Bonjour à tous,
J'ai l'habitude de voyager routard en Asie du sud-est et un peu en Europe. L'année dernière, j'ai été en Turquie et tout s'était très bien passé jusque-là. Là, j'ai envie de découvrir le moyen orient et plus je lis mon guide et plus je deviens nerveuse. Il semble avoir beaucoup de précautions à prendre en tant que fille seule, par ex. ne pas se promener seule dans l'oasis, se baigner en se couvrant bien etc.
Je ne compte pas aller dans un oasis mais j'aimerais faire le snorkelling à Dahab et Nuweiba. Je me baigne à l'occidentale (short et brassière). Mesdames (messieurs aussi :-)), comment avez-vous fait lors de votre séjour?
Et tant que fille seule, ai-je le droit d'aller manger dans n'importe quel restaurant? (désolée de la question). Je compte prendre le train de nuit pour Assouan, existe-il un wagon pour femmes? Est-ce que je rate de superbes paysages si voyageant de nuit, dans ce cas, il se pourrait que j'envisagerai un voyage de jour. Dans le dernier cas et comme j'arrive à minuit à l'aéroport du Caire, y a-t-il un endroit assez agréable pour femmes seules de rester toute la nuit ?
Concernant les voyages en train, je suis un peu confuse. Les trains couchettes partent bien de Giza et le reste de Ramses? Est-ce exact?
A tout hasard, avez-vous un hotel à recommander au Caire?
Merci de votre aide
Aux environs du 15 Août, à peine revenus de nos vacances de Juillet, je reçois une alerte sur une sUUUUUUUper promo pour Louxor en individuel.
Ah ben oui quand même ! 299€ / Pers pour 7 nuits à l'hôtel Mercure avec le petit-déjeuner inclus et bien sûr l'AR en avion. Ça se refuse ?
Pour avoir déjà fait l'Egypte en croisière organisée, nous nous étions toujours dit qu'il faudrait passer 1 semaine à Louxor et visiter tous seuls à notre rythme pour bien en profiter et sans contraintes.
C'est seulement ensuite qu'on s'intéresse à la météo.
Ça se balade tranquillement entre 43 et 45° tous les jours sur ce mois d'Août ! Bref, on fera comme toujours dans ces cas là : Debout aux aurores et sieste pendant l'APM.
SAMEDI 28 AOÛT 2010 :
Nous récupérons nos billets au comptoir Transavia puis décollage 19h25. Arrivée à Louxor à 00h20.
A partir du moment où tu franchis les portes de l'aéroport, tu vas connaître un étrange phénomène, tu te transformes immédiatement en distributeur d'argent ambulant !
Pour notre groupe qui se dirige vers le bus prévu pour le transfert ( inclus également dans le forfait ), ça démarre très vite puisque le gars qui charge les valises dans le coffre demande 2€ / pers à chacun. Tout le monde donne mais je pose quand même la question au responsable et il me confirme que c'est juste un pourboire ! Ben tiens, 4€ pour chaque couple, c'est 30 L.E en gros, soit le prix d'un taxi. 😇 Mine de rien, ça lui fait 50 ou 60€ en 10mn, c'est pas mal non ?
Ah oui, je t'ai pas dit, il fait encore 30° à cette heure.
DIMANCHE 29 AOÛT 2010
8h30 : Réveil. L'hôtel El-Luxor ( ex Mercure ) n'est pas récent, c'est sûr, mais ça tient encore la route et c'est largement confortable. Le petit-déjeuner buffet est de bonne qualité.
Il est également bien situé proche du centre-ville. On est à 500 m du Temple de Louxor et le débarcadère pour le ferry public qui dessert la rive ouest est à 5mn à pied.

Hormis le Winter Palace, de l'autre côté du temple, l'immense majorité des autres hôtels est beaucoup + au Sud et isolé du centre. Ils ont leurs restaurants, etc ... dans les rues adjacentes mais le marché, le souk etc ... sont bien au centre-ville avec les vrais gens, on va dire.
De notre hôtel, on peut donc y aller à pied tranquillement alors qu'il faudra un taxi ou une calèche depuis les autres.
Alors, on inaugure aussi le quotidien du touriste individuel et tous les taxis et calèches de Louxor qui vont te harceler ou klaxonner toutes les 2mn. Ça prend assez vite la tête ! 😐
Il faut savoir que nous sommes en basse saison et qu'on ne se bouscule pas en ville. De plus, c'est le Ramadan et un certain de nombres de touristes évitent cette période où la vie est au ralenti.
Un taxi qui rôde prés du ferry nous propose ses services pour la rive Ouest. En fait, je ne sais pas trop ce qu'il faut compter. Certains sites francophones qui donnent des noms de chauffeur, t'annoncent la journée à 150-180 L.E ( 25€ ) et la 1/2 à 120 L.E. Parfois, ça tape même à 30€ ( 200 L.E ) c'est largement exagéré.
D'ailleurs, voici la liste des prix affichés par une agence dans notre hôtel avec un service de limousine climatisée.

On retrouve la journée "West Bank" ou Rive Ouest à 150 L.E, soit 20€. Donc pour en revenir à notre loustic, je lui demande un prix pour une matinée de 7h à 12h00. Il attaque à 120 L.E et on finit à 85 L.E sur une 1/2 journée. Ça peut te donner une idée même si on est en basse saison.
En rentrant à l'hôtel, nous testons aussi les boutiques du petit centre commercial Savoy Market à côté. Il y a un frigo dans la chambre donc on fait le plein de boissons car on va boire comme des trous pendant cette semaine. Compte entre 2 et 3 L.E la bouteille de 1,5 litre.
Comme je voulais m'assurer rapidement une journée sur Abydos et Dendéra , j'avais pris contact avec un de ces sites français. C'est une journée importante et il faut s'y prendre la veille pour s'enregistrer auprès des autorités. C'est le chauffeur qui s'en occupera. Le coup du "convoi militaire" c'est bien fini et on peut désormais circuler "librement" avec n'importe quel taxi du moment qu'il ait ce sésame. Prévoir donc une copie de vos passeports avant de venir, ça suffit.
11h00 : Nous avons donc RdV à l'hôtel. Le prix annoncé est de 600 L.E soit 80€ que je règle en €. Une fois sur place, je me suis rendu compte que c'est trop cher ... mais bon j'avais donné mon accord avant donc j'assume. 😕 RdV est donné pour demain matin à 6h00 et ce ne sera même pas lui, car il est déjà pris, mais son frère, lui aussi francophone.
13h00 : Nous retournons au Savoy Market car il y aurait 3 restaurants. Au 1er étage, 4 ou 5 magasins poussiéreux et le Amoun qui donne sur la place devant le Temple de Louxor. 1 table occupée c'est déjà ça ! On prend du Hommous et des falafels en entrée. Un ragoût et un kebab avec les boissons, ça nous fait 100 L.E. C'est juste moyen on va dire. La vue sur la rue est sympa car on voit tous les minibus et la circulation des motos, etc ...
14h45 : On se fait notre petite sieste jusqu'à 17h00.
A peine sortis, nous sommes assaillis par les taxis et les calèches. On a beau leur expliquer qu'on va à 500m de là, ils insistent lourdement. Le pire sont les calèches qui essayent toutes de te fourguer le "Bazar égyptien" vachement authentique et tout le fatras ! Les prix dégringolent à 5 L.E pour n'importe où .....
Il faut savoir que les autorités se sont mises en tête de recréer l'Allée des Sphinx de + de 2 kms qui reliait Louxor et Karnak. Cela entraîne des travaux « pharaoniques » 😎 et la destruction de tout ce qui bouge sur le tracé.

18h00 : TEMPLE DE LOUXOR :

Le ticket est à 50 L.E. C'est un des rares temples qu'on peut visiter de nuit sans se farcir le Son & Lumières avec supplément. Là, c'est le tarif habituel et on échappe à la chaleur tout en profitant des éclairages mettant mieux en valeur l'architecture et les reliefs des murs.
Les groupes visitent au pas de charge. On les voit faire l'AR en moins de 30mn. Ça flashe de partout ... Bien sûr, c'est toujours avec Môman devant le Sphinx, Môman devant l'obélisque, Môman devant ... n'importe quoi en fait. Le + important c'est qu'on puisse prouver qu'on est bien venu ici !

18h25 : Le soleil se couche. Tous les gardiens et employés sortent les bouteilles et la nourriture. Avec cette chaleur de + de 40°, je les plains franchement.
Ce qui est aussi flagrant, c'est que la majorité des européennes ont abandonné l'idée qu'on soit dans un pays musulman. Mini-short, débardeur décolleté à fine bretelle ... bref, la Côte d'Azur ni plus ni moins !

C'est pour qui les 4 Milk-shakes ?

A l'intérieur des temples, tu te dis que tu vas être tranquille, loin des calèches ... c'est sans compter sur les gardiens qui te suivent à la trace pour te montrer tel détail ou le meilleur point de vue pour une photo. Bien sûr, t'as le droit au fameux "Bakchich" dans la minute qui suit.
Alors 1 fois, 2 fois, 3, 4 ... et la 10ème fois quand tu es au fond du temple, on a tendance à envoyer bouler les mecs avant même qu'ils ouvrent la bouche ! Lors de mon 1er séjour, ils étaient seuls mais maintenant, il y a carrément 3 castes à se farcir. Les gardiens habillés en "djellaba" puis les militaires en treillis avec la mitraillette en bandoulière et enfin les policiers, souvent jeunes, en jean-basket et Tshirt avec le colt 45 au ceinturon ou le pistolet-mitrailleur. Tout ce beau monde te veut du bien et n'arrête pas de t'appeler pour venir ici ou là, et pour changer des euros récupérés dans la journée ...
Bref, tu dis non 50 fois au minimum.
T'aimes bien mon nouveau parfum ? 😛

Nous ressortons au bout de 2h00. Le site reste ouvert jusqu'à 22h00 l'été mais il ferme + tôt en hiver ainsi que pendant le Ramadan.
Les conducteurs de calèches nous ont pris la tête toute la journée avec ça, comme quoi le souk était fermé car nous étions pendant une fête catholique donc copte en Égypte. Toujours est-il que c'est bien la foire sur la place en face du Temple.

On est bien loin du Grand Huit et des trains fantômes. Le Top est constitué de balançoires hors d'âge ou de minuscules manèges qu'on fait tourner à la main. Les gens pique-niquent, les enfants courent en hurlant ... une fête quoi.

Juste en face, nous optons pour le Sindbad afin de dîner dans le petit jardin avec la vue sur le Temple de Louxor. L'addition = 65 L.E ( 8€ )
Là aussi, rien de transcendant mais c'est bien situé, rapide et le jardin assez agréable même si le mobilier n'est pas de 1ère jeunesse !
23h00 : Nous repassons par la fête, juste le temps de dire NON une dizaine de fois à des gamins qui ont déjà le réflexe "Touriste = Money" .
On rentre à pied en moins de 10mn à notre hôtel.
Ah ben oui quand même ! 299€ / Pers pour 7 nuits à l'hôtel Mercure avec le petit-déjeuner inclus et bien sûr l'AR en avion. Ça se refuse ?
Pour avoir déjà fait l'Egypte en croisière organisée, nous nous étions toujours dit qu'il faudrait passer 1 semaine à Louxor et visiter tous seuls à notre rythme pour bien en profiter et sans contraintes.
C'est seulement ensuite qu'on s'intéresse à la météo.
Ça se balade tranquillement entre 43 et 45° tous les jours sur ce mois d'Août ! Bref, on fera comme toujours dans ces cas là : Debout aux aurores et sieste pendant l'APM.
SAMEDI 28 AOÛT 2010 :
Nous récupérons nos billets au comptoir Transavia puis décollage 19h25. Arrivée à Louxor à 00h20.
A partir du moment où tu franchis les portes de l'aéroport, tu vas connaître un étrange phénomène, tu te transformes immédiatement en distributeur d'argent ambulant !
Pour notre groupe qui se dirige vers le bus prévu pour le transfert ( inclus également dans le forfait ), ça démarre très vite puisque le gars qui charge les valises dans le coffre demande 2€ / pers à chacun. Tout le monde donne mais je pose quand même la question au responsable et il me confirme que c'est juste un pourboire ! Ben tiens, 4€ pour chaque couple, c'est 30 L.E en gros, soit le prix d'un taxi. 😇 Mine de rien, ça lui fait 50 ou 60€ en 10mn, c'est pas mal non ?
Ah oui, je t'ai pas dit, il fait encore 30° à cette heure.
DIMANCHE 29 AOÛT 2010
8h30 : Réveil. L'hôtel El-Luxor ( ex Mercure ) n'est pas récent, c'est sûr, mais ça tient encore la route et c'est largement confortable. Le petit-déjeuner buffet est de bonne qualité.
Il est également bien situé proche du centre-ville. On est à 500 m du Temple de Louxor et le débarcadère pour le ferry public qui dessert la rive ouest est à 5mn à pied.

Hormis le Winter Palace, de l'autre côté du temple, l'immense majorité des autres hôtels est beaucoup + au Sud et isolé du centre. Ils ont leurs restaurants, etc ... dans les rues adjacentes mais le marché, le souk etc ... sont bien au centre-ville avec les vrais gens, on va dire.
De notre hôtel, on peut donc y aller à pied tranquillement alors qu'il faudra un taxi ou une calèche depuis les autres.
Alors, on inaugure aussi le quotidien du touriste individuel et tous les taxis et calèches de Louxor qui vont te harceler ou klaxonner toutes les 2mn. Ça prend assez vite la tête ! 😐
Il faut savoir que nous sommes en basse saison et qu'on ne se bouscule pas en ville. De plus, c'est le Ramadan et un certain de nombres de touristes évitent cette période où la vie est au ralenti.
Un taxi qui rôde prés du ferry nous propose ses services pour la rive Ouest. En fait, je ne sais pas trop ce qu'il faut compter. Certains sites francophones qui donnent des noms de chauffeur, t'annoncent la journée à 150-180 L.E ( 25€ ) et la 1/2 à 120 L.E. Parfois, ça tape même à 30€ ( 200 L.E ) c'est largement exagéré.
D'ailleurs, voici la liste des prix affichés par une agence dans notre hôtel avec un service de limousine climatisée.

On retrouve la journée "West Bank" ou Rive Ouest à 150 L.E, soit 20€. Donc pour en revenir à notre loustic, je lui demande un prix pour une matinée de 7h à 12h00. Il attaque à 120 L.E et on finit à 85 L.E sur une 1/2 journée. Ça peut te donner une idée même si on est en basse saison.
En rentrant à l'hôtel, nous testons aussi les boutiques du petit centre commercial Savoy Market à côté. Il y a un frigo dans la chambre donc on fait le plein de boissons car on va boire comme des trous pendant cette semaine. Compte entre 2 et 3 L.E la bouteille de 1,5 litre.
Comme je voulais m'assurer rapidement une journée sur Abydos et Dendéra , j'avais pris contact avec un de ces sites français. C'est une journée importante et il faut s'y prendre la veille pour s'enregistrer auprès des autorités. C'est le chauffeur qui s'en occupera. Le coup du "convoi militaire" c'est bien fini et on peut désormais circuler "librement" avec n'importe quel taxi du moment qu'il ait ce sésame. Prévoir donc une copie de vos passeports avant de venir, ça suffit.
11h00 : Nous avons donc RdV à l'hôtel. Le prix annoncé est de 600 L.E soit 80€ que je règle en €. Une fois sur place, je me suis rendu compte que c'est trop cher ... mais bon j'avais donné mon accord avant donc j'assume. 😕 RdV est donné pour demain matin à 6h00 et ce ne sera même pas lui, car il est déjà pris, mais son frère, lui aussi francophone.
13h00 : Nous retournons au Savoy Market car il y aurait 3 restaurants. Au 1er étage, 4 ou 5 magasins poussiéreux et le Amoun qui donne sur la place devant le Temple de Louxor. 1 table occupée c'est déjà ça ! On prend du Hommous et des falafels en entrée. Un ragoût et un kebab avec les boissons, ça nous fait 100 L.E. C'est juste moyen on va dire. La vue sur la rue est sympa car on voit tous les minibus et la circulation des motos, etc ...
14h45 : On se fait notre petite sieste jusqu'à 17h00.
A peine sortis, nous sommes assaillis par les taxis et les calèches. On a beau leur expliquer qu'on va à 500m de là, ils insistent lourdement. Le pire sont les calèches qui essayent toutes de te fourguer le "Bazar égyptien" vachement authentique et tout le fatras ! Les prix dégringolent à 5 L.E pour n'importe où .....
Il faut savoir que les autorités se sont mises en tête de recréer l'Allée des Sphinx de + de 2 kms qui reliait Louxor et Karnak. Cela entraîne des travaux « pharaoniques » 😎 et la destruction de tout ce qui bouge sur le tracé.

18h00 : TEMPLE DE LOUXOR :

Le ticket est à 50 L.E. C'est un des rares temples qu'on peut visiter de nuit sans se farcir le Son & Lumières avec supplément. Là, c'est le tarif habituel et on échappe à la chaleur tout en profitant des éclairages mettant mieux en valeur l'architecture et les reliefs des murs.
Les groupes visitent au pas de charge. On les voit faire l'AR en moins de 30mn. Ça flashe de partout ... Bien sûr, c'est toujours avec Môman devant le Sphinx, Môman devant l'obélisque, Môman devant ... n'importe quoi en fait. Le + important c'est qu'on puisse prouver qu'on est bien venu ici !

18h25 : Le soleil se couche. Tous les gardiens et employés sortent les bouteilles et la nourriture. Avec cette chaleur de + de 40°, je les plains franchement.
Ce qui est aussi flagrant, c'est que la majorité des européennes ont abandonné l'idée qu'on soit dans un pays musulman. Mini-short, débardeur décolleté à fine bretelle ... bref, la Côte d'Azur ni plus ni moins !

C'est pour qui les 4 Milk-shakes ?

A l'intérieur des temples, tu te dis que tu vas être tranquille, loin des calèches ... c'est sans compter sur les gardiens qui te suivent à la trace pour te montrer tel détail ou le meilleur point de vue pour une photo. Bien sûr, t'as le droit au fameux "Bakchich" dans la minute qui suit.
Alors 1 fois, 2 fois, 3, 4 ... et la 10ème fois quand tu es au fond du temple, on a tendance à envoyer bouler les mecs avant même qu'ils ouvrent la bouche ! Lors de mon 1er séjour, ils étaient seuls mais maintenant, il y a carrément 3 castes à se farcir. Les gardiens habillés en "djellaba" puis les militaires en treillis avec la mitraillette en bandoulière et enfin les policiers, souvent jeunes, en jean-basket et Tshirt avec le colt 45 au ceinturon ou le pistolet-mitrailleur. Tout ce beau monde te veut du bien et n'arrête pas de t'appeler pour venir ici ou là, et pour changer des euros récupérés dans la journée ...
Bref, tu dis non 50 fois au minimum.
T'aimes bien mon nouveau parfum ? 😛

Nous ressortons au bout de 2h00. Le site reste ouvert jusqu'à 22h00 l'été mais il ferme + tôt en hiver ainsi que pendant le Ramadan.
Les conducteurs de calèches nous ont pris la tête toute la journée avec ça, comme quoi le souk était fermé car nous étions pendant une fête catholique donc copte en Égypte. Toujours est-il que c'est bien la foire sur la place en face du Temple.

On est bien loin du Grand Huit et des trains fantômes. Le Top est constitué de balançoires hors d'âge ou de minuscules manèges qu'on fait tourner à la main. Les gens pique-niquent, les enfants courent en hurlant ... une fête quoi.

