Bonjour,
Nous partons à 2 pour un voyage de 3 semaines en Afrique du Sud, et nous avons réservé un aller retour à Victoria Falls (48h sur place ). Est ce raisonnable compte tenu de la situation actuelle ?
Merci de vos réponses,
Bonjour à tous,
De retour de notre magnifique voyage, j'aimerais remercier les membres de ce forum pour leur précieuse aide lors de la préparation du voyage.
La Namibie nous a envoûtée, une partie de nous est rentrée à la maison, l'autre partie est restée là-bas.
Encore ce soir, à table, nous discutions avec nos enfants, afin de comprendre pourquoi ce voyage nous a tant enchanté. Les paysages sont beaux, voir très très beaux, mais nous avons souvent vu de magnifiques paysages lors de nos voyages.
Alors pourquoi? Les animaux? Oui, c'est génial tous ces animaux qui se promènent partout! A peine arrivée, nous voyons nos premiers babouins le long de la piste d'atterrissage et notre premier et dernier serpent sur la route. Les rencontres animalières étaient riches, très riches, inoubliables, fabuleuses! Mais, ce sont surtout les rencontres avec la population locale qui nous ont touchées. Peut-être, parce que nous ne nous y attendions pas?
Comment oublier ce petit garçon, qui nous a suivi de la station service à Opuwo jusqu'au supermarché, il ne disait rien, il nous regardait seulement avec ses grands yeux. Son visage et tout son corps étaient gris de poussière, ses habits en lambeaux. Quand j'ai ouvert le coffre, il m'a montré la bouteille d'eau. Quand je lui ai tendu une bouteille pleine, il a eu le sourire jusqu'aux oreilles.
Ce garçon Himba qui voulait absolument vendre une chèvre à notre fils.
Ce père de famille qui doit chercher deux fois par semaine de l'eau à 15 km de sa hutte.
Cette maîtresse d'école qui a fait chanter et réciter une comptine aux enfants rien que pour nous.
Cette famille à qui nous avons donné des T-shirts avec le logo du club de natation de notre région.
Ce garçon Himba qui voulait absolument être pris en photo avec son chien.
Ce maître d'école, bien habillé, avec sa baguette en main, qui donnait un cours au pied d'un arbre à ses élèves assis en rang sur de petites chaises en plastique, le tableau noir posé contre le tronc d'arbre.
Et encore, et encore...que des belles rencontres. Parfois juste quelques minutes, parfois quelques heures. Ils étaient contents de parler de leur pays, ils étaient contents de voir que nous apprécions de communiquer avec eux. Nous avions soif d'en savoir plus, de comprendre leur culture, leur façon de vivre. En partageant un petit bout de leur vie, ils nous ont fait un énorme cadeau. Merci à eux.
Mais, il y a aussi les magnifiques couchers du soleil et surtout, le ciel nocturne. Des milliers d'étoiles et la voie lactée. C'est magique! Jamais, avons-nous vu un ciel pareil.
Et, il y a ce silence, ce vide, ces espaces vierges, qu'est ce qu'on était bien.
Tout ceux qui aimeraient lire le carnet sans passer par les messages et conseils sur la voiture, le TO, les routes, etc., peuvent aller directement à la page deux ou cliquer sur ce lien: voyageforum.com/...post=7706008#7706008 vous arriverez directement au récit du J1.😉








De retour de notre magnifique voyage, j'aimerais remercier les membres de ce forum pour leur précieuse aide lors de la préparation du voyage.
La Namibie nous a envoûtée, une partie de nous est rentrée à la maison, l'autre partie est restée là-bas.
Encore ce soir, à table, nous discutions avec nos enfants, afin de comprendre pourquoi ce voyage nous a tant enchanté. Les paysages sont beaux, voir très très beaux, mais nous avons souvent vu de magnifiques paysages lors de nos voyages.
Alors pourquoi? Les animaux? Oui, c'est génial tous ces animaux qui se promènent partout! A peine arrivée, nous voyons nos premiers babouins le long de la piste d'atterrissage et notre premier et dernier serpent sur la route. Les rencontres animalières étaient riches, très riches, inoubliables, fabuleuses! Mais, ce sont surtout les rencontres avec la population locale qui nous ont touchées. Peut-être, parce que nous ne nous y attendions pas?
Comment oublier ce petit garçon, qui nous a suivi de la station service à Opuwo jusqu'au supermarché, il ne disait rien, il nous regardait seulement avec ses grands yeux. Son visage et tout son corps étaient gris de poussière, ses habits en lambeaux. Quand j'ai ouvert le coffre, il m'a montré la bouteille d'eau. Quand je lui ai tendu une bouteille pleine, il a eu le sourire jusqu'aux oreilles.
Ce garçon Himba qui voulait absolument vendre une chèvre à notre fils.
Ce père de famille qui doit chercher deux fois par semaine de l'eau à 15 km de sa hutte.
Cette maîtresse d'école qui a fait chanter et réciter une comptine aux enfants rien que pour nous.
Cette famille à qui nous avons donné des T-shirts avec le logo du club de natation de notre région.
Ce garçon Himba qui voulait absolument être pris en photo avec son chien.
Ce maître d'école, bien habillé, avec sa baguette en main, qui donnait un cours au pied d'un arbre à ses élèves assis en rang sur de petites chaises en plastique, le tableau noir posé contre le tronc d'arbre.
Et encore, et encore...que des belles rencontres. Parfois juste quelques minutes, parfois quelques heures. Ils étaient contents de parler de leur pays, ils étaient contents de voir que nous apprécions de communiquer avec eux. Nous avions soif d'en savoir plus, de comprendre leur culture, leur façon de vivre. En partageant un petit bout de leur vie, ils nous ont fait un énorme cadeau. Merci à eux.
Mais, il y a aussi les magnifiques couchers du soleil et surtout, le ciel nocturne. Des milliers d'étoiles et la voie lactée. C'est magique! Jamais, avons-nous vu un ciel pareil.
Et, il y a ce silence, ce vide, ces espaces vierges, qu'est ce qu'on était bien.
Tout ceux qui aimeraient lire le carnet sans passer par les messages et conseils sur la voiture, le TO, les routes, etc., peuvent aller directement à la page deux ou cliquer sur ce lien: voyageforum.com/...post=7706008#7706008 vous arriverez directement au récit du J1.😉








