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Sasak Story (île de Lombok, Indonésie)
Cher Alan

A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂

1 mois chez les Sasaks, à Lombok Préambule C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.

Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !

J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂

Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏

J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.

Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂

Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)

La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉 Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.

J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.

Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.

J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛

A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…

J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !

A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…

J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.

Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »

Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »

Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…

Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement. Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »

Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.

Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.

Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛

La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte. Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun.

Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎

Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.

Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕

La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés et ses habitants qui adorent se faire photographier ! Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère. « Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle » « M’en fous ! »

C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !

En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐

« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪

Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…

Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »

C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »

Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !

Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »

Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…

Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…

Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.

Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».

En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »

Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…

Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪

Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.

Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? » « T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »

Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏

En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…

Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…

Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »

Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique

Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂

Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…



et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.

Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂



Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !

Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…

J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »

En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂

Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)

La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation



Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet



Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂

Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...



Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!



Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂

Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »

Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂

Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...

Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪

Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !



Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...

Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »

Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴‍☠️

Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)

J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏

Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »

Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉

Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪

C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂

Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…

Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »

Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂

Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac



et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !



Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...

Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"

Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂

Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...

Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...

Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !

Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…

En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.

Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪

Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…

Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »

Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂

Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴‍☠️

Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎

Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.

En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »

Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…

Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »

Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.

« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»

Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…

Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…

En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂

Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…

A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪

Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛

Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…

Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.

Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.

Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...

Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
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Difficile le choix du matelas auto-gonflant!
bonjour à tous!😉 alors je m'adresse à vous pour avoir des conseils dans le choix d'un matelas auto-gonflant! (je suis partie l'été dernier avec une mousse de 0.7cm et c'est pas vraiment confortable alors du nouveau s'impose!). j'ai déja consulté des discussions abordant ce thème mais elles sont relativements vieilles donc je relance un nouveau sujet... j'hésite en fait entre trois matelas :le modèle a200 de chez décath.(40euro, 570g, volume de 3.7litres, 2cm)chez le vieux camp: trail lite regular, therm a.r.(59euro, 910g, roulé:27*15cm, 3.8cm)ou le modèle artiach: micro lite long (68euro, 712g, roulé: 30*14cm, 3cm)

comme vous voyez ces trois choix sont differents parce que je me demande si:plus de 3cm c'est vraiment plus confortable?mettre 60euro ds an matelas est-ce vraiment utile si je m'en sers environ 20nuits par an?(voyage et en appoint chez moi) et bien sur j'aimerai bien avoir un bon rapport qualité/prix sans mettre les 90euros pr un super therm.a.r!(j'ai un petit budget étudiant mais je veux quand même un bon produit sans me faire arnaquer.)

merci d'avance si certains d'entre vous peuvent me conseiller s'ils ont déja essayé ou entendu parler de ces modèles!🙂
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Quel manteau/veste pour un tour du monde avec divers climats?
Salut les voyageurs,

Nous partons le 14 fevrier pour un TDM, nous traverserons en premier la Russie pour rejoindre la Chine Je cherche quel type de veste/manteau on peut prendre pour :ne pas avoir froid par -20°C en Russie (outch!:)) ne pas être trempé en période de moussonjuste se protéger du vent et d'un léger froid Bref vous l'aurez compris on traverse des climats différents.. et c'est pas l’idéal pour l'équipement :) J'ai bien noté qu'il faut respecter la règle des trois couches pour le froid je pensais donc m'orienter vers une bonne veste gore tex (millet, north face?) pour l'ensemble de voyage (avec des vêtements techniques pour la Russie) J'ai entendu parler de softshell aussi. Est-ce que ça peut suffire si les couches en dessous sont adéquate ? Sinon on sort l'artillerie lourde :D :

Merci d'avance
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Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures?
Je cherche un randonneur qui a une expérience des (très) basses températures à vélo. Mes questions porteraient autant sur le matériel (habillement, roulement avec graisse spéciale, etc) que sur son expérience de voyage, dans une région polaire ou montagneuse en hiver.

J'ai parcouru des dizaines et des dizaines d'articles et de thèmes de discussion sur ce forum, sans trouver. Comme le forum semble bien fréquenté, je pense avoir une petite chance. Manifestez-vous!
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Ma liste de matériel pour l'ascension du Kilimanjaro
Jambo !!!

Je suis parti en Tanzanie en février 2009 pour faire l'ascension du Kili, safari et Zanzibar. Après avoir écumé le web pour trouver une liste de matos et d'après mon expérience, voici ma liste d'équipement nécessaire pour le Kili (sorry pour le pavé:) :

- sous-vêtement polaire. Une première peau efficace en synthétique style respirant. Ne pas utiliser de coton sinon vous allez trop transpirer, ça ne s'évacuera pas assez vite et vous aurez froid.

- sous-vêtement intimes. Mieux vaut utiliser des boxers (ou culottes pour mesdemoiselles) sans couture et anti-transpirants, de plus ils sont en général traités anti-odeur, et ça, je peux vous dire que c'est important après 6 jours sans douche :)

- micro-polaire. Une polaire légère à porter au dessus de votre première peau. elle suffira lors des premières étapes.

grosse-polaire. Une polaire plus épaisse, toujours repirante, elle peut être -déperlante et coupe-vent, style "soft shell" et peut être utilisée comme une veste. Il existe des versions à capuche rembourrées polaire, très pratiques.

- Une veste en vrai duvet. J'en utilise une sans manche, très pratique, ça se compresse très facilement au fond du sac. Vous l'utiliserez après la marche le soir, voire pendant la dernière étape si vous n'avez pas assez chaud. Ce type de veste est ultra efficace, je le recommande particulièrement.

- chaussette rando. En général ce n'est pas la chaussure qui va vous maintenir au chaud mais la chaussette. Prévoyez donc des chaussettes chaudes montantes en bouclette pour la phase alpine. Par contre des chaussettes classiques de randonnée (je les préfere basses et sans couture style "trail") pour les premières étapes suffisent.

- chaussure rando. Évidemment le plus important, je vous fais pas le topo "vos pieds sont vos outils prenez en soin, etc..." Je vous recommande pour ce trek des chaussures tige haute évidemment, suffisamment renforcées devant pour encaisser les chocs contre les pierres (aïe mon orteil), sans couture à l'intérieur et goretex. C'est un investissement mais croyez moi vous ne le regretterez pas ! Elles sont de plus indestructibles en général ! Prenez votre temps pour les choisir, et comme Cendrillon, il n'y en a peut être qu'un modèle qui correspond à votre pied, vous le sentirez tout de suite et direz "c'est celles là".

