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Trois semaines au Gujarat puis Rajasthan, Amritsar, Mac Leod Ganj et Haridwar
Dans le cadre d'un voyage de deux mois en Inde, qui nous a conduit du Karnataka jusqu'à l'Himachal Pradesh, nous avons passé trois semaines au Gujarat, destination peu touristique et donc ne faisant pas l'objet d'autant de commentaires que d'autres. Pour préparer notre tour du Gujarat, je me suis beaucoup aidé des carnets de voyage postés sur ce forum et, à mon tour, j'ai envie de vous faire partager un peu de notre périple. Nous avons toujours utilisé les bus publics et je dois dire que, même si toutes les inscriptions sont faites en alphabet gujarati, nous n'avons jamais eu de mal à trouver le bon bus, les gens sont très serviables et toujours prêts à aider les étrangers même s'ils ne parlent souvent que quelques mots d'anglais. Nous n'avons rencontré que très peu de touristes étrangers et nous étions vraiment sujets de curiosité pour les locaux qui voulaient tous nous prendre en photo! Voici donc, étape par étape, le déroulé de notre voyage AHMEDABAD :

-Samedi 21/02/2015 : Après la matinée sur la plage de Benaulim, nous prenons le taxi à 13h30 pour aller à l'aéroport de Goa car, aujourd'hui, nous prenons l'avion pour Ahmedabad, capitale du Gujarat. L'avion décolle à 16h30 et arrive à 18h. Nous prenons un rickshaw pour nous rendre au vieux centre d'Ahmedabad (200rps). Quand nous y arrivons, il fait nuit. Une amie nous avait recommandé l'hôtel Kozar mais il n'y restait plus qu'un grande chambre très chère et l'hôtel Volga étant plein, nous nous rabattons sur un hôtel que nous indique le conducteur de rickshaw, le "Safar Inn", chambre double correcte pour 890rps. L'hôtel est bien placé (tout près de la Sidi Saiyad Mosque), la chambre est un peu déglinguée mais pas trop bruyante par rapport au quartier où la circulation est assez infernale et il y a une bonne douche chaude et un ventilo en bon état, et même un ascenseur! Que demander de plus ?

Détail étonnant : Le gérant, à notre arrivée, en plus des formulaires habituels d'identité à remplir, nous prend l'empreinte digitale du pouce et nous prend en photo!!! Une fois nos bagages installés dans notre chambre, nous repartons dans les rues sombres et jonchées de détritus, traversons le flux de la circulation intense et marchons le long des trottoirs encombrés d'épaves de voitures et débris en tout genre, pour arriver enfin à l'Hotel ZK (qui est en fait un restaurant musulman, donc non végétarien) sur Relief Road où nous pourrons savourer du très bon poulet. Ouf!

-Dimanche 22/02 : Dans l'hôtel, il y a un room service mais pas pour le petit-déjeuner !!! Nous partons donc à la recherche d'un endroit où prendre ce repas. Nous allons voir au Green House, le resto d'un hôtel très très chic mentionné dans le Routard. Mais, nous ne nous y attarderons pas car l'ambiance très "pincée" du lieu et le prix prohibitif nous font fuir. Heureusement, nous découvrons tout près de là, un petit snack indien bien plus sympa, le "Lucky restaurant" où l'on mange très bien, à toute heure. Nous aurons la surprise d'y remarquer, entre les tables, des groupes de tombeaux enfermés dans des grilles et couvertes de fleurs. Tiens! des jardinières originales, pensons-nous... Mais non, en fait ce restaurant, comme nous aurons l'occasion de l'apprendre plus tard, est construit sur un cimetière et il s'agirait de tombes de saints soufis du 16ème siècle ! vraiment "incredible India !" Tout près, se trouve la petite mosquée "Sidi Saiyad" aux belles fenêtres ciselées. Les femmes n'ont pas le droit d'y entrer quand quelqu'un est en prière à l'intérieur mais, heureusement, comme il n'y a pas de porte, on la voit très bien de l'extérieur. Sur la grande place qui s'étend devant le Bhadra Fort, se tient un grand marché de vêtements, chaussures, etc. La visite du fort est sympa, avec plusieurs escaliers et miradors : on peut monter sur les terrasses d'où l'on a une super vue sur la place et son animation. Nous y sommes tout seuls. En bas du fort se tient un petit temple hindou dédié à la déesse Kali. Aujourd'hui, s'y déroule une cérémonie avec des musiciens pleins de ferveur et d'entrain... Nous passons la vieille porte à trois arches, ancienne entrée du fort, et nous arrivons sur Gandhi Road où se trouve la Jama Masjid, la grande mosquée.



Nous prenons un rickshaw pour aller voir le beau puits "Dada Hari". Ici, on voit que nous ne sommes pas dans un état touristique, il n'y a pas besoin de négocier, les prix sont vraiment honnêtes : 40rps pour aller au puits et 60rps pour nous conduire jusqu'à l'Ashram de Gandhi, de l'autre côté de la rivière.



dans les profondeurs du puits



derrière le puits, se trouve une très jolie mosquée

Dans l'après-midi, nous suivons la rue bordée d'étals de fruits derrière la Jama Masjid et nous marchons, marchons jusqu'à Astoria Chakia (en demandant souvent notre route) car nous voulons atteindre la gare routière afin de nous renseigner sur les heures de bus pour Patan.

En cours de route, nous pouvons admirer la Rani Sipri Masjid, jolie mosquée finement ciselée mais dans un environnement enfumé, poussiéreux et une circulation intense. Ahmedabad n'est pas une ville où l'on a trop envie de s'attarder, d'autant plus qu'on sera obligés d'y repasser à la fin de notre tour du Gujarat... Demain, nous partons pour Patan.

PATAN : -Lundi 23/02/2015 : Nous arrivons à la gare routière d'Ahmedabad vers 9h. Un gars bien aimable nous guide jusqu'à l'endroit où stationne le bus pour Patan (la gare routière d'Ahmedabad est très grande). A 9h20, le bus démarre. Comme pratiquement toujours en Inde, les billets se prennent dans le bus directement au contrôleur, nous en avons pour 210rps pour nous deux.

Bien sûr, le plus long sera de sortir d'Ahmedabad et de ses faubourgs. Nous arrivons à Patan à 12h30. La rue où se trouve la gare routière est un vrai capharnaüm : beaucoup de monde et de véhicules, énormément de poussière, de klaxons, d'échoppes ambulantes, etc... Un rickshaw nous conduit pour 20rps à l'hôtel Supreem Palace, qui est tout près mais nous aurions eu du mal à le trouver tout seuls car il est situé dans un renfoncement et rien n'est indiqué en alphabet latin (tout est écrit en gujarati ici). La chambre (500rps) donne sur un jardin public, on n'entend que les oiseaux, en plus, il y a un restaurant fort correct en bas, c'est super !

Après déjeuner, un rickshaw nous conduit à la maison où se trouve le musée des tissages "patola", très minutieuse et compliquée technique de teinture des fils de trame avant tissage. Puis il nous emmène au très célèbre puits "Raniki Vav" aux magnifiques sculptures. Vraiment impressionnant de beauté, bien entretenu au milieu d'un grand parc paisible.





Une fois revenus en ville, nous replongeons dans le tohu-bohu de la rue pour trouver un endroit où changer des euros. Nous trouvons une sorte de galerie marchande avec des boutiques sur trois niveaux (ce genre de galerie commerçante est très courant dans les villes indiennes). Il s'y trouve une bijouterie avec une enseigne Western Union qui fait le change à un bon taux. Après ça, nous déambulons le long de la rue principale bordée d'échoppes où nous espérons dénicher du papier toilette mais c'est une denrée inconnue ici !!! Il y a vraiment très peu de touristes étrangers ici, dans la rue nous sommes la cible de tous les regards. Tous veulent savoir de quel pays nous venons et sont très contents quand nous les prenons en photo, beaucoup nous prennent en photo à leur tour ! Au Gujarat, peu de gens parlent anglais mais ils sont très serviables et on finit toujours par avoir son renseignement...





comme l'avait déjà signalé Parvat dans son carnet, maintenant le tchai se boit à la soucoupe !

