Hello,
A ceux qui veulent des infos récentes sur l'Afghanistan : je suis en ce moment à Mazar e Sharif, je suis entré en Afghanistan par l'Ouzbekistan. J'ai eu le visa afghan à Paris en 3 jours (50 euros à payer + formulaire très simple, pas besoin de lettre d'invitation et le personnel est très aimable). Pour le reste :
C'est très spécial, on ne se sent pas menacé mais on a pas non plus envie de se retrouver au milieu d'un malentendu (un mec vous dit quelque chose, vous ne comprenez pas et vous le vexez sans le vouloir, etc...). Ces gens ne sont absolument pas habitués à la présence d'étrangers et comme leurs voisins les plus proches les prennent pour des sous-hommes il y a un certain repli sur soi, et en même temps une curiosité. Je porte une tenue locale, ce qui est déjà une forme de respect.
Hier pendant Bozkashi, je croise le regard d'un afghan tout droit sorti des Cavaliers de Kessel, il a un turban et une barbe, nos regards se croisent, il doit se demande ce que je fais là. Je le salue sobrement mais respectueusement (mettre la main sur le ventre et pencher légèrement la tête), il me répond par un franc sourire. C'est arrivé plusieurs fois, ce sont des instants authentiques, qui reposent sur la réciprocité dans le respect et une saine curiosité. 2 "where are you from" aussi.
Hier c'était Nowruz, après le bozkashi il y a eu le réveillon, des gens chantent et dansent, on lance des lanternes volantes, puis il y a le feu d'artifice :)
Ce pays est plein de vie, ça change de l'Ouzbekistan (Boukhara me donnait l'impression d'un disney land dans lequel les touristes n'étaient pas encore arrivés).
Je voyage seul mais j'ai rejoins un ami afghan ici donc c'est pas comme si j'étais vraiment tout seul.
Et inutile de dire que certaines régions sont à proscrire totalement (Helmand, Kandahar, etc...). Les endroits les plus sûrs sont Herat, Kabul, Mazar e Sharif, le Wakhan (liste non exhaustive, ça a l'air d'aller aussi dans le Panshjir).
Quelques photos prises pendant ce voyage : https://flic.kr/s/aHsk8EbDKg (la photo des enfants - 46 - a été prise à leur demande, j'ai pu la faire imprimer pour leur donner le lendemain).
Hier je suis allé à Balkh (Bactres), aujourd'hui j'étais dans le district de Samangan et demain je vais dans l'Hindu Kush.
Lire ça aussi, un post récent qui décrit un voyage en Afghanistan dans plusieurs régions :https://www.lonelyplanet.com/...perience-afghani...
Ami(e)s de l'Iran bonjour,
Voilà plusieurs semaines que je souhaite déposer un post à ce sujet mais n'étant pas encore sûre quant à ma prochaine destination estivale, je n'ai pas osé démarrer une discussion (si elle démarre hein)...🙂
Étant toujours en contact avec mes amis iraniens rencontrés l'été dernier lors d'un voyage d'un mois, j'ai dans l'idée d'y retourner pour les revoir mais également pour passer davantage de temps dans les régions montagneuses et reculées des grandes villes. Lors de cette prochaine traversée de l'Iran, j'aimerais me rendre à la frontière afghane et peut-être rentrer directement en Afghanistan (arrivée à Herat par Masshad par exemple).
Mes questions vont être rapides et concises: 1) Est-ce possible si l'on ne possède que le visa iranien? 2) Si nécessité d'un visa afghan, est-il facile de l'obtenir? 3) Existe t-il une autre possibilité de rejoindre l'Afghanistan par l'Iran? 4) Si ce n'est pas l'Iran, par quels pays me conseilleriez vous de le faire? 5) Quelle serait finalement l'option la plus rapide et la moins dangereuse?
Si des personnes auraient le même projet que moi pour l'été 2015, je serais ravie d'en discuter:)
Dans l'espoir de vous lire.
Kheyli mamnoun:) Khoda Hafez.
Voilà plusieurs semaines que je souhaite déposer un post à ce sujet mais n'étant pas encore sûre quant à ma prochaine destination estivale, je n'ai pas osé démarrer une discussion (si elle démarre hein)...🙂
Étant toujours en contact avec mes amis iraniens rencontrés l'été dernier lors d'un voyage d'un mois, j'ai dans l'idée d'y retourner pour les revoir mais également pour passer davantage de temps dans les régions montagneuses et reculées des grandes villes. Lors de cette prochaine traversée de l'Iran, j'aimerais me rendre à la frontière afghane et peut-être rentrer directement en Afghanistan (arrivée à Herat par Masshad par exemple).
Mes questions vont être rapides et concises: 1) Est-ce possible si l'on ne possède que le visa iranien? 2) Si nécessité d'un visa afghan, est-il facile de l'obtenir? 3) Existe t-il une autre possibilité de rejoindre l'Afghanistan par l'Iran? 4) Si ce n'est pas l'Iran, par quels pays me conseilleriez vous de le faire? 5) Quelle serait finalement l'option la plus rapide et la moins dangereuse?
Si des personnes auraient le même projet que moi pour l'été 2015, je serais ravie d'en discuter:)
Dans l'espoir de vous lire.
Kheyli mamnoun:) Khoda Hafez.
vous devez probablement etre au courrant que deja depuis un moment les talibans se sont reveilles et que ca tire pas mal de coups de feu dans le coin.
mais la un pote vient de me dire qu il n est plus possible d avoir de visas pour l afghanistan car pour raisons de securite ils n en delivrent plus.
il est actuellement dans les stans et ce st ce qu on lui a dit aux ambassades et ca lui a ete confirme par un pote a lui en belgique qui est alle se renseigner a l ambassade afghane.
qu en est il vraiment?
est ce seulement de la mauvaise volonte de certaines ambassades ou est ce que reellement c est fini?
je comptais y retourner et donc j aimerais bien savoir, merci d avance pour vos reponses...
L'Afghanistan, c'est un rêve, pour moi comme pour d'autres, depuis des années.
J'ai choisi d'y vivre, engagée dans une ONG avec laquelle j'ai signé un contrat d'un an. Fière de l'action qu'on y mène, et rêvant de pouvoir me balader dans le pays à la moindre occasion.
J'ai eu une chance inouïe: celle de passer 5 jours de vacances en son cœur, la région de Bamiyan, avec des amis. J'en suis revenue juste.... heureuse.
Le contexte : Nowruz.
Nowruz signifie littéralement ¨Nouvelle année¨ en persan. C’est une grande fête d’origine préislamique, célébrée chaque année le jour du printemps chez de nombreux peuples du Moyen-Orient et d’Asie Centrale : Perses, Kurdes, Turkmènes, Afghans, Ouzbeks, Azéris…
Les jours qui précèdent le 21 mars sont l’occasion de préparatifs fiévreux : on retire les bokharis, on nettoie la maison de fond en comble, on fait des courses de fruits secs et de vêtements neufs… La nuit de Nowruz, les gens allument de grands feux par-dessus lesquels ils sautent pour symboliser le passage à la nouvelle année.
Le jour de Nowruz, on pose sur la table les Haft sin (les sept « s ») : sept objets dont le nom commence par la lettre « sin » en persan : pommes, ail, germes de blé, pièces, sumac… Et bien sûr, un bon repas familial est organisé.
En Afghanistan, le plus gros de la fête se passe à Mazar-e-Sharif, au tombeau d’Ali : chaque année, des centaines de milliers d’Afghans, principalement chiites, s’y réunissent pour le djanda bâla : la levée du drapeau. Conjuguer fête païenne et fête religieuse, voilà un tour de force qui n’a pas manqué de me surprendre ! Malheureusement, impossible pour nous de nous y rendre car les risques d’attentats par les « garants de la foi pure » n’étaient pas négligeables.
Plus tristes encore, la plupart des afghans n’ont pas pu fêter Nowruz comme ils le souhaitaient, dans les parcs et les jardins, à rendre visite à leur famille élargie, tant les risques d’attentats leur semblaient élevés… De la réalité de vivre dans un pays en guerre.
Nous-même, à Bamiyan, avons eu deux jours de restrictions, avec comme consigne d’éviter soigneusement les rassemblements car des illuminés à ceinture explosives avaient été annoncés comme voulant gâcher la fête. Trois d’entre eux ont d’ailleurs été arrêtés la veille….
Le lieu : Bamiyan
Il y a quatre ans, en vadrouille quelque part en Asie Centrale, je découvrais, éblouie Les cavaliers de Kessel. L’ouvrage traînait pourtant depuis des années sur une de mes étagères, au rayons « à lire » mais la quatrième de couverture ne m’inspirait pas plus que ça. Et pourtant, dès que je commençai à le lire, émerveillement et obsession de l’Afghanistan émergèrent au fond de mes tripes. Kessel faisant la part belle à la région de Bamiyan, je décidai de l’embarquer avec moi pour ce séjour au cœur de l’Afghanistan. C’est donc avec régal que je vous recopie ci-dessous, en italique, quelques passages correspondant aux lieux les plus marquants de cette région….
Bamiyan a en effet l’extrême bon goût d’être à la fois la région la plus sûre d’Afghanistan, de conserver des traces d’un passé des plus fascinant, et d’offrir des possibilités de vadrouille très variées à ses visiteurs contemporains. Et même sans ces friandises, avoir la possibilité de marcher, oui simplement marcher, du bazar à la guesthouse qui nous accueille, juste chaperonnés par un mahram masculin qui peut être occidental…. Immense félicité, en vérité.
Shar-e-Gholghola