Juste en face, nous optons pour le Sindbad afin de dîner dans le petit jardin avec la vue sur le Temple de Louxor. L'addition = 65 L.E ( 8€ )
Là aussi, rien de transcendant mais c'est bien situé, rapide et le jardin assez agréable même si le mobilier n'est pas de 1ère jeunesse !
23h00 : Nous repassons par la fête, juste le temps de dire NON une dizaine de fois à des gamins qui ont déjà le réflexe "Touriste = Money" .
On rentre à pied en moins de 10mn à notre hôtel.
Bonjour a tous, je reviens d'une semaine en Egypte, et il y a deux points qui ne m'ont pas plu, je vous en fait donc part.
Il s'agit d'arnaques plus ou moins officielles et organisées, contre lesquelles on ne peut pas grand chose : a Philae et Abu Simbel.
Le prix des sites ne constitue pas l'arnaque en lui meme, c'est les extras.
Au son et Lumiere de Philae, une fois le ticket acheté (a 55LE quand meme, ils augmentent regulièrement les prix), on doit prendre un Bateau qui est sensé etre inclus dans le prix (cf mon guide : le L.P.), bon on constate que non, surprise moyenne, mais c'etait previsible. On doit donc prendre le bateau : prix affiché 33LE. On est deux, on se dit, ok c cher, mais ca ira. Eh ben non, ils nous disent : 33LE, certes, mais PAR personnes ET par trajet (philae est sur une ile). La on disjoncte, je me laisse pas faire, et je vois un autre groupe de francais, au bout de la jetée, je dis : ok on va avec eux, et on partage le prix du bateau : " NON interdit, c'est un bateau par groupe : vous etes arrivés a deux, vous prenez un bateau pour 2" (ils nous empechent de monter sur le bateau des 4 autres), je signale que les bateaux pourraient contenir 20 pers facile. " un groupe de deux francais est arrivé apres nous, ils ont du prendre leur bateau eux aussi... Mais que faire quand la police est la et confirme? le mec avec sa mitrailette, on va pas lui dire d'aller se faire foutre. Puis on a les billets achetés, le spectacle va commencer, bref pas le choix. Apres parleoote, on a quand meme obtenu l'aller retour a 40LE pour deux (au lieu de 4* 33). Donc négociez quand meme, meme si ca semble coincé . Ce que j'ai en travers de la gorge, c'est qu'ils empechent les gens de prendre le meme bateau !!! Ah les sales arnaqueurs!
Bon deuxième arnaque c'est Abu Simbel : Vu qu'on s'est tapés 4 heures de minibus, je m'attendais a ce que tout soit cher, meme l'entrée, ok 55LE, tiens, le prix du ticket a aussi augmenté par rapport a mon guide ! passons... Ils acceptent meme pas le backsheesh pour que ma carte d'etudiant francais passe... bon. La : grosse arnaque organisée : ils ajoutent une taxe locale de la ville 300 Piastres, (en piastres c'est sensé nous faire mieux avaler la pilule?), obligatoire, sortie d'on ne sait ou, avec un pseudo ticket en papier imprimé dans le garage (a mon avis), mais tout le monde la paye (j'ai vérifié), bon ok j'accepte (pas le choix).
Et là, Deuxieme bonus on doit payer un guide obligatoire !!! 800 Piastres (toujours la technique du piastre), pour un guide obligatoire . Je dis que j'ai pas besoin de guide pour abu simbel, et on me dit que c'est tout le monde pareil, et que je suis obligé de prendre un guide !! Je reve ! et la encore, tout le monde le paye. vu qu'il y avait 500 personnes peut etre dans le convoi, ca leur en fait des sousous au guides ! On me refile un ticket rose a 800 piastres pour le guide. Bref, les locaux arrivent a rajouter 10 livres au prix du ticket avec leurs foutus guides et taxes de la ville, pour gros touriste japonais en bus !
Ca m'a énervé ... Quels arnaqueurs ! Surtout quand c'est organisé comme ca, c'est le pire ! la tourist police, je suis pas sur qu'elle soit efficace a abu simbel! Je pouvais pas prendre mon ticket si je payais pas unticket de guide avec ! les seuls guides obligatoires que je connaisse, c'est en hautre montagne ou ce genre de truc, quand un guide est quelqu'un qui guide vrqiment. Mais les réciteurs de livre d'histoire obligatoires je connaissais pas !!!
Donc voila, je vous préviens, que vous tentiez de prendre des précautions, bien que pas grand chose ne soit faisable!
Donc voila, je vous préviens, que vous tentiez de prendre des précautions, bien que pas grand chose ne soit faisable!
Bonsoir,
Nous allons en Égypte pour 18 jours avec nos 2 enfants en fin octobre. Pour ne pas les épuiser, nous allons suivre le conseil d'un membre du forum et nous baser une semaine à Assouan, une semaine à Louxor et quelques jours au Caire.
Nous souhaitons nous rendre dès notre arrivée en Égypte à Assouan et ensuite remonter vers Louxor, puis Le Caire.
La question que nous nous posons est celle du trajet Le Caire - Assouan: en avion ou en train de nuit? Nous pensons revenir de Louxor vers Le Caire en train de jour et c'est pourquoi nous souhaitons faire l'aller ( Le Caire - Assouan) en train de nuit. Le train couchette coûte aussi cher que l'avion d'après ce que j'ai lu sur internet. Le train avec siège semble très peu confortable ( et nous aurons nos 2 enfants de 9 et 6 ans avec nous). L'avion (Le Caire - Assouan) n'est pas excessif ( 250€ pour 4 avec Nile Air) à condition de le prendre le lendemain de notre arrivée (arrivée à 20h30 de Paris, départ pour Assouan à 7h du mat, soit un lever vers 3h30). Dur pour nous et surtout pour les enfants. Le prix des vols double les jours suivants.
Nous penchons vers le train de nuit le lendemain de notre arrivée, ce qui nous laisse la journée pour profiter de la piscine de l'hôtel avant un long trajet en train.
Le train de nuit version couchettes est-il vraiment confortable? Dort-on bien? Si c'est pas top, autant payer beaucoup moins cher et dormir un peu moins bien dans les train avec sièges. Peut-on trouver des tarifs intéressants en train couchette? Où ( sur internet) réserver à l'avance les billets de train? Le train de nuit en version siège est-il vraiment inconfortable? Est-ce dangereux de voyager en train de nuit: violences (zone orange sur le site conseils aux voyageurs) ou vols de bagages? Les conditions de sécurité sont-elles bien meilleures en train couchettes (compartiment qui peut être fermé à clef par exemple)? Si la nuit dans le train signifie une nuit sans sommeil et avec beaucoup de stress, nous préférons prendre l'avion.
D'autre part, Alexandria vaut-elle une visite sachant que nous n'avons pas tant que ça de temps?
Même question pour Abu Simbel: cela vaut-il le long trajet en bus avec deux enfants? ( je pense que oui mais je souhaiterais avoir vote avis) et est-ce vraiment sûr en termes de sécurité? De nombreuses personnes de notre entourage sont affolés que nous partions en voyageurs indépendant en Égypte et en plus avec des enfants ( inquiets pour notre sécurité) et même si je ne partage pas leur inquiétude, je souhaite limiter les risques au maximum.
Voilà, plein de questions... Merci de vos conseils dont nous avons vraiment besoin, Pierre-Yves.
Nous allons en Égypte pour 18 jours avec nos 2 enfants en fin octobre. Pour ne pas les épuiser, nous allons suivre le conseil d'un membre du forum et nous baser une semaine à Assouan, une semaine à Louxor et quelques jours au Caire.
Nous souhaitons nous rendre dès notre arrivée en Égypte à Assouan et ensuite remonter vers Louxor, puis Le Caire.
La question que nous nous posons est celle du trajet Le Caire - Assouan: en avion ou en train de nuit? Nous pensons revenir de Louxor vers Le Caire en train de jour et c'est pourquoi nous souhaitons faire l'aller ( Le Caire - Assouan) en train de nuit. Le train couchette coûte aussi cher que l'avion d'après ce que j'ai lu sur internet. Le train avec siège semble très peu confortable ( et nous aurons nos 2 enfants de 9 et 6 ans avec nous). L'avion (Le Caire - Assouan) n'est pas excessif ( 250€ pour 4 avec Nile Air) à condition de le prendre le lendemain de notre arrivée (arrivée à 20h30 de Paris, départ pour Assouan à 7h du mat, soit un lever vers 3h30). Dur pour nous et surtout pour les enfants. Le prix des vols double les jours suivants.
Nous penchons vers le train de nuit le lendemain de notre arrivée, ce qui nous laisse la journée pour profiter de la piscine de l'hôtel avant un long trajet en train.
Le train de nuit version couchettes est-il vraiment confortable? Dort-on bien? Si c'est pas top, autant payer beaucoup moins cher et dormir un peu moins bien dans les train avec sièges. Peut-on trouver des tarifs intéressants en train couchette? Où ( sur internet) réserver à l'avance les billets de train? Le train de nuit en version siège est-il vraiment inconfortable? Est-ce dangereux de voyager en train de nuit: violences (zone orange sur le site conseils aux voyageurs) ou vols de bagages? Les conditions de sécurité sont-elles bien meilleures en train couchettes (compartiment qui peut être fermé à clef par exemple)? Si la nuit dans le train signifie une nuit sans sommeil et avec beaucoup de stress, nous préférons prendre l'avion.
D'autre part, Alexandria vaut-elle une visite sachant que nous n'avons pas tant que ça de temps?
Même question pour Abu Simbel: cela vaut-il le long trajet en bus avec deux enfants? ( je pense que oui mais je souhaiterais avoir vote avis) et est-ce vraiment sûr en termes de sécurité? De nombreuses personnes de notre entourage sont affolés que nous partions en voyageurs indépendant en Égypte et en plus avec des enfants ( inquiets pour notre sécurité) et même si je ne partage pas leur inquiétude, je souhaite limiter les risques au maximum.
Voilà, plein de questions... Merci de vos conseils dont nous avons vraiment besoin, Pierre-Yves.
Bonsoir
je voulais savoir si on pouvait voyager en sécurité en ce moment vus les faits qui se passe au caire merci
je voulais savoir si on pouvait voyager en sécurité en ce moment vus les faits qui se passe au caire merci
Bonjour à tous, bien que plusieurs topics existent déjà sur ce thème, je me permets d'ouvrir celui-ci en raison de la valeur synthétique que je vais essayer de lui donner.
Je viens de vivre 9 mois au Caire pour y apprendre l'arabe dans le cadre de mes études, aussi est-ce un euphémisme de dire que j'ai BIEN fait le tour des embûches et écueils qui s'offrent rapidement à l'étranger, qu'il soit résident ou touriste. Je vais donc essayer d'établir une liste plus ou moins exhaustive de ce dont il faut se méfier si l'on ne veut pas se retrouver "à poil" assez rapidement !
1) Au centre-ville (Wast el Balad) : la rue et la place Talaat Harb (anciennement Soliman Pacha) sont une fourmilière pour tous les escrocs en tous genres, exemples : - des brigades d'hommes, assez élégants, écument cet endroit pour vous accoster de façon tout à fait banale en demandant l'heure, par exemple... Ils sont trèèèèèèès habiles, tant et si bien qu'ils vous donneront l'impression que c'est VOUS qui leur réclamez quelque chose, un appartement, des papyrus, ... Premier jour au Caire, j'ai croisé un de ces types et lui ai proposé de m'accompagner boire un café. On a parlé pendant deux heures, et à la fin, alors que je l'invitais, il a réussi à m'extorquer 50 livres (et plus par la suite) en prétextant qu'il valait mieux qu'IL paye pour bénéficier du prix égyptien.
== > Leçon :il y a deux types d'établissements, en Egypte : les établissements explicitement touristiques et les établissements "sha3bi", c'est à dire "populaires".Les premiers pratiqueront les tarifs suivants : (minimum charge) + 10% de taxes touristiques + 12% de service... Le "minimum charge" est la somme minimale que vous serez obligés de dépenser par défaut, elle varie de 25 à 100EGP.Les seconds NE DEVRONT JAMAIS vous présenter une note (qd ils en présentent) avec des taxes, quelles qu'elles soient ! Leurs tarifs "acceptables" - et ce dans toute l'Egypte - sont : de 0.75 à 1.50EGP pour un THE, 1.75 à 2.50 pour un jus de citron, 2.50 à 4 pour un jus de fraise, orange, ..., 2 à 3 EGP pour une chicha "normale" (compter 10 à 15 pour une chicha "AlFakher"), 1.50 à 2EGP pour une petite eau minérale.==> pour info, il y a un café sha3bi très très bien et qui a l'avantage d'afficher des prix très très honnêtes sur la place de la Libération (place Tahrir), juste à côté du KFC, et qui s'appelle "Wadi elnil" (la vallé du nil).Toujours au centre-ville, autour de la place Talaat Harb, vous trouverez les célèbres vendeurs de parfum et de papyri, comme on en trouve également à la médina de Tunis... Ils ont réussi à extorquer à un ami pour 35€ de papyrus en le séquestrant à moitié dans leur magasin !
== > Leçon : le salaire moyen en Egypte est de 300 - 400 EGP/mois, c'est à dire environ 40-50€, donc soyez futés et essayez d'évaluer le rapport entre le prix proposé et la réalité monétaire égyptienne ! pour info, j'ai acheté 2 papyri grand format pour 50 EGP les 2 (celui de moindre qualité étant à une 15aine de livres et l'autre, de bien meilleure facture, à 35).
DANS TOUS LES CAS, refusez de parler en EUROS, préférez les EGP, bien sûr... Si vous acceptez de parler en Euros, vous n'arriverez jamais à appréhender les prix par rapport à la réalité de la vie égyptienne, et vous êtes sûrs d'y laisser des plumes ! J'ai pris un taxi récemment qui s'était fait filer 25$ pour un trajet de 5 km, ce qui est absolument aberrant !
2) Au Caire, en général : le grand chapitre des transports et des Taxis qui, comme dans tous les pays, sont les plus grands voleurs et les plus grands emmerdeurs... On pourrait écrire un bouquin. On recense 7 moyens de transport au Caire, que l'on envisagera dans un ordre croissant (en terme de sphère d'influence) :Les "Touc-toucs" ou "rickshaws" : bien connus des voyageurs qui sont allés en Inde ou en Thaïlande, ils sont toutefois moins fréquents au Caire que dans ces pays ; ils tournent surtout à l'intérieur des quartiers les plus populaires, puisqu'il leur est formellement interdit de traverser les grands axes. Leur prix varie en fonction de la course, je dirais entre 0.50 et 1EGP/km.Les microbus (prononcez "makrobas") : ils font des trajets fixes entre les différents terminaux qui se situent aux points névralgiques du Caire : Giza, Tahrir, Ramsis, ... Ils ont interdiction de pénétrer dans le centre-ville et leurs tarifs varient de 0.50 à 2EGP selon le trajet.Les autobus : je ne les ai jamais vraiment pris, donc je me contenterai de dire que leurs tarifs sont, je crois, fixes : 0.25 EGP / trajet.Les taxis noirs : ce sont les taxis les plus pourris, en général, mais surtout ceux où il faut IMPERATIVEMENT connaître le coût de votre trajet, sinon c'est l'embrouille quasi-systématique puisque, n'ayant pas de compteur, ils vous sortiront les prix les plus abracadabrants. Pour info, je faisais souvent un trajet de 6km environ et payais 7.5 à 8EGP.Les taxis blancs : beaucoup plus propres et avec compteurs, ils sont théoriquement plus "safe" en termes de transparence tarifaire, mais c'est sans compter l'ingéniosité égyptienne pour vous tirer votre oseille... L'imagerie du compteur se lit ainsi : au milieu à droite, en gros, le prix qui évolue selon le rapport DISTANCE (+ TEMPS en cas d'embouteillage). La DISTANCE se lit en bas à gauche, près du petit cheval qui court et le TEMPS en dessous du prix. Le fonctionnement normal du compteur est le suivant (en 2010) : 2.50EGP pour le 1er km + 1.25/km supplémentaire (c'est à dire 0.25/200 m)... Il faut rajouter 0.25EGP/mn en cas d'immobilité (trafic). Mais attention, le compteur peut être trafiqué ! Si un compteur ne "compte" pas 0.25 par 0.25, c'est qu'il est trafiqué !!!! Faites attention, toutefois : il peut arriver que, lors de votre entrée dans le taxi, il y ait la clim ou que le conducteur mette la clim : cela a pour effet de changer le compte... je l'ai constaté, sans vraiment savoir si c'était qq chose de "normal" ou un prétexte supplémentaire.Les taxis jaunes : de plus en plus courants, ils sont d'un sanding supérieur, du genre de ceux qu'on appelle à l'aéroport ou en bas d'un hôtel et, en théorie, pas d'arnaque avec eux mais ils sont un chouya plus cher (de mémoire, 3.50 le premier km).==> Leçons : - Ayez AUTANT QUE POSSIBLE de la petite monnaie sur vous, parce que, bien que Taxi soit leur métier, ils n'ont bizarrement jamais de monnaie avec eux (au début, on est indulgent mais au bout d'un moment, on l'est moins). - Le boulot de Taxi est très spécial en Egypte, il peut notamment être une 2e profession à côté d'une profession principale, donc il vaut mieux que vous connaissiez l'adresse EXACTE où vous voulez aller, sinon il vous fera faire des tours qu'il vous fera évidemment payer. - 2 attitudes possibles avec les taxis noirs : convenir du prix AVANT le trajet, ou APRES. Moi j'avais tendance à faire ça AVANT mais, en période touristique, si les taxis n'arrivent pas à vous niquer, ils ne vous prennent pas ! Il m'est souvent arrivé d'attendre que le 5 ou 6e taxi veuille bien me prendre. A l'usage, on se rend compte que la première attitude vous évite bien des désagréments, notamment ceux de la négociation a posteriori qui est TRES désagréable et qui se finit toujours mal (pour vous). - Si toutefois vous choisissiez la 2e attitude, restez fermes sur le tarif (qu'il vous faut connaître précisément, du coup) car, même si vous partiez sans payer sous les vociférations de l'autre casse-burnes, c'est TOUJOURS l'étranger qui a raison vis à vis de la Police (c'est très salaud à plein d'égard, mais c'est comme ça). - N'hésitez pas à prendre le numéro d'un taxi qui ne vous a pas pris la tête par des discussions ennuyantes ou qui n'a pas essayé de vous arnaquer, parce que ceux-là sont des denrées rares ! Il viendra volontiers vous chercher en bas de votre hôtel. - Vous pouvez même négocier avec un taxi noir qui vous aura soignés qu'il vous accompagne pour une journée aux pyramides. Exemple : vous voulez aller aux pyramides de Gizah puis à celles de Saqqarah en démarrant à 9h et en finissant à 15-16h, et vous voulez que ce taxi vous accompagne... Pour 6h, c'est environ 250EGP.
3) Autour des pyramides de Gizah : les pyramides de Gizah sont en fait le centre d'une vaste écurie à ciel ouvert qui constitue un vrai piège pour les touristes : si vous prenez un taxi au centre-ville pour les Pyramides (ne payez pas plus de 30EGP pour ce trajet), il y a de fortes chances que vous rencontriez des petites difficultés à arriver à bon port "sains et saufs" : en effet, soit vous tombez sur un enfoiré de taxi qui a des potes qui travaillent dans les écuries autour des pyramides, auquel cas il vous emmènera directement dans la gueule du loup, soit il est sérieux mais se fera mettre la pression voire menacer par les filous qui hantent les abords des Pyramides, afin que vous descendiez et preniez les calèches qui, soi-disant, sont le seul moyen de parcourir les derniers km avant le site... Il vous faudra alors être plus persuasifs que ces escrocs et intimer l'ordre au taxi de poursuivre jusqu'à l'une des deux entrées des pyramides. Il y a en effet 2 entrées pour les pyramides de Gizah : celle du haut, par les pyramides elles-mêmes (l'entrée la plus commune) et celle du bas, par le Sphinx. Pas de danger à l'horizon, mais préférez l'entrée principale (du dessus) de façon à finir par le sphinx, c'est plus facile. **Astuce** : si vous avez le look arabe ou si vous parlez un arabe très correct, vous pouvez tenter d'obtenir le prix arabe au bureau des tickets en posant 2EGP sans rien dire (ou en baratinant en arabe) au guichet. J'ai personnellement testé cette tactique avec ma tête de gaulois blond aux yeux bleus, et ça a marché du tonnerre (je me faisais passer pour algérien).
Les chameaux/chevaux : animaux très présents partout en Egypte, le tarif est environ 30EGP/heure/personne. Inutile de préciser qu'il va falloir sortir votre plus grand style pour arriver à avoir ce tarif, surtout aux pyramides !
4) A l'extérieur du Caire :Louxor/Assouan : on peut y aller en train/avion/car. Prix des félouques : environ 50EGP/heure.Mer rouge : Sur la côte du golfe de 3Ataba, entre Taba et Sharm, il y a une floppée d'établissements/camps qui proposent de très bonnes formules d'hébergement pour une trentaine de livres/nuit... Attention, car ils ont fortement tendance à se rattraper sur tout le reste : bouffe, services, cigarettes, ... NEGOCIEZ FERME !== > Voilà, j'ai sans doute oublié quelques détails, mais l'essentiel est là : n'hésitez pas à me solliciter sur des choses que j'aurais oubliées.
Dernière chose : on peut établir une sorte de règle sur les tarifs proposés aux touristes, surtout les tarifs de souvenirs : d'après mon expérience, le "juste prix" correspond à
(PRIX PROPOSé/2) - x où x correspond à une somme variable, 1/5e, 1/6e du prix restant.
Exemples : on vous propose une écharpe à 80EGP (voire plus des fois) : vous enlevez la moitié (80/2 = 40) - un chouya = 35EGP qui est à peu près le juste prix, sur lequel ils se retrouvent encore parfaitement (sinon ils ne vendraient pas).
Bon voyage !
Lolo
Je viens de vivre 9 mois au Caire pour y apprendre l'arabe dans le cadre de mes études, aussi est-ce un euphémisme de dire que j'ai BIEN fait le tour des embûches et écueils qui s'offrent rapidement à l'étranger, qu'il soit résident ou touriste. Je vais donc essayer d'établir une liste plus ou moins exhaustive de ce dont il faut se méfier si l'on ne veut pas se retrouver "à poil" assez rapidement !
1) Au centre-ville (Wast el Balad) : la rue et la place Talaat Harb (anciennement Soliman Pacha) sont une fourmilière pour tous les escrocs en tous genres, exemples : - des brigades d'hommes, assez élégants, écument cet endroit pour vous accoster de façon tout à fait banale en demandant l'heure, par exemple... Ils sont trèèèèèèès habiles, tant et si bien qu'ils vous donneront l'impression que c'est VOUS qui leur réclamez quelque chose, un appartement, des papyrus, ... Premier jour au Caire, j'ai croisé un de ces types et lui ai proposé de m'accompagner boire un café. On a parlé pendant deux heures, et à la fin, alors que je l'invitais, il a réussi à m'extorquer 50 livres (et plus par la suite) en prétextant qu'il valait mieux qu'IL paye pour bénéficier du prix égyptien.
== > Leçon :il y a deux types d'établissements, en Egypte : les établissements explicitement touristiques et les établissements "sha3bi", c'est à dire "populaires".Les premiers pratiqueront les tarifs suivants : (minimum charge) + 10% de taxes touristiques + 12% de service... Le "minimum charge" est la somme minimale que vous serez obligés de dépenser par défaut, elle varie de 25 à 100EGP.Les seconds NE DEVRONT JAMAIS vous présenter une note (qd ils en présentent) avec des taxes, quelles qu'elles soient ! Leurs tarifs "acceptables" - et ce dans toute l'Egypte - sont : de 0.75 à 1.50EGP pour un THE, 1.75 à 2.50 pour un jus de citron, 2.50 à 4 pour un jus de fraise, orange, ..., 2 à 3 EGP pour une chicha "normale" (compter 10 à 15 pour une chicha "AlFakher"), 1.50 à 2EGP pour une petite eau minérale.==> pour info, il y a un café sha3bi très très bien et qui a l'avantage d'afficher des prix très très honnêtes sur la place de la Libération (place Tahrir), juste à côté du KFC, et qui s'appelle "Wadi elnil" (la vallé du nil).Toujours au centre-ville, autour de la place Talaat Harb, vous trouverez les célèbres vendeurs de parfum et de papyri, comme on en trouve également à la médina de Tunis... Ils ont réussi à extorquer à un ami pour 35€ de papyrus en le séquestrant à moitié dans leur magasin !
== > Leçon : le salaire moyen en Egypte est de 300 - 400 EGP/mois, c'est à dire environ 40-50€, donc soyez futés et essayez d'évaluer le rapport entre le prix proposé et la réalité monétaire égyptienne ! pour info, j'ai acheté 2 papyri grand format pour 50 EGP les 2 (celui de moindre qualité étant à une 15aine de livres et l'autre, de bien meilleure facture, à 35).
DANS TOUS LES CAS, refusez de parler en EUROS, préférez les EGP, bien sûr... Si vous acceptez de parler en Euros, vous n'arriverez jamais à appréhender les prix par rapport à la réalité de la vie égyptienne, et vous êtes sûrs d'y laisser des plumes ! J'ai pris un taxi récemment qui s'était fait filer 25$ pour un trajet de 5 km, ce qui est absolument aberrant !
2) Au Caire, en général : le grand chapitre des transports et des Taxis qui, comme dans tous les pays, sont les plus grands voleurs et les plus grands emmerdeurs... On pourrait écrire un bouquin. On recense 7 moyens de transport au Caire, que l'on envisagera dans un ordre croissant (en terme de sphère d'influence) :Les "Touc-toucs" ou "rickshaws" : bien connus des voyageurs qui sont allés en Inde ou en Thaïlande, ils sont toutefois moins fréquents au Caire que dans ces pays ; ils tournent surtout à l'intérieur des quartiers les plus populaires, puisqu'il leur est formellement interdit de traverser les grands axes. Leur prix varie en fonction de la course, je dirais entre 0.50 et 1EGP/km.Les microbus (prononcez "makrobas") : ils font des trajets fixes entre les différents terminaux qui se situent aux points névralgiques du Caire : Giza, Tahrir, Ramsis, ... Ils ont interdiction de pénétrer dans le centre-ville et leurs tarifs varient de 0.50 à 2EGP selon le trajet.Les autobus : je ne les ai jamais vraiment pris, donc je me contenterai de dire que leurs tarifs sont, je crois, fixes : 0.25 EGP / trajet.Les taxis noirs : ce sont les taxis les plus pourris, en général, mais surtout ceux où il faut IMPERATIVEMENT connaître le coût de votre trajet, sinon c'est l'embrouille quasi-systématique puisque, n'ayant pas de compteur, ils vous sortiront les prix les plus abracadabrants. Pour info, je faisais souvent un trajet de 6km environ et payais 7.5 à 8EGP.Les taxis blancs : beaucoup plus propres et avec compteurs, ils sont théoriquement plus "safe" en termes de transparence tarifaire, mais c'est sans compter l'ingéniosité égyptienne pour vous tirer votre oseille... L'imagerie du compteur se lit ainsi : au milieu à droite, en gros, le prix qui évolue selon le rapport DISTANCE (+ TEMPS en cas d'embouteillage). La DISTANCE se lit en bas à gauche, près du petit cheval qui court et le TEMPS en dessous du prix. Le fonctionnement normal du compteur est le suivant (en 2010) : 2.50EGP pour le 1er km + 1.25/km supplémentaire (c'est à dire 0.25/200 m)... Il faut rajouter 0.25EGP/mn en cas d'immobilité (trafic). Mais attention, le compteur peut être trafiqué ! Si un compteur ne "compte" pas 0.25 par 0.25, c'est qu'il est trafiqué !!!! Faites attention, toutefois : il peut arriver que, lors de votre entrée dans le taxi, il y ait la clim ou que le conducteur mette la clim : cela a pour effet de changer le compte... je l'ai constaté, sans vraiment savoir si c'était qq chose de "normal" ou un prétexte supplémentaire.Les taxis jaunes : de plus en plus courants, ils sont d'un sanding supérieur, du genre de ceux qu'on appelle à l'aéroport ou en bas d'un hôtel et, en théorie, pas d'arnaque avec eux mais ils sont un chouya plus cher (de mémoire, 3.50 le premier km).==> Leçons : - Ayez AUTANT QUE POSSIBLE de la petite monnaie sur vous, parce que, bien que Taxi soit leur métier, ils n'ont bizarrement jamais de monnaie avec eux (au début, on est indulgent mais au bout d'un moment, on l'est moins). - Le boulot de Taxi est très spécial en Egypte, il peut notamment être une 2e profession à côté d'une profession principale, donc il vaut mieux que vous connaissiez l'adresse EXACTE où vous voulez aller, sinon il vous fera faire des tours qu'il vous fera évidemment payer. - 2 attitudes possibles avec les taxis noirs : convenir du prix AVANT le trajet, ou APRES. Moi j'avais tendance à faire ça AVANT mais, en période touristique, si les taxis n'arrivent pas à vous niquer, ils ne vous prennent pas ! Il m'est souvent arrivé d'attendre que le 5 ou 6e taxi veuille bien me prendre. A l'usage, on se rend compte que la première attitude vous évite bien des désagréments, notamment ceux de la négociation a posteriori qui est TRES désagréable et qui se finit toujours mal (pour vous). - Si toutefois vous choisissiez la 2e attitude, restez fermes sur le tarif (qu'il vous faut connaître précisément, du coup) car, même si vous partiez sans payer sous les vociférations de l'autre casse-burnes, c'est TOUJOURS l'étranger qui a raison vis à vis de la Police (c'est très salaud à plein d'égard, mais c'est comme ça). - N'hésitez pas à prendre le numéro d'un taxi qui ne vous a pas pris la tête par des discussions ennuyantes ou qui n'a pas essayé de vous arnaquer, parce que ceux-là sont des denrées rares ! Il viendra volontiers vous chercher en bas de votre hôtel. - Vous pouvez même négocier avec un taxi noir qui vous aura soignés qu'il vous accompagne pour une journée aux pyramides. Exemple : vous voulez aller aux pyramides de Gizah puis à celles de Saqqarah en démarrant à 9h et en finissant à 15-16h, et vous voulez que ce taxi vous accompagne... Pour 6h, c'est environ 250EGP.
3) Autour des pyramides de Gizah : les pyramides de Gizah sont en fait le centre d'une vaste écurie à ciel ouvert qui constitue un vrai piège pour les touristes : si vous prenez un taxi au centre-ville pour les Pyramides (ne payez pas plus de 30EGP pour ce trajet), il y a de fortes chances que vous rencontriez des petites difficultés à arriver à bon port "sains et saufs" : en effet, soit vous tombez sur un enfoiré de taxi qui a des potes qui travaillent dans les écuries autour des pyramides, auquel cas il vous emmènera directement dans la gueule du loup, soit il est sérieux mais se fera mettre la pression voire menacer par les filous qui hantent les abords des Pyramides, afin que vous descendiez et preniez les calèches qui, soi-disant, sont le seul moyen de parcourir les derniers km avant le site... Il vous faudra alors être plus persuasifs que ces escrocs et intimer l'ordre au taxi de poursuivre jusqu'à l'une des deux entrées des pyramides. Il y a en effet 2 entrées pour les pyramides de Gizah : celle du haut, par les pyramides elles-mêmes (l'entrée la plus commune) et celle du bas, par le Sphinx. Pas de danger à l'horizon, mais préférez l'entrée principale (du dessus) de façon à finir par le sphinx, c'est plus facile. **Astuce** : si vous avez le look arabe ou si vous parlez un arabe très correct, vous pouvez tenter d'obtenir le prix arabe au bureau des tickets en posant 2EGP sans rien dire (ou en baratinant en arabe) au guichet. J'ai personnellement testé cette tactique avec ma tête de gaulois blond aux yeux bleus, et ça a marché du tonnerre (je me faisais passer pour algérien).
Les chameaux/chevaux : animaux très présents partout en Egypte, le tarif est environ 30EGP/heure/personne. Inutile de préciser qu'il va falloir sortir votre plus grand style pour arriver à avoir ce tarif, surtout aux pyramides !
4) A l'extérieur du Caire :Louxor/Assouan : on peut y aller en train/avion/car. Prix des félouques : environ 50EGP/heure.Mer rouge : Sur la côte du golfe de 3Ataba, entre Taba et Sharm, il y a une floppée d'établissements/camps qui proposent de très bonnes formules d'hébergement pour une trentaine de livres/nuit... Attention, car ils ont fortement tendance à se rattraper sur tout le reste : bouffe, services, cigarettes, ... NEGOCIEZ FERME !== > Voilà, j'ai sans doute oublié quelques détails, mais l'essentiel est là : n'hésitez pas à me solliciter sur des choses que j'aurais oubliées.
Dernière chose : on peut établir une sorte de règle sur les tarifs proposés aux touristes, surtout les tarifs de souvenirs : d'après mon expérience, le "juste prix" correspond à
(PRIX PROPOSé/2) - x où x correspond à une somme variable, 1/5e, 1/6e du prix restant.
Exemples : on vous propose une écharpe à 80EGP (voire plus des fois) : vous enlevez la moitié (80/2 = 40) - un chouya = 35EGP qui est à peu près le juste prix, sur lequel ils se retrouvent encore parfaitement (sinon ils ne vendraient pas).
Bon voyage !
Lolo
Bon, enfin après tout ce temps mon rêve commence a devenir réalité; le 5 septembre prochain de m'envole pour aller passer 2 mois solo avec mon backpack 65L en Égypte.
Après plus d'un an de planification, je me sens prêt plus que jamais. Il ne me reste seulement que peu d'interrogation, dont j'aimerais que vous m'éclaircissiez sur ceux-ci.
Impossible pour moi de déterminer combien de temps que je passerai à chaque endroit, car je resterai au même endroit aussi longtemps que j'en es envie. Pour chaque destination de mon circuit, je n'indiquerai pas non plus ce que je vais faire puisque je compte bien TOUT faire et voir ce que chaque endroit m'offre (enfin ce qui m'intéresse).
P.S. Mon trajet est fait dans l'espoir qu'un tour dans le Sinaï soit envisageable d'ici là... Esperons-le.
Donc,
- Départ de Montréal pour le Caire - Train couchette vers Louxor - Croisière vers Aswan - Autobus vers Abu Simbel - Autobus vers Aswan - Train vers Louxor - Autobus vers Hurghada - Ferry vers Sharm El Sheik (à ce propos, existe-t'il toujours?) - Autobus vers Dahab - Autobus vers Jerusalem - Autobus vers Petra - Autobus vers Sharm El Sheik - Avion vers le Caire - Train vers Alexandrie - Autobus vers Siwa - Autobus vers Alexandrie - Train vers le Caire - Retour à Montréal
Avec toutes les villes que je compte voir, je crois que cette ordre est la meilleur, à moins que vous me prouviez le contraire.
Deuxièmement, croyez vous qu'avec le retour à l'ordre le Sinaï puisse redevenir sécuritaire avant septembre? Parce que sinon je devrai me faire un autre planning :(
Merci d'avance.
Impossible pour moi de déterminer combien de temps que je passerai à chaque endroit, car je resterai au même endroit aussi longtemps que j'en es envie. Pour chaque destination de mon circuit, je n'indiquerai pas non plus ce que je vais faire puisque je compte bien TOUT faire et voir ce que chaque endroit m'offre (enfin ce qui m'intéresse).
P.S. Mon trajet est fait dans l'espoir qu'un tour dans le Sinaï soit envisageable d'ici là... Esperons-le.
Donc,
- Départ de Montréal pour le Caire - Train couchette vers Louxor - Croisière vers Aswan - Autobus vers Abu Simbel - Autobus vers Aswan - Train vers Louxor - Autobus vers Hurghada - Ferry vers Sharm El Sheik (à ce propos, existe-t'il toujours?) - Autobus vers Dahab - Autobus vers Jerusalem - Autobus vers Petra - Autobus vers Sharm El Sheik - Avion vers le Caire - Train vers Alexandrie - Autobus vers Siwa - Autobus vers Alexandrie - Train vers le Caire - Retour à Montréal
Avec toutes les villes que je compte voir, je crois que cette ordre est la meilleur, à moins que vous me prouviez le contraire.
Deuxièmement, croyez vous qu'avec le retour à l'ordre le Sinaï puisse redevenir sécuritaire avant septembre? Parce que sinon je devrai me faire un autre planning :(
Merci d'avance.
bonjour, on desire mon epouse et mes 2 enfants (4 et8 ans) partir pour le 30 dec au 06 jan à el qseir à l'hotel "pensee royal garden" . cet hotel est il bien? et peut on esperer du beau temps pour cette periode (baignade piscine et mer).merci
Bonjour,
Je souhaiterai obtenir vos conseils et avis sur la destination qu’est l’egypte Je souhaiterai m’y rendre avec ma conjointe (nous avons 30 ans) au mois de mars 2018, étant visiblement le plus propice d’un point de vue météo. Je suis à la recherche d’un circuit nous permettant de prendre notre temps et de voir toutes les merveilles (les plus grandioses a visiter) durant une période de trois semaines. La plupart des agences de voyages vous organisent un circuit de deux semaines avec la fin du séjour en farniente sur un plage. Nous hésitons également à partir en sac à dos, étant habitués à ce genre de périple mais dans des zones et pays plus sure en terme de sécurité. Connaissez vous une agence de voyage permettant de longs circuits et visites pour une période de 3 semaines sans forcément cette fin de séjour quasiment obligatoire en mode farniente sur la plage. Je recherche vraiment de l’authenticité dans ce voyage. Ou bien nous conseilleriez vous de nous y rendre en sac à dos tout en respectant les zones dites conseillées par le ministère. Dans l’attente de vous lire, je vous souhaite à tous une excellente journée. Cordialement. Thibault
Je souhaiterai obtenir vos conseils et avis sur la destination qu’est l’egypte Je souhaiterai m’y rendre avec ma conjointe (nous avons 30 ans) au mois de mars 2018, étant visiblement le plus propice d’un point de vue météo. Je suis à la recherche d’un circuit nous permettant de prendre notre temps et de voir toutes les merveilles (les plus grandioses a visiter) durant une période de trois semaines. La plupart des agences de voyages vous organisent un circuit de deux semaines avec la fin du séjour en farniente sur un plage. Nous hésitons également à partir en sac à dos, étant habitués à ce genre de périple mais dans des zones et pays plus sure en terme de sécurité. Connaissez vous une agence de voyage permettant de longs circuits et visites pour une période de 3 semaines sans forcément cette fin de séjour quasiment obligatoire en mode farniente sur la plage. Je recherche vraiment de l’authenticité dans ce voyage. Ou bien nous conseilleriez vous de nous y rendre en sac à dos tout en respectant les zones dites conseillées par le ministère. Dans l’attente de vous lire, je vous souhaite à tous une excellente journée. Cordialement. Thibault
BOnjour tous,
COmme tout bon touriste, je ne sais pas toutes les coûtume des pays de ce monde donc je me troune vers vous :0
Quel sont les mauvaise et bonne attitudes à avoir en Égypte ?
Quel Style Vestimentaire dois-je privilégier ?
Puis-je être en SHort ((Bermudas )Pantalon court avec extrémité sous le genoux)
Dois-Je sourire ou avoir une Attitude plus réservé ?
si j'ai des lunettes de soleil de valeur est-ce que on me considérera comme un de ces Satané touriste qu viennent ici pour nous montrer qu'ilsont de l'argent ?
Puis-je mette une Calotte (Casquette http://www.crf50shop.com/images/casquette-flexfit-pitking-w.jpg Ceci est une casquette pour moi)
Puis-être en Manche Courte ? ^
est-ce dangereux d'avoir un Gros Sac à Dos ?
Donc tous les savoirs que vous avez me les dires :)
COmme tout bon touriste, je ne sais pas toutes les coûtume des pays de ce monde donc je me troune vers vous :0
Quel sont les mauvaise et bonne attitudes à avoir en Égypte ?
Quel Style Vestimentaire dois-je privilégier ?
Puis-je être en SHort ((Bermudas )Pantalon court avec extrémité sous le genoux)
Dois-Je sourire ou avoir une Attitude plus réservé ?
si j'ai des lunettes de soleil de valeur est-ce que on me considérera comme un de ces Satané touriste qu viennent ici pour nous montrer qu'ilsont de l'argent ?
Puis-je mette une Calotte (Casquette http://www.crf50shop.com/images/casquette-flexfit-pitking-w.jpg Ceci est une casquette pour moi)
Puis-être en Manche Courte ? ^
est-ce dangereux d'avoir un Gros Sac à Dos ?
Donc tous les savoirs que vous avez me les dires :)
Bonjour,
Désolé pour ces questions qui peuvent sembler récurrente mais je désire partir fin Janvier en Egypte et au Caire.
J'écrits pour savoir si des gens sont actuellement au Caire et quelle est la situation sécuritaire ?
Je ne suis pas d'habitude inquièt mais les différents journaux papiers français font état d'une situation dangereuse au Caire où des actes commis par l'armée sur des manifestantes sont indignes et également ce qu'on a pu voir de la part de qques voyous egyptiens envers des journalistes françaises.
Alors qu'en est-il vraiment ? Est-ce assez sécurisé pour un couple avec un enfant ?
Est-ce possible de sortir le soir sans problème ?
Les lieux touristiques sont ils assez sécurisés pour ne pas avoir de problème : Le caire islamique, le musée du Caire (près de la place Tahrir), les pyramides de gizeh etc ?
Quelle est l'ambiance actuelle au Caire ? plutôt au bord du chaos partout dans la ville ou bien uniquement près de la place Tahrir ou bien nulle part.
Aussi je souhaitais prendre un hotel sur l'ile de Zamalek, est-ce assez sécurisé pour pouvoir se balader sans problème ?
Désolé si ces questions peuvent paraître un peu bêtes.
Merci d'avance pour vos réponses.
Désolé pour ces questions qui peuvent sembler récurrente mais je désire partir fin Janvier en Egypte et au Caire.
J'écrits pour savoir si des gens sont actuellement au Caire et quelle est la situation sécuritaire ?
Je ne suis pas d'habitude inquièt mais les différents journaux papiers français font état d'une situation dangereuse au Caire où des actes commis par l'armée sur des manifestantes sont indignes et également ce qu'on a pu voir de la part de qques voyous egyptiens envers des journalistes françaises.
Alors qu'en est-il vraiment ? Est-ce assez sécurisé pour un couple avec un enfant ?
Est-ce possible de sortir le soir sans problème ?
Les lieux touristiques sont ils assez sécurisés pour ne pas avoir de problème : Le caire islamique, le musée du Caire (près de la place Tahrir), les pyramides de gizeh etc ?
Quelle est l'ambiance actuelle au Caire ? plutôt au bord du chaos partout dans la ville ou bien uniquement près de la place Tahrir ou bien nulle part.
Aussi je souhaitais prendre un hotel sur l'ile de Zamalek, est-ce assez sécurisé pour pouvoir se balader sans problème ?
Désolé si ces questions peuvent paraître un peu bêtes.
Merci d'avance pour vos réponses.
Bonjour à tous,
j'ai déjà lu des posts sur ce sujets, mais ils commencent à être ancien et j'ai besoin d'avis récents pour me rassurer.
J'envisage de faire un séjour de un mois en juillet prochain en Egypte, et je n'ai pas du tout envie de partir en voyage organisé. Mais tout le monde me dit que ce n'est pas possible, que c'est vraiment un pays non sécure, et que ON NE PEUT PAS PARTIR SANS AGENCE. Personnelement, je tente l'aventure, mais j'aimerai emmener ma petite soeur de 18 ans avec moi cette année, d'où mon angoisse!
J'ai lu le préface du guide du routard qui semble dire que seule une zone est vraiment peu frequentable et dangereuse.
J'aimerai donc entendre vos précieux conseils: l'Egypte en sac à dos pour deux filles seules, est ce possible? Peut on loger pour pas trop cher? Et surtout est-on en sécurité? Comment sont perçues les femmes la bas et les touristes?
Merci de vos réponses nombreuses, témoignages de routards attendus ou même de gens vivant sur place, dites moi que je me fais du mauvais sang pour rien!!!! MERCI MERCI MERCI!!!
j'ai déjà lu des posts sur ce sujets, mais ils commencent à être ancien et j'ai besoin d'avis récents pour me rassurer.
J'envisage de faire un séjour de un mois en juillet prochain en Egypte, et je n'ai pas du tout envie de partir en voyage organisé. Mais tout le monde me dit que ce n'est pas possible, que c'est vraiment un pays non sécure, et que ON NE PEUT PAS PARTIR SANS AGENCE. Personnelement, je tente l'aventure, mais j'aimerai emmener ma petite soeur de 18 ans avec moi cette année, d'où mon angoisse!
J'ai lu le préface du guide du routard qui semble dire que seule une zone est vraiment peu frequentable et dangereuse.
J'aimerai donc entendre vos précieux conseils: l'Egypte en sac à dos pour deux filles seules, est ce possible? Peut on loger pour pas trop cher? Et surtout est-on en sécurité? Comment sont perçues les femmes la bas et les touristes?
Merci de vos réponses nombreuses, témoignages de routards attendus ou même de gens vivant sur place, dites moi que je me fais du mauvais sang pour rien!!!! MERCI MERCI MERCI!!!
15 jours en février 2010, hors des sentiers battus en Egypte
La version complète avec toutes les photos se trouve ici: http://sites.google.com/...tauxbergesdunil/home
Préparation du voyage :
Pas toujours facile, parfois décourageant par le manque de réponses ou les difficultés à réserver sans passer par une agence, mais au final, tout s’est déroulé comme sur des roulettes ! (j’ai appris à mon détriment que les prix changent vite, et donc j’ai décidé cette fois-ci de ne pas les indiquer, sauf quelques-uns pour donner un ordre d’idées!)
- Choix de la période février. Les avantages : journées moins chaudes (surtout pour le désert) et prix moins élevé du billet d’avion ! - Les inconvénients : les journées sont plus courtes et les sites ferment plus tôt - Billet d’avion Lyon – Le Caire , prix très intéressants avec Swiss Airlines, le top du top ! (nous avons même pu voir nos différents décollages et atterrissages en direct par l’intermédiaire d’une caméra !) - Vols intérieurs en Egypte : billets réservés par internet sur le site d’Egyptair (il faut indiquer Egypte comme pays d’origine, beaucoup moins cher). Attention, la carte bleue ne doit pas expirer avant le voyage prévu pour pouvoir réserver ! (c’est du vécu….) - Nous avions prévu un voyage en train de nuit « Le Caire-Assouan ». Malgré un site très bien construit, « ABELA » qui s’occupe de gérer les trains ne répond ni aux mails, ni aux fax. C’est à notre hôtel du Caire que j’ai demandé de s’occuper de la réservation, mais cela ne leur est autorisé que 14 jours à l’avance. Ce qui devait arriver, arriva, le train était complet ! Nous avons donc dû nous rabattre sur l’avion à la dernière minute, ce qui implique, un changement dans ce qui était prévu pour le désert (cela n’a posé aucun problèmes, ils se sont adaptés pour nous arranger au maximum), et un voyage en avion beaucoup plus cher que si nous l’avions réservé six mois auparavant, avec des horaires moins faciles ! - Nous avions réservé à l’avance tous les transferts avion – aéroport par l’intermédiaire des hotels. - (Assouan 100 LEG avec Sara Hotel en grand taxi. Le Caire 180LEG en minivan car nous sommes 5, c’est cher, on peut certainement trouver mieux !) - Felouques : les « gréements du Nil ». Il y a peut-être moins cher, mais cette organisation avait été testée et approuvée par de nombreux autres, gage de qualité, ce fut donc notre choix. De plus, c’est géré par une française, Sara, communication facile et très disponible. - Désert : Helal Travel. Nathalie, française, travaille avec lui, toujours disponible pour répondre à toutes sortes de questions. - Des guides trouvés dans des carnets de voyage ou sur des sites (tous francophones) et avec qui on communique par internet. (nous en avons testé finalement un, coordonnées à la fin, et un autre qui appartient à l’équipe de Sara des felouques)
Texte et photos : Gilles et Sylvie
1er jour
Il neige sur Saint Exupéry lorsque nous arrivons à l’aéroport. Nous avons réussi à passer la première épreuve du voyage : traverser sans encombre les différentes grippes et gastros qui nous ont sournoisement cotoyé. La deuxième épreuve se pointe à son tour : allons-nous décoller en pleine tempête de neige, alors que les avions sont bloqués sur Roissy ?! Après un lever à 3h30 par 6°C en-dessous de zéro, nous embarquons dans un avion glacial, pas encore chauffé et nous nous envolons vers Zurich, première étape du trajet. La météo est formelle : nous n’aurons pas de problèmes de neige à Zurich ! En pratique, comme d’habitude, la situation est toute autre. Si l’atterrissage fut une formalité, en revanche le décollage pour le Caire dû attendre le dégivrage de l’aile avec une sorte de karcher géant tant la neige tombait drue. Nous n’avons obtenu aucune place près d’un hublot, c’est donc captivés par nos écrans vidéos individuels que nous atteignons Le Caire. Il y est annoncé +30°C !!! En quatre heures nous sommes passés de l’hiver à l’été. Magique non ? Adieu bonnets, gants et anoraks. Bienvenue aux sandales et à la crème solaire !
L’arrivée sur Le Caire contraste immédiatement avec nos paysages européens : dudésert que du désert et encore le désert. L’organisation est impeccable à l’aéroport pour récupérer nos bagages, acheter nos visas (un peu moins de 15€ par personne), passer la douane et retrouver la personne dépêchée par l’hôtel avec un panneau à notre nom.
Le chauffeur de taxi embarque tous nos bagages sur le passage piéton et…. se prend une amende ! La mine déconfite, il nous rejoint mais ne parvient pas à faire redémarrer son moteur! Nous devons changer de taxi et abandonner notre chauffeur à sa dure situation.
Go to l’hôtel Longchamps à Zamalek, quartier chic du Caire. La traversée de la ville nous laisse une drôle d’impression. Quelques beaux ouvrages, mais surtout des constructions non terminées au milieu de gravats, détritus, tas de terre, ferraille, planches, et tout cela pêle-mêle. Impression d’un grand chantier désordonné. Des magasins de luxe côtoient des petits magasins de fruits vétustes. Au milieu de tout cela, déambulent des femmes voilées, qui parfois ne laissent apparaître que leurs yeux. Pas de doute, autre monde, autre culture ! Il y a vingt ans, lors de notre premier voyage, il y avait peu de femmes voilées. Les temps ont bien changé.
L’hôtel Longchamps où nous arrivons est très agréable, très coquet, avec de belles chambres toutes de charme vêtues. (www.hotellongchamps.com/) Le soir, nous décidons d’aller dîner à deux pas de l’hôtel, aux five bells. Les plats y sont bons, mais pas très copieux et le service, très, mais alors, très long…. Au lit tout le monde, demain nous avons rendez-vous avec Helal qui doit nous mettre sur la route du désert. (Agence pour le désert :Helal Travel, le jardin sous la lune www.helaltravel.com)
2ème jour : « Vous ne me connaissez pas mais moi je vous connais ». Ainsi s’est présenté Helal à l’hôtel , après que nous ayons pris un petit déjeuner copieux dans la superbe salle à manger rouge et jaune. Décidément à chaque rendez-vous nous nous sommes fait surprendre par les égyptiens, toujours en avance sur l’horaire prévu. Nous chargeons les bagages dans le taxi qui va nous emmener rejoindre notre 4X4 à la sortie de la ville. Notre chauffeur invente, mais il n’est pas le seul, la troisième voie lorsqu’il n’en existe que deux. Un grand n’importe quoi qui consiste à avancer le plus vite possible par tous les moyens. Ceci dit, à leur décharge, il semble qu’il n’y ait pas beaucoup d’accrochages et que ceci contribue à rentre le trafic plus fluide … La traversée du Caire laisse une impression très mitigée. Ce n’est pas précisément un champ de ruines, mais un grand chantier sale, débordant de vie, où s’entasse tout ce qui n’est pas fini et tout ce qui n’est pas encore commencé, c'est-à-dire, presque tout ! Des militaires sont partout, à tous les carrefours et le long des rues. Nous apercevons les pyramides dans la brume de la pollution, ce sera pour plus tard !
A la sortie de la ville, nous quittons le volubile Helal et rencontrons notre chauffeur/guide/cuisinier et pour finir bédouin Nashat avec le 4X4 qui nous transportera dans notre périple.
Sur la route, nous passons de multiples sas de contrôle avec des militaires. Il est précieux le désert ? Pour qu’il y ait autant de contrôle, il ne doit pas être si désert que cela …

