Bonjour
Je compte partir à Rishikesh début Mai et ai besoin de quelques renseignements. Le climat est il supportable à cette époque. Connaissez vous de bons cours de yoga (ashtanga, iyengar, philosophie...)
Recommandez vous certaines excursions alentours
Merci pour vos conseils
Antoine
Bonjour,
Je vais passer plusieurs nuits à New Delhi en octobre, novembre et décembre. Est-il nécessaire d'avoir une chambre avec air conditionné (climatisation) à cette époque ?
D'autre part, avez-vous des adresses avec un bon rapport qualité/prix à me suggérer dans le Tibetan Camp. On m'a suggéré (Guide du routard) : - Wongdhen House ("Deluxe room Rs.750/- per night, These are with attached bathroom, fan, telephone and TV 1st and 2nd floor with air cooler.") - Tara House - Potala House : pas de réponse aux emails envoyé à potala_house@yahoo.com...
Merci d'avance pour votre aide.
Gigi
Je vais passer plusieurs nuits à New Delhi en octobre, novembre et décembre. Est-il nécessaire d'avoir une chambre avec air conditionné (climatisation) à cette époque ?
D'autre part, avez-vous des adresses avec un bon rapport qualité/prix à me suggérer dans le Tibetan Camp. On m'a suggéré (Guide du routard) : - Wongdhen House ("Deluxe room Rs.750/- per night, These are with attached bathroom, fan, telephone and TV 1st and 2nd floor with air cooler.") - Tara House - Potala House : pas de réponse aux emails envoyé à potala_house@yahoo.com...
Merci d'avance pour votre aide.
Gigi
Bonjour à tous ,
Nous sommes de mariage près de Delhi fin octobre et nous voulons en profiter pour voyager en Inde 1 mois minimum . Il y a déjà pas mal de temps que nous pensons visiter le sud du pays ( Kerala , Tamil Nadu ) , mais nous doutons de cette destination à cette période de l'année , ayant lu que la mousson y était décalée par rapport au reste de l'Inde . Est ce judicieux ? Et sinon nous aimerions avoir des idées d'autres itinéraires à cette saison, sachant que nous connaissons déjà Agra , le Rajasthan et le Gujarat .
Merci à vous .
Nous sommes de mariage près de Delhi fin octobre et nous voulons en profiter pour voyager en Inde 1 mois minimum . Il y a déjà pas mal de temps que nous pensons visiter le sud du pays ( Kerala , Tamil Nadu ) , mais nous doutons de cette destination à cette période de l'année , ayant lu que la mousson y était décalée par rapport au reste de l'Inde . Est ce judicieux ? Et sinon nous aimerions avoir des idées d'autres itinéraires à cette saison, sachant que nous connaissons déjà Agra , le Rajasthan et le Gujarat .
Merci à vous .
Bonjour,
Je voudrais savoir si sur le forum il y a des voyageurs qui ont voyagé en Inde du Nord - au Rajasthan et à Varanasi - au mois de juin. Je sais qu'il ne s'agit pas du tout de la bonne période pour y aller mais je dois y aller y travailler 3 semaines...Je suis allée en Inde 3 fois mais en octobre/décembre. Il y faisait encore chaud mais c'était agréable. Là j'avoue que je ne sais pas à quoi m'attendre. Le thermomètre avoisine les 45ºC...Est-ce supportable? Quelqu'un a-t-il déjà fait cette expéricience? Si oui, me recommandez-vous définitivement la chambre avec air conditionné?
Je voudrais savoir si sur le forum il y a des voyageurs qui ont voyagé en Inde du Nord - au Rajasthan et à Varanasi - au mois de juin. Je sais qu'il ne s'agit pas du tout de la bonne période pour y aller mais je dois y aller y travailler 3 semaines...Je suis allée en Inde 3 fois mais en octobre/décembre. Il y faisait encore chaud mais c'était agréable. Là j'avoue que je ne sais pas à quoi m'attendre. Le thermomètre avoisine les 45ºC...Est-ce supportable? Quelqu'un a-t-il déjà fait cette expéricience? Si oui, me recommandez-vous définitivement la chambre avec air conditionné?
🙂 Bonjour,
J'ai bien cherché dans les discussions précedentes mais je n'ai pas trouvé exactement ce que je voulais, donc je me lance! Incluant l'Inde dans un tour du monde, je projette d'y séjourner en mai et juin 2007. Je voudrais simplement savoir, si, vu les conditions climatiques, c'est faisable; les guides indiquant que les mois qui précedent la mousson sont "étouffants". Je compte également faire un saut aux Maldives.
Voiliii, merci bcp pour vos infos. A plus
J'ai bien cherché dans les discussions précedentes mais je n'ai pas trouvé exactement ce que je voulais, donc je me lance! Incluant l'Inde dans un tour du monde, je projette d'y séjourner en mai et juin 2007. Je voudrais simplement savoir, si, vu les conditions climatiques, c'est faisable; les guides indiquant que les mois qui précedent la mousson sont "étouffants". Je compte également faire un saut aux Maldives.
Voiliii, merci bcp pour vos infos. A plus
Bonjour,
Je suis tenté par une première approche de la culture tibétaine. Ma préférence irait pour le Ladakh (plus simple à organiser suite à mes recherches, moins onéreux, moins vaste et donc plus simple pour faire des choix).
Ce serait pour une durée de 2 semaines sur le mois d’Octobre.
Ma crainte est que je lis tout est son contraire sur ce mois sur le climat, les accès, etc. A mon sens, cela me semble un mois intéressant car probablement moins de monde et au moins un festival (deskit gustor).
L’objectif n’est pas de faire de trek (dans le sens marcher pour marcher) mais sans soucis pour aller voir des lieux d'interêts non accessibles autrements.
En choisissant Octobre, se prive t-on de lieux non accessibles qui valent vraiment le détour ?
Merci pour votre aide et suggestions.
Je suis tenté par une première approche de la culture tibétaine. Ma préférence irait pour le Ladakh (plus simple à organiser suite à mes recherches, moins onéreux, moins vaste et donc plus simple pour faire des choix).
Ce serait pour une durée de 2 semaines sur le mois d’Octobre.
Ma crainte est que je lis tout est son contraire sur ce mois sur le climat, les accès, etc. A mon sens, cela me semble un mois intéressant car probablement moins de monde et au moins un festival (deskit gustor).