Fatigués en une fin de journée passée à marcher, pressés par des nuages menaçants qui obscurcissent le ciel, nous décidons tout de même d’y faire un détour, plus pour reculer l’heure du retour au bercail que par réelle fascination. Et pourtant, pourtant…. Quel spectacle incroyable s’offrit à nous, dressés sur ses ruines…
« La vallée de Bamiyan apparut d’un seul coup.
Sur son seuil, les voyageurs s’arrêtèrent encore. Cette fois, leur surprise n’était qu’enchantement. Une oasis immense, presque fabuleuse pour une altitude qui approchait de mille pieds, s’étalait devant eux. Elle était toute sillonnée par le vif-argent des eaux, toute verdoyante de massifs feuillus, de bosquets, de jardins, de vergers, toute semée de hameaux. A gauche, très loin et adoucies par la lumière du soir, des montagnes sauvages chevauchaient jusqu’au ciel. Sur la droite, contre la piste, continuait de s’élever la falaise empourprée. »
Les mots de Kessel inscrits dans votre tête, imaginez-vous donc, au moment où vous arrivez au sommet d’une colline, voir les nuages qui se déchirent et qui laissent passer les derniers rayons du soleil, et au même moment la grêle s’abattre sur vos têtes et un arc-en-ciel faire une apparition légère et délicate.
Et tout ça sur les ruines d’une citadelle du XIIème siècle, ravagée par Gengis Khan assoiffé par un désir de vengeance depuis la mort dans la région de son unique petit fils. Shar-e-Gholghloa : la cité du bruit.
Devant ce spectacle, mon cœur emballé en sautait dans ma poitrine. Je me sentais légère comme une plume, portée par un enchantement enfantin. Nez offerts à la grêle, nous cherchions des qualificatifs sans en trouver qui convienne exactement. Instant de grâce…
Les bouddhas

Maintenant que vous avez une idée du panorama qu’offre la ville à qui s’aventure sur ses auteurs, passons au gros morceau, aux géants dont la destruction les a rendus plus célèbres que lorsqu’ils étaient encore sur pieds.
« Dans la vertigineuse muraille qu’ils côtoyaient, roc dressé à pic, lisse, et comme teint du sang le plus pur, ils découvrirent une ouverture aux dimensions prodigieuses. Et l’entaille n’était pas hasard naturel, mais œuvre d’homme. Elle avait la forme d’un cube que dominait une sorte de coupole. Au fond, adossé à l’ombre, veillait un être colossal. Sa stature dépassait la hauteur de trois tours de guet, l’une sur l’autre posés. Son corps emplissait tout l’abri. La tête occupait toute la coupole. L’ovale en était rond et doux et sans visage. Il avait disparu, comme tranché. Le front, dans le clair-obscur de la niche semblait, cependant, vivre et penser.
Par les récits que les conteurs, voyageurs, caravaniers en avaient fait de siècle en siècle, Ouroz, Mokkhi et Zéré elle-même savaient qu’existaient à Bamiyan des monuments immenses, élevés pour un ancien dieu du nom de Boudha. Mais après tant de fatigues et d’épreuves, ils furent terrifiés par cet être géant. Un cavalier n’était qu’un insecte infime auprès de la masse encastrée dabs la roche flamboyante. »
Les bouddhas, oh ces bouddhas, qu’on continue de nommer, qu’on continuer de visiter, même s’il ne reste plus que des cavités vides…. Face à leur immensité, on ne peut qu’être pris de vertige à l’idée de l’acharnement qu’il a fallu aux talibans pour en venir à bout.
Ces monuments datant des alentours du Vème siècle sont les plus hautes statues de bouddhas jamais fabriquées (38 et 55m). Elles témoignaient d’une époque où cette ville était le carrefour du bouddhisme dans cette région du monde : chacune des cavités qui parsèment les falaises était alors habitée par un moine, décorée de statues et de peintures vives. Et nous, sur les traces de cette époque, de grimper les marches, de passer de grotte en cavité, de scruter les parois à la recherche des traces de cette période, et d’être profondément émus par le génie délirant de l’être humain, dans sa folie créatrice comme destructrice….
Shar-e-Zohak (la cité rouge)

Je ne m’y attendais pas. Je ne me souvenais pas avoir lu sa description dans Les cavaliers, je n’avais jamais lu sérieusement mon Petit Futé Afghanistan, et je n’avais pas trifouillé sur Internet pour connaitre de manière exhaustive tout ce qu’il y a à voir dans la région de Bamiyan.
J’en suis restée scotchée.
Des forteresses, j’en ai vu au cours de mes voyages, je sais comme les anciens Moyen-Orientaux ont privilégié les pics rocheux, les à pic impossibles pour y bâtir leurs forts. Mais arrivés là-haut, tout là-haut…. Accéder à une telle palette de rouge à la convergence de trois vallées, nous en sommes restés époustouflés.
« Les voyageurs débouchèrent alors sur la gorge creusée à l’aube des siècles par la rivière de Bamiyan et là s’arrêtèrent : ils ne savaient plus ce qu’ils éprouvaient.
Le monde subitement était en feu. Les rayons du soleil couchant qui prenait en enfilade l’entaille énorme avaient moins de part dans cet incendie que la couleur de la pierre elle-même. De la base au sommet et à perte de vue, rouges étaient les murailles à pic entre lesquelles écumait et chantait la rivière. Rouges, les colonnades, frontons, portiques, reliefs et fissures. Chaque arête, chaque pli brûlait, étincelait de vermillon, de pourpre, d’écarlate. Quand la paroi était lisse, des flammes en jaillissaient, comme si elles étaient renvoyées par de gigantesque miroirs suspendus au-dessus de l’eau, au cœur des brasiers. Et les formidables ruines de l’ancienne cité forte qui dominait la gorge, haussée sur un piédestal de roc et tirées de sa flamboyante substance, semblaient un bûcher allumé depuis tous les temps passés et pour ceux à venir. »
Datant des XIIème et XIIIème siècle, la citadelle protégeait l’entrée de la cité de Bamiyan. Ce furent donc elle que les mongols trouvèrent en premier sur leur passage lors de leur terrible conquête afghane, ce fut cette bataille qui provoqua la mort du petit-fils de Gengis Khan et entraina les représailles que je vous ai décrites plus haut.
Les ruines restent superbes, l’emplacement majestueux, et la vue époustouflante. Nous y passâmes un moment enchanté, à dominer le monde les cheveux au vent et à se prendre en photo sous toutes les coutures.
Darya Adjahar (la vallée des dragons)

La vallée des dragons, c’est une curiosité géologique mêlant croyances anciennes et islamique.
Dans les temps anciens, un dragon terrorisait les habitants de cette vallée, brûlant tout jusqu’à ce que le roi noue un pacte avec lui : tranquillité retrouvée contre livraison d’une jeune fille par jour. Cela dura jusqu’à ce que la demoiselle promise au dragon soit la fiancée d’Hazrat Ali, le cousin de Mahomet. Bien sûr, le valeureux se présenta épée au poing et entama un combat avec la bête d’où il sortit victorieux. D’un coup d’épée, il le fendit dans sa longueur et le dragon s’abattit sur le sol, du sang jaillissant de sa tête.
Aujourd’hui, on peut voir sur la ligne de crête une fissure de 30 m de long qui aboutit à une source d’eau gazeuse qui teinte la roche sous elle.
Et sur ses contreforts, un mausolée où les habitants du coin se réunissent en ce jour de fête pour pratiquer le djanda bâla. Moment heureux où nous sommes intégrés à la vie locale, où nous engageons la discussion avec les femmes, photographions les gosses et partageons les friandises.
Band-e-Amir

Idée intolérable que celle d’aller en Afghanistan et, peut-être, d’en repartir sans avoir vu ces fameux lacs. C’est ce qui est arrivé à notre ancien chef de mission, et je ne pouvais supporter l’idée que cela puisse se produire pour moi aussi. J’y suis allée donc, et quels souvenirs !
« Malgré la douceur de la lumière du soir, Ouroz ferma les yeux, pareil à un avare qui tombe soudain sur un monceau de pièces d’or et y plonge les doigts aussitôt, pour s’assurer, quoi qu’il arrive, au moins d’une poignée. ¨Si même c’est un mirage d’un instant, je garderai ce que j’ai aperçu¨, se disait Ouroz, les paupières serrées.
Elles se levèrent craintivement et restèrent grandes ouvertes sans ciller. Ce n’était pas un mirage.
De la plage grise où s’était arrêté Jehol, une fissure colossale, gardée sur ses deux flancs par des falaises rouges s’évasait et s’élevait sans cesse vers l’indécise et lointaine frontière du ciel. Cette immense crevasse appartenait toute entière au royaume des eaux. Et si étrange était ce royaume que la raison ne pouvait pas comprendre qu’il existât.
Car l’onde qui accourait de la ligne de crête, au lieu de filer et bouillonner, ainsi qu’elle aurait dû, sur la pente, s’arrêtait soudain – pourquoi et contre quel obstacle ? - et devenait paisible, un étale miroir. Elle ne restait pas inactive pour autant. Sous la surface immobile et lisse, elle filtrait à travers bord, glissait le long de canaux souterrains et, juste au bord du premier bassin, en composait un nouveau que retenait à nouveau une invisible digue. Là, point de repos. L’invisible et merveilleux cheminement reprenait son cours. Le flot du Band-Y-Amir inondait, emplissait, l’un après l’autre les réservoirs ajustés comme des marches. La dernière avait pour seuil la plage qui portait Ouroz ».
Band-e-Amir ne s’est pas présentée ainsi à nous. Fin du printemps, altitude supérieure à 3000m, nous arrivons dans un territoire blanc. Le ciel chargé, nous nous engageons sur la neige gelée afin d’arriver au-dessus des lacs. A peine partis, le ciel se découvre, le bleu s’étire, et nous en prenons plein les yeux avec ces superbes montagnes gelées. Surplomber le lac gelé est terriblement émouvant : une grande étendue de glace emprisonne les eaux gelées, on y voit même un renard s’y promener. A un endroit, où peut être l’eau est plus vive, on voit un trou d’eau bleu profond, un autre d’eau verte. Les lacs succèdent les uns aux autres, le ciel nous fait la fête, nous y sommes, nous nous promettons d’y retourner en été, et nous en profitons, ébahis.
Et puis vient l’heure du retour. Il fait beau, donc, vous l’avez compris. Et donc, forcément…. La neige fond. Et nous nous retrouvons à ne pas pouvoir faire trois pas sans s’enfoncer jusqu’aux genoux, jusqu’à mi-cuisse, jusqu’à ne pas pouvoir toucher le sol même ! Explosions de rire, et en même temps épuisement des forces, nous nous félicitons de n’être pas partis trop loin, le retour est bien assez long comme ça…
Finalement, nous nous approchons de l’étendue d’eau gelée, nous faisons confiance à des gamins qui nous assurent qu’on peut s’y aventurer, et en effet, la glace est solide sous nos pieds. Pour la première fois de ma vie, je marche sur un lac gelé ! Nous nous extasions, mais nous commençons à sentir notre peau du visage qui tire…
Hé oui…. Altitude + soleil + neige + oubli de crème solaire = de méchants coups de soleil sur tout le visage. Quelques jours après, nous changerions entièrement de peau, par petits bouts, pétrifiés de honte devant nos collègues. Leçon apprise ! Mais aucun regret.
Et le bonus…
Une balade en raquettes….

