Bonjour,
Nous sommes du Québec et nous planifions un voyage à Las Vegas pendant la semaine de congé du 25 février au 5 mars. Pour une rare fois, nous aurons nos 5 jeunes adultes avec nous (de 17 à 26 ans), nous prendrons l'avion jusqu'à Las Vegas et, rendus là, nous avons 2 options :
1) louer des maisons aux endroits où nous voulons aller, c'est à dire : Vallée de la Mort, Bryce Canyon (en passant par Zion), Page (Antelope Canyon) et Grand Canyon. Et une nuit à Las Vegas.
ou
2) louer un motorisé (camping-car) pour 8 personnes et camper aux endroits ci-haut.
Nous savons qu'il fera froid, que certaines routes seront fermées, et qu'il peut y avoir encore de la neige et même des tempêtes à certains endroits (surtout Bryce Canyon et Grand Canyon). Par contre, l'avantage d'avoir un motorisé et de voyager à cette période, c'est que nous n'aurons pas besoin de réserver les campings (oui, il y'en a d'ouverts partout) donc que nous serons beaucoup plus libres de notre itinéraire et de notre horaire. Nous pourrons aussi dormir directement dans les parcs ce que notre budget-maisons ne nous permet pas. Au niveau budget, l'option motorisé est un peu moins chère si nous amenons/achetons le matériel nécessaire au lieu de le louer avec le locateur. Nous avons aussi de l'expérience avec les motorisés pour en avoir eu un de nombreuses années, donc ce n'est pas un problème pour nous. Et au niveau des valises et des repas, c'est beaucoup plus simple quand on "habite" au même endroit que lorsqu'on change presque tous les jours. Personnellement, je préfère l'option "motorisé" mais je ne sais pas si c'est réaliste à cette époque de l'année.
Il y'a des avantages et des inconvénients aux deux options, j'essaie de trouver laquelle a le plus d'avantages mais je n'arrive pas à me décider donc je viens chercher votre avis : est-ce que quelqu'un a déjà campé dans cette région en février-mars et comment s'est déroulé votre expérience?
Merci de votre aide!
Bonjour à tous,
De retour pour préparer le voyage prévu de longue date, tombé à l'eau plusieurs fois et que j'espère faire ( enfin ! ) l'an prochain : un auto tour de 2 a3 semaines dans l'ouest USA.
Je Me posais une question logistique toute bête.
Comment faire pour avoir un coût raisonnable en alimentation sachant que nous comptons partir en famille 2 adultes et 3 enfants ?
Resto tous les jours, c'est exclus. Sandwichs ? Glacière ? ravitaillement ? Apart avec cuisine ?
Toutes vos suggestions seront bienvenues.
Merci par avance.
Au départ, ce voyage n’était pas prévu !
Il aurait pu ne pas dépasser l’état de discussion enthousiaste d’une morne soirée de novembre.
Mais après tout, pourquoi pas ? Les prix sont raisonnables en cette saison, notre crédit maison vient de se terminer. Et puis, ce serait l’occasion de retourner dans cette vallée de la mort que nous n'avons fait qu’effleurer l’été dernier. Et puis, l'occasion aussi de faire Valley of Fire occultée par manque de temps. Et puis, il reste de la place pour CBS. Et puis... Et puis… Avouons-le, après 2 voyages, nous avons attrapé le virus !
Mon mari ne peut avoir qu’une semaine, pas grave, nous repousserons les limites de cette semaine au maximum et 8j c’est toujours mieux que rien !! Allez go ! Nos enfants n’en reviennent pas ! Si, si on repart aux States en février 😎😎😎 !
Le programme a été vite fait avec les ingrédients ci-dessus et aussi l’envie de faire nos 1ères pistes et visites en dehors des sentiers balisés. Un petit post sur ce forum pour conforter l’affaire (au passage, un grand grand merci à ceux qui m’ont répondu🙂🙂), les sites de référence pour approfondir (blog d’Itat, ouestusa), et les indispensables Photographing the southwest et aussi le guide du routard.
Et au final, voilà le résultat:
J1 : Vol Paris – Las Vegas (nuit LV) J2 : Death Valley, secteur Furnace Creek : Dante’s View, Devil’s Golf course, Badwater, Natural Bridge, Artists Drive, Gower Gulch Loop(nuit Stovepipe Wells) J3: Death Valley, secteur Stovepipe Wells : Mesquite Flat Sand Dunes, Mosaïc canyon, Titus canyon road (nuit LV) J4 : Lac Mead North Shore – Bowl of fire - Valley of Fire (nuit St George) J5 : Zion (Kolob Canyon) - Yant Flat (nuit St George) J6 : Snow canyon - Zion (nuit Kanab) J7 : CBS – White Pocket (nuit Kanab) J8 : Valley of Fire (nuit LV) J9 : Vol Vegas- Paris (accès direct aux journées en cliquant sur Jx)
Avant de commencer, je voudrais saluer Diamina et son « Apologie du Sud-Ouest des Etats Unis en hiver ». A la lecture de son « carnet » 😉, j'avais pensé qu'une visite hivernale était effectivement une idée à retenir, et l'avais gardée dans un coin de mon esprit. Sans son récit enthousiaste, je ne suis pas sûre que j’aurais envisagé ce voyage 😮 !
Bon maintenant, on y va ….
Il aurait pu ne pas dépasser l’état de discussion enthousiaste d’une morne soirée de novembre.
Mais après tout, pourquoi pas ? Les prix sont raisonnables en cette saison, notre crédit maison vient de se terminer. Et puis, ce serait l’occasion de retourner dans cette vallée de la mort que nous n'avons fait qu’effleurer l’été dernier. Et puis, l'occasion aussi de faire Valley of Fire occultée par manque de temps. Et puis, il reste de la place pour CBS. Et puis... Et puis… Avouons-le, après 2 voyages, nous avons attrapé le virus !
Mon mari ne peut avoir qu’une semaine, pas grave, nous repousserons les limites de cette semaine au maximum et 8j c’est toujours mieux que rien !! Allez go ! Nos enfants n’en reviennent pas ! Si, si on repart aux States en février 😎😎😎 !
Le programme a été vite fait avec les ingrédients ci-dessus et aussi l’envie de faire nos 1ères pistes et visites en dehors des sentiers balisés. Un petit post sur ce forum pour conforter l’affaire (au passage, un grand grand merci à ceux qui m’ont répondu🙂🙂), les sites de référence pour approfondir (blog d’Itat, ouestusa), et les indispensables Photographing the southwest et aussi le guide du routard.
Et au final, voilà le résultat:
J1 : Vol Paris – Las Vegas (nuit LV) J2 : Death Valley, secteur Furnace Creek : Dante’s View, Devil’s Golf course, Badwater, Natural Bridge, Artists Drive, Gower Gulch Loop(nuit Stovepipe Wells) J3: Death Valley, secteur Stovepipe Wells : Mesquite Flat Sand Dunes, Mosaïc canyon, Titus canyon road (nuit LV) J4 : Lac Mead North Shore – Bowl of fire - Valley of Fire (nuit St George) J5 : Zion (Kolob Canyon) - Yant Flat (nuit St George) J6 : Snow canyon - Zion (nuit Kanab) J7 : CBS – White Pocket (nuit Kanab) J8 : Valley of Fire (nuit LV) J9 : Vol Vegas- Paris (accès direct aux journées en cliquant sur Jx)
Avant de commencer, je voudrais saluer Diamina et son « Apologie du Sud-Ouest des Etats Unis en hiver ». A la lecture de son « carnet » 😉, j'avais pensé qu'une visite hivernale était effectivement une idée à retenir, et l'avais gardée dans un coin de mon esprit. Sans son récit enthousiaste, je ne suis pas sûre que j’aurais envisagé ce voyage 😮 !
Bon maintenant, on y va ….
2018, 9ème voyage dans l'ouest américain, et toujours du nouveau
Il y a 4 ans, j'avais dit que je ne retournerai plus aux États-Unis... Mais rester sur les déceptions de l'ouest canadien l'an passé, ce n'était pas possible : le ciel enfumé, la foule dans les parcs, sur les routes, la queue pour stationner, manger et même pour prendre des photos ! Insupportable, loin de ma vision du Grand West avec ses étendues sauvages et la solitude des déserts. Dès décembre, la décision était prise, ce serait en mai, dans le sud. Mais quoi aller voir ? Pas les villes bien sûr. Les parcs nationaux de l'ouest, on les a tous vu (34), ainsi que 45 "National Monuments" et autres sites gérés par le NPS. Cela ne veux pas dire qu'on a tout vu dans tous les parcs, mais au moins ce qui était le plus à notre portée). Il restait de nombreux NM, certains plutôt secondaires, voire confidentiels car à l'écart de tout.
Alors j'ai bâti un circuit, au départ de Los Angeles, vers l'Arizona et le Nouveau-Mexique, avec des petites incursions au Colorado, Utah et Nevada.
Les lieux visités portent des noms rarement voire jamais évoqués ici. En voici quelques uns :

San Andreas Canyon, voyageforum.com/...st=9067317;a=9067317 Coachella Valley Vista, Anza-Borego SP, voyageforum.com/...st=9068699;a=9068699 Bombay Beach Ruins, Salvation Mountain, Anglodone Dunes, Ted Kipf Road, voyageforum.com/...st=9069378;a=9069378 Kofa NWR avec Castel Dome Mine voyageforum.com/...st=9071268;a=9071268

Sedona (les classiques) voyageforum.com/...st=9072792;a=9072792 Tuzigot NM voyageforum.com/...st=9073820;a=9073820 Brooken Arrow en 4x4 rose voyageforum.com/...st=9074181;a=9074181 et Montezuma NM , Tonto Natural Bridge et Apache trail voyageforum.com/...st=9075049;a=9075049 Boyce Arboretum, Saguaro east NP voyageforum.com/...st=9076427;a=9076427

Tumacacori NM, voyageforum.com/...st=9077261;a=9077261 Montezuma Pass et Coronado National Memorial voyageforum.com/...st=9077975;a=9077975 Bisbee et Tombstone voyageforum.com/...st=9078499;a=9078499 Chiricahua NM voyageforum.com/...st=9085930;a=9085930 la route 42 à travers la Chiricahua Forest, Chiricahua Desert Museum voyageforum.com/...st=9088094;a=9088094 City of Rocks et Gila Cliff NM voyageforum.com/...st=9089485;a=9089485
Zuni Pueblo, voyageforum.com/...st=9091283;a=9091283
Shiprock voyageforum.com/...st=9095816;a=9095816
Durango Silverton Railroad voyageforum.com/...st=9102131;a=9102131
Canyon of the Anciens et Hoveweep NM voyageforum.com/...st=9111809;a=9111809
MV voyageforum.com/...st=9113288;a=9113288
le circuit guidé Mistery Valley voyageforum.com/...st=9114201;a=9114201

2 nuits chez les Hopis pour visite guidée de Blue Canyon et Coal Mine Canyon voyageforum.com/...st=9121647;a=9121647
un grand bout de R66 avec Sitgreave Pass et Oatman https://voyageforum.com/v.f?post=9130229;a=9130229
En 3 semaines, 5757 km dont au moins 160 de pistes, certaines pas toujours très carrossables. J'hésite à écrire encore un carnet de voyage, la plupart de ces lieux sont insignifiants pour la majorité des lecteurs de VF. Il y a maintenant 710 CV sur les USA, au moins un nouveau chaque semaine. Mais je suis prêt à donner des infos sur les lieux visités.
Au passage, je tiens à remercier Isap29, Caribou44, Papj59 et les maîtres Sedonax et Wavemaster pour les infos qui m'ont aidé à bâtir ce voyage, ainsi que Itat dont l'absence se fait ressentir sur ce forum.
Bern
Il y a 4 ans, j'avais dit que je ne retournerai plus aux États-Unis... Mais rester sur les déceptions de l'ouest canadien l'an passé, ce n'était pas possible : le ciel enfumé, la foule dans les parcs, sur les routes, la queue pour stationner, manger et même pour prendre des photos ! Insupportable, loin de ma vision du Grand West avec ses étendues sauvages et la solitude des déserts. Dès décembre, la décision était prise, ce serait en mai, dans le sud. Mais quoi aller voir ? Pas les villes bien sûr. Les parcs nationaux de l'ouest, on les a tous vu (34), ainsi que 45 "National Monuments" et autres sites gérés par le NPS. Cela ne veux pas dire qu'on a tout vu dans tous les parcs, mais au moins ce qui était le plus à notre portée). Il restait de nombreux NM, certains plutôt secondaires, voire confidentiels car à l'écart de tout.
Alors j'ai bâti un circuit, au départ de Los Angeles, vers l'Arizona et le Nouveau-Mexique, avec des petites incursions au Colorado, Utah et Nevada.
Les lieux visités portent des noms rarement voire jamais évoqués ici. En voici quelques uns :

San Andreas Canyon, voyageforum.com/...st=9067317;a=9067317 Coachella Valley Vista, Anza-Borego SP, voyageforum.com/...st=9068699;a=9068699 Bombay Beach Ruins, Salvation Mountain, Anglodone Dunes, Ted Kipf Road, voyageforum.com/...st=9069378;a=9069378 Kofa NWR avec Castel Dome Mine voyageforum.com/...st=9071268;a=9071268

Sedona (les classiques) voyageforum.com/...st=9072792;a=9072792 Tuzigot NM voyageforum.com/...st=9073820;a=9073820 Brooken Arrow en 4x4 rose voyageforum.com/...st=9074181;a=9074181 et Montezuma NM , Tonto Natural Bridge et Apache trail voyageforum.com/...st=9075049;a=9075049 Boyce Arboretum, Saguaro east NP voyageforum.com/...st=9076427;a=9076427

Tumacacori NM, voyageforum.com/...st=9077261;a=9077261 Montezuma Pass et Coronado National Memorial voyageforum.com/...st=9077975;a=9077975 Bisbee et Tombstone voyageforum.com/...st=9078499;a=9078499 Chiricahua NM voyageforum.com/...st=9085930;a=9085930 la route 42 à travers la Chiricahua Forest, Chiricahua Desert Museum voyageforum.com/...st=9088094;a=9088094 City of Rocks et Gila Cliff NM voyageforum.com/...st=9089485;a=9089485
Zuni Pueblo, voyageforum.com/...st=9091283;a=9091283
Shiprock voyageforum.com/...st=9095816;a=9095816
Durango Silverton Railroad voyageforum.com/...st=9102131;a=9102131
Canyon of the Anciens et Hoveweep NM voyageforum.com/...st=9111809;a=9111809
MV voyageforum.com/...st=9113288;a=9113288
le circuit guidé Mistery Valley voyageforum.com/...st=9114201;a=9114201
2 nuits chez les Hopis pour visite guidée de Blue Canyon et Coal Mine Canyon voyageforum.com/...st=9121647;a=9121647
un grand bout de R66 avec Sitgreave Pass et Oatman https://voyageforum.com/v.f?post=9130229;a=9130229
En 3 semaines, 5757 km dont au moins 160 de pistes, certaines pas toujours très carrossables. J'hésite à écrire encore un carnet de voyage, la plupart de ces lieux sont insignifiants pour la majorité des lecteurs de VF. Il y a maintenant 710 CV sur les USA, au moins un nouveau chaque semaine. Mais je suis prêt à donner des infos sur les lieux visités.
Au passage, je tiens à remercier Isap29, Caribou44, Papj59 et les maîtres Sedonax et Wavemaster pour les infos qui m'ont aidé à bâtir ce voyage, ainsi que Itat dont l'absence se fait ressentir sur ce forum.
Bern
Je voulais vous faire mon retour d'expérience ressente pour l'obtention d'un visa B-2 pour les États-Unis. J'espère que ce sujet intéressera quelques personnes. Personnellement j'aurai aimé avoir ce retour pour me rassurer et c'est pour cela que je le poste ici.
je vais vous expliquer comment obtenir un visa B2 pour les États-Unis. Ce visa est valable 10 ans et permet de se rendre aux États-Unis pour faire du tourisme pour une durée maximale de 6 mois. Je vous avais annoncé que c'était la dernière chose qu'il me restait à faire avant mon départ et nous sommes aujourd'hui le 30 août (J-12 avant le décollage) et je suis en possession de ce visa. Ça y est, je l'ai eu!!!
Donc, pour obtenir un tel visa il faut: de la patience, de la persévérance et un peu d'argent. Ce n'est pas un visa qui coûte très cher (environ 175€ tous compris) mais il prend beaucoup de temps à acquérir. Le site internet de l'ambassade des États-Unis est plutôt bien fait et vous explique précisément l'ordre et les différentes étapes à effectuer pour monter votre dossier de demande de visa. Voici le lien vers ce site: http://french.france.usembassy.gov/niv/procedure.html
Avant toute chose, il faut remplir le formulaire DS-160 sur internet (gratuit) et répondre à toutes les questions bêtes qu'ils posent. Exemple: Avez-vous l'intention d'aller aux États-Unis pour faire du trafic illégal d'enfants dans l'objectif d'assouvir vos besoins sexuels à tendance pédophiles? Bon j'exagère un peu mais c'est presque ça... Après avoir rempli ce formulaire, avec la photo d'identité format 5X5 cm et 600X600 pixels (9€), il faut prendre un rendez-vous à l'ambassade des USA à Paris (5 avenue Gabriel, près de la concorde et des Champs Élysées). Pour cela, il faut s'inscrire sur ce site: http://www.usvisa-france.com/visa-web/index.jsp?locale=fr_FR. Cette prise de rendez-vous coûte 14€.
Ensuite, il faut commencer à monter votre dossier. Plus celui-ci est gros, mieux c'est. Dans ce dossier, il faut présenter les différents éléments demandés: - Confirmation du rendez-vous à l'ambassade - Passeport valide - Attestation de paiement du mandat-compte pour les frais de dossier (128€) - Lettre Chronopost France pour retour de visa (23,5€) - Photo d'identité 5X5 (9€) - Attestation de remplissage du formulaire DS-160 avec code barre bien lisible C'est à peu près tout.
Mais, pour compléter le dossier il faut surtout rajouter deux éléments très importants aux yeux des Américains: 1) Des justificatifs prouvant que vous possédez des moyens financiers suffisant pour vivre aux États-Unis pendant la durée de votre séjour et que vous n'avez donc pas l'intention d'y travailler. 2) Des preuves que vous n'avez PAS l'intention d'y rester plus longtemps qu'autoriser.
Pour prouver vos moyens financiers, il faut présenter un ou plusieurs relevé(s) de compte(s). Prévoyez assez large. Par exemple j'étais en possession de 16000€ sur mon compte (dont 10000€ empruntés à mes parents pour la durée de l'entretien 😛 ) et cela n'a pas posé de problèmes. Pour prouver que vous comptez bien quitter les États-Unis à la fin de votre voyage, il faut apporter une ou plusieurs preuves qui vous lies à votre pays d'origine. Par exemple: une lettre de votre employeur précisant qu'il vous attend au travail à votre retour, un justificatif de domicile prouvant que vous êtes propriétaire de votre logement, une lettre de votre école précisant qu'elle vous attend pour la rentrée scolaire à votre retour... ou tout autres éléments auxquels vous pensez. Personnellement, c'est cette dernière option que j'ai utilisé. De plus, j'avais une lettre de mes parents qui attestait qu'ils seraient derrière moi pour me couvrir et m'aider en cas de problèmes financiers (avec photocopies de leurs cartes d'identité et du livret de famille). Le mieux s'est d'apporter également leurs relevés de compte.
Une autre façon de prouver que vous allez bien quitter le pays à la fin de votre périple (pouvant bien-sûr être complémentaire avec la première) est d'avoir déjà bien planifié le voyage. En effet, prévoyez un itinéraire sur l'ensemble de la durée de séjour, cela montre bien que vous êtes organisé et que vous allez aux États-Unis seulement pour faire du tourisme. Dans tout les cas, plus vous prouvez que vous êtes organisé et que vous prenez ce voyage au sérieux, plus vous mettez de chance de votre côté. J'avais personnellement organisé tout mon voyage. Je l'avais planifié sur un calendrier que j'ai amené à l'entretien et j'avais tracé un itinéraire précis sur une carte afin de visualiser plus concrètement mes objectifs. Ces deux éléments ne m'ont pas servis mais il vaut mieux prévoir trop que pas assez...
Une fois ce dossier correctement et SÉRIEUSEMENT monter (les États-Unis n'aiment pas trop qu'on se moque d'eux), allez vous présenter à votre entretien, dont la date a été préalablement fixée. Prévoyez pas mal de temps car l'attente peut être assez importante en fonction du nombre de personnes devant vous (jusqu'à 2h). Un conseil pour éviter cela: prenez un rendez-vous le plus tôt possible dans la journée (ver 8h) et présentez-vous 30 min en avance. Je pense que cela peut permettre d'éviter de perdre beaucoup de temps dans les différentes files d'attentes. Cet entretien est assez stressant mais en sortant, on ressent un sacré soulagement! 😄
Voilà pour la petite expérience. N'hésitez pas à me posez des questions si vous en avez, j'essaierai d'y répondre le plus vite possible.
je vais vous expliquer comment obtenir un visa B2 pour les États-Unis. Ce visa est valable 10 ans et permet de se rendre aux États-Unis pour faire du tourisme pour une durée maximale de 6 mois. Je vous avais annoncé que c'était la dernière chose qu'il me restait à faire avant mon départ et nous sommes aujourd'hui le 30 août (J-12 avant le décollage) et je suis en possession de ce visa. Ça y est, je l'ai eu!!!
Donc, pour obtenir un tel visa il faut: de la patience, de la persévérance et un peu d'argent. Ce n'est pas un visa qui coûte très cher (environ 175€ tous compris) mais il prend beaucoup de temps à acquérir. Le site internet de l'ambassade des États-Unis est plutôt bien fait et vous explique précisément l'ordre et les différentes étapes à effectuer pour monter votre dossier de demande de visa. Voici le lien vers ce site: http://french.france.usembassy.gov/niv/procedure.html
Avant toute chose, il faut remplir le formulaire DS-160 sur internet (gratuit) et répondre à toutes les questions bêtes qu'ils posent. Exemple: Avez-vous l'intention d'aller aux États-Unis pour faire du trafic illégal d'enfants dans l'objectif d'assouvir vos besoins sexuels à tendance pédophiles? Bon j'exagère un peu mais c'est presque ça... Après avoir rempli ce formulaire, avec la photo d'identité format 5X5 cm et 600X600 pixels (9€), il faut prendre un rendez-vous à l'ambassade des USA à Paris (5 avenue Gabriel, près de la concorde et des Champs Élysées). Pour cela, il faut s'inscrire sur ce site: http://www.usvisa-france.com/visa-web/index.jsp?locale=fr_FR. Cette prise de rendez-vous coûte 14€.
Ensuite, il faut commencer à monter votre dossier. Plus celui-ci est gros, mieux c'est. Dans ce dossier, il faut présenter les différents éléments demandés: - Confirmation du rendez-vous à l'ambassade - Passeport valide - Attestation de paiement du mandat-compte pour les frais de dossier (128€) - Lettre Chronopost France pour retour de visa (23,5€) - Photo d'identité 5X5 (9€) - Attestation de remplissage du formulaire DS-160 avec code barre bien lisible C'est à peu près tout.
Mais, pour compléter le dossier il faut surtout rajouter deux éléments très importants aux yeux des Américains: 1) Des justificatifs prouvant que vous possédez des moyens financiers suffisant pour vivre aux États-Unis pendant la durée de votre séjour et que vous n'avez donc pas l'intention d'y travailler. 2) Des preuves que vous n'avez PAS l'intention d'y rester plus longtemps qu'autoriser.
Pour prouver vos moyens financiers, il faut présenter un ou plusieurs relevé(s) de compte(s). Prévoyez assez large. Par exemple j'étais en possession de 16000€ sur mon compte (dont 10000€ empruntés à mes parents pour la durée de l'entretien 😛 ) et cela n'a pas posé de problèmes. Pour prouver que vous comptez bien quitter les États-Unis à la fin de votre voyage, il faut apporter une ou plusieurs preuves qui vous lies à votre pays d'origine. Par exemple: une lettre de votre employeur précisant qu'il vous attend au travail à votre retour, un justificatif de domicile prouvant que vous êtes propriétaire de votre logement, une lettre de votre école précisant qu'elle vous attend pour la rentrée scolaire à votre retour... ou tout autres éléments auxquels vous pensez. Personnellement, c'est cette dernière option que j'ai utilisé. De plus, j'avais une lettre de mes parents qui attestait qu'ils seraient derrière moi pour me couvrir et m'aider en cas de problèmes financiers (avec photocopies de leurs cartes d'identité et du livret de famille). Le mieux s'est d'apporter également leurs relevés de compte.
Une autre façon de prouver que vous allez bien quitter le pays à la fin de votre périple (pouvant bien-sûr être complémentaire avec la première) est d'avoir déjà bien planifié le voyage. En effet, prévoyez un itinéraire sur l'ensemble de la durée de séjour, cela montre bien que vous êtes organisé et que vous allez aux États-Unis seulement pour faire du tourisme. Dans tout les cas, plus vous prouvez que vous êtes organisé et que vous prenez ce voyage au sérieux, plus vous mettez de chance de votre côté. J'avais personnellement organisé tout mon voyage. Je l'avais planifié sur un calendrier que j'ai amené à l'entretien et j'avais tracé un itinéraire précis sur une carte afin de visualiser plus concrètement mes objectifs. Ces deux éléments ne m'ont pas servis mais il vaut mieux prévoir trop que pas assez...
Une fois ce dossier correctement et SÉRIEUSEMENT monter (les États-Unis n'aiment pas trop qu'on se moque d'eux), allez vous présenter à votre entretien, dont la date a été préalablement fixée. Prévoyez pas mal de temps car l'attente peut être assez importante en fonction du nombre de personnes devant vous (jusqu'à 2h). Un conseil pour éviter cela: prenez un rendez-vous le plus tôt possible dans la journée (ver 8h) et présentez-vous 30 min en avance. Je pense que cela peut permettre d'éviter de perdre beaucoup de temps dans les différentes files d'attentes. Cet entretien est assez stressant mais en sortant, on ressent un sacré soulagement! 😄
Voilà pour la petite expérience. N'hésitez pas à me posez des questions si vous en avez, j'essaierai d'y répondre le plus vite possible.
Pour plus de facilités, vous pouvez accéder directement aux messages qui relatent notre séjour :
J1 : Las Vegas J2 : The Vortex et Zion NP J3 (partie 1) : Coyote Butte South (Paw Hole) J3 (partie 2) : White Pocket J4 (partie 1) : White Pocket J4 (partie 2) : retour de White Pocket J5 : environs de Page J6 : Monument Valley J7 : Monument Valley, Valley of the Gods et environs de Bluff J8 : Fisher Towers et Arches NP J9 (partie 1) : Goblin Valley J9 (partie 2) : Wild Horse Window et Goblin Valley J10 (partie 1) : lever de soleil à Factory Butte et Crack canyon J10 (partie 2) : pictographes, Dirty Devil overlook et coucher de soleil J11 (partie 1) : Factory Butte, Little Egypt et Leprechaun canyon J11 (partie 2) : Leprechaun canyon et Arsenic arch J12 : Route 12 et Bryce canyon J13 (partie 1) : Zion NP J13 (partie 2) : Zion NP J14 (partie 1) : Coyote Buttes North & The Wave J14 (partie 2) : Coyote Buttes North & The Wave J15 : Las Vegas Conclusion
Samedi 19 décembre
C'est reparti !
Malgré cinq séjours dans l'ouest Américain (le dernier, d'une durée de trois mois en 2014 et réalisé lors d'un congé sabbatique, est détaillé dans ce blog : surlarouteasiatique.blogspot.fr/) nous ne sommes toujours pas rassasiés par les grands espaces et les paysages fabuleux de l'Utah, de l'Arizona et du Nouveau Mexique (notre principale aire de jeu). Cette fois, comme lors de notre dernier séjour, nous n'avons pas d'itinéraire défini mais tout un tas d'idées. La « wish list » est toujours aussi longue. Nous avons encore de nombreux sites à découvrir et quelques endroits que nous avons particulièrement appréciés nous attirent à nouveau. La météo et nos envies nous guideront au jour le jour.
C'est notre deuxième virée hivernale dans le southwest et nous croisons les doigts pour que le temps soit de la partie. Une chose est sûre, nous n'aurons pas trop chaud et les randonnées seront moins fatigantes qu'en plein été.
Comme souvent nous arrivons à Las Vegas où nous passerons une très courte soirée avant de partir dans des contrées beaucoup plus désertiques et hospitalières (à nos yeux).
Nos vacances commencent par le rituel classique : le retrait de la voiture de location. Nous espérons avoir de la chance et pouvoir toucher un véhicule qui nous permette d'accéder à certains sites reculés, totalement en dehors des sentiers battus, qui nécessitent d'emprunter des pistes pas toujours évidentes. Lorsque nous arrivons dans l'immense parking où nous attendent les voitures parmi lesquelles nous espérons trouver notre bonheur, nous déchantons vite. Rien de bien alléchant. Seulement quelques SUV plutôt type « 4x4 urbain » pour qui les obstacles à franchir ne sont que très rarement plus imposants que des trottoirs. Après avoir tourné un peu dans ce parking qui ne répond pas à nos attentes, notre choix se porte sur l'unique véhicule qui exhibe une mention « 4x4 » ou plutôt « 4WD » comme on dit ici : un Ford Escape. Rien de bien transcendant et rien à voir avec un vrai tout-terrain. Il ne nous sera pas possible de passer en 4x4 en mode manuel, c'est l'électronique qui décidera de tout. Un seul point positif : des pneus plus larges que ceux des autres SUV que nous pouvons choisir. Mais pas de doute, étant donné la faible profondeur des sculptures de ces pneus, il ne faudra pas s'attendre à des miracles dans le sable.

Lorsque nous récupérons notre chambre sur le célèbre Strip de Las Vegas, il est déjà 22h heure locale, soit 7h du matin en France. La fatigue commence sérieusement à se faire sentir. Rapide tour sur l'avenue la plus dingue du monde, ...



.. dîner dans un tout petit resto chinois coincé au milieu de casinos démesurés et dodo qui devrait être de courte durée.
Plus de photos sur : mjm-nosvoyages.blogspot.fr/...ouest-americain.html
J1 : Las Vegas J2 : The Vortex et Zion NP J3 (partie 1) : Coyote Butte South (Paw Hole) J3 (partie 2) : White Pocket J4 (partie 1) : White Pocket J4 (partie 2) : retour de White Pocket J5 : environs de Page J6 : Monument Valley J7 : Monument Valley, Valley of the Gods et environs de Bluff J8 : Fisher Towers et Arches NP J9 (partie 1) : Goblin Valley J9 (partie 2) : Wild Horse Window et Goblin Valley J10 (partie 1) : lever de soleil à Factory Butte et Crack canyon J10 (partie 2) : pictographes, Dirty Devil overlook et coucher de soleil J11 (partie 1) : Factory Butte, Little Egypt et Leprechaun canyon J11 (partie 2) : Leprechaun canyon et Arsenic arch J12 : Route 12 et Bryce canyon J13 (partie 1) : Zion NP J13 (partie 2) : Zion NP J14 (partie 1) : Coyote Buttes North & The Wave J14 (partie 2) : Coyote Buttes North & The Wave J15 : Las Vegas Conclusion
Samedi 19 décembre
C'est reparti !
Malgré cinq séjours dans l'ouest Américain (le dernier, d'une durée de trois mois en 2014 et réalisé lors d'un congé sabbatique, est détaillé dans ce blog : surlarouteasiatique.blogspot.fr/) nous ne sommes toujours pas rassasiés par les grands espaces et les paysages fabuleux de l'Utah, de l'Arizona et du Nouveau Mexique (notre principale aire de jeu). Cette fois, comme lors de notre dernier séjour, nous n'avons pas d'itinéraire défini mais tout un tas d'idées. La « wish list » est toujours aussi longue. Nous avons encore de nombreux sites à découvrir et quelques endroits que nous avons particulièrement appréciés nous attirent à nouveau. La météo et nos envies nous guideront au jour le jour.
C'est notre deuxième virée hivernale dans le southwest et nous croisons les doigts pour que le temps soit de la partie. Une chose est sûre, nous n'aurons pas trop chaud et les randonnées seront moins fatigantes qu'en plein été.
Comme souvent nous arrivons à Las Vegas où nous passerons une très courte soirée avant de partir dans des contrées beaucoup plus désertiques et hospitalières (à nos yeux).
Nos vacances commencent par le rituel classique : le retrait de la voiture de location. Nous espérons avoir de la chance et pouvoir toucher un véhicule qui nous permette d'accéder à certains sites reculés, totalement en dehors des sentiers battus, qui nécessitent d'emprunter des pistes pas toujours évidentes. Lorsque nous arrivons dans l'immense parking où nous attendent les voitures parmi lesquelles nous espérons trouver notre bonheur, nous déchantons vite. Rien de bien alléchant. Seulement quelques SUV plutôt type « 4x4 urbain » pour qui les obstacles à franchir ne sont que très rarement plus imposants que des trottoirs. Après avoir tourné un peu dans ce parking qui ne répond pas à nos attentes, notre choix se porte sur l'unique véhicule qui exhibe une mention « 4x4 » ou plutôt « 4WD » comme on dit ici : un Ford Escape. Rien de bien transcendant et rien à voir avec un vrai tout-terrain. Il ne nous sera pas possible de passer en 4x4 en mode manuel, c'est l'électronique qui décidera de tout. Un seul point positif : des pneus plus larges que ceux des autres SUV que nous pouvons choisir. Mais pas de doute, étant donné la faible profondeur des sculptures de ces pneus, il ne faudra pas s'attendre à des miracles dans le sable.

Lorsque nous récupérons notre chambre sur le célèbre Strip de Las Vegas, il est déjà 22h heure locale, soit 7h du matin en France. La fatigue commence sérieusement à se faire sentir. Rapide tour sur l'avenue la plus dingue du monde, ...



