Discussions similar to: Circuit trois jours Alsace février 2006
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Northern to Southern Alsace
Here’s a travel journal with photos, different from the ones we usually share with you.

Some of you may have heard about the legendary charm of Alsace, this small region in eastern France, right next to Germany. For those who want to visit, we’re offering this journal. While it’s not exhaustive, it covers many of the most interesting sites, and we’d love to help make your trip a success—or maybe even inspire you to take a trip there.

Introduction

" HOW BEAU-TI-FUL OUR ALSACE IS WITH ITS FRESH VALLEYS IN SUMMER, IT RI-PENS THERE WHEAT, VINES, AND HOPS "

This is the start of a little tune our elementary school teacher used to make us sing in class. That was last century. This refrain and its melody have stayed in my heart because they perfectly capture this region. I know many tourists dream of the Christmas market and the magical snowy landscapes, which makes sense, especially for visitors from the south or those with young kids. As for me, I’d recommend visiting between June and September because everything is so much more pleasant and enjoyable during the warm season.

Alsace is a mix of German organization and French art de vivre. The result? A place beautifully shaped by nature, thoughtfully developed by people, and packed with exceptional restaurants and bakeries. Plus, tourists are generally welcomed with courtesy and expertise.

The heart of the region’s tourism lies between Strasbourg and Colmar, spanning the Haut-Rhin and Bas-Rhin departments. To the west of these cities, often on the slopes between the plain and the hills, winds the famous Wine Route. From north to south, it stretches about 150 to 170 kilometers. A proper visit to Alsace takes about five days to a week—or longer if you’re really into it. I think having a car is best, as the terrain isn’t flat.

Let’s start with northern Alsace, which is less known to tourists—except for the Germans, who love strolling around and enjoying good food there.

Wissembourg sits on the border with Germany, at the very north of the Bas-Rhin, about 60 km from Strasbourg. The tourist office has set up signs near the large free parking lot, so you can take a pleasant walk through this small town. Highlights include the Saint-Pierre Saint-Paul Church (the second-largest in Alsace), the 1741 town hall, the Salt House with its unusual roof, the ramparts, and some fascinating old houses.















Hills border Alsace along its entire western frontier and also to the north. Countless hikes are possible in these low- and mid-altitude forests, where you can find chanterelles, sheep’s head mushrooms, and blueberries. Here’s a typical view taken above Wissembourg, near the Pigeonnier Pass:

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Deux jours et demi en Alsace: Strasbourg et Colmar?
Fin septembre, deux passerons environ deux jours et demi en Alsace comprenant une nuit à Colmar et une nuit à Strasbourg. Nous serons en voiture et évidemment nous avons à faire beaucoup de compromis pour faire l'Alsace en aussi peu de temps. Comme les musées nous attirent très peu, notre but est de déambuler à pied dans Strasbourg et Colmar afin de voir surtout leurs panoramas et leur architecture extérieure. Pour se rendre d'une ville à l'autre, nous ferons la route des vins mais sans prendre la journée au complet. Voici une idée de notre parcours et j'aimerais savoir si je suis réaliste dans les circonstances et si vous avez des commentaires ou suggestions à me faire.

Première semaine à Paris, puis location d'une voiture afin d'aller visiter trois châteaux dans la Loire sur une journée et demie (un coucher dans le coin). Après avoir quitté la Loire on se dirigera vers Dijon pour y passer la nuit (ou autour) afin de couper la route en deux pour aller à Colmar. Nous partirons ensuite tôt pour joindre Colmar et y passer le reste de la journée. Coucher à Colmar et départ le lendemain pour faire la route des vins. Comme la distance Colmar - Strasbourg est assez courte, on pensait arriver à Strasbourg en milieu d'après-midi et y passer la nuit. La route des vins se fera nécessairement sans faire autant d'arrêts que nous le souhaiterions car nous voulons avoir un temps raisonnable pour visiter Strasbourg puisque qu'en milieu de journée le lendemain départ obligé en TGV pour Paris (avion du retour à la maison la journée suivante). Je sais que nous passerons côté de la balade en montagne, les nombreux villages à visiter sur la route des vins (nous essaierons d'en faire un ou deux), les musées, etc. mais c'est le compromis à faire car nous tenions à voir l'Alsace et quelques châteaux de la Loire dans la semaine dont nous disposons à notre sortie de Paris.
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Itinéraire de 3 semaines en France: Alsace, Périgord, Loire et Paris
Bonjour,

Je suis en train de planifier un voyage de 3 semaines avec mon copain pour le mois de septembre.

Ce voyage serait notre lune de miel. Nous voulons donc aussi du temps de repos : petites visites de villages, farniente (piscine ? lacs? ), bonne bouffe mais nous aimons également la randonnée, la nature, les musées, les chateaux (renaissance et médiéval)

Nous passerions quelques jours en Alsace : Strasbourg, route des vins, Colmar et Mulhouse puis nous irions passer quelques jours pour visiter les châteaux de la Loire puis 1 semaine à Paris.

Voici mes questions :

Est-ce un itinéraire trop ambitieux pour le temps dont nous disposons?

Je voulais ajouter le Perigord pour les villages médiévaux, 3-4 jours au repos et la bonne nourriture. Y a-t-il l'équivalent dans une autre région plus près comme la Bourgogne ?

Ou rester pour visiter les chateaux de la Loire? Y-a-til de petits villages médiévaux dans ce coin?

merci pour vos réponses! Je me rends compte que toutes les régions méritent d'être visitées dans ce pays!
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Randonnée de deux ou trois jours dans les Vosges
Bonjour à tous,

Je cherche des idées de parcours sur deux ou trois jours dans les Vosges avec, si possible, des refuges pour passer la nuit. Et sinon, à partir de quand peut on être à peu près sur d'y avoir des températures supérieures à 5°C la nuit pour pouvoir dormir sous la tente.

Merci d'avance pour vos idées et conseils.

Bertrand
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Circuit en Alsace-Lorraine?
Bonjour

Nous aimerions découvrir l'Asace Lorraine en juin sur 10 15 jours depuis Toulouse ou nous habitons. Je ne sais pas par ou commencer! Quelqu'un pourrait il me donner une idée de circuit? Merci de votre aide.
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Quinze jours en Alsace
Bonjour Nous passons entre le 23 juillet et le 6 Août 15 jours en Alsace. Nous aimons la nature, les petits villages et la gastronomie:) et prendre notre temps. Nous louons une voiture à Bale. Que pensez vous de ce circuit?: -23/28 Juillet: logement du côté de Munster ou Colmar pour visiter les Vosges du sud -29/31 Juillet: logement vers Andlau (région Mt St Odile) -01/02 Août: Strasbourg- -03 Août: Baden Baden -04 Août: escale à déterminer au bord du Rhin -05/06 Août: Bâle (avion en fin de journée)

Merci de votre aide
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Vignoble d'alsace en vélo (France)
Je souhaite effectuer un circuit de 10 jours en aôut dans le vignoble alsacien en suivant le parcours ci dessous : Strasbourg-Sand-Colmar-Ottmarsheim-Guebwiller-Riquewihr-Obernai-Saverne-Ingwiller-Strasbourg.