Bonjour à tous,
A mon tour de mettre en ligne le carnet de notre voyage en Afrique australe réalisé en septembre-octobre 2017. Nous avons eu une approche visiblement différente de la plupart des voyageurs pour découvrir ces magnifiques pays. Plutôt que la location d'un 4x4 équipé très couteux (les prix étaient de l'ordre de 1000€ la semaine), nous avons opté pour la location d'un Rav 4 2x4 quasi neuf qui nous a couté 800€... pour 4 semaines kms illimité. Plutôt que de partir de Windhoek, nous sommes partis de Johannesburg, vol moins cher, voitures de loc moins chères et nous avons du passer toutes les frontières avec la voiture. L'inconvénient, parce que bien entendu il y en a un, c'est qu'il a fallu faire beaucoup de kms en 4 semaines pour visiter ces 3 pays, mais comme j'aime conduire et que ma femme aime visiter en voiture, ça n'a pas été un pb. En fait, je savais qu'avec une voiture 2x4, on pouvait emprunter pratiquement toutes les pistes excepté ManaPools et le sud Kariba, excepté La partie Okavango et Chobe du Botswana et l'extrême ouest de la Namibie. L'idée était de commencer par le Kruger, puis de passer au Zimbabwe en allant vers l'est et les montagnes de Chimanimani, puis d'aller sur Kariba, de faire la traversée du lac avec le ferry, de visiter la réserve Hwange et les chutes Victoria, puis de passer au Botswana avec la visite du parc Chobe, puis la bande de Caprivi, Popa Falls, Etosha, puis Ruacana et Epupa Falls, descendre sur Opuwo, Swakopmund, Sesriem puis retour sur le Botswana, Maun et retour Johannesburg. On a presque tout fait à part la traversée du Kariba pour cause d'annulation du ferry pour manque de clients. Au niveau réservations, nous n'avons réservé qu'une seule nuit, la première à Pretoria le soir de notre arrivée. Tout le reste a été réservé sur place, au fur et à mesure, les journées n'étant pas planifiées en avance, juste la trame du voyage l'était, c'est comme ça qu'on aime voyager. Nous sommes arrivés avec du matériel de camping, tente, matelas double gonflable ultra confortable, housse de couette, réchaud, lampes, tout ce qui était petit, léger et transportable en avion. Nous avons acheté à notre arrivée tout le reste en grande partie à Johannesburg, table, chaise, couette, oreiller... Le but étant de donner tout à quelqu'un avant notre retour.
24 septembre 2017 : Arrivée à JHB
Vol depuis Francfort, sans histoire, on vient récupérer notre voiture à l'aéroport. On pense que tout va aller vite, on a beaucoup communiqué avec l'agence locale depuis la France pour qu'ils préparent les papiers nécessaires au passage des différentes frontières. En fait, rien n'est prêt, personne n'est au courant, on a passé 3 h à l'agence principalement à cause de la frontière Afsud - Zimbabwe qu'on savait très compliquée mais pas à ce point. Il fallait 4 documents différents et un manquait, l'autorisation du fabriquant du véhicule pour entrer au Zimbabwe.. et nous étions un dimanche. Bref, à force de faire le forcing, on a fini par y arriver et c'est le départ pour les magasins pour préparer le voyage. On trouve tout ce qui est énuméré plus haut pour pas cher, du gaz, de la nourriture puis c'est parti pour l'équipement de la voiture version Zimbabwe. Ce pays exige en effet certains équipements non fournis par les loueurs et j'avais lu que les nombreux Road Blocks sur leurs routes ont la fâcheuse tendance à dresser des amendes sans qu'on puisse acheter ce matériel chez eux. Je tombe sur un magasin en pièces autos parfaitement au courant du matériel demandé (extincteur, stickers, gilets...), on équipe la voiture et c'est parti pour Pretoria. La seule nuit réservée nous attendait, on se pointe devant la porte de la maison grâce à notre GPS qu'on a amené depuis la France. Personne, pas de sonnette, ils étaient pourtant prévenus de notre arrivée. Envoi d'un sms, pas de réponse. je me décide à connecter les données internet, envoi d'un message et la miracle, la porte s'ouvre. Et le porte monnaie aussi, je paierai cash cette erreur, 55€ de supplément sur la facture téléphone au retour, pour 1 mn de connexion, 2 fois le prix de la chambre.
Pascal
A mon tour de mettre en ligne le carnet de notre voyage en Afrique australe réalisé en septembre-octobre 2017. Nous avons eu une approche visiblement différente de la plupart des voyageurs pour découvrir ces magnifiques pays. Plutôt que la location d'un 4x4 équipé très couteux (les prix étaient de l'ordre de 1000€ la semaine), nous avons opté pour la location d'un Rav 4 2x4 quasi neuf qui nous a couté 800€... pour 4 semaines kms illimité. Plutôt que de partir de Windhoek, nous sommes partis de Johannesburg, vol moins cher, voitures de loc moins chères et nous avons du passer toutes les frontières avec la voiture. L'inconvénient, parce que bien entendu il y en a un, c'est qu'il a fallu faire beaucoup de kms en 4 semaines pour visiter ces 3 pays, mais comme j'aime conduire et que ma femme aime visiter en voiture, ça n'a pas été un pb. En fait, je savais qu'avec une voiture 2x4, on pouvait emprunter pratiquement toutes les pistes excepté ManaPools et le sud Kariba, excepté La partie Okavango et Chobe du Botswana et l'extrême ouest de la Namibie. L'idée était de commencer par le Kruger, puis de passer au Zimbabwe en allant vers l'est et les montagnes de Chimanimani, puis d'aller sur Kariba, de faire la traversée du lac avec le ferry, de visiter la réserve Hwange et les chutes Victoria, puis de passer au Botswana avec la visite du parc Chobe, puis la bande de Caprivi, Popa Falls, Etosha, puis Ruacana et Epupa Falls, descendre sur Opuwo, Swakopmund, Sesriem puis retour sur le Botswana, Maun et retour Johannesburg. On a presque tout fait à part la traversée du Kariba pour cause d'annulation du ferry pour manque de clients. Au niveau réservations, nous n'avons réservé qu'une seule nuit, la première à Pretoria le soir de notre arrivée. Tout le reste a été réservé sur place, au fur et à mesure, les journées n'étant pas planifiées en avance, juste la trame du voyage l'était, c'est comme ça qu'on aime voyager. Nous sommes arrivés avec du matériel de camping, tente, matelas double gonflable ultra confortable, housse de couette, réchaud, lampes, tout ce qui était petit, léger et transportable en avion. Nous avons acheté à notre arrivée tout le reste en grande partie à Johannesburg, table, chaise, couette, oreiller... Le but étant de donner tout à quelqu'un avant notre retour.
24 septembre 2017 : Arrivée à JHB
Vol depuis Francfort, sans histoire, on vient récupérer notre voiture à l'aéroport. On pense que tout va aller vite, on a beaucoup communiqué avec l'agence locale depuis la France pour qu'ils préparent les papiers nécessaires au passage des différentes frontières. En fait, rien n'est prêt, personne n'est au courant, on a passé 3 h à l'agence principalement à cause de la frontière Afsud - Zimbabwe qu'on savait très compliquée mais pas à ce point. Il fallait 4 documents différents et un manquait, l'autorisation du fabriquant du véhicule pour entrer au Zimbabwe.. et nous étions un dimanche. Bref, à force de faire le forcing, on a fini par y arriver et c'est le départ pour les magasins pour préparer le voyage. On trouve tout ce qui est énuméré plus haut pour pas cher, du gaz, de la nourriture puis c'est parti pour l'équipement de la voiture version Zimbabwe. Ce pays exige en effet certains équipements non fournis par les loueurs et j'avais lu que les nombreux Road Blocks sur leurs routes ont la fâcheuse tendance à dresser des amendes sans qu'on puisse acheter ce matériel chez eux. Je tombe sur un magasin en pièces autos parfaitement au courant du matériel demandé (extincteur, stickers, gilets...), on équipe la voiture et c'est parti pour Pretoria. La seule nuit réservée nous attendait, on se pointe devant la porte de la maison grâce à notre GPS qu'on a amené depuis la France. Personne, pas de sonnette, ils étaient pourtant prévenus de notre arrivée. Envoi d'un sms, pas de réponse. je me décide à connecter les données internet, envoi d'un message et la miracle, la porte s'ouvre. Et le porte monnaie aussi, je paierai cash cette erreur, 55€ de supplément sur la facture téléphone au retour, pour 1 mn de connexion, 2 fois le prix de la chambre.
Pascal
Bonjour
Nous arriverons à Victoria falls vers midi, et disons que le temps de faire le visa, s'installer à l'hôtel manger etc, nous serons libres de visiter à partir de 16h j'espère. Nous y dormons 2 nuits puis départ tôt le matin. ce qui nous fera un séjour de 1 journée complète et un après midi un peu tronqué. Afin de profiter un maximum que nous conseillez vous de faire quand nous arrivons ? Direct les chutes ? Il fera peut ettee déjà nuit non , Je pensais faire croisière au coucher du soleil le 1er soir et le lendemain visite des chutes, et activités : accrobranche, tyrolienne, balade à dos d'éléphants, descente en kayak ou canoë.. Et bien sur de ce que je lis le survol en hélico est un must... Mais bon tout dépendra du prox!! A ce propos vaut-il mieux réserver avant ou sur place ?? Nous y serons en juillet et logerons au VF safari lodge, connaissez vous ? Est ce moins cher de passer par l'hôtel ? Vu le temps restreint, quelle activité vous semble incontournable ???
Merci d'avance pour votre aide et vos réponses !
Nous arriverons à Victoria falls vers midi, et disons que le temps de faire le visa, s'installer à l'hôtel manger etc, nous serons libres de visiter à partir de 16h j'espère. Nous y dormons 2 nuits puis départ tôt le matin. ce qui nous fera un séjour de 1 journée complète et un après midi un peu tronqué. Afin de profiter un maximum que nous conseillez vous de faire quand nous arrivons ? Direct les chutes ? Il fera peut ettee déjà nuit non , Je pensais faire croisière au coucher du soleil le 1er soir et le lendemain visite des chutes, et activités : accrobranche, tyrolienne, balade à dos d'éléphants, descente en kayak ou canoë.. Et bien sur de ce que je lis le survol en hélico est un must... Mais bon tout dépendra du prox!! A ce propos vaut-il mieux réserver avant ou sur place ?? Nous y serons en juillet et logerons au VF safari lodge, connaissez vous ? Est ce moins cher de passer par l'hôtel ? Vu le temps restreint, quelle activité vous semble incontournable ???
Merci d'avance pour votre aide et vos réponses !
Bonjour,
Comme il existe très peu d'information sur le Zimbabwe et la possibilité de visiter ce pays en 4x4 selfdrive, on serait ravi de partager avec vous notre expérience dans ce pays formidable.
Nous avons fait Victoria Falls, le parc de Hwange (10 jours en mission d'éco-volontariat sur la zone de Sinamatella, 4 jours en selfdrive dans la zone de Main Camp), le Zambezi National Park et le très sauvage et magnifique parc de Chizarira (aussi en 4x4 selfdrive).
Bon voyage à tous !
Comme il existe très peu d'information sur le Zimbabwe et la possibilité de visiter ce pays en 4x4 selfdrive, on serait ravi de partager avec vous notre expérience dans ce pays formidable.
Nous avons fait Victoria Falls, le parc de Hwange (10 jours en mission d'éco-volontariat sur la zone de Sinamatella, 4 jours en selfdrive dans la zone de Main Camp), le Zambezi National Park et le très sauvage et magnifique parc de Chizarira (aussi en 4x4 selfdrive).
Bon voyage à tous !
Bonjour,
Je pars en Afrique du Sud le 8 Février et je souhaites remonter jusq'aux Chutes Victoria de Johannesburg, avez vous des conseils sur la route à prendre pour y aller, soit par Gaboro et Francistown soit par Pietersburg et Bulawayo ? Botswana ou Zimbabwe ? Quels sont les "escales sympa" à faire en route et trouvera t'on des hôtels sur notre route ? J'ai déjà réalisé le tour du lac Victoria en 1998, en autonomie complète, ce genre de voyage ne m'est pas inconnu. Merci pour les infos Kali
Je pars en Afrique du Sud le 8 Février et je souhaites remonter jusq'aux Chutes Victoria de Johannesburg, avez vous des conseils sur la route à prendre pour y aller, soit par Gaboro et Francistown soit par Pietersburg et Bulawayo ? Botswana ou Zimbabwe ? Quels sont les "escales sympa" à faire en route et trouvera t'on des hôtels sur notre route ? J'ai déjà réalisé le tour du lac Victoria en 1998, en autonomie complète, ce genre de voyage ne m'est pas inconnu. Merci pour les infos Kali
Bonjour,
Nous allons (finalement j'ai craqué) descendre le Zambèze pendant une dizaine de jours au départ de Kariba.
Nous allons atterir un dimanche midi à Lusaka et partirons en canoé le mardi de Kariba.
Google maps annonce 3h30 de route entre Lusaka et Kariba, il y a en plus une frontière.
J'hésite à passer la 1ère nuit à Lusaka, entre Lusaka et Kariba (s'il y a un coin intéressant sur la route) ou directement à Kariba. La 2ème nuit juste avant le départ se fera sans doute à Kariba.
Nous serons 4 : est-il envisageable de prendre un taxi/minibus pour faire le trajet? Le passage de la frontière est-il simple et pas trop chronophage?
Où dormir à Kariba (on aura de quoi camper)? Je ne vois que des hotels impersonnels ou des lodges plein de charme mais hors de prix.
Que faire pendant toute une journée à Kariba sans voiture perso? La ville est-elle agréable, pas trop étendue?
Merci pour vos idées!
Marie
J'hésite à passer la 1ère nuit à Lusaka, entre Lusaka et Kariba (s'il y a un coin intéressant sur la route) ou directement à Kariba. La 2ème nuit juste avant le départ se fera sans doute à Kariba.
Nous serons 4 : est-il envisageable de prendre un taxi/minibus pour faire le trajet? Le passage de la frontière est-il simple et pas trop chronophage?
Où dormir à Kariba (on aura de quoi camper)? Je ne vois que des hotels impersonnels ou des lodges plein de charme mais hors de prix.
Que faire pendant toute une journée à Kariba sans voiture perso? La ville est-elle agréable, pas trop étendue?
Merci pour vos idées!
Marie
la première partie est là: http://voyageforum.com/v.f?post=3855088;search_string=namibie%20botswana%20big%205%20small;14 Aout 2010 (J17) : Etosha (Okaukuejo) - Etosha (Halali NWR Campsite)
On se réveil avec le soleil : c’était une erreur, on a un peu foiré l’affaire, on aurait du être parti à cette heure. Petit déjeuner rapide (ça veut dire rusks trempé dans le café ou le lait jusqu’à ce que la texture permette de les croquer sans perdre une dent) puis tour des points d’eau. Au feeling, détour par Gemsbokvlakte juste comme ça, parce que c’est sur le chemin. Au bord du point d’eau, il ya une bonne demi-douzaine de voitures arrêtées, dont quelques voitures de safari, ça doit pas être pour regarder un moineau se désaltérer. Ben nooooon… En effet, quatre lionnes se désaltèrent en jouant dans l’eau, en se mordillant, en sautant. Inutile de dire qu’elles on fait le vide autour d’elle. Après un certain temps, elles partent dans les herbes hautes et se dirigent vers des girafes, elles se divisent de façon à encercler une des girafes : raté, la girafe les a vu (faut dire que de ce côté là, elle est avantagée) et se rapproche de ses congénères. Tranquilles, les lionnes continuent à se disperser à la recherche d’une proie. On finit par les perdre de vue. Direction Olifantsbad, réputé pour sa richesse : un vrai désert, décevant. Nous nous dirigeons alors vers notre second camping Halali, tout en passant par un maximum de points d’eau et de vues sur le pan (Aius, Odongab, Sueda, Salvadora, Rietfontain). Ca et là, nous croiserons des oryxs, Kudus et springboks et notre premier éléphant, qui, solitaire, traversera la route devant nous.
Le camping d’Halali est tout simplement moche. Après un pique nique, c’est la douche et l’installation du camp. Certains s’adonnent à la sieste, d’autres, comme Rebecca et moi, se disent : il-faut-quand-même-aller-voir-au-point-d’eau-s’il-n’y-rien-parce-que-ce-serait-trop-bête-qu’il-y-ait-plein-de-bestiaux-et-qu’on-les-rate-par-paresse. Nous voilà en route. Honnêtement, pas grand chose au point d’eau : on peut aller faire la sieste. Maaaaaaaais, au loin, il y a des taches grises qui ressemblent à des éléphants : on va pas faire la sieste. Au bout d’une demi-heure, trois éléphants arrivent au bord de l’eau et commencent à boire, puis quatre, puis cinq, puis six… puis vingt-sept. Oui, oui, à l’apogée de cette baignade-hydration publique, il y aura vingt-sept éléphants de tous âges. Après le boire, c’est le bain façon Babar. Voilà ces éléphants qui s’aspergent joyeusement d’eau et de boue. Vers 15h00, départ pour le game drive de l’après midi (ça y’est, on est devenu des pros, on dit plus ballade-en-bagnole-à-la-recherche-de-bestiaux) qui nous mène vers Goas et Noniams. Nous assistons silencieux à l’apéro de quelques gracieuses girafes.
Le soir, nous réitérons l’expérience de l’apéro dinatoire au point d’eau. Décidément, on est abonnés aux rhinos : il y aura jusqu’à quatre rhinos ce soir là. Puis plus rien, une hyène passe fissa. Puis 2 chacals. Puis c’est la calme plat. On va se coucher.
Il y en aura jusqu’à vingt-sept au point d’eau d’Halali
15 Aout 2010 (J18) : Etosha (Halali) - Grootfontein (Roy’s Camp) Lever de bon matin et tour des points d’eau : Batia, Ngobib, Kalkheuwel, Chudob. Toujours nos troupeaux de springboks agrémentés de Kudus et d’oryx. Quelques zèbres s’abreuvent dans la lumière matinale. Quelques chacals les asticotent, mais pas de prédateurs bien sérieux. Bon, faut dire un truc. Après trois jours, les herbivores à Etosha, c’est à peu près comme les pigeons à Paris : y’a qu’à ouvrir les yeux pour en voir, exception faite des éléphants et des rhinos. Du coup, le voyageur devient bêtement exigeant et se met à rêver léopard et autre guépard. Pause café à Namutoni : beaucoup plus chouette que les autres, ce camp. On poste les cartes écrites ces derniers jours. Dernier game drive avant la sortie et hop là, au détour de Dik-Dik Drive, on tombe sur trois lionnes en train de dormir. Elles doivent avoir le ventre plein, car leur activité n’est pas très élevée. On les contemple en espérant les voir de lever et tout ça mais non, elles ne bougent pas. On est quand même rudement contents. Sur la route qui nous mène à la sortie, on est bloqué par un éléphant qui s’est installé au milieu de la chaussé et grignote quelques feuilles à droite ou à gauche. Il semble respirer la joie de vivre. Nous, on est coincé…
Quelques herbivores se désaltèrent à Kalkheuwel
La sieste des lionnes le long de Dik-Dik Drive
Arrêt à Tsumeb qui est plutôt une jolie ville. Plein d’essence et de victuailles. Un jeune garçon essaye de me soutirer quelques dollars pour soutenir son équipe de football locale qui n’existe pas. Il ne sait pas que ce stratagème a fait le tour des forums de voyage traitant de la Namibie, ce dont je l’informe. Il est penaud et je le comprends : si les petites arnaques sans conséquences des enfants sont contrecarrées par internet, rien ne va plus. En même temps, lui donner quelque chose, c’est encourager la mendicité, ce que ne souhaitent pas les voyageurs sud-africains (largement évoqué sur le forum 4x4community). Il est clair que donner de l’argent à un enfant est déstructurant pour la société. En effet, que deviennent les rapports sociaux si l’enfant, ce qu’il y a de plus bas dans l’échelle sociale africaine, peut gagner autant d’argent qu’un adulte qui travaille. Après ces considérations, nous nous mettons en route pour Roy’s Camp qui est un endroit assez chouette. Les emplacements sont spacieux et le tout est joliment boisé. Nos voisins sud-africains nous appellent à la nuit tombée pour nous montrer ce qu’ils appellent des « antelopes », à savoir la plus grosse antilope (une chèvre en mieux si peut dire) d’Afrique australe, qu’il est difficile de voir car elle ne sort que la nuit. Elle fait plusieurs centaines de kilos et peut sauter à 2 mètres de haut. Les proprios sont en revanche moins sympas et avenants. Outre le fait qu’ils sont peu causant, ce que je ne peux pas leur reprocher puisque moi non plus (en même temps je n’ai pas décidé de tenir une guest farm), ils ont une façon étrange de traiter leurs employés. Lorsque Hélène demande à partir de quelle heure il y a de l’eau chaude pour la douche, la tenancière répond qu’il n’y a pas à s’en faire car des « ils » allument le feu sous le donkey dés 4h00 du matin, « eux » vont s’en occuper. C’est vraiment chouette cette vie où des « ils » et des « eux » sans titre ni nom, habillés chichement et mal chaussés, s’occupent de toute la logistique. Encore un endroit où il semble que la page de l’apartheid ait du mal à se tourner.
16 Aout 2010 (J19) : Grootfontein - Grashoek (Living Museum of the Ju/'Hoansi-San) Nous prenons le matin la C44 en direction de Tsumkwe. Nous entrons dans le Bushmanland. Objectif du jour, la visite du Grashoek Living Mueum, un village « traditionnel » destiné à présenter la culture bushman aux visiteurs. Peu après la barrière vétérinaire, nous quittons la piste et obliquons vers le nord en direction de Grashoek. Après quelques kilomètres de piste kalaharienne avec des passages en sable profond et après avoir difficilement croisé un overland truck bougon pas décidé à partager le moindre centimètre de piste, nous arrivons au village. Un guide se dirige vers nous pour savoir quel type de visite nous voulons. Il parle un anglais approximatif mais suffisant. On se met d’accord : tour du village moderne puis activités culturelles. Le tour du village moderne en premier, c’était l’erreur. Nous voilà propulsés dans les arcanes d’une société totalement déstructurée. Les Bushmen étaient des chasseur cueilleurs, peu nombreux puisque quelques dizaines de milliers dans l’immensité du désert du Kalahari. Le jeune état namibien, comme d’ailleurs sont voisin botswanais, a donc décidé de les sédentariser et la chasse est aujourd’hui illégale. L’espoir de l’Etat était que des chasseurs cueilleurs deviendraient éleveurs en une génération : peine perdue, il nous a fallu quelques centaines de milliers d’années, ça peut surement aller plus vite, mais assurer cette transition en 20 ans, c’est illusoire. Les bushmen vivotent donc de pas grand chose (au Botswana, il y a au moins quelques minimas sociaux, mais pas en Namibie) et s’adonnent autant que faire se peut à leur passe-temps favori : l’alcool. Le village est d’une saleté inouïe, jonché de bouteilles de bière, ça file le blues. Notre guide nous explique que le « projet » de « Living Museum », monté avec l’aide d’une ONG allemande, apporte 50 % des revenus au village et permet d’acheter le fuel qui alimente la pompe à eau qui n’est pas encore solaire (c’est pour bientôt). Il nous explique que ce ne fut pas si simple de faire adhérer les villageois au projet. L’idée de danser ou pratiquer l’artisanat devant des étrangers ainsi que les guider dans le bush ne leur plaisait pas, on peut facilement le comprendre. Petit à petit, les habitants ont réalisé que le projet était aussi un moyen de transmettre et donc de préserver leur culture menacée de disparition, ils y ont adhéré. Après le tour, notre guide nous donne rendez vous au « Living Museum » proprement dit, le temps « d’aller revêtir son habit traditionnelle », il se marre, nous aussi, on sait pas trop à quoi s’attendre. L’organisation est un peu chaotique, mais pas trop, juste ce qu’il faut pour que ce soit détendu. On commence par le module « artisanat ». On apprend d’abord à faire du feu avec deux bouts de bois et quelques herbes, je suis bluffé et je ne sais pas s’y arriverais aujourd’hui. Puis, tandis qu’une des filles se fabrique un arc et une flèche, réalisant un de ses plus vieux rêves, l’autre se fait un collier en coquilles d’œuf d’autruche. Seul notre guide parle anglais, les autres ne parlent que San, entendre cette langue à « clicks » est un vrai plaisir et n’est pas sans rappeler le film « Les dieux sont tombés sur la tête ». Après le déjeuner, promenade guidée dans le bush kalaharien. La promenade est émaillée d’arrêts autour de plantes médicinales ou nutritives. Ces bushmen sont incroyables, ils creusent à la base d’un arbre, déterrent un tubercule, que nous goutons tous : super désaltérant. Un autre : on le presse pour en extraire quelques gouttes d’eau qui, me disent ils « sont largement suffisante pour les désaltérer (personnellement, il me faut 3 à 4 litres pour obtenir le même effet). Nous découvrons l’euphorbia, une plante dont le jus toxique est utilisé pour enduire les flèches destinées la chasse : une fois touché, l’animal s’endort. Nous sommes fascinés de découvrir comment il est possible de puiser les maigres ressources nécessaire à la vie dans cette nature ingrate. La journée se clôt par quelques chants et danses qui seront un peu trop vite envoyés pour pouvoir être réellement appréciés. Bon, OK, c’est assez « touristique », mais que signifie touristique dans cette région du monde. Et puis après tout, je suis « pour » les trucs touristiques de ce genre. Personnellement, si 8 touristes japonais dont je ne parle pas la langue devaient débarquer au beau milieu de mon salon pour le visiter, je souhaiterais : 1) être prévenu de leur venue ; 2) en connaître l’heure ; 3) avoir un interprète ; 4) toucher un partie substantielle de ce qu’ils ont payé pour cette visite. A mon sens « l’authentique » est une vision de l’esprit. S’il existe des peuplades reculées qui ont la chance (?) de ne pas être parasitées par notre tourisme, alors laissons les tranquilles ou laissons les ethnologues dont c’est le métier nous écrire d’intelligents ouvrages que nous pourrons prendre plaisir à lire. Nuit au camping communautaire : simple petite clairière équipée de toilettes sèches. La boerwurst n’est pas à tomber, mais le Pinotage de Nederburg se laisse boire. Cette nuit dans le Kalahari est calme et fraiche.