-Mardi 24/02 : Nous avions projeté d'aller à Modhera mais finalement, nous décidons de rester tranquillement à Patan. Nous n'avons pas le courage de nous taper encore du bus (1h aller + 1h retour) pour voir un temple alors que nous en avons déjà beaucoup vus et que nous allons en voir beaucoup d'autres au cours de ce voyage... Nous partons donc de bonne heure le long de la rue principale vers le vieux quartier. Il ne fait pas encore trop chaud et il n'y a pas beaucoup de trafic. Les commerçants sont en train d'ouvrir leurs boutiques, les marchands de fruits et légumes installent leurs étals. Dans le vieux quartier, la rue est bordée de belles maisons anciennes en bois avec des balcons travaillés et de toutes petites échoppes au rez-de-chaussée. Les gens sont très souriants et accueillants. Nous passons sous une ancienne porte qui devait être la porte de la ville, autrefois Patan a été capitale du Gujarat. Dans une rue latérale, bordée de boutiques de vêtements de cérémonie et d'échoppes de tailleurs, il y a de très belles maisons aux linteaux sculptés. Sur une place ombragée par un gros banian, derrière une grille, nous découvrons une ferme où des chèvres, des vaches et des moutons paissent tranquillement... dans la rue aussi, il y a des chèvres et des vaches, mais en liberté, celles-là... Nous arrivons à un magnifique temple jaïn. Des groupes de femmes chantent et prient. Dans le quartier, nous croisons beaucoup de groupes de nonnes jaïnes, toutes habillées de blanc, pieds nus et tenant un long bâton à la main. Dans un bâtiment, des moines sont occupés à étudier. Un de leurs attributs est la balayette, genre de plumeau avec lequel ils balaient le sol devant eux pour ne pas écraser d'insecte. Les jaïns sont respectueux de toute forme de vie. En revenant vers l'hôtel, nous retrouvons l'animation du bazar...









les nonnes jaïnes



cricket dans la rue

En fin d'après-midi, nous allons faire un tour à la gare ferroviaire qui se trouve au bout de la rue principale, à l'opposé du vieux quartier. Un train est sur le point de partir. Yannick va voir le conducteur et le prend en photo ainsi que plusieurs voyageurs amusés d'être photographiés. Mais, voilà un policier qui arrive et qui nous demande d'un ton péremptoire si nous avons une autorisation pour prendre des photos dans la gare ! Bien sûr, un attroupement s'est formé autour de nous, tout le monde est très intéressé ! Glup, c'est vrai que dans les gares indiennes il n'y a pas le droit de prendre de photo !..."Mais nous sommes allés demander l'autorisation au conducteur..." "Ah bon, Ok, Ok, vous êtes allés voir le conducteur..." et le voilà qui nous serre la main, tout sourire maintenant. Ouf, nous avons eu peur de devoir effacer les photos !



LITTLE RANN OF KUTCH :

-Mercredi 25/02/2015 : Depuis Ahmedabad, nous avions téléphoné à Devjibhai Dhamecha qui dirige, avec son fils Ajay, tous deux photographes animaliers, l'Eco Camp à la lisière de la réserve naturelle du Little Rann of Kutch, pour y réserver un séjour de deux nuits. Pour s'y rendre, il faut aller à Dhangadhra.

A la bus station de Patan, on nous a dit qu'il fallait d'abord prendre le bus Deesa-Junagadh, qui part de Patan à 6h45, puis changer de bus à Malvan Chokdi. Nous arrivons donc à la gare routière à 6h30 et là, on nous annonce que le bus, en fait, ne part qu'à 7h ! A 7h, le bus n'est toujours pas là, on commence à s'inquiéter car il n'y en a pas d'autre avant 14h... Ah, voilà un bus, nous nous installons dedans, les gens nous disent qu'il va bien à Junagadh, mais, par acquis de conscience, nous demandons tout de même au chauffeur s'il s'arrête à Malvan Chokdi. Et il nous répond que non ! Panique à bord ! nous descendons en vitesse et juste à ce moment, le bon bus arrive. Ouf, nous voilà enfin installés, il est 7h20... Nous payons 194rps pour aller jusqu'à Malvan. C'est un arrêt au bord de la route, à la bifurcation avec la direction d'Ahmedabad. Le bus arrive 10mn plus tard. Beaucoup de gens descendent là, heureusement, ça nous libère des places. Nous payons 74rps pour les 34kms qui nous séparent de Dhangadhra. A notre arrivée à la gare routière, le propriétaire nous envoie un rickshaw pour nous conduire à son camp qui se trouve à 45kms de là (600rps). En cours de route, nous croisons d'énormes troupeaux de moutons, de chèvres ou de vaches avec des cornes immenses et beaucoup de buffles. Nous arrivons au bout d'un peu plus d'une heure, le camp est accueillant. Nous logerons dans une "kooba", une case ronde en terre au toit de chaume, joliment décorée de motifs au pochoir. On nous sert un bon déjeuner copieux, et du tchai à volonté. Ici, c'est très calme, nous sommes en pleine nature et le vent frais rend l'atmosphère agréable. Munis de paires de jumelles que l'on a gentiment mises à notre disposition, nous allons faire une balade à pied dans le désert de sel qui s'étend tout autour et, déjà, nous avons le plaisir de voir des ânes sauvages (hémiones) et des nilgauts (encore appelés blue bulls).



-Jeudi 26/02 : Ce matin, à 7h30, il fait bien frisquet quand nous partons dans la jeep conduite par Ajay. Nous empruntons d'abord une route qui traverse la campagne. Dans les villages, la journée commence... Nous roulons le long des champs cultivés (cumin, blé, oignons verts, coton). Il y a aussi beaucoup de vaches et buffles, ainsi que chèvres et brebis. Les produits laitiers sont une ressource importante de cette région. Dans un champ, deux femmes sont en train de baratter du lait. Un peu plus loin, après avoir traversé une sorte de savane plantée d'épineux, nous arrivons devant une grande étendue d'eau où s'affairent de grandes quantités de flamants roses, pélicans, spatules, aigrettes, avocettes... Tout ce monde est occupé à pêcher, l'air est rempli de leurs gloussements particuliers. C'est l'une des rares régions de l'Inde où les flamants roses se reproduisent à l'état sauvage. Il y en a plusieurs sortes. Notre guide, qui connait très bien les oiseaux nous les montre sur un livre qu'il a apporté, ainsi que des paires de jumelles mises à notre disposition. Il explique tout très clairement dans un anglais facile à comprendre. Quelques barques sont posées sur l'étendue désertique. Elles appartiennent à des familles de pêcheurs musulmans qui viennent y pêcher des crevettes au moment de la mousson, quand le désert est transformé en lac. Ensuite, nous allons voir les salines. Le Kutch produit 70% du sel indien. Pour pomper l'eau souterraine, il faut creuser des puits de 35m de profondeur, les hommes creusent la glaise à l'aide de houes. Ensuite, l'eau salée est pompée et mise à décanter dans divers bassins successifs. L'évaporation due à l'action du soleil produit le sel qui est récolté à l'aide de grands râteaux comme les paludiers de chez nous. Les femmes portent des cuvettes de 25kgs de sel sur leur tête pour en faire de grands tas que les camions viennent ensuite charger.











