parquet ancien et bien entretenu. Très classe !!! Les motards sont plus civilisés ! Même une horde sauvage de 30 Harleys qui passe dans un petit village avec un bruit ... d'Harley ! 😎

Sinon, le coin est sympa.

Ha, j'allais oublier.

Un mot pour nos ami(e)s camping-caristes. Dans le Nord et sur quasiment toutes les villes (au moins) que j'ai pu visiter, il y a des parcs pour les CC. On ne se pose pas où l'on veut. Et pas de discussions !!! 😎 Molveno par exemple ou les CC sont en rang d'oignons avec juste de quoi ouvrir la porte ou poser une table de camping. La nuit, ce doit être marrant😏

Nous commencerons donc demain par Varazze. 2600 photos à trier et classer... c'est long. Juste une pour commencer.

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Itinéraire pour une semaine dans le Tyrol autrichien + Dolomites
Bonjour

J'envisage de passer une semaine dans le Tyrol, fin septembre ou début octobre. Je souhaite arriver par l'Autriche - Innsbruck semble être la meilleure alternative - puis redescendre vers le sud-Tyrol, les Dolomites plus particulièrement, et repartir de Bolzano pour le retour en train couchette à Paris.

J'ai juste vu des photos du Tyrol qui me font rêver, mais je pars d'une page blanche, je n'ai à date aucune idée d'itinéraire pour cette semaine. Je souhaite surtout profiter de la nature, des montagnes, des beaux paysages, des lacs, et faire des randonnées de 4/5 heures à la journée. 1) Auriez-vous des conseils à me donner pour tracer mon itinéraire ? Idéalement j'aimerais rester 3 jours en Autriche et 4 en Italie, avec pour chaque partie un point de chute depuis lequel rayonner. 2) Les transports en commun dans la partie autrichienne, puis italienne, et pour passer de l'une à l'autre sont-ils fréquents ? Efficaces ? Bons marchés ? Est-il indispensable de louer une voiture ? 3) A cette période de l'année, dois-je m'attendre à du soleil ? Beaucoup de pluie ? Des températures fraîches en altitude j'imagine ?

Si l'un de vous peux m'aiguiller sur l'un de ces points ce serait formidable :)

Un grand merci par avance
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Venise - Thonon-les-Bains à vélo juin 2012
Encore un périple à vélo, avec l’habitude les voyages finissent par se ressembler, c’est tout du moins la première impression. On part, on pédale, tendu vers le but à atteindre, déjà rompu à la manœuvre par l’habitude de milliers de kilomètres parcourus à deux roues. Mais en fait, il n’en est rien, l’aventure est à chaque fois différente pour de multiples raisons. Je n’en citerai que quelques unes, des plus évidentes: la météorologie, variable majeure, déterminant le niveau de plaisir ou de souffrance, les compagnons qui sont différents d’une fois à l’autre d’où entente ou non, la forme physique du moment qui conditionne totalement l’expérience, les pays traversés qui par leur diversité impriment chacun une trace particulière sur le voyage.

Rentrant tout juste des Pyrénées où nous avons effectué une merveilleuse chevauchée à huit sur un certain nombre de cols mythiques comme le Tourmalet, l’Aubisque, l'Aspin, Marie Blanque et bien d’autres me voilà de retour à Lyon pour un bref repos de deux jours. Gérard me rejoint et nous préparons nos vélos pour un embarquement très matinal en direction de Venise, point de départ de ce nouveau circuit à deux roues à travers les montagnes alpines. Emballer son vélo, dans un carton aux dimensions réglementaires, semble au premier coup d’œil mission impossible. Mais pas de panique, une fois les roues démontées, la selle baissée, le guidon desserré, le porte-bagages avant retiré, car inutile cette fois en Europe, eh bien le miracle s’accomplit et tout rentre, et le carton se ferme sans difficulté. Il suffit de le renforcer avec la quantité de scotch de déménagement qui convient et le tour est joué. Mon nouveau camarade je l’ai connu via internet et le site voyage forum. En effet, lorsque j’ai décidé de me lancer dans cette traversée afin de terminer le parcours entrepris l’année précédente de Thonon à Nice, ma compagne outre le fait de me voir partir, appréhendait que je me lance seul dans l’aventure. J’ai donc mis une petite annonce sur ce fameux site de voyage, VF, et j’ai eu deux réponses. Le premier candidat ne convenait pas, car il s’agissait d’un cycliste avec vélo de course qui comptait parcourir cet itinéraire sans bagages en effectuant des étapes très longues. Je m’inscris dans une démarche de cyclotourisme, roulant assez lentement, avec sacoches relativement lourdes, ce qui procure une capacité d’autonomie permettant le camping et le bivouac. Cyclistes de route et cyclotouristes n’ont pas la même philosophie du voyage, d’où généralement difficulté d’harmonisation. Par contre mon deuxième contact, Gérard, s’inscrivait tout à fait dans l’esprit de l’errance à vélo en toute liberté. Après quelques échanges écrits puis téléphoniques, nous permettant d’envisager avec succès un voyage en commun, un rendez-vous physique est pris. Nous nous retrouvons un soir dans un restaurant du Jura et faisons plus ample connaissance. Tout se passe pour le mieux et nous voilà deux mois plus tard à boucler nos cartons en vue de prendre l’avion demain matin à 6 heures à l’aéroport de Saint-Exupéry à Lyon. Internet a révolutionné beaucoup de domaines de nos vies professionnelles, affectives et de loisir. En effet, pour des grandes balades de ce type à vélo, les candidats prêts à partir ne sont pas nombreux et de plus à une date donnée, cela devient la quadrature du cercle. Mais voilà, le petit message lancé dans le virtuel se concrétise par un compagnon en chair et en os avec lequel je vais vivre une magnifique aventure de 11 jours. N’oublions pas, qu’internet c’est aussi les amis fictifs que l’on a jamais vus et que l’on verra probablement jamais mais que l’on comptabilise dans une liste d’amis qui parfois est pléthorique ! Ne jugeons pas, le net, chacun en fait l’emploi qui lui convient, ou semble lui convenir, mais nous en sommes tous, ou presque, fortement tributaires. Nous n’échappons pas aux évolutions de notre monde ! 9 juin, 3h30 du matin, ça fait tôt ! Debout, on enfourne les cartons contenant nos vélos et nos bagages dans ma voiture, un vrai petit camion ! Mon neveu nous accompagne à l'aéroport afin de ramener le véhicule. Nous avons décidé de procéder de la sorte, afin de ne pas être prisonniers de réservation d’avion pour le retour. En effet, ce dernier se fera à vélo jusqu’à Thonon-les-Bains et de là nous rentrerons à Lyon par l’un des nombreux TER qui relient les deux villes. Les formalités d’embarquement vélos et sacoches sont effectuées sans difficulté, ce qui nous enlève un poids. Tous ceux qui ont voyagé en avion avec leur vélo connaissent les tracasseries de dernier moment, qui généralement ne manquent pas de faire monter le rythme cardiaque et demandent des réponses rapides et efficaces. Mais aujourd’hui, rien de tout cela et tranquillement nous rejoignons la zone de transit. Notre avion décolle avec une demi-heure de retard, mais fait surprenant sur un si petit trajet, il arrivera à remonter ce handicap et se posera à l’heure. Bien entendu, l’arrivée à l’aéroport de Venise est un spectacle à ne pas manquer. L’avion en approche survole la lagune et on cherche du regard cette ville incroyable, unique au monde construite réellement au beau milieu de l’eau. Tant que l’on ne l’a pas vue du ciel, on a du mal à imaginer cette cité au beau milieu de sa lagune, époustouflant ! Il y a six mois j’y ai séjourné quelques jours. Mon plus grand plaisir avait consisté à passer mes journées à bord des bateaux transports en commun, dénommés « vaporetto », à circuler d’île en île, ou le long des canaux de Venise à contempler les innombrables palais. Aujourd’hui alors que l’avion est en approche finale, je vois défiler le palais des Doges, la place Saint Marc, et en arrière fond je distingue l’île du Lido où nous avions passé quelques nuits dans un hôtel superbe, et incroyable mais vrai, aux prix doux ! Les roues touchent, le poser se fait sans heurt. Arrêtons de rêver de vaporetto, de palais des Doges et autres douceurs de ce lieu unique, car nous sommes là, paradoxalement, pour nous en éloigner le plus rapidement possible afin de rejoindre les montagnes et les nombreux cols qui s’égrènent le long des mille kilomètres qui nous séparent du lac Léman. Toujours une petite angoisse en récupérant les vélos, y-a-t-il de la casse ? Une détérioration devient rapidement un handicap nécessitant réparation, qu’il s’agisse d’un rayon cassé, d’un porte-bagages tordu, d’une poignée de frein déformée, sans parler du gros pépin, du cadre déformé car il a été percuté par un corps étranger de forte masse. Jean, mon mentor en cyclorando, m’a plusieurs fois relaté cet exemple de cadre définitivement tordu empêchant toute utilisation du vélo ! Nous récupérons nos cartons dans un lieu approprié aux bagages encombrants et nous installons dans un recoin calme de l’aéroport en vue de remonter nos vélos. A la première inspection des emballages tout semble normal, le remontage nous le confirmera. Gérard a vite fait de mettre sa monture en ordre de marche. En ce qui me concerne, ayant dû procéder à un démontage plus important, il me faut logiquement plus de temps afin d’être prêt. En finale, je dois batailler avec les patins de freins qui refusent de se mettre dans leur position avant démontage, un frottement important sur les jantes persistant. Donc, je commence à modifier les serrages des câbles, et après quelques ajustements, mon vélo est opérationnel. Il est 9h30. Nous voilà à l’air libre. Nous identifions rapidement la route à prendre, en direction de Trieste dans un premier temps. Le ciel semble clément bien que gris. Les prévisions météorologiques consultées la veille se présentaient sous de bons augures. Les premiers kilomètres sont parcourus le long d’un axe à forte densité. La chaussée n’est pas toujours très large, pas d’espace de protection pour les vélos. Heureusement, un léger vent favorable nous accompagne, ce qui nous permet de rouler à vive allure. Cependant les camions et les caravanes nous frôlent parfois dangereusement. Les propriétaires de ces dernières ne semblent pas toujours avoir le gabarit de leur maison sur roues dans l’œil. La voiture étant passée, l’engin tracté ne peut que passer lui aussi ! Gérard étant devant moi, je vois une voiture le doubler en dehors de toutes les règles de sécurité, et la caravane, au gabarit légèrement plus important, j’ai vraiment l’impression qu’elle va le renverser. Il s’en est fallu de quelques centimètres. Mon compagnon n’a pas vraiment réalisé, mais en ce qui me concerne mon rythme cardiaque a fait un bond. Pourvu que ce calvaire ne dure pas trop longtemps. De plus, pour ne rien arranger, le temps devient menaçant et une petite bruine intermittente s’invite. Durant les premiers kilomètres d’un voyage, où l‘on sait que l’on va affronter des difficultés conséquentes, se retrouver confronté à des conditions météorologiques et de circulation relativement hostiles, fait clairement prendre conscience des risques d’échec, au cas où la situation évoluerait défavorablement. Comme toujours à vélo on se sent très dépendant des intempéries, on prie pour que le mauvais temps et la pluie, voire la neige, ne s’acharnent pas trop sur nous. Dans ces moments de doute et de concentration pour combattre l’adversité, on se sent vivre et en communication avec les éléments et notre corps. Pour le moment le ciel se contente de rester menaçant et d’humidifier la route. Après trente kilomètres, nous atteignons la petite ville de San Dona de Piave, et comme par miracle la circulation devient bien moins dense, moins inquiétante. Nous faisons quelques courses dans un super marché, prenons du jambon cru, particulièrement savoureux pour un prix défiant toute concurrence. De vastes plaines s'étirent en direction du nord, et les premières silhouettes de relief se lèvent devant nous. N’oublions pas que nous sommes venus traverser les Alpes par une longue succession de cols, des fois que ces premières étendues plates nous le fassent oublier. Vers midi, la pluie s’intensifie, nous nous abritons dans une allée couverte au centre d’un village et tranquillement nous savourons notre sublime jambon italien. Un petit café juste à côté, nous y prenons notre premier expresso. Par chance les précipitations s’arrêtent et nous voilà de nouveau en route. La cadence est bonne. Une petite ville est atteinte, un passage à niveau est fermé. Des trombes d’eau, un véritable déluge s’abat sans prévenir. Vite, une fois encore un petit porche nous abrite. La barrière reste fermée, bien que le train soit passé, mais vu le temps nous ne sommes pas pressés de repartir. L’ondée, phénomène par définition éphémère, se calme, mais la barrière du passage à niveau ne se lève pas. Cela doit bien faire un quart d’heure que la route est coupée. Les gens semblent y être habitués car aucune voiture ne reste, les rares qui arrivent font immédiatement demi-tour. Bizarre, bizarre ! On décide de passer sous l’obstacle et de franchir les voies ferrées. Mais à ce moment le chemin se libère et nous n’aurons pas à commettre cette infraction, qui est à la source de nombreux accidents mortels de par le monde. Nous reprenons notre itinéraire le long d’une vallée qui longe les montagnes. La nature très verte est la preuve des journées pluvieuses qui viennent de s’écouler. En début d’après-midi, les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions, rien de tel pour nous donner un moral d’acier. Vers 18 heures après 113 kilomètres, certes avec très peu de côtes nous arrivons dans la charmante ville de Maniago. Sur la place centrale de belle taille, une jolie auberge « Albergo Montenegro » nous offrira le gîte et le couvert pour un prix comparable à ce que l’on trouve en France. Nous aurons droit à une magnifique platée de pâtes bien dans la tradition italienne. Nous nous régalons. La serveuse est fort sympathique et nous parle de son pays la Roumanie. Pour une première journée nous sommes satisfaits, car levés depuis 3 heures du matin, après un trajet en avion, nous nous attendions à une petite forme. Eh bien ! Rien du tout ce fut la grande forme.