Nous devions marcher deux petites heures pour aller « de vallée en vallée » mais…
Il s’est avéré que le guide qui devait nous accompagner était en fait au bazar de Bamiyan. Le vieux du village nous a confié à un ado d’une quinzaine d’année ne parlant pas un mot d’anglais, chargé donc de nous escorter à travers les montagnes. Mais nous avions perdu du temps dans cette affaire, et une de nos amies, prise de panique et d’asthme, ne s’est pas sentie d’aller jusqu’au bout. Nous avons donc dû retourner sur nos pas et siroter le thé au bord du chemin en attendant le retour de notre chauffeur, parti pour la deuxième vallée. Dommage !
Une balade à cheval

LA décision irraisonnable de la semaine : alors que nous ne savons pas chevaucher, monter sur des chevaux ayant participé à un bozkachi la veille et partir en balade sur les chemins d’Afghanistan, sans casque sur la tête.
Au début tout allait bien, je me souvenais de mes sensations mongoles, j’étais à l’aise. Mais un cheval a doublé le mien, qui a moyennement apprécié et est parti au galop le long de la route. Première frayeur, mais j’ai réussi à l’arrêter. C’est lorsqu’il a mis les pieds sur la terre nue d’un chemin de traverse que ma bestiole s’est échauffée. Mais pourquoi, pourquoi donc aller au pas dans un tel cadre ? Une autre amie a voulu tester le trot, ma monture n’a pu se retenir plus longtemps et est partie au grand galop, droit devant, seul dans les montagnes. Quelle trouille ! J’avais beau tirer sur les mors, il ne voulait pas m’obéir, j’ai donc fini par laisser tomber cette idée, juste préoccupée par l’idée de ne pas tomber. Notre guide a fini par me rattraper et arrêter ma monture, mais le retour s’est fait avec une cavalière toute flageolante et préoccupée par freiner les ardeurs d’une bête toute prête à remettre ça.
A l’arrivée, les propriétaires ont fait les beaux, la parade, ils ont cabré les chevaux devant nous. Je me remettais doucement de mes émotions mais je n’ai pu m’empêcher de les admirer, si habitués l’un à l’autre, si fiers et si nobles….
Il me reste encore du boulot pour devenir une vraie tchopendoz, mais sacré souvenir !
« On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va. » Christophe Colomb
Le contexte : Nowruz.
Nowruz signifie littéralement ¨Nouvelle année¨ en persan. C’est une grande fête d’origine préislamique, célébrée chaque année le jour du printemps chez de nombreux peuples du Moyen-Orient et d’Asie Centrale : Perses, Kurdes, Turkmènes, Afghans, Ouzbeks, Azéris…
Les jours qui précèdent le 21 mars sont l’occasion de préparatifs fiévreux : on retire les bokharis, on nettoie la maison de fond en comble, on fait des courses de fruits secs et de vêtements neufs… La nuit de Nowruz, les gens allument de grands feux par-dessus lesquels ils sautent pour symboliser le passage à la nouvelle année.
Le jour de Nowruz, on pose sur la table les Haft sin (les sept « s ») : sept objets dont le nom commence par la lettre « sin » en persan : pommes, ail, germes de blé, pièces, sumac… Et bien sûr, un bon repas familial est organisé.
En Afghanistan, le plus gros de la fête se passe à Mazar-e-Sharif, au tombeau d’Ali : chaque année, des centaines de milliers d’Afghans, principalement chiites, s’y réunissent pour le djanda bâla : la levée du drapeau. Conjuguer fête païenne et fête religieuse, voilà un tour de force qui n’a pas manqué de me surprendre ! Malheureusement, impossible pour nous de nous y rendre car les risques d’attentats par les « garants de la foi pure » n’étaient pas négligeables.
Plus tristes encore, la plupart des afghans n’ont pas pu fêter Nowruz comme ils le souhaitaient, dans les parcs et les jardins, à rendre visite à leur famille élargie, tant les risques d’attentats leur semblaient élevés… De la réalité de vivre dans un pays en guerre.
Nous-même, à Bamiyan, avons eu deux jours de restrictions, avec comme consigne d’éviter soigneusement les rassemblements car des illuminés à ceinture explosives avaient été annoncés comme voulant gâcher la fête. Trois d’entre eux ont d’ailleurs été arrêtés la veille….
Le lieu : Bamiyan
Il y a quatre ans, en vadrouille quelque part en Asie Centrale, je découvrais, éblouie Les cavaliers de Kessel. L’ouvrage traînait pourtant depuis des années sur une de mes étagères, au rayons « à lire » mais la quatrième de couverture ne m’inspirait pas plus que ça. Et pourtant, dès que je commençai à le lire, émerveillement et obsession de l’Afghanistan émergèrent au fond de mes tripes. Kessel faisant la part belle à la région de Bamiyan, je décidai de l’embarquer avec moi pour ce séjour au cœur de l’Afghanistan. C’est donc avec régal que je vous recopie ci-dessous, en italique, quelques passages correspondant aux lieux les plus marquants de cette région….
Bamiyan a en effet l’extrême bon goût d’être à la fois la région la plus sûre d’Afghanistan, de conserver des traces d’un passé des plus fascinant, et d’offrir des possibilités de vadrouille très variées à ses visiteurs contemporains. Et même sans ces friandises, avoir la possibilité de marcher, oui simplement marcher, du bazar à la guesthouse qui nous accueille, juste chaperonnés par un mahram masculin qui peut être occidental…. Immense félicité, en vérité.
Shar-e-Gholghola

Fatigués en une fin de journée passée à marcher, pressés par des nuages menaçants qui obscurcissent le ciel, nous décidons tout de même d’y faire un détour, plus pour reculer l’heure du retour au bercail que par réelle fascination. Et pourtant, pourtant…. Quel spectacle incroyable s’offrit à nous, dressés sur ses ruines…
« La vallée de Bamiyan apparut d’un seul coup.
Sur son seuil, les voyageurs s’arrêtèrent encore. Cette fois, leur surprise n’était qu’enchantement. Une oasis immense, presque fabuleuse pour une altitude qui approchait de mille pieds, s’étalait devant eux. Elle était toute sillonnée par le vif-argent des eaux, toute verdoyante de massifs feuillus, de bosquets, de jardins, de vergers, toute semée de hameaux. A gauche, très loin et adoucies par la lumière du soir, des montagnes sauvages chevauchaient jusqu’au ciel. Sur la droite, contre la piste, continuait de s’élever la falaise empourprée. »
Les mots de Kessel inscrits dans votre tête, imaginez-vous donc, au moment où vous arrivez au sommet d’une colline, voir les nuages qui se déchirent et qui laissent passer les derniers rayons du soleil, et au même moment la grêle s’abattre sur vos têtes et un arc-en-ciel faire une apparition légère et délicate.
Et tout ça sur les ruines d’une citadelle du XIIème siècle, ravagée par Gengis Khan assoiffé par un désir de vengeance depuis la mort dans la région de son unique petit fils. Shar-e-Gholghloa : la cité du bruit.
Devant ce spectacle, mon cœur emballé en sautait dans ma poitrine. Je me sentais légère comme une plume, portée par un enchantement enfantin. Nez offerts à la grêle, nous cherchions des qualificatifs sans en trouver qui convienne exactement. Instant de grâce…
Les bouddhas

Maintenant que vous avez une idée du panorama qu’offre la ville à qui s’aventure sur ses auteurs, passons au gros morceau, aux géants dont la destruction les a rendus plus célèbres que lorsqu’ils étaient encore sur pieds.
« Dans la vertigineuse muraille qu’ils côtoyaient, roc dressé à pic, lisse, et comme teint du sang le plus pur, ils découvrirent une ouverture aux dimensions prodigieuses. Et l’entaille n’était pas hasard naturel, mais œuvre d’homme. Elle avait la forme d’un cube que dominait une sorte de coupole. Au fond, adossé à l’ombre, veillait un être colossal. Sa stature dépassait la hauteur de trois tours de guet, l’une sur l’autre posés. Son corps emplissait tout l’abri. La tête occupait toute la coupole. L’ovale en était rond et doux et sans visage. Il avait disparu, comme tranché. Le front, dans le clair-obscur de la niche semblait, cependant, vivre et penser.
Par les récits que les conteurs, voyageurs, caravaniers en avaient fait de siècle en siècle, Ouroz, Mokkhi et Zéré elle-même savaient qu’existaient à Bamiyan des monuments immenses, élevés pour un ancien dieu du nom de Boudha. Mais après tant de fatigues et d’épreuves, ils furent terrifiés par cet être géant. Un cavalier n’était qu’un insecte infime auprès de la masse encastrée dabs la roche flamboyante. »
Les bouddhas, oh ces bouddhas, qu’on continue de nommer, qu’on continuer de visiter, même s’il ne reste plus que des cavités vides…. Face à leur immensité, on ne peut qu’être pris de vertige à l’idée de l’acharnement qu’il a fallu aux talibans pour en venir à bout.
Ces monuments datant des alentours du Vème siècle sont les plus hautes statues de bouddhas jamais fabriquées (38 et 55m). Elles témoignaient d’une époque où cette ville était le carrefour du bouddhisme dans cette région du monde : chacune des cavités qui parsèment les falaises était alors habitée par un moine, décorée de statues et de peintures vives. Et nous, sur les traces de cette époque, de grimper les marches, de passer de grotte en cavité, de scruter les parois à la recherche des traces de cette période, et d’être profondément émus par le génie délirant de l’être humain, dans sa folie créatrice comme destructrice….
Shar-e-Zohak (la cité rouge)

