Je sais que l'Espagnol est peu parlé aux philippines
Mais, par hasard, ne reste t'il pas une ïîe où l'Espagnol soit encore bien vivace ?
Comme le Portuguais près de Malacca en Malaisie par exemple
Cordialement
Salut
Jaimerais pouvoir pratiquer mon Allemand avec quelqun qui habiteais dans les environ de Montreal.Je suis niveau a.2.2 et Je souhaite a tout prit pouvoir parler Allemand et trouver quelqun ici a Montreal pour qund puisse discuter et perfectionner mon Allemand.
Eric
Jaimerais pouvoir pratiquer mon Allemand avec quelqun qui habiteais dans les environ de Montreal.Je suis niveau a.2.2 et Je souhaite a tout prit pouvoir parler Allemand et trouver quelqun ici a Montreal pour qund puisse discuter et perfectionner mon Allemand.
Eric
Bonjour,
La langue parlé dans ce pays est l'espagnol.
Je vais bientôt suivre un cours et j'ai le choix entre l'Espagnol de l'Espagne et l'Espagnol de l'Amérique Latine.
Laquelles de ces deux options convient le mieux à la République ?
Merci de vos réponses...
Tannoy
La langue parlé dans ce pays est l'espagnol.
Je vais bientôt suivre un cours et j'ai le choix entre l'Espagnol de l'Espagne et l'Espagnol de l'Amérique Latine.
Laquelles de ces deux options convient le mieux à la République ?
Merci de vos réponses...
Tannoy
Bonjour,
Je cherche à prendre des cours d'espagnol à Paris le soir et dans un groupe. Connaissez-vous des associations ou des organismes qui en proposent s'il-vous-plait?
J'ai jeté un coup d'oeil à l'Institut Cervantés mais les cours commencent à 18h30 tous les soirs et c'est vraiment trop tot pour moi. En revanche leurs cours sont excellents pour ceux qui seraient interessés (j'ai un ami qui y est étudiant et qui est ravi du niveau).
Merci beaucoup,
Je cherche à prendre des cours d'espagnol à Paris le soir et dans un groupe. Connaissez-vous des associations ou des organismes qui en proposent s'il-vous-plait?
J'ai jeté un coup d'oeil à l'Institut Cervantés mais les cours commencent à 18h30 tous les soirs et c'est vraiment trop tot pour moi. En revanche leurs cours sont excellents pour ceux qui seraient interessés (j'ai un ami qui y est étudiant et qui est ravi du niveau).
Merci beaucoup,
Bonjour a tous passionnés de voyages !
Je ne sais pas trop si c'est le site idéal pour ma requete mais sa devrais passer !
Donc voila , j'aimerais apprendre une langue , que je précise EUROPEENNE , mais je ne sais pas du tout laquelle choisir ... Et c'est pour sa que j'aurais besoin de votre aide !
Alors voila mes critères :>
-pas de declinaisons
-alphabet latin
-pas de mots a rallonge (comme pour le finnois par exemple)
-qu'elle sois evidemment européenne (je me repete..)
Alors moi je parle Francais , Portugais et anglais (niveau scolaire)
Ne me dite pas "travaille ton anglais , car je HAI cette langue . Je ne suis pas interesser par l'espagnol non plus.
Pour la/les langue(s) que vous me choisirer pouriez vous me dire quelles méthodes choisir ou deux trois astuces pour lapprentissage ? Ainsi qu'un exemple de phrase dans la langue proposée.
Une méthode a proposer ? Je peux m'acheter tout (livre , CD , dico' ) si nécessaire !
Merci d'avance pour vos reponses !
on va discuter ici tout ce qui concerne la langue et la culture amazigh "Bérbère".
La langue amazigh ou tamazight c'est une langue parlée dans les payes nord africains :
Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte, Mali, Niger, Burkina Faso, Mauritanie
Quelqu’un a récemment posé la question sur VF « quelles sont les langues les plus faciles à apprendre ? » (http://voyageforum.com/forum/langue_etrangere_plus_facile_apprendre_D4783600/).
Je me suis dit, pourquoi pas ne pas poser la question opposée ? Je ne crois pas que cela ait été fait sur VF (peut-être suis-je le seul fou ici ?), alors donc, pour m’amuser, j’ai fait un petit brin de recherche, dont je présente ici les résultats.
Une enquête a été menée par le site Lexiophiles (qui n’est pas un site exclusivement francophone) auprès de ses lecteurs afin de savoir quelle était, d'après eux, la langue la plus difficile à apprendre. Le vote comprenait 3 parties : La difficulté de prononciation, la difficulté d'écriture, et la difficulté d'apprendre la langue en général. Les langues en tête de liste, jugées difficiles sous chacun de ces trois rapports sont, « dans l’ordre » (on peut se demander s’il peut véritablement y avoir un ordre dans l’absolu) :
1. Le Mandarin
2. Le Polonais
3. L’Arabe
4. Le Hongrois
5. Le Japonais
6. L’Anglais
On reviendra sur ces langues, mais traitons ici-même de l’Anglais. Qu’il figure dans cette liste me surprend vraiment, car j’ai toujours entendu dire que c’est une langue facile, avis que je partage personnellement. Sa grammaire est particulièrement simple, si on compare au Français ou d’autres langues européennes. Le fait que l’Anglais soit cité dans cette enquête de Lexiophiles vient sans aucun doute que c’est la langue étrangère la plus connue à travers le monde, et pour des millions de gens qui n’ont pas vraiment essayé autre chose, oui, bien sûr, ils disent que c’est une langue difficile.
Il y a, puisque nous y sommes, cette théorie selon laquelle l’Anglais ait l’un des plus riches vocabulaires au monde. Les Britanniques se targuent souvent d’avoir beaucoup plus de vocabulaire que les Français. C’est possible, après tout l’Anglais a massivement emprunté au Français, comme tout le monde le sait, tout en gardant son vocabulaire germaniqe d’origine. De plus, l’Anglais a énormément développé un vocabulaire sur la base du Latin. Mais une très grande proportion de ce vocabulaire d’origine francaise ou latine n’est utilisé que dans des contextes « élevés », et non dans le langage de tous les jours.
Cette petite tirade sur l’Anglais montre combien il est difficile de répondre à la question posée : les gens usent de critères différents pour justifier leurs réponses.
Parmi les autres langues considérées difficiles par les lecteurs de Lexiophiles figurent le Basque, le Hindi, le Coréen …. et le Français. Puis aussi le Finnois (ou Finlandais, ou Suomi), le Lithuanien (7 cas de déclinaison), l’Islandais et le Grec (déclinaisons également).
En dehors de Lexiophiles, quelqu’un a dit sur le web qu’en Europe, les deux langues vraiment difficiles sont le Finnois et le Hongrois. Ces 2 langues ne sont pas de souche indo-européenne, mais ouralo-bouriate (notons que l’Estonien l’est aussi, et est proche du Finnois). Le Grec et le Russe (entre autres) ne sont pas, selon cette personne (du web), des obstacles insurmontables en ce qui concerne leurs alphabets, qui peuvent s’apprendre en quelques jours (ce avec quoi je suis d’accord).
Dans le reste du monde, et toujours selon cette personne, la langue la plus difficile serait le Khmer car certains sons sont quasi inaudibles pour les oreilles européennes. La même personne mentionne le Thaï dans la même foulée, ce qui enlève une bonne marge de crédibilité dans ses opinions, à mon avis. Le Thaï est loin d’être vraiment difficile phonétiquement, et de plus sa grammaire est de la plus grande simplicité. Mais, certes, son écriture est difficile : elle est très logique mais demande énormément d’efforts à assimiler. Que dire par contre des « langues à clics » de l’Afrique du Sud, le Xhosa par exemple ? Il semblerait que ces clics (qui marquent certaines consonnes) sont tout à fait uniques à ces langues.
Toujours la même personne juge que le Mandarin est accessible à celui qui veut, mais que par contre le Cantonnais « a aussi des sons très difficiles à percevoir ». Cela doit être par référence aux 9 tons du Cantonnais. Le Mandarin est si simple par comparaison, n’ayant que 4 tons (plus le ton neutre, en fait un 5-ème niveau de ton). Le Japonais serait plus facile (phonétiquement). Quant aux idéogrammes chinois et japonais, il suffirait d'en connaitre environ 500 pour pouvoir lire le journal. Mais une autre personne déclare que le Japonais serait la langue la plus difficile « sans l'ombre d'un doute », car (dit-elle) on estime à huit années le temps d'étude nécessaire à un Français pour le parler parfaitement! Cela ne veut pas dire grand-chose, car je connais pas mal de gens qui peuvent passer plusieurs années à « apprendre » une langue étrangère même réputée plus simple (l’Anglais par exemple) et qui n’arriveront toujours pas à parler correctement. Il faudrait aussi définir « année d’étude ».
Ouf! Je vais faire une pause.... 🙂
Je me suis dit, pourquoi pas ne pas poser la question opposée ? Je ne crois pas que cela ait été fait sur VF (peut-être suis-je le seul fou ici ?), alors donc, pour m’amuser, j’ai fait un petit brin de recherche, dont je présente ici les résultats.
Une enquête a été menée par le site Lexiophiles (qui n’est pas un site exclusivement francophone) auprès de ses lecteurs afin de savoir quelle était, d'après eux, la langue la plus difficile à apprendre. Le vote comprenait 3 parties : La difficulté de prononciation, la difficulté d'écriture, et la difficulté d'apprendre la langue en général. Les langues en tête de liste, jugées difficiles sous chacun de ces trois rapports sont, « dans l’ordre » (on peut se demander s’il peut véritablement y avoir un ordre dans l’absolu) :
1. Le Mandarin
2. Le Polonais
3. L’Arabe
4. Le Hongrois
5. Le Japonais
6. L’Anglais
On reviendra sur ces langues, mais traitons ici-même de l’Anglais. Qu’il figure dans cette liste me surprend vraiment, car j’ai toujours entendu dire que c’est une langue facile, avis que je partage personnellement. Sa grammaire est particulièrement simple, si on compare au Français ou d’autres langues européennes. Le fait que l’Anglais soit cité dans cette enquête de Lexiophiles vient sans aucun doute que c’est la langue étrangère la plus connue à travers le monde, et pour des millions de gens qui n’ont pas vraiment essayé autre chose, oui, bien sûr, ils disent que c’est une langue difficile.
Il y a, puisque nous y sommes, cette théorie selon laquelle l’Anglais ait l’un des plus riches vocabulaires au monde. Les Britanniques se targuent souvent d’avoir beaucoup plus de vocabulaire que les Français. C’est possible, après tout l’Anglais a massivement emprunté au Français, comme tout le monde le sait, tout en gardant son vocabulaire germaniqe d’origine. De plus, l’Anglais a énormément développé un vocabulaire sur la base du Latin. Mais une très grande proportion de ce vocabulaire d’origine francaise ou latine n’est utilisé que dans des contextes « élevés », et non dans le langage de tous les jours.
Cette petite tirade sur l’Anglais montre combien il est difficile de répondre à la question posée : les gens usent de critères différents pour justifier leurs réponses.
Parmi les autres langues considérées difficiles par les lecteurs de Lexiophiles figurent le Basque, le Hindi, le Coréen …. et le Français. Puis aussi le Finnois (ou Finlandais, ou Suomi), le Lithuanien (7 cas de déclinaison), l’Islandais et le Grec (déclinaisons également).
En dehors de Lexiophiles, quelqu’un a dit sur le web qu’en Europe, les deux langues vraiment difficiles sont le Finnois et le Hongrois. Ces 2 langues ne sont pas de souche indo-européenne, mais ouralo-bouriate (notons que l’Estonien l’est aussi, et est proche du Finnois). Le Grec et le Russe (entre autres) ne sont pas, selon cette personne (du web), des obstacles insurmontables en ce qui concerne leurs alphabets, qui peuvent s’apprendre en quelques jours (ce avec quoi je suis d’accord).
Dans le reste du monde, et toujours selon cette personne, la langue la plus difficile serait le Khmer car certains sons sont quasi inaudibles pour les oreilles européennes. La même personne mentionne le Thaï dans la même foulée, ce qui enlève une bonne marge de crédibilité dans ses opinions, à mon avis. Le Thaï est loin d’être vraiment difficile phonétiquement, et de plus sa grammaire est de la plus grande simplicité. Mais, certes, son écriture est difficile : elle est très logique mais demande énormément d’efforts à assimiler. Que dire par contre des « langues à clics » de l’Afrique du Sud, le Xhosa par exemple ? Il semblerait que ces clics (qui marquent certaines consonnes) sont tout à fait uniques à ces langues.
Toujours la même personne juge que le Mandarin est accessible à celui qui veut, mais que par contre le Cantonnais « a aussi des sons très difficiles à percevoir ». Cela doit être par référence aux 9 tons du Cantonnais. Le Mandarin est si simple par comparaison, n’ayant que 4 tons (plus le ton neutre, en fait un 5-ème niveau de ton). Le Japonais serait plus facile (phonétiquement). Quant aux idéogrammes chinois et japonais, il suffirait d'en connaitre environ 500 pour pouvoir lire le journal. Mais une autre personne déclare que le Japonais serait la langue la plus difficile « sans l'ombre d'un doute », car (dit-elle) on estime à huit années le temps d'étude nécessaire à un Français pour le parler parfaitement! Cela ne veut pas dire grand-chose, car je connais pas mal de gens qui peuvent passer plusieurs années à « apprendre » une langue étrangère même réputée plus simple (l’Anglais par exemple) et qui n’arriveront toujours pas à parler correctement. Il faudrait aussi définir « année d’étude ».
Ouf! Je vais faire une pause.... 🙂
Bonjour, Je chercher une école pour apprendre l'espagnol en Espagne. Nous sommes deux personnes d'un niveau intermédiaire et prêt pour demeurer en famille. Nous cherchons à suivre 1 à 2 semaines de cours et visiter 2 ou 3 autres semaines. Avez-vous une école à nous suggérer? merci.
