Je voulais vous faire mon retour d'expérience ressente pour l'obtention d'un visa B-2 pour les États-Unis. J'espère que ce sujet intéressera quelques personnes. Personnellement j'aurai aimé avoir ce retour pour me rassurer et c'est pour cela que je le poste ici.
je vais vous expliquer comment obtenir un visa B2 pour les États-Unis. Ce visa est valable 10 ans et permet de se rendre aux États-Unis pour faire du tourisme pour une durée maximale de 6 mois. Je vous avais annoncé que c'était la dernière chose qu'il me restait à faire avant mon départ et nous sommes aujourd'hui le 30 août (J-12 avant le décollage) et je suis en possession de ce visa. Ça y est, je l'ai eu!!!
Donc, pour obtenir un tel visa il faut: de la patience, de la persévérance et un peu d'argent. Ce n'est pas un visa qui coûte très cher (environ 175€ tous compris) mais il prend beaucoup de temps à acquérir. Le site internet de l'ambassade des États-Unis est plutôt bien fait et vous explique précisément l'ordre et les différentes étapes à effectuer pour monter votre dossier de demande de visa.
Voici le lien vers ce site: http://french.france.usembassy.gov/niv/procedure.html
Avant toute chose, il faut remplir le formulaire DS-160 sur internet (gratuit) et répondre à toutes les questions bêtes qu'ils posent. Exemple: Avez-vous l'intention d'aller aux États-Unis pour faire du trafic illégal d'enfants dans l'objectif d'assouvir vos besoins sexuels à tendance pédophiles? Bon j'exagère un peu mais c'est presque ça...
Après avoir rempli ce formulaire, avec la photo d'identité format 5X5 cm et 600X600 pixels (9€), il faut prendre un rendez-vous à l'ambassade des USA à Paris (5 avenue Gabriel, près de la concorde et des Champs Élysées). Pour cela, il faut s'inscrire sur ce site: http://www.usvisa-france.com/visa-web/index.jsp?locale=fr_FR.
Cette prise de rendez-vous coûte 14€.
Ensuite, il faut commencer à monter votre dossier. Plus celui-ci est gros, mieux c'est. Dans ce dossier, il faut présenter les différents éléments demandés:
- Confirmation du rendez-vous à l'ambassade
- Passeport valide
- Attestation de paiement du mandat-compte pour les frais de dossier (128€)
- Lettre Chronopost France pour retour de visa (23,5€)
- Photo d'identité 5X5 (9€)
- Attestation de remplissage du formulaire DS-160 avec code barre bien lisible
C'est à peu près tout.
Mais, pour compléter le dossier il faut surtout rajouter deux éléments très importants aux yeux des Américains:
1) Des justificatifs prouvant que vous possédez des moyens financiers suffisant pour vivre aux États-Unis pendant la durée de votre séjour et que vous n'avez donc pas l'intention d'y travailler.
2) Des preuves que vous n'avez PAS l'intention d'y rester plus longtemps qu'autoriser.
Pour prouver vos moyens financiers, il faut présenter un ou plusieurs relevé(s) de compte(s). Prévoyez assez large. Par exemple j'étais en possession de 16000€ sur mon compte (dont 10000€ empruntés à mes parents pour la durée de l'entretien 😛 ) et cela n'a pas posé de problèmes. Pour prouver que vous comptez bien quitter les États-Unis à la fin de votre voyage, il faut apporter une ou plusieurs preuves qui vous lies à votre pays d'origine. Par exemple: une lettre de votre employeur précisant qu'il vous attend au travail à votre retour, un justificatif de domicile prouvant que vous êtes propriétaire de votre logement, une lettre de votre école précisant qu'elle vous attend pour la rentrée scolaire à votre retour... ou tout autres éléments auxquels vous pensez.
Personnellement, c'est cette dernière option que j'ai utilisé. De plus, j'avais une lettre de mes parents qui attestait qu'ils seraient derrière moi pour me couvrir et m'aider en cas de problèmes financiers (avec photocopies de leurs cartes d'identité et du livret de famille). Le mieux s'est d'apporter également leurs relevés de compte.
Une autre façon de prouver que vous allez bien quitter le pays à la fin de votre périple (pouvant bien-sûr être complémentaire avec la première) est d'avoir déjà bien planifié le voyage. En effet, prévoyez un itinéraire sur l'ensemble de la durée de séjour, cela montre bien que vous êtes organisé et que vous allez aux États-Unis seulement pour faire du tourisme. Dans tout les cas, plus vous prouvez que vous êtes organisé et que vous prenez ce voyage au sérieux, plus vous mettez de chance de votre côté.
J'avais personnellement organisé tout mon voyage. Je l'avais planifié sur un calendrier que j'ai amené à l'entretien et j'avais tracé un itinéraire précis sur une carte afin de visualiser plus concrètement mes objectifs. Ces deux éléments ne m'ont pas servis mais il vaut mieux prévoir trop que pas assez...
Une fois ce dossier correctement et SÉRIEUSEMENT monter (les États-Unis n'aiment pas trop qu'on se moque d'eux), allez vous présenter à votre entretien, dont la date a été préalablement fixée. Prévoyez pas mal de temps car l'attente peut être assez importante en fonction du nombre de personnes devant vous (jusqu'à 2h). Un conseil pour éviter cela: prenez un rendez-vous le plus tôt possible dans la journée (ver 8h) et présentez-vous 30 min en avance. Je pense que cela peut permettre d'éviter de perdre beaucoup de temps dans les différentes files d'attentes.
Cet entretien est assez stressant mais en sortant, on ressent un sacré soulagement! 😄
Voilà pour la petite expérience. N'hésitez pas à me posez des questions si vous en avez, j'essaierai d'y répondre le plus vite possible.
Bonjour, je suis actuellement aux Etats-unis dans le cadre de l'ESTA
J'ai donc droit à 3 mois sur le territoire sans visa.
Le temps passe vite et j'aimerais séjourner plus longtemps dans le pays. J'ai dans l'idée de passer la frontière vers le mexique par voie terrestre et d'y revenir pour avoir droit à une autre durée de 3 mois. Queqlu'un l'a-t-il déjà fait ? Est-ce possible ? Y-a-t'il un délai d'attente avant de pouvoir retourner aux Etats-unis ?
Ou existe-t-il une autre solution rapide pour revenir légalement sur le territoire ?
Merci de vos réponses
Le temps passe vite et j'aimerais séjourner plus longtemps dans le pays. J'ai dans l'idée de passer la frontière vers le mexique par voie terrestre et d'y revenir pour avoir droit à une autre durée de 3 mois. Queqlu'un l'a-t-il déjà fait ? Est-ce possible ? Y-a-t'il un délai d'attente avant de pouvoir retourner aux Etats-unis ?
Ou existe-t-il une autre solution rapide pour revenir légalement sur le territoire ?
Merci de vos réponses
FABULEUX ! Nous sommes revenus depuis presque 3 semaines et si nous devions qualifier en un mot ce voyage, c'est ce terme qui viendrait en premier... Suivi de FANTASTIQUE, INOUBLIABLE, EXCEPTIONNEL...et ce, pour nous 4, Daniel mon mari, nos deux adolescentes Marie 17 ans, Clémence 15 ans et moi Babeth !
Ce voyage c'était avant tout le mien puisqu'il s'agissait d'un rêve d'enfant : je l'ai voulu, je l'ai rêvé et assidûment préparé seule de A à Z pendant un an, d'autant plus que c'était vraiment notre premier GRAND VOYAGE. Au départ, je dois avouer que j'avais des appréhensions... Dans mon esprit, il y avait un monde entre l'organisation de nos city trips européens où nous nous déplaçons en transports en commun et les distances à parcourir aux USA en voiture et cela me faisait un peu peur...et puis en lisant les carnets des uns et des autres, je me suis dit après tout pourquoi pas nous ? Daniel mon mari était partant pour la conduite, pour lui no stress et il m'a poussée à ce que nous organisions nous-mêmes NOTRE voyage. J'ai donc lu quantités de carnets et sites dédiés à l'ouest américain. VF a été mon "livre de chevet" pendant un an. Je ne suis finalement intervenue que très peu sur le forum car en cherchant j'ai toujours trouvé les réponses à mes questions. J'ai bien-sûr soumis notre itinéraire aux avis avertis et toujours très judicieux de la part de voyageurs accomplis de cette destination mais j'ai aussi profité du partage des bons plans de futurs voyageurs qui comme nous accompliraient leur premier road trip en 2015.
La préparation de road trip a été à elle seule une fabuleuse expérience, je me suis vraiment régalée ! Je voyageais déjà... Ma tribu, elle, m'a laissé carte blanche, préférant avoir l'effet de surprise... Cela a du bon et du moins bon car souvent je me demandais si telle ou telle visite ou randonnée, allait avoir son effet...Bref, j'ai activement préparé ce voyage et ce fut un réel plaisir en amont tout comme l'est aujourd'hui le tri des photos, la préparation des livres photos et le récit de ce voyage sur VF pour prolonger et revivre encore ces instants fabuleux !!!
Pour parler chiffres, ce road trip nous l'avons budgétisé pendant 3 ans car au départ, le voyage envisagé à court terme était New-York, le rêve ultime... Puis je suis passée à un périple dans l'Est avec la visite des villes de Washington, Boston et Philadelphie, le berceau de l'histoire américaine...puis je me suis rapidement rendue compte que ce voyage n'intéresserait que moi... Mon mari adore les grands espaces et la nature et l'ouest s'est alors imposé et du coup, il fallait remplir la tirelire...
Nous avons passé 16 jours dans l'ouest et 4 jours pleins à New-York. C'était peu dans l'Ouest mais on voulait maintenir New-York. Alors on s'est contenté des grands classiques et incontournables d'un premier voyage. C'était soutenu, ça on le savait mais pas insoutenable. Certes, le matin c'était réveil à 6h30 ; c'était pas des vacances grasse mat' mais en même temps on n'était pas là pour ça. De même, les trajets en voiture ne nous ont jamais pesé, on était tellement happé par le paysage que ça ne nous a jamais semblé long. Les filles, quelquefois dormaient, installées comme des princesses dans notre carrosse...
LE COUT Quelques chiffres : Le coût de notre voyage de 20 jours pour 4 personnes nous est revenu à 14 000€, (3 500€ par personne) détaillé comme suit :
LES VOLS Réservés début octobre 2014, directement sur le site de British Airways Le vol aller : MARSEILLE / LOS ANGELES via LONDRES (4h d'escale) avec British Airways Le vol retour : NEW-YORK / MARSEILLE via LONDRES(4h d'escale) avec British Airways Coût des vol aller/retour : 4 406€ pour 4 adultes soit 1 100€ par personne
Vol interne : SAN FRANCISCO / NEW-YORK avec DELTA (réservation effectuée sur le site de DELTA) Coût du vol interne : 570€ + 90€ de valises (4 valises à 25$ l'unité payables au moment de l'enregistrement en ligne)
Coût total des vols : 5 066€ Pas donné... mais après cela n'a fait qu'augmenter...
ESTA : 50€
LES HOTELS : 3 443 € (réservés courant octobre 2014) On a opté pour des hôtels dans ou très près des parcs. De même, dans les villes, des hôtels toujours très bien placés.
NOURRITURE : 2 080€ Petit- déjeuner à l'hôtel quand c'était prévu ou dans la chambre quand ce n'était pas le cas, pique-nique à midi, restaurant tous les soirs.
EXCURSIONS + TRANSPORT (cartes de transports bus/métro à San Francisco et New-York) : 2 306€ Gros budget incluant pour 4 personnes : billets Universal Studios en Front of Line, hélico Grand Canyon, visite privée de Monument Valley avec un guide Navajo, survol du lac Powell, visite de Secret Canyon, New-York City Pass
VOITURE : 780€ Réservation faite directement sur ALAMO.FR pour un minivan 7 places. On a eu un Chrysler Town & Country et franchement c'était top car on avait 4 grosses valises + la glacière + les chaussures de marche +... C'était vraiment ce qu'il nous fallait, on était installé comme des rois, on l'a abandonnée à regret à San Francisco...
ESSENCE : 280€ pour 3 500km parcourus
Voilà pour la partie chiffres, maintenant rentrons dans le détail pour le récit et photos de nos journées. C'est, je le rappelle, un voyage très classique qui n'apportera sans doute rien aux grands voyageurs de cette destination mais plutôt aux futurs voyageurs qui comme nous envisagent ce voyage. Chaque expérience est vécue différemment mais apporte à mon sens toujours quelque chose...et j'ai beaucoup appris en lisant les carnets des uns et autres. C'est donc un juste retour pour moi de partager ce que nous avons vécu et aussi je dois l'admettre l'occasion de revivre ce formidable périple, qui nous a donné je crois le virus de l'Ouest...
JOUR 1 - jeudi 23 juillet - Le grand départ
Ca y est le grand jour est enfin arrivé avec un sentiment d'excitation mêlé d'appréhension...🙂🙂 La journée de la veille a été consacrée aux bagages et pourtant je vérifie encore une fois tous les points de ma ckeck-list pour être certaine de ne rien oublier d'essentiel...pour le reste après tout on peut voir sur place, on part quand même dans un pays hautement civilisé...
Bref, on dit au revoir à nos deux bons gros chiens Buck et Harley (le coeur gros quand même...😕) qui seront sous la surveillance de Tatie Jo qui vient garder la maison pour 3 semaines...🙂🙂 Et nous voilà partis vers l'aéroport de Marseille-Provence avec nos 4 grosses valises rouges toutes neuves dans notre Citroën Berlingo...😉
Voiture garée au chèque parking (tarif raisonnable de 65€ pour 20 jours), on a de l'avance donc petit café en attendant l'heure d'enregistrement des bagages. Puis 2 files d'attente, dont une pour les voyageurs qui ont déjà leurs cartes d'embarquement, c'est notre cas. Dans la file je discute avec un groupe de marathoniens qui font le même parcours que nous mais dans l'autre sens... Puis c'est notre tour, je me fais confirmer par l'agent chargé de l'enregistrement des bagages que nos 4 valises suivront bien jusqu'à Los Angeles et après le traditionnel contrôle de sécurité enfin on embarque pour Londres. L'avion est à l'heure, 2 heures de vol, on a l'habitude, tout va bien. Puis nous arrivons à Heathrow, nous changeons de terminal, tout est parfaitement bien indiqué, nous prenons la navette et nous y sommes en 30 minutes. Et là commence notre attente de 3h30 d'escale avant d'embarquer dans l'A380 pour Los Angeles. J'ai en effet préféré voir large car en 2012 lors de notre voyage à Londres, nous avions eu 2h de retard...on a donc joué la sécurité. Le simple fait de voir notre vol affiché me remplit de joie : LOS ANGELES ! Et oui c'est enfin notre tour ! 🙂🙂🙂 Allez c'est parti, on embarque, je ne suis pas placée près de ma tribu qui eux sont tout devant mais deux rangées derrière au milieu.... Je sympathise avec mon voisin anglais qui vit depuis plusieurs années à Los Angeles et qui connaît bien la France. Comme disent mes filles, "Ca y est, maman s'est fait un nouveau copain !"🙂 Sauf que l'avion décolle avec 1h15 de retard 🙁... et c'est parti pour 11h de vol. Petite coupe de champagne en arrivant, on est très bien installé avec de la place pour les jambes, de larges écrans avec pleins de films en français et les repas pas si mal que ça finalement "chicken or pasta ?" 😉...Mon mari ne dort pas mais bon il dort très peu habituellement alors dans un avion encore moins... Enfin nous arrivons à 20h45 au lieu de 19h30, heure d'arrivée initialement prévue. Je stresse un peu, arrivée tardive à L.A. on n'est pas couché 🤪...On passe l'immigration rapidement, très peu d'attente et l'agent très sympa tente quelques phrases en français. Puis récupération des bagages, ouf ! On les a tous ! Passage à la douane, RAS, puis navette direction loueur ALAMO. Circulation dense à Los Angeles, j'espère qu'on va gérer. Enfin ALAMO, je vais directement aux bornes d'enregistrement car j'avais pris la précaution de nous préenregistrer en ligne. Contrat imprimé en français, tout est OK avec les assurances que j'avais choisies et je refuse les autres. Cela nous a pris 3 minutes, on traverse pour aller en face dans le parking, section Minivan et là on choisit son véhicule. Ce sera un Chrysler Town & Country noir, très récent, moins de 7000 miles. Je fais rapidement le tour du véhicule, pas évident dans le noir de voir quelque chose...On rabat 3 des sièges arrière, on charge nos 4 valises, on s'installe et c'est parti pour la mise en place du GPS...qui rapidement nous capte à L.A. J'avais quand même par précaution imprimé un itinéraire papier jusqu'à notre hôtel au cas où...Ah, le levier de vitesse est sur la tableau de bord et pas les lettres D, R, P...dessus. Puis, en mettant la clé on s'aperçoit que c'est électronique, un voyant avec la lettre de notre position apparaît sur l'écran. Moi pas stressée à mon mari " : tu ne voudrais pas un peu rouler sur le parking pour une rapide petite adaptation à l'automatique..." Ce à quoi il me répond " : "pas besoin, je gère..."😉. Et c'est parti, direction le Magic Castle Hôtel à Hollywood, à 30/40 minutes à peu près de LAX. Mon mari gère la conduite et les filles et moi surveillons les speed limit et lui indiquons quand tourner. On prend le coup pour les arrêts aux feux, un peu compliquée la montée de Sunset Boulevard la première fois avec une automatique et beaucoup de monde même à 23h00... Je vois les rues et avenues défiler, Melrose, Wilshire, Sunset, Hollywood... Ca y est les filles, on est à L.A 🙂🙂 !!! On arrive à notre hôtel, je rentre faire le check-in, mon mari et les filles attendent devant. On me dit que le parking sous l'hôtel est plein, on devra donc laisser le véhicule sur les places de parking 15 minutes et on la rentrera demain matin. L'hôtel est sympa tout comme le personnel d'ailleurs, on dirait la série "Melrose Place" avec la piscine au centre et les appartements autour. Nous sommes au rez-de chaussée, la chambre est spacieuse, c'est une junior suite, avec une petite cuisine et une vraie table pour 4, wifi gratuit. Nous prévenons par mail nos proches de notre arrivée et nous nous écroulons sur nos lits, il est 23h45 🤪... Ca y est les vacances peuvent commencer ! On est aux States !!!
Ce voyage c'était avant tout le mien puisqu'il s'agissait d'un rêve d'enfant : je l'ai voulu, je l'ai rêvé et assidûment préparé seule de A à Z pendant un an, d'autant plus que c'était vraiment notre premier GRAND VOYAGE. Au départ, je dois avouer que j'avais des appréhensions... Dans mon esprit, il y avait un monde entre l'organisation de nos city trips européens où nous nous déplaçons en transports en commun et les distances à parcourir aux USA en voiture et cela me faisait un peu peur...et puis en lisant les carnets des uns et des autres, je me suis dit après tout pourquoi pas nous ? Daniel mon mari était partant pour la conduite, pour lui no stress et il m'a poussée à ce que nous organisions nous-mêmes NOTRE voyage. J'ai donc lu quantités de carnets et sites dédiés à l'ouest américain. VF a été mon "livre de chevet" pendant un an. Je ne suis finalement intervenue que très peu sur le forum car en cherchant j'ai toujours trouvé les réponses à mes questions. J'ai bien-sûr soumis notre itinéraire aux avis avertis et toujours très judicieux de la part de voyageurs accomplis de cette destination mais j'ai aussi profité du partage des bons plans de futurs voyageurs qui comme nous accompliraient leur premier road trip en 2015.
La préparation de road trip a été à elle seule une fabuleuse expérience, je me suis vraiment régalée ! Je voyageais déjà... Ma tribu, elle, m'a laissé carte blanche, préférant avoir l'effet de surprise... Cela a du bon et du moins bon car souvent je me demandais si telle ou telle visite ou randonnée, allait avoir son effet...Bref, j'ai activement préparé ce voyage et ce fut un réel plaisir en amont tout comme l'est aujourd'hui le tri des photos, la préparation des livres photos et le récit de ce voyage sur VF pour prolonger et revivre encore ces instants fabuleux !!!
Pour parler chiffres, ce road trip nous l'avons budgétisé pendant 3 ans car au départ, le voyage envisagé à court terme était New-York, le rêve ultime... Puis je suis passée à un périple dans l'Est avec la visite des villes de Washington, Boston et Philadelphie, le berceau de l'histoire américaine...puis je me suis rapidement rendue compte que ce voyage n'intéresserait que moi... Mon mari adore les grands espaces et la nature et l'ouest s'est alors imposé et du coup, il fallait remplir la tirelire...
Nous avons passé 16 jours dans l'ouest et 4 jours pleins à New-York. C'était peu dans l'Ouest mais on voulait maintenir New-York. Alors on s'est contenté des grands classiques et incontournables d'un premier voyage. C'était soutenu, ça on le savait mais pas insoutenable. Certes, le matin c'était réveil à 6h30 ; c'était pas des vacances grasse mat' mais en même temps on n'était pas là pour ça. De même, les trajets en voiture ne nous ont jamais pesé, on était tellement happé par le paysage que ça ne nous a jamais semblé long. Les filles, quelquefois dormaient, installées comme des princesses dans notre carrosse...
LE COUT Quelques chiffres : Le coût de notre voyage de 20 jours pour 4 personnes nous est revenu à 14 000€, (3 500€ par personne) détaillé comme suit :
LES VOLS Réservés début octobre 2014, directement sur le site de British Airways Le vol aller : MARSEILLE / LOS ANGELES via LONDRES (4h d'escale) avec British Airways Le vol retour : NEW-YORK / MARSEILLE via LONDRES(4h d'escale) avec British Airways Coût des vol aller/retour : 4 406€ pour 4 adultes soit 1 100€ par personne
Vol interne : SAN FRANCISCO / NEW-YORK avec DELTA (réservation effectuée sur le site de DELTA) Coût du vol interne : 570€ + 90€ de valises (4 valises à 25$ l'unité payables au moment de l'enregistrement en ligne)
Coût total des vols : 5 066€ Pas donné... mais après cela n'a fait qu'augmenter...
ESTA : 50€
LES HOTELS : 3 443 € (réservés courant octobre 2014) On a opté pour des hôtels dans ou très près des parcs. De même, dans les villes, des hôtels toujours très bien placés.
NOURRITURE : 2 080€ Petit- déjeuner à l'hôtel quand c'était prévu ou dans la chambre quand ce n'était pas le cas, pique-nique à midi, restaurant tous les soirs.
EXCURSIONS + TRANSPORT (cartes de transports bus/métro à San Francisco et New-York) : 2 306€ Gros budget incluant pour 4 personnes : billets Universal Studios en Front of Line, hélico Grand Canyon, visite privée de Monument Valley avec un guide Navajo, survol du lac Powell, visite de Secret Canyon, New-York City Pass
VOITURE : 780€ Réservation faite directement sur ALAMO.FR pour un minivan 7 places. On a eu un Chrysler Town & Country et franchement c'était top car on avait 4 grosses valises + la glacière + les chaussures de marche +... C'était vraiment ce qu'il nous fallait, on était installé comme des rois, on l'a abandonnée à regret à San Francisco...
ESSENCE : 280€ pour 3 500km parcourus
Voilà pour la partie chiffres, maintenant rentrons dans le détail pour le récit et photos de nos journées. C'est, je le rappelle, un voyage très classique qui n'apportera sans doute rien aux grands voyageurs de cette destination mais plutôt aux futurs voyageurs qui comme nous envisagent ce voyage. Chaque expérience est vécue différemment mais apporte à mon sens toujours quelque chose...et j'ai beaucoup appris en lisant les carnets des uns et autres. C'est donc un juste retour pour moi de partager ce que nous avons vécu et aussi je dois l'admettre l'occasion de revivre ce formidable périple, qui nous a donné je crois le virus de l'Ouest...
JOUR 1 - jeudi 23 juillet - Le grand départ
Ca y est le grand jour est enfin arrivé avec un sentiment d'excitation mêlé d'appréhension...🙂🙂 La journée de la veille a été consacrée aux bagages et pourtant je vérifie encore une fois tous les points de ma ckeck-list pour être certaine de ne rien oublier d'essentiel...pour le reste après tout on peut voir sur place, on part quand même dans un pays hautement civilisé...
Bref, on dit au revoir à nos deux bons gros chiens Buck et Harley (le coeur gros quand même...😕) qui seront sous la surveillance de Tatie Jo qui vient garder la maison pour 3 semaines...🙂🙂 Et nous voilà partis vers l'aéroport de Marseille-Provence avec nos 4 grosses valises rouges toutes neuves dans notre Citroën Berlingo...😉
Voiture garée au chèque parking (tarif raisonnable de 65€ pour 20 jours), on a de l'avance donc petit café en attendant l'heure d'enregistrement des bagages. Puis 2 files d'attente, dont une pour les voyageurs qui ont déjà leurs cartes d'embarquement, c'est notre cas. Dans la file je discute avec un groupe de marathoniens qui font le même parcours que nous mais dans l'autre sens... Puis c'est notre tour, je me fais confirmer par l'agent chargé de l'enregistrement des bagages que nos 4 valises suivront bien jusqu'à Los Angeles et après le traditionnel contrôle de sécurité enfin on embarque pour Londres. L'avion est à l'heure, 2 heures de vol, on a l'habitude, tout va bien. Puis nous arrivons à Heathrow, nous changeons de terminal, tout est parfaitement bien indiqué, nous prenons la navette et nous y sommes en 30 minutes. Et là commence notre attente de 3h30 d'escale avant d'embarquer dans l'A380 pour Los Angeles. J'ai en effet préféré voir large car en 2012 lors de notre voyage à Londres, nous avions eu 2h de retard...on a donc joué la sécurité. Le simple fait de voir notre vol affiché me remplit de joie : LOS ANGELES ! Et oui c'est enfin notre tour ! 🙂🙂🙂 Allez c'est parti, on embarque, je ne suis pas placée près de ma tribu qui eux sont tout devant mais deux rangées derrière au milieu.... Je sympathise avec mon voisin anglais qui vit depuis plusieurs années à Los Angeles et qui connaît bien la France. Comme disent mes filles, "Ca y est, maman s'est fait un nouveau copain !"🙂 Sauf que l'avion décolle avec 1h15 de retard 🙁... et c'est parti pour 11h de vol. Petite coupe de champagne en arrivant, on est très bien installé avec de la place pour les jambes, de larges écrans avec pleins de films en français et les repas pas si mal que ça finalement "chicken or pasta ?" 😉...Mon mari ne dort pas mais bon il dort très peu habituellement alors dans un avion encore moins... Enfin nous arrivons à 20h45 au lieu de 19h30, heure d'arrivée initialement prévue. Je stresse un peu, arrivée tardive à L.A. on n'est pas couché 🤪...On passe l'immigration rapidement, très peu d'attente et l'agent très sympa tente quelques phrases en français. Puis récupération des bagages, ouf ! On les a tous ! Passage à la douane, RAS, puis navette direction loueur ALAMO. Circulation dense à Los Angeles, j'espère qu'on va gérer. Enfin ALAMO, je vais directement aux bornes d'enregistrement car j'avais pris la précaution de nous préenregistrer en ligne. Contrat imprimé en français, tout est OK avec les assurances que j'avais choisies et je refuse les autres. Cela nous a pris 3 minutes, on traverse pour aller en face dans le parking, section Minivan et là on choisit son véhicule. Ce sera un Chrysler Town & Country noir, très récent, moins de 7000 miles. Je fais rapidement le tour du véhicule, pas évident dans le noir de voir quelque chose...On rabat 3 des sièges arrière, on charge nos 4 valises, on s'installe et c'est parti pour la mise en place du GPS...qui rapidement nous capte à L.A. J'avais quand même par précaution imprimé un itinéraire papier jusqu'à notre hôtel au cas où...Ah, le levier de vitesse est sur la tableau de bord et pas les lettres D, R, P...dessus. Puis, en mettant la clé on s'aperçoit que c'est électronique, un voyant avec la lettre de notre position apparaît sur l'écran. Moi pas stressée à mon mari " : tu ne voudrais pas un peu rouler sur le parking pour une rapide petite adaptation à l'automatique..." Ce à quoi il me répond " : "pas besoin, je gère..."😉. Et c'est parti, direction le Magic Castle Hôtel à Hollywood, à 30/40 minutes à peu près de LAX. Mon mari gère la conduite et les filles et moi surveillons les speed limit et lui indiquons quand tourner. On prend le coup pour les arrêts aux feux, un peu compliquée la montée de Sunset Boulevard la première fois avec une automatique et beaucoup de monde même à 23h00... Je vois les rues et avenues défiler, Melrose, Wilshire, Sunset, Hollywood... Ca y est les filles, on est à L.A 🙂🙂 !!! On arrive à notre hôtel, je rentre faire le check-in, mon mari et les filles attendent devant. On me dit que le parking sous l'hôtel est plein, on devra donc laisser le véhicule sur les places de parking 15 minutes et on la rentrera demain matin. L'hôtel est sympa tout comme le personnel d'ailleurs, on dirait la série "Melrose Place" avec la piscine au centre et les appartements autour. Nous sommes au rez-de chaussée, la chambre est spacieuse, c'est une junior suite, avec une petite cuisine et une vraie table pour 4, wifi gratuit. Nous prévenons par mail nos proches de notre arrivée et nous nous écroulons sur nos lits, il est 23h45 🤪... Ca y est les vacances peuvent commencer ! On est aux States !!!
Bonjour à tous,
Le road trip dans l'Ouest USA, on adore. 😏
La lecture de nombreux carnets et blogs des participants à ce forum m'a été très utile pour construire ce voyage qui est notre 4ème road trip dans l'Ouest. Je vous remercie tous et, à mon tour, je vous présente mon circuit qui s'est déroulé du 24 juin au 20 juillet 2016.
Nous avons souhaité - varier les paysages : mer, déserts, montagnes ; - découvrir le Nouveau-Mexique (tout du moins, une partie) ; - alterner visites dans les villes, randonnées pédestres, et autres activités ; - essayer de passer par tous les tronçons de la route 66 de notre itinéraire.
Voici notre itinéraire : 24/06 : vol Paris > San Francisco 25/06 : San Francisco > Monterey 26/06 : Monterey > Big-Sur 27/06 : Big-Sur > Morro Bay 28/06 : Morro Bay > Santa Barbara 29/06 : Santa Barbara > Yucca Valley 30/06 : Yucca Valley > Kingman 01/07 : Kingman > Sedona 02/07 : secteur de Sedona 03/07 : Sedona > Holbrook 04/07 : Holbrook > Albuquerque 05/07 : Albuquerque > Santa Fe 06/07 : les environs de Santa Fe 07/07 : Santa Fe > Taos 08/07 : Taos 09/07 : Taos > Great Sand Dunes NP 10/07 : Great Sand Dunes NP > Durango 11/07 : train Durango > Silverton 12/07 : Durango > Ouray 13/07 : Ouray > Cortez 14/07 : Cortez > Monument Valley 15/07 : Monument Valley > Page 16/07 : secteur de Page 17/07 : Page > Tuba City 18/07 : Tuba City > Mesa 19/07 : Apache Trail 20/07 : vol du retour
Nous sommes partis à trois : mon mari (Yann), moi-même (Christine) et une amie (Sylvie).
Nous avons pris un vol direct Paris > San Francisco en réservant sur le site de la compagnie aérienne Delta Airlines. Mais, ce vol était opéré par Air France et le stress est monté quand nous avons eu connaissance du préavis de grève qui démarrait précisément le 24 Juin.
Heureusement, 48 h avant le départ, notre vol a été confirmé !
Une fois installés à bord, il a fallu attendre 1 h 30 avant que l'avion ait l'autorisation de décoller. Là, je me suis dit : "Avec un vol direct, nous sommes tranquilles, même si nous atterrissons avec un retard important. Si nous avions eu une escale, nous aurions pu manquer le 2ème avion".
Après un vol d'une dizaine d'heures, nous nous dirigeons vers San Francisco
Comme je suis à côté d'un hublot, je photographie le paysage. Je discute avec ma voisine de derrière. Je lui demande si elle reconnaît les montagnes et le lac qui sont en dessous. Mais, elle ne trouve pas. Quelqu'un pourrait-il me dire quel est ce lac situé entre les deux montagnes au sommet enneigé ?
Je continue de photographier l'approche vers San Francisco. Je vois ceci :

