Discussions similar to: Léger doute sur ESTA New York adresse Los Angeles
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L'Ouest américain, Le Grand et Mamie-Boulet pour trois mois
Bonsoir à tous,

On n'a pas hésité longtemps. On repart !

Durée max : 4 mois

Hébergement : on ne réserve rien, comme la première fois. On ressort notre Home-sweet-home d'il y a 5 ans (tente 2 secondes Decath) et une voiture (4X4 - mais ça c'est Le Grand qui gère) l'important c'est qu'elle soit assez grande pour que je/on puisse dormir dedans : je ne suis toujours pas mure pour dormir sous la tente dans la Death Valley et la solution table préconisée par Sedonax est valable pour Le Grand pas pour moi 😕.

Epoque : départ mi-mars ou fin mars. Ahhhh revoir Mono Lake, mais comme l'ont vu "Les Héros" !

Les impératifs :

Ceux du Grand - retourner à Grand Canyon pour descendre au fond - dormir à la belle étoile dans Death Valley

Les miens - Joshua Tree NP - Carlsbad Caverns NP - Retourner à Canyonlands. Descendre la piste de ouf dans les traces de JF, aller à The Needles pour voir les pétroglyphes et trouver Thelma et Louise Point.

Les nôtres (parce qu'on en a quand même en commun 😛).

Zion : les Narrows

Grand Canyon : Havasupai

Capitol Reef : reprendre la balade où nous avons été obligés de la laisser à cause des orages

Kodachrome Basin

Grand Staircase-Escalante

Canyon de Chelly

Sedona

Garder la dernière semaine pour San Francisco

Garder les trois semaines avant la dernière pour remonter vers le nord :

- 1 semaine à Yellowstone. Ahhhh voir Grand Prismatic comme l'a vu Thibaud 😉

- 2 semaines pour la région de Seattle - pas pour les coups de foudre - mais pour North Cascades NP - Mt Rainier NP - et surtout les Columbia River gorge.

Les autres se sont imposés peu à peu grâce à la lecture des carnets de Thibaud, JC, Sedonax (pas fini 🙁 mais je finirai par trouver le temps) et tous les autres. Merci encore à tous 😎

- la Sierra Nevada avec encore un peu de neige - Bodie - Fisher Towers - Salt Lake City - Antelope Island - Goblin valley - CBN - CBS mais là va falloir m'expliquer cette histoire de tirage au sort. Sur place j'ai bien compris, mais par Internet 😛 - Horseshoe Bend - Antelope Canyon - Dead Horse Point - Chesler Park etc

Voilà, il ne nous reste plus qu'à tout mettre en ordre et vérifier ce qui est à la portée de nos gambettes.

Tous vos conseils seront les bienvenus.

Beaux rêves d'Ouest à tous Ninou
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Ouest Américain: Carnet d'un roadtrip classique de 3 semaines en août 2015
Bonjour, Notre parcours étant extrêmement classique pour un premier roadtrip dans l'Ouest américain que je me suis longuement posé la question de l’intérêt d'un énième carnet sur ce site qui en comporte déjà d'excellents.

Et puis je me suis trouvé 3 raisons: 1/ Pour remercier les "anciens" qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage (Itat, Durandale2, Jpg13, MaryElectra, Peggy16, Hiacinthe, Bastinj, Calisson94...etc). Ce carnet ne vous apprendra pas grand chose, mais j'ai cru comprendre que vous étiez friands de photos et d'anecdotes...

2/ Pour aider les "nouveaux" en insistant plus particulièrement sur les 2 points que j'ai eu le plus de mal a estimer: le timing et le budget ! Attention, il y aura des prix en € (pour les dépenses effectuées par internet avant le départ) et d'autres en $ (pour les dépenses sur place)

3/ Pour le plaisir de me replonger dans ce fabuleux voyage. Un an de préparation, 3 semaines de voyage, 2 mois pour trier 5800 photos et puis plus rien... Finalement, je me demande si cette troisième raison n'est pas en réalité, la première... faire durer le plaisir !

Oui, un an de préparation... Un an de lectures quotidiennes de guides, de blogs, de carnets, de discussions sur ce site. Un an à tenir ma langue pour préserver l'effet de surprise à ma femme et à mon fils. Et bien sûr, un an d'économies.

Quelques sites incontournables: west-usa-dream.blogspot.fr/ ouestusa.fr/ www.sunsetbld.com/sunset-guides.php#ca www.google.fr/maps/

Vite fait, pour vous situer par rapport à nous. Nous sommes un couple de 51 ans (Eric & Corine) avec notre fils de 16 ans (Antoine). Nous ne sommes pas du tout sportifs mais la marche ne nous fait pas peur. Notre anglais est très moyen. Nous avons déjà visité une vingtaine de pays à travers le monde, mais une seule fois sur le sol US, à Miami. Bref, si vous êtes plus jeunes et/ou plus sportifs, vous irez plus vite sur les rando.

Notre parcours, soit 4876 kilomètres au total:

A/ Los Angeles B/ Williams C/ Grand Canyon D/ Page E/ Monument Valley F/ Moab G/ Torrey H/ Tropic I/ Springdale J/ Las Vegas K/ Furnace Creek L/ Visalia M/ Fresno N/ San Francisco

J1. Dimanche 2 Août 2015 Nos billet d'avion sont réservés depuis Novembre 2015 directement sur le site American Airlines (3684 €/3pers.). Nos Esta (39 €/3pers.) depuis plus longtemps encore. Nous décollons de Lyon à 7h00 en direction de Londres pour une escale de 4h00. Puis re-décollage à 12h15 en direction de Los Angeles. L'avion est archi-comble. Beaucoup de français. Le nombre de films à disposition sur les écrans individuels est impressionnant. Le vol se déroule sans encombre, mais je déteste cette manie qu'ont les hôtesses de baisser systématiquement le store des hublots. On finit par ne plus savoir si c'est le jour ou la nuit et elles nous privent de la vue. Atterrissage à 15h15, avec 20 minutes d'avance. Le passage de l’immigration est très long (50mn). Des files d'attente interminables avec une majorité d'asiatiques. Plusieurs avions ont du arriver en même temps. Par contre, la récupération de la valise est rapide (10mn). Oui, LA valise. Nous n'en avons qu'une. Et nous avons chacun notre valise-cabine. Nous procédons ainsi depuis qu'une de nos valises a mystérieusement disparue il y a quelques années. Il est 16h30 quand nous sortons de l'aéroport pour prendre la navette "Rental Car Shuttle" en direction des loueurs de voitures. J'ai réservé un Midsize SUV sur locationdevoiture.fr (maintenant ils s'appellent www.carigami.fr/) 781 € pour 3 semaines. Leurs contrats sont clairs et en français: - Assurance tous risques (CDW) incluse, zéro franchise - Assurance vol (TP) incluse, zéro franchise - Responsabilité civile complémentaire incluse, 1 million USD - Taxes et frais locaux inclus - Couverture bris de glaces, pneus, toit et dessous de caisse - Drop off gratuit - Second conducteur gratuit - Annulation gratuite Et déjà, première boulette d'Antoine. Il oublie son téléphone portable dans la navette. Il s'en aperçoit alors que la navette commence à repartir. Un sprint plus tard, le problème est oublié. Arrivés au comptoir du loueur Alamo, il y a beaucoup de monde... Mais des bornes tactiles nous tendent les bras. On tente le coup. Ouf, on peut choisir la langue. Ça évite de faire des erreurs. Après avoir rentré les éléments demandés, très rapidement la machine nous délivre notre contrat. En plus, on ne s'est pas fait prendre la tête par l'employé qui essaiera de vous fourguer des assurances supplémentaires. Étape suivante. Se rendre sur le parking d'Alamo où se trouvent les SUV. On demande à un employé la marche à suivre. C'est simple. Vous choisissez une voiture, vous vous installez et vous quittez le parking. C'est tout ? Ben oui ! Ok. Sur le parking, il y a beaucoup de voitures mais 3 modèles uniquement : Des Nissan Rogue, des Chevrolet Captiva et des Jeep. Ce ne sont pas tout à fait les modèles que j'espérais. Nous attendons un peu, mais les modèles des autres voitures qui arrivent sont toujours les mêmes. Après avoir vérifié la présence de la roue de secours, l'état des pneus et de la carrosserie, la présence de prises USB et allume-cigare, le plein de carburant, notre choix se portera finalement sur une Nissan Rogue avec 8578 Miles au compteur.

Comme c'est moi qui ai préparé l'itinéraire, nous avons convenu que je ferai le co-pilote-photographe et Corine le pilote. Ça tombe bien, elle adore conduire et elle le fait pas trop mal... pour une femme (rho, ça va, je plaisante) Il est 17h30 et nous quittons le parking, non sans avoir signalé une grosse rayure sur le pare-choc arrière. Je suis quand même surpris qu'il n'y ait pas plus de formalité que ça. Même pas un petit briefing pour l'usage de la boîte auto. Bon, pour nous, pas de problème, nous avons une voiture boîte auto en France. Mais je me mets à la place de ceux qui n'en ont jamais conduit... N, D, R, P ça n'est pas forcément très parlant. 45 minutes plus tard, nous arrivons à notre hôtel grâce au GPS qu'un collègue nous a prêté. Nous avons réservé le Coral Sands Motel sur hotels.com en Janvier 2015. 320 €/3 nuits/3 pers. petit déjeuner non-inclus, parking gratuit, piscine-jacuzzi.



Il est situé sur Western Avenue, près de Hollywood Boulevard. L’accueil est sympa, les chambres sont petites mais propres. TV, frigo, cafetière.



Bien qu'il soit 4h00 du mat' à notre horloge interne, ici il n'est "que" 19h00 et nous avons encore assez d’énergie pour envisager une petite visite. Comme prévu, nous optons pour Griffith Observatory pour le coucher de soleil. Sur le forum, j'avais lu qu'il ne fallait pas suivre le GPS pour se rendre à Griffith Observatory car il vous fait passer par des rues résidentielles dont les habitants ont bloqué les accès tellement ils en ont marre de voir passer des dizaines de touristes. Nous passons donc par Vermont Avenue, mais je crois que nous ne sommes pas les seuls à avoir lu cette info. Beaucoup de voitures font comme nous et nous avançons au pas. Et quand je dis "au pas", je veux dire que nous irions plus vite à pied si on s'était garé en bas de l'avenue. Mais bon, maintenant que nous sommes engagé... Le parking est bondé et la file avance au rythme des voitures libérant une place. Malgré tout, nous assistons à un joli coucher de soleil sur le panneau HOLLYWOOD.



Un buste de James Dean, rappelle que le film "La fureur de vivre" a été tourné ici.





Griffith Observatory offre un beau panorama sur la ville. Nous en profitons jusqu'à 20h30.



Puis nous dînons près de notre hôtel, dans un restaurant mexicain, le "Rincon Oaxaqueno". 41 $/3 pers. Pas mal mais sans plus. Service rapide et sympa. 22h00, retour à l'hôtel pour un sommeil bien mérité. Ça fait 27h00 que nous sommes debout.

Parcours du jour. 40 kilomètres.

A suivre...
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Voyage sur la côte ouest des États-Unis: intérêt de San Francisco et Los Angeles?
Bonjour tout le monde , Je suis en train d'organiser un voyage d'environ 3 semaine au etats-unis (depart le 12/09/11) mais il y a telement de ville qui me semble bien à visiter que je ne sais pas quoi faire ^^ . Donc deja ce qui est sur c'est que je veux rester environ 1 semaine dans un hotel a las vegas 1 semaine et visiter ses alentours comme grand canyon etc... mais je voudrai savoir si d'apres vous sa vaut le coup de se rendre à san fransisco et los angeles ( sachant que j'aimerai bien passer environ 3 jour sur les plages) et je voudrai aussi descendre en voiture une journée ou 2 au mexique (si selon vous c'est interessant car c'est juste a la frontiere). Et si vous me dites qu'il y a juste las vegas et los angeles de bien j'irai surement 5 jour a new york . Oui désolé je suis compliqué mais ça va etre mon premier voyage au etats-uni et j'ai un peu envie de tout faire 😛 Merci beaucoup d'avance à se qui me lisent et me repondront .
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Retour et impressions après 20 jours à l'ouest … des USA
En cet fin d’automne hivernal, alors que les jours raccourcissent et que les nuits s’allongent, que parfois le blues s’installe avec la grisaille persistante, je vous invite à un voyage au soleil, notre voyage, le premier aux USA. Il est certes classique, sans doute banal, rien avoir avec les merveilles publiées par nos chers « piliers » du forum. J’ai longtemps hésité à le poster, doutant de son intérêt et voilà, aujourd’hui je me lance. Que chacun y prenne ce qu’il souhaite ! C’est cela, après tout, l’esprit du forum. 🙂

Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏

Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.

Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :

Arrivée PHOENIX, 1 nuit

PHOENIX > SEDONA, 1 nuit

SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit

GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit

MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits

PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits

BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits

LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit

DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits

MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit

EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit

FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits

Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.

Hôtels :

Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.

Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.

A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.

Vols :

Réservés bien après les hôtels.

Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.

Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.

Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.

Voiture :

Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.

Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.

Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !

Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !

Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.

Repas :

10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.

A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.

Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.

Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.

Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …

J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.

A bientôt ! 😉
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Retour d'expérience visa B2 Etats-Unis
Je voulais vous faire mon retour d'expérience ressente pour l'obtention d'un visa B-2 pour les États-Unis. J'espère que ce sujet intéressera quelques personnes. Personnellement j'aurai aimé avoir ce retour pour me rassurer et c'est pour cela que je le poste ici.

je vais vous expliquer comment obtenir un visa B2 pour les États-Unis. Ce visa est valable 10 ans et permet de se rendre aux États-Unis pour faire du tourisme pour une durée maximale de 6 mois. Je vous avais annoncé que c'était la dernière chose qu'il me restait à faire avant mon départ et nous sommes aujourd'hui le 30 août (J-12 avant le décollage) et je suis en possession de ce visa. Ça y est, je l'ai eu!!!

Donc, pour obtenir un tel visa il faut: de la patience, de la persévérance et un peu d'argent. Ce n'est pas un visa qui coûte très cher (environ 175€ tous compris) mais il prend beaucoup de temps à acquérir. Le site internet de l'ambassade des États-Unis est plutôt bien fait et vous explique précisément l'ordre et les différentes étapes à effectuer pour monter votre dossier de demande de visa. Voici le lien vers ce site: http://french.france.usembassy.gov/niv/procedure.html

Avant toute chose, il faut remplir le formulaire DS-160 sur internet (gratuit) et répondre à toutes les questions bêtes qu'ils posent. Exemple: Avez-vous l'intention d'aller aux États-Unis pour faire du trafic illégal d'enfants dans l'objectif d'assouvir vos besoins sexuels à tendance pédophiles? Bon j'exagère un peu mais c'est presque ça... Après avoir rempli ce formulaire, avec la photo d'identité format 5X5 cm et 600X600 pixels (9€), il faut prendre un rendez-vous à l'ambassade des USA à Paris (5 avenue Gabriel, près de la concorde et des Champs Élysées). Pour cela, il faut s'inscrire sur ce site: http://www.usvisa-france.com/visa-web/index.jsp?locale=fr_FR. Cette prise de rendez-vous coûte 14€.

Ensuite, il faut commencer à monter votre dossier. Plus celui-ci est gros, mieux c'est. Dans ce dossier, il faut présenter les différents éléments demandés: - Confirmation du rendez-vous à l'ambassade - Passeport valide - Attestation de paiement du mandat-compte pour les frais de dossier (128€) - Lettre Chronopost France pour retour de visa (23,5€) - Photo d'identité 5X5 (9€) - Attestation de remplissage du formulaire DS-160 avec code barre bien lisible C'est à peu près tout.

Mais, pour compléter le dossier il faut surtout rajouter deux éléments très importants aux yeux des Américains: 1) Des justificatifs prouvant que vous possédez des moyens financiers suffisant pour vivre aux États-Unis pendant la durée de votre séjour et que vous n'avez donc pas l'intention d'y travailler. 2) Des preuves que vous n'avez PAS l'intention d'y rester plus longtemps qu'autoriser.

Pour prouver vos moyens financiers, il faut présenter un ou plusieurs relevé(s) de compte(s). Prévoyez assez large. Par exemple j'étais en possession de 16000€ sur mon compte (dont 10000€ empruntés à mes parents pour la durée de l'entretien 😛 ) et cela n'a pas posé de problèmes. Pour prouver que vous comptez bien quitter les États-Unis à la fin de votre voyage, il faut apporter une ou plusieurs preuves qui vous lies à votre pays d'origine. Par exemple: une lettre de votre employeur précisant qu'il vous attend au travail à votre retour, un justificatif de domicile prouvant que vous êtes propriétaire de votre logement, une lettre de votre école précisant qu'elle vous attend pour la rentrée scolaire à votre retour... ou tout autres éléments auxquels vous pensez. Personnellement, c'est cette dernière option que j'ai utilisé. De plus, j'avais une lettre de mes parents qui attestait qu'ils seraient derrière moi pour me couvrir et m'aider en cas de problèmes financiers (avec photocopies de leurs cartes d'identité et du livret de famille). Le mieux s'est d'apporter également leurs relevés de compte.

Une autre façon de prouver que vous allez bien quitter le pays à la fin de votre périple (pouvant bien-sûr être complémentaire avec la première) est d'avoir déjà bien planifié le voyage. En effet, prévoyez un itinéraire sur l'ensemble de la durée de séjour, cela montre bien que vous êtes organisé et que vous allez aux États-Unis seulement pour faire du tourisme. Dans tout les cas, plus vous prouvez que vous êtes organisé et que vous prenez ce voyage au sérieux, plus vous mettez de chance de votre côté. J'avais personnellement organisé tout mon voyage. Je l'avais planifié sur un calendrier que j'ai amené à l'entretien et j'avais tracé un itinéraire précis sur une carte afin de visualiser plus concrètement mes objectifs. Ces deux éléments ne m'ont pas servis mais il vaut mieux prévoir trop que pas assez...

Une fois ce dossier correctement et SÉRIEUSEMENT monter (les États-Unis n'aiment pas trop qu'on se moque d'eux), allez vous présenter à votre entretien, dont la date a été préalablement fixée. Prévoyez pas mal de temps car l'attente peut être assez importante en fonction du nombre de personnes devant vous (jusqu'à 2h). Un conseil pour éviter cela: prenez un rendez-vous le plus tôt possible dans la journée (ver 8h) et présentez-vous 30 min en avance. Je pense que cela peut permettre d'éviter de perdre beaucoup de temps dans les différentes files d'attentes. Cet entretien est assez stressant mais en sortant, on ressent un sacré soulagement! 😄

Voilà pour la petite expérience. N'hésitez pas à me posez des questions si vous en avez, j'essaierai d'y répondre le plus vite possible.
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Road trip de Los Angeles à San Francisco en passant par les parcs
Bonjour à tous,

Du 1er au 26 juillet prochain, nous partirons, mon fils (de 15 ans) et moi, pour notre premier roadtrip dans l'Ouest américain. Nos billets d'avion sont achetés, certains hôtels réservés (et annulables). L'idée est de camper dans les parcs et de loger à l'hôtel dans les grandes villes. Grâce aux nombreux conseils de ce précieux blog, j'ai construit un itinéraire assez classique, mais ayant qqs hésitations pour certaines étapes, je le soumets aux spécialistes avertis que vous êtes !

J1 - Trajet France- LA Arrivée vers 14h. Nuit au Coral Sands Motel. J2 & J3 - LA (dont une journée à Universal Studios) J4 - Route et courses (matériel de camping, alimentation). Nuit à Kingman. J 5 - Fin de la route, arrivée au Grand Canyon en début d'après-midi. Nuit si possible au Mather Campground (à réserver) J6 - Au lever du jour début du Kaibab Trail puis Desert View et route jusqu'à Page. Nuit au Wahweap Campground (à réserver) J7 - Visite Lower Antelope et environs de Page (Toadstool Hoodos, event. croisière Lake Powel). Nuit au Wahweap Campground (à réserver) J8 - Monument Valley. Nuit au View Hotel ou Campground (à réserver) J9 - Gooseneck, Muley Point, Valley of Gods (éventuellement arrêt à Natural Bridges) puis route jusqu'à Goblin Valley SP. Nuit au Campground (à réserver). J10 - Fin de visite Goblin, Little Wild Horse Canyon, Capitol Reef, Fruita. Nuit à Torrey, Broken Spurs (réservé - annulable) J11 - Scenic 12, Escalante, Kodachrome. Nuit au Kodachrome Campground (à réserver) Là, j'ai opté pour ce camping car le Sunset de Bryce est en travaux et donc pas réservable. Choix judicieux ou pas ? j'aurais aimé rester deux nuits au même camping pour nous "poser" un peu, mais le Ruby's Inn Campground n'a pas que des bons avis. J12 - Visite de Bryce. Nuit au Ruby's Campground (surtout pour le lever de soleil du lendemain matin) ou on tente en premier arrivé premier servi au North Campground de Bryce ? J13 - Bryce le matin, évent. Red Canyon ou Cedar Breaks, puis route vers Zion. Nuit au Watchman Campground (à réserver). J14 - Visite de Zion puis route vers Valley of Fire pour visiter en fin d'après-midi. Nuit au North Shore Inn (à réserver). On m'a fortement déconseillé de camper à VoF à cause de la chaleur... J15 - VoF puis route vers Las Vegas. Nuit au Luxor (réservé - modifiable). J16 - Las Vegas, Strip et outlets. Nuit au Luxor (réservé - modifiable). J17 - Death Valley. Nuit au Furnace Creek Ranch (réservé - modifiable). J18 - Death Valley à l'aube puis Lone Pine. Nuit au Campground (à réserver). J19 - Route puis visite de Bodie et Mono Lake. Nuit à Lee Vining. (Camping à réserver). J20 & J21 - Yosemite - De préférence au camping, mais devant la difficulté d'obtenir un emplacement, j'ai réservé une tente annulable au Half Dome Village J 22 - Mariposa Grove le matin (si le site a rouvert) puis route vers San Francisco. Nuit au Columbus Motor Inn (réservé - annulable) J 23- J24- J25 San Francisco. Nuit au Columbus Motor Inn (réservé - annulable) J26 Retour en France.

Voilà ! Un circuit assez classique, mais je me demande s'il n'est pas trop rapide par endroits. D'après vos expériences individuelles, qu'en pensez-vous ? Auriez-vous fait d'autres choix ? J'ai essayé de garder les "incontournables" mais aussi d'intégrer des parcs un peu moins fréquentés, j'espère.

Un grand merci d'avance pour vos réactions et conseils !
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Séjour de dix jours à Los Angeles
Salut tout le monde,

Voila en 2012 je compte enfin partir 10 jours tout seul à Los Angeles et j'ai donc décidé de me faire un planning afin de tout préparer à l'avance car je ne veux pas arriver sur place en me disant bon que vais je faire aujourd'hui... Sachant que je compte partir cette période là je compte allez faire la demande pour mon passport électronique vers janvier ( est-ce assez tôt ? ) ensuite donc j'ai entendu que 48h avant mon départ je devais allez sur un site internet pour remplir un document afin de pouvoir me diriger vers le sol Américain ( enfin je pense ein que c'est ça ... ) Donc en plus de c'est 2 choses y-t-il d'autres documents que je devrais remplir que ce soit en Belgique ou dans l'avion ou à LAX ? Alors voila le topo, je voudrais partir du vendredi 29 juin au dimanche 08 juillet ou du dimanche 1er juillet au mardi 10 juillet...

1ere question : Y-a-t'il des choses à faire un dimanche à L.A ? quel date me conseillez-vous ? A savoir que le 14 juillet j'ai un mariage ( donc question décalage horaire ??? )

Voila donc concernant les dates vous savez quoi 😉 Maintenant arrive les discussions au niveau de l'hôtel... Je me suis renseigné via internet et agence de voyages mais voila la Belgique laisse vraiment à désirer niveau choix des hôtels à L.A, donc je me suis fixé une idée sur expedia.be & Ebookers.com et j'ai 4 hôtels qui me plaisent :

AVIA Long Beach ( Long Beach ) - Magic Castle ( Hollywood ) - Hollywood Hills Hotel ( proche du magic castle ) - Omni Los Angeles ( Downtown )

2ème question : Quel hôtel me conseillez-vous ? Expedia & Ebookers sont ils digne de confiance car beaucoup de pour & de contre donc ???

Maintenant qu'on a parlé des hôtels on va parlez du plus importants, le moyens de transports ! Hélas pour cette période je n'aurais pas mon permis depuis 1an donc en clair je peux oublié la location de voiture donc tout mon séjour ce fera en bus & métro & train à la limite ...

3ème question : Bon j'aurais surement des critiques car je n'aurais pas la voiture mais tant pis ... Concernant les bus & métro j'ai entendu parler de carte d'un jour ou plusieurs qui nous permet de nous promener sans prise de tête ? Est-ce vrai et où faut il allez les chercher ?

Donc voila, date OK ... hôtel OK ... transports OK ... Alors voila maintenat je suis occupé a me faire une idée de tout ce que je pourrais faire durant cette période. Vous allez surement me dire que je ne pourrais pas faire grand chose du fait que je n'ai pas de voiture mais je m'en moque je suis prêt a me lever a 4h du matin pour découvrir quel choses. Donc voici un petit début de mon planning que je compte modifié au fur & a mesure de mes nouvelles informations, dites moi ce que vous en pensez :

Si départ le 29juin :

Jour 1 ( vddi ) : Arrivé à Los Angeles vers 14h ou 17h ( heure locale )car choix entre 2 vols qui démarre tôt de Zaventem, récupérer les bagages et passez l'immigration... Si tout est OK j'aimerais aller directement au Griffith Observatory pour le crépuscule et voir le walk of fame de nuit ( très chouette a ce qui paraît ), cela risque d'être dur surement suite au décalage, Une personne qui ne dors pas beaucoup risque-t-elle également le coup du décalage ??? Jour 2 ( samedi ) : Ballade dans L.A ( decouverte du walk of hame de jour, beverly hills, rodeo drive, venice beach, palm springs, ... ) ainsi que le crépuscule au Griffith si impossible le vendredi .. Jour 3 ( dimanche ) : Je ne sais pas ce qu'on sait faire à L.A un dimanche a part allez à la plage ??? Jour 4 ( lundi ) : Départ du grand matin en bus ou métro vers Universal Studios ( facile d'accès en métro a ce qui paraît ) Jour 5 ( mardi ) : ??? Jour 6 ( mercredi ) : C'est le 4 Juillet alors profiter de la fête et tout ce qui va avec et le soir direction feux d'artifice du 4th July ) Jour 7 ( jeudi ) : ??? Jour 8 ( vddi ) : ??? Jour 9 ( samedi ) : ??? Jour 10 ( dimanche ) : ???

Durant cette période je compte me renseigner pour allez voir un match de Baseball des Dodgers ou Angels car je ne peut pas éviter d'assister à un grand sports de l'Amérique... donc voila vous voyez je n'ai pas grand chose encore car je viens de commencer mes recherches car je préfère m'y prendre à l'avance 😛

Autres questions :

Est-ce facile d'atteindre SeaWorld se trouvant à San Diego sans voiture ?J'aimerais assister à un match des Los Angeles Galaxy est ce possible ?J'aimerais sortir un soir ou 2 ou 3 xD Connaissez vous des activités de nuits et des bar branchés ? Attention je ne suis pas millionaire donc lieux branché qui coûte la peau des fesses ne m'intéresse pas trop ... Qu'y-a-t'il comme parc nationaux ou zoo ou aquarium dans les environs ??? J'ai entendu parlé d'un grand aquarium au niveau de Long Beach ou Venice Beach, est ce vrai ?Les parc d'attractions mis à part Universal Studios ne sont pas très important car je compte repartir en 2013 avec mon cousin donc que me conseillez vous de faire les jours que je ne sais pas quoi faire ?Ai-je oublié de parler de quelques choses d'assez important ? Désolé pour cette énorme post mais bon voila après 2ans de discussion j'ai enfin l'occasion de réaliser mon rêve du faite que je travail maintenant alors j'essaye de faire le plus de choses possibles pour rapporter des tonnes de souvenirs, de photos & de vidéos 😉😉😉

Passez une bonne soirée les amis et je vous dit à bientôt
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Traversée des États-Unis à vélo en solitaire et en autonome, juin et juillet 2013
Mon projet, consistant à rejoindre San Francisco à New York à vélo, n’est pas celui d’un touriste classique.

Le touriste préfèrera consacrer le temps dont il dispose pour sillonner en priorité le Grand Ouest Américain, là où sont les principales attractions : les remarquables parcs nationaux (Yosemite, Grand Canyon, Death Valley, Yellowstone …) Ma philosophie est quelque peu différente. J’entreprends ce voyage au sens étymologique du terme : me rendre d’un point à un autre. Dans ma perception du voyage à vélo, il y a certes un défi sportif mais il y a aussi la volonté de connaître le peuple américain dans sa diversité, là où il vit, y compris dans les zones non touristiques. Ce périple de 5 300 km à vélo est un formidable moyen d’aller au contact des gens. J’ai expérimenté ce type de périple par un voyage de 3 300 km de mon domicile à Agadir au Maroc en août et septembre 2011 (http://languidicagadir.canalblog.com/).

J’ai préparé au mieux le parcours en évitant au maximum les autoroutes et en recherchant des lieux d’hébergement (campgrounds, motels, warmshowers). J’ai prévu de réaliser les 5 300 km du périple en 50 étapes. Ma route me fait traverser 11 états (Californie, Nevada, Colorado, Utah, Nebraska, Iowa, Illinois, Indiana, Ohio, Pennsylvanie, New York) et trois fuseaux horaires. Je souhaite partir début juin 2013.

J’ai encore beaucoup de points à documenter, aussi je m’adresse aux membres de Voyage Forum, connaissant les USA ou ayant déjà fait ce type de périple.

Voici mes principales questions :

- Faut-il un visa pour un séjour inférieur ou égal à 3 mois aux USA ? Est- ce qu’un billet d’avion Paris-San Francisco / New York-Paris et un passeport suffisent pour entrer et sortir du territoire américain ? - Y-a-il des compagnies aériennes aussi (ou plus) compétitives que XL Airways :477,31 € CDG-SFO vol direct – 511,11 € : vol direct JFK-CDG - Est-il possible d’installer sa tente dans les « City Parks » des petites villes ? - Quel est le prix moyen des campgrounds et motels pour un cyclo-randonneur ? - Peut-on acheter des cartouches camping gaz aux USA ou dois-je acheter un réchaud à essence - Que pensez-vous de la période juin-juillet pour entreprendre ce voyage. - Quelles sont les températures extrêmes sur le parcours en juillet et août ? - Quel est le prix d’un forfait téléphonique "data" américain de 3 mois, pour entre-autres communiquer avec mes proches via Skype ?

Merci de votre aide,

Très cordialement

Jo
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"The Challenge": trente-deux états, trente jours avec 1 800 euros (États-Unis)
Bonjour, en juin prochain je vais essayer avec 3 autres amis ( 4 au total ) de faire le tour des stats en 30 jours, et comme l'indique le titre passé par 32 états en seulement 30 jours. J'ai beaucoup de questions et j'espere qu'il y a du monde qui pourra m'aider. Pour commencer, l'itinéraire sera ainsi : New York - Philadelphia - Wilmington (DE) - Baltimore - Washington DC - Virginia Beach - Wilmington (NC) - Charleston - Savannah - Miami - Panama City - Mobile - New Orleans - Houston - San Antonio - Roswell - Four Corner - Las Vegas - Los Angeles - San francisco - Portland - Seattle - Coeur d'Elene - Great Falls - Bismarck - Minneapolis - Dubuque - Chicago - Fort Wayne - Detroit - Cleveland - Niagara Falls - New York. Pour résume on fait une boucle sur toute la cote des stats, de l'Est au Sud a L'ouest au nord et de retour au point du départ a l'Est. Voila 2 liens pour mieux expliquer: http://maps.google.tn/maps?saddr=New+York, +United+States&daddr=Philadelphie, +Pennsylvanie, +%C3%89tats-Unis+to:Wilmington, +Delaware, +%C3%89tats-Unis+to:Baltimore, +Maryland, +%C3%89tats-Unis+to:Washington, +District+de+Columbia, +%C3%89tats-Unis+to:Virginia+Beach, +Virginie, +%C3%89tats-Unis+to:Wilmington, +Caroline+du+Nord, +%C3%89tats-Unis+to:Charleston, +Caroline+du+Sud, +%C3%89tats-Unis+to:Savannah, +G%C3%A9orgie, +%C3%89tats-Unis+to:Miami, +Floride, +%C3%89tats-Unis+to:Panama+City, +Floride, +%C3%89tats-Unis+to:Mobile, +Alabama, +%C3%89tats-Unis+to:New+Orleans, +LA, +United+States+to:Houston, +TX, +United+States+to:San+Antonio, +Texas, +%C3%89tats-Unis+to:Roswell, +Nouveau-Mexique, +%C3%89tats-Unis+to:4+Corners+Road, +San+Juan, +NM, +United+States+to:Las+Vegas, +Nevada, +%C3%89tats-Unis+to:Los+Angeles, +Californie, +%C3%89tats-Unis+to:San+Francisco, +Californie, +%C3%89tats-Unis+to:Portland, +Oregon, +%C3%89tats-Unis&hl=fr&ie=UTF8&ll=35.675147, -98.701172&spn=38.37868,86.572266&sll=44.715514, -101.513672&sspn=33.862296,86.572266&geocode=FXFAbQIdK8KW-yk7CD_TpU_CiTFi_nfhBo8LyA%3BFc-fYQIdcxeF-ynrS7XU2LfGiTHBWD6M2BT1iQ%3BFSl5XgId1T9_-ylvr0ZcGA_HiTEAjDB3UNoWhQ%3BFRGGVwIdo_1u-ym3g_TWrgPIiTFY5yNCqJZIBA%3BFQh-UQIdsoRo-ylb5PZa3sa3iTEqXYjUIkVSwg%3BFb5UMgId_6p4-ymnJxX86MG6iTFzAS6jgBAWBA%3BFT0-CgIdeqha-ynVrusNovWpiTEyMAmEOElmXg%3BFXYh9AEd1lk8-yl3JKjcQnr-iDFr7OGu4Pf6NQ%3BFVWO6QEdxoMq-ylZBvJ4_HX7iDG8IGADUWcMTg%3BFSmCiQEdedc3-ykRwcgOorDZiDFlT63dcfKW_w%3BFd0vzAEd0u3k-ilBY8YqVoGTiDHzAUcs1V5Yvw%3BFdVb1AEd0pHA-imp-EzxHU6aiDEanol3VA7oTA%3BFVoEyQEdFJ6h-illghGyVKQghjG00yJe6FsG2w%3BFcEaxgEdUsdQ-ikBhY1ItLhAhjE7BWXz3gINyg%3BFfr5wAEdRBsh-imvDtAEr1hchjG8FqAQO-FWCA%3BFVmO_QEd8BrF-SlV7axlE2XihjF-18905Asb5A%3BFY6MNAIdPByA-Sll1ZKk0iU6hzHmmUNsD1zxbw%3BFdYQJwIdMJoi-SnRffWkgre-gDGjebPV5tXMOg%3BFYqYBwIdm77z-CkT2ifcXcfCgDH0CEYlb98v4g%3BFVJmQAIdKAe0-CkhAGkAbZqFgDH_rXbwZxNQSg%3BFfyhtgIdERyw-CkndKl9CwuVVDGRhdH25rk2HA&oq=bismarck&mra=ls&t=m&z=4

http://maps.google.tn/maps?saddr=Portland, +Oregon, +%C3%89tats-Unis&daddr=Seattle, +%C3%89tat+de+Washington, +%C3%89tats-Unis+to:Coeur+d'Alene, +Idaho, +%C3%89tats-Unis+to:Great+Falls, +Montana, +%C3%89tats-Unis+to:Bismarck, +Dakota+du+Nord, +%C3%89tats-Unis+to:Minneapolis, +Minnesota, +%C3%89tats-Unis+to:Dubuque, +Iowa, +%C3%89tats-Unis+to:Chicago, +Illinois, +%C3%89tats-Unis+to:Fort+Wayne, +Indiana, +%C3%89tats-Unis+to:D%C3%A9troit, +Michigan, +%C3%89tats-Unis+to:Cleveland, +Ohio, +%C3%89tats-Unis+to:Niagara+Falls, +%C3%89tat+de+New+York, +%C3%89tats-Unis+to:New+York, +%C3%89tat+de+New+York, +%C3%89tats-Unis&hl=fr&ie=UTF8&sll=44.21421, -98.50636&sspn=34.137861,86.572266&geocode=FfyhtgIdERyw-CkndKl9CwuVVDGRhdH25rk2HA%3BFcJp1gIdWVy1-ClVM-iTLBCQVDGa1URpRmUlEA%3BFfOA1wIdThIK-SmPfFW6-LRhUzGQUr8FW5nlXw%3BFcvL1AIdOK9d-Sk7uIxljTdCUzGoRVmOsVbe1g%3BFQc9ygIdhSn--Slj6dhXEoPXUjGTyrv5Er2qzA%3BFf1WrgIdJOhw-im9u3eTkDOzUjEH7novhMmfkw%3BFc6BiAIdhJGY-inThorAhCvjhzFHcaMmxh6-tA%3BFWICfwIdGuDG-inty_TQPCwOiDEAwMAJrabgrw%3BFenRcgIdaeDs-ilLgSL_3eQViDGT90J2FHsHgA%3BFSPthQIdhtIM-yl1HcsQAcokiDHSxLk1ToZ2Vw%3BFWc7eQIdT20h-ykta2jjLu8wiDFCGGL3VcsE7Q%3BFdWBkQId5D1J-ym5TYLsXkTTiTGIor1WYcXSRg%3BFXFAbQIdK8KW-yk7CD_TpU_CiTFi_nfhBo8LyA&mra=pr&t=m&z=4 1- Faisable ou pas ? Sachant qu'on s'arretera pas plus de 1 ou 2 heures dans chaque grande ville sauf pour manger, dormir ou pour les poses photos. 2- Combien ça nous coûterai les dépenses d'une journée ? le motel ? et les repas ? 3- Est ce que j'ai raté des endroits interessant tout près du trajet ? 4- Ou est ce qu'on aura des difficulté dans un challenge pareil pour nous y préparer d'avance.

