De retour d'un premier voyage en Éthiopie, je tenais à vous faire partager cette expérience inoubliable et fantastique.
Nous sommes partis 10 jours c'est peu mais on n'a pas couru du tout.
C'est notre passion pour les volcans qui nous a conduit vers cette destination. Nous rêvions de voir le Dallol et l'Erta Ale.
Grâce à ce forum et à Jean Louis, un de ses membres, nous avons été aiguillés vers l'agence Bella Abyssinia tenu par Yonas, un francophone. Ce fut un excellent choix.
Notre programme était simple :
J 1 : Vol Marseille-Munich-Doha-Addis sur Lufthansa et Qatar Airways
J 2 : Visite d'Addis
J 3 : Vol Addis-Mekele, prise en charge par l'agence et visite de Gheralta Rock (Maryam Korkor)
J 4 : Route vers le campement Hamed Ela, repos et caravanes de sel
J 5 : Dallol, les montagnes de sel, les marres bouillonnantes, les travailleurs de sel et le lac Asale.
J 6 : Piste vers Erta Ale, repos et montée du volcan en soirée. Nuit au sommet à observer le cratère.
J 7 : Descente du cratère et route vers Mekele.
J 8 : Route vers Lalibela das des paysages grandioses
J 9 : Les églises de Lalibela
J10: Vol Lalibela-Addis et shopping
J11: Vol Addis-Doha-Paris et TGV vers Marseille
Budget :
Les billets choisis : Qatar Airways 690€/pers modifiables et remboursables avec frais de 70€
Les vols intérieurs : Ethiopian 322€ par personne les 2 vols
L'agence locale : Bella Abyssinia : du J3 au J8 en pension complète : 1770€/pers Pour cette agence, ils demandent un acompte par chèque à Jean Louis, un français qui voyage souvent avec eux et qui leur remet l'argent quand il y va. Le solde a été réglé sur place en Euro, en espèces.
Hotels : Addis Abeba J1-2 : Hôtel Addissinia 85€/nuit pour 2
Mekele J3 : Planet Hotel 70€ la nuit pour 2
Lalibela J8-9 : Sora Lodge 45€ la nuit pour 2
Addis Abeba J10 : Hotel Addissinia 85€ la nuit pour 2
Les visites : Addis : 100€ pour le chauffeur à la journée / 5€ pour les guides des musées et des églises.
Gheralta : 15€ pour 2 pour le guide
Dallol : 15€ pour le guide Afar
Lalibela : 45€ pour l'entrée par personne / 25€ pour le guide
Nous avons choisi de retirer une partie de la somme en France en Euro avant le départ, une partie en dollar à Doha, lors de l'escale. On payait les hôtels en dollars, on nous rendait la monnaie en Birr (ce qui nous a fait de la monnaie pour les resto et pourboires)
Voici maintenant le récit
Jour 1 : Samedi 28/11/2015 : Le grand départ
Trois vols nous attendent. La Lufthansa n'est plus en grève, tout s'annonce serein. Le transfert à Munich est agréable, les vols de Qatar se passent bien aussi. Cette compagnie mérite ses 5* mais tout le personnel n'est pas forcément agréable. Certaines hôtesses sont très hautaines, alors que d'autres sont adorables. Les repas sont TOP, le programme de divertissement aussi. Les sièges sont un peu dures et la place pour les jambes, pas terrible sur les 787 Dreamliner.
Nous arrivons à 2h du matin, achetons les visas à l'arrivée et sortons en moins d'une heure de l'aéroport, bagages récupérés et douane passée. Nous sommes au Vieux Terminal, le 1.
Le chauffeur n'est pas là, j'appelle donc l'hôtel, ce dernier s'est trompé de terminal, il arrive donc dans les 5 minutes. Tout va bien.
La nuit est courte. Nous nous couchons à 3h00 et devons nous lever à 7h30 pour la visite.
Jour 2 : Dimanche 29/11/2015 : La Nouvelle Fleur
Soleil 20°C
L'hôtel nous a organisé à ma demande la visite d'Addis Abeba. Abi, le chauffeur anglophone est là à 8h30 pour nous emmener.
Nous commençons par le très intéressant musée ethnologique : Un guide nous fait la visite de cette Éthiopie humaine, riche de culture, de traditions et d'histoire. Nous découvrons les monarques du pays, l’implantation des religions et les aspects de la vie locale.
Nous nous rendons ensuite sur la colline Entoto, où nous visitons l'église.
Puis nous mettons le cap sur le musée National. Un autre guide nous prend en charge et nous présente Lucy, notre ancêtre, parmi d'autres reliques de la préhistoire. Nous remontons ensuite les siècles dans l'histoire de l’Éthiopie.
Le déjeuner se déroule au Lucy Restaurant à côté du musée. Il y a ici beaucoup de touristes, mais la nourriture est bonne et le cadre très agréable.
La visite reprend avec l'église de la Trinité. Le prêtre nous fait la visite des vitraux, représentant l'ancien testament, puis les tombeaux du roi Selassié… Nous flânons ensuite dans les jardins bien agréables.
Abi, nous conduit ensuite pour un City Tour : Nous allons au Mercato (juste pour voir, nous ne nous y arrêtons pas), puis aux Nations Unies.
Enfin, nous allons voir la nouvelle église et rentrons à l'hôtel.
Nous sommes claqués et fatigués, nous nous couchons à 21h00. J'ai la surpise d'avoir un coup de fil du directeur de l'hôtel pour savoir si notre séjour se passe bien !!
Amateur de volcan de de paysages extraordinaires, le Danakil, depuis que j’en ai vu des photos, m’a attiré. En me documentant, j’ai appris qu’une route goudronnée a été construite pour arriver au cœur du Danakil afin de faciliter le développement de l’exploitation minière. Cette donne risque de changer profondément la configuration des lieux et la consommation d’eau risque de faire disparaître le lac de lave, du moins c’est une possibilité. Du coup il nous a paru « urgent » d’y aller avant tous ces changements.
Lorsque j’ai commencé à étudier la destination, j’ai découvert un pays passionnant offrant de nombreux points d’intérêts : outre les paysages époustouflants (Danakil, Tigray, Simiens) il y a une vraie histoire et une civilisation ancienne dont les origines recoupent notre propre mythologie chrétienne (royaume de Saba, roi Salomon, etc, ..), de plus il y a de nombreuses possibilités de randonner. Les églises du Tigray sont un bon exemple de ce « mixte ».
En revanche on ne peut pas conduire en Ethiopie et nous ne sommes pas routards dans l’âme, donc exit les bus qui roulent à tombeau ouvert le long des précipices.
Je commence donc à chercher un contact ou une agence avec laquelle je puisse travailler. Dans un premier temps je regarde avec les réceptifs francophones locaux.
Malheureusement ils sont tous basés à Addis Abeba, hors comme notre séjour est relativement court et ciblé sur le nord du pays, j’ai privilégié un itinéraire nous faisant arriver à Axum et repartir de Lalibela. Pour une agence de Addis Abeba cela revient à envoyer un chauffeur qui va rouler 3 jours à vide pour rejoindre Axum et qui va rouler 2 jours à vide après nous avoir laissé à Lalibela. Cela est naturellement onéreux.
En parallèle j’aime bien avoir un « contact » sur place, avec qui je puisse créer un « lien » autre qu’une carte de crédit. En général je trouve (Jean-Pierre au Vietnam, Win en Birmanie, …). Là je trouve un site Makeda Voyages tenu par un Français installé à Mekele qui fait guide et tient une Guesthouse. Impeccable, je regarde avec lui pour qu’il nous serve de guide un ou deux jours et lui propose de loger dans sa Guesthouse les deux jours que nous avons prévu de passer à Mekele.
Pour le reste je lui demande conseil pour une agence locale. Il me conseille soit Magma Flow réputé pour leur connaissance du Danakil ou Naizgi Tour qui est plus généraliste et « chaleureux ».
Je contacte donc les deux, Naizgi étant plus rapide à répondre et les prix étant équivalents nous traiterons avec lui.
A un mois du départ j’envoie un et puis plusieurs mails à mon contact français de Mekele, notamment concernant la sécurité et l’opportunité d’amener des habits à offrir.
Point de réponse, du coup je contacte Naizgi qui au bout d’un moment me répond que le gars a disparu de la circulation sans rien dire !.
Ok ça commence bien !.
Du coup on réserve un hôtel à la place de la Guesthouse et exit le contact privilégié local.
Concernant Naizgi, il devient aussi moins prompt à la réponse …
L’AGENCE Naizgi Tours :
Lorsque nous arriverons à Addis Abeba, nous lui enverrons un mail pour demander quelques précisions, nous n’aurons jamais de réponses. Arrivée à Axum : il y avait bien un guide qui nous attendait, qui a d’ailleurs tenté de se faire passer pour un guide francophone au début mais qui a rapidement avoué qu’il ne connaissait qu’une dizaine de mots … nous avions payé pour un guide qui parle notre langue car on trouvait que les explications historiques seraient plus simples pour nous à comprendre dans notre langue.
Tout le reste du voyage sera de la même « veine ».
Le chauffeur parle peu de nature et encore moins anglais, le véhicule est un mini bus assez âgé et les pneus ont perdu leurs crampons il y a plusieurs années.
Arrivée à Mekele : le chauffeur, qui a l’origine devait nous accompagnés tout du long, nous annonce que c’est fini pour lui et qu’il retourne à Axum. Naizgi viendra lui-même nous prendre en charge le lendemain matin à 8h30 … Naturellement il ne viendra jamais et ne répondra à aucun sms. Lorsque l’hôtel l’a appelé il a répondu qu’il arrivait. En fait c’est un guide de ETT qui est venu à sa place et c’est avec eux qu’on a fait le Danakil.
Dire qu’à l’origine je n’avais pas voulu travailler avec eux pour ne pas être avec 15 autres personnes à faire le Danakil … ben on a tout de même fini à 17.
Au retour du Danakil le « contact » local de Naizgi tour (soit disant son frère) est venu nous voir pour nous expliquer qu’on aurait dû visiter le Danakil avec un couple d’Allemands et le véhicule de Naizgi Tour mais qu’ils ont eu un accident et que c’est pour cela qu’il nous a reporté sur ETT …
Pour la suite du voyage nous aurons un bon chauffeur et un bon véhicule a-t-il dit … nous aurons un petit jeune qui a passé son temps à frôler les précipices, accélérer en ville pour faire le cacou rouler en tenant le volant à une main. Le véhicule n’était pas adapté à la piste que nous allions faire avec des pneus encore plus lisses que sur le précédent véhicule.
De plus on nous avait annoncé un temps de trajet de 3 à 4 heures pour le lendemain (entre Abbiy Addi et Bilbila) au final nous mettrons 12 h avec la pause de midi !.
En revanche il faut reconnaitre que le « contact local » de Naizgi à Lalibela avait tout bien organisé, ce fut un presque sans faute (il avait oublié qu’un touriste ça peut avoir des bagages …).
Etait également prévu lors de notre escale retour à Addis Abeba un city tour … qui fut des plus sommaires dans une Yaris … heureusement que nous sommes de petits gabarits et que nous n’avons pas de grosses valises.
Bref je ne peux pas recommander cette agence, certes nous avons fait tout ce qui était prévu mais les « standards » éthiopiens ne sont pas les « standards » européens et nous ne sont pas habitués à une telle « nonchalance » . 🤪
Maintenant que le sujet qui fâche est passé, l'Ethiopie c'est aussi ça ....
Bonjour,
Nous venons de passer sept semaines en Ethiopie ; voici la conclusion du journal écrit par Christine (elle peut vous l'envoyer si vous nous le demandez) :
"Ce voyage en Ethiopie aura été très dur.
En réalité, on se fait à tout lorsqu'on voyage comme nous le faisons. L'inconfort, le manque d'hygiène, la misère même si elle est difficile à gérer au fond de nous restent des choses que nous acceptons parce que le monde est ainsi fait et que, si cela ne nous convient pas de nous confronter à ces réalités, il faut rester chez soi.
En revanche, ce à quoi nous ne nous attendions pas, ce pour quoi nous avons été désarmés et profondément dérangés, c'est l'état d'esprit des Ethiopiens et, ce qui est encore plus difficile, c’est de se l’avouer et de le dire au risque de passer pour des vieux cons tenant des propos racistes.
Partout dans le monde, dans tous les pays dits sous développés ou en voie de développement, on nous presse, on sollicite notre portefeuille, on essaie de nous extorquer le plus d'euros possible. Là encore, on le sait, on le gère du mieux que nous pouvons. Cela nous agace parfois mais, dans l'ensemble, ça reste acceptable.
En Ethiopie, on a eu affaire à des gens envieux, menteurs, arnaqueurs au delà du tolérable, à des voleurs aussi. En ce qui concerne l'accueil dans les hôtels et les restaurants, le jemenfoutisme et le laisser aller ou l'incompréhension totale ont été omniprésents frisant parfois l'inacceptable.
Oui, j'ai eu, pour la première fois de ma vie de voyageuse, l'envie de rentrer.
Tout cela nous a conduit à un état de relation de force très présent avec les gens, à une tension permanente et à une surveillance de nos affaires qui serait passée pour de la parano n'importe où ailleurs.
Non, si c'était à refaire, nous ne le referions pas.
Je suis montée dans l'avion avec soulagement.
Oui, nous avons foulé un bien beau pays et découvert d’étonnantes choses et on espère qu'avec le temps, c'est ça qui restera.
Le beauté du Simien, la rencontre avec les peuples du sud si différents de l’idée qu’on a de l’humanité en général ont été de grands moments de voyage.
Dommage que les Ethiopiens aient un peu gâché notre plaisir.
Si des voyageurs routards me demandaient un jour ce que je pense d'un projet de voyage vers l'Ethiopie, je leur dirait que le monde est grand, qu'il existe des destinations extraordinaires, des pays où les gens ont vraiment envie de nous accueillir et que l'Ethiopie, à moins d’être anthropologue ou ethnologue, n'est peut être pas la meilleure idée qui soit...
Pour les autres, il existe sans doute des voyages organisés mais là, c’est une autre histoire."
Je vais en Éthiopie en aout pour raisons professionnelles. J'ai la possibilité de rester plus longtemps pour des vacances, environ 2 semaines. Je suis plutôt motivée par l'idée mais j'ai une amie qui m'a dépeint l'Éthiopie comme son pire souvenir de voyage...
Du coup, je ne sais plus trop quoi faire. J'ai l'habitude de voyager seule mais je n'ai pas non plus envie d'un voyage qui soit une suite de galères quotidiennes... J'aimerais m'éloigner un peu de la capitale. J'ai vu qu'il est recommandé de passer par des tours opérateurs locaux, en connaissez vous ? Je n'ai pas trop l'habitude de voyager en groupe organisé ...
Je vais commencer pour la première fois un carnet de voyage, sans vouloir rivaliser avec d'autres carnets sur ce pays fantastique, je vais plutôt raconter notre vécu et notre ressenti après ces 18 jours de voyage hors du temps.
Nous avons choisi l'option 4x4 + chauffeur pour optimiser au maximum notre séjour et avons pour une 1ère découverte de ce pays sillonné le nord du pays sur la route historique. Notre chauffeur a été formidable, un précieux atout qui nous a permis de rencontrer beaucoup d'éthiopiens sur notre route et de sortir parfois de notre itinéraire planifié pour découvrir d'autres lieux insolites.
Notre itinéraire :
Samedi 24/02 : arrivée à 1 :00 à Addis – vol TK 0676 – Kombolcha : beaux paysages de hauts plateaux. Nuit à AddisDimanche 25/02 : Kombolcha – Lalibela : visite de l'église Genata Maryam et du lac Hayk, possibilité de visiter le monastère Istafanos (interdit aux femmes) et le couvent Margabeta Giyorgis (interdit aux hommes). Nuit à Lalibela Lundi 26/02 : Lalibela : visite du site et des églises de Lalibela – Yemrahanna Kristos
Mardi 27/02 : Lalibela – Abiy Adi - magnifique piste entre le Simien et le Tigrai.Mercredi 28/02 : Abiy Adi – Hawzen : possibilité de visiter Abba Yohanni, Gebriel Wukien, Abuna Gebre Mikael
Jeudi 01/03 : Hawzen – Ahmed Ela (Danakil) : début de l'expédition dans la dépression, par la piste des caravanes. Nuit à la belle étoileVendredi 02/03 : Ahmed Ela – Dallol (volcan effondré avec mares d'acide, eau sulfureuses, fumerolles, etc.) – lac Assale (extraction du sel, rencontre avec les Afars) – Ahmed Ela.Samedi 3 Mars : Ahmed Ela – Hawzen : visiter des trois églises du groupe Teka Tesfai (Petros and Paulus Melehayzenghi, Mikael Melehayzenghi et Medhane Alem Adi Kasho) distantes d'environ 2 kilomètres les unes des autres. Dimanche 04/03 : Hawzen : visite des églises creusées dans le massif du Tigrai (Maryam Korkor, Abuna Guh, Daniel Korkor, etc.).
Lundi 5 Mars : Hawzen – Axum : visite de la cité antique, des tombeaux et stèles, de l'enceinte royale.
Mardi 6 Mars : Axum – Debark : par une route magnifique dans le SimienMercredi 7 Mars : Simien : trek de la journée sur la ligne de crêtes de la région.Jeudi 8 Mars : Simien – Gondar : suite de la magnifique route Axum – Gondar, à l'arrivée, visite de l'église Debré Sina Maryam, des palais, des bains de Fasilidas.Vendredi 9 Mars : Gondar – Gorgora – Bahar Dar : à Gorgora, visite du monastère Debre Sina Maryam, de la cathédrale de Gorgora.Samedi 10 Mars : Bahar Dar : promenade sur le lac pour visiter les monastères sur les îles, visite d'un monastère sur la presqu'île de Zege (petite marche), puis du marché de Bahar Dar.
