LA MOUSTACHE AU VENT – Récit d’un voyage à vélo
AVANT LE DEPART
Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne.
Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.
Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.
A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter.
Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ?
Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ?
Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.
Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »
Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup.
« Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».
Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante.
A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !
Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?
En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé :
- La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ?
- Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ?
- Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie
- Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir.
- Elle va jamais revenir surtout !
- Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo !
- A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là !
- A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur.
- Oui, juste après avoir été violée !
- Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.
Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !
Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur.
«… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout.
Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.
C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique.
Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.
Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile !
Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.
Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ?
Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent.
Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.
Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.
Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre !
Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?
Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue.
J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.
Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé.
Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible !
La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.
A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.
Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.
Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.
Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.
Mail - Birmanie
Salut à tous,
Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant:
Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.
Quelques petites nouvelles:
- Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants.
- Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas....
- Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban!
L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle.
Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu…
Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine !
Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.
A bientôt bec bec vous me manquez tous !
Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça.
Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.
PELMEL DE NOTES ET MAILS
Mail – Birmanie, Laos
Salut les moustaches gelées!
Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!!
D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!
Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !
Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible!
- Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non?
- Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible!
Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit.
Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? »
Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin.
Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner.
Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route.
Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.
Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste.
Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris.
Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route.
La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines.
Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.
Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement.
Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.
Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.
Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais.
Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait.
Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !
Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.
En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.
Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.
Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.
Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés :
- Where you want to go ?
- Heum… to the mont Popa
- With your bicycle ?
- Yes…
- Ahah ! But it’s too far you must come with us !
Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan.
Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !
Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo…
Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser…
- Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ?
- Si, si on est quebequois !
- … Mais…
Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?
Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…
Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ».
Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.
Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !
Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.
Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok.
J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité.
C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.
Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis!
Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!
Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact.
Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.
Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages.
La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!!
Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper.
Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?
En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !
En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.
J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté!
Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites?
Mail – North Thailand
Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!
Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.
Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam
Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!
Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.
Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.
Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.
Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout.
"Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"
Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...
Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!
Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.
Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?
C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros !
Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.
J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!
Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais?
Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.
Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!
Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon.
Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…
Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.
Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?
Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…
Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça."
Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.
Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!
Sandro à vélo
Mail – South Thailand
Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.
Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.
Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain.
Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.
Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.
Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.
Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.
Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est.
Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles.
Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie.
Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !
Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !
Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.
Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?
Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !
A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!
Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci.
Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !
Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping...
Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route.
Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.
La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit.
On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!».
Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc.
Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….
Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question
Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.
Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.
Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ?
La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O
Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon.
C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route.
Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !!
Sandro et son nouveau vélo
Mail – Malaysia
Salut les sportifs!!
J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style :
Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.
Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!
Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.
Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?
Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....
Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!
Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :
"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."
"Ah oui?"
"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette"
... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"
… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?
Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"
Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution.
Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.
Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.
Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.
Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour...
Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?
Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...
Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:
Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!
Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?
Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.
- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.
- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.
- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite.
Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.
- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.
- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...
- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!
Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires.
Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.
M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.
Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O
Sandro sans son vélo...
AU RETOUR
A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti.
J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler.
Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.
Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.
Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort.
Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait.
D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs.
De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là.
Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence
Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient…
Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser.
L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.
Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.
Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours.
Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
Bonjour a tous,
C’est reparti mon Kiki pour de nouvelles vacances pleines de rencontres et de découvertes.
Nous partons a 3 adultes (mon mari, mon BOF et moi) et un ptit panda de 2ans et demi.
Nous aimerions faire le Laos, le Cambodge et repasser par la Thaïlande en fin de séjour pour faire du balnéaire.
Pourriez-vous nous dire si cela vous parrait possible comme itinéraire pour 18 jours. L’avion atterri a BKK.
J1 arrivée a BKK + repos
- J2 direction le Cambodge pour Phnom Penh 2 jours avec les visites suivantes (Palais royal et pagode d’argent, Musée national des beaux arts, Musée du crime génocidaire, Wat Phnom , Promenade sur le Tonlé sap, Le lac bati et Ta Phrom, Marché central et marché russe)
- Direction Siem Reap en avion pour 3 jours avec les visites suivantes (Musée national d’Angkor +Tour en ballon au dessus d’Angkor + 2 jour de temples a Angkor) J’ai peur que le ptit loup ne supporte pas plus de 2 jours de temple.
- C’est partie pour le Laos 2 jours a Vientiane (Wat Sisaket, musée du Wat ho Phrat Keo, Wat That Luang, Wa Ong Teu, Marché de Khua Din
- Au tour de Luang Prabang pour 4 jours (L’aumône des moines, Le Wat Tham Phousi + mont Phou Si, L’ancien palais royal + musée, Wat Xieng Tong, Wat Maï, Wat Xieng Mouane, Excursion vers les grottes de Pak Ou, Cascade de Tad kouang
- Retour sur BKK pour 2 jours
- 3 jours sur Koh Samui a profiter du temps et de la mer
- Puis retour sur BKK avant le départ
Voioa l'idée principale.. si jamais vous avez quelques remarques pour améliorer le voyage je prend bien entendu :p
Tous les trajets se feront en avion afin que le loulou se sente au mieux..
Merci d'avance pour le temps passé a me repondre
Aurélie
C’est reparti mon Kiki pour de nouvelles vacances pleines de rencontres et de découvertes.
Nous partons a 3 adultes (mon mari, mon BOF et moi) et un ptit panda de 2ans et demi.
Nous aimerions faire le Laos, le Cambodge et repasser par la Thaïlande en fin de séjour pour faire du balnéaire.
Pourriez-vous nous dire si cela vous parrait possible comme itinéraire pour 18 jours. L’avion atterri a BKK.
J1 arrivée a BKK + repos
- J2 direction le Cambodge pour Phnom Penh 2 jours avec les visites suivantes (Palais royal et pagode d’argent, Musée national des beaux arts, Musée du crime génocidaire, Wat Phnom , Promenade sur le Tonlé sap, Le lac bati et Ta Phrom, Marché central et marché russe)
- Direction Siem Reap en avion pour 3 jours avec les visites suivantes (Musée national d’Angkor +Tour en ballon au dessus d’Angkor + 2 jour de temples a Angkor) J’ai peur que le ptit loup ne supporte pas plus de 2 jours de temple.
- C’est partie pour le Laos 2 jours a Vientiane (Wat Sisaket, musée du Wat ho Phrat Keo, Wat That Luang, Wa Ong Teu, Marché de Khua Din
- Au tour de Luang Prabang pour 4 jours (L’aumône des moines, Le Wat Tham Phousi + mont Phou Si, L’ancien palais royal + musée, Wat Xieng Tong, Wat Maï, Wat Xieng Mouane, Excursion vers les grottes de Pak Ou, Cascade de Tad kouang
- Retour sur BKK pour 2 jours
- 3 jours sur Koh Samui a profiter du temps et de la mer
- Puis retour sur BKK avant le départ
Voioa l'idée principale.. si jamais vous avez quelques remarques pour améliorer le voyage je prend bien entendu :p
Tous les trajets se feront en avion afin que le loulou se sente au mieux..
Merci d'avance pour le temps passé a me repondre
Aurélie
Bonjour à tous
Nous sommes un couple parisien de 36 et 38 ans, et nous partons pour un périple Vietnam-Laos en Janvier Février 2013. Nous avons réservé nos billets d'avion, arrivée le 21 Janvier au matin à Ho Chi Minh Ville, départ pour Paris le 23 Février en fin de matinée, soit 34 jours. (Pour info : compagnie aéroflot, vol Paris - Moscou, escale 1h30, et vol Moscou - HCM. Prix total pour 2, taxes comprises :1350 Euros).
Après lecture des discussions sur le forum, et échange avec quelques-uns d'entre vous, en particulier Abalone, voici notre projet d'itinéraire.
Nous tenons compte de la saison, et privilégions le Delta du Mékong et les plateaux du centre. Nous passons la période du Têt au Laos. Parmi les impératifs, nous irons à Muong Lai, dans le Nord, la ville d'origine de la famille maternelle de ma compagne.
voici donc le programme prévisionnel : Jour 01 - 21 janvier : arrivée à 9h30 à Ho Chi Minh-Ville, découverte de la ville Jour 02 - 22 janvier : Ho Chi Minh-Ville, puis trajet vers My Tho en taxi, arrivée à My Tho en fin d'après midi, nuit à My Tho Jour 03 - 23 janvier : My Tho, puis trajet vers Chau Doc, nuit à Chau Doc Jour 04 - 24 janvier : Chau Doc et environs, nuit à Chau Doc Jour 05 - 25 janvier : Trajet vers Can Tho, visite Can Tho, nuit à Can THo Jour 06 - 26 janvier : Can Tho et environs, nuit à Can Tho Jour 07 - 27 janvier : Can Tho, trajet vers Ho Chi Minh-Ville en bus, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 08 - 28 janvier : Trajet vers DaNang (avion), Hoi An, nuit à Hoi An Jour 09 - 29 janvier : Découverte Hoi An, puis trajet vers Hué, nuit à Hué Jour 10 - 30 janvier : Hué, nuit à Hué Jour 11 - 31 janvier : Hué, nuit dans le train entre Hué et Hanoï Jour 12 - 1e février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 13 - 02 février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 14 - 03 février : Trajet vers Ha long en Bus, début de croisière sur la baie d'Halong Jour 15 - 04 février : Croisière Baie d'Halong, nuit sur une jonque Jour 16 - 05 février : Fin de croisière, retour à Ha long, Trajet vers Muong Lai en bus, nuit à Muong Lai Jour 17 - 06 février : Muong Lai, puis trajet vers Hanoï, nuit à Hanoï Jour 18 - 07 février : Trajet vers Luang Prabang (avion), arrivée à Luang Prabang, Laos, nuit à Luang Prabang Jour 19 - 08 février : Luang Prabang, nuit à Luang Prabang Jour 20 - 09 février : Trajet vers Vientiane en bus, nuit à Vientiane Jour 21 - 10 février : Vientiane, nuit à Vientiane Jour 22 - 11 février : Trajet vers Savannakhet en bus, nuit à Savannakhet Jour 23 - 12 février : Savannakhet en environs, nuit à Savannakhet Jour 24 - 13 février : Trajet vers Paksé en bus, nuit à Paksé Jour 25 - 14 février : Paksé, nuit à Paksé Jour 26 - 15 février : Trajet vers KonTum en bus, retour au Vietnam, nuit à Kontum Jour 27 - 16 février : KonTum, nuit à Kontum Jour 28 - 17 février : Trajet vers Buon Ma Thuot en bus, nuit à Buon Ma Thuot Jour 29 - 18 février : Buon Ma Thuot et environs, nuit à Buon Ma Thuot Jour 30 - 19 février : Trajet vers DaLat en bus, nuit à DaLat Jour 31 - 20 février : DatLat et environs, nuit à DaLat Jour 32 - 21 février : Trajet vers Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 33 - 22 février : Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 34 - 23 février : Départ pour la France à 11H.
Voilà... Je suis en attente de vos commentaires, conseils, bon plans, questions éventuelles, pour affiner tout cela. Notamment : Quelles compagnies de bus choisir? Quelles bonnes adresses pour hébergement, repas? Vos avis si vous estimez que j'oublie des endroits ou que je passe trop de temps à d'autres, ou pas assez? Visite d'endroits sur mon parcours qui ne sont pas dans les guides lonely ou routard? ...
Bonne(s) Route(s) à tous,
Matthieu
Nous sommes un couple parisien de 36 et 38 ans, et nous partons pour un périple Vietnam-Laos en Janvier Février 2013. Nous avons réservé nos billets d'avion, arrivée le 21 Janvier au matin à Ho Chi Minh Ville, départ pour Paris le 23 Février en fin de matinée, soit 34 jours. (Pour info : compagnie aéroflot, vol Paris - Moscou, escale 1h30, et vol Moscou - HCM. Prix total pour 2, taxes comprises :1350 Euros).
Après lecture des discussions sur le forum, et échange avec quelques-uns d'entre vous, en particulier Abalone, voici notre projet d'itinéraire.
Nous tenons compte de la saison, et privilégions le Delta du Mékong et les plateaux du centre. Nous passons la période du Têt au Laos. Parmi les impératifs, nous irons à Muong Lai, dans le Nord, la ville d'origine de la famille maternelle de ma compagne.
voici donc le programme prévisionnel : Jour 01 - 21 janvier : arrivée à 9h30 à Ho Chi Minh-Ville, découverte de la ville Jour 02 - 22 janvier : Ho Chi Minh-Ville, puis trajet vers My Tho en taxi, arrivée à My Tho en fin d'après midi, nuit à My Tho Jour 03 - 23 janvier : My Tho, puis trajet vers Chau Doc, nuit à Chau Doc Jour 04 - 24 janvier : Chau Doc et environs, nuit à Chau Doc Jour 05 - 25 janvier : Trajet vers Can Tho, visite Can Tho, nuit à Can THo Jour 06 - 26 janvier : Can Tho et environs, nuit à Can Tho Jour 07 - 27 janvier : Can Tho, trajet vers Ho Chi Minh-Ville en bus, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 08 - 28 janvier : Trajet vers DaNang (avion), Hoi An, nuit à Hoi An Jour 09 - 29 janvier : Découverte Hoi An, puis trajet vers Hué, nuit à Hué Jour 10 - 30 janvier : Hué, nuit à Hué Jour 11 - 31 janvier : Hué, nuit dans le train entre Hué et Hanoï Jour 12 - 1e février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 13 - 02 février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 14 - 03 février : Trajet vers Ha long en Bus, début de croisière sur la baie d'Halong Jour 15 - 04 février : Croisière Baie d'Halong, nuit sur une jonque Jour 16 - 05 février : Fin de croisière, retour à Ha long, Trajet vers Muong Lai en bus, nuit à Muong Lai Jour 17 - 06 février : Muong Lai, puis trajet vers Hanoï, nuit à Hanoï Jour 18 - 07 février : Trajet vers Luang Prabang (avion), arrivée à Luang Prabang, Laos, nuit à Luang Prabang Jour 19 - 08 février : Luang Prabang, nuit à Luang Prabang Jour 20 - 09 février : Trajet vers Vientiane en bus, nuit à Vientiane Jour 21 - 10 février : Vientiane, nuit à Vientiane Jour 22 - 11 février : Trajet vers Savannakhet en bus, nuit à Savannakhet Jour 23 - 12 février : Savannakhet en environs, nuit à Savannakhet Jour 24 - 13 février : Trajet vers Paksé en bus, nuit à Paksé Jour 25 - 14 février : Paksé, nuit à Paksé Jour 26 - 15 février : Trajet vers KonTum en bus, retour au Vietnam, nuit à Kontum Jour 27 - 16 février : KonTum, nuit à Kontum Jour 28 - 17 février : Trajet vers Buon Ma Thuot en bus, nuit à Buon Ma Thuot Jour 29 - 18 février : Buon Ma Thuot et environs, nuit à Buon Ma Thuot Jour 30 - 19 février : Trajet vers DaLat en bus, nuit à DaLat Jour 31 - 20 février : DatLat et environs, nuit à DaLat Jour 32 - 21 février : Trajet vers Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 33 - 22 février : Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 34 - 23 février : Départ pour la France à 11H.