Je suis étonnée de voir ce type de paysage. J'ai l'impression que ce sont des marais salants.
Comme nous sommes dans un A 380, je crains que le passage au Service de l'Immigration soit très long. Notre amie, Sylvie, n'est pas revenue aux USA depuis une vingtaine d'années et elle ne peut donc pas utiliser les bornes APC. Nous marchons le plus vite possible de façon à arriver dans les premiers. Et, oh miracle ! Il n'y a quasiment personne devant nous et je remarque les nombreux guichets. Nous mettrons à peine 5 minutes pour passer le Service de l'Immigration. C'est la 1ère fois que c'est si rapide.
Nous prenons le métro aérien qui permet d'accéder aux agences des loueurs. Nous nous présentons au comptoir d'Alamo. Il n'y a qu'une famille devant nous. Nous aurons une Santa Fe Hyundai. Elle est bien. Le coffre est grand. Le GPS est inclus dans le forfait. C'est parti, youpi, le road trip commence. La 1ère étape, c'est notre hôtel : le "Comfort Inn & Suites San Francisco Airport North".
Nous sommes déjà venus plusieurs fois à San Francisco et, pour ce circuit, nous n'avions prévu qu'une seule nuitée. Ce n'était donc pas gênant de dormir à l'extérieur de la ville. La chambre est très bien. Après avoir monté les bagages, nous partons visiter un quartier de San Francisco où nous n'étions pas encore allés lors des précédents road trips : Mission District. Nous voulions surtout découvrir les "murals".
A tout à l'heure !
Le road trip dans l'Ouest USA, on adore. 😏
La lecture de nombreux carnets et blogs des participants à ce forum m'a été très utile pour construire ce voyage qui est notre 4ème road trip dans l'Ouest. Je vous remercie tous et, à mon tour, je vous présente mon circuit qui s'est déroulé du 24 juin au 20 juillet 2016.
Nous avons souhaité - varier les paysages : mer, déserts, montagnes ; - découvrir le Nouveau-Mexique (tout du moins, une partie) ; - alterner visites dans les villes, randonnées pédestres, et autres activités ; - essayer de passer par tous les tronçons de la route 66 de notre itinéraire.
Voici notre itinéraire : 24/06 : vol Paris > San Francisco 25/06 : San Francisco > Monterey 26/06 : Monterey > Big-Sur 27/06 : Big-Sur > Morro Bay 28/06 : Morro Bay > Santa Barbara 29/06 : Santa Barbara > Yucca Valley 30/06 : Yucca Valley > Kingman 01/07 : Kingman > Sedona 02/07 : secteur de Sedona 03/07 : Sedona > Holbrook 04/07 : Holbrook > Albuquerque 05/07 : Albuquerque > Santa Fe 06/07 : les environs de Santa Fe 07/07 : Santa Fe > Taos 08/07 : Taos 09/07 : Taos > Great Sand Dunes NP 10/07 : Great Sand Dunes NP > Durango 11/07 : train Durango > Silverton 12/07 : Durango > Ouray 13/07 : Ouray > Cortez 14/07 : Cortez > Monument Valley 15/07 : Monument Valley > Page 16/07 : secteur de Page 17/07 : Page > Tuba City 18/07 : Tuba City > Mesa 19/07 : Apache Trail 20/07 : vol du retour
Nous sommes partis à trois : mon mari (Yann), moi-même (Christine) et une amie (Sylvie).
Nous avons pris un vol direct Paris > San Francisco en réservant sur le site de la compagnie aérienne Delta Airlines. Mais, ce vol était opéré par Air France et le stress est monté quand nous avons eu connaissance du préavis de grève qui démarrait précisément le 24 Juin.
Heureusement, 48 h avant le départ, notre vol a été confirmé !
Une fois installés à bord, il a fallu attendre 1 h 30 avant que l'avion ait l'autorisation de décoller. Là, je me suis dit : "Avec un vol direct, nous sommes tranquilles, même si nous atterrissons avec un retard important. Si nous avions eu une escale, nous aurions pu manquer le 2ème avion".
Après un vol d'une dizaine d'heures, nous nous dirigeons vers San Francisco

Comme je suis à côté d'un hublot, je photographie le paysage. Je discute avec ma voisine de derrière. Je lui demande si elle reconnaît les montagnes et le lac qui sont en dessous. Mais, elle ne trouve pas. Quelqu'un pourrait-il me dire quel est ce lac situé entre les deux montagnes au sommet enneigé ?

Je continue de photographier l'approche vers San Francisco. Je vois ceci :


Je suis étonnée de voir ce type de paysage. J'ai l'impression que ce sont des marais salants.
Comme nous sommes dans un A 380, je crains que le passage au Service de l'Immigration soit très long. Notre amie, Sylvie, n'est pas revenue aux USA depuis une vingtaine d'années et elle ne peut donc pas utiliser les bornes APC. Nous marchons le plus vite possible de façon à arriver dans les premiers. Et, oh miracle ! Il n'y a quasiment personne devant nous et je remarque les nombreux guichets. Nous mettrons à peine 5 minutes pour passer le Service de l'Immigration. C'est la 1ère fois que c'est si rapide.
Nous prenons le métro aérien qui permet d'accéder aux agences des loueurs. Nous nous présentons au comptoir d'Alamo. Il n'y a qu'une famille devant nous. Nous aurons une Santa Fe Hyundai. Elle est bien. Le coffre est grand. Le GPS est inclus dans le forfait. C'est parti, youpi, le road trip commence. La 1ère étape, c'est notre hôtel : le "Comfort Inn & Suites San Francisco Airport North".
Nous sommes déjà venus plusieurs fois à San Francisco et, pour ce circuit, nous n'avions prévu qu'une seule nuitée. Ce n'était donc pas gênant de dormir à l'extérieur de la ville. La chambre est très bien. Après avoir monté les bagages, nous partons visiter un quartier de San Francisco où nous n'étions pas encore allés lors des précédents road trips : Mission District. Nous voulions surtout découvrir les "murals".
A tout à l'heure !
Bonjour,
Je suis à San Francisco depuis une semaine. J'ai un visa touristique de 90 jours et je voudrais le renouveler. Je pensais partir au Mexique ou au Canada, à la fin de mon visa, pour avoir 90 jours de plus. Mais je ne sais pas vraiment comment cela est possible. On m'a dit qu'il fallait que je recule d'abord mon billet d'avion de 3 mois et que je demande à la frontière que l'on me renouvelle mon visa. Mais je ne sais pas si c'est en sortant ou en rerentrant des Etats Unis, que je dois le demander et je ne sais même pas si c'est vraiment exactement comme ça que ça fonctionne. Quelqu'un a-t-il déjà eu ce genre de problème et pourrait me renseigner?
Marion
Je suis à San Francisco depuis une semaine. J'ai un visa touristique de 90 jours et je voudrais le renouveler. Je pensais partir au Mexique ou au Canada, à la fin de mon visa, pour avoir 90 jours de plus. Mais je ne sais pas vraiment comment cela est possible. On m'a dit qu'il fallait que je recule d'abord mon billet d'avion de 3 mois et que je demande à la frontière que l'on me renouvelle mon visa. Mais je ne sais pas si c'est en sortant ou en rerentrant des Etats Unis, que je dois le demander et je ne sais même pas si c'est vraiment exactement comme ça que ça fonctionne. Quelqu'un a-t-il déjà eu ce genre de problème et pourrait me renseigner?
Marion
Bonjour,
Notre parcours étant extrêmement classique pour un premier roadtrip dans l'Ouest américain que je me suis longuement posé la question de l’intérêt d'un énième carnet sur ce site qui en comporte déjà d'excellents.
Et puis je me suis trouvé 3 raisons: 1/ Pour remercier les "anciens" qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage (Itat, Durandale2, Jpg13, MaryElectra, Peggy16, Hiacinthe, Bastinj, Calisson94...etc). Ce carnet ne vous apprendra pas grand chose, mais j'ai cru comprendre que vous étiez friands de photos et d'anecdotes...
2/ Pour aider les "nouveaux" en insistant plus particulièrement sur les 2 points que j'ai eu le plus de mal a estimer: le timing et le budget ! Attention, il y aura des prix en € (pour les dépenses effectuées par internet avant le départ) et d'autres en $ (pour les dépenses sur place)
3/ Pour le plaisir de me replonger dans ce fabuleux voyage. Un an de préparation, 3 semaines de voyage, 2 mois pour trier 5800 photos et puis plus rien... Finalement, je me demande si cette troisième raison n'est pas en réalité, la première... faire durer le plaisir !
Oui, un an de préparation... Un an de lectures quotidiennes de guides, de blogs, de carnets, de discussions sur ce site. Un an à tenir ma langue pour préserver l'effet de surprise à ma femme et à mon fils. Et bien sûr, un an d'économies.
Quelques sites incontournables: west-usa-dream.blogspot.fr/ ouestusa.fr/ www.sunsetbld.com/sunset-guides.php#ca www.google.fr/maps/
Vite fait, pour vous situer par rapport à nous. Nous sommes un couple de 51 ans (Eric & Corine) avec notre fils de 16 ans (Antoine). Nous ne sommes pas du tout sportifs mais la marche ne nous fait pas peur. Notre anglais est très moyen. Nous avons déjà visité une vingtaine de pays à travers le monde, mais une seule fois sur le sol US, à Miami. Bref, si vous êtes plus jeunes et/ou plus sportifs, vous irez plus vite sur les rando.
Notre parcours, soit 4876 kilomètres au total:
A/ Los Angeles
B/ Williams
C/ Grand Canyon
D/ Page
E/ Monument Valley
F/ Moab
G/ Torrey
H/ Tropic
I/ Springdale
J/ Las Vegas
K/ Furnace Creek
L/ Visalia
M/ Fresno
N/ San Francisco
J1. Dimanche 2 Août 2015 Nos billet d'avion sont réservés depuis Novembre 2015 directement sur le site American Airlines (3684 €/3pers.). Nos Esta (39 €/3pers.) depuis plus longtemps encore. Nous décollons de Lyon à 7h00 en direction de Londres pour une escale de 4h00. Puis re-décollage à 12h15 en direction de Los Angeles. L'avion est archi-comble. Beaucoup de français. Le nombre de films à disposition sur les écrans individuels est impressionnant. Le vol se déroule sans encombre, mais je déteste cette manie qu'ont les hôtesses de baisser systématiquement le store des hublots. On finit par ne plus savoir si c'est le jour ou la nuit et elles nous privent de la vue. Atterrissage à 15h15, avec 20 minutes d'avance. Le passage de l’immigration est très long (50mn). Des files d'attente interminables avec une majorité d'asiatiques. Plusieurs avions ont du arriver en même temps. Par contre, la récupération de la valise est rapide (10mn). Oui, LA valise. Nous n'en avons qu'une. Et nous avons chacun notre valise-cabine. Nous procédons ainsi depuis qu'une de nos valises a mystérieusement disparue il y a quelques années. Il est 16h30 quand nous sortons de l'aéroport pour prendre la navette "Rental Car Shuttle" en direction des loueurs de voitures. J'ai réservé un Midsize SUV sur locationdevoiture.fr (maintenant ils s'appellent www.carigami.fr/) 781 € pour 3 semaines. Leurs contrats sont clairs et en français: - Assurance tous risques (CDW) incluse, zéro franchise - Assurance vol (TP) incluse, zéro franchise - Responsabilité civile complémentaire incluse, 1 million USD - Taxes et frais locaux inclus - Couverture bris de glaces, pneus, toit et dessous de caisse - Drop off gratuit - Second conducteur gratuit - Annulation gratuite Et déjà, première boulette d'Antoine. Il oublie son téléphone portable dans la navette. Il s'en aperçoit alors que la navette commence à repartir. Un sprint plus tard, le problème est oublié. Arrivés au comptoir du loueur Alamo, il y a beaucoup de monde... Mais des bornes tactiles nous tendent les bras. On tente le coup. Ouf, on peut choisir la langue. Ça évite de faire des erreurs. Après avoir rentré les éléments demandés, très rapidement la machine nous délivre notre contrat. En plus, on ne s'est pas fait prendre la tête par l'employé qui essaiera de vous fourguer des assurances supplémentaires. Étape suivante. Se rendre sur le parking d'Alamo où se trouvent les SUV. On demande à un employé la marche à suivre. C'est simple. Vous choisissez une voiture, vous vous installez et vous quittez le parking. C'est tout ? Ben oui ! Ok. Sur le parking, il y a beaucoup de voitures mais 3 modèles uniquement : Des Nissan Rogue, des Chevrolet Captiva et des Jeep. Ce ne sont pas tout à fait les modèles que j'espérais. Nous attendons un peu, mais les modèles des autres voitures qui arrivent sont toujours les mêmes. Après avoir vérifié la présence de la roue de secours, l'état des pneus et de la carrosserie, la présence de prises USB et allume-cigare, le plein de carburant, notre choix se portera finalement sur une Nissan Rogue avec 8578 Miles au compteur.
Comme c'est moi qui ai préparé l'itinéraire, nous avons convenu que je ferai le co-pilote-photographe et Corine le pilote. Ça tombe bien, elle adore conduire et elle le fait pas trop mal... pour une femme (rho, ça va, je plaisante)
Il est 17h30 et nous quittons le parking, non sans avoir signalé une grosse rayure sur le pare-choc arrière.
Je suis quand même surpris qu'il n'y ait pas plus de formalité que ça. Même pas un petit briefing pour l'usage de la boîte auto. Bon, pour nous, pas de problème, nous avons une voiture boîte auto en France. Mais je me mets à la place de ceux qui n'en ont jamais conduit... N, D, R, P ça n'est pas forcément très parlant.
45 minutes plus tard, nous arrivons à notre hôtel grâce au GPS qu'un collègue nous a prêté.
Nous avons réservé le Coral Sands Motel sur hotels.com en Janvier 2015.
320 €/3 nuits/3 pers. petit déjeuner non-inclus, parking gratuit, piscine-jacuzzi.

Il est situé sur Western Avenue, près de Hollywood Boulevard. L’accueil est sympa, les chambres sont petites mais propres. TV, frigo, cafetière.

Bien qu'il soit 4h00 du mat' à notre horloge interne, ici il n'est "que" 19h00 et nous avons encore assez d’énergie pour envisager une petite visite. Comme prévu, nous optons pour Griffith Observatory pour le coucher de soleil. Sur le forum, j'avais lu qu'il ne fallait pas suivre le GPS pour se rendre à Griffith Observatory car il vous fait passer par des rues résidentielles dont les habitants ont bloqué les accès tellement ils en ont marre de voir passer des dizaines de touristes. Nous passons donc par Vermont Avenue, mais je crois que nous ne sommes pas les seuls à avoir lu cette info. Beaucoup de voitures font comme nous et nous avançons au pas. Et quand je dis "au pas", je veux dire que nous irions plus vite à pied si on s'était garé en bas de l'avenue. Mais bon, maintenant que nous sommes engagé... Le parking est bondé et la file avance au rythme des voitures libérant une place. Malgré tout, nous assistons à un joli coucher de soleil sur le panneau HOLLYWOOD.

Un buste de James Dean, rappelle que le film "La fureur de vivre" a été tourné ici.


Griffith Observatory offre un beau panorama sur la ville. Nous en profitons jusqu'à 20h30.

Puis nous dînons près de notre hôtel, dans un restaurant mexicain, le "Rincon Oaxaqueno". 41 $/3 pers. Pas mal mais sans plus. Service rapide et sympa. 22h00, retour à l'hôtel pour un sommeil bien mérité. Ça fait 27h00 que nous sommes debout.
Parcours du jour. 40 kilomètres.
A suivre...
Et puis je me suis trouvé 3 raisons: 1/ Pour remercier les "anciens" qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage (Itat, Durandale2, Jpg13, MaryElectra, Peggy16, Hiacinthe, Bastinj, Calisson94...etc). Ce carnet ne vous apprendra pas grand chose, mais j'ai cru comprendre que vous étiez friands de photos et d'anecdotes...
2/ Pour aider les "nouveaux" en insistant plus particulièrement sur les 2 points que j'ai eu le plus de mal a estimer: le timing et le budget ! Attention, il y aura des prix en € (pour les dépenses effectuées par internet avant le départ) et d'autres en $ (pour les dépenses sur place)
3/ Pour le plaisir de me replonger dans ce fabuleux voyage. Un an de préparation, 3 semaines de voyage, 2 mois pour trier 5800 photos et puis plus rien... Finalement, je me demande si cette troisième raison n'est pas en réalité, la première... faire durer le plaisir !
Oui, un an de préparation... Un an de lectures quotidiennes de guides, de blogs, de carnets, de discussions sur ce site. Un an à tenir ma langue pour préserver l'effet de surprise à ma femme et à mon fils. Et bien sûr, un an d'économies.
Quelques sites incontournables: west-usa-dream.blogspot.fr/ ouestusa.fr/ www.sunsetbld.com/sunset-guides.php#ca www.google.fr/maps/
Vite fait, pour vous situer par rapport à nous. Nous sommes un couple de 51 ans (Eric & Corine) avec notre fils de 16 ans (Antoine). Nous ne sommes pas du tout sportifs mais la marche ne nous fait pas peur. Notre anglais est très moyen. Nous avons déjà visité une vingtaine de pays à travers le monde, mais une seule fois sur le sol US, à Miami. Bref, si vous êtes plus jeunes et/ou plus sportifs, vous irez plus vite sur les rando.
Notre parcours, soit 4876 kilomètres au total:
A/ Los Angeles
B/ Williams
C/ Grand Canyon
D/ Page
E/ Monument Valley
F/ Moab
G/ Torrey
H/ Tropic
I/ Springdale
J/ Las Vegas
K/ Furnace Creek
L/ Visalia
M/ Fresno
N/ San FranciscoJ1. Dimanche 2 Août 2015 Nos billet d'avion sont réservés depuis Novembre 2015 directement sur le site American Airlines (3684 €/3pers.). Nos Esta (39 €/3pers.) depuis plus longtemps encore. Nous décollons de Lyon à 7h00 en direction de Londres pour une escale de 4h00. Puis re-décollage à 12h15 en direction de Los Angeles. L'avion est archi-comble. Beaucoup de français. Le nombre de films à disposition sur les écrans individuels est impressionnant. Le vol se déroule sans encombre, mais je déteste cette manie qu'ont les hôtesses de baisser systématiquement le store des hublots. On finit par ne plus savoir si c'est le jour ou la nuit et elles nous privent de la vue. Atterrissage à 15h15, avec 20 minutes d'avance. Le passage de l’immigration est très long (50mn). Des files d'attente interminables avec une majorité d'asiatiques. Plusieurs avions ont du arriver en même temps. Par contre, la récupération de la valise est rapide (10mn). Oui, LA valise. Nous n'en avons qu'une. Et nous avons chacun notre valise-cabine. Nous procédons ainsi depuis qu'une de nos valises a mystérieusement disparue il y a quelques années. Il est 16h30 quand nous sortons de l'aéroport pour prendre la navette "Rental Car Shuttle" en direction des loueurs de voitures. J'ai réservé un Midsize SUV sur locationdevoiture.fr (maintenant ils s'appellent www.carigami.fr/) 781 € pour 3 semaines. Leurs contrats sont clairs et en français: - Assurance tous risques (CDW) incluse, zéro franchise - Assurance vol (TP) incluse, zéro franchise - Responsabilité civile complémentaire incluse, 1 million USD - Taxes et frais locaux inclus - Couverture bris de glaces, pneus, toit et dessous de caisse - Drop off gratuit - Second conducteur gratuit - Annulation gratuite Et déjà, première boulette d'Antoine. Il oublie son téléphone portable dans la navette. Il s'en aperçoit alors que la navette commence à repartir. Un sprint plus tard, le problème est oublié. Arrivés au comptoir du loueur Alamo, il y a beaucoup de monde... Mais des bornes tactiles nous tendent les bras. On tente le coup. Ouf, on peut choisir la langue. Ça évite de faire des erreurs. Après avoir rentré les éléments demandés, très rapidement la machine nous délivre notre contrat. En plus, on ne s'est pas fait prendre la tête par l'employé qui essaiera de vous fourguer des assurances supplémentaires. Étape suivante. Se rendre sur le parking d'Alamo où se trouvent les SUV. On demande à un employé la marche à suivre. C'est simple. Vous choisissez une voiture, vous vous installez et vous quittez le parking. C'est tout ? Ben oui ! Ok. Sur le parking, il y a beaucoup de voitures mais 3 modèles uniquement : Des Nissan Rogue, des Chevrolet Captiva et des Jeep. Ce ne sont pas tout à fait les modèles que j'espérais. Nous attendons un peu, mais les modèles des autres voitures qui arrivent sont toujours les mêmes. Après avoir vérifié la présence de la roue de secours, l'état des pneus et de la carrosserie, la présence de prises USB et allume-cigare, le plein de carburant, notre choix se portera finalement sur une Nissan Rogue avec 8578 Miles au compteur.
Comme c'est moi qui ai préparé l'itinéraire, nous avons convenu que je ferai le co-pilote-photographe et Corine le pilote. Ça tombe bien, elle adore conduire et elle le fait pas trop mal... pour une femme (rho, ça va, je plaisante)
Il est 17h30 et nous quittons le parking, non sans avoir signalé une grosse rayure sur le pare-choc arrière.
Je suis quand même surpris qu'il n'y ait pas plus de formalité que ça. Même pas un petit briefing pour l'usage de la boîte auto. Bon, pour nous, pas de problème, nous avons une voiture boîte auto en France. Mais je me mets à la place de ceux qui n'en ont jamais conduit... N, D, R, P ça n'est pas forcément très parlant.
45 minutes plus tard, nous arrivons à notre hôtel grâce au GPS qu'un collègue nous a prêté.
Nous avons réservé le Coral Sands Motel sur hotels.com en Janvier 2015.
320 €/3 nuits/3 pers. petit déjeuner non-inclus, parking gratuit, piscine-jacuzzi.
Il est situé sur Western Avenue, près de Hollywood Boulevard. L’accueil est sympa, les chambres sont petites mais propres. TV, frigo, cafetière.