Dimanche 11 Mars : Bahar Dar – Fenote Selam : tour du lac Zeng
Lundi 12 Mars : Fenote Selam – Addis : par les gorges du Nil Bleu, paysages mouvementés, succession de plateaux et de descentes vers les fleuves et rivière.
Dans la nuit du lundi 12 Mars au Mardi 13 Mars : Retour en France
Je commence :
nous sommes arrivés au milieu de la nuit à l'aéroport d'Addis et avons fait faire nos visas sur place. 9 guichets étaient ouverts et au bout de 45 minutes, nous sortions sur le parking extérieur avec nos visas en main. Très chaleureusement accueillis par le directeur de l'agence locale, francophone, qui nous a conduit vers un hôtel pour récupérer quelques heures de sommeil. La traversée d'Addis de nuit ne nous a pas laissé un souvenir mémorable: une ville ressemblant à tant d'autres capitales à travers le monde, des immeubles, beaucoup de traffic et bien sûr de la pollution, mais peut être faut-il découvrir cette ville de l'intérieur et elle dévoilerait ses secrets. Beaucoup de constructions nouvelles avec des échafaudages impressionnants en bois d'eucalyptus.
Les transports en commun en majorité des gros bus mais aussi des petits engins bleus que nous avons adorés.
Le 2ème jour, notre chauffeur vient nous chercher à l’hôtel avec un Toyota Land Cruiser. Il conduit de manière exemplaire et nous sommes très heureux de ne pas tenir le volant dans cette ville où visiblement le code de la route diffère du notre.
Route et piste entre Addis et Dessie. Arrêt au bord d'un joli lac, le lac Hayk où nous rencontrons des pêcheurs qui font des brochettes avec des tilapias ( délicieux petits poissons d'eau douce qu'on trouve en Afrique Australe)
La route puis la piste traverse des paysages aux reliefs accidentés ( les 2/3 des massifs montagneux d'Afrique sont en Ethiopie)
et nous croisons de nombreuses personnes au bord de la route. Sourires, signes de la main, regards curieux.
C'est un monde essentiellement rural et nous apprécions ce contact avec la terre qui nous manque parfois dans nos vies urbaines. Tout le monde a l'air affairé et chaque parcelle est cultivée.
Nous traversons des villages. Nous avons apporté un gros sac de vêtements d'enfants et notre chauffeur nous conduit vers des familles sans grandes ressources. Le sourire des enfants nous va droit au cœur.
3è jour, en route pour Lalibela. Visite des 11 églises sur place.
Pour commencer, je vais vous parler de l’Ethiopie!! C’est un pays dont on parle peu mais tellement beau, diversifié et accueillant! C’est mon coup de cœur de tous mes voyages . Situé dans la corne de l’Afrique, à l’Est de ce continent! L’Éthiopie à des frontières communes avec l’Érythrée, la Somalie, le Soudan, le Sud Soudant, Djibouti et le Kenya. Sa capital est Addis-Abeba à 2400 mètre d’altitude. La langue officielle est l’Amharique!! Aller c’est parti, je vous donne mes Trucs et Astuces pour que vous puissiez prévoir votre voyage sans inquiétude!Essentiellement constitué de hauts plateaux, très diversifié! Nous passons de la dépression du Danakil aux hauts sommets enneigés du Mont Dashan. Il y a 6 zones climatiques! Astuce: on peut visiter l’Éthiopie en toutes saisons, truc : Il suffit d’adapter son parcours .Comment y aller
En avion : Environs 7 heures de vols au départ de Paris et en direct! Le prix varie entre 500 et 600 euro. Astuce: Si vous prenez la compagnie Ethiopian Airline 50 % de réduction sur les vols internes!! C’est plutôt pas mal et pratique .Le VisaL’obtention d’un visa est obligatoire pour visiter ce pays! Il existe plusieurs visas et plusieurs façons de l’obtenir. Essentiellement constitué de hauts plateaux, très diversifié! Nous passons de la dépression du Danakil aux hauts sommets enneigés du Mont Dashan. Il y a 6 zones climatiques! Astuce: on peut visiter l’Éthiopie en toutes saisons, truc : Il suffit d’adapter son parcours . Le Visa
L’obtention d’un visa est obligatoire pour visiter ce pays! Il existe plusieurs visas et plusieurs façons de l’obtenir.
Avant le départ : Se rendre sur le site officiel de E-Visa Welcom to Ethiopia et commander en ligne.
A l’arrivée : A l’aéroport d’Addis Abeba seulement!! Astuces si vous avez peur d’envoyer par la poste votre passeport ;). C’est ce que j’ai fait, aucun souci et cela va vite!
Le prix : Cela dépend du nombre de jours que vous demandez
30 jours 52 $
90 jours 72 $
Trucs: Il est possible de demander un mois supplémentaire à l’immigration D’addis Abeba en se rendant personnellement sur les lieux. 100 $. Attention!!Une amande peut vous être donné à chaque jour de retard!Argent:
La monnaie Éthiopienne est le Birr. 1 euro équivaut à 31,88 Birr . L’échange de monnaie est facile! Trucs et Astuces : Le faire directement à l’aéroport au bureau de change;) . Des bureaux de change sont en nombre dans les villes. Pour les retraits, il y a pas mal de DABmais on ne peut retirer que des petites sommes … Ce qui signifie plusieurs retraits et donc des frais bancaire . Trucs et Astuces: Bien budgétiser votre voyage ou payer en carte quand c’est possible.
Une chambre seule avec confort modeste coûte environ 300 Birr
Un café 5/10 Birr
Un repas en dessous de 100 Birr
Sachez qu’il y a des prix pour les étrangers et des prix pour les locaux ….Faire sa valise :
L’Éthiopie est en altitude, prévoir donc polaires, coupe-vent et K-Way. Mais il peut aussi y faire très chaud comme dans la dépression de Danakil, T-Shirt et crème solaire sont les bienvenus ;). De bonne chaussures de marche sont aussi à envisager! Ce pays a des tas de treks ( Wedeby , Gheralta …) à proposer ;)! Trucs et Astuces : Un sac de couchage ou drap de soi si vous ne voulez pas vous endormir dans les même draps que les autres!Sécurité :
Je n’ai jamais eut de souci en Éthiopie!! Certes il faut s’habiller d’une façon correcte, pas de mini jupe/ short et de décolleté trop plongeant (surtout quand on voyage seule). Il peut y avoir des affrontements entre ethnies mais personne sans prends aux touristes! De plus ce phénomène a tendance à disparaître avec le nouveau gouvernement . La frontière avec l’Érythrée reste encore sensible… Le plus grand risque en Éthiopie c’est le fait de se faire avoir sur les prix!!! Trucs et Astuces : Apprenez quelques mots en Amharique!! Les locaux seront ravis!!
Transport interne
le moyen le plus pratique en termes de temps en Éthiopie c’est l’avion! Si vous êtes rentré dans le pays avec Ethiopian airline les vols ne seront pas chers. A moindre frais, il y a les bus locaux, le nord de l’Éthiopie est bien desservi! Armez vous de patience est tout sera ok!! Trucs et Astuces: Pensez à réserver les bus quelques jours avant car ils sont souvent pleins! Les bus locaux, sont toute une aventure!! Pour le sud, la meilleure solution est de louer une voiture avec chauffeur/guide (obligatoire). Cette partie est mal desservie pour le moment puis cela vous permettra de rentrer plus facilement en contact avec les locaux . Dans les villes, le plus populaire et moins cher c’est le tuc-tuc!! Et oui comme en Inde .La nourriture :
La base de la nourriture est le Shiro et l’Injera! Attendez je vous explique .
Le shiro est une sorte de sauce épaisse faite à partir de farine de pois chiche et agrémenté d’ail et d’oignons qu’on laisse cuir un certain temps. Principalement servi accompagné d’Injera.
L’Injera est une sorte de crêpe faite avec de la farine de teff (céréale sans gluten). L’Injera est présente à tout les repas!!
Il y a aussi la bière!! Une bière locale appelée « t’élla »faite avec des gaines de Teff ou d’Orge. Personnellement, je n’ai pas aimé … mais je n’aime pas l’alcool en général donc ne vous fiez pas a mes goûts!! On ne peut pas venir en Éthiopie sans boire un café!! Un des meilleurs que j’ai bu avec le café Jordanien ;). C’est ici que vient l’origine du café! On peut même le boire salé!! J’étais septique au début, mais c’est très bon .La santé
Il n’y a pas de vaccin obligatoire pour l’Éthiopie mais fortement conseillé comme les vaccins universels, la fièvre typhoïde, hépatite A, méningite, la rage … Voir le site de l’institut Pasteur. La paludisme n’est pas présent dans toutes les régions. consulte votre médecin pour vous aider à prendre ou pas un traitement. Je n’ai pas été malade mais vu des voyageurs qui l’ont été! Souvent à cause du changement de nourriture . Prévoyez donc en conséquence ;). Trucs et Astuces Achetez des médicaments à prendre sans eau .Divers :
Les prises sont les même qu’en France ;).
Le wifi est bien présent dans les hôtels ou restaurants mais rame un peu! Vous pouvez toujours vous procurez un carte sim locale! Trucs Allez a Addis-Abeba à Ethio Telecom avec votre passeport .
Le décalage horaire est de 2 heures en Hiver et 1 heure en été!
Pour téléphoner d’Éthiopie vers la France c’est +33 0 et le numéro pour France Éthiopie c’est +251 0 et le numéro.
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En espérant que cet article vous aidera à préparer votre voyage dans ce fabuleux pays qui est l’Éthiopie. Vous avez des remarques, des informations complémentaires ou des Trucs et Astucesque j’ai oublié, faites le moi savoir en commentaire .
J'avais mon billet ! Le 28 septembre, j'atterrirais à Addis-Abeba, capitale de la mythique terre des " faces brûlées ". Etrange pays où l'on ignorait l'heure solaire et préférait la calculer lorsque la nuit tombe. Rares étaient les messages qui lui étaient consacrés sur ce site. Je les ai lus. Plus je lisais, plus j'avais l'impression qu'on aimait passionnément l'Ethiopie ou qu'on l'avait détestée... viscéralement. Pas de " bof ", " mouais c'était pas mal " ou autre constat mitigé. Certains échanges dégénéraient plutôt à grands coups de " toi, ta gueule ! ! " quand on n'accusait pas le voyageur dégoûté de xénophobie. Les propos les plus violents étaient vite supprimés. Mon voyage a eu lieu et je continue de lire les discussions. Elles sont plus modérées... mais le fond ne change pas : l'Ethiopie subjugue ou fait mal. Moi, elle m'a fait mal. Depuis je ne cesse de me demander pourquoi. Alors que j'espérais y couler des jours relativement paisibles, épuisée je m'y suis effondrée en larmes. On m'y a insultée. Elle est le seul pays que j'ai voulu quitter au plus vite.
Arrivée à Addis-Abeba. Ville à la topographie extravagante... dénivelés incroyables. Nous sommes deux, nous allons faire la petite boucle dans le nord via ce que l'on appelle " la route chinoise ". Ni Candide, encore moins Cunégonde, nous partons à la recherche d'un autre Eldorado : l'Abyssinie. En bus. Sans agence. Sans guide. Ca a peut-être été notre tort.
Nouvelle sur ce site, je commencerai par une question très simple. Je prévois de partir en Ethiopie faire un trip de 3 semaines mais j'ignore encore tout de ce pays et je ne sais par où commencer. Quels sont les endroits indispensables à voir? Août est il une bonne période pour partir? Au niveau des vaccinations, quels sont les conseils et les choses à savoir impérativement avant de partir? ...Enfin vous avez compris j'imagine. Toute info sera la bienvenue! Je ne veux rien louper de cette nouvelle aventure!
Merci d'avance.
Salamlou,
Voici quelques informations pour les routards souhaitant découvrir L’ Ethiopie.
Je suis partie du 02 au 26 décembre 2014 en solo.
C’était la première fois que je posais le pied en Afrique ! Ce fut pour moi un voyage très très enrichissant, surtout dans ma relation avec les gens. L’Ethiopie et un pays magnifique avec une très forte culture et des gens très attachant. Et je compte bien y retourner !
J’avais lu par ci par la que le rapport avec les Ethiopiens pouvait être compliqué, ce n’est pas du tout mon sentiment, j’ai trouvé les gens très ouvert et accueillant et beaucoup mon invité et aidé sans attendre rien en retour.
Il faut cependant se méfier des « guides de rue » alias les « hustlers » qui vous proposent de vous faire découvrir la ville, mais prennent leur commission en douce partout où ils vous emmènent. Bon en même temps certain m’ont fait découvrir des endroits où je n’aurais jamais mis les pieds sans eux, « bar à Chicha », « bar à Khat », discothèque…. Au final c’est de bonne guerre, même si certain peuvent être assez envahissant.
Je me suis déplacé avec les bus locaux, ils sont très peu chers, entre 5 et 10€ selon le trajet. On peut acheter le ticket la veille ou le matin même à la gare routière. Les bus partent très tôt à 6h, si vous voulez acheter le ticket le jour même mieux vaut être présent à l’ouverture de la gare routière c’est-à-dire 5h30 ou 5H selon la gare. Bon les trajets sont longs et fatigants, mais ils permettent d’assister à des tranches de vie Ethiopienne (à 50 dans un bus de 30…) et de sympathiser avec les locaux toujours curieux à propos des touristes et prêt à vous faciliter votre voyage.
Tous les hôtels que je cite sont très corrects. Bon si vous vous attendez au « standard européen » il vous faudra certainement viser des hôtels plus cher, ou….visiter un autre pays. Quelques puces parfois dans les lits, ça ne m’a jamais empêché de dormir ni démanger plus que ça le lendemain. Pas de problème de sécurité.
Je ne suis jamais tombé malade avec la nourriture.
Prévoir des vêtements chaud pour le soir et la nuit, surtout si vous voulez faire un trek.
Pas de problème pour retirer ou changer de l’argent dans les grandes villes.
Addis abeba :
Hôtel : Rita guesthouse dans le quartier de Bolé, au niveau du rond-point Olympia, 20-25€ la nuit, staff sympa et wifi bien.
Un restau bon mais assez cher pour l’Ethiopie Rico’s restaurant, sur Bolé avenue.
Perso Addis, je n’ai pas adoré, je n’y suis donc resté que deux nuits.
Debres Markos :
Hôtel : Tilik Hotel assez loin de la gare des bus, mais très bien pour 10€. Le resto est bon et pas cher, ce fut pour moi la première fois que je gouttais le plat national Injerra et tibs, délicieux et addictif !
La ville en elle-même ne présente pas vraiment d’intérêt touristique, J’y ai fait un stop surtout pour éviter de me taper les neuf heures de bus (minimum) entre Addis et Bahar Dar. Du fait que très peu de touriste si arrêtent, j’ai était très sollicité pour boire des cafés et discuter…
Bahar Dar :
Hôtel : Dib Anbessa à 400 Birrs la nuit (20€), staff sympa dont un réceptionniste francophone (Ashenafi), situé juste en face du lac. Restau sympa.
Apres j’ai dormi au Bahir Dar Hotel car moins cher (indiqué sur google map) à 5€ la nuit. Clean dans l’ensemble et resto bon et apprécié des éthiopiens.
Intérêt touristique : le marché, surtout le samedi (un monde de dingue), le lac et la visite des chutes du Nil Bleu. Bahar Dar est une ville sympa très vivante de nuit comme de jour, avec de nombreux bars avec danses et musiques traditionnelle, à faire absolument.
Gondar :
Je ne me rappelle plus du nom de l’hôtel.
La ville en elle-même j’ai moins aimé, pas mal de hustlers ou « guides de rue », mais à côté de ça beaucoup de gens charmant et très accueillant.
Interet touristique : l’église débré berhan, Les bains Fasiladas et le château Dasil Ghebi.
Shire : J’y ai juste fait un stop une nuit, hôtel SNIT en face de la gare des bus 80 birr soit 4€.
Shire ou la ville où il vous semblera être le seul occidental à des kilomètres.
Très beau paysage aux alentours ça doit valoir le coup d’y faire un tour.
Axoum : un site très intéressant pour les amoureux d’histoire, très beau paysage aux alentours (c’est dans le Tigrée que j’ai trouvé les paysages les plus beau), J’avais pris un guide pour visiter les sites archéologique, Bisrat, excellent je le recommande, demandez moi ses coordonnées en message privé, il peut tout organiser et connait très bien son sujet. Hôtel à côté de la gare routière un peu excentré mais 5€ la nuit.
Mekelé : La capitale du Tigrée, Un ville avec peu d’attrait touristique mais j’ai beaucoup aimé l’atmosphère, la ville semble être beaucoup plus développée que les autres villes Ethiopiennes. De très bons resto notamment Geza Gerlaze avec musique et danses traditionnelles le soir dans un décor typiquement africain. Goutez la fondu de viande (j’ai oublié le nom en Ethiopien), un régal !! J’ai dormi au Htasey Yohannes Hotel. L’un des meilleur Hôtel ou j’ai séjourné.
Lalibella
Hôtel : Blue Lal chez Sophie (a propriétaire parle très bien Français) 150 birrs je crois soit 7,50€. Staff très sympa.
