Discussions similar to: Restaurants pubs Helsinki
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Adresses de restaurants et bars sympathiques à Helsinki? (Finlande)
Bonjour à tous, nous nous arrêtons 4j à Helsinki du 14 au 18 nov sur notre chemin vers Tokyo puis Nouméa (comme on voyage sur Finnair on a décidé de passer un peu plus de temps que qq heures à l'aéroport !!!). Est-ce que quelqu'un pourrait nous recommander des petits restos sympas de cuisine finlandaise et des pubs sympas (c'est sûr qu'en novembre on risque d'en avoir besoin pour se réchauffer...).
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Tallinn (Estonie) et Rovaniemi (Finlande) en février: trajets et bonnes adresses?
Bonjour,

lors de notre futur séjour à Tallinn début février nous voudrions faire une escapade à Rovaniemi pour aller au village du père Noël (entre autres): prendre le ferry pour Helsinki et de là prendre une couchette en train de nuit pour Rovaniemi A/R. J'ai quelques questions: - est-il nécessaire de réserver à l'avance les traversées en ferry et les couchettes du train de nuit? (sachant que nous ferons ces trajets en semaine en février). J'avais déjà fait ce trajet Helsinki/ Rovaniemi en train de nuit il y a une dizaine d'années sans réserver. - à Tallinn nous avons réservé la 1ere nuit une chambre double au "16€ hostel" pour 25€ la nuit (bien placé, sauna inclus), avez-vous d'autres adresses "coup de cœur" à ce prix là? - toujours à Tallinn avez-vous aussi des adresses "coup de cœur" concernant les restos, visites, pubs, ...? - encore à Tallinn peut-on acheter un samovar russe ailleurs que dans les boutiques d'antiquités? (où ils sont chers) y-at'il un marché aux puces ou des vides greniers même en février?

Voici donc les questions que je me posais, merci d'avance pour vos réponses.

Cédric
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Chambres d'hôtes ou petits hôtels en Laponie finlandaise?
Bonjour à tous,

Je souhaite partir avec mon mari en laponie finlandaise du 18 au 21 février prochain, pour tenter de voir des aurores boréales, faire du chien de traineau, un peu de sauna, tout ca tout ca.

J'aimerais qu'on soit un peu dans l'authenticité, et j'aimerais donc, si possible des chambres d'hotes ou des petits hotels, un peu comme les ryokan au Japon : quelques chambres, une impression d'intimité plus importante quand dans un grand hotel.

Je n'ai pas encore trop d'idée sur notre destination (qui se fera par rapport aux aeroports, vu le peu de temps dont on dispose, pour réduire au max les temps de trajet) : Kittila ou Ivalo. On m'a un peu déconseillé Rovaniemi, qui, m'a-t'on dit est une ville un peu industrielle et pas tres mignone. Maintenant, si je dois aller à Rovianemi pour aller dans un gite à coté, pourquoi pas ! D'ailleurs, quel est le meilleur point de chute pour la Laponie Finlandaise ? est-ce qu'il y a une grande différence entre ces 3 là ? En existe-t'il d'autres ?

Merci de vos précieux conseils ! mélanie
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Séjour de 17 jours dans le quart sud-ouest de la Finlande du 23 juillet au 8 août 2015
Séjour dans le quart Sud-ouest de la Finlande (23/07au 08/08 2015)

Budget pour 2 personnes et 17 jours : 2836 € Avion Strasbourg-Helsinki AR : 488 € Hébergement (7 nuits seulement, les autres étaient offertes) : 601 € Nourriture et restaurants : 958 € Transport sur place (voiture de location + bus + ferry + essence) : 698 € Divers + visites : 91 €

23/07 Vers 10h nous décollons à destination d’Amsterdam puis d’Helsinki que nous atteignons au bout de deux heures de vol. Il n'est donc pas loin de 13 h quand nous foulons le sol finlandais et attendons le bus 615 pour le centre ville (5€pp), Nous achetons nos tickets au distributeur. En 40 mn nous voilà sur la grande place de la gare au centre d'Helsinki. Il fait 19° et il souffle un petit vent frais. Nous partons à pied en direction de l'hôtel Anna distant de 20 mn pour y déposer nos affaires puis allons nous promener vers l'esplanade, une belle avenue dont le terre-plein central est occupé par des espaces verts et des bancs tous pris d’assaut à cette heure par des jeunes et des familles avec enfants. C'est vraiment une promenade agréable et tranquille, l'avenue débouche sur la place du marché qui jouxte le port. De nombreuses tentes abritent des étals de vendeurs de myrtilles, giroles, petits pois frais (régal des Finlandais !), cerises, framboises. Un peu plus loin sont regroupés les « cantines » qui proposent des plats typiques : soupe de saumon, sardines grillées, plats à base de saumon et de pommes de terre, les prix sont raisonnables soupe à 7€ plats de 8 à 13 €. Beaucoup de monde se promène et les restaurants font des affaires. Les mouettes nombreuses et bruyantes essaient de profiter elles aussi de ce festin ! Tout près se trouve le marché couvert, réhabilité avec de petits snacks et des stands de produits locaux un peu plus chers. Au-delà, on peut voir le port qui abrite les grands ferrys qui voguent à destination de Saint-Petersbourg et Talinn. Le soir nous dînerons au restaurant Jurri : nous y gouttons aux « sapas » c'est à dire des espèces de tapas locales à base de poissons, pommes de terre, terrines, tartines. Bon et original.

24/07 Beau soleil et petit vent frais ce matin. Nous partons prendre notre bus pour Tampere depuis la gare de Kampi : c'est une gare de bus souterraine et moderne comme nous aimerions bien en voir en France. Départ à 10h45 pour 2h20 mn de trajet par l'autoroute qui relie Helsinki à Tampere. Le temps est très changeant, en deux heures nous aurons eu une succession de passages pluvieux et de soleil. Première impression de la campagne finlandaise, c'est vert !!! Alternance de forêts, de champs cultivés et de lacs... on s'y attendait un peu ! De Tampere nous repartirons avec nos amis, en voiture cette fois-ci en direction de Kivijärvi dans la région des mille lacs. Il nous faudra environ 4 heures par de très belles routes longeant des forêts et des lacs pour arriver au Hannunkivi Holiday Village peu avant 19h. Nous logeons dans un chalet tout en bois au bord du lac : au rez-de-chaussée, il y a la cuisine-salle à manger, une salle de bain et un sauna, trois marches plus bas le salon et une chambre à coucher, à l'étage un grand espace de couchage sous les combles, en partie en mezzanine. ça y est le site est conforme à la carte postale touristique des vacances en Finlande : un petit chalet en bois dans la forêt au bord d'un lac sur les berges duquel sont amarrées quelques barques peintes de couleurs vives.

25/07 Nuit calme et claire (heureusement les rideaux arrêtent efficacement la clarté du dehors). Beau soleil ce matin. Nous partons découvrir les environs proches du camp. Tout d'abord la supérette la plus proche du camp suffisamment achalandée pour nous dépanner ce qui est étonnant c'est qu'il y a deux machines à sous dans un mini-espace bar juste à côté de l'entrée. Nous reverrons d'autres machines à sous dans d'autres supermarchés. Puis nous allons à pied jusqu’au village de Kivijärvi à 3 km du camp. Une piste cyclable et piétonne double la route jusqu'au village dont les maisons s'égrènent tout du long. Une belle église en bois trône au milieu d'une pelouse où un cimetière descend en pente douce vers le lac, un cimetière non pas marin mais lacustre. En fin d'après-midi nous sortons ramasser des myrtilles aux alentours des chalets : après une petite heure nous avons de quoi faire une belle tarte et plus.

26/07 Temps gris avec de la bruine intermittente. Après le petit-déjeuner nous décidons malgré ce temps maussade de tenter une balade du côté du parc de Salamanperän à 20 km. Nous nous garons sur le parking à l'entrée et partons faire sous une pluie fine le tour du petit lac (1/2h) avant d'enchaîner avec le tour du grand lac. La première boucle du petit lac se fait quasi-exclusivement sur un sentier entièrement surélevé sur des planches de bois, pour éviter de patauger dans les tourbières : en effet le sol est très spongieux entièrement recouvert de mousses, lichens et autres buissons. Dans le sous-bois on voit essentiellement des myrtilliers, des buissons d'airelles et d'autres plantes de même style. La forêt est essentiellement composée de bouleaux et de résineux. Au bout de 2h45 nous avons terminé le tour du grand lac, les pieds trempés ainsi que le reste !

27/07 Ce matin, timide soleil. Nous en profitons pour aller nous balader du côté des deux miradors indiqués dans la documentation trouvée au chalet. D’abord le premier mirador celui de Vietsaari : belle balade dans la forêt et les prairies dégagées par la déforestation, malheureusement les moustiques sont particulièrement agressifs ce matin, d'autant qu'il y a peu de vent ! Du sommet du mirador on a une très belle vue sur les lacs environnants. Sur les bas-côtés il y a des fleurs de toutes les couleurs que butinent sans arrêt abeilles et bourdons. Pour déjeuner : saumon évidemment ! Dans l'après-midi nous allons voir le deuxième mirador Perkausvuori : vue magnifique depuis la tour qui domine les forêts alentour. Retour au chalet et sauna (incontournable en Finlande).