Deuxième jour 76 km Maniago Sauris de Sopra 1500 m de dénivelé Le temps en ce début de matinée semble correct mais les prévisions sont pessimistes et les dernières pluies datent de peu de temps, le sol étant détrempé. Nous allons attaquer notre premier col « Passo Rest ». Il n’est pas très élevé, 1052 mètres mais nous partons de 300 mètres et la route est vallonnée avant d’arriver au pied de l’obstacle. La circulation a complètement disparu et ce début de deuxième étape est particulièrement agréable, en direction d’une montagne qui se fait de plus en plus présente. Ce col est magnifique, la route est étroite et s’élève à travers une forêt dense et profonde, dominée de grandes falaises. La pente est raide, je me traîne à cinq à l’heure, Gérard plus rapide me distance sans attendre et je le vois disparaître, comme ce sera généralement le cas à chaque longue côte de notre périple. Autant je roule bien sur le plat, autant dès que des pentes se présentent, j’ai l’impression d’être cloué sur place. Cela est sans doute dû à ma quasi absence d’entraînement au cours de l’année. En effet, je n’arrive pas à me motiver pour des sorties à vélo de la journée. Il me faut absolument cette notion d’errance sans savoir où je vais dormir le soir pour que ce sport revête de l’intérêt. Mais bien que je monte à faible vitesse, je suis en mesure de tenir des heures, donc armé de patience je m’attaque à ce premier col d’une longue série. Une succession de virages en épingle à cheveux escalade une pente raide. Le ciel s’assombrit, la pluie commence à tomber et quelques kilomètres avant le col, des trombes s’abattent et ne semblent pas vouloir cesser. Je passe le point le plus haut complètement trempé. Aucun abri en vue, Gérard a donc, de toute évidence, décidé de continuer. Je me lance dans la descente. Rapidement je suis transi, les freins n’ont pratiquement plus aucune efficacité. D’après la carte la descente s’étire sur une dizaine de kilomètres jusqu’à la prochaine ville. Je rêve de trouver un bar où m’abriter de ce froid qui me transperce. Le nez sur la route, le visage baissé au maximum pour éviter les piqures des gouttes énormes qui me cinglent la peau, mon champ de vision est réduit au minimum dans cette ambiance brouillardeuse et hostile. Un virage, une voix m’interpelle, je lève la tête. J’aperçois un terre-plein, sur lequel un panneau supportant une carte de la région, le tout surmonté par un minuscule haut-vent de trente centimètres. Gérard s’est littéralement collé contre la carte et essaie de se protéger des intempéries. Il me propose de le rejoindre et d’en faire de même de l’autre côté. Nous nous retrouvons donc collés chacun d’un côté d’un grand panneau de bois, cherchant un abri incertain sous nos avant-toits de faible dimension. Le lieu n’est pas idéal pour le repas de midi, tant pis. Nous nous passons la nourriture de la main à la main sans nous voir chacun caché de son côté. Dans ces moments on ne peut s’empêcher d’imaginer ce qui se passerait si le col au lieu de culminer à 1052 mètres, dépassait les 2500. Je préfère prendre ce gros mauvais temps maintenant que plus tard. Mais l’un n’excluant pas l’autre, il ne nous reste qu’à souhaiter avoir de la chance lors des grandes montées à venir. Le temps de manger notre charcuterie italienne, en évitant les gouttières qui nous dégoulinent sur la tête et les épaules, la pluie faiblit. On reprend notre chemin dans des conditions plus favorables. Mais la descente s’arrête vite et nous voilà dans des côtes sévères, étonnant pour une descente de col. Mais le soleil pointe à travers de gros nuages et une atmosphère chaude nous enveloppe. Que cela est bon, lorsqu’on est trempé et que l’on grelotte. En levant les yeux, on réalise que de toute évidence cette accalmie ne sera pas de longue durée, vu la couleur du ciel en général. Enfin, nous plongeons vers la vallée et rejoignons la ville d’Ampezzo. Ce nom chantant nous avertit que nous rentrons dans ce fabuleux massif des Dolomites, qui recèle nombre de montagnes connues universellement dans le monde de l’escalade : Tre Cime, Marmolada, Civetta, Catinaccio, Tofana di Rozes et bien d’autres. Que de souvenirs d’ascensions époustouflantes me reviennent en mémoire. Je pense entre autre à la voie Cassin à la Cima ovest di Lavaredo toute en surplomb, ou au Spigolo Gialo doigt de 300 ou 400 mètres qui défie presque la gravité. Mais pour pouvoir profiter des panoramas grandioses qui nous attendent, le beau temps serait indispensable. Hélas, ce ne sera pas le cas, car les deux jours à venir vont être les plus éprouvants de notre traversée lors du passage de cols à plus de 2000 mètres. D’Ampezzo après avoir bu un capuccino, nous attaquons la longue pente qui conduit au Passo d. Mauria, quelques 800 mètres plus haut. Le temps n’est pas beau, mais que la montagne est impressionnante lorsque les nuages et les grandes parois s’associent pour la beauté de la nature. Quelques tunnels, malgré mes appréhensions, ils sont les bienvenus, car il n’y pleut pas et de plus l’éclairage est important, ce qui limite le danger. Au village de Sauris de Sopra la fatigue commence à se faire sentir et il ne faut pas s’attendre à rencontrer d’hébergement en direction du col. Une auberge agréable tenue par un Français nous offre un confort appréciable à un prix correct. Seul petit inconvénient, il n’y a pas de chauffage, donc pas question de faire sécher nos affaires. En ce qui me concerne j’ai des rechanges, bien isolées dans des sacs de congélation, mais il est toujours agréable de reprendre la route au matin avec l’ensemble de ses habits secs. En effet, des vêtements restant mouillés plusieurs jours finissent par moisir. Dans ce village on est en pays germanique. Tout y fait penser, l’architecture, la représentation des légendes germaniques lutins, gnomes et autre Nibelungen. Et pour renforcer cette impression, la plupart des gens parlent allemand ou un dialecte approchant. Donc aucun problème de communication. Il y a une dizaine d’années j’avais de bonnes bases en italien, mais le manque depratique me rend toute conversation dans cette langue très difficile. Je me suis aperçu que souvent les Italiens parlent français ou anglais, et dans cette région l’allemand, donc tous les problèmes de compréhension sont aplanis. De plus, lorsque j’essaie de leur parler italien, très vite je m’exprime en espagnol et ils comprennent toujours ! Mais je mets un point d’honneur à utiliser les formules de politesse italiennes, même si plus souvent que je ne le voudrais cela dérape vers des ‘por favor’ ou autre gracias !

Troisième jour Sauris de Sopra au Passo Falzarego 87 km 1600m de dénivelé Ce matin après un petit déjeuner sympathique en présence de l’hôtelier et son épouse, nous reprenons notre traversée dans une ambiance blafarde et brouillardeuse qui ne n’est pas de très bon augure. En effet, quelques kilomètres plus loin, la pluie se met de la partie et elle nous gratifiera de sa présence généreuse toute la journée. Le premier col, Passo d. Mauria (1298 m) est atteint. Nous ne traînons pas, les nuages accrochent tous les reliefs. Heureusement qu’il ne fait pas trop froid, car c’est la neige que nous pourrions avoir. Vu les conditions météorologiques exécrables, il est impératif de modifier notre itinéraire, optant pour la route passant le plus bas. Bien évidemment il s’agit d’une route à grande circulation qui va nous conduire à Cortina d’Ampezzo. La ronde des camions commence. En temps normal ce n’est pas très plaisant d’être frôlé par ces monstres hurlants, mais sous la pluie cela devient un véritable calvaire. Une côte raide sur une quatre voies, je reste cloué, Gérard disparait. La route s’engouffre dans un tunnel étroit au trafic intense, l’horreur. Sur plus d’un kilomètre je vais vraiment avoir peur, le vélo n’a absolument pas sa place dans ces antres de Lucifer. Sitôt sorti, je constate qu’un second se présente, heureusement plus court. Un embranchement à droite, direction de Cortina, le trafic se réduit, le gros du flot descendant vers Belluno. Au passage d’un village Gérard m’appelle, il a repéré la piste cyclable que l’hôtelier lui a indiquée, et qui doit nous conduire jusqu’à Cortina. Je n’avais rien vu et sans son intervention j’aurais continué sans jamais voir cette vélo-route qui restera un peu au-dessus de l’itinéraire automobile. Ne plus devoir être soumis au stress de la circulation est psychiquement reposant ; cependant la pluie est toujours très présente. Les sommets sont accrochés et les beaux pics de calcaire qui s’élancent dans le ciel restent désespérément cachés. Cette piste cyclable emprunte une ancienne voie ferrée datant du début du XX siècle. Nous passons de charmants tunnels aux petites dimensions. On pourrait se croire sur une voie ferrée pour train miniature. Nous profitons de l’un de ses tunnels pour effectuer notre pause casse-croûte bien à l’abri de la pluie. Depuis trois jours elle nous accompagne, nous commençons à nous poser des questions. Le moral reste bon, car malgré les conditions hostiles nous avançons. Sur cette piste de nombreux vélos de location circulent, la pluie ne rebute pas les amateurs. Cela me rappelle les Allemands sur le bord du Danube, que rien n’arrête. Un léger répit dans les précipitations nous permet de reprendre goût à l’effort du pédalage. Cortina d’Ampezzo est atteinte. Quel dommage que la vue soit si restreinte. Les journées sont logues en juin et il n’est pas très tard. Nous faisons une halte réparatrice dans un bar au pied du col de Fazarego, qui culmine quelques 900 mètres plus haut. Plus rien ne semble nous arrêter. Nous sommes trempés mais nous avançons. Vers les 2000 mètres d’altitude le froid devient plus vif et la pluie redouble d’intensité, comme pour nous empêcher d’atteindre ce col à 2117 mètres. Malgré les éléments adverses, nous y arrivons. Nous trouvons refuge dans une petite chapelle aux quatre vents, juste le temps de retirer nos vêtements trempés avant d’entamer la descente. Les nuages se déchirent et quelques grandes parois verticales se laissent admirer. Les Dolomites, paysage montagnard unique ! Nous faisons quelques kilomètres et sur le bord de la route un hôtel au look de château de la Belle au Bois Dormant nous invite à l’arrêt. Encore une journée riche en efforts et coups de pluie.

Quatrième jour Passo Falzarego à Castelrotto 63km 1100 m de dénivelé Ce matin les conditions météo sont déplorables et les prévisions détestables. Il tombe des cordes. Avec une certaine impatience, nous attendons dans le garage de l’hôtel, prêts à démarrer, en regardant rebondir la pluie sur la route. Elle est si intense, que sur le goudron une pellicule d’eau ruisselle en vagues plus ou moins épaisses. Nous n’allons pas partir sous ce déluge, nous sommes indécis, mais l’immobilité n’est jamais très bonne pour le moral. Après une dizaine de minutes d’attente, nous décidons de nous lancer et de parcourir la distance que l’on pourra. C’est la première fois que je démarre sous des trombes. Nous commençons à vraiment nous interroger. Cela fait déjà une belle distance dans ces conditions difficiles. Serions-nous lancés dans la première traversée des Alpes à vélo en intégrale par mauvais temps ? En cinq minutes je suis trempé. Une fois que c’est fait, on ne craint plus de l’être. Mais la déperdition de chaleur, poursuit son action sur l’organisme. A froid en descente cela ne traîne pas pour se mettre à grelotter. La couche nuageuse est si épaisse qu’on ressent une impression de nuit tombant. Cependant, il faut bien reconnaître que dans ces conditions la nature est de toute beauté. De grands bancs de brumes traînent le long des pentes abruptes de la vallée. Le vert des prés et des sapins prend une teinte sombre, presque épaisse, qui tranche sur le blanc cotonneux des bancs de brume. Les intempéries donnent toujours un air mystérieux à la montagne. Nous atteignons le village de Pieve de Livinallongo, qui se situe au pied du col à venir, le Passo Campolongo, qui culmine à 1875 mètres. Le dénivelé n’est pas très important de l’ordre de 400 mètres. Une fois de plus la montée se fera sous une pluie battante. En côte même trempé on se réchauffe en appuyant sur les pédales, mais dans la descente à venir, je sais d’expérience qu’une fois de plus le froid va sévir. Comme prévu, c’est transi que j’atteins le village de Corvara. Autant une belle descente à vélo par temps sec procure un immense plaisir, autant le même exercice sous une pluie glacée est un véritable calvaire sous les aiguilles des gouttes et les morsures du froid, sans oublier les freins qui ne répondent quasiment plus sur un vélo chargé. Mais voilà cela fait partie des plaisirs de ce mode de voyage, où les caprices de la Terre revêtent toute leur signification. Se soumettre aux aléas du temps est un luxe, auquel on est de plus en plus réticent à s’exposer, recherche inconditionnelle du confort oblige. Il faut rester philosophe malgré les conditions adverses. Une fois au bas du col, je n’arrive plus à réprimer les tremblements de mon corps, Gérard a l’air en meilleur état. Ses habits semblent plus efficaces que les miens. J’opterais pour me lancer directement dans l’ascension du col suivant le Passo Gardena, à 2121 mètres, de peur de n’avoir pas le courage de repartir après une halte. Mais Gérard s’y refuse, nous nous abritons dans un café. Cette halte est en fait la bienvenue, cela me permet de me réchauffer. Une heure plus tard nous reprenons la route en direction du Passo Gardena. Nous sommes au cœur du massif des Dolomites. Une multitude de grandes parois nous cerne de tous côtés. Les une après les autres, elles se dévoilent par intermittence parmi les brumes, tels d’immenses spectres aux dimensions gigantesques. Je reconnais des montagnes que j’ai gravies il y plus de trente ans. Malgré les années ces souvenirs forts sont toujours très présents dans ma mémoire. Une accalmie rend une partie de cette montée agréable, le soleil pointe par moments quelques rayons timides. Le paysage est grandiose. Mais hélas, l’embellie sera de courte durée et c’est sous de véritables bourrasques que j’atteins le col. Tout autour, ce ne sont que gigantesques masses rocheuses fantomatiques qui jouent à cache-cache avec les nuées poussées par le vent. Malgré l’inconfort de la situation je ne puis m’empêcher de marquer l’arrêt afin de m’imprégner de ces panoramas dantesques, et de les immortaliser par quelques photos. Gérard m’attend un peu plus bas, vaguement abrité. Nous ne traînons pas et entamons la descente vers la belle vallée du val Gardena. Les freins à disques de mon compagnon manifestent de sérieux signes de fin de vie. Il n’est pas content, car ils avaient été contrôlés avant le départ de cette balade que l’on imaginait très exigeante pour les mâchoires de freins. Mais la chance nous sourit à Santa Cristina, un préparateur va lui changer les pièces défectueuses. Nous voilà repartis dans une longue descente.L’altitude diminuant, la température augmente et le froid devient plus supportable. Mes tremblements incoercibles s’arrêtent d’eux-mêmes et je me sens beaucoup mieux. La crispation, contre laquelle je lutte accroché à mon guidon, disparait elle aussi. Arrivés à Ortisei ou St Ulrich nous prenons une petite route à gauche en direction de Castelrotto ou Kästelruth. Dans ces régions tous les lieux ont leur dénomination italienne et germanique. Pour ajouter au très net caractère allemand, les constructions sont vraiment de tradition germanique ou autrichienne, grands bâtiments peints de couleurs claires, avec de magnifiques fresques. Cette petite route que nous amorçons, nous surprend d’entrée de jeu par sa raideur. Certains passages dépassent allégrement les 15%. Après une journée déjà éprouvante, c’est le coup de grâce. Nous constatons que nous n’avons pas mangé à midi et il est 17 heures. En pleine côte un arrêt s’impose car l’hypoglycémie guette. Après nous être sustentés les forces reviennent et nous atteignons notre troisième col de la journée, le Passo Pinei à 1437 mètres. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner vers le magnifique village de Castelrotto alors qu’en cette fin d’après-midi le calme météorologique est revenu et que le soleil fait de grandes apparitions qui nous apportent chaleur et route sèche. Ce petit village est adorable, il me fait penser en miniature à la ville de Königsberg au bord du Danube. Partout ce ne sont que splendides maisons aux décorations aux couleurs vives et de bon goût, remarquablement entretenues. Notre hôtel est une merveille, l’accueil y est de premier ordre. L’endroit est touristique. Un groupe d’Américains se fait particulièrement remarquer par leur accent auquel j’ai du mal à m’habituer. Je ne sais pas si cela est dû à notre heure d’arrivée tardive, plus de 18 heures, mais j’ai droit à une superbe suite avec petit déjeuner gargantuesque pour la modique somme de 44 euros. Nous partons nous promener à travers les ruelles et les petites places de ce village de contes de fées. Le temps semble vouloir évoluer enfin vers le beau. Mieux vaut tard que jamais. Nous n’aurons pas vu grand chose des Dolomites que nous quitterons définitivement demain matin. Cela nous donnera un motif pour y revenir. D’ailleurs il n’est pas impossible que nous revenions pour un tour beaucoup plus approfondi de cette région par la multitude de ses cols haut perchés.