Seven Olives restaurant, bonne table, staff sympa, bonne wifi et certains soirs danses et musiques traditionnelles
En suivant les conseils de Djalma (au passage merci pour le conseil avisé Jean Michel) j’ai fait un trek de 3 jours aux alentours du mont Abuna Yossef avec Eco trekking Lalibela, vraiment une très bonne expérience qui m’a permis de découvrir la vie rurale de l’Ethiopie, de voir les conditions très difficile dans lesquelles vivent la majorité des Ethiopiens hors des villes. Pour nous occidentaux c’est vraiment un voyage dans le temps : pas de routes bien sûr, pas de magasins, pas d’eau courante ni électricité, une hutte par famille partagées avec les animaux, etc.… Bref à faire pour mieux comprendre le pays, ce trek fut le moment fort de mon voyage en Ethiopie.
L’organisation d’Eco trekking Lalibela (contact en Mp) était parfaite et très professionnelle, tous les membres sont des locaux soucieux de développer leur région et soucieux du bien-être de leurs clients. Pour 3 jours et deux nuits cela m’a couté 150$, avec un Guide Hors pair Mareg, un cuisinier, un porteur et son âne. La si vous cherchez l’aventure et à sortir des sentiers battu vous serez servi. J ai logé chez l 'habitant, j ai vu des babouins Gelada, j ai visité une école ou j y ai même donné un petit cours de Français devant une quarantaine d'enfants....
Physiquement la première demi-journée est un peu rude mais après ça glisse tout seul.
Voila, j espère que cela pourra vous aider, et décider certains à partir en routard.
Petit conseil perso, apprenez quelques mots en Amharique, pas très compliqué ça vous facilitera le voyage et vous ouvrira des portes.
N’hésitez pas à ramener des affaires dont vous ne vous servez plus, surtout pour les enfants qui manquent de tout.
N’hésitez pas à me demander des infos et des contacts en message privé ou sur le fil de la discussion.
Bonjour,
Je compte partir en Ethiopie pour un mois (juillet 2011)
Mon objectif est d'apporter une aide aux centres gérés par les Missionnaires de la Charité (Mère Térésa).
Quelqu'un aurait vécu cette experience, ou quelque chose de similaire?
Je serais très heureux d'avoir une réponse à ce message.
Par ailleurs, il s'agira de mon premier séjour en Ethiopie: je suis donc receveur de toutes informations et renseignements utiles.
Cordialement,
Nous voici fraichement rentrés d’un voyage de 15 jours en Ethiopie. J’avais lu des carnets avant de partir(ceux de Max et de Michant en particulier, d’autres également et tous agrémentés de belles photos), je vais donc en rédiger un qui ne sera sans doute pas très original, mais vous y trouverez mes impressions , quelques détails d’ordre plus pratique et bien sûr des photos.
Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir ce pays. Nous n’avons pas une grande connaissance de l’Afrique ayant surtout voyagé en Asie et sur le continent Américain. Mais nous nous sommes quand même rendus au Kenya, en Tanzanie, en Namibie et au Zimbabwe. C’est important de le préciser car nous avons souvent comparé notre ressenti en Ethiopie par rapport à ce qu’on avait vécu dans ces autres pays d’Afrique. J’ai personnellement trouvé le voyage en Ethiopie plus difficile. On dit souvent que l’Inde ne peut laisser indifférent. On aime ou on déteste. C’est un peu la même chose au sujet de l’Ethiopie. On en revient pas indemne. Pour ma part, il y a eu des moments où j’ai adoré ce voyage et d’autres où j’avais du mal à supporter certaines choses.
Avant de partir, je pensais que les impressions négatives des uns et des autres étaient exagérées. Je les ai trouvé justifiées par la suite même si nous sommes tous d’accord au final pour dire que le voyage vaut largement le détour. Les paysages sont souvent magnifiques et le patrimoine culturel est bien présent.
Nous sommes passés par une agence locale de Lalibela qui s’est occupée de nous réserver un 4X4 avec chauffeur. Sinon, nous nous sommes « débrouillés » sur place. L’agence nous avait aussi réservé un circuit de 2 jours/1 nuit dans le Danakyl et un trek d’une journée au dessus de Lalibela. Nous n’avons pas rencontré beaucoup de voyageurs ayant choisi cette option. Beaucoup étaient en groupe et se déplaçaient donc avec le minibus de l’agence. Les voyageurs en individuel suivaient un programme qu’ils avaient totalement réservé auprès d’une agence et avaient un guide durant toute la durée de leur séjour. A la réflexion, cela peut être une bonne option quand on ne veut pas se prendre la tête avec les négociations sans fin concernant les guides sur place, les scouts etc…Au moins, cela évite d’avoir conscience de l’énormité des sommes demandées parfois pour visiter une église ou autre… J’y reviendrai ...
Que voir en Éthiopie ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
1- Villes et patrimoine culturelAdama : pas très loin d'Addis Abeba, la ville appelée aussi Nazret est appréciée des habitants de la capitale qui y viennent pour profiter des balades dans les montagnes environnantes.Addis Abeba : située en altitude, la capitale éthiopienne a d'abord une vocation commerciale et politique au niveau africain. Elle n'en possède pas moins quelques beaux édifices, monuments et musées.Aksum : au nord, près de l'Érythrée, cette ville à la riche histoire passée est aussi un centre religieux orthodoxe. Elle abrite un site archéologique exceptionnel classé à l'UNESCO témoin du Royaume d'Aksoum. Tout autour de la ville d'autres petits vestiges de cette civilisation antique.Ambo : à l'ouest de la capitale, Ambo est un bon point de départ pour découvrir les environs avec les Monts Wenchi et leur lac-cratère ainsi que les cascades de Guder et Huluka.Ankober : un gros village perché à plus de 2 600 m avec un ancien fort et une vieille église.Bahir Dar : cette agréable ville du nord, en bordure du lac Tana, est une bonne base pour découvrir ce lac avec ses églises et monastères ainsi que les chutes du Nil Bleu.Dire Dawa : c'est la seconde ville du pays, sur la route de la Somalie, et la grande cité ferroviaire de l'Ethiopie. Selon les époques et l'état de la ligne c'est à partir de là que fonctionne le chemin de fer Addis Abeba - Djibouti.Gondar : l'ancienne cité royale du nord abrite les vestiges de palais impériaux avec leurs fortifications classés UNESCO, de même que plusieurs églises et monastères, ainsi que divers bâtiments coloniaux de l'époque italienne. Dans quelques villages alentours, il y a des vestiges de la présence des Juifs falashas dont près de 120 000 ont émigré en Israël. Harar : cette ville sainte de l'Islam est une cité fortifiée qui accueillit Raimbaud (musée) et Henry de Monfreid en son temps. Elle est classée au patrimoine de l'UNESCO pour son centre ancien. Une autre attraction touristique de la vieille ville est constituée par le repas journalier des hyènes tachetées.Jimma : grande ville du sud-ouest, dans la région des plantations de café et d'épices, avec quelques vieux édifices.Jinka : c'est généralement la ville qui sert de base à la découverte de la Vallée de l'Omo et du parc du Mago. Key Afer : village sur la route Turmi - Jinka dans lequel se déroule un marché hebdomadaire où se retrouvent les différentes ethnies (Hamer, Bana, Ari) de la région.Konso : cette bourgade (et les villages voisins), au coeur du pays Konso, est classée à l'UNESCO pour la culture traditionnelle de ses habitants. On peut y voir nombre de sculptures, petits sites funéraires et des fossiles.Lalibela : ville sainte et de pèlerinage pour les chrétiens orthodoxes, Lalibela est connue pour ses (11) églises creusées dans le roc qui lui valent d'être inscrite à l'UNESCO.Mekele : c'est la capitale animée de la province du Tigré, au nord de l'Éthiopie. Elle peut servir de base pour randonner dans les environs ou découvrir les petites églises de la région.Monastère de Debre Damo : à côté de la ville d'Aksoum, ce monastère qui est le plus ancien du pays n'est accessible qu'à l'aide de cordes et est interdit aux femmes.Soder : une bourgade d'altitude pas très loin d'Addis Abeba et appréciée des gens de la capitale pour ses sources chaudes.Tiya : cette ville au sud d'Addis est connue pour son site archéologique classé à l'UNESCO qui comprend un alignement de stèles dressées vieilles d'une dizaine de siècles. On peut voir nombre d'autres stèles dans ses environs.Wando Genet : station d'altitude entourée de forêts avec des sources chaudes. On y vient pour les paysages, les oiseaux et la randonnée.Yeha : c'est dans ce village du Tigré qu'on peut voir les vestiges du plus ancien monument (une tour) d'Éthiopie. Le bourg abrite également un monastère orthodoxe.2- Patrimoine naturelCascades de Sor : plusieurs cascades des environs de Metu, dans l'ouest du pays.Chutes du Nil Bleu : de belles chutes d'une cinquantaine de mètres proches de la ville de Bahir Dar. On peut faire du raft un peu plus loin sur le cours du fleuve.Désert du Danakil : à cheval sur Djibouti, l'Érythrée et le nord-est de l'Éthiopie, le Danakil est une zone aride et inhospitalière. Elle abrite cependant une petite faune et est l'endroit où vivent les populations Afars.Grottes de Sof Omar : ce sont les plus grandes grottes d'Éthiopie, dans les Monts Balé.Lac Awasa : petit lac de la Vallée du Rift sur lequel on peut faire des balades en bateau ou observer les oiseaux.Lac Hayk : au nord d'Addis Abeba, ce petit lac abrite sur une île le monastère d'Istifanos.Lac Langano : c'est un des principaux lacs de la Vallée du Rift qui s'étend au sud de la capitale jusque bien au delà de la frontière soudanaise. Le Langano est très apprécié pour ses possibilités de baignades car dépourvu de risques au niveau bilharziose et crocodiles. On peut y voir par contre nombre d'oiseaux, singes et hippopotames.Lac Tana : c'est le plus grand lac d'Éthiopie et la source du Nil Bleu. Il est connu pour ses îles qui abritent plusieurs églises ou monastères orthodoxes. Outre la visite des îles, on peut également faire de petites balades en bateau au départ de Bahir Dar.Lac Ziway : un autre lac d'altitude du Rift avec sur une de ses îles (Tullo Gudo) un monastère. Nombre d'oiseaux et hippopotames vivent dans ce lac.Parc national d'Abijatta-Shalla : à environ 200 km d'Addis Abeba, ce parc avec ses trois lacs, ses sources chaudes et ses flamants rose attire son lot de visiteurs.Parc national d'Awash : un petit parc à l'est de la capitale inscrit à l'UNESCO. Il offre des paysages variés de savane, volcasn, canyons, des sources chaudes et nombre d'espèces d'antilopes, des hyènes et des oiseaux.Parc national de Gambela : accessible depuis la ville du même nom, ce parc de savane face au Soudan possède une faune importante comprenant notamment des lions, éléphants, hippopotames, crocodiles, buffles, singes, oiseaux, etc.Parc national de Mago : ce parc de savane des bord de l'Omo est une zone reculée, lieu d'habitat de populations (Mursi, Suri...) aux traditions toujours bien présentes. Le Mago abrite également une faune assez importante avec des oiseaux, reptiles, crocodiles, hippos, girafes, éléphants...Parc national du Mont Balé : au coeur du pays, une belle zone naturelle avec des sommets à plus de 4 000 m et une faune assez riche (loups, singes, oiseaux...). On y fait de superbes randonnées.Parc national de Nechisar : petit parc en bordure des lacs Abaya et Chamo, dans la partie sud du pays. On peut y voir nombre d'animaux : oiseaux, antilopes, crocodiles...Parc national de l'Omo : à la frontière soudanaise, ce parc contiguë de celui de Mago a été classé à l'UNESCO suite à la découverte d'ossements vieux de 200 000 ans. Mais l'Omo est aussi une zone des plus reculées où vivent des populations (Mursi, Suri...) aux traditions vivaces et une faune assez riche. On peut aussi faire du raft sur la rivière Omo.Parc national du Simien : situé dans le nord de l'Éthiopie, le parc très montagneux est inscrit à l'UNESCO. Avec ses sommets à plus de 4 000 m, il offre de superbes paysages et des possibilités de treks.Parc national de Yangudi Rassa : entre Addis et Djibouti un vaste parc avec des gazelles, des zèbres, des ânes sauvages et quelques autres espèces.Réserve de Yabelo : cette zone naturelle du sud accueille nombre d'espèces d'oiseaux.3- Le plus apprécié...
Aksum; Chutes du Nil Bleu ; Gondar; Harar; Lac Tana; Lalibela; Parc national d'Awash; Parc national de Gambela; Parc national de Mago; Parc national du Mont Balé; Parc national de l'Omo; Parc national du Simien.
Ayant déjà parcouru une partie de l'Ethiopie lors d'un précédent voyage effectué en 2008, ma femme et moi avions l'intention d'y repartir afin de mieux appréhender d'autres aspects de ce pays d'Afrique si différent du reste du continent. A l'occasion de notre première visite, nous avions visité le nord et l'est qui se caractérisent par une histoire ayant laissé de nombreuses traces dans les paysages et les villes traversées. Ayant voyagé par saut de puces en avion à cette occasion, nous n'avions pu approcher la réalité des campagnes et leurs diversités. Seul le retour depuis Harar à Addis en voiture nous avait permis de nous rendre compte, en partie, de la dure réalité de la vie rurale, en particulier ces longues files de paysans en marche le long des routes même à des lieux de tout endroit habité. Ce que nous recherchions dans le prochain séjour là-bas, c'était de rencontrer ces différentes ethnies, objet de nombreux documentaires, qui nous les présentaient comme une quasi exception en Afrique. C'était à nous de nous faire une idée réelle de la situation parce qu'entre la réalité et l'image véhiculée par la TV, nous avons appris à nous méfier !!
Le choix du lieu étant défini, il fallait trouver le moyen pour nous y rendre. De plus, cette année, nous avions décidé d'emmener les enfants avec nous ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier circuit . Ils ont grandi ( 14 et 16 ans) et depuis quelques années déjà, ils nous suivent : après la Namibie en 2009, ils ont parcouru le Pérou en 2010, le Soudan et l'Afrique Australe en 2011. Malheureusment pour nous, ils ont pris goût à ces circuits lointains. La manière de voyager n'est pas le voyage organisé classique avec circuit en bus, hôtel et une trentaine d'autres Français . A l'autotour a succédé, les circuits personnalisés où nous disposions d'une logistique adaptée à nous seuls . Seule l'Afrique Australe a été visitée en groupe multinational convoyé en camion/bus et logé en camping. Cette dernière expérience a été la plus difficile à supporter en raison de personnalités d'une nationalité difficilement compatible avec la nôtre. Pour notre voyage en Ethiopie, nous avons recherché, tout d'abord, un organisme local qui pouvait proposer un circuit le plus complet possible en 3 semaines environ et bien sûr le moins cher !!! Après quelques envois de mails, nous avions deux choix possibles l'un avec un TO local avec qui nous avions voyagé en 2008 et qui avait été tout à fait correct dans ses prix et prestations et l'autre, un organisme français qui intervient par l'intermédiaire d'un local. Le premier s'engage sur un prix défiant toute concurrence puisqu'il propose d'emmener les ados gratuitement. Nous lui posons quelques questions supplémentaires mais il annonce , par un autre intervenant de l'entreprise, que ce circuit est difficile avec des enfants en raison des conditions climatiques (ce sera la saison des pluies). C'est quasiment la rupture avec lui. Nous sommes alors obligés de nous rabattre sur l'autre TO français. Le prix proposé est convenable après avoir vérifié sur le Net, quels étaient les prix de la concurrence en l'occurence les grands TO français qui ont cette destination à leurs programmes. Restaient à trouver les billets d'avion à des dates qui nous convenaient et bien sûr également les meilleurs marchés. Quelques clics plus tard, nous avions décidé des dates: départ Paris le 18 juillet, retour le 7 août.
Durant le mois de juin, il a fallu prendre les visas et envoyé une partie du paiement par virement bancaire à Addis. Comme il s'agissait d'un acompte, le reste devant être payé en dollars sur place, il a fallu faire du change ce qui n'est pas très facile dans sa banque quotidienne. A quelques jours du départ , tout était fin prêt.
Le circuit jour après jour :
18 juillet : Nous quittons notre domicile en taxi à 5h30, direction Roissy, terminal 1 - A 6 h nous commençons l'enregistrement des bagages qui prendra un temps certain (plus d'une heure). Nous voyageons avec Turkish airlines : c'est la première fois que nous partons avec cette compagnie aérienne. Pour rejoindre Addis Abeba, nous passons par Istanbul. Dans notre choix des billets, nous avons pu profiter d'une escale longue afin de pouvoir envisager une visite rapide de cette ville. Nous avions pris sur le net tous les renseignements possibles en ce qui concerne la manière de rejoindre le centre ville depuis l'aéroport. En principe, nous disposions de près de près de 3 heures sur place d'autant que nous disposions des cartes d'embarquement pour le second vol.
Après un décollage avec une petite demie heure de retard, le vol de 3 heures et demies s'est déroulé sans problème, une collation très complète nous étant servie.