28/07 Temps un peu gris mais pas menaçant. Nous partons en direction du parc naturel de Pyhä-Häkki à quelques 50 km de Kivijärvi. Nous avons préparé des sandwiches dans l'idée de faire une assez grande randonnée. En arrivant à l'entrée du parc par la route 6510 nous décidons, non de faire la petite boucle de 6,5 km mais la grande celle de Tulijärvi trail qui fait 17 km ! Nous démarrons notre balade dans les myrtillers mais les moustiques sont hélas de la partie, qui dit myrtilles pense moustiques d'où le nom de mustika en finnois pour les myrtilles ? Très belle balade alternativement dans la forêt puis dans des zones déboisées ou dans des tourbières. Le temps est agréable il doit faire autour de 16°. Nous longeons de temps à autres quelques beaux lacs. Au bout de 3h de marche et 10,3 km, nous arrivons au lieu de pique-nique de Tulijärvi où les cendres encore fumantes d'un feu de camp nous accueillent : ces aires de bivouac que l’on rencontre un peu partout dans la forêt sont très agréables avec leur coin barbecue, la cabane pour se protéger de la pluie et du froid, des toilettes sèches, la réserve de bois et quelques fois une cabane dortoir. Nous avons tôt fait de réactiver le feu et d'y rajouter des buches toutes prêtes stockées dans un abri tout en rondins. Pour pique-niquer l'endroit est idéal, les moustiques nous ont lâchés et c'est avec faim et plaisir que nous entamons nos sandwiches. Nous retournons ensuite en direction du point de départ soit encore 6,8 km à marcher dans la forêt et les tourbières inondées. Nous emprunterons les planches de bois qui permettent de ne pas se mouiller les pieds. En chemin nous apercevrons un serpent, apparemment une vipère péliade ? De retour au chalet, sauna, dîner de … saumon et myrtilles : on ne change pas une recette aussi éprouvée !

29/07 Temps mitigé, comme l'avait prévu la météo consultée hier soir, mais le risque de pluie est minime. Nous partons en direction du parc de Salamajären faire une autre balade repérée sur le dépliant touristique : nous nous garons au parking de Sysilampi et faisons les deux boucles qui longent, pour la deuxième, le lac d Iso Pajulampi soit 2h de balade. Le temps est gris, la température agréable (+/- 16°) et les moustiques « moyennement agressifs ». La fin de la balade se fera sous une petite bruine, le type de paysage est le même que pour les autres balades : forêts mélangées de résineux et feuillus, parterre de myrtilliers, quant aux bords des lacs ce sont des tourbières que l'on traverse sur les planches de bois.

30/07 Temps plus qu'agréable avec du soleil et des nuages, comme quoi les prévisions météo même de la veille sont aléatoires ! Nous partons nous balader autour du chalet, profitant du soleil pour nous bronzer sur les pontons, rêvassant au bord du lac, admirant le paysage à la finlandaise. Pour une fois nous pourrons voir le soleil se coucher un peu après 22h.

31/07 Départ du chalet vers 0h, il fait encore relativement jour, vers Karstulas, Mänttä et Orivesi en direction de Tampere : belle nuit claire avec en plus un beau clair de lune, nous croiserons un renard et quelques lièvres en travers de la route. Nous arriverons à l'aéroport de Tampere vers 4h20mn. Nos amis prennent l’avion pour Helsinki, quant à nous il nous faudra attendre 7h avant de récupérer notre voiture pour la suite du voyage à deux. A 7 h ça y est nous avons une Up de chez VW. Le brouillard est tombé sur l'aéroport. C'est avec beaucoup de difficultés, malgré le GPS et l'adresse indiquée, que nous trouverons notre hôtel. Son nom n'est indiqué nulle part et au n° indiqué se trouve un autre hôtel. En fait nous sommes dans une annexe, encore fallait-il le savoir ! Nous allons d'abord prendre un petit-déjeuner dans un café près de la poste, puis nous traversons le pont aux 4 atlantes qui surplombe la rivière unissant les deux lacs. Peu après nous arrivons à la grande place de style empire avec le théâtre, la mairie etc. Nous revenons à la voiture en passant près de la cathédrale de style « Jugendstil » : si l'extérieur est assez massif avec un appareil en grosses pierres grises, l'intérieur est harmonieux, clair et dégagé, en effet la nef n’est soutenue que par deux piliers massifs. Une galerie couronne toute l'église et de beaux vitraux aux couleurs vives illuminent l'intérieur. Une frise originale avec 12 enfants nus court tout le long de la base de la galerie. Nous reprenons la voiture (les parkings sont chers, 2 €/h) pour aller visiter le musée Amuri un peu plus à l'ouest du centre ville. Il s'agit d'un ensemble de maisons ouvrières construites, entre 1875 et 1950 à l'intention des ouvriers des usines du secteur toutes ces maisons divisées en plusieurs appartements ont été remeublées à l'identique. On voit ainsi l'évolution de la population ouvrière tant d'un point de vue économique que social : visite très intéressante. Un peu plus loin nous visitons l'église moderne Kalevan kirkko construite par Reima et Raili Pietilä en 1966 : si de l’extérieur l’aspect de silo peut interloquer, l’intérieur est superbe : c'est une église tout en hauteur, la nef est entièrement dégagée, sans aucune colonne, un orgue magnifique est suspendu à un des bas-côtés, les vitres étroites vont du sol au plafond. On peut en ascenseur monter jusque tout en haut de la nef et le coup d'œil est saisissant. Du haut du clocher, belle vue sur la ville. L’après-midi promenade àHatanpää. Tout autour d'un manoir du XIX ème siècle se trouve un superbe jardin fleuri et un arboretum qui s'étend tout le long du lac.

01/08 Départ en direction de Pori. Belle route qui traverse la campagne en tout point semblable à celle de la région des mille lacs. Ici aussi les radars fleurissent à la belle saison. A Pori nous irons voir les belles constructions empire qui bordent la rue Hallituskatu ainsi que le mausolée Juselius (intérêt limité). Départ ensuite pour Rauma où nous arrivons vers 14h. Notre hôtel architecturalement tient plus d'une résidence pour personnes âgées en cure que d'un hôtel. Un ensemble de fitness le jouxte. La vieille ville distante de 1,5 km est une ville dont toutes les vieilles maisons de bois des XVII et XVIII s. sont peintes de différentes couleurs vives, bleu, blanc, gris, etc. Bel ensemble homogène sans fausse note. Après la visite, nous allons nous attabler dans un restaurant qui offre un lounas (lunch) le Wähä Tallbo : excellent repas très copieux à 11,50 € par personne : crudités variées en self service, une grosse assiette avec du saumon à la crème, des pommes de terre à la crème également et quelques légumes cuits, café et petits sablés. Vers 20h le temps plutôt gris a fait place à un soleil éblouissant et un ciel tout bleu. Les vieilles maisons de bois prennent une teinte chaude sous le soleil rasant de la fin d'après-midi. Nous sommes samedi et les bars ont fait le plein de consommateurs d'alcool qui s'en donnent à cœur joie !

02/08 Direction le site préhistorique de Salammallahmäki à quelques 22 km de Rauma près de Lappi. Des tumuli de pierre (datés de 1500 à 500 av. JC) sont éparpillés dans la forêt le long d'un chemin de 1500 m de long. Belle balade même si les tumuli ne sont pas très « parlants ». Au programme de la journée, découverte de l’archipel de Turku, nous commençons par la grande église en pierre consacrée à Saint Laurent de Mynämäki : à l'intérieur un beau retable en bois du XVè s. Puis Kustavi, village situé à la pointe extrême du continent d'où partent des ferrys pour les îles. Contrairement à ce qu'affirme le guide vert nous n’y avons pas vu de panoramas exceptionnels ni sur la mer ni sur les îles. Nous reprenons la route vers Turku. L’architecture de l'hôtel Linnasmäki où nous logeons tient plus d'un centre de cure ou d'un lycée. Ne soyons pas trop critiques, la chambre d'étudiant avec salle de bain est correcte, claire avec une vue panoramique sur la forêt. C'est propre et fonctionnel. Il y a une cuisine commune avec tous les appareils indispensables, une piscine et un sauna et le prix est très honnête (64 €).Le long de la rivière Aura nous prenons un « lounas » au restaurant Vaakahuoneen Paviljonki. A la table voisine, des latino-américains fêtent un anniversaire : un trio de musique latino fait danser tout ce beau monde et ça fait drôle d’entendre ces émigrés parler le finnois on se demande comment s'est faite leur intégration dans ce pays scandinave de climat froid à la langue difficile, tout à l'opposé de leur culture. Nous allons nous promener le long de la rivière jusqu'au port tout près du château où sont amarrés quelques beaux bateaux comme le voilier Suomen Jutsen. C'est une balade très prisée par les habitants de Turku, surtout à la belle saison et de plus un dimanche, autant dire que nous ne sommes pas seuls.

03/08 Départ pour Naantali, très belle station au bord de mer. Une belle église en pierre (mais fermée le lundi comme beaucoup de musées). Une belle promenade domine la mer et mène à un beau mirador, plus bas, sur la jetée, des familles avec enfants se dirigent vers l'île où se trouve le parc des moumines. Nous remontons vers la vieille ville et ses superbes maisons de bois du siècle dernier. Il règne un calme serein dans ses ruelles et les maisons colorées sous le soleil brillent de mille feux. Retour à Turku : nous allons maintenant visiter le musée de l'artisanat qui occupe un pâté de maisons en bois réchappées de l'incendie de 1827. C'est un écomusée où travaillent quelques artisans (menuisier, cordonnier, ) de façon traditionnelle : très intéressant et en même temps typique des pays du nord (nous avions vu le même type d'écomusée à Stockholm). Au Forum-Marinum, nous déjeunons au Kristina, restaurant installé dans le bateau Bore amarré au quai et qui propose un buffet à volonté à 9,40 €. Puis visite intéressante du château tout proche (fresques, statues médiévales, église et chapelle) et de la cathédrale dans le centre ville : la tour tout en pierres et briques est massive et impressionnante. À l'intérieur quelques belles chapelles. Le quartier tout autour de l'église est constitué de beaux bâtiments de style empire les habitants de Turku ont envahi pelouses et bancs au bord de l’Aura et profitent du beau temps et de la température clémente.