L’objectif n’est pas de faire de trek (dans le sens marcher pour marcher) mais sans soucis pour aller voir des lieux d'interêts non accessibles autrements.
En choisissant Octobre, se prive t-on de lieux non accessibles qui valent vraiment le détour ?
Merci pour votre aide et suggestions.
CLIMAT EN INDE DU SUD EN NOV?😉
Bonjour,
nous décollons pour New Delhi ce vendredi pour un mois de congé et nous n'avons pas complètement arrêté notre périple. Nous avions prévu de nous concentrer sur le ladakh et le Zanskar mais vu la période (mi-octobre mi-novembre), nous avons l'impression que même bien équipé, nous allons être assez limité...
D'après les guides, tout s'arrête en Octobre mais chaque année est différente...
Quelqu'un a-t-il une idée de l'avancement de la saison pour cette année ? Est-ce une année neigeuse, les cols à 5000m sont-ils déjà fermés ? Une traversée de la région à pieds est-elle encore envisageable ?
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Astro
nous décollons pour New Delhi ce vendredi pour un mois de congé et nous n'avons pas complètement arrêté notre périple. Nous avions prévu de nous concentrer sur le ladakh et le Zanskar mais vu la période (mi-octobre mi-novembre), nous avons l'impression que même bien équipé, nous allons être assez limité...
D'après les guides, tout s'arrête en Octobre mais chaque année est différente...
Quelqu'un a-t-il une idée de l'avancement de la saison pour cette année ? Est-ce une année neigeuse, les cols à 5000m sont-ils déjà fermés ? Une traversée de la région à pieds est-elle encore envisageable ?
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Astro
hello !!!
quel climat fait il en septembre à Bombay, New delhi, goa ainsi que sur toute la côte ouest !!!
est ce une bonne periode pour voyager ou alors est ce la saison de la mousson?
merci !!
sylvain......
quel climat fait il en septembre à Bombay, New delhi, goa ainsi que sur toute la côte ouest !!!
est ce une bonne periode pour voyager ou alors est ce la saison de la mousson?
merci !!
sylvain......
Bonjour à tous
Déjà pour octobre l'année prochaine nous prévoyons de partir en Inde (Delhi) entre 8 et 10 jours. Ce n'est pas notre destination de predilection, mais autant s'y arrêter quand on est dans le coin. On envisage d'aller à Agra pour la Taj Mahal, mais après lors de nos recherches nous avons découvert la région de Ladakh, qui à l'air magninfique! Nous aimerions donc y passer au moins 5 jours sur place (vol Delhi - Leh). Par contre est-ce que ça vaut le risque ou la peine d'y aller en début octobre (du 6 au 12 par exemple)? Sur les forums l'un dit qu'il n'y a pas eu de souci d'autres parlents de tempêtent de neige déjà en cette période-là. Donc j'aimerai bien demander aux connaisseurs de l'Inde si oui ou non on devrait planifier d'y aller? Nous prendrions le vol au depart de Delhi (et non en car qui apparemment prend bcp trop de temps et les routes seraient déjà impraticables) et souhaiterions voir les lacs Tso Kar et Tso Moriri entre autre.
Merci d'avance de vos réponses!
Fio
Déjà pour octobre l'année prochaine nous prévoyons de partir en Inde (Delhi) entre 8 et 10 jours. Ce n'est pas notre destination de predilection, mais autant s'y arrêter quand on est dans le coin. On envisage d'aller à Agra pour la Taj Mahal, mais après lors de nos recherches nous avons découvert la région de Ladakh, qui à l'air magninfique! Nous aimerions donc y passer au moins 5 jours sur place (vol Delhi - Leh). Par contre est-ce que ça vaut le risque ou la peine d'y aller en début octobre (du 6 au 12 par exemple)? Sur les forums l'un dit qu'il n'y a pas eu de souci d'autres parlents de tempêtent de neige déjà en cette période-là. Donc j'aimerai bien demander aux connaisseurs de l'Inde si oui ou non on devrait planifier d'y aller? Nous prendrions le vol au depart de Delhi (et non en car qui apparemment prend bcp trop de temps et les routes seraient déjà impraticables) et souhaiterions voir les lacs Tso Kar et Tso Moriri entre autre.
Merci d'avance de vos réponses!
Fio
Je projette un circuit de 3 semaines en voiture avec chauffeur ds le Rajasthan en Aout avec nos 2 ados.
Le circuit: Delhi Dungarpur Udaipur Ranakpur Luni Jodhpur Jasailmer Re Jodhpur Roopangarh Jaipur Agra Delhi
Questions : La chaleur, oui je sais, mais à quel point? Faut-il rester le minimum à Jasailmer? à cause de la chaleur? JOdhpur est-elle aussi chaude que Jasailmer?
Merci à tous!
Dom
Le circuit: Delhi Dungarpur Udaipur Ranakpur Luni Jodhpur Jasailmer Re Jodhpur Roopangarh Jaipur Agra Delhi
Questions : La chaleur, oui je sais, mais à quel point? Faut-il rester le minimum à Jasailmer? à cause de la chaleur? JOdhpur est-elle aussi chaude que Jasailmer?
Merci à tous!
Dom
🙂 avril dernier au Rajasthan, j'ai pris 43°c de plaisir...mais de Madras à cochin, Bengalore...qu'en est il ?
merci !pour ma valise prochaine...
Je pars avec ma fille de 20 ans tout le mois de Juin en Inde du nord.
Probablement nous allons atérrir à Delhi mais notre itinéraire n'est pas encore établi.
Notre souci, c'est celui de savoir où il ne fera pas 48 ou 50°, car à priori c'est la température qu'il fait du côté de Delhi ou en tous cas de Bénarès en Juin, à la limite du supportable ( et moi je ne peux partir que là), du coup j'hésite beaucoup à rester tout le mois dans cette région. On m'a dit que plus au Nord-Ouest ou Est de Delhi, il y fait plus frais.
Des personnes on-elles des expériences par rapport à ces régions (cachemire etc..?), les distances, ce qu'il y a à découvrir, les hébergements ...
(Je sais que du côté Népal il y fait plus frais mais c'est mieux d'y aller tout un mois.)
Merci encore pour vos bonnes infos, et vos bons plans...
Bonjour,
Je pars du 8 au 22 février en Inde du Nord.
De Jaisalmer à Varanasi.
Pouvez-vous me dire quels types de vêtements dois-je prendre, car les avis diffèrent.
merci à tous.
Et Meilleurs Voeux
Bonjour a tous!!!