.. dîner dans un tout petit resto chinois coincé au milieu de casinos démesurés et dodo qui devrait être de courte durée.Plus de photos sur : mjm-nosvoyages.blogspot.fr/...ouest-americain.html
Bonjour,
comme les carnets fleurissent en ce moment, vous trouverez le mien ci-dessous, mais uniquement en version texte (pour les photos - et il faudra attendre - ce sera sur notre site web, lien en signature).
Rappel : la discussion sur la phase préparation est ici.
********************
Après la découverte de l'ouest américain en 2009 puis « On the road again » en 2012, voici venu le temps de la préparation de notre troisième voyage dans le Southwest, mais où ? Le Nouveau-Mexique étant passé à la trappe en 2012, il constituera l’épine dorsale de ce voyage. Ensuite, 2 envies fortes vont caler, en termes de dates, ce voyage : - la traversée des Henry Mountains où la forte probabilité de neige jusqu’en juillet impose un passage pas trop tôt en saison - la randonnée à Havasupai, en fin de voyage pour une meilleure condition physique 😉, à faire assez tôt pour éviter les trop fortes chaleurs.
Ces 2 envies, plus la traversée du Nouveau Mexique, nous ont conduits à choisir la période mai-juin, soit a priori pas trop chaud au début (Arizona Nouveau Mexique) et assez chaud vers la fin pour espérer n’avoir pas trop de neige dans les Henrys Mountains. Quand à la durée, une première ébauche montra qu’en 45 jours ce serait trop juste et, au final, ce sera plutôt 60 jours. Le calage définitif dépendra sans doute des possibilités de réservation du lodge d’Havasupai.
Au fur et à mesure du développement du tracé, un nouveau souhait a émergé : prendre au strict minimum les grands axes ce sera donc un voyage orienté routes panoramiques, routes secondaires, routes de campagne et chemins (scenic roads, back roads, country roads and byways). Et pour l’illustrer, quoi de mieux que la chanson éponyme : “Take Me Home Country Roads” de John Denver qui, même si elle se déroule en Virginie Occidentale, illustre magnifiquement notre souhait.
Rappel des principales caractéristiques du (3ème) voyage : - 60 jours du 29/4 au 29/6, - "boucle" avec arrivée et départ à/de Phoenix, sud-est Arizona, ouest Nouveau-Mexique du sud au nord, Mesa Verde (Colorado), sud de l'Utah d'est en ouest et un peu de Nevada, - 2 sites principaux : les Henry Mountains (Utah) et Havasupai (Arizona), - scenic roads, country roads, scenic byways et le plus de pistes possibles.
Et comme les fois précédentes, nous dormirons dans la voiture, si possible en dehors des parcs, des campings organisés, donc en camping dit "sauvage". Nous voyageons lourds (3 bagages de 23 kg comprenant matelas, duvets, réchaud, vaisselle, bref presque tout le nécessaire de camping).
Cette fois-ci, la météo nous a joué quelques tours et il a souvent fallu changer nos plans.
29/4 - Départ Départ de Brest pour Phoenix via Roissy et New-York ; l'intérêt du départ de Brest est que nous n'avons pas à nous soucier de nos bagages pour la durée du vol, hormis un passage éclair à la douane à New-York. Erwan (un ami) nous emmène à l'aéroport ; à 6h du matin, les contrôles sont effectués, le problème des sièges réglé, le bagage supplémentaire payé avec la remise (impossible de le prendre sur le net). Décollage à 6h35, atterrissage à Roissy à l'heure. Dans la salle d'embarquement pour New-York, le nom d'Isabelle est affiché (???) mais finalement rien à signaler. Léger retard au décollage (20 minutes) mais le vol est sans histoire ; après l'apéro (apporté) et un repas standard, nous regardons tous les 2 Gravity puis la musique aidant (Scorpions pour moi), nous atterrissons à New-York où l'escale est assez longue pour ne pas poser de problème. Immigration et douane (avec récupération des bagages) se passent rapidement ; pour info, le douanier me regarde de travers car j'ai une grosse quinte de toux et me demande si je suis malade ; aurait-il autorité pour me refuser l'accès ???. Pour le vol vers Phoenix, impossible d'avoir 2 places côte à côte, mais cela se règle assez vite dans l'avion pourtant assez plein. Arrivée à l'heure mais impossible de récupérer 2 chariots à bagages sans devoir payer 6$ chaque. Nous traînons donc nos lourds bagages et arrivons, via la navette, au guichet d'Alamo. Et là, longue discussion avec l'employé ; nous avons réservé un véhicule de type Chevrolet Tahoe (FFAR) sans conducteur additionnel, le prix me paraissant trop élevé pour la prestation (plus de 600$ pour 60 jours). Et finalement, surtout grâce à Isabelle plus habile à négocier que moi, nous repartons avec un Chevrolet Suburban (PFAR soit l'équivalent de notre Ford Expedition de 2012, soit-disant AWD) et le conducteur additionnel pour l'équivalent de ce qu'on aurait payé en réservant le conducteur additionnel directement. En fait, le véhicule n'est pas du tout AWD ni 4WD mais cela ne nous posera finalement pas trop de problèmes par la suite (et pourtant, il y en aura des problèmes ; mais attendons un peu). Nous quittons donc Alamo (compteur 7683 miles) pour nous rendre chez notre logeur (Jeff Dahl) à Scottsdale (réservé via AirBnB) où nous arrivons vers 20h40 (compteur 7710 miles) ; apéro rapide, léger casse-croute et dodo bien mérité à 20h40 - 5h40 à notre horloge biologique.
30/4 - courses Lever à 5h ; il fait encore nuit. Nous prenons le petit-déjeuner dehors avec des lapins sur la pelouse et plein d'oiseaux un peu plus bas. La journée se passe en courses diverses car il faut équiper notre carrosse. Nous commençons par le Walmart où j'ai déjà commandé la glacière électrique et la table pliante qui nous attendent. Nous ajoutons 2 sièges, le gaz et l'alimentaire (pour environ une dizaine de jours) et nous complétons chez Trader Joe's, magasin découvert en 2009. Prévu aussi la visite de magasins de point de croix pour Isabelle (nous ne ferons que Old Town - Scottsdale), ainsi qu'un magasin d'alcool et de cigares (Magnum’s Cigars Wine & Liquor) où j'en achète quelques uns. Nous retournons à notre logement (compteur 7812 miles), très agréable, et terminons la journée par un plouf dans la piscine à la nuit tombante ; dodo 22h30.
01/5 - Apache Trail, Oracle Control Rd Lever 5h40 ; préparation de la voiture pour le départ ; chaque gros bagage doit trouver sa place mais nous commençons à être rodés et Isabelle excelle sur ce point. Nous quittons notre logement à 8h avec une température extérieure de 80°F-26.7°C et prenons la route vers l'Apache Trail, premier objectif de la journée. Petit arrêt à Goldfield, ville minière fantôme datant de 1892, mais le musée est fermé. Nous retrouvons avec plaisir les Palo Verde, les saguaros et autres chollas sur le bord de la route. Quelques photos de Canyon Lake et nous faisons une halte à Tortilla Flat où les murs du Superstition Saloon sont tapissés de billets de banque. Nous en repartons à 10h50 pour une petite rando à Fish Creek Hill, puis après quelques photos sur Apache Lake, arrivons au bout de la piste. Cette piste ne présente en général aucune difficulté ; il faut juste se méfier, dans les portions étroites, aux véhicules venant en face (de nombreux bateaux sur remorques).
Remarque : dans l'ensemble du récit, toutes les données sur les pistes supposent un "état normal" ; en cas de pluies, d'orages même récents, l'état peut devenir très vite impraticable et nous le testerons d'ailleurs à plusieurs reprises.
La route que j'avais prévue de prendre pour pique-niquer étant fermée, nous continuons le long de la rive sud de Roosevelt Lake jusqu'à Cottonwood Cove où nous trouvons une aire de pique-nique aménagée avec, entre autre, des tables surmontées d'un toit (shade ramadas).
Nous repartons à 13h47 pour Globe puis la Copper Corridor Scenic Road jusque vers Oracle où un grand géocoucou (Geococcyx californianus) ou roadrunner traverse la route devant nous : bip-bip !!! 😎
Nous nous arrêtons à Biosphere 2 pour prendre quelques photos mais c'est impossible, il faut obligatoirement prendre le tour guidé (et payant) mais c'est trop tard pour nous ; pourtant, j'avais vraiment envie de voir ce site dont je connais l'histoire et remis au gout du jour par le roman "Siècle Bleu" de JP Goux. Retour à Oracle pour essayer d'avoir des informations récentes sur l'état de la piste Oracle Control Road mais je n'obtient rien de très net ("s'il y a des problèmes, elle devrait être barrée" est ce que j'obtiens de mieux). Cette piste est l'ancienne route ralliant Oracle à Mount Lemmon et est notre second objectif de la journée. J'oublie de refaire le plein mais il y a encore un (petit) tiers du réservoir ce qui devrait être suffisant pour les 28 miles à venir. La piste est assez agréable au début et nous apercevons de superbes buissons d'ocotillos ; elle monte, descend au gré des vallées à traverser mais la fin est très rocailleuse (rocky-bumpy), surtout les 5 derniers miles (piste impraticable en berline). Cette montée dans les cailloux nous a au moins rassuré sur le comportement du véhicule, chaussé de très bons pneus : il passe bien même si les évolutions du train arrière me font penser à un différentiel bloqué (rigide) tellement il a tendance à bondir à droite ou à gauche comme un cabri. Nous retrouvons le bitume ainsi qu'une position plus horizontale et un bruit "sinistre" retentit aussitôt : niveau de carburant faible ; la montée, souvent en première, nous a fait consommer plus qu'imaginé. Espérant trouver du carburant au sommet, nous nous dirigeons vers le Summit trailhead (pour la vue) à 18h09 et 57°F - 13.9°C (presque frais) ; nous sommes à plus de 8000 pieds. En repartant, toujours pas de carburant et toujours le bip sinistre ; nous rallions donc l'emplacement prévu pour la nuit, ce qui nous rapproche de Tucson donc du carburant, mais l'accès à l'emplacement prévu est clos. Les autres sites sont maintenant derrière nous et faire demi-tour ne va pas arranger notre problème. Nous décidons donc de laisser tomber Mount Lemmon et de rallier Tucson ; une partie du trajet sera fait au point mort (ce qui bien sûr est interdit), pas envie de tomber en panne sèche sur les 30 miles restants d'autant que la nuit tombe. Nous trouvons, finalement sans encombre, une station Chevron à 19h10 et, comme nous n'allons pas remonter camper, nous prenons une chambre à l'Econolodge à 20h03 avec 91°F-32.8°C (compteur 8105 miles) ; grande chambre avec lit king size. Apéro, préparation de taboulé pour les jours suivants, dîner et dodo à 23h25. Pour une première nuit en camping "sauvage", c'est un peu loupé 😠.
02/5 - Saguaro NP, Asarco Mine Lever à 5h30 ; pendant que je transfère les photos des appareils sur le pc et les disques de sauvegarde, Isabelle range la voiture. Petit déjeuner et nous partons à 8h vers Saguaro National Park (partie est) avec un ciel un peu nuageux et 77°F - 25°C. Arrivée au Visitor Center (VC dans le reste du texte) à 8h41 qui n'ouvre qu'à 9h mais nous achetons notre Pass America The Beautiful à un ranger (ne pas hésiter à réclamer, s'il n'est pas fourni, le Hangtag qui permet d'accrocher le pass au rétroviseur intérieur). Nous parcourons, presque à tour de roue, la boucle bitumée qui fait le tour du parc avec de nombreux arrêts photos, retrouvant toujours avec plaisir ces cactus découverts en 2009. Petit arrêt pour faire la rando Freeman Homestead Loop Trail (1.75 km, 28 mn) et nous revenons au VC pour l'achat rituel de cartes postales. Nous en profitons aussi pour téléphoner à Asarco Mine (visite prévue dans l'après-midi) mais impossible de les joindre ; une ranger nous signale que c'est maintenant fermé le week-end et nous sommes un samedi (erreur de programmation ? 😠). Départ pour la partie ouest du parc (déjà vue en 2009) ; arrêt à Gates Pass à 12h09 et 89°F - 31.7°C puis à Valley View sur Hohokam Rd (c'est maintenant de la piste mais aisément faisable en berline) où nous arrivons à 12h35. Départ pour la rando de Valley view overlook trail d'où nous revenons à 13h10 avec 1.53 km au podomètre et 95°F - 35°C dehors ; nous avons discuté avec un couple d'américains assez âgés qui, n'ayant plus d'enfants à charge, ont vendu leur maison et voyagent en camping-car. Pour nous rafraîchir un peu, nous allons pique-niquer chez les "esquimaux" (Ez-Kim-In-Zin) où nous trouvons une table à l'ombre.
Départ à 14h15 (même température) et nous terminons notre boucle parmi les saguaros puis prenons tout de même la route vers Asarco Mine au sud de Tucson ; nous y arrivons à 15h06 (le parking est ouvert) et déambulons tranquillement dans le petit parc où il y a quelques beaux échantillons de minerai de cuivre (entre autre) et un gros nuage gris et de la pluie qui semble tomber au loin. Tout à coup, une employée vient nous demander si on souhaite faire le tour guidé car c'est de suite et le dernier ; et nous qui ne nous pressions pas, persuadés qu'il n'y en avait pas (ma programmation était donc bonne 😉 ). Nous avons juste le temps de faire le tour du hall d'accueil (il sera fermé au retour), d'acheter quelques échantillons de minéraux, de récupérer une brochure en français, de prendre nos tickets (9$ par personne) et nous montons dans le car ; il y a juste le chauffeur, le guide (ancien employé), une famille américaine et nous. Petite pluie au début de la visite et toujours de gros nuages noirs au loin. La vue de l'excavation (c'est une mine à ciel ouvert) est impressionnante et nous assistons au ballet des énormes engins qui remontent le minerai brut le long d'une pente à 9% ; ils ont une capacité d'environ 300 tonnes. Le minerai est ensuite broyé dans un premier concasseur quasi souterrain puis les morceaux de roche d'une taille maximale d'un ballon de foot passent dans plusieurs concasseurs secondaires (broyeurs semi-autogènes et broyeurs à billes d'acier) pour finalement finir en poudre. Ensuite, la phase finale, par des procédés physico-chimiques (flottation, "bullage", agrégation) permet d'obtenir, à partir d'un minerai comportant 0.7% de cuivre, un amalgame d'environ 28% qui partira ensuite vers la fonderie. Le reste (déchets) est entreposé localement et servira au remblaiement lors de la phase d'arrêt de la mine. L'eau utilisée dans le processus de flottation est aussi récupérée à 80% ; notre guide a bien insisté sur cette récupération et sur l'utilisation de produits chimiques les plus bio possible. Nous quittons la mine à 17h avec 90°F - 32°C et nous dirigeons vers la Coronado National Forest pour notre vrai première nuit dans la nature ; sur la route, éclairs, pluie abondante et température en baisse (64°F - 17.7°C). À 18h, nous trouvons un emplacement près d'un wash le long de East Gardner Canyon Rd (compteur 8253 miles). Dodo vers 20h40.
03/5 - Red Mountain, Red Mountain, Montezuma Pass Réveil à 5h30 mais mal dormi, matelas sans doute trop gonflé et Isabelle a très mal au dos ; nous n'avons pas eu trop chaud, bien au contraire, mais découvrons que nous avons dormi fenêtres ouvertes 😉. Le ciel est bien dégagé mais il fait 49°F - 9.5°C. Petit déjeuner puis départ à 7h38 avec maintenant 73°F - 22.8°C ; la piste est très roulante et il a de nombreuses fleurs sur les bas-côtés (poppy et datura) . Passage à Sonoita pour compléter le plein de carburant, les stations étant très peu nombreuses sur le trajet de la journée et chat échaudé craint l'eau froide. Arrêt à Camp Crittenden (uniquement une plaque commémorative, mais c'est l'Histoire) puis nous traversons Patagonia pour prendre Harshaw Road ; la route devient assez vite piste mais très roulable. Par contre, impossible de prendre les pistes secondaires prévues, trop escarpées et défoncées. Asarco Mine y fait aussi des recherches géologiques mais avec de gros 4x4. Jolies vues sur Red Mountain. Passage à Canelo Pass (5 246 ft) puis nous regagnons la 83 (bitume) et nous arrivons à Parker Lake View vers 11h05. Ensuite, la piste vers Montezuma Pass est jolie, agréable à rouler et peu fréquentée (quelques quads surtout). Nous arrivons au col à 12h15 avec 71°F - 21.7°C et déjeunons sous une tonnelle. Après le déjeuner, nous grimpons au Peek (6 854 ft, 90 m de dénivelé) d'où nous avons une superbe vue sur la frontière et ses environs ; rando de 1.3 km A/R. Départ tout en descente vers le VC situé plus bas dans la plaine, au pied des escarpements, et discussion avec la ranger, notamment sur la flore et la faune ; elle nous avoue n'avoir jamais vu de serpents à sonnettes. J'avais au départ prévu de dormir le long de la piste, avant Montezuma Pass, mais de nombreuses lectures m'en ont dissuadé (problème de trafics de drogue et de passages clandestins). Par prudence, nous cherchons donc un emplacement sur East Ash Canyon Rd et, à peine avons nous trouvé notre bonheur, qu'un véhicule de la surveillance aux frontières (Border Patrol) passe devant nous au ralenti, intrigué sans doute de nous voir installés là ; la piste étant un cul de sac, nous nous attendons à le revoir rapidement mais il prend visiblement son temps et ne repassera qu'une bonne heure plus tard, sans s'arrêter (compteur 8350 miles). Dodo vers 19h30 avec un ciel assez nuageux.
04/5 - Bisbee, Tombstone Réveil à 5h30 mais, si j'ai bien dormi, il n'en est pas de même pour Isabelle qui a toujours mal au dos. De nombreux nuages restent accrochés à la montagne et le vent souffle bien. Départ à 7h04 avec 61°F – 16.1°C. Sur la route de Bisbee, des champs d'ocotillos à flanc de colline, superbes. Après de nombreuses photos des anciennes mines à ciel ouvert, nous entrons au Bisbee Quenn Mine VC à 9h ; pas possible de prendre un tour en petit train (pas prévu au programme non plus) et, après un petit tour à travers la ville - mignonne- nous partons vers Tombstone où nous arrivons à 9h48 avec 72°F - 22.2°C. Ici, il faut être clair, on adhère ou pas. Tombstone est une ville historique mais tout ce que l'on voit n'est que reconstruction (ou presque) et animation folklorique ; mais comme nous sommes amoureux de l'ouest, de son histoire et des westerns, la mayonnaise prend bien 😎. Pour ceux qui ne connaissent pas, Tombstone est célèbre pour sa fameuse fusillade d'OK Corral avec, notamment les frères Earp et Doc Holliday, fusillade immortalisée par plusieurs films. Nous nous garons au sud-est de la ville et parcourons les rues "touristiques", notamment Allen Street réservée aux piétons ; de nombreux personnages, en costumes d'époque, déambulent très sérieusement dans ces rues. Nous achetons nos billets pour le "gunfight" ; ce billet donne aussi accès à l'historama (nous ne comprendrons pas tout 😉 ) ainsi qu'à une reproduction du journal local du jour de la fusillade. La reconstitution de la fusillade est marrante et bon enfant, les acteurs prenant les spectateurs à témoins et ces derniers jouant le jeu ; il est préférable de s'asseoir au premier rang si possible. En sortant de là, nous allons déjeuner au Big Nose Kate's Saloon (burger The Outlaw pour moi et The Stampede pour Isabelle). Nous retournons à la voiture en passant retirer notre journal local et partons à 14h40 et 83°F - 28.3°C vers le cimetière local (Boothill Graveyard) ; celui-ci n'est pas d'époque, ayant été déplacé et restauré. Malgré tout le respect dû à un tel endroit, on ne peut s'empêcher de sourire en voyant le motif de décès inscrit sur certaines tombes. Pour plus d'informations, voici un lien intéressant : www.boothillgraves.com/
À 15h10, nous quittons ce cimetière et, par la 80 puis rapidement par la Middlemarch Rd (piste), nous nous dirigeons vers les Dragoon Mountains. Nous franchissons Middlemarch Pass pratiquement sans le remarquer et entamons la descente côté est de ces montagnes tout en cherchant tranquillement un emplacement pour la nuit ; une fois de plus, nous n'avons vu personne sur ce trajet. Peu avant 16h, c'est chose faite et nous installons table et chaises tranquillement (compteur 8421 miles). Pendant l'apéro, une petite averse vient nous déranger et le ciel est maintenant bien couvert. Dodo à 20h mais réveil vers minuit avec un bel orage, éclairs et pluie abondante ; nous sommes assez loin du wash pour ne rien risquer mais quel sera l'état de la piste demain matin ? Devrons-nous sortir la pelle, achetée par précaution ?
05/5 - Chiricahua NM Lever à 5h30 avec 48°F - 8.9°C, un peu frisquet ! Isabelle a mieux dormi. Le ciel est maintenant très légèrement nuageux à l'horizon. Nous partons à 7h vers Chiricahua NM avec 58°F - 14.4°C. Alors que nous étions inquiets à propos de l'état de la piste, nous ne rencontrons aucune difficulté pendant le reste de la descente et retrouvons rapidement le bitume. Nous arrivons au VC à 8h13 sans avoir vu beaucoup de stations services. Peu avant d'arriver au VC, nous rencontrons ce qui doit être un Coues (prononcer cows), sous-espèce de white-tailed deer (Odocoileus virginianus couesi - Cerf à queue blanche d'Arizona).
Comme le VC n'est pas encore ouvert et que nous savons où aller, nous prenons la route Bonita Canyon Drive et arrivons à Massai Point à 8h46. Le temps de nous équiper (chaussures de marche, crème solaire, chapeaux, sacs à dos avec réserve d'eau - camelbags) et nous partons à 9h05 pour Echo Canyon Loop (Echo Canyon, Hailstone & Ed Riggs trails) parcourue dans le sens anti-horaire. Jolie balade parmi les roches érodées, souvent couvertes de lichens. Mais, contrairement à ce qu'on pourrait penser après une observation rapide, il ne s'agit pas de granit mais des restes (cendre et pierre ponce) d'une éruption volcanique de près de 30 millions d'années. Comme c'est notre première randonnée depuis longtemps, les haltes sont nombreuses, pour les photos évidemment 😉. À part un couple d'américains, nous ne verrons pratiquement personne sauf vers la fin ; c'est dire si nous étions tranquille quand, tout à coup, Isabelle aperçoit du mouvement dans l'herbe : un serpent longeait le sentier. Pas de bruit de crécelles, ce n'est donc pas un rattlesnake ; je m'approche un peu plus car je ne vois toujours rien et je crois enfin reconnaitre un Bull snake, donc non venimeux. Le couple d'américains qui nous rattrape nous le confirme mais Isabelle n'est pas plus rassurée que ça. Si vous êtes intéressés, j'ai le point GPS (je déco...). Retour à la voiture à 12h05 et 76°F - 24.4°C avec 5km au podo. Nous déjeunons sur une table à l'ombre mais le vent est frais et nous supportons nos polaires. Retour au VC pour nos emplettes habituelles et nous en repartons à 14h pour emprunter Pinery Canyon Rd (FR42). Cette piste est aussi très praticable ; du côté d'Onion Saddle, nous devions trouver un point de vue mais nous avons grimpé le long du sentier (ancienne piste 4WD), nous ne voyons malheureusement rien. En même temps, comme nous sommes dans une forêt, difficile d'avoir un beau point de vue sur les 2 vallées sans abattre les arbres ! La descente à travers la forêt est très agréable mais mieux vaut aller doucement, les a-pics sont parfois impressionnants. En bas, nous prenons à droite S Fork Rd pour quelques photos relevées sur le net mais, malheureusement, la piste est fermée par une barrière cadenassée. Nous regagnons le bitume et, peut après Portal, entrons au Nouveau-Mexique. Nous faisons un crochet à droite (sud) sur la 80 pour aller voir une stèle commémorant la reddition de Géronimo. J'avais prévu de faire le plein à Rodeo mais il n'y a plus de station existante. Retour vers le nord où nous devons camper au niveau de Preacher Mountain, peu après Granite Gap. Après avoir franchi et refermé la barrière, la piste est un peu sableuse et étroite mais nous trouvons rapidement un emplacement, bien blotti dans les rochers et parmi les cactus et agaves ; aperçu 1 rat et des souris. Un petit vent nous gênera un peu pour notre réchaud gaz. Arrêt moteur à 17h20 avec 73°F - 22.8°C (compteur 8562 miles).
Au fait, qui dit Nouveau-Mexique dit changement d'heure ; nous avançons donc nos montres, GPS et appareils photos d'une heure.
À suivre 😉.
comme les carnets fleurissent en ce moment, vous trouverez le mien ci-dessous, mais uniquement en version texte (pour les photos - et il faudra attendre - ce sera sur notre site web, lien en signature).
Rappel : la discussion sur la phase préparation est ici.
********************
Après la découverte de l'ouest américain en 2009 puis « On the road again » en 2012, voici venu le temps de la préparation de notre troisième voyage dans le Southwest, mais où ? Le Nouveau-Mexique étant passé à la trappe en 2012, il constituera l’épine dorsale de ce voyage. Ensuite, 2 envies fortes vont caler, en termes de dates, ce voyage : - la traversée des Henry Mountains où la forte probabilité de neige jusqu’en juillet impose un passage pas trop tôt en saison - la randonnée à Havasupai, en fin de voyage pour une meilleure condition physique 😉, à faire assez tôt pour éviter les trop fortes chaleurs.
Ces 2 envies, plus la traversée du Nouveau Mexique, nous ont conduits à choisir la période mai-juin, soit a priori pas trop chaud au début (Arizona Nouveau Mexique) et assez chaud vers la fin pour espérer n’avoir pas trop de neige dans les Henrys Mountains. Quand à la durée, une première ébauche montra qu’en 45 jours ce serait trop juste et, au final, ce sera plutôt 60 jours. Le calage définitif dépendra sans doute des possibilités de réservation du lodge d’Havasupai.
Au fur et à mesure du développement du tracé, un nouveau souhait a émergé : prendre au strict minimum les grands axes ce sera donc un voyage orienté routes panoramiques, routes secondaires, routes de campagne et chemins (scenic roads, back roads, country roads and byways). Et pour l’illustrer, quoi de mieux que la chanson éponyme : “Take Me Home Country Roads” de John Denver qui, même si elle se déroule en Virginie Occidentale, illustre magnifiquement notre souhait.
Rappel des principales caractéristiques du (3ème) voyage : - 60 jours du 29/4 au 29/6, - "boucle" avec arrivée et départ à/de Phoenix, sud-est Arizona, ouest Nouveau-Mexique du sud au nord, Mesa Verde (Colorado), sud de l'Utah d'est en ouest et un peu de Nevada, - 2 sites principaux : les Henry Mountains (Utah) et Havasupai (Arizona), - scenic roads, country roads, scenic byways et le plus de pistes possibles.
Et comme les fois précédentes, nous dormirons dans la voiture, si possible en dehors des parcs, des campings organisés, donc en camping dit "sauvage". Nous voyageons lourds (3 bagages de 23 kg comprenant matelas, duvets, réchaud, vaisselle, bref presque tout le nécessaire de camping).
Cette fois-ci, la météo nous a joué quelques tours et il a souvent fallu changer nos plans.
29/4 - Départ Départ de Brest pour Phoenix via Roissy et New-York ; l'intérêt du départ de Brest est que nous n'avons pas à nous soucier de nos bagages pour la durée du vol, hormis un passage éclair à la douane à New-York. Erwan (un ami) nous emmène à l'aéroport ; à 6h du matin, les contrôles sont effectués, le problème des sièges réglé, le bagage supplémentaire payé avec la remise (impossible de le prendre sur le net). Décollage à 6h35, atterrissage à Roissy à l'heure. Dans la salle d'embarquement pour New-York, le nom d'Isabelle est affiché (???) mais finalement rien à signaler. Léger retard au décollage (20 minutes) mais le vol est sans histoire ; après l'apéro (apporté) et un repas standard, nous regardons tous les 2 Gravity puis la musique aidant (Scorpions pour moi), nous atterrissons à New-York où l'escale est assez longue pour ne pas poser de problème. Immigration et douane (avec récupération des bagages) se passent rapidement ; pour info, le douanier me regarde de travers car j'ai une grosse quinte de toux et me demande si je suis malade ; aurait-il autorité pour me refuser l'accès ???. Pour le vol vers Phoenix, impossible d'avoir 2 places côte à côte, mais cela se règle assez vite dans l'avion pourtant assez plein. Arrivée à l'heure mais impossible de récupérer 2 chariots à bagages sans devoir payer 6$ chaque. Nous traînons donc nos lourds bagages et arrivons, via la navette, au guichet d'Alamo. Et là, longue discussion avec l'employé ; nous avons réservé un véhicule de type Chevrolet Tahoe (FFAR) sans conducteur additionnel, le prix me paraissant trop élevé pour la prestation (plus de 600$ pour 60 jours). Et finalement, surtout grâce à Isabelle plus habile à négocier que moi, nous repartons avec un Chevrolet Suburban (PFAR soit l'équivalent de notre Ford Expedition de 2012, soit-disant AWD) et le conducteur additionnel pour l'équivalent de ce qu'on aurait payé en réservant le conducteur additionnel directement. En fait, le véhicule n'est pas du tout AWD ni 4WD mais cela ne nous posera finalement pas trop de problèmes par la suite (et pourtant, il y en aura des problèmes ; mais attendons un peu). Nous quittons donc Alamo (compteur 7683 miles) pour nous rendre chez notre logeur (Jeff Dahl) à Scottsdale (réservé via AirBnB) où nous arrivons vers 20h40 (compteur 7710 miles) ; apéro rapide, léger casse-croute et dodo bien mérité à 20h40 - 5h40 à notre horloge biologique.
30/4 - courses Lever à 5h ; il fait encore nuit. Nous prenons le petit-déjeuner dehors avec des lapins sur la pelouse et plein d'oiseaux un peu plus bas. La journée se passe en courses diverses car il faut équiper notre carrosse. Nous commençons par le Walmart où j'ai déjà commandé la glacière électrique et la table pliante qui nous attendent. Nous ajoutons 2 sièges, le gaz et l'alimentaire (pour environ une dizaine de jours) et nous complétons chez Trader Joe's, magasin découvert en 2009. Prévu aussi la visite de magasins de point de croix pour Isabelle (nous ne ferons que Old Town - Scottsdale), ainsi qu'un magasin d'alcool et de cigares (Magnum’s Cigars Wine & Liquor) où j'en achète quelques uns. Nous retournons à notre logement (compteur 7812 miles), très agréable, et terminons la journée par un plouf dans la piscine à la nuit tombante ; dodo 22h30.
01/5 - Apache Trail, Oracle Control Rd Lever 5h40 ; préparation de la voiture pour le départ ; chaque gros bagage doit trouver sa place mais nous commençons à être rodés et Isabelle excelle sur ce point. Nous quittons notre logement à 8h avec une température extérieure de 80°F-26.7°C et prenons la route vers l'Apache Trail, premier objectif de la journée. Petit arrêt à Goldfield, ville minière fantôme datant de 1892, mais le musée est fermé. Nous retrouvons avec plaisir les Palo Verde, les saguaros et autres chollas sur le bord de la route. Quelques photos de Canyon Lake et nous faisons une halte à Tortilla Flat où les murs du Superstition Saloon sont tapissés de billets de banque. Nous en repartons à 10h50 pour une petite rando à Fish Creek Hill, puis après quelques photos sur Apache Lake, arrivons au bout de la piste. Cette piste ne présente en général aucune difficulté ; il faut juste se méfier, dans les portions étroites, aux véhicules venant en face (de nombreux bateaux sur remorques).
Remarque : dans l'ensemble du récit, toutes les données sur les pistes supposent un "état normal" ; en cas de pluies, d'orages même récents, l'état peut devenir très vite impraticable et nous le testerons d'ailleurs à plusieurs reprises.
La route que j'avais prévue de prendre pour pique-niquer étant fermée, nous continuons le long de la rive sud de Roosevelt Lake jusqu'à Cottonwood Cove où nous trouvons une aire de pique-nique aménagée avec, entre autre, des tables surmontées d'un toit (shade ramadas).
Nous repartons à 13h47 pour Globe puis la Copper Corridor Scenic Road jusque vers Oracle où un grand géocoucou (Geococcyx californianus) ou roadrunner traverse la route devant nous : bip-bip !!! 😎
Nous nous arrêtons à Biosphere 2 pour prendre quelques photos mais c'est impossible, il faut obligatoirement prendre le tour guidé (et payant) mais c'est trop tard pour nous ; pourtant, j'avais vraiment envie de voir ce site dont je connais l'histoire et remis au gout du jour par le roman "Siècle Bleu" de JP Goux. Retour à Oracle pour essayer d'avoir des informations récentes sur l'état de la piste Oracle Control Road mais je n'obtient rien de très net ("s'il y a des problèmes, elle devrait être barrée" est ce que j'obtiens de mieux). Cette piste est l'ancienne route ralliant Oracle à Mount Lemmon et est notre second objectif de la journée. J'oublie de refaire le plein mais il y a encore un (petit) tiers du réservoir ce qui devrait être suffisant pour les 28 miles à venir. La piste est assez agréable au début et nous apercevons de superbes buissons d'ocotillos ; elle monte, descend au gré des vallées à traverser mais la fin est très rocailleuse (rocky-bumpy), surtout les 5 derniers miles (piste impraticable en berline). Cette montée dans les cailloux nous a au moins rassuré sur le comportement du véhicule, chaussé de très bons pneus : il passe bien même si les évolutions du train arrière me font penser à un différentiel bloqué (rigide) tellement il a tendance à bondir à droite ou à gauche comme un cabri. Nous retrouvons le bitume ainsi qu'une position plus horizontale et un bruit "sinistre" retentit aussitôt : niveau de carburant faible ; la montée, souvent en première, nous a fait consommer plus qu'imaginé. Espérant trouver du carburant au sommet, nous nous dirigeons vers le Summit trailhead (pour la vue) à 18h09 et 57°F - 13.9°C (presque frais) ; nous sommes à plus de 8000 pieds. En repartant, toujours pas de carburant et toujours le bip sinistre ; nous rallions donc l'emplacement prévu pour la nuit, ce qui nous rapproche de Tucson donc du carburant, mais l'accès à l'emplacement prévu est clos. Les autres sites sont maintenant derrière nous et faire demi-tour ne va pas arranger notre problème. Nous décidons donc de laisser tomber Mount Lemmon et de rallier Tucson ; une partie du trajet sera fait au point mort (ce qui bien sûr est interdit), pas envie de tomber en panne sèche sur les 30 miles restants d'autant que la nuit tombe. Nous trouvons, finalement sans encombre, une station Chevron à 19h10 et, comme nous n'allons pas remonter camper, nous prenons une chambre à l'Econolodge à 20h03 avec 91°F-32.8°C (compteur 8105 miles) ; grande chambre avec lit king size. Apéro, préparation de taboulé pour les jours suivants, dîner et dodo à 23h25. Pour une première nuit en camping "sauvage", c'est un peu loupé 😠.
02/5 - Saguaro NP, Asarco Mine Lever à 5h30 ; pendant que je transfère les photos des appareils sur le pc et les disques de sauvegarde, Isabelle range la voiture. Petit déjeuner et nous partons à 8h vers Saguaro National Park (partie est) avec un ciel un peu nuageux et 77°F - 25°C. Arrivée au Visitor Center (VC dans le reste du texte) à 8h41 qui n'ouvre qu'à 9h mais nous achetons notre Pass America The Beautiful à un ranger (ne pas hésiter à réclamer, s'il n'est pas fourni, le Hangtag qui permet d'accrocher le pass au rétroviseur intérieur). Nous parcourons, presque à tour de roue, la boucle bitumée qui fait le tour du parc avec de nombreux arrêts photos, retrouvant toujours avec plaisir ces cactus découverts en 2009. Petit arrêt pour faire la rando Freeman Homestead Loop Trail (1.75 km, 28 mn) et nous revenons au VC pour l'achat rituel de cartes postales. Nous en profitons aussi pour téléphoner à Asarco Mine (visite prévue dans l'après-midi) mais impossible de les joindre ; une ranger nous signale que c'est maintenant fermé le week-end et nous sommes un samedi (erreur de programmation ? 😠). Départ pour la partie ouest du parc (déjà vue en 2009) ; arrêt à Gates Pass à 12h09 et 89°F - 31.7°C puis à Valley View sur Hohokam Rd (c'est maintenant de la piste mais aisément faisable en berline) où nous arrivons à 12h35. Départ pour la rando de Valley view overlook trail d'où nous revenons à 13h10 avec 1.53 km au podomètre et 95°F - 35°C dehors ; nous avons discuté avec un couple d'américains assez âgés qui, n'ayant plus d'enfants à charge, ont vendu leur maison et voyagent en camping-car. Pour nous rafraîchir un peu, nous allons pique-niquer chez les "esquimaux" (Ez-Kim-In-Zin) où nous trouvons une table à l'ombre.
Départ à 14h15 (même température) et nous terminons notre boucle parmi les saguaros puis prenons tout de même la route vers Asarco Mine au sud de Tucson ; nous y arrivons à 15h06 (le parking est ouvert) et déambulons tranquillement dans le petit parc où il y a quelques beaux échantillons de minerai de cuivre (entre autre) et un gros nuage gris et de la pluie qui semble tomber au loin. Tout à coup, une employée vient nous demander si on souhaite faire le tour guidé car c'est de suite et le dernier ; et nous qui ne nous pressions pas, persuadés qu'il n'y en avait pas (ma programmation était donc bonne 😉 ). Nous avons juste le temps de faire le tour du hall d'accueil (il sera fermé au retour), d'acheter quelques échantillons de minéraux, de récupérer une brochure en français, de prendre nos tickets (9$ par personne) et nous montons dans le car ; il y a juste le chauffeur, le guide (ancien employé), une famille américaine et nous. Petite pluie au début de la visite et toujours de gros nuages noirs au loin. La vue de l'excavation (c'est une mine à ciel ouvert) est impressionnante et nous assistons au ballet des énormes engins qui remontent le minerai brut le long d'une pente à 9% ; ils ont une capacité d'environ 300 tonnes. Le minerai est ensuite broyé dans un premier concasseur quasi souterrain puis les morceaux de roche d'une taille maximale d'un ballon de foot passent dans plusieurs concasseurs secondaires (broyeurs semi-autogènes et broyeurs à billes d'acier) pour finalement finir en poudre. Ensuite, la phase finale, par des procédés physico-chimiques (flottation, "bullage", agrégation) permet d'obtenir, à partir d'un minerai comportant 0.7% de cuivre, un amalgame d'environ 28% qui partira ensuite vers la fonderie. Le reste (déchets) est entreposé localement et servira au remblaiement lors de la phase d'arrêt de la mine. L'eau utilisée dans le processus de flottation est aussi récupérée à 80% ; notre guide a bien insisté sur cette récupération et sur l'utilisation de produits chimiques les plus bio possible. Nous quittons la mine à 17h avec 90°F - 32°C et nous dirigeons vers la Coronado National Forest pour notre vrai première nuit dans la nature ; sur la route, éclairs, pluie abondante et température en baisse (64°F - 17.7°C). À 18h, nous trouvons un emplacement près d'un wash le long de East Gardner Canyon Rd (compteur 8253 miles). Dodo vers 20h40.
03/5 - Red Mountain, Red Mountain, Montezuma Pass Réveil à 5h30 mais mal dormi, matelas sans doute trop gonflé et Isabelle a très mal au dos ; nous n'avons pas eu trop chaud, bien au contraire, mais découvrons que nous avons dormi fenêtres ouvertes 😉. Le ciel est bien dégagé mais il fait 49°F - 9.5°C. Petit déjeuner puis départ à 7h38 avec maintenant 73°F - 22.8°C ; la piste est très roulante et il a de nombreuses fleurs sur les bas-côtés (poppy et datura) . Passage à Sonoita pour compléter le plein de carburant, les stations étant très peu nombreuses sur le trajet de la journée et chat échaudé craint l'eau froide. Arrêt à Camp Crittenden (uniquement une plaque commémorative, mais c'est l'Histoire) puis nous traversons Patagonia pour prendre Harshaw Road ; la route devient assez vite piste mais très roulable. Par contre, impossible de prendre les pistes secondaires prévues, trop escarpées et défoncées. Asarco Mine y fait aussi des recherches géologiques mais avec de gros 4x4. Jolies vues sur Red Mountain. Passage à Canelo Pass (5 246 ft) puis nous regagnons la 83 (bitume) et nous arrivons à Parker Lake View vers 11h05. Ensuite, la piste vers Montezuma Pass est jolie, agréable à rouler et peu fréquentée (quelques quads surtout). Nous arrivons au col à 12h15 avec 71°F - 21.7°C et déjeunons sous une tonnelle. Après le déjeuner, nous grimpons au Peek (6 854 ft, 90 m de dénivelé) d'où nous avons une superbe vue sur la frontière et ses environs ; rando de 1.3 km A/R. Départ tout en descente vers le VC situé plus bas dans la plaine, au pied des escarpements, et discussion avec la ranger, notamment sur la flore et la faune ; elle nous avoue n'avoir jamais vu de serpents à sonnettes. J'avais au départ prévu de dormir le long de la piste, avant Montezuma Pass, mais de nombreuses lectures m'en ont dissuadé (problème de trafics de drogue et de passages clandestins). Par prudence, nous cherchons donc un emplacement sur East Ash Canyon Rd et, à peine avons nous trouvé notre bonheur, qu'un véhicule de la surveillance aux frontières (Border Patrol) passe devant nous au ralenti, intrigué sans doute de nous voir installés là ; la piste étant un cul de sac, nous nous attendons à le revoir rapidement mais il prend visiblement son temps et ne repassera qu'une bonne heure plus tard, sans s'arrêter (compteur 8350 miles). Dodo vers 19h30 avec un ciel assez nuageux.
04/5 - Bisbee, Tombstone Réveil à 5h30 mais, si j'ai bien dormi, il n'en est pas de même pour Isabelle qui a toujours mal au dos. De nombreux nuages restent accrochés à la montagne et le vent souffle bien. Départ à 7h04 avec 61°F – 16.1°C. Sur la route de Bisbee, des champs d'ocotillos à flanc de colline, superbes. Après de nombreuses photos des anciennes mines à ciel ouvert, nous entrons au Bisbee Quenn Mine VC à 9h ; pas possible de prendre un tour en petit train (pas prévu au programme non plus) et, après un petit tour à travers la ville - mignonne- nous partons vers Tombstone où nous arrivons à 9h48 avec 72°F - 22.2°C. Ici, il faut être clair, on adhère ou pas. Tombstone est une ville historique mais tout ce que l'on voit n'est que reconstruction (ou presque) et animation folklorique ; mais comme nous sommes amoureux de l'ouest, de son histoire et des westerns, la mayonnaise prend bien 😎. Pour ceux qui ne connaissent pas, Tombstone est célèbre pour sa fameuse fusillade d'OK Corral avec, notamment les frères Earp et Doc Holliday, fusillade immortalisée par plusieurs films. Nous nous garons au sud-est de la ville et parcourons les rues "touristiques", notamment Allen Street réservée aux piétons ; de nombreux personnages, en costumes d'époque, déambulent très sérieusement dans ces rues. Nous achetons nos billets pour le "gunfight" ; ce billet donne aussi accès à l'historama (nous ne comprendrons pas tout 😉 ) ainsi qu'à une reproduction du journal local du jour de la fusillade. La reconstitution de la fusillade est marrante et bon enfant, les acteurs prenant les spectateurs à témoins et ces derniers jouant le jeu ; il est préférable de s'asseoir au premier rang si possible. En sortant de là, nous allons déjeuner au Big Nose Kate's Saloon (burger The Outlaw pour moi et The Stampede pour Isabelle). Nous retournons à la voiture en passant retirer notre journal local et partons à 14h40 et 83°F - 28.3°C vers le cimetière local (Boothill Graveyard) ; celui-ci n'est pas d'époque, ayant été déplacé et restauré. Malgré tout le respect dû à un tel endroit, on ne peut s'empêcher de sourire en voyant le motif de décès inscrit sur certaines tombes. Pour plus d'informations, voici un lien intéressant : www.boothillgraves.com/
À 15h10, nous quittons ce cimetière et, par la 80 puis rapidement par la Middlemarch Rd (piste), nous nous dirigeons vers les Dragoon Mountains. Nous franchissons Middlemarch Pass pratiquement sans le remarquer et entamons la descente côté est de ces montagnes tout en cherchant tranquillement un emplacement pour la nuit ; une fois de plus, nous n'avons vu personne sur ce trajet. Peu avant 16h, c'est chose faite et nous installons table et chaises tranquillement (compteur 8421 miles). Pendant l'apéro, une petite averse vient nous déranger et le ciel est maintenant bien couvert. Dodo à 20h mais réveil vers minuit avec un bel orage, éclairs et pluie abondante ; nous sommes assez loin du wash pour ne rien risquer mais quel sera l'état de la piste demain matin ? Devrons-nous sortir la pelle, achetée par précaution ?
05/5 - Chiricahua NM Lever à 5h30 avec 48°F - 8.9°C, un peu frisquet ! Isabelle a mieux dormi. Le ciel est maintenant très légèrement nuageux à l'horizon. Nous partons à 7h vers Chiricahua NM avec 58°F - 14.4°C. Alors que nous étions inquiets à propos de l'état de la piste, nous ne rencontrons aucune difficulté pendant le reste de la descente et retrouvons rapidement le bitume. Nous arrivons au VC à 8h13 sans avoir vu beaucoup de stations services. Peu avant d'arriver au VC, nous rencontrons ce qui doit être un Coues (prononcer cows), sous-espèce de white-tailed deer (Odocoileus virginianus couesi - Cerf à queue blanche d'Arizona).
Comme le VC n'est pas encore ouvert et que nous savons où aller, nous prenons la route Bonita Canyon Drive et arrivons à Massai Point à 8h46. Le temps de nous équiper (chaussures de marche, crème solaire, chapeaux, sacs à dos avec réserve d'eau - camelbags) et nous partons à 9h05 pour Echo Canyon Loop (Echo Canyon, Hailstone & Ed Riggs trails) parcourue dans le sens anti-horaire. Jolie balade parmi les roches érodées, souvent couvertes de lichens. Mais, contrairement à ce qu'on pourrait penser après une observation rapide, il ne s'agit pas de granit mais des restes (cendre et pierre ponce) d'une éruption volcanique de près de 30 millions d'années. Comme c'est notre première randonnée depuis longtemps, les haltes sont nombreuses, pour les photos évidemment 😉. À part un couple d'américains, nous ne verrons pratiquement personne sauf vers la fin ; c'est dire si nous étions tranquille quand, tout à coup, Isabelle aperçoit du mouvement dans l'herbe : un serpent longeait le sentier. Pas de bruit de crécelles, ce n'est donc pas un rattlesnake ; je m'approche un peu plus car je ne vois toujours rien et je crois enfin reconnaitre un Bull snake, donc non venimeux. Le couple d'américains qui nous rattrape nous le confirme mais Isabelle n'est pas plus rassurée que ça. Si vous êtes intéressés, j'ai le point GPS (je déco...). Retour à la voiture à 12h05 et 76°F - 24.4°C avec 5km au podo. Nous déjeunons sur une table à l'ombre mais le vent est frais et nous supportons nos polaires. Retour au VC pour nos emplettes habituelles et nous en repartons à 14h pour emprunter Pinery Canyon Rd (FR42). Cette piste est aussi très praticable ; du côté d'Onion Saddle, nous devions trouver un point de vue mais nous avons grimpé le long du sentier (ancienne piste 4WD), nous ne voyons malheureusement rien. En même temps, comme nous sommes dans une forêt, difficile d'avoir un beau point de vue sur les 2 vallées sans abattre les arbres ! La descente à travers la forêt est très agréable mais mieux vaut aller doucement, les a-pics sont parfois impressionnants. En bas, nous prenons à droite S Fork Rd pour quelques photos relevées sur le net mais, malheureusement, la piste est fermée par une barrière cadenassée. Nous regagnons le bitume et, peut après Portal, entrons au Nouveau-Mexique. Nous faisons un crochet à droite (sud) sur la 80 pour aller voir une stèle commémorant la reddition de Géronimo. J'avais prévu de faire le plein à Rodeo mais il n'y a plus de station existante. Retour vers le nord où nous devons camper au niveau de Preacher Mountain, peu après Granite Gap. Après avoir franchi et refermé la barrière, la piste est un peu sableuse et étroite mais nous trouvons rapidement un emplacement, bien blotti dans les rochers et parmi les cactus et agaves ; aperçu 1 rat et des souris. Un petit vent nous gênera un peu pour notre réchaud gaz. Arrêt moteur à 17h20 avec 73°F - 22.8°C (compteur 8562 miles).
Au fait, qui dit Nouveau-Mexique dit changement d'heure ; nous avançons donc nos montres, GPS et appareils photos d'une heure.
À suivre 😉.
Bonjour ,
En faisant quelques simulations de vols vers SFO , LAS , LAX , ou PHX pour 2012 je mesure toute l' importance de l' augmentation des tarifs depuis 3 ou 4 ans . A des périodes de moyenne fréquentation (avril ou septembre) j' avais acheté en 2007 et 2008 des billets entre 500 et 550 € (hors assurances) pour les 2 premiers aéroports cités (1 escale) , et à 627€ pour Los Angeles en 2009 (vol direct Air France) depuis Paris . Actuellement les prix proposés sont plutôt proches de 800 € (1 escale) , voire entre 900 et 1000€ pour un vol direct !
Il est vrai que ces destinations figuraient jusqu' alors parmi les + intéressantes en terme de rapport distance/prix , a fortiori si on ajoute le coût avantageux de la location de voitures sur place . Je ne suis pas sûr que les variations du taux de change et l' inflation suffisent à expliquer cette évolution . Encore heureux que la crise actuelle pèse un peu sur les prix du pétrole !
Est-ce que cette évolution a déjà une incidence sur vos décisions de partir ou non , dans le cadre de vos loisirs j' entends ? En somme , existe-t-il selon vous un niveau de prix dissuasif , comme on en parle depuis longtemps pour la dépendance au tabac ou aux alcools forts ? 😉
En faisant quelques simulations de vols vers SFO , LAS , LAX , ou PHX pour 2012 je mesure toute l' importance de l' augmentation des tarifs depuis 3 ou 4 ans . A des périodes de moyenne fréquentation (avril ou septembre) j' avais acheté en 2007 et 2008 des billets entre 500 et 550 € (hors assurances) pour les 2 premiers aéroports cités (1 escale) , et à 627€ pour Los Angeles en 2009 (vol direct Air France) depuis Paris . Actuellement les prix proposés sont plutôt proches de 800 € (1 escale) , voire entre 900 et 1000€ pour un vol direct !
Il est vrai que ces destinations figuraient jusqu' alors parmi les + intéressantes en terme de rapport distance/prix , a fortiori si on ajoute le coût avantageux de la location de voitures sur place . Je ne suis pas sûr que les variations du taux de change et l' inflation suffisent à expliquer cette évolution . Encore heureux que la crise actuelle pèse un peu sur les prix du pétrole !
Est-ce que cette évolution a déjà une incidence sur vos décisions de partir ou non , dans le cadre de vos loisirs j' entends ? En somme , existe-t-il selon vous un niveau de prix dissuasif , comme on en parle depuis longtemps pour la dépendance au tabac ou aux alcools forts ? 😉
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 20 : Grand Staircase Escalante National Monument
Après un convivial petit déjeuner avec Harriet et Philip, je prends congé de mes amis en espérant qu’à la prochaine rencontre ma femme Elisabeth sera également présente.
Ce matin il fait beau mais les prévisions météo annoncent des orages pour l’après-midi. Je dois abandonner l’idée de faire le grand loop passant par Bighorn Canyon et Zebra Slot (ce dernier étant inondé) mais également renoncer au plan B de Neon Canyon et Golden Cathedral (puisque d’après les rangers la route d’accès est impraticable). Même si j’avais déjà visité ces endroits il y a quelques années, j’aurais eu plaisir à les revoir et à les photographier avec un appareil photo numérique.
Je me rabats donc sur les classiques Peek-A-Boo et Spooky slot canyons, où je ne suis pas retourné depuis 5 ans, car ils restent a priori accessibles.
En passant devant le trailhead de Zebra slot sur la Hole In The Rock Road, je me remémore ma première visite en mai 2002 avec Laurent Martres, alors qu’on trouvait à l’époque très peu de photos et encore moins d’indications concernant ce site. Sur le chemin du slot canyon, nous avions rencontré un groupes de trois personnes : deux amis de Floride récemment retraités et devenus « serious photographers », portant chacun un gros sac à dos et un matériel photographique top-niveau coûtant plusieurs dizaines de milliers de dollars, et leur guide tout aussi bien équipé, un talentueux photographe (comme nous l’avons découvert plus tard) qui vivait quelques mois par an à Boulder et n’accompagnait occasionnellement que des passionnés de photos (pour le plaisir et non par besoin puisque le reste de l’année il officiait à Denver en temps que chirurgien réputé). Ils étaient fort surpris de rencontrer ici ces deux Français décontractés, avec un habillement et un équipement ultralight et sans outfitter pour les guider. Après avoir discuté avec eux un bout de chemin et convenu de dîner ensemble le soir même à Escalante pour partager nos expériences, Laurent et moi avions accéléré le pas de manière à ne pas nous gêner tous les cinq à photographier dans le court et étroit slot canyon et nous ne les avions plus croisés qu’une seule fois, alors qu’ils entraient dans Zebra slot tandis que nous en ressortions pour nous rendre à Tunnel slot.
Le soir, alors que nous nous préparions pour le dîner, nous avons été surpris d’être appelés au Rainbow Country Bed & Breakfast par le guide qui demandait si l’un des deux photographes n’était pas avec nous car il l’avait perdu entre Zebra slot et Tunnel slot : la descente dans ce dernier canyon étant trop raide pour lui, un des deux photographes avait cherché un accès plus facile un peu plus loin mais n’avait plus reparu, le guide et l’autre photographe l’avaient cherché pendant des heures mais ne l’avaient pas trouvé et ils espéraient que l’égaré nous avait rejoints.
Au lieu d’aller nous rassasier au restaurant comme prévu, Laurent et moi nous étions retrouvés à patrouiller en SUV jusqu’à plus de minuit sur toutes les pistes environnant la zone des slots canyons, tandis que le guide et l’autre photographe étaient repartis chercher à pied leur compagnon pendant une partie de la nuit avec de puissantes lampes torche empruntées à Escalante. Le photographe égaré n’ayant pas été retrouvé le lendemain matin, l’équipe de « search & rescue » d’Escalante avait pris le relais, et comme cela n’avait rien donné, le surlendemain c’étaient des chiens spécialement dressés pour la recherche qui avaient été dépêchés sur place puis un hélicoptère avec caméra thermique avait patrouillé tout le secteur sans succès. Ce n’est que le jour suivant, soit après trois jours et trois nuits seul dans le wilderness, que le photographe avait été retrouvé errant sur une piste secondaire, épuisé mais finalement en bonne santé car il avait trouvé de l’eau au creux de rochers et dans un wash, il n’avait pas eu froid grâce à son suréquipement vestimentaire et il avait pu grignoter les barres de céréales qu’il portait dans son sac. Il a expliqué que lorsqu’il s’était perdu, il était immédiatement remonté sur une hauteur pour essayer de retrouver à distance ses compagnons (un réflexe courant selon les rangers), pendant que ceux-ci le cherchaient logiquement au fond des canyons qu’ils étaient venus visiter. Les appels vocaux n’avaient servi à rien car la voix ne porte pas sur ces terrains accidentés (un sifflet aurait peut-être été plus efficace). Ensuite, son très mauvais sens de l’orientation et la panique l’avaient fait tourner en rond, lorsqu’il ne restait pas à l’ombre à attendre les secours, ce qui l’avait le plus angoissé étant le cri des coyotes qui rodaient autour de lui durant la nuit. Après seulement deux jours de repos, il était reparti avec son ami continuer leur trip photographique dans le Southwest.
Je me garderais bien de me gausser de sa mésaventure qui peut arriver à tout le monde, la preuve étant que l’année suivante j’ai perdu ma fille (16 ans) dans le secteur de Waterhole Canyon : au retour de la visite de la partie aval du slot canyon (aujourd’hui interdite) elle était passée devant moi tandis que je photographiais, elle avait foncé dans le canyon et loupé l’endroit de la remontée mais en avait trouvé une autre au bout du canyon et, pendant que je la cherchais désespérément à l’intérieur du canyon et sur le chemin de la voiture, elle errait en haut au bord du rim. Cela m’avait valu une heure et demie d’angoisse (ne s’était-elle pas fait mordre par un rattlesnake ?) tandis que de son côté elle avait fini par rencontrer un jeune Navajo qui l’avait obligeamment ramenée à la voiture sans toutefois lui adresser un seul mot.
Pour illustrer cette évocation de Zebra Slot, voici une photo que j’ai prise en y retournant en mai 2010, avec un petit élément supplémentaire qu’on ne doit pas y rencontrer souvent :

Revenons en mai 2009, au moment où j’arrive à Peek-A-Boo slot canyon et où je constate qu’à cause des pluies récentes il y a une profonde mare d’eau au pied de son entrée surélevée de quelques mètres. Ne renonçant pas pour si peu, je rentre dans l’eau froide et en longeant le bord de la falaise je progresse dans l’élément liquide jusqu’au ventre. Avec les chaussures pleines d’eau, la montée est glissante malgré les entailles dans la roche mais j’arrive sans encombre au sommet du premier obstacle. J’avais oublié qu’il y avait une grande cuvette juste derrière et celle-ci est totalement remplie d’eau (sans qu’il soit possible d’en déterminer la profondeur) et comme pour passer le second obstacle il n’y a pas d’entailles dans la roche, je sais que ce sera peine perdue avec mes chaussures trempées et très risqué pour mon équipement photographique qui n’est pas waterproof.

Je rebrousse donc chemin et je vais me replonger à nouveau avec délice dans la mare d’eau froide à l’entrée du slot, pour utiliser la solution de contournement qui consiste à monter une dune sur la gauche de l’entrée du canyon puis à suivre des cairns qui permettent de redescendre un peu plus loin dans le slot, car je voudrais au moins photographier sa double arche caractéristique. Hélas, arrivé sur place je constate que c’est la totalité du slot canyon qui s’avère remplie d’eau et après un essai de progression dans l’élément liquide et sur la roche glissante, où j’échappe de peu à la chute et à l’immersion de mon appareil photo, je suis dans l’obligation de renoncer.
Tant pis pour la boucle Peek-A-Boo / Spooky, je me rends donc par le wash à l’entrée de Spooky dont le fond sableux est sec et sans aucun obstacle liquide.


Le slot canyon se rétrécit de plus en plus en largeur (il faut passer de profil en portant son sac à dos devant soi)…


…mais il offre une belle lumière réfléchie….




…avant de devenir encore plus sombre et resserré.


Même s’il peut alors mériter son nom de Spooky (« qui donne la chair de poule »), je trouve que l’exploration de ce slot canyon reste fort ludique tout en offrant de belles opportunités photographiques, à condition de n’être ni claustrophobe ni de trop fort gabarit.
Après ce plaisant aller/retour dans Spooky sans rencontrer personne, qui contraste avec la galère de Peek-A-Boo, je remonte les narrows plus conventionnels de Dry Fork canyon jusqu’à sa sortie à partir de laquelle je rentre directement « cross country » jusqu’au parking où commencent à arriver d’autres véhicules. Il va bientôt y avoir du monde dans Spooky et il ne sera pas facile de s’y croiser !


Pour l’après-midi, j’ai prévu la visite d’un endroit peu connu, récemment décrit sur un site web allemand et qui porte le nom à consonance navajo de Aetschi Baetschi Valley. Mais auparavant je veux tester l’état de la piste pour Harris Wash car le lendemain j’envisage de démarrer de ce trailhead pour une grande boucle passant par les narrows de Red Breaks puis l’étonnant « Volcano ».
La piste comporte quelques courts passages encore boueux que mon Toyota 4Runner permet de négocier sans trop de problèmes en position 4x4, mais dans le dernier quart de la piste je rencontre une zone profondément boueuse de presque 100 mètres de long, avec de très profondes ornières remplies d’eau. Il est visible que c’est ici qu’un SUV 4x4 s’est récemment embourbé et les abords de la piste eux aussi labourés de profondes ornières faites par des pneus très larges montrent que la dépanneuse a eu bien du mal à désembourber le SUV. Comme il faudra plusieurs jours pour que l’eau se résorbe et que la boue sèche, je renonce à mon projet du lendemain.
J’emprunte la piste pour Aetschi Baetschi Valley qui comporte aussi de courts passages boueux restant tout juste négociables. De l’endroit où il faut se garer, j’observe la vallée avec ses badlands colorés, la haute tour qui monte la garde et les goblins que l’on devine plus qu’on ne les voit. Mais le temps se couvre de plus en plus et le ciel est devenu très menaçant. Comme j’estime la balade à environ trois heures, la pluie risque de tomber avant que je n’aie terminé et la piste déjà difficilement praticable à l’aller le serait encore bien davantage au retour. Comme je ne veux pas me retrouver dans la situation du SUV embourbé près d’Harris Wash, je trouve plus prudent de renoncer et je retourne sur la plus sécurisante Hole In The Rock Road.
Au cours de mon voyage de mai 2010, j’ai pu visiter tranquillement Aetschi Baetschi Valley dont voici une photo prise à cette occasion et montrant l’imposante tour d’environ trente mètres de haut.

J’apprendrai au cours de ce même voyage que le nom Aetschi Baetschi n’a rien de navajo mais est en réalité une expression germanique qu’a malicieusement détournée Helge, l’auteur du site web allemand qui a fait connaître ce lieu et ce surnom semble devenir le nom d’usage (un peu comme cela est déjà arrivé pour Edmaier’s Secret). L’expression Aetschi Baetschi est notamment utilisée en Allemagne quand quelqu'un fait miroiter quelque chose mais ne le donne pas en taquinant son interlocuteur voire en lui tirant la langue. Helge a fait un parallèle avec ce qui se passait à l’époque pour White & Red Canyon dont nous étions quelques-uns à montrer les photos sans en donner la localisation et cela lui a suggéré le nom ironique (mais sonnant très local) de Aetschi Baetschi quand il a découvert ce secteur encore non documenté.
C’est Helge lui-même qui me l’a expliqué de vive voix en mai 2010, quand nous nous sommes rencontrés par hasard (avec mon ami John) en plein milieu du wilderness à plus d’une heure et demie de toute route goudronnée, au trailhead pour se rendre à une petite ruine indienne restée encore confidentielle pour préserver son état de conservation exceptionnelle. Quelle ne fut pas notre étonnement réciproque de nous retrouver ici alors que nous nous attendions à n’y voir personne ! En m’approchant d’Helge et de son amie, après avoir observé leur look et ce qu’ils mangeaient, je les avais salué en ajoutant « Vous devez certainement être allemands » mais Helge m’avait surpris en me répondant du tac au tac « Oui et vous êtes Philippe Schuler ». Il se trouve que Helge suit de près mes publications de photos, mes interventions sur le web et dans les forums (y compris les premières parties de ce carnet de voyage), il m’a même écrit des e-mails comme d’autres Allemands pour découvrir à son tour les sites encore confidentiels que mes amis et moi montrons en photo, c’est pourquoi il m’avait reconnu. Nous avons immédiatement sympathisé et c’est ainsi que nous apprendrons que c’est le même Américain, qui est une des très rares personnes à avoir publié une photo de la ruine en question, qui nous en a indiqué la localisation après s’être assuré que nous étions des amoureux de l’Ouest et en nous faisant promettre de ne pas diffuser l’information. Mais ce qui est incroyable, c’est que Helge et son amie, ainsi que John et moi, nous sommes rendus le même jour et à la même heure sur ce site reculé si rarement visité !
Le temps très menaçant sur tout un pan du ciel qui m’a fait renoncer à la visite d’Aetschi Baetschi me laisse très peu d’autres possibilités de visite autour de la Hole In The Rock Road, sauf à prendre des risques inconsidérés. Aussi je me rabats sur une énième visite à Devil’s Garden, cette fois-ci dans une optique photographique en espérant une belle lumière et un ciel intéressant.
Dans un premier temps, je me balade et je photographie aux confins du site….