Voilà... Je suis en attente de vos commentaires, conseils, bon plans, questions éventuelles, pour affiner tout cela. Notamment : Quelles compagnies de bus choisir? Quelles bonnes adresses pour hébergement, repas? Vos avis si vous estimez que j'oublie des endroits ou que je passe trop de temps à d'autres, ou pas assez? Visite d'endroits sur mon parcours qui ne sont pas dans les guides lonely ou routard? ...
Bonne(s) Route(s) à tous,
Matthieu
Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied
Aux côtés des minorités ethniques montagnardes, les Akha, les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue
~
« C'est en leur accordant notre attention que nous faisons apparaître des endroits merveilleux, et non en trouvant des endroits "vierges" qui nous émerveillent. » D. G. Haskell
~
Lors de précédentes pérégrinations dans cette région du monde, après d'innombrables randonnées effectuées à la journée, j'entrepris finalement trois traversées un peu plus ambitieuses. D'abord un trajet d'une durée de cinq jours entre Vieng Phuka et Muang Long, un autre d'un peu plus d'une semaine entre Muang Long et Muang Sing - accédant à cette occasion à des villages des ethnies Khui, Akha et Hmong, via la montagne et à une époque où aucune piste ne reliait encore les deux premiers de ces bourgs de la province de Luang Nam Tha - puis un itinéraire en boucle de quatre ou cinq journées en amont de la ville de Phongsaly, dans la province du même nom, en direction des premiers groupes de villages Akha localisés dans le secteur.
J'égarai malheureusement assez rapidement les notes que je rapportai de ces premières expériences mais, au delà de ce regret, celles-ci confortèrent mon envie d'entreprendre désormais des périples plus engagés, tant au regard de leurs durées que des étendues de territoires parcourus. Le texte qui suit se présente donc, chronologiquement, comme le premier que je propose. Il résume un séjour de quarante-deux journées au Laos, dont trente-cinq de marche, seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes de la fascinante province septentrionale de Phongsaly, à la rencontre des innombrables minorités ethniques qui y résident, parmi lesquelles les divers groupes Akha - Nuqui, Nutchi, Eupa, Djepiah, Luma, Oma, Pouli Noy, etc. - ainsi que les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue. La totalité des nuits se déroulèrent en compagnie de ces villageois.
~
TABLE - 18 & 19 septembre - Vientiane - La capitale - 20 & 21 septembre - Luang Prabang - La route - 22 septembre - Ban Phanasa - Les tuniques - 23 septembre - Ban Khouansi - Les foyers - 24 septembre - Ban Loupha - Les sentiers - 25 septembre - Ban Shika - L'alcool - 26 septembre - Ban Kioukhan Khao - Les ethnies - 27 septembre - Ban Souphsoy Khao - La fête - 28 septembre - Ban Likna - L'étape - 29 septembre - Ban Silé - Le chamanisme - 30 septembre - Ban Xiang - La hutte - 1er octobre - Ban Sakhan - L'opiomanie (1) - 2 octobre - Ban Lahang - L'opiomanie (2) - 3 octobre - Ban Khaoso - Le ya-baa - 4 octobre - Ban Likna - La police - 5 octobre - Phongsaly - Le commerce - 6 octobre - Ban Mohan Taï - La nature - 7 octobre - Ban Vanaïkho - La boue - 8 octobre - Ban Sumpoy Neu - Le massage - 9 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les animaux - 10 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les trafiquants - 11 octobre - Ban Poutcha Khao - Les crétins - 12 octobre - Ban Poutcha Khao - L'intimité - 13 octobre - Ban Pamlan Khao - Les vautours - 14 octobre - Ban Ouychoun - Les aigrettes - 15 octobre - Ban Soulane Noy - La rivière - 16 octobre - Ban Poukhoua Khao - L'argent - 17 octobre - Ban Nanoy - Le retour - 18 octobre - Ban Nanoy - La cabane - 19 octobre - Ban Nongfeu - Les bêtes - 20 octobre - Ban Moukhang - L'eau - 21 octobre - Ban Moukhang - Le coton - 22 octobre - Ban Moukhang - L'habitat - 23 octobre - Ban Kioukho - La riziculture - 24 octobre - Ban Nangoy Kho - La veillée funèbre - 25 octobre - Boun Neua - Les obsèques - 26 octobre - Oudomxaï - Le bordel - 27 octobre - Luang Prabang - La mixité - 28 octobre - Vientiane - Le transport - 29 octobre - Vientiane - La fin
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« C'est en leur accordant notre attention que nous faisons apparaître des endroits merveilleux, et non en trouvant des endroits "vierges" qui nous émerveillent. » D. G. Haskell
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Lors de précédentes pérégrinations dans cette région du monde, après d'innombrables randonnées effectuées à la journée, j'entrepris finalement trois traversées un peu plus ambitieuses. D'abord un trajet d'une durée de cinq jours entre Vieng Phuka et Muang Long, un autre d'un peu plus d'une semaine entre Muang Long et Muang Sing - accédant à cette occasion à des villages des ethnies Khui, Akha et Hmong, via la montagne et à une époque où aucune piste ne reliait encore les deux premiers de ces bourgs de la province de Luang Nam Tha - puis un itinéraire en boucle de quatre ou cinq journées en amont de la ville de Phongsaly, dans la province du même nom, en direction des premiers groupes de villages Akha localisés dans le secteur.
J'égarai malheureusement assez rapidement les notes que je rapportai de ces premières expériences mais, au delà de ce regret, celles-ci confortèrent mon envie d'entreprendre désormais des périples plus engagés, tant au regard de leurs durées que des étendues de territoires parcourus. Le texte qui suit se présente donc, chronologiquement, comme le premier que je propose. Il résume un séjour de quarante-deux journées au Laos, dont trente-cinq de marche, seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes de la fascinante province septentrionale de Phongsaly, à la rencontre des innombrables minorités ethniques qui y résident, parmi lesquelles les divers groupes Akha - Nuqui, Nutchi, Eupa, Djepiah, Luma, Oma, Pouli Noy, etc. - ainsi que les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue. La totalité des nuits se déroulèrent en compagnie de ces villageois.
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TABLE - 18 & 19 septembre - Vientiane - La capitale - 20 & 21 septembre - Luang Prabang - La route - 22 septembre - Ban Phanasa - Les tuniques - 23 septembre - Ban Khouansi - Les foyers - 24 septembre - Ban Loupha - Les sentiers - 25 septembre - Ban Shika - L'alcool - 26 septembre - Ban Kioukhan Khao - Les ethnies - 27 septembre - Ban Souphsoy Khao - La fête - 28 septembre - Ban Likna - L'étape - 29 septembre - Ban Silé - Le chamanisme - 30 septembre - Ban Xiang - La hutte - 1er octobre - Ban Sakhan - L'opiomanie (1) - 2 octobre - Ban Lahang - L'opiomanie (2) - 3 octobre - Ban Khaoso - Le ya-baa - 4 octobre - Ban Likna - La police - 5 octobre - Phongsaly - Le commerce - 6 octobre - Ban Mohan Taï - La nature - 7 octobre - Ban Vanaïkho - La boue - 8 octobre - Ban Sumpoy Neu - Le massage - 9 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les animaux - 10 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les trafiquants - 11 octobre - Ban Poutcha Khao - Les crétins - 12 octobre - Ban Poutcha Khao - L'intimité - 13 octobre - Ban Pamlan Khao - Les vautours - 14 octobre - Ban Ouychoun - Les aigrettes - 15 octobre - Ban Soulane Noy - La rivière - 16 octobre - Ban Poukhoua Khao - L'argent - 17 octobre - Ban Nanoy - Le retour - 18 octobre - Ban Nanoy - La cabane - 19 octobre - Ban Nongfeu - Les bêtes - 20 octobre - Ban Moukhang - L'eau - 21 octobre - Ban Moukhang - Le coton - 22 octobre - Ban Moukhang - L'habitat - 23 octobre - Ban Kioukho - La riziculture - 24 octobre - Ban Nangoy Kho - La veillée funèbre - 25 octobre - Boun Neua - Les obsèques - 26 octobre - Oudomxaï - Le bordel - 27 octobre - Luang Prabang - La mixité - 28 octobre - Vientiane - Le transport - 29 octobre - Vientiane - La fin
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied
En compagnie des Akha, des Hô et des Lolo, des Hmong, des Yao, des Sila...
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« Je constatai ici encore combien l'argument de l'intérêt commun mène plus vite à la confiance que les cadeaux, par exemple, qui ne font bien souvent que fortifier la méfiance. » H. A. Bernatzik
~
Un an plus tôt, à l'extrême nord du Laos, une première expédition de trente-quatre journées, effectuée seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes qui s'étendent sur la fascinante province de Phongsaly, me permettait d'y effectuer de nombreux repérages. Retour sur les lieux l'année suivante pour me diriger, à nouveau sans accompagnateur et uniquement à pied, vers les confins de la province, étonnantes enclaves isolées du monde, et même du reste du pays. Après cette fois au total quarante-huit journées sur place, dont quarante et autant de nuits passées exclusivement chez l'habitant, en compagnie des innombrables minorités ethniques montagnardes présentes dans la région, il en subsiste quelques anecdotes, que je propose de relater ici.
Parmi celles-ci, une étourdissante journée de navigation sur la portion la plus sauvage de la rivière Nam Ou, des offices chamaniques de guérison chez les Hô et chez les Hmong, le sacrifice rituel simultané d'une chèvre, cinq cochons, deux poules et douze poussins dans un village Akha, la récolte de l'opium puis "l'art" de le fumer, l'exténuante technique agraire dite de friche sur abattis-brûlis pratiquée sur les pentes par les montagnards, les pieds réduits d'une grand-mère "chinoisante", des huttes de l'ethnie Hmong abritant plus de cinquante personnes, le cœur de la très méconnue réserve naturelle de Phou Den Din, des marchands de cheveux itinérants chinois, une rencontre avec la très minoritaire et discrète ethnie Sila, un trafic transfrontalier de papillons, les délirants accoutrements des femmes Akha, des geysers d'étincelles lors d'une fête bouddhiste rurale, la première présence d'un falang, d'un Blanc occidental, dans certains villages depuis près de vingt ans, et fort probablement premier touriste depuis toujours.
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« Je constatai ici encore combien l'argument de l'intérêt commun mène plus vite à la confiance que les cadeaux, par exemple, qui ne font bien souvent que fortifier la méfiance. » H. A. Bernatzik
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Un an plus tôt, à l'extrême nord du Laos, une première expédition de trente-quatre journées, effectuée seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes qui s'étendent sur la fascinante province de Phongsaly, me permettait d'y effectuer de nombreux repérages. Retour sur les lieux l'année suivante pour me diriger, à nouveau sans accompagnateur et uniquement à pied, vers les confins de la province, étonnantes enclaves isolées du monde, et même du reste du pays. Après cette fois au total quarante-huit journées sur place, dont quarante et autant de nuits passées exclusivement chez l'habitant, en compagnie des innombrables minorités ethniques montagnardes présentes dans la région, il en subsiste quelques anecdotes, que je propose de relater ici.
Parmi celles-ci, une étourdissante journée de navigation sur la portion la plus sauvage de la rivière Nam Ou, des offices chamaniques de guérison chez les Hô et chez les Hmong, le sacrifice rituel simultané d'une chèvre, cinq cochons, deux poules et douze poussins dans un village Akha, la récolte de l'opium puis "l'art" de le fumer, l'exténuante technique agraire dite de friche sur abattis-brûlis pratiquée sur les pentes par les montagnards, les pieds réduits d'une grand-mère "chinoisante", des huttes de l'ethnie Hmong abritant plus de cinquante personnes, le cœur de la très méconnue réserve naturelle de Phou Den Din, des marchands de cheveux itinérants chinois, une rencontre avec la très minoritaire et discrète ethnie Sila, un trafic transfrontalier de papillons, les délirants accoutrements des femmes Akha, des geysers d'étincelles lors d'une fête bouddhiste rurale, la première présence d'un falang, d'un Blanc occidental, dans certains villages depuis près de vingt ans, et fort probablement premier touriste depuis toujours.
Trafics d'opium et cætera, un mois à pied dans les montagnes du Nord Laos (province de Phongsaly)
Un mois à pied, de village en village, en forêt toujours, en montagne toujours, aux côtés
des Hmong, des Hanyi, des Akha, des Hô
~
« Groupes d'esprits étrangers et chinois, Groupes d'esprits parents, Prenez tous de l'opium, Prenez du thé au complet, Car il va falloir partir dénombrer les esprits vitaux. Il y a bien des évènements en perspective, Il y a bien des incidents en perspective, Mais ne craignez rien ! »
Service chamanique Hmong (extrait)
~
Pour parvenir au village de Sinchay Khong depuis Vientiane, la capitale du Laos, il faut commencer par endurer trois longues et éprouvantes journées de bus vers l'extrême nord du pays, jusqu'à atteindre la petite ville de Phongsaly, chef-lieu de la province du même nom. Le lendemain, encore deux heures de véhicule tout-terrain sont nécessaires, puis tout le reste du jour se passe en laborieuse navigation, en pirogue durant huit heures, sur la sauvage et bouillonnante rivière Nam Ou, vers son amont et au pied de vertigineuses frondaisons vertes de forêts denses. Une nuit dans un village Taï Lü, la journée suivante dans un village Hmong à une heure de navigation supplémentaire, toujours aussi chaotique, sur le même cours d'eau tumultueux, seul passager avec quatre bateliers pour guider, tracter parfois à la force des bras et à l'aide de cordes, la frêle embarcation dans les époustouflants rapides. Le sixième jour, après une heure trente de navigation sur la rivière Nam Khang, affluent du cours remonté les deux jours précédents, puis seulement deux heures de marche on y parvient enfin, au village de Sinchay Khong, point de départ, demain ou plus tard, de la première d'une trentaine de journées à parcourir seul, lentement et à pied, la fascinante province de Phongsaly, et d'autant de nuits à passer exclusivement chez l'habitant.
