Bonjour,
après un voyage en Thailande et un au Vietnam, nous partons cette année au Cambodge. Nous avons un appareil photo compact numérique, et avons depuis peu acquis un reflex numérique Canon. Nous hésitons à le prendre le reflex avec nous.
D'un côté c'est bête d'avoir un appareil et de ne pas l'utiliser, mais nous nous interrogeons sur divers points : est-ce fort risqué au point de vue vol (on sait que le risque zéro n'existe pas, bien sur) ou casse (trajets en bus, poussière, humidité)? n'est-ce pas trop encombrant de porter un gros appareil toute une journée? Quel type de housse employez-vous? lorsque vous ne prenez pas votre appareil photo avec vous, le laissez-vous dans votre chambre? ou il faut le confier à la réception de la guesthouse? trouve-t-on facilement des cybercafés proposant de graver les cartes mémoire compact flash sur CD? faut-il utiliser un filtre (pour le soleil - nous partons en juin)?
Merci pour vos témoignages de photographes!
ValérieM
Bonjour,
Je pars 3 semaines au Cambodge en février. J'ai pris mes billets d'avion Paris - Phnom Penh (avec une escale). C'est mon 6ème voyage en routard (3 fois en Inde, et 2 fois au Népal pour trekker).
Je dois à présent finaliser mon itinéraire, préparer mes principales étapes. Pouvez-vous me donner quelques conseils de lieux où aller (avec le nombre de jours conseillé pour y séjourner) ? Sachant que j'ai envie de passer quelques jours à Phnom Penh, évidemment visiter Angkor, passer quelques jours à la plage (Sihanoukville ?), et éventuellement me poser 2-3 jours sur une île si j'ai le temps. J'aime aussi la campagne et les petites villes tranquilles, les temples bouddhistes. J'adore le fleuve Mékong (je l'ai déjà vu au Vietnam mais c'était en voyage organisé). Par contre je ne suis pas fan des parcs animaliers ni des zones infestées de moustiques, et je n'aime pas la plongée sous-marine.
Compte tenu de ces indications, comment répartir au mieux les 20 jours dont je dispose ?
En tant que voyageur en routard, quelles sont les principales différences avec l'Inde ? notamment pour les conditions sanitaires ? (vaccins, moustiques, autres maladies, précautions alimentaires...) pour les transports ? pour les hébergements ? J'ai dans l'idée que ça doit ressembler un peu (beaucoup ?) à l'Inde, mais je me trompe peut-être...
A priori je prendrai mon visa à l'arrivée à l'aéroport, ça a l'air simple (au Népal c'est à l'aéroport aussi). J'ai lu dans des forums que le e-visa cambodgien n'est pas reconnu partout dans le pays... Info ou intox ?
Sinon, il y a des cybercafés de partout ?
Merci !
Je pars 3 semaines au Cambodge en février. J'ai pris mes billets d'avion Paris - Phnom Penh (avec une escale). C'est mon 6ème voyage en routard (3 fois en Inde, et 2 fois au Népal pour trekker).
Je dois à présent finaliser mon itinéraire, préparer mes principales étapes. Pouvez-vous me donner quelques conseils de lieux où aller (avec le nombre de jours conseillé pour y séjourner) ? Sachant que j'ai envie de passer quelques jours à Phnom Penh, évidemment visiter Angkor, passer quelques jours à la plage (Sihanoukville ?), et éventuellement me poser 2-3 jours sur une île si j'ai le temps. J'aime aussi la campagne et les petites villes tranquilles, les temples bouddhistes. J'adore le fleuve Mékong (je l'ai déjà vu au Vietnam mais c'était en voyage organisé). Par contre je ne suis pas fan des parcs animaliers ni des zones infestées de moustiques, et je n'aime pas la plongée sous-marine.
Compte tenu de ces indications, comment répartir au mieux les 20 jours dont je dispose ?
En tant que voyageur en routard, quelles sont les principales différences avec l'Inde ? notamment pour les conditions sanitaires ? (vaccins, moustiques, autres maladies, précautions alimentaires...) pour les transports ? pour les hébergements ? J'ai dans l'idée que ça doit ressembler un peu (beaucoup ?) à l'Inde, mais je me trompe peut-être...
A priori je prendrai mon visa à l'arrivée à l'aéroport, ça a l'air simple (au Népal c'est à l'aéroport aussi). J'ai lu dans des forums que le e-visa cambodgien n'est pas reconnu partout dans le pays... Info ou intox ?
Sinon, il y a des cybercafés de partout ?
Merci !
Je pars au viet nam pour le mois de juillet . Je recherche un endroit près de la mer, pas touristiques où je pourrai me poser tranquillement pendant une semaine ....porriez vous m'indiquer un bon plan ?
merci
merci
Bonjour (Chhum Reap Sour),
J'aimerai avoir un portable pour que ma famille puisse me joindre facilement lors de mes déplacements au Cambodge. J'ai un vieux portable de Paris, est ce qu'il va marcher là bas ? Si oui, comment dois-je procéder ?
D'avance merci pour votre aide.
Neverland
J'aimerai avoir un portable pour que ma famille puisse me joindre facilement lors de mes déplacements au Cambodge. J'ai un vieux portable de Paris, est ce qu'il va marcher là bas ? Si oui, comment dois-je procéder ?
D'avance merci pour votre aide.
Neverland
Bonjour,
Mon épouse et moi partons tout le mois de novembre, sac au dos, au Nord Vietnam. On espère notamment pouvoir faire l'un ou l'autre trek dans le Nord, plus bien sûr baie d'Halong, etc. Le mois devrait sans doute nous laisser aussi le temps pour un peu descendre dans le centre.
Quels sont vos tuyaux et conseils? Plusieurs guides indiquent que, pour faire le Nord, il ne faut pas louer soi-même une moto (vu que c'est la "route de la mort"), mais qu'il faut louer un 4x4 avec un guide. Exact? Côté météo: faut-il prévoir contre la pluie? Argent: dollars ou euros? Comment rencontrer au mieux les populations? Qu'y a-t-il comme possibilités de réelle découverte nature (je veux dire le moins possible abîmé par le tourisme)? Que faut-il éviter, etc? Au passage, puisque nous sommes passionnés de photo, si vous avez des conseils de ce côté là aussi...
Merci!
Marc
Mon épouse et moi partons tout le mois de novembre, sac au dos, au Nord Vietnam. On espère notamment pouvoir faire l'un ou l'autre trek dans le Nord, plus bien sûr baie d'Halong, etc. Le mois devrait sans doute nous laisser aussi le temps pour un peu descendre dans le centre.
Quels sont vos tuyaux et conseils? Plusieurs guides indiquent que, pour faire le Nord, il ne faut pas louer soi-même une moto (vu que c'est la "route de la mort"), mais qu'il faut louer un 4x4 avec un guide. Exact? Côté météo: faut-il prévoir contre la pluie? Argent: dollars ou euros? Comment rencontrer au mieux les populations? Qu'y a-t-il comme possibilités de réelle découverte nature (je veux dire le moins possible abîmé par le tourisme)? Que faut-il éviter, etc? Au passage, puisque nous sommes passionnés de photo, si vous avez des conseils de ce côté là aussi...
Merci!
Marc
Bonjour à tous les voyageurs et voyageuses bien évidemment 😎
Je fais un circuit organisé départ 25/09 de 15j au Vietnam (N&S), donc à part les souvenirs et les cartes postales rien de spécial à acheter, alors qqun (e) peut me dire combien-à peu près fera l'affaire- coute une carte postale et un timbre pour la france (ou europe), le prix moyen d'un Tee shirt "souvenir" et, n'hésitons pas 😛 un café, une bouteille d'eau minérale (à propos est ce facile de trouver de l'eau gazeuse), un coca?
Egalement, est ce comme en Thailande où on peut trouver des vêtements "à pas cher" que l'on retrouve dans nos boutiques à 40 E qd sur place ça coute 5 ????🤪 Juste pour que je prévoie une valise de plus !!!!😎😎
Les souvenirs: à part le chapeau pointu (je blague bien sûr 😉) qq un (e) peut me donner des idées (et prix)??
Et pour couronner le tout, est ce que les ordinateurs portables passent? Internet ailleurs que dans un cyber café est ce possible???
Nous finirons en beauté, 😇 le temps à cette période sachant que nous allons du N au S???
Et milles mercis
Et pour couronner le tout, est ce que les ordinateurs portables passent? Internet ailleurs que dans un cyber café est ce possible???
Nous finirons en beauté, 😇 le temps à cette période sachant que nous allons du N au S???
Et milles mercis
Bien, je sais que Larsay ne va pas m en vouloir de refaire un post sur cet Hotel...
Nous y sommes reste 3jours et y avons passe des moments en dehors du temps.
Tout d abord, l hotel se trouve comme il a ete dit a 1, 5 km du village. On y est arrive directement d Hanoi en negociant un avec un tour qui allait a Tam Coc et en ne payant que le transport c est a dire 7 dollars chacun, de l hotel d hanoi a Tam coc se qui evite les taxis et bus...
L hotel en lui meme d exterieur n a rien de super charmant... je dirais classique... mais c est surtout la maitresse de maison (adorable et parlant francais) et son cadre qui en fait tout le charme.
Les chambres sont au top pour un prix tres raisonnable (10 dollars)
Le ptit dej est a rajoute (30 000d)
On peut y mange et c est tres bon!!!
Vous avez a disposition internet et surtout DES VELOS !!!
Autour vous pouvez bien sur faire la balade sur la riviere mais aussi et surtout vous perdre en velo dans ce fabuleux paysages a la rencontre des charmants habitants alentour faire le trajet aller-retour jusqu a Hoa Lu, si il y a quelques portions sur de la grosse route vous traversez la majorite du temps des chemins et des villages tres jolis aller jusqu au parc national de... (je me souviens plus du nom), cela prend toute la journee en scooter (demander a Loan, elle se chargera de vous trouver ca!), c est assez fatiguant car on passe au debut par de la grosse route avec des camions mais je pense que cela vaut le coup, on y a fait une ballade de 2-3h ( celle du vieille arbre millenaire) et on a visite le site de conservation des singes. Meme si on y voit pas d animaux, la jungle est tres belle (si vous voulez en voir, vous pouvez dormir la bas et vous levez au aurore...) faire un cours de cuisine Chez Loan, super, vous allez d abord tot le matin au petit marche du coin faire vos emplettes et ensuite vous preparez vos nems ou votre pho ou ce que vous voulez... le tout pour quasiment rien... quand je vois le prix des cours de cuisine a Hanoi !!!
Bref... vous l aurez compris on a adore, ca fait plus de 9 mois que l on voyage et Loan etait une tres belle rencontre alors je ne me prive pas pour lui faire encore de la pub !!
Bref... vous l aurez compris on a adore, ca fait plus de 9 mois que l on voyage et Loan etait une tres belle rencontre alors je ne me prive pas pour lui faire encore de la pub !!
Bonjour,
Nous sommes rentrés il y a 2 semaines d'un circuit de 15 jours au Vietnam avec un passage au Cambodge pour voir les temples d'Angkor. Nous avions opté pour la formule "circuit" car nous n'avions que 15 jours. Le circuit allait à l'essentiel même si plus de temps aurait été indispensable.
nous avons quand même pu parcourir le Vietnam du nord au sud:
Hanoï et ses alentours (musé Ho Chi Minh, villages Muongs, danses typiques, spectacle de marionnetes sur l'eau, etc) baie d'Halong avec visite des grottes et une croisière avec diner dans la baie baie d'Halong terrestre pour une balade en bac au milieu des rizières à Hoa Lu
Hué (visite de la cité interdite, tombeau de Tu Duc, rivière aux parfums, pagode de la dame celeste)
Hoi An, la ville de la soie
Le sud, Saïgon et sa circulation folle, My Tho pour une ballade dans une petite ile en face, Les tunnels de Cu Chi.
Ensuite nous avons terminé à siem reap avec les temples d'Angkor, site à visiter au moins une fois dans sa vie.
Au final, surement le plus beau voyage que nous ayons effectué à ce jour, des centaines de photos magnifiques, des gens très gentils et l'impression de n'être à coup sur pas resté assez longtemps. Complètement sous le charme, nous y retournerons surement très bientot par nous même afin de compléter ce voyage.
Si je peux être de quelque utilité à qui que ce soit ou si je peux donner l'envie à certaines personnes d'aller au Vietnam, j'en serais content.
Christophe
Nous sommes rentrés il y a 2 semaines d'un circuit de 15 jours au Vietnam avec un passage au Cambodge pour voir les temples d'Angkor. Nous avions opté pour la formule "circuit" car nous n'avions que 15 jours. Le circuit allait à l'essentiel même si plus de temps aurait été indispensable.
nous avons quand même pu parcourir le Vietnam du nord au sud:
Hanoï et ses alentours (musé Ho Chi Minh, villages Muongs, danses typiques, spectacle de marionnetes sur l'eau, etc) baie d'Halong avec visite des grottes et une croisière avec diner dans la baie baie d'Halong terrestre pour une balade en bac au milieu des rizières à Hoa Lu
Hué (visite de la cité interdite, tombeau de Tu Duc, rivière aux parfums, pagode de la dame celeste)
Hoi An, la ville de la soie
Le sud, Saïgon et sa circulation folle, My Tho pour une ballade dans une petite ile en face, Les tunnels de Cu Chi.
Ensuite nous avons terminé à siem reap avec les temples d'Angkor, site à visiter au moins une fois dans sa vie.
Au final, surement le plus beau voyage que nous ayons effectué à ce jour, des centaines de photos magnifiques, des gens très gentils et l'impression de n'être à coup sur pas resté assez longtemps. Complètement sous le charme, nous y retournerons surement très bientot par nous même afin de compléter ce voyage.
Si je peux être de quelque utilité à qui que ce soit ou si je peux donner l'envie à certaines personnes d'aller au Vietnam, j'en serais content.
Christophe
A l'heure des grandes migrations, les animaux, attirés comme des aimants par un instinct infaillible, en oublient de compter et de se plaindre des kilomètres parcourus.
Moi qui ne suis pas un goéland, quand j'en suis à mon troisième jour consécutif de transport intensif, l'idée commence à faire son chemin. Qui plus est, aujourd'hui, j'abandonne le bateau et son doux balancement pour me jeter à la gueule d'un minibus exigu et bondé. Si j'ajoute à cela qu'il faut entreprendre cette nouvelle journée au lever du soleil, c'est du pain bénit pour la longue complainte qui s'avance à grands pas.
Le réveil est en effet branché à 5h40 ce qui au bout du compte ne me fait pas plus de cinq heures de sommeil. C'est donc les paupières lourdement chargée qu'il faudrait que je me charge d'ouvrir les yeux à l'écoute d'une sonnerie délicieusement forte. Seulement, la sonnerie, soit elle ne s'est pas manifestée, soit je l'ai occultée de main de maître du sommeil tardif car c'est à 5h47 précise que je suis tiré du lit par un forcené qui frappe à la porte à l'en sortir de ses gonds. En fait de forcené, entre les tambourinages, je parviens à percevoir la voix de Nathalie qui hurle l'urgence dans laquelle je me suis mis à ne pas me manifester plus tôt. Et comme ce n'est pas un gros viking, ça pourrait être bien pire, je le concède... En quelques fractions de seconde, me voilà donc à battre des records d'efficacité, contraint de rattraper mon retard matinal. En moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, je suis habillé, mon sac est bouclé et les résidus nocturnes qui s'amoncelaient à la commissure de mes yeux sont enlevés. J'ai beau ne pas être tout à fait frais, un tel rythme au réveil est parfait pour créer l'illusion d'un quelconque dynamisme.
Après cinq minutes de cette course folle, nous voilà tous dans le bac chargé de nous faire rejoindre la rive ouest de la rivière et ainsi nous mettre sur la route, le nez face au Vietnam à quelques dizaines de kilomètres près. Se trouvent en ma compagnie, les deux couples de la veille qui n'en sont pas : le couple franco-belge Nat et Jo, et le couple 100% national Manschaft Marius et Dani. Chacun trouve sa place comme il peut dans le minibus. Celui-ci est lesté de centaines de kilos de sacs de riz dont le plancher est recouvert, de dizaines de pots en terre divers et variés, d'un bazar ambulant transporté par les locaux jusqu'à l'autre côté de la frontière. Et il y en a autant sur le toit qu'à l'intérieur. Ca au moins, on est sûr qu'on ne va pas s'envoler!
A 6h tapantes, comme prévu, la première est enclanchée, le cirque ambulant se meut. Pour nous, c'est un peu éprouvant car personne, notamment Team Germany, ne fait moins d'1m70, ce qui serait beaucoup plus commode étant donné l'espace restreint dont on dispose pour se plier en quatre. Le sentiment est renfocé par la route en elle-même qui n'épargne personne. C'est véritablement un festival de virages serrés qui se suivent les uns derrières les autres. La chaussée est en plus gorgée de flotte du fait de la pluie de ces dernières 48 heures à tel point que parfois il faut qu'on traverse de véritables torrents qui manquent à chaque fois de nous emporter tant on dérape dedans. Tout ça l'un dans l'autre fait qu'au final, on ne dépasse jamais les 30km/h rendant le supplice un peu plus long encore.
On atteint finalement la frontière à midi. Ca fait six heures qu'on est parti et on a dû parcourir dans les 80 kilomètres, vive le tortillard express!!!
Le poste frontière, un grand batiment qui n'a rien à voir avec la cahute entre le Cambodge et le Laos, est posé en haut d'une courte montagne qui domine les autres montagnes environantes. C'est majestueux, torturé, en un mot, superbe, l'endroit idéal pour prendre un cliché sensationnel. Mais rien ne presse, il faut tout d'abord présenter nos passeports aux autorités compétentes ce qui prend à tout casser 1/4 d'heure. Je ne ma fait même pas emmerder pour mon passeport éponge encore trempé et dégoulinant de la veille. Et bien durant ces 15 minutes, c'est bien simple, le baromètre a dû faire de la voltige, on est passé littéralement d'un soleil radieux à une purée de poids à ne pas voir sa main au bout de son bras. Les nuages opaques ont recouverts les alentours à la vitesse d'un cheval au galop sachant que pour le cas présent, c'est tout sauf une expression! On les a vu arriver et c'est à se croire dans un film d'épouvante ou dans un livre de Stephen King. Résultat des courses, la photo panoramique qui aurait fait si bien dans l'album n'est plus qu'un doux rêve. En voiture Simone! Circulez, y'a rien à voir!!!
On est donc maintenant au Vietnam ce qui est une vraie différence. De ce côté là de la frontière, à mesure que l'on redescent dans la vallée et que le ciel se dégage enfin, on note que la route est délicieusement asphaltée, qu'il y a des usines plus importantes que l'ensemble de l'industrie laossienne pour casser un peu le paysage verdoyant fait de rizières au vert transcendant. C'est d'ailleurs à ce moment là que je refais tout mon système de valeur concernant ma couleur préférée. C'est nouveau, ça vient de sortir mais pas de doute, c'est maintenant le vert-rizière qui s'impose et ce, impossible de le savoir avant; autant le nord du Laos est accidenté au point qu'il y serait suicidaire de s'acharner à faire pousser du riz, autant le nord du Vietnam laisse la place à d'immenses langues de terre au vert immaculé. Il y a pas de justice pour les laos mais c'est comme ça. C'est donc les yeux grands ouverts qu'on finit le trajet qui nous mène à Dien Bien Phu, bien connue des français pour avoir été de théâtre d'un bottage de culs comme on en fait plus depuis, merci bien!! D'ailleurs, quand on arrive en ville, on découvre le long d'une colline un escalier collossale qui mène au sommet où trone une statue démesurément grande qui rappelle à tous l'ampleur de la déculottée. On sait donc dors et déjà que le vietnamien en général est pas peu fier, doux euphémisme, d'avoir coup sur coup renvoyé à leurs foyers les forces françaises et les forces américaines qui leur ont succédées. On peut donc l'imaginer coriace le bougre!
A Dien Bien Phu, pour nous qui ne sommes pas des foudres de guerre, il n'y a pas grand chose à faire ou à voir si ce n'est le théâtre des opérations ce qui n'est pas notre préoccupation première. Ce qui nous importe maintenant qu'on est là, c'est de repartir aussi sec avec en vue, Hanoï située encore plus à l'est. Mais comme c'est �� encore douze heures de bus, on va déjà s'attacher à poser nos affaires pour la nuit. Douze heures!!! Oh my god!! On déniche donc un petit hotel à quelques encablures de la gare routière dont on sait déjà que ce sera notre point de sortie du lendemain matin avant de penser à prendre une douche et à se remplir la panse dans un café qui affiche des tables à l'effigie de Britney Spears!! Nom d'un chien, tu parles d'un pays communiste!! Ensuite c'est quartier libre pour tout le monde. Internet pour les uns, ronflage pour les autres, tout le monde est content.
On se retrouve ensuite tous à la tombée de la nuit pour manger à nouveau avant de reprendre le rythme internet et sieste. Au menu, tout est très normal sauf pour Nat la végétarienne qui se voit servir une soupe plus dégoulinante que liquide dont elle ne pourra finalement manger qu'une cuillère et encore... A la table d'à côté, des locaux mangent et se marrent et alors que je passe près d'eux pour X raisons, je suis cordialement invité au pot de l'amitié. Sympa comme tout avec le plein de sourires!
A la sortie , il faut encore passé à la gare routière s'enquérir des horaires pour le petit matin. Et alors qu'on s'y trouve déjà, quelqu'un repère sur un toit un petit singe tout mignon qui n'a rien demandé à personne. Il aurait mieux fait de rester au lit celui là, c'est moi qui vous le dit... Aussi sec, c'est l'agitation qui prend les vietnamiens qui, les uns après les autres, s'échinent à attraper la pauvre bête. Et après maintes tentatives, il y en a un qui pose la main sur le petit animal fragile. On est tous consterné. Dans la seconde, le singe est ficelé et son "maître" propose déjà de nous le vendre dans sa langue qui ne nous permet pas de savoir si c'est en souvenir ou en ragout. Peu importe, pas question de cautioner le geste, pas même question d'être aimable, on s'en va comme des tornades retrouver notre quotidien après plusieurs tentatives infructueuses de voir le singe libéré.
En ce qui me concerne, j'ai déjà bien pianoter l'après-midi et me contente d'accompagner Nat au cybercafé pour la rassurer dans cette ville à l'éclairage public intermitent. Au retour à l'hotel où feignantent la gente masculine, je ne vois pas une grande flaque de boue dans l'obscurité et me vautre dans les grandes largeurs pour ne pas perdre le rythme imposé par ma gaucherie! J'ai bien fait de prendre une douche, j'ai plus qu'à y retourner avant de repartir une heure plus tard rechercher la belle.
C'est finalement à 23h que tout le monde se dit bonne nuit et regagne sa chambre. J'en profite pour me replonger quelques temps dans l'écriture avant d'être tirer de ma torpeur par Nat qui ne trouve pas le sommeil, toute faible qu'elle est à cause d'un mal mystérieux et soudain. On discute finalement jusqu'à 2h du matin, c'est bon signe si on prend en compte le fait qu'elle est une beautée rieuse et rayonnante, c'est moins bon signe si on se focalise sur le réveil de 5h30. (sic)
Au petit petit petit matin, comble du comble, je me réveille le premier. J'ai presque envie de réclamer une médaille. C'est donc à moi qu'il échoit de réveiller les quatre autres sachant que c'est aujord'hui leur tour de ne pas entendre leur réveil. Quel malin plaisir je prends alors à prendre leur porte pour un pushing ball!!! Pas question de rater le bus maintenant que je suis debout, faut pas déconner... Je profite donc de la responsabilité qui m'incombe pour faire tout ce qui est en mon pouvoir pour sonner la cavalerie. Une fois. Deux fois. Trois fois? Non, je suis assez convaincant finalement dans mon role d'épouvantail pour qu'à 5h45 tout le monde soit debout frais ou pas frais. A 6h, nous sommes à la gare routière. A 6h05, le minibus démarre, on peut se rendormir finalement en s'efforçant d'oublier qu'il n'y a que 20cm qui séparent le bout de nos sièges et celui de devant, que le chauffeur fait dépassements hasardeux sur dépassements suicidaires, que les boeufs traversent la route en pleins virages, que les pierres s'écrasent sur la voie depuis les falaises situées de chaque côté...
La pause déjeuner sera pour chacun l'occasion de se réveiller pleinement. On est arrêté dans une petite ville à mi-chemin entre Dien Bien Phu et Hanoï dans la cour intérieure d'un hotel sans prétention qui fait aussi restaurant. Restaurant? Ce serait encore trop facile... On peut plutôt parler de gourbi!! A la disposition de la cuisinière, de la viande qui n'y ressemble en rien, de la soupe dont on se demande si c'est pas des yeux dedans et du riz pour ajouter un peu de normalité à l'ensemble. Je jète finalement et après mures réflexions mon dévolu sur la viande alors que les autres partent à la recherche d'une épicerie ou se contentent d'un simple riz nature. J'aurais dû faire la même. La prochaine fois, c'est sûr, je reste dormir dans le bus!!! Rien à becter dans l'assiette, c'est un ramassi d'os et de gras que je dois ingurgiter. N'y comptez même pas, j'ai beau me dire qu'il faut que je fasses l'effort, c'est insurmontable à l'heure du petit déjeuner à moins de tout vomir dans la foulée. Au bout du compte, je fais finalement comme les autres et me contente de mon bol de riz, d'un peu de sauce au soja et de la boite de gateaux familiale trouver par Nat et Dani. Et après ça, on sait déjà que Hanoï, méfie-toi, on arrive et on a faim comme quinze!!!
On repart donc le ventre vide pour six nouvelles heures de comatage profond. Dehors quand même, les paysages sublimes s'aplanissent pour laisser la place aux rizières en fleur, on est enfin plus tranquille...
On arrive à proximité d'Hanoï après avoir contemplé le coucher de soleil depuis le minibus. La circulation se densifie à chaque nouveau kilomètre parcouru jusqu'à nous dévoiler le visage réel du traffic urbain local. C'est l'apocalypse en version deux roues. Personne n'a l'air de conduire de voiture, les scooters et autres mobylettes se défient à chaque instant pour savoir qui des uns ou des autres aura une priorité toute relative. C'est pas la première fois que je le dis mais une nouvelle fois, je ne pense jamais avoir vu un bordel pareil!!! Y'en a pour ainsi dire partout sauf dans les arbres!!! Ca klaxonne, ça joue des coudes, ça joue avec la patience de chacun pare-chocs contre pare-chocs. Et avec tout ça, dans tout ce maelstrom, on pense légitimement ne jamais réussir à se frayer un chemin avec notre minibus qui joue le role de l'éléphant au royaume des souris.
Finalement, c'est à 19h, treize heures après le départ, qu'on est laché dans cette jungle motorisée. Et comme on voyage maintenant à cinq, on se dit qu'on est pas rendu pour trouver un tuk-tuk capable de tous nous transporter avec nos sacs qui ne dévoilent que nos jambes quand on est vu de dos. C'est en fin de compte maintenant qu'on est vraiment au bout du rouleau que la chance nous sourit. A l'extérieur de la gare routière, on tombe nez à nez avec une sorte de Renault Espace locale qui est en plus un taxi tout ce qu'il y a de plus règlementaire!! Tout notre équipement est chargé, nos culs bien installés, le contact est enclenché direction le centre-ville. C'est une overdose de confort le temps de quelques secondes, le temps pour le chauffeur de brancher sa stéréo. Car le chauffeur en question a une installation sonore de premier ordre et des gouts musicaux de bas étages. L'homme a une collection complète de CD qui vous transforme Hanoï en Ibiza, le silence ou la conversation en vacarme sans nom, mes oreilles en douleur. Et ça les fait marrer les franco-belgo-allemands, c'est déjà ça!! Même à mettre mes écouteurs et ma musique à fond les ballons, je suis parasité de décibels nuisibles à la nocivité certaine!! Vivement qu'on arrive, vraiment j'en peux plus!!!
Et c'est après une trentaine de minutes de ce manège infernal qu'on est enfin déposé devant la cathédrale de la ville qui finra par être notre point de repère pour les jours à venir. Chacun remet donc son sac sur ses épaules et on est lancé vers une quête de la meilleure guesthouse.
Une heure et demie!!!!!!!!!! Voilà le temps que ça nous prend pour dégotter la perle rare qui convienne à nous cinq sachant que pour ma part, la résignation est montée à tel point que j'ai abandonné tout commentaire depuis bien longtemps. Voilà ce que c'est les pires heures quand on voyage à plusieurs et que chacun à un avis sur le moindre détail, sur le moindre centime sur la facture. En fin de compte, entre les hotels complets, trop chers, trop ci, pas assez ça, on s'installe dans une double chambre pour cinq avec un matelas par terre, un petit coin salon, une télé et une salle de bain privée. D'accord l'attente n'est finalement pas vaine, mais mon dieu qu'il en aura fallu des trésors de patience et des kilomètres à crapahuter!! Plus question que ça se reproduise, c'est moi qui vous le dit!!!
On s'installe donc dans notre nouveau chez-nous avant de nous retrouver taraudés par la faim d'une journée sans petit déjeuner et au déjeuner plus que douteux. Et cette fois-ci, plus question de faire des tours et des tours. On se retrouve dans une pizzeria style "all you can eat buffet" ou "buffet sans fin si t'as grand faim". C'est donc dans une orgie de nourriture qu'on finira la journée. On prendra juste le temps de jouer à la courte paille la place sur le matelas gonflable posé par terre. Grand vainqueur : je te le donne en mille, même pas la peine de l'écrire... Damned!!!
On rentre donc enfin à la GH pour se coller à l'horizontal. Juste le temps de profiter du wifi et de me rendre compte en chargeant des photos sur le blog que l'archos déconne de plus en plus, on passe tous l'arme à gauche rapidement terrassés par cette journée sans fin et la digestion qui s'occupe de nous achever.
Hier était un nouveau pays, aujourd'hui est une nouvelle ville, demain un autre jour. Bonne nuit, bon appétit si vous êtes à table, et si vous voulez mon avis, évitez la soupe...
Grosses bises depuis sous les couvietures. Prenez soin de vous autant que je prends soin de dormir.
Eventuellement, tu peux aussi consulter ma merveille de blog et tant qu'à faire t'abonner à la newsletter. Exigeant? Pas que. Sympa aussi.
Le réveil est en effet branché à 5h40 ce qui au bout du compte ne me fait pas plus de cinq heures de sommeil. C'est donc les paupières lourdement chargée qu'il faudrait que je me charge d'ouvrir les yeux à l'écoute d'une sonnerie délicieusement forte. Seulement, la sonnerie, soit elle ne s'est pas manifestée, soit je l'ai occultée de main de maître du sommeil tardif car c'est à 5h47 précise que je suis tiré du lit par un forcené qui frappe à la porte à l'en sortir de ses gonds. En fait de forcené, entre les tambourinages, je parviens à percevoir la voix de Nathalie qui hurle l'urgence dans laquelle je me suis mis à ne pas me manifester plus tôt. Et comme ce n'est pas un gros viking, ça pourrait être bien pire, je le concède... En quelques fractions de seconde, me voilà donc à battre des records d'efficacité, contraint de rattraper mon retard matinal. En moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, je suis habillé, mon sac est bouclé et les résidus nocturnes qui s'amoncelaient à la commissure de mes yeux sont enlevés. J'ai beau ne pas être tout à fait frais, un tel rythme au réveil est parfait pour créer l'illusion d'un quelconque dynamisme.