Et Merci d'avance :))
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Grand Ouest américain - le meilleur et le pénible
Nous avons patiemment attendu que notre fille soit en âge de voyager pour renouer avec la tradition des vacances lointaines. Cinq longues années à ronger notre frein... Maintenant qu'elle va sur ses six ans, le moment est venu de choisir la destination de nos rêves. Ce sera un séjour aux Etats-unis. Pour une première visite nous avons choisi un petit circuit classique en prenant soin de suivre les conseils "voyager aux USA avec enfant" trouvés sur ce forum.

La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...

Alors voilà, here we go...:)

Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.

Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.

Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.

La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.



Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?

L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.

La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.



En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.



En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.



Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.

A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.



Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.



Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n’importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

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Road trip USA à l'ouest avec bébés
Bonjour,

Pour commencer, je me présente. :) 33 ans, Pacsé, et papa de 2 enfants (2 mois et 15 mois)

Je prépare un roadtrip pour Juin prochain (Mes petits bouts auront alors 9 mois et 21 mois).

Le but recherché étant le dépaysement ; redécouvrir certains points (2ième voyage en tant qu’adulte sur la coté Ouest et 7ième en tout) et en découvrir d’autres. :)

J’ai essayé de préparer un planning plutôt tranquille (28 jours) avec des pauses.

Merci pour vos retours sur la faisabilité, sur des idées de choses à voir que je n’aurais pas potentiellement vue (sachant qu’on a volontairement exclu arches/moab/mesa verde/monument valley pour ne pas faire une trop grand boucle) :

samedi 30 mai 2015 Départ Paris – Arrivée LAX 21h30 dimanche 31 mai 2015 Los Angeles lundi 1 juin 2015 Los Angeles => Las vegas via Calico mardi 2 juin 2015 Las vegas mercredi 3 juin 2015 Las vegas jeudi 4 juin 2015 Las vegas vendredi 5 juin 2015 Las vegas=> Bryce via Zion samedi 6 juin 2015 Bryce Canyon National Park dimanche 7 juin 2015 Bryce Canyon National Park lundi 8 juin 2015 Bryce => Kanab mardi 9 juin 2015 Kanab => Grand Canyon National Park North Rim mercredi 10 juin 2015 Grand Canyon NP => Page via Horseshoe Bend jeudi 11 juin 2015 Page => Tuba City via Antipole Lower vendredi 12 juin 2015 Tuba City => Grand Canyon National Park South samedi 13 juin 2015 Grand Canyon NP => Williams dimanche 14 juin 2015 Willims => Sedona => Laughlin lundi 15 juin 2015 Laughlin => Las vegas mardi 16 juin 2015 Las vegas mercredi 17 juin 2015 Las vegas jeudi 18 juin 2015 Las vegas vendredi 19 juin 2015 Las vegas => Bakersfield via Death valley samedi 20 juin 2015 Bakersfield => Fresno via Sequoia NP dimanche 21 juin 2015 Fresno => Yosemite National Park lundi 22 juin 2015 Yosemite National Park mardi 23 juin 2015 Yosemite NP => Monterey mercredi 24 juin 2015 Monterey => San josé jeudi 25 juin 2015 San josé => San Francisco vendredi 26 juin 2015 San Francisco samedi 27 juin 2015 San Francisco => Départ SFO à 13h30 dimanche 28 juin 2015 Arrivée Paris 12h25

Voyageant avec des petits, j’aurais également apprécié les retours et conseils de ceux qui l’ont déjà fait. :)

En guise de remerciement, car pour recevoir, il faut donner…

Voici quelques infos que j’ai pu récupérer à différents endroits sur le net et que j’ai trouvé très utile (Un peu en vrac je l’avoue.). :)

Au décollage et à l'atterrissage, prévoyez un bonbon ou un chewing-gum, ou pour les plus petits une tétine, un biberon, une sucette ou un biscuit. En altitude, les pieds de votre enfant étant susceptibles d’enfler, nous vous conseillons de lui retirer ses chaussures (Pensez donc à prendre des grosses chaussettes.).

Cherchez des produitsBIO, appelés ORGANIC ou produits localement. Les petites étiquettes sur les fruits et légumes commenceront donc par 9 (évitez les 3 et les 4).

Acheter Carte téléphonique “No fees communication” (Pour ne pas avoir de surtaxe pour la mise en relation)

La tension aux États-Unis est encore de 110 v dans beaucoup d’endroits. Ainsi regardez si vos appareils sont bien multitension 110/220 v. Acheter un adaptateur et une multiprises

Retrait USA – BNP ou Hello Bank : Bank of the west + Bank of america

« Debit or credit ? ». Si vous n'avez pas de compte aux États-Unis, la réponse est « Credit » (même si vous avez une carte Visa ou MasterCard).

A remplir 72 h avant : https://esta.cbp.dhs.gov

Afin de commander un repas pour un bébé ou un enfant, communiquez avec les réservations au moins 18 heures avant le départ.

Les berceaux sont réservés aux bébés pesant moins de 12 kg (25 lb) qui ne peuvent s'asseoir;

A faire quelques jours avant le voyage : Augmenter les plafonds de ma carte bancaire

TIPS : http://i.slimg.com/sc/sl/graphic/t/ti/tip_chart_2_5_10.pdf

Lever et coucher du soleil : http://www.timeanddate.com/sun/usa/las-vegas?month=6&year=2015

Devise : 400,00 USD = 322,52 € Courtier recommandé : http://www.yes-change.com/vente/achat/produit_details.php?catid=0&id=91 CHANGE ET COLLECTION CHANGE – OR – ARGENT 1, rue Rouget de Lisle 75001 Paris M° Concorde

Trousse à pharmacie des enfants · Bétadine pour les petits bobos à désinfecter · Smecta et Tiorfan contre les diarrhées légères (+ menu spécial riz et Coca) · Doliprane pour la fièvre · Panotile pour les oreilles douloureuses · Diprosone pour les réactions aux piqûres d’insectes · Biafine pour les petites brûlures (et crème solaire surtout !) · Hémoclar pour les bosses -compresses -sparadrap micropore, plus pratique que les pansements jamais à la bonne taille -thermomètre -pince à épiler pour les échardes -crème solaire écran total

Coté Assurance : L'assurance location vous couvre en cas de dommages ou de vol, à hauteur de 50 000 euros avec une Mastercard Gold et sans limite de montant avec une Visa Premier. Mastercard fait bénéficier de sa couverture jusqu'à 90 jours de location et Visa seulement 30 jours. Attention, les assurances proposées par les cartes concernent uniquement les dommages collision et vol (en anglais CDW, LDW ou TP). En tant que conducteur, votre responsabilité civile n'est pas garantie, vous devez donc impérativement souscrire en complément une assurance LIA (Responsabilité civile automobile en anglais). Les cartes Visa Premier et Master Card Gold offrent une bonne couverture pour les trois premiers mois de voyage (voir notre comparatif des assurances voyage ci-dessous) Au-delà de 90 jours, il faut prendre une assurance voyage. Pour bénéficier de l'assurance, il faut avoir réglé le billet d'avion avec la carte. Pour bénéficier de l’assistance, il suffit de posséder une carte en cours de validité. Attention : l'assurance voyage doit être souscrite avant le départ de France, faute de quoi vous risquez de ne pas être couvert. Si vous choisissez de profiter de la couverture de votre carte bancaire pour les trois premiers mois, n'oubliez pas de souscrire votre assurance avant de partir en choisissant une date de début du contrat trois mois après la date de votre départ.

Coté Avion Quelque sites : Liligo kayak skyscanner Easyvoyage Site Under Ebookers Expedia Orbitz Voir également package si cela revient moins cher. Vol+Voiture+Hotel ou Vol+Voiture ou Vol+Hotel => Compliqué dans le cas d’un multidestination.

En effectuant une demande à la réservation puis à l’enregistrement, vous pourrez disposer d’une nacelle suspendue sur les longs courriers. Il faudra simplement que votre bébé fasse moins de 10 à 15 kilos selon les compagnies, et maximum 70 à 85 cm. Pour éviter les mauvaises surprises, effectuez votre pré-enregistrement en ligne ou par téléphone quand c’est possible. Sinon, n’hésitez pas à arriver avant le début de l’enregistrement. Certains vols sont très familiaux, il pourrait donc y avoir pénurie de nacelles.

Lorsqu’une nacelle vous est attribuée, vous disposez d’une place à un endroit spécifique de l’avion qui permet d’accrocher la nacelle juste devant vous. Vous pouvez ainsi surveiller votre bébé tout en disposant de toute votre place. Et vous pourrez même allonger les jambes, luxe généralement impossible en classe économique !

Les compagnies sont plus ou moins généreuse avec les bagage pour bébé (moins de 2 ans sans siège).

Quelques exemples : Air canada Les enfants ainsi que les bébés qui occupent un siège ont droit à la franchise de bagages de cabine normale. Si vous voyagez avec un bébé sur vos genoux, vous avez droit à un bagage standard ne dépassant pas 10 kg (22 lb) pour transporter ses effets personnels et ce, en sus de votre propre franchise de bagages de cabine. Poussette ayant un diamètre maximal de 25,5 cm (10 po) et une longueur maximale de 92 cm (36 po) lorsqu'elle est fermée + 1 poussette à enregistrer à la porte au moment de l’embarquement + 1 siège d’auto ou d’appoint +1 bagage 23 kg

Air France 1 piéce gratuite de bagage (55 x 35 x 25 cm) de 12 kg maximum quelle que soit la classe de transport ou une poussette pliante de type BabyZen Yoyo (55 x 35 x 25 cm) ; +1 piéce gratuite de bagage de 10 kg (158 cm) au Piece Concept ou 10 kg en 1 ou plusieurs bagages au Concept Poids. Dans tous les cas, ils bénéficient du transport gratuit en soute : d'une poussette pliante quel que soit le poids, soit de type canne (15 x 30 x 100 cm), soit de type BabyZen Yoyo (55 x 35 x 25 cm) + 1 nacelle ou 1 coque ou 1 siége homologué auto gratuity,

American Airlines Si votre nourrisson fête l'anniversaire de ses deux ans pendant un voyage, une place gratuite sera mise à sa disposition pour le vol retour.

Un sac à langer en bagage à main Une poussette enfant entièrement pliable en soute ou un porte-bébé à enregistre Les sièges enfants et les poussettes pliantes peuvent être emmenés en porte d'embarquement +1 bagage 23 kg +Un siège auto pour enfant

British Airways Les bébés de moins de 2 ans ont droit à un bagage de taille standard plus une poussette entièrement pliante et un siège auto. Pour les bébés et les enfants voyageant avec un billet 'bagages à main seulement', vous pouvez quand même enregistrer une poussette pliante et un siège auto.

United Air Lines Si vous voyagez avec un enfant qui atteindra ses deux ans au cours de son voyage, vous devez réserver un siège séparé pour les vols effectués le jour de son 2e anniversaire ou après celui-ci. Mais cela est gratuit ; vous paierez uniquement le tarif bébé pour l'ensemble du voyage. une franchise de bagage gratuite correspondant à une poussette ou un siège auto et un autre article, dont les dimensions linéaires ne doivent pas dépasser 157 cm (62 pouces) et dont le poids n'excède pas 23 kg (50 lb)

Lufthansa Les enfants de moins de deux ans peuvent en principe voyager avec un bagage de 23 kg. À partir de deux ans, les enfants bénéficient de la même franchise bagage que les adultes.

Coté Voiture Avant de partir de l'Agence de location, vérifier la présence et l'état de la roue de secours. Sur un Full Size (type Suburban) la roue de secours se trouve attachée par un câble sous la voiture au niveau de la banquette arrière et nécessite de passer dessous pour la décrocher.

Chez Alamo Rent A Car n’applique pas de frais d’annulation si c’elle ci est faite dans les 7 jours au plus avant la date de départ. Les locations aller simple sont gratuites en Floride et en Californie* (*Exceptions au départ de San Francisco et Californie du Nord en haute saison) Le liens utiles (15%) : http://www.alamo.fr/Hotdeals/741/fr/alfr_fifteenperdiscountusa

@ bientôt,

Geoffroy
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De Big Apple aux Red Rocks du Southwest (États-Unis)
Bonjour à tous les forumeurs et lecteurs de passage 🙂

A la suite de notre quatrième séjour aux USA en juin 2012, nous avons enfin fini le carnet de voyage correspondant, commencé quand même, il faut le dire, le 4 août 2012!!😊

C'est l'occasion pour nous de remercier chaleureusement tous les membres du forum qui rendent si vivante la section Amérique du Nord, particulièrement dynamique!

N'ayant pas vraiment le temps de participer aux nombreuses discussions (et à mon grand regret!), je suis très content de publier ce carnet qui je l'espère, sera une source de plaisir et d'informations utiles à tous les voyageurs et les passionnés des US!!

Encore merci à tous et enjoy!!🙂😉

Dimanche 17 juin 2012, 3h00:

La désagréable et cent mille fois entendue sonnerie du radio réveil nous extirpe du sommeil...Première question: pourquoi un dimanche ?...à moins que...mais bien sûr!!une fraction de seconde plus tard nous sommes debout et du bon pied: c'est aujourd'hui que nous partons pour notre quatrième séjour aux Etats-Unis! L'excitation prend définitivement le pas sur le manque de sommeil dû à la courte nuit. Un rapide petit déjeuner, nous embarquons nos bagages et nous passons prendre notre ami Bernard (encore une fois de corvée!) qui va se charger de ramener notre voiture après nous avoir déposés à l'aéroport de Brest. Après avoir vérifié que nous sommes bien en possession de tous nos papiers (ESTA, passeport, …), nous prenons congé de notre ami pour rejoindre notre salle d'embarquement pour un court vol vers Paris Charles De Gaulle, comme d'habitude.

J'aime ces levers matinaux riches de promesses de découvertes de lieux imaginés, étudiés, et maintenant concrétisés. La pluie qui fouette le hublot de l'A319 sera la dernière vision de la Bretagne que nous quittons à présent après un virage sur l'aile, direction plein Est. L'arrivée à CDG se fait sans encombre, toujours à notre grand étonnement, au sortir de la navette qui nous conduit au terminal 2E, une employée nous ouvre une petite porte et nous voici à l'intérieur du 2E sans avoir subi aucun contrôle depuis Brest !Bon, on ne va pas se plaindre non plus car ces contrôles sont plutôt pénibles. A présent nous entamons une longue attente, car il est seulement 9h et nous décollons pour New York à 14h30, et oui, car nous avons choisi l'A380, on ne peut pas tout avoir !

Enfin nous faisons valider nos cartes à la préposée à l'embarquement, puis nous nous dirigeons vers la passerelle qui conduit au pont supérieur vers nos sièges. Pas de surprise sinon que le volume de la cabine semble plus important que sur un B747.

Nous sommes bien installés lorsque l'avion commence à rouler sur le tarmac, nous le suivons d'ailleurs grâce à la caméra installée sur la dérive. C'est accompagné d'un ronronnement discret provenant des quatre puissants réacteurs que l'appareil se cabre et quitte le sol de l'Ile de France. Nous apprécions maintenant le confort à bord, l'offre de divertissement sur notre écran individuel est pléthorique, je me surprends à regretter les 9h de trajet, me disant que je n'aurai pas le temps de regarder les films que j'avais prévu, tant pis, ce sera pour le retour.

Après un vol agréable, nous approchons de JFK, comme au départ nous suivons en direct l'atterrissage sur notre écran, mais dommage, l'aéroport est éloigné de Manhattan, il n'y a absolument rien d'intéressant à regarder, c'est tout juste si nous devinons la haute silhouette de l'Empire State Building, là-bas vers l'Ouest, dissimulée par la mauvaise lumière de l'après midi. Premier contact avec l'Amérique, la longue file d'attente à l'immigration et le passage obligé devant l'officier, toujours sérieux et solennel, détenant à lui seul le pouvoir de nous accepter ou pas sur le sol de sa patrie .Pour nous c'est sans encombre, et c'est avec le pas léger et rapide que nous nous dirigeons vers le carrousel où nous récupérons nos bagages avec un petit soulagement au vu des soucis de l'an passé à Denver. Bon voilà, maintenant à nous de jouer, c'est ici que commence véritablement notre trip 2012 !!

Il n'y a pas grand monde à JFK en ce dimanche après-midi, nous trouvons tout de suite l'Air Train qui nous conduit à la station de métro de Sutphin Blvd. Là nous mettons un petit moment avant de repérer le guichet d'achat de notre Metrocard trois étages plus bas, au niveau du quai du métro. La dame dans la cabine est plutôt débordée, elle a un débit de parole à la minute impressionnant, et je ne comprends absolument rien à ce qu'elle me répond lorsque je lui demande comment faire pour accéder au quai avec nos bagages sans passer par le tourniquet. Au même instant arrivent un colosse tatoué poussant son vélo et une jeune femme avec une poussette, qui demandent la même chose que nous, l'ouverture de la large porte donnant sur le quai. La dame au guichet commence à s'énerver, parle encore plus vite et nous indique avec force gestes qu'il faut d'abord passer le tourniquet avec sa carte puis ouvrir la porte une fois arrivé derrière, ce que personne ne conçoit car il faut laisser ses « affaires » sans surveillance quelques instants. N'y tenant plus, les longues heures d'avion et de transfert n'y étant sans doute pas étranger, je franchis le tourniquet avec ma metrocard flambant neuve, j'ouvre la porte à la volée, une alarme se déclenche...et les personnes bloquées s'engouffrent dans le passage, nous empoignons rapidement nos bagages et marchons d'un pas vif vers le quai alors que nous apercevons la préposée au guichet sortir de sa cabine comme une furie, elle fait des bonds et des grands gestes vers nous, trop tard nous sommes déjà loin et d'autres voyageurs se présentent au guichet !

Nous descendons à Queens Plaza, il nous reste 15 mn à pied pour atteindre notre hôtel au cœur du Queens, en chemin plusieurs personnes nous proposent leur aide au cas où nous serions égarés, pas de doute nous sommes bien aux Etats-Unis! A l'hôtel nous passons rapidement au check-in, petite déception, nous avions demandé une chambre City View et c'est une chambre ordinaire que nous découvrons, avec un jaccuzzi certes, mais ça ne remplace pas la vue sur Manhattan! Nous sommes tellement fatigués que nous nous couchons de suite sans même avaler quoique ce soit, et sitôt allongés, nous tombons dans un profond sommeil !

Lundi 18 juin 2012:

Le jet lag fait son travail, nous voilà debout à 5h30, et très bien réveillés, ça tombe bien, le programme de la journée est assez chargé! Un rapide petit déjeuner à l'hôtel pour éviter de perdre du temps, et nous voilà partis pour notre premier jour de découverte de la Grosse Pomme. Encore 10 mn de marche sur Crescent Street et voici Queensboro Station, petite station aérienne, où nous empruntons la ligne Q puis la ligne R jusqu'à Court Street, car, oui, nous avons choisi, pour notre premier contact avec Manhattan, une vue célèbre, emblématique et reconnaissable entre toutes, la Skyline depuis Brooklyn Heights Promenade. Nous sortons à l'air libre 40 mn plus tard, le temps est très agréable, beau sans être chaud, nous prenons plaisir à humer l'atmosphère de Brooklyn. Nous descendons Remsen Street et enfin, la vue s'élargit sur l'East River, les grattes-ciels qui font la fierté de la ville sont là, devant nous, tout au bord de l'eau, premier grand moment de ce trip.Quelques instants de contemplation, nous suivons à présent la rambarde, sans quitter des yeux l'autre rive, l'endroit est calme, des bancs sont disposés ça et là pour accueillir les promeneurs et joggeurs matinaux. Maintenant nous dépassons le fameux pont de Brooklyn pour atteindre le petit parc en contrebas qui va nous permettre de prendre LA photo de la Skyline avec le Brooklyn Bridge au premier plan, superbe et mythique, on y est vraiment !





A présent, petite remontée de la rue jusqu'à un escalier discret qui nous mène sur le pont, où nous commençons à marcher d'un bon pas en direction de Manhattan. Il y a là des joggers, des travailleurs à vélo, et des touristes comme nous, qui passent leur temps à multiplier les prises de vues sans dissimuler leur joie d'arpenter ce légendaire ouvrage d'art.Côté Manhattan, nous apercevons à droite le City Hall et à gauche l'original et photogénique Beekman Building. Nous avons décidé de visiter la pointe sud de l'île le lendemain, c'est pourquoi nous reprenons le métro à la station City Hall, en faisant attention à bien choisir l'escalier vers « uptown ».13 mn en broadway local et c'est à Times Square où nous mettons le pied sur un quai bondé, comme un lundi matin à l'heure de l'ouverture des bureaux, en fait! Nous nous frayons un chemin vers la sortie, le dédale de couloirs et l'agitation me font immédiatement penser à la station parisienne de Châtelet aux heures de pointe! Enfin l'air libre, il y a toujours autant de monde, nous levons la tête et notre regard est accroché, presque hypnotisé par les écrans publicitaires immenses apposés sur les façades de tous les immeubles de part et d'autre de la rue, bienvenue à Times Square, le cœur de Manhattan !



Nous flânons un peu le nez en l'air, puis nous décidons d'entrer dans la boutique M&M's:plusieurs étages d'objets délirants à l'effigie des célèbres bonbons colorés, et bien sûr, les personnages géants très couleur locale! Après quelques minutes dans la boutique nous sommes un peu déçus, car elle est un peu vide, celle de Las Vegas que nous connaissons est bien plus animée et achalandée, bon, c'est quand même à voir! Allez, maintenant, direction le Toys'r'us qui abrite une grande roue qui traverse tous les étages, impressionnant, elle embarque des petits passagers à chaque tour moyennant 5$.

A l'heure de midi nous choisissons une roulotte à laquelle nous commandons 2 hot-dogs que nous allons déguster sur une des petites tables rouges en métal, ça tombe bien, il y en une qui se libère.Tiens l'écran devant nous nous renvoie l'image de la rue, peut-être apparaissons-nous dessus...mais oui !!..petit coucou et la photo !



A présent il nous faut continuer notre visite de midtown, et c'est par la 42ème rue que nous nous faufilons à travers la foule, vers Bryant Park:ici l'atmosphère est tout autre, c'est la convivialité et la détente qui règnent, les gens déjeunent tranquillement sur les tables à disposition, un pianiste joue un morceau apaisant et joyeux, le gazon au centre est superbe, et, alors qu'il y a foule autour, il n'y a absolument personne sur la pelouse elle-même !



La New York Public Library jouxte le parc, nous en profitons pour y entrer. Le bâtiment tout en pierre est superbe et l'on se perd dans ses immenses couloirs, nous voulons trouver la fameuse salle de lecture très connue, et c'est une gentille dame, bénévole dévouée à faire découvrir cette bibliothèque qui nous l'indique: c'est au troisième étage, nous la remercions et nous dirigeons de suite vers les escaliers. Nous trouvons de suite la salle, précédées de deux autres, plus petites mais tout aussi belles, elle est parée de superbes boiseries, le plafond, peint, ajoute à la solennité du lieu dans lequel règne un silence à peine troublé par les bruissements du déplacement des nombreux visiteurs et lecteurs. Nous nous imprégnons de l'ambiance, c'est presqu'un recueillement tant l'endroit nous y invite. Détail amusant: en passant près des rangées de tables occupées par des postes informatiques, on s'aperçoit que la plupart des gens surfent sur des sites de jeux, alors qu'on pourrait les croire absorbés par des recherches très pointues, correspondant plus à la somme des connaissances réunies en ce lieu !



Allez, à présent nous marchons plein Est toujours sur la 42ème vers une des gares les plus célèbres du monde: Grand Central Terminal. L'entrée de ce côté nous déçoit un peu, de vulgaires portes battantes assez étroites, mais lorsque nous arrivons au centre du bâtiment, c'est waoooohhh! Le hall est immense et malgré sa taille, très chaleureux de par la couleur de la pierre, blanc crème, ainsi que la présence de balcons tout autour. Nous passons quelques minutes à l'arpenter, observant les gens se croiser dans tous les sens depuis le haut des escaliers.



Toujours sur la 42ème, voici le Chrysler Building, un des plus beaux gratte-ciels de la ville, avec son sommet en feuilles métalliques, très photogénique, nous effectuons un petit tour dans le lobby esprit art déco, à voir mais rien d'extraordinaire, comme la plupart des bâtiments, ils se contemplent de l'extérieur, y entrer n'apporte pas grand-chose de plus.



Tout au bout de la rue, au bord de l'East River, nous atteignons le « palais de verre », le siège mondial de l'ONU. Dans la même enceinte, nous devinons juste à côté le bâtiment qui abrite l'assemblée générale des Nations-Unies, dire que c'est ici que s'écrit (ou pas) une partie de l'histoire contemporaine, les photos de ce building découvertes dans les livres d'histoire, avec sa rangée d'étendards de tous les pays, me reviennent alors en mémoire ainsi que les interventions à la tribune de différents hommes d'état, c'est donc là...



Ces quelques pensées ne nous empêchent pas de marcher, nous voilà à hauteur de la 50ème rue dans laquelle nous nous engageons. Un petit arrêt chez Dunkin Donuts où nous prenons un petit goûter bien mérité mais très calorique: le choix de donuts est difficile, nous nous laissons tenter par ceux au chocolat, hummm, un délice !

Plus loin, la cathédrale St Patrick, église néogothique ne passe pas inaperçue de par sa situation, coincée entre les immeubles modernes et de hauteur bien supérieure. Nous y entrons, elle est très sombre, et l'intérieur ne présente pas grand-chose de particulier, nous en faisons vite le tour.

A présent, c'est le très grand complexe du Rockefeller Center qui s'offre à nous, nous repérons le Top of the Rock, ce sera pour mercredi, puis nous flânons, d'abord à l'intérieur puis au niveau du magasin Lego, là où se dresse à Noël le sapin parmi les plus grands du monde. Oui, à New York et aux Etats-Unis de manière générale, on emploie souvent des termes superlatifs, c'est le pays qui veut ça !

L'après-midi tire maintenant à sa fin, et nous sommes bien fatigués, alors nous décidons d'arrêter là et de rentrer à l'hôtel en métro. Entre Queensboro Plaza et le Ramada, nous faisons une halte à une station-service ouverte 24/7 pour acheter une salade et des yaourts que nous mangerons dans la chambre avant de nous coucher et de nous endormir aussitôt, .

Mardi 19 juin 2012 :

Toujours levés de bonne heure, il est 5h30, le petit-déjeuner de l'hôtel vite avalé, nous sommes à nouveau dans Crescent Street au milieu des gens se rendant à leur travail, des livreurs déjà bien occupés, et des taxis jaunes par dizaines, qui écument toutes les rues de la ville .De Queensboro Plaza, il nous faut juste 30 mn pour arriver à Cortland Street, où nous descendons, car aujourd'hui la journée est consacrée à la visite du sud de Manhattan et du Financial District.

Nous avons rendez-vous à 10h au mémorial du World Trade Center, c'est l'heure d'ouverture, nous avons réservé nos pass gratuits plusieurs mois auparavant, il est 8h30, nous allons donc nous diriger vers Zucotti Park et St Paul Chapel. Ah, dommage, la chapelle n'ouvre qu'à 10h, bon, nous reviendrons !

A deux pas de là, nous continuons par Trinity Church, qui, elle est ouverte. L'intérieur est plutôt banal, c'est sa situation qui l'est moins, enchassée elle aussi au milieu des buildings du financial district, à un jet de pierre de la bourse de New York. En sortant nous décidons d'ailleurs de nous engager dans la fameuse Wall Street pour voir de nos propres yeux, nous aussi, le New York Stock Exchange. Quelques dizaines de mètres et nous y sommes, devant l'immense Spangled Banner fixée aux colonnes façon antique de ce bâtiment massif qui abrite donc les ténors de la finance mondiale. Face à eux, au pied du Federal Hall, la statue de George Washington, dégageant un charisme certain, semble avoir été placée là comme pour indiquer le sens de la mesure aux acteurs d'un système qui les dépasse souvent et sans but humaniste.



Après notre premier contact avec le quartier financier, il est temps pour nous de rejoindre tout près le Memorial du World Trade Center. L'histoire de l'évènement nous rattrape très vite en la personne d'un vendeur de brochures qui nous indique photos à l'appui, près de la statue du Survivor, que le Burger King d'à côté a servi de quartier général de la police et le bâtiment d'en face...de morgue lors du 11septembre 2001.Après cette entrée en matière, nous voici dans la file d'attente qui commence sérieusement à s'allonger, munis de nos pass obtenus sur internet queleques mois plus tôt. Après de nombreux contrôles de sécurité le long d'un labyrinthe de palissades, c'est avec une certaine émotion que nous pénétrons dans le site. Nous approchons du bassin sud tout en nous remémorant la tragédie que nous avions suivi alors devant notre télévision. Alors c'est ici...



Au bord du bassin, nous observons les chutes d'eau en cascade dont les lignes dessinées par l'eau en mouvement, font penser immanquablement à la façade des deux tours jumelles. Devant nous, le rebord en métal noir où sont inscrits les noms de toutes les victimes. Je touche l'épaisse feuille d'acier, elle est froide, les lettres sont gravées à travers toute son épaisseur, les noms sont rangés selon l'endroit où se trouvaient les victimes ce matin-là. Nous entamons le tour du bassin sud pour rejoindre celui du nord, les visiteurs sont respectueux pour la plupart, certains se tiennent dans une posture recueillie devant un nom précis, une jeune fille en décalque un sur une feuille de papier...Le bassin nord est identique en tout point et présente aussi le nom des victimes. Nous jetons un coup d'oeil rapide à travers le verre de la façade du musée (pas encore ouvert) pour apercevoir une relique des tours: un « trident » (énorme pièce d'acier de plusieurs mètres de haut) qui faisait partie de l'ossature d'une des tours, est là, devant nous, oxydé, tordu, mais debout, comme un rescapé de l'attentat. Plus loin, nous passons rendre hommage à l'autre Survivor, un poirier, seul arbre debout sur le site après l'évènement, transféré dans un parc de la ville, victime d'un orage qui l'a déraciné en 2010, et enfin, replanté définitivement sur le site du Memorial, au milieu des jeunes chênes blancs, respect !



Il y a beaucoup de monde à présent sur le site, et après y avoir passé une heure, nous repartons en passant par la boutique du Memorial à la sortie. Cette visite nous a marqué car le Memorial n'est pas un lieu touristique au sens commun du terme, nous y avons ressenti beaucoup d'émotion, engendrée sans doute par l'ampleur, la couverture médiatique et le lieu de la catastrophe, ce jour-là, pour reprendre une expression utilisée alors, nous étions tous Américains...

Nous reprenons notre parcours en traversant Zucotti Park pour arriver sur Broadway, que nous commençons à descendre pour nous retrouver devant Charging Bull qui semble vouloir défendre le quartier contre je ne sais quelle menace! Il a du succès en tout cas, à en juger par le nombre de personnes qui le photographie, ce doit être quelqu'un d'important aussi car il y a une voiture et deux policiers du NYPD à proximité. Nous décidons de flâner dans le quartier, le nez en l'air, à regarder tous les buildings dans Pine Street, Wall Street encore, William Street, ...et nous notons aussi une forte présence policière dans toutes ces rues.

Il est maintenant grand temps de déjeuner, nous avons choisi, après réflexion, d'aller manger un hamburger au Mc Do sur Broadway, tout près de la Bourse: il est bondé mais nous trouvons facilement une place une fois servis, et nous avons la chance de manger tout en écoutant un morceau de piano joué par une jeune dame à l'étage. Très agréable !

Nous voici rassasiés, nous nous dirigeons maintenant vers la pointe sud de Manhattan pour attendre le ferry de Staten Island à Whitehall Terminal. Une volée de marche plus haut et nous nous retrouvons à attendre le bateau avec plusieurs dizaines d'autres passagers. Lorsque celui-ci accoste, nous sommes étonnés de pouvoir y monter sans aucun contrôle, nous pensions qu'il fallait présenter la metrocard...

Dommage, aujourd'hui le temps est un peu couvert, nous en profitons quand même pour mitrailler de photos la Statue de la Liberté et Ellis Island quand le bateau passe à proximité. Une demi-heure plus tard le ferry nous débarque à Staten island, nous n'avons plus qu'à passer devant les petits restaurants pour nous rendre plus loin...dans la salle d'embarquement! Hé oui, le bateau c'était seulement pour la vue, à vrai dire on ne va pas visiter Staten Island, d'ailleurs, beaucoup de gens présents à bord font exactement la même chose que nous! Le chemin du retour nous est maintenant familier, et pour les photos, nous nous concentrons maintenant sur la Skyline qui s'offre à nous alors que le soleil a décidé de nous l'éclairer. Seule une tour à la géométrie régulière s'isole, côté New Jersey, elle est hermétique, massive, mystérieuse, presqu'inquiétante, sa situation particulière pousse à l'interrogation, à l'image de la société qu'elle abrite: c'est le siège de la toute-puissante et sulfureuse banque Goldman Sachs.



La mini-croisière en baie de New York s'achève comme elle a commencé une heure et demie plus tôt, au pied des buildings de Manhattan. Nous remontons à pied par l'East River Drive jusqu'à South Street Seaport, non sans observer le balai incessant des hélicoptères sur la jetée qui sert d'héliport, respirant au passage des vapeurs de kérozène envahissantes. Le Pier 11 présente une concentration importante de boutiques à touristes en tous genres, il y en a même une spécialisée dans la décoration de Noël, qui a du mal à trouver des clients, il faut dire qu'au mois de juin...!!Cet endroit nous fait immédiatement penser au Fisherman's Wharf de San Francisco, c'est très touristique, sympa et animé...à défaut d'être authentique! On retrouve une continuité dans Fulton Street avec les restaurant s dont les terrasses commencent à se remplir, oui, les Américains dînent très tôt, ça on le sait depuis longtemps, mais on ne s'y habitue pas forcément !



Nous tombons par hasard sur un fast food « Prêt a manger » dans le Financial District, c'est le moment de manger une très bonne salade, pour tenter d'équilibrer le Mc Do du midi. Le soleil a baissé dans le ciel, il est temps pour nous de prendre le chemin du Brooklyn Bridge pour pouvoir admirer, de l'autre côté de l'East River, les lumières de la ville s'allumer lentement. Il fait très beau maintenant, alors que nous entamons la traversée à pied.