A l'arrivée à Istanbul, nous nous dépêchons de passer les contrôles douaniers et nous nous rendons au métro qui se trouve dans l'enceinte même de l'aéeoport. Nous prenons des livres turques pour disposer de monnaie à un distributeur automatique CB. Le voyage s'effectue sans accroc. Nous quittons le métro pour prendre ensuite le tramway qui nous dépose en plein centre historique à proximité de ste Sophie et de Topkapi. Pour ma femme et moi, c'est le deuxième passage à Istanbul. C'est la découverte pour les enfants. Beaucoup de touristes dans ces quartiers pittoresques et historiques. Malgré tout, Istanbul n'est plus vraiment la porte de l'Orient comme cela était présenté auparavant : la présence de très nombreuses mosquées ne fait pas oublier une occidentalisation très visible en particulier dans la banlieue istanbouliote. Nous piqueniquons devant Ste Sophie. Nous parcourons, ensuite, l'esplanade entre Ste Sophie et la Mosquée Bleue que nous visitons. Nous nous
promenons dans les quartiers adjacents qui possèdent de belles maisons ottomannes. Devant le temps qui reste, nous décidons de rentrer à pied jusqu'au terminus du métro qui dessert l'aéroport. Cela nous permet de voir de nombreuses mosquées et d'approcher le quartier du Grand Bazar qui sera l'objet d'une visite plus complète à l'occasion d'un vrai séjour en Turquie.
30 minutes de métro suffisent pour rejoindre l'aéroport Ataturk.
Nous décollons avec 30 minutes de retard. Nous profitons de la fin de soirée en vol pour voir le coucher de soleil sur le Bosphore et les îles des Princes. La nuit arrive alors que nous sommes au-dessus d'Antalya. Direction plein sud vers Addis : après avoir traversé la Méditerranée nous remontons le Nil. A Louxor puis Assouan illuminés, succède le Soudan que nous avons parcouru en 2011. Ce fut un très beau voyage dans un pays trop peu visité aux multiples sites archéologiques et au peuple charmant.
Nous arrivons à minuit et demi à Addis. Passage en douane et récupération des bagages sans problème : contrôle des bagages à la sortie de l'aéroport où nous attendait notre hôte Yared. Après les présentations, nous nous rendons à l'hôtel en minibus. A 2h15, extinction des feux dans des chambres confortables du Panorama hôtel qui semble neuf.
19 juillet : Courte nuit puisque nous nous levons à 8H30. Petit déjeuner correct avec un personnel très attentionné. Nos guide et chauffeur se présentent à 10 heures comme convenu nous entamons notre visite d'Addis Abeba par le musée national devant lequel un film se tourne pour la TV éthiopienne. Notre guide francophone Leonardo nous présente les différentes salles en nous commentant laconiquement chaque vitrine, ce qui nous suffit . Après ce passage au musée, nous nous dirigeons vers le Mercato, le plus grand marché d'Afrique : en raison des risques des vols et des pickpockets, nous ne nous y arrêtons pas, d'autant que l'intérêt est réduit. Déjà en 2008, nous n'avions fait qu'un court passage. Par rapport, à cette année là, les embouteillages semblent plus importants d'autant que les feux tricolores ne fonctionnent plus aux différents carrefours. Il pleut et la température est douce, ce qui est normal en cette période de l'année. Nous prenons notre premier déjeuner, en plein air, au restaurant situé dans l'enceinte du musée national. Pas de nourriture locale mais beaucoup d'emprunt à la gastronomie italienne, pâtes, pizzas ce qui sera souvent le cas au cours de notre séjour.
Après le repas, nous visitons l'ancien palais d'Hailé Sélassié qui appartient maintenant à l'Université. Sur deux étages, nous revivons la période faste de la vie de cet empereur en traversant les différentes pièces gardées toujours par son ancien majordome et maintenues dans un excellent état.
Après cette visite, nous partons à Entoto, un quartier périphérique d'Addis où l'empereur Ménélik II à la fin du 19 ème siècle installa son premier palais. De 2350 m nous montons jusqu'à 3000 m d'altitude . La météo n'est pas favorable, la pluie et la brume se sont installées ce qui ne nous permet pas d'avoir un superbe panorama sur la ville qui s'étend au pied de la colline d'Entoto qui est un des lieux de détente des habitants de la capitale et également un des lieux religieux les plus visités lors des cérémonies orthodoxes. En effet, les Ethiopiens appartiennent en majorité à cette religion. Addis est une capitale récente puisqu'elle a été établie à la fin du XIX ème siècle seulement. Jusqu'alors, la capitale était itinérante en fonction de l'ethnie du Négus régnant.
Nous visitons le palais de Ménélik qui est une simple demeure au toit de chaume et à deux niveaux dont nous traversons les différentes pièces vides de tout meuble mais affectées chacune à une fonction bien définie. Nous redescendons ensuite dans la capitale en traversant des forêts d'eucalyptus, qui servent de bois de cuisson et de chauffage, transportés sur le dos par des norias de femmes. Nous traversons un quartier où se vendent des tissus très colorés confectionnés par l'ethnie dorze que nous aurons l'occasion de voir dans quelques jours Nous nous rendons à la cathédrale orthodoxe de la Sainte Trinité qui abrite les sarcophages d'Hailé Sélassié, le dernier Négus, et de sa femme. La cathédrale abrite de nombreux vitraux et fresques relatant des événements impériaux importants du XX ème siècle ainsi que les trônes impériaux.
De retour à l'hôtel, nous profitons du bar afin de déguster nos premières bières éthiopiennes. Le diner pris au restaurant de l'hôtel se compose d'un buffet copieux où le riz est présenté sous de nombreuses formes afin de faire plaisir à la nombreuse clientèle chinoise de l'établissement.
20 juillet : C'est vraiment le départ : à 9h30, Yared arrive ainsi que les véhicules qui vont nous transporter. 2 4X4 Toyota Lx en très état conduits par Sami et Makonen . Nous disposons d'un véhicule pour la logistique parce que ce circuit est mixte : nous logeons soit à l'hôtel, soit en camping en raison du manque d'hébergement dans certains lieux éloignés de toute ville touristique. Pour les repas pris en camping, il nous faut un cuisinier : c'est Santayo qui va tenir ce rôle. Notre guide qui nous accompagne est Leonardo francophone après avoir fait toutes ses études au lycée français d'Addis. C'est un métisse italo-éthiopien . Son grand-père était venu coloniser l'Ethiopie sous la didacture de Mussolini. Cette équipe très sympathique sera aux petits soins pour nous. Nous nous installons à six dans un véhicule sans toutefois être serré après le chargement des bagages dans l'autre voiture. Aujourd'hui direction Jimma en pays gouragué. Nous quittons Addis, sa pollution, ses embouteillages., cela prend bien une heure car la ville est très étendue. Le temps est frais mais sans pluie. La route est goudronnée sur tout le trajet. Nous traversons des plateaux verdoyants très cultivés mais de manière rudimentaire : pas de tracteurs, seulement des labours à l'araire tirée par des bœufs. Ce sera la règle durant tout notre périple. Quelle que soit l'ethnie rencontrée, les pratiques agricoles sont ancestrales. Encore très peu de mécanisation malgré des surfaces cultivées qui peuvent être importantes. Dans ce cas, il y a regroupement des paysans qui mettent en commun leurs bras et leurs bœufs. Au cours de cette matinée, nous visitons la case d'une famille gouragué grâce à notre guide, nous aurons ainsi l'occasion de pénétrer dans de nombreuses habitations des multiples ethnies que nous rencontrerons. Cela nous permet de connaître leurs habitudes et leurs modes de vie. Le plus souvent, l'intérieur de ces huttes est vide de tout meuble, les quelques vêtements possédés par les familles sont posés sur des fils à linge accrochés à l'armature en bois des habitations. Ici, les animaux sont également logés à l'intérieur. Peu d'ustensiles de cuisine qui est faite directement sur un foyer constitué de pierres. Quelques calebasses servent de verres. Une grand plaque métallique sert à la cuisson de l'injera, le plat traditionnel éthiopien qui est une sorte de crêpe réalisée à partir de farine de teff. Cette céréale endémique est de la famille du mil. Les plats cuisinés sont versés sur l'injera qui sert également d'assiette.
Il n'y a pas d'électricité dans ces huttes circulaires faites de bardage de bois d'eucalyptus et d'un toit de chaume. En raison de l'absence de cheminée, l'atmosphère est le plus souvent enfumée et vite irrespirable pour nos poumons occidentaux. Toutes ces habitations fument de toute part et pour nous il nous semble qu'elles vont s'embraser. Nous quittons notre famille après avoir laissé quelques birrs pour le dédommagement et l'accueil charmant. Pour elle aussi, la rencontre avec des enfants étrangers est une découverte.
Nous nous arrêtons à Welkite pour manger dans unrestaurant confortable. Les enfants seront gâtés en choisisant des pâtes assaisonnées d'une très bonne sauce tomate. Ce sera souvent leur repas. Pour la viande, ce sera des chicken cutlets, sorte de nuggets de poulet préparés maison.
Nôtre équipe d'assitance mange de son côté, . Nous reprenons la route après un arrêt d'environ une heure. Les paysages deviennent plus vallonnés et même montagneux. Nous longeons la rivière Gibé qui devient un peu plus loin l'Omo. Il y a construction de barrages importants dans la région afin de produire de l'électricité qui manque encore cruellement en Ethiopie. Les coupures sont fréquentes même dans Addis. A la fin des travaux de construction, le pays pourra envisager l'exportation de son courant vers les pays limitrophes ( Soudan, Djibouti). Nous faisons quelques arrêts pour nous dérouiller les jambes en particulier au marché d'Abelti.
Vers 16 heures, nous arrivons à Jimma où nous logeons à l'hôtel . Nous disposons de deux chambres. Les salles de bain sont déjà bien détériorées pour un établissement qui semble récent. L'eau chaude n' est pas au rendez-vous pour la douche ! Il faut aller se plaindre à l'accueil. Nous faisons le tour du propriétaire et découvrons une piscine de bonne s dimensions mais le climat frais ne nous permet pas d'envisager un plongeon. Le restaurant est sur une terrasse en plein air. Des coupures de courant retarderont notre dîner . Une grosse averse vient perturber la fin de soirée. La rencontre avec des blattes dans la salle de bain fait crier notre fille encore peu habituée à l' Afrique profonde.
21 juillet : Aujourd'hui, nous prenons la direction du sud. La pluie est au rendez-vous. Ce matin , pas d'électricité dans la chambre, l'eau chaude n'est pas au rendez-vous non plus : tout cela est un des défauts inhérents à l'Ethiopie. Ce pays manque pour l'instant d'une production autosuffisante en électricité ce qui nécessite des délestages Pour ce nous concerne , c'est l'installation électrique de l'hôtel qui est en cause. Le petit déjeuner est impacté par ces petits problèmes d'intendance : le café ne peut être fait de même que le pain grillé.
Nous quittons Jimma vers 9 h. Fini le goudron , nous entamons notre périple sur piste . Nous nous dirigeons vers Mizan Teferi afin d'y voir des plantations de café. Nous traversons de nombreuses forêts de résineux. Nous nous arrêtons à Bonga pour déjeuner. Il pleut des cordes. Malgré czela, nous mangeons à l'extérieur sous des parasols plutôt des parapluies.
L'après midi, nous traversons des plantations de thé. La piste est de plus en plus difficile en raison des chutes de pluie. Des ornières profondes perturbent notre circulation. Il est nécessaire pour Sami, notre chauffeur, de passer en 4X4 afin de se sortir d'embûches désormais quasi permanentes. Cela ralentit notre marche vers le sud. A 16 heures, nous commençons à chercher un lieu pour camper. La pluie s'arrête mais le temps reste bien gris. Ce doit être notre premier campement et cela va se passer dans de difficiles conditions. Leonardo, notre guide, s'emploie à nous trouver un coin sympa pour poser nos tentes nous pensons l'avoir trouvé à proximité d'un hameau Dizi, l'ethnie peuplant la région . Pour cela, il est nécessaire de faire la demande au chef de village qui n'a pa trop l'habitude de recevoir des touristes. Nous bivouaqueront dans un champ surplombant la route et qui abrite plusieurs granges et étables. Devant l'humidité du sol, notre équipe installe nos tentes à l'intérieur même d'une de ces granges. Le temps s'améliore avant le crépuscule. Santayo, notre cuisinier s'installe dans uns hutte servant habituellement de poulailler. Avec la nuit, il est nécessaire de mettre un pull over de plus car l'humidité est bien présente.
Durant toute notre installation, la population des alentours s'est densifiée autour du camp car les toursites ne sont légion dans le coin. Les enfants et les adultes s'invitent au camp éphémère Ils nous apportent du bois pour faire un feu qui nous réchauffera durant le repas pris à l'extérieur. Une table a été installée, garnie d'une nappe. Notre équipe mange de son côté et nous sommes servis comme des princes avec notre cuisinier en grande tenue, toque et veste blanche ce qui est totalement incongru dans le lieu. Cela nous amuse et nous prenons des photos de ce premier repas pris en camping . Soupe de légumes, pâtes à la tomate, fruits sont au menu. A la fin du repas, nous nous regroupons tous autour du feu de bois qui crépite. Le cuisinier, jongleur à ses heures, nous fait une démonstration avec des pommes. Nous applaudissons son exhibition réussie.
Vers 21 herues nous nous couchons dans notre grange.
22 Juillet : Réveil ver 7h30, après notre première de camping qui s'est passée sans problèmes. Il n'a pas fait froid et le soleil est au rendez-vous sur un très beau paysage de moyenne montagne. Le cuisinier s'st mis en quatre pour notre premier petyit déjeuner, œufs, tartines, confitures, nutella et café éthiopien, bien sûr. Nous le prévenons que les œufs, le matin , ce n'est pas dans nos habitudes culinaires. Il nos propose des pancakes qui feront bientôt notre bonheur à cette heure matinale. Comme lors de tous les repas qu'il nous oprépare , il est en toque et en veste blanche...
Vers 9h, nous reprenons la route après avoir marché le long de la route pendant quelques minutes, le temps que notre équipe range le matériel dans les voitures. Cela nous permet de rentrer dans un dispensaire de campagne où ma femme, infirmière, remarque les installations réduites en qualité et en quantité dont dispose son homologue éthiopienne. Mais il est possible tout de même d'y réaliser des accouchements, à condition , toutefois, qu'il n'y est pas de complications. Le premier hôpital est à plus de 3 heures de piste. Nous pénétrons également dans une case de l'ethnie Dizi.
Nous prenons le chemein de Mizan Teferi mais après une heure de route, nous apprenons que celle-ci est coupée en raison des fortes pluies récentes. Nous devons envisager de ne pas faire étape dans cette ville où nous devions visiter une plantation de café, la région étant une grande productrice de cette plante d'origine locale. La piste est de plus en plus difficile , des ponts ayant été emportés par des rivières en crue.
Vers 11h, nous arrivons à Tum, un gros village entouré d'une végétation tropicale. Nous prévoyons d'y manger. Pour cela, notre cuisinier s'installe dans la cour d'un hôtel local . Nous faisons le tour du propriétaire et visitons les chambres placées tout autour de la cour qui sert de parking, de laverie. Le femmes demandent où se trouvent les toilettes et à leur grande stupéfaction, celles-ci sont derrière l'établissement dans des cabanes en tôle où il est difficile de pénétrer tant les odeurs sont difficilement supportables. Ce sera une des situations les plus désagréables que l'on aura à supporter durant ce circuit. En effet, pour les Ethiopiens, les toilettes ne sont pas primordiales et leur entretien laisse souvent à désirer.
Après le déjeuner servi dans le coin bar de l'hôtel, nous reprenons la route pour rejoindre directement Kibbish pour aller à la rencontre du peuple Surma, ethnie belliqueuse du sud éthiopien qi vit le long de l'Omo. Après quelques kilomètres, nous tombons sur une rivière que nous devons passer à gué. Nos chauffeurs s'aperçoivent bien vite que le passage sera délicat voire impossible. D'autres véhicules se présentent : tout d'abord un camion qui réussit à franchir les eaux en furie. Un 4X4 ne tente même pas le passage après que des hommes l'aient fait. L'eau leur arrivait au-dessus du genou. Commes les variations de niveau sont rapides en période d'orage, nous patientons une bonne heure mais le niveau ne baissant pas notre équipe décide de faire demi-tour. En chemin , nous visitons uns famille dizi qui nous fait l'amabilité de nous recevoir chez elle. Grâce à notre guide, nous apprenons à connaître son mode de vie, les cultures qu'elle pratique (maïs, bananier, mil, sorgho) et les animaux qu'elle élève. Comme dans toutes nos visites, nous nous enfumons dans ces cases ne possédant pas d'autre ouverture que la porte d'entrée. Nous les remercions par de menus cadeaux pour les enfants.
Nous sommes de retour à l'hôtel où nous avions déjeuné. Nous nous installons dans une chambre pour la nuit en connaissant les inconvénients du lieu. La chambre est propre sans autre mobilier que les lits. Avant la nuit, nous partons au marché qui se tient tout près de l'hôtel. C'est le lieu de rencontre qui permet d'échanger les productions particulières à chacune des ethnies des environs et de trouver la future âme sœur car souvent la tradition nécessite de ne pas se marier avec une personne de son village.
De retour à l'hôtel nous croisons un couple de touristes espagnols voyageant comme nous avec chauffeur, guide et cuistot. Cela nous permet de croiser nos informations. Ils doivent également se rendre dans le sud. Notre guide nous annonce que nous tenterons le lendemain un nouveau passage du gué. Sinon, il faudra envisager un etour anticipé et utiliser différemment les journées perdues.
Après le souper, nous repartons visiter Tum entourés par une nuée de gamins tout contents d'en voir des différents. Il est vrai qu'il est rare de voyager avec des ados. Les nôtres ont pris l'habitude de ces immersions en terre lointaine ce qui leur a permis d'en apprendre un peu plus sur le monde qui les entoure et de la chance qu'ils ont malgré les problèmes que nous rencontrons.