Bien qu'il soit 4h00 du mat' à notre horloge interne, ici il n'est "que" 19h00 et nous avons encore assez d’énergie pour envisager une petite visite. Comme prévu, nous optons pour Griffith Observatory pour le coucher de soleil. Sur le forum, j'avais lu qu'il ne fallait pas suivre le GPS pour se rendre à Griffith Observatory car il vous fait passer par des rues résidentielles dont les habitants ont bloqué les accès tellement ils en ont marre de voir passer des dizaines de touristes. Nous passons donc par Vermont Avenue, mais je crois que nous ne sommes pas les seuls à avoir lu cette info. Beaucoup de voitures font comme nous et nous avançons au pas. Et quand je dis "au pas", je veux dire que nous irions plus vite à pied si on s'était garé en bas de l'avenue. Mais bon, maintenant que nous sommes engagé... Le parking est bondé et la file avance au rythme des voitures libérant une place. Malgré tout, nous assistons à un joli coucher de soleil sur le panneau HOLLYWOOD.

Un buste de James Dean, rappelle que le film "La fureur de vivre" a été tourné ici.


Griffith Observatory offre un beau panorama sur la ville. Nous en profitons jusqu'à 20h30.

Puis nous dînons près de notre hôtel, dans un restaurant mexicain, le "Rincon Oaxaqueno". 41 $/3 pers. Pas mal mais sans plus. Service rapide et sympa. 22h00, retour à l'hôtel pour un sommeil bien mérité. Ça fait 27h00 que nous sommes debout.
Parcours du jour. 40 kilomètres.
A suivre...
Plus de 60 carnets de voyage sur les USA ont été publiés sur Voyage Forum depuis début 2014. La majorité sont des circuits "standards" dans le sud ouest avec les mêmes photos des mêmes lieux. Encore un ? je me demande s'il faut vraiment que je me remette à écrire ? Oui sans doute car cette année je n'ai vu presque que des lieux dont on a jamais parlé sur VF, et pourtant certains sont des National Parks.Pour ce 8ème et dernier séjour (?) dans le Grand West, j'avais bâti un circuit incluant les 3 parcs nationaux de l'ouest pas encore visités (sur 34 NP) + 3 sites particulièrement méconnus d'autres parcs célèbres + 3 lieux déjà vus dans de mauvaises conditions en 2008 et quelques jolies découvertes ça et là en Californie. Il fallait aussi inclure au programme un Pow Wow, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
Pour suivre :
2 - Channel Island NP – Anacapa http://voyageforum.com/...post=6769354#6769354
3 - Journée de transition non sans surprises http://voyageforum.com/...post=6769377#6769377
4 - Dans la faille de San Andreas ! http://voyageforum.com/...post=6770338#6770338
5 - Le trail des 100 Géants http://voyageforum.com/...post=6771419#6771419
6 - Red Rock Canyon, State Park sans sous du State http://voyageforum.com/...post=6772723#6772723
7 - Pinnacles National Park, une curiosité, mais pas un grand parc http://voyageforum.com/...post=6774622#6774622
8 – Dans les vignes des Seigneurs http://voyageforum.com/...post=6777733#6777733
9 – Vers le nord de la Californie http://voyageforum.com/...post=6777757#6777757
10 - Lassen Volcanic NP http://voyageforum.com/...post=6780421#6780421 et http://voyageforum.com/...post=6781376#6781376
11 – Tunnel et Cascade http://voyageforum.com/...post=6782685#6782685
12 - Réserve paiute et hippie http://voyageforum.com/...post=6783883#6783883
13 - Tahoe, arrêt interdit http://voyageforum.com/...post=6784852#6784852
14 Tahoe Queen Emerald Bay Cruise http://voyageforum.com/...post=6785801#6785801
15 Tufa et bassins bleus http://voyageforum.com/...post=6788882#6788882
16 Bishop Paiute Pow Wow
17 Bishop Paiute Pow Wow suite
Vidéos danses du pow wow
Vidéos danses du pow wow femmes
18 Passage en terre connue
19 En route vers les roches rouges
Toroweap, le grand fossé
Un grand "Cedar Breaks"
Dans la foule du Strip
Ghost Town pour cars de touristes
Chez Batman
Mon classement des 34 parcs
Mon classement de 22 National Monuments
Mon classement des State Parks que je connais
Mon classement des "divers"

La carte des points visités
Jeudi 11 septembre 2014 – réponse à une question de l'an dernier
Prendre l'avion pour les États Unis un 11 septembre, on peu avoir une certaine appréhension. On évite d'y penser et quand le A380 d'AF se pose à l'heure à Los Angeles, ce sont les formalités puis la prise en charge de la voiture qui préoccupent. Formidable, chez Alamo, j'ai le choix : c'est bien la 1ère fois. Une Grande Cherokee – déjà eu en 2012, une Santa Fe – c'était celle de l'an dernier... tient, une Chevrolet Captiva – ç'a l'air pas mal, coffre ok, pas trop haut pour grimper dedans, on prend. 34000 miles au compteur – normal après l'été. Elle en aura 3850 de plus dans 3 semaines 1/2. Boite automatique avec accès aux rapports courts, ce sera utile en montagne.

Notre voiture cette année.
Et en route vers Oxnard, 100 km plus au nord par la Pacific Coast Hwy. Au niveau de Pepperdice University à Malibu, nous retrouvons l'étonnant champ de drapeaux vus au passage l'an dernier à la même époque. Cette fois, nous savons ce que c'est, la télé en a parlé récemment : ici, chaque année depuis 2008 les 2997 drapeaux commémorent les victimes du 11 septembre.

Les drapeaux de Alumni Park sont retirés le 22 septembre.
Étape au Walmart de Oxnard – misère, ils n'ont pas de glacière en polystyrène – puis direction le Best Western proche – très bien.
Vendredi 12 – à la découverte des Channels Islands NP
La préparation de cette journée avait été plus compliquée que pour tout autre parc national, car comme leur nom l'indique, les Channels Islands sont des îles, de plus, loin de la côte, inhabitées. Et personne sur VF pour donner des renseignements utiles. Sur nps.gov, site que chacun devrait consulter avant de poser des questions, on apprend entre autres qu'il y a 5 îles, dotées d'une station de ranger et d'un camping, qu'on peu aller en avion sur une et en bateau aussi vers deux autres. Et surtout, le visitor center est à terre, à Ventura. La desserte en bateau est assurée par Island Parkers Cruises, basés à Ventura et à Oxnard.
Première destination ce vendredi, le Vons de Ventura, un hypermarché beaucoup mieux achalandé que le Walmart de la veille. Puis route vers le Visitor Center au bout de Spinnaker Drive à Ventura Harbor.

Entre le port et la plage, l'entrée du Visitor Center.
Comme aux autres NP, rangers accueillants, vidéo de présentation, carte et maquette des îles du parc, animaux et fossiles, parcourt botanique et aussi un aquarium et un point de vue de haut sur la mer et le port.
Les maquettes nous montrent les 5 îles, Anacapa, la plus proche (mais à près de 20km de la côte), Santa Cruz et Santa Rosa, les plus grandes, San Miguel la plus éloignée et la petite Santa Barbara, beaucoup plus au sud.

La carte selon Google map.
La vidéo d'environ 20 minutes nous explique tout sur la géologie, l'historique, la faune, la flore, les anciens habitants Chumash et la préservation en monument puis en parc national en 1980.

Dans l'aquarium, poissons, moules et étoiles de mer géantes.

Spécimen d'un habitant peu recommandable.

Fossile de mammouth pygmée, espèce qui s'est développé sur les îles.

Le circuit botanique est court, dense et pas très entretenu.

Vu de l'étage, les îles ne sont pas perceptibles à l'horizon.

Entraînement de beach-volley sur la plage.
Mais la visite d'un parc national ne se limite pas à son visitor center ! La question s'était posée 2 mois auparavant : quoi voir et comment ? Le site de Island Parkers Cruise est un peu touffu mais offre un large éventail de solutions au départ de Ventura ou de Oxnard. Tout d'abord, il faut distinguer les bateaux qui accostent et ceux qui suivent la côte.
Accoster pour randonner sur l'une ou l'autre ? Nous ne sommes pas de grands marcheurs et voir la mer du haut des falaises n'est pas forcement l'idéal – longer les rives (d'après les photos du site) permet de voir la faune ailée et marine qui peuple les rochers et de photographier les roches découpées sous différents angles. C'est la solution sans accostage que nous avions retenue, après avoir hésiter pour une sortie plus longue promettant d'approcher les baleines. Le fait que ce soit la dernière sortie baleine de la saison (faible probabilité d'en voir ?) et la durée de navigation (7h) nous avait fait choisir la solution plus sage des 3 heures de la Channel Island Wildlife Cruise, et heureusement !
Le départ est au port de Oxnard. Lors de notre passage à l'agence d'Island Parkers pour échanger nos réservations contre les billets, l'hôtesse nous avertit qu'il y aurait un peu de mer et nous demanda si on voulait vraiment y aller ! On avait bien vu quelques moutons blancs sur l’immensité bleue du Pacifique, pas de quoi nous alarmer.

Le bateau (celui du milieu) où nous nous installons en haut.
La sortie du port est calme, quelques otaries bronzent sur un ponton. Dès le passage de la digue qui protège l'entrée du port, le bateau prend de la vitesse et nous commençons à être secoués à chaque grosse vague, il doit ralentir et à chaque retombée, nous décollons de nos bans – pas question de se promener. Les îles sont à plus d'une heure et ne sont pas visibles au début.

Le spectacle de la côte qui s'éloigne et des oiseaux marins qui nous suivent occupe un moment.
-- A suivre – Anacapa
Bonjour
C'est parti pour ce carnet de voyage , en espérant vous faire découvrir nos coups de coeurs , mais aussi quelques rares déceptions et frustrations sans doute inévitable durant plus d'un mois de voyage Mais tout d'abord , un grand remerciement à tous ceux sur ce forum , qui par leurs conseils et suggestions on permis à ce périple de prendre forme et contribué à son bon déroulement
Nous étions donc 5 , Sandrine et Marc 48 et 54 ans , Antoine, Victor et Tiphaine 21, 19 et 15 ans tous enchanté de partir mais sans doute avec des attentes différentes , que le parcours varié à tenté de satisfaire au mieux
Globalement , on a eu aucune grosse galère , on a perdu personne, pas de malades , pas eu d'accidents , de pannes, on c'est pas trop perdu , le temps à été presque parfait , même les quelques ciels orageux on permis des photos inattendues , notre niveau d'anglais pitoyable , n'a pas été trop handicapant , même si et c'est une petite frustration , il nous a empêché d'échanger avec les américains rencontrés , reste quand même quelques anecdotes que je vous raconterai au jour le jours pour commencer en voilà une qui nous a bien fait rire au bout de quelques jours devant une de mes multiples tentatives a essayer de faire comprendre quelque chose à un autochtone , mon fils Victor m'a dit d'un ton énervé " arrête de mettre ing ou ed à la fin d'un mot français ça ne fait pas un mot anglais ! "
commençons donc par le début la carte du parcours avec les étapes numérotées


27 juillet 7h du mat , après 2 petites heures de route pour venir de Normandie on a laissé la voiture à un parking à 10km de Roissy , on nous dépose en camionnette à l'aéroport , et on se prépare tous à une très longue journée , mais tout le monde est enthousiaste et impatient , on a pas fait de grand voyage ensemble depuis 2009 avec New York la cote Est et le Québec Pour réduire les frais , j'ai pris un vol avec escale sur air Canada, ce qui nous impose un arrêt de presque 4 heures à Toronto et une arrivé tardive à San Francisco la seule inquiétude est le passage de la douane et l'entrée sur le territoire américain , même si on pense avoir tout fait dans les règles , il y a toujours ce petit doute d'avoir oublié quelques chose et qu'un grain de sable vienne au dernier moment tout annuler
Mais finalement tout ce passa bien , le plus fastidieux ayant été ce passage sur les machines a prise d'empreintes automatique à Toronto , on y a passé trois quart d'heure , avec un peu d'énervement de ne pas réussir à passé les cinq demandes à la suite sans blocage , l'employé présent pour aider les gens étant débordé et ne parlant pas français ne nous pas vraiment aidé , finalement on s'en est sorti en faisant 5 enregistrements différents comme si on voyageaient séparément
Nous voila arrivé à San francisco , il est 21h30 heure local , déjà bien tard pour nous , on sort très vite de l'aéroport , pas le moindre contrôle et nos bagages presque premier sur le tapis roulant , le BART est tout près , on dépense nos 50 premiers dollars , il nous dépose à la station Montgomery en plein centre , il ne nous teste plus qu'à marcher jusqu'à notre hôtel à l'angle de Broadway street et Colombus Avenue , bien un peu désorienté au sortir du métro , on s'engage sur Montgomery street vers le sud dans la mauvaise direction ! ce qui rallongera notre escapade nocturne de 20 bonnes minutes mais malgré la fatigue , tout le monde est de bonne humeur , on apprécie notre balade dans la ville presque déserte , il presque minuit quand on arrive à Europa hôtel , on est à San Francisco !!! Europa Hôtel , si vous cherchez , un petit nid douillet , propre , tranquille , confortable ... n'allez pas là , par contre si vous vous moquez d'avoir les douches et toilettes sur le palier , pas de petit déjeuné , une moquette qui semble dater de la colonisation espagnol , de fenêtres donnant sur la rue qui laisse entendre distinctement tout les bruits du quartier juste en dessous avec ses bars et boites à strip-tease les sirènes hurlantes qui filent sur l'avenue , la musique , les cris ... , c'est l'endroit qu'ils vous faut ! nous on a adoré , on était dans le coeur vivant de San Francisco et cet hôtel à tout pour vous le rappeler à chaque moment

Une fois installé , il est passé minuit , les deux filles ne demande qu'a dormir , mais les deux garçons ont faim ! ( voilà quelque chose qui nous accompagnera tout le voyage ) , comme je ne résiste pas à l'envie d'aller faire un tour , je les accompagne à la recherche de quelque chose à manger a cette heure tardive bien sur les boutiques d'alimentations sont toutes fermés dans le quartier chinois voisin , les fastfoods un peu normaux aussi , on va donc se risquer sur le bizarre , à deux pas de l'hôtel , une devanture étroite mal éclairé qui semble vendre des burgers , on rentre , une sale toute en longueur un bar à droite avec les chaises hautes seul endroit pour s'assoir , les deux garçons essayent maladroitement de commander quelque chose , le serveur à l'air de bien se marrer , après les avoir laisser s'embrouiller une bonne minute , il leur demande s'ils ne veulent pas commander en Français ? on était tombé sur un Marocain ;) pas envie d'un burger à cette heure , j'allais laisser mes deux gars se débrouiller , quand arrive une jeune dame black très légèrement vêtu, affublé d'un collant en résille mettant largement en valeur un derrière impressionnant ! elle c'est assise entre mes deux gars , j'ai vraiment réalisé là qu'on étaient sortie de notre campagne normande et qu'on était bel et bien à San Francisco ! je les ai laissé tranquille profiter du moment et je suis aller me coucher , ça faisait presque 30 heures sans dormir !
suite bientôt , mais je viens de voir que les photos doivent être d'au moins 2000 pixels de large , je viens de passer 1 mois à mettre les miennes au format HD 1620 ou 1920 pixels , je dois donc tout reprendre pour pourvoir vous les montrer ici
C'est parti pour ce carnet de voyage , en espérant vous faire découvrir nos coups de coeurs , mais aussi quelques rares déceptions et frustrations sans doute inévitable durant plus d'un mois de voyage Mais tout d'abord , un grand remerciement à tous ceux sur ce forum , qui par leurs conseils et suggestions on permis à ce périple de prendre forme et contribué à son bon déroulement
Nous étions donc 5 , Sandrine et Marc 48 et 54 ans , Antoine, Victor et Tiphaine 21, 19 et 15 ans tous enchanté de partir mais sans doute avec des attentes différentes , que le parcours varié à tenté de satisfaire au mieux
Globalement , on a eu aucune grosse galère , on a perdu personne, pas de malades , pas eu d'accidents , de pannes, on c'est pas trop perdu , le temps à été presque parfait , même les quelques ciels orageux on permis des photos inattendues , notre niveau d'anglais pitoyable , n'a pas été trop handicapant , même si et c'est une petite frustration , il nous a empêché d'échanger avec les américains rencontrés , reste quand même quelques anecdotes que je vous raconterai au jour le jours pour commencer en voilà une qui nous a bien fait rire au bout de quelques jours devant une de mes multiples tentatives a essayer de faire comprendre quelque chose à un autochtone , mon fils Victor m'a dit d'un ton énervé " arrête de mettre ing ou ed à la fin d'un mot français ça ne fait pas un mot anglais ! "
commençons donc par le début la carte du parcours avec les étapes numérotées


27 juillet 7h du mat , après 2 petites heures de route pour venir de Normandie on a laissé la voiture à un parking à 10km de Roissy , on nous dépose en camionnette à l'aéroport , et on se prépare tous à une très longue journée , mais tout le monde est enthousiaste et impatient , on a pas fait de grand voyage ensemble depuis 2009 avec New York la cote Est et le Québec Pour réduire les frais , j'ai pris un vol avec escale sur air Canada, ce qui nous impose un arrêt de presque 4 heures à Toronto et une arrivé tardive à San Francisco la seule inquiétude est le passage de la douane et l'entrée sur le territoire américain , même si on pense avoir tout fait dans les règles , il y a toujours ce petit doute d'avoir oublié quelques chose et qu'un grain de sable vienne au dernier moment tout annuler
Mais finalement tout ce passa bien , le plus fastidieux ayant été ce passage sur les machines a prise d'empreintes automatique à Toronto , on y a passé trois quart d'heure , avec un peu d'énervement de ne pas réussir à passé les cinq demandes à la suite sans blocage , l'employé présent pour aider les gens étant débordé et ne parlant pas français ne nous pas vraiment aidé , finalement on s'en est sorti en faisant 5 enregistrements différents comme si on voyageaient séparément
Nous voila arrivé à San francisco , il est 21h30 heure local , déjà bien tard pour nous , on sort très vite de l'aéroport , pas le moindre contrôle et nos bagages presque premier sur le tapis roulant , le BART est tout près , on dépense nos 50 premiers dollars , il nous dépose à la station Montgomery en plein centre , il ne nous teste plus qu'à marcher jusqu'à notre hôtel à l'angle de Broadway street et Colombus Avenue , bien un peu désorienté au sortir du métro , on s'engage sur Montgomery street vers le sud dans la mauvaise direction ! ce qui rallongera notre escapade nocturne de 20 bonnes minutes mais malgré la fatigue , tout le monde est de bonne humeur , on apprécie notre balade dans la ville presque déserte , il presque minuit quand on arrive à Europa hôtel , on est à San Francisco !!! Europa Hôtel , si vous cherchez , un petit nid douillet , propre , tranquille , confortable ... n'allez pas là , par contre si vous vous moquez d'avoir les douches et toilettes sur le palier , pas de petit déjeuné , une moquette qui semble dater de la colonisation espagnol , de fenêtres donnant sur la rue qui laisse entendre distinctement tout les bruits du quartier juste en dessous avec ses bars et boites à strip-tease les sirènes hurlantes qui filent sur l'avenue , la musique , les cris ... , c'est l'endroit qu'ils vous faut ! nous on a adoré , on était dans le coeur vivant de San Francisco et cet hôtel à tout pour vous le rappeler à chaque moment

Une fois installé , il est passé minuit , les deux filles ne demande qu'a dormir , mais les deux garçons ont faim ! ( voilà quelque chose qui nous accompagnera tout le voyage ) , comme je ne résiste pas à l'envie d'aller faire un tour , je les accompagne à la recherche de quelque chose à manger a cette heure tardive bien sur les boutiques d'alimentations sont toutes fermés dans le quartier chinois voisin , les fastfoods un peu normaux aussi , on va donc se risquer sur le bizarre , à deux pas de l'hôtel , une devanture étroite mal éclairé qui semble vendre des burgers , on rentre , une sale toute en longueur un bar à droite avec les chaises hautes seul endroit pour s'assoir , les deux garçons essayent maladroitement de commander quelque chose , le serveur à l'air de bien se marrer , après les avoir laisser s'embrouiller une bonne minute , il leur demande s'ils ne veulent pas commander en Français ? on était tombé sur un Marocain ;) pas envie d'un burger à cette heure , j'allais laisser mes deux gars se débrouiller , quand arrive une jeune dame black très légèrement vêtu, affublé d'un collant en résille mettant largement en valeur un derrière impressionnant ! elle c'est assise entre mes deux gars , j'ai vraiment réalisé là qu'on étaient sortie de notre campagne normande et qu'on était bel et bien à San Francisco ! je les ai laissé tranquille profiter du moment et je suis aller me coucher , ça faisait presque 30 heures sans dormir !
suite bientôt , mais je viens de voir que les photos doivent être d'au moins 2000 pixels de large , je viens de passer 1 mois à mettre les miennes au format HD 1620 ou 1920 pixels , je dois donc tout reprendre pour pourvoir vous les montrer ici
Bonjour à tous, je sors de l'ambassade des Etats Unis et j'ai le moral dans les chaussettes.
Je dois partir le 12aout pour 3semaines aux USA. J'ai fais la semaine dernière une demande Esta qui a été refusée sans raison. Je devais donc faire une demande de visa. Tous les papiers en mains je pars à l'ambassade ce matin, avant même que l'officier (très gentille) puisse me poser des question elle voit sur son écran Esta refusé et donc refus également de visa. Cette après midi mon dossier doit être vu avec ses supérieurs.
Est ce que quelqu'un a déjà eut une expérience similaire ? Je précise que sur mon esta il y a aucune faute, sur les questions de fin. Je précise que c'est pas un refus car ils ont peur que j'immigre, on dirais que je suis fichée aux usa alors que je n'y ai jamais mis les pieds...
Help me, please
Est ce que quelqu'un a déjà eut une expérience similaire ? Je précise que sur mon esta il y a aucune faute, sur les questions de fin. Je précise que c'est pas un refus car ils ont peur que j'immigre, on dirais que je suis fichée aux usa alors que je n'y ai jamais mis les pieds...
Help me, please
Bonjour,
mon compagnon part dans le cadre de son travail à Mériden pour 2 ans avec le statut d'expat'. N'étant pas mariés, je ne peux pas obtenir de visa d'accompagnement. Je cherche une manière de l'accompagner, quite à ne pas être rémunérée. Je travaille dans le secteur des musées et de la conservation-restauration. Je sais que le bénévolat est monnaie courante dans les instittions muséales américaines, mais comment justifier un visa pour être bénévole?
Je remercie par avance celles et ceux qui sont plus éclairés que moi sur la question...
mon compagnon part dans le cadre de son travail à Mériden pour 2 ans avec le statut d'expat'. N'étant pas mariés, je ne peux pas obtenir de visa d'accompagnement. Je cherche une manière de l'accompagner, quite à ne pas être rémunérée. Je travaille dans le secteur des musées et de la conservation-restauration. Je sais que le bénévolat est monnaie courante dans les instittions muséales américaines, mais comment justifier un visa pour être bénévole?
Je remercie par avance celles et ceux qui sont plus éclairés que moi sur la question...
Bonjour à tous,
après avoir suivi de nombreux carnets, profité de nombreuses infos glanées sur ce forum, je me suis dit que faire partager notre dernier trip aux US était un minimum... Il s'agissait de mon 7ème voyage dans l'ouest. Le premier avait eu lieu en 1995, le second en 1997, puis j'ai du attendre loooooongtemps avant d'y revenir. Se sont ensuite enchaînés 8 jours de VTT en 2010 (Utah, Colorado), 8 jours de VTT en 2011 ( Nevada, Utah), 22 jours en famille en juin-juillet 2012 (Nevada, Utah, Arizona, Californie), 8 jours seul pour un trip photo en octobre 2013 (Nevada, Utah, Arizona). En août 2013, nous décidons de remettre ça en 2014. Désireux de découvrir Yellowstone, je savais qu'il fallait s'y prendre longtemps à l'avance. Début septembre 2013, 3 hôtels (ou cabins) sur les 4 que je voulais étaient déjà full aux dates décidées... D'où la nécessité de passer par une agence (Connections à Namur), juste pour réserver via une centrale de réservation. Les centrales ont des quantités importantes de chambres réservées à l'année. Les prix sont parfois même un peu plus intéressants. Les prix sont aussi plus intéressants pour les vols qu'en passant par le net, si longtemps à l'avance. Nous proposons à V., la meilleur amie de Valérie, ma compagne, de nous accompagner avec son fils, H. Il a le même âge que Basile notre plus grand de 14 ans. Tom, notre fils de 10 ans, est le 6ème membre de l'expédition. Nous serons donc 6, et voyager à 6 sur plus de 5000 kms prévus, ce n'est pas rien. Je voulais arriver à Salt Lake, et redécoller de Las Vegas. Hors, à 6, nous devons louer un premium SUV. Et il n'est pas possible, que cela soit via agence ou par le net, de faire un "One Way" avec un premium SUV. Ce n'est pas logique, mais c'est comme ça. La première journée du périple sera donc perdue à faire Las Vegas - Salt Lake City. On pouvait aussi arriver à Salt Lake City et faire cette journée "obligatoire" à la fin, mais je pense que cela aurait été plus fatiguant.
Edit : Quelques mois plus tard, un dropoff était possible, mais tout cela change tout le temps...
Donc je commence début septembre à concevoir l'itinéraire, choisir les hôtels, etc... Je vais même à Anvers chez un importateur juste pour mesurer le coffre d'un Suburban, histoire d'envisager le nombre de bagages adéquat et leur taille. Tout en décidé en 2 semaines, tout est booké en plusieurs semaines, car pour les vols et la voiture il y a un délai minimum avant la réservation.
Je suis plus matheux que littéraire, donc vous excuserez la qualité de l'écriture... Par contre j'illustrerai au fur et à mesure mes "racontages"... J'ai fait 5700 photos, le tri a été dur... Les albums Pixum sont faits et arrivés, les posters sur Forex arrivent ce lundi (120x80 et 150x50 pano)... Le plus dur va être de trouver de la place sur les murs, déjà pas mal de posters Forex de juillet 2012...
Place au carnet proprement dit...
Mardi 09 juillet. Bxl/JFK - JFK/LAS. Las Vegas - Mesquite
Le vol démarre à 10:45 de Zaventem, ce n'est pas trop tôt, on ne doit pas se lever aux aurores... J'ai pris, comme à chaque fois, une navette qui vient nous chercher @ home. POur 6 personnes (2 voitures normalement) et 23 jours, c'est bôôôôôcoup moins cher que de laisser les voitures à l'aéroport. On vole avec Delta Airlines. le vol est à l'heure, le premier sera très confortable (écrans bien lisibles, port USB, pas mal de choses en français). Le traditionnel "chicken or pasta" fait partie du voyage. Les enfants sont sages. Quand je dis enfants, Basile, à 14 ans, fait son 1m75... 2h à JFK, juste bien pour prendre son temps, grignoter, et repartir pour Las vegas. Chaleur supportable à l'arrivée, et direction Alamo. 7 Premium SUV's sont dispo. Des GMC Yukon XL, des Suburban... Je regarde dessous, pas de 4x4, mais même en 4x2, pour lepeu de pistes que nous ferons, ça tient bien même sur le sable... J'ouvre la porte du dernier Suburban qui me paraît diffférent... Bingo !! 😎 un modèle 2015 ! Un peu plus de 1000 kms au compteur, bourré d'électronique, des ports USB pour charger un peu partout (9 je crois), et de la place....
Et c'est parti ... On ne fait que traverser Las Vegas, en passant par le Strip quand-même... histoire de montrer à V. et H. ce qu'ils verront plus en détail en fin de séjour. 5ème fois pour moi à LV, et 2ème pour le reste de la famille, on connait un peu... On s'arrête à un Burger King avant de sortir de LV. Pas que j'aime ça, loin de là, mais j'adooooooore les Sweet Fries Potatoes, et il y en avait dans les BK lors de mes derniers passages... Pas de chance, ils n'en font plus, sauf en Californie (en discutant un peu avec l'employée)... On avale un truc en vitesse et on repart sur Mesquite. J'ai choisi Mesquite, car c'est faile, le Holliday Inn n'est pas loin de la Highway, et il y a un Wallmart géant juste à côté. Ce qui facilite l'achat des "trucs de base" du premier jour. On y passe prendre un frigobox (sur roulettes, manche-et-tout-et-tout, pour 6 c'est un minimum...) qui prendra place sur la dernière banquette à l'arrière, des boissons en quantité, de quoi grignoter, et on commence à regarder les T-shirts.. Oui, nous sommes fans de The Big Bang Theory, une série US amusante, et notre mission est de trouver un maximum de T-shirts portés par Sheldon dans la série. Ce sont des T-shirts de geek qu'on trouve en Wallmart, etc... (Flash Gordon, Captain America, Green Lantern, etc...) Nous ne trouverons ce soir que des Captain America, à 7$... (hors taxes 😎).
Temps de se coucher, le trajet a été long, ça fait un paquet d'heures que nous sommes debout, et comme d'habitude je n'ai pas dormi dans l'avion...
Le Holliday Inn est confortable, et le petit-déj. est copieux... Il y a même une machine-à-gaufres-que-j'adore !!
Quelques photos, et seconde journée dans un prochain Post...
J'ajoute une image de l'itinéraire, qui vous donnera une idée de ce que vous allez lire...