L'idée est d'effectuer des parcours de 40-50 km/jours en empruntant autant que possible les canaux du Rhin et voies cyclables Je suis preneur de tout avis de personnes connaissant ce parcours
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Ville sympathique en Alsace?
Bonjour 🙂

Pour 2 jours fin octobre, quelle ville me recommanderiez-vous ?

Une ville à l'architecture jolie, par exemple, et où il fasse bon se promener ?

Et accessible en train, puisque nous viendrons en train depuis Genève.

Merci !
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Vister l'Alsace et la Provence, aide sur itinéraire
Bonjour,

Nous aimerions visiter l'Alsace et la Provence, nous disposons de 21 nuits sur place. Possibilité d'ajouter 2 autres nuits.

Arrivé Bâle/Mulhouse BSL . ou Strasbourg.

Gites aux environs de Colmar pour une semaine afin de rayonner. est-ce suffisant.

Départ pour la provence hors autoroute si possible. Dispose de 3 ou 4 jours mais je n'arrive pas à établir un itinéraire pour cette portion. Ai-je assez de temps pour Beaune Annecy et Chamonix. Si non le mieux à faire, nous aimons les beaux paysages. Que nous conseillez-vous, quelles routes dans ce laps de temps.

Gites aux environs d'Avignon pour une semaine.

2 ou 3 nuits aux environs de Marseille, remise de la voiture et retour via Marseille.

Merci
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Route des vignobles à vélo en Alsace
Nous programmons une découverte de l'Alsace à vélo au mois d'aout 2016 . Projet à 3 en camping (donc assez chargés) sur 6 à 7 jours. Avec pour démarrer la véloroute des vignobles de Thann à Marlenheim en 3 journées . Les 2 départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin ont été généreux pour fournir documents et les cartes des nombreuses voies cyclables de la région ; Hélas aucune indication sur les difficultés des parcours ( pente et pourcentage) et quasiment rien sur les kilométrages : dommage !!! Je n'ai pas encore trouvé non plus de guides tels que ceux que nous avons utilisé pour l'EV6, la Bretagne, la Normandie, etc... Nous sommes donc preneurs de toutes les infos concernant cette région : difficultés sur la véloroutes des vignes ( vallonnée, pentue ? ) fiabilité de la signalétique . Quant à l'attrait des paysages , nous n'avons pas de souci ! Expériences récentes bienvenues ... Notre objectif est de faire une boucle et passer aussi par Saverne, canal de la Bruche, Strasbour, Colmar . Merci ! Pierre, de Lorient 🙂
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Avis pour un mois de cyclotourisme en Alsace (France) de la mi-juin à la mi-juillet
Bonjour, nopus serons en Alsace de la mi-juin à la mi-juillet. Pour nous ce sera notre premier voyage à vélo hors frontière, et plus d'une semaine. Nous varierons l'hébergement entre camping, chambre d'hote et hotel en ville. Toutes suggestions; itinéraire, incontournable, lecture car je lis toujours un roman qui se déroule dans la région que je visite lors que je voyage. Merci Catherine
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Des conseils sur Verdun en Lorraine?
Bonjour,

Vous pouvez me parler de Verdun en Lorraine ?

De Paris Charles de Gaulle, nous louons une voiture et nous dirigerons vers Strasbourg (trajet envisagé Alsace-Alpes-Provence pour revenir en train à Paris en terminant le voyage et ce, en 21 jours). Nous désirons faire un arrêt en route vers Strasbourg et passer une journée de tourisme à mi-chemin.

Nous avions l'intention de passer par Reims mais nous hésitons car nous avons entendu parler dernièrement de Verdun... Nous allons déjà visiter la cathédrale de Notre Dame à Paris et des vignobles en Alsace. Nous ne sommes pas amateurs de champagne...

Merci pour vos conseils et avis.🙂
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What are some good trekking routes in the Vosges?
hi there I live near Dole, so not too far away, and I sometimes go hiking (Camino de Santiago, Saint-Guilhem-le-Désert, etc.), and I’d love it if someone could suggest a trek in the Vosges—I really don’t know the area well. (Yeah, I know, I’m a little embarrassed about that.) If you could recommend a nice route. Arrival by car or train, doesn’t matter. Thanks so much!
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France: rencontre à Strasbourg le 1er septembre 2004
Hello

Voilà j'ai une horrible réunion de boulot les 2 & 3 septembre à Strasbourg... J'ai fait tout ce que j'ai pu pour me défiler, mais mon patron a sorti l'artillerie lourde en mettant sur la balance mon mois de vacances qu'il "m'accorde exceptionnellement chaque hiver à la place du mois d'août", alors évidemment la balance elle a fait "chbing"... 😕 (je parle pas fort pour pas qu'il entende, c'est pour çà j'utilise la police de caractères 8)

DOnc, histoire de me motiver à bosser le lendemain et de rendre ce voyage + alléchant, je propose une rencontre entre les membres Strasbourgeois (n'est ce pas trekkeurbeub?😉) le

mercredi 1er septembre à partir de 20h.

Par contre faut déterminer un lieu sympa, je connais pas Strasbourg (il parait que c'est beau, mais l'info vient de mon patron, alors je me méfie...). De plus, il me semble que la méthode Lyonnaise (ou méthode Pimpelune) reste la meilleure: pique-nique dans l'herbe où chacun amène une spécialité étrangère de préférence... à moins que la créativité strasbourgeoise soit encore + débordante qu'à Lyon!

Qu'en pensez vous? Qui pourrait venir me soutenir psychologiquement ce soir là 😏?

Je précise que je fais Lyon-Strasbourg en voiture le 01/09 après midi + le 3/9 au soir - covoiturage possible, attention c'est une AX un peu tape-cul genre taxi-brousse ... Ah ben on peut pas voyager souvent et se payer une Limousine quand même !😛

a+

PS: AU fait, y a t'il une auberge de Jeunesse ou un truc de ce genre à côté de l'Université de Strasbourg 1 ? merci!!
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Itinéraire en France sur les traces de la guerre 14/18
Bonjour à vous tous. Nous envisageons de partir au début août 2015 avec notre camping car pour 2 semaines. Nous sommes des débutants. Nous partons de Vendée et nous désirons aller sur les traces de la guerre 14/18 en passant par Colombey les deux Eglises. Avez vous des idées d'itinéraire pour cette destination. Merci pour vos réponses Marinoux
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Trek de trois jours en France (Jura / Franche-Comté) pour débutant?
Bonjours à tous.