Vers une officialisation des langues nationales (Mali)
Bonjour,
je tiens à vous présenter une nouvelle qui suscite beaucoup d’espoir dans les milieux d’alphabétisation et chez les promoteurs des langues africaines. Voici le communiqué du Conseil des Ministres du Gouvernement malien (14 septembre 2016) :
AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE :
Sur le rapport du ministre de l’Education nationale, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi fixant les modalités de promotion et d’officialisation des langues nationales.
La Constitution prévoit que la loi fixe les modalités de promotion et d’officialisation des langues nationales au Mali.
La loi du 23 août 1996 a fixé ces modalités pour treize (13) langues nationales.*
Le projet de loi adopté, qui abroge et remplace la loi du 23 août 1996, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique linguistique du Mali adoptée en décembre 2014.
Il prévoit que l’Etat assurera la promotion des langues nationales dans le cadre de la sauvegarde et du développement du patrimoine linguistique et de la diversité culturelle.
Il reconnaît aux collectivités territoriales et aux citoyens le droit de promouvoir les treize langues nationales.
Il consacre l’égalité de traitement entre les langues nationales dans le strict respect de la diversité culturelle et de l’unité nationale.
Il institue un Bureau du Médiateur de la Politique Linguistique chargé de contribuer à la promotion équitable des langues nationales et à leur utilisation dans les administrations publiques et privées.
(http://www.maliweb.net/politique/conseil-des-ministres/communique-conseil-ministres-mercredi-14-septembre-2016-1781232.html)
++++++++++++++++
On peut se demander pourquoi cette décision juste à cette heure-là. Quelles sont les préoccupations socio-politiques du gouvernement malien pour prendre cette décision ?! Est-ce que cette décision de promouvoir treize langues nationales aide à résoudre un seul des problèmes dramatiques auxquels le Mali se trouve face actuellement (http://www.humanite.fr/bamako-instantanes-dun-quotidien-de-plus-en-plus-dur-613644) ?! Ou est-ce un leurre, de la poudre aux yeux pour détourner l'attention des vrais problèmes ?!
Peut-être.
Mais : la négligence des langues nationales engendre-t-elle en fait des problèmes plus petits qu’on peut sans crainte remettre à plus tard … ou même aucuns ?! Nullement.
La langue d’enseignement est dans toutes les sociétés aussi la langue de l’hégémonie et du pouvoir. Elle est un médium où le savoir est « diffusé » et « accumulé ». Là où la langue maternelle et la langue d’enseignement se correspondent, en résulte la confiance dans les « propres fonds culturels ». Dans les sociétés libres, le transfert de savoir a lieu dans les langues des masses. Tant que la langue d’enseignement se distingue de ce que les hommes parlent dans leur quotidien, la liberté culturelle et l’émancipation africaine ne peuvent jamais se développer. L'enseignement dans la langue maternelle démystifie le savoir et fait de lui une « chose pour tout le monde ».
Le Mali est un pays polyglotte. Le multilinguisme raccorde la société malienne. Absolument. Les langues font partie du « réseau social ». La seule langue parlée au Mali qui marginalise, c’est le français. Là où il est parlé, rien d’autre ne peut y aller – au parlement malien, il est interdit de s’exprimer dans une langue véhiculaire…
VIVE LE MALI !
Hery
*les treize (13) langues nationales sont : le bamanankan (bambara), le bomu (bobo), le bozo, le dɔgɔsɔ (dogon), le fulfuldé (peul), le hasanya (maure), le mamara (minyanka), le maninkakan (maninka), le soninké (sarakolé), le soŋoy (sonraï), le syenara (sénoufo), le tamasayt (tamasheq), le xaasongaxanŋo (khassonké)
Bonjour,
je tiens à vous présenter une nouvelle qui suscite beaucoup d’espoir dans les milieux d’alphabétisation et chez les promoteurs des langues africaines. Voici le communiqué du Conseil des Ministres du Gouvernement malien (14 septembre 2016) :
AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE :
Sur le rapport du ministre de l’Education nationale, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi fixant les modalités de promotion et d’officialisation des langues nationales.
La Constitution prévoit que la loi fixe les modalités de promotion et d’officialisation des langues nationales au Mali.
La loi du 23 août 1996 a fixé ces modalités pour treize (13) langues nationales.*
Le projet de loi adopté, qui abroge et remplace la loi du 23 août 1996, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique linguistique du Mali adoptée en décembre 2014.
Il prévoit que l’Etat assurera la promotion des langues nationales dans le cadre de la sauvegarde et du développement du patrimoine linguistique et de la diversité culturelle.
Il reconnaît aux collectivités territoriales et aux citoyens le droit de promouvoir les treize langues nationales.
Il consacre l’égalité de traitement entre les langues nationales dans le strict respect de la diversité culturelle et de l’unité nationale.
Il institue un Bureau du Médiateur de la Politique Linguistique chargé de contribuer à la promotion équitable des langues nationales et à leur utilisation dans les administrations publiques et privées.
(http://www.maliweb.net/politique/conseil-des-ministres/communique-conseil-ministres-mercredi-14-septembre-2016-1781232.html)
++++++++++++++++
On peut se demander pourquoi cette décision juste à cette heure-là. Quelles sont les préoccupations socio-politiques du gouvernement malien pour prendre cette décision ?! Est-ce que cette décision de promouvoir treize langues nationales aide à résoudre un seul des problèmes dramatiques auxquels le Mali se trouve face actuellement (http://www.humanite.fr/bamako-instantanes-dun-quotidien-de-plus-en-plus-dur-613644) ?! Ou est-ce un leurre, de la poudre aux yeux pour détourner l'attention des vrais problèmes ?!
Peut-être.
Mais : la négligence des langues nationales engendre-t-elle en fait des problèmes plus petits qu’on peut sans crainte remettre à plus tard … ou même aucuns ?! Nullement.
La langue d’enseignement est dans toutes les sociétés aussi la langue de l’hégémonie et du pouvoir. Elle est un médium où le savoir est « diffusé » et « accumulé ». Là où la langue maternelle et la langue d’enseignement se correspondent, en résulte la confiance dans les « propres fonds culturels ». Dans les sociétés libres, le transfert de savoir a lieu dans les langues des masses. Tant que la langue d’enseignement se distingue de ce que les hommes parlent dans leur quotidien, la liberté culturelle et l’émancipation africaine ne peuvent jamais se développer. L'enseignement dans la langue maternelle démystifie le savoir et fait de lui une « chose pour tout le monde ».
Le Mali est un pays polyglotte. Le multilinguisme raccorde la société malienne. Absolument. Les langues font partie du « réseau social ». La seule langue parlée au Mali qui marginalise, c’est le français. Là où il est parlé, rien d’autre ne peut y aller – au parlement malien, il est interdit de s’exprimer dans une langue véhiculaire…
VIVE LE MALI !
Hery
*les treize (13) langues nationales sont : le bamanankan (bambara), le bomu (bobo), le bozo, le dɔgɔsɔ (dogon), le fulfuldé (peul), le hasanya (maure), le mamara (minyanka), le maninkakan (maninka), le soninké (sarakolé), le soŋoy (sonraï), le syenara (sénoufo), le tamasayt (tamasheq), le xaasongaxanŋo (khassonké)
Salut les voyageurs !
Je pars à Bali avec des amis en septembre et je voudrais pouvoir parler un peu pour faciliter le contact avec les locaux. Problème, je trouve 2 langages différents pour Bali ! La plupart des sites parle du "bahasa indonesia" et certains indique le bahasa bali.
La logique voudrait que ce soit le "bali", je suis d'accord mais comme je trouve l'autre sur des sites dédié à Bali (celui-ci par exemple : http://www.edelo.net/bali/parler.htm), je ne sais pas trop !
Merci de votre aide !
Et si quelqu'un a un bon site, ou une méthode pour apprendre, je suis preneur bien sur !
Mat
Bonjour à tous,
Je souhaite apprendre la langue Arabe de façon approfondie, ça me paraît une langue intéressante et d'ailleurs le fait de la maîtriser parfaitement, c'est quelque chose qui quand-même me permet de booster davantage mon CV (qui sait peut-être un jour un emploi à l'étranger, nécessitant la connaissance de la langue arabe par exemple (à part l'anglais bien entendu) dans une banque, assurance, etc.) et d'ailleurs ça peut servir bien évidemment lors des voyages, vacances, etc. Je suis complétement débutant. Je souhaite donc suivre au fil des mois/des années une formation bien organisée me permettant d'acquérir la base à la fois sur la grammaire mais également sur la conversation/vocabulaire et l'écriture/synthèse.
J'ai donc Googlé un peu et je suis tombé sur le lien suivant:
http://www.imarabe.org/cours-apprendre-arabe/arabe-litteral-2
J'ai regardé un peu le programme, ce sont des sessions de formation intensives, chacune durant une semaine (6 heures par jour) et elles ont l'air sérieuses. Je compte d'essayer au moins une première session (Débutant 1 vers la fin du mois Août pour voir qu'est-ce que ça donne)
Mais avant remplir le formulaire d'inscription je voulais donc me renseigner pour voir si quelqu'un connaît la qualité des formations proposées à l'Institut du monde arabe à Paris et si elles sont bien? notamment en ce qui concerne la compétence des enseignants , les méthodes d'enseignements et les supports de cours?
Merci d'avance,
Je souhaite apprendre la langue Arabe de façon approfondie, ça me paraît une langue intéressante et d'ailleurs le fait de la maîtriser parfaitement, c'est quelque chose qui quand-même me permet de booster davantage mon CV (qui sait peut-être un jour un emploi à l'étranger, nécessitant la connaissance de la langue arabe par exemple (à part l'anglais bien entendu) dans une banque, assurance, etc.) et d'ailleurs ça peut servir bien évidemment lors des voyages, vacances, etc. Je suis complétement débutant. Je souhaite donc suivre au fil des mois/des années une formation bien organisée me permettant d'acquérir la base à la fois sur la grammaire mais également sur la conversation/vocabulaire et l'écriture/synthèse.
J'ai donc Googlé un peu et je suis tombé sur le lien suivant:
http://www.imarabe.org/cours-apprendre-arabe/arabe-litteral-2
J'ai regardé un peu le programme, ce sont des sessions de formation intensives, chacune durant une semaine (6 heures par jour) et elles ont l'air sérieuses. Je compte d'essayer au moins une première session (Débutant 1 vers la fin du mois Août pour voir qu'est-ce que ça donne)
Mais avant remplir le formulaire d'inscription je voulais donc me renseigner pour voir si quelqu'un connaît la qualité des formations proposées à l'Institut du monde arabe à Paris et si elles sont bien? notamment en ce qui concerne la compétence des enseignants , les méthodes d'enseignements et les supports de cours?
Merci d'avance,
Bonjour,
Je viens de passer deux mois en Ethiopie à voyager en sac à dos. Quel pays magnifique, que de souvenirs !!!
Je cherche à prendre des cours d'amharique à Paris(je suis débutante et n'ai aucune notion). Savez-vous où je pourrai trouver de tels cours?
Merci par avance de vos retours !
Elodie.
Je viens de passer deux mois en Ethiopie à voyager en sac à dos. Quel pays magnifique, que de souvenirs !!!
Je cherche à prendre des cours d'amharique à Paris(je suis débutante et n'ai aucune notion). Savez-vous où je pourrai trouver de tels cours?
Merci par avance de vos retours !
Elodie.
Bonjour,
J'ai passé un été incroyable à Kazan, si qqun est interessé à apprendre le Russe dans une ville autre que Moscu ou St Petersburg, Kazan est la ville idéale.
Totale Immersion:
J'ai reservé mes cours durant 6 semaines avec hebergement en famille d'accueil, je suis arrivé en train. Apprendre le Russe à Kazan, ce n'est pas comme apprendre l'Allemand ou l'anglais dans une mégapole, c'est dès le premier jour être que avec des Russes et vivre à leur rythme.
L'institut (Ihttp://isgz.ru/)
Il n'y a que très peu d'étranger, une ou deux classes londonniennes, les professeurs font des cours privés à notre niveau. On choisit nos horaires en fonction de nos envie, si on est trop fatigué un matin, on écrit un sms en repoussant le cours. Si on peut appeler ca un cours... ca commence par un thé, puis la professeur amène à manger, on ne mange jamais sans vodka ;) et puis la leçon tourne autour d'une discussion alcoolisé.
Kazan
Quelle ville magnifique et les tatars!!! J'avais bcp d'appréhension si je pouvais apprendre le Russe chez les tatars, mais oui pas de problème, je suis arivé avec un petit bagage et 6 semaines plus tard, je me demerdais vrmnt bien. Je n'ai jamais parler anglais ou français.
Vas y!!
Il y a bcp d'administration, pour les visas etc... mais vas y..c'est incroyable...contact moi si jms, je te donnerai des infos... l'institut est le top du top et prix correct.... si possible en train...un voyage dans le temps...affoltergaetan@hotmail.com
J'ai passé un été incroyable à Kazan, si qqun est interessé à apprendre le Russe dans une ville autre que Moscu ou St Petersburg, Kazan est la ville idéale.
Totale Immersion:
J'ai reservé mes cours durant 6 semaines avec hebergement en famille d'accueil, je suis arrivé en train. Apprendre le Russe à Kazan, ce n'est pas comme apprendre l'Allemand ou l'anglais dans une mégapole, c'est dès le premier jour être que avec des Russes et vivre à leur rythme.