après avoir suivi de nombreux carnets, profité de nombreuses infos glanées sur ce forum, je me suis dit que faire partager notre dernier trip aux US était un minimum... Il s'agissait de mon 7ème voyage dans l'ouest. Le premier avait eu lieu en 1995, le second en 1997, puis j'ai du attendre loooooongtemps avant d'y revenir. Se sont ensuite enchaînés 8 jours de VTT en 2010 (Utah, Colorado), 8 jours de VTT en 2011 ( Nevada, Utah), 22 jours en famille en juin-juillet 2012 (Nevada, Utah, Arizona, Californie), 8 jours seul pour un trip photo en octobre 2013 (Nevada, Utah, Arizona). En août 2013, nous décidons de remettre ça en 2014. Désireux de découvrir Yellowstone, je savais qu'il fallait s'y prendre longtemps à l'avance. Début septembre 2013, 3 hôtels (ou cabins) sur les 4 que je voulais étaient déjà full aux dates décidées... D'où la nécessité de passer par une agence (Connections à Namur), juste pour réserver via une centrale de réservation. Les centrales ont des quantités importantes de chambres réservées à l'année. Les prix sont parfois même un peu plus intéressants. Les prix sont aussi plus intéressants pour les vols qu'en passant par le net, si longtemps à l'avance. Nous proposons à V., la meilleur amie de Valérie, ma compagne, de nous accompagner avec son fils, H. Il a le même âge que Basile notre plus grand de 14 ans. Tom, notre fils de 10 ans, est le 6ème membre de l'expédition. Nous serons donc 6, et voyager à 6 sur plus de 5000 kms prévus, ce n'est pas rien. Je voulais arriver à Salt Lake, et redécoller de Las Vegas. Hors, à 6, nous devons louer un premium SUV. Et il n'est pas possible, que cela soit via agence ou par le net, de faire un "One Way" avec un premium SUV. Ce n'est pas logique, mais c'est comme ça. La première journée du périple sera donc perdue à faire Las Vegas - Salt Lake City. On pouvait aussi arriver à Salt Lake City et faire cette journée "obligatoire" à la fin, mais je pense que cela aurait été plus fatiguant.
Edit : Quelques mois plus tard, un dropoff était possible, mais tout cela change tout le temps...
Donc je commence début septembre à concevoir l'itinéraire, choisir les hôtels, etc... Je vais même à Anvers chez un importateur juste pour mesurer le coffre d'un Suburban, histoire d'envisager le nombre de bagages adéquat et leur taille. Tout en décidé en 2 semaines, tout est booké en plusieurs semaines, car pour les vols et la voiture il y a un délai minimum avant la réservation.
Je suis plus matheux que littéraire, donc vous excuserez la qualité de l'écriture... Par contre j'illustrerai au fur et à mesure mes "racontages"... J'ai fait 5700 photos, le tri a été dur... Les albums Pixum sont faits et arrivés, les posters sur Forex arrivent ce lundi (120x80 et 150x50 pano)... Le plus dur va être de trouver de la place sur les murs, déjà pas mal de posters Forex de juillet 2012...
Place au carnet proprement dit...
Mardi 09 juillet. Bxl/JFK - JFK/LAS. Las Vegas - Mesquite
Le vol démarre à 10:45 de Zaventem, ce n'est pas trop tôt, on ne doit pas se lever aux aurores... J'ai pris, comme à chaque fois, une navette qui vient nous chercher @ home. POur 6 personnes (2 voitures normalement) et 23 jours, c'est bôôôôôcoup moins cher que de laisser les voitures à l'aéroport. On vole avec Delta Airlines. le vol est à l'heure, le premier sera très confortable (écrans bien lisibles, port USB, pas mal de choses en français). Le traditionnel "chicken or pasta" fait partie du voyage. Les enfants sont sages. Quand je dis enfants, Basile, à 14 ans, fait son 1m75... 2h à JFK, juste bien pour prendre son temps, grignoter, et repartir pour Las vegas. Chaleur supportable à l'arrivée, et direction Alamo. 7 Premium SUV's sont dispo. Des GMC Yukon XL, des Suburban... Je regarde dessous, pas de 4x4, mais même en 4x2, pour lepeu de pistes que nous ferons, ça tient bien même sur le sable... J'ouvre la porte du dernier Suburban qui me paraît diffférent... Bingo !! 😎 un modèle 2015 ! Un peu plus de 1000 kms au compteur, bourré d'électronique, des ports USB pour charger un peu partout (9 je crois), et de la place....
Et c'est parti ... On ne fait que traverser Las Vegas, en passant par le Strip quand-même... histoire de montrer à V. et H. ce qu'ils verront plus en détail en fin de séjour. 5ème fois pour moi à LV, et 2ème pour le reste de la famille, on connait un peu... On s'arrête à un Burger King avant de sortir de LV. Pas que j'aime ça, loin de là, mais j'adooooooore les Sweet Fries Potatoes, et il y en avait dans les BK lors de mes derniers passages... Pas de chance, ils n'en font plus, sauf en Californie (en discutant un peu avec l'employée)... On avale un truc en vitesse et on repart sur Mesquite. J'ai choisi Mesquite, car c'est faile, le Holliday Inn n'est pas loin de la Highway, et il y a un Wallmart géant juste à côté. Ce qui facilite l'achat des "trucs de base" du premier jour. On y passe prendre un frigobox (sur roulettes, manche-et-tout-et-tout, pour 6 c'est un minimum...) qui prendra place sur la dernière banquette à l'arrière, des boissons en quantité, de quoi grignoter, et on commence à regarder les T-shirts.. Oui, nous sommes fans de The Big Bang Theory, une série US amusante, et notre mission est de trouver un maximum de T-shirts portés par Sheldon dans la série. Ce sont des T-shirts de geek qu'on trouve en Wallmart, etc... (Flash Gordon, Captain America, Green Lantern, etc...) Nous ne trouverons ce soir que des Captain America, à 7$... (hors taxes 😎).
Temps de se coucher, le trajet a été long, ça fait un paquet d'heures que nous sommes debout, et comme d'habitude je n'ai pas dormi dans l'avion...
Le Holliday Inn est confortable, et le petit-déj. est copieux... Il y a même une machine-à-gaufres-que-j'adore !!
Quelques photos, et seconde journée dans un prochain Post...
J'ajoute une image de l'itinéraire, qui vous donnera une idée de ce que vous allez lire...




Hello, Hello,
Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.
Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !
Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.
Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !
Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
Bonjour à tous,
Je m'appelle Laurie, j'ai 26 ans, je suis en couple avec Flo et pour nos 5 ans d'amour, nous souhaiterions réaliser THE voyage, le rêve ultime, les States!!! J'ai organisé l'année dernière un circuit de 9 jours en Europe mais là, c'est un peu plus compliqué niveau organisation!
Je souhaiterais donc soumettre à vos yeux avertis notre planning pour 15 jours en octobre 2016, sur la côte ouest des USA:
05/10 : PARIS - LOS ANGELES Ce jour, rien de prévu de particulier, on récupère les bagages, la voiture de loc, on prend possession de la chambre d'hôtel.
06/10 : VISITE DE LOS ANGELES (ville) Visite de la ville et tout ce que vous connaissez (Hollywood, walk of fame...)
07/10 : LOS ANGELES (plage et studio) J'aimerais prendre la matinée pour aller voir les plages célèbres aux alentours (Santa Barbara, Malibu - a priori, ça ne vaut pas le coup de s'y attarder plus que ça, comparé à toutes les merveilles à voir je veux dire!). L'après-midi, j'aimerai aller voir les studios, si ça rentre dans le budget... sinon, ce sera shopping :)
08/10 : LOS ANGELES - ARRET CALICO - NUIT A LAUGHLIN Calico serait plus une ville étape, un arrêt de quelques heures le temps de visiter et de manger et de repartir vers Laughlin... devrait-on pousser jusqu'aux abords du Grand Canyon???
09/10 : LAUGHLIN - VISITE GRAND CANYON - PAGE Départ le matin vers le Grand Canyon (3 heures de route), on visite le Grand Canyon dans la journée (survol en hélicoptère si le budget le permet) et en fin de journée, dodo autour de Page.
10/10 : ANTELOPE CANYON - LAC POWELL - PAGE Départ le matin vers Antelope Canyon (2 à 3 heures de visite), puis après-midi, visite du Lac Powell (petite croisière ou canoë ce serait top si le budget suit toujours...) Glen Canyon et Horseshoe bend et retour à Page pour dormir.
11/10 : MONUMENT VALLEY - CANYONLAND Départ le matin vers Monument Valley (4/5 heures suffisent pour voir l'essentiel?) puis en début ou en milieu d'après-midi, visite ou seulement arrêt photo pour Canyonland? Nuit autour de Canyonland. Faut-il scinder cette journée en deux?
12/10 : ARCHES - BRYCE CANYON Départ le matin vers le parc Arches et l'après-midi Bryce Canyon. Nuit autour de Bryce Canyon Faut-il scinder cette journée en deux?
13/10 : ZION - LAS VEGAS Départ le matin vers le parc Zion, et route vers Las Vegas. Nuit à Las Vegas.
14/10 : LAS VEGAS - VALLEE DU FEU - LAS VEGAS Découverte de la vallée du feu le matin et après-midi et nuit à Las Vegas
15/10 : LAS VEGAS - VALLEE DE LA MORT - FRESNO Mauvaise surprise ici, j'espérais enchainer la vallée de la mort avec Mammoth Lake et Yosémite, mais pas de route qui les relie. Du coup, on redescend sur Fresno après avoir vu la vallée de la mort, le détour vers le Lac vaut certainement le coup mais rallonge la route déjà longue de cette journée.
16/10: YOSEMITE Départ de Fresno le matin direction Yosemite, et nuit à l'extérieur du parc (Mariposa) car la nuit dans le parc est hors de prix
17/10 : YOSEMITE Départ de Mariposa le matin, visite du parc Yosemite et retour à Mariposa le soir
18/10 : SAN FRANCISCO (la ville) On part de Mariposa le matin, direction San Francisco pour une après-midi découverte de la ville. On nous a conseillé de rendre la voiture de loc à notre arrivée dans la ville et de poursuivre avec les transports en commun ou à pied.
19/10 : SAN FRANCISCO (la ville + alcatraz) Découverte de la ville le matin et Alcatraz l'après-midi si le budget le permet.
20/10 : SAN FRANCISCO - PARIS Pour des raisons budgétaires, nous repartons un jeudi (vol moins cher et une nuit d'hôtel en moins). Perso, je serai bien restée une journée de plus mais mon loulou me dit qu'il n'a pas encore planté d'arbre à sous!
Que pensez-vous de ce premier jet? Cela vous parait-il raisonnable (heure de route vs heure de visite)? Des étapes à écourter selon vous, ou à rallonger?
Pour le budget, nous aimerions être autour de 2000 EUR par personne, est-ce réalisable? Ci-dessous, une première estimation: - Logement : 1200 EUR (souvent des motels, pas dans les parcs directement) - Vol : nous en avions vu à 1300 EUR A/R mais à l'époque, nous n'étions qu'au commencement et nous n'avons pas acheté. Aujourd'hui, on tourne autour de 1600 EUR A/R, on espère que ça puisse rebaisser. - Location voiture: autour de 400 EUR. Mon loulou avait flashé sur une Mustang, mais on tombe à 500 EUR... à voir. Et on compte +/- 300 EUR d'essence. - Entrées parcs: on prendra certainement le pass annuel à 80 USD + autres entrées à payer qui ne sont pas comprises dans le pass (+/- 200 EUR) - Passeport + ESTA : 200 EUR pour nous deux
- Budget extra qu'on peut se construire jusqu'en octobre : on essaye d'économiser +/- 1000 EUR pour les repas et pour les extras (souvenirs, hélico GC, croisière Lac Powell...).
Je reste pour l'instant large dans mes explications et si mon parcours vous parait correct, j'entrerai dans les détails (choix des hôtels, visite...)
Merci d'avance à tous de m'avoir lu et pour vos réponses avisées :)
Lau & Flo
Je m'appelle Laurie, j'ai 26 ans, je suis en couple avec Flo et pour nos 5 ans d'amour, nous souhaiterions réaliser THE voyage, le rêve ultime, les States!!! J'ai organisé l'année dernière un circuit de 9 jours en Europe mais là, c'est un peu plus compliqué niveau organisation!
Je souhaiterais donc soumettre à vos yeux avertis notre planning pour 15 jours en octobre 2016, sur la côte ouest des USA:
05/10 : PARIS - LOS ANGELES Ce jour, rien de prévu de particulier, on récupère les bagages, la voiture de loc, on prend possession de la chambre d'hôtel.
06/10 : VISITE DE LOS ANGELES (ville) Visite de la ville et tout ce que vous connaissez (Hollywood, walk of fame...)
07/10 : LOS ANGELES (plage et studio) J'aimerais prendre la matinée pour aller voir les plages célèbres aux alentours (Santa Barbara, Malibu - a priori, ça ne vaut pas le coup de s'y attarder plus que ça, comparé à toutes les merveilles à voir je veux dire!). L'après-midi, j'aimerai aller voir les studios, si ça rentre dans le budget... sinon, ce sera shopping :)
08/10 : LOS ANGELES - ARRET CALICO - NUIT A LAUGHLIN Calico serait plus une ville étape, un arrêt de quelques heures le temps de visiter et de manger et de repartir vers Laughlin... devrait-on pousser jusqu'aux abords du Grand Canyon???
09/10 : LAUGHLIN - VISITE GRAND CANYON - PAGE Départ le matin vers le Grand Canyon (3 heures de route), on visite le Grand Canyon dans la journée (survol en hélicoptère si le budget le permet) et en fin de journée, dodo autour de Page.
10/10 : ANTELOPE CANYON - LAC POWELL - PAGE Départ le matin vers Antelope Canyon (2 à 3 heures de visite), puis après-midi, visite du Lac Powell (petite croisière ou canoë ce serait top si le budget suit toujours...) Glen Canyon et Horseshoe bend et retour à Page pour dormir.
11/10 : MONUMENT VALLEY - CANYONLAND Départ le matin vers Monument Valley (4/5 heures suffisent pour voir l'essentiel?) puis en début ou en milieu d'après-midi, visite ou seulement arrêt photo pour Canyonland? Nuit autour de Canyonland. Faut-il scinder cette journée en deux?
12/10 : ARCHES - BRYCE CANYON Départ le matin vers le parc Arches et l'après-midi Bryce Canyon. Nuit autour de Bryce Canyon Faut-il scinder cette journée en deux?
13/10 : ZION - LAS VEGAS Départ le matin vers le parc Zion, et route vers Las Vegas. Nuit à Las Vegas.
14/10 : LAS VEGAS - VALLEE DU FEU - LAS VEGAS Découverte de la vallée du feu le matin et après-midi et nuit à Las Vegas
15/10 : LAS VEGAS - VALLEE DE LA MORT - FRESNO Mauvaise surprise ici, j'espérais enchainer la vallée de la mort avec Mammoth Lake et Yosémite, mais pas de route qui les relie. Du coup, on redescend sur Fresno après avoir vu la vallée de la mort, le détour vers le Lac vaut certainement le coup mais rallonge la route déjà longue de cette journée.
16/10: YOSEMITE Départ de Fresno le matin direction Yosemite, et nuit à l'extérieur du parc (Mariposa) car la nuit dans le parc est hors de prix
17/10 : YOSEMITE Départ de Mariposa le matin, visite du parc Yosemite et retour à Mariposa le soir
18/10 : SAN FRANCISCO (la ville) On part de Mariposa le matin, direction San Francisco pour une après-midi découverte de la ville. On nous a conseillé de rendre la voiture de loc à notre arrivée dans la ville et de poursuivre avec les transports en commun ou à pied.
19/10 : SAN FRANCISCO (la ville + alcatraz) Découverte de la ville le matin et Alcatraz l'après-midi si le budget le permet.
20/10 : SAN FRANCISCO - PARIS Pour des raisons budgétaires, nous repartons un jeudi (vol moins cher et une nuit d'hôtel en moins). Perso, je serai bien restée une journée de plus mais mon loulou me dit qu'il n'a pas encore planté d'arbre à sous!
Que pensez-vous de ce premier jet? Cela vous parait-il raisonnable (heure de route vs heure de visite)? Des étapes à écourter selon vous, ou à rallonger?
Pour le budget, nous aimerions être autour de 2000 EUR par personne, est-ce réalisable? Ci-dessous, une première estimation: - Logement : 1200 EUR (souvent des motels, pas dans les parcs directement) - Vol : nous en avions vu à 1300 EUR A/R mais à l'époque, nous n'étions qu'au commencement et nous n'avons pas acheté. Aujourd'hui, on tourne autour de 1600 EUR A/R, on espère que ça puisse rebaisser. - Location voiture: autour de 400 EUR. Mon loulou avait flashé sur une Mustang, mais on tombe à 500 EUR... à voir. Et on compte +/- 300 EUR d'essence. - Entrées parcs: on prendra certainement le pass annuel à 80 USD + autres entrées à payer qui ne sont pas comprises dans le pass (+/- 200 EUR) - Passeport + ESTA : 200 EUR pour nous deux
- Budget extra qu'on peut se construire jusqu'en octobre : on essaye d'économiser +/- 1000 EUR pour les repas et pour les extras (souvenirs, hélico GC, croisière Lac Powell...).
Je reste pour l'instant large dans mes explications et si mon parcours vous parait correct, j'entrerai dans les détails (choix des hôtels, visite...)
Merci d'avance à tous de m'avoir lu et pour vos réponses avisées :)
Lau & Flo
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USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.
Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.
De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del Sol
A la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll Bridge
Nous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer
Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassin
Le retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles
Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol
Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferry
Padre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la dune
Les 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand Héron
Nous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David Crockett
Et ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...
Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visite
Il faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiers
On peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'Alamo
Mais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio Cruises
C'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !
Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission Concepcion
La mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San José
Des travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de Espada
Ah, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !
Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.
Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.
Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.
Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.
De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deer
Mardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big Room
Nous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaire
Le spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonne
Les concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes
Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiens
Et les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicain
La route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changent
Après 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui change
Nous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.
Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali Flat
Quelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presque
Entre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutent
Pourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada.
Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noir
Juste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parc
Environnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrain
Le programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourde
Nous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.
Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur
Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?
Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettes
Là se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
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Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.

Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del SolA la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll BridgeNous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassinLe retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferryPadre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la duneLes 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand HéronNous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David CrockettEt ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visiteIl faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiersOn peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'AlamoMais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio CruisesC'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission ConcepcionLa mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San JoséDes travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de EspadaAh, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !

Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.

Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.

Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.

Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.

De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deerMardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big RoomNous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaireLe spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonneLes concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes

Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiensEt les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicainLa route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changentAprès 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui changeNous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali FlatQuelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presqueEntre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutentPourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada. Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noirJuste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parcEnvironnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrainLe programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourdeNous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettesLà se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
SUITE EN PAGE 4
Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !
De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre
Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains
De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake
Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord
Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta
Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock
Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert
Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert
De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur
Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP
Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls
Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria
La suite aux Etats-Unis est par... ICI
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
31 jours de voyage
96 pages de roadbook sur-documentées
15 hôtels (allant de 70 à 240 € la nuit)
3 lessives
6300 kilomètres en voiture
450 kilomètres à pieds
1 paire de chaussures défoncée sur 3
3 kilos perdus
8700 € de budget (dont 1500 $ dépensés sur place et 225 € remboursés en cashback)
25 € de hors-forfait sur le téléphone
2200 photos
17 heures de vidéo (presque 500 Go)
5 mugs-souvenir ramenés en France
1 abonnement Spotify (9,99 €)
1 seul mec (1 mec seul)
Bonjour !
Après avoir préparé mon roadtrip dans l'Ouest américain pendant 7 mois grâce à ce forum, il me paraît assez naturel de partager à mon tour l'expérience que j'ai vécu sur place. Si avec ce récit je peux aider au moins UNE personne qui envisage une telle aventure alors ce sera une grande victoire ! Et quoi de mieux que de démarrer ce carnet un an pile après mon départ, c'était le 28 avril 2016...
Petite remise en situation : je m'appelle Yann, j'ai 28 ans, j'habite en banlieue parisienne et suis un solitaire dans l'âme. Au moment de ce périple je sors peu, je n'ai pas de copine et mon meilleur ami est un bonsaï Ikea. Je ne suis pas sportif du tout et n'ai jamais randonné avant. Je n'ai voyagé que deux fois dans ma vie : 5 jours à Madrid et 10 à New York. Je regarde beaucoup de séries et films américains et pourtant je ne suis pas du tout « fluent » en anglais... Je quitte le territoire serein, ou presque. J'ai juste peur que le bonsaï meure, sans eau.
Avec ces premières données, vous pouvez d'ores et déjà deviner à quel point la préparation de ce roadtrip fut laborieuse et à quel point le roadtrip en lui-même fut dépaysant ! Je le sentais déjà en parcourant les carnets sur ce forum et je l'ai encore mieux constaté sur place : voyager seul n'est pas une chose commune. Ce sera d'ailleurs l'angle principal de mon carnet.
Je n'ai pas l'intention ici de jouer au guide touristique. La longueur des randonnées ou l'intérêt des parcs sont déjà bien assez documentés sur internet. En revanche j'aimerais vous raconter mes journées telles que je les ai vécues en partageant mes ressentis, mes bonnes et mauvaises surprises et même quelques conseils simples et logiques que j'aurais aimé lire plus tôt.
Ceci dit, ne comptez pas sur moi pour vous donner de bonnes adresses de restaurant. J'ai justement profité d'être seul pour expédier les repas, en sauter certains et consacrer plus de temps à mes visites sur place. La plupart du temps, mon organisme a du se contenter de chips et de glaces :)
Petit rappel des étapes :
Los Angeles Williams Grand Canyon Page Monument Valley Moab : Arches et Canyonlands Capitol Reef Bryce Canyon Zion Las Vegas Vallée de la Mort Sequoia San Simeon Monterey San Francisco
A suivre...
Bonjour !
Après avoir préparé mon roadtrip dans l'Ouest américain pendant 7 mois grâce à ce forum, il me paraît assez naturel de partager à mon tour l'expérience que j'ai vécu sur place. Si avec ce récit je peux aider au moins UNE personne qui envisage une telle aventure alors ce sera une grande victoire ! Et quoi de mieux que de démarrer ce carnet un an pile après mon départ, c'était le 28 avril 2016...
Petite remise en situation : je m'appelle Yann, j'ai 28 ans, j'habite en banlieue parisienne et suis un solitaire dans l'âme. Au moment de ce périple je sors peu, je n'ai pas de copine et mon meilleur ami est un bonsaï Ikea. Je ne suis pas sportif du tout et n'ai jamais randonné avant. Je n'ai voyagé que deux fois dans ma vie : 5 jours à Madrid et 10 à New York. Je regarde beaucoup de séries et films américains et pourtant je ne suis pas du tout « fluent » en anglais... Je quitte le territoire serein, ou presque. J'ai juste peur que le bonsaï meure, sans eau.
Avec ces premières données, vous pouvez d'ores et déjà deviner à quel point la préparation de ce roadtrip fut laborieuse et à quel point le roadtrip en lui-même fut dépaysant ! Je le sentais déjà en parcourant les carnets sur ce forum et je l'ai encore mieux constaté sur place : voyager seul n'est pas une chose commune. Ce sera d'ailleurs l'angle principal de mon carnet.
Je n'ai pas l'intention ici de jouer au guide touristique. La longueur des randonnées ou l'intérêt des parcs sont déjà bien assez documentés sur internet. En revanche j'aimerais vous raconter mes journées telles que je les ai vécues en partageant mes ressentis, mes bonnes et mauvaises surprises et même quelques conseils simples et logiques que j'aurais aimé lire plus tôt.
Ceci dit, ne comptez pas sur moi pour vous donner de bonnes adresses de restaurant. J'ai justement profité d'être seul pour expédier les repas, en sauter certains et consacrer plus de temps à mes visites sur place. La plupart du temps, mon organisme a du se contenter de chips et de glaces :)
Petit rappel des étapes :
Los Angeles Williams Grand Canyon Page Monument Valley Moab : Arches et Canyonlands Capitol Reef Bryce Canyon Zion Las Vegas Vallée de la Mort Sequoia San Simeon Monterey San Francisco
A suivre...
Après trois voyages dans le sud ouest des États-Unis, j’aurais aimé aller visiter d’autres contrées un peu plus au nord tandis que Yannick, mon mari, avait envie de rester dans notre zone de prédilection pour continuer à explorer des lieux en dehors des sentiers battus.
C’est finalement une promo chez British Airlines qui nous a mis d’accord : les billets n’étaient vraiment pas chers pour l’été, mais la promo ne fonctionnait que vers Los Angeles, Las Vegas ou encore Denver… pas pour Seattle en tous cas ! Nous avons acheté nos billets pour Las Vegas fin août 2015 pour juillet 2016 et avons payé 654 € par personne.
Nous nous sommes ensuite aperçus que la plupart des hôtels avaient augmenté depuis l’an passé, la faute à la reprise économique des États-Unis paraît-il… Tant mieux pour eux, mais cela n’arrangeait pas nos affaires, surtout que l’Euro n’était pas bien vaillant face au Dollar… Impossible donc de tenir une aussi bonne moyenne par nuitée que l’année dernière ! Pour que ce post ne fasse pas trop flamber notre budget, j’ai donc proposé à Yannick de faire du camping cette année, lui qui y était toujours farouchement opposé… Il a finalement validé l’idée en se disant qu’il fallait en profiter pour dormir dans des coins où cela apporte un plus (cela nous permettrait par exemple de faire plusieurs sites sur la Hole In The Rock Road sans avoir à retourner dormir à Escalante).
Pour la voiture, nous avions loué un SUV Standard l’an passé et nous avions eu la chance d’avoir un Grand Cherokee 4X4. Nous étions satisfaits sur toute la ligne et, après avoir hésité à louer un Tahoe (mais trop cher en juillet), nous avons finalement repris un SUV Standard. Nous espérions bien sûr revoir notre cher ami le Grand Cherokee… mais toutes les années ne se ressemblent pas !
Voilà le programme réalisé cette année : - Red Cliffs Recreation Area - Water Canyon et White Domes - Coal Mine Canyon et Ha Ho No Geh Canyon - Blue Canyon et Alstrom Point - Cottonwood Canyon Road et Yellow Rock - Dry Fork, Peek a Boo Canyon et Sunset Arch - Broken Bow Arch - Scenic drive de Bryce Canyon, Bristlecone loop trail, Little Hollywood et Coral Pink Sand Dunes - Johnson Canyon Road et Toadstool Hoodoos - Coyote Buttes South (Paw Hole) - Edmaier’s Secret - Many Pools et les Narrows - Observation Point - Yant Flat et soirée à Las Vegas - Début de journée à Las Vegas et Valley of Fire - White Domes (Valley of Fire) et Wet’N Wild (parc aquatique)
Le bilan budget est le suivant : - Billets d’avion : 2615 € pour 4 (achetés directement sur le site de BA). - Hôtels : 1365 € pour 16 nuits, soit une moyenne de 85 € par nuit. Mais à ce total, j’ai préféré rajouter l’achat du matériel de camping puisque nous n’avions rien et que nous n’aurions pas fait ces achats si nous n’étions pas partis aux Etats-Unis. Nous avons donc dépensé 1688 € pour 16 nuits, soit une moyenne de 105,50 € par nuit. Cela reste raisonnable. - Voiture : 733 € pour 16 jours de location d’un SUV standard. - Nourriture : 77 $ par jour en moyenne (pour 4 personnes). Nous avons fait beaucoup de courses pour des pique-niques ainsi que des fast-foods, mais nous nous sommes aussi fait plaisir plusieurs fois au restaurant.
Nous avons donc dépensé au total 6650 € pour 4 personnes pour 16 jours sur place.
Nous nous sommes ensuite aperçus que la plupart des hôtels avaient augmenté depuis l’an passé, la faute à la reprise économique des États-Unis paraît-il… Tant mieux pour eux, mais cela n’arrangeait pas nos affaires, surtout que l’Euro n’était pas bien vaillant face au Dollar… Impossible donc de tenir une aussi bonne moyenne par nuitée que l’année dernière ! Pour que ce post ne fasse pas trop flamber notre budget, j’ai donc proposé à Yannick de faire du camping cette année, lui qui y était toujours farouchement opposé… Il a finalement validé l’idée en se disant qu’il fallait en profiter pour dormir dans des coins où cela apporte un plus (cela nous permettrait par exemple de faire plusieurs sites sur la Hole In The Rock Road sans avoir à retourner dormir à Escalante).
Pour la voiture, nous avions loué un SUV Standard l’an passé et nous avions eu la chance d’avoir un Grand Cherokee 4X4. Nous étions satisfaits sur toute la ligne et, après avoir hésité à louer un Tahoe (mais trop cher en juillet), nous avons finalement repris un SUV Standard. Nous espérions bien sûr revoir notre cher ami le Grand Cherokee… mais toutes les années ne se ressemblent pas !
Voilà le programme réalisé cette année : - Red Cliffs Recreation Area - Water Canyon et White Domes - Coal Mine Canyon et Ha Ho No Geh Canyon - Blue Canyon et Alstrom Point - Cottonwood Canyon Road et Yellow Rock - Dry Fork, Peek a Boo Canyon et Sunset Arch - Broken Bow Arch - Scenic drive de Bryce Canyon, Bristlecone loop trail, Little Hollywood et Coral Pink Sand Dunes - Johnson Canyon Road et Toadstool Hoodoos - Coyote Buttes South (Paw Hole) - Edmaier’s Secret - Many Pools et les Narrows - Observation Point - Yant Flat et soirée à Las Vegas - Début de journée à Las Vegas et Valley of Fire - White Domes (Valley of Fire) et Wet’N Wild (parc aquatique)
Le bilan budget est le suivant : - Billets d’avion : 2615 € pour 4 (achetés directement sur le site de BA). - Hôtels : 1365 € pour 16 nuits, soit une moyenne de 85 € par nuit. Mais à ce total, j’ai préféré rajouter l’achat du matériel de camping puisque nous n’avions rien et que nous n’aurions pas fait ces achats si nous n’étions pas partis aux Etats-Unis. Nous avons donc dépensé 1688 € pour 16 nuits, soit une moyenne de 105,50 € par nuit. Cela reste raisonnable. - Voiture : 733 € pour 16 jours de location d’un SUV standard. - Nourriture : 77 $ par jour en moyenne (pour 4 personnes). Nous avons fait beaucoup de courses pour des pique-niques ainsi que des fast-foods, mais nous nous sommes aussi fait plaisir plusieurs fois au restaurant.
Nous avons donc dépensé au total 6650 € pour 4 personnes pour 16 jours sur place.
Mes chers heureux voyageurs,
Je suis rentré il y a déjà deux mois de mon second voyage dans le grand ouest américain. Et si j’ai peu de temps en ce moment pour pouvoir finaliser le carnet rapidement vous en trouverez ici le début puisque j’ai eu diverses demandes de curieux qui trainent sur ce forum.
Je n’ai pas terminé la lecture des superbes carnets de plusieurs d’entre vous qui ont été publiés récemment. Je pense notamment aux 4 « tomes » récents de Philippe, connu sous le pseudo de Sedonax et sans qui je n’aurais jamais pu faire un aussi beau voyage. Mais je les finirai tous, c’est promis!
Introduction
Allez, je me lance. Je dis « je » mais à partir de maintenant le récit sera aussi parfois à la première personne du pluriel puisque j’ai eu cette année le bonheur de parcourir les terres colorées de l’ouest en compagnie de mon père. C’était la première fois que nous nous retrouvions ensembles pendant aussi longtemps, plus de trois semaines, ce qui a bien sûr encore accentué le plaisir du voyage. Anecdotes de nos deux vies, discussions sur l’avenir de notre monde, escapades et aventures à deux. Vous ne lirez « que » les anecdotes et témoignages du voyage mais puisqu’il lira forcément le carnet j’en profite pour lui redire ici que j’ai adoré ces moments à ses côtés, que s’il a besoin de se remémorer un seul souvenir de mon ressenti avec lui, qu'il pense à « Valley of Fire » lors du dernier sunset de notre voyage. J’ai particulièrement aimé que ce soit un voyage lointain qui nous ait rassemblés. Parce je sais qu’il a soif de découverte de ces mondes éloignés, et parce que ces dernières années j’ai eu la chance de beaucoup voyager et c’est parmi ce que j’ai de plus fort à partager.
J’arrête les fleurs, on n’est pas là pour ça, vous êtes tranquilles... Mais avant de commencer le récit de nos jours américains, j’explique les circonstances qui nous ont menées à ce voyage à deux. Lui, il a gagné un billet à petit prix pour un A/R Paris <-> San Francisco en s’achetant deux jeans dans une pauvre boutique de banlieue parisienne. Logique. Et moi je devais initialement aller à Los Angeles pour mon boulot et le rejoindre ensuite sur place. Lorsque ma mission a été annulée pour des raisons budgétaires fumeuses, j’avais déjà commencé la préparation du voyage, verdi tous les voyants d’envie intérieurs et imaginé le périple à ses côtés. Je n’ai donc pas hésité longtemps, j’ai maintenu le voyage et même rajouté une semaine bonus pour porter mon séjour américain à 30 jours et je suis parti sur mes propres deniers. Logique. Vous verrez, avec moi beaucoup de choses sont logiques. La logique, c'est pratique.
J’avais déjà été découvrir le grand ouest l’année dernière avec trois potes (voir carnet ici pour les grands curieux et les courageux qui sont passés à côté : http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/). Nous étions restés seulement 8 jours au milieu de ces paysages, à faire uniquement les classiques, et à un rythme totalement déluré. Cette année j’étais donc en charge de l’organisation puisque j’avais déjà repéré depuis un an tous les coins que j’aimerais arpenter lors de mon futur voyage. Un voyage un peu moins speed (encore que?) et plus centré sur des sites moins connus et en dehors des sentiers battus. J’avais en effet l’avantage de connaître ici certains d’entre vous qui m’avez été d’une aide précieuse. Encore une fois un grand merci à toi Philippe pour toute ton aide proposée spontanément pour parfaire notre circuit. Mon père te remercie également pour toute cette gentillesse et cette générosité, l’un de ses meilleurs souvenirs étant d’ailleurs le fameux White & Red canyon. Je risque d’en oublier certains et je m’en excuse mais je remercie aussi tous ceux qui m’ont adorablement renseigné ou avec qui j’ai simplement pris plaisir à discuter du grand ouest... Thibaud, Val, Alain-Pierre, Patrick, Marie, Laurence, JP, Jean-François, Jacqueline…
Beaucoup (trop ?) de remerciements et de dédicaces mais ils me semblent justes vu les échanges agréables que nous avons eus, et je peux désormais réellement parler de notre voyage…
Notre parcours final, qui intègre les remaniements sur place. Si on ajoute les km des trajets annexes on arrive à 7000km sur nos trois semaines de nature : Parcours
Hôtels : Quelques informations sur nos hôtels qui méritent une appréciation, tous des double queen sauf à San Francisco : - San Francisco : moi chez mon pote Morgan (reconnu comme le meilleur hôtel de la ville), mon père à l'hotel North Beach sur Kearny Street, très bien situé, pour seulement 45€ la nuit mais un confort minimum qui ne conviendrait pas forcément à tout le monde. Monterey : motel El Dorado Inn à 60$. Le moins cher qu’on ait trouvé sur place sans pré-réservation.
- Las Vegas : Excalibur. Chambre de qualité, bien situé en bout de strip là où ça commence à être « intéressant ». 100$ par nuit en moyenne, en incluant du week end où les tarifs sont plus onéreux dans toute la ville. Bien mieux que le Luxor de l’année dernière.
- Page : chez Bob’s Bashful Motel. Un très bon rapport qualité/prix ou quantité/prix en fait. Les appartements sont avec deux chambres, salon et cuisine pour 45$. Par contre il ne faut pas s’attendre au grand luxe, tout y est un peu vieillot. Bob tient le motel depuis des années, il est adorable et son fils Rick aussi. J'y étais déjà passé l'année dernière.
- Moab : Motel « Inca Inn ». Je ne le recommande pas du tout, douche abominable impossible d’avoir de l’eau à température constante, doublé d'une mauvaise foi évidente à l’accueil assez rare aux USA. De quoi me gonfler en fait. Oui, j'ai un caractère de daube parfois.
- Torrey : Days Inn. Très bonne chaîne, rien à redire.
- Tropic : Bulberry Inn B&B. Prix honnête et accueil de qualité, de bons petits déjeuners maison. Je recommande largement de dormir à Tropic plutôt qu’à Bryce, c’est à 15min en voiture et nettement moins cher. Seul inconvénient c’est d’aller à Bryce pour manger après 20h30, sur Tropic tout est fermé.
Restaurants Seulement ceux qui nous ont particulièrement enjoué et à retenir sans hésiter, la plupart conseillés ou repérés avant notre départ :
San Francisco : Je connaissais déjà la majorité de ces adresses de mes années précédentes à San Francisco, elles m’ont été conseillées par mon pote qui vit là bas, plutôt un gage de qualité il me semble ; et surtout largement vérifié sur place : « Chez Mama’s » : brunch sur Washington Square « Town’s end » : brunch tout près de 2nd Street « Balboa Café of San Francisco » : brunch dans le quartier Fillmore / Lombard Street « MSB - Marina Sushi Bar » : resto japonais sur Lombard Street « House of Nanking » : resto chinois sur Kearny Street « Lemon Grass Thai cuisine » : resto thai sur Polk Street « Mel’s Drive Inn » : un classique « cuisine » US. Il ne faut pas s’attendre à de la cuisine fine évidemment mais c’est typique américain, de bon cru (burgers, Fish&Chips & co) et parfait à 3h du mat’ après les sorties bar. J’y ai d’ailleurs dormi deux fois en deux ans, une fois la tête sur la table et cette année j’ai osé les toilettes. Hum. Monterey : « Hula’s Island Grill ». Restaurant avec cuisine insulaire de très bonne qualité. Torrey : « Stackers », de très bons burgers, avec un accueil charmant. Page : « Fiesta Mexicana », petite chaîne mexicaine de bonne qualité pas trop chère. Moab : « Sing Ha Thai Cuisine ». Un bon thaï dans une ville où il est assez difficile de bien manger. Escalante : « Escalante Outfitters ». Pizzeria perdue dans l’arrière pays et recommandée partout. Génial. Tropic/Bryce : “Bryce Canyon Lodge” : buffet à volonté, un peu l’usine mais très bien.
Location de voiture Via locationsdevoiture.com comme l’année dernière, meilleur rapport qualité/prix trouvé avec toutes les assurances nécessaires. J’avais fait un sujet ici sur les locations aux USA qui a été très bien complété pendant plus d’un an par les autres forumeurs: http://voyageforum.com/...etats_unis_D2439235/
Budget approximatif global : En intégrant mon billet A/R Paris-SF trouvé à 480€ et sans les achats et sorties en extra. 2800€ /pers pour un peu plus de 4 semaines (3 semaines de nature + 1 semaine de San Francisco).
Passé les détails techniques et l'introduction d'usage avec les informations pour forumeurs en recherche de bons plans, on peut enfin commencer le récit avec la ville de San Francisco!
San Francisco
Mon passage par San Francisco est un peu particulier parce que je connais bien la ville pour y avoir été trois fois ces dernières années. Je ne vais pas l’évoquer de façon chronologique comme le reste de notre parcours mais donner mes ressentis globaux et assortir ces mots de quelques photos. J’y passerai un peu de temps parce que j’adore cette ville. Sûrement parce que j’y ai un bon ami et donc la chance de pouvoir la découvrir de l’intérieur et pas uniquement visiter les endroits touristiques. Parce que l’accueil réservé là bas a toujours été festif et agréable. C’est une ville de vie, qui ne ressemble à aucune autre aux USA (de ma maigre expérience), une ville aérée, mixte. Elle est plaisante par sa configuration globale, entourée d’eau et traversée de ses fameuses rues « serpentées ». Elle est intéressante par le mélange des populations, l’ouverture d’esprit globale et ses quartiers aux styles et ambiances diversifiés.
Commençons le lever du carnet de voyage par un lever de soleil capturé par mon père encore non remis du décalage horaire, le premier jour de son arrivée.


Mon père pour qui j’avais prévu une liste de choses à faire sur 4 jours mais qui en avait fait quasi un tiers entre 5h et midi avant même qu’on se soit encore retrouvés. 4500 photos aussi déjà, logique !
Le port, la baie, avec la prison d’Alcatraz dans le fond perché sur son île :


Ou le traditionnel Golden Gate (et sans brume !)

On continue avec une belle vue du Financial District depuis la Coït Tower

Depuis l’intérieur du Financial District :


« Salut Gandhi, la pêche ? En fait t’es aussi grand qu’une tour mon gars ! »

Le quartier de l’embarcadero où les travailleurs du Financial District envahissent le lieu le midi. Il y a un côté île et ensoleillé avec ses grands palmiers :


Autour de Union Square, sorte de Champs Elysées de la ville avec toutes les enseignes de Luxe notamment. Pas le plus fun de la ville mais pas désagréable non plus :



Un détour par le quartier de Washington Square ainsi que l’axe Colombus Avenue qui passe à proximité et qui font partie de mes coins préférés de la ville. Il s’agit du quartier italien. Une jolie église, des cafés italiens avec des tables dehors (assez rare dans les villes américaines), une belle boutique de chapeaux, un vieux disquaire adorable même s’il n’a pas su trouver l’introuvable album « Grin » de « Coroner » que je voulais rapporter à un pote féru de métal ou encore le square investi par les chinois en mode Tai Chi censé apporter harmonie et équilibre des forces naturelles.


Chez Mama’s, où je me fais une jolie combo « Carot Cake » + « Eggs Benedict ». J’ai un problème avec les œufs Benedict, j’adore ça. C’est presque orgasmique. Et donc indispensable à chaque brunch. Je bug. J’aime ce genre de bug orienté cuisine d’ailleurs. Pas de photo des œufs Benedict, trop occupé à les manger. Ma femme s'appelera Bénédicte. Logique. Par contre mon père n'aime pas les oeufs Benedict. Nul.


Colombus avenue :




Avec l’imposante pyramide du Financial district dans le fond qui contraste avec ce vieil immeuble vert stylé qui appartient à Francis Ford Coppola.

L’intérieur rez de chaussée de l’immeuble, un café aux couleurs films et aux tendances bistrot à l’européenne :

Une vue figée du spectacle pourtant fort vivant et musical, la messe Gospell de Glide Church. A privilégier le dimanche à 11h quand on a la chance d’y être sur le week end. Si on retire la grosse demi heure de fin où le prêtre nous a passablement ennuyés vu notre faible penchant pour la religion, le reste était génial. Belle ambiance, des gens joyeux. Etonnant et je recommande vivement !

Le célèbre Chinatown, l’un voire le plus grand du monde même s’il n’est pas si impressionnant que ça je trouve, il se concentre essentiellement sur deux rues parallèles Grant et Stockton Street. Avec la porte principale qui en marque le début :


Un parc où j’aime faire ma sieste / repos de marche, sous les cerisiers fleuris (mes trois séjours étaient en Avril/Mai), le Yerba Buena Park, près du musée d’art moderne :


Une virée sur Alcatraz, que je recommande vivement. L’île et sa flore sont belles, la vue sur la ville magnifique par beau temps, et ce lieu mythique regorge d’histoire récente en plus de bien montrer les conditions de vie des détenus. On peut même se lâcher sur le système audio pour touristes que je n’affectionne pas en temps normal mais particulièrement intéressant pour avoir des détails sur la vie de la prison. Il faut par contre y aller si possible en dehors des créneaux de foule, le choix du premier bateau vers 9h est très bien par exemple. Il parait que c’est sympa de nuit aussi, avec la dernière navette mais je n’ai pas eu l’occasion d’essayer. A savoir qu’il faut absolument réserver avant le voyage pour avoir une chance d’y passer.
Depuis le bateau navette :


Une cellule reconstituée :

San Francisco, c’est bien sûr les multiples rues en pente où on voit essentiellement son capot :


Ou les fameux « Cable Car » :


Lombard Street et ses méandres de verdure pour contrer la vigueur de la pente, tout au loin :

On s’éloigne du « centre », aux abords du quartier de « Haight Ashbury », avec quelques maisons victoriennes colorées et un joli parc à flanc de colline, le « Buena Vista Park » :


Le quartier d’Haight Ashbury donc, avec ses multiples boutiques décalées, branchées musique, fumette, piercing, métal ou zen attitude :




Une maison de schtroumpfs :

Le quartier gay du Castro que j’ai découvert seulement cette année parce qu’il est excentré. Sympa d’y faire un saut mais pas indispensable à mes yeux. A moins d’y avoir des attraits particuliers ou surement en temps que lieu de sortie le soir. Je pense qu’il faut mieux connaître pour apprécier.


Un quartier étonnant aussi par la taille et le jeu de couleurs de leurs antennes radio :

L’une des vues que je préfère de la ville depuis Twin Peaks, lieu rendu célèbre à travers le monde par David Lynch et sa série puis son film :


L’autre côté de la baie de San Francisco présente aussi de nombreux intérêts. Le beau parc de grands Sequoia, le parc de « Muir Woods », la ville de Sausalito avec ses maisons sur l’eau ou Tiburon pour la vue sur la ville par temps clair.
Muir Woods, parsemé d’une autre espèce de Sequoia que les plus gros qu’on trouve en Sierra Nevada à Yosemite ou à Sequoia National Park. Un petit parc parfait pour la promenade du dimanche des locaux.


L'arbre poilu :

La vue depuis Tiburon :



Pour finir la zone photo, la photo carte postale classique, avec les maisons victoriennes d’Alamo Square en premier plan et le Financial district au loin. Bon ok, j’ai aussi un chien casse bonbon et quelques voitures en trop :