Cinquième jour Castelrotto à Prato allo Stelvio 113 km 600 m de dénivelé Après un magnifique petit déjeuner au cours duquel j’engloutis pain, croissants, fromages frais dur et blanc, œufs à la coque, jambon, saucisson, et autres gâteaux couverts de confiture et de beurre, le tout noyé dans un déluge de jus d’orange de café et de thé, je me sens d’attaque pour une nouvelle journée, prêt à affronter sans mollir les imprévus de la route. Nous en avons perdu l’habitude mais le soleil a repris possession du ciel. Nous effectuons nos derniers tours de roue dans les Dolomites, avant de plonger vers la ville de Bolzano. Nous quittons définitivement le Haut Adige. J’ai du mal à pédaler, la tête levée, le regard scrutant à la recherche d’itinéraires d’escalade au milieu de ces immenses à-pics qui nous dominent. Je me projette déjà dans mes prochains desseins, une semaine d’escalade à mon retour de ce périple. Mais une chose après l’autre ! Carpe diem, oui profitons de l’instant présent. Après quelques petites côtes en début de parcours, juste pour nous échauffer, une magnifique route sinueuse en encorbellement dans une falaise très raide nous conduit par une superbe descente jusqu’à l’entrée de Bolzano. Par moments, quelques centaines de mètres plus bas nous pouvons discerner une véritable procession de camions à touche-touche sur la grande route de fond de vallée, que nous allons nécessairement rejoindre. Cela ne manque pas de nous inquiéter. Va-t-on devoir emprunter une route très passante sur une longue distance, au milieu du bruit et de la pollution ? Eh bien non ! Avec joie nous allons découvrir au peu avant la grande ville de Bolzano une magnifique piste cyclable qui va nous conduire une centaine de kilomètres plus loin au pied de ce col mythique, le Stlevio, qui avec ses 2758 mètres est un concurrent sérieux à l’Iseran pour le titre de plus haut col d’Europe. Certains connaisseurs pourraient me rétorquer, que le plus haut c’est Restefond la Bonette. Eh bien pas exact ! La route de Restefond la Bonette, qui fait le tour d’un pic, est la plus haute d’Europe, mais le col de la Bonette qui donne accès aux deux versants de cette montagne culmine juste au-dessus de 2700mètres. Nous voilà sur cette piste cyclable incroyable, qui bien séparée du trafic important de cette vallée passante, nous fait franchir routes et autoroute par des ouvrages successifs, en longeant une rivière au courant rapide, qui donne l’occasion de très jolis coup d’œil. La traversée de Bolzano est un peu brouillonne, bien que constamment sur piste cyclable. A plusieurs reprises nous demandons notre chemin au croisement de plusieurs pistes, fréquentées par de nombreux cyclistes. Si certains voient que nous sommes français et nous répondent dans notre langue, la majorité semble préférer l’allemand à l’italien. Une fois sortis de la ville, nous remontons à vive allure en direction de Merano. Les cols des derniers jours nous ont donné une belle forme et nous pédalons de bon cœur sur cette vélo route presque plate, du moins pour le moment. Une heure et quelques minutes nous suffisent pour atteindre la ville de Merano à une trentaine de kilomètres au nord de Bolzano. Nombreux sont les cyclistes que nous croisons et c’est la première fois que je vois une telle concentration de voyageurs avec sacoches. Sont-ils tous sur un même itinéraire, ou cette piste est-elle le passage commun d’une multitude d’itinéraires ? Je ne pense pas que toutes ces personnes soient lancées dans la traversée des Alpes en sens inverse du nôtre. Alors que nous avions des appréhensions concernant cette étape de liaison en fond de vallée, nous effectuons un trajet superbe, bien conçu pour le vélo. À partir de Merano, de temps en temps quelques petits raidillons nous font prendre par paliers les 600 mètres de dénivelé qui séparent Bolzano de notre point d’arrivée au pied du Stelvio. Nous rencontrons un Allemand lancé dans une traversée de longuehaleine du sud de l’Italie jusqu’en Hollande. Nous faisons quelques kilomètres en sa compagnie, jusqu’à Prato, terme de notre étape du jour. Lui est un pur, il va camper, nous un peu plus embourgeoisés nous optons pour l’hôtel, avec comme alibi, l’étape difficile et mythique du Stelvio programmée le lendemain.

Sixième jour Prato allo Stelvio à Valdidentro 58 km 2300 m de dénivelé Ce matin encore le temps est au beau fixe. Hier matin nous avions eu l’information, que le col du Stelvio était fermé à la circulation du fait des très mauvaises conditions météorologiques de cette dernière semaine. Mais notre moral était gonflé à bloc, et devoir pousser ou porter nos vélos quelques centaines de mètres dans la neige, ne représentait pas à nos yeux une raison pour renoncer. Mais bonne nouvelle, ce matin le col est de nouveau ouvert. La montée se déroule le long de 25 kilomètres et quelques 1800 mètres de dénivelé. Nous attaquons alors qu’il fait encore frais. Le premier tiers suit un fond de vallée au milieu d’une forêt. Nous apercevons les hauts sommets qui nous dominent, la perspective plongeante ne nous permettant pas de saisir toute l’ampleur de ces vastes domaines glaciaires. La circulation de motos et de voitures de sport des plus luxueuses est intense. Par moments, on se croirait vraiment au milieu d’une compétition tellement les machines surpuissantes en pleine action sont présentes en grand nombre. Quelques cyclistes avec vélo de route nous doublent. Nous rejoignons un cyclotouriste tchèque qui effectue la dernière étape de son voyage au départ de son pays. Devant nous un immense pan de montagne apparait en bout de vallée, une incroyable succession d’épingles à cheveux en zèbre toute la pente. C’est bien par là que nous allons monter ? Pas de doute ! Virage après virage le champ de vision s’élargit, de vastes zones enneigées striées de grandes crevasses et bornées d’immenses séracs se dévoilent au fur et à mesure. Le spectacle est si captivant que je ne vois pas les kilomètres défiler, le regard perdu un peu partout là-haut. Je dépasse une cycliste allemande de Cologne, très sympathique. Nous échangeons quelques mots, lorsque les vrombissements des motos nous laissent quelques instants de répit. Je n’ai jamais vu un tel trafic de « gros cubes » de tous genres, Harley et autres customs, grandes routières, sportives, roadsters … Cette montée est un vrai régal et une pensée très machiste me fait rire. Un très bon camarade m’avait dit un jour, je te propose de créer un club : le MMPG. De quoi s’agit-il ? Sigle très explicite pour : Montagne, Moto, Pinard, Gonzesse !! Pas très futé, j’en conviens ! Mais dans cette montée trois des éléments, avec ma charmante cycliste de Cologne, sont réunis. Mais il est vrai que le quatrième, le Pinard, ne serait peut-être pas le bien venu dans cette rampe de longue haleine ! Les virages et enparticulier ceux que je viens de franchir accaparent de nouveau mon esprit. La perspective en contrebas est franchement époustouflante. Par endroits, on ne voit que superposition de tronçons de route parallèles. Une route comme celle-là, je n’en avais jamais imaginé. Dans les quelques derniers kilomètres, la neige est présente sur le bord de la route. Des inscriptions au sol, 1000, puis 500, puis 200 et enfin 100. Ça y est, le sommet arrive. Incroyable, une foule immense, principalement des motards. Cela me replonge une quarantaine d’années dans le passé, à l’époque des grands concentrations, en particulier je pense à celle dénommée le Chamois qui se déroulait vers le 14 juillet à Val d’Isère. Il fait bon, nous savourons notre plaisir au point culminant de notre traversée. Tout bon moment n’ayant pas vocation d’éternité, nous entreprenons la descente sur le versant opposé avec l’intention de profiter de l’occasion afin de se faire un gros plaisir à fond de train. Je ne serai pas déçu. La couche de neige est plus importante de ce côté de la montagne que de celui de la montée, sans doute question d’orientation et de pente. Les vélos de course et les motos sont nombreux. L’état de la route permet de belles prises de vitesse, je frôle fréquemment les 70 à l’heure. Vers le milieu de la descente, un groupe d’une dizaine de cyclistes se trouve à une centaine de mètres devant moi. Un groupe de 8 motos me double et les rattrape. Le revêtement devenant de moindre qualité, les pneus de course demandent des précautions, les cyclistes freinent, les deux groupes de vélos et motos se mélangent. Mes pneus schwalbe extrême, beaucoup plus robustes, ne nécessitent pas tant de précautions. J’appuie à fond sur les pédales, grand développement. À gauche de la chaussée un espace reste libre, je m’y engouffre, compteur presque à 70. Quelques dizaines de mètres plus loin, une suite de courbes pas très prononcées, ça doit passer sans freiner, mais impérativement les doubler tous, vélos et motos, avant la première courbe. Une moto fait mine de déboîter, mais elle s’abstient, m’a-telle vu dans son rétro ? Ça y est, je suis devant. Pas un coup de frein, j’enchaîne les courbes. Derrière j’entends hurler les moteurs de motos. Quel bordel ça doit être ? Pas le temps de me retourner, juste regarder la route un peu cahoteuse et négocier au mieux les virages. Le vrombissement me rejoint. Grand courbe à droite, je suis au milieu des motos. L’une d’entre elles, exactement à ma hauteur sur l’extérieur, prend la courbe à ma vitesse. On a la même inclinaison. Grosse jouissance. Le passager hilare, me regarde le pouce en l’air. Pas le temps de répondre, gaffe, je n’ai pas des freins de moto, ne pas en percuter une. Suit un virage à gauche, je me retrouve en extérieur entre la rambarde de sécurité et la moto. Cette dernière se laisse quelques instants embarquer. Aïe, je vois mon espace vital virer au néant ! Le pilote réagit et penche brutalement à gauche, ce qui me libère un passage. Suivent deux épingles à cheveux. Je coupe dans la première, tandis que les motos élargissent le virage. La seconde on la passe de façon un peu brouillonne des motos un peu partout. Eh voilà, ça va être fini pour moi, une grande ligne droite suit. Les monstres vont me foudroyer sur place. Mais non, gentiment ils se rangent tous en bordure de route pour se regrouper. Je les double et à mon tour quelques centaines de mètres plus loin je m’arrête afin d’attendre Gérard. Dans un premier temps les motos passent à faible vitesse et me font de petits signes amicaux auxquels je réponds avec le sourire. Ensuite arrive Gérard, qui me dit « tu as loupé l’embranchement que nous devons prendre en direction du Passo Foscagno ». Tout accaparé de joie au milieu de ma horde sauvage, je n’avais même pas vu qu’il y avait un croisement ! Tout plaisir a son prix, en l’occurrence il s’agira d’un kilomètre de remontée en plus. D’un coup la fatigue me tombe dessus. Il fait très chaud et on vient de monter le Stelvio à bon train, et de plus de le descendre comme des furieux ! De plus à part quelques barres de mars et autre pâte d’amande, nous n’avons rien à manger. Après quelques kilomètres de montée, sur la gauche un village est indiqué. Il y a un restaurant. Mais il faut descendre une belle côte, ce qui impliquera logiquement de la remonter. Tant pis, on y va. Le restaurant est fermé, ainsi que l’épicerie se situant à côté. Nous nous contentons de nos quelques sucreries. Cependant une fontaine nous permet de nous ravitailler en eau fraîche. Après une halte salvatrice, nous repartons dans une pente raide sous un soleil de plomb pour une dizaine de kilomètres. Tout ce que nous ferons aujourd’hui nous n’aurons pas à le faire demain. Même si ce raisonnement a quelques raisons de nous motiver, au village de Valdidentro nous nous arrêtons dans une auberge à l’aspect patibulaire, mais qui se révélera très bonne et pas chère.

Septième jour Valdidentro Chiavenna 119 km 2000 m de dénivelé Ce matin le temps est encore une fois magnifique. Nous démarrons directement en côte. Je ressens la fatigue des jours précédents et cette première montée de près de 800 mètres pour 15 kilomètres, je la trouve longue. De plus le trafic de camions est relativement intense, ce qui n’est jamais agréable. Le panorama par contre, se révèle magnifique, en particulier vers la Cima de Piazzi qui nous domine du haut de ses 3439 mètres, et qui étale ses grandes masses glacières au soleil éclatant. Le col de Foscagno est enfin atteint après une longue rampe finale. Il culmine tout de même à2291mètres. De là, nous apercevons le suivant à quelques kilomètres, le Passo Eira qui s’élève à 2208 mètres. Après une belle descente et une courte remontée de quelques deux cents mètres, mais forts pentus, nous empochons notre deuxième col de la journée. Une belle descente nous conduit dans le village de Livigno, à la configuration étrange, tout en longueur. Un peu au-dessus nous effectuons un agréable pique-nique dans l’herbe, au milieu des vaches. La montagne par beau temps, on l’apprécie franchement après quatre jours de pluie. Nous voilà partis pour la troisième ascension de la journée. Il s’agit de rejoindre la Forcala di Livigno, située à 14 kilomètres du village et 500 mètres plus haut à 2315 mètres. Le vent nous est défavorable, ce qui rend la montée d’autant plus difficile. Une immense vallée se présente devant nous. On peut voir pratiquement le col à une dizaine de kilomètres, ce qui donne une idée claire de la vitesse de fourmi à laquelle nous montons. Le vélo tourisme est avant tout une école de patience. Ne pas chercher à se presser, en profiter pour regarder ce qui nous entoure et s’imprégner de cette nature que nous traversons à la force de nos cuisses. Je suis toujours étonné de constater, qu’au cours de ces longs voyages, le long de côtes infinies, alors que l’on en bave du matin au soir, sous le joug du froid ou de la chaleur, du trafic, du vent, de la fatigue et de la soif, les journées passent à une vitesse affolante. Je ne suis jamais blasé de ces périples de forçats, toujours curieux de découvrir ce qui se cache derrière le prochain virage, ou la prochaine montagne. L’immense rampe finale me rappelle le col de la Colombière dont nous ne voyions pas la fin avec Evelyne, lors de notre parcours de la Route des Grandes Alpes de Thonon-les-Bains à Nice, l’année dernière. Enfin le col est atteint. La vue y est magnifique sur le massif de la Bernina, l’un des sommets de plus de 4000 mètres des Alpes. D’ailleurs le col du même nom sera le quatrième de la journée avant de plonger sur Saint Moritz et la Suisse aux prix prohibitifs. Nous passons la frontière italienne sans contrôle et plongeons dans un vallon de toute beauté, aux flancs arides aux grandes pentes minérales, où la végétation est totalement absente. Quatre kilomètre d’une superbe descente, puis le poste frontière suisse, lui aussi non gardé, et en quatre kilomètres d’une route acrobatique nous rejoignons le Passo Bernina à 2330 mètres d’altitude. Les montagnes qui nous entourent nous écrasent du haut de leurs quatre mille mètres. Une longue descente nous conduit à Saint Moritz. Nous dépassons la ville dans l’espoir de trouver un logement à prix acceptable. La moindre chambre d’hôtel est à deux cents euros, et encore après remise. On nous propose une chambre chez l’habitant pour cent soixante euros avec WC sur le palier. J’ai vraiment l’impression qu’on nous prend pour des pigeons. La Suisse ce n’est pas la même Europe que la nôtre, celle qui est en faillite. Après hésitation, sur le fait de faire demi-tour et retourner dans un camping, je propose à Gérard de tenter de rejoindre la ville italienne de Chiavenna qui est à 40 kilomètres, alors qu’il est déjà six heures du soir. Mais la route devrait descendre pratiquement tout letemps de 1800 mètres à 333 mètres. Effectivement, après quelques kilomètres de plat à lutter contre un fort vent de face, nous abordons une immense descente, où nous voyons les épingles à cheveux s’empiler presque jusqu’à l’infini. Nous avons bon espoir de rejoindre Chiavenna en un peu plus d’une heure. Cette immense descente est un vrai plaisir, j’en profite pour doubler toute une file de voitures ralentie par un car qui négocient les virages difficiles à faible allure. Le dépassement du bus en coupant dans une épingle se fait rapidement. La route est toute à moi pour plusieurs kilomètres et je dépasse allégrement les 70km/h. Les cent kilomètres sont atteints, et c’est avec près de 120 au compteur que nous rentrons dans cette petite ville italienne perdue au milieu d’un océan de gigantesques montagnes, ce qui lui donne un charme saisissant. Les derniers kilomètres parcourus le long d’une étroite ruelle aux murs multi centenaires sont une pure merveille. On pourrait presque se croire dans une vallée reculée perdu quelque part au pied de l’Annapurna. Je ressens la même émotion devant ces terres qui s’envolent vers d’inaccessibles altitudes tout autour. Nous éprouvons quelques difficultés à trouver une place dans un hôtel à cette heure tardive de 19 heures. Finalement, tout s’arrange et pour un prix fort acceptable nous obtenons une chambre confortable, équipée d’un petit balcon, duquel la vue est magnifique sur les environs, en particulier sur la vieille église qui se situe juste en face. Nous partons dîner dans les rues étroites de la vieille ville, qui ont un charme fou. La soirée est très agréable, parmi des Italiens et Italiennes pleins de joie de vivre. Souvent, on m’a dit que les Italiens représentaient le peuple le plus joyeux de la terre, je le crois volontiers. Nous nous louons d’avoir osé faire ces quarante kilomètres et de nous être échappés de cette Suisse et de ses prix déments.