Arrivés de l'autre côté, sur le ponton de bois de Brooklyn Bridge Park, nous admirons la vue, superbe...avant de nous asseoir lourdement sur un banc, fourbus, les pieds endoloris par les kilomètres effectués depuis deux jours, et ce n'est que le début! Après tout on l'a choisi alors on ne va pas se plaindre surtout en pareil endroit, et puis les vacances, pour nous c'est profiter à fond de chaque instant. Alors que le jour s'efface peu à peu, il y a de plus en plus de monde à contempler la Skyline, devant nous à une vingtaine de mètres, un jeune couple en tenue de soirée se fait photographier devant le Brooklyn Bridge par un photographe professionnel, la séance est très longue mais il devrait y avoir du résultat! Pour nous c'est une autre histoire, nous n'avons pas de trépied, les réglages de notre appareil sont plutôt limités et notre expérience de la photo pas très grande, ce qui fait qu'une grande partie des clichés de cet endroit mythique sont flous et inexploitables, dommage, mais nous nous consolons en passant un très très bon moment, ici, face à Manhattan: la nuit est complètement tombée et la vue qui s'offre à nous est magique avec ces mosaïques de lumière sur les façades des immeubles, le pont éclairé en pointillé et en arrière plan la tour de la liberté sur le site du World Trade Center, dont l'éclairage aux couleurs du drapeau national fait comme un pied-de-nez au destin...



Nous avions prévu de repartir en métro au vu de notre état de fatigue, mais le spectacle de la ville nous regonfle et nous donne des ailes: nous voilà à nouveau sur le Brooklyn Bridge, marchant rapidement vers Manhattan, en route pour 40 mn à pied, tant pis si demain on ne peut plus marcher, mais là, on ne peut pas rater cette promenade! Nous finissons quand même par prendre le métro pas loin du City Hall, pour nous écrouler dans notre lit trois quarts d'heure plus tard dans le Queens, épuisés mais heureux comme chaque jour où nous visitons ce pays.

Mercredi 20 juin 2012 :

Encore levés à 5h30, nous n'avons pas beaucoup dormi mais profondément, les restes du jet-lag et notre motivation à toute épreuve nous font nous lever très rapidement. Lorsque nous prenons le chemin de la station de métro de Queensbridge, nous ne sentons plus nos jambes comme hier soir, nous avons bien récupéré, comme quoi les vacances...!!Quelque chose a changé depuis hier: c'est la température. Comme annoncé à la météo, à 7h30 il fait déjà 25 °, ça promet pour le reste de la journée !Ce matin, direction le Rockefeller Center, nous avons rendez-vous avec New York vue d'en haut, hé oui, nous allons au Top of The Rock. Un court trajet en métro et nous sommes à l'entrée du Top à 8h, comme prévu, il n'y a encore personne et nous passons très vite le guichet pour prendre l'ascenseur qui va nous mener au 67ème étage du fameux GE Building, non sans avoir sacrifié au rituel du montage photo censé nous mettre en scène sur une poutre au-dessus du vide dans l'esprit des célèbres prises de vue d'Ebbets. Instinctivement nous levons la tête à l'intérieur de la cabine, des images animées et sonorisées sont projetées sur le plafond en verre, tandis que nous voyons notre petit vaisseau filer à travers le boyau de béton à une vitesse impressionnante. Le premier contact au sommet est comme toujours, commercial, avec toutes les petites boutiques attendues en pareil lieu. Quelques mètres plus loin, nous poussons les portes vitrées du premier étage de l'observatoire, et là, quel spectacle !!



Nous sommes à plus de 260 mètres au-dessus de la ville, le soleil dépose dans les rues et sur les façades sa belle lumière matinale, à peine voilée par une légère brume de chaleur au loin. Devant nous l'Empire State Building nous fait admirer sa haute silhouette, 443 mètres quand même avec l'antenne, alors que les buildings du Financial District se découpent dans le ciel légèrement brumeux. En faisant le tour de l'étage, c'est maintenant Central Park qui se dessine de l'autre côté, rectangle parfait rempli de végétation qui semble faire respirer la ville, délimité au cordeau par les avenues bordant les Upper West et East Sides. Grâce au plan très bien conçu, nous pouvons identifier tous les bâtiments remarquables ou non aux alentours tel le siège de Vogue et du New Yorker, celui de L'Oréal, ...

Cet étage-ci est entouré de parois de verre, alors nous décidons de monter quatre à quatre l'escalier qui nous mène au toit du GE Building, et là c'est encore plus ...époustouflant, car il n'y a plus rien entre nous et la ville. Les concepteurs du lieu avaient voulu le faire ressembler à un pont de paquebot, c'est exactement ce que nous ressentons ici, on se croirait à la vigie d'un gigantesque navire dont la proue se perd au loin vers la pointe sud de Manhattan, fendant les eaux de la baie. L'absence des vitres nous permet aussi de faire de superbes photos, puis nous nous posons quelques minutes sur un des bancs mis à notre disposition pour admirer certainement l'une des plus belles vues de la ville.



Nous avons d'ailleurs du mal à repartir, tant nous sommes subjugué par le spectacle, mais notre programme nous attend, nous finissons alors par redescendre vers la station de métro la plus proche avec l'idée qu'on a commencé très fort la journée. L'étape suivante, au sortir de la station de Canal Street dans la rue du même nom, va nous faire pénétrer dans un quartier bien connu: Chinatown. Nous avons déjà traversé le quartier chinois de San Francisco les années précédentes, et c'est sans surprise que nous retrouvons ici, sur la côte Est un peu la même chose :une foule d'habitants partout dans les rues, le moindre mètre carré utilisé par des échoppes et étals en tous genres, des maisons très colorées, des restaurants omniprésents, des produits exotiques à la vente parmi lesquels nous ne reconnaissons rien, des odeurs tantôt agréables tantôt douteuses, amplifiées par la chaleur qui se fait de plus en plus sentir.



De Mott Street, nous bifurquons à gauche sur Broome Street, à la rencontre de ce qu'il reste de Little Italy, Chinatown s'étendant de plus en plus vers le nord, le quartier italien n'en a plus que le nom, c'est à peine si nous passons devant une pizzeria, et seuls les drapeaux « welcome to historic Little Italy » nous indiquent où nous nous trouvons. Nous passons rapidement, un peu déçus, et Broome Street nous conduit droit à un quartier tranquille et tendance: Soho, pour South of Houston Street. Ici les immeubles sont à taille humaine, quelques étages, pas plus, les couleurs des façades sont sobres et discrètes, et les escaliers de secours en fer caractéristiques apportent beaucoup au style des habitations, faisant oublier leur vocation purement utilitaire. C'est très calme, nous sommes en milieu de matinée et on ne rencontre presque personne sur les trottoirs, un quartier très agréable en tout cas.



Nous prenons le temps de flâner à travers Greene Street, Bleecker Street, humant l'air de la ville, avant de nous arrêter à l'ombre des arbres de Washington Square...Décidément, cette halte est la bienvenue, il fait vraiment très chaud et il n'y a pas un souffle d'air; Les sprinklers automatiques censés arroser la pelouse débordent un peu, et nous accueillons avec bienveillance cette bruine rafraîchissante, comme d'ailleurs les nombreux promeneurs assis comme nous. Un petit tour pour passer sous la célèbre arche, admirant au passage les jolies maisons de Washington Mews, nous nous engageons dans Greenwich Avenue pour nous diriger vers notre repas de midi prévu au programme depuis longtemps, ce sera un hamburger au Corner Bistro. Au fur et à mesure de notre chemin, les maisons brownstone se font plus basses, la ville devient plus cosy, c'est Greenwich Village, qui porte bien son nom, ici, dans ces petites rues pleines de charme, on oublie la mégalopole tout autour. Enfin le Corner Bistro, nous sommes contents d'y trouver de la fraîcheur et, à peine servis, nous buvons goulûment le grand Coca posé devant nous. Le restaurant est petit, un grand bar en bois occupe la moitié de la première salle, les fenêtres aussi sont minuscules et l'ambiance fait penser à un pub irlandais. Notre hamburger, présenté ouvert, accompagné d'une assiette de frites arrive, le steak à l'intérieur est immense, on nous avait prévenu! La viande est très bonne, moëlleuse et juteuse à souhait, nous ne mettons pas longtemps à l'avaler. Nous décidons de ne pas prendre de dessert, à l'instar d'une famille de Français attablés à côté de nous, c'était vraiment trop copieux.

Allez, il est temps de reprendre le chemin .Nous sommes happés par la chaleur à la sortie du restaurant, l'air est brûlant, pas de vent encore. Nous sommes contents de cheminer à l'ombre des arbres le long des trottoirs, dans ce quartier sympa, mais arrivés en bas de la Highline, notre destination, nous déchantons car celle-ci semble complètement au soleil. Nous empruntons l'escalier métallique pour nous hisser au niveau de l'abri qui marque le début de cette promenade aérienne, véritable voie verte en plein cœur de la ville dans le Meatpacking District. Quelques instants à lire l'histoire de cette ancienne ligne ferroviaire, et nous voilà partis, marchant vers le nord sur le chemin tout tracé. La promenade est très agréable, on passe devant de petits stands de restauration, des résidences très modernes, ouvertes, le passage est bordé d'une multitude de végétaux harmonieusement plantés et les points de vue sur les rues alentours intéressants de par la hauteur du lieu. Ce serait un enchantement...s'il n'y avait pas la chaleur: en ce début d'après-midi, il doit bien faire 35°C, pas un nuage dans le ciel et pas un souffle de vent. Au bout d'un quart d'heure de marche nous souffrons déjà, nous allongeons le pas inconsciemment, et malgré l'environnement superbe, c'est avec soulagement que nous atteignons la fin de la Highline une heure plus tard, exténués.



Nous n'avons qu'une idée en tête: trouver de l'ombre. Chelsea Park n'est qu'à 10 minutes, nous marchons vite pour y arriver. Il y a une fontaine au centre, c'est frais, mais il y a aussi plusieurs personnes qui nous regardent avec insistance, pas très rassurés, nous prenons alors la décision de reprendre le métro pour nous réfugier à Central Park. Arrivés à la station Colombus Circle, nous nous empressons d'acheter une bouteille d'eau fraîche avant d'entrer dans l'immense parc à l'ombre salvatrice et de nous asseoir sur le premier banc venu. Ce n'était pas au programme, mais tant pis, nous restons là une heure et demie à essayer de récupérer, en faisant plusieurs aller retours jusqu'au chariot du vendeur d'eau dont nous passons sur le prix de la bouteille:3$ les 50cl!Enfin nous nous levons, en ressortant nous entrons dans le Time Warner, un grand centre commercial devant Colombus Circle. La climatisation achève de nous retaper, et nous repartons du bon pied par la 59ème rue jusqu'à l'intersection avec la 5ème Avenue où nous passons un petit moment à visiter le grand magasin de jouet Fao Schwartz et l'Apple Store, bien sûr, on ne peut pas le manquer celui-là, devant les fontaines avec sa pomme blanche sur une paroi de verre devant l'entrée. Ce carrefour est très animé, nous y restons quelques instants à regarder la vie du quartier...



L'après-midi étant bien avancée, nous reprenons le métro vers Times Square, déterminés à finir la journée en beauté. C'est toujours la même foule à cet embranchement, qui, pour moi, constitue le cœur vivant de New York. Nous avons du mal à nous frayer un passage sur le trottoir car toute la rue est prise par un immense cours de yoga qui réunit plusieurs centaines de personnes qui font leurs exercices au rythme d'une musique entraînante. Un peu de shopping au magasin Aéropostale, dont l'ambiance sonore n'a rien à envier à une boîte de nuit, et nous retrouvons Times Square de nuit. Enfin, la nuit, façon de parler, tant la lumière artificielle des écrans et autres enseignes est puissante et omniprésente. C'est dans l'obscurité que le caractère de Times Square se révèle, la débauche lumineuse en faisant un endroit à l'atmosphère très particulière et unique. Nous ne sommes vraiment pas déçus et nous passons une très bonne soirée, avant de nous en retourner vers notre hôtel.





Jeudi 21 juin 2012 :

Il fait encore très beau ce matin et nous apprenons en lisant le journal gratuit du métro que le jour précédent la température est montée à 100° F soit 37°C et encore aujourd'hui la météo annonce le même type de temps. Nous nous rendons en métro sur Roosevelt Island pour y prendre... le téléphérique! Oui, un téléphérique Poma au beau milieu de la ville, on ne pouvait pas ne pas l'emprunter! La cabine arrive et nous ne sommes pas nombreux à l'emprunter, ce sera bien pour les photos. En y montant, on est un peu étonné de n'être pas engoncé dans une combinaison et de ne pas tenir de skis à la main, impression sans doute pas partagée par les gens autour de nous .La cabine s'élève et suit un parcours parallèle au Queensboro Bridge au-dessus de l'East River pendant quelques minutes avant de redescendre rapidement vers la station côté Manhattan. Voilà un moyen de transport plutôt original pour se rendre à son travail, en plus le trajet est compris dans le forfait de la Metrocard.



Notre première visite de la journée sera pour le Madison Square Garden, la gare de Penn Station et la General Post Office, où nous entrons pour déposer nos cartes postales dans l'imposant hall garni de multiples guichets. De là nous cheminons dans la 32ème rue qui nous conduit jusqu'à la 5ème avenue que nous descendons jusqu'à la hauteur du célèbre Flatiron Building, figure emblématique de la ville. Nous effectuons un demi-tour vers le nord car aujourd'hui c'est shopping et ici on est servis! Même si l'on achète rien, les magasins en eux-mêmes sont à visiter: il faut se perdre dans les étages du gigantesque Macy's, entrer chez Abercrombie dont les employés se ressemblent tous: les jeunes vendeuses en robe blanche, les jeunes vendeurs au physique façon surfeur californien, être accueilli à la porte par un employé torse nu proposant aux clientes la photo en sa compagnie, puis explorer la boutique plongée dans la pénombre (seuls les vêtements sont éclairés), accompagné d'une musique tendance club branché au volume sonore impressionnant, le tout avec l'attention des mêmes employés hyper-souriants et sympas !



Une petite salade vite avalée chez « Pret a manger » et nous descendons une fois de plus dans le métro car notre shopping continue cette fois sur Broadway où nous prenons tout notre temps. En cours d'après-midi, nous allons prendre un petit en-cas chez Eileen's Cheesecake, paraît-il les meilleurs cheesecakes de la ville. Hum! Allons voir! La boutique est toute petite, il y a seulement quelques places assises. Au mur est accroché une photo dédicacée de Bill et Hilary Clinton en compagnie d'Eileen. Le choix des gâteaux est énorme, nous avons du mal à nous décider, et nous les trouvons effectivement délicieux, et nous ne pouvons nous empêcher d'en manger un deuxième !

C'est notre dernière soirée à New York, alors une fois le shopping terminé, nous choisissons de retourner vers la pointe sud et le Financial district où nous déambulons dans les rues sans but précis sinon celui de « sentir » la ville:Water Street, Broad Street, Fulton Street, Wall Street, ...

Nous rentrons à l'hôtel vers 22h15 par le téléphérique de Roosevelt Island, fatigués mais avec une pointe de regret de quitter cette ville mythique et fascinante.

Vendredi 22 juin 2012 :

Lever à 7h, nous prenons le dernier petit-déjeuner à l'hôtel avec une pointe de mélancolie, puis nous cheminons tranquillement avec tous nos bagages vers Queensboro Station. Nous nous arrêtons à Grand Central, pour attendre le bus de Newark juste derrière la gare, le temps de vérifier une fois de plus la gentillesse des américains, en la personne d'une dame qui, nous voyant un peu perdus dans la station de métro a pris la peine de nous accompagner vers l'ascenseur, le tout avec un grand sourire. Notre bus est à l'heure, nous y prenons place à 10h40, à l'arrêt dans la 41ème rue. Le temps de traverser Manhattan vers l'ouest, puis de rouler une bonne demie-heure dans le New Jersey, et nous voilà arrivés à l'aéroport de Newark 50 mn après avoir quitté Big Apple. Au comptoir Southwest, l'enregistrement est une formalité, comme d'habitude, et en plus, il n'y a pas grand-monde dans l'aéroport. Chouette, chez Dunkin Donuts, nous tombons sur une promo qui nous offre les 6 donuts assortis pour 5,49$, nous ne pouvons pas résister !

Plus tard, le contrôle à l'embarquement par les agents de la TSA est draconien: ils n'ont pas l'air de vouloir rire beaucoup, l'ensemble des passagers passe au scanner corporel, les bagages à main sont fouillés minutieusement, enfin, on nous passe un petit morceau de tissu sur le bout des doigts. Plusieurs passagers sont visiblement agacés par le zèle des « chemises bleues », mais il n'y a pas le choix, il faut s'y plier...

Le Boeing 737 de Southwest décolle à l'heure, nous allons maintenant survoler une bonne partie du territoire américain puisque notre destination est Phoenix, la capitale de l'Arizona, retour dans le Southwest une fois encore. Les cinq heures de vol nous font nous remémorer les quelques jours passés à New York: bien qu'immense, la ville ne nous a jamais parue écrasante ou étouffante, nous nous y sommes sentis parfaitement à l'aise, aidés il est vrai, par le métro qui nous a permis de nous déplacer facilement. Nous n'avons visité que Manhattan, il nous reste donc énormément de choses à faire et à voir pour un éventuel second séjour tant la ville est attirante et dynamique, sa légende n'est pas surfaite.

Devant nous maintenant s'ouvre une autre page de notre voyage, un quatrième road trip dans le Sud-Ouest et sa roche rouge que nous adorons. Lorsque notre avion se pose à Phoenix, la chef de cabine lance au micro une phrase que nous prenons pour un avertissement : »Bienvenue à la surface du soleil » , le ton est donné! Nous sommes invités à descendre les volets des hublots afin que l'appareil conserve un semblant de fraîcheur pour les prochains passagers.

Le discours de l'hôtesse prend tout son sens alors que nous sortons du terminal pour monter dans le bus qui conduit au Car Rental Center: il fait plus que chaud, brûlant je dirais, le vent nous déssèche en un clin d'oeil, il doit faire dans les 40°C...mais c'est cela qu'on est content de retrouver, c'est la promesse de paysages et de routes grandioses, de roche rouge surtout, et puis l'air est tellement sec que la chaleur est supportable, en tout cas bien plus qu'à New York !

Voilà nous avons pris possession en quelques minutes de notre SUV Hyundai Santa Fe, grâce à une employée très compétente et souriante de chez Alamo. Pas de surprise, la voiture est très récente, propre et confortable, nous sortons notre ami Tom Tom de sa housse, impatient qu'il était de nous montrer la route ensoleillée qui nous attend, ça le change du réseau routier parisien sur lequel il évolue le reste de l'année !!

On est vendredi soir, il n'y a pas beaucoup de circulation au sortir de Sky Harbour, l'aéroport de Phoenix et c'est tout tranquillement que nous arrivons à notre hôtel de Scottsdale, jolie banlieue résidentielle de l'agglomération de la capitale de l'Arizona. L'employé nous accueille en nous offrant une bouteille d'eau glacée, délicate attention dans cette contrée où le soleil tape très, très fort, puis après un repas frugal vite avalé dans la chambre, nous nous endormons profondément malgré la climatisation qui se met en route très souvent.

Samedi 23 juin 2012 :

Lever tranquille à 7h, le programme de ce samedi n'est pas très chargé, hormis la route qui nous attend car nous avons prévu de rallier la petite ville de Page à l'extrême nord de l'Arizona, ce qui représente environ 5 h de trajet. Pour l'instant nous savourons l'excellent petit-déjeuner offert par l'hôtel, servi par des employés on ne peut plus souriants et sympathiques, que demander de mieux!!A 8h nous nous engageons sur l'Interstate 17 et nous sortons de la ville sans aucun retard, immédiatement, la route se met à grimper, puis c'est une succession de montées et descentes parfois bien prononcées, comme prévu le soleil est de la partie, et à 9h30, nous ne sommes pas étonnés de voir le thermomètre de bord afficher un bon 96°F(35°C) alors que nous approchons déjà d'un endroit superbe du Southwest: Sedona.Lors de notre dernier passage, une employée d'un commerce de la ville nous avait dit ceci : « Dieu a créé le paradis, mais c'est à Sedona qu'il habite ».Il est vrai que l'endroit ne manque pas de charme: c'est une vallée entourée de roches rouges comme on les aime au fond de laquelle coule une petite rivière, et il y a à contempler partout où se pose notre regard. On y trouve aussi de riches propriétés et Sedona est très connue des amateurs de New Age, de par les vortex d'énergie sensés jaillir d'endroits précis. Malheureusement nous n'avons pas beaucoup de temps, notre visite se résumera seulement à la visite d'un centre artisanal et commercial, copie d'un véritable village mexicain: Tlaquepaque. Nous prenons beaucoup de plaisir à déambuler dans les petites ruelles et passages aménagés, d'autant plus que les boutiques de création présentes sont très belles et proposent des objets originaux et très qualitatifs.



Quittant le village, nous continuons sur la route d'Oak Creek qui suit comme son ombre la rivière en contrebas. De temps à autre, des endroits de baignade sont aménagés ce qui nous tente bien, mais c'est samedi et on dirait bien que tous les locaux se sont donnés rendez-vous ici car les rives sont noires de monde! La route, pittoresque, déroule sereinement son ruban asphalté au milieu d'une végétation méditerranéenne écrasée par le soleil. Ainsi, ce n'est pas vraiment par hasard que des panneaux nous avertissent régulièrement de l'extrême danger d'incendie .Peu avant Flagstaff nous rejoignons l'I17, qui devient rapidement l'US 89 et qui fonce plein nord à travers des plaines arides et inhabitées. Bien que nous la connaissions, nous sommes enchantés de l'emprunter et lorsqu'elle se perd au loin près de l'horizon, c'est comme si elle nous appelait à continuer toujours, toujours...

Bien plus tard, alors que le paysage est devenu franchement inhospitalier, parsemé seulement de quelques habitations navajos, la 89 se met à grimper sérieusement à l'assaut d'un rempart de roche rouge pour finalement se faufiler, victorieuse, à travers une brèche derrière laquelle elle peut se laisser aller tranquillement sur la faible pente qui vient mourir quelques miles plus loin, sur les rives du Lac Powell. Très vite, nous apercevons la petite ville de Page sur la droite, et à quelques minutes avant d'y arriver, nous nous garons sur un parking au bord de la route, c'est en effet là le départ de la petite marche vers une des plus célèbres vues sur le fleuve Colorado: Horseshoe Bend.

Depuis notre dernier passage le parking a été recouvert de bitume, preuve s'il en est de l'intérêt touristique porté à ce lacet du Colorado, de nombreux véhicules sont alignés pour en témoigner. Il est un peu plus de 16h lorsque nous enfilons pour la première fois du séjour nos chaussures de randonnée, remplissons un sac à dos de quelques bouteilles d'eau, avant de nous engager sur le petit raidillon sableux, qui, très rapidement nous amène au sommet d'une petite colline, avant de descendre en zig-zags vers le point de vue. La ballade ne présente aucune difficulté, il y a maintenant un abri pour se reposer, et nous remarquons beaucoup de gens chaussés de simples tongs ou petites chaussures, et rien d'autre qu'un coca ou un ice-tea dans la main pour se désaltérer. C'est vrai qu'il fait quand même 102°F(38°C), le vent souffle faiblement, mais dessèche tout. Nous arrivons à présent au bord de la falaise qui plonge abruptement vers la rivière tout en bas .On a beau connaître l'endroit, on ne se lasse pas de le contempler, la boucle creusée par l'eau dans la roche est parfaitement dessinée, la couleur verte de la rivière tranche avec les couleurs chaudes de la roche environnante, on aperçoit même les embarcations suivant le courant. Quelle joie de se retrouver ici! Nous multiplions les angles de vue tout au long de la rim, la lumière est favorable et le ciel est azur, que demander de mieux !



Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup de promeneurs, signe que le point de vue est populaire et vraiment facile d'accès. Quelques minutes après avoir repris la voiture, nous passons devant le Wal-Mart de Page, puis grimpons Lake Powell Boulevard, pour enfin stationner devant la réception du Quality Inn, notre pied-à-terre pour les quatre jours à venir. C'est un hôtel que nous connaissons et apprécions, car d'un excellent rapport qualité-prix, avec une vue imprenable sur le Glen Canyon Dam et le lac. C'est d'ailleurs de ce côté que donne notre chambre, nous sommes ravis de découvrir ce paysage de la petite terrasse attenante, ça promet de superbes couchers de soleil! Il nous faut d'ailleurs repartir rapidement, à peine les bagages posés, car nous avons prévu justement un coucher de soleil, mais de l'autre côté du lac, sur la route de Nipple Bench. Nous reprenons la 89 vers le nord, en direction du barrage sur lequel nous passons à la sortie de la ville. A Big Water nous nous dirigeons à droite vers une piste bien roulante qui, très rapidement, nous fait pénétrer dans un univers proprement lunaire: la végétation est complètement absente, les petites collines alentour s'habillent de couleurs ocres, grises, et le sol de bentonite autour ajoute encore sa surface lisse et sa texture argileuse à l'impression d'ensemble. Pas du tout adepte des théories du complot, je crois quand même que si les expéditions lunaires Apollo étaient une supercherie cinématographique, je pense que c'est ici que la NASA les aurait fait tourné, d'ailleurs il me semble que le film « La planète des singes » le fut !

Pour l'heure nous continuons à rouler relativement vite, une petite inquiétude naissant à propos du timing: en effet, le soleil est déjà bas sur l'horizon, et il nous reste une bonne distance à parcourir, même si nous n'allons pas jusqu'à Alstrom Point. En outre, pour nous, la route longeait les rives du lac, ainsi pensions-nous, nous aurions pu nous arrêter n'importe où pour contempler le sunset, au lieu de cela, au contraire, elle s'éloigne du lac vers on ne sait où, et la trajectoire indiquée par TomTom n'est pas là pour nous rassurer .A l'embranchement de Warm Creek Bay, nous décidons de prendre à droite, vers le lac justement, en suivant un wash qui se rétrécit au fur et à mesure. Redoutant plus que tout de rester bloqués ou enlisés, je décide de continuer à pied, voir si la suite est praticable ou non. Déception, le lac me paraît loin, et rien ne garantit un beau sunset, car le wash est de plus en plus encaissé, et il est sans doute trop tard, le soleil est à présent trop bas sur l'horizon. Je retourne à la voiture, et c'est dépités, que nous décidons de faire demi-tour, inutile de s'acharner, nous sommes partis trop tard de Page. C'est presque dans l'obscurité que nous atteignons Big Water, puis c'est le retour à l'hôtel. Assis sur notre terrasse, en regardant la carte, nous nous apercevons qu'il fallait continuer bien plus loin, puis tourner à droite, mais de toutes façons, nous étions trop juste en temps, tant pis, c'est raté pour le sunset! Déçus et fatigués, nous allons nous coucher, car demain matin nous devons nous lever tôt...

Dimanche 24 juin 2012 :

La sonnerie Marimba de l'iPhone se déclenche: quoi, déjà ?...il est 5h...euh, heure de l'Arizona ou heure de l'Utah? Malgré nos esprits embrumés de sommeil nous savons que c'est l'heure de l'Arizona tout en maudissant les responsables de la fixation de la frontière entre les deux états: une dizaine de miles vers le nord ou vers le sud, et hop, le problème était résolu, tout le monde serait à la même heure. Pourquoi se poser ces questions? Eh bien parce que ce matin nous devons nous rendre à Kanab en Utah, à 1h15 de route de Page, nous perdons donc une heure, tout cela pour y arriver avant 9h heure de l'Utah, il nous faut partir à 7h, heure de l'Arizona, vous suivez ?!

Et pourquoi se lever si tôt un dimanche en vacances? Les habitués de ce forum ont déjà la réponse: nous voulons participer au tirage au sort d'attribution des visites à Coyote Buttes North, dont le joyau s'appelle The Wave! Il n'y a que 10 permis pour 10 personnes attribués chaque jour pour une visite le lendemain, nous avons choisi le dimanche pensant augmenter nos chances, ce jour étant une charnière entre les gens qui partent et ceux qui arrivent. Précisons que nous avons déjà eu la chance de gagner l'an dernier, mais devant la beauté de l'endroit, nous n'avons pas pu nous empêcher de retenter la loterie. Après un excellent petit-déjeuner dans la salle de l'hôtel dont la vue sur le barrage est superbe, nous voilà partis sur l'US 89 North. Nous laissons, 40 mn plus tard, sur notre gauche la Paria Station, c'est là où jusqu'en 2011 se tenait la fameuse loterie, dommage, car cela nous faisait quand même plus près! A moins que ce ne soit une volonté d'éloigner le lieu du tirage du lieu de la rando afin de réduire le nombre de prétendants? Ou bien une volonté de décharger la petite station de Rangers de la lourdeur d'organisation d'un tel tirage tous les jours de l'année, empêchant les employés de faire le reste de leur travail? Toujours est-il que ça ne nous arrange pas, nous, et je pense une grande partie des aspirants à cette rando !

Quelques minutes plus tard, nous passons devant l'embranchement de la House Rock Valley Road, où nous reviendrons tout-à-l'heure, la vraie question étant: serons-nous ici demain matin ?

Enfin à 8h15, nous nous engageons sur le parking du Bureau of Land Management, juste à l'entrée de Kanab. Il y a déjà quelques voitures, mais nous savons d'expérience que les gens arriverons tout au long de la prochaine demi-heure. Nous pénétrons dans le bâtiment en saluant nos futurs concurrents ainsi que les Rangers présents, et nous nous mettons à étudier tous les documents mis à disposition sur les nombreux centres d'intérêt de la région. Nous repérons également la pièce dédiée au tirage, dont l'entrée est ornée de deux pendules aux heures de l'Arizona et de l'Utah. Alors que d'autres personnes arrivent, un Ranger nous indique que la salle de la loterie sera bientôt accessible. Chacun se surprend à compter le nombre de gens présents, puis d'évaluer ses chances par des calculs de probabilité aussi stressants qu'inutiles. Enfin nous pouvons prendre place à 8h50 dans la pièce, celle-ci est spécialement aménagée, avec plusieurs rangées de sièges qui font face à un grand tableau blanc au mur, au pied duquel sont alignées deux ou trois tables offrant aux participants un grand nombre d'écritoires chacun garni d'une feuille d'inscription ainsi que d'un crayon, donnant l'impression d'une très bonne organisation. Les messages d'avertissement à l'attention des fraudeurs éventuels écrits au marqueur rouge au tableau ne font que renforcer ce sentiment: il est en effet stipulé que chaque groupe déclaré ne peut être représenté que par une seule personne et qu'un groupe ne peut comporter plus de 6 membres, tout manquement à ces règles conduira à l'exclusion pure et simple du groupe fraudeur du tirage ou à l'annulation des permis délivrés. Je remplis la feuille A4 rapidement nous inscrivant, Liliane et moi, tous nos voisins faisant de même. A 9h précises le Ranger ferme la porte et indique d'une voix solennelle et forte que personne ne peut plus s'inscrire au tirage du jour. Nous jetons un coup d'oeil autour de nous: il y a bien 50 participants...pour seulement 10 places...c'est pas gagné! Malgré notre visite de l'an dernier, nous nous surprenons à être anxieux alors que le tirage va commencer...Le monsieur devant nous plaisante avec les deux Rangers, quand l'un d'entre eux indique sur un ton professoral : »At the end of the lottery, if you win, you stay, if not...well, you leave... », avec un grand sourire à la fin de la phrase, faisant immédiatement augmenter le stress dans la salle. S'ensuit l'attribution des numéros correspondants aux inscrits, dans l'ordre de dépôt des inscriptions aux billes numérotée d'un jeu de type bingo, nous héritons du numéro 6, espérons qu'il va nous porter chance. Il nous annonce officiellement d'une voix forte la correspondance des noms avec les numéros .Le remplissage de la machine est un grand moment, faisant retomber la tension pour quelques instants, dire que nos permis dépendent de cette vulgaire boule grillagée ! Très vite, le Ranger actionne la manivelle et fait s'agiter dans tous les sens les petites boules, tandis que beaucoup de gens filment ou photographient la scène. Quelques secondes plus tard il en sort la première, suivi par une cinquantaine de paires d'yeux, le couperet tombe : »number 3 ».Immédiatement, une explosion de joie saisit les 3 couples d'Allemands devant nous avec des cris, des tapes dans le dos, des embrassades .C'est alors que nous comprenons qu'ils ont pris le risque, gagnant cette fois, de constituer un groupe de 6 personnes, à cet instant, ce sont donc 6 permis sur 10 qui viennent d'être attribués, ouh !, ça va être chaud! D'ailleurs tout le monde a la même réaction « number 6 » et se rend compte que...hein?! Il a dit « number 6 »!C'est pas vrai! Mais oui, il cherche le groupe number 6 du regard...C'est nous, c'est nous, nous faisons un signe, il note la validation sur sa feuille. Incroyable! Nous avons gagné pour la deuxième année consécutive, nous avons du mal à y croire...Nous n'avions même pas vu qu'il avait recommencé à faire tourner la boule de bingo ! Notre joie n'a d'égale que la déception de beaucoup de participants, qui à cet instant se raccrochent à l'espoir des deux derniers permis, ce qui signifie que les groupes de plus de deux personnes vont devoir soit se séparer, soit abandonner. »Number 11 », ça y est, un grand sourire, mais sans plus, éclaire le visage de deux jeunes touristes asiatiques au fond de la salle, ils ont la victoire discrète, tandis que le monsieur devant nous n' a plus du tout envie de rire et quitte la pièce presqu'en courant, l'air furieux, suivi lentement par les autres, tous déçus forcément. Certains retenteront leur chance le lendemain, d'autres non, c'est le jeu...C'est ainsi que nous nous retrouvons entre gagnants pour écouter les conseils des Rangers et les conditions météo du lendemain, recevoir l'itinéraire très bien réalisé sur papier, et, bien sûr, régler les 14$ de permis. La tension est complètement retombée et c'est avec une joie non dissimulée que nous écoutons distraitement les Rangers, pensant surtout aux merveilles qui nous attendent le lendemain.

Nous quittons maintenant Kanab pour retourner en direction de Page, nous avons prévu une rando justement dans le secteur de The Wave: Edmaïer's Secret.40 minutes plus tard nous tournons sur la House Rock Valley Road, puis continuons pendant plusieurs miles jusqu'au parking de Buckskin Gulch que nous atteignons sans encombre, la piste étant très roulante, nous avions d'ailleurs pris soin de bien vérifier son état, indiqué clairement sur un tableau au BLM de Kanab.

A 9h45, nous glissons les 12$ de permis dans l'urne placée à cet effet, et nous descendons dans le wash, la rando commence, il fait 80°F(27°C), ça va! Nous sommes dans le wilderness et, une fois sorti de ce lit de rivière à sec facile à suivre, le chemin n'est pas du tout balisé, c'est pourquoi nous jettons souvent un coup d'oeil au GPS intégré à l'iPhone, dans lequel j'avais entré les points principaux.

Nous longeons une clôture lorsque je m'aperçois que nous sommes allés trop loin, il nous faut maintenant revenir par la gauche, par une marche pénible dans ce que j'appelle « la mer de sable ».



Enfin, nous arrivons aux chenilles, l'entrée non officielle d'Edmaïer's Secret. Nous commençons à parcourir cette immense zone de brainrock très spectaculaire et insolite, à la recherche des fameuses dentelles de roches que nous trouvons facilement.



Devant leur extrême fragilité, nous nous demandons comment ont-elles pu se constituer et surtout se conserver.







Nous sommes très vigilants et regardons à deux fois avant de poser les pieds n'importe où et de briser ces petits chef-d'oeuvres naturels.



Plus loin en levant le regard, on aperçoit le massif de The Wave. Nous avisons un surplomb rocheux qui va nous servir d'aire de pique-nique, car encore une fois, il fait chaud, très chaud...Continuant l'exploration, nous découvrons une multitude de formes rocheuses à photographier sous tous les angles.