J’ai zappé un certain nombre de classiques de la ville parce qu’ils sont souvent vus et revus ici même, le Golden Gate Park, Fisherman’s Wharf notamment. Mais vous pouvez y faire un tour !
Avec le recul de ces trois séjours à San Francisco, mes préférences portent sur le quartier hippie de Haight Ashbury pour son côté rétro et déluré, celui de Colombus/Washington Square pour son ambiance aérée et chaleureuse et sur le quartier de Fillmore/Lombard où les jeunes se retrouvent pour sortir. San Francisco est une ville qui à mes yeux mérite bien 4 jours de visite surtout si on souhaite profiter de ses alentours de l’autre côté de la baie (petites villes de Sausalito et Tiburon, parc de Muir Woods).
Au final, dans cette ville on est très loin des clichés américains que sortent souvent à tord les français et autres européens sur nos confrères américains. Cette ville est globalement emplie de gens ouverts d’esprits et chaleureux, prêts à vous aider, finalement prêt à tout pour vous faire aimer leur pays dont ils sont particulièrement fiers.
Avant de quitter San Francisco pour longer le pacifique le long de la route 1 vers le sud, un complément d’adresses pour les férus de musique. Il s’agit des lieux de San Francisco où l’on peut espérer trouver quelques pépites musicales d’occasion à prix léger. J’ai un peu galéré pour établir cette liste, elle n’est pas exhaustive mais si elle peut vous servir tant mieux :
“Amoeba music” : 1855 Haight Street
“Recycled Records” : 1377 Haight Street
“Ceiba Records” : 1364 Haight Street
“Heavy Metal record qstore”, en face d’Amoeba sur Haight Street.
“101 Music” près du carrefour Grant Street / Green Street
Et pour ceux qui cherchent un vrai chapeau de Cowboy, San Francisco n’est pas trop la ville pour ça, vous en trouverez uniquement dans le quartier mexicain. Notamment la boutique où j'en ai acheté un et dont je viens de retrouver le nom, quelque chose comme "Ok Corral"
La suite pour le départ vers des contrées moins urbaines … quand je trouverai un peu de temps !
On peut trouver la suite ici : http://voyageforum.com/...ost=3485696;#3485696
Je suis rentré il y a déjà deux mois de mon second voyage dans le grand ouest américain. Et si j’ai peu de temps en ce moment pour pouvoir finaliser le carnet rapidement vous en trouverez ici le début puisque j’ai eu diverses demandes de curieux qui trainent sur ce forum.
Je n’ai pas terminé la lecture des superbes carnets de plusieurs d’entre vous qui ont été publiés récemment. Je pense notamment aux 4 « tomes » récents de Philippe, connu sous le pseudo de Sedonax et sans qui je n’aurais jamais pu faire un aussi beau voyage. Mais je les finirai tous, c’est promis!
Introduction
Allez, je me lance. Je dis « je » mais à partir de maintenant le récit sera aussi parfois à la première personne du pluriel puisque j’ai eu cette année le bonheur de parcourir les terres colorées de l’ouest en compagnie de mon père. C’était la première fois que nous nous retrouvions ensembles pendant aussi longtemps, plus de trois semaines, ce qui a bien sûr encore accentué le plaisir du voyage. Anecdotes de nos deux vies, discussions sur l’avenir de notre monde, escapades et aventures à deux. Vous ne lirez « que » les anecdotes et témoignages du voyage mais puisqu’il lira forcément le carnet j’en profite pour lui redire ici que j’ai adoré ces moments à ses côtés, que s’il a besoin de se remémorer un seul souvenir de mon ressenti avec lui, qu'il pense à « Valley of Fire » lors du dernier sunset de notre voyage. J’ai particulièrement aimé que ce soit un voyage lointain qui nous ait rassemblés. Parce je sais qu’il a soif de découverte de ces mondes éloignés, et parce que ces dernières années j’ai eu la chance de beaucoup voyager et c’est parmi ce que j’ai de plus fort à partager.
J’arrête les fleurs, on n’est pas là pour ça, vous êtes tranquilles... Mais avant de commencer le récit de nos jours américains, j’explique les circonstances qui nous ont menées à ce voyage à deux. Lui, il a gagné un billet à petit prix pour un A/R Paris <-> San Francisco en s’achetant deux jeans dans une pauvre boutique de banlieue parisienne. Logique. Et moi je devais initialement aller à Los Angeles pour mon boulot et le rejoindre ensuite sur place. Lorsque ma mission a été annulée pour des raisons budgétaires fumeuses, j’avais déjà commencé la préparation du voyage, verdi tous les voyants d’envie intérieurs et imaginé le périple à ses côtés. Je n’ai donc pas hésité longtemps, j’ai maintenu le voyage et même rajouté une semaine bonus pour porter mon séjour américain à 30 jours et je suis parti sur mes propres deniers. Logique. Vous verrez, avec moi beaucoup de choses sont logiques. La logique, c'est pratique.
J’avais déjà été découvrir le grand ouest l’année dernière avec trois potes (voir carnet ici pour les grands curieux et les courageux qui sont passés à côté : http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/). Nous étions restés seulement 8 jours au milieu de ces paysages, à faire uniquement les classiques, et à un rythme totalement déluré. Cette année j’étais donc en charge de l’organisation puisque j’avais déjà repéré depuis un an tous les coins que j’aimerais arpenter lors de mon futur voyage. Un voyage un peu moins speed (encore que?) et plus centré sur des sites moins connus et en dehors des sentiers battus. J’avais en effet l’avantage de connaître ici certains d’entre vous qui m’avez été d’une aide précieuse. Encore une fois un grand merci à toi Philippe pour toute ton aide proposée spontanément pour parfaire notre circuit. Mon père te remercie également pour toute cette gentillesse et cette générosité, l’un de ses meilleurs souvenirs étant d’ailleurs le fameux White & Red canyon. Je risque d’en oublier certains et je m’en excuse mais je remercie aussi tous ceux qui m’ont adorablement renseigné ou avec qui j’ai simplement pris plaisir à discuter du grand ouest... Thibaud, Val, Alain-Pierre, Patrick, Marie, Laurence, JP, Jean-François, Jacqueline…
Beaucoup (trop ?) de remerciements et de dédicaces mais ils me semblent justes vu les échanges agréables que nous avons eus, et je peux désormais réellement parler de notre voyage…
Notre parcours final, qui intègre les remaniements sur place. Si on ajoute les km des trajets annexes on arrive à 7000km sur nos trois semaines de nature : Parcours
Hôtels : Quelques informations sur nos hôtels qui méritent une appréciation, tous des double queen sauf à San Francisco : - San Francisco : moi chez mon pote Morgan (reconnu comme le meilleur hôtel de la ville), mon père à l'hotel North Beach sur Kearny Street, très bien situé, pour seulement 45€ la nuit mais un confort minimum qui ne conviendrait pas forcément à tout le monde. Monterey : motel El Dorado Inn à 60$. Le moins cher qu’on ait trouvé sur place sans pré-réservation.
- Las Vegas : Excalibur. Chambre de qualité, bien situé en bout de strip là où ça commence à être « intéressant ». 100$ par nuit en moyenne, en incluant du week end où les tarifs sont plus onéreux dans toute la ville. Bien mieux que le Luxor de l’année dernière.
- Page : chez Bob’s Bashful Motel. Un très bon rapport qualité/prix ou quantité/prix en fait. Les appartements sont avec deux chambres, salon et cuisine pour 45$. Par contre il ne faut pas s’attendre au grand luxe, tout y est un peu vieillot. Bob tient le motel depuis des années, il est adorable et son fils Rick aussi. J'y étais déjà passé l'année dernière.
- Moab : Motel « Inca Inn ». Je ne le recommande pas du tout, douche abominable impossible d’avoir de l’eau à température constante, doublé d'une mauvaise foi évidente à l’accueil assez rare aux USA. De quoi me gonfler en fait. Oui, j'ai un caractère de daube parfois.
- Torrey : Days Inn. Très bonne chaîne, rien à redire.
- Tropic : Bulberry Inn B&B. Prix honnête et accueil de qualité, de bons petits déjeuners maison. Je recommande largement de dormir à Tropic plutôt qu’à Bryce, c’est à 15min en voiture et nettement moins cher. Seul inconvénient c’est d’aller à Bryce pour manger après 20h30, sur Tropic tout est fermé.
Restaurants Seulement ceux qui nous ont particulièrement enjoué et à retenir sans hésiter, la plupart conseillés ou repérés avant notre départ :
San Francisco : Je connaissais déjà la majorité de ces adresses de mes années précédentes à San Francisco, elles m’ont été conseillées par mon pote qui vit là bas, plutôt un gage de qualité il me semble ; et surtout largement vérifié sur place : « Chez Mama’s » : brunch sur Washington Square « Town’s end » : brunch tout près de 2nd Street « Balboa Café of San Francisco » : brunch dans le quartier Fillmore / Lombard Street « MSB - Marina Sushi Bar » : resto japonais sur Lombard Street « House of Nanking » : resto chinois sur Kearny Street « Lemon Grass Thai cuisine » : resto thai sur Polk Street « Mel’s Drive Inn » : un classique « cuisine » US. Il ne faut pas s’attendre à de la cuisine fine évidemment mais c’est typique américain, de bon cru (burgers, Fish&Chips & co) et parfait à 3h du mat’ après les sorties bar. J’y ai d’ailleurs dormi deux fois en deux ans, une fois la tête sur la table et cette année j’ai osé les toilettes. Hum. Monterey : « Hula’s Island Grill ». Restaurant avec cuisine insulaire de très bonne qualité. Torrey : « Stackers », de très bons burgers, avec un accueil charmant. Page : « Fiesta Mexicana », petite chaîne mexicaine de bonne qualité pas trop chère. Moab : « Sing Ha Thai Cuisine ». Un bon thaï dans une ville où il est assez difficile de bien manger. Escalante : « Escalante Outfitters ». Pizzeria perdue dans l’arrière pays et recommandée partout. Génial. Tropic/Bryce : “Bryce Canyon Lodge” : buffet à volonté, un peu l’usine mais très bien.
Location de voiture Via locationsdevoiture.com comme l’année dernière, meilleur rapport qualité/prix trouvé avec toutes les assurances nécessaires. J’avais fait un sujet ici sur les locations aux USA qui a été très bien complété pendant plus d’un an par les autres forumeurs: http://voyageforum.com/...etats_unis_D2439235/
Budget approximatif global : En intégrant mon billet A/R Paris-SF trouvé à 480€ et sans les achats et sorties en extra. 2800€ /pers pour un peu plus de 4 semaines (3 semaines de nature + 1 semaine de San Francisco).
Passé les détails techniques et l'introduction d'usage avec les informations pour forumeurs en recherche de bons plans, on peut enfin commencer le récit avec la ville de San Francisco!
San Francisco
Mon passage par San Francisco est un peu particulier parce que je connais bien la ville pour y avoir été trois fois ces dernières années. Je ne vais pas l’évoquer de façon chronologique comme le reste de notre parcours mais donner mes ressentis globaux et assortir ces mots de quelques photos. J’y passerai un peu de temps parce que j’adore cette ville. Sûrement parce que j’y ai un bon ami et donc la chance de pouvoir la découvrir de l’intérieur et pas uniquement visiter les endroits touristiques. Parce que l’accueil réservé là bas a toujours été festif et agréable. C’est une ville de vie, qui ne ressemble à aucune autre aux USA (de ma maigre expérience), une ville aérée, mixte. Elle est plaisante par sa configuration globale, entourée d’eau et traversée de ses fameuses rues « serpentées ». Elle est intéressante par le mélange des populations, l’ouverture d’esprit globale et ses quartiers aux styles et ambiances diversifiés.
Commençons le lever du carnet de voyage par un lever de soleil capturé par mon père encore non remis du décalage horaire, le premier jour de son arrivée.


Mon père pour qui j’avais prévu une liste de choses à faire sur 4 jours mais qui en avait fait quasi un tiers entre 5h et midi avant même qu’on se soit encore retrouvés. 4500 photos aussi déjà, logique !
Le port, la baie, avec la prison d’Alcatraz dans le fond perché sur son île :


Ou le traditionnel Golden Gate (et sans brume !)

On continue avec une belle vue du Financial District depuis la Coït Tower

Depuis l’intérieur du Financial District :


« Salut Gandhi, la pêche ? En fait t’es aussi grand qu’une tour mon gars ! »

Le quartier de l’embarcadero où les travailleurs du Financial District envahissent le lieu le midi. Il y a un côté île et ensoleillé avec ses grands palmiers :


Autour de Union Square, sorte de Champs Elysées de la ville avec toutes les enseignes de Luxe notamment. Pas le plus fun de la ville mais pas désagréable non plus :



Un détour par le quartier de Washington Square ainsi que l’axe Colombus Avenue qui passe à proximité et qui font partie de mes coins préférés de la ville. Il s’agit du quartier italien. Une jolie église, des cafés italiens avec des tables dehors (assez rare dans les villes américaines), une belle boutique de chapeaux, un vieux disquaire adorable même s’il n’a pas su trouver l’introuvable album « Grin » de « Coroner » que je voulais rapporter à un pote féru de métal ou encore le square investi par les chinois en mode Tai Chi censé apporter harmonie et équilibre des forces naturelles.


Chez Mama’s, où je me fais une jolie combo « Carot Cake » + « Eggs Benedict ». J’ai un problème avec les œufs Benedict, j’adore ça. C’est presque orgasmique. Et donc indispensable à chaque brunch. Je bug. J’aime ce genre de bug orienté cuisine d’ailleurs. Pas de photo des œufs Benedict, trop occupé à les manger. Ma femme s'appelera Bénédicte. Logique. Par contre mon père n'aime pas les oeufs Benedict. Nul.


Colombus avenue :




Avec l’imposante pyramide du Financial district dans le fond qui contraste avec ce vieil immeuble vert stylé qui appartient à Francis Ford Coppola.

L’intérieur rez de chaussée de l’immeuble, un café aux couleurs films et aux tendances bistrot à l’européenne :

Une vue figée du spectacle pourtant fort vivant et musical, la messe Gospell de Glide Church. A privilégier le dimanche à 11h quand on a la chance d’y être sur le week end. Si on retire la grosse demi heure de fin où le prêtre nous a passablement ennuyés vu notre faible penchant pour la religion, le reste était génial. Belle ambiance, des gens joyeux. Etonnant et je recommande vivement !

Le célèbre Chinatown, l’un voire le plus grand du monde même s’il n’est pas si impressionnant que ça je trouve, il se concentre essentiellement sur deux rues parallèles Grant et Stockton Street. Avec la porte principale qui en marque le début :


Un parc où j’aime faire ma sieste / repos de marche, sous les cerisiers fleuris (mes trois séjours étaient en Avril/Mai), le Yerba Buena Park, près du musée d’art moderne :


Une virée sur Alcatraz, que je recommande vivement. L’île et sa flore sont belles, la vue sur la ville magnifique par beau temps, et ce lieu mythique regorge d’histoire récente en plus de bien montrer les conditions de vie des détenus. On peut même se lâcher sur le système audio pour touristes que je n’affectionne pas en temps normal mais particulièrement intéressant pour avoir des détails sur la vie de la prison. Il faut par contre y aller si possible en dehors des créneaux de foule, le choix du premier bateau vers 9h est très bien par exemple. Il parait que c’est sympa de nuit aussi, avec la dernière navette mais je n’ai pas eu l’occasion d’essayer. A savoir qu’il faut absolument réserver avant le voyage pour avoir une chance d’y passer.
Depuis le bateau navette :


Une cellule reconstituée :

San Francisco, c’est bien sûr les multiples rues en pente où on voit essentiellement son capot :


Ou les fameux « Cable Car » :


Lombard Street et ses méandres de verdure pour contrer la vigueur de la pente, tout au loin :

On s’éloigne du « centre », aux abords du quartier de « Haight Ashbury », avec quelques maisons victoriennes colorées et un joli parc à flanc de colline, le « Buena Vista Park » :


Le quartier d’Haight Ashbury donc, avec ses multiples boutiques décalées, branchées musique, fumette, piercing, métal ou zen attitude :




Une maison de schtroumpfs :

Le quartier gay du Castro que j’ai découvert seulement cette année parce qu’il est excentré. Sympa d’y faire un saut mais pas indispensable à mes yeux. A moins d’y avoir des attraits particuliers ou surement en temps que lieu de sortie le soir. Je pense qu’il faut mieux connaître pour apprécier.


Un quartier étonnant aussi par la taille et le jeu de couleurs de leurs antennes radio :

L’une des vues que je préfère de la ville depuis Twin Peaks, lieu rendu célèbre à travers le monde par David Lynch et sa série puis son film :


L’autre côté de la baie de San Francisco présente aussi de nombreux intérêts. Le beau parc de grands Sequoia, le parc de « Muir Woods », la ville de Sausalito avec ses maisons sur l’eau ou Tiburon pour la vue sur la ville par temps clair.
Muir Woods, parsemé d’une autre espèce de Sequoia que les plus gros qu’on trouve en Sierra Nevada à Yosemite ou à Sequoia National Park. Un petit parc parfait pour la promenade du dimanche des locaux.


L'arbre poilu :

La vue depuis Tiburon :



Pour finir la zone photo, la photo carte postale classique, avec les maisons victoriennes d’Alamo Square en premier plan et le Financial district au loin. Bon ok, j’ai aussi un chien casse bonbon et quelques voitures en trop :

J’ai zappé un certain nombre de classiques de la ville parce qu’ils sont souvent vus et revus ici même, le Golden Gate Park, Fisherman’s Wharf notamment. Mais vous pouvez y faire un tour !
Avec le recul de ces trois séjours à San Francisco, mes préférences portent sur le quartier hippie de Haight Ashbury pour son côté rétro et déluré, celui de Colombus/Washington Square pour son ambiance aérée et chaleureuse et sur le quartier de Fillmore/Lombard où les jeunes se retrouvent pour sortir. San Francisco est une ville qui à mes yeux mérite bien 4 jours de visite surtout si on souhaite profiter de ses alentours de l’autre côté de la baie (petites villes de Sausalito et Tiburon, parc de Muir Woods).
Au final, dans cette ville on est très loin des clichés américains que sortent souvent à tord les français et autres européens sur nos confrères américains. Cette ville est globalement emplie de gens ouverts d’esprits et chaleureux, prêts à vous aider, finalement prêt à tout pour vous faire aimer leur pays dont ils sont particulièrement fiers.
Avant de quitter San Francisco pour longer le pacifique le long de la route 1 vers le sud, un complément d’adresses pour les férus de musique. Il s’agit des lieux de San Francisco où l’on peut espérer trouver quelques pépites musicales d’occasion à prix léger. J’ai un peu galéré pour établir cette liste, elle n’est pas exhaustive mais si elle peut vous servir tant mieux :
“Amoeba music” : 1855 Haight Street
“Recycled Records” : 1377 Haight Street
“Ceiba Records” : 1364 Haight Street
“Heavy Metal record qstore”, en face d’Amoeba sur Haight Street.
“101 Music” près du carrefour Grant Street / Green Street
Et pour ceux qui cherchent un vrai chapeau de Cowboy, San Francisco n’est pas trop la ville pour ça, vous en trouverez uniquement dans le quartier mexicain. Notamment la boutique où j'en ai acheté un et dont je viens de retrouver le nom, quelque chose comme "Ok Corral"
La suite pour le départ vers des contrées moins urbaines … quand je trouverai un peu de temps !
On peut trouver la suite ici : http://voyageforum.com/...ost=3485696;#3485696
Good evening everyone! 🙂
We’re back from our September 2025 road trip, this time to explore Arizona and New Mexico, and it’s time for me to start my travel journal—especially since everything’s already booked for another trip in September 2026 (to California), and I need to get started on the planning.
I was a little worried this new visit to Uncle Sam’s country might not be as "wow" as the others, but we still discovered some incredible places.
For those who don’t know us, we’re a couple in our seventies who speak very little English, but that didn’t stop us from fully enjoying our stay.
For this 6th road trip in the U.S., we spent 21 nights there, drove 4,160 km by car, and walked nearly 160 km in a loop starting from Phoenix.
We’d been to Arizona before (but not this side) and never to New Mexico. This whole road trip was a huge discovery for us.
In the prices mentioned (some in euros, others in dollars), bank fees and exchange charges are included. The flights, car rental, and parking were all paid for in December 2024 when we booked.
We’d downloaded the MPC (Mobile Passport Control) app, but there wasn’t a dedicated line at Phoenix Airport. Still, we got through quickly with friendly, smiling agents.
I don’t drive at all (I hate it), so the stops were chosen based on activities but also, for some, to limit daily mileage for the sole driver. The kilometers listed in the itinerary are the daily distances.
We traveled from September 9th to 22nd, unfortunately once again without our dear friends Mimi and Maumau.
The itinerary

Day 1: Flight Marseille-Paris-Phoenix, then Gold Canyon (133 km) Day 2: Tucson (271 km) Lost Dutchman State Park Day 3: Tucson (155 km) Day 4: Tucson (34 km) Day 5: Bisbee (182 km) Day 6: Lordsburg (345 km) Day 7: Las Cruces (253 km) Day 8: Alamogordo (162 km) Day 9: Roswell (264 km) Day 10: Tucumcari (369 km) Day 11: Las Vegas (281 km) – the one in New Mexico Day 12: Taos (213 km) Day 13: Santa Fe (224 km) Day 14: Albuquerque (123 km) Day 15: Gallup (246 km) Day 16: Holbrook (224 km) Day 17: Flagstaff (179 km) Day 18: Sedona (118 km) Day 19: Sedona (48 km) Day 20: Sedona (41 km) Day 21: Phoenix (256 km) Day 22: Phoenix Airport (35 km)
📊 **Budget**: A little over 7,500 € for both of us, all included. The exchange rate was in our favor (1.17 dollars to 1 €). 📊 **Flights**: Marseille-Paris Charles de Gaulle-Phoenix: 1,787 € for two, with one checked bag each (Air France) 📊 **ESTA**: $42 📊 **America the Beautiful Pass**: $80 📊 **Parking**: 134 € (super eco at Marseille) 📊 **Car rental (Hertz)**: 865 €. Since there were no SUVs left in the reserved category (Nissan Rogue), we got an upgrade (4x4 Ford Explorer). We booked through Air France (15% discount). We’d originally reserved it in December for 1,140 €, but since prices dropped in March, we canceled and rebooked for 865 €. Hertz offers a free Hertz Gold Plus Rewards program, which gives you priority counter service when picking up the car. 📊 **Accommodation**: 2,400 € We stayed in hotels and motels of varying standards (from 60 to 203 € per night, depending on the city), all booked through Booking.com or Hotels.com. Out of 21 nights, only two didn’t include breakfast in the price. Booking.com sometimes offers slightly cheaper rates if you book by phone using the mobile app, and our Genius 3 status on the site also got us some preferential rates. 📊 **Supplementary insurance**: AVA 200 € for medical care if needed 📊 **Cash**: $2,078. We left with 1,000 € exchanged before departure and made two withdrawals of $500. This cash covered: - Evening restaurants and tips - Midday picnics - Gas: $298 for 4,160 km - Museum and private park entries (per person): - Lost Dutchman: $10 - Arizona-Sonora Desert Museum: $28 - Bird Cage Theater: $16 - Tombstone Shootout: $8 - New Mexico Farm & Ranch Museum: $12 - Roswell International UFO Museum: $5 - Billy the Kid Museum: $7 - Rancho de Taos: $22 - West Fork Oak Creek Trail entry: $15 We got a few discounts thanks to our senior age (+65). - Souvenirs and little treats
Like on our previous road trips, we didn’t rent a GPS. We got around using offline GPS apps Here WeGo and Organic Maps, with maps of the states we visited downloaded before we left (on our phones).
❤️❤️❤️ **Highlights** (there are so many!) 📍 Goldfield Ghost Town (even if it’s a reconstruction) 📍 The standing army of Saguaro cacti at Saguaro National Park West 📍 Diving into the cowboy universe of Tombstone 📍 The welcome from Rick and Henry at our guesthouse in Bisbee (Garden at Mile High Ranch) 📍 The tangled rocks of Chiricahua National Monument 📍 The flavored pistachios from Dwayne’s Fresh Jerky and Mac Ginnis Pistachioland 📍 Restaurants: La Posta (Las Cruces), Diner 66 (Albuquerque), and the Haunted Hamburger (Jerome) 📍 The old plazas of New Mexico 📍 The solitude and beauty of the white dunes at White Sands National Park 📍 Stepping back in time at the Billy the Kid Museum (Fort Stanton) 📍 Sections of historic Route 66 and the old motels of Tucumcari, especially at night when all the neon lights are on 📍 Taos Pueblo and diving into Native American culture 📍 After the Rio Grande Bridge, the descent via NM 567 to the very bottom of the Rio Grande Gorge, then the road along the riverbanks to Taos 📍 The tranquility of the Chimayo Sanctuary 📍 Discovering the ingenious native dwellings at Bandelier National Monument and Walnut Canyon National Park 📍 The small towns along the Turquoise Trail 📍 The red rocks of Red Rock Park and the Painted Desert 📍 The extraordinary colors of the petrified trees at Petrified Forest National Park 📍 Sedona, its red rocks, and the reward of the viewpoints at the end of hikes (Devil’s Bridge, The Subway, and West Fork Oak Creek) 📍 The immersion in Mexico when visiting Tlaquepaque 📍 The almost-ghost town of Jerome and its terraced streets 📍 The incredible kindness of Americans, always ready to help and up for a chat ❤️
☹️☹️☹️ **Flops** (there are very few) 📍 Several museums and churches being closed, so we couldn’t visit them 📍 Some museums and visitor centers opening late (10 AM) and closing early (4 PM) 📍 A 64 € phone roaming charge because we got near the Mexican border and picked up their cell tower 📍 The outrageous price ($5.99) for a gallon of gas at the Shell near Phoenix Airport
I hope this helps! Anyway, thanks for reading my long post. Don’t hesitate to reach out, even via PM, if you see I haven’t replied and you’d like more details. Have a great evening, everyone! 🙂
We’re back from our September 2025 road trip, this time to explore Arizona and New Mexico, and it’s time for me to start my travel journal—especially since everything’s already booked for another trip in September 2026 (to California), and I need to get started on the planning.
I was a little worried this new visit to Uncle Sam’s country might not be as "wow" as the others, but we still discovered some incredible places.
For those who don’t know us, we’re a couple in our seventies who speak very little English, but that didn’t stop us from fully enjoying our stay.
For this 6th road trip in the U.S., we spent 21 nights there, drove 4,160 km by car, and walked nearly 160 km in a loop starting from Phoenix.
We’d been to Arizona before (but not this side) and never to New Mexico. This whole road trip was a huge discovery for us.
In the prices mentioned (some in euros, others in dollars), bank fees and exchange charges are included. The flights, car rental, and parking were all paid for in December 2024 when we booked.
We’d downloaded the MPC (Mobile Passport Control) app, but there wasn’t a dedicated line at Phoenix Airport. Still, we got through quickly with friendly, smiling agents.
I don’t drive at all (I hate it), so the stops were chosen based on activities but also, for some, to limit daily mileage for the sole driver. The kilometers listed in the itinerary are the daily distances.
We traveled from September 9th to 22nd, unfortunately once again without our dear friends Mimi and Maumau.
The itinerary