Un enfant nous propose un pose-nuque, ustensile possédé par tous les hommes du sud éthiopien qui leur sert la nuit et également le jour pour s'asseoir. Ce sera notre premier achat de souvenir.
A notre retour à la chambre, nous trouvons devant celle-ci un pot pour ne pas avoir à utiliser les toilettes la nuit.......
23 juillet : Pas de moustique, nuit calme mais un problème survient : rejoindre les toilettes. Il faut faire avec les conditions locales . Après ce désagrément passager, nous prenons un bon petit déjeuner avec crêpes au menu. Impeccable. Durant ce moment les chauffeurs sont allés faire un tour au gué. Ils reviennent avec une mauvaise nouvelle, l'eau est encore montée par rapport à la veille. Donc nous abandonnons l'idée de rjoindre Kibbish. Leonardo va s'occuper de comment utiliser les 2 ou 3 jours qui suivent avant de reprendre le cours normal du circuit. Pour cela, il s'entrtient par téléphone avec son patron Yared resté à Addis. Le portable a vraiment du bon. Même dans ces régions très isolées, les liaisons passent bien.
Nous remontons comme prévu mais plus tôt à Jimma.
Ce sera la journée de la pluie. Celle-ci nous suit ou nous précède. En effet, nous sommes bloqués plusieurs fois par des files de véhicules embourbés et ne disposant pas de la motricité d'un 4X4. Sur certains tronçons en travaux, la boue crée des ornières de plus de 20 centimètres difficiles à emprunter. Cela permet de faire des photos originales.
A midi, il est difficile de sortir de la voiture tant l'orage est violent pour rejoindre le restaurant d'un petit village. Durant tout le circuit, nous sommes en pension complète excepté pour les boissons. Si pour les parents, celles-ci sont le plus souvent des bières locales, les enfants bénéficient de Coca ou de Pepsi, les deux marques sont présentes sur le marché éthiopien . Dans ce pays, il n'y a pas encore de canettes et ces boissons sont servies en bouteilles consignées, même dans les endroits les plus reculés du pays. Cela a l'avantage de ne pas voir trop de détritus dans les rues. De même, les sacs plastiques n'existent pas trop. Seules des bouteilles plastiques ont fait leur apparition pour l'eau minérale.
A la fin du repas, la pluie a diminué en intensité ce qui nous permet de rejoindre les voitures sans trop patauger.
Nous arrivons à jimma en fin d'après midi et retrouvons notre hôtel. La pluie n'a pas amélioré la qualité de ses installations et il est difficle de prendre une douche. L'électricité n'est pas non plus au rendez-vous et je suis dans l'obligation de bidouiller un disjoncteur avec du sparadrap afin de rétablir le courant bien utile pour recharger les différentes batteries des appareils photo et consoles de jeu qui occupent les jeunes durant la route.
L'eau de la piscine est marron suite aux intempéries ce qui ne perturbe pas des locaux de s'y tremper dedans.
L'heure du repas est retardée en raison des coupures intempestives d'électricité.
24 juillet : Nuit sans moustiques ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier passage.
Ce matin , il fait beau, nous partons pour Sodo vers 9h. Nos voitures sont marquées par les passages dans la boue et leur couleur a viré du blanc au marron.
Jour de piste. Celle-ci est récente et permet de s'éviter un gros détour pour rejoindre l'autre rive de l'Omo et la vallée du Rift. Nous rencontrons de magnifiques paysages de montagne très verdoyants. Comme partout en Ethiopie, nous croisons beaucoup de monde le long de la route malgré l'espacement des villages. La piste est très sinueuse et parfaitement réalisée avec des barrières de sécurité dans chaque virage. Nous nous arrêtons plusieurs fois afin de rencontrer la population locale en visitant leurs habitations. Les ethnies se succédent mais le mode de vie change peu. Des agriculteurs qui vivent de cultures et d'élevage logeant dans des cases dotées d'un minimum d'équipement. Ils dorment le plus souvent à même le sol en terre battue, couchés sur des peaux de vache. Très peu d'ethnies dorment sur des lits tressés montés sur des armatures de bois. Des callebasses servent de récipients et de louches. Le foyer est fait de pierres où seule une marmite métallique constitue le seul élément moderne de leur matériel usuel.
Des bâtiments de culte sont dispersés dans la campagne, même en dehors de tout village. Des églises le plus souvent orthodoxes et circulaires ou bien des mosquées.
A midi, nous nous installons dans un hôtel restaurant disposant d'un superbe bar assez irréel pour le lieu très isolé qui nous accueille.
L'après midi nous franchissons l'Omo sur le dernier pont existant avant son delta dans le lac Turkana distant de plus de 300 km. Le paysage de gorge est très beau . La chaleur qui ne nous avait pas accompagné depuis notre départ, est enfin là . Plus de 30 ° au thermomètre de la voiture. L'eau du fleuve est brune, chargée d'alluvions suite aux fotes pluies. Cela crée de belles couleurs dans le paysage très verdoyant des rives. La région est très montagneuse aves des sommets qui avoisinent les 3000 m. Nous faisons de nombreux arrêts en raison des beaux points de vue que l'on a sur la rivière et les gorges.
Nous arrivons vers 16h30 à Sodo où il pleut à.....seau. Nous nous installons dans deux chambres dont une seule disposera d'eau pour la douche. C'est pourtant le meilleur établissement de la ville !!!
Toutes les organisations humanitaires s'y pressent.
Dans le jardin de l'hôtel nous croisons une invitée inattendue : une tortue d'environ 40 kg qui se promène tranquillement. Nous prenons l'apéritif sur la terrasse dominant la ville qui semble très active. Au loin, nous entendons des chants religieux provenant d'une église et relayés par des hauts parleurs efficients.
Le souper est long et la carte bien que longue ne dispose pas de tous les plats qu'elle propose. Le choix est restreint mais fait le bonheur de tous malgré tout. Heureusement que les pâtes à la tomate sont toujours là !!!
25 juillet : Il a plu beaucoup une bonne partie de la nuit. Ce matin , réveil vers 7h30.
Nous nous dirigeons vers Arba Minch, ville située au bord du lac Chamo à environ 150 km. Après la montagne, nous parcourons une plaine souvent marécageuse ce qui permet de voir une faune ornithologique importante. Il y a pas mal d'occasion de s'arrêter : des oiseaux en pagaille, une chute d'eau très embrumée en raison du niveau des eaux, des rivières en crue qu'il faut passer à gué que l'on soit, en automobile, à pieds -humains comme bétail !!
Nous longeons les lacs Abaya et Chamo qui possédent une population très importante de crocodiles et d'hippopotames ainsi que des colonies de marabouts et
Nous arrivons pour midi et nous installons dans l'hôtel aux chambres confortables et où tout semble fonctionner (eau et électricité). Bonne nourriture également avec, pour les jeunes, des frites et du poulet, tout un programme. Dans le jardin de l'hôtel où nous prenons notre café à la mode éthiopienne, gambade un dik-dik qui fait la joie de tous les enfants présents et même des adultes.
Cette après midi nous partons visiter un village de l'ethnie Dorzé qui habite à près de 3000 m d'altitude à environ 30 km d'Arba Minch. Nous quittons la route principale pour s'engager sur une piste qui traverse une forêt de résineux qui nous rappelle celle de nos Alpes d'autant que le temps couvert s'embrume de plus en plus. En sortant des voitures, nous sommes presque transis de froid (6°). Nous visitons le village constitué de huttes en forme de tête d'éléphant caractéristiques de l'ethnie dorze. Celles-ci sont mieux équipées que celles précédemment visitées. Des chaises en bois tendues de peux de vache constituent l'essentiel du mobilier ainsi que des lits. La pièce d'habitation est séparée de celle dédiée aux animaux par une cloison tressée de fibres de faux bananiers (enset). Ceux-ci fournissent une sève qui est extraite de l'écorce pour en faire une pâte (godjo) qui est consommée après une maturation de plus de 3 mois, ensevelie dans le sol et enveloppée dans des feuilles de l'arbre. Les Dorze sont d'excellents tisserands, ce que nous voyons lors de la visite d'un atelier de tissage de coton où seuls travaillent les hommes. Leurs productions sont vendus sur le marché d'Addis dans le quartier situ�� au pied de la colline d'Entoto. Nous achetons une sorte de plaid aux couleurs éthiopiennes. Le climat est très froid et cela m'inquiète car à la fin du circuit nous nous rendons au parc national de Balé où l'altitude moyenne est de 3000 m, la même que celle d'aujourd'hui. Si les conditions atmosphériques sont les mêmes, il sera difficile de profiter du site et d'y rencontrer ses habitants rares, les loups d'Abyssinie et les nyalas des montagnes.
De retour à Arba Minch, je pars parcourir les environs de l'hôtel en particulier l'église de Saint Gabriel dont le parc se remplit d'une foule importante, pendant que le reste de la famille profite du confort des chambres.
Après le souper pris dans les jardins de l'hôtel copieusement garni par la bonne société locale, nous allons nous coucher.
26 juillet : Je viens de passer la pire nuit depuis bien longtemps. Hier soir, après un retour à la chambre relativement tôt, la préparation des bagages pour le lendemain étant faite, je rédige un court compte rendu de la journée passée afin de garder plus précisément les petits évènements du voyage, c'est à ce moment que j'entends un chant liturgique issu d'un haut parleur situé à peu de distance de l'hôtel : j'ai vite compris que cela venait de l'église orthodoxe Saint Gabriel située quasiment en face de notre hébergement. Le taux de décibels est très élevé. Je m'en accommode pensant , il était 21h15 environ, que cela allait durer, comme pour nos messes catholiques, environ moins de deux heures. Je me couche et cherche à trouver le sommeil malgré le bruit assourdissant qui envahit la pièce. Le temps passe. Près de 2 heures après le début de l'office, un arrêt des sermons et chants s'effectue. Ouf, cela est fini. Hélas quelques minutes après, les chants liturgiques reprennent . Il en sera ainsi jusqu'au lendemain matin. 7 minutes d'arrêt par heure seulement. Vers 3 heures du matin , j'ai craqué et suis sorti de la chambre en ayant envie de tirer dans les hauts parleurs d'autant que le gardien de l'hôtel que je suis allé voir pour demander des explications, disposé d'une kalachnikov !!!! et cela a duré toute la nuit jusqu'au midi suivant. Je ne suis pas pratiquant, mais la religion orthodoxe ne me comptera pas prochainement dans ses fidèles !!!!
N'ayant pas dormi de la nuit, le reste de la famille non plus d'ailleurs, je prends une douche qui me permettra de tenir la journée sans sommeil.
Ce matin , excursion en bateau sur le lac Chamo afin de voir ses habitants : crocodiles , hippopotames, et oiseaux, pélicans, marabouts, aigles pêcheurs. Leonardo nous accompagne et servira à pousser l'embarcation quand celle-ci reste tanquée dans la vase d'un haut fond à proximité immédiate des sauriens. Nous en voyons de nombreux, de toute taille, alanguis sur la grève à l'embouchure d'une rivière se déversant dans le lac. Nous restons une heure en s'approchant de plus en plus de ces crocodiles du Nil qui approchent les 6 m. Il y a également de nombreux hippopotames mais ils sont difficiles à photographier car ils nagent et sont le plus souvent immergés. Leur apparition fortuite est courte, le temps de respirer et ils s'enfoncent de nouveau très vite dans les eaux du lac. 2 heures de navigation.
Nous rentrons à l'hôtel pour nous restaurer et charger les bagages. Après le repas, nous partons en direction du sud en longeant tout d'abord le lac Chamo. Nous faisons quelques arrêts photo dans la campagne où les champs de maïs succédent à ceux de sorgho et de mil, quand tout n'est pas mélangé !! Pour protéger ces cultures de la voracité des oiseaux, des petites estrades faites de branches d'arbre parsèment les champs. Dessus des enfants armés d'une fronde lancent des cailloux du matin au soir pour effrayer les volatiles trop entreprenants. Dans un village, nous voyons des jeunes jouant au loto , disposant d'un système digne de nore tirage du loto. Une petite cabane en tôle
abrite toute une installation pour recharger les batteries de téléphone portable à partir d'un générateur à moteur. En effet, les villages ne disposent pas d'électricité mais par contre, le téléphone portable est bien développé. Tous les 10 km, nous trouvons des réémetteurs ce qui permet de disposer d'un réseau efficace de téléphonie mobile dont on pourrait s'inspirer !!!
Nous nous arrêtons au marché de Konso où différents ethnies se retrouvent pour échanger du maïs en particulier. Nous sommes très bien accueillis et aucune animosité envers les touristes se dégage de ces quelques minutes de rencontre. Nous reprenons la route jusqu'à Weyto, un village situé à un carrefour menant vers Jinka et Turmi, les deux portes pour aller visiter les peuples du sud. Nous plantons la tente dans ce qui devait être la cour d'un hôtel, mais de celui-ci, il ne reste que les chambres alignées sur un niveau. Les toilettes sont installées dans des cabanes en tôle où l'odeur est insupportable. Souvenir d'un passé plus glorieux, des restes d'installation sportive en particulier de quoi faire de la gymnastique avec des barres parallèles ou de l'haltérophilie.
Sous des abris au toit de chaume, nous trouvons un bar et ce qui devait être une salle de restaurant qui servira à notre cuistot de cuisine. Ce soir, la chaleur est au rendez-vous mais malgré cela nous ne pourrons pas prendre de douche ne disposant que d'un lavabo planté là en plein air. Comme tous les soirs de camping, notre cuisinier nous fait un bon dîner avec en particulier des pizzas, le tout arrosé d'un vin local que nos accompagnateurs nous ont offert. Je tiens à préciser qu'il ne fait pas oublier même un VDQS de chez nous !!!
27 juillet : Avec la fatigue accumulée par le manque de sommeil de la veille, nous dormons très bien d'autant que la nuit a été très douce. Avant le reste de la famille , je pars à la découverte du village et de ses habitants tant humains qu'animaux. Je découvre ainsi les éboueurs locaux : les vautours qui ont pris pension dans toutes les cours des habitations pour les nettoyer. Les enfants conduisent les troupeaux de chèvres et de moutons dans les environs. A mon retour, la famille est prête à prendre le petit déjeuner.
Vers 9 h, nous quittons Weyto en direction de Key Afer , village où se mêlent différentes ethnies en particulier, les Tsemaïs, les Bannas et les Hamers. Nous nous arrêtons pour voir un village tsemaï, ethnie très peu différente de celle des Hamers, la différence étant une question de prononciation dans leur langue. Les hommes peuvent épouser jusqu'à 5 femmes qui vivent séparément. Ils peuvent également épouser des Hamers. D'ailleurs, les mariages s'effectuent à partir de villages différents afin de minimiser le risque de consanguinité.
Pour nous, à partir de maintenant nous éprouvons un sentiment désagréable car il faut payer pour réaliser des photos. Ce n'est pas le prix qui est en cause mais la manière de faire : les femmes, les enfants s'alignent et l'on choisit qui l'on veut prendre en photo !! Cela ressemble un peu au marché aux esclaves ou au choix d'une prostituée dans une maison close. Je pose la question au guide de donner une somme globale que le village se partagerait, mais ce n'est pas envisageable car ces ethnies sont très individualistes. Il faut faire avec, les us et coutumes du tourisme local !!
Nous reprenons la route en traversant de vastes champs dévolus à la culture du coton. Bientôt, la savane deviendra la terre de culture de la cane à sucre au détriment des ethnies qui seront déplacées si les mesures envisagées par le gouvernement éthiopien sont appliquées.
Nous arrivons pour midi à Key Afer où nous nous installons pour la nuit. Nous campons dans le jardin d'un hôtel . Nous avons à notre disposition une chambre et sa salle de bain .
A midi, beignets de courgette et macaroni au menu accompagnés de viande panée.
L'après midi, Leonardo nous emmène dans la campagne environnante afin d'aller à la rencontre de l'ethnie Banna. Nous parcourons pendant 3 heures les chemins tracés entre les champs de maïs, de mil , de tournesol et de sorgho qui constituent l'essentiel des cultures pratiquées dans la région. Nous pénétrons dans des cases afin de connaître la manière de vivre de cette ethnie qui semble vivre comme au temps du néolithique. Les femmes sont habillées de peau de bête. L'intérieur des cases est minimaliste du point de vue de l'aménagement. Une partie est réservée aux animaux (vaches, chèvres). Nous partageons avec eux la boisson qu'ils proposent aux invités : une décoction faite d'enveloppes de grain de café. En effet, lorsqu'ils en cultivent, ils vendent les grains à un bon prix et conservent l'enveloppe de moindre valeur. Grâce à notre guide, et à un guide local qui sert de traducteur entre l'amharique et le banna, nous apprenons que l'allumette n'a fait son apparition ici qu'il y a 5 ans !!Comme chez les Tsemaïs, le Banna peut avoir 5 femmes. Il n'y a aucune notion de temps : l'âge des individus est inconnu. Même la notion d'année n'existe pas ce qui permettrait de se répérer. Le foyer est fait à l'intérieur même de la case d'où une fumée vite suffocante. De plus, en raison de la faible taille de l'ouverture, la pénombre est quasi constante. En plus de la hutte d'habitation, chaque famille dispose de granges cylindriques placées sur pilotis afin de se protéger des rongeurs principalement et associées à chacune des cultures pratiquées. De même les poulaillers faits en branchage d'épineux sont surélevés afin de protéger la volaille des prédateurs tels que les hyènes.