Nous arrivons dans l’oasis du Fayoum, région très fertile non par son lac salé qui borde ses rives , mais par les boues en provenance du Nil. Nashat nous emmène dans un dédale de ruelles, longeant des maisons de briques blanches plus ou moins en construction, des caniveaux d’eau croupie remplis de bouteilles vides et d’immondices pour débusquer des fruits et légumes à sa convenance : un étal directement dans la rue sur une couverture à même le sol, tenu par une femme (une des rares non voilée), eut sa préférence. Des enfants d’apparence plutôt pauvre en profiteront d’abord timidement puis plus gaillardement pour nous approcher et finalement nous demander de l’argent. Ce seront les seuls au cours de notre voyage . Dans l’oasis, nous croiserons beaucoup de femmes voilées intégralement, de noir vêtues, telles des fantômes. Nous longeons le lac Qarum dont la surface lisse se confond exactement avec la couleur du ciel, effaçant ainsi toute trace de la ligne d’horizon. Nous admirons quelques belles images de bateaux et de pêcheurs qui rangent leurs filets, puis les cultures de fleurs et de jasmin. A la sortie de l’oasis, nous quittons la route goudronnée pour avoir une vue d’ensemble du haut d’un promontoire rocheux puis à nouveau le goudron nous mène, en plein désert, jusqu’au Wadi-El-Hitan, le désert des baleines, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Il regroupe la plus grande concentration au monde de squelettes de baleines qui appartiennent à l’ordre le plus ancien de ces dernières, ordre désormais éteint. Certains pourraient s’étonner de trouver des mammifères marins à cet endroit. Pourtant rien de plus normal si l’on en croit les géologues puisque ces terres étaient immergées lors de la Pangée (période pendant laquelle il n’y avait qu’un unique continent). Les restes de ces mammifères, s’ils ne sont pas extrêmement impressionnants, sont fort bien mis en valeur et le chemin explicatif plutôt bien fait dans un écrin minéral de toute beauté. Le rocher de grès est ici élégamment dentelé par le vent. Nous attaquons ce sentier sous un soleil de plomb, après un repas préparé par Nashat et l’homme qui tient l’unique auberge du coin. Côté repas, les plats contiennent beaucoup de crudités, ce qui nous pose un problème, nos estomacs occidentaux n’y sont pas préparés. Comme nous ne pouvons pas faire l’affront de tout laisser, nous y allons du bout des lèvres mais nous le faisons, et chaque jour par la suite un peu plus (ceci dit, certains vont quand même en subir les conséquences un peu plus tard ). Au menu du jour : crudités donc, haricots et oignons écrasés, salade de tomate au fromage blanc (vita de tomato), fromage de chèvre ou brebis , chips et fruits.
Après la balade, nous reprenons la route que nous quittons après quatre ou cinq kilomètres pour un hors piste dans les dunes à la « Paris-Dakar », du moins tel que nous pouvons l’imaginer. Les paysages sont sauvages et à couper le souffle entre roches et dunes. Nous arrivons au pied d’un monolithe de grès qui constituera notre campement. Nashat nous laisse « quartier libre » pendant qu’il installe le camp. Nous ne nous faisons pas prier et nous dirigeons vers un cordon de dunes près de falaises. Ce furent des instants magiques sous la lumière chaude et rasante du soleil couchant. Sur 360 ° tout est agréable à l’œil. Photos, sauts de dunes, recherche du caillou magique… De retour au camp à la nuit tombante, le camp est prêt: un feu allumé, un petit coin de paradis bédouin constitué d’un immense pare-vent adossé à la voiture, des couvertures, des coussins autour d’une table basse de trente centimètres de haut. Au menu: riz et poulet en papillotes, crudités. Et nous buvons notre premier thé bédouin à la menthe, un vrai de vrai préparé par Nashat et que nous attendrons avec plaisir chaque soir ensuite. Nous apprenons quelques jeux de carte à Nashat puis l’espace repas est transformé en quelques minutes en chambre à coucher sous la voute céleste sans lune. Dans des duvets recouverts de couvertures en poils de chameaux, il n’y a aucun risque d’avoir froid, d’autant que les nuits ne furent jamais froides.
3ème jour : Les premières lueurs du jour nous réveillent. . Le spectacle est saisissant de beauté avec une lumière douce qui redonne vie aux reliefs. Robin est debout illico presto pour profiter du « bac à sable ». L’appel du désert est le plus fort et nous partons en exploration, l’appareil photo à la main, pour saisir la beauté de l’instant. Après le petit déjeuner, nous reprenons la piste puis la route interminable vers l’oasis de Bahariya, le tout sur un fond musical local appuyé, un poil lancinant pour nos oreilles peu habituées aux rythmes et aux intonations égyptiennes. Il nous faudra quelques jours pour arriver à distinguer la musique bédouine locale (que nous avons préférée) de celle de la radio.

L’arrivée à Bahariya, au milieu du désert, casse complètement le mythe « tintinesque » de l’oasis. Bawiti en est la ville principale : maisons en construction ou pas finies, détritus partout dans la ville, terrains vagues où s’entassent de la ferraille, des tas de terre ou de cailloux et des immondices. Ici, pour ainsi dire, toutes les femmes portent le voile intégral. Rien de franchement réjouissant, en tout cas vue de notre fenêtre. Nashat quitte la partie habitée et nous amène pique-niquer dans la partie végétale de l’oasis, sous les dattiers, en compagnie des moustiques qui semblent visiblement préférer le casse-croûte français au casse-croûte égyptien (car Nashat n’est pas du tout sollicité par ces dames moustiques !). Quelle luxuriance. Toute cette végétation est rendue possible par des canaux d’irrigation qui sillonnent la palmeraie et qui permettent d’inonder les parcelles. Aux pieds des palmiers qui entretiennent de l’ombre, les égyptiens font pousser toute sorte de cultures. Ces canaux nécessitent un entretien permanent et donc une main d’œuvre assez abondante. Nous finissons notre route après un ravitaillement en essence, vers le désert noir au cœur duquel se situe le campement d’Helal, « le jardin sous la lune ». C’est mignon comme tout avec ses jardins durement gagnés sur le désert, son expo de pierres de ce même désert et ses petites maisons en terre. Nous emménageons dans nos trois chambres coquettes (nous sommes les seuls dans le campement) puis nous filons dans le désert près du camp, pour assister au coucher du dieu Rê. Comble du luxe, ici nous pouvons nous doucher (froide le soir et chaude le matin). Certains ont partagé ce moment avec une araignée gigantesque qui bien qu’ayant la bougeotte, était prête à la cohabitation sereine. Nous enchaînons avec le dîner dans une vaste pièce très accueillante au sol tapissé de couvertures et équipée de coussins et tables basses (30 à 40 cm du sol). Toute l’équipe de bédouins (masculine car nous n’avons qu’entraperçu les femmes) s’est ensuite réunie pour un intermède musical plutôt simple et chaleureux avec trois djembés, une flûte (poussive car elle se bouchait tout le temps), un tambourin et surtout des chants. Certains d’entre eux ont entamé des danses bédouines. Ça ne vaut pas une danse du ventre ont pensé certains mais ce n’est pas du tout le style local … Le moment fut agréable. De retour à nos chambres, Thibaud retrouve une copine de l’araignée à sa porte. Celle- ci aura moins de chance que celle de la douche. Du coup, nous vérifions les coins et recoins de notre propre chambre. En tout cas, tout cela ne nous a pas empêché de passer une douce nuit dans un calme serein.
4ème jour

Lever vers 7h30 suivi d’un petit déjeuner copieux sous une tonnelle. Au programme du jour, le désert noir, ainsi nommé à cause des pierres noires d’origine volcanique qui reposent sur un beau sable jaune. Lorsque l’on marche dessus, le son en est presque cristallin. Qui dit volcan dit cônes. Nous partons en 4 X 4 explorer l’un des cônes, entre groupes rocheux sombres et larges plages de sable. Nashat nous dépose pas trop loin du sommet, au milieu d’une belle langue de sable que nous gravissons pour admirer l’ensemble du paysage. Toutes les pointes placides noires sont autant de volcans qui firent l’animation du secteur. C’est beau, simple et lunaire.

De retour vers l’oasis, nous passons voir la source « magique », une pompe qui puise de l’eau parfaitement limpide et tiède mais un peu sulfureuse à deux cents mètres de profondeur et qui est à l’origine de toute la verdure de cette partie de l’oasis. Autant dire que l’endroit est peut être magique mais en tout cas stratégique ! Après cette douce halte civilisée au « jardin sous la lune », nous reprenons la piste en début d’après midi, sous un soleil de plomb, pour le désert blanc tant attendu. La vallée où nous étions étant bordée d’une falaise qui nous barre la route, il faut faire un certain nombre de kilomètres dans du sable assez mou, en la longeant, avant d’atteindre une sorte de « passe » pour accéder à un plateau. Disons que la « passe » en question n’est non seulement pas indiquée, mais en plus c’est juste une partie de la falaise un peu moins raide et moins haute que le reste, précédée d’une rampe d’accélération. La surprise est totale lorsque Nahat s’est mis à foncer droit vers le mur. D’un coup, le 4x4 est projeté au sommet. Je ne pensais pas qu’une telle montée fut possible avec un véhicule ! La piste qui suit est très changeante. Nashat est un pilote chevronné et semble connaître le désert comme sa poche. Nous naviguons à vue au milieu du sable profond et des monticules.

Nous arrivons à Aqabat, sorte de « monument valley » égyptien, fait d’un sol plat sur lequel sont disposés de gros blocs blancs gigantesques et de dunes rosées magnifiquement sculptées. Un spectacle sublime qui en impose. C’est là que nous installons le campement du soir, au pied d’un bloc rocheux monumental. Comme d’habitude, nous vaquons à nos occupations photographistiques , méditatives ou plus physiques avec les descentes de dunes, pendant que Nashat prépare le camp et le dîner (c’est le seul moment où nous profitons allègrement d’être dorlotés, sinon nous avons décidé de partager la vaisselle et le rangement du camp !) Après dîner et notre thé, nous entamons nos parties de cartes devenues rituelles. Mais ce soir là, un invité non prévu mettra fin inopinément à notre partie : un fennec (ou une fennec ???). Ce petit coquin (nous supposerons donc que c’est un garçon et nous l’appellerons Houcine, c’est le nom bédouin pour fennec) a senti l’odeur du poulet grillé. Court sur pattes, qu’il compense par la taille des oreilles. Il est à la fois farouche et téméraire et vient prendre un bout de poulet entre les doigts de Robin puis file au triple galop pour se cacher ensuite. Nous nous endormons de nouveau sous les étoiles avec du fennec plein les yeux.
5ème jour

Le camp plié, nous faisons route vers le désert blanc. Petit arrêt ludique dans les dunes pour un grand concours de saut avant un passage à la « magic spring » : juste quelques palmiers au milieu du désert, comme dans tintin au pays de l’or noir. Nous profitons de l’eau qui coule naturellement pour remplir les jerricans, faire un petit brin de toilette. La paysage est tantôt totalement plat comme le fond d’un lac séché, tantôt il fait apparaître des monticules blancs, comme sculptés par le vent, lorsque la surface plate est « entamée par l’érosion». Ces structures de calcaire petites au début finissent par prendre des formes fabuleuses. Nous nous arrêtons pour les admirer et sur le sol, l’endroit est rempli de petites pierres noires qui semble être de la pyrite et qui proviennent des failles à l’intérieur de la craie qui caractérise le désert blanc. Certaines cristallisent sous forme d’étoiles, d’autres de tubes, de cônes … Nous en collecterons quelques unes qui intrigueront à chaque fois les douaniers à l’aéroport de part leur structure métallique (on nous a demandé de les mettre en soute pour ne pas prendre de risque).
Nous avons décidé de faire confiance à Nathalie qui travaille pour Helal et de suivre l’itinéraire proposé. Nous n’avons donc pas dormi dans le désert blanc qui pour elle est tellement prisé qu’on est les uns sur les autres. C’est vrai que nous n’avons jamais vu personne dans nos bivouacs et que nous avons dormi dans des endroits toujours superbes. Cela-dit, nous sommes passés dans le désert blanc au zénith (du coup on l’avait pour nous tout seuls vue la chaleur accablante) et nous n’avons pas pu profiter de la douceur de la lumière du soleil couchant ou du levant et pour nous la lumière était très crue. Bon, ce fut fantastique quand même et on a vu que des endroits extras dans le Western désert ce soir là, mais il reste une petite frustration sous forme de dilemme : éviter la « foule » et rater les belles lumières ou l’inverse ??? En tout cas, pour nous le désert est resté … désert !

Nous repartons donc après avoir vu la poule et le chameau (deux structures imposantes et remarquables parmi les monolithes. Nouvel arrêt à une magic spring bondée à la périphérie du désert blanc. Sous les palmiers, il y avait tellement de monde que nous n’avons pas pu y pénétrer (ce qui donne des éléments de réponse à notre dilemme précédent). Les caravanes de chameaux s’y arrêtent toutes pour pique-niquer. Thibaud se met à saigner abondamment du nez à cause de la chaleur.

Nashat nous emmène manger beaucoup plus loin dans le western désert, malgré l’heure tardive. Ouf ! Il y a vraiment trop de monde ici, on n’était pas à l’aise. Nous nous installons pour le pique-nique à l’ombre d’un monument minéral. Assoiffée de désert et de photos, Sylvie repart sous un soleil de plomb pendant que tous les autres restent à l’ombre tant il fait chaud. Grand bien leur en fasse, elle n’était pas tout fraîche au retour ! Nous déjeunons dans la chaleur étouffante et repartons lorsque le soleil est un peu plus bas. Le Western désert est également très attachant (le plus beau diront certains !). On y trouve de grosses structures rocheuses, des bancs de sable et des répliques des blocs blancs comme dans le désert blanc mais en plus arrondis. Ils ressemblent de loin à des petits villages de huttes blanches. Sur la route nous nous arrêtons à un endroit particulièrement fossilifère. Sur le sable ocre sont posés des cailloux noirs « métalliques ». A bien y regarder, la plupart d’entre eux sont des fossiles de coquillages, coraux ( ?), … Dans ce paysage enchanteur, Nashat grimpe une dune au pied d’un bloc énorme qui domine le western désert et arrête son moteur. Notre nouveau camp de nuit est encore judicieusement choisi. La vue est superbe. Il règne une drôle d’ambiance : une brume englobe tout et nous voilera aussi le coucher de soleil. C’est un peu irréel. Nous partons de nouveau en vadrouille au milieu de toutes ces structures qui rappellent des huttes en terre pour certains et des espèces de gros tas de fiente de dinosaure tels que l’on peut les voir dans « Jurassic Park » pour une autre, d’autant que c’est parfois tellement mou que l’on s’y enfonce. Jusqu’où va l’imagination … C’est notre dernier soir et il faut en profiter au maximum. Nous espérons voir de nouveau un « houcine » (tel que nous l’avons surnommé), mais Nashat nous dit qu’il n’y a pas de poulet et que nos chances sont maigres ! Comme d’habitude, nous jouons aux cartes sous les étoiles et la lune. Une truffe courte sur pattes avec deux grandes oreilles s’invite au moment de manger. Celui-ci est encore plus coquin et aventurier que le précédent. A défaut de poulet, nous lui offrons un peu d’eau. Il restera de longues minutes avec nous à aller et venir puis disparaitra dans la nuit sous la lumière des flashs. Cette nuit là fut encore plus chaude que les précédentes. Quel plaisir que de goûter le grand air, d’entendre et de sentir un léger vent nous caresser le visage. Un parfum de liberté et de sérénité…
6ème jour Gilles se lève en premier au lever du soleil pour goûter à la belle lumière toujours tamisée par l’air légèrement brumeux (de poussière et non d’eau !), l’appareil photo à la main. Il tombe nez à truffe avec notre fennec. Celui-ci s’approche, se laisse photographier et prendre des poses diverses certainement pour gagner sa pitance (rusé petit renard). Malgré l’exclusivité du fennec sous la lumière du jour qui aurait pu le rendre célèbre, Gilles réveille le reste de la troupe ébouriffée et turbulente. Pas farouche quand même. Il doit être affamé et recherche un petit quelque chose, mais après divers essais (pain, vache qui rit, confiture), il ne daignera rien accepter hormis un peu d’eau. Nous passerons un bon moment en sa compagnie avant de le voir s’éloigner sur fond de désert ! Merci et longue vie, petit Houcine. La matinée est consacrée à la visite du western désert très attachant avec ses champs de gros champignons blancs disposés harmonieusement. De près, les champignons sont construits d’un bloc blanc habillé de dentelle de roches sculptées. A voir ! Cela devait arriver, nous regagnons le bitume qui nous conduit vers « le jardin sous la lune ». Nous nous arrêtons au passage à la montagne de cristal, sorte de veines, voire grandes fissures remplies de cristaux de quartz.

A notre arrivée au camp, tous les bédouins nous laissent « garder » le campement car c’est jour de prière ! Belle confiance. Après le déjeuner nous partons rejoindre Helal et un taxi pour le Caire à Bawiti. Nous faisons nos adieux chaleureux à Nashat, notre guide, cuisinier et pilote qui a rendu cette aventure passionnante. La route goudronnée et ennuyeuse pour le Caire durera cinq heures. Un tout autre périple nous attend pour la suite du voyage aux antipodes du précédent : de l’eau, de la végétation, du monde. A l’aéroport, un douanier s’émeut de tous nos cailloux métalliques collectés dans le désert, même après lui avoir montré le contenu du sac qui les détenait (rien d’illégal d’ailleurs). Pour un peu nous passerions pour d’odieux trafiquants de pierres précieuses. Au final cela se soldera par un petit billet discrètement remis à sa demande. C’est une autre culture … Notre avion part avec une demie heure de retard, mais le taxi réservé par l’intermédiaire du Sara hotel à Assouan sera bien au rendez-vous. C’est à deux heures du matin que nous nous couchons, enfin ! Demain nous embarquons directement sur la felouque sans avoir le temps de voir ni Assouan, ni le temple de Philae, ni Abu Simbel. Il faut bien faire des choix. Une prochaine fois peut-être….
7ème jour
Pour la felouque, nous nous sommes adressés aux « gréements du Nil », gérés par Sara, une française qui vit désormais en Égypte depuis de longues années. Les gréements du Nil : www.felouques-nil.com
Nous avons rendez-vous avec Karim, notre accompagnateur, à dix heures. Bien entendu, comme les autres, il est en avance. Il nous emmène rejoindre les deux bateaux et toute l’équipe (cinq personnes quand même) qui partagera nos journées durant toute la durée de l’expédition : - Ashur, sera notre cuisinier (grand chef et propriétaire de la felouque), - Ahmada pilotera le bateau à moteur « bateau resto » , ( mais il est en fait juste venu pour voir si tout allait bien et nous a quitté ensuite) - Ahmed, capitaine de la felouque et son mousse Kaled qui feront vraiment partie de notre vie quotidienne, tellement souriants, attachants et avec qui nous serons la totalité du temps sur la felouque - Karim, notre accompagnateur qui nous emmènera dans la plupart des visites. Ils sont en grande majorité nubiens. Beaucoup de monde pour nous tous seuls, mais nous les avons tous aimés et avons beaucoup apprécié de partager quelques moments avec eux, tout comme avec Nashat le bédouin du désert ! Pourquoi deux bateaux me direz-vous ? Il y a en fait une felouque (la nôtre est aux couleurs de Bob Marley), qui se meut par la force d’Eole (ça marche aussi, même si ce n’est pas le bon Dieu) et un bateau à moteur comme lieu de repas et qui transporte tout le nécessaire. En tout cas, la felouque est immédiatement très accueillante avec son grand « tatamis » sur le pont (qui sert aussi de matelas de couchage) et l’espace utilisable important qui fait que l’on a de la place pour vivre et se déplacer. Pour les plus turbulents le footing reste quand même périlleux.
Nous voilà partis pour une longue journée de navigation, par bon vent. La felouque est recouverte de couvertures et de coussins et l’on pouvait se prendre un peu pour Hatchepsout voguant au fil du Nil. Comme nous remontons le vent, qui vient du nord, nous faisons beaucoup de bords et donc les kilomètres se gagnent difficilement. C’est là que Thibaud a décidé de payer son tribu pour la nourriture pas très bien acceptée par son organisme. Il donne à manger aux poissons régulièrement, nourriture à base de karkadet (boisson à base de fleur d’ibiscus) qu’il a gloutonnement avalé sans modération au petit déjeuner. Au moins cela fait des heureux dans la rivière. Comme si cela n’était pas suffisant, Robin de son côté a misé sur des problèmes intestinaux prononcés. Comme il n’y a pas de toilettes à bord, il faut s’arrêter le long des berges. Ce n’est pas trop compliqué comme manœuvre mais c’est juste une question de temps que l’opération prend. Vers seize heures, le vent se met à faiblir, puis à tomber … Certes, même sans vent il y a le courant qui nous est favorable, mais c’est quand même laborieux. A chaque demande de Robin, plié en deux, pour s’arrêter sur les bords du Nil, il fallait repartir « à la rame » avec, en guise de rames, des sortes de grosses planches qui pouvaient pousser un peu notre embarcation de plusieurs tonnes, mais épuisait aussi totalement nos valeureux marins ! Bref, après cette errance de fin de journée nous finissons par arriver enfin à bon port au coucher du soleil.
Le soir, on descend des tentures et cela devient une grande chambre familiale de plein air. Comme cela les étoiles ne sont pas visibles mais on a bien l’impression de dormir dehors ! Une petite tente avec des toilettes est installée sur la rive et une planche pour descendre du bateau (la fameuse rame). La navigation ça creuse et ça fatigue, demain sera un autre jour !
8 ème jour

Ashur nous a préparé un copieux petit déjeuner au menu duquel figurent des crêpes. Quel bonheur ! Au programme, nous partons avec Karim pour le village de Daraw où a lieu un marché aux chameaux tous les samedis et dimanches, parait-il le plus important d’Egypte. En effet, une grande centaine de chameaux attendent de changer de propriétaire sous le contrôle d’un tas d’hommes qui discutent le coup. C’est très exotique ! Ces chameaux arrivent du Soudan, par la piste des quarante jours, soit 1800 kilomètres . C’est vraiment un haut lieu de rassemblement avec un fort rayonnement. Les jeunes seront mangés et les autres deviendront salariés à temps plein payés en nourriture, pour travailler (certains même deviendront bêtes de courses dans des émirats arabes). Le traitement des bêtes nous a paru assez rude à priori mais avec respect, pour ce que nous en avons vu. En tout cas, cela vaut largement le déplacement.

Karim nous emmène ensuite dans le souk du village pour y faire les courses. Sans accompagnateur, nous errons d’abord timidement dans les rues pour prendre quelques clichés. Là aussi nous sommes complètement immergés dans un autre monde. La rue est en terre battue. Des ânes tirant des charrettes ou portant un ou plusieurs humains constituent l’essentiel de la circulation, avec des sortes de vespas chinois à carénage intégral. Les étals surplombés de tentures donnent un aspect chaleureux à l’endroit. C’est l’exotisme complet. Ici, il n’y a pas de touristes et les gens sont sympathiques, plutôt avenant et ne nous sollicitent pas. Prendre des photos n’a pas été un problème, au contraire. Souvent ils nous souriaient ou bombaient le torse fièrement devant l’objectif. Un vrai bon moment. Nous retrouvons ensuite « tous nos gars » de l’équipage en train de coudre ! Et oui, la felouque va avoir une nouvelle voile. Sous les directives d’Ashur, ça va coudre pendant plusieurs jours !

La felouque nous dépose ensuite au temple de Kom Ombo, notre première visite d’un site archéologique. Le temple est dédié à Sobek (le Dieu à la tête de croco) et à Horus (le Dieu à tête de faucon), mais sans guide, il est bien difficile de percevoir toutes les subtilités du site. Malgré notre livre, nous passons forcement à côté de plein de choses intéressantes. Dommage ! En tout cas, les anciens s’y connaissaient en tags incrustés, en architecture et avaient des peintures tenaces qui résistent au temps. Un très bel endroit ! Déjeuner sur le bateau restau, où nous avons la chance de pouvoir goûter un peu tous les jours la cuisine locale, et route en felouque vers notre étape du soir ! Et quelle étape ! Dans une petite bicoque, sur les rives du Nil, un homme est en train d’attiser un feu. C’est un soudanais qui fait un café extraordinaire « à la turque » nous explique notre guide. Nous prenons notre douche avec l’eau du Nil réchauffée et un gobelet, et nous rejoignons tout le monde pour assister à la préparation de cette mixture fabuleuse. Il faut être très patient pour pouvoir goûter ces quelques gouttes de nectar fait main (un bon quart d’heure). Une des caractéristiques du truc, d’après Karim, c’est qu’il n’empêche pas de dormir. Il faut espérer que cela soit vrai car ce qui ressort de la fiole de fin de préparation est concentré et moyennement fluide. Pour ma part, j’ai goutté celui macéré avec du gingembre, et je n’ai pas voulu abuser de peur de ne pas pouvoir dormir, mais Dieu que je le regrette. Lucas a goutté pour la première fois de sa vie du café, et lui, il ne s’y est pas trompé il en a pris deux (petites) tasses (et a d’ailleurs fort bien dormi derrière !). Alors, qu’a t-il de spécial ce café ? Difficile à dire, il n’a aucune amertume, un fort bon goût persistant et il ne ressemble à aucun autre café. Le secret de cette potion en tous cas nous restera étranger … Dommage ! Tout cela provoque une bonne humeur à l’ensemble du groupe. Ashur en profite pour dégainer son djembé et nous voilà partis pour une soirée de musique nubienne. Le scénario est simple: un chanteur improvise une phrase et tout le monde reprend en chœur en tapant dans les mains si affinité. Ce type d’événement musical ne doit pas être rare car ils y prennent visiblement un grand plaisir. Surprise, à un moment ils veulent nous faire plaisir et entonnent « elle descend de la montagne à cheval », avec des paroles remaniées qui évoquent la felouque, puis « alouette, gentille alouette ». « A vous » ! C’est Gilles le musicien de la famille qui « s’y colle » et qui improvise sur alouette, « et la tête » et les plumes » et « les bras » et « les mains ». Il chantait vraiment n’importe quoi, dans le feu de l’improvisation, mais tous reprenaient en cœur et sans se tromper avec force claquements de mains. Nous avons ensuite participé à quelques chants nubiens dont les paroles nous ont échappées, mais fort entraînantes…. Quelle soirée, mais quelle soirée !
9 ème jour
Petit déjeuner toujours excellent et très copieux. Karim nous emmène marcher sur les bords du Nil pour visiter les luxuriants jardins qui le bordent ainsi qu’un village, . La balade commence au milieu des palmiers, dattiers et manguiers. Dans une zone plus aride nous découvrons des ruines de tombes de nobles égyptiens antiques. Sous nos pieds pourraient bien être enfouis des trésors architecturaux, mais faute de crédit, tout cela reste dans le sable. Peut-être est-ce une bonne chose, pour qu’il reste encore de quoi découvrir pour les générations futures. Puis nous atteignons le village de Fares.

Celui-ci a la particularité de regrouper une grande concentration de gens très croyants et dont beaucoup ont fait le pèlerinage à La Mecque. Les murs de leur maison « parlent » de cet événement marquant au travers de dessins et de textes. Ils inscrivent notamment le nom de tous ceux qui y ont été et qui portent désormais le titre très honorifique de « hadj ». Ce village est visiblement très prospère, d’après Karim, grâce au commerce des dattes et des aides gouvernementales pour l’irrigation. Nous prendrons plaisir à le découvrir, avec encore des gens bien sympathiques. De retour à la felouque, Karim nous propose de nous baigner dans le Nil. C’est vrai qu’à cet endroit l’eau semble claire, et le soleil bien lourd. Aaaarrrgh ! Que faire ! Le Nil est réputé (et nous avons pu le constater) comme très sale, véhiculant la bilharziose. Et d’un autre côté, comment expliquer à notre équipage qui se baigne tous les jours dedans que ça n’est pas propre pour nous. Seul Robin s’y est partiellement trempé (lâcheurs de parents) pour jouer avec Kaled. A mon avis, le troisième bras qui lui pousse maintenant ne provient pas de cela …
Petit à petit et un peu plus chaque jour, la felouque se transforme en tripot. On s’affronte entre Français et Egyptiens au jeu de « UNO », au « siga »(sorte de morpion égyptien plus intéressant ) ou « Abalone », et petit à petit notre vocabulaire égyptien s’étoffe : « arami » (tricheur)…
Un petit mot sur le thé que l’on nous amène régulièrement sur la felouque. «Combien de sucres dans ton thé ? » demande Karim à Robin. « Comme celui de Kaled hier» répond-il. Tout le monde explose de rire, car Kaled, comme les autres, le boit « à l’égyptienne », c'est-à-dire avec quatre sucres (dans une petite tasse !). Robin ne s’y est pas trompé ! Bon, en Egypte, tu as le droit de le boire à l’égyptienne, mais en France, tu reprendras des coutumes françaises mon garçon !