Puis je reviens vers les formations rocheuses qui ont fait le succès de Devil’s Garden, en essayant de trouver des angles photographiques moins classiques.





Les photos précédentes ne reflètent pas la météo sur place car je n’ai photographié que la partie du ciel qui est restée bleue tandis que l’autre partie se couvre de plus en plus et que je ne dispose que de courts moments pour composer et déclencher tant le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Le soleil finit par disparaître définitivement derrière les nuages mais je constate qu’il subsiste une petite bande de ciel clair juste au-dessus de l’horizon et si le soleil pouvait y apparaître au coucher du soleil, cela devrait donner un bel éclairage. Je vais donc attendre sur place et pour une fois je dîne à l’heure américaine (vers 19 heures) sur une des tables de l’agréable aire de pique-nique de Devil’s Garden.
La chance est avec moi car, comme je l’avais espéré, le soleil réapparaît dans la dernière demi-heure précédant son coucher, diffusant une superbe lumière dorée sur les formations rocheuses dont certaines font penser à des statues de l’île de Pâques, le tout mis en valeur par le contraste avec des nuages omniprésents. Je suis alors pris d’une crise de « photographite convulsive », courant d’un endroit à l’autre pour essayer de capter ces instants magiques mais fugaces où la nature se pare de si belles couleurs. Par moment, je dois me forcer à laisser de côté mon appareil photo, de manière à prendre le temps d’apprécier pleinement ce spectacle.












Je termine cette séance photo par Metate Arch où se sont installées les deux seules autres personnes présentes sur le site, des photographes dotés de trépieds imposants sur lesquels sont fixés des boîtiers et objectifs professionnels. Contrairement à moi, qui aie couru à plusieurs endroits pour prendre des photos à main levée, ils ont préféré rester au même endroit et se concentrer sur un seul sujet pour réussir au mieux « The » photo. Mon absence de trépied me permet de me glisser entre eux sans les gêner pour également profiter du meilleur angle, dans une ambiance de satisfaction partagée pour ces couleurs chaudes dont nous bénéficions.


Quand le soleil a disparu, nous nous mettons à discuter et ils se présentent comme des Hollandais particulièrement fans du Southwest. Au bout de quelques instants, l’un d’entre eux me demande si je ne suis pas Philippe Schuler et sort de son sac à dos deux volumes de Photographing the Southwest annotés et hérissés de post-it ainsi qu’une pochette où se trouvent des impressions de mes photos de 2007 de « Red Canyon » sur la réserve navajo, secteur qu’ils vont essayer de découvrir et d’explorer durant la suite de leur voyage (je leur souhaite de ne pas rencontrer comme moi le Navajo hostile, voir la partie 3 de ce carnet de voyage). C’est en surfant sur le web, en particulier sur phschuler.com et ouestusa.fr, à la recherche de nouveaux endroits photogéniques, qu’ils ont fait ma connaissance « virtuelle ». Bien que je ne puisse leur en dire davantage sur « Red Canyon », ce qu’ils comprennent bien, nous échangerons longtemps sur nos passions respectives, ne nous interrompant que pour prendre quelques derniers clichés au crépuscule et même de nuit.



Comme il se fait tard et qu’il commence à faire froid, les deux photographes hollandais retournent à leur motel à Escalante (le Circle D Motel, un bon rapport qualité/prix depuis qu’il a été refait dans un style Santa Fe), tandis que je me trouve une place de camping sauvage dans une zone autorisée en retrait de la Hole In The Rock road près de la Highway 12, le camping sauvage étant interdit à Devil’s Garden.
JOUR 21 : Grand Staircase Escalante National Monument
Ce matin, je me lève très tôt car j’ai envie de compléter le beau coucher de soleil de la veille sur Devil’s Garden par un lever de soleil sur ce même site.
Les premiers rayons du soleil semblent transformer en flammes certains rochers.


La belle lumière du lever du soleil est cependant beaucoup plus fugitive que celle de son coucher et la durée disponible pour capturer cet éclairage photogénique est très courte.




Je quitte Devil’s Garden non sans avoir salué le curieux personnage ci-dessus et avoir petit-déjeuné sur place.
En remontant la Hole In The Rock Road, je fais un détour pour me rendre au pied de Cedar Wash Arch que je me suis jusqu’à présent contenté d’observer de l’overlook comme la plupart de ses visiteurs.
La descente dans le wash se termine par la désescalade d’un tronc opportunément installé pour franchir un petit ressaut rocheux. Des petits lapins à cul blanc et des jackrabbits à longues oreilles m’accompagnent dans ce wash peu fréquenté mais ils sont si rapides que je ne parviens pas à les photographier !
L’arche est plus impressionnante vue du dessous que de l’overlook et je ne regrette pas cette courte balade.


Sur le chemin de retour dans le wash, au lieu des sympathiques petits lapins je rencontre un beau rattlesnake qui, après s’être bruyamment annoncé par son bruit de crécelle caractéristique, s’enroule sur lui-même et me tire désobligeamment la langue.

Je ne m’approche pas de trop près pour le photographier car je sais qu’il peut se détendre à la vitesse de l’éclair des 2/3 de sa longueur, pour mordre une proie ou un prédateur. Certes, quand ils mordent pour se défendre, les rattlesnakes peuvent ne pas injecter de venin (dans environ 1/4 des cas) mais les jeunes et fougueux rattlesnakes comme celui-ci injectent systématiquement le leur, seuls les rattlesnakes expérimentés étant capables de l’économiser en commençant par une morsure de semonce car ils ont besoin de ce venin (lent à se régénérer) pour que les proies dont ils se nourrissent ne leur échappent pas.
J’ai rencontré des rattlesnakes dans plus de la moitié de mes voyages (mais il est vrai que je randonne souvent dans des endroits où ils seraient censés ne pas être dérangés) et ils m’ont toujours prévenu à l’avance et bruyamment de leur présence, sauf une fois lors d’une randonnée dans le secteur des Kolob canyons à Zion : alors que je marchais d’un bon pas sans discontinuer depuis au moins vingt minutes en regardant le paysage et rarement mes pieds, je m’aperçois soudain que mon père ne me suit pas aussi vite et perd de la distance, aussi je décide de l’attendre en prenant une photo. C’est seulement en sortant l’appareil de son étui que je me rends compte qu’un énorme rattlesnake traverse lentement le sentier et qu’au prochain pas j’aurais inévitablement marché dessus. Lui non plus ne m’a pas senti arriver car il ne s’est mis à agiter bruyamment sa queue que lorsque je me suis arrêté. Pourquoi n’avais-je pas fait un pas de plus et m’étais-je arrêté juste à temps sans en avoir conscience ? Peut être uniquement parce que c’était mon jour de chance…
Il ne faut pas confondre les rattlesnakes avec les bull snakes (appelés aussi gopher snakes) comme celui de la photo suivante, rencontré plus tard sur un parking. Quand ils se sentent en danger, ils font tout pour ressembler à un rattlesnake (même attitude, imitation avec leur bouche du bruit de crécelle…), mais eux ne sont pas venimeux. Même s’il me tirait aussi la langue, ce bull snake restait tout de même un peu plus souriant que le rattlesnake rencontré précédemment.

Quant à celui qui suit, il était carrément amical et voulait absolument faire un bout de chemin avec moi, jusqu’à en être trop insistant puisqu’il s’invitait de force et montait sans autorisation dans mon véhicule ! Il a fallu que j’insiste pour qu’il accepte de me laisser continuer seul mon voyage…

Ne pouvant pas faire le grand loop incluant la visite de The Volcano tel que je l’avais prévu, en raison de l’état de la piste d’Harris Wash, je me rends au Volcano en faisant une randonnée plus courte accessible à partir de la Old Sheffield Road qui reste praticable.
Cette randonnée se situe dans un cadre sauvage où le parcours direct au travers de grandes étendues de slickrock s’apparente souvent à des montagnes russes, avec quelques beaux reflets dans des flaques d’eau.


Après moins de deux heures, je tombe soudain sur The Volcano sans que rien n’ait laissé présager sa présence, le GPS s’avérant bien utile pour y parvenir directement. Cette curiosité récemment découverte fait effectivement penser à un volcan, avec son grand trou en forme de cratère partiellement rempli de sable orange vif entourant un gros rocher isolé, mais ce n’est absolument pas un volcan du point de vue géologique. Peu importe, car ce faux Volcano est vraiment spectaculaire et même assez étrange dans cet environnement de slickrock qui s’étend à perte de vue.
Je découvre The Volcano d’abord en le surplombant puis en prenant tout mon temps pour en faire le tour presque complet et l’admirer ainsi sous plusieurs angles. Le sable au fond du « cratère » est particulièrement coloré car il est encore très humide compte tenu des récentes pluies.








A l’extrême gauche de l’avant-dernière photo, on peut voir l’avancée de slickrock un peu moins pentu qui descend vers le sable et permet d’accéder à l’intérieur du cratère. Mais sans les entailles qui ont été récemment creusées dans la roche, toute remontée serait impossible car sur ce slickrock lisse il n’y a aucune prise qui pourrait aider à sortir un visiteur solitaire piégé au fond du cratère. Espérons pour les futurs visiteurs que ces entailles ne s’éroderont pas trop vite et ne deviendront pas glissantes avec le temps.

Les parois à l’intérieur du cratère sont ornées de beaux motifs naturels qui ressortent grâce à la lumière réfléchie par le sable coloré. Roche et sable forment une intéressante complémentarité qui me rappelle certains endroits de la Tadrart dans le Sahara, région que j’affectionne également beaucoup.






Il n’y a pas une seule trace de pas à l’intérieur de ce cratère encore peu visité et je ne pense pas y trouver des traces d’autres mammifères mais je me trompe car j’y rencontre bientôt un chipmunk qui se balade au milieu de moqui marbles. N’est-il pas tombé involontairement dans le cratère et peut-il vraiment en sortir ? De quoi se nourrit-il ? Je me le demande encore…

Les moqui marbles sont de petites boules de pierre que l’on trouve essentiellement dans le Grand Staircase Escalante National Monument… mais le robot explorateur Opportunity en a aussi découvert sur la planète Mars ! D’une taille comprise entre une bille et une balle de base-ball, ces sphères presque parfaites (mais quelquefois elliptiques ou agglomérées à 2 ou 3) sont le résultat d’une synthèse minéralogique très particulière où un cœur de grès compacté s’est progressivement entouré d’une carapace plus ou moins épaisse d’hématite (composée essentiellement de fer), le phénomène se produisant à l’intérieur de certaines couches de slickrock (et non pas à l’air libre). L’érosion a fait peu à peu disparaître le slickrock environnant, ce qui a dégagé ces billes plus résistantes que le grès dans laquelle elles étaient enchâssées, puis une fois « libérées » elles ont souvent roulé pour se regrouper en fonction de la configuration du terrain. Les Indiens vivant dans le secteur (appelés Moquis par les colonisateurs espagnols) utilisaient ces pierres auxquelles ils prêtaient des vertus chamaniques, d’où le nom de moqui marbles. Une légende hopi raconte que les esprits des ancêtres jouent avec ces billes lorsqu'ils reviennent le soir sur terre et lorsqu’au matin ils doivent retourner dans leur royaume, ils laissent derrière eux ces étranges pierres pour laisser une trace de leur passage.
Malheureusement, leurs prétendues vertus médicinales, magnétiques, ésotériques, mystiques (« les moqui marbles sont très efficaces pour le réalignement des corps énergétiques » peut-on lire sur le web) ont conduit à leur ramassage dans un but mercantile, toutefois freiné depuis qu’il a été strictement interdit à partir de 1996 de les ramasser (même une ou deux à titre de souvenir personnel) sur la totalité du territoire couvert par le Grand Staircase Escalante National Monument. Malgré cette interdiction, quand je suis revenu récemment sur deux « gisements » de moqui marbles où je m’étais rendu en 2002, j’ai constaté que leur nombre avait diminué sensiblement….
Sur les photos suivantes, les moqui marbles tombées sur le sable proviennent de la paroi du Volcano et on peut en voir d’autres encore enchâssées qui apparaissent progressivement :


Je reste un bon moment à « The Volcano », un site que j’apprécie particulièrement pour son originalité, son esthétique et le sentiment de solitude qu’on peut y ressentir.
Comme j’ai pris mes repères à l’aller, au retour je peux me passer de mon GPS et choisir un autre chemin un peu plus long mais avec moins de dénivelés successifs, ce qui me permet de mettre un peu moins de temps pour revenir à mon véhicule. Par hasard, je tombe sur une petite concentration de moqui marbles parmi lesquelles un beau cactus a élu domicile.

Quand je reviens sur la Highway 12 et que je me balade aux alentours, je constate qu’un gros orage progresse dans ma direction.



Comme il n’est pas question d’emprunter des pistes qui pourraient devenir piégeuses avec la pluie, j’envisage la classique balade de Lower Calf Creek que je n’ai pas refaite depuis près de 10 ans. A l’entrée de cette « recreational area », je vais d’abord saluer et remercier les « hosts » qui ont généreusement fourni Harriet en œufs biologiques dont je me suis plusieurs fois régalé sous forme de scrambled eggs au petit déjeuner. Mais la randonnée de Lower Calf Creek prend près de 3 heures (avec le détour par les petroglyphs) au fond d’un canyon, ce qui n’est pas idéal car l’orage semble toujours se rapprocher. Je change donc d’avis pour me rendre à Upper Calf Creek, une balade plus courte et moins encaissée mais plus pentue.
De la superbe route de crête qui est un des musts de la Highway 12, je jette un coup d’œil au canyon menant à Lower Calf Creek et que j’ai failli arpenter.

Après avoir descendu la pente de slickrock qui mène à Upper Calf Creek, je commence par me rendre au-dessus de la chute. Lors d’une précédente visite, j’y avais vu des jeunes locaux se baigner dans les trous d’eau en amont…



… en prenant soin de rester tout de même loin de la chute fatale !


D’autres cairns mènent au pied de la chute qui est dans l’ombre à cette heure-ci, mais l’absence de lumière trop directe permet de faire ressortir les verdoyants jardins suspendus et les coulures rougeoyantes sur la roche.






Je remonte jusqu’au parking dans la douce lumière de fin de journée qui éclaire les centaines de petits blocs arrondis échoués sur le slickrock.


Un dernier coup d’œil de la Highway 12…

… et je rejoins Boulder puis le Burr Trail où, avant de descendre vers Long Canyon, je trouve un endroit propice pour une nuit de camping sauvage.
JOUR 22 : de Long Canyon à Capitol Reef
Après le lever de soleil sur les falaises bordant le Burr Trail et un petit déjeuner pris tranquillement car aujourd’hui je ne prévois pas un programme chargé….

… j’entre dans Long Canyon où j’ai envie de consacrer un peu de temps à la photographie, alors que d’habitude je le parcours plutôt rapidement.


L’objectif, en ce début de matinée, est de profiter de la belle lumière réfléchie projetée par la face éclairée du cayon sur la face opposée, en n’hésitant pas à m’éloigner du véhicule pour chercher des compositions.








De manière étonnante, les seules personnes que je rencontre sont un couple d’Amish en costume traditionnel qui viennent de Pennsylvanie (pas en carriole mais en voiture, ce ne sont donc pas des « purs et durs »). Ils sont très réservés et n’acceptent pas que je les prenne en photo, ce que je regrette car devant un tel décor et avec leur look hors du temps, il y avait matière à faire des clichés intéressants.
Juste à la sortie de Long Canyon se trouvent de spectaculaires badlands colorés qui rappellent ceux d’Old Paria movie set (entre Page et Kanab).




Je fais demi-tour à ce niveau car la visite de sites accessibles plus loin sur le Burr Trail est planifiée pour un autre jour et j’ai toujours plaisir à faire un aller / retour dans Long Canyon.
La météo est beaucoup plus favorable que les jours précédents et, si des nuages ne sont pas à exclure dans l’après-midi, la pluie n’est plus à craindre. C’est l’occasion de se rendre à Capitol Reef pour faire une randonnée que j’ai inscrite dans ma « wish list » depuis un certain temps mais qui nécessite une absence totale de pluie ou d’orage car elle se déroule au fond du canyon de Sulphur Creek où l’eau coule en permanence et il ne ferait pas bon s’y trouver lors d’un flash flood.
La randonnée « one way » dans le canyon de Sulphur Creek débute au trailhead de Chimney Rock et finit au Visitor Center dans l’oasis de Fruita. Quand on n’a qu’un seul véhicule et qu’on ne veut pas marcher pendant presque 5 km sur la Highway 24 pour atteindre le trailhead, la solution est de faire de l’auto-stop à partir du Visitor Center. L’auto-stop ne fonctionne pas bien aux USA, la plupart des Américains ne se sont jamais arrêtés spontanément pour prendre un auto-stoppeur levant le pouce (mais ils s’arrêteront généralement pour porter secours à quelqu’un qui serait en panne), beaucoup ont peur de l’agression et il est même de larges zones où l’auto-stop est interdit (notamment autour des centre pénitentiaires). C’est pourquoi je pratique ce que je nomme « l’auto-stop actif » quand j’ai besoin d’un « lift » pour me rendre à un début de randonnée « one way » (par opposition à un « loop » qui revient au point de départ). Cela consiste à me poster à un endroit où les automobilistes se sont arrêtés d’eux-mêmes (panneau stop, parking en bord de route, station service…) et vont forcément dans la direction qui m’intéresse, puis à me présenter à la fenêtre d’un véhicule avec mon plus grand sourire et une carte topographique à la main, en choisissant exclusivement les véhicules où j’ai une chance d’être pris (place suffisante disponible, pas de femme seule ou de jeunes enfants…). Si le conducteur pensait juste répondre à une demande de renseignement (suggérée par la carte que j’ai à la main), il est très rare qu’ensuite il refuse de me prendre dans son véhicule quand je lui explique précisément mon besoin avec mon accent typiquement français, même s’il ne l’aurait jamais fait spontanément. Je n’utilise cette technique qu’en plein jour et uniquement pour me rendre au départ de la randonnée (et non pour revenir à mon véhicule car s’il était trop tard dans la journée ou que je ne trouvais personne, ce serait la galère).
Cette fois-ci, je me poste au panneau stop à la jonction de la Highway 24 et de le scenic drive près du Visitor Center et je m’adresse au conducteur du premier véhicule répondant aux critères adéquats, un monospace de sept places avec quatre passagers entre deux âges, qui clignote dans la bonne direction. Lorsque j’ai exprimé ma demande, je lis la surprise sur les visages du conducteur et des passagers, avec un visible manque d’enthousiasme à prendre un inconnu avec eux, mais je les assure ne pas être un « serial killer », ce qui les fait sourire et après un rapide conciliabule entre eux je suis accepté. Ce sont des membres d’un groupe religieux baptiste qui se rendent à une cérémonie et en profitent pour faire du tourisme en chemin. Ils s’avèrent charmants et nous discutons tant et si bien qu’ils resteront encore un bon quart d’heure avec moi à destination et que l’on se quitte avec de grands signes comme si nous avions passé la journée ensemble. Je fais toujours la conversation à ceux qui me prennent en stop, avec deux thèmes possibles : quand il s’agit de locaux je dois généralement répondre à des questions sur la France, les Français (et ce qu’ils pensent des Américains), quand il s’agit de touristes je leur indique des visites « hors des sentiers battus » dans le secteur qu’ils sillonnent, ce qui crée une relation « gagnant / gagnant ».
Après une partie assez courte dans un wash à sec, la randonnée de Sulphur Creek entre dans le vif du sujet avec l’apparition d’un ruisseau et de hautes falaises assez colorées qui se resserrent progressivement.


A partir de là, j’alterne la marche au bord de l’eau ou dans le ruisseau lui-même (avec généralement de l’eau jusqu’à la cheville, sans passages obligatoires dépassant le genou). Même si les falaises ne sont pas les plus spectaculaires de la région, la balade est très agréable et rafraîchissante, d’autant plus qu’aujourd’hui il fait plus chaud.
L’intérêt augmente avec la rencontre de jolies petites cascades qu’il faut contourner en pratiquant un peu de désescalade facile. Je n’ai pas spécialement envie de me baigner aujourd’hui mais il n’en serait pas de même si c’était la canicule du plein été durant laquelle cette balade sera certainement prisée par les familles avec enfants qui apprécieront de s’amuser dans l’eau (à condition que l’orage ne menace pas, à cause des flash floods).



La balade se poursuit avec la présence d’un peu de verdure…


… avant d’atteindre un corridor où l’eau s’accélère jusqu’à une dernière cascade.



Au pied de la cascade, se reposent deux jeunes locaux qui sont venus directement du Visitor Center (relativement proche) pour se baigner et être tranquilles (je n’ai effectivement vu personne d’autre durant cette randonnée).
Je retrouve mon véhicule au Visitor Center et, après une pause ombragée à la très agréable aire de pique-nique de Fruita, je pars me garer au trailhead où on m’avait déposé ce matin, mais cette fois-ci je fais la randonnée en boucle de Chimney Rock.
Une montée assez courte suivie d’une marche relativement étale sur un plateau permettent de bénéficier d’une vue panoramique sur les falaises particulièrement colorées de Capitol Reef tout en s’immergeant vraiment dans le paysage, ce qui ne peut pas être le cas quand on regarde ce même paysage à partir des points de vue aménagés au bord de la Highway.





En fin d’après-midi, je me rends successivement à l’émouvante petite école des pionniers qui avaient fait prospérer les vergers de l’oasis, …

… puis aux panels de pétroglyphes gravés par les indiens Anasazi qui avaient précédé les pionniers il y a longtemps, …

… puis à Hickman Bridge via une agréable balade, …

… avant d’apprécier paisiblement la fin de la journée face à Pectol’s Pyramid sur le Rim Overlook Trail.




Ce soir, pour dîner, je fais une exception et je vais à Torrey au restaurant Capitol Reef Inn & Cafe que j’apprécie depuis longtemps pour ses salades aussi fraîches que bien garnies (parmi les meilleures que j’aie mangées). A noter que j’ai déjà testé cet établissement en tant que motel et, si le bâtiment ne paye pas de mine de l’extérieur, les petites chambres sont propres et claires pour un tarif peu élevé.
A défaut de l’agréable camping ombragé de Fruita dont la seule partie ouverte à cette date est complète, je trouve sans difficulté un endroit pour faire du camping sauvage immédiatement avant l’entrée ouest du parc de Capitol Reef, dans un secteur que j’avais repéré et qui est visiblement prisé pour cela.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 20 : Grand Staircase Escalante National Monument
Après un convivial petit déjeuner avec Harriet et Philip, je prends congé de mes amis en espérant qu’à la prochaine rencontre ma femme Elisabeth sera également présente.
Ce matin il fait beau mais les prévisions météo annoncent des orages pour l’après-midi. Je dois abandonner l’idée de faire le grand loop passant par Bighorn Canyon et Zebra Slot (ce dernier étant inondé) mais également renoncer au plan B de Neon Canyon et Golden Cathedral (puisque d’après les rangers la route d’accès est impraticable). Même si j’avais déjà visité ces endroits il y a quelques années, j’aurais eu plaisir à les revoir et à les photographier avec un appareil photo numérique.
Je me rabats donc sur les classiques Peek-A-Boo et Spooky slot canyons, où je ne suis pas retourné depuis 5 ans, car ils restent a priori accessibles.
En passant devant le trailhead de Zebra slot sur la Hole In The Rock Road, je me remémore ma première visite en mai 2002 avec Laurent Martres, alors qu’on trouvait à l’époque très peu de photos et encore moins d’indications concernant ce site. Sur le chemin du slot canyon, nous avions rencontré un groupes de trois personnes : deux amis de Floride récemment retraités et devenus « serious photographers », portant chacun un gros sac à dos et un matériel photographique top-niveau coûtant plusieurs dizaines de milliers de dollars, et leur guide tout aussi bien équipé, un talentueux photographe (comme nous l’avons découvert plus tard) qui vivait quelques mois par an à Boulder et n’accompagnait occasionnellement que des passionnés de photos (pour le plaisir et non par besoin puisque le reste de l’année il officiait à Denver en temps que chirurgien réputé). Ils étaient fort surpris de rencontrer ici ces deux Français décontractés, avec un habillement et un équipement ultralight et sans outfitter pour les guider. Après avoir discuté avec eux un bout de chemin et convenu de dîner ensemble le soir même à Escalante pour partager nos expériences, Laurent et moi avions accéléré le pas de manière à ne pas nous gêner tous les cinq à photographier dans le court et étroit slot canyon et nous ne les avions plus croisés qu’une seule fois, alors qu’ils entraient dans Zebra slot tandis que nous en ressortions pour nous rendre à Tunnel slot.
Le soir, alors que nous nous préparions pour le dîner, nous avons été surpris d’être appelés au Rainbow Country Bed & Breakfast par le guide qui demandait si l’un des deux photographes n’était pas avec nous car il l’avait perdu entre Zebra slot et Tunnel slot : la descente dans ce dernier canyon étant trop raide pour lui, un des deux photographes avait cherché un accès plus facile un peu plus loin mais n’avait plus reparu, le guide et l’autre photographe l’avaient cherché pendant des heures mais ne l’avaient pas trouvé et ils espéraient que l’égaré nous avait rejoints.
Au lieu d’aller nous rassasier au restaurant comme prévu, Laurent et moi nous étions retrouvés à patrouiller en SUV jusqu’à plus de minuit sur toutes les pistes environnant la zone des slots canyons, tandis que le guide et l’autre photographe étaient repartis chercher à pied leur compagnon pendant une partie de la nuit avec de puissantes lampes torche empruntées à Escalante. Le photographe égaré n’ayant pas été retrouvé le lendemain matin, l’équipe de « search & rescue » d’Escalante avait pris le relais, et comme cela n’avait rien donné, le surlendemain c’étaient des chiens spécialement dressés pour la recherche qui avaient été dépêchés sur place puis un hélicoptère avec caméra thermique avait patrouillé tout le secteur sans succès. Ce n’est que le jour suivant, soit après trois jours et trois nuits seul dans le wilderness, que le photographe avait été retrouvé errant sur une piste secondaire, épuisé mais finalement en bonne santé car il avait trouvé de l’eau au creux de rochers et dans un wash, il n’avait pas eu froid grâce à son suréquipement vestimentaire et il avait pu grignoter les barres de céréales qu’il portait dans son sac. Il a expliqué que lorsqu’il s’était perdu, il était immédiatement remonté sur une hauteur pour essayer de retrouver à distance ses compagnons (un réflexe courant selon les rangers), pendant que ceux-ci le cherchaient logiquement au fond des canyons qu’ils étaient venus visiter. Les appels vocaux n’avaient servi à rien car la voix ne porte pas sur ces terrains accidentés (un sifflet aurait peut-être été plus efficace). Ensuite, son très mauvais sens de l’orientation et la panique l’avaient fait tourner en rond, lorsqu’il ne restait pas à l’ombre à attendre les secours, ce qui l’avait le plus angoissé étant le cri des coyotes qui rodaient autour de lui durant la nuit. Après seulement deux jours de repos, il était reparti avec son ami continuer leur trip photographique dans le Southwest.
Je me garderais bien de me gausser de sa mésaventure qui peut arriver à tout le monde, la preuve étant que l’année suivante j’ai perdu ma fille (16 ans) dans le secteur de Waterhole Canyon : au retour de la visite de la partie aval du slot canyon (aujourd’hui interdite) elle était passée devant moi tandis que je photographiais, elle avait foncé dans le canyon et loupé l’endroit de la remontée mais en avait trouvé une autre au bout du canyon et, pendant que je la cherchais désespérément à l’intérieur du canyon et sur le chemin de la voiture, elle errait en haut au bord du rim. Cela m’avait valu une heure et demie d’angoisse (ne s’était-elle pas fait mordre par un rattlesnake ?) tandis que de son côté elle avait fini par rencontrer un jeune Navajo qui l’avait obligeamment ramenée à la voiture sans toutefois lui adresser un seul mot.
Pour illustrer cette évocation de Zebra Slot, voici une photo que j’ai prise en y retournant en mai 2010, avec un petit élément supplémentaire qu’on ne doit pas y rencontrer souvent :

Revenons en mai 2009, au moment où j’arrive à Peek-A-Boo slot canyon et où je constate qu’à cause des pluies récentes il y a une profonde mare d’eau au pied de son entrée surélevée de quelques mètres. Ne renonçant pas pour si peu, je rentre dans l’eau froide et en longeant le bord de la falaise je progresse dans l’élément liquide jusqu’au ventre. Avec les chaussures pleines d’eau, la montée est glissante malgré les entailles dans la roche mais j’arrive sans encombre au sommet du premier obstacle. J’avais oublié qu’il y avait une grande cuvette juste derrière et celle-ci est totalement remplie d’eau (sans qu’il soit possible d’en déterminer la profondeur) et comme pour passer le second obstacle il n’y a pas d’entailles dans la roche, je sais que ce sera peine perdue avec mes chaussures trempées et très risqué pour mon équipement photographique qui n’est pas waterproof.

Je rebrousse donc chemin et je vais me replonger à nouveau avec délice dans la mare d’eau froide à l’entrée du slot, pour utiliser la solution de contournement qui consiste à monter une dune sur la gauche de l’entrée du canyon puis à suivre des cairns qui permettent de redescendre un peu plus loin dans le slot, car je voudrais au moins photographier sa double arche caractéristique. Hélas, arrivé sur place je constate que c’est la totalité du slot canyon qui s’avère remplie d’eau et après un essai de progression dans l’élément liquide et sur la roche glissante, où j’échappe de peu à la chute et à l’immersion de mon appareil photo, je suis dans l’obligation de renoncer.
Tant pis pour la boucle Peek-A-Boo / Spooky, je me rends donc par le wash à l’entrée de Spooky dont le fond sableux est sec et sans aucun obstacle liquide.


Le slot canyon se rétrécit de plus en plus en largeur (il faut passer de profil en portant son sac à dos devant soi)…


…mais il offre une belle lumière réfléchie….




…avant de devenir encore plus sombre et resserré.


Même s’il peut alors mériter son nom de Spooky (« qui donne la chair de poule »), je trouve que l’exploration de ce slot canyon reste fort ludique tout en offrant de belles opportunités photographiques, à condition de n’être ni claustrophobe ni de trop fort gabarit.
Après ce plaisant aller/retour dans Spooky sans rencontrer personne, qui contraste avec la galère de Peek-A-Boo, je remonte les narrows plus conventionnels de Dry Fork canyon jusqu’à sa sortie à partir de laquelle je rentre directement « cross country » jusqu’au parking où commencent à arriver d’autres véhicules. Il va bientôt y avoir du monde dans Spooky et il ne sera pas facile de s’y croiser !


Pour l’après-midi, j’ai prévu la visite d’un endroit peu connu, récemment décrit sur un site web allemand et qui porte le nom à consonance navajo de Aetschi Baetschi Valley. Mais auparavant je veux tester l’état de la piste pour Harris Wash car le lendemain j’envisage de démarrer de ce trailhead pour une grande boucle passant par les narrows de Red Breaks puis l’étonnant « Volcano ».
La piste comporte quelques courts passages encore boueux que mon Toyota 4Runner permet de négocier sans trop de problèmes en position 4x4, mais dans le dernier quart de la piste je rencontre une zone profondément boueuse de presque 100 mètres de long, avec de très profondes ornières remplies d’eau. Il est visible que c’est ici qu’un SUV 4x4 s’est récemment embourbé et les abords de la piste eux aussi labourés de profondes ornières faites par des pneus très larges montrent que la dépanneuse a eu bien du mal à désembourber le SUV. Comme il faudra plusieurs jours pour que l’eau se résorbe et que la boue sèche, je renonce à mon projet du lendemain.
J’emprunte la piste pour Aetschi Baetschi Valley qui comporte aussi de courts passages boueux restant tout juste négociables. De l’endroit où il faut se garer, j’observe la vallée avec ses badlands colorés, la haute tour qui monte la garde et les goblins que l’on devine plus qu’on ne les voit. Mais le temps se couvre de plus en plus et le ciel est devenu très menaçant. Comme j’estime la balade à environ trois heures, la pluie risque de tomber avant que je n’aie terminé et la piste déjà difficilement praticable à l’aller le serait encore bien davantage au retour. Comme je ne veux pas me retrouver dans la situation du SUV embourbé près d’Harris Wash, je trouve plus prudent de renoncer et je retourne sur la plus sécurisante Hole In The Rock Road.
Au cours de mon voyage de mai 2010, j’ai pu visiter tranquillement Aetschi Baetschi Valley dont voici une photo prise à cette occasion et montrant l’imposante tour d’environ trente mètres de haut.

J’apprendrai au cours de ce même voyage que le nom Aetschi Baetschi n’a rien de navajo mais est en réalité une expression germanique qu’a malicieusement détournée Helge, l’auteur du site web allemand qui a fait connaître ce lieu et ce surnom semble devenir le nom d’usage (un peu comme cela est déjà arrivé pour Edmaier’s Secret). L’expression Aetschi Baetschi est notamment utilisée en Allemagne quand quelqu'un fait miroiter quelque chose mais ne le donne pas en taquinant son interlocuteur voire en lui tirant la langue. Helge a fait un parallèle avec ce qui se passait à l’époque pour White & Red Canyon dont nous étions quelques-uns à montrer les photos sans en donner la localisation et cela lui a suggéré le nom ironique (mais sonnant très local) de Aetschi Baetschi quand il a découvert ce secteur encore non documenté.
C’est Helge lui-même qui me l’a expliqué de vive voix en mai 2010, quand nous nous sommes rencontrés par hasard (avec mon ami John) en plein milieu du wilderness à plus d’une heure et demie de toute route goudronnée, au trailhead pour se rendre à une petite ruine indienne restée encore confidentielle pour préserver son état de conservation exceptionnelle. Quelle ne fut pas notre étonnement réciproque de nous retrouver ici alors que nous nous attendions à n’y voir personne ! En m’approchant d’Helge et de son amie, après avoir observé leur look et ce qu’ils mangeaient, je les avais salué en ajoutant « Vous devez certainement être allemands » mais Helge m’avait surpris en me répondant du tac au tac « Oui et vous êtes Philippe Schuler ». Il se trouve que Helge suit de près mes publications de photos, mes interventions sur le web et dans les forums (y compris les premières parties de ce carnet de voyage), il m’a même écrit des e-mails comme d’autres Allemands pour découvrir à son tour les sites encore confidentiels que mes amis et moi montrons en photo, c’est pourquoi il m’avait reconnu. Nous avons immédiatement sympathisé et c’est ainsi que nous apprendrons que c’est le même Américain, qui est une des très rares personnes à avoir publié une photo de la ruine en question, qui nous en a indiqué la localisation après s’être assuré que nous étions des amoureux de l’Ouest et en nous faisant promettre de ne pas diffuser l’information. Mais ce qui est incroyable, c’est que Helge et son amie, ainsi que John et moi, nous sommes rendus le même jour et à la même heure sur ce site reculé si rarement visité !
Le temps très menaçant sur tout un pan du ciel qui m’a fait renoncer à la visite d’Aetschi Baetschi me laisse très peu d’autres possibilités de visite autour de la Hole In The Rock Road, sauf à prendre des risques inconsidérés. Aussi je me rabats sur une énième visite à Devil’s Garden, cette fois-ci dans une optique photographique en espérant une belle lumière et un ciel intéressant.
Dans un premier temps, je me balade et je photographie aux confins du site….




Puis je reviens vers les formations rocheuses qui ont fait le succès de Devil’s Garden, en essayant de trouver des angles photographiques moins classiques.





Les photos précédentes ne reflètent pas la météo sur place car je n’ai photographié que la partie du ciel qui est restée bleue tandis que l’autre partie se couvre de plus en plus et que je ne dispose que de courts moments pour composer et déclencher tant le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Le soleil finit par disparaître définitivement derrière les nuages mais je constate qu’il subsiste une petite bande de ciel clair juste au-dessus de l’horizon et si le soleil pouvait y apparaître au coucher du soleil, cela devrait donner un bel éclairage. Je vais donc attendre sur place et pour une fois je dîne à l’heure américaine (vers 19 heures) sur une des tables de l’agréable aire de pique-nique de Devil’s Garden.
La chance est avec moi car, comme je l’avais espéré, le soleil réapparaît dans la dernière demi-heure précédant son coucher, diffusant une superbe lumière dorée sur les formations rocheuses dont certaines font penser à des statues de l’île de Pâques, le tout mis en valeur par le contraste avec des nuages omniprésents. Je suis alors pris d’une crise de « photographite convulsive », courant d’un endroit à l’autre pour essayer de capter ces instants magiques mais fugaces où la nature se pare de si belles couleurs. Par moment, je dois me forcer à laisser de côté mon appareil photo, de manière à prendre le temps d’apprécier pleinement ce spectacle.












Je termine cette séance photo par Metate Arch où se sont installées les deux seules autres personnes présentes sur le site, des photographes dotés de trépieds imposants sur lesquels sont fixés des boîtiers et objectifs professionnels. Contrairement à moi, qui aie couru à plusieurs endroits pour prendre des photos à main levée, ils ont préféré rester au même endroit et se concentrer sur un seul sujet pour réussir au mieux « The » photo. Mon absence de trépied me permet de me glisser entre eux sans les gêner pour également profiter du meilleur angle, dans une ambiance de satisfaction partagée pour ces couleurs chaudes dont nous bénéficions.


Quand le soleil a disparu, nous nous mettons à discuter et ils se présentent comme des Hollandais particulièrement fans du Southwest. Au bout de quelques instants, l’un d’entre eux me demande si je ne suis pas Philippe Schuler et sort de son sac à dos deux volumes de Photographing the Southwest annotés et hérissés de post-it ainsi qu’une pochette où se trouvent des impressions de mes photos de 2007 de « Red Canyon » sur la réserve navajo, secteur qu’ils vont essayer de découvrir et d’explorer durant la suite de leur voyage (je leur souhaite de ne pas rencontrer comme moi le Navajo hostile, voir la partie 3 de ce carnet de voyage). C’est en surfant sur le web, en particulier sur phschuler.com et ouestusa.fr, à la recherche de nouveaux endroits photogéniques, qu’ils ont fait ma connaissance « virtuelle ». Bien que je ne puisse leur en dire davantage sur « Red Canyon », ce qu’ils comprennent bien, nous échangerons longtemps sur nos passions respectives, ne nous interrompant que pour prendre quelques derniers clichés au crépuscule et même de nuit.



Comme il se fait tard et qu’il commence à faire froid, les deux photographes hollandais retournent à leur motel à Escalante (le Circle D Motel, un bon rapport qualité/prix depuis qu’il a été refait dans un style Santa Fe), tandis que je me trouve une place de camping sauvage dans une zone autorisée en retrait de la Hole In The Rock road près de la Highway 12, le camping sauvage étant interdit à Devil’s Garden.
JOUR 21 : Grand Staircase Escalante National Monument
Ce matin, je me lève très tôt car j’ai envie de compléter le beau coucher de soleil de la veille sur Devil’s Garden par un lever de soleil sur ce même site.
Les premiers rayons du soleil semblent transformer en flammes certains rochers.


La belle lumière du lever du soleil est cependant beaucoup plus fugitive que celle de son coucher et la durée disponible pour capturer cet éclairage photogénique est très courte.




Je quitte Devil’s Garden non sans avoir salué le curieux personnage ci-dessus et avoir petit-déjeuné sur place.
En remontant la Hole In The Rock Road, je fais un détour pour me rendre au pied de Cedar Wash Arch que je me suis jusqu’à présent contenté d’observer de l’overlook comme la plupart de ses visiteurs.
La descente dans le wash se termine par la désescalade d’un tronc opportunément installé pour franchir un petit ressaut rocheux. Des petits lapins à cul blanc et des jackrabbits à longues oreilles m’accompagnent dans ce wash peu fréquenté mais ils sont si rapides que je ne parviens pas à les photographier !
L’arche est plus impressionnante vue du dessous que de l’overlook et je ne regrette pas cette courte balade.


Sur le chemin de retour dans le wash, au lieu des sympathiques petits lapins je rencontre un beau rattlesnake qui, après s’être bruyamment annoncé par son bruit de crécelle caractéristique, s’enroule sur lui-même et me tire désobligeamment la langue.

Je ne m’approche pas de trop près pour le photographier car je sais qu’il peut se détendre à la vitesse de l’éclair des 2/3 de sa longueur, pour mordre une proie ou un prédateur. Certes, quand ils mordent pour se défendre, les rattlesnakes peuvent ne pas injecter de venin (dans environ 1/4 des cas) mais les jeunes et fougueux rattlesnakes comme celui-ci injectent systématiquement le leur, seuls les rattlesnakes expérimentés étant capables de l’économiser en commençant par une morsure de semonce car ils ont besoin de ce venin (lent à se régénérer) pour que les proies dont ils se nourrissent ne leur échappent pas.
J’ai rencontré des rattlesnakes dans plus de la moitié de mes voyages (mais il est vrai que je randonne souvent dans des endroits où ils seraient censés ne pas être dérangés) et ils m’ont toujours prévenu à l’avance et bruyamment de leur présence, sauf une fois lors d’une randonnée dans le secteur des Kolob canyons à Zion : alors que je marchais d’un bon pas sans discontinuer depuis au moins vingt minutes en regardant le paysage et rarement mes pieds, je m’aperçois soudain que mon père ne me suit pas aussi vite et perd de la distance, aussi je décide de l’attendre en prenant une photo. C’est seulement en sortant l’appareil de son étui que je me rends compte qu’un énorme rattlesnake traverse lentement le sentier et qu’au prochain pas j’aurais inévitablement marché dessus. Lui non plus ne m’a pas senti arriver car il ne s’est mis à agiter bruyamment sa queue que lorsque je me suis arrêté. Pourquoi n’avais-je pas fait un pas de plus et m’étais-je arrêté juste à temps sans en avoir conscience ? Peut être uniquement parce que c’était mon jour de chance…
Il ne faut pas confondre les rattlesnakes avec les bull snakes (appelés aussi gopher snakes) comme celui de la photo suivante, rencontré plus tard sur un parking. Quand ils se sentent en danger, ils font tout pour ressembler à un rattlesnake (même attitude, imitation avec leur bouche du bruit de crécelle…), mais eux ne sont pas venimeux. Même s’il me tirait aussi la langue, ce bull snake restait tout de même un peu plus souriant que le rattlesnake rencontré précédemment.

Quant à celui qui suit, il était carrément amical et voulait absolument faire un bout de chemin avec moi, jusqu’à en être trop insistant puisqu’il s’invitait de force et montait sans autorisation dans mon véhicule ! Il a fallu que j’insiste pour qu’il accepte de me laisser continuer seul mon voyage…

Ne pouvant pas faire le grand loop incluant la visite de The Volcano tel que je l’avais prévu, en raison de l’état de la piste d’Harris Wash, je me rends au Volcano en faisant une randonnée plus courte accessible à partir de la Old Sheffield Road qui reste praticable.
Cette randonnée se situe dans un cadre sauvage où le parcours direct au travers de grandes étendues de slickrock s’apparente souvent à des montagnes russes, avec quelques beaux reflets dans des flaques d’eau.


Après moins de deux heures, je tombe soudain sur The Volcano sans que rien n’ait laissé présager sa présence, le GPS s’avérant bien utile pour y parvenir directement. Cette curiosité récemment découverte fait effectivement penser à un volcan, avec son grand trou en forme de cratère partiellement rempli de sable orange vif entourant un gros rocher isolé, mais ce n’est absolument pas un volcan du point de vue géologique. Peu importe, car ce faux Volcano est vraiment spectaculaire et même assez étrange dans cet environnement de slickrock qui s’étend à perte de vue.
Je découvre The Volcano d’abord en le surplombant puis en prenant tout mon temps pour en faire le tour presque complet et l’admirer ainsi sous plusieurs angles. Le sable au fond du « cratère » est particulièrement coloré car il est encore très humide compte tenu des récentes pluies.








A l’extrême gauche de l’avant-dernière photo, on peut voir l’avancée de slickrock un peu moins pentu qui descend vers le sable et permet d’accéder à l’intérieur du cratère. Mais sans les entailles qui ont été récemment creusées dans la roche, toute remontée serait impossible car sur ce slickrock lisse il n’y a aucune prise qui pourrait aider à sortir un visiteur solitaire piégé au fond du cratère. Espérons pour les futurs visiteurs que ces entailles ne s’éroderont pas trop vite et ne deviendront pas glissantes avec le temps.

Les parois à l’intérieur du cratère sont ornées de beaux motifs naturels qui ressortent grâce à la lumière réfléchie par le sable coloré. Roche et sable forment une intéressante complémentarité qui me rappelle certains endroits de la Tadrart dans le Sahara, région que j’affectionne également beaucoup.






Il n’y a pas une seule trace de pas à l’intérieur de ce cratère encore peu visité et je ne pense pas y trouver des traces d’autres mammifères mais je me trompe car j’y rencontre bientôt un chipmunk qui se balade au milieu de moqui marbles. N’est-il pas tombé involontairement dans le cratère et peut-il vraiment en sortir ? De quoi se nourrit-il ? Je me le demande encore…

Les moqui marbles sont de petites boules de pierre que l’on trouve essentiellement dans le Grand Staircase Escalante National Monument… mais le robot explorateur Opportunity en a aussi découvert sur la planète Mars ! D’une taille comprise entre une bille et une balle de base-ball, ces sphères presque parfaites (mais quelquefois elliptiques ou agglomérées à 2 ou 3) sont le résultat d’une synthèse minéralogique très particulière où un cœur de grès compacté s’est progressivement entouré d’une carapace plus ou moins épaisse d’hématite (composée essentiellement de fer), le phénomène se produisant à l’intérieur de certaines couches de slickrock (et non pas à l’air libre). L’érosion a fait peu à peu disparaître le slickrock environnant, ce qui a dégagé ces billes plus résistantes que le grès dans laquelle elles étaient enchâssées, puis une fois « libérées » elles ont souvent roulé pour se regrouper en fonction de la configuration du terrain. Les Indiens vivant dans le secteur (appelés Moquis par les colonisateurs espagnols) utilisaient ces pierres auxquelles ils prêtaient des vertus chamaniques, d’où le nom de moqui marbles. Une légende hopi raconte que les esprits des ancêtres jouent avec ces billes lorsqu'ils reviennent le soir sur terre et lorsqu’au matin ils doivent retourner dans leur royaume, ils laissent derrière eux ces étranges pierres pour laisser une trace de leur passage.
Malheureusement, leurs prétendues vertus médicinales, magnétiques, ésotériques, mystiques (« les moqui marbles sont très efficaces pour le réalignement des corps énergétiques » peut-on lire sur le web) ont conduit à leur ramassage dans un but mercantile, toutefois freiné depuis qu’il a été strictement interdit à partir de 1996 de les ramasser (même une ou deux à titre de souvenir personnel) sur la totalité du territoire couvert par le Grand Staircase Escalante National Monument. Malgré cette interdiction, quand je suis revenu récemment sur deux « gisements » de moqui marbles où je m’étais rendu en 2002, j’ai constaté que leur nombre avait diminué sensiblement….
Sur les photos suivantes, les moqui marbles tombées sur le sable proviennent de la paroi du Volcano et on peut en voir d’autres encore enchâssées qui apparaissent progressivement :


Je reste un bon moment à « The Volcano », un site que j’apprécie particulièrement pour son originalité, son esthétique et le sentiment de solitude qu’on peut y ressentir.
Comme j’ai pris mes repères à l’aller, au retour je peux me passer de mon GPS et choisir un autre chemin un peu plus long mais avec moins de dénivelés successifs, ce qui me permet de mettre un peu moins de temps pour revenir à mon véhicule. Par hasard, je tombe sur une petite concentration de moqui marbles parmi lesquelles un beau cactus a élu domicile.