Après cinq minutes de cette course folle, nous voilà tous dans le bac chargé de nous faire rejoindre la rive ouest de la rivière et ainsi nous mettre sur la route, le nez face au Vietnam à quelques dizaines de kilomètres près. Se trouvent en ma compagnie, les deux couples de la veille qui n'en sont pas : le couple franco-belge Nat et Jo, et le couple 100% national Manschaft Marius et Dani. Chacun trouve sa place comme il peut dans le minibus. Celui-ci est lesté de centaines de kilos de sacs de riz dont le plancher est recouvert, de dizaines de pots en terre divers et variés, d'un bazar ambulant transporté par les locaux jusqu'à l'autre côté de la frontière. Et il y en a autant sur le toit qu'à l'intérieur. Ca au moins, on est sûr qu'on ne va pas s'envoler!
A 6h tapantes, comme prévu, la première est enclanchée, le cirque ambulant se meut. Pour nous, c'est un peu éprouvant car personne, notamment Team Germany, ne fait moins d'1m70, ce qui serait beaucoup plus commode étant donné l'espace restreint dont on dispose pour se plier en quatre. Le sentiment est renfocé par la route en elle-même qui n'épargne personne. C'est véritablement un festival de virages serrés qui se suivent les uns derrières les autres. La chaussée est en plus gorgée de flotte du fait de la pluie de ces dernières 48 heures à tel point que parfois il faut qu'on traverse de véritables torrents qui manquent à chaque fois de nous emporter tant on dérape dedans. Tout ça l'un dans l'autre fait qu'au final, on ne dépasse jamais les 30km/h rendant le supplice un peu plus long encore.
On atteint finalement la frontière à midi. Ca fait six heures qu'on est parti et on a dû parcourir dans les 80 kilomètres, vive le tortillard express!!!
Le poste frontière, un grand batiment qui n'a rien à voir avec la cahute entre le Cambodge et le Laos, est posé en haut d'une courte montagne qui domine les autres montagnes environantes. C'est majestueux, torturé, en un mot, superbe, l'endroit idéal pour prendre un cliché sensationnel. Mais rien ne presse, il faut tout d'abord présenter nos passeports aux autorités compétentes ce qui prend à tout casser 1/4 d'heure. Je ne ma fait même pas emmerder pour mon passeport éponge encore trempé et dégoulinant de la veille. Et bien durant ces 15 minutes, c'est bien simple, le baromètre a dû faire de la voltige, on est passé littéralement d'un soleil radieux à une purée de poids à ne pas voir sa main au bout de son bras. Les nuages opaques ont recouverts les alentours à la vitesse d'un cheval au galop sachant que pour le cas présent, c'est tout sauf une expression! On les a vu arriver et c'est à se croire dans un film d'épouvante ou dans un livre de Stephen King. Résultat des courses, la photo panoramique qui aurait fait si bien dans l'album n'est plus qu'un doux rêve. En voiture Simone! Circulez, y'a rien à voir!!!
On est donc maintenant au Vietnam ce qui est une vraie différence. De ce côté là de la frontière, à mesure que l'on redescent dans la vallée et que le ciel se dégage enfin, on note que la route est délicieusement asphaltée, qu'il y a des usines plus importantes que l'ensemble de l'industrie laossienne pour casser un peu le paysage verdoyant fait de rizières au vert transcendant. C'est d'ailleurs à ce moment là que je refais tout mon système de valeur concernant ma couleur préférée. C'est nouveau, ça vient de sortir mais pas de doute, c'est maintenant le vert-rizière qui s'impose et ce, impossible de le savoir avant; autant le nord du Laos est accidenté au point qu'il y serait suicidaire de s'acharner à faire pousser du riz, autant le nord du Vietnam laisse la place à d'immenses langues de terre au vert immaculé. Il y a pas de justice pour les laos mais c'est comme ça. C'est donc les yeux grands ouverts qu'on finit le trajet qui nous mène à Dien Bien Phu, bien connue des français pour avoir été de théâtre d'un bottage de culs comme on en fait plus depuis, merci bien!! D'ailleurs, quand on arrive en ville, on découvre le long d'une colline un escalier collossale qui mène au sommet où trone une statue démesurément grande qui rappelle à tous l'ampleur de la déculottée. On sait donc dors et déjà que le vietnamien en général est pas peu fier, doux euphémisme, d'avoir coup sur coup renvoyé à leurs foyers les forces françaises et les forces américaines qui leur ont succédées. On peut donc l'imaginer coriace le bougre!
A Dien Bien Phu, pour nous qui ne sommes pas des foudres de guerre, il n'y a pas grand chose à faire ou à voir si ce n'est le théâtre des opérations ce qui n'est pas notre préoccupation première. Ce qui nous importe maintenant qu'on est là, c'est de repartir aussi sec avec en vue, Hanoï située encore plus à l'est. Mais comme c'est �� encore douze heures de bus, on va déjà s'attacher à poser nos affaires pour la nuit. Douze heures!!! Oh my god!! On déniche donc un petit hotel à quelques encablures de la gare routière dont on sait déjà que ce sera notre point de sortie du lendemain matin avant de penser à prendre une douche et à se remplir la panse dans un café qui affiche des tables à l'effigie de Britney Spears!! Nom d'un chien, tu parles d'un pays communiste!! Ensuite c'est quartier libre pour tout le monde. Internet pour les uns, ronflage pour les autres, tout le monde est content.
On se retrouve ensuite tous à la tombée de la nuit pour manger à nouveau avant de reprendre le rythme internet et sieste. Au menu, tout est très normal sauf pour Nat la végétarienne qui se voit servir une soupe plus dégoulinante que liquide dont elle ne pourra finalement manger qu'une cuillère et encore... A la table d'à côté, des locaux mangent et se marrent et alors que je passe près d'eux pour X raisons, je suis cordialement invité au pot de l'amitié. Sympa comme tout avec le plein de sourires!
A la sortie , il faut encore passé à la gare routière s'enquérir des horaires pour le petit matin. Et alors qu'on s'y trouve déjà, quelqu'un repère sur un toit un petit singe tout mignon qui n'a rien demandé à personne. Il aurait mieux fait de rester au lit celui là, c'est moi qui vous le dit... Aussi sec, c'est l'agitation qui prend les vietnamiens qui, les uns après les autres, s'échinent à attraper la pauvre bête. Et après maintes tentatives, il y en a un qui pose la main sur le petit animal fragile. On est tous consterné. Dans la seconde, le singe est ficelé et son "maître" propose déjà de nous le vendre dans sa langue qui ne nous permet pas de savoir si c'est en souvenir ou en ragout. Peu importe, pas question de cautioner le geste, pas même question d'être aimable, on s'en va comme des tornades retrouver notre quotidien après plusieurs tentatives infructueuses de voir le singe libéré.
En ce qui me concerne, j'ai déjà bien pianoter l'après-midi et me contente d'accompagner Nat au cybercafé pour la rassurer dans cette ville à l'éclairage public intermitent. Au retour à l'hotel où feignantent la gente masculine, je ne vois pas une grande flaque de boue dans l'obscurité et me vautre dans les grandes largeurs pour ne pas perdre le rythme imposé par ma gaucherie! J'ai bien fait de prendre une douche, j'ai plus qu'à y retourner avant de repartir une heure plus tard rechercher la belle.
C'est finalement à 23h que tout le monde se dit bonne nuit et regagne sa chambre. J'en profite pour me replonger quelques temps dans l'écriture avant d'être tirer de ma torpeur par Nat qui ne trouve pas le sommeil, toute faible qu'elle est à cause d'un mal mystérieux et soudain. On discute finalement jusqu'à 2h du matin, c'est bon signe si on prend en compte le fait qu'elle est une beautée rieuse et rayonnante, c'est moins bon signe si on se focalise sur le réveil de 5h30. (sic)
Au petit petit petit matin, comble du comble, je me réveille le premier. J'ai presque envie de réclamer une médaille. C'est donc à moi qu'il échoit de réveiller les quatre autres sachant que c'est aujord'hui leur tour de ne pas entendre leur réveil. Quel malin plaisir je prends alors à prendre leur porte pour un pushing ball!!! Pas question de rater le bus maintenant que je suis debout, faut pas déconner... Je profite donc de la responsabilité qui m'incombe pour faire tout ce qui est en mon pouvoir pour sonner la cavalerie. Une fois. Deux fois. Trois fois? Non, je suis assez convaincant finalement dans mon role d'épouvantail pour qu'à 5h45 tout le monde soit debout frais ou pas frais. A 6h, nous sommes à la gare routière. A 6h05, le minibus démarre, on peut se rendormir finalement en s'efforçant d'oublier qu'il n'y a que 20cm qui séparent le bout de nos sièges et celui de devant, que le chauffeur fait dépassements hasardeux sur dépassements suicidaires, que les boeufs traversent la route en pleins virages, que les pierres s'écrasent sur la voie depuis les falaises situées de chaque côté...
La pause déjeuner sera pour chacun l'occasion de se réveiller pleinement. On est arrêté dans une petite ville à mi-chemin entre Dien Bien Phu et Hanoï dans la cour intérieure d'un hotel sans prétention qui fait aussi restaurant. Restaurant? Ce serait encore trop facile... On peut plutôt parler de gourbi!! A la disposition de la cuisinière, de la viande qui n'y ressemble en rien, de la soupe dont on se demande si c'est pas des yeux dedans et du riz pour ajouter un peu de normalité à l'ensemble. Je jète finalement et après mures réflexions mon dévolu sur la viande alors que les autres partent à la recherche d'une épicerie ou se contentent d'un simple riz nature. J'aurais dû faire la même. La prochaine fois, c'est sûr, je reste dormir dans le bus!!! Rien à becter dans l'assiette, c'est un ramassi d'os et de gras que je dois ingurgiter. N'y comptez même pas, j'ai beau me dire qu'il faut que je fasses l'effort, c'est insurmontable à l'heure du petit déjeuner à moins de tout vomir dans la foulée. Au bout du compte, je fais finalement comme les autres et me contente de mon bol de riz, d'un peu de sauce au soja et de la boite de gateaux familiale trouver par Nat et Dani. Et après ça, on sait déjà que Hanoï, méfie-toi, on arrive et on a faim comme quinze!!!
On repart donc le ventre vide pour six nouvelles heures de comatage profond. Dehors quand même, les paysages sublimes s'aplanissent pour laisser la place aux rizières en fleur, on est enfin plus tranquille...
On arrive à proximité d'Hanoï après avoir contemplé le coucher de soleil depuis le minibus. La circulation se densifie à chaque nouveau kilomètre parcouru jusqu'à nous dévoiler le visage réel du traffic urbain local. C'est l'apocalypse en version deux roues. Personne n'a l'air de conduire de voiture, les scooters et autres mobylettes se défient à chaque instant pour savoir qui des uns ou des autres aura une priorité toute relative. C'est pas la première fois que je le dis mais une nouvelle fois, je ne pense jamais avoir vu un bordel pareil!!! Y'en a pour ainsi dire partout sauf dans les arbres!!! Ca klaxonne, ça joue des coudes, ça joue avec la patience de chacun pare-chocs contre pare-chocs. Et avec tout ça, dans tout ce maelstrom, on pense légitimement ne jamais réussir à se frayer un chemin avec notre minibus qui joue le role de l'éléphant au royaume des souris.
Finalement, c'est à 19h, treize heures après le départ, qu'on est laché dans cette jungle motorisée. Et comme on voyage maintenant à cinq, on se dit qu'on est pas rendu pour trouver un tuk-tuk capable de tous nous transporter avec nos sacs qui ne dévoilent que nos jambes quand on est vu de dos. C'est en fin de compte maintenant qu'on est vraiment au bout du rouleau que la chance nous sourit. A l'extérieur de la gare routière, on tombe nez à nez avec une sorte de Renault Espace locale qui est en plus un taxi tout ce qu'il y a de plus règlementaire!! Tout notre équipement est chargé, nos culs bien installés, le contact est enclenché direction le centre-ville. C'est une overdose de confort le temps de quelques secondes, le temps pour le chauffeur de brancher sa stéréo. Car le chauffeur en question a une installation sonore de premier ordre et des gouts musicaux de bas étages. L'homme a une collection complète de CD qui vous transforme Hanoï en Ibiza, le silence ou la conversation en vacarme sans nom, mes oreilles en douleur. Et ça les fait marrer les franco-belgo-allemands, c'est déjà ça!! Même à mettre mes écouteurs et ma musique à fond les ballons, je suis parasité de décibels nuisibles à la nocivité certaine!! Vivement qu'on arrive, vraiment j'en peux plus!!!
Et c'est après une trentaine de minutes de ce manège infernal qu'on est enfin déposé devant la cathédrale de la ville qui finra par être notre point de repère pour les jours à venir. Chacun remet donc son sac sur ses épaules et on est lancé vers une quête de la meilleure guesthouse.
Une heure et demie!!!!!!!!!! Voilà le temps que ça nous prend pour dégotter la perle rare qui convienne à nous cinq sachant que pour ma part, la résignation est montée à tel point que j'ai abandonné tout commentaire depuis bien longtemps. Voilà ce que c'est les pires heures quand on voyage à plusieurs et que chacun à un avis sur le moindre détail, sur le moindre centime sur la facture. En fin de compte, entre les hotels complets, trop chers, trop ci, pas assez ça, on s'installe dans une double chambre pour cinq avec un matelas par terre, un petit coin salon, une télé et une salle de bain privée. D'accord l'attente n'est finalement pas vaine, mais mon dieu qu'il en aura fallu des trésors de patience et des kilomètres à crapahuter!! Plus question que ça se reproduise, c'est moi qui vous le dit!!!
On s'installe donc dans notre nouveau chez-nous avant de nous retrouver taraudés par la faim d'une journée sans petit déjeuner et au déjeuner plus que douteux. Et cette fois-ci, plus question de faire des tours et des tours. On se retrouve dans une pizzeria style "all you can eat buffet" ou "buffet sans fin si t'as grand faim". C'est donc dans une orgie de nourriture qu'on finira la journée. On prendra juste le temps de jouer à la courte paille la place sur le matelas gonflable posé par terre. Grand vainqueur : je te le donne en mille, même pas la peine de l'écrire... Damned!!!
On rentre donc enfin à la GH pour se coller à l'horizontal. Juste le temps de profiter du wifi et de me rendre compte en chargeant des photos sur le blog que l'archos déconne de plus en plus, on passe tous l'arme à gauche rapidement terrassés par cette journée sans fin et la digestion qui s'occupe de nous achever.
Hier était un nouveau pays, aujourd'hui est une nouvelle ville, demain un autre jour. Bonne nuit, bon appétit si vous êtes à table, et si vous voulez mon avis, évitez la soupe...
Grosses bises depuis sous les couvietures. Prenez soin de vous autant que je prends soin de dormir.
Eventuellement, tu peux aussi consulter ma merveille de blog et tant qu'à faire t'abonner à la newsletter. Exigeant? Pas que. Sympa aussi.
bonsoir je part au vietnam le 28 /01/2008 a saigon connesser vous des hotel pas cher avec clim et douche dans chanbre ses pour 10 jours
Bonjour, j'atterris dans 3 jours Da Nang avec ma copine. Vous avez raison je m'y prends un peu tard!!
D'abord un grand merci aux grands contributeurs de ce forum qui reconnaîtront leur plume dans mon itinéraire (ne connaissant pas le pays j'ai fait une synthèse de ce que j'ai lu).
Pourriez-vous SVP me donner votre avis sur cet itinéraire à cette saison ?? Combien de temps me conseillez vous de rester à chaque endroit ? faut-il sauter certaines étapes au profit d'autres ?
Nous avons 30 jours, nous sommes un couple relativement habitué à se débrouiller à l'étranger sans parler la langue, mais nous avons aussi conscience des limites de la communication gestuelle :) Nous voyageons généralement l'habitant ce qui nous aide beaucoup. Notre budget a beau être très limité si vous nous conseillez un guide pour certains endroits où vous pensez que c'est indispensable, nous le contacterons. Nous reviendrons en avril pour le nord du pays.
J1 Arrivée à Da Nang à 11h, 1ère nuit à Hué
- La cité impériale
- la rivière des Parfums?? et visite des tombeaux impériaux de Minh Mang, de Tu Duc et de Khai Dinh???? Hoi An - Centre historique - les montagnes de marbres à Da Nang ?? Kontum - villages de minorités à coté de la ville - visite de la salle d'exposition de l'évêché de Kontum, la cathédrale en bois, l'ancienne prison, village des Bahnars Kon Klor avec le pont suspendu. Départ pour Pleiku : visite le lac Bien Ho (avant d'arriver à Pleiku), la pagode, nuit à Pleiku Buôn Ma Thuột - ville - le parc national de Buon Don ou celui de Yok Don en une petite journee. - Lac Tak départ pour Dak Lak, visite de la ville de Dak Lak, Buon Don nuit à Da Lat - balade en elephant ? My son - ca vaut la peine ? Ho chi ming Bến Tre Vinh Long - L'ile en face de Vinh Long accessible en bac. Intéressant ? Can Tho - le marche flottant pres de Can Tho ( pas celui de Cair rang, l'autre ) Rạch Giá Ðảo Phú Quốc - peut-on faire de la plongée en janvier ? Châu Dôc (doit-on repasser par Rach Gia ??)
Bateau pour Phnom Penn : possible de Chau Doc??? J30 arrivée au Cambodge
Un grand merci à tous :))
Pourriez-vous SVP me donner votre avis sur cet itinéraire à cette saison ?? Combien de temps me conseillez vous de rester à chaque endroit ? faut-il sauter certaines étapes au profit d'autres ?
Nous avons 30 jours, nous sommes un couple relativement habitué à se débrouiller à l'étranger sans parler la langue, mais nous avons aussi conscience des limites de la communication gestuelle :) Nous voyageons généralement l'habitant ce qui nous aide beaucoup. Notre budget a beau être très limité si vous nous conseillez un guide pour certains endroits où vous pensez que c'est indispensable, nous le contacterons. Nous reviendrons en avril pour le nord du pays.
J1 Arrivée à Da Nang à 11h, 1ère nuit à Hué
- La cité impériale
- la rivière des Parfums?? et visite des tombeaux impériaux de Minh Mang, de Tu Duc et de Khai Dinh???? Hoi An - Centre historique - les montagnes de marbres à Da Nang ?? Kontum - villages de minorités à coté de la ville - visite de la salle d'exposition de l'évêché de Kontum, la cathédrale en bois, l'ancienne prison, village des Bahnars Kon Klor avec le pont suspendu. Départ pour Pleiku : visite le lac Bien Ho (avant d'arriver à Pleiku), la pagode, nuit à Pleiku Buôn Ma Thuột - ville - le parc national de Buon Don ou celui de Yok Don en une petite journee. - Lac Tak départ pour Dak Lak, visite de la ville de Dak Lak, Buon Don nuit à Da Lat - balade en elephant ? My son - ca vaut la peine ? Ho chi ming Bến Tre Vinh Long - L'ile en face de Vinh Long accessible en bac. Intéressant ? Can Tho - le marche flottant pres de Can Tho ( pas celui de Cair rang, l'autre ) Rạch Giá Ðảo Phú Quốc - peut-on faire de la plongée en janvier ? Châu Dôc (doit-on repasser par Rach Gia ??)
Bateau pour Phnom Penn : possible de Chau Doc??? J30 arrivée au Cambodge
Un grand merci à tous :))
Bonjour à tous,
Et oui, comme bien d'autres avant moi, j'envisage un retour au pays. Retour géographique mais surtout historique : à la recherche de quelque chose qui a tant manqué, une part d'identité sûrement. Mon projet : rester un mois environ (fin juillet - fin août 2010) à Ho chi minh ville ( qui restera toujours Saïgon, que j'ai quitté à l'âge de cinq ans); redécouvrir le quotidien, dans un guest-house (choix posé grâce forum, merci aux intervenants !), laisser "le bon temps rouler" et les rencontres venir. C'est donc moins un voyage touristique (quoique, je me laisserais volontiers surprendre), qu'un retour sur soi.
Merci d'avance pour vos commentaires et éventuels éclairages.
La lecture du forum m'a permis de dégrossir certaines questions. D'autres sont venues, certaines très terre à terre : - si j'emporte mon ordinateur portable, je suppose que je dois le déclarer... Ai-je besoin d'emporter la facture? Autres conséquences à prévoir? Va-t-il souffrir de l'humidité ? si oui, avez-vous des trucs ? Dois-je l'emporter ou trouverais-je des ciber-café (ou équivalent) sur place.... - Viet-kieu mais pas millionaire 😉, j'aimerais trouver un guest-house simple propre et avec wifi (j'ai lu une discussion avec en lien vers des adresses, mais en cliquant dessus, j'ai découvert que le site n'existait plus, à moins que cela ne soit une erreur de ma part... Je ne suis pas non plus ingénieur en informatique 😄) : des conseils d'adresses ? - j'aimerais discuté avec quelques correspondants : des volontaires? - où trouver des information sur.../quelqu'un connaît-il... : 1) les hôpitaux de saigon existant en 1971 (je vais y rechercher des informations à caractère personnel) 2) Bin han (banlieue de HCMV) 3) je découvre avec le forum qu'à l'hôtel, il faut laisser son passeport; c'est d'actualité pour les GH ? Cette idée ne me laisse pas tranquille, je suis une angoissée des pertes de papiers d'identités et des complications administratives; 4) les GH sont-ils appelés des GH par les vietnamiens ?
Au plaisir de discuter avec vous,
🙂
Et oui, comme bien d'autres avant moi, j'envisage un retour au pays. Retour géographique mais surtout historique : à la recherche de quelque chose qui a tant manqué, une part d'identité sûrement. Mon projet : rester un mois environ (fin juillet - fin août 2010) à Ho chi minh ville ( qui restera toujours Saïgon, que j'ai quitté à l'âge de cinq ans); redécouvrir le quotidien, dans un guest-house (choix posé grâce forum, merci aux intervenants !), laisser "le bon temps rouler" et les rencontres venir. C'est donc moins un voyage touristique (quoique, je me laisserais volontiers surprendre), qu'un retour sur soi.
Merci d'avance pour vos commentaires et éventuels éclairages.
La lecture du forum m'a permis de dégrossir certaines questions. D'autres sont venues, certaines très terre à terre : - si j'emporte mon ordinateur portable, je suppose que je dois le déclarer... Ai-je besoin d'emporter la facture? Autres conséquences à prévoir? Va-t-il souffrir de l'humidité ? si oui, avez-vous des trucs ? Dois-je l'emporter ou trouverais-je des ciber-café (ou équivalent) sur place.... - Viet-kieu mais pas millionaire 😉, j'aimerais trouver un guest-house simple propre et avec wifi (j'ai lu une discussion avec en lien vers des adresses, mais en cliquant dessus, j'ai découvert que le site n'existait plus, à moins que cela ne soit une erreur de ma part... Je ne suis pas non plus ingénieur en informatique 😄) : des conseils d'adresses ? - j'aimerais discuté avec quelques correspondants : des volontaires? - où trouver des information sur.../quelqu'un connaît-il... : 1) les hôpitaux de saigon existant en 1971 (je vais y rechercher des informations à caractère personnel) 2) Bin han (banlieue de HCMV) 3) je découvre avec le forum qu'à l'hôtel, il faut laisser son passeport; c'est d'actualité pour les GH ? Cette idée ne me laisse pas tranquille, je suis une angoissée des pertes de papiers d'identités et des complications administratives; 4) les GH sont-ils appelés des GH par les vietnamiens ?
Au plaisir de discuter avec vous,
🙂
Mardi 12 / mercredi 13 août
Vol sans histoires jusqu’à Helsinki. Ensuite, vol de 9.40 pour BKK.
La fille assise à côté de nous, une scandinave, semble être en manque. Elle a des mouvements brusques, se gratte et n’arrête pas de bouger. Ma patience légendaire (ben quoi ?!) est mise à rude épreuve ... Finalement elle s’endort et nous fiche à peu près la paix.
Mercredi matin, nous atterrissons à BKK. J'ai envie d'embrasser le sol tellement je suis contente d'être de retour. Je n'en reviens pas .
La Baan Sabai GH est très chouette. Jolie terrasse, plein de plantes, de fontaines, de poissons à l’entrée. Seul point négatif : notre chambre se trouve au 4è étage … sans ascenseur. Spartiate mais propre.
Nous partons nous ballader un petit peu du côté du Grand Palais et du Lak Meuang, puis nous allons dîner à la Supatra River House : soft shell crab with green mango salad, crabe piquant (!!) en sauce, scampis au curry vert, langouste au jus de tamarin … et pour finir du riz collant et de la mangue.
Vol sans histoires jusqu’à Helsinki. Ensuite, vol de 9.40 pour BKK.
La fille assise à côté de nous, une scandinave, semble être en manque. Elle a des mouvements brusques, se gratte et n’arrête pas de bouger. Ma patience légendaire (ben quoi ?!) est mise à rude épreuve ... Finalement elle s’endort et nous fiche à peu près la paix.
Mercredi matin, nous atterrissons à BKK. J'ai envie d'embrasser le sol tellement je suis contente d'être de retour. Je n'en reviens pas .
La Baan Sabai GH est très chouette. Jolie terrasse, plein de plantes, de fontaines, de poissons à l’entrée. Seul point négatif : notre chambre se trouve au 4è étage … sans ascenseur. Spartiate mais propre.
Nous partons nous ballader un petit peu du côté du Grand Palais et du Lak Meuang, puis nous allons dîner à la Supatra River House : soft shell crab with green mango salad, crabe piquant (!!) en sauce, scampis au curry vert, langouste au jus de tamarin … et pour finir du riz collant et de la mangue.
J'ai le plaisir d'inviter tous ceux savent lire en VietNamien (Huedan, Venissian, NGUYENCLAUDE, Tatitam etc ....) de ce Forum de découvrir cette étude anglaise sur le bonheur des peuples à travers le monde. Le VietNam apparait en 12 ème position dans le monde et 1er dans l'Asie du Sud Est.


Bonjour,
Je souhaite aller au Vietnam pendant trois semaines.
Je ne peux obtenir le visa en passant par une ambassade ou un agence locale, car je voyage actuellement en Australie et n'ai pas d'adresse postale ou recevoir mon courrier.
Étant donné que d'après mes recherches, il ne semble pas possible d'Obtenir le visa directement à l'arrivée sans lettre d'autorisation, j'essaye de voir quelles pourraient bien être les solutions qui s'offrnt à moi...
J'ai cru comprendre qu'il était assez facile d'obtenir ce fameux visa depuis le cambodge, en passant par son hôtel par exemple.
Je vais voyager au Laos et en Indonésie avant. Savez-vous s'il serait possible de l'obtenir de cette même façon depuis ces pays?? Je n'arrive pas à trouver ces infos!
Merci d'avance pour votre aide!!
Je souhaite aller au Vietnam pendant trois semaines.
Je ne peux obtenir le visa en passant par une ambassade ou un agence locale, car je voyage actuellement en Australie et n'ai pas d'adresse postale ou recevoir mon courrier.
Étant donné que d'après mes recherches, il ne semble pas possible d'Obtenir le visa directement à l'arrivée sans lettre d'autorisation, j'essaye de voir quelles pourraient bien être les solutions qui s'offrnt à moi...
J'ai cru comprendre qu'il était assez facile d'obtenir ce fameux visa depuis le cambodge, en passant par son hôtel par exemple.
Je vais voyager au Laos et en Indonésie avant. Savez-vous s'il serait possible de l'obtenir de cette même façon depuis ces pays?? Je n'arrive pas à trouver ces infos!
Merci d'avance pour votre aide!!
Je me permets de mettre ce titre racoleur, cela fera marcher le taux de consultation sur " forum" .
Saigon n a pas la reputation de Bangkok mais au pays des descendants de l oncle Ho, certaines demoiselles n ont pas l air tres sages . Dans les annees 75, 76 elles auraient connu les cours de reeducation .
Et a la veille de partir apres un deuxieme sejour d un mois, c est la premiere fois qu on me fasse des propositions aussi directes.
Hier soir en sortant d un cybercafe, une motocyclette avec deux femmes assez elegantes, maquillees casquees s arrete a mon niveau et la conductrice, apparemment la Mama san m interpelle dans un anglais abominable a comprendre . Cependant dans son charabia je saisis quelques mots dont le peu distingue terme anglo saxon "Fuck '', girl, sex et ses gestes sont explicites . Honnetement j en ai vu et entendu d autres mais je suis quand meme abasourdi car meme si la nuit est tombee, il est 7h30 et je suis a l angle de deux arteres frequentees par circulation et pietons, tout ceci se deroule a la visu de tous dans un pays dont l etat est cense ??? eviter ce genre de choses. Vous ne connaitrez pas le prix demande, tant pis pour les petits curieux, j ai continue mon chemin . Dans ce meme coin, rue Cung Quyn et Tran Hung Dao il y a quelques salons de coiffure dont les shampouineuses arborent des tenues minimales tres suggestives. Mouais pas vraiment tres catholique tout cela comme dirait un bonze de mes relations.
Mefiance aussi a Dalat, a deux ou trois reprises j ai ete accoste par des femmes soi-disant mototaxis, paraissant pas vraiment a l aise pour m aborder . J ai pas donne suite mais la aussi il y avait certainement quelque chose de louche .
cdlt Jean
Hier soir en sortant d un cybercafe, une motocyclette avec deux femmes assez elegantes, maquillees casquees s arrete a mon niveau et la conductrice, apparemment la Mama san m interpelle dans un anglais abominable a comprendre . Cependant dans son charabia je saisis quelques mots dont le peu distingue terme anglo saxon "Fuck '', girl, sex et ses gestes sont explicites . Honnetement j en ai vu et entendu d autres mais je suis quand meme abasourdi car meme si la nuit est tombee, il est 7h30 et je suis a l angle de deux arteres frequentees par circulation et pietons, tout ceci se deroule a la visu de tous dans un pays dont l etat est cense ??? eviter ce genre de choses. Vous ne connaitrez pas le prix demande, tant pis pour les petits curieux, j ai continue mon chemin . Dans ce meme coin, rue Cung Quyn et Tran Hung Dao il y a quelques salons de coiffure dont les shampouineuses arborent des tenues minimales tres suggestives. Mouais pas vraiment tres catholique tout cela comme dirait un bonze de mes relations.
Mefiance aussi a Dalat, a deux ou trois reprises j ai ete accoste par des femmes soi-disant mototaxis, paraissant pas vraiment a l aise pour m aborder . J ai pas donne suite mais la aussi il y avait certainement quelque chose de louche .
cdlt Jean
Allez, je jette ma bouteille à la mer.
Je suppose que ceux qui partent en Asie du sud-est ont réservé leur billet maintenant.
Pour ma part j'arrive le 18 décembre à Bangkok et j'en repars le 10 janvier.
Mais c'est vers le Cambodge que je me dirige où je passerai environ deux semaines, cad inluant nos fêtes Noel et jour de l'an. Je pense finir la dernière semaine sur l'île de Ko-Chang s'il fait beau temps. Et retour sur Bangkok.
Jusqu'à présent tous les voyage-forumiste avec qui j'ai été en relation sont décalés en dates par rapport à mon voyage. Y en a t il d'autres voyageant dans la région ?
Pour ma part j'arrive le 18 décembre à Bangkok et j'en repars le 10 janvier.
Mais c'est vers le Cambodge que je me dirige où je passerai environ deux semaines, cad inluant nos fêtes Noel et jour de l'an. Je pense finir la dernière semaine sur l'île de Ko-Chang s'il fait beau temps. Et retour sur Bangkok.
Jusqu'à présent tous les voyage-forumiste avec qui j'ai été en relation sont décalés en dates par rapport à mon voyage. Y en a t il d'autres voyageant dans la région ?
Bonjour!!!!
Je pars en thailande la semaine prochaine. Mon but est de visiter le Laos et le Cambodge, mais pour des raisons pratiques et financières j'ai choisi d'arriver en Thailande.