Tout au long de cette rando, nous n'apercevrons absolument personne, nous arpenterons ce lieu en totale liberté, rien n'est délimité ni imposé, c'est ça le wilderness. Après deux bonnes heures à profiter du site, nous prenons le chemin du retour et, ne voulant pas refaire le même chemin, nous nous éloignons un peu, la trace GPS commençant à dévier sérieusement, nous sommes obligés de couper en grimpant une colline sableuse et abrupte, de redescendre l'autre versant escarpé à souhait, pour finalement nous retrouver...devant la clôture barbelée à bétail! Heureusement en la longeant un peu, nous tombons sur un affaissement du grillage qui nous permet de passer au travers pour rejoindre le gulch de départ. Nous arrivons à 15h15 à la voiture assez fatigués, nous décidons alors de couper court à notre programme et de rentrer tranquillement à Page.

Disons-le tout de suite: nous aimons beaucoup la ville de Page, et nous nous y sentons un peu comme chez nous. Ce n'est pas que la ville est belle, non, car elle ne l'est pas, elle n'a pas beaucoup de charme non plus, pas plus qu'elle ne possède une histoire, encore moins une architecture remarquable. C'est sa situation, sans doute qui y fait: perchée au bord d'un plateau rocheux, elle domine le lac Powell et le barrage, offrant au visiteur même de passage un superbe spectacle au lever ou au coucher du soleil. En prenant un peu de recul, on s'aperçoit aussi qu'elle est la seule agglomération à des dizaines de miles à la ronde, une oasis au milieu du désert d'Arizona, c'est déjà plus valorisant. Et lorsque l'on réfléchit aux merveilles qui nous attendent tout autour, alors là...Pensez donc: Coyote Buttes North and South, la Paria River, la Cottonwood Road, le très vaste Grand Staircase, Antelope Canyon, pour ne citer que les plus emblématiques. On voit à ce moment cette petite ville mal aimée sous un autre angle que sa capacité hôtelière, les plages peu avenantes de la marina, l'étape obligée des tour opérateurs dans leur course effrénée, et on en vient à lui pardonner d'être quelconque, voire à admirer la ruse qu'elle utilise pour cacher sous sa banalité l'extraordinaire profusion de sites naturels tous plus beaux les uns que les autres situés à proximité, et qu'on ne peut évidemment pas découvrir en une après midi. Preuve que le stratagème fonctionne car on entend souvent dire : »Page?Ouais, bof!bof !, en trois heures on a fait le tour, baignade comprise dans le LacPowell et une heure à Upper Antelope, c'est largement suffisant, y'a rien d'autre à faire, vivement Bryce ou Monument Valley ! »

En tout cas nous, nous profitons de la soirée, assis sur notre terrasse, une bière bien fraîche devant nous, à contempler le soleil descendant sur la roche rouge, jouant avec toute la palette des couleurs chaudes, la surface azurée et calme du lac Powell apportant l'équilibre nécessaire au tableau. C'est seulement lorsque la nuit sera complètement tombée, quand les lumières du barrage seront allumées, que les joueurs de golf du Marriott seront rentrés que nous nous décideront à aller nous coucher, savourant le bonheur simple de cette jolie soirée, et, par la même occasion, la journée du lendemain...

Lundi 25 juin 2012 :

Levés avant que le réveil ne sonne à 7h00, nous allons enfin pouvoir profiter du petit-déjeuner gargantuesque du Quality inn! En effet, on peut y déguster des pancakes maison, des œufs brouillés, des pommes de terre sautées avec la fameuse sauce gravy, mais aussi des yaourts, plusieurs sortes de pain, des fruits, des pâtisseries, et tout cela est compris dans le prix de la chambre! Bref, de quoi bien démarrer la journée, ça tombe bien on a une randonnée exceptionnelle qui nous attend et en plus le ciel est tout bleu, ça promet de belles photos à The Wave !

Nous quittons l'hôtel sans nous presser à 8h30, car de toutes façons la meilleure lumière pour apprécier l'endroit arrive entre 11h et 13h. Ainsi, après avoir parcouru sans problème l'US 89 et une partie de la House Rock Valley Road, une fois garés sur le parking de Wire Pass, nous glissons un feuillet de notre permis derrière le pare brise de notre Santa Fe, puis j'accroche l'autre partie à mon sac à dos et nous voilà partis, pas tôt, à 9h45, alors qu'il fait un agréable 86°F(30°C). Nous connaissons déjà le parcours, alors cette fois-ci nous sommes bien décidés à en profiter en essayant de garder le nez en l'air sans trop faire attention à l'itinéraire. Il est vrai que la marche d'approche est aussi très belle, avec une multitude de formations rocheuses très photogéniques pour qui sait regarder autour de lui.





A mi-parcours environ, tandis que nous progressons facilement sur du slickrock, nous croisons...le groupe de 6 Allemands qui étaient assis devant nous au tirage, déjà sur le chemin du retour, il est 10h30 à peine !! Bon, c'est comme ils veulent, c'est vrai que c'est fantastique d'effectuer la marche d'approche et de découvrir le site tôt le matin, ça permet aussi d'éviter le cagnard, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tant de gens repartent si vite alors que la vague se trouve dans l'ombre et que la meilleure lumière arrive entre 11h et 13h?!Mystère...

Quoiqu'il en soit, nous sommes nous, très contents d'y être à cette heure « tardive » de la matinée, et de façon égoïste, nous pensons en nous-mêmes que nous allons croiser 6 personnes de moins sur le site à la bonne heure, c'est mieux pour les photos !

Le chemin touche maintenant à sa fin, nous sommes au pied du « mur », la fameuse montée sableuse et très raide que la nature a placé sur le chemin des randonneurs conquérants, dans un ultime effort de protection d'un de ses joyaux. Peine perdue, la promesse de la récompense est trop forte et décuple notre motivation, cependant, cette année nous avons choisi d'affronter la pente différemment: au lieu de l'attaquer courageusement de front à coup de un pas en avant deux pas en arrière dans le sable, nous préférons obliquer à gauche, où le chemin bien que fortement incliné est constitué de slickrock, c'est ainsi que nous atteignons le sommet avec un minimum d'efforts !

Encore quelques mètres à parcourir dans le sable et là...les mots me manquent toujours, ma pauvreté de vocabulaire s'impose à mon esprit alors qu'une émotion intense s'empare de nous à la vue de ces incroyables draperies de roches rouges nuancées, nous laissant redécouvrir toute la palette des couleurs chaudes développées par la conjugaison des forces naturelles et du hasard.(qui a dit que le hasard mène au chaos? ce site est la démonstration éclatante du contraire!).









Ici les superlatifs apparaissent bien pâles pour décrire ce lieu extraordinaire, c'est pourquoi je laisserai parler les photos, bien connues maintenant, et je conseille à tout le monde de tenter sa chance pour y venir car c'est plus qu'un must dans le Southwest...

Une fois entrés dans la vague, nous y flânons avec délectation, explorons le moindre recoin, multipliant les angles de prise de vue, car nous, nous y sommes à la bonne heure et le ciel a eu la bonne idée de revêtir sa plus belle parure azur, contrastant à la perfection avec la couleur de la roche. Apercevant deux autres randonneurs, nous demandons à l'un d'entre eux de nous photographier, ce qu'il accepte avec plaisir. Discutant avec lui, il nous apprend qu'il s'appelle Kimi qu'il est Japonais, et qu'avec un ami étudiant comme lui ils ont entamé un road trip de plusieurs mois sur le continent américain qui va les mener jusqu'au Pérou pour finir par l'Alaska, faisant naître en nous une admiration mêlée d'une forte envie à la pensée de réaliser un projet similaire! L'échange est vraiment très sympa, c'est exactement le genre de rencontres que nous apprécions en voyage et qui nous enrichit mutuellement. Nous quittons Kimi non sans lui avoir indiqué où se trouve second wave, dont il n'avait jamais entendu parler. A présent il est temps pour nous de prendre un encas, nous avisons la seule zone d'ombre du site, juste à l'aplomb de la crevasse dans le massif de Top Rock, nous profitons pour nous asseoir et déguster notre salade restée fraîche à l'abri du sac isotherme.

Cette année nous nous étions aussi promis de développer notre exploration des alentours de la vague, et c'est ce que nous entamons en ce début d'après-midi en nous rendant plus loin, vers second wave. Evidemment, celle-ci n'est pas aussi spectaculaire que la première mais elle reste quand même très photogénique.







Pour la suite, nous nous apercevons à notre grande déception, de l'importance de la préparation dans le détail d'une randonnée: je voulais absolument monter à Top Rock, et, par manque de temps, je n'ai pas pu lire les conseils éclairés de Philippe Schuller pour y accéder. C'est donc en visant Melody Arch que nous nous posons la question du comment y aller (et surtout en redescendre!) à travers le slickrock, sans malheureusement trouver la réponse, sauf à risquer une ascension directe qui me paraît aussi hasardeuse que dangereuse pour un résultat aléatoire...Le fait d'être loin des secours en cas de mauvaise chute (ici, dans le wilderness, une simple entorse peut vite faire évoluer la situation vers la catastrophe en raison de la nature du terrain et de la forte chaleur estivale), me fait revenir à la raison et renoncer à Top Rock...tant pis! La déception est d'autant plus forte que nous ne sommes pas sûr d'y revenir, au vu du véritable barrage qu'est le tirage au sort préalable, nous avons eu deux fois de la chance, pas sûr d'avoir une troisième...

Nous continuons malgré tout en lorgnant vers le bas du massif, vers Sand Cove et Fatali's Boneyard, mais là, le parcours nous paraît labyrinthique et nous préférons ne pas nous y aventurer.

En guise de consolation, nous trouvons des formations rocheuses étonnantes, très belles, et c'est avec un grand plaisir que nous retournons encore une fois, arpenter LA Vague.







A présent il est temps pour nous de prendre le chemin du retour, non sans nous retourner une dernière fois vers ce trésor naturel, une pointe de mélancolie à l'esprit car nous ignorons si nous aurons à nouveau l'occasion d'y revenir: ce n'est pas tant la question du tirage au sort, quoiqu’il soit de plus en plus difficile de par le nombre de participants, mais mon intime conviction me dit que, cela n'engage que moi, au vu de l'érosion de la roche par les chaussures des randonneurs, ce fabuleux endroit deviendra probablement interdit d'accès purement et simplement d'ici à quelques années comme dans un autre registre et pour d'autres raisons la grotte de Lascaux en Dordogne...

Au pied de la dernière colline de brainrock, alors que nous progressons peu aisément à cause de la pente, nous apercevons en contrebas deux marcheurs se dirigeant vers The Wave laissant une certaine distance entre eux. Nous nous apprêtons à les saluer d'un geste de la main lorsque, curieusement, ceux-ci se mettent à descendre plus vite tout en nous regardant, s'éloignant clairement de nous pour continuer leur route bien à l'écart du chemin habituel. En les observant plus attentivement nous comprenons rapidement la raison de leur étrange attitude: nulle part sur leur sac à dos ne figure le permis que nous devons attacher de façon visible et qui nous autorise à randonner ici, ces deux personnes sont donc en infraction et n'ont aucune envie de croiser des Rangers ou bien de faire signaler leur présence par d'autres personnes rencontrées, comme nous par exemple, c'est aussi pour cela sans doute qu'ils sont partis l'après-midi. Bien que nous désapprouvons cette façon de faire, nous n'avons aucune intention d'en parler à quiconque, nous ne sommes pas là pour ça, chacun est libre, prend ses responsabilités et fait selon sa conscience...

Nous arrivons au parking de Wire Pass après une dernière partie de parcours un peu pénible dans le wash sablonneux, assaillis de partout par des bugs voraces dont l'appétit est sans doute renforcé par la chaleur suffocante, il fait en effet 101°F(38°C).Nous arrivons au Quality Inn à 17h40 où nous attend une bonne douche bienfaisante. En plus aujourd'hui c'est l'anniversaire de Liliane, nous avons donc décidé d'aller le fêter au Fiesta Mexicana, un restaurant mexicain à 3 minutes à pied. C'est ainsi qu'à 18h30 (hé oui, les Américains dînent très tôt!), nous nous présentons à l'entrée de la salle où l'on nous fait asseoir en attendant qu'une table se libère. Nous savons que ce restaurant est un peu victime de son succès, prisé des locaux et des touristes. Enfin nous sommes placés et nous pouvons commander, tandis qu'on nous apporte deux Corona bien fraîches accompagnées des traditionnelles chips et leur sauce épicée. La décoration est sympa, mais sans originalité, nous avons tout le temps de l'observer car le service est très long. A la table voisine, le jeune couple assis en est à son troisième bol de sauce épicée lorsqu'enfin on leur apporte leur plat. Une minute plus tard c'est à nous: nous avons attendu, certes, mais pas pour rien: les deux assiettes garnies sont d'une taille monstrueuse, bien présentées, elles mettent en valeur une quantité astronomique de nourriture, excellente d'ailleurs. Le serveur nous lance un « bonne appétite », en Français, bien qu'à aucun moment nous ne lui avions indiqué notre nationalité. Nous avions sérieusement faim, mais nous avons beaucoup de mal à finir nos plats et nous ne voulons pas demander de doggy bag. Pour la forme, car j'adore ça, je prends un dessert que je regrette presque car je n'en peux vraiment plus.

De retour à l'hôtel nous ne tardons pas à nous coucher, sans profiter de notre terrasse, dommage, mais demain, une fois de plus, il faut se lever tôt !

Mardi 26 juin 2012 :

4h30, c'est l'heure à laquelle l'iPhone, dévoué réveil, sonne la charge, c'est l'heure de se lever! Faut être fou pour se lever à des heures pareilles en vacances! Oui mais quand on connaît le programme de la journée, on se dit que ça le vaut bien: en effet, aujourd'hui la journée est consacrée à randonner dans Coyote Buttes South, qui plus est, guidés par un passionné de l'endroit: Steve Dodson. Nous avons rendez-vous avec lui à 6h30, heure d'Arizona, alors il ne faut pas traîner. Nous déjeunons sur notre terrasse de tartines garnies de Philadelphia achetés la veille au Wal-Mart avec un gobelet de café rempli à la machine de l'hôtel disponible 24h sur 24. D'ailleurs j'étais tout seul dans les couloirs pour aller les chercher, à cette heure-ci, il n'y a pas grand monde de réveillé, pas même le réceptionniste. Il fait très doux, et le soleil se lève sur le lac Powell faisant tout rougeoyer autour, nous avons l'impression d'être les seuls témoins de l'aube naissante, car tout autour nous n'entendons aucun bruit.

Vite, les tartines avalées il est temps de prendre la route, toujours la 89 vers le nord, c'est à Paria Outpost, le restaurant des Dodson où nous avons rendez-vous, à 40 minutes de Page, tout à côté de la petite Paria Ranger Station, là où se tenait jusqu'en 2011 le tirage au sort pour The Wave. Alors que nous tournons à gauche sur le parking, nous apercevons Steve occupé à nettoyer consciencieusement les vitres de son GMC Suburban. Les présentations faites, il nous indique que nous partirons sitôt les formalités de permis bouclées avec Susan son épouse. Elle nous attend dans le restaurant, désert, nous accueille chaleureusement, et nous explique, carte à l'appui, la géologie du lieu que nous allons explorer aujourd'hui, tout en vérifiant nos permis. Enfin elle nous donne notre pique-nique préparé par ses soins et nous souhaite une très bonne journée toujours avec un immense sourire.

Voilà, nous embarquons à présent dans le 4X4, celui-ci bondit sur la 89, nous voilà partis pour une journée mémorable...Quelques minutes plus tard, Steve calme les ardeurs de son V8 sur la House Rock Valley Road, très roulante mais limitée légalement à 30 mph. Dans la voiture l'ambiance est très sympa, nous écoutons activement notre guide nous parler de la région et des sites que nous allons visiter. Nous sommes partis depuis une bonne demi-heure et nous venons juste de laisser sur notre droite le primitive campground de Wire Pass quand soudain juste devant nous sur la piste apparaissent un jeune homme et une jeune femme faisant de grands signes avec leurs bras pour arrêter notre voiture. Steve stoppe à leur hauteur, ils se précipitent vers nous en demandant de l'eau, l'air exténués presqu'en état de choc. Nous leur donnons des bouteilles qu'ils engloutissent en quelques secondes avant de nous faire part de leur mésaventure. L'eau les requinque de suite et ils nous racontent alors qu'hier en fin d'après-midi ils se sont ensablés avec leur véhicule quelque part sur la piste sableuse de White Pocket, puis ils ont tenté cinq heures durant de dégager leur voiture avec les moyens du bord, c'est-à-dire leurs mains et deux, trois morceaux de bois trouvés alentour, enfin, devant le peu de succès de leurs tentatives, ils se sont décidés à faire le chemin à pied en sens inverse, à la nuit tombée, avec le peu d'eau qu'ils avaient et pour seule nourriture une boîte de fruits secs Planter's (nous avons la même dans la voiture). Inutile de préciser qu'ils ont essayé de composer le 911 sur leur portable, mais qu'il ne captait aucun réseau. Intérieurement je me dis que c'est un peu la folie ce qu'ils ont fait, quand on voit où se trouve White Pocket, ils ont marché toute la nuit presque sans eau, mais quoi faire d'autre? Ils n'étaient même pas sûrs de compter voir un véhicule passer aujourd'hui...

Ils nous demandent alors de les amener à la station-service la plus proche afin de trouver une dépanneuse. Problème:il faut aller jusqu'à Kanab ou Big Water de l'autre côté, ça représente au bas mot 1h30 de route. Steve les fait monter et leur indique, après s'être enquis de leur état physique, qu'on peut les remonter jusqu'à l'embranchement avec la 89 de là où ils pourront trouver une voiture ou bien composer le 911.Nous faisons alors demi-tour, et Steve donne le ton: il écrase la pédale d'accélérateur, le puissant V8 rugit et dans un patinage de pneus nous fait presque décoller alors que nous atteignons la vitesse de 60 mph, soit deux fois la vitesse autorisée, juste avant le premier virage devant lequel il pile pour remettre la gomme au point de corde, et c'est reparti, on se croirait sur un rallye, à ceci près que je n'ai rien d'un Daniel Elena, et assis à la place passager, je me contente de faire confiance au conducteur, sa maîtrise du véhicule me faisant penser que j'ai raison. La suite c'est une succession de virages passés à la limite de l'adhérence des pneus, des accélérations décoiffantes sur les parties roulantes, des pointes à 70 mph, des nuages de poussière jetés sur les deux ou trois voitures croisées, le tout secoués comme dans un shaker, pour enfin arriver seulement 15 minutes plus tard à la sortie de la piste où nous déposerons nos deux infortunés après leur avoir donné encore de l'eau et nous être assurés qu'ils vont aussi bien que possible. En retournant sur la House Rock Valley Road, je vois dans mon rétroviseur qu'ils sont déjà montés à bord d'une voiture qui les déposera à la prochaine station-service. Je le signale à Steve qui paraît rassuré mais qui me répond que cette histoire va leur coûter cher: faire venir une dépanneuse là où est bloquée leur voiture, loin sur une piste de sable profond, va leur revenir à plusieurs milliers de dollars, en effet, ça fait cher les vacances. Cette petite péripétie renforce en nous l'idée de louer les services d'un outfitter plutôt que de chercher à venir sur ces pistes difficiles avec nos belles voitures de location qui n'ont de 4X4 que le nom. Nous continuons sur la HRVR et bifurquons ensuite vers le chemin qui va nous mener à notre premier arrêt de la journée: Cottonwood Cove. En sortant de la voiture, Steve nous donne à chacun...des ombrelles!!Nous sourions, et devant son insistance, nous les prenons, il nous explique très sérieusement que nous en aurons bien besoin! On verra !

Nous commençons à marcher tous les deux derrière lui en file indienne sur un chemin sableux. A force d'être griffés aux mollets par les plantes sur les côtés, nous comprenons pourquoi Steve porte un jean alors que la chaleur se fait déjà bien sentir. Au bout d'un quart d'heure nous sommes arrivés à Cottonwood Cove, que nous commençons tout de suite à arpenter. Ici aussi la nature s'est donné du mal pour nous faire contempler ces trésors minéraux. Encore une fois, je renonce à les décrire et je laisse parler les photos.





















Tout au long du chemin Steve nous fait découvrir des formations rocheuses remarquables, dont Third Wave, ainsi qu'une authentique pointe de flèche qu'il cache soigneusement, jusqu'à même des empreintes de dinosaure. Nous sommes ravis, nous allons à notre rythme, Steve sait se faire discret , il ne nous impose rien, il nous répète sans arrêt de prendre notre temps pour faire toutes les photos que l'on veut...Le soleil est toujours avec nous et le ciel a gardé sa belle couleur bleue, tout va bien...

Au retour, Steve nous sort deux chaises pliantes de pique-nique, nous nous installons sous un arbre pour déjeuner, alors qu'il discute avec un jeune outfitter de Kanab qui vient d'arriver avec ses clients.

Nous reprenons ensuite la piste pour nous rendre à White Pocket, et Steve nous révèle qu'il n'a jamais vu une telle profondeur de sable sur cette voie, dûe à l'absence de pluie depuis de longues semaines, et rendant délicat et dangereux un passage par des gens inexpérimentés. C'est alors qu'il nous explique comment conduire dans le sable :le secret c'est de ne JAMAIS s'arrêter (if you stop, you get stuck!), de bien accélérer et enfin de donner de brefs mais énergiques coups de volant alternativement à gauche et à droite, comme pour zigzaguer et ça passe! Et si ça ne passe pas, ben il faut sortir la pelle (si on en a une!) et utiliser le bois qu'on peut trouver sur le bas-côté !Tout le long de la route d'ailleurs, nous verrons des traces de désensablement, jusqu'à celui que nous attendions, la dépanneuse a dû venir chercher la voiture de nos deux malchanceux du matin, il y a des traces de manœuvre partout dont celles d'un gros véhicule.

Il faut à peine 5 minutes de marche une fois garés sur le parking, pour atteindre le site de White Pocket. Comme son nom l'indique c'est un massif de roche très blanche, parsemée ça et là d'étendues plus ou moins vaste de roche rouge. Encore un travail extraordinaire de la nature, nous ne sommes qu'à quelques miles de Cottonwood Cove, pourtant ici le paysage est très différent.







Après une heure passée à arpenter le site dans tous les sens (nous avons fini par utiliser les ombrelles de Steve tant le soleil tape fort, sans un coin d'ombre!), nous repartons par une piste différente. A bord de son 4X4 Steve conduit très cool et nous raconte sa jeunesse au Texas, puis son installation dans l'Utah, passionné de randonnée notamment dans le Grand Staircase, son métier d'outfitter, et même ses opinions politiques car il nous révèle pour qui il va voter en Novembre prochain! Nous passons un très bon moment à échanger avec lui, il est très sympa et très intéressant. Il nous donne également une foule de conseils sur les randos que nous avions prévu de faire et d'autres encore, enfin il nous recommande de parcourir la piste de Old Paria au sunset, les couleurs de la roche sont magnifiques, même si le décor de cinéma qui en constituait l'attraction a été incendié en 2006.

Et c'est ainsi que nous roulons déjà sur la 89 et quelques minutes plus tard, il nous dépose à notre véhicule à Paria Outpost. Nous avons passé une superbe journée en sa compagnie, nous tenons à le remercier chaleureusement.

Après avoir pris congé, nous tenons à visiter, à quelques minutes de là, Catstairs Canyon, petit canyon au bord de la route, où sont inscrits quelques pétroglyphes sur ses parois, ainsi qu'un empilement de vieilles voitures pratiquement sous la route, étonnant !



Enfin vient le moment de rentrer à Page, il est 17h30, et une heure plus tard, nous nous rendons à pied au Taco Bell (ça faisait longtemps!), où nous engloutissons un XXL Burrito accompagné d'un grand gobelet de coca bien frais, en profitant du free-refill offert. Oui, c'est sûr, ce n'est pas de la nourriture fine ni light, mais ça fait partie du trip, et qu'est ce que ça fait du bien après une journée comme celle-là!! Au retour à l'hôtel il fait encore 103°F(39,5°C), alors nous nous installons tranquillement sur notre terrasse, la boîte de cacahuètes à portée de main, tout en nous remémorant les lieux visités aujourd'hui, le bonheur je vous dis !

Mercredi 27 juin 2012 :

C'est aujourd'hui que nous quittons Page, et même si nous allons encore découvrir de belles choses, nous avons du mal à rassembler nos affaires pour aller au check-out, nous nous sentions tellement bien ici. Nous décollons à 10h seulement, dû à un problème de tarif de chambre à régler au lobby, ainsi que quelques courses au Wal-Mart et le plein d'essence. Nous prenons toujours la même route, la 89 North, mais cette fois, après environ 30 minutes de trajet, nous tournons à droite dans la Cottonwood Canyon Road dont nous avions pris soin de regarder à Kanab dimanche son état qui était indiqué praticable pour un véhicule tel que le nôtre. Les premiers miles sont plutôt quelconques, les alentours sont tout gris mais ça roule très bien, et une demi-heure plus tard nous rangeons notre voiture sur le côté, au départ de la rando vers Yellow Rock. Nous devons d'abord traverser un bosquet assez dense de Cottonwood, sans vraiment de repère, ni de sentier balisé, puis c'est le large lit de la rivière, heureusement à sec, pour nous retrouver enfin au pied de la fameuse pente à 100% qu'il faut gravir. Vu d'en bas, on se demande vraiment si c'est raisonnable d'essayer, d'autant que le sentier, qui paraît presque vertical, est constitué de loose rock, en gros, des éboulis instables! Qu'à cela ne tienne on est là pour ça alors on y va, et on a raison, car les apparences sont trompeuses et la progression en lacets est relativement facile, nous prenons rapidement de la hauteur. Arrivés à une sorte de col nous soufflons, un peu désappointés, car nous nous croyions au sommet, mais non, il faut encore monter un peu, mais la pente se fait maintenant moins rude. Voilà nous avons repéré les « plaques de stégosaures » (merci encore OuestUSA.fr!), qu'il nous faudra prendre en repère pour la descente, et levant les yeux vers l'horizon, Yellow Rock s'impose à nous là, tout près. Extraordinaire: alors que notre environnement faisait dans les teintes grises tout au long de la montée, voici maintenant qu'apparaît devant nous cette immense masse d'un jaune franc nuancée quand même par quelques couleurs tirant sur le blanc ou le rose! Il nous faut un petit quart d'heure pour en rejoindre les bords, et encore un autre quart d'heure pour en atteindre le sommet, ralentis par un vent très fort qui nous oblige à nous courber et à bien serrer tout ce que nous avons en main. Tout là-haut, la vue à 360° nous permet d'observer loin vers le sud les massifs des Coyote Buttes, et à l'opposé, Castle Rock, un vrai château-fort naturel. Mais l'intérêt du lieu se révèle vraiment lorsqu'on le parcourt dans tous les sens à la recherche de toutes les variations de couleurs qu'offre cet endroit insolite: ici une zébrure de mauve dans une étendue jaune, là des stries oranges parallèles, etc...C'est un vrai jeu, et ça nous plaît énormément!









Dommage que nous ne puissions pas y rester jusqu'au sunset, car une heure plus tard, nous devons entamer la descente, que nous achevons sans aucun problème, malgré nos craintes de chute dans la pente. Nous repartons vers le nord, nous arrêtant au passage à Candyland, là où le paysage se transforme et fait place à la roche rouge, puis nous nous dirigeons vers Grosvenor Arch, où un parcours est aménagé pour se rendre juste au pied de cette arche particulière, mais ce n'est pas la plus photogénique qu'il nous ait été donné de voir.





Nous savons que nous sommes presque à la fin de la piste et nous sommes en train d'estimer le temps qu'il...tiens, qu'est-ce qu'il y a devant nous en travers de la route?!De l'eau??!!Il y a un wash rempli d'eau qui traverse la piste une centaine de mètres plus loin!!ça, c'était pas prévu! En nous approchant, nous constatons effectivement, que l'eau nous barre la route et qu'il va falloir ou traverser, ou faire demi-tour et refaire tout le trajet en sens inverse plus un immense détour pour rejoindre Escalante. La piste forme une fourche sur quelques mètres à partir de cet endroit, nous allons voir et le passage paraît plus facile de ce côté. Bon, il faut tenter, ça devrait le faire! Guidé par Liliane à l'extérieur, j'engage les roues côté droit sur une petite butte de terre, j'enclenche le système AWD (plus pour me rassurer, d'ailleurs!), et j'y vais, la voiture se retrouve un instant sur trois roues du fait de la déclivité, les roues gauches entrent dans l'eau...et ça passe, facilement, ouf! L'eau était très peu profonde à cet endroit, heureusement, donc, nous voilà sur l'autre rive de ce petit wash, soulagés de ne pas avoir à faire demi-tour !

A peine remontés en voiture, notre enthousiasme se ternit d'un seul coup sur cette réflexion:s'il y a de l'eau ici qui vient de l'Est, sur la Cottonwood, alors qu'en est-il de la Hole in the Rock Road, à notre programme exclusif pour le lendemain!!Catastrophe, c'est toute notre journée qui risque de tomber...à l'eau! Et ça ne nous fait pas trop rire car la HITRR faisait partie de nos highlights avec les slots canyons de Spooky, Peekaboo, Dry Fork, Devil's Garden, Sunset Arch, Dance Hall Rock...Pire, géographiquement, c'est le point le plus au Nord-Est de notre trip, donc nous irions à Escalante pour rien! Vite, nous partons rapidement car nous voulons en avoir le cœur net, les quelques miles jusqu'à Cannonville sont un supplice et en plus lorsque nous y arrivons, le bureau des Rangers vient de fermer. Je cours vers le local et là je tombe juste sur l'employée qui repars, et qui m'accueille malgré tout avec le sourire et un « may I help you » très avenant.J e lui pose alors LA question qui nous torture depuis une demi-heure, désignant notre voiture : "Will our car be able to drive us safely on the HITRR regarding tomorrow's road conditions ? »Immédiatement son regard parle avant sa voix: j'y lis de l'empathie teintée d'une grande déception, sa réponse est tranchante, sans appel :»Oh, no, the HITRR is...miserable, very rough and with a lot of dash boards, I'm sorry » Bouh, le coup de massue! Je reste quelques instants à lui parler, puis je la remercie avant de revenir annoncer la mauvaise nouvelle à Liliane. Que faire maintenant? Après quelques instants de réflexion, nous décidons quand même de rouler vers Escalante, prendre notre chambre d'hôtel au Circle D et d'aviser une fois sur place. Le temps de faire le trajet, nous tournons et retournons la situation dans tous les sens: nous avions prévu deux nuits à Escalante pour visiter la HITRR, et vendredi nous devons être à Zion, c'est-à-dire à l'opposé! Pas question donc de pousser jusqu'à Capitol Reef voire plus loin. Une évidence s'impose alors à nous, nous allons annuler la seconde nuit au Circle D, après on verra. Nous faisons quand même une halte au Visitor Center d'Escalante, où un employé croisé sur le parking nous déconseille vivement de nous aventurer sur la piste surtout avec notre voiture de location, confirmant ainsi les dires de la dame de Cannonville: là il n'y a plus d'espoir !

A la réception de l'hôtel, le préposé accepte sans trop rechigner à nous annuler la seconde nuit sans frais, il va même jusqu'à se faire confirmer l'état de la HITRR auprès d'un outfitter local, troisième avis négatif. Commerçant accompli, il nous propose alors une excursion accompagnée par cet outfitter, que nous refusons poliment.

A peine installé dans la chambre, c'est le branle-bas de combat: nous étalons sur le lit toutes nos cartes, le netbook et l'iPhone connectés au Wifi de l'hôtel, nous recherchons frénétiquement une solution de secours, le fameux plan B! Une demi-heure plus tard, après beaucoup d'impasses et de « ça vaut pas le coup », nous avons trouvé quoi faire et le sourire revient même si le plan B n'est pas idéal: nous allons refaire la randonnée de Cathedral Wash (que j'avais adoré en 2010 et que Liliane avait eu le regret de ne pas finir)! C'est un peu fou quand même car ça fait redescendre vers le nord de l'Arizona, 200 miles et presque 5 heures de route au bas mot, mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux. Aussitôt dit aussitôt fait, nous réservons en ligne pour le lendemain soir une chambre au Victorian Inn à Kanab, ce qui nous rapproche en plus de Zion, allons tout s'arrange (ou presque) !

Très fatigués par la tension de la fin de journée, aussi sans doute et par le rythme de notre trip, nous avalons un dîner frugal dans la chambre, fait de sandwichs à la viande et au fromage, puis nous allons nous coucher sans même aller nous balader à l'extérieur.

Jeudi 28 juin 2012 :

Nous voilà debout à 5h heure de l'Arizona, avec la route qu'on a à parcourir, c'était nécessaire! A 6h15 nous déposons la clé dans la boîte prévue à cet effet, et c'est parti, nous roulons à présent en sens inverse de la veille, à la limite voire un peu au-dessus de la vitesse réglementaire, il fait très beau, c'est déjà ça !

La route n'est pas déplaisante, nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur, bien résolus à passer une excellente journée malgré la déception de la veille. A Kanab nous achetons notre pique-nique du midi dans le petit supermarché, nous traçons en direction de Fredonia, revoilà l'Arizona, la température monte sérieusement, enfin, après 4h30 de conduite, nous rangeons sagement notre Santa Fe au bord de la route sur le tout petit parking attenant au trailhead de Cathedral Wash, il fait 103°F(39°C), pas fâchés d'y être !



Il est 10h40, nous chargeons nos sacs à dos, traversons la route pour nous engager dans le wash, très contents et motivés, l'enthousiasme est revenu. La rando se passe à merveille, nous prenons beaucoup de plaisir à monter et descendre les parois pour trouver notre chemin (gardant à l'esprit la mésaventure de Jacqueline et ses enfants, faisant face à un flash flood l'an dernier), et 1h30 plus tard c'est le Colorado et sa fraîcheur bienvenue qui s'offre à nous. Ravis, nous commençons à assembler nos sandwichs les pieds dans l'eau, puis nous mangeons tranquillement tandis que deux immenses rafts passent devant nous dont les occupants nous saluent tous, nous leur rendons, bien sûr, la pareille !





Nous restons là, au bord de l'eau, seuls, nous n'avons pas trop envie de partir. Enfin, il le faut bien, et nous quittons la fraîcheur relative du fleuve pour remonter dans le wash. Le retour est bien plus difficile que l'aller, nous avons un peu de mal, heureusement qu'il y a l'ombre des parois du canyon pour nous faciliter la marche, c'est ainsi qu'à 14h30 nous rejoignons notre voiture, après avoir croisé seulement deux personnes, nous sommes en nage, normal, le thermomètre de notre SUV nous indique 111°F(44°C) après avoir roulé un peu !



Nous avions convenu de repasser par Page pour pouvoir emprunter plus loin la route de Old Paria, et, bien que ce soit la quatrième année où nous séjournions dans la ville, nous n'avons encore jamais rendu visite au Visitor Center du barrage! Aussitôt dit aussitôt fait, après un petit arrêt au Wal-Mart, nous nous rendons au Glen Canyon Dam Visitor Center, où nous prenons connaissance de l'histoire de la construction du barrage, exposition intéressante, au moins autant que la vue est impressionnante sur le barrage lui-même à travers une immense baie vitrée.

Le soleil commence à décliner au moment où nous démarrons sur la 89, une fois de plus. Il nous faut quand même presqu'une heure pour rejoindre l'embranchement de la piste de Old Paria. Nous avons prévu d'y faire un aller-retour, même si les décors de cinéma ne sont plus là. La piste est très roulante, et assez vite elle se met à grimper, c'est alors que le décor se révèle en une incroyable palette de couleurs mises en valeur par la lumière rasante du soleil.









Plus loin, nous sommes surpris de voir au bord de la piste, un petit cimetière de pionniers dont les stèles indiquent que ces gens vivaient ici à la fin du XIXème siècle, un écriteau leur rend d'ailleurs hommage, rappelant au passage l'extrême difficulté pour une communauté à s'installer dans une nature aride et hostile : »They had a hard life but they were harder people », respect...



La fin de la piste ne nous apporte pas grand-chose de plus, à présent c'est du sable sur lequel nous roulons, et nous n'insistons pas car ce n'est pas le moment de rester « stuck » dans un endroit si isolé, nous faisons demi-tour pour repasser devant les splendides collines, éclairées encore différemment maintenant.