04/08 Ce matin nous prenons la route en direction de Kimito, Perno et arrivons à Ekenäs vers midi. La vieille ville est charmante avec ses maisons en bois. L'église toute en pierre est caractéristique de la région, l'intérieur tout blanc présente aussi, comme c'est souvent le cas, une tribune den bois sur laquelle est installé un bel orgue. Sur la plage, beaucoup de monde sur le sable, quasiment personne dans l'eau, et pour cause !Au Knipan, un restaurant toujours en bois construit sur pilotis, la salle de restaurant domine la mer, on se croirait sur un bateau. Puis départ pour la ville d'Hanko proche de 30 km. La ville est réputée pour ces très belles et grandes villas construites au bord de mer du temps des Russes. Belle plage, un grand port de plaisance , superbes voiliers ou hors bord : on voit que nous sommes dans une station chic, les restaurants du bord de mer sont pleins malgré les prix élevés. En se baladant dans le parc Püistovuoret on se serait cru sur la cote d'azur : soleil, chaleur, odeur des résineux, bateaux dans la baie. Vers 20h nous admirons le soleil couchant sur les petites anses qui abritent de petits ports de pêche avec leurs cabanons de couleur rouge dans lesquelles les pêcheurs stockent leur matériel. Dernier verre au restaurant Pä Kroken, dans le calme et la sérénité au bord d’un petit port de plaisance.

05/08 Départ pour le château de Raseborg du XV° s. Si le site est magnifique, la ruine n'est pas exceptionnelle. Arrêt au village de Snappertuna et sa petite église campagnarde aux peintures naïves. Puis c'est la découverte de la splendide église de Lohja dont l'intérieur est entièrement recouvert de fresques du début du XVIè s. Après avoir arpenté toute la nef en regardant les dizaines de scènes bibliques nous repartons pour Espoo, étape de ce soir. Tout prêt de l’hôtel dans le quartier d’Otaniemi nous visiterons quelques bâtiments remarquables d'un point de vue architectural : il s'agit de différents bâtiments de la cité universitaire, l'institut universitaire réalisé par l’architecte Alvar Aalto, le centre de congrès de Dipoli et une adorable petite chapelle dont l’autel donne à travers une grande baie vitrée sur la forêt contigüe.

06/08 Le lendemain nous aurons beaucoup de mal à trouver la fameuse maison art nouveau à Hvittraesk, ayant un moment opté pour la mauvaise route et comme les panneaux d'indication sont plutôt rares...Nous y voilà quand même après avoir demandé deux fois notre chemin. C'est une belle et grande maison de style romantisme national entièrement décorée par de grands artistes et architectes du début du siècle qui en avaient fait une résidence pour des amis artistes et intellectuels comme Gorki, Mahler et Sibelius. C'est un style caractéristique de l’époque « Art nouveau » mais en même temps particulier à la Finlande. Arrivée à Porvoo, nous nous garons le long de la rivière en face du vieux quartier. Balade à travers la vieille ville en suivant l'itinéraire indiqué dans la brochure touristique. Nous ne sommes pas seuls, beaucoup de touristes visitent la ville, il y a même un groupe de Japonais qui s'est perdu ici ! Il est vrai que la vieille ville est magnifique et présente une unité de style parfait avec toutes ces maisons en bois de toutes les couleurs. Nous faisons une pause au café Elmi pour goûter le fameux gâteau dont raffolait Runeberg, le poète finlandais natif de Porvoo.

07/08 De retour à Helsinki nous complétons la visite commencée à notre arrivée. Nous nous garons dans un parking souterrain près de la cathédrale, grossière erreur car il est très cher (5,60 €/h) de plus il plonge très profondément sous terre. Nous décidons d'abord d'aller visiter l'île de Suomenlinna que l'on rejoint par un ferry en 20 mn. Que de monde à Helsinki aujourd'hui !et pour cause, au loin trois immenses paquebots sont amarrés et ont déversé plusieurs milliers de touristes qui déambulent en ville et aussi sur l'île. Heureusement l'île est assez grande et ce flot de touristes va bientôt se disperser sur différents chemins : il y a même une petite plage où se baignent des oies bernache et quelques enfants. De gros canons ponctuent le paysage et c'est drôle de voir les enfants jouer à califourchon sur les gros fûts de bronze. L’ensemble a un petit air de forteresse à la Vauban comme à Neuf-Brisach. C'est vraiment l'île touristique par excellence pour les gens du coin : plages, prairies, restaurants, cafés, mais en plus avec le beau temps ils en profitent vraiment. Nous récupérons la voiture mais la sortie du parking sera problématique, en effet je vais rouler sur plusieurs km en souterrain avec des panneaux incompréhensibles avant de déboucher dans un endroit totalement inconnu, de plus le GPS s'étant désactivé dans le souterrain il ne me sert à rien. Pour le déjeuner, après avoir hésité, nous décidons d'aller voir sous les halles couvertes, car sous les tentes du marché il y a beaucoup trop de monde. Finalement nous optons pour une soupe de poisson, appelée la bouillabaisse ! Délicieuse et bien copieuse pour 10 €.

Il nous reste encore à voir la cathédrale orthodoxe et la luthérienne : l'intérieur de la première est luxueux et sombre ce qui la rend un peu austère mais majestueuse quand même. Quant à la luthérienne, son architecture basilicale est simple, toute en demi-sphère, de couleur blanche, dépouillée comme toutes les églises luthériennes ici. Les bâtiments officiels de couleur claire (blanc et crème) donnent à cette place du Sénat un caractère majestueux certain. Dernier petit tour près de la place de la gare, toujours autant de monde, les terrasses des cafés sont saturées de consommateurs en train de boire et de se faire bronzer !

08/08

Fin du voyage et retour en Alsace.

Quelques motifs d'étonnement :

Si pour des touristes la vie reste assez chère en Finlande, le rapport qualité/prix varie souvent du simple au double sans vraiment de raison : ainsi on peut manger correctement un « lounas » c'est-à-dire un lunch-buffet à volonté, entre 11h et 16h pour 10 €, avec salades variées, trois choix de plats avec viandes ou poissons et un café, alors que le soir dans le même restaurant vous devrez payer plutôt 25 à 35 € pour à peine plus. Idem pour les hôtels, une minuscule chambre avec bains partagés et petit-déjeuner compris nous a couté 90 € à Hanko alors qu'une chambre spacieuse avec sdb privée, sans p-déj mais cuisine commune nous a couté 64 € à Turku. Dans les supermarchés les prix sont proches de chez nous, sauf pour les alcools qui sont plus chers. Une grande bière (½ l) sera facturée au minimum 6 € dans un bar standard.

Etonnant aussi cette prévention permanente vis à vis des intolérants au gluten et au lactose, quand on voit les nombreux produits indemnes de ces aliments proposés tant dans les restaurants que dans les magasins d'alimentation. Certains hôtels d'un point de vue architectural ressemblent plus à des résidences pour étudiants, pour personnes âgées ou à des auberges de jeunesse et sont situés en pleine campagne souvent assez loin des centres des villes.

De plus les doubles fenêtres s'ouvrent rarement car il n'y a pas de poignées.

Nous pensions les Finlandais sereins, tolérants et respectueux des règles de vie commune, ce dont nous ne doutons pas, mais alors pourquoi tant de radars sur les routes, le fameux rallye de Finlande pousserait-il les locaux à conduire de façon imprudente ? Et pourquoi tant de panneaux signalant la présence de caméras de surveillance et pourquoi tant d'accès sécurisés par digicodes un peu partout ? Nous avons eu l’impression de vivre dans un pays policé (dans les deux sens du terme).

Etonnante aussi cette habitude de mettre partout, dans les hôtels, les restaurants, les musés, les cabanes au fond des forêts, etc., des livres d'or à signer mis à la disposition du public.

Etonnante enfin cette langue finnoise dont on ne comprend strictement rien, pour un français du moins, tant à l'oral qu'à l'écrit autant avec la langue suédoise on retrouve des mots proches de l'anglais ou de l'allemand, mais alors le finnois !

Mais que les Finlandais sont serviables et gentils...

Les photos de ce voyage sont visibles en cliquant sur ce lien :

https://picasaweb.google.com/...v1sRgCLfp6uWcqvz...
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Traveling with kids in Finnish Lapland in winter
Hi everyone,

We’re planning a week-long trip to Finnish Lapland in February 2026 with two kids aged 7 and 4.

I’ve spent quite a bit of time browsing websites and this forum, but I still have a few questions left.

We’ll be landing in Rovaniemi but won’t be staying there, so we’re planning to rent a car. Do you have any recommendations for rental companies? Is a Golf-sized car sufficient, or should we opt for something better suited to the conditions?

I found some nice accommodations near Akaslompolo. Is the area nice? Are there restaurants, shops, etc.? If it were just me, I’d go for total isolation, but I’m not alone 😎 If not, do you have any alternatives within a 2-hour radius of Rovaniemi? I’d also spotted Luosto.

We’re planning the classic activities: - Visiting a reindeer farm (but no sled ride); - A dog-sledding excursion; - Ice fishing; - A few evenings hunting for auroras using our car and a dedicated app; - A day in Rovaniemi for Santa Claus Village, the Arctic Museum, and the small Ranua Zoo; - An ice hockey game; - And maybe a day of skiing.

Do you have any recommendations for activity providers?

What kind of clothing layers do you recommend for the kids at this time of year?

Is the amethyst mine in Luosto worth it? I think the prices are over the top and can’t figure out why… Maybe there’s a good reason?

Thanks in advance for your answers.

Best regards.
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Séjour dans les chalets de Luosto (Finlande)
Bonjour,

Nous envisageons un sejour en janvier-février dans les chalets de Luosto. Que pensez vous de ces chalets?quels types d'activités pouvons nous faire? Sachat que nous ferons ce voyage avec notre fille de 4 ans. Merci par avance Angélique
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Que visiter à Helsinki en novembre?
Bonjour, je pars en week end à Helsinki fin novembre et j'aimerai savoir ce que je peux visiter en si peu de temps... Qu'est ce que vous me conseiller? sinon niveau météo, est-ce un pari très risqué de tenter ce voyage en plein hiver?

Merci de votre aide et n'hésitez pas pour les adresses bouff, les bons plans visites, je suis à la recherche de tout!! je ne trouve pas de guide sur le sujet

M
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Escale de croisière à Helsinski
Bonjour

Nous préparons une croisiere en Scandinavie pour le mois de mai 2020 .

Nous devons débarquer une journée de 7 heures a 16 heures a Helsinski.