Huitième jour Chiavenna Bivouac 30km avant Lugano 100 km 2550 m de dénivelé L’étape du jour risque d’être difficile, voire la plus longue de notre périple en matière de dénivelé. Nous comptons passer deux cols, dans un premier temps le Passo Spluga (2113 m) et ses 1780 mètres de dénivelé et ensuite le Passo San Bernadino (2066m) avec 600 mètres de dénivelé. Cela signifie, que s’il n’y avait aucune descente au cours de la montée de ces deux cols nous serions déjà à 2400 mètres de dénivelé. Nous verrons bien. Nous décidons cependant de partir relativement tôt, vers les 8h15. D’entrée la pente est très soutenue, sans replat pour souffler. De plus à ces basses altitudes la température, dès le matin, est importante, et c’est dans une atmosphère étouffante que nous entamons notre longue étape. Comme toujours je me cale sur mon petit plateau à 22 dents et mon plus grand pignon et je mouline en attendant que les kilomètres défilent et l’altitude augmente. Après une dizaine de kilomètres nous faisons une halte dans un petit village et achetons les ingrédients pour notre repas de midi. Nous avons très nettement un faible pour la charcuterie italienne. Ma botte secrète une grosse bouteille de deux litres d’un « banga » bien sucré, qui me permettra de palier les coups de fringale, qui risquent de se manifester dans la journée, ici ou là. A la sortie du village, une grande descente vient casser le rythme. En effet, ce sera une centaine de mètres supplémentaires à ajouter à la longue liste de la journée. Nous abordons l’un des passages les plus extraordinaires de notre traversée. La route s’engage en lacets dans une véritable paroi. Une succession d’épingles serrées ponctuées de tunnels s’élève de façon vertigineuse. Malgré la raideur, l’enthousiasme est tel que je pédale sans aucune fatigue, trop impatient de découvrir le point de vue du prochain virage ou de la sortie du prochain tunnel. Les virages sont si serrés que cette portion de route est interdite à tous véhicule plus volumineux qu’une voiture. Les motos sont nombreuses à emprunter cet itinéraire qui monte dans le ciel. Après cette partie particulièrement spectaculaire, la route traverse de grandes prairies avant de rejoindre un vaste replat occupé par un lac. Vient en bouquet terminal un dernier raidillon qui conduit au col qui culmine à 2113. Bien que cette altitude ne soit pas très élevée, cette montée représente l’une des plus longues et des plus extraordinaires que j’ai accomplies. Bien installés, nous faisons notre pause casse-croûte en regardant les nombreux deux roues, à moteur ou non, qui passent. Nous reprenons notre route avec la ferme intention de passer le col suivant le Grand S. Bernardino. La descente que nous effectuons est très belle. La route une fois de plus offre des perspectives stupéfiantes sur ses séries de lacets. Une fois au pied, nous nous arrêtons prendre une consommation dans un café bien agréable. Pas de doute nous sommes bien revenus en Suisse, un capuccino et un coca pour la modique somme de 8,28 euros. Il faut dire que le franc suisse a quasiment la valeur de l’euro. Ne nous laissons pas polluer par des pensées négatives. Nous remontons une longue vallée par une piste cyclable bucolique à travers forêt, mais la pente par endroits demande de ne pas relâcher la pression sur les pédales ! Nous arrivons au pied du col. Un panneau annonce : 8 km et 450 m de dénivelé. Le tracé de la route est optimal pour les vélos. Une succession d’épingles entrecoupées de longues lignes droites à la pente modérée. Cela nous permet de prendre un bon rythme et de le maintenir sans avoir à développer des efforts surhumains. Les deux derniers kilomètres sont exposés à un vent défavorable. Cela nous ralentit à peine. L’arrivée au col est de toute beauté. Le soleil commence à baisser sur ce décor de grandes montagnes, ce qui donne des teintes douces qui tirent vers le rose. Un lac de belles dimensions occupe le replat au niveau du col. Des pêcheurs en barque rentrent, mais ils cachent bien leurs prises, donc le mystère restera sur le succès de leur pêche. Il est déjà tard. La carte indique un camping au village de San Bernardino. Ce dernier se trouve quelques kilomètres sous le col. Si nous devons camper, je préfère perdre de l’altitude et aller dormir beaucoup plus bas, ce qui devrait être plus confortable en matière de température. Toute envie de nous arrêter nous est immédiatement ôtée, lorsque nous voyons le camping en question. Entassement de maisonnettes aux teintes sombres, qui font plus penser à un camp au mieux de rétention qu’à un lieu de villégiature. Le suivant se situe à une trentaine de kilomètres dans le val Mesolcina à Roveredo. Cela ne devrait pas nous poser de problème de le rejoindre ce soir, car la route ne fait que descendre. Cependant, en ce dimanche soir nous n’avons rien à manger, et pas question de trouver une épicerie ouverte. Nous décidons de nous arrêter au premier restaurant rencontré, de commencer par nous sustenter, puis de rejoindre le camping. Dans un premier temps nous nous arrêtons dans un motel à l’aspect glauque. Ils ne font pas à manger le soir. Par curiosité nous leur demandons le prix d’une chambre à deux lits. La réponse ne nous étonne plus : 102 francs suisses ou 97 euros. On me proposerait la nuit gratuitement, je ne sais pas si j’accepterais, il est des lieux qui n’inspirent vraiment pas ! Un peu plus loin à la sortie d’un village, un restaurant, tout ce qu’il y a de plus simple. Pour un repas modeste, quelques branches de céleri, une assiette de pâtes deux boules de glace, un coca, un verre de vin et une camomille, cela nous revient à 68 euros à deux. Décidément la Suisse ce n’est pas un pays pour le reste des Européens. Demain nous allons manger à peu près la même chose en Italie et cela nous coûtera 21 euros ! Outre la douloureuse, la serveuse nous apporte la bonne nouvelle que le camping que nous comptons rejoindre n’existe plus. Donc, nous n’avons plus le choix, ce soir ce sera camping sauvage. Il ne nous reste plus qu’à trouver un coin tranquille. Nous nous éloignons de la route principale, en longeant un chemin de terre qui suit la rivière, puis après quelques hésitations nous trouvons un emplacement convenable en bordure de piste. Au loin, il y a bien quelques chiens qui aboient, sentant notre présence, mais rapidement ils nous intègrent dans leur environnement. La nuit sera calme.

Neuvième jour environs de Roveredo à Varzo 90km 1000 m de dénivelé C’est un peu collants que nous nous réveillons, la nuit a été particulièrement chaude, et l’absence de douche après les gros efforts de la veille n’a pas été très agréable. Nous faisons un brin de toilette à la rivière et reprenons notre chemin. Au premier village, nous déjeunons dans un bistrot. Nous nous attendons une fois de plus au coup de bambou. Il n’en n’est rien, le prix payé est raisonnable pour ce que nous avons bu et mangé. Une trentaine de kilomètres plus loin, nous rentrons dans Locarno. Nous prenons le temps de descendre au bord du lac, qui est de belles dimensions. Puis avant de continuer notre avancée vers l’ouest nous effectuons un tour au centre ville. Une grande place entourée de maisons multicolores, aux teintes pastel est du plus bel effet. A la sortie d la ville nous nous dirigeons vers Losone. Pour quelques kilomètres nous nous retrouvons sur l’autoroute, ce qui est franchement désagréable. Heureusement cela ne dure pas. Nous prenons alors la direction d’Intragna. L’arrivée dans ce village se fait par une petite route en côte très raide. Nous l’estimons au moins à 15%. Encore une dizaine de kilomètres puis nous franchissons la frontière une fois de plus et nous retrouvons en Italie. Une route, qui sans avoir l’air, monte sur une vingtaine de kilomètres. La chaleur est accablante. Tout au long de ce parcours la vue sur la rivière que nous dominons est superbe. D’ailleurs vu le nombre de motos, on comprend que l’on est encore sur un tronçon très touristique. Enfin, une longue descente nous conduit au pied du col du Simplon. Un long tunnel tout en descente, et bien éclairé. Je prends une belle vitesse, mon compteur indique 76km/h. J’ai une très vive sensation de vitesse. Plus aucune voiture ne me double, il me semble que la vitesse est limitée à 70. Vais-je prendre un PV pour excès de vitesse ? De celui-là je pourrais être fier ! Nous voilà à Crevoladossola, démarrage pour le Simplon, dernier grand col de 1800 mètres de dénivelé. Nous en faisons les 8 premiers kilomètres ce soir, ce sera toujours cela de moins demain. C’est fatigués par la forte chaleur que nous arrivons au village de Varzo. Nous rentrons dans ce bourg par un petit chemin, tellement raide que c’est à pied que je termine. Cela ne m’était jamais arrivé. Nous trouvons un logement chez l’habitant au prix très modéré pour une belle prestation dans une maison au jardin de toute beauté.

Dixième jour Varzo à Sion 109 km, 1500 m de dénivelé L’étape de ce jour peut être qualifiée de plus pénible de notre traversée. Large route qui donne l’illusion de pente modérée, alors que je me traîne à six ou sept à l’heure. Cette lenteur, alors que l’on n’a pas une impression de raideur, est démoralisante. Je mets cela sur le compte de la méforme. Mais si je prends la peine de me retourner, je constate que la vallée se creuse réellement. La circulation est assez importante, ce col étant un lieu de passage fréquenté entre Italie et Suisse. Une partie du trafic est absorbé par le tunnel ferroviaire, mais tous les camions n’utilisent pas le rail. En matière de tunnels la route de ce col est aussi bien fournie. Certains sont très longs, plusieurs kilomètres. Le bruit des moteurs résonne. On ne perçoit pas dans quel sens les véhicules viennent. Le grondement s’amplifie, et lorsqu’un camion me rattrape, la dernière phase de rapprochement est un vrai calvaire. Je me pose toujours la question de savoir s’il peut m’accrocher. Puis dans un bruit infernal il me dépasse souvent dans un nuage de fumée, car en montée il doit développer une grande puissance. Non, franchement, cette montée du Simplon ne me restera pas comme un joli moment de plaisir, mais plutôt comme quelques heures pénibles passées sur une route hostile. Tout a une fin, même les expériences désagréables, le sommet est atteint. Une longue descente nous conduit dans la vallée du Rhône à Brig. Nous y trouvons une piste cyclable. Son tracé n’est pas très cohérent, il traverse la vallée, pourtant large, dans tous les sens. Nous avons vraiment l’impression de faire des tours et des détours sans toujours beaucoup avancer vers l’ouest. Nous aurons même la surprise de nous retrouver à escalader un vignoble abrupt en nous éloignant franchement du fleuve. Cette erreur nous conduit à une impasse. Soit faire un immense détour pour rejoindre le fond de la vallée, ou alors couper directement à travers vignobles et buissons en retenant nos vélos dans des pentes de terre très raides, et même les porter en traversant des bois d’acacias, dont les épines sont particulièrement redoutables. Nous optons pour la seconde option. Tout n’est pas à critiquer dans ce tronçon de la vallée du Rhône. Par moments de beaux passages pas toujours goudronnés nous permettent de suivre le Rhône qui est presque un torrent de montagne, à l’abri des frondaisons. Camping les citronniers à Sion, l’accueil est particulièrement bon, nous le conseillons vivement.

Onzième jour Sion Thonon 119 km 900m de dénivelé Aujourd’hui nous abordons la dernière étape de notre traversée. Je suis toujours surpris de constater que l’on rentre vite dans le voyage à vélo, et que l’on n’a pas toujours envie d’en sortir. Je me verrais bien continuer vers Nice ou vers Vienne en Autriche. Mais voilà, lorsqu’on a fixé des dates il faut s’y tenir, car la famille vit souvent ces absences avec une forme de souffrance. Nous reprenons dans un premier temps la piste cyclable du Rhône. Ce matin la vallée nous apparait beaucoup plus riante et la cycloroute plus agréable. Après une soixantaine de kilomètres nous atteignons la ville de Monthey. De là il reste à franchir le dernier col de notre périple, le Pas de Morgins. Certes comparé au Stelvio, un dénivelé de 800 mètres représente une difficulté modérée. Mais nous avons déjà plus de soixante kilomètres dans les jambes depuis le départ de l’étape, d’autre part c’est le onzième jour que nous roulons sans repos et nous allons franchir l’obstacle aux heures les plus chaudes, entre midi et deux heures de l’après-midi. La pente s’avère très soutenue, particulièrement dans les premiers kilomètres. Vers quatorze heures, je franchis ce col à l’altitude modérée, 1369 mètres. Gérard est déjà passé depuis un bon moment. Il m’attend à la terrasse d’un café au premier village rencontré dans la descente. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser emporter par la pente en direction de la gare de Thonon. Quelques petites pluies irrégulières nous apportent rafraîchissement sans désagrément. Mauvaise surprise à 17 kilomètres de notre but, la route est totalement coupée. Cela nous force à un détour qui commence par six kilomètres de montée. Nous rejoignons par la suite une magnifique petite route toute en virages dans une pente raide qui nous conduit à Thonon. Nous traversons rapidement les bouchons de cette petite ville et notre aventure prend fin devant la gare, là où elle avait commencé en septembre dernier en direction de Nice.
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Tour de la Sardaigne à moto
Salut à toutes et à tous,

J’ai besoin de votre aide pour organiser mon futur périple au pays des mille et une courbes. Il y a 2 ans j’ai effectué le tour de Corse en moto, et franchement, c’était génial. A tel point que j’hésite à y retourner. Mais pourquoi ne pas découvrir d’autres lieux certainement aussi magnifiques…la SARDAIGNE ! Alors si vous êtes déjà allé en Sardaigne à pied, à cheval, en voiture, à vélo, en moto, … je suis preneur de tous vos conseils : Lieux à visiter Roadbook Hôtel Camping …
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Avis sur circuit à moto en Italie
Bonjour tout le monde 🙂

Nous ne connaissons pas l'Italie, mais nous en sommes tombés amoureux lors d'un aller/retour dans la campagne de Venetie, l'an dernier. Alors cette année, nous voudrions faire un "tour" d'Italie fin juin début juillet.

Nous avons déjà retenu un gîte en Toscane dans le Chianti, pour y faire une petite halte, histoire de nous mettre au vert et prendre un peu de couleurs pour la première semaine 😎

Pour la suite, voilà ce que nous aimerions faire, sachant que nous privilégions les décors naturels, et pas trop les musées (on verra ça plus tard, à la retraite et en camping car 😉)

Descente vers Rome, histoire de traverser la ville pour faire une photo devant le colisée et de prendre la mesure de cette grande ville, puis Herculaneum et Pompei. Disons 3 jours...

Retour sur Napoli, pour prendre un ferry et traverser durant la nuit pour Palermo. Traverser la Sicile avec un inévitable crochet à l'Etna... 2 jours.

Remonter la Calabre par les S18 et S19, puis golfe de Tarante, et direction vers Matera, Bari... 2 jours.

Ensuite, remonter la botte en alternant cote Adriatique et intérieur des terres, suivant l'ambiance et le feeling, avec un passage au gran Sasso, puis Assisi, Gubbio et enfin choper l'autoroute de Bologna qq' part... 3 jours.

Voilà en gros ce que nous aimerions faire. Le budget est plutôt serré, donc ce sera essentiellement "camping" avec un petit hôtel de temps en temps, quand "trop mal aux fesses" 😏

Normalement, il devrait faire très chaud, donc je ne sais pas trop quel équipement emporter... J'avais pensé troquer nos cuirs contre des petits blousons moto d'été, avec la combar de pluie pour traverser les zones froides pendant le voyage aller/retour (France) ainsi que pour les montagnes.

Bref, toutes vos suggestions et conseils avisés seront les bienvenus.