J'ai la grande chance de pouvoir partir en Inde.Je vais visiter Delhi, Agra et Jaipur dans un premier temp. Je parts du 22 mai au 5 juin.Je me pose pleins de questions:
Quel est le climat a cette période de l'année, la température monte jusqu'a combien? Les nuits sont elles plus fraiche ou cela ne change rien? Quel type d'habit faut t'il prendre?
Si vous avez des conseils a me donner n'hésitez pas!🙂
Merci de me répondre je vous en remercie d'avance...
J'ai la grande chance de pouvoir partir en Inde.Je vais visiter Delhi, Agra et Jaipur dans un premier temp. Je parts du 22 mai au 5 juin.Je me pose pleins de questions:
Quel est le climat a cette période de l'année, la température monte jusqu'a combien? Les nuits sont elles plus fraiche ou cela ne change rien? Quel type d'habit faut t'il prendre?
Si vous avez des conseils a me donner n'hésitez pas!🙂
Merci de me répondre je vous en remercie d'avance...
Bonjour
pourriez vous me dire si la température est supportable au mois de mai dans le rajasthan et si en 1 mois on a le temps de faire le rajasthan puis aller sur darjeling, quelqu'un connait il le moyen d'aller au bouthan depuis l'inde a qui faut il s'adresser. auriez vous un hotel a conseiller a delhi maxi 15€ merci d'avance.
pourriez vous me dire si la température est supportable au mois de mai dans le rajasthan et si en 1 mois on a le temps de faire le rajasthan puis aller sur darjeling, quelqu'un connait il le moyen d'aller au bouthan depuis l'inde a qui faut il s'adresser. auriez vous un hotel a conseiller a delhi maxi 15€ merci d'avance.
Bonjour,
Je voudrai bien savoir s'il est possible de voyager en Inde aux mois de mai et juin. Plus particulièrement la partie Nord. Je crois savoir que c'est la saison ou les température sont les plus élevées. Par ailleurs, on m'a dit que ce n'est pas non plus la bonne période pour faire un trek au Népal, sauf si on aime la Neige. Qu'en pensez vous? Merci pour vos conseils. Sophie
Je voudrai bien savoir s'il est possible de voyager en Inde aux mois de mai et juin. Plus particulièrement la partie Nord. Je crois savoir que c'est la saison ou les température sont les plus élevées. Par ailleurs, on m'a dit que ce n'est pas non plus la bonne période pour faire un trek au Népal, sauf si on aime la Neige. Qu'en pensez vous? Merci pour vos conseils. Sophie
Je reproduis ci-dessous un article récent du "Figaro" et vous engage à échanger sur ce thème, associé à cet autre : Les pays non-préparés et non développés vont-ils souffrir beaucoup plus que d'autres de ces changements climatiques ?
Lorsqu'on connait la situation de Bénarès, peut on croire au miracle ou bien au suicide collectif de cette Union d’États indiens ?
Titre de l'article : Inde: les dernières gouttes d’eau de Bangalore
Par Sébastien Daycard Publié le 31/05/2019 à 07h15 REPORTAGE - Centre mondial des technologies de l’information et moteur de la croissance indienne, Bangalore connaît de graves pénuries d’approvisionnement en eau. Depuis vingt ans, la ville vit sous perfusion grâce au pompage des nappes phréatiques, dont l’épuisement est prévu en 2025. Reportage dans une ville au bord d’une faillite écologique.
De vastes étendues d’eau, des complexes sécurisés avec leurs jardinets à la végétation luxuriante, des noms évocateurs comme Strawberry Fields, Tuscany, Bellevue, Napa Valley ou Dream Acres, des appartements avec tout le confort moderne: les abords des lacs Bellandur et Varthur ressemblent à un rêve de classe moyenne qu’achètent sur papier glacé les couples avec enfants et les retraités. Un paysage de carte postale qui cache toutefois une autre réalité lorsqu’on écoute les riverains. «J’achète des bouteilles d’eau, je fais appel à un camion-citerne pour les usages domestiques et je reste chez moi à cause de l’odeur du lac. L’eau du robinet est tellement chlorée qu’elle en devient imbuvable. Et les chauffe-eau ne résistent pas aux sels et aux nitrates. Les gens quittent rapidement le quartier. Certains vendent, d’autres préfèrent mettre leur bien en location. Après six mois passés ici, je vais bientôt déménager», s’indigne Richard, un habitant de la ville.Un égout à ciel ouvert Autrefois réputée pour ses arbres et ses lacs construits par Kempe Gowda, le maharadjah de Mysore, Bangalore est aujourd’hui tristement célèbre pour ce cloaque nauséabond qu’est devenu le lac Bellandur. Dès que le courant s’accélère, une mousse blanche se forme à la surface, à cause des détergents. Et les jacinthes d’eau prolifèrent, favorisant la disparition de poissons et la formation de méthane qui s’enflamme régulièrement. «Quand j’étais petit, nous buvions cette eau, je nageais dans le lac et j’allais pêcher après l’école. C’étaient des terres agricoles. Puis la population de Bangalore a considérablement augmenté, les constructions se sont multipliées sur les plaines de l’Est. Tout ce développement s’est fait sans se préoccuper des infrastructures», déplore M. A. Khan, proviseur d’une école située en aval de ce gigantesque égout à ciel ouvert, qui collecte 60 % des effluents de la ville. » LIRE AUSSI - Bangalore, la Silicon Valley indienne, minée par la crise de l’eau Troisième mégapole indienne après Delhi et Bombay, Bangalore a connu un développement éblouissant: elle représente 10% du PIB indien et 40% du PIB du Karnataka. Pour chaque emploi créé dans les technologies de l’information et de la communication, la Silicon Valley de l’Inde en crée trois autres. De ce fait, elle attire les travailleurs de l’Inde tout entière qui s’installent en périphérie dans des compounds pour classes moyennes et des bidonvilles pour les plus pauvres. Mais elle a aussi pris trente ans de retard dans la gestion des eaux usées. «Il n’y a que deux stations d’épuration pour traiter 130 millions de litres par jour, alors que le lac Bellandur reçoit chaque jour 500 millions de litres d’eaux usées, explique le proviseur. Actuellement, la santé des riverains est affectée par la prolifération des moustiques qui apportent la fièvre, la dengue, la malaria ou des infections cutanées. Deux personnes sur 10 ont des problèmes de reins et subissent des dialyses dans la zone comprise entre les lacs Bellandur et Varthur.» «Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants» Au bord du lac Varthur, la professeur Allinari réalise des prélèvements avec ses élèves pour leur expliquer, preuves à l’appui, que ce lac est lui aussi très pollué et qu’il ne faut plus jouer à proximité. «Nos enfants sont allés dans leurs immeubles pour sensibiliser les riverains à ces questions. Ils étaient goguenards: vous voulez sauver le lac, eh bien allez-y! Mais cette eau alimente ensuite les zones agricoles du Karnataka et du Tamil Nadu. Nous mangeons ces produits… Je suis inquiète pour la santé de mes élèves. Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants.» Telle est la situation à Bangalore, où le meilleur des technologies et du savoir-faire indien côtoie des désastres écologiques dans la plus grande indifférence. «La cité s’est étendue en pensant que les lacs n’avaient plus aucune utilité et qu’il fallait désormais aller chercher de l’eau dans l’arrière-pays. Les promoteurs et les hommes politiques en ont profité pour les laisser croupir ou les assécher et construire des bureaux, des zones commerciales et des logements à perte de vue, sans connexion au réseau et sans système d’assainissement», dénonce V. Balasubramanian, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Etat du Karnataka, qui fut le premier à lancer l’alerte.Une ville assoiffée Aujourd’hui, le service de l’eau n’approvisionne plus que le centre-ville actuel. «Toute la périphérie dépend de l’eau souterraine, soit 40% de la population. On dénombre plus de 400.000 forages sauvages. Pour autant, cette eau est, elle aussi, impropre à la consommation. Proches des lacs, les zones de pompage sont contaminées. Certes, les plus riches installent des systèmes privés de traitement à osmose inversée et le gouvernement installe des fontaines collectives fonctionnant sur ce même principe, mais cela ne résout pas le problème de l’approvisionnement à moyen terme», déplore T. V. Ramachandra, scientifique au prestigieux Institut des sciences.
Pas moins de 40 % de la population de Bangalore dépend de l’eau des nappes phréatiques, de plus en plus polluées. Il faut donc trouver des solutions alternatives. - Crédits photo : Laurent Weyl / Collectif Argos Conducteur d’un vieil Ashok Leyland de 24.000 litres, Rammu travaille pour l’entreprise Himalaya Water Supply. Comme lui, 300 à 400 camions-citernes circulent dans le quartier de Whitefield pour tenter de satisfaire les besoins d’une ville de plus en plus assoiffée. Trois à quatre fois par jour, il livre de l’eau aux centres commerciaux, aux hôtels ou aux hôpitaux. La raison est simple: il n’y a plus d’eau dans leurs forages à proximité. «Peu importe celui qui paie, nous livrons! Des plus pauvres habitants dans les bidonvilles, aux plus riches. Nous répondons aux urgences 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, déclare fièrement son patron, Bhaskar Gowda. Les gens pestent contre nous parce que nous créons des bouchons et, en même temps, les entreprises n’ont pas de connexion à l’eau. De toute façon, le service public n’arrive même pas à leur en fournir en quantité suffisante!» Un univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence Quatre-vingt-dix pour cent de l’industrie et des services dépendant de l’eau souterraine, l’accès à l’eau a permis l’essor d’un commerce très rentable. Issu d’une famille de fermiers, Bhaskar Gowda a démarré avec un tracteur et une citerne. Il possède aujourd’hui cinq camions. La demande est tellement élevée qu’il existe une vingtaine d’entreprises comme la sienne à Whitefield. «Les gens pensent que nous sommes une mafia. C’est faux! Nous faisons juste pression pour que personne ne baisse les prix, parce que l’approvisionnement coûte très cher. Tous ceux qui essaient d’entrer sur le marché aujourd’hui font rapidement faillite. Les agriculteurs louent les dernières terres disponibles à prix d’or et, comme il n’a pas beaucoup plu l’an dernier, j’ai dû réaliser sept forages pour satisfaire la demande et, par cinq fois, je n’ai rien trouvé!» Dans cet univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence, un représentant de la communauté française de Bangalore, directeur d’une grande entreprise, est plutôt dubitatif: «La pénurie d’eau alimente les conversations et, en même temps, Bangalore vit dans le déni. Nous sommes tous consternés par la gestion du service public, mais la plupart des chefs d’entreprise pensent que le gouvernement fédéral va s’attaquer rapidement au problème, et que l’on aura trouvé des solutions techniques dans dix ans. Sauf que l’Inde n’est pas la Chine.»Forage des sous-sols À la tête d’une filiale de Safran, Damodaran Subramanian confirme qu’une bulle écologique s’est formée. «Bangalore a atteint un point de saturation et les avantages de son mode de développement low cost sont déjà en train de décroître. Les compagnies gardent encore leur siège social mais elles installent leurs filiales dans d’autres villes comme Hyderabad, Mangalore ou Mysore, qui manquent d’eau dans de moindres proportions.» Dans les campagnes, la situation n’est guère plus enviable. A Mandya, dès que la mousson n’apporte pas l’eau espérée, les rizières du Karnataka connaissent la faillite. «Mon frère cultivait la canne à sucre, le millet, le riz et la soie. Il était très endetté. Comme beaucoup d’agriculteurs, il avait emprunté pour avoir accès aux fertilisants, aux machines agricoles et embaucher des ouvriers. Mais tout a échoué. Pendant deux ans et demi, il n’y a pas eu de pluie et la récolte a été perdue. Il y a quatre semaines, il s’est suicidé parce qu’il n’arrivait plus à rembourser son prêt aux usuriers», raconte K. Krishna, 48 ans ; 1200 personnes ont connu le même sort depuis 2017. Dans les années 1970, le barrage Krishna Raja Sagar donnait l’espoir d’un accès à l’eau universel. Annoncé dans les journaux et guetté par les fermiers, ce flux irriguait toute la région. Aujourd’hui, le délestage a lieu une fois tous les deux à trois mois, faute de réserves suffisantes. «Désormais, on demande aux agriculteurs de ne pas cultiver pour sauver Bangalore. Sans compensation. Alors, ici aussi, il n’y a que les forages qui nous permettent de tenir», témoigne un vieil homme près de Karekura. Chacun retient son souffle lorsque la saison sèche arrive Faute d’avoir su préserver les nappes, l’Inde tout entière est confrontée à un choix cornélien: privilégier Bangalore, l’urbanisation galopante, le développement du tertiaire et de l’informatique. Ou