Bonjour,
Je vous propose un petit carnet de voyage tout simple et sans prétention sur mes impressions après une petite escapade à Amsterdam, le temps d’un gros week end en Octobre 2017.
Profitant d’une correspondance dans la capitale des Pays Bas avec KLM, j'ai décidé de décaler mon dernier vol entre Schipol et Genève afin de passer le week end à Amsterdam, à la découverte de cette ville que je ne connais pas encore.
Je prévois trois jours et trois nuits sur place et réserve sur Airbnb une chambre à Diemen, un peu loin du centre mais très pratique à rejoindre depuis l’aéroport après 12 heures d’avion et la valise (train direct depuis Schipol, ligne d’Ultrech) et avec le tramway 9 qui passe à proximité.
L’idée de cette escale est de profiter de quelques jours à me promener au hasard dans la ville, en ressentir l’ambiance, sans but précis mais aussi de digérer un gros décalage horaire. Un programme plutôt tranquille donc.
Pour ma première journée à Amsterdam, je décide de descendre du tramway à l’entrée de la vieille ville, au niveau de la Amstel River et de rejoindre le quartiers des canaux. L’Amstel River traverse Amsterdam en son cœur et c’est à partir de ce fleuve que partent en quart de cercle concentriques les quatre canaux principaux de la ville, là où l’on trouve les façades les plus typiques d’Amsterdam.
Déjà on rentre dans l’ambiance d’Amsterdam, ces façades qui bordent l’eau, avec les péniches qui sont attachées aux quais.
Je traverse le « pont maigre » qui a un système mécanique de double levis pour laisser passer le trafic fluvial, on trouve beaucoup de ponts de ce type dans toute la région.
En pénétrant dans le quartier des canaux, je suis immédiatement conquis par la beauté de ces maisons construites face aux canaux. Les maisons sont très décorées avec ces pignons de forme diverses et les monte charges avec leur poulies (je remarquerai qu’ils sont encore utilisés pour les déménagement, très pratique) et les ponts en pierre.
Ce que je trouve magnifique avec ces maisons à pignon, c’est la diversité des façades les unes à côté des autres et cela sur des dizaines de kilomètres, avec toujours la présence de l’eau.
On y voit des moulures en regardant en détail.
Un autre cliché d’Amsterdam, après les canaux et les façades à pignon, ce sont les vélos vintages noirs qui sont garés partout, et surtout sur les barrières des ponts. Pas besoin de chercher longtemps pour les trouver, il y en a partout et dans tous les styles. Du standard vélo noir à la benne pour enfants en bois.
J’arrive à proximité de la maison d’Anne Franck, où la file d’attente est impressionnante. J’avais décidé de ne pas visiter de musées ou sites particuliers pendant ce week end, car avec le décalage horaire qui arrive dès que je m’arrête, il vaut mieux que je reste toujours en mouvement, mais surtout il fait de plus en plus froid avec le vent et la pluie qui commence à tomber, c’est pas agréable.
Le quartier autour de la maison d’Anne Franck est tout aussi charmant et je continue ma balade dans le quartier de Jordaan.
Alors que l’on est en pleine après midi, les gros nuages noirs assombrissent le ciel et les lampadaires sont allumés et avec, l’ambiance est vraiment spéciale.
Le temps a maintenant viré à la grosse averse, le vent ne faiblit pas, il fait froid. Je monte dans un tramway en direction du Rijkmuseum et du Heneiken Experience, en espérant que la météo change dans ce laps de temps. Je me retrouve devant le célèbre logo « I amsterdam », quelques courageux se font photographier devant les grosses lettres rouges et blanches.
En fin d'après midi, la fatigue et le décalage horaire commençant à bien se faire sentir, je mange rapidement et ville et rentre directement me coucher à Diemen.
Salut à tous!
c'est programmé pour le 8 mai, première découverte d'amsterdam...en formule vol+hôtel ou thalys+hôtel. Je commence à glâner vos expériences sur le site. Avis aux amateurs : quels sont vos bons plans du moment pour les sorties (bars, pubs, club, spectacles...)? Merci!
Bonjour,
Je veux aller passer une journee a Delft aux Pays Bas. J aime etre bien preparee pour ce type d escapade et je fais generalement venir de la documentation touristique et surtout une map de la ville avant mon depart. Mais il m est impossible de trouver le site internet de l office de tourisme de Delft.... J ai pourtant cherche 🙁. Peut etre est il uniquement en neerlandais? Bref, si quelqu?un connait leur adresse web ou meme le no de telephone, j en ai vraiment besoin car je dois recevoir la docu avant le 14 juin..... ca urge....
Si quelqu un connait bien cette ville, je prends aussi toutes infos interessantes sur les choses incontournables a y voir 😛.
P.S Pardon pour le manque de ponctuation mais j ecris sur un clavier europeen que je ne connais pas....
cette année, nous avons l'intention de profiter de la formidable infrastructure hollandaise de voies cyclables pour traverser le pays pendant 15 jours avec ma femme et mes deux enfants en vélo. Nous habitons Bruxelles. Pour le départ, il me semble plus raisonnable de commencer véritablement le parcours depuis Bruges (avec un premier tronçon Bruxelles-Bruges en train donc). De Bruges, je ne tiens pas forcément à aller directement sur le côte. Je trouve que Knokke ne présente aucun intérêt réel pour l'avoir déjà visité, et pour n'avoir aucun attrait particulier pour les porsches et les "chiens-chiens dans les bras-bras de sa maman". )
Ma question est donc la suivante : connaitriez-vous un itinéraire dans les terres, moins connu, mais plutôt agréable et intéressant, qui nous permettrait de gagner les Pays-Bas pour de nouvelles aventures ?
Merci !
PS : Mon itinéraire n'étant pas encore finalisé, toute autre proposition dans les Pays-Bas précisément adapté aux enfants serait également le bienvenu ! Bonne journée !
Bonjour,
De retour après 8 jours de pédalage sur les bords de Loire, nous pensons désormais à notre prochain périple l'été prochain.
Nous souhaitons faire une boucle aux Pays Bas sur 2 ou 3 semaines (entre 500 et 600 kms maxi pour prendre le temps de visiter).
Idéalement, nous souhaitons faire une boucle pour éviter le retour en train mais nous nous adapterons.
Connaissez vous des circuits qui pourraient nous convenir ?