Le soir nous nous amarrons au quai des carrières du Djebel Silsileh, carrières pharaoniques de grès qui ont servi notamment à la construction des pyramides (le granit venant d’Assouan).Nous les visitons en compagnie de Karim qui nous explique la technique utilisée. La vue sur le Nil est belle et nous découvrons également quelques tombes encore bien colorées. Sur la rive opposée, les carrières sont inaccessibles et un mois auparavant, selon lui, des fouilles ont été effectuées pour trouver un chemin sous le Nil reliant les deux carrières. Ce fut un échec (à par des quais qui furent trouvés) !
De retour à la felouque, nous retrouvons l’équipage toujours affairé à coudre la voile. Ils travaillent jusqu’à la nuit. Nous contribuons au travail en fournissant de la lumière et en enfilant les aiguilles de fils de coton. Cette nouvelle voile, nous ne la verrons malheureusement pas en place avant notre départ ! Une dahabeya (bateau a deux voiles triangulaires nécessitant beaucoup de vent pour naviguer) a eu l’idée de venir accoster pour la nuit à côté de notre felouque. A cela rien à redire. Pour entretenir le confort des quatre personnes sur l’embarcation, le capitaine laisse tourner le gros moteur du bateau qui le tracte pour remonter le Nil, pour produire de l’électricité. Résultat, nous en avons subi le bruit et l’odeur toute la nuit. Ashur s’est bien déplacé deux fois au cours de la nuit pour demander du silence, mais sans succès. On a tous des poches sous les yeux le lendemain et de la haine envers qui vous savez !!!!!!
10 ème jour

Réveil très très matinal donc ce matin-là. Une randonnée de trois heures nous attend dans le désert du Wadi -El Chott. Karim nous présente Ahmed et son âne Aziza pour Robin, si on le souhaite. Robin n’a pas besoin d’âne, c’est un bon marcheur, mais nous avons à cœur de faire travailler le jeune Ahmed. Le désert mérite bien entendu son titre. Dès que l’on s’éloigne un peu des abords du Nil, le sable et la pierre reprennent immédiatement le dessus. Le soleil tape dur et pourtant on n’est que fin février ! Nous découvrons des « graffitis » du personnel travaillant pour Hatchepsout ou peut-être même des brouillons. La balade est sympa, la vue est belle. Nous quittons Aziza et son maître et regagnons notre felouque pour rejoindre notre bivouac du soir, après un très bon déjeuner et une belle navigation remplie de nombreuses parties de cartes. Les rives défilent sous nos yeux, bande de verdure regorgeant de vie sur un arrière plan figé de désert aride. Pour ceux qui ne jouent pas aux cartes, l’heure est à la contemplation. Robin n’a qu’un rêve, être mousse sur le bateau, aider, mais aider pour de vrai. Un matin, il se lève en disant « maman , tomorrow will be » (phrase répondue quand il a demandé à replier et à attacher la voile) « cela veut dire que c’est aujourd’hui ? » Ahmed et Kaled vont jouer le jeu et ne manqueront pas de lui faire plaisir. Capitano a été son surnom. Il a barré, replié et est monté au mât comme Kaled l’intrépide …. Lucas lui aussi fut capitaine à son tour. En récompense, Ahmed lui offrit le collier qu’il portait toujours en provenance du Brésil. Désormais notre capitaine sans bateau le porte tous les jours. Notre base du soir est encore un endroit très attrayant sur une petite île toute de verdure vêtue. Nous regardons les pêcheurs du Nil rentrer au soleil couchant. L’instant est magique. La lumière est métallique. Le silence est juste troublé par les chants émanant de plusieurs mosquées qui marquent l’heure de la prière. Karim nous explique que dans chaque village, il y en a entre cinq et sept mosquées! Ce n’est donc pas de l’écho que nous entendons mais les chants mêlés de plusieurs sources qui s’harmonisent entre elles. Ashur se lève tous les matins à cinq heures pour la prière, mais nous ne l’apprendrons qu’à la fin, car bien que dormant dans la cabine sur notre felouque, il a toujours été d’une grande discrétion.
Ce soir est notre dernier soir sur la felouque. Ashur lance quelques chants soutenus par son Djembé puis Karim enchaîne avec tout un panel d’énigmes. On voit que les Égyptiens ne passent pas tout leur temps le soir devant la télé. Ils savent s’occuper facilement en société (au moins c’est notre interprétation). Ahmed, hélas, ne partage pas notre soirée, car il a eu visiblement des mots avec Ashur sur l’endroit où accoster, et depuis le matin, il boude et refuse tout repas ou collation préparé par Ashur. Nous apprenons que Kaled, lui, va venir en France dans deux mois pour y disputer des championnats de boxe. Il est étudiant et travaille sur la felouque pendant ses vacances. Il pratique la boxe dans son école et il est déjà champion de pas mal de pays du Moyen Orient. Du coup, il a déjà beaucoup voyagé à vingt ans. Même s’il affronte des français, notre cœur sera pour lui. Bonne chance Kaled ! Robin s’endort au cours de la soirée et se met à rêver tout haut : « Chokkran » l’entend-on dire. Il rêve en arabe maintenant. Je crois que ça y est, l’Égypte l’a adopté !
11 ème jour
Nous nous levons très tôt : 6h30. Gloups, nous devons faire nos adieux à tous. C’est pas facile, on s’attache vite. Karim nous emmène dans le bateau à moteur jusqu’à Edfou et Ahmed nous accompagne. Il a lui aussi visiblement le cœur gros de nous quitter car il a bien sympathisé avec les enfants. Nous lui laissons notre jeu de UNO en souvenir.
Nous rejoignons Mohamed, guide francophone dépêché par Sara. Il doit nous faire visiter le temple d’Edfou . Cela fait tout drôle de reparler français et nous avons bien du mal à ne pas glisser des phrases en anglais. Le guide est bien, le temple aussi, mais c’est le jour d’arrêt de tous les gros bateaux en provenance de Louxor. Là, c’est vraiment trop : sept rangées de cinq ou six bateaux attendent sur le quai et ont déversé leurs flots de touristes dans le temple d’Edfou. Après la solitude du désert et la tranquillité de la felouque, nous avons du mal avec la foule et nous n’apprécions pas Edfou à sa juste valeur. Notre guide nous ramène ensuite jusqu’à Louxor que nous atteignons vers midi. Il y a quelques temps, il fallait voyager en convoi. C’est maintenant chose oubliée et nous avons donc circulé très librement. Nous nous installons à l’hôtel Saint Joseph, pas trop mal noté sur « tripadvisor ». Les enfants apprécient particulièrement la piscine sur la terrasse qui domine Louxor et le Nil. La vue est sympa, même si quelques constructions peu harmonieuses (dont le club med) nous gâchent un peu la vue. Quel plaisir de prendre une douche simplement (c’est vrai que sur la felouque l’opération était viable mais pas simple). Nous avions décidé de visiter par nos propres moyens Karnak l’après-midi, puis Louxor le soir, sous l’éclairage artificiel. Au dernier moment, nous changeons d’avis car sans guide, nous passons à côté de beaucoup de choses. Du coup nous sollicitons Mohamed notre guide d’Edfou pour les deux sites. Après un peu de marchandage (dont je crois, il n’est pas sorti perdant) l’affaire fut conclue.

A Karnak, nous décidons de visiter le musée à ciel ouvert avec la chapelle rouge d’Hachepsout, lieu recommandé par Sara. Il faut prendre un ticket en plus mais nous ne l’avons pas regretté (attirés pour avoir pas mal bouquiné sur la vie de la seule femme pharaon). Que dire de Karnak qui est déjà tellement célèbre ? Et bien que cela est impressionnant ! La forêt de pylônes nous ramène à la taille de lilliputiens. La lumière joue à cache-cache avec les alignements et les perspectives. « Vu mon sens de l’orientation, j’aurais du penser à jeter des petits cailloux pour ne pas me perdre » dit Sylvie ! Nous marchons dans les pas des pharaons, au milieu d’une vie grouillante comme il y a quelques siècles, mais les revenants feraient certainement des bonds en voyant les touristes partout profaner ce qui fut hautement sacré il y eut un temps et qui est retourné maintenant à l’état de construction imposante. . Le temps a raison de tout … (petit intermède philosophique). Nous quittons Karnak en longeant la « fameuse » route des sphinx qui va ouvrir sous peu. Elle doit relier Louxor à Karnak sur trois kilomètres mais elle nous laisse un sentiment mitigé. Nous voyons plus de socles que de sphinx et surtout de nombreuses maisons détruites et d’édifices pour déterrer les « trésors d’antan. En fait, pour faire les fouilles, les gens ont été déplacés, délogés et souvent, pas relogés. Ce chantier en tout cas ne fait pas l’unanimité et le maire de la ville a du faire face à de grosses manifestations. Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Après la grosse chaleur de Karnak, nous retournons faire un plouf dans la piscine de l’hôtel en attendant le soir. Nous retrouvons notre guide en soirée au temple de Louxor, en empruntant une calèche (exotique et à peine plus cher qu’un taxi si on négocie bien). Eclairé de nuit, c’est vraiment très beau. Louxor est un temple qui a la particularité d’héberger une mosquée et une partie chrétienne. En tout cas, ça conserve ! Les explications de Mohamed nous permettront de bien apprécier tous les secrets symboliques que renferment ces édifices. « Ceci-dit » fait remarquer Gilles, «la religion pharaonique, un poil ésotérique et très contraignante, a empêché toute diversité dans l’expression artistique». Nous terminerons la soirée au « Sofra » restaurant, pas très loin du temple, au milieu des coussins, des décorations orientales et d’une petite table ronde, très sympa .
12 ème jour
C’est dans le site d’un passionné de Louxor et de l’Egypte, Christian, qui fait partie aussi de Voyage Forum, que fut trouvé notre guide du jour, Ahmed Fingan. Adresse de son site : http://louxoregypte.be/site/
Ahmed, comme presque tous les égyptiens, a plusieurs travails à son arc, car un ne suffit pas à vivre. Il est aussi journaliste. Pour un prix, me semble-t-il modique (50€, voiture comprise), il nous a pris en charge du matin jusqu’en fin d’après-midi pour nous faire visiter, selon notre désir, la rive ouest de Louxor : le royaume des morts. Nous l’avons beaucoup apprécié, de part sa culture, sa discrétion et toutes ses explications qu’elles soient de l’époque pharaonique ou de l’époque actuelle. Il nous a fait un petit peu appréhender les us et coutumes actuels. Nous ne pouvons que chaudement le recommander. Il essaie désormais aussi de monter une agence de voyages organisatrice de trips en felouque ou excursions dans le désert… latasse1974@yahoo.fr

Nous commençons par le temple d’Hatchepsout qui nous est chère après avoir presque tous lu « la dame du Nil » : du coup, ça rend le temple encore plus vivant. De bonne heure, nous l’avons à nous tous seuls et ça ne gâche rien. Là encore, nous sommes impressionnés par le nombre de chantiers de fouilles (comme dans chaque site visité auparavant). Ça creuse dans tous les coins. Sur places, des égyptiens sont en train de restaurer très minutieusement des vestiges, à coup de pinceau ou de seringue. Un travail de patience et de longue haleine.

Après avoir bien profité et des lieux et des explications d’Ahmed, nous nous dirigeons vers Deir El-Medineh, le village des artisans de la nécropole thébaine. Ceux-là n’étaient pas des esclaves comme il a souvent été dit, mais des ouvriers bien payés. Pendant leur temps libre, ils travaillaient à leur propre tombe et usaient de tout leur savoir-faire. Nous en avons visité certaines, mais sans appareil photo et sans guide comme l’oblige la réglementation. Du coup, Ahmed nous donne les explications à l’aide de photos et de cartes postales avant d’entrer. Pratique ! Il fera de même pour la vallée des rois, puisque c’est le même topo. Les tombes sont des merveilles. Les styles sont très différenciés et les couleurs sont d’une fraicheur qui laisse perplexe quant à leur âge ! Les artisans gardaient aussi sur place des brouillons, des comptes-rendus de leurs travaux, des factures, tout cela sur des plaques d’argile qui ont été fort utiles aux archéologues. Sur le même site, nous visitons le temple d’Hathor, restauré depuis peu (il y reste même hélas quelques échafaudages). Un bien bel endroit également.

Quatrième étape du jour, le temple de Ramses III, Medinet Habou. Il est grand, beau (comme tous les pharaons) , mais est-ce vraiment un être recommandable ?. Il s’est approprié certaines constructions en y ajoutant juste sa signature et en effaçant la précédente – pratique courante à priori. Pour ne pas subir la même chose, Ramses III a gravé ses hiéroglyphes très profondément (10 à 15 bon centimètres). On est loin de la finesse des reliefs d’Hatchepsout. Quelques fresques remarquables reproduisent de charmantes pratiques de l’époque : les prisonniers de guerre se voyaient amputés de leurs mains et de leurs bijoux de famille. C’est le genre de truc qui motive les guerriers au combat j’imagine. Bref, Ramses III était visiblement un rustre, mais a t-on le droit de parler de la sorte d’un pharaon ? Petit soupçon de délicatesse dans ce monde de brute, il a quand même inventé les premières toilettes de l’histoire, « à la turque » (on devrait dire à l’égyptienne !)
Ventre vide n’a point d’oreille dit le proverbe. C’est ce qui nous est arrivé au sortir du temple. Nous allons dans le premier resto que nous trouvons mais c’est assez cher sans un énorme souvenir.
Cinquième étape : la vallée des rois. En arrivant sur le site, une tempête de poussière s’est levée, avec un vent assez violent. Le ciel s’obscurcit et devient opaque. Nous devons nous abriter à chaque instant et protéger nos yeux et nos voies respiratoires. Là encore nous ne sommes pas autorisés à prendre des photos. Nous visitons la tombe de Thoutmosis III, le beau-fils d’Hatchepsout. Ce charmant garçon l’aimait tellement qu’il a essayé d’effacer son nom de tous les monuments. C’est beau la famille. Très belle tombe en tout cas avec un style tout personnel. Nous enchaînons avec celle de Ramses III (le rustre !!!) et la double tombe de Taousert et Sethnakht.Quelle beauté ces tombes. La couleur semble parfois fraiche de la veille et la gravure d’une grande précision. Plus le temps avance, plus le nuage de poussière assombrit et jaunit le ciel. Nous nous arrêtons aux colosses de Memnon, en réfection, dans une atmosphère surnaturelle de vent de sable. Nous quittons Ahmed Fingan (fingan signifie tasse pour le thé) que nous remercions encore pour la qualité de ses explications et notre chauffeur de taxi à qui nous donnons rendez-vous à cinq heures du matin pour nous emmener à l’aéroport le lendemain. Ce fut une très bonne journée, riche et bien remplie. De retour à l’hôtel, nous oublions la piscine pour nous détendre car c’est la tempête à Louxor. De toute façon nous avons quelques emplettes à faire avant le départ. Go pour les souks !

Les vendeurs sont roublards, c’est de bonne guerre, mais pas trop insistants et en aucun cas agressifs. Nous y passons une bonne heure bien agréable. Nous allons ce soir-là manger chez « Maxime », le restaurant de Sara des felouques, qui a semble-t-il bonne réputation. Nous partons en calèche après avoir fait répéter au conducteur « chaque close de notre contrat oral». Nous avons sur le sujet été prévenu qu’il faut énormément se méfier avec eux. Bingo ! Pendant le trajet il est très lourd avec ses « oulala mama » à tire-larigot. Et puis l’immanquable se produit. Il nous réclame plus, hausse le ton et devient agressif. Nous lui répondons que tout était convenu, la destination, le nombre de passagers et le prix. Mais il hausse fortement le ton dans la rue. Nous laissons la somme prévue sur le siège et avons finalement gain de cause. Ce sera le seul personnage avec lequel nous aurons eu un différent durant tout le voyage. Il est atypique ce restaurant, avec une façade que l’on peut qualifier d’immeuble « gothique » ou « médiéval ? ». A recommander (bien qu’un poil long sur les desserts car semble t-il il manquait un ingrédient).
13 ème jour – va-t-il nous porter chance ?
Lever aux aurores (4h30) et direction l’aéroport. Nos cailloux métalliques font encore sensation à la douane mais finissent par passer sans problème et l’avion n’a quasiment pas de retard. La tempête de sable continue comme la veille, mais cela ne semble pas gêner les réacteurs. A l’arrivée un van doit nous emmener directement aux pyramides où nous devons retrouver Fadi, un guide recommandé dans un carnet de voyageur. La journée va être longue et nous n’avons pas de temps à perdre ! Il fallait bien qu’il y ait un grain de sable dans toute cette mécanique fort bien huilée depuis le début du voyage. C’est un coup du 13 diront certains ! Le chauffeur de taxi est bien là, mais lui veut nous emmener à l’hôtel et pas aux pyramides tel que c’était prévu ! Un coup de fil à l’hôtel à la personne qui a géré tout ça puis le temps de reboucler avec la compagnie et le problème est finalement réglé. Ouf ! Nous appelons Fadi pour le prévenir de notre retard. « Je vous attendais hier » répond-il. « Aujourd’hui, je suis au travail ! ». Damned, après enquête, il s’est trompé de jour (il s’excusera mille fois par la suite, mais en attendant…. ) Et nous voilà partis pour les pyramides avec un chauffeur taciturne, qui ne parle pas vraiment anglais, dans une voiture bien trop grande pour nous puisque nous devions être sept et sans connaître quoique ce soit à ce que nous allions voir puisque nous devions être escortés et guidés (bon, pour les pyramides, on avait quelques idées quand même). Dans ce cas, nous dégainons une carte maîtresse : le « guide du routard ». Nous traversons de nouveau le Caire, pour la troisième fois, mais cette fois-ci, l’ambiance a changée : la veille il y a eu une pluie diluvienne accompagnée de grêle (ce qui est plutôt rare) et nous roulons dans l’eau qui s’accumule dans toutes les parties basses des routes (parfois trente à quarante centimètres). Ici il n’y a pas d’assainissement pour ce type de situation! Ahmed nous avait dit à Louxor pendant la tempête de sable, qu’ils attendaient des inondations vers Assouan et le Sinaï. Et bien, nous, nous aurons des photos des pyramides avec des nuages et des flaques d’eau devant, ça n’est pas si commun !

On a beau les avoir vues sous toutes les coutures en photo, elles sont quand même très impressionnantes ces bon sang de pyramides. Nous prenons notre temps pour les voir. Puis, pendant qu’une partie de la famille ira se balader à dos de chameau (ce qui n’apporte pas grand-chose si ce n’est une vue générale du site – les chameliers étaient également tout juste agréables) l’autre descendra pendant ce temps dans la pyramide de Khéphren. Un peu de déception par rapport aux souvenirs d’il y a vingt ans. Certes les pyramides sont toujours aussi hautes et impressionnantes, mais on n’y accède plus librement et un énorme truc moche (c’est un musée) a été construit à la base de l’une d’elle gâchant considérablement le paysage. Idem pour le matou, heu, je veux dire le sphinx. On ne peut même plus aller entre ses pattes, on est obligé de le voir de haut ! Un peu agaçant tout ça d’autant que tous les monuments se payent plutôt chers ! Nous sommes juste à l’heure de visite de la pyramide de Kheops (seulement deux fois 150 personnes dans la journée – après elles s’écroulent ?), mais comme les sites ferment à seize heures, nous n’aurions pas le temps d’aller ailleurs.

Nous sautons le repas de midi pour ne pas perdre de temps et partons pour Saqqarah et sa fameuse pyramide à degrés du roi Djoser, la plus ancienne. Ok, c’est haut mais moins impressionnant quand même qu’à Guizèh. Nous voulions aussi visiter la tombe superbe de Mérérouka comme cela était prévu initialement avec notre guide. Elle est fermée ! Nous descendons dans le mastaba de Ti, très jolie tombe pleine de scènes finement ciselées et colorées de la vie quotidienne égyptienne (photos interdites à nouveau) puis dans la pyramide de Téti. Nous croisons un couple de français qui a vécu dix ans en Égypte et qui est furieux après le chef des antiquités égyptiennes. Les sites sont, d’après eux, de plus en plus chers et de moins en moins accessibles, ce que nous confirmons. Les plus belles tombes étaient fermées. Nous finissons cette journée harassante au pas de course dans le musée Imothep (très bien mis en valeur) , juste avant sa fermeture. De belles pièces, mais ce n’est qu’un avant goût de ce que nous verrons le lendemain au musée du Caire.
Le soir venu, nous faisons simple : pizzeria « Thomas », le restau branché du coin. On y mange de bonnes pizzas, avec beaucoup de monde dans une ambiance finalement assez feutrée. Après une bonne nuit de sommeil (de nouveau à l’hôtel Longchamps), nous partons pour notre ultime expédition : le musée des antiquités égyptiennes du Caire. Nous sommes aux portes juste avant l’ouverture ce qui nous permet dès celles-ci ouvertes de filer à l’espace Toutankhamon, réputé souvent bondé. Nous serons presque seuls pour admirer le fameux masque sous toutes ses coutures, ce qui vaut, avec les sarcophages en poupées russes de l’époque, à eux seuls le déplacement. Même si ce musée ne met pas toutes ses pièces en valeur et donne un minimum d’explication (parfois uniquement en arabe – mais est-ce fait exprès pour inciter à prendre un des nombreux guides qui proposent leur service dans toutes les langues à l’entrée ? ), on y peut y passer de longues heures sans se lasser. A voir absolument ! Nous décidons de ne pas visiter la salle des momies pour deux raisons : Nous avons une certaine pudeur et les laissons à leur tranquillité et puis, il faut de nouveau payer en plus de l’entrée du musée, et ça devient vraiment très cher. Les antiquités égyptiennes en Egypte, ça va finir par être comme du caviar ! De retour à notre hôtel, nous savons que c’est fini, nous vivons nos dernières heures dans ce pays très attachant. Toutes les journées ont été un dépaysement total. Nous avons oublié notre quotidien et avons l’impression d’être partis des lustres. Quel voyage ! C’est un autre monde parallèle au nôtre. Ce voyage fut une de nos plus belles destinations que nous ne pouvons que conseiller à tous. C’est l’été au milieu de l’hiver !
Le retour fut presque une formalité jusqu’à Zurich. Petite anecdote vécue à l’aéroport du Caire où nous dépensions nos dernières livres : la caissière était en train de déchirer une carte postale allemande pour récupérer le timbre et coincer les boutons de ses tiroirs avec les lambeaux. « Nous espérons que les nôtres ne subirons pas le même traitement » lui lançons nous. Le simple sourire en retour ne nous a pas vraiment rassuré (mais nos cartes sont arrivées). Peut-être avait-elle une dent contre les allemands ! Notre arrivée à Lyon était prévue samedi 27 mars vers 22H30. La fin du vol fut, comment dire, quelque peu agitée, voir franchement périlleuse. Alors que nous sommes sur le point d’atterrir, dans de fortes turbulences, le pilote remet les gaz à fond et pointe le nez de l’appareil vers le ciel. C’est lorsque l’hôtesse nous a annoncé que le commandant de bord voulait nous parler que l’on a commencé à comprendre que tout ce rodéo n’était pas normal. Lors de la deuxième approche, après une bonne demie heure de tour de piste, à part une sorte de surfeur décoloré et bodybuildé derrière nous qui n’arrêtait pas de parler comme un expert des difficultés que le pilote rencontrait, un silence glacial s’était installé dans la cabine, entrecoupé des grincements lugubres de la carlingue. Lorsque les roues ont touché le sol, la performance du pilote fut saluée par une impressionnante salve d’applaudissements suivie de gros soupirs de soulagement. Nous le saurons bien vite, au sol sévissait la tempête Xynthia !
Divers liens qui peuvent être utiles :
Pour le désert : Helal Travelwww.helaltravel.com Le Caire : hotel Longchampswww.hotellongchamps.com Pour les felouques : Les gréements du Nilwww.felouques-nil.com Assouan : Sara Hotel www.sarahotel-aswan.com Hotel Saint Joseph à Louxor : reserve par l’intermédiaire de Expedia.fr
Ahmed Fingan, guide à Louxor : http://louxorguide.com latasse1974@yahoo.fr Mine de renseignements, le site de Christian : http://louxoregypte.be/site/
Pour que les enfants au-dessus de 12 ans bénéficient du tarif étudiant sur les sites (très intéressant car les sites sont hors de prix !) : carte internationale d’étudiantwww.isic.fr (13€ par enfant) J’avais pris la même en tant que professeur (18€)
Guides utilisés : le guide du routard et guide bleu
Et beaucoup de contacts par mail avec sara des felouques et Nathalie de Helal Travel…
La version complète avec toutes les photos se trouve ici: http://sites.google.com/...tauxbergesdunil/home
Préparation du voyage :
Pas toujours facile, parfois décourageant par le manque de réponses ou les difficultés à réserver sans passer par une agence, mais au final, tout s’est déroulé comme sur des roulettes ! (j’ai appris à mon détriment que les prix changent vite, et donc j’ai décidé cette fois-ci de ne pas les indiquer, sauf quelques-uns pour donner un ordre d’idées!)
- Choix de la période février. Les avantages : journées moins chaudes (surtout pour le désert) et prix moins élevé du billet d’avion ! - Les inconvénients : les journées sont plus courtes et les sites ferment plus tôt - Billet d’avion Lyon – Le Caire , prix très intéressants avec Swiss Airlines, le top du top ! (nous avons même pu voir nos différents décollages et atterrissages en direct par l’intermédiaire d’une caméra !) - Vols intérieurs en Egypte : billets réservés par internet sur le site d’Egyptair (il faut indiquer Egypte comme pays d’origine, beaucoup moins cher). Attention, la carte bleue ne doit pas expirer avant le voyage prévu pour pouvoir réserver ! (c’est du vécu….) - Nous avions prévu un voyage en train de nuit « Le Caire-Assouan ». Malgré un site très bien construit, « ABELA » qui s’occupe de gérer les trains ne répond ni aux mails, ni aux fax. C’est à notre hôtel du Caire que j’ai demandé de s’occuper de la réservation, mais cela ne leur est autorisé que 14 jours à l’avance. Ce qui devait arriver, arriva, le train était complet ! Nous avons donc dû nous rabattre sur l’avion à la dernière minute, ce qui implique, un changement dans ce qui était prévu pour le désert (cela n’a posé aucun problèmes, ils se sont adaptés pour nous arranger au maximum), et un voyage en avion beaucoup plus cher que si nous l’avions réservé six mois auparavant, avec des horaires moins faciles ! - Nous avions réservé à l’avance tous les transferts avion – aéroport par l’intermédiaire des hotels. - (Assouan 100 LEG avec Sara Hotel en grand taxi. Le Caire 180LEG en minivan car nous sommes 5, c’est cher, on peut certainement trouver mieux !) - Felouques : les « gréements du Nil ». Il y a peut-être moins cher, mais cette organisation avait été testée et approuvée par de nombreux autres, gage de qualité, ce fut donc notre choix. De plus, c’est géré par une française, Sara, communication facile et très disponible. - Désert : Helal Travel. Nathalie, française, travaille avec lui, toujours disponible pour répondre à toutes sortes de questions. - Des guides trouvés dans des carnets de voyage ou sur des sites (tous francophones) et avec qui on communique par internet. (nous en avons testé finalement un, coordonnées à la fin, et un autre qui appartient à l’équipe de Sara des felouques)
Texte et photos : Gilles et Sylvie
1er jour
Il neige sur Saint Exupéry lorsque nous arrivons à l’aéroport. Nous avons réussi à passer la première épreuve du voyage : traverser sans encombre les différentes grippes et gastros qui nous ont sournoisement cotoyé. La deuxième épreuve se pointe à son tour : allons-nous décoller en pleine tempête de neige, alors que les avions sont bloqués sur Roissy ?! Après un lever à 3h30 par 6°C en-dessous de zéro, nous embarquons dans un avion glacial, pas encore chauffé et nous nous envolons vers Zurich, première étape du trajet. La météo est formelle : nous n’aurons pas de problèmes de neige à Zurich ! En pratique, comme d’habitude, la situation est toute autre. Si l’atterrissage fut une formalité, en revanche le décollage pour le Caire dû attendre le dégivrage de l’aile avec une sorte de karcher géant tant la neige tombait drue. Nous n’avons obtenu aucune place près d’un hublot, c’est donc captivés par nos écrans vidéos individuels que nous atteignons Le Caire. Il y est annoncé +30°C !!! En quatre heures nous sommes passés de l’hiver à l’été. Magique non ? Adieu bonnets, gants et anoraks. Bienvenue aux sandales et à la crème solaire !
L’arrivée sur Le Caire contraste immédiatement avec nos paysages européens : dudésert que du désert et encore le désert. L’organisation est impeccable à l’aéroport pour récupérer nos bagages, acheter nos visas (un peu moins de 15€ par personne), passer la douane et retrouver la personne dépêchée par l’hôtel avec un panneau à notre nom.
Le chauffeur de taxi embarque tous nos bagages sur le passage piéton et…. se prend une amende ! La mine déconfite, il nous rejoint mais ne parvient pas à faire redémarrer son moteur! Nous devons changer de taxi et abandonner notre chauffeur à sa dure situation.
Go to l’hôtel Longchamps à Zamalek, quartier chic du Caire. La traversée de la ville nous laisse une drôle d’impression. Quelques beaux ouvrages, mais surtout des constructions non terminées au milieu de gravats, détritus, tas de terre, ferraille, planches, et tout cela pêle-mêle. Impression d’un grand chantier désordonné. Des magasins de luxe côtoient des petits magasins de fruits vétustes. Au milieu de tout cela, déambulent des femmes voilées, qui parfois ne laissent apparaître que leurs yeux. Pas de doute, autre monde, autre culture ! Il y a vingt ans, lors de notre premier voyage, il y avait peu de femmes voilées. Les temps ont bien changé.
L’hôtel Longchamps où nous arrivons est très agréable, très coquet, avec de belles chambres toutes de charme vêtues. (www.hotellongchamps.com/) Le soir, nous décidons d’aller dîner à deux pas de l’hôtel, aux five bells. Les plats y sont bons, mais pas très copieux et le service, très, mais alors, très long…. Au lit tout le monde, demain nous avons rendez-vous avec Helal qui doit nous mettre sur la route du désert. (Agence pour le désert :Helal Travel, le jardin sous la lune www.helaltravel.com)
2ème jour : « Vous ne me connaissez pas mais moi je vous connais ». Ainsi s’est présenté Helal à l’hôtel , après que nous ayons pris un petit déjeuner copieux dans la superbe salle à manger rouge et jaune. Décidément à chaque rendez-vous nous nous sommes fait surprendre par les égyptiens, toujours en avance sur l’horaire prévu. Nous chargeons les bagages dans le taxi qui va nous emmener rejoindre notre 4X4 à la sortie de la ville. Notre chauffeur invente, mais il n’est pas le seul, la troisième voie lorsqu’il n’en existe que deux. Un grand n’importe quoi qui consiste à avancer le plus vite possible par tous les moyens. Ceci dit, à leur décharge, il semble qu’il n’y ait pas beaucoup d’accrochages et que ceci contribue à rentre le trafic plus fluide … La traversée du Caire laisse une impression très mitigée. Ce n’est pas précisément un champ de ruines, mais un grand chantier sale, débordant de vie, où s’entasse tout ce qui n’est pas fini et tout ce qui n’est pas encore commencé, c'est-à-dire, presque tout ! Des militaires sont partout, à tous les carrefours et le long des rues. Nous apercevons les pyramides dans la brume de la pollution, ce sera pour plus tard !
A la sortie de la ville, nous quittons le volubile Helal et rencontrons notre chauffeur/guide/cuisinier et pour finir bédouin Nashat avec le 4X4 qui nous transportera dans notre périple.
Sur la route, nous passons de multiples sas de contrôle avec des militaires. Il est précieux le désert ? Pour qu’il y ait autant de contrôle, il ne doit pas être si désert que cela …

Nous arrivons dans l’oasis du Fayoum, région très fertile non par son lac salé qui borde ses rives , mais par les boues en provenance du Nil. Nashat nous emmène dans un dédale de ruelles, longeant des maisons de briques blanches plus ou moins en construction, des caniveaux d’eau croupie remplis de bouteilles vides et d’immondices pour débusquer des fruits et légumes à sa convenance : un étal directement dans la rue sur une couverture à même le sol, tenu par une femme (une des rares non voilée), eut sa préférence. Des enfants d’apparence plutôt pauvre en profiteront d’abord timidement puis plus gaillardement pour nous approcher et finalement nous demander de l’argent. Ce seront les seuls au cours de notre voyage . Dans l’oasis, nous croiserons beaucoup de femmes voilées intégralement, de noir vêtues, telles des fantômes. Nous longeons le lac Qarum dont la surface lisse se confond exactement avec la couleur du ciel, effaçant ainsi toute trace de la ligne d’horizon. Nous admirons quelques belles images de bateaux et de pêcheurs qui rangent leurs filets, puis les cultures de fleurs et de jasmin. A la sortie de l’oasis, nous quittons la route goudronnée pour avoir une vue d’ensemble du haut d’un promontoire rocheux puis à nouveau le goudron nous mène, en plein désert, jusqu’au Wadi-El-Hitan, le désert des baleines, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Il regroupe la plus grande concentration au monde de squelettes de baleines qui appartiennent à l’ordre le plus ancien de ces dernières, ordre désormais éteint. Certains pourraient s’étonner de trouver des mammifères marins à cet endroit. Pourtant rien de plus normal si l’on en croit les géologues puisque ces terres étaient immergées lors de la Pangée (période pendant laquelle il n’y avait qu’un unique continent). Les restes de ces mammifères, s’ils ne sont pas extrêmement impressionnants, sont fort bien mis en valeur et le chemin explicatif plutôt bien fait dans un écrin minéral de toute beauté. Le rocher de grès est ici élégamment dentelé par le vent. Nous attaquons ce sentier sous un soleil de plomb, après un repas préparé par Nashat et l’homme qui tient l’unique auberge du coin. Côté repas, les plats contiennent beaucoup de crudités, ce qui nous pose un problème, nos estomacs occidentaux n’y sont pas préparés. Comme nous ne pouvons pas faire l’affront de tout laisser, nous y allons du bout des lèvres mais nous le faisons, et chaque jour par la suite un peu plus (ceci dit, certains vont quand même en subir les conséquences un peu plus tard ). Au menu du jour : crudités donc, haricots et oignons écrasés, salade de tomate au fromage blanc (vita de tomato), fromage de chèvre ou brebis , chips et fruits.
Après la balade, nous reprenons la route que nous quittons après quatre ou cinq kilomètres pour un hors piste dans les dunes à la « Paris-Dakar », du moins tel que nous pouvons l’imaginer. Les paysages sont sauvages et à couper le souffle entre roches et dunes. Nous arrivons au pied d’un monolithe de grès qui constituera notre campement. Nashat nous laisse « quartier libre » pendant qu’il installe le camp. Nous ne nous faisons pas prier et nous dirigeons vers un cordon de dunes près de falaises. Ce furent des instants magiques sous la lumière chaude et rasante du soleil couchant. Sur 360 ° tout est agréable à l’œil. Photos, sauts de dunes, recherche du caillou magique… De retour au camp à la nuit tombante, le camp est prêt: un feu allumé, un petit coin de paradis bédouin constitué d’un immense pare-vent adossé à la voiture, des couvertures, des coussins autour d’une table basse de trente centimètres de haut. Au menu: riz et poulet en papillotes, crudités. Et nous buvons notre premier thé bédouin à la menthe, un vrai de vrai préparé par Nashat et que nous attendrons avec plaisir chaque soir ensuite. Nous apprenons quelques jeux de carte à Nashat puis l’espace repas est transformé en quelques minutes en chambre à coucher sous la voute céleste sans lune. Dans des duvets recouverts de couvertures en poils de chameaux, il n’y a aucun risque d’avoir froid, d’autant que les nuits ne furent jamais froides.
3ème jour : Les premières lueurs du jour nous réveillent. . Le spectacle est saisissant de beauté avec une lumière douce qui redonne vie aux reliefs. Robin est debout illico presto pour profiter du « bac à sable ». L’appel du désert est le plus fort et nous partons en exploration, l’appareil photo à la main, pour saisir la beauté de l’instant. Après le petit déjeuner, nous reprenons la piste puis la route interminable vers l’oasis de Bahariya, le tout sur un fond musical local appuyé, un poil lancinant pour nos oreilles peu habituées aux rythmes et aux intonations égyptiennes. Il nous faudra quelques jours pour arriver à distinguer la musique bédouine locale (que nous avons préférée) de celle de la radio.