D'avance, merci 😉

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Notre tour de Sardaigne à moto
Sardaigne Sept 2016... Sept 2017 Depuis longtemps , la Sardaigne en moto nous branchait bien Encore en activité en 2016 nous y sommes partis pour deux semaines fin septembre début octobre ..... Pas envie de cavaler comme des fous , nous avons donc décidé de couper l'ile en deux et de faire la partie nord seulement .... Ayant vraiment aimé notre première expérience nous avons décidé d'y revenir en 2017 pour voir le sud.... Retraité tout frais donc un peu plus dispo nous y sommes donc partis début septembre pour presque trois semaines..... Et nous en sommes revenus enchantés Ce que je peux dire sur la Sardaigne en général .... Facile d'accès pour nous à présent car une ligne directe Toulon --> Porto Torres à été ouverte , et on arrive à y trouver des tarifs abordables ( pour nous cette année , environ 240 euros l'aller retour pour le couple avec la moto , cabine à l'aller et au retour ) La traversée se faisant de nuit , ça évite de perdre une journée de vacances..... Les Sardes sont dans leur très grande majorité , sympathiques serviables et accueillants ..... Niveau hébergement , nous avons utilisé booking.com la première année, Airbnb la seconde année il est possible de trouver des hébergements à prix correct, mais vérifiez bien les prestations et les commentaires des clients précédents avant de réserver Pour la restauration , la plupart des restos font pizzeria et proposent d'immenses et excellentes pizzas pour parfois moins de 10 euros Il y a bien sur bien d'autres choix culinaires ( typique sarde , Italien, viandes grillées etc etc...) Sur la route , il faut s'adapter à leur conduite car c'est "tout ou rien" Soit , pépère roule à 30 km/h quand la limite est à 50 , et là-bas ils n'ont pas encore bien le reflexe de se serrer pour vous laisser passer quand ils promènent .... Ou bien c'est tout l'inverse, quand c'est limité à 90 et que vous vous tenez aux abords de cette vitesse ( un peu au dessus parfois ) ils vous doublent comme des malades .... On rencontre beaucoup de radars sur les routes , mais je pense qu'ils ne fonctionnent pas car ils s'en foutent royalement ..... Les paysages sont différents nord sud mais fabuleux ..... Au nord , c'est un condensé , belles plages jolis villages Au sud , c'est plutôt immenses et belles plages .... Si vous en avez la possibilité ( voiture , 4 X 4, camping car ) pensez à embarquer un parasol avec des vrilles pour l'amarrer car le vent est souvent présent , ou bien , comme beaucoup font là bas , une tente de plage .... En effet les plages sont immenses et magnifiques, mais les zones d'ombre , y sont rares Pas d'équipement anti soleil sur ma moto , j'ai du batailler pas mal pour trouver des zones d'ombre.... Notre séjour 2016 (à cheval sur septembre octobre pour raisons familiales) j'ai regretté de ne pas être parti début septembre car nous avons eu quelques jours de pluie ( un peu à l'arrivée , un peu au milieu , et le jour du départ pour nous souhaiter un bon retour at home ) nous sommes donc partis avec Corsica Ferries de Toulon en début de nuit ( vers 22h00) pour arriver à Porto Torres le lendemain matin vers 6h00 L'ensemble de notre voyage sera divisé en 4 étapes de trois à quatre nuits selon les endroits Pour la première étape Nous sommes descendus (par le bord de mer) jusqu'à Bosa marina ou nous avions loué une chambre d'hôte (booking.com) Arrivés à destination , nous avons débarqués nos bagages afin d'être plus à l'aise avec la moto pour visiter les alentours .... Nous sommes donc remontés le jour même jusqu'à Alghero pour y visiter cette très jolie ville ( j'aurais pu m'y arrêter au passage mais je n'aime pas balader avec la moto chargée à bloc , car elle devient très lourde et difficile à manœuvrer à l'arrêt de plus certains bagages ne sont pas sécurisés et il est très facile de les subtiliser)..... La suite de notre première étape s'est donc composée de diverses visites (et restaus lol ) dans un cercle autour de Bosa (cercle parfois un peu grand avec incursion dans le sud jusqu'aux dunes de piscinas que nous n'avons finalement aperçues que de loin car difficiles d'accès avec mon type de moto ) Niveau repas , on peut manger un peu partout d'excellentes pizzas pour un prix très abordable , parfois moins de 10 euros pour une pizza que les dames ont du mal à finir (heureusement qu'on est là pour les aider lol ) Dans le secteur Bosa , à environ 30 bornes il y a un petit village qui s'appelle Cuglieri ... On m'y avait conseillé un bon restau (sur réservation et uniquement le soir ) me disant que je n'arriverais pas à finir mes plats .... J'y suis allé en disant que celui qui me calerait à table n'était pas né , je me suis trompé.... Le menu était à 30 euros mais ça vaut le coup de le faire au moins une fois dans le séjour pour ceux qui passeraient dans le coin voici le lien

https://www.google.fr/maps/place/Ristorante+Desogos/@40.1897558,8.568648,15z/data=!4m5!3m4!1s0x0:0xf6e1aa7cacc76e05!8m2!3d40.1897558!4d8.568648

Si vous voulez voir des photos du resto tapez " trattoria desogos cuglieri" dans google , il y est référencé

pour notre seconde étape nous avons traversé l'ile d'ouest en est pour atterrir à Cala Gonone petit village sympa au bord de mer sur la cote Est .... Toujours avec booking , logés en chambre d’hôte , propre confortable bon tit dej proprios sympas , rien a critiquer bien au contraire ( j'ai de toutes façons laissé des commentaires sur booking à chaque étape on peut sans doute les retrouver au besoin ) Le village est bien animé le soir , on y trouve plein de petits restos et pizzerias à prix correct et bons .... On nous y avait conseillé l'excursion en bateau jusqu'à Cala luna , ça à un coût , nous l'avons fait et n'avons pas regretté la dépense Un pilote sympa , parlant le français nous y à montré plein de beaux endroits , nous nous sommes baignés dans des endroits fantastiques (y-compris dans des grottes) Pensez à emporter de l'eau fraiche et votre pic nic ... Le reste du temps , nous avons comme d'habitude rayonné dans le secteur au gré de l'inspiration et des infos que madame a pris dans divers bouquins spécialisés ....

pour notre troisième étape Nous sommes remontés vers l'extrême nord en suivant le bord de mer jusqu'à Cannigione.... Logés avec booking dans un hôtel , de très très loin le plus cher , mais également le plus minable ( booking a étudié mon commentaire imagé pendant plusieurs jours avant de le mettre en ligne) Cette petite mauvaise expérience à part , la destination était, comme les autres, pas mal.... Proche de l'ile " La Maddaléna" et ses superbes plages , nous y sommes donc partis en ferry avec la moto pour y passer une très bonne journée ... Nous avons , comme précédemment , passé le reste du séjour en diverse visites rayonnant autour de cannigione .... Niveau resto , nous avons trouvé par hasard juste en face de l'église dans une rue en pente ( Via Vasco de gama) un tit resto qui ne payait pas de mine (chaises et tables en plastique blanc basiques) mais on y mangeait de la cuisine familiale très bonne pour un prix très très abordable d'ailleurs , c'était complet tous les soirs , ils ont pu nous caser le premier soir car nous n'étions que deux et nous avons réservé pour tous les soirs suivants ... Je n'aime pas les produits de la mer , mais madame a dit qu'elle n'avait jamais mangé de poulpe aussi tendre ....

pour notre quatrième et dernière étape Sur les conseils de certain(e)s de nos ami(e)s nous avons terminé notre séjour Nord à Stintino pour sa magnifique plage de "La Pelosa" en passant toujours par le bord de mer plus grand monde sur la plage vu que nous étions déjà début octobre , mais la température de l'eau encore bien agréable nous a permis de bien en profiter .... attention au stationnement , la police locale rode Donc parcmètre de rigueur , y compris pour les motos ... Toujours avec booking , un très bel hôtel pour un très bon rapport qualité prix belles chambres , très jolie piscine, excellent buffet tit dèj, navettes gratuites pour la plage, etc etc..... Beaucoup de plage , pour nous préparer à affronter le retour au frais à la maison , le reste du temps en visites aux alentours ( Castel sardo , sta teresa galura d'ou on aperçoit la Corse etc etc.....

Notre séjour tirant à sa fin nous sommes repartis en direction de Porto Torres sous la pluie prendre notre ferry qui partait vers 22h00 et qui est finalement parti après minuit

Notre boucle https://goo.gl/maps/MM6yrMw4mHr

L'anecdote de ce premier séjour sur le trajet aller tous ceux qui ont déjà voyagé avec corsica savent que les deux (trois) trois roues embarquent en premier et en principe débarquent dans les derniers (sauf si on arrive à se faufiler ) pour notre part l'embarquement s'est bien passé pas de souci particulier a l'arrivée , j'entends taper à la porte de la cabine nous nous réveillons tranquillou , madame va prendre sa douche , puis c'est mon tour .... pendant que je suis sous l'eau madame m'informe qu'on a tapé une seconde fois à la porte.... Pas de souci , j'ai pas encore entendu la diffusion , nous prévenant qu'on allait pas tarder à arriver donc je continue ma douche peinard... Madame s'inquiète , on a tapé une troisième fois , on a ouvert la porte en lui intimant de libérer la cabine !!!! Elle commence à s'inquiéter grave , moi je reste zen .... Je quitte la douche , je m'habille et on quitte (enfin) la cabine lol ... au passage , je fais remarquer à madame , qu'il n'était pas utile de s'affoler vu qu'il y a encore du monde à table pour le tit dèj.... Ce à quoi elle me répond que selon elle , il s'agit des nouveaux passager qui ont embarqué .... nous empruntons les escaliers conduisant aux garages et là en arrivant , surprise !!!! Le désert total , plus personne dans le garage , à l'exception d'une moto toute seule attendant ses passagers sous le regard goguenard de l'équipe Corsica qui ont du s'imaginer que nous avions eu une nuit chargée!!! Encore un peu et nous faisions demi-tour vers une autre destination ;-)

Second passage en Sardaigne départ de Toulon le Samedi 02 septembre 22h30 (prévu initialement) départ de Porto Torres le jeudi 21 septembre 22h30 bateau à l'heure Je donne là quelques précisions car les vacances n'ont pas vraiment bien commencé pour nous .... En effet quelques jours avant la météo annonce un fort coup de vent pour le jour de la traversée je reçois le jour du départ un message de corsica , m'informant que le départ est retardé d'un quart d'heure.... Tant qu'il n'est pas annulé , pas de soucis .... Heure H (plus 15 donc) nous décollons de la maison en direction de Toulon (port de commerce) Les 12 kms qui nous séparent de la sortie d'autoroute en direction de Toulon se passent sans encombres.... Et c'est là que les emmerdes commencent Dès la sortie d'autoroute , bouchon..... bouchon qui va jusqu'à la zone d'embarquement (1,5 km environ) ..... Bouchon tellement intense que je ne parviens même pas à faire de l'interfile.... Ca dure , et ça va durer jusqu'à l'embarquement (même si connaissant le coin, j'arrive à contourner une partie du bouchon) la moto chauffe , mon embrayage n'aime pas trop les démarrages successifs .... Je parviens , tant bien que mal , jusqu'à l'entrée du port de commerce ou on me parque avec d'autres motos attendant sur place .... Bien content , je béquille ma belle , coupe le moteur et m'en vais discuter avec les autres motards en partance .... Au bout d'un certain temps , on nous fait signe d'avancer jusqu’au point de contrôle Tout le petit monde démarre , arrivé à moi , signe de faiblesse de la batterie (du moins ce que j'ai envisagé sur l'instant) j'ai du mal a démarrer , je cale (ce qui n'arrive jamais ) je finis par redémarrer difficilement et je rejoins le groupe de motards.... Et là, dilemme !!!! Je fais quoi ? Si je l'arrête et qu'elle ne repart pas , ils ne me pousseront surement pas pour embarquer , et les vacances sont foutues..... Si je la laisse tourner sur place , c'est pas très bon , mais on ne devrait plus tarder à embarquer et une fois à bord , si je ne démarre plus , ils me vireront du bateau pour me faire sortir et j'aviserai pour la batterie à ce moment là.... L'embarquement ne devrait plus tarder , à contre cœur je choisis donc cette option , je laisse tourner en surveillant régulièrement ma température moteur ...... Et ça tourne et ça tourne et on attend et on attend , et on en finit plus d'attendre au bout d'une attente interminable qui m'inquiète de plus en plus , le bateau arrive , les arrivants débarquent et enfin nous embarquons!!!! le quart d'heure de retard annoncé s'est finalement transformé en pratiquement deux heures !!!! Enfin bon , nous voici à bord , on va pouvoir attaquer nos vacances , on verra à l'arrivée si ça démarre .... Après une nuit mouvementée , vu l'état de la mer , nous arrivons enfin à destination..... Retour auprès de ma moto , contact et ? Bingo elle démarre nickel.... La banane me revient instantanément au visage.... Nous débarquons tranquilles et commençons à rouler pour quitter le port .... Arrivés à la sortie du port , je m'arrête pour installer et démarrer mon gps , et machinalement , je regarde par terre .... Et là, gros pincement au coeur .... une belle tache d'huile toute fraiche sous la moto ... je m'écarte un peu en espérant que l'huile ne vient pas de ma moto , que c'était une tache déjà existante que je n'avais pas vu , mais le verdict arrive vite .... un très vilain goutte à goutte rapide me confirme bien que c'est ma moto qui fuit... j'ai beau essayer de regarder , avec les carénages je ne parviens pas à localiser la fuite , tout ce que je vois c'est que ça vient d'en haut !!! On est dimanche , tout est fermé c'est cuit , je ne peux rien faire , appel à l'assistance de rigueur le reste sera bien géré par l'assistance et le réseau BMW local ils ont récupéré ma bécane le lundi et le mardi elle était réparée Pour conclure la mésaventure ... ma bécane n'a pas aimé le bouchon , pas plus que de tourner sur place un bon moment après ( mais je n'avais pas le choix car fatigués nerveusement et physiquement nous avions vraiment besoin de ces vacances) elle a bien chauffé , un collier ou un raccord à du se desserrer engendrant la fuite d'huile ( le mécano n'était plus là à la réception de la bécane mais la secrétaire m'a dit qu'ils avaient fait du resserrage ) je me console en me disant que ça aurait pu être pire je ne me serais pas arrêté pour installer le gps , je n'aurais pas vu la fuite , au mieux j'aurais pu casser de la mécanique , au pire j'aurais pris de l'huile sur la bande de roulement de mon pneu AR et on aurait pu se casser la gueule dans une courbe!!!!! Bon , comme on dit souvent , après la pluie le beau temps , et des vacances qui démarrent mal , finissent souvent bien Et les nôtres se sont très bien finies Donc en zappant les deux premiers jours

Tout comme l'an passé nous avons décomposé notre boucle en plusieurs étapes de trois à quatre nuits ....

Première étape Nébida, un petit village au bord de mer près d'Iglésias Petit village calme et sympa pas très loin d'une grande et belle plage ( Fontanamare) et d'autres plages que nous avons peu vue car notre première étape a du coup été bien amputée .... un petit bar dans le village sympa et pas cher du tout un petit pizzaiolo qui fait de bonnes pizzas à emporter et quelques pizzerias Niveau logement cette année , nous essayons Airbnb , nous avons un logement entier , sans petit dej mais nous avons une cuisine équipée qui nous permet de faire ce qu'on veut Bien entendu les deux jours qui nous resteront dans le coin seront consacrées aux visites ( Iglesias, très joli village ) et aussi au farniente car cette année nous avons décidé de privilégier le repos....

Seconde étape

Un saut de puce d'environ 50 bornes pour nous emmener dans un petit village en pleine campagne , nommé Santadi.... Vraiment propice au repos car vraiment isolé de tout Pour certains points nous regretterons ce choix , mais par contre , un petit déjeuner à se taper le cul par terre tellement il était bon et copieux Santadi nous servira donc de base de départ pour partir visiter les alentours (parfois bien éloignés ) Sant antioco et tout le bord de mer jusqu'à la superbe plage de Santa Margherita di Pula..... ça fait de la route mais pas de regret Petit incident météo sur ce séjour , le jour ou nous avons voulu aller prendre le ferry pour l'ile de San Pietro , le temps était vraiment menaçant Nous nous y sommes dirigés tout de même , non sans avoir embarqué nos équipement de pluie Arrivés à proximité nous avons renoncé et avons bien fait car nous sommes rentrés sous des trombes d'eau ..... Ce sera le seul gros méchant coup de la météo sur notre séjour , un peu de crachin un peu plus loin sur une soirée mais rien de bien méchant ....

Troisième étape Nouveau Saut de puce , 70 bornes en direction de Cagliari Un fort vent nous y accompagne , l'arrivée à Cagliari étant très dégagée la tempête nous incommode un peu pour y arriver ... Enfin on en a vu d'autres hein ? Nous voici donc arrivés à bon port un appartement splendide avec une partie qui est privée pour nous En effet , la propriétaire et son fils partagent l'appart avec nous , mais ils sont tellement discrets qu'on ne s'aperçoit pas de leur présence la première soirée sera consacrée à la visite du centre historique Les deux jours suivants ce sera la magnifique plage de Torre del chia , car la fameuse plage du Poetto ne nous a vraiment pas emballés

Quatrième étape Le secteur Villasimius le secteur seulement car le logement y étant rare , nous nous rabattons sur un petit village appelé Capitana Pas vraiment emballé par le logement , la prochaine fois je regarderai mieux avant de réserver Enfin , cela ne nous a pas empêché de profiter des superbes plages du secteur IAl faut un peu rouler car les plages de capitana ne sont pas top , mais celles du secteur villasimius sont splendides .....