Nous souhaitons faire entre autre Amsterdam, Rotterdam et voir la mer et pourquoi pas nous rendre sur les iles.
Nous serons à Amsterdam du 9 au 18 août 2016 et nous aurions aimé profiter de la proximité de l'Allemagne pour aller faire un tour à Berlin en TGV. Je ne trouve rien d'autre que des trajets en train régulier, ce qui prends beaucoup plus de temps...
Est-ce qu'il y a des TGV en partance de Amsterdam?
Coucou, je me suis inscrite ici pour vous posez une petite question.
Avec une amie on souhaitent partir a Amsterdam. J'ai 14 ans, et elle 15/16. On habitent en France, et nous n'avons pas d'autorisation de sortie du territoire. Je voudrais savoir :
-Est-ce possible de passer les frontières Belge et d'Amsterdam en taxi ou a pied sans qu'il y ai de problèmes ?
-Ou alors comment passer les frontières( avec quels moyens de transport) les plus "facilement" possible sans se faire remarquer ou contrôler ?
-Et est-ce qu'ils contrôlent les autorisations de sorties ou juste les papier ?
Sur une visite de 3 jours à amsterdam en août, nous envisageons une demi-journée à Volendam et Marken. Cela vaut-il le coup ? Nous sommes un couple et deux ados.
Bonjour à tous et à toutes , j'ai un peu parcouru ce forum que je trouve sympathique , j'ai 19ans et je suis de plus intéressé par les voyages , je trouve que c'est sans conteste une des choses les plus intéressantes à faire dans la vie :P
Je compte me lancer dans un petit périple de Orléans à Utrecht en vélo , pour voir une amie , vers mi-août .. mais bien entendu j'aurai pu le faire en train , si je le fais en vélo c est pas pour faire des économies parce que ça me reviendra surement plus cher , mais surtout pour me faire plaisir , notamment à partir de la belgique ou je vais un peu plus prendre mon temps , faire le tour des villes , prendre des photos etc. J'ai pas envie d'être enfermé dans un train et de pas voir ou presque les paysages intéressants que je traverserai , ainsi que ses gens etc.
Cependant c est ma première escapade d'une telle importance , si par chance quelqu'un qui a de l'expérience dans les randonnées en vélo passe par ici , je ne dis pas non à des conseils , notamment les routes préférables à emprunter etc. ( j'hésite à prendre des courtes petites portions de routes nationales par exemple ) .
D'autre part , si quelqu'un qui habite dans le même coin , ou bien du côté de villes qui se situent sur la route ( Reims etc ) a envie de m'accompagner , ne serait-ce que sur une petite portion de chemin je dis pas non :P
Et pour tout autre type de conseil ou autre je suis ouvert :)
Je suis à la recherche d'informations sur la Cie CROISIEUROPE.Pouvez-vous me renseigner sur le bateau "ST ODILE"? Je suis intéressée par la croisière fluviale Amsterdam ROtterdam. Avez-vous déjà fait cette crosière, si oui, j'attends vos commentaires. Merci d'avance.
bonjour je vais bientot aller en hollande et je cherches des idees de visites de serres genre tulipes etc ...
si vous avez des plans merci de me les faires partager !!!
Je voudrais visiter Amsterdam et le Pays Bas Septentrionale
( la plus belle province des Pays Bas parait il ).
Je n'ai jamais été en Hollande.
Pourriez vous me conseiller sur ces points mentionnés ci-après ?
Mon séjour sera du 14 au 23 Mai
Je partirai le 14/05 de Beauvais, en voiture.
D'avance, Merci Beaucoup !
1/ Est-ce possible ?
Pendant cette période trouble de Covi-19,
est-ce qu'il y a libre circulation de frontière France-Belgique-PaysBas ?
2/ Quel serait les lieux à rester, et pour combien de jour ?
Par exemple combien de jours à consacrer pour Amsterdam...
( si possible plus de 2 jours sur un lieu, pour ne pas trop déménager...)
3/ Quels prévoyances ou précautions à avoir ?
Par exemple le trajet Beauvais-Belgique-PaysBas ...
Bonjour,
Nous envisageons un voyage à vélo de 12 jours environ aux Pays-Bas l'été prochain ( date non encore fixée). Nous sommes un couple avec une certaine expérience ( EV, vallée du Lot, canaux Bretons, Vignobles d'Alsace etc...) et nous serons accompagnés de 2 autres personnes un peu moins expérimentées . Nous camperons dans la mesure du possible .
Etapes prévues de 40 à 60 km, visite des villes et sites, camping, possibilités de parquer la voiture la durée du circuit .
Les discussions sont nombreuses et variées concernant la Hollande, mais nous sommes preneurs de toutes infos sur les itinéraires sympas, les sites et villes à ne pas manquer (Amsterdam entre autres), les possibilités de camping et pourquoi pas les guides vélo comme il en existe pour la Loire à vélo, l'euro-vélo 6 etc...)
Merci d'avance !
Pierre de Lorient
Pensez vous que ce parcours soit une bonne idée, touristique mais pas trop ?
J'aurais bien aimé traverser la digue un peu plus au Nord mais la distance sera trop importante si nous voulons conserver l'itinéraire de base.
La digue entre Lelystad et Enkhuizen est-elle sympa à faire ?
Si vous connaissez un peu les Pays et si vous avez des remarques, je suis preneur.
Merci à vous.
Olivier
Bonjour, je suis une jeune femme de 21 ans et j'ai décidé de me lancer dans un road trip en Hollande comme premier voyage, toute seule.😉
Je ne connais pas ce pays, disons que je part à l'aventure. Avez vous des itinéraires, villes à me conseiller et des choses à voir absolument ?
Je pars fin juin/début juillet pour 2 semaines, soit environ 12 jours sur place.
Je pensais à amener mon vélo dans la voiture pour les balades, et niveau hébergement j'ai pensé aux auberges de jeunesses pour le côté économique rencontrer du monde. Vous pensez que ça peut le faire ?
J'ai prévu un circuit à vélo dans le nord de la Hollande en mai prochain. Emmener nos vélos avec nous en TGV suivi d'un Thalys (avec correspondance à paris) s'avère une épouvantable galère 🤪qui me reviendra très cher entre l'obligation d'acheter des housses de transport et trouver un taxi qui accepte les vélos entre deux gares en raison d'une correspondance assez courte. Bref.