Aussi, des mon arrivée a Bangkok, je souhaite me rapprocher de la frontiere du cambodge. Je pensais donc passer quelques jours a "trat". J'ai cru comprendre qu'il y avait bien une frontiere et que je pouvais acheter mon visa sur place, mais je n'en suis, en fait, pas sure, donc pourriez-vous me le confirmer....😊
Trat est il un coin tres touristique, me le conseillez vous, est il facile de se loger (et pour pas cher); bref est ce que ca mérite de faire partie du peu de chose que je prevoit de voir de la thailande.
Merci par avance, je prends toutes les info et suggestion....
Merci par avance, je prends toutes les info et suggestion....
Voici quelques infos pratiques concernant un voyage de 16 jours au Cambodge en Août 2003.
Comme pour les carnets précédents, n'y voyez là rien d'autre que le récit d'une expérience vécue, sans aucune prétention de penser que c'est ce qu'il faut faire ... Surtout pas !... A chacun d'entre vous d'interpréter ces informations en fonction de votre façon de voyager 😉 ...
Je répondrai avec plaisir à toutes vos questions complémentaires.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Mercredi 30/07 : vol Paris - Siem Reap via Singapour Jeudi 31/07 à Lundi 11/08 : Angkor (12 jours) Mardi 12/08 : transfert Siem Reap - Phnom Penh par bateau sur le Tonlé Sap Mercredi 13/08 à Vendredi 15/08 : Phnom Penh (3 jours) Samedi 16/08 : vol Phnom Penh - Paris via Singapour
Par goût et par choix, nous avons privilégié la visite du site d'Angkor. 12 jours, c'est très très large : ça permet de voir les temples dans le calme et "en profondeur". Voir § Sites plus bas.
BUDGET :
Nous n'avons pas utilisé de carte bancaire, encore peu répandue. Nous sommes partis avec des US$. Partout, on peut payer indifféremment en $ ou en Riels. Inutile donc de courir après une banque pour changer vos $ (eh oui, on a fait cette erreur 😕 !!...). On vous rend la monnaie en $ et/ou en Riels (quand c'est moins d'1$). Le cours partiqué partout était de 4 000 Riels pour 1 $. On révise sa table du 4 !! D'une manière générale, nous avons un peu négocié les prix des transports (tuk-tuk et moto taxi notamment), et très très peu (voire pas) ceux des boissons et des repas sur le site d'Angkor, les prix étant de base raisonnables.
TRANSPORT :
1. Vols Vols secs achetés auprès de Voyageurs du Monde - Sandrine Aulas : 01 42 86 17 28 - http://www.vdm.com/vdm/index.asp Vol Singapore Airlines : Paris Siem Reap / Phnom Penh Paris - Escale à Singapour - Prix : 890 Euros l'AR
2. Sur place Taxi Aéroport - Siem Reap : 5 $ Location de vélo (Angkor) : 2 $/j/p Tuk Tuk pour Banteay Srei : 15 $ Tuk Tuk pour Chong Kneas : 5 $ 1 heure de bateau à Chong Kneas : 10 $ Bateau Siem Reap/Phnom Penh : 25 $/p (transfert hôtel/embarcadère inclus) Moto taxi dans Phnom Penh : entre 1500 et 2000 Riels la course pour nous 2 Taxi pour Phnom Chiso et Tonlé Bati : 20 $ Taxi Phnom Penh - Aéroport : 5$
HEBERGEMENT :
Siem Reap : Hotel La Noria (réf GDR et LP) - http://195.13.32.235/hotel_la_noria/ - Un vrai coup de coeur 🙂 ! 39 $ ttc (après négociation) sans petit déj Petit complexe de quelques bungalows de 4 chambres chaque, répartis dans un jardin agréable, autour d'une piscine très propre et accessible en permanence (un vrai bonheur, à toute heure). Nous avions choisi une chambre avec A/C et ventilo. Nous n'avons pas réussi à obtenir mieux que 10% de discount (le coût des taxes) ... Les chambres avec ventilo seul sont à 29 $. Chambre toute simple et propre - Salle de bains avec eau chaude et jarre khmère (pour le fun) - Terrasse ou balcon individuel, avec ventilo. Ambiance décontractée, simple et chaleureuse - Plusieurs employés parlent français. Nous avions réservé la première nuit par mail et avons prolongé notre séjour une fois sur place, satisfaits des prestations.La piscine est un vrai bonheur à toute heure : le matin pour se réveiller avant de partir en visite ; au retour de la journée de visite ; le soir, à la nuit tombée, sous le vol des chauves-souris ... Le petit déjeuner est cher et sans intérêt. Nous déjeunions sur le site d'Angkor, soit de fruits achetés à droite à gauche, soit de pancakes dans un café en face d'Angkor Vat.
Phnom Penh : New York Hotel (non réf dans les guides) - 256 Monivong Blvd - http://www.cibcweb.com/NYH 22 $ ttc et petit déj buffet inclus Grand hôtel quelconque sans charme particulier mais propre et à l'ambiance souriante. Chambre spacieuse, A/C, frigo, TV, sdb avec baignore et eau chaude.
REPAS :
Sur le site d'Angkor : Des échoppes proposent partout des plats simples et copieux pour 1 à 2 $. Nous avons souvent goûté les fried noddles/rice with veg and egg. C'est très copieux : si vous avez un petit appétit, prenez un plat pour 2 ... L'eau est vendue en bouteille de 950cc pour 1000 riels La cannette de coca : 2000 riels La noix de coco : 2000 riels - d'abord le lait, puis ils vous l'ouvrent pour la pulpe, fraîche et savoureuse. L'ananas préparé : 2000 riels La quinzaine de bananes : 2000 riels Nous n'avons quasiment jamais marchandé ces prix, qui nous ont paru raisonnables.
A Siem Reap : Grand choix de restaurants, tous fort sympathiques. Le plat est entre 3 et 5 $. On a particulièrement aimé l'Amok (plat n° 61) du Bopha Angkor Restaurant (4, 50 $). L'Arun Restaurant propose aussi de très bons plats, même si le cadre est un peu tristounet. Le restaurant de La Noria est trop cher. Angkor Beer Bootle (600 ml) : entre 1 et 2 $ dans les restaurants.
A Phnom Penh : Le bord de la rivière regorge de restaurants un peu chics, sympas pour s'y reposer, mais assez chers. Très sympa aussi, le restau thaï Wangdome Restaurant (ref LP).
SITES :
Très amateurs de sites archéologiques, de civilisations anciennes, d'histoire, d'architecture ... Angkor nous a comblés ! Nous avions d'abord pris un forfait d'une semaine (60 $/p - prévoir une photo d'identité). Nous l'avons prolongé par un nouveau forfait de 3 jours (40 $/p et une nouvelle photo !). On n'a pas réussi à obtenir de discount pour cette prolongation ... Une semaine permet déjà de voir tranquillement la totalité des principaux temples. 3 jours de plus, c'était de la gourmandise 😛 ....
Nous avons visité le site à vélo. Pour 2 $/j/p, nous avons loué nos vélos (3 vitesses, petit panier à l'avant, anti-vol, selle très confortable, excellent état général) au restaurant Arun, juste à côté de notre hôtel. Contrairement à ce que dit le Guide du Routard, il n'est pas (plus ?) obligatoire d'être accompagné par un Cambodgien pour visiter le site. Du coup, le vélo devient une bonne solution : liberté totale, plaisir de rouler tranquillement sur un site ultra-plat dans une jolie campagne. Les temples sont distants de qq km que l'on couvre en qq minutes de vélo. Contrairement encore à ce que dit le GDR, on n'arrive pas exténués sur les temples : il suffit de rouler comme les nombreux Cambodgiens que l'on croise : calmement !... On a particulièrement apprécié de ne dépendre de personne. En moyenne, nous avons parcouru entre 20 et 40 km par jour. Sans effort, sans souffrance ! Que du bonheur ! Même le groupe de Roluos est accessible à vélo ... Même Banteay Samré (sur la route de Banteay Srei) ... on traverse alors des rizières magnifiques et un village de maisons sur pilotis ... Au rythme lent du vélo, on en profite vraiment ! Et pour les photos, que c'est simple !! Seule exception : Banteay Srei et Kbal Spean. Là, c'est vraiment trop loin. On a loué les services d'un tuk tuk (15$) pour voir ces 2 sites en une grosse 1/2 journée.
Le site est très étendu. Devant chaque temple, plusieurs échoppes vous vendront des boissons fraîches (dont les délicieuses noix de coco), des repas simples et copieux, des pelliculles, des souvenirs, des livres, des cartes postales, des bracelets ... Les gamins arrivent sur vous en une vraie nuée (surtout quand on est en vélo), toujours dans la bonne humeur et sans aucune agressivité. Et plus d'une fois, vous apprécierez de trouver une bouteille d'eau bien fraîche après la visite du temple. Des toilettes jalonnent discrètement tout le site. A lire le Lonely Planet, je pense que c'est assez récent. Ce sont des bâtiments enfouis dans la jungle, indiqués par un panneau blanc. L'accès y est gratuit. C'est vaste, très propre et on y trouve du papier (mais pas d'électricité ...). On peut aussi s'y rafraichir au lavabo.
Nous avons trouvé sur place un livre écrit par Maurice Glaize, grand connaisseur d'Angkor. Ce guide est totalement indigeste, sauf sur place où il devient magique ! Chaque temple est décrit dans le détail avec plan orienté (n'oubliez pas une boussole, bien pratique pour se repérer à l'intérieur des temples) . Les bas reliefs sont eux aussi décrits un à un. La visite prend alors une autre dimension. Nous n'étions partis qu'avec le Lonely Planet, bien insuffisant pour cet aspect culturel (mais après tout, ce n'est pas sa vocation). De jeunes Cambodgiens vous proposeront partout ce livre (ainsi que d'autres, en anglais). Nous l'avons payé 5 $ et il a transformé notre visite. La première partie, d'intérêt général, est elle aussi extrêmement enrichissante pour mieux comprendre cette architecture.
Les temples : non, je ne vais pas décrire nos visites ... aucun intérêt ... Maurice Glaize fait ça bien mieux que moi. Juste qq remarques. En vous donnant un peu de temps, vous pourrez voir les grands temples (Angkor Vat, le Bayon, Ta Phrom, la porte Sud d'Angkor Thom ...) seuls. Oui, oui, je dis bien seuls. A partir de 9h, Angkor Vat est vidé des touristes qui ne sont venus voir que le lever de soleil ... A midi, tous les temples sont déserts : les groupes mangent à Siem Reap. Si vous avez du temps, vous pourrez alors choisir de visiter les temples en fonction de l'affluence. Certains temples méritent plusieurs visites. Angkor Vat le premier ... Donnez-vous le temps de vous habituer à cette architecture qui, à première vue, peut heurter par son exhubérance ... Notre première visite d'Angkor Vat nous a déçus, la seconde nous a ravis, la troisième nous a envoûtés ... Comme l'oreille qui doit s'habituer à de nouvelles mélodies, l'oeil doit ici s'habituer à de nouvelles formes ... Nous avons trouvé de l'intérêt à tous les temples, tous finalement très différents ... Banteay Srei est magnifique, même si sa visite nous a un peu frustrés : une équipe d'archéologues était sur place et avait tendu des cordons autour des temples, nous empêchant d'approcher de près les fines sculptures ... c'était un peu frustrant ...
Aux pieds : des sandales (exactement celles proscrites par le Guide du Routard). Légeres, elles sèchent vite (en période de mousson, ça peut être utile) et laissent respirer les pieds. Attention quand même aux serpents (pour ça, le GDR a raison : il y en a !). Dès que vous marchez dans l'herbe, regardez où vous mettez les pieds.
La mousson : une forte pluie en fin de journée, annoncée par du vent et de gros nuages noirs. Il suffit d'attendre une vingtaine de minutes qu'elle passe. Après, c'est le bonheur : une heure de température rafraichie : c'est le moment d'aller voir la Terrasse des Eléphants ou les bas reliefs du Bayon, très ensoleillés autrement. Le soleil : il tape ... et le taux d'humidité important rend l'atmosphère épaisse et poisseuse. Avouons-le ! le climat n'est pas ce que le Cambodge a de mieux ... Soyez prêts à transpirer, même sans rien faire ... D'où cette sensation bien agréable après la pluie ... mais qui dure trop peu ...
Le village flottant de Chong Kneas : bôf, bôf ... on n'a pas trouvé cela extraordinaire ... L'excursion revient assez cher : 5 $ de tuk tuk puis 10 $ pour 1 heure de bateau. C'est un peu trop organisé à notre goût, même en louant les services d'un petit bateau et en évitant les bateaux de groupes. Par ailleurs, si vous rejoignez Phnom Penh par bateau, vous traverserez le village "gratuitement" ...
Phnom Penh : Le musée (3 $/p) est très intéressant. Un petit guide (livret) à l'entrée (2 $) détaille une douzaine d'oeuvres majeures. On y passe facilement 2 bonnes heures. Le palais royal et la pagode d'Argent (3 $/p). Attention, ça ferme entre midi et 2. Nous sommes bêtement arrivés à 10h mais nous avons pu revenir l'après-midi sans repayer. Prévoir 3 heures. On y flâne avec plaisir ... Nous n'avons pas fait le Tuol Sleng. Trop dur pour nous ...
Les environs de Phnom Penh : Phnom Chiso (2 $/p + 1 $ de parking) et Tonlé Bati (3 $/p) : un peu pauvres par rapport à Angkor ... Ca nous a occupés ... C'est une excursion qui revient quand même à 31 $ à 2 ... (20 $ de taxi + les entrées) pour une grosse matinée.
Quelques remarques : Nombreux cybercafés à Siem Reap pour 1 $ de l'heure. Les Cambodgiens ont souffert : beaucoup en portent les traces. Préparez-vous à voir beaucoup d'estropiés venir vous demander un petit billet. La plupart du temps, ils gardent le sourire. Ce qui rend la scène encore plus émouvante ... Tortures des Khmers Rouges, mines anti-personnel, poliomyélite ... ils souffrent encore ...
On a beaucoup aimé : Le site d'Angkor, dans sa globalité, qui ravira tous les amateurs de vieilles pierres. La magnifique lumière sur les visages du Bayon en fin d'après-midi. La gentillesse des Cambodgiens. Pour l'instant, il y a un vrai respect mutuel entre touristes et locaux ... pourvu que ça dure .... La mousson, rafraichissante. Se baigner, après une journée à arpenter les vestiges. C'est un petit luxe bien agréable, car c'est la seule vraie façon de faire descendre la température du corps. La douche froide ne suffit pas ... Siem Reap, petite ville provinciale, où il fait bon séjourner, et que l'on parcourt ... à vélo (encore !).
On a moins aimé ... : Le climat chaud et humide. Phnom Penh, grande capitale bruyante et chaude (mais c'est parce qu'on a beaucoup aimé Siem Reap).
Conclusion : Aimez-vous les vieilles pierres ? Oui ? Alors ne tardez pas ... 🙂
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Mercredi 30/07 : vol Paris - Siem Reap via Singapour Jeudi 31/07 à Lundi 11/08 : Angkor (12 jours) Mardi 12/08 : transfert Siem Reap - Phnom Penh par bateau sur le Tonlé Sap Mercredi 13/08 à Vendredi 15/08 : Phnom Penh (3 jours) Samedi 16/08 : vol Phnom Penh - Paris via Singapour
Par goût et par choix, nous avons privilégié la visite du site d'Angkor. 12 jours, c'est très très large : ça permet de voir les temples dans le calme et "en profondeur". Voir § Sites plus bas.
BUDGET :
Nous n'avons pas utilisé de carte bancaire, encore peu répandue. Nous sommes partis avec des US$. Partout, on peut payer indifféremment en $ ou en Riels. Inutile donc de courir après une banque pour changer vos $ (eh oui, on a fait cette erreur 😕 !!...). On vous rend la monnaie en $ et/ou en Riels (quand c'est moins d'1$). Le cours partiqué partout était de 4 000 Riels pour 1 $. On révise sa table du 4 !! D'une manière générale, nous avons un peu négocié les prix des transports (tuk-tuk et moto taxi notamment), et très très peu (voire pas) ceux des boissons et des repas sur le site d'Angkor, les prix étant de base raisonnables.
TRANSPORT :
1. Vols Vols secs achetés auprès de Voyageurs du Monde - Sandrine Aulas : 01 42 86 17 28 - http://www.vdm.com/vdm/index.asp Vol Singapore Airlines : Paris Siem Reap / Phnom Penh Paris - Escale à Singapour - Prix : 890 Euros l'AR
2. Sur place Taxi Aéroport - Siem Reap : 5 $ Location de vélo (Angkor) : 2 $/j/p Tuk Tuk pour Banteay Srei : 15 $ Tuk Tuk pour Chong Kneas : 5 $ 1 heure de bateau à Chong Kneas : 10 $ Bateau Siem Reap/Phnom Penh : 25 $/p (transfert hôtel/embarcadère inclus) Moto taxi dans Phnom Penh : entre 1500 et 2000 Riels la course pour nous 2 Taxi pour Phnom Chiso et Tonlé Bati : 20 $ Taxi Phnom Penh - Aéroport : 5$
HEBERGEMENT :
Siem Reap : Hotel La Noria (réf GDR et LP) - http://195.13.32.235/hotel_la_noria/ - Un vrai coup de coeur 🙂 ! 39 $ ttc (après négociation) sans petit déj Petit complexe de quelques bungalows de 4 chambres chaque, répartis dans un jardin agréable, autour d'une piscine très propre et accessible en permanence (un vrai bonheur, à toute heure). Nous avions choisi une chambre avec A/C et ventilo. Nous n'avons pas réussi à obtenir mieux que 10% de discount (le coût des taxes) ... Les chambres avec ventilo seul sont à 29 $. Chambre toute simple et propre - Salle de bains avec eau chaude et jarre khmère (pour le fun) - Terrasse ou balcon individuel, avec ventilo. Ambiance décontractée, simple et chaleureuse - Plusieurs employés parlent français. Nous avions réservé la première nuit par mail et avons prolongé notre séjour une fois sur place, satisfaits des prestations.La piscine est un vrai bonheur à toute heure : le matin pour se réveiller avant de partir en visite ; au retour de la journée de visite ; le soir, à la nuit tombée, sous le vol des chauves-souris ... Le petit déjeuner est cher et sans intérêt. Nous déjeunions sur le site d'Angkor, soit de fruits achetés à droite à gauche, soit de pancakes dans un café en face d'Angkor Vat.
Phnom Penh : New York Hotel (non réf dans les guides) - 256 Monivong Blvd - http://www.cibcweb.com/NYH 22 $ ttc et petit déj buffet inclus Grand hôtel quelconque sans charme particulier mais propre et à l'ambiance souriante. Chambre spacieuse, A/C, frigo, TV, sdb avec baignore et eau chaude.
REPAS :
Sur le site d'Angkor : Des échoppes proposent partout des plats simples et copieux pour 1 à 2 $. Nous avons souvent goûté les fried noddles/rice with veg and egg. C'est très copieux : si vous avez un petit appétit, prenez un plat pour 2 ... L'eau est vendue en bouteille de 950cc pour 1000 riels La cannette de coca : 2000 riels La noix de coco : 2000 riels - d'abord le lait, puis ils vous l'ouvrent pour la pulpe, fraîche et savoureuse. L'ananas préparé : 2000 riels La quinzaine de bananes : 2000 riels Nous n'avons quasiment jamais marchandé ces prix, qui nous ont paru raisonnables.
A Siem Reap : Grand choix de restaurants, tous fort sympathiques. Le plat est entre 3 et 5 $. On a particulièrement aimé l'Amok (plat n° 61) du Bopha Angkor Restaurant (4, 50 $). L'Arun Restaurant propose aussi de très bons plats, même si le cadre est un peu tristounet. Le restaurant de La Noria est trop cher. Angkor Beer Bootle (600 ml) : entre 1 et 2 $ dans les restaurants.
A Phnom Penh : Le bord de la rivière regorge de restaurants un peu chics, sympas pour s'y reposer, mais assez chers. Très sympa aussi, le restau thaï Wangdome Restaurant (ref LP).
SITES :
Très amateurs de sites archéologiques, de civilisations anciennes, d'histoire, d'architecture ... Angkor nous a comblés ! Nous avions d'abord pris un forfait d'une semaine (60 $/p - prévoir une photo d'identité). Nous l'avons prolongé par un nouveau forfait de 3 jours (40 $/p et une nouvelle photo !). On n'a pas réussi à obtenir de discount pour cette prolongation ... Une semaine permet déjà de voir tranquillement la totalité des principaux temples. 3 jours de plus, c'était de la gourmandise 😛 ....
Nous avons visité le site à vélo. Pour 2 $/j/p, nous avons loué nos vélos (3 vitesses, petit panier à l'avant, anti-vol, selle très confortable, excellent état général) au restaurant Arun, juste à côté de notre hôtel. Contrairement à ce que dit le Guide du Routard, il n'est pas (plus ?) obligatoire d'être accompagné par un Cambodgien pour visiter le site. Du coup, le vélo devient une bonne solution : liberté totale, plaisir de rouler tranquillement sur un site ultra-plat dans une jolie campagne. Les temples sont distants de qq km que l'on couvre en qq minutes de vélo. Contrairement encore à ce que dit le GDR, on n'arrive pas exténués sur les temples : il suffit de rouler comme les nombreux Cambodgiens que l'on croise : calmement !... On a particulièrement apprécié de ne dépendre de personne. En moyenne, nous avons parcouru entre 20 et 40 km par jour. Sans effort, sans souffrance ! Que du bonheur ! Même le groupe de Roluos est accessible à vélo ... Même Banteay Samré (sur la route de Banteay Srei) ... on traverse alors des rizières magnifiques et un village de maisons sur pilotis ... Au rythme lent du vélo, on en profite vraiment ! Et pour les photos, que c'est simple !! Seule exception : Banteay Srei et Kbal Spean. Là, c'est vraiment trop loin. On a loué les services d'un tuk tuk (15$) pour voir ces 2 sites en une grosse 1/2 journée.
Le site est très étendu. Devant chaque temple, plusieurs échoppes vous vendront des boissons fraîches (dont les délicieuses noix de coco), des repas simples et copieux, des pelliculles, des souvenirs, des livres, des cartes postales, des bracelets ... Les gamins arrivent sur vous en une vraie nuée (surtout quand on est en vélo), toujours dans la bonne humeur et sans aucune agressivité. Et plus d'une fois, vous apprécierez de trouver une bouteille d'eau bien fraîche après la visite du temple. Des toilettes jalonnent discrètement tout le site. A lire le Lonely Planet, je pense que c'est assez récent. Ce sont des bâtiments enfouis dans la jungle, indiqués par un panneau blanc. L'accès y est gratuit. C'est vaste, très propre et on y trouve du papier (mais pas d'électricité ...). On peut aussi s'y rafraichir au lavabo.
Nous avons trouvé sur place un livre écrit par Maurice Glaize, grand connaisseur d'Angkor. Ce guide est totalement indigeste, sauf sur place où il devient magique ! Chaque temple est décrit dans le détail avec plan orienté (n'oubliez pas une boussole, bien pratique pour se repérer à l'intérieur des temples) . Les bas reliefs sont eux aussi décrits un à un. La visite prend alors une autre dimension. Nous n'étions partis qu'avec le Lonely Planet, bien insuffisant pour cet aspect culturel (mais après tout, ce n'est pas sa vocation). De jeunes Cambodgiens vous proposeront partout ce livre (ainsi que d'autres, en anglais). Nous l'avons payé 5 $ et il a transformé notre visite. La première partie, d'intérêt général, est elle aussi extrêmement enrichissante pour mieux comprendre cette architecture.
Les temples : non, je ne vais pas décrire nos visites ... aucun intérêt ... Maurice Glaize fait ça bien mieux que moi. Juste qq remarques. En vous donnant un peu de temps, vous pourrez voir les grands temples (Angkor Vat, le Bayon, Ta Phrom, la porte Sud d'Angkor Thom ...) seuls. Oui, oui, je dis bien seuls. A partir de 9h, Angkor Vat est vidé des touristes qui ne sont venus voir que le lever de soleil ... A midi, tous les temples sont déserts : les groupes mangent à Siem Reap. Si vous avez du temps, vous pourrez alors choisir de visiter les temples en fonction de l'affluence. Certains temples méritent plusieurs visites. Angkor Vat le premier ... Donnez-vous le temps de vous habituer à cette architecture qui, à première vue, peut heurter par son exhubérance ... Notre première visite d'Angkor Vat nous a déçus, la seconde nous a ravis, la troisième nous a envoûtés ... Comme l'oreille qui doit s'habituer à de nouvelles mélodies, l'oeil doit ici s'habituer à de nouvelles formes ... Nous avons trouvé de l'intérêt à tous les temples, tous finalement très différents ... Banteay Srei est magnifique, même si sa visite nous a un peu frustrés : une équipe d'archéologues était sur place et avait tendu des cordons autour des temples, nous empêchant d'approcher de près les fines sculptures ... c'était un peu frustrant ...
Aux pieds : des sandales (exactement celles proscrites par le Guide du Routard). Légeres, elles sèchent vite (en période de mousson, ça peut être utile) et laissent respirer les pieds. Attention quand même aux serpents (pour ça, le GDR a raison : il y en a !). Dès que vous marchez dans l'herbe, regardez où vous mettez les pieds.
La mousson : une forte pluie en fin de journée, annoncée par du vent et de gros nuages noirs. Il suffit d'attendre une vingtaine de minutes qu'elle passe. Après, c'est le bonheur : une heure de température rafraichie : c'est le moment d'aller voir la Terrasse des Eléphants ou les bas reliefs du Bayon, très ensoleillés autrement. Le soleil : il tape ... et le taux d'humidité important rend l'atmosphère épaisse et poisseuse. Avouons-le ! le climat n'est pas ce que le Cambodge a de mieux ... Soyez prêts à transpirer, même sans rien faire ... D'où cette sensation bien agréable après la pluie ... mais qui dure trop peu ...
Le village flottant de Chong Kneas : bôf, bôf ... on n'a pas trouvé cela extraordinaire ... L'excursion revient assez cher : 5 $ de tuk tuk puis 10 $ pour 1 heure de bateau. C'est un peu trop organisé à notre goût, même en louant les services d'un petit bateau et en évitant les bateaux de groupes. Par ailleurs, si vous rejoignez Phnom Penh par bateau, vous traverserez le village "gratuitement" ...
Phnom Penh : Le musée (3 $/p) est très intéressant. Un petit guide (livret) à l'entrée (2 $) détaille une douzaine d'oeuvres majeures. On y passe facilement 2 bonnes heures. Le palais royal et la pagode d'Argent (3 $/p). Attention, ça ferme entre midi et 2. Nous sommes bêtement arrivés à 10h mais nous avons pu revenir l'après-midi sans repayer. Prévoir 3 heures. On y flâne avec plaisir ... Nous n'avons pas fait le Tuol Sleng. Trop dur pour nous ...
Les environs de Phnom Penh : Phnom Chiso (2 $/p + 1 $ de parking) et Tonlé Bati (3 $/p) : un peu pauvres par rapport à Angkor ... Ca nous a occupés ... C'est une excursion qui revient quand même à 31 $ à 2 ... (20 $ de taxi + les entrées) pour une grosse matinée.
Quelques remarques : Nombreux cybercafés à Siem Reap pour 1 $ de l'heure. Les Cambodgiens ont souffert : beaucoup en portent les traces. Préparez-vous à voir beaucoup d'estropiés venir vous demander un petit billet. La plupart du temps, ils gardent le sourire. Ce qui rend la scène encore plus émouvante ... Tortures des Khmers Rouges, mines anti-personnel, poliomyélite ... ils souffrent encore ...
On a beaucoup aimé : Le site d'Angkor, dans sa globalité, qui ravira tous les amateurs de vieilles pierres. La magnifique lumière sur les visages du Bayon en fin d'après-midi. La gentillesse des Cambodgiens. Pour l'instant, il y a un vrai respect mutuel entre touristes et locaux ... pourvu que ça dure .... La mousson, rafraichissante. Se baigner, après une journée à arpenter les vestiges. C'est un petit luxe bien agréable, car c'est la seule vraie façon de faire descendre la température du corps. La douche froide ne suffit pas ... Siem Reap, petite ville provinciale, où il fait bon séjourner, et que l'on parcourt ... à vélo (encore !).
On a moins aimé ... : Le climat chaud et humide. Phnom Penh, grande capitale bruyante et chaude (mais c'est parce qu'on a beaucoup aimé Siem Reap).
Conclusion : Aimez-vous les vieilles pierres ? Oui ? Alors ne tardez pas ... 🙂
Hello
En prévision d'un voyage 2/3 mois en asie (Birmanie et Cambodge) je voudrais créer un blog, y déposer des photos et des textes associés pour rester en lien avec les amis
1- Quel est le blog le plus facile à charger (photos et commentaires) ? accessible facilement des cybercafé de ces pays (qui sont en débit très faible ) et certains blogs peuvent être saturés ce qui amplifie le pb)?
2- Pour réduire les photos au format (480 000 pixels) en cybercafé local : est-ce possible / facile à partir de carte SD 4GO de mon APN ? Faut-il un CD d'un programme type photoshop ?
3- Et pour charger le blog en cybercafé local ? C'est long, par exemple pour 20 photos 480 kp?
4- La solution de type blackberry ?
5- Pour sauvegarder les photos d'une carte SD, comment les copier sur une autre SD? sur un ordi enc ybercafé
Merci à ceux qui peuvent aider Jacques
En prévision d'un voyage 2/3 mois en asie (Birmanie et Cambodge) je voudrais créer un blog, y déposer des photos et des textes associés pour rester en lien avec les amis
1- Quel est le blog le plus facile à charger (photos et commentaires) ? accessible facilement des cybercafé de ces pays (qui sont en débit très faible ) et certains blogs peuvent être saturés ce qui amplifie le pb)?
2- Pour réduire les photos au format (480 000 pixels) en cybercafé local : est-ce possible / facile à partir de carte SD 4GO de mon APN ? Faut-il un CD d'un programme type photoshop ?
3- Et pour charger le blog en cybercafé local ? C'est long, par exemple pour 20 photos 480 kp?
4- La solution de type blackberry ?
5- Pour sauvegarder les photos d'une carte SD, comment les copier sur une autre SD? sur un ordi enc ybercafé
Merci à ceux qui peuvent aider Jacques
Bonjour,
Je vais au Cambodge pendant 3,5 semaines et j'aimerai savoir comment stocker mes photos. J'en fais toujours beaucoup et avec Angkor, ça va en être des milliers. J'ai lu sur le forum que certains vident leur carte SD sur un ordinateur dans un cybercafé et mettent leurs photos sur des DVD, des CD ou des clefs USB. Que me conseillez-vous pour le Cambodge. Est-il facile de trouver des ordinateurs pour faire ceci? Qu'en est-il des virus? Y a t'il d'autres solutions, comment faites-vous?
Nous sommes partis un mois au Laos et au Cambodge en janvier 2006. Voici le récit de notre voyage au Cambodge et quelques informations qui vous aideront peut-être pour un futur voyage. N’hésitez pas à me demander des précisions, je m’efforcerai de répondre.
La partie Laos du voyage est là : http://voyageforum.com/v.f?post=462746
Budget et préparatifs : Vol Paksé-Siem Reap préacheté par Internet sur LaoAirlines avant notre départ (86 $). Visa Cambodge payé 20$ à l’arrivée à Siem Reap; Vol Phnom Penh-Bangkok acheté 50 € sur le site Internet de Airasia. Retour Paris : vol GULFAIR Bangkok -Paris (avec une escale à Bahrein) acheté 620 € sur le net en novembre 2005 chez Ebooker. A la même époque un vol direct sur la Thaï coûtait 900 €..