Je ne m’y attendais pas. Je ne me souvenais pas avoir lu sa description dans Les cavaliers, je n’avais jamais lu sérieusement mon Petit Futé Afghanistan, et je n’avais pas trifouillé sur Internet pour connaitre de manière exhaustive tout ce qu’il y a à voir dans la région de Bamiyan.
J’en suis restée scotchée.
Des forteresses, j’en ai vu au cours de mes voyages, je sais comme les anciens Moyen-Orientaux ont privilégié les pics rocheux, les à pic impossibles pour y bâtir leurs forts. Mais arrivés là-haut, tout là-haut…. Accéder à une telle palette de rouge à la convergence de trois vallées, nous en sommes restés époustouflés.
« Les voyageurs débouchèrent alors sur la gorge creusée à l’aube des siècles par la rivière de Bamiyan et là s’arrêtèrent : ils ne savaient plus ce qu’ils éprouvaient.
Le monde subitement était en feu. Les rayons du soleil couchant qui prenait en enfilade l’entaille énorme avaient moins de part dans cet incendie que la couleur de la pierre elle-même. De la base au sommet et à perte de vue, rouges étaient les murailles à pic entre lesquelles écumait et chantait la rivière. Rouges, les colonnades, frontons, portiques, reliefs et fissures. Chaque arête, chaque pli brûlait, étincelait de vermillon, de pourpre, d’écarlate. Quand la paroi était lisse, des flammes en jaillissaient, comme si elles étaient renvoyées par de gigantesque miroirs suspendus au-dessus de l’eau, au cœur des brasiers. Et les formidables ruines de l’ancienne cité forte qui dominait la gorge, haussée sur un piédestal de roc et tirées de sa flamboyante substance, semblaient un bûcher allumé depuis tous les temps passés et pour ceux à venir. »
Datant des XIIème et XIIIème siècle, la citadelle protégeait l’entrée de la cité de Bamiyan. Ce furent donc elle que les mongols trouvèrent en premier sur leur passage lors de leur terrible conquête afghane, ce fut cette bataille qui provoqua la mort du petit-fils de Gengis Khan et entraina les représailles que je vous ai décrites plus haut.
Les ruines restent superbes, l’emplacement majestueux, et la vue époustouflante. Nous y passâmes un moment enchanté, à dominer le monde les cheveux au vent et à se prendre en photo sous toutes les coutures.
Darya Adjahar (la vallée des dragons)

La vallée des dragons, c’est une curiosité géologique mêlant croyances anciennes et islamique.
Dans les temps anciens, un dragon terrorisait les habitants de cette vallée, brûlant tout jusqu’à ce que le roi noue un pacte avec lui : tranquillité retrouvée contre livraison d’une jeune fille par jour. Cela dura jusqu’à ce que la demoiselle promise au dragon soit la fiancée d’Hazrat Ali, le cousin de Mahomet. Bien sûr, le valeureux se présenta épée au poing et entama un combat avec la bête d’où il sortit victorieux. D’un coup d’épée, il le fendit dans sa longueur et le dragon s’abattit sur le sol, du sang jaillissant de sa tête.
Aujourd’hui, on peut voir sur la ligne de crête une fissure de 30 m de long qui aboutit à une source d’eau gazeuse qui teinte la roche sous elle.
Et sur ses contreforts, un mausolée où les habitants du coin se réunissent en ce jour de fête pour pratiquer le djanda bâla. Moment heureux où nous sommes intégrés à la vie locale, où nous engageons la discussion avec les femmes, photographions les gosses et partageons les friandises.
Band-e-Amir

Idée intolérable que celle d’aller en Afghanistan et, peut-être, d’en repartir sans avoir vu ces fameux lacs. C’est ce qui est arrivé à notre ancien chef de mission, et je ne pouvais supporter l’idée que cela puisse se produire pour moi aussi. J’y suis allée donc, et quels souvenirs !
« Malgré la douceur de la lumière du soir, Ouroz ferma les yeux, pareil à un avare qui tombe soudain sur un monceau de pièces d’or et y plonge les doigts aussitôt, pour s’assurer, quoi qu’il arrive, au moins d’une poignée. ¨Si même c’est un mirage d’un instant, je garderai ce que j’ai aperçu¨, se disait Ouroz, les paupières serrées.
Elles se levèrent craintivement et restèrent grandes ouvertes sans ciller. Ce n’était pas un mirage.
De la plage grise où s’était arrêté Jehol, une fissure colossale, gardée sur ses deux flancs par des falaises rouges s’évasait et s’élevait sans cesse vers l’indécise et lointaine frontière du ciel. Cette immense crevasse appartenait toute entière au royaume des eaux. Et si étrange était ce royaume que la raison ne pouvait pas comprendre qu’il existât.
Car l’onde qui accourait de la ligne de crête, au lieu de filer et bouillonner, ainsi qu’elle aurait dû, sur la pente, s’arrêtait soudain – pourquoi et contre quel obstacle ? - et devenait paisible, un étale miroir. Elle ne restait pas inactive pour autant. Sous la surface immobile et lisse, elle filtrait à travers bord, glissait le long de canaux souterrains et, juste au bord du premier bassin, en composait un nouveau que retenait à nouveau une invisible digue. Là, point de repos. L’invisible et merveilleux cheminement reprenait son cours. Le flot du Band-Y-Amir inondait, emplissait, l’un après l’autre les réservoirs ajustés comme des marches. La dernière avait pour seuil la plage qui portait Ouroz ».
Band-e-Amir ne s’est pas présentée ainsi à nous. Fin du printemps, altitude supérieure à 3000m, nous arrivons dans un territoire blanc. Le ciel chargé, nous nous engageons sur la neige gelée afin d’arriver au-dessus des lacs. A peine partis, le ciel se découvre, le bleu s’étire, et nous en prenons plein les yeux avec ces superbes montagnes gelées. Surplomber le lac gelé est terriblement émouvant : une grande étendue de glace emprisonne les eaux gelées, on y voit même un renard s’y promener. A un endroit, où peut être l’eau est plus vive, on voit un trou d’eau bleu profond, un autre d’eau verte. Les lacs succèdent les uns aux autres, le ciel nous fait la fête, nous y sommes, nous nous promettons d’y retourner en été, et nous en profitons, ébahis.
Et puis vient l’heure du retour. Il fait beau, donc, vous l’avez compris. Et donc, forcément…. La neige fond. Et nous nous retrouvons à ne pas pouvoir faire trois pas sans s’enfoncer jusqu’aux genoux, jusqu’à mi-cuisse, jusqu’à ne pas pouvoir toucher le sol même ! Explosions de rire, et en même temps épuisement des forces, nous nous félicitons de n’être pas partis trop loin, le retour est bien assez long comme ça…
Finalement, nous nous approchons de l’étendue d’eau gelée, nous faisons confiance à des gamins qui nous assurent qu’on peut s’y aventurer, et en effet, la glace est solide sous nos pieds. Pour la première fois de ma vie, je marche sur un lac gelé ! Nous nous extasions, mais nous commençons à sentir notre peau du visage qui tire…
Hé oui…. Altitude + soleil + neige + oubli de crème solaire = de méchants coups de soleil sur tout le visage. Quelques jours après, nous changerions entièrement de peau, par petits bouts, pétrifiés de honte devant nos collègues. Leçon apprise ! Mais aucun regret.
Et le bonus…
Une balade en raquettes….

Nous devions marcher deux petites heures pour aller « de vallée en vallée » mais…
Il s’est avéré que le guide qui devait nous accompagner était en fait au bazar de Bamiyan. Le vieux du village nous a confié à un ado d’une quinzaine d’année ne parlant pas un mot d’anglais, chargé donc de nous escorter à travers les montagnes. Mais nous avions perdu du temps dans cette affaire, et une de nos amies, prise de panique et d’asthme, ne s’est pas sentie d’aller jusqu’au bout. Nous avons donc dû retourner sur nos pas et siroter le thé au bord du chemin en attendant le retour de notre chauffeur, parti pour la deuxième vallée. Dommage !
Une balade à cheval