Je préfère louer des vélos sur place. Mais pour le moment, on ne me propose que des vélos "hollandais" très lourds, conçus pour la ballade et non pour des trajets de 60/80 km/jour.
Connaissez-vous des loueurs à Amsterdam qui propose ce que je cherche ?
Sinon, quelles sont vos expériences avec ce type de vélo "hollandais" ?
J'ai le projet de partir à Amsterdam avec ma copine pendant notre semaine de vacances au mois d'Octobre,
Nous avons l'intention de partir du samedi 25 octobre jusqu'au mardi 28, ou mercredi 29.
J'ai déjà commencé à me renseigner sur cette ville grâce au "guide du routard" et "le petit futé".
Nous aimerions nous faire plaisir sur place, cependant je cherche depuis quelques temps un moyen d'y aller ( et de revenir ) le moins cher possible.
C'est pourquoi je fais appel à vous, qui êtes peut être déjà partis la-bas, pour me donner vos conseils pour voyager jusqu'à Amsterdam ( avion, voiture, car ? )
J'ai bien conscience que nous partirons pendant les vacances, et qu'automatiquement les prix seront plus cher.
De plus, je serais ravi d'avoir des retours de votre/vos voyage dans la capitale, des endroits incontournables, des endroits moins connu mais avec beaucoup de charme, des bonnes adresses pour sortir, manger, boire un verre.
J'ai vraiment hâte d'organiser ce voyage, alors vos précieux conseils seront les bienvenus !
bonsoir a toutes et a tous.
Je viens de m'inscrire sur le forum, pour essayer de trouver une réponse a mes questions, concernant l’hébergement aux pays bas.
N'ayant jamais fréquenté ce pays, j'aurais voulu m'y rendre pour visiter entre autres les jardins et parcs fleuris en avril.
Voyant les sommes astronomiques demandés par les voyages organisés, je projette de m'y rendre en voiture, et j'aurais aimé connaitre des endroits ou je peut me restaurer et passer la nuit.
merci de m’aider et de me conseiller
bonjour
nous projetons un voyage au printemps fin avril debut mai en hollande et belgique, si quelqu'un a dejà fait un circuit, serais preneuse d'informations concernant les aires de stationnements pour camping car (depart toulouse) merci d'avance
gisèle
bonjour, je souhaiterai partir 3 jours à prague et 3 jours à amsterdam en février. pensez-vous que cela est faisable, niveau temps de visite et climat?
merci de vos réponses!!
KLM vous propose un tarif promotionnel au départ de Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille, Nice et Toulouse vers Amsterdam
90 EUR TTC ALLER-RETOUR
(hors frais de service)
En vente uniquement les 07, 08 et 09 OCTOBRE 2009
Période de voyage : du 07 novembre 2009 au 31 janvier 2010
Bases tarifaires : KL : VPR90FR - AF : NPR90FR
Nous partons à 2 du 29 août au 2 septembre à Amsterdam qui est une ville que je ne connais pas du tout.
Je cherche un hôtel correct autour de 100€ maxi pour chambre double, situation centrale et relativement calme...
Si vous avez eu l'occasion de séjourner dans un endroit de ce genre, merci de m'en faire profiter!!!
j'aimerais aller aux Pays-Bas vers avril /mai cette année ou l'an prochain, voir les champs de tulipes dans la région d'Amsterdam - quelles sont les meilleures semaines pour voir les fleurs ? - et vers quelles villes ? - je ne connais les Pays-Bas qu'au mois d'août - je suis donc allée un mois à : Amsterdam (deux balades en bâteaux, balades à pied dans la ville) j'ai aussi vu les moulins à vent dans la région -Alkmaar (son marché aux fromages) - Volendam, Marken (très joli village ce Marken ) - Apeldoorn - Zwolle - Hoorn, et le village pittoresque de Staphorst (petites maisons en bois décorées avec bidons et fleurs - les habitantes habillées avec coiffes, tabliers et corsages brodés de fleurs, sabots aux pieds - photo jointe de cette femme dans son jardin - interdiction à Staphorst de prendre les gens en photo, c'est pourquoi je l'ai fait ... ! ) - Merci d'avance à ceux ou celles qui sont allés en Hollande au printemps, et peuvent me donner des renseignements à ce sujet (je sais qu'il y a des guides, mais je préfère votre avis)- Gold
Bonjour!
J'habite au Québec et je pars pendant deux semaines aux Pays-Bas vers la fin du mois de mai. J'ai fait quelques recherches sur le web, mais j'aimerais avoir des suggestions des gens qui y sont déja allés! Je veux avoir des idées des choses à voir pendant ce temps, j'ai pensé au musée Van Gogh et à la maison Rembrandt. Je voudrais en savoir plus sur les habitudes de vie des Néerlandais ainsi que les habitudes alimentaires. Je vais être à Amsterdam et j'aimerais savoir si c'est possible et dispendieux de faire un petit voyage d'une journée ou deux en Allemagne, en Belgique ou encore en France. Est-ce essentiel d'apprendre le néerlandais, ou l'anglais est suffisant? Bref, racontez moi vos expériences et tout ce que vous savez sur le pays et leur culture! 🙂
Nous avons un projet de petite rando cet été de Gand à Amsterdam, pour découvrir ces belles villes du nord et les magnifiques paysages de la mer du nord 😉
Nous partirons à trois, ma femme mon fils de 8 ans et moi.
Nous sommes déjà parti il y a deux ans le long du canal de Garonne de Bordeaux à Toulouse, une belle rando qui nous donne l'envie de renouveler ce type de voyage (Nous avions aussi fait Nantes à Brest, et faisons très régulièrement des balades). Le fiston à un velo tout neuf, plus qu'a préparer le trajet.
On pense donc partir de Gand (on a moyen de laisser la voiture sur Armentière, en vélo jusqu’à Lille, train pour Gand).
Arrêt a Bruges pour découvrir la Venise du Nord (un camping a proximité?). Puis route vers les pays bas, via Flessinge, Zierikzee, Willemstadt, Dordrecht, Gouda et arrivée à Amsterdam (a peu près 310 km). C'est un itinéraire qui est souvent proposé par les agences de voyage a vélo. Mais je vois qu'il y a aussi possibilité de passer via la LF1 plus le long des cotes.
Des avis, conseils ou suggestions sur le trajet?