Les gérants d'une concession de salines doivent la louer à l'état indien et ils emploient un grand nombre de travailleurs journaliers. C'est un travail très dur. Les journaliers ne sont pas beaucoup payés. Nous pouvons voir quelques huttes où ils vivent avec leurs familles très pauvrement. Quand l'eau recouvre tout pendant la mousson, ils sont employés dans les fermes pour les récoltes, ils déplacent leurs campements au gré du travail. En parcourant le Kutch, on croise beaucoup d'ânes, ce sont les derniers ânes sauvages d'Asie, mais aussi des antilopes cervicapres aux belles et grandes cornes en spirale, et, bien sûr des nilgauts, sortes de bovidés sauvages, ainsi que des chinkara, petites gazelles très rapides. On voit aussi de grands vols de grues, des aigles et plein d'autres oiseaux... La balade a duré 5h30 et était vraiment très intéressante. A l'arrivée, un bon repas savoureux et copieux nous est servi. On est vraiment bien ici. Il y a même une salle de bain attenante à la hutte, avec eau chaude au seau (il y a un grand chauffe-eau à bois) En fin d'après-midi, nous refaisons une grande promenade à pied dans le désert face au camp où nous admirons encore des ânes, des nilgauts, des grues (on ne s'en lasse pas) et le coucher du soleil... Nous ne regrettons vraiment pas d'être venus ici, ce séjour restera un moment fort de notre voyage et le souvenir d'un accueil exceptionnel.

La suite quelques articles plus loin...
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Plus de Visa ni MasterCard en Inde?
Les trois géants américains de la carte bancaire n'ont pas pu se conformer à temps à la nouvelle législation indienne sur la souveraineté des données. Entrée en vigueur ce lundi 15 octobre à minuit, la très stricte réglementation indienne sur la souveraineté des données produit déjà ses premiers effets : à chaque transaction opérée avec l'une de leurs cartes bancaires sur le territoire indien, Visa, Mastercard et American Express sont désormais dans l'illégalité. Voté en avril, le texte impose aux acteurs financiers de stocker toute information liée à une transaction impliquant un Indien à l'intérieur des frontières indiennes, et ce de façon exclusive.

Malgré un lobbying intensif pour retarder l'entrée en vigueur de la nouvelle réglementation, les trois géants, bien implantés en Inde où le paiement dématérialisé monte en puissance, se sont heurtés à la fermeté de la Reserve Bank of India (RBI).Eventuelles amendes Celle-ci, peu prolixe sur les motifs qui justifient le stockage des données à l'intérieur du territoire, invoquait en avril dans sa notification le besoin « d'assurer une meilleure surveillance », pour laquelle il est « important d'avoir un accès illimité aux data stockées par les fournisseurs », et laissait six mois aux acteurs du marché pour se mettre en conformité.

Un délai trop court selon Visa, Mastercard et American Express, dont les systèmes de traitement des données, notamment celui destiné à la détection des fraudes, sont basés à l'étranger. Selon le « New York Times » , la RBI a averti les dirigeants des différents groupes qu'une non-mise en conformité dans les temps entraînerait des sanctions, dont d'éventuelles amendes.Favoriser l'émergence de start-up locales Sous l'impulsion de l'aile droite du Bharatiya Janata Party, le parti dont est issu le Premier ministre Narendra Modi, le gouvernement travaille sur des mesures protectionnistes destinées à entraver la collecte, le stockage et la revente de données des 1,3 milliard de citoyens indiens (dont environ 500 millions d'internautes) par les géants américains et favoriser l'émergence de start-up locales.

Alors qu'un prochain texte portant sur l'industrie du e-commerce est en préparation (et menace notamment Amazon et Walmart, qui a pris le contrôle du groupe indien Flipkart pour 16 milliards de dollars), c'est donc le secteur financier qui connaît les premiers soubresauts du souverainisme indien appliqué aux données. En témoigne l'émergence de RuPay, une société de paiement lancée conjointement par plusieurs banques indiennes et largement supportée par le gouvernement, qui revendique une croissance de 135 % en 2017. « Si nous utilisons d'autres cartes, les profits qui seront générés iront à l'étranger, mais dans le cas de RuPay, ils restent en Inde », déclarait en juin Narendra Modi à la presse pour mieux convaincre la population de sauter le pas.

source : https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/0302419845627-en-inde-visa-mastercard-et-american-express-sont-desormais-hors-la-loi-2214106.php

https://www.nytimes.com/2018/10/15/technology/visa-mastercard-amex-india-data-law.html

on ne s'ennuye jamais avec eux ...
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Partir en Inde avec un aller simple
Bonjour,

A la fin de l'année je me rends en Inde pour quelques mois.

Puisque je n'aurai pas d'impératif, je ne souhaite pas prendre de billet aller retour. Bien entendu je ne compte pas séjourner plus que ce que le visa de six mois me l'autorise.

Tout simplement, je ne sais pas encore si je rentrerai en France ou si je continuerai à voyager ailleurs en Asie.

Pour le visa et même pour l'arrivée sur le territoire indien, un billet aller-retour est-il obligatoire?

Je me suis déjà rendu en Inde à plusieurs reprises mais toujours avec un aller-retour, je ne m'étais donc jamais vraiment posé cette question...

Merci pour vos réponses!
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Visa pour escale à New Mangalore sur la croisière Costa Victoria en mars 2018
Bonjour à toutes et à tous, avec mon épouse, nous avons acheté la croisière sur le COSTA VICTORIA intitulée « Nouvelle croisière-Extrème-Orient », partant de SINGAPOUR le 17 février 2018 jusqu’à SAVONE le 17 mars. Le site COSTA avait mentionné en première étape que les formalités d'obtention du visa indien pour l'escale d'une journée à NEW MANGALORE étaient prises en charge par COSTA, mais ce fut une "erreur technique" aux dires de ma conseillère... qui m'indiqua que seule l'Inde nécessitait un visa à obtenir directement par chaque croisiériste. Pour le Cambodge et le Sri Lanka, les formalités seraient à réaliser à bord. Je me suis donc renseigné sur les sites officiels ad hoc pour voir quel type de visa était nécessaire pour une simple escale de quelques heures, en ayant noté qu'il existe depuis 2015 un e-visa, plus facile à obtenir car s'instruisant entièrement en ligne, et bien moins onéreux que le "visa classique"(46 € environ contre 130 € si obtenu sans passer par un prestataire), ce e-visa autorisant donc depuis le 1er avril 2017 une entrée au port de New Mangalore .

Voir SVP les sites officiels, en particulier:

www.diplomatie.gouv.fr

..."Depuis le 1er mai 2015, les autorités indiennes ont mis en place un dispositif de délivrance de visa à l’arrivée, appelé « e-Tourist visa ». Ce « e- visa » doit être sollicité en ligne après un enregistrement de la demande (indianvisaonline.gov.in/visa/tvoa.html[/s......) et le paiement des frais de dossier. L’accord se matérialise par la réception d’une autorisation de voyage sous forme électronique qu’il conviendra de présenter à l’aéroport d’arrivée pour obtenir l’apposition d’un visa dans son passeport. Il n’est valable que pour les demandeurs de visa touristique/affaires/traitement médical de courte durée, titulaires d’un passeport français d’une durée de validité d’au moins 6 mois à la date de délivrance de l’autorisation de voyage électronique. Depuis le 1er avril 2017, ce dispositif a été modifié comme suit : Le e-visa a été divisé en 3 catégories : e-tourist, e-business et e-medical visa. Il concerne 24 aéroports (dont Bangalore, Bombay, Calcutta, Chennai, Delhi, Goa, Hyderabad, Kochi et Trivandrum) et 3 ports (Cochin, Goa et Mangalore), Il est possible de déposer sa demande 120 jours avant le départ (contre 30 jours auparavant), Le visa délivré à l’arrivée peut être valable pour une durée de 60 jours et pour une double entrée pour le e-tourist et e-business visa et une triple entrée pour le e-medical visa. Il n’est possible de réaliser que deux demandes de visa à l’arrivée par an. Pour tous les autres types de visas, il est nécessaire de déposer sa demande auprès du prestataire externalisé compétent pour traiter les demandes de visas instruites par l’ambassade d’Inde à Paris. Pour toute information complémentaire concernant le « e-visa » , la procédure d’obtention de l’autorisation de voyage électronique ou sur le visa à l’arrivée, il convient de consulter les sites officiels : de l’ambassade d’Inde en France et/ou du ministère des Affaires intérieures indien...."