D'apres expérience, est-il possible de voir la ville ainsi que Porvoo dans ce court instant et comment.

Merci

Diane.
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De retour de la Laponie
Bonjour à tous un petit message pour notre retour de Laponie où nous avons passé une semaine début mars. Juste un mot magnifique pour qui aime les grands espaces. Nous avons atterri à Kittilä et logés à ÄKÄSLOMPOLO. Nous avons eu une semaine chargée avec d s sorties et excursions tous les jours en motoneige, chien de traîneau, visite du snowboard village, d une ferme de rênes. Et cerise sur le gâteau deux soirs d aurores boréales. Nous avons pleins de bons plans et adresses sur place ..... Nous y retournerons c est sûr.
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Que faire à Helsinki?
Bonjour les forumeurs,

Je pars en février 2018 en Laponie et nous avons décidé de faire un arrêt à Helsinki pendant quelques jours au retour.

Besoin de vos conseils pour savoir quelles sont les choses à faire sur place. Nous aimons visiter, marcher et profiter de la culture en général.

A vos claviers!!

Merci beaucoup à tous ceux qui me répondrons A bientôt
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Jour de l'an à Helsinki
Bonjour à tous , Et merci à ceux qui voudront bien m'aider . Nous partons à 12 ( adultes et enfants ) à Helsinki pour le réveillon du jour de l'An. Or il semble que cela ne soit pas vraiment l'endroit pour réveillonner , même en famille : climat éprouvant , caractère réservé du finlandais en hiver , jours trés trés courts , capitale assez standardisée sur le plan architecture... Je ne demande qu'à être convaincu de l'inverse ( je l'espère même ) et vous serai reconnaissant de bien vouloir m'indiquer vos "bons plans".
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Cap Nord à moto
Bonjour à tous,

Je suis en train de préparer mon futur circuit de 3 semaines à moto pour le Cap-Nord en juin juillet 2015. Pour l'aller la côte ouest de la Norvège pas de problème, Mais par contre, je ne sais pas, par ou redescendre, Finlande, Suède ou Norvège ? Et surtout quels sites intéressants à visiter. Merci pour votre aide.

Cordialement

Laurent
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Laponie finlandaise en février 2015
Bonjour,

Mon copain et moi sommes en train de préparer notre voyage en laponie finlandaise pour début février 2015, nous avons déjà réservé un appartement sur booking (on attend la confirmation mais on espère qu'il n'y aura pas de problème de ce côté là) On sera à akaslompolo, comme nous arrivons à l'aéroport de Rovaniemi nous avons prévu de louer une voiture et de la garder tout le séjour (une semaine) Nous avons prévu de faire une promenade en chien de traineaux, avec les rennes et en motoneige (si possible voir des aurores boréales) Comme on ne passe pas par un voyage organisé on essaye de penser à tout et de prévoir au maximum mais il nous reste quand même quelques questions, notamment pour les vêtements, en effet nous ne sommes pas du tout équipés (on habite à Nice) on se demande si on peut louer des vêtements à le semaine pas trop cher? On a vu que les activités prêtent des vêtements mais seulement le temps de l'activité, on on ne fait que 3 activités, et il faudra bien qu'on se couvre le reste du temps quand même. Deuxième point qui nous inquiète c'est la conduite? on a pas vraiment l'habitude de conduire dans ces conditions, est ce que ça va être difficile pour nous? Et troisième question, l'appareil photo, on a un compact et on se demande comment ça se passe pour prendre des photos là bas avec une température négative? On ne voudrait pas abimer notre appareil, si on doit acheter des accesoires pour le proteger (autre que la pochette dans laquelle il est déjà) ?

Merci à ceux qui auront le courage de me lire et éventuellement de me répondre.
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Finlande avec enfants en février
Bonjour, Je prévois de partir en Finlande en février prochain 1 semaine avec nos 2 enfants, 8 et 4ans. Dans quelle région peut-on faire du chien de traineaux ? Avec des hôtels en pleine forêt avec piscines chauffées... Nous aimerions que leurs vacances soient inoubliables.

Y t-il une région spécifique pour ça ??

Grand merci @ vous
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Séjour à Helsinki en janvier: que faire?
Bonjour à tous,

Je pars en Finlande 6 jours au mois de janvier 2013 (du 19 au 23).

J'aimerais profiter d'être là bas pour aller à st Petersbourg mais un visa à 60€ pour deux jours, c'est un peu cher... Surtout si je dois rajouter le transport pour aller là bas...

Sinon, je pensais visiter Tallin, mais je ne sais pas s'il y a beaucoup de choses à voir, si le trajet depuis Helsinki est long et s'il est cher...

Enfin, pouvez vous me dire s'il y a beaucoup de chose à voir à Helsinki (je rappelle que j'y vais en janvier), et pouvez vous m'en conseiller ? A Helsinki ou pas très loin (accessible en bus / train)

Merci pour vos conseils et pour vos idées,

Mélissa
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Que pensez-vous de cet itinéraire de trois semaines en Scandinavie?
Bonjour!

Je prépare plus précisément les premières semaines d'un voyage qui va durer plusieurs mois. Je me donne 3 semaines pour parcourir la Scandinavie en août, en transports publics, mais sans avion. Je pense prendre l'interrail Global Pass et utiliser les trains de nuit au maximum. Grosso modo, je pense passer 2 jours dans chaque grande ville et une petite dizaine de jours dans les alentours de Stavanger-Bergen-Alesund.

Mon idée de départ était de monter jusqu'au Nord de la Norvège et de redescendre par la Finlande, mais j'ai l'impression que ce sera trop la course, est-ce que vous confirmez?

Enfin, voilà ma dernière projection d'itinéraire ci-dessous. Ca vous paraît jouable? Avec quel budget faut-il compter? Pas de transports (ou peu), env. 20E par nuit en auberge, 20E pour la nourriture+visites. 40euros par jour, c'est envisageable ou est-ce que je vais passer mon temps à compter les centimes?

Merci d'avance de vos réponses!
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Erasmus en Norvège ou Finlande?
Bonjour, je souhaite partir l'année prochaine en erasmus mais volà j'hésite entre Oslo et Helsinki. les deux universités ont des options qui me plaisent. mon choix repose alors uniquement sur la ville... les deux ville/ pays ont l'air sympa... mais j'ai quelques douets quant à l'acceuil des locaux... et le coût de la vie. la Norvège me tente à fond pour les paysages et ses activités, la Finlande me parrais plus accessible... j'ai la possibilité de suivre une initiation soit au norvégien soit au finnois je la ferai dans tout les cas. je pourrai ainsi connaitre les rudiments de la langue. s'il y de personnes qui sont partis en erasmus et peuvent m'aiguiller je vous remercie!
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Hébergement à Rovaniemi? (Finlande)
bonjour, je pars 5 nuits à Rovaniemi au mois de janvier, j'hésite concernant le choix d'hébergements, à savoir, soit résider en centre ville (city hôtel, santa claus, rantasipi) dans une chambre luxe ou suite éventuellement (anniversaire de mariage) ou choisir de s'excentrer un peu (hôtel santa claus village - près du village du père noel) ou lapland hôtel (ex pothimo) où ils proposent des chalets luxe avec cheminée et jacuzzi, ou troisième possibilité : passer 3 nuits en immersion dans la campagne au lapand afin de profiter des activités "neige" puis rejoindre le centre ville pour 2 nuits (achats de souvenirs, restaurant ...) car j'ai peur que 5 nuits au lapland soit un peu trop étant donné qu'il n'y a rien dans les environs (obligé de diner au même restaurant tous les soirs) et pas de piscine ... où bien je passe 5 nuits au lapland et loue un véhicule pour bouger un peu ... choix cornélien ! si vous pouviez me faire part de vos expériences concernant ces hébergements ... merci et bonne journée nathalie
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Courte croisière entre Helsinki et Stockholm
😉😉Bonjour à tous les amis croisièristes,

Non je ne suis pas partie sans vous le dire en croisière ! Je reviens de Russie (certains étaient au courant !) de la région qui est entrain de bruler et je vais faire un carnet de route mais j'ai aussi fait 2 traversées en ferries :

HELSINKI / STOCKOLM GOTEBORG / KIEL

C'est la 1ère que je vais vous raconter car elle était sympa (à mon avis)

Nous arrivons donc à Helsinki (Finlande) après un difficile passage de frontière Russe/Finlande !!!

Notre restaurant est situé en face de la cathédrale. Un resto des plus typique et très bien (si certains cherchent un endroit pour déjeuner lors d'une escale, à conseiller ) Nous faisons tous honneur aux plats qui nous sont servis par de charmantes jeunes femmes ...très souriantes par rapport à ce que nous venons de connaitre durant 12 jours . Je vais vous mettre quelques photos .

Le repas terminé nous avons quelques minutes pour flaner sur la place de la cathédrale où notre bus est garé car il y a des travaux importants dans le quartier et le conducteur a du rester au volant pour pouvoir déplacer le bahut au cas où, donc il n'a pas déjeuner !!!! Je remarque des badges sur certaines personnes entrain de faire des photos de la cathédrale, c'est "des Costa" ! Je vais vers eux et leur demande sur quel bateau ils sont : c'est le Déliziosa d'après ce qu'ils me disent ils ont fait les fjords et les capitales de la Baltique. Je prends quelques clichés de la cathédrale et maintenant embarquement immédiat sur le ferry de la compagnie SILJA LINES : le Symphony embarquement 15 h 30 départ 17 h. Nous avons encore une heure de décallage avec Paris, en Russie nous avions 2 h d'avance sur notre pays.

L'embarquement se fait extrêment rapidement, aussi bien pour le bus que pour les passagers à pieds. Nous avons droit comme sur les croisières à la photo d'accueil ! Nous sommes au pont 10 cabine 10708 avec grand hublot ! L'accueil est souriant et on nous dirige vers nos cabines, nous sommes tous (31 pax) dans le même "coin". Beaucoup de personnes ne sont jamais monté à bord d'un bateau et ils sont heureux de cet instant de découverte. Christelle (l'accompagnatrice) nous délégue à Bernard et à moi la mission d'aider ceux qui ne connaissent pas ce que nous faisons avec plaisirs.