L'institut (Ihttp://isgz.ru/)
Il n'y a que très peu d'étranger, une ou deux classes londonniennes, les professeurs font des cours privés à notre niveau. On choisit nos horaires en fonction de nos envie, si on est trop fatigué un matin, on écrit un sms en repoussant le cours. Si on peut appeler ca un cours... ca commence par un thé, puis la professeur amène à manger, on ne mange jamais sans vodka ;) et puis la leçon tourne autour d'une discussion alcoolisé.
Kazan
Quelle ville magnifique et les tatars!!! J'avais bcp d'appréhension si je pouvais apprendre le Russe chez les tatars, mais oui pas de problème, je suis arivé avec un petit bagage et 6 semaines plus tard, je me demerdais vrmnt bien. Je n'ai jamais parler anglais ou français.
Vas y!!
Il y a bcp d'administration, pour les visas etc... mais vas y..c'est incroyable...contact moi si jms, je te donnerai des infos... l'institut est le top du top et prix correct.... si possible en train...un voyage dans le temps...affoltergaetan@hotmail.com
bonjour à tous,
Je souhaitais compléter un post concernant les méthodes de khmer, mais impossible de remettre la main de dessus. Donc, pour ceux qui voudrait se lancer dans l'aventure il y a : - "Le khmer au quotidien" de JM Filippi 2008 Edition You Feng (un sacré bonhomme qui connait bien le pays). Cet ouvrage utilise l'alphabet phonétique, mais ce n'est pas un gros problème, car un CD audio accompagne la méthode. Très bien comme premier ouvrage. Les textes sont écrits en khmer, transcrit en alphabet phonétique, mais pas traduit dans leur intégralité (seul le nouveau vocabulaire est traduit à chaque leçon)
-"Manuel de khmer" de KHIN Sok Edition You Feng 2002 .Volume 1. Très bonne méthode, à mon avis plus adaptée aux faux-débutants. Les lecons s'orientent autour de - l'alphabet/écriture- prononciation- mots d'origine étrangère-les différents sortes de vocabulaires- puis la grammaire/conjugaison. Les textes sont transcris en phonétique, traduit en français et écrit en khmer
Et enfin, le dernier que je viens de trouver : "Parler le cambodgien, comprendre le Cambodge" de Pierre-Régis Martin et Dy Dathsy Edition Regissy 1999 Ce livre poursuit un plan assez classique (Phonétique, écriture, noms, verbes adjectifs, grammaire, compléments...) Par contre, la grammaire y est abordée de facon plus légère que dans le livre précédent, et chaque chapitre comporte un ou plusieurs lexiques de vocabulaire. Par exemple, le chapitre Nom contient 30 listes de vocabulaire (les animaux, la nature, les aliments...). Ce livre peut donc être utilisé comme une méthode, mais aussi comme un lexique. Il utilise son propre alphabet phonétique, spécialement conçu pour un lecteur francophone, et très vite assimilable, et bien sur l'écriture khmère. Cette méthode convient, à mon avis, aussi bien aux vrais qu'aux faux débutants. Egalement, comme l'indique le titre de l'ouvrage, quelques chapitres pour comprendre le Cambodge : la mentalité khmère, les femmes cambodgiennes, le mariage, la maison, l'accouchement, les relations inter-individuelles (afin de comprendre comment s'adresser au flic qui vient de vous arrêter : l'appeler Oncle, Oncle plus vieux que mon père, grand frère, petit frère...) et même la liste des numéros de plaques diplomatiques par pays (vous saurez ainsi qui roule en vieille Camry (le vieux modèle taillé à la serpe) ou en Mercedes S500 ou Toyota Tundra ;-) bonne lecture.
Je souhaitais compléter un post concernant les méthodes de khmer, mais impossible de remettre la main de dessus. Donc, pour ceux qui voudrait se lancer dans l'aventure il y a : - "Le khmer au quotidien" de JM Filippi 2008 Edition You Feng (un sacré bonhomme qui connait bien le pays). Cet ouvrage utilise l'alphabet phonétique, mais ce n'est pas un gros problème, car un CD audio accompagne la méthode. Très bien comme premier ouvrage. Les textes sont écrits en khmer, transcrit en alphabet phonétique, mais pas traduit dans leur intégralité (seul le nouveau vocabulaire est traduit à chaque leçon)
-"Manuel de khmer" de KHIN Sok Edition You Feng 2002 .Volume 1. Très bonne méthode, à mon avis plus adaptée aux faux-débutants. Les lecons s'orientent autour de - l'alphabet/écriture- prononciation- mots d'origine étrangère-les différents sortes de vocabulaires- puis la grammaire/conjugaison. Les textes sont transcris en phonétique, traduit en français et écrit en khmer
Et enfin, le dernier que je viens de trouver : "Parler le cambodgien, comprendre le Cambodge" de Pierre-Régis Martin et Dy Dathsy Edition Regissy 1999 Ce livre poursuit un plan assez classique (Phonétique, écriture, noms, verbes adjectifs, grammaire, compléments...) Par contre, la grammaire y est abordée de facon plus légère que dans le livre précédent, et chaque chapitre comporte un ou plusieurs lexiques de vocabulaire. Par exemple, le chapitre Nom contient 30 listes de vocabulaire (les animaux, la nature, les aliments...). Ce livre peut donc être utilisé comme une méthode, mais aussi comme un lexique. Il utilise son propre alphabet phonétique, spécialement conçu pour un lecteur francophone, et très vite assimilable, et bien sur l'écriture khmère. Cette méthode convient, à mon avis, aussi bien aux vrais qu'aux faux débutants. Egalement, comme l'indique le titre de l'ouvrage, quelques chapitres pour comprendre le Cambodge : la mentalité khmère, les femmes cambodgiennes, le mariage, la maison, l'accouchement, les relations inter-individuelles (afin de comprendre comment s'adresser au flic qui vient de vous arrêter : l'appeler Oncle, Oncle plus vieux que mon père, grand frère, petit frère...) et même la liste des numéros de plaques diplomatiques par pays (vous saurez ainsi qui roule en vieille Camry (le vieux modèle taillé à la serpe) ou en Mercedes S500 ou Toyota Tundra ;-) bonne lecture.
Comment peut on apprendre l'arable en peu de temps ??
Merci
Merci
Bonjour,
J'en rêvais et j'ai décidé de le faire : apprendre des bases d'arabe littéral. Je me suis dit que la meilleure et la plus agréable des façons pour le faire était de partir au Maroc. Je compte partir le 6 ou le 9 novembre un mois et sans doute à Casablanca.
Je me demandais donc s'il était facile de trouver un professeur (un ou une étudiante par exemple) à plein temps (au moins 5h par jour) et combien il fallait compter de budget. On m'a conseillé d'aller à Casablanca, qu'en pensez-vous ? Je souhaiterais être en complète immersion et donc être logée dans une famille ou dans une auberge familiale mais à prix mini.
Un immense merci d'avance pour vos réponses !
J'en rêvais et j'ai décidé de le faire : apprendre des bases d'arabe littéral. Je me suis dit que la meilleure et la plus agréable des façons pour le faire était de partir au Maroc. Je compte partir le 6 ou le 9 novembre un mois et sans doute à Casablanca.
Je me demandais donc s'il était facile de trouver un professeur (un ou une étudiante par exemple) à plein temps (au moins 5h par jour) et combien il fallait compter de budget. On m'a conseillé d'aller à Casablanca, qu'en pensez-vous ? Je souhaiterais être en complète immersion et donc être logée dans une famille ou dans une auberge familiale mais à prix mini.
Un immense merci d'avance pour vos réponses !
Salut, je suis allemande mais en ce moment j habite a Bordeaux. Je voudrais pratiquer un peu plus le francais en faisant un échange des langues allemand francais de la facon qu on se réjoint de temps en temps pour boire un café et pour parler.
J espere qu on fait bientot la connaissance!
Je suis à Phom Penh on peux me dire si il a un une place ou que je peux acheter un logiciel pour la langue khmer français me dire l adresse du magasin. Merci
Une révolution dans les méthodes d'apprentissage des langues !
Exit les cassettes audio, les CDs, les téléchargements, etc. Entrez dans l'aire de la réalité augmentée en cours de langue : Les Presses l'Inalco (Paris) ouvrent une étape nouvelle ! Pour la première fois dans l'édition scientifique universitaire, un livre est enrichi de plus de 1.500 fichiers audio. En effet, dans ce Cours de Grammaire Bambara, des pages entières sont à écouter... Pour ça, on n’a besoin que de son appli smartphone qui les trouve facilement : il suffit de lui présenter la page ! Grâce à ce format innovant, les apprenant(e)s dépassent alors la simple lecture du texte et leur enrichissent les exemples écrits par des enregistrements vocaux qui rendent l’apprentissage plus vivant et qui leur permettent d’apprendre les correctes prononciations. En fait, de nos jours, une telle approche tournée vers l’oralité est essentielle dans l’apprentissage des langues.
PRÉSENTATION
Le format de ce manuel représente un compromis entre celui d’un manuel pratique et celui d’une grammaire de référence (un manuel "traditionnel" devrait comporter davantage d’exercices, des textes bambara adaptés et d’autres éléments didactiques, par contre, dans une grammaire de référence, on devrait présupposer un appareil scientifique plus élaboré).
Le cours est subdivisé en 38 leçons, toutes agrémentées de réalité augmentée. La composition des leçons varie : le plus souvent, un sujet grammatical constitue une leçon. En règle, une leçon correspond à un cours de 90 ou 120 minutes, mais il y a plusieurs leçons qui dépassent nécessairement cette règle car certains sujets de grammaire (p.ex. système tonal, participes et converbes, infinitif, constructions relatives, focalisation et topicalisation, etc.) sont trop volumineux, et ces leçons importantes demandent deux, sinon trois cours en classe.
Le cours s’appuie sur les résultats des recherches de terrain par l’auteur, mais aussi sur les publications sur la langue bambara qui se comptent aujourd’hui par centaines. Il faut mentionner en particulier la Grammaire fondamentale du bambara de Gérard Dumestre (2003) et sa thèse de doctorat d’État, sous le titre Le Bambara du Mali: essais de description linguistique (2 tomes, 1987/1992), ainsi que de nombreuses publications de Denis Creissels, professeur émérite de l’Université Lumière (Lyon 2). Une bibliographie linguistique du bambara – vaste mais pas exhaustive – se trouve à la fin du livre.
Dans la quasi-totalité des cas, les exemples phrastiques en bambara sont présentés en trois lignes. La première ligne contient une transciption superficielle, où les tons de réalisations sont marqués sur chaque syllabe, et les assimilations vocaliques sont représentées ; la marque du pluriel apparaît comme -u (plutôt que -w , ce qui correspondrait à la convention orthographique). La nasalisation vocalique est cependant marquée par un -n (ce qui correspond bien à la convention orthographique bambara), sauf là où la voyelle nasale est suivie par la marque du pluriel. Dans la deuxième ligne, la transcription est plus ou moins en accord avec l’orthographe malienne toutefois elle s’en distingue par la notation tonale et la séparation des mots en morphèmes (indiquée par des traits d’unions). La troisième ligne est celle des gloses (traductions mot par mot et morphème par morphème). Les exemples illustratifs sont, pour la plupart, tirés de textes naturels. En outre, une traduction libre est donnée, suivie de référence à la source entre crochets.
Comme exposé ci-dessus, le cours de grammaire est accompagné des fichiers sonores. Les enregistrements ont été faits par l’auteur sur place (à Bamako) entre juin et juillet 2017, en collaboration principalement avec Zoumana Dembélé, Malien de 37 ans (en 2017) qui est né et a grandi à Fama (cercle de Sikasso).

QUELQUES TRAITS TYPOLOGIQUES DU BAMBARA
Comme la plupart des langues africaines, le bambara est une langue à tons (opposition de deux tons lexicaux et phénomènes de downstep et downdrift). Sur le plan morphologique, le bambara et les langues mandé en total sont considérés comme type isolant : ils ne disposent ni de classes nominales ni d’opposition de genre. Au domaine de la flexion, en bambara, l’affixation, tant verbale que nominale, ne joue qu’un rôle marginal, mais elle est très productive quant à la dérivation (beaucoup de suffixes, peu de préfixes, pas d’infixes). L’ordre des mots du bambara est très rigide : sujet – marque prédicatif – complément d’objet – verbe – supplément postverbal). Même dans des phrases interrogatives et propositions relatives, l’ordre des mots reste intact. A l’exception du parfait affirmatif intransitif, le verbe reste toujours sous la forme de base. Dans le syntagme génitival, l’ordre est déterminant-déterminé, alors que dans les autres syntagmes de détermination, l’ordre est dans l’autre sens, à savoir déterminé-déterminant (nom + adjectif, nom + participe, nom + défini).
LE NOM « BAMBARA »
La langue bambara s’est formée sur la base des dialectes mandingues orientaux grâce à l’existence du royaume précolonial de Ségou (18e-19e siècles), et dans une moindre mesure, du Kaarta. Le nom du groupe ethnique est bámàna ou bámànan, et celui de la langue est bámanankan (kán veut dire 'cou, gorge ; voix, parole ; bruit, son ; langue parlée'), on utilise le terme bambara en français et dans les langues voisines (foulfouldé, soninké, maninka). En anglais, allemand, russe etc., les formes bambara et bamana sont utilisées.
De plus, le terme bambara (ou bámàna) est polysémique et peut exprimer deux notions : (a) le groupe ethnique parlant la langue en question comme première langue, (b) le païen (non-musulman), terme évidemment originel et jusqu’à nos jours très courant au sud du Mali et au nord-est de la Côte d’Ivoire où les "Bambaras" sont des Sénoufos non-islamisés (leur langue compte parmi les langues gur), à la différence des Dioulas (islamisés et mandingophones).
Il existe de nombreuses autres étymologies du mot bambara/bamana ("ceux qui refusent", "insoumis à Dieu", "enfants de crocodile", etc.), mais ce ne sont que des étymologies populaires, parfois reprises et répandues par des missionaires, chercheurs et autres. Cependant, elles ne résistent en aucune manière à une analyse sérieuse phonétique-phonologique ...