- pantalon déperlant. Facultatif à mon avis si vous utilisez une cape mais bon... Utilisez en tout cas un bon pantalon de rando, qui ne vous sert pas trop.

- sous-pantalon chaud. Très important pendant la nuit et surtout sur l'étape ultime ! Ne pas utiliser ce sous-pantalon ou un collant très chaud peut entraîner une sensation de brûlure due au froid sur les cuisses et les fesses et être très genant ! de plus si vous n'avez pas investi dans un sac de couchage très chaud (et très cher) ça vous rendra service

- sous-gants. Des sous-gants en soie sont pratiques, ils suffiront avant la dernière montée.

- gants. Des gants (ou moufles) bien chauds. Si vous ne voulez pas avoir la sensation de perdre vos phalanges, équipez vous !

- bonnet. La chaleur s'évacue par les : tête, mains, pieds, donc comme pour les gants, le bonnet est essentiel ! J'utilise un bonnet en polaire.

- cache-col / écharpe. Pareil, à utiliser dans la dernière étape. Toujours en polaire pour moi.

- tee-shirt. Pour la phase chaude des premiers jours de trek. Je recommande quand même les matières anti-transpirantes, ça sèche très très vite.

- short. Un short de rando classique pour les premières étapes.

- casquette / chapeau. Le soleil tape après la forêt tropicale.

- chaussure de sport. Je conseille de prendre une deuxième paire de chaussures de rando basse légère qui vous serviront pour la descente et pour la suite de votre voyage. Ca fait du poids en plus on est d'accord, mais c'est un vrai plus de pouvoir en changer (Laure ne supportait plus ses chaussures sur la fin). De plus c'est cette paire que vous utiliserez dans l'avion à l'aller et au retour... donc rien que pour le confort des autres passagers.. c'est un plus !

- poncho. Et oui, il peut pleuvoir, vous serez dans une forêt tropicale au début, donc c'est toujours plus pratique de pouvoir vous abriter vous et votre sac.

- guêtres. A mon sens facultatif. Ca dépend de la météo. J'en avais sur le trek, je ne les ai utilisées que sur la descente d'Uhuru Peak où l'on marche (plutôt on court) dans la poussière. A voir...

- veste goretex. A mon sens c'est un investissement (souvent un gros) qui vaut le coup. Quel bonheur de savoir qu'on restera au sec quoi qu'il arrive ! L'appelation "goretex" n'est pas obligatoire, de grandes marques ont leur propre système qui fonctionne très bien et souvent bien moins cher.

La suite sur la page matos de mon blog à l'adresse suivante :

http://camp2base.over-blog.fr/pages/MATOS_TREK_KILIMANJARO-2346678.html

N'hésitez pas si vous n'êtes pas d'accord avec cette liste de matos ou si vous voulez des renseignements plus précis !!!

A bientôt !
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Choix de vélo pour périple jusqu'au Népal
Bonjour à tous,

Je cherche un vélo pour effectuer un périple jusqu'au Népal mais je n'ai absolument pas de connaissance en vélo.

Après recherches, voici les modèles vers lesquels je pense m'orienter:

- le ridgeback panorama: https://www.cyclable.com/14985-velo-de-randonnee-ridgeback-panorama.html

ou

- le genesis tour de fer 20 https://www.cyclable.com/13672-randonneuse-genesis-tour-de-fer-20.html

Je cherche quelque chose de robuste, qui pourra soutenir mes 90kg+20kg de matériel+10kg d'eau à certains moments (sachant que je suis plutôt "bourrin" avec le matériel).

Pouvez-vous m'indiquer si ces modèles conviennent s'il vous plait ? Existe-t-il quelque chose de plus costaud et dédié au voyage ?

Ensuite, ces deux modèles proposent des freins à disque par câble. Est-ce que cela vaut le coup de demander l'installation de freins sur jantes par câble pour plus de simplicité en cas de panne ?

Le tour de fer propose une dynamo installé qui alimente les 2 phares. Est-il possible de facilement détourner le réseau pour ajouter une alimentation au niveau du guidon de type : "lightcharge" ? - https://www.lecyclo.com/velo/pieces-detachees/piles-energie/chargeur-lightcharge-touring-alimente-par-dynamo-moyeu.html

En outre, je cherche une solution pour recharger un pc portable et des batteries d'appareil photo. Est-ce qu'il est envisageable de transporter une batterie 12V lithium de 5-6kg que je rechargerai par panneau solaire ?

Je cherche ce qu'il est proposé pour les bateaux de plaisance ou les camping-car mais en plus petit. Quelqu'un a-t-il déjà réalisé cela ?

Merci à tous pour votre lecture !!
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Avis d'itinéraire en Islande avec une agence
Salut à tous !

Bon et bien apres avoir regardé un peu partout pour aller en Islande, j'hésite entre deux voyages :

http://www.66nord.com/...lande-EISLR-8966.php

http://www.66nord.com/...lande-EISG1-8960.php

D'après vous lequel est le mieux ?

Et est-ce qu'il y en a qui sont deja partis avec 66° Nord ? A premiere vu, l'agence a l'air plus que sérieuse et les guides tres bons, mais on ne sait jamais ?

Par contre, j'ai jamais fait de camping de ma vie et si je comprends bien, pour découvrir l'Islande, c'est un impératif (ou presque !). Et je dois avouer que leur liste de "bagage recommandée" me fait un peu peur, pour moi qui suit habituer a loger en hotel. Ca va etre "l'aventure" pour moi !

Faut il vraiment tout ca pour un voyage en juillet en Islande ? (voir liste ci-dessous). C'est quoi les températures la journée et de nuit en Islande en juillet (du 13 au 27 juillet) ? 2 paires de gants et un bonne O_O J'habite au Canada, faut vraiment tout ca pour un mois de juillet en Islande ? Avec la liste qu'ils donnent j'ai comme l'impression de partir dans un pays hostile, bien loin d'un voyage organisée et accompagné et je me demande si l'équipement qu'ils recommandent va pas me couter plus cher que le voyage en lui meme 😮 (je suis habituée a voyager en jean + t-shirt + basket). Et je voudrais pas voir mes vacances gachées parce que j'aurais eu froid durant 15 jours ou je ne sais quoi.