Depuis quelques jours, j'ai l'idée de me couper un peu du monde, pour marcher, et profiter de ma belle région qu'est le Jura, j'ai commencé à regarder à gauche à droite voir ce que je pouvais faire à ma porter. Ce que je recherche exactement : c'est un trek de 3 jours, dans le milieu le plus naturel possible, pour ainsi me couper de toute civilisation, l'idée est vraiment de m'isoler ces jours la, dormir à la belle étoile, me sentir seul et méditer. A la base, je voulais partir une semaine voir plus, mais étant donné mon inexpérience en la matière, il est bien plus judicieux de miser sur 3 jours. Pour la période, étant donné que je compte dormir dehors, ça ne sera pas avant début Mai je pense.

Je n'ai jamais vraiment fait de trek sur plusieurs jours ( donc pour ça, il va falloir que je me renseigne sur l'équipement à prendre ), après je ne suis pas non plus un véritable débutant dans la randonnée, puisque j'adore me balader, je suis largement capable de marcher plusieurs heures d'affilé, voir toute une journée sans problème ( j'ai le souvenir de grosses balades en Malaisie, avec un 30°C frappant sur le crane ), et le dénivelé ne me fait pas peur, bien au contraire.

J'avais l'idée de me faire le crêt de la neige, mais je suis pas sur que ça soit possible de le faire traîner sur 3 jours. J'ai entendu parlé aussi de la GTJ, mais ça semble un peu trop grand, et un peu trop fréquenté à mon gout ( traverser des villages ne m'intéresse guère ) Avez vous des idées ?

Au passage, je compte me procurer ce bouquin la très prochainement :

Cordialement Keussef
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Moselle, Luxembourg, Sarre à vélo en famille
Bonjour,

Nous projetons de partir cet été en vélo du coté de la vallée de la Moselle sur une dizaine de jours. En regardant les cartes, je me dis qu'il y a aussi des itinéraires interressants vers le Luxembourg, la Sarre, la vallée du Rhin romantique. Je voulais des avis sur les itinéaires possibles (nous faisons environ 30-40 km/jour avec les enfants) : Coins avec points d'eau pour la baignade, visite pour les enfants, campings agréables (avec emplacements pour tentes et pas spot camping car), fréquentation des pistes cyclables pas trop stressante, pas trop de dénivelevé, paysage varié. Bon, je ne sais pas si il y a un circuit avec tout ça qui existe mais je suis preneuse de vos expérience. Merci
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Suivre la Moselle à vélo?
existe-il un parcours comme la loire à vélo ? on a 15 jours de vacances et j'avais pensé partir de thionville et suivre la moselle; le halage est-il praticable ? ou est ce que je pourrais me procurer de la doc ? quelqu'un a t-il un parcours à me suggérer sachant que l'on fait environ 70 kms par jour environ et que notre but ce n'est pas l'exploit sportif mais les vacances. merci d'avance
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Chaîne des Puys ou la traversée du Jura?
Bonjour tout le monde...Nous avons besoin de vos conseils! Nous sommes deux et avons 20 ans et cet été nous vondrions partir pour la premiere fois faire une grande randonée( début septembre) Après nous être renseigné nous avons retenu deux destinations GR 441 : le tour de la chaîne des Puys( dans le Cantal) La Grande traversée du Jura, celle de 6-7 jours Nous recherchons des paysages sauvages et divers, assez isolé si possible. C'est notre premiere expérience mais on est bien motivée! Si vous avez déja fait l'une de ces deux randonnée merci de nous donner votre avis. Aline et Vanessa.
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Lacs et crêtes des Vosges au printemps
Bonjour à tous,

Voici un petit carnet tout frais qui intéressera surtout ceux qui envisagent une virée dans les Vosges ou qui sont un peu gaga des chiens...

Le texte avec cartes et photos ici : sibellelaterre

Texte seul:

Petite randonnée printanière de 3 jours décidée au dernier moment puisque plusieurs jours de grand beau temps consécutifs sont annoncés sur les Vosges (les autres massifs montagneux, en plus d’être plus éloignés sont moins gâtés par la météo, alors autant faire simple et aller près de chez soi !) Je pars avec mes 2 chiens, Higloo berger blanc suisse de 2 ans et demi et Itoo golden retriever de 18 mois dont ce sera la 1ère randonnée avec sac de bât. Essayages concluants dans le jardin, il est tout fiérot de faire comme son « grand frère ». Lors de la dernière randonnée/bivouac, il était trop jeune pour porter…

Pour un aperçu « vue d’avion » de la randonnée, cliquez ce sur lien : http://www.gpsies.com/...Id=szzyvuklgptjefii# J’ai effectué un parcours très légèrement différent, que voici tracé a posteriori sur openrunner : 1er jour : http://www.openrunner.com/index.php?id=4704449 2ème jour : http://www.openrunner.com/index.php?id=4704486 3ème jour : http://www.openrunner.com/index.php?id=4704521

J1 : Départ dimanche 19 avril 2015 du col du Calvaire (merci Caroline pour la navette !), il fait 4°C. L’air est vif, le ciel est bleu, il gèle encore sur les crêtes Et il reste même un peu de neige qui fait le bonheur des chiens. Itoo porte fièrement son sac de 2 kg qui ne semble pas le gêner sauf pour se rouler dans la neige (quoique…), 3 kg pour Higloo (chacun porte sa ration de croquettes pour 3 jours, les sacs font environ 500 g à vide) Un ponton permet de franchir à pieds à peu près secs la tourbière de Gazon du Faing Et bientôt apparait au loin le Hohneck, et son emblématique ferme auberge qui le rend si reconnaissable. Encore plus loin dans la brume de beau temps on distingue à peine la Forêt Noire.