https://indianvisaonline.gov.in/evisa/tvoa.html

... e-VISA Advisory : Services of e-Visa involves completely online application for which no facilitation is required by any intermediary / agents etc. It is advised not to believe or fall in trap of any such unscrupulous elements who claim speedy/express grant of e-Visa and charge money for it. Do not share your personal information with any unauthorized website as it may lead to your personal data piracy. Only visit Government of India website with address indianvisaonline.gov.in for any kind of service or clarification. For any clarification or doubt, you may write to us on our email i.e. indiatvoa@gov.in. e-Visa Facility is available for nationals of following countries/territories Albania, Andorra, Angola, Anguilla, Antigua & Barbuda, Argentina, Armenia, Aruba, Australia, Austria, Azerbaijan, Bahamas, Barbados, Belgium, Belize, Bolivia, Bosnia & Herzegovina, Botswana, Brazil, Brunei, Bulgaria, Burundi, Cambodia, Cameron Union Republic, Canada, Cape Verde, Cayman Island, Chile, China, China- SAR Hongkong, China- SAR Macau, Colombia, Comoros, Cook Islands, Costa Rica, Cote d'lvoire, Croatia, Cuba, Cyprus, Czech Republic, Denmark, Djibouti, Dominica, Dominican Republic, East Timor, Ecuador, El Salvador, Eritrea, Estonia, Fiji, Finland, France, Gabon, Gambia, Georgia, Germany, Ghana, Greece, Grenada, Guatemala, Guinea, Guyana, Haiti, Honduras, Hungary, Iceland, Indonesia, Ireland, Israel, Italy, Jamaica, Japan, Jordan, Kenya, Kiribati, Laos, Latvia, Lesotho, Liberia, Liechtenstein, Lithuania, Luxembourg, Madagascar, Malawi, Malaysia, Mali, Malta, Marshall Islands, Mauritius, Mexico, Micronesia, Moldova, Monaco, Mongolia, Montenegro, Montserrat, Mozambique, Myanmar, Namibia, Nauru, Netherlands, New Zealand, Nicaragua, Niger Republic, Niue Island, Norway, Oman, Palau, Palestine, Panama, Papua New Guinea, Paraguay, Peru, Philippines, Poland, Portugal , Republic of Korea, Republic of Macedonia, Romania, Russia, Rwanda, Saint Christopher and Nevis, Saint Lucia, Saint Vincent & the Grenadines, Samoa, San Marino, Senegal, Serbia, Seychelles, Sierra Leone, Singapore, Slovakia, Slovenia, Solomon Islands, South Africa, Spain, Sri Lanka, Suriname, Swaziland, Sweden, Switzerland, Taiwan, Tajikistan, Tanzania, Thailand, Tonga, Trinidad & Tobago, Turks & Caicos Island, Tuvalu, UAE, Uganda, Ukraine, United Kingdom, Uruguay, USA, Uzbekistan, Vanuatu, Vatican City-Holy See, Venezuela, Vietnam, Zambia and Zimbabwe

Eligibility

International Travellers whose sole objective of visiting India is recreation , sight seeing , casual visit to meet friends or relatives, short duration medical treatment or casual business visit. Passport should have at least six months validity from the date of arrival in India. The passport should have at least two blank pages for stamping by the Immigration Officer. International Travellers should have return ticket or onward journey ticket, with sufficient money to spend during his/her stay in India. International Travellers having Pakistani Passport or Pakistani origin may please apply for regular Visa at Indian Mission. Not available to Diplomatic/Official Passport Holders or Laissez-passer travel document holders. Not available to individuals endorsed on Parent's/Spouse's Passport i.e. each individual should have a separate passport. Not available to International Travel Document Holders.

-- De plus, j'ai consulté pas mal de sites de voyagistes et de sociétés d'aide à l'obtention de visas (Action Visa, etc...) , et ai constaté que tous faisaient mention de ce récent e-visa (sauf CIBT Visas Express- costacroisieres@cibtvisas.fr, le conseiller de COSTA...). Ce e-visaest tout à fait dans l'air du temps, permettant l'obtention de visas en ligne (démarche adoptée par des pays de plus en plus nombreux, sans les envois aller-retour toujours risqués de passeports ).

Eclairé par ces sources convergentes, j'ai voulu avoir la confirmation écrite de COSTA sur leur acceptation de ce e-visa, afin d'éviter toute difficulté à l'embarquement à Singapour. Quelles ne furent pas ma surprise et ma déception devant la réponse de ma conseillère: ..." Je fais suite à votre mail concernant le E-visa pour votre escale en Inde. Après vérification je suis dans le regret de vous informer que le e-visa ne sera malheureusement pas accepté à bord. Il vous faudra impérativement le Visa Classic afin de pouvoir embarquer à bord du bateau..." J' ai contesté la validité de cette réponse non argumentée, provenant de l'avis "sans appel" (et sans véritable expertise) du superviseur de ma conseillère. Celle ci, à ma demande pressante, a accepté de faire parvenir mes arguments et ma requête " à la personne dédiée aux formalités" de la compagnie, experte basée en Italie ... J'attends une réponse depuis 3 semaines, et ne vais pas tarder à la relancer une deuxième fois. J'ai aussi demandé son avis à la société de services aidant COSTA à obtenir les visas de ses clients: Visa Consultant-CIBT Visas Express- costacroisieres@cibtvisas.fr J'attends une réponse...

Ma démarche a pour but d'obtenir de COSTA qu'il "modernise" et facilite l'obtention du visa de débarquement en Inde, en appliquant les toutes dernières mesures administratives (sauf argument valable à recevoir de COSTA et de ses conseillers) car je trouve exagéré de payer a minima 130 € de frais consulaires pour quelques heures seulement d'une unique escale, au lieu de 46 € ( Cette économie serait appréciée pour s'offrir par exemple une excursion...).

En attendant les réponses à ces demandes, dont je vous ferai bien sûr part, l'expérience et l'avis de chacun seront bien utiles dans ce forum pour nous faciliter l'accès à cette belle croisière.

Bien cordialement à toutes et à tous.
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Grève Air India: vols annulés jusqu'à fin juin 2012
faites attention si vous devez partir a DELHI avec air india tous les vols sont annulés jusque fin juin en raison de la grève des pilotes qui a débuté il y a trois semaines.Je devais partir le 17juin et ce matin confirmation mon vol est annulé , confirmation de ces données en téléphonant directement a air india ,
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Catastrophe au Kerala, la pire mousson depuis un siècle
La pire mousson au Kerala depuis 100 ans... ne se limite pas au centre mais les 14 districts sont touchés. Selon la tv indienne de ce soir, 17 août, les chiffres montrent l'ampleur de la catastrophe... 324 morts en 9 jours 223000 réfugiés dans 1500 camps 44 rivières et fleuves en crue 80% de l'état est sans électricité. il est raisonnable d'éviter de s'y rendre avant un moment je pense. Pour moi ce sera donc pour une autre fois, le Tamil Nadu est au sec. La carte date du 15 mais elle reste la même aujourd'hui.
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Malana (Manali): Athènes de l'Himalaya
Note à l'attention du lecteur :