Au cours de notre promenade, nous croisons des hommes qui sont le plus souvent armés de fusil type kalachnikov : ce sont des gardiens de troupeau qui se protégent ainsi de mauvaises rencontres !! En effet, dans ces régions du sud de l'Ethiopie, les razzias pour voler du bétail ne sont pas rares entre ethnies.
Nous sommes de retour au campement après avoir visité des formations géologiques de bad lands situées à proximité même du village.
28 juillet : La nuit a été bonne sous tente excepté la fin qui a été bruyante en raison de la messe orthodoxe à partir de 5 h du mat . Les hauts parleurs à fond ont trnsmis les chants et les sermons des prêtres. Aujourd'hui piste pour Jinka que nous atteignons en fin de matinée après quelques arrêts pour prendre des clichés de la vie rurale . Pour atteiindre l'hôtel situé à l'entrée de la ville nous traversons à gué une rivière qui sera dans quelques heures infranchissable. L'hôtel est situé dans un magnifique parc très bien fleuri. Nous disposons de 2 chambres spacieuses mais sans eau;Il faudra de nombreux dialogues avec la réception pour en obtenir. Le restaurant est très agréable et nous buvons le café sur la terrasse en regardant l'ouverture des Jerux Olympiques.
Nos guide et chauffeur viennent nous cherfcher vers 14h30 pour aller visiter le marché local. Quelques centaines de mètres nous séparent du centre ville où se trouve la piste d'atterrissage de l'aéroport !!! Les avions ne se posent plus en particulier durant la période des pluies qui rendent impraticables cette piste en herbe. L'activité est très importante sur ce marché hebdomadaire où de nombreuses ethnies viennent échanger leurs productions. Nous voyons également le marché aux bestiaux où l'on trouve de magnifiques bœufs. Le prix y sont très importants puisque un bœuf peut atteindre les 1500 euros. (30000 birrs). Le qat est également vendu de même que des feuilles de tabac. La principale ethnie rencontrée est celle des Aris. Ce jour, pas de Mursis peut être en raison de la saison des pluies qui perturbent les déplacements sur de longues distances. Pour transporter les grosses charges ce sont des ânes qui servent de moyen de transport. Ils ont même un parc de stationnement qui leur est affecté durant la période de marché. Le textile est de plus en plus importé de Chine ce qui fait une perte d'identité pour les différentes ethnies dans les costumes. C'est surtout évident pour les hommes. La mode vestimentaire locale reste surtout l'apanage des femmes. Les maillots d'équipe de foot font sensation chez les jeunes garçons principalement. Et pourtant le football n'est pas réellement pratiqué en ethiopie et en particulier dans les campagnes. C'est le développement de la télévision qui a entraîné cet engouement.
Nous restons une paire d'heures sur le marché de Jinka avant de rejoindre un autre marché à une dizaine de kilomètres de là. Il est établi sur une vaste place herbeuse où de nombreuses femmes ont installé leur stand. Celui-ci est souvent une toile posée à même le sol où sont installées les différentes productions agricoles. (maïs, pois, oignons). Quelques unes proposent des plats cuisinés
pour restaurer les visiteurs et vendeurs. Peu de produits locaux en ce qui concerne l'habillement et le textile. Seules quelques cotonnades locales sont venues.
Bientôt arrive un violent orage qui entraîne un pliage rapide des stands et un repli stratégique vers des abris de fortune. Nous rentrons à l'hôtel précipitamment ce que nous ne regrettons pas car il faut franchir une rivière à gué qui sera en crue. Nous la verrons monter en quelques minutes de plus de 3 mètres. Impossible de la franchir, ce qui dérange les piétons qui devront emprunter une passerelle de fortune pendant quelques heures, le temps que le niveau baisse. Quelques intrépides se lancent tout de même à passer ce qui laisse à penser que la situation est fréquente. Pour nous , la fin d'après midi se passe à l'hôtel à se reposer et à profiter d'une bonne douche dès lors que l'eau chaude revient.
Pourquoi notre séjour là bas ?
La présence sur place d’un ami français de longue date, qui nous a déjà fait partager son amour des pays exotiques, méconnus et riches de sites souvent classés au patrimoine mondial de l’Unesco.
Comment nous nous y sommes rendus ?
Grâce à Internet, nous avons trouvé un circuit proposé par la compagnie aérienne locale:Ethiopian Airlines. Des contingences matérielles nous obligeaient à cibler une durée d’environ 10 jours sur place. Pour ce laps de temps, nous avons étudié le circuit nous permettant d’approcher, au mieux, les sites les plus intéressants de la destination.
Adaptant un voyage existant, nous avons sillonné le pays par vols aériens afin de raccourcir les temps de parcours entre les points de chute envisagés. En effet, nous avions décidé de ne pas nous cantonner au seul nord du pays mais également de pousser vers l’est afin d’entrevoir une autre Ethiopie. Le sud, oublié lors de ce séjour, sera peut être une de nos prochaines destinations afin d’y rencontrer des ethnies maintenant des rites multiséculaires en voie de disparition.
Et maintenant, partons à la découverte de ce pays
Jour 1:
Arrivés à Addis Abeba après un vol d’environ 8 heures, nous avons tout d’abord découvert la ville grâce à notre ami qui nous a conduit à travers les grandes artères d’une ville récente (histoire vieille d’environ un siècle au plus) très vallonnée et où l’air se fait rare en raison de l’altitude. La visite d’échoppes d’artisanat nous a permis de faire connaissance avec les différentes ethnies que nous allions rencontrer au cours de notre périple. Ustensiles de la vie courante associés aux sculptures sur bois et même ivoire interdite bien sûr à l’exportation nous ont fait découvrir la multiplicité des religions qui s’entremêlent et se respectent mutuellement. Ici, la majorité de la population de confession orthodoxe croise une minorité musulmane dont elle adopte certaines pratiques en particulier lors des cérémonies religieuses.
Ce premier jour nous a permis de nous acclimater à l’altitude et de rencontrer une population calme et disciplinée très différente de l’exubérance africaine telle que l’on se l’imagine. Le climat frais est peut-être une des composantes à l’origine de ce comportement.
Jour 2:
Partis à l’aube, nous volons vers Bahar Dar. La ville est posée au bord du lac Tana, d’une superficie de 3500km² et parsemé de 37 îles. Quelques unes ont été le refuge de moines orthodoxes au cours de l’histoire mouvementée de l’Ethiopie lors du moyen âge. Ils y ont établi des monastères et des églises toujours en activité qui maintiennent les rites vieux de plus de 1500 ans. Les livres religieux sont écrits en gueze, écriture, d’origine sémitique, utilisée pour la seule liturgie.
En canot, nous rejoignons la péninsule de Zéghé afin de visiter l’église Ura Kidhane Mehret bâtie en torchis et célèbre pour ses peintures du XVI ème siècle .
De retour à Bahar Dar, nous faisons un crochet par l’île monastère où les peintures ont été restaurées durant le XIXème siècle.
L’autre centre d’intérêt de la région réside dans les chutes du Nil Bleu qui est le déversoir du lac Tana. Celles-ci, à environ 40 km de distance, sont accessibles après avoir traversé le fleuve en amont des chutes. Lors de notre passage en fin de saison sèche, le niveau des eaux est au plus bas et malgré cela, la vision de ces flots tumultueux à proximité desquels paissent des troupeaux de buffles est très apaisante
Jour 3:
Un saut de puce en avion nous permet de franchir le lac Tana et de rejoindre Gondar, la première cité impériale éthiopienne de l’histoire récente. Nous découvrons un ensemble de châteaux et palais construits au cours des 17 et 18ème siècles sous la conduite d’architectes portugais et indiens ce que confirment des bas reliefs sculptés. L’instigateur de ces demeures quasiment uniques dans l’Afrique subsaharienne est l’empereur Fasiladès qui fixe sa capitale alors qu’auparavant celle-ci était itinérante en fonction de la situation politique de la région et de l’avancée des musulmans en provenance de l’est et du nord.
Cet ensemble de palais est complété par les bains impériaux, situés en contrebas dans la ville, toujours utilisés lors des fêtes de l’Epiphanie pour une purification en nombre des croyants orthodoxes.
Nous visitons l’après midi l’église de Debré Birham au magnifique plafond du XVII ème siècle rempli de visages d’ange fixant les officiants et les fidèles.
Jour 4:
Vol vers Lalibela, le site touristique emblématique de l’Ethiopie. A notre arrivée à l’aéroport distant d’une vingtaine de km, nos guide et chauffeur nous attendent pour grimper dans le village aux 11 églises monolithes construites à l’époque de nos cathédrales. Après avoir déposer nos bagages à l’hôtel où nous serons les seuls clients, nous rejoignons l’ensemble des églises situées en plein centre du village. La plus grande est protégée par un dais récent lui évitant l’érosion du temps ( Beta Medhane Alem). Il faut s’imaginer les architectes d’une telle œuvre creusant la roche sur une profondeur de 11 m.
La semaine sainte fait que chacun des sanctuaires visités résonne des chants liturgiques
orthodoxes chantés en gueze par les prêtres.
La visite se termine par Saint Georges, l’église à la forme de croix grecque et emblème du site. Des ermites se sont faits placer, à leur mort, dans des excavations des murs extérieurs et leurs momies se sont conservées au fil des siècles.
L’après midi, notre guide nous a proposé une excursion dans une église antérieure (Yemrehana Kristos) à celles de Lalibela dans un site distant d’une quarantaine de kilomètres. Cela nous permettra de voir la vie pastorale du centre de l’Ethiopie. Pour cela, nous prenons un 4 x 4 permettant d’avaler rapidement la piste qui nous mène dans un cirque montagneux cerné de forêts. Nous grimpons en tirant la langue la dernière pente qui nous sépare de la cavité rocheuse qui abrite l’église de style axoumite aux bandes horizontales marron et blanche en fonction du revêtement des murs. Derrière une paroi en parpaing empêchant l’approche des animaux et des importuns, nous découvrons protégées par le toit naturel de la grotte, deux constructions cubiques aux murs éclairés par de petites fenêtres. Le guide nous fait ouvrir la plus grande par le prêtre qui officie en ce lieu. Le faible éclairage des torches électriques nous permet d’admirer des peintures du XII ème siècle dans un bon état de conservation représentant l’ancien et le nouveau testament. Sorties du sanctuaire, l’officiant nous présente des exemples de croix en or et en argent massifs servant toujours lors des cérémonies et datant de plusieurs siècles.
Le fond de la grotte contient l’ensemble funéraire du roi fondateur de ces églises et des centaines de squelettes de pèlerins accumulés au fil des siècles.
Jour 5:
Changement de paysage lors de notre arrivée à Axoum, la ville la plus septentrionale de l’Ethiopie que nous allons visiter. Nous sommes à peu de distance de l’Erythrée, pays avec lequel l’Ethiopie a été longtemps en guerre et où la frontière n’est toujours pas sécurisée.
L’altitude ayant baissé, nous sommes maintenant à 1800m, l’air est plus chaud et le temps toujours aussi beau qu’auparavant. A Axoum, nous faisons un bond en arrière dans l’histoire puisque la ville aurait abrité la reine de Saba et sa capitale à l’époque du roi Salomon c’est-à-dire plus de 1000 ans avant notre ère. Toute la dynastie des empereurs éthiopiens jusqu’à Hailé Délassié dont il serait le 256 ème successeur, est issue des amours de ces célébrités antiques.
De ce long passé, il reste des palais récemment découverts et des stèles énigmatiques que les archéologues ont du mal à faire parler. Il y a encore peu d’explication sur le rôle de ces monuments disposés sur des tombes royales vidées de leur contenu dès l’Antiquité, enfouies au pied de ces obélisques sculptées et hautes parfois de plus de 20m. La plus haute (33m) a été détruite au cours des premiers siècles de notre ère et pesait 335 t ce qui pose le problème de son érection et de son transport depuis la carrière distante de 4 km. La fin de la visite se termine par la descente dans la tombe du roi mage Balthazar.
Jour 6:
Retour à Addis Abeba en avion pour le vendredi saint. Nous visitons la ville moderne et entrons dans le parc entourant les églises orthodoxes de la sainte Trinité, où est enterré Hailé Sélassié et de la colline d’Entotto, érigée à la fin du XIXème siècle par Ménélik II à l’origine de la capitale actuelle. Les cérémonies très suivies par une population profondément religieuse nous empêchent de visiter l’intérieur des monuments où il est nécessaire de quitter ces chaussures.
Nous entamons ensuite un parcours dans la ville païenne afin de visiter le marché d’Afrique le plus étendu : le Mercato. Nous le traversons en minibus, le guide ne préférant pas nous laisser seuls dans une foule où se mêlent toutes les ethnies du pays dans un entrelacs de boutiques et d’échoppes le long de ruelles traversées par des artères déversant des hordes de véhicules de toute sorte et de tous âges.
Jour 7:
Départ très matinal d’Addis Abeba pour rejoindre Dire Dawa et Harrar. Nous quittons les hauts plateaux du centre pour l’est et la bordure du territoire afar. Nous trouvons une autre culture à la fois plus africaine et plus moyen-orientale que les régions visitées jusqu’à présent.
Les costumes traditionnels sont plus colorés et malgré la présence d’une population musulmane, les voiles pour les femmes ne sont pas légion. La culture du tef, céréale à la base de la nourriture éthiopienne, est remplacée par celle du café et du qat, plante euphorisante qui se consomme dans toute la corne de l’Afrique et au Yémen. La vente sur les marchés s’effectue par les femmes qui trient les branches de ces arbustes afin de différencier les qualités suivant la fraîcheur et la verdure. Les prix varient ensuite du simple au quadruple. Les familles y engloutissent une part importante de leur revenu d’autant plus qu’ici, les femmes consomment le qat à la différence du Yémen où seuls les hommes sont usagers.
Lorsque nous pénétrons dans Harrar, c’est jour de marché à la fois chez les chrétiens et les musulmans qui se sont partagés les emplacements. A l’extérieur de la vieille ville, dans des traverses étroites, boueuses et parfois sous une lumière bleue, s’établit le marché chrétien et aux abords des murailles, les étals des marchandes musulmanes, aux vêtements très colorés, proposent le qat à des acheteurs très empressés. Passés l’enceinte des murs par l’une des cinq portes, nous découvrons des ruelles pavées qui sont associées chacune à une activité : bouchers découpant la viande fraîche et sanguinolente qui sera servie aux festivités de la nuit de pâques, tailleurs assis devant leur échoppe et s’agitant fébrilement sur leur machine à coudre mécanique afin de répondre à des clientes attentives et très décidées sur la mode. Les maisons blanchies à la chaux datent de plus d’un siècle et sont enserrées dans des murs ceinturant une cour qui protège la vie familiale.
Dans le dédale des voies étroites, nous atteignons la place principale de la vieille ville où la vie semble s’être arrêtée à l’aube du XXème siècle: Des ribambelles de mulets poussées par des femmes Oromos aux magnifiques costumes chamarrés portent des fagots qui servent de bois de chauffe. D’où une déforestation importante contrecarrée en partie par le remplacement par l’eucalyptus des espèces domestiques. Désuets pour nous, sont également les taxis d’Harrar : de vieilles 404 Peugeot bleues et blanches circulent encore, chargées d’un bric-à-brac hétéroclite. Les véhicules privés ne sont pas légion en raison du faible niveau de vie et les déplacements s’effectuent le plus souvent en bus sur de longues distances ou en taxi à l’intérieur des cités.
La fin de l’après midi nous permet de faire des achats typiques dans les étals des marchés : cafetière servant lors de la cérémonie du café, savon de Somalie. A la nuit tombée, nous rejoignons les abords des murs de la vieille ville afin de voir un étonnant spectacle : le repas des hyènes. Nous pensions que cette saynète était réalisée pour les touristes. Non pas ! Tout d’abord nous n’étions qu’une dizaine à être entourée par ces animaux tachetés appelés par leur nom par un héritier d’une longue dynastie de nourrisseur de ces équarisseurs de l’Afrique. Tous les soirs, une douzaine de ces canidés rapplique de nulle part afin de festoyer avec des restes de carcasse apportées par cet homme. Il distribue les morceaux sur un bâton tenu à la bouche que chaque hyène vient arracher méticuleusement. Les touristes sont autorisés à faire de même mais peu y sont enclin.
Jour 8 :
C’est le grand jour: en effet c’est Pâques et donc jour de fête pour les orthodoxes mais les musulmans en profitent aussi en raison d’une bonne entente au niveau religieux. Seules les chèvres n’apprécient pas car elles sont au menu des festivités et comme nous sommes dans un pays au faible niveau de vie, il n’y a pas de petits bénéfices et leur peau, si elle est de bonne qualité, est vendue à un négociant qui a pignon sur rue.
Après le petit déjeuner, nous continuons notre visite d’Harrar avec le passage quasi obligé à la « maison de Rimbaud », maison remise en état par l’Unesco où le poète, négociant en armes à la fin de sa vie ne vécut jamais. Tout l’historique de la ville est présenté dans ce musée de même que des témoignages du poète lui-même et ses impressions de la vie dans ces contrées lointaines dans la deuxième moitié du XIXème siècle.
Après ce passage dans ce qui aurait pu être un coin de France si la vérité malheureusement méconnue avait pu être respectée, nous poursuivons nos pérégrinations à travers Harrar. Nous ne verrons pas non plus la villa du navigateur et trafiquant Henri de Monfreid qui venait lors des fortes chaleurs à Djibouti se rafraîchir sur les hauteurs de Babille, ville que notre guide n’a pas voulu nous faire découvrir, l’après midi, en raison de risques tribaux. Il a préféré rester en famille pour fêter Pâques. Nous visiterons également la demeure où vécut enfant, Haïlé Sélassié dernier empereur d’Ethiopie, son père étant préfet de la région sous Ménélik II. Le musée ethnographique qui y a été installé, permet de découvrir les costumes et les us et coutumes à la fin du XIXème siècle.