Autre question, je suis myope, j'ai des lunettes (j'aime pas les lentilles) et ils demandent des lunettes haute protection.. j'ai bien des lunettes de soleil adaptée a ma vue, mais pas sur que ca soit de la haute protection. C'est indispensable pour les yeux ???

Merci !

L'EQUIPEMENT INDISPENSABLE Les vêtements des pieds à la tête : - Une paire de chaussures de trekking pour les marches. Elles doivent réunir trois qualités : solidité, bonne tenue du pied et de la cheville (tiges hautes) et imperméabilité. Choisissez des chaussures à semelles antidérapantes, à crampons et relativement rigides, elles doivent bien accrocher au terrain - Paires de chaussettes de laine - Veste de montagne ou un bon anorak - Une veste en duvet (facultatif) - Chemise chaude en laine ou une carline - Pantalon de trek imperméable - Un maillot de bain - Survêtement pour la nuit - Deux paires de gants et bonnet de laine LE MATERIEL - 1 sac de couchage, confortable à 0°C, adapté à votre taille, de forme sarcophage, avec fermeture latérale à glissière pour une ouverture à votre convenance. - Lunettes de soleil haute protection - Une trousse de pharmacie personnelle - Lampe frontale, avec piles et ampoules de rechange (à partir d'août) - 1 couteau - Papier toilette + briquet - Gourde de 1 litre minimum, légère et en option isotherme
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Tour des Annapurnas avec passage au lac Tilicho en avril 2008
bonjour, J'ai trouvé beaucoup d'info sur le forum mais parfois un peu confuses voir contraires.

Je t'explique mon projet: j'ai promis à mon fils il ya des années que je ferais avec lui, un trek sur le toit du monde, sourire....... quand il aurait 15 ans et il les a maintenant. J'envisage de faire le tour des annapurnas avec un passage au Lac TILICHO, de faire cela en duo seul à seul avec mon fils pour garder un souvenir d'experience extraordinaire tous les deux. La date devrait tourner entre 24 et un mois au moi d'avril.

Quelques questions.... est ce raisonnable, mon fils est sportif, pentathète, je me debrouille sportivement, marche course de fond j'ai 45 ans mais pas d'experience de trek long.

euhhhh, peut on debarquer à KMD avec uniquement le billet d'avion retour et tout gerer tranquillement sur place, je dois prevoir quoi 10 ? 15 € par jour par personne pour tout, repas, lodge, declacements ???

Il faut partir avec le gor tex et les sacs à dos, gourde ou acheter sur place est plus rentable ( en plus cela permet de faire marcher l'economie locale)

les lodges ne sont elles pas trop bondées ( en cett eperiode avril je ne crois pas), le fait de ne pas prendre de guide est il en ce domaine un problème ?

Il faut au moins une carte pour le trek, cela s'achete à KMD ? je suppose que le GPS n'est ni utile ni envisagable.

en avril la vue sera dégagée à priori?

pendant les vac de noel je n'ai pas bougé, je viens de reprendre la marche 3 h hier et j'ai des courbatures musculaires, cela doit arriver tout le temps sur 20 jours dont une partie en altitude ?

Que penses tu d e l'âge de mon fils 15 ans mais 1M 86 ? je ne prends pas de risque à le mener à 5100 M ?

Et en ce qui concerne les maoistes, le fait d'etre seuls à deux européens n'est il pas un risque?

Merci de tes reponses.

Guy
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GR20 est-ce que j'ai tout bon?
Bonjour!

Je suis en train de finaliser mes préparatifs pour une rando de 15 jours sur le GR20 direction Nord-Sud.

J'ai beaucoup regardé les topics à ce propos sur le forum et demandé pas mal de conseils. Je voulais juste avoir au cas ou quelques conseils et éviter d'oublier quelquechose d'important en vous sollicitant.

Voici un peu ce que j'ai préparé.

Départ 2 août Paris > Calvi arrivée 15h20 Détente jusqu'au bus de 20h30 en direction de Calenzana (horaire trouvé sur ce site : http://www.corsicabus.org/...i/CLY_Calenzana.html) Nuit : Camping au Gite de Calenzana 5H30 : Départ pour la première Etape.

Je n'ai pas encore pris mon billet retour au cas ou j'ai besoin/envie de me reposer.

Mon équipement :

- Sac Millet 55+10L Khumbu 2.2kg - Tente 2 personne MSR 1,5kg - Baton carbon ajustable - Sac de couchage Laffuma leger 200gr - Matela auto-gonflant Thermarest neoair 630gr - Serviette microfibre L - Brosse à dent - dentifrice - petite lingette x50 (très compact) cheveux + corps + lessive - Rechaud Crux lite 72 gr - Bonbonne de gaz 1h45 à acheter en corse (impossible dans l'avion) - 2 paires de chaussettes en laine (le vendeur m'a dit que je devais les laver tous les 3 jours) - Chaussure de rando Nazcat GTX - Petit couteau suisse suffisant (couteau, scie, ouvre boite, tourne vis, ciseau ..) - 2 briquet tempête - Topguide - 10 Repas lyophilisé - 10 Barres energetique - Camelback isoterme 3 litre - Filtre à eau Katadyn - 4 boxer - 3 teeshirt - 1 polaire - 1 K-way en Goretex - 2 short - petite trousse de soin - lampe frontale - Appareil photo - 250€ en billets de 10€ pour les Refuges + Nourriture durant la rando.

ajout 1 : - Lunette de soleil - crème solaire - casquette

ajout 2 : - Paire de chaussure legère

ajout 3 : - telephone - iPad Mini - Batterie externe 12000

Pour préparer mes pieds j'ai vu qu'il y avait un produit "NOK Anti-frottement" je pense l'appliquer à partir de demain.

J'ai réservé mes deux premiers emplacements dans les Refuges (tente)

Qu'en pensez vous? Ai-je oublié quelque chose ? Des conseils, peut être des choses à enlever/ ajouter ?