Sinchay Khong, village de l'ethnie "chinoisante" Hanyi, isolé dans une des régions les plus sauvages et naturellement préservées du Laos. On ne se souvient pas exactement de la date de passage du dernier falang - du dernier homme Blanc occidental - dans le village, c'était il y a plus de vingt-cinq ans. À peine arrivé chez mes hôtes, un vieillard opiomane étendu sur sa natte et deux femmes brodant entourées d'une douzaine de tout jeunes gamins enjoués, que deux hommes font irruption dans la semi obscurité de la hutte. Exténués, haletants, échines courbées sous le poids de leurs énormes charges sur le dos, de solides harnais de bambou et des feuilles de bananiers garrottant les larges plaies débordantes de viscères des deux lourdes masses sombres : la bête, noire, entière, coupée en deux, sectionnée au niveau de l'abdomen. Elle est jetée sur le sol de terre battue
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« Groupes d'esprits étrangers et chinois, Groupes d'esprits parents, Prenez tous de l'opium, Prenez du thé au complet, Car il va falloir partir dénombrer les esprits vitaux. Il y a bien des évènements en perspective, Il y a bien des incidents en perspective, Mais ne craignez rien ! »
Service chamanique Hmong (extrait)
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Pour parvenir au village de Sinchay Khong depuis Vientiane, la capitale du Laos, il faut commencer par endurer trois longues et éprouvantes journées de bus vers l'extrême nord du pays, jusqu'à atteindre la petite ville de Phongsaly, chef-lieu de la province du même nom. Le lendemain, encore deux heures de véhicule tout-terrain sont nécessaires, puis tout le reste du jour se passe en laborieuse navigation, en pirogue durant huit heures, sur la sauvage et bouillonnante rivière Nam Ou, vers son amont et au pied de vertigineuses frondaisons vertes de forêts denses. Une nuit dans un village Taï Lü, la journée suivante dans un village Hmong à une heure de navigation supplémentaire, toujours aussi chaotique, sur le même cours d'eau tumultueux, seul passager avec quatre bateliers pour guider, tracter parfois à la force des bras et à l'aide de cordes, la frêle embarcation dans les époustouflants rapides. Le sixième jour, après une heure trente de navigation sur la rivière Nam Khang, affluent du cours remonté les deux jours précédents, puis seulement deux heures de marche on y parvient enfin, au village de Sinchay Khong, point de départ, demain ou plus tard, de la première d'une trentaine de journées à parcourir seul, lentement et à pied, la fascinante province de Phongsaly, et d'autant de nuits à passer exclusivement chez l'habitant.
Sinchay Khong, village de l'ethnie "chinoisante" Hanyi, isolé dans une des régions les plus sauvages et naturellement préservées du Laos. On ne se souvient pas exactement de la date de passage du dernier falang - du dernier homme Blanc occidental - dans le village, c'était il y a plus de vingt-cinq ans. À peine arrivé chez mes hôtes, un vieillard opiomane étendu sur sa natte et deux femmes brodant entourées d'une douzaine de tout jeunes gamins enjoués, que deux hommes font irruption dans la semi obscurité de la hutte. Exténués, haletants, échines courbées sous le poids de leurs énormes charges sur le dos, de solides harnais de bambou et des feuilles de bananiers garrottant les larges plaies débordantes de viscères des deux lourdes masses sombres : la bête, noire, entière, coupée en deux, sectionnée au niveau de l'abdomen. Elle est jetée sur le sol de terre battue
Bonjour,
Nous souhaitons faire un circuit en couple au Laos; j'ai contacté l'agence Asia King Travel; l'un d'entre vous pourrait-il me renseigner sur leurs prestations,
? D'autre part qu'elle est la meilleure période pour y aller?
Je démarre ma recherche, toues les infos sont les bienvenues. Merci d'avance
Laos, en pays Katou, deux mois à pied aux confins de la province de Sékong
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« Phoua khao khin màa, èt màa khin khun ! » (Nous mangeons nos chiens, mais nos chiens mangent les hommes !) Un homme katou
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TABLE Introduction I. Orpailler II. Marcher III. Habiter IV. Contrôler V. Manger VI. Fumer VII. Tuer (Puis quelques photos à partir d'ICI ainsi que LÀ).
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Introduction À deux reprises et à trois années d'intervalle, durant un mois chaque fois, j'ai marché, seul, sans guide, dans l'extrême sud-est du Laos, vers les confins de la province de Sékong, en direction des villages de l'ethnie Katou les plus isolés et les plus traditionnels de la région, dans lesquels je fus accueilli chaque nuit, devenant dès lors par ailleurs le tout premier touriste à se rendre en ces lieux. Ces étonnants et emblématiques villages circulaires, au caractère tribal original et remarquable, sont disséminés au cœur d'une zone résolument sauvage de montagnes escarpées et de forêts denses que l'on ne peut atteindre qu'à pied, la plupart du temps via d'étroits et improbables sentiers, rares traces tellement peu foulées qu'elles disparaissent continuellement sous la végétation envahissante.
La province de Sékong est la plus pauvre du Laos, et parmi les quelques groupes de populations qui la peuplent, les Katou figurent sans conteste au nombre des plus déshérités. Les Katou, les Khas-tuu, c'est-à-dire les "sauvages d'en haut" si l'on veut croire, entre toutefois d'autres hypothèses possibles, à une étymologie d'origine mixte, lao pour la première syllabe et katou pour la seconde.
Les Katou - ou Katu, Kantou - composent un des groupes ethniques les plus isolés et méconnus du Laos, même de leurs compatriotes. Population encore un peu crainte, car non laocisée, elle peuple une région montagneuse difficilement accessible, la Haute-Sékong, toujours peu connue à ce jour, et même redoutée de la plupart des Lao eux-mêmes : les Katou vivraient dans des contrées mystérieuses et dangereuses - un monde forestier demeuré non civilisé - voire s'avéreraient eux-mêmes dangereux. La réputation belliqueuse et sanguinaire des Katou n'est pourtant plus justifiée : leurs villages ne sont plus fortifiés, car les équipées sauvages et guerrières entre tribus voisines - les Katou de la province de Sékong se répartissent en sept sous-groupes - ont cessé depuis quelques décennies, et le tout dernier témoignage relatif à leurs fameuses Chasses au Sang rituelles, destinées à conjurer une catastrophe, un bouleversement ou une malédiction, date déjà de la fin des années 1930. Les sacrifices humains et les actes de cannibalisme qui s'ensuivaient - le sang et des organes vitaux étaient consommés par les chasseurs - ont désormais été remplacés par l'immolation rituelle occasionnelle de buffles.
Toujours est-il que les villageois Katou restés retranchés dans l'extrême est de la province de Sékong vivent encore véritablement en marge de la nation. Les influences culturelles et économiques lao s'arrêtent en effet de manière quasiment nette au pied des premiers escarpements qui composent leur pays, dans le sud de la Cordillère annamitique, chaîne montagneuse forestière formant une barrière naturelle ici difficilement franchissable entre le Laos et le Vietnam voisin. Un relief tourmenté, de petites vallées profondément encaissées et aux orientations diverses et variées, une nature éminemment sauvage et préservée où abonde une faune exceptionnellement riche, parmi laquelle de nombreuses espèces rares et endémiques à la région.
Bien que faisant épisodiquement, de la part des autorités, l'objet de tentatives d'intégration à la société lao, se traduisant par des incitations à transmigrer, c'est-à-dire à déplacer leurs habitats vers les vallées plus accessibles, et donc mieux contrôlables, les groupes Katou les plus reculés de la province sont néanmoins parvenus jusqu'à aujourd'hui, grâce à cet isolement géographique exceptionnel et radical, ainsi qu'à l'absence presque totale d'influences extérieures, à préserver une très forte indépendance culturelle. Ils ont par exemple pu perpétuer l'usage, au quotidien, de dialectes propres, ainsi que des croyances et rituels animistes particulièrement singuliers. De plus, contrairement à de nombreuses autres "enclaves ethniques" du pays, aucun groupe de population plus majoritaire et mieux intégré à la société lao, des bouddhistes notamment, n'est encore jamais venu s'implanter à proximité de leur territoire. Les Katou ont ainsi pu conserver nombre de leurs traditions ancestrales, généralement en étroite relation avec leur riche et dense environnement forestier.
Les Katou sont donc animistes et ils s'efforceront en permanence d'entretenir des rapports harmonieux avec les nombreux phii, les "esprits", qui peuplent la montagne, les grottes, la forêt, les cours d'eau, le village, les huttes, et d'autres lieux encore. Si cette harmonie a été rompue par viol d'une tradition ou d'un tabou, ou pour toute autre raison qui se manifestera le plus souvent par l'apparition d'une maladie, d'un décès ou encore d'une mauvaise récolte, seules les chamanes Katou sauront alors, par des méthodes ancestrales de divination, en définir l'origine, puis rétablir ce lien entre les humains et les "esprits" contrariés ou offensés.
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« Phoua khao khin màa, èt màa khin khun ! » (Nous mangeons nos chiens, mais nos chiens mangent les hommes !) Un homme katou
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TABLE Introduction I. Orpailler II. Marcher III. Habiter IV. Contrôler V. Manger VI. Fumer VII. Tuer (Puis quelques photos à partir d'ICI ainsi que LÀ).
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Introduction À deux reprises et à trois années d'intervalle, durant un mois chaque fois, j'ai marché, seul, sans guide, dans l'extrême sud-est du Laos, vers les confins de la province de Sékong, en direction des villages de l'ethnie Katou les plus isolés et les plus traditionnels de la région, dans lesquels je fus accueilli chaque nuit, devenant dès lors par ailleurs le tout premier touriste à se rendre en ces lieux. Ces étonnants et emblématiques villages circulaires, au caractère tribal original et remarquable, sont disséminés au cœur d'une zone résolument sauvage de montagnes escarpées et de forêts denses que l'on ne peut atteindre qu'à pied, la plupart du temps via d'étroits et improbables sentiers, rares traces tellement peu foulées qu'elles disparaissent continuellement sous la végétation envahissante.
La province de Sékong est la plus pauvre du Laos, et parmi les quelques groupes de populations qui la peuplent, les Katou figurent sans conteste au nombre des plus déshérités. Les Katou, les Khas-tuu, c'est-à-dire les "sauvages d'en haut" si l'on veut croire, entre toutefois d'autres hypothèses possibles, à une étymologie d'origine mixte, lao pour la première syllabe et katou pour la seconde.
Les Katou - ou Katu, Kantou - composent un des groupes ethniques les plus isolés et méconnus du Laos, même de leurs compatriotes. Population encore un peu crainte, car non laocisée, elle peuple une région montagneuse difficilement accessible, la Haute-Sékong, toujours peu connue à ce jour, et même redoutée de la plupart des Lao eux-mêmes : les Katou vivraient dans des contrées mystérieuses et dangereuses - un monde forestier demeuré non civilisé - voire s'avéreraient eux-mêmes dangereux. La réputation belliqueuse et sanguinaire des Katou n'est pourtant plus justifiée : leurs villages ne sont plus fortifiés, car les équipées sauvages et guerrières entre tribus voisines - les Katou de la province de Sékong se répartissent en sept sous-groupes - ont cessé depuis quelques décennies, et le tout dernier témoignage relatif à leurs fameuses Chasses au Sang rituelles, destinées à conjurer une catastrophe, un bouleversement ou une malédiction, date déjà de la fin des années 1930. Les sacrifices humains et les actes de cannibalisme qui s'ensuivaient - le sang et des organes vitaux étaient consommés par les chasseurs - ont désormais été remplacés par l'immolation rituelle occasionnelle de buffles.
Toujours est-il que les villageois Katou restés retranchés dans l'extrême est de la province de Sékong vivent encore véritablement en marge de la nation. Les influences culturelles et économiques lao s'arrêtent en effet de manière quasiment nette au pied des premiers escarpements qui composent leur pays, dans le sud de la Cordillère annamitique, chaîne montagneuse forestière formant une barrière naturelle ici difficilement franchissable entre le Laos et le Vietnam voisin. Un relief tourmenté, de petites vallées profondément encaissées et aux orientations diverses et variées, une nature éminemment sauvage et préservée où abonde une faune exceptionnellement riche, parmi laquelle de nombreuses espèces rares et endémiques à la région.
Bien que faisant épisodiquement, de la part des autorités, l'objet de tentatives d'intégration à la société lao, se traduisant par des incitations à transmigrer, c'est-à-dire à déplacer leurs habitats vers les vallées plus accessibles, et donc mieux contrôlables, les groupes Katou les plus reculés de la province sont néanmoins parvenus jusqu'à aujourd'hui, grâce à cet isolement géographique exceptionnel et radical, ainsi qu'à l'absence presque totale d'influences extérieures, à préserver une très forte indépendance culturelle. Ils ont par exemple pu perpétuer l'usage, au quotidien, de dialectes propres, ainsi que des croyances et rituels animistes particulièrement singuliers. De plus, contrairement à de nombreuses autres "enclaves ethniques" du pays, aucun groupe de population plus majoritaire et mieux intégré à la société lao, des bouddhistes notamment, n'est encore jamais venu s'implanter à proximité de leur territoire. Les Katou ont ainsi pu conserver nombre de leurs traditions ancestrales, généralement en étroite relation avec leur riche et dense environnement forestier.
Les Katou sont donc animistes et ils s'efforceront en permanence d'entretenir des rapports harmonieux avec les nombreux phii, les "esprits", qui peuplent la montagne, les grottes, la forêt, les cours d'eau, le village, les huttes, et d'autres lieux encore. Si cette harmonie a été rompue par viol d'une tradition ou d'un tabou, ou pour toute autre raison qui se manifestera le plus souvent par l'apparition d'une maladie, d'un décès ou encore d'une mauvaise récolte, seules les chamanes Katou sauront alors, par des méthodes ancestrales de divination, en définir l'origine, puis rétablir ce lien entre les humains et les "esprits" contrariés ou offensés.
😉salut tout le monde, resament je me suis fait atraper 1 join a la bouche 😮, le policier ma demander 300000bth, 🤪mai je me suis echaper en lui dissan q je j aller chercher un mandat wester union, 😛maintenant je suis face au mekong, avec mon visa pour le laos, mai je ne sait pas du tout ou je peu passer (a la nage, en payent 1 proprio de bateau )bref si quelqun a 1 idee, sur l endroit ou je pourai passer merci d avance 😉
Here’s our third travel journal with photos, following Vietnam in 2012 and Southern Thailand + Angkor in 2013.
Once again, we’d like to thank everyone who brightens up this site with their experiences and tips. Every year, some parts of our itinerary are made easier or richer thanks to your contributions.
We hope our own story will do the same for other travelers.
**10 JULY 2014**
We booked our flight tickets back in September to get a better deal than last year. We were happy with the 1291 € price for two people from Paris—until mid-January, when several airlines started offering promotions we hadn’t expected for our travel dates. Next year, we’ll take the gamble and wait longer, hoping to fly with Qatar Airways, for example. Fate had us flying with Indian Airlines. The Paris-to-Delhi leg was on a brand-new Boeing Dreamliner—obviously fresh off the assembly line. After a quick four-hour layover to stretch our legs, we boarded an Airbus A321 that looked prehistoric for the Delhi-to-Bangkok flight. Honestly, if the outside of the plane had matched the inside, we’d never have made it. Broken screens, shattered armrests—you name it. As for the meal trays, we would’ve devoured them only after a week stranded on a desert island. The cabin crew didn’t win us over either. And we really didn’t appreciate the behavior, attitudes, or stares from most of the people we encountered during our layovers in Delhi. This year’s experience has definitely put us off flying with this airline again—or even setting foot in India ever again. That’s just our personal take, but it’s clear.