L’arrivée à Bahariya, au milieu du désert, casse complètement le mythe « tintinesque » de l’oasis. Bawiti en est la ville principale : maisons en construction ou pas finies, détritus partout dans la ville, terrains vagues où s’entassent de la ferraille, des tas de terre ou de cailloux et des immondices. Ici, pour ainsi dire, toutes les femmes portent le voile intégral. Rien de franchement réjouissant, en tout cas vue de notre fenêtre. Nashat quitte la partie habitée et nous amène pique-niquer dans la partie végétale de l’oasis, sous les dattiers, en compagnie des moustiques qui semblent visiblement préférer le casse-croûte français au casse-croûte égyptien (car Nashat n’est pas du tout sollicité par ces dames moustiques !). Quelle luxuriance. Toute cette végétation est rendue possible par des canaux d’irrigation qui sillonnent la palmeraie et qui permettent d’inonder les parcelles. Aux pieds des palmiers qui entretiennent de l’ombre, les égyptiens font pousser toute sorte de cultures. Ces canaux nécessitent un entretien permanent et donc une main d’œuvre assez abondante. Nous finissons notre route après un ravitaillement en essence, vers le désert noir au cœur duquel se situe le campement d’Helal, « le jardin sous la lune ». C’est mignon comme tout avec ses jardins durement gagnés sur le désert, son expo de pierres de ce même désert et ses petites maisons en terre. Nous emménageons dans nos trois chambres coquettes (nous sommes les seuls dans le campement) puis nous filons dans le désert près du camp, pour assister au coucher du dieu Rê. Comble du luxe, ici nous pouvons nous doucher (froide le soir et chaude le matin). Certains ont partagé ce moment avec une araignée gigantesque qui bien qu’ayant la bougeotte, était prête à la cohabitation sereine. Nous enchaînons avec le dîner dans une vaste pièce très accueillante au sol tapissé de couvertures et équipée de coussins et tables basses (30 à 40 cm du sol). Toute l’équipe de bédouins (masculine car nous n’avons qu’entraperçu les femmes) s’est ensuite réunie pour un intermède musical plutôt simple et chaleureux avec trois djembés, une flûte (poussive car elle se bouchait tout le temps), un tambourin et surtout des chants. Certains d’entre eux ont entamé des danses bédouines. Ça ne vaut pas une danse du ventre ont pensé certains mais ce n’est pas du tout le style local … Le moment fut agréable. De retour à nos chambres, Thibaud retrouve une copine de l’araignée à sa porte. Celle- ci aura moins de chance que celle de la douche. Du coup, nous vérifions les coins et recoins de notre propre chambre. En tout cas, tout cela ne nous a pas empêché de passer une douce nuit dans un calme serein.
4ème jour

Lever vers 7h30 suivi d’un petit déjeuner copieux sous une tonnelle. Au programme du jour, le désert noir, ainsi nommé à cause des pierres noires d’origine volcanique qui reposent sur un beau sable jaune. Lorsque l’on marche dessus, le son en est presque cristallin. Qui dit volcan dit cônes. Nous partons en 4 X 4 explorer l’un des cônes, entre groupes rocheux sombres et larges plages de sable. Nashat nous dépose pas trop loin du sommet, au milieu d’une belle langue de sable que nous gravissons pour admirer l’ensemble du paysage. Toutes les pointes placides noires sont autant de volcans qui firent l’animation du secteur. C’est beau, simple et lunaire.

De retour vers l’oasis, nous passons voir la source « magique », une pompe qui puise de l’eau parfaitement limpide et tiède mais un peu sulfureuse à deux cents mètres de profondeur et qui est à l’origine de toute la verdure de cette partie de l’oasis. Autant dire que l’endroit est peut être magique mais en tout cas stratégique ! Après cette douce halte civilisée au « jardin sous la lune », nous reprenons la piste en début d’après midi, sous un soleil de plomb, pour le désert blanc tant attendu. La vallée où nous étions étant bordée d’une falaise qui nous barre la route, il faut faire un certain nombre de kilomètres dans du sable assez mou, en la longeant, avant d’atteindre une sorte de « passe » pour accéder à un plateau. Disons que la « passe » en question n’est non seulement pas indiquée, mais en plus c’est juste une partie de la falaise un peu moins raide et moins haute que le reste, précédée d’une rampe d’accélération. La surprise est totale lorsque Nahat s’est mis à foncer droit vers le mur. D’un coup, le 4x4 est projeté au sommet. Je ne pensais pas qu’une telle montée fut possible avec un véhicule ! La piste qui suit est très changeante. Nashat est un pilote chevronné et semble connaître le désert comme sa poche. Nous naviguons à vue au milieu du sable profond et des monticules.

Nous arrivons à Aqabat, sorte de « monument valley » égyptien, fait d’un sol plat sur lequel sont disposés de gros blocs blancs gigantesques et de dunes rosées magnifiquement sculptées. Un spectacle sublime qui en impose. C’est là que nous installons le campement du soir, au pied d’un bloc rocheux monumental. Comme d’habitude, nous vaquons à nos occupations photographistiques , méditatives ou plus physiques avec les descentes de dunes, pendant que Nashat prépare le camp et le dîner (c’est le seul moment où nous profitons allègrement d’être dorlotés, sinon nous avons décidé de partager la vaisselle et le rangement du camp !) Après dîner et notre thé, nous entamons nos parties de cartes devenues rituelles. Mais ce soir là, un invité non prévu mettra fin inopinément à notre partie : un fennec (ou une fennec ???). Ce petit coquin (nous supposerons donc que c’est un garçon et nous l’appellerons Houcine, c’est le nom bédouin pour fennec) a senti l’odeur du poulet grillé. Court sur pattes, qu’il compense par la taille des oreilles. Il est à la fois farouche et téméraire et vient prendre un bout de poulet entre les doigts de Robin puis file au triple galop pour se cacher ensuite. Nous nous endormons de nouveau sous les étoiles avec du fennec plein les yeux.
5ème jour

Le camp plié, nous faisons route vers le désert blanc. Petit arrêt ludique dans les dunes pour un grand concours de saut avant un passage à la « magic spring » : juste quelques palmiers au milieu du désert, comme dans tintin au pays de l’or noir. Nous profitons de l’eau qui coule naturellement pour remplir les jerricans, faire un petit brin de toilette. La paysage est tantôt totalement plat comme le fond d’un lac séché, tantôt il fait apparaître des monticules blancs, comme sculptés par le vent, lorsque la surface plate est « entamée par l’érosion». Ces structures de calcaire petites au début finissent par prendre des formes fabuleuses. Nous nous arrêtons pour les admirer et sur le sol, l’endroit est rempli de petites pierres noires qui semble être de la pyrite et qui proviennent des failles à l’intérieur de la craie qui caractérise le désert blanc. Certaines cristallisent sous forme d’étoiles, d’autres de tubes, de cônes … Nous en collecterons quelques unes qui intrigueront à chaque fois les douaniers à l’aéroport de part leur structure métallique (on nous a demandé de les mettre en soute pour ne pas prendre de risque).
Nous avons décidé de faire confiance à Nathalie qui travaille pour Helal et de suivre l’itinéraire proposé. Nous n’avons donc pas dormi dans le désert blanc qui pour elle est tellement prisé qu’on est les uns sur les autres. C’est vrai que nous n’avons jamais vu personne dans nos bivouacs et que nous avons dormi dans des endroits toujours superbes. Cela-dit, nous sommes passés dans le désert blanc au zénith (du coup on l’avait pour nous tout seuls vue la chaleur accablante) et nous n’avons pas pu profiter de la douceur de la lumière du soleil couchant ou du levant et pour nous la lumière était très crue. Bon, ce fut fantastique quand même et on a vu que des endroits extras dans le Western désert ce soir là, mais il reste une petite frustration sous forme de dilemme : éviter la « foule » et rater les belles lumières ou l’inverse ??? En tout cas, pour nous le désert est resté … désert !

Nous repartons donc après avoir vu la poule et le chameau (deux structures imposantes et remarquables parmi les monolithes. Nouvel arrêt à une magic spring bondée à la périphérie du désert blanc. Sous les palmiers, il y avait tellement de monde que nous n’avons pas pu y pénétrer (ce qui donne des éléments de réponse à notre dilemme précédent). Les caravanes de chameaux s’y arrêtent toutes pour pique-niquer. Thibaud se met à saigner abondamment du nez à cause de la chaleur.

Nashat nous emmène manger beaucoup plus loin dans le western désert, malgré l’heure tardive. Ouf ! Il y a vraiment trop de monde ici, on n’était pas à l’aise. Nous nous installons pour le pique-nique à l’ombre d’un monument minéral. Assoiffée de désert et de photos, Sylvie repart sous un soleil de plomb pendant que tous les autres restent à l’ombre tant il fait chaud. Grand bien leur en fasse, elle n’était pas tout fraîche au retour ! Nous déjeunons dans la chaleur étouffante et repartons lorsque le soleil est un peu plus bas. Le Western désert est également très attachant (le plus beau diront certains !). On y trouve de grosses structures rocheuses, des bancs de sable et des répliques des blocs blancs comme dans le désert blanc mais en plus arrondis. Ils ressemblent de loin à des petits villages de huttes blanches. Sur la route nous nous arrêtons à un endroit particulièrement fossilifère. Sur le sable ocre sont posés des cailloux noirs « métalliques ». A bien y regarder, la plupart d’entre eux sont des fossiles de coquillages, coraux ( ?), … Dans ce paysage enchanteur, Nashat grimpe une dune au pied d’un bloc énorme qui domine le western désert et arrête son moteur. Notre nouveau camp de nuit est encore judicieusement choisi. La vue est superbe. Il règne une drôle d’ambiance : une brume englobe tout et nous voilera aussi le coucher de soleil. C’est un peu irréel. Nous partons de nouveau en vadrouille au milieu de toutes ces structures qui rappellent des huttes en terre pour certains et des espèces de gros tas de fiente de dinosaure tels que l’on peut les voir dans « Jurassic Park » pour une autre, d’autant que c’est parfois tellement mou que l’on s’y enfonce. Jusqu’où va l’imagination … C’est notre dernier soir et il faut en profiter au maximum. Nous espérons voir de nouveau un « houcine » (tel que nous l’avons surnommé), mais Nashat nous dit qu’il n’y a pas de poulet et que nos chances sont maigres ! Comme d’habitude, nous jouons aux cartes sous les étoiles et la lune. Une truffe courte sur pattes avec deux grandes oreilles s’invite au moment de manger. Celui-ci est encore plus coquin et aventurier que le précédent. A défaut de poulet, nous lui offrons un peu d’eau. Il restera de longues minutes avec nous à aller et venir puis disparaitra dans la nuit sous la lumière des flashs. Cette nuit là fut encore plus chaude que les précédentes. Quel plaisir que de goûter le grand air, d’entendre et de sentir un léger vent nous caresser le visage. Un parfum de liberté et de sérénité…
6ème jour Gilles se lève en premier au lever du soleil pour goûter à la belle lumière toujours tamisée par l’air légèrement brumeux (de poussière et non d’eau !), l’appareil photo à la main. Il tombe nez à truffe avec notre fennec. Celui-ci s’approche, se laisse photographier et prendre des poses diverses certainement pour gagner sa pitance (rusé petit renard). Malgré l’exclusivité du fennec sous la lumière du jour qui aurait pu le rendre célèbre, Gilles réveille le reste de la troupe ébouriffée et turbulente. Pas farouche quand même. Il doit être affamé et recherche un petit quelque chose, mais après divers essais (pain, vache qui rit, confiture), il ne daignera rien accepter hormis un peu d’eau. Nous passerons un bon moment en sa compagnie avant de le voir s’éloigner sur fond de désert ! Merci et longue vie, petit Houcine. La matinée est consacrée à la visite du western désert très attachant avec ses champs de gros champignons blancs disposés harmonieusement. De près, les champignons sont construits d’un bloc blanc habillé de dentelle de roches sculptées. A voir ! Cela devait arriver, nous regagnons le bitume qui nous conduit vers « le jardin sous la lune ». Nous nous arrêtons au passage à la montagne de cristal, sorte de veines, voire grandes fissures remplies de cristaux de quartz.

A notre arrivée au camp, tous les bédouins nous laissent « garder » le campement car c’est jour de prière ! Belle confiance. Après le déjeuner nous partons rejoindre Helal et un taxi pour le Caire à Bawiti. Nous faisons nos adieux chaleureux à Nashat, notre guide, cuisinier et pilote qui a rendu cette aventure passionnante. La route goudronnée et ennuyeuse pour le Caire durera cinq heures. Un tout autre périple nous attend pour la suite du voyage aux antipodes du précédent : de l’eau, de la végétation, du monde. A l’aéroport, un douanier s’émeut de tous nos cailloux métalliques collectés dans le désert, même après lui avoir montré le contenu du sac qui les détenait (rien d’illégal d’ailleurs). Pour un peu nous passerions pour d’odieux trafiquants de pierres précieuses. Au final cela se soldera par un petit billet discrètement remis à sa demande. C’est une autre culture … Notre avion part avec une demie heure de retard, mais le taxi réservé par l’intermédiaire du Sara hotel à Assouan sera bien au rendez-vous. C’est à deux heures du matin que nous nous couchons, enfin ! Demain nous embarquons directement sur la felouque sans avoir le temps de voir ni Assouan, ni le temple de Philae, ni Abu Simbel. Il faut bien faire des choix. Une prochaine fois peut-être….
7ème jour
Pour la felouque, nous nous sommes adressés aux « gréements du Nil », gérés par Sara, une française qui vit désormais en Égypte depuis de longues années. Les gréements du Nil : www.felouques-nil.com
Nous avons rendez-vous avec Karim, notre accompagnateur, à dix heures. Bien entendu, comme les autres, il est en avance. Il nous emmène rejoindre les deux bateaux et toute l’équipe (cinq personnes quand même) qui partagera nos journées durant toute la durée de l’expédition : - Ashur, sera notre cuisinier (grand chef et propriétaire de la felouque), - Ahmada pilotera le bateau à moteur « bateau resto » , ( mais il est en fait juste venu pour voir si tout allait bien et nous a quitté ensuite) - Ahmed, capitaine de la felouque et son mousse Kaled qui feront vraiment partie de notre vie quotidienne, tellement souriants, attachants et avec qui nous serons la totalité du temps sur la felouque - Karim, notre accompagnateur qui nous emmènera dans la plupart des visites. Ils sont en grande majorité nubiens. Beaucoup de monde pour nous tous seuls, mais nous les avons tous aimés et avons beaucoup apprécié de partager quelques moments avec eux, tout comme avec Nashat le bédouin du désert ! Pourquoi deux bateaux me direz-vous ? Il y a en fait une felouque (la nôtre est aux couleurs de Bob Marley), qui se meut par la force d’Eole (ça marche aussi, même si ce n’est pas le bon Dieu) et un bateau à moteur comme lieu de repas et qui transporte tout le nécessaire. En tout cas, la felouque est immédiatement très accueillante avec son grand « tatamis » sur le pont (qui sert aussi de matelas de couchage) et l’espace utilisable important qui fait que l’on a de la place pour vivre et se déplacer. Pour les plus turbulents le footing reste quand même périlleux.
Nous voilà partis pour une longue journée de navigation, par bon vent. La felouque est recouverte de couvertures et de coussins et l’on pouvait se prendre un peu pour Hatchepsout voguant au fil du Nil. Comme nous remontons le vent, qui vient du nord, nous faisons beaucoup de bords et donc les kilomètres se gagnent difficilement. C’est là que Thibaud a décidé de payer son tribu pour la nourriture pas très bien acceptée par son organisme. Il donne à manger aux poissons régulièrement, nourriture à base de karkadet (boisson à base de fleur d’ibiscus) qu’il a gloutonnement avalé sans modération au petit déjeuner. Au moins cela fait des heureux dans la rivière. Comme si cela n’était pas suffisant, Robin de son côté a misé sur des problèmes intestinaux prononcés. Comme il n’y a pas de toilettes à bord, il faut s’arrêter le long des berges. Ce n’est pas trop compliqué comme manœuvre mais c’est juste une question de temps que l’opération prend. Vers seize heures, le vent se met à faiblir, puis à tomber … Certes, même sans vent il y a le courant qui nous est favorable, mais c’est quand même laborieux. A chaque demande de Robin, plié en deux, pour s’arrêter sur les bords du Nil, il fallait repartir « à la rame » avec, en guise de rames, des sortes de grosses planches qui pouvaient pousser un peu notre embarcation de plusieurs tonnes, mais épuisait aussi totalement nos valeureux marins ! Bref, après cette errance de fin de journée nous finissons par arriver enfin à bon port au coucher du soleil.
Le soir, on descend des tentures et cela devient une grande chambre familiale de plein air. Comme cela les étoiles ne sont pas visibles mais on a bien l’impression de dormir dehors ! Une petite tente avec des toilettes est installée sur la rive et une planche pour descendre du bateau (la fameuse rame). La navigation ça creuse et ça fatigue, demain sera un autre jour !
8 ème jour

Ashur nous a préparé un copieux petit déjeuner au menu duquel figurent des crêpes. Quel bonheur ! Au programme, nous partons avec Karim pour le village de Daraw où a lieu un marché aux chameaux tous les samedis et dimanches, parait-il le plus important d’Egypte. En effet, une grande centaine de chameaux attendent de changer de propriétaire sous le contrôle d’un tas d’hommes qui discutent le coup. C’est très exotique ! Ces chameaux arrivent du Soudan, par la piste des quarante jours, soit 1800 kilomètres . C’est vraiment un haut lieu de rassemblement avec un fort rayonnement. Les jeunes seront mangés et les autres deviendront salariés à temps plein payés en nourriture, pour travailler (certains même deviendront bêtes de courses dans des émirats arabes). Le traitement des bêtes nous a paru assez rude à priori mais avec respect, pour ce que nous en avons vu. En tout cas, cela vaut largement le déplacement.

Karim nous emmène ensuite dans le souk du village pour y faire les courses. Sans accompagnateur, nous errons d’abord timidement dans les rues pour prendre quelques clichés. Là aussi nous sommes complètement immergés dans un autre monde. La rue est en terre battue. Des ânes tirant des charrettes ou portant un ou plusieurs humains constituent l’essentiel de la circulation, avec des sortes de vespas chinois à carénage intégral. Les étals surplombés de tentures donnent un aspect chaleureux à l’endroit. C’est l’exotisme complet. Ici, il n’y a pas de touristes et les gens sont sympathiques, plutôt avenant et ne nous sollicitent pas. Prendre des photos n’a pas été un problème, au contraire. Souvent ils nous souriaient ou bombaient le torse fièrement devant l’objectif. Un vrai bon moment. Nous retrouvons ensuite « tous nos gars » de l’équipage en train de coudre ! Et oui, la felouque va avoir une nouvelle voile. Sous les directives d’Ashur, ça va coudre pendant plusieurs jours !

La felouque nous dépose ensuite au temple de Kom Ombo, notre première visite d’un site archéologique. Le temple est dédié à Sobek (le Dieu à la tête de croco) et à Horus (le Dieu à tête de faucon), mais sans guide, il est bien difficile de percevoir toutes les subtilités du site. Malgré notre livre, nous passons forcement à côté de plein de choses intéressantes. Dommage ! En tout cas, les anciens s’y connaissaient en tags incrustés, en architecture et avaient des peintures tenaces qui résistent au temps. Un très bel endroit ! Déjeuner sur le bateau restau, où nous avons la chance de pouvoir goûter un peu tous les jours la cuisine locale, et route en felouque vers notre étape du soir ! Et quelle étape ! Dans une petite bicoque, sur les rives du Nil, un homme est en train d’attiser un feu. C’est un soudanais qui fait un café extraordinaire « à la turque » nous explique notre guide. Nous prenons notre douche avec l’eau du Nil réchauffée et un gobelet, et nous rejoignons tout le monde pour assister à la préparation de cette mixture fabuleuse. Il faut être très patient pour pouvoir goûter ces quelques gouttes de nectar fait main (un bon quart d’heure). Une des caractéristiques du truc, d’après Karim, c’est qu’il n’empêche pas de dormir. Il faut espérer que cela soit vrai car ce qui ressort de la fiole de fin de préparation est concentré et moyennement fluide. Pour ma part, j’ai goutté celui macéré avec du gingembre, et je n’ai pas voulu abuser de peur de ne pas pouvoir dormir, mais Dieu que je le regrette. Lucas a goutté pour la première fois de sa vie du café, et lui, il ne s’y est pas trompé il en a pris deux (petites) tasses (et a d’ailleurs fort bien dormi derrière !). Alors, qu’a t-il de spécial ce café ? Difficile à dire, il n’a aucune amertume, un fort bon goût persistant et il ne ressemble à aucun autre café. Le secret de cette potion en tous cas nous restera étranger … Dommage ! Tout cela provoque une bonne humeur à l’ensemble du groupe. Ashur en profite pour dégainer son djembé et nous voilà partis pour une soirée de musique nubienne. Le scénario est simple: un chanteur improvise une phrase et tout le monde reprend en chœur en tapant dans les mains si affinité. Ce type d’événement musical ne doit pas être rare car ils y prennent visiblement un grand plaisir. Surprise, à un moment ils veulent nous faire plaisir et entonnent « elle descend de la montagne à cheval », avec des paroles remaniées qui évoquent la felouque, puis « alouette, gentille alouette ». « A vous » ! C’est Gilles le musicien de la famille qui « s’y colle » et qui improvise sur alouette, « et la tête » et les plumes » et « les bras » et « les mains ». Il chantait vraiment n’importe quoi, dans le feu de l’improvisation, mais tous reprenaient en cœur et sans se tromper avec force claquements de mains. Nous avons ensuite participé à quelques chants nubiens dont les paroles nous ont échappées, mais fort entraînantes…. Quelle soirée, mais quelle soirée !
9 ème jour
Petit déjeuner toujours excellent et très copieux. Karim nous emmène marcher sur les bords du Nil pour visiter les luxuriants jardins qui le bordent ainsi qu’un village, . La balade commence au milieu des palmiers, dattiers et manguiers. Dans une zone plus aride nous découvrons des ruines de tombes de nobles égyptiens antiques. Sous nos pieds pourraient bien être enfouis des trésors architecturaux, mais faute de crédit, tout cela reste dans le sable. Peut-être est-ce une bonne chose, pour qu’il reste encore de quoi découvrir pour les générations futures. Puis nous atteignons le village de Fares.

Celui-ci a la particularité de regrouper une grande concentration de gens très croyants et dont beaucoup ont fait le pèlerinage à La Mecque. Les murs de leur maison « parlent » de cet événement marquant au travers de dessins et de textes. Ils inscrivent notamment le nom de tous ceux qui y ont été et qui portent désormais le titre très honorifique de « hadj ». Ce village est visiblement très prospère, d’après Karim, grâce au commerce des dattes et des aides gouvernementales pour l’irrigation. Nous prendrons plaisir à le découvrir, avec encore des gens bien sympathiques. De retour à la felouque, Karim nous propose de nous baigner dans le Nil. C’est vrai qu’à cet endroit l’eau semble claire, et le soleil bien lourd. Aaaarrrgh ! Que faire ! Le Nil est réputé (et nous avons pu le constater) comme très sale, véhiculant la bilharziose. Et d’un autre côté, comment expliquer à notre équipage qui se baigne tous les jours dedans que ça n’est pas propre pour nous. Seul Robin s’y est partiellement trempé (lâcheurs de parents) pour jouer avec Kaled. A mon avis, le troisième bras qui lui pousse maintenant ne provient pas de cela …
Petit à petit et un peu plus chaque jour, la felouque se transforme en tripot. On s’affronte entre Français et Egyptiens au jeu de « UNO », au « siga »(sorte de morpion égyptien plus intéressant ) ou « Abalone », et petit à petit notre vocabulaire égyptien s’étoffe : « arami » (tricheur)…
Un petit mot sur le thé que l’on nous amène régulièrement sur la felouque. «Combien de sucres dans ton thé ? » demande Karim à Robin. « Comme celui de Kaled hier» répond-il. Tout le monde explose de rire, car Kaled, comme les autres, le boit « à l’égyptienne », c'est-à-dire avec quatre sucres (dans une petite tasse !). Robin ne s’y est pas trompé ! Bon, en Egypte, tu as le droit de le boire à l’égyptienne, mais en France, tu reprendras des coutumes françaises mon garçon !

Le soir nous nous amarrons au quai des carrières du Djebel Silsileh, carrières pharaoniques de grès qui ont servi notamment à la construction des pyramides (le granit venant d’Assouan).Nous les visitons en compagnie de Karim qui nous explique la technique utilisée. La vue sur le Nil est belle et nous découvrons également quelques tombes encore bien colorées. Sur la rive opposée, les carrières sont inaccessibles et un mois auparavant, selon lui, des fouilles ont été effectuées pour trouver un chemin sous le Nil reliant les deux carrières. Ce fut un échec (à par des quais qui furent trouvés) !
De retour à la felouque, nous retrouvons l’équipage toujours affairé à coudre la voile. Ils travaillent jusqu’à la nuit. Nous contribuons au travail en fournissant de la lumière et en enfilant les aiguilles de fils de coton. Cette nouvelle voile, nous ne la verrons malheureusement pas en place avant notre départ ! Une dahabeya (bateau a deux voiles triangulaires nécessitant beaucoup de vent pour naviguer) a eu l’idée de venir accoster pour la nuit à côté de notre felouque. A cela rien à redire. Pour entretenir le confort des quatre personnes sur l’embarcation, le capitaine laisse tourner le gros moteur du bateau qui le tracte pour remonter le Nil, pour produire de l’électricité. Résultat, nous en avons subi le bruit et l’odeur toute la nuit. Ashur s’est bien déplacé deux fois au cours de la nuit pour demander du silence, mais sans succès. On a tous des poches sous les yeux le lendemain et de la haine envers qui vous savez !!!!!!
10 ème jour

Réveil très très matinal donc ce matin-là. Une randonnée de trois heures nous attend dans le désert du Wadi -El Chott. Karim nous présente Ahmed et son âne Aziza pour Robin, si on le souhaite. Robin n’a pas besoin d’âne, c’est un bon marcheur, mais nous avons à cœur de faire travailler le jeune Ahmed. Le désert mérite bien entendu son titre. Dès que l’on s’éloigne un peu des abords du Nil, le sable et la pierre reprennent immédiatement le dessus. Le soleil tape dur et pourtant on n’est que fin février ! Nous découvrons des « graffitis » du personnel travaillant pour Hatchepsout ou peut-être même des brouillons. La balade est sympa, la vue est belle. Nous quittons Aziza et son maître et regagnons notre felouque pour rejoindre notre bivouac du soir, après un très bon déjeuner et une belle navigation remplie de nombreuses parties de cartes. Les rives défilent sous nos yeux, bande de verdure regorgeant de vie sur un arrière plan figé de désert aride. Pour ceux qui ne jouent pas aux cartes, l’heure est à la contemplation. Robin n’a qu’un rêve, être mousse sur le bateau, aider, mais aider pour de vrai. Un matin, il se lève en disant « maman , tomorrow will be » (phrase répondue quand il a demandé à replier et à attacher la voile) « cela veut dire que c’est aujourd’hui ? » Ahmed et Kaled vont jouer le jeu et ne manqueront pas de lui faire plaisir. Capitano a été son surnom. Il a barré, replié et est monté au mât comme Kaled l’intrépide …. Lucas lui aussi fut capitaine à son tour. En récompense, Ahmed lui offrit le collier qu’il portait toujours en provenance du Brésil. Désormais notre capitaine sans bateau le porte tous les jours. Notre base du soir est encore un endroit très attrayant sur une petite île toute de verdure vêtue. Nous regardons les pêcheurs du Nil rentrer au soleil couchant. L’instant est magique. La lumière est métallique. Le silence est juste troublé par les chants émanant de plusieurs mosquées qui marquent l’heure de la prière. Karim nous explique que dans chaque village, il y en a entre cinq et sept mosquées! Ce n’est donc pas de l’écho que nous entendons mais les chants mêlés de plusieurs sources qui s’harmonisent entre elles. Ashur se lève tous les matins à cinq heures pour la prière, mais nous ne l’apprendrons qu’à la fin, car bien que dormant dans la cabine sur notre felouque, il a toujours été d’une grande discrétion.
Ce soir est notre dernier soir sur la felouque. Ashur lance quelques chants soutenus par son Djembé puis Karim enchaîne avec tout un panel d’énigmes. On voit que les Égyptiens ne passent pas tout leur temps le soir devant la télé. Ils savent s’occuper facilement en société (au moins c’est notre interprétation). Ahmed, hélas, ne partage pas notre soirée, car il a eu visiblement des mots avec Ashur sur l’endroit où accoster, et depuis le matin, il boude et refuse tout repas ou collation préparé par Ashur. Nous apprenons que Kaled, lui, va venir en France dans deux mois pour y disputer des championnats de boxe. Il est étudiant et travaille sur la felouque pendant ses vacances. Il pratique la boxe dans son école et il est déjà champion de pas mal de pays du Moyen Orient. Du coup, il a déjà beaucoup voyagé à vingt ans. Même s’il affronte des français, notre cœur sera pour lui. Bonne chance Kaled ! Robin s’endort au cours de la soirée et se met à rêver tout haut : « Chokkran » l’entend-on dire. Il rêve en arabe maintenant. Je crois que ça y est, l’Égypte l’a adopté !
11 ème jour
Nous nous levons très tôt : 6h30. Gloups, nous devons faire nos adieux à tous. C’est pas facile, on s’attache vite. Karim nous emmène dans le bateau à moteur jusqu’à Edfou et Ahmed nous accompagne. Il a lui aussi visiblement le cœur gros de nous quitter car il a bien sympathisé avec les enfants. Nous lui laissons notre jeu de UNO en souvenir.
Nous rejoignons Mohamed, guide francophone dépêché par Sara. Il doit nous faire visiter le temple d’Edfou . Cela fait tout drôle de reparler français et nous avons bien du mal à ne pas glisser des phrases en anglais. Le guide est bien, le temple aussi, mais c’est le jour d’arrêt de tous les gros bateaux en provenance de Louxor. Là, c’est vraiment trop : sept rangées de cinq ou six bateaux attendent sur le quai et ont déversé leurs flots de touristes dans le temple d’Edfou. Après la solitude du désert et la tranquillité de la felouque, nous avons du mal avec la foule et nous n’apprécions pas Edfou à sa juste valeur. Notre guide nous ramène ensuite jusqu’à Louxor que nous atteignons vers midi. Il y a quelques temps, il fallait voyager en convoi. C’est maintenant chose oubliée et nous avons donc circulé très librement. Nous nous installons à l’hôtel Saint Joseph, pas trop mal noté sur « tripadvisor ». Les enfants apprécient particulièrement la piscine sur la terrasse qui domine Louxor et le Nil. La vue est sympa, même si quelques constructions peu harmonieuses (dont le club med) nous gâchent un peu la vue. Quel plaisir de prendre une douche simplement (c’est vrai que sur la felouque l’opération était viable mais pas simple). Nous avions décidé de visiter par nos propres moyens Karnak l’après-midi, puis Louxor le soir, sous l’éclairage artificiel. Au dernier moment, nous changeons d’avis car sans guide, nous passons à côté de beaucoup de choses. Du coup nous sollicitons Mohamed notre guide d’Edfou pour les deux sites. Après un peu de marchandage (dont je crois, il n’est pas sorti perdant) l’affaire fut conclue.

A Karnak, nous décidons de visiter le musée à ciel ouvert avec la chapelle rouge d’Hachepsout, lieu recommandé par Sara. Il faut prendre un ticket en plus mais nous ne l’avons pas regretté (attirés pour avoir pas mal bouquiné sur la vie de la seule femme pharaon). Que dire de Karnak qui est déjà tellement célèbre ? Et bien que cela est impressionnant ! La forêt de pylônes nous ramène à la taille de lilliputiens. La lumière joue à cache-cache avec les alignements et les perspectives. « Vu mon sens de l’orientation, j’aurais du penser à jeter des petits cailloux pour ne pas me perdre » dit Sylvie ! Nous marchons dans les pas des pharaons, au milieu d’une vie grouillante comme il y a quelques siècles, mais les revenants feraient certainement des bonds en voyant les touristes partout profaner ce qui fut hautement sacré il y eut un temps et qui est retourné maintenant à l’état de construction imposante. . Le temps a raison de tout … (petit intermède philosophique). Nous quittons Karnak en longeant la « fameuse » route des sphinx qui va ouvrir sous peu. Elle doit relier Louxor à Karnak sur trois kilomètres mais elle nous laisse un sentiment mitigé. Nous voyons plus de socles que de sphinx et surtout de nombreuses maisons détruites et d’édifices pour déterrer les « trésors d’antan. En fait, pour faire les fouilles, les gens ont été déplacés, délogés et souvent, pas relogés. Ce chantier en tout cas ne fait pas l’unanimité et le maire de la ville a du faire face à de grosses manifestations. Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Après la grosse chaleur de Karnak, nous retournons faire un plouf dans la piscine de l’hôtel en attendant le soir. Nous retrouvons notre guide en soirée au temple de Louxor, en empruntant une calèche (exotique et à peine plus cher qu’un taxi si on négocie bien). Eclairé de nuit, c’est vraiment très beau. Louxor est un temple qui a la particularité d’héberger une mosquée et une partie chrétienne. En tout cas, ça conserve ! Les explications de Mohamed nous permettront de bien apprécier tous les secrets symboliques que renferment ces édifices. « Ceci-dit » fait remarquer Gilles, «la religion pharaonique, un poil ésotérique et très contraignante, a empêché toute diversité dans l’expression artistique». Nous terminerons la soirée au « Sofra » restaurant, pas très loin du temple, au milieu des coussins, des décorations orientales et d’une petite table ronde, très sympa .
12 ème jour
C’est dans le site d’un passionné de Louxor et de l’Egypte, Christian, qui fait partie aussi de Voyage Forum, que fut trouvé notre guide du jour, Ahmed Fingan. Adresse de son site : http://louxoregypte.be/site/
Ahmed, comme presque tous les égyptiens, a plusieurs travails à son arc, car un ne suffit pas à vivre. Il est aussi journaliste. Pour un prix, me semble-t-il modique (50€, voiture comprise), il nous a pris en charge du matin jusqu’en fin d’après-midi pour nous faire visiter, selon notre désir, la rive ouest de Louxor : le royaume des morts. Nous l’avons beaucoup apprécié, de part sa culture, sa discrétion et toutes ses explications qu’elles soient de l’époque pharaonique ou de l’époque actuelle. Il nous a fait un petit peu appréhender les us et coutumes actuels. Nous ne pouvons que chaudement le recommander. Il essaie désormais aussi de monter une agence de voyages organisatrice de trips en felouque ou excursions dans le désert… latasse1974@yahoo.fr

Nous commençons par le temple d’Hatchepsout qui nous est chère après avoir presque tous lu « la dame du Nil » : du coup, ça rend le temple encore plus vivant. De bonne heure, nous l’avons à nous tous seuls et ça ne gâche rien. Là encore, nous sommes impressionnés par le nombre de chantiers de fouilles (comme dans chaque site visité auparavant). Ça creuse dans tous les coins. Sur places, des égyptiens sont en train de restaurer très minutieusement des vestiges, à coup de pinceau ou de seringue. Un travail de patience et de longue haleine.

Après avoir bien profité et des lieux et des explications d’Ahmed, nous nous dirigeons vers Deir El-Medineh, le village des artisans de la nécropole thébaine. Ceux-là n’étaient pas des esclaves comme il a souvent été dit, mais des ouvriers bien payés. Pendant leur temps libre, ils travaillaient à leur propre tombe et usaient de tout leur savoir-faire. Nous en avons visité certaines, mais sans appareil photo et sans guide comme l’oblige la réglementation. Du coup, Ahmed nous donne les explications à l’aide de photos et de cartes postales avant d’entrer. Pratique ! Il fera de même pour la vallée des rois, puisque c’est le même topo. Les tombes sont des merveilles. Les styles sont très différenciés et les couleurs sont d’une fraicheur qui laisse perplexe quant à leur âge ! Les artisans gardaient aussi sur place des brouillons, des comptes-rendus de leurs travaux, des factures, tout cela sur des plaques d’argile qui ont été fort utiles aux archéologues. Sur le même site, nous visitons le temple d’Hathor, restauré depuis peu (il y reste même hélas quelques échafaudages). Un bien bel endroit également.