Merci d'avance!

Pavlé
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Itinéraire Norvège en un mois (juillet 2015)
Bonjour tout le monde.

1. Présentation

Je m'appelle Adrien, j'ai 20 ans et suis étudiant à Strasbourg. Je suis un grand amoureux de la montagne et de ses activités, VTT, escalade, ski... Je pratique régulièrement la randonnée à pieds ou à vélo dans les Vosges et plus occasionnellement dans les Alpes (le plus beau paysage que j'ai pu voir jusqu'à présent, de la pure magie !)

2. Mon projet

J'ai pour objectif de parcourir la Norvège durant un mois cet été, mon projet n'est pas encore précisément défini mais voici comment il se construirait :

- Arrivée à Oslo en avion - 2 ou 3 jours à Oslo pour visiter les environs - Fameux train Oslo-Bergen, très réputé apparemment pour les paysages qu'il offre - 1 jour à Bergen pour visiter - Amorcer la descente vers le Fjord au sud de Bergen, faire le Trolltunga, Preikestolen, Kjeragstolen... - Finir par Stavanger - Remonter jusqu'à Trondheim (itinéraire flou, des idées ?) - Objectif parfait serait d'avoir le temps d'aller à Tromso et au Cap Nord, pensez-vous que ce soit réalisable ? - Redescendre sur Oslo en passant par Littlehammer - Avion retour en France

3. Détails techniques (hébergement, nourriture)

Concernant l'hébergement, je privilégierais le camping sauvage, que j'ai vu comme étant totalement légal en Norvège, ou le couchsurfing dans les villes telles qu'Oslo ou Bergen.

Sur le plan de la nourriture, ça sera principalement du riz ou des pâtes cuisiné au réchaud, bref un truc pas cher et simple. Je suis pas difficile !

4. Méthodes de transport

Je veux principalement faire mon voyage à pieds, mais vu les grandes distances à couvrir, j'utiliserais également le train et le bus pour faciliter mon avancée.

5. Équipement

Tente ultra-légère type tunnel, sac de couchage, tapis de sol, réchaud... Le matériel de camping, mais réduit à son minimum et le moins encombrant/lourd possible.

Matériel photo également, Nikon D700 + 50mm 1.8 + grand angle + trépied (environ 3kg le total)

Concernant l'habillement... 3 teeshirts techniques, deux pantalons convertibles en short, un maillot de bain, 4/5 sous-vêtements techniques, 3 paires de chaussette, un duvet compressible, chaud et léger, une veste coupe vent/coupe pluie, une paire de gants légers.

6. Mon budget

Je n'en ai pas. J'essaye simplement de réduire au minimum mais si obligation est de prendre le train ou le bus, payer n'est pas un problème.

7. Mes questions

Voici donc la partie où je vous demande service, à savoir :Pensez-vous que mon itinéraire est cohérent ?Pensez-vous que le cap nord est à envisager ou est-ce vraiment trop loin dans le laps de temps que j'aurais ?Où s'approvisionner en eau potable, autrement qu'aux robinets ? L'eau naturelle est-elle potable ? Faut-il utiliser des purificateurs d'eau ?Connaitriez vous le prix moyen d'1kg de riz pour avoir une idée comparative ?Avez-vous des idées d'endroits à voir absolument autres que ceux déjà cités, notamment dans le trajet vers Trondheim et le retour sur Oslo ?Je vous remercie d'avance pour votre lecture,

Adrien
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Équipements de vélo pour l'Islande en juin 2007
Bonjour,

J'aimerai partir en vélo en Islande en juin 2007. Je m'interroge sur les conditions météo et l'équipement adéquat : en particulier sur la tente. J'ai une Tente Vaude Taurus ultralight qui a bien supporté les petits grains Irlandais mais résistera-t-elle au grand vent islandais ?? Quelqu'un a-t-il testé ? Concernant les piquets, ceux en alu vendus avec la tente, n'ont pas resisté à une utilisation régulière, faut-il prendre des piquets roches ? Et puis ou peux-t-on trouver des béquilles pour les roues avants afin d'améliorer la stabilité du vélo à l'arrêt ?

Merci pour vos réponses

Florence
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backpackers australie new zealand
😊 C'es tla première fois que je part pour un long voyage toute seule comme une grande, enfin! Je me pose beaucoup de questions sur les backpakers, quelle ambiance? Est-ce la foire en permanence ou bien me fais je des idées, partager un dortoir c'est comment, j'ai déjà partager des tentes, une cabines de bateau, à priori la mixité ne me pose pas de problème. Comment s'organise la vie dans un backpakers, les repas, que faut il prévoir pour les repas... ce genre de chose. Ah oui je part 5 mois, quel type de sac, la capacité, quels types de vetements, 🤪sachant que je vais certainement avoir tous les temps entre l'Australie et la Nouvelle Zealand. Donez moi toutes vos idées, impressions en vrac. J'essaye de penser à un max de choses avant le départ pour qu'une fois sur place ça roule et que je me détache un peu de toutes ces contingeances matériels, merci de votre aide.
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Ascension du Kilimandjaro
Bonjour a toutes et tous je dois faire debut octobre 2018 l ascension du kili par la voie machame avec le specialiste ATALANTE OU NOMADE , je n ai pas encore decide j aimerais si possible mettre toutes les chances de mon coté pour cela j aimerais savoir en ce qui concerne l equipement lequel est le mieux approprié et les marques je desire acheter en occasion si cela existe , si vous avez des adresses ? je prends tous les conseils et suggestions que vous pourrez me faire ex doudoune , en quoi et quelle marque la plus chaude les gants , lesquels ou moufles quel est le mieux et comment ne pas avoir froid aux mains les chaussures j ai des ASOLO FSN 95 GTX acheter en 2013 cela suffit il? quel type de chaussetttes? quel type de sac de couchage et la marque? BREF tout ce qui va pouvoir m aider au maximum pour m equiper en toute securité je vous en remercie par avance cordialement oustau
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Matériel qui tienne la route
Salut les amis. Je pars dans plusieurs mois arpenter le globe, muni d'un sac à dos, d'une tente, de vêtements, d'accessoires ... que je ne possède pas encore. Le poids sera cruel, aussi je suis systématiquement à la recherche d'objets légers (mais néanmoins résistants et de qualité, j'ai choisi de payer plus cher s'il le faut). La tente, je la voudrais pour deux et étanche. Le sac, je le voudrais pratique et si possible sécurisable (dans la mesure du possible). En accessoires, je suis intéressé par ce qui permet de porter sur soi en permanence, et à l'abri des regards, les effets les plus importants (passeport, billets d'avion, argent, etc...). Recherche également des conseils sur le transport de l'eau, de la nourriture, les vêtements, ... Y a-t-il des endroits que vous me recommanderiez ? Une bonne période de l'année pour faire ses emplettes ?