Stepping onto Thai soil was an immense relief. After exchanging just a few euros, we took a taxi from the designated spot and had a completely different experience from last year: the driver was normal and efficient. So efficient, in fact, that we arrived at our destination much earlier than expected. A well-deserved tip, and it seemed to make his day.
We dropped our bags at reception and rushed to Harmonique restaurant, just 300 meters away, just in time for the last dinner service. We’d talked about this place at length last year. We’d been looking forward to it for a year, but we only managed to nibble on some spring rolls because what we really wanted was a good night’s sleep. While quite a few customers were still around, four staff members walked through the dining area with two large trash bins from the day’s service. They were clearly pleased with themselves and having a good laugh. It made us chuckle too—seeing something like that done so naturally, when back home, some people would’ve been outraged to witness it in a similar establishment!
A quick word about the Swan Hotel: we’re grateful to those who recommended it on this site and on their blogs. It’s quietly located in the Silom district, just steps from the river. We have fond memories of the giant, ultra-comfortable bed and the well-maintained pool. It was very peaceful, though we were there during a quieter season. At 30 € with breakfast when we booked (and around 20 € without breakfast now), we can’t imagine finding a better-suited hotel in Bangkok.
**11 JULY**
We couldn’t find an open bank and had to withdraw cash from an ATM. Now we know: July 11 is a public holiday in Thailand. It suddenly occurred to us that next year, we’ll keep some baht from our return trip to save time at the airport and avoid little hiccups like this.
We decided not to head straight to Laos and instead spent the day visiting Muang Boran, also known as Ancient City, about 30 km southeast of Bangkok.
There are plenty of ways to get there. We ruled out taxis—too expensive. Besides, we enjoy using local transport; it’s more fun. We took a taxi to Democracy Monument, then found the bus stop about 100 meters from the roundabout, on one of the avenues leading to it. Someone always points you in the right direction. We hopped on bus 511 for a long ride, with two major slowdowns at red lights. The same happened on the way back, as our route crossed busier roads. We told the driver our destination, and he let us know when to get off. No problem—someone already flagged us down 20 meters later to put us in a *songthaew* (a shared taxi-van) that took us straight to the site. The bus and *songthaew* fares were minimal. Already, the people around us were smiling, and we were smiling back.
The entrance fee has gone up: 700 baht. That includes bike rental, a tour minibus, and a boat ride on the river. We still hadn’t fully recovered from the flight, and with the heavy, humid heat, we opted for the electric cart instead—no regrets. Still, 150 baht per hour.
We had an amazing day, beyond our expectations. The park features full-scale or scaled-down replicas of Thailand’s main landmarks, along with countless statues and landscaped gardens. There are also reconstructions of a typical Thai village, a northern Thai village, a farm with animals, and a floating village.
Almost everything we saw was well-made and aesthetically pleasing. The whole place is absolutely worth the trip. We spent six solid hours there without dawdling.
Here’s a very incomplete sample of what we admired:












Visitors will find restrooms, restaurants, and a few shops scattered throughout the site. On the way back, just cross the road using the pedestrian bridge about 250 meters to the left of the exit. Flag down a *songthaew* as it passes.
The whole day flew by between the visit and the commute. We still had time to return to Harmonique to try their famous crab curry. Once you’ve finished it, you think—life isn’t so bad after all.
**10 JULY 2014**
We booked our flight tickets back in September to get a better deal than last year. We were happy with the 1291 € price for two people from Paris—until mid-January, when several airlines started offering promotions we hadn’t expected for our travel dates. Next year, we’ll take the gamble and wait longer, hoping to fly with Qatar Airways, for example. Fate had us flying with Indian Airlines. The Paris-to-Delhi leg was on a brand-new Boeing Dreamliner—obviously fresh off the assembly line. After a quick four-hour layover to stretch our legs, we boarded an Airbus A321 that looked prehistoric for the Delhi-to-Bangkok flight. Honestly, if the outside of the plane had matched the inside, we’d never have made it. Broken screens, shattered armrests—you name it. As for the meal trays, we would’ve devoured them only after a week stranded on a desert island. The cabin crew didn’t win us over either. And we really didn’t appreciate the behavior, attitudes, or stares from most of the people we encountered during our layovers in Delhi. This year’s experience has definitely put us off flying with this airline again—or even setting foot in India ever again. That’s just our personal take, but it’s clear.
Stepping onto Thai soil was an immense relief. After exchanging just a few euros, we took a taxi from the designated spot and had a completely different experience from last year: the driver was normal and efficient. So efficient, in fact, that we arrived at our destination much earlier than expected. A well-deserved tip, and it seemed to make his day.
We dropped our bags at reception and rushed to Harmonique restaurant, just 300 meters away, just in time for the last dinner service. We’d talked about this place at length last year. We’d been looking forward to it for a year, but we only managed to nibble on some spring rolls because what we really wanted was a good night’s sleep. While quite a few customers were still around, four staff members walked through the dining area with two large trash bins from the day’s service. They were clearly pleased with themselves and having a good laugh. It made us chuckle too—seeing something like that done so naturally, when back home, some people would’ve been outraged to witness it in a similar establishment!
A quick word about the Swan Hotel: we’re grateful to those who recommended it on this site and on their blogs. It’s quietly located in the Silom district, just steps from the river. We have fond memories of the giant, ultra-comfortable bed and the well-maintained pool. It was very peaceful, though we were there during a quieter season. At 30 € with breakfast when we booked (and around 20 € without breakfast now), we can’t imagine finding a better-suited hotel in Bangkok.
**11 JULY**
We couldn’t find an open bank and had to withdraw cash from an ATM. Now we know: July 11 is a public holiday in Thailand. It suddenly occurred to us that next year, we’ll keep some baht from our return trip to save time at the airport and avoid little hiccups like this.
We decided not to head straight to Laos and instead spent the day visiting Muang Boran, also known as Ancient City, about 30 km southeast of Bangkok.
There are plenty of ways to get there. We ruled out taxis—too expensive. Besides, we enjoy using local transport; it’s more fun. We took a taxi to Democracy Monument, then found the bus stop about 100 meters from the roundabout, on one of the avenues leading to it. Someone always points you in the right direction. We hopped on bus 511 for a long ride, with two major slowdowns at red lights. The same happened on the way back, as our route crossed busier roads. We told the driver our destination, and he let us know when to get off. No problem—someone already flagged us down 20 meters later to put us in a *songthaew* (a shared taxi-van) that took us straight to the site. The bus and *songthaew* fares were minimal. Already, the people around us were smiling, and we were smiling back.
The entrance fee has gone up: 700 baht. That includes bike rental, a tour minibus, and a boat ride on the river. We still hadn’t fully recovered from the flight, and with the heavy, humid heat, we opted for the electric cart instead—no regrets. Still, 150 baht per hour.
We had an amazing day, beyond our expectations. The park features full-scale or scaled-down replicas of Thailand’s main landmarks, along with countless statues and landscaped gardens. There are also reconstructions of a typical Thai village, a northern Thai village, a farm with animals, and a floating village.
Almost everything we saw was well-made and aesthetically pleasing. The whole place is absolutely worth the trip. We spent six solid hours there without dawdling.
Here’s a very incomplete sample of what we admired:













Visitors will find restrooms, restaurants, and a few shops scattered throughout the site. On the way back, just cross the road using the pedestrian bridge about 250 meters to the left of the exit. Flag down a *songthaew* as it passes.
The whole day flew by between the visit and the commute. We still had time to return to Harmonique to try their famous crab curry. Once you’ve finished it, you think—life isn’t so bad after all.
Laos, un bout du nord à pied, chroniques expresses, mais sauvages !
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De l'opium pour le bébé ! (chez les Akha) De l'opium pour le défunt ! (chez les Hmong)
~
Cette année-là je parcourus durant un mois, comme à mon habitude uniquement à pied, une des régions les plus reculées et les plus méconnues du Nord-Laos, une région restée particulièrement sauvage et située aux marges de la fascinante province septentrionale de Phongsaly. La zone concernée est un territoire frontalier montagnard très peu peuplé, et dont les hauteurs sont occupées essentiellement par des groupes des ethnies Hmong et Akha Loma. C'est en la seule compagnie de ces deux groupes de populations, allant de l'un à l'autre au gré de mes pérégrinations, que je résidai durant cette trentaine de jours. Ces courtes chroniques relatent quelques petites scènes et évènements observés ou vécus à cette occasion sur les sentiers ou dans les villages. Ce séjour s'est déroulé au cours des mois de juillet et août, c'est-à-dire au plus fort de la saison des pluies.
~
De l'opium pour le bébé ! (chez les Akha) De l'opium pour le défunt ! (chez les Hmong)
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Cette année-là je parcourus durant un mois, comme à mon habitude uniquement à pied, une des régions les plus reculées et les plus méconnues du Nord-Laos, une région restée particulièrement sauvage et située aux marges de la fascinante province septentrionale de Phongsaly. La zone concernée est un territoire frontalier montagnard très peu peuplé, et dont les hauteurs sont occupées essentiellement par des groupes des ethnies Hmong et Akha Loma. C'est en la seule compagnie de ces deux groupes de populations, allant de l'un à l'autre au gré de mes pérégrinations, que je résidai durant cette trentaine de jours. Ces courtes chroniques relatent quelques petites scènes et évènements observés ou vécus à cette occasion sur les sentiers ou dans les villages. Ce séjour s'est déroulé au cours des mois de juillet et août, c'est-à-dire au plus fort de la saison des pluies.
Enfant du soleil,
Tu parcours la terre, le ciel,
cherche ton chemin, c'est ta vie, c'est ton destin.
Et le jour la nuit, peu qu'on m'ait donné un lit,
Au Laos vers le nord, je recherche les cités d'or.
Toujours à la découverte du Laos donc , la joyeuse compagnie franco-britannique composée de Steve et moi quitte la capitale la plus calme et relaxe qu'il m'ait jamais été donné de voir. C'est le retour à la campagne mais sachant que quand on dort à Ventiane les fenêtres ouvertes alors qu'on est au premier étage donnant sur une rue animé on est réveillé par rien , on ne risque pas de voir la différence car c'est à peine croyable tant c'est peu bruyant et circulant à allure plus que modérée. C'est vers toujours un peu plus au nord qu'on se dirige. On quitte Ventiane sans mal car c'est un bus d'après-midi qui se charge de nous conduire sur le seul endroit du pays qu'on ne peut qualifier de modéré, à savoir Vang Vieng. En attendant, le soleil brille, le petit déjeuner s'étrille. Sur le trajet, les paysages sont changeant, plus on monte, moins c'est plat et plus les rizières laissent la place à de petites montagnes délicates. C'est beau tout plein et pour une fois, ça fait du bien de rester éveillé dans le bus. En plus, dans le bus, tous les gosses n'ont d'yeux que pour nous, difficile de faire le clown pendant deux heures, et pourtant...
En débarquant à Vang Vieng, on se rend d'abord compte de la taille modeste de l'endroit. Cela dit, on reste sur le cul quant au nombre de guest houses, de bars à cocktails colorés, d'internet cafés, de restaurants au hamburgers dégoulinants, de tout ce qui contente un backpacker loin de chez lui. D'ailleurs ici, tous les voyageurs que nous avons croisés font ici une pause à durée parfois indéterminée au milieu de leur voyage en Asie du sud-est. Nous, avec mon gars Steve, on en est pas là. On pause nos gaules dans un GH toute mignonne dans laquelle on a une chambre située à l'aurée de la petite terrasse commune dont on sait déjà qu'elle va nous y voir, la terrasse. Ca sent bon les clairs de lune tout ça. Mais pour l'heure, il est temps de se substanter d'un de ces fameux burgers qui font la réputation culinaire de Vang Vieng. Et effectivement, Jean-Pierre Coffe peut bien hurler "Mais c'est d'la meeeeerde", c'est délicieux presque comme un Burger King, mon pêché gourmand.
Sur ce, le soleil se couche, le temps que je botte les fesses de Steve au billard ou le contraire et on rentre à l'hotel se mettre en forme fumante pour la soirée. C'est la première fois qu'on tente la terrasse et force est de constater que pour choisir les terrasses, on est des professionnels. D'ailleurs, ce serait bien comme métier, testeur de terrasse. Il va falloir que j'en parle au pôle Emploi en revenant!
Mais en attendant, on quitte notre antre pour étudier le bourg de plus près. Au premier abord, on voit que c'est vivant, aucuns doutes, peut-être même plus que Ventiane pourtant autrement plus peuplée. Les touristes se ballade en maillot de bain et torse nu même en soirée, c'est un style surtout quand il y a pas la plage. Y'en a pas mal qui sur leur corps se sont faits écrire dans tous les sens au marqueur, ça aussi c'est un style... Après quelques minutes de déambulation, on débouche sur un pont en bambou qui enjambe la rivière locale pour atteindre un île comme une fenêtre ouverte sur la boite de Pandore. A l'autre extrémité, c'est bistrot land!! Complètement à contre courant de tout ce qu'on peut trouver au Laos, ici la musique est forte, les guirlandes lumineuses étouffent la lumière des étoiles, les boissons se servent au seau. Une dizaine de bars se font concurrence à grand renfort d'happy hour. Ca déstabilise!!! Enfin trente secondes parce qu'après, on s'y fait très bien!!! On s'y fait tellement bien qu'on en oubliera de manger, trop occupé à discuter avec des dizaines de gens qui nous font entre autre commentaire l'apologie du "tubing", le sport-roi ici bas. Apparemment ça consiste à descendre la rivère assis sur une énorme chambre à air en prenant bien soin de s'arrêter à tous les bars qui ponctuent le trajet en offrant des verres gratuits et des trapèzes volants qui faut lacher pour se vautrer dans l'eau plusieurs mètres en dessous. Autrement dit, c'est un peu aqualand en version sous acide. Inutile de dire que dès le lendemain, on ira voir de quoi il retourne! Mais ne brulons pas les étapes, pour l'instant il fait nuit, la soirée s'arrose jusqu'à la fermeture des bars vers 1h du matin, heure à laquelle on se délocalise doucement vers notre terrasse qui à cette heure est prise d'assault par la foule hétéroclyte qui compose la faune nocturne à Vang Vieng. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que sans être composée d'enfants de coeur, l'ambiance est très bon enfant. On est tous un peu frères à Vang Vieng!!! Et on est tous un peu crevé aussi!!! Avec Steve, on tombe comme des masses sur nos pieux respectifs vers 3h, il s'agit de ne pas se bruler les ailes pour mieux profiter du lendemain...