On part avec sacoches et tentes, des remarques sur les camping en Hollande? Est il nécessaire de réserver ou facile de trouver une place? Y a t il des sites de référence? Je pense qu'on se basera sur des étapes d'une moyenne de 40 km, ca semble ok pour le fiston, plus ça gâcherait son plaisir je pense (même si on peut pousser sur une ou deux étapes)
Dernier point, pour le retour, comment faire Amsterdam Lille avec des vélo? J'ai commencé a chercher mais pas encore vraiment de solution. si vous avez des pistes je suis preneur.
Il est 13h et des poussières. J’ai aperçu le « Kuip » du Feyenoord, nous venons de passer Rotterdam. Un ciel gris nous accompagne depuis Bruxelles. A la fenêtre, des parcelles de tulipes et des champs à perte de vue : le décor est planté. Les Pays-Bas ne s’appellent pas ainsi par hasard. La Centraal Station annoncée, nous récupérons nos affaires et désertons le Thalys. Il fait bon mais la météo ne présage rien de bien réjouissant. Enfin, pour le moment, il nous faut juste trouver notre logement, situé dans une rue qui fait face à la gare. Au 144 de la Niewezijds Voorburgwal (plus facile à éternuer qu’à prononcer…), nous poussons la porte de l’hôtel Tamara. Un escalier raide et étroit nargue nos pieds. Mon sac sur le dos, j’assure la grimpette. L’ascension s’avère plus compliquée pour Anne, têtue qu’elle est d’avoir emmené une valise lourde comme un âne mort. Ce n’est pourtant pas faute de la supplier avant chaque grand départ d’opter pour un bagage plus pratique, en vain. Au premier étage, une jeune fille nous reçoit dans un anglais parfait. Contre le solde des nuitées, elle nous confie les clés de la chambre, située au 3ème étage. Un lit d’environ 3 m² dans une pièce qui doit en faire guère plus de 6, un minuscule rangement et un lavabo. Un semblant de moquette recouvre le plancher. Faudra pas faire la fine bouche. Du moment que l’on dort bien, on en demandera davantage. Nous tentons d’organiser la pièce comme on peut avant d’aller repérer le quartier. A une dizaine de mètres de l’hôtel se trouve le Magna Plaza, dont la façade imposante ressemble plus à un musée qu’à une galerie commerciale, laquelle se nivelle sur 3 étages. Non loin, nous repérons une supérette siglée « Albert Heijn » (AH pour les intimes), qui sera notre point de ravitaillement durant le séjour. Devant les grilles closes de la Nieuwe Kerk s’étend la Place du Dam. Bordée par le bien terne Palais Royal, nous faisons sa connaissance alors qu’elle est assiégée par une gigantesque fête foraine. Le Monument National, un obélisque en hommage aux victimes de 39-45, trône ici. Nous poursuivons sans but avoué, et c’est sous une pluie de plus en plus insistante que nous arrivons au Begijnhof. J’aurais bien aimé faire quelques clichés, mais les conditions climatiques en décident autrement. Jusqu’en fin d’après-midi, à la merci d’un ciel capricieux, nous avons déambulé dans la ville, utilisant à l’occasion les boutiques de souvenirs comme abri de fortune. Ce ne fut pas une journée mémorable. Ce n’est qu’aux alentours de 19h que les averses cesseront, accordant enfin un peu de liberté à mon numérique. Quelques courses chez AH pour le lendemain puis nous repartons en direction de la gare. Mon objectif s’attarde sur l’immense parking de vélos de Centraal Station. En parlant de deux-roues, une petite parenthèse. Il va falloir s’habituer à leur présence car ici ce sont eux les maîtres des trottoirs et du bitume. On en voit même certains roulant le portable vissé à l’oreille, ou des couples main dans la main ! Si l’on ajoute à cela la circulation automobile, les nombreux tramways et un système de feux tricolores pas toujours très pratique pour le piéton, on peut sans blaguer qualifier la marche à pieds dans Amsterdam de périlleuse pour le non-initié. Il est presque 20h, nous revenons sur nos pas à la recherche d’une table. Dans la rue de notre hôtel, il y en a pour tous les goûts. Un repas rapidement englouti dans un italien ira très bien. Partis le matin même de Paris via Bruxelles, la fatigue commence à se faire sentir. Demain, suite des visites, avec en prime la Fête de la Reine. En espérant que le soleil veuille bien s’y inviter...
Mercredi 30 avril : Vive la Reine !
La nuit a été calme. Depuis la rue, quelques pré-fêtards se sont manifestés, mais pas de quoi troubler notre profond sommeil. Nous délogeons alors qu’il n’est pas encore 9h. La réception est désormais tenue par un type grisonnant, le joint au bec, et qui aime semble-t-il à s’envoler dans des discussions sans fin. Un drôle de personnage. Dehors, les nuages sont toujours aussi menaçants. En guise de petit déjeuner, boissons chaudes et biscuits, dégustés au bord d’un canal. Les rues sont quasiment désertes, et seuls les tintements de vélos se font entendre. Le calme avant la tempête… Puis, comme la veille, nous improvisons une balade. Des stands ont poussé sur les trottoirs, et tout ce qui est orange y est déballé : tee-shirts, écharpes, perruques, gadgets de toutes sortes et chapeaux improbables garnissent les étalages. Aujourd’hui, c’est la « Koninginnedag », traduisez « Jour de la Reine ». Et plus que jamais, la couleur nationale est de sortie. Pour le moment, ce n’est pas encore très animé, mais ça ne devrait pas durer. Nous profitons donc de la quiétude de cette matinée pour longer les canaux et réaliser quelques clichés. 