Ce n’est pas aujourd’hui qu’on verra les Alpes ! Dommage, car c’est spectaculaire : https://plus.google.com/.../5957246455837597777

Je prévois de dormir juste après le Hohneck mais avant je bifurque versant alsacien vers le lac des Truites (ou lac du Forlet) Le sentier serpente au milieu des jonquilles et très vite le lac est en vue. C’est un lac de barrage mais le cadre le rend charmant. Nous faisons une longue pause au bord de l’eau, avec vue sur les crêtes encore ourlées d’un peu de neige. Il est midi et les pique-niqueurs du dimanche arrivent tranquillement, tandis que nous poursuivons vers le chalet Erichson (fontaine) où nous faisons une bonne pause au soleil et à l’abri du vent (je traine le plus possible car je veux débuter le Sentier des Roches aussi tard que possible afin d’éviter la foule). Puis nous contournons le lac Vert avant de remonter vers les crêtes Pour arriver au Tanet. Le col de la Schlucht n’est plus très loin, aussi profitons-nous d’un joli névé lové dans une petite combe pour jouer un peu dans la neige. Itoo le pitre, toujours boute-en-train a pour une fois une pose presque altière, vite une photo ! Au loin à G de la photo on aperçoit le Petit Ballon, terminus de notre rando, où nous arriverons après-demain. Il est plus de 17h quand j’entame le fameux Sentier des Roches, théoriquement interdit aux chiens car assez escarpé avec quelques passerelles et escaliers très raides. Je croiserai tout de même 3 ou 4 personnes, rien à voir avec la foule des WE de grand beau-temps plus tôt en journée. Pas de photos car le sentier est à l’ombre et que je reste concentrée sur l’attitude des chiens qui vont très bien s’en tirer malgré leurs sacoches (ils ont déjà parcouru plusieurs fois ce sentier sans sac et sont en confiance)

La parcours est superbe, plutôt le matin afin d’être au soleil : https://plus.google.com/.../5874541509970298417 https://plus.google.com/.../5658565085429570289

Un peu avant d’arriver à la ferme auberge de Frankenthal, je croise un randonneur avec son chien en laisse : il me prévient que plus haut c’est la foule…de chamois…J’attache donc les 2 chiens et bien m’en a pris car une fois dépassée la ferme-auberge, je suis accueillie par quelques chamois absolument effrontés. Je pense que c’est la période de la mise-bas. Ils défendent courageusement leur territoire, en se rapprochant et en soufflant de colère. Il y en a un peu partout, ils se savent chez eux dans une zone non chassée et nous sommes visiblement des intrus. Je n’ai plus qu’à garder les chiens en laisse pour toute la grimpette durant laquelle nous nous faisons copieusement « huer » jusqu’à la ferme de Frankental et là c’est l’apothéose ! Plusieurs dizaines de chamois broutent paisiblement sur la chaume. Photos pas terribles prises avec un compact, d’une main avec 2 chiens excités en laisse dans l’autre main et avec une lumière déclinante… Le soleil ne fait plus qu’effleurer les crêtes… Mais quel spectacle ! Il est tard, la grimpette chiens en laisse m’a bien fatiguée aussi je décide de poser la tente dans le jardinet de la jolie maison aux volets verts située juste de l’autre côté du col, bien à l’abri du vent de nord-est, synonyme de beau temps mais aussi de fraicheur. Derniers rayons sur la Bresse.

J2 : Grand beau temps comme prévu, le soleil levant est encore trop bas pour éclairer le lac de Schiessrothried, notre prochaine étape. Tiens nous avons un visiteur du matin… Puis 2 ! Puis un autre, qui apparait d’abord à contre-jour, nous survole lentement avant de continuer sa lente dérive tout au long des crêtes. Nous avons fait le plein d’eau à la fontaine de la maison aux volets verts, mais en fait ce versant est très humide et il y a une autre fontaine un peu plus bas (je traite systématiquement à l’aquatabs car il y a du bétail en été) Jolie vue sur le Kastelberg, où nous serons tout-à-l ’heure. Après avoir dépassé la ferme auberge de Schiessroth et jeté encore un regard vers le Hohneck et notre jolie maisonnette, nous plongeons dans la forêt jusqu’au lac de Schiessrothried. En allant vers sa rive nord, on tombe sur un refuge (fermé) et sa fontaine et surtout sur une jolie berge champêtre où nous faisons une pause-baignade (enfin je parle des chiens !) Avant de continuer la descente vers le croquignolet lac de Fischboedle et sa jolie cascade. Nouvelle baignade pour Higloo, Itoo étant plus porté sur le pateaugeage… Les voilà bien rafraichis avant la grimpette vers les crêtes en passant par Kerbholz où la vue est si jolie qu’une nouvelle pause s’impose ! Vue sur le village de Mittlach et au fond sur le Petit Ballon. Rencontre avec le propriétaire qui arrive pour aérer un peu et donne gentiment une bonne gamelle d’eau fraîche aux chiens qui tirent un peu la langue (rançon du beau temps, ne nous plaignons pas !) Pas d’eau à Kerbholz (en l’absence du propriétaire) mais il y en a (enfin …pour les chiens hein !) un peu plus loin sur le joli sentier à flanc qui mène à Kastelbergwasen Premières vues sur les 3 Kopfs (Rainkopf, Rothenbachkopf et Batteriekopf), c’est par là ! Après quelques centaines de mètres de piste (je déteste marcher là où on peut aller en voiture !) nous prenons une très jolie portion du GR531, ponctué de quelques sources qui n’échappent pas aux chiens. Petite portion de joli sous-bois très aéré à cette époque de l’année, Petite roulade dans la neige avec en arrière-plan les 3 Kopfs. Et nous arrivons au col de Ferschmuss (ou Firstmiss) et profitons de la source du refuge Louis Herges pour refaire les pleins d’eau car je crains qu’après ce ne soit beaucoup plus sec. (Il y a toutefois encore de l’eau au centre d’Initiation Nature situé entre Rain et Rothenbachkopf le long de la route des crêtes) Le GR531 continue sur les flancs enneigés du Rainkopf. Vue sur le lac de Blanchemer avant d’arriver vers le Rothenbachkopf. On surplombe ensuite la tourbière de Machais. Tiens un geyser dans les Vosges ! (la Route des Crêtes n’est pas encore totalement ouverte et c’est tant mieux car je vais la longer pendant un moment. Je n’ose pas imaginer le vacarme qui règnera d’ici quelques jours avec le défilé de motos pétaradantes. C’est la grande sortie des motards de la région et en plus des motards d’Outre-Rhin auxquels une bonne partie de la Forêt Noire est désormais interdite pour cause de nuisance sonore.) Tout ce flanc de montagne surplombant le lac de Kruth Wildenstein est fleuri de jonquilles, Alors que les arbres sont encore en hiver. Depuis le Rainkopf, j’ai rejoint le GR5 et l’orientation est évidente. J’arrive à présent au Neurod alors que les chiens sont fatigués (chaleur printanière et baignades matinales) Je jette un œil à l’intérieur de l’abri du Neurod, très rustique mais bien approvisionné en bois. De belles grosses flaques de neige fondue me décident à passer la nuit à proximité : il me reste assez d’eau et les chiens pourront s’y désaltérer. Opération croquettes puis gros dodo pour Itoo d’abord au soleil Puis à l’abri du vent dans la tente Tandis qu’Higloo, toujours aux aguets (je ne sais pas quand il se repose, je ne le vois jamais dormir) rosit dans les rayons du soleil couchant. J’envoie un petit SMS à ma fille Marion pour lui donner RDV demain près de la ferme auberge de Rothenbrunnen sur les flancs du Petit Ballon à 14h.