Cinquième et dernière étape Nous avons choisi le secteur Arbatax pour la beauté de ses plages , mais également pour nous rapprocher du point de retour Nous logerons donc à Tortoli , un village sympa et bien animé le soir Pendant trois jours ce sera donc plage la journée , principalement la jolie plage de Cea pour sa beauté , ses points d'ombre , sa facilité d'accès et son parking immense et le village le soir Arbatax , à nos yeux n'a pas représenté un très grand intérêt mais les alentours sont magnifiques Notre logement était beau et bien placé 5 à 10 minutes de marche à pied , donc un peu en retrait de la ville donc très calme le soir Seul regret , le petit dej qui était prévu était vraiment minable Pour un B&B j'ai été très déçu je ne le recommanderai pas

Etape retour Devant quitter notre chambre à 10h00 pour un départ bateau à 22h30 , ça nous laisse de la marge pour faire un petit détour Nous décidons donc de repasser par Stintino et sa merveilleuse plage de "La Pelosa" que nous avions tant aimée l'année précédente Dès le départ de Tortoli nous nous apercevons que nous retournons vers le nord car la différence de température se fait sentir En chemin nous repassons par Alghéro ou nous ferons un stop pour quelques achats souvenir et un petit resto tranquille Puis nous nous rendrons à Stintino et sa super plage pour finir notre journée avant de retourner à Porto torres prendre notre bateau qui sera à l'heure et qui nous ramènera tranquillement à la maison sur une mer très calme

Notre boucle septembre 2017

https://goo.gl/maps/y9bWK8DaXN22

Voila , nous avions envie de la Sardaigne en moto , nous avons fait un bout , puis l'autre bout , nous avons vraiment aimé
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Compte rendu d'une croisière sur le MSC Armonia (Venise, Ancone, Kotor, Corfou, Santorin, Argostoli et Dubrovnik) en mai 2013
Bonsoir,

Nouvelle croisière achevée, nouveau compte-rendu à donner.

Au progamme de cette nouvelle croisière, la découverte du MSC Armonia et de nouvelles escales : Venise, Ancone, Kotor, Corfou, Santorin, Argostoli, Dubrovnik et retour Venise.

Comme nous étions seuls à l'époque du forum à prendre cette croisière, j'ai regroupé les différentes informations recueillies ici ou ailleurs pour préparer cette croisière dans ce topic :

http://voyageforum.com/forum/croisiere_croatie_montenegro_msc_armonia_en_juin_D5953561/

Je ne ferai pas aussi détaillé que ce que je faisais jusqu'à présent car j'ai moins de temps malheureusement à y consacrer dorénavant.

Bonne lecture

Catherine

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Traversée Thonon-les-Bains - Trieste à vélo en juillet 2012
Bonjour a tous Après la traversée des pyrénées d'ouest en est puis des alpes Thonon- Nice, je souhaite faire Thonon / Trieste ou Venise. Je cherche des renseignements sur les moyens de revenir en france avec mon vélo jusqu'a Lyon ou Paris en train ou en car.Je n'ai pas trouvé de sites satisfaisants Peut-être que quelqu'un a une suggestion a me proposer. Je compte dormir sous tente, Est il facile de trouver des campings sur le trajet? Merci pour vos réponses
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Nord Sardaigne en septembre
Bonjour à tous les connaisseurs de la Sardaigne ! J'ai beaucoup écumé Internet et les forums pour préparer mon voyage en Sardaigne mais j'ai encore beaucoup de questions.

Nous prévoyons de partir 3 semaines en septembre, avec nos 3 jeunes enfants (le plus grand aura 5 ans), notre voiture, et nos vélos (vélo bricolé maison : électrifié et rallongé pour pouvoir transporter la brochette d'enfants). Arrivée en ferry à Golfo Aranci, départ de Porto Torres.

L'idée est de découvrir la Sardaigne et sa culture, mais avec un rythme adapté aux enfants et en prenant le temps de profiter de la mer, de traîner sur les petites places... En gros, j'imagine des journées de ce type : visite le matin, sieste, puis balade ou plage proche de notre logement l'après-midi. On peut bien sûr envisager certains jours des excursions à la journée, et d'autres jours, repos total.

Donc j'en suis venue à l'idée de 3 points de chute pour environ une semaine chacun, en bord de mer, mais d'où il y a des balades ou visites sympa à faire dans un rayon d'environ 1h de route. Je pensais aux 3 endroits suivants 1. vers Santa Teresa Gallura (ou Palau?) --> possibilité de visiter les îles de La Maddalena, l'intérieur des terres comme Tempio Pausiana, Valle della Luna, j'ai vu qu'il y avait plusieurs sites archéologiques dans ce coin..., et pourquoi pas Castelsardo.

2. Vers Cala Gonone --> la fameuse excursion en bateau + des rando pour trouver des petites criques. Puis des 1/2 journées ou journées dans la montagne, voir les villages sardes, visiter des sites nurraghe, Orgosolo, peut-être le Gola di Gorrupo... J'ai vu aussi que Septembre était le début de Automne à Bargargia, ce serait super de pouvoir y participer.

3. La côte ouest, et là j'hésite entre 3 endroits : la péninsule de Sinis, Bosa, ou Alghero ...

J'ai beaucoup de questions ! - Pour notre 3ème point de chute, que choisiriez-vous parmi la péninsule de Sinis, Bosa, Alghero ? Qu'est-ce qui serait le plus différent des 2 régions précédentes ? ou, autre critère de choix, qu'est-ce qui permettrait le plus de petites balades à vélo (donc sur des routes peu fréquentées) ?

- Puis-je me fier aux temps de voiture donnés par Maps ?

- Je crains un peu le vent sur les parties ouest et nord ... A tort ou à raison en septembre ? Gênant pour la baignade ? pour se balader ?

- L'idée de visiter l'île de la Maddalena + la Caprera en vélo électrique vous paraît-elle sympa ? Y a-t-il beaucoup de circulation ?

- N'est-ce pas dommage de ne pas avoir un des 3 points de chute plutôt dans l'intérieur des terres ?

- Le trenino verde ça a l'air sympa pour les enfants... sera-t-il ouvert en septembre ? Y a-t-il une portion plus jolie que l'autre parmi Palau--> Tempio et Bosa--> Macomer ?

- si vous deviez ne garder que deux points de chute, lequel supprimeriez vous ? (mon homme est plutôt chaud pour 2 logements seulement, ça évite de refaire les valises de toute la troupe à chaque fois...)

- connaissez-vous des gens qui louent des ânes pour une rando sur 1 jour ou 2 ? Nous avons l'habitude de faire ça en France et on se dit que ça pourrait être sympa.

Un immense merci à celui ou celle qui prendra le temps de répondre à l'une ou l'autre de ces questions...
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Arnaques à l'italienne à Naples
Méfiez-vous, méfiez-vous... Je suis allée cet été en Italie avec un groupe de jeunes, nous avons fait un circuit qui nous a mené à Naples, bien connue pour ces arnaques en tous genres 😠 Effectivement nous avons été victimes de deux arnaques coup sur coup: Première arnaque: les vendeurs de cigarettes qui proposent des cartouches à moindre prix, ils demandent à être payé puis vont, soit disant, chercher les paquets, bien sur ils ne reviennent pas... Deuxième arnaque: nous allons visiter le Vésuve, le bus nous stoppe chez un vieux monsieur, trés aimable qui nous propose de prendre les places chez lui pour la visite FAUX 🏴‍☠️ ce sont des tickets de bus (les places se vendent uniquement au pied du volcan), il nous dit qu'en haut il n'y a plus de boutiques (souvenirs, nourriture...) REFAUX 🏴‍☠️ Le pied du Vésuve est rempli de restau, de boutiques en tous genres.... Bref, arnaqués et trés déçus, nous avons eu le courage de redescendre à pieds nous faire rembourser, mais tous le monde ne le fait pas...alors méfiance...
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Passer quelques jours dans les Dolomites en Italie: par où commencer?
Bonjour,

Dominique et moi planifions un petit périple d'un mois en septenbre-octobre 2012 pour notre 25e. Bien patiente ma tendre moitié me direz-vous. Bref, nous souhaitons visiter, entre autres, Prague, Venise et Rome lors de notre séjour. De Prague à Venise, je compte bien passer quelques jours dans les Dolomites.

Toutefois, je ne sais par où commencer. J'ai donc cherché un peu sur le Web et je suis tombé sur ce site et cru bon m'inscrire.

D'entrée de jeu, je vous confierai que j'ai une certaine expérience du trek: Népal (5000m) et les principaux hauts sommets du Québec (Chic-Chocs, McGerrigle, Charlevois). Quant à ma douce moitié, disons qu'elle est moins montagnarde que moi. Je cherche donc à tracer un parcours de randonnée dans le Dolomites qui combine des distances (10 km approx. max./jour) et un niveau de difficulté acceptable, altitude, beauté et haltes sympa, confortables et abordables (B&B, par exemple) et ce, pour trois ou quatre nuits à moins que que quelqu'un ne me suggère autre chose. J'en veux des choses, me direz-vous.

Merci à l'avance,
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Italie du Nord à moto
Bonjour ! ceci est mon premier message, je suis nouveau membre.... j'envisage avec mon ami de partir, avec notre Kawa Z750 et notre fidèle toile de tente, 8 jours en Italie itinéraire prévu : nice-pise pise-florence florence- rimini (par St marin) rimini-parme (par Maranello 😉) parme-venise (2 nuits) venise-sirmione (lac de garde) et sirmione-nice le tout pour 1700 km environ merci de me dire les curiosités à voir, les routes sympa à faire et surtout au niveau camping !!!! Quels campings me conseillez vous (petit budget), et pour la moto (ça ne 'craint' pas de la laisser à certains endroits?) et pour venise, comment ça se passe? peut on y entrer en moto? d'avance merci pour vos prochains précieux conseils ! Claire
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Autumn trip from Puglia to Naples via Basilicata...
Hi everyone!!!

I’m finally getting around to writing about this 20-day trip to southern Italy: we didn’t travel this summer, and luckily, we found beautiful light and dreamy weather there at the end of September.

First, here’s the context of the trip: we’re both "confirmed seniors" but still curious and alert enough to enjoy the itinerary we’d imagined! We wanted a mix of discoveries—culture, cities, and nature—with guaranteed sunshine and the occasional short hike... We’re flying to Naples, round-trip, because the flight times work better for us. We rented a car online, picked it up at the airport (details to come... and it won’t be the highlight of the trip!), and booked our hotels in advance.

A quick overview of the itinerary: leaving Naples on September 15th, early in the morning, we’ll drive straight across the boot of Italy to Bari. After 11 days in Puglia, we’ll head back toward our starting point, taking our time: Matera in Basilicata, Maratea by the sea, and finally Paestum with its incredible temples.

Day 1: Brussels-Naples flight (Brussels Airlines) went smoothly; it landed an hour early, and we were thrilled, thinking we could use that time for a quick visit or two... Everything went well until we left the airport. We took the shuttle to the car rental offices, and at first glance, we realized this wouldn’t be smooth sailing!!! In front of every office (they’re side by side), there were already lines and kids sitting on suitcases—everyone looked exhausted... We resigned ourselves to waiting: nothing moved until tempers flared at the counters, and two people nearly came to blows. Things sped up a little, and after 2 (two...) hours of waiting, we finally got our chariot: a black Fiat Tipo, dirty, with a few dents and scratches that we made sure to note in the contract... but it ran!

Off to Bari, then: no time for sightseeing along the way! From there, we headed straight to our hotel in the countryside near Polignano a Mare.



A recurring detail: this happened constantly during our travels. We’d installed our own GPS, fully updated... In recent years, many dirt roads have become drivable, and lots of hotels and hostels have opened in the outskirts of towns. It was extremely rare for our ‘guide’ to recognize the street—let alone the number—we entered. Often, we got by calling the hotel reception: it might seem like a small thing, but it happened so often it became frustrating. In hindsight, it seems like without Google Maps, we’d have been lost!

Anyway, we were beautifully settled, with a terrace overlooking olive groves and the sea in the distance: all was well.



To be continued...
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Tuscany: Arezzo province and the Siena area
So happy the forum reopened last October!!! I’ve started reading again (posts, travel journals) and chiming in on a few discussions. Now I’m stepping it up by writing a new travel journal—I’ve already posted a few between 2018 and 2020.

My latest trip was to Italy from August 27 to September 26, 2024. As the title says, it was a wander through Tuscany in parts of the region that aren’t the most visited. No Firenze-Siena-Pisa trilogy, no San Gimignano; there’ll be a quick detour into Siena, but I’ll skip the best-known sights. That choice, plus traveling in September, should help dodge overtourism. It worked out—crowds were light, sometimes very light, the whole way. Here’s the practical rundown: - a long trip outside peak season (ah, retirees!) - solo camping (caravan) - a mix of activities (hiking, mountain biking, sightseeing) in places that aren’t always packed with tourists. Still, I don’t feel like I ended up in some hidden-away spots. Not sure if this will draw any readers.

DAY 1: Tuesday, August 27, 2024 The heat was intense on the drive in across the plain; two big storms—more rain and hail than lightning and thunder—threw the weather off, the first near Imola, the second on the four-lane road up the Savio valley. I left the Cesena-Roma four-lane at the Verghereto exit and climbed up to Balze (1,100 meters). The campsite is even higher (1,200 meters), in the forest near the source of the Tevere (Tiber). Staying up here will cut down on driving for the first part of the trip: a route through the Appennino (Apennines) on the border between Toscana and Emilia-Romagna. The temperature was surprisingly mild for the altitude, the air thick with moisture by late afternoon. I drove back down from the campsite to Balze (2 km on the road) to grab groceries (it’s doable) and scout tomorrow’s hike. .

The endpoint of the planned hike is just a few meters from this sign (the trail crosses this road about 3 km from Balze). I realized Balze and the source of the Tevere (Tiber) are actually in Emilia-Romagna, not Toscana. I always thought the Tevere (Tiber), which flows toward Roma (Tyrrhenian side), started in Toscana! I’ll come back to this quirk in Day 3’s write-up.
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Retour de croisière "Tutti Frutti" sur l'Horizon du 8 au 15 avril 2012
🙁 On a échappé à la rébellion des passagers, prévue au port de Civitavecchia. Beaucoup d'ennuis sur ce bateau vétuste. Problèmes d'hygiène, manque de personnel, des retards considérables, enfin...très grosse déception ! Attention aussi aux légendes des cabines sur là brochure de CDF. Fausses ! J'étais séparée de mon mari pendant toute là croisière ! Cabine 9063 trois lits individuels...
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Circuit de 10 jours en Sardaigne
Bonjour,

Je cherche des conseils de personnes connaissant la Sardaigne !

Nous recherchons des vacances sur de belles plages (plongée, snorkelling, kitesurf), avec des escales dans de belles villes colorees avec d'excellents restaurants ! Nous recherchons des vacances assez calmes meme si nous sommes conscientes que la Sardaigne est tres touristique.

En lisant les differents posts, je pensais au parcours suivant : - Arrivee a Cagliari - Chia (avec un passage a Spaggia di Turueda) - Calasetta - Eventuellement Caloforte- Iglesias - Eventuellement Oristano - Nuoro - la cote Est - retour a Cagliari

J'aimerais avoir votre avis sur notre parcours en sachant que nous n'aurons que 10 jours sur place :

- est-ce qu'il faut privilegier Iglesias ou Oristano ? Ou est-ce que, par rapport a notre programme, ces etapes sont "moins" interessantes que les autres ?

- nous recommandez-vous Calasetta ou Caloforte ?

- nous avons beaucoup entendu parler d'Alghero, de Bosa et de Santa Teresa Gallura. Pensez-vous qu'il vaille la peine de zapper Chia / Caloforte / Calasetta / Cagliari au profit du Nord ?

Egalement, je vois beaucoup d'arnaques sur la location de voiture. Quelle agence nous recommandez-vous ?

Nous aimerions aussi faire quelques excursions en bateau (et eventuellement dormir sur un bateau). Quel est le meilleur endroit pour faire cela ?

Merci beaucoup pour votre aide !
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Compte-rendu de croisière MSC Splendida du 27 janvier 2013 - Barcelone, Tunis, Palerme, Rome, Gênes
La croisière est terminée, nous voilà de retour dans le quotidien.

Personnellement j’aime prendre le temps du retour écrit, ça me permet de prolonger les vacances et d’ancrer durablement les souvenirs. Nous étions plusieurs membres du forum sur la même croisière, avec sans doute autant d’expériences différentes sur le bateau et sur les escales. Je me permets donc de démarrer… D’abord l’embarquement et le bateau, puis je posterai à la suite ce que nous avons fait sur les escales.

Jour 1 – 27 janvier 2013 – Embarquement à Marseille et tour d’horizon du bateau

Monsieur Glacerine et moi-même (je continue à utiliser les identifiants du forum) arrivons à Marseille la veille par le train, les horaires SNCF ne nous permettant pas d’arriver le jour-même. À Cherbourg nous n’avons pas de TGV, il faut plus de temps pour faire Cherbourg-Paris (3h30) que pour Paris-Marseille (3h00), sans compter la correspondance à Paris… Le trajet est long, mais on est motivé !