11h. La première barque colorée passe devant nous. Une quarantaine de passagers, dont certains déguisés, laisse présager de la suite. Nous piquons vers Muntplein, envahi par les Amstellodamois et les nombreux visiteurs. Les tenues carnavalesques, plus farfelues les unes que les autres, rivalisent d’originalité. La place est noire (ou plutôt orange) de monde. Dans le canal, sept ou huit énergumènes couleur carotte déboulent sur le « King of Scandinavia », suivis de près par une seconde, puis une troisième embarcation. A bord, les confettis volent, l’alcool coule à flot, et les baffles crachent de la musique électro. Le ton est donné. Un falafel frites grignoté sur le pouce, nous fuyons la cohue pour un coin plus paisible, le quartier de Plantage. Les averses, aussi courtes que fréquentes, rythment cette journée. Les trams sont à l’arrêt en ce jour de festivités, c’est donc à pieds qu’il faut nous y rendre. Même avec un plan entre les mains, nous avons bien du mal à nous orienter. Canaux, ponts, rues, tout se ressemble ici. Je propose à Anne de partir à la recherche du moulin De Gooyer, l’un des rares encore présents dans la capitale. Lorsque nous demandons de l’aide, guide illustré à l’appui, les habitants restent dubitatifs. Un agent de police nous rétorque même un « It’s in Amsterdam ? » Ok, c’est pas dans la fouille. Nous parvenons à atteindre l’objet de notre quête, au prix d’une bonne heure de marche, ponctuée de photos et d’une pause gourmande. Nos pas se dirigent ensuite vers le Musée Maritime Néerlandais (je vous épargne le nom en V.O.) pour apercevoir l’Amsterdam (quel nom original !), réplique d’un trois-mâts du XVIIIème. Nos jambes calent un peu. Nous tirons doucement jusqu’à Centraal puis rejoignons la fête qui bât son plein. C’est à présent une véritable marée humaine qui squatte la ville. Dans certaines ruelles, nous pouvons à peine nous retourner (Ben, tu avais raison…), et c’est avec grand peine que nous fendons les attroupements autour des bistrots. Même les cyclistes n’ont plus aucun pouvoir. Au cœur des canaux, c’est encore bien pire. Le trafic y est si dense que l’on n’aperçoit même plus la surface de l’eau ! Mais visiblement, ça n’a l’air de déranger personne. Devant les ponts trop étroits, les embarcations stagnent les unes contre les autres. Leurs passagers, imbibés pour la plupart, se trémoussent sur de la techno endiablée, bière à la main et pétard à la bouche… La débauche totale, quoi ! Moi qui étais curieux de voir à quoi ressemblait cette fameuse Koninginnedag, je ne suis pas déçu. Tandis que l’on s’éloigne de cette orgie, de timides rayons de lumière transpercent les nuages pour s’offrir à nous. J’ai l’impression que l’on ne voit le soleil que quand il se couche. J’exagère en disant cela, mais force est de constater que depuis notre arrivée nous ne sommes pas très gâtés par la météo. Ce soir, on s’offre un resto indien, une première pour moi. Un régal ! Nous y reviendrons avant la fin du séjour, c’est promis ! Rassasiés et cuits, nous ne veillerons pas tard ce soir-là. La suite, c’est pour demain...
Jeudi 1er mai : Amsterdam au fil de l'eau
Il est 8h30. Le petit déjeuner est déjà derrière nous. C’est dans une ville morte que nous entamons la journée. Les camions poubelles ont de quoi s’occuper. Bouteilles vides et déchets jonchent le sol, séquelles de la fiesta de la veille. Pour le moment, il fait beau, mais il ne faut présager de rien, maintenant on sait que ça tourne vite ici. Comme me disait Ben à propos de sa Belgique natale : « S’il ne pleut pas, c’est qu’il a plu ou qu’il va bientôt pleuvoir ». Un adage qui pourrait parfaitement s’appliquer à sa voisine néerlandaise. Le Begijnhof est enfin à nous. C’est dans un silence quasi-religieux qu’Anne et moi baladons dans cette paisible cour intérieure qui abrite l’une des dernières maisons en bois de la ville. Puis nous arrivons au bord du Singel. Sur l’autre rive, les flèches élancées de l’église De Krijtberg attirent notre attention. Nous traversons le canal pour nous y rendre. Alors qu’une messe est sur le point de débuter, nous apprécions quelques instants l’intérieur de l’édifice. Notre chemin nous mène ensuite jusqu’au Bloemenmarkt. De nombreuses variétés de fleurs sont alignées sur ce marché en équilibre au bord de l’eau. Evidement, Anne ne peut résister à l’achat de quelques bulbes. La Munttoren se dresse au bout de l’allée. Sur Rembrandtplein, il est impossible de s’approcher de la statue en bronze du célèbre peintre néerlandais, emprisonnée par une scène et des échafaudages provisoires. Un concert a sans doute été donné ici même hier soir si l’on en juge par la saleté des trottoirs. Après de multiples clichés ayant pour thème les canaux et les pignons, notre route nous conduit naturellement jusqu’au Magere Brug. Il s’agit du plus célèbre pont de la ville, qui enjambe l’Amstel, et permet par son ingénieux système de bascule le passage des bateaux imposants. Justement, en voici un qui s’approche. Anne et moi, tel deux gosses, observons la scène. Puis nous remontons vers la place pavée du Nieuwmarket et le quartier chinois. D’ici, nous accédons à la Zuidekerk. Renseignements pris, nous participons à la visite du clocher. Seul un couple se joint à nous. Au fur et à mesure des étages, nous apercevons le carillon et les énormes cloches que renferme l’édifice. Au sommet, la vue n’est pas aussi belle que nous l’espérions. Les grands bâtiments surgissent au milieu des toitures, mais l’on ne distingue pas très bien le dessin des canaux. Moyennement satisfaits de cette exploration, il est temps pour nous d’aller remplir nos panses dans un resto asiatique. La météo jusqu’ici peu coopérante, nous hésitions à entreprendre une sortie en bateau-mouche. Mais nous décidons tout de même d’explorer la ville depuis les flots. Une sympathique promenade d’une heure, qui permet d’apprécier Amsterdam sous un autre angle, à travers le dédale de canaux qui serpente au cœur de la cité. Malgré de nouvelles petites averses, je réussis à mettre en boîte quelques images de cette virée fluviale. Nous avons ensuite erré le restant de l’après-midi, selon un itinéraire souvent hasardeux uniquement guidés par notre curiosité. C’est dans un fast food proche de la Place du Dam que nous avons pris le dernier repas du jour. En faisant un aller-retour à notre hôtel pour y déposer nos sacs, un magasin aguiche nos regards. Il se nomme HempShopper et propose du cannabis sous toutes les formes possibles et imaginables. Outre les classiques graines, on y trouve également des tisanes, des tablettes de chocolat et même des sucettes. Avis aux amateurs ! La nuit nous a entraîné dans le Quartier Rouge. Les néons des coffees et des sex-shops éclairent cette sombre artère où les prostituées s’exhibent en vitrine. Certaines sont terriblement jeunes. Ici, l’hypocrisie n’est pas de mise et rien ne se fait en catimini. Amsterdam, capitale du sexe, de la drogue, mais avant tout de la tolérance…