J3 : J’ai eu un peu froid sur le matin, pourtant cette nuit encore il n’a pas gelé (incroyable par beau temps fin avril à 1200 m d’altitude ! Ni rosée ni condensation) mais j’étais mal protégée du vent, si bien que je suis en route avant 7h. Lever de soleil très banal faute de nuages mais ne faisons pas les difficiles ! Le GR5 déroule ses sillons vers le sud-est : en effet mon parcours commence à s’infléchir vers l’est si bien que je vais voir peu à peu se profiler toutes les crêtes parcourues ces derniers jours. J’adore ! Quelques chamois de ci de là, la routine quoi… Je refais le plein d’eau à cette fontaine vraiment pas très engageante mais bien m’en a pris car ensuite je ne verrai plus le moindre ruisselet pendant presque 15 km. Je dépasse le refuge de Hannenbrunnen (fontaine non alimentée !) et abandonne le GR5 qui file au sud vers le Grand Ballon, pour partir cette fois plein est vers le Petit Ballon. Le parcours est toujours bien indiqué en particulier au croisement avec la route D27. Joli spot de bivouac au col de Oberlauchen avec vue sur la vallée de Sondernach (mais pas d’eau) Le GR532 continue en forêt avant de retrouver la lumière au sommet du Klintzkopf. Au sud le Grand Ballon. Au nord, la ligne de crête côté Hohneck. En redescendant vers le col de Lauchen, je trouve cette étrange excavation (ancienne mine ?) dont l’exploration ne m’inspire pas… L’abri du col de Lauchen est assez glauque mais il y a toutefois 2 bas-flancs où dormir (pas d’eau) La moindre plaque de neige est mise à profit pour se rafraichir un peu ! Du col de Lauchen j’emprunte une fastidieuse route forestière et retrouve enfin un très joli sentier un peu avant le Langenfeldkopf. En effet toute la zone entre Klintzkopf et Langenfeldkopf est protégée et interdite d’accès sauf de juillet à décembre, si bien que l’on ne peut pas suivre les crêtes, qui sur la carte ont toutefois l’air très boisées donc pas trop de regrets… Joli parcours sur les flancs est du Hilsenfirst avec le Petit Ballon en ligne de mire. On approche ! Tout là-bas, le Hohneck et son chapeau pointu. Petite pause à l’ombre ( !) après le col du Hilsenfirst, je donne à boire aux chiens (seule et unique fois où ce sera nécessaire) Un peu plus loin on tombe enfin sur un abreuvoir alimenté par un filet d’eau… Juste avant le refuge de Bockwasen. Tiens je n’avais jamais remarqué ce genre de murets de pierre dans les Vosges ?... Voilà nous sommes arrivés : la FA de Rothenbrunnen est juste en-dessous mais nous allons attendre Marion au parking un peu plus loin. Je suis très en avance mais elle aussi alors finalement nous en profitons pour une ultime baignade au lac de Retournemer. Je n’avais jamais remarqué que d’ici aussi on aperçoit le Hohneck. Mon gros ours blanc… Marion les achève…et ils se laissent faire de bonne grâce… Contents de retrouver leur petit confort….

En conclusion : une jolie randonnée favorisée par une météo parfaite et l’ouverture encore très partielle de la route des crêtes. Déjà pas mal de monde le WE, beaucoup moins le lundi (vacances scolaires tout de même) et vu personne le mardi sauf à l’arrivée. En semaine et hors-saison, tous les refuges sont fermés. Plein d’infos sur les refuges ici : http://www.refuges.info/ Certaines fermes-auberges étaient ouvertes mais toutes n’ouvrent qu’à partir de mai. Attention à l’eau à partir du Rothenbachkopf, plutôt rare. Prévoir de quoi la traiter pour être tranquille. Chamois un peu partout donc attention aux chiens fugueurs…il faut les tenir en laisse dans les Zones Naturelles Protégées.
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Petit tour à vélo dans des départements du bout du monde août 2020
Le voyage pourquoi ? Chacun sa définition en fonction de ses envies et de ses aspirations. Le plaisir, le bonheur de la découverte, aller regarder les grandes merveilles du monde, dont on nous dit qu’il faut les avoir vues dans sa vie au moins une fois, un peu à la manière de la Rolex de Séguéla. Certes, au cours d’une interview plusieurs années plus tard, il a répondu que ce jour-là, il avait dit la plus grosse connerie de sa vie !

Le cyclo-voyageur ajoute une dimension particulière au voyage. En quelque sorte son déplacement constitue son voyage. Il ne se rend pas en un lieu pour le visiter, il pérégrine en recherchant les routes, les chemins ou les pistes les moins courues, et il en fait son voyage. L’itinéraire, lorsqu’on le parcourt à la force de ses mollets, on change l’esprit du déplacement. Bien sûr l’idée de challenge est toujours, plus ou moins, sous-jacente.

Ce type de réflexion, tout naturellement m’a conduit à envisager de partir à la découverte de la France profonde à travers les départements suivants, la Haute-Marne, la Meuse et la Meurthe-et-Moselle. Bien évidemment, nous sommes nombreux à y être passés, mais en voiture dans nos traversées browniennes, où l’on ne souffre pas le moindre retard, les yeux rivés sur le compteur, en essayant d’être toujours un peu au-dessus de la limite, à l’orée de déclencher les radars. Entre le compteur optimiste et la petite tolérance, sur route 90 affiché au compteur et 140 sur autoroute, généralement tout se passe bien. Mais les grands axes sont devenus une jungle, où toute notre attention est absorbée. Donc, même si nous avons traversé ces départements 52, 55 ou 54 que connaissons nous des campagnes profondes qui s’y cachent ? C’est justement à leur découverte, hors des voies habituelles du tourisme, que je veux m’aventurer quelques jours. Certes, les départements agricoles j’en ai une petite idée, ayant habité en Haute-Saône et ayant beaucoup parcouru à pied tout le sud-ouest de la France, en particulier le département du Gers, très impressionnant par ses moutonnements de terres cultivées qui se succèdent jusqu’à l’infini. Mais voilà, tous les départements ne se ressemblant pas, c’est donc plein de curiosité et aussi d’attentes que je me lance dans un « petit tour » de 400 kilomètres à partir de chez moi.

Je vais renouer avec le bikepacking, terme barbare qui signifie que l’on part avec un matériel allégé, avec des sacoches au look futuriste qui n’ont pas besoin de porte-bagages pour être accrochées. Bien évidemment la contenance en est moindre. Mais on se déplace toujours avec beaucoup trop d’affaires, qu’il s’agisse d’habits ou d’appareils électroniques en tous genres, sans parler des matériels de bivouac trop volumineux. Evidemment, ces derniers il en existe de poids et volume réduits, mais il faut oser passer le pas et mettre au rebus un équipement que l’on considère toujours efficace. Et puis, il faut s’adapter aux saisons et aux lieux. Cela conduit à avoir une tente pour l’été en Europe, une pour l’hiver, éventuellement celle de l’été suffit, mais pour les voyages lointains dans des pays au climat très hostile, là pas le choix du très costaud s’impose. Le voyage à vélo, afin de s’équiper de façon optimale selon les différentes options demande des moyens financiers.