Ce texte a été écrit il y a 26 ans maintenant. Déjà ! En tout cas dans sa version première. Car je l'ai modifié au fil des séjours et enrichi de mes découvertes. Cet article, dans différentes versions, a été publié dans divers journaux et magazines. Mais j'avais pris soin de modifier les noms des lieux à la demande des anciens du village qui, à l'époque, se battaient farouchement pour préserver leurs spécificités. Sur 17 voyages en Inde, je suis retourné 12 fois dans ce village pour comprendre son fonctionnement. J'ai confié des bandes magnétiques à des linguistes qui attestent de vestiges de grec ancien dans le dialecte local. Lors de mon dernier passage en 1995 j'ai, avec un médecin, fait des pélévements sanguins à des fins d'analyses ADN, pour confirmer définitivement ma théorie selon laquelle les "Malana peoples" sont les derniers descendants des troupes d'Alexandre. Je dois reconnaître que si certains historiens se sont ralliés à ma théorie, d'autres doutent encore malgré tout. Qu'importe. Ces recherches ethno-journalistiques ont animé une grande partie de ma vie. Et il n'en demeure pas moins que Malana aura été mon Eldorado, mon trésor, ma passion. En 1995, Malana était déjà une étape réputée sur une piste de trek. Les jeunes villageois étaient de plus en plus attirés par la société de consommation qui pointait son nez avec l'arrivée des trekkeurs. Souvent de passage pour une seule nuit. Sans s'attarder sur les étranges sculptures gravées sur les temples et maisons. Sans s'intéresser à la population. Selon mes dernières informations, du côté de Jari, l'un des villages par lesquels on peut rejoindre à pied Malana, la Fédération indienne construirait un barrage. Malana que les guides touristiques présentent désormais comme un lieu incontournable, ne serait plus que l'ombre d'elle-même, rattrapée par la "civilisation". Les anciens, gardiens des traditions, auraient-ils tous disparus ? Il va falloir que j'y retourne pour constater personnellement les dégâts. Mais j'ai peur de ne pas me remettre de cette nouvelle réalité.

En attendant vous pouvez, si vous le souhaitez, faire un retour dans le temps en lisant le texte qui suit, et découvrir le village tel qu'il était encore il y a à peine plus d'une décennie.

Pour les photos, il faudra attendre que je les scanne. À l'époque, le numérique n'était qu'une vue de l'esprit.

Malana, Athènes de l'Himalaya

Nichée depuis plus de 2000 ans au creux d'une vallée perdue de l'Himalaya indien, au nord de la plus grande démocratie du monde, subsiste une poignée d'hommes dont les ancêtres partis d'Athènes, virent s'établir au terme d'une fantastique épopée dans un village qui est aujourd'hui la plus petite démocratie du monde : Malana. Fabuleuse aventure que celle de ces soldats d'Alexandre-le-Grand qui réussirent à conquérir l'Asie Mineure, à maîtriser l'empire Perse, franchirent l'Indus en 326 avant Jésus-Christ et qui, après la mort de leur chef se sont éparpillés, là où il y a 4.500 ans naquit notre civilisation. Devenus peuples de légende, certains de leurs descendants vivent aujourd'hui au Pakistan. Les autres sont parvenus jusqu'ici.

À 2.600 mètres d'altitude, dans ce recoin minuscule longtemps oublié des hommes et ignoré des cartes, bloqués sept mois sur douze par la neige et uniquement desservi par un chemin qui grimpe à pic sur vingt-cinq kilomètres, ils parlent, travaillent et prient comme il y a vingt-trois siècles. Héritiers des valeureux guerriers grecs ? Trois indices rendent plausible cette théorie : leur peau claire d'abord, qui exclut leur appartenance aux populations indiennes et tibétaines - dont la frontière n'est qu'à une centaine de kilomètres - et oblige les ethnologues à les rattacher à la race aryenne dont sont issus les indo-européens. Leur dialecte ensuite, qui n'est compris de personne aux alentours, comporterait encore quelques " vestiges " de grec ancien. Enfin, leur religion, polythéiste, où la chèvre, déesse de la fertilité, est la divinité la plus sollicitée. Ces croyances intègrent également des rites sacrificiels inconnus eux aussi des montagnards voisins. Parias isolés dans un décor silencieux et grandiose, cernés de cimes et d'espace, les 1.400 habitants de Malana n'ont aujourd'hui encore pour patrie que des montagnes couvertes de pins, de rhododendrons et de cèdres. La plupart grandissent et meurent sans connaître Kullu, la ville la plus proche, à 60 kilomètres. Certains mêmes, n'iront jamais aux villages de Jari ou de Kasol, ultimes avant-postes de la " civilisation ", situés au pied de la montagne. C'est là, au fond de la vallée, que s'approvisionnent les randonneurs occidentaux ou indiens des hautes castes, convertis au trekking. Un bus brinquebalant conduit en quelques heures à la dernière étape carrossable avant l'ascension vers Malana : Kasol. Une grappe de maisons au milieu d'une forêt de pins, une gargote tenue par un couple de tibétains qui sert du thé bouillant, quelques minuscules échoppes vendant des biscuits, de la quinine à l'aspect douteux et de la ficelle.

Faciès occidental

"Vous montez là-haut ? Ils ne sont pas comme nous, vous savez… Ils ont une drôle d'allure " Aux petits sous-bois frais et espacés, succède un sentier de plus en plus escarpé sous un soleil de plomb. Quatre heures d'une marche éprouvante et première étape à Rashol. Premier contact avec des villageois qui n'ont déjà plus qu'une lointaine parenté avec l'Inde. Première vision du village accroché à la paroi, un temple en bois visiblement plusieurs fois centenaire, orné de mille ossements de petits animaux, dont les abords sont strictement interdits aux étrangers. Si la population - surtout les jeunes - est accueillante, elle ne se laisse pas approcher à plus d'un mètre. Les anciens, eux, ignorent purement et simplement toute présence étrangère. Seule la vue d'un appareil photo accroche leur regard. Mais pas question de le braquer sur eux, sous peine de voir les autochtones s'enfuir en bougonnant et en dressant les bras au ciel, comme pour le prendre à témoin. Après une nuit à la belle étoile, restent une vingtaine de kilomètres. Le chemin est abrupt et il faut plus d'une heure d'effort pour voir disparaître, en contrebas, les derniers toits en tuiles de bois. Parfois un homme au faciès occidental, malgré une peau burinée par le soleil, surgit de la montagne. Vêtu d'une grosse toile, couleur de rocaille et d'un calot assorti, il a l'aisance d'un chamois entre les pierres branlantes. Plus loin, des enfants aux pieds nus frottent entre leurs paumes les feuilles qu'ils viennent d'arracher d'un buisson. Ils sourient. Mais au moindre signe d'approche, ils s'enfouissent dans les branches pour céder le passage. Du haut du premier col, à 3.200 mètres d'altitude, apparaît sur le flanc opposé la tache sombre d'un village. Malana est encore à cinq bonnes heures de marche. Au fond de la vallée qui porte le nom du village tant convoité, un petit pont de bois se balance au-dessus de la rivière où des femmes viennent puiser de l'eau. La passerelle franchie, l'escalade reprend. Grimper, encore et toujours… Mais cette fois ça y est : c'est Malana. Le village a beaucoup d'allure. Incliné en pente douce, il s'articule autour d'une artère principale dallée comme une voie romaine. De chaque côté, de solides maisons à trois étages - cent vingt en tout - construites sur le même modèle avec un évident souci pratique et une étonnante maîtrise. Les grosses pierres, taillées dans la roche, et les poutres ont été minutieusement intercalées en tenant compte du gonflement progressif du bois. Au premier étage, surélevée par de massives colonnes sculptées, une grande pièce, sans cloisons ni fenêtres, s'ouvre un large balcon qui encercle les quatre murs. C'est là que les artisans s'installent l'après-midi, face aux pics enneigés pour tisser ou filer. L'étage au-dessus est également réservé à la famille. Celle-ci comprend en général trois générations ; soit dix à douze personnes. Tout en haut, protégées par d'épaisses ardoises disposées sans fixation en accent circonflexe sur le toit, des réserves de fourrage garnissent les combles d'une collerette de verdure. Les chèvres au retour du pâturage, viennent dormir en bas, blotties entre les rondins, souvent en compagnie d'une vache et de quelques moutons. Parsemés ça et là, des chantiers de construction, squelettes de poutres savamment entrecroisées, témoignent de la survivance de l'architecture ancestrale. Déjà des charpentes s'ornent de longues fresques : rosaces, svastikas, scènes de danses, de musiciens, de guerriers au combat, gravures de paons, d'éléphants, de chameaux et de lions, animaux légendaires que personne ici n'a jamais vus.