Vendredi 2 mai : Lettres de mon moulin... et de mon stade En cette belle matinée, nous abandonnons A’dam pour la première des trois excursions inscrites à notre programme. Un train nous dépose à la petite gare de Koog-Zaandijk, à moins d’une demi-heure de la capitale. C’est à Zaanse Schans que nous nous rendons, site très prisé pour ses typiques moulins à vent hollandais. Le fléchage nous conduit jusqu’au bord du Zaan, puis un bac nous dépose sur l’autre rive en cinq minutes. Nous nous retrouvons dans un cadre idyllique. De jolies maisons d’un autre temps se reflètent dans un paisible cours d’eau. Une cane promène ses petits sous le regard attendri des promeneurs. Anne et moi traînons un peu dans ce petit hameau dépaysant, intrigués par une délicieuse et persistante odeur de chocolat qui flotte dans l’air… A l’écart du village, vaches et moutons paissent au milieu des polders. Nous voici maintenant sur la Kalverringdijk, un sentier en bordure de la rivière sur lequel s’alignent les fameux moulins à vent. Le premier, dénommé « De Kat » (le chat), se dresse devant nos yeux. Moyennant quelques euros, nous pénétrons les entrailles où le mécanisme, composé d’énormes engrenages, relie les ailes à la meule. Des illustrations d’époque agrémentent les lieux. Au niveau supérieur, devant l’enfilade des moulins le long du Zaan, mon numérique ne résiste pas longtemps. Nous flânons ainsi une heure durant dans ce paysage de carte postale où la nature est reine. Canetons en balade ou héron en quête d’une proie, la faune locale ne semble guère importunée par la présence humaine. De retour au village, nous faisons la tournée des rares commerces plantés là. Une fromagerie organise une démonstration sur la fabrication de ses produits. Un musée-boutique dédié au sabot fait étalage de centaines de paires. Il y en a de toutes sortes, pour tous les goûts, pour toutes les bourses. Nous revenons tranquillement jusqu’au quai en prenant soin de ne rien manquer de ce havre de paix. En direction des moulins, un dernier coup d’œil, un dernier cliché, et le bac nous récupère. A Zaandijk, la présence d’une imposante usine à cacao lève le voile sur le mystérieux parfum qui a enchanté nos narines pendant des heures. En gare, le train pour A’dam ne se fait pas attendre bien longtemps. Il est 14h15 déjà à notre arrivée à Centraal. Un casse-croûte acheté sur place fera office de repas. Anne et moi convenons de programmes différents pour l’après-midi. Un petit bout de chemin ensemble, puis ma bien-aimée file vers le quartier des musées tandis que je rejoins Nieuwmarkt. Pour les déplacements en ville, rien ne vaut le tram. Mais lorsqu’il s’agit de gagner la proche banlieue, le métro s’avère incontournable. A la station, je me fais aider d’une employée pour acheter mon ticket, puis j’emprunte la ligne 54 qui me dépose à Strandvliet. Depuis le quai, j’aperçois en contrebas le dôme de l’ArenA. Je passe devant la porte Noord et arrive aux portes de la boutique du club. A l’accueil, l’hôtesse me délivre le billet d’entrée combinant stade et musée. Ses explications empressées dans la langue de Shakespeare sont un peu trop indigestes pour moi (quand Anne n’est pas là, c’est moins facile…). Par chance, l’une de ses collègues maîtrise pas mal le français. Elle m’explique que le musée ferme ses portes à 16h30, heure à laquelle débute le tour de l’ArenA. Un laps de temps assez court, néanmoins suffisant car il n’est pas excessivement grand. Dans les vitrines, des maillots oranges de la sélection nationale côtoient ceux rouges et blancs de l’Ajax. D’ailleurs, un mur entier est tapissé des portraits des joueurs ayant revêtu les deux tuniques, et pas des moindres : Cruyff, Van Basten, Rijkaard, Bergkamp, Seedorf… Des vidéos retraçant les heures glorieuses de l’Ajax passent en boucle sur des écrans. Enfin, exposés au centre de la pièce, les trophées majeurs et les Coupes européennes. C’est déjà l’heure, je redescends dans le hall. Cinquante à soixante personnes patientent là. Cette mêlée se voit scindée en deux groupes par les organisateurs. Les néerlandophones d’un côte, le reste du monde de l’autre. Mon choix est vite fait. Je me retrouve au milieu de compatriotes, d’italiens et d’anglais. La découverte des infrastructures se déroule sous un soleil radieux, chapeautée par un jeune guide qui doit faire preuve d’une bonne dose de patience et d’humour pour maîtriser un groupe quelque peu indiscipliné. Pour ma part, je reste discrètement en queue de peloton pour shooter en toute liberté tous les coins et recoins de cette magnifique enceinte. Je ne prête pas beaucoup d’attention aux infos en anglais qui nous sont délivrées, préférant emmagasiner aux commentaires les images des très esthétiques gradins multicolores. Le circuit nous conduit successivement dans les tribunes, au bord de la pelouse, dans la salle de commande du toit rétractable, pour s’achever dans la salle de presse. Ce bijou ultramoderne, classé tout de même 5 étoiles par l’UEFA, a été inauguré en 1996 et peut accueillir plus de 51.000 supporters lors de matchs de football. Mais il est aussi le théâtre de nombreux concerts et spectacles. Pour la petite histoire, il avait été pensé à l’origine pour les J.O. de 1992, finalement attribués à Barcelone. Il est 17h45 lorsque j’attrape un métro pour rejoindre le centre-ville. Quelques sms échangés avec Anne que je retrouve une heure plus tard sur la pelouse du Museumplein, visiblement ravie de son passage au Musée Van Gogh. Malgré la fatigue, c’est à pieds que nous prenons la direction de l’hôtel, car nous sommes dans un quartier qui nous est encore inconnu. Longeant l’imposant Rijksmuseum, nous atterrissons à Leidseplein, une place animée par la foule et des artistes de rue. Sur Keizersgracht, nous cherchons le 401, adresse d’un musée de photographies qui s’appelle « Huis Marseille » (Maison de Marseille). Il tire son nom d’une tablette de pierre qui orne son front, placée ici par le propriétaire d’origine, et qui représente le Vieux Port. Nous trouvons assez insolite de voir ce petit morceau de la Cité Phocéenne affiché en plein cœur d’Amsterdam. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. C’est à nouveau dans un resto italien que nous rentrons. Il est rempli, mais par chance l’une des dernières tables disponibles nous est destinée, tandis que de nombreux clients potentiels se voient gentiment refoulés à l’entrée peu de temps après notre arrivée. Les pâtes qui nous sont servies ne sont pas les meilleures du monde, mais nos estomacs sont calés, c’est bien là l’essentiel. Une courte pause digestive sur la Place du Dam, enfin vidée de ses manèges suicidaires, et nous regagnons nos pénates. Une nouvelle excursion nous attend demain, l’heure est au repos…