Day 1: Flight Marseille-Paris-Phoenix, then Gold Canyon (133 km) Day 2: Tucson (271 km) Lost Dutchman State Park Day 3: Tucson (155 km) Day 4: Tucson (34 km) Day 5: Bisbee (182 km) Day 6: Lordsburg (345 km) Day 7: Las Cruces (253 km) Day 8: Alamogordo (162 km) Day 9: Roswell (264 km) Day 10: Tucumcari (369 km) Day 11: Las Vegas (281 km) – the one in New Mexico Day 12: Taos (213 km) Day 13: Santa Fe (224 km) Day 14: Albuquerque (123 km) Day 15: Gallup (246 km) Day 16: Holbrook (224 km) Day 17: Flagstaff (179 km) Day 18: Sedona (118 km) Day 19: Sedona (48 km) Day 20: Sedona (41 km) Day 21: Phoenix (256 km) Day 22: Phoenix Airport (35 km)
📊 **Budget**: A little over 7,500 € for both of us, all included. The exchange rate was in our favor (1.17 dollars to 1 €). 📊 **Flights**: Marseille-Paris Charles de Gaulle-Phoenix: 1,787 € for two, with one checked bag each (Air France) 📊 **ESTA**: $42 📊 **America the Beautiful Pass**: $80 📊 **Parking**: 134 € (super eco at Marseille) 📊 **Car rental (Hertz)**: 865 €. Since there were no SUVs left in the reserved category (Nissan Rogue), we got an upgrade (4x4 Ford Explorer). We booked through Air France (15% discount). We’d originally reserved it in December for 1,140 €, but since prices dropped in March, we canceled and rebooked for 865 €. Hertz offers a free Hertz Gold Plus Rewards program, which gives you priority counter service when picking up the car. 📊 **Accommodation**: 2,400 € We stayed in hotels and motels of varying standards (from 60 to 203 € per night, depending on the city), all booked through Booking.com or Hotels.com. Out of 21 nights, only two didn’t include breakfast in the price. Booking.com sometimes offers slightly cheaper rates if you book by phone using the mobile app, and our Genius 3 status on the site also got us some preferential rates. 📊 **Supplementary insurance**: AVA 200 € for medical care if needed 📊 **Cash**: $2,078. We left with 1,000 € exchanged before departure and made two withdrawals of $500. This cash covered: - Evening restaurants and tips - Midday picnics - Gas: $298 for 4,160 km - Museum and private park entries (per person): - Lost Dutchman: $10 - Arizona-Sonora Desert Museum: $28 - Bird Cage Theater: $16 - Tombstone Shootout: $8 - New Mexico Farm & Ranch Museum: $12 - Roswell International UFO Museum: $5 - Billy the Kid Museum: $7 - Rancho de Taos: $22 - West Fork Oak Creek Trail entry: $15 We got a few discounts thanks to our senior age (+65). - Souvenirs and little treats
Like on our previous road trips, we didn’t rent a GPS. We got around using offline GPS apps Here WeGo and Organic Maps, with maps of the states we visited downloaded before we left (on our phones).
❤️❤️❤️ **Highlights** (there are so many!) 📍 Goldfield Ghost Town (even if it’s a reconstruction) 📍 The standing army of Saguaro cacti at Saguaro National Park West 📍 Diving into the cowboy universe of Tombstone 📍 The welcome from Rick and Henry at our guesthouse in Bisbee (Garden at Mile High Ranch) 📍 The tangled rocks of Chiricahua National Monument 📍 The flavored pistachios from Dwayne’s Fresh Jerky and Mac Ginnis Pistachioland 📍 Restaurants: La Posta (Las Cruces), Diner 66 (Albuquerque), and the Haunted Hamburger (Jerome) 📍 The old plazas of New Mexico 📍 The solitude and beauty of the white dunes at White Sands National Park 📍 Stepping back in time at the Billy the Kid Museum (Fort Stanton) 📍 Sections of historic Route 66 and the old motels of Tucumcari, especially at night when all the neon lights are on 📍 Taos Pueblo and diving into Native American culture 📍 After the Rio Grande Bridge, the descent via NM 567 to the very bottom of the Rio Grande Gorge, then the road along the riverbanks to Taos 📍 The tranquility of the Chimayo Sanctuary 📍 Discovering the ingenious native dwellings at Bandelier National Monument and Walnut Canyon National Park 📍 The small towns along the Turquoise Trail 📍 The red rocks of Red Rock Park and the Painted Desert 📍 The extraordinary colors of the petrified trees at Petrified Forest National Park 📍 Sedona, its red rocks, and the reward of the viewpoints at the end of hikes (Devil’s Bridge, The Subway, and West Fork Oak Creek) 📍 The immersion in Mexico when visiting Tlaquepaque 📍 The almost-ghost town of Jerome and its terraced streets 📍 The incredible kindness of Americans, always ready to help and up for a chat ❤️
☹️☹️☹️ **Flops** (there are very few) 📍 Several museums and churches being closed, so we couldn’t visit them 📍 Some museums and visitor centers opening late (10 AM) and closing early (4 PM) 📍 A 64 € phone roaming charge because we got near the Mexican border and picked up their cell tower 📍 The outrageous price ($5.99) for a gallon of gas at the Shell near Phoenix Airport
I hope this helps! Anyway, thanks for reading my long post. Don’t hesitate to reach out, even via PM, if you see I haven’t replied and you’d like more details. Have a great evening, everyone! 🙂
Salut à vous, fans ou futurs-fans de ce magnifique pays 🙂.
Je n'ai pas souvenir d'un post où serait recensé les idées reçues (vraies ou non) & les bizarreries des USA. Je pense qu'on en parle pas assez. Si je me trompe, veuillez m'en excuser d'avance.
En complément, ce post traite des différences entre France les États Unis où l'on peut trouver de nombreux témoignages intéressants.
Aller, je me lance:
Les routes: Je sais pas où vous habitez mais j'ai toujours entendu dire que les routes aux USA étaient supeeeeeer larges... mais à part dans certaines villes (rue annexes de Moab par ex. où 6 voitures pourraient se croiser), les routes principales ou les routes telles que sunset, Hollywood bd ou autres ne sont pas plus larges qu'en Françe. Les différences de niveaux entre les routes et les parkings sont impressionnantes, tu passes trop vite, ça frotte! Ça doit être pour ça qu'ils ont tous des 4x4 😛
La robinetterie: (Je me souviens d'un post la dessus). Alors là, incroyable... il y a presque autant de principes de robineterie que d'hôtels (j'exagère à peine). Tourner/tirer/pousser/basculer/Etc... c'est un jeu ou quoi? Y'a même des fois, il a fallu quelques secondes pour trouver 😐. De plus, impossible d'économiser l'eau pour certains de ces robinets, pour avoir l'eau chaude, il faut tourner à fond. On ne peut pas avoir un simple filet d'eau chaude.
Le "bye": Par exemple, après avoir acheté des cartes postales, lorsque l'on quittait la caisse, on disait simplement "thank you" puis "bye" et dans la majorité des cas, on ne nous répondait pas ou alors il faisait une tête étrange 😮. Je ne pense pas qu'on ai rêvé, vous pouvez nous expliquer ??
L'éclairage : Dans la majorité de nos hôtels, les chambres ont toujours été (très) sombres et ne possédaient presque jamais de point d'éclairage central. En revanche, les lampes de chevet, de coin de pièce, de bureau, etc.. en veux-tu en voilà... ça prend du temps d'éteindre tout ça quand on quitte la pièce 🤪. Ils sont pas au point là dessus...
Voilà, c'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment. Si vous avez des réponses ou d'autres points, n'hésitez pas 😉.
Je n'ai pas souvenir d'un post où serait recensé les idées reçues (vraies ou non) & les bizarreries des USA. Je pense qu'on en parle pas assez. Si je me trompe, veuillez m'en excuser d'avance.
En complément, ce post traite des différences entre France les États Unis où l'on peut trouver de nombreux témoignages intéressants.
Aller, je me lance:
Les routes: Je sais pas où vous habitez mais j'ai toujours entendu dire que les routes aux USA étaient supeeeeeer larges... mais à part dans certaines villes (rue annexes de Moab par ex. où 6 voitures pourraient se croiser), les routes principales ou les routes telles que sunset, Hollywood bd ou autres ne sont pas plus larges qu'en Françe. Les différences de niveaux entre les routes et les parkings sont impressionnantes, tu passes trop vite, ça frotte! Ça doit être pour ça qu'ils ont tous des 4x4 😛
La robinetterie: (Je me souviens d'un post la dessus). Alors là, incroyable... il y a presque autant de principes de robineterie que d'hôtels (j'exagère à peine). Tourner/tirer/pousser/basculer/Etc... c'est un jeu ou quoi? Y'a même des fois, il a fallu quelques secondes pour trouver 😐. De plus, impossible d'économiser l'eau pour certains de ces robinets, pour avoir l'eau chaude, il faut tourner à fond. On ne peut pas avoir un simple filet d'eau chaude.
Le "bye": Par exemple, après avoir acheté des cartes postales, lorsque l'on quittait la caisse, on disait simplement "thank you" puis "bye" et dans la majorité des cas, on ne nous répondait pas ou alors il faisait une tête étrange 😮. Je ne pense pas qu'on ai rêvé, vous pouvez nous expliquer ??
L'éclairage : Dans la majorité de nos hôtels, les chambres ont toujours été (très) sombres et ne possédaient presque jamais de point d'éclairage central. En revanche, les lampes de chevet, de coin de pièce, de bureau, etc.. en veux-tu en voilà... ça prend du temps d'éteindre tout ça quand on quitte la pièce 🤪. Ils sont pas au point là dessus...
Voilà, c'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment. Si vous avez des réponses ou d'autres points, n'hésitez pas 😉.
🙂bonjour! je part aux usa (dans l'ouest plus exactement ) dans un mois et je voulais savoir si certains d'entre vous avez des anecdoctes sur les americains!
J'ai lu qu'ils s'agissaient de gens charmants et trés accueillant: est ce vrai?
merci pour vos reponses
salut tout le monde ! Pour une raison inconnue le post "travailler a Disney world floride" a été fermé.
J'ouvre donc ce post pour continuer de discuter sur les experiences, les news, les bons plans .....
A bientot !
A bientot !
Hello 🙂,
Après avoir beaucoup réfléchi, beaucoup hésité, glané énormément de renseignements à droite et à gauche, on se décide à sauter le pas et organiser nous même ce Roadtrip qui a duré 20 jours. 20 jours sur un autre continent, 20 jours de dépaysement total, 20 jours de découverte, 20 jours merveilleux ! 20 jours construits avec toute l'aide précieuse de ce forum et de ses passionnés de l'Ouest et des Etats Unis en général 😉
20 jours pour faire Las Vegas, Valley of Fire, Zion, Red Canyon, Bryce Canyon, Coral Sands Dunes, Page, Monument Valley, Goosenecks, Natural Bridges, Grand Canyon, Los Angeles, Mammoth Lakes, Mono Lake, Yosemite, San Francisco.
SOMMAIRE:
Budget - Hôtels - Circuit J1: Francfort vers Las Vegas J2: Las Vegas J3: De Las Vegas à Zion en passant par Valley of Fire J4: De Zion à Bryce Canyon avec une belle découverte de Red Canyon J5: De Bryce Canyon à Kanab J6: De Kanab à Page J7: De Page à Monument Valley J8: Goosenecks, Moki Dugway, Muley Point, Natural Bridges NM J9: De Mexican Hat à Grand Canyon rive Sud J10: De Grand Canyon à Laughlin par la Route 66 J11: De Laughlin à Los Angeles J12: Los Angeles - Universal Studio et The Sign J13: Los Angeles - Hollywood Blvd, Rodeo Dr., Santa Monica Pier, Venice Beach, Venice Canal J14: De Los Angeles à Mammoth Lake J15: Mammoth Lake, Bodie et Mono Lake J16: Tioga Road et Yosemite NP J17 et J18: De Columbia à San Francisco et San Francisco J19: San Francisco J20: San Francisico J21: Départ pour la France
JOUR 1: De Francfort à Las Vegas le 03 juillet 2017
Après avoir quitté notre domicile et nous être fait déposé à l'aéroport de Frankfurt am Main, nous décollons pour Zürich sur un petit Fokker 100. L'avion décolle avec pas mal de retard et finalement, le vol ne durera que 45 minutes au lieu d'1 heure. A notre arrivée, une très courte attente et un embarquement dans la foulée pour Las Vegas. L'avion est full, beaucoup de chanceux comme nous passerons leurs vacances aux Etats Unis ! Pendant le vol, nous recevons une feuille de déclaration douanière à remplir et qui sera à transmettre aux autorités à notre arrivée sur place.
J'avais noté, pour l'arrivée à LV, d'essayer de speeder pour éviter une trop longue attente à l'immigration, moment tant redouté par certain ... et un peu par moi-même je l'avoue 😄
Nous débarquons parmi les premier et filons droit vers la sortie. 4 guichets sont ouverts et à peine 3 ou 4 personnes attendent dans chaque file. Nous en prenons une au hasard, la proche surement, et préparons tous nos documents.
A peine 10 minutes d'attente et c'est à nous. Le rythme cardiaque s'accélère ! Je présente un à un les passeports comme demandé. Après chaque présentation de document, nous avons droit au relevé d'empreintes digitales et à la photo qui va avec. Le petit de 8 ans y échappe mais pas le grand de 14 ans. Je me fais tirer les bretelles par la dame car j'ai mal renseignés des cases sur la déclaration douanière remplie dans l'avion. J'étais fatigué, il faisait nuit noire, j'ai oublié de mettre mon prénom et de signer ... J'ai le droit à un regard de "la loi c'est moi!". Elle remplie les cases pour moi, me demande combien de temps on reste ici, je lui répond 20 jours, et 4 tampons plus tard nous sommes repartis à la recherche des bagages.
Un autre guichet se présente, 5 minutes d'attente, nous donnons la déclaration douanière remplie à moitié dans l'avion et finalisée par l'agent des US Border and Customs puis nous nous en allons définitivement à la recherche des bagages.
Le tout en notre possession, direction l'arrêt de bus pour prendre le Shuttle en direction de McCarran Rent-a-Car Center. L'attente est très courte. C'est le chauffeur qui range les bagages de tout le monde ... vu ses bras, j'imagine la quantité de valise qu'il soulève tous les jours.
L'agence Hertz se repéré très bien, c'est la plus grande en entrant à droite. Nous montons l'escalier pour accéder au comptoir Gold qui est séparé physiquement des autres guichets.
Quelques Dream Cars garés devant l'entrée font scintiller les yeux des enfants.
Je présente mon permis, le numéro de réservation et en moins de 5 minutes le contrat est imprimé, vérifié et signé. J'avais déjà reçu un mail à la descente de l'avion pour m'indiquer le véhicule et le N° d'emplacement de ce dernier. Mais comme c'était notre première location Hertz, nous devions passer au comptoir.
Un Ford Explorer bleu nous attend, là tout seul, au fond du parking. Ce modèle faisait parti du top 3 des modèles désirés. Je regarde aux alentours s'il n'y a pas un GMC Acadia ... non ... c'est le dernier SUV 7 places qui reste ici. Il fera l'affaire sans problème.
On charge les bagages, on s'installe, on découvre la bête et toute la place disponible, le GPS est branché, la destination du panneau Welcome to The Fabulous Las Vegas Nevade est sélectionnée, radio en marche, Sirius XM se met à pousser la chansonnette (un bon gros rap US), tiens j'ai cru que c'était une option ... et en route vers l'aventure !

C'est très animé à cet endroit. Les limousines pleines de fêtards, les acteurs déguisés en Elvis qui propose de se faire prendre en photo avec eux, les jeunes mariés et leurs invités en pleine séance shooting sous le panneau, les touristes fraîchement arrivés ... On reste une bonne demi heure sur place, on observe, prend des photos et on atterrit .... enfin nous y sommes !
Nous rejoignons a présent notre hôtel, le Flamingo, en traversant Las Vegas Bvld. La circulation est aisée, quelques feux rouges mais ça roule franchement bien. On tous la tête collée sur les vitres a admiré ces millions d'ampoules allumées et le rugissement des grosses cylindrées venues faire le show sur le boulevard.
A l'hôtel le parking est plein. Nous en faisons 2 fois le tour, pas de place. On ne s'embête pas, le voyage a été long, la douche nous appelle, on dépose la voiture au Valet, qu'il se débrouille.
Nous faisons le rapide Self Check-in avec une borne même s'il y a peu d'attente au comptoir. J'avais demandé une belle vue sur les fontaines du Bellagio, chose acceptée, nous pouvons donc admirés le ballet des jets d'eau depuis le lit.
Morphée nous rappelle très vite à elle ....

Après avoir beaucoup réfléchi, beaucoup hésité, glané énormément de renseignements à droite et à gauche, on se décide à sauter le pas et organiser nous même ce Roadtrip qui a duré 20 jours. 20 jours sur un autre continent, 20 jours de dépaysement total, 20 jours de découverte, 20 jours merveilleux ! 20 jours construits avec toute l'aide précieuse de ce forum et de ses passionnés de l'Ouest et des Etats Unis en général 😉
20 jours pour faire Las Vegas, Valley of Fire, Zion, Red Canyon, Bryce Canyon, Coral Sands Dunes, Page, Monument Valley, Goosenecks, Natural Bridges, Grand Canyon, Los Angeles, Mammoth Lakes, Mono Lake, Yosemite, San Francisco.
SOMMAIRE:
Budget - Hôtels - Circuit J1: Francfort vers Las Vegas J2: Las Vegas J3: De Las Vegas à Zion en passant par Valley of Fire J4: De Zion à Bryce Canyon avec une belle découverte de Red Canyon J5: De Bryce Canyon à Kanab J6: De Kanab à Page J7: De Page à Monument Valley J8: Goosenecks, Moki Dugway, Muley Point, Natural Bridges NM J9: De Mexican Hat à Grand Canyon rive Sud J10: De Grand Canyon à Laughlin par la Route 66 J11: De Laughlin à Los Angeles J12: Los Angeles - Universal Studio et The Sign J13: Los Angeles - Hollywood Blvd, Rodeo Dr., Santa Monica Pier, Venice Beach, Venice Canal J14: De Los Angeles à Mammoth Lake J15: Mammoth Lake, Bodie et Mono Lake J16: Tioga Road et Yosemite NP J17 et J18: De Columbia à San Francisco et San Francisco J19: San Francisco J20: San Francisico J21: Départ pour la France
JOUR 1: De Francfort à Las Vegas le 03 juillet 2017
Après avoir quitté notre domicile et nous être fait déposé à l'aéroport de Frankfurt am Main, nous décollons pour Zürich sur un petit Fokker 100. L'avion décolle avec pas mal de retard et finalement, le vol ne durera que 45 minutes au lieu d'1 heure. A notre arrivée, une très courte attente et un embarquement dans la foulée pour Las Vegas. L'avion est full, beaucoup de chanceux comme nous passerons leurs vacances aux Etats Unis ! Pendant le vol, nous recevons une feuille de déclaration douanière à remplir et qui sera à transmettre aux autorités à notre arrivée sur place.
J'avais noté, pour l'arrivée à LV, d'essayer de speeder pour éviter une trop longue attente à l'immigration, moment tant redouté par certain ... et un peu par moi-même je l'avoue 😄
Nous débarquons parmi les premier et filons droit vers la sortie. 4 guichets sont ouverts et à peine 3 ou 4 personnes attendent dans chaque file. Nous en prenons une au hasard, la proche surement, et préparons tous nos documents.
A peine 10 minutes d'attente et c'est à nous. Le rythme cardiaque s'accélère ! Je présente un à un les passeports comme demandé. Après chaque présentation de document, nous avons droit au relevé d'empreintes digitales et à la photo qui va avec. Le petit de 8 ans y échappe mais pas le grand de 14 ans. Je me fais tirer les bretelles par la dame car j'ai mal renseignés des cases sur la déclaration douanière remplie dans l'avion. J'étais fatigué, il faisait nuit noire, j'ai oublié de mettre mon prénom et de signer ... J'ai le droit à un regard de "la loi c'est moi!". Elle remplie les cases pour moi, me demande combien de temps on reste ici, je lui répond 20 jours, et 4 tampons plus tard nous sommes repartis à la recherche des bagages.
Un autre guichet se présente, 5 minutes d'attente, nous donnons la déclaration douanière remplie à moitié dans l'avion et finalisée par l'agent des US Border and Customs puis nous nous en allons définitivement à la recherche des bagages.
Le tout en notre possession, direction l'arrêt de bus pour prendre le Shuttle en direction de McCarran Rent-a-Car Center. L'attente est très courte. C'est le chauffeur qui range les bagages de tout le monde ... vu ses bras, j'imagine la quantité de valise qu'il soulève tous les jours.
L'agence Hertz se repéré très bien, c'est la plus grande en entrant à droite. Nous montons l'escalier pour accéder au comptoir Gold qui est séparé physiquement des autres guichets.
Quelques Dream Cars garés devant l'entrée font scintiller les yeux des enfants.
Je présente mon permis, le numéro de réservation et en moins de 5 minutes le contrat est imprimé, vérifié et signé. J'avais déjà reçu un mail à la descente de l'avion pour m'indiquer le véhicule et le N° d'emplacement de ce dernier. Mais comme c'était notre première location Hertz, nous devions passer au comptoir.
Un Ford Explorer bleu nous attend, là tout seul, au fond du parking. Ce modèle faisait parti du top 3 des modèles désirés. Je regarde aux alentours s'il n'y a pas un GMC Acadia ... non ... c'est le dernier SUV 7 places qui reste ici. Il fera l'affaire sans problème.
On charge les bagages, on s'installe, on découvre la bête et toute la place disponible, le GPS est branché, la destination du panneau Welcome to The Fabulous Las Vegas Nevade est sélectionnée, radio en marche, Sirius XM se met à pousser la chansonnette (un bon gros rap US), tiens j'ai cru que c'était une option ... et en route vers l'aventure !

C'est très animé à cet endroit. Les limousines pleines de fêtards, les acteurs déguisés en Elvis qui propose de se faire prendre en photo avec eux, les jeunes mariés et leurs invités en pleine séance shooting sous le panneau, les touristes fraîchement arrivés ... On reste une bonne demi heure sur place, on observe, prend des photos et on atterrit .... enfin nous y sommes !
Nous rejoignons a présent notre hôtel, le Flamingo, en traversant Las Vegas Bvld. La circulation est aisée, quelques feux rouges mais ça roule franchement bien. On tous la tête collée sur les vitres a admiré ces millions d'ampoules allumées et le rugissement des grosses cylindrées venues faire le show sur le boulevard.
A l'hôtel le parking est plein. Nous en faisons 2 fois le tour, pas de place. On ne s'embête pas, le voyage a été long, la douche nous appelle, on dépose la voiture au Valet, qu'il se débrouille.
Nous faisons le rapide Self Check-in avec une borne même s'il y a peu d'attente au comptoir. J'avais demandé une belle vue sur les fontaines du Bellagio, chose acceptée, nous pouvons donc admirés le ballet des jets d'eau depuis le lit.
Morphée nous rappelle très vite à elle ....