Jour 9 :
Après un dernier petit déjeuner pris sur la terrasse –restaurant de notre hôtel d’Harrar dominant toute la ville ancienne, nous prenons le chemin de l’Awash par une route de crêtes permettant d’admirer de profondes vallées verdoyantes parsemées de terrasses cultivées et de champs où paissent des troupeaux de chèvres et de bovins. Nous traversons peu de village, les maisons étant clairsemées au milieu des champs. Ce type d’habitat permet d’expliquer la valeur des coureurs de fond éthiopiens devant, dès leur plus jeune âge, parcourir de grande distance afin de se rendre à l’école du village. Les points d’eau constituent un lieu de rassemblement des enfants et des femmes qui viennent se ravitailler aidés par des mulets.
Durant ce temps, les pères sont dans les champs pour conduire l’araire tirée par des bœufs, comme on peut se l’imaginer il y a quelques siècles chez nous.
L’heure tourne et bientôt nous quittons la montagne pour rejoindre l’Awash et la route menant à Djibouti. La fraîcheur fait place à une chaleur torride, à un temps voilé. C’est à ce moment que nous choisissons de crever ce qui nous retarde et nous fait avaler nos dernières réserves de boisson. L’arrivée a l’hôtel est bien venue et nous pouvons nous reposer avant d’aller visiter un parc animalier en fin d’après midi. Nous ne croiserons pas de grands carnivores ni les herbivores africains que l’on imagine trouver lors d’un safari. Nous apercevons des dik-diks, des oryx aux longues cornes rectilignes. Toutefois, nous verrons le dernier lion abyssin, en cage, et le long de la rivière Awash, un crocodile et des singes colobes. Dans ce parc, le site le plus intéressant que nous approcherons, sera constitué par les chutes de la rivière Awash plus sauvages que celles du Nil bleu.
Jusqu’à la nuit, notre chauffeur- guide tentera de nous faire observer des grands koudous mais nous observerons seulement un groupe de pintades, un renard et quelques lapins.
Le soir, nous fréquenterons le « buffet de la gare d’Aouache », cité dans tous les guides touristiques d’Ethiopie mais qui a perdu de sa superbe.
Jour 10 :
Retour à Addis après avoir visité de fond en comble la gare d’Awash. La ligne Djibouti –Addis est en cours de réfection et plus aucun train ne la parcourt. C’est pourtant le seul lien qui permet de joindre et d’approvisionner l’Ethiopie depuis l’océan indien si l’on veut éviter la noria de camions.
La chaleur est moins accablante que la veille et nous en profitons pour admirer le paysage volcanique du rift, à l’endroit même où l’Afrique est en train de se fractionner en deux.
A partir de Debré Zeit jusqu’à Addis sur une bonne cinquantaine de kilomètres, nous faisons du touche-touche avec les véhicules qui projettent des fumées noires en raison de mauvais réglages et de l’altitude.
L’après midi, nous visitons le musée national éthiopien où nous croisons une copie du squelette de notre ancêtre vieille de 3 millions d’année: Lucy trouvée par Y.Coppens dans les territoires Afars. Une exposition temporaire retrace la vie du premier grand coureur africain :Abébé Bikila, vainqueur de 2 marathons olympiques dans les années 60.
Le soir, dîner de gala chez notre hôte dans sa résidence située à l’intérieur de l’ambassade de France. Nous côtoyons des invités de la bonne société éthiopienne, ou assimilée.
Jour 11 :
Dernier jour en Ethiopie, nous profitons du cadre magnifique dans lequel se situe ce petit coin de France pour nous reposer de nos levers matinaux. Nous commençons à rassembler nos souvenirs matériels et moraux, les images fortes qui ont marqué notre voyage.
Le repas partagé avec notre ami, nous partons faire nos dernières emplettes alors que la pluie tant attendue va venir perturber cette fin de circuit.
Encore quelques heures et nous serons de nouveau dans l’avion qui nous ramènera en France et nous laissera avec nos souvenirs d’un superbe voyage où s’entremêlent, déjà, les pierres d’un château, les peintures d’une église, la chute d’une rivière, le toit vert d’une mosquée, et les dromadaires, les ânes, les taxis bleus et blancs, les obélisques de granit.
A l’aéroport de Bolé, un dernier clin d’œil: Dans ce pays de coureurs à pied, nous croisons le plus grand sauteur à la perche de tous les temps: Sergueï Bubka
Voilà mon ami et moi voudrions partir en ethiopie pour la période suivante:
du 1er au 15 août 2009 à Addis-abeba
Je ne suis jamais partie dans un pays comme celui-là et surtout je suis une grande peureuse! Pour commencer, je voudrai donc avoir des avis sur les compagnies aerienne, en particulier sur Egyptair qui propose des prix assez attractifs! Je suis de ceux qui n'ont pas beaucoup de moyen (étudiante) mais qui veulent absolument faire ce dont ils ont décidé et que rien n'arrete... sauf peut-être lorsqu'il s'agit de la sécurité. Bref je veux bien payer pas cher à condition que l'on me garantisse une bonne sécurité des avions. Si la scurité d'Egyptair vaut celle de Air France alors y a pas de souci je prends les billetsà 600€ (Egyptair) au lieu de 900€ (Airfrance). Si la différence de prix se trouve dans les services prosposés et que la sécurité reste la même alors c'est cool! Si ce n'est pas le cas alors je préfere payer 300€ de plus!!!
Si non une fois sur place nous voudrions louer une voiture et un guide qui puisse nous faire visiter, en priorité la capitale et apres quelques lieux touristiques, si possible. Au niveau de l'hébergement, nous cherchons un hôtel avec tout le confort necessaire(eau, WC, chambre pour 2 et un resto) et dans un quartier sécurisé et calme!🤪 Toujours au centre d'Addis.
Ah! j'oubliais! Atuellement, quelqu'un peut me dire quelles est la situation du pays? Surtout au niveau politique. Si vous avez un lien qui informe bien je suis prenante.
Et enfin pour terminer, y-a-t-il des personnes qui reviennent d'un voyage rescent et qui pourraient me faire une breve description sur un ensemble de chose. Comme par exemple, le meilleur moyen pour se déplacer, au niveau de la sécurité dans les rues, dans les hôtels...enfin quelques conseils pour des jeunes qui n'ont jamais voyager dans ce type de pays! Autant les aspects négatifs que positifs qui peuvent nous aider à respecter le pays, à éviter des poblêmes que d'autres ont pu rencontrer et faire que tout se passe au mieux pour un agreable séjour.😎
Si quelqu'un a des photos d'addis-abeba, s'il vous-plaît, pourrais-je les voir? Ou même un film😉 Cela pourrai me rassurer!
Merci 🙂et à bientôt
J'ai déjà posé la question à droite et à gauche et surtout à des agences locales en Ethiopie et les réponses divergent sensiblement, du coup je ne sais que penser 😮
En effet je peux aller en Ethiopie pour voir l'Erta Ale et le Danakil
soit du 20 au 31 octobre 2016
soit du 8 au 22 avril 2017
La première agence que j'ai interrogée m'a répondu "malheureux pas en octobre le Danakil est inondé !" ... ce fut la seule qui semblait aussi alarmiste. 😕
D'autres m'ont dit "avril c'est mieux car vous avez plus de jours" .. oui mais c'est pas vraiment ce que j'ai demandé ...
Lorsque je vais sur le site d'Aventures et Volcans ils disent qu'il faut qu'il y ai pas mal d'eau pour alimenter le volcan et les "piscines", donc ça militerait pour octobre.
Bref je n'arrive pas à me décider ... par avance merci pour vos remarques conseils qui me permettront de me forger une opinion 😛
Je planifie de partir en solo en Ethiopie en novembre voire décembre prochains pour 2 semaines avec comme points d'orgue les sites de Lalibela, la dépression des Danakil et le lac de lave Erta Alé.
Mais voilà, je garde en mémoire l'assaut de touristes de fin février dernier justement dans cette région frontalière avec l'Erythrée. Je sais qu'il est fortement recommandé ( bon, de ne pas s'y rendre mais ça c'est extrême je trouve ) de s'y rendre à plusieurs 4*4 et avec des gardes armés.
Alors du coup, passer par un TO Français ou une bonne agence locale, ça revient au même ? Quelle agence me conseillez-vous ? Qu'en est-il vraiment pour ceux qui s'y sont rendus récemment ?
Bonjour je prévois de partir en éthiopie (en solo) pour la fin du mois de mars - mi avril.
J'ai plusieurs questions :
j'aimerais en 15 jours visiter : Addis - Baher Dar - Lalibela - et peut-être Dire Dawa
Combien de jours dois-je prévoir pour ces villes ? Et dans quel ordre m'y rendre ? Je serai au départ et à la fin sur Addis. Je privilégie l'itinéraire le moins coûteux et le plus sûr (j'espère que c'est compatible 😉 )
Niveau budget : j'ai un budget assez restreint. Est-il raisonnable de partir avec 500 euros en liquide à changer sur place. Cet argent sera uniquement pour les dépenses personnelles types nourritures, transports (bus), souvenirs... Peut-être 1 vol intérieur aussi. Je pars 15 jours, est-ce faisable avec ce budget ?
bonjour et ...bonne annee a tous!!
mon mari et moi envisageons de faire la vallée de l'omo pour fin 2008 .comme nous ne sommes que tous les 2, on aimerait partir avec un groupe avec une agence.j'ai relevé les circuits de nomad aventure / atalante/ adéo et ananta.
les connaissez-vous ? les prestations sont elles a la hauteur ? les prix sont-ils prohibitifs par rapport a une agence locale ? ( de 2100 a 2900 euros par personne tt inclus avec vol )
MERCI DE VOS REPONSES.
Bonjour,
Nous recherchons une destination pour un voyage en sac a dos depuis 2 semaines, et la seule destination "coup de coeur" que nous ayons trouve est :'l'Ethiopie" et nous n'arivons pas à s'en defaire,
Seulement voila:
aout est la saison des pluies et en regardant la meteo la bas, on croirait qu'il pleut tout le temps, alors quelqu'un peut me dire si il estg deja parti à cette periode??
la pluie c'est quelque fois, ou tout l temps???
cela gacherait il une premiere fois en Ethiopie??
Merci!!!!
bon voila on a change de destination, et on aimerait traverser de l'egypte jusqu'en ethiopie!
pouvez vous nous dire si c'est possible au niveau des frontieres, comment fait on pour avoir les visas(où?), y at'il un endroit "chaud" au Soudan, nous savons qu'il ya des guerres interieurs mais où exactement??
voila, et pour l'egypte, peut on y arriver avec un aller simple seulement??sans preuve d'un depart de leur pays...
Je souhaitais vous faire partager mes quelques impressions sur mon récent voyage en Ethiopie durant les 3 premières semaines de juin dernier, ainsi que vous fournir quelques informations utiles et des coordonnées de personnes de contact.
Mon parcours a été le suivant :
Addis – Bahir Dar (et Lac Tana) – Gondar – (depuis Debark) trek de 5 jours dans le Simiens Park – Aksum – Mekele et églises du Tigray – Lalibela - Harar
Avec deux amis, nous avons passé de magnifiques vacances, je n’ai que des avis positifs sur cette partie nord du pays, vraiment, et notamment sur les habitants. J’en profite pour préciser que je n’ai à aucun moment vécu les expériences négatives (agressivité, harcèlement…) avec les locaux rapportées parfois ci et là sur ce forum. Non, et pourtant, on voyageait à sac à dos et nous sommes mêlés régulièrement à la population locale (d’autant plus que, comme c’était le début de la saison des pluies, on a dû voir 20 occidentaux à tout casser !). Les éthiopiens, bien que parlant l’amharik rendant le dialogue difficile, sont chaleureux et ont tout à fait répondu à nos attentes pour notre premier voyage en Afrique sub-saharienne. Et exception dans la région, c’est une démocratie avec un sentiment réel de sécurité, pour autant qu’on ne s’approche pas des zones frontalières.
Niveau destination, mes préférences personnelles auront été dans l’ordre : le Parc Simiens, les églises du Tigray (l’excellente surprise), le Lac Tana et Lalibela.
Le trek dans le Simiens fut superbe, paysages de Grand Canyon vert habités notamment par de très accessibles et nombreux Geladas (babouins endémiques), avec environ 20-25 kms de marche par jour. J’avais pris contact avec un guide (recommandé sur un forum) depuis la Belgique, avec lequel j’avais négocié le prix du package (guide, scout, cuisinier, mules, nourriture, tente et sac de couchage) à l’avance donc, ayant pu obtenir 100 €/personne pour 5 jours (tout compris), un prix de basse saison. L’altitude oscillait entre 2500 et 4000m, j’avais prix à ce propos du Diamox en prévention, ce qui m’a permis, moi qui suis sujet au mal de l’altitude, de ne guère avoir de problème. A titre personnel, mon seul souci fut les dizaines piqûres de puces (que j’ai encore…) qui sont passées à table dans le sac de couchage que l’on m’a fourni. A côté des splendides paysages, je n’oublierai pas la très grande et appréciable attention du guide (parlant l’anglais) et autres accompagnateurs pendant tout le trek, sans oublier leur côté rieur.
Tigray (églises ; 2 jours) : la révélation du voyage, on en parle moins en général dans les guides, mais ça vaut vraiment le coup, les paysages rappellent parfois Monument Valley, c’est tout simplement grandiose, en incluant les ascensions pour aller voir les diverses églises reculées. Parfois, il est bon de ne pas avoir trop le vertige…
Lac Tana (Bahir Dar – 2jours au Tana hotel, le meilleur hotel de la ville, style années 60, top !) : ambiance Afrique noire, peinard au bord du lac, avec oiseaux de toutes les couleurs qui viennent vous saluer en terrasse, et visites de divers monastères sur les îles du lac, avec croisement d’hippopotames proches du Nil bleu. Très bonne première approche des monastères orthodoxes que l’on a vu maintes fois durant tout le voyage. On y a fait aussi notre première cérémonie de café (toujours de très bonne facture, dans le pays d’origine du café de ce coté de l’Atlantique)…L’après-midi, nous sommes ensuite allés voir les maigres chutes du Nil bleu, mais le voyage et la balade dans les collines valaient la peine.
Lalibela (2jours) : la référence éthiopienne au niveau du nombre et de la qualité des églises, bien beau tout ça, en altitude au sein d’une petite ville…beaucoup d’enfants prêts à discuter le long des chemins, avec une connaissance souvent étonnante de l’anglais vu leur jeune âge.
Harar (2jours) : l’ambiance y était totalement différente, le gens étant plus distants, moins enjoués, je ne sais si c’était lié à la religion (Harar étant la 4è ville sainte de l’Islam) mais en tout cas, le contraste était marquant. A faire, une balade dans la ville intramuros incluant la maison et musée de Raimbaud. Et les hyènes (apprivoisées) le soir. Pour l’anecdote quoi. Sur proposition de notre guide, nous avons aussi visité la brasserie d’Harar beer, bien sympa.
Je rajouterai le mercato et le restaurant Castelli d’Addis, ainsi que le « Gazelle Piano bar », avec des chanteurs et surtout danseurs /euses exceptionnel(le)s !
Coût en basse saison (1 euro = 24 birrs): hormis le vol international, le voyage fut très bon marché sur place, avec en moyenne, de 400 à 1000 birrs pour une nuit d’hôtel pour 3, 150-200 birrs pour un repas à 3, et 35-50 euros pour un billet d’avion intérieur. Les frais fréquents concernent les entrées des nombreux monastères et églises. (ex : 100-150 birrs)
Transport : nous avons pris de tout, bus (lent mais comparativement plus sûr), mini-bus (avec modération car ils roulent comme des malades) et avion (excellent Ethiopian airlines, confortable, flotte moderne), sans oublier les très utiles tuk-tuk en ville.
Climat : nous étions au début de la saison des pluies, mais les conditions étaient idéales, soleil et entre 20 et 28° en journée, le soir en sweat shirt (et parfois veste coupe-vent). La pluie étant tombée quasi principalement uniquement la nuit dans le Simiens, mais alors un vrai déluge (rafales de vent compris) !! J
Coordonnées des guides (tous méritent votre confiance et intérêt, vous ne serez pas déçus, une réelle gentillesse, très cool, disponibles):
En Mai-Juin 2010 je me suis rendu en Éthiopie et au Somaliland (je posterais le carnet du Somaliland dans un message à part). L'Éthiopie c'était un peu ma destination rêvée. Un endroit où je me devais d'aller. Pourquoi? Parce que pour moi l'Éthiopie ne se résume pas aux famines, à la pauvreté, aux guerres, non. L'Éthiopie c'est le pays de l'une des plus ancienne civilisation au monde, le pays africain qui n'a jamais été colonisé, le pays où l'on écrit en amahrique... Certains rêvent d'aller en Italie, en Grèce, en Chine etc pour visiter ce qui concerne les civilisation anciennes, moi mon rêve c'était l'Éthiopie.
Vous trouverez ici petit à petit mes impressions sur ce pays. J'espère me faire comprendre facilement. À tête froide je me rends compte maintenant que le rêve est devenu réalité, je ne vais pas pouvoir m'en "débarasser" facilement. Ce fut mon premier voyage en Éthiopie, certainement pas le dernier.
First time in Ethiopia ?