Samedi 3 mai : Les villages de pêcheurs Nos boissons chaudes dans les mains, nous attrapons de justesse le bus n°111. 45 minutes plus tard, au bout de la digue de Kruisbaakweg, il atteint la presqu’île de Marken et nous dépose devant le petit pont de Beatrixbrug qui marque l’entrée du village. Il est encore tôt. Eloignés de la capitale, nous échappons pour le moment à l’afflux touristique. Comme à Zaanse la veille, l’endroit respire la tranquillité. Un troupeau de moutons par-ci, un chat qui se prélasse par-là, un paisible canal sur lequel glissent quelques canards… La vie ici tourne au ralenti. Les nombreuses maisons sur pilotis témoignent des fréquentes inondations dont a été victime le village par le passé. Si certaines ont conservé cette architecture lacustre, d’autres ont aménagé une pièce au rez-de-chaussée. Dans la petite église, les maquettes de bateaux suspendues à la voûte rappellent l’importance du port de Marken. Le port justement, nous y allons. Là aussi, un calme olympien règne en maître. De part et d’autre, une piste cyclable traverse le tapis de verdure pour longer une mer d’huile. Des maisons similaires les unes aux autres sont ordonnées autour des bateaux ancrés. L’une d’entre elles est ouverte au public. Contre une poignée de piécettes, une vieille dame présente aux badauds un intérieur d’époque totalement reconstitué : costumes traditionnels, meubles, vaisselle, accessoires, décoration. Un bel aperçu de la vie d’autrefois. Chez un commerçant voisin, je me procure une jolie paire de sabots décoratifs pour la maison. Des étals de poissons dans une baraque à sandwiches attisent nos appétits, mais pour l’instant nous prenons place à bord du Marken Express. Il est bientôt midi, nous prenons la mer. La traversée n’est pas très longue, et notre destination apparaît doucement à l’horizon. Tandis que la navette s’apprête à accoster, nous avons déjà un aperçu de Volendam. Plus étendue, mais surtout plus fréquentée que sa voisine d’en face. Il y a du monde sur le port, mais également aux terrasses des cafés et restos. Nous achetons de quoi grignoter : moules frites et sandwich au crabe pour Anne, poisson frit pour moi. Nous profitons du joli cadre pour avaler nos repas sur la jetée, au bout de laquelle un héron imperturbable se laisse approcher, pour le plus grand bonheur des touristes et de leurs numériques. La rue la plus calme, Zuideinde, nous amène à la marina. Pas grand-chose à y voir, nous rebroussons chemin. Anne a flashé sur une babiole dans une boutique et elle souhaite y retourner. Je la quitte momentanément pour me rendre vers le petit stade du FC Volendam non loin de là. Un match de jeunes va bientôt commencer. Je monte dans les tribunes pour quelques photos avant de retrouver Anne sur le port. Un petit tour de lèche-vitrines, et je me fais plaisir à mon tour en m’offrant un t-shirt orange estampillé « HOLLAND ». Le genre de fringue que j’avais déjà repéré dans les échoppes amstellodamoises, sauf qu’ici c’est moitié moins cher. Ravis de nos achats, nous prenons Noordeinde. Une artère garnie d’une flopée de « gifts shops » et d’une foule importante. Un autocar tente même une manoeuvre risquée dans cette étroite rue. La sérénité de Marken me semble déjà bien lointaine et me rendrait presque nostalgique. Nous renonçons à avancer, et par une ruelle dérobée nous tombons sur St-Vincentiuskerk, une église dans laquelle nous trouvons le calme pour quelques instants. Nous voici maintenant à la sortie de Volendam. Notre dernière étape est à moins de 3 km de là, nous y allons à pieds. Une balade dans un cadre agréable qui nous amène, au terme de quarante minutes de marche, aux portes d’Edam. Nous filons droit devant, sur Damplein, une place où sont réunis l’office du tourisme, le petit musée de la ville et un inhabituel pont en forme de dos d’âne qui recouvre le canal. Un peu plus loin se dresse la Speeltoren (Tour du Carillon), unique vestige d’une église aujourd’hui disparue, et qui abrite à présent une galerie d’art. Nous terminons par la Grote Kerk. Alors même qu’un marché aux livres se déroule au cœur de cet édifice, Anne et moi faisons le tour des lieux. Les vitraux représentent les armoiries des diverses villes et régions des Pays-Bas. A l’extérieur, un cimetière jouxte l’église. De nouveaux clichés dans l’escarcelle, nous partons à la recherche de l’arrêt de bus le plus proche. Nous ne patientons pas bien longtemps, le premier à se pointer est le bon. Nous rentrons sur A’dam, la boucle est bouclée. 19h et des poussières. La journée a été longue et fatigante. Malgré ça, nous puisons dans nos dernières ressources pour nous aventurer dans le Vondelpark. 48 hectares de pelouses et de bassins font de cet espace vert le véritable poumon de la ville. Il s’anime, les soirs d’été notamment, lorsque musiciens et artistes s’y produisent. Il est aussi lieu de rendez-vous de la jeunesse Amstellodamoise qui vient s’adonner à la consommation de substances plus ou moins douteuses. Un excellent dîner thaï conclura cette belle journée, riche en découvertes et en images…