Comme à chaque fois, que je pars pour un voyage engagé de longue durée sur un autre continent ou pour un petit tour de côté de chez moi, alors l’appel de la route s’impose. J’ai perdu l’habitude (à vrai dire je ne l’ai jamais eue) d’organiser mes affaires en bikepacking, il s’agit seulement de ma deuxième expérience, et de plus je pars dans l’euphorie de la première. En effet, j’avais effectué le premier jour 230 kilomètres, alors j’envisage avec un esprit tranquille mon étape initiale de 130 kilomètres. Quelle erreur ! 6h30, je prends la piste cyclable direction Remiremont. Les 25 premiers kilomètres sont rapidement expédiés. Les bosses apparaissent dès la sortie ouest de la ville et elles vont être nombreuses. Je ne serai pas en mesure d’en faire la somme des dénivelés cumulés, mon compteur va me lâcher aux environs des 80 kilomètres. Je prends la direction de Bains-les -Bains. Tout va bien, la forme semble bonne, la circulation est peu dense. Je me fais doubler au moment où je m’arrête par un couple de voyageurs équipés de vélos électriques. Evidemment je ne les rattraperai pas.

Pause-café, plutôt capuccino à Bains-les -Bains. Sur la terrasse on est autorisé à s’installer sans porter le masque. Sur mon vélo au milieu de la campagne déserte j’oublie rapidement la présence de la pandémie, mais dès que je pénètre dans une agglomération, les visages masqués me rappellent la situation que nous subissons à l’échelle mondiale. Sur cette terrasse, un homme m’aborde et me pose quelques questions sur mon périple. Il me donne une information intéressante concernant la piste cyclable qui longe le canal de l’est et qui passe à proximité. Je ne le savais pas et ma carte Michelin au 1/150 000ème couvrant les départements Haute-Saône et Vosges ne la mentionne pas.



Je vais la suivre une dizaine de kilomètres, parcours très agréable où je croise plusieurs voyageurs à vélo, dont deux familles lourdement équipées. Je rencontre aussi plusieurs bateaux, certains dans mon sens donc je les dépasse. J’éprouve toujours un grand plaisir à suivre les berges d’un cours d’eau ou d’un canal. Ce dernier insuffle la sérénité. Parfois la piste est cernée par l’eau. Mais tout a une fin, je reprends la route au village de Selle. En traversant des villages du bout du monde ou presque, tels que Regnévelle, Godoncourt ou Ainville je me dirige vers mon point de chute la ville de Montigny-le-Roy.



A vélo on passe rapidement de tout va bien à rien ne va plus. Mais il y a une explication à toutes choses. Sans doute l’absence d’entraînement depuis 18 mois, mais je ne me suis jamais entraîné avant de partir en balade. Peut-être l’âge ? mais plus probablement un mixte entre grosse chaleur et une très mauvaise gestion boisson nourriture. Il faut dire que dans ces coins durant les cinq jours de mon périple je ne rencontrerai quasiment aucun commerce ni bistrot. On a beau avoir une longue expérience en matière de voyage à vélo, les conneries de base on les fait encore parfois. Eh oui, cette idée de faire « seulement » 130 kilomètres m’a mis dans un état d’imprévoyance, m’imaginant que cela serait facile, et boum le coup de barre.

Je m’arrête dans un village asphyxié sous une chappe de chaleur, et à l’abri d’un mur, installé sur un petit carré de pelouse grillée je mange les deux œufs durs que j’ai pris la précaution d’emmener, ainsi que l’une des deux bananes que je possède. Je remplis mes bidons au magnifique lavoir.



Je sens la déshydratation assécher mon corps. En France, je n’avais jamais ressenti cela. Je ne crains pas le soleil, sans doute du fait de mon atavisme du sud de la Méditerranée, mais aujourd’hui je me sentirais presque en danger. Il me reste une trentaine de kilomètres pour boucler mon étape prévue. Généralement, je ne suis pas à cheval quant au respect de la planification, je peux sortir ma tente et m’installer dans le premier bosquet un peu à l’abri des regards. Mais aujourd’hui j’ai l’impression de cuire et je crains que sous la tente ce soit l’enfer. Donc je vais m’astreindre à rejoindre la ville afin de chercher un hôtel, en quête d’un peu de fraîcheur. Les derniers kilomètres sont un calvaire comme je n’en avais jamais connu. Les ultimes côtes, même pas très raides, je suis dans l’obligation de pousser mon vélo, bien qu’il soit en carbone et hyper léger, et même de m’arrêter sur le bas-côté et me vautrer dans l’herbe du talus à l’abri de l’ombre d’un arbre.

Cette première journée me laisse un peu dubitatif. J’ai eu l’impression de pédaler dans quelque pays exotique. Les jours à venir ne seront pas plus cléments, les prévisions météorologiques annoncent des pics de chaleur encore plus importants. Bon, nous verrons bien. Première mesure essayer de continuer à rouler très tôt et puis limiter les étapes à 70 kilomètres. Voilà il faut s’adapter, le corps commande et surtout rester à son écoute, ce que je n’ai pas vraiment fait aujourd’hui.

J’ai plusieurs amis qui sont des spécialistes du déplacement à vélo de nuit, en particulier au moment de la pleine lune, ils en parlent avec des trémolos dans la voix. Ce serait bien le moment d’essayer, la configuration actuelle de notre satellite s’y prête. Mais dans un premier temps j’aspire à une bonne nuit et, surtout à réhydrater mon corps. Ma devise « toujours pisser blanc » est mise à mal, mes urines sont d’un jaune plus que prononcé malgré les 4 litres d’eau de la journée. Je ne me souviens pas avoir subi de telles difficultés à avancer, conjonction d’erreurs et de canicule. Toujours très intéressant d’aller assez prêt de ses limites physiques, je me rends compte qu’il ne faut pas grand-chose pour dérègler la machine.

De la terrasse de l’hôtel, je regarde vers le nord, tout est jaune, desséché. Cela est presque inquiétant, on pourrait se croire quelque part au sud de l’Espagne, mais non il s’agit bien de la Haute-Marne. Demain je vais me contenter d’une étape de 60 kilomètres en rejoignant Neufchâteau, qui se trouve dans le département des Vosges.