Argent : On est parti avec des dollars et des travellers en dollars, plus une carte VISA. Change sur place d’environ 4 000 riels pour 1 dollar. (Pour des raisons de commodité j’indiquerai mes prix en dollars).
En fait, les riels ne servent pas à grand chose et le change dans la monnaie locale est inutile, voire désavantageux; ici le dollar est roi et les riels servent souvent de petite monnaie pour les sommes inférieures à un dollar.
Hors budget avion, hors visa, et hors “galère” de fin de voyage, nous avons dépensé sur place 850 $ pour deux personnes pendant 18 jours, y compris les cadeaux.
Guide :
On est partis avec le Guide du Routard 2006/2007. En général les infos sont bonnes, mais très succintes. On aurait dû avoir en plus le Lonely Planet, plus complet.
Santé :
On avait fait le choix, mais ce n’est pas un conseil, de ne pas prendre de traitement anti-palu. En presque trois semaines au Cambodge, on n’a jamais vu beaucoup de moustiques. Question grippe aviaire, il est impossible d’éviter les volailles vivantes : elles sont partout en liberté dans les rues, en quantité impressionante. On s’y est très bien habitués.
Téléphoner en France : Nous avons beaucoup utilisé Internet sur place. On peut aussi téléphoner en France dans les cyber cafés, à des prix dérisoires. Certains touristes avaient leur téléphone portable au Cambodge. On peut aussi utiliser la carte FranceTélécom au Cambodge.
Journal :
Vendredi 20. Arrivée au Cambodge
Décollage de Paksé au Laos à 7 h 40. 50 minutes plus tard, nous sommes déjà au Cambodge, à Siem Reap. Les formalités de visa sont aussi simples qu’au Laos. Nous prenons un taxi avec un américain désargenté qui se joint à nous pour partager les frais (5$ pour aller en ville).
Sur notre route, nous verrons de très beaux hôtels. Nous avions choisi et réservé par mail le Red Lodge (Réf. GR). Il est situé près du vieux marché, mais légèrement en retrait, ce qui sera beaucoup moins bruyant. C’est une grande bâtisse d’un étage, type maison bourgeoise, avec un petit patio sur le côté pour y prendre le petit dej. Nous choisirons finalement une chambre avec air conditionné au premier étage (12 $ avec petit dej).
On change nos dollars en riels dans une banque (3 9 00 riels pour un dollar). On trouvera mieux par la suite. Premier repas près du marché.
D’emblée, ce qui frappe, c’est la circulation assez dense et plutôt anarchique. Beaucoup de deux roues, des voitures, et des tuk-tuks. Autour du marché, beaucoup de cafés-internet, d’agences de voyage, de bars et restos pour touristes.
Nous y achetons le fameux livre de Maurice Glaize sur Angkor (5$) ainsi que “Le portail” de François Bizot sur le génocide des khmers rouges. Ces deux livres sont en fait des photocopies. Avec toutes les pages!! Jusqu’ où va se nicher l’univers du “faux”.
Notre chauffeur-guide Meas (connu sur le forum ) nous attend comme convenu à notre hôtel. Nous discutons avec lui de notre programme pour trois jours. Et sans plus tarder nous partons avec son tuk-tuk pour notre première visite.
Temple de WATBO. Magnifiques peintures murales que nous découvrons quand le moine ouvre les volets du sanctuaire. Temple de ATVEA : Deux ados qui vivent chez les moines se proposent de nous guider dans ce temple. L’un des deux avait commencé à étudier le français, mais il a dû arrêter car il ne pouvait plus payer 5$ par mois.
Musée d’une fondation pour l’enfance crée par l’ONG Krousar Thmey, (sur la route des temples côté droit après l’hôpital Jayarvamanmi). Cette fondation scolarise des enfants des rues, des orphelins, des enfants sourds, et leur assure une formation professionnelle. Présentation très didactique du Cambodge dans ce musée, En une heure de visite, on a un aperçu du pays que l’on visite, de ses ressources, de ses capacités, de ses difficultés. Idem sur leur site Internet (http://www.myfriend.org/krousar-thmey/cambodge.htm).
Achat des pass pour trois jours de visite des temples (40$ + une photo). Attention, ils sont en vente à partir de 17 heures seulement pour le lendemain. Par contre, on peut les utiliser dès le jour même (on gagne une soirée).
Et première visite d’Angkor What.
Les qualificatifs vont me manquer, mes commentaires pouvant être vite redondants, voire inutiles, je m’abstiendrai donc à propos des temples. Et je ne peux que recommander encore un fois la lecture sur place du livre de Maurice Glaize. Les descriptions des temples sont très détaillées et fort intéressantes.
Première soirée à Siem Reap. Dans les rues, on croise beaucoup de personnes estropiées, amputées des jambes et parfois des bras ou des mains à cause des mines anti-personnelles. Beaucoup d’enfants des rues errent pieds nus, certains “travaillent” à ramasser les canettes de coca qu’ils iront revendre pour une poignée de riz. On savait tout cela, mais le voir est encore plus terrible.
Le plus terrible est sans doute de voir deux mondes, deux planètes se croiser sur le même trottoir et s’ignorer. Les mendiants, les enfants des rues sont comme transparents; ils paraissent invisibles aux yeux de beaucoup de touristes ( un peu comme les SDF chez nous ?).
Samedi 21 janvier. Angkor
Journée avec Meas pour visiter les temples. Meas est chauffeur de tuk-tuk et parle français ( ainsi que l’anglais et le russe). En écoutant travailler les guides et en lisant, il a appris les bases sur chaque temple. Ensuite nous lirons les détails sur place avec le livre de Glaize. Dans cette journée, nous aurons visité :PRASAT KRAVAN, BANMEY KDEY, TA PHROM TA KEO, THOMMANON, BAYON, BATHUON, le Palais Royal, la Terrasse des éléphants.
Le midi, nous mangeons dans une petite échoppe en face d’un temple. Nous y goûtons une spécialité khmère : l ’amok. C’est du poisson coupé menu, cuit dans un wok avec un légume vert qui a de très grandes feuilles un peu comme les épinards, le tout arrosé de lait concentré sucré et de lait de coco. Délicieux.
Mireille profite une fois de plus de la proximité immédiate de la cuisine pour prendre une leçon avec la patronne qui se plie volontiers à sa demande.
Après le repas, Meas nous racontera très pudiquement que son père qui était médecin et sa mère sage-femme ont été tués par les Khmers rouges. Pour échapper au même sort, il a dû déménager dans une autre ville. Et raconter qu’il était orphelin, qu’il n’avait jamais connu ses parents et qu’il était obligé de vivre chez les moines car sans aucune ressource. En se faisant passer pour illettré - quand les Khmers rouges l’ont “testé”, il a saisi le stylo de la main gauche pour rendre son geste plus maladroit - il a pu sauver sa peau!
Le soir ballade dans le vieux marché. Manque de chance pour nous, les rues sont complètement défoncées pour cause de gros travaux. Dans de profondes et larges tranchées parfois nauséabondes, des hommes, des femmes aussi travaillent à installer de grosses canalisations. Quelques uns sont les pieds nus.
Dimanche 22 janvier. Angkor
Encore une journée à visiter d’autres temples avec notre guide. Cette façon de visiter nous convient parfaitement : nous restons dans les temples le temps que nous voulons, nous nous déplaçons sur les sites sans chercher notre chemin et la compagnie de Meas, toujours très rieur est très agréable. Nous profitons des pause-repas pour discuter avec lui de la vie actuelle au Cambodge.
Nous verrons aussi des touristes visiter les temples à vélo, ou sur des vélos électriques loués sur le site. D’autres encore avec des moto-taxis.
Temples visités ; PHNOM BAKHENG, BAKSEI CHAM KRONG, PREAH KHAN, NEAK PEAN, MEBON ORIENTAL, TA SUM;
Ballade du soir dans les rues à restos et bars pour touristes : une de ces rues (“rue de la soif”) est interdite le soir à la circulation; à chaque extrémité un policier y interdit l’entrée aux tuk-tuks, enfants des rues et aux mendiants. On n’est pas loin de la “réserve”, ou du ghetto pour touristes hyper protégés! Malaise....
Ici, la rue, c’est avant tout le bruit. Et surtout celui des motos et des tuk-tuks pétaradants. C’est le bruit principal de la rue sur lequel s’accordent les autres, celui des voitures, des camions et de quelques klaxons. Quand on marche à pied, il faut ajouter à cette musique de fond assez forte les appels de chauffeurs de tuk-tuks “hello sir, tuk-tuk ?”, hello papa, tuk-tuk ?”, sans oublier les voix des jeunes filles qui accrochent le client à l’entrée des restos “Good food here, very cheap”.
Lundi 23 janvier. Angkor
Journée grand circuit avec Meas. Comme le ciel est couvert de nuages et que nous essuyons même quelques gouttes, la température a chuté d’au moins dix degrés, ce qui n’est pas plus mal pour la longue journée de tuk-tuk qui nous attend (Meas propose aussi ce circuit en voiture).
Avant de prendre la route, nous nous arrêtons à une échoppe qui vend des billets de bateau. Grâce à Meas, nous payons 22$ pour la traversée Siem Reap-Ventiane avec transfert depuis l’hôtel au lieu des 23 $ proposés par notre GH.
Arrêt ensuite à une “cabine téléphonique” : c’est en fait quelqu’un qui fait payer l’utilisation de son portable. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, notre chambre à Phnom Penh est réservée.
Visite des temples de PRE RUP, BATEAY SREI, BANTEY SAMRE, GROUPE DES RULOS.
Les déplacements pour les temples sont assez propices pour observer la campagne, l’architecture des villages avec les maisons sur pilotis, les plus pauvres en palmes tressées, d’autres en bois.
Comme nous sommes en janvier, nous ne verrons presque jamais le vert si tendre et si particulier des rizières. Au contraire, les parcelles ne sont que champs de paille coupée et très seiche où viennent paître les buffles et les vaches en général assez maigres.
Dans les villages, toujours beaucoup de volailles en liberté ainsi que des petits chiens qui font l’adoration des enfants. La végétation est vraiment luxuriante : beaucoup de cocotiers, des manguiers en fleurs (dans un mois ce sera la pleine saison), des papayers, des arbres à noix de cajou, des jujubiers, des longaniers et bien d’autres arbres que nous ne saurons pas identifier.
On verra aussi la récolte des fruits de certains palmiers, leur pressage pour en obtenir un jus, la cuisson de ce jus qui donnera le fameux sucre de palme.
Sur les routes, les petites motos sont toujours les plus nombreuses. Elles sont toutes japonaises et valent ici entre 1 100$ et 1 300$. Elles sont très robustes puisqu’elles peuvent transporter jusque trois adultes qui se serrent sur la longue selle. Ou bien une famille avec deux enfants : un enfant assis devant le papa les mains sur le guidon, un autre enfant entre le papa et la maman. Sans oublier la variante papa devant, maman derrière assise en amazone avec bébé dans les bras.
Les motos servent aussi à transporter des marchandises. Nous en croiserons une qui transportait au moins vingt canars accrochés par les pattes à des morceaux de bambous fixés sur la selle. Et une autre avec deux cochons vivants, le dos attaché en travers de la moto, les pattes en l’air.
Et quand on ajoute une remorque derrière la moto, l’éventail des marchandises, leur volume transporté s’en trouve décuplé.
L’essence, très chère dans les stations service (presque 1$ le litre) est vendue aussi par des revendeurs d’essence de contrebande venant de Thaïlande; sous un abri de fortune, s’entassent au bord de la route des bouteilles en plastique ou en verre remplies d’essence.
Nous faisons nos adieux à Meas et le remercions pour ces trois jours passés avec lui.
Publicité gratuite : Meas THOEUN measthoeun@yahoo.com Tél. : 855 16 862 117
Mardi 24 janvier. Journée tranquille à Siem Reap
Petite ballade à vélo empruntés à la GH dans les rues animées de notre quartier.
Ici beaucoup d’activités sont effectuées dehors. Les maisons construites en retrait de la rue possèdent un jardin ou une courette. Et cet espace sert souvent de cuisine, de salle à manger; on y accroche le hamac pour la sieste. On y fait la lessive, on y lave les enfants dans une cuvette. Une table en bois, quelques chaises en plastique, et voilà un salon pour causer, bavarder avec ses voisins.
Idem pour les petits commerçants qui utilisent le “trottoir” davant leur échoppe : selon la nature du commerce, on y cuisine, on répare les motos, on les lave à grand jet d’eau, on y coupe les cheveux, on y manucure, on y pédicure...
Apparemment l’intérieur des maisons semble réservé au sommeil et à la nuit.
Le premier élément de confort, après l’électricité est bien sûr la télé, captée par des antennes râteau hissées en haut d���un immense bambou.
L’eau courante est plus rare, ou sous la forme d’une pompe à main dans le jardin. Sinon, il faut aller la chercher. La cuisine se fait souvent au feu de bois ou au charbon et l’on voit souvent des paysans ou leurs enfants partir chercher à vélo le précieux fagot. En ville à Siem Reap nous verrons aussi quelques dépôts de bouteilles de gaz.
L’assainissement et le traitement des ordures ménagères sont assurément deux problèmes énormes qui restent entiers. Certes en ville, nous croiserons plusieurs fois des hommes et des femmes juchés sur d’énormes camion-bennes malodorants; le visage protégé par un large foulard ils y entassent les sacs d’ordures que leur lancent leurs collègues depuis le trottoir.
A la campagne, et aussi en ville les habitants font aussi brûler les ordures sur le trottoir. Tous ces efforts réels sont encore très loin d’empêcher les décharges sauvages, les tas d’ordures dans les fossés, les égouts à ciel ouvert et les millions de sacs plastique sur les routes ou dans les rivières.
Dès qu’ils travaillent les jeunes veulent acheter un téléphone portable ou une moto. Ils sont nombreux dans les cafés Internet à “chatter”. Et si l’école est en théorie obligatoire et gratuite, beaucoup d’enfants ne sont pas scolarisés.
Déjeuner au “Sala Baï” (Réf. GR), resto d’application d’une école hôtelière gratuite et destinée à des jeunes défavorisés. Cette école a été créée par l’ONG française “Agir pour le Cambodge”. L’école sélectionne sur dossier et sur entretien une centaine d’élèves de plus de 17 ans, dont 70% de filles, sur 500 candidats. Pendant 10 mois dont pratiquement la moitié en stages d’entreprises, ces jeunes vont apprendre les métiers de la cuisine et de l’hôtellerie, avec leurs profs cambodgiens et deux français expatriés. Ils trouveront du travail à la sortie de l’école.
La salle de resto est joliment décorée et nous avons été servis par des élèves, sous l’oeil vigilant mais pas toujours sympathique d’un professeur. Le repas y est excellent : poisson vapeur et porc sauté aux légumes, servi dans de belles assiettes bien décorées. Café expresso et tarte au citron pas très locale pour la gourmandise.
Le Cambodge est dit-on le pays où il y a le plus d’ONG. Personnellement nous y avons vu des écoles, centres de santé, orphelinats, centres pour enfants aveugles ou sourds, Enfants du Mékong, Agir pour le Cambodge, et d’autres ONG cambodgiennes qui luttent contre la prostitution forcée d’enfants et de femmes. Nous avons même vu un médecin d’une ONG faire des consultations en ULM!
Mercredi 25 janvier. Phnom Penh
Les chants et la musique de la mosquée voisine, ceux des coqs et le stridulement des premières cigales ont eu raison de notre sommeil bien avant que notre réveil ne sonne à cinq heures.
Nous avalons rapidement un petit dej dans la cour de notre GH afin d’être fin prêts pour notre départ en voiture, direction l’embarcadère, programmé à six heures.
6h 05, 6h 10, 15, 20... Alors que nous étions prêts à partir avec un tuk-tuk que j’étais aller chercher, notre minibus arrive finalement à 6h 30. Il s’arrête encore au pied de trois hôtels pour d’autres touristes. Au dernier arrêt, cinq allemands et leur guide local se demandent, perplexes, comment ils vont pouvoir monter tous à bord. Finalement les deux plus corpulents ( c’est un euphémisme...) s’installent à côté du chauffeur et les trois autres sur les strapontins restés libres. Reste sur le trottoir le guide qui s’apprête à prendre une moto-taxi; mais finalement les occupants de la banquette arrière lui proposent de les rejoindre. La fenêtre s’ouvre, le temps que le guide se faufile dans le véhicule; no problem.
Sans doute en retard sur son horaire, le chauffeur avale les kilomètres jusqu’au débarcadère à grande vitesse, avec force coups de klaxon pour contraindre vélos et motos à se ranger devant notre passage.
Une piste cabossée, défoncée a remplacé la route. De chaque côté, d’infâmes cabanes ou vivent dans une crasse immonde des familles de pêcheurs. Plus nous approchons, plus l’odeur devient insoutenable : le poisson est entassé à même le sol dans des caisses en bois, prêt à être chargé dans des pick-up. Quelques caisses seulement sont recouvertes de glace.
Au milieu de ce fatras, et assaillis par des femmes qui vendent de la “Vache qui rit” et du pain, nous nous faufilons jusqu’ à l’embarcadère. Une planche étroite y fait office de passerelle. Sitôt montés à bord du bateau déjà bondé, aussi bien à l’intérieur que sur le pont, nous comprenons vite qu’il nous faut renoncer à nos places numérotées (on avait même choisi le bon côté par rapport au soleil!!) et nous sommes bien contents de trouver deux sièges.
Mireille voyage au milieu d’un groupe de nantais avec qui elle sympathise. Je me contenterai de la proximité de hongrois qui ne parlent pas un mot d’anglais ni de français.
Traversée du lac Tonlé sans grand intérêt : rien à voir, on se croirait en pleine mer, sans les vagues. Puis nous rejoignons le fleuve pendant trois heures. Nous serons finalement déçus de ce voyage assez cher. Mieux aurait-il valu prendre un bus VIP.
A l’arrivée à Phnom Penh, nous sommes happés par la foule des chauffeurs de taxis et de tuk-tuk qui se ruent sur nous malgré la présence des policiers, matraque à la main. Rapide négociation sur le prix (2$) du tuk-tuk et nous voilà en route.
La GH, le Cafe Freedom and Lodge (Réf GR) est au bord du grand lac au nord de la ville, le Boeng kak. On y accède par une ruelle en terre battue bordée d’agences de voyage, de cafés Internet et de petits restos. Nous sommes dans le quartier favori des routards.
En fait notre GH est un ponton flottant aménagé pour moitié en terrasse couverte pour y prendre un verre, et pour l’autre moitié de huit chambres aux parois en bois. Grand lit avec moustiquaire. Matelas usé, salle de bains avec eau froide. Clientèle de routards très amateurs de “cigarettes” très fortes... Le patron est écossais, très maigre, speed et très bavard.
Le soir, dîner sympa avec deux français, Patrick et Michèle en voyage pour deux mois.
Jeudi 26 janvier. Phnom Penh
Nous inaugurons un nouveau moyen de transport, très prisé à Phnom Penh, le moto-taxi. Nous voilà donc sur cette moto, serrés l’un contre l’autre et derrière notre chauffeur. Dans la circulation assez dense de la capitale, voyager ainsi est plutôt rapide. Bien sûr, nous aurons quelques frayeurs, notamment quand il s’agira de tourner à gauche à un carrefour.
La méthode cambodgienne est assez originale. Il faut couper la route à gauche le plus tôt possible, sans se soucier du flot de véhicules qui vous arrivent dessus et qui doivent vous éviter. Une fois franchi ce premier obstacle, vous êtes avec de la chance dans la bonne voie de la bonne rue; ou alors dans la bonne rue mais sur la chaussée inverse. N’hésitez pas, roulez à contresens jusqu’à ce qu’ un creux dans le trafic ne vous permette de vous rabattre dans la bonne file. C’est tout simple!
Notre première visite est consacrée au S 21, ou Tuol Sleng, véritable antichambre de la mort installée par les Khmers Rouges dans un ancien lycée.
Ici, 15 000 prisonniers ont été photographiés, fichés, torturés, et pendus sur place ou bien envoyés dans d’autres camps pour y être exterminés.
Visite terrifiante à travers les salles de cours transformées pour les interrogatoires ou en cellules, le mémorial avec des photos de détenus arrêtés en famille avec leurs enfants ainsi que celles de leurs geôliers et de leur chef Douch. On reste sans voix.
A la sortie, quelques mendiants dont un homme au visage complètement brûlé se mêlent aux tuk-tuks et aux motos pour réclamer une aumône.
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce sujet, Internet et notamment Wikipédia sont de bonnes sources. Je recommande encore une fois la lecture du livre de François Bizot, le Portail.
La visite du musée national, installé dans un magnifique bâtiment cernant un jardin fleuri et construit par des français dans le respect de l’architecture khmère nous offre un réconfort bien mérité après cette première visite : même si on perçoit le peu de moyens dont dispose ce musée, on est réellement subjugué par la beauté des trésors exposés.
Déjeuner juste à côté du musée dans un resto d’une école hôtelière “Friends” fondée par une ONG locale, Mith Samlanh qui s’adresse aux jeunes qui sortent de la rue. Ici le style est délibérément occidental, la déco jaune et bleue branchée. Les jeunes serveurs portent un jean avec un polo aux couleurs de leur école. Ils ont l’air joyeux et font leur travail dans la bonne humeur. Nous y mangeons entre autre une excellente salade de papaye.
Vendredi 27 janvier. Phnom Penh
Deux soirées très bruyantes dans notre GH ont raison de notre patience! Nous déménageons sans regret pour le New Lodge GH dans la même rue. Nous choisissons un petit bungalow en dur, éloigné des terrasses, qui nous coûtera 5$.
Le patron de la GH, très dynamique, nous emmène en tuk-tuk au marché russe à l’autre bout de la ville.
On y trouve tout ce qu’on veut, depuis les produits frais en grands nombres jusqu’aux bijoux en or, aux statues en pierre, en passant par les vêtements, les ustensiles de cuisine, les jouets, les DVD, etc. ...
Demain commence le Nouvel An chinois et les étals vendant des guirlandes rouge et or font le plein de clients. On y vend aussi beaucoup d’arbustes qui seront décorés dans les maisons comme nos “sapins de Noël”.
Grande ballade à pied dans le centre de la capitale. On aime bien cette ville. L’ambiance y est sympa, avec beaucoup de verdure et l’architecture est assez plaisante. Ville visiblement assez jeune.
En nous promenant le soir, nous serons surpris d’apercevoir une mitraillette dans le coffre d’un 4 x 4 que son chauffeur avait laissé ouvert. Anecdotique ? Peut-être. Mais tous les chauffeurs de tuk-tuk nous ont recommandé de bien tenir en main nos sacs afin d’éviter les vols à l’arraché. Et beaucoup de villas, de commerces sont gardés en permanence par des vigiles. Reste qu’à aucun moment nous n’avons ressenti une quelconque insécurité. A notre égard, pas un geste ni un regard équivoques.
Samedi 28 janvier. Sihanoukville
Voyage en car climatisé pour Sihanoukville, au bord de la mer à 230 km au sud de la capitale. Le car mettra quatre heures sur une belle route pour atteindre sa destination. Arrêt à mi-parcours pour de détendre les jambes et se restaurer : les occidentaux jettent leur dévolu sur les ananas ou les mangues; les khmers préfèrent la noddle soup ou le riz gluant avec les légumes.
Sihanoukville, principale lieu de villégiature du pays est noire de monde ce week-end pour cause de Nouvel an chinois. Ici on fête le premier janvier, le nouvel An chinois et le Nouvel An cambodgien à la mi-avril. Un français qui vit ici nous raconte que les cambodgiens ont 60 jours fériés.
Notre Gh, Lovely GH ( réservée par l’intermédiaire du red Lodge) est située deux rues derrière la plage des orchidées. Nous y logeons dans une grande chambre avec fan, TV (on peut voir TV5), salle de bain carrelée pour 6$. On y mange assez bien (moins cher qu’à PP) et on y louera une moto pour 4$ par jour.
Dimanche 29 janvier. Sihanoukville
Avec la moto, nous longeons la plage des orchidées jusqu’à une petite colline où un hôtel propose de jolis bungalows en bois, sous les arbres et ouverts sur la mer. Puis nous choisissons au hasard une des nombreuses paillotes installées entre la route côtière et la plage. On peut y manger, y boire un verre, s’y prélasser sur des chaises longues à l’ombre d’un parasol.
Bien qu’elle soit tenue par un couple de français, le public est cambodgien à 99, 9%. Depuis le matin, les voitures, les motos, les pick-up, les minibus, les camions, bref tout ce qui peut rouler est rempli au maximum et afflue sur les plages. On y vient en famille, entre amis pour la journée du Nouvel An chinois. La plupart des gens ont amené le pique-nique dans d’énormes glacières et s’installent dans les restaurants qui proposent des “pool table”, grandes tables collectives pour les familles.
Un joyeux brouhaha s’élève de cette foule, à peine couvert par le bruit d’un jet ski qui tire mollement un grand canoë gonflable où ont pris place une dizaine de personnes harnachées de gilet de sauvetage orange et vert fluo.
La mer, très chaude et sans aucune vague accueille tout le monde. Mais ici les marchands de maillots de bain ne font pas recette : on se baigne tout habillé, en robe, en jean ou en pantalon, avec une chemise ou un T-shirt. Seuls les enfants en très bas âge sont nus ou en slip. Quelques ados osent le torse nu. Beaucoup, enfants ou adultes barbotent pendant des heures à quelques mètres du bord sur de grosses chambres à air.
Des photographes ambulants proposent aux familles d’immortaliser ce moment. Un autre marchand vend des animaux gonflables qu’il a accrochés sur son vélo. Des femmes portent sur la tête un grand plateau circulaire en émail rempli de beignets, de chips ou d’ananas. D’autres, sur un balancier traditionnel en bambou ont installé un petit barbecue pour y cuire des crabes et de grosses langoustines. D’autres enfin proposent des soins de manucure, de pédicure ou d’épilation. Le matériel tient dans un panier en plastique. Tout ce commerce se déroule dans la bonne humeur, sans aucune animosité quand on refuse poliment d’acheter.
Les enfants ne sont pas exemptés de travail. Sur des cintres en métal, ils ont accroché des colliers et des bracelets en coquillages. Une association expose sur la plage des dessins très colorés réalisés par eux sur des planchettes de bois. Les plus pauvres déambulent le long des plages, sac de jute sur le dos à la recherche des canettes en alu.
Comme sur toutes les plages, on y joue aussi au foot, on s’éclabousse, on se pousse dans l’eau. Les ados se promènent en petit groupe, les garçons entre eux, les filles de leur côté.
Le soir les touristes se retrouvent pour prendre un verre ou envoyer un mail dans les cafés-restos de la plage un peu plus chics.
Les cambodgiens fêteront le Nouvel An sur la plage ou dans de grands restos en ville et s’époumoneront tard dans la nuit à chanter des tubes sirupeux sur la musique du karaoké.
Lundi 30 janvier. Sihanoukville
Vers 7 h 30, deux jeunes moines bouddhistes, crâne rasé, vêtus de leur tenue safran et portant chacun une large ombrelle jaune s‘arrêtent à la porte de notre GH, comme ils venaient de le faire à la porte de la maison voisine. Dans les deux cas, ce sont les enfants qui amènent un petit sachet de nourriture pour leur aumône. Ils restent quelques instants à prier, accroupis devant les moines qui rapidement y mettent fin et les renvoient à leurs jeux.
Un tour en moto sur les autres plages nous conforte dans notre choix de la plage des orchidées. A notre goût, c’est la plus sympa, la plus animée, la plus vivante.
Sur la plage, les festivités continuent. Comme le Nouvel An est cette année un dimanche, le lundi est férié aussi. Et on dirait qu’il y a encore plus de monde sur la plage qu’hier. C’est une vraie fourmilière. Toujours les pétards que les enfants font claquer; toujours les karaokés et toujours les feux d’artifice.
Mardi 31 janvier. Sihanoukville
Les congés du Nouvel An continuent encore aujourd’hui au vu du flot incessant de véhicules qui arrivent encore sur la plage.
Ce matin, nous partons visiter la réserve naturelle de Ream à une vingtaine de km (réservé par notre GH pour 15$ par personne). Nos compagnons sont deux jeunes lituaniens, un américain, et deux canadiens vivant à Hong-kong et venus passer ici le Nouvel An. Après une demi-heure de voiture, nous arrivons déjà à l’entrée du parc. Le reste du trajet aura lieu en bateau, dans une grande barque à moteur qui longera pendant 90 minutes la foret de mangrove.
Étrange végétation que ces arbres, essentiellement des palétuviers qui plongent leurs racines aériennes dans l’eau. La densité est telle qu’il semble impossible d’y pénétrer.
Le chauffeur de voiture, également guide, donne quelques explications sur le Parc, beaucoup trop succinctes à notre goût. Nous croisons quelques pécheurs et rejoignons finalement la côte pour une halte sur une petite plage de sable blanc.
Notre chauffeur-guide est également cuisinier et mitonne sur un barbecue dans le sable des papillotes de barracuda. Un vrai régal pour qui peut oublier les étals de poissons sur le marché.
Belle ballade à pied dans la forêt tropicale. La moiteur intense, la chaleur extrême nous laisseront KO au moment de remonter dans le bateau.
La route du retour est encombrée par les nombreux véhicules qui quittent Sihanoukville ainsi que par les camions qui vont ou reviennent au port pour le transport des conteneurs. Nous croisons également une moto qui pulvérise le record de tout ce que nous avons vu : 4 enfants et deux adultes sur la moto!
Mercredi 1er et jeudi 2 février. Sihanoukville
Ce matin, la plage est presque déserte en comparaison des jours précédents, mis à part les touristes et quelques cambodgiens qui prolongent leur week-end.
Restent aussi hélas les ordures jetées par terre. On ne compte plus les sacs en plastique, les barquettes en polystyrène, les gobelets en carton qui jonchent le sol. Quelques rares restos de plage ont fait le ménage devant leur commerce. Il faut aussi préciser qu’il n’y a aucune poubelle sur la plage et que le ramassage des ordures est vraiment succinct. La propreté a un coût encore inaccessible pour le Cambodge. Et les marchands de sacs en plastique continuent d’y faire de bonnes affaires.
Sur la route de la plage, des affiches publicitaires rappellent que l’exploitation sexuelle des enfants et le “tourisme sexuel” sont des crimes. Trois ou quatre touristes croisés sur la plages n’en sont visiblement pas convaincus...
Ce soir, c’est la nouvelle lune et le minuscule croissant bien dessiné n’est pas à la même place que dans nos contrées.
En regardant des enfants jouer aux billes sur le sable, je m’amuse à comparer la façon dont ils propulsent la bille avec leurs doigts : rien à voir avec les gestes de nos cours de récréation! Tout comme la façon de compter sur les doigts est différente : ici pour montrer “1”, on ne met pas le pouce en l’air; au contraire, on le cache à l’intérieur des autres doigts et on tend l’index. De même, on ne se serre pas la main pour se saluer, mais on joint les mains au niveau du cœur. Pour appeler quelqu’un par un geste, la paume de la main est tournée vers le sol.
“Quand le bâtiment va, tout va”. Si ce proverbe s’applique au Cambodge, l’économie devrait y être prospère. Dans toutes les rues, surtout près de la mer, on construit ou on agrandit. Le tourisme est le nouvel eldorado, alors pour espérer une part du gâteau, on construit des GH et des restos.