LE BAMBARA AUJOURD’HUI
Le bambara a environ 4.000.000 de locuteurs natifs, un nombre qui augmente jusqu’à 13-14 millions si on y rajoute les locuteurs L2 (80-90% de la population du Mali).
La zone de diffusion du bambara peut être subdivisée en cinq catégories :
(a) la zone compacte du groupe ethnique bambara au Mali; (b) les enclaves compactes bambara au Kaarta, autour de Kayes et à l’est de Mopti; (c) des groupes importants de locuteurs natifs du bambara dans toutes les grandes villes du Mali, sauf dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal à l’est du Mali; (d) le bambara est la lingua franca (langue de communication interethnique) partout au Mali (sauf dans les régions du nord, à savoir celles de Tombouctou, Gao, et Kidal), surtout dans les grandes et moyennes villes, mais aussi au Sénégal le long du chemin de fer Dakar-Bamako (surtout dans la ville de Tambacounda); (e) le bambara est la langue de la diaspora malienne en Afrique (Kinshasa, Libreville, Dakar, Abidjan, Bouaké, Yamoussoukrou) et en Europe (Paris, Montreuil, Rouen, …)
LA CLASSIFICATION
Dire que la langue bambara est la langue mandé la plus connue, n’est certainement pas faux. La totalité des langues mandé occupe la plus grande partie de la moitié occidentale de l’Afrique. Elles sont parlées par une large proportion de la population du Mali, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Sierra Leone et de la Liberia. Elles sont également présentées au Burkina Faso, au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau, et plus sporadiquement en Mauritanie, au Bénin, au Ghana, au Togo et au Nigeria. Parmi les langues mandé, la langue bambara appartient au groupe linguistique mandingue (connu aussi sous le terme "cluster mandingue") qui comporte, en outre, les variétés maninka, mandinka, dioula, khassonké et beaucoup beaucoup d’autres. Les plus génétiquement éloignées des autres variétés mandingues sont celles du groupe nord-ouest, avant tout le mandinka, parlé au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau; dans leur cas, il s’agit nettement des langues différentes du bambara, malgré leur parenté étant évidente même pour des non-linguistes. Le nombre des locuteurs de toutes les langues/dialectes mandingues dépasse 30 millions, et peut même arriver jusqu‘au nombre de 40 millions.
Le bambara, le dioula et, en un sens, même le maninka de la Guinée pourraient être compris comme des dialectes d’une seule langue. Cependant, l’existence des frontières étatiques et l’établissement des normes écrites pour chaque pays servent de facteur important à l’évolution divergente des variétés mandingues et à la formation des langues différentes.
Il existe de nombreux dialectes du bambara, ceux du nord (banamba, mesekele, …), du centre (jitumu, segu, jamaladugu), du sud (cakadugu, jalakadugu, ganadugu, etc.), de l’ouest (kaarta, parler de Tambacounda (Sénégal)), de l’est (kala, kuruma, saro, dialectes au nord-ouest de Mopti), et du sud-est (zegedugu, etc.).
LE « BAMBARA STANDARD » ET SON STATUT
Le "bambara standard" s’est formé sur la base du parler de Bamako, la capitale malienne (partageant beaucoup de traits avec le maninka), en concurrence avec le bambara de Ségou, la métropole précoloniale ; il a incorporé certains traits et mots provenant d‘autres dialectes. Bamako est devenu le centre administratif du Soudan Français en 1908, et son dialecte s’est graduellement imposé comme la référence pour le pays entier. Son intercompréhension avec certains dialectes locaux est difficile, surtout à cause des grandes divergences phonologiques ; pourtant, on trouve partout au Mali des gens maîtrisant le "bambara standard".
Le bambara, langue la plus parlée au Mali, compte parmi les treizes langues nationales du pays. Le nombre d’écoles où l’on enseigne le bambara a augmenté constamment jusqu’à la fin des années 1990, mais stagne, voire récule, depuis les années 2000. Au Mali, une bonne moitié de tous les programmes de radios sont en bambara (à ne pas oublier les émissions en bambara de la "Voix de l‘Amérique", mais surtout celles de Radio France Internationale (RFI) ayant démarré en octobre 2015). De surcroît, il est bien présent à la télé. Dans les domaines de l’administration et du business "moderne", il avance très peu (contrairement au commerce "traditionnel", où le bambara prédomine clairement et jusqu’aujourd‘hui). Depuis 1972 paraissent peu à peu des mensuels et périodiques, et le nombre des livres en bambara (parus avant 2016) dépasse les 500, dont un grand nombre de littératures chrétienne et musulmane, et le bambara est aussi utilisé dans les liturgies des deux religions mondiales.
L’ouvrage :
Vydrin, Valentin 2019. Cours de Grammaire Bambara. Paris : Presses de l’INALCO, 597 pages. (ISBN : 978-2-85831-307-5 | prix : 30€)
Son auteur :
Valentin Vydrin est professeur des Universités, titulaire de la chaire de mandingue à l’INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales ~ Langues O'), comme tel le successeur de Gérard Dumestre. Il est aussi enseignant-chercheur au LLACAN (Langages, langues et cultures d’Afrique Noire), et spécialiste des langues mandé.
Vive le bambara, vive le Mali !!!
Hery

Exit les cassettes audio, les CDs, les téléchargements, etc. Entrez dans l'aire de la réalité augmentée en cours de langue : Les Presses l'Inalco (Paris) ouvrent une étape nouvelle ! Pour la première fois dans l'édition scientifique universitaire, un livre est enrichi de plus de 1.500 fichiers audio. En effet, dans ce Cours de Grammaire Bambara, des pages entières sont à écouter... Pour ça, on n’a besoin que de son appli smartphone qui les trouve facilement : il suffit de lui présenter la page ! Grâce à ce format innovant, les apprenant(e)s dépassent alors la simple lecture du texte et leur enrichissent les exemples écrits par des enregistrements vocaux qui rendent l’apprentissage plus vivant et qui leur permettent d’apprendre les correctes prononciations. En fait, de nos jours, une telle approche tournée vers l’oralité est essentielle dans l’apprentissage des langues.
PRÉSENTATION
Le format de ce manuel représente un compromis entre celui d’un manuel pratique et celui d’une grammaire de référence (un manuel "traditionnel" devrait comporter davantage d’exercices, des textes bambara adaptés et d’autres éléments didactiques, par contre, dans une grammaire de référence, on devrait présupposer un appareil scientifique plus élaboré).
Le cours est subdivisé en 38 leçons, toutes agrémentées de réalité augmentée. La composition des leçons varie : le plus souvent, un sujet grammatical constitue une leçon. En règle, une leçon correspond à un cours de 90 ou 120 minutes, mais il y a plusieurs leçons qui dépassent nécessairement cette règle car certains sujets de grammaire (p.ex. système tonal, participes et converbes, infinitif, constructions relatives, focalisation et topicalisation, etc.) sont trop volumineux, et ces leçons importantes demandent deux, sinon trois cours en classe.
Le cours s’appuie sur les résultats des recherches de terrain par l’auteur, mais aussi sur les publications sur la langue bambara qui se comptent aujourd’hui par centaines. Il faut mentionner en particulier la Grammaire fondamentale du bambara de Gérard Dumestre (2003) et sa thèse de doctorat d’État, sous le titre Le Bambara du Mali: essais de description linguistique (2 tomes, 1987/1992), ainsi que de nombreuses publications de Denis Creissels, professeur émérite de l’Université Lumière (Lyon 2). Une bibliographie linguistique du bambara – vaste mais pas exhaustive – se trouve à la fin du livre.
Dans la quasi-totalité des cas, les exemples phrastiques en bambara sont présentés en trois lignes. La première ligne contient une transciption superficielle, où les tons de réalisations sont marqués sur chaque syllabe, et les assimilations vocaliques sont représentées ; la marque du pluriel apparaît comme -u (plutôt que -w , ce qui correspondrait à la convention orthographique). La nasalisation vocalique est cependant marquée par un -n (ce qui correspond bien à la convention orthographique bambara), sauf là où la voyelle nasale est suivie par la marque du pluriel. Dans la deuxième ligne, la transcription est plus ou moins en accord avec l’orthographe malienne toutefois elle s’en distingue par la notation tonale et la séparation des mots en morphèmes (indiquée par des traits d’unions). La troisième ligne est celle des gloses (traductions mot par mot et morphème par morphème). Les exemples illustratifs sont, pour la plupart, tirés de textes naturels. En outre, une traduction libre est donnée, suivie de référence à la source entre crochets.
Comme exposé ci-dessus, le cours de grammaire est accompagné des fichiers sonores. Les enregistrements ont été faits par l’auteur sur place (à Bamako) entre juin et juillet 2017, en collaboration principalement avec Zoumana Dembélé, Malien de 37 ans (en 2017) qui est né et a grandi à Fama (cercle de Sikasso).

QUELQUES TRAITS TYPOLOGIQUES DU BAMBARA
Comme la plupart des langues africaines, le bambara est une langue à tons (opposition de deux tons lexicaux et phénomènes de downstep et downdrift). Sur le plan morphologique, le bambara et les langues mandé en total sont considérés comme type isolant : ils ne disposent ni de classes nominales ni d’opposition de genre. Au domaine de la flexion, en bambara, l’affixation, tant verbale que nominale, ne joue qu’un rôle marginal, mais elle est très productive quant à la dérivation (beaucoup de suffixes, peu de préfixes, pas d’infixes). L’ordre des mots du bambara est très rigide : sujet – marque prédicatif – complément d’objet – verbe – supplément postverbal). Même dans des phrases interrogatives et propositions relatives, l’ordre des mots reste intact. A l’exception du parfait affirmatif intransitif, le verbe reste toujours sous la forme de base. Dans le syntagme génitival, l’ordre est déterminant-déterminé, alors que dans les autres syntagmes de détermination, l’ordre est dans l’autre sens, à savoir déterminé-déterminant (nom + adjectif, nom + participe, nom + défini).
LE NOM « BAMBARA »
La langue bambara s’est formée sur la base des dialectes mandingues orientaux grâce à l’existence du royaume précolonial de Ségou (18e-19e siècles), et dans une moindre mesure, du Kaarta. Le nom du groupe ethnique est bámàna ou bámànan, et celui de la langue est bámanankan (kán veut dire 'cou, gorge ; voix, parole ; bruit, son ; langue parlée'), on utilise le terme bambara en français et dans les langues voisines (foulfouldé, soninké, maninka). En anglais, allemand, russe etc., les formes bambara et bamana sont utilisées.
De plus, le terme bambara (ou bámàna) est polysémique et peut exprimer deux notions : (a) le groupe ethnique parlant la langue en question comme première langue, (b) le païen (non-musulman), terme évidemment originel et jusqu’à nos jours très courant au sud du Mali et au nord-est de la Côte d’Ivoire où les "Bambaras" sont des Sénoufos non-islamisés (leur langue compte parmi les langues gur), à la différence des Dioulas (islamisés et mandingophones).
Il existe de nombreuses autres étymologies du mot bambara/bamana ("ceux qui refusent", "insoumis à Dieu", "enfants de crocodile", etc.), mais ce ne sont que des étymologies populaires, parfois reprises et répandues par des missionaires, chercheurs et autres. Cependant, elles ne résistent en aucune manière à une analyse sérieuse phonétique-phonologique ...
LE BAMBARA AUJOURD’HUI
Le bambara a environ 4.000.000 de locuteurs natifs, un nombre qui augmente jusqu’à 13-14 millions si on y rajoute les locuteurs L2 (80-90% de la population du Mali).
La zone de diffusion du bambara peut être subdivisée en cinq catégories :
(a) la zone compacte du groupe ethnique bambara au Mali; (b) les enclaves compactes bambara au Kaarta, autour de Kayes et à l’est de Mopti; (c) des groupes importants de locuteurs natifs du bambara dans toutes les grandes villes du Mali, sauf dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal à l’est du Mali; (d) le bambara est la lingua franca (langue de communication interethnique) partout au Mali (sauf dans les régions du nord, à savoir celles de Tombouctou, Gao, et Kidal), surtout dans les grandes et moyennes villes, mais aussi au Sénégal le long du chemin de fer Dakar-Bamako (surtout dans la ville de Tambacounda); (e) le bambara est la langue de la diaspora malienne en Afrique (Kinshasa, Libreville, Dakar, Abidjan, Bouaké, Yamoussoukrou) et en Europe (Paris, Montreuil, Rouen, …)
LA CLASSIFICATION
Dire que la langue bambara est la langue mandé la plus connue, n’est certainement pas faux. La totalité des langues mandé occupe la plus grande partie de la moitié occidentale de l’Afrique. Elles sont parlées par une large proportion de la population du Mali, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Sierra Leone et de la Liberia. Elles sont également présentées au Burkina Faso, au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau, et plus sporadiquement en Mauritanie, au Bénin, au Ghana, au Togo et au Nigeria. Parmi les langues mandé, la langue bambara appartient au groupe linguistique mandingue (connu aussi sous le terme "cluster mandingue") qui comporte, en outre, les variétés maninka, mandinka, dioula, khassonké et beaucoup beaucoup d’autres. Les plus génétiquement éloignées des autres variétés mandingues sont celles du groupe nord-ouest, avant tout le mandinka, parlé au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau; dans leur cas, il s’agit nettement des langues différentes du bambara, malgré leur parenté étant évidente même pour des non-linguistes. Le nombre des locuteurs de toutes les langues/dialectes mandingues dépasse 30 millions, et peut même arriver jusqu‘au nombre de 40 millions.
Le bambara, le dioula et, en un sens, même le maninka de la Guinée pourraient être compris comme des dialectes d’une seule langue. Cependant, l’existence des frontières étatiques et l’établissement des normes écrites pour chaque pays servent de facteur important à l’évolution divergente des variétés mandingues et à la formation des langues différentes.