Quatrième étape du jour, le temple de Ramses III, Medinet Habou. Il est grand, beau (comme tous les pharaons) , mais est-ce vraiment un être recommandable ?. Il s’est approprié certaines constructions en y ajoutant juste sa signature et en effaçant la précédente – pratique courante à priori. Pour ne pas subir la même chose, Ramses III a gravé ses hiéroglyphes très profondément (10 à 15 bon centimètres). On est loin de la finesse des reliefs d’Hatchepsout. Quelques fresques remarquables reproduisent de charmantes pratiques de l’époque : les prisonniers de guerre se voyaient amputés de leurs mains et de leurs bijoux de famille. C’est le genre de truc qui motive les guerriers au combat j’imagine. Bref, Ramses III était visiblement un rustre, mais a t-on le droit de parler de la sorte d’un pharaon ? Petit soupçon de délicatesse dans ce monde de brute, il a quand même inventé les premières toilettes de l’histoire, « à la turque » (on devrait dire à l’égyptienne !)
Ventre vide n’a point d’oreille dit le proverbe. C’est ce qui nous est arrivé au sortir du temple. Nous allons dans le premier resto que nous trouvons mais c’est assez cher sans un énorme souvenir.
Cinquième étape : la vallée des rois. En arrivant sur le site, une tempête de poussière s’est levée, avec un vent assez violent. Le ciel s’obscurcit et devient opaque. Nous devons nous abriter à chaque instant et protéger nos yeux et nos voies respiratoires. Là encore nous ne sommes pas autorisés à prendre des photos. Nous visitons la tombe de Thoutmosis III, le beau-fils d’Hatchepsout. Ce charmant garçon l’aimait tellement qu’il a essayé d’effacer son nom de tous les monuments. C’est beau la famille. Très belle tombe en tout cas avec un style tout personnel. Nous enchaînons avec celle de Ramses III (le rustre !!!) et la double tombe de Taousert et Sethnakht.Quelle beauté ces tombes. La couleur semble parfois fraiche de la veille et la gravure d’une grande précision. Plus le temps avance, plus le nuage de poussière assombrit et jaunit le ciel. Nous nous arrêtons aux colosses de Memnon, en réfection, dans une atmosphère surnaturelle de vent de sable. Nous quittons Ahmed Fingan (fingan signifie tasse pour le thé) que nous remercions encore pour la qualité de ses explications et notre chauffeur de taxi à qui nous donnons rendez-vous à cinq heures du matin pour nous emmener à l’aéroport le lendemain. Ce fut une très bonne journée, riche et bien remplie. De retour à l’hôtel, nous oublions la piscine pour nous détendre car c’est la tempête à Louxor. De toute façon nous avons quelques emplettes à faire avant le départ. Go pour les souks !

Les vendeurs sont roublards, c’est de bonne guerre, mais pas trop insistants et en aucun cas agressifs. Nous y passons une bonne heure bien agréable. Nous allons ce soir-là manger chez « Maxime », le restaurant de Sara des felouques, qui a semble-t-il bonne réputation. Nous partons en calèche après avoir fait répéter au conducteur « chaque close de notre contrat oral». Nous avons sur le sujet été prévenu qu’il faut énormément se méfier avec eux. Bingo ! Pendant le trajet il est très lourd avec ses « oulala mama » à tire-larigot. Et puis l’immanquable se produit. Il nous réclame plus, hausse le ton et devient agressif. Nous lui répondons que tout était convenu, la destination, le nombre de passagers et le prix. Mais il hausse fortement le ton dans la rue. Nous laissons la somme prévue sur le siège et avons finalement gain de cause. Ce sera le seul personnage avec lequel nous aurons eu un différent durant tout le voyage. Il est atypique ce restaurant, avec une façade que l’on peut qualifier d’immeuble « gothique » ou « médiéval ? ». A recommander (bien qu’un poil long sur les desserts car semble t-il il manquait un ingrédient).
13 ème jour – va-t-il nous porter chance ?
Lever aux aurores (4h30) et direction l’aéroport. Nos cailloux métalliques font encore sensation à la douane mais finissent par passer sans problème et l’avion n’a quasiment pas de retard. La tempête de sable continue comme la veille, mais cela ne semble pas gêner les réacteurs. A l’arrivée un van doit nous emmener directement aux pyramides où nous devons retrouver Fadi, un guide recommandé dans un carnet de voyageur. La journée va être longue et nous n’avons pas de temps à perdre ! Il fallait bien qu’il y ait un grain de sable dans toute cette mécanique fort bien huilée depuis le début du voyage. C’est un coup du 13 diront certains ! Le chauffeur de taxi est bien là, mais lui veut nous emmener à l’hôtel et pas aux pyramides tel que c’était prévu ! Un coup de fil à l’hôtel à la personne qui a géré tout ça puis le temps de reboucler avec la compagnie et le problème est finalement réglé. Ouf ! Nous appelons Fadi pour le prévenir de notre retard. « Je vous attendais hier » répond-il. « Aujourd’hui, je suis au travail ! ». Damned, après enquête, il s’est trompé de jour (il s’excusera mille fois par la suite, mais en attendant…. ) Et nous voilà partis pour les pyramides avec un chauffeur taciturne, qui ne parle pas vraiment anglais, dans une voiture bien trop grande pour nous puisque nous devions être sept et sans connaître quoique ce soit à ce que nous allions voir puisque nous devions être escortés et guidés (bon, pour les pyramides, on avait quelques idées quand même). Dans ce cas, nous dégainons une carte maîtresse : le « guide du routard ». Nous traversons de nouveau le Caire, pour la troisième fois, mais cette fois-ci, l’ambiance a changée : la veille il y a eu une pluie diluvienne accompagnée de grêle (ce qui est plutôt rare) et nous roulons dans l’eau qui s’accumule dans toutes les parties basses des routes (parfois trente à quarante centimètres). Ici il n’y a pas d’assainissement pour ce type de situation! Ahmed nous avait dit à Louxor pendant la tempête de sable, qu’ils attendaient des inondations vers Assouan et le Sinaï. Et bien, nous, nous aurons des photos des pyramides avec des nuages et des flaques d’eau devant, ça n’est pas si commun !

On a beau les avoir vues sous toutes les coutures en photo, elles sont quand même très impressionnantes ces bon sang de pyramides. Nous prenons notre temps pour les voir. Puis, pendant qu’une partie de la famille ira se balader à dos de chameau (ce qui n’apporte pas grand-chose si ce n’est une vue générale du site – les chameliers étaient également tout juste agréables) l’autre descendra pendant ce temps dans la pyramide de Khéphren. Un peu de déception par rapport aux souvenirs d’il y a vingt ans. Certes les pyramides sont toujours aussi hautes et impressionnantes, mais on n’y accède plus librement et un énorme truc moche (c’est un musée) a été construit à la base de l’une d’elle gâchant considérablement le paysage. Idem pour le matou, heu, je veux dire le sphinx. On ne peut même plus aller entre ses pattes, on est obligé de le voir de haut ! Un peu agaçant tout ça d’autant que tous les monuments se payent plutôt chers ! Nous sommes juste à l’heure de visite de la pyramide de Kheops (seulement deux fois 150 personnes dans la journée – après elles s’écroulent ?), mais comme les sites ferment à seize heures, nous n’aurions pas le temps d’aller ailleurs.

Nous sautons le repas de midi pour ne pas perdre de temps et partons pour Saqqarah et sa fameuse pyramide à degrés du roi Djoser, la plus ancienne. Ok, c’est haut mais moins impressionnant quand même qu’à Guizèh. Nous voulions aussi visiter la tombe superbe de Mérérouka comme cela était prévu initialement avec notre guide. Elle est fermée ! Nous descendons dans le mastaba de Ti, très jolie tombe pleine de scènes finement ciselées et colorées de la vie quotidienne égyptienne (photos interdites à nouveau) puis dans la pyramide de Téti. Nous croisons un couple de français qui a vécu dix ans en Égypte et qui est furieux après le chef des antiquités égyptiennes. Les sites sont, d’après eux, de plus en plus chers et de moins en moins accessibles, ce que nous confirmons. Les plus belles tombes étaient fermées. Nous finissons cette journée harassante au pas de course dans le musée Imothep (très bien mis en valeur) , juste avant sa fermeture. De belles pièces, mais ce n’est qu’un avant goût de ce que nous verrons le lendemain au musée du Caire.
Le soir venu, nous faisons simple : pizzeria « Thomas », le restau branché du coin. On y mange de bonnes pizzas, avec beaucoup de monde dans une ambiance finalement assez feutrée. Après une bonne nuit de sommeil (de nouveau à l’hôtel Longchamps), nous partons pour notre ultime expédition : le musée des antiquités égyptiennes du Caire. Nous sommes aux portes juste avant l’ouverture ce qui nous permet dès celles-ci ouvertes de filer à l’espace Toutankhamon, réputé souvent bondé. Nous serons presque seuls pour admirer le fameux masque sous toutes ses coutures, ce qui vaut, avec les sarcophages en poupées russes de l’époque, à eux seuls le déplacement. Même si ce musée ne met pas toutes ses pièces en valeur et donne un minimum d’explication (parfois uniquement en arabe – mais est-ce fait exprès pour inciter à prendre un des nombreux guides qui proposent leur service dans toutes les langues à l’entrée ? ), on y peut y passer de longues heures sans se lasser. A voir absolument ! Nous décidons de ne pas visiter la salle des momies pour deux raisons : Nous avons une certaine pudeur et les laissons à leur tranquillité et puis, il faut de nouveau payer en plus de l’entrée du musée, et ça devient vraiment très cher. Les antiquités égyptiennes en Egypte, ça va finir par être comme du caviar ! De retour à notre hôtel, nous savons que c’est fini, nous vivons nos dernières heures dans ce pays très attachant. Toutes les journées ont été un dépaysement total. Nous avons oublié notre quotidien et avons l’impression d’être partis des lustres. Quel voyage ! C’est un autre monde parallèle au nôtre. Ce voyage fut une de nos plus belles destinations que nous ne pouvons que conseiller à tous. C’est l’été au milieu de l’hiver !
Le retour fut presque une formalité jusqu’à Zurich. Petite anecdote vécue à l’aéroport du Caire où nous dépensions nos dernières livres : la caissière était en train de déchirer une carte postale allemande pour récupérer le timbre et coincer les boutons de ses tiroirs avec les lambeaux. « Nous espérons que les nôtres ne subirons pas le même traitement » lui lançons nous. Le simple sourire en retour ne nous a pas vraiment rassuré (mais nos cartes sont arrivées). Peut-être avait-elle une dent contre les allemands ! Notre arrivée à Lyon était prévue samedi 27 mars vers 22H30. La fin du vol fut, comment dire, quelque peu agitée, voir franchement périlleuse. Alors que nous sommes sur le point d’atterrir, dans de fortes turbulences, le pilote remet les gaz à fond et pointe le nez de l’appareil vers le ciel. C’est lorsque l’hôtesse nous a annoncé que le commandant de bord voulait nous parler que l’on a commencé à comprendre que tout ce rodéo n’était pas normal. Lors de la deuxième approche, après une bonne demie heure de tour de piste, à part une sorte de surfeur décoloré et bodybuildé derrière nous qui n’arrêtait pas de parler comme un expert des difficultés que le pilote rencontrait, un silence glacial s’était installé dans la cabine, entrecoupé des grincements lugubres de la carlingue. Lorsque les roues ont touché le sol, la performance du pilote fut saluée par une impressionnante salve d’applaudissements suivie de gros soupirs de soulagement. Nous le saurons bien vite, au sol sévissait la tempête Xynthia !
Divers liens qui peuvent être utiles :
Pour le désert : Helal Travelwww.helaltravel.com Le Caire : hotel Longchampswww.hotellongchamps.com Pour les felouques : Les gréements du Nilwww.felouques-nil.com Assouan : Sara Hotel www.sarahotel-aswan.com Hotel Saint Joseph à Louxor : reserve par l’intermédiaire de Expedia.fr
Ahmed Fingan, guide à Louxor : http://louxorguide.com latasse1974@yahoo.fr Mine de renseignements, le site de Christian : http://louxoregypte.be/site/
Pour que les enfants au-dessus de 12 ans bénéficient du tarif étudiant sur les sites (très intéressant car les sites sont hors de prix !) : carte internationale d’étudiantwww.isic.fr (13€ par enfant) J’avais pris la même en tant que professeur (18€)
Guides utilisés : le guide du routard et guide bleu
Et beaucoup de contacts par mail avec sara des felouques et Nathalie de Helal Travel…
Bonjour à tous ! Voici un petit contre-rendu de mon séjour en Egypte…Tout d’abord, je tiens à remercier les Vfistes qui m’ont aidé…
1er Jour :Vol à 14h30 de Genève pour le Caire par la compagnie Egyptair. Arrivés 19h30, pas de retard cool. Nous prenons nos visas (15$) avant les douanes, et récupérons nos valises. Ca y est, on y est : « Taxi ? Taxi ? Where do you from ? …» Nous engageons la conversation avec un homme très sympathique qui nous fait venir un taxi, nous lui fournissons l’adresse de l’hôtel et c’est parti : lorsqu’on m’a parlé de la façon de conduire au Caire, j’imaginais, mais en réel c’est fou, on se croirait dans un jeu vidéo !! avec un concert de klaxon en fond sonore…mais comment font-ils pour ne pas avoir d’accident ?? J De là, le taxi a du mal à trouver notre hôtel, au point de demander aux passants, nous, nous apprécions ces premiers pas au Caire. Nous y voilà enfin au Pharaeon Palace, qui, se trouve dans un quartier dédié aux commerces en tout genre, il y a un monde fou, de la musique de partout…Quant à l’hôtel, il est situé dans une rue piétonne, ce n’est pas un palace, 15 euros la nuit faut pas exagérer mais très propre, et un personnel jeune et très sympa. On ressort pour aller manger, un bain de foule s’offre à nous, dans les ruelles, des cafés, des fumeurs de narguilé…Retour à l’hôtel, le gérant nous indique qu’ils font des excursions…je lui dit qu’il me faut juste un taxi pour après demain pour nous rendre à Saqqara et Giza, le RDV est alors pris il s’en charge..bien !
2eme Jour : Après une nuit un peu agitée à cause des klaxons, nous prenons un léger petit déjeuner, et partons à pied à la gare pour réserver nos billets « sleeping train ». Nous rencontrons en cours de chemin des taxis, mais aussi des personnes agréables qui nous indiquent le chemin, forcément sans plan dur, dur !! Une fois les billets en poche, direction le musée mais cette fois-ci par le métro (1LEG) : nous étions les seuls touristes, et les gens nous regardais un peu étonnés mais souriant. Le musée (60LEG) superbe, en effet à voir absolument ! Nous ne faisons pas la salle des momies car il faut payer un supplément. Pause déjeuner, très rapide. On reprend le métro, direction le quartier copte : j’ai beaucoup aimé cet atmosphère qu’il y règne, indescriptible…nous faisons l’Eglise El-Moallaqua, ste-Barbara, sts-Serge et Bacchus, la Synagogue Ben-Ezra et le monastère St-Georges et promenade dans le cimetière…De là, nous prenons un taxi direction la citadelle de Salah Al-Din(50LEG), nous ne pourrons visiter que la mosquée Mohammed Ali car les musées des armées et de la police fermaient leurs portes ! Dommage ! Par contre, très belle vue sur tout le Caire avec le madrassa du Sultan Hassan et les pyramides au loin, superbe ! Nous décidons de rejoindre Khan-El-Khalili à pied, flânant dans les ruelles, lancant des « hello » de temps �� autre, en passant devant un étalage de pains en tout genre et de viennoiseries ont a succombé, un vrai délice celles au cœur de figue ! Nous arrivons devant la mosquée El-Azhar, la prière doit se terminer dans 10 minutes, on regarde notre plan et décidons de continuer notre chemin en attendant la fin de la prière…un peu plus loin on photographie la mosquée El-Ashraf, on entre à l’intérieur et là on nous propose de monter sur le toit…Super nous acceptons, trop génial, une superbe vue du Caire, devant notre enthousiasme, notre accompagnant nous propose de monter en haut du mausolée !!!OUI !!Après avoir monté les innombrables petites marches nous arrivons tout en haut : Epoustouflant ! Par contre, la suite moins, on entend un « boum », des gens crier et courir : c’était quoi ? Il n’y a pas de fumée, rien…on décide de redescendre, les ambulances, les voitures de police, les policiers qui sortent du Khan en civil avec les talkies en mains : quelque chose de grave vient de se passer, nous restons scotchés sans bouger, on nous apprend qu’il s’agit d’une bombe ! Toujours à la même place, notre accompagnant n’en revient pas lui-même. Après être resté immobile un bon bout de temps, coupé dans notre élan, nous décidons de prendre un taxi direction l’hôtel, on apprendra via les infos le triste sort de la jeune française…
3ème jour : Comme prévu, le taxi de l’hôtel nous attend pour notre excursion d’une journée, nous avons une bonne voiture et un très bon chauffeur, il double avec son clignotant et n’a pas le tic du klaxon ! Il nous emmène à Dashour (30LEG), nos premières pyramides se dressent devant nous, dont celle rhomboïdale, superbe, elle est magnifique…Puis Menphis avec la statue colossale de Ramsès…Puis Saqqara(60LEG), magnifique site, avec sa pyramide à degrés, et ses mastabas dont celle de Ti et Mérérouka, et ses chameliers …Et enfin Giza (60LEG), site touristique par excellence, jusque là nous avons été tranquille mais là forcément beaucoup de touristes, notre taxi nous a déposé à l’entrée du bas, en entrant sur le site, le Sphinx se dresse majestueusement devant nous avec ses pyramides, c’est superbe comme tableau. Nous décidons de faire la pyramide de Chéops(35LEG) pour son couloir ascendant, impressionnant, ainsi que le musée de la barque solaire(50LEG). Le taxi nous dépose directement à la gare de Giza pour prendre notre sleeping train à 20h30. On rêve d’une bonne douche après cette journée, sauf que ce n’est qu’un rêve, nous avons dans notre cabine un lavabo et en plus sans eau chaude, dur, dur, on se débarbouille quand même, le plateau repas par contre vraiment pas terrible…La nuit fut bonne, bien dormi, le réveil lui dur : 6h.
4ème jour : Nous voilà devant la gare, je savoure ma cigarette, alors qu’on nous demande si l’on désir un taxi, quel hôtel on va…on refuse de prendre un taxi, on va marcher jusqu’à l’hôtel qui selon le plan ne doit pas être loin. Nous voilà parti, valises en mains…devant nous des montgolfières qui doivent survoler la vallée thébaine, c’est calme à cette heure-ci, des taxis nous klaxonnent, ils doivent pas être habitué de voir des touristes se balader à pied, nous cela nous fait du bien de marcher, surtout après une soirée dans une cabine…En effet, l’hôtel n’est pas loin 15 minutes de la gare environ…l’Iberhotel, on ne le sait pas encore mais cet hôtel je vous le recommande, le personnel est super sympa, on y mange très bien et il est proche du temple, de l’embarcadère et de la ville, et ils ont une piscine chauffée sur le Nil, vraiment super bien !!Donc on arrive en espérant avoir une chambre avant midi et prendre notre douche !! Il est 7h quand même…Un verre de carcadeh en guise de bienvenu, nous prenons un café en plus, et là notre chambre est prête !! Merci ! Après une bonne douche, nous voilà fin prêt pour partir sur Karnac, dès notre sortie de l’hôtel, tous sont réveillés et nous appellent. J’avais lu que c’était la ville aux calèches, donc pour nous y rendre nous décidons d’y aller avec. Nous longeons la corniche, le temple et nous arrivons sur le site…les calèches sont toutes alignées comme des voitures sur un parking…Le temple de Karnak est magnifique (65LEG), nous y flânerons plus de 3h…Retour à l’hôtel, on a bien mérité un après midi de repos à la piscine, surtout que le lendemain sera sportif. En fin d’après-midi, un épais nuage de fumée s’élève sur l’autre côté de la rive, tout de suite on s’imagine à un autre attentat, en fait, c’est une usine de papyrus qui prend feu… Le soir, nous mangeons à l’hôtel, très bon buffet, on s’est régalé, puis promenade le long de la corniche, avec le temple de Luxor tout illuminé, superbe.
5eme jour : Direction la vallée thébaine… Mohammed nous propose la traversée au même prix que le ferry, on accepte, nous voilà sur le « Bob Marley », il est très sympa, c’est pour cela que je lui demande s’il connait quelqu’un pour la location de vélo…quelle question, bien sur qu’il connait !! On louera les 2 vélos, 4 grandes bouteilles d’eau et les traversées aller-retour pour 60LEG par jour, cela nous parait correct. Et nous voilà parti sur nos petits vélos style hollandais. De ce côté du Nil, plein de champs de canne à sucre et de betterave. On traverse Gourna El-Gedida, les gens nous saluent à notre passage, très sympa. 1er arrêt aux colosses de Memnon, à côté, un site en reconstruction, comme dans l’ancien temps, les briques sont 100% biologiques, pas de machines, que des mains, chapeau messieurs, on admire et les saluent pour leur travail. A l’entrée des guichets, nous prenons tous les tickets pour cette première journée : vallée des reines (35LEG) avec ses 3 tombes, Deir-el-Medineh (30LEG) avec le temple d’Hathor, et la tombe d’Inherkhau, nous n’avons pas fait celle de Pashedu, puis route vers Deir-el-Bahari, nous apprécions le paysage s’offrant à nous, en vélo c’est un régal, quelques petites pentes mais rien de fatiguant, surtout que qui dit pentes dit descentes !!Nous bifurquons pour voir les vestiges du palais d’Aménophis III. Nous voilà à Deir-el-Bahari pour visiter le temple d’Hatchepsout(30LEG), magnifique. Maintenant, Cheikh Abd El-Gourna, pour visiter la tombe de Rekhmirê, de Sennéfer, et de Menna, Nakht étant fermée(25LEG). De là, nous avons une vue superbe sur la vallée. Celle belle journée s’achève, le reste pour demain. Sur le chemin du retour, on voit un train transportant les cannes à sucre. Quel plaisir de se baigner dans la piscine de l’hôtel. Le soir, nous nous rendons chez Omar pour manger et visiter la ville.
6eme jour : Mohammed est là pour nous emmener sur l’autre rive, nous reprenons nos vélos. Aujourd’hui, direction la vallée des Rois (80LEG), là déception, car nous voulions faire la tombe de Ramsès VI qui est devenue payante, et celle de Ramsès III qui était en rénovation…du coup, nous avons fait celle de Thoutmosis III, à faire c’est sur, celle de Ramsès IV et celle de Ramsès IX. Si vous faite comme nous la vallée à vélo, je vous conseille d’y aller le matin, car la route est un peu plus longue, par contre, pas la peine de prendre le petit train qui vous emmène sur le site car à pied, on met 5 minutes ! Maintenant, nous allons au temple de Séthi (30LEG), presque personne et pourtant je vous conseille d’y aller ! Nous avons fait la promenade sur les murailles, aussi à faire, pour le panorama qu’elle nous offre. Nous reprenons nos vélos, en route, on rencontre un vieil homme avec une charrette rempli de sucre de canne, on s’arrête pour lui demander si l’on peut lui en acheter une branche…il nous l’offre avec un grand sourire…délicieux ! Maintenant, Ramesseum (30LEG), qui pour être passé plusieurs fois devant à l’air d’être superbe…et en effet !!Remarquez les oiseaux aux vives couleurs. En repartant pour notre dernier temple, nous nous arretons au petit village situé au croisement de la route de la vallée des reines et de Médinet-habou. Là, nous marchons tranquillement lorsqu’un petit garçon nous indique une maison, une femme en sort et nous invite à rentrer chez elle, boire le thé et discuter…magnifique rencontre !! Elle nous a présenté sa famille, dont sa sœur ainée et son frère qui travaille dans un hôtel à Luxor, sa maman, la voisine venue boire du thé, un autre frère et le petit garçon qui s’avère être un voisin. J’ai offert un stylo au petit, seule chose qu’on avait sur nous malheureusement, ils nous ont offert un collier et un bracelet, en plus du thé !!!!Et en plus, ils refusaient une sorte de bakchich qu’on voulait leur donner, Gens merveilleux !!! Après avoir fait une photo de groupe et nos adieux, nous reprenons nos vélos pour le Temple de Ramsès III à Médinet-Habou (30LEG) : exceptionnel, on termine cette vallée que sur des bons souvenirs et des belles rencontres. En rentrant, on croise Mohammed à Gourna El-Gedida, j’avais presque oublié mais il nous faut un taxi pour demain, pour aller à Dendera et Abydos= « pas de soucis je m’en occupe ! ». RDV pris pour le lendemain. Le « bob marley » nous attendait, tu es génial Mohammed, nous étions des princes ! Le soir, nous avons dîné dans un restaurant au bas de la corniche, en face du Winter Palace, m’en rappelle plus du nom, mais c’est simple, il y a sur la devanture des photos du patron avec le couple Sarkozy. Très bien mangé, serveurs très sympas et cocktails délicieux. Aussi, je suis allée chez le coiffeur, le salon était rempli de jeunes mariées, les époux venant à tour de rôle chercher leurs princesses, avec un caméraman filmant le tout, c’était amusant à voir ! Après le repas, direction Souk Street pour faire quelques achats.
7eme jour : Mohammed n’a pas faillit, il est là avec un mini espace, confortable et son cousin comme chauffeur, Mansour. Direction Abydos (30LEG) et Dendera (35LEG) pour 250LEG. Les temples sont superbes et Mansour très bon conducteur, il conduit également des limousines sur Sharm, et très sympa, c’est pourquoi on lui demande s’il peut nous emmener le lendemain pour Assouan, pas de soucis(350LEG il me semble). Sur cette journée, on aura fait la « course » avec un petit camion rempli de messieurs avec un turban sur la tête, ce qui les rendaient sérieux, mais en fait, tout le contraire, on n’arrêtaient pas de se faire des signes…c’était très sympa. Aussi, à chaque check point, nous étions marqués, Mansour disait « Ce sont les 2 français » et nous « c’est nous !! »Les policiers souriaient, en nous demandant si l’ont parlé égyptien. On a traversé une ville, Mansour l’appelle Chinatown, car plein de Tok-Tok. Bref, journée délicieuse. Le soir, nous sommes retournés au restaurant où sont venu manger le couple Sarko, le patron y est très fier !
8eme jour : Mansour est devant l’hôtel à l’heure, je suis contente que cela soit lui qui nous emmène. Sur la route, nous nous arrêtons à Edfou(50LEG) et Kom Ombo(30LEG) avec ses crocodiles momifiés. Ces deux temples sont magnifiques !!A voir ! On arrive à Assouan en début d’après-midi. Mansour nous dit qu’il a un ami qui vit ici et qu’on pourra lui demander des conseils…ok, son ami nous attend et mets nos bagages dans son bateau direction l’hôtel, le pyramisa isis island, qui est situé sur une petite ile à côté de l’ile Eléphantine. L’hôtel est superbe, mais déception, sur les 2 piscines, une était en rénovation et l’autre où l’eau était complètement gelée. Du coup, bronzette l’après midi, un peu fatigué par ce voyage. Le soir, nous restons manger à l’hôtel, beau buffet mais un peu cher. Le lendemain, on a rdv avec l’ami de Mansour à 11h pour nous emmener au musée de la Nubie(50LEG). J’ai bien aimé ce musée surtout la fin qui reconstitue la vie quotidienne des nubiens. 3 momies y sont exposées. Le jardin est très joli. Puis, nous flânons dans les rues d’Assouan. En retournant à l’hôtel, nous ferons le tour de l’ile Eléphantine, de l’ile aux fleurs, en voyant le mausolée de l’Aga Khan et le monastère St Simeon avec les chameliers qui attendent les touristes. Plein de felouque ici. Je demande à notre guide, combien cela coute pour nous rendre à Abu Simbel, il m’indique 100 euros pour nous 2 avec un arrêt au barrage, à Philae et à l’obélisque. Pas prévu aussi cher dans notre budget. Je laisse tomber mais lui non, il téléphone et là nous indique 60 euros ! Ok, c’est bon on y va. Il nous demande de faire une avance pour payer le convoi, et nous donne rdv le lendemain à l’embarcadère de l’hôtel avec un certain Amna, notre chauffeur à 3h15, convoi oblige.
9eme jour : levé de bonne heure, nos box de petit déjeuner en main, nous voilà parti. Amna est là. Ne seront 15 dans le mini bus. J’arrive à m’endormir dans le bus et me réveille au levé du soleil, quel paysage désertique magnifique ! On arrive enfin aux temples d’ Abu Simbel(100LEG), super nous arrivons dans les premiers, pas beaucoup de monde. On ne regrette pas d’avoir fait tout ce chemin !!! On reprend le bus direction Philae, avant certains voudront visiter le barrage, nous non, cela nous permet de nous dégourdir les jambes, et en plus ils en reviennent déçus. Arrivé à Philae, Amna nous indique qu’on doit payer le bateau 5LEG par personne, on en paiera 6 l’aller-retour. Le temple (50LEG) est beau et sa situation lui donne un autre caractère mais ce n’est pas celui que je préfère. Arrêt devant l’obélisque inachevée et retour à l’hôtel. Journée assez fatiguante mais à faire !
10eme jour : Nous partons à Sharm’. Nous prenons le vol de 9h10 pour arriver à 10h35 au Caire, puis repartir à 11h15 pour Sharm’. A l’aéroport d’Assouan, nous choisissons d’acheminer nos bagages directement à Sharm’. Arriver au Caire avec un léger retard de 5 minutes, on arrive à sortir du terminal 1 à 10h50 environ. Là, nous rencontrons un problème, notre vol pour Sharm’ ne pars pas du terminal 1, mais du 3 ou 4 je sais même plus. Et pour s’y rendre, nous devons prendre une navette sauf que celle-ci était déjà partie. Résultat, nous loupons notre vol et nous prendrons le prochain soit à 14h. Le représentant d’Egyptair était désolé pour nous et à bien assuré concernant nos bagages qui eux n’ont pas loupé le vol !!! J. Arrivé à Sharm’, nous nous rendons à notre hôtel, le Domina Bay, superbe resort, une ville en fait, on y trouve plein de restaurant, un mini souk, location de vélo…Le plus de l’hôtel, des piscines chauffées partout, plusieurs plages avec une mer accessible facilement grâce à des pontons aménagés, pratique pour le snorkelling, des navettes au sein du resort pour se rendre aux différents endroits…Le moins, une clientèle russe, italienne et espagnol, nous étions les seuls français, et leur restaurant buffet, esprit cantine assuré. Et, l’hôtel est un peu loin de Naama, donc il faut y aller en taxi.
Nous resterons à Sharm’ 5 jours, durant lesquels, nous ferons une sortie quad décevante, du snorkelling, et surtout de la bronzette. On repartira au Caire, le samedi soir, juste pour dormir, car le lendemain notre vol pour Genève est à 9h30. Voilà, fin de l’histoire, j'ai pas mal abrégé car j'en ferais un livre sinon, n’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez des infos, ou des photos.😉😎
L’Egypte, j’en rêve depuis si longtemps. Le Grand petit à petit a été conquis par mon rêve.
En 2005, nous avions privilégié le sien : Les paysages de l’Ouest américain. Après « les évènements » de 2003 comme il dit, les USA nous paraissaient plus « safe » et nous avions remis l’Egypte à plus tard.
23 septembre
Aujourd’hui c’est le jour J. Nous avons choisi de faire ce voyage dans des conditions de confort et de luxe auxquelles nous ne sommes pas vraiment habitués, ce qui implique un budget pharaonique. Nous sommes passés par Comptoir des Voyages, une sorte de filiale de Voyageurs du monde.
Notre avion est à 15h45, l’aéroport de Roissy à 90 km. Mais la France est en grève et nous prenons une énorme marge de sécurité. Contrairement à ce que nous imaginions, aucun embouteillage, ça roule comme un dimanche et nous arrivons à l’aéroport à 9h 🤪.
Nous profitons de ces longues heures d’attente pour « réviser », le Grand dans le Routard, moi dans le Guide Bleu, puis on échange. Petite, j’adorais les longues escales entre le départ et la Corse. On allait sur les terrasses, le bruit des avions était assourdissant et on les regardait s’envoler en frissonnant dans le vent chaud. Aujourd’hui on ne voit plus rien et Roissy 1 est vraiment un aéroport très laid. Le Grand se réjouira quand même quand nous croiserons Sophie Favier qui est jolie comme un cœur et beaucoup moins boulotte qu’elle le parait à la télévision.
Nous voyageons sur Egyptair. Les horaires sont parfaitement respectés et nous atterrissons à 21h20 comme prévu. Le nez collé au hublot, il me semble que nous survolons Le Caire depuis longtemps, la ville est gigantesque, on le sait on l’a lu. Mais je n’imaginais pas que c’était à ce point là !
Karim, notre accompagnateur Voyageurs du Monde, nous attend en bas des escaliers roulants. Une pancarte portant notre nom bien en évidence. C’est un jeune homme charmant. Nous récupérons nos bagages et nous faisons la connaissance de notre chauffeur pour nos 3 jours au Caire. Il se présente, je comprends Ousseilla. Ce n’est pas tout à fait ça : Oussama, comme Ben Laden, précise-t-il. Entre cette précision et la circulation du Caire, je suis terrorisée. Je suis en panne de cigarettes et je demande à Karim de s’arrêter pour en acheter. Oussama se dévoue pour y aller. Je le remercie d’un « choukren » nouvellement entré dans mon vocabulaire et il me répond « avoine » ou du moins c’est ce que je comprends, outrée que le chauffeur se permette une telle familiarité en me disant que je fume de l’avoine ! En fait il m’a juste répondu leur « de rien » qui ressemble un peu à « avoine ».
L’arrivée à l’hôtel Longchamps est assez… euh… comment dire « étonnante », oui... on va dire comme ça. Quand nous avons préparé notre voyage, nous avons choisi au départ le Marriott. Notre « conseillère » nous avait rappelés quelques jours plus tard pour nous rediriger vers cet hôtel de charme. Personnellement, le charme je le cherche encore.
Le bagagiste insiste pour emmener nos sacs pas vraiment lourds et sur roulettes… Le couloir fait bien 20 mètres de long, on imagine que nous devons être à l’étage au dessus et qu’il y a des escaliers à monter. Que nenni, il s’arrête 15 mètres plus loin, et tend la main pour le bakchich. Ca commence…
On nous installe dans une sorte de cellule où l’on a à peine la place de tourner autour du lit, la salle d’eau est microscopique, la douche ne fonctionne pas et la minuscule fenêtre donne sur une espèce de cour (pour ceux qui seraient tentés d’y aller un jour, refusez la chambre 14). Mais il parait que les chambres sur rue sont très bruyantes. Au Caire, ce n’est pas vraiment étonnant, c’est bruyant partout. Il nous faut donc nous estimer heureux…
Au bout de 5 minutes on étouffe dans cette chambre minuscule et nous décidons d’aller nous promener. La rue est sombre et pleine de voitures qui klaxonnent interminablement. Les trottoirs (très hauts) sont complètement défoncés et nous devons choisir entre le risque de nous casser une cheville en marchant sur le trottoir ou de nous faire écraser par un « Fangio » cairote en marchant sur la rue.
A quelques mètres de l’entrée notre hôtel « de charme », je pense au p’tit jeune HD de voyage forum et je prends deux photos, rien que pour lui :