Quand je reviens sur la Highway 12 et que je me balade aux alentours, je constate qu’un gros orage progresse dans ma direction.



Comme il n’est pas question d’emprunter des pistes qui pourraient devenir piégeuses avec la pluie, j’envisage la classique balade de Lower Calf Creek que je n’ai pas refaite depuis près de 10 ans. A l’entrée de cette « recreational area », je vais d’abord saluer et remercier les « hosts » qui ont généreusement fourni Harriet en œufs biologiques dont je me suis plusieurs fois régalé sous forme de scrambled eggs au petit déjeuner. Mais la randonnée de Lower Calf Creek prend près de 3 heures (avec le détour par les petroglyphs) au fond d’un canyon, ce qui n’est pas idéal car l’orage semble toujours se rapprocher. Je change donc d’avis pour me rendre à Upper Calf Creek, une balade plus courte et moins encaissée mais plus pentue.
De la superbe route de crête qui est un des musts de la Highway 12, je jette un coup d’œil au canyon menant à Lower Calf Creek et que j’ai failli arpenter.

Après avoir descendu la pente de slickrock qui mène à Upper Calf Creek, je commence par me rendre au-dessus de la chute. Lors d’une précédente visite, j’y avais vu des jeunes locaux se baigner dans les trous d’eau en amont…



… en prenant soin de rester tout de même loin de la chute fatale !


D’autres cairns mènent au pied de la chute qui est dans l’ombre à cette heure-ci, mais l’absence de lumière trop directe permet de faire ressortir les verdoyants jardins suspendus et les coulures rougeoyantes sur la roche.






Je remonte jusqu’au parking dans la douce lumière de fin de journée qui éclaire les centaines de petits blocs arrondis échoués sur le slickrock.


Un dernier coup d’œil de la Highway 12…

… et je rejoins Boulder puis le Burr Trail où, avant de descendre vers Long Canyon, je trouve un endroit propice pour une nuit de camping sauvage.
JOUR 22 : de Long Canyon à Capitol Reef
Après le lever de soleil sur les falaises bordant le Burr Trail et un petit déjeuner pris tranquillement car aujourd’hui je ne prévois pas un programme chargé….

… j’entre dans Long Canyon où j’ai envie de consacrer un peu de temps à la photographie, alors que d’habitude je le parcours plutôt rapidement.


L’objectif, en ce début de matinée, est de profiter de la belle lumière réfléchie projetée par la face éclairée du cayon sur la face opposée, en n’hésitant pas à m’éloigner du véhicule pour chercher des compositions.








De manière étonnante, les seules personnes que je rencontre sont un couple d’Amish en costume traditionnel qui viennent de Pennsylvanie (pas en carriole mais en voiture, ce ne sont donc pas des « purs et durs »). Ils sont très réservés et n’acceptent pas que je les prenne en photo, ce que je regrette car devant un tel décor et avec leur look hors du temps, il y avait matière à faire des clichés intéressants.
Juste à la sortie de Long Canyon se trouvent de spectaculaires badlands colorés qui rappellent ceux d’Old Paria movie set (entre Page et Kanab).




Je fais demi-tour à ce niveau car la visite de sites accessibles plus loin sur le Burr Trail est planifiée pour un autre jour et j’ai toujours plaisir à faire un aller / retour dans Long Canyon.
La météo est beaucoup plus favorable que les jours précédents et, si des nuages ne sont pas à exclure dans l’après-midi, la pluie n’est plus à craindre. C’est l’occasion de se rendre à Capitol Reef pour faire une randonnée que j’ai inscrite dans ma « wish list » depuis un certain temps mais qui nécessite une absence totale de pluie ou d’orage car elle se déroule au fond du canyon de Sulphur Creek où l’eau coule en permanence et il ne ferait pas bon s’y trouver lors d’un flash flood.
La randonnée « one way » dans le canyon de Sulphur Creek débute au trailhead de Chimney Rock et finit au Visitor Center dans l’oasis de Fruita. Quand on n’a qu’un seul véhicule et qu’on ne veut pas marcher pendant presque 5 km sur la Highway 24 pour atteindre le trailhead, la solution est de faire de l’auto-stop à partir du Visitor Center. L’auto-stop ne fonctionne pas bien aux USA, la plupart des Américains ne se sont jamais arrêtés spontanément pour prendre un auto-stoppeur levant le pouce (mais ils s’arrêteront généralement pour porter secours à quelqu’un qui serait en panne), beaucoup ont peur de l’agression et il est même de larges zones où l’auto-stop est interdit (notamment autour des centre pénitentiaires). C’est pourquoi je pratique ce que je nomme « l’auto-stop actif » quand j’ai besoin d’un « lift » pour me rendre à un début de randonnée « one way » (par opposition à un « loop » qui revient au point de départ). Cela consiste à me poster à un endroit où les automobilistes se sont arrêtés d’eux-mêmes (panneau stop, parking en bord de route, station service…) et vont forcément dans la direction qui m’intéresse, puis à me présenter à la fenêtre d’un véhicule avec mon plus grand sourire et une carte topographique à la main, en choisissant exclusivement les véhicules où j’ai une chance d’être pris (place suffisante disponible, pas de femme seule ou de jeunes enfants…). Si le conducteur pensait juste répondre à une demande de renseignement (suggérée par la carte que j’ai à la main), il est très rare qu’ensuite il refuse de me prendre dans son véhicule quand je lui explique précisément mon besoin avec mon accent typiquement français, même s’il ne l’aurait jamais fait spontanément. Je n’utilise cette technique qu’en plein jour et uniquement pour me rendre au départ de la randonnée (et non pour revenir à mon véhicule car s’il était trop tard dans la journée ou que je ne trouvais personne, ce serait la galère).
Cette fois-ci, je me poste au panneau stop à la jonction de la Highway 24 et de le scenic drive près du Visitor Center et je m’adresse au conducteur du premier véhicule répondant aux critères adéquats, un monospace de sept places avec quatre passagers entre deux âges, qui clignote dans la bonne direction. Lorsque j’ai exprimé ma demande, je lis la surprise sur les visages du conducteur et des passagers, avec un visible manque d’enthousiasme à prendre un inconnu avec eux, mais je les assure ne pas être un « serial killer », ce qui les fait sourire et après un rapide conciliabule entre eux je suis accepté. Ce sont des membres d’un groupe religieux baptiste qui se rendent à une cérémonie et en profitent pour faire du tourisme en chemin. Ils s’avèrent charmants et nous discutons tant et si bien qu’ils resteront encore un bon quart d’heure avec moi à destination et que l’on se quitte avec de grands signes comme si nous avions passé la journée ensemble. Je fais toujours la conversation à ceux qui me prennent en stop, avec deux thèmes possibles : quand il s’agit de locaux je dois généralement répondre à des questions sur la France, les Français (et ce qu’ils pensent des Américains), quand il s’agit de touristes je leur indique des visites « hors des sentiers battus » dans le secteur qu’ils sillonnent, ce qui crée une relation « gagnant / gagnant ».
Après une partie assez courte dans un wash à sec, la randonnée de Sulphur Creek entre dans le vif du sujet avec l’apparition d’un ruisseau et de hautes falaises assez colorées qui se resserrent progressivement.


A partir de là, j’alterne la marche au bord de l’eau ou dans le ruisseau lui-même (avec généralement de l’eau jusqu’à la cheville, sans passages obligatoires dépassant le genou). Même si les falaises ne sont pas les plus spectaculaires de la région, la balade est très agréable et rafraîchissante, d’autant plus qu’aujourd’hui il fait plus chaud.
L’intérêt augmente avec la rencontre de jolies petites cascades qu’il faut contourner en pratiquant un peu de désescalade facile. Je n’ai pas spécialement envie de me baigner aujourd’hui mais il n’en serait pas de même si c’était la canicule du plein été durant laquelle cette balade sera certainement prisée par les familles avec enfants qui apprécieront de s’amuser dans l’eau (à condition que l’orage ne menace pas, à cause des flash floods).



La balade se poursuit avec la présence d’un peu de verdure…


… avant d’atteindre un corridor où l’eau s’accélère jusqu’à une dernière cascade.



Au pied de la cascade, se reposent deux jeunes locaux qui sont venus directement du Visitor Center (relativement proche) pour se baigner et être tranquilles (je n’ai effectivement vu personne d’autre durant cette randonnée).
Je retrouve mon véhicule au Visitor Center et, après une pause ombragée à la très agréable aire de pique-nique de Fruita, je pars me garer au trailhead où on m’avait déposé ce matin, mais cette fois-ci je fais la randonnée en boucle de Chimney Rock.
Une montée assez courte suivie d’une marche relativement étale sur un plateau permettent de bénéficier d’une vue panoramique sur les falaises particulièrement colorées de Capitol Reef tout en s’immergeant vraiment dans le paysage, ce qui ne peut pas être le cas quand on regarde ce même paysage à partir des points de vue aménagés au bord de la Highway.





En fin d’après-midi, je me rends successivement à l’émouvante petite école des pionniers qui avaient fait prospérer les vergers de l’oasis, …

… puis aux panels de pétroglyphes gravés par les indiens Anasazi qui avaient précédé les pionniers il y a longtemps, …

… puis à Hickman Bridge via une agréable balade, …

… avant d’apprécier paisiblement la fin de la journée face à Pectol’s Pyramid sur le Rim Overlook Trail.




Ce soir, pour dîner, je fais une exception et je vais à Torrey au restaurant Capitol Reef Inn & Cafe que j’apprécie depuis longtemps pour ses salades aussi fraîches que bien garnies (parmi les meilleures que j’aie mangées). A noter que j’ai déjà testé cet établissement en tant que motel et, si le bâtiment ne paye pas de mine de l’extérieur, les petites chambres sont propres et claires pour un tarif peu élevé.
A défaut de l’agréable camping ombragé de Fruita dont la seule partie ouverte à cette date est complète, je trouve sans difficulté un endroit pour faire du camping sauvage immédiatement avant l’entrée ouest du parc de Capitol Reef, dans un secteur que j’avais repéré et qui est visiblement prisé pour cela.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Bonjour à tous,
Encore un carnet sur le sud-ouest des USA ? Eh oui, pourtant j’ai longuement hésité, surtout en lisant d’autres carnets dernièrement. Que peut encore apporter un carnet de plus sur ces mêmes régions ? Je n’en sais rien, mais ce que je sais c’est que j’aime en lire, encore et encore; certains, certes, plus que d’autres, mais je ne m’en lasse pas. Parfois je retrouve avec plaisir des endroits que j’ai aimés; souvent j’en découvre d’autres que je mets quelque part dans ma tête pour un prochain voyage. Je n’ai pas la plume aussi facile que certains, alors soyez indulgents avec moi… et embarquez si vous êtes comme moi, nostalgiques de l’ouest des USA.
Je remercie tous ceux (et ils sont nombreux) qui m’ont aidée à peaufiner mon circuit, soit en répondant directement à mes messages ici soit, sans toujours le savoir, grâce à leurs carnets, ou discussions que j’ai également suivies, parfois en silence. Je n’ose citer des noms de peur d’en oublier.
J’ai tellement aimé notre circuit (découverte) de l’an dernier que j’ai voulu y retourner tout de suite. Je ne sais pas si c’est une très bonne idée. Je n'ai pas ressenti le même enthousiasme que l'an dernier. Et je ne comprends pas pourquoi... J'avais bien préparé, mieux que l'an dernier (enfin, je pense); j'avais tenu compte des remarques de mon mari qui voulait davantage de temps de repos. J'avais prévu de retourner aux endroits que nous avions tellement aimés, et aussi d'en ajouter d'autres. Nous sommes partis longtemps (30 jours sur place) jamais nous n'avons eu le mal du pays, nous nous sentions bien; les hôtels étaient tous très bons. Alors... d'où vient ce sentiment étrange? En partie, peut-être de la météo qui n'a pas été aussi bonne que l'an dernier: beaucoup plus chaud, moins de soleil, plus de nuages (donc photos moins lumineuses). De "trop d'attentes"? Peut-être aussi. Je ne pense pas (je ne veux pas!) être "blasée" par ces magnifiques paysages. Alors, avions-nous vu les plus beaux sites la première fois (Bryce, Arches, Monument Valley, Valley of Fire, pour ne citer que ceux-là)? J’ai donc aussi hésité à rédiger ce carnet car je risque de ne pas trouver tout aussi « amazing » que l’an dernier; ou que d’autres personnes. Voilà, vous êtes prévenus… Mais peut-être aussi que le fait d’écrire va me permettre de relativiser tout ça et de ne retenir que les magnifiques paysages de ce voyage. Parce qu’il y a eu de merveilleux moments, des journées inoubliables, de jolies découvertes.
Voici, en résumé, nos étapes : L 11/7: vol CDG à Las Vegas M 12/7 : Las Vegas Me 13 /7: de Las Vegas à Overton (Valley of Fire) J 14/7: d'Overton à St George (Valley of Fire, suite) V 15/7: de St George à Zion (Snow Canyon et Kolob Terrace Road) S 16/7: Zion (Coral Pink Sand Dunes et Zion) D 17/7: de Zion à Bryce(Cedar Breaks NM; Bryce Canyon) L 18/7: Bryce M 19/7: Bryce Me 20/7: de Bryce à Escalante(Willis Creek) J 21/7: Escalante(Lower Creek Falls) V 22/7: d'Escalante à Torrey(Burr trail S 23/7: de Torrey à Moab (Hickman Bridge, Goblin Valley) D 24/7: Moab(Potash Road) L 25/7: Moab(La Sal Mountain Loop Road) M 26/7: Moab Me 27/7: de Moab à Monument Valley(la piste de Monument Valley avec un guide Navajo) J 28/7: Monument Valley(Valley of the Gods) V 29/7: de Monument Valley à Chinle(Canyon de Chelly) S 30/7: du Canyon de Chelly à Sedona(Painted Desert et Petrified Forest NP) D 31/7: Sedona L 1/8: Sedona(un petit bout de West Fork Oak Creek Trail) M 2/8: Sedona Me 3/8: de Sedona au Lake Powell J 4/8: Lake Powell (Antelope Canyon Lower) V 5/8: Lake Powell(CBS) S 6/8: Lake Powell(Toadstool Hoodoos) D 7/8: Lake Powell à Grand Canyon North Rim: (Navajo Bridges, Lees Ferry) L 8/8: Grand Canyon North Rim M9/8: GC à Las Vegas Me10/8: vol vers Miami
Et le trajet "en gros" sur une carte

Et parce que je suis « dingue de photos », qu’un voyage pour moi n’est rien sans photos (j’entends déjà d’ici ceux qui disent : « mais regarde le paysage au lieu de prendre des photos » ; je comprends (mon mari est comme ça) mais les photos sont vraiment importantes pour moi je me fabrique des souvenirs, je les regarde souvent, je rêve...), je vous mets une de mes préférées… pour, peut-être vous donner envie de me suivre un peu…
Encore un carnet sur le sud-ouest des USA ? Eh oui, pourtant j’ai longuement hésité, surtout en lisant d’autres carnets dernièrement. Que peut encore apporter un carnet de plus sur ces mêmes régions ? Je n’en sais rien, mais ce que je sais c’est que j’aime en lire, encore et encore; certains, certes, plus que d’autres, mais je ne m’en lasse pas. Parfois je retrouve avec plaisir des endroits que j’ai aimés; souvent j’en découvre d’autres que je mets quelque part dans ma tête pour un prochain voyage. Je n’ai pas la plume aussi facile que certains, alors soyez indulgents avec moi… et embarquez si vous êtes comme moi, nostalgiques de l’ouest des USA.
Je remercie tous ceux (et ils sont nombreux) qui m’ont aidée à peaufiner mon circuit, soit en répondant directement à mes messages ici soit, sans toujours le savoir, grâce à leurs carnets, ou discussions que j’ai également suivies, parfois en silence. Je n’ose citer des noms de peur d’en oublier.
J’ai tellement aimé notre circuit (découverte) de l’an dernier que j’ai voulu y retourner tout de suite. Je ne sais pas si c’est une très bonne idée. Je n'ai pas ressenti le même enthousiasme que l'an dernier. Et je ne comprends pas pourquoi... J'avais bien préparé, mieux que l'an dernier (enfin, je pense); j'avais tenu compte des remarques de mon mari qui voulait davantage de temps de repos. J'avais prévu de retourner aux endroits que nous avions tellement aimés, et aussi d'en ajouter d'autres. Nous sommes partis longtemps (30 jours sur place) jamais nous n'avons eu le mal du pays, nous nous sentions bien; les hôtels étaient tous très bons. Alors... d'où vient ce sentiment étrange? En partie, peut-être de la météo qui n'a pas été aussi bonne que l'an dernier: beaucoup plus chaud, moins de soleil, plus de nuages (donc photos moins lumineuses). De "trop d'attentes"? Peut-être aussi. Je ne pense pas (je ne veux pas!) être "blasée" par ces magnifiques paysages. Alors, avions-nous vu les plus beaux sites la première fois (Bryce, Arches, Monument Valley, Valley of Fire, pour ne citer que ceux-là)? J’ai donc aussi hésité à rédiger ce carnet car je risque de ne pas trouver tout aussi « amazing » que l’an dernier; ou que d’autres personnes. Voilà, vous êtes prévenus… Mais peut-être aussi que le fait d’écrire va me permettre de relativiser tout ça et de ne retenir que les magnifiques paysages de ce voyage. Parce qu’il y a eu de merveilleux moments, des journées inoubliables, de jolies découvertes.
Voici, en résumé, nos étapes : L 11/7: vol CDG à Las Vegas M 12/7 : Las Vegas Me 13 /7: de Las Vegas à Overton (Valley of Fire) J 14/7: d'Overton à St George (Valley of Fire, suite) V 15/7: de St George à Zion (Snow Canyon et Kolob Terrace Road) S 16/7: Zion (Coral Pink Sand Dunes et Zion) D 17/7: de Zion à Bryce(Cedar Breaks NM; Bryce Canyon) L 18/7: Bryce M 19/7: Bryce Me 20/7: de Bryce à Escalante(Willis Creek) J 21/7: Escalante(Lower Creek Falls) V 22/7: d'Escalante à Torrey(Burr trail S 23/7: de Torrey à Moab (Hickman Bridge, Goblin Valley) D 24/7: Moab(Potash Road) L 25/7: Moab(La Sal Mountain Loop Road) M 26/7: Moab Me 27/7: de Moab à Monument Valley(la piste de Monument Valley avec un guide Navajo) J 28/7: Monument Valley(Valley of the Gods) V 29/7: de Monument Valley à Chinle(Canyon de Chelly) S 30/7: du Canyon de Chelly à Sedona(Painted Desert et Petrified Forest NP) D 31/7: Sedona L 1/8: Sedona(un petit bout de West Fork Oak Creek Trail) M 2/8: Sedona Me 3/8: de Sedona au Lake Powell J 4/8: Lake Powell (Antelope Canyon Lower) V 5/8: Lake Powell(CBS) S 6/8: Lake Powell(Toadstool Hoodoos) D 7/8: Lake Powell à Grand Canyon North Rim: (Navajo Bridges, Lees Ferry) L 8/8: Grand Canyon North Rim M9/8: GC à Las Vegas Me10/8: vol vers Miami
Et le trajet "en gros" sur une carte

Et parce que je suis « dingue de photos », qu’un voyage pour moi n’est rien sans photos (j’entends déjà d’ici ceux qui disent : « mais regarde le paysage au lieu de prendre des photos » ; je comprends (mon mari est comme ça) mais les photos sont vraiment importantes pour moi je me fabrique des souvenirs, je les regarde souvent, je rêve...), je vous mets une de mes préférées… pour, peut-être vous donner envie de me suivre un peu…

Bonjour, amis passionnés de l'Ouest !
Pour notre 3e voyage dans le Southwest (2e pour nos enfants âgés de 13, 11 et 7 ans) cet été, du 13 juillet au 4 août 2018, nous souhaitions absolument découvrir l'incroyable Yellowstone. J'ai donc préparé dans un premier temps une boucle classique de 3 semaines : Denver – Cheyenne – Dakota du Sud – Cody – Yellowstone – Grand Teton – Dinosaur NM – Colorado NM – Moab – Denver.
Mais ce parcours manquait à notre goût de Red Rocks dont nous sommes si friands, et nous souhaitions pouvoir profiter de la région Saint-George, Kanab-Page, en particulier de Coyote Buttes South (dont le permis s'obtient assez facilement en juillet-août) et White Pocket (encore exonéré de permis).
De belles promos sur des billets Turin – Los Angeles (550 €/pers) avec départ-retour un samedi en juillet-août, nous ont incités à bouleverser le programme. Le gain financier était tel qu'il valait bien quelques heures de route supplémentaires par rapport à Las Vegas, par exemple, qui aurait été bien mieux placée.
Cela signifie donc de faire beaucoup de route les 2 premiers jours : c'est moi seul qui vais m'y coller, mais je sais déjà que l'excitation compensera largement la fatigue ! En profitant du jet-lag, je prévois donc deux levers très matinaux, pour faire 2 grosses matinées de route, tout en profitant des après-midis pour visiter. Enfin, c'est ce qui est prévu...
J1 : Snow Canyon SP - Yant Flat J2 : Journée de route : Salt Lake City – Arrivée Grand Teton NP J3 : Grand Teton NP – Yellowstone J4-7 : Yellowstone J8:Yellowstone – Cody J9 : Red Flaming Gorge - Dinosaur NM J10 : Dinosaur NM – Fantasy Canyon J11 : Rattlesnake Canyon – Colorado NM J12 : Moab : Delta pool – Tusher tunnel – baignade Mill Creek – Corona Arch J13 : Arches : North Windows – Delicate Arch (par le bas) – Fiery Furnace – Devils Garden jusqu'à Double O Arch – Delicate Arch (rando) J14 : Dead Horse Point – Shafer Trail – Potash Road – Moonscape Overlook J15 : Capitol Reef (Cassidy Arch) – Après-midi « Hole in the Rock Road » J16 : Sunrise Bryce – Cottonwood Canyon Road - Crevaison - CBS J17 : White Pocket – Wire Pass- Buckskin Gulch J18 : Antelope Canyon (Lower et Upper) – Horseshoe Bend – Cathedral wash J19 : Zion Est (Jughandles Arch raté, puis Progeny Peak) – Grafton – Balade Kolob Terrace J20 : Mojave National Preserve – Joshua Tree NP J21 : Matinée Los Angeles – Vol retour
Quelques infos pratiques : Equipements emportés : 2 GPS de rando, plaques de désensablage, compresseur 12V, câble de remorquage, système filtrant, 2 douches solaires et autre matos de camping. Presque tout servira... 😏
On a pour habitude d'alterner camping et motels, pour être au plus près de certains sites tout en allégeant le budget. Après 3 nuits en camping, on aime bien le confort d'un bon matelas...
Justement en parlant de matelas : cette fois-ci exit les matelas Thermarest légers auto-gonflants de compét', mais avec seulement 3,5 cm d'épaisseur 🤪, qu'on a remplacé par des matelas basiques à 20 € de D4, mais de 18 cm d'épaisseur. On a aussi acheté 2 pompes de gonflage dont 1 de secours, rechargeables sur allume-cigare (parfait pour ne pas dépendre de prises secteur). Après test, une pompe chargée permet de gonfler 6 matelas 2 personnes, donc on part tranquilles.
On s'est aussi équipés de 4 sacs Camelbak avec poche à eau de 3 L, destinés à éviter les arrêts boissons intempestifs et chronophages lors des randos, et permettre aux enfants de mieux s'hydrater. Ce système ne nous aura vraiment pas convaincus, loin de là... A part au Yellowstone et Grand Teton, l'eau a chauffé très vite malgré des gaines sur le flexible censées protéger de la chaleur. Et sans poudre protéinée, l'eau prend systématiquement un goût de caoutchouc à vomir 😠 ! D'après un collègue qui fait des trails, ça serait même inévitable !!
Autre achat qui nous a semblé vital depuis notre rencontre avec un serpent à sonnettes en 2015 : une balise RescueMe d'Ocean Signal. L'investissement paraît conséquent (250 €), mais la pile au lithium a une durée de vie garantie de 7 ans. En pratique, c'est 7 ans 5 mois, donc en l'achetant juste avant un voyage, la balise sert à 8 voyages. Quand on se promène dans des coins perdus sans réseau GSM, c'est le genre de matériel hyper assurant. Cette balise ne fait pas GPS comme la Garmin Inreach Explorer, mais au tarif du Garmin (450 €), il y a presque de quoi s'acheter un vrai GPS en plus de la balise. Elle ne permet pas non plus de recevoir et envoyer de SMS via satellite (gros intérêt du Garmin), mais cela ne nous intéresse pas car nous nous suffisons à nous-mêmes. Le gros avantage de cette balise (à acheter obligatoirement pré-enregistrée dans son pays de domicile), c'est qu'il suffit de s'enregistrer sous 15 jours, et qu'ensuite, tout est GRATUIT. Pas d'abonnement mensuel coûteux à contracter à chaque fois (contrairement à Garmin), et l'assistance en cas d'urgence vitale est également gratuite, financée par les Etats.
Enfin, dernier matériel acheté suite à la lecture d'un carnet d'Oliv2019 et que je recommande vivement : un harnais Cotton Carrier Strapshot qu'on peut fixer sur la bretelle du sac-à-dos, qui permet de soulager les cervicales tout en sécurisant le portage. Vu le tarif, j'hésitais à l'acheter, mais l'essayer, c'est l'adopter, et j'en suis devenu esclave. Ce produit respire la solidité et semble increvable. Le seul point négatif de ce dispositif est sa compatibilité avec l'attache du trépied : celle du Cotton Carrier est circulaire (logique pour faire pivoter le dispositif avant de récupérer le reflex), alors que celle du trépied est carrée. Il faut donc toujours avoir une clé à laine sur soi pour monter et démonter...
Et maintenant, assez palabré, place au récit...
Pour notre 3e voyage dans le Southwest (2e pour nos enfants âgés de 13, 11 et 7 ans) cet été, du 13 juillet au 4 août 2018, nous souhaitions absolument découvrir l'incroyable Yellowstone. J'ai donc préparé dans un premier temps une boucle classique de 3 semaines : Denver – Cheyenne – Dakota du Sud – Cody – Yellowstone – Grand Teton – Dinosaur NM – Colorado NM – Moab – Denver.
Mais ce parcours manquait à notre goût de Red Rocks dont nous sommes si friands, et nous souhaitions pouvoir profiter de la région Saint-George, Kanab-Page, en particulier de Coyote Buttes South (dont le permis s'obtient assez facilement en juillet-août) et White Pocket (encore exonéré de permis).
De belles promos sur des billets Turin – Los Angeles (550 €/pers) avec départ-retour un samedi en juillet-août, nous ont incités à bouleverser le programme. Le gain financier était tel qu'il valait bien quelques heures de route supplémentaires par rapport à Las Vegas, par exemple, qui aurait été bien mieux placée.
Cela signifie donc de faire beaucoup de route les 2 premiers jours : c'est moi seul qui vais m'y coller, mais je sais déjà que l'excitation compensera largement la fatigue ! En profitant du jet-lag, je prévois donc deux levers très matinaux, pour faire 2 grosses matinées de route, tout en profitant des après-midis pour visiter. Enfin, c'est ce qui est prévu...
J1 : Snow Canyon SP - Yant Flat J2 : Journée de route : Salt Lake City – Arrivée Grand Teton NP J3 : Grand Teton NP – Yellowstone J4-7 : Yellowstone J8:Yellowstone – Cody J9 : Red Flaming Gorge - Dinosaur NM J10 : Dinosaur NM – Fantasy Canyon J11 : Rattlesnake Canyon – Colorado NM J12 : Moab : Delta pool – Tusher tunnel – baignade Mill Creek – Corona Arch J13 : Arches : North Windows – Delicate Arch (par le bas) – Fiery Furnace – Devils Garden jusqu'à Double O Arch – Delicate Arch (rando) J14 : Dead Horse Point – Shafer Trail – Potash Road – Moonscape Overlook J15 : Capitol Reef (Cassidy Arch) – Après-midi « Hole in the Rock Road » J16 : Sunrise Bryce – Cottonwood Canyon Road - Crevaison - CBS J17 : White Pocket – Wire Pass- Buckskin Gulch J18 : Antelope Canyon (Lower et Upper) – Horseshoe Bend – Cathedral wash J19 : Zion Est (Jughandles Arch raté, puis Progeny Peak) – Grafton – Balade Kolob Terrace J20 : Mojave National Preserve – Joshua Tree NP J21 : Matinée Los Angeles – Vol retour
Quelques infos pratiques : Equipements emportés : 2 GPS de rando, plaques de désensablage, compresseur 12V, câble de remorquage, système filtrant, 2 douches solaires et autre matos de camping. Presque tout servira... 😏
On a pour habitude d'alterner camping et motels, pour être au plus près de certains sites tout en allégeant le budget. Après 3 nuits en camping, on aime bien le confort d'un bon matelas...
Justement en parlant de matelas : cette fois-ci exit les matelas Thermarest légers auto-gonflants de compét', mais avec seulement 3,5 cm d'épaisseur 🤪, qu'on a remplacé par des matelas basiques à 20 € de D4, mais de 18 cm d'épaisseur. On a aussi acheté 2 pompes de gonflage dont 1 de secours, rechargeables sur allume-cigare (parfait pour ne pas dépendre de prises secteur). Après test, une pompe chargée permet de gonfler 6 matelas 2 personnes, donc on part tranquilles.
On s'est aussi équipés de 4 sacs Camelbak avec poche à eau de 3 L, destinés à éviter les arrêts boissons intempestifs et chronophages lors des randos, et permettre aux enfants de mieux s'hydrater. Ce système ne nous aura vraiment pas convaincus, loin de là... A part au Yellowstone et Grand Teton, l'eau a chauffé très vite malgré des gaines sur le flexible censées protéger de la chaleur. Et sans poudre protéinée, l'eau prend systématiquement un goût de caoutchouc à vomir 😠 ! D'après un collègue qui fait des trails, ça serait même inévitable !!
Autre achat qui nous a semblé vital depuis notre rencontre avec un serpent à sonnettes en 2015 : une balise RescueMe d'Ocean Signal. L'investissement paraît conséquent (250 €), mais la pile au lithium a une durée de vie garantie de 7 ans. En pratique, c'est 7 ans 5 mois, donc en l'achetant juste avant un voyage, la balise sert à 8 voyages. Quand on se promène dans des coins perdus sans réseau GSM, c'est le genre de matériel hyper assurant. Cette balise ne fait pas GPS comme la Garmin Inreach Explorer, mais au tarif du Garmin (450 €), il y a presque de quoi s'acheter un vrai GPS en plus de la balise. Elle ne permet pas non plus de recevoir et envoyer de SMS via satellite (gros intérêt du Garmin), mais cela ne nous intéresse pas car nous nous suffisons à nous-mêmes. Le gros avantage de cette balise (à acheter obligatoirement pré-enregistrée dans son pays de domicile), c'est qu'il suffit de s'enregistrer sous 15 jours, et qu'ensuite, tout est GRATUIT. Pas d'abonnement mensuel coûteux à contracter à chaque fois (contrairement à Garmin), et l'assistance en cas d'urgence vitale est également gratuite, financée par les Etats.
Enfin, dernier matériel acheté suite à la lecture d'un carnet d'Oliv2019 et que je recommande vivement : un harnais Cotton Carrier Strapshot qu'on peut fixer sur la bretelle du sac-à-dos, qui permet de soulager les cervicales tout en sécurisant le portage. Vu le tarif, j'hésitais à l'acheter, mais l'essayer, c'est l'adopter, et j'en suis devenu esclave. Ce produit respire la solidité et semble increvable. Le seul point négatif de ce dispositif est sa compatibilité avec l'attache du trépied : celle du Cotton Carrier est circulaire (logique pour faire pivoter le dispositif avant de récupérer le reflex), alors que celle du trépied est carrée. Il faut donc toujours avoir une clé à laine sur soi pour monter et démonter...
Et maintenant, assez palabré, place au récit...
Nous voilà de retour et je profite du jetlag pour commencer mon carnet. Je souhaite remercier par avance tous ceux qui ont répondu à mes questions, qui m'ont donné des conseils, grâce à vous, on a fait un voyage magique.
Ce voyage, je l'ai en tête depuis 2014. J'en ai parlé à mon homme, quand il a vu le budget d'un tel voyage (on partirait obligatoirement en août et avec nos 2 enfants), il a fait glouuups 🏴☠️. Bon, fallait pas que j'y compte tout de suite à ce voyage... Mais hors de question de laisser tomber : puisque pour l'instant il n'est pas chaud, je lui soumets l'idée qu'on pourrait y aller en 2017, ça laisse le temps de mettre de l'argent de côté. Et puis, ça tombe bien, ça sera l'année de nos 40 ans mais aussi de nos 20 ans de rencontre. Une bonne excuse non ? A partir de 2015, je potasse sérieusement l'itinéraire, je lis pleins de carnets et voici ce qui en ressort :
J0 : Départ pour Nantes J1 : Vol Nantes - Los Angeles J2 : LA J3 : LA J4 : LA - Kingman J5 : Kingman - GC J6 : GC - Page J7 : Page - MV J8: MV - Moab J9 : Canyonlands Island In The Sky – Dead Horse Point State Park J10 : Arches J11 : Moab - Torrey J12 : Torrey – Bryce Canyon J13 : Bryce Canyon J14 : Bryce – Zion J15 : Zion – Las Vegas J16 : Las Vegas J17 : LV – Death Valley J18 : DV – Lee Vining J19 : Lee Vining - Yosemite J20 : Yosemite J21 : Yosemite - SF J22 : SF J23 : SF J24 : Vol retour SF- Nantes
Le voyage aura donc lieu du 28/07 au 21/08/2017. Voilà, l'itinéraire est bouclé, il n'y a plus qu'à s'occuper des billets d'avion, des hôtels et de la location de voiture. Encore grâce aux forumeurs, j'aurai trouvé des astuces pour gagner un peu de sousous : vols réservés sur Airfrance.ca, voiture sur Hertz.de, du cashback sur les hôtels, une nuit d'hôtel et 2 buffets diner et petit déj à Las Vegas gagnés sur le jeu Myvegas, l'utilisation de la carte Revolut qui me permet d'éviter les frais bancaires (bon là, je n'ai pas été gagnante car j'avais changé mes euros en dollars à un taux plus faible que celui en cours lors du voyage). Ci-dessous la récap du budget :
Avion : 3800€ Voiture : 860€ (Kia Sportage) Hôtels : 2800€ Restaurants et courses pour pique nique/petit déj : 1500€ Essence : 280€ pour 5380 kms Activités/visites : 500€ Souvenirs : 500€ Divers : 150€ Estas : 52€ Passeports enfants : 34€
Soit un budget total de 10500€ 😮 (Bonne surprise, je pensais en avoir pour beaucoup plus).
Le carnet va bientôt pouvoir commencer mais avant ça une petite présentation s'impose :
Moi, Emmanuelle, 40 ans depuis avril : organisatrice exclusive du voyage Eric, pas encore 40 ans mais plus que 3 jours et il passe le cap aussi 😄 : il n'a rien vu de l'organisation, il suit, il conduit. Alan, 11 ans, le râleur mais qui suit quand même 🙂 Manon, 8 ans, la rêveuse

A bientôt pour la suite, mais pour l'instant au dodo, c'est pas le tout, mais y a boulot demain 🙁. La reprise va être très mais alors très difficile...
Ce voyage, je l'ai en tête depuis 2014. J'en ai parlé à mon homme, quand il a vu le budget d'un tel voyage (on partirait obligatoirement en août et avec nos 2 enfants), il a fait glouuups 🏴☠️. Bon, fallait pas que j'y compte tout de suite à ce voyage... Mais hors de question de laisser tomber : puisque pour l'instant il n'est pas chaud, je lui soumets l'idée qu'on pourrait y aller en 2017, ça laisse le temps de mettre de l'argent de côté. Et puis, ça tombe bien, ça sera l'année de nos 40 ans mais aussi de nos 20 ans de rencontre. Une bonne excuse non ? A partir de 2015, je potasse sérieusement l'itinéraire, je lis pleins de carnets et voici ce qui en ressort :
J0 : Départ pour Nantes J1 : Vol Nantes - Los Angeles J2 : LA J3 : LA J4 : LA - Kingman J5 : Kingman - GC J6 : GC - Page J7 : Page - MV J8: MV - Moab J9 : Canyonlands Island In The Sky – Dead Horse Point State Park J10 : Arches J11 : Moab - Torrey J12 : Torrey – Bryce Canyon J13 : Bryce Canyon J14 : Bryce – Zion J15 : Zion – Las Vegas J16 : Las Vegas J17 : LV – Death Valley J18 : DV – Lee Vining J19 : Lee Vining - Yosemite J20 : Yosemite J21 : Yosemite - SF J22 : SF J23 : SF J24 : Vol retour SF- Nantes
Le voyage aura donc lieu du 28/07 au 21/08/2017. Voilà, l'itinéraire est bouclé, il n'y a plus qu'à s'occuper des billets d'avion, des hôtels et de la location de voiture. Encore grâce aux forumeurs, j'aurai trouvé des astuces pour gagner un peu de sousous : vols réservés sur Airfrance.ca, voiture sur Hertz.de, du cashback sur les hôtels, une nuit d'hôtel et 2 buffets diner et petit déj à Las Vegas gagnés sur le jeu Myvegas, l'utilisation de la carte Revolut qui me permet d'éviter les frais bancaires (bon là, je n'ai pas été gagnante car j'avais changé mes euros en dollars à un taux plus faible que celui en cours lors du voyage). Ci-dessous la récap du budget :
Avion : 3800€ Voiture : 860€ (Kia Sportage) Hôtels : 2800€ Restaurants et courses pour pique nique/petit déj : 1500€ Essence : 280€ pour 5380 kms Activités/visites : 500€ Souvenirs : 500€ Divers : 150€ Estas : 52€ Passeports enfants : 34€
Soit un budget total de 10500€ 😮 (Bonne surprise, je pensais en avoir pour beaucoup plus).
Le carnet va bientôt pouvoir commencer mais avant ça une petite présentation s'impose :
Moi, Emmanuelle, 40 ans depuis avril : organisatrice exclusive du voyage Eric, pas encore 40 ans mais plus que 3 jours et il passe le cap aussi 😄 : il n'a rien vu de l'organisation, il suit, il conduit. Alan, 11 ans, le râleur mais qui suit quand même 🙂 Manon, 8 ans, la rêveuse

A bientôt pour la suite, mais pour l'instant au dodo, c'est pas le tout, mais y a boulot demain 🙁. La reprise va être très mais alors très difficile...
Bonjour,
Je souhaiterai vous faire partager notre prochain voyage (le premier en camping-car - famille de 4 personnes dont deux enfants de 7 et 4, 5 ans). Ceci est le premier jet, où déjà des choix apparaissent...
Vendredi 19 février arrivée à Los Angeles en soirée (23h40)
Samedi : Legoland california
Dimanche : LA puis départ en avion (21h33) pour San Francisco (22h44)
Lundi : SF
Mardi : SF
Mercredi : SF (récupérer le camping-car en après-midi ? ou le lendemain matin?)
Puis là ça commence déjà à se compliquer puisqu'il reste huit jours pour faire...
option #1 Yosemite d'un côté (mais hiver donc Tioga road fermée + pour s'y promener / s'y rendre? les chaînes sont recommandées / exigées? et que nous n'en aurons vraisemblablement pas puisqu'il s'agira d'un camping car de location) puis Sequoia ?
option #2 ou Monterrey puis HWY 1 côte Pacifique jusq'où ? suivi de Séquoia ?
Ensuite Death Valley (étape ou non)
Las Vegas (fin de journée puis nuit seulement)
Puis les parcs suivants dans le désordre (avec les temps envisagés sur place - évidement je ne tiens pas -encore- compte des temps de parcours... faut que j'étudie cet aspect là...)
Zion (1journée), Arches (1 journée), Bryce (1 journée), Monument valley (1/2 journée), Grand Canyon (1 journée ou 1/2 journée...), Antelope Canyon (1/2 journée)
Afin d'être de retour à Las Vegas dans l'après midi du 4 mars - au plus tard - pour rendre le camping-car.
C'est vraisemblablement un parcours chargé (trop? ) mais n'oublions pas : deux jeunes enfants + l'hiver donc pas de grandes ballades à pieds.
À propos d'hiver (je trouve quelques infos mais c'est plutôt limité) qu'en est-il du camping car par des températures négatives (consommation de gaz pour le chauffage - au pire quel rythme envisager pour remplir la (les?) bonbonnes + gel de l'eau (potable, usée....?)
Donc à suivre et d'avance merci pour ceux qui peuvent m'éclairer...
Je souhaiterai vous faire partager notre prochain voyage (le premier en camping-car - famille de 4 personnes dont deux enfants de 7 et 4, 5 ans). Ceci est le premier jet, où déjà des choix apparaissent...
Vendredi 19 février arrivée à Los Angeles en soirée (23h40)
Samedi : Legoland california
Dimanche : LA puis départ en avion (21h33) pour San Francisco (22h44)
Lundi : SF
Mardi : SF
Mercredi : SF (récupérer le camping-car en après-midi ? ou le lendemain matin?)
Puis là ça commence déjà à se compliquer puisqu'il reste huit jours pour faire...
option #1 Yosemite d'un côté (mais hiver donc Tioga road fermée + pour s'y promener / s'y rendre? les chaînes sont recommandées / exigées? et que nous n'en aurons vraisemblablement pas puisqu'il s'agira d'un camping car de location) puis Sequoia ?
option #2 ou Monterrey puis HWY 1 côte Pacifique jusq'où ? suivi de Séquoia ?
Ensuite Death Valley (étape ou non)
Las Vegas (fin de journée puis nuit seulement)
Puis les parcs suivants dans le désordre (avec les temps envisagés sur place - évidement je ne tiens pas -encore- compte des temps de parcours... faut que j'étudie cet aspect là...)
Zion (1journée), Arches (1 journée), Bryce (1 journée), Monument valley (1/2 journée), Grand Canyon (1 journée ou 1/2 journée...), Antelope Canyon (1/2 journée)
Afin d'être de retour à Las Vegas dans l'après midi du 4 mars - au plus tard - pour rendre le camping-car.
C'est vraisemblablement un parcours chargé (trop? ) mais n'oublions pas : deux jeunes enfants + l'hiver donc pas de grandes ballades à pieds.
À propos d'hiver (je trouve quelques infos mais c'est plutôt limité) qu'en est-il du camping car par des températures négatives (consommation de gaz pour le chauffage - au pire quel rythme envisager pour remplir la (les?) bonbonnes + gel de l'eau (potable, usée....?)
Donc à suivre et d'avance merci pour ceux qui peuvent m'éclairer...
Le projet se met progressivement en place.
Avec quelques amis (nous serons sans doute 8), nous aimerions parcourir l'Ouest des Etats-Unis en août 2010.
J'y suis déjà allé en 2004 pour un périple qui se voudra à peu près identique (SF, Yosemite, Death Valley, Las Vegas, Grand Canyon, Monument Valley, Brice Canyon, Las Vegas, Lake Tahoe, SF)
Je commence à regarder de plus près le budget.
Avion : 750€ environ (pour un A/R Paris/San Francisco mais je compte large car il semblerait que l'on puisse trouver à 600€ max) Voiture : 100€ (par personne pour la location d'un van, après avoir cherché à gauche à droite) Essence : 50€ (par personne, en ayant fait des projections) Bouffe : 400€ (20€ par personne et par jour, sachant que le matin c'est un café et une cochonnerie, le midi un fast-food et le soir un pique-nique barbecue, seulement quelques rares extras) Hébergement : 200€ (10€ par personne et par jour, sachant que ce sera camping à 95% sauf motel à Las Vegas car il fait trop chaud la nuit) Loisirs : 300€ (ça comprend les extras comme les clopes, la bière et quelques sorties par-ci par-là mais se résumant surtout à SF, plus le pass pour les parcs nationaux par exemple)
Cela nous fait un total de 1800€.
Zut, j'aurais aimé tomber à 1500. Je suis sur que cela est possible.
Ma question est donc : peut-on survivre 3 semaines aux Etats-Unis avec 1500 euros de budget (tout compris, il va de soi) ?
Sachant que : 1 - on s'en fout des hotels 2 - on s'en fout des restos 3 - on veut juste profiter des paysages et des soirées barbecues entre potes
Merci.
J'y suis déjà allé en 2004 pour un périple qui se voudra à peu près identique (SF, Yosemite, Death Valley, Las Vegas, Grand Canyon, Monument Valley, Brice Canyon, Las Vegas, Lake Tahoe, SF)
Je commence à regarder de plus près le budget.
Avion : 750€ environ (pour un A/R Paris/San Francisco mais je compte large car il semblerait que l'on puisse trouver à 600€ max) Voiture : 100€ (par personne pour la location d'un van, après avoir cherché à gauche à droite) Essence : 50€ (par personne, en ayant fait des projections) Bouffe : 400€ (20€ par personne et par jour, sachant que le matin c'est un café et une cochonnerie, le midi un fast-food et le soir un pique-nique barbecue, seulement quelques rares extras) Hébergement : 200€ (10€ par personne et par jour, sachant que ce sera camping à 95% sauf motel à Las Vegas car il fait trop chaud la nuit) Loisirs : 300€ (ça comprend les extras comme les clopes, la bière et quelques sorties par-ci par-là mais se résumant surtout à SF, plus le pass pour les parcs nationaux par exemple)
Cela nous fait un total de 1800€.
Zut, j'aurais aimé tomber à 1500. Je suis sur que cela est possible.
Ma question est donc : peut-on survivre 3 semaines aux Etats-Unis avec 1500 euros de budget (tout compris, il va de soi) ?
Sachant que : 1 - on s'en fout des hotels 2 - on s'en fout des restos 3 - on veut juste profiter des paysages et des soirées barbecues entre potes
Merci.
Voici la suite des posts écrits le 31 janvier de cette année , et , en particulier , de celui posté le 18 avril : l'itinéraire que nous avons suivi .
Pour expliquer les petits doutes que nous avions sur sa faisabilité, je rappelle à ceux qui n'ont pas lu les débuts que nous nous n'en sommes pas à notre 1ère expérience dans ce genre de voyage mais que, vu notre âge ( 73 ans bien sonnés , eh oui ! ), nous craignions les soucis liés à cette situation : accumulation de la fatigue et manque de réactivité , ... L'envie de partir, en excluant d'office un circuit organisé, a été la plus forte : voici, au jour le jour, l'histoire de nos 3 semaines . J'insère les noms des hébergements et ceux des restos à conseiller par ville, dans le texte ; il y a eu, comme toujours, des coups de coeur ( nombreux ) et quelques déceptions ; la météo, vous le verrez, n'a pas été à la hauteur de mes espérances !
J1 : vendredi 5 /05 : départ de Bruxelles pour Albuquerque, escale à Atlanta, par Delta Airlines . Sans problèmes, vols bien à l'heure et les bagages ont suivi ! Nous avions pris un supplément non prévu au départ pour la classe Ecoconfort ( 85 € par personne et par trajet ), pour la partie 'vol international ; nous avons trouvé que çà en valait le coût : places plus à l'avant, service soigné avec quelques suppléments inclus, entrée et sortie de l'avion plus rapides et plus de place entre les sièges .
Comme l'escale était LONGUE ( 6 heures ! ; 4 heures étaient prévues au départ mais l'horaire a changé de 10' en 10 '), cela nous a permis de bavarder 2 heures avec notre fils qui vit à Atlanta mais, hélas, de n'arriver à destination que très tard et assez épuisés . Heureusement, la prise de la voiture ( Alamo, par Autoeurope : SUV Nissan Rogue ) a été rapide car nous avions fait le check online et avons pu ' sauter le comptoir ' . L'agent nous proposait une Fiat 50
0 X , refusée bien que très mignonne mais microscopique par rapport aux bagages . Il a téléphoné et fait venir rapidement une Nissan juste nettoyée et qui correspondait à la catégorie choisie .