Merci infiniment de vos réponses, et à tous : bonnes fêtes, bonne année et bonnes routes !
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Retour d'un trip de 17 jours en Alaska (été 2014)
Nous voila de retour d'un trip en Alaska de 17 jours à trois

Le vol : Amsterdam -Reykjavik-Anchorage vol réservé en septembre de l'année dernière à 700euros durée du vol 12h avec une escale de 2h , rien à redire d'islandair sauf qu'il faut acheter la nourriture à bord , pour nous vu le prix pas un problème pour ceux qui ont payé 1400euros le dernier prix trouvé avant le départ sur internet , pas top. FIlm en anglais seulement et gros problème au retour nos valises étaient détrempées , et c'était seulement à l'escale de reykjavik qu'il pleuvait. Voiture réservée à Anchorage chez Hertz par l'intermédiaire de Bsp auto , un gros 4x4 , on aura un gros chevrolet Tahoe avec 3200 miles au compteur.

La météo , la météo est très changeante en Alaska , on peut commencer la journée sous la pluie et le brouillard pour continuer en tshirt et finir avec le polar. Parfois d'une vallée à l'autre cela change et les prévisions à la tv ou net ne sont pas exceptionnelles , dans l'ensemble à part le dernier jour , la météo sera de notre côté et ne pertubera pas trop le voyage .

Les prix , si la nourriture dans les supermarchés ou les vetements dans anchorage sont au prix des usa , les resto et autres sont assez chers , en quelques semaines d'été ils doivent être rentable.

Le trajet Anchorage Valdez Fairbanks Denali Girdwood Homer Seward Anchorage

trois mille cinq cents km au compteur .

les habits recommandés à mon sens , le tshirt longue manche (moustiques) , le pull , la veste imperméable respirante et le pantalon de pluie respirant , le pantalon normal

température de 15 à 22 ° , mais sur l'eau ou près des glaciers ça descent vite surtout avec un peu de vent si le soleil n'est pas au rendez-vous

Jour 1 Anchorage matin Eagle park , balade sympa , premier ours et orignaux mais en final pas spécialement dépaysante

après midi Coastal park, plus intéressant que le précedant , de nombreux orignaux sont présents

attention les orignaux sont responsables de plus d'accidents que les ours en alaska, ils chargent et ils piétinnent

en soirée , ben oui le soleil se couchent à minuit donc on fait de très longues journées , et comme le soleil se lèvent vers 3h30 j'ai dû acheter un masque pour dormir plus longtemps.
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Bon sac à dos de trekking
Bonjour à tous,

Je ne suis pas sûr d'être sur le bon forum... mais je ne sais pas où poster ceci:

Je suis à la recherche d'un bon sac à dos pour faire du trekking (de la rando.. je sais pas trop la diff) sur plusieurs jours, avec tente, matelas, etc… donc 60L minium… Mais souvent il n’y a pas vraiment de quoi attacher la tente (qui se met dessous) + le matelas (qui se met dessus). Enfin voilà, si vous pouvez m’aiguiller, si vous avez des modèles ou des marques de bon sac vous allez beaucoup m’aider… Merci beaucoup à vous tous,

Jul
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Voyage en Nouvelle-Zélande: conseils pour imperméabilité!!
Bonjour à tous,

je m'apprête à faire le Tour de l'île du nord de la Nouvelle-Zélande à vélo, du 2 septembre au 12 octobre 2005. Un périple de 3000 bornes au pays des kiwis.

Cela fait déjà deux mois que je suis en Nouvelle-Zélande, et je me rends compte qu'il pleut vraiment BEAUCOUP !!!

Alors je souhaiterai avoir des petits tuyaux pour rester au sec (bonhomme et sacoches). En général je suis assez déçu de mes achats dits "imperméables"... Alors si vous avez le bon truc !

S'il y en a qui connaissent la Nouvelle-Zélande, j'ai un autre problème : je n'ai pas pu trouver d'écarteurs ici, et vu comment les camions roulent, ca me serait utile. Ou pourrais-je en trouver?

Merci pour vos réponses; je penserai à vous sous la flotte !!

Julien
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Mexique - Ushuaïa à pied
Bonjour tout le monde. Voila après quelques recherches, j'ai pu trouver quelques post sur des voyages similaires, cependant, ils se faisaient un peu vieux, et j'avais peu d'espoir de réponse.

Je fais beaucoup de voyages a pied, avec très peu de ressources ( presque sans argent) sur longue, très longue durée en solitaire. Apres plusieurs voyages en Europe, en Asie et au Moyen-Orient, je me tourne vers l'Amérique, et plus précisément l'Amérique latine. Donc dans un an presque jour pour jour, je désire me lancer dans une marche me menant du Mexique à Ushuaia. Je n'ai pas de limite de temps particulière. En revanche, je voyage vraiment à l'arrache, belle étoile et pain dur sont mes amis, avec mon sac à dos.

Je viens donc à vous à la recherche de tout témoignage, toute information utile concernant un tel voyage. J'ai déjà bien pigé que la frontière panama/Colombie va m'obliger a mettre de côté le full marche à pied, tant pis, je ferrais une entorse à ma règle. Sinon, pouvez vous me parler de l'hospitalité? Du contact avec les habitants, la possibilité du bivouaque ou du logement chez l'habitant, l'approvisionnement en eau ( particulièrement en zone reculées, ce sont mes favorites), des difficultés que le climat peut poser à un tel voyage ( soleil de plomb ou gadoue en certains endroit) etc.... Peut être quelques lieux à ne pas manquer qui aurait échapper à la triste vigilance des guides touristiques. ( je parle pas des endroits ultra fréquentés machines touristiques) Quelques tracés intéressant à suivre peut-être, des paysages à ne pas manquer. Le degré de liberté laissé par les autorités aux routards. Des infos sur la traversée de la Patagonie aussi ( la grimpette n'est pas un problème) , bref, tout ce qui peut-être utile a un tel voyage.