Nous faisons un petit tour du quartier. Malgré l’heure tardive, il fait très chaud. Tous les magasins sont fermés (on est jeudi soir, c’est leur début de week end à eux). Tout est sombre, les magasins sont fermés. Seules les rues semblent vivre, elles grouillent de voitures hors d’âge dans lesquelles seul le klaxon semble fonctionner, les phares ou les clignotants ici ce doit être en option et ils ne sont pas nombreux ceux qui ont décidé de faire cette dépense. Heureusement, nous trouvons une épicerie de quartier pour faire le plein d’eau et une pharmacie ouverte, Le Grand a besoin de médoc pour soigner une extinction de voix carabinée.
Retour dans notre cellule. Je me passe sur le visage un coton à démaquiller avec de la lotion pour me rafraîchir et je constate avec horreur que je suis toute grise ! Je comprendrai mieux demain. Pour le moment nous n’avons vu Le Caire que la nuit sous de jolies lumières orangées et la nuit, on ne voit pas la poussière…
Nuit entrecoupée de coupures de la clim parce qu’il fait trop froid, puis de remise de la clim parce qu’il fait trop chaud. Impossible de régler cet engin ensorcelé et bruyant.
24 septembre
Les petits dèj sont copieux et bons. Je vais sur la terrasse m’en fumer une petite. La vue est glauque. Des ruines d’immeubles, des immeubles en cours de construction, à droite un immeuble d’habitation qui a du être blanc un jour, mais c’était il y a longtemps… Et la terrasse est d’une saleté repoussante, je fumerai toutes mes cigarettes du soir et du matin, une fesse à peine posée en équilibre sur le bord d’un coussin (je découvrirai le dernier jour qu’il y en a une autre de l’autre côté un peu plus accueillante et plus propre).
Notre guide Nabila vient nous chercher à 9 heures comme prévu et nous retrouvons Oussama qui va nous conduire jusqu’à Saqqarah. Oussama nous fait traverser Le Caire en déployant des trésors de douceur (ralentissements doux pour passer sur des ralentisseurs démesurés ou sur les nids de poule qui ressemblent à des nids d’hippopotames) et d’habileté pour parvenir à se frayer un chemin entre ces hordes de voitures déchaînées.
En chemin, Nabila nous rappelle très discrètement que si nous voulons acheter des papyrus ou des tapis, elle peut nous conduire dans des endroits de confiance. Nous déclinons. Je lui explique que des papyrus, nous en avons, rapportés par des amis qui ont fait le voyage et que pour rien au monde, je n’irai voir des enfants travailler à nouer de leurs petits doigts les fils même soyeux des tapis. Nous ne serons plus enquiquinés à ce sujet pendant le reste de notre séjour au Caire, ce qui est une vraie performance d’après ce que l’on sait des guides égyptiens.
A l’entrée du site, Oussama descend de voiture et va nous chercher deux brins de basilic. Nous comprendrons très vite sa délicate attention. L’odeur, dans les mastabas, est parfois un peu forte…
Il y a deux mastabas particulièrement remarquables à Saqqarah. Celui de Mérékouka immense que nous ne pourrons pas visiter (fermé ? temporairement ?). On ne saura pas.
Nous commençons notre visite par le Mastaba de Kagemni. Photos interdites.
On entre par une sorte de petit vestibule, orné de bas-reliefs montrant des oies dodues joliment colorées d’ocre et de pourpre. Puis on pénètre dans une salle de belles dimensions. Le toit est supporté par trois colonnes (ou piliers différence ?). Le plus grand mur, orné de hauts-reliefs est un vibrant hommage au Nil : on voit différents poissons, des grenouilles, des canards, des hippopotames et même un crocodile, puisqu’à l’époque il y avait encore des crocodiles sur les bords du Nil. Aujourd’hui « ils sont partis, n’en parlons plus ».
Même si les photos sont interdites, certains parviennent à en prendre, heureusement sans flash. Donc, avec l’aimable autorisation de X

Le petit mur est plutôt dédié au plaisir de l’œil des garçons. Quelques jolies jeunes femmes en robes transparentes dansent pour le bonheur du défunt. Ca a l’air un peu c… de dire ça mais les sculptures sont tellement réalistes, tellement bien conservées que l’on « voit » vraiment la transparence des robes et les gestes élégants des danseuses. On longe ensuite un petit corridor où une magnifique sculpture représentant Kagemni est très bien conservée. On le voit sans difficulté malgré la pénombre. Beau mec quand même 😛 ! La salle suivante est la salle d’accès au puits dans lequel a été glissé le sarcophage de notre pauvre Kagemni avec une fausse porte, par où reviendra son Ka après les cérémonies. Ouf, il est sauvé il pourra accéder grâce à cette porte à la vie éternelle. Et au vu de toutes les offrandes gravées sur les murs, il ne manquera de rien pour l’éternité.
Le gardien du mastaba, à la sortie, tend la main à un bakchich bien mérité. Ben il nous a quand même fait un beau sourire édenté. Ca a un prix…
Nous « admirons » la pyramide de Téti sorte de grosse masse de cailloux écroulée et nous renonçons à y pénétrer, redoutant l’un et l’autre la crise de claustrophobie qui ne manquerait pas de nous étreindre à l’intérieur et sous un tel amas.
Le site de Saqqarah est immense et nous retrouvons Oussama qui commence à devenir notre pote. Il a pu mettre la voiture à l’ombre pendant notre visite du mastaba et dès qu’il nous voit au loin il démarre la voiture et la clim à fond. Ca fait du bien. Il nous dépose quelques minutes plus tard devant le complexe de Djéser.
La salle hypostyle remarquablement conservée malgré qu’elle n’ait plus de toit est malheureusement in-photographiable, à aucun endroit je n’ai pu trouver un angle de prise de vue satisfaisant.

Manifestement, Elodie elle aussi a eu du mal :

Après avoir admiré les colonnes, nous débouchons sur une immense place où trône au centre la fameuse pyramide à degrés construite par Imhotep. Il était « multicartes » le célèbre Imhotep : Vizir, médecin, architecte et génial inventeur. C’est lui qui inventa, après quelques tâtonnements, le principe de la pyramide et surtout il préconisa l’utilisation de la pierre de taille. C’est donc, en quelque sorte, grâce à lui que nous pouvons admirer aujourd’hui toutes ces merveilles.

Il y a tant de choses à voir que j’en oublie mon appareil photos. De toutes façons, comme vous pouvez le constater, le soleil tape fort et tout semble écrasé, fade. Et puis Nabila qui domine parfaitement le sujet attire notre attention sur les sculptures remarquables et ne nous laisse pas beaucoup de temps pour photographier : la frise de cobras, les maisons du Nord et du Sud, le temple funéraire et le serdab, sorte de pièce surélevée entièrement fermée sauf deux trous à la hauteur des yeux du roi. Une fois mort, il pouvait encore communiquer avec le monde des vivants grâce à ces deux trous.
Très, très belle visite. Intéressante mais déjà très chaude et il est encore tôt.
Nabila nous propose de visiter le plateau de Guizeh dans la foulée avant d’aller déjeuner. Nous approuvons, pas vraiment certains qu’avec cette chaleur, nous parviendrions à nous bouger après un repas.
Les pyramides. De loin je me dis « ce n’est que ça ? » un peu déçue. On arrive par la ville et les faubourgs grignotent du terrain. Il y a des constructions pratiquement aux pieds des pyramides, elles semblent écrasées par les immeubles qui bordent le site à l’est. Quand on arrive plus près, elles sont là, gigantesques. Le soleil nous tape sur la tête malgré nos chapeaux et nos lunettes bien noires. Je ne veux qu’un peu de fraîcheur et d’ombre et je reste insensible à cette pyramide seule Merveille du monde de l’antiquité encore debout. Le Grand de son côté s’éclate. Il est sous le charme. En bon matheux, il se souvient de tous les calculs faits depuis que Napoléon s’est trompé dans son calcul de nombre de siècles. Par exemple, le mur que l’on pourrait construire autour de la France si l’on utilisait les pierres des pyramides, et il y en a d’autres dont je ne me souviens même pas. Il est content et j’adore quand il est content. Tant pis pour moi si je ne sais pas apprécier les belles choses sous prétexte qu’il fait un peu chaud et que j’ai faim.

Derrière la Pyramide de Khéops, nous découvrons le Musée de la Barque solaire. Le bâtiment qui abrite cette merveille est assurément hideux et je comprends que certains amoureux de l’Egypte refusent obstinément d’y entrer mais ils ont tort. Je me souviens quand, dans les années 70, on parlait beaucoup de cette barque découverte une quinzaine d’années plus tôt. Il avait fallu beaucoup de patience et d’imagination pour parvenir à assembler les 1224 morceaux de bois retrouvés au fond d’une fosse au pied de la pyramide de Khéops. Nabila nous explique que le plus gros « morceaux » mesurait 25 mètres, le plus petit une vingtaine de centimètres. Beau puzzle !
Le résultat est là :

Revigorée par la fraîcheur du musée climatisé, nous allons faire une petite caresse au Sphinx. Tout ce que vous avez lu sur lui est vrai. Il est beaucoup plus petit que les pyramides, contrairement à ce que l’on peut croire sur certaines photos, il a le nez cassé, etc.


Et il a un popotin qui n’est pas sans me rappeler celui des ours de l’ouest américain. Mais j’aurai beau chercher je ne trouverai de chemises de nuit en pilou avec la tête du Sphinx devant et son popotin derrière. Je suis vraiment déçue puisque je m’étais promis d’en offrir une à Revil 😛.

Après quelques photos et quelques gratouillis entre les pattes du Sphinx (ce n’est pas vrai on n’a pas le droit d’y aller, mais j’avais envie de le faire alors… je fais comme si…), nous allons déjeuner.
A Paris, on nous avait dit qu’on déjeunerait au Mena House. L’hôtel de luxe près de Guizeh avec vue sur les pyramides. Nabila semble très étonnée quand je le lui dis et elle reste sur son idée de nous amener chez Andréa Mariouteya. Pas de regrets, le restaurant est très agréable, dans un jardin, ombragé par des tonnelles croulant sous les fleurs. A l’entrée des poulets tournent sur un énorme BBQ, ça sent bon. On a très bien déjeuné. Dans ce restau, ils servent de l’alcool et ils semblent très étonnés que des européens n’en profitent pas et n’arrosent pas leur déjeuner d’une bouteille de vin local. Par cette chaleur ? Ils sont fous !
Au fait est-ce que quelqu’un sait de quel arbre il s’agit ? Il y a plein d’arbres comme celui-ci chez Andréa et Nabila aimerait bien savoir son nom.

Puis Oussama nous dépose à notre hôtel. Après une bonne douche qui fonctionne enfin, nous partons à la découverte du Caire.
Difficile d’aimer cette ville, même si on en a très envie. Tout est sale, la poussière au soleil c’est terrifiant. Tout pègue, comme on dit dans le Midi.
Ici, ils conduisent vraiment comme des frappadingues. La priorité à droite ? Eux pas connaître. Les feux rouges, encore moins. Sans rire, place El Tahrir, à proximité du Musée du Caire donc vraiment dans le centre ville, j’ai vu de mes yeux, un feu passer au rouge, un policier sur le bord sifflait et faisait signe de s’arrêter au flux de voitures klaxonnant pour laisser traverser des passants. Personne ne s’est arrêté, le shérif cairote s’est détourné et s’est éloigné, triste et solitaire.
Certaines voitures sont dans un état vraiment épouvantable. Le contrôle technique doit se passer tous les 100 ans et encore certains doivent y échapper 🤪
Souvenir de jeunesse, on se demande comment elle roule encore et pourtant par rapport à d’autres, elle est toute fringante :

Les rives du Nil sont un peu protégées

Il y a de beaux palais

et des quartiers misérables accablés par la pollution
(Photo Elodie)
On dîne rapidement mais très agréablement (pour une fois que le Routard n’est pas à côté de la plaque !) chez Abou El-Sid près de notre hôtel. On passe chez notre petit épicier d’hier qui nous reconnaît et qui nous vend nos bouteilles d’eau avec un adorable sourire.
Un peu plus loin un rat énorme traverse la rue en courant, le Grand fait semblant de rien.
Moi : j’ai bien vu ce que j’ai cru voir ?
Lui : j’espérai que tu ne l’avais pas vu…
On se regarde tous les deux un peu dépités et nous réintégrons notre chambre-cellule dans notre hôtel de charme. Ca ira mieux demain, c’est sûr ça ne peut qu’aller mieux…
A demain Ninou
En 2005, nous avions privilégié le sien : Les paysages de l’Ouest américain. Après « les évènements » de 2003 comme il dit, les USA nous paraissaient plus « safe » et nous avions remis l’Egypte à plus tard.
23 septembre
Aujourd’hui c’est le jour J. Nous avons choisi de faire ce voyage dans des conditions de confort et de luxe auxquelles nous ne sommes pas vraiment habitués, ce qui implique un budget pharaonique. Nous sommes passés par Comptoir des Voyages, une sorte de filiale de Voyageurs du monde.
Notre avion est à 15h45, l’aéroport de Roissy à 90 km. Mais la France est en grève et nous prenons une énorme marge de sécurité. Contrairement à ce que nous imaginions, aucun embouteillage, ça roule comme un dimanche et nous arrivons à l’aéroport à 9h 🤪.
Nous profitons de ces longues heures d’attente pour « réviser », le Grand dans le Routard, moi dans le Guide Bleu, puis on échange. Petite, j’adorais les longues escales entre le départ et la Corse. On allait sur les terrasses, le bruit des avions était assourdissant et on les regardait s’envoler en frissonnant dans le vent chaud. Aujourd’hui on ne voit plus rien et Roissy 1 est vraiment un aéroport très laid. Le Grand se réjouira quand même quand nous croiserons Sophie Favier qui est jolie comme un cœur et beaucoup moins boulotte qu’elle le parait à la télévision.
Nous voyageons sur Egyptair. Les horaires sont parfaitement respectés et nous atterrissons à 21h20 comme prévu. Le nez collé au hublot, il me semble que nous survolons Le Caire depuis longtemps, la ville est gigantesque, on le sait on l’a lu. Mais je n’imaginais pas que c’était à ce point là !
Karim, notre accompagnateur Voyageurs du Monde, nous attend en bas des escaliers roulants. Une pancarte portant notre nom bien en évidence. C’est un jeune homme charmant. Nous récupérons nos bagages et nous faisons la connaissance de notre chauffeur pour nos 3 jours au Caire. Il se présente, je comprends Ousseilla. Ce n’est pas tout à fait ça : Oussama, comme Ben Laden, précise-t-il. Entre cette précision et la circulation du Caire, je suis terrorisée. Je suis en panne de cigarettes et je demande à Karim de s’arrêter pour en acheter. Oussama se dévoue pour y aller. Je le remercie d’un « choukren » nouvellement entré dans mon vocabulaire et il me répond « avoine » ou du moins c’est ce que je comprends, outrée que le chauffeur se permette une telle familiarité en me disant que je fume de l’avoine ! En fait il m’a juste répondu leur « de rien » qui ressemble un peu à « avoine ».
L’arrivée à l’hôtel Longchamps est assez… euh… comment dire « étonnante », oui... on va dire comme ça. Quand nous avons préparé notre voyage, nous avons choisi au départ le Marriott. Notre « conseillère » nous avait rappelés quelques jours plus tard pour nous rediriger vers cet hôtel de charme. Personnellement, le charme je le cherche encore.
Le bagagiste insiste pour emmener nos sacs pas vraiment lourds et sur roulettes… Le couloir fait bien 20 mètres de long, on imagine que nous devons être à l’étage au dessus et qu’il y a des escaliers à monter. Que nenni, il s’arrête 15 mètres plus loin, et tend la main pour le bakchich. Ca commence…
On nous installe dans une sorte de cellule où l’on a à peine la place de tourner autour du lit, la salle d’eau est microscopique, la douche ne fonctionne pas et la minuscule fenêtre donne sur une espèce de cour (pour ceux qui seraient tentés d’y aller un jour, refusez la chambre 14). Mais il parait que les chambres sur rue sont très bruyantes. Au Caire, ce n’est pas vraiment étonnant, c’est bruyant partout. Il nous faut donc nous estimer heureux…
Au bout de 5 minutes on étouffe dans cette chambre minuscule et nous décidons d’aller nous promener. La rue est sombre et pleine de voitures qui klaxonnent interminablement. Les trottoirs (très hauts) sont complètement défoncés et nous devons choisir entre le risque de nous casser une cheville en marchant sur le trottoir ou de nous faire écraser par un « Fangio » cairote en marchant sur la rue.
A quelques mètres de l’entrée notre hôtel « de charme », je pense au p’tit jeune HD de voyage forum et je prends deux photos, rien que pour lui :


Nous faisons un petit tour du quartier. Malgré l’heure tardive, il fait très chaud. Tous les magasins sont fermés (on est jeudi soir, c’est leur début de week end à eux). Tout est sombre, les magasins sont fermés. Seules les rues semblent vivre, elles grouillent de voitures hors d’âge dans lesquelles seul le klaxon semble fonctionner, les phares ou les clignotants ici ce doit être en option et ils ne sont pas nombreux ceux qui ont décidé de faire cette dépense. Heureusement, nous trouvons une épicerie de quartier pour faire le plein d’eau et une pharmacie ouverte, Le Grand a besoin de médoc pour soigner une extinction de voix carabinée.
Retour dans notre cellule. Je me passe sur le visage un coton à démaquiller avec de la lotion pour me rafraîchir et je constate avec horreur que je suis toute grise ! Je comprendrai mieux demain. Pour le moment nous n’avons vu Le Caire que la nuit sous de jolies lumières orangées et la nuit, on ne voit pas la poussière…
Nuit entrecoupée de coupures de la clim parce qu’il fait trop froid, puis de remise de la clim parce qu’il fait trop chaud. Impossible de régler cet engin ensorcelé et bruyant.
24 septembre
Les petits dèj sont copieux et bons. Je vais sur la terrasse m’en fumer une petite. La vue est glauque. Des ruines d’immeubles, des immeubles en cours de construction, à droite un immeuble d’habitation qui a du être blanc un jour, mais c’était il y a longtemps… Et la terrasse est d’une saleté repoussante, je fumerai toutes mes cigarettes du soir et du matin, une fesse à peine posée en équilibre sur le bord d’un coussin (je découvrirai le dernier jour qu’il y en a une autre de l’autre côté un peu plus accueillante et plus propre).
Notre guide Nabila vient nous chercher à 9 heures comme prévu et nous retrouvons Oussama qui va nous conduire jusqu’à Saqqarah. Oussama nous fait traverser Le Caire en déployant des trésors de douceur (ralentissements doux pour passer sur des ralentisseurs démesurés ou sur les nids de poule qui ressemblent à des nids d’hippopotames) et d’habileté pour parvenir à se frayer un chemin entre ces hordes de voitures déchaînées.
En chemin, Nabila nous rappelle très discrètement que si nous voulons acheter des papyrus ou des tapis, elle peut nous conduire dans des endroits de confiance. Nous déclinons. Je lui explique que des papyrus, nous en avons, rapportés par des amis qui ont fait le voyage et que pour rien au monde, je n’irai voir des enfants travailler à nouer de leurs petits doigts les fils même soyeux des tapis. Nous ne serons plus enquiquinés à ce sujet pendant le reste de notre séjour au Caire, ce qui est une vraie performance d’après ce que l’on sait des guides égyptiens.
A l’entrée du site, Oussama descend de voiture et va nous chercher deux brins de basilic. Nous comprendrons très vite sa délicate attention. L’odeur, dans les mastabas, est parfois un peu forte…
Il y a deux mastabas particulièrement remarquables à Saqqarah. Celui de Mérékouka immense que nous ne pourrons pas visiter (fermé ? temporairement ?). On ne saura pas.
Nous commençons notre visite par le Mastaba de Kagemni. Photos interdites.
On entre par une sorte de petit vestibule, orné de bas-reliefs montrant des oies dodues joliment colorées d’ocre et de pourpre. Puis on pénètre dans une salle de belles dimensions. Le toit est supporté par trois colonnes (ou piliers différence ?). Le plus grand mur, orné de hauts-reliefs est un vibrant hommage au Nil : on voit différents poissons, des grenouilles, des canards, des hippopotames et même un crocodile, puisqu’à l’époque il y avait encore des crocodiles sur les bords du Nil. Aujourd’hui « ils sont partis, n’en parlons plus ».
Même si les photos sont interdites, certains parviennent à en prendre, heureusement sans flash. Donc, avec l’aimable autorisation de X

Le petit mur est plutôt dédié au plaisir de l’œil des garçons. Quelques jolies jeunes femmes en robes transparentes dansent pour le bonheur du défunt. Ca a l’air un peu c… de dire ça mais les sculptures sont tellement réalistes, tellement bien conservées que l’on « voit » vraiment la transparence des robes et les gestes élégants des danseuses. On longe ensuite un petit corridor où une magnifique sculpture représentant Kagemni est très bien conservée. On le voit sans difficulté malgré la pénombre. Beau mec quand même 😛 ! La salle suivante est la salle d’accès au puits dans lequel a été glissé le sarcophage de notre pauvre Kagemni avec une fausse porte, par où reviendra son Ka après les cérémonies. Ouf, il est sauvé il pourra accéder grâce à cette porte à la vie éternelle. Et au vu de toutes les offrandes gravées sur les murs, il ne manquera de rien pour l’éternité.
Le gardien du mastaba, à la sortie, tend la main à un bakchich bien mérité. Ben il nous a quand même fait un beau sourire édenté. Ca a un prix…
Nous « admirons » la pyramide de Téti sorte de grosse masse de cailloux écroulée et nous renonçons à y pénétrer, redoutant l’un et l’autre la crise de claustrophobie qui ne manquerait pas de nous étreindre à l’intérieur et sous un tel amas.
Le site de Saqqarah est immense et nous retrouvons Oussama qui commence à devenir notre pote. Il a pu mettre la voiture à l’ombre pendant notre visite du mastaba et dès qu’il nous voit au loin il démarre la voiture et la clim à fond. Ca fait du bien. Il nous dépose quelques minutes plus tard devant le complexe de Djéser.
La salle hypostyle remarquablement conservée malgré qu’elle n’ait plus de toit est malheureusement in-photographiable, à aucun endroit je n’ai pu trouver un angle de prise de vue satisfaisant.

Manifestement, Elodie elle aussi a eu du mal :

Après avoir admiré les colonnes, nous débouchons sur une immense place où trône au centre la fameuse pyramide à degrés construite par Imhotep. Il était « multicartes » le célèbre Imhotep : Vizir, médecin, architecte et génial inventeur. C’est lui qui inventa, après quelques tâtonnements, le principe de la pyramide et surtout il préconisa l’utilisation de la pierre de taille. C’est donc, en quelque sorte, grâce à lui que nous pouvons admirer aujourd’hui toutes ces merveilles.

Il y a tant de choses à voir que j’en oublie mon appareil photos. De toutes façons, comme vous pouvez le constater, le soleil tape fort et tout semble écrasé, fade. Et puis Nabila qui domine parfaitement le sujet attire notre attention sur les sculptures remarquables et ne nous laisse pas beaucoup de temps pour photographier : la frise de cobras, les maisons du Nord et du Sud, le temple funéraire et le serdab, sorte de pièce surélevée entièrement fermée sauf deux trous à la hauteur des yeux du roi. Une fois mort, il pouvait encore communiquer avec le monde des vivants grâce à ces deux trous.
Très, très belle visite. Intéressante mais déjà très chaude et il est encore tôt.
Nabila nous propose de visiter le plateau de Guizeh dans la foulée avant d’aller déjeuner. Nous approuvons, pas vraiment certains qu’avec cette chaleur, nous parviendrions à nous bouger après un repas.
Les pyramides. De loin je me dis « ce n’est que ça ? » un peu déçue. On arrive par la ville et les faubourgs grignotent du terrain. Il y a des constructions pratiquement aux pieds des pyramides, elles semblent écrasées par les immeubles qui bordent le site à l’est. Quand on arrive plus près, elles sont là, gigantesques. Le soleil nous tape sur la tête malgré nos chapeaux et nos lunettes bien noires. Je ne veux qu’un peu de fraîcheur et d’ombre et je reste insensible à cette pyramide seule Merveille du monde de l’antiquité encore debout. Le Grand de son côté s’éclate. Il est sous le charme. En bon matheux, il se souvient de tous les calculs faits depuis que Napoléon s’est trompé dans son calcul de nombre de siècles. Par exemple, le mur que l’on pourrait construire autour de la France si l’on utilisait les pierres des pyramides, et il y en a d’autres dont je ne me souviens même pas. Il est content et j’adore quand il est content. Tant pis pour moi si je ne sais pas apprécier les belles choses sous prétexte qu’il fait un peu chaud et que j’ai faim.

Derrière la Pyramide de Khéops, nous découvrons le Musée de la Barque solaire. Le bâtiment qui abrite cette merveille est assurément hideux et je comprends que certains amoureux de l’Egypte refusent obstinément d’y entrer mais ils ont tort. Je me souviens quand, dans les années 70, on parlait beaucoup de cette barque découverte une quinzaine d’années plus tôt. Il avait fallu beaucoup de patience et d’imagination pour parvenir à assembler les 1224 morceaux de bois retrouvés au fond d’une fosse au pied de la pyramide de Khéops. Nabila nous explique que le plus gros « morceaux » mesurait 25 mètres, le plus petit une vingtaine de centimètres. Beau puzzle !
Le résultat est là :

Revigorée par la fraîcheur du musée climatisé, nous allons faire une petite caresse au Sphinx. Tout ce que vous avez lu sur lui est vrai. Il est beaucoup plus petit que les pyramides, contrairement à ce que l’on peut croire sur certaines photos, il a le nez cassé, etc.


Et il a un popotin qui n’est pas sans me rappeler celui des ours de l’ouest américain. Mais j’aurai beau chercher je ne trouverai de chemises de nuit en pilou avec la tête du Sphinx devant et son popotin derrière. Je suis vraiment déçue puisque je m’étais promis d’en offrir une à Revil 😛.

Après quelques photos et quelques gratouillis entre les pattes du Sphinx (ce n’est pas vrai on n’a pas le droit d’y aller, mais j’avais envie de le faire alors… je fais comme si…), nous allons déjeuner.
A Paris, on nous avait dit qu’on déjeunerait au Mena House. L’hôtel de luxe près de Guizeh avec vue sur les pyramides. Nabila semble très étonnée quand je le lui dis et elle reste sur son idée de nous amener chez Andréa Mariouteya. Pas de regrets, le restaurant est très agréable, dans un jardin, ombragé par des tonnelles croulant sous les fleurs. A l’entrée des poulets tournent sur un énorme BBQ, ça sent bon. On a très bien déjeuné. Dans ce restau, ils servent de l’alcool et ils semblent très étonnés que des européens n’en profitent pas et n’arrosent pas leur déjeuner d’une bouteille de vin local. Par cette chaleur ? Ils sont fous !
Au fait est-ce que quelqu’un sait de quel arbre il s’agit ? Il y a plein d’arbres comme celui-ci chez Andréa et Nabila aimerait bien savoir son nom.

Puis Oussama nous dépose à notre hôtel. Après une bonne douche qui fonctionne enfin, nous partons à la découverte du Caire.
Difficile d’aimer cette ville, même si on en a très envie. Tout est sale, la poussière au soleil c’est terrifiant. Tout pègue, comme on dit dans le Midi.
Ici, ils conduisent vraiment comme des frappadingues. La priorité à droite ? Eux pas connaître. Les feux rouges, encore moins. Sans rire, place El Tahrir, à proximité du Musée du Caire donc vraiment dans le centre ville, j’ai vu de mes yeux, un feu passer au rouge, un policier sur le bord sifflait et faisait signe de s’arrêter au flux de voitures klaxonnant pour laisser traverser des passants. Personne ne s’est arrêté, le shérif cairote s’est détourné et s’est éloigné, triste et solitaire.
Certaines voitures sont dans un état vraiment épouvantable. Le contrôle technique doit se passer tous les 100 ans et encore certains doivent y échapper 🤪
Souvenir de jeunesse, on se demande comment elle roule encore et pourtant par rapport à d’autres, elle est toute fringante :