LA décision irraisonnable de la semaine : alors que nous ne savons pas chevaucher, monter sur des chevaux ayant participé à un bozkachi la veille et partir en balade sur les chemins d’Afghanistan, sans casque sur la tête.
Au début tout allait bien, je me souvenais de mes sensations mongoles, j’étais à l’aise. Mais un cheval a doublé le mien, qui a moyennement apprécié et est parti au galop le long de la route. Première frayeur, mais j’ai réussi à l’arrêter. C’est lorsqu’il a mis les pieds sur la terre nue d’un chemin de traverse que ma bestiole s’est échauffée. Mais pourquoi, pourquoi donc aller au pas dans un tel cadre ? Une autre amie a voulu tester le trot, ma monture n’a pu se retenir plus longtemps et est partie au grand galop, droit devant, seul dans les montagnes. Quelle trouille ! J’avais beau tirer sur les mors, il ne voulait pas m’obéir, j’ai donc fini par laisser tomber cette idée, juste préoccupée par l’idée de ne pas tomber. Notre guide a fini par me rattraper et arrêter ma monture, mais le retour s’est fait avec une cavalière toute flageolante et préoccupée par freiner les ardeurs d’une bête toute prête à remettre ça.
A l’arrivée, les propriétaires ont fait les beaux, la parade, ils ont cabré les chevaux devant nous. Je me remettais doucement de mes émotions mais je n’ai pu m’empêcher de les admirer, si habitués l’un à l’autre, si fiers et si nobles….
Il me reste encore du boulot pour devenir une vraie tchopendoz, mais sacré souvenir !
« On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va. » Christophe Colomb
Bonjour,
Tout est dans le titre:😉
Je suis motard, en 2013 , je n'avais pas pu passer par le wakhan , pour l'année prochaine, j'aimerai passer un peu de temps au Tadjikistan et pourquoi pas à Ichkachim traverser la Frontière et visiter un ou deux jours cette partie de l'Afghanistan.
Est 'il possible d'obtenir un visa pour l'Afghanistan en France?
Les routes/pistes sont elle praticables pour de lourde moto?
Ya t'il des risques dans cette région,
Merci de vos conseils.
Thierry
à nous retrouver ... après lecture ... 😉
L'écrivain franco-afghan Atiq Rahimi a été récompensé par le prix Goncourt pour son roman "Syngué Sabour-Pierre de patience", sa première oeuvre en français. Lire la suite l'article
Articles liés Le Goncourt à l'Afghan Atiq Rahimi, le Renaudot au Guinéen Tierno Monénembo France: le prix Renaudot au Guinéen Tierno Monénembo Le Goncourt, plus prestigieux prix littéraire français, à Atiq Rahimi Plus d'articles sur : Littérature Discussion: Littérature
Atiq Rahimi, qui est également cinéaste, a été choisi par le jury de l'académie Goncourt au second tour de scrutin, par sept voix contre trois pour Michel Le Bris, auteur de "La Beauté du monde" (Grasset).
Né en 1962 à Kaboul, en Afghanistan, Atiq Rahimi a vécu la guerre de 1979 à 1984 avant d'émigrer au Pakistan, où il demande à 22 ans l'asile politique à la France. Ancien élève du lycée Istiqlal, à Kaboul, il a appris à manier la langue française.
Il obtient à Paris, où il réside désormais, un doctorat de communication audiovisuelle à la Sorbonne.
Il publie en 2000 aux éditions POL "Terre et Cendres", dont l'adaptation cinématographique fut récompensée au festival de Cannes de 2004 par le prix "Regard sur l'avenir". Suivront ensuite "Les mille maisons du rêve et de la terreur" en 2002 et "Le retour imaginaire" en 2005, romans également écrits en persan.
"Syngué Sabour", sa première oeuvre en français, il avoue l'avoir écrite "une de ces nuits d'insomnie interminables", des dictionnaires à ses côtés.
En persan, "Syngué Sabour" est le nom d'une pierre noire magique, une pierre de patience qui recueille la détresse de ceux qui se confient à elle.
Dans le roman, Syngué Sabour est en fait un homme grièvement blessé par balle dans la nuque, comme décérébré, allongé "quelque part en Afghanistan ou ailleurs".
Son épouse, à ses côtés, lui en veut d'avoir sacrifié sa vie, son couple, à la guerre. Et elle se met à lui parler, se libérant de l'oppression sociale, religieuse à l'oeuvre en Afghanistan.
"La pierre t'écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate. Et ce jour-là, tu es délivré de toutes tes souffrances, de toutes tes peines", écrit Atiq Rahimi.
L'écrivain a expliqué sur France 2 que la langue française lui avait donné un "champ de liberté" pour s'attaquer à "des tabous".
"Au début, elle commençait à faire des prières pour ramener son mari à la vie, mais elle commence à parler d'elle-même, de ses souffrances, de ses secrets et petit à petit, elle transforme son mari en cette pierre de patience", a-t-il expliqué à propos de son héroïne.
😉 Le prix Renaudot a été attribué lundi, quelques minutes après le Goncourt, au Guinéen Tierno Monénembo pour "Le Roi de Kahel" (Seuil). Sophie Louet
L'écrivain franco-afghan Atiq Rahimi a été récompensé par le prix Goncourt pour son roman "Syngué Sabour-Pierre de patience", sa première oeuvre en français. Lire la suite l'article
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Atiq Rahimi, qui est également cinéaste, a été choisi par le jury de l'académie Goncourt au second tour de scrutin, par sept voix contre trois pour Michel Le Bris, auteur de "La Beauté du monde" (Grasset).
Né en 1962 à Kaboul, en Afghanistan, Atiq Rahimi a vécu la guerre de 1979 à 1984 avant d'émigrer au Pakistan, où il demande à 22 ans l'asile politique à la France. Ancien élève du lycée Istiqlal, à Kaboul, il a appris à manier la langue française.
Il obtient à Paris, où il réside désormais, un doctorat de communication audiovisuelle à la Sorbonne.
Il publie en 2000 aux éditions POL "Terre et Cendres", dont l'adaptation cinématographique fut récompensée au festival de Cannes de 2004 par le prix "Regard sur l'avenir". Suivront ensuite "Les mille maisons du rêve et de la terreur" en 2002 et "Le retour imaginaire" en 2005, romans également écrits en persan.
"Syngué Sabour", sa première oeuvre en français, il avoue l'avoir écrite "une de ces nuits d'insomnie interminables", des dictionnaires à ses côtés.
En persan, "Syngué Sabour" est le nom d'une pierre noire magique, une pierre de patience qui recueille la détresse de ceux qui se confient à elle.
Dans le roman, Syngué Sabour est en fait un homme grièvement blessé par balle dans la nuque, comme décérébré, allongé "quelque part en Afghanistan ou ailleurs".
Son épouse, à ses côtés, lui en veut d'avoir sacrifié sa vie, son couple, à la guerre. Et elle se met à lui parler, se libérant de l'oppression sociale, religieuse à l'oeuvre en Afghanistan.
"La pierre t'écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate. Et ce jour-là, tu es délivré de toutes tes souffrances, de toutes tes peines", écrit Atiq Rahimi.
L'écrivain a expliqué sur France 2 que la langue française lui avait donné un "champ de liberté" pour s'attaquer à "des tabous".
"Au début, elle commençait à faire des prières pour ramener son mari à la vie, mais elle commence à parler d'elle-même, de ses souffrances, de ses secrets et petit à petit, elle transforme son mari en cette pierre de patience", a-t-il expliqué à propos de son héroïne.😉 Le prix Renaudot a été attribué lundi, quelques minutes après le Goncourt, au Guinéen Tierno Monénembo pour "Le Roi de Kahel" (Seuil). Sophie Louet
Salut vu que mon periple en velo vers la chine, commence a me prendre la tete, jài pense aller en inde en Fourgon amenage.
Le Passage Afganistan pakistan est il si dangereux que ca ou il n`y as pas de problemes a le traverser???
Je dispose d`une Ford Transit Hymmercar ESSENCE et je me demande si il y as de lêssence partout dans ces pays?
Merci
Nee poure vivre Libre
Le Passage Afganistan pakistan est il si dangereux que ca ou il n`y as pas de problemes a le traverser???
Je dispose d`une Ford Transit Hymmercar ESSENCE et je me demande si il y as de lêssence partout dans ces pays?
Merci
Nee poure vivre Libre
Bonjour,
Je lance ce sujet, non pas pour qu'on se prenne le chou, mais pour savoir si vous avez plus d'infos sur ce sujet. Je suis tombé dessus hier soir à la télé, mais j'ai pas tout vu :
Avez-vous entendu parler de cet afghan qui, après un séjour en Allemagne (?) s'est converti au christianisme ? Il est retourné en Afghanistan et là, ils veulent le tuer...😕 juste pour ça !!!
vous êtes au courant de cette histoire ?
Je lance ce sujet, non pas pour qu'on se prenne le chou, mais pour savoir si vous avez plus d'infos sur ce sujet. Je suis tombé dessus hier soir à la télé, mais j'ai pas tout vu :
Avez-vous entendu parler de cet afghan qui, après un séjour en Allemagne (?) s'est converti au christianisme ? Il est retourné en Afghanistan et là, ils veulent le tuer...😕 juste pour ça !!!
vous êtes au courant de cette histoire ?
Bonjour,
Je suis actuellement en Inde ou j'ai achete une moto que je compte ramener en france par la route. La route pouvant passer par l'afghanistan, je me demande si c'est une bonne idee ou non d'y aller... perso, j'en creve d'envie, mais je voudrais pas prendre de risques inutiles (mais je prefere prendre des risques mesures, plutot que de passer a cote d'un pays sublime).
Depuis le pakistan, quel serait l'option la plus sure pour passer en Iran par l'Afghanistan ? Il me semble que le sud-est est a proscrire, et le nord?
J'ai lu sur le forum la plupart des messages sur le comportement a adopter quant au passge dans certaines regions ou demander au chef local est judicieux. Sont-ils generalment hostiles au passage d'etrangers ?
Et un probleme plus inherent a mon projet...l'etat des routes? la ravitaillement en essence est-il complexe?
Merci pour vos reponses! Alex
Depuis le pakistan, quel serait l'option la plus sure pour passer en Iran par l'Afghanistan ? Il me semble que le sud-est est a proscrire, et le nord?
J'ai lu sur le forum la plupart des messages sur le comportement a adopter quant au passge dans certaines regions ou demander au chef local est judicieux. Sont-ils generalment hostiles au passage d'etrangers ?
Et un probleme plus inherent a mon projet...l'etat des routes? la ravitaillement en essence est-il complexe?
Merci pour vos reponses! Alex
Bonjour à tous!
Nous sommes en train d'organiser notre voyage en camion jusqu'en Inde avec notre camion, départ au mois d'octobre...
Etant donné qu'il nous sera très difficile de passer par la Chine, quelqu'un est-il récemment passé par l'Afghanistan et le Pakistan??
Je sais que le visa pakistanais se procure en france, que des escortes se font pour les voyageurs,
quelqu'un a t-il plus d'info à ce sujet??Les risques (ou pas..), les tarifs etc..!
Merci à vous et vive la route!!
Nous sommes en train d'organiser notre voyage en camion jusqu'en Inde avec notre camion, départ au mois d'octobre...
Etant donné qu'il nous sera très difficile de passer par la Chine, quelqu'un est-il récemment passé par l'Afghanistan et le Pakistan??
Je sais que le visa pakistanais se procure en france, que des escortes se font pour les voyageurs,
quelqu'un a t-il plus d'info à ce sujet??Les risques (ou pas..), les tarifs etc..!
Merci à vous et vive la route!!
Je suis toujours partante pour découvrir de nouveaux horizons, mais je ne comprends pas très bien l'envie de certains de se rendre dans des zones à hauts risques comme l'Irak ou l'Afghanistan... Quel est l'intérêt de partir en voyage dans des endroits où on risque de se faire tirer dessus ou de marcher sur une mine anti-personnelle? J'avoue que ça me laisse perplexe!!! Y-a-t-il des amateurs de ce genre de trips qui pourraient m'éclairer sur ce sujet?
Avant-poste de combat de Tarsândan, base américaine, province de Kandahar, Afghanistan.
Une silhouette bleue descend la montagne. Elle vient réclamer de corps de son frère, Polynice pachtoun abattu lors d’une offensive contre les Américains, et ne partira que quand elle l’aura récupéré pour l’enterrer selon les usages de sa tribu. L’état-major qui vient de subir de lourdes pertes est sur ses gardes : il doit s’agir d’un taliban travesti, d’une femme kamikaze ou d’une diversion.
Chaque chapitre donne tour à tour la parole à un acteur face à cette situation absurde. La jeune femme, l’interprète pachtoun, le médecin de la base, des officiers, des soldats. Avec leurs mots, leur argot quelquefois, leurs illusions, leurs peurs, leurs souvenirs aussi.
J’ai tout de suite aimé l’idée originale qu’a eu l’auteur de réactualiser le mythe d’Antigone en le transposant sur les plateaux afghans. J'ai aimé la position neutre qui est celle de l'auteur : l' ouvrage n'est pas antimilitariste ni anti-terroriste. Je ne sais pas si ces quelques lignes vous donneront l'envie de lire ce livre. Moi je l'ai trouvé magnifique en plus d'être intelligemment construit.
"Il continue de regarder le fusil. Il paraît que Kandhar est un dérivé d'Iskander, qui est le nom que l'on lui donnait par ici ; même s'il est plus probable que cela vienne du nom d'une ancienne région indienne. Indienne, mon capitaine ? Gandhara. Je vois. Il sourit faiblement. C'est le lieutenant Frobenius qui me l'a appris. Vous savez comment il était. Fou d'histoire et de géographie et tout ça. Je ne dis rien. Il me jette un nouveau coup d'oeil et je vois qu'il a les yeux pleins de larmes."