Après une nuit correcte, au réveil je constate que la journée d’hier a laissé quelques traces et, contrairement à mon habitude, je ne démarre pas au lever du jour mais vers les 9 heures du matin. Très vite, la ville située sur une bosse est quittée et devant moi s’ouvrent à l’infini des prairies et des terres agricoles grillées par la sécheresse et les rayons ardents du soleil. Prendre une carte IGN ou Michelin, qu’elle soit au 1/100 00, 1/150 000 ou 1/175 000 -ème et y tracer son itinéraire le long de départementales matérialisées par un trait blanc bordé de deux lignes noires, alors vous êtes certain du résultat. Vous vous lancez dans une belle aventure loin des voitures, mais proche d’une nature et d’une vie locale que l’on a tendance à ne plus voir. Cette incursion dans le département 52, va me conduire de minuscule village en minuscule village, qui s’égrènent, de bosses en creux, tout au long d’une terre ondulante. Je ne vais y voir pratiquement aucun des êtres vivants que l’on s’attend à rencontrer, ni homme, ni chien, ni chat. Si, une fois, dans l’un de ces hameaux apparemment abandonnés, je vais croiser un homme seul, et il me rappelle que nous sommes en pandémie car il porte le masque, le fameux masque qui fait couler tant d’encre et de salive chez les Gaulois récalcitrants.

A vrai dire je vais côtoyer de nombreuses vaches, qui lorsqu’elles le peuvent s’agglutinent à l’ombre d’un arbre de leur pâture. Elles sont comme de gros points blancs dans cet environnement couleur blond, couleur paille. Les ondulations permanentes de cette terre procurent des contrastes du plus bel effet entre le doré du sol et le bleu du ciel. L’une et l’autre des couleurs ne se mélangent pas comme sur une aquarelle, au contraire elles se maintiennent bien séparées par une ligne horizontale sans accroc. Cette matinée me fait une impression étrange. Ce décor de villages déserts alanguis dans un autre temps, de champs, de vaches, d’odeur de purin et de présence de traces de bouses un peu partout me remémore ma traversée de la Pologne par ses grandes plaines, il y a maintenant une dizaine d’années. Certes, en Pologne l’environnement, les habitations les matériels agricoles étaient plus vétustes, mais je m’y vois presque dans ces immenses plaines où les Allemands livrèrent de dures batailles avant de reculer devant le rouleau compresseur soviétique. D’ailleurs, ironie du sort dans ces hameaux de Haute-Marne, la présence humaine est surtout représentée par les monuments aux morts rappelant les soldats tombés au champ d’honneur pour la France.



Au village de Pompierre je m’arrête vers midi, la température a déjà largement dépassé les 30 degrés, et cela va continuer à monter jusque vers 15 heures. Allongé au bout d’un pont à l’ombre d’un arbre je savoure la brise très ténue créée par le cours d’eau pas encore asséché, mais qui cependant a des airs de moribond qui ne devrait pas tarder à rendre les armes. Un coureur, plus très jeune, passe à trois reprises, suant et harassé sous le soleil vertical le dardant sans pitié. Au troisième passage je l’interroge. Il me répond qu’il vient d’effectuer par 3 fois un parcours de 2,5 kilomètres. Chapeau, car à part l’ombre de mon arbre son circuit se déroule en plein champ. Il me donnerait presque de la vaillance. Après trois quarts d’heure de station allongée, je prends à deux mains, sinon mon courage, du moins mon guidon et j’accomplis les 11 derniers kilomètres qui me séparent de Neufchâteau.

L’ambiance dans les villes est quand même un peu étrange, tout le monde ou presque est masqué. Dès que je descends de vélo je dégaine le mien. Il fait tellement chaud que je n’ai même pas faim. Je me force cependant à ingurgiter les différents éléments du menu que fort gentiment le propriétaire de l’hôtel me propose alors qu’il est déjà 14 heures. En ce troisième jour je compte rejoindre la ville de Commercy dans la Meuse, encore un département très agricole. Vu les conditions de forme pas au top et les conditions météorologiques par contre au top de la chaleur, ce sera le point le plus haut de mon parcours pour une sortie de 5 jours. Dans mon euphorie initiale je me serais bien vu monter au moins jusqu’à la frontière du Luxembourg. Mais voilà, entre ce que l’on désirerait et la réalité, cette dernière gagne généralement.



Comme hier, la même campagne assoiffée se déroule de part et d’autre de mon chemin. Je traverse le village natal de Jeanne-d ’Arc, Domremy-la -Pucelle. Il n’a pas de privilège particulier, lui aussi crie à boire. Puis je traverse une route plus importante et reprends mon itinérance au gré de départementales confidentielles. Je vais croiser quelques voyageurs à vélo, deux solitaires et un couple à vélo électrique. Généralement lorsque je croise d’autres adeptes du voyage à vélo je les intercepte pour discuter. Mais aujourd’hui non, d’ailleurs le bikepacker, bien qu’il se traîne, est-il considéré comme faisant partie de la même tribu ? Le deuxième solitaire rencontré est terriblement chargé, quatre énormes sacoches. Où va-t-il donc, quelle est la durée de son périple ? Tel que je suis équipé, je pourrais continuer beaucoup plus que les cinq jours prévus. J’ai tout pour être autonome, même 250 grammes de riz en cas de bivouac improvisé à la dernière extrémité. Apprendre à être minimaliste n’est pas facile. Je garde en mémoire les conseils d’un camarade spécialiste des grandes traversées en courant, du style Australie ou autre immenses étendues hostiles. Son slogan « si tu oublies quelque chose tu t’en passes ». Je me souviens aussi de ce Chamoniard rencontré au nord de la Thaïlande, qui roulait depuis 7 mois avec deux petites sacoches. Nous avions fait route ensemble quelques centaines de kilomètres et j’avais pu observer son fonctionnement. J’avais beaucoup appris en quelques jours.



En fin de parcours je traverse la Meuse à plusieurs reprises. Non seulement la végétation manque d’eau, mais la rivière aussi souffre de la sécheresse. Son débit est faible, partout affleurent de grands bancs d’algues aux couleurs diverses, mais son eau reste claire. Des différents ponts sur lesquels je m’arrête j’observe des multitudes de poissons. Je n’avais jamais vu une rivière aussi poissonneuse. A mon regard se dévoilent des chevennes, gardons et autres ablettes. Mais s’ils sont si nombreux, à n’en pas douter les carnassiers, comme brochets, sandres ou perches voire truites sont tapis quelque part en attente de les dévorer.