Dernière ballade sur la plage, on croise les enfants vendeurs de colliers qui s’accordent une pause en plaisantant avec un jeune américain. Vont-ils à l’école ? Pas sûr. Certains ont les yeux pétillants d’intelligence, d’autres pleins de tristesse malgré leur très jeune âge. Où habitent-ils, que font leurs parents, autant de questions sans réponse.
Vendredi 3 février : Grosse galère à Phnom Penh
Voyage en car VIP pour la capitale. Seulement 3, 5$ par personne. Tuk-tuk jusqu’à notre GH le red Lodge réservé par téléphone.
Et après le déjeuner, catastrophe : Mireille n’a plus sa pochette avec le passeport, le billet d’avion, la carte Visa !
Bien sûr, on fouille dix fois dans le sac en question; on vérifie si par hasard, elle n’est pas dans un autre bagage. On téléphone à la GH de Sihanoukville pour qu’ils fouillent dans notre chambre. Rien. Il faut se rendre à l’évidence, on nous l’a volée. Pourtant, on ne l’a jamais quittée des yeux. ! Un vrai mystère. Et surtout une catastrophe, car nous devons prendre l’avion dimanche matin pour Bangkok et lundi soir pour Paris, avec des billets non échangeables et non modifiables. Nous sommes vendredi et il est 15 h.
Première destination, l’ambassade de France où nous sommes reçus immédiatement. La collaboratrice du consul nous explique les démarches à suivre : tout d’abord elle peut nous établir un laissez-passer provisoire, grâce à la photocopie du passeport que nous avons avec nous.
Elle aurait pu aussi nous faire un vrai passeport provisoire, si la Préfecture du Gard, émettrice du passeport avait répondu à temps à sa demande.
Nous partons donc à moto-taxi faire des photos d’identité. Muni des recommandations du consulat, nous expliquons que la proportion du visage dans la photo doit être au moins de 70 %. “OK, no problem”.
En attendant les photos, je téléphone à notre banque pour faire opposition à la carte Visa. J’explique qu’on est au Cambodge, qu’on nous a volé la carte, etc. Réponse : “OK, la carte est annulée; mais vous devez sans faute passer à l’agence lundi pour signer un formulaire”. Il vaut mieux en rire, rester calme et réexpliquer calmement qu’on est en Asie, qu’on ne sait pas quand on va pouvoir rentrer en France, et que le formulaire devra attendre.
Une demi-heure plus tard, les photos arrivent enfin : elles ne sont pas du tout cadrées comme on voulait. Compte tenu de l’heure, on décide de ne pas refaire les photos.
On fonce avec la moto chez Exotissimo, (http://www.exotissimo.com) une agence de voyage dirigée par une française, Karine. On lui explique le problème. Et sans tarder, elle envoie à Gulfair Bangkok la copie du billet d’avion perdu. Attente de la réponse; Mireille repart toute seule au consulat; moi, j’attends pour en savoir davantage. Gulfair répond qu’il faut l’accord de l’agence de Paris qui a émis le billet, l’accord de Gulfair à Bahreïn, qu’ on est vendredi et que la réponse arrivera lundi.
Je rejoins Mireille au consulat pour y apprendre qu’il nous faudra deux ou trois jours pour obtenir le visa de sortie des autorités cambodgiennes. Autrement dit, vous ne pouvez pas partir dimanche matin pour Bangkok.
J’explique à nouveau que nos billets ne sont ni modifiables ni échangeables et demande, faussement naïf si il n’y pas un moyen d’obtenir ce visa en dix minutes.
L’éclat de rire en guise de réponse attire heureusement l’attention du consul qui travaille dans le bureau voisin. Il écoute notre histoire et passe un coup de téléphone. “Vous avez peut-être de la chance; on doit me rappeler.” Deux minutes plus tard, son portable sonne : il a le sourire, c’est bon signe. Dimanche matin, à l’aéroport, nous devrons nous présenter de sa part au commandant Bouna, de la police des étrangers, qui nous délivrera le visa sur place. Et nous avons son numéro de portable, au cas où. De ce côté ça avance.
En une heure de temps et deux appels téléphoniques en France, nous recevons le code qui nous permet de retirer de l’argent chez Western Union. Il est 21 h mais au Naga world hôtel, le guichet de Western Union est ouvert 7 jours sur 7, 24 h/24. Petite anecdote, Western Union est installée dans la salle du casino de l’hôtel, au milieu des machines à sous. L’employé qui nous y a reçu voulait à tout prix nous offrir à manger ou à boire et surtout nous faire jouer! Le plus heureux a été le chauffeur de moto-taxi qui est reparti avec les deux canettes de coca offert par le casino.
Samedi 4 février. Attente à Phnom Penh
Retour chez Exotissimo pour n’y rien apprendre de neuf. Nous devrons patienter jusque lundi.
Retour au consulat . On paye le laissez-passer 28$. On demande les coordonnés du consulat à Bangkok, car avec ce laissez-passer, nous ne pourrons pas sortir de l’aéroport à Bangkok et devrons attendre 36 heures dans la salle de transit. Joyeuse perspective.
Après-midi et soirée longues : on essaye de penser à autre chose, de parler d’autre chose. Dernière belle ballade au centre-ville, le long des quais. Et dernier repas, on l’espère au Cambodge.
Dimanche 5 février. Bangkok
6 heures 30: Arrivée à l’aéroport où nous croisons le fameux commandant Bouna au pied d’un escalator. Dans un charabia anglais encore plus mauvais que d’habitude, je lui explique noter situation, le consul, le visa. A notre grand soulagement, il est effectivement au courant et nous demande d’aller enregistrer nos bagages avant de le rejoindre.
Encore une petite négociation à l’enregistrement du vol Airasia pour Bangkok, car le laissez-passer est au nom de jeune fille de Mireille et le billet électronique à notre nom marital. On exhibe encore une fois la photocopie du passeport, on se recommande du commandant Bouna et ça passe.
Le commandant Bouna qui nous attend bien au contrôle de police donne les instructions nécessaires pour le visa, nous fait payer 30$ avec un reçu et nous voilà prêts à décoller pour Bangkok. On n’est pas au bout de nos peines mais on a franchi une étape.
Arrivés à Bangkok, on décide de tenter une sortie avec le fameux laissez-passer. J’explique au policier notre petite mésaventure. Il sort un formulaire, y met trois coups de tampon et nous voilà, contre toute attente, sortis de l’aéroport. Incroyable!
Nous prenons le bus pour rejoindre notre hôtel le Manhattan sur Sukhumvit, réservé par Internet. Le plus bel hôtel de notre voyage, avec piscine, buffet petit dej, eau chaude, vraie salle de bains, confort à l’occidental.
Après-midi au MBK, l ‘immense marché de Bangkok ouvert le week-end. On ne sait plus où donner de la tête au milieu de ces 15 000 échoppes. Trop grand pour nous, ou alors, il faudrait des indications.
De retour à l'hôtel on profite un peu de la piscine pour se reposer.
Lundi 7 février. Décollage de Bangkok
Dernière épreuve à affronter : GULFAIR pour le billet Bangkok-Paris perdu. Nous y sommes accueillis par une femme pas très aimable. On lui montre les mails envoyés par Karine depuis Phnom Penh, on donne le nom de M. Tin qui lui avait répondu et finalement tout se règle en quelques minutes, le temps de remplir un formulaire de perte, de payer 30 $ pour les frais de dossier et d’éditer à nouveau le fameux billet. Notre départ ce soir à 18 h se précise.
Dernière formalité : on décide d’aller au consulat de France pour faire ajouter le nom marital sur le laissez-passer afin d’éviter le même problème qu’à Phnom Penh. Deux heures d’attente . Et une ligne manuscrite avec un tampon officiel. Ce coup-ci, c’est certain, on décolle ce soir pour Paris.
Après trois jours de silence radio, on envoie un mail général pour raconter nos péripéties. Dernier repas thaïlandais. Taxi pour l’aéroport. Enregistrement des bagages, Taxe de 500 bahts, enfin la routine.
Conclusion sur le Cambodge :
on a bien sûr beaucoup aimé Siem Reap pour les temples d’Angkor. Pour qui aime l’histoire et les vieilles pierres, y passer trois jours est un minimum. Mais il faut savoir que ces trois jours coûtent assez cher, quand on ajoute le pass, le guide, et les autres frais habituels.
On a bien aimé la capitale pour son ambiance de grande ville d’Asie pas trop stressée. Et pas polluée comme Bangkok. On voulait terminer notre séjour au bord de la mer : d’où le choix de Sihanoukville assez sympa, surtout avec le Nouvel an chinois.
Bien sûr nos trois derniers jours ont été assez galère. Mais nous avons eu beaucoup de chance de rencontrer plusieurs personnes qui se sont “décarcassées” pour nous. Encore un grand merci à M. Martial, consul de France à Phnom Penh et à sa collaboratrice, à Karine de Exotissimo, au commandant Bouna et au policier de Bangkok qui ne s’est pas posé de questions à propos de notre laissez-passer.
Et bien sûr merci à VoyageForum qui conseille de photocopier ses papiers, de les mettre en sécurité sur Internet, ainsi qu’ à tous ceux qui nous donné de bons conseils pour notre voyage.
Pub : Pour en savoir plus sur le bruit au Cambodge lire l’excellent article publié dans Gavroche : http://www.gavroche-thailande.com/ailleurs.php?pays=cambodge&sujet=18
Pour ceux qui auraient du mal à suivre mes explications sur la circulation, voici un article très détaillé sur la question : http://www.gavroche-thailande.com/ailleurs.php?pays=cambodge&sujet=4
La partie Laos du voyage est là : http://voyageforum.com/v.f?post=462746
Budget et préparatifs : Vol Paksé-Siem Reap préacheté par Internet sur LaoAirlines avant notre départ (86 $). Visa Cambodge payé 20$ à l’arrivée à Siem Reap; Vol Phnom Penh-Bangkok acheté 50 € sur le site Internet de Airasia. Retour Paris : vol GULFAIR Bangkok -Paris (avec une escale à Bahrein) acheté 620 € sur le net en novembre 2005 chez Ebooker. A la même époque un vol direct sur la Thaï coûtait 900 €..
Argent : On est parti avec des dollars et des travellers en dollars, plus une carte VISA. Change sur place d’environ 4 000 riels pour 1 dollar. (Pour des raisons de commodité j’indiquerai mes prix en dollars).
En fait, les riels ne servent pas à grand chose et le change dans la monnaie locale est inutile, voire désavantageux; ici le dollar est roi et les riels servent souvent de petite monnaie pour les sommes inférieures à un dollar.
Hors budget avion, hors visa, et hors “galère” de fin de voyage, nous avons dépensé sur place 850 $ pour deux personnes pendant 18 jours, y compris les cadeaux.
Guide :
On est partis avec le Guide du Routard 2006/2007. En général les infos sont bonnes, mais très succintes. On aurait dû avoir en plus le Lonely Planet, plus complet.
Santé :
On avait fait le choix, mais ce n’est pas un conseil, de ne pas prendre de traitement anti-palu. En presque trois semaines au Cambodge, on n’a jamais vu beaucoup de moustiques. Question grippe aviaire, il est impossible d’éviter les volailles vivantes : elles sont partout en liberté dans les rues, en quantité impressionante. On s’y est très bien habitués.
Téléphoner en France : Nous avons beaucoup utilisé Internet sur place. On peut aussi téléphoner en France dans les cyber cafés, à des prix dérisoires. Certains touristes avaient leur téléphone portable au Cambodge. On peut aussi utiliser la carte FranceTélécom au Cambodge.
Journal :
Vendredi 20. Arrivée au Cambodge
Décollage de Paksé au Laos à 7 h 40. 50 minutes plus tard, nous sommes déjà au Cambodge, à Siem Reap. Les formalités de visa sont aussi simples qu’au Laos. Nous prenons un taxi avec un américain désargenté qui se joint à nous pour partager les frais (5$ pour aller en ville).
Sur notre route, nous verrons de très beaux hôtels. Nous avions choisi et réservé par mail le Red Lodge (Réf. GR). Il est situé près du vieux marché, mais légèrement en retrait, ce qui sera beaucoup moins bruyant. C’est une grande bâtisse d’un étage, type maison bourgeoise, avec un petit patio sur le côté pour y prendre le petit dej. Nous choisirons finalement une chambre avec air conditionné au premier étage (12 $ avec petit dej).
On change nos dollars en riels dans une banque (3 9 00 riels pour un dollar). On trouvera mieux par la suite. Premier repas près du marché.
D’emblée, ce qui frappe, c’est la circulation assez dense et plutôt anarchique. Beaucoup de deux roues, des voitures, et des tuk-tuks. Autour du marché, beaucoup de cafés-internet, d’agences de voyage, de bars et restos pour touristes.
Nous y achetons le fameux livre de Maurice Glaize sur Angkor (5$) ainsi que “Le portail” de François Bizot sur le génocide des khmers rouges. Ces deux livres sont en fait des photocopies. Avec toutes les pages!! Jusqu’ où va se nicher l’univers du “faux”.
Notre chauffeur-guide Meas (connu sur le forum ) nous attend comme convenu à notre hôtel. Nous discutons avec lui de notre programme pour trois jours. Et sans plus tarder nous partons avec son tuk-tuk pour notre première visite.
Temple de WATBO. Magnifiques peintures murales que nous découvrons quand le moine ouvre les volets du sanctuaire. Temple de ATVEA : Deux ados qui vivent chez les moines se proposent de nous guider dans ce temple. L’un des deux avait commencé à étudier le français, mais il a dû arrêter car il ne pouvait plus payer 5$ par mois.
Musée d’une fondation pour l’enfance crée par l’ONG Krousar Thmey, (sur la route des temples côté droit après l’hôpital Jayarvamanmi). Cette fondation scolarise des enfants des rues, des orphelins, des enfants sourds, et leur assure une formation professionnelle. Présentation très didactique du Cambodge dans ce musée, En une heure de visite, on a un aperçu du pays que l’on visite, de ses ressources, de ses capacités, de ses difficultés. Idem sur leur site Internet (http://www.myfriend.org/krousar-thmey/cambodge.htm).
Achat des pass pour trois jours de visite des temples (40$ + une photo). Attention, ils sont en vente à partir de 17 heures seulement pour le lendemain. Par contre, on peut les utiliser dès le jour même (on gagne une soirée).
Et première visite d’Angkor What.
Les qualificatifs vont me manquer, mes commentaires pouvant être vite redondants, voire inutiles, je m’abstiendrai donc à propos des temples. Et je ne peux que recommander encore un fois la lecture sur place du livre de Maurice Glaize. Les descriptions des temples sont très détaillées et fort intéressantes.
Première soirée à Siem Reap. Dans les rues, on croise beaucoup de personnes estropiées, amputées des jambes et parfois des bras ou des mains à cause des mines anti-personnelles. Beaucoup d’enfants des rues errent pieds nus, certains “travaillent” à ramasser les canettes de coca qu’ils iront revendre pour une poignée de riz. On savait tout cela, mais le voir est encore plus terrible.
Le plus terrible est sans doute de voir deux mondes, deux planètes se croiser sur le même trottoir et s’ignorer. Les mendiants, les enfants des rues sont comme transparents; ils paraissent invisibles aux yeux de beaucoup de touristes ( un peu comme les SDF chez nous ?).
Samedi 21 janvier. Angkor
Journée avec Meas pour visiter les temples. Meas est chauffeur de tuk-tuk et parle français ( ainsi que l’anglais et le russe). En écoutant travailler les guides et en lisant, il a appris les bases sur chaque temple. Ensuite nous lirons les détails sur place avec le livre de Glaize. Dans cette journée, nous aurons visité :PRASAT KRAVAN, BANMEY KDEY, TA PHROM TA KEO, THOMMANON, BAYON, BATHUON, le Palais Royal, la Terrasse des éléphants.
Le midi, nous mangeons dans une petite échoppe en face d’un temple. Nous y goûtons une spécialité khmère : l ’amok. C’est du poisson coupé menu, cuit dans un wok avec un légume vert qui a de très grandes feuilles un peu comme les épinards, le tout arrosé de lait concentré sucré et de lait de coco. Délicieux.
Mireille profite une fois de plus de la proximité immédiate de la cuisine pour prendre une leçon avec la patronne qui se plie volontiers à sa demande.
Après le repas, Meas nous racontera très pudiquement que son père qui était médecin et sa mère sage-femme ont été tués par les Khmers rouges. Pour échapper au même sort, il a dû déménager dans une autre ville. Et raconter qu’il était orphelin, qu’il n’avait jamais connu ses parents et qu’il était obligé de vivre chez les moines car sans aucune ressource. En se faisant passer pour illettré - quand les Khmers rouges l’ont “testé”, il a saisi le stylo de la main gauche pour rendre son geste plus maladroit - il a pu sauver sa peau!
Le soir ballade dans le vieux marché. Manque de chance pour nous, les rues sont complètement défoncées pour cause de gros travaux. Dans de profondes et larges tranchées parfois nauséabondes, des hommes, des femmes aussi travaillent à installer de grosses canalisations. Quelques uns sont les pieds nus.
Dimanche 22 janvier. Angkor
Encore une journée à visiter d’autres temples avec notre guide. Cette façon de visiter nous convient parfaitement : nous restons dans les temples le temps que nous voulons, nous nous déplaçons sur les sites sans chercher notre chemin et la compagnie de Meas, toujours très rieur est très agréable. Nous profitons des pause-repas pour discuter avec lui de la vie actuelle au Cambodge.
Nous verrons aussi des touristes visiter les temples à vélo, ou sur des vélos électriques loués sur le site. D’autres encore avec des moto-taxis.
Temples visités ; PHNOM BAKHENG, BAKSEI CHAM KRONG, PREAH KHAN, NEAK PEAN, MEBON ORIENTAL, TA SUM;
Ballade du soir dans les rues à restos et bars pour touristes : une de ces rues (“rue de la soif”) est interdite le soir à la circulation; à chaque extrémité un policier y interdit l’entrée aux tuk-tuks, enfants des rues et aux mendiants. On n’est pas loin de la “réserve”, ou du ghetto pour touristes hyper protégés! Malaise....
Ici, la rue, c’est avant tout le bruit. Et surtout celui des motos et des tuk-tuks pétaradants. C’est le bruit principal de la rue sur lequel s’accordent les autres, celui des voitures, des camions et de quelques klaxons. Quand on marche à pied, il faut ajouter à cette musique de fond assez forte les appels de chauffeurs de tuk-tuks “hello sir, tuk-tuk ?”, hello papa, tuk-tuk ?”, sans oublier les voix des jeunes filles qui accrochent le client à l’entrée des restos “Good food here, very cheap”.
Lundi 23 janvier. Angkor
Journée grand circuit avec Meas. Comme le ciel est couvert de nuages et que nous essuyons même quelques gouttes, la température a chuté d’au moins dix degrés, ce qui n’est pas plus mal pour la longue journée de tuk-tuk qui nous attend (Meas propose aussi ce circuit en voiture).
Avant de prendre la route, nous nous arrêtons à une échoppe qui vend des billets de bateau. Grâce à Meas, nous payons 22$ pour la traversée Siem Reap-Ventiane avec transfert depuis l’hôtel au lieu des 23 $ proposés par notre GH.
Arrêt ensuite à une “cabine téléphonique” : c’est en fait quelqu’un qui fait payer l’utilisation de son portable. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, notre chambre à Phnom Penh est réservée.
Visite des temples de PRE RUP, BATEAY SREI, BANTEY SAMRE, GROUPE DES RULOS.
Les déplacements pour les temples sont assez propices pour observer la campagne, l’architecture des villages avec les maisons sur pilotis, les plus pauvres en palmes tressées, d’autres en bois.
Comme nous sommes en janvier, nous ne verrons presque jamais le vert si tendre et si particulier des rizières. Au contraire, les parcelles ne sont que champs de paille coupée et très seiche où viennent paître les buffles et les vaches en général assez maigres.
Dans les villages, toujours beaucoup de volailles en liberté ainsi que des petits chiens qui font l’adoration des enfants. La végétation est vraiment luxuriante : beaucoup de cocotiers, des manguiers en fleurs (dans un mois ce sera la pleine saison), des papayers, des arbres à noix de cajou, des jujubiers, des longaniers et bien d’autres arbres que nous ne saurons pas identifier.
On verra aussi la récolte des fruits de certains palmiers, leur pressage pour en obtenir un jus, la cuisson de ce jus qui donnera le fameux sucre de palme.
Sur les routes, les petites motos sont toujours les plus nombreuses. Elles sont toutes japonaises et valent ici entre 1 100$ et 1 300$. Elles sont très robustes puisqu’elles peuvent transporter jusque trois adultes qui se serrent sur la longue selle. Ou bien une famille avec deux enfants : un enfant assis devant le papa les mains sur le guidon, un autre enfant entre le papa et la maman. Sans oublier la variante papa devant, maman derrière assise en amazone avec bébé dans les bras.
Les motos servent aussi à transporter des marchandises. Nous en croiserons une qui transportait au moins vingt canars accrochés par les pattes à des morceaux de bambous fixés sur la selle. Et une autre avec deux cochons vivants, le dos attaché en travers de la moto, les pattes en l’air.
Et quand on ajoute une remorque derrière la moto, l’éventail des marchandises, leur volume transporté s’en trouve décuplé.
L’essence, très chère dans les stations service (presque 1$ le litre) est vendue aussi par des revendeurs d’essence de contrebande venant de Thaïlande; sous un abri de fortune, s’entassent au bord de la route des bouteilles en plastique ou en verre remplies d’essence.
Nous faisons nos adieux à Meas et le remercions pour ces trois jours passés avec lui.
Publicité gratuite : Meas THOEUN measthoeun@yahoo.com Tél. : 855 16 862 117
Mardi 24 janvier. Journée tranquille à Siem Reap
Petite ballade à vélo empruntés à la GH dans les rues animées de notre quartier.
Ici beaucoup d’activités sont effectuées dehors. Les maisons construites en retrait de la rue possèdent un jardin ou une courette. Et cet espace sert souvent de cuisine, de salle à manger; on y accroche le hamac pour la sieste. On y fait la lessive, on y lave les enfants dans une cuvette. Une table en bois, quelques chaises en plastique, et voilà un salon pour causer, bavarder avec ses voisins.
Idem pour les petits commerçants qui utilisent le “trottoir” davant leur échoppe : selon la nature du commerce, on y cuisine, on répare les motos, on les lave à grand jet d’eau, on y coupe les cheveux, on y manucure, on y pédicure...
Apparemment l’intérieur des maisons semble réservé au sommeil et à la nuit.
Le premier élément de confort, après l’électricité est bien sûr la télé, captée par des antennes râteau hissées en haut d���un immense bambou.
L’eau courante est plus rare, ou sous la forme d’une pompe à main dans le jardin. Sinon, il faut aller la chercher. La cuisine se fait souvent au feu de bois ou au charbon et l’on voit souvent des paysans ou leurs enfants partir chercher à vélo le précieux fagot. En ville à Siem Reap nous verrons aussi quelques dépôts de bouteilles de gaz.
L’assainissement et le traitement des ordures ménagères sont assurément deux problèmes énormes qui restent entiers. Certes en ville, nous croiserons plusieurs fois des hommes et des femmes juchés sur d’énormes camion-bennes malodorants; le visage protégé par un large foulard ils y entassent les sacs d’ordures que leur lancent leurs collègues depuis le trottoir.
A la campagne, et aussi en ville les habitants font aussi brûler les ordures sur le trottoir. Tous ces efforts réels sont encore très loin d’empêcher les décharges sauvages, les tas d’ordures dans les fossés, les égouts à ciel ouvert et les millions de sacs plastique sur les routes ou dans les rivières.
Dès qu’ils travaillent les jeunes veulent acheter un téléphone portable ou une moto. Ils sont nombreux dans les cafés Internet à “chatter”. Et si l’école est en théorie obligatoire et gratuite, beaucoup d’enfants ne sont pas scolarisés.
Déjeuner au “Sala Baï” (Réf. GR), resto d’application d’une école hôtelière gratuite et destinée à des jeunes défavorisés. Cette école a été créée par l’ONG française “Agir pour le Cambodge”. L’école sélectionne sur dossier et sur entretien une centaine d’élèves de plus de 17 ans, dont 70% de filles, sur 500 candidats. Pendant 10 mois dont pratiquement la moitié en stages d’entreprises, ces jeunes vont apprendre les métiers de la cuisine et de l’hôtellerie, avec leurs profs cambodgiens et deux français expatriés. Ils trouveront du travail à la sortie de l’école.
La salle de resto est joliment décorée et nous avons été servis par des élèves, sous l’oeil vigilant mais pas toujours sympathique d’un professeur. Le repas y est excellent : poisson vapeur et porc sauté aux légumes, servi dans de belles assiettes bien décorées. Café expresso et tarte au citron pas très locale pour la gourmandise.
Le Cambodge est dit-on le pays où il y a le plus d’ONG. Personnellement nous y avons vu des écoles, centres de santé, orphelinats, centres pour enfants aveugles ou sourds, Enfants du Mékong, Agir pour le Cambodge, et d’autres ONG cambodgiennes qui luttent contre la prostitution forcée d’enfants et de femmes. Nous avons même vu un médecin d’une ONG faire des consultations en ULM!
Mercredi 25 janvier. Phnom Penh
Les chants et la musique de la mosquée voisine, ceux des coqs et le stridulement des premières cigales ont eu raison de notre sommeil bien avant que notre réveil ne sonne à cinq heures.
Nous avalons rapidement un petit dej dans la cour de notre GH afin d’être fin prêts pour notre départ en voiture, direction l’embarcadère, programmé à six heures.
6h 05, 6h 10, 15, 20... Alors que nous étions prêts à partir avec un tuk-tuk que j’étais aller chercher, notre minibus arrive finalement à 6h 30. Il s’arrête encore au pied de trois hôtels pour d’autres touristes. Au dernier arrêt, cinq allemands et leur guide local se demandent, perplexes, comment ils vont pouvoir monter tous à bord. Finalement les deux plus corpulents ( c’est un euphémisme...) s’installent à côté du chauffeur et les trois autres sur les strapontins restés libres. Reste sur le trottoir le guide qui s’apprête à prendre une moto-taxi; mais finalement les occupants de la banquette arrière lui proposent de les rejoindre. La fenêtre s’ouvre, le temps que le guide se faufile dans le véhicule; no problem.
Sans doute en retard sur son horaire, le chauffeur avale les kilomètres jusqu’au débarcadère à grande vitesse, avec force coups de klaxon pour contraindre vélos et motos à se ranger devant notre passage.
Une piste cabossée, défoncée a remplacé la route. De chaque côté, d’infâmes cabanes ou vivent dans une crasse immonde des familles de pêcheurs. Plus nous approchons, plus l’odeur devient insoutenable : le poisson est entassé à même le sol dans des caisses en bois, prêt à être chargé dans des pick-up. Quelques caisses seulement sont recouvertes de glace.
Au milieu de ce fatras, et assaillis par des femmes qui vendent de la “Vache qui rit” et du pain, nous nous faufilons jusqu’ à l’embarcadère. Une planche étroite y fait office de passerelle. Sitôt montés à bord du bateau déjà bondé, aussi bien à l’intérieur que sur le pont, nous comprenons vite qu’il nous faut renoncer à nos places numérotées (on avait même choisi le bon côté par rapport au soleil!!) et nous sommes bien contents de trouver deux sièges.
Mireille voyage au milieu d’un groupe de nantais avec qui elle sympathise. Je me contenterai de la proximité de hongrois qui ne parlent pas un mot d’anglais ni de français.
Traversée du lac Tonlé sans grand intérêt : rien à voir, on se croirait en pleine mer, sans les vagues. Puis nous rejoignons le fleuve pendant trois heures. Nous serons finalement déçus de ce voyage assez cher. Mieux aurait-il valu prendre un bus VIP.
A l’arrivée à Phnom Penh, nous sommes happés par la foule des chauffeurs de taxis et de tuk-tuk qui se ruent sur nous malgré la présence des policiers, matraque à la main. Rapide négociation sur le prix (2$) du tuk-tuk et nous voilà en route.
La GH, le Cafe Freedom and Lodge (Réf GR) est au bord du grand lac au nord de la ville, le Boeng kak. On y accède par une ruelle en terre battue bordée d’agences de voyage, de cafés Internet et de petits restos. Nous sommes dans le quartier favori des routards.
En fait notre GH est un ponton flottant aménagé pour moitié en terrasse couverte pour y prendre un verre, et pour l’autre moitié de huit chambres aux parois en bois. Grand lit avec moustiquaire. Matelas usé, salle de bains avec eau froide. Clientèle de routards très amateurs de “cigarettes” très fortes... Le patron est écossais, très maigre, speed et très bavard.
Le soir, dîner sympa avec deux français, Patrick et Michèle en voyage pour deux mois.
Jeudi 26 janvier. Phnom Penh
Nous inaugurons un nouveau moyen de transport, très prisé à Phnom Penh, le moto-taxi. Nous voilà donc sur cette moto, serrés l’un contre l’autre et derrière notre chauffeur. Dans la circulation assez dense de la capitale, voyager ainsi est plutôt rapide. Bien sûr, nous aurons quelques frayeurs, notamment quand il s’agira de tourner à gauche à un carrefour.
La méthode cambodgienne est assez originale. Il faut couper la route à gauche le plus tôt possible, sans se soucier du flot de véhicules qui vous arrivent dessus et qui doivent vous éviter. Une fois franchi ce premier obstacle, vous êtes avec de la chance dans la bonne voie de la bonne rue; ou alors dans la bonne rue mais sur la chaussée inverse. N’hésitez pas, roulez à contresens jusqu’à ce qu’ un creux dans le trafic ne vous permette de vous rabattre dans la bonne file. C’est tout simple!
Notre première visite est consacrée au S 21, ou Tuol Sleng, véritable antichambre de la mort installée par les Khmers Rouges dans un ancien lycée.
Ici, 15 000 prisonniers ont été photographiés, fichés, torturés, et pendus sur place ou bien envoyés dans d’autres camps pour y être exterminés.
Visite terrifiante à travers les salles de cours transformées pour les interrogatoires ou en cellules, le mémorial avec des photos de détenus arrêtés en famille avec leurs enfants ainsi que celles de leurs geôliers et de leur chef Douch. On reste sans voix.
A la sortie, quelques mendiants dont un homme au visage complètement brûlé se mêlent aux tuk-tuks et aux motos pour réclamer une aumône.
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce sujet, Internet et notamment Wikipédia sont de bonnes sources. Je recommande encore une fois la lecture du livre de François Bizot, le Portail.
La visite du musée national, installé dans un magnifique bâtiment cernant un jardin fleuri et construit par des français dans le respect de l’architecture khmère nous offre un réconfort bien mérité après cette première visite : même si on perçoit le peu de moyens dont dispose ce musée, on est réellement subjugué par la beauté des trésors exposés.
Déjeuner juste à côté du musée dans un resto d’une école hôtelière “Friends” fondée par une ONG locale, Mith Samlanh qui s’adresse aux jeunes qui sortent de la rue. Ici le style est délibérément occidental, la déco jaune et bleue branchée. Les jeunes serveurs portent un jean avec un polo aux couleurs de leur école. Ils ont l’air joyeux et font leur travail dans la bonne humeur. Nous y mangeons entre autre une excellente salade de papaye.
Vendredi 27 janvier. Phnom Penh
Deux soirées très bruyantes dans notre GH ont raison de notre patience! Nous déménageons sans regret pour le New Lodge GH dans la même rue. Nous choisissons un petit bungalow en dur, éloigné des terrasses, qui nous coûtera 5$.
Le patron de la GH, très dynamique, nous emmène en tuk-tuk au marché russe à l’autre bout de la ville.