J’ai tout de suite aimé l’idée originale qu’a eu l’auteur de réactualiser le mythe d’Antigone en le transposant sur les plateaux afghans. J'ai aimé la position neutre qui est celle de l'auteur : l' ouvrage n'est pas antimilitariste ni anti-terroriste. Je ne sais pas si ces quelques lignes vous donneront l'envie de lire ce livre. Moi je l'ai trouvé magnifique en plus d'être intelligemment construit.
"Il continue de regarder le fusil. Il paraît que Kandhar est un dérivé d'Iskander, qui est le nom que l'on lui donnait par ici ; même s'il est plus probable que cela vienne du nom d'une ancienne région indienne. Indienne, mon capitaine ? Gandhara. Je vois. Il sourit faiblement. C'est le lieutenant Frobenius qui me l'a appris. Vous savez comment il était. Fou d'histoire et de géographie et tout ça. Je ne dis rien. Il me jette un nouveau coup d'oeil et je vois qu'il a les yeux pleins de larmes."

J'essaie de trouver un livre qui était disponible chez Québec Loisir (présentement il ne l'est plus) et il est introuvable ailleurs.
C'est : Les cerfs-volants de Kaboul, roman de Khaled Hosseini
Est-ce que quelqu'un qui demeure près de la Ville de Québec pourrait me vendre sa copie ou me la prêter.
C'est : Les cerfs-volants de Kaboul, roman de Khaled Hosseini
Est-ce que quelqu'un qui demeure près de la Ville de Québec pourrait me vendre sa copie ou me la prêter.
Je suis entrain d'ecrire un livre ou le mot "L'etranger" doit etre en ecriture Afgane.Qui pourrait bien me renseigner, merci d'avance.
Tergui.
Tergui.
C'est la titre d'un livre que je lis récemment et que j'ai bientôt fini.
Livre très beau, simple et bien écrit. c'est le reportage d'une femme Afghane. Les premières pages sont une introduction du journaliste qui nous explique comment il a procédé pour pouvoir avoir un récit de sa vie. Et le reste du livre c'est l'histoire de cette Afghane.
Je trouve que l'auteur n'aurait pas pu trouver meilleur titre. C'est un livre très (trop) touchant, ce qui me fait le plus mal lorsque je le lis c'est de savoir que ce n'est pas un roman ni un conte, c'est une histoire vraie. Et malheureusement c'est encore vrai maintenant.
Cette femme Bilquis, ou plutôt cette jeune fille, fille ainée d'une grande famille et après la mort de son père à la guerre elle et ses deux plus grands frères, vont aider leur mère pour faire vivre la famille. Bilquis est adorable, toujours sérviable pour sa famille, et voilà qu'un jour, comme elle le faisait tous les jours, elle alla laver le linge à la rivière..........elle n'a alors que 12 ans et voilà que l'enfer de sa vie va commencer. Violer par un groupe d'hommes, revenant de la guerre et n'ayant pas touché une femme depuis des années, comme nous le dit Bilquis, ils ont profité de "l'occasion"..............
Le reste de sa vie va être une succession de malheur........elle a été d'abord souillée, puis vendu, puis rachetée et violentée tous les jours.......elle avait l'habitude après quelques temps, elle ne sentait plus les coups......
Ah l'Afghanistant........malheureusement ce n'est pas que dans ce pays que les jeunes filles souffrent........mais on ne peut rien faire contre ça........au moins parlons-en, pour que ces jeunes femmes se sentent moins seules.....
C'est un très beau livre, très touchant, mais mon récit n'est rien comparé au livre....
Auteur : Freidoune Sahebjam
Titre : Morte parmi les vivants
Prix : environ 10€
C'est un livre qui m'a fait redécouvrir ce pays.......découvrir un pays à travers un récit comme celui là n'est pas forcément négatif. Ce n'est pas parce que j'ai lu ces horreurs que je n'irai jamais le visiter.....le découvrir à travers les propres habitants est parfois plus interessant que le découvrir à travers des touristes qui ne voient parfois que le "bon" côté de ces pays......
Ames sensibles.....lisez-le🙂 Lors de futures rencontres entre voyageurs, je pourrais éventuellement le préter🙂
Livre très beau, simple et bien écrit. c'est le reportage d'une femme Afghane. Les premières pages sont une introduction du journaliste qui nous explique comment il a procédé pour pouvoir avoir un récit de sa vie. Et le reste du livre c'est l'histoire de cette Afghane.
Je trouve que l'auteur n'aurait pas pu trouver meilleur titre. C'est un livre très (trop) touchant, ce qui me fait le plus mal lorsque je le lis c'est de savoir que ce n'est pas un roman ni un conte, c'est une histoire vraie. Et malheureusement c'est encore vrai maintenant.
Cette femme Bilquis, ou plutôt cette jeune fille, fille ainée d'une grande famille et après la mort de son père à la guerre elle et ses deux plus grands frères, vont aider leur mère pour faire vivre la famille. Bilquis est adorable, toujours sérviable pour sa famille, et voilà qu'un jour, comme elle le faisait tous les jours, elle alla laver le linge à la rivière..........elle n'a alors que 12 ans et voilà que l'enfer de sa vie va commencer. Violer par un groupe d'hommes, revenant de la guerre et n'ayant pas touché une femme depuis des années, comme nous le dit Bilquis, ils ont profité de "l'occasion"..............
Le reste de sa vie va être une succession de malheur........elle a été d'abord souillée, puis vendu, puis rachetée et violentée tous les jours.......elle avait l'habitude après quelques temps, elle ne sentait plus les coups......
Ah l'Afghanistant........malheureusement ce n'est pas que dans ce pays que les jeunes filles souffrent........mais on ne peut rien faire contre ça........au moins parlons-en, pour que ces jeunes femmes se sentent moins seules.....
C'est un très beau livre, très touchant, mais mon récit n'est rien comparé au livre....
Auteur : Freidoune Sahebjam
Titre : Morte parmi les vivants
Prix : environ 10€
C'est un livre qui m'a fait redécouvrir ce pays.......découvrir un pays à travers un récit comme celui là n'est pas forcément négatif. Ce n'est pas parce que j'ai lu ces horreurs que je n'irai jamais le visiter.....le découvrir à travers les propres habitants est parfois plus interessant que le découvrir à travers des touristes qui ne voient parfois que le "bon" côté de ces pays......
Ames sensibles.....lisez-le🙂 Lors de futures rencontres entre voyageurs, je pourrais éventuellement le préter🙂
Bonjour a tous,
La semaine dernière j'ai terminer carnets Afghan que m'avait conseiller Odonat.
C'est un trés bon livre de Stéphan Allix.
Il part à 19 ans an Afghanistant pour ce faire les dents comme journaliste. On le suis dès lors dans ses tribulation lors de la guerre contre les russe (il est du côté des afghan), puis lors de l'emergence des Taliban (il rencontre le molah Omar) puis dans la guerre que livre l'alliance du nord au Taliban (ou il rencontre Massoud). Ce passionné de l'afghanistant y retourne pour ouvrire une antenne Afghan de la Société des Explorateur Francais. Le but de cette antenne est de mener un inventaire de la richesse des trésort archéologique de l'afghanistan. Malheureusement le projet est tuer dans l'oeuf suite à la destruction des Boudha de Bamyan.
Le livre ce termine comme il a commencer, par la description du drame familial qu'as connut stephan, la mort de son frère. Une mort dans des conditions si banal qu'on aurait presque préferer qu'il saute sur une mine, mais la réalité est plus crue et finalement plus cruel ...
A lire vraiment, si vous êtes passionner de voyages et d'asie central !!!!
Philo
La semaine dernière j'ai terminer carnets Afghan que m'avait conseiller Odonat.
C'est un trés bon livre de Stéphan Allix.
Il part à 19 ans an Afghanistant pour ce faire les dents comme journaliste. On le suis dès lors dans ses tribulation lors de la guerre contre les russe (il est du côté des afghan), puis lors de l'emergence des Taliban (il rencontre le molah Omar) puis dans la guerre que livre l'alliance du nord au Taliban (ou il rencontre Massoud). Ce passionné de l'afghanistant y retourne pour ouvrire une antenne Afghan de la Société des Explorateur Francais. Le but de cette antenne est de mener un inventaire de la richesse des trésort archéologique de l'afghanistan. Malheureusement le projet est tuer dans l'oeuf suite à la destruction des Boudha de Bamyan.
Le livre ce termine comme il a commencer, par la description du drame familial qu'as connut stephan, la mort de son frère. Une mort dans des conditions si banal qu'on aurait presque préferer qu'il saute sur une mine, mais la réalité est plus crue et finalement plus cruel ...
A lire vraiment, si vous êtes passionner de voyages et d'asie central !!!!
Philo
Bonjour à tous chers voyageurs,
Ceux qui ont lu mes nouvelles de voyage (Brésil, Birmanie, Afghanistan, Maroc, Europe) publiées dans la rubrique 'Carnets' seront peut-être intéressés de savoir qu'elles sont aujourd'hui rassemblées dans un recueil, qui sera édité et vendu au Salon du Livre de Paris (autour du 20 mars). Le prix est fixé à 5Eur (frais de port inclus) pour onze aventures, et il sera également possible de l'acquérir par correspondance via le courriel histoiresdunmonde arobase gmail.com
Par ailleurs, j'ai également décidé de me lancer dans le domaine littéraire à temps plein, par une double casquette d'écrivain et d'éditeur: ainsi, non seulement la nouvelle maison Histoires d'un monde éditera-t-elle ce recueil de nouvelles, mais également un 'vrai' livre, répondant au doux nom d'Hymalayas. Disponible au prix de 10Eur (franco de port), c'est le récit d'un voyage dans les Hymalayas indiens (Nord-Ouest: Ladakh, Zanskar, Cachemire), un voyage double : la rencontre de la culture indienne et montagnarde s'est révélée un support à la rencontre de l'écrivain et des sentiments suscités en lui par ces différences humaine, religieuse, géographique, gastronomique. Contrairement à la tendance contemporaine (dont Tesson semble fer de lance), le style d'écriture a été choisi volontairement simple et sans envolées littéraires, privilégiant le fond à la forme. J'espère que ce titre vous plaira, j'y ai mis énormément de moi-même.
Par la suite, Histoires d'un monde se destine à l'édition de récits de voyage atypiques, et évitera les simples comptes-rendus monétaires et logistiques en faveur des véritables carnets de voyage, mêlant sentiments, humanité et respect par la rencontre douce entre cultures si différentes.
Je serai disponible pour répondre en personne à vos questions à Paris, à ce Salon du Livre; si la distance ou cette date est un souci pour vous, je demeure accessible par courriel, tant pour envoyer les ouvrages déjà publiés que pour recevoir des propositions de manuscrits (tapuscrits).
Par la lecture ou par la réalité, Bons voyages à tous!
Louis
Ceux qui ont lu mes nouvelles de voyage (Brésil, Birmanie, Afghanistan, Maroc, Europe) publiées dans la rubrique 'Carnets' seront peut-être intéressés de savoir qu'elles sont aujourd'hui rassemblées dans un recueil, qui sera édité et vendu au Salon du Livre de Paris (autour du 20 mars). Le prix est fixé à 5Eur (frais de port inclus) pour onze aventures, et il sera également possible de l'acquérir par correspondance via le courriel histoiresdunmonde arobase gmail.com
Par ailleurs, j'ai également décidé de me lancer dans le domaine littéraire à temps plein, par une double casquette d'écrivain et d'éditeur: ainsi, non seulement la nouvelle maison Histoires d'un monde éditera-t-elle ce recueil de nouvelles, mais également un 'vrai' livre, répondant au doux nom d'Hymalayas. Disponible au prix de 10Eur (franco de port), c'est le récit d'un voyage dans les Hymalayas indiens (Nord-Ouest: Ladakh, Zanskar, Cachemire), un voyage double : la rencontre de la culture indienne et montagnarde s'est révélée un support à la rencontre de l'écrivain et des sentiments suscités en lui par ces différences humaine, religieuse, géographique, gastronomique. Contrairement à la tendance contemporaine (dont Tesson semble fer de lance), le style d'écriture a été choisi volontairement simple et sans envolées littéraires, privilégiant le fond à la forme. J'espère que ce titre vous plaira, j'y ai mis énormément de moi-même.
Par la suite, Histoires d'un monde se destine à l'édition de récits de voyage atypiques, et évitera les simples comptes-rendus monétaires et logistiques en faveur des véritables carnets de voyage, mêlant sentiments, humanité et respect par la rencontre douce entre cultures si différentes.
Je serai disponible pour répondre en personne à vos questions à Paris, à ce Salon du Livre; si la distance ou cette date est un souci pour vous, je demeure accessible par courriel, tant pour envoyer les ouvrages déjà publiés que pour recevoir des propositions de manuscrits (tapuscrits).
Par la lecture ou par la réalité, Bons voyages à tous!
Louis
Trois ans aujourd’hui que Christophe de Ponfilly nous a quittés. Ecrivain, journaliste, réalisateur, il a tenté de sensibiliser le monde au drame afghan. "L'Afghanistan, pays lointain, en guerre, dont tout le monde se fout. Ou presque...". J’aimais ce type droit et intègre, constant dans son engagement. A lire, à voir, à écouter sans modération.
Caméra au poing, le livre sur lequel il travaillait avant de tirer sa révérence vient de sortir. Ultime témoignage, inachevé, de celui qui pensait « qu’une caméra peut être bien plus efficace qu’une kalachnikov »…