Le repas est prévu a 19 h 30 au buffet donc nous avons le temps d'aller découvrir le bateau et de voir la sortie du port d'Helsinki.

Bien sur il est moins grand que les paquebots de croisières mais la grande galerie marchande du pont 7 est très animée avec de nombreux café, restaurants, boutiques, avec le casino et la boite de nuit . Il y a des ascenseurs panoramiques et des cabines donnent sur la galerie .

Le départ approche et nous montons sur le pont. Là c'est le domaine des enfants ! Il y en a partout, ne pas oublier que nous sommes en Europe du Nord et que les enfants sont encore plus roi qu'ailleurs!! Ils sont magnifiques de beaux petits enfants blonds avec de "bonnes joues" mais un peu envahissants. Une grande partie du pont est occupée par des jeux pour les distraire. Ce n'est pas la même langue que sur Costa ou MSC mais l'ambiance est la même avec ces chérubins !

Nous arrivons à trouver une petite place pour pouvoir adimirer la sortie du port car nous voulons que notre cousine (85 ans) qui vient de faire le circuit en Russie et qui n'est jamais montée sur un bateau puisse se régaler du panorama qu'offre ce départ. La luminosité est extra c'est encore les nuits blanches !

Nous admirons la capitale de la Finlande qui s'éloigne doucement. Nous croisons des ferries et apercevons un bateau de croisières dont je ne peux pas lire le nom. Nous sortons du port en longeant ce que je pense devait être un fort (je vais chercher de la doc ). Notre bateau se glisse au milieu de nombreuses iles et ilôts, certaines sont habitées. Je pense à la Norvège que j'ai visitée voilà déjà pas mal de temps ! Et dans mon objectif je distingue la cheminée jaune bien connue de beaucoup d'entre nous : c'est le Déliziosa ! J'arrive à prendre une photo pas trop mauvaise.

C'est la Baltique ! au large il ne fait pas très chaud ! Nous retournons à notre cabine pour nous reposer un peu ce matin nous avons pris la route de très, très bonne heure .... A l'heure du diner nous allons au buffet, un choix incroyable de plats chacun trouve de quoi se faire plaisir, la boisson est comprise (vin blanc, rouge, bière, jus de fruits, coca, café et thé et bien sur eau). Tout en dinant nous pouvons admirer cette mer Baltique que je ne connaissais pas encore ! Boissons à volonté !!! certains ne vont pas être "frais" demain matin, surtout que dans les pays du Nord taux 0 donc certains en profite...

Nous allons faire un tour dans la galerie marchande, et "en sous sol " un super marché : des packs de bière, du vin, de la vodka, du whisky, passent sur les tapis roulant des caisses à une vitesse grand V ! Ils font les provisions car beaucoup moins onéreux que dans leurs pays (Norvège, Suède, Finlande, Allemagne )

Nous passons au casino et bien sur Christelle a joué et à gagné !!!!!

Nous allons nous coucher. Les cabines sont fonctionnelles. D'une superficie correcte de même pour la salle d'eau. Nous devons débarquer demain à Stockolm à 9 h. Nous nous couchons rapidement pour pouvoir récupérer un peu de notre périple. Il est environ 22 h 30 et il fait encore jour ! A 3 h je suis réveillée par des bruits. Le bateau fait une escale. Nous sommes encore en Finlande. Je me rendors rapidement mais à 4 h 30 la clarté du jour me réveille : il fait jour, pas grand jour mais assez pour pouvoir prendre des photos à travers le hublot de notre cabine. A les nuits sont courtes dans les pays nordiques en été !!!!

Je prends des photos, Bernard lui dort comme un bébé, voilà longtemps qu'il n'avait pas dormi comme celà : de la clim, pas de moustique, enfin le top depuis 12 jours !!!Ce qui défile sous mes yeux est étrange : des iles partout, des maisons de toutes les couleurs, des embarcadaires avec de petits bateaux à moteurs, des canards et des cygnes le long de ces iles me donnent une envies de revenir dans cette région que je connaisais pas encore . Les gens partent au boulot en bateau .

Nous allons prendre notre petit déjeuner ! Le buffet est superbe nos amis nordiques font un repas complet le matin, le saumon est sous toutes les variantes, le matin un peu difficile a avaler pour moi. Et les concombres ! je vais en avoir une indigestion (vous saurez pourquoi en lisant mon carnet de route sur la Russie !!!!!) un petit blondinet d'à peine 6 ans croque celà dès le matin comme d'autres mange une banane ou une pomme !!!!

Notre arrivée dans la capitale de la Suède est prévue à 9 h. Par le hublot nous voyons défiler le port de commerce avec ses grues, ses immenses citernes d'hydro carbure, enfin un port ... et tout à coup il est là : le Costa Deliziosa, il nous a devancé ! Je prends des clichés en pensant à vous amis croisièristes !

L'accostage se fait sans problème. Nous attendons notre bus et le voilà avec à son volant le conducteur toujours fidèle au poste avec une nouvelle ...cravate (comme tous les jours !) c'est la classe même dans les moments difficiles et il y en a eu en 17 jours !!!!! la cravate était toujours de mise .

Voilà une petit croisière qui vas peut-être nous donner envie d'en faire une plus longue dans ces régions un peu méconnues. Mais il ne faut pas oublier que certains trajet en ferries sont très intéressants et que les bateaux sont maintenant très performants.

Le carnet de route de la Russie vas arriver mais j'ai quand même une pensée pour la Russie , c'est la région que nous avons visitée qui est en flamme : Moscou et l'Anneau d'Or ! Nous avons eu 40 ° à Moscou !

Merci à ceux qui prendront le temps de me lire

Capucine 18
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Traversée en bateau Stockholm-Helsinki
Bonjour à tous,

Je suis novice sur ce site donc j'espère que j'y arriverais !!!

Je souhaite faire un voyage en Scandinavie au mois de mai avec mon copain. Je suis en train de réfléchir aux différentes étapes de notre parcours. On partirais de Lyon et on atterrirais à Stockholm. Visite de la ville quelques jours, puis destination Helsinki. J'ai essayé de me renseigner sur la traversée en bateau mais cela reste flou. Quel compagnie choisir ? Quelle est la moins chère ? Combien de temps prend une traversée ? ... Bref j'aimerais avoir un max d'info sur le sujet. Sachant qu'il s'agirait d'un aller simple.

Merci de me renseigner si vous avez des infos et/ou si vous y êtes déjà allé !
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Temps de correspondance suffisant à Helsinki?
bonjour à tous

voilà mercredi je pars a new delhi de paris via helsinski avec finnair avec une correspondance seulement de 40 mn en finlande sachant qu'il y a qu'un vol helsinski-new delhi par jour et ne connaissant pas l'aéroport de la capitale finlandaise j'ai peur d'être un peu juste au niveau de ma corespondance finlande - inde au retour j'ai 60 mn je me sens plus rassuré quelqu'un a - il - déjà pris ces vols pour aller en inde ? finnair est-il ponctuel ? y-a-t-il une assistance au sol en finlande ? merci à tous de me renseigner
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Aller-retour: une journée en Finlande: Noël express en Laponie finlandaise
ROVANIEMI (AFP) - Heure locale: 12H03. Latitude: 66° 33' Nord. Température extérieure : -10°C. Enneigement: 20 cm. Shaun Nugent et sa famille débarquent à Rovaniemi, où vit le père Noël, dans le Grand Nord finlandais. Dans 7 heures, ils prendront l'avion du retour. "J'ai énormément de travail à cette époque de l'année. Je ne pouvais pas rester plus longtemps", explique cet entrepreneur de travaux publics de Carlisle, dans l'ouest de l'Angleterre. Il a déboursé 1.800 euros pour s'offrir un après-midi sur le cercle polaire arctique avec sa femme Mandy et leurs filles, Sophie, 11 ans, et Chelsea, 9 ans. Les "day-trips" de Noël font fureur auprès des touristes britanniques et irlandais. Ils seront 35.000 jusqu'à la mi-janvier à fouler ainsi, pour quelques heures seulement, l'or blanc de la Laponie finlandaise. "Bienvenue en Finlande! Par ici!". Une armée de guides habillés en elfes orientent les visiteurs, qui gagnent les bus au pas de charge. Le froid est mordant, l'emploi du temps serré, mais l'ambiance est bon enfant. Les premières boules de neige volent. Destination: Santa Park, un parc à thème creusé dans la roche, à cinq minutes de l'aéroport. Au programme, atelier de gâteaux au safran, décorations de Noël, ballade en traîneau, motoneige et l'inévitable rencontre avec "Joulupukki", le père Noël en finnois. Deux kilomètres plus au nord, la famille Hernandez met pour la première fois les pieds sur le cercle polaire. Luis, sa femme Graziella, Cecilia, 6 ans, et Lara, 3 ans, resteront le week-end. "Enchanteur", s'exclame Luis, responsable des ventes à Madrid. C'est ici que se trouve le "Santa Claus' Village": un hameau de restaurants, de cafés et de magasins de souvenirs en rondins qui abrite le "Santa Claus' Office", le bureau du père Noël. Les étoiles scintillent. Les néons "gifts", "souvenirs", aussi. Celia et Lara sont venues pour lui, "Papá Noel". Timidement, Celia s'approche. "Je voudrais un circuit de petites voitures, un bonhomme Spiderman et un avion à toit ouvrant", murmure-t-elle. "Vale!": "D'accord!", répond le vieil homme dans la langue de Cervantes. Une batterie d'appareils photos et de caméras numériques ultra-modernes immortalise la scène. La visite ne dépasse pas une minute. D'autres touristes, français, allemands, russes, indiens, italiens, patientent. A l'approche du 24 décembre, l'attente peut durer une heure. La famille Hernandez passe devant "l'axe de rotation de la Terre", une mécanique en bois qui rappelle l'univers de Jules Verne. Au mur, des photos du père Noël flirtant avec les Spice Girls ou posant aux côtés du roi de Malaisie... Avant de sortir, passage obligé par la boutique de produits dérivés: peluches de rennes et de chiens husky "made in China" sont vendus 20, 25, 30 euros selon la taille. Sur un grand écran, Jouni, Elina Rajalampi et leurs enfants revivent leur rencontre avec le père Noël. La vidéo coûte 39 euros. Mais pour 6 euros de plus, cette famille du sud de la Finlande choisit la photo grand format. "Nous allons l'accrocher dans le salon", explique Elina. 18H00. Retour à l'aéroport pour les Nugent et un demi-millier de décembristes britanniques. La nuit tombant vers 15H00, ils n'ont quasiment rien vu de la lumière bleue qui inonde, au seuil des terres boréales, les forêts de conifères. Qu'importe. "On n'a presque pas vu le jour, mais c'était fantastique. Nous reviendrons probablement l'an prochain, plus longtemps, et nous louerons un chalet", assure Shaun. 19H20. L'avion des Nugent décolle. Temps de vol: 3 heures et demi. Source: http://fr.news.yahoo.com/ C'est dingue !
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Escale de huit heures à Helsinki (Finlande)
Bonjour à tous,

Samedi 28 juillet je prends l'avion avec la Finnair pour Bangkok avec une escale à Helsinki... de 8 heures 😕 Est-il possible de sortir ? Si oui, y a-t'il quelquechose à faire/à voir pas loin de l'aéroport ? La ville est-elle facile d'accès ?