On y trouve tout ce qu’on veut, depuis les produits frais en grands nombres jusqu’aux bijoux en or, aux statues en pierre, en passant par les vêtements, les ustensiles de cuisine, les jouets, les DVD, etc. ...
Demain commence le Nouvel An chinois et les étals vendant des guirlandes rouge et or font le plein de clients. On y vend aussi beaucoup d’arbustes qui seront décorés dans les maisons comme nos “sapins de Noël”.
Grande ballade à pied dans le centre de la capitale. On aime bien cette ville. L’ambiance y est sympa, avec beaucoup de verdure et l’architecture est assez plaisante. Ville visiblement assez jeune.
En nous promenant le soir, nous serons surpris d’apercevoir une mitraillette dans le coffre d’un 4 x 4 que son chauffeur avait laissé ouvert. Anecdotique ? Peut-être. Mais tous les chauffeurs de tuk-tuk nous ont recommandé de bien tenir en main nos sacs afin d’éviter les vols à l’arraché. Et beaucoup de villas, de commerces sont gardés en permanence par des vigiles. Reste qu’à aucun moment nous n’avons ressenti une quelconque insécurité. A notre égard, pas un geste ni un regard équivoques.
Samedi 28 janvier. Sihanoukville
Voyage en car climatisé pour Sihanoukville, au bord de la mer à 230 km au sud de la capitale. Le car mettra quatre heures sur une belle route pour atteindre sa destination. Arrêt à mi-parcours pour de détendre les jambes et se restaurer : les occidentaux jettent leur dévolu sur les ananas ou les mangues; les khmers préfèrent la noddle soup ou le riz gluant avec les légumes.
Sihanoukville, principale lieu de villégiature du pays est noire de monde ce week-end pour cause de Nouvel an chinois. Ici on fête le premier janvier, le nouvel An chinois et le Nouvel An cambodgien à la mi-avril. Un français qui vit ici nous raconte que les cambodgiens ont 60 jours fériés.
Notre Gh, Lovely GH ( réservée par l’intermédiaire du red Lodge) est située deux rues derrière la plage des orchidées. Nous y logeons dans une grande chambre avec fan, TV (on peut voir TV5), salle de bain carrelée pour 6$. On y mange assez bien (moins cher qu’à PP) et on y louera une moto pour 4$ par jour.
Dimanche 29 janvier. Sihanoukville
Avec la moto, nous longeons la plage des orchidées jusqu’à une petite colline où un hôtel propose de jolis bungalows en bois, sous les arbres et ouverts sur la mer. Puis nous choisissons au hasard une des nombreuses paillotes installées entre la route côtière et la plage. On peut y manger, y boire un verre, s’y prélasser sur des chaises longues à l’ombre d’un parasol.
Bien qu’elle soit tenue par un couple de français, le public est cambodgien à 99, 9%. Depuis le matin, les voitures, les motos, les pick-up, les minibus, les camions, bref tout ce qui peut rouler est rempli au maximum et afflue sur les plages. On y vient en famille, entre amis pour la journée du Nouvel An chinois. La plupart des gens ont amené le pique-nique dans d’énormes glacières et s’installent dans les restaurants qui proposent des “pool table”, grandes tables collectives pour les familles.
Un joyeux brouhaha s’élève de cette foule, à peine couvert par le bruit d’un jet ski qui tire mollement un grand canoë gonflable où ont pris place une dizaine de personnes harnachées de gilet de sauvetage orange et vert fluo.
La mer, très chaude et sans aucune vague accueille tout le monde. Mais ici les marchands de maillots de bain ne font pas recette : on se baigne tout habillé, en robe, en jean ou en pantalon, avec une chemise ou un T-shirt. Seuls les enfants en très bas âge sont nus ou en slip. Quelques ados osent le torse nu. Beaucoup, enfants ou adultes barbotent pendant des heures à quelques mètres du bord sur de grosses chambres à air.
Des photographes ambulants proposent aux familles d’immortaliser ce moment. Un autre marchand vend des animaux gonflables qu’il a accrochés sur son vélo. Des femmes portent sur la tête un grand plateau circulaire en émail rempli de beignets, de chips ou d’ananas. D’autres, sur un balancier traditionnel en bambou ont installé un petit barbecue pour y cuire des crabes et de grosses langoustines. D’autres enfin proposent des soins de manucure, de pédicure ou d’épilation. Le matériel tient dans un panier en plastique. Tout ce commerce se déroule dans la bonne humeur, sans aucune animosité quand on refuse poliment d’acheter.
Les enfants ne sont pas exemptés de travail. Sur des cintres en métal, ils ont accroché des colliers et des bracelets en coquillages. Une association expose sur la plage des dessins très colorés réalisés par eux sur des planchettes de bois. Les plus pauvres déambulent le long des plages, sac de jute sur le dos à la recherche des canettes en alu.
Comme sur toutes les plages, on y joue aussi au foot, on s’éclabousse, on se pousse dans l’eau. Les ados se promènent en petit groupe, les garçons entre eux, les filles de leur côté.
Le soir les touristes se retrouvent pour prendre un verre ou envoyer un mail dans les cafés-restos de la plage un peu plus chics.
Les cambodgiens fêteront le Nouvel An sur la plage ou dans de grands restos en ville et s’époumoneront tard dans la nuit à chanter des tubes sirupeux sur la musique du karaoké.
Lundi 30 janvier. Sihanoukville
Vers 7 h 30, deux jeunes moines bouddhistes, crâne rasé, vêtus de leur tenue safran et portant chacun une large ombrelle jaune s‘arrêtent à la porte de notre GH, comme ils venaient de le faire à la porte de la maison voisine. Dans les deux cas, ce sont les enfants qui amènent un petit sachet de nourriture pour leur aumône. Ils restent quelques instants à prier, accroupis devant les moines qui rapidement y mettent fin et les renvoient à leurs jeux.
Un tour en moto sur les autres plages nous conforte dans notre choix de la plage des orchidées. A notre goût, c’est la plus sympa, la plus animée, la plus vivante.
Sur la plage, les festivités continuent. Comme le Nouvel An est cette année un dimanche, le lundi est férié aussi. Et on dirait qu’il y a encore plus de monde sur la plage qu’hier. C’est une vraie fourmilière. Toujours les pétards que les enfants font claquer; toujours les karaokés et toujours les feux d’artifice.
Mardi 31 janvier. Sihanoukville
Les congés du Nouvel An continuent encore aujourd’hui au vu du flot incessant de véhicules qui arrivent encore sur la plage.
Ce matin, nous partons visiter la réserve naturelle de Ream à une vingtaine de km (réservé par notre GH pour 15$ par personne). Nos compagnons sont deux jeunes lituaniens, un américain, et deux canadiens vivant à Hong-kong et venus passer ici le Nouvel An. Après une demi-heure de voiture, nous arrivons déjà à l’entrée du parc. Le reste du trajet aura lieu en bateau, dans une grande barque à moteur qui longera pendant 90 minutes la foret de mangrove.
Étrange végétation que ces arbres, essentiellement des palétuviers qui plongent leurs racines aériennes dans l’eau. La densité est telle qu’il semble impossible d’y pénétrer.
Le chauffeur de voiture, également guide, donne quelques explications sur le Parc, beaucoup trop succinctes à notre goût. Nous croisons quelques pécheurs et rejoignons finalement la côte pour une halte sur une petite plage de sable blanc.
Notre chauffeur-guide est également cuisinier et mitonne sur un barbecue dans le sable des papillotes de barracuda. Un vrai régal pour qui peut oublier les étals de poissons sur le marché.
Belle ballade à pied dans la forêt tropicale. La moiteur intense, la chaleur extrême nous laisseront KO au moment de remonter dans le bateau.
La route du retour est encombrée par les nombreux véhicules qui quittent Sihanoukville ainsi que par les camions qui vont ou reviennent au port pour le transport des conteneurs. Nous croisons également une moto qui pulvérise le record de tout ce que nous avons vu : 4 enfants et deux adultes sur la moto!
Mercredi 1er et jeudi 2 février. Sihanoukville
Ce matin, la plage est presque déserte en comparaison des jours précédents, mis à part les touristes et quelques cambodgiens qui prolongent leur week-end.
Restent aussi hélas les ordures jetées par terre. On ne compte plus les sacs en plastique, les barquettes en polystyrène, les gobelets en carton qui jonchent le sol. Quelques rares restos de plage ont fait le ménage devant leur commerce. Il faut aussi préciser qu’il n’y a aucune poubelle sur la plage et que le ramassage des ordures est vraiment succinct. La propreté a un coût encore inaccessible pour le Cambodge. Et les marchands de sacs en plastique continuent d’y faire de bonnes affaires.
Sur la route de la plage, des affiches publicitaires rappellent que l’exploitation sexuelle des enfants et le “tourisme sexuel” sont des crimes. Trois ou quatre touristes croisés sur la plages n’en sont visiblement pas convaincus...
Ce soir, c’est la nouvelle lune et le minuscule croissant bien dessiné n’est pas à la même place que dans nos contrées.
En regardant des enfants jouer aux billes sur le sable, je m’amuse à comparer la façon dont ils propulsent la bille avec leurs doigts : rien à voir avec les gestes de nos cours de récréation! Tout comme la façon de compter sur les doigts est différente : ici pour montrer “1”, on ne met pas le pouce en l’air; au contraire, on le cache à l’intérieur des autres doigts et on tend l’index. De même, on ne se serre pas la main pour se saluer, mais on joint les mains au niveau du cœur. Pour appeler quelqu’un par un geste, la paume de la main est tournée vers le sol.
“Quand le bâtiment va, tout va”. Si ce proverbe s’applique au Cambodge, l’économie devrait y être prospère. Dans toutes les rues, surtout près de la mer, on construit ou on agrandit. Le tourisme est le nouvel eldorado, alors pour espérer une part du gâteau, on construit des GH et des restos.
Dernière ballade sur la plage, on croise les enfants vendeurs de colliers qui s’accordent une pause en plaisantant avec un jeune américain. Vont-ils à l’école ? Pas sûr. Certains ont les yeux pétillants d’intelligence, d’autres pleins de tristesse malgré leur très jeune âge. Où habitent-ils, que font leurs parents, autant de questions sans réponse.
Vendredi 3 février : Grosse galère à Phnom Penh
Voyage en car VIP pour la capitale. Seulement 3, 5$ par personne. Tuk-tuk jusqu’à notre GH le red Lodge réservé par téléphone.
Et après le déjeuner, catastrophe : Mireille n’a plus sa pochette avec le passeport, le billet d’avion, la carte Visa !
Bien sûr, on fouille dix fois dans le sac en question; on vérifie si par hasard, elle n’est pas dans un autre bagage. On téléphone à la GH de Sihanoukville pour qu’ils fouillent dans notre chambre. Rien. Il faut se rendre à l’évidence, on nous l’a volée. Pourtant, on ne l’a jamais quittée des yeux. ! Un vrai mystère. Et surtout une catastrophe, car nous devons prendre l’avion dimanche matin pour Bangkok et lundi soir pour Paris, avec des billets non échangeables et non modifiables. Nous sommes vendredi et il est 15 h.
Première destination, l’ambassade de France où nous sommes reçus immédiatement. La collaboratrice du consul nous explique les démarches à suivre : tout d’abord elle peut nous établir un laissez-passer provisoire, grâce à la photocopie du passeport que nous avons avec nous.
Elle aurait pu aussi nous faire un vrai passeport provisoire, si la Préfecture du Gard, émettrice du passeport avait répondu à temps à sa demande.
Nous partons donc à moto-taxi faire des photos d’identité. Muni des recommandations du consulat, nous expliquons que la proportion du visage dans la photo doit être au moins de 70 %. “OK, no problem”.
En attendant les photos, je téléphone à notre banque pour faire opposition à la carte Visa. J’explique qu’on est au Cambodge, qu’on nous a volé la carte, etc. Réponse : “OK, la carte est annulée; mais vous devez sans faute passer à l’agence lundi pour signer un formulaire”. Il vaut mieux en rire, rester calme et réexpliquer calmement qu’on est en Asie, qu’on ne sait pas quand on va pouvoir rentrer en France, et que le formulaire devra attendre.
Une demi-heure plus tard, les photos arrivent enfin : elles ne sont pas du tout cadrées comme on voulait. Compte tenu de l’heure, on décide de ne pas refaire les photos.
On fonce avec la moto chez Exotissimo, (http://www.exotissimo.com) une agence de voyage dirigée par une française, Karine. On lui explique le problème. Et sans tarder, elle envoie à Gulfair Bangkok la copie du billet d’avion perdu. Attente de la réponse; Mireille repart toute seule au consulat; moi, j’attends pour en savoir davantage. Gulfair répond qu’il faut l’accord de l’agence de Paris qui a émis le billet, l’accord de Gulfair à Bahreïn, qu’ on est vendredi et que la réponse arrivera lundi.
Je rejoins Mireille au consulat pour y apprendre qu’il nous faudra deux ou trois jours pour obtenir le visa de sortie des autorités cambodgiennes. Autrement dit, vous ne pouvez pas partir dimanche matin pour Bangkok.
J’explique à nouveau que nos billets ne sont ni modifiables ni échangeables et demande, faussement naïf si il n’y pas un moyen d’obtenir ce visa en dix minutes.
L’éclat de rire en guise de réponse attire heureusement l’attention du consul qui travaille dans le bureau voisin. Il écoute notre histoire et passe un coup de téléphone. “Vous avez peut-être de la chance; on doit me rappeler.” Deux minutes plus tard, son portable sonne : il a le sourire, c’est bon signe. Dimanche matin, à l’aéroport, nous devrons nous présenter de sa part au commandant Bouna, de la police des étrangers, qui nous délivrera le visa sur place. Et nous avons son numéro de portable, au cas où. De ce côté ça avance.
En une heure de temps et deux appels téléphoniques en France, nous recevons le code qui nous permet de retirer de l’argent chez Western Union. Il est 21 h mais au Naga world hôtel, le guichet de Western Union est ouvert 7 jours sur 7, 24 h/24. Petite anecdote, Western Union est installée dans la salle du casino de l’hôtel, au milieu des machines à sous. L’employé qui nous y a reçu voulait à tout prix nous offrir à manger ou à boire et surtout nous faire jouer! Le plus heureux a été le chauffeur de moto-taxi qui est reparti avec les deux canettes de coca offert par le casino.
Samedi 4 février. Attente à Phnom Penh
Retour chez Exotissimo pour n’y rien apprendre de neuf. Nous devrons patienter jusque lundi.
Retour au consulat . On paye le laissez-passer 28$. On demande les coordonnés du consulat à Bangkok, car avec ce laissez-passer, nous ne pourrons pas sortir de l’aéroport à Bangkok et devrons attendre 36 heures dans la salle de transit. Joyeuse perspective.
Après-midi et soirée longues : on essaye de penser à autre chose, de parler d’autre chose. Dernière belle ballade au centre-ville, le long des quais. Et dernier repas, on l’espère au Cambodge.
Dimanche 5 février. Bangkok
6 heures 30: Arrivée à l’aéroport où nous croisons le fameux commandant Bouna au pied d’un escalator. Dans un charabia anglais encore plus mauvais que d’habitude, je lui explique noter situation, le consul, le visa. A notre grand soulagement, il est effectivement au courant et nous demande d’aller enregistrer nos bagages avant de le rejoindre.
Encore une petite négociation à l’enregistrement du vol Airasia pour Bangkok, car le laissez-passer est au nom de jeune fille de Mireille et le billet électronique à notre nom marital. On exhibe encore une fois la photocopie du passeport, on se recommande du commandant Bouna et ça passe.
Le commandant Bouna qui nous attend bien au contrôle de police donne les instructions nécessaires pour le visa, nous fait payer 30$ avec un reçu et nous voilà prêts à décoller pour Bangkok. On n’est pas au bout de nos peines mais on a franchi une étape.
Arrivés à Bangkok, on décide de tenter une sortie avec le fameux laissez-passer. J’explique au policier notre petite mésaventure. Il sort un formulaire, y met trois coups de tampon et nous voilà, contre toute attente, sortis de l’aéroport. Incroyable!
Nous prenons le bus pour rejoindre notre hôtel le Manhattan sur Sukhumvit, réservé par Internet. Le plus bel hôtel de notre voyage, avec piscine, buffet petit dej, eau chaude, vraie salle de bains, confort à l’occidental.
Après-midi au MBK, l ‘immense marché de Bangkok ouvert le week-end. On ne sait plus où donner de la tête au milieu de ces 15 000 échoppes. Trop grand pour nous, ou alors, il faudrait des indications.
De retour à l'hôtel on profite un peu de la piscine pour se reposer.
Lundi 7 février. Décollage de Bangkok
Dernière épreuve à affronter : GULFAIR pour le billet Bangkok-Paris perdu. Nous y sommes accueillis par une femme pas très aimable. On lui montre les mails envoyés par Karine depuis Phnom Penh, on donne le nom de M. Tin qui lui avait répondu et finalement tout se règle en quelques minutes, le temps de remplir un formulaire de perte, de payer 30 $ pour les frais de dossier et d’éditer à nouveau le fameux billet. Notre départ ce soir à 18 h se précise.
Dernière formalité : on décide d’aller au consulat de France pour faire ajouter le nom marital sur le laissez-passer afin d’éviter le même problème qu’à Phnom Penh. Deux heures d’attente . Et une ligne manuscrite avec un tampon officiel. Ce coup-ci, c’est certain, on décolle ce soir pour Paris.
Après trois jours de silence radio, on envoie un mail général pour raconter nos péripéties. Dernier repas thaïlandais. Taxi pour l’aéroport. Enregistrement des bagages, Taxe de 500 bahts, enfin la routine.
Conclusion sur le Cambodge :
on a bien sûr beaucoup aimé Siem Reap pour les temples d’Angkor. Pour qui aime l’histoire et les vieilles pierres, y passer trois jours est un minimum. Mais il faut savoir que ces trois jours coûtent assez cher, quand on ajoute le pass, le guide, et les autres frais habituels.
On a bien aimé la capitale pour son ambiance de grande ville d’Asie pas trop stressée. Et pas polluée comme Bangkok. On voulait terminer notre séjour au bord de la mer : d’où le choix de Sihanoukville assez sympa, surtout avec le Nouvel an chinois.
Bien sûr nos trois derniers jours ont été assez galère. Mais nous avons eu beaucoup de chance de rencontrer plusieurs personnes qui se sont “décarcassées” pour nous. Encore un grand merci à M. Martial, consul de France à Phnom Penh et à sa collaboratrice, à Karine de Exotissimo, au commandant Bouna et au policier de Bangkok qui ne s’est pas posé de questions à propos de notre laissez-passer.
Et bien sûr merci à VoyageForum qui conseille de photocopier ses papiers, de les mettre en sécurité sur Internet, ainsi qu’ à tous ceux qui nous donné de bons conseils pour notre voyage.
Pub : Pour en savoir plus sur le bruit au Cambodge lire l’excellent article publié dans Gavroche : http://www.gavroche-thailande.com/ailleurs.php?pays=cambodge&sujet=18
Pour ceux qui auraient du mal à suivre mes explications sur la circulation, voici un article très détaillé sur la question : http://www.gavroche-thailande.com/ailleurs.php?pays=cambodge&sujet=4
Quand on s’est vu la première fois, on s’est reconnu tout de suite. J’ai retrouvé immédiatement son français qui n’appartient qu’à lui mais que l’on comprend très bien, et son rire, unique. Le même qu’au téléphone quelques jours auparavant. Et on a découvert sans surprise ses yeux rieurs et ses traits emprunts d’une grande douceur. Pour lui, c’était facile de nous reconnaître. Une femme -ni jeune ni vieille- et sa mère –moins jeune, plus vieille-, à l’arrivée du Speed Boat au nord du Tonle Sap qui sépare presque en deux le Cambodge.
Faut dire qu’après en avoir beaucoup entendu parlé en bien sur VF, on le voulait pour nous, Kosal. On voulait ce Tuck-tuck driver de choc. Alors c’est donc quelques semaines avant de partir que je lui ai envoyé un mail lui demandant s’il était libre. Il me répond, je lui re-répond, il me re-re-répond ……, et ainsi de suite. Au fil des courriels, on discute un peu plus. Les échanges deviennent amicaux. Comme il apprend le français, il me demande de lui corriger ses lettres, et il me pose des questions de grammaire. Aïe, aïe, aïe. Je me replonge dans le bled pour expliquer la différence entre le « qui » et le « que ». Pas si facile, finalement. Et Kosal commence tous ses courriers par « Chère Pascale, vous êtes vraiment très gentille …… ». Que du bonheur. C’est pas si souvent qu’on nous dit ce genre de chose (même si c’est vrai –lol-).
Quelques jours avant de partir, l’envie me prend de lui passer un petit coup de fil. A l’autre bout de la planète, c’est des éclats de rire qui passent par les ondes téléphoniques. Il est très surpris, c’est rare qu’on l’appelle de si loin. Le courant est passé. On a hâte de se retrouver.
Alors quand on descend de ce bateau long et large comme un bus après y avoir passé 7 heures, après s’être envasé dans le Tonlé Sap parce que le niveau de l’eau est trop bas et qu’il n’y a pas de chenal, après avoir allègrement cramé au soleil sur le toit, on cherche des yeux dans cette foule de Tuck-tuck celui de Kosal. C’est d’abord son panneau que l’on voit : « bienvenue Pascale …. » Et aussitôt après, son visage rieur, et on se tombe quasiment dans les bras comme si l’on se connaissait de longue date, comme s’il y avait déjà des liens forts, et je reconnais sa voix emplie de rire. On monte à bord de son Tuck-tuck et nous voilà parti sur une piste ocre et très poussiéreuse, unique route pour rejoindre Siem Reap. C’est aussi notre première découverte de la campagne Cambodgienne, puisqu’on vient de quitter Phnom Penh. Des maisons tout le long de cette piste, des couleurs écrasées par la chaleur et le soleil. On double quelques motos chargées de famille entière. Et dire que des fois, on a l’impression d’être tassé dans la voiture quand on remonte sur Paris…… Il fait chaud, mais le grand avantage du tuck-tuck, c’est la ventilation permanente. C’est vraiment quelque chose à breveter. Sauf pour la poussière. On a vraiment le sentiment de « respirer » le Cambodge et nos poumons s’en emplissent. Kosal nous dépose à la guesthouse le temps de se rafraîchir un peu, et se propose de nous emmener faire un petit tour en ville. Il nous emmène dans un petit temple assez reculé, et comme il y avait de jeunes bonzes qui étaient présents, Kosal leur demande de nous ouvrir le temple rien que pour nous. Cette sensation des fois d’être privilégiés ….. et là, on fut impressionnées par la culture de notre driver, par sa connaissance de la religion, et par la passion qu’il a de la communiquer. Un vrai bonheur. Rendez-vous le lendemain matin à 7h30 pour découvrir Angkor. Au départ, on était un peu embêtées de faire lever si tôt notre driver. Il habite loin. C’était mal le connaître. Tous les matins, avant de prendre en charge des clients pour la journée, il prend des cours de français entre 6 et 7 heures à l’alliance française. Et pendant que les touristes visitent les temples, il fait ses exercices de français. Au départ, on pensait qu’il pourrait nous accompagner dans la visite des temples, mais en fait, il n’a pas le droit. Il n’est pas guide officiel. Chaque matin, pendant 4 jours, à 7h30, il est là, tout sourire. Il aide maman systématiquement à monter dans le tuck-tuck, d’une façon efficace et discrète, l’air de rien, prévenant. Et c’est parti, direction Angkor. Les premières visites, on les fit évidemment toutes seules. Kosal en profitait pour travailler. Et le repas de midi était toujours animé. Il avait quantité de questions sur la grammaire française, la conjugaison, les exceptions. Maman étant une ex prof de français à la retraite .… qui était le plus heureux des deux. L’un, la soif d’apprendre, l’autre, la soif d’enseigner. Très rapidement, entre le cours de français du matin, celui du midi, et les échanges en français toute la journée, les exercices devenaient inutiles. Il a donc voulu nous accompagner dans nos visites. Sachant qu’il n’en avait pas le droit, il rétorquait « Je suis avec une vieille dame, il faut que je l’aide ….. ». Et là, je n’avais plus qu’à les laisser discuter indéfiniment tous les deux. Maman, intello, avait potassé la civilisation de l'ancien Empire khmer, le développement sur le sol cambodgien d’un hindouisme adapté, et une forme particulière de bouddhisme, sous le règne de Jayavarman VII. Kosal connaissait tout cela. Et il n’avait pas son pareil pour nous montrer la petite sculpture, le détail d’un vêtement, le linteau d’une porte, les bijoux de telle ou telle déesse. On avait le sentiment qu’il connaissait les lieux par cœur. Kosal nous a fait rencontrer sa famille : sa femme et ses deux enfants. Le visage de sa femme est aussi radieux que le sien. Sa petite de 5 ans va à l’école dans le privé. Il n’y a pas d’école publique pour les petites classes au Cambodge. Mais il est conscient de l’importance de l’école pour ses enfants et qu’il faut démarrer tôt pour leur donner le maximum de chance. Alors il paye tous les mois 25$ pour sa petite. Quand on pense au revenu d’un tuck-tuck driver, c’est impressionnant.
Ces quatre jours furent du bonheur en barre. On était devenu complice, amis, frère et sœur, ….. peu importent les mots. Mais une question demeurait : comment cela se fait il que Kosal qui parle bien français, qui a beaucoup de culture et qui aime la partager ne soit pas guide officiel. C’est simple. Pour avoir la licence, il faut payer 2000$, et cette somme, il ne l’a pas. Alors c’est avec beaucoup de tristesse qu’on s’est séparé au bout de ce court séjour. Pour nous, Angkor ne se résumera pas à la beauté grandiose de ses temples. Pour nous, c’est la rencontre avec Kosal, et sûr qu'on se reverra .....
Alors quand on descend de ce bateau long et large comme un bus après y avoir passé 7 heures, après s’être envasé dans le Tonlé Sap parce que le niveau de l’eau est trop bas et qu’il n’y a pas de chenal, après avoir allègrement cramé au soleil sur le toit, on cherche des yeux dans cette foule de Tuck-tuck celui de Kosal. C’est d’abord son panneau que l’on voit : « bienvenue Pascale …. » Et aussitôt après, son visage rieur, et on se tombe quasiment dans les bras comme si l’on se connaissait de longue date, comme s’il y avait déjà des liens forts, et je reconnais sa voix emplie de rire. On monte à bord de son Tuck-tuck et nous voilà parti sur une piste ocre et très poussiéreuse, unique route pour rejoindre Siem Reap. C’est aussi notre première découverte de la campagne Cambodgienne, puisqu’on vient de quitter Phnom Penh. Des maisons tout le long de cette piste, des couleurs écrasées par la chaleur et le soleil. On double quelques motos chargées de famille entière. Et dire que des fois, on a l’impression d’être tassé dans la voiture quand on remonte sur Paris…… Il fait chaud, mais le grand avantage du tuck-tuck, c’est la ventilation permanente. C’est vraiment quelque chose à breveter. Sauf pour la poussière. On a vraiment le sentiment de « respirer » le Cambodge et nos poumons s’en emplissent. Kosal nous dépose à la guesthouse le temps de se rafraîchir un peu, et se propose de nous emmener faire un petit tour en ville. Il nous emmène dans un petit temple assez reculé, et comme il y avait de jeunes bonzes qui étaient présents, Kosal leur demande de nous ouvrir le temple rien que pour nous. Cette sensation des fois d’être privilégiés ….. et là, on fut impressionnées par la culture de notre driver, par sa connaissance de la religion, et par la passion qu’il a de la communiquer. Un vrai bonheur. Rendez-vous le lendemain matin à 7h30 pour découvrir Angkor. Au départ, on était un peu embêtées de faire lever si tôt notre driver. Il habite loin. C’était mal le connaître. Tous les matins, avant de prendre en charge des clients pour la journée, il prend des cours de français entre 6 et 7 heures à l’alliance française. Et pendant que les touristes visitent les temples, il fait ses exercices de français. Au départ, on pensait qu’il pourrait nous accompagner dans la visite des temples, mais en fait, il n’a pas le droit. Il n’est pas guide officiel. Chaque matin, pendant 4 jours, à 7h30, il est là, tout sourire. Il aide maman systématiquement à monter dans le tuck-tuck, d’une façon efficace et discrète, l’air de rien, prévenant. Et c’est parti, direction Angkor. Les premières visites, on les fit évidemment toutes seules. Kosal en profitait pour travailler. Et le repas de midi était toujours animé. Il avait quantité de questions sur la grammaire française, la conjugaison, les exceptions. Maman étant une ex prof de français à la retraite .… qui était le plus heureux des deux. L’un, la soif d’apprendre, l’autre, la soif d’enseigner. Très rapidement, entre le cours de français du matin, celui du midi, et les échanges en français toute la journée, les exercices devenaient inutiles. Il a donc voulu nous accompagner dans nos visites. Sachant qu’il n’en avait pas le droit, il rétorquait « Je suis avec une vieille dame, il faut que je l’aide ….. ». Et là, je n’avais plus qu’à les laisser discuter indéfiniment tous les deux. Maman, intello, avait potassé la civilisation de l'ancien Empire khmer, le développement sur le sol cambodgien d’un hindouisme adapté, et une forme particulière de bouddhisme, sous le règne de Jayavarman VII. Kosal connaissait tout cela. Et il n’avait pas son pareil pour nous montrer la petite sculpture, le détail d’un vêtement, le linteau d’une porte, les bijoux de telle ou telle déesse. On avait le sentiment qu’il connaissait les lieux par cœur. Kosal nous a fait rencontrer sa famille : sa femme et ses deux enfants. Le visage de sa femme est aussi radieux que le sien. Sa petite de 5 ans va à l’école dans le privé. Il n’y a pas d’école publique pour les petites classes au Cambodge. Mais il est conscient de l’importance de l’école pour ses enfants et qu’il faut démarrer tôt pour leur donner le maximum de chance. Alors il paye tous les mois 25$ pour sa petite. Quand on pense au revenu d’un tuck-tuck driver, c’est impressionnant.
Ces quatre jours furent du bonheur en barre. On était devenu complice, amis, frère et sœur, ….. peu importent les mots. Mais une question demeurait : comment cela se fait il que Kosal qui parle bien français, qui a beaucoup de culture et qui aime la partager ne soit pas guide officiel. C’est simple. Pour avoir la licence, il faut payer 2000$, et cette somme, il ne l’a pas. Alors c’est avec beaucoup de tristesse qu’on s’est séparé au bout de ce court séjour. Pour nous, Angkor ne se résumera pas à la beauté grandiose de ses temples. Pour nous, c’est la rencontre avec Kosal, et sûr qu'on se reverra .....
Bonjour
Prévoyant de rester un mois en balade au Cambodge, puis idem au Laos, je voudrais envoyer des photos et articles sur un blog Sont-ils tous accessibles en cybercafé ? Certains sont-ils plus compatibles avec les vitesses lentes de connexion ? Qui peut recommander Over-blog, Canalblog ou un autre ? Merci
Prévoyant de rester un mois en balade au Cambodge, puis idem au Laos, je voudrais envoyer des photos et articles sur un blog Sont-ils tous accessibles en cybercafé ? Certains sont-ils plus compatibles avec les vitesses lentes de connexion ? Qui peut recommander Over-blog, Canalblog ou un autre ? Merci
Nous sommes partis un mois au Laos et au Cambodge en janvier 2006. Voici le récit de notre voyage au Laos et quelques informations qui vous aideront peut-être pour un futur voyage. N’hésitez pas à me demander des précisions, je m’efforcerai de répondre.
La partie Cambodge du voyage est là http://voyageforum.com/v.f?post=476578 .