Caméra au poing, le livre sur lequel il travaillait avant de tirer sa révérence vient de sortir. Ultime témoignage, inachevé, de celui qui pensait « qu’une caméra peut être bien plus efficace qu’une kalachnikov »…

Bonjour à tous,
J'ai lu que le "hippie trail" avait fini avec la révolution iranienne (et l'invasion russe en Afghanistan) en 1979. Mais est-ce que cela veut dire que l'Iran ne fournissait plus de visas aux touristes indépendants dans les années 80 ? Ou juste que les compagnies qui proposaient des trips en bus (cf. Magic Bus) n'étaient plus autorisés à entreprendre ce voyage (ou n'osaient plus, ou n'avaient plus assez de clients courageux) ?
Merci d'avance pour vos réponses, c'est un sujet qui m'intéresse beaucoup, mes parents s'étant rencontrés sur cette route vers cette époque-là... 😛
J'ai lu que le "hippie trail" avait fini avec la révolution iranienne (et l'invasion russe en Afghanistan) en 1979. Mais est-ce que cela veut dire que l'Iran ne fournissait plus de visas aux touristes indépendants dans les années 80 ? Ou juste que les compagnies qui proposaient des trips en bus (cf. Magic Bus) n'étaient plus autorisés à entreprendre ce voyage (ou n'osaient plus, ou n'avaient plus assez de clients courageux) ?
Merci d'avance pour vos réponses, c'est un sujet qui m'intéresse beaucoup, mes parents s'étant rencontrés sur cette route vers cette époque-là... 😛
Bonjour,
Écrivain, je suis en train de construire une histoire ayant pour point de départ l'Afghanistan et concernant un voyageur clandestin.
Vous qui connaissez ce pays, pourriez-vous m'indiquer quel pourrait être le trajet emprunté par mon voyageur pour rejoindre la France clandestinement en partant de l'Afghanistan?
Je souhaiterais le faire partir d'une ville où il serait en danger, je ne sais laquelle... ! Peut-être pourriez-vous me conseiller...
Il existe peu de livres sur l'Afghanistan d'aujourd'hui (idées de documentation : sites, livres, revues, magazines... bienvenues), je ne connais pas vraiment ce pays, je me documente donc un peu partout, notamment sur les sites de voyage !
Merci pour votre aide éventuelle.
L'année dernière, lors de mon voyage en Russie, je suis allé au cinéma voir un film sur la guerre d'Afghanistan. Apparemment c'était un film récent. Malheureusement je n'arrive pas à en retrouver le titre. Ne parlant ni ne lisant le russe, j'étais bien incapable de comprendre quoi que ce soit des dialogues, mais le film m'a plu quand même. Même privé des dialogues, il m'a fait une forte impression. Très violent, il avait même fait pleurer la moitié des filles présentes dans la salle! 🤪
Quelqu'un sait-il de quel film il s'agit, ou un russophone aurait-il ici un moyen de trouver la liste des films russes sortis en 2005? J'aimerais en connaître le titre, et encore mieux pouvoir en lire le synopsis.
Quelqu'un sait-il de quel film il s'agit, ou un russophone aurait-il ici un moyen de trouver la liste des films russes sortis en 2005? J'aimerais en connaître le titre, et encore mieux pouvoir en lire le synopsis.
Je viens de lire un très beau recueil de poésie:
Le suicide et le chant, poésie populaire des femmes pashtounes. Le poète qui a recueilli et commenté ces vers est Sayd Bahodin Majrouh.
Il s'agit de landays, poèmes de deux vers, créés et chantés par ces femmes.
Il se dégage une force et une beauté incroyables de ces écrits...
Le suicide et le chant, poésie populaire des femmes pashtounes. Le poète qui a recueilli et commenté ces vers est Sayd Bahodin Majrouh.
Il s'agit de landays, poèmes de deux vers, créés et chantés par ces femmes.
Il se dégage une force et une beauté incroyables de ces écrits...
Bonjour.
Un ptit debrief de la situation pour ceux qui souhaite s'y rendre.
Avant tout ce post n'est qu'à titre informatif et chacun est libre de choisir de venir ou de ne pas venir découvrir ce pays magnifique. Je me suis à chaque fois informé de la situation précise dans les provinces où j'allais et surtout de l'évolution des zones d'influences Taliban ds lesquelles je n'ai jamais pénétré. Je reste à la disposition de qui souhaiterai avoir plus de détails. Je ne répondrai pas au moralistes ou donneurs de leçons.
Kabul: Très dangereux et bcp de tension. À éviter absolument
Mazar: plutôt calme malgré, bien entendu, l'attentat contre le consulat allemand il y a 3 jours. On s'y sent bien et il est facile de se déplacer
Balkh: je suis resté ds la vieille cité et visité l'ancienne demeure de Rumi. Les villages avoisinants sont plutôt conservateurs. Checkpoints sur la route. Après Balkh la police et l'armée ne sécurisent plus la zones et les talibans contrôlent régulièrement la route jusquà Kunduz ainsi que jusqu'à 40 km de Kabul
Samangan: la route est magnifique et vaut à elle seule le déplacement jusque ds les anciens jardin. Ne pas continuer après Samangan.
Vallée du Panshir: les Tadjiks contrôlent toute la zone. Aucun danger. La tombe de Massoud est un grand moment et j'ai rencontré Hajid Omar, fidèle ami et lieutenant du Commandant Massoud qui m'a proposé de rentrer ds le village natal de ce dernier: Bāzārak, un peu plus haut.
Bamyan: Aucun danger! Magnifique de voir l'emplacement mythique des Buddhas. Jai pris l'avion. La route entre Kabul et Bamyan est trop incertaine actuellement.
Ban e Amir: sans aucun doute le plus bel endroit du monde :)...inoubliable. Cest le moment de se gaver. Aucun danger la route est nickel de Bamyan à Ban e Amir
Estalef: Superbe petit village avec des vrais antiquités ds un vieux shop du centre. Jai rien acheté malgré les bas prix mais c'est hallucinant. On distingue la base américaine de Bagram sur la colline du Village.
Voilà, j'ai fait d'autres lieux que je ne mentionnerai pas car pas forcément intéressant ou rien à voir de spécial.
Salam!
Un ptit debrief de la situation pour ceux qui souhaite s'y rendre.
Avant tout ce post n'est qu'à titre informatif et chacun est libre de choisir de venir ou de ne pas venir découvrir ce pays magnifique. Je me suis à chaque fois informé de la situation précise dans les provinces où j'allais et surtout de l'évolution des zones d'influences Taliban ds lesquelles je n'ai jamais pénétré. Je reste à la disposition de qui souhaiterai avoir plus de détails. Je ne répondrai pas au moralistes ou donneurs de leçons.
Kabul: Très dangereux et bcp de tension. À éviter absolument
Mazar: plutôt calme malgré, bien entendu, l'attentat contre le consulat allemand il y a 3 jours. On s'y sent bien et il est facile de se déplacer
Balkh: je suis resté ds la vieille cité et visité l'ancienne demeure de Rumi. Les villages avoisinants sont plutôt conservateurs. Checkpoints sur la route. Après Balkh la police et l'armée ne sécurisent plus la zones et les talibans contrôlent régulièrement la route jusquà Kunduz ainsi que jusqu'à 40 km de Kabul
Samangan: la route est magnifique et vaut à elle seule le déplacement jusque ds les anciens jardin. Ne pas continuer après Samangan.
Vallée du Panshir: les Tadjiks contrôlent toute la zone. Aucun danger. La tombe de Massoud est un grand moment et j'ai rencontré Hajid Omar, fidèle ami et lieutenant du Commandant Massoud qui m'a proposé de rentrer ds le village natal de ce dernier: Bāzārak, un peu plus haut.
Bamyan: Aucun danger! Magnifique de voir l'emplacement mythique des Buddhas. Jai pris l'avion. La route entre Kabul et Bamyan est trop incertaine actuellement.
Ban e Amir: sans aucun doute le plus bel endroit du monde :)...inoubliable. Cest le moment de se gaver. Aucun danger la route est nickel de Bamyan à Ban e Amir
Estalef: Superbe petit village avec des vrais antiquités ds un vieux shop du centre. Jai rien acheté malgré les bas prix mais c'est hallucinant. On distingue la base américaine de Bagram sur la colline du Village.
Voilà, j'ai fait d'autres lieux que je ne mentionnerai pas car pas forcément intéressant ou rien à voir de spécial.
Salam!
Bonjour,
365 jours que 2 journalistes de Fr 3 sont pris en otages en Afghanistan, = 365 jours que toutes les chaines du service public français nous martellent du matin au soir et du soir au matin, de penser particulièrement à eux tout en évoquant chaque fois de manière très brève les autres otages, comme pour se donner bonne conscience et de ne pas sembler faire une simple fixation sur leurs 2 collègues de télévision...