Merci So
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15-Day Family Road Trip: Rovaniemi - Swedish Lapland - Lofoten
Hello,

I’m starting to plan our summer 2025 trip. We’ll be traveling as a family (2 adults and 2 teens), most likely in mid-July. Here’s a first draft of our itinerary. I’d love to hear your thoughts on whether this 15-day route is doable. We’ll be renting a car in Rovaniemi.

- Rovaniemi (2 nights) - Jokkmokk (1 night) - Kiruna (1 or 2 nights???) - Narvik (1 night) - Lofoten Islands (3 or 4 nights???) - Bodø (2 nights) - Return through Sweden, but where to stay between Bodø and Luleå to break up the drive????? (1 night) - Luleå (1 or 2 nights???) - Return to Rovaniemi (1 night)

What do you think of this route? I’m open to all suggestions—whether there are places to add, remove, or adjust. Thanks in advance for your help!
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Retour en Russie pour un mois (Moscou, Saint-Pétersbourg, Rostov-le-Grand) et Tallinn - Helsinki
Me voilà revenue d’un voyage d’un mois pile. 24 jours en Russie et une semaine entre Tallinn et Helsinki. Des pays somme toute plutôt différents !

La visite de Tallinn et d’Helsinki n’était pas au programme j’ai donc découvert ces villes dans un contexte un peu particulier ! En effet, comme une idiote je me suis trompée dans la date de mon vol retour ! Les billets retour-simple Air France étant hors de prix (290 € chacun!), nous avons décidé de reprendre un vol nettement moins onéreux depuis Helsinki avec la compagnie Norwegian (70 € !) ; et d’en profiter pour découvrir également Tallinn.

Plutôt que de mettre l’argent dans un simple vol retour, on pouvait visiter deux villes pour à peine plus cher au global, autant en profiter ! Puis rester à Tallinn revenait bien moins cher qu’à Helsinki…

Bien sûr je raconterai tout ça en détail !

Pour en rajouter une couche avec mes boulettes, le jour du retour mon liquide démaquillant s’est renversé dans ma valise cabine (c’est çà d’être coquette, oups!) signant ainsi l’arrêt de mort de mon ordi… Heureusement j'ai pu m'en procurer un autre, je vais donc pouvoir rédiger tranquillement ce carnet 😛

Ce premier post concernera plutôt mes impressions et quelques aspects pratiques et un résumé de ce que nous avons vu. Le reste viendra après...

En attendant, vous pouvez déjà consulter mes précédents articles sur la Russie, sur mon blog, ou bien mon premier carnet de voyage.

www.lasourisglobe-trotteuse.fr/voyage-russie/

voyageforum.com/...ost=8256849;#8256849

Pour ceux intéressés uniquement par Tallinn et Helsinki, ça commence là : voyageforum.com/v.f?post=9243964;a=9243964

AVANT LE DÉPART Ceci étant un second séjour en Russie, à plus ou moins un an d’intervalle de date à date (ce qui m’a valu de confondre justement) nous étions rôdés :- un AR Air France à 213€ chacun pour un tarif sans bagage en soute, soit moins cher que l’an dernier (305), tant mieux !- un voucher obtenu via Russie Autrement (gratuit pour les blogueurs).- attestation d’assurance via nos cartes bancaires, demandées en ligne. - le tout déposé chez Action Visas à Paris.

Je ne vais pas entrer dans les détails j’explique toute la procédure sur mon blog :

www.lasourisglobe-trotteuse.fr/...isa-tourisme-...

LE PARCOURS Estimant ne pas avoir vu tout ce qui nous intéressait à Moscou et Saint-Pétersbourg, nous y avons repassé respectivement 9 et 11 jours (on aime prendre notre temps…), mais étant désireux de découvrir autre chose nous avons passé deux jours à Rostov-le-Grand.Le séjour s’est découpé ainsi :

- Arrivée à Saint-Pétersbourg, 3 jours pleins, puis départ pour Moscou en train rapide Sapsan (4h). 2 jours pleins à Moscou puis 2 jours et demi à Rostov (deux nuits), AR Moscou-Rostov en train express (2h30) .

De nouveau une semaine pleine à Moscou, trajet en Sapsan puis 8 jours à Saint-Pétersbourg, dont une journée en plus du coup… (qui compte pour moitié)

En supplément : train Allegro pour Helsinki et bateau pour Tallinn dans la foulée. 3 jours pleins à Tallinn, bateau pour Helsinki et deux nuits dans la capitale finlandaise (un jour et demi sur place)

HÉBERGEMENTS Comme souvent nous sommes passés par le site Airbnb et n’avons pas été déçus.

- Joli et assez grand deux pièces à Saint-Pétersbourg pour 24€/nuit, au calme sur cour, tout équipé et avec une hôte très sympathique, arrangeante et aidante. Une de mes meilleures expériences à ce jour… situé rue Rubinstein, rue animée avec des bars et des restos, juste après la Fontanka et à deux pas de Nevski donc plutôt pratique, et à deux pas du métro. - T1 «soviétique» à Moscou, un peu resté dans son jus mais confortable, au calme et très bien placé, à côté du métro Paveletskaya sur les lignes 2 et 5 (lignes très pratiques) à 2 km au sud du Kremlin et 1 km de la galerie Tretiakov. 35€/nuit pour les 3 premières nuits puis 25 quand nous y sommes retournés pour une semaine. Hôte arrangeant, pendant notre escapade de deux nuits à Rostov nous avons pu laisser un bagage, et avons pu partir à 15h30 le jour du départ.

- Petit hôtel (Lion hotel) à Rostov, 20€/nuit pour une chambre double correcte et refaite à neuf avec salle d’eau, en plein centre face au Kremlin, petit déjeuner inclus. Bon cela confirme que je préfère louer des apparts mais bon rapport qualité/prix.

- Première nuit réservée à l’arrache à Tallinn dans un hôtel pas cher près du port et pas trop loin de la vieille ville. Pas trop eu le choix… 36€/nuit pour une petite chambre avec deux lits simples et une salle d’eau, mais surtout un petit dej avec buffet à volonté donc ça c’était sympa ! Nous sommes de toute façon arrivés à 1h du mat donc peu nous importait.

- 3 nuits dans un petit studio sympa à 15 mn à pied de la vieille ville pour 33€/nuit je crois. Bon accueil et bon plan de notre hôte d’origine italienne, juste un bémol sur le bruit de la route et les rideaux quasi inutiles. Réservation à l’arrache la veille donc bon…

- Joli petit deux pièces à Helsinki, sur cour, bien placé à deux pas du bord de mer et 10 mn du centre. Hôte très sympa. 116€ pour deux nuits tout compris (frais Airbnb et frais de ménage), le meilleur rapport qualité/prix quand on a cherché et bon prix pour Helsinki où les hébergements sont chers.

TRANSPORTS SUR PLACE - Environ 40€ de Sapsan chacun pour un AR entre Saint-Pétersbourg et Moscou, en classe éco.

- 20€ par personne pour l’AR en train express Moscou-Rostov. Tout fut acheté sur le site officiel des chemins de fer russes environ un mois avant le départ.

- 70€ chacun pour le trajet simple en train Allegro entre Saint-Pétersbourg et Helsinki, mais les billets furent achetés la veille donc forcément plus chers… Ce fut une expérience intéressante et nous comptions la vivre un jour de toute façon ! Contrôle des passeports à bord !

Article détaillé sur le train Allegro ici :

https://www.lasourisglobe-trotteuse.fr/train-allegro-helsinki-a-saint-petersbourg-prix-conseils-photos/

- 70€ chacun pour l’AR en bateau entre Helsinki et Tallinn avec la compagnie Tallink. Traversée en ferry agréable. Billets achetés la veille mais les prix n’ont pas l’air de trop bouger, par contre c’est plus cher le week-end, nous avons pu éviter.

- Pour la fin, 70€ chacun de billets Norwegian Helsinki-Paris, achetés une semaine avant.

BUDGET SUR PLACE Nous avons dépensé environ 1400€ sur place pendant ce mois de vadrouille. Ceci inclut surtout les repas, quasi tous pris à l'extérieur (sauf les déjeuners à Moscou et Helsinki), les transports locaux (métro tous les jours à Moscou, quelques fois le bus à Saint-Pétersbourg) et bien sûr les visites, surtout des musées et des palais. Honnêtement, pas de folies ! Plus quelques bricoles à ramener, des petites choses pas très chères (un sac en toile, un calendrier, des magnets, une boite faussement laquée...)

Globalement nous avons profité du rouble assez faible, avec un taux moyen de 78 roubles pour 1€, contre 68 l'an dernier, donc une petite augmentation du pouvoir d'achat.