Il ne nous reste plus qu'à tracer jusqu'à Kanab, car il ne faut pas oublier que nous allons y perdre 1h de par le décalage horaire existant entre les deux états voisins. C'est donc à 20h15 environ que nous nous présentons au check-in au Victorian Inn, poussiéreux au possible, sales à force de randonner dans la roche rouge, nous avons vraiment l'impression de faire tâche au milieu des boiseries impeccablement entretenues, foulant les tapis moelleux avec nos chaussures de randonnées. Nous sommes accueillis comme d'habitude avec le sourire et un sens du service qui laisse rêveur. Comme son nom l'indique, le Victorian est décoré dans l'esprit victorien, très élégamment dans ce style si particulier qui nous fait sourire et en même temps, forcer l'admiration des propriétaires qui présentent un hôtel extrêmement bien tenu et d'un rapport qualité-prix imbattable.



Devant une petite bière bien fraîche que nous avons eu beaucoup de mal à trouver (nous sommes chez les Mormons ne l'oublions pas!), nous avons disposé quelques fruits secs pour prendre l'apéro tranquillement dans la chambre en faisant le bilan de cette journée bien mal engagée hier soir, et qui, au final nous a enchantés, malgré les 200 miles de ce matin. Nous prenons plaisir à déguster ensuite nos bonnes salades du Wal-Mart, avant d'aller nous coucher, fourbus, car demain il y a encore du pain sur la planche avec une rando extraordinaire au programme.

Vendredi 29 juin 2012 :

Levés à 6h30, nous nous dirigeons rapidement vers la salle, somptueuse, où est servi le petit-déjeuner, très copieux: au menu, omelettes maison, pains, viennoiseries, toutes sortes de confitures, waffles, yaourts, ...excellent pour démarrer la journée. Nous osons à peine nous asseoir tant la table et les meubles alentours paraissent briqués, la moindre poussière chassée impitoyablement. Nous déjeunons tranquillement sous l'oeil bienfaiteur de la propriétaire de l'hôtel qui met un point d'honneur à remplir à nouveau rapidement chaque plat dans lesquels les clients se servent allègrement. Enfin à 8h, un rapide check out et nous sautons en voiture, direction Zion National Park. A quelques miles au nord de Kanab, nous ralentissons prudemment à l'approche du carrefour de Mount Carmel Junction, car hier, le shériff veillait dans sa voiture au bord de la route. Tiens, il est toujours là d'ailleurs... C'est bizarre sa voiture est toute poussiéreuse, il n'a quand même pas passé la nuit sur place...A moins que... Mais oui, c'est ça, au moment où nous passons devant lui, nous scrutons minutieusement l'intérieur de la voiture et nous remarquons alors assis derrière le volant...un mannequin!! Oui, un mannequin habillé de l'uniforme du shériff, avec le chapeau et tout et tout! C'est pour ça qu'il n'a même pas ouvert ses vitres, il n'a pas besoin, un mannequin se moque de la chaleur! Bien joué! ça nous fait bien rire pendant plusieurs miles !

Très vite nous atteignons le panneau puis un peu plus loin, la guérite des Rangers qui indiquent notre entrée dans le parc de Zion. La suite de la route est toujours aussi belle: celle-ci se colore d'abord en un joli bordeaux, comme pour faire honneur à la roche rouge du parc, démarre à Checkboard Mesa, tourne et vire, hésite, contourne un relief, plonge franchement dans des tunnels, enfin elle trouve son rythme et nous amène en lacets, au fil des miles, tout au fond du canyon, où, telle une rivière, elle s'assagit pour nous faire doucement entrer sur les grandes aires de stationnement autour du Visitor Center à l'entrée de Springdale. Nous nous garons alors sans difficulté, et, après avoir chargé les sacs à dos, vérifié la check-list, nous marchons d'un pas décidé vers l'arrêt de la navette, véhicule obligatoire pour se rendre dans Zion Canyon. La route suit la Virgin River, enfin, à l'arrêt indiqué « The Grotto », nous descendons. Oui, car c'est ici le départ de la plus fameuse rando de Zion, celle pour laquelle nous sommes ici cette année: Angel's Landing. D'ailleurs on l'aperçoit tout là-haut, cette « piste de l'ange », on aurait pu l'appeler aussi le nid d'aigle, la fin de cet étroit éperon rocheux aux parois verticales bordé des deux côtés par un abîme de 500 mètres. Allez c'est parti, nous réenfilons nos sacs à dos et nous traversons la rivière à grandes enjambées sur le petit pont de bois. Un panneau avertisseur nous arrête : »Your safety is your responsability ».S'ensuit un texte indiquant les risques de chute non négligeables de cette rando, rappelant que six personnes sont décédées ici depuis 2004. C'est aussi ce que nous apprécions dans ce pays:chacun est libre de ses choix, dans une certaine mesure, il ne faut pas être naïf, et doit les assumer jusqu'au bout en connaissance de cause.



Nous laissons derrière nous le panneau, c'est peu après que le chemin commence à grimper, avec toutefois, un très bon revêtement et une largeur confortable. Nous sommes partis à 9h45, c'est-à-dire pas vraiment tôt, c'est pourquoi nous croisons déjà pas mal de gens qui redescendent du sommet. Il fait déjà chaud et nous apprécions de voir le chemin coller à la paroi du canyon pour nous offrir un peu d'ombre. Nous avons un bon rythme, nous sommes seulement dépassés par un couple de sportifs qui marchent comme s'ils avaient un record à faire tomber! Une demi-heure plus tard le sentier redevient horizontal et s'engage dans une faille perpendiculaire à Zion Canyon: c'est Refrigerator Canyon, le bien-nommé. Il y fait frais, nous sommes complètement à l'ombre et la marche y est vraiment aisée, ce qui constitue un bon intermède avant d'attaquer les « switchbacks » qui nous attendent un peu plus loin. Les lacets arrivent sans prévenir, il faut y aller mais ils sont plus impressionnants que difficiles, c'est ainsi qu'un peu plus d'une heure plus tard nous atteignons Scout Outlook, un confortable point de vue sur le canyon et sur la fameuse crête qui mène au top d''Angel's Landing.





Il y a beaucoup de monde ici, la plupart font une pause avant ou après la dernière partie de la rando, certains descendent du West Rim Trail. Nous en sommes à admirer la vue, magnifique, sur le canyon lorsqu'un groupe d'ados fait halte à côté de nous. Immédiatement, deux jeunes s'en détachent et se mettent à poursuivre d'innocents chipmunks occupés à chercher des restes de pique-nique. N'en ayant sans doute pas assez, l'un deux brandit soudain une pierre et la jette vers le petit rongeur immobile au moment où nous crions : »Nooooooo !! ». Trop tard: le caillou le frappe de côté, il est couché et ne bouge plus. Nous protestons vigoureusement, attirant l'attention de tous les gens présents. Quelqu'un crie : »Why ? »Les sportifs qui nous ont dépassés plus bas ont aussi vu le geste, la dame se met à incendier copieusement le gamin qui ne sait plus quelle attitude adopter devant une réaction violente qu'il n'avait pas prévu. Un jeune homme s'en mêle si bien que nous sommes quatre à essayer de lui faire comprendre sans aucune diplomatie que son geste était celui d'un parfait abruti. Pendant ce temps le compagnon de la dame saisit le chipmunk et lui verse de l'eau sur le corps, celui-ci se met alors à bouger, il n'est peut-être que sonné, car une fois par terre, il se déplace lentement. L'ado a maintenant la mine déconfite et l'air complètement crétin de quelqu'un d'irresponsable, qui commence à prendre conscience de son geste idiot, tandis que son copain tente de donner le change en ricanant discrètement, veillant quand même à ne pas rester près de l'auteur du coup des fois que ça lui rapporte une volée de bois vert. Nous sommes furieux et notre colère ne s'apaise pas: je cherche un responsable parmi le groupe et je n'en trouve pas, je pensais en avertir le Ranger plus loin, j'espérais qu'il les ferait redescendre dans la vallée sans aller jusqu'au bout de la rando, ça leur ferait une bonne leçon. Peine perdue, le groupe est maintenant complètement dispersé et le Ranger très sollicité, dommage! Venir se ballader dans un endroit si beau, en pleine nature, et la première chose qu'il fait c'est de tenter de tuer un petit animal qui ne lui a fait aucun mal.Grrrr! Nous retrouvons notre calme, l'endroit est si propice à la contemplation, en nous disant qu'il a peut-être compris la leçon, du reste.



Il est maintenant temps pour moi d'entamer la dernière partie de la rando, la plus impressionnante sur la fameuse crête, Liliane ayant décidé de m'attendre ici à Scout Outlook. Allez, c'est parti, mes premiers pas se posent sur du slickrock et très vite je me retrouve à m'aider des chaînes placées sur le côté pour aider les marcheurs et leur offrir une certaine sécurité. Pour l'instant ça se passe bien, je veille à ne pas trop regarder l'abîme à ma droite. Au fur et à mesure de ma progression le sentier se fait plus abrupt, il faut grimper rocher après rocher, utiliser les chaînes, attraper les branches des rares arbres établis dans la roche sans oublier de laisser passer les gens qui redescendent, toujours avec le vide à proximité, qui guette le moindre faux pas. Un quart d'heure après le départ, toute appréhension m'a quitté, je prends énormément de plaisir à progresser sur la sente étroite, le parcours n'est pas uniforme il alterne entre raidillons et petites aires planes où l'on profite d'une vue fantastique sur Zion Canyon, je me régale! Un peu plus tard, le chemin se stabilise et continue à plat, cette fois avec le vide de chaque côté. Devant moi un jeune randonneur marche à quatre pattes, l'air peu rassuré. Au moment de le dépasser mon pied dérape de quelques centimètres, cela suffit à mon prédécesseur pour se retourner nerveusement croyant que son suiveur avait chuté! Je laisse maintenant sur ma droite un monticule rocheux qui me fait penser à un chorten tibétain, et devant moi, tout le monde est arrêté, je comprends vite pourquoi: c'est la fin de la rando, l'ultime plateforme, c'est Angel's Landing, on ne peut pas aller plus loin et j'y suis, whaoouuhhh ! La vue sur le Canyon est vertigineuse, comme promis, une petite brise bien agréable nous rafraîchit relativement, nous sommes une quinzaine de randonneurs maintenant en train de profiter de l'instant...



Quelques minutes plus tard, après une bonne séance photo, nous sommes quelques-uns à reprendre le chemin du retour en même temps. Grisé par la montée, je décide de descendre à un rythme assez soutenu et très vite je laisse derrière moi mes corandonneurs qui cheminent plus lentement. C'est ainsi que, camescope dans la main droite (oui, la GoPro aurait été idéale!), ma main gauche pour attraper les chaînes et les aspérités de la roche, j'accélère l'allure, je bondis d'un rocher à l'autre, non sans m'arrêter quand même pour laisser passer les gens qui montent, parfois fébrilement, les encourager, ou pour admirer la vue lorsque c'est possible. Certainement plus confiant qu'à l'aller, je n'éprouve aucune difficulté lors de la descente, je me permets de tutoyer le vide en regardant en bas.





Une demi-heure après avoir quitté le sommet, je rejoins Liliane qui est restée m'attendre à Scout Outlook, enchanté par cette superbe randonnée.

A présent, pour nous c'est l'heure du pique-nique, nous nous installons tranquillement près d'un groupe de lycéens sur un grand rocher à l'ombre pour une pause bienvenue, car le soleil de l'Utah tape toujours fort en ce tout début d'après-midi. Nous apprécions d'autant la fraîcheur de nos salades achetées à Kanab, restées à l'abri du sac isotherme et dégustées avec un grand plaisir, tout en échangeant sur le parcours que je viens de faire: je ne suis pas sûr de savoir ce qu'est le bonheur mais je pense que ça doit ressembler un peu à ça !



Le repas terminé, nous entamons la descente, et, au sortir de Refrigerator Canyon nous retrouvons le soleil qui, maintenant, darde férocement ses rayons sur le versant que nous nous apprêtons à descendre, alors que ce matin il était parfaitement à l'ombre ce qui nous a permis de grimper sans trop de diffficulté. D'ailleurs les visages souffrants des randonneurs qui montent en disent long sur la chaleur éprouvante de cet après-midi, pas de doute, Angel's Landing est une rando à faire à la fraîche! Nous n'avons pas ce problème, nous descendons facilement, et après avoir franchi le petit pont sur la Virgin River, nous retrouvons de l'ombre à l'arrêt de bus The Grotto. Il n'y a plus qu'à attendre la navette dans laquelle nous nous engouffrons. Pendant le temps de trajet jusqu'au parking du visitor center, je me remémore cette rando: dans mon esprit, après tout ce que j'en avais lu, je m'imaginais quelque chose de vraiment vertigineux, à la limite de l'escalade(que je ne pratique pas!) tel la scène dans le film Avatar de Cameron, lorsque le personnage principal pars à la recherche de sa monture ailée sur une crête aiguisée comme une lame de rasoir bordée des deux côtés par un vide abyssal: il n'en est rien, la ballade n'est pas, certes à la portée de tout le monde, mais elle se fait bien il suffit d'être prudent, ne pas se laisser impressionner et l'on y arrive sans problème et avec quel plaisir, c'est simple, je l'ai A-DO-REE !!

Après un bref passage au visitor center bondé, nous montons en voiture et, juste après la sortie du parc, nous marquons un petit arrêt à Springdale j'ai envie en effet d'acheter un tee-shirt avec l'inscription : »I hiked Angel's Landing ».

La température est maintenant de 101°F(38°C) lorsque nous quittons Springdale pour rejoindre l'Interstate 15 South qui déroule son ruban asphalté brûlant en direction de Las Vegas. Nous connaissons bien cette route pour l'avoir déjà empruntée plusieurs fois mais nous ne l'apprécions guère: elle est monotone, viroleuse par moments et elle traverse des paysages d'une aridité qui les rend si inhospitaliers qu'ils pourraient, par comparaison, faire passer la planète Mars pour une oasis de fraîcheur remplie de vie !

Au droit de Mesquite, peu après le panneau indiquant notre entrée dans le Nevada, nous apercevons les premiers hotels-casinos, immenses, qui donnent un petit avant-goût de ce qui nous attend demain dans la capitale de l'état. Pour le moment nous filons à 75mph vers le sud, et assez vite nous quittons l'Interstate pour nous engager sur la route qui mène à la petite ville d'Overton où nous nous garons à 16h30 sur le parking de notre hôtel, le North Shore Inn. Si à Springdale il faisait très chaud, ici c'est la fournaise qui nous accueille dès que nous sortons de notre voiture climatisée: il fait 110°F(43°C), le vent torride du désert nous dessèche instantanément tandis que les rayons du soleil nous brûlent sans pitié. Ouf, le check-in nous permet de nous sentir mieux bien aidé en cela par l'accueil très sympathique et chaleureux des propriétaires de l'hôtel. Le plus incroyable c'est que nous n'en avons pas encore assez: à peine les bagages posés dans la chambre, nous repartons en direction d'un state park dont nous n'avions pas approfondi la visite il y a deux ans: Valley of Fire. Il nous faut rouler environ une demi-heure de plus pour atteindre le poste de self-payment qui marque l'entrée du parc. Il est 17h et déjà le soleil descend sur l'horizon, c'est parfait car c'est pour les superbes couleurs chaudes de la fin d'après-midi que nous sommes ici. Nous nous dirigeons vers le fond du parc, en direction de White Domes dans un large virage nous nous arrêtons près d'un camping car, au départ de la petite marche vers Fire Wave. J'avais prévu d'utiliser le GPS, mais le chemin est maintenant balisé, il y a même un panneau indicateur, et c'est sans difficulté que nous arrivons à la dite vague, après avoir toutefois zigzagué parmi les nombreux juniperus. Bien sûr, cette Fire Wave n'égale pas en beauté ni en taille son homologue des Vermillion Cliffs en Utah, mais elle est quand même très photogénique.



La route n'est qu'à quelques mètres, nous la rejoignons ensuite pour la suivre jusqu'au parking. Alors que le soleil est bas sur l'horizon, les couleurs du paysage ont franchement glissé vers le rouge, nous nous régalons à regarder tout autour tandis que nous nous dirigeons vers la sortie du parc en direction d'Overton.



Il est environ 20h30, nous faisons un saut chez Lynn's, le supermarché de la ville, pas de problème, il est ouvert jusqu'à 23h!Arrivés au North Shore Inn, nous dînons très vite dans la chambre car nous n'avons qu'une envie: sauter dans la petite piscine de l'hôtel! Aussitôt dit aussitôt fait, quelle joie de se baigner la nuit tombée alors que la température de l'air affiche encore 90°F(32°C)

Samedi 30 juin 2012 :

Levés à7h30, nous rencontrons par hasard au petit-déjeuner des Français qui accompagnent un ultra marathonien, Olivier, qui est en train d'établir un véritable exploit à nos yeux: rallier New-York depuis Los Angeles en 3 mois...en courant !!Il est malheureusement blessé et doit se reposer quelques jours avant de reprendre son périple. Nous passons du temps à discuter avec eux, ils sont très sympathiques, et c'est un peu tard que nous prenons la route toujours vers Valley of Fire où nous attend une courte randonnée: White Domes.

Il est 10h30 et il fait déjà 94°F(34°C), nous nous engageons sur le sentier sans la moindre parcelle d'ombre. Heureusement nous cheminons facilement, il n'y a pas de dénivellé, nous traversons vite un ancien décor de cinéma avant de retrouver un peu de fraîcheur dans un petit slot canyon court mais intéressant. La rando n'offre pas de vues spectaculaires, mais plutôt un large éventail de roches aux formes et aux couleurs diverses, avec un remarquable mauve que nous n'avons pas vu ailleurs. En 40 minutes nous avons effectué la boucle sans difficulté et, une fois remontés en voiture, nous décidons d'arpenter le chemin de Rainbow Vista dont l'intérêt est de marcher au beau milieu de la végétation typique du désert de Mojave.







Il est presque midi lorsque nous disons au revoir à Valley of Fire car il est temps pour nous de prendre la route de Las Vegas où nous devons déjà rendre notre voiture de location à l’agence Alamo de l’aéroport Mc Carran. Une heure et demie plus tard, Sin City se profile à la sortie d’une grande courbe de l’Interstate 15, juste après le panneau indiquant une entrée de Nellis Air Force Base. La ville est écrasée par la chaleur, on y distingue seulement, serrés les uns contre les autres, les célèbres hôtels-casinos qui bordent le Strip, et parmi eux quoiqu’un peu à l’écart, la haute silhouette caractéristique du Stratosphere qui permet d’identifier la ville à coup sûr. Encore quelques minutes et le flot de voitures se densifie à l’approche du centre-ville, nous empruntons la sortie vers Flamingo Road pour nous retrouver à l’arrêt complet au niveau de l’imposant Caesar’s Palace, immobilisés par les feux tricolores du carrefour entre Bill’s Gamblin et le Ballys. Nous sommes bloqués, ça nous laisse au moins le temps de prendre la (dé)mesure, une fois de plus, du gigantisme du Caesar’s qui m’étonne toujours. Enfin, nous repartons, juste le temps de parcourir quelques centaines de mètres et nous nous garons sur le parking du La Quinta Inn North Airport, notre hôtel. Nous patientons pour le check-in (il est seulement 14h00) avant de repartir vers Mc Carran, où, comme d’habitude, nous rendons notre Santa Fe en moins d’une minute, rien à signaler. De retour à l’hôtel c’est l’heure de préparer les bagages pour le départ du lendemain matin puis nous prenons le chemin du Strip, à pied cette fois, nous avons envie de découvrir les deux plus récents casinos de Vegas : l’Aria et le Cosmopolitan.



Nous ne sommes pas déçus, leurs parties communes sont très belles, très « aériennes » avec une évidente inspiration asiatique pour l’Aria, dont la statue de Bouddha à l’entrée exhibe avec une certaine fierté les offrandes en billets verts déposées sur son ventre par des joueurs soucieux d’attirer ses bonnes grâces. Nous prenons plaisir à flâner dans ces immenses palais dédiés au jeu, où à chaque couloir nous sommes surpris de ce que nous y voyons.











Après avoir pris tout notre temps, nous décidons de parcourir le centre commercial Miracle Mile Shop du Planet Hollywood, juste de l’autre côté de Las Vegas Boulevard, 170 boutiques en tous genres, principalement les marques de prêt-à-porter à la mode. Quelques achats de dernière minute et nous ne résistons pas à l’envie d’aller avaler un excellent sandwich chaud chez Earl of Sandwich, un restaurant spécialiste du sandwich chaud et préparé à la demande par une armée d’équipiers. Le détail amusant : à la commande on nous donne un buzzer, sorte de boitier de la taille d’un CD, on s’installe à une table, puis il ne reste plus qu’à attendre le signal indiquant qu’il faut aller chercher la commande au comptoir, le buzzer se met alors à vibrer dans tous les sens avec force lumières vives, il est impossible de l’ignorer. Nous dégustons un délicieux et copieux Full Montagu, alors que le Rock Bar d’à côté inonde la galerie d’un « Smells like teen Spirit » puissant et rageur qui fait se déchaîner les jeunes touristes asiatiques à côté de nous qui ne sont visiblement pas là pour s’ennuyer. Encore quelques boutiques au Miracle Mile et nous empruntons la sortie nord pour nous retrouver sur le Strip, accompagnés par la musique du Cabo Wabo Cantina qui crache un « Hell’s Bells » déchaîné à tous les passants.







D’ailleurs c’est samedi soir, le boulevard est noir de monde, il est difficile de se frayer un passage, ça en est même assez pénible. nous traversons la route pour nous retrouver devant le Bellagio, car nous avons envie de revoir les fontaines en action. Pour le moment ce sont des évangélistes qui font le spectacle, haranguant la foule à coup de mégaphone, avec un discours plus que moralisateur, qui contraste fortement avec les deux jeunes filles en tenue légère façon Playboy qui se font photographier en compagnie des touristes et qui semblent n’accorder aucune importance aux prêcheurs qui pourtant, se donnent du mal pour se faire entendre et distribuer leurs prospectus à l’effigie de billets de 100 $, remplis de leur prosélytisme.



Nous prenons place devant le lac artificiel, il fait encore très chaud, probablement 95°F(35°C), bien que la nuit soit presque tombée, et tout de suite, la musique d’Ennio Morricone s’élève et couvre les vociférations amplifiées des évangélistes, tandis qu’à la même seconde les fontaines commencent leurs jeux d’eau : c’est un peu surfait mais c’est très beau !



Nous sommes un peu fatigués, ça fait deux semaines que nous vivons à un rythme soutenu, dans la chaleur, et là ce soir à Vegas, il y a vraiment trop de monde, nous décidons alors de prendre le chemin de notre hôtel à pied via Flamingo Road, soit 30 minutes de marche, rien que ça. Un petit arrêt au Starbucks, c’est le dernier cette année, et nous rentrons nous coucher, c’est aussi notre dernière nuit sur le sol américain.

Dimanche 1er Juillet 2012 :

Le réveil est déjà moins enthousiaste, car le retour est pour aujourd’hui. Après le copieux breakfast du Quinta Inn, la navette de l’hôtel nous prend en charge, direction l’aéroport Mc Carran, non sans avoir déposé un couple de touristes au parking du Harrah’s, ce qui nous permet de repasser sur le Strip. Il n’y a pas grand-monde en ce dimanche au terminal 1, nous nous enregistrons sans encombre sur le vol Southwest de 11 h pour Los Angeles. Les bandits manchots sont partout, jusque dans la salle d’embarquement pour les gens qui veulent miser un dernier dollar avant de quitter Sin City...Le Boeing 737 prend son envol, salué par les silhouettes du Mandalay Bay et du Louxor qui semblent nous demander : « reviendrez-vous ? »

Le vol se poursuit au-dessus de la fournaise du désert de Mojave et une petite heure plus tard nous commençons à apercevoir les premiers quartiers constituant cette gigantesque mosaïque de banlieues semblables les unes aux autres qui forment la ville de L.A, une autre ville mal-aimée et pourtant attachante. Survolant cette mer d’habitations où presque rien n’accroche le regard, exceptées peut-être les collines dénudées à l’Est et au Nord, il me vient à l’esprit, comme à chaque fois, la mélodie et les paroles d’Under the bridge, une célèbre chanson des Red Hot Chili Pepper: I drive through her streets ‘cause she’s my companion, I walk through her hills ‘cause she knows who I am... under the bridge downtown I gave my life away...

Nous atterrissons quelques minutes plus tard au LAX, aéroport plutôt vieillissant, puis nous rejoignons à pied, sans nous presser le terminal international Tom Bradley où nous attend l’A380 d’Air France qui va nous ramener au pays, ça sent la fin...Après un embarquement laborieux (la salle d’embarquement est trop petite pour l’appareil), un long vol confortable, c’est l’arrivée à CDG puis comme à chaque fois, l’horrible attente du vol vers Brest dans le triste terminal 2G. Tiens, il fait à peu près beau, nous décidons alors de faire une petite sieste sur les pelouses, ça fera passer le temps...à tel point que nous devons nous presser pour attraper notre vol pour un retour en douceur en Bretagne où la météo est à peu près la même qu’à Paris et Los Angeles, c’est déjà ça !!

Au moment de clôturer ce carnet le Southwest nous manque encore, mais en septembre 2013, après des choix difficiles, ce sera pour nous une petite escapade en Italie pour visiter Rome et la côte Amalfitaine, mais en 2014...back to USA ??! (c’est presque fait, virus quand tu nous tiens !!)
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Annulation vol vers Las Vegas par LEVEL sans indemnisation
Bonjour,

Nous avons organisé un séjour dans les parcs de l'Ouest américain pour l'été prochain. C'est une destination fréquentée qui nécessite de réserver les hébergements au moins 6 mois à l'avance.

Nous avons acheté des billets ALLER auprès de LEVEL, début décembre pour bénéficier de tarifs intéressants.

2 mois après, nous recevons une annulation pure et simple de cette route de la compagnie vers Las Vegas.

Entre temps, nous avons évidemment déjà réservé et payé notre location de voiture + les nuitées successives à compter de cette date. Or il n'y a plus de vols directs possibles ce jour là. Nous allons donc devoir modifier / annuler toutes les réservations déjà effectuées.

Évidemment les tarifs actuels ne sont plus du tout les mêmes qu'il y a 2 mois pour ce vol ALLER !! Nous avons donc écrit au groupe ''Vueling'', en charge des réclamations, faisant part des surcouts occasionnés par leur annulation de vol. Nous avons été remboursés du prix des billets mais sans aucune indemnisation pour tous les surcouts engendrés par les modifications et annulations.

D'après eux, leur plan d'assistance aux passagers inclut l´option de remboursement du trajet mais aucune compensation financière en cas d'annulation plus de 14 jours à l'avance. Nous vous déconseillons donc la compagnie LEVEL qui n'est PAS FIABLE et vend des billets sur des vols, alors qu'ils ont décidé de fermer la route 3 mois avant la date du vol !! (fermeture de la ligne vers LAS VEGAS à partir de mars 2020. Billets achetés pour juillet !)
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Retour dans l’ouest, un magnifique tête-à-tête mère-fils, avril 2017
Bonsoir à tous,

Dès notre retour du précédent voyage ( voyageforum.com/...ost=7117430;#7117430 L'appel de l’Ouest américain… le retour d’un road-trip multigénérationnel ) nous n’avions qu’une envie c’est de repartir… Mon rêve était avant tout de voir Death Valley! Le projet a beaucoup évolué au fli des mois… nous voulions à l’origine partir en juillet mais après réflexion, nous avons opté pour avril (excellent choix, on a même préféré cette période au final😎) merci Olivier50 qui a été le déclencheur de cette réflexion!

Voilà le programme initialement prévu, mais nous avons fait preuve de beaucoup de souplesse, nous avons adapté le programme au fur et à mesure du parcours en gardant la trame mais en adaptant à nos envies, à notre état de fatigue, à la météo.... :

JOUR 1 : France - LOS ANGELES Nuit TRAVELODGE L.A Airport South - avec navette

JOUR 2 LOS ANGELES Petit dej Hôtel voyageforum.com/...post=8104209#8104209 Récupérer voiture VENICE SANTA MONICA PIER EL PUEBLO CAROLL AV + Echo Park? Griffith Observatory ? Nuit 1 Econo Lodge GLENDALE

JOUR 3 UNIVERSAL STUDIO voyageforum.com/...post=8104953#8104953 Nuit 2 Econo Lodge GLENDALE

JOUR 4 L.A – RIDGECREST voyageforum.com/...post=8106395#8106395 STUDIO WARNER Pink Motel ? - Vasquez Rock ? LANCASTER : Civic Musical Road – Kill Bill Church? RED ROCK CANYON SP : Hagen Trail + Red Cliffs Trail Randsburg ? Nuit ECONO LODGE Inn & Suites near China Lake Naval Station - RIDGECREST

JOUR 5 RIDGECREST - DEATH VALLEY voyageforum.com/...post=8109091#8109091 Fish Heads Rocks ? Trona Pinnacles ? PANAMINT DRY LAKE STOVEPIPES WELLS Ranger Station MESQUITE SAND DUNES DEVIL’S CORN FIELD Ubehebe Crater Trail ? SALT CREEK Trail HARMONY BORAX WORKS + Mustard Canyon? Borax Muséum BADWATER DEVILS GOLF COURSE ARTIST’ DRIVE + MARS HILL et MUSHROOM Nuit FURMACE CREEK RANCH

JOUR 6 DEATH VALLEY - LAS VEGAS voyageforum.com/...post=8118824#8118824 ZABRISKIE POINT Lever du soleil GOLDEN CANYON TRAIL DANTE'S VIEW PAHRUMP VALLEY MUSEUM RED ROCKCANYON OVERLOOK et Visitor Center Nuit RED ROOF INN LAS VEGAS

JOUR 7 LAS VEGAS – VOF- SAINT GEORGE voyageforum.com/...post=8120576#8120576 VOF : BOUCLE DES 7 MERVEILLES WHITE DOMES TRAIL SCENIC LOOP ROAD Nuit HOWARD JOHNSON INN and SuitesST GEORGE

JOUR 8 SAINT GEORGE – SNOW CANYON – PAGE voyageforum.com/...post=8122670#8122670 SNOW CANYON: Sand Dunes Trail + Hidden Pinyon Trail + Petrified Dunes Trail + Lava Flow ? +Overlook KANAB : Little Hollywood Movie MUSEUM PARIA + maisons victoriennes? RIMROCKS HOODOOS SCENIC VIEW Nuit1 RODEWAY INN PAGE

JOUR 9 PAGE voyageforum.com/...post=8124632#8124632 LOWER ANTELOPE CANYON HORSESHOE BEND MARBLE CANYON et LEE’S FERRY GLEN CANYON DAM Overlook Nuit 2 RODEWAY INN PAGE

JOUR 10 CBS voyageforum.com/...post=8127322#8127322 CBS avec Paria Outpost Nuit Days Inn and Suites KANAB

JOUR 11 ZION – LAS VEGAS voyageforum.com/...post=8130642#8130642 MANY POOLS Riverside Walk? Grafton ? SPECTACLE ONE au Mandalay Bay Nuit1 FLAMINGO LAS VEGAS

JOUR 12 LAS VEGAS https://voyageforum.com/v.f?post=8132599#8132599 KISS BY MONSTER MINI GOLF LAS VEGAS Nuit2 FLAMINGO LAS VEGAS

JOUR 13 LAS VEGAS https://voyageforum.com/v.f?post=8132599#8132599 MUSÉE AUTO COLLECTION au LINK Red Rock Canyon? LAS VEGAS Nuit3 FLAMINGO LAS VEGAS

JOUR 14 : Retour France

Ensuite nous devions repartir à 3, mais, suite à des problèmes de santé de ma maman, le projet a évolué à 2 ! Un tête-à-tête avec mon fils T. de 13 ans... Mais on espère bien repartir l’année prochaine à 3 !!!!

Avant d’aller plus loin, merci à tous pour vos blogs, vos conseils, vos réponses à nos questions incessantes et pas toujours intéressantes… merci aussi pour tous vos carnets toujours riches en informations et en expériences, et merci pour vos petits messages personnels … Et enfin un énorme merci à Itat qui nous a fait découvrir sur ces 2 voyages de fabuleux endroits (Ubehebe… tu avais raison, Waouh !!!)

Préparatifs : Budget Total : 2000€/pers tout tout compris (ESTA, avions, voiture, essence, parking, hôtels, nourriture, spectacle, loisirs, visites guidées et mêmes les souvenirs…)

Billets d’avions : 574€/pers, achetés sur Lufthansa : Aller vol Dolomiti jusqu’à Munich puis vol Lufthansa jusqu’à Los Angeles : excellent service à bord, (serviettes chaudes pour se laver les mains avant le repas, de vraies couverts pour le repas et pas des couverts en plastique, un accueil très chaleureux, des hôtesses et stewards au petit soin tout le long du vol, un très grand choix de films, avec versions françaises … parfait ! J'ai revu la la land, YES!!! ... et le must pour moi qui suis un peu claustro et déteste les petits WC des avions, une salle entière à l’étage inférieur de l’avion pour les toilettes, Waouh 😎! Ne riez pas, je ne suis jamais allée si souvent aux toilettes en avions ! Rien avoir avec American Airlines du dernier voyage !… Très contente de Lufthansa… même si on avait quand même un peu peur avant de partir du fait des grèves à répétitions ! Retour avec United… pas de problème de surbooking (on était prêt à filmer au cas où😉) Bon confort, énormes choix de films et le top : les hublots qui se teintent à volontés, par télécommande. Par contre le service est moins bien que sur Lufthansa ! Sur les 4 avions, aucun problème de retard, super ponctualité ! Aucun problème de bagages également ! Ouf !… même si on a dû racheter une valise pour le retour… mais je n’en dis pas plus pour l’instant…!

La voiture : Alamo 280€ pour 12 jours, Toyota Corolla, super confortable à côté de ma vieille Clio…et géniale la caméra de recul ! 91$ d’essence ! Je me suis enregistrée en ligne (skip the counter). Merci pour le conseil, c’est effectivement très pratique ! Juste eu un souci au moment d’enregistrer ma Cb sur internet, impossible de télécharger la dernière page pour enregistrer les coordonnées bancaires… Alors si vous rencontrez le même problème, il suffit de basculer en langue anglaise, et là ça marche…

Les hôtels : tous pris sur hotels.com… ce qui m’a permis d’obtenir 2 nuits gratuites pour la prochaine fois ! Et via Igraal… qui m’a permis de récupérer 63€ de cashback… merci, je ne l’avais pas fait lors du dernier voyage… j’ai même vu, mais trop tard pour cette année… que certaines compagnies aériennes et de locations de voitures proposaient des cashbacks sur le site… Igraal, m’a permis aussi d’obtenir 10% de réduction sur mes billets pour Universal Studio!

Cette fois-ci nous avons investi dans un GPS Garmin (je n’en avais pas en France et j’avais bien galéré la dernière fois à Los Angeles en pleine nuit sans GPS!) Puis j’ai téléchargé les cartes des USA… Alors avec un peu de difficultés ! Mais voici la solution trouvée si cela peut servir… Impossible de télécharger en Wifi ok! Ni depuis Mozilla (???)… il faut internet explorer ... sauf que sur mon ordi, internet explorer ne fonctionne pas bien … alors après plusieurs recherches sur le net, j’ai trouvé que cela marchait aussi avec safari… et effectivement safari téléchargé, plus aucun problème ! Parfait ! Avec T. on avait enregistré tous les points GPS à l’avance, super sur place ! Mon copilote était très rapide comme ça 😉! Enfin, j’ai téléchargé Maps.me sur mon tel, et je m’en suis servi surtout en randonnée !

Et maintenant, que le voyage commence... place au rêve!
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Voyage de 48 jours dans l'Ouest américain, 6 états, 12 000 kms
Bonjour à tous,

et bah ça y est... nous sommes revenus de ce long périple de 48 jours (49 avec le train) dans l'ouest américain ou nous avons parcourus 7 400 miles (presque 12 000 km => 7 000 km pour boucler l'itineraire + 5 000 kms sur place à se balader dans les parcs ou autres, et oui la voiture est notre 2e maison) dans 6 états : Colorado, Utah, Arizona (Nord) , Nevada, Californie, Idaho (un peu le sud pendant 1 journee) et Wyoming (une partie).