Les rives du Nil sont un peu protégées

Il y a de beaux palais

et des quartiers misérables accablés par la pollution
(Photo Elodie)On dîne rapidement mais très agréablement (pour une fois que le Routard n’est pas à côté de la plaque !) chez Abou El-Sid près de notre hôtel. On passe chez notre petit épicier d’hier qui nous reconnaît et qui nous vend nos bouteilles d’eau avec un adorable sourire.
Un peu plus loin un rat énorme traverse la rue en courant, le Grand fait semblant de rien.
Moi : j’ai bien vu ce que j’ai cru voir ?
Lui : j’espérai que tu ne l’avais pas vu…
On se regarde tous les deux un peu dépités et nous réintégrons notre chambre-cellule dans notre hôtel de charme. Ca ira mieux demain, c’est sûr ça ne peut qu’aller mieux…
A demain Ninou
Bonsoir à tous,
Nous partons dans 15 jours en Égypte avec nos 2 enfants de 6 et 9 ans.
Nous passerons 2 nuits à Gizeh puis 3 nuits chez un ami à Le Caire.
L'une des choses qui nous semblent sympas à faire à Gizeh avec des enfants est le spectacle sons et lumières aux pyramides de Gizeh, mais j'ai lu pas mal de commentaires négatifs qui insistent sur 2 points: le prix excessif ( 30€ par personne, soit 120€ pour nous 4 si c'est le même prix pour les enfants) et le côté désuet voire dépassé.
Une voyageuse suggère l'idée d'assister au spectacle depuis le Pizza Hut qui aurait une vue super sur le son et lumière: gratuit et pas mauvais selon elle. Quelqu'un a-t-il déjà assister au spectacle depuis ce pizza Hut ou depuis un restau sympa avec vue? Peut-on entendre ce qui est dit? Est-ce vraiment bien?
Et le spectacle en lui-même? vaut-il vraiment le prix demandé? On a un budget un peu serré, mais parfois il faut savoir se faire plaisir. Mais si c'est décevant à ce prix là... dur
Que peut-on faire d'autre de sympa à Gizeh ou à proximité avec des enfants ( à part la visite des pyramides, du sphinx, le lever et coucher de soleil déjà au programme)?
Merci d'avance, Pierre-Yves.
Nous partons dans 15 jours en Égypte avec nos 2 enfants de 6 et 9 ans.
Nous passerons 2 nuits à Gizeh puis 3 nuits chez un ami à Le Caire.
L'une des choses qui nous semblent sympas à faire à Gizeh avec des enfants est le spectacle sons et lumières aux pyramides de Gizeh, mais j'ai lu pas mal de commentaires négatifs qui insistent sur 2 points: le prix excessif ( 30€ par personne, soit 120€ pour nous 4 si c'est le même prix pour les enfants) et le côté désuet voire dépassé.
Une voyageuse suggère l'idée d'assister au spectacle depuis le Pizza Hut qui aurait une vue super sur le son et lumière: gratuit et pas mauvais selon elle. Quelqu'un a-t-il déjà assister au spectacle depuis ce pizza Hut ou depuis un restau sympa avec vue? Peut-on entendre ce qui est dit? Est-ce vraiment bien?
Et le spectacle en lui-même? vaut-il vraiment le prix demandé? On a un budget un peu serré, mais parfois il faut savoir se faire plaisir. Mais si c'est décevant à ce prix là... dur
Que peut-on faire d'autre de sympa à Gizeh ou à proximité avec des enfants ( à part la visite des pyramides, du sphinx, le lever et coucher de soleil déjà au programme)?
Merci d'avance, Pierre-Yves.
Hotel Magic Life Sharm El Sheikh Imperial .Bonjour, j'aimerais savoir si cet hotel est bien( nourriture, animation en français, l'infrastructure, ...).Nous partirions en Juillet 2005.Merci D'avance🙂
Je suis présentement en cour de recherche pour la possibilité de voyager en Égypte et je cherche des gens qui sont au courant des moeurs et coutumes qui sont présents en 2008 dans certain secteur de l'égypte que se soit dans la basse ou la haute si quelqu'un pourrait m'aider pour mieux comprendre avant de partir ce serait bien aimable🙂
Bonjour ,
Ayant prévus un sejour en egypte , louxour et taba , courant fin juin et début juillet , et avec tout ce qui se passe actuellement là-bas , je me demande si je ne ferai pas mieux de tout annuler .Je ne suis plus rassuré . J'aimerai avoir vos conseils .
En vous remercions par avance .
Ayant prévus un sejour en egypte , louxour et taba , courant fin juin et début juillet , et avec tout ce qui se passe actuellement là-bas , je me demande si je ne ferai pas mieux de tout annuler .Je ne suis plus rassuré . J'aimerai avoir vos conseils .
En vous remercions par avance .
Salut! je souhaiterai aller vivre et étudier au Caire pour au moins un an pour apprendre l'arabe! Pouvez vous je vous prie me donner des pistes??? car je ne sais pas par où commencer! merci!
Bonjour à tous
J'étais en Egypte le mois dernier et je vous livre quelques unes de mes impressions sur ce beau pays, en espérant que cela puisse vous servir.
A bannir si on n'est pas un adepte de la plongée (et encore...) : l'arrivée à Hurghada, ville balnéaire sans grand intérêt, chère et envahie par les touristes russes en recherche d'"amours" exotiques. Eviter de discuter avec les chauffeurs de taxi, les questions se faisant très vite indiscrètes. L'attente d'un bus pour se rendre à Louxor peut prendre... toute une journée, surtout en période de Ramadan. Plus de desserte dans le sens contraire, les bus venant de Louxor décidant souvent de poursuivre vers le Caire. Préférer : arriver à Louxor, le musée à ciel ouvert : nombreux monuments célèbres en ville et dans les environs (temple de Louxor, de Karnak, Ramesseum, Medinet Habou, Vallée des Rois, temple d'Hatchepsout...), beaucoup de possibilités de randonner dans les environs et la montagne thébaine sur la rive ouest, marché de Kornah... La compagnie low cost Transavia (Air France et KLM) dessert ces deux destinations. Transavia : ponctualité, flotte correcte, aucun service (tout est payant) mais personnel prévenant, bas prix évidemment. Par contre, zéro pointé en ce qui concerne l'acheminement des bagages et les explications données à l'enregistrement. D'ailleurs, j'attends toujours qu'ils daignent répondre à ma réclamation sur leur site et qu'ils me dédommagent de la casse de ma shisha... Hébergement à Louxor : Gezira Garden, sur la rive ouest très tranquille. Une dizaine de chambres et quelques appartements. L'intérieur et l'extérieur sont aménagés avec beaucoup de goût. Le personnel et le propriétaire sont extrêmement prévenants. Deux jolies terrasses sur les toits, dont une avec restaurant. Grande piscine, laverie, internet haut débit (un peu cher et en supplément), navette gratuite pour la rive est, grand buffet pour le petit déjeuner. 20€ la chambre simple, petit déjeuner gratuit. La rive ouest de Louxor : un must pour ceux qui recherchent le calme et aiment marcher. La plupart des monuments sont accessibles depuis ici. Ne pas hésiter à emprunter les cabouts (prononcer longuement la deuxième syllabe, sinon ça veut dire capote !), minibus ouverts qui circulent partout sur cette rive, y compris les sites à visiter. 25 piastres le trajet, autant dire quelques centimes. Idéal pour se déplacer, mais aussi pour discuter avec les Egyptiens. Sécurité : l'Egypte est un pays extrêmement sûr. La seule fois où j'ai eu un soucis (je suis tombée sur l'idiot du village...), tous les gens du village sont intervenus pour m'aider. La présence des militaires et policiers tient plus du folklore pour touristes. Voyage au féminin : ma vie s'est considérablement améliorée le jour où j'ai eu un mari et deux enfants . Avec le statut de célibataire, on me proposait le mariage; de femme mariée, on me répondait "try an Egyptian" ; une fois mariée, j'avais le statut enviable de maman et la distance se mettait tout naturellement. Voyage en solo : idéal pour pouvoir aller et photographier presque partout. Presque tout est permis quand il n'y a pas d'autre témoin que le gardien. Carte sim égyptienne : lorsqu'on possède un téléphone non bridé, on peut obtenir un numéro et une carte sim pour 3-4 €. Les recharges s'achètent très facilement, sont bon marché, ce qui permet d'envoyer facilement et à moindre coût des SMS vers l'étranger. Les souks : A Louxor, continuer au-delà du souk touristique pour arriver à celui plus authentique. Le souk de Kornah est vraiment très intéressant (attention, ouvre et ferme tôt le matin) : bétail, tondeurs pour bête, vêtements, légumes, graines, épices, ustensiles, bric-à-brac, le tout à même le sol. Abou Simbel : Prendre le bus local au départ de la gare routière (à 8h actuellement). 4 heures de route à travers le désert, en dehors du convoi. Retour le lendemain (départ vers midi). Peu de touristes (on était 5 Français). Les hôtels sont chers (pour l'Egypte) et tout le monde essaie de soutirer un maximum d'argent aux rares touristes qui logent ici (bien se faire préciser le prix avant). L'auberge "L'Eskaleh" est très jolie et au bord du lac, mais le prix des chambres a tendance à flamber si vous ne vous le faites pas préciser avant. Toutes les boissons doivent être payées en supplément, même le café du petit-déjeuner. On peut simplement y manger, comme je l'ai fait (délicieuse cuisine maison). J'ai logé à l'hôtel Nobaleh Ramses, grande chambre, propreté correcte. Nourriture plus que quelconque et à peine tiède. Prendre le temps de flâner dans le village et au bord du lac Nasser (inutile d'essayer de sortir de la ville, les policiers m'en ont empêchée après avoir marché pendant quelques kilomètres le long de l'aéroport ). Aller au Son et Lumière le soir et surtout se lever très tôt (ouverture à 5h) pour pouvoir se tenir seul face aux quatre colosses de Ramses et dans le grand temple (les autres touristes venus en groupe tôt restent au bord du lac pour attendre le lever du soleil). On peut aussi grimper en haut du site (porte sur le côté droit) pour admirer le lever du soleil (c'est fermé après). Assouan : J'y suis restée trop peu de temps pour apprécier vraiment. Les hôtels essaient de caser des excursions avec insistance, je n'ai pas trouvé d'hôtel convenable (hormis peut-être le Memnon Hôtel à 65 LE), les douches sont généralement couleur rouille (l'eau est sale), les propriétaires de bateaux vous donnent de fausses informations et tentent de vous faire peur... J'ai néanmoins aimé aller à pieds à l'embarcadère de l'île de Philaé et visiter le temple puis revenir en cabout. J'ai beaucoup moins aimé ne pas pouvoir partager de bateau avec les locaux et être obligée de traverser avec un homme antipathique qui empêchait les autres de m'accepter (sachant que le billet d'entrée pour le temple s'achète avant de négocier le bateau, ils savent qu'on est un peu coincé. J'ai néanmoins pu négocier un prix correct en emmenant d'autres touristes avec moi). Manger au restaurant '"Le Panorama", personnel très gentil, dont un parlant très bien Français. Regarder le coucher du soleil sur l'île Eléphantine et le ballet des felouques. Visiter le Musée nubien, ouvert tard. Prendre un thé ou un café à la Maison nubienne : superbe vue et beignets à volonté (je n'y suis pas allée mais d'autres Français m'ont chaudement recommandé).
Bon voyage !
J'étais en Egypte le mois dernier et je vous livre quelques unes de mes impressions sur ce beau pays, en espérant que cela puisse vous servir.
A bannir si on n'est pas un adepte de la plongée (et encore...) : l'arrivée à Hurghada, ville balnéaire sans grand intérêt, chère et envahie par les touristes russes en recherche d'"amours" exotiques. Eviter de discuter avec les chauffeurs de taxi, les questions se faisant très vite indiscrètes. L'attente d'un bus pour se rendre à Louxor peut prendre... toute une journée, surtout en période de Ramadan. Plus de desserte dans le sens contraire, les bus venant de Louxor décidant souvent de poursuivre vers le Caire. Préférer : arriver à Louxor, le musée à ciel ouvert : nombreux monuments célèbres en ville et dans les environs (temple de Louxor, de Karnak, Ramesseum, Medinet Habou, Vallée des Rois, temple d'Hatchepsout...), beaucoup de possibilités de randonner dans les environs et la montagne thébaine sur la rive ouest, marché de Kornah... La compagnie low cost Transavia (Air France et KLM) dessert ces deux destinations. Transavia : ponctualité, flotte correcte, aucun service (tout est payant) mais personnel prévenant, bas prix évidemment. Par contre, zéro pointé en ce qui concerne l'acheminement des bagages et les explications données à l'enregistrement. D'ailleurs, j'attends toujours qu'ils daignent répondre à ma réclamation sur leur site et qu'ils me dédommagent de la casse de ma shisha... Hébergement à Louxor : Gezira Garden, sur la rive ouest très tranquille. Une dizaine de chambres et quelques appartements. L'intérieur et l'extérieur sont aménagés avec beaucoup de goût. Le personnel et le propriétaire sont extrêmement prévenants. Deux jolies terrasses sur les toits, dont une avec restaurant. Grande piscine, laverie, internet haut débit (un peu cher et en supplément), navette gratuite pour la rive est, grand buffet pour le petit déjeuner. 20€ la chambre simple, petit déjeuner gratuit. La rive ouest de Louxor : un must pour ceux qui recherchent le calme et aiment marcher. La plupart des monuments sont accessibles depuis ici. Ne pas hésiter à emprunter les cabouts (prononcer longuement la deuxième syllabe, sinon ça veut dire capote !), minibus ouverts qui circulent partout sur cette rive, y compris les sites à visiter. 25 piastres le trajet, autant dire quelques centimes. Idéal pour se déplacer, mais aussi pour discuter avec les Egyptiens. Sécurité : l'Egypte est un pays extrêmement sûr. La seule fois où j'ai eu un soucis (je suis tombée sur l'idiot du village...), tous les gens du village sont intervenus pour m'aider. La présence des militaires et policiers tient plus du folklore pour touristes. Voyage au féminin : ma vie s'est considérablement améliorée le jour où j'ai eu un mari et deux enfants . Avec le statut de célibataire, on me proposait le mariage; de femme mariée, on me répondait "try an Egyptian" ; une fois mariée, j'avais le statut enviable de maman et la distance se mettait tout naturellement. Voyage en solo : idéal pour pouvoir aller et photographier presque partout. Presque tout est permis quand il n'y a pas d'autre témoin que le gardien. Carte sim égyptienne : lorsqu'on possède un téléphone non bridé, on peut obtenir un numéro et une carte sim pour 3-4 €. Les recharges s'achètent très facilement, sont bon marché, ce qui permet d'envoyer facilement et à moindre coût des SMS vers l'étranger. Les souks : A Louxor, continuer au-delà du souk touristique pour arriver à celui plus authentique. Le souk de Kornah est vraiment très intéressant (attention, ouvre et ferme tôt le matin) : bétail, tondeurs pour bête, vêtements, légumes, graines, épices, ustensiles, bric-à-brac, le tout à même le sol. Abou Simbel : Prendre le bus local au départ de la gare routière (à 8h actuellement). 4 heures de route à travers le désert, en dehors du convoi. Retour le lendemain (départ vers midi). Peu de touristes (on était 5 Français). Les hôtels sont chers (pour l'Egypte) et tout le monde essaie de soutirer un maximum d'argent aux rares touristes qui logent ici (bien se faire préciser le prix avant). L'auberge "L'Eskaleh" est très jolie et au bord du lac, mais le prix des chambres a tendance à flamber si vous ne vous le faites pas préciser avant. Toutes les boissons doivent être payées en supplément, même le café du petit-déjeuner. On peut simplement y manger, comme je l'ai fait (délicieuse cuisine maison). J'ai logé à l'hôtel Nobaleh Ramses, grande chambre, propreté correcte. Nourriture plus que quelconque et à peine tiède. Prendre le temps de flâner dans le village et au bord du lac Nasser (inutile d'essayer de sortir de la ville, les policiers m'en ont empêchée après avoir marché pendant quelques kilomètres le long de l'aéroport ). Aller au Son et Lumière le soir et surtout se lever très tôt (ouverture à 5h) pour pouvoir se tenir seul face aux quatre colosses de Ramses et dans le grand temple (les autres touristes venus en groupe tôt restent au bord du lac pour attendre le lever du soleil). On peut aussi grimper en haut du site (porte sur le côté droit) pour admirer le lever du soleil (c'est fermé après). Assouan : J'y suis restée trop peu de temps pour apprécier vraiment. Les hôtels essaient de caser des excursions avec insistance, je n'ai pas trouvé d'hôtel convenable (hormis peut-être le Memnon Hôtel à 65 LE), les douches sont généralement couleur rouille (l'eau est sale), les propriétaires de bateaux vous donnent de fausses informations et tentent de vous faire peur... J'ai néanmoins aimé aller à pieds à l'embarcadère de l'île de Philaé et visiter le temple puis revenir en cabout. J'ai beaucoup moins aimé ne pas pouvoir partager de bateau avec les locaux et être obligée de traverser avec un homme antipathique qui empêchait les autres de m'accepter (sachant que le billet d'entrée pour le temple s'achète avant de négocier le bateau, ils savent qu'on est un peu coincé. J'ai néanmoins pu négocier un prix correct en emmenant d'autres touristes avec moi). Manger au restaurant '"Le Panorama", personnel très gentil, dont un parlant très bien Français. Regarder le coucher du soleil sur l'île Eléphantine et le ballet des felouques. Visiter le Musée nubien, ouvert tard. Prendre un thé ou un café à la Maison nubienne : superbe vue et beignets à volonté (je n'y suis pas allée mais d'autres Français m'ont chaudement recommandé).
Bon voyage !
Je reviens de MARSA ALAM (Sud Egypte) où je me suis rendu via le tours opérateur JETAIR, où à l'arrivée à l'aéroport, ils ont organisé ce que j'estime une arnaque au visa touristique dont voici les détails :
D'abord une précision, le visa touristique pour 1 mois en Egypte coûte officiellement et réellement 15 US dollars ou 12, 5 Euros.
A notre arrivée à l'aéroport de MARSA ALAM, le représentant local de JETAIR nous a rassembler assez énergiquement, en rappelant à plusieurs reprises certaines brebis égarées, je vous dirais pourquoi plus loin; celui-ci nous a distribué les petits timbres fiscaux à apposer sur le passeport ou sur le document pour les personnes avec carte d'identité. Une fois passé la douane et monté dans le bus, ce même délégué de JETAIR nous alors réclamé 18 Euros par personne, soit presque un bénéfice de 50% au visa. J'estime que ce bénéfice et la façon d'agir frôle l'arnaque et ce uniquement pour justifier une certaine rapidité pour des formalités douanières.....J'en reviens aux brebis égarées, en fait, il s'agissait des personnes déjà venues en Egypte et qui sont allées directement au bureau de change acheter le visa trouristique au prix de 12, 5 Euros. Donc pour ce qui se rendent en Egypte via tours opérateur attention....ne pas se laisser intimider par les représentants locaux des tours opérateur et certainement par ceux de JETAIR.
Je me rend en Egypte le 23 Novembre prochain. J'y vais avec un petit groupe de 12 personnes + un accompagnateur et le guide locale. Tout est inclus, transports, visites et repas. Nous faisons bien sûr la visite du Caire, Alexandrie, ensuite je prend et dors sur le train jusqu'à Assouan et je fais de là une croisière sur le Nil de 3 jours jusqu'à Luxor, pour finir avec une journée de plongée à Hurghada. C'est 10 jours de visite en tout sur place + les jours de vol.
C'est rapide, mais c'est l'offre qui répondait à mes moyens.
Après avoir lu certains commentaires, il me vient une certaine inquiétude, c'est de faire face au tourisme de masse. J'ai lu que beauocup de bateaux longeaient le Nil à queue leu leu, que le port de Kom Ombo est un vrai stationnement de bateaux de croisière, que l'on se bourcule aux portes des sites archéologiques, ainsi qu'on joue du coude devant les principaux attraits à voir. Difficile de prendre de belles photos, sans que des touristes polluent l'image. Si c'est ainsi, je crois que je vais m'impatienter si non être déçu de cette exploitation touristique à outrance.
Je suis plutôt le style de voyageuse autonome, pour avoir parcouru en Mai dernier le plâteau central du Mexique avec mon amoureux, en autobus et sac au dos, en allant dormir dans de petits hôtels de charme de gestion mexicaine que j'avais trouvé sur internet. Tripadvisor est une excellente source. J'ai fait l'Europe pendant 6 mois en auto-stop dans ma jeunesse ainsi que d'autres voyages similaires. Pour l'Égypte je suis seule à voyager et je ne me sentais pas à l'aise d'aller seule dans un pays musulman. Je n'ai plus l'âge de la témérité. J'ai déjà eu assez de troubles au Maroc, alors que je voyageais pourtant en train avec 3 copains. J'ai adoré la pays, mais pas l'attitude des hommes face aux occidentales. Je me sentais brimée, je dirais même agressée dans ma liberté.
J'ai alors choisit un circuit pour l'Egypte. Je me dis qu'en me présentant cela pire que c'est, peut-être que finalement je serai agréablement surprise de mon voyage. Je me documente amplement. J'ai très hâte de découvrir ce pays aux vestiges magestueux ainsi son peuple à la riche culture ancestrale.
Avez-vous des commentaires ?... Merci beaucoup... ...Paloma
C'est rapide, mais c'est l'offre qui répondait à mes moyens.
Après avoir lu certains commentaires, il me vient une certaine inquiétude, c'est de faire face au tourisme de masse. J'ai lu que beauocup de bateaux longeaient le Nil à queue leu leu, que le port de Kom Ombo est un vrai stationnement de bateaux de croisière, que l'on se bourcule aux portes des sites archéologiques, ainsi qu'on joue du coude devant les principaux attraits à voir. Difficile de prendre de belles photos, sans que des touristes polluent l'image. Si c'est ainsi, je crois que je vais m'impatienter si non être déçu de cette exploitation touristique à outrance.
Je suis plutôt le style de voyageuse autonome, pour avoir parcouru en Mai dernier le plâteau central du Mexique avec mon amoureux, en autobus et sac au dos, en allant dormir dans de petits hôtels de charme de gestion mexicaine que j'avais trouvé sur internet. Tripadvisor est une excellente source. J'ai fait l'Europe pendant 6 mois en auto-stop dans ma jeunesse ainsi que d'autres voyages similaires. Pour l'Égypte je suis seule à voyager et je ne me sentais pas à l'aise d'aller seule dans un pays musulman. Je n'ai plus l'âge de la témérité. J'ai déjà eu assez de troubles au Maroc, alors que je voyageais pourtant en train avec 3 copains. J'ai adoré la pays, mais pas l'attitude des hommes face aux occidentales. Je me sentais brimée, je dirais même agressée dans ma liberté.
J'ai alors choisit un circuit pour l'Egypte. Je me dis qu'en me présentant cela pire que c'est, peut-être que finalement je serai agréablement surprise de mon voyage. Je me documente amplement. J'ai très hâte de découvrir ce pays aux vestiges magestueux ainsi son peuple à la riche culture ancestrale.
Avez-vous des commentaires ?... Merci beaucoup... ...Paloma
J’ai longuement réfléchi avant de poster ce message.
Je sais que je vais avoir beaucoup d’opposants, mais il me semble nécessaire d’informer et de prévenir les éventuels candidats à un voyage individuel en Egypte.
Je vais simplement vous faire part de mon expérience personnelle pour un voyage effectué en 10 jours en février 2005, nous sommes un couple d’une quarantaine d’années avec un enfant de 12 ans.
Nous ne sommes ni des novices, ni des bourgeois-bohêmes, ni des routards, mais simplement des touristes normaux, habitués des voyages en individuels (Brésil, Costa Rica, Jamaique, Mexique, Tunisie, Turquie, etc…), et avec un bon niveau de confort.
Pour l’Egypte, vols avec ALITALIA, et ensuite EGYPTAIR pour les vols intérieurs.
Séjour de 5 nuits à Louxor (hôtel Sonesta), et de 5 nuits au Caire (hôtel Nile Hilton)
Nous avons fait les visites habituelles en taxis, bateaux et felouques.
Nous sommes ENCHANTES par l’aspect historique de l’Egypte, en particulier par la beauté et la richesse de certains sites. Nous regrettons toutefois que les tombeaux les plus intéressants de la Vallée des Rois et des Reines soient fermés pour des durées indéterminées…, et que certaines visites aient été perturbées par des « hordes de croisiéristes »…
Par contre, nous sommes réellement DECUS par l’aspect actuel de l’Egypte, du moins pour les régions parcourues.
Nous ne pouvons que regretter que les égyptiens rencontrés soient, pour leur grande majorité, des personnes antipathiques, malhonnêtes, et agressives.
Aucune marque de sympathie nulle part, même de la part des commerçants…
Malhonnêteté sur tout et n’importe quoi, même pour gagner de très petites sommes.
(je ne dis pas voleur, je dis malhonnête)
Agressivité, si vous ne montez pas dans leur taxi, n’achetez pas leur marchandise, nous nous sommes même fait insulter par certains chauffeurs…
Le 100% bakchich égyptien est pénible, plus que la mendicité pratiquée dans d’autres pays, en comparaison, les enfants de Marrakech sont des anges…
Si l’Egypte antique était grandiose, l’Egypte actuelle est d’un niveau de saleté rarement atteint. Il faut éviter à tout prix d’avoir recours aux toilettes, même dans les restaurants « chics ».
Enfin, le sentiment d’insécurité ressenti est important.
Il nous était préférable de se promener à Rio la nuit, qu’au Caire et à Louxor en journée (en dehors de 2 ou 3 rues de l’hyper centre-ville).
Ces commentaires négatifs ne valent que pour les zones visitées et les endroits fréquentés. Il est vrai que nous n’avons pas parcouru les zones rurales, ou non touristiques.
Mais je ne crois que cela soit réellement possible en compagnie d’une femme occidentale, et sans accompagnement policier…
Avec quelques jours de recul, je crois qu’il aurait été préférable de faire ce voyage avec un tour-opérateur spécialisé.
Les visites auraient été plus rapides et moins complètes, mais nous aurions ainsi évité les contacts désagréables avec la population actuelle.
Je ne peux que mettre en garde les candidats à l’aventure individuelle…
Pour nous, l’Egypte n’est pas un pays sympa !
Ces commentaires sont personnels, et je me doute qu’ils vont attirer de violentes réactions .
Nous sommes ici sur un forum, et chacun est libre de défendre son point de vue.
Il ne s'agit aucunement de propos racistes ou islamophobes. Nous ne faisons pas les mêmes commentaires sur le Maroc, la Tunisie, ou la Turquie, pays où nous séjournons régulièrement et où nous retournons toujours avec un grand plaisir.
Je sais que je vais avoir beaucoup d’opposants, mais il me semble nécessaire d’informer et de prévenir les éventuels candidats à un voyage individuel en Egypte.
Je vais simplement vous faire part de mon expérience personnelle pour un voyage effectué en 10 jours en février 2005, nous sommes un couple d’une quarantaine d’années avec un enfant de 12 ans.
Nous ne sommes ni des novices, ni des bourgeois-bohêmes, ni des routards, mais simplement des touristes normaux, habitués des voyages en individuels (Brésil, Costa Rica, Jamaique, Mexique, Tunisie, Turquie, etc…), et avec un bon niveau de confort.
Pour l’Egypte, vols avec ALITALIA, et ensuite EGYPTAIR pour les vols intérieurs.
Séjour de 5 nuits à Louxor (hôtel Sonesta), et de 5 nuits au Caire (hôtel Nile Hilton)
Nous avons fait les visites habituelles en taxis, bateaux et felouques.
Nous sommes ENCHANTES par l’aspect historique de l’Egypte, en particulier par la beauté et la richesse de certains sites. Nous regrettons toutefois que les tombeaux les plus intéressants de la Vallée des Rois et des Reines soient fermés pour des durées indéterminées…, et que certaines visites aient été perturbées par des « hordes de croisiéristes »…
Par contre, nous sommes réellement DECUS par l’aspect actuel de l’Egypte, du moins pour les régions parcourues.
Nous ne pouvons que regretter que les égyptiens rencontrés soient, pour leur grande majorité, des personnes antipathiques, malhonnêtes, et agressives.
Aucune marque de sympathie nulle part, même de la part des commerçants…
Malhonnêteté sur tout et n’importe quoi, même pour gagner de très petites sommes.
(je ne dis pas voleur, je dis malhonnête)
Agressivité, si vous ne montez pas dans leur taxi, n’achetez pas leur marchandise, nous nous sommes même fait insulter par certains chauffeurs…
Le 100% bakchich égyptien est pénible, plus que la mendicité pratiquée dans d’autres pays, en comparaison, les enfants de Marrakech sont des anges…
Si l’Egypte antique était grandiose, l’Egypte actuelle est d’un niveau de saleté rarement atteint. Il faut éviter à tout prix d’avoir recours aux toilettes, même dans les restaurants « chics ».
Enfin, le sentiment d’insécurité ressenti est important.
Il nous était préférable de se promener à Rio la nuit, qu’au Caire et à Louxor en journée (en dehors de 2 ou 3 rues de l’hyper centre-ville).
Ces commentaires négatifs ne valent que pour les zones visitées et les endroits fréquentés. Il est vrai que nous n’avons pas parcouru les zones rurales, ou non touristiques.
Mais je ne crois que cela soit réellement possible en compagnie d’une femme occidentale, et sans accompagnement policier…
Avec quelques jours de recul, je crois qu’il aurait été préférable de faire ce voyage avec un tour-opérateur spécialisé.
Les visites auraient été plus rapides et moins complètes, mais nous aurions ainsi évité les contacts désagréables avec la population actuelle.
Je ne peux que mettre en garde les candidats à l’aventure individuelle…
Pour nous, l’Egypte n’est pas un pays sympa !
Ces commentaires sont personnels, et je me doute qu’ils vont attirer de violentes réactions .
Nous sommes ici sur un forum, et chacun est libre de défendre son point de vue.
Il ne s'agit aucunement de propos racistes ou islamophobes. Nous ne faisons pas les mêmes commentaires sur le Maroc, la Tunisie, ou la Turquie, pays où nous séjournons régulièrement et où nous retournons toujours avec un grand plaisir.
🤪🤪🤪DERNIERES NEWS ET FAITS....
Charm el-Cheikh : Plusieurs morts dans une collision sur le Costa Europa

Le paquebot Costa Europa crédits : Costa Croisières
26/02/2010
Ce vendredi, peu avant 4 heures du matin (heure locale), le paquebot Costa Europa a violemment heurté un quai lors d'une manœuvre d'accostage dans le port égyptien de Charm el-Cheikh, où les conditions météo étaient mauvaises. L'accident, qui a provoqué un black-out électrique, a fait trois morts parmi les marins et plusieurs blessés chez les passagers.
L'équipage est immédiatement intervenu, rétablissant le courant et évacuant les passagers, qui ont été transférés dans le calme dans un hôtel à terre.
Sur le navire, les dégâts sont importants, avec une brèche d'environ 5 mètres sur 3 mètres à tribord, selon le témoignage d'un passager, recueilli par Mer et Marine. Selon ce dernier, aucun remorqueur ne participait à la manœuvre, la météo étant caractérisée par de fortes rafales de vent.
Le Costa Europa était parti de Dubaï le 14 février pour rejoindre Savone le 3 mars. Il s'agit de l'une des ultimes traversées du navire aux couleurs de Costa Croisières. La compagnie italienne va, en effet, le verser en avril à Thomson Cruises, qui va continuer de l'exploiter sous le nom de Thomson Dream.
Construit en 1986, l'Europa mesure 243 mètres de long et affiche une jauge de 54.000 tonneaux. Il peut transporter jusqu'à 1700 passagers.
JC
Charm el-Cheikh : Plusieurs morts dans une collision sur le Costa Europa

Le paquebot Costa Europa crédits : Costa Croisières
26/02/2010
Ce vendredi, peu avant 4 heures du matin (heure locale), le paquebot Costa Europa a violemment heurté un quai lors d'une manœuvre d'accostage dans le port égyptien de Charm el-Cheikh, où les conditions météo étaient mauvaises. L'accident, qui a provoqué un black-out électrique, a fait trois morts parmi les marins et plusieurs blessés chez les passagers.
L'équipage est immédiatement intervenu, rétablissant le courant et évacuant les passagers, qui ont été transférés dans le calme dans un hôtel à terre.
Sur le navire, les dégâts sont importants, avec une brèche d'environ 5 mètres sur 3 mètres à tribord, selon le témoignage d'un passager, recueilli par Mer et Marine. Selon ce dernier, aucun remorqueur ne participait à la manœuvre, la météo étant caractérisée par de fortes rafales de vent.
Le Costa Europa était parti de Dubaï le 14 février pour rejoindre Savone le 3 mars. Il s'agit de l'une des ultimes traversées du navire aux couleurs de Costa Croisières. La compagnie italienne va, en effet, le verser en avril à Thomson Cruises, qui va continuer de l'exploiter sous le nom de Thomson Dream.
Construit en 1986, l'Europa mesure 243 mètres de long et affiche une jauge de 54.000 tonneaux. Il peut transporter jusqu'à 1700 passagers.
JC
Bonjour tout le monde 😊
Pendant mes vacances en Ardèche cette été, j'ai fait la rencontre d'amis Egyptiens, j'ai tissé des liens avec plusieurs d'entre eux et souhaiterai allez les voir une petite semaine en Août. 😎 Mais sachant mon âge ( 15 ans ) mes parents refusent catégoriquement car ils disent que c'est trop loin , mais je sais que le fond du problème c'est que la situation politique de l'Egypte est instable ( ou une histoire de ce style 😛 )! Je suis super débrouillarde et responsable, j'en suis sure que j'arriverai très bien a me débrouille et mes amis me manques énormément!
Est ce que l'Egypte est vraiment dangereux ?
Est ce vraiment inconscient et fou d'envisager ce voyage seule a mon âge ?
Et comment faire pour les convaincre ?
Merci pour votre aide en espèrant avoir des réponses !
Bonjour, j'ai déjà laissé un message sur le fait que nous partions à El gouna le 6 mars, mon mari, ma fille et moi.
Nous avions pensé à la croisière, mais comme on me l'a dit, ma fille de 9 ans sur un bateau et puis se lever tot pour débarquer, c'est plus des vacances surtout lorsque l'on n'a qu'une semaine. Bref!
Donc, on a opté pour le repos, en espérant faire un peu de culturel. Louxor m'a gentiment expliqué les inconvénients de se rendre de El gouna (Hurgada) au Caire ou à louxor (grand trajet).
Nous avons quand m^me décidé d'en faire au moins une. Evidement, Louxor est un peu moins éloigné, mais mis à part ça j'aimerais avoir l'avis de ceux qui ont fait les deux. Ne considerez pas le trajet pour me conseiller, mais plutôt l'intéret. Mon mari est un peu déçu si on ne voit pas les pyramides, mais moi, ce ne me dérange pas, si Louxor est plus beau.
Abu Simbel est trop loin, domage car ce soir à la télé ils montraient ce temple qui a l'air grandiose.
Bref, je suis un peu perdue dans tout ça, et je me mets à regretter la croisière qui aurait pu nous permettre de voir plus de choses.......
Je sais plus!
Eclairez moi, la seule chose qi est décidée c'est notre destination et notre hôtel, pour le reste nosu partons vers l'inconnue, alors toutes vos suggestions sont la bienvenue!
Barbara
Barbara
Bonjour,
Partant avec ma copine en Égypte à l'arrache (fermeture surprise de mon entreprise pour travaux), je dois donc préparer assez vite les préparatifs.
Date du voyage : du 19 au 29 mars. thème: l'ancienne Égypte ( pas de mosquée, copte, etc... ).
J'ai donc une première ébauche de planning que je tiens à vous proposer pour connaitre les problèmes dessus et les améliorations à faire. La vitesse des visites ne sera pas rapide mais pas non plus en mode "petit vieux". On est encore jeune (30 ans) mais on souhaite profiter des lieux et pas uniquement prendre 2~3 photos et basta.
Hôtel:Grand pyramids Hotel (2km des pyramides) Jour 1 - Avion => arriver à l'aéroport du caire à 23h00 Jour 2 - réservation train de nuit pour Louxor - Saqqara - Dashur Jour 3 - Plateau de Gizeh (devant Keops à 5h30 pour avoir une chance d'avoir un des 150 billet pour la visite de la pyramide) Jour 4 ?????
Train de nuit 86 pour Louxor
Hotel: el fayrouz (côté ouest) Jour 5 - Réservation train du retour - Prise de l'Hotel - Temple de Karnak - musée de Karnak Jour 6 - Medinat Hadou - Deir el-midina - Vallée des reines - Musée de la momification Jour 7 - Ramesseum - Deir el bahari - Vallée des rois - Musée de Louxor Jour 8 - matin ???? - Temple de louxor
Train de nuit 85 pour Le caire
Hotel: Cecilia Hotel (centre du Caire) Jour 9 - Hotel + ballade ville - Musée Égyptien Jour 10 - ?????? Jour 11 - Avion - maison
Questions: - Que faire le jour 4 sachant que j'ai le train de nuit qui pars à 21h10. D'ailleurs, la gare de départ c'est celle du caire ou de gizeh (je lis les deux sur le net !!!!!) - Que faire le matin du jour 8. Edfou ou vallée des noble ? - Que faire le jour 10 ? - ai-je prévu trop de temps sur certain lieu ?
Merci de votre aide.
Partant avec ma copine en Égypte à l'arrache (fermeture surprise de mon entreprise pour travaux), je dois donc préparer assez vite les préparatifs.
Date du voyage : du 19 au 29 mars. thème: l'ancienne Égypte ( pas de mosquée, copte, etc... ).
J'ai donc une première ébauche de planning que je tiens à vous proposer pour connaitre les problèmes dessus et les améliorations à faire. La vitesse des visites ne sera pas rapide mais pas non plus en mode "petit vieux". On est encore jeune (30 ans) mais on souhaite profiter des lieux et pas uniquement prendre 2~3 photos et basta.
Hôtel:Grand pyramids Hotel (2km des pyramides) Jour 1 - Avion => arriver à l'aéroport du caire à 23h00 Jour 2 - réservation train de nuit pour Louxor - Saqqara - Dashur Jour 3 - Plateau de Gizeh (devant Keops à 5h30 pour avoir une chance d'avoir un des 150 billet pour la visite de la pyramide) Jour 4 ?????
Train de nuit 86 pour Louxor
Hotel: el fayrouz (côté ouest) Jour 5 - Réservation train du retour - Prise de l'Hotel - Temple de Karnak - musée de Karnak Jour 6 - Medinat Hadou - Deir el-midina - Vallée des reines - Musée de la momification Jour 7 - Ramesseum - Deir el bahari - Vallée des rois - Musée de Louxor Jour 8 - matin ???? - Temple de louxor
Train de nuit 85 pour Le caire
Hotel: Cecilia Hotel (centre du Caire) Jour 9 - Hotel + ballade ville - Musée Égyptien Jour 10 - ?????? Jour 11 - Avion - maison
Questions: - Que faire le jour 4 sachant que j'ai le train de nuit qui pars à 21h10. D'ailleurs, la gare de départ c'est celle du caire ou de gizeh (je lis les deux sur le net !!!!!) - Que faire le matin du jour 8. Edfou ou vallée des noble ? - Que faire le jour 10 ? - ai-je prévu trop de temps sur certain lieu ?
Merci de votre aide.
Bjr,
- Est-ce que la route qui rejoint Marsa Alam (env 200 km Sud Hurghada , côte ouest de la mer rouge) et Edfou ( Vallée du Nil, nord Assouan ) est goudronnée ? Idem pour Qina ( Vallée du Nil ) à Port Safaga ( mer rouge)
- Qu'en est il du sud Egypte today jusqu'à Assouan ? Libre de circulation pour les cyclos ? 😛
Projet pour février 2012.
Merci
Ed
- Est-ce que la route qui rejoint Marsa Alam (env 200 km Sud Hurghada , côte ouest de la mer rouge) et Edfou ( Vallée du Nil, nord Assouan ) est goudronnée ? Idem pour Qina ( Vallée du Nil ) à Port Safaga ( mer rouge)
- Qu'en est il du sud Egypte today jusqu'à Assouan ? Libre de circulation pour les cyclos ? 😛
Projet pour février 2012.
Merci
Ed