Hôtel Best Western Rio Grande : T B, spacieux et calme, à proximité de Old Town .
Pour expliquer les petits doutes que nous avions sur sa faisabilité, je rappelle à ceux qui n'ont pas lu les débuts que nous nous n'en sommes pas à notre 1ère expérience dans ce genre de voyage mais que, vu notre âge ( 73 ans bien sonnés , eh oui ! ), nous craignions les soucis liés à cette situation : accumulation de la fatigue et manque de réactivité , ... L'envie de partir, en excluant d'office un circuit organisé, a été la plus forte : voici, au jour le jour, l'histoire de nos 3 semaines . J'insère les noms des hébergements et ceux des restos à conseiller par ville, dans le texte ; il y a eu, comme toujours, des coups de coeur ( nombreux ) et quelques déceptions ; la météo, vous le verrez, n'a pas été à la hauteur de mes espérances !
J1 : vendredi 5 /05 : départ de Bruxelles pour Albuquerque, escale à Atlanta, par Delta Airlines . Sans problèmes, vols bien à l'heure et les bagages ont suivi ! Nous avions pris un supplément non prévu au départ pour la classe Ecoconfort ( 85 € par personne et par trajet ), pour la partie 'vol international ; nous avons trouvé que çà en valait le coût : places plus à l'avant, service soigné avec quelques suppléments inclus, entrée et sortie de l'avion plus rapides et plus de place entre les sièges .
Comme l'escale était LONGUE ( 6 heures ! ; 4 heures étaient prévues au départ mais l'horaire a changé de 10' en 10 '), cela nous a permis de bavarder 2 heures avec notre fils qui vit à Atlanta mais, hélas, de n'arriver à destination que très tard et assez épuisés . Heureusement, la prise de la voiture ( Alamo, par Autoeurope : SUV Nissan Rogue ) a été rapide car nous avions fait le check online et avons pu ' sauter le comptoir ' . L'agent nous proposait une Fiat 50
0 X , refusée bien que très mignonne mais microscopique par rapport aux bagages . Il a téléphoné et fait venir rapidement une Nissan juste nettoyée et qui correspondait à la catégorie choisie .

Hôtel Best Western Rio Grande : T B, spacieux et calme, à proximité de Old Town .
Et voilà, après 8 mois de préparatifs intenses et la création d'un roadbook volumineux, nous étions prêts pour notre escapade de 9 jours dans l'ouest américain pendant la semaine de relâche du 25 février au 5 mars. Le but de ce voyage au départ était de partir toute la famille, pour la première fois depuis 10 ans, et peut-être pour la dernière, puisque les "enfants" ont entre 18 et 26 ans... Donc, il fallait que ce soit un voyage mémorable et ce le fut. Même s'il nous manquait finalement un joueur, notre plus vieux n'ayant pas eu sa semaine de relâche en même temps que les autres, à l'école où il travaille.
Donc, les voyageurs : Jacques, l'homme-amoureux-père-garagiste-conducteur à 90%, Fabienne, moi-même, organisatrice-en-chef, conductrice à 10%, Catherine, 25 ans, Isabelle, 23 ans, Emmanuel, 20 ans, et Magali, 18 ans.
Nous avions décidé de louer un motorisé après avoir regardé toutes les autres options. Deux raisons principales : comme nous changerions de place tous les jours, nous perdrions beaucoup de temps à faire et défaire les bagages matin et soir, en plus du casse-tête pour l'épicerie et pour la location d'une van assez grande pour les bagages et nous. Et, deuxièmement, la météo étant toujours aléatoire à cette période de l'année, nous préférions la flexibilité d'un motorisé. Et, finalement, niveau coûts, ils se sont révélés pas mal semblables comparés à ceux de louer une maison ou deux chambres d'hôtel chaque soir.
Voilà donc l'itinéraire que nous avons réalisé.

Nous avons eu beaucoup de chance avec la température, nous avons pu suivre le plan A mais nous avions prévu des plans B et C si la température nous avait empêchés d'aller à certains endroits (surtout pour Bryce Canyon et Grand Canyon). Mais même s'il y avait de la neige à ces deux endroits (deux jours avant, il y'avait eu une tempête!), les routes étaient très sèches et très bien dégagées, zéro inquiétude.
Jour 1 : Arrivée à Las Vegas le matin, prise de possession du motorisé. Dodo au camping du Circus Circus Jour 2 : Départ tôt pour Death Valley, dodo à Furnace Creek Jour 3 : Départ tôt pour Valley of Fire, dodo au camping là-bas (premier arrivé, premier servi) Jour 4 : Départ pour Zion, dodo à Watchman Campground Jour 5 : Départ pour Bryce Canyon, balade, puis on continue jusqu'à Page. Dodo au Wahweap Campground Jour 6 : Visite de Antelope Canyon et de Horseshoe Bend, puis on va au Grand Canyon. Visite de la partie Desert View (est) puis dodo au Village RV. Jour 7 : Visite de Grand Canyon et départ vers midi pour la route 66. Dodo au Grand Canyon Caverns Campground, arrivée en soirée, après quelques arrêts sur la route 66. Jour 8 : Route 66, visite de Chloride et d'une mine d'or à Nelson, arrivée en début de soirée à Las Vegas. Jour 9 : Remise du motorisé et départ en après-midi vers Montréal
Merci à tous ceux et celles qui m'ont aidée à créer notre itinéraire (Itat, Hiacinthe et tous ceux qui l'ont fait sans le savoir grâce à leurs supers carnets). Voilà maintenant notre carnet à nous. Par petits bouts, travail et études obligent...
Samedi 25 février
Bientôt l'embarquement! Nos 4 sacs de hockey nous ont précédés dans la soute et nous trainons nos 5 valises de cabines et les sacs de voyage en prime... Pour ne pas avoir à payer plus de 700$ USD pour louer la literie et le matériel de cuisine pour le motorisé, nous avons choisi de tout amener, d'où les sacs de hockey qui contiennent tout ce qu'il faut pour la survie à 6 en hiver 🙂 Les enfants (et les parents!) avaient comme mission de mettre leur linge le plus chaud et le plus encombrant sur le dos et de faire rentrer tout le reste dans une valise de cabine. Ils ont fait ça comme des pros! Même la mère, qui ne voyage plus léger depuis ses jeunes années, a réussi cette prouesse (pour elle)!

Dès que nous commençons à descendre, le paysage se dévoile un peu plus et c'est juste magnifique. Montagnes enneigées à droite, paysage plus aride à gauche. Rouge à droite, brun à gauche.

Las Vegas est entouré de montagnes rocheuses. Atterrissage en douceur, nous sortons, il fait frais (15 degrés), un peu nuageux. Nous devons prendre deux taxis pour nous amener au Sahara RV. 13 milles : 90 $ de taxi, ouch. Le technicien nous présente notre RV assez sommairement et rapidement. Il faut lui arracher les explications de la bouche mais, bon. heureusement que nous en avons déjà eu un! On embarque enfants et bagages et c'est le départ!

Direction Walmart pour faire l épicerie et aller chercher les petits appareils réservés (grille-pain, cafetière, hachoir, chaufferette et une bouilloire, le tout pour moins de 50$). Nous nous divisons en deux équipes pour être plus efficaces, la nourriture est terriblement chère et peu diversifiée mais le vin ne coûte presque rien.

Deux heures plus tard, les enfants sont affamés, tout le monde est fatigué mais nous avons terminé... Pour l'épicerie. Entre-temps, petit stress, car Jacques a découvert que le frigo et le 12 v en général ne fonctionnaient pas, mais, après un appel au centre RV, le problème est réglé. Un bouton a été poussé par erreur. Ouf! Nous avons dû aussi mettre du tape sur les portes d'armoires qui ont tendance à s'ouvrir en roulant et à déverser leur continu par terre. Direction ensuite vers un magasin de cellulaire pour acheter une carte SIM pour mon téléphone débloqué mais, o surprise, le déblocage que j'ai payé 35$ n'a pas marché et nous devons acheter un nouveau téléphone. 1 longue heure plus tard, c'est réglé, retour au motorise et, enfin, nous pouvons aller au camping. A condition de le trouver.
Après deux tours autour du Circus Circus (dans le trafic et long détour), Jacques me dépose devant et me dit qu il refait un tour et repassera me chercher. J'entre et suis les indications pour le lobby qui est complètement à l'autre bout de l'hôtel. Course entre les machines à sous, les boutiques, les gens, information au lobby, je me prépare à retourner d où je suis venue et là, sueurs froides... Je n'ai aucune idée du chemin que j'ai pris et il y a des salles partout qui se ressemblent toutes (machines à sous, gens, boutiques). Je cours au hasard vers ce que je crois être le bon chemin, mon téléphone est sur le point de mourir, je m'imagine perdue dans le casino incapable de rejoindre Jacques ou qu'il me rejoigne. C'est comme dans un cauchemar mais c'est très drôle en même temps. Surtout quand je me rends compte que j'ai tourné en rond et que je suis revenue quasiment à mon point de départ...
Enfin je trouve un plan et le nom de la sortie que je dois rejoindre et j'y cours. Jacques a dû faire un autre tour, on se retrouve finalement et on finit par trouver le camping, totalement non indiqué et introuvable sans des indications! On s'installe, on vide les 50 sacs d épicerie et les bagages, je prépare le souper et nous ressortons visiter Las Vegas by night, malgré notre fatigue (levés depuis 4 heures ce matin, il est 11 heures du soir pour nous!). Longue marche de 2h30 pour admirer les hôtels Venetia et autres autour. C'est grandiose mais un peu trop... Trop de bling bling, de bruit, de monde, on devient vite saturé et nous partirons sans regrets demain matin!
Notre "terrain" au Circus Circus



Retour au motorisé pénible, tout le monde a mal quelque part, pieds, dos, hanches... L'installation pour la nuit est aussi pénible, le motorisé est mal conçu, on ne peut pas passer à plus qu'une personne entre les tables et celles-ci se révèlent difficiles à démonter et remonter en lits. Tous les enfants sont couchés et nous sommes encore en train de nous battre avec notre lit. Finalement, nous demandons aux filles (qui dormaient dans la capucine) de dormir sur les bancs des tables comme ça nous n'aurons pas besoin de les enlever et nous dormirons dans la capucine à la place. Jacques s'aperçoit que le chauffage ne fonctionne pas et nous avons oublié un sac de couchage donc nous empilons toutes les couvertures restantes sur notre lit. J'aurai froid pendant la nuit et j'anticipe un peu les nuits à -10 si nous n'avons pas de chauffage!
Prochaine étape : départ pour Death Valley. À suivre...
Donc, les voyageurs : Jacques, l'homme-amoureux-père-garagiste-conducteur à 90%, Fabienne, moi-même, organisatrice-en-chef, conductrice à 10%, Catherine, 25 ans, Isabelle, 23 ans, Emmanuel, 20 ans, et Magali, 18 ans.
Nous avions décidé de louer un motorisé après avoir regardé toutes les autres options. Deux raisons principales : comme nous changerions de place tous les jours, nous perdrions beaucoup de temps à faire et défaire les bagages matin et soir, en plus du casse-tête pour l'épicerie et pour la location d'une van assez grande pour les bagages et nous. Et, deuxièmement, la météo étant toujours aléatoire à cette période de l'année, nous préférions la flexibilité d'un motorisé. Et, finalement, niveau coûts, ils se sont révélés pas mal semblables comparés à ceux de louer une maison ou deux chambres d'hôtel chaque soir.
Voilà donc l'itinéraire que nous avons réalisé.

Nous avons eu beaucoup de chance avec la température, nous avons pu suivre le plan A mais nous avions prévu des plans B et C si la température nous avait empêchés d'aller à certains endroits (surtout pour Bryce Canyon et Grand Canyon). Mais même s'il y avait de la neige à ces deux endroits (deux jours avant, il y'avait eu une tempête!), les routes étaient très sèches et très bien dégagées, zéro inquiétude.
Jour 1 : Arrivée à Las Vegas le matin, prise de possession du motorisé. Dodo au camping du Circus Circus Jour 2 : Départ tôt pour Death Valley, dodo à Furnace Creek Jour 3 : Départ tôt pour Valley of Fire, dodo au camping là-bas (premier arrivé, premier servi) Jour 4 : Départ pour Zion, dodo à Watchman Campground Jour 5 : Départ pour Bryce Canyon, balade, puis on continue jusqu'à Page. Dodo au Wahweap Campground Jour 6 : Visite de Antelope Canyon et de Horseshoe Bend, puis on va au Grand Canyon. Visite de la partie Desert View (est) puis dodo au Village RV. Jour 7 : Visite de Grand Canyon et départ vers midi pour la route 66. Dodo au Grand Canyon Caverns Campground, arrivée en soirée, après quelques arrêts sur la route 66. Jour 8 : Route 66, visite de Chloride et d'une mine d'or à Nelson, arrivée en début de soirée à Las Vegas. Jour 9 : Remise du motorisé et départ en après-midi vers Montréal
Merci à tous ceux et celles qui m'ont aidée à créer notre itinéraire (Itat, Hiacinthe et tous ceux qui l'ont fait sans le savoir grâce à leurs supers carnets). Voilà maintenant notre carnet à nous. Par petits bouts, travail et études obligent...
Samedi 25 février
Bientôt l'embarquement! Nos 4 sacs de hockey nous ont précédés dans la soute et nous trainons nos 5 valises de cabines et les sacs de voyage en prime... Pour ne pas avoir à payer plus de 700$ USD pour louer la literie et le matériel de cuisine pour le motorisé, nous avons choisi de tout amener, d'où les sacs de hockey qui contiennent tout ce qu'il faut pour la survie à 6 en hiver 🙂 Les enfants (et les parents!) avaient comme mission de mettre leur linge le plus chaud et le plus encombrant sur le dos et de faire rentrer tout le reste dans une valise de cabine. Ils ont fait ça comme des pros! Même la mère, qui ne voyage plus léger depuis ses jeunes années, a réussi cette prouesse (pour elle)!

Dès que nous commençons à descendre, le paysage se dévoile un peu plus et c'est juste magnifique. Montagnes enneigées à droite, paysage plus aride à gauche. Rouge à droite, brun à gauche.

Las Vegas est entouré de montagnes rocheuses. Atterrissage en douceur, nous sortons, il fait frais (15 degrés), un peu nuageux. Nous devons prendre deux taxis pour nous amener au Sahara RV. 13 milles : 90 $ de taxi, ouch. Le technicien nous présente notre RV assez sommairement et rapidement. Il faut lui arracher les explications de la bouche mais, bon. heureusement que nous en avons déjà eu un! On embarque enfants et bagages et c'est le départ!

Direction Walmart pour faire l épicerie et aller chercher les petits appareils réservés (grille-pain, cafetière, hachoir, chaufferette et une bouilloire, le tout pour moins de 50$). Nous nous divisons en deux équipes pour être plus efficaces, la nourriture est terriblement chère et peu diversifiée mais le vin ne coûte presque rien.

Deux heures plus tard, les enfants sont affamés, tout le monde est fatigué mais nous avons terminé... Pour l'épicerie. Entre-temps, petit stress, car Jacques a découvert que le frigo et le 12 v en général ne fonctionnaient pas, mais, après un appel au centre RV, le problème est réglé. Un bouton a été poussé par erreur. Ouf! Nous avons dû aussi mettre du tape sur les portes d'armoires qui ont tendance à s'ouvrir en roulant et à déverser leur continu par terre. Direction ensuite vers un magasin de cellulaire pour acheter une carte SIM pour mon téléphone débloqué mais, o surprise, le déblocage que j'ai payé 35$ n'a pas marché et nous devons acheter un nouveau téléphone. 1 longue heure plus tard, c'est réglé, retour au motorise et, enfin, nous pouvons aller au camping. A condition de le trouver.
Après deux tours autour du Circus Circus (dans le trafic et long détour), Jacques me dépose devant et me dit qu il refait un tour et repassera me chercher. J'entre et suis les indications pour le lobby qui est complètement à l'autre bout de l'hôtel. Course entre les machines à sous, les boutiques, les gens, information au lobby, je me prépare à retourner d où je suis venue et là, sueurs froides... Je n'ai aucune idée du chemin que j'ai pris et il y a des salles partout qui se ressemblent toutes (machines à sous, gens, boutiques). Je cours au hasard vers ce que je crois être le bon chemin, mon téléphone est sur le point de mourir, je m'imagine perdue dans le casino incapable de rejoindre Jacques ou qu'il me rejoigne. C'est comme dans un cauchemar mais c'est très drôle en même temps. Surtout quand je me rends compte que j'ai tourné en rond et que je suis revenue quasiment à mon point de départ...
Enfin je trouve un plan et le nom de la sortie que je dois rejoindre et j'y cours. Jacques a dû faire un autre tour, on se retrouve finalement et on finit par trouver le camping, totalement non indiqué et introuvable sans des indications! On s'installe, on vide les 50 sacs d épicerie et les bagages, je prépare le souper et nous ressortons visiter Las Vegas by night, malgré notre fatigue (levés depuis 4 heures ce matin, il est 11 heures du soir pour nous!). Longue marche de 2h30 pour admirer les hôtels Venetia et autres autour. C'est grandiose mais un peu trop... Trop de bling bling, de bruit, de monde, on devient vite saturé et nous partirons sans regrets demain matin!
Notre "terrain" au Circus Circus


Retour au motorisé pénible, tout le monde a mal quelque part, pieds, dos, hanches... L'installation pour la nuit est aussi pénible, le motorisé est mal conçu, on ne peut pas passer à plus qu'une personne entre les tables et celles-ci se révèlent difficiles à démonter et remonter en lits. Tous les enfants sont couchés et nous sommes encore en train de nous battre avec notre lit. Finalement, nous demandons aux filles (qui dormaient dans la capucine) de dormir sur les bancs des tables comme ça nous n'aurons pas besoin de les enlever et nous dormirons dans la capucine à la place. Jacques s'aperçoit que le chauffage ne fonctionne pas et nous avons oublié un sac de couchage donc nous empilons toutes les couvertures restantes sur notre lit. J'aurai froid pendant la nuit et j'anticipe un peu les nuits à -10 si nous n'avons pas de chauffage!
Prochaine étape : départ pour Death Valley. À suivre...
Salut tout le monde,
Cela fait 3 mois que je lis de nombreux carnets sur les pistes autour de page, car j'ai décidé de retourner dans le southwest des USA en fin d'hiver pour 13 jours (départ fin février). Pourquoi? Tout d'abord, j'ai eu un coup de foudre pour des billets à 599 euros!!!!! Et j'ai réussi à convaincre mes parents de venir avec nous, donc, il n'y aura pas trop de randonnées! 🤪
Arrivée à Denver et départ de las Vegas. Vous me direz, oui, mais le drop off de 330 dollars!! Je sais!!! Mais voilà l'an dernier je n'avais eu beaucoup de neige qu'à Bryce canyon, alors j'ai voulu assurer mes arrières.
Après mon "apologie du southwest en hiver", Je persiste et je signe, et j'envisage de récidiver en incluant beaucoup plus de pistes cette fois-ci, évidement en tenant compte de la météo, et des conseils des rangers des visitors center, ce qui m'oblige à avoir des plans B fréquents. L'an dernier, j'avais vraiment apprécié la piste menant à Alstrom point, et aussi la moki dugway et muley point.
Mes sites de chevet, si l'on peut dire, sont ouest-usa de Sedonax et Comment organiser son voyage en solo de Itat. Bisous à vous 2 et un grand merci pour le temps consacrer à faciliter la vie des voyageurs.
Du coup, avec location d'un SUV 4x4 évidement pour tout le voyage, j'envisage de poursuivre avec les pistes: - de shafer trail à Moab. (Je connais un grand guerrier grec qui se dira " Ah, tout de même!!!) - de cathedral valley loop à Capitol reef - cottonwood canyon road - burr trail road. http://www.nps.gov/glca/planyourvisit/driving-the-burr-trail.htm
Donc nous atterrissons tard la nuit qui précède J1. -J1 et J2 à Denver, et sa région pour assurer la neige, la partie symphonique et la partie shopping équipement du voyage, (peut-être un tour à garden of the gods et à Painted Mines Interpretive Park en J2) - 3ème nuit à silverthorne, pour se rapprocher de Moab, et pour se réveiller dans un environnement tout blanc!! - J3: visite éclaire au Colorado national monument, avant de rejoindre Moab en passant par la scenic road 128 pour voir les fisher towers! Je prévois Depuis Grand Junction, de prendre la route 340 puis la Glade Park Road/Monument Road jusqu'à l'entrée est du parc, donc de parcourir la monument road qui permet d'avoir les points de vue du CNM jusqu'au visitor center.
Alors voici mes questions (Oui, oui, elles finissent par arriver....)
1) Combien de temps avant le trajet les rangers peuvent-ils dire si la piste est praticable ou non?
2) Est-ce que les rangers du visitor center de Arches park, (par lequel nous passerons le jour de notre arrivée à Moab), pourrons nous renseigner sur l'état de la shafer trail que je voudrais emprunter le lendemain après avoir visité island in the sky?
3) Lorsque nous arriverons à torrey par la route 24 en venant de Moab, puis-je espérer avoir des infos au visitor center de cathedral valley, pour notre cathedral valley loop du lendemain? Voici une info que j'ai trouvé "For current road conditions, refer to the recorded message on our automated phone system at (435) 425-3791"
Quelqu'un a déjà essayé de comprendre un message automatique en anglais?
En plan B, je prévois de faire la scenic drive de capitol reef, lue sur le blog de Itat (que ferait-on sans toi, hein?)
5) Je quitterai Torrey (après y avoir passé 2 nuits au Best western Capitol Reff resort pour 77 euros les 2 nuits, vous ai-je dit que j'adorais les prix d'hiver?????), en empruntant La cottonwood canyon road (CCR pour les intimes) qui me permettra de rejoindre Page. (En plan B, j'ai prévu de redescendre la scenic byway 12, puis de prendre la interstate 89....) Je prévois de m'arrêter au kodachrome basin state park de toute façon. Google map affiche 5 heures sans les arrêts de torrey jusqu'à page en passant par la CCR. Qu'en pensez vous? Sur ouest-usa, Philippe (alias l'incontournable SEDONAX) parle d'une demi journée pour le trajet depuis kodachrome basin. Je ne prévois pas de randonner, donc cela devrait aller, non?
6) Après 2 nuits à Page, (visite de white pocket et CBS (avec permis déjà achetés) à nouveau avec les adorables paria outfitters que sont Steeve et Susan. (Merci encore à Sedonax). Si la météo est mauvaise, il y a suffisamment de plans B à Page, donc pas de problème. Le 2ème jour avant de quitter Page, je prévois un tour en avion au dessus du lac powell et de monument valley avec la compagnie Westwind Air Service Charter, appelé monument valley 1.5 h air tour only, http://www.westwindairservice.com/tours/page/. Quelqu'un l'a déjà fait?
7) De Page, je retourne sur Boulder, soit par la CCR si pas possible la 1ère fois, soit par la 89 puis la 12, avec un arrêt par bryce canyon en chemin. Cette partie du circuit dépend vraiment de ce que nous aurons déjà pu faire.
8) De Boulder, dans la plupart des carnets, j'ai vu que ceux qui font la burr trail road reviennent vers torrey en empruntant la nortom road. http://www.nps.gov/glca/planyourvisit/hours.htm Y-a-t-il des gens qui ont continué vers bullfrog marina, pris le ferry puis continuer jusqu'à monument valley, en passant par Natural bridges national monument? Google affiche 6h30 de route, ce qui me laisse dubitative sur la réalisation du parcours?????? Y-a-t-il des panneaux le long de la burr trail road pour indiquer les directions ou faut-il que j'imprime les indications données par le site gouvernemental http://www.nps.gov/glca/planyourvisit/driving-the-burr-trail.htm
9) Puis-je réalistement prévoir une nuit au view après la burr trail road? Le plan B serait de prendre la 95, en passant par la moki dugway et valley of the god, trajet pour lequel Google affiche un peu moins de 5 heures!!! Qu'en pensez-vous?
L'étape du lendemain est le grand canyon que je connais, avec nuit la-bas, puis las Vegas pour repartir.
Bien, j'espère avoir été claire et pas trop longue. A bientôt!
Cela fait 3 mois que je lis de nombreux carnets sur les pistes autour de page, car j'ai décidé de retourner dans le southwest des USA en fin d'hiver pour 13 jours (départ fin février). Pourquoi? Tout d'abord, j'ai eu un coup de foudre pour des billets à 599 euros!!!!! Et j'ai réussi à convaincre mes parents de venir avec nous, donc, il n'y aura pas trop de randonnées! 🤪
Arrivée à Denver et départ de las Vegas. Vous me direz, oui, mais le drop off de 330 dollars!! Je sais!!! Mais voilà l'an dernier je n'avais eu beaucoup de neige qu'à Bryce canyon, alors j'ai voulu assurer mes arrières.
Après mon "apologie du southwest en hiver", Je persiste et je signe, et j'envisage de récidiver en incluant beaucoup plus de pistes cette fois-ci, évidement en tenant compte de la météo, et des conseils des rangers des visitors center, ce qui m'oblige à avoir des plans B fréquents. L'an dernier, j'avais vraiment apprécié la piste menant à Alstrom point, et aussi la moki dugway et muley point.
Mes sites de chevet, si l'on peut dire, sont ouest-usa de Sedonax et Comment organiser son voyage en solo de Itat. Bisous à vous 2 et un grand merci pour le temps consacrer à faciliter la vie des voyageurs.
Du coup, avec location d'un SUV 4x4 évidement pour tout le voyage, j'envisage de poursuivre avec les pistes: - de shafer trail à Moab. (Je connais un grand guerrier grec qui se dira " Ah, tout de même!!!) - de cathedral valley loop à Capitol reef - cottonwood canyon road - burr trail road. http://www.nps.gov/glca/planyourvisit/driving-the-burr-trail.htm
Donc nous atterrissons tard la nuit qui précède J1. -J1 et J2 à Denver, et sa région pour assurer la neige, la partie symphonique et la partie shopping équipement du voyage, (peut-être un tour à garden of the gods et à Painted Mines Interpretive Park en J2) - 3ème nuit à silverthorne, pour se rapprocher de Moab, et pour se réveiller dans un environnement tout blanc!! - J3: visite éclaire au Colorado national monument, avant de rejoindre Moab en passant par la scenic road 128 pour voir les fisher towers! Je prévois Depuis Grand Junction, de prendre la route 340 puis la Glade Park Road/Monument Road jusqu'à l'entrée est du parc, donc de parcourir la monument road qui permet d'avoir les points de vue du CNM jusqu'au visitor center.
Alors voici mes questions (Oui, oui, elles finissent par arriver....)
1) Combien de temps avant le trajet les rangers peuvent-ils dire si la piste est praticable ou non?
2) Est-ce que les rangers du visitor center de Arches park, (par lequel nous passerons le jour de notre arrivée à Moab), pourrons nous renseigner sur l'état de la shafer trail que je voudrais emprunter le lendemain après avoir visité island in the sky?
3) Lorsque nous arriverons à torrey par la route 24 en venant de Moab, puis-je espérer avoir des infos au visitor center de cathedral valley, pour notre cathedral valley loop du lendemain? Voici une info que j'ai trouvé "For current road conditions, refer to the recorded message on our automated phone system at (435) 425-3791"
Quelqu'un a déjà essayé de comprendre un message automatique en anglais?
En plan B, je prévois de faire la scenic drive de capitol reef, lue sur le blog de Itat (que ferait-on sans toi, hein?)
5) Je quitterai Torrey (après y avoir passé 2 nuits au Best western Capitol Reff resort pour 77 euros les 2 nuits, vous ai-je dit que j'adorais les prix d'hiver?????), en empruntant La cottonwood canyon road (CCR pour les intimes) qui me permettra de rejoindre Page. (En plan B, j'ai prévu de redescendre la scenic byway 12, puis de prendre la interstate 89....) Je prévois de m'arrêter au kodachrome basin state park de toute façon. Google map affiche 5 heures sans les arrêts de torrey jusqu'à page en passant par la CCR. Qu'en pensez vous? Sur ouest-usa, Philippe (alias l'incontournable SEDONAX) parle d'une demi journée pour le trajet depuis kodachrome basin. Je ne prévois pas de randonner, donc cela devrait aller, non?
6) Après 2 nuits à Page, (visite de white pocket et CBS (avec permis déjà achetés) à nouveau avec les adorables paria outfitters que sont Steeve et Susan. (Merci encore à Sedonax). Si la météo est mauvaise, il y a suffisamment de plans B à Page, donc pas de problème. Le 2ème jour avant de quitter Page, je prévois un tour en avion au dessus du lac powell et de monument valley avec la compagnie Westwind Air Service Charter, appelé monument valley 1.5 h air tour only, http://www.westwindairservice.com/tours/page/. Quelqu'un l'a déjà fait?
7) De Page, je retourne sur Boulder, soit par la CCR si pas possible la 1ère fois, soit par la 89 puis la 12, avec un arrêt par bryce canyon en chemin. Cette partie du circuit dépend vraiment de ce que nous aurons déjà pu faire.
8) De Boulder, dans la plupart des carnets, j'ai vu que ceux qui font la burr trail road reviennent vers torrey en empruntant la nortom road. http://www.nps.gov/glca/planyourvisit/hours.htm Y-a-t-il des gens qui ont continué vers bullfrog marina, pris le ferry puis continuer jusqu'à monument valley, en passant par Natural bridges national monument? Google affiche 6h30 de route, ce qui me laisse dubitative sur la réalisation du parcours?????? Y-a-t-il des panneaux le long de la burr trail road pour indiquer les directions ou faut-il que j'imprime les indications données par le site gouvernemental http://www.nps.gov/glca/planyourvisit/driving-the-burr-trail.htm
9) Puis-je réalistement prévoir une nuit au view après la burr trail road? Le plan B serait de prendre la 95, en passant par la moki dugway et valley of the god, trajet pour lequel Google affiche un peu moins de 5 heures!!! Qu'en pensez-vous?
L'étape du lendemain est le grand canyon que je connais, avec nuit la-bas, puis las Vegas pour repartir.
Bien, j'espère avoir été claire et pas trop longue. A bientôt!
Après avoir évoqué le Kenya, la Scandinavie, l’Islande et le Canada, la destination des USA avait été décidée en septembre 2013.Les réservations du CC, des billets d’avions et des nuits d’hôtels ont été effectuées à la même période. Ensuite, les nuits en camping et l’hélicoptère ont été réservés vers février. Aucune difficulté rencontrée pour la planification de ce voyage, la grande majorité ayant été faite par internet.
4 adultes participaient à ce road-trip : M mon père (72 ans), A ma mère (70ans), C mon épouse (40 ans) et moi-JF(40 ans). Ayant déjà effectué un voyage en 2005 dans l’ouest des USA (voyage organisé avec itinéraire classique), mes parents nous ont laissé gérer l’organisation du voyage. Ils avaient tout de même suggéré l’hélico pour GC, confirmé la beauté de MV et mon père nous avait précisé qu’il souhaitait cette fois-ci pouvoir rester plus de 30min à BC ! Il sera comblé : nous allions y passer 2 nuits.
Je dois avouer que la préparation de ce trip a pris du temps : des heures et des heures à glaner des infos à la lecture de vos carnets de route sur le web. Ce fut un réel plaisir. 🙂
Quelqu’un a écrit qu’un voyage se vivait en 3 étapes : avant lors de la préparation, pendant en profitant du moment, et après dans l’écriture d’un carnet de route et le traitement des photos. C’est donc autant pour mon épouse et moi que pour faire un juste retour face aux autres dizaines de carnets de voyage lus, que nous nous lançons dans l’écriture de ce road book. Vous y trouverez des informations, des pistes de recherche (je me rappelle d’un carnet de route qui m’a fait effectuer beaucoup de recherches sur le web car il y avait marqué sans plus de détail « W&R canyon chez les hopis »), des sentiments, etc. Il représente ce que nous avons vécu et ressenti.
Bref, tout ne vous intéressera pas, mais n’hésitez pas à poser des questions si vous souhaitez plus de détails sur un point particulier. Soyez indulgents avecl’écriture et les photos. Je compte mettre en ligne tous les jours une journée de trip avec les photos. Une fois ce carnet de route terminé, nous attaquerons une nouvelle préparation de voyage pour 2015, cette fois-ci avec nos enfants. Pourquoi pasl’Ecosse ?...... 😛
Quelques données préalables en vrac Le trip aduré 14 jours et comprenait en gros 250km par jour (en dehors du retour et de la montée de BC vers Yellowstone) : Paris -> LV (via LA) -> GC ->Lee’s Ferry -> MV -> Page -> BC -> Yellowstone -> SLC ->Paris. Nous avons réellement fait 3700km (estimation préalable de 3000km).
Les avions : Paris CDG à LAX : vol Air-France, en A380 vieillissant (écran vidéotactile sur lequel il fallait donner des coups de poings, télécommande qui ne tenait plus en place, siège qui ne s'inclinait presque plus, etc.), avec champagne français, soleil permanent, le fameux chicken or pasta (pasta aux champignons), un atterrissage impeccable. LAX à LV : vol Delta, en CJM900, à peine une heure de vol. En comparaison de l’A380, on sent que le pilote pilote… Ça bouge, ça penche, ça tremble, ça prend les trous d’airs et ça rebondit à l’atterrissage… SLC à Paris CDG : vol Delta, en A330 impeccable, magnifique coucher de soleil, chicken or pasta Les hôtels : Ibis à CDG : parfaitement situé dans l’aéroport, desservi par le shuttle, calme. Circus-circus à LV : réservé par précipitation, excentré des autres casinos. Days Inn à SLC : facile d’accès avec un RV de 30ft, RAS. Le camping-car de 30ft (loué chez Cruise America via camping-car online): récupéré à LV et rendu à SLC, très facile à conduire, la boite automatique est agréable, juste à surveiller l’arrière quand on tourne. Le système de vidange est très pratique. Le rayon de braquage ne permet pas de faire demi-tour rapidement. Le climat : une chance extraordinaire ! Quelques gouttes à Norris basin et 30 min de petite pluie le dernier jour sur l’autoroute arrivant à SLC.Ensoleillé le reste du temps.
Bonjour,
Le débat fait rage sur le pour et le contre de voyager avec un bébé…
Je crois avoir vu des postes sur le sujets, mais je ne les retrouves plus… Donc pour en discuter, j’ouvre ce nouveau post avec une discussion uniquement sur les bébés de moins de 2 ans (pour ne pas lancer la polémique du : un enfant de 12 ans ne devrait pas voyager car il n’en profite pas…)
Et si certains veulent apporter des conseils sur comment gérer leurs enfants en voyage, cela serait un plus. :) Par exemple, les classiques : on ne laisse pas un enfant dans sa voiture seule pendant qu’on fait une randonnée, un bébé est un être vivant qui a besoin d’être hydraté plus qu’un adulte (pour rappel, quand on a soif, c’est qu’on aurait déjà dû boire !), etc.
Donc : Pour ? Contre ? Mais si possible, surtout, Pourquoi ? Et sans insulte si possible : Car je sens que pour certains, cela va être impossible....
Pour commencer, voici un début de débat.
· Pour : bébé a-t-il plus besoin d’être dans un lieu rassurant ou de ses parents (enfin surtout sa maman) ? Ses parents sont leurs piliers, il est préférable de les garder… Surtout quand ses parents seront détendu par le voyage ! Le bébé le ressentira. :)
· Pour (et contre pour certains) : Changer le bébé de son domaine l’ouvre au monde ? Cela dépend fortement du bébé. Ce point est à l’image de la poussette : orienté vers papa/maman ou vers l’extérieur et l’inconnu ? Pour ma part, mon fils aime découvrir le monde et dans le caddie, il ne veut pas nous voir, mais voir ou l’on va !
· Contre : Voyager dans un pays n’ayant pas les mêmes normes d’hygiène qu’en France. Il ne faut pas oublier que si on peut attraper la tourista… Cela serait pire si le petit l’attrape !
· Contre : L’avion c’est trop long ? 10, 15, 20 h de vol, c’est long pour un bébé… Mais, comme les adultes, un bébé besoin de se dépenser en grandissant… Une solution serait donc de couper le vol et de privilégié 2 vol de 6 h avec 3 heures d’escales pour se dépenser, plutôt qu’un gros vol d’un coup…
· On s’en fout : o Bébé va pleurer dans l’avion et déranger les gens (C’est le classique : « Espérons pour les autres passagers des vols que vos enfants seront calmes ! ») : c’est pas notre problème ! La place est payante (même quand il n’y a pas de place physique) ! Notre bébé a donc le même droit qu’un autre passager… Sinon, merci de faire en sorte que celui qui ne s’est pas lavé, qui parle fort avec sa femme, qui aime ouvrir et fermer sa tablette durant tout le vol, qui ronfle, qui pete, etc. ne soit pas également admis ! Un bébé qui pleure au décollage est-il aussi insoutenable qu’un ado de 14 ans qui va mettre ses pieds contre votre dossier pendant tout le voyage ? Ou une petite fille de 8 ans qui va vous poser des questions pendant tous le voyages ? Oui, certains parents sont négligeant et non aucune manière… Cela reflète hélas la société… C’est du même ordre que la réputation des français à l’étranger ! On a beau donner 20 % de TIPS pour un service moyen, on nous regarde encore comme des radins, alors que mon beau-frère canadien anglophone qui ne larguera que 15% n’aura pas ces regards…
@ vous,
Geoffroy
Le débat fait rage sur le pour et le contre de voyager avec un bébé…
Je crois avoir vu des postes sur le sujets, mais je ne les retrouves plus… Donc pour en discuter, j’ouvre ce nouveau post avec une discussion uniquement sur les bébés de moins de 2 ans (pour ne pas lancer la polémique du : un enfant de 12 ans ne devrait pas voyager car il n’en profite pas…)
Et si certains veulent apporter des conseils sur comment gérer leurs enfants en voyage, cela serait un plus. :) Par exemple, les classiques : on ne laisse pas un enfant dans sa voiture seule pendant qu’on fait une randonnée, un bébé est un être vivant qui a besoin d’être hydraté plus qu’un adulte (pour rappel, quand on a soif, c’est qu’on aurait déjà dû boire !), etc.
Donc : Pour ? Contre ? Mais si possible, surtout, Pourquoi ? Et sans insulte si possible : Car je sens que pour certains, cela va être impossible....
Pour commencer, voici un début de débat.
· Pour : bébé a-t-il plus besoin d’être dans un lieu rassurant ou de ses parents (enfin surtout sa maman) ? Ses parents sont leurs piliers, il est préférable de les garder… Surtout quand ses parents seront détendu par le voyage ! Le bébé le ressentira. :)
· Pour (et contre pour certains) : Changer le bébé de son domaine l’ouvre au monde ? Cela dépend fortement du bébé. Ce point est à l’image de la poussette : orienté vers papa/maman ou vers l’extérieur et l’inconnu ? Pour ma part, mon fils aime découvrir le monde et dans le caddie, il ne veut pas nous voir, mais voir ou l’on va !
· Contre : Voyager dans un pays n’ayant pas les mêmes normes d’hygiène qu’en France. Il ne faut pas oublier que si on peut attraper la tourista… Cela serait pire si le petit l’attrape !
· Contre : L’avion c’est trop long ? 10, 15, 20 h de vol, c’est long pour un bébé… Mais, comme les adultes, un bébé besoin de se dépenser en grandissant… Une solution serait donc de couper le vol et de privilégié 2 vol de 6 h avec 3 heures d’escales pour se dépenser, plutôt qu’un gros vol d’un coup…
· On s’en fout : o Bébé va pleurer dans l’avion et déranger les gens (C’est le classique : « Espérons pour les autres passagers des vols que vos enfants seront calmes ! ») : c’est pas notre problème ! La place est payante (même quand il n’y a pas de place physique) ! Notre bébé a donc le même droit qu’un autre passager… Sinon, merci de faire en sorte que celui qui ne s’est pas lavé, qui parle fort avec sa femme, qui aime ouvrir et fermer sa tablette durant tout le vol, qui ronfle, qui pete, etc. ne soit pas également admis ! Un bébé qui pleure au décollage est-il aussi insoutenable qu’un ado de 14 ans qui va mettre ses pieds contre votre dossier pendant tout le voyage ? Ou une petite fille de 8 ans qui va vous poser des questions pendant tous le voyages ? Oui, certains parents sont négligeant et non aucune manière… Cela reflète hélas la société… C’est du même ordre que la réputation des français à l’étranger ! On a beau donner 20 % de TIPS pour un service moyen, on nous regarde encore comme des radins, alors que mon beau-frère canadien anglophone qui ne larguera que 15% n’aura pas ces regards…
@ vous,
Geoffroy
Bonjour à tous !
Une semaine plus tôt j'ai présenté une courte vidéo de 2 minutes regroupant essentiellement les time-lapses que j'ai capturés durant mon périple en solitaire aux Etats-Unis; vous pouvez la visionner sur YouTube via ce lien: http://www.youtube.com/watch?v=-1aQD1Ja_3s
Après en avoir discuté sur le topic associé (http://voyageforum.com/...etats-unis-d6173621/), j'ai choisi de publier chaque semaine le récit illustré d'une journée de cet incroyable voyage !
Pour les personnes qui ne sont pas passées par ce topic, je me présente en quelques points:Matthieu20 ans, 4 moisEtudiant en Prépa au Lycée Faidherbe de Lille, filière MPPassionné de voitures, d'aéronautique et de nouvelles technologies Je vous joins préalablement mon Roadbook qui vous donnera une bonne idée de mon trajet: https//skydrive.live.com/redir?resid=79AB5337927...
Ceci étant fait, je vous souhaite une bonne lecture ! Notez que le premier jour est très peu illustré; il en sera tout autre pour les suivants.
SOMMAIREJour 1 en page 1: De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu'à Minneapolis...Jour 2 en page 1: San Francisco et de la compote de piedsJour 3 en page 2: Deux sommets, un musée plein de mange-fric, et des transports publiques atypiques Jour 4 en page 3: Un gros caprice chez HertzJour 5 en page 3: Course contre le SoleilJour 6 en page 4: Sur les lacs salés de Bonneville Jour 7 en page 4: Au bord du gouffre Jour 8 en page 4: Un fer à chevalJour 9 en page 5: Une journée au Grand Canyon Jour 10 en page 6: Une ville pas comme les autresJour 11 en page 7: 120°FJour 12 en page 7: La boucle est bouclée Jours 13 à 15 en page 8: Retrouvailles Jour 16 en page 8: ChicagoJours 17 et 18 en page 9: Dernière journée Les Etats-Unis ne me sont pas totalement inconnus; j'ai eu deux occasions d'y aller: une fois en 2009 avec les parents sur la côte Est (NYC, DC, Chicago) et une autre fois en 2010 dans le cadre d'un échange scolaire, dans le Wisconsin.
On m'a souvent reproché d'avoir l'esprit manuel d'une otarie, ce que je veux bien concevoir. En particulier, retenez que "l'ouverture facile" d'un paquet de gruyère râpé suffit à me dégouter de la vie...
Par ce voyage en solo, j'ai donc décidé de montrer que je pouvais me débrouiller seul. En fait j'aime me dire que ça fera office de service militaire, en plus cool bien sûr, bien que mon père ne soit pas trop de mon avis bizarrement !
Pour l'occasion, j'ai également prévu un matériel vidéo complet pour conserver le meilleur souvenir de cette expérience atypique. Un petit diagramme pour illustrer:

Bref, après une longue préparation, c'est le grand départ, le mercredi 7 août 2013.

JOUR 1 (7 août 2013): De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu’à Minneapolis…
Il est 4:20. Réveil, douche, déjeuner, dents, dernières vérifications : passeport, billet, tête etc. Voilà ça c’est fait ! Départ pour la gare Lille Europe où je prends mon TGV en direction de CDG à 6:02. Un dernier au revoir à Maman qui s’inquiète déjà alors que je trépigne intérieurement d’impatience à l’idée de partir vers l’inconnu; me voilà livré à moi-même !
Arrivé à CDG, je suis accueilli par un premier afficheur géant avec la liste des avions. Je cherche AF9300…. AF9300. Je trouve rien, je commence à paniquer, je vois un paquet de gruyère râpé dans ma tête, et puis je finis par me rendre compte du problème : « Et m*rde c’est écrit des deux côtés de l’afficheur ». Bref, je trouve finalement mon vol, Terminal 2E.

A la zone d’enregistrement, je remarque que tous les comptoirs Air France sont encore fermés tandis que Delta fait déjà circuler du monde. J’attends 15 minutes, 30 minutes… eh mais attendez : mon vol Air France est effectué par Delta ? Qu’est-ce que je fiche devant les comptoirs vides d’Air France ?!
Au moins j’arrive à prendre le train automatique sans me tromper de direction (facile en partant du terminus me direz-vous). Me voilà donc rapidement devant ma porte d’embarquement, deux heures avant l’embarquement prévu à 10:35. Mon avion est un Airbus A330-200. J’aurais préféré un B777 qui fait un peu plus « badass » avec ses deux énormes moteurs GE, mais après tout, l’A330 est mieux réputé pour sa fiabilité : je vais aux Etats-Unis, pas au sud du Groenland…

Ça n’empêche pas mon vol de partir presqu’une heure en retard faute de cabine pas prête. Cela promet pour l’escale à Minneapolis ! Le décollage se fait sans encombres. Je comprends toujours pas POURQUOI « all your electronic devices must be turned off » . Enfin bon, je savoure toujours autant le décollage; ah l’avion, quelle incroyable machine !
Plus tard j’apprends en discutant avec mon passager que celui-ci est un ancien policier de Los Angeles – dès lors je suis content d’avoir obéi aux ordres concernant les appareils électroniques… On discute un peu de nos voyages respectifs: lui revenait d’un périple en Europe et vantait le vin français !
Le service de Delta est correct sans plus; AirFrance fait mieux à mon gout. Surtout, on arrive une heure en retard à Minneapolis et juste APRES un avion chinois à l’immigration. Heureusement j’avais déjà parcouru VoyageForum donc aucun stress de mon côté. Pas le cas de tout le monde. J’essaye de rassurer quelques français ou bien je leur traduis les messages des agents Delta lorsqu’ils ne les comprennent pas. Je décide de rester avec un couple de français très sympa qui allait aussi à SFO.
A l’immigration j’ai eu beaucoup plus de questions que d’habitude !! « Why are you coming to the US? », « why are you traveling alone? », « do you have friends in the area? », « how are you renting a car? » etc.
Bref, je finis par passer, je récupère ma valise et j’attends le couple de français. Malheureusement Madame avait emporté du pâté de France, donc à la douane ça passe pas (d'où le titre du jour 1) ! Le couple m'incite à ne pas les attendre et je poursuis donc seul jusqu’au dépose bagage suivant. Au contrôle de sécurité je crois halluciner en voyant les énormes scanners corporels ! A la sortie du scanner, un agent me lance « You did a high score ! ». Peu importe la signification, j’étais surtout préoccupé par ma correspondance. Je réenfile tout à vitesse V puis sur les écrans, je lis à côté de ma correspondance : « departed ».
Reste donc à trouver le comptoir Delta pour transférer mon vol. Au début je demande sans le savoir au comptoir du lounge privé de Delta. On me répond gentiment: « If you do it here you’ll have to pay ». Je trouve finalement le comptoir pour les AUTRES gens, et on me transfert sur un vol pour SFO à 18:00… alors que ma correspondance était normalement prévue à 14:00. Je contacte donc l’hôtel pour prévenir de mon arrivée tardive et j’attends. Heureusement j’ai internet sur mon porta… j’ai rien dit. Bref j’attends.
Le couple de Français qui avait été bloqué à la douane me retrouve finalement. Un peu de compagnie c’est toujours plaisant ! On embarque finalement sur un Boeing 767-300 vieillissant. Fait amusant, je me retrouve en classe bétaillère côté hublot tandis que le couple de Français est placé en Business ! Durant le vol, j'aperçois au sol les grandes zones désertiques du Nevada que j'allais traverser quelques jours plus tard...