A quatre heures du matin, Addis-Abeba est une ville morte. Non qu’il n’y ait personne dans les rues, au contraire, elles sont pleines de mendiants, d’amputés de guerres et de chèvres. Sauf que tous dorment ! Le taxi que j’ai attrapé à l’aéroport semblait être dans ces rues la seule trace de vie. Musique à fond, le chauffeur, tout en brûlant les feux rouges et en poussant sa vieille Lada au maximum, me parle avec les mots d’anglais usuels :
« Where you go ?... No no no 250 birrs[1], this is really good price!... First time here ?... Like soccer ?... You know, Arsenal is best team ! ».
Après un trajet sans aucun stop depuis l’aéroport, j’arrive à l’hôtel Taitu, premier à avoir été construit en Ethiopie et qui, à défaut d’avoir conservé son charme des années 1900, offre un confort d’origine. Me voilà arrivé, je ne sais que penser.
Pourtant j’étais prévenu, l’Ethiopie est difficile à imaginer, il faut y aller pour comprendre. Mes premières quarante-huit heures ici ressemblent un peu aux premiers moments d’une relation amoureuse. Elles sont les prémisses de la relation à venir. L’Éthiopie me semblait être une fille pleine de promesses mais hermétique au premier contact. Il faut s’armer de patience pour la découvrir, mais une fois que l’on sait comment l’aborder, elle enchante.
Après cette première nuit, il me fallait commencer mon voyage. Quoi de mieux pour sentir une ville qu’expérimenter les transports publics ? De nombreux minibus arpentent les principales artères de la ville. Le principe est simple : pour un itinéraire donné, ils partent d’un même endroit, une fois remplis, ils démarrent, déposent les passagers à leur destination en en faisant monter d’autres en chemin. Addis se prête bien à ce système de minibus avec ses grandes artères qui permettent de naviguer facilement d’un quartier à l’autre et ses nombreuses places très utiles pour servir de terminus aux Toyota. Il y a neuf places assises dans la Toyota mais le coxer n’hésite pas à embarquer jusqu’à 14 personnes. Les minibus sont pratiques mais ne sont pas fait pour quelqu’un qui débarque et ne parle pas un mot d’amharique. A l’intérieur, on croise la « classe moyenne » éthiopienne, principalement des fonctionnaires, des étudiants et des personnes âgées. Le coxer représente l’archétype du travailleur exploité. C’est à lui qu’il revient de crier la destination à travers la fenêtre, d’ouvrir et de fermer la porte du véhicule et de faire payer les passagers. La conduite et la programmation de la radio sont réservées au chauffeur (qui en profite pour nous révéler ses préférences musicales).
Mon but consistait à trouver l’ambassade du Somaliland pour y faire mon visa. Une fois l’ambassade découverte – pardon, le bureau de liaison puisque le Somaliland n’est reconnu par aucun pays –, le processus administratif fut d’une rapidité à toute épreuve ! Trente minutes et quarante dollars plus tard, mon passeport se voyait attribuer le visa numéro 160… Il ne me restait plus qu’à arranger mon départ pour le Nord du pays, premier périple de mon voyage.
Marie vit depuis 19 ans à Addis, elle possède une jolie maison fleurie sur les hauteurs de la ville. Il y a 30 ans, elle découvrait l’Ethiopie et depuis, elle ne s’en est jamais vraiment remise. Photographe de profession, elle a pu sillonner le pays de long en large. Pour y avoir vécu aussi longtemps, elle a réussi à le démystifier. Comme un vieux couple, l’Ethiopie et Marie ne peuvent se séparer, mais Marie sait y poser un regard critique. Je ne pouvais tomber sur meilleure mine d’informations avant de partir ! De plus, Marie connaît beaucoup de monde. Grâce à elle, j’ai pu avoir un 4x4 plutôt qu’un bus pour me transporter jusqu’à Gondar, ma première étape dans le Nord, de précieux contacts dans l’Est et, surtout, des conseils qui m’ont permis d’apprendre à aborder l’Ethiopie.
« Non, ne va pas là, c’est pourri par le tourisme… Alors, tu fais bien attention, hein, parce qu’ils ne vont pas te faire de cadeaux… Ah mais alors, si tu vas là-bas, il faut absolument que tu appelles Yaya ! Tu voyageras en bus ? Bon, bah, tu es au courant que ça va prendre du temps, hein ? Avant de payer la chambre, tu regardes s’ils lavent les draps… »
Une fois les dernières formalités remplies, il ne me restait plus qu’à passer ma dernière nuit au Taitu, à ingurgiter ma première platée d’injera[2] et à me réveiller pour un long trajet vers Gondar. Mon tout premier contact avec l’Ethiopie m’a surpris. Au Canada, j’avais essayé des restaurants éthiopiens, écouté de la musique éthiopienne et remarqué à quel point tout était particulier. Mais une fois en dans le pays, j’ai compris une chose : l’Ethiopie fut, est et restera toujours un monde à part. Elle s’est affirmée à sa manière, n’a jamais accepté de se faire envahir et a su s’adapter aux cultures auxquelles elle était confrontée pour les rendre « éthiopiennes ». En une seule journée, j’ai découvert qu’il ne fallait pas que je m’attende à quelque chose en particulier, puisque tout pouvait arriver, pour le meilleur comme pour le pire. Il me fallait percer l’intrigue.
J’ai rendez-vous à sept heures avec mon chauffeur. Très vite j’apprendrais que les Ethiopiens se lèvent tôt, très tôt. Alors qu’à 4 heures du matin, la ville m’avait paru morte, à 7 heures, elle vibre. Les minibus s’affairent à transporter le plus de gens possible, les vendeurs à la sauvette commencent leur longue et éprouvante journée, les bus longues distances partent vers leurs destinations, les cafés s’emplissent de gens qui viennent pour le premier de leur dix expressos/macchiatos quotidiens. Moi, je pars à Gondar, 750 km au nord-est d’Addis-Abeba.
Le Nord de l'Ethiopie consiste en une succession de hauts plateaux (altitude moyenne 2000-2500 mètres). Ainsi, lorsque l'on sillonne les routes de cette région, on admire au loin le relief et, tous les 200-300 km, on dégringole d’un plateau pour monter sur le suivant. Dégringoler n’est pas un vain mot : la descente est très abrupte, la remontée tout autant... Le paysage est splendide, certes, mais on prie le ciel pour que le chauffeur soit raisonnable ! Une fois remonté sur un plateau, même scénario : 200-300 km au milieu de champs ponctués de villages, descente, puis remontée. Hormis le paysage, ce qui fascine, c’est l’activité au bord des routes. D’innombrables personnes marchent sur le côté, parfois accompagnées d’un âne ou d’une vache. En raison de manque de transport, les Ethiopiens marchent. Les enfants agrémentent leur randonnée jusqu’à l’école de jeux stupides, du genre « Qui va rester le plus longtemps possible au milieu de la route à l’approche d’un véhicule pour l’éviter au dernier moment en sautant sur le bas-côté ? ». Les femmes se rendent au marché en commérant. Les paysans naviguent d’un champ à l’autre en débattant sur la force respective de leur mule. Les pèlerins profitent parfois de la platitude de la route pour en faire un lit… Autant dire que conduire n’est pas de tout repos pour le chauffeur qui doit sans cesse faire attention à n’écraser personne.
Peu à peu, je m’habituerais à ce spectacle permanent qu’est la route en Ethiopie. Mais au début je suis resté fasciné devant tant de vie. Nous croisions un village à peu près toutes les trois heures. Dans chacun d’entre eux il y avait foule au bord de la route (rude tâche pour le chauffeur…). Kapuscinsky notait en qu’en Afrique, les maisons sont trop petites pour qu’on vive à l’intérieur, « les cases ne servent en effet qu’à dormir »[3]. Le trajet nous prit deux jour. Un bon premier aperçu de l’Ethiopie rurale après ma brève expérience de l’Ethiopie urbaine à Addis : j’étais préparé.
[1] Environ 15 dollars US. Le trajet se fait normalement pour 70-100 birrs.
[2] Les repas éthiopiens se composent d’une sorte de crêpe « l’injera » sur laquelle on dépose différents ragoûts (wat). La technique consiste à envelopper avec ses doigts une partie du ragoût avec des morceaux d’Injera puis de les diriger vers sa bouche.
Le parc national du Simien en Ethiopie
Un espace magnifique pour de très belles randonnées.
1 - Présentation :
Le massif du Simien est un massif volcanique sur les hauts plateaux éthiopiens du nord-ouest du pays.
Le début de la formation de ces hauts plateaux éthiopiens qui s‘étendent de l’Erythrée jusqu'au sud du pays date d’il y a environ 70 millions d’années. Dans la partie nord se trouve le massif du Simien (qui signifie nord en amharique qui est la langue officielle du pays) qui résulte d’un épanchement de lave volcanique sur plusieurs millions d’années et qui a donné un dôme montagneux couverts de volcans boucliers éteints.
Au centre du massif se situe le parc national du Simien à 122 km au nord de Gondar. C’est un paysage spectaculaire, où l’érosion massive survenue au cours des millions d’années a formé des pics accidentés, et des gorges profondes d’une beauté exceptionnelle dont certaines atteignent jusqu'à 1500 m de haut. Les montagnes sont séparées par des vallées profondes au nord, à l’est et au sud et offrent de vastes panoramas sur les vallées creusées de canyons accidentés. Le panorama spectaculaire qu’offrent les montagnes du Simien est considéré comme rival du Grand Canyon du Colorado. Jusqu’au 14e siècle la région était principalement habité par les juifs éthiopiens qui vont perdre le droit à posséder de la terre et vont être nommé Fellasha (sans terre ou exilé) par les Amhara qui vont les remplacer pour élever du bétail et cultiver ses hautes terres. Le parc national d’une superficie de 412 km2 (à l’origine 136 km2, re-délimité entre 2003-2007), avec des altitudes allant de 1800 m à 4543m pour le Ras Dashen/Ras Dejen, a été établi en 1966 pour la conservation de la biodiversité car il est le refuge d’espèces menacées et pour certaines endémiques comme le bouquetin d’Abyssinie (Ibex walia), le loup d’Abyssinie et le babouin Gelada. Le parc fut l’un des premiers sites qui fut inscrit sur la liste mondiale du patrimoine en septembre 1978 et il est considéré depuis 1996 comme « en péril ». Une grande partie de celui-ci a été dévasté par l’activité agricole et l’utilisation intensive des pâturages par les nombreux troupeaux. Les incendies fréquents dans les forêts de bruyère et la construction d’une piste traversant le parc ont également endommagés le parc. Les 3 principaux habitats du parc sont les prairies afro-alpine des hauteurs du massif, les forêts de bruyère en dessous de 3500 m, et les pentes de Tussack (fétuques) et recouvertes d’arbustes. La flore est principalement constituée de 10 espèces d’herbes poussant en haute altitude, des lobélies géantes et des kniphofia foliosa (tritome) endémiques. Les arbres et arbustes dominants sont l’Erica Arborea (bruyère) et le millepertuis. Il y a une plus d’une vingtaine de grands mammifères dans le parc : Ibex Walia, Loup d’Abyssinie (qui est l’espèce de canidé la plus rare au monde en danger d’extinction, il n’en reste plus que 40 dans le parc sur les 400 observés dans le pays), léopard, hyène tachetée, chacal doré, antilope oréotrague, babouin Anubis et Hamadryas. Et on peut observer environ 137 espèces d’oiseaux dont le rare Gypaète Barbu et différents rapaces. Le parc est principalement habité par l’ethnie Amhara (chrétiens et musulmans) qui vivent dans des huttes de pierre (les toukouls), de torchis et recouvertes de chaume et pour les plus riches de tôles ondulées. L’activité principale est l’agriculture et l’élevage de chèvres, moutons à queue grasse et bœufs. La principale plante cultivée en haute altitude (jusqu'à 3600 m) est l’orge, plus bas on cultive entre autre du blé, de l’avoine, des fèves.
Le ras Dashen/Ras Dejen, signifiant le général qui combattit en avant de l’empereur, est le plus haut sommet du pays avec une altitude 4543 mètres dont la première ascension documentée fut effectuée par deux officiers français Ferret et Galinier en 1841.
2 - Randonnées dans le parc :
Le parc national du Simien et sa périphérie sont les lieux les plus réputés en Ethiopie pour la randonnée en haute montagne.
Un guide de haute montagne français a comparé le parcours dans le parc du Simien à un trek de niveau moyen dans les montagnes du Népal.
Le parc est ouvert toute l’année pour la randonnée mais la meilleur période pour s’y rendre est entre début octobre et fin mars durant les deux périodes sèches du régime climatique des hauts plateaux.
Il y a différents itinéraires et la possibilité d’y effectuer des excursions de 1 à 10 jours. On y trouve de nombreux sommets à plus de 4000 mètres mais l’enneigement y est faible et périodique. Les températures peuvent descendre jusqu’à – 10 degrés dans la nuit à certains moments de l’année.
L’entrée est payante. Il ya une régulation pour séjourner dans le parc, notamment concernant les lieux de bivouacs. L’encadrement d’un guide local et de scouts est obligatoire lors des déplacements dans le parc.
Je souhaite voyager seule en Ethiopie en mars 2018. Je me donne en fonction de l'accord de mon employeur 2 à 3 semaines pour faire ce voyage. Je dispose hors billet d'avion d'un budget max de 1500 euros pour ce voyage. J'avais fait une première demande de devis à Evaneos pour un circuit mais le montant à 2800 euros m'a semblé exhorbitant. Du coup, j'ai choisi de construire mon voyage seule en consultant divers sites et mon guide lonely planet, quitte à solliciter une agence que pour une partie du voyage.
Voici l'itinéraire qui me fait envie :
- Addis-Abeba
- lac tana
- gondar
- mont simiens (randonnée pédestre)
- Aksoum
- mekele
- danakil
- diré-Daoua
- Harar
- hawassa + parc national des mont Balé
- shashamane
- Langano
La destination est-elle sûre pour une femme qui voyage seule ?
Pensez-vous que cet itinéraire soit réaliste en 15 jours au vu de mon budget ? Cette destination est-elle adaptée aux voyageurs à petit budget ? Niveau hébergement, je pense viser uniquement les hôtels bon marché.
Je devrai au moins prendre 2 ou 3 vols internes pour les grandes distances. Faut-il que je réserve mes billets en même temps que mon vol départ pour Addis avec la compagnie Air Ethiopian ?
J'aimerais faire une partie de mes trajets en bus locaux par soucis d'économie et vivre une immersion dans la vie locale. Quelles villes et sites nécessitent absolument d'avoir un chauffeur ? Lesquelles peuvent être faites en bus local sans problème ?
De façon générale, est-il possible de faire appel à un chauffeur qui fasse aussi office de guide ?
Pour les villes choisies quelles sont les meilleurs connexions ? Certaines villes choisies ne servent que de points d'étape vers une plus grande ville.
J'ai lu qu'il n'était possible de visiter la dépression de Danakil que via une agence. La destination est-elle sûre aujourd'hui ? Est-il possible de se joindre à un circuit en contactant une agence locale une fois sur place ou faut-il s'y prendre en avance ? Avez-vous des agences locales à me recommander ?
😎 Je prépare un voyage pour mai 2003.
Je suis principalement intéressé par l' aspect ethnologique.
Peut on le faire seul avec une 4x4+ guide?
Quel sont les coins les plus intéressants et sans touristes?
Je souhaite partager un extrait de mon travail photographique en cours suite à une expédition indépendante à la rencontre des tribus de la vallée de l'Omo en Ethiopie. Je vous invite à en faire de même pour enrichir ce post.
Si vous envisagez aussi de vous y rendre, n'hésitez pas à me solliciter si vous avez besoin de mon retour d'expérience. C'est un voyage extraordinaire, mais qui se prépare.
Je suis actuellement en thèse et je souhaite la mettre entre parenthèse pendant un an pour voir si mon rêve d'enseigner en Afrique pourrait se concrétiser plus tard.
J'ai l'occassion de pouvoir aller enseigner un an en Ethiopie à Addis Abeba.
Je ne connais pas cette ville et je souhaitais avoir un peu plus d'informations avant de m'engager dans ce projet: Quel niveau de sécurité pour une jeune femme seule? Pourrai-je sortir le soir par exemple? Connaissez-vous le prix des logements et est-il possible de trouver facilement un logement décent à mon arrivée? Quel est le niveau scolaire des enfants? Je me doute que l'alphabétisation n'est pas très élevée, mais je devrai enseigner à des niveaux BTS (bac +2). Quels sont les moyens de l'université d'Addis Abeba? (informatique par exemple) Sera-t-il facile de m'intégrer dans cette ville? (racisme ou rejet de la "colonisation blanche" par exemple) Quel budget faut-il pour vivre correctement là-bas? (500 euros par mois, 1000 euros par mois, plus?) Y a-t-il des moustiques coriaces à Addis Abeba? (je suis sensiblement allergique aux guèpes et aux taons- et sûrement à d'autres insectes coriaces)
Ces questions peuvent vous paraître stupides, mais je souhaite en savoir le plus possible et ne pas me dire: je pars un an en Afrique, mais : "je pars un an à Addis Abeba", lol.
Je vous remercie beaucoup des informations que vous pourrez me donner à ce sujet.
Bonjour à tous,
je suis à la recherche d'une recette de plat de fête en ETHIOPIE. J'ai déjà la recette du wat (ouat ?) avec différentes viandes. Ma fille ainée qui est d'origine éthiopienne voudrait faire la cuisine pour noël et aimerait avoir un plat typique de fête à nous présenter. Merci à tous ceux et celles qui voudront bien me répondre