maintenir la culture irriguée et la révolution verte basée sur l’agriculture intensive au Karnataka et au Tamil Nadu voisin, avec lequel les conflits vont croissant. Dans ce contexte, chacun retient son souffle lorsque arrive la saison sèche… Surnommé «Zen Rainman», S. Vishwanath est un ingénieur qui s’est mis à récolter les eaux de pluie dès les années 1990 dans une maison qu’il a conçue à cet effet. Écologiste unanimement respecté, il inspire nombre d’initiatives locales et tente de raisonner les pouvoirs publics: «Le rattrapage économique actuel consomme toutes les ressources en eau disponibles en Inde. Nous devons adopter un modèle de développement et un mode de vie qui nous correspondent, à la fois sobres et résilients, pour nous assurer que l’inégalité d’accès et la raréfaction de l’eau soient correctement traitées.» Selon lui, la ville ne manque pas d’eau, mais elle pourrait gérer ses ressources locales d’une bien meilleure manière. La rivière Cauvery fournit 1400 millions de litres par jour, dont 40% sont perdus dans les fuites du réseau, et l’eau souterraine 400 à 500 millions de litres supplémentaires, relâchés sous forme d’eau usée et polluée dans les lacs.L’heure des choix «Si nous arrivions à faire en sorte que cette eau soit traitée et non pas gâchée, nous pourrions la redistribuer ensuite aux fermiers pour nourrir la ville. La solution serait aussi de se concentrer sur la récolte des eaux de pluie et de faciliter la recharge des aquifères en préservant les lacs de retenue, pour que la demande en eau fraîche diminue. En attendant, un jour, d’améliorer le réseau de distribution et d’assainissement», plaide S. Vishwanath. Rainbow Drive est un compound qui accueille les habitants de 20 États indiens en périphérie de Bangalore. «Dans les années 1990, cet endroit était fantastique comparé à Delhi. L’eau était presque gratuite, nous consommions sans compter… jusqu’à ce que les forages s’épuisent, raconte K. P. Singh. C’est à ce moment-là que nous avons commencé à être prudents.» Avec l’aide d’hydrologues, cet ingénieur de l’Uttar Pradesh a convaincu les copropriétaires d’installer un système de récolte des eaux de pluie et de faire appel à des Mannu Vaddars, une corporation très ancienne, pour creuser des puits de recharge des nappes. Il a fallu aussi poser des compteurs individuels et facturer l’utilisation au-delà des seuils raisonnables. «Aujourd’hui, la plupart des habitants consomment entre 15.000 et 25.000 litres d’eau par an, et cela nous suffit amplement. Nous avons seulement besoin des camions-citernes au plus fort de la saison sèche», affirme fièrement K. P Singh. Bangalore a toute l’intelligence et le savoir-faire pour s’en sortir. Il ne lui manque que la volonté politique. Le temps presse: les prévisions de l’Institut des sciences indien de Bangalore annoncent l’extinction des ressources en eau dans les nappes phréatiques en 2025. C’est-à-dire demain…
La rédaction vous conseille :
Bangalore, la Silicon Valley indienne, minée par la crise de l'eau Bangalore, la Silicon Valley indienne La sécheresse en Inde pèse sur l'ensemble de l'économie
Par Sébastien Daycard Publié le 31/05/2019 à 07h15 REPORTAGE - Centre mondial des technologies de l’information et moteur de la croissance indienne, Bangalore connaît de graves pénuries d’approvisionnement en eau. Depuis vingt ans, la ville vit sous perfusion grâce au pompage des nappes phréatiques, dont l’épuisement est prévu en 2025. Reportage dans une ville au bord d’une faillite écologique.
De vastes étendues d’eau, des complexes sécurisés avec leurs jardinets à la végétation luxuriante, des noms évocateurs comme Strawberry Fields, Tuscany, Bellevue, Napa Valley ou Dream Acres, des appartements avec tout le confort moderne: les abords des lacs Bellandur et Varthur ressemblent à un rêve de classe moyenne qu’achètent sur papier glacé les couples avec enfants et les retraités. Un paysage de carte postale qui cache toutefois une autre réalité lorsqu’on écoute les riverains. «J’achète des bouteilles d’eau, je fais appel à un camion-citerne pour les usages domestiques et je reste chez moi à cause de l’odeur du lac. L’eau du robinet est tellement chlorée qu’elle en devient imbuvable. Et les chauffe-eau ne résistent pas aux sels et aux nitrates. Les gens quittent rapidement le quartier. Certains vendent, d’autres préfèrent mettre leur bien en location. Après six mois passés ici, je vais bientôt déménager», s’indigne Richard, un habitant de la ville.Un égout à ciel ouvert Autrefois réputée pour ses arbres et ses lacs construits par Kempe Gowda, le maharadjah de Mysore, Bangalore est aujourd’hui tristement célèbre pour ce cloaque nauséabond qu’est devenu le lac Bellandur. Dès que le courant s’accélère, une mousse blanche se forme à la surface, à cause des détergents. Et les jacinthes d’eau prolifèrent, favorisant la disparition de poissons et la formation de méthane qui s’enflamme régulièrement. «Quand j’étais petit, nous buvions cette eau, je nageais dans le lac et j’allais pêcher après l’école. C’étaient des terres agricoles. Puis la population de Bangalore a considérablement augmenté, les constructions se sont multipliées sur les plaines de l’Est. Tout ce développement s’est fait sans se préoccuper des infrastructures», déplore M. A. Khan, proviseur d’une école située en aval de ce gigantesque égout à ciel ouvert, qui collecte 60 % des effluents de la ville. » LIRE AUSSI - Bangalore, la Silicon Valley indienne, minée par la crise de l’eau Troisième mégapole indienne après Delhi et Bombay, Bangalore a connu un développement éblouissant: elle représente 10% du PIB indien et 40% du PIB du Karnataka. Pour chaque emploi créé dans les technologies de l’information et de la communication, la Silicon Valley de l’Inde en crée trois autres. De ce fait, elle attire les travailleurs de l’Inde tout entière qui s’installent en périphérie dans des compounds pour classes moyennes et des bidonvilles pour les plus pauvres. Mais elle a aussi pris trente ans de retard dans la gestion des eaux usées. «Il n’y a que deux stations d’épuration pour traiter 130 millions de litres par jour, alors que le lac Bellandur reçoit chaque jour 500 millions de litres d’eaux usées, explique le proviseur. Actuellement, la santé des riverains est affectée par la prolifération des moustiques qui apportent la fièvre, la dengue, la malaria ou des infections cutanées. Deux personnes sur 10 ont des problèmes de reins et subissent des dialyses dans la zone comprise entre les lacs Bellandur et Varthur.» «Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants» Au bord du lac Varthur, la professeur Allinari réalise des prélèvements avec ses élèves pour leur expliquer, preuves à l’appui, que ce lac est lui aussi très pollué et qu’il ne faut plus jouer à proximité. «Nos enfants sont allés dans leurs immeubles pour sensibiliser les riverains à ces questions. Ils étaient goguenards: vous voulez sauver le lac, eh bien allez-y! Mais cette eau alimente ensuite les zones agricoles du Karnataka et du Tamil Nadu. Nous mangeons ces produits… Je suis inquiète pour la santé de mes élèves. Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants.» Telle est la situation à Bangalore, où le meilleur des technologies et du savoir-faire indien côtoie des désastres écologiques dans la plus grande indifférence. «La cité s’est étendue en pensant que les lacs n’avaient plus aucune utilité et qu’il fallait désormais aller chercher de l’eau dans l’arrière-pays. Les promoteurs et les hommes politiques en ont profité pour les laisser croupir ou les assécher et construire des bureaux, des zones commerciales et des logements à perte de vue, sans connexion au réseau et sans système d’assainissement», dénonce V. Balasubramanian, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Etat du Karnataka, qui fut le premier à lancer l’alerte.Une ville assoiffée Aujourd’hui, le service de l’eau n’approvisionne plus que le centre-ville actuel. «Toute la périphérie dépend de l’eau souterraine, soit 40% de la population. On dénombre plus de 400.000 forages sauvages. Pour autant, cette eau est, elle aussi, impropre à la consommation. Proches des lacs, les zones de pompage sont contaminées. Certes, les plus riches installent des systèmes privés de traitement à osmose inversée et le gouvernement installe des fontaines collectives fonctionnant sur ce même principe, mais cela ne résout pas le problème de l’approvisionnement à moyen terme», déplore T. V. Ramachandra, scientifique au prestigieux Institut des sciences.
Pas moins de 40 % de la population de Bangalore dépend de l’eau des nappes phréatiques, de plus en plus polluées. Il faut donc trouver des solutions alternatives. - Crédits photo : Laurent Weyl / Collectif Argos Conducteur d’un vieil Ashok Leyland de 24.000 litres, Rammu travaille pour l’entreprise Himalaya Water Supply. Comme lui, 300 à 400 camions-citernes circulent dans le quartier de Whitefield pour tenter de satisfaire les besoins d’une ville de plus en plus assoiffée. Trois à quatre fois par jour, il livre de l’eau aux centres commerciaux, aux hôtels ou aux hôpitaux. La raison est simple: il n’y a plus d’eau dans leurs forages à proximité. «Peu importe celui qui paie, nous livrons! Des plus pauvres habitants dans les bidonvilles, aux plus riches. Nous répondons aux urgences 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, déclare fièrement son patron, Bhaskar Gowda. Les gens pestent contre nous parce que nous créons des bouchons et, en même temps, les entreprises n’ont pas de connexion à l’eau. De toute façon, le service public n’arrive même pas à leur en fournir en quantité suffisante!» Un univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence Quatre-vingt-dix pour cent de l’industrie et des services dépendant de l’eau souterraine, l’accès à l’eau a permis l’essor d’un commerce très rentable. Issu d’une famille de fermiers, Bhaskar Gowda a démarré avec un tracteur et une citerne. Il possède aujourd’hui cinq camions. La demande est tellement élevée qu’il existe une vingtaine d’entreprises comme la sienne à Whitefield. «Les gens pensent que nous sommes une mafia. C’est faux! Nous faisons juste pression pour que personne ne baisse les prix, parce que l’approvisionnement coûte très cher. Tous ceux qui essaient d’entrer sur le marché aujourd’hui font rapidement faillite. Les agriculteurs louent les dernières terres disponibles à prix d’or et, comme il n’a pas beaucoup plu l’an dernier, j’ai dû réaliser sept forages pour satisfaire la demande et, par cinq fois, je n’ai rien trouvé!» Dans cet univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence, un représentant de la communauté française de Bangalore, directeur d’une grande entreprise, est plutôt dubitatif: «La pénurie d’eau alimente les conversations et, en même temps, Bangalore vit dans le déni. Nous sommes tous consternés par la gestion du service public, mais la plupart des chefs d’entreprise pensent que le gouvernement fédéral va s’attaquer rapidement au problème, et que l’on aura trouvé des solutions techniques dans dix ans. Sauf que l’Inde n’est pas la Chine.»Forage des sous-sols À la tête d’une filiale de Safran, Damodaran Subramanian confirme qu’une bulle écologique s’est formée. «Bangalore a atteint un point de saturation et les avantages de son mode de développement low cost sont déjà en train de décroître. Les compagnies gardent encore leur siège social mais elles installent leurs filiales dans d’autres villes comme Hyderabad, Mangalore ou Mysore, qui manquent d’eau dans de moindres proportions.» Dans les campagnes, la situation n’est guère plus enviable. A Mandya, dès que la mousson n’apporte pas l’eau espérée, les rizières du Karnataka connaissent la faillite. «Mon frère cultivait la canne à sucre, le millet, le riz et la soie. Il était très endetté. Comme beaucoup d’agriculteurs, il avait emprunté pour avoir accès aux fertilisants, aux machines agricoles et embaucher des ouvriers. Mais tout a échoué. Pendant deux ans et demi, il n’y a pas eu de pluie et la récolte a été perdue. Il y a quatre semaines, il s’est suicidé parce qu’il n’arrivait plus à rembourser son prêt aux usuriers», raconte K. Krishna, 48 ans ; 1200 personnes ont connu le même sort depuis 2017. Dans les années 1970, le barrage Krishna Raja Sagar donnait l’espoir d’un accès à l’eau universel. Annoncé dans les journaux et guetté par les fermiers, ce flux irriguait toute la région. Aujourd’hui, le délestage a lieu une fois tous les deux à trois mois, faute de réserves suffisantes. «Désormais, on demande aux agriculteurs de ne pas cultiver pour sauver Bangalore. Sans compensation. Alors, ici