Pour le moment, je débute mes recherches, je glane donc un maximum d'informations.

Merci d'avance à tout ceux qui répondront.
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Vêtements Gore Tex pour faire du vélo?
Bonjour,

Je suis curieux de savoir comment vous faites pour vous protéger au mieux de la pluie en vélo. Pour ma part, j'ai acheté il y a 2 ans une veste et un pantalon en gore tex XCR de marque Bike wear et aujourd'hui je trouve le Gore tex inutile en vélo. Non pas que la protection ne soit pas bonne, l'eau ne passe pas, mais parce que au bout de 1 ou 2h de vélo sous la pluie et habilllé en gore tex, je transpire bcp. A tel point que je suis trempé de chez trempé.... Alors quand on dit que le gore tex est respirant, je crois qu'il faut relativiser! Et puis il y a à mon avis un phénomène de condensation : dehors il pleut et fait 15-20 degrés et sous votre veste en gore tex il fait bcp plus chaud.... donc l'humidité apparait naturellement. Pour moi le seul avantage du gore tex sur un simple imperméable est de repousser cette transpiration de qq minutes... 30mn, 1h, 2h... ca dépend de l'effort (montée ou plat).

Aujourd"hui je reprends un simple imperméable Fusalp payé 30-40 euros et qui va très bien. en dessous je mets un polo technique léger pour pas que l'imper colle trop à la peau + 1 sweat un peu chaud s'il fait froid. Et ca va très bien!

Et puis un simple imperméable à l'avantage de sécher bcp plus vite qu'une veste gore tex XCR triple épaisseur.....et ca prend moins de place dans les saccoches!

Aujourd"hui à mon avis le Gore Tex peut etre utile en randonnée où on transpire bcp moins qu'en vélo, mais de la à dire que le gore tex est indispensable, non!

Alors comment vous etes équipé pour la pluie? Gore tex ou pas? Pour ceux qui ont un ensemble en gore tex, vous en etes content???

Voila sinon je vend ma veste gore tex, mais bon maintenant je ne sais pas s'il y aura bcp d'intéressés, je ne suis pas très bon vendeur. 🙂
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Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser
Depuis décembre 2006, j'ai passé plus d'une année en Inde. Mon dernier séjour (avant celui-ci) remonte à décembre 2010. Que de changements depuis ! Je ne me retrouve plus dans ce pays où les nouveaux riches dédaignent les plus pauvres et où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies. Je viens de publier sur mon blog un long texte où je développe ces réflexions. J'aimerais le partager, ici, avec vous :

Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.

D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.

Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.

La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.

Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.

En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.

Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.

Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...

Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.

Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?

Le texte original (avec photos) ICI.
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Quel sac à dos pour un tour du monde?
Bonjour, compte tenu de l'importance du sac à dos dans un long voyage comme le tour du monde (le notre se fera en 12 mois), j'aimerais avoir vos avis sur ce qu'il faut privilégier pour choisir le sac (la taille, le système de ventilation dans le dos, le nombres de poches, l'ouverture devant, un protege sac...)

Je ne connais pas grand choses dans ce domaine. J'ai un sac à dos de rando mais je l'avais acheté un peu au hasard sans trop savoir quoi regarder pour choisir. Que fautil regarder pour ne pas se tromper au niveau du dos? y a til des marques à privilégier ou au contraire à proscrire?

bref, vous avez compris que je n'y connais rien et que j'ai besoin d'un peu d'aide!

Merci par avance pour votre aide!!!
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Cape de pluie ou Veste Gore Tex?
Bonjour,

Je voulais des avis sur l'intérêt d'une cape de pluie pour le vélo.

Une bonne veste goretex n'est-elle pas suffisante ?

Nous partons en Autriche dans 3 semaines et le climat étant orageux je me posais la question.

Je pense que dans les deux cas les jambes ne sont jamais au sec de toutes façons.

Merci de vos réponses...

Xavier
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Itinéraire de vingt-huit jours Pérou-Bolivie-Chili
Salut à toutes les bonnes âmes qui voudraient bien me donner leurs bons tuyaux de routards! Ceux-ci seront les bienvenus car je pars dans 1 semaine et demie pour 28 jours au pérou/bolivie/chili et je commence seulement à plannifier mon voyage! Un brin tard certe mais je parle espagnol et on espère que ça aidera :). Voici le planning avec les questions en rouge (lieu bien/pas bien, problème de soroche...). Ce serait surper sympa si les experts des autres années pouvaient m'aider en confirmant/donnant leurs conseils :). Merci!