L’expérience du déroutage au retour sur St Tropez (au lieu de Marseille pour cause d’intempéries) me confirme qu’il reste sage d’arriver plusieurs heures avant le démarrage de l’embarquement, pour garder une marge confortable en cas d’imprévus (pannes et retards sur la route, changement de dernière minute du port d’embarquement, etc.).

Pour éviter de multiplier les déplacements avec les valises, nous avons dormi à l’hôtel à proximité immédiate de la gare St Charles. À 11 heures nous libérons la chambre et nous décidons de rejoindre directement le terminal de croisière en taxi. La course nous coûte 27 euros en juin dernier pour le même trajet effectué un samedi nous avions payé 22 euros, mais là nous sommes dimanche et nous devons payer un supplément.

Nous arrivons au terminal de croisière un peu avant 11h30. Il fait beau mais assez froid, et nous prenons un café à l’intérieur du terminal pour nous réchauffer. La procédure d’embarquement, prévue à 13h30, démarre à 13h00. Les passagers ayant effectué le pré-enregistrement sur le site Internet de MSC sont appelés en premier nous sommes beaucoup moins nombreux à embarquer à Marseille qu’en juin dernier (ce dimanche 27 janvier nous sommes environ 400 à embarquer) et la procédure est très rapide. À 13h30, nous sommes arrivés dans notre cabine.

Nous avons réservé une cabine balcon au pont 12. C’est la copie conforme de celle que nous avions sur le Fantasia en juin dernier, jusque dans les couleurs. La cabine est belle, confortable, spacieuse bien que légèrement plus petite que celle que nous avions en juin ; mais ça se joue vraiment à pas grand-chose. Et le balcon est tellement agréable…

Sur le Fantasia notre cabine avait une porte interne (fermée à clé) communiquant avec la cabine adjacente. Tous les sons passaient par cette porte : quand nos voisins parlaient (même à voix basse) on les entendait, quand ils déplaçaient un verre ou un objet, on entendait aussi… Ils avaient fait attention, nous aussi, alors ça s’était bien passé mais ça reste un sérieux inconvénient.

Pour notre séjour sur le Splendida, pas de porte communicante dans la cabine… et ça fait vraiment toute la différence. Pas un son ne filtre d’une cabine à l’autre nous savons que nous avons des voisins de chaque côté, mais à aucun moment nous ne les entendrons de toute la semaine. Les cabines sont parfaitement insonorisées… à condition de ne pas tomber sur une cabine communicante. C’est bon à savoir.

Sur le lit nous trouvons le programme (et les indications) du jour. Deny, notre cabinier, vient se présenter à notre arrivée. Comme la plupart de ses collègues, il ne parle pas français mais avec quelques mots d’anglais et par gestes, on arrive toujours à se comprendre. Les personnels d’étage sont extrêmement disponibles, souriants, et très réactifs lorsque nous leur signalons le moindre réapprovisionnement à effectuer. Le service est vraiment excellent.

Nous montons ensuite au pont 14 pour déjeuner à la cafétéria, c’est d’ailleurs la seule fois où nous y déjeunerons le midi. La nourriture y est abondante et variée, mais il faut souvent jouer des coudes pour trouver une place assise, et la foule autour des buffets est assez compacte. Comme toujours il faut aller vers le fond pour trouver un peu de calme. Beaucoup de passagers mangent le midi à la cafétéria, ce que je peux comprendre : l’ambiance est décontractée, l’amplitude horaire y est plus importante, et il est toujours possible d’y manger un morceau quelle que soit l’heure de retour des escales. Les boissons (eau, jus de fruit, café) sont gratuites (ce qui n’est pas le cas au restaurant) et en accès libre toute la journée. Le jus de fruit et le café de la cafétéria ne sont franchement pas terribles, mais ça dépanne.

En ce qui nous concerne, nous préférons le restaurant, y compris le midi. Personnellement je n’aime pas trop manger dans des assiettes en plastique, et quitte à payer mes boissons je préfère profiter du service à table. D’autant que la qualité des plats est nettement meilleure au restaurant qu’à la cafétéria.

À 16h30, munis de nos gilets de sauvetage, conformément aux indications du programme du jour trouvé sur notre lit, nous nous rendons au théâtre pour le briefing de sécurité. Une carte rouge nominative nous a été remise à l’embarquement, que nous devons remettre au personnel de bord pour le pointage. Je ne sais pas ce qui est mis en place pour les réfractaires au briefing, mais ils sont forcément identifiés. Après essai des gilets, nous sommes ensuite escortés jusqu’au point de regroupement qui nous est assigné en cas d’alerte.

En juin dernier sur le Fantasia, il n’y avait pas eu de pointage, mais nous avions eu deux réunions de sécurité : le premier briefing à chaque embarquement (comme ici à Marseille), et un deuxième exercice général pour tous les passagers, avec prise de photos dans chaque point de regroupement de chaque passager avec son gilet.

Sur le Splendida en janvier, nous n’avons eu qu’un seul briefing de sécurité l’exercice général (avec les photographes) est réservé aux seuls passagers ayant embarqué à Gênes, qui est le plus gros port d’embarquement sur ce trajet. Manifestement les choses ont été réorganisées et optimisées, le pointage permettant de vérifier que tous les passagers ont été briefés.

Le briefing de sécurité est suivi d’une réunion d’information générale sur la croisière, mais nous n’y assistons pas. Il s’agit avant tout d’une réunion commerciale de présentation des excursions et des services vendus à bord cela ne nous intéresse pas vraiment. Nous préférons explorer le bateau.

À 19h15 nous nous rendons au théâtre pour le spectacle. En juin dernier sur le Fantasia, nous avions pleinement apprécié les spectacles, différents chaque soir. Ce premier soir sur le Splendida, nous y allons donc avec l’assurance de passer un excellent moment, et nous ne sommes franchement pas déçus. De manière générale, les spectacles sont même un cran au-dessus par rapport à ceux que nous avons eu sur le Fantasia : les décors sont plus jolis et plus élaborés, nous avons moins de chanteurs de variété au profit de numéros plus variés. Danseurs, chanteurs, illusionniste, contorsionnistes, numéros de jonglage, aériens et de portés… les spectacles sont courts (30 minutes) mais de qualité.

Nous avions demandé le 1er service de restauration, mais nous sommes affectés au 2ème service, au restaurant Villa Verde. Nous aurions préféré manger plus tôt, mais après tout il faut tenter l’expérience... Aussi nous ne demandons pas à changer.

Nous sommes affectés à une table de 6 personnes, avec deux couples qui voyagent ensemble. Dans ce cas de figure c’est toujours un peu plus compliqué pour s’intégrer car ils se connaissent déjà très bien, et à bord ils passent déjà leurs journées ensemble : forcément cela joue sur la conversation. Mais tout le monde joue le jeu et nous passons des soirées fort agréables. Ce premier soir nous voyons des passagers manifester bruyamment leur mécontentement et quitter le restaurant car ils auraient préféré dîner seuls à table. En ce qui nous concerne, nous préférons toujours partager notre table. Chaque soir nous dînons au même endroit avec les mêmes passagers : nous apprécions ces moments, cela permet de lier connaissance, d’agrémenter encore un peu plus nos journées, et même de s’organiser sur les escales.

Au restaurant, pour chaque table nous avons plusieurs serveurs de multiples nationalités (plutôt indonésiens et philippins). Jamais de femmes (elles sont affectées aux bars, on ne les voit jamais aux restaurants, je ne sais pas pourquoi), toujours des hommes, toujours dans une tenue impeccable.

Sur cette croisière, à notre table nous avons pour serveur principal un des rares serveurs italiens. Il fait honneur à sa nationalité : toujours très gai, volubile, exubérant, indiscipliné, il joue et blague avec les passagers, prenant même beaucoup de libertés avec le matériel… ce qui nous a fortement surpris. Le deuxième soir, il a commencé à écrire sur les nappes avec son stylo, et il continuera ainsi qu’à la fin du séjour. Un soir où il était particulièrement déchaîné, il a déchiré toutes les cartes des menus après que nous ayons commandé (Ollé !), il a jeté des verres par-dessus son épaule à la manière russe, et il a décollé une des volutes en métal doré appliquée sur les piliers pour en faire un porte-manteau. Notre table étant située près de l’entrée, son responsable était posté à deux mètres de lui on aurait pu penser qu’il allait réagir, mais pas du tout : chaque soir il l’observait sans broncher dégrader un peu plus le matériel. Nous étions assez estomaqués. Notre serveur était sympathique et familier chaque soir il a assuré le show à table, il nous a fait beaucoup rire et il a eu un énorme succès auprès des passagers dont il avait la charge malgré tout il faut admettre qu’il était assez ingérable et honnêtement… je n’aurais pas aimé l’avoir dans mon équipe. Cela dit, il était (fort heureusement pour le bateau) une exception, et pour le reste le service était extrêmement stylé et feutré.

Nous avons très bien mangé sur le Splendida. On ne peut pas qualifier la nourriture de gastronomique, mais les plats étaient bons, souvent excellents, bien meilleurs que sur le Fantasia en juin dernier où l’équipe devait être différente.

Le point noir du 2ème service, c’est l’horaire du repas à 21h00 (et même 21h30 à Rome). Le repas du midi est parti loin (et encore, sur les escales bien souvent nous n’avons pas mangé le midi), et ça incite à grignoter dans l’après-midi. Le soir, le temps que tout le monde s’installe et de prendre les commandes, avec la durée du service (les serveurs sont moins pressés qu’au 1er service), on ne sort pas de table avant 22h45, plutôt 23h00. À moins de danser jusque tard dans la nuit, cela ne laisse pas le temps de digérer avant de se coucher ; il n’y a rien de pire pour la ligne, surtout quand les repas sont copieux. La prochaine fois, nous demanderons à changer de service.

L’an dernier sur le Fantasia, avec le 1er service nous avions réussi à mieux gérer nos repas et comme nous marchions beaucoup sur le bateau (mine de rien !) et sur les escales, nous avions même perdu un peu de poids.

Cette année sur le Splendida, en marchant pourtant plus sur les escales (7 à 8 km sur les plus courtes, et entre 12 et 15 km à Palerme), et en faisant pourtant attention à ce que nous mangions (nos voisins de tables plaisantaient même de nous voir si raisonnables) : j’ai pris tout de même un kilo. Dérisoire et rien de dramatique, mais si je n'avais pas fait attention…

Ça peut faire sourire mais pour moi ce n’est pas une simple question de coquetterie : depuis deux ans et demie, j’ai réussi à modifier durablement mon alimentation, ce qui m’a permis de perdre progressivement 25 kilos, une moyenne de 5 kilos tous les 6 mois, je suis assez contente du résultat. Avec 110 kilos mon IMC était celui d'une obésité massive ; aujourd’hui avec 84 kilos (enfin… 85 depuis le retour !) je ne suis plus qu'en surpoids excessif (dixit encore une fois l'IMC). Cette question était donc loin d’être anodine pour moi, et sur le bateau je n'étais sans doute pas la seule à m'en inquiéter.

Cela dit, je ne suis pas au régime sec (cela serait impossible à tenir sur la durée) et j’ai vraiment très bien mangé sur le Splendida. En prévention nous nous étions donné 3 règles simples, que nous avons réussi à respecter tout au long de la croisière : D'abord, à table jamais plus qu’une entrée, un plat et un dessert (ce qui est déjà plus que ce que je mange habituellement le soir). Ceux qui ont fait une croisière savent combien on peut être tenté de manger plus que de raison à table, au restaurant comme à la cafétéria ; à la cafétéria c'est même pire : on croit qu'on va pouvoir contrôler ce qu'on met dans son assiette, mais au final les assiettes (pourtant très grandes) débordent, et en plus on peut y retourner à volonté... Deuxième règle : on prend ce qui nous plait sur la carte SAUF les plats de riz et de pâtes, seuls vrais interdits que nous nous sommes imposés. Dernière règle que nous nous étions fixée, et que nous avons également réussi à tenir : collation à bord uniquement si on a pas mangé le midi durant l'escale, et uniquement des fruits frais, on ne touche pas aux pâtisseries proposées à la cafétéria l'après-midi (sinon c'est la débandade).

La carte était chaque jour suffisamment goûteuse et variée pour respecter sans frustration les règles que nous nous étions fixées. Nous avons vraiment bien mangé. Les poissons grillés et les fritures de légumes étaient même excellentes. Les desserts le soir étaient un peu moins bons, mais je n'aime pas le sucré ; ce n'est donc pas très objectif.

Pour terminer la soirée, nous passons dans les bars et à la discothèque. En juin la clientèle était très variée, très populaire, avec beaucoup d’enfants et d’ados. Le soir en juin, les bars étaient bondés, malgré la foule qui faisait la fête à l’extérieur sur l’Aquapark.

En janvier, les animations extérieures sont rapatriées à l’intérieur. Le bateau étant annoncé comme complet avant le départ, je m’attendais donc à une foule compacte sur les ponts intérieurs. Eh bien, pas du tout. Nous n’avons jamais eu de problème pour trouver une place assise dans les bars le soir, et passé 11h30 les ponts étant même plutôt désertiques. Je pense que le bateau n’était finalement pas complet, mais il faut aussi reconnaître que sur cette croisière de janvier, la moyenne d’âge est un peu plus élevée.

Du fait de cette moyenne d’âge un peu plus élevée (par rapport à juin où ça grouillait d’enfants et d'ados), la musique en discothèque nous convenait davantage, et nous espérions pouvoir en profiter.

Ce sera notre seule vraie déception de la croisière : il s’avère littéralement impossible de danser librement en discothèque. Les animateurs sont omniprésents et la totalité de la piste est occupée par la danse en ligne… et la danse en ligne c’est absolument pas notre truc, nous détestons ça autant l’un que l’autre. Les animateurs font leur job, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ont la pêche et de l’endurance. À chaque fois c’est le même rythme : ils assurent la danse en ligne durant 30 minutes, courte pause de 10 minutes au cours de laquelle on peut enfin danser un peu (mais durant cette pause, la musique est différente et nous convient beaucoup moins), puis c’est reparti pour 30 minutes de danse en ligne en occupant toute la piste. Arrrgghhh...

Le seul moyen d’échapper à la danse en ligne c’est la Piazetta ou certains salons ; les chanteurs y sont bons mais l’espace de danse y est nettement plus restreint, occupé par des couples sur de la danse de salon... Mais la danse de salon, nous ne savons pas faire. Notre frustration est d’ailleurs partagée par nos voisins de table, qui ont fait les mêmes constats et qui ont été confrontés aux mêmes difficultés, c’est un peu dommage. Pour les fans de Zumba c’est super, les autres n’ont plus qu’à faire tapisserie et à ramasser les miettes (bon d’accord, sur ce coup-là c’est un jugement un peu négatif… mais j’étais vraiment déçue, et Monsieur Glacerine l'était encore plus que moi).

Le seul soir où nos voisins de table ont réussi à danser correctement en discothèque, c’est le soir de l’escale à Rome, précisément le soir où nous avons jeté l’éponge et où n’avons même pas cherché à y retourner. Mais bon, ce n’était sans doute pas notre jour : gros coup de stress au retour de Rome, puis nous avons loupé le spectacle à cause des horaires qui avaient changé ce jour-là, et pour finir nous ne sommes pas allés à la seule soirée où nous aurions pu danser librement… Il y a des jours comme ça...

Voilà pour l’embarquement et nos impressions générales du bateau. Demain je posterai l’escale de Barcelone !
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Dolomites, octobre 2006 (Italie)
Ah! Les Dolomites, ça faisait longtemps que j'avais envie d'y aller sans bien savoir où c'était. Eh bien, pas si loin que ça pour nous qui habitons Nancy: 760 km environ, dans l'extrême nord-est de l'Italie, tout près de la frontière autrichienne. Nous partons donc en famille ce mercredi 25/10 après l'école et arrivons de nuit au pied des fameuses Tre Cime, près du refuge Auronzo (2320m). La route d'accès est normalement payante (même en cette saison) mais, à cette heure indûe, il n'y a personne pour faire payer (économie de 30 euro, le prix à payer pour "les roulottes", 15 euro pour les voitures). Nous aurons la surprise de découvrir le paysage en nous réveillant demain matin car la nuit est bien noire...