Titre du carnet bien sûr inspiré d'une chanson de Lana Del Rey...😉
A la genèse de ce voyage, il y avait mon envie d’emmener ma petite famille faire le plein de soleil au mois de février, au moment où on en manque le plus par chez nous… J’avais pensé à plusieurs destinations plutôt européennes et puis finalement, fin août 2016, j’ai eu vent de promos chez American Airlines. Il y avait des vols à moins de 400 € pour Los Angeles par exemple, mais on était dans l’Ouest à peine quelques mois auparavant et on avait envie de découvrir quelque chose de nouveau. Après plusieurs essais avec différentes villes, c’est finalement Miami qui a remporté la mise : 410 € par personne pour un vol de Paris à Miami aller/retour avec un vol direct à l’aller !🙂
Une fois les billets achetés, il fallait penser au circuit, à la voiture et au logement. En ce qui concerne le circuit, on avait envie de voir et faire plein de choses différentes, donc certains d’entre vous penseront peut-être qu’on a été trop gourmands pour 11 jours sur place, mais… on ne regrette rien (si ce n’est peut-être le dernier jour) et cela nous a donné des envies pour + nous poser une prochaine fois !
Voilà le circuit en quelques mots :
Jour 1 : le départ Jour 2 : John Pennekamp SP et repos à l’hôtel Jour 3 : Key West et Bahia Honda SP Jour 4 : Everglades Alligator Farm et Everglades NP Jour 5 : Everglades NP (Shark Valley) et Naples Jour 6 : Fort Myers Beach, Myakka River SP et Siesta Key Jour 7 : Siesta Key, Fort de Soto County Park et Tampa (Ybor City) Jour 8 : kayak sur la Weeki Wachee River et Homosassa Springs Wildlife SP Jour 9 : Universal Studios Jour 10 : Kennedy Space Center Jour 11 : route vers Fort Lauderdale Jour 12 : Fort Lauderdale, Miami Beach, downtown et Coral Gables
Ensuite, il a fallu trouver à se loger. Et là… ça n’a pas été la partie la plus facile ! En effet, la haute saison en Floride est de décembre à avril environ et les hôtels ou locations sont de ce fait plus chères. A titre d’exemple, un hôtel à Naples affiché à environ 100 € au mois de juillet sur Hotels.com était à 250 € en février… Ce n’était vraiment pas possible pour nous !😮 On a donc testé pour la première fois un site dont j’avais déjà entendu parler sur VF, mais que je n’avais jamais essayé : Hotwire. Pour les moins, il y a le fait qu’on ne connaisse le nom de l’hôtel qu’une fois qu’on a réservé et aussi le fait que ce soit non annulable. Pour les plus, il y a les réductions conséquentes qu’on a pu obtenir dans certains hôtels et aussi le fait que Hotwire donne le nom du dernier hôtel obtenu par le client avant nous : cela donne une bonne idée de l’endroit où l’on peut atterrir. On a donc fait un mix entre des réservations avec Hotwire, des réservations non annulables avec Hotels.com et une utilisation de nuit gratuite avec Hotels.com. La moyenne par nuit était de 110 €.
Pour la voiture, pas besoin d’un SUV en Floride. Nous avons décidé d’être raisonnables et de prendre la plus petite voiture possible pour nous 4 : nous avons choisi une berline standard (Chrysler 200). Nous avons annulé et refait une nouvelle réservation à chaque fois que les prix baissaient et nous avons obtenu le meilleur prix lors du Black Friday chez AutoEurope (loueur Alamo) : 243 € pour 11 jours.
A la genèse de ce voyage, il y avait mon envie d’emmener ma petite famille faire le plein de soleil au mois de février, au moment où on en manque le plus par chez nous… J’avais pensé à plusieurs destinations plutôt européennes et puis finalement, fin août 2016, j’ai eu vent de promos chez American Airlines. Il y avait des vols à moins de 400 € pour Los Angeles par exemple, mais on était dans l’Ouest à peine quelques mois auparavant et on avait envie de découvrir quelque chose de nouveau. Après plusieurs essais avec différentes villes, c’est finalement Miami qui a remporté la mise : 410 € par personne pour un vol de Paris à Miami aller/retour avec un vol direct à l’aller !🙂
Une fois les billets achetés, il fallait penser au circuit, à la voiture et au logement. En ce qui concerne le circuit, on avait envie de voir et faire plein de choses différentes, donc certains d’entre vous penseront peut-être qu’on a été trop gourmands pour 11 jours sur place, mais… on ne regrette rien (si ce n’est peut-être le dernier jour) et cela nous a donné des envies pour + nous poser une prochaine fois !
Voilà le circuit en quelques mots :
Jour 1 : le départ Jour 2 : John Pennekamp SP et repos à l’hôtel Jour 3 : Key West et Bahia Honda SP Jour 4 : Everglades Alligator Farm et Everglades NP Jour 5 : Everglades NP (Shark Valley) et Naples Jour 6 : Fort Myers Beach, Myakka River SP et Siesta Key Jour 7 : Siesta Key, Fort de Soto County Park et Tampa (Ybor City) Jour 8 : kayak sur la Weeki Wachee River et Homosassa Springs Wildlife SP Jour 9 : Universal Studios Jour 10 : Kennedy Space Center Jour 11 : route vers Fort Lauderdale Jour 12 : Fort Lauderdale, Miami Beach, downtown et Coral Gables
Ensuite, il a fallu trouver à se loger. Et là… ça n’a pas été la partie la plus facile ! En effet, la haute saison en Floride est de décembre à avril environ et les hôtels ou locations sont de ce fait plus chères. A titre d’exemple, un hôtel à Naples affiché à environ 100 € au mois de juillet sur Hotels.com était à 250 € en février… Ce n’était vraiment pas possible pour nous !😮 On a donc testé pour la première fois un site dont j’avais déjà entendu parler sur VF, mais que je n’avais jamais essayé : Hotwire. Pour les moins, il y a le fait qu’on ne connaisse le nom de l’hôtel qu’une fois qu’on a réservé et aussi le fait que ce soit non annulable. Pour les plus, il y a les réductions conséquentes qu’on a pu obtenir dans certains hôtels et aussi le fait que Hotwire donne le nom du dernier hôtel obtenu par le client avant nous : cela donne une bonne idée de l’endroit où l’on peut atterrir. On a donc fait un mix entre des réservations avec Hotwire, des réservations non annulables avec Hotels.com et une utilisation de nuit gratuite avec Hotels.com. La moyenne par nuit était de 110 €.
Pour la voiture, pas besoin d’un SUV en Floride. Nous avons décidé d’être raisonnables et de prendre la plus petite voiture possible pour nous 4 : nous avons choisi une berline standard (Chrysler 200). Nous avons annulé et refait une nouvelle réservation à chaque fois que les prix baissaient et nous avons obtenu le meilleur prix lors du Black Friday chez AutoEurope (loueur Alamo) : 243 € pour 11 jours.
Bonjour tout le monde.
Afin de comprendre ce pays, pour que les voyageur comme moi soit préparé, je vous propose de nous donner tout les différence qu'il y a entre la France et Etats Unis.
Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas. Les différences culturelles, les différence de mentalité, les différence administratifs pour les long voyages. Ce qu'il faut éviter de faire et que l'on fait en France.
Et bien d'autres choses qui vous passe par la tête, car comme dit Nicolas Hulot, la connaissance et le premier pas vers le respect.
Afin de comprendre ce pays, pour que les voyageur comme moi soit préparé, je vous propose de nous donner tout les différence qu'il y a entre la France et Etats Unis.
Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas. Les différences culturelles, les différence de mentalité, les différence administratifs pour les long voyages. Ce qu'il faut éviter de faire et que l'on fait en France.
Et bien d'autres choses qui vous passe par la tête, car comme dit Nicolas Hulot, la connaissance et le premier pas vers le respect.
Bonjour tout le monde! 🙂
Alors pour la petite histoire, moi c'est Cindy, j'ai vécu pendant un an à Montréal. Mon visa de travail allant expirer, l'aventure se terminait, mais je ne voulais pas repartir en France avant d'avoir profité d'être sur le continent et de pouvoir ainsi réaliser un rêve.. L'ouest nord américain, me voilà!
Pour les détails pratiques: Le voyage à duré en tout 64 jours, de juin à août 2016, nous avons voyagé a la backpacker (c'est pas toujours très pratique un gros sac de 60L 😄) avec une tente et sac de couchage dont on avait besoin pour certaines étapes. Nous avons loué plusieurs voitures car nous n'en n'avions pas toujours besoin quand nous restions dans les villes, de plus notre budget ne nous permettait pas de louer une voiture pour 2 mois. Nous avons toujours loué avec la même compagnie: Enterprise. (Toujours satisfaits!) Pour se rendre d'une ville a l'autre, nous utilisions le bus, notamment la compagnie Greyhound. Autant dire que nous avons beaucoup d'heures de bus a notre actif, je crois que nous sommes devenus experts de ce mode de trajet pas toujours reposant mais bien pratique. Pour la nuit, nous dormions soit en airbnb, soit en couchsurfing, ou en tente dans les parcs nationaux. Nous avons aussi passé 10 jours en HelpX.
La première étape était en avion de Montréal vers Calgary , puis
Calgary -> Banff (jour 1, jour 2: johnston canyon, lac louise & moraine, jour 3: lac peyto& bow, jours 4&5) Banff -> Vancouver (1er jour, 2e, 3e , 4e , 5&6) Vancouver -> Île de Vancouver (arrivée, Tofino, Cathedral Grove) Ile de Vancouver -> Seattle (arrivée, journée découverte) Seattle -> San Francisco (arrivée, jour 3&4, independance day, Silicon Valley& autres) San Francisco -> Los Angeles (Santa Monica, Hollywood Bld, Universal Studios , Farmer's market & Griffith observatory, Venice beach ) Los Angeles -> Las Vegas (mini escale + arrivée Grand Canyon) Las Vegas -> Grand Canyon, Monument Valley, Horseshoe Bend, Page, ... Puis retour quelques jours sur Las Vegas pour le vol retour!
Si ma mémoire est bonne (c'est pas toujours le cas..) on avait réservé la plupart des logements à l'avance, ainsi que les emplacements de camping pour être sûr d'avoir toujours un endroit où dormir. Pour les locations de voiture il n'y a qu'a Banff et Las Vegas où on avait réservé a l'avance, le reste on réservait a la dernière minute car ce n'était pas pour de longues durées. Voilà voilà, j'espère que vous ferez bonne lecture! 😉
Alors pour la petite histoire, moi c'est Cindy, j'ai vécu pendant un an à Montréal. Mon visa de travail allant expirer, l'aventure se terminait, mais je ne voulais pas repartir en France avant d'avoir profité d'être sur le continent et de pouvoir ainsi réaliser un rêve.. L'ouest nord américain, me voilà!
Pour les détails pratiques: Le voyage à duré en tout 64 jours, de juin à août 2016, nous avons voyagé a la backpacker (c'est pas toujours très pratique un gros sac de 60L 😄) avec une tente et sac de couchage dont on avait besoin pour certaines étapes. Nous avons loué plusieurs voitures car nous n'en n'avions pas toujours besoin quand nous restions dans les villes, de plus notre budget ne nous permettait pas de louer une voiture pour 2 mois. Nous avons toujours loué avec la même compagnie: Enterprise. (Toujours satisfaits!) Pour se rendre d'une ville a l'autre, nous utilisions le bus, notamment la compagnie Greyhound. Autant dire que nous avons beaucoup d'heures de bus a notre actif, je crois que nous sommes devenus experts de ce mode de trajet pas toujours reposant mais bien pratique. Pour la nuit, nous dormions soit en airbnb, soit en couchsurfing, ou en tente dans les parcs nationaux. Nous avons aussi passé 10 jours en HelpX.
La première étape était en avion de Montréal vers Calgary , puis
Calgary -> Banff (jour 1, jour 2: johnston canyon, lac louise & moraine, jour 3: lac peyto& bow, jours 4&5) Banff -> Vancouver (1er jour, 2e, 3e , 4e , 5&6) Vancouver -> Île de Vancouver (arrivée, Tofino, Cathedral Grove) Ile de Vancouver -> Seattle (arrivée, journée découverte) Seattle -> San Francisco (arrivée, jour 3&4, independance day, Silicon Valley& autres) San Francisco -> Los Angeles (Santa Monica, Hollywood Bld, Universal Studios , Farmer's market & Griffith observatory, Venice beach ) Los Angeles -> Las Vegas (mini escale + arrivée Grand Canyon) Las Vegas -> Grand Canyon, Monument Valley, Horseshoe Bend, Page, ... Puis retour quelques jours sur Las Vegas pour le vol retour!
Si ma mémoire est bonne (c'est pas toujours le cas..) on avait réservé la plupart des logements à l'avance, ainsi que les emplacements de camping pour être sûr d'avoir toujours un endroit où dormir. Pour les locations de voiture il n'y a qu'a Banff et Las Vegas où on avait réservé a l'avance, le reste on réservait a la dernière minute car ce n'était pas pour de longues durées. Voilà voilà, j'espère que vous ferez bonne lecture! 😉
Un début de carnet différent . La préparation chronologique d'un séjour de trois mois aux USA, Canada (pas sûr pour l'instant).Ma moitié ayant découvert les US en 2008, nous entamons une liste des endroits que nous voulons revoir. Ceci fait, je pourrais avancer l'itinéraire indéfini ce jour. Pour le compte-rendu, il va falloir patienter, comme moi !
25 Février 2010 :
L'envie et la possibilité de partir trois mois se précisant , j'ai commencé par acheter de la lecture en complément de VF.
Guide du Routard : Louisiane et Floride
Lonely Planet : Floride, Ouest Canadien et Ontario, Québec
Pour Nouveau-Mexique, Utah, Nevada, Colorado, Arizona, Californie, Montana, Wyoming, New-York les anciens guides Routard et Lonely font l'affaire.
Plusieurs idées se bousculent un peu à ce jour, ce qui est sûr, c'est une semaine à New-York pour finir, ce serait aux alentours du 4 juillet au 13 juillet.
Donc départ le vendredi 15 AVRIL 2011 de Toulouse pour Miami/Floride pour 3/4 semaines, Louisiane, Texas, pour commencer à rallier l'ouest, pour Moab 5/6 jours, Vegas 3/4 jours, Monterey 3/4 jours, remontée vers le nord jusqu'à ?
Entre ces points et la suite c'est à construire.
Retour de New-York le 13 Juillet 2011.
A bientôt
25 Février 2010 :
L'envie et la possibilité de partir trois mois se précisant , j'ai commencé par acheter de la lecture en complément de VF.
Guide du Routard : Louisiane et Floride
Lonely Planet : Floride, Ouest Canadien et Ontario, Québec
Pour Nouveau-Mexique, Utah, Nevada, Colorado, Arizona, Californie, Montana, Wyoming, New-York les anciens guides Routard et Lonely font l'affaire.
Plusieurs idées se bousculent un peu à ce jour, ce qui est sûr, c'est une semaine à New-York pour finir, ce serait aux alentours du 4 juillet au 13 juillet.
Donc départ le vendredi 15 AVRIL 2011 de Toulouse pour Miami/Floride pour 3/4 semaines, Louisiane, Texas, pour commencer à rallier l'ouest, pour Moab 5/6 jours, Vegas 3/4 jours, Monterey 3/4 jours, remontée vers le nord jusqu'à ?
Entre ces points et la suite c'est à construire.
Retour de New-York le 13 Juillet 2011.
A bientôt
Salut à tous,
Après des mois de lecture de ce forum afin de préparer mon road trip, à mon tour de partager mon expérience !! Vos nombreux carnets de voyage et commentaires m’ont bien aidé à préparer ce séjour, un tout grand merci car grâce à cette préparation, tout s’est vraiment passé sans problème.
On est deux hommes de 28 ans, c’était notre première fois dans l’ouest américain et pour ma part, ma toute première fois aux USA.
Le parcours, du 23 août au 6 septembre :
J1Los Angeles J2Los Angeles J3Los Angeles J4Los Angeles J5Los Angeles > Palm Springs J6Palm Springs > Lake Havasu J7Lake Havasu > Grand Canyon J8Grand Canyon > Las Vegas J9Las Vegas J10Las Vegas J11Las Vegas J12Las Vegas > San Francisco J13San Francisco J14San Francisco J15San Francisco
Comme vous pouvez le constater, on a privilégié les villes et non les parcs… Nous ne sommes effectivement pas de grands amateurs de nature sauvage et de longues randonnées (en tous cas jusqu’à présent, ça changera peut-être en vieillissant…). On voulait tout de même s’arrêter au Grand Canyon qui nous paraissait être l’incontournable des parcs (du moins le plus connu). J’espère quand même un jour découvrir les autres parcs car en préparant le séjour, j’ai vu énormément de photos et ça m’a vraiment fait envie. Mais pour un premier séjour, on est très satisfait de ce circuit, ça nous a donné un bel aperçu de ce qu’on voulait voir en priorité.
Dans le titre du sujet, je mets en avant notre coup de cœur pour Los Angeles car avant de partir, ce que j’ai souvent pu lire et entendre autour de moi à propos de cette ville, c’est qu’il n’avait rien à y voir, qu’il y faisait sale, moche, pollué, dangereux, l’océan glacial et les routes embouteillées… Bon, pour les deux derniers points, c’était effectivement vrai !! Mais pour le reste, on a vraiment adoré… C’est cette ville qui a initié mon envie de découvrir l’ouest américain. En effet, j’ai grandi en regardant de nombreuses séries TV qui pour la plupart se passaient à Los Angeles et j’ai depuis tout petit rêvé de visiter cette ville. Je n’ai vraiment pas été déçu !
L’idée à la base était donc d’aller à Los Angeles mais je voulais également en profiter pour voir d’autres endroits, le tout en 15 jours. Je n’avais pas envie par contre d’avoir l’impression de courir après le temps, de changer de ville tous les jours ou presque ou de passer des journées entières en voiture. Il a donc fallu faire des choix, c’est ce qui a été le plus difficile !! Mais bon, à notre âge, si tout va bien, on devrait avoir d’autres occasions de revenir et de visiter ce qu’on n’a pas eu le temps de faire la première fois… A peine rentré, on envisage d’ailleurs déjà d’y retourner le plus vite possible pour revoir ce qu’on a aimé et visiter d’autres endroits. Il ne reste plus qu’à économiser !!
Donc voilà, j’espère qu’à travers mon compte rendu, je pourrai peut-être donner l’envie de s’intéresser davantage à Los Angeles car cette ville vaut vraiment la peine… 😎
Le compte rendu jour par jour va suivre...

Après des mois de lecture de ce forum afin de préparer mon road trip, à mon tour de partager mon expérience !! Vos nombreux carnets de voyage et commentaires m’ont bien aidé à préparer ce séjour, un tout grand merci car grâce à cette préparation, tout s’est vraiment passé sans problème.
On est deux hommes de 28 ans, c’était notre première fois dans l’ouest américain et pour ma part, ma toute première fois aux USA.
Le parcours, du 23 août au 6 septembre :
J1Los Angeles J2Los Angeles J3Los Angeles J4Los Angeles J5Los Angeles > Palm Springs J6Palm Springs > Lake Havasu J7Lake Havasu > Grand Canyon J8Grand Canyon > Las Vegas J9Las Vegas J10Las Vegas J11Las Vegas J12Las Vegas > San Francisco J13San Francisco J14San Francisco J15San Francisco
Comme vous pouvez le constater, on a privilégié les villes et non les parcs… Nous ne sommes effectivement pas de grands amateurs de nature sauvage et de longues randonnées (en tous cas jusqu’à présent, ça changera peut-être en vieillissant…). On voulait tout de même s’arrêter au Grand Canyon qui nous paraissait être l’incontournable des parcs (du moins le plus connu). J’espère quand même un jour découvrir les autres parcs car en préparant le séjour, j’ai vu énormément de photos et ça m’a vraiment fait envie. Mais pour un premier séjour, on est très satisfait de ce circuit, ça nous a donné un bel aperçu de ce qu’on voulait voir en priorité.
Dans le titre du sujet, je mets en avant notre coup de cœur pour Los Angeles car avant de partir, ce que j’ai souvent pu lire et entendre autour de moi à propos de cette ville, c’est qu’il n’avait rien à y voir, qu’il y faisait sale, moche, pollué, dangereux, l’océan glacial et les routes embouteillées… Bon, pour les deux derniers points, c’était effectivement vrai !! Mais pour le reste, on a vraiment adoré… C’est cette ville qui a initié mon envie de découvrir l’ouest américain. En effet, j’ai grandi en regardant de nombreuses séries TV qui pour la plupart se passaient à Los Angeles et j’ai depuis tout petit rêvé de visiter cette ville. Je n’ai vraiment pas été déçu !
L’idée à la base était donc d’aller à Los Angeles mais je voulais également en profiter pour voir d’autres endroits, le tout en 15 jours. Je n’avais pas envie par contre d’avoir l’impression de courir après le temps, de changer de ville tous les jours ou presque ou de passer des journées entières en voiture. Il a donc fallu faire des choix, c’est ce qui a été le plus difficile !! Mais bon, à notre âge, si tout va bien, on devrait avoir d’autres occasions de revenir et de visiter ce qu’on n’a pas eu le temps de faire la première fois… A peine rentré, on envisage d’ailleurs déjà d’y retourner le plus vite possible pour revoir ce qu’on a aimé et visiter d’autres endroits. Il ne reste plus qu’à économiser !!
Donc voilà, j’espère qu’à travers mon compte rendu, je pourrai peut-être donner l’envie de s’intéresser davantage à Los Angeles car cette ville vaut vraiment la peine… 😎
Le compte rendu jour par jour va suivre...

Après un road-trip multigénérationnel en juillet 2015, nous sommes retournés avec mon fils, surnommé T., dans l’ouest américain en avril 2017 pour un magnifique voyage en tête à tête ! Nous avions adoré partir en avril, températures plus clémentes, coup de cœur pour Death Valley… Donc, comme à chaque retour, une seule idée en tête, renouveler cette incroyable expérience !
Et cette année encore, grâce aux conseils puisés sur VF (une nouvelle fois merci à tous), le voyage fut merveilleux ! Tous les jours son lot de découvertes et d’émerveillements !
Nous avons été particulièrement touchés par le foisonnement de fleurs tout au long du voyage, par des milliers de papillons nous faisant tourner la tête à Death Valley et par l’impression d’être seuls au monde dans ces merveilleux paysages (très faible fréquentation à cette période) 😎! Comme à chaque fois, nous avons apprécié les rencontres et la gentillesse des américains !
Par contre nous avons été surpris par la chaleur 🤪: très heureux d’avoir beau temps, mais étonnés par les températures élevées (31° C dès midi toute la 1ere semaine) ! Aussi le programme a un peu évolué par rapport à celui d’origine en fonction de la météo essentiellement mais aussi en fonction de problèmes techniques rencontrés ou de notre état de fatigue.
Programme effectué avec 3212km au compteur :
JOUR 1 : France – LAS VEGAS. Nuit Las Vegas
JOUR 2 : Seven Magic Mountains - Amboy ROY'S café - JOSHUA TREE (Arch Rock trail, Cholla Cactus, Skull Rock, Hidden Valley et Keys View). Nuit Twentynine Palms voyageforum.com/...st=9647375;a=9647375
JOUR 3 : AMBOY Crater - Kelso Depot - Baker (plus grand thermomètre – Boutique Alien) - SOSHONE (Museum, Dublin Gulch) - DEATH VALLEY par badwater road (avec découverte pédestre de Badwater, Artists Palette et Mars Hill). Nuit1 Furnace Creek voyageforum.com/...st=9648823;a=9648823
JOUR 4 : DEATH VALLEY : lever de soleil à Zabriskie + trail pour Meanly Beacon - Piscine - Devil' s golf Course, Artist Drive, Mushroom Rock, coucher de soleil à Zabriskie. Nuit2 Furnace Creek voyageforum.com/...st=9649703;a=9649703
JOUR 5 : DEATH VALLEY ( Gnome's Workshop, Salt creek et Mustard Canyon). PARHUMP (museum + boulangerie O HAPPY BREAD) - RED ROCK CANYON (avec Calico Hills- Lost Creek). Nuit Las Vegas voyageforum.com/...st=9651800;a=9651800
JOUR 6 : SNOW CANYON (avec Sand Dunes, Hidden Pinyon - Petrified dunes trail et Lava Flow). Nuit ST GEORGE voyageforum.com/...st=9658216;a=9658216
JOUR 7 : ZION : avec Scout's Overlook - rim trail, Riverside Walk, Weeping Rock. Nuit Kanab. voyageforum.com/...st=9664493;a=9664493
JOUR 8 : Johnson Canyon - The Chains - MONUMENT VALLEY : Wildcat trail. Nuit cabin Monument Valley voyageforum.com/...st=9669060;a=9669060
JOUR 9 : MONUMENT VALLEY (Mesa rim trail + Lee Cly trail) - CANYON DE CHELLY : South rim avec White House trail. Nuit Chinle voyageforum.com/...st=9673898;a=9673898
JOUR 10 : PAINTED DESERT - PETRIFIED FOREST : avec Blue Mesa trail, Crystal Forest, Giant Logs, Long Logs et Agate house trail. HOLBROOK (Museum – Wigwam Hotel )- Nuit Flagstaff voyageforum.com/...st=9676578;a=9676578
JOUR 11 : Route 66 : SELIGMAN, HACKBERRY, KINGMAN. Nuit LAS VEGAS voyageforum.com/...st=9678172;a=9678172
JOUR 12 : LAS VEGAS avec Count's Kustom's, Old Las Vegas Mormon fort, Gold & Silver Pawn shop... voyageforum.com/...st=9678610;a=9678610
JOUR 13 : LAS VEGAS avec VOID Star Wars, spectacle LOVE (the Beatles)… voyageforum.com/...st=9678639;a=9678639
JOUR 14 : Retour FRANCEhttps://voyageforum.com/v.f?post=9678644;a=9678644
Voilà, un programme à notre image, nous sommes plutôt des contemplatifs, nous aimons nous perdre dans des lieux magnifiques, s'isoler pour s'imprégner des lieux, marcher pour découvrir des petites merveilles... mais pas des sportifs expérimentés comme on peut le voir sur d'autres carnets😉! Les photos, j'en fait beaucoup... trop d'après T😉! Mais pour moi, ça fait parti du plaisir, pouvoir s'imprégner de la beauté des lieux, partager des sensations et fixer à jamais des souvenirs😎!Les préparatifs :BUDGET TOTAL : 1500€/pers tout compris (souvenirs, loisirs, nourriture, avions, voiture, essence, parkings, hôtels…)Billets d’avions : 500€/pers, achetés sur Air Canada + 50€ bagage en soute! Alors nous ne sommes pas fidèles à une compagnie ! On change à chaque fois car on prend en fonction des meilleurs prix ! Mais Air Canada ne restera pas dans nos favoris 😕!
La voiture : 340€ pour 12 jours avec Alamo. Voiture Hyundai, super confortable, caméra de recul, écran avec affichage de la pression de chaque pneu (cela s’avérera utile😉) … ! Réservé sur Alamo.fr comme à chaque voyage, mais première fois que l’on rencontre un problème à la prise de voiture malgré Skip the Counter😠! Côté essence = 137$ !
Les hôtels : réservés majoritairement sur hotels.com… ce qui permet à chaque voyage d’utiliser des nuits gratuites! Et via Igraal et Poulpeo pour le cashback… Cette année j’ai beaucoup utilisé l’annulation gratuite et est modifié mes réservations à nombreuses reprises ce qui nous a permis de faire des économies conséquentes (plus de 200€) !
Les frais bancaires : Depuis notre voyage en avril 2017, j’ai conservé mon compte Boursorama, avec carte 1er gratuite (donc réservations d'avion faites avec pour l'assurance associée) et niveau frais pour les paiements aux USA, nettement plus intéressant qu’avec LCL! Pour tout achat important sur internet ou tout 1er achat à l'étranger, on reçoit un sms pour nous prévenir... rien à faire si c'est nous... et sinon, on peut de suite intervenir en cas de fraude! Essayé, c’est l’adopter !
GPS : Points préparés à l’avance… mais malheureusement pour rien, le GPS nous a lâché dès le 1er jour 😠 !
Forfait téléphonique : FREE avec USA et Canada! Grâce au bon plan de Gilles😉
La suite bientôt avec le voyage!
Programme effectué avec 3212km au compteur :
JOUR 1 : France – LAS VEGAS. Nuit Las Vegas
JOUR 2 : Seven Magic Mountains - Amboy ROY'S café - JOSHUA TREE (Arch Rock trail, Cholla Cactus, Skull Rock, Hidden Valley et Keys View). Nuit Twentynine Palms voyageforum.com/...st=9647375;a=9647375
JOUR 3 : AMBOY Crater - Kelso Depot - Baker (plus grand thermomètre – Boutique Alien) - SOSHONE (Museum, Dublin Gulch) - DEATH VALLEY par badwater road (avec découverte pédestre de Badwater, Artists Palette et Mars Hill). Nuit1 Furnace Creek voyageforum.com/...st=9648823;a=9648823
JOUR 4 : DEATH VALLEY : lever de soleil à Zabriskie + trail pour Meanly Beacon - Piscine - Devil' s golf Course, Artist Drive, Mushroom Rock, coucher de soleil à Zabriskie. Nuit2 Furnace Creek voyageforum.com/...st=9649703;a=9649703
JOUR 5 : DEATH VALLEY ( Gnome's Workshop, Salt creek et Mustard Canyon). PARHUMP (museum + boulangerie O HAPPY BREAD) - RED ROCK CANYON (avec Calico Hills- Lost Creek). Nuit Las Vegas voyageforum.com/...st=9651800;a=9651800
JOUR 6 : SNOW CANYON (avec Sand Dunes, Hidden Pinyon - Petrified dunes trail et Lava Flow). Nuit ST GEORGE voyageforum.com/...st=9658216;a=9658216
JOUR 7 : ZION : avec Scout's Overlook - rim trail, Riverside Walk, Weeping Rock. Nuit Kanab. voyageforum.com/...st=9664493;a=9664493
JOUR 8 : Johnson Canyon - The Chains - MONUMENT VALLEY : Wildcat trail. Nuit cabin Monument Valley voyageforum.com/...st=9669060;a=9669060
JOUR 9 : MONUMENT VALLEY (Mesa rim trail + Lee Cly trail) - CANYON DE CHELLY : South rim avec White House trail. Nuit Chinle voyageforum.com/...st=9673898;a=9673898
JOUR 10 : PAINTED DESERT - PETRIFIED FOREST : avec Blue Mesa trail, Crystal Forest, Giant Logs, Long Logs et Agate house trail. HOLBROOK (Museum – Wigwam Hotel )- Nuit Flagstaff voyageforum.com/...st=9676578;a=9676578
JOUR 11 : Route 66 : SELIGMAN, HACKBERRY, KINGMAN. Nuit LAS VEGAS voyageforum.com/...st=9678172;a=9678172
JOUR 12 : LAS VEGAS avec Count's Kustom's, Old Las Vegas Mormon fort, Gold & Silver Pawn shop... voyageforum.com/...st=9678610;a=9678610
JOUR 13 : LAS VEGAS avec VOID Star Wars, spectacle LOVE (the Beatles)… voyageforum.com/...st=9678639;a=9678639
JOUR 14 : Retour FRANCEhttps://voyageforum.com/v.f?post=9678644;a=9678644
Voilà, un programme à notre image, nous sommes plutôt des contemplatifs, nous aimons nous perdre dans des lieux magnifiques, s'isoler pour s'imprégner des lieux, marcher pour découvrir des petites merveilles... mais pas des sportifs expérimentés comme on peut le voir sur d'autres carnets😉! Les photos, j'en fait beaucoup... trop d'après T😉! Mais pour moi, ça fait parti du plaisir, pouvoir s'imprégner de la beauté des lieux, partager des sensations et fixer à jamais des souvenirs😎!Les préparatifs :BUDGET TOTAL : 1500€/pers tout compris (souvenirs, loisirs, nourriture, avions, voiture, essence, parkings, hôtels…)Billets d’avions : 500€/pers, achetés sur Air Canada + 50€ bagage en soute! Alors nous ne sommes pas fidèles à une compagnie ! On change à chaque fois car on prend en fonction des meilleurs prix ! Mais Air Canada ne restera pas dans nos favoris 😕!
La voiture : 340€ pour 12 jours avec Alamo. Voiture Hyundai, super confortable, caméra de recul, écran avec affichage de la pression de chaque pneu (cela s’avérera utile😉) … ! Réservé sur Alamo.fr comme à chaque voyage, mais première fois que l’on rencontre un problème à la prise de voiture malgré Skip the Counter😠! Côté essence = 137$ !
Les hôtels : réservés majoritairement sur hotels.com… ce qui permet à chaque voyage d’utiliser des nuits gratuites! Et via Igraal et Poulpeo pour le cashback… Cette année j’ai beaucoup utilisé l’annulation gratuite et est modifié mes réservations à nombreuses reprises ce qui nous a permis de faire des économies conséquentes (plus de 200€) !
Les frais bancaires : Depuis notre voyage en avril 2017, j’ai conservé mon compte Boursorama, avec carte 1er gratuite (donc réservations d'avion faites avec pour l'assurance associée) et niveau frais pour les paiements aux USA, nettement plus intéressant qu’avec LCL! Pour tout achat important sur internet ou tout 1er achat à l'étranger, on reçoit un sms pour nous prévenir... rien à faire si c'est nous... et sinon, on peut de suite intervenir en cas de fraude! Essayé, c’est l’adopter !
GPS : Points préparés à l’avance… mais malheureusement pour rien, le GPS nous a lâché dès le 1er jour 😠 !
Forfait téléphonique : FREE avec USA et Canada! Grâce au bon plan de Gilles😉
La suite bientôt avec le voyage!