Il existe de nombreux dialectes du bambara, ceux du nord (banamba, mesekele, …), du centre (jitumu, segu, jamaladugu), du sud (cakadugu, jalakadugu, ganadugu, etc.), de l’ouest (kaarta, parler de Tambacounda (Sénégal)), de l’est (kala, kuruma, saro, dialectes au nord-ouest de Mopti), et du sud-est (zegedugu, etc.).
LE « BAMBARA STANDARD » ET SON STATUT
Le "bambara standard" s’est formé sur la base du parler de Bamako, la capitale malienne (partageant beaucoup de traits avec le maninka), en concurrence avec le bambara de Ségou, la métropole précoloniale ; il a incorporé certains traits et mots provenant d‘autres dialectes. Bamako est devenu le centre administratif du Soudan Français en 1908, et son dialecte s’est graduellement imposé comme la référence pour le pays entier. Son intercompréhension avec certains dialectes locaux est difficile, surtout à cause des grandes divergences phonologiques ; pourtant, on trouve partout au Mali des gens maîtrisant le "bambara standard".
Le bambara, langue la plus parlée au Mali, compte parmi les treizes langues nationales du pays. Le nombre d’écoles où l’on enseigne le bambara a augmenté constamment jusqu’à la fin des années 1990, mais stagne, voire récule, depuis les années 2000. Au Mali, une bonne moitié de tous les programmes de radios sont en bambara (à ne pas oublier les émissions en bambara de la "Voix de l‘Amérique", mais surtout celles de Radio France Internationale (RFI) ayant démarré en octobre 2015). De surcroît, il est bien présent à la télé. Dans les domaines de l’administration et du business "moderne", il avance très peu (contrairement au commerce "traditionnel", où le bambara prédomine clairement et jusqu’aujourd‘hui). Depuis 1972 paraissent peu à peu des mensuels et périodiques, et le nombre des livres en bambara (parus avant 2016) dépasse les 500, dont un grand nombre de littératures chrétienne et musulmane, et le bambara est aussi utilisé dans les liturgies des deux religions mondiales.
L’ouvrage :
Vydrin, Valentin 2019. Cours de Grammaire Bambara. Paris : Presses de l’INALCO, 597 pages. (ISBN : 978-2-85831-307-5 | prix : 30€)
Son auteur :
Valentin Vydrin est professeur des Universités, titulaire de la chaire de mandingue à l’INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales ~ Langues O'), comme tel le successeur de Gérard Dumestre. Il est aussi enseignant-chercheur au LLACAN (Langages, langues et cultures d’Afrique Noire), et spécialiste des langues mandé.
Vive le bambara, vive le Mali !!!
Hery

Bonjour,
Nous nous rendrons en Géorgie en mai et je recherche un dictionnaire géorgien, même basique.
J'aime pouvoir tenter de communiquer, même juste quelques mots, lorsque je voyage !
Je ne parviens pas à en trouver un ! Cela existe-t-il ?
Si pas français, au moins géorgien/anglais...
Bonjour à tous,
Je sais que ma question est un peu décalée par rapport à ce qui peut être demandé ici, mais étant donné que j'avais reçu d'excellents conseils lorsque j'avais engagé des discussions à l'approche de mon séjour en Israël, il y a un an, je me permets de renouveler.
Comme l'indique le titre je souhaiterais savoir si certains d'entre vous ont pratiqué l'apprentissage de l'hébreu à Paris ou en proche banlieue ? Si oui, auriez-vous des conseils sur telle ou telle structure ? A vrai dire, je sais que sur internet l'information ne manque pas, il suffit de taper "cours d'hébreu" pour se retrouver avec toute une liste d'organismes (par exemple, l'espace culturel juif…) : mais justement, je ne connais la valeur réelle des cours dispensés ici ou là, et je serais volontiers preneuse de vos conseils et avis sur la question. Je précise que j'ai un petit, très petit budget...
Merci beaucoup par avance !
Loopi.
Je sais que ma question est un peu décalée par rapport à ce qui peut être demandé ici, mais étant donné que j'avais reçu d'excellents conseils lorsque j'avais engagé des discussions à l'approche de mon séjour en Israël, il y a un an, je me permets de renouveler.
Comme l'indique le titre je souhaiterais savoir si certains d'entre vous ont pratiqué l'apprentissage de l'hébreu à Paris ou en proche banlieue ? Si oui, auriez-vous des conseils sur telle ou telle structure ? A vrai dire, je sais que sur internet l'information ne manque pas, il suffit de taper "cours d'hébreu" pour se retrouver avec toute une liste d'organismes (par exemple, l'espace culturel juif…) : mais justement, je ne connais la valeur réelle des cours dispensés ici ou là, et je serais volontiers preneuse de vos conseils et avis sur la question. Je précise que j'ai un petit, très petit budget...
Merci beaucoup par avance !
Loopi.
B🙂njour camarades VFistes,
Malgré mon "acharnement" sur le moteur de recherche du forum, je n'ai point trouvé de réponse satisfaisante à ma question en titre.
N'y aurait-il que le guide "Fahrang Moaser" de Parsayar?
Des avis/recommandations de choix?
Merci de votre attention et, à l'avance, de votre aide.
Cordialement,
Yell😉wmop.
Malgré mon "acharnement" sur le moteur de recherche du forum, je n'ai point trouvé de réponse satisfaisante à ma question en titre.
N'y aurait-il que le guide "Fahrang Moaser" de Parsayar?
Des avis/recommandations de choix?
Merci de votre attention et, à l'avance, de votre aide.
Cordialement,
Yell😉wmop.
rentrée le 11 avril 2014
je suis partie avec mon mari et 2 copines, je suis la seule à baragouiner anglais, cela a été un séjour de 3 semaines fatigants (surtout que mes copines n'avaient pas voulu que je réserve les "excursions" avant de partir alors que j'avais des pistes pour des guides francais)
j'ai réussi à faire 1 seule rencontre avec un vietnamien qui parlait bien francais à Hue Pierre 0914472226 qui nous emmené au pont japonais et au muséé agricole c'était bien avec plein d'explication Hue HOI An avec lui en voiture avec de nombreux arrets et visite du musé Cham. si nous n'avions pas réserve pour la visite des tombeaux , je pense qu'il aurait pu nous emmener avec de nombreuses explications
Ho chi minh : rencontre avec un jeune qui parlait un peu francais au hasard d'un temple (le francais est une langue facultative) beaucoup d'étudiant vous abordent pas très loin du fameux marché , ils aimeraient parler anglais.
Pour pleinement profiter du sejour (sans trop de fatigue), il vaut qu'une personne dans un groupe parle l’anglais et le comprenne. Il y eu des guides qui faisaient un effort pour nous comprendre mais d'autres pas du tout ce quia prêté parfois à certaines confusions
le vietnam est un très beau pays et les vietnamiens sont très accueillants bon voyage
j'ai réussi à faire 1 seule rencontre avec un vietnamien qui parlait bien francais à Hue Pierre 0914472226 qui nous emmené au pont japonais et au muséé agricole c'était bien avec plein d'explication Hue HOI An avec lui en voiture avec de nombreux arrets et visite du musé Cham. si nous n'avions pas réserve pour la visite des tombeaux , je pense qu'il aurait pu nous emmener avec de nombreuses explications
Ho chi minh : rencontre avec un jeune qui parlait un peu francais au hasard d'un temple (le francais est une langue facultative) beaucoup d'étudiant vous abordent pas très loin du fameux marché , ils aimeraient parler anglais.
Pour pleinement profiter du sejour (sans trop de fatigue), il vaut qu'une personne dans un groupe parle l’anglais et le comprenne. Il y eu des guides qui faisaient un effort pour nous comprendre mais d'autres pas du tout ce quia prêté parfois à certaines confusions
le vietnam est un très beau pays et les vietnamiens sont très accueillants bon voyage
Salut ,
Comme je viens de voir dans un autre post qu'on s'intéresse à connaître un peu la darija pour bien savoir communiquer avec les marocains qui ne comprennent pas le français ( il y' en a tellement ) je vous propose un extrait de vocabulaire des mots les plus courants. Je vous invite à enrichir ce post si vous trouvez que l'initiative est intéressante, dans le cas contraire, prière de s'abstenir à commenter que pour insulter ou entrer dans des débats et des conversations à deux. Gardons ce sujet informatif pour les gens curieux qui aiment se rendre dans un pays en connaissant un peu son langage . Merci pour la compréhension.
Reste à noter qu'il y'a plusieurs lettres arabes non prononcées en français .... Je ne saurais pas comment vous expliquer la vraie prononciation, mais vous n'êtes pas obligé tout de même de le faire correctement ! le minimum suffit, l'essentiel c'est d'être compris et les gens ici devinent ce que vous essayez de dire.
Vous devez sûrement trouver des acquis dans mes propositions, mais prenons en considération ceux qui ignorent 100% et qui ne connaissent même pas le salamo alikom
Si vous ne trouvez pas un mot que vous ignorez et vous voulez connaitre, n'hésitez pas , je vous réponds avec plaisir.
Salut : salamo alikom ou pour être bref : salam tout court. Bonjour: sbah nour Bonne nuit: tesbeh ala khir ( le KH est difficile à prononcer donc vous dîtes : RIR ou ghir ) Au revoir: Beslama Prend soin de toi : t'hala le lit : namoussia chambre: l'bite maison : dar route : trik je voyage: nsafer viens: aji va : sir pareil: kif kif ou bhal bhal où: fine svp: afak le jour : nhar la nuit: lil combien: ch'hal / chehal heure: saâa excuse moi: smahli d'accord: wakha ( le KH encore 😕 ) plus facile vous dites : safi c'est tout : safi ( on l'utilise aussi ici ) merci: choukrane je fais : kandir où se trouve: fine ja ? Palais: ksar ville : mdina ( on prononce mdina et pas médina ) Ancienne médina: Mdina kdima le thé: atay pain: khoubz ( koubz si vous prononcez pas le KH ) le lait: halib café: kahwa sucre: skar sel: melha couteau: mousse fourchette: farchita assiette: tabssil valise: baliza je veux: brite boire: nchreb l'eau: lma mon mari: rajli ma femme: mrati garçon: weld fille: Bent mon ami: sahbi mon amie: sahbti non: la pluie: chta problème: mochkil voiture: tomobile qu'il soit: ykone qu'elle soit: tkone froid: bard ( froide: barda) chaude : skhouna ( skouna) ( chaud: skoun ) il faut chaud: Sahd beaucoup: bezzaf plage/mer: bhar il existe: kayne le prix: tamane bienvenue: marhba bien: mezian numéro: nemra si dieu le veut: inshallah ventre: kerch mal : hrik j'ai: andi j'ai mal au ventre: andi hrik f kerchi gorge: halk mon oreille: wedni sable: remla dromadaire ou chameau : jmel je suis perdu: tlefte je ne sais pas: manaraf gâteau: halwa riz: roze réfrigérateur : telaja un verre : kass blanc: byad noir: kahal bleu : zrak vêtement: hwayj fenêtre: charjam viande: l'ham poulet: djaj oignon : basla pommes de terre: btata persil: maadnouss gentil: driyaf toi: Nta ( masculin) Nti ( féminin) Vous: ntouma Moi: ana Lui: houwa elle: hya eux: houma photo: taswira tu peux : yamkenlek possible: momkine je peux : nkad / yemkenli tapis: zarbiya télévision: talfaza escaliers: drouj gratuit: fabour savon : sabona
La liste est très longue.... vous pouvez l'enrichir ou demander ce qui manque .
Mes amitiés,
Bien à vous.
Comme je viens de voir dans un autre post qu'on s'intéresse à connaître un peu la darija pour bien savoir communiquer avec les marocains qui ne comprennent pas le français ( il y' en a tellement ) je vous propose un extrait de vocabulaire des mots les plus courants. Je vous invite à enrichir ce post si vous trouvez que l'initiative est intéressante, dans le cas contraire, prière de s'abstenir à commenter que pour insulter ou entrer dans des débats et des conversations à deux. Gardons ce sujet informatif pour les gens curieux qui aiment se rendre dans un pays en connaissant un peu son langage . Merci pour la compréhension.
Reste à noter qu'il y'a plusieurs lettres arabes non prononcées en français .... Je ne saurais pas comment vous expliquer la vraie prononciation, mais vous n'êtes pas obligé tout de même de le faire correctement ! le minimum suffit, l'essentiel c'est d'être compris et les gens ici devinent ce que vous essayez de dire.
Vous devez sûrement trouver des acquis dans mes propositions, mais prenons en considération ceux qui ignorent 100% et qui ne connaissent même pas le salamo alikom
Si vous ne trouvez pas un mot que vous ignorez et vous voulez connaitre, n'hésitez pas , je vous réponds avec plaisir.