aussi, il n’y a que les forages qui nous permettent de tenir», témoigne un vieil homme près de Karekura. Chacun retient son souffle lorsque la saison sèche arrive Faute d’avoir su préserver les nappes, l’Inde tout entière est confrontée à un choix cornélien: privilégier Bangalore, l’urbanisation galopante, le développement du tertiaire et de l’informatique. Ou maintenir la culture irriguée et la révolution verte basée sur l’agriculture intensive au Karnataka et au Tamil Nadu voisin, avec lequel les conflits vont croissant. Dans ce contexte, chacun retient son souffle lorsque arrive la saison sèche… Surnommé «Zen Rainman», S. Vishwanath est un ingénieur qui s’est mis à récolter les eaux de pluie dès les années 1990 dans une maison qu’il a conçue à cet effet. Écologiste unanimement respecté, il inspire nombre d’initiatives locales et tente de raisonner les pouvoirs publics: «Le rattrapage économique actuel consomme toutes les ressources en eau disponibles en Inde. Nous devons adopter un modèle de développement et un mode de vie qui nous correspondent, à la fois sobres et résilients, pour nous assurer que l’inégalité d’accès et la raréfaction de l’eau soient correctement traitées.» Selon lui, la ville ne manque pas d’eau, mais elle pourrait gérer ses ressources locales d’une bien meilleure manière. La rivière Cauvery fournit 1400 millions de litres par jour, dont 40% sont perdus dans les fuites du réseau, et l’eau souterraine 400 à 500 millions de litres supplémentaires, relâchés sous forme d’eau usée et polluée dans les lacs.L’heure des choix «Si nous arrivions à faire en sorte que cette eau soit traitée et non pas gâchée, nous pourrions la redistribuer ensuite aux fermiers pour nourrir la ville. La solution serait aussi de se concentrer sur la récolte des eaux de pluie et de faciliter la recharge des aquifères en préservant les lacs de retenue, pour que la demande en eau fraîche diminue. En attendant, un jour, d’améliorer le réseau de distribution et d’assainissement», plaide S. Vishwanath. Rainbow Drive est un compound qui accueille les habitants de 20 États indiens en périphérie de Bangalore. «Dans les années 1990, cet endroit était fantastique comparé à Delhi. L’eau était presque gratuite, nous consommions sans compter… jusqu’à ce que les forages s’épuisent, raconte K. P. Singh. C’est à ce moment-là que nous avons commencé à être prudents.» Avec l’aide d’hydrologues, cet ingénieur de l’Uttar Pradesh a convaincu les copropriétaires d’installer un système de récolte des eaux de pluie et de faire appel à des Mannu Vaddars, une corporation très ancienne, pour creuser des puits de recharge des nappes. Il a fallu aussi poser des compteurs individuels et facturer l’utilisation au-delà des seuils raisonnables. «Aujourd’hui, la plupart des habitants consomment entre 15.000 et 25.000 litres d’eau par an, et cela nous suffit amplement. Nous avons seulement besoin des camions-citernes au plus fort de la saison sèche», affirme fièrement K. P Singh. Bangalore a toute l’intelligence et le savoir-faire pour s’en sortir. Il ne lui manque que la volonté politique. Le temps presse: les prévisions de l’Institut des sciences indien de Bangalore annoncent l’extinction des ressources en eau dans les nappes phréatiques en 2025. C’est-à-dire demain…
La rédaction vous conseille :
Bangalore, la Silicon Valley indienne, minée par la crise de l'eau Bangalore, la Silicon Valley indienne La sécheresse en Inde pèse sur l'ensemble de l'économie
Bonjour, Je dois aller acheter mon visa pour l'inde dans les jours qui arrivent, Avec la mousson au nord je me pose forcément quelques questions, Puisque c'était ma destination pour rester au sec,
J'ai vu aux infos que l'Uttarakhand a été touché de plein fouet😕 Les états voisins sont-ils praticables Je compte me rendre sur manali leh srinagar. Je peux repousser mon départ jusqu'à un mois, (Je ne sais pas si ça changera grand chose)
Sinon du coté de la ligne de villes Calcutta/Delhi Une mousson "normale" en Inde c'est plutôt Pluie Soleil pluie soleil pluie ou pluie pendant deux mois? merci
Sinon du coté de la ligne de villes Calcutta/Delhi Une mousson "normale" en Inde c'est plutôt Pluie Soleil pluie soleil pluie ou pluie pendant deux mois? merci
Bonjour,
J'envisage un voyage au Rajasthan en Janvier. Afin d'échapper à la brume de Delhi et aux températures hivernales avoisinant zéro degrés dans le désert du Thar ma stratégie est de séjourner à Udaipur en janvier (via Bombay par le train).Faut- il emporter un sac de couchage étant donné qu'il n'y a pas de chauffage dans les hôtels de la gamme petit budget ?
D'après mes informations les températures devraient avoisiner 10 degrés la nuit .
J'envisage de remonter en direction de Jaisalmer en février.
Qu'en pensez-vous ?
Nous voulons passé 2 semaines au Rajasthan en novembre 2012. Quelqu'un a-t-il l'expérience du climat et de la température à cette époque ?
D'autre part nous voulons louer une voiture avec chauffeur à Delhi, puis à Udaipur et
à Jodhpur, nous ferons les liaisons en avion car les distances sont très grandes.
Merci de votre aide.
Salut à tous, je projette de me faire 6 mois en Asie probablement à partir de début janvier 2009 ou fin décembre 2008, et je comptais peut-être commencer par l'Inde si je trouve un prix intéressant pour y aller.
Donc ma question est de savoir si c'est une bonne époque pour commencer, question météo et température, et aussi ou me conseillez vous d'aller ?
Bonjour,
Nous partons au Rajasthan du 23 janvier au 10 février 2009. Quelle température allons-nous trouver (nuit/jour). Faut-il prévoir de gros pulls pour le soir ???
Merci de vos réponses.
Nous partons au Rajasthan du 23 janvier au 10 février 2009. Quelle température allons-nous trouver (nuit/jour). Faut-il prévoir de gros pulls pour le soir ???
Merci de vos réponses.
Bonjour a tous!
Avis aux cyclistes et gens conaissant l inde du sud...
J envisage la possibilité d aller decouvrir l Inde du Sud a velo a partir du 15 Mars prochain...et ce pour un mois soit jusqu au 15 Avril! J aimerais debuter mon periple en arrivant a Bangalore...et le terminer un mois plutard par Goa, .....Est ce que d apres de vous...le climat sera trop chaud...??? Il y a urait il d autres endroits a cette epriode ou le climat serait plus clement pour la decouverte a velo?? Merci a tous de votre aide...