Tout d'abord, si je fais ce carnet de voyage c'est avant tout une manière de remercier les personnes de ce forum qui m'ont aidées à sa préparation notamment Bastinj qui m'avait proposée 2 idées d'itinéraires ce qui m'a fait gagner beaucoup de temps déjà, mais aussi Pong, Crokette34 ainsi que tous les autres que je n'ai pas cités.

nous sommes une famille avec 2 enfants de 5 ans et 9 ans. ma femme n'était jamais allé aux états unis et n'était pas spécialement fan et ne l'est d'ailleurs toujours pas plus. pour moi, je l'etais plus et le suis toujours. ça faisait 19 ans que je n'y étais pas allé. ça faisait plusieurs années que je souhaitais partir mais pour différentes raisons çela ne s'était pas fait (11 septembre 2001 (et oui, je sais c'est con...), argent, puis âge des enfants). Puis un jour, il y a bien 4-5 ans alors que je cherchais des infos, je suis tombé sur un carnet de voyage : celui de Cendryon sur la floride ! Il était très bien fait et cela m'a inspiré pour ce qui est de la formule. depuis, je les regarde toujours. ils m'ont également aidés à la préparation de ce voyage.

Après des heures et des mois de préparation, je me disais qu'il y aurait bien quelques couacs dans l'organisation (des trucs qu'on aurait oubliés, des bugs avec les reservations etc...) mais en fait, agréables surprises il n'y en a pas eu du tout (hormis des choses totalement imprévisibles comme l'angine de ma femme en début de trip...). Au final, le voyage s'est très très bien passé et on est revenu avec des souvenirs pleins la tête ! Pour ma part, j'ai adoré le voyage et ma femme ainsi que les enfants ont aussi très bien aimé !

on est passés par des endroits totalement époustouflants, d'autres qui sont bien à voir au moins 1 fois et quelques uns que l'on a pas trop aimés. Mais dans un voyage il y a toujours des endroits que l'on préfère à d'autres.

Je remercie encore une fois Bastinj pour son itinéraire car il était vraiment bien fait et bien proportionné. du très bon travail !!!! Une fois revenu, avec le recul, il y a quelques endroits ou on serait restés un peu plus et d'autres un peu moins mais avant de le faire on ne pouvait pas savoir.
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Conseils pour établir son circuit dans l'Ouest américain (résumé)
Ce post est un résumé d'une discussion précédente : http://voyageforum.com/..._florilege_D5300248/ qui tient sur 4 pages, et où il est toujours possible de discuter, ici ce serait plutôt un résumé des points proposés : Sur une idée d'Itat, nous proposons de "compiler un post avec les erreurs souvent commises et à ne surtout pas commettre" quand on prépare son circuit dans l'Ouest américain : Penser qu'on arrivera à créer un circuit original, tout en passant par les "passages obligés" (notamment pour un premier séjour) ! ...et donc ignorer royalement le travail de synthèse qui a pourtant déjà été fait, testé et approuvé par de grandes marques de Forumeurs ! (voir dans le profil de Bastinj, rubrique "sites internet", les 2 liens qui donnent les circuits pour 15 ou 21 j) prendre ses billets d'avion avant d'avoir établi son circuit ! (et faire l'impossible après pour que ça tienne !) Ignorer systématiquement les billets multi-destinations...

Oublier le "temps d'approche" d'un parc, le temps de conduite entre 2 parcs, et finalement en oublier le "temps de visite" du parc lui-même ! c'est assez classique, surtout quand les circuits proposés ne font que citer des étapes, sans faire apparaître les km, et les temps de route estimés (donnés sur les sites tels que googlemaps) (et c'est sans tenir compte des arrêts photos dans ce cas là ! 🤪) Par exemple : il faut souvent compter en "jour sur place", entre 2 nuits, pour que ça fasse 1"vraie journée sur place" : Par ex : Jn :Vegas, Zion, Bryce, Jn+1 :Bryce, Jn+2 :Bryce, Page...

prendre toutes ses réservations d'hôtels etensuite venir demander conseil sur le Forum... 🤪 (surtout si ils ne sont ni échangeables, ni remboursables !) à l'inverse : partir juillet-aout sans aucune réservation d'hotels (surtout dans les hotels des parcs) En particulier pour les parcs nationaux qui sont relativement éloignés de "villes", et dont la réservation à l'intérieur semble vraiment intéressante (même si onéreuse) (pour éviter les km de route aux moments les plus intéressants : lever et coucher de soleil) on peut citer : Grand Canyon, Monument Valley, Yosemite, ... là, effectivement, il vaut mieux ne pas attendre le dernier moment ! (Parfois un an à l'avance...) faire LA - Flagstaff puis visiter le Grand Canyon. ne prévoir que deux nuit à Moab 😛. prévoir de visiter le parc des Sequoias à partir de Lone Pine ou Mammoth Lakes. s'attendre à être seul au monde aux heures d'affluences (10h - 16h) aux points de vue principaux des Parcs Nationaux 😇 et bien sûr, l'erreur à l'origine de ce Post : inclure Yellowstone et San Francisco dans une boucle de moins de 26 jours ! 😉 (ou au moins se rendre compte que c'est un grand écart difficile à tenir...) Faire Death Valley - Yosemite en dehors de la période juin-octobre sans se soucier de la Tioga Road qui a de fortes chances d'être fermée. Poser la question: où se baigner entre San Francisco et Los Angeles? Réponse nulle part, c'est bien trop froid 😛 Ce qui me vient là, tout de suite: prendre un vol transatlantique et un vol intérieur à suivre avec une escale de 45' 🏴‍☠️ (disons en-dessous de 1h30 pour les moins optimistes Croire que Vegas n'est valable que pour une soirée Croire qu'on peut rouler 5h tous les jours Croire qu'on va se lever à 6h tous les jours penser que les stations services, on en trouvera régulièrement sur le chemin ! s'engager vers Death Valley sur la réserve, ne pas vérifier la roue de secours de sa voiture de loc', et ne pas savoir la remplacer au besoin... 🤪 penser que les aires d'autoroute sont le long de l'autoroute (comme en France) (là, il faut sortir carrément et revenir ensuite !) penser qu'on échapera à toutes contraventions parce qu'on a une voiture de loc' (voir les nombreux témoignages sur le Forum à ce sujet ! 😏) penser qu'il y aura du réseau dans tout l'Utah, le Nevada et l'Arizona ! 😄 demander sur le Forum : "Quand acheter son billet pour avoir le meilleur tarif ?" ou similaire : "Quelle sera l'évolution du prix du pétrole, du cours du dollars/Euro, des taxes d'aéroports, ... ?" "Comment changer mes euros en Dollars ?" (réponse : voir moteur de recherche ! 😛) Poster le même circuit (les même étapes ) que le circuit d'un Tour Operator (copié-collé) (en pensant que ça ne se verra pas...) Affirmer qu'on a lu longuement le Forum avant de poster sa demande (en pensant que ça ne se verra pas... ) par ex : "j'ai bien lu le forum, mais je me demande quelles assurances il me faut prendre pour la location de ma voiture ?" demander aux forumeurs de deviner mes goûts, mes attentes, mon niveau sportif, ... et de faire tout le boulot à ma place ! 🤪Penser que Los Angeles se fait en 3h ! penser que l'on fera 5h de route après 12h de vol ...Mettre un post du genre "je prévois de partir dans l'ouest américain, qui peut m'aider?" On bosse avant de poser des questions PRECISES !!!!! confier les yeux fermés ce voyage du siècle à une agence (circuits-étapes-hôtels).

- commencer un post par: * j'ai parcouru le forum et internet depuis plus d'1 mois mais je n'ai pas trouvé la réponse....

* je suis perdue (humour au féminin... d'accord c'est de l'humour...), donnez moi des idées d'hôtels, quoi voir dans l'Ouest (alors que l'on a pas regardé une carte ou un guide !!!!).

Louer autre chose qu'un 4x4 dans l'Ouest, c'est négliger les routes non pavées et les reliefs Ne pas négliger, outre le décalage horaire et le voyage, la différence d'altitude ... surtout si vous êtes comme nous, des citadins vivant à 200 m d'altitude toute l'année et si vous comptez randonner sur le plateau du Colorado dès les premiers jours (j'ai un peu achevé mon mari cette année là 🤪) Idées reçues sur les Camping-cars" (RV)" : par ex :Je pourrai faire exactement le même circuit en RV qu'avec une décapotable ! 😎 ça se conduit comme une voiture ! (même pour se garer...) 😇 je n'aurai jamais à m'occuper des toilettes, ni des vidanges... 😉 c'est comme à l'hôtel ! (notamment pour la cuisine, le ménage, etc...) s'étonner que personne de l'hôtel du petit bled ne parle français - demander des conseils pour faire Yellowstone/Los Angeles en 15 jours en visitant TOUT ! - comme ailleurs, chercher "le bon plan" pour l'hôtel génial à 20 $ la nuit - prévoir un road book à la minute prés Passer devant un visitor center le nez en l'air sans s'inquiéter de sa vitesse. Il y a toujours un ranger planqué dans un coin. C'est aussi valable pour les arrivées en ville. L'expérience peut être cuisante. http://www.scapa-lv.org/...rts.htm#What_to_Sign Copier coller un circuit à partir d'un document Excel ou autre sur le forum 😛 , le rendant totalement illisible! Ca ne vaut pas la peine de poser des questions si vous ne tenez pas compte des avis qu'on vous donne.

Si y'a 10 personne qui vous disent que ton itinéraire n'a pas d'allure c'est qu'il n'a pas d'allure!

éviter de ne plus jamais revenir sur le Forum, une fois le voyage fait, et attendre seulement la préparation du suivant pour revenir... - LA – Grand Canyon= 800 Km…. Donc trèèèèès long, même si la route suit l’ancien tracé de la route 66 (il n’y a plus grand-chose à voir, à part Oatman qui un village western typique) . Donc, essayer d’éviter ce trajet qui vous fait perdre 1 jour de vacances !! A moins que vous ne soyez un fan de cette route mythique!.... - Éviter de vous trouver à Las Vegas un vendredi et samedi soir (les prix grimpent pour ces nuits, surtout ds les hôtels "class" du Strip !) ( C'est pareil lors des semaines de Congrès) . Mais bon, il ne faut pas non plus chambouler tt un programme bien établi pour gagner qq $ - Si vous comptez suivre en voiture la Côte Pacifique, privilégier l’axe Nord-Sud (c.-à-d. dans le sens SF-LA)… Vous êtes ainsi au plus près du bord et profitez donc mieux des vues sur l’océan ! - En été, privilégier les levers et couchers de soleil, car il fait moins chaud pour randonner (il y a moins de monde aussi!...). De plus, les couleurs sont exceptionnelles à ces moments-là de la journée (idéales pour les photos) . Mais ne pas imaginer qu'on va pouvoir tenir un rythme infernal pendant 3 semaines consécutives, càd se lever ts les jours à 6 h du mat' et se coucher à 23h (Donc il faudra choisir entre sunrise et sunset!)! demander si il vaut mieux prendre tel modèle de voiture ou tel autre, en oubliant qu'on loue une catégorie et non un modèle 😉 (sauf, bien sûr, les catégories spéciales chez Hertz). Lors d'un circuit d'un point A à un point B ne pas négliger les éventuels frais d'abandon pour les véhicules de location, quasi inexistants pour les circuits Arizona, Utah, Californie, ils sont à prendre en compte dans les autres cas (Etat de Washington à Utah par exemple) et changent la donne du budget location (hum, jusque 500-600 $ c'est pas négligeable ...) Ne pas se renseigner sur la météo et les meilleurs périodes de voyage et croire que parce que Las Vegas est au milieu d'un désert qu'il fait chaud toute l'année aux environ des grands parcs de l'Ouest... - Quoi ? De la neige au Grand Canyon en janvier ? Et moi qui n'ai que des T-shirts... Et grâce à Ninou, on sait maintenant que même au mois de juin (!) les éléments peuvent se déchaîner !!! 🏴‍☠️ 🤪 du coup : ne pas oublier sa couverture de survie (en particulier pour le camping, et la rando, pour ceux qui en font 😉) (l'avantage c'est qu'elle protège également du soleil au besoin !) En parlant de camping, ne pas oublier de réserver non plus longtemps à l'avance dans certains parcs: par ex Yosemite où tout est réservé dans les 10mns qui suivent l'ouverture des résas... Et peut-être éviter d'être à Yosemite et au lac Powell un we mais on va tester cet été car je n'ai vu cette info qu'une fois mon circuit bouclé et les résa effectuées😕! Autre erreur à ne pas commettre: stopper son véhicule à un carrefour au pied des feux tricolores. 🏴‍☠️ Même si le sujet est à polémique, éviter de : Croire qu'on peut visiter LA sans voiture Croire qu'on peut visiter SF sans voiture qd on n'y reste que 2-3 jours (même si certains quartiers se visitent parfaitement à pied et en cable car, d'autres bcp plus éloignés et aussi (voire même plus!) intéressants ne peuvent être atteints qu'en voiture) Croire qu'il est impossible de garer sa voiture à SF et que les parkings y sont hors de prix (ils sont au même prix que ds ttes les villes du monde!)

Deux erreurs de plus à éviter (mais c'est un point vue personnel valable ailleurs que dans l'ouest): - Y aller en juillet août quand tout l'hémisphère nord est en vadrouille sauf cas de force majeure (enfants scolarisés, entreprise fermée, etc); hors ces mois on va quasiment partout sans aucune réservation: en quatre mois au printemps ou à l'automne nous n'avons jamais rien programmé et je n'ai pas souvenir d'avoir été refoulé où que ce soit) - Vouloir "faire" tous les "incontournables" (mieux vaut Valley of the Gods seul ou presque que MV en mode chenilles processionnaires, et plutôt North Rim que South Rim au GC, etc) Ce n'est pas une erreur, mais : prendre le temps de remercier
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On part en vadrouille dans l'ouest américain! Oui, encore...
En ces temps difficiles qui nous obligent à trouver des occupations, je vous soumets ici un carnet que j'avais rédigé il y a quelques années et que je n'ai jamais publié ici... Bonne lecture (pour ceux que ça intéresse...)...

24 juillet - Itinéraire d’une famille gâtée

Envie de t’évader ? Envie de rêver ? Envie de t’amuser ? Oui ? Alors tu as frappé à la bonne adresse... Plus précisément à l’adresse de celui qui a attrapé un virus… En l’occurrence, moi… Et ce virus, pas question de m’en débarrasser en me bourrant d’antibiotiques. Non seulement, les antibiotiques, ce n’est pas automatique, mais ce virus-là, j’en prends grand soin. Je l’entretiens, même… Ce virus, c’est l’étasunite ! Je l’ai contracté le jour où j’ai posé mes arpions chez l’oncle Sam pour la première fois, il y a une décennie de cela. Tout ça ne me rajeunit pas mais depuis ce fameux jour, lui et moi, nous ne nous sommes plus jamais quittés. Un proverbe dit à ce sujet que si tu vas aux Etats-Unis une fois, tu y reviendras un jour… Ben moi, depuis, j’y suis même retourné deux autres fois ! Et figure-toi que si tu lis ces quelques lignes, c’est que je m’apprête à y retourner pour une quatrième vadrouille !... Pour cette fois-ci, je vais accomplir un de mes rêves ! Me faire la route 66 sur mon Harley avec une belle brune accrochée à ma taille... Manque de bol, ma femme est blonde, je n'ai pas le permis moto et nous avons deux louloutes de quatre et sept ans… Va donc falloir que je revoie mes plans...

Bon, si tu es un lecteur assidu de nos précédentes vadrouilles, nous n’avons plus de secret pour toi, si bien que tu sais déjà que nous sommes quatre, juste un an de plus par rapport à la dernière fois… Il y a bien évidemment Sandrine, ma femme alias le portefeuille ; Sasha, notre petite globetrotteuse de quatre ans ; et Anna notre routarde de sept ans et plus toutes ses dents... Ah, et je m’oubliais ! Moi, Franck, la trentaine bien tassée, alias le conducteur, le tour opérateur, le narrateur, le cuisinier, le… Oui, je sais, moi aussi, j’aimerais bien déléguer… Ah, mais j’oublie encore quelqu’un !… Toi… Mais bon, sauf le respect que je te dois, tu ne seras une nouvelle fois que le spectateur du film que nous allons tourner et interpréter… D’ailleurs, quel en sera le titre ?... Et bien après réflexion, on a le choix entre « Voyage entre geysers et déserts », ou alors « Sous le soleil de Beverly Hills »… Pour ce coup-là, en espérant ne pas les vexer, on décide de poser un lapin à Brandon et Brenda… Car oui, c’est décidé, cette nouvelle édition sera composée d'indiens, de geysers, de trappeurs, de pionniers, de bisons, de chercheurs d'or, de hors-la-loi, de ranchs et de cowboys ! A nous les grands espaces… et les gros hamburgers !!! A nous l’ouest américain et ses films qui donnent tant envie : Délivrance, la colline a des yeux, Shining, The Descent, ...

Mais un voyage comme celui-là, ça se prépare un ‘tiot peu. Premièrement, il faut du blé, du flouze, du fric, du pognon, des pépettes, de la caillasse… Ben oui, ça coûte cher tout ça, donc à moins de faire comme le PSG et te faire subventionner par un investisseur qatari, il va falloir que tu en mettes de côté. Deuxièmement, il faut un minimum de travail de préparation. Et je commencerai mon histoire par un retour dans le passé, un bond dans le temps pour revenir pile poil au moment où Sandrine a enfin craqué sous mes coups de butoir et m’a donné son ô combien précieuse approbation… « Allez, ok, c’est bon, fais-toi plaisir ! » Sans avoir réellement conscience de la portée de ces quelques mots, elle venait de me signer un contrat de travail d’un an ! Car moi, ni une, ni deux, j'ai employé toute une équipe de lutins pour m'aider à préparer mon itinéraire. Lecture de carnets de voyage, questions sur des forums, épluchage de guides, visionnage de films, essorage d’internet, … Au final, je dois dire que je suis plus que satisfait de leur boulot ! Ce qui me permet non pas de faire un bilan puisqu'heureusement, le voyage n'est pas commencé, mais plutôt un petit compte-rendu chiffré de ce qui nous attend. Huit états à traverser ou à effleurer, plus de cinq mille kilomètres à parcourir, vingt jours pleins sur place, deux hôtels, quatorze campings différents, huit heures de décalage... Mes trois blondes vont-elles le supporter ? Optimiste que je suis, je mise sur un grand « Oui » ! D’ailleurs, pour les préparer, j’ai mis en place un programme intensif trois mois avant le départ : Marche autour de notre immense propriété, westerns tous les soirs, Coca et hamburgers à volonté à tous les repas !... Et oui, qui ménage sa monture voyage plus souvent !

Avant de tailler la route, je profite de cette intro pour publier une petite annonce à destination des cambrioleurs amateurs de textes de voyage : passez votre route, ma maison est équipée d’une alarme biométrique avec double varifocale et matrice de commutation. De plus, j’ai loué à un pote du neuf trois son gros pitbull pour l’occasion. Sans compter que pendant nos vacances, ma maison va être occupée par mes parents qui sont tous les deux experts en arts martiaux !... D’ailleurs, pourquoi je te raconte ces bobards alors que tu ne connais même pas mon adresse… C'est le 25, avenue des canaris à Triffouillis-sur-Retourne... Euh, merci de ne pas m’envoyer de carte postale à l'adresse ci-dessus... c'est une fausse !

Bon, chut, ça y est, c’est l’heure de l’évaluation… On va savoir si toute la famille est prête pour le grand départ : « Sandrine, donne-moi les huit états dans lesquels nous allons poser les pieds... - Colorado, Wyoming, Nebraska, Dakota du sud, Montana, Idaho, Utah et... euh... mince, oh, je l’ai sur le bout de la langue… Ah oui, l’Arizona !!!… - Mouais… C’était moins une… Encore un peu et tu n’partais pas avec nous ! Et toi, Anna, cite-moi les quatre présidents sculptés sur le Mont Rushmore ? - Abram Licol, Tomasse Washington, George Jeffessonne et Theodore Rousevelle... - Ok, on va dire que c’est bon… Et toi, Sasha, dans quel pays allons-nous cet été ? - Les Jétajuniiiiis de l’Amérique de Mickey ! » Ok, c’est bon, elles sont fin prêtes ! Attention, départ imminent !
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De la Corse à l'Ouest américain en famille: 23 jours de bonheur!
Bonjour !

Inspirée et aidée par de nombreuses personnes du forum, je voulais partager notre premier roadtrip familial ! (et le début de nombreux autres, je l’espère!) En effet j’ai passé tellement de temps à lire tous vos carnets de voyages ou autres messages qu’il me paraissait inconcevable de ne pas partager notre expérience, si petite soit-elle. Et puis, depuis notre retour (d’ailleurs suis-je vraiment revenue ?) je me sens tellement nostalgique que narrer nos aventures me permet de prolonger le voyage, et aussi de le graver dans la pierre.

Alors les présentations :

Moi Sabrina, 41 ans, initiatrice, organisatrice, rédactrice un peu obsessionnelle... Lionel, mon amoureux, 45 ans, qui me suit les yeux fermés, sauf quand il conduit bien sûr ! Et nos 2 loulous : Hélio 12 ans et Adélie 10 ans, qui m’auront épatés pendant ces 3 semaines ! Ils se chamaillent beaucoup mais s’aiment beaucoup aussi, bien qu’ils ne veuillent pas se l’avouer... Nous vivons en Haute-Corse et de ce fait, avons l’habitude des randonnées en terrain accidenté. L’été dernier, en « vieux » couple que nous sommes, nous nous sommes enfin dits « oui »... Après avoir eu deux beaux enfants...

Je cherchais une destination pour notre voyage de noces, qui se déroulerait à 4 ! En effet, nous étions 3 ans auparavant, partis en amoureux 10 jours à NYC... On aime bien faire les choses de « travers », en quelque sorte un voyage de noces pré-nuptial ! 😉 Nous avons hésité... L’Islande, le Pérou, l’Ouest Américain, ou le Costa Rica, ou … Finalement, on se décide pour les USA ! On se dit que pour un premier roadtrip home made, cela sera plus facile et surtout que cela sera plus ludique pour nos 2 moustiques !

Tout s’enchaîne assez vite car quand bibi a une idée en tête et bien, elle l’a en tête... J’écume Internet, je lis beaucoup et comme conseillé, je prépare l’itinéraire avant de prendre les billets d’avion.

Le programme :

J1-28 juin : Vol Paris-San Francisco. J2-29 juin : San Francisco J3-30 juin : Les alentours de San Francisco J4-01 juillet : San Francisco J5-02 juillet : De San Francisco à Yosémite J6-03 juillet : Yosémite/Panorama Trail J7-04 juillet : Yosemite-Bridgeport via la Tioga Road+Mono Lake J8-05 juillet : Bridgeport-Death Valley via Bodie J9-06 juillet : Death Valley-Las Vegas J10-07 juillet : Las Vegas/Spectacle The Dream J11-08 juillet : Las Vegas-Zion J12-09 juillet : Zion/Observation Point-Bryce J13-10 juillet : Bryce/Navajo loop, Queen Garden-Torrey via l’UT12 J14-11 juillet : Torrey-Moab/Capitol Reef & Goblins Valley J15-12 juillet : Moab-Arches National Park & Mill Creek J16-13 juillet : Canyonlands-Arches/Windows Section J17-14 juillet : Moab à Monument Valley/Natural Bridges+Muley Point & Mocky Dugway J18-15 juillet : De Monument Valley à Page J19-16 juillet : Page/Lower Antelope Canyon-Horseshoe Bend J20-17 juillet : Page-Grand Canyon J21-18 juillet : Grand Canyon-Los Angeles (oups...) J22-19 juillet : Los Angeles-Universal Studios J23-20 Juillet : Los Angeles J24-21 juillet : Le départ et la conclusion

Les préparatifs :

Je m’inscris sur "algofly " et saute sur une promo au mois d’octobre en direct sur" United" : Environ 2.000 € pour nous 4, pour un Paris-San Francisco, Los Angeles-Paris du 28 juin au 21 juillet !!! Je trépigne ! Enfin du concret !!!

Le plus " compliqué " sera par contre le transport Bastia-Paris... Rien à moins de 1.000€, soit la moitié de la somme investie pour nous rendre outre-atlantique... Psychologiquement, je ne suis pas prête, je fulmine et je rage. Et je trouve une « solution »... Alors pour sûr cela sera moins cher mais plus long... Nous ferons : A l’aller : Vol Bastia-Lyon, nuit à Lyon où vit ma soeurette et le lendemain Ouigo jusqu’à Paris, et nuit à Paris où vit ma petite tantine ! Pour le retour, nous ferons un Ouigo Paris-Aix, nuit à Aix où vit ma belle-soeur et le lendemain vol Marseille-Bastia, où vit ...où nous vivons..

L’opération nous permet tout de même d’économiser près de 400€...

Ensuite s’enchaînent les réservations d’hôtels et de campings ! En effet, le blog de BonCampeur (Orionide), que je remercie au passage, nous a inspiré et décidé à sauter le pas. Nous casserons tout de même la tirelire dans quelques hôtels... Au Coventry Motor Inn à San Francisco car c’est la ville qui le veut, dans la Death Valley au Furnace Creek Ranch, à Las Vegas au Marriott Grand Château, à Dead Horse State Park pendant 2 nuits dans une yourte, le Red Cliff Lodges à Moab, et à Page au Best Western View. Pour les campings, les réservations ont été faites dès l’ouverture des ventes... Pour Zion, Bryce, le Grand Canyon, aucun problème, par contre pour Yosemite, j’ai dû batailler pour les 2 nuits. La 1ère nuit dans la vallée au Upper Pines Campground et la 2ème au Hodgdon Meadows Campground...Mon dieu, la bouffée de stress, pourtant je m’étais entraînée !!!

Et puis je me prends au jeu... Après les réservations, je me lance dans le programme un peu plus détaillé... Oh non je ne ferai pas de roadbook, c’est trop long et trop « rigide ». Et en fait j’en ferai un. Un gros classeur, qui nous sera utile, indispensable.

Pour ce voyage nous avons décidé de payer au fur et à mesure les logements, location de voiture et activités quand cela était possible afin d’étaler les dépenses. Du coup, je paie des frais bancaires quand les transactions sont en $. A cette époque 1€=1,05$, ce qui je pense gonflera bien la note par rapport à cet été où l’€ remonte... Ultérieurement, j’apprendrai que la Société Générale propose des forfaits mensuels qui permettent l'exonération des frais... 10€ pour un mois pour 6 opérations, 17,50€ en illimité... Finalement, sur place ne nous resteront à payer « que » quelques nuits d’hôtel, la nourriture, l’essence et les souvenirs...

Budget détaillé pour 4 personnes pour 23 nuits : A la louche environ 10.000€

Vol Paris-San Francisco/ Los Angeles-Paris : 1.979,16€ Hôtels et campings : 2.800€ Location Avis SUV standard sur le site irlandais : 820€ Visite Alcatraz : 126€ Navette Yosémite jusqu’à Glacier Point : 75€ Spectacle The dream à las Vegas : 512€ Visite Lower Antelope : 80€ Universal studios par Viator : 367€ Et tous les frais classiques afférents à l’ESTA, le Passeport...

Sur place nous dépenserons : Nourriture : 2.400€ Matériel camping : 117€ Essence : 370€ Et les souvenirs, visites...
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Boucle San Francisco - San Francisco et camping dans les parcs de l'Ouest américain en famille
Nous sommes rentrés il y a déjà 4 mois mais il n'y a quasiment pas un jour durant lequel je ne pense pas à ce que nous avons vu lors de notre périple aux Etats-Unis... Comme les autres, je ne rêve que d'une chose : y retourner !

Il y a encore 2 ans, les Etats-Unis n'étaient vraiment pas une destination envisagée mais en découvrant quelques paysages dans un reportage télé, j'ai décidé d'approfondir un peu sur ce forum. Et voilà que des forumeurs plus qu'avisés, des voyageurs subjugués, m'ont permis d'entreprendre une nouvelle aventure. Oui, le voyage commence lors de sa préparation. Celle-ci fut longue mais finalement pas si laborieuse que ça grâce à vous tous qui publiez ici. Entre carnets et réponses à mes questions, vous avez tous contribué à ce que mon voyage soit celui qui me fallait. Je ne vais pas vous remercier individuellement car je ne voudrait oublier personne tant vous êtes nombreux. Il y a certes ceux que nous appelons les "incontournables" qui n'en sont pas à leur première expérience et qui donnent des conseils pointus et bien sentis mais il y a aussi tous ceux qui racontent, chacun avec son style propre, ce qu'ils ont vécu et c'est cette richesse qui fait de cette communauté un trésor. Alors à tous, je dis un grand merci.

4 mois disais-je que nous sommes revenus mais le temps m'a manqué pour, à mon tour, livrer mon expérience. J'avoue que le temps n'est pas ma seule excuse et que j'ai un peu peur aussi d'ennuyer mais après tout, peut-être que dans ce modeste carnet, un de mes souvenirs intéressera un futur voyageur...

Donc, pour résumer très succinctement :

- 5 personnes : Alex et Cécile (moi), 41 ans, Thomas, 16 ans, Elsa, 14 ans et Arno, 12 ans. - 10 mois de préparation (lecture des guides, rédaction d’un premier itinéraire, réservation du vol car certitude de faire la boucle San Francisco pour voir des amis installés sur place depuis 18 ans, sollicitation des membres de Voyageforum.com, rédaction d’un second itinéraire, réservation de la voiture, des hôtels, des campings et de certaines activités). - 23 jours (22 nuits) du 03 août au 25 août 2014 - 4 Etats : la Californie, l’Arizona, l’Utah et le Nevada - 3 grandes villes et 9 parcs - 2 hamburgers seulement - 1 ours

La préparation

Pour notre part, la décision de partir vers l’Ouest s’est prise début octobre, l’itinéraire a commencé à être élaboré dans la foulée (et n’a été finalisé qu’en mars) et les réservations ont démarrée fin octobre.

Nous avons beaucoup lu pour faire nos choix. Les livres : Le Routard Californie 2013*** Le Routard Parcs nationaux de l’ouest américain 2013*** Photographing the Southwest: A guide to the natural landmarks of Southern Utah*** Photographing the Southwest - Arizona: A Guide to the Natural Landmarks of Arizona*** Parcs de l’Ouest américain Bibliothèque du voyageur Gallimard** Petit Futé Parcs nationaux américains Le Guide Vert Parcs de l’Ouest américain Michelin Lonely Planet Ouest américain et San Francisco Les 3 derniers nous ont été parfaitement inutiles. Les sites internet : http://www.ouestusa.fr/ http://voyageforum.com/

http://www.routard.com/

L'itinéraire prévu

dimanche 3 août : Vol Paris (10h20) – San Francisco (15h20) - Sausalito - Alameda, 80 km, lundi 4 août : San Francisco – Salinas, 180 km, 2h mardi 5 août : Salinas – Los Angeles, 500 km mercredi 6 août : Los-Angeles jeudi 7 août : Los Angeles - Las Vegas, 440 km, 4h vendredi 8 août : Las Vegas –Zion Park, 272 km, 3h samedi 9 août : Zion Park - Bryce Canyon, 127 km, 1h30 dimanche 10 août : Bryce Canyon lundi 11 août : Bryce Canyon – Torrey, 200 km, 2h45 mardi 12 août : Capitol Reef – Moab, 245 km, 2h30 mercredi 13 août : Moab – Arches National Park, 16 km, 20 min jeudi 14 août : Moab – Dead Horse Point – Canyonlands National Park, Island in The Sky, 50 km, vendredi 15 août : Moab - Monument Valley, 230 km, 2h30 samedi 16 août : Monument Valley - Page, 230 km, 2h30 dimanche 17 août : Page - Lower Antelope Canyon, 26 km, 30 min - Lac Powell avec tour en bateau lundi 18 août : Page - Grand Canyon National Park, 186 km, 2h50 mardi 19 août : Grand Canyon – Seligman - Las Vegas, 445 km, 4h30 mercredi 20 août : Las Vegas - Death Valley (190 km, 2h30) – Bishop (266 km, 3 h) jeudi 21 août : Bishop - Bodie (155 km, 2h) – Yosemite National Park (172, 2h50) vendredi 22 août : Yosemite, Yosemite Valley samedi 23 août : Yosemite, Mariposa Grove – Alameda, 290 km, 3 h 40 dimanche 24 août : Journée San Francisco - Silicon Valley

lundi 25 août : Matinée San Francisco puis vol (17h20) – Paris (arrivée 26 août)

Le vol

Nous avons fait le choix d’un vol aller-retour Paris-San Francisco car nous avons récupéré le matériel de camping chez nos amis à Alameda (alors qu’ils étaient absents) puis nous sommes retournés les voir à la fin de notre périple. Nous avons conscience qu’une arrivée à San Francisco suivie d’une boucle en sens inverse (Yosemite, Las Vegas…) et d’un retour depuis Los Angeles aurait été plus judicieux car plus économe en kilomètres. Encore mieux, un retour depuis Las Vegas… Mais là, cela aurait impliqué de faire une croix sur Universal Studio et avec nos ados… La réservation sur un vol de la compagnie irlandaise Aer Lingus date du 21 octobre 2013. Il s’agissait du tarif le plus bas (trouvé grâce au site liligo.com) pour cette période. Dép Paris/Charles de Gaule le dimanche 3 août à 10h20 – escale de 1h15 à Dublin – arrivée San Francisco à 15h20 Retour San Francisco le lundi 25 août à 17h20 – escale de 6h35 à Dublin – arrivée Paris le mardi 26 août à 20h55 Prix total : 4716,05€ (tous frais inclus, bagages, sièges, repas)

Le véhicule de location

Nous avons choisi Avis en passant par Locationdevoiture.fr via Auto Europe.

Nous avons choisi la catégorie « Grande routière Minibus » type Dodge Grand Caravan avec les assurances CDW, THP, LDW et ALI à rendre avec le plein fait pour 794,77€ les 22 jours. Aucun frais supplémentaire pour le deuxième conducteur. Nous avons été très bien reçu ; une Dodge Grand Caravan nous attendait, aucune assurance supplémentaire n’a été proposée, aucune insistance de la part de l’agence suite à notre refus d’une proposition de véhicule 4x4. Ce véhicule a été parfait pour nous 5 avec nos 3 gros sacs, la tente, et les provisions. La boîte automatique est un vrai plus lorsque l’on fait de longs trajets.

Les hébergements

Pour être dès le lever dans les parcs, nous avons privilégié le camping et nous ne l’avons jamais regretté sauf peut-être à Moab. Les hôtels ont tous été réservés très tôt sur les sites booking.com et hotels.com pour Salinas. Ces sites offrent la possibilité d’annulation sans frais ce qui nous a été bien utiles lors de modifications d’itinéraire. J1 : Alameda : Chez nos amis J2 : Salinas : Good Nite Salinas, 1 chambre, 2 lits doubles, 47,32€, correct J3 et J4 : Los Angeles : Hollywood La Brea Inn, 1 chambre, 2 lits doubles + 1 lit d’appoint, 163€ Excellent accueil, emplacement idéal pour se promener sur Hollywood Boulevard, parking, calme car chambres donnant sur une cour, lits inconfortables surtout le lit d’appoint complètement vétuste (ressorts saillants). J5 : Las Vegas : Best Western Plus Casino Royal, 2 chambres, 94€ Super emplacement sur le Strip juste à côté du Tix4Tonight (billets tarif réduit pour les shows et les restaurants), grandes chambres, au calme côté piscine (celle-ci est minuscule mais on en a profité tout seuls de 9h à 10h du matin), lits confortables, café et thé dans la chambre. J6 : Zion : Watchman Campground, emplacement 5 loop C12€ Immenses emplacements dans un cadre de rêve J7 et 8 : Bryce : Sunset Campground, B262, 22,50€ Magnifique camping, très calme, grands emplacements J9 : Torrey : Thousand Lakes RV Park Campground and cabins, 1 cabine de luxe, 51,50€ Joli chalet en bois très bien équipé, au calme, petit jardin avec table et barbecue J10, J11 et J12 : Moab : KOA Campground, C1, 93€ Emplacements minuscules (tente quasiment collée à celle du voisin), sanitaires pas très propres, situé le long d’une grande route très passante qui nous a empêchés de dormir correctement (penser aux boules Quiès), proches d’Arches. Nous avons un peu regretté de ne pas avoir choisi un camping dans le parc d’Arches mais ils sont non réservables. Sans doute préférer les emplacements 50A, 51, 52 et 53 si vous êtes en tente ou les chalets au fond du camping (K1 et 2 puis K21 à 14) J13 : Monument Valley : The View Campgroung, emplacement 8, 15,50€ Camping incroyable, sur le sable rouge, face aux « monuments », sanitaires propres mais neufs quand nous y sommes allés. J14 et J15 : Page : Wahweap Marina RV et Campground, 248, 46,80€ « Usine » à campeurs, grands emplacements, bruyant assez tard car beaucoup de groupes, douches à pièces pas toujours en service et pris d’assaut regroupées à l'accueil (2$ les 15 minutes), laverie toujours ouverte, au bord du lac où on peut se baigner dans une eau chaude jusqu’à tard le soir. J16 : Grand Canyon : Mather Campground, Pine loop 285, 13,50€ Grands emplacements dans une très beau cadre forestier, pas tous très praticables car pas mal de pierres, douches à l'accueil J17 : Las Vegas : hôtel Excalibur, 2 chambres, 105€ Bien placé pour parcourir le sud du Strip, très grand, chambres confortables mais pas de possibilité de café ou thé en chambre, amusant de l’extérieur pour les enfants J18 : Bishop : hôtel America’s Best Value Inn, 2 chambres, petits déjeuners compris, 85€ Très bon accueil, avons reçu la chambre familiale en réservant très tôt (un salon avec un canapé et une chambre avec deux lits double), zone pour prendre le petit déjeuner minuscule (réception + 2 ou 3 personnes maximum) mais petit déjeuner très suffisant et varié. J19 : Yosemite : Crane Flat campground, 238, 15€ Grand emplacement, pas de douche, au calme, à mi-chemin entre Tolumne Meadows (entrée Est) et la vallée. J20 : Yosemite : Wawona Campground, loop B-31, 15€ Très grands emplacements, au calme le long d’une rivière où on s’est baigné et où on a ramassé du bois pour le feu, sanitaires minimalistes également. J21 et J22 : Alameda : chez nos amis.