Salut : salamo alikom ou pour être bref : salam tout court. Bonjour: sbah nour Bonne nuit: tesbeh ala khir ( le KH est difficile à prononcer donc vous dîtes : RIR ou ghir ) Au revoir: Beslama Prend soin de toi : t'hala le lit : namoussia chambre: l'bite maison : dar route : trik je voyage: nsafer viens: aji va : sir pareil: kif kif ou bhal bhal où: fine svp: afak le jour : nhar la nuit: lil combien: ch'hal / chehal heure: saâa excuse moi: smahli d'accord: wakha ( le KH encore 😕 ) plus facile vous dites : safi c'est tout : safi ( on l'utilise aussi ici ) merci: choukrane je fais : kandir où se trouve: fine ja ? Palais: ksar ville : mdina ( on prononce mdina et pas médina ) Ancienne médina: Mdina kdima le thé: atay pain: khoubz ( koubz si vous prononcez pas le KH ) le lait: halib café: kahwa sucre: skar sel: melha couteau: mousse fourchette: farchita assiette: tabssil valise: baliza je veux: brite boire: nchreb l'eau: lma mon mari: rajli ma femme: mrati garçon: weld fille: Bent mon ami: sahbi mon amie: sahbti non: la pluie: chta problème: mochkil voiture: tomobile qu'il soit: ykone qu'elle soit: tkone froid: bard ( froide: barda) chaude : skhouna ( skouna) ( chaud: skoun ) il faut chaud: Sahd beaucoup: bezzaf plage/mer: bhar il existe: kayne le prix: tamane bienvenue: marhba bien: mezian numéro: nemra si dieu le veut: inshallah ventre: kerch mal : hrik j'ai: andi j'ai mal au ventre: andi hrik f kerchi gorge: halk mon oreille: wedni sable: remla dromadaire ou chameau : jmel je suis perdu: tlefte je ne sais pas: manaraf gâteau: halwa riz: roze réfrigérateur : telaja un verre : kass blanc: byad noir: kahal bleu : zrak vêtement: hwayj fenêtre: charjam viande: l'ham poulet: djaj oignon : basla pommes de terre: btata persil: maadnouss gentil: driyaf toi: Nta ( masculin) Nti ( féminin) Vous: ntouma Moi: ana Lui: houwa elle: hya eux: houma photo: taswira tu peux : yamkenlek possible: momkine je peux : nkad / yemkenli tapis: zarbiya télévision: talfaza escaliers: drouj gratuit: fabour savon : sabona
La liste est très longue.... vous pouvez l'enrichir ou demander ce qui manque .
Mes amitiés,
Bien à vous.
Nouveau dictionnaire bambara-français
Le bambara (bamanankan) – la langue la plus parlée au Mali – fait partie des parlers manding. L’ensemble des parlers manding appartient au groupe mandé. A l’intérieur du groupe mandé, les parlers manding sont classés pami les langues mandé de souche mandé-ouest. En ce qui est la classification externe des langues mandé, elles appartiennent à la famille Niger-Congo. Sous ses variantes proches, le bambara est aussi parlé au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et en Guinée. Comme langue maternelle, et aussi, et de très loin, comme langue seconde, les trois quarts environ de la population malienne l’utilisent aujourd’hui, et on peut sans doute compter actuellent entre 15 et 20 millions de locuteurs. Plusieurs facteurs ont joué et continuent de jouer en sa faveur : le développement de l’administration, des communications et des voyages, et particulièrement les migrations saisonnières, l’expansion de la religion musulmane, l’essor du commerce, et enfin l’utilisation du bambara croissante sur les marchés ou dans les cours d’écoles. Le bambara constitue, avec le français, la seule langue qui couvre l’ensemble du territoire national. Si le français est la langue de la modernité et de l’écrit, le bambara, par rapport aux langues locales liées à l’oral et à la tradition, figure comme une autre langue d’accès à la modernité. La langue de l’ancien colonisateur, seule langue officielle de l’Etat malien à ce jour, mais très peu maîtrisée par et à peine intégrée dans la population malienne, et le bambara occupent une position privilégiée et progressent en se complétant plus qu’en se concurrençant : l’administration est en français, mais le fonctionnaire est l’ambassadeur et le cheval de Troie du bambara, en s’exprimant en bambara et non en français pour se faire comprendre. Ainsi, le bambara est, en quelque sorte, la seconde langue du pouvoir. Et n’oublions pas que les Maliens et Maliennes attachent beaucoup d’importance à leur histoire : le bambara est l’emblème d’un empire très connu encore aujourd’h ui, à savoir l’empire de Sunjata Keïta au XIIe siècle que la tradition orale manding – à travers ses griots – ne cesse de raconter et transmettre de génération en génération. Le bambara est ainsi le représentant direct de la grandeur du passé, et en garde le prestige incontestée. Il est donc à la fois une langue véhiculaire (lingua franca) et une langue de prestige et de culture. Ces deux fonctions lui attribuent un statut particulier, de plus, le bambara permet la promotion sociale ou individuelle, la langue de la ville, la langue de la radio (depuis 1991, le développement des radios privées s’est aussi beaucoup fait en faveur du bambara) et de la télévision.
Ce nouveau dictionnaire bambara-français est fondé sur le bambara standard, donc celui des villes (surtout Bamako et Ségou). Il est très complet, de presque 1.200 pages. Son introduction, très précise (60 pages), indique de manière claire comment utiliser le dictionnaire et donne la liste des sources utilisées (33o sources différentes en total) : écrites et orales, anciennes et actuelles, en bambara standard et en bambara local, publiées et inédites, telles que lexiques et dictionnaires, manuels et grammaires du bambara en français et en bambara, travaux de description linguistiques, textes littéraires de griots et de conteurs, récits cynégétiques, recueils de proverbes, romans et nouvelles, pièces de théâtre, émissions de radio, informations recueillies auprès de locuteurs ailleurs qu’à Dougoukouna, textes enregistrés auprès de personnes âgées du village de Dougoukouna (village situé à 10 kms de Ségou, en plein milieu de l’ancien Royaume bambara de Ségou), littératures ethnologique et historique, journaux et revues, brochures de post-alphabétisation, brochures religieuses musulmanes et chrétiennes, documents pédagogiques pour les écoles en bambara, ouvrages et articles scientifiques, etc. etc. etc. Précisément, les sources les plus utilisées sont les suivantes : les enquêtes de longue haleine à Dougoukouna, les dictionnaires du Père Charles Bailleul ("Dictionnaire bambara-français", 3e édition corrigée ; voir la note 1 en bas de page), le recueil de proverbes du même auteur ("Sagesse bambara, proverbes et sentences" ; voir la note 2 en bas de page) et le "Kibaru", premier et principal journal en bambara, qui, depuis 1972, fournit une documentation abondante : à ce jour près de 500 numéros, soit environ 5.000 pages de texte.
Donc, la quasi-totalité de cet ouvrage est consacrée à la partie principale, les entrées présentées dans l’alphabet officiel (1.000 pages). A la fin de l’ouvrage, on trouve un index abrégé français-bambara (120 pages). En ce qui est l’entrée bambara dans le détail, sa présentation suit selon plusieurs différentes rubriques : 1. d’abord, l’entrée lexicale est présentée en gras et en notation des tons, suivie éventuellement d’indications phonétiques entre crochets sur la prononciation du terme ; 2. l’appartenance grammaticale (indiquée en italiques) ; 3. l’origine empruntée ; 4. l’étymologie (entre barres obliques) ; 5. la glose ; 6. les exemples (phrase ou expression, suivie de deux lettres majuscules ou d’un nombre indiquant la source de référence, puis la traduction) ; et 7. les remarques diverses.
Quant à la notation des tons (qui n’apparaissent pas dans l’écriture officielle), il faut dire que si l’entrée est de schème H(aut), c.à.d. comportant une succession ininterrompue de tons hauts (notés par l’accent aigu), seul le premier ton est indiqué : súruku "hyène" (= tous les trois voyelles portent le ton haut) ; si l’entrée est de schème A(scendant), c.à.d. comportant un ou plusieurs tons bas (notés par l’accent grave) suivis d’un ou plusieurs tons hauts, seules les syllabes basses qui précèdent la ou les syllabes hautes sont notées : mùso "femme" (= la voyelle o porte aussi le ton bas), làtàràsàji "parfum liquide utilisé par les marabouts" (= tous les voyelles a portent le ton bas mais la voyelle finale i porte le ton haut), fèlèfala "balancer, faire balancer, osciller" (= les voyelles e portent le ton bas, les voyelles a portent le ton haut). Ces deux configurations tonales H et A (nommées schèmes majeurs) regroupent une large majorité des entrées, qu’il s’agisse de mots simples ou de mots complexes. Au cas où une entrée n’appartiendrait pas à l’un de ces deux schèmes majeurs, c.à.d. dans tous les autres cas, les tons sont indiqués sur chacune des voyelles : kólókòtó "qui ne recule devant rien, malfrat", tàrétàré "félicitations, hourrah, enthousiasme", dàmájìrá "faire le maximum, faire tout son possible ; maximum" ...
Au fond, cet ouvrage volumineux excelle par l’immense nombre de ses entrées et des exemples fournis et fera sans doute date dans l’histoire de la langue bambara.
Si on veut adresser une petite critique, une toute petite seulement, c’est donc la suivante : chez Bailleul, les morphèmes des mots dérivés et composés sont séparés par un point (et leur traduction en dessous du mot bambara) pendant que la césure entre ces morphèmes n’est pas indiquée par Dumestre (et leur traduction, à droite du mot bambara, succède à l’appartenance grammaticale, se trouvant entre barres obliques, les termes correspondant aux composants reliés entre eux par des tirets). Exemple :
Bailleul (p.153) : gàlò.mà.jira : n. "signe de malheur" (malheur.qui a.montrer)
Dumestre (p.361) : gàlòmàjira : n.compl. /malheur-qual.-montrer/ • "signe de mauvais augure, porte-malheur"
Chez Bailleul, même un débutant dans l’apprentissage de la langue bambara reconnaît à première vue que le mot gàlòmàjira consiste en trois éléments différents qui sont sans aucun doute : le nom gàlò "malheur", le suffixe de dérivation nominale -ma "qui a" et le verbe jira "montrer". En comparaison, chez Dumestre, c’est la rubrique ‘étymologie’ (entre barres obliques) seulement qui indique que le mot gàlòmàjira consiste en trois éléments dont le sens est "malheur", "qualif." (c.à.d. suffixe nominale de valeur qualificative) et "montrer". De plus, on peut certes reconnaître que ce mot composé figure sous l’entrée gàlò, mais on ne peut reconnaître la césure de ce qui reste, et ce, majira. Est-ce ma + jira ou plutôt maji + ra ou ... ? Bien sûr, c’est évident pour moi ou toute personne qui est familière avec le bambara, mais pour un débutant, ce n’est pas forcément évident. Dans ce cas, Bailleul est à mon avis plus clair dans l’information fournie.
Autre petit regret : chez Bailleul, on est informé sur la valence de tout verbe, c.à.d. si le verbe est transitif, intransitif ou réfléchi (par les sigles v.i, v.t et v.réf), chez Dumestre, on est informé qu’il s’agit d’un verbo-nominal (noté par v-n.) correspondant au fait que les verbes bambara ont, à un degré plus ou moins fort, l’aptitude à être employés comme des noms. Exemple :
Bailleul (p.27) : bàna n. "maladie" bàna v.i "tomber malade" bàna v.t "rendre malade"
Dumestre (p.83) : bàna v-n. • "être malade, rendre malade ; blesser, faire mal ; maladie"
Chez Bailleul, il apparaît clairement que le mot bàna peut être employé comme nom (bana juguyara "la maladie a empiré"), verbe transitif (sabara in bè n sen bana "ces chaussures me font mal aux pieds") ainsi que verbe intransitif (a banana kosèbè "il est tombé gravement malade"), par contre, chez Dumestre, le mot bàna est un verbo-nominal (v-n.), c.à.d. il peut être employé comme nom et comme verbe, mais si le verbe est transitif et/ou intransitif, on ne l’apprend pas. Cependant, pour un débutant et autres aussi, juste une telle information est très serviable.
Ce ne sont que détails. Toutefois, les mêmes ne diminuent en aucune manière la très bonne qualité de cet ouvrage qui est à recommander chaudement à tous ceux et celles qui veulent apprendre le bambara. Donc, je conseille à tout débutant de se procurer non seulement ce Dumestre mais aussi les deux Bailleul (1). Les deux ouvrages sont ainsi complémentaires ... et le fin du fin en ce qui est la langue bambara, sans aucun doute ! Un graaaaaand merci à toi, Gérard !
Dumestre, Gérard. 2011. Dictionnaire bambara-français, suivi d’un indexe abrégé français-bambara. Paris : Editions Karthala. (disponible aussi en format ebook)
http://www.karthala.com/2466-dictionnaire-bambara-francais-suivi-d-un-index-abrege-francais-bambara-9782811105426.html
Le prix : 54 euros (en France), 67 euros (en Allemagne).
Gérard Dumestre, professeur émérite, a consacré ses recherches à la langue et à la littérature orale bambara, ainsi qu’à la société malienne contemporaine. De 1976 à 2010, Dumestre a enseigné le bambara à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) à Paris. Il a publié Le bambara du Mali : Essais de description linguistique (1994) et une Grammaire fondamentale du bambara (2003), descriptions les plus détaillées et les plus complètes de cette langue, et deux volumes de chroniques (Chroniques amoureuses au Mali, 1998 ; Maléfices et manigances, chroniques maliennes, 2007). Il est aussi l’auteur, dans la série des "Classiques Africains", de plusieurs volumes de textes littéraires bilingues (La prise de Dionkoloni, épisode de l’épopée bambara, 1975 ; La geste de Ségou racontée par des griots bambara, 1979 ; Des bêtes et des hommes, chants des chasseurs mandingues, 2000). Un grand nombre de ses articles sur le bambara ont été publiés dans la revue Mandenkan.
VIVE LE BAMBARA !!!
Herbert
(1) Bailleul, Charles. Dictionnaire bambara-français. Troisième édition corrigée. Bamako, Editions Donniya, 2007, 476pp. Charles Bailleul. Dictionnaire français-bambara. Réimpression en août 2006. Bamako, Editions Donniya, 2006, 377pp. (2) Bailleul, Charles. Sagesse bambara, proverbes et sentences. Bamako, Editions Donniya, 2005, 463pp.