NOURRITURE Le plus gros du budget donc ! Nous avons alterné avec quelques cafétérias vraiment pas chères à Saint-Pétersbourg (il y en a partout), la chaine très typique de crêpes Teremok (ils font aussi les soupes, salades et pelmenis) surtout pour le déjeuner, et quelques restos moyen de gamme certains soirs. Surtout des restaurants géorgiens, une des cuisine préférée des Russes ! A Moscou et Saint-Pétersbourg nous avons diné pour environ 20-25€ à deux.

A Rostov ce fut différent, nous avons enfin trouvé des restaurants de cuisine russe et les écarts de prix avec les deux "capitales" sont flagrants ! A titre d'exemple nous avons fait un très bon repas avec deux plats parmi les plus chers, deux boissons, un gros desserts à partager, pour... 8€ à deux ! Le retour à Moscou fut douloureux, hum. Il semble un peu compliqué de trouver des restos de cuisine russe dans les deux principales villes, qui ne soient pas à destination des touristes, hélas.

A Tallinn nous avons été étonnés de voir des prix très proches de ceux de la France (pas le cas du salaire moyen...) voire proches de ceux de Paris dans la vieille ville ! Nous avons tout de même réussi à trouver des bons plans, donc au final pas trop de dépenses (cantine de centre commercial à 5€ le plat, crêpes géantes dans le centre, burgers, nouilles chinoises à 5€)

Évidemment ce fut un peu moins facile à Helsinki mais on s'est débrouillé (buffet à volonté boissons incluses pour 13€ chacun, pizzas 10-12€ le dernier soir)

RÉSUMÉ DES VISITES Ne s’agissant pas d’un premier séjour nous avons pu approfondir nos connaissances des deux villes, donc peu d’ « incontournables » cette fois, du moins à Moscou. Nous nous sommes de nouveau baladés à Saint-Pétersbourg, au soleil (nous n’avions pas vu toute la ville au soleil l’année précédente) et avons complété avec les musées et palais. Séjour très « culturel » donc, alors qu’à Moscou nous avons privilégié les parcs et les monastères (entre autres).

En gros à Saint-Pétersbourg nous avons vu les palais Youssoupov (le plus beau de la ville selon nous), Menchikov (le plus ancien), Stroganov, le palais de marbre et le château des Ingénieurs.

En musées nous avons de nouveau arpenté l'Ermitage ainsi que le bâtiment de l'Etat major en face, où se trouvent les toiles impressionnistes et "avant-gardistes" (Picasso, Gauguin, Matisse...) et avons complété avec le musée Russe, grand musée de peinture, sculpture, et artisanat russe, et avons découvert l'étonnante Kunstkamera, "cabinet des curiosités" de Pierre le Grand.



A Moscou, nous avons donc été voir:

- Le domaine de Kolomenskoye, listé au patrimoine mondial de l'UNESCO et son étonnant palais de bois reconstruit (lieu de naissance de Pierre le Grand) avec ses églises anciennes et bâtiments en bois

- Le domaine royal de Tsaristyno et son palais

- Le parc Gorki, plus central (une partie)

- L'esplanade du VDNKh (prononcé VDNra) et ses pavillons dédiés aux anciennes républiques soviétiques

- Le Kremlin d'Izmaïlovo et son marché de souvenirs, étrange endroit entre Las Vegas/Disney et un marché aux puces, adapté de l'architecture traditionnelle russe; un brin kitsch mais lieu de sortie des Moscovites, à voir selon moi !

- Les deux galeries Tretiakov, deux musées à voir à Moscou quand on aime l'art !

- Les monastères Donskoï et Novospasky, véritables havres de paix.

- De nouvelles balades dans le centre, le vieil Arbat, autour de la galerie Tretiakov...

- Et bien sûr, de nouvelles visites des stations de métro, on est fan !



A Rostov nous avons bien sûr visité le très beau Kremlin, principal attraction, ainsi qu'un autre monastère au bord du lac, nous sommes baladés le long du lac et dans différents endroits de la ville, puis avons passé pas mal de temps à tester les spécialités locales 😛 😇



A Tallinn, balades dans la ville close et sa colline, le parc de Kadriorg et ses alentours, le musée d'art estonien KUMU, le bord de mer.



A Helsinki, tour du centre, du port, place du Sénat, balade Art nouveau, bord de mer (en même temps ce fut rapide...)



IMPRESSIONS GLOBALES Bien sur dur de donner une seule impression pour un voyage d'un mois et autant de villes différentes !

Connaissant déjà Moscou et Saint-Pétersbourg pas de grosses surprises, mais alors que l'an dernier j'avais été plutôt mitigée sur Moscou, j'ai beaucoup mieux apprécié mon séjour cette fois-ci ! J'ai mieux aimé ce que j'ai vu, puis nous avons volontairement choisi de privilégier les endroits au calme et au vert, plus supportables que les horribles autoroutes urbaines qui composent la ville.On s'est senti bien dans notre petit appart soviétique, on n'avait pas envie de partir 😛 Toujours le même bémol que l'an dernier : les jolis coins du centre font un peu "Disney" pour nouveaux riches, et l'omniprésence de chaînes de restauration ou salons de thé finit par agacer tant il ne semble y avoir de place pour rien d'autre...

Pour Saint-Pétersbourg, même avis, une très belle ville, pour moi une des plus belles d'Europe, mais au bout d'un moment, envie de m'en évader car TROP TROP polluée... des voitures partout, deux pauvres petites rues piétonnes (oui j'aime les rues piétonnes et je n'aime pas les voitures dans les centres-villes...) mais surtout qui FONCENT et qui PUENT. Essence mal raffinée, normes différentes des nôtres donc les bronches souffrent. On a vu des camionnettes laisser une bonne trainée noire derrière elles 🤪 Mon manteau blanc est vite devenu tout gris (oui je sais c'est idiot d'avoir un manteau blanc en voyage) Je sais que c'est comme ça dans beaucoup de pays, mais je ne connais que l'Europe (et Marrakech) alors au bout d'un moment j'avais juste hâte de me mettre au vert ! Car justement, contrairement à Moscou on ne peut pas dire que ça grouille sous les grands parcs... Oui je parais sévère mais à part ça pas de défauts 😛

Puis la ville est plus "sympa" que Moscou car plus de petits restos, bars, plus d'endroits où aller pour les petits budgets, etc

Nous avons apprécié notre petite escapade à Rostov, LA découverte du séjour ! Petite ville typique russe, très différentes des deux capitales, un peu décrépite, tranquille, on voit la différence de niveau de vie aussi...

Pour la dernière partie du séjour, petite déception pour Tallinn, non pas pour son aspect esthétique mais plutôt pour son aspect trop touristique (et nous étions toute fin septembre), la très jolie vieille ville nous a fait l'effet d'un Disney à touristes... en revanche nous avons bien aimé le KUMU. Bon 3 jours c'est pas énorme, et nous n'y étions pas dans les bonnes circonstances (stressés, fatigués, et... frigorifiés !) En revanche très contents de voir un centre historique piéton ! Après Saint-Pétersbourg ça faisait du bien justement !

Pour finir, on n'attendait pas grand-chose d'Helsinki, au final elle nous a bien plu. Là encore, le calme, les rues piétonnes ou peu fréquentées par les voitures, la verdure, furent les bienvenus ! Cela nous a paru plus authentique que Tallinn et on a trouvé l'accueil BEAUCOUP plus sympathique que dans cette dernière. Car oui à Tallinn ce fut un autre point négatif (pas partout ouf).

Et pour finir sur l’accueil en Russie, nous n'avons pas à nous plaindre à part pour quelques gardiennes de musées, de véritables caricatures 😏

Voilà pour le petit topo avant-carnet, n'hésitez pas si vous avez déjà des questions 😉

Suite très prochainement !
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Retour de croisière baltique - Costa Magica
Bonjour à tous, Nous sommes de retour d'une croisière baltique sur le Costa magica. Durant ce voyage nous avons fait les escales suivantes : Stockholm (Suède) Helsinki (Finlande) avec une excursion Costa Saint Pétersbourg (Russie) 2 jours avec une excursion par l'agence Bereg - d'Irina Kravchenko Tallin (Estonie) avec sortie en ville car proche du port. Retour à Stockholm avec excursion Costa Nous étions 4 adultes en cabine avec balcon, sur le sixième pont, bien situé car au calme sur cette partie du pont (cabine 6238). Nous avions pris au préalable l'avion à Roissy Charles de Gaulle, sans aucun problème et en ayant pris le soin d'obtenir un parking avec navette pour 60 euros la semaine (hôtel Crown Plazza). En option, nous avions pris le forfait boisson Brindiamo pour 70 euros par personne, très utile pour boire un vrai café, une bonne boisson (pepsi, sprite...). Attention, les bouteilles d'eau à emporter sont par contre payantes, dommage lors des excursions (mais gratuite chez MSC... pour comparaison). Les repas sont bons, bien préparés, avec une table attribuée le soir pour le dîner. Les repas au restaurant self service sont également bons, mais différents et forcément moins bien présentés, c'est normal ;) Petite remarque, alors que les pâtes barilla sont présentes tous les jours, pas de pizza au restaurant, sinon, il faut la payer avec supplément, dommage pour un bateau Italien... En général, le personne est souriant, sympathique et serviable, ils parlent un anglais approximatif (en dehors du personnel d'accueil bien sûr). Il n'y a pas de problème pour se faire comprendre, même avec des mots français.

Notre première excursion à Helsinki était réservée avec Costa pour 70 euros par personne avec un tour de ville et une balade au centre ville pour finir par le marché, nous avons bien profité de cette visite et du marché avec achats de souvenirs.