Et le lendemain, c'est le printemps. Et pour fêter ça, rien de tel qu'un soleil éclatant et une journée baignade. Et pour s'y rendre, rien de plus simple, tout est huilé, j'vous raconte pas! enfin si, j'vous raconte!! Il faut d'abord s'équiper léger, quelques biftons, une paire de tongs, un maillot de bain et l'affaire est dans le sac. Ensuite, il faut aller s'inscrire et récupérer sa chambre à air en se faisant inscrire sur la main notre numéro de passage de la journée très pratique pour connaitre le degré d'alcool chez les gens sachant que plus votre numéro est petit plus vous êtes partis tôt et plus vous avez passé de temps sur la rivière à vous faire rattraper par les numéros qui suivent de loin ou de près. Puis, on est toujours comme sur des rails. Les bouées sont chargés sur une petite camionnette chargée de nous faire remonter la rivière par la route vu qu'on ne va pas nager à contre-courant!!! Et enfin, on est laché sur les berges avec en face de nous un premier bar. Celui-ci est bien représentatif de ceux qui vont ensuite suivre alors je vais vous faire une petite description. Construit sur pilotis et dominant la rivière, il est divisé en deux endroits, le bar à proprement parler et le solarium fait de planche de bois. Sur le solarium, l'ambiance est quelque peu imbibée même s'il n'est que 13h. La musique crache des décibels à gogo. Quelques personnes sont munies de grands panneaux sur lesquelles sont affichées des notes de 0 à 10, comme à l'Ecole des Fans. Et qu'est ce qu'on juge ici? Et bien on juge la performance stylée ou grotesque des plongeurs qui sont assez bourraves (contraction de bourrés et braves) pour se saisir du trapèze et se jeter dans l'eau depuis une douzaine de mètres. Moi perso, ce premier trapèze me fout bien les chocottes et je suis encore d'une sobriété exemplaire, on verra le suivant... Le temps de finir nos bières et de nous faire offrir une tournée bien traitresse de Lao Lao par les serveurs du bar et on file dans l'eau. Pas d'autre effort que de se laisser glisser. La moitié des gens ont une bouteille à la main, s'il fallait pagayer, ce serait surement moins pratique.
On enchaine alors avec un deuxième bar, deuxième tournée, deuxième bain de soleil. On rencontre aussi Anna, une petite brunette suédoise qui n'a d'yeux que pour Steve, Jo et Nathalie, un belge et une française qui voyagent ensemble depuis quelques temps, et Lambert un français qui a le gout de l'effort dans le sang quand il n'a pas trop bu... Inutile de vous redire que l'ambiance est excellente, des garçons, des filles, du soleil, des élixirs de vie et des ploufs, on a compris le tableau... Et comme je me laisse gagné par l'ivresse, je gagne la plateforme pour un premier décollage trapéziste. Le point de départ est bien haut et il faut faire super gaffe à ne pas lacher la bar de bois dès le début à moins de vouloir se ramasser de manière monumentale et illustrer la page faits divers du journal local. La voltige est grisante et l'attérrissage comme dans du beurre malgré la hauteur. Une petite montée d'adrénaline en pleine montée tout court, c'est bien addictif, j'y retourne... une demi-douzaine de fois!!! Entre chaque saut, on est reparti pour une petite gorgée, un pas de dance, un éclat de rire. C'est décidé, j'Adore!!!
C'est ainsi que sur la rivière le rythme ne faiblit jamais vraiment. Dans les premiers 400 mètres de descente, on doit pouvoir compter huit bars avec quand c'est pas un trapèze, c'est une tyrolienne pour varier les plaisirs et quand on t'offre pas un Lao Lao nature, la bouteille infuse avec des abeilles, des scorpions ou des serpents, c'est folklo tout plein!!!
Et encore pour varier les plaisirs, il y a un bar avec une flaque boueuse à souhait, idéale pour des maculages en règle, un bar avec un toboggan aquatique géant qui t'éjecte à pleine vitesse à 6 mètres de hauteur et un autre qui offre à discrétion des petites cigarettes à l'hop y homme à qui sait mettre le feu sur le dancefloor.
Et le paysage dans tout ça, je t'ai parlé du paysage? La rivière serpente au milieu des falaises!! Encore!!!!!!! Et l'ambiance dans tout ça, je t'ai parlé de l'ambiance? AAARRRRRRHHHHHHHHHHH!!!!! Encooooore!!!!!! Qui est qui a 16 ans et pas 33? C'est Bibi!!!! Et de la boue, il en a partout!!!! C'est pas Mimi Cracra, c'est Bibi Cracra, et j'en redemande et je vous parle pas de l'état de mes compagnon(ne)s!
Le seul problème dans ces tumultes, c'est que passée une certaine heure, il faut penser à rentrer au village. Et comme la plupart des gens, on a mis plus de 3 heures pour faire 400 mètres, le calcul est vite fait, à un moment il faut accélérer la cadence pour eviter d'être encore là à la nuit tombée à pagayer dans le noir. Donc sur les coups de 17h, on s'active, c'est le retour aux chambres à air pour la partie "sportive" de la journée. Steve, Anna et Jo décide même de passer outre et nous regardent partir avec Nat' et Lambert alors qu'on passe sous un pont fait de bambous. Ils choisissent la solution de facilité qui consiste à retrouver la route à pieds pour se faire ramener en tuk-tuk... Mais très peu pour moi, très peu pour nous!! On est donc lancé sur cette rivière où il n'y a parfois pas assez d'eau pour flotter, parfois pas assez de courant pour se laisser porter mais où on contrebalance avec toute l'essence qu'on a dans le corps. L'essence dont le fait de faire le plein a duré si longtemps qu'on est encore dans l'eau quand l'obscurité tombe. Mais ça ne nous arrête en rien, ça ajoute juste un peu de piment et d'aventure à l'affaire. On rejoint les rives du cours d'eau à presque 19h, il fait nuit depuis belle lurette et il faut encore qu'on rende les bouées en empruntant à pieds un chemin de pierre. C'est là que si je te dis que j'ai négligemment oublié mes sandales dans un des bars, tu peux bien te marrer!! Bon sang, qu'est ce qui m'arrive?!? Quatre mois sans rien perdre et maintenant c'est le festival de loose!!!! Bordel!!
Je rejoints Steve à la GH autour de 8h qui n'a pas perdu de temps puisqu'il a entamé une relation charnelle avec anna et c'est à nouveau la route de l'île de la veille qu'on prend pour se remettre de nos émotions en nous enchainant de plus belle. Décidemment, Vang Vieng ton univers impitoyable... Et comme ici, tout est vraiment bien fait, quand les bars ferment, à la sortie, il y a encore pleins de petits stands où on te concocte des sandwishs maisons faits avec amour... Hummmm!! J'aime quand un plan se déroule sans accrocs quand j'ai les crocs!!! Le temps de ramener miss Suède à son hotel et on est de retour sur notre terrasse pour finir de sympathiser avec nos voisins de palier.
Et comment ça va dans tout ça? Toujours pas la peine de vous faire un dessin... On s'y fait bien à notre petite oasis...
Et le lendemain? Rebelote!!!! On prend les mêmes et on recommence! Mêmes joueurs jouent encore... Extra-balle!!!
Et le surlendemain? On fait un break, on est pas des bêtes... C'est l'occasion de sortir un peu du village et d'aller nager dans des eaux un peu moins tumultueuses... On se rend donc à bicyclette au lieu-dit "le Lagon Bleu" qui n'en est pas un pour un moment de calme et de détente autrement qu'avec des watts pleins les oreilles. Mais même si c'est effectivement plus calme, les laos ont quand même eu le bon gout d'installer de nouveaux trapèzes pour qu'on ne perde quand même pas tout à fait le rythme. Sympas les laos...
Et quand on en a eu "assez" de ce calme aquatique relatif, on a eu qu'à faire quelques pas pour se retrouver aventurier dans une nouvelle grotte. Excellent sauf que question grotte, on est toujours des touristes, personne n'a pensé à prendre une lampe... La visite fut donc courte et le retour au village en pleine forme de s'être ressourcés toute la sainte journée.
On a donc maintenant de l'énergie à revendre, c'est bon signe. On suit ce soir-là Mickael et Bryce, deux de nos voisins de chambre et partenaires de terrasse, à un bar qu'il nous reste à découvrir. Et à l'intérieur tout y est comme ailleurs, table de billard gratuite, gros coussins idéals pour un vautrage, et un menu qui appuie sur le champignon. On s'en prendra d'ailleurs un milk-shake chacun, pour ne pas mourir idiots mais avec un large sourire sur la face... Un demi-litre de breuvage et nous voilà partis pour une nuit d'exaltation, de paresse, de contentement. Rien de tel pour faire de cette journée, une expérience bien complète du lever au coucher avec un nouveau squat terrasse à la clé...
Et le jour suivant toujours pas de gueule de bois, c'est à nouveau hors des sentiers battus qu'on se dirige. On a tellement adoré l'esprit qui règne en dehors de Vang Vieng qu'on décide de pousser encore plus loin en se réessayant à la conduite motocycliste. Il faut battre le fer pendant qu'il est chaud!! On enchaine donc trois nouvelles grottes et cette fois-ci comme des pros, on a trois lampes!!!! C'est nettement mieux!!
La première est un long couloir qui s'enfonce dans les entrailles de la terre sur des kilomètres à tel point qu'on est obligé de rebrousser chemin avant d'en voir le bout après une heure de progression pas évidente pour des raisons de sécurité évidentes. Personne ne sait où on est, il faut pas être plus bête qu'on ne l'est!!
La deuxième est un lieu de recueuillement bouddhiste. Elle n'est pas profonde et la visite ne vaut que pour la statue de bouddha qui garde l'entrée, passons...
La troisième, beaucoup plus fun, est une grotte qu'il faut faire en tube en suivant un fil d'Ariane. En effet, elle est immergée et pour y pénétrer, il faut se faire tout petit car l'espace entre le niveau d'eau et le haut de la fente n'est que de quelques centimètres. La lumière est donc minimum, juste assez clair pour qu'on puisse distinguer la sortie et juste assez sombre pour qu'on joue à se faire peur. Encore une fois, j'adore... En plus pour y accéder, on est obligé de traverser les rizières et de rencontrer le chaland, j'adore encore plus...
Au coucher du soleil, on a abattu dans la journée une centaine de kilomètres toujours sans accidents. Pour Steve et moi , c'est un réel motif de satisfaction qu'on s'empressera de fêter sur Bar Island. Effusions de chaleur que même l'orage qui gronde et nous noye en milieu de soirée ne suffit pas à éteindre... En plus, c'est beau et sur la piste de danse, ça n'a l'air de géner personne jusqu'à ce que tous les plombs sautent... La fin de soirée reprend les accents de la veille et de l'avant veille et d'encore avant sans que ça tourne à la routine. Ou si c'est une routine, elle n'a rien à voir avec le fameux métro-boulot-dodo. C'est plus dans les tons drinking-tilleuling-cheering-laughing. La comparaison est vite faite...
Comme c'est également vite fait de déterminer le programme du lendemain. Il ne nous reste plus qu'une journée à Vang Vieng, c'est le retour aux origines. Deux jours loin de la rivière font qu'il est maintenant à nouveau temps de célébrer non pas l'inventeur de la roue mais l'inventeur de la chambre à air!
On est maintenant des vétérans et c'est maintenant à nous qu'on pose des questions, la roue tourne, le fun perdure. La seule chose qui change, c'est le temps qui vire au gris, je suis presque désolé pour les nouveaux venus. Nous, on prend ça comme le signe définitif comme quoi il est temps de partir et de se reposer parce que Vang Vieng, c'est sympa mais si tu veux garder un temps soit peu de lucidité, il faut pas faire ça tous les jours!!! C'est pourquoi on va échanger l'ambiance dépouille pour une ambiance plus feutrée à Luan Prabang qu'on découvrira le lendemain avec Steve et Anna qui a rejoint la caravane enchantée.
Quant à votre place? Elle est toujours là qui vous attend que ce soit dans les tumultes côté Vang Vieng ou dans la culture et la gastronomie coté Luan Prabang. En plus, vous avez le choix dans la date, y'a plus qu'à vous décider!!!
Peut-être pour vous convaincre, une nouvelle série de photos s'impose. Et si ça ne s'imposait pas, regarde-les quand même, il y a de quoi faire. Quant aux commentaires et à la newsletter, il n'y a qu'un clic à faire, c'est pas comme s'il fallait avaler un verre d'alcool au jus de scorpions!! Allez un ptit effort...
Toujours à la découverte du Laos donc , la joyeuse compagnie franco-britannique composée de Steve et moi quitte la capitale la plus calme et relaxe qu'il m'ait jamais été donné de voir. C'est le retour à la campagne mais sachant que quand on dort à Ventiane les fenêtres ouvertes alors qu'on est au premier étage donnant sur une rue animé on est réveillé par rien , on ne risque pas de voir la différence car c'est à peine croyable tant c'est peu bruyant et circulant à allure plus que modérée. C'est vers toujours un peu plus au nord qu'on se dirige. On quitte Ventiane sans mal car c'est un bus d'après-midi qui se charge de nous conduire sur le seul endroit du pays qu'on ne peut qualifier de modéré, à savoir Vang Vieng. En attendant, le soleil brille, le petit déjeuner s'étrille. Sur le trajet, les paysages sont changeant, plus on monte, moins c'est plat et plus les rizières laissent la place à de petites montagnes délicates. C'est beau tout plein et pour une fois, ça fait du bien de rester éveillé dans le bus. En plus, dans le bus, tous les gosses n'ont d'yeux que pour nous, difficile de faire le clown pendant deux heures, et pourtant...
En débarquant à Vang Vieng, on se rend d'abord compte de la taille modeste de l'endroit. Cela dit, on reste sur le cul quant au nombre de guest houses, de bars à cocktails colorés, d'internet cafés, de restaurants au hamburgers dégoulinants, de tout ce qui contente un backpacker loin de chez lui. D'ailleurs ici, tous les voyageurs que nous avons croisés font ici une pause à durée parfois indéterminée au milieu de leur voyage en Asie du sud-est. Nous, avec mon gars Steve, on en est pas là. On pause nos gaules dans un GH toute mignonne dans laquelle on a une chambre située à l'aurée de la petite terrasse commune dont on sait déjà qu'elle va nous y voir, la terrasse. Ca sent bon les clairs de lune tout ça. Mais pour l'heure, il est temps de se substanter d'un de ces fameux burgers qui font la réputation culinaire de Vang Vieng. Et effectivement, Jean-Pierre Coffe peut bien hurler "Mais c'est d'la meeeeerde", c'est délicieux presque comme un Burger King, mon pêché gourmand.
Sur ce, le soleil se couche, le temps que je botte les fesses de Steve au billard ou le contraire et on rentre à l'hotel se mettre en forme fumante pour la soirée. C'est la première fois qu'on tente la terrasse et force est de constater que pour choisir les terrasses, on est des professionnels. D'ailleurs, ce serait bien comme métier, testeur de terrasse. Il va falloir que j'en parle au pôle Emploi en revenant!
Mais en attendant, on quitte notre antre pour étudier le bourg de plus près. Au premier abord, on voit que c'est vivant, aucuns doutes, peut-être même plus que Ventiane pourtant autrement plus peuplée. Les touristes se ballade en maillot de bain et torse nu même en soirée, c'est un style surtout quand il y a pas la plage. Y'en a pas mal qui sur leur corps se sont faits écrire dans tous les sens au marqueur, ça aussi c'est un style... Après quelques minutes de déambulation, on débouche sur un pont en bambou qui enjambe la rivière locale pour atteindre un île comme une fenêtre ouverte sur la boite de Pandore. A l'autre extrémité, c'est bistrot land!! Complètement à contre courant de tout ce qu'on peut trouver au Laos, ici la musique est forte, les guirlandes lumineuses étouffent la lumière des étoiles, les boissons se servent au seau. Une dizaine de bars se font concurrence à grand renfort d'happy hour. Ca déstabilise!!! Enfin trente secondes parce qu'après, on s'y fait très bien!!! On s'y fait tellement bien qu'on en oubliera de manger, trop occupé à discuter avec des dizaines de gens qui nous font entre autre commentaire l'apologie du "tubing", le sport-roi ici bas. Apparemment ça consiste à descendre la rivère assis sur une énorme chambre à air en prenant bien soin de s'arrêter à tous les bars qui ponctuent le trajet en offrant des verres gratuits et des trapèzes volants qui faut lacher pour se vautrer dans l'eau plusieurs mètres en dessous. Autrement dit, c'est un peu aqualand en version sous acide. Inutile de dire que dès le lendemain, on ira voir de quoi il retourne! Mais ne brulons pas les étapes, pour l'instant il fait nuit, la soirée s'arrose jusqu'à la fermeture des bars vers 1h du matin, heure à laquelle on se délocalise doucement vers notre terrasse qui à cette heure est prise d'assault par la foule hétéroclyte qui compose la faune nocturne à Vang Vieng. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que sans être composée d'enfants de coeur, l'ambiance est très bon enfant. On est tous un peu frères à Vang Vieng!!! Et on est tous un peu crevé aussi!!! Avec Steve, on tombe comme des masses sur nos pieux respectifs vers 3h, il s'agit de ne pas se bruler les ailes pour mieux profiter du lendemain...
Et le lendemain, c'est le printemps. Et pour fêter ça, rien de tel qu'un soleil éclatant et une journée baignade. Et pour s'y rendre, rien de plus simple, tout est huilé, j'vous raconte pas! enfin si, j'vous raconte!! Il faut d'abord s'équiper léger, quelques biftons, une paire de tongs, un maillot de bain et l'affaire est dans le sac. Ensuite, il faut aller s'inscrire et récupérer sa chambre à air en se faisant inscrire sur la main notre numéro de passage de la journée très pratique pour connaitre le degré d'alcool chez les gens sachant que plus votre numéro est petit plus vous êtes partis tôt et plus vous avez passé de temps sur la rivière à vous faire rattraper par les numéros qui suivent de loin ou de près. Puis, on est toujours comme sur des rails. Les bouées sont chargés sur une petite camionnette chargée de nous faire remonter la rivière par la route vu qu'on ne va pas nager à contre-courant!!! Et enfin, on est laché sur les berges avec en face de nous un premier bar. Celui-ci est bien représentatif de ceux qui vont ensuite suivre alors je vais vous faire une petite description. Construit sur pilotis et dominant la rivière, il est divisé en deux endroits, le bar à proprement parler et le solarium fait de planche de bois. Sur le solarium, l'ambiance est quelque peu imbibée même s'il n'est que 13h. La musique crache des décibels à gogo. Quelques personnes sont munies de grands panneaux sur lesquelles sont affichées des notes de 0 à 10, comme à l'Ecole des Fans. Et qu'est ce qu'on juge ici? Et bien on juge la performance stylée ou grotesque des plongeurs qui sont assez bourraves (contraction de bourrés et braves) pour se saisir du trapèze et se jeter dans l'eau depuis une douzaine de mètres. Moi perso, ce premier trapèze me fout bien les chocottes et je suis encore d'une sobriété exemplaire, on verra le suivant... Le temps de finir nos bières et de nous faire offrir une tournée bien traitresse de Lao Lao par les serveurs du bar et on file dans l'eau. Pas d'autre effort que de se laisser glisser. La moitié des gens ont une bouteille à la main, s'il fallait pagayer, ce serait surement moins pratique.
On enchaine alors avec un deuxième bar, deuxième tournée, deuxième bain de soleil. On rencontre aussi Anna, une petite brunette suédoise qui n'a d'yeux que pour Steve, Jo et Nathalie, un belge et une française qui voyagent ensemble depuis quelques temps, et Lambert un français qui a le gout de l'effort dans le sang quand il n'a pas trop bu... Inutile de vous redire que l'ambiance est excellente, des garçons, des filles, du soleil, des élixirs de vie et des ploufs, on a compris le tableau... Et comme je me laisse gagné par l'ivresse, je gagne la plateforme pour un premier décollage trapéziste. Le point de départ est bien haut et il faut faire super gaffe à ne pas lacher la bar de bois dès le début à moins de vouloir se ramasser de manière monumentale et illustrer la page faits divers du journal local. La voltige est grisante et l'attérrissage comme dans du beurre malgré la hauteur. Une petite montée d'adrénaline en pleine montée tout court, c'est bien addictif, j'y retourne... une demi-douzaine de fois!!! Entre chaque saut, on est reparti pour une petite gorgée, un pas de dance, un éclat de rire. C'est décidé, j'Adore!!!
C'est ainsi que sur la rivière le rythme ne faiblit jamais vraiment. Dans les premiers 400 mètres de descente, on doit pouvoir compter huit bars avec quand c'est pas un trapèze, c'est une tyrolienne pour varier les plaisirs et quand on t'offre pas un Lao Lao nature, la bouteille infuse avec des abeilles, des scorpions ou des serpents, c'est folklo tout plein!!!
Et encore pour varier les plaisirs, il y a un bar avec une flaque boueuse à souhait, idéale pour des maculages en règle, un bar avec un toboggan aquatique géant qui t'éjecte à pleine vitesse à 6 mètres de hauteur et un autre qui offre à discrétion des petites cigarettes à l'hop y homme à qui sait mettre le feu sur le dancefloor.
Et le paysage dans tout ça, je t'ai parlé du paysage? La rivière serpente au milieu des falaises!! Encore!!!!!!! Et l'ambiance dans tout ça, je t'ai parlé de l'ambiance? AAARRRRRRHHHHHHHHHHH!!!!! Encooooore!!!!!! Qui est qui a 16 ans et pas 33? C'est Bibi!!!! Et de la boue, il en a partout!!!! C'est pas Mimi Cracra, c'est Bibi Cracra, et j'en redemande et je vous parle pas de l'état de mes compagnon(ne)s!
Le seul problème dans ces tumultes, c'est que passée une certaine heure, il faut penser à rentrer au village. Et comme la plupart des gens, on a mis plus de 3 heures pour faire 400 mètres, le calcul est vite fait, à un moment il faut accélérer la cadence pour eviter d'être encore là à la nuit tombée à pagayer dans le noir. Donc sur les coups de 17h, on s'active, c'est le retour aux chambres à air pour la partie "sportive" de la journée. Steve, Anna et Jo décide même de passer outre et nous regardent partir avec Nat' et Lambert alors qu'on passe sous un pont fait de bambous. Ils choisissent la solution de facilité qui consiste à retrouver la route à pieds pour se faire ramener en tuk-tuk... Mais très peu pour moi, très peu pour nous!! On est donc lancé sur cette rivière où il n'y a parfois pas assez d'eau pour flotter, parfois pas assez de courant pour se laisser porter mais où on contrebalance avec toute l'essence qu'on a dans le corps. L'essence dont le fait de faire le plein a duré si longtemps qu'on est encore dans l'eau quand l'obscurité tombe. Mais ça ne nous arrête en rien, ça ajoute juste un peu de piment et d'aventure à l'affaire. On rejoint les rives du cours d'eau à presque 19h, il fait nuit depuis belle lurette et il faut encore qu'on rende les bouées en empruntant à pieds un chemin de pierre. C'est là que si je te dis que j'ai négligemment oublié mes sandales dans un des bars, tu peux bien te marrer!! Bon sang, qu'est ce qui m'arrive?!? Quatre mois sans rien perdre et maintenant c'est le festival de loose!!!! Bordel!!
Je rejoints Steve à la GH autour de 8h qui n'a pas perdu de temps puisqu'il a entamé une relation charnelle avec anna et c'est à nouveau la route de l'île de la veille qu'on prend pour se remettre de nos émotions en nous enchainant de plus belle. Décidemment, Vang Vieng ton univers impitoyable... Et comme ici, tout est vraiment bien fait, quand les bars ferment, à la sortie, il y a encore pleins de petits stands où on te concocte des sandwishs maisons faits avec amour... Hummmm!! J'aime quand un plan se déroule sans accrocs quand j'ai les crocs!!! Le temps de ramener miss Suède à son hotel et on est de retour sur notre terrasse pour finir de sympathiser avec nos voisins de palier.
Et comment ça va dans tout ça? Toujours pas la peine de vous faire un dessin... On s'y fait bien à notre petite oasis...
Et le lendemain? Rebelote!!!! On prend les mêmes et on recommence! Mêmes joueurs jouent encore... Extra-balle!!!
Et le surlendemain? On fait un break, on est pas des bêtes... C'est l'occasion de sortir un peu du village et d'aller nager dans des eaux un peu moins tumultueuses... On se rend donc à bicyclette au lieu-dit "le Lagon Bleu" qui n'en est pas un pour un moment de calme et de détente autrement qu'avec des watts pleins les oreilles. Mais même si c'est effectivement plus calme, les laos ont quand même eu le bon gout d'installer de nouveaux trapèzes pour qu'on ne perde quand même pas tout à fait le rythme. Sympas les laos...
Et quand on en a eu "assez" de ce calme aquatique relatif, on a eu qu'à faire quelques pas pour se retrouver aventurier dans une nouvelle grotte. Excellent sauf que question grotte, on est toujours des touristes, personne n'a pensé à prendre une lampe... La visite fut donc courte et le retour au village en pleine forme de s'être ressourcés toute la sainte journée.
On a donc maintenant de l'énergie à revendre, c'est bon signe. On suit ce soir-là Mickael et Bryce, deux de nos voisins de chambre et partenaires de terrasse, à un bar qu'il nous reste à découvrir. Et à l'intérieur tout y est comme ailleurs, table de billard gratuite, gros coussins idéals pour un vautrage, et un menu qui appuie sur le champignon. On s'en prendra d'ailleurs un milk-shake chacun, pour ne pas mourir idiots mais avec un large sourire sur la face... Un demi-litre de breuvage et nous voilà partis pour une nuit d'exaltation, de paresse, de contentement. Rien de tel pour faire de cette journée, une expérience bien complète du lever au coucher avec un nouveau squat terrasse à la clé...
Et le jour suivant toujours pas de gueule de bois, c'est à nouveau hors des sentiers battus qu'on se dirige. On a tellement adoré l'esprit qui règne en dehors de Vang Vieng qu'on décide de pousser encore plus loin en se réessayant à la conduite motocycliste. Il faut battre le fer pendant qu'il est chaud!! On enchaine donc trois nouvelles grottes et cette fois-ci comme des pros, on a trois lampes!!!! C'est nettement mieux!!
La première est un long couloir qui s'enfonce dans les entrailles de la terre sur des kilomètres à tel point qu'on est obligé de rebrousser chemin avant d'en voir le bout après une heure de progression pas évidente pour des raisons de sécurité évidentes. Personne ne sait où on est, il faut pas être plus bête qu'on ne l'est!!
La deuxième est un lieu de recueuillement bouddhiste. Elle n'est pas profonde et la visite ne vaut que pour la statue de bouddha qui garde l'entrée, passons...
La troisième, beaucoup plus fun, est une grotte qu'il faut faire en tube en suivant un fil d'Ariane. En effet, elle est immergée et pour y pénétrer, il faut se faire tout petit car l'espace entre le niveau d'eau et le haut de la fente n'est que de quelques centimètres. La lumière est donc minimum, juste assez clair pour qu'on puisse distinguer la sortie et juste assez sombre pour qu'on joue à se faire peur. Encore une fois, j'adore... En plus pour y accéder, on est obligé de traverser les rizières et de rencontrer le chaland, j'adore encore plus...
Au coucher du soleil, on a abattu dans la journée une centaine de kilomètres toujours sans accidents. Pour Steve et moi , c'est un réel motif de satisfaction qu'on s'empressera de fêter sur Bar Island. Effusions de chaleur que même l'orage qui gronde et nous noye en milieu de soirée ne suffit pas à éteindre... En plus, c'est beau et sur la piste de danse, ça n'a l'air de géner personne jusqu'à ce que tous les plombs sautent... La fin de soirée reprend les accents de la veille et de l'avant veille et d'encore avant sans que ça tourne à la routine. Ou si c'est une routine, elle n'a rien à voir avec le fameux métro-boulot-dodo. C'est plus dans les tons drinking-tilleuling-cheering-laughing. La comparaison est vite faite...
Comme c'est également vite fait de déterminer le programme du lendemain. Il ne nous reste plus qu'une journée à Vang Vieng, c'est le retour aux origines. Deux jours loin de la rivière font qu'il est maintenant à nouveau temps de célébrer non pas l'inventeur de la roue mais l'inventeur de la chambre à air!
On est maintenant des vétérans et c'est maintenant à nous qu'on pose des questions, la roue tourne, le fun perdure. La seule chose qui change, c'est le temps qui vire au gris, je suis presque désolé pour les nouveaux venus. Nous, on prend ça comme le signe définitif comme quoi il est temps de partir et de se reposer parce que Vang Vieng, c'est sympa mais si tu veux garder un temps soit peu de lucidité, il faut pas faire ça tous les jours!!! C'est pourquoi on va échanger l'ambiance dépouille pour une ambiance plus feutrée à Luan Prabang qu'on découvrira le lendemain avec Steve et Anna qui a rejoint la caravane enchantée.
Quant à votre place? Elle est toujours là qui vous attend que ce soit dans les tumultes côté Vang Vieng ou dans la culture et la gastronomie coté Luan Prabang. En plus, vous avez le choix dans la date, y'a plus qu'à vous décider!!!
Peut-être pour vous convaincre, une nouvelle série de photos s'impose. Et si ça ne s'imposait pas, regarde-les quand même, il y a de quoi faire. Quant aux commentaires et à la newsletter, il n'y a qu'un clic à faire, c'est pas comme s'il fallait avaler un verre d'alcool au jus de scorpions!! Allez un ptit effort...
Bonjour,
Nous allons au Laos dans 10 jours en août (couple + petite fille de 7 ans) et nous voulions faire la liaison Luang Namtha-Luang Prabang en deux étapes pour éviter de faire trop de bus d'un coup. J'envisageais de faire un stop à Muang Xay et de faire une balade en moto dans les environs. Cependant, j'ai lu pas mal d'avis sur le web, disant que Muang Xay n'a pas vraiment d'intérêt en tant que tel.
Du coup, je me dis qu'en alternative, nous pourrions louer une moto à Muang Xay et descendre tranquillement en deux demi-journées jusqu'à Luang Prabang. Nous serons à MX à partir de 12h30, et souhaiterions être à LP le lendemain pour midi.
Voilà mes questions : - est-ce qu'il est possible de louer deux motos à Muang Xay et de la déposer à Luang Prabang ? - est-ce que quelqu'un saurait me conseiller une étape qui ait un peu de charme entre ces deux villes pour y passer la nuit ? - ou est-ce qu'il vaut mieux carrément louer une moto à Luang Namtha et descendre jusque Luang Prabang ? mais dans ce cas, est-ce que ça ne fait pas trop de moto sur 1 jour et demi seulement (notamment pour notre fille) ?
Merci d'avance de vos conseils Florian
Nous allons au Laos dans 10 jours en août (couple + petite fille de 7 ans) et nous voulions faire la liaison Luang Namtha-Luang Prabang en deux étapes pour éviter de faire trop de bus d'un coup. J'envisageais de faire un stop à Muang Xay et de faire une balade en moto dans les environs. Cependant, j'ai lu pas mal d'avis sur le web, disant que Muang Xay n'a pas vraiment d'intérêt en tant que tel.
Du coup, je me dis qu'en alternative, nous pourrions louer une moto à Muang Xay et descendre tranquillement en deux demi-journées jusqu'à Luang Prabang. Nous serons à MX à partir de 12h30, et souhaiterions être à LP le lendemain pour midi.
Voilà mes questions : - est-ce qu'il est possible de louer deux motos à Muang Xay et de la déposer à Luang Prabang ? - est-ce que quelqu'un saurait me conseiller une étape qui ait un peu de charme entre ces deux villes pour y passer la nuit ? - ou est-ce qu'il vaut mieux carrément louer une moto à Luang Namtha et descendre jusque Luang Prabang ? mais dans ce cas, est-ce que ça ne fait pas trop de moto sur 1 jour et demi seulement (notamment pour notre fille) ?
Merci d'avance de vos conseils Florian
Bonjour tout le monde,
Je suis en train de planifier 3 semaines en Asie, dont entre 5 et 8 jours au Laos (je sais, c'est peu).
J’atterrirais à Louang Prabang.
Ma question est de savoir si pour 5 à 8 jours, il vaut mieux rester aux alentours de Louang Prabang, ou je peux descendre jusqu'a Vientiane?
En gros je vous pose cette question pour savoir si je prend mon billet d'avion retour de Louang Prabang, ou de Vientiane. => donc soit je reste dans les environs, soit je descend tout doucement jusqu'a Vientiane.
Merci à vous! Cedric
En gros je vous pose cette question pour savoir si je prend mon billet d'avion retour de Louang Prabang, ou de Vientiane. => donc soit je reste dans les environs, soit je descend tout doucement jusqu'a Vientiane.
Merci à vous! Cedric
Bonjour les voyageurs !
Nous avons abandonné l'idée d'aller au sud de la Birmanie (îles Mergui) pour nous consacrer au nord du Laos.
Je serai intéressé pour avoir des informations sur un éventuel périple de 8 jours après 3 jours à Luang Prabang puis 3 jours à vivre "The Gibbon Expérience" et depuis ce site quelles pourraient être les destinations possibles et les moyens de transport pour découvrir la partie nord du Laos avant de rejoindre Luang Prabang après 8 jours de balade...
Nous commençons le 21/12 pour repartir le 01/01/18 pour la Thaïland.
Merci de vos informations
Cordialement
Moah1012
bonjour
en mai, periple en thailande et aussi un tour au laos sur 8 jours (avant d y retourner à la fin de l annee plus longtemps avec un voyage de 3 mois en Asie du SE)
en 8 jours, je peux envisager de faire Vientiane - Luang Prabang.
avez vous des endroits à recommander (à voir, se loger, restaurant) ?
quel est le meilleur sens de l itineraire ?
merci
en mai, periple en thailande et aussi un tour au laos sur 8 jours (avant d y retourner à la fin de l annee plus longtemps avec un voyage de 3 mois en Asie du SE)
en 8 jours, je peux envisager de faire Vientiane - Luang Prabang.
avez vous des endroits à recommander (à voir, se loger, restaurant) ?
quel est le meilleur sens de l itineraire ?
merci
Bonjour,
Je me lance dans cette 1ère ébauche pour le Laos. Nous voyagerons uniquement en bus, et je voulais savoir, si les étapes indiquées valaient le coup, et si il n'y avait pas trop d'anomalies et si tout était faisable sans trop speeder. 😕
6/01 arrivée à Bkk
7/01 journée à BKK
8/01 envol pour Chiang Rai, bus pour Chiang Kong, ferry et nuit à Huay Xai
9 et 10/01 départ en bateau lent et arrivée à Luang Prabang
11 au 13/01 soit 3 jours à Luang Prabang
14/01 départ pour Vang Vieng
15/01 Vang Vieng
16/01 départ pour Ventiane
17 au 19/01 soit 3 jours Ventiane
20/01 départ pour Tha Khek
21/01 Tha Khek
22/01 départ pour Savannakhet
23/01 Savannakhet
24/01 départ pour Paksé
25 au 27/01 3 jours à Paksé avec visite du plateau des Boloven
28/01 départ pour Champasak
29/01 Champasak et le site fabuleux
30/01 départ pour Don Khon ou Don Khong
31/01 au 2/02 soit 3 jours
3/02 départ pour Pakse et bus direct pour Ubon Ratchadani
4/02 Ubon et train pour BKK
ensuite BKK et direction la Birmanie
Que pensez-vous de ce planning et merci pour apporter vos suggestions 😊
ensuite BKK et direction la Birmanie
Que pensez-vous de ce planning et merci pour apporter vos suggestions 😊
Bonjour,
N'ayant que 8 jours sur place au LAOS fin oct, début Novembre, nous hésitons entre le Nord et le SUD. Pensez vous qu'on puisse faire les 2 en si peu de temps ?
Quels sont les points qu pourraient nous permettre de nous départager ?
2 ème question : de Vientiane à Luang prabang on m'a parlé de Speed boat, ma femme étant un peu trouillarde, j'ai peur qu'elle n'apprécie pas trop...
Est ce qu'on perd tant de temps que ca par la route ?
Merci de voter aide
N'ayant que 8 jours sur place au LAOS fin oct, début Novembre, nous hésitons entre le Nord et le SUD. Pensez vous qu'on puisse faire les 2 en si peu de temps ?
Quels sont les points qu pourraient nous permettre de nous départager ?
2 ème question : de Vientiane à Luang prabang on m'a parlé de Speed boat, ma femme étant un peu trouillarde, j'ai peur qu'elle n'apprécie pas trop...
Est ce qu'on perd tant de temps que ca par la route ?
Merci de voter aide
Bonjour à tous et Joyeux Noël!
Je pars la semaine prochaine pour Bangkok, mon point de départ pour un petit trip de 18 jours au Laos. Auriez-vous un itinéraire à me recommender? Hébergements sympas et pas trop cher? Je recherche un peu de zenitude, de jolis paysages, héritage culturel et si possible de jolis échanges avec la population! Ayant déjà fait la Thailande, et un peu du Cambodge, je pensais prendre un vol pour Louang Prabang et descendre le Mekong: m'arreter, la ou ça me semble, jusqu'a Dong Khong ( qui m'a été recommendé!).Puis back to Bangkok!Comment?le plus simple! J'ai tout de même un petit soucis, car je n'ai pas de visa pour le Laos, me recommendez-vous de le prendre à Bangkok( ou?) ou à la frontiere( laquelle?)? Merci d'avance pour vos infos! Céline
Je pars la semaine prochaine pour Bangkok, mon point de départ pour un petit trip de 18 jours au Laos. Auriez-vous un itinéraire à me recommender? Hébergements sympas et pas trop cher? Je recherche un peu de zenitude, de jolis paysages, héritage culturel et si possible de jolis échanges avec la population! Ayant déjà fait la Thailande, et un peu du Cambodge, je pensais prendre un vol pour Louang Prabang et descendre le Mekong: m'arreter, la ou ça me semble, jusqu'a Dong Khong ( qui m'a été recommendé!).Puis back to Bangkok!Comment?le plus simple! J'ai tout de même un petit soucis, car je n'ai pas de visa pour le Laos, me recommendez-vous de le prendre à Bangkok( ou?) ou à la frontiere( laquelle?)? Merci d'avance pour vos infos! Céline
Hello camarades forumeurs,
Voila, je vais traverse le laos d'ici peu, en gros du 07/08 au 25/08, avec 2 3 jours de latitude, je me met pas de pression. Seules "contraintes", je pars de chiang rai en thailande, et je quitterais le pays vers le vietnam par la frontière attapeu / kontum.
Je suis bien parti pour descendre tranquillement le pays, j'envisage cet itinéraire, merci pour toutes vos suggestions pour améliorer ou me corriger si je suis trop optimiste ! j'ai voulu zapper la partie mekong pour la nam ou qui me parait plus sympa, en esperant que les conditions ne soient pas trop mauvaises !
07/08 - Chiang rai / houai xay 08/08 - houay xay / luang nam that 09/08 - Luang nam tha 10/08 - Luang nam tha / udom xay 11/08 - udom xay / nong kiaw 12/08 - nong kiaw / luang prabang 13/08 - Luang prabang 14/08 - Luang prabang 15/08 - luang prabang / ventiane 16/08 - ventiane / savaknet 17/08 - savaknet / pakse 18/08 - pakse / 4000 iles 19/08 - 4000 iles 20/08 - 4000 iles 21/08 - 4000 iles / pakse (plateau des bolovens) 22/08 - pakse (plateau des bolovens) 23/08 - pakse (plateau des bolovens) 24/08 - pakse / attapeu 25/08 - attapeu / kontum (vietnam)
merci à tous!
si vous avez des bons plans logement sur ce chemin merci pour vos tuyaux ;)
Voila, je vais traverse le laos d'ici peu, en gros du 07/08 au 25/08, avec 2 3 jours de latitude, je me met pas de pression. Seules "contraintes", je pars de chiang rai en thailande, et je quitterais le pays vers le vietnam par la frontière attapeu / kontum.
Je suis bien parti pour descendre tranquillement le pays, j'envisage cet itinéraire, merci pour toutes vos suggestions pour améliorer ou me corriger si je suis trop optimiste ! j'ai voulu zapper la partie mekong pour la nam ou qui me parait plus sympa, en esperant que les conditions ne soient pas trop mauvaises !
07/08 - Chiang rai / houai xay 08/08 - houay xay / luang nam that 09/08 - Luang nam tha 10/08 - Luang nam tha / udom xay 11/08 - udom xay / nong kiaw 12/08 - nong kiaw / luang prabang 13/08 - Luang prabang 14/08 - Luang prabang 15/08 - luang prabang / ventiane 16/08 - ventiane / savaknet 17/08 - savaknet / pakse 18/08 - pakse / 4000 iles 19/08 - 4000 iles 20/08 - 4000 iles 21/08 - 4000 iles / pakse (plateau des bolovens) 22/08 - pakse (plateau des bolovens) 23/08 - pakse (plateau des bolovens) 24/08 - pakse / attapeu 25/08 - attapeu / kontum (vietnam)
merci à tous!
si vous avez des bons plans logement sur ce chemin merci pour vos tuyaux ;)
Bonjour,
nous sommes 6 adultes à partir au Vietnam pour le boulot en janvier 2016, à Ho Chi Minh. Ensuite, nous avons 1 semaine pile poil de temps libre, et on n'a pas encore décidé du programme. On aimerait bien voir la baie d'Halong et visiter un peu le Laos, mais compte tenu du temps dont on dispose, je ne sais pas si c'est une bonne idée... Qu'en pensez-vous ? Est-ce que quelques jours au Laos valent quand même le coup, en sachant que tous les voyageurs sur le forum y passent au minimum une semaine entière ?
Je suis ouvert à d'autres recommandations, sauf le Cambodge car l'un d'entre nous y est déjà allé, ainsi que la Thailande et la Malaisie.
Merci d'avance à tous !
nous sommes 6 adultes à partir au Vietnam pour le boulot en janvier 2016, à Ho Chi Minh. Ensuite, nous avons 1 semaine pile poil de temps libre, et on n'a pas encore décidé du programme. On aimerait bien voir la baie d'Halong et visiter un peu le Laos, mais compte tenu du temps dont on dispose, je ne sais pas si c'est une bonne idée... Qu'en pensez-vous ? Est-ce que quelques jours au Laos valent quand même le coup, en sachant que tous les voyageurs sur le forum y passent au minimum une semaine entière ?
Je suis ouvert à d'autres recommandations, sauf le Cambodge car l'un d'entre nous y est déjà allé, ainsi que la Thailande et la Malaisie.
Merci d'avance à tous !
Bonjour
J'ai pris un vol Paris Bkk pour le 17 février et un retour 15 jours plus tard. J'aimerais visiter un pays frontalier et assez attirée par la LAOS. Je dispose que de 8 jours car je souhaite aller faire une petite semaine de plongée sur Koh Tao. Donc je pense peut être m'orienter vers le sud du Laos est ce que quelqu'un pourrait m'indiquer si cela est facile de rejoindre le Sud en Bus ? Faut il que je prenne mon visa pour le Laos avant de partir ?? J'arrive difficilement à obtenir l'info car je suis entre deux guides et comme je n'ai pas beaucoup de temps, j'aimerais anticiper..j'ai pensé à l'avion mais dans le sud peut être compromis et cela dépend du budget ?
Merci pour vos infos. Lydia
J'ai pris un vol Paris Bkk pour le 17 février et un retour 15 jours plus tard. J'aimerais visiter un pays frontalier et assez attirée par la LAOS. Je dispose que de 8 jours car je souhaite aller faire une petite semaine de plongée sur Koh Tao. Donc je pense peut être m'orienter vers le sud du Laos est ce que quelqu'un pourrait m'indiquer si cela est facile de rejoindre le Sud en Bus ? Faut il que je prenne mon visa pour le Laos avant de partir ?? J'arrive difficilement à obtenir l'info car je suis entre deux guides et comme je n'ai pas beaucoup de temps, j'aimerais anticiper..j'ai pensé à l'avion mais dans le sud peut être compromis et cela dépend du budget ?
Merci pour vos infos. Lydia
"bangkok et le lendemain tu peux prendre un train pour chiang mai au nord puis un bus pour la frontière nord ouest laotienne ou alors tu prends un bus direct pour vientiane la capitale mais alors il faut que ton circuit au laos fasse un "huit" pour aller un peu au nord qd mm et au sud..."
Des idées?
Des sites à ne pas louper ?
Nous partons à trois, si ça vous dit de vous joindre à nous ;) http://voyageforum.com/forum/road_trip_au_laos_en_aout_2012_D4648821/
Bonne journée.
Des idées?
Des sites à ne pas louper ?
Nous partons à trois, si ça vous dit de vous joindre à nous ;) http://voyageforum.com/forum/road_trip_au_laos_en_aout_2012_D4648821/
Bonne journée.
Bonjour à tous,
Je suis entrain de préparer un voyage en vélo électrique à travers l'Asie du Sud-Est continentale d'environ 9 mois. Le départ est prévu le 30 janvier 2016 et mon itinéraire ( en grandes lignes) est le suivant : Vietnam 3 mois Ho Chi Minh Ville Hanoi Dien Bien Phu Taytrang Border Crossing Laos 2 mois Muang Khua Luang Prabang Vientiane Veun Kham, Province de Champassak, Laos (Frontière)
Cambodge 2 mois Kratie Phnom Penh Siem Reap Sihanoukville Thai-Cambodia Border Hat Lek Thaïlande 2 mois Trat Bangkok
Mon parcours va privilégier les routes qui longent la mer ou les rivières. En plus de mon vélo, je vais également utiliser les transports locaux (bus ou bateaux) Partant de là j'aurais plusieurs questions à vous soumettre. Bateaux : Existe-t-il à nouveau la liaison HCM - Vung Tau en bateau rapide et est-il possible de prendre son vélo avec soi ? Autrement est-ce que je peux trouver un bateau qui me ferait traverser de Can Gio à Vung Tau ?
Au Laos, je pensais aussi prendre le bateau de Muang Khua à Nong Khiaw. Après Nong Khiaw, il semble que cela soit plus difficile de descendre la rivière Nam ou. Peut-on la descendre jusqu'à ce qu'elle rejoigne la route 13 ? Ou jusqu'à Pak Ou ? Cambodge, je pensais prendre le bateau de Phnom Penh à Siem Reap puis pour Battambang. J'y serai vers le mois de juillet-août 2016. Est-ce qu'à cette période c'est faisable ?
Route : Je vais donc essayer de suivre les bords de mer du Vietnam, Cambodge et Thaïlande ainsi que les bords du Mékong de Vientiane à Phnom Penh. Est-ce ce quelqu'un à une expérience sur ces trajets ? Les routes sont-elles "praticables" et est-il facile de trouver des hébergements, genre guesthouses, avec électricité disons tous les 50 ou 100km ? Vélo : Juste une petite crainte, comment faites-vous lorsque vous voulez visiter un site et que vous êtes avec votre vélo et tout votre barda ? Trouve-t-on des endroits pour l'entreposer ou des gardiens ?
Un tout grand merci.
Joël
Je suis entrain de préparer un voyage en vélo électrique à travers l'Asie du Sud-Est continentale d'environ 9 mois. Le départ est prévu le 30 janvier 2016 et mon itinéraire ( en grandes lignes) est le suivant : Vietnam 3 mois Ho Chi Minh Ville Hanoi Dien Bien Phu Taytrang Border Crossing Laos 2 mois Muang Khua Luang Prabang Vientiane Veun Kham, Province de Champassak, Laos (Frontière)
Cambodge 2 mois Kratie Phnom Penh Siem Reap Sihanoukville Thai-Cambodia Border Hat Lek Thaïlande 2 mois Trat Bangkok
Mon parcours va privilégier les routes qui longent la mer ou les rivières. En plus de mon vélo, je vais également utiliser les transports locaux (bus ou bateaux) Partant de là j'aurais plusieurs questions à vous soumettre. Bateaux : Existe-t-il à nouveau la liaison HCM - Vung Tau en bateau rapide et est-il possible de prendre son vélo avec soi ? Autrement est-ce que je peux trouver un bateau qui me ferait traverser de Can Gio à Vung Tau ?
Au Laos, je pensais aussi prendre le bateau de Muang Khua à Nong Khiaw. Après Nong Khiaw, il semble que cela soit plus difficile de descendre la rivière Nam ou. Peut-on la descendre jusqu'à ce qu'elle rejoigne la route 13 ? Ou jusqu'à Pak Ou ? Cambodge, je pensais prendre le bateau de Phnom Penh à Siem Reap puis pour Battambang. J'y serai vers le mois de juillet-août 2016. Est-ce qu'à cette période c'est faisable ?
Route : Je vais donc essayer de suivre les bords de mer du Vietnam, Cambodge et Thaïlande ainsi que les bords du Mékong de Vientiane à Phnom Penh. Est-ce ce quelqu'un à une expérience sur ces trajets ? Les routes sont-elles "praticables" et est-il facile de trouver des hébergements, genre guesthouses, avec électricité disons tous les 50 ou 100km ? Vélo : Juste une petite crainte, comment faites-vous lorsque vous voulez visiter un site et que vous êtes avec votre vélo et tout votre barda ? Trouve-t-on des endroits pour l'entreposer ou des gardiens ?
Un tout grand merci.
Joël
Je cherche des infos sur le trajet Houeisay - Luang Prabang via Louang Namtha et Oudom Sai par la route.
Durée nécessaire, liaison entre les villes (bus, taxi, tuk-tuk, pick-up ....ect..), intéret (plutot que par le Mekong)
Si quelqu'un à déjà fait l'expérience merci de me donner des info
Durée nécessaire, liaison entre les villes (bus, taxi, tuk-tuk, pick-up ....ect..), intéret (plutot que par le Mekong)
Si quelqu'un à déjà fait l'expérience merci de me donner des info
Je demande votre aide pour la conception dans les grandes lignes d'un itinéraire entre ces 3 pays.
Cela fait parti d'un voyage en couple de 5 mois en Asie du Sud-est et en Océanie. Nous avons déjà fait 1 mois en Thailande il y a 2 ans d'ou le fait de ne pas y repasser .
Pour la période ca serait de mi-février à mi-avril (8 semaines) d'ou je pense la nécessité de finir par le Nord du Vietnam pour avoir un meilleur climat.
A l'origine le Laos n'était pas prévu et puis on creuse, se documente plus on voit des choses super sympa.
Pour le Vietnam, la partie Nord m’intéresse énormément (Hanoi, Sapa, baie d'Halong, Ninh Binh, Cao Bang, etc...).
Pour le Laos, 4000 Iles et toute la partie Nord ouest (Luang Prabang, Vang Vieng, Vientiane).
Est ce que vous pensez que quelque-chose du genre serait envisageable ? Arriver à Bangkok et rejoindre le Cambodge par la frontière Ouest ou arriver directement par la capitale Phnom Penh. Remonter le Cambodge jusqu'à la frontière du laos. Remonter le Laos jusqu'à Luang Prabang Vol Luang Prabang - Hanoi (ou par la route par Dien Bien Phu ?) Visite de la partie Nord du Vietnam.
Merci pour votre aide.
Cela fait parti d'un voyage en couple de 5 mois en Asie du Sud-est et en Océanie. Nous avons déjà fait 1 mois en Thailande il y a 2 ans d'ou le fait de ne pas y repasser .
Pour la période ca serait de mi-février à mi-avril (8 semaines) d'ou je pense la nécessité de finir par le Nord du Vietnam pour avoir un meilleur climat.
A l'origine le Laos n'était pas prévu et puis on creuse, se documente plus on voit des choses super sympa.
Pour le Vietnam, la partie Nord m’intéresse énormément (Hanoi, Sapa, baie d'Halong, Ninh Binh, Cao Bang, etc...).
Pour le Laos, 4000 Iles et toute la partie Nord ouest (Luang Prabang, Vang Vieng, Vientiane).
Est ce que vous pensez que quelque-chose du genre serait envisageable ? Arriver à Bangkok et rejoindre le Cambodge par la frontière Ouest ou arriver directement par la capitale Phnom Penh. Remonter le Cambodge jusqu'à la frontière du laos. Remonter le Laos jusqu'à Luang Prabang Vol Luang Prabang - Hanoi (ou par la route par Dien Bien Phu ?) Visite de la partie Nord du Vietnam.
Merci pour votre aide.
Salut
Est ce que l'un d'entre vous a logé au ...MAYLIN..... à vang Vieng ????
Il semblerait que ce soit une guesthouse paisible ( hors du tumulte de la ville ) avec des bongalows
en bois sur pilotis !!!!!!!!!!! 🙂
Si vous avez ses infos à ce sujet là ( px....situation par rapport à Vang Vieng etc ) Merci d'avance pour votre aide
Cordialement
Bonjour
En ce moment au Laos je me trouve sur le point d aller a Muang Sin et j aimerais savoir s il est vraiment possible de visiter les differents villages aux alentours et les ethnies sans passer par une agence car ici a Muang Nan Tha les propositions ne manquent pas et je pense que ce sera pareil a Muang Sin. J aimerais des info sur la facon de proceder seuls en louant une bicyclette par exemple et en se rendant dans les villages par ses propres moyens.
ENSUITE je serai a cHIANG MAI et aimerais me rendre a Pie ou ailleurs pour y rencntrer les Karen ou femmes girafes. J ai entendu que c etait devenu tres touristique. Mais peut on encore s y rendre de Chiang Mai en un minimum de jours. Combien de jours sont ils necessaires pour faire l aller et retour sur Chiang Mai et vister les villages Karen j arriverai de Huey Xai au Laos. Faut il passer par une agence necessairement Merci pour toutes les info qui seront les bienvenues. Cordialement
ENSUITE je serai a cHIANG MAI et aimerais me rendre a Pie ou ailleurs pour y rencntrer les Karen ou femmes girafes. J ai entendu que c etait devenu tres touristique. Mais peut on encore s y rendre de Chiang Mai en un minimum de jours. Combien de jours sont ils necessaires pour faire l aller et retour sur Chiang Mai et vister les villages Karen j arriverai de Huey Xai au Laos. Faut il passer par une agence necessairement Merci pour toutes les info qui seront les bienvenues. Cordialement
C'est mon premier message sur ce forum donc tout d'abord bonjour à tous !
J'ai consulté les sujets portant le même titre mais je n'ai pas trouvé de réponses par rapport à mes circonstances. Je pars en Avril avec deux amis en thailande où je vais faire le tour Nord et Sud, et fin mai je serais en indonésie avec d'autres amis. Ce serait idiot de retourner en France entre temps si je peux me permettre de rester, donc j'ai un mois à tuer au départ de bangkok pour un voyage sac à dos seul.
Avec le sud de la thailande et l'indonésie, niveau plage je serais servi donc j'ai éliminé à la va vite le vietnam étant plus intéressé par les paysage au tour du Mékong mais je peux revenir sur ce choix si on m'en convainc.
Déjà le plus gros critère pourrait être le climat, quel pays a le climat le plus favorable en mai ? Au niveau pluie je parle, la chaleur n'est vraiment pas un problème. Ensuite ce sera la première fois que je pars à l'aventure seul, j'ai déjà fait un voyage seul mais j'avais tout réservé à l'avance, je préférerais donc un pays très facile à visiter où il n'est vraiment pas compliquer de se déplacer et de trouver des adresses où dormir.
A première vue, j'ai une préférence pour le Laos, même si angkor me tente vraiment je suis plus intéressé par les paysages et les villages que les temples mais là je parle en ayant juste observer quelques photos par ci par là ( et les cascades du Laos m'ont vraiment fait rêver). Par contre j'ai une contrainte, j'ai vu que beaucoup de voyageurs passent par chiang mai pour rejoindre le haut du Laos sauf que j'aurais déjà visiter chiang mai quelques temps avant et je n'ai pas envie de perdre mon temps à y repasser, donc quel serait le plus pratique au départ de bangkok ? Peut être également qu'un des deux pays est plus enclin à un voyage de 1 mois ? Et toute petite dernière question qui pourrait aider mon choix, est ce que un des deux pays se détache plus de la thailande ( dans sa totalité : paysages, mentalités des gens, etc )?
En tout cas merci à ceux qui vont prendre le temps de me lire et de répondre.
J'ai consulté les sujets portant le même titre mais je n'ai pas trouvé de réponses par rapport à mes circonstances. Je pars en Avril avec deux amis en thailande où je vais faire le tour Nord et Sud, et fin mai je serais en indonésie avec d'autres amis. Ce serait idiot de retourner en France entre temps si je peux me permettre de rester, donc j'ai un mois à tuer au départ de bangkok pour un voyage sac à dos seul.
Avec le sud de la thailande et l'indonésie, niveau plage je serais servi donc j'ai éliminé à la va vite le vietnam étant plus intéressé par les paysage au tour du Mékong mais je peux revenir sur ce choix si on m'en convainc.
Déjà le plus gros critère pourrait être le climat, quel pays a le climat le plus favorable en mai ? Au niveau pluie je parle, la chaleur n'est vraiment pas un problème. Ensuite ce sera la première fois que je pars à l'aventure seul, j'ai déjà fait un voyage seul mais j'avais tout réservé à l'avance, je préférerais donc un pays très facile à visiter où il n'est vraiment pas compliquer de se déplacer et de trouver des adresses où dormir.
A première vue, j'ai une préférence pour le Laos, même si angkor me tente vraiment je suis plus intéressé par les paysages et les villages que les temples mais là je parle en ayant juste observer quelques photos par ci par là ( et les cascades du Laos m'ont vraiment fait rêver). Par contre j'ai une contrainte, j'ai vu que beaucoup de voyageurs passent par chiang mai pour rejoindre le haut du Laos sauf que j'aurais déjà visiter chiang mai quelques temps avant et je n'ai pas envie de perdre mon temps à y repasser, donc quel serait le plus pratique au départ de bangkok ? Peut être également qu'un des deux pays est plus enclin à un voyage de 1 mois ? Et toute petite dernière question qui pourrait aider mon choix, est ce que un des deux pays se détache plus de la thailande ( dans sa totalité : paysages, mentalités des gens, etc )?
En tout cas merci à ceux qui vont prendre le temps de me lire et de répondre.