Jeudi 26/10 : Vers 7h00, commencent à poindre les premières lueurs de l'aube. Il fait beau!



Du moins, au-dessus des nuages!...



Sentier Innerkofler et des Forcelle (déniv. environ 450m, 7h00). Nous commençons donc par le "must" des Dolomites: une randonnée magnifique qui commence bien puisqu'on rencontre un animal inattendu en cet endroit,



nous passons au pied des Tre Cime,



et arrivons en 1h30 environ au refuge Locatelli (2405m)



Au NO du refuge se trouve une via ferrata qui permet de grimper en 2h30 AR au sommet de la Torre di Doblin. (sur la photo ci-dessus, derrière le refuge à droite) C'est notre première via ferrata et nous sommes tout de suite conquis! Nous sommes équipés pour cela de nos casques de ski (!), de baudriers et de longes spéciales via-ferrata avec "amortisseurs" achetées par correspondance chez le vieux machin. Aucune difficulté technique mais mieux vaut ne pas avoir le vertige!



Du sommet, la vue sur les Tre Cime est imprenable! Il fait doux, pas un souffle de vent... Pas mal pour une fin octobre!



En contrebas, les lacs dei Piani scintillent à contre-jour.



Alors que la montée se fait surtout par des échelles; la descente est sécurisée par des câbles (en parfait état, aucun gendarme!)

Après être repassés par le refuge Locatelli, nous attaquons le sentier Innerkofler. "Attaquer" est vraiment le terme car ce sentier a été creusé dans une arrête vertigineuse sur le flanc nord-ouest du Monte Paterno, par des soldats, durant la première guerre mondiale. C'est épuisant car il s'agit d'une longue galerie (lampe de poche indispensable) qui grimpe dans la montagne avec des marches de 50 cm de haut...)

Après l'ingrat sentier Innerkoffler, nous allons maintenant déguster le mémorable sentier des Forcelle. (chercher les enfants sur la photo)



Cette via ferrata permet par un système de vires de cheminer tout au long de dentelles rocheuses vertigineuses. Un régal... En contrebas, apparaissent le refuge de Locatelli, les lacs dei Piani et la Torre di Doblin (au centre de l'image, la tour rocheuse "bifide").



Partis à 8h00, nous ne retrouvons le camping-car que vers 15h00, complètement crevés mais ravis de notre première journée. Nous décidons de passer une deuxième nuit dans cet endroit magnifique.

Vendredi 27/10 : Cadini di Misurina Loop (550m, 8km, 3h15) Cette randonnée démarre près du lago d'Antorno, juste à G après le poste de péage en redescendant du parking des Tre Cime. Le but était de faire une petite rando reposante après nos exploits d'hier... Raté! Il n'y a pas de balades reposantes dans les Dolomites, ça monte et ça descend tout le temps! Comme des montagnes, me direz-vous! Certes, mais des montagnes très abruptes!!

Les sentiers sont très bien balisés. Mieux vaut cependant avoir une carte et faire attention aux noms de lieux qui sont tantôt en italien, tantôt en allemand...

A la descente, le soleil enflamme les mélèzes!



Après cette balade matinale, nous parcourons les qq km qui nous séparent de Cortina d'Ampezzo en admirant au passage le lac de Misurina.



A Cortina, impossible de trouver des gelateria en cette saison! Allons-y alors pour de lourdes pâtisseries à l'autrichienne! La ville comme tous les villages alentours regorge de charmants détails architecturaux. On se croirait en Suisse ou en Autriche, le patrimoine rural et architectural est amoureusement entretenu, un régal pour les yeux.









Nous filons (si on peut dire, ce ne sont que des routes de montagnes qui escaladent col après col) vers l'ouest et admirons au passage le glacier de la Marmolada. Nous allons dormir juste sous le passo Gardena. De là, partira notre balade du lendemain. La montagne ressemble à un immense jardin, tout est pimpant. Il faut cependant remarquer que le paysage de la région du val Gardena souffre de la présence des infrastructures techniques pour le ski de descente (départ et arrivée de remontées mécaniques, pylônes...).



Samedi 28/10 : via ferrata Brigata Tridentina (Torre Exner) (300m, 4h)

Cette via ferrata ne nécessite pas d'approche, elle commence par un petit ressaut d'une cinquantaine de mètres, facile, du sommet duquel on peut descendre par un sentier. C'est donc un bon endroit pour l'initiation. Plus haut, les choses se corsent, mais c'est très amusant, une passerelle permet de passer de la Torre Exner au massif du refuge Cavazza. La descente est laborieuse, dans un pierrier interminable.



Dimache 29/10 : Lago di Carrezza et Le Labirinto (8, 5 km, 2h30) Ce lac, d'un vert émeraude, se situe entre Vigo di Fassa et Nova Levante. On chemine en contrebas du Latemar, massif dentelé typique des Dolomites.



L'après-midi, nous faisons un tour à Bolzano. Beaucoup de belles boutiques, évidemment fermées en ce dimanche de la Toussaint. Nous allons au musée archéologique découvrir Ötzi, l'homme des glaces, mort il y a 5000 ans et découvert il y a une dizaine d'années par des randonneurs (eh, oui! encore le réchauffement climatique et le recul des glaciers) Beau musée, beau design, gratuit pour les enfants, didactique et ludique, avec cassette audio en français, photos interdites. Le corps d'Ötzi, conservé dans une ambiance bleutée et réfrigérée, a beaucoup impressionné les enfants.

Belle architecture ici aussi...



Après cet intermède "culturel" nous reprenons la route plein est dans l'idée de faire le lendemain la via ferrata Giuseppe Oliveri dans le groupe des Toffane à l'ouest de Cortina. Malheureusement, l'accès est interdit aux véhicules de plus de 2.50 m de haut. Dommage! On continue donc jusqu'au Parco Naturale delle Dolomiti d'Ampezzo au nord de Cortina (parc de Fannes-Sennes-Braies).

Lundi 30/10 : circuit de l'Alpe di Fennes (830m, 17km)

Le départ se situe au niveau du rifugio da Stua, environ 10 km au nord de Cortina. On passe près d'un premier hameau à côté du rifugio Fodara Vedla,



2ème hameau près du rifugio Sennes,



Plus haut, le paysage devient lunaire,



Après la Lune, le Népal (des sherpas népalais viennent en juillet-août travailler à partir du rifugio Biella)

Et pour finir, ces prairies ondulantes rasées de près m'ont fait penser à la Mongolie (que je ne connais pas plus que le Népal ou... la Lune)

Le Lago di Fosses est un endroit sublime.

Bref, on a adoré cette balade...



Mardi 31/10 : rando dans le Massif du Sorapiss jusqu'au refugio Vandelli (750m, 12.5km, 5h00)

Le départ se situe au Paso di Tre Croci, à qq km à l'est de Cortina. Cette balade est tranquille jusqu'au refugio Vandelli. Juste derrière se trouve le lago di Sorapiss : ambiance minérale et vraiment glaciale. Les cailloux font un bruit métallique incroyable en tournoyant sur la glace.



Le lac reste dans l'ombre quasi toute la journée, du moins en cette saison, brrr...

Après le lac, nous grimpons jusqu'à la Cime Ciadin del Loudo (dur, dur!) avant de redescendre bien crevés jusqu'au Paso di Tre Croci. Après un bon goûter, nous prenons la route du retour, rassasiés de montagne et de randonnées.

Mercredi 01/11 : Après une bonne nuit de sommeil en Autriche, nous arrivons en début d'après-midi à Nancy (11h de route au total)

QUELQUES REMARQUES: Pour le choix des via ferrata, j'ai utilisé l'excellent livre de Pascal Sombardier : "Les plus belles via ferrata" chez Glénat. Attention: les temps de parcours sont optimistes, nous mettions en général 25% de temps en plus. Pour les rando : "Shorter Walks in the Dolomites" de Gillian Price chez Cicerone. Il est difficile de trouver des guides en français. La plupart sont en italien ou en allemand. Cartes : Kompass N°55, Cortina d'Ampezzo 1/50000. Kümmerly+Frey : Trentino-Südtirol 1/200000

En cette saison, quasiment tous les refuges (pas celui de Sennes) et toutes les remontées mécaniques sont fermés. Cela limite énormément le choix des via ferrata car beaucoup sont accessibles par des téléphériques ou télésièges, afin d'éviter des marches d'approche de plusieurs heures. Vu la taille des parkings et des infrastructures touristiques, ça doit être la GROSSE FOULE en été donc privilégier le début ou la fin de saison.

NOS BALADES PREFEREES: Tre Cime (faisable aussi sans via ferrata) et Torre di Doblin (via ferrata) +++++ Tour de l'Alpe di Fanes +++++ Brigata tridentina (via ferrata)++++

Dans cette région, l'allemand est + utile que l'anglais ou le français. Tout le monde ou presque le parle.

Attention, c'est un massif calcaire donc il n'y a pratiquement jamais d'eau sur les randonnées. Emporter tout ce qu'il faut!

Pour ce qui est de l'hébergement, les hôtels ne manquent pas, certains dans des endroits superbes, avec un cachet certain. Les refuges sont également très nombreux mais doivent être pris d'assaut en haute-saison. Il y a aussi des campings.

Voilà, maintenant, pourquoi pas vous?!

Marie

PS : Merci à toi, Bulgare, pour tous tes précieux conseils. Désolée, on n'a pas eu le temps d'aller jusqu'à Belluno! Une autre fois?
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Tour d'Italie à vélo
afin de fêter mes 60ans en 2008, j'ai fait en vélo le tour de France de mon année de naissance:1948. une aventure passionnante et pleine de découvertes en trois mois. désirant poursuivre l'aventure, je prépare cette année le tour d'Italie(départ le 20 avril de Milan) pour environ trois mois, et en suivant le parcours du Giro 1948! si par hasard vous aviez des tuyaux concernant surtout l'hébergement ou des endroits à visiter(hors les sites touristiques très connus) n'hésitez pas à m'envoyer un petit message Merci
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Hôtel Club Sardegna (par Marmara) en Sardaigne
Bonjour à toutes et tous !

Bon comme je n'arrive pas à trouver d'info sur un hotel (même sur Trip Advisor), je viens donc demander votre aide.

Je viens de réserver un séjour pour le mois de septembre en passant par le Tour Opérateur MARMARA qui me proposais un super tarif pour une nouvelle destination qu'il ouvre au public : la Sardaigne

Le nom de cet hotel est : Hotel Club Sardegna.

Je n'arrive pas à trouver d'infos sur cet hotel. Alors de deux choses l'une, ou bien cet hotel est tout neuf et je ne trouverais pas forcément d'infos ou bien MARMARA a racheté un hotel qui existait déjà mais sous un autre nom.

Quelqu'un aurais-il des infos sur cet hotel ?

Merci de votre aide !!
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Préparation Transat MSC Musica Caraïbes vers Venise le 5 avril 2015
Bonjour

nous avons réservé avec des amis pour une transatlantique de 25 nuits 1J Romana = embarquement 2J Road Town (iles vierges britanique) 3J St John's (St Martin) 4J Fort de France (Martinique) 5J Castrie (StLucie) 6J Point a pitre (Guadeloupe) 7J Roseau >(escale à découvrir) 8J Bridgetown (Barbade) 9J à 14J en mer

15J Funchal Madère ( excursion MSC offerte) 16J en mer 17J Malaga (Espagne) 18J en mer 19J Palma de majorque (Baléares) 20J en mer 21J la Valette Malte (excursion offerte ) 22J Corfou 23J Kotor > (escale à découvrir) 24J Dubrovnik > ( excursion MSC offerte) 25J Koper > (escale à découvrir) 26J Venise = débarquement à 8H

Ayant l'oportunité d'une promo avec MSC (Vol gratuit et Boissons comprises)

nous sommes déjà allé aux Antilles mais il y a quelques escales que nous ne connaissons pas en gras Roseau Kotor Dubrovnik Koper

pour ceux qui connaissent ses escales pouvez vous nous indiquer les bons plans > à visiter

hors excursion MSC ou avec MSC

Merci par avance
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Croisière Baila sur l'Horizon du 23 au 30 juin 2013
Bonjour, Nous partons sur l HORIZON de CDF pour une croisière fin juin. Les escales sont: -Barcelone 09h 18h -Valence 07h 22h -Mahon 13h 19h -en mer -Ajaccio 09h 15h -Gênes 08h 18h

Pour Barcelone, nous pensons prendre l excursion du bateau qui propose le visite de MONTSERRAT le monastere la visite dure environ 4h30. Pensez vous qu'il soit possible de visiter la sagrada familia dans le reste du temps imparti? le métro station paral-lel est il loin de la statut de Christophe Colomb?

Pour Valence, nous pensons aller a la cité des arts et des sciences en taxi. Une idée du coût pour 4?

Pour Ajaccio, est il possible d aller aux îles sanguinaires et d y rester plus de 15 min (avec le petit train) ?

Pour Gênes, que faire?

Merci d avance 🙂 Coralie
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Croisière sur le MSC Fantasia au départ de Venise vers la Grèce
Bonjour, je dois partir avec le fantasia le 20 Avril 2013 de Venise pour la Grèce. Pourriez vous me dire, si vous connaissez cette croisière, qu'elles sont les excursions qu'il faut absoluement faire avec MSC, et celles que l'on peut faire seul? J'aimerai savoir aussi, si l'on peut enregistrer les bagages au terminal , le matin, sachant que le départ du bateau est prévu pour 18 h? Merci beaucoup pour votre aide
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Bons plans pour excursions lors de la croisière "Tutti Frutti" sur l'Horizon (Italie, Malte...)
Bonjour,

Je pars en croisière du 8 au 15 juillet sur l'horizon pour faire la croisière "tutti frutti". J'ouvre cette discussion pour échanger uniquement sur les bons plans d'excursions à faire soi-même afin d'éviter les excursions beaucoup trop chères proposées par les bateaux de croisière. Nous avons déjà fait 3 croisières et nous connaissons bien la marche à suivre... Je peux déjà vous apporter 3 bons plans pour cette croisière, car nous avons déjà fait comme escale Gênes, Civitavecchia et Malte. Pour Civitavecchia : vous pouvez facilement aller à Rome par vos propres moyens en prenant le train : La navette-bus du port de Civitavechia vous dépose à l'entrée de la ville. Prenez vers la droite le long du boulevard et après 10 minutes à pieds (moins d'un km) vous verrez la gare sur le trottoir de gauche. Le ticket A/R pour Rome coûte 9 EUR y compris l'utilisation facultative du métro à Rome. Le trajet dure environ une heure. Le ticket est établit jusqu'à "Rome Termini" (immense gare centrale d'où vous repartirez en fin d'après-midi) mais nous sommes descendu à "Rome S. Pietro" (Saint Pierre) tout près du Vatican dont on voit le dôme de la gare. Facile à atteindre en 10 minutes. En croisière, il faut toujours se laisser une bonne marge pour retourner au bateau, donc bien calculer son temps. Nous sommes comme tout le monde, mieux vaut partir à plusieurs, c'est plus rassurant. Même en l'ayant déjà fait, on préfère quand même être avec d'autres personnes. Donc si ça intéresse quelqu'un qui part à la même date que nous, on essaiera de se retrouver sur le bateau. Pour Malte : nous avions négocier à la Valette un tour de la ville en calèche (je ne sais plus exactement, mais il me semble que nous avions payé 20€/personne), ça nous avait bien plus, sinon, c'est balade dans la ville. Je vois que dans les excursions proposées par le bateau, il y a un "safari en jeep". Si quelqu'un l'a faite : est-ce que ça vaut le coup ou pas, ça se passe où exactement? Pour l'escale à Santa Margherita : si vous allez à Gênes (je ne sais pas comment pour le moment depuis le port d'escale), mais nous y étions l'année dernière lors de notre croisière car le port d'escale était à Gênes même : je vous conseille de prendre un bus touristique, il y en a de 2 sortes, prenez le bus genoa city tour (10€/personne), la visite en bus dure 45 min, puis arrêtez-vous à la station où il y a l'aquarium (18€/personne), vous passerez au moins 1h45 dans ce magnifique aquarium, puis allez vous balader dans les rues de Gênes. C'est une belle ville où vous verrez le palais Ducal, la maison de Christophe Colomb, la cathédrale San Lorenzo, la Plazza Ferrari et la Via Garibaldi. Voilà, de mon côté, ce que je peux vous donner comme "bons plans" de la part de BIBIFRANCE!

J'attends les vôtres!
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