Le bambara (bamanankan) – la langue la plus parlée au Mali – fait partie des parlers manding. L’ensemble des parlers manding appartient au groupe mandé. A l’intérieur du groupe mandé, les parlers manding sont classés pami les langues mandé de souche mandé-ouest. En ce qui est la classification externe des langues mandé, elles appartiennent à la famille Niger-Congo. Sous ses variantes proches, le bambara est aussi parlé au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et en Guinée. Comme langue maternelle, et aussi, et de très loin, comme langue seconde, les trois quarts environ de la population malienne l’utilisent aujourd’hui, et on peut sans doute compter actuellent entre 15 et 20 millions de locuteurs. Plusieurs facteurs ont joué et continuent de jouer en sa faveur : le développement de l’administration, des communications et des voyages, et particulièrement les migrations saisonnières, l’expansion de la religion musulmane, l’essor du commerce, et enfin l’utilisation du bambara croissante sur les marchés ou dans les cours d’écoles. Le bambara constitue, avec le français, la seule langue qui couvre l’ensemble du territoire national. Si le français est la langue de la modernité et de l’écrit, le bambara, par rapport aux langues locales liées à l’oral et à la tradition, figure comme une autre langue d’accès à la modernité. La langue de l’ancien colonisateur, seule langue officielle de l’Etat malien à ce jour, mais très peu maîtrisée par et à peine intégrée dans la population malienne, et le bambara occupent une position privilégiée et progressent en se complétant plus qu’en se concurrençant : l’administration est en français, mais le fonctionnaire est l’ambassadeur et le cheval de Troie du bambara, en s’exprimant en bambara et non en français pour se faire comprendre. Ainsi, le bambara est, en quelque sorte, la seconde langue du pouvoir. Et n’oublions pas que les Maliens et Maliennes attachent beaucoup d’importance à leur histoire : le bambara est l’emblème d’un empire très connu encore aujourd’h ui, à savoir l’empire de Sunjata Keïta au XIIe siècle que la tradition orale manding – à travers ses griots – ne cesse de raconter et transmettre de génération en génération. Le bambara est ainsi le représentant direct de la grandeur du passé, et en garde le prestige incontestée. Il est donc à la fois une langue véhiculaire (lingua franca) et une langue de prestige et de culture. Ces deux fonctions lui attribuent un statut particulier, de plus, le bambara permet la promotion sociale ou individuelle, la langue de la ville, la langue de la radio (depuis 1991, le développement des radios privées s’est aussi beaucoup fait en faveur du bambara) et de la télévision.
Ce nouveau dictionnaire bambara-français est fondé sur le bambara standard, donc celui des villes (surtout Bamako et Ségou). Il est très complet, de presque 1.200 pages. Son introduction, très précise (60 pages), indique de manière claire comment utiliser le dictionnaire et donne la liste des sources utilisées (33o sources différentes en total) : écrites et orales, anciennes et actuelles, en bambara standard et en bambara local, publiées et inédites, telles que lexiques et dictionnaires, manuels et grammaires du bambara en français et en bambara, travaux de description linguistiques, textes littéraires de griots et de conteurs, récits cynégétiques, recueils de proverbes, romans et nouvelles, pièces de théâtre, émissions de radio, informations recueillies auprès de locuteurs ailleurs qu’à Dougoukouna, textes enregistrés auprès de personnes âgées du village de Dougoukouna (village situé à 10 kms de Ségou, en plein milieu de l’ancien Royaume bambara de Ségou), littératures ethnologique et historique, journaux et revues, brochures de post-alphabétisation, brochures religieuses musulmanes et chrétiennes, documents pédagogiques pour les écoles en bambara, ouvrages et articles scientifiques, etc. etc. etc. Précisément, les sources les plus utilisées sont les suivantes : les enquêtes de longue haleine à Dougoukouna, les dictionnaires du Père Charles Bailleul ("Dictionnaire bambara-français", 3e édition corrigée ; voir la note 1 en bas de page), le recueil de proverbes du même auteur ("Sagesse bambara, proverbes et sentences" ; voir la note 2 en bas de page) et le "Kibaru", premier et principal journal en bambara, qui, depuis 1972, fournit une documentation abondante : à ce jour près de 500 numéros, soit environ 5.000 pages de texte.
Donc, la quasi-totalité de cet ouvrage est consacrée à la partie principale, les entrées présentées dans l’alphabet officiel (1.000 pages). A la fin de l’ouvrage, on trouve un index abrégé français-bambara (120 pages). En ce qui est l’entrée bambara dans le détail, sa présentation suit selon plusieurs différentes rubriques : 1. d’abord, l’entrée lexicale est présentée en gras et en notation des tons, suivie éventuellement d’indications phonétiques entre crochets sur la prononciation du terme ; 2. l’appartenance grammaticale (indiquée en italiques) ; 3. l’origine empruntée ; 4. l’étymologie (entre barres obliques) ; 5. la glose ; 6. les exemples (phrase ou expression, suivie de deux lettres majuscules ou d’un nombre indiquant la source de référence, puis la traduction) ; et 7. les remarques diverses.
Quant à la notation des tons (qui n’apparaissent pas dans l’écriture officielle), il faut dire que si l’entrée est de schème H(aut), c.à.d. comportant une succession ininterrompue de tons hauts (notés par l’accent aigu), seul le premier ton est indiqué : súruku "hyène" (= tous les trois voyelles portent le ton haut) ; si l’entrée est de schème A(scendant), c.à.d. comportant un ou plusieurs tons bas (notés par l’accent grave) suivis d’un ou plusieurs tons hauts, seules les syllabes basses qui précèdent la ou les syllabes hautes sont notées : mùso "femme" (= la voyelle o porte aussi le ton bas), làtàràsàji "parfum liquide utilisé par les marabouts" (= tous les voyelles a portent le ton bas mais la voyelle finale i porte le ton haut), fèlèfala "balancer, faire balancer, osciller" (= les voyelles e portent le ton bas, les voyelles a portent le ton haut). Ces deux configurations tonales H et A (nommées schèmes majeurs) regroupent une large majorité des entrées, qu’il s’agisse de mots simples ou de mots complexes. Au cas où une entrée n’appartiendrait pas à l’un de ces deux schèmes majeurs, c.à.d. dans tous les autres cas, les tons sont indiqués sur chacune des voyelles : kólókòtó "qui ne recule devant rien, malfrat", tàrétàré "félicitations, hourrah, enthousiasme", dàmájìrá "faire le maximum, faire tout son possible ; maximum" ...
Au fond, cet ouvrage volumineux excelle par l’immense nombre de ses entrées et des exemples fournis et fera sans doute date dans l’histoire de la langue bambara.
Si on veut adresser une petite critique, une toute petite seulement, c’est donc la suivante : chez Bailleul, les morphèmes des mots dérivés et composés sont séparés par un point (et leur traduction en dessous du mot bambara) pendant que la césure entre ces morphèmes n’est pas indiquée par Dumestre (et leur traduction, à droite du mot bambara, succède à l’appartenance grammaticale, se trouvant entre barres obliques, les termes correspondant aux composants reliés entre eux par des tirets). Exemple :
Bailleul (p.153) : gàlò.mà.jira : n. "signe de malheur" (malheur.qui a.montrer)
Dumestre (p.361) : gàlòmàjira : n.compl. /malheur-qual.-montrer/ • "signe de mauvais augure, porte-malheur"
Chez Bailleul, même un débutant dans l’apprentissage de la langue bambara reconnaît à première vue que le mot gàlòmàjira consiste en trois éléments différents qui sont sans aucun doute : le nom gàlò "malheur", le suffixe de dérivation nominale -ma "qui a" et le verbe jira "montrer". En comparaison, chez Dumestre, c’est la rubrique ‘étymologie’ (entre barres obliques) seulement qui indique que le mot gàlòmàjira consiste en trois éléments dont le sens est "malheur", "qualif." (c.à.d. suffixe nominale de valeur qualificative) et "montrer". De plus, on peut certes reconnaître que ce mot composé figure sous l’entrée gàlò, mais on ne peut reconnaître la césure de ce qui reste, et ce, majira. Est-ce ma + jira ou plutôt maji + ra ou ... ? Bien sûr, c’est évident pour moi ou toute personne qui est familière avec le bambara, mais pour un débutant, ce n’est pas forcément évident. Dans ce cas, Bailleul est à mon avis plus clair dans l’information fournie.
Autre petit regret : chez Bailleul, on est informé sur la valence de tout verbe, c.à.d. si le verbe est transitif, intransitif ou réfléchi (par les sigles v.i, v.t et v.réf), chez Dumestre, on est informé qu’il s’agit d’un verbo-nominal (noté par v-n.) correspondant au fait que les verbes bambara ont, à un degré plus ou moins fort, l’aptitude à être employés comme des noms. Exemple :
Bailleul (p.27) : bàna n. "maladie" bàna v.i "tomber malade" bàna v.t "rendre malade"
Dumestre (p.83) : bàna v-n. • "être malade, rendre malade ; blesser, faire mal ; maladie"
Chez Bailleul, il apparaît clairement que le mot bàna peut être employé comme nom (bana juguyara "la maladie a empiré"), verbe transitif (sabara in bè n sen bana "ces chaussures me font mal aux pieds") ainsi que verbe intransitif (a banana kosèbè "il est tombé gravement malade"), par contre, chez Dumestre, le mot bàna est un verbo-nominal (v-n.), c.à.d. il peut être employé comme nom et comme verbe, mais si le verbe est transitif et/ou intransitif, on ne l’apprend pas. Cependant, pour un débutant et autres aussi, juste une telle information est très serviable.
Ce ne sont que détails. Toutefois, les mêmes ne diminuent en aucune manière la très bonne qualité de cet ouvrage qui est à recommander chaudement à tous ceux et celles qui veulent apprendre le bambara. Donc, je conseille à tout débutant de se procurer non seulement ce Dumestre mais aussi les deux Bailleul (1). Les deux ouvrages sont ainsi complémentaires ... et le fin du fin en ce qui est la langue bambara, sans aucun doute ! Un graaaaaand merci à toi, Gérard !
Dumestre, Gérard. 2011. Dictionnaire bambara-français, suivi d’un indexe abrégé français-bambara. Paris : Editions Karthala. (disponible aussi en format ebook)
http://www.karthala.com/2466-dictionnaire-bambara-francais-suivi-d-un-index-abrege-francais-bambara-9782811105426.html
Le prix : 54 euros (en France), 67 euros (en Allemagne).
Gérard Dumestre, professeur émérite, a consacré ses recherches à la langue et à la littérature orale bambara, ainsi qu’à la société malienne contemporaine. De 1976 à 2010, Dumestre a enseigné le bambara à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) à Paris. Il a publié Le bambara du Mali : Essais de description linguistique (1994) et une Grammaire fondamentale du bambara (2003), descriptions les plus détaillées et les plus complètes de cette langue, et deux volumes de chroniques (Chroniques amoureuses au Mali, 1998 ; Maléfices et manigances, chroniques maliennes, 2007). Il est aussi l’auteur, dans la série des "Classiques Africains", de plusieurs volumes de textes littéraires bilingues (La prise de Dionkoloni, épisode de l’épopée bambara, 1975 ; La geste de Ségou racontée par des griots bambara, 1979 ; Des bêtes et des hommes, chants des chasseurs mandingues, 2000). Un grand nombre de ses articles sur le bambara ont été publiés dans la revue Mandenkan.
VIVE LE BAMBARA !!!
Herbert
(1) Bailleul, Charles. Dictionnaire bambara-français. Troisième édition corrigée. Bamako, Editions Donniya, 2007, 476pp. Charles Bailleul. Dictionnaire français-bambara. Réimpression en août 2006. Bamako, Editions Donniya, 2006, 377pp. (2) Bailleul, Charles. Sagesse bambara, proverbes et sentences. Bamako, Editions Donniya, 2005, 463pp.

Devinettes bambara
De tous les genres littéraires (contes, légendes, proverbes, etc.), les devinettes sont une exclusivité pour les enfants. Ils en sont friands, qu’on soit dans la cour de l’école, sur la place publique du village le soir au clair de lune, ou réunis autour du feu de la cuisine, les petits bambara aiment jouer aux devinettes. Il existe même de véritables « soirées-devinettes » organisées par des enfants. Les devinettes sont significatives d’un certain rapport au monde et aux choses de la vie ou du quotidien mais c’est avant tout leur fonction divertissante qui semble prédominer …
Quant à leur forme, les devinettes constituent une unité structurale faite par une dialectique « question-réponse ». Et il y a une réciprocité entre la question et la réponse, combinaison basée sur des rapports d’analogie, par le jeu des métaphores et des paradoxes …
Voici les devinettes bambara, au nombre de 25, toutes traduites en français et munies en partie de commentaires. Amusez-vous bien ! …
1 : N ye bin ye a bè jeninen sa bè a kònò a ma jeni. – O ye sira ye.
J’ai vu de l’herbe elle est brûlée un serpent y est il n’est pas brûlé. – C’est la route.
(Jolie métaphore pour la route dans une savane noircie par le feu)
2 : Mògò dò sara a wulila – O ye ntori ye.
Quelqu’un est mort, il s’est levé. – C’est le crapaud.
3 : Ni n taara sira kan n bè jalaba kura sòrò – O ye sa ye.
Quand je pars sur la route je trouve un ruban neuf – C’est le serpent.
4 : A ka baara kè tuma bèè ye a da tuma ye – O ye bilali ye.
Le seul moment où elle travaille, c’est quand elle est couchée. – La natte.
5 : Gaba sumantan. – O ye sankolo ye.
Grand hangar sans ombre: – C’est le firmament.
6: Ne ni mògò bè kèlè la ni n ye a gosi n bè n yèrè gosi – O ye soso ye.
Je me querelle avec quelqu’un : quand je le frappe je me frappe moi-même. – C’est le moustique.
7 : Fen dò bè n bolo ni n bè taama la a bè kuma ni n ye n jò a bè a dadè. – O ye samara ye.
J’ai une chose quand je marche, elle parle quand je m’arrête elle se tait. – La sandale.
(Les sandales, appelées sabara ou samara en bambara, ne retenant le pied que par devant, produisent un léger claquement pendant la marche)
8 : Mògò fila bè taa yaala filanannò tè yen. – O ye musokònòma ye.
Deux personnes se promènent il n’y a pas de trace de la deuxième. – C’est la femme enceinte.
(L’enfant que porte sa mère au ventre est aussi un être humain)
9 : Ka filen fila waa dò ma bò dò ye. – O ye dugukolo ni san kolo ye.
Ecarter deux calebasses: l’une n’est pas sortie de l’autre. – C’est la terre et le ciel.
(La terre et le ciel sont vus ici comme les deux moitiés d’une calebasse correspondant très bien l’une à l’autre. Probablement une allusion à une certaine vision de l’univers)
10 : A bè n flè n b’a flè. – O ye soda ye.
Cela me regarde, je regarde cela. – C’est la porte.
(De quelque côté qu’on se tourne dans une maison, on a toujours une porte devant ou derrière soi. Une cour bambara est souvent entourée de nombreuses cases)
11 : N taara n bènkèso n taara a sòrò u bè bèè yèlèn kogo la – O ye basa ye.
Je suis parti chez mon oncle maternel et j’ai trouvé qu’ils sont tous montés sur le mur. – C’est le margouillat.
(Les margouillats passent leur journée à courir sur les murs ensoleillés)
12 : Ni n ye n ka so boli ka taa dugu dò la n seginna n ma a sennò ye. – O ye kurun ye.
Quand j’ai chevauché pour aller dans un village, au retour je m’ai pas vu de traces. – C’est la pirogue.
(Une pirogue ne laisse pas de traces sur l’eau)
13 : N bè yan n bè Bamakò – Hakili don.
Je suis ici je suis à Bamako. – C’est l’esprit.
(L’esprit peut se rendre n’importe quel lieu, les distances ne le dérangent pas)
14 : I bè taama la i teliyara a man di i ye. – Finyè don.
Tu marches, tu vas vite ça ne te plaît pas. – C’est le vent.
(Il n’est en effet pas agréable d’être poussé par le vent)
15 : U bè yèlè nyògòn fè u bè datugu nyògòn fè. – O ye nyèkiliw ye.
Ils s’ouvrent ensemble, ils se ferment ensemble. – Ce sont les yeux.
16 : A bè fini don tuma bèè, nka a tè fini bò. – O ye nònsi ye.
Il met toujours des habits mais il n’enlève pas les habits. – C’est le caméléon.
17 : A ka dògò dunun tè o fè nka a bè dòn kè hali faama bè taa yen. – O ye dugumènè ye.
Cela est petit cela n’a pas de dunun (tambour) mais on danse même le chef va là-bas. – C’est la fourmi.
(Certes, une fourmi n’a pas de tambour pour faire bouger et gesticuler les gens, comme pour une danse. Mais ses piqûres et ses plaies ont le même effet. Et même le chef ayant le droit à des privilèges particuliers n’est pas épargné par cette foutue bestiole. Elle agit selon la devise "Les mêmes droits pour tous" !)
18 : A bè ba kò bari a bè bakokan mèn. – O ye tulo ye.
Cela est derrière le fleuve mais cela entend le bruit du fleuve. – C’est l’oreille.
(L’oreille entend beaucoup de choses mais sur de longues distances)
19 : N mòkè ye den wolo cè tè muso tè. – O ye tonsofin ye.
Mon grand-père a engendré un enfant ce n’est pas un homme ce n’est pas une femme. – C’est une chauve-souris.
(La chauve-souris est vue comme un être bizarre, à la fois une sorte d'oiseau et une souris. Faut-il aller jusqu’à considérer la souris comme symbole de la féminité , est un peu surélevé par des pierres, endroit un peu frais et ombragé où les serpents aiment se trouver)
25 : N ye fen dò sòrò a tè dun nka, ni a ye fen dò minè o bè dun. – O ye duguròsa ye.
J’ai trouvé une chose, elle ne se mange pas mais si elle prend autre chose celle-ci se mange. – C’est le ver de terre.
(Le ver de terre n’est pas mangeable pour l’homme mais p.ex. les poules le mangent. Et les poules en revanche sont bien consommables pour l’homme. De plus, elles pondent des œufs qui sont mangés)
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Bonne lecture !
De tous les genres littéraires (contes, légendes, proverbes, etc.), les devinettes sont une exclusivité pour les enfants. Ils en sont friands, qu’on soit dans la cour de l’école, sur la place publique du village le soir au clair de lune, ou réunis autour du feu de la cuisine, les petits bambara aiment jouer aux devinettes. Il existe même de véritables « soirées-devinettes » organisées par des enfants. Les devinettes sont significatives d’un certain rapport au monde et aux choses de la vie ou du quotidien mais c’est avant tout leur fonction divertissante qui semble prédominer …
Quant à leur forme, les devinettes constituent une unité structurale faite par une dialectique « question-réponse ». Et il y a une réciprocité entre la question et la réponse, combinaison basée sur des rapports d’analogie, par le jeu des métaphores et des paradoxes …
Voici les devinettes bambara, au nombre de 25, toutes traduites en français et munies en partie de commentaires. Amusez-vous bien ! …
1 : N ye bin ye a bè jeninen sa bè a kònò a ma jeni. – O ye sira ye.
J’ai vu de l’herbe elle est brûlée un serpent y est il n’est pas brûlé. – C’est la route.
(Jolie métaphore pour la route dans une savane noircie par le feu)
2 : Mògò dò sara a wulila – O ye ntori ye.
Quelqu’un est mort, il s’est levé. – C’est le crapaud.
3 : Ni n taara sira kan n bè jalaba kura sòrò – O ye sa ye.
Quand je pars sur la route je trouve un ruban neuf – C’est le serpent.
4 : A ka baara kè tuma bèè ye a da tuma ye – O ye bilali ye.
Le seul moment où elle travaille, c’est quand elle est couchée. – La natte.
5 : Gaba sumantan. – O ye sankolo ye.
Grand hangar sans ombre: – C’est le firmament.
6: Ne ni mògò bè kèlè la ni n ye a gosi n bè n yèrè gosi – O ye soso ye.
Je me querelle avec quelqu’un : quand je le frappe je me frappe moi-même. – C’est le moustique.
7 : Fen dò bè n bolo ni n bè taama la a bè kuma ni n ye n jò a bè a dadè. – O ye samara ye.
J’ai une chose quand je marche, elle parle quand je m’arrête elle se tait. – La sandale.
(Les sandales, appelées sabara ou samara en bambara, ne retenant le pied que par devant, produisent un léger claquement pendant la marche)
8 : Mògò fila bè taa yaala filanannò tè yen. – O ye musokònòma ye.
Deux personnes se promènent il n’y a pas de trace de la deuxième. – C’est la femme enceinte.
(L’enfant que porte sa mère au ventre est aussi un être humain)
9 : Ka filen fila waa dò ma bò dò ye. – O ye dugukolo ni san kolo ye.
Ecarter deux calebasses: l’une n’est pas sortie de l’autre. – C’est la terre et le ciel.
(La terre et le ciel sont vus ici comme les deux moitiés d’une calebasse correspondant très bien l’une à l’autre. Probablement une allusion à une certaine vision de l’univers)
10 : A bè n flè n b’a flè. – O ye soda ye.
Cela me regarde, je regarde cela. – C’est la porte.
(De quelque côté qu’on se tourne dans une maison, on a toujours une porte devant ou derrière soi. Une cour bambara est souvent entourée de nombreuses cases)
11 : N taara n bènkèso n taara a sòrò u bè bèè yèlèn kogo la – O ye basa ye.
Je suis parti chez mon oncle maternel et j’ai trouvé qu’ils sont tous montés sur le mur. – C’est le margouillat.
(Les margouillats passent leur journée à courir sur les murs ensoleillés)
12 : Ni n ye n ka so boli ka taa dugu dò la n seginna n ma a sennò ye. – O ye kurun ye.
Quand j’ai chevauché pour aller dans un village, au retour je m’ai pas vu de traces. – C’est la pirogue.
(Une pirogue ne laisse pas de traces sur l’eau)
13 : N bè yan n bè Bamakò – Hakili don.
Je suis ici je suis à Bamako. – C’est l’esprit.
(L’esprit peut se rendre n’importe quel lieu, les distances ne le dérangent pas)
14 : I bè taama la i teliyara a man di i ye. – Finyè don.
Tu marches, tu vas vite ça ne te plaît pas. – C’est le vent.
(Il n’est en effet pas agréable d’être poussé par le vent)
15 : U bè yèlè nyògòn fè u bè datugu nyògòn fè. – O ye nyèkiliw ye.
Ils s’ouvrent ensemble, ils se ferment ensemble. – Ce sont les yeux.
16 : A bè fini don tuma bèè, nka a tè fini bò. – O ye nònsi ye.
Il met toujours des habits mais il n’enlève pas les habits. – C’est le caméléon.
17 : A ka dògò dunun tè o fè nka a bè dòn kè hali faama bè taa yen. – O ye dugumènè ye.
Cela est petit cela n’a pas de dunun (tambour) mais on danse même le chef va là-bas. – C’est la fourmi.
(Certes, une fourmi n’a pas de tambour pour faire bouger et gesticuler les gens, comme pour une danse. Mais ses piqûres et ses plaies ont le même effet. Et même le chef ayant le droit à des privilèges particuliers n’est pas épargné par cette foutue bestiole. Elle agit selon la devise "Les mêmes droits pour tous" !)
18 : A bè ba kò bari a bè bakokan mèn. – O ye tulo ye.
Cela est derrière le fleuve mais cela entend le bruit du fleuve. – C’est l’oreille.
(L’oreille entend beaucoup de choses mais sur de longues distances)
19 : N mòkè ye den wolo cè tè muso tè. – O ye tonsofin ye.
Mon grand-père a engendré un enfant ce n’est pas un homme ce n’est pas une femme. – C’est une chauve-souris.
(La chauve-souris est vue comme un être bizarre, à la fois une sorte d'oiseau et une souris. Faut-il aller jusqu’à considérer la souris comme symbole de la féminité , est un peu surélevé par des pierres, endroit un peu frais et ombragé où les serpents aiment se trouver)
25 : N ye fen dò sòrò a tè dun nka, ni a ye fen dò minè o bè dun. – O ye duguròsa ye.
J’ai trouvé une chose, elle ne se mange pas mais si elle prend autre chose celle-ci se mange. – C’est le ver de terre.
(Le ver de terre n’est pas mangeable pour l’homme mais p.ex. les poules le mangent. Et les poules en revanche sont bien consommables pour l’homme. De plus, elles pondent des œufs qui sont mangés)
++++++++++++++++++++++++++
Bonne lecture !
bonjour,
Je souhaiterai apprendre le libanais, du moins dans les grandes lignes, connaitriez vous un site sur internet ? D'autre part, j'aimerai connaitre la signification de ce mot (je pense que c'est peut etre une abréviation) de : mitibilubiu
Merci à vous.
Je souhaiterai apprendre le libanais, du moins dans les grandes lignes, connaitriez vous un site sur internet ? D'autre part, j'aimerai connaitre la signification de ce mot (je pense que c'est peut etre une abréviation) de : mitibilubiu
Merci à vous.
Bonjour,
J'ai un peu parcouru le forum et google, cependant je n'ai pas trouvé d'informations concluantes.
Actuellement, j'ai un niveau semi courant, et j'aimerai par conséquent, avoir un anglais plus fluide et un vocabulaire plus riche.
Je cherche une école ou un centre de formation à prix raisonnable , pour quelques semaines de cours d'anglais ou 1 mois.
J'aimerai ne pas dépassé un budget de 1000-1200€ max par mois, en comptant les cours d'anglais, le logement, la nourriture, les quelques sorties.......
Connaissez vous des coins inintéressants et accessibles: Dumaguete, Cebu.........
Bonjour!
Je souhaiterai apprendre le Japonais à Tokyo mais il se trouve qu'il y a une multitude d'écoles là bas!!!
Qu'elle école me conseillerez vous de choisir?
Merci!
Cordialement
Zak
Je souhaiterai apprendre le Japonais à Tokyo mais il se trouve qu'il y a une multitude d'écoles là bas!!!
Qu'elle école me conseillerez vous de choisir?
Merci!
Cordialement
Zak
Six profs d'anglais sur 40.000 qui parlent couramment l'anglais ;
quel pourcentage désastreux !🤪
Je cite :
" Selon, une enquête du ministère de l’Éducation de 2018, sur les 40 000 enseignants d’anglais, seuls six d’entre eux parlaient couramment."
https://www.thailande-fr.com/societe/84137-leducation-enjeu-majeur-pour-le-gouvernement-thailandais
et en ce qui concerne les mathématiques ce n'est guère mieux :
" Et quand les enseignants ont dû passer des tests en mathématiques et en sciences, la majorité des enseignants a échoué "
Toussa pour dire que si vous ne parlez pas l'anglais quand vous êtes en vacances en Thaïlande ça n'est pas grave , les thaïlandais ne parlent pas plus que vous cette belle langue étrangère 😎 .
Je cite :
" Selon, une enquête du ministère de l’Éducation de 2018, sur les 40 000 enseignants d’anglais, seuls six d’entre eux parlaient couramment."
https://www.thailande-fr.com/societe/84137-leducation-enjeu-majeur-pour-le-gouvernement-thailandais
et en ce qui concerne les mathématiques ce n'est guère mieux :
" Et quand les enseignants ont dû passer des tests en mathématiques et en sciences, la majorité des enseignants a échoué "
Toussa pour dire que si vous ne parlez pas l'anglais quand vous êtes en vacances en Thaïlande ça n'est pas grave , les thaïlandais ne parlent pas plus que vous cette belle langue étrangère 😎 .