Après quatre heures de vol j’arrive ENFIN à San Francisco. Je trouve l’aéroport super ! Visiblement pas trop grand et très pratique; je trouve le BART facilement, quoique je me gratte un instant la tête en voulant prendre un ticket. $8.25 plus tard je pars pour le centre de SF. En sortant du BART vers 22:00 je dégaine ma GoPro et tandis que je filme, un passant me lance « Welcome to California ». C’est à croire que j’ai l’air d’un touriste avec mon backpack, ma grosse valise et ma caméra à la main !!
Je trouve aisément le Grant Plaza Hotel et je suis déjà surpris par le degré de la pente pour y accéder. Premier check-in de ma vie sans soucis, j’ai plus qu’à m’écrouler sur le lit. Ce que je ne sais pas encore, c'est que la vue me réserve une surprise...
Une semaine plus tôt j'ai présenté une courte vidéo de 2 minutes regroupant essentiellement les time-lapses que j'ai capturés durant mon périple en solitaire aux Etats-Unis; vous pouvez la visionner sur YouTube via ce lien: http://www.youtube.com/watch?v=-1aQD1Ja_3s
Après en avoir discuté sur le topic associé (http://voyageforum.com/...etats-unis-d6173621/), j'ai choisi de publier chaque semaine le récit illustré d'une journée de cet incroyable voyage !
Pour les personnes qui ne sont pas passées par ce topic, je me présente en quelques points:Matthieu20 ans, 4 moisEtudiant en Prépa au Lycée Faidherbe de Lille, filière MPPassionné de voitures, d'aéronautique et de nouvelles technologies Je vous joins préalablement mon Roadbook qui vous donnera une bonne idée de mon trajet: https//skydrive.live.com/redir?resid=79AB5337927...
Ceci étant fait, je vous souhaite une bonne lecture ! Notez que le premier jour est très peu illustré; il en sera tout autre pour les suivants.
SOMMAIREJour 1 en page 1: De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu'à Minneapolis...Jour 2 en page 1: San Francisco et de la compote de piedsJour 3 en page 2: Deux sommets, un musée plein de mange-fric, et des transports publiques atypiques Jour 4 en page 3: Un gros caprice chez HertzJour 5 en page 3: Course contre le SoleilJour 6 en page 4: Sur les lacs salés de Bonneville Jour 7 en page 4: Au bord du gouffre Jour 8 en page 4: Un fer à chevalJour 9 en page 5: Une journée au Grand Canyon Jour 10 en page 6: Une ville pas comme les autresJour 11 en page 7: 120°FJour 12 en page 7: La boucle est bouclée Jours 13 à 15 en page 8: Retrouvailles Jour 16 en page 8: ChicagoJours 17 et 18 en page 9: Dernière journée Les Etats-Unis ne me sont pas totalement inconnus; j'ai eu deux occasions d'y aller: une fois en 2009 avec les parents sur la côte Est (NYC, DC, Chicago) et une autre fois en 2010 dans le cadre d'un échange scolaire, dans le Wisconsin.
On m'a souvent reproché d'avoir l'esprit manuel d'une otarie, ce que je veux bien concevoir. En particulier, retenez que "l'ouverture facile" d'un paquet de gruyère râpé suffit à me dégouter de la vie...
Par ce voyage en solo, j'ai donc décidé de montrer que je pouvais me débrouiller seul. En fait j'aime me dire que ça fera office de service militaire, en plus cool bien sûr, bien que mon père ne soit pas trop de mon avis bizarrement !
Pour l'occasion, j'ai également prévu un matériel vidéo complet pour conserver le meilleur souvenir de cette expérience atypique. Un petit diagramme pour illustrer:

Bref, après une longue préparation, c'est le grand départ, le mercredi 7 août 2013.

JOUR 1 (7 août 2013): De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu’à Minneapolis…
Il est 4:20. Réveil, douche, déjeuner, dents, dernières vérifications : passeport, billet, tête etc. Voilà ça c’est fait ! Départ pour la gare Lille Europe où je prends mon TGV en direction de CDG à 6:02. Un dernier au revoir à Maman qui s’inquiète déjà alors que je trépigne intérieurement d’impatience à l’idée de partir vers l’inconnu; me voilà livré à moi-même !
Arrivé à CDG, je suis accueilli par un premier afficheur géant avec la liste des avions. Je cherche AF9300…. AF9300. Je trouve rien, je commence à paniquer, je vois un paquet de gruyère râpé dans ma tête, et puis je finis par me rendre compte du problème : « Et m*rde c’est écrit des deux côtés de l’afficheur ». Bref, je trouve finalement mon vol, Terminal 2E.

A la zone d’enregistrement, je remarque que tous les comptoirs Air France sont encore fermés tandis que Delta fait déjà circuler du monde. J’attends 15 minutes, 30 minutes… eh mais attendez : mon vol Air France est effectué par Delta ? Qu’est-ce que je fiche devant les comptoirs vides d’Air France ?!
Au moins j’arrive à prendre le train automatique sans me tromper de direction (facile en partant du terminus me direz-vous). Me voilà donc rapidement devant ma porte d’embarquement, deux heures avant l’embarquement prévu à 10:35. Mon avion est un Airbus A330-200. J’aurais préféré un B777 qui fait un peu plus « badass » avec ses deux énormes moteurs GE, mais après tout, l’A330 est mieux réputé pour sa fiabilité : je vais aux Etats-Unis, pas au sud du Groenland…

Ça n’empêche pas mon vol de partir presqu’une heure en retard faute de cabine pas prête. Cela promet pour l’escale à Minneapolis ! Le décollage se fait sans encombres. Je comprends toujours pas POURQUOI « all your electronic devices must be turned off » . Enfin bon, je savoure toujours autant le décollage; ah l’avion, quelle incroyable machine !
Plus tard j’apprends en discutant avec mon passager que celui-ci est un ancien policier de Los Angeles – dès lors je suis content d’avoir obéi aux ordres concernant les appareils électroniques… On discute un peu de nos voyages respectifs: lui revenait d’un périple en Europe et vantait le vin français !
Le service de Delta est correct sans plus; AirFrance fait mieux à mon gout. Surtout, on arrive une heure en retard à Minneapolis et juste APRES un avion chinois à l’immigration. Heureusement j’avais déjà parcouru VoyageForum donc aucun stress de mon côté. Pas le cas de tout le monde. J’essaye de rassurer quelques français ou bien je leur traduis les messages des agents Delta lorsqu’ils ne les comprennent pas. Je décide de rester avec un couple de français très sympa qui allait aussi à SFO.
A l’immigration j’ai eu beaucoup plus de questions que d’habitude !! « Why are you coming to the US? », « why are you traveling alone? », « do you have friends in the area? », « how are you renting a car? » etc.
Bref, je finis par passer, je récupère ma valise et j’attends le couple de français. Malheureusement Madame avait emporté du pâté de France, donc à la douane ça passe pas (d'où le titre du jour 1) ! Le couple m'incite à ne pas les attendre et je poursuis donc seul jusqu’au dépose bagage suivant. Au contrôle de sécurité je crois halluciner en voyant les énormes scanners corporels ! A la sortie du scanner, un agent me lance « You did a high score ! ». Peu importe la signification, j’étais surtout préoccupé par ma correspondance. Je réenfile tout à vitesse V puis sur les écrans, je lis à côté de ma correspondance : « departed ».
Reste donc à trouver le comptoir Delta pour transférer mon vol. Au début je demande sans le savoir au comptoir du lounge privé de Delta. On me répond gentiment: « If you do it here you’ll have to pay ». Je trouve finalement le comptoir pour les AUTRES gens, et on me transfert sur un vol pour SFO à 18:00… alors que ma correspondance était normalement prévue à 14:00. Je contacte donc l’hôtel pour prévenir de mon arrivée tardive et j’attends. Heureusement j’ai internet sur mon porta… j’ai rien dit. Bref j’attends.
Le couple de Français qui avait été bloqué à la douane me retrouve finalement. Un peu de compagnie c’est toujours plaisant ! On embarque finalement sur un Boeing 767-300 vieillissant. Fait amusant, je me retrouve en classe bétaillère côté hublot tandis que le couple de Français est placé en Business ! Durant le vol, j'aperçois au sol les grandes zones désertiques du Nevada que j'allais traverser quelques jours plus tard...

Après quatre heures de vol j’arrive ENFIN à San Francisco. Je trouve l’aéroport super ! Visiblement pas trop grand et très pratique; je trouve le BART facilement, quoique je me gratte un instant la tête en voulant prendre un ticket. $8.25 plus tard je pars pour le centre de SF. En sortant du BART vers 22:00 je dégaine ma GoPro et tandis que je filme, un passant me lance « Welcome to California ». C’est à croire que j’ai l’air d’un touriste avec mon backpack, ma grosse valise et ma caméra à la main !!
Je trouve aisément le Grant Plaza Hotel et je suis déjà surpris par le degré de la pente pour y accéder. Premier check-in de ma vie sans soucis, j’ai plus qu’à m’écrouler sur le lit. Ce que je ne sais pas encore, c'est que la vue me réserve une surprise...
Bonjour,
Nous n'avons jamais camper, ni en tente ni en camping car, en tout cas pas depuis notre enfance et nous approchons de la cinquantaine. 1) Croyez-vous qu'on puisse faire un premier essai à nos ages? 2) Dans quel pays vaut-il mieux commencer? Moi je souhaitais faire un mois entre Argentine et Chili dans les hauts plateaux en hiver austral. Mon mari dit qu'on devrait peut-être faire une première expérience aux USA ou au Canada, au printemps ou en automne (je n'aime pas la chaleur). J'ai émis l'hypothèse de l'Alaska, qui ne lui a pas plu. Qu'en pensez-vous? 3) Y-a-t-il des inconvénients auxquels on ne pense pas qui pourraient être rébarbatifs? 4) Pour ceux qui ont tenté l'expérience dans ces 2 régions ( Etats-unis/Canada ou Argentine/Chili ) que conseillerez-vous?
Nous n'avons jamais camper, ni en tente ni en camping car, en tout cas pas depuis notre enfance et nous approchons de la cinquantaine. 1) Croyez-vous qu'on puisse faire un premier essai à nos ages? 2) Dans quel pays vaut-il mieux commencer? Moi je souhaitais faire un mois entre Argentine et Chili dans les hauts plateaux en hiver austral. Mon mari dit qu'on devrait peut-être faire une première expérience aux USA ou au Canada, au printemps ou en automne (je n'aime pas la chaleur). J'ai émis l'hypothèse de l'Alaska, qui ne lui a pas plu. Qu'en pensez-vous? 3) Y-a-t-il des inconvénients auxquels on ne pense pas qui pourraient être rébarbatifs? 4) Pour ceux qui ont tenté l'expérience dans ces 2 régions ( Etats-unis/Canada ou Argentine/Chili ) que conseillerez-vous?
Voyage Forum me demande de créer une nouvelle file parce que la précédente est trop longue. Donc, voici notre programme "à jour", jusqu'au 21 avril rien ne devrait plus bouger, au-delà ça peut encore évoluer.
Merci à tous qui m'avez tant aidée par vos conseils et vos commentaire, à choisir les sites et les randonnées. Nous ne passerons pas un jour certainement sans avoir une pensée pour vous.
1- mardi 29 mars - Maison > Las Vegas
2 - 30 mars - Las Vegas > Cameron (permis Grand Falls) > Flagstaff
3 - 31 mars - Flagstaff > Grand Falls > Sedona
4 - 1 avril - Sedona
5 - 2 avril - Sedona
6 - 3 avril - Sedona
7 - 4 avril - Sedona > Cottonwood > Payson > Tonto National Monument > Lost Dutchman
8 - 5 avril - Lost Dutchman SP > Goldfield
9 - 6 avril - Lost Dutchman SP > Boyce Thompson Arboretum > Saguaro National Park East > Saguaro NP West
10 - 7 avril - Saguaro West (Arizona Sonora Desert Museum) > Alamogrodo ou White Sands
11 - 8 avril - White Sands
12 - 9 avril - White Sands > Guadalupe NP (via Sacramento)
13 - 10 avril - Guadalupe NP
14 - 11 avril - Guadalupe NP > Carlsbad Caverns (Kings Palace Ranger led Tour)
15 - 12 avril - Carlsbad Caverns > Carrizozo > Santa Fe
16 - 13 avril - Santa Fe
17 - 14 avril - Santa Fe > Taos > Chaco Culture
18 - 15 avril - Chaco Culture > Bitsi Badlands
19 - 16 avril - Bisti Badlands (Peut-être Shiprock)
20 - 17 avril - Bisti Badlands > Shiprock > Canyon de Chelly
21 - 18 avril - Canyon de Chelly
22 - 19 avril - Canyon de Chelly (Crépuscule Hope Arch) > Retour Canyon de Chelly pour la nuit
23 - 20 avril - Canyon de Chelly > Gooseneck SP > Valley of Gods
24 - 21 avril - Valley of Gods > Monument Valley (The View)
25 - 22 avril - Monument Valley > Moky Dugway > Muley Point
26 - 23 avril - Muley Point > Mule Canyon > The Needles
27 - 24 avril - The Needles
28 - 25 avril - The Needles > Moab (Marching Men - Delicate)
29 - 26 avril - Moab
30 - 27 avril - Moab - Island in the Sky
31 - 28 avril - Island in the Sky (Mesa Arch)
32 - 29 avril - Island in the Sky > Deadhorse Point pour le coucher du soleil
33 - 30 avril - Dead Horse Point > Shafer Trail > White Rim
34 - 1 mai - White Rim > Potash Road > Five Hole Arch
35 - 2 mai - Five Hole Arch > Globlin Valley > Little Wild Horse Canyon
36 - 3 mai - Crack Canyon > Hanksville
37 - 4 mai - Hanksville > Factory Butte > Capitol Reef
38 - 5 mai - Capitol Reef
39 - 6 mai - Capitol Reef > Cathedral Valley
40 - 7 mai - Cathedral Valley > on sort par Thousand Lake
41 - 8 mai - Caineville Temples Moon and Sun > Nottom Road > Cedar Mesa Campground
42 - 9 mai - Nottom Road > Burr Trail > Devil's Garden
43 - 10 mai - Devil's Garden > Golden Cathedral
44 - 11 mai - Sur Hole in the Rock Road (programme cool Choprock canyon ?) On dort au RH de Coyotte Gulch
45 - 12 mai - Coyotte Gulch
46 - 13 mai - Coyotte Gulch > Harris Wash > Henrieville (The Blues) > Kodachrome Basin
47 - 14 mai - Kodachrome Basin > Mosy Cave > Bryce Canyon (Upper Inspiration Point ) > Kodachrome Basin
48 - 15 mai - Kodachrome Basin SP > Willis Creek > Kodachrome Basin
49 - 16 mai - Cottonwood Canyon Road
50 - 17 mai - Cottonwood Canyon Road (Wahweap – White Rocks) – Nuit Alstrom Point
51 - 18 mai - Page
52 - 19 mai - Page Croisière Rainbow bridge – Old Paria Movie Set
53 - 20 mai - Antelope Canyons – Waterhole Canyon – Cathedral Wash – Great Wall
54 - 21 mai - CBN
55 - 22 mai - Whire Pass - Buckskin Gulch
56 - 23 mai - Page
57 - 24 mai - Horse Shoe Bend > Petrified Forest
58 - 25 mai - Petrified Forest > Grand Canyon
59 - 26 mai - Grand Canyon
60 - 27 mai - Grand Canyon > Seligman
61 - 28 mai - Seligman > Havasupai
62 - 29 mai - Havasupai
63 - 30 mai - Havasupai > Seligman
64 - 31 mai - Seligman > Zion
65 - 1 juin - Zion
66 - 2 juin - Zion > Toroweap
67 - 3 juin - Toroweap > Mesquite
68 - 4 juin - Mesquite > Little Finland (Gold Butte)
69 - 5 juin - Gold Butte (Little Finland) > Valley of Fire
70 - 6 juin - Valley of Fire > Red Rock Canyon
71 - 7 juin - Red Rock Canyon > Death Valley
72 - 8 juin - Death Valley
73 - 9 juin - Death Valley
74 - 10 juin - Death Valley > Las Vegas
75 - 11 juin - Las Vegas > Maison
Merci à tous qui m'avez tant aidée par vos conseils et vos commentaire, à choisir les sites et les randonnées. Nous ne passerons pas un jour certainement sans avoir une pensée pour vous.
1- mardi 29 mars - Maison > Las Vegas
2 - 30 mars - Las Vegas > Cameron (permis Grand Falls) > Flagstaff
3 - 31 mars - Flagstaff > Grand Falls > Sedona
4 - 1 avril - Sedona
5 - 2 avril - Sedona
6 - 3 avril - Sedona
7 - 4 avril - Sedona > Cottonwood > Payson > Tonto National Monument > Lost Dutchman
8 - 5 avril - Lost Dutchman SP > Goldfield
9 - 6 avril - Lost Dutchman SP > Boyce Thompson Arboretum > Saguaro National Park East > Saguaro NP West
10 - 7 avril - Saguaro West (Arizona Sonora Desert Museum) > Alamogrodo ou White Sands
11 - 8 avril - White Sands
12 - 9 avril - White Sands > Guadalupe NP (via Sacramento)
13 - 10 avril - Guadalupe NP
14 - 11 avril - Guadalupe NP > Carlsbad Caverns (Kings Palace Ranger led Tour)
15 - 12 avril - Carlsbad Caverns > Carrizozo > Santa Fe
16 - 13 avril - Santa Fe
17 - 14 avril - Santa Fe > Taos > Chaco Culture
18 - 15 avril - Chaco Culture > Bitsi Badlands
19 - 16 avril - Bisti Badlands (Peut-être Shiprock)
20 - 17 avril - Bisti Badlands > Shiprock > Canyon de Chelly
21 - 18 avril - Canyon de Chelly
22 - 19 avril - Canyon de Chelly (Crépuscule Hope Arch) > Retour Canyon de Chelly pour la nuit
23 - 20 avril - Canyon de Chelly > Gooseneck SP > Valley of Gods
24 - 21 avril - Valley of Gods > Monument Valley (The View)
25 - 22 avril - Monument Valley > Moky Dugway > Muley Point
26 - 23 avril - Muley Point > Mule Canyon > The Needles
27 - 24 avril - The Needles
28 - 25 avril - The Needles > Moab (Marching Men - Delicate)
29 - 26 avril - Moab
30 - 27 avril - Moab - Island in the Sky
31 - 28 avril - Island in the Sky (Mesa Arch)
32 - 29 avril - Island in the Sky > Deadhorse Point pour le coucher du soleil
33 - 30 avril - Dead Horse Point > Shafer Trail > White Rim
34 - 1 mai - White Rim > Potash Road > Five Hole Arch
35 - 2 mai - Five Hole Arch > Globlin Valley > Little Wild Horse Canyon
36 - 3 mai - Crack Canyon > Hanksville
37 - 4 mai - Hanksville > Factory Butte > Capitol Reef
38 - 5 mai - Capitol Reef
39 - 6 mai - Capitol Reef > Cathedral Valley
40 - 7 mai - Cathedral Valley > on sort par Thousand Lake
41 - 8 mai - Caineville Temples Moon and Sun > Nottom Road > Cedar Mesa Campground
42 - 9 mai - Nottom Road > Burr Trail > Devil's Garden
43 - 10 mai - Devil's Garden > Golden Cathedral
44 - 11 mai - Sur Hole in the Rock Road (programme cool Choprock canyon ?) On dort au RH de Coyotte Gulch
45 - 12 mai - Coyotte Gulch
46 - 13 mai - Coyotte Gulch > Harris Wash > Henrieville (The Blues) > Kodachrome Basin
47 - 14 mai - Kodachrome Basin > Mosy Cave > Bryce Canyon (Upper Inspiration Point ) > Kodachrome Basin
48 - 15 mai - Kodachrome Basin SP > Willis Creek > Kodachrome Basin
49 - 16 mai - Cottonwood Canyon Road
50 - 17 mai - Cottonwood Canyon Road (Wahweap – White Rocks) – Nuit Alstrom Point
51 - 18 mai - Page
52 - 19 mai - Page Croisière Rainbow bridge – Old Paria Movie Set
53 - 20 mai - Antelope Canyons – Waterhole Canyon – Cathedral Wash – Great Wall
54 - 21 mai - CBN
55 - 22 mai - Whire Pass - Buckskin Gulch
56 - 23 mai - Page
57 - 24 mai - Horse Shoe Bend > Petrified Forest
58 - 25 mai - Petrified Forest > Grand Canyon
59 - 26 mai - Grand Canyon
60 - 27 mai - Grand Canyon > Seligman
61 - 28 mai - Seligman > Havasupai
62 - 29 mai - Havasupai
63 - 30 mai - Havasupai > Seligman
64 - 31 mai - Seligman > Zion
65 - 1 juin - Zion
66 - 2 juin - Zion > Toroweap
67 - 3 juin - Toroweap > Mesquite
68 - 4 juin - Mesquite > Little Finland (Gold Butte)
69 - 5 juin - Gold Butte (Little Finland) > Valley of Fire
70 - 6 juin - Valley of Fire > Red Rock Canyon
71 - 7 juin - Red Rock Canyon > Death Valley
72 - 8 juin - Death Valley
73 - 9 juin - Death Valley
74 - 10 juin - Death Valley > Las Vegas
75 - 11 juin - Las Vegas > Maison
Voici la suite de notre voyage nature de 40 jours à travers le Wyoming, l'Utah, le Colorado et l'Arizona au départ de Salt Lake City.
Ci-dessous le récit accompagné de quelques photos.
Pour une version avec davantage de photos, allez directement là :
sites.google.com/.../fabuleuxvoyagesusa/

========================================================================= La première partie du récit sur VF est... là
Du canyon de Chelly à Navajo NM
J22 (23/06) : Bluff – Canyon de Chelly
Adieu Bluff, bonjour le Canyon de Chelly ! Afin de ne rien louper des deux rives du canyon, nous bifurquons via Lukachukaï pour arriver par la North Rim Drive et jouir de ses 4 points de vue. Dès le premier coup d’œil, nous sommes agréablement surpris : cette vue nous donne une grande impression de calme et de sérénité ! Nous apprécions !
Nous poursuivons jusqu’à notre hôtel, l’Holiday Inn que nous atteignons à midi. Trop tôt pour s’installer, mais le restaurant de l’hôtel (intérieur chaleureux) nous séduit. Cela tombe bien, nous n’avons pas encore fait de ravitaillement. Finalement nous sommes très déçus par son salad bar, très peu garni et assez cher !
Après le check-in, courses et repos avant de poursuivre la découverte de Chelly.
Le seul sentier autorisé est celui de White House, alors forcément c’est celui que nous prenons en cette fin d’après-midi. Il y a un peu de monde, mais ce n’est tout de même pas la procession. Les paysages le long du sentier font penser aux Coyotes Buttes, non ?
Au fond, le canyon est beaucoup moins beau que d’en haut : de nombreuses souches d’arbres calcinées lui donnent par endroits un aspect désolé ! Heureusement qu’il y a les belles ruines de White House qui compensent cette note négative !
Il nous reste à présent à aller jusqu’au bout de la South Rim Drive pour voir LE symbole du Canyon de Chelly : Spider Rock.
Eh, bien, voilà, nous avons fait le tour ! Ce soir dînette dans notre chambre. Un orage gronde tout près, mais rien sur Chelly.
J23 (24/06) : Canyon de Chelly – Page.
Nous ne voulons pas quitter le Canyon de Chelly sans une petite incursion en son sein….et pourquoi pas à cheval ? Oh, on n’ira pas très loin en 2h…. jusqu’à First Ruin mais ça change un peu des randonnées pédestres et c’est cool !
Ma monture est d’une docilité exemplaire, mais la jument d’Hervé ne fait que ce qui lui plaît, aussi rebelle que son cavalier ! Elle hennit à qui mieux mieux (en fait, elle a laissé au ranch son petit poulain !!!) et n’a qu’une idée en tête : faire demi-tour. La monter n’est pas une mince affaire.
Notre impression sur le canyon va se confirmer : très beau d’en haut, beaucoup moins d’en bas. En fait, au début, le canyon est très large et surtout, il y a de la circulation ! Eh ! oui, habitants, touristes en 4x4, …c’est fou ce qu’il y a comme trafic !
La balade se termine peu avant midi. Direction Page mais avec un arrêt au Navajo National Monument. Comme nous ne trouvons pas de coin pique-nique en route, celui du Monument est le bienvenu : il est déjà 14H.
Il fait bon, voire frais, j’ai presque la chair de poule. Ici on est en altitude, plus de 2200m.
Après manger, allons découvrir plus avant ce petit parc en enchaînant deux petites randonnées :
- Le Sandal Trail nous amène en 1 mile A/R à un point de vue permettant d’apercevoir les ruines indiennes de Betatakin.
- L’Aspen Trail qui, avec ses 100m de dénivelé, nous permet d’apercevoir une ancienne forêt de bouleaux.
C’est aussi l’endroit que nous choisissons pour une petite sieste au frais avant d’affronter la chaleur de Page.
Nous continuons notre route vers Page en passant par Kaïbito et par des paysages qui nous évoquent Red & White Canyon, mais je crains fort qu’aucun des connaisseurs de ce canyon secret ne veuille nous confirmer nos hypothèses ! Alors, il faudra peut-être un jour revenir explorer les alentours pour en avoir le cœur net !
A Page, nous nous installons pour trois nuits au Motel6, correct et prix très sage !
C’est notre deuxième séjour dans cette ville et nous y avons déjà nos habitudes, du moins pour la restauration : ce sera Ken’s Old West. On n'est pas le week-end, donc pas d’orchestre, mais une surprise : entre deux services, la barmaid prend sa guitare et chante quelques airs à la Joan Baez ! Sympa !
Spider Rock
Autour de Page : canyons et hoodoos
J24 (25/06) : Page
Séjourner à Page sans aller voir Antelope Canyon ? Impensable deux années de suite …alors cette fois-ci, nous nous sommes laissés convaincre, laissant au placard nos à-prioris négatifs (foule +++ sur un canyon d’à peine 200m !!!). Mieux encore, nous sommes allés visiter les deux : Lower et Upper.
Dès 8h du matin nous attendons devant la porte du Lower, les Navajos n’ouvriront finalement que vers 8H20 et pour la visite de 8H30 (à visiter très tôt le matin en raison de la lumière) nous sommes 4 + le guide. Chouette, cela se présente bien !
Grâce à un système d’échelles, nous descendons palier par palier dans le fond du canyon et nous sommes conquis. Oui, Antelope Canyon est vraiment une merveille !
Pour l’Upper, c’est une autre histoire. Il y a d’abord le parcours en 4X4 navajo : très fun et secousses garanties !
A l’entrée du canyon, une bonne dizaine de ces 4X4 sont déjà garés, à raison de 10 touristes par camion, le compte est vite fait : près d’une centaine de personnes à l’intérieur !
On avance à la queue leu leu…quand il n’y a pas encombrement.
Sur les photos, on pourrait croire qu’il n’y a que nous !
La réalité, c’est ça !
Mais au final, on n’a pas regretté car c’est vraiment très beau ô ô ô
Après tant de beautés, mieux vaut faire un petit break. Il fait une chaleur torride alors la fraîcheur de notre chambre est la bienvenue jusqu’en milieu d’après-midi.
Mais d’autres merveilles nous attendent, alors c’est reparti vers Lee’s Ferry et Cathedral Wash (4 miles, 2h). Il fait encore beaucoup trop chaud quand nous arrivons au trailhead. Alors avant d’entamer la randonnée, nous trempons les pieds dans le Colorado à Lee’s Ferry : ça fait un bien !
Ragaillardis nous allons randonner une heure plus tard et entre temps le soleil a baissé un peu, c’est mieux ! En fait, la balade suit un wash mais il faut parfois chercher sa route et les cairns, s’aider de ses mains.
Le wash débouche sur le Colorado !
A nouveau quel plaisir de faire trempette ! Même si l’eau est vraiment glacée.
Dommage qu’il soit déjà tard, on y resterait bien encore un peu. Il fait presque nuit quand nous rentrons à notre hôtel où nous trouvons un message. Philippe (Sedonax) nous attend à la pizzeria Stromboli : bien sûr notre voyage et nos premières impressions sont au cœur de la conversation toute la soirée.
J25 (26/06) : Page (suite).
Décidément à Page et dans ses environs, il y a plein de choses à faire ! Ce matin, nous partons pour voir des hoodoos ou cheminées de fées.
D’abord les White Rocks.
L’année dernière, nous avions déjà voulu voir ce site mais un wash très boueux nous avait fait renoncer. Aujourd’hui aucun souci, la piste est sèche, archi-sèche !
Voilà les cheminées de fées !
Certaines sont très curieuses : il y en a de toutes les tailles !
Dans le même secteur se trouvent aussi les Toadstool Hoodoos : ils sont accessibles à partir de l’US 89 après une courte randonnée (1h A/R). Contrairement aux précédents, ils se déclinent dans des couleurs caramel. Malheureusement notre appareil-photo tombe en panne sèche de batterie et l’appareil de secours est resté à l’hôtel : pas de chance ! Pas de photo !
Cela nous donne une excuse pour retourner à Page, nous reposer jusqu’en soirée avant de nous aventurer vers Alstrom Point, le meilleur point de vue sur le lac Powell, d’après les connaisseurs.
Après quelques interrogations au départ (sommes-nous bien sur la bonne route ?), nous voilà lancés sur la Smoky Mountain Road qui porte bien son nom !
Au bout de quelques miles nous rattrapons un autre baroudeur : il s’agit de Philippe. Il veut comme nous rallier Alstrom Point après un détour par Kelly Grade Overlook. Nous ne l’accompagnons pas pour ce détour, car Hervé vient de s’apercevoir que l’essence risque d’être juste (j’ai conduit toute la journée jusque là sans faire attention à la jauge).
Nous poursuivons seuls vers Alstrom Point : la piste se dégrade de plus en plus au fur et à mesure de notre progression. Quand notre GPS nous indique que le point de vue est à 2 kms nous continuons à pied (à cause de l’état de la piste, mais surtout pour économiser de l’essence pour le retour !)
La vue sur le lac Powell est déjà pas mal !
2kms plus loin, persuadés d’être arrivés, nous explorons un peu les alentours, à l’écart de la piste. Philippe ne devrait plus tarder à nous rejoindre. Au loin, nous apercevons son véhicule laissant un panache de poussière.
Une autre vue sur le lac !
A l’issue de notre petit écart, en revenant sur la piste, nous nous rendons compte que Philippe, toujours en 4X4, vient de nous dépasser et continue encore et encore sur la piste de plus en plus défoncée. Le GPS nous a berné, Alstrom Point était donc plus loin.
Dépités, nous le suivons avec nos jumelles : avons-nous le temps de le suivre à pieds et d’arriver avant le coucher su soleil ? Hésitations….Nous le voyons s’arrêter, descendre de sa voiture, regarder en dessous (eh oui ! le bas de caisse a dû racler !!!) puis disparaître au bord de la falaise !
A force d’hésiter, il est trop tard maintenant…Le soleil se couche et nous pensons avec regrets aux beaux panoramas qu’on a dû rater.
Mais l’aventure est devant nous. Le challenge : revenir sur l’US 89 de nuit et sans tomber en panne d’essence. L’aiguille est dans le rouge depuis belle lurette, alors on échafaude un plan au cas où : la tente est dans la voiture, nous avons de l’eau ainsi que quelques en-cas, très bien ça pourrait nous servir !
Le trajet est interminable et on se demande par quel miracle la voiture roule toujours quand nous débouchons sur la route 89. Enfin la pompe de Big Water est en vue et dieu merci elle fonctionne ! Nous mettons 19, 98 gallons (sur20) dans le réservoir ! Ouf, on a eu chaud ! Dorénavant, la consigne sera de refaire le plein dès la moitié du réservoir !
Petite dînette dans la chambre, nous sommes vannés !
Lake Powell depuis Alstrom Point
Coyote Buttes South
J26 (27/06) : Page – Coyote Buttes South
Une nouvelle aventure nous attend aujourd’hui pour laquelle il est plus prudent d’avoir toutes nos affaires avec nous (tente, ravitaillement, eau +++) en cas de pépin. Nous avons en effet des permis pour Coyote Buttes South et en période sèche, le risque d’ensablement est élevé.
C’est parti sur la House Valley Road que nous connaissons déjà pour l’avoir pratiquée 2 fois l’an passé, notamment pour aller à la Wave. A Lone Tree nous bifurquons à gauche vers Paw Hole. Effectivement le sable est mou, très mou mais notre Nissan se révèle très efficace et arrive à destination sans encombre. Ce n’est pas le cas du couple de Texans que nous rencontrons en chemin et qui a dû laisser le 4X4 au parking de Lone Tree.
De là l’exploration peut commencer, au gré des teepees et de notre inspiration !
Pique-nique à l’ombre d’un genévrier puis suite de l’aventure. Nous voulons maintenant rejoindre l’autre partie de CBS : Cottonwood Cove. Pour cela il est recommandé de faire un grand détour par le sud pour limiter le risque d’ensablement. Zones de sable mou et zones de roches alternent mais une nouvelle fois, notre 4X4 négocie à merveille les difficultés.
Nous arrivons enfin sur place où une seule autre voiture est garée et une tente plantée. Mais où sont les 10 personnes ayant toutes obtenu un permis ?
Afin de mieux en profiter, nous avons prévu de camper. Nous choisissons notre emplacement le long de la piste gérée par le BLM, sous un genévrier, montons la tente (en 2 secondes, merci la marque française ). Nous nous installons tranquillement puis en milieu d’après-midi allons à la découverte de ces buttes jusqu’au coucher du soleil.
C’est un endroit fascinant !!!
Des formes très travaillées voire torturées !
Celle-ci très évocatrice !
Que dire de cette mini-arche : tout simplement unique !
Et ces couleurs !
On ne se lasse pas de toutes ces formations rocheuses, d’ailleurs l’après-midi y passe et quand on rejoint notre campement, le soleil est bien couché, on a juste le temps de dîner avant la nuit !
Ce soir, il fait bon : on devrait bien dormir !
Coyote Buttes South
Par la Cottonwood Road jusqu'à Escalante
J27 (28/06) : CBS – Kodachrome Basin.
La butte aux coyotes porte bien son nom et cette nuit nous les avons entendus hurler à plusieurs reprises, mais la nuit a été excellente, de quoi nous réconcilier avec le camping !
Lever de très bonne heure (avant 5h), petit déjeuner et en avant pour une nouvelle exploration du site jusqu’à 7h.
Coyotes Buttes peu après le lever du soleil !
Nos ombres entre deux teepees !
A 7h nous levons le camp, ça tombe bien, en même temps que nos voisins de campement. A deux véhicules, c’est plus rassurant ! Mais très vite, on ne les voit plus dans notre rétroviseur : ils ont dû prendre le raccourci par Paw Hole !
Nous, on n’a pas osé alors on a sagement fait le grand tour par le sud. Sur le parking de Wire Pass, on les retrouve, ils nous ont devancés de quelques minutes. Finalement le raccourci fait gagner un peu de temps !
Avant de rejoindre la Cottonwood Road, un petit détour par Old Paria. Certes le décor de cinéma est parti en flammes, mais dans les badlands en arrière-plan on trouve toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.
Sur la Cottonwood Road (dont nous avions déjà parcouru une partie l’an passé), nous nous arrêtons au pied du trailhead vers Yellow Rock avec l’intention de faire cette randonnée, une fois notre pique-nique terminé. Mais la chaleur de midi a eu raison de nous et une nouvelle fois, nous renonçons au rocher jaune. Il faut bien en laisser pour la prochaine fois !
Alors nous continuons vers Cannonville sur cette route distillant quelques paysages hauts en couleurs !
Grosvenor Arch est notre étape suivante : très belle arche triple !
L’étape finale, c’est Kodachrome Basin SP, parc dans lequel nous envisageons de louer une petite cabine. Aucun problème, toutes sont libres et seule la nôtre sera occupée. Dire que nous craignions ne pas trouver de place un samedi !
En fin d’après-midi, bravant la chaleur, nous voulons voir à quoi ressemble ce petit state park. Il ne ressemble à aucun autre parc avec ses drôles de pitons rocheux qui ressemblent à des pains de pâte à modeler !
Formes érectiles, vestiges d’anciens geysers ! Sans commentaire !
Après cette première balade dans le parc, nous passons la soirée dans notre cabine dans un décor kodachrome !
J28 ( 29/06) : Kodachrome Basin SP – Escalante
Le début de la randonnée de ce matin n’est qu’à quelques pas de notre cabine. Un gros gain de temps et la possibilité de marcher tant qu’il ne fait pas encore trop chaud sont vraiment appréciables.
Pour avoir une vue d’ensemble du parc, nous enchaînons Panorama Trail + Big Geyser Trail (6miles, 3H30) pour une randonnée facile dans la partie ouest, la plus sauvage de Kodachrome.
Au retour, nous profitons encore un peu de notre cabine pour déjeuner au frais puis direction Willis Creek dont le trailhead se situe sur la Skutumpah Road.
C’est un slot canyon. Il y fait très bon bien qu’on soit en tout début d’après-midi, un mince filet d’eau y coule au fond .
Impression de fraicheur encore, grâce à ces jolies cascades !
Nous avançons dans les gorges jusqu’à la jonction avec Averett Canyon (3 miles A/R)
Au retour, des nuages annonciateurs d’orage commencent à se former au loin. Mais notre souci premier est de toute autre nature : nos provisions sont à sec, il faut absolument refaire le stock de nourriture. Je suis quasiment sûre qu’à Escalante nous ne trouverons pas d’épicerie ouverte le jour du seigneur, mais du côté de Bryce nous devrions avoir plus de chance.
Cap sur Bryce et stop à Tropic, puisque nous y trouvons toutes les commodités : petit supermarché, laverie juste à côté (et hop, la lessive aussi). Dommage le candy-shop est fermé !
Pendant ce temps, l’orage a progressé.
Alors si nous avons un moment pensé poursuivre jusqu’à Bryce Canyon, histoire de revoir le magnifique amphithéâtre sous les couleurs du soir, cela n’est plus d’actualité avec l’orage.
Nous rejoignons immédiatement Escalante et prenons une chambre au Prospector Inn, motel de base correct. Il n’a certes rien à voir avec le charme du B&B de Catherine l’année dernière, mais offre un avantage, celui de pouvoir partir très tôt le matin et, demain matin, le programme exige un départ matinal !
Pour le dîner, nous voulons vérifier que les pizzas sont toujours aussi bonnes chez Outfitters : elles le sont ! Et que dire du Brownie Sandwich : tout simplement divin !
Cottonwood Road
Neon Canyon : Golden Cathedral
J29 (30/06) : Escalante – Hole in the Rock Road – Escalante
Lever très, très tôt (5h). Départ 6h. Arrivée au parking d’Egypt Trailhead à 7H30. Objectif : Neon Canyon et Golden Cathedral (10 miles = 8, 5h prévues). L’hôtelière nous annonce des risques d’orages en milieu d’après-midi. Nous en tiendrons compte.
Deux itinéraires sont possibles pour cette randonnée : - Soit tracer directement à travers la mesa en direction de Neon Canyon. - Soit passer par Fence Canyon, une variante un peu plus longue mais plus scénique dixit « Photographing… »
Bien, on préfère voir du paysage, alors va pour Fence Canyon. Comme d’habitude, c’est de la descente pour commencer, d’abord sur du rocher puis du sable, mais elle se fait très progressivement, tout en douceur.
Le fond du canyon est en vue !
Tout se passe pour le mieux, rien à voir avec la difficulté de la randonnée d’Owl Creek. Mais nous n’avons encore aucune idée de l’enfer qui nous attend au fond !!!
En effet, dès que nous pénétrons dans la jungle du wash, une armée de taons s’abat sur nous !! Nous tentons de nous défendre comme des diables : nos chapeaux ne nous servent plus de couvre-chefs mais de tapettes à mouches ! C’est l’horreur et ça dure…….J’en pleurerai. Les Deer Fly, ou Horse Fly, ne nous lâchent pas !
Heureusement il y a plusieurs passages de rivière pendant lesquels nous avons quelques minutes de répit. De surcroît, l’eau est claire et bonne, j’y barboterai bien.
Enfin nous pénétrons dans Neon Canyon et les bestioles abandonnent la partie. Ouf, car je suis au bord de la crise de nerfs. Là nous profitons de la fraîcheur et surtout de l’extraordinaire couleur du Neon.
Un dernier effort et au bout de 3h30, nous y voilà, nous sommes aux pieds de la Cathédrale d’Or.
La pause tombe à pic pour nous sustenter un peu et nous remettre de nos émotions. C’est aussi le moment de réfléchir à un plan bis, car il est hors de question de retraverser cette zone infestée. On décide de prendre la variante pour le retour, c.à.d. au bout de Neon Canyon traverser l’Escalante River, monter sur la mesa et une fois arrivés sur le plateau, tout droit jusqu’au point de départ. Encore faut-il trouver la trace ?
Ce qui est dit est fait et par chance, Hervé trouve directement la trace (au milieu d’une végétation dense) une fois la rivière traversée. La montée sur la mesa se fait à vitesse grand V (malgré le sable mou et la chaleur), car quelques taons nous poursuivent malgré tout, heureusement très peu de temps.
En prime, voilà les nuages qui comme prévus commencent à se rapprocher. Il ne faut pas s’attarder. A 14h30 nous sommes de retour à la voiture après avoir tracé à travers le plateau et finalement cette variante nous a fait gagner une heure. Merci au GPS.
Neon Canyon et Golden Cathedral sont deux endroits magiques qui méritent largement qu’on souffre un peu pour les atteindre ! Cette randonnée fera partie des musts de notre séjour.
Pas d’autres balades pour aujourd’hui : le temps se couvre, l’orage gronde mais donne à peine quelques gouttes de pluie.
En soirée, nous nous rendons à une autre adresse déjà expérimentée l’an passé : Cow Boy Blues Restaurant puis passons notre deuxième nuit au Prospector.
Golden Cathedral
En passant par la Scenic Road 12
J30 ( 01/07) : Escalante – Boulder
Aujourd’hui une toute petite étape nous attend : Escalante – Boulder. Mais depuis deux jours des orages se développent à partir du début d’après-midi, alors une balade de matinée suffira : c’est la randonnée vers Escalante Natural Bridge. Après, on rompt avec le programme, car on a envie de se mettre au frais. Une idée : prendre la Hells Backbone Road à Boulder !
Mais d’abord direction le pont au-dessus de l’Escalante sur la très belle route 12, où chaque virage dévoile un nouveau point de vue. C’est là que démarre le sentier vers l’autre pont, naturel celui-là.
Après l’expérience « deer flies », le pantalon long est de rigueur cette fois-ci.
L’idéal serait de porter des chaussures d’eau. Nous n’en avons pas alors ce sera corvée déchaussage et re-chaussage et ce, 5 fois à l’aller et autant au retour ! De quoi faire râler Hervé !
Au bout de 2 miles, la « Natural Bridge » se dresse devant nous !
Il est bientôt midi et l’aire de pique-nique de Calf Creek n’est pas loin : c’est le lieu idéal pour manger au frais. Comme les jours précédents, la chaleur est au rendez-vous et le ciel devient plus orageux.
Sur la route 12 !
Avec de telles températures s’éloigner un peu du désert et rejoindre les Boulder Mountains devrait être une bonne option. La Hell’s Backbone Road nous amène jusqu’à 2700m : vive la fraîcheur, quelques gouttes de pluie, des bouleaux, des lupins…C’est bon !
Ensuite nous continuons jusqu’à la Hell’s Backbone Bridge qui surplombe Box Death Hollow. Vues époustouflantes sur le canyon !
Au retour un ranch retient notre attention, le Boulder Mountain Ranch (à ne pas confondre avec le Lodge du même nom). C’est ici que nous choisissons de passer la nuit : par chance une chambre est disponible, « a bunk room » mais elle fait très bien l’affaire (l’Indépendance Day approche) !
Une petite balade s’improvise, vers des cascades sur le domaine du ranch.
Nous sommes si bien que nous n’avons pas envie de bouger pour aller dîner. Nos hôtes nous proposent de nous confectionner des buritos maison avec des produits bio. Correct mais un peu cher pour ce que c’est. Pas de dessert ni même de fruit. Manger en ville aurait été un meilleur choix.
Dernière promenade dans la propriété au coucher du soleil ! Nous apprécions la fraîcheur du soir à 2000m d’altitude…..et les couleurs du ciel.
J31(02/07) : Boulder – Torrey
Pas moyen de « décoller » de bonne heure ce matin : nous nous attardons un peu sur la terrasse du ranch à la fraîche. Enfin, tout est relatif nous partons à 9h ce qui n’est finalement pas si tard !
Il y a tout de même plus d’une heure de route par le Burr Trail jusqu’à la bifurcation vers Strike Valley. Nous nous engageons sur le début de la piste mais stop ! elle est vraiment très mauvaise après le premier parking et suit un wash particulièrement boueux après les orages d’hier soir ! Nous jouons la carte de la prudence et préférons faire marche arrière jusqu’au parking. Bon, avec ça la randonnée de Upper Muley Twist Canyon est compromise car impossible d’enchaîner 3 miles de piste + 5 miles de sentier, le tout multiplié par deux, soit 16 miles, vu l’heure (10H30).
Alors, très modestement, nous nous contentons des 6 miles/ 2h 30 A/R (tout de même) pour contempler la vue au Strike Valley Overlook.
Nous suivons la fameuse piste, partagés entre le regret de n’avoir pas continué en voiture et la raison qui nous a fait rester prudents.
Du bord du chemin, vue sur deux arches.
Encore une troisième arche ? Oui, C’est Peek-a-boo Arch !
Après 2, 4 miles de piste, il reste à gravir la colline pour avoir LA vue sur le Waterpocket Fold, Strike Valley, la Notom Bullfrog Road et les Henry Mountains.
La fin de la randonnée sonne déjà l’heure du pique-nique. Reste à trouver une aire sympa. La carte nous en indique une tout juste avant les lacets du Burr Trail. C’est parfait : il reste à tirer la table à l’ombre et c’est avec une vue 4* que nous mangeons notre salade composée.
Les lacets du Burr Trail se négocient sans problème et nous voilà sur la Notom Bullfrog Road en direction de Torrey.
Une route au moins aussi belle que la Cottonwood Road !
Arrivés sur la Hwy24, je propose de jeter un coup d’œil au gué sur la Fremont. C’est là que devrait se terminer après demain notre périple à Cathedral Valley. Le panneau « River Ford » nous indique que c’est bien là….Hervé s’engage sur le chemin d’accès. Bouh, c’est humide… ! Après quelques glissades incontrôlables, je le supplie d’évacuer la première à droite pour nous sortir de là…Ouf, nous retrouvons la route principale, sans avoir été jusqu’à la rivière et très sceptiques quant à la possibilité d’emprunter cet itinéraire dans 2 jours. A suivre…
Dans l’immédiat nous poursuivons jusqu’à Torrey dans un but bien précis : randonner, me diriez-vous ? Eh bien, non, pour aller déguster des chocolats chez Cafe & Candy à Torrey (adresse déjà expérimentée l’an passé). On en rêve depuis des jours. Quelles douceurs !
Après cette pause gourmandise, il faut aller à la recherche d’une chambre. Austin’s Chuck Wagon Inn nous avait donné toute satisfaction en 2007, alors une possibilité chez eux serait top ! En cette veille de week-end férié, l’hôtelière nous propose soit une suite-famille soit la petite chambre derrière l’épicerie, sans climatisation ! La suite, non, et la chambre, faut voir ! Aussitôt vue, aussitôt prise : il fait très bon dans cette chambre (d’ailleurs dans toute la propriété en raison de la présence de grands arbres et de l’altitude, 2085m) et le prix très doux en fait une excellente affaire.
Après-midi piscine, dîner chez Capitol Reef Inn (toujours aussi bon)….ce sont les vacances, quoi !
Nottom Bullfrog Road
Cathedral Valley
J32 (03/07) : Torrey – Cathedral Valley via Loa et Fishlake
Qui l’eût cru ! Ce matin à Torrey il faut « déterrer » les polaires enfouis au fond de la valise pour prendre notre petit déjeuner sur la table installée devant notre chambre. Il ne fait pas plus de 10°, mais cela se réchauffera vite.
Aujourd’hui nous avons prévu : - Randonnée à Hickman Bridge dans Capitol Reef - Si possible Cathedral Valley avec nuit sur place.
Alors le plein de courses et d’eau (chez Austin’s y a tout ce qu’il faut) et en route vers Capitol Reef NP. D’abord l’arrêt « règlementaire » au Visitor Center pour un avis sur Cathedral Valley. Nous exposons notre projet :
- Rejoindre la vallée des Cathédrales non par l’un des 2 accès sur la 24, mais par Loa avec un détour dans la région de Fishlake (brièvement traversée en 2007) pour profiter de la fraîcheur de ces sites avant le désert.
Le ranger trouve notre projet très intéressant et ne tarit pas de renseignements. Nous ressortons avec dessin à main levée du meilleur itinéraire et plan pré-imprimé du passage à gué de la Frémont River. Il nous confirme les bonnes conditions météo : au moins 3 jours de beau temps devant nous ! Alors c’est le moment ou jamais !
Dans l’immédiat nous prenons le sentier vers Hickman Natural Bridge (2, 8miles-3hA/R)
Avant d’y arriver une autre bridge très mignonne : Nels Johnson Bridge
Voilà le pont naturel en question qui ressemble beaucoup à ceux de Natural Bridges NM !
Au retour nous jouissons d’une belle vue sur deux « highlights » du parc.
Capitol Dome, avec en avant-plan les fameux "boulders".
Pectol Pyramid !
L’arrêt de la mi-journée se fait dans l’oasis de Fruita, sur une belle pelouse peuplée de daims pour un repas tiré du sac !
Une nouvelle visite chez Cafe & Candy (on devient accros !) et c’est parti vers Cathedral Valley via Loa et la Fishlake National Forest !
Quelques pas autour du lac (Fishlake), bordé d’une belle forêt de bouleaux ! Qu’il fait bon !
Puis une petite pause devant le Johnson Lake, un peu trop fréquenté en cette veille de jour férié, alors nous fuyons sur les hauteurs au lieu-dit « Ridley Springs » pour une randonnée jusqu’à Pole Canyon (8kms A/R) sur un bout du Great Western Trail
Ici la tranquillité est assurée dans un paysage très vert !
C’est déjà la fin de l’après-midi et le moment de rejoindre la vallée des cathédrales par la Thousand Lake Mountain Road. Bien qu’étant en territoire connu (sommes passés par là en 2007), nous ne reconnaissons pas l’endroit où nous avons failli nous enliser ! A cette saison la piste est bien sèche, un peu rugueuse tout de même !
Destination atteinte : nous plantons la tente dans le camping de Cathedral Valley où il n’y a pas un chat ! Dans les toilettes, il ya bien un avertissement sur la présence possible d’un couguar, mais comme cette affiche date de deux ans (n’est-ce-pas Marie ?), cela ne nous alarme pas plus que ça !
Un coup d’œil sur la vallée. Les cathédrales sont majestueuses !
Puis un petit tour au pied des monolithes !
Profitons des couleurs chaudes de la soirée !
Retour au campement : après le dîner, assis sur une pierre au bord de la falaise, nous dissertons sur notre solitude et notre chance d’être dans ce décor unique tout en regardant le soleil se coucher.
Une petite flambée de pommes de pin (ramassage de bois interdit)….pas pour se réchauffer (la température est très agréable) mais pour l’ambiance….Et de l’ambiance il ne va pas tarder à y en avoir !!!
Une « visite » d’abord : celle d’un drôle de petit rongeur bondissant. Hervé brandit l’appareil-photo et moi, la lampe-torche. Mais tout à son excitation, le photographe oublie d’ôter le capuchon de l’appareil et s’énerve de ne pas arriver à déclencher. L’animal se sauve sous la voiture et nous ne le reverrons plus. Donc pas d’image de ce que notre documentation ultérieure révélera être un rat-kangourou ! Si vous voulez voir à quoi il ressemble, voilà un lien vers ce rongeur.
La nuit est maintenant tombée et voilà qu’on entend…. cela
D’abord à distance puis plus rapprochés, les rugissements finissent par se produire certainement à moins d’une centaine de mètres.
Nous bondissons dans la voiture et réfléchissons à la conduite à adopter. Convaincus que nous ne dormirions pas tranquilles dans la tente, nous décidons d’y faire « dormir » nos bagages pendant que nous, nous resterions à l’abri dans le 4X4. En deux temps trois mouvements, les valises sont transférées et les couchages installés dans le véhicule. Nous pouvons maintenant dormir sur nos deux oreilles. Le ou les couguars de l’affiche ne sont donc pas une légende !
J33 (04/07) : Cathedral Valley – Hanksville
J’ai passé une bonne nuit dans la voiture, Hervé pas vraiment car il n’a pas pu s’étendre suffisamment ! Réveillés par les premières lueurs du jour, nous prêtons l’oreille. Non seulement on entend le puma pousser son cri au loin, mais on a nettement l’impression qu’un autre lui répond : peut-être un couple ?
Comme il fait jour, nous craignons moins son apparition mais restons malgré tout vigilants tout en petit déjeunant puis en repliant nos affaires.
N’ayant pas véritablement envie de nous attarder ici, nous sommes sur le départ avant 7h.
Une fois dans la voiture, si le lion des montagnes voulait bien se montrer pour un petit cliché, ce serait vraiment sympa. Mais pas de chance, il restera caché !
Notre plan pour la matinée consiste à rejoindre la Hwy24 par Hartnett Road (Caineville Wash Road avait été empruntée en 2007) pour un passage du gué en fin de matinée.
Ça roule ! Mais avec de nombreux stops pour voir les différents points de vue et attractions le long de cette piste.
- Upper Cathedral Valley Overlook
- Upper South Desert Overlook
- Vue sur Temple of the Sun et Temple of the Moon depuis un col qu’on atteint après 2 miles de marche A/R.
- Lower South Desert Overlook
- Bentonite Hills
- Vestige d'un passé révolu !
Les 28 miles de piste nous amènent à la Hwy24 comme prévu vers 11H. La Fremont River est devant nous, il faut la passer. Je serre un peu les fesses, mais ça passe les doigts dans le nez et nous prenons la direction d’Hanksville (glissades évitées !).
Trois quarts d’heure plus tard nous nous attablons au Red Rock Restaurant (ça change du pique-nique quotidien). Nous avons une bonne idée car ce soir, il sera fermé pour cause d’Independance Day. Bonnes grillades et glaces.
La chaleur suffocante à Hanksville invite au repos en arrivant au Whispering Sand, motel de base avec frigo et micro-ondes pour un prix très sage ! Même un week-end férié ici ce n’est pas la foule !
Quand nous sortons en fin d’après-midi la chaleur est toujours torride ! Plutôt que d’aller visiter Little Egypt, pourquoi ne pas aller jusqu’aux Henry Mountains, destination probablement plus fraîche.
La décision est prise. Mais nous n’arriverons jamais au pied des dites montagnes, car au bout de quelques miles le voyant lumineux de la pression des pneus clignote : un pneu crevé !
Il faut alors trouver la « tige » qui permet de faire descendre la roue de secours, le crique.. . tout cela bien caché et pas tout au même endroit. Cela nous vaut quelques suées et quelques mots de travers ! Mais pas le choix, il faut y arriver. Un seul véhicule nous croise et sa conductrice ne daigne même pas nous jeter un coup d’œil. Finalement c’est fait …mais adieu doux climat des Henry Mountains. Il ne reste plus qu’à retourner à Hanksville pour réparer. N’oublions pas que nous sommes le 4 juillet.
Et bien même un jour férié, nous avons trouvé une station-service où le patron nous a fait la réparation illico ! Pour à peine 26$ !
Soirée dans la chambre : internet, visionnage des photos, et plateau -télé….pépère, quoi !
Cathedral Valley
De Green River à Park City
J34(05/07) : Hanksville – Green River.
Malgré notre crevaison, une nouvelle piste est à l’ordre du jour, celle amenant dans la partie excentrée de Canyonlands, Horseshoe Canyon pour une randonnée qui allie nature et culture, en direction de la Great Gallery et trois autres sites de pétroglyphes.
Le départ est matinal en raison du trajet : 30 miles dont 19 sur de la piste ! Et si on ne veut pas randonner sous le cagnard….Mais le ciel est couvert ce matin, alors… ?
Bon, rendons nous sur place, nous aviserons après. Nous traversons ces paysages de dunes sous de gros nuages !
A 8h30, nous y sommes mais il nous faudra une heure pour nous décider ! Que faire ? Quelques gouttes de pluie, des coups de vents, toujours des nuages, les nombreux avertissements sur les dangers et les désagréments du canyon (flash flood, éclairs, taons…), sur les difficultés de la randonnée (chaleur, dénivelé, déshydratation) n’aident pas à prendre une décision.
Après avoir tourné en rond, nous décidons finalement d’y aller mais de rebrousser chemin au moindre petit changement de temps et en ayant bien pris soin de mettre un pantalon (présence de taons indiquée !). Durée prévue dans la documentation du parc : 6, 5 miles/ 3 à 8h / dénivelé 250m.
Le temps imprévisible nous fait accélérer la cadence : on ne court pas, mais presque, dans la descente et aussi dans le fond du canyon. De toute façon, la présence de moustiques et moucherons ne nous engagent guère à flâner !
Les pétroglyphes sont superbes !
Ici Alcove Springs Gallery
Là dans Great Gallery
Nous faisons une courte pause près de la dernière galerie pour nous restaurer un peu puis reprenons aussitôt le chemin du retour tant que le temps se maintient.
Finalement ce temps couvert aura été un atout, car nous n’avons pas eu à souffrir de la chaleur, notamment à la montée finale. A 13h, nous sommes de retour au parking nettement en avance par rapport à nos prévisions.
Un peu de pluie et surtout un ciel désespérément gris nous incite à zapper Goblin Valley et à rejoindre immédiatement notre prochaine destination, Green River (la ville).
Au Comfort Inn nous restons dans notre chambre tout l’après-midi puis nous décidons tout de même d’aller voir Crystal Geyser en soirée sous un ciel d’orage
Détails…
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le photographe n’est pas tout seul. Il y a foule près du geyser (qui doit être en fin d’éruption car l’eau ruisselle encore sur les concrétions calcaires) : rafteurs, campeurs, pique-niqueurs, promeneurs, baigneurs….
Retour à Green River pour un dîner au Tamarisk Restaurant attablés derrière de grandes baies vitrées qui donnent sur le fleuve du même nom, sympa pour le coucher du soleil. Cuisine correcte.
J35 (06/07) : Green River – Park City
Nous voici à trois jours de la fin de notre voyage ! Suite aux différentes modifications faites en cours de route, nous bénéficions toujours de deux jours d’avance alors nous choisissons de les passer dans les montagnes de Salt Lake City . La station de sports d’hiver ayant accueilli des épreuves des Jeux Olympiques de 2002, Park City, est retenue. Altitude 2070m : hum, il doit y faire très bon !
Alors ce matin, le désert, c’est fini ! En route pour la montagne !
Green River…Price….Provo….la route est très belle et la ville de Provo surprenante avec ses belles maisons bourgeoises….Heber City où nous prenons le meilleur expresso de tout le Southwest (la patronne est flattée !)….et arrivée à Park City en tout début d’après-midi.
J’avais repéré sur internet un studio très mignon mais en arrivant sur place, la résidence est complète. Où trouver ? A l’accueil, le gars nous dit « Peut-être au Marr… ? » Sans vraiment comprendre la fin de sa réponse, nous faisons le tour du pâté de maisons espérant trouver un hébergement dans la résidence voisine. Au moment de pénétrer dans la dite résidence, je m’aperçois que nous sommes au Marriott Hotel. Bah, demandons tout de même les prix !
Finalement, l’hôtel n’est pas plus cher que celui que nous avions pris à Gardiner, Grand Teton ou Flaming Gorge….alors un petit plaisir pour la fin du voyage n’est pas de refus.
Nous nous installons pour les trois dernières nuits au Marriott Hotel. Ah, ça change des motels de base !
Une petit tour au Visitor Center, histoire de nous documenter sur la station… et puisque ce dernier se trouve à proximité des fameux outlets de Park City, nous nous octroyons une après-midi shopping.
Ici, aux Tanger Outlets, 50 magasins d’usine (Levi’s, Nike, Reebok, Gap, Calvin Klein, Ralph Lauren..) permettent de renouveler sa garde-robe à moindres frais. Oh, on n’a pas fait de folies…. juste renouvelé nos shorts usés jusqu’à la trame sur le slickrock du Southwest plus quelques tee-shirts et polos pour nous et pour nos enfants (gare au surpoids des valises ! ).
Tout l’après-midi y passe …et c’est presque aussi fatigant qu’une randonnée…alors quelques brasses dans la piscine du Marriott sont bienvenues.
Pour le dîner, tout juste deux étages à descendre ! Ce soir, on essaie le restaurant de l’hôtel (Park City Grill) qui nous offre une remise le premier soir (autant en profiter !). Les crevettes sautées sont excellentes avec un bon verre de Cabernet blanc californien !
Pétroglyphes de Great Gallery
Park City et environs J36 (07/07) : Park City
Aujourd’hui allons voir de plus près à quoi ressemblent les montagnes de Park City !
Nous nous rendons jusqu’à Silver Lake Village en voiture. Au Visitor Center, on nous avait indiqué qu’à partir de là nous pouvions prendre un télésiège jusqu’au sommet puis redescendre à pied.
Mais franchement il y a à peine 250 m de dénivelé, une bagatelle après tout ce qu’on a fait depuis 5 semaines…alors la montée à pied s’impose. Aller par Silver Lake Trail (2 miles), retour par Ontario Trail (2, 5 miles).
Le chemin croise à plusieurs reprises des télésièges.
Vue plongeante sur Jordanelle Reservoir dans la vallée.
Encore des névés présents près du chemin et pas plus de 10° à l’ombre (à l’arrêt, polaire bienvenue) mais chaud au soleil !
Le sentier traverse des bosquets de bouleaux !
L’après-midi se finit à la piscine de l’hôtel : après quelques longueurs, un peu de lecture sur les transats…tranquilles !
Ce soir, nous rejoignons le centre ville de Park City. Nous déambulons dans Main Street, très animée, afin de choisir un restaurant. Un trottoir puis l’autre….Il y a de nombreux restaurants, plutôt chers dans l’ensemble, à l’image de cette station assez huppée !
Notre choix se porte sur Zoom, un restaurant appartenant à l’acteur Robert Redford (ça, nous l’apprenons sur place ). D’abord attablés à l’extérieur, nous migrons vite vers l’intérieur car avec la nuit qui tombe, les températures se rafraîchissent sérieusement ! On est à la montagne ici !
« Roasted Half Chicken with an Orange-Sesame Glaze, Jasmine Rice and Ponzou Stir » pour moi et pour Hervé…. « Herb and Asiàgo Crusted Alaskan Halibut with a Red Pepper Vinaigrette, Seared Spinach and Grilled Asparagus » De quoi vous mettre l’eau à la bouche !
En sortant, on prend une petite glace chez Chocolate Factory. Oui, vous l’avez compris, nous sommes très gourmands !
J37 (08/07) : Park City – Mirror Lake Road – Park City.
C’est notre dernière journée complète ! A cette occasion nous décidons de parcourir une Scenic Byway, la Mirror Lake Road qui relie Kamas (UT) à Evanston (WY). Nous n’irons pas jusqu’au bout mais jusqu'au Mirror Lake, ce qui fait environ 50 miles l’aller.
La route grimpe doucement dans les Uintas Mountains. Qui voudrait camper sur cette route aurait l’embarras du choix, on trouve ici une multitude de campings !
Notre premier arrêt se fait aux Provo River Falls, de jolies cascades encadrées d’une très belle forêt de conifères.
La route au col de Bald Mountain passe à plus de 3500m, puis plonge vers le Mirror Lake, pas si miroir que cela malgré tout !
Nous mettons 6$ dans un enveloppe car on est ici dans une Recreation Area dès qu’on s’arrête ! L’aire de pique-nique est sympathique mais infestée de moustiques, nous finissons notre sandwich dans la voiture.
On risque tout de même le tour du lac après manger, mais on est quitte pour quelques piqûres. Familles et pêcheurs fréquentent les abords en grand nombre, ce qui fait que l’on ne s’attarde pas davantage, préférant poursuivre en voiture jusqu’au parking vers Ruth Lake.
Un sentier (1, 5 miles A/R) mène jusqu’à ce lac, beaucoup moins fréquenté et plus sauvage que le précédent.
De retour à l’hôtel en milieu d’après-midi, il est temps de préparer les valises. Pour le dîner nous liquidons notre ravitaillement….Demain c’est le grand retour !
Mirror Lake
La fin du voyage
J38 (09/07) : Park City – Salt Lake City – Paris
Ce matin il faut rejoindre Salt Lake City et pour en profiter jusqu’au bout nous quittons l’hôtel à 8H.
Nous voilà avant 9h dans le centre de la Capitale des Mormons.
Une petite visite de Temple Square s’impose ! Nous déclinons la visite guidée et préférons tout juste jeter un rapide coup d’œil aux différents bâtiments.
Impressionnants, d’ailleurs !!!
Salt Lake Temple
En une demi-heure, c’est fait ! Puis direction Museum of Fine Arts dans le Campus Universitaire.
C’est l’exposition temporaire « Monet to Picasso » qui a motivé notre visite. En attendant qu’elle ouvre, nous parcourons rapidement le premier étage et ses salles permanentes.
Une pièce du musée !
Puis nous passons le reste de la matinée à admirer les tableaux des peintres européens les plus célèbres : Renoir, Degas, Monet, Van Gogh, Dali, Picasso, Matisse et encore d’autres.
Les photos sont interdites, mais voici un lien vers les « highlights » de l’exposition.
Après cette parenthèse culturelle, revenons à des considérations plus matérielles : il est midi, où aller manger ? Nous nous rapprochons de Main Street et après avoir consulté notre guide, nous retenons « Lamb’s Grill Cafe », l’un des plus vieux restaurant d’Utah. Malgré son nom, il ne propose pas que de l’agneau mais une cuisine américaine variée. D’ailleurs je choisis du poisson et Hervé une bonne grillade.
Pour l’expresso il faut aller au Starbucks voisin et sur la place se produit un orchestre country. Dommage que l’on ne puisse pas s’attarder. Non, décidément, c’est l’heure, il est bientôt 14H….début de l’enregistrement.
Un dernier hoodoo qui trône en plein cœur de Salt Lake City !!!
A l’aéroport, après avoir rendu la voiture, nous nous présentons au comptoir d’enregistrement. L’employé après avoir ouvert mon passeport, me montre son badge : il porte le même patronyme que moi. Ravi, il me fait le check-in dans la langue de Goethe (manifestement sa langue maternelle !) et du même coup, ferme les yeux sur les 25 kg (au lieu des 23 règlementaires) que pèse une de nos valises !
Passage des contrôles, attente….l’avion décolle à 17h !
J39 (10/07) : Paris – retour maison.
11H15 : l’avion se pose à Paris-Roissy. Il faut maintenant affronter le RER avec tous nos bagages…pas une mince affaire, quand il faut passer les tourniquets avec sur le dos une tente 2 secondes (une tortue Ninja dans le métro) ! Une dizaine de stations et nous voilà à destination.
Les meilleures choses ont une fin alors....
It's really .............. the End !
Hoodoo en plein coeur de Salt Lake City
Le mot de la fin
Un voyage exceptionnel !
Plus de 7000 kms parcourus en voiture dont pas mal sur des pistes mais surtout, beaucoup, beaucoup de kms parcourus à pied !
Le fait de n’avoir réservé aucun hébergement d’avance nous a donné une grande liberté et nous a permis d’adapter le programme à la météo, surtout au début à Yellowstone où le temps était capricieux ! Cela était d’autant plus facile que nous étions en juin.
Autres avantages du mois de juin :
- Une fréquentation touristique modérée, essentiellement des Américains, quelques Européens, très peu de Français !
- Un temps sec (à partir de Moab), ce qui nous a permis de mieux pouvoir gérer les excursions sur les pistes et les sentiers de randonnée. Moins de risques de flash-flood et d’orages. Un circuit tel que le nôtre est difficile à tenir en août où les orages sont quotidiens.
- Des journées longues !
- Une flore très riche dans les déserts (non visible l'été)
Inconvénient :
- La présence +++ de moustiques et dans le fond de certains canyons de taons : prévoir pantalons et répulsifs.
Nos coups de cœur !
On a tout aimé ….le classement est difficile..
Disons que, malgré quelques aventures, ce sont des lieux où l’on a campé (car immergés dans le wilderness) dont nous gardons les souvenirs les plus forts : Dinosaur, Canyonlands, CBS, Cathedral Valley.
Sinon beaucoup d’autres sites nous ont permis des randonnées remarquables, voire exceptionnelles : ruines indiennes de Mule Canyon, Road Canyon et Moon House… Golden Cathedral…les pétroglyphes de Cedar Mesa et Horseshoe Canyon…. Arches….Natural Bridges.. Colorado NM…des lieux où nous étions toujours seuls ou presque !
Appréciant particulièrement les grands espaces vierges et la solitude qui les accompagnent, nous avons été comblés par le sud ouest américain.
Nous avons apprécié Yellowstone davantage pour sa faune que pour ses phénomènes volcaniques, mais le temps ne s’y prêtait pas.
Ce sont les endroits en général mythiques ou classiques (comme Monument Valley par exemple ) pour lesquels nous avons été le moins enthousiastes.
Bibliographie
- « Photographing the Southwest » volumes Utah et Arizona (Laurent Martres), guides auxquels Philippe (Sedonax) a beaucoup contribué.
- « Yellowtone & Grand Teton NP /Must-do hikes for everyone » (Andrew Dean Nystrom) pour la description de randonnées dans ces 2 parcs.
Routard et Lonely Planet Ouest Américain (ont seulement servis pour trouver hôtels et/ou restaurants)
Le site www.ouestusa.fr de Thierry (Wavemaster) et Philippe (Sedonax) déjà cité en introduction : incontournable pour la description de beaucoup de sites et de randonnées.
- Le site de photos de Philippe (Sedonax) www.phschuler.com.....pour vous donner envie !
Pour compléter la documentation précédente, quelques sites internet qui m'ont été particulièrement utiles pour la préparation de certaines randonnées :
- Fort Bottom J12 www.utahtrails.com/FortBottom.html - Moses & Zeus J12 www.utahtrails.com/Moses.html - Tower Arch J14 climb-utah.com/Moab/tower.htm - Confluence Overlook J16www.utahtrails.com/Confluence.html - Mule Canyon J18 climb-utah.com/CM/mule.htm - Owl Creek to Nevilles Arch J19 www.localhikes.com/...s/Owl_Creek_0000.asp - Golden Cathedral J29 www.dankat.com/swhikes/maps/neoncn.htm
Début 2009, le virus de l'Ouest Américain nous a repris et nous sommes allés découvrir l'Arizona et le Nouveau-Mexique au printemps. C'est ici.