Sans vouloir sous-estimer le mérite de ces 2 journalistes, n'est-il pas selon vous dérangeant de les montrer comme des victimes prioritaires, alors qu'ils sont partis en pleine connaissance des risques encourus, contrairement aux simples voyageurs pris au même piège alors que rien ne pouvait les prédisposer aux mêmes traitements avant leur départ ???
Merci de points de vue...
365 jours que 2 journalistes de Fr 3 sont pris en otages en Afghanistan, = 365 jours que toutes les chaines du service public français nous martellent du matin au soir et du soir au matin, de penser particulièrement à eux tout en évoquant chaque fois de manière très brève les autres otages, comme pour se donner bonne conscience et de ne pas sembler faire une simple fixation sur leurs 2 collègues de télévision...
Sans vouloir sous-estimer le mérite de ces 2 journalistes, n'est-il pas selon vous dérangeant de les montrer comme des victimes prioritaires, alors qu'ils sont partis en pleine connaissance des risques encourus, contrairement aux simples voyageurs pris au même piège alors que rien ne pouvait les prédisposer aux mêmes traitements avant leur départ ???
Merci de points de vue...
Bonjour,
Je suis Laurence, journaliste pour une agence de presse. Je suis en train de préparer un sujet sur les voyages atypiques. Nous souhaiterions suivre notamment une personne allant en Irak ou en Afghanistan pour du tourisme ou pour traverser le pays. Si vous connaissez des gens ayant un tel projet ou si vous même vous tentez l'aventure, pourriez-vous me contacter pour me donner quelques informations?
Bien cordialement, Laurence
laurencegeai@hotmail.com
Bien cordialement, Laurence
laurencegeai@hotmail.com
🙁 ... Et sans billet de retour,
pour 10 français.
RIP et sincères condoléances aux familles.
( Qui pourrait me situer sur une carte, la vallée de L'UZBIN ? district de Surobi. Par avance merci )
TK
pour 10 français.
RIP et sincères condoléances aux familles.
( Qui pourrait me situer sur une carte, la vallée de L'UZBIN ? district de Surobi. Par avance merci )
TK
Mes Aynak est un site archéologique près de Kaboul, aussi riche que le Machu Pichu ou Pompei. Malheureusement les chinois veulent faire une mine de cuivre, ce qui suppose de tout détruire car presque rien ne peut être transporté. Et des dirigeants afghans corrompus ont dit oui. Quant aux populations qui habitent à côtés, elles vont être déportées (comment leur reprocher ensuite d'être défiant vis à vis du gouvernement).
Un très bon documentaire raconte ça : « Saving Mes Aynak »
La destruction de ce site n'est pas sans rappeler le dynamitage des buddhas de Bamiyan, On voit comment le capitalisme a le même respect pour "les vraies richesses" et l'histoire que les talibans ou daech. On voit des "contractors" occidentaux avec des pelleteuses au milieu d'un site d'une richesse extraordinaire, cette "expérience" représentera sans doute une ligne en plus sur leur linkedin, et une prime de risque rondelette. Et la DAFA (délégation archéologique française) qui accompagne les travaux archéologiques mais n'a pas une attitude très claire sur sur l'attribution des fonds reçus. Quant à la majorité des afghans, ils n'ont pas l'air de savoir que le site existe. "L'Histoire est un cauchemar dont j'essaie de me réveiller" écrivait Joyce.
Et au milieu de ça Qadir Temori, archéologue afghan, un diamant humain.
Une campagne de mobilisation a démarré un peu spontanément, et cette catastrophe a commencé à être relayée par des médias à travers le monde.
Vous pouvez le documentaire ici : http://www.savingmesaynak.com/ C'est payant (sauf si vous êtes en Afghanistan) je ne peux que vous encourager à le voir.
Un très bon documentaire raconte ça : « Saving Mes Aynak »
La destruction de ce site n'est pas sans rappeler le dynamitage des buddhas de Bamiyan, On voit comment le capitalisme a le même respect pour "les vraies richesses" et l'histoire que les talibans ou daech. On voit des "contractors" occidentaux avec des pelleteuses au milieu d'un site d'une richesse extraordinaire, cette "expérience" représentera sans doute une ligne en plus sur leur linkedin, et une prime de risque rondelette. Et la DAFA (délégation archéologique française) qui accompagne les travaux archéologiques mais n'a pas une attitude très claire sur sur l'attribution des fonds reçus. Quant à la majorité des afghans, ils n'ont pas l'air de savoir que le site existe. "L'Histoire est un cauchemar dont j'essaie de me réveiller" écrivait Joyce.
Et au milieu de ça Qadir Temori, archéologue afghan, un diamant humain.
Une campagne de mobilisation a démarré un peu spontanément, et cette catastrophe a commencé à être relayée par des médias à travers le monde.
Vous pouvez le documentaire ici : http://www.savingmesaynak.com/ C'est payant (sauf si vous êtes en Afghanistan) je ne peux que vous encourager à le voir.
Je viens de voir un film indien sur l'Afghanistan de la fin 2001: Kabul Express.
Dès le début, le ton est donné: deux journalistes indiens déposés en hélicoptère quelque part en Afghanistan pour faire un reportage sur la chute des talibans se retrouvent nez à nez avec un moudjahidine, et lui demandent comment rejoindre Kabul. L'afghan hurle un truc sur sa radio, et un tank arrive: ce sera leur taxi pour Kabul.
Le film aura tout le long un ton humoristique sans jamais donner dans le ridicule ni la dérision d'un peuple qui souffre. Mais cela ne l'empêche pas d'aborder les vraies questions sur la puissance des talibans et sur le rôle ambigü du Pakistan qui sont évoquées de manière naturelle, sans que cela ne ressemble à un pamphlet politique comme un réalisateur occidental aurait pu être tenté de le faire.
Et surtout, l'horrible Taliban qui prend les indiens en otage et est à l'origine de leurs mésaventures deviendra progressivement un être humain comme un autre, puis finalement quelqu'un de plutôt sympathique à qui on s'attachera. A la fin du film, le commentaire des indiens dans leur jeep, la Kabul Express, exprimera bien cette gêne qu'éprouve le spectateur du film face aux sentiments qu'il ne manquera certainement pas d'éprouver.
Merci à Kabir Khan de nous avoir offert ce film à la fois intelligent, humain et drôle.
Dès le début, le ton est donné: deux journalistes indiens déposés en hélicoptère quelque part en Afghanistan pour faire un reportage sur la chute des talibans se retrouvent nez à nez avec un moudjahidine, et lui demandent comment rejoindre Kabul. L'afghan hurle un truc sur sa radio, et un tank arrive: ce sera leur taxi pour Kabul.
Le film aura tout le long un ton humoristique sans jamais donner dans le ridicule ni la dérision d'un peuple qui souffre. Mais cela ne l'empêche pas d'aborder les vraies questions sur la puissance des talibans et sur le rôle ambigü du Pakistan qui sont évoquées de manière naturelle, sans que cela ne ressemble à un pamphlet politique comme un réalisateur occidental aurait pu être tenté de le faire.
Et surtout, l'horrible Taliban qui prend les indiens en otage et est à l'origine de leurs mésaventures deviendra progressivement un être humain comme un autre, puis finalement quelqu'un de plutôt sympathique à qui on s'attachera. A la fin du film, le commentaire des indiens dans leur jeep, la Kabul Express, exprimera bien cette gêne qu'éprouve le spectateur du film face aux sentiments qu'il ne manquera certainement pas d'éprouver.
Merci à Kabir Khan de nous avoir offert ce film à la fois intelligent, humain et drôle.
2 livres intéressants à vous conseiller:
Funérailles Célestes de Xinran, Ed. Picquier
" portrait d'une chinoise dans les années 1950 partit à la recherche de son mari présumé mort au Tibet. Recueillie par une famille tibétaine, elle apprend à respecter leurs coutumes et leur culture."
La pêche à la truite en Afghanistan de Jean-José Puig, Ed. La Martiniere.
"Ouvrage qui suit le fil de la pêche pour dresser le portrait intime, insolite et passionnant de l'Afghanistan (région de l'Hindu Kush) et de ses habitants"