De la Place du Sénat au Parc Kaivopuisto Temppeliaukio, « l'église dans la roche » Mannerheimintie et tous les édifices importants qui s'y trouvent : Parlement, Musée National, Finlandia Hall Parc Sibelius, Passio Musicae

La seconde excursion était réservée au préalable avec l'agence Bereg d'Irina Kravchenko par quelques échanges par email avec la gestion des visas (Tour ticket), nous n'avions donc rien à faire de notre côté mis à part transmettre une copie des passeports. Pour les deux jours avec guide privé, il faut compter 900 à 1000 euros pour 4 personnes, moins chère qu'avec Costa pour un service personnalisé et d'une autre dimension.

Pour le déroulé des deux jours d'excursion à Saint Petersbourg, je me suis basé sur les offres Costa pour proposer un mixte validé par Irina et que voici :

Jour 1:

Tour panoramique de la ville avec visite des sites les plus célèbres (Ile Vassilievsky y compris) visite de la Forteresse Pierre et Paul déjeuner visite de Saint-Sauveur visite de l'Ermitage (et du Palais d'hiver qui en fait partie) promenade en bateau

Jour 2 : visite des jardins de Péterhof

déjeuner visite du Palais de Catherine : Salle du Trône, Chambre d'Ambre, jardins

services de guide pour les 2 jours pleins voiture privée pour le tour de ville et la deuxième journée entrées prioritaires de tous les sites sur le programme (indispensable pendant la haute saison) parking sur le territoire de la Forteresse taxe d'entrée au port en voiture

Il faut ajouter seulement les repas avec des endroits où on peut manger bien et local pour autour de 10-15 euros/personne.

Notre guide, Irina MIROSHNICHENKO s'est montrée très professionnelle, accueillante, souriante, prévoyante et rassurante, s'est exprimée parfaitement en français et a fait preuve d'une richesse de connaissances sur le pays. Le fait d'être seul avec elle durant ces deux nous a permis de poser des questions et de bénéficier de visites passionnantes, très bien racontées avec une cohérence nous permettant d'appréhender le tout. Vraiment, nous avons été impressionnés à la fois par les découvertes des facettes de l'histoire de la Russie que par la beauté des sites et monuments.

Nous ne verrons plus la Russie du même regard, nous sommes même intéressés pour revenir et aller plus loin :)

Je vous recommande donc Irina MIROSHNICHENKO, collègue d'Irina KRAVCHENKO (irina-kravchenko@yandex.ru) comme guide car nous avons eu une prestation haut de gamme et personnalisée durant deux jours.

La dernière excursion s'est déroulée à Stockholm avec les visites suivantes :

Gamla Stan Palais Royal (visite intérieure) Storkyrkan (visite extérieure seulement) Stortorget Palais de la Bourse

Seul le palais royal a été visité en partie à l'interieur, une excursion moyenne, l'intérêt étant plutôt de pouvoir se promener librement en ville durant 1 heure, les filles ont apprécié.

Les 2 excursions par groupe via Costa, ont été d'un niveau très moyen, nous devions attendre tout le monde, tout le temps... avec une guide ne sachant pas répondre à certaines questions, pour un prix élevé par rapport à la prestation donnée.

La prochaine fois, comme je l'ai fait pour Saint Petersbourg, je prendrai le temps de rechercher un vrai guide, le résultat en valait vraiment le coup, soyez en assuré !

Pour finir, un petit mot sur le bateau Magica, difficile de ne pas faire le comparaison lorsqu’on a profité du MSC Zenith ou mieux, le Fantasia en méditerranée, plus grand, plus équipé, plus facile à s'y promener. Le Magica est beau bateau vieillissant (robinet thermostatique très dur, chasse d'eau capricieuse...), une chose est sûr, je trouve que le nettoyage chez MSC était plus fin (pas de poussières sur les vitres dans la salle de bain par exemple, c'est un détail mais compte tenu du tarif total, il faut en tenir compte.

En général, cette troisième croisière en famille était excellente, à refaire toujours en passant par notre agence préférée.

Au final, c'est un ressenti et un long résumé à chaud, j'en oublie certainement mais reste à l'écoute en cas de question.

Bien à vous, Slimane
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Norvège, Finlande, Suède... au nord du cercle polaire
Après 2 fabuleux voyages en été ( 2014 et 2016), nous sommes retournés dans le nord de la Norvège une semaine en mars 2018 avec comme base la ville de Tromsø. Nous avons rayonné en voiture en profitant des activités hivernales et du spectacle des aurores boréales.

Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/

Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/

Et celui de 2016 est ici :

sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !



============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.

Présentation

En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !

Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.

Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.

A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.

Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.

Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.

Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !

Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.

En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)

Notre parcours

Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen

J1 : Jeudi 9 juin 2016

En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.

Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.

Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.

J2 : Vendredi 10 juin 2016

A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.

Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.

Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.

Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.

Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.

Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.

Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(

Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.

Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.

Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.

Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.

Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.

Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.

Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.

La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.

C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.

Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.

Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.

En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.

Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.

Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.

Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.

Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.

Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.

Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.

Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.

En attendant il ne reste plus qu'à trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais repéré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.

Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.

Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.

Phare de Lyngstuva

Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)

J3 : Samedi 11 juin 2016

Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !

Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.

Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.

Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.

Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !

Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.

Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.

Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.

Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.

Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.

Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.

Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.

Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !

A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.

Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !

Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.

A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.

Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.

Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.

Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.

Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.

Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.

Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.

Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.

Vallée de Steindalen J4 : Dimanche 12 juin 2016

Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.

Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.

Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.

Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.

Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.

Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.

L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.

Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.

Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.

9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.

Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.

A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.

Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.

La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.

Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !

La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.

Fin de la randonnée vers 12 h 30.

Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.

Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.

En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.

A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)

Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.

Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.

Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.

Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.

Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.

C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !

Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !

Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.

Vue du sommet de Vardhaugen

Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)

J5 : Lundi 13 juin 2016

A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.

Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.

Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.

Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.

Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.

A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.

Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.

Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout à la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.

Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.

Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.

Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.

C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?

C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.

C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.

C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.

Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.

Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !

Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.

En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.

En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)

A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.

Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.

Canyon d'Alta

J6 : Mardi 14 juin 2016

Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.

Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.

Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.

Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.

Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.

Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.

Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.

La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.

Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.

Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.

La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.

En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.

Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.

Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.

Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.

Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !

Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.

En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.

Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !

Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres

Près du cap Nord

De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables

J7 : Mercredi 15 juin 2016

Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !

Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !

Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.

Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.

Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?

Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.

Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.

Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.

D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.

Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard

Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.

Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.

L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.

Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !

Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.

Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.

En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)

Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.

Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.

Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.

Ils ont plutôt une bonne bouille !

Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.

C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.

Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.

Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.

Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.

Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.

Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !

Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.

Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.

En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !

En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.

Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres

Trollholmsund

D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger

J8 : Jeudi 16 juin 2016

Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !

Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.

Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.

Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?

Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).

Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.

Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.

Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.

Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.

En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.

Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.

Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.

Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.

A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.

Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.

Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.

Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.

Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.

A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.

Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.

Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.

Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.

A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !

Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.

Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.

Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !

Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !

Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.

Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.

Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.

Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord

J9 : Vendredi 16 juin 2016

Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.

Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.

Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.

Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !

Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…

Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.

Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)

Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.

Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.

A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.

Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.

Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…

Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.

Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.

Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.

Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.

La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.

Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)

Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.

Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !

A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un délice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.

Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !

Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.

Renard (roux ?)

Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale

J10 : Samedi 18 juin 2016

Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !

Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.

Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.

L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.

Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !

La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.

Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.

Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!

Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !

Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !

Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.

Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)

Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)

Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !

Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !

A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.

Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.

Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.

Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.

La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.

Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.

Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.

Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.

Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.

En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !

Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !

Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.

Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.

Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.

C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.

Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !

Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !

Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.

Guillemot de Troïl (?)

De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari

J11 : Dimanche 19 juin 2016

Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.

A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?

Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.

Ben… allons-y !

Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.

A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?

Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.

Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !

Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !

A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !

Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.

A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.

A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.

Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.

D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.

Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.

Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.

A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.

C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.

A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)

Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.

Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !

Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.

Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !

Nous sommes d'ailleurs à ce point absorbés par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)

Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !

Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés

Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres

Moutons à l'abri !

J12 : Lundi 20 juin 2016

La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !

Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.

Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.

A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.

Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.

Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos

Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)

A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.

Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.

Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indigènes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.

Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.

D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.

Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.

Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.

Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !

Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.

A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.

Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.

Musée sami

Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac

J13 : Mardi 21 juin 2015

Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.

A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.

Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.

La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !

Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.

Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.

Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.

Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.

Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.

De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.

Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)

L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.

Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.

Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.

En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.

Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.

Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.

L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.

Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.

Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.

Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.

Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.

Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.

Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.

A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.

Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.

Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.

Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.

Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.

Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !

Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.

Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !

Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).

Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.

Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.

Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.

Tourbière près d'Inari

Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero

J14 : Mercredi 22 juin 2016

Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.

C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)

Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.

Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?

Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.

Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.

Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !

… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !

Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !

… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.

Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.

Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…

Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.

Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.

La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.

Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.

Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.

Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.

Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.

Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.

Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.

A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)

Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !

Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.

Au sommet du Pyhä Nattanen

J15 : Jeudi 23 juin 2016

Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.

Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.

En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.

Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.

Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.

L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.

Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.

C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.

Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.

La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.

A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.

Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.

Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.

Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.

L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.

A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !

Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !

En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".

Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crev��s.

Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.

Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.

La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.

Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.

Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.

Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.

Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.

Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)

Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres

Rennes en goguette !

Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak

J16 : Vendredi 24 juin 2016

Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.

Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.

Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.

Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.

La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)

Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.

A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.

A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.

Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.

Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.

Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.

Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.

Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.

Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.

Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?

Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !

Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !

Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.

Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.

Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.

Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.

Hum, on voulait du piquant ?

Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.

Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)

Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.

En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.

Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !

Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.

Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.

Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak

Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta

J17 : Samedi 25 juin 2016

Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.

Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.

Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.

Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.

Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".

Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.

De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.

Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.

Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.

Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.

Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.

Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.

Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.

Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.

Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.

Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.

Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.

Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.

Voilà qui fait notre affaire !

Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.

Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.

Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.

Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.

Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.

A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.

Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.

L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.

Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !

Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.

Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.

Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !

Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).

De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.

Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.

A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.

Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.

Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.

L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.

Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.

Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen

De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko

J18 : Dimanche 26 juin 2016

Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.

C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.

Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.

C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.

Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)

Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !

Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?

10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.

Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.

Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !

Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.

Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !

Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.

Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.

Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.

En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.

Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.

Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.

Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.

A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".

Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.

La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)

Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.

Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.

Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !

A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.

Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !

La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !

Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.

Canyon d'Abisko

Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön

J19 : Lundi 27 juin 2016

Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !

Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.

Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.

Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.

A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.

Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.

Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.

A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.

Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !

Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.

Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.

Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !

Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.

En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste après, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.

Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.

l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande

Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.

Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.

Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.

Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.

Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.

Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.

Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.

Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.

Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.

Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.

L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)

Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.

Lac Trollsjön

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