¤ J1: arrivée à Lima très très tôt => vol direct pour Cuzco + première visite aux alentours. => Est-il possible d'acheter un vol directementement à l'aéroport sans problème d'overbooking/surcoût énorme (actu:75 E l'aller par @) ou mieux vaut-il vraiment réserver à l'avance (risque de retard du vol international) ¤ J2+3+4: Visite des alentours de Cuzco + Machu Pichu. Cuzco - Puno by night => problème de soroche avec ça? => L'inca trek est-il vraiment top?Je pensais garder mon trekking time pour un autre site (Licanbur, Sajama, Laura, ...) => lequel le mieux? => Quelle est la meilleure manière de rejoindre le Machu depuis Cuzco? (train avec de beaux paysages, papatte, collectivo...)? ¤ J5+6: Marché de Puno + promenade sur Lac Titicaca + nuit à Copacabana + passage éclair sur 1 île + bus jusqu'à La Paz & nuit => Des trucs intéressants au marché de Puno pour les treks? (veste gore-tex pas cheres, ...) => Quelle île est la plus belle? Mieux pour dormir que Copacabana? => Copacabana bien? => bus Copa - La paz = combien d'heures? J'imagine 3 aprox. ¤ J7+8: La Paz + bus jusqu'à Sucre by night => Trop court sur place pour la Paz? ¤ J9+10+11&1/2: Sucre + Potosi + Uyuni => Sucre et/où Potosi valent la peine? => Possibilité de réserver des treks dans le salar très tard sur place? Ou faut-il réserver à l'avance? Quelles agences sont-elles les plus sûres? ¤ J11&1/2 au 18 (7, 5 jours): Sud du Lipez (Altiplano, desiertos dali & siloli)+ Salar de Uyuni avec montée au Licancabur + Lagunas verde/blanca/colorada/salada, Valle de la luna/Geysers del Tatio/San Pedro de Atacama + Salar&Disierto de Atacama (LA TOTALE QUOI! :))) ) => Timing suffisant? Même avec la montée au Licanbur (Dangeureuse?, quasi 6000m apparemment!!) => Salar de Atacama a faire si on a fait celui de Uyuni? Lequel est mieux? => Il existe un désert de terre (craquelée) à Atacama mais où se trouve-til exactement??? Pan de azucar? San Pedro? Autres? => San Pedro de Atacama => Arica by night bus possible? Ou doit-on passer par différentes étapes? Des intéressantes? ¤ J19+20+21: Arica => Trek PN Laura/Sajama => Par Laura ou Sajama? Lequel est mieux? => Accèes vraiment galère? => Plutôt un des ces deux ou le trek de l'inca? => Licancabur pas mieux? Il va falloir que je choisisse entre tous... ¤ J22 au 26: Arequipa/survol Nasca/Iles Ballestas/La réserve de Paracas et si le temps un brin Lima => Arequipa c'est utile ou juste pour transit?

Et la grande question: La Paz-Lipez/Uyuni/Licanbur-Atacama-Arica-PN Laura/Sajama ou plutôt La Paz-Arica-PN Laura/Sajama-Atacama-Lipez/Uyuni/Licanbur? A cause du soroche.

Sinon, j'ai noté ces sites aussi mais ne sais pas encore/vraiment si c'est bien ou pas. Si vous avez des commentaires, n'hésitez pas! :): Atofagasta Cotchabanban Ica vallée de l'arc-en-ciel Laguna Miscanti Laguna Miniques Isluga y volcan parinacota village de Caspana volcans le Pomerape et Parinacota apparemment du PN lauca et j'imagine de Sajama laguna tebinqinche Chiu-Chiu Salar du surire Payachatas Pan de azucar Ca fait beaucoup de questions mais pour un tel voyage, c'est normal! :))). Merci à ceux qui voudront bien m'aider! Pour ceux qui ont des questions sur le vietnam, le mexique, guatemala, venezuela, thailande, n'hésitez pas :) @+ Pascal
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Visites en cours de route quand on voyage à vélo?
Le voyage à vélo est clairement un des meilleurs moyens de voir un pays, mais je trouve qu'il y a un problème récurrent qui est celui des arrêts en route pour visiter un musée ou autre curiosité : comment fait-on pour limiter les risques de vol quand on doit laisser tout le chargement sans surveillance ? En ce qui me concerne, ce souci m'a dissuadé de visiter passablement de choses intéressantes. Je serais intéressé à vos retours d'expérience, vos méthodes, vos impressions sur les risques réels.
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Trek au Népal en juillet/août: faisable ou à déconseiller? (météo, etc...)
Bonjour à tous et toutes,

Tout d'abord, désolé si ce thème existe déjà dans de précédentes discussions. J'ai bien utilisé le moteur de recherche, mais j'avoue ne pas avoir fouillé totalement dans le détail les centaines de discussions proposées.

Donc, voilà le topo: ma femme et moi envisageons de partir découvrir le Népal et de faire un trek là bas. Le souci est que le seul moment où nous pouvons partir longtemps (suffisamment longtemps pour profiter du trek, de visiter et de découvrir un peu ce pays qui a l’air incroyable), c’est sur la période des vacances d’été, en juillet/aout.

D’après tout ce que je lis depuis un moment, ça ne semble pas être la meilleure des périodes… : mousson, pluie abondante, invasion de sangsues, chemins glissants, ciel couvert, etc…

Je m’adresse donc aux habitué-e-s du Népal et à ceux et celles qui auraient eu une expérience, bonne ou mauvaise, là bas sur cette période. D’après vous, est-ce que c’est quand même faisable, et appréciable, de partir au Népal en trek sur cette période, ou bien est-ce que vous le déconseillez franchement, et alors il va falloir se faire une raison et trouver une alternative ?

Merci de vos avis éclairés !
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Gore Tex: est-il tellement miraculeux?
Au risque de paraître désagréable, je m'interroge franchement sur l'efficacité miraculeuse que tant de gens prettent au Gore Tex. Certe il s'agit de membranes "respirantes", qui laissent passer l'humidité du corps et sont censées éviter de baigner dans son jus. Mais l'efficacité n'est elle pas limitée à une utilisation non intensive ? Sauf à s'équiper de pied en cape de matériel issu de la Nasa à prix d'or, un tissu imperméable respirant n'évacuera pas la transpiration instantanément. Avec une faible activité physique, d'accord ça fonctionne, surtout par exemple pour les mains ou les pieds. Bien sûr les propriétés respirantes favorisent le transfert, c'est "mieux que si c'était pire", mais avec un vélo (non électrique), on a vite fait de monter en température. Alors de là à dire que c'est la panacée... A ma connaissance, le seul moyen d'éviter vraiment de baigner dans son jus, c'est une bonne aération, seule capable d'évacuer les calories et l'humidité. En fait, le principale point fort de GoreTex © ne serait-il pas marketing ??
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Quel matériel prendre pour quinze jours au Pérou?
Bonjour à tous,

J'ai besoin d'informations de votre part car je pars avec mon conjoint au Pérou 15 jrs en novembre et je suis en pleine préparation!!! J'aurais voulu savoir quel matos il fallait prendre sachant qu'on part en sac à dos 60 litres chacun. Notre itinéraire est le suivant : Lima / Arequipa / Puno et lac titica et iles / Cuzco Vallée des incas et le fameux Machu Pichu. On ne fera pas de grandes ascension (à regret) en très haute altitude car on aura pas la condition physique pour mais on compte faire bcp de rando, normal 🙂

De quel matos a t'on bsoin? gants, bonnet, echarpes, manteau, KWay...??? et de manière générale si vous pouviez me conseiller l'équipement nécessaire de manière générale (hors mis trousse à pharmacie et vetements quotidiens)?

quel est le type de duvet necessaire pour les nuits fraiches?