Métèques

Ces maisons que l'on élève pierre après pierre dans le respect de la tradition attestent que la population s'accroît. Une population déconcertante, dont le visage clair et triangulaire contrastent avec la rudesse du paysage. Une originalité ethnique qui apparaît surtout chez les enfants. Le regard, tantôt bleu ou vert, tantôt de braise est toujours farouche sous le calot brodé. De taille moyenne mais robuste, les hommes sont vêtus de larges chasubles de laine et de jute grossièrement rapiécé dont la couleur va du gris poussière au brun terreux, en passant par toutes les teintes de sable et de caillasse. Quant aux femmes, si de leurs lobes d'oreilles mutilés pend une douzaine de boucles d'argent, leur tenue vestimentaire reste des plus rustiques.

Le haut du village s'appelle Saraved. Le bas, Davared. Choisis très tôt, à peine adolescent, par leurs parents, les fiancés doivent chacun appartenir à l'une des deux communautés afin de prévenir les risques de consanguinité. Revêtus de leurs costumes de fête, les villageois se rassemblent le jour du mariage pour chanter et danser, comme ils le font chaque année le 15 août, pour célébrer le terrifiant Jamdagani ou Jammu, " patron " des divinités locales. Quatre temples encerclent la place centrale du village. Aux allures de maisons hantées avec leurs toiles d'araignée scintillantes sous la lumière du soleil, ils sont consacrés aux esprits protecteurs. Mais tous n'y pénètrent pas. Car Malana, comme l'Athènes du IVe siècle avant Jésus-Christ, a ses indésirables, ses " non-citoyens ", qu'aucun membre de la cité n'a le droit de toucher et auxquels l'accès à certains lieux est interdit. Des intouchables ? En Inde, on y pense aussitôt. Mais non, les exclus ici ne font partie d'aucune sous-caste. Ce sont des métèques. Ce terme devenu péjoratif désignait dans la Grèce antique, tous les étrangers à la cité. Ceux qui vivant à Athènes depuis trop peu de temps n'y exerçaient aucun rôle politique et n'y avaient aucun droit. Vingt-trois siècles plus tard, à plus de 6.000 kilomètres de distance, à plus de 2.600 mètres d'altitude, ségrégation identique. Le chemin qu'empruntent les métèques pour traverser le village obéit à un code pointilleux : telle pierre doit être contournée, sous peine de sacrilège, telle autre peut être foulée dans encombre…

Sénat et chambre basse

Celui qui enfreint ce code, offense les dieux. Une faute impardonnable. Cherchant un promontoire pour mieux embrasser la splendeur du paysage, un trekkeur italien a posé le pied sur l'esplanade de dalles noircies qui fait face au temple. Il était loin de se douter que la terreur d'une immanente vengeance divine provoquerait chez les hommes du village, une indicible colère. Seul le sacrifice d'une chèvre - remède habituel - parvint à apaiser la fureur céleste et à rétablir un semblant de calme. L'offense était de taille : en foulant le dallage de l'imposant parvis surélevé, notre trekkeur piétinait en fait le Sénat : la Chambre haute, l'Agora d'Athènes. Dès qu'un problème surgit, c'est ici, devant ce muret que le citoyen en difficulté dépose une torche allumée. Pour les onze sénateurs de Malana - huit sont élus chaque année, les trois autres sont nommés à vie -, c'est le signal du rassemblement. Quelle que soit la position du soleil. Mais jamais la nuit. C'est ici que le cas est examiné et débattu. La partie jugée coupable est généralement condamnée à verser à l'autre une amende de quelques chèvres. Le Sénat, organe législatif suprême, pouvoir judiciaire et religieux, joue ici le même rôle que jadis les neuf archontes de la république athénienne. Quant à l'Ecclésia, assemblée de tous les citoyens, institution la plus démocratique de la cité grecque, elle aussi a son équivalent à Malana : c'est la Chambre basse. Impressionnant de voir tous ces hommes, un représentant mâle par famille, réunis sur la place du village, assis sur l'herbe, un peu en contrebas de l'esplanade du Sénat Gangaram, grand, sûr de lui, l'œil autoritaire et Kaula, trapu, excité, le calot de travers, s'opposent. Ils s'interpellent, se lancent des regards furibonds et vont jusqu'aux menaces… Une scène qui n'a cependant pas l'air d'inquiéter l'assistance. Bouilla, le nouveau président du village, qui vient d'être élu pour cinq ans, s'emploie à les réconcilier. Comme d'habitude, l'affaire se règlera à l'amiable. Avec son titre de " Pardan ", Bouilla préside de ce fait aux destinées de la communauté. Il partage le pouvoir exécutif avec quatre adjoints également élus. L'un d'eux s'appelle Schangatram. Il fait partie d'une des quatre famille métèques qui vivent à Malana. Son grand-père était originaire de Simla, la capitale de l'État de l'Himachal Pradesh, à 300 kilomètres. On ne sait pas trop ce qui l'a amené à Malana. Ce qui est sûr c'est qu'il n'en est jamais reparti. Longtemps, seul homme du village à parler quelques mots d'anglais, Schangatram est naturellement devenu le guide et l'interprète des voyageurs de passage ; métèques comme lui. Tisserand l'hiver, lorsque la neige interdit l'accès au village, l'été il se reconvertit en aubergiste. C'est dans la cour de sa maison, la première du village en arrivant de Kasol, que s'échouent les randonneurs essoufflés. À tous, il offre un plat de riz et un endroit pour dormir. Et à ceux dont il reconnaît le regard brillant, il s'arrange pour fournir un peu de " bang ", une pâte hallucinogène que les enfants pétrissent à partir de feuilles de chanvre dont la vallée regorge. Jusqu'à un passé récent, cette drogue servait de monnaie d'échange pour acheter des outils ou du tissu de coton.

À partir de 1988, la Fédération indienne ayant appris l'existence de Malana, a voulu apporter un peu de civilisation dans ce recoin de l'Himalaya. Si l'État tolère la consommation de drogue chez les autochtones à des fins strictement religieuses, il a implanté une école dans le village. L'instituteur venu de Kullu y passe 6 mois de l'année. Il ne voit guère que le tiers des enfants fréquenter sa classe. Les autres restant affectés à la garde des troupeaux et à la fabrication du bang. Avant l'arrivée de l'instituteur, tous les habitants de Malana étaient analphabètes. Du plus jeune au plus vieux. Ils ne parlaient même pas l'hindi, se contentant du dialecte local, comme ils l'avaient fait pendant des siècles. Si les villageois sont encore farouchement attachés à " la loi de Malana ", le passage de plus en plus fréquent de trekkeurs modifie les comportements et les coutumes locales Les sacrifices rituels sont de plus en plus souvent pratiqués en dehors du village. "La présence d'étrangers nuit au dialogue avec les dieux ", confie Schangatram. Alors, Bouilla, le prêtre-président, s'en va régulièrement plusieurs jours durant dans les montagnes alentour, converser avec les dieux, loin des regards impurs et des oreilles indiscrètes. Il est accompagné par des porteurs -jusqu'à quarante -, croulant sous les offrandes. Si la civilisation tente une entrée à Malana, les anciens veillent à ce que leur cité du bout du monde ne soit pas souillée. Après vingt-trois siècles, la plus vieille démocratie du monde veut rester intacte, fidèle aux principes qu'Aristote enseignant au jeune Alexandre.
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Nouvelle législation sur les visas indiens: redemander un visa un mois après l'expiration du précédent
parce qu'on a passé 8 jours de vacances dans le tamil nadu en fevrier, on n'a pas le droit d'y retourner cet été en juillet/aout. incredible india, non ? ben si .. tout cà à cause de la nouvelle legislation sur les visas ( un mois de délai apres l'expiration du visa pour pouvoir en solliciter un nouveau ) dans le genre mesure stupide et contre productive, les services consulaires indiens peuvent concourir pour les championnats mondiaux avec de bonnes chances d'arriver en tête.

vraiment consternant ..
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Risque pénal du "spécial" Lassi (Inde)
Bonjour, Je vais partir en Inde au mois d'aout avec des amis, et, sachant que la législation peut être sévère concernant les drogues mais que le bhang lassi est une boisson traditionnelle, j'aimerais savoir si on risque quelque chose PÉNALEMENT en buvant un tel breuvage. Avez vous connaissance de telles situations? Aussi, j'ai lu que certains bhang shop sont autorisés par l'état, d'où ma question: comment savoir lesquelles? Merci d'avance pour vos réponses avisées.
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Traverser les États indiens avec une moto louée
Bonjour,

J aimerais traverser en moto Goa, Karnataka, kerala et Tamil Nadu. Pour économiser du temps et des soucis, je préfère louer mon Enfield.