Dimanche 4 mai : Flower Power Le ciel est clair. En cette matinée, A’dam n’est pas encore tout à fait réveillée. Seul le défilé des trams anime les rues dépeuplées du centre. Sur le Damrak, les bateaux-mouches dorment encore. Nous prenons un petit-déjeuner rapide près de Centraal Station, puis un train nous convie à son bord. La dernière de nos trois excursions nous conduit ainsi à Leiden. A notre arrivée sur place, nous rejoignons une file déjà bien longue qui s’est formée sur le parking des bus. Le 54 chargé de faire la liaison avec Lisse apparaît bientôt, récupérant tout ce beau monde. Une demi-heure plus tard, le chauffeur dépose ses passagers aux portes du Keukenhof. Un immense orgue de Barbarie trône à l’entrée du parc. Sa musique et ses personnages animés charment les plus petits. Il n’est pas encore 10h15, nous attaquons la visite. Pour vous donner une idée, voici quelques chiffres qui filent le vertige (OK, elle était facile celle-là…). Le parc s’étend sur 32 hectares tapissés de 4, 5 millions de tulipes dont une centaine de variétés, ce qui en fait l’attraction touristique la plus importante des Pays-Bas. Ouvert au public seulement deux mois par an en période printanière, il ne faut pas s’étonner de trouver une foule si nombreuse en cette belle journée. Alors que je commence à m’attarder devant les premiers parterres de tulipes, Anne s’impatiente. Bon c’est vrai, je ne vais pas prendre une photo de chaque fleur, sinon on va en avoir pour la vie des rats… Je fais l’effort, malgré la tentation constante de faire un cliché toutes les dix secondes. Il y a tant de couleurs et d’originalité étalées sous nos yeux qu’il serait dommage de ne pas capturer ces belles images. Anne stoppe net devant une baraque en bois. Ici, on peut commander et se faire livrer des bulbes, trop tentant pour ma bien aimée. Pendant qu’elle feuillette le catalogue, je m’éclipse et profite pour shooter tout ce qui m’entoure. Du mauve, du jaune, du rouge, je m’en mets plein les mirettes… et l’objectif. Des pavillons thématiques abritent également des bouquets et des compositions florales magnifiques. Nous passons près d’un lac, où canards et cygnes mendient auprès des visiteurs de quoi grignoter. Après plus de quatre heures à déambuler au milieu de cet océan multicolore, le bus peut nous rapatrier, tandis que les derniers champs de tulipes se dévoilent au bord de la route. Il est encore tôt. Nous profitons du restant de la journée pour rester à Leiden. Cette « Amsterdam miniature », qui a vu naître Rembrandt, n’est pas très prisée des touristes. C’est pourtant une ville charmante dans laquelle nous avons vadrouillé. Le moulin De Valk, planté au bord d’un canal, pose pour moi. L’imposant bâtiment de l’Hôtel de Ville n’est pas mal non plus. Certaines rues sont complètement vides, nous avons l’impression d’être seuls dans les environs. L’église de Pieterskerk est en réfection, nous n’en verrons que les abords. Depuis le pont de Korensbeurbrug, les terrasses flottantes des troquets affichent complet. Nous arrivons au Château de Burcht. Un bien grand mot pour qualifier ce qui n’est en réalité qu’un mur d’enceinte de forme circulaire, érigé sur une butte au centre de la ville. La vue depuis le sommet n’est toutefois pas négligeable. Un dernier détour par un pont à bascule, petite sœur du Magere Brug d’Amsterdam, et nous filons à la gare. De retour dans la capitale, nous tenons notre promesse en dînant à nouveau au resto indien. Rentrés directement à l’hôtel, nous préparons nos bagages. Car demain le voyage prendra fin, quand en soirée nous débarquerons à Marseille. En attendant, c’est la dernière nuit à A’Dam…
Lundi 5 mai : Tot Ziens Holland ! Les bagages déposés à la réception, nous errons une dernière fois dans les alentours. Un joli ciel bleu ensoleillé nous fait l’honneur de sa présence. Lui qui nous avait tant fait défaut au début du séjour s’est bien rattrapé par la suite. Et il est le bienvenue, car ponts, façades et canaux posent pour les ultimes photos du voyage. Des costumes oranges exposés dans une vitrine sont là pour nous rappeler l’insolite Koninginnedag découverte quelques jours auparavant. Dans une librairie du Bloemenmarket, Anne et moi choisissons un livre en français sur Amsterdam. Nous hésitons un petit moment, car les éditions qui nous sont proposés semblent dater d’une vingtaine d’année au moins. Apparemment, il y a belle lurette que les illustrations de ces bouquins n’ont pas été remises au goût du jour. Nous achetons tout de même un exemplaire, dont les photos « vintage » nous amuserons dans le train du retour. De retour vers l’hôtel, nous passons inévitablement par la Place du Dam. Des couronnes de fleurs tricolores s’entassent aux pieds du Monument National, célébrant ainsi l’anniversaire de la fin de la Guerre et de l’occupation nazie. Dans AH, un stock de chocolats et de biscuits, destinés à notre consommation personnelle et celles de nos proches, constituent l’essentiel de nos emplettes. Nous saluons le réceptionniste et quittons définitivement le Tamara pour la gare. Le 13h56 est à l’heure. Tandis que le train laisse Centraal Station derrière lui, nous prenons place et déballons les en-cas prévus pour affronter les trois petites heures qui nous séparent de Bruxelles. Je trie les derniers clichés pour tuer le temps. Moins d’une heure plus tard, comme à l’aller, le Kuip de Rotterdam se montre à la fenêtre. C’est ainsi que la Hollande deviendra bientôt une escapade mémorable dont je retracerai le parcours, relaté par ce récit et un millier d’images... 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂
bonjour
nous venons de planifier un peu a la derniere minute un weekend a Amsterdam, et donc forcement presque tout est complet, je me demandais quels quartiers il faut eviter, et quels sont ceux plutot recommandes, sachant que je ne peux pas me deplacer en vélo(enceinte)
j aurais bien acheter un guide mais je parle tres mal la langue du pays ds lequel j habite actuellement...
pour info, pour l instant j ai trouve une chambre vers la gare centrale (soit disant ds le quartier historique, mais j y connais rien, brouwersgracht 8 - AMSTERDAM (1013)) et une vers en bas du Vondel Park, une autre dans le quartier chinois et une à Oosterpark
J'aimerais savoir qu'elle est le meilleur moyen pour visiter Amsterdam en voguant sur les canaux. Y a-t-il des croisières ou autres escapades à éviter?
Dans mes recherches, j'ai trouvé le canalbus. Par contre, il semble assez lent et, selon des commentaires que j'ai lu sur Internet, les arrêts seraient souvent difficiles à trouver et bondés.