Avis aux cyclistes et gens conaissant l inde du sud...
J envisage la possibilité d aller decouvrir l Inde du Sud a velo a partir du 15 Mars prochain...et ce pour un mois soit jusqu au 15 Avril! J aimerais debuter mon periple en arrivant a Bangalore...et le terminer un mois plutard par Goa, .....Est ce que d apres de vous...le climat sera trop chaud...??? Il y a urait il d autres endroits a cette epriode ou le climat serait plus clement pour la decouverte a velo?? Merci a tous de votre aide...
Bonjour,
nous avons l'intention d'aller en Inde en aout (2009) avec mon ami, ce qui nous embete un peu c'est la mousson!
Nous n'avons pas le choix pour nos vacances c'est aout obligatoirement!
Vous qui etes deja aller en inde a cette priode, comment avez vous vecu la mousson?
Est-ce une si grande contrainte?
Merci d'avance🙂
Bonjour à toutes et à tous !
Merci à toutes celles et tous ceux qui passionné(e)s de voyages prennent le temps de lire et répondre à nos messages !!!
Je souhaite partir en Inde du Sud les deux premières semaines de juin.
Mais on me dit que c'est la pire période pour y aller (mousson...). Mais quand je regarde sur le net, ils disent que c'est bien après la mousson en Inde du sud et qu'en juin, cela reste correct...
Je ne sais pas trop quoi croire donc je préfère l'avis de ceux qui connaissent vraiment l'Inde et qui y ont déjà été...
Cela fait 6 mois que j'économise pour offrir ce voyage à mes parents et je ne voudrai pas qu'on y aille pour avoir sans cesse de la pluie et profiter de rien.
Que pensez-vous donc de cette période ?
Dans l'idée, je ferai un circuit Madras-Mahabalipuram-Pondichéry-Tanjore-Trichy-Madurai-Periyar-Cochin-Trivandrum... tout cela en voiture et je prendrai le trai pour refaire Trivandrum-Madras (qu'en pensez-vous de ce trajet en train) ?
Bref, tous vos conseils sont les bienvenus !!!
Je souhaite surtout savoir si cela vaut le coup de partir à cette période avant de réserver et payer...
Merci de vos réponses...
Bonne semaine à tout le monde
bonjour,
nous partons début novembre pour tout d'abord 8 jours à Varanasi et 15 jours à Darjeeling et au Sikkim.
Nous n'aurons pas à craindre la mousson mais comment sont les températures?
Varanasi en septembre il y a deux ans était encore étouffante mais là je pense que la clim sera superflue.
Quels vêtements emporter pour Darjeeling et le Sikkim : doudoune?ou polaire et coupe-vent seront suffisants?
merci pour votre aide
christine
nous partons début novembre pour tout d'abord 8 jours à Varanasi et 15 jours à Darjeeling et au Sikkim.
Nous n'aurons pas à craindre la mousson mais comment sont les températures?
Varanasi en septembre il y a deux ans était encore étouffante mais là je pense que la clim sera superflue.
Quels vêtements emporter pour Darjeeling et le Sikkim : doudoune?ou polaire et coupe-vent seront suffisants?
merci pour votre aide
christine
Quelles sont les températures moyennes au Rajasthan fin janv - fév ??
Les nuits sont très fraiches ? Un duvet 15° suffit pour le train + hôtel ?
Bonjour tout le monde!
je reviens avec quelques questions tres precises puisque j'ai déja pas mal fouillé dans le forum!
On part 1 mois en septembre dans l'Himachal Pradesh pour une boucle KINNAUR, SPITI, LAHAUL.
On ne prend pas de tente avec nous puisque nous pensons loger dans des Guesthouses/Monasteres... et faire seulement des petits treks de quelques jours. 1/ Pour ces petits treks, je pense qu'on pourra louer/acheter le materiel (tente), non?? 2/ Faut il absolument un SAC DE COUCHAGE (ou bien juste un sac a viande en portant une polaire) pour les nuits de septembre en altitude dans ces regions?? En pensant qu'a priori on dormira la plupart du temps en interieur... 3/ Niveaux vetements, je sais que les temperatures chutent le soir... une bonne polaire suffit-elle pour septembre?
Bref, toutes ces questions finalement tournent autour du climat que l'on peut rencontrer en altitude dans ces regions en septembre...et du coup de l'equipement qui va avec (le juste minimum mais essentiel quoi!).
Merci pour vos conseils, et pour le partage de vos experiences. J'ai juste envie de partir leger mais j'imagine que les nuits sont fraiches a 3500m!
ps: question supplementaire valable pour ce trip de 1 mois dans ces regions... 4/ est-il facile ou une bonne solution de louer/acheter une moto pour faire un ptit bout de chemin??? (on compte alterner bus, stop, marche... mais moto ca pourrait etre chouette!)
MERCI d'avance. Vincent
On part 1 mois en septembre dans l'Himachal Pradesh pour une boucle KINNAUR, SPITI, LAHAUL.
On ne prend pas de tente avec nous puisque nous pensons loger dans des Guesthouses/Monasteres... et faire seulement des petits treks de quelques jours. 1/ Pour ces petits treks, je pense qu'on pourra louer/acheter le materiel (tente), non?? 2/ Faut il absolument un SAC DE COUCHAGE (ou bien juste un sac a viande en portant une polaire) pour les nuits de septembre en altitude dans ces regions?? En pensant qu'a priori on dormira la plupart du temps en interieur... 3/ Niveaux vetements, je sais que les temperatures chutent le soir... une bonne polaire suffit-elle pour septembre?
Bref, toutes ces questions finalement tournent autour du climat que l'on peut rencontrer en altitude dans ces regions en septembre...et du coup de l'equipement qui va avec (le juste minimum mais essentiel quoi!).
Merci pour vos conseils, et pour le partage de vos experiences. J'ai juste envie de partir leger mais j'imagine que les nuits sont fraiches a 3500m!
ps: question supplementaire valable pour ce trip de 1 mois dans ces regions... 4/ est-il facile ou une bonne solution de louer/acheter une moto pour faire un ptit bout de chemin??? (on compte alterner bus, stop, marche... mais moto ca pourrait etre chouette!)
MERCI d'avance. Vincent