A présent, je vais pouvoir raconter notre aventure et mettre quelques photos. A suivre...
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Il était une fois quatre Belges dans l'Ouest américain!
Voilà, il y a un mois, le 20 août, nous étions dans l’avion pour revenir en Belgique.

Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.

Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.

Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.

Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.

Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
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Différences entre la France et les Etats-Unis?
Bonjour tout le monde.

Afin de comprendre ce pays, pour que les voyageur comme moi soit préparé, je vous propose de nous donner tout les différence qu'il y a entre la France et Etats Unis.

Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas. Les différences culturelles, les différence de mentalité, les différence administratifs pour les long voyages. Ce qu'il faut éviter de faire et que l'on fait en France.

Et bien d'autres choses qui vous passe par la tête, car comme dit Nicolas Hulot, la connaissance et le premier pas vers le respect.
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Mon séjour californien au jour le jour
Bonjour,

Comme promis, et dans la mesure où j'ai une connexion WI-FI, voici mon petit journal quotidien.

JOUR 1- MARDI 2 AVRIL 2013

Voilà, c'est parti. Après une nuit blanche à passer en revue si je n'ai rien oublié. La navette pour l'aéroport vient me prendre chez moi vers 4 heures du matin et j'arrive pour 6 h à ROISSY T2 E.

Cette fois, j'embarque à la porte M, et il faut encore que je prenne le train automatique.

Pour le voyage, on m'a offert un surclassement en classe affaire. Alors je profite de tous les avantages que cela procure, comme l'accès au salon privé où je peux savourer un petit déjeuner buffet.

Voyage sans problème : à l'embarquement, on m'offre un verre de champagne, après quoi je prends mon petit calmant (car je suis toujours très nerveuse en avion). Après déjeuner, j'allonge mon fauteuil et je me réveille 8 heures plus tard.

A l'aéroport de San Francisco, c'est le gros bazar : je mets plus d'une heure pour passer la douane et pour sortir de l'aéroport. J'attends un peu ma navette. Bref, j'arrive à l'hôtel vers 16 heures.

L'hôtel : THE GOLDEN GATE HOTEL, 775 Bush street. Super trop bien situé, à une rue de Powel street pour les cable cars, et pour le Lorie's dinner qui fait le coin avec Sutter street. De plus, juste en face de l'hôtel il y a un parking public où vous pouvez garer la voiture pour 28 dollars.

A l'hôtel, je suis accueillie par le responsable qui parle français, mais surtout par Pip, le chat de race Mansk . Tous deux m'accompagnent jusqu'à la chambre.

Après avoir déposé mon sac et m'être changée, je pars en exploration dans le quartier. Je fais 3 bonnes heures de marche et de grimpette, car oui, SF , c'est raide ! De quoi passer une nuit tranquille dans ma petite chambre douillette.

Voilà pour cette première journée : demain le véritable séjour commence. Au programme : visite de Chinatown et des alentour. Et puis achat du pass pour les transports....

A suivre ...
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Il était une deuxième fois dans l'Ouest...
Une bonne partie de mon voyage a déjà été « dévoilée » au fil des messages du forum, mais je sacrifie bien volontiers à la tradition du carnet de voyage. J’espère que vous prendrez plaisir à le parcourir et que vous ne le trouverez pas trop long ou alourdi de détails superflus. J’avoue que je l’écris pour moi aussi, pour avoir un souvenir de ce merveilleux voyage, et que je me pique au plaisir de l’écriture.

Pour resituer le contexte : nous voyageons régulièrement aux USA, mais notre dernière et unique fois dans les grands parcs remontait à 1995. Nous avions à l’époque 23 ans et notre voyage s’était fait à l’arrache : on trouvait des motels au dernier moment, sans réservation, et le circuit était préparé on ne peut plus sommairement. Nous en gardions cependant un excellent souvenir. Beaucoup de route, mais cela ne nous dérange pas. L’aspect roadtrip, « avalons du bitume », fait pour nous partie de l’aventure.

Cette année, j’ai eu envie de retourner sur ces terres avec dans les bagages notre fils de 8 ans et demi, me disant que c’était le bon âge : assez grand pour apprécier, mais suffisamment « petit » pour s’émerveiller encore de choses simples. J’avais peur que son enthousiasme ne s’émousse avec l’âge. Et puis, il faut bien le dire, la patience n’est pas ma qualité première. Chéri, c’est donc décidé, cette année, on retourne au Grand Canyon !

C’est en parcourant ce forum, que j’avais découvert lors de précédentes vacances mais sans jamais m’investir réellement, que j’ai compris que nous avions loupé énormément de choses lors du premier voyage. J’ai donc eu envie de les découvrir, malgré les contraintes de durée (12 jours) qui m’étaient imposées pour raisons professionnelles et privées. Ce périple semblera donc très chargé et trop superficiel à bon nombre de voyageurs émérites, et ils n’auront pas tort. C’est un parti pris, celui de voir un maximum de choses en un minimum de temps. J’avoue cependant qu’avec le recul, j’aurais aimé m’attarder en certains endroits et faire autre chose que les effleurer. Cette diversité a cependant permis d’entretenir la curiosité de notre fils, dont je craignais qu’il ne sature des « rochers rouges » au bout de quelques jours. Je signale pour terminer que nous ne sommes pas randonneurs, et qu’en général, nous nous contentons des points de vue traditionnels et facilement accessibles. Mais sur l’impulsion du moment, nous ferons finalement quelques balades et pistes, comme vous le verrez.

Le voyage consistait en une boucle Los Angeles-Los Angeles, avec vol Virgin Atlantic au départ de Londres, très facile pour nous, et très intéressant question prix. J’aurais bien pris Las Vegas-Los Angeles, mais les aéroports londoniens de départ et d’arrivée étant différents, cela nous compliquait un peu les choses, d’autant qu’initialement, nous devions rallier Londres en voiture. Finalement, nous nous sommes rendus à Londres en Eurostar. Après une petite heure de métro, nous étions à Heathrow. Un jeu d’enfant !

La boucle en question était Los Angeles – Las Vegas – Valley of Fire – passage par Zion – Bryce Canyon – BW12 – Moab – Monument Valley – Page/Lake Powell – Grand Canyon – Los Angeles – Santa Barbara – Los Angeles. Le « crochet » par Moab m’a fait beaucoup gamberger. Ira, ira pas ? Cette grande boucle sera-t-elle trop lourde pour mon fils, ou pour mon mari d’ailleurs, qui ne comprend pas toujours ma passion pour les USA ? Ne devais-je pas privilégier le côté Disney de Vegas, passer plus de temps sur la côte ? Mais Canyonlands était l’une des merveilles découvertes grâce au forum. J’en rêvais éveillée. Puis retourner là-bas pour voir uniquement ce qu’on avait déjà vu… pff, aucun intérêt… enfin, moins, non ? La lecture de la page de Vazyvite sur son coucher de soleil à Dead Horse Point m’a achevée : je ne pouvais pas ne pas y aller. Allez, soyons fous, on ne vit qu’une fois, inscrivons Moab au programme, on ne le regrettera pas. Enfin j’espère.

Bon, là, je vous la faire courte, parce que, Itat pourra en témoigner, mon circuit est passé par au moins 5 moutures différentes, dont des versions très farfelues, avec à chaque fois une ribambelle d’annulations d’hôtels et de re-réservations dans d’autres. Mais easy as 1, 2, 3, c’est les États-Unis.

Voilà, le décor est planté, le récit peut (enfin) commencer.
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Mike's Road trip Côte Est USA
Introduction :



Au mois de Janvier pour parachever une bonne résolution, je décide de prendre mes billets pour New York, au départ de Paris. Un retour prévu 2 mois après avec un stop dans mon rêve de gosse (bien que du haut de mes 24 ans ce n'est pas si lointain) : La Nouvelle Orléans ! La résolution est bien entendu un prétexte pour prendre un nouveau départ, car je prévoyais cela depuis Novembre. Mais pourquoi la Nouvelle Orleans ? Fan de Jazz, de l'ambiance qui s'y dégage, des New Orleans Hornets, des New Orleans Saints. Récapitulons, 2 mois aux Etats Unis avec comme ville New York et la Nouvelle Orleans, du moins c'est ce que je pensais. Comme le dit si bien Antoine De Maximy : C'est quand rien n'est prévu que tout est possible.

Une fois cette réservation effectué, il me reste tout de même plus de 3 mois à attendre (Départ prévu le 6 Avril). C'est une grande première pour moi, non pas de prendre l'avion, non pas de visiter un pays (j'en suis à plus de 30), non pas de partir à New York ou aux Etats Unis mais bien entendu de partir seul à "l'aventure".

Je me dis que je ne vais pas attendre toute ma vie pour partir, depuis la lecture du livre Backpacker (jeune Français parti en Australie durant 1 an), j'ai une réel envie de tenter cette mini expérience (la durée est moindre pour mon trip). C'est aussi un bon moyen de voir si je tiens la distance, de me surprendre en quelque sorte. Fini les coups de fils passé à mes amis, pour savoir si ils sont exciter à l'idée de voyager avec moi etc ... Je suis seul et je dois dire que j'aime plutôt cette idée, du moins pour le moment. 3 jours auparavant je me rends à la place de la bourse pour y échanger mes euros. 2900 dollars pour 2 mois cela peut sembler énorme, mais quand on a absolument rien payer pour l'hébergement, il va falloir se serrer la ceinture. Néanmoins c'est le genre de voyage que je voulais, qui mettra en avant la découverte et non pas les dépenses inutiles.

La veille de mon départ, je prépare mon bagage qui est pour une fois assez rempli. Il est vrai qu'entre New York et la Nouvelle Orleans le climat n'est décidément pas le même. Le départ est à 6h du matin, je tue le temps en regardant le superbowl des Saints (Rediffusion, équipe de la Nouvelle Orleans) pour me mettre directement dans le bain, même si cela ne réside pas être la première étape de mon voyage.

Un compte rendu intimiste, le but n'est pas bien entendu de me mettre en avant, mais de donner des idées de voyages à d'autres. Presque tout y sera raconté, avec bons nombres d'anecdotes et un style assez particulier (je suis navré si cela choque) , sur ce enjoy

PREMIERE PARTIE / NEW YORK

6 Avril 2011 :

Je suis excité à l'idée de revoir la grosse pomme, pour vous communiquer cette folle envie je pense que la comparaison avec une jeune pucelle qui va voir un concert de Justin Bieber pour la première fois est assez juste. Ce n'est pas New York en lui même qui m'excite, encore que, mais ce voyage qui me semble juste parfait et que je souhaite modifier par la suite. Ce bonheur de faire sa valise et de partir sans aucune attache, sans besoin d'être redevable envers qui que ce soit. La valise faite (5h du matin) je descend mes 3 étages avec un bras droit qui souffre déjà, un petit tour en enfer, dans ce RER B que connaissent si bien les banlieusards donc je fait évidemment parti (ce sera la dernière fois pour moi avant fin Mai).

Le passage des valises se fait sans encombre, je pars avec 23 kilos (ma valise en faisait déjà 6 .. Pas vraiment eu le temps de m'atteler à l'achat de la valise parfaite, j'ai beau téléphoner à Arthur rien n'y fait). Une astuce néanmoins, c'est de prendre quelques fringues que vous êtes sur de jeter avant votre retour en France. 1h avant le grand décollage, je me mets à l'heure américaine : Un baggel avec cream cheese, egg and bacon, Un muffin et pour finir car c'est trop bon, un macaron. Comme pour témoigner du passage de relais que je m'apprête à faire. Néanmoins la déception m'envahit au menu pas de fromage et de vin, moi qui suit adepte de ce genre de repas.

Le vol débute enfin et à ma grande surprise le rêve puisque je suis seul à l'arrière de l'appareil. Disposant de 3 sièges pour commencer une magnifique sieste. Le stewart, me dit même de poser mes chaussures sur le siège. Ca y est je suis bel et bien en vacances !! 7h15 plus tard me voici à Newark, j'aurais pris tout de même la peine de contempler à travers le hublot l'empire state bulding, le downtown de New York, le stade des Yankees et la statue de la liberté. Bref m'y voila enfin et il me tarde de fouler le sol New Yorkais tout en esquivant très rapidement cette aéroport aux tendances sombres. Une fois arrivée à Penn Station je décide de marcher quelques block pour trouver un starbucks (pas pour y manger car je déteste leur bouffe .. mais car le wifi est bien meilleur qu'à mcdonalds). J'aperçoit ensuite Timesquare mais il temps pour moi d'aller faire mon check in à Wanderers inn west sur la 113ème au début d'Harlem et à 3 blocks de Central Park.

Me voilà enfin débarasser de ce lourd fardeau que constituait mon immense valise. Les bras légers, je m'en vais découvrir un peu plus la ville et mange un délicieux cheesecake sur broadway ( EAG = Expensive and good, le cheap à 6.50 dollars on repassera quand même). Plus tôt dans l'après midi j'ai fait la connaissance d'un couple d'Australien avec qui j'ai discuter une bonne demi heure, le temps de tenter de me connecter en wifi via l'hotel sans grande réussite. Mais il manque quelque chose à ma journée d'intégration !!!! Un long island bien entendu et c'est dans le pig'n hustle que je trouve mon bonheur (et un et deux et trois zéro !!). Une Milf vient me voir ? Nan j'appelerais plutôt ça un last choice au vue de l'âge avancée de cette personne, mais j'accepte de danser avec elle. Il est vrai que cette journée fut vraiment fun !!!

7 Avril 2011

C'est la journée des retrouvailles. Nan je suis toujours seul pour ce voyage mais néanmoins je m'en vais au Yankees stadium. Après 950 jours d'attente je retrouve enfin mon équipe favorite de Baseball. Une fois le contrôle de sécurité passé, l'émotion m'envahit et la joie d'entendre Alex Rodriguezzzzz par le speaker me plait fortement. Pas vraiment un grand match, mais une victoire 4 à 3. Swisher fait le show en faisant participer le public et Derek Jeter à une côte de popularité hallucinante, une célèbre chaine new yorkaise de fitness porte son nom . C'est une nouveauté pour moi, car en Aout 2008 les Yankees avait perdu assez lourdement face aux Blue Jays de Toronto.

Une discussion avec des fans s'installent mais il est déjà 17h et j'ai une envie insistante de poursuivre ma journée. Le temps se couvre mais la pluie ne tombe pas fort heureusement. Après un wendys fort concluant je décide de rentrer tranquillement car je dors très peu (3h la nuit dernière). J'en profite pour prendre un pack de bière, histoire de faire connaissance avec les backpackers qe je n'ai pas pu voir précédemment. La soirée s'installe, des cigarettes allumés, des bières en veux tu en voila. Le climat est plutôt chaleureux. Pour une première expérience dans un hotel de ce genre c'est plutôt réussi mais attendons la suite. Ah oui j'oubliais ce soir c'était Pizza Gratos, d'ou ma présence !! Il faut bien sauver un peu d'argent et minimiser les dépenses. Parce que ma casquette New Era "Mike" et mon t shirt d'Arod ca fait quand même 65 dollars.

8 Avril 2011

Ce matin, je suis très matinale. Il faut dire que pour pouvoir prendre le petit dej il faut l'être. De 8h à 9h30 sinon il vous passe sous le nez. J'entends un groupe parler de sujet qui m'interpelle je décide donc de prendre une chaise, et de participer à la discussion. Un natif de Houston, un Français de la banlieue parisienne et une Anglaise de London. La mixité est de mise, le courant passe bien mais je ne parlerais pas français même avec quelqu'un de ma contrée. Pour tout simplement ne pas créer de secte qui pourrais créer certaine tension, du genre "mais qu'est ce qu'il disent tous les deux ?" On part à 10h15 de l'hotel avec ma nouvelle équipe. J'accompagne en compagnie de James, Lindsey (Angleterre) pour une location de véhicule chez Hertz si mes souvenirs ne me trahissent pas. Cette dernière souhaitent partir à Philadelphie c'est donc une rencontre de courte durée pour le moment mais nous resterons en contact. Anecdote assez drôle lorsque nous montons dans la voiture, elle part à droite pour conduire !!

Nous ne sommes plus que deux. James et moi. James veut à tout prix aller à Timesquare pour prendre plusieurs photos. Pourquoi pas ? Après tut il faudrait bien passer par ce quartier à tendance touristique. Un petit détour par Jamba Juice dont je suis un fervent fan et nous voilà armée pour prendre quelques clichés, histoire de rendre jaloux nos amis resté à quai. Des photos qui sont dans l'ensemble réussi mais chose assez drôle pour moi 'en ai foiré deux trois et je me rappelle encore le "Keep on focus" de mon pote texan. Une fois la séance photo fini, direction la 42ème mais sur la 6ème avenue ou nous décidons ensemble de tester la street food !! Vous devez connaitre le concept des marchands ambulants et bah c'est tout à fait ça. Loin d'être dégueu', mais rien de bien transcendant mon Phily Cheesecake me cale pour un moment. Un petit détour par l'hotel car je n'ai plus de batterie sur mon iphone, je fais la connaissance de trois jolie allemande qui logeront dans la même chambre que moi, une bonne accroche mais il est déjà temps pour moi de partir. Néanmoins je leur promet de leur parler plus amplement des demain. Quelques bières dans le quartier de Chelsea, la journée se termine ainsi. Une rencontre éphémère avec une fanatique des Yankees et hop direction mon lit même si le local train tarde à arrivée. Je décide donc de marcher quelques blocks pour arrivée à destination. Et Hop, les allemandes sont encore là. Une discussion autour de l'Europe, des bières, des banalités de la vie !! Et nous voilà ensemble autour de quelques Mike's Hard. Une d'entres elles me bombardent de question (Pourquoi tu es seul ? Et ta copine ? Tu fais du sport ? AH ouais vraiment de la boxe ? ) Elle change même de siège pour venir à côté de moi !! Me voila fort bien intégré.

9 Avril 2011

Toujours en compagnie de James que j'ai d'ailleurs réveillé sur sa demande, pour faire du shopping. Cette après midi constituera une réelle déception tellement New York n'est pas fait pour les bonnes affaires du moins c'est très rare. Si vous avez de l'argent vous trouverez votre bonheur mais si come moi vous voulez gérer un minimum votre budget alors tout explose très vite. Même le Wendys est cher sur Broadway c'est vous dire. Aucun achat en vue donc, la pluie vient s'en mêler. On se réfugie dans le converse store et là c'est le drame ... Quel scandale ce magasin, un design épuré mais une fois à l'intérieur l'intérêt est moindre. Les chaussure sont chers (toujours moins qu'en France cela dit !!) , le mur de chaussure est juste noir et blanc, les t shirt sont plus immondes les uns que les autres (question de gout surement). Bref, une adresse à oublier à part si on veut dire qu'on a été au nouveau converse store de New York.

Pareils pour Maccy's et Century 21 je n'y trouve pas mon compte. Les affiches "Big Sale" nous font exploser de rire. Au lieu de 1200 dollars, 800 dollars. Rien dans nos gammes de prix, bon je m'en serais douté mais tout de même. Le seul truc que je ramène de cette journée shopping c'est le sac desigual offert par la boutique. Tellement content de ma trouvaille, que je m'empresse de l'offrir à une des filles de l'hotel pour y mettre son parapluie. La soirée sera tout de même meilleur, car au dela de la flotte et de cette déception, un orgasme culinaire me parvient. Il s'appelle Chipotle. Bon certes, ce n'est pas local, certes ce n'est pas un déli's de New York mais mon dieu quel pied. Un burrito vraiment succulent et bien relevé comme je l'aime. En dessert les Donuts de Dunkin me tentent bien et je ne vais pas bouder mon plaisir. De retour à l'Hotel on est une bonne dizaine à discuter de tout et de rien, des allemands, des norvégiens, des péruviens, des suédois. Je leur propose donc mon jeu ... le King !! Certains connaissent d'autres nan !! Le principe est simple, chaque carte à une signification par exemple la dame avec le "Q" veut dire question, si ce dernier ne trouve pas de réponse il doit boire !! Stupide mais sympa pour mettre en confiance les plus timides. Le Japonais est le premier à lâcher prise, peut être trop mince pour poursuivre ou peut être étais ce la première fois ? Il faut dire que la Tsing Tao n'est pas une bière très forte !!

10 Avril 2011

Un réveil assez difficile au vue de la partie de la veille ! Néanmoins je parviens non sans peine à être présent pour le petit déjeuner. Dans un débat de longue haleine on décide tous de prendre d'assaut l'église du coin pour assister à un gospel. L'entrée est gratuite néanmoins lors de la quête il est toujours préférable de laisser un tips pour le spectacle !! On est donc 20 de l'hotel à assister au spectacle et personnellement je reste effaré par le manque de respect qu'on certaine personne à quitter l'assistance au beau milieu du show. On est pris d'une intense émotion car le déplacement en vaut vraiment la peine, j'avais déjà fait cela en 2008 mais ce n'était que des chants. Tout le monde se tient la main comme pour communier la tristesse qui est enfouit. Plus qu'une thérapie pour certains, c'est tout simplement un aboutissement. Les plus touchés sont surement ceux qui ont perdus un proche récemment. Après 2 heures de "show" nous quittons tous l'église à 12h30 pour retourner déposer nos sacs pour certains à l'hotel qui était sur notre routes. D'autres mangeront, d'autres feront une sieste trop fatigué de la veille mais je décide de rester dans un petit groupe qui avait pour rendez vous Wall Street. Après tout pourquoi pas je vais passer plus d'un mois à New York, j'aurais le temps de faire d'autre chose. Je fais d'ailleurs la connaissance de Manuel avec qui je lierais une amitié soudaine. Manuel vient d'Allemagne également près de Munich.

Wall street est bien entendu le quartier des affaires mais il ne m'est pas désagréable pour autant. Un stop au burger king, je laisse un pourboire d'un dollar au serveur et vu que c'est rare il décide de lui même de m'offrir une "small fries" décidément j'y gagne au change. Je me sens seul dans ce burger king car je suis le seul à prendre une boisson d'un litre !!! Quelques gorgés plus tard Esther (Allemagne nous rejoint) car ses copines ont décidés d'aller dans un endroit qui ne la branchait pas plus que cela m'a t-elle dit. Du moins c'était sa version des faits, mais ses sourires complice me faisait penser que ce n'était pas l'unique raison. Soit, ma parano passé, direction le flea market (littéralement marché aux puces pour les futurs interrogations ). Le moins que l'on puisse dire c'est que cette endroit sombre et lugubre me fit pensé que j'irais bien marché quelques block plus loin pour découvrir un peu plus la vile, Esther part également. On passe une partie de l'aprem ensemble, block par block .. Je préfère être avec elle que dans ce flea market de pacotille, je suis sectaire sur ce coup mais je ne suis pas du tout sensible à cette cave. On parle assez longuement on apprend à se connaitre. Des rires, des fous rires, des moqueries, je suis taquin aujourd'hui. Surtout quand elle me demande si je regarde Gossip Girl ... Quelle idée en me regardant !! Ais je l'air si efféminé que celà ?

La journée se poursuit, on retrouve notre petit groupe. Manuel s'est égarré dans les profondeurs de la ville et on ne le retrouvera pas. La nuit tombé je leur propose assez justement d'aller à Chelsea je connais un bar vraiment sympa !! Mis à part mon envie de boire, je les vois s'arrêter prendre une glace !! 30 minutes d'attente j'en profite pour aller dans un bar écouter du jazz et je ressors quelques vingtaines de minutes plus tard. Je ne vais pas m'empêcher de vivre mon trip simplement pour des latences. Une fois arrivée dans le bar je tente de chanter en allemand, tout le monde explose de rire, je crois que mon accent est encore perfectible !! Timac avait raison, la phrase "Ich bin a kartofel salat " a fait des émules. Je suis le bout en train, toujours le sourire, il faut dire que mes 5 bières et 2 cocktail me mettent rapidement dans l'ambiance. Par ailleurs Esther boit son whisky coca presque cul sec, en me disant à toi maintenant .. Comme un vulgaire abruti je m'atèle à la tache en redemandant à Johanna la serveuse une deuxième Margarita pour marquer les esprits. Hop les culs secs sont réussis mais j'ai un nain de jardin qui frappe dans mon crâne avec un marteau, saloperie de fierté !!

11 Avril 2011

Le réveil est particulièrement difficile, et si New York est la ville qui ne dort jamais, moi j'aimerais bien dormir un peu plus ce matin. Malgré cette pensée qui m'habite je dois partir à 10h30 pour Central park que je n'ai pas encore fait auparavant. Après un cheesecake et un hot dog me voilà fin prêt. On commence par l'entrée situé à Colombus Circle !! Ah j'oubliais ce matin je suis avec Manuel, Ary (France) Des photos sympathiques, un temps qui se veut agréable tout est fait pour que la journée soit bonne. De plus une Samuel Adams vient délicatement envahir mon palais, ce qui sous ce soleil n'est pas négligeable !! Dans l'après midi j'ai des envies de tatouage, je ne sais pas encore le motif, rien ne me branche réellement et je veux que ce dernier est une signification pour le reste de ma vie !

Plus tard, dans Central park on apperçoit la tombe de John Lennon qui est vraiment splendide, rien à dire l'émotion est présente pour bons nombres de touristes.

Le soir venu, on avait rendez vous avec les filles (Allemagne) mais Manuel a trop tardé avec son linge qui n'en finissait plus malheureusement. Cela m'aurait bien plus, mais les plans à New York ce n'est pas ce qu'il manque. L'ami de Manuel arrive à destination et c'est sous des salutations amicales et une entente très rapide que nous décidons de faire le pont de Brooklyn de nuit. Splendide, je brande mon casque et écoute "99 problems, Lucider ou encore Dirt off my shoulder" pour que l'émotion soit totale.

Fin de la journée passé dans une chaine de Pizza (Non ce n'est pas stratto) et enfin devant un Poker que je gagne par la suite avec quelques bières (Budweiser, Bud light, Modello).

12 Avril 2011

Les filles rencontrés ont désormais changés d'hotel on s'échange quelques messages sur Facebook mais mes plans sont différents. Je décide donc de retrouver ma liberté et de partir en direction de Chinatown et de Little Italy. Actuellement Little Italy n'a pas grand interêt, cela dit il évoque pour moi mes racines donc autant le refaire ca me fera passer une petite demi heure !!

Pour Chinatown l'histoire n'est pas tout à fait la même, mais je décide tout d'abord de prendre un parapluie vendu à 3 dollars qui rendra l'âme 2 jours plus tard. Un petit tour au mcdonnals pour prévenir ma famille que tout va bien après une semaine, je me dis que j'aurais pu faire un effort. Mais à quoi bon avoir des regrets !! En sortant du mcdo je vois des shops assez rigolo avec des messages évocateurs, je m'arrête donc pour acheter un t shirt qui a pour message : "I drink for meet some people like U" Peut être efra t-il mouche ce soir ? Why not ! D'ailleurs je trouve aussi mes Levis Shoes un peu plus loin. Il va falloir se calmer si je veux tenir jusqu'à la fin de mon trip.

En rentrant à l'hotel pour charger mon téléphone je fais la connaissance de Jason, un londonien assez junkie au premier abord. Il n'a que 20 ans et est assez frustré de ne pas pouvoir boire. On va au Yankee game ensemble ce soir mais au vue de la pluie on change nos plans et direction la Jazz Gallery, une expérience enrichissante avec une musique qui résonnera longtemps dans ma tête.

13 Avril 2011

Le matin je fais la connaissance d'une brésilienne, portant le nom de Thais. On parle de son pays, des rythme musicaux mais aussi de la France même si ça ne m'enchante pas car ce n'est en aucun cas mon sujet préféré. Je ne travaille pas pour l'eurovision, devrais je avoir un sentiment de culpabilité ? je ne pense pas. Manuel me rejoins pour le petit dej et me chambre sur mes rencontre, du genre : Il faut toujours que tu nous piques les gonzesses !! Une pure invention car la copine de Manuel ressemblait vraiment à une top model !

Le Queens c'est limité, un resto .. un point wifi pour essayer de capter d'autres backpackers mais la journée n'est pas exceptionnelle loin de là. Le quartier est sombre, on en profite pour faire quelques clichés assez rigolo ou le manque de sérieux est mis à l'épreuve.

Avant de sortir avec Manuel, Sven et Jorn je vais au Yankee stadium pour assister à un de ems rêves. Un home run d'Alex Rodriguez je suis dans un état d'existation énorme.

La soirée est une autre histoire, je trouve sur lonely planet un bar qui propose une sélection de bière à 1.25 dollars !! l'endroit idéal pour se détendre et faire des rencontres. Je tente une chanson en allemand, le portable en main Manuel et Yohann n'en peuvent plus. Je dois pas être un bon chanteur visiblement, mais cela dit mon karaoké nous amènent deux autres allemande qui finiront la soirée avec nous *Censored*.

14 Avril 2011

Je rentre le matin à 8h30 et certains commencent déjà à prendre le petit dej'. Il est temps pour moi d'aller dormir. Je sens le fenec' mais je ne peux m'empêcher de dormir avant de faire une quelconque action. Au reveil à Midi, et après une bonne douche, je me fais à manger avec les courses que j'avais fait précédemment à Whole Foods Market. Un peu de poisson, des champignons de Paris, des haricots verts et des mangues. Tout le monde sent mon repas, comme si c'était spectaculaire !!! T'es Français nan me dis une Norvégiennes ? Oui pourquoi ? - Parce que les Français aiment bien faire à manger et sont soignés dans ce qu'ils font !! Estomaqués par cette réflexion, car vraiment ce n'est pas la vision que j'ai, soit passons !

Le temps n'est pas clément mais je me vois mal resté une journée entière enfermé à pianoter sur mon macbook, ou à lire un roman entier comme le font certains pensionnaires. J'affronterais le temps, je suis seul et je compte bien en profiter avec un peu de Lenny Kravitz et de Jedi Mind Tricks sur les oreilles.

Le transport est tout de même un peu long, 1h de route pour aller à Coney Island. L'île est sympa, le sable, les stands, la bouffe idéal pour les amoureux mais à part me tenir le manche en gage de compensation je ne peux pas faire grand chose. Sur l'île je rencontre Michelle native de New York mais qui vit désormais à San Francisco. Connaissant bien la ville, on en parle assez longuement. On passe l'après midi ensemble, elle me raconte des anecdotes croustillante à propos de New York, des bons plans. Malheureusement, les seuls anecdotes que je peux lui raconter tourne autour de l'alcool et de la débauche. Il y a mieux comme entame nan ? Plus tard nos chemins se sépareront, je devais me rendre absolument à Chelsea pour manger avec une des deux allemandes rencontrés la veille. Un moyen pour moi de perpétuer cette drague ridicule dont j'étais vraiment friand.

Une longue soirée en perspective, avec des shots en veux tu en voila. Et quand je lui dis que quand je travaille je suis barman, ses yeux se mettent à briller comme par enchantement. Elle tente de parler en Français avec les bases scolaires qu'elle a, je trouve ça tellement sexy mais parfois pathétique. 5h du matin, je ne tiens plus debout ... Est ce la fatigue accumulé ou bien l'alcool qui me monte à la tête ? Est ce la dépense physique ? Je n'en sais rien ... Toujours est il que je vais dormir avec des potes qui ne finissent plus de me chambrer sur mon addiction à la débauche.

L'un d'entre eux me dit !! Bon demain c'est fini demain tu tournes au jus d'orange je m'occupe de toi. Difficile à croire, et en plus je veux dormir.

15 Avril 2011 :

Que c'est bon de dormir, j'avais déjà oublier le plaisir que cela pouvait me procurer. 8 longues heures !!! Il est déjà 13h00 à New York, je me dépêche donc de prendre ma douche. Direction staten island pour prendre quelques clichés de la statue de la liberté. Néanmoins pas question de payé pour voir la statue à 1 mètre avec une armée de touriste, prenant 89 clichés ! Je suis assez prêt dans le ferry de Staten Island, cela me satisfait amplement, pas besoin de plus.

Je décide tout de même de m'attarder à Staten Island pour y découvrir les joyaux qu'ils pourraient y avoir et mis à part quelques activités pour enfants et adolescents attardés je n'y vois aucun interêt, il est donc temps pour moi de rebrousser chemin au plus vite. Pour moi Staten Island c'est le calme plât et surtout le lieu de naissance de Ghostface Killah, passé cette anecdote, pas de signification particulière.

En revenant, j'assiste à une belle vue, à de nombreuses activités, quelques spectacles de break dancing. Je décide de m'y attarder mais fini les tips j'ai dépenser pas mal d'argent avec des t shirts nike, Yankees et autres. Il est déjà 16h, allez un tour à Chipotle qui réside être mon fast food préféré. Je m'arrache les intestins avec un menu mexicain épicé mais le bonheur de ce diner tardif est au rendez vous. Après cela, je rencontre dans un bar en regardant les Yankees des supportrices déchainée avec qui encore une fois j'enchaine les margarita, pauvre de moi, c'est mon point faible ! 5 heures plus tard, il est déjà minuit et je décide de rentrer. Que le temps passe vite quand vous n'êtes pas seul ... L'alcool ne me quittera plus à New York. Un mal ? Un bien ? je n'en sais rien et il est difficile de faire son autocritique mais ce jour est étonnement vide il faut vite remédier à cela pour ne pas tomber dans un trip de Monsieur tout le monde ! Demain est un autre jour.

16 Avril 2011

Pas mal de monde partent de l'auberge de jeunesse situé à Harlem, mais également de New York. Je prends donc mon temps pour déjeuner, pour voir ce que je pourrais faire. Ce sera le MET pour aujourd'hui et ses environs dans un premier temps. Le MET se trouve entre la fin de Central park côté East et la 5ème avenue. Un musée que je recommande vivement, tellement on peut y passé des heures. Malgré tout c'est l'heure de manger, et mon estomac crie Famine "FAMINE" ...

Pas le temps de chercher vraiment un truc qui me plait, encore que j'apperçois un shack shake !! Devant le resto se trouve un ami à moi rencontré il y a 3 jour de cela. Ca tombe bien il entre également dans le restaurant à proximité de la 80ème.Le coin est sympa mais l'attente dure tout de même quelques minutes. Je parle à une charmante jeune fille qui viendra s'assoir avec nous peu de temps après. Un Afro américain me ramène encore des frites, en me remerçiant d'avoir attendu si longtemps. Je n'ai pas vu le temps passé avec Ana, mais vraiment pas.