Ma question : Vais je pouvoir traverser facilement d un état à l autre ? J ai lu sur certains posts que les motos louées ne pouvaient traverser les frontières d un État. Mais en contrepartie, la législation semble être différente selon les États donc je souhaite que ceux que je souhaite visiter le permettent

Je vous remercie à l avance de me partager vos expériences et connaissances.
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Louer un scooter à Pondicherry sans permis
Bonjour,

Quelqu'un peut-il me dire si on peut toujours louer et conduire un scooter sans permis à Pondicherry ? Je sais qu'avant, c'était possible, mais on m'a dit que la législation était devenue bien plus sévère qu'avant pour les deux roues.

Merci par avance !
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Obtenir un visa chinois depuis l'Inde?
Bonjour tout le monde !!

Je sais que la discussion a deja été abordé mais sans réponse précise, et encore moins avec la nouvelle législation . je n'arrive pas a joindre l'ambassade de chine en france pour savoir si il peuvent me faire un visa en inde, depuis quinze jours c'est complètement saturé, l'ambassade d'inde n'en sait rien ... C'est pour cela que Ce forum est mon dernier recours.

je pars le 14 aout pour l'inde pour une durée de 7 semaines. Je dois ensuite me rendre a pékin le 3 octobre mais : 1) est-il possible de le (visa chinois) faire en inde avec la dernière législation ? visiblement non, il me faut confirmation 2) est-il possible que je le fasse a Katmandou ? qui pour des raisons que j'ignorerais accepterai plu facilement de faire un visa a une francaise 3) puis-je le faire en france avant de partir ( ca risque d'être dur) et demander une extension en inde puis en chine ? ca me parait être du domaine du surréel ms on ne sait jamais

Merci aux connaisseurs.
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Location de moto en Inde
bonjour à tous! Je pars trois mois à partir du 12fevrier en Inde à Pondichéry. Je comptais quand même bouger pas mal dans le coin, et comme je suis fan j'avais pensé à louer une moto..Mais voilà: quelle "législation" y a til en inde à ce sujet? jai un permis B classique francais, est ce que je peux prendre au moins un 125 ou est ce que je peux monter plus haut? Quel est le coût d'une location? vaut il mieux acheter vu la durée de mon séjour?? assurances nécessaires? En gros si des personnes qui l'ont fait pouvaient m'aider et surtout m'annoncer les tarifs, ce serait chouette! Merci d'avance! Jeanne
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Peut-on faire du bénévolat en Inde avec un visa touristique?
Bonjour,

Je viens d'envoyer venir mon visa touristique pour l'Inde. Je me demandais si je pouvais faire du bénévolat (type helpX, wwoofing où workaway...) avec ce genre de visa !?

Et autre chose, dans ma demande en ligne de visa, on m'a demandé quel état indien je comptais visiter. Est il grave si je change de destination ?

Merci a vous, Ade
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Projet de cinéma itinérant en Inde
Bonjour, je suis entrain de créée un projet qui consiste a faire du cinéma itinérant en inde. mon but est de faire connaître principalement le cinéma français (en passent quelque fois des films étranger) je part en octobre pour 3 mois ( j i suis déjà allé auparavant) mon but étant de me faire des contact rencontrer différentes personne qui pourrait éventuellement m aider et/ou participer a ce projet. mais ce que je cherche actuellement c est un contact en amont qui pourrait m aider une fois sur place a la création de ce projet principalement pour tous ce qui est législation du pays et qui puissent m aider a la création de cet future association (je l espère) en gros une personne local ou une personne qui connaît bien le pays et principalement dans l exploitation cinématographique étranger ou si sa existe car je n est pas trouver une maison de la culture sur le cinéma français en inde.
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Visa de transit nécessaire pour l'Inde?
Bonjour à tous, dan sle cadre d'un tour du monde en fin d'année je commence mon voyage par le népal et l'inde. Je dois passer par delhi pour aller à kathmandou : arrivée delhi vers 5h matin, départ de delhi pour kathmandou vers 7h30... Me faut-il un vise si je reste dans la zone de transit pour prendre mon vol pour le népal ? j'ai un visa multi entrée pour l'inde mais comme j'y passe après le népal deux mois et que manifestement la legislation a changé concernant les visas (il faut espacer deux entrées sur le territoire indien de deux mois, je ne voudrais pas me retrouver "coincer") merci d'avance pour vos retour
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Inde: délai d'un mois après expiration du visa pour déposer une nouvelle demande
J'ai fait un voyage touristique en Inde de 3 semaines en fevrier 2010. Un visa de 6 mois multientrées - que je n'ai pa demandé m'a été automatiquement délivré . Ce visa expire le 13 juin 2010. Récemment j'ai reçu invitation au mariage de ma filleule parrainée en Inde depuis son enfance . Le mariage est fixé au 17 juillet .

Le Bureau des visas à Marseille m'a rappelé la législation récente qui impose un délai d'un mois aprés expiration de son visa pour déposer une nouvelle demande .

Quelqu'un connait-il une possibilité de dérogation ? Puis je simplement demander une prorogation de mon visa?

Merci de votre aide
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Réservation de voiture et chauffeur au Rajasthan?
Bonjour, Je suis sur le point de réserver une voiture avec chauffeurs pour 2 semaines au rajasthan via une agence indienne. Cependant l'agence ne me demande pas d'accompte et nous n'avons échangé que par email. Comment puis-je etre assuré que le jour de mon arrivée je trouverai bel et bien un chauffeur réservé pour les 2 semaines?
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Accord entre l'Inde et la Belgique: convention en matière de sécurité sociale
Pour la première fois de son histoire, l'Inde a signé une convention en matière de sécurité sociale avec un Etat tiers, la Belgique. Cette convention, valable dès le 1er septembre 2009, couvre les principaux secteurs de la sécurité sociale belge et indienne, à savoir : le secteur des pensions de vieillese, le secteur de l'assurance invalidité et le systèmes de sécurité sociale applicables aux salariés et aux indépendants. Cette convention s'appliquera aux ressortissants belges et indiens, ainsi qu'aux ressortissants des Etats qui ont ou ont été soumis à la législation en matière de sécurité d'un des Etats signataires. En gros, cela signifie qu'un travailleur d'une entreprise belge (belge ou étranger) pourra travailler pendant une période de 60 mois maximum en Inde tout en restant soumis à la législation sociale de la Belgique. De même, un Indien (ou étranger mais soumis à la législation indienne) pourra venir travailler en Belgique tout en restant soumis à la législation indienne. Alain
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Acheter une guest house en Inde
Nous aimerions connaître les modalités à remplir pour acheter une guest house en Inde. Nous sommes français, nous avons rencontré un indien dont le rêve serait d'avoir une guest house, nous aimerions à la fois l'aider à réaliser son rêve mais aussi à avoir un pied à terre là bas. Nous ne sommes pas au courant des formalités administratives et autres. Est-ce que quelqu'un pourrait nous renseigner à ce sujet. Merci
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Vivre en Inde?
Bonjour, je m'appelle Alexandra, et je désire faire des études d'Histoire. Je suis jeune, certes, et sans grande experience donc, mais je ne me sens pas faite pour vivre dans une société aussi materialiste que la notre.. J'ai l'impression que ma vie ne se fera pas en France, pour des questions de mentalité et gout personnel! L'Inde est un pays que je trouve passionnant (avec ses cotés négatifs, j'en conviens), et plus tard, sauf imprevu, je souhaiterais vraiment m'y installer, mais j'ignore quel est le cout de la vie là-bas, et tout ce qui concerne la législation. Pourriez-vous me donner quelques renseignements? Je vous remercie! Cordialement
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Campings en Inde
bonjour,

je pars pour l'inde le 1er juin pour un périple de trois mois en asie dont 1 en inde. Je rejoins à New delhi mon ami qui est actuellement en pleine expédition tour du monde en voiture avec son chien.