Budget et préparatifs : Avion : vol GULFAIR (avec une escale à Bahrein) Paris-Bangkok acheté 620 € sur le net en novembre 2005 chez Ebooker. A la même époque un vol direct sur la Thaï coûtait 900 € .. Vol Bangkok-Luang Prabang acheté sur le net sur le site Bangkok Airways (120 €). Vol Ventiane-Paksé acheté sur place 95$. Visa Laos payé 31$ à l’arrivée à Lung Prabang. Vol Paksé-Siem Reap préacheté par Internet sur LaoAirlines avant notre départ (86 $). Nous avions choisi cette solution des vols intérieurs pour “gagner du temps” par rapport aux bus VIP. Argent : On est parti avec des dollars et des travellers en dollars. (Plus une carte VISA ). Change sur place de 10 700 kips pour 1 dollar. (Pour des raisons de commodité j’indiquerai mes prix en dollars). Quand les prix sont indiqués en dollar, on peut payer soit en kips soit en dollars, mais avec un taux de change de 10 000 kips pour un dollar.
Hors budget avion, hors visa, nous avons dépensé sur place 495 $ pour deux personnes pendant 13 jours, y compris les cadeaux. Guide : On est partis avec le Guide du Routard 2006/2007. En général les infos sont bonnes, mais très succintes. On aurait dû avoir en plus le Lonely Planet, plus complet. On avait lu aussi le carnet de voyage de Nancy qui nous a beaucoup servi à préparer notre voyage ( http://voyageforum.com/v.f?post=390968 ); sans oublier les nombreux messages et posts de tous ceux que nous ne pouvons pas citer. Santé : On avait fait le choix, mais ce n’est pas un conseil, de ne pas prendre de traitement anti-palu. En deux semaines de Laos, on n’a presque jamais vu de moustiques. Question grippe aviaire, il est impossible d’éviter les volailles vivantes : elles sont partout en liberté dans les rues, en quantité impressionante. On s’y est très bien habitués. Téléphoner en France : Nous avons beaucoup utilisé Internet sur place. On peut aussi téléphoner en France dans les cyber cafés, à des prix dérisoires. Certains touristes avaient leur téléphone portable au Laos.
Journal :
Samedi 7 janvier On arrive à Bangkok, épuisés par douze heures de vol, deux heures d’escale et six heures de décalage. On récupère les billets d'avion pour Luang Prabang au comptoir de Bangkok Airways. On paye la taxe d’aéroport de 500 Bahts et après une heure trente d’un vol sans problème, nous voilà enfin à Luang Prabang.
Nous avions réservé la GH Rattana, choisie avec le GR. Ils sont venus nous chercher à l’aéroport, ce qui nous a facilité la vie après un si long voyage.
Le soir, on a réussi à faire un premier tour en ville, un peu au radar. Première noddle soup.
Dimanche 8 janvier. Luang Prabang Après une nuit agitée par le décalage horaire, nous partons embrumés prendre en ville notre petit dej. dans un café-resto recommandé par le GR.
Promenade à pied. On voit peu de voitures individuelles, quelques gros 4 x 4 japonais, des bus, des camions et surtout des deux roues. Des vélos, des motos japonaises, et des tuk-tuks. La circulation est tranquille, sans klaxon. Pas de police. Pas de néons comme on a l’habitude d’en voir en Asie.
La végétation est très belle, luxuriante : des bambous, des orchidées, des papayes. Les maisons sont souvent en bois, maximum deux étages, les toits en tuiles ou tôle ondulée.
Premier contact avec un Laotien : c’est un prof de sculpture à l’école des Beaux-Arts, qui parle un peu le français. On croise beaucoup de moines et de novices habillés dans leur tenue orange.
Visite du Mont Phusi. Au pied des escaliers, des femmes vendent de petits oiseaux dans de minuscules cages en osier, destinés à être libèrés au sommet en guise d’offrande. Nous avalons sans problème les 187 marches. Et récompense, la ville est à nos pieds, très verte, avec ses deux rivières, et la piste de l’aéroport toute proche. Descente de l’autre côté de la colline. Et premier tuk-tuk pour aller jusqu’au marché. Rien de mieux pour prendre le pouls d’une ville que de voir son marché. De beaux produits frais, de la quincaillerie, beaucoup d’objets en plastique, des vêtements, un peu de tout. On me propose deux fois de l’opium (ce sera la seule fois au Laos). Marché de nuit sur Sisavong road, la rue principale. On dîne sur des tables installées sur des tréteaux. Buffet à volonté pour 5 000 kips (1/2 $). Nous on a choisi un pho, soupe avec de la viande, des légumes, de la menthe, et de la citronnelle. Un régal.
Lundi 9 janvier. Luang Prabang Lever 6 heures pour la cérémonie de l’aumône des moines bouddhistes. Dans la GH et en ville, des affiches recommandent aux touristes de respecter cette cérémonie religieuse en faisant preuve de discrétion. Les moines et les novices, parfois de très jeunes enfants arrivent en file indienne, les pieds nus, en silence, dans leur tenue traditionnelle pour recevoir les offrandes, leur nourriture quotidienne (des boules de riz gluant) que leur distribuent des bouddhistes. Dommage que quelques touristes se croient obligés de participer activement à cette cérémonie. Attitude un peu déplacée à mon goût.
Le jour se lève et la rue s’anime : les premiers tuk-tuks et motos de ceux qui vont au travail, les commerçants ouvrent leur rideau et balaient devant leur boutique, quelques joggeurs en survêtement.
Petit dej. dans un café-resto tenu par une anglaise. Design très beau, béton brut, belles portes en verre, carrelages au sol en terre cuite, logos sérigraphiés sur la vaisselle, ici tout est standardisé, normalisé comme dans toutes les chaînes occidentales. Nourriture anglo-saxonne et prix quasi européens. On paye le confort, le design. 5$ pour 2 cafés, 2 sandwichs à l’oeuf et au bacon. On n’est plus au Laos!!
Ici les gens sont très souriants, calmes gentils. Aucun signe d’animosité, ni d’insécurité. Au marché, les clients font leurs courses avec des sacs plastique remplis de billets de banque; les commerçants comptent leur recette sans se cacher.
8h. Départ pour Pakou. Billets réservés par la GH. Tuk-tuk jusque l’embarcadère. La pirogue à moteur, coque métallique, habitacle en bois très étroit, contient 20 personnes. On a chacun un petit siège en bois.
Très belle ballade sur le Mékong, large fleuve aux eaux boueuses. Sur les rives, de beaux jardins potagers, des bananeraies. Beaucoup de bambous très utilisés pour les tuteurs dans les jardins, pour les pontons et les passerelles, pour les étais dans les constructions, Petites maisons de paysans sur pilotis. Des pécheurs accroupis à l’avant de leur barqueê, des femmes qui font la lessive dans le fleuve, des enfants qui jouent dans l’eau, des buffles.
Arrêt dans un petit village où l’on fabrique et vend l’alcool local, le lao lao, ainsi que des petits souvenirs.
Arrivée et visite des grottes contenant des milliers de statues de bouddha. Même si le voyage en bateau nous a semblé plus intéressant que les grottes en elles-mêmes, nous ne regrettons pas.
Au débarcadère, on peut voir les différentes catégories de bateau . Les plus gros et plus luxueux ont des gilets de sauvetage pour chaque passager. Nous on a la protection de Bouddha! Retour plus rapide dans le sens du courant. Arrêt à nouveau au village, car un passager y avait perdu à l’aller sa pochette avec ses papiers, carte Visa, argent, etc. Grand ouf de soulagement, il la retrouve intacte.
On croise aussi quelques speedboats, dont les passagers sont équipés de casques à visière et subissent un bruit d’enfer.
Déjeuner sur les mêmes tréteaux qu’hier soir. Encore un pho, mais différent par les ingrédients : salade de soja, salade verte, nouilles de riz, petits choux verts ébouillantés une dizaine de secondes puis mis dans un bouillon. On y ajoute de la viande hachée menue, des épices. Et on vous sert. Vous pouvez ajouter de la citronnelle, de la sauce piquante, de la sauce poisson, du cresson, de la coriandre. Un vrai délice pour 0, 5 $.
Ici on vend beaucoup de nourriture dans la rue, sur de petits stands sommaires : des brochettes de porc, du poisson ou du poulet grillés, du riz gluant, du lait de soja servi dans de petits sacs plastique, des légumes sautés, des gaufres et des beignets. Beaucoup d’habitants viennent y chercher leur repas, sans même descendre de leur moto.
Après-midi visite du musée et du Palais Royal ainsi que de plusieurs temples en allant vers l’extrémité de la presqu’île. Flâneries dans les rues et venelles en cours de restauration avec l’aide de l’UNESCO et de la France. On a aimé entre autres la Kingtisarath road qui longe la rivière Kone, pour sa tranquillité, pour ses beaux jardins sur les rives, et quelques très belles maisons traditionnelles en bois et bambou.
Sur le retour on a testé les massages lao (1h, 3$ par pers). On est installé dans des petits boxes individuels, allongés sur des matelas, lumière tamisée, musique douce. On enfile un pantalon et une veste très larges en coton. (Le Lotus bleu sur Sisavong road, ouvert jusque 22 h 30). Massages assez énergiques, faits par du personnel compétent. Surtout des points de compression, des étirements, des assouplissements.
Dîner dans la rue sur les tréteaux et encore un petit tour au marché de nuit. Beaucoup de femmes Hmonghs y tiennent un stand, certaines portant leur coiffe traditionnelle. Elles sont souvent accompagnées d’un ou deux enfants (parfois des nourrissons). Sur le marché, les jeunes sont habillés en jean et passent du temps avec leur téléphone portable. Chaque stand est éclairé d’une simple ampoule électrique. Difficile de bien voir les couleurs des soieries.
Mardi 10 Luang Prabang Petit déj. à la GH : ici comme ailleurs, la baguette à la française est fraîche et très bonne. Ballade à pied en ville. Achat des billets d’avion Ventiane-Pakse dans une agence (95$), ceci afin d’éviter 12 h de car; et réservation par la GH des billets de car VIP pour Ventiane . Ici tout est simple pour organiser ses étapes. Soit on passe directement par une des nombreuses agences de voyage, soit on demande à la GH de le faire. Les tarifs sont les mêmes.
Quelques achats de vannerie. Et visite impromptue à l’école des Beaux-Arts dans une rue parallèle à la Sisavong road avant les quais du Mékong. Belle bâtisse ancienne dans un grand jardin un peu bazar. On y rencontre des étudiants affairés à peindre, sculpter le bois. On visite la galerie-expo; on aurait aimé acheter de très beaux cadres sculptés en bois (pour y mettre un miroir), mais ils étaient bien trop encombrants pour le voyage. Ici encore, notre présence ne surprend personne, ne dérange personne. Un “lieu ouvert” qui permet d’avoir un aperçu rapide et succinct des arts plastiques au Laos et surtout du très peu de moyens dont dispose ce Conservatoire.
12 h. Départ en tuk-tuk (avec le frère de la patronne de la GH) aux chutes d’eau de Tad Kouang Se à 15 km. Nous voyageons avec trois australiennes très marrantes. Une heure de route, surtout en terre battue, assez tapecul. On voit les villages de paysans avec leurs maisons de bambous. De belles rizières au vert très tendre. Quelques buffles dans les champs et sur la route. Un serpent traverse la route devant nous, ce qui nous dit-on nous portera chance. Et beaucoup de volailles en liberté (poules, poussins, coqs, canards, dindons, etc.).
La cascade en elle-même est très belle, l’eau est laiteuse, ou limpide selon les endroits, la végétation exubérante. Beaucoup de lianes enchevêtrées dans les arbres, d’orchidées sauvages et de magnifiques bambous géants.
Arrêt quelques instants pour voir des éléphants (Promenade possible). Sur le chemin qui mène du parking aux cascades, un enclos avec un tigre, protégé, nourri et soigné grâce aux dons des visiteurs.
Sur le chemin du retour, le chauffeur de tuk-tuk nous arrête quelques instants dans un village hmongh. Les rues sont en terre battue, les maisons très sommaires. Des femmes et beaucoup d’enfants vendent leur artisanat aux touristes de passage. Les enfants sont souvent très sales, parfois nus à même le sol. On n’est pas loin de la grande pauvreté. Mais pas de signe extérieur de malnutrition. Retour à la GH vers 17h (tuk-tuk :5 $ et entrée des cascades 1, 5$).
On regrettera Luang Prabang. On a beaucoup aimé son atmosphère de petite ville tranquille. Se balader dans les rues du quartier protégé (UNESCO). Les temples toujours ouverts sur la rue, toujours riches d’une belle architecture souvent en restauration, d’une végétation luxuriante.
On a apprécié la qualité de l’accueil de notre GH Rattana. Notre chambre de taille moyenne était occupée par un grand lit et un lit simple, avec SDB, eau chaude, W-C et fan, le tout pour 12$ par nuit. Tout ce qu’on a demandé a été réalisé (excursions, billets de car, transfert, petit dej.. à 6h) immédiatement. On peut aussi louer des vélos (1$) et faire laver son linge (1$/kg). La propriétaire qui parle français est également médecin à l’hôpital. On aurait aimé passer plus de temps avec elle pour discuter de la santé au Laos.
On a apprécié aussi le climat de janvier : si le ciel était souvent couvert le matin, les températures devenaient très vite agréables puis chaudes sans être jamais accablantes. La météo consultée sur le net indiquait des maxi de 31°C.
Mercredi 11 janvier. Ventiane Réveil à 6h. On fait nos adieux à la GH avant de monter dans le tuk-tuk pour la gare routière. Bus VIP pour Ventiane, départ 8 h. Arrivée prévue vers 17 h. (11$)
Très beaux paysages de montagne, pleins de verdure, la route monte très longtemps, enchaîne virage sur virage.
Fin de matinée : séquence émotion! Dans un virage, un camion nous croise de trop près et frotte le car. Notre chauffeur serre à droite et met une roue arrière dans le talus. Arrêts des deux véhicules. Et là, nous voyons deux jeunes sortir du car mitraillette à la main.... mais très cool. Quelques minutes de palabres pour constater les faibles dégâts, sous l’oeil amusé des habitants du village accourus devant l’évènement. Et nous voilà repartis vers de nouvelles aventures, avec nos deux gardes armés.
Plus loin sur la même route, dans cette région assez sauvage, nous verrons d’autres personnes armées. Sans en savoir plus, sinon qu’il existe encore quelques foyers de guérilla hmongh dans cette région. Consulté avant notre départ, le site du Ministère des Affaires Étrangères indiquait qu’aucun incident n’avait eu lieu depuis plus d’un an.
Vers 13 heures, autre surprise, celle-ci meilleure. En pleine nature, le car s’arrête subitement à l’entrée d’un village dans une cour. Celle d’un restaurant. Pour nous. Et en 5 minutes, tout le monde est servi et déguste son plat.
Tout au long de la route, nous croiserons des villages. Maisons de bambous sur pilotis très rustiques. L’espace sous la maison sert à entreposer le bois de chauffage et bien sûr la volaille. Partout des enfants, souvent très sales jouent pieds nus au milieu des cochons et des poules! Nous en verrons d’autres, en chemisette blanche qui vont ou reviennent de l’école.
On passe à Vang Vieng. On regrettera de ne pas y avoir fait une étape.
17h. Arrivée à proximité de Ventiane. Entrée de grande ville traditionnelle. La circulation et l’urbanisme se densifient au fur et à mesure que l’on avance, les panneaux publicitaires font leur apparition. Quelques drapeaux rouges, beaucoup moins que de drapeaux laotiens. Mélanges disparates de zones industrielles, de commerces et d’habitations; on est très loin du charme de Luang Prabang.
Un taxi collectif nous emmène de la gare routière à notre hôtel. ( Vannasinh GH, réf. GR) Situé pas loin du centre, mais sans aucun caractère; pour 8$, on ne peut pas être difficile. Douche avec eau chaude.
Jeudi 12. Ventiane Nous ferons tout à pied, tranquillement. Le plan du GR est bien meilleur que celui acheté à la GH.
Après le petit dej. et le change de travellers, en route pour le “morning market”. Même si quelques vieilles maisons au style colonial demeurent, on ne peut pas dire que Ventiane soit une belle ville. En plein centre, l’architecture est un méli-mélo de de bâtisses délabrées, de constructions modernes sans charme, de quelques bâtiments officiels.
Plus de voitures individuelles qu’à Luang Prabang. Beaucoup de travaux de voirie : en plein centre nous n’avons pas marché plus de 50 m d’affilé sur un trottoir en bon état. Encore beaucoup de rues en terre battue. Visite du marché. C’est très grand, on y trouve de tout, des produits frais, de l’artisanat, des vêtements, de l’électroménager, des téléphones portables. Ici le portable est à la portée de beaucoup de gens : une carte SIM coûte 5$. Midi approchant, on décide de manger à l’intérieur du marché, dans une des nombreuses gargotes. Mireille en profite pour prendre une leçon de cuisine en regardant confectionner devant elle son plat de légumes sautés dans un grand wok. La recette est notée dans un petit carnet sous l’oeil amusé de la cuisinière. On termine ce festin par une mangue juteuse, sucrée, à point...
Visite du temple Wat Sisaket (0, 5 $) et du musée situé juste en face (même prix). Très beau temple renfermant des milliers de statues de bouddhas, un sanctuaire avec de belles peintures murales. Le musée est petit avec une seule salle qui est en même temps un lieu de prière.
Sur le chemin du retour, arrêt impromptu pour un foot massage, spécial réflexologie (1 heure, 4$). Que dire de plus que c’est le pied intégral. On en ressort léger, tout neuf.
Petite ballade vespérale sur les berges du Mékong, c’est un lieu de rendez-vous bien agréable. On vient y voir le coucher du soleil, y manger dans des petites gargotes, y boire un verre.
Vendredi 13. Paksé Le tuk-tuk commandé la veille nous attend bien à 5 heures pour nous conduire à l’aéroport. Vol sans problème pour Paksé.
Tuk-tuk pour notre GH Sabaïdy 2 (ref GR). Avec son petit jardin pour se reposer, cette GH est bien agréable; patron francophone et de bon conseil, eau chaude et douche pour 5, 2 $ (4, 5$ sans SDB privée).
A peine installés, nous découvrons une catastrophe. Nous avons oublié notre GR (notre seul guide!) à l’aéroport de Ventiane. Mais au Laos, rien n’est impossible! Un responsable de l’agence de Lao Airlines téléphone à Ventiane, où l’on cherche et retrouve le précieux guide, lequel prendra l’avion du lendemain pour Paksé. Et que nous irons chercher à l’aéroport. No problem!
On retrouve par hasard nos trois australiennes autour d’un excellent expresso au Sinouk Cafe. Chacun raconte son voyage, ses voyages précédents, ses envies de voyage.
Après-midi accablante de chaleur. Personne dans les rues, on croirait une ville morte. Petit tour au Shopping Center, mais presque toutes les boutiques sont fermées ( il faut y aller le matin).
Très bon dîner indien au Jasmine café (réf. GR) pour 5, 5 $ à deux.
Samedi 14. Paksé Rencontre au petit dej avec un couple de français, Michèle et Jean-Pierre. Comme nous, ils veulent aller voir les cascades de Tad Fan. Eux ont déjà loué une moto. Et sont d’accord pour qu’on les accompagne. Alors on loue aussi une moto à notre GH (8$). On part d’abord à l’aéroport récupérer le fameux Guide du Routard. Il est bien là, dans une grande enveloppe Kraft; ouf de soulagement!
Nous partons visiter d’abord Ban Sapa, un village de tisserands à 15 km de Paksé. Les femmes et quelques enfants tissent la soie sur des métiers à tisser en bois installés sous leur maison sur pilotis. Elles essaient aussi de vendre quelques écharpes. Nous irons aussi visiter une “fabrique” de l’autre côté du Mékong : en fait, les mêmes métiers, le même travail; intérêt assez limité.
Retour en moto à Paksé et départ pour Tad Fan. Une petite heure de moto en roulant doucement, avec une halte ananas. Au panneau “KM 38”, nous bifurquons à droite. 5 minutes de marche après le parking, nous découvrons les chutes. Très profondes, on ne voit pas le fond. Petite ballade sur le chemin de descente.
Puis on en profite pour visiter une autre cascade à 2 km. L’avantage de cette cascade, c’est qu’on la voit de beaucoup plus près. On s’est même baigné au dessus de la cascade.
On décide de rentrer assez tôt car nous ne voulons pas rouler de nuit. Manque de chance, on a subi une crevaison sur la route du retour. Justement, à 50 m d’un petit mécano qui nous a réparé la roue comme un vrai pro. Le retour se fera donc avec la nuit qui tombe. Mon phare avant ne fonctionne pas! Je “colle” donc la moto de Jean-Pierre qui ouvre la route; nous n’en menons pas large, mais nous arrivons à bon port .
On aurait pu aussi aller à Tad Fan avec un tuk-tuk, en une heure de route aller. Le prix annoncé est de 20$ pour la demi-journée.
Dîner avec Jean-Pierre et Michèle et deux autres français qu’ils avaient rencontrés à Don Salé. Agréble soirée, on parle ... voyage, Asie en sirotant une Lao Beer.
Dimanche 15. Champassak Départ pour Champassak en pirogue à moteur. On la partage avec 6 autres touristes pour 3$ par personne. Deux heures de belle ballade sur le Mékong, moins confortable que les “gros bateaux”, mais peut-être parce qu’on est dimanche, il n’y avait pas d’autre solution.
Notre GH à Champassak est juste à l’arrivée du bateau, en haut du débarcadère ( AN OUXA GH). On loge dans un petit bungalow en dur, tout neuf, avec SDB et eau chaude, vue sur le Mékong. (10$ sans la clim). Possibilité de loger dans des bungalows en bois, moins chers.
Visite des ruines de Wat Phu, temple de la période pré-angkorienne. Il est midi et la chaleur accablante. Cette visite nous donne un avant goût de l’art khmer. Quelques très belles sculptures, des bas reliefs, une magnifique montée d’escaliers bordée de frangipaniers en fleurs, et les restes de trois bâtiments en mauvais état. Petit musée à l’entrée du site contenant de belles statues.
De retour, ballade à vélo et café-internet équipé de 2 Macs! Bon dîner à la GH.
Lundi 16. Don Det Un tuk-tuk nous emmène de la GH à l’arrêt des bus sur la route 13. Pour 3 personnes, 7$ pour le tuk-tuk y compris le bac pour traverser le Mékong. On peut aussi aller au bac par ses propres moyens, payer le bac et prendre un tuk-tuk sur l’autre rive du Mékong pour la route 13.
Sur le bac, comme partout, on peut acheter à manger. Un couple de Laotiens avec un enfant s’installe dans notre tuk-tuk le temps de la traversée pour y manger confortablement une noddle soup.
L’attente sur la route 13 dure à peine 5 minutes qu’arrive un sawngthaew : c’est un camion bâché avec de grandes banquettes en bois qui fait taxi collectif; c’est le moyen de transport local le plus courant. On peut y transporter des marchandises, des cochons, des veaux, des vélos des motos, etc.
Après deux heures de route pour 3$ chacun, il nous laissera à Ban Nakassang, à 500 m du Mékong. (quelques km après le carrefour pour Don Khong). Ici on prend une pirogue à moteur qui dessert Don Det et Don Khone pour 1, 5 $ par personne.
Installation au Souksan GH. Nous choisissons un bungalow en dur avec SDB (mais pas d’eau chaude) pour 15$ avec le petit dej. D’autres bungalows en bois, mieux situés en face du Mékong, mais il y fait trop chaud et n’ont pas de SDB. (Attention au choix du bungalow en dur : éviter à tout prix ceux situés près de l’entrée de la GH pour cause de proximité d’un groupe électrogène très très bruyant!)
Ici, on regarde en permanence le Mékong, les pirogues et les pêcheurs passer; comme il y fait très chaud, on farniente, on passe de longues heures à bouquiner, à rêvasser, ou à écrire son journal de voyage. Lieu idéal pour observer le coucher du soleil sur le Mékong.
Mardi 17 : Don Det On loue des vélos pour découvrir l’île et celle de Don Khône reliés par un pont. Sur le chemin qui borde le Mékong on trouve des Gh en quantité qui toutes louent des vélos, vendent des billets pour le Cambodge, pour Pakse, et proposent des excursions. Plus on s’éloigne de l’embarcadère, plus les GH sont rudimentaires : on y trouve de petites huttes en bambous avec toit en tôle ondulé et terrasse au dessus du Mékong pour 1, 5 $ la nuit!
Les habitants de Don Det n’ont pas tous, loin s’en faut de groupe électrogène. Encore moins l’eau potable dans leur maison sur pilotis. Certains possèdent de grosses citernes sur le toit pour y recueillir l’eau de pluie; sinon, ils vont chercher l’eau au puits avec des seaux...
Chaque maison possède sa volaille laissée en liberté, souvent des cochons, et plus rarement des buffles. Les coqs sont souvent enfermés dans de grandes cages en osier; ici on les bichonne, on a même vu quelqu’un en savonner un; et on organise des combats de coqs, très populaires.
Dans leur cour ils cultivent en “hors-sol” des salades et des herbes dans des bacs en bambous; derrière les maisons, des rizières (sèches en janvier) ainsi que de nombreux cocotiers. Janvier c’est la cueillette des noix de coco : un homme grimpe pieds nus en haut de l’arbre, avec une machette et une corde; il attache les grappes de noix avant de les couper à la machette et les laisse descendre doucement.
Sur le chemin, nous verrons une dizaine d’enfants de 6 à 8 ans maxi, affairés à dépecer les noix de coco de leur écorce avec une machette. Le fruit servira pour la cuisine, l’écorce séchée de bois pour la cuisson des aliments.
Assurément, beaucoup d’enfants ne vont pas à l’école et passent leurs journées dehors au milieu des animaux, sans aucune hygiène. Grâce au riz, à la volaille et aux légumes du jardin, ils sont visiblement bien nourris. Pour le reste ( vêtements, santé, école, jouets) c’est beaucoup plus aléatoire.
Bien sûr on pêche beaucoup sur le Mékong, dans de petites pirogues à rame ou à moteur. Le pêcheur, à l’avant de sa pirogue, lance adroitement dans un beau geste circulaire un petit filet lesté de cailloux. Quelques secondes plus tard, il le remonte et recommence. On utilise aussi des nasses en osier pour y piéger le poisson.
Et quand on ne pêche pas, on répare le filet, avec du fil et un bâtonnet qui sert d’aiguille.
Mercredi 18. Don Det On part en pirogue faire une ballade de 2 heures autour des îles (réservé la veille à M. Mo, côté sunrise, à 300 de l’embarcadère; 9$). On s’émerveille toujours de la végétation. Ici la terre est sablonneuse et favorise beaucoup les bambous. Les plus grands, au diamètre d’environ 10 cm, font sans doute entre 12 et 15 m de haut., formés en magnifiques bouquets qui font penser aux feux d’artifice.
On y voit aussi des plantes qui ressemblent à nos lauriers roses et dont les fleurs commencent à éclore. Dans moins d’un mois, les couleurs seront fabuleuses.
Les plus petites des îles ne font pas pluss d’un mètre carré, avec seulement un arbuste dessus. On comprend pourquoi cette région s’appelle les 4000 îles.
En chemin, nous rencontrons des pêcheurs, des gens qui vont travailler sur le “continent”, ceux qui reviennent du marché, des écoliers . Ici, tout se fait en pirogue, avec leur petit moteur à arbre long et très bruyant.
Notre pilote s’arrête sur une île où vit une famille avec quelques volailles; la femme fabrique de petites boîtes en bambou pour y cuire le riz à la vapeur.
Jeudi 19. Retour à Paksé On quitte notre GH; dernière traversée du Mékong pour rejoindre Ban Nakassan. Taxi collectif archi complet pour Paksé ( 4, 5$ pour 2). On a de la chance de monter les derniers et d’être près de la plate-forme arrière. Au début, on s’arrête tous les km, et les gens continuent de monter. On croit que c’est complet, mais ils trouvent toujours le moyen de s’assoir quelque part. Une de nos voisines allemandes fait un peu la tête car elle se retrouve avec un panier pleins de pintades (vivantes) à ses pieds...
Pendant le voyage, les yeux bleus de Mireille auront beaucoup de succès. Très naturels, nos voisins, toujours en riant, s’interpellent et n’en finissent pas de regarder des yeux comme ils n’en voient pas beaucoup.
A chaque arrêt, une nuée de femmes se précipite autour du taxi collectif pour proposer de petites brochettes ainsi que des morceaux de canne remplis d’un sucre blanc. Devant notre perplexité, la préposée aux billets nous fait goûter cette spécialité. En fait, c’est du riz gluant qui a cuit dans cette canne. Très sucré à notre goût; mais nos voisins, eux se régalent.
La préposée, âgée d’à peine vingt ans, jean délavé et tee-shirt mode, réussit à se faufiler jusque à l’avant du camion pour encaisser les billets. Certains essaient visiblement de marchander, toujours en riant. Elle revient vers nous, son sac rempli de billets de banque.
La route défile assez droite, presque sans trafic et nous arrivons à Paksé après 2 h 30 de route. Tuk-tuk pour notre GH où nous avions réservé.
Nous bavardons avec le patron qui a vécu 27 ans en France. Dernier tour au marché, derniers mails envoyés du Laos, gravure d’un CD-Rom avec les photos ( 2$), . On profite des dernières heures pour faire les comptes de notre séjour au Laos et pour préparer la suite du voyage au Cambodge.
La suite du voyage au Cambodge est là http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=476578 .
Conclusion provisoire : On a adoré Luang Prabang; beaucoup moins Ventiane, mais on voulait absolument voir la capitale du Laos. On a regretté de ne pas s’être arrêté à Vang Vieng; il aurait fallu écourter le séjour dans les îles. O a aimé aussi l’ambiance de Champassak. On a aimé Don Det et son ambiance un peu particulière d’île “du bout du monde”; on aurait dû quand même essayer les autres îles plus “civilisées”. On a beaucoup aimé la nature au Laos, son côté tranquille, paisible, la gentillesse des habitants, la facilité à y voyager.
Quelques prix au Laos : A condition d’accepter de voyager sans grand confort, le Laos n’est vraîment pas cher pour des touristes occidentaux. Voici à toutes fins utiles quelques prix relevés sur place : une baguette de pain : 1 000 kips. Une course en tuk-tuk en ville : entre 10 000 et 15 000 kips. Une bouteille d’eau : 2 000 kips. 1 kg de mangues : 8 000 kips. 1 kg de riz sur le marché : 3 500 kips.
La partie Cambodge du voyage est là http://voyageforum.com/v.f?post=476578 .
Budget et préparatifs : Avion : vol GULFAIR (avec une escale à Bahrein) Paris-Bangkok acheté 620 € sur le net en novembre 2005 chez Ebooker. A la même époque un vol direct sur la Thaï coûtait 900 € .. Vol Bangkok-Luang Prabang acheté sur le net sur le site Bangkok Airways (120 €). Vol Ventiane-Paksé acheté sur place 95$. Visa Laos payé 31$ à l’arrivée à Lung Prabang. Vol Paksé-Siem Reap préacheté par Internet sur LaoAirlines avant notre départ (86 $). Nous avions choisi cette solution des vols intérieurs pour “gagner du temps” par rapport aux bus VIP. Argent : On est parti avec des dollars et des travellers en dollars. (Plus une carte VISA ). Change sur place de 10 700 kips pour 1 dollar. (Pour des raisons de commodité j’indiquerai mes prix en dollars). Quand les prix sont indiqués en dollar, on peut payer soit en kips soit en dollars, mais avec un taux de change de 10 000 kips pour un dollar.
Hors budget avion, hors visa, nous avons dépensé sur place 495 $ pour deux personnes pendant 13 jours, y compris les cadeaux. Guide : On est partis avec le Guide du Routard 2006/2007. En général les infos sont bonnes, mais très succintes. On aurait dû avoir en plus le Lonely Planet, plus complet. On avait lu aussi le carnet de voyage de Nancy qui nous a beaucoup servi à préparer notre voyage ( http://voyageforum.com/v.f?post=390968 ); sans oublier les nombreux messages et posts de tous ceux que nous ne pouvons pas citer. Santé : On avait fait le choix, mais ce n’est pas un conseil, de ne pas prendre de traitement anti-palu. En deux semaines de Laos, on n’a presque jamais vu de moustiques. Question grippe aviaire, il est impossible d’éviter les volailles vivantes : elles sont partout en liberté dans les rues, en quantité impressionante. On s’y est très bien habitués. Téléphoner en France : Nous avons beaucoup utilisé Internet sur place. On peut aussi téléphoner en France dans les cyber cafés, à des prix dérisoires. Certains touristes avaient leur téléphone portable au Laos.
Journal :
Samedi 7 janvier On arrive à Bangkok, épuisés par douze heures de vol, deux heures d’escale et six heures de décalage. On récupère les billets d'avion pour Luang Prabang au comptoir de Bangkok Airways. On paye la taxe d’aéroport de 500 Bahts et après une heure trente d’un vol sans problème, nous voilà enfin à Luang Prabang.
Nous avions réservé la GH Rattana, choisie avec le GR. Ils sont venus nous chercher à l’aéroport, ce qui nous a facilité la vie après un si long voyage.
Le soir, on a réussi à faire un premier tour en ville, un peu au radar. Première noddle soup.
Dimanche 8 janvier. Luang Prabang Après une nuit agitée par le décalage horaire, nous partons embrumés prendre en ville notre petit dej. dans un café-resto recommandé par le GR.
Promenade à pied. On voit peu de voitures individuelles, quelques gros 4 x 4 japonais, des bus, des camions et surtout des deux roues. Des vélos, des motos japonaises, et des tuk-tuks. La circulation est tranquille, sans klaxon. Pas de police. Pas de néons comme on a l’habitude d’en voir en Asie.
La végétation est très belle, luxuriante : des bambous, des orchidées, des papayes. Les maisons sont souvent en bois, maximum deux étages, les toits en tuiles ou tôle ondulée.
Premier contact avec un Laotien : c’est un prof de sculpture à l’école des Beaux-Arts, qui parle un peu le français. On croise beaucoup de moines et de novices habillés dans leur tenue orange.
Visite du Mont Phusi. Au pied des escaliers, des femmes vendent de petits oiseaux dans de minuscules cages en osier, destinés à être libèrés au sommet en guise d’offrande. Nous avalons sans problème les 187 marches. Et récompense, la ville est à nos pieds, très verte, avec ses deux rivières, et la piste de l’aéroport toute proche. Descente de l’autre côté de la colline. Et premier tuk-tuk pour aller jusqu’au marché. Rien de mieux pour prendre le pouls d’une ville que de voir son marché. De beaux produits frais, de la quincaillerie, beaucoup d’objets en plastique, des vêtements, un peu de tout. On me propose deux fois de l’opium (ce sera la seule fois au Laos). Marché de nuit sur Sisavong road, la rue principale. On dîne sur des tables installées sur des tréteaux. Buffet à volonté pour 5 000 kips (1/2 $). Nous on a choisi un pho, soupe avec de la viande, des légumes, de la menthe, et de la citronnelle. Un régal.
Lundi 9 janvier. Luang Prabang Lever 6 heures pour la cérémonie de l’aumône des moines bouddhistes. Dans la GH et en ville, des affiches recommandent aux touristes de respecter cette cérémonie religieuse en faisant preuve de discrétion. Les moines et les novices, parfois de très jeunes enfants arrivent en file indienne, les pieds nus, en silence, dans leur tenue traditionnelle pour recevoir les offrandes, leur nourriture quotidienne (des boules de riz gluant) que leur distribuent des bouddhistes. Dommage que quelques touristes se croient obligés de participer activement à cette cérémonie. Attitude un peu déplacée à mon goût.
Le jour se lève et la rue s’anime : les premiers tuk-tuks et motos de ceux qui vont au travail, les commerçants ouvrent leur rideau et balaient devant leur boutique, quelques joggeurs en survêtement.
Petit dej. dans un café-resto tenu par une anglaise. Design très beau, béton brut, belles portes en verre, carrelages au sol en terre cuite, logos sérigraphiés sur la vaisselle, ici tout est standardisé, normalisé comme dans toutes les chaînes occidentales. Nourriture anglo-saxonne et prix quasi européens. On paye le confort, le design. 5$ pour 2 cafés, 2 sandwichs à l’oeuf et au bacon. On n’est plus au Laos!!
Ici les gens sont très souriants, calmes gentils. Aucun signe d’animosité, ni d’insécurité. Au marché, les clients font leurs courses avec des sacs plastique remplis de billets de banque; les commerçants comptent leur recette sans se cacher.
8h. Départ pour Pakou. Billets réservés par la GH. Tuk-tuk jusque l’embarcadère. La pirogue à moteur, coque métallique, habitacle en bois très étroit, contient 20 personnes. On a chacun un petit siège en bois.
Très belle ballade sur le Mékong, large fleuve aux eaux boueuses. Sur les rives, de beaux jardins potagers, des bananeraies. Beaucoup de bambous très utilisés pour les tuteurs dans les jardins, pour les pontons et les passerelles, pour les étais dans les constructions, Petites maisons de paysans sur pilotis. Des pécheurs accroupis à l’avant de leur barqueê, des femmes qui font la lessive dans le fleuve, des enfants qui jouent dans l’eau, des buffles.
Arrêt dans un petit village où l’on fabrique et vend l’alcool local, le lao lao, ainsi que des petits souvenirs.
Arrivée et visite des grottes contenant des milliers de statues de bouddha. Même si le voyage en bateau nous a semblé plus intéressant que les grottes en elles-mêmes, nous ne regrettons pas.
Au débarcadère, on peut voir les différentes catégories de bateau . Les plus gros et plus luxueux ont des gilets de sauvetage pour chaque passager. Nous on a la protection de Bouddha! Retour plus rapide dans le sens du courant. Arrêt à nouveau au village, car un passager y avait perdu à l’aller sa pochette avec ses papiers, carte Visa, argent, etc. Grand ouf de soulagement, il la retrouve intacte.
On croise aussi quelques speedboats, dont les passagers sont équipés de casques à visière et subissent un bruit d’enfer.
Déjeuner sur les mêmes tréteaux qu’hier soir. Encore un pho, mais différent par les ingrédients : salade de soja, salade verte, nouilles de riz, petits choux verts ébouillantés une dizaine de secondes puis mis dans un bouillon. On y ajoute de la viande hachée menue, des épices. Et on vous sert. Vous pouvez ajouter de la citronnelle, de la sauce piquante, de la sauce poisson, du cresson, de la coriandre. Un vrai délice pour 0, 5 $.
Ici on vend beaucoup de nourriture dans la rue, sur de petits stands sommaires : des brochettes de porc, du poisson ou du poulet grillés, du riz gluant, du lait de soja servi dans de petits sacs plastique, des légumes sautés, des gaufres et des beignets. Beaucoup d’habitants viennent y chercher leur repas, sans même descendre de leur moto.
Après-midi visite du musée et du Palais Royal ainsi que de plusieurs temples en allant vers l’extrémité de la presqu’île. Flâneries dans les rues et venelles en cours de restauration avec l’aide de l’UNESCO et de la France. On a aimé entre autres la Kingtisarath road qui longe la rivière Kone, pour sa tranquillité, pour ses beaux jardins sur les rives, et quelques très belles maisons traditionnelles en bois et bambou.
Sur le retour on a testé les massages lao (1h, 3$ par pers). On est installé dans des petits boxes individuels, allongés sur des matelas, lumière tamisée, musique douce. On enfile un pantalon et une veste très larges en coton. (Le Lotus bleu sur Sisavong road, ouvert jusque 22 h 30). Massages assez énergiques, faits par du personnel compétent. Surtout des points de compression, des étirements, des assouplissements.
Dîner dans la rue sur les tréteaux et encore un petit tour au marché de nuit. Beaucoup de femmes Hmonghs y tiennent un stand, certaines portant leur coiffe traditionnelle. Elles sont souvent accompagnées d’un ou deux enfants (parfois des nourrissons). Sur le marché, les jeunes sont habillés en jean et passent du temps avec leur téléphone portable. Chaque stand est éclairé d’une simple ampoule électrique. Difficile de bien voir les couleurs des soieries.
Mardi 10 Luang Prabang Petit déj. à la GH : ici comme ailleurs, la baguette à la française est fraîche et très bonne. Ballade à pied en ville. Achat des billets d’avion Ventiane-Pakse dans une agence (95$), ceci afin d’éviter 12 h de car; et réservation par la GH des billets de car VIP pour Ventiane . Ici tout est simple pour organiser ses étapes. Soit on passe directement par une des nombreuses agences de voyage, soit on demande à la GH de le faire. Les tarifs sont les mêmes.
Quelques achats de vannerie. Et visite impromptue à l’école des Beaux-Arts dans une rue parallèle à la Sisavong road avant les quais du Mékong. Belle bâtisse ancienne dans un grand jardin un peu bazar. On y rencontre des étudiants affairés à peindre, sculpter le bois. On visite la galerie-expo; on aurait aimé acheter de très beaux cadres sculptés en bois (pour y mettre un miroir), mais ils étaient bien trop encombrants pour le voyage. Ici encore, notre présence ne surprend personne, ne dérange personne. Un “lieu ouvert” qui permet d’avoir un aperçu rapide et succinct des arts plastiques au Laos et surtout du très peu de moyens dont dispose ce Conservatoire.
12 h. Départ en tuk-tuk (avec le frère de la patronne de la GH) aux chutes d’eau de Tad Kouang Se à 15 km. Nous voyageons avec trois australiennes très marrantes. Une heure de route, surtout en terre battue, assez tapecul. On voit les villages de paysans avec leurs maisons de bambous. De belles rizières au vert très tendre. Quelques buffles dans les champs et sur la route. Un serpent traverse la route devant nous, ce qui nous dit-on nous portera chance. Et beaucoup de volailles en liberté (poules, poussins, coqs, canards, dindons, etc.).
La cascade en elle-même est très belle, l’eau est laiteuse, ou limpide selon les endroits, la végétation exubérante. Beaucoup de lianes enchevêtrées dans les arbres, d’orchidées sauvages et de magnifiques bambous géants.
Arrêt quelques instants pour voir des éléphants (Promenade possible). Sur le chemin qui mène du parking aux cascades, un enclos avec un tigre, protégé, nourri et soigné grâce aux dons des visiteurs.
Sur le chemin du retour, le chauffeur de tuk-tuk nous arrête quelques instants dans un village hmongh. Les rues sont en terre battue, les maisons très sommaires. Des femmes et beaucoup d’enfants vendent leur artisanat aux touristes de passage. Les enfants sont souvent très sales, parfois nus à même le sol. On n’est pas loin de la grande pauvreté. Mais pas de signe extérieur de malnutrition. Retour à la GH vers 17h (tuk-tuk :5 $ et entrée des cascades 1, 5$).
On regrettera Luang Prabang. On a beaucoup aimé son atmosphère de petite ville tranquille. Se balader dans les rues du quartier protégé (UNESCO). Les temples toujours ouverts sur la rue, toujours riches d’une belle architecture souvent en restauration, d’une végétation luxuriante.
On a apprécié la qualité de l’accueil de notre GH Rattana. Notre chambre de taille moyenne était occupée par un grand lit et un lit simple, avec SDB, eau chaude, W-C et fan, le tout pour 12$ par nuit. Tout ce qu’on a demandé a été réalisé (excursions, billets de car, transfert, petit dej.. à 6h) immédiatement. On peut aussi louer des vélos (1$) et faire laver son linge (1$/kg). La propriétaire qui parle français est également médecin à l’hôpital. On aurait aimé passer plus de temps avec elle pour discuter de la santé au Laos.
On a apprécié aussi le climat de janvier : si le ciel était souvent couvert le matin, les températures devenaient très vite agréables puis chaudes sans être jamais accablantes. La météo consultée sur le net indiquait des maxi de 31°C.
Mercredi 11 janvier. Ventiane Réveil à 6h. On fait nos adieux à la GH avant de monter dans le tuk-tuk pour la gare routière. Bus VIP pour Ventiane, départ 8 h. Arrivée prévue vers 17 h. (11$)
Très beaux paysages de montagne, pleins de verdure, la route monte très longtemps, enchaîne virage sur virage.
Fin de matinée : séquence émotion! Dans un virage, un camion nous croise de trop près et frotte le car. Notre chauffeur serre à droite et met une roue arrière dans le talus. Arrêts des deux véhicules. Et là, nous voyons deux jeunes sortir du car mitraillette à la main.... mais très cool. Quelques minutes de palabres pour constater les faibles dégâts, sous l’oeil amusé des habitants du village accourus devant l’évènement. Et nous voilà repartis vers de nouvelles aventures, avec nos deux gardes armés.
Plus loin sur la même route, dans cette région assez sauvage, nous verrons d’autres personnes armées. Sans en savoir plus, sinon qu’il existe encore quelques foyers de guérilla hmongh dans cette région. Consulté avant notre départ, le site du Ministère des Affaires Étrangères indiquait qu’aucun incident n’avait eu lieu depuis plus d’un an.
Vers 13 heures, autre surprise, celle-ci meilleure. En pleine nature, le car s’arrête subitement à l’entrée d’un village dans une cour. Celle d’un restaurant. Pour nous. Et en 5 minutes, tout le monde est servi et déguste son plat.
Tout au long de la route, nous croiserons des villages. Maisons de bambous sur pilotis très rustiques. L’espace sous la maison sert à entreposer le bois de chauffage et bien sûr la volaille. Partout des enfants, souvent très sales jouent pieds nus au milieu des cochons et des poules! Nous en verrons d’autres, en chemisette blanche qui vont ou reviennent de l’école.
On passe à Vang Vieng. On regrettera de ne pas y avoir fait une étape.
17h. Arrivée à proximité de Ventiane. Entrée de grande ville traditionnelle. La circulation et l’urbanisme se densifient au fur et à mesure que l’on avance, les panneaux publicitaires font leur apparition. Quelques drapeaux rouges, beaucoup moins que de drapeaux laotiens. Mélanges disparates de zones industrielles, de commerces et d’habitations; on est très loin du charme de Luang Prabang.
Un taxi collectif nous emmène de la gare routière à notre hôtel. ( Vannasinh GH, réf. GR) Situé pas loin du centre, mais sans aucun caractère; pour 8$, on ne peut pas être difficile. Douche avec eau chaude.
Jeudi 12. Ventiane Nous ferons tout à pied, tranquillement. Le plan du GR est bien meilleur que celui acheté à la GH.
Après le petit dej. et le change de travellers, en route pour le “morning market”. Même si quelques vieilles maisons au style colonial demeurent, on ne peut pas dire que Ventiane soit une belle ville. En plein centre, l’architecture est un méli-mélo de de bâtisses délabrées, de constructions modernes sans charme, de quelques bâtiments officiels.
Plus de voitures individuelles qu’à Luang Prabang. Beaucoup de travaux de voirie : en plein centre nous n’avons pas marché plus de 50 m d’affilé sur un trottoir en bon état. Encore beaucoup de rues en terre battue. Visite du marché. C’est très grand, on y trouve de tout, des produits frais, de l’artisanat, des vêtements, de l’électroménager, des téléphones portables. Ici le portable est à la portée de beaucoup de gens : une carte SIM coûte 5$. Midi approchant, on décide de manger à l’intérieur du marché, dans une des nombreuses gargotes. Mireille en profite pour prendre une leçon de cuisine en regardant confectionner devant elle son plat de légumes sautés dans un grand wok. La recette est notée dans un petit carnet sous l’oeil amusé de la cuisinière. On termine ce festin par une mangue juteuse, sucrée, à point...
Visite du temple Wat Sisaket (0, 5 $) et du musée situé juste en face (même prix). Très beau temple renfermant des milliers de statues de bouddhas, un sanctuaire avec de belles peintures murales. Le musée est petit avec une seule salle qui est en même temps un lieu de prière.
Sur le chemin du retour, arrêt impromptu pour un foot massage, spécial réflexologie (1 heure, 4$). Que dire de plus que c’est le pied intégral. On en ressort léger, tout neuf.
Petite ballade vespérale sur les berges du Mékong, c’est un lieu de rendez-vous bien agréable. On vient y voir le coucher du soleil, y manger dans des petites gargotes, y boire un verre.
Vendredi 13. Paksé Le tuk-tuk commandé la veille nous attend bien à 5 heures pour nous conduire à l’aéroport. Vol sans problème pour Paksé.
Tuk-tuk pour notre GH Sabaïdy 2 (ref GR). Avec son petit jardin pour se reposer, cette GH est bien agréable; patron francophone et de bon conseil, eau chaude et douche pour 5, 2 $ (4, 5$ sans SDB privée).
A peine installés, nous découvrons une catastrophe. Nous avons oublié notre GR (notre seul guide!) à l’aéroport de Ventiane. Mais au Laos, rien n’est impossible! Un responsable de l’agence de Lao Airlines téléphone à Ventiane, où l’on cherche et retrouve le précieux guide, lequel prendra l’avion du lendemain pour Paksé. Et que nous irons chercher à l’aéroport. No problem!
On retrouve par hasard nos trois australiennes autour d’un excellent expresso au Sinouk Cafe. Chacun raconte son voyage, ses voyages précédents, ses envies de voyage.
Après-midi accablante de chaleur. Personne dans les rues, on croirait une ville morte. Petit tour au Shopping Center, mais presque toutes les boutiques sont fermées ( il faut y aller le matin).
Très bon dîner indien au Jasmine café (réf. GR) pour 5, 5 $ à deux.
Samedi 14. Paksé Rencontre au petit dej avec un couple de français, Michèle et Jean-Pierre. Comme nous, ils veulent aller voir les cascades de Tad Fan. Eux ont déjà loué une moto. Et sont d’accord pour qu’on les accompagne. Alors on loue aussi une moto à notre GH (8$). On part d’abord à l’aéroport récupérer le fameux Guide du Routard. Il est bien là, dans une grande enveloppe Kraft; ouf de soulagement!
Nous partons visiter d’abord Ban Sapa, un village de tisserands à 15 km de Paksé. Les femmes et quelques enfants tissent la soie sur des métiers à tisser en bois installés sous leur maison sur pilotis. Elles essaient aussi de vendre quelques écharpes. Nous irons aussi visiter une “fabrique” de l’autre côté du Mékong : en fait, les mêmes métiers, le même travail; intérêt assez limité.
Retour en moto à Paksé et départ pour Tad Fan. Une petite heure de moto en roulant doucement, avec une halte ananas. Au panneau “KM 38”, nous bifurquons à droite. 5 minutes de marche après le parking, nous découvrons les chutes. Très profondes, on ne voit pas le fond. Petite ballade sur le chemin de descente.
Puis on en profite pour visiter une autre cascade à 2 km. L’avantage de cette cascade, c’est qu’on la voit de beaucoup plus près. On s’est même baigné au dessus de la cascade.
On décide de rentrer assez tôt car nous ne voulons pas rouler de nuit. Manque de chance, on a subi une crevaison sur la route du retour. Justement, à 50 m d’un petit mécano qui nous a réparé la roue comme un vrai pro. Le retour se fera donc avec la nuit qui tombe. Mon phare avant ne fonctionne pas! Je “colle” donc la moto de Jean-Pierre qui ouvre la route; nous n’en menons pas large, mais nous arrivons à bon port .
On aurait pu aussi aller à Tad Fan avec un tuk-tuk, en une heure de route aller. Le prix annoncé est de 20$ pour la demi-journée.
Dîner avec Jean-Pierre et Michèle et deux autres français qu’ils avaient rencontrés à Don Salé. Agréble soirée, on parle ... voyage, Asie en sirotant une Lao Beer.
Dimanche 15. Champassak Départ pour Champassak en pirogue à moteur. On la partage avec 6 autres touristes pour 3$ par personne. Deux heures de belle ballade sur le Mékong, moins confortable que les “gros bateaux”, mais peut-être parce qu’on est dimanche, il n’y avait pas d’autre solution.
Notre GH à Champassak est juste à l’arrivée du bateau, en haut du débarcadère ( AN OUXA GH). On loge dans un petit bungalow en dur, tout neuf, avec SDB et eau chaude, vue sur le Mékong. (10$ sans la clim). Possibilité de loger dans des bungalows en bois, moins chers.
Visite des ruines de Wat Phu, temple de la période pré-angkorienne. Il est midi et la chaleur accablante. Cette visite nous donne un avant goût de l’art khmer. Quelques très belles sculptures, des bas reliefs, une magnifique montée d’escaliers bordée de frangipaniers en fleurs, et les restes de trois bâtiments en mauvais état. Petit musée à l’entrée du site contenant de belles statues.
De retour, ballade à vélo et café-internet équipé de 2 Macs! Bon dîner à la GH.
Lundi 16. Don Det Un tuk-tuk nous emmène de la GH à l’arrêt des bus sur la route 13. Pour 3 personnes, 7$ pour le tuk-tuk y compris le bac pour traverser le Mékong. On peut aussi aller au bac par ses propres moyens, payer le bac et prendre un tuk-tuk sur l’autre rive du Mékong pour la route 13.
Sur le bac, comme partout, on peut acheter à manger. Un couple de Laotiens avec un enfant s’installe dans notre tuk-tuk le temps de la traversée pour y manger confortablement une noddle soup.
L’attente sur la route 13 dure à peine 5 minutes qu’arrive un sawngthaew : c’est un camion bâché avec de grandes banquettes en bois qui fait taxi collectif; c’est le moyen de transport local le plus courant. On peut y transporter des marchandises, des cochons, des veaux, des vélos des motos, etc.
Après deux heures de route pour 3$ chacun, il nous laissera à Ban Nakassang, à 500 m du Mékong. (quelques km après le carrefour pour Don Khong). Ici on prend une pirogue à moteur qui dessert Don Det et Don Khone pour 1, 5 $ par personne.
Installation au Souksan GH. Nous choisissons un bungalow en dur avec SDB (mais pas d’eau chaude) pour 15$ avec le petit dej. D’autres bungalows en bois, mieux situés en face du Mékong, mais il y fait trop chaud et n’ont pas de SDB. (Attention au choix du bungalow en dur : éviter à tout prix ceux situés près de l’entrée de la GH pour cause de proximité d’un groupe électrogène très très bruyant!)
Ici, on regarde en permanence le Mékong, les pirogues et les pêcheurs passer; comme il y fait très chaud, on farniente, on passe de longues heures à bouquiner, à rêvasser, ou à écrire son journal de voyage. Lieu idéal pour observer le coucher du soleil sur le Mékong.
Mardi 17 : Don Det On loue des vélos pour découvrir l’île et celle de Don Khône reliés par un pont. Sur le chemin qui borde le Mékong on trouve des Gh en quantité qui toutes louent des vélos, vendent des billets pour le Cambodge, pour Pakse, et proposent des excursions. Plus on s’éloigne de l’embarcadère, plus les GH sont rudimentaires : on y trouve de petites huttes en bambous avec toit en tôle ondulé et terrasse au dessus du Mékong pour 1, 5 $ la nuit!
Les habitants de Don Det n’ont pas tous, loin s’en faut de groupe électrogène. Encore moins l’eau potable dans leur maison sur pilotis. Certains possèdent de grosses citernes sur le toit pour y recueillir l’eau de pluie; sinon, ils vont chercher l’eau au puits avec des seaux...
Chaque maison possède sa volaille laissée en liberté, souvent des cochons, et plus rarement des buffles. Les coqs sont souvent enfermés dans de grandes cages en osier; ici on les bichonne, on a même vu quelqu’un en savonner un; et on organise des combats de coqs, très populaires.
Dans leur cour ils cultivent en “hors-sol” des salades et des herbes dans des bacs en bambous; derrière les maisons, des rizières (sèches en janvier) ainsi que de nombreux cocotiers. Janvier c’est la cueillette des noix de coco : un homme grimpe pieds nus en haut de l’arbre, avec une machette et une corde; il attache les grappes de noix avant de les couper à la machette et les laisse descendre doucement.
Sur le chemin, nous verrons une dizaine d’enfants de 6 à 8 ans maxi, affairés à dépecer les noix de coco de leur écorce avec une machette. Le fruit servira pour la cuisine, l’écorce séchée de bois pour la cuisson des aliments.
Assurément, beaucoup d’enfants ne vont pas à l’école et passent leurs journées dehors au milieu des animaux, sans aucune hygiène. Grâce au riz, à la volaille et aux légumes du jardin, ils sont visiblement bien nourris. Pour le reste ( vêtements, santé, école, jouets) c’est beaucoup plus aléatoire.
Bien sûr on pêche beaucoup sur le Mékong, dans de petites pirogues à rame ou à moteur. Le pêcheur, à l’avant de sa pirogue, lance adroitement dans un beau geste circulaire un petit filet lesté de cailloux. Quelques secondes plus tard, il le remonte et recommence. On utilise aussi des nasses en osier pour y piéger le poisson.
Et quand on ne pêche pas, on répare le filet, avec du fil et un bâtonnet qui sert d’aiguille.
Mercredi 18. Don Det On part en pirogue faire une ballade de 2 heures autour des îles (réservé la veille à M. Mo, côté sunrise, à 300 de l’embarcadère; 9$). On s’émerveille toujours de la végétation. Ici la terre est sablonneuse et favorise beaucoup les bambous. Les plus grands, au diamètre d’environ 10 cm, font sans doute entre 12 et 15 m de haut., formés en magnifiques bouquets qui font penser aux feux d’artifice.
On y voit aussi des plantes qui ressemblent à nos lauriers roses et dont les fleurs commencent à éclore. Dans moins d’un mois, les couleurs seront fabuleuses.
Les plus petites des îles ne font pas pluss d’un mètre carré, avec seulement un arbuste dessus. On comprend pourquoi cette région s’appelle les 4000 îles.
En chemin, nous rencontrons des pêcheurs, des gens qui vont travailler sur le “continent”, ceux qui reviennent du marché, des écoliers . Ici, tout se fait en pirogue, avec leur petit moteur à arbre long et très bruyant.
Notre pilote s’arrête sur une île où vit une famille avec quelques volailles; la femme fabrique de petites boîtes en bambou pour y cuire le riz à la vapeur.
Jeudi 19. Retour à Paksé On quitte notre GH; dernière traversée du Mékong pour rejoindre Ban Nakassan. Taxi collectif archi complet pour Paksé ( 4, 5$ pour 2). On a de la chance de monter les derniers et d’être près de la plate-forme arrière. Au début, on s’arrête tous les km, et les gens continuent de monter. On croit que c’est complet, mais ils trouvent toujours le moyen de s’assoir quelque part. Une de nos voisines allemandes fait un peu la tête car elle se retrouve avec un panier pleins de pintades (vivantes) à ses pieds...
Pendant le voyage, les yeux bleus de Mireille auront beaucoup de succès. Très naturels, nos voisins, toujours en riant, s’interpellent et n’en finissent pas de regarder des yeux comme ils n’en voient pas beaucoup.
A chaque arrêt, une nuée de femmes se précipite autour du taxi collectif pour proposer de petites brochettes ainsi que des morceaux de canne remplis d’un sucre blanc. Devant notre perplexité, la préposée aux billets nous fait goûter cette spécialité. En fait, c’est du riz gluant qui a cuit dans cette canne. Très sucré à notre goût; mais nos voisins, eux se régalent.
La préposée, âgée d’à peine vingt ans, jean délavé et tee-shirt mode, réussit à se faufiler jusque à l’avant du camion pour encaisser les billets. Certains essaient visiblement de marchander, toujours en riant. Elle revient vers nous, son sac rempli de billets de banque.
La route défile assez droite, presque sans trafic et nous arrivons à Paksé après 2 h 30 de route. Tuk-tuk pour notre GH où nous avions réservé.
Nous bavardons avec le patron qui a vécu 27 ans en France. Dernier tour au marché, derniers mails envoyés du Laos, gravure d’un CD-Rom avec les photos ( 2$), . On profite des dernières heures pour faire les comptes de notre séjour au Laos et pour préparer la suite du voyage au Cambodge.
La suite du voyage au Cambodge est là http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=476578 .
Conclusion provisoire : On a adoré Luang Prabang; beaucoup moins Ventiane, mais on voulait absolument voir la capitale du Laos. On a regretté de ne pas s’être arrêté à Vang Vieng; il aurait fallu écourter le séjour dans les îles. O a aimé aussi l’ambiance de Champassak. On a aimé Don Det et son ambiance un peu particulière d’île “du bout du monde”; on aurait dû quand même essayer les autres îles plus “civilisées”. On a beaucoup aimé la nature au Laos, son côté tranquille, paisible, la gentillesse des habitants, la facilité à y voyager.
Quelques prix au Laos : A condition d’accepter de voyager sans grand confort, le Laos n’est vraîment pas cher pour des touristes occidentaux. Voici à toutes fins utiles quelques prix relevés sur place : une baguette de pain : 1 000 kips. Une course en tuk-tuk en ville : entre 10 000 et 15 000 kips. Une bouteille d’eau : 2 000 kips. 1 kg de mangues : 8 000 kips. 1 kg de riz sur le marché : 3 500 kips.
Bonjour,
Nous partons bientôt en vacances au Vietnam pour 4 semaines.
Je me demande si j'emmène un ordinateur portable (11,6 pouces, dimensions 29.2 cm x 19.2 cm x 2.65 cm, poids 1,42kg) pour utliser en wifi.
Pour accéder à ma messagerie, rechercher des infos sur place, et trier mes photos.
On dit souvent qu'il y a beaucoup de cybercafés là bas, mais j'ain constaté que ces articles datent souvent d'il y a 7 ou 8 ans. Est-ce que c'est toujours le cas ?
Qu'en pensez-vous ?
Merci
Nous partons bientôt en vacances au Vietnam pour 4 semaines.
Je me demande si j'emmène un ordinateur portable (11,6 pouces, dimensions 29.2 cm x 19.2 cm x 2.65 cm, poids 1,42kg) pour utliser en wifi.
Pour accéder à ma messagerie, rechercher des infos sur place, et trier mes photos.
On dit souvent qu'il y a beaucoup de cybercafés là bas, mais j'ain constaté que ces articles datent souvent d'il y a 7 ou 8 ans. Est-ce que c'est toujours le cas ?
Qu'en pensez-vous ?
Merci
Bonjour !
Le voltage des prises courants est-il identique que celui que nous connaissons en France où faut-il un adaptateur à HCM et Nha Trang ?
Avez-vous quelques conseils en terme de téléphonie mobile et d'utilisation internet ??
Merci.
Nous voilà donc partis, finalement, pour une année "sabbatique" au VN. Nous disposons d'un ordinateur portable DELL et, pour des raisons pratiques et familiales, nous aimerions avoir une connexion internet à notre disposition à volonté. quelqu'un peux t'il me dire quels sont les solutions et, éventuellement, le coût ? par téléphone portable ?
Merci d'avance
Merci d'avance
Lors d'un voyage au Vietnam, du nord au sud, est-il possible de trouver régulièrement de quoi vider ses cartes mémoires. L'achats de nouvelles cartes de plus grandes capacités, ne se justifiant pas tout le reste de l'année.
Question subsidiaire: vaut-il mieux s'adresser à un cyber café ou à un photographe ?.
Merci pour tous vos tuyaux.
Merci pour tous vos tuyaux.