Le temps passe et il est venu pour moi de quitter le restaurant, on échange nos numéros et je promet de l'appeler quand j'aurais un moment (sans doute sur Paris mais pas avant). La librairie de New York me tend les bras et son architecture me plait énormément je m'y attarde quelques minutes. Même si la 5ème avenue n'attire pas vraiment mes faveurs il faut dire que cet endroit me plait énormément.

La poursuite se fait du côté du Rockafeller, pas vraiment mon trip à première vue mais un coin à faire quand on passe par New York. Il est déjà l'heure d'aller boire un verre au rythme des Playoffs NBA et NHL, mais le Baseball avec les Yankees attire soudainement mon attention. Pas très longtemps car le match est annulé pour cause de pluie. Je décide de rentrer à l'hotel ou plusieurs de mes camarades sy trouve, une longue discussion se met en place. Plutôt sympa !

17 Avril 2011

Je me lève .. Je te bous.. Nan c'est pas ça, bullshit ! Je me lève tôt ce matin car je dois quitter Harlem pour Brooklyn. Pas très prudent le garçon. Rendez vous sur Lafayette Street, je prends le train C sans aucun stop. Mes valises me détruise quelque peu les épaules mais on fait avec. Une fois arrivée à destination l'hôte me dit de repasser dans 40 minutes, le temps de nettoyer la chambre. Parfait ça me laisse le temps de manger et surtout de poser mes bagages dans le hall. Mon fardeau est terminé pour cette fois !! OUF.

En arrivant au Mcdonalds de Fulton Street (rue peu fréquentable ) je me dis que j'aurais pu jouer dans un de ses films ou Al Pacino est la vedette. Je suis le seul "européen", entouré d'Afro Américain qui semble me regarder d'un oeil inquiet parsemé de colère envers la race blanche. Je pense que la 2ème solution est plus proche de la vérité. Je commande mon repas, m'assoie et me connecte au wifi. Fulton Street est une rue mal rangé et ou les cartons arborent les trottoirs. Elle est loin l'ambiance touristique du Brooklyn Bridge et de High Street. De retour à l'auberge de jeunesse, je demande ma route à une dame d'environ 35 ans .. "Vite c'est par là je ne parle pas aux blancs" me dit-elle d'un ton sec et esquivant mon regard. Ce séjour à Brooklyn commence tellement bien ...

Je m'installe et repars aussitôt. Ce soir c'est playoffs pour les Hornets pas question de raté ça. Il est 14h, je traverse une nouvelle fois le pont de Brooklyn à pied, histoire de me détendre après tant de péripéties. Un petit détour vers Pier 17, Upper East Side et Tribeca pour prendre quelques clichés. L'heure est arrivée, je mange chez Applebees. La pub c'est bien beau avec des produits alléchants mais à l'intérieur rien de bien croustillant. Vite direction un vrai pub pour le match. Je trouve accoudé au bar un mec passionné de Basketball comme moi et ancien membre de Duke University !! On est mal barré c'est pile l'équipe que je déteste, mais il déteste les Lakers.

Les Kobe Sucks retentissent, je dois avouer que j'ai déclencher le mouvement de foule. Dans la foulée je reçois un message sur whatapps d'Esther. Elle me dit qu'elle est désolé qu'on ai pas pu se revoir, mais néanmoins ses études et conférences lui ont pris un temps considérable. "Il faut qu'on se revoie ça serait coll, si je peux te capter sur Paris ..." un léger sourire puis une réflexion soudaine : "On verra quand je rentrerais à Paris". Une nouvelle qui disparait car les Hornets domine le match et sur un big shot de Paul je bondis de ma chaise. Je crois que je suis repéré, je suis le seul content de l'hypothétique victoire des Hornets et non pas de la défaite des Lakers. 1/0 pour les Hornets je jubile même si je sais que ce sera compliqué.

18 Avril 2011

Mon avant dernier jour à New York avant de toucher à un vieux rêve : La Nouvelle Orleans, ses bateaux, Bourbon Street, le Superdome et bien entendu en tant que fan hystérique que je suis le New Orleans Arena !! Je n'ai toujours pas mes places d'ailleurs pour les playoffs des Hornets, mais je décide de ne pas me stresser pour autant. Une fois cette pensée partie, je me rappelle que je suis encore à New York et qu'il me faut profiter de cette journée particulièrement ensoleillée. Tiens donc, une belle journée à New York, j'avais déjà oublier que cela pouvait exister. L'occasion est trop belle et après avoir fait le pont de Brooklyn et celui de Manhattan auparavant, je m'attaque au Williamsburg Brdige.

Beaucoup moins connus que les deux autres, il a ce que je voulais voir de haut à New York : Le street art. Je dégaine mon iphone, oui parfois j'ai honte !! Après un nombre de pays incalculable déjà effectué je ne détiens pas encore de Reflex, mais je mets un point d'honneur pour en acquérir un dès mon retour en France (Enfin avant le début 2012 quoi !!).

C'est tout de même dommage que ce pont tout comme celui de Brooklyn soit quadrillé, mais cela ne m'empêchera pas de m'engouffrer pour prendre quelques clichés qui valent le détour. Il est déjà l'heure d'aller manger, j'ai décidé de décliner l'invitation faite par une charmante Hollandaise car d'une part elle est avec son copain et de l'autre j'ai envie de continuer mon trip seul pour ces derniers jours à New York. Hum tiens donc le Shack Shake me tend les bras. Une demi heure de queue, la lumière rouge s'illumine, tout comme mon visage. Comment peut il en être autrement lorsque vous déguster le meilleur burger du monde, oui je pèse mes mots comme toujours, mon côté italien refait surface, damn !

Je me balade de quartiers en quartiers, parlent baseball avec quelques fans qui auront remarqués mon t shirt d'Alex Rodriguez puis je rentre assez tôt sur els coups de 19h. Il me tarde de continuer mon trip à la Nouvelle Orleans, mais ce n'est en aucun cas un dégout de New York disons plutôt que l'auberge de jeunesse est tout simplement invivable, personne ne se parle, le danger semble omniprésent !!

Cependant sur les coups de 20h, deux filles m'interpèlent dans la chambre : "Hey on va au concert de Mister Vegas, t'as l'air assez Funky ca t'intéresse ? " Why not après tout, ça va me permette de sortir. J'appellerais tout ma famille plus tard après tout, je ne vie pas pour eux. Le concert est une sorte de foutage de gueule organisé, mis à part la présence de Mister Vegas pendant 10 minutes, c'est plus une promo pour que ses potes sortent du trou. L'ambiance était sympa je rentre à minuit je ne vais pas m'en plaindre .... La seconde fille reste avec moi, découvre mon univers musical et le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle aime tout mais n'y connais rien. Du Jedi Minds Tricks, 7L Estoric, Torae, Dutch, Outerspace, Large Pro et The Left, avec bien entendu du Jazz et un peu de Funk Music.

19 Avril 2011

Un petit tour dans Chelsea pour passer une agréable matinée, je boycotte une fois n'est pas coutume le Starbucks (Le café à 5 dollars c'est pas ma tasse de thé ..), en revanche le Chelsea market attire mon attention avec les cupcakes notamment. Vous savez ces petits gâteaux américains bourrés de sucre et vraiment dégueux si on en juge par le goût. Du fromage en dégustation ? ARE YOU KIDDING ME ... ? FIRST !!! Bouarf, j'avais oublier cette agréable sensation que pouvais me procurer un vulgaire clakos. Ce bleu d'Auvergne me ravit, même si j'aurais préféré avoir le fromage et le rouge. Je suis dans l'élite de la beaufitude Française.

Un Cheesecake et puis s'en va. mais définitivement ce petit tour du Chelsea market est vraiment agréable. En parcourant Central Park à partir de la 59ème je vois un mec qui me dit heyyyy !! t'as une casquette des Yankees comme tous ses européens (j'explose de rire) ou tu aimes vraiment le baseball mec ? Je lui réponds que j'adore le baseball et qu'en plus je peux lui bôter le cul (je n'en pense pas un mo, mais je suis tellement excité de jouer). Il me prends au mots et j'intègre leur équipe en 3ème base dans un vrai terrain de baseball, le pied.

Les spots sont allumés et il est 18h00 déjà (je ferais bien quelques musées avant). Il me présente à son équipe. C'est un entrainement organisé, il me demande à quel poste je suis le plus à l'aise, je serais 3eme base !! Mon équipe gagnera par 12 runs à 6, j'inscrirais 2 points avec notamment un double et un 3/6 à la batte. Le mec vient me voir pour me demander si je veux rejouer demain. Malheureusement je suis à New Orleans demain, j'en viendrais presque à regretter mon choix ... L'envie de repousser mon vol me prend l'espace de 2 secondes mais j'aurais bien d'autre péripéties dans une nouvelle ville.

Il est déjà 22h00 , le temps pour moi d'aller à Applebee's près de time square qui jouit d'une réputation assez bonne (je n'ai pas compris pourquoi en engloutissant mon steak). Mais j'ai l'avantage d'avoir un écran géant juste au dessus de ma gueule avec le match de Dallas face à Portland (Game 2). Une belle perf de Peja Stojakovic et de Jason Kidd pour infliger 12 points dans la gueule des coéquipiers de Brandon Roy !! Il est grand temps de rentrer car je n'ai pas envie de risquer ma vie dans ce quartier assez différent de ce que je fréquente pendant mes journées. Demain, nouveau départ !!!

20 Avril 2011 :

Un vol de 3h durant lequel je m'écroule dans un sommeil assez profond. Bien arrivée à destination, première surprise : Je dois prendre un taxi à 33 dollars pour retrouver mon auberge de jeunesse situé près de Magazine Street. Le chauffeur de taxi n'est pas des plus sympathique mais ça me permet d'admirer la ville, qui au premier abord me semble somptueuse. Absolument, dans mon état d'esprit. Un peu de mal a trouvé le numéro 1606 mais ça y est j'y arrive enfin.

La stupéfaction m'envahit, le maître des lieux (enfin celui qui m'accueille) me dit qu'ici c'est pas New York (je lui ai expliqué quelque peu mon trip), je peux fumer ce que je veux à l'intérieur de l'auberge (extérieur bien entendu) et qu'ici c'est no stress. Il m'explique sur la carte tout les bons coins à faire. Le Wallmart pour m'alimenter, Bourbon Street, Magazine Street, les diverses universités à promximité, le zoo, l'aquarium et j'en passe.

Je file vers le New Orleans Arena, autant effectuer le gratin et la crème tout de suite. Le box Office est fermé mais cela ne m'empêche pas de prendre quelques clichés et de contemplé juste après le Superdome. Une des personnes présente sur le site m'interroge sur ma présence, on discute un bon moment, très agréable. La nuit tombé, je prends la direction de Bourbon Street pour un repérage, je sens que je vais bien m'éclater ici.

A SUIVRE ...
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Pacific Northwest Motorcycle Trip
Comment faire pour ne pas repartir sur les routes US lorsqu'on est un passionné de grands espaces, de moto et d'évasion ? Si rouler en Europe, pour des escapades plus ou moins longues, plus ou moins loin, suffit déjà à notre bonheur, goûter au bitume US a une toute autre saveur.

Une saveur que nous avions déjà testée en 2012 lors d'une mémorable traversée du continent nord-américain entre la Floride et la Californie. Plus qu'un amuse-bouche, déjà un plat principal, accompagné même du dessert tant le plaisir fut au rendez-vous. Dès lors, comment résister à un tel menu, rouler, profiter des espaces, découvrir et avaler des miles dans cette Amérique fascinante et envoûtante. Un goût de "reviens-y" persistant, presque un appel.

Comme en 2012, pas de voyage de groupe, pas d'organisation extérieure, juste la liberté de choisir son itinéraire, son rythme et sa façon de vivre le trip. Une préparation évidemment de longue haleine, pour définir un itinéraire, équilibrer les étapes quotidiennes, ne pas rater l'immanquable, tout en gardant la liberté de rouler où l'envie veut bien nous mener.

Après avoir connu la fameuse traversée, version sud, empruntant des chemins souvent bien loin des hordes touristiques, traversant des endroits de bout du monde, après avoir été abreuvés de musique dans les bars de Nashville et de Memphis lors d'un autre périple, après avoir apprécié les belles demeures coloniales des demoiselles Caroline, après la jeune Histoire américaine dans les environs de Washington DC, un autre coin nous sautait aux yeux : le Pacific Northwest à travers la Californie du nord, l'Oregon et l'état de Washington. La nature, l'Océan et sa fameuse façade pacifique, des villes à découvrir comme Portland et Seattle, des parcs et autres beautés naturelles comme Crater Lake ou encore les abords de la Colombia River et son Mont Hood qui la domine, une Amérique sans doute moins tape-à-l'oeil que New York, Vegas ou L.A., les grands parcs de l'Ouest ou la Floride. Une autre Amérique, celle que nous recherchons, plus profonde, plus vraie, plus authentique.

Des contrées à visiter en Harley-Davidson, comment aurait-il pu en être autrement après ce que nous avons vécu en 2012 ? Comme précédemment, c'est vers Eaglerider que nous nous sommes tournés pour louer l'engin qui nous servira de monture 3 semaines durant. Une Electra Glide off course, pour le confort, pour les bagages et sans doute parce que c'est la moto idéale pour avaler des miles. Eaglerider ne garantit pas le modèle désiré, mais les échanges par mail ont été si cordiaux que nous n'avons jamais eu de doute sur le fait que nous l'aurions avec nous.

Début du trip : Los Angeles. Parce que les vols y sont nombreux, parce que c'était la fin de notre périple de 2012, parce qu'Eaglerider est juste à côté de l'aéroport, et parce qu'il faut bien commencer quelque part. De toutes nos recherches, c'est Air France qui avait le meilleur ratio prix/horaire et même si les nombreuses grèves qui font d'elle une compagnie à risque (de ne pas partir, on s'entend) nous faisaient hésiter, nous avons finalement opté pour ce choix. A peine 45 minutes de vol entre Genève et Paris, 2 heures d'attente à CDG avant d'embarquer dans son Altesse A380 pour un vol d'environ 11h30 pour rallier la Cité des Anges. Cette année, les Américains ont réussi à inventer une nouvelle mesure sécuritaire : tous les appareils électroniques embarqués doivent pouvoir s'enclencher. Les contrôles aléatoires menés par le personnel au sol a donc retardé le décollage du vol de plus de 45 minutes, plus de 150 passagers ayant dû faire des démos de leur téléphone portable, de leur tablette ou notebook. Inutile de dire que voler avec le géant des airs a aussi motivé notre décision d'emprunter Air France. Un monstre que les vents de l'Atlantique Nord ont de la peine à bouger, un aéronef silencieux et pour couronner le tout, un très bon service à bord.

L'arrivée à Los Angeles secoue un peu l'avion quand il perd de l'altitude et de la vitesse. C'est au moment où le train rencontre la piste qu'on se rend vraiment compte du poids de cet engin. Aucun autre avion ne pose de la sorte. Le débarquement se fait assez rapidement compte tenu du fait que nous sommes près de 500 passagers. Ce qui est par contre nettement moins rapide, c'est le passage des douanes, Une quarantaine de guichets, mais surtout un ballet incessant de gros porteurs qui amènent leur lot de touristes et visiteurs. Du coup, une heure est nécessaire pour franchir les contrôles des services de l'immigration. Nous avions choisi le Travelodge LAX pour notre première nuit sur le sol US. Une navette gratuite circule toutes les 30 minutes entre l'hôtel et les arrivées des vols internationaux. Facile à trouver grâce aux indications de l'aéroport (un panneau rouge annonçant les "hotels shuttle"), l'emplacement pour attendre la navette en question est devant la sortie, sur la voie centrale.

Le Travelodge est bien placé sur le Century Blvd, près de l'aéroport et près d'Eaglerider, avec un Denny's pour se restaurer juste à côté. Une fois les sacs posés dans la chambre, nous appelons Eaglerider qiu nous annonce que notre Electra Glide n'attend plus que nous. Un chauffeur de taxi devan l'hôtel veut nous prendre 25 $ pour nous y emmener, alors que le magasin est à environ 2 miles ! Nous attrapons plutôt un taxi à la station-service voisine et 10 $ plus loin, nous voilà chez Eaglerider. Quelques formalités administratives avec le sympathique personnel et nous voilà prêts à prendre possession de notre compagne de route pour les trois prochaines semaines. Une Electra Glide, 35'000 miles au compteur, plus toute neuve donc. Mais ne faisons pas la fine bouche, peu importe son âge, l'essentiel est qu'elle assure ...

Retour à l'hôtel pour vider nos sacs dans les sacoches et le tour-pack. Tout rentre parfaitement, il y a même un peu de marge. Demain, nous enverrons les sacs vides par la poste à notre dernière adresse à San Francisco, une chambre trouvée via Airbnb. Le couple de filles qui va nous héberger nous a donné son accord et ainsi nous n'aurons pas à trimballer les 2 sacs vides. Demain toujours, début de l'aventure, on prend la route direction nord, pour une première étape le long du Pacifique.
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Circuit en solo dans l'Ouest pour avril-mai 2016 (31 jours)
Bonjour à tous !

Après plusieurs semaines de lecture de vos carnets sur ce forum et tant d'heures à parcourir les sites et blogs de voyageurs, je crois que je suis prêt à vous présenter mon projet de roadtrip !

D'ores et déjà pour leurs roadbooks très instructifs je me dois de remercier 27fifi, ITW88, Estren, Gungan99, 69Eric, Calisson, Marielle69, BastinJ, Itat (et tant d'autres contributeurs que j'ai pu lire ici et là) sans qui je n'aurais jamais pris conscience de la masse de travail qui va de paire avec un tel projet ;)

Mon avatar et/ou mon pseudo vous évoquent peut-être une vague réminiscence et pour cause, il y a 2 ans j'attendais innocemment qu'on m'offre un parcours clés en main sur un plateau d'argent (voyageforum.com/v.f?post=6116460;). Aujourd'hui j'ai un peu honte de mes questions naïves et maladroites... et quelques années plus tard je vous présente donc mes excuses...

Maintenant passons aux choses sérieuses ! Voici mon projet !

Quelques facteurs essentiels pour considérer mon parcours : j'ai moins de 30 ans, je ne suis pas sportif (mais en bonne condition physique) et je partirai seul. Ce sera pour moi une deuxième aventure aux Etats-Unis (après un passage de 10 jours à New York il y a 2 ansà. Dans la vie je suis monteur vidéo et d'ailleurs je réfléchis encore à investir dans une caméra pour rapporter de la matière à monter (et à partager) ! Enfin gros atout : je n'ai pas de contrainte de calendrier et compte en profiter pour éviter les grosses affluences de touristes et les périodes climatiques pénibles ! ^^

A la base j'envisageais ce roadtrip pour mai 2016 mais je crains que ce ne soit trop tard pour accéder à des hôtels correctement placés. Vos avis sont bienvenus !

J1 – Arrivée à San Francisco Twin Peaks

J2 – San Francisco Visite de quartiers (Fisherman's Wharf, Financial District, Chinatown, Union Square et vues sur le Golden Gate)

J3 – San Francisco Visite de quartiers (Mission District, GOlden Gate Park, Haight-Asbury, Alamo Square, Lombard Street, Telegraph Hill, North Beach) Visite d'Alcatraz (de nuit)

J4 – San Francisco Sausalito Marin City Bolinas Balade dans Muir Woods (en option)

J5 – De San Francisco à Monterey Aquarium de Monterey 17-miles Scenic Drive Visite de la ville Jack's Peak County Park

J6 - De Monterey à Cambria Point Lobos State Reserve Big Sur Cambria

J7 – De Cambria à Sequoia NP Congress Trail

J8 – Sequoia NP + King NP

Sequoia NP Tunnel Log Moro Rock Big Trees Trail Tokopah Falls

King NP General Grand Tree Trail Scenic Drive

J9 – De Sequoia NP à Los Angeles Visite du Downtown de LA

J10 – Los Angeles Mullholland Drive Walk Of Fame Beverly Hills Venice Beach Santa Monica Third Street

J11 – Los Angeles Universal Studios Griffith Observatory

J12 – Los Angeles Warner Studios California Science Center Getty Museum

J13 – De Los Angeles à Williams Oatman Kingman Seligman Williams

J14 – De Williams au Grand Canyon Hermit's Rest Road Desert View Drive

J15 – De Grand Canyon à Page - Grand Canyon Survol du Grand Canyon South Kaibab Trail jusqu'à Cedar Ridge (en option)

- Sur la route Horseshoe Bend Lake Powell

J16 – Page Survol du Lake Powell en avion Antelope Canyon Lower Antelope Canyon Upper (programme trop léger pour la journée ?)

J17 – De Page à Monument Valley - Valley of The Gods - Goosenecks State Park - Monument Valley Scenic Drive Balade à cheval Wildcat Trail (en option)

J18 – De Monument Valley à Moab - Muley Point (à faire la veille ?) - Moab Bowtie & Corona Arches Mill Creek Activité (en option)Fisher Towers (en option) Negro Bill Canyon (en option)

J19 – Moab Visite du parc Arches

J20 – Moab Visite de Dead Horse Point State Park Visite de Canyonlands – Island in the Sky Shafer Trail Road & Potash Road (en option)

J21 – De Moab à Bryce Canyon - Moab Activité (en option) - Bryce Canyon Scenic Drive Sunset Point Un rodéo serait bienvenu pour la soirée

J22 – Bryce Canyon + Red Canyon - Bryce Canyon Sunrise Point Figure 8 - Red Canyon Pink Ledges

J23 – De Bryce Canyon à Zion - Zion Canyon Overlook Trail Riverside Walk Weeping Rock Emeralds Pools

J24 – De Zion à Las Vegas en passant par Valley Of Fire Visite du parc Valley Of Fire Las Vegas

J25 – Las Vegas Activité en matinée Visite du strip la journée Spectacle le soir

J26 – Las Vegas Activité en matinée Visite du strip la journée Spectacle le soir

J27 – De Las Vegas à Death Valley - Death Valley Badwater Devil's Gold Course Dantes view Artists Palette & Artists Drive Zabriskie Point

J28 – De Death Valley à Los Angeles - Death Valley Zabriskie Point Mesquite Sand Dunes Mosaic Canyon Ubehebe Crater Scotty's Castle (en option)

- Los Angeles

J29 – Décollage vers la France ! Pourquoi ne pas envisager carrément un avion en soirée à la fin du J28 pour éviter une nuit "inutile" à Los Angeles ?

Quelques précisions : Avec cette idée de partir hors-saison, j'ai volontairement écarté Yosemite et Bodie car la Tioga Road sera très certainement fermée. J'aurais adoré passer à Bodie (et Mono Lake) mais ce ne sera pas pour cette fois... Je me risque à rejoindre Williams depuis Los Angeles d'une seule traite pour arriver le plus tôt possible à Grand Canyon le lendemain. Un mal pour un bien, n'est-ce pas ?Dans mon enthousiasme j'ai peut-être surestimé le programme de certaines journées (ou inversement). Vos avis sont bienvenus si vous sentez qu'une journée est surchargée ou qu'une autre risque d'être mortellement ennuyante !De même, découvrant certaines pépites de l'Ouest au fur et à mesure de mes recherches, j'ai peut-être eu tendance à ratisser large et à vouloir tout faire. Vos points de vue expérimentés me seront très utiles si selon vous il y a des parcs/randonnées/visites qui font doublon avec d'autres... Je suis parti sur un projet de 29 jours mais s'il peut rentrer en moins c'est tout aussi bien :)Je crois que ce sera tout pour un premier message... Désolé pour la longueur et félicitations aux courageux qui ont tenu jusqu'ici :)

Merci d'avance et à très vite :)
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Road trip Ouest américain: mon coup de coeur pour Los Angeles
Salut à tous,

Après des mois de lecture de ce forum afin de préparer mon road trip, à mon tour de partager mon expérience !! Vos nombreux carnets de voyage et commentaires m’ont bien aidé à préparer ce séjour, un tout grand merci car grâce à cette préparation, tout s’est vraiment passé sans problème.

On est deux hommes de 28 ans, c’était notre première fois dans l’ouest américain et pour ma part, ma toute première fois aux USA.

Le parcours, du 23 août au 6 septembre :

J1Los Angeles J2Los Angeles J3Los Angeles J4Los Angeles J5Los Angeles > Palm Springs J6Palm Springs > Lake Havasu J7Lake Havasu > Grand Canyon J8Grand Canyon > Las Vegas J9Las Vegas J10Las Vegas J11Las Vegas J12Las Vegas > San Francisco J13San Francisco J14San Francisco J15San Francisco

Comme vous pouvez le constater, on a privilégié les villes et non les parcs… Nous ne sommes effectivement pas de grands amateurs de nature sauvage et de longues randonnées (en tous cas jusqu’à présent, ça changera peut-être en vieillissant…). On voulait tout de même s’arrêter au Grand Canyon qui nous paraissait être l’incontournable des parcs (du moins le plus connu). J’espère quand même un jour découvrir les autres parcs car en préparant le séjour, j’ai vu énormément de photos et ça m’a vraiment fait envie. Mais pour un premier séjour, on est très satisfait de ce circuit, ça nous a donné un bel aperçu de ce qu’on voulait voir en priorité.

Dans le titre du sujet, je mets en avant notre coup de cœur pour Los Angeles car avant de partir, ce que j’ai souvent pu lire et entendre autour de moi à propos de cette ville, c’est qu’il n’avait rien à y voir, qu’il y faisait sale, moche, pollué, dangereux, l’océan glacial et les routes embouteillées… Bon, pour les deux derniers points, c’était effectivement vrai !! Mais pour le reste, on a vraiment adoré… C’est cette ville qui a initié mon envie de découvrir l’ouest américain. En effet, j’ai grandi en regardant de nombreuses séries TV qui pour la plupart se passaient à Los Angeles et j’ai depuis tout petit rêvé de visiter cette ville. Je n’ai vraiment pas été déçu !

L’idée à la base était donc d’aller à Los Angeles mais je voulais également en profiter pour voir d’autres endroits, le tout en 15 jours. Je n’avais pas envie par contre d’avoir l’impression de courir après le temps, de changer de ville tous les jours ou presque ou de passer des journées entières en voiture. Il a donc fallu faire des choix, c’est ce qui a été le plus difficile !! Mais bon, à notre âge, si tout va bien, on devrait avoir d’autres occasions de revenir et de visiter ce qu’on n’a pas eu le temps de faire la première fois… A peine rentré, on envisage d’ailleurs déjà d’y retourner le plus vite possible pour revoir ce qu’on a aimé et visiter d’autres endroits. Il ne reste plus qu’à économiser !!

Donc voilà, j’espère qu’à travers mon compte rendu, je pourrai peut-être donner l’envie de s’intéresser davantage à Los Angeles car cette ville vaut vraiment la peine… 😎

Le compte rendu jour par jour va suivre...

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24 jours à la découverte de l'Ouest américain (+ New York) en famille
Bonjour Nous sommes revenus vendredi 25/08 de notre 1er road trip dans l’Ouest américain. 3,5 semaines de bonheur, des images plein les têtes, de belles rencontres aussi, quelques rares déceptions et l’envie de prolonger encore un peu cette fantastique aventure.

Alors pour ne rien oublier et faire partager à ceux qui le souhaitent notre belle aventure, j’ai décidé de me lancer de suite dans la rédaction du carnet, avant même d’avoir fait le tri dans les photos.

Je m’étais longtemps interrogé sur l’utilité pour la communauté de rédiger un nième carnet, notre itinéraire était un grand classique vu et revu. Et puis, finalement, en réfléchissant bien, chaque expérience est unique. Chaque voyageur y construit sa propre aventure et les émotions sont forcément très personnelles. J’ai donc décidé de me lancer. C’est aussi un peu égoïstement, pour prolonger ce voyage de rêve qui a démarré il y a un peu plus d’un an lorsque l’idée a commencé à germer et s’est concrétisée avec la longue rédaction du road book et les premières réservations.

Pour dresser le tableau, nous sommes une famille de 5 avec ma femme Estelle, et nos 3 garçons : Louis (15 ans), en pleine adolescence …., Noé (11 ans) et Tom (8 ans) tous deux fans de basket et pour qui les USA constituent le rêve ultime ! Pas de chance, en plein mois d’aout, pas de possibilité de voir un match. Ils devront se contenter de fouler le « city » de Venice Beach et bien sûr, de faire un long passage au NBA Store de New-York (étape finale de notre périple).

La prépa / le road book Pour la prépa, c’est moi qui m’en suis occupé quasi exclusivement (Estelle a un peu regardé le programme des villes uniquement). J’ai trouvé ça tellement excitant de commencer le voyage un an à l’avance. Estelle n’arrêtait pas de me dire d’arrêter de tout prévoir et de laisser de la place à l’imprévu. C’est la 1ère fois qu’on part en road trip en famille. Habituellement on achète le Routard et on se dit qu’on verra bien sur place, chaque matin au petit dej. Mais les US c’est différent. Tu ne peux pas te permettre cela et au final on s’est rendu compte qu’on a été beaucoup plus zen de se laisser porter par le road book. Je regrette même de ne pas avoir suffisamment prévu de choses certaines journées car on s’est retrouvé certains jours à avoir un petit creux dans le planning et je n’avais pas forcément anticipé ça. Le problème, c’est que quand tu prévois un truc et que tu ne le fais pas au final, ça a tendance a engendré chez moi une certaine frustration !!

Au départ tout est parti de la lecture du carnet d’Eric (69Eric). Les inconditionnels du forum l’auront forcément lu. Tellement bien écrit, tellement précis ! Son programme me paraissait coller parfaitement avec ce que l’on souhaitait faire, qu’après lecture de plusieurs autres carnets, et d’autres blogs (notamment celui d’ITAT), je suis parti sur le même itinéraire.

J’ai donc démarré le programme jour par jour en attendant avec impatience l’ouverture de la vente des billets d’avion pour le mois d’août.

Une fois les billets d’avions réservés (j’y reviens plus tard), j’ai réservé progressivement les nuits d’hôtels, un peu chaque mois, ce qui permettait d’étaler les dépenses sur 1 an, puis la voiture et enfin les attractions (Universal, Antelope, location de bateau à Page et enfin Alcatraz).

Pour le roadbook, sur les conseils du forum, je suis parti sur un format porte documents avec feuilles transparentes. Cela permet de prendre chaque jour les pages dont on a besoin et laisser le book dans la voiture. Pour chaque jour, j’indiquais l’itinéraire google map, le programme de la journée détaillé, les changements d’heure éventuels, quelques photos pour savoir ce que l’on allait voir, les heures de lever et de coucher de soleil et les infos sur les résa d’hôtel (notamment si l’hôtel était déjà payé, si piscine, machine à glace, etc.). J’indiquais également lorsqu’il fallait prévoir un pique-nique à l’avance. Au total une centaine de page.

Certains en font beaucoup plus mais au final il a bien répondu à notre besoin sur place.

On avait également prévu une sauvegarde de tous les documents, ainsi que les passeports consultables sur nos téléphones en cas de besoin.

Avant de démarrer, un grand merci donc à Eric (69Eric) pour son formidable carnet de voyage qui nous a tant inspiré dans notre préparation et ses judicieux conseils ! Eric, saches que toute la famille te connait maintenant car il n’y a pas eu une seule journée sans que l’on parle de toi ! Merci également à tous les membres du forum pour leur aide tant durant la préparation, qu’au cours de notre trip.

Un petit coucou à Emmanuelle (Nanane25) que j’ai eu la chance de croiser à plusieurs reprises durant notre périple. C’est toujours sympa quand le virtuel rencontre le réel ! Son carnet est en cours sur le forum donc pour les rares d’entre vous qui ne le suivent pas encore, foncez-y !

Comme prévu, on ne revient pas indemne d’un tel voyage ! Dur de s’en remettre et difficile d’imaginer une seule seconde ne pas y retourner un jour. Les photos, les vidéos, les témoignages sont sans commune mesure avec le fait de voir cela de ces propres yeux. Le meilleur des photographes, le plus sophistiqué des appareils photos ne peuvent retranscrire ce que l’on ressent en découvrant avec ses propres yeux, ces immensités, en traversant ces routes aux lignes jaunes, en rencontrant ces personnes qui nous accueillent tellement bien, en dégustant sa gastronomie (euh non ça on aurait pu s’en passer ! mdr) …

Voici notre itinéraire : J1 : Lyon – Paris en voiture puis vol Air France Lyon Los Angeles. J2 – J3 : Los Angeles J4 : LA – Grand Canyon J5 : GC – Page J6 : Page Lake Powell J7 : Page – MV J8 : MV – Moab J9 : Moab J10 – Moab – Torrey J11 – Torrey – Bryce J12 : Bryce – Valley of fire - Las Vegas J13 : LV J14 : LV – Death Valley J15 : Death Valley – Three rivers J16 : Three rivers – Fresno J17 : Fresno – SF J18 – J19 : SF J20 : SF – NY en vol intérieur J21-J23 : NY J24/J25 : NY – Paris - Lyon

Globalement, à quelques rares exceptions, nous avons pu faire l’intégralité du programme. Je craignais avoir trop prévu, avoir trop minuté le parcours, avoir été trop ambitieux, ne pas laisser suffisamment de place à l’imprévu et finalement être trop gourmand sachant qu’il fallait que toute la famille suive le rythme. Au final, c’était quasi parfait. Il a fallu faire quelques concessions, s’adapter parfois aux aléas de la météo (notamment à GC) et à la fatigue de chacun. Nous ne sommes pas de grands randonneurs, mais je me suis rendu compte que chacun va à son rythme et que généralement, les temps de visite réels étaient souvent bien inférieurs à ce qu’on avait prévu initialement.

A titre personnel, j’ai eu un peu de mal à profiter de la fin de road trip une fois les parcs terminés. J’ai eu le sentiment que le plus beau était derrière nous en en sortant de la Death Valley (un grand moment). Sequoia Parc, certes très beau, ne pouvait pas rivaliser d’après moi avec le dépaysement ressenti sur la route 66, à Bryce, Grand Canyon, Death Valley ou Valley of fire. San Francisco et New York n’avait plus la saveur que l’on pouvait attendre après avoir traversé des paysages aussi exceptionnels. Je voyais cependant mal, surtout pour les enfants qui ne sont pas des fans de rando et de nature, comment caler toutes les villes au début du périple et enchaîner ensuite par 100% de nature. Là au moins, ils avaient New York en bout de course comme cerise sur le gâteau !

Des regrets ? Peut-être quelques-uns et tant mieux ça justifiera un prochain voyage ! Je dirai : - Zion que nous n’avions pas le temps de faire et que nous avons juste traversé - Le choix de Sequoia plutôt que Yosemite.

Pour finir sur la préparation, on avait décidé de faire un carnet en live pour la famille et les amis. Estelle s’en est chargé en créant un groupe sur WhatsApp. Tous les 2 ou 3 jours elle postait photos et vidéos des jours passés avec les commentaires. Les retours ont fait chaud au cœur et permettaient de garder le contact. On avait peur de saouler tout le monde avec notre "super voyage". Au final on a eu que des remerciements et des retours élogieux ! Seul problème, on a saturé les mémoires des téléphones de tout notre entourage !!

Bon assez parlé, il est temps de partir maintenant ! Direction LA !!
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Pour vous, qu'est ce qu'un repas normal aux États-Unis?
Je reprends mon post créer sur un autre topic afin d'essayer de comprendre pourquoi certains disent manger "sans se priver" pour quelques $ journalier quand mon addition moyenne fut en juin 09 de $ 34, 10 ( Tout Taxes et Tips Comprises) et si j'enlève le resto le plus cher ( Café Diablo à Torrey pour 64$ ) on arrive à une moyenne de $ 30, 10

Comme je l'ai dit ailleurs, pour moi, le repas type fut deux bières pression, un plat avec quelques fois la petite salade à coté ... et pis c'est tout ! 😉. Bien sur le plat fut souvent conséquent et j'ai rarement eu encore faim la fin du repas .

Voici le tableau issu de mon voyage avec les villes/ nom du resto/ prix en $ :



et, toujours pour l'exemple je remet egalement la photo de " l'assiette - repas New York Steak " du Swingin' Steak de Mexican Hat ...



Et pour finir, la question déterminante :

Pour vous, ce plat est il :

- une entrée avant de passer aux choses sérieuses ( genre des sangliers par exemple ! 😛 )

- Un repas normal

- un festin

- un truc énôôôôrme ou on mange à plusieurs ?
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