J'ai parcouru pas mal des rubriques sur vf et ai trouvé déjà pleins d'infos.. concernant le logement j'aurai aimé pouvoir faire du camping, histoire de faire des économies même si le prix des GH est tout à fait abordable, j'aime l'idée de pouvoir se poser dans un coin tranquille, préparer sa tambouille et savourer la quiétude de certains endroits.... ALors si certains d'entres vous l'ont déjà fait, j'aimerai vraiment pouvoir profiter de vos expériences....

J'aimerai également avoir des témoignages sur les voyages avec son chien....

A bon entendeur.....
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Retraité (privé) résident en Inde ou en Thaïlande: imposition?
Bonjour,

Nouveau retraité (du privé, pas de de l'état français), je pense passer la moitié de l’année (ou plus) au soleil en Inde ou en Thaïlande. Donc, je deviendrai probablement résident dans l’un ou l’autre de ces deux pays. Je sais que je continuerai à être redevable en France sur mes pensions payées en France, mais devrai-je aussi payer des impôts dans mon nouveau pays de résidence?

Je ne cherche pas obligatoirement d’avantage fiscal à prendre ma retraite hors de l’UE mais au moins j’espère ne pas subir de double imposition ! J’ai cherché sur le net, il y a une quantité de sites et de documents qui traitent de la chose, mais je trouve difficile de trouver une explication claire et succincte. Je préfère ne pas aller à la devinette et avoir de mauvaises surprises par la suite. C’est pourquoi je m’adresse sur ce forum aux gens qui ont l’expérience.

Je sais aussi qu’il y a la question épineuse de la couverture sociale (soins médicaux) mais je voudrais d’abord être sûr au pdv impôts.

Merci d’éclairer ma lanterne !
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Road trip camping-car en Asie
Bonjour a tous, Nous partons mon frere et moi dans quelques temps, en camion amenagé ( Wolkswagen T5), direction l'Asie du Sud Est ( Laos, cambodge, etc ... ). On a un itinéraire a peu pres défini mais c'est le passage au moyen orient qui nous pose le plus de probleme. On souhaitait au départ faire Tunisie-->Iran-->Pakistan-->Inde-->etc ... mais il y a tres peu d'infos recentes sur ce genre de périple ( Surtout en camion ).

Nous avons vu pas mal de voyageurs optés par le ferry menant d'iran au émirat arabes unis, puis Oman, puis Inde en bateau.

On hésite fortement, et on cherche quelques conseils avisés =) Merci a vous =)

Nini&Sammo
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Visa indien sans vol
Bonjour, Ceci est mon premier message sur ce forum, je me lance! Nous partons en janvier prochain au Nepal et avons pour but d'aller ensuite en Inde, Birmanie et Thaïlande par voies terrestres (puis d'autres destinations mais chaque chose en son temps!) On compte voyager ainsi près de 8 mois. La question se porte sur les visas, a priori pas de souci pour celui du Nepal car nous avons notre vol aller pour arriver à l'aéroport de Tirana, on peut donc le faire en ligne.

Le souci se porte sur les visa Indien et Birman : Comment pouvons nous les obtenir sans avoir de vol aller ni retour?

INDE : Sur le site de l'ambassade indienne, ils nous disent d'aller sur le site indianvisaonline... mais le problème c'est que l'on nous demande notre "Port" d'arrivé et c'est forcément un aéroport... on est donc dans une impasse!

BIRMANIE : C'est le même souci, sur le formulaire à remplir on nous demande nos numéros de vols aller et retour.

Bref on a besoin de vos tips :) Merci d'avance pour votre aide.
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Voyager à moto en Inde
Bonjour,

De retour d’un voyage en inde de plus de 6 mois dont 5 mois à moto, je viens y raconter mon expérience afin que ceux qui ont dans l’idée de faire de même puisse avoir des réponses à leurs questions

Voyager à moto en inde c’est possible ! Que ce soit par location, achat neuf ou d’occasion.

En ce qui me concerne j’ai acheté une Enfield 500cc d’année 2012 à une famille indienne. La recherche de la moto peut être un peu compliqué pour qui ce lance à l’aveugle, les garagistes ne vois que le portefeuille sur patte et trouver quelqu’un de sérieux se fait rare quand il s’agit d’investir une somme d’argent assez onéreuse pour le pays.

En gros ce qu’il faut savoir : Une Enfield neuve en 350cc varie du simple model environ 90.000 roupies (1.400 e) à 125.000 roupie (1.800 e). Pour la 500cc neuve il faut compter 180.000 roupie. Pour l’occasion tout se complique mais grosso modo pour une moto avec 20.000 bornes comptez entre 110.000 roupie et 120.000 pour la 500cc. Cela vous donne une idée pour les prix. De plus vous pouvez consulter QuickR.in qui est l’équivalent du bon coin français.

Si vous décidez de faire un trip à moto en Enfield autour de l’inde, opter pour une 350 rare sont les indiens qui possèdent une 500 et après un voyage de 5 mois sur une 500 on commence à comprend pourquoi. La 500cc est plus chère en entretien, les problèmes n’apparaissent pas directement à l’inverse de la 350 (on pourrait parler de fiabilité), elle consomme beaucoup plus en essence et les pièces à changer coute plus chère…seule plus, quand on arrive en montagne chargé à deux avec des sacs, on a un peu plus de puissance. Mais je vous conseille la 350.

Pour finir je vous donne l’adresse d’un indien, Atul, qui m’a énormément aidé pour revendre ma moto et qui est devenu par la suite un très bon ami, c’est une personne de confiance (rare en inde quand il s’agit de parler argent…) Je vous conseil pour toutes vos questions concernant l’achat, la location ou la vente de lui poser directement, il vous sera d’une aide précieuse, de plus il habite à Vârânasî, étape clé d’un voyage en Inde.

Sur ce Namaste, bonne route, amusez-vous bien et faite attention.
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Aller en Inde en camping-car
Nous souhaitons aller de la France en Asie du sud est en camping car en passant par l'Inde. Je cherche donc des voyageurs qui ont réussi sans passer par la mer. Il parait qu'il existe un passage par l’Himalaya vers le Népal , accessible par un col à 5000m qui ferme à partir de novembre, quelqu'un en saurait-il d'avantage? Vu la faible probabilité qu'on puisse passer par le Pakistan, on cherche les solutions qui pourraient nous éviter la Chine et le shipping. Merci pour le partage d'infos.
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Un an en Inde avec le "Entry Visa"?
Bonjour,

J'en suis toujours à ma recherche de visa d'un an ! Alors il y a le "ENTRY VISA", qui l'a déjà obtenu ? Quel genre de lettre de motivation faut-il écrire ?

J'aimerais de l'aide, please ...

Cordialement
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Visa Inde
Bonjour tout le monde! je pars en Inde en Novembre pour 17 jours et j'ai l'impression qu'obtenir un visa n'a pas l'air très simple. Je suis allée sur le site www.vfsglobal.com/india/france c'est l'ambassade de l'inde qui m'a donné ce lien suite à mon appel. Le site est en Anglais je ne comprends pas où il faut télécharger les documents à remplir et à renvoyer ni même l'adresse à laquelle il faut les renvoyer.....Quelqu'un peut il m'éclairer s'il vous plaît? Par avance, merci!!! Sophie
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