Ci-dessous le récit accompagné de quelques photos.
Pour une version avec davantage de photos, allez directement là :
sites.google.com/.../fabuleuxvoyagesusa/

========================================================================= La première partie du récit sur VF est... là
Du canyon de Chelly à Navajo NM
J22 (23/06) : Bluff – Canyon de Chelly
Adieu Bluff, bonjour le Canyon de Chelly ! Afin de ne rien louper des deux rives du canyon, nous bifurquons via Lukachukaï pour arriver par la North Rim Drive et jouir de ses 4 points de vue. Dès le premier coup d’œil, nous sommes agréablement surpris : cette vue nous donne une grande impression de calme et de sérénité ! Nous apprécions !
Nous poursuivons jusqu’à notre hôtel, l’Holiday Inn que nous atteignons à midi. Trop tôt pour s’installer, mais le restaurant de l’hôtel (intérieur chaleureux) nous séduit. Cela tombe bien, nous n’avons pas encore fait de ravitaillement. Finalement nous sommes très déçus par son salad bar, très peu garni et assez cher !
Après le check-in, courses et repos avant de poursuivre la découverte de Chelly.
Le seul sentier autorisé est celui de White House, alors forcément c’est celui que nous prenons en cette fin d’après-midi. Il y a un peu de monde, mais ce n’est tout de même pas la procession. Les paysages le long du sentier font penser aux Coyotes Buttes, non ?
Au fond, le canyon est beaucoup moins beau que d’en haut : de nombreuses souches d’arbres calcinées lui donnent par endroits un aspect désolé ! Heureusement qu’il y a les belles ruines de White House qui compensent cette note négative !
Il nous reste à présent à aller jusqu’au bout de la South Rim Drive pour voir LE symbole du Canyon de Chelly : Spider Rock.
Eh, bien, voilà, nous avons fait le tour ! Ce soir dînette dans notre chambre. Un orage gronde tout près, mais rien sur Chelly.
J23 (24/06) : Canyon de Chelly – Page.
Nous ne voulons pas quitter le Canyon de Chelly sans une petite incursion en son sein….et pourquoi pas à cheval ? Oh, on n’ira pas très loin en 2h…. jusqu’à First Ruin mais ça change un peu des randonnées pédestres et c’est cool !
Ma monture est d’une docilité exemplaire, mais la jument d’Hervé ne fait que ce qui lui plaît, aussi rebelle que son cavalier ! Elle hennit à qui mieux mieux (en fait, elle a laissé au ranch son petit poulain !!!) et n’a qu’une idée en tête : faire demi-tour. La monter n’est pas une mince affaire.
Notre impression sur le canyon va se confirmer : très beau d’en haut, beaucoup moins d’en bas. En fait, au début, le canyon est très large et surtout, il y a de la circulation ! Eh ! oui, habitants, touristes en 4x4, …c’est fou ce qu’il y a comme trafic !
La balade se termine peu avant midi. Direction Page mais avec un arrêt au Navajo National Monument. Comme nous ne trouvons pas de coin pique-nique en route, celui du Monument est le bienvenu : il est déjà 14H.
Il fait bon, voire frais, j’ai presque la chair de poule. Ici on est en altitude, plus de 2200m.
Après manger, allons découvrir plus avant ce petit parc en enchaînant deux petites randonnées :
- Le Sandal Trail nous amène en 1 mile A/R à un point de vue permettant d’apercevoir les ruines indiennes de Betatakin.
- L’Aspen Trail qui, avec ses 100m de dénivelé, nous permet d’apercevoir une ancienne forêt de bouleaux.
C’est aussi l’endroit que nous choisissons pour une petite sieste au frais avant d’affronter la chaleur de Page.
Nous continuons notre route vers Page en passant par Kaïbito et par des paysages qui nous évoquent Red & White Canyon, mais je crains fort qu’aucun des connaisseurs de ce canyon secret ne veuille nous confirmer nos hypothèses ! Alors, il faudra peut-être un jour revenir explorer les alentours pour en avoir le cœur net !
A Page, nous nous installons pour trois nuits au Motel6, correct et prix très sage !
C’est notre deuxième séjour dans cette ville et nous y avons déjà nos habitudes, du moins pour la restauration : ce sera Ken’s Old West. On n'est pas le week-end, donc pas d’orchestre, mais une surprise : entre deux services, la barmaid prend sa guitare et chante quelques airs à la Joan Baez ! Sympa !
Spider Rock

Autour de Page : canyons et hoodoos
J24 (25/06) : Page
Séjourner à Page sans aller voir Antelope Canyon ? Impensable deux années de suite …alors cette fois-ci, nous nous sommes laissés convaincre, laissant au placard nos à-prioris négatifs (foule +++ sur un canyon d’à peine 200m !!!). Mieux encore, nous sommes allés visiter les deux : Lower et Upper.
Dès 8h du matin nous attendons devant la porte du Lower, les Navajos n’ouvriront finalement que vers 8H20 et pour la visite de 8H30 (à visiter très tôt le matin en raison de la lumière) nous sommes 4 + le guide. Chouette, cela se présente bien !
Grâce à un système d’échelles, nous descendons palier par palier dans le fond du canyon et nous sommes conquis. Oui, Antelope Canyon est vraiment une merveille !
Pour l’Upper, c’est une autre histoire. Il y a d’abord le parcours en 4X4 navajo : très fun et secousses garanties !
A l’entrée du canyon, une bonne dizaine de ces 4X4 sont déjà garés, à raison de 10 touristes par camion, le compte est vite fait : près d’une centaine de personnes à l’intérieur !
On avance à la queue leu leu…quand il n’y a pas encombrement.
Sur les photos, on pourrait croire qu’il n’y a que nous !
La réalité, c’est ça !
Mais au final, on n’a pas regretté car c’est vraiment très beau ô ô ô
Après tant de beautés, mieux vaut faire un petit break. Il fait une chaleur torride alors la fraîcheur de notre chambre est la bienvenue jusqu’en milieu d’après-midi.
Mais d’autres merveilles nous attendent, alors c’est reparti vers Lee’s Ferry et Cathedral Wash (4 miles, 2h). Il fait encore beaucoup trop chaud quand nous arrivons au trailhead. Alors avant d’entamer la randonnée, nous trempons les pieds dans le Colorado à Lee’s Ferry : ça fait un bien !
Ragaillardis nous allons randonner une heure plus tard et entre temps le soleil a baissé un peu, c’est mieux ! En fait, la balade suit un wash mais il faut parfois chercher sa route et les cairns, s’aider de ses mains.
Le wash débouche sur le Colorado !
A nouveau quel plaisir de faire trempette ! Même si l’eau est vraiment glacée.
Dommage qu’il soit déjà tard, on y resterait bien encore un peu. Il fait presque nuit quand nous rentrons à notre hôtel où nous trouvons un message. Philippe (Sedonax) nous attend à la pizzeria Stromboli : bien sûr notre voyage et nos premières impressions sont au cœur de la conversation toute la soirée.
J25 (26/06) : Page (suite).
Décidément à Page et dans ses environs, il y a plein de choses à faire ! Ce matin, nous partons pour voir des hoodoos ou cheminées de fées.
D’abord les White Rocks.
L’année dernière, nous avions déjà voulu voir ce site mais un wash très boueux nous avait fait renoncer. Aujourd’hui aucun souci, la piste est sèche, archi-sèche !
Voilà les cheminées de fées !
Certaines sont très curieuses : il y en a de toutes les tailles !
Dans le même secteur se trouvent aussi les Toadstool Hoodoos : ils sont accessibles à partir de l’US 89 après une courte randonnée (1h A/R). Contrairement aux précédents, ils se déclinent dans des couleurs caramel. Malheureusement notre appareil-photo tombe en panne sèche de batterie et l’appareil de secours est resté à l’hôtel : pas de chance ! Pas de photo !
Cela nous donne une excuse pour retourner à Page, nous reposer jusqu’en soirée avant de nous aventurer vers Alstrom Point, le meilleur point de vue sur le lac Powell, d’après les connaisseurs.
Après quelques interrogations au départ (sommes-nous bien sur la bonne route ?), nous voilà lancés sur la Smoky Mountain Road qui porte bien son nom !
Au bout de quelques miles nous rattrapons un autre baroudeur : il s’agit de Philippe. Il veut comme nous rallier Alstrom Point après un détour par Kelly Grade Overlook. Nous ne l’accompagnons pas pour ce détour, car Hervé vient de s’apercevoir que l’essence risque d’être juste (j’ai conduit toute la journée jusque là sans faire attention à la jauge).
Nous poursuivons seuls vers Alstrom Point : la piste se dégrade de plus en plus au fur et à mesure de notre progression. Quand notre GPS nous indique que le point de vue est à 2 kms nous continuons à pied (à cause de l’état de la piste, mais surtout pour économiser de l’essence pour le retour !)
La vue sur le lac Powell est déjà pas mal !
2kms plus loin, persuadés d’être arrivés, nous explorons un peu les alentours, à l’écart de la piste. Philippe ne devrait plus tarder à nous rejoindre. Au loin, nous apercevons son véhicule laissant un panache de poussière.
Une autre vue sur le lac !
A l’issue de notre petit écart, en revenant sur la piste, nous nous rendons compte que Philippe, toujours en 4X4, vient de nous dépasser et continue encore et encore sur la piste de plus en plus défoncée. Le GPS nous a berné, Alstrom Point était donc plus loin.
Dépités, nous le suivons avec nos jumelles : avons-nous le temps de le suivre à pieds et d’arriver avant le coucher su soleil ? Hésitations….Nous le voyons s’arrêter, descendre de sa voiture, regarder en dessous (eh oui ! le bas de caisse a dû racler !!!) puis disparaître au bord de la falaise !
A force d’hésiter, il est trop tard maintenant…Le soleil se couche et nous pensons avec regrets aux beaux panoramas qu’on a dû rater.
Mais l’aventure est devant nous. Le challenge : revenir sur l’US 89 de nuit et sans tomber en panne d’essence. L’aiguille est dans le rouge depuis belle lurette, alors on échafaude un plan au cas où : la tente est dans la voiture, nous avons de l’eau ainsi que quelques en-cas, très bien ça pourrait nous servir !
Le trajet est interminable et on se demande par quel miracle la voiture roule toujours quand nous débouchons sur la route 89. Enfin la pompe de Big Water est en vue et dieu merci elle fonctionne ! Nous mettons 19, 98 gallons (sur20) dans le réservoir ! Ouf, on a eu chaud ! Dorénavant, la consigne sera de refaire le plein dès la moitié du réservoir !
Petite dînette dans la chambre, nous sommes vannés !
Lake Powell depuis Alstrom Point

Coyote Buttes South
J26 (27/06) : Page – Coyote Buttes South
Une nouvelle aventure nous attend aujourd’hui pour laquelle il est plus prudent d’avoir toutes nos affaires avec nous (tente, ravitaillement, eau +++) en cas de pépin. Nous avons en effet des permis pour Coyote Buttes South et en période sèche, le risque d’ensablement est élevé.
C’est parti sur la House Valley Road que nous connaissons déjà pour l’avoir pratiquée 2 fois l’an passé, notamment pour aller à la Wave. A Lone Tree nous bifurquons à gauche vers Paw Hole. Effectivement le sable est mou, très mou mais notre Nissan se révèle très efficace et arrive à destination sans encombre. Ce n’est pas le cas du couple de Texans que nous rencontrons en chemin et qui a dû laisser le 4X4 au parking de Lone Tree.
De là l’exploration peut commencer, au gré des teepees et de notre inspiration !
Pique-nique à l’ombre d’un genévrier puis suite de l’aventure. Nous voulons maintenant rejoindre l’autre partie de CBS : Cottonwood Cove. Pour cela il est recommandé de faire un grand détour par le sud pour limiter le risque d’ensablement. Zones de sable mou et zones de roches alternent mais une nouvelle fois, notre 4X4 négocie à merveille les difficultés.
Nous arrivons enfin sur place où une seule autre voiture est garée et une tente plantée. Mais où sont les 10 personnes ayant toutes obtenu un permis ?
Afin de mieux en profiter, nous avons prévu de camper. Nous choisissons notre emplacement le long de la piste gérée par le BLM, sous un genévrier, montons la tente (en 2 secondes, merci la marque française ). Nous nous installons tranquillement puis en milieu d’après-midi allons à la découverte de ces buttes jusqu’au coucher du soleil.
C’est un endroit fascinant !!!
Des formes très travaillées voire torturées !
Celle-ci très évocatrice !
Que dire de cette mini-arche : tout simplement unique !
Et ces couleurs !
On ne se lasse pas de toutes ces formations rocheuses, d’ailleurs l’après-midi y passe et quand on rejoint notre campement, le soleil est bien couché, on a juste le temps de dîner avant la nuit !
Ce soir, il fait bon : on devrait bien dormir !
Coyote Buttes South

Par la Cottonwood Road jusqu'à Escalante
J27 (28/06) : CBS – Kodachrome Basin.
La butte aux coyotes porte bien son nom et cette nuit nous les avons entendus hurler à plusieurs reprises, mais la nuit a été excellente, de quoi nous réconcilier avec le camping !
Lever de très bonne heure (avant 5h), petit déjeuner et en avant pour une nouvelle exploration du site jusqu’à 7h.
Coyotes Buttes peu après le lever du soleil !
Nos ombres entre deux teepees !
A 7h nous levons le camp, ça tombe bien, en même temps que nos voisins de campement. A deux véhicules, c’est plus rassurant ! Mais très vite, on ne les voit plus dans notre rétroviseur : ils ont dû prendre le raccourci par Paw Hole !
Nous, on n’a pas osé alors on a sagement fait le grand tour par le sud. Sur le parking de Wire Pass, on les retrouve, ils nous ont devancés de quelques minutes. Finalement le raccourci fait gagner un peu de temps !
Avant de rejoindre la Cottonwood Road, un petit détour par Old Paria. Certes le décor de cinéma est parti en flammes, mais dans les badlands en arrière-plan on trouve toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.
Sur la Cottonwood Road (dont nous avions déjà parcouru une partie l’an passé), nous nous arrêtons au pied du trailhead vers Yellow Rock avec l’intention de faire cette randonnée, une fois notre pique-nique terminé. Mais la chaleur de midi a eu raison de nous et une nouvelle fois, nous renonçons au rocher jaune. Il faut bien en laisser pour la prochaine fois !
Alors nous continuons vers Cannonville sur cette route distillant quelques paysages hauts en couleurs !
Grosvenor Arch est notre étape suivante : très belle arche triple !
L’étape finale, c’est Kodachrome Basin SP, parc dans lequel nous envisageons de louer une petite cabine. Aucun problème, toutes sont libres et seule la nôtre sera occupée. Dire que nous craignions ne pas trouver de place un samedi !
En fin d’après-midi, bravant la chaleur, nous voulons voir à quoi ressemble ce petit state park. Il ne ressemble à aucun autre parc avec ses drôles de pitons rocheux qui ressemblent à des pains de pâte à modeler !
Formes érectiles, vestiges d’anciens geysers ! Sans commentaire !
Après cette première balade dans le parc, nous passons la soirée dans notre cabine dans un décor kodachrome !
J28 ( 29/06) : Kodachrome Basin SP – Escalante
Le début de la randonnée de ce matin n’est qu’à quelques pas de notre cabine. Un gros gain de temps et la possibilité de marcher tant qu’il ne fait pas encore trop chaud sont vraiment appréciables.
Pour avoir une vue d’ensemble du parc, nous enchaînons Panorama Trail + Big Geyser Trail (6miles, 3H30) pour une randonnée facile dans la partie ouest, la plus sauvage de Kodachrome.
Au retour, nous profitons encore un peu de notre cabine pour déjeuner au frais puis direction Willis Creek dont le trailhead se situe sur la Skutumpah Road.
C’est un slot canyon. Il y fait très bon bien qu’on soit en tout début d’après-midi, un mince filet d’eau y coule au fond .
Impression de fraicheur encore, grâce à ces jolies cascades !
Nous avançons dans les gorges jusqu’à la jonction avec Averett Canyon (3 miles A/R)
Au retour, des nuages annonciateurs d’orage commencent à se former au loin. Mais notre souci premier est de toute autre nature : nos provisions sont à sec, il faut absolument refaire le stock de nourriture. Je suis quasiment sûre qu’à Escalante nous ne trouverons pas d’épicerie ouverte le jour du seigneur, mais du côté de Bryce nous devrions avoir plus de chance.
Cap sur Bryce et stop à Tropic, puisque nous y trouvons toutes les commodités : petit supermarché, laverie juste à côté (et hop, la lessive aussi). Dommage le candy-shop est fermé !
Pendant ce temps, l’orage a progressé.
Alors si nous avons un moment pensé poursuivre jusqu’à Bryce Canyon, histoire de revoir le magnifique amphithéâtre sous les couleurs du soir, cela n’est plus d’actualité avec l’orage.
Nous rejoignons immédiatement Escalante et prenons une chambre au Prospector Inn, motel de base correct. Il n’a certes rien à voir avec le charme du B&B de Catherine l’année dernière, mais offre un avantage, celui de pouvoir partir très tôt le matin et, demain matin, le programme exige un départ matinal !
Pour le dîner, nous voulons vérifier que les pizzas sont toujours aussi bonnes chez Outfitters : elles le sont ! Et que dire du Brownie Sandwich : tout simplement divin !
Cottonwood Road

Neon Canyon : Golden Cathedral
J29 (30/06) : Escalante – Hole in the Rock Road – Escalante
Lever très, très tôt (5h). Départ 6h. Arrivée au parking d’Egypt Trailhead à 7H30. Objectif : Neon Canyon et Golden Cathedral (10 miles = 8, 5h prévues). L’hôtelière nous annonce des risques d’orages en milieu d’après-midi. Nous en tiendrons compte.
Deux itinéraires sont possibles pour cette randonnée : - Soit tracer directement à travers la mesa en direction de Neon Canyon. - Soit passer par Fence Canyon, une variante un peu plus longue mais plus scénique dixit « Photographing… »
Bien, on préfère voir du paysage, alors va pour Fence Canyon. Comme d’habitude, c’est de la descente pour commencer, d’abord sur du rocher puis du sable, mais elle se fait très progressivement, tout en douceur.
Le fond du canyon est en vue !
Tout se passe pour le mieux, rien à voir avec la difficulté de la randonnée d’Owl Creek. Mais nous n’avons encore aucune idée de l’enfer qui nous attend au fond !!!
En effet, dès que nous pénétrons dans la jungle du wash, une armée de taons s’abat sur nous !! Nous tentons de nous défendre comme des diables : nos chapeaux ne nous servent plus de couvre-chefs mais de tapettes à mouches ! C’est l’horreur et ça dure…….J’en pleurerai. Les Deer Fly, ou Horse Fly, ne nous lâchent pas !
Heureusement il y a plusieurs passages de rivière pendant lesquels nous avons quelques minutes de répit. De surcroît, l’eau est claire et bonne, j’y barboterai bien.
Enfin nous pénétrons dans Neon Canyon et les bestioles abandonnent la partie. Ouf, car je suis au bord de la crise de nerfs. Là nous profitons de la fraîcheur et surtout de l’extraordinaire couleur du Neon.
Un dernier effort et au bout de 3h30, nous y voilà, nous sommes aux pieds de la Cathédrale d’Or.
La pause tombe à pic pour nous sustenter un peu et nous remettre de nos émotions. C’est aussi le moment de réfléchir à un plan bis, car il est hors de question de retraverser cette zone infestée. On décide de prendre la variante pour le retour, c.à.d. au bout de Neon Canyon traverser l’Escalante River, monter sur la mesa et une fois arrivés sur le plateau, tout droit jusqu’au point de départ. Encore faut-il trouver la trace ?
Ce qui est dit est fait et par chance, Hervé trouve directement la trace (au milieu d’une végétation dense) une fois la rivière traversée. La montée sur la mesa se fait à vitesse grand V (malgré le sable mou et la chaleur), car quelques taons nous poursuivent malgré tout, heureusement très peu de temps.
En prime, voilà les nuages qui comme prévus commencent à se rapprocher. Il ne faut pas s’attarder. A 14h30 nous sommes de retour à la voiture après avoir tracé à travers le plateau et finalement cette variante nous a fait gagner une heure. Merci au GPS.
Neon Canyon et Golden Cathedral sont deux endroits magiques qui méritent largement qu’on souffre un peu pour les atteindre ! Cette randonnée fera partie des musts de notre séjour.
Pas d’autres balades pour aujourd’hui : le temps se couvre, l’orage gronde mais donne à peine quelques gouttes de pluie.
En soirée, nous nous rendons à une autre adresse déjà expérimentée l’an passé : Cow Boy Blues Restaurant puis passons notre deuxième nuit au Prospector.
Golden Cathedral

En passant par la Scenic Road 12
J30 ( 01/07) : Escalante – Boulder
Aujourd’hui une toute petite étape nous attend : Escalante – Boulder. Mais depuis deux jours des orages se développent à partir du début d’après-midi, alors une balade de matinée suffira : c’est la randonnée vers Escalante Natural Bridge. Après, on rompt avec le programme, car on a envie de se mettre au frais. Une idée : prendre la Hells Backbone Road à Boulder !
Mais d’abord direction le pont au-dessus de l’Escalante sur la très belle route 12, où chaque virage dévoile un nouveau point de vue. C’est là que démarre le sentier vers l’autre pont, naturel celui-là.
Après l’expérience « deer flies », le pantalon long est de rigueur cette fois-ci.
L’idéal serait de porter des chaussures d’eau. Nous n’en avons pas alors ce sera corvée déchaussage et re-chaussage et ce, 5 fois à l’aller et autant au retour ! De quoi faire râler Hervé !
Au bout de 2 miles, la « Natural Bridge » se dresse devant nous !
Il est bientôt midi et l’aire de pique-nique de Calf Creek n’est pas loin : c’est le lieu idéal pour manger au frais. Comme les jours précédents, la chaleur est au rendez-vous et le ciel devient plus orageux.
Sur la route 12 !
Avec de telles températures s’éloigner un peu du désert et rejoindre les Boulder Mountains devrait être une bonne option. La Hell’s Backbone Road nous amène jusqu’à 2700m : vive la fraîcheur, quelques gouttes de pluie, des bouleaux, des lupins…C’est bon !
Ensuite nous continuons jusqu’à la Hell’s Backbone Bridge qui surplombe Box Death Hollow. Vues époustouflantes sur le canyon !
Au retour un ranch retient notre attention, le Boulder Mountain Ranch (à ne pas confondre avec le Lodge du même nom). C’est ici que nous choisissons de passer la nuit : par chance une chambre est disponible, « a bunk room » mais elle fait très bien l’affaire (l’Indépendance Day approche) !
Une petite balade s’improvise, vers des cascades sur le domaine du ranch.
Nous sommes si bien que nous n’avons pas envie de bouger pour aller dîner. Nos hôtes nous proposent de nous confectionner des buritos maison avec des produits bio. Correct mais un peu cher pour ce que c’est. Pas de dessert ni même de fruit. Manger en ville aurait été un meilleur choix.
Dernière promenade dans la propriété au coucher du soleil ! Nous apprécions la fraîcheur du soir à 2000m d’altitude…..et les couleurs du ciel.
J31(02/07) : Boulder – Torrey
Pas moyen de « décoller » de bonne heure ce matin : nous nous attardons un peu sur la terrasse du ranch à la fraîche. Enfin, tout est relatif nous partons à 9h ce qui n’est finalement pas si tard !
Il y a tout de même plus d’une heure de route par le Burr Trail jusqu’à la bifurcation vers Strike Valley. Nous nous engageons sur le début de la piste mais stop ! elle est vraiment très mauvaise après le premier parking et suit un wash particulièrement boueux après les orages d’hier soir ! Nous jouons la carte de la prudence et préférons faire marche arrière jusqu’au parking. Bon, avec ça la randonnée de Upper Muley Twist Canyon est compromise car impossible d’enchaîner 3 miles de piste + 5 miles de sentier, le tout multiplié par deux, soit 16 miles, vu l’heure (10H30).
Alors, très modestement, nous nous contentons des 6 miles/ 2h 30 A/R (tout de même) pour contempler la vue au Strike Valley Overlook.
Nous suivons la fameuse piste, partagés entre le regret de n’avoir pas continué en voiture et la raison qui nous a fait rester prudents.
Du bord du chemin, vue sur deux arches.
Encore une troisième arche ? Oui, C’est Peek-a-boo Arch !
Après 2, 4 miles de piste, il reste à gravir la colline pour avoir LA vue sur le Waterpocket Fold, Strike Valley, la Notom Bullfrog Road et les Henry Mountains.
La fin de la randonnée sonne déjà l’heure du pique-nique. Reste à trouver une aire sympa. La carte nous en indique une tout juste avant les lacets du Burr Trail. C’est parfait : il reste à tirer la table à l’ombre et c’est avec une vue 4* que nous mangeons notre salade composée.
Les lacets du Burr Trail se négocient sans problème et nous voilà sur la Notom Bullfrog Road en direction de Torrey.
Une route au moins aussi belle que la Cottonwood Road !
Arrivés sur la Hwy24, je propose de jeter un coup d’œil au gué sur la Fremont. C’est là que devrait se terminer après demain notre périple à Cathedral Valley. Le panneau « River Ford » nous indique que c’est bien là….Hervé s’engage sur le chemin d’accès. Bouh, c’est humide… ! Après quelques glissades incontrôlables, je le supplie d’évacuer la première à droite pour nous sortir de là…Ouf, nous retrouvons la route principale, sans avoir été jusqu’à la rivière et très sceptiques quant à la possibilité d’emprunter cet itinéraire dans 2 jours. A suivre…
Dans l’immédiat nous poursuivons jusqu’à Torrey dans un but bien précis : randonner, me diriez-vous ? Eh bien, non, pour aller déguster des chocolats chez Cafe & Candy à Torrey (adresse déjà expérimentée l’an passé). On en rêve depuis des jours. Quelles douceurs !
Après cette pause gourmandise, il faut aller à la recherche d’une chambre. Austin’s Chuck Wagon Inn nous avait donné toute satisfaction en 2007, alors une possibilité chez eux serait top ! En cette veille de week-end férié, l’hôtelière nous propose soit une suite-famille soit la petite chambre derrière l’épicerie, sans climatisation ! La suite, non, et la chambre, faut voir ! Aussitôt vue, aussitôt prise : il fait très bon dans cette chambre (d’ailleurs dans toute la propriété en raison de la présence de grands arbres et de l’altitude, 2085m) et le prix très doux en fait une excellente affaire.
Après-midi piscine, dîner chez Capitol Reef Inn (toujours aussi bon)….ce sont les vacances, quoi !
Nottom Bullfrog Road

Cathedral Valley
J32 (03/07) : Torrey – Cathedral Valley via Loa et Fishlake
Qui l’eût cru ! Ce matin à Torrey il faut « déterrer » les polaires enfouis au fond de la valise pour prendre notre petit déjeuner sur la table installée devant notre chambre. Il ne fait pas plus de 10°, mais cela se réchauffera vite.
Aujourd’hui nous avons prévu : - Randonnée à Hickman Bridge dans Capitol Reef - Si possible Cathedral Valley avec nuit sur place.
Alors le plein de courses et d’eau (chez Austin’s y a tout ce qu’il faut) et en route vers Capitol Reef NP. D’abord l’arrêt « règlementaire » au Visitor Center pour un avis sur Cathedral Valley. Nous exposons notre projet :
- Rejoindre la vallée des Cathédrales non par l’un des 2 accès sur la 24, mais par Loa avec un détour dans la région de Fishlake (brièvement traversée en 2007) pour profiter de la fraîcheur de ces sites avant le désert.
Le ranger trouve notre projet très intéressant et ne tarit pas de renseignements. Nous ressortons avec dessin à main levée du meilleur itinéraire et plan pré-imprimé du passage à gué de la Frémont River. Il nous confirme les bonnes conditions météo : au moins 3 jours de beau temps devant nous ! Alors c’est le moment ou jamais !
Dans l’immédiat nous prenons le sentier vers Hickman Natural Bridge (2, 8miles-3hA/R)
Avant d’y arriver une autre bridge très mignonne : Nels Johnson Bridge
Voilà le pont naturel en question qui ressemble beaucoup à ceux de Natural Bridges NM !
Au retour nous jouissons d’une belle vue sur deux « highlights » du parc.
Capitol Dome, avec en avant-plan les fameux "boulders".
Pectol Pyramid !
L’arrêt de la mi-journée se fait dans l’oasis de Fruita, sur une belle pelouse peuplée de daims pour un repas tiré du sac !
Une nouvelle visite chez Cafe & Candy (on devient accros !) et c’est parti vers Cathedral Valley via Loa et la Fishlake National Forest !
Quelques pas autour du lac (Fishlake), bordé d’une belle forêt de bouleaux ! Qu’il fait bon !
Puis une petite pause devant le Johnson Lake, un peu trop fréquenté en cette veille de jour férié, alors nous fuyons sur les hauteurs au lieu-dit « Ridley Springs » pour une randonnée jusqu’à Pole Canyon (8kms A/R) sur un bout du Great Western Trail
Ici la tranquillité est assurée dans un paysage très vert !
C’est déjà la fin de l’après-midi et le moment de rejoindre la vallée des cathédrales par la Thousand Lake Mountain Road. Bien qu’étant en territoire connu (sommes passés par là en 2007), nous ne reconnaissons pas l’endroit où nous avons failli nous enliser ! A cette saison la piste est bien sèche, un peu rugueuse tout de même !
Destination atteinte : nous plantons la tente dans le camping de Cathedral Valley où il n’y a pas un chat ! Dans les toilettes, il ya bien un avertissement sur la présence possible d’un couguar, mais comme cette affiche date de deux ans (n’est-ce-pas Marie ?), cela ne nous alarme pas plus que ça !
Un coup d’œil sur la vallée. Les cathédrales sont majestueuses !
Puis un petit tour au pied des monolithes !
Profitons des couleurs chaudes de la soirée !
Retour au campement : après le dîner, assis sur une pierre au bord de la falaise, nous dissertons sur notre solitude et notre chance d’être dans ce décor unique tout en regardant le soleil se coucher.
Une petite flambée de pommes de pin (ramassage de bois interdit)….pas pour se réchauffer (la température est très agréable) mais pour l’ambiance….Et de l’ambiance il ne va pas tarder à y en avoir !!!
Une « visite » d’abord : celle d’un drôle de petit rongeur bondissant. Hervé brandit l’appareil-photo et moi, la lampe-torche. Mais tout à son excitation, le photographe oublie d’ôter le capuchon de l’appareil et s’énerve de ne pas arriver à déclencher. L’animal se sauve sous la voiture et nous ne le reverrons plus. Donc pas d’image de ce que notre documentation ultérieure révélera être un rat-kangourou ! Si vous voulez voir à quoi il ressemble, voilà un lien vers ce rongeur.
La nuit est maintenant tombée et voilà qu’on entend…. cela
D’abord à distance puis plus rapprochés, les rugissements finissent par se produire certainement à moins d’une centaine de mètres.
Nous bondissons dans la voiture et réfléchissons à la conduite à adopter. Convaincus que nous ne dormirions pas tranquilles dans la tente, nous décidons d’y faire « dormir » nos bagages pendant que nous, nous resterions à l’abri dans le 4X4. En deux temps trois mouvements, les valises sont transférées et les couchages installés dans le véhicule. Nous pouvons maintenant dormir sur nos deux oreilles. Le ou les couguars de l’affiche ne sont donc pas une légende !
J33 (04/07) : Cathedral Valley – Hanksville
J’ai passé une bonne nuit dans la voiture, Hervé pas vraiment car il n’a pas pu s’étendre suffisamment ! Réveillés par les premières lueurs du jour, nous prêtons l’oreille. Non seulement on entend le puma pousser son cri au loin, mais on a nettement l’impression qu’un autre lui répond : peut-être un couple ?
Comme il fait jour, nous craignons moins son apparition mais restons malgré tout vigilants tout en petit déjeunant puis en repliant nos affaires.
N’ayant pas véritablement envie de nous attarder ici, nous sommes sur le départ avant 7h.
Une fois dans la voiture, si le lion des montagnes voulait bien se montrer pour un petit cliché, ce serait vraiment sympa. Mais pas de chance, il restera caché !
Notre plan pour la matinée consiste à rejoindre la Hwy24 par Hartnett Road (Caineville Wash Road avait été empruntée en 2007) pour un passage du gué en fin de matinée.
Ça roule ! Mais avec de nombreux stops pour voir les différents points de vue et attractions le long de cette piste.
- Upper Cathedral Valley Overlook
- Upper South Desert Overlook
- Vue sur Temple of the Sun et Temple of the Moon depuis un col qu’on atteint après 2 miles de marche A/R.
- Lower South Desert Overlook
- Bentonite Hills
- Vestige d'un passé révolu !
Les 28 miles de piste nous amènent à la Hwy24 comme prévu vers 11H. La Fremont River est devant nous, il faut la passer. Je serre un peu les fesses, mais ça passe les doigts dans le nez et nous prenons la direction d’Hanksville (glissades évitées !).
Trois quarts d’heure plus tard nous nous attablons au Red Rock Restaurant (ça change du pique-nique quotidien). Nous avons une bonne idée car ce soir, il sera fermé pour cause d’Independance Day. Bonnes grillades et glaces.
La chaleur suffocante à Hanksville invite au repos en arrivant au Whispering Sand, motel de base avec frigo et micro-ondes pour un prix très sage ! Même un week-end férié ici ce n’est pas la foule !
Quand nous sortons en fin d’après-midi la chaleur est toujours torride ! Plutôt que d’aller visiter Little Egypt, pourquoi ne pas aller jusqu’aux Henry Mountains, destination probablement plus fraîche.
La décision est prise. Mais nous n’arriverons jamais au pied des dites montagnes, car au bout de quelques miles le voyant lumineux de la pression des pneus clignote : un pneu crevé !
Il faut alors trouver la « tige » qui permet de faire descendre la roue de secours, le crique.. . tout cela bien caché et pas tout au même endroit. Cela nous vaut quelques suées et quelques mots de travers ! Mais pas le choix, il faut y arriver. Un seul véhicule nous croise et sa conductrice ne daigne même pas nous jeter un coup d’œil. Finalement c’est fait …mais adieu doux climat des Henry Mountains. Il ne reste plus qu’à retourner à Hanksville pour réparer. N’oublions pas que nous sommes le 4 juillet.
Et bien même un jour férié, nous avons trouvé une station-service où le patron nous a fait la réparation illico ! Pour à peine 26$ !
Soirée dans la chambre : internet, visionnage des photos, et plateau -télé….pépère, quoi !
Cathedral Valley

De Green River à Park City
J34(05/07) : Hanksville – Green River.
Malgré notre crevaison, une nouvelle piste est à l’ordre du jour, celle amenant dans la partie excentrée de Canyonlands, Horseshoe Canyon pour une randonnée qui allie nature et culture, en direction de la Great Gallery et trois autres sites de pétroglyphes.
Le départ est matinal en raison du trajet : 30 miles dont 19 sur de la piste ! Et si on ne veut pas randonner sous le cagnard….Mais le ciel est couvert ce matin, alors… ?
Bon, rendons nous sur place, nous aviserons après. Nous traversons ces paysages de dunes sous de gros nuages !
A 8h30, nous y sommes mais il nous faudra une heure pour nous décider ! Que faire ? Quelques gouttes de pluie, des coups de vents, toujours des nuages, les nombreux avertissements sur les dangers et les désagréments du canyon (flash flood, éclairs, taons…), sur les difficultés de la randonnée (chaleur, dénivelé, déshydratation) n’aident pas à prendre une décision.
Après avoir tourné en rond, nous décidons finalement d’y aller mais de rebrousser chemin au moindre petit changement de temps et en ayant bien pris soin de mettre un pantalon (présence de taons indiquée !). Durée prévue dans la documentation du parc : 6, 5 miles/ 3 à 8h / dénivelé 250m.
Le temps imprévisible nous fait accélérer la cadence : on ne court pas, mais presque, dans la descente et aussi dans le fond du canyon. De toute façon, la présence de moustiques et moucherons ne nous engagent guère à flâner !
Les pétroglyphes sont superbes !
Ici Alcove Springs Gallery
Là dans Great Gallery
Nous faisons une courte pause près de la dernière galerie pour nous restaurer un peu puis reprenons aussitôt le chemin du retour tant que le temps se maintient.
Finalement ce temps couvert aura été un atout, car nous n’avons pas eu à souffrir de la chaleur, notamment à la montée finale. A 13h, nous sommes de retour au parking nettement en avance par rapport à nos prévisions.
Un peu de pluie et surtout un ciel désespérément gris nous incite à zapper Goblin Valley et à rejoindre immédiatement notre prochaine destination, Green River (la ville).
Au Comfort Inn nous restons dans notre chambre tout l’après-midi puis nous décidons tout de même d’aller voir Crystal Geyser en soirée sous un ciel d’orage
Détails…
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le photographe n’est pas tout seul. Il y a foule près du geyser (qui doit être en fin d’éruption car l’eau ruisselle encore sur les concrétions calcaires) : rafteurs, campeurs, pique-niqueurs, promeneurs, baigneurs….
Retour à Green River pour un dîner au Tamarisk Restaurant attablés derrière de grandes baies vitrées qui donnent sur le fleuve du même nom, sympa pour le coucher du soleil. Cuisine correcte.
J35 (06/07) : Green River – Park City
Nous voici à trois jours de la fin de notre voyage ! Suite aux différentes modifications faites en cours de route, nous bénéficions toujours de deux jours d’avance alors nous choisissons de les passer dans les montagnes de Salt Lake City . La station de sports d’hiver ayant accueilli des épreuves des Jeux Olympiques de 2002, Park City, est retenue. Altitude 2070m : hum, il doit y faire très bon !
Alors ce matin, le désert, c’est fini ! En route pour la montagne !
Green River…Price….Provo….la route est très belle et la ville de Provo surprenante avec ses belles maisons bourgeoises….Heber City où nous prenons le meilleur expresso de tout le Southwest (la patronne est flattée !)….et arrivée à Park City en tout début d’après-midi.
J’avais repéré sur internet un studio très mignon mais en arrivant sur place, la résidence est complète. Où trouver ? A l’accueil, le gars nous dit « Peut-être au Marr… ? » Sans vraiment comprendre la fin de sa réponse, nous faisons le tour du pâté de maisons espérant trouver un hébergement dans la résidence voisine. Au moment de pénétrer dans la dite résidence, je m’aperçois que nous sommes au Marriott Hotel. Bah, demandons tout de même les prix !
Finalement, l’hôtel n’est pas plus cher que celui que nous avions pris à Gardiner, Grand Teton ou Flaming Gorge….alors un petit plaisir pour la fin du voyage n’est pas de refus.
Nous nous installons pour les trois dernières nuits au Marriott Hotel. Ah, ça change des motels de base !
Une petit tour au Visitor Center, histoire de nous documenter sur la station… et puisque ce dernier se trouve à proximité des fameux outlets de Park City, nous nous octroyons une après-midi shopping.
Ici, aux Tanger Outlets, 50 magasins d’usine (Levi’s, Nike, Reebok, Gap, Calvin Klein, Ralph Lauren..) permettent de renouveler sa garde-robe à moindres frais. Oh, on n’a pas fait de folies…. juste renouvelé nos shorts usés jusqu’à la trame sur le slickrock du Southwest plus quelques tee-shirts et polos pour nous et pour nos enfants (gare au surpoids des valises ! ).
Tout l’après-midi y passe …et c’est presque aussi fatigant qu’une randonnée…alors quelques brasses dans la piscine du Marriott sont bienvenues.
Pour le dîner, tout juste deux étages à descendre ! Ce soir, on essaie le restaurant de l’hôtel (Park City Grill) qui nous offre une remise le premier soir (autant en profiter !). Les crevettes sautées sont excellentes avec un bon verre de Cabernet blanc californien !
Pétroglyphes de Great Gallery

Park City et environs J36 (07/07) : Park City
Aujourd’hui allons voir de plus près à quoi ressemblent les montagnes de Park City !
Nous nous rendons jusqu’à Silver Lake Village en voiture. Au Visitor Center, on nous avait indiqué qu’à partir de là nous pouvions prendre un télésiège jusqu’au sommet puis redescendre à pied.
Mais franchement il y a à peine 250 m de dénivelé, une bagatelle après tout ce qu’on a fait depuis 5 semaines…alors la montée à pied s’impose. Aller par Silver Lake Trail (2 miles), retour par Ontario Trail (2, 5 miles).
Le chemin croise à plusieurs reprises des télésièges.
Vue plongeante sur Jordanelle Reservoir dans la vallée.
Encore des névés présents près du chemin et pas plus de 10° à l’ombre (à l’arrêt, polaire bienvenue) mais chaud au soleil !
Le sentier traverse des bosquets de bouleaux !
L’après-midi se finit à la piscine de l’hôtel : après quelques longueurs, un peu de lecture sur les transats…tranquilles !
Ce soir, nous rejoignons le centre ville de Park City. Nous déambulons dans Main Street, très animée, afin de choisir un restaurant. Un trottoir puis l’autre….Il y a de nombreux restaurants, plutôt chers dans l’ensemble, à l’image de cette station assez huppée !
Notre choix se porte sur Zoom, un restaurant appartenant à l’acteur Robert Redford (ça, nous l’apprenons sur place ). D’abord attablés à l’extérieur, nous migrons vite vers l’intérieur car avec la nuit qui tombe, les températures se rafraîchissent sérieusement ! On est à la montagne ici !
« Roasted Half Chicken with an Orange-Sesame Glaze, Jasmine Rice and Ponzou Stir » pour moi et pour Hervé…. « Herb and Asiàgo Crusted Alaskan Halibut with a Red Pepper Vinaigrette, Seared Spinach and Grilled Asparagus » De quoi vous mettre l’eau à la bouche !
En sortant, on prend une petite glace chez Chocolate Factory. Oui, vous l’avez compris, nous sommes très gourmands !
J37 (08/07) : Park City – Mirror Lake Road – Park City.
C’est notre dernière journée complète ! A cette occasion nous décidons de parcourir une Scenic Byway, la Mirror Lake Road qui relie Kamas (UT) à Evanston (WY). Nous n’irons pas jusqu’au bout mais jusqu'au Mirror Lake, ce qui fait environ 50 miles l’aller.
La route grimpe doucement dans les Uintas Mountains. Qui voudrait camper sur cette route aurait l’embarras du choix, on trouve ici une multitude de campings !
Notre premier arrêt se fait aux Provo River Falls, de jolies cascades encadrées d’une très belle forêt de conifères.
La route au col de Bald Mountain passe à plus de 3500m, puis plonge vers le Mirror Lake, pas si miroir que cela malgré tout !
Nous mettons 6$ dans un enveloppe car on est ici dans une Recreation Area dès qu’on s’arrête ! L’aire de pique-nique est sympathique mais infestée de moustiques, nous finissons notre sandwich dans la voiture.
On risque tout de même le tour du lac après manger, mais on est quitte pour quelques piqûres. Familles et pêcheurs fréquentent les abords en grand nombre, ce qui fait que l’on ne s’attarde pas davantage, préférant poursuivre en voiture jusqu’au parking vers Ruth Lake.
Un sentier (1, 5 miles A/R) mène jusqu’à ce lac, beaucoup moins fréquenté et plus sauvage que le précédent.
De retour à l’hôtel en milieu d’après-midi, il est temps de préparer les valises. Pour le dîner nous liquidons notre ravitaillement….Demain c’est le grand retour !
Mirror Lake

La fin du voyage
J38 (09/07) : Park City – Salt Lake City – Paris
Ce matin il faut rejoindre Salt Lake City et pour en profiter jusqu’au bout nous quittons l’hôtel à 8H.
Nous voilà avant 9h dans le centre de la Capitale des Mormons.
Une petite visite de Temple Square s’impose ! Nous déclinons la visite guidée et préférons tout juste jeter un rapide coup d’œil aux différents bâtiments.
Impressionnants, d’ailleurs !!!
Salt Lake Temple
En une demi-heure, c’est fait ! Puis direction Museum of Fine Arts dans le Campus Universitaire.
C’est l’exposition temporaire « Monet to Picasso » qui a motivé notre visite. En attendant qu’elle ouvre, nous parcourons rapidement le premier étage et ses salles permanentes.
Une pièce du musée !
Puis nous passons le reste de la matinée à admirer les tableaux des peintres européens les plus célèbres : Renoir, Degas, Monet, Van Gogh, Dali, Picasso, Matisse et encore d’autres.
Les photos sont interdites, mais voici un lien vers les « highlights » de l’exposition.
Après cette parenthèse culturelle, revenons à des considérations plus matérielles : il est midi, où aller manger ? Nous nous rapprochons de Main Street et après avoir consulté notre guide, nous retenons « Lamb’s Grill Cafe », l’un des plus vieux restaurant d’Utah. Malgré son nom, il ne propose pas que de l’agneau mais une cuisine américaine variée. D’ailleurs je choisis du poisson et Hervé une bonne grillade.
Pour l’expresso il faut aller au Starbucks voisin et sur la place se produit un orchestre country. Dommage que l’on ne puisse pas s’attarder. Non, décidément, c’est l’heure, il est bientôt 14H….début de l’enregistrement.
Un dernier hoodoo qui trône en plein cœur de Salt Lake City !!!
A l’aéroport, après avoir rendu la voiture, nous nous présentons au comptoir d’enregistrement. L’employé après avoir ouvert mon passeport, me montre son badge : il porte le même patronyme que moi. Ravi, il me fait le check-in dans la langue de Goethe (manifestement sa langue maternelle !) et du même coup, ferme les yeux sur les 25 kg (au lieu des 23 règlementaires) que pèse une de nos valises !
Passage des contrôles, attente….l’avion décolle à 17h !
J39 (10/07) : Paris – retour maison.
11H15 : l’avion se pose à Paris-Roissy. Il faut maintenant affronter le RER avec tous nos bagages…pas une mince affaire, quand il faut passer les tourniquets avec sur le dos une tente 2 secondes (une tortue Ninja dans le métro) ! Une dizaine de stations et nous voilà à destination.
Les meilleures choses ont une fin alors....
It's really .............. the End !
Hoodoo en plein coeur de Salt Lake City

Le mot de la fin
Un voyage exceptionnel !
Plus de 7000 kms parcourus en voiture dont pas mal sur des pistes mais surtout, beaucoup, beaucoup de kms parcourus à pied !
Le fait de n’avoir réservé aucun hébergement d’avance nous a donné une grande liberté et nous a permis d’adapter le programme à la météo, surtout au début à Yellowstone où le temps était capricieux ! Cela était d’autant plus facile que nous étions en juin.
Autres avantages du mois de juin :
- Une fréquentation touristique modérée, essentiellement des Américains, quelques Européens, très peu de Français !
- Un temps sec (à partir de Moab), ce qui nous a permis de mieux pouvoir gérer les excursions sur les pistes et les sentiers de randonnée. Moins de risques de flash-flood et d’orages. Un circuit tel que le nôtre est difficile à tenir en août où les orages sont quotidiens.
- Des journées longues !
- Une flore très riche dans les déserts (non visible l'été)
Inconvénient :
- La présence +++ de moustiques et dans le fond de certains canyons de taons : prévoir pantalons et répulsifs.
Nos coups de cœur !
On a tout aimé ….le classement est difficile..
Disons que, malgré quelques aventures, ce sont des lieux où l’on a campé (car immergés dans le wilderness) dont nous gardons les souvenirs les plus forts : Dinosaur, Canyonlands, CBS, Cathedral Valley.
Sinon beaucoup d’autres sites nous ont permis des randonnées remarquables, voire exceptionnelles : ruines indiennes de Mule Canyon, Road Canyon et Moon House… Golden Cathedral…les pétroglyphes de Cedar Mesa et Horseshoe Canyon…. Arches….Natural Bridges.. Colorado NM…des lieux où nous étions toujours seuls ou presque !
Appréciant particulièrement les grands espaces vierges et la solitude qui les accompagnent, nous avons été comblés par le sud ouest américain.
Nous avons apprécié Yellowstone davantage pour sa faune que pour ses phénomènes volcaniques, mais le temps ne s’y prêtait pas.
Ce sont les endroits en général mythiques ou classiques (comme Monument Valley par exemple ) pour lesquels nous avons été le moins enthousiastes.
Bibliographie
- « Photographing the Southwest » volumes Utah et Arizona (Laurent Martres), guides auxquels Philippe (Sedonax) a beaucoup contribué.
- « Yellowtone & Grand Teton NP /Must-do hikes for everyone » (Andrew Dean Nystrom) pour la description de randonnées dans ces 2 parcs.
Routard et Lonely Planet Ouest Américain (ont seulement servis pour trouver hôtels et/ou restaurants)
Le site www.ouestusa.fr de Thierry (Wavemaster) et Philippe (Sedonax) déjà cité en introduction : incontournable pour la description de beaucoup de sites et de randonnées.
- Le site de photos de Philippe (Sedonax) www.phschuler.com.....pour vous donner envie !
Pour compléter la documentation précédente, quelques sites internet qui m'ont été particulièrement utiles pour la préparation de certaines randonnées :
- Fort Bottom J12 www.utahtrails.com/FortBottom.html - Moses & Zeus J12 www.utahtrails.com/Moses.html - Tower Arch J14 climb-utah.com/Moab/tower.htm - Confluence Overlook J16www.utahtrails.com/Confluence.html - Mule Canyon J18 climb-utah.com/CM/mule.htm - Owl Creek to Nevilles Arch J19 www.localhikes.com/...s/Owl_Creek_0000.asp - Golden Cathedral J29 www.dankat.com/swhikes/maps/neoncn.htm
Début 2009, le virus de l'Ouest Américain nous a repris et nous sommes allés découvrir l'Arizona et le Nouveau-Mexique au printemps. C'est ici.


Bonjour,
nous preparons un voyage aux USA pour le mois d aout 3 semaines.
Nous sommes une famille de 5 personnes ,1 enfant de 7 ans,2 ados de 14 ans et 16 ans +2 parents
Nous desirons des conseils entre louer une voiture +hotel ou alors louer un camping car, en sachant que nous apprecions les grands espaces et aimons etre dans la nature au milieu de nulle part......
L'idee est de partir de Los Angeles et de faire une boucle, en prenant notre temps et en restant minimum 3 jours dans certains parcs.
Peut acceder a tout les parcs en camping car? Faut il reserver les campings a cette periode? Le camping sauvage est il possible? Faut il un permis special pour conduire un cc aux U-S? Cela revient t il moins cher de louer voiture +hotel +restaurant , ou bien de louer un cc?
merci pour votre aide !
Michel
nous preparons un voyage aux USA pour le mois d aout 3 semaines.
Nous sommes une famille de 5 personnes ,1 enfant de 7 ans,2 ados de 14 ans et 16 ans +2 parents
Nous desirons des conseils entre louer une voiture +hotel ou alors louer un camping car, en sachant que nous apprecions les grands espaces et aimons etre dans la nature au milieu de nulle part......
L'idee est de partir de Los Angeles et de faire une boucle, en prenant notre temps et en restant minimum 3 jours dans certains parcs.
Peut acceder a tout les parcs en camping car? Faut il reserver les campings a cette periode? Le camping sauvage est il possible? Faut il un permis special pour conduire un cc aux U-S? Cela revient t il moins cher de louer voiture +hotel +restaurant , ou bien de louer un cc?
merci pour votre aide !
Michel
Bonjour!
J'aimerai faire un petit sondage parmi vous afin de mieux construire mon prochain voyage.
Pour mon 4e voyage dans l'ouest, je souhaite emmener mes parents afin de leur faire découvrir ces endroits que j'aime tant ! Pour la construction de ce voyage, plusieurs problème se posent à moi.
En premier lieu, j'aurai tendance à orienter le trip selon mes goûts (c'est à dire deep into the wild 😎😛). Pourtant, mes parents n'ont pas de réelle expérience de voyage, encore moins dans l'ouest et dans le wilderness.
Aussi, je me demande comment on supporte, apprécie et perçoit les roadtrip à plus de 60 ans. Quels sont les parcs préféré des jeunes seniors, ce qu'ils recherchent ou non...
Du coup, j'apprécierai beaoucoup si les personnes ayant le même profil qu'eux ou ceux qui ont fait un trip avec leurs parents pouvaient me faire un retour d'expérience.
Mes parents ont plus de 60 ans, ils ne sont pas sportifs, ma mère a même quelques problèmes de santé qui peuvent restreindre parfois sa capacité à se déplacer.
Vous l'aurez compris, je cherche à créer le voyage parfait pour leurs attentes et leurs goût 🙂.
Merci d'avance pour vos retours!
Cha
J'aimerai faire un petit sondage parmi vous afin de mieux construire mon prochain voyage.
Pour mon 4e voyage dans l'ouest, je souhaite emmener mes parents afin de leur faire découvrir ces endroits que j'aime tant ! Pour la construction de ce voyage, plusieurs problème se posent à moi.
En premier lieu, j'aurai tendance à orienter le trip selon mes goûts (c'est à dire deep into the wild 😎😛). Pourtant, mes parents n'ont pas de réelle expérience de voyage, encore moins dans l'ouest et dans le wilderness.
Aussi, je me demande comment on supporte, apprécie et perçoit les roadtrip à plus de 60 ans. Quels sont les parcs préféré des jeunes seniors, ce qu'ils recherchent ou non...
Du coup, j'apprécierai beaoucoup si les personnes ayant le même profil qu'eux ou ceux qui ont fait un trip avec leurs parents pouvaient me faire un retour d'expérience.
Mes parents ont plus de 60 ans, ils ne sont pas sportifs, ma mère a même quelques problèmes de santé qui peuvent restreindre parfois sa capacité à se déplacer.
Vous l'aurez compris, je cherche à créer le voyage parfait pour leurs attentes et leurs goût 🙂.
Merci d'avance pour vos retours!
Cha
Cinq ans déjà ont passé depuis notre dernière boucle à partir de Salt Lake City, pendant lesquels nous avons effectué trois voyages en Argentine et au Chili. Mais le besoin de revoir l’Ouest américain s’est fait de plus en plus pressant... Retour donc pour une nouvelle boucle à partir de Denver – après une première en 2005 – en passant par White Sands, Havasupai, Page, Snow Canyon, Escalante, Torrey, Moab, Bisti Badlands, Santa Fe, Great Sand Dunes, Crested Butte et les Rocky Mountains. Nous comptions surtout découvrir de nouveaux endroits – mais le temps nous en a parfois empêchés – et nous avons été gâtés sur deux sites encore très peu connus: King of Wings et Delta Pool.
Bonne lecture...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...
Hello,
3ème voyage dans l'Ouest, qui est devenu une vraie passion. L'objectif cette année est d’approfondir les coins survolés lors de notre premier voyage, de découvrir des endroits moins connus et peu voire très peu fréquentés.... Au programme rando, rando et rando.
Beaucoup de préparation en amont (repérage, topo, traces GPX, road book, lecture de carnets sur VF) et une bonne condition physique nous permettent de partir sereinement.
Départ le 22 mai 2017, retour le 18 juin. Boucle au départ de Las Vegas avec dans les grandes lignes Valley Of Fire, Red rock Canyon, Snow canyon, White domes, Yant Flat, Grand staircase, des ruines, des canyons, et d'autres.
Pour davantage de clarté, je modifie le post en rajoutant le programme théorique: J1: arrivée Las Vegas J2: Red Rock canyon / Las Vegas J3: Valley Of Fire / St George J4: Snow canyon SP / The bowl J5: Water canyon + white domes J6: Red mountain overlook / Red cliffs / Yant flat J7: Cedar Breaks / Red canyon / Willis Creek / Bull Valley Gorge / Tropic J8: Bryce Canyon / Cottonwood canyon Rd/ Yellow rock J9: The Volcano / Hole in the Rock Rd / Escalante J10: journée HITRR J11: Burr trail Rd / Strike valley overlook / Torrey J12: Capitol Reef J13: Little wild horse canyon / Wild horse window / Dirty devil overlook J14: Crack canyon / Leprechaun / Goblin Valley SP J15: Natural bridges NM / Citadel ruins / Valley of the gods J16: The needles Chesler loop / Arch canyon overlook J17: Mule canyon / Bluff / Horseshoe Bend / Page J18: Sidestep & colorful canyons / Nautilus / Toadstool hoodoos J19:Stud horse point / wiregrass canyon / Smoky mountain + Alstrom point J20: Marble canyon / Cathedral wash + Spencer trail / Kanab / Coral Pink SD J21: Buckskin gulch + Edmaier + West clark bench J22: Exploration alentours Kanab J23: Zion / St George J24: Zion secteur Kolob / Kanarra creek J25: Zion secteur Kolob Terrace / Best of St George J26: Retour Vegas via Lake mead J27: Las Vegas et alentours J28: Retour France
Vol A/R: 560€ par personne Location SUV alamo: 901€ (j'ai trouvé ça plus cher que les autres années) Réservations effectuées fin 2016
Les haltes sont classiques: Las Vegas, St George, Tropic, Escalante, Torrey, Caineville, Blanding, Page, Kanab, à nouveau St George et fin à Las Vegas) (photo du road book, de mauvaise qualité mais sinon refusée par VF)

Pas moins de 2 nuits au même endroit pour ne pas trop courir et pouvoir profiter..ou récupérer
C'est parti.
J1: Lundi 22 mai:
Après une nuit à Roissy (Ibis Budget, basique mais convenable) afin d'éviter un trajet trop matinal, réveil à 6h45. Navette gratuite, devant l'hôtel à 7h45, archi blindée. 8h10, on arrive au terminus gare TGV. 8h30, on est dans la file pour l'enregistrement chez American Airlines. Beaucoup de monde. Les valises sont pesées: 17,5 et 16,5kg. On a de la marge pour le retour (23kg max). 10h10, début de l'embarquement pour un décollage à 11h, comme prévu. Soulagement quand ça démarre sans couac! Avion basique, pas d'écran. Bon côté des choses, on va peut-être dormir 😉 ! Arrivée à NY, JFK à 13h45, 30' de retard à cause des fortes pluies.... L'avion a dû patienter en tournant au dessus de l'aéroport. Arrivée à l'immigration en 15' et là c'est interminable. 1h45 d'attente, notre escale de 5h (en théorie...) va nous paraitre moins longue!! Peu de guichets ouverts, cela nous parait moins bien rodée que nos fois précédentes. 15h45, récupération des bagages et 16h30, on est devant la porte d'embarquement. Pas de changement de terminal donc hyper rapide. Pas encore d'avion à notre porte d'embarquement, et on doit embarquer à 18h pour décoller à 18h30. En fait, tous les avions sont retardés à cause du mauvais temps.
On tente une sieste. On décolle finalement à 21h30, soit 2h30 de retard.
La journée commence à être longue, il est 3h30 du mat' en France. Reste à arriver à Las Vegas, choisir la voiture de loc chez Alamo en croisant les doigts qu'un SUV digne de ce nom sera dispo et arriver à l'hôtel tout en traversant cette petite bourgade... easy!
Presque 6 h de vol. Arrivée à Las Vegas à 23h30, il fait chaud! Récupération rapide des valises. Déjà les machines à sous dans l'aéroport, on est dans le bain!
Minuit, navette pour rejoindre les loueurs, bien indiquée et pas d'attente. Je fais toujours le check-in en ligne avant de partir comme ça on évite le comptoir. Avec notre état de fatigue avancé, c'est pas du luxe... Ma crainte est de ne pas avoir de choix de SUV car le programme du voyage en dépend, avec beaucoup de pistes. Verdict: seulement 2 voitures dans la catégorie SUV Midsize (un Nissan Rogue et un Chevrolet Equinox) et nous sommes 2 clients!! un autre français. Après les politesses d'usage, je me lance. Pas de 4x4 mais les pneus sont en bon état, il est propre, il y a une vraie roue de secours. Je ne commets pas les mêmes erreurs qu'à Denver en 2015. On prend donc le "Chevy".
On lance l'appli avec Openstreetmap sur le téléphone (cartes et points d'intérêt chargés avant le départ, tout est offline donc pas de mauvaise surprise avec la data à l'étranger). Passage par le strip, circulation fluide (heureusement, nous sommes en semaine). Finalement, assez en forme pour l'heure tardive. On a fait le choix de dormir dans Downtown, car n'ayant pas eu de coup de foudre avec le strip en 2014, on préfère ce quartier.
Check-in à 1h du matin au California hotel de Fremont. Dodo à 2h.
Bilan du jour: Journée très longue, avec en plus le retard des avions. Long passage à l'immigration. Bon plan de dormir à Roissy, on gagne des heures précieuses de sommeil. Alamo toujours sans mauvaise surprise. Je savais que le choix de SUV serait moins important à LV qu'à Denver mais la position est plus centrale pour notre programme. California hotel Fremont, très bien, chambre spacieuse et bien équipée, parking gratuit (de plus en plus rare). Rare aussi, un frigo et gratuit.. Excellent rapport qualité prix
A suivre
3ème voyage dans l'Ouest, qui est devenu une vraie passion. L'objectif cette année est d’approfondir les coins survolés lors de notre premier voyage, de découvrir des endroits moins connus et peu voire très peu fréquentés.... Au programme rando, rando et rando.
Beaucoup de préparation en amont (repérage, topo, traces GPX, road book, lecture de carnets sur VF) et une bonne condition physique nous permettent de partir sereinement.
Départ le 22 mai 2017, retour le 18 juin. Boucle au départ de Las Vegas avec dans les grandes lignes Valley Of Fire, Red rock Canyon, Snow canyon, White domes, Yant Flat, Grand staircase, des ruines, des canyons, et d'autres.
Pour davantage de clarté, je modifie le post en rajoutant le programme théorique: J1: arrivée Las Vegas J2: Red Rock canyon / Las Vegas J3: Valley Of Fire / St George J4: Snow canyon SP / The bowl J5: Water canyon + white domes J6: Red mountain overlook / Red cliffs / Yant flat J7: Cedar Breaks / Red canyon / Willis Creek / Bull Valley Gorge / Tropic J8: Bryce Canyon / Cottonwood canyon Rd/ Yellow rock J9: The Volcano / Hole in the Rock Rd / Escalante J10: journée HITRR J11: Burr trail Rd / Strike valley overlook / Torrey J12: Capitol Reef J13: Little wild horse canyon / Wild horse window / Dirty devil overlook J14: Crack canyon / Leprechaun / Goblin Valley SP J15: Natural bridges NM / Citadel ruins / Valley of the gods J16: The needles Chesler loop / Arch canyon overlook J17: Mule canyon / Bluff / Horseshoe Bend / Page J18: Sidestep & colorful canyons / Nautilus / Toadstool hoodoos J19:Stud horse point / wiregrass canyon / Smoky mountain + Alstrom point J20: Marble canyon / Cathedral wash + Spencer trail / Kanab / Coral Pink SD J21: Buckskin gulch + Edmaier + West clark bench J22: Exploration alentours Kanab J23: Zion / St George J24: Zion secteur Kolob / Kanarra creek J25: Zion secteur Kolob Terrace / Best of St George J26: Retour Vegas via Lake mead J27: Las Vegas et alentours J28: Retour France
Vol A/R: 560€ par personne Location SUV alamo: 901€ (j'ai trouvé ça plus cher que les autres années) Réservations effectuées fin 2016
Les haltes sont classiques: Las Vegas, St George, Tropic, Escalante, Torrey, Caineville, Blanding, Page, Kanab, à nouveau St George et fin à Las Vegas) (photo du road book, de mauvaise qualité mais sinon refusée par VF)

Pas moins de 2 nuits au même endroit pour ne pas trop courir et pouvoir profiter..ou récupérer
C'est parti.
J1: Lundi 22 mai:
Après une nuit à Roissy (Ibis Budget, basique mais convenable) afin d'éviter un trajet trop matinal, réveil à 6h45. Navette gratuite, devant l'hôtel à 7h45, archi blindée. 8h10, on arrive au terminus gare TGV. 8h30, on est dans la file pour l'enregistrement chez American Airlines. Beaucoup de monde. Les valises sont pesées: 17,5 et 16,5kg. On a de la marge pour le retour (23kg max). 10h10, début de l'embarquement pour un décollage à 11h, comme prévu. Soulagement quand ça démarre sans couac! Avion basique, pas d'écran. Bon côté des choses, on va peut-être dormir 😉 ! Arrivée à NY, JFK à 13h45, 30' de retard à cause des fortes pluies.... L'avion a dû patienter en tournant au dessus de l'aéroport. Arrivée à l'immigration en 15' et là c'est interminable. 1h45 d'attente, notre escale de 5h (en théorie...) va nous paraitre moins longue!! Peu de guichets ouverts, cela nous parait moins bien rodée que nos fois précédentes. 15h45, récupération des bagages et 16h30, on est devant la porte d'embarquement. Pas de changement de terminal donc hyper rapide. Pas encore d'avion à notre porte d'embarquement, et on doit embarquer à 18h pour décoller à 18h30. En fait, tous les avions sont retardés à cause du mauvais temps.
On tente une sieste. On décolle finalement à 21h30, soit 2h30 de retard.
La journée commence à être longue, il est 3h30 du mat' en France. Reste à arriver à Las Vegas, choisir la voiture de loc chez Alamo en croisant les doigts qu'un SUV digne de ce nom sera dispo et arriver à l'hôtel tout en traversant cette petite bourgade... easy!Presque 6 h de vol. Arrivée à Las Vegas à 23h30, il fait chaud! Récupération rapide des valises. Déjà les machines à sous dans l'aéroport, on est dans le bain!
Minuit, navette pour rejoindre les loueurs, bien indiquée et pas d'attente. Je fais toujours le check-in en ligne avant de partir comme ça on évite le comptoir. Avec notre état de fatigue avancé, c'est pas du luxe... Ma crainte est de ne pas avoir de choix de SUV car le programme du voyage en dépend, avec beaucoup de pistes. Verdict: seulement 2 voitures dans la catégorie SUV Midsize (un Nissan Rogue et un Chevrolet Equinox) et nous sommes 2 clients!! un autre français. Après les politesses d'usage, je me lance. Pas de 4x4 mais les pneus sont en bon état, il est propre, il y a une vraie roue de secours. Je ne commets pas les mêmes erreurs qu'à Denver en 2015. On prend donc le "Chevy".
On lance l'appli avec Openstreetmap sur le téléphone (cartes et points d'intérêt chargés avant le départ, tout est offline donc pas de mauvaise surprise avec la data à l'étranger). Passage par le strip, circulation fluide (heureusement, nous sommes en semaine). Finalement, assez en forme pour l'heure tardive. On a fait le choix de dormir dans Downtown, car n'ayant pas eu de coup de foudre avec le strip en 2014, on préfère ce quartier.
Check-in à 1h du matin au California hotel de Fremont. Dodo à 2h.

Bilan du jour: Journée très longue, avec en plus le retard des avions. Long passage à l'immigration. Bon plan de dormir à Roissy, on gagne des heures précieuses de sommeil. Alamo toujours sans mauvaise surprise. Je savais que le choix de SUV serait moins important à LV qu'à Denver mais la position est plus centrale pour notre programme. California hotel Fremont, très bien, chambre spacieuse et bien équipée, parking gratuit (de plus en plus rare). Rare aussi, un frigo et gratuit.. Excellent rapport qualité prix
A suivre
Hello à tous,
Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...
Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.
· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici
Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇
Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.
Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail
Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...
Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.
· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici
Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇
Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.
Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail
Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
Hello,
Après avoir profité et aussi continuer à profiter des carnets de voyages des autres, je me lance dans l'exercise. Me voilà donc pour vous faire le récit de nos 19 jours de péripéties dans le pays de l’Oncle Sam au mois d'avril 2014. On a opté pour un voyage voiture/hôtel, où tout a été réservé par nous-même. Nous étions 2 adultes et 2 petits monstres de 13 et 10 ans.
L'itinéraire Après plusieurs remaniements, l’itinéraire (presque) définitif a été fixé début août 2013, ce qui a permis de réserver les hôtels de notre premier choix sans aucun problème. Au final, nous avons parcouru 3’600km. Nous avons volontairement zappé San Francisco, Yosemite, Arches préférant limiter le nombre de km par jour et le temps passé dans la voiture pour plutôt le consacrer aux ballades et se donner le temps de profiter un maximum de endroits que nous avions la chance voir.
Ce que nous avons eu l'occasion de voir
J1 - Le départ Vol Bruxelles - Londres - Los Angeles Walk of Fame; Chinese Theatre
J2 - Los Angeles Hollywood Sign; Universal Studios
J3&J4 - Death Valley 🙂 Randsburg Ghost Town Mosaic Canyon; Mesquite Sand Dunes; Zabriskie Point; Dante’s view; Golden Canyon; Artist Drive; Badwater
J5 - Las Vegas Ballade dans les casinos
J6 - Valley-of-Fire 🙂🙂🙂
J7&J8 - Zion & Bryce Canyon Emerald Pools Canyon Overlook Trail 🙂 Navajo Loop & Queen’s Garden 🙂🙂
J9&10 - Grand Staircase Escalante NM & Kodachrome Basin Hole-in-the-Rock: Devil’s Garden, Peek-a-Boo & Spooky 🙂 Cottonwood Canyon Road 🙂: Grosvenor Arch, Cottonwood Narrows Kodachrome Basin SP
J11 - Kanab, Vermillion Cliffs Little Hollywood Museum Wire Pass & Buckskin Gulch 🙂🙂 Toadstool Hoodoos
J12 - Page Rafting sur la Colorado River Horseshoe Bend
J13 - Monument Valley
J14 - Hopiland Coal Mine Canyon 🙂🙂 Dawa Park Hopi Village
J15 - Grand Canyon
J16&17 - Williams & Sedona Williams Sedona 🙂🙂🙂
J18&19 - Tucson Saguaro West NP 🙂 Old Tucson Studios 🙂 Mission San Xavier Del Bac Sonora Desert Museum
avec un petit résumé en images
et l'itinéraire sur une carte (extrait de notre roadbook)
Le budget
Le budget total: 9'400€ (hors shopping: kdos, souvenirs, vêtements). Je m’étais fixé une limite de 10’000€... je crois que c’est la 1ere fois que je suis en-dessous du budget fixé pour les vacances😇
Avion: 3'394€ (Vols réservés en direct chez British Airways) - Billets: 3'212€ - Réservation sièges: 168€ (si moi je ne suis pas très grande, Mr fait son 1m93 et aime avoir un minimum de place pour ses jambes pour les vols longs-courriers) - Connection WiFi sur le vol Londres-LA: 14€
Voiture: 1’080€ - SUV Full Size; type Chevrolet Tahoe Location : 732,31€ (toutes les assurances incluses, y compris bris de vitres et pneus) - avec 15% de réduction Essence : 475$ (pour 3'600km - le monstre consommait environ 13L/100km )
Hôtel: (dans les parcs quand c'était possible) 2'185€ soit 120€ / nuit On a choisit des hôtels qui nous plaisaient (enfin surtout à moi 😉). On aurait pu limiter les dépenses de ce poste mais pour nous des vacances réussies incluent un cadre agréable pour passer la nuit.
Repas: 1'900$ soit 25$ / personne / jour (petits déjeuners, les restos, les courses pour le picnic) En général, c’était picnic à midi et resto le soir (on a fait aussi 4 ou 5 fois un fast-food)
Budget total activités/visites: 1'220 € Billets d'entrée pour: Universal Studios, Old Tucson Studios, Sonora Desert Museum Entrées pour les parcs: Pass "America the Beautiful", Valley-of-Fire, Monument Valley Activités: Rafting sur le Colorado , Pink Jeep Tour à Sedona, Soirée astronomie à Tucson, Visite guidée Hopiland
Après avoir profité et aussi continuer à profiter des carnets de voyages des autres, je me lance dans l'exercise. Me voilà donc pour vous faire le récit de nos 19 jours de péripéties dans le pays de l’Oncle Sam au mois d'avril 2014. On a opté pour un voyage voiture/hôtel, où tout a été réservé par nous-même. Nous étions 2 adultes et 2 petits monstres de 13 et 10 ans.
L'itinéraire Après plusieurs remaniements, l’itinéraire (presque) définitif a été fixé début août 2013, ce qui a permis de réserver les hôtels de notre premier choix sans aucun problème. Au final, nous avons parcouru 3’600km. Nous avons volontairement zappé San Francisco, Yosemite, Arches préférant limiter le nombre de km par jour et le temps passé dans la voiture pour plutôt le consacrer aux ballades et se donner le temps de profiter un maximum de endroits que nous avions la chance voir.
Ce que nous avons eu l'occasion de voir
J1 - Le départ Vol Bruxelles - Londres - Los Angeles Walk of Fame; Chinese Theatre
J2 - Los Angeles Hollywood Sign; Universal Studios
J3&J4 - Death Valley 🙂 Randsburg Ghost Town Mosaic Canyon; Mesquite Sand Dunes; Zabriskie Point; Dante’s view; Golden Canyon; Artist Drive; Badwater
J5 - Las Vegas Ballade dans les casinos
J6 - Valley-of-Fire 🙂🙂🙂
J7&J8 - Zion & Bryce Canyon Emerald Pools Canyon Overlook Trail 🙂 Navajo Loop & Queen’s Garden 🙂🙂
J9&10 - Grand Staircase Escalante NM & Kodachrome Basin Hole-in-the-Rock: Devil’s Garden, Peek-a-Boo & Spooky 🙂 Cottonwood Canyon Road 🙂: Grosvenor Arch, Cottonwood Narrows Kodachrome Basin SP
J11 - Kanab, Vermillion Cliffs Little Hollywood Museum Wire Pass & Buckskin Gulch 🙂🙂 Toadstool Hoodoos
J12 - Page Rafting sur la Colorado River Horseshoe Bend
J13 - Monument Valley
J14 - Hopiland Coal Mine Canyon 🙂🙂 Dawa Park Hopi Village
J15 - Grand Canyon
J16&17 - Williams & Sedona Williams Sedona 🙂🙂🙂
J18&19 - Tucson Saguaro West NP 🙂 Old Tucson Studios 🙂 Mission San Xavier Del Bac Sonora Desert Museum
avec un petit résumé en images

et l'itinéraire sur une carte (extrait de notre roadbook)

Le budget
Le budget total: 9'400€ (hors shopping: kdos, souvenirs, vêtements). Je m’étais fixé une limite de 10’000€... je crois que c’est la 1ere fois que je suis en-dessous du budget fixé pour les vacances😇
Avion: 3'394€ (Vols réservés en direct chez British Airways) - Billets: 3'212€ - Réservation sièges: 168€ (si moi je ne suis pas très grande, Mr fait son 1m93 et aime avoir un minimum de place pour ses jambes pour les vols longs-courriers) - Connection WiFi sur le vol Londres-LA: 14€
Voiture: 1’080€ - SUV Full Size; type Chevrolet Tahoe Location : 732,31€ (toutes les assurances incluses, y compris bris de vitres et pneus) - avec 15% de réduction Essence : 475$ (pour 3'600km - le monstre consommait environ 13L/100km )
Hôtel: (dans les parcs quand c'était possible) 2'185€ soit 120€ / nuit On a choisit des hôtels qui nous plaisaient (enfin surtout à moi 😉). On aurait pu limiter les dépenses de ce poste mais pour nous des vacances réussies incluent un cadre agréable pour passer la nuit.
Repas: 1'900$ soit 25$ / personne / jour (petits déjeuners, les restos, les courses pour le picnic) En général, c’était picnic à midi et resto le soir (on a fait aussi 4 ou 5 fois un fast-food)
Budget total activités/visites: 1'220 € Billets d'entrée pour: Universal Studios, Old Tucson Studios, Sonora Desert Museum Entrées pour les parcs: Pass "America the Beautiful", Valley-of-Fire, Monument Valley Activités: Rafting sur le Colorado , Pink Jeep Tour à Sedona, Soirée astronomie à Tucson, Visite guidée Hopiland