Et si vous aviez également des bonnes adresses à nous donner ou des précautions à prendre, tout conseil est bon à prendre.

Merci d'avance à ceux qui pourront m'éclairer, histoire de partir sereine pour un merveilleux voyage (normal c'est notre voyage de noces!!😉)
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The "Must-Sees" of the American West
This adventure began during Covid... Yep, Covid turned a lot of things upside down, but most of all, it kept us cooped up for a few months and stopped us from traveling for a while—even longer for a die-hard fan of the American West like me.

While borders were closed, I started imagining what an ideal itinerary might look like—one that would string together all the Southwest must-sees in just two weeks, during the best time of year: September and October. When the U.S. announced in September 2021 that borders would reopen in the coming weeks, I regained hope and began scouting flight tickets for a departure in September 2022.

But here’s the thing: tackling solo hikes, each one tougher than the last, right in the heart of the Wilderness, could be a risky—even reckless—endeavor for a father of three. After a quick chat with some virtual friends who are just as passionate about the Southwest as I am, with good physical condition and nearly the same list of must-visit spots, Franck and his brother Sullivan were in! 🙂

In November, we snagged flight tickets from Nice to San Francisco for the modest sum of 400 €, and a few days later, I booked a Toyota Tacoma pickup for 840 € !

It’s not cheap for just 15 days, and a pickup isn’t exactly ideal for luggage, but the prices for full-size 4x4s have become totally outrageous! Due to border closures, rental companies had to offload a lot of these big 4x4s, which tourists love. Then, supply and demand did the rest !

Franck and I spent the winter and spring trying to cram the equivalent of three weeks of hikes into two. But even with physical limits, we had to stay reasonable! Three to four months before departure, we entered the lotteries for different must-see spots: The Subway, Coyote Buttes North (home to the famous Wave), and Coyote Buttes South (CBS).

The Wave is the holy grail for any Southwest enthusiast. Since 2015, we’ve tried our luck with the online and on-site lotteries about ten times, but the spots are unfortunately limited: just 20 per day. A glimmer of hope, though—since early 2022, that number has increased to 64 people allowed per day, with 48 spots awarded via the online lottery.

After all three of us tried our luck for The Wave, on June 1st at exactly 5 PM, I got an email that started with, "Congratulations! You were successful in the Coyote Buttes North (The Wave) September 2022 Permit Lottery at Coyote Buttes North (The Wave)...". At 5:01 PM, I called Franck, whose dream it’s been for over 20 years—ever since the first photos were published in a travel magazine! He didn’t believe me when I told him, and I had to forward the email for him to finally accept the unbelievable: we were going to The Wave and all the incredible spots scattered across the protected area of Coyote Buttes North.

I’ve already been to Coyote Buttes South twice, but there are areas I couldn’t explore in the middle of summer because they were too remote. So, I had no trouble letting my buddies convince me to go back for a third time. Plus, given how hard it is to access, we had no trouble securing a permit online as long as we logged in at exactly 8 PM on the dot!

For The Subway, all three of us struck out. No big deal—we won at CBN and CBS!

Among the sites to visit, there are two that I’m particularly attached to because I know my chances of wanting to see them again are slim. The first is Angel Arch, one of the most legendary arches in the Southwest, due to its remoteness from any trace of civilization. To get there, the recommended hike is Upper Salt Creek, and you’re looking at a 50 km round-trip in an area with no water (in September) and populated by bears.

The second site is the Hopi Salt Trail, in Navajo land, which, after a very tough hike, lets you marvel at the turquoise-blue waters of the Little Colorado before it meets the Colorado River. The Hopi Salt Trail is, like The Wave, the holy grail for any Southwest enthusiast, and the windows of opportunity to see the water in that magical color are very short each year. For this, you have to monitor the Little Colorado’s gauges downstream from Cameron: if the level stays at its lowest for 10 consecutive days—meaning no rain—you can hope for turquoise water. The ideal period rarely exceeds 30 days a year, and it’s usually in June that all the stars align.

But unfortunately, one month before departure, while the flow rate at Cameron looked promising, several storms in September dashed our hopes of doing the Hopi Salt Trail, even at the end of the road trip.

We still had two consolation prizes, though:

After a last-minute cancellation, while keeping an eye out for available spots for The Subway, it turned out that three spots opened up exactly on the day we’d planned to go—so we rushed to grab them!! Regarding the 4x4 rental, the prices for full-size models dropped by several hundred dollars, and we ended up finding a Chevrolet Tahoe for less than $1000. A steal and a serious boost in comfort, so we could store all our gear and food without worry!

Here’s the initial plan in a perfect world: D1 The White Domes - Camping D2 Sunrise at The White Domes - The Subway D3 Coyote Buttes North D4 Coyote Buttes South - White Pocket D5 Wahweap Hoodoos - Sidestep Canyon - Colourful Canyon - White Rocks - Sunset at Yellow Rock D6 Broken Bow Arch - Reflection Canyon D7 Coyote Gulch D8 The Volcano (or The Oasis - Zebra Slot Canyon if the weather’s good) - North Caineville Mesa D9 The Needles: Squaw Canyon - Lost Canyon combo - Druid Arch - Chesler Park D10 Upper Salt Creek Day 1 - Camping D11 Upper Salt Creek Day 2 D12 Hopi-Navajo Territory: Ha Ho No Geh Canyon, Coal Mine Canyon, Bends of the Little Colorado D13 Grand Canyon: South Kaibab Trail and Bright Angel Trail D14 Upper East Zion: East Temple Loop, Jughandle Arch, Center of the Universe, and Checkerboard Mesa Summit And several backup options in case of bad weather, including Spencer Trail, West Cove, and Buffington Pockets.

Enough talking—time for action!
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