Avant d’atteindre mon but je me perds et fais des détours dans le village de Sorcy-Saint-Martin qui me permettent quelques contacts intéressants avec les rares personnes qui osent affronter le soleil de tout début d’après-midi. Commercy, petite ville avec un centre qui rappelle la place Stanislas de Nancy. Ce soir va s’y dérouler un concert en l’honneur de Johnny. Le chanteur est très bon, on s’y croirait tout à fait. Le contrôle de la police sera effectif en matière de distanciation. En ce quatrième jour je pars à huit heures du matin. Après un kilomètre je passe devant une pharmacie, déjà 28 degrés, il faut s’attendre encore une fois à une grosse attaque de la canicule. Pour le moment il est très agréable de pédaler. Aujourd’hui encore l’eau reste présente sur mon itinéraire. Entre le canal et la Meuse j’ai tout loisir d’observer l’eau et bien évidemment j’y vois des poissons de toutes tailles. Mes lunettes de soleil polarisantes m’aident grandement du fait qu’elles font disparaître les reflets. Je suis comme un intrus voyeur, j’adore ! Les trois premières heures sont un véritable plaisir. J’effectue une cinquantaine de kilomètres. Puis vers les 11 heures la chape de plomb comme les jours précédents s’abat. La moyenne tombe, les efforts deviennent pénibles. Je ne passe pas très loin de la colline de Sion « la colline inspirée » de Maurice Barrès. Le détour à vélo, agrémenté d’une belle côte par une température frisant les 40 degrés, me semble surhumain. Je vais rejoindre rapidement et au plus court la petite ville de Charmes et aller me planquer au frais dans un hôtel un peu au sud. Le soir, discussion sur la terrasse d’une pizzeria avec une Hollandaise qui parcourt à vélo l’itinéraire d’Achern aux Saintes-Maries-de-la Mer. Elle effectue de courtes étapes de l’ordre de 30 à 40 kilomètres, mais elle affronte le bivouac, ce que je n’ai pas le courage de faire.



En ce cinquième et dernier jour, une matinée plus propice au vélo, car un ciel légèrement voilé protège un peu du soleil, par la route au plus court je rejoins Remiremont. De là par la piste cyclable empruntant l’ancienne voie ferrée en 25 kilomètres je remonte la vallée de la Moselotte. Au cours de ce périple qui avoisine les 400 kilomètres les bistrots auront pratiquement été absents du bord de la route. Pour me rattraper, alors que je ne suis plus qu’à 6 kilomètres de chez moi, je m’arrête à l’ancienne gare de Saulxures, transformée en bar-restaurant et je déguste deux panachés. Ce coin m’est particulièrement familier, car souvent j’y laisse ma voiture pour partir assouvir l’une de mes passions la pêche à la mouche.

Belle brochette de vaches vosgiennes en remontant la vallée de la Moselotte, retour chez moi

Cinq jours sur la route, j’ai beaucoup apprécié de me déplacer sur ces routes hors des axes de circulation et aussi un peu hors du temps, ma curiosité toujours aiguisée par ces coins de France déserts. Mais malheureusement, je n’ai pratiquement jamais eu l’impression de me sentir à l’aise, le grand plaisir des kilomètres qui défilent comme si je volais. J’ai toujours ressenti cette impression de forcer excessivement comparativement aux distances accomplies. Espérons qu’il ne s’agisse que de l’effet de la canicule !
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Randonnée dans les Vosges en novembre
Bonjour à tous,

Je me prépare une petite randonnée de trois jours dans les Vosges, de Thann à Metzeral, pour le pont du 11 novembre.

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Je suis à la recherche de conseils, d'informations, sur la randonnée en générale. Nous sommes un groupe de trois jeunes d'environs 23 ans, et nous voudrions nous lancer dans la randonnée, nous habitons près de Paris, et pour commencer nous souhaiterions faire entre 2 à 4 jours de rando vers la fin du mois de Mai, dans le Jura ou les Vosges par exemple, en fait c'est la ma première question: Nous cherchons en priorité une randonnée qui nous permettrait de voir le maximum d'animaux possible, et accessoirement bien sur de jolis paysages... Que nous conseilleriez-vous? Quels lieux? Engager un guide/accompagnateur (si oui à combien cela reviendrait-il?)?

Tout conseil est le bienvenu! Merci

Nico
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Itinéraire à vélo dans le Jura (GR5)
Bonjour,

Je souhaite aller de Beaune jusqu'au environ de Genève. je comptais passer par Dole - Ornans - Morteau - Pontarlier - et ensuite suivre plus au moins le GR5. il y a des cascades sur la route : cascade de Baume les messieurs - cascade de la Billaude et les cascades du Herisson.

Du coup voilà mes questions : - Le GR5 est-il praticable en vélo ? - j'imagine qu'il y des bonnes cotes, mais quelle difficulté ? - ces cascades valent-elles le cout d'oeil ? - avez-vous des infos sur le logement ? site pour camper, gites , chambre d'hôte. L'idéal pour moi étant de varier les plaisirs.

merci de votre aide.
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Première randonnée à vélo prévue pour mi-novembre (Seine-et-Marne - Troyes)
Bonjour,

Cette première intervention pour prendre conseils auprès des plus expérimentés.

J'envisage après réception de mon vélo début novembre, de partir seul en autonomie sur 3 ou 4 jours, de Seine et Marne via Paris (gare de l'Est) pour rejoindre Troyes, les lacs d'Orient et du Der.

Mes inquiétudes se fondent sur les conditions du bivouac à cette époque de l'année (basses températures, humidité), et plus particulièrement sur la qualité du sac de couchage et de la tente.

Aujourd'hui je suis équipé d'un sac D4 tout en un, théoriquement prévu pour être confortable à 4°C et limite à -1°C, et d'une tente Forclaz T2 Light de la même marque .

Est-ce suffisant, même si je double le sac de couchage avec un autre plus léger, la tente sera t-elle à la hauteur, dois-je prévoir d'investir dans du matériel plus perfectionné (Valandré ou autres), sachant que j'ambitionne de réitérer ce types d'expériences hivernales plusieurs fois par an?

Pourriez vous m'apporter quelques conseils, afin que cette première expérience de bivouac "hivernal" ne se transforme pas en enfer - Sachant que je possède déjà l'équipement vestimentaire d'hiver du parfait cycliste avec lequel je roule très régulièrement depuis de nombreuses années.

Merci de vos réponses et au plaisir de vous lire.

Laurent
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Première étape dans les Vosges à moto
Bonjour et par avance merci de votre aide.

Je partirai en Moto et Camping vers L'Allemagne et l'Autriche peut-être la Hongrie.

Ma premiére étape sera dans cette belle région que je ne veux pas louper.

L'idée étant de traverser la région d'Ouest en Est avec une nuit dans un camping au bord de l'eau.

Pouvez vous m'aider pour me conseiller ou trouver une super premier camping " nature " dans quelle ville et quels sont les lieux , les sites, a ne pas louper

Mille Merci

Ci-dessous la carte d'Est en Ouest

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Circuit en boucle à vélo dans le Jura
Bonjour,

JKe recherche des idées de circuits sur quelques jours en boucle dans le jura... avec e beaux points de vue et points d'eau si possible, lac, rivières, etc... Merci pour votre contribution. Liv
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