Le village « traditionnel »
Percer les coquilles d’œuf d’autruche pour en faire un collier
La confection d’un arc
En route dans le bush
Déterrer les précieuses racines gorgées d’eau
Quelques danses…
17 Aout 2010 (J20) : Grashoek - Dobe Départ de bon matin pour Tsumkwe, ville située à la frontière du Botswana où nous arrivons après 2h30 de route et en ayant pris de multiples auto-stoppeurs, dont pas mal écoliers. Les Bushmens nous expliquent qu’ici, les gens n’ont pas de voiture et que les transports en commun sont rares dans le Kalahari. Pour aller au lycée, les enfants doivent parfois compter une journée de route, faite de multiples sauts de puce en minibus ou auto-stop. Rapidement, la voiture déborde. Tsumkwe est une ville assez glauque. Pourtant, j’aime l’ambiance des villes frontières au milieu de nulle part. Mais Tsumkwe, ça ne le fait pas. Les rues sont remplies de Bushmens errant à la recherche d’alcool, dont ils financent l’achat en mendiant ou en vendant pour un prix dérisoire les bijoux qu’ils ont fabriqués. Nous avions dans un premier temps pensé dormir au Tsumkwe Country Lodge. L’endroit ressemble à un camp de prisonniers : barbelés électrifiés montant à 4 mètres, baraquements en taule faisant office de bungalow, sol poussiéreux et emplacement trop proches les uns des autres. Il va falloir trouver autre chose… Nous faisons un bref tour à la boutique « Mi wi a » (ça veut dire merci en San) où nous achetons de l’artisanat bushman. Recommandée par le guide Bradt, cette boutique tenue par un couple de missionnairevend pour un prix raisonnable de l’artisanat bushmen. Les profits réalisés permettent d’acheter de la nourriture pour les communautés environnantes. Certes, c’est plus cher, que les 15 N$ que coute un bracelet vendu dans la rue par une femme enceinte, mais il y a une chance que le bébé qu’elle porte dans le ventre ne soit pas confit dans d’alcool. Après cette étape, nous passons la frontière vers 14h00. Le poste a un côté « bout du monde » : une cabane de chaque côté, quelques tentes et hamacs pour le sommeil des douaniers, une barrière métallique entre les deux pays. Sur le registre, nous sommes le troisième véhicule de la journée et il en passe rarement plus de cinq, parfois aucun. Les douaniers sont dans l’ensemble sympathiques, peut être un peu plus côté botswanais. Le GPS pète un câble : il refuse que nous poursuivions plus à l’est et prétend qu’il n’y a plus de piste, « demi-tour, demi-tour, demi-tour… ». Pauvre appareil, on le plaint et on l’éteint. Ahhh, si on pouvait faire pareil avec les enfants... Les 500 premiers mètres de piste botswanaise sont en sable profond, mais ça passe bien. La piste est ensuite de qualité moyenne. Il se fait tard, il est clair que nous ne pourrons pas atteindre Maun. Il va falloir trouver un endroit pour dormir. De fil en aiguille nous sommes hébergés par Driess et Elsa, un couple de missionnaires qui vivent là avec leurs deux enfants, une grande fille de 4 ans et un bébé de 6 mois. Ils ont installé une pompe à eau qui permet aux Bushmens résidant alentours de ne pas passer la moitié de leur journée à chercher de l’eau. Ils aident aussi les communautés à constituer leur dossier de demande de passeport, ce qui leur permet de maintenir le contact avec les communautés namibiennes. On visite leur petite église. Driess nous dit que l’évangélisation n’est pas sa priorité, on n’a pas de moyen d’en être certains. On n’est pas fans de religion et encore moins d’évangélisation, mais je dois dire qu���il est difficile de rester indifférent au choix de vie de Driess et Elsa qui sont si isolés, à quatre heures de la première ville (Grootfontein ou Maun), sans médecin alors qu’ils ont un petit bébé. Les parents d’Elsa, sont venus leur rendre visite depuis la région du Cap et ont apporté un poisson de mer exquis qu’ils ont réussi à garder surgelé tout au long du trajet. Nous sommes invités à partager ce dîner de fête et somme autorisés à dormir dans la cours de la mission. Pas de vin ce soir, ce n’est pas dans les habitudes de la maison. Leur bébé a une gastro et ils ont un peu de mal à s’en sortir : on leur laisse de l’eau minérale et de quoi faire de l’eau de riz.
18 Aout 2010 (J21) : Dobe – Maun (Maun Rest Camp) Les 120 km de piste jusqu’à Nokaneng sont parcourus en 2h30. La piste est de mauvaise qualité, parfois défoncée et parsemée de nids de poule, parfois pas mal ensablée. Le reste se fait sur une route goudronnée en bon état. Le paysage est assez monotone. Après 3h00 supplémentaires de route, une barrière vétérinaire où nous découvrons un oiseau encastré dans le pare-choc (le policier se marre : les oiseaux morts, je les laisse passer, même si c’est de la viande crue, ouaaaaarf) nous arrivons à Maun Rest Camp, notre destination. Deux bonnes nuits dans un lit douillet avec douche chaude et non rationnée, ça va être bon ! Nous sommes accueillis chaleureusement par Simon et Joyce, la soixantaine, propriétaires des lieux et guides de leur agence de safari. Simon sera notre guide dans Moremi et Chobe et il nous parle du programme des 5 prochains jours, qui nous emmènera de Maun à Kasane. Apéro à base de Chardonnay de chez Chamonix (la version standard, pas la réserve) et bacon grillé.
19 Aout 2010 (J22) : Maun (Maun Rest Camp) Le matin, nous attendons le gars de l’agence qui doit récupérer le 4x4 que nous rendons à Maun. On s’attend à voir arriver 2 gars en auto. Pas du tout : c’est un gars tout seul, à pied, qui se présente, pile à l’heure. On lui offre le café et quelques biscuits et il nous raconte qu’il a quitté Windhoek il y a 48h00 et qu’il est venu… en stop. Il est arrivé hier soir à Maun, a trouvé où dormir et s’est fait bien propret ce matin (polo à l’effigie de la compagnie, badge nominal), puis est venu à pied (6 km) jusqu’au camp. Epatant la Namibie, je comprends pourquoi ça n’était pas si cher de rendre l’auto à Maun. Après un bref tour de la voiture, il rentre à Windhoek et nous dépose en ville en chemin. Le Botswana, ça nous change franchement de la Namibie. A côté, c’est une bouffée d’oxygène. Les dames se promènent en ville avec leur sac à main, les touristes ont leur appareil photo en bandoulière, il n’y a pas de vigile à chaque parking, les maisons ne ressemblent pas à des forteresses. Personne ne nous aborde pour nous vendre quelque noix gravée à notre nom ou autre hippo sculpté. On est transparent : le bonheur ! Les clients des boutiques sont majoritairement noirs, de même que les conducteurs d’auto. On serait resté seulement en Namibie, on n’aurait pas cru ça possible dans cette région du monde. Bon, comparé, à l'Afrique de l'Ouest, les rapports sont beaucoup plus distants. Je comprends que cela puisse être frustrant. Cela dit, après la Namibie, quel bonheur. Après quelques courses, direction l’aéroport où nous déjeunons fort bien chez Hillary’s. En fin de journée, nous attend une surprise que j’ai préparée pour toute la famille : le survol du delta de l’Okavango en avion. L’avion est un Cessna 6 places. Le pilote nous détaille le plan de vol et hop, c’est parti… Sauf que la porte de l’avion ne ferme pas. Il joue du tournevis et du ruban adhésif, mais sans succès. Finalement, il claque la porte et la ferme à clé depuis l’extérieur en passant sa main par la fenêtre… This Is Africa (TIA). Le vol et superbe, ce d’autant plus qu’en raison de multiples contre temps, nous ne décollons qu’en toute fin de journée, à l’heure où la lumière est la plus belle et la plus chaude. Les paysages sont magnifiques : rencontre de la terre et de l’eau, prairies inondées, bras de rivières, lacs… Pour le gibier, c’est pas trop ça : on voit ça et là quelques éléphants, buffles et girafes, mais compte tenu de l’altitude et de la vitesse, pas vraiment le temps de les admirer. Dernier T-bone et on l’accompagne de quelques restes de des vins des derniers jours. Bref, on finit les bouteilles.
Plaines inondées du delta de l’Okavango
Un peu la même chose
Quelques gracieuses girafes, mais comme vous pouvez le constater, on est un peu loin quand même
20 Aout 2010 (J23) : Moremi (Third Bridge) Départ à 7h00 du matin. Simon passe nous chercher. On monte dans le Land Cruiser qui est chargé à bloc et tire une bien lourde remorque. Simon est au volant. Il est accompagné de son assistant, Mr B.
Notre convoi au départ pour Moremi
Deux heures de piste en nous voilà dans le parc. Simon explique la règle de base : lorsqu’il voit un animal intéressant (en même temps, ils sont tous intéressants, il n’y a pas de pigeon gris parisien), il arrête le camion, tout le monde reste silencieux, contemple la nature et, seulement après un moment, on peut parler et il nous explique. Nous avons adoré cette façon de faire, ce calme qui a entouré la nature tout au long de nos cinq jours de safari avec Simon qui par ailleurs n’a jamais été avare d’explications. Pause café au bord d’une sorte de lagon, pas loin de First Bridge. Il s’agit d’une petite plaine immergée dans laquelle broutent des impalas. Le spectacle est magique. Nous rejoignons ensuite notre campement. Il s’agit d’un petit bois non loin de Third Bridge. L’endroit est isolé et calme. Nous sommes seuls. Après un rapide déjeuner, nous laissons non sans culpabilité (mais rassurez vous, cette culpabilité est vite oubliée) Mr Botsalano (Mr B) monter le camp et nous voilà partis dans la région de Third bridge. Et là, juste de l’autre côté du pont : rencontre avec une troupes de lions. Elle est composée de 4 femelles et 2 males. La troupe vient de tuer un buffle et festoie joyeusement. Le buffle est déjà sérieusement entamé. L’essentiel de l’existence des ces gros chats est consacrée à ce qu’un humain qualifierait de « sieste sans fin » , parfois émaillée de périodes d’intense activité consistant en quelques paresseuses roulades dans l’herbe. Exceptionnellement, l’un d’eux se lève et se traine péniblement jusqu’aux restes du pauvre buffle et mange quelques bouchées de tartare. Puis, retour à une sieste bien méritée. Fascinés, nous les observons pendant de longs instants, somme toute assez envieux de cette existence faite de saines activités.
Third Bridge, qui nécessite quelques réparations
En arrière plan, la carcasse du buffle
Après un bon et sain repas de buffle vient une sieste réparatrice et méritée. On les envie, non ?
Direction Fourth bridge où nous apercevons une harde d’éléphants en train de se désaltérer. Au bout d’un certain temps, Simon nous dit « ils vont traverser le bras d’eau, c’est certain, mais où ? ». Le chasseur pense et parle, observe le terrain, puis choisit le meilleur emplacement. Et en effet, au loin, les éléphants commencent à traverser. Ils se rapprochent progressivement. Le moteur est coupé, nous sommes silencieux, ils passent autour de nous en nous ignorant, de vieilles mamies guident la harde, les mères protègent les éléphanteaux parfois très jeunes, il en passera des dizaines… Retour au camp à la tombée de la nuit. Et là, non, je ne rêve pas, un vrai spectacle nous attend. Mr B a transformé notre petit bois en palace. Au milieu, une table est dressée, recouverte d’une nappe blanche. Les verres à vin n’attendent plus que le nectar réparateur. Les tentes sont disposées autour, garnies de matelas douillets et de couettes. Pour les commodités, ont trouve une tente pour les toilettes et une tente douche. Après un brin de toilette, l’apéro est réparateur. Simon et Mr B cuisinent au feu de bois et préparent le premier des dîners qui composeront ce que nous avons résolument appelé le « safari gastronomique ». Au menu : un poulet rôti accompagné de brocolis et d’une sauce à la crème et aux champignons. Parfois, j’en rêve encore la nuit.
Fourth Bridge, coupé en son milieu
La harde d’éléphant traverse le bras d’eau
Ils s’approchent lentement de nous. Nous restons zen
21 Aout 2010 (J24) : Moremi (Third Bridge) Les rugissement ont commencé vers quatre heures du matin, subreptissement, progressivement… Ils se sont rapprochés lentement. Honnêtement, nous n’avons pas fait les fiers, même si Simon nous a répété maintes fois que « hormis avec les babouins, il n’y a jamais d’incident dans une tente fermée ». Lever en fanfare à six heures et demi : « baptême du feu, baptême de feu, les lions ne sont pas loin ». Sans boire et sans manger, nous montons dans le 4x4 et partons à la recherches des félins. Nous tournons une demi-heure. En vieux chasseur, Simon suit les traces sur le sable des pistes. En fait, ils sont à moins de 100 mètres du campement (est ce réellement une bonne nouvelle ?). Monsieur Lion appelait depuis longtemps et ses désirs ont été exaucés ce matin puisque madame Lionne vient d’accourir. Et l’accouplement commence. Je dis commence, parce qu’il durera quatre jours et quatre nuits. Eh oui, ne souriez pas l’air rêveur… Ce au rythme d’une tentative toutes les quinze minutes… Nous les contemplons immobiles. Ils répètent interminablement la même séquence : ils marchent côte à côte, monsieur grimpe sur madame, s’y prend mal, agace madame qui rugit et fait mine de le mordre. Puis ils se reposent dans l’herbe haute et sèche, se redressent, puis marchent côte à côte…
Notre voisin de camp, sympathique, souriant, conciliant et festif. Bon, en vrai, j’avais jamais imaginé que je verrai un jour un lion male d’aussi près
Retour au campement pour un solide petit déjeuner et départ pour le game drive du matin. Il est fructueux : hordes de zèbres, familles de girafes, et une harde d’éléphants en plein repas de feuilles d’acacia. Retour au campement pour la pause de midi qui est suivie d’une douche et d’une petite sieste. C’est dingue, moins ont en fait, plus on est fatigué. Je l’ai toujours dit : y’a pas plus épuisant que les vacances. Le game drive de l’après midi a lieu dans la zone de Xakanaxa. La zone est plus boisée et le gibier est moins visible. Nous y voyons des familles de babouins et de vervet monkey ainsi qu’un troupeau de gnous. J’ai personnellement une fascination pour le gnou. Cet herbivore est relativement peu élégant, mais le côté « punk » de sa crinière lui donne une allure rebelle et malicieuse qui ne me laisse pas indifférent. Chaque arrêt est émaillé des commentaires de Simon sur la vie des animaux rencontrés. Ses connaissances sont impressionnantes. Les espèces ne semblent pas à avoir de secret pour lui (en même temps, je ne suis pas allé vérifier). Nous ne regretterons jamais l’option « Simon ». Seuls, nous aurions vu des animaux sans vraiment comprendre ce que nous observions. Certes, on y a perdu dans le côté « aventure », mais on y a gagné autre chose, et quelle autre chose ! Retour au camp au coucher du soleil. Les lions d’hier ont terminé le buffle. Au menu ce soir : une cottage pie (hachis Parmentier exquis) cuit au feu de bois arrosé d’un Cabernet Sauvignon de chez Spier. Nous n’avions jamais passé des vacances comme ça, à se faire promener et à manger de bonnes choses. Comme notre banquier ne nous le permettra plus avant un bon moment, on en profite bien.
Sympathique petit famille de zèbres dans un sous bois
Non loin, un troupeau de non moins sympathiques gnous
C’est vrai qu’ils ont un look de punk ces gnous
22 Aout 2010 (J25) : Moremi-Third Bridge Dernière journée à Moremi. Les rugissements ont à nouveau commencé vers quatre heures. « On s’y habitue » serait un bien grand mot, mais il faut bien dire que c’est toujours aussi excitant. Nouveau réveil en fanfare : « ils ne sont pas loin, ils ne sont pas loin… ». Départ à l’aube, emmitouflés dans les polaires, coiffés de bonnets, on part à la recherche des lions. Il est là, juste à la sortie du campement, c’est un jeune mâle, seul dans les herbes hautes. Au loin, les babouins crient dans les arbres. Pourtant, ils sont loin. Et tout à coup, nous la voyons, la frayeur de ces braves babouins, une belle lionne d’âge mûr. Elle est en chaleur, elle a entendu le lion appeler, elle accourt… Et de deux, nous voilà partis pour 4 folles journées. Notre campement est maintenant entouré de deux couples de lions en train de s’accoupler répétitivement. Cette deuxième rencontre est aussi magique que la première.
Monsieur et Madame dans le bush…
Solide petit déjeuner, puis game drive dans la région de Third bridge. Beaucoup de troupeaux d’oryx et de kudus, mais aussi des troupeaux d’impalas. Simon débusque des animaux que nous n’aurions jamais vus de nous même. L’âme du chasseur est en lui et on la sent présente à tout instant. Je n’ai pour ma part aucune attraction pour la chasse ni empathie pour les chasseurs, je me contente des bons produits finis de mon boucher. Néanmoins, force est de reconnaître que ce gars sait « lire la nature ». Nous apercevons quelques crocodiles au bord des étangs. L’après-midi est consacré à Mboma Island. Le bush est épais et les animaux moins visibles, mais le paysage est magnifique. Ici, l’eau et la terre se rencontrent, se mélangent et ne font plus qu’un. Au retour, quelques girafes nous saluent au coucher du soleil. Inoubliable.
Sur les routes inondées de MBoma Island
Une girafe nous salue à la tombée du jour
23 Aout 2010 (J26) : Moremi (Third Bridge) - Chobe (Savuti) Simon nous a prévenu : cette journée, vous allez vous en souvenir, mais pas en bien ! Il avait tout à fait raison, ce fut pénible. Chargés comme nous l’étions, il était préférable d’éviter les pistes inondés de North bridge et Khwai. Nous partons donc pour Xakanaxa, puis piste droite et rapide jusqu’à South gate. Après cela, direction Madabe Gate, puis la piste de Sand Ridge. Sans être bien folichonne, cette dernière piste offre de belles vues sur les forêts d’arbustes aux couleurs automnales. On arrive à Savuti vers 15h00. La route a été longue, très longue. Heureusement, je ne conduisais pas. Le départ pour le game drive est quasi immédiat. Honnêtement, j’ai été assez déçu par la région de Savuti. Le gibier était peu dense, mais c’est peut être aussi la fatigue. En discutant, j’ai fini par comprendre que Savuti vivait une période de transition. En effet, depuis que le Savuti Chanel s’est remis à couler sous l’effet de la tectonique des plaques, les autorités du parc on arrêté les pompes électriques qui alimentaient pendant la saison sèche les points d’eau (Pump Pan, Marabu Pan) qui rendirent jadis Savuti célèbre puisque c’est au bord de ces points d’eau que les lions avaient développé une clélèbre technique de chasse à l’éléphant immortalisée dans plusieurs documentaires. Néanmoins, il semble qu’une large partie de la faune n’est pas encore informée et que les prochaines années devraient être fastes si ce n’est tout simplement fabuleuses. Pour notre part, nous avons trouvé que la vue de pans en béton vidés de leur eau et sans animaux autour était un peu déprimante. Bon, OK, c’est qu’une question de point de vu. Toutefois, en bon parisien, je sais apprécier le béton et là, ça n’a pas été le cas. « La » rencontre de la journée a lieu alors que nous rentrons au campement : un léopard allongé sur un rocher. Il est un peu loin, mais non moins élégant. Il nous regarde, impassible. Nous nous extasions devant l’élégance de cet animal. Cette rencontre réjouit notre fin de soirée. Le filet de bœuf botswanais grillé aussi. Une fois de plus, Simon est intarissable. Il nous raconte les grandes chasses des années 70, l’aristocratie français et britannique dans la brousse, les dîners en smoking et robe du soir au beau milieu du delta.
24 Aout 2010 (J27) : - Chobe (Savuti) - Chobe (Ihaha) Aujourd’hui, nous devons rejoindre Ihaha, la route sera à nouveau longue. Avant le départ, Simon nous emmène voir le soleil levant sur les Savuti Marshes. Le spectacle est de toute beauté. On reste là, scotchés comme des ânes, à regarder le disque solaire rougeoyant s’élever au dessus de la brousse parcourue par la petite rivière. Il nous a fallu quatre heures et demi pour rejoindre Ihaha : ce fut un peu longuet, surtout que la première partie de la piste n’a rien de très belle. Un rencontre furtive avec un guépard égaie cette morne route.
Lever de soleil sur les Savuti Marshes. OK, j'avoue, on pourrait être dans le Berry. Mais on y est pas !
Rencontre furtive avec un guépard
S’ensuit une route en voie d’être goudronnée par des ouvriers… Chinois. Complètement décalé ce campound chinois au milieu du Botswana.
Surréaliste le campound chinois au beau milieu de la brousse botswanaise
Enfin, nous entrons à nouveau dans le Chobe et là, là, là… La magie opère. Le spectacle qui s’offre à nous dépasse de loin mes rêves d’Afrique. Au fond de la vallée court la rivière Chobe. De part et d’autre de la rivière, waooooooow, des…milliers d’animaux paissent, broutent et s’abreuvent. Il est difficile de ne pas tomber sous le charme de cette région. On se croirait vraiment dans le Roi Lion. Au sud : les zèbres. Enfin, disons, les troupeaux de centaines de zèbres. Au nord, les buffles. Enfin, les troupeau de centaines de buffles. Certain se plaignent du côté « touristique » de cette partie du Chobe. Restons raisonnables : nous n’avons pas croisé tant de monde que ça. En tous cas, bien moins qu’à Etosha. Ce fut le plus beau game drive du voyage. Nous garderons toujours en mémoire ces hardes d’éléphants s’abreuvant dans la rivière ou encore ce troupeau de buffle traversant la rivière au coucher du soleil. Dernier dîner en compagnie de Simon, dernières histoires de chasse, dernier dîner au feu de bois… Tout a une fin.
La maman de Babar nous regarde l’air goguenard, mais on sent qu’il ne faut pas trop l’embêter
Babar passe...
Toute la famille se désaltère
Quelques buffles méfiants
Un gros male veille, on l'ennuie pas, c'est inutile

Le troupeau de buffles traverse la rivière Chobe en file indienne
25 Aout 2010 (J28) : Chobe (Ihaha) – Kasane (Chobe Safari Lodge) Simon nous dépose de bon matin au Chobe Safari Lodge où nous avons réservé pour une nuit (8 mois avant, c’était pas possible d'en réserver deux). La chambre n’est pas prête et ne le sera pas avant longtemps. Gromffff. Le lieu est vraiment chouette, situé sur une boucle de la rivière Chobe. La terrasse surplombe la rivière : café. Après cela, nous nous promenons dans Kasane, une sympathique petite ville qui respire le calme. Tour au marché : petit mais non moins sympathique. L’après midi, les enfants jouent dans la piscine, glaciale comme il se doit et je ne résiste pas à un dernier game drive (organisé par Bushtracks), certes chouette car le Chobe entre Kasane et Ihaha, c’est forcément chouette, mais dépourvu du charme des journées passées en compagnie de Simon. Tout le monde parle, ça manque de calme et les voitures de safari sont nombreuses, ça manque de solitude. Tout ça ne nous empêchera pas voir une troupe de lionnes, mais entourées de tellement de voitures de safari, qu’elles ont de mal à trouver leur chemin. Le soir, nous dinons sur place. Le buffet est cher et pas bon, une fois n’est pas coutume.
Le dîner des girafes
Là, on ne voit pas les voitures de safari, mais je vous promets que c’était le périph à 18h30
26 Aout 2010 (J29) : Kasane (Water Lily) Comme ils n’avaient qu’une seule nuit de disponible au Chobe Safari Loge, nous avons réservé la seconde nuit au Water Lily, un petit hôtel de Kasane. C’est moins chic mais plus chaleureux. La fin de matinée et le début d’après midi sont consacrés à glander au bord de la piscine, à faire quelques emplettes, musique et tissus notamment. La disquaire me fait écouter les albums qu’elles propose, la musique est diffusées sur la place située devant la boutique, si bien que chacun peut partager ces instants avec moi, heureux ou pas. En fin d’après midi, nous avons réservé une croisière sur le Chobe avec Water Lilly. Nous ne l’avions pas fait la veille parce que la croisière du soir du Chobe Safari Lodge se fait sur un immense bateau avec bar. Ce n’est pas le cas des bateaux du Water Lilly où nous somme une quinzaine à bord. Bon, ça n’est pas une garantie de tranquillité : ça bavarde et ça criaille, mais pas jusqu’au point de nous gâcher la croisière qui est superbe. C’est un peu un safari sur l’eau. On voit des hippos de près, en train de brouter la bonne herbe verte, scrouitch scrouitch. Les crocodiles sont à deux pas. Des buffles puis des éléphants traversent devant le bateau. Les Kudus viennent boire. A la fin de la croisière, le capitaine échoue l’embarcation devant un troupeau d’éléphant et nous admirons le soleil se coucher sur fond d’éléphant. Ca le fait bien.
Un buffle solitaire nous observe
Quelques hippopotames se prélassent lassivement dans la boue. Je suis jaloux.
Maintenant, les hippopotames broutent, toujours aussi lassifs. L'hippopotame : perspective intéressante de réincarnation
Cet oiseau élégant a un nom savant, mais Marabout fait bien l’affaire
Il se confond presque avec l’herbe, c'est coquin
Coucher de soleil sur fond d’éléphants
27 Aout 2010 (J30) : Victoria Falls (Amadeus Garden Guesthouse) Transfert de bon matin vers Victoria Falls. Le transfert est organisé par le Water Lilly et le chauffeur gère le passage de la frontière d’une main de maitre. Il nous dépose en fin de matinée au Amadeus Garden où nous avons réservé deux chambres payées par virement interbancaire à destination d’un compte en Allemagne. Ceux qui ne veulent pas donner d’argent à Robert s’en réjouiront. D’autre pourraient trouver assez limite ce système d’évasion fiscale. L’accueil est chaleureux. Maintenant habitués au rituel, on s’informe sur les conditions locales de sécurité : « Is it safe ? ». « Very very safe ». Ahhhhhh ? Avec tout ce qu’on entend sur le Zimbabwe ? « Mais ne vous promenez pas la nuit ». Mummmmmm. « Ben oui, avec tous les animaux qui traînent dans les rues une fois la nuit tombée ». Conclusion : ça semble plus cool que prévu. Ben oui, c’est étonnant. En fait, les zimbabwéens, qui restent stoïques dans l’adversité, comptent beaucoup sur le tourisme. De leur côté, nos gouvernements tentent de nous dissuader de dépenser nos bons dollars à Robertland. Lorsqu’on discute avec les zimbabwéens, le message est toujours le même : « il faut que le retour des touristes se passe bien pour qu’il y en ait plus l’an prochain et que la fréquentation redevienne normale et qu'on mange de nouveau à notre fin ». La vie est dure au Zimbabwe. Au supermarché, 1 litre d’huile coute 2 US$, une somme que les zimbabwéens qui ne sont pas en contact avec le tourisme auront beaucoup de mal à débourser. Direction les chutes. Une fois soulagés des 90 $US d’entrée (pour 4), nous entreprenons l’exploration du site. Bien que ce ne soit que de l’eau qui coule, comme dans mon bain, je ne regretterai jamais cette visite des chutes. D’abord, le bruit, le grondement, la vapeur. Puis, la vue, ou plutôt, les vues. Difficile d’en décrire le gigantisme. De plus, la bruine qu’elle produit en permanence entretient une petite forêt tropicale avec lianes et tout le tralala. Nous contemplons ces chutes depuis chaque point de vue. Elles sont grandioses. Le rêve d’enfance est exaucé. Photos devant la statue de Livingstone, ça le fait bien. Pour se remettre de ces émotions, rien de tel qu’un « high tea » au Victoria Falls Hotel. On se prendrait presque pour des colons britanniques au dix-neuvième siècle. Il ne manque plus qu’un vieux chasseur, une mamie à bigoudis en robe longue et un ou deux espions. Le thé est accompagné d’exquis scones et autres pâtisseries de l’empire. Depuis la terrasse, la vue sur les gorges n’est pas exceptionnelle, mais on voit le nuage dégagé par les chutes. La soirée est consacrée au rangement des bagages, à la répartition habile des affaires de façon à équilibrer les poids et éviter de payer les excédents de bagages.
Elles sont majestueuses ces chutes
Un nuage s’en dégage
Par moments, un arc en ciel est visible
28 Aout 2010 (J31) : entre Johannesburg et Londres Un dernier petit tour en ville, quelques courses au supermarché. Je trouve quelques sachets de larves de mopane à cuisiner à la maison. Miam miam ! Nous sommes sans cesse abordés par des marchands de souvenirs pour qui la vie est clairement difficile. La pression est élevée, mais sans jamais d’agressivité. Départ pour l’aéroport qui n’est rien autre qu’un cahute améliorée. Changement à Johannesburg puis à Londres.
29 Aout 2010 (J32) : Paris C’est le blues…
Nous avons aimé - Le voyage le plus dépaysant que nous ayons fait. - Des rencontres riches : fermier Damara devenu guide au Spitzkoppe, guide dans les township de Cape Town, fermier Afrikaner perdu dans le veld, Bushmen dans le Kalahari, missionnaire réformé isolé au Botswana, ex-chasseur britannique devenu guide de safari… Et j’en oublie certainement. - Des paysages à couper le souffle, des couchers de soleils interminables et inoubliables (dis, pourquoi leur soleil il est plus joli que le notre ?). - Des campings mythiques perdus dans le rien, des voisins invisibles. - La faune avec un grand « F ». Je ne ferai pas mon difficile. Les bestioles qu’on a vues, on ne les avait croisées qu’au zoo ou à la télé ou jamais. Impalas, springbok, sable antilope, kudus, oryx, girafes, gnous, buffles et zèbres par centaines, hippos, crocos, éléphants, rhinocéros, guépards, lions et lionnes à foison, léopard (un seul, vu de loin, mon seul regret, comme quoi nous avons été bien servis par dame nature, levons lui un verre sinon deux) et plus d’oiseaux que je ne pouvais imaginer. Ce fut initiatique. - Faire connaissance avec l’Afrique australe, qui en 20 ans est passée de l’état de champ de bataille à celui de moteur stable de l’Afrique. - Les ciels bleu-azur sans un nuage, les lumières hivernales. - La bonne viande, le bon vin.
Nous n’avons pas aimé - L’ambiance sécuritaire à Cape Town et Windhoek. Pourquoi passer ses vacances dans un camp de prisonniers ? Au bout d’un moment, on s’est mis à en rire. Un peu plus et on faisait le concours de la demeure la plus fortifiée. A côté, les maisonnette du township n’ont pas de barbelés et le guide nous dit : « les blancs, ils dépensent leur argent dans la sécurité. Nous, c’est dans l’instruction ». Bref, la sécurité est avant tout un business florissant. - Des vieux démons de l’apartheid encore très (trop ?) présent en Namibie. Employés noirs pas très bien traités, baissant la tête quand on leur parle. A Cape Town, c’était pas comme ça. Au Botswana et au Zimbabwe, encore moins. Il reste du chemin à faire. Pour cette raison, je ne retournerai probablement pas tout de suite en Namibie sauf peut être pour aller dans le nord qui semble différent, mais nous n’y sommes pas allés. Il est des gens à qui je ne veux pas donner mon argent. Heureusement, il ne faut pas généraliser : Heidi (Gecko Camp) par exemple ne semblait pas être ainsi. - Le coût déraisonnablement élevé de certaines activités. Comme dit mon maitre FreeFlyd (forum sud’af 4x4community) : les namibiens arrivent à transformer en activité touristique ce qui ne l’est pas.
Et si c’était à refaire ? On ne changerait rien, ou pas grand chose On passerait peut être ne journée de moins à Swakopmund. On tenterait de faire un peu moins de route, mais c’est pas si simple que ça de faire moins de route dans cette région. Et puis voilà.
Et maintenant ? On reviendra (we’ll be back !), pas en Namibie, mais on reviendra, quand notre banquier sera d’accord. Et pour aller où ? On ne sait pas encore. Pour le moment, 3 pistes ou options : - le Mozambique, histoire de plonger dans l’Afrique lusophone, mais ce sera globalement sans faune, y’en a plus ; - le Malawi et la Zambie, ça le fait pas mal semble-t-il. Un grand lac, des beaux paysages, pas trop de monde et l’un des plus beaux parc animaliers d’Afrique (South Luangwa) ; - pourquoi pas le CKGR en Avril, il parait que c’est tout simplement féérique.
Il y en aura jusqu’à vingt-sept au point d’eau d’Halali15 Aout 2010 (J18) : Etosha (Halali) - Grootfontein (Roy’s Camp) Lever de bon matin et tour des points d’eau : Batia, Ngobib, Kalkheuwel, Chudob. Toujours nos troupeaux de springboks agrémentés de Kudus et d’oryx. Quelques zèbres s’abreuvent dans la lumière matinale. Quelques chacals les asticotent, mais pas de prédateurs bien sérieux. Bon, faut dire un truc. Après trois jours, les herbivores à Etosha, c’est à peu près comme les pigeons à Paris : y’a qu’à ouvrir les yeux pour en voir, exception faite des éléphants et des rhinos. Du coup, le voyageur devient bêtement exigeant et se met à rêver léopard et autre guépard. Pause café à Namutoni : beaucoup plus chouette que les autres, ce camp. On poste les cartes écrites ces derniers jours. Dernier game drive avant la sortie et hop là, au détour de Dik-Dik Drive, on tombe sur trois lionnes en train de dormir. Elles doivent avoir le ventre plein, car leur activité n’est pas très élevée. On les contemple en espérant les voir de lever et tout ça mais non, elles ne bougent pas. On est quand même rudement contents. Sur la route qui nous mène à la sortie, on est bloqué par un éléphant qui s’est installé au milieu de la chaussé et grignote quelques feuilles à droite ou à gauche. Il semble respirer la joie de vivre. Nous, on est coincé…
Quelques herbivores se désaltèrent à Kalkheuwel
La sieste des lionnes le long de Dik-Dik DriveArrêt à Tsumeb qui est plutôt une jolie ville. Plein d’essence et de victuailles. Un jeune garçon essaye de me soutirer quelques dollars pour soutenir son équipe de football locale qui n’existe pas. Il ne sait pas que ce stratagème a fait le tour des forums de voyage traitant de la Namibie, ce dont je l’informe. Il est penaud et je le comprends : si les petites arnaques sans conséquences des enfants sont contrecarrées par internet, rien ne va plus. En même temps, lui donner quelque chose, c’est encourager la mendicité, ce que ne souhaitent pas les voyageurs sud-africains (largement évoqué sur le forum 4x4community). Il est clair que donner de l’argent à un enfant est déstructurant pour la société. En effet, que deviennent les rapports sociaux si l’enfant, ce qu’il y a de plus bas dans l’échelle sociale africaine, peut gagner autant d’argent qu’un adulte qui travaille. Après ces considérations, nous nous mettons en route pour Roy’s Camp qui est un endroit assez chouette. Les emplacements sont spacieux et le tout est joliment boisé. Nos voisins sud-africains nous appellent à la nuit tombée pour nous montrer ce qu’ils appellent des « antelopes », à savoir la plus grosse antilope (une chèvre en mieux si peut dire) d’Afrique australe, qu’il est difficile de voir car elle ne sort que la nuit. Elle fait plusieurs centaines de kilos et peut sauter à 2 mètres de haut. Les proprios sont en revanche moins sympas et avenants. Outre le fait qu’ils sont peu causant, ce que je ne peux pas leur reprocher puisque moi non plus (en même temps je n’ai pas décidé de tenir une guest farm), ils ont une façon étrange de traiter leurs employés. Lorsque Hélène demande à partir de quelle heure il y a de l’eau chaude pour la douche, la tenancière répond qu’il n’y a pas à s’en faire car des « ils » allument le feu sous le donkey dés 4h00 du matin, « eux » vont s’en occuper. C’est vraiment chouette cette vie où des « ils » et des « eux » sans titre ni nom, habillés chichement et mal chaussés, s’occupent de toute la logistique. Encore un endroit où il semble que la page de l’apartheid ait du mal à se tourner.
16 Aout 2010 (J19) : Grootfontein - Grashoek (Living Museum of the Ju/'Hoansi-San) Nous prenons le matin la C44 en direction de Tsumkwe. Nous entrons dans le Bushmanland. Objectif du jour, la visite du Grashoek Living Mueum, un village « traditionnel » destiné à présenter la culture bushman aux visiteurs. Peu après la barrière vétérinaire, nous quittons la piste et obliquons vers le nord en direction de Grashoek. Après quelques kilomètres de piste kalaharienne avec des passages en sable profond et après avoir difficilement croisé un overland truck bougon pas décidé à partager le moindre centimètre de piste, nous arrivons au village. Un guide se dirige vers nous pour savoir quel type de visite nous voulons. Il parle un anglais approximatif mais suffisant. On se met d’accord : tour du village moderne puis activités culturelles. Le tour du village moderne en premier, c’était l’erreur. Nous voilà propulsés dans les arcanes d’une société totalement déstructurée. Les Bushmen étaient des chasseur cueilleurs, peu nombreux puisque quelques dizaines de milliers dans l’immensité du désert du Kalahari. Le jeune état namibien, comme d’ailleurs sont voisin botswanais, a donc décidé de les sédentariser et la chasse est aujourd’hui illégale. L’espoir de l’Etat était que des chasseurs cueilleurs deviendraient éleveurs en une génération : peine perdue, il nous a fallu quelques centaines de milliers d’années, ça peut surement aller plus vite, mais assurer cette transition en 20 ans, c’est illusoire. Les bushmen vivotent donc de pas grand chose (au Botswana, il y a au moins quelques minimas sociaux, mais pas en Namibie) et s’adonnent autant que faire se peut à leur passe-temps favori : l’alcool. Le village est d’une saleté inouïe, jonché de bouteilles de bière, ça file le blues. Notre guide nous explique que le « projet » de « Living Museum », monté avec l’aide d’une ONG allemande, apporte 50 % des revenus au village et permet d’acheter le fuel qui alimente la pompe à eau qui n’est pas encore solaire (c’est pour bientôt). Il nous explique que ce ne fut pas si simple de faire adhérer les villageois au projet. L’idée de danser ou pratiquer l’artisanat devant des étrangers ainsi que les guider dans le bush ne leur plaisait pas, on peut facilement le comprendre. Petit à petit, les habitants ont réalisé que le projet était aussi un moyen de transmettre et donc de préserver leur culture menacée de disparition, ils y ont adhéré. Après le tour, notre guide nous donne rendez vous au « Living Museum » proprement dit, le temps « d’aller revêtir son habit traditionnelle », il se marre, nous aussi, on sait pas trop à quoi s’attendre. L’organisation est un peu chaotique, mais pas trop, juste ce qu’il faut pour que ce soit détendu. On commence par le module « artisanat ». On apprend d’abord à faire du feu avec deux bouts de bois et quelques herbes, je suis bluffé et je ne sais pas s’y arriverais aujourd’hui. Puis, tandis qu’une des filles se fabrique un arc et une flèche, réalisant un de ses plus vieux rêves, l’autre se fait un collier en coquilles d’œuf d’autruche. Seul notre guide parle anglais, les autres ne parlent que San, entendre cette langue à « clicks » est un vrai plaisir et n’est pas sans rappeler le film « Les dieux sont tombés sur la tête ». Après le déjeuner, promenade guidée dans le bush kalaharien. La promenade est émaillée d’arrêts autour de plantes médicinales ou nutritives. Ces bushmen sont incroyables, ils creusent à la base d’un arbre, déterrent un tubercule, que nous goutons tous : super désaltérant. Un autre : on le presse pour en extraire quelques gouttes d’eau qui, me disent ils « sont largement suffisante pour les désaltérer (personnellement, il me faut 3 à 4 litres pour obtenir le même effet). Nous découvrons l’euphorbia, une plante dont le jus toxique est utilisé pour enduire les flèches destinées la chasse : une fois touché, l’animal s’endort. Nous sommes fascinés de découvrir comment il est possible de puiser les maigres ressources nécessaire à la vie dans cette nature ingrate. La journée se clôt par quelques chants et danses qui seront un peu trop vite envoyés pour pouvoir être réellement appréciés. Bon, OK, c’est assez « touristique », mais que signifie touristique dans cette région du monde. Et puis après tout, je suis « pour » les trucs touristiques de ce genre. Personnellement, si 8 touristes japonais dont je ne parle pas la langue devaient débarquer au beau milieu de mon salon pour le visiter, je souhaiterais : 1) être prévenu de leur venue ; 2) en connaître l’heure ; 3) avoir un interprète ; 4) toucher un partie substantielle de ce qu’ils ont payé pour cette visite. A mon sens « l’authentique » est une vision de l’esprit. S’il existe des peuplades reculées qui ont la chance (?) de ne pas être parasitées par notre tourisme, alors laissons les tranquilles ou laissons les ethnologues dont c’est le métier nous écrire d’intelligents ouvrages que nous pourrons prendre plaisir à lire. Nuit au camping communautaire : simple petite clairière équipée de toilettes sèches. La boerwurst n’est pas à tomber, mais le Pinotage de Nederburg se laisse boire. Cette nuit dans le Kalahari est calme et fraiche.
Le village « traditionnel »Percer les coquilles d’œuf d’autruche pour en faire un collier
La confection d’un arc
En route dans le bush
Déterrer les précieuses racines gorgées d’eauQuelques danses…
17 Aout 2010 (J20) : Grashoek - Dobe Départ de bon matin pour Tsumkwe, ville située à la frontière du Botswana où nous arrivons après 2h30 de route et en ayant pris de multiples auto-stoppeurs, dont pas mal écoliers. Les Bushmens nous expliquent qu’ici, les gens n’ont pas de voiture et que les transports en commun sont rares dans le Kalahari. Pour aller au lycée, les enfants doivent parfois compter une journée de route, faite de multiples sauts de puce en minibus ou auto-stop. Rapidement, la voiture déborde. Tsumkwe est une ville assez glauque. Pourtant, j’aime l’ambiance des villes frontières au milieu de nulle part. Mais Tsumkwe, ça ne le fait pas. Les rues sont remplies de Bushmens errant à la recherche d’alcool, dont ils financent l’achat en mendiant ou en vendant pour un prix dérisoire les bijoux qu’ils ont fabriqués. Nous avions dans un premier temps pensé dormir au Tsumkwe Country Lodge. L’endroit ressemble à un camp de prisonniers : barbelés électrifiés montant à 4 mètres, baraquements en taule faisant office de bungalow, sol poussiéreux et emplacement trop proches les uns des autres. Il va falloir trouver autre chose… Nous faisons un bref tour à la boutique « Mi wi a » (ça veut dire merci en San) où nous achetons de l’artisanat bushman. Recommandée par le guide Bradt, cette boutique tenue par un couple de missionnairevend pour un prix raisonnable de l’artisanat bushmen. Les profits réalisés permettent d’acheter de la nourriture pour les communautés environnantes. Certes, c’est plus cher, que les 15 N$ que coute un bracelet vendu dans la rue par une femme enceinte, mais il y a une chance que le bébé qu’elle porte dans le ventre ne soit pas confit dans d’alcool. Après cette étape, nous passons la frontière vers 14h00. Le poste a un côté « bout du monde » : une cabane de chaque côté, quelques tentes et hamacs pour le sommeil des douaniers, une barrière métallique entre les deux pays. Sur le registre, nous sommes le troisième véhicule de la journée et il en passe rarement plus de cinq, parfois aucun. Les douaniers sont dans l’ensemble sympathiques, peut être un peu plus côté botswanais. Le GPS pète un câble : il refuse que nous poursuivions plus à l’est et prétend qu’il n’y a plus de piste, « demi-tour, demi-tour, demi-tour… ». Pauvre appareil, on le plaint et on l’éteint. Ahhh, si on pouvait faire pareil avec les enfants... Les 500 premiers mètres de piste botswanaise sont en sable profond, mais ça passe bien. La piste est ensuite de qualité moyenne. Il se fait tard, il est clair que nous ne pourrons pas atteindre Maun. Il va falloir trouver un endroit pour dormir. De fil en aiguille nous sommes hébergés par Driess et Elsa, un couple de missionnaires qui vivent là avec leurs deux enfants, une grande fille de 4 ans et un bébé de 6 mois. Ils ont installé une pompe à eau qui permet aux Bushmens résidant alentours de ne pas passer la moitié de leur journée à chercher de l’eau. Ils aident aussi les communautés à constituer leur dossier de demande de passeport, ce qui leur permet de maintenir le contact avec les communautés namibiennes. On visite leur petite église. Driess nous dit que l’évangélisation n’est pas sa priorité, on n’a pas de moyen d’en être certains. On n’est pas fans de religion et encore moins d’évangélisation, mais je dois dire qu���il est difficile de rester indifférent au choix de vie de Driess et Elsa qui sont si isolés, à quatre heures de la première ville (Grootfontein ou Maun), sans médecin alors qu’ils ont un petit bébé. Les parents d’Elsa, sont venus leur rendre visite depuis la région du Cap et ont apporté un poisson de mer exquis qu’ils ont réussi à garder surgelé tout au long du trajet. Nous sommes invités à partager ce dîner de fête et somme autorisés à dormir dans la cours de la mission. Pas de vin ce soir, ce n’est pas dans les habitudes de la maison. Leur bébé a une gastro et ils ont un peu de mal à s’en sortir : on leur laisse de l’eau minérale et de quoi faire de l’eau de riz.
18 Aout 2010 (J21) : Dobe – Maun (Maun Rest Camp) Les 120 km de piste jusqu’à Nokaneng sont parcourus en 2h30. La piste est de mauvaise qualité, parfois défoncée et parsemée de nids de poule, parfois pas mal ensablée. Le reste se fait sur une route goudronnée en bon état. Le paysage est assez monotone. Après 3h00 supplémentaires de route, une barrière vétérinaire où nous découvrons un oiseau encastré dans le pare-choc (le policier se marre : les oiseaux morts, je les laisse passer, même si c’est de la viande crue, ouaaaaarf) nous arrivons à Maun Rest Camp, notre destination. Deux bonnes nuits dans un lit douillet avec douche chaude et non rationnée, ça va être bon ! Nous sommes accueillis chaleureusement par Simon et Joyce, la soixantaine, propriétaires des lieux et guides de leur agence de safari. Simon sera notre guide dans Moremi et Chobe et il nous parle du programme des 5 prochains jours, qui nous emmènera de Maun à Kasane. Apéro à base de Chardonnay de chez Chamonix (la version standard, pas la réserve) et bacon grillé.
19 Aout 2010 (J22) : Maun (Maun Rest Camp) Le matin, nous attendons le gars de l’agence qui doit récupérer le 4x4 que nous rendons à Maun. On s’attend à voir arriver 2 gars en auto. Pas du tout : c’est un gars tout seul, à pied, qui se présente, pile à l’heure. On lui offre le café et quelques biscuits et il nous raconte qu’il a quitté Windhoek il y a 48h00 et qu’il est venu… en stop. Il est arrivé hier soir à Maun, a trouvé où dormir et s’est fait bien propret ce matin (polo à l’effigie de la compagnie, badge nominal), puis est venu à pied (6 km) jusqu’au camp. Epatant la Namibie, je comprends pourquoi ça n’était pas si cher de rendre l’auto à Maun. Après un bref tour de la voiture, il rentre à Windhoek et nous dépose en ville en chemin. Le Botswana, ça nous change franchement de la Namibie. A côté, c’est une bouffée d’oxygène. Les dames se promènent en ville avec leur sac à main, les touristes ont leur appareil photo en bandoulière, il n’y a pas de vigile à chaque parking, les maisons ne ressemblent pas à des forteresses. Personne ne nous aborde pour nous vendre quelque noix gravée à notre nom ou autre hippo sculpté. On est transparent : le bonheur ! Les clients des boutiques sont majoritairement noirs, de même que les conducteurs d’auto. On serait resté seulement en Namibie, on n’aurait pas cru ça possible dans cette région du monde. Bon, comparé, à l'Afrique de l'Ouest, les rapports sont beaucoup plus distants. Je comprends que cela puisse être frustrant. Cela dit, après la Namibie, quel bonheur. Après quelques courses, direction l’aéroport où nous déjeunons fort bien chez Hillary’s. En fin de journée, nous attend une surprise que j’ai préparée pour toute la famille : le survol du delta de l’Okavango en avion. L’avion est un Cessna 6 places. Le pilote nous détaille le plan de vol et hop, c’est parti… Sauf que la porte de l’avion ne ferme pas. Il joue du tournevis et du ruban adhésif, mais sans succès. Finalement, il claque la porte et la ferme à clé depuis l’extérieur en passant sa main par la fenêtre… This Is Africa (TIA). Le vol et superbe, ce d’autant plus qu’en raison de multiples contre temps, nous ne décollons qu’en toute fin de journée, à l’heure où la lumière est la plus belle et la plus chaude. Les paysages sont magnifiques : rencontre de la terre et de l’eau, prairies inondées, bras de rivières, lacs… Pour le gibier, c’est pas trop ça : on voit ça et là quelques éléphants, buffles et girafes, mais compte tenu de l’altitude et de la vitesse, pas vraiment le temps de les admirer. Dernier T-bone et on l’accompagne de quelques restes de des vins des derniers jours. Bref, on finit les bouteilles.
Plaines inondées du delta de l’Okavango
Un peu la même chose
Quelques gracieuses girafes, mais comme vous pouvez le constater, on est un peu loin quand même20 Aout 2010 (J23) : Moremi (Third Bridge) Départ à 7h00 du matin. Simon passe nous chercher. On monte dans le Land Cruiser qui est chargé à bloc et tire une bien lourde remorque. Simon est au volant. Il est accompagné de son assistant, Mr B.
Notre convoi au départ pour MoremiDeux heures de piste en nous voilà dans le parc. Simon explique la règle de base : lorsqu’il voit un animal intéressant (en même temps, ils sont tous intéressants, il n’y a pas de pigeon gris parisien), il arrête le camion, tout le monde reste silencieux, contemple la nature et, seulement après un moment, on peut parler et il nous explique. Nous avons adoré cette façon de faire, ce calme qui a entouré la nature tout au long de nos cinq jours de safari avec Simon qui par ailleurs n’a jamais été avare d’explications. Pause café au bord d’une sorte de lagon, pas loin de First Bridge. Il s’agit d’une petite plaine immergée dans laquelle broutent des impalas. Le spectacle est magique. Nous rejoignons ensuite notre campement. Il s’agit d’un petit bois non loin de Third Bridge. L’endroit est isolé et calme. Nous sommes seuls. Après un rapide déjeuner, nous laissons non sans culpabilité (mais rassurez vous, cette culpabilité est vite oubliée) Mr Botsalano (Mr B) monter le camp et nous voilà partis dans la région de Third bridge. Et là, juste de l’autre côté du pont : rencontre avec une troupes de lions. Elle est composée de 4 femelles et 2 males. La troupe vient de tuer un buffle et festoie joyeusement. Le buffle est déjà sérieusement entamé. L’essentiel de l’existence des ces gros chats est consacrée à ce qu’un humain qualifierait de « sieste sans fin » , parfois émaillée de périodes d’intense activité consistant en quelques paresseuses roulades dans l’herbe. Exceptionnellement, l’un d’eux se lève et se traine péniblement jusqu’aux restes du pauvre buffle et mange quelques bouchées de tartare. Puis, retour à une sieste bien méritée. Fascinés, nous les observons pendant de longs instants, somme toute assez envieux de cette existence faite de saines activités.
Third Bridge, qui nécessite quelques réparations
En arrière plan, la carcasse du buffle
Après un bon et sain repas de buffle vient une sieste réparatrice et méritée. On les envie, non ?Direction Fourth bridge où nous apercevons une harde d’éléphants en train de se désaltérer. Au bout d’un certain temps, Simon nous dit « ils vont traverser le bras d’eau, c’est certain, mais où ? ». Le chasseur pense et parle, observe le terrain, puis choisit le meilleur emplacement. Et en effet, au loin, les éléphants commencent à traverser. Ils se rapprochent progressivement. Le moteur est coupé, nous sommes silencieux, ils passent autour de nous en nous ignorant, de vieilles mamies guident la harde, les mères protègent les éléphanteaux parfois très jeunes, il en passera des dizaines… Retour au camp à la tombée de la nuit. Et là, non, je ne rêve pas, un vrai spectacle nous attend. Mr B a transformé notre petit bois en palace. Au milieu, une table est dressée, recouverte d’une nappe blanche. Les verres à vin n’attendent plus que le nectar réparateur. Les tentes sont disposées autour, garnies de matelas douillets et de couettes. Pour les commodités, ont trouve une tente pour les toilettes et une tente douche. Après un brin de toilette, l’apéro est réparateur. Simon et Mr B cuisinent au feu de bois et préparent le premier des dîners qui composeront ce que nous avons résolument appelé le « safari gastronomique ». Au menu : un poulet rôti accompagné de brocolis et d’une sauce à la crème et aux champignons. Parfois, j’en rêve encore la nuit.
Fourth Bridge, coupé en son milieu
La harde d’éléphant traverse le bras d’eau
Ils s’approchent lentement de nous. Nous restons zen21 Aout 2010 (J24) : Moremi (Third Bridge) Les rugissement ont commencé vers quatre heures du matin, subreptissement, progressivement… Ils se sont rapprochés lentement. Honnêtement, nous n’avons pas fait les fiers, même si Simon nous a répété maintes fois que « hormis avec les babouins, il n’y a jamais d’incident dans une tente fermée ». Lever en fanfare à six heures et demi : « baptême du feu, baptême de feu, les lions ne sont pas loin ». Sans boire et sans manger, nous montons dans le 4x4 et partons à la recherches des félins. Nous tournons une demi-heure. En vieux chasseur, Simon suit les traces sur le sable des pistes. En fait, ils sont à moins de 100 mètres du campement (est ce réellement une bonne nouvelle ?). Monsieur Lion appelait depuis longtemps et ses désirs ont été exaucés ce matin puisque madame Lionne vient d’accourir. Et l’accouplement commence. Je dis commence, parce qu’il durera quatre jours et quatre nuits. Eh oui, ne souriez pas l’air rêveur… Ce au rythme d’une tentative toutes les quinze minutes… Nous les contemplons immobiles. Ils répètent interminablement la même séquence : ils marchent côte à côte, monsieur grimpe sur madame, s’y prend mal, agace madame qui rugit et fait mine de le mordre. Puis ils se reposent dans l’herbe haute et sèche, se redressent, puis marchent côte à côte…
Notre voisin de camp, sympathique, souriant, conciliant et festif. Bon, en vrai, j’avais jamais imaginé que je verrai un jour un lion male d’aussi prèsRetour au campement pour un solide petit déjeuner et départ pour le game drive du matin. Il est fructueux : hordes de zèbres, familles de girafes, et une harde d’éléphants en plein repas de feuilles d’acacia. Retour au campement pour la pause de midi qui est suivie d’une douche et d’une petite sieste. C’est dingue, moins ont en fait, plus on est fatigué. Je l’ai toujours dit : y’a pas plus épuisant que les vacances. Le game drive de l’après midi a lieu dans la zone de Xakanaxa. La zone est plus boisée et le gibier est moins visible. Nous y voyons des familles de babouins et de vervet monkey ainsi qu’un troupeau de gnous. J’ai personnellement une fascination pour le gnou. Cet herbivore est relativement peu élégant, mais le côté « punk » de sa crinière lui donne une allure rebelle et malicieuse qui ne me laisse pas indifférent. Chaque arrêt est émaillé des commentaires de Simon sur la vie des animaux rencontrés. Ses connaissances sont impressionnantes. Les espèces ne semblent pas à avoir de secret pour lui (en même temps, je ne suis pas allé vérifier). Nous ne regretterons jamais l’option « Simon ». Seuls, nous aurions vu des animaux sans vraiment comprendre ce que nous observions. Certes, on y a perdu dans le côté « aventure », mais on y a gagné autre chose, et quelle autre chose ! Retour au camp au coucher du soleil. Les lions d’hier ont terminé le buffle. Au menu ce soir : une cottage pie (hachis Parmentier exquis) cuit au feu de bois arrosé d’un Cabernet Sauvignon de chez Spier. Nous n’avions jamais passé des vacances comme ça, à se faire promener et à manger de bonnes choses. Comme notre banquier ne nous le permettra plus avant un bon moment, on en profite bien.
Sympathique petit famille de zèbres dans un sous bois
Non loin, un troupeau de non moins sympathiques gnous
C’est vrai qu’ils ont un look de punk ces gnous22 Aout 2010 (J25) : Moremi-Third Bridge Dernière journée à Moremi. Les rugissements ont à nouveau commencé vers quatre heures. « On s’y habitue » serait un bien grand mot, mais il faut bien dire que c’est toujours aussi excitant. Nouveau réveil en fanfare : « ils ne sont pas loin, ils ne sont pas loin… ». Départ à l’aube, emmitouflés dans les polaires, coiffés de bonnets, on part à la recherche des lions. Il est là, juste à la sortie du campement, c’est un jeune mâle, seul dans les herbes hautes. Au loin, les babouins crient dans les arbres. Pourtant, ils sont loin. Et tout à coup, nous la voyons, la frayeur de ces braves babouins, une belle lionne d’âge mûr. Elle est en chaleur, elle a entendu le lion appeler, elle accourt… Et de deux, nous voilà partis pour 4 folles journées. Notre campement est maintenant entouré de deux couples de lions en train de s’accoupler répétitivement. Cette deuxième rencontre est aussi magique que la première.
Monsieur et Madame dans le bush…Solide petit déjeuner, puis game drive dans la région de Third bridge. Beaucoup de troupeaux d’oryx et de kudus, mais aussi des troupeaux d’impalas. Simon débusque des animaux que nous n’aurions jamais vus de nous même. L’âme du chasseur est en lui et on la sent présente à tout instant. Je n’ai pour ma part aucune attraction pour la chasse ni empathie pour les chasseurs, je me contente des bons produits finis de mon boucher. Néanmoins, force est de reconnaître que ce gars sait « lire la nature ». Nous apercevons quelques crocodiles au bord des étangs. L’après-midi est consacré à Mboma Island. Le bush est épais et les animaux moins visibles, mais le paysage est magnifique. Ici, l’eau et la terre se rencontrent, se mélangent et ne font plus qu’un. Au retour, quelques girafes nous saluent au coucher du soleil. Inoubliable.
Sur les routes inondées de MBoma Island
Une girafe nous salue à la tombée du jour23 Aout 2010 (J26) : Moremi (Third Bridge) - Chobe (Savuti) Simon nous a prévenu : cette journée, vous allez vous en souvenir, mais pas en bien ! Il avait tout à fait raison, ce fut pénible. Chargés comme nous l’étions, il était préférable d’éviter les pistes inondés de North bridge et Khwai. Nous partons donc pour Xakanaxa, puis piste droite et rapide jusqu’à South gate. Après cela, direction Madabe Gate, puis la piste de Sand Ridge. Sans être bien folichonne, cette dernière piste offre de belles vues sur les forêts d’arbustes aux couleurs automnales. On arrive à Savuti vers 15h00. La route a été longue, très longue. Heureusement, je ne conduisais pas. Le départ pour le game drive est quasi immédiat. Honnêtement, j’ai été assez déçu par la région de Savuti. Le gibier était peu dense, mais c’est peut être aussi la fatigue. En discutant, j’ai fini par comprendre que Savuti vivait une période de transition. En effet, depuis que le Savuti Chanel s’est remis à couler sous l’effet de la tectonique des plaques, les autorités du parc on arrêté les pompes électriques qui alimentaient pendant la saison sèche les points d’eau (Pump Pan, Marabu Pan) qui rendirent jadis Savuti célèbre puisque c’est au bord de ces points d’eau que les lions avaient développé une clélèbre technique de chasse à l’éléphant immortalisée dans plusieurs documentaires. Néanmoins, il semble qu’une large partie de la faune n’est pas encore informée et que les prochaines années devraient être fastes si ce n’est tout simplement fabuleuses. Pour notre part, nous avons trouvé que la vue de pans en béton vidés de leur eau et sans animaux autour était un peu déprimante. Bon, OK, c’est qu’une question de point de vu. Toutefois, en bon parisien, je sais apprécier le béton et là, ça n’a pas été le cas. « La » rencontre de la journée a lieu alors que nous rentrons au campement : un léopard allongé sur un rocher. Il est un peu loin, mais non moins élégant. Il nous regarde, impassible. Nous nous extasions devant l’élégance de cet animal. Cette rencontre réjouit notre fin de soirée. Le filet de bœuf botswanais grillé aussi. Une fois de plus, Simon est intarissable. Il nous raconte les grandes chasses des années 70, l’aristocratie français et britannique dans la brousse, les dîners en smoking et robe du soir au beau milieu du delta.
24 Aout 2010 (J27) : - Chobe (Savuti) - Chobe (Ihaha) Aujourd’hui, nous devons rejoindre Ihaha, la route sera à nouveau longue. Avant le départ, Simon nous emmène voir le soleil levant sur les Savuti Marshes. Le spectacle est de toute beauté. On reste là, scotchés comme des ânes, à regarder le disque solaire rougeoyant s’élever au dessus de la brousse parcourue par la petite rivière. Il nous a fallu quatre heures et demi pour rejoindre Ihaha : ce fut un peu longuet, surtout que la première partie de la piste n’a rien de très belle. Un rencontre furtive avec un guépard égaie cette morne route.
Lever de soleil sur les Savuti Marshes. OK, j'avoue, on pourrait être dans le Berry. Mais on y est pas !
Rencontre furtive avec un guépardS’ensuit une route en voie d’être goudronnée par des ouvriers… Chinois. Complètement décalé ce campound chinois au milieu du Botswana.
Surréaliste le campound chinois au beau milieu de la brousse botswanaiseEnfin, nous entrons à nouveau dans le Chobe et là, là, là… La magie opère. Le spectacle qui s’offre à nous dépasse de loin mes rêves d’Afrique. Au fond de la vallée court la rivière Chobe. De part et d’autre de la rivière, waooooooow, des…milliers d’animaux paissent, broutent et s’abreuvent. Il est difficile de ne pas tomber sous le charme de cette région. On se croirait vraiment dans le Roi Lion. Au sud : les zèbres. Enfin, disons, les troupeaux de centaines de zèbres. Au nord, les buffles. Enfin, les troupeau de centaines de buffles. Certain se plaignent du côté « touristique » de cette partie du Chobe. Restons raisonnables : nous n’avons pas croisé tant de monde que ça. En tous cas, bien moins qu’à Etosha. Ce fut le plus beau game drive du voyage. Nous garderons toujours en mémoire ces hardes d’éléphants s’abreuvant dans la rivière ou encore ce troupeau de buffle traversant la rivière au coucher du soleil. Dernier dîner en compagnie de Simon, dernières histoires de chasse, dernier dîner au feu de bois… Tout a une fin.
La maman de Babar nous regarde l’air goguenard, mais on sent qu’il ne faut pas trop l’embêter
Babar passe...
Toute la famille se désaltère
Quelques buffles méfiants
Un gros male veille, on l'ennuie pas, c'est inutile
Le troupeau de buffles traverse la rivière Chobe en file indienne
25 Aout 2010 (J28) : Chobe (Ihaha) – Kasane (Chobe Safari Lodge) Simon nous dépose de bon matin au Chobe Safari Lodge où nous avons réservé pour une nuit (8 mois avant, c’était pas possible d'en réserver deux). La chambre n’est pas prête et ne le sera pas avant longtemps. Gromffff. Le lieu est vraiment chouette, situé sur une boucle de la rivière Chobe. La terrasse surplombe la rivière : café. Après cela, nous nous promenons dans Kasane, une sympathique petite ville qui respire le calme. Tour au marché : petit mais non moins sympathique. L’après midi, les enfants jouent dans la piscine, glaciale comme il se doit et je ne résiste pas à un dernier game drive (organisé par Bushtracks), certes chouette car le Chobe entre Kasane et Ihaha, c’est forcément chouette, mais dépourvu du charme des journées passées en compagnie de Simon. Tout le monde parle, ça manque de calme et les voitures de safari sont nombreuses, ça manque de solitude. Tout ça ne nous empêchera pas voir une troupe de lionnes, mais entourées de tellement de voitures de safari, qu’elles ont de mal à trouver leur chemin. Le soir, nous dinons sur place. Le buffet est cher et pas bon, une fois n’est pas coutume.
Le dîner des girafes
Là, on ne voit pas les voitures de safari, mais je vous promets que c’était le périph à 18h3026 Aout 2010 (J29) : Kasane (Water Lily) Comme ils n’avaient qu’une seule nuit de disponible au Chobe Safari Loge, nous avons réservé la seconde nuit au Water Lily, un petit hôtel de Kasane. C’est moins chic mais plus chaleureux. La fin de matinée et le début d’après midi sont consacrés à glander au bord de la piscine, à faire quelques emplettes, musique et tissus notamment. La disquaire me fait écouter les albums qu’elles propose, la musique est diffusées sur la place située devant la boutique, si bien que chacun peut partager ces instants avec moi, heureux ou pas. En fin d’après midi, nous avons réservé une croisière sur le Chobe avec Water Lilly. Nous ne l’avions pas fait la veille parce que la croisière du soir du Chobe Safari Lodge se fait sur un immense bateau avec bar. Ce n’est pas le cas des bateaux du Water Lilly où nous somme une quinzaine à bord. Bon, ça n’est pas une garantie de tranquillité : ça bavarde et ça criaille, mais pas jusqu’au point de nous gâcher la croisière qui est superbe. C’est un peu un safari sur l’eau. On voit des hippos de près, en train de brouter la bonne herbe verte, scrouitch scrouitch. Les crocodiles sont à deux pas. Des buffles puis des éléphants traversent devant le bateau. Les Kudus viennent boire. A la fin de la croisière, le capitaine échoue l’embarcation devant un troupeau d’éléphant et nous admirons le soleil se coucher sur fond d’éléphant. Ca le fait bien.
Un buffle solitaire nous observe
Quelques hippopotames se prélassent lassivement dans la boue. Je suis jaloux.
Maintenant, les hippopotames broutent, toujours aussi lassifs. L'hippopotame : perspective intéressante de réincarnation
Cet oiseau élégant a un nom savant, mais Marabout fait bien l’affaire
Il se confond presque avec l’herbe, c'est coquin
Coucher de soleil sur fond d’éléphants27 Aout 2010 (J30) : Victoria Falls (Amadeus Garden Guesthouse) Transfert de bon matin vers Victoria Falls. Le transfert est organisé par le Water Lilly et le chauffeur gère le passage de la frontière d’une main de maitre. Il nous dépose en fin de matinée au Amadeus Garden où nous avons réservé deux chambres payées par virement interbancaire à destination d’un compte en Allemagne. Ceux qui ne veulent pas donner d’argent à Robert s’en réjouiront. D’autre pourraient trouver assez limite ce système d’évasion fiscale. L’accueil est chaleureux. Maintenant habitués au rituel, on s’informe sur les conditions locales de sécurité : « Is it safe ? ». « Very very safe ». Ahhhhhh ? Avec tout ce qu’on entend sur le Zimbabwe ? « Mais ne vous promenez pas la nuit ». Mummmmmm. « Ben oui, avec tous les animaux qui traînent dans les rues une fois la nuit tombée ». Conclusion : ça semble plus cool que prévu. Ben oui, c’est étonnant. En fait, les zimbabwéens, qui restent stoïques dans l’adversité, comptent beaucoup sur le tourisme. De leur côté, nos gouvernements tentent de nous dissuader de dépenser nos bons dollars à Robertland. Lorsqu’on discute avec les zimbabwéens, le message est toujours le même : « il faut que le retour des touristes se passe bien pour qu’il y en ait plus l’an prochain et que la fréquentation redevienne normale et qu'on mange de nouveau à notre fin ». La vie est dure au Zimbabwe. Au supermarché, 1 litre d’huile coute 2 US$, une somme que les zimbabwéens qui ne sont pas en contact avec le tourisme auront beaucoup de mal à débourser. Direction les chutes. Une fois soulagés des 90 $US d’entrée (pour 4), nous entreprenons l’exploration du site. Bien que ce ne soit que de l’eau qui coule, comme dans mon bain, je ne regretterai jamais cette visite des chutes. D’abord, le bruit, le grondement, la vapeur. Puis, la vue, ou plutôt, les vues. Difficile d’en décrire le gigantisme. De plus, la bruine qu’elle produit en permanence entretient une petite forêt tropicale avec lianes et tout le tralala. Nous contemplons ces chutes depuis chaque point de vue. Elles sont grandioses. Le rêve d’enfance est exaucé. Photos devant la statue de Livingstone, ça le fait bien. Pour se remettre de ces émotions, rien de tel qu’un « high tea » au Victoria Falls Hotel. On se prendrait presque pour des colons britanniques au dix-neuvième siècle. Il ne manque plus qu’un vieux chasseur, une mamie à bigoudis en robe longue et un ou deux espions. Le thé est accompagné d’exquis scones et autres pâtisseries de l’empire. Depuis la terrasse, la vue sur les gorges n’est pas exceptionnelle, mais on voit le nuage dégagé par les chutes. La soirée est consacrée au rangement des bagages, à la répartition habile des affaires de façon à équilibrer les poids et éviter de payer les excédents de bagages.
Elles sont majestueuses ces chutes
Un nuage s’en dégage
Par moments, un arc en ciel est visible28 Aout 2010 (J31) : entre Johannesburg et Londres Un dernier petit tour en ville, quelques courses au supermarché. Je trouve quelques sachets de larves de mopane à cuisiner à la maison. Miam miam ! Nous sommes sans cesse abordés par des marchands de souvenirs pour qui la vie est clairement difficile. La pression est élevée, mais sans jamais d’agressivité. Départ pour l’aéroport qui n’est rien autre qu’un cahute améliorée. Changement à Johannesburg puis à Londres.
29 Aout 2010 (J32) : Paris C’est le blues…
Nous avons aimé - Le voyage le plus dépaysant que nous ayons fait. - Des rencontres riches : fermier Damara devenu guide au Spitzkoppe, guide dans les township de Cape Town, fermier Afrikaner perdu dans le veld, Bushmen dans le Kalahari, missionnaire réformé isolé au Botswana, ex-chasseur britannique devenu guide de safari… Et j’en oublie certainement. - Des paysages à couper le souffle, des couchers de soleils interminables et inoubliables (dis, pourquoi leur soleil il est plus joli que le notre ?). - Des campings mythiques perdus dans le rien, des voisins invisibles. - La faune avec un grand « F ». Je ne ferai pas mon difficile. Les bestioles qu’on a vues, on ne les avait croisées qu’au zoo ou à la télé ou jamais. Impalas, springbok, sable antilope, kudus, oryx, girafes, gnous, buffles et zèbres par centaines, hippos, crocos, éléphants, rhinocéros, guépards, lions et lionnes à foison, léopard (un seul, vu de loin, mon seul regret, comme quoi nous avons été bien servis par dame nature, levons lui un verre sinon deux) et plus d’oiseaux que je ne pouvais imaginer. Ce fut initiatique. - Faire connaissance avec l’Afrique australe, qui en 20 ans est passée de l’état de champ de bataille à celui de moteur stable de l’Afrique. - Les ciels bleu-azur sans un nuage, les lumières hivernales. - La bonne viande, le bon vin.
Nous n’avons pas aimé - L’ambiance sécuritaire à Cape Town et Windhoek. Pourquoi passer ses vacances dans un camp de prisonniers ? Au bout d’un moment, on s’est mis à en rire. Un peu plus et on faisait le concours de la demeure la plus fortifiée. A côté, les maisonnette du township n’ont pas de barbelés et le guide nous dit : « les blancs, ils dépensent leur argent dans la sécurité. Nous, c’est dans l’instruction ». Bref, la sécurité est avant tout un business florissant. - Des vieux démons de l’apartheid encore très (trop ?) présent en Namibie. Employés noirs pas très bien traités, baissant la tête quand on leur parle. A Cape Town, c’était pas comme ça. Au Botswana et au Zimbabwe, encore moins. Il reste du chemin à faire. Pour cette raison, je ne retournerai probablement pas tout de suite en Namibie sauf peut être pour aller dans le nord qui semble différent, mais nous n’y sommes pas allés. Il est des gens à qui je ne veux pas donner mon argent. Heureusement, il ne faut pas généraliser : Heidi (Gecko Camp) par exemple ne semblait pas être ainsi. - Le coût déraisonnablement élevé de certaines activités. Comme dit mon maitre FreeFlyd (forum sud’af 4x4community) : les namibiens arrivent à transformer en activité touristique ce qui ne l’est pas.
Et si c’était à refaire ? On ne changerait rien, ou pas grand chose On passerait peut être ne journée de moins à Swakopmund. On tenterait de faire un peu moins de route, mais c’est pas si simple que ça de faire moins de route dans cette région. Et puis voilà.
Et maintenant ? On reviendra (we’ll be back !), pas en Namibie, mais on reviendra, quand notre banquier sera d’accord. Et pour aller où ? On ne sait pas encore. Pour le moment, 3 pistes ou options : - le Mozambique, histoire de plonger dans l’Afrique lusophone, mais ce sera globalement sans faune, y’en a plus ; - le Malawi et la Zambie, ça le fait pas mal semble-t-il. Un grand lac, des beaux paysages, pas trop de monde et l’un des plus beaux parc animaliers d’Afrique (South Luangwa) ; - pourquoi pas le CKGR en Avril, il parait que c’est tout simplement féérique.
Voici le récit d'un voyage fait durant l'été 2010 en Afrique australe. Merci au forumeurs présents sur VF qui nous ont aidés à organiser ce qui n'était qu'un projet.
Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »
Nous sommes une famille de 4 personnes.
Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.
Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.
Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.
Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.
Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.
La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »
Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.
Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria
La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.
Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.
Ben c’est pas grave, on se couvrira.
La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »
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Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »
Mardi 13 juillet
Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.
Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.
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Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.
Mercredi 14 juillet
Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.
3 - Aéroport de Windhoek
Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.
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Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.
5 - Bougain Villa guesthouse
Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!
Jeudi 15 juillet
Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.
Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.
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La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!
7 - Nids Républicain social
8 - koudous
Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.
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Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.
Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.
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Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.
Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.
Vendredi 16 juillet
La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.
Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.
Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).
Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.
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La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.
Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.
L’emplacement N°3 nous est attribué.
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Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.
Coucher vers 20h30
Samedi 17 juillet
La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)
Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.
Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.
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Une autruche tente de faire la course.
Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...
Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)
Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.
16 17 - dune 45

On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.
Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.
Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei
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Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.
20 - Dead Vlei

Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.
Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.
L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.
21 - Dead Vlei

Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.
L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.
Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.
Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.
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24 Panorama vallée Tsauchaub

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Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.
Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.
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Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.
Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.
La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.
Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.
28 - Canyon de Sesriem
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Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.
Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.
Nous réinstallons le campement.
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Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.
Dimanche 18 juillet
Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.
Direction le parc de Naukluft.
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Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.
34 - accès à Olive trail
Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.
35 - Zèbres dans le parc de Naukluft
Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.
36 - Solitaire
37 - Boutique à Solitaire
Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».
38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp
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La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.
Lundi 19 juillet
Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.
La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.
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Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.
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Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...
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Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.
Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.
44 - chambre Brigadoon lodge
Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.
Mardi 20 juillet
Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.
A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.
Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.
Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.
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Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.
48 - Retour de Cape Cross
Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.
Mercredi 21 juillet
Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.
Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis
Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.
Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.
Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.
49 - Image furtive de nos premiers éléphants
Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.
Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.
Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.
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52 - La douche
53 - Vue depuis la douche...
Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.
Jeudi 22 juillet
Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.
54 - site de Twyfelfontein
55 - Lion man
Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.
56-57 - Organ pipes et burnt mountain

Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).
Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.
Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.
Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.
Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.
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Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.
60 - Apéritif dans le bush
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Nous nous retournons vers le lodge.
Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.
Vendredi 23 juillet
Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.
Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.
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Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.
Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.
Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.
La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.
L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.
63 - Warmquelle
Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.
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65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche

67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable
Samedi 24 juillet
Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.
Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.
La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.
Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.
Coup de chaud…
Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.
Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.
Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.
68 - Cattle
Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.
69 - Epupa falls
70 - Ponton bar restaurant du community camp
71 - vue depuis le ponton
Dimanche 25 juillet
La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.
Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.
La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?
Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…
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Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?
Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.
On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.
De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.
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78 - Palmiers Makalani

L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…
79 - Epupa falls
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Lundi 26 juillet
Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.
Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.
Le paysage est ennuyant au possible.
Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.
Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.
Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.
En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.
Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.
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Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.
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Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.
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L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.
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Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.
Mardi 27 juillet
Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.
Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.
Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.
Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.
85 - Secretary
86 - Oryx
Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.
87 - Rhinocéros
88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....
Mercredi 28 juillet
Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.
89 - Point d'eau d'Okaukuejo
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Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.
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Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.
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Aujourd’hui, pas d’éléphant.
Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d’une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.
Jeudi 29 juillet
Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.
En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.
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Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.
Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.
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En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.
Vendredi 30 juillet
Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.
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Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.
Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.
Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.
Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.
Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.
Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.
Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.
Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.
Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.
Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.
Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.
Au retour, je parle avec notre guide. Il m’explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.
Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.
Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.
Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.
Samedi 31juillet
Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.
Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.
Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.
L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.
Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.
96 - Manhangu camp
97 - L'Okavongo
Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.
Dimanche 1er août
Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.
Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!
Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.
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Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.
Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.
Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.
99-100 Xaro lodge

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Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.
Lundi 2 août
Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.
Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.
Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.
Mardi 3 août
Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…
De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.
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Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.
Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…
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Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.
Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.
Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.
Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.
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Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.
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Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.
Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.
Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.
Mercredi 4 août
Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).
Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.
En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.
Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.
Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.
L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.
Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.
Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.
La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.
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Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.
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Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.
Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!
Jeudi 5 août
Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.
Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.
A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.
Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.
Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.
Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.
Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.
En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.
Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !
L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…
Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.
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Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.
Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.
Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.
Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.
Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.
Nous dînons à l’hôtel.
Vendredi 6 août
Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.
En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.
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Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.
Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.
L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.
122 - Victoria Falls hôtel
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En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.
Samedi 7 août
Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.
Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août
Au boulot…c’est brutal…
Le bilan :
Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.
Le voyage s’est décanté.
Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.
J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...
Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛
Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »
Nous sommes une famille de 4 personnes.
Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.
Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.
Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.
Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.
Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.
La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »
Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.
Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria
La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.
Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.
Ben c’est pas grave, on se couvrira.
La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »
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Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »
Mardi 13 juillet
Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.
Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.
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Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.
Mercredi 14 juillet
Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.
3 - Aéroport de Windhoek
Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.
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Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.
5 - Bougain Villa guesthouse
Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!
Jeudi 15 juillet
Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.
Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.
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La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!
7 - Nids Républicain social
8 - koudous
Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.
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Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.
Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.
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Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.
Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.
Vendredi 16 juillet
La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.
Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.
Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).
Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.
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La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.
Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.
L’emplacement N°3 nous est attribué.
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Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.
Coucher vers 20h30
Samedi 17 juillet
La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)
Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.
Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.
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Une autruche tente de faire la course.
Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...
Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)
Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.
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On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.
Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.
Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei
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Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.
20 - Dead Vlei
Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.
Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.
L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.
21 - Dead Vlei
Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.
L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.
Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.
Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.
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24 Panorama vallée Tsauchaub
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Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.
Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.
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Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.
Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.
La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.
Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.
28 - Canyon de Sesriem
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Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.
Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.
Nous réinstallons le campement.
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Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.
Dimanche 18 juillet
Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.
Direction le parc de Naukluft.
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Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.
34 - accès à Olive trail
Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.
35 - Zèbres dans le parc de Naukluft
Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.
36 - Solitaire
37 - Boutique à Solitaire
Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».
38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp
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La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.
Lundi 19 juillet
Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.
La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.
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Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.
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Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...
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Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.
Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.
44 - chambre Brigadoon lodge
Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.
Mardi 20 juillet
Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.
A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.
Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.
Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.
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Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.
48 - Retour de Cape Cross
Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.
Mercredi 21 juillet
Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.
Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis
Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.
Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.
Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.
49 - Image furtive de nos premiers éléphants
Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.
Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.
Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.
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52 - La douche
53 - Vue depuis la douche...
Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.
Jeudi 22 juillet
Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.
54 - site de Twyfelfontein
55 - Lion man
Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.
56-57 - Organ pipes et burnt mountain
Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).
Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.
Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.
Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.
Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.
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Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.
60 - Apéritif dans le bush
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Nous nous retournons vers le lodge.
Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.
Vendredi 23 juillet
Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.
Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.
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Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.
Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.
Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.
La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.
L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.
63 - Warmquelle
Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.
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65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche
67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable
Samedi 24 juillet
Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.
Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.
La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.
Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.
Coup de chaud…
Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.
Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.
Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.
68 - Cattle
Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.
69 - Epupa falls
70 - Ponton bar restaurant du community camp
71 - vue depuis le ponton
Dimanche 25 juillet
La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.
Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.
La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?
Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…
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Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?
Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.
On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.
De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.
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78 - Palmiers Makalani
L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…
79 - Epupa falls
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Lundi 26 juillet
Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.
Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.
Le paysage est ennuyant au possible.
Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.
Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.
Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.
En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.
Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.
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Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.
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Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.
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L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.
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Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.
Mardi 27 juillet
Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.
Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.
Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.
Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.
85 - Secretary
86 - Oryx
Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.
87 - Rhinocéros
88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....
Mercredi 28 juillet
Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.
89 - Point d'eau d'Okaukuejo
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Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.
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Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.
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Aujourd’hui, pas d’éléphant.
Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d’une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.
Jeudi 29 juillet
Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.
En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.
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Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.
Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.
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En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.
Vendredi 30 juillet
Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.
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Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.
Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.
Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.
Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.
Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.
Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.
Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.
Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.
Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.
Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.
Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.
Au retour, je parle avec notre guide. Il m’explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.
Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.
Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.
Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.
Samedi 31juillet
Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.
Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.
Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.
L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.
Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.
96 - Manhangu camp
97 - L'Okavongo
Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.
Dimanche 1er août
Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.
Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!
Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.
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Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.
Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.
Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.
99-100 Xaro lodge
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Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.
Lundi 2 août
Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.
Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.
Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.
Mardi 3 août
Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…
De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.
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Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.
Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…
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Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.
Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.
Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.
Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.
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Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.
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Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.
Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.
Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.
Mercredi 4 août
Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).
Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.
En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.
Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.
Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.
L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.
Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.
Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.
La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.
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Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.
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Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.
Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!
Jeudi 5 août
Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.
Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.
A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.
Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.
Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.
Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.
Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.
En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.
Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !
L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…
Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.
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Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.
Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.
Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.
Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.
Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.
Nous dînons à l’hôtel.
Vendredi 6 août
Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.
En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.
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Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.
Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.
L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.
122 - Victoria Falls hôtel
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En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.
Samedi 7 août
Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.
Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août
Au boulot…c’est brutal…
Le bilan :
Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.
Le voyage s’est décanté.
Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.
J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...
Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛
Bjr
Qui connait le kuburi wilderness area ? et la frontière de Karba à siavonga ?
est ce que çà vaut le coup de passer par là plutôt que parla frontière de chirundu ?
merci
Fred
Hello, fellow bird lovers, big mammal enthusiasts, and Southern Africa fans!
The title of this second travel journal obviously references the one that came before it: Three months in Southern Africa in a Ford Figo 😉
That was back in spring 2016, and I was discovering this incredible region of the world with wide-eyed wonder. Though absolutely enchanted by my trip, I’ll admit: I didn’t think I’d be back so soon.
Fortunately, circumstances had other plans. For their 70th birthdays, my parents had the wonderful idea of inviting the whole family—my sister, my brother-in-law, my three nieces, and me—for two weeks in the Cape Town area and Namibia. The only one missing was my godson (the eldest), who was tied up in Switzerland for his air traffic controller training.
Of course, I wasn’t going to settle for just this (delicious) taste of adventure… so, as an appetizer, main course, and dessert, I added two and a half months of travels through South Africa, Lesotho, Mozambique, and Zimbabwe (the last two being new to me). What can I say? I’m a travel glutton! 😛
Here’s the general outline of my itinerary, with details to come as I share the story:
With family (March 29 to April 13, 2018)
South Africa (5 days) Namibia (9 days)
Solo (April 13 to June 30, 2018)
Zimbabwe: Victoria Falls (5 days) South Africa and Lesotho (26 days) Mozambique (21 days) Zimbabwe (10 days) South Africa (15 days)
And since I need a cliché to illustrate this journal...
... it’ll be the famous lilac-breasted roller (lilac-breasted roller), one of my little favorites (I might even make it my profile picture, actually)!
I have to say, in 2016, exploring Southern Africa multiplied my interest (already strong, but mostly limited to vultures and raptors) in avian wildlife. 🙂
Happy reading!
P.S. Beyond sharing, I’m also counting on this journal to motivate me to finally sort through the roughly 10,000 photos that have been sitting on a hard drive for four months. 🤪😏
The title of this second travel journal obviously references the one that came before it: Three months in Southern Africa in a Ford Figo 😉
That was back in spring 2016, and I was discovering this incredible region of the world with wide-eyed wonder. Though absolutely enchanted by my trip, I’ll admit: I didn’t think I’d be back so soon.
Fortunately, circumstances had other plans. For their 70th birthdays, my parents had the wonderful idea of inviting the whole family—my sister, my brother-in-law, my three nieces, and me—for two weeks in the Cape Town area and Namibia. The only one missing was my godson (the eldest), who was tied up in Switzerland for his air traffic controller training.
Of course, I wasn’t going to settle for just this (delicious) taste of adventure… so, as an appetizer, main course, and dessert, I added two and a half months of travels through South Africa, Lesotho, Mozambique, and Zimbabwe (the last two being new to me). What can I say? I’m a travel glutton! 😛
Here’s the general outline of my itinerary, with details to come as I share the story:
With family (March 29 to April 13, 2018)
South Africa (5 days) Namibia (9 days)
Solo (April 13 to June 30, 2018)
Zimbabwe: Victoria Falls (5 days) South Africa and Lesotho (26 days) Mozambique (21 days) Zimbabwe (10 days) South Africa (15 days)
And since I need a cliché to illustrate this journal...
... it’ll be the famous lilac-breasted roller (lilac-breasted roller), one of my little favorites (I might even make it my profile picture, actually)!I have to say, in 2016, exploring Southern Africa multiplied my interest (already strong, but mostly limited to vultures and raptors) in avian wildlife. 🙂
Happy reading!
P.S. Beyond sharing, I’m also counting on this journal to motivate me to finally sort through the roughly 10,000 photos that have been sitting on a hard drive for four months. 🤪😏
Bonjour,
Nous partons le 18 octobre prochain pour le Zimbabwe. Nous attirerons à Johannesburg et prendrons possession de notre Toyota Hilux pour découvrir ce superbe pays. J'aimerais avoir votre avis sur l'itinéraire que nous comptons emprunter.
18-oct Montréal - Avion 19-oct Avion - Johannesburg 20-oct Johannesburg - Louis Trichards 21-oct Louis Trichards - Masvingo 22-oct Masvingo - Harare 23-oct Harare 24-oct Harare - Mana pools 25-oct Mana pools 26-oct Mana pools 27-oct Mana pools 28-oct Mana pools - Matusadona 29-oct Matusadona 30-oct Matusadona 31-oct Matusadona - Hwange 01-nov Hwange 02-nov Hwange 03-nov Hwange - Bulawayo 04-nov Bulawayo - Parc national Matobo 05-nov Parc national Matobo 06-nov Parc national Matobo - Louis Trichards 07-nov Louis Trichards - Johannesburg 08-nov Johannesburg - Avion 09-nov Avion - Montréal
Merci à l'avance Julie
Nous partons le 18 octobre prochain pour le Zimbabwe. Nous attirerons à Johannesburg et prendrons possession de notre Toyota Hilux pour découvrir ce superbe pays. J'aimerais avoir votre avis sur l'itinéraire que nous comptons emprunter.
18-oct Montréal - Avion 19-oct Avion - Johannesburg 20-oct Johannesburg - Louis Trichards 21-oct Louis Trichards - Masvingo 22-oct Masvingo - Harare 23-oct Harare 24-oct Harare - Mana pools 25-oct Mana pools 26-oct Mana pools 27-oct Mana pools 28-oct Mana pools - Matusadona 29-oct Matusadona 30-oct Matusadona 31-oct Matusadona - Hwange 01-nov Hwange 02-nov Hwange 03-nov Hwange - Bulawayo 04-nov Bulawayo - Parc national Matobo 05-nov Parc national Matobo 06-nov Parc national Matobo - Louis Trichards 07-nov Louis Trichards - Johannesburg 08-nov Johannesburg - Avion 09-nov Avion - Montréal
Merci à l'avance Julie
Salut les amoureux du voyage et de l'Afrique australe!
Au printemps 2018, j'ai la chance de pouvoir (re)partir pour trois mois dans cette superbe région du monde. Les vols sont déjà réservés: aller le 29 mars vers Cape Town, retour le 29 juin de Jo'burg.
Entre deux, tout reste à faire ou presque! Histoire de donner un peu le contexte, sachez que j'ai déjà voyagé en Afrique du Sud, au Lesotho, en Namibie, au Botswana et au Swaziland en 2016, trois mois également, avec location d'une petite voiture pour toute la durée du séjour. Mon carnet: voyageforum.com/...rd-figo-d7541607-24/
Mes parents avaient visité la partie orientale de l'Afrique du Sud en 2015. Ils souhaitaient retourner en Afrique australe pour Cape Town et la Namibie. Comme ils ont 70 ans en 2018, ils nous invitent ma sœur (le mari et les quatre enfants aussi) et moi pour deux semaines sur place. Ça ne se refuse pas! 😏 Pour moi, ça ne sera que de la redite, mais je suis loin de m'en plaindre. 🙂
C'est après que ça se complique, si l'on peut dire. J'aurai encore deux mois et demi devant moi. Mon idée:
Depuis Windhoek, rejoindre les chutes Victoria (pas visitées en 2016...) avec le bus Intercape Inliner. De là, faire quelques étapes au Zimbabwe principalement (Bulawayo, Great Zimbabwe, Chimanimani et Eastern Highlands, Harare, éventuellement le South Luangwa NP). Temps à disposition pour un peu de Zambie et beaucoup de Zimbabwe: 3 semaines. Ensuite, le Malawi avec bien sûr le lac éponyme et le mont Mulanje (j'aime beaucoup randonner). Durée: 2 petites semaines. Le Mozambique suivrait pour quatre semaines, du nord au sud. Je n'ai pas encore étudié l'itinéraire. Et je reviendrais enfin en Afrique du Sud par le sud-est du pays, avec une semaine dans le Kruger et peut-être deux jours à Jo'burg pour finir (j'ai zappé la métropole en 2016).
Seul "problème": pas de véhicule personnel pour tout ça (à l'exception du Kruger, en fin de voyage: on trouve des voitures à Nelspruit 😎), tout en transports publics! Les pays visés sont beaucoup plus chers et compliqués (4x4 indispensable) que l'Afrique du Sud, en matière de location. Franchement, je n'ai pas le budget pour 100 euros par jour (*75 jours), sans parler des frais d'abandon. 🤪
Vous en pensez quoi? Je suis du genre débrouille, quand même, et j'aurai tout le matos de camping avec moi (si je suis coincé dans la brousse 😄). Évidemment, je devrais tirer un trait sur les parcs animaliers (sauf éventuellement le South Luangwa NP en tour organisé, est-ce que ça vaut le prix demandé?), mais il y a pas mal d'autres choses à faire et j'aurais quand même Etosha et le Kruger et début et fin de voyage.
Au-delà de la faisabilité du projet, vous avez des endroits à me (dé)conseiller? Malheureusement, ça manque un peu d'infos sur la Zambie, le Zimbabwe, le Malawi et le Mozambique (hors plongée), sur ce forum. 😕
Au plaisir de vous lire!
Frank-Olivier, actuellement en Islande (mais comme il pleut, j'en profite pour bosser un peu... et penser à mon prochain gros voyage 😏)
Au printemps 2018, j'ai la chance de pouvoir (re)partir pour trois mois dans cette superbe région du monde. Les vols sont déjà réservés: aller le 29 mars vers Cape Town, retour le 29 juin de Jo'burg.
Entre deux, tout reste à faire ou presque! Histoire de donner un peu le contexte, sachez que j'ai déjà voyagé en Afrique du Sud, au Lesotho, en Namibie, au Botswana et au Swaziland en 2016, trois mois également, avec location d'une petite voiture pour toute la durée du séjour. Mon carnet: voyageforum.com/...rd-figo-d7541607-24/
Mes parents avaient visité la partie orientale de l'Afrique du Sud en 2015. Ils souhaitaient retourner en Afrique australe pour Cape Town et la Namibie. Comme ils ont 70 ans en 2018, ils nous invitent ma sœur (le mari et les quatre enfants aussi) et moi pour deux semaines sur place. Ça ne se refuse pas! 😏 Pour moi, ça ne sera que de la redite, mais je suis loin de m'en plaindre. 🙂
C'est après que ça se complique, si l'on peut dire. J'aurai encore deux mois et demi devant moi. Mon idée:
Depuis Windhoek, rejoindre les chutes Victoria (pas visitées en 2016...) avec le bus Intercape Inliner. De là, faire quelques étapes au Zimbabwe principalement (Bulawayo, Great Zimbabwe, Chimanimani et Eastern Highlands, Harare, éventuellement le South Luangwa NP). Temps à disposition pour un peu de Zambie et beaucoup de Zimbabwe: 3 semaines. Ensuite, le Malawi avec bien sûr le lac éponyme et le mont Mulanje (j'aime beaucoup randonner). Durée: 2 petites semaines. Le Mozambique suivrait pour quatre semaines, du nord au sud. Je n'ai pas encore étudié l'itinéraire. Et je reviendrais enfin en Afrique du Sud par le sud-est du pays, avec une semaine dans le Kruger et peut-être deux jours à Jo'burg pour finir (j'ai zappé la métropole en 2016).
Seul "problème": pas de véhicule personnel pour tout ça (à l'exception du Kruger, en fin de voyage: on trouve des voitures à Nelspruit 😎), tout en transports publics! Les pays visés sont beaucoup plus chers et compliqués (4x4 indispensable) que l'Afrique du Sud, en matière de location. Franchement, je n'ai pas le budget pour 100 euros par jour (*75 jours), sans parler des frais d'abandon. 🤪
Vous en pensez quoi? Je suis du genre débrouille, quand même, et j'aurai tout le matos de camping avec moi (si je suis coincé dans la brousse 😄). Évidemment, je devrais tirer un trait sur les parcs animaliers (sauf éventuellement le South Luangwa NP en tour organisé, est-ce que ça vaut le prix demandé?), mais il y a pas mal d'autres choses à faire et j'aurais quand même Etosha et le Kruger et début et fin de voyage.
Au-delà de la faisabilité du projet, vous avez des endroits à me (dé)conseiller? Malheureusement, ça manque un peu d'infos sur la Zambie, le Zimbabwe, le Malawi et le Mozambique (hors plongée), sur ce forum. 😕
Au plaisir de vous lire!
Frank-Olivier, actuellement en Islande (mais comme il pleut, j'en profite pour bosser un peu... et penser à mon prochain gros voyage 😏)
Bonsoir,
Nous voici rentrés de 4 magnifiques semaines en NAMIBIE, BOTSWANA et ZWIMBABWE.
Tout s'est bien passé mis à part le retour hier matin en train de Francfort à Bruxelles où mon mari s'est fait volé le sac à dos qui contenait, entre autre, un appareil photo CANON 700d, un zoom 55/250, un grand angle, une tablette et son téléphone portable, sans compte des lunettes de vue et divers chargeurs et batteries.
Nous nous sommes endormis peu de temps après le départ de l'aéroport et un malfrat en a profité. Nous nous sommes aperçus de la disparation du sac qui était placé au dessus avec les valises une fois arrivés à la gare de Cologne. Heureusement j'avais toutes les cartes photos avec moi ainsi que le vieil appareil photo canon 500D et surtout le téléobjectif. Côté photos j'ai malheureusement à déplorer que la perte de celles prises les 2 derniers jours avec le grand angle c'est à dire et surtout les chutes Victoria vues d'hélicoptère (j'étais devant près du pilote) et les photos de l'hotel Victoria falls.
Mais passons aux choses plus réjouissantes. Je remercie tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage et particulièrement Krikri, max68 (surtout pour en avoir parlé à Patrick l'an passé lors de notre rencontre en Islande, première tentative pour le convaincre d'aller en Afrique), Emma, Michelle, Lili, Pierre et les autres forumeurs .
Voici nos impressions de ces 4 semaines La météo : En Namibie : Que cela fait du bien d'avoir chaud, même très chaud à certains endroits car nous avons eu jusqu'à 38° aux heures les plus chaudes... J'adore ! On nous avait parlé de nuits froides : on n'a pas eu à se plaindre. En mai c'est parfait mais les namibiens sont unanimes pour dire qu'en juillet/aout c'est " glagla ". Nous avions dans les 20° au réveil. En revanche l'endroit où il ne faisait pas vraiment beau mais froid c'était à SWAKOPMUND : Brouillard le matin, ciel couvert...idem à WALVIS BAY mais ciel qui se dégage vers 11h et vent. Ailleurs : ciel sans nuages. Ce qu'il faut retenir c'est que dès que le soleil se couche et tant qu'il n'est pas levé le matin : fait frais !
Exception pour Kavango, Caprivi, Kasane (Botswana) et Victoria falls (Zimbabwe) : Nous avons visité cette région en dernière semaine. Les matins étaient plus frais, autour de 15 à 18°et les journées très agréables (max 28°).
L'agence Tourmaline a bien fait son job. Aucun soucis de réservation pour les hébergements et les activités. C'est Alex, le patron de la Londiningi guest house qui nous a fait le briefing de départ pour l'agence. Il nous attendait chez le louer de véhicule, Asco, pour nous expliquer aussi tout concernant l'auto. Nous avons apprécié d'avoir toutes ces explications en français.
La voiture J'avais demandé un Hillux automatique diesel . On nous a doté d'un véhicule neuf qui affichait seulement 4000 km au compteur. Les pneus étaient impeccables. Nous n'avons pas crevé. J'avais pris avec moi des grands sacs poubelles pour protéger les valises de la poussière, nous n'en n'avons pas eu besoin. Etait-ce parce que nous étions en mai, juste après la saison des pluies, ou parce que le véhicule était neuf ou bien parce que le coffre en alu fixé à l'arrière était bien étanche, mais nous n'avons pas eu beaucoup de poussière et nous nous sommes finalement passés des sacs poubelles.

Les routes Les routes asphaltées sont bien entretenues. Les " gravel roads " sont généralement larges bien entretenues. Les petites pistes sont un peu plus rudes mais pas de grosses difficultés pour notre part. Ce que nous avons trouvé dangereux : - Les limitations de vitesse sont hautes, trop par rapport à ce que nous connaissons. Les locaux roulent vite et certains touristes tentent de les imiter, ce qui n'est pas très raisonnable en raison des nombreux obstacles qui peuvent surgir (enfants, animaux – sauvages mais aussi et surtout les animaux domestiques ânes, vaches, chèvres- , tas de sable ou de gravier sur certaines routes, surtout secteur de Solitaire et plus précisément entre Solitaire et Rostock sur la C14. - Beaucoup de routes sont droites et interminables parmi des paysages désertiques ce qui sont des facteurs favorables à l'endormissement, une de nos principales craintes.
Ci-dessus : Zebra crossing
La nourriture Autre grand sujet de préoccupation des touristes " surtout français "… quoique les belges ne sont pas en reste... Nous avons très bien mangé en Afrique mais une nourriture plutôt de type européen alors que je m'attendais aussi à goûter des spécialités africaines. La majeure partie des plats proposés se composent de grillades (bœuf, agneau, gibier) ou poulet. Le gibier (game) n'est pas aussi fort en goût que celui que l'on trouve chez nous (sanglier, cerf, etc...) et c'est tant mieux pour moi qui préfère des goûts moins prononcés. Comme souvent lu sur le forum je confirme que la viande de Kudu est souvent la plus tendre. Les légumes accompagnants manquent souvent de cuisson. Croquant ça va, pas cuit bonjour les dégâts... Les pique-niques organisés par les lodges sont souvent opulents et très agréables. Le petit déjeuner au champagne sud africain après le vol en mongolfière est tout aussi exceptionnel qu'inoubliable

Les hébergements Nous ne faisions pas de camping. Nous avons eu l'occasion de tester des lodges, des guest houses et un hébergement basique au Spitkoppe. Les hébergements sont très biens, propres, parfois très luxueux. Ce qui est à déplorer c'est parfois le manque d'ambiance, surtout durant les diner : Peu ou pas de musique par exemple... alors quand on est de 2 ou 3 tables c'est tristounet. Par exemple, le buffet de l'eagle nest du Vingerklip était très chouette mais pas de musique... et personne n'osait moufeter... Seuls 3 lodges avaient un fond musical sympa : Le Hoodia, le Mowani et le Divava.
Voici notre " tierçé " de nos lodges préférés tout confondu (confort, accueil, nourriture, ambiance générale) :
1) Le Hoodia desert lodge : Il y a beaucoup de lodge dans le secteur de Sossusvlei. Le Hoodia est assez petit et discret, c'est sans doute aussi ce qui fait son charme. D'aucun diront que les chambres sont un peu petites mais il n'y a vraiment rien à reprocher à cet établissement ou le patron est très présent et super sympa. La nourriture est raffinée et excellente. Le staff est souriant et l'on sent qu'il y a une bonne ambiance. Ce lodge mérite amplement sa première place sur Tripadvisor. La journée organisée dans les dunes est exceptionnelle. D'ailleurs j'en avais lu tellement de bien que c'est pour cela que j'avais opté pour le Hoodia. Cette journée a vraiment dépassé mes espérances C'était incroyable ! Notre guide, Amgula était aux petits soins et nous avons pleinement apprécié tout ce qu'il nous a fait découvrir. Certes nous aurions pu aller dans le parc par nous même... cela aurait été très différent...

2) Le Divava lodge & spa : Situé sur les bords du Kavango, ce lodge pourrait être l'écho de la célèbre citation de Beaudelaire " Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté ". Un personnel souriant et aux petits soins, une nourriture excellente et raffinée, une chambre immense et luxueuse : Le Divava etait certainement le plus beau des lodge que nous avons visité durant notre séjour. Nous avons eu l'occasion de faire 2 activités : Une promenade en bateau jusqu'aux Popa falls et un game drive à Mahango le matin à l'aube.
3) Na an Kusé lodge : C'est ici que nous avons littéralement " débarqué " lorsque nous sommes arrivés à l'aube de notre premier jour sur le sol Africain. L'accueil par Rhona était adorable. Nous avions été prévenus que notre chambre ne serait pas prête car ils avaient un mariage la veille. Avouez qu'à 6h30 du matin c'est un peu normal. Aussi, on nous avait proposé de faire 2 activités en arrivant. Rhona nous a offert du café en attendant le guide et à 7h00 nous étions dans le busch avec Kiki le guépard.. mais ça c'est une autre histoire... Pour ce qui est du lodge, il y a très peu de chambres. On peut donc dire qu'il est vraiment exclusif. L'environnement est très beau. Près de la piscine, il y a un petit canyon peuplé de daman des rochers (première rencontre animalière du matin). La chambre est immense et la déco plutôt " branchée ". Au matin, un babouin était sur la terrasse et un kudu grignotait un arbuste juste devant la fenêtre... Quelle introduction au voyage !

Note "coup de cœur" … pour le Khowareb lodge. Ce lodge est situé près de Sesfontein sur la rivière Khowareb. Nous y sommes restés 2 nuits, le temps d'apprécier la gentillesse du staff. Ici s'est tout de suite sentis bien. Pas de chichis et relax... La chambre est petite mais suffisante avec des murs en toile de tente et la salle de bain est totalement ouverte en extérieur. La nourriture est bonne et le staff chante après le repas. Ambiance ambiance... Côté accueil, la jeune fille était très présente et venait à notre rencontre avec un cocktail à chaque retour d'excursion. Nous avons fait 2 excursions avec le lodge : une visite de village himba – égale à ce que j'attendais- et une journée track rhino exceptionnelle où nous n'avons pas trouvé le rhino mais ... des lions et des éléphants...

Mention spéciale repas : Bien sur une guest house n'est pas un lodge avec le cadre et le personnel qui va avec mais nous avons apprécié la fameuse LONDININGI guets house, bien connue des forumeurs, avec un très bon accueil de Alex, le propriétaire qui nous a pris en charge chez Asco, le loueur de voiture et nous a fait le briefing au nom de l'agence Tourmaline. Les chambres sont tout à fait correctes mais le point fort c'est le diner. La cuisine est tout simplement délicieuse et nous avons pu apprécié un excellent steak de Kudu suivi d'une fine tarte aux pommes... je ne vous dit que ça ! Miam ...
So british : Quand on va au Victoria falls hotel, on se prépare à un retour dans le temps car l'hotel est de style colonial avec un nombre d'employés impressionnant. Même si les chambres sont vieillottes, le cadre de cet hotel tout simplement magnifique et nous avons apprécié de nous y relaxer pour nos deux derniers jours en Afrique.

Une déception On nous avait dit beaucoup de bien du Mowani lodge dans le Damaraland. Il est vrai que le site est très beau, que les chambres sont grandes mais quelle déception au niveau de la nourriture : un œuf mollet recouvert d'une sauce tomate insipide le tout posé sur un bout de saumon fumé, un morceau de bœuf très tendre recouvert d'une pâte de foie de volailles aux champignons (quel mélange!), et une meringue collante avec une glace. Le lendemain avec le game drive des éléphants du désert, nous avons tenté le lunch pour voir si c'était mieux : Petite salade avec quelques poivrons grillés marinés et dessert nommé injustement smothies mais qui se compose en fait de yaourt mixé avec les fruits du petit dej du matin, surtout du melon, le tout sans sucre... vraiment pas bon.
Les gens rencontrés lors du voyage : Nous avons eu l'occasion de rencontrer des namibiens blancs parlant soit anglais, soit afrikaans soit allemand et des namibiens noirs de différentes etnies, toujours très courtois et souvent très souriants. Nous parlions généralement en anglais ou en allemand et nous comprenions certains mots d'afrikaans.

Dans les lodges, nous avons eu l'occasion de rencontrer des clients sud africains et de discuter avec eux. Nous étions curieux de connaître leur culture, leur pays et leur esprit... C'est là que le nous ne sommes définitivement pas sur la même longueur d'ondes... En revanche nous avons eu de bons contacts avec des touristes allemands, un couple de vieux anglais ainsi que des canadiens de Vancouver très sympas.
Les paysages
La Namibie on y va pour les animaux mais aussi pour la diversité de ses paysages, et certains ne sont pas sans nous rappeler les USA (Vingerklip, Grootberg, désert...)
Les paysages sont vraiments exceptionnels, surtout au Nord, et diversifiés : déserts de sables, de cailloux, montagnes, verdure à Caprivi...

Les animaux A part le léopard que nous n'avons pas eu la chance de voir, nous avons vu les principaux animaux d'Afrique et des tas d'oiseaux magnifiques. Ci-dessous : Heure de pointe au point d'eau (Etosha)

Ci-dessous : Girafe de Bagatelle (Kalahari)

D'ailleurs à la fin, nous avons eu tendance à ne plus trop prêter attention aux éléphants et aux girafes tellement nous en avions vu et à nous focaliser sur le " shooting " de " zoziaux ", ce qui n'est pas toujours évident croyez moi ! Ci-dessous : Buffle et son oiseau (Chobe)


Les activités Nous avons beaucoup aimé les activités proposées par les lodges et les game drive. D'ailleurs, pour la petite histoire, à la fin de notre séjour à Etosha, Patrick était fatigué de conduire et moi je n'étais pas rassasiée d'animaux. Alors on s'est offert un game drive d'après-midi où nous n'étions que 2 passagers. Le guide nous a averti que l'après-midi on ne voyait pas beaucoup d'animaux actifs... Mais était-ce du aux bons yeux du guide ou à un énorme coup de chance, cet après-midi là fut exceptionnel: Nous avons vu un guépard en train de chasser et qui est ensuite tranquillement passé devant nous, un autre guépard qui venait de déguster sa proie, un lion, 3 rhino noirs et un rhino blanc... entre autres....

Parmi les activités exceptionnelles : Je ne vais pas tout raconter ici mais aucune ne nous a déçu, au contraire, nous en garderons un souvenir ému. Je dois ajouter que nous n'étions généralement pas nombreux, voire même certaines fois rien que nous deux : Marche avec le guépard à Na an kusé, Journée à Sossusvlei avec le Hoodia lodge, Ballon à Sossusvlei,

journée combiné catamaran + sandwich harbour,
(La photo du flamand rose ci-dessus a été prise a Sandwich Harbour, ce qui explique le jaune orangé de la dune en arrière plan)
rhino tracking à Khowareb, journée chez les buschmen avec le Fiume lodge (on parle peu de ce lodge sur le forum mais la journée découverte de la culture buchmen dans le village exclusif pour le lodge, est tout simplement magnifique),
(La photo de la madame buschmen topless ayant été censurée, je l'ai remplacée par les buschmens chasseurs)
Journée prise de vues et conseils photographiques avec Pangolin à Kasane (formidable), hélicoptère aux chutes Victoria...
En conclusion : Un voyage exceptionnel et l'on se dit qu'on a bien eu raison d'y aller ! Il n'y a pas eu une journée où l'on se soit ennuyé, pas une journée où l'on ait pas découvert quelque chose de différent. Comme pour les USA où nous sommes allés 4 fois, la Namibie et les pays voisins donnent très envie d'y retourner.
Ce qui nous a manqué : Les enfants. C'est la première fois que nous n'étions que tous les 2, mon mari et moi.
Si c'était à refaire : On séjournerait à Walvis Bay plutôt qu'à Swakopmund. On éviterait peut-être la bande de Caprivi car trop de route. On passerait peut-être par les Epupa falls au nord, ou bien le fish river canyon au sud... On passerait moins de temps dans le Damaraland...quoique...

Celui-ci nous attend l'année prochaine :

Je vous donne rendez-vous sur mon site pour suivre le carnet de voyage jour après jour. Pour l'instant il n'y a que la page de préparation mais si vous me laissez un peu de temps...
Nous nous sommes endormis peu de temps après le départ de l'aéroport et un malfrat en a profité. Nous nous sommes aperçus de la disparation du sac qui était placé au dessus avec les valises une fois arrivés à la gare de Cologne. Heureusement j'avais toutes les cartes photos avec moi ainsi que le vieil appareil photo canon 500D et surtout le téléobjectif. Côté photos j'ai malheureusement à déplorer que la perte de celles prises les 2 derniers jours avec le grand angle c'est à dire et surtout les chutes Victoria vues d'hélicoptère (j'étais devant près du pilote) et les photos de l'hotel Victoria falls.
Mais passons aux choses plus réjouissantes. Je remercie tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage et particulièrement Krikri, max68 (surtout pour en avoir parlé à Patrick l'an passé lors de notre rencontre en Islande, première tentative pour le convaincre d'aller en Afrique), Emma, Michelle, Lili, Pierre et les autres forumeurs .
Voici nos impressions de ces 4 semaines La météo : En Namibie : Que cela fait du bien d'avoir chaud, même très chaud à certains endroits car nous avons eu jusqu'à 38° aux heures les plus chaudes... J'adore ! On nous avait parlé de nuits froides : on n'a pas eu à se plaindre. En mai c'est parfait mais les namibiens sont unanimes pour dire qu'en juillet/aout c'est " glagla ". Nous avions dans les 20° au réveil. En revanche l'endroit où il ne faisait pas vraiment beau mais froid c'était à SWAKOPMUND : Brouillard le matin, ciel couvert...idem à WALVIS BAY mais ciel qui se dégage vers 11h et vent. Ailleurs : ciel sans nuages. Ce qu'il faut retenir c'est que dès que le soleil se couche et tant qu'il n'est pas levé le matin : fait frais !
Exception pour Kavango, Caprivi, Kasane (Botswana) et Victoria falls (Zimbabwe) : Nous avons visité cette région en dernière semaine. Les matins étaient plus frais, autour de 15 à 18°et les journées très agréables (max 28°).
L'agence Tourmaline a bien fait son job. Aucun soucis de réservation pour les hébergements et les activités. C'est Alex, le patron de la Londiningi guest house qui nous a fait le briefing de départ pour l'agence. Il nous attendait chez le louer de véhicule, Asco, pour nous expliquer aussi tout concernant l'auto. Nous avons apprécié d'avoir toutes ces explications en français.
La voiture J'avais demandé un Hillux automatique diesel . On nous a doté d'un véhicule neuf qui affichait seulement 4000 km au compteur. Les pneus étaient impeccables. Nous n'avons pas crevé. J'avais pris avec moi des grands sacs poubelles pour protéger les valises de la poussière, nous n'en n'avons pas eu besoin. Etait-ce parce que nous étions en mai, juste après la saison des pluies, ou parce que le véhicule était neuf ou bien parce que le coffre en alu fixé à l'arrière était bien étanche, mais nous n'avons pas eu beaucoup de poussière et nous nous sommes finalement passés des sacs poubelles.

Les routes Les routes asphaltées sont bien entretenues. Les " gravel roads " sont généralement larges bien entretenues. Les petites pistes sont un peu plus rudes mais pas de grosses difficultés pour notre part. Ce que nous avons trouvé dangereux : - Les limitations de vitesse sont hautes, trop par rapport à ce que nous connaissons. Les locaux roulent vite et certains touristes tentent de les imiter, ce qui n'est pas très raisonnable en raison des nombreux obstacles qui peuvent surgir (enfants, animaux – sauvages mais aussi et surtout les animaux domestiques ânes, vaches, chèvres- , tas de sable ou de gravier sur certaines routes, surtout secteur de Solitaire et plus précisément entre Solitaire et Rostock sur la C14. - Beaucoup de routes sont droites et interminables parmi des paysages désertiques ce qui sont des facteurs favorables à l'endormissement, une de nos principales craintes.
Ci-dessus : Zebra crossingLa nourriture Autre grand sujet de préoccupation des touristes " surtout français "… quoique les belges ne sont pas en reste... Nous avons très bien mangé en Afrique mais une nourriture plutôt de type européen alors que je m'attendais aussi à goûter des spécialités africaines. La majeure partie des plats proposés se composent de grillades (bœuf, agneau, gibier) ou poulet. Le gibier (game) n'est pas aussi fort en goût que celui que l'on trouve chez nous (sanglier, cerf, etc...) et c'est tant mieux pour moi qui préfère des goûts moins prononcés. Comme souvent lu sur le forum je confirme que la viande de Kudu est souvent la plus tendre. Les légumes accompagnants manquent souvent de cuisson. Croquant ça va, pas cuit bonjour les dégâts... Les pique-niques organisés par les lodges sont souvent opulents et très agréables. Le petit déjeuner au champagne sud africain après le vol en mongolfière est tout aussi exceptionnel qu'inoubliable

Les hébergements Nous ne faisions pas de camping. Nous avons eu l'occasion de tester des lodges, des guest houses et un hébergement basique au Spitkoppe. Les hébergements sont très biens, propres, parfois très luxueux. Ce qui est à déplorer c'est parfois le manque d'ambiance, surtout durant les diner : Peu ou pas de musique par exemple... alors quand on est de 2 ou 3 tables c'est tristounet. Par exemple, le buffet de l'eagle nest du Vingerklip était très chouette mais pas de musique... et personne n'osait moufeter... Seuls 3 lodges avaient un fond musical sympa : Le Hoodia, le Mowani et le Divava.
Voici notre " tierçé " de nos lodges préférés tout confondu (confort, accueil, nourriture, ambiance générale) :
1) Le Hoodia desert lodge : Il y a beaucoup de lodge dans le secteur de Sossusvlei. Le Hoodia est assez petit et discret, c'est sans doute aussi ce qui fait son charme. D'aucun diront que les chambres sont un peu petites mais il n'y a vraiment rien à reprocher à cet établissement ou le patron est très présent et super sympa. La nourriture est raffinée et excellente. Le staff est souriant et l'on sent qu'il y a une bonne ambiance. Ce lodge mérite amplement sa première place sur Tripadvisor. La journée organisée dans les dunes est exceptionnelle. D'ailleurs j'en avais lu tellement de bien que c'est pour cela que j'avais opté pour le Hoodia. Cette journée a vraiment dépassé mes espérances C'était incroyable ! Notre guide, Amgula était aux petits soins et nous avons pleinement apprécié tout ce qu'il nous a fait découvrir. Certes nous aurions pu aller dans le parc par nous même... cela aurait été très différent...

2) Le Divava lodge & spa : Situé sur les bords du Kavango, ce lodge pourrait être l'écho de la célèbre citation de Beaudelaire " Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté ". Un personnel souriant et aux petits soins, une nourriture excellente et raffinée, une chambre immense et luxueuse : Le Divava etait certainement le plus beau des lodge que nous avons visité durant notre séjour. Nous avons eu l'occasion de faire 2 activités : Une promenade en bateau jusqu'aux Popa falls et un game drive à Mahango le matin à l'aube.

3) Na an Kusé lodge : C'est ici que nous avons littéralement " débarqué " lorsque nous sommes arrivés à l'aube de notre premier jour sur le sol Africain. L'accueil par Rhona était adorable. Nous avions été prévenus que notre chambre ne serait pas prête car ils avaient un mariage la veille. Avouez qu'à 6h30 du matin c'est un peu normal. Aussi, on nous avait proposé de faire 2 activités en arrivant. Rhona nous a offert du café en attendant le guide et à 7h00 nous étions dans le busch avec Kiki le guépard.. mais ça c'est une autre histoire... Pour ce qui est du lodge, il y a très peu de chambres. On peut donc dire qu'il est vraiment exclusif. L'environnement est très beau. Près de la piscine, il y a un petit canyon peuplé de daman des rochers (première rencontre animalière du matin). La chambre est immense et la déco plutôt " branchée ". Au matin, un babouin était sur la terrasse et un kudu grignotait un arbuste juste devant la fenêtre... Quelle introduction au voyage !

Note "coup de cœur" … pour le Khowareb lodge. Ce lodge est situé près de Sesfontein sur la rivière Khowareb. Nous y sommes restés 2 nuits, le temps d'apprécier la gentillesse du staff. Ici s'est tout de suite sentis bien. Pas de chichis et relax... La chambre est petite mais suffisante avec des murs en toile de tente et la salle de bain est totalement ouverte en extérieur. La nourriture est bonne et le staff chante après le repas. Ambiance ambiance... Côté accueil, la jeune fille était très présente et venait à notre rencontre avec un cocktail à chaque retour d'excursion. Nous avons fait 2 excursions avec le lodge : une visite de village himba – égale à ce que j'attendais- et une journée track rhino exceptionnelle où nous n'avons pas trouvé le rhino mais ... des lions et des éléphants...

Mention spéciale repas : Bien sur une guest house n'est pas un lodge avec le cadre et le personnel qui va avec mais nous avons apprécié la fameuse LONDININGI guets house, bien connue des forumeurs, avec un très bon accueil de Alex, le propriétaire qui nous a pris en charge chez Asco, le loueur de voiture et nous a fait le briefing au nom de l'agence Tourmaline. Les chambres sont tout à fait correctes mais le point fort c'est le diner. La cuisine est tout simplement délicieuse et nous avons pu apprécié un excellent steak de Kudu suivi d'une fine tarte aux pommes... je ne vous dit que ça ! Miam ...
So british : Quand on va au Victoria falls hotel, on se prépare à un retour dans le temps car l'hotel est de style colonial avec un nombre d'employés impressionnant. Même si les chambres sont vieillottes, le cadre de cet hotel tout simplement magnifique et nous avons apprécié de nous y relaxer pour nos deux derniers jours en Afrique.

Une déception On nous avait dit beaucoup de bien du Mowani lodge dans le Damaraland. Il est vrai que le site est très beau, que les chambres sont grandes mais quelle déception au niveau de la nourriture : un œuf mollet recouvert d'une sauce tomate insipide le tout posé sur un bout de saumon fumé, un morceau de bœuf très tendre recouvert d'une pâte de foie de volailles aux champignons (quel mélange!), et une meringue collante avec une glace. Le lendemain avec le game drive des éléphants du désert, nous avons tenté le lunch pour voir si c'était mieux : Petite salade avec quelques poivrons grillés marinés et dessert nommé injustement smothies mais qui se compose en fait de yaourt mixé avec les fruits du petit dej du matin, surtout du melon, le tout sans sucre... vraiment pas bon.
Les gens rencontrés lors du voyage : Nous avons eu l'occasion de rencontrer des namibiens blancs parlant soit anglais, soit afrikaans soit allemand et des namibiens noirs de différentes etnies, toujours très courtois et souvent très souriants. Nous parlions généralement en anglais ou en allemand et nous comprenions certains mots d'afrikaans.

Dans les lodges, nous avons eu l'occasion de rencontrer des clients sud africains et de discuter avec eux. Nous étions curieux de connaître leur culture, leur pays et leur esprit... C'est là que le nous ne sommes définitivement pas sur la même longueur d'ondes... En revanche nous avons eu de bons contacts avec des touristes allemands, un couple de vieux anglais ainsi que des canadiens de Vancouver très sympas.
Les paysages
La Namibie on y va pour les animaux mais aussi pour la diversité de ses paysages, et certains ne sont pas sans nous rappeler les USA (Vingerklip, Grootberg, désert...)
Les paysages sont vraiments exceptionnels, surtout au Nord, et diversifiés : déserts de sables, de cailloux, montagnes, verdure à Caprivi...

Les animaux A part le léopard que nous n'avons pas eu la chance de voir, nous avons vu les principaux animaux d'Afrique et des tas d'oiseaux magnifiques. Ci-dessous : Heure de pointe au point d'eau (Etosha)

Ci-dessous : Girafe de Bagatelle (Kalahari)

D'ailleurs à la fin, nous avons eu tendance à ne plus trop prêter attention aux éléphants et aux girafes tellement nous en avions vu et à nous focaliser sur le " shooting " de " zoziaux ", ce qui n'est pas toujours évident croyez moi ! Ci-dessous : Buffle et son oiseau (Chobe)


Les activités Nous avons beaucoup aimé les activités proposées par les lodges et les game drive. D'ailleurs, pour la petite histoire, à la fin de notre séjour à Etosha, Patrick était fatigué de conduire et moi je n'étais pas rassasiée d'animaux. Alors on s'est offert un game drive d'après-midi où nous n'étions que 2 passagers. Le guide nous a averti que l'après-midi on ne voyait pas beaucoup d'animaux actifs... Mais était-ce du aux bons yeux du guide ou à un énorme coup de chance, cet après-midi là fut exceptionnel: Nous avons vu un guépard en train de chasser et qui est ensuite tranquillement passé devant nous, un autre guépard qui venait de déguster sa proie, un lion, 3 rhino noirs et un rhino blanc... entre autres....

Parmi les activités exceptionnelles : Je ne vais pas tout raconter ici mais aucune ne nous a déçu, au contraire, nous en garderons un souvenir ému. Je dois ajouter que nous n'étions généralement pas nombreux, voire même certaines fois rien que nous deux : Marche avec le guépard à Na an kusé, Journée à Sossusvlei avec le Hoodia lodge, Ballon à Sossusvlei,

journée combiné catamaran + sandwich harbour,
(La photo du flamand rose ci-dessus a été prise a Sandwich Harbour, ce qui explique le jaune orangé de la dune en arrière plan)rhino tracking à Khowareb, journée chez les buschmen avec le Fiume lodge (on parle peu de ce lodge sur le forum mais la journée découverte de la culture buchmen dans le village exclusif pour le lodge, est tout simplement magnifique),
(La photo de la madame buschmen topless ayant été censurée, je l'ai remplacée par les buschmens chasseurs)Journée prise de vues et conseils photographiques avec Pangolin à Kasane (formidable), hélicoptère aux chutes Victoria...
En conclusion : Un voyage exceptionnel et l'on se dit qu'on a bien eu raison d'y aller ! Il n'y a pas eu une journée où l'on se soit ennuyé, pas une journée où l'on ait pas découvert quelque chose de différent. Comme pour les USA où nous sommes allés 4 fois, la Namibie et les pays voisins donnent très envie d'y retourner.
Ce qui nous a manqué : Les enfants. C'est la première fois que nous n'étions que tous les 2, mon mari et moi.
Si c'était à refaire : On séjournerait à Walvis Bay plutôt qu'à Swakopmund. On éviterait peut-être la bande de Caprivi car trop de route. On passerait peut-être par les Epupa falls au nord, ou bien le fish river canyon au sud... On passerait moins de temps dans le Damaraland...quoique...

Celui-ci nous attend l'année prochaine :

Je vous donne rendez-vous sur mon site pour suivre le carnet de voyage jour après jour. Pour l'instant il n'y a que la page de préparation mais si vous me laissez un peu de temps...
Bonjour,
je suis allée, il y a 2 ans au Kenya et en Tanzanie. J'en suis revenue enchantée.
Je souhaite me rendre au Zimbabwe et Zambie
qui y est déjà allé, j'aimerais avoir quelques infos sur ces pays.
merci pour vos réponses
qui y est déjà allé, j'aimerais avoir quelques infos sur ces pays.
merci pour vos réponses
Bonjour à tous,
Le restaurant reste à déterminer mais la date est fixée au vendredi 4 novembre et ce sera sur Paris. Arrivée prévue à partir de 19h00 et dîner à partir de 20h30 Projection à 19h30.
A. PARTICIPANTS
Actuellement, sont prévus (en plus de moi que je compte en N°0): 0.Koudou 1.Arvie 2.SIMBA 3.Voyageuse13 4.kaou28 5.BB (Lili, ton restau dans le 10e a une salle séparée ?) 6.Faka 7.ptitlapin 8.ClemAlex..
B. THEME
Bien entendu, le Zimbabwe. Il y a relativement peu de personnes qui y sont allées, donc en fait, et à moins que parmi les quelques personnes qui s'inscriront encore il y en a qui sont allées au Zimbabwe, je suis pour l'instant le seul.
Mais nous aurons avec nous le Directeur de Tourism Zimbabwe pour l'Europe qui viendra avec nous (il comprend un peu le français, mais parlera en anglais, on se débrouillera entre nous pour traduire) et son assistante qui parle bien français. S'il est disponible, Son Excellence l'Ambassadeur du Zimbabwe en France sera aussi des notres (lui ne parle que l'anglais), car il est très intéressé à rencontrer des voyageurs français pour échanger et tenter de comprendre pourquoi il y a si peu de français qui vont au Zimbabwe. Je l'ai prévenu que c'était très "friendly" et "casual" et que de toute façons, il n'y aurait pas de protocole pendant la soirée, ce qu'il a accepté. Donc il sera peut être là (il y a un doute sur sa disponibilité à cause de ses meetings à Harare). Même si on a des vraies questions à poser, il sera sans doute préférable de le faire avec un peu de politesse et de retenue quand même ...
Pour tous les participants, nous aurons des posters en cadeau (il y en a plusieurs types, à choisir, et on pourra même en prendre plusieurs modèles si on a envie) et des cartes routières du pays, et j'organiserai un petit jeu avec quelques petits cadeaux au tirage au sort ...
J'ai un petit film à projeter (que j'ai monté suite à un groupe de 4 dont moi, certains ont déjà vu la partie "raft"), et je vais peut être faire un montage spécial de quelques images "animaux" qu'un ami a fait suite à un voyage dont il vient de revenir samedi dernier.
C. INSCRIPTIONS
Comme d'habitude sur VF, inscription totalement libre, et chacun paye son repas qu'on essaye de faire le moins cher possible pour qu'il soit compatible avec toutes les bourses. Mes interlocuteurs du Zimbabwe qui vont venir nous rencontrer, nous raconter et échanger avec nous sont d'ores et déjà prévenus que cela va peut être se terminer en restaurant chinois
En fonction du nombre d'inscrits une dizaine de jours avant, je proposerais un restaurant.
Merci de vous inscrire le plus tôt possible ...
A bientôt 😉
Le restaurant reste à déterminer mais la date est fixée au vendredi 4 novembre et ce sera sur Paris. Arrivée prévue à partir de 19h00 et dîner à partir de 20h30 Projection à 19h30.
A. PARTICIPANTS
Actuellement, sont prévus (en plus de moi que je compte en N°0): 0.Koudou 1.Arvie 2.SIMBA 3.Voyageuse13 4.kaou28 5.BB (Lili, ton restau dans le 10e a une salle séparée ?) 6.Faka 7.ptitlapin 8.ClemAlex..
B. THEME
Bien entendu, le Zimbabwe. Il y a relativement peu de personnes qui y sont allées, donc en fait, et à moins que parmi les quelques personnes qui s'inscriront encore il y en a qui sont allées au Zimbabwe, je suis pour l'instant le seul.
Mais nous aurons avec nous le Directeur de Tourism Zimbabwe pour l'Europe qui viendra avec nous (il comprend un peu le français, mais parlera en anglais, on se débrouillera entre nous pour traduire) et son assistante qui parle bien français. S'il est disponible, Son Excellence l'Ambassadeur du Zimbabwe en France sera aussi des notres (lui ne parle que l'anglais), car il est très intéressé à rencontrer des voyageurs français pour échanger et tenter de comprendre pourquoi il y a si peu de français qui vont au Zimbabwe. Je l'ai prévenu que c'était très "friendly" et "casual" et que de toute façons, il n'y aurait pas de protocole pendant la soirée, ce qu'il a accepté. Donc il sera peut être là (il y a un doute sur sa disponibilité à cause de ses meetings à Harare). Même si on a des vraies questions à poser, il sera sans doute préférable de le faire avec un peu de politesse et de retenue quand même ...
Pour tous les participants, nous aurons des posters en cadeau (il y en a plusieurs types, à choisir, et on pourra même en prendre plusieurs modèles si on a envie) et des cartes routières du pays, et j'organiserai un petit jeu avec quelques petits cadeaux au tirage au sort ...
J'ai un petit film à projeter (que j'ai monté suite à un groupe de 4 dont moi, certains ont déjà vu la partie "raft"), et je vais peut être faire un montage spécial de quelques images "animaux" qu'un ami a fait suite à un voyage dont il vient de revenir samedi dernier.
C. INSCRIPTIONS
Comme d'habitude sur VF, inscription totalement libre, et chacun paye son repas qu'on essaye de faire le moins cher possible pour qu'il soit compatible avec toutes les bourses. Mes interlocuteurs du Zimbabwe qui vont venir nous rencontrer, nous raconter et échanger avec nous sont d'ores et déjà prévenus que cela va peut être se terminer en restaurant chinois

En fonction du nombre d'inscrits une dizaine de jours avant, je proposerais un restaurant.
Merci de vous inscrire le plus tôt possible ...